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... a posté 1063 avis et 259 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Namaste  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ces deux premiers tomes, Namaste nous entraine dans les pas de la jeune Mina dans l'Inde d'aujourd'hui.
Partie en voyage avec ses parents, elle va malheureusement se perdre lors d'un arrêt en gare : le train qu'elle empruntait avec ses parents va repartir sans elle... C'est là que commence alors pour elle l'aventure et sa quête pour retrouver ses parents à travers une Inde immense et inconnue pour la jeune occidentale qu'elle est.

C'est frais, assez réaliste, et la série nous présente l'Inde de façon intelligente, avec ses richesses et ses fantasmes. Le côté épique bien mené et les rencontres qu'elle va faire au cours de son périple étoffent une narration efficace et donnent son cachet à cette série.
Le dessin d'Aurélie Guarino s'inscrit dans un style sobre et expressif ; ses cadrages sont bien vus et dynamisent le tout. C'est juste la colorisation de Sarah Murat qui aurait demandé un peu plus de nuances à mon goût.

Voilà donc une série toute en fraîcheur qui nous dépeint les aventures bigarrées d'une jeune héroïne qui plaira j'en suis sûr à nos têtes blondes.

(3.5/5)
A découvrir !

Nom série  La Terre des fils  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec ce dernier album, Gipi tape fort ! Dans la lignée du roman "La route" de Cormac McCarthy, il nous largue dans un monde post-apocalyptique mystérieux où un père et ses deux fils essayent de survivre tant bien que mal.

On est dans le minimalisme, l'économie, tant sur le fond que sur la forme. Très peu de survivants, mais souvent tous plus torturés les uns que les autres. Chaque objet a de l'importance dans ce monde où les sociétés ont été balayées. Même le langage en a fait les frais et semble anémié.

Et c'est la force de cet album coup de poing qui nous saisit par cette relation complexe entre ce père qui semble avoir vécu la transition de ce monde et sa déchéance, et ses deux fils qu'il malmène "pour leur bien" ou tout du moins pour les rendre aptes à une survie incertaine. Sauf qu'entre la théorie et la pratique, forcément rien ne se passe comme prévu...

Un conte noir et loin d'être optimiste, mais d'une rare puissance.

Nom série  Bots  posté le 13/05/2016 (dernière MAJ le 07/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cette BD chez mon libraire en cherchant quelques nouveautés du côté des ados. C’est d’abord la couverture qui m’a fait de l’œil, puis le nom d’Aurélien Ducoudray au scénario qui m’a décidé (j’ai un petit faible pour ses scénarios :p ).
Et j’ai bien fait ! Car derrière ces allures de BD pour jeunes enfants, on a là une BD parfaitement calibrée pour les ados (voire les éternels ados qu’on reste…), surtout quand on aime la SF !!!

C’est pep’s, drôle et très bien rythmé, si bien qu’on se laisse rapidement embarquer dans cette histoire de bots qui ont supplanté l’espèce humaine qu’ils ne connaissent même plus… Sauf que voilà, il semblerait que celle-ci ne soit pas encore tout à fait éteinte malgré la guerre éternelle qui semble se perpétuer… J’ai beaucoup apprécié le jeu des dialogues parsemés de jeux de mots et de références (qui donnent d’ailleurs plusieurs niveaux de lecture, à la façon dessin animé, où seuls les adultes comprendront les références glissées). Dialogues qui prendront d’ailleurs parfois forme d’onomatopées ou de pictogrammes pour notre plus grand plaisir.

Surtout que le dessin de Steve Baker impose une ambiance que j’ai trouvé juste parfaite. Son trait dynamique, la diversité de ses bots donne vie à cet univers numérique et mécanique qu’on découvre au fil des pages.

Bref, une très bonne surprise, qui ne demande qu’une suite rapide !!!

*** Tome 2 ***

Après un premier tome accrocheur très réussi, Steve Baker et Aurélien Ducoudray étaient attendus au tournant. Qu'allait-il advenir de nos chers War-hol et Rip-R ??? Et bien le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'en passe des choses !

Après un jugement "équitable" expéditif, nos deux boîtes de conserve préférées finissent en centre carcéral. Introduisant de nouveaux personnages et usant de flashback intelligents l'intrigue s'épaissit autant qu'elle s'éclaircit sur certains aspects. En tout cas les aventures de nos deux trublions métalliques et de leur petit ohm sont toujours aussi truculentes. Les jeux de mots bien trouvés, les références et clins d’œil permanents composent un univers drôle et complet qui se combine parfaitement avec le graphisme marqué qu'impose Steve Baker.

Ce second tome enfonce largement le clou et met même la barre encore plus haut. Le plus dur va maintenant être d'attendre la suite...

Nom série  Hillbilly  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
N'ayant jamais eu l'occasion de lire la série phare d'Eric Powell, c'est tout d'abord avec Chimichanga puis Big Man Plans que j'ai découvert son travail. Si Chimichanga ne m'avait pas du tout emballé, Big Man Plans m'avait bien fait triper.

Avec "Hillbilly", on replonge dans les racines du fantastique avec un personnage central des plus troublant et impressionnant. Entre cow-boy et trappeur, les orbites noires et vides, muni d'un hachoir hors norme et d'un pseudo haut de forme, notre Rondel (oui, on aurait du mal à faire plus ridicule comme nom mais quand on voit le lascar, doivent pas être nombreux ceux qui se sont foutu de lui ^^ ) en impose d'emblée ! Mais il vaut mieux, car c'est un pourfendeur de créatures maléfiques et plus spécifiquement de sorcières (qui sont à l'origine de son état).

Découpé en chapitres formant une trame plus globale, les allez-retour entre flashback et quotidien de notre Rondel construisent petit à petit un univers d'une grande richesse. Lieux étranges, créatures malfaisantes, Rondel et sa fidèle Esther nous servent de passeurs dans cet univers de Dark Fantasy.

Le trait d'Eric Powell reste toujours aussi impressionnant. Expressif, fluide et au service d'une imagination débridée, j'ai vite été conquis par ce nouveau monde qu'il nous propose. J'ai juste hâte de voir ce hachoir reprendre du service avec le 2e tome annoncé.
De la très très bonne Dark Fantasy !

Nom série  Alice on Border Road  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alice Kojima se retrouve projetée dans un Kyôto dévasté entre rêve et réalité. Elle n'a qu'un indice : une carte à jouer...
Elle rencontre rapidement dix autres personnes dans la même situation. Certain veulent rejoindre Tokyo, d'autres rester. Un des récalcitrants au départ est retrouvé mort assassiné le lendemain. Ils décident donc de rejoindre Tokyo quand même et embarquent dans un camping-car...

Que font ces personnes dans ce lieu étrange ? Que signifient ces cartes ? Au bout de deux tomes le mystère reste encore épais. Car le Japon dans lequel évolue notre Alice n'a rien d'un Wonderland et tire plutôt vers le cauchemardesque. Si quelques références au livre de Lewis Caroll sont évidentes, je n'en saisit pour l'instant pas trop les aboutissements.

En attendant, cet espèce de huis clos à ciel ouvert est plutôt accrocheur de par l'imprévisibilité des protagonistes. C'est cette incertitude sur leurs capacités à survivre et sur leur évolution que je trouve intéressante. Surtout que le dessin de Takayoshi Kuroda a plutôt de la gueule, tant pour ce qui est des personnages que des décors.

En attendant de voir comment va évoluer ce récit, je laisse une note médiane de 3.

Nom série  Kill or be killed  posté le 28/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec Fondu au noir que j'ai récemment découvert la collaboration de ces deux auteurs. Si on reste du côté obscur, on quitte cette fois le polar noir hollywoodien pour un thriller fantastique contemporain percutant.

Dylan, étudiant de 28 ans a l'impression de passer à côté de sa vie. Il décide donc d'y mettre un terme en se jetant d'un toit d'immeuble. Mais rien ne se passe comme prévu et en réchappe "miraculeusement". C'est en fait grâce à l'intervention d'un démon qui va lui proposer un marché qu'il doit sa vie. Pour vivre, il doit assassiner un salopard par mois...

Dur réalité, surtout quand il faut passer à l'acte pour la première fois. Qui choisir ? Comment procéder ? La liste des interrogations s'allonge à n'en plus finir, avec pour ultime questionnement : tout ceci est-il bien réel ???

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome qui démarre sur les chapeaux de roue. Nos auteurs n'ont pas fait dans la dentelle, ici on joue l'efficacité, et ça fonctionne très bien. Tout se tient, entre la psychologie des personnages et le trait réaliste de Sean Phillips. Et l'ambivalence de notre Dylan sur qui tout cela tombe est aussi très réussie.

Reste à voir comment tout cela va évoluer, mais ce premier opus est en attendant très prometteur !

Nom série  Le Troisième Fils de Rome  posté le 19/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si le genre historique n'est pas celui que je préfère, ma curiosité l'emporte souvent et je me laisse tenté par ce genre de récit qui parfois me permet de faire la découverte de petites perles. Mais là, ce fut loin d'être le cas.

Si le dessin de facture très classique est correct, c'est l'intrigue qui ne m'a pas passionné du tout. On part du postulat voulant que la mère de Romus et Romulus (les fondateurs de la ville de Rome selon la légende) aurait eu un troisième fils issu d'un viol. De cette naissance apparaîtra la secte du Troisième Fils de Rome dont les objectifs me sont restés assez abscons après ce premier tome.

Ce premier tome voit donc l'affrontement de Martius et d'Hannibal. Hannibal cherche à faire chuter Rome, Martius à maintenir la grandeur de l'empire Romain et la secte du Troisième Fils... à foutre le bordel entre tout ça faut-il comprendre... Vu que chaque tome mettra le focus sur des personnages principaux différents en ne gardant pour fil conducteur que cette secte il faut espérer que la suite apportera quelques clés ou des éclaircissements car pour l'instant tout cela est plutôt brouillon.

A suivre donc, en espérant que la suite soit plus efficace car pour l'instant je ne suis pas vraiment motivé pour attaquer la suite.

Nom série  Je suis un autre  posté le 19/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le prolifique Rodolphe s'associe cette fois à Laurent Gnoni pour nous proposer un premier roman graphique des plus troublant.

L'histoire semble se dérouler pendant la première moitié du XXe siècle sur une petite île méditerranéenne italienne. Deux frères jumeaux y coulent de douces vacances adolescentes à profiter de la plage et à admirer les filles jusqu'à ce que l'arrivée d'une jeune femme seule, peintre, dans une villa habituellement inhabitée, vienne troubler ce fragile équilibre. A partir de là tout va partir à vau-l'eau. La relation entre frères s'envenime, surtout avec la belle Edwige entre les deux... Le drame est inévitable...

Si j'ai d'abord eu un peu peur que le scénario de Rodolphe tombe dans une certaine facilité, la deuxième partie de l'album m'a rassuré et convaincu de son talent. L'histoire prend un nouvel essor inattendu qui nous prend au rebond et capte toute notre attention. Voilà un scénario bien ficelé sur un sujet pourtant traité à souhait.
L'autre bonne surprise vient du dessin de Laurent Gnoni. Son trait minimaliste très expressif associé à des aplats de couleurs très contrastés imposent un graphisme des plus singulier mais très efficace. Passé la surprise des premières pages on se laisse bercer par celui-ci et les ambiances si tangibles qu'il colle page après page.

C'est donc une BD surprenante et bien menée que nous proposent ces deux auteurs ; un album tout en ambiance et en surprises. A découvrir !

Nom série  Azimut  posté le 20/08/2012 (dernière MAJ le 19/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Watcha !!! Quelle perle les aminches !!! Une de mes meilleure lecture de cette année !

Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae, dont j'appréciais déjà énormément le boulot, poussent ici le curseur au taquet pour nous offrir avec ce premier tome d'"Azimut" un petit bijou envoutant, à l'univers déjanté et poétique.

Tout est ici fait pour plonger dans un univers complet aux repères déglingués et qui laisse du coup libre cours à l'imagination débridée de Wilfrid Lupano. Après une familiarisation tout en douceur de ce monde merveilleux par le biais de personnages tous plus truculents ou loufoques les uns que les autres, on va de surprise en surprise pour notre plus grand bonheur. Le temps ici devenu préoccupation centrale de cet ouvrage semble alors s'arrêter pour combler notre curiosité et l'intensité de notre lecture.

C'est frais, épique, tragi-comique, raffiné et complètement barré ! Comment s'y retrouver me direz-vous avec un tel mélange des genres ? Ne cherchez pas, car de toute façon le pôle nord a disparu et les repères qui régissent nos habitudes sont mis à mal de la plus belle des façons ! Une seule chose à faire : se laisser porter par le courant des péripéties qui ne manquent pas et se régaler tant des subtilités du scénario que du savoir faire de Jean-Baptiste Andreae !

Car du côté du dessin, on retrouve le trait si particulier, coloré et chaleureux que j'avais apprécié dans MangeCoeur ou encore La Confrérie du crabe. Andreae s'en donne ici à cœur joie, et son style colle à merveille à cette histoire. L'univers concocté par Lupano lui laisse les coudées franches pour nous en mettre plein les mirettes. Tant les décors que les personnages et les créatures sont tout simplement envoutants ! Et je ne vous parle même pas de cette magnifique couverture qui met déjà en appétit ! Ajoutez à cela une mise en page intelligente et quelques planches littéralement sublimes et... Quoi ? Bon OK, OK, OK... J'arrête les fleurs... jusqu'au prochain tome.
Car si j'ai vraiment été subjugué par ce premier opus, je n'en attend pas moins une suite qui soit à la hauteur de cette mise en bouche des plus exquise !

Alors messieurs Lupano et Andreae, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! AU BOULOT !

*** Tome 4 ***

Mais c'est qu'il s'en est passé des choses entre le premier et ce quatrième tome ! Toujours
aussi hallucinant d'inventivité et de virtuosité graphique, notre duo d'auteurs compose tranquillement une des séries qui va certainement rentrer dans mon petit panthéon des séries culte.

Avec ce 4e tome Lupano et Andreae avancent à grand pas ! Le rythme effréné des révélations et des événements nous en mettent plein les mirettes et nous laissent pantois ! J'ai même l'impression que l'arracheur de temps a du me sucrer quelques heures à mon insu tant cette lecture ma parue brève.
Pourtant il s'en passe des choses, mais on est tellement pris par cet univers magique et onirique que le temps semble s'effacer au fil de notre lecture. Les planches d'Andreae sont toujours aussi somptueuses, ses personnages et ses créatures déroutants et fantastiques...

Il ne reste plus maintenant qu'à se glisser dans un cocon de stase pour attendre la suite et la fin de cette quête merveilleuse digne d'un Lewis Caroll.

La suite !!!! Et vitttteee !!!

Nom série  A la vie à la mort  posté le 21/10/2017 (dernière MAJ le 19/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce premier tome de "A la vie à la mort" nous retrace la vie mouvementée de Pierre Loutrel, alias Pierrot le Fou, chef du gang de malfrats surnommé "Le Gang des tractions-avant" qui sévit au sortir de la seconde Guerre Mondiale. Dans une France à peine remise des outrages de la guerre, cette bande très organisée et efficace a semé la terreur et la mort au fil de ses forfaits.

Si l'album a le mérite de nous dépeindre un personnage sans foi ni loi, sanguin -môssieur a la gachette facile...- et pour qui tous les moyens sont bons pour soutirer des fortunes, j'ai trouvé le récit pratiquement aussi sec et froid que le personnage. Si on ne nous demande pas de prendre parti, il ne se dégage pas non plus grand chose à leur encontre, ni sympathie, empathie ou rejet vicéral. On est plus dans une succession de faits et de méfaits, qui, agrégés nous livrent petit à petit les moments importants et marquants de sa vie tumultueuse. Dommage, car si effectivement tout cela donne une matière riche pour construire un récit, je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire oscillant trop entre fiction et documentaire.

Dommage encore car le dessin de Gaël Séjourné est plutôt agréable et efficace allié à la mise en couleurs de Jean Verney. Les ambiances sont là, les décors et les personnages tiennent la route, mais il manque un je ne sais quoi pour faire la différence et donner corps et entrain au récit.

*** Tome 2 ***

Après un premier tome qui m'avait plutôt laissé sur ma fin, j'attendais tout de même de lire la suite pour parfaire ma première impression.

Et bien pour tout dire, rien de changé ! Je trouve le récit toujours aussi décousu dans la narration. On a l'impression de suivre (subir ?) une succession d'anecdotes et d'actions impliquant Pierrot le Fou et ses sbires, mais sans y éprouver la moindre empathie ou sympathie pour ces protagonistes.
Ajoutez à cela dans ce deuxième tome un dessin parfois bâclé sur certaines planches (nan mais matez le corps de la baigneuse dès la première page, Ingres et son Odalisque sont dans la catégorie petit joueur !!!) et j'ai vite décroché.

Je lirais sans doute le 3e et dernier tome par curiosité, histoire de voir comment tout cela se termine, mais je n'en attend plus grand chose.

Nom série  La Cité des Trois Saints  posté le 18/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour un premier album, ces deux auteurs italiens frappent fort !

En même temps, ici tout ne va être que rapport de force, ou presque. Dans cette ville italienne d'aujourd'hui placée sous la protection de trois Saints et d'une mafia toute puissante, nous allons suivre le récit croisé de trois personnages : un ex boxeur déchu et camé, un jeune dealer et un ex mafieux retiré qui tente de rentrer dans le droit chemin avec son camion fast food.

Ce qui m'a surpris d'emblée dans cet album c'est la lumière. Loin des clichés sombres qu'aurait pu inspirer ce genre de récit, le dessinateur Vincenzo Bizzarri nous propose un graphisme lumineux. Même les scènes de nuit m'ont laissé cette impression, ce qui n'est pas innocent à mon sens quand on connait la fin de l'album.
C'est aussi sans doute ce qui renforce le contraste avec ce quotidien tout en tension, qui monte progressivement jusqu'à la procession finale qui clôt l'album et libère chacun des protagonistes de façon singulière...

Le point fort de cet album réside donc dans sa narration impeccable qui page après page installe cette tension des plus palpable ; on attend juste de savoir quand et comment va se rompre l'élastique...
Le trait un peu caricatural de Bizzarri y est aussi pour beaucoup. Allié à sa mise en couleur, à ses cadrages très cinématographiques et à certaines scènes assez surréalistes, on ne peut que se laisser prendre et attendre que tout cela nous pète à la gueule.

Un très bon album, tout en tension et en efficacité, surtout pour une première. Voilà deux auteurs qu'il va falloir suivre de près !

Nom série  L'Homme gribouillé  posté le 18/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Pour un gribouillage, on a vu pire ! J'en prends tous les jours et j'en redemande des coups de crayon comme ça moi ! Entre un Serge Lehman très inspiré et du GRAND Frederik Peeters revenu au noir et blanc, on en prend plein les mirettes ! Ces deux auteurs se sont trouvés et l'osmose contagieuse de leur travail nous réserve à mon sens le meilleur album lu depuis un bon moment.

Tout concourt à la réussite de cette petite merveille. L'ambiance tout d'abord qui nous happe dès les premières pages. Lâchés dans ce Paris noyé sous des trombes d'eau incessantes, on découvre petit à petit l'autre richesse de ce récit : les personnages. Tout s'imbrique subrepticement. On a déjà mordu à l'hameçon sans s'en être rendu compte.
Car la famille Couvreur, Jasmine, Betty et Maud, nous réserve bien des surprises... Entre la fille, la mère et la grand-mère, chacune a son caractère bien trempé, mais pourtant une histoire commune et mystérieuse qui va nous ramener au temps des comptes et des créatures extraordinaires.
C'est ce glissement subtil entre un quotidien banal et le fantastique qui donne toute sa force au récit en s'appuyant sur cette ambiance singulière, ces solides personnages et toute la richesse du décorum et des personnages secondaires. On se laisse mener par le bout du nez, et chapitre après chapitre nos deux auteurs enfoncent le clou jusqu'à un final grandiose grâce à une narration des plus maîtrisée.

Messieurs bravo ! Une seule requête : c'est pour quand la prochaine collaboration ???

Nom série  Fondu au noir  posté le 15/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Fondu au noir", Ed Brubaker et Sean Phillips nous plongent dans les arcanes sombres du Hollywood de la fin des années 40. Au sortir de la seconde Guerre mondiale, en pleine Guerre Froide et début de la chasse aux sorcières orchestrée par le FBI, le sanctuaire du cinéma américain n'y échappe pas non plus. C'est sur cette trame de délations et de paranoïa que le meurtre suspect d'une starlette en pleine ascension alors que le film est à peine bouclé va bouleverser la vie de Charlie, le scénariste du film en question.

C'est plutôt bien construit, même s'il faut s'accrocher un peu pour ne pas se perdre dans la foule des protagonistes qui jalonnent les 350 pages de l'album. Car tout cela semble prodigieusement réaliste et documenté ; les amateurs du Hollywood de cette période et des polars à l'américaine y trouveront largement leur compte !
Personnages, situations, contexte politique, tout concourt pour forger cette ambiance particulière que le dessin de Sean Phillips sublime parfaitement. J'ai d'abord été un peu surpris par la colorisation d'Elisabeth Breitweiser, mais au final je m'y suis assez rapidement habitué et elle cadre plutôt bien avec l'ambiance générale qui se dégage de cet album.

Un bon polar qui devrait régaler les amateurs de film noir américain !

(3.5/5)

Nom série  Frigiel et Fluffy  posté le 15/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec le succès intergalactique du jeu Minecraft, il n'est pas surprenant de voir arriver dans nos bacs un album issu de ce monde virtuel. C'est le youtubeur Frigiel suivi par une bonne paire de millions de fans qui se colle au scénario avec l'aide de Jean-Christophe Derrien ; le dessin a été confié à Minte.

Pour le dire franchement, étant très loin du cœur de cible de ce genre d'album, ça m'est passé complètement au dessus. D'une part le graphisme "carré" minecraftien n'a rien pour me plaire, dur de dépasser ce côté rigide et figé imposé par le jeu d'origine... D'autre part, l'histoire ne m'a pas accroché non plus ; rien de très original et d'attractif pour le grand lecteur de BD que je suis...

Mais après avoir testé sur un lectorat approprié (garçon de 10 ans fan de minecraft), force est de constater que ça fonctionne puisqu'il m'a demandé la suite...

Au final un album qui devrait plaire malgré ses défauts aux inconditionnels du jeu, mais qui est loin de casser des briques.

Nom série  Alto Plano  posté le 10/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir écumé quelques spiritueux avec ses séries Cognac ou Châteaux Bordeaux, Corbeyran accompagné de Vanessa Postec nous plongent dans le monde du café. Il retrouve son comparse Luc Brahy au dessin avec qui il a déjà collaboré un certain nombre de fois.

Pas spécialement fan de ce genre de sagas réalistes, mais grand buveur de café, j'ai donc voulu faire mon curieux... Mais c'est de nouveau assez mitigé que je ressors de ma lecture. Ok, c'est un album introductif qui installe les protagonistes et plante les décors (voire du café :p ) à travers le monde, mais j'ai eu l'impression qu'il ne se passait au final pas grand chose au bout de ces 48 pages et que tout cela était très convenu. Quelques péripéties, deux ou trois drames, mais l'intrigue est pour le moment plutôt maigre...

Quant au dessin de Luc Brahy, il fait le job pour ce genre d'album : un trait réaliste efficace qui campe personnages et décors parfaitement. Reste que ce n'est pas ce que je préfère et que cela manque à mon goût d'originalité.

Je lirais la suite plus par curiosité que par conviction.

Nom série  Sous le ciel de Tokyo  posté le 10/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fin 1943, après avoir combattu sur plusieurs fronts, un pilote de chasse rentre à Tokyo pour travailler pour le centre d'essais aériens de l'armée impériale japonaise et y retrouve sa vie de famille. C'est le récit de ce quotidien "ordinaire" d'un couple à Tokyo dans un Japon en début de déroute que nous propose Seiko Takizawa.

Si j'ai apprécié ce point de vue original (pour l'occidental que je suis) sur la seconde Guerre Mondiale, j'ai trouvé que ce premier tome manquait de quelque chose et qu'il restait un peu le cul entre deux chaises. Le sentiment général oscille entre le contemplatif que propose ce couple et ses relations familiales, et l'épique des batailles aériennes ou des essais de nouveaux prototypes d'avions. Seiko Takizawa nous fait un peu un grand écart entre un Taniguchi et la vieille série télé "Têtes brûlées" qui me vient forcément en tête quand on parle de batailles aériennes dans le Pacifique. Du coup, on suit ce récit mais sans jamais trop réussir à éprouver une quelconque empathie pour nos personnages principaux.

Dommage car le sujet m'a beaucoup plu et que l'auteur a un bon coup de crayon dans une ligne classique qui colle parfaitement au sujet qu'il traite et qu'il semble maitriser.
Espérons que la suite soit un peu plus pimentée ou portée vers la tragédie pour relever le tout que j'ai trouvé un peu mollasson.

Nom série  Wonder rabbit girl  posté le 27/11/2017 (dernière MAJ le 09/01/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Wonder Rabbit Girl nous entraine loin du côté des fantasmes masculins avec pour trame de départ la volonté de vengeance d'un jeune garçon qui cherche à venger son frère qui vient d'échouer en asile psy à cause d'une mystérieuse Wonder rabbit girl.
Grâce à sa ressemblance physique, il se fait passer pour son frère afin d'essayer de retrouver cette mystérieuse fille. En enquêtant il trouve des notes de son frères faisant état des fantasmes sexuels de certaines filles. Il cherche donc à les rencontrer pour savoir si l'une d'elle serait cette fameuse Wonder rabbit girl...

Déjà le pitch de départ est un peu léger pour moi et assez malsain. Ok, chacun ses fantasmes, mais de là à en faire une sorte de catalogue façon manga, j'avoue partir perplexe... Et ma lecture n'a fait que conforter mon sentiment de départ. Tout cela ressemble plus à un prétexte pour assouvir graphiquement des désirs masculins sur des fantasmes assez tordus (se faire sermonner, jouer au docteur, etc.) et le "pauvre" personnage principal qui cherche à venger son frère se fait piéger par ce jeu pervers auprès des jeunes filles qu'il rencontre...

Bref, pas pour moi...

*** Tome 2 ***

Comme quoi je dois avoir des côtés maso'... Bref, j'ai reçu le 2e tome de cette série, j'ai donc fini par le lire malgré mon peu d'intérêt pour le premier.
Et pas de bonne surprise, ce second opus reste dans la même verve (ou verge ???) que ce qui nous a déjà été proposé depuis le début... Le catalogue des fantasmes féminins vu par un homme continue sans réel scénario, si ce n'est cette pseudo vengeance pour trouver Wonder rabbit girl...
Alors si vous aimez voir des jeunes filles mouiller pour toutes les raisons possibles et imaginables, vous avez trouvéla perle qui vous manquait, sinon passez votre chemin...

Nom série  Emma G. Wildford  posté le 18/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, tout comme sait le faire la collection "Métamorphose" du même éditeur, "Noctambule" sait soigner la présentation de ses albums en nous offrant un objet de toute beauté. En effet, la BD comporte en couverture un rabat supplémentaire qui confère à l'album un cachet indéniable. Il est aussi accompagné d'une enveloppe contenant plusieurs fac similés en lien avec l'histoire.

Après leur dernière collaboration dans l'album Le Jardin de Minuit, Zidrou et Edith remettent le couvert pour nous proposer un album loin du fantastique cette fois. Plus intimiste, centré sur le personnage d'Emma, jeune poétesse anglaise censée épouser son fiancé Roald Hodges, membre de la National Geographic Society, à son retour d'expédition en Norvège. Sauf que l'expédition n'a plus donné signe de vie depuis des mois, et son promis non plus... Depuis elle se morfond chez sa sœur, mariée à un riche banquier londonien. Il ne lui reste qu'une lettre qu'il lui avait laissé à n'ouvrir qu'en cas de malheur mais qu'elle refuse d'ouvrir, ce qui vaudrait acceptation de sa disparition.
Mais Emma n'est pas fille à s'en laisser compter et plutôt que de se résigner, elle décide de partir à la recherche de son futur époux en Norvège, ce qui n'est pas rien quand on est une femme en ce début de XXe siècle.

C'est plutôt bien mené, les ambiances sont excellentes notamment grâce au dessin et à la mise en couleur de Edith, mais malgré cela je n'ai pas réussi à me faire plus embarquer que cela dans cette histoire. Peut-être déjà parce que j'avais un peu pressentis le fin mot de l'histoire, mais surtout parce qu'il me manque le petit supplément d'âme, l'étincelle qui fait la différence. Car somme toute ce n'est pas tant dans le mystère de cette disparition que réside l'intérêt de cet album mais bien dans le parcours atypique de cette jeune Emma, un peu trop en avance sur son temps.

Un bon album auquel il n'aura pas manqué grand chose pour osciller vers le 4/5 mais qui restera à 3.

Nom série  Le Vicomte de Valmont - Les liaisons dangereuses  posté le 18/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec la sortie de l'intégrale que je découvre cette adaptation de l’œuvre de Choderlos de Laclos.

Surtout connue pour son excellente adaptation au cinéma de Stephen Frears avec Glenn Close et John Malkovich, j'étais curieux de voir ce que cela pouvait donner en manga.
Et bien ma fois c'est plutôt réussi, surtout si l'on connait déjà un peu la trame et l'intrigue. Car il faut tout de même un peu de temps pour resituer tout le monde et comprendre de quoi il retourne.
Car la force de cette histoire tient avant tout au machiavélisme des personnages principaux et au jeu libertin qu'ils pratiquent sans vergogne pour leurs intérêts personnels ainsi qu'à la qualité de l'écriture de l’œuvre de base et de la correspondance épistolaire qu'ils entretiennent. Tout cela est très bien adapté et bien rendu sans nuire à la narration.

Côté dessin, si le travail sur les décors d'époque est profond, les personnages sont par contre un peu trop similaires et il faut jouer avec les détails vestimentaires ou les coiffures pour parfois les identifier.

Une bonne adaptation qui mérite le détour.

Nom série  The Legend of Zelda - Twilight Princess  posté le 27/02/2017 (dernière MAJ le 18/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui avait été un brin déçu par l'adaptation qui nous a été proposée de la saga classique de Zelda, j'avoue avoir été agréablement surpris par celle-ci.

Ce qui m'a surtout marqué par rapport à l'autre adaptation que j'avais lu précédemment, c'est le ton plus mature et moins manichéens qui s'en dégage. Link lui même dans cette nouvelle série se pose en personnage tourmenté par son passé, ce qui tranche avec la nouvelle vie paisible qu'il s'est construit dans ce petit village de Toal où tout le monde ignore son passé.
Autre point fort, on sent que les auteurs prennent le temps d'installer une ambiance, un décor et des personnages de façon plus poussée avant de vraiment livrer le cœur de leur récit. Certains pourront peut-être trouver cela un peu mou pour du manga, mais j'ai trouvé pour ma part que cela apportait beaucoup à la tenue du récit.

De même, le graphisme est à mon sens beaucoup plus fin, subtil et travaillé, avec un réel effort de découpage où les compositions de certaines doubles pages sont très réussies.
Link lui-même ou encore le bestiaire des créatures maléfiques ont été très soignés.

C'est donc au final une agréable surprise à la quelle j'accorde la note de 3.5/5 en attendant de voir ce que la suite nous réserve et si elle sera du même tenant, ce que j'espère !

*** Tome 2***

Ce second tome confirme la bonne impression que m'avait laissé le premier opus.

Le Royaume d'Hyrule a basculé dans l'obscurité et Link se retrouve prisonnier et transformé en loup. C'est grâce à une alliance passé avec Midona une sorte de "petit" démon qu'il va pouvoir s'évader et reprendre la lutte pour sauver le royaume...

Ce deuxième tome garde un rythme soutenu grâce à une narration bien maîtrisée et l'ambiance sombre qui domine grâce au récit et aux personnages que l'on découvre sont toujours aussi efficaces. En tout début d'album les deux auteurs sont heureux de signaler que dans cette adaptation ils ont le loisir de pouvoir étaler sur plusieurs tomes l'adaptation qu'ils réalisent et ça se sent !

Un très bon second tome qui confirme la très bonne tenue de cette adaptation.

Je passe ma note à 4/5

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