Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 1535 avis et 252 séries (Note moyenne: 3.08)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Wyoming doll  posté le 09/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album que j’ai toujours trouvé très chouette, ce que confirme une nouvelle lecture avant de l’aviser. Pourtant, c’est une histoire qui joue beaucoup sur du classique, qui ne révolutionne pas du tout le genre du western.

Mais voilà, le dessin de Franz est vraiment très beau, on sent qu’il s’est lâché sur cette histoire. La colorisation est aussi aux petits oignons.

L’histoire en elle-même est presque anecdotique. Après un classique massacre de colons par des Indiens, une fillette en réchappe, et est ensuite prise en charge par un couple surprenant, un jeune blanc encore mal dégrossi – mais qui va murir rapidement, et un Lakota solitaire, ivre de vengeance et suicidaire.

C’est l’amitié entre ces deux hommes, devenus pères de substitution de la fillette, qui est originale – et un peu improbable. Mais ça passe en fait. La seule chose qui m’ait vraiment chiffonné, c’est la vitesse avec laquelle le Sioux a appris à parler la langue des blancs, pour que les deux hommes se comprennent.

Hymne à la nature, l’amitié, les trois êtres au cœur de l’intrigue ont tout perdu, et se reconstruisent ensemble – ou séparément, mais se donnent mutuellement des raisons de vivre.
C’est un peu contemplatif (ceci étant accentué par une narration au style indirecte, avec pas mal de voix off), une lenteur assumée. Cela alterne entre des envolées lyriques, des scènes optimistes, et certaines formes de nihilisme.

Pour le reste, les rapports entre Blancs et Indiens (on est au début de la conquête des grandes plaines), ainsi qu’entre tribus indiennes (Sioux et Pawnees en tête, ennemis héréditaires) sont bien rendus.

Un bel album dont je vous recommande la lecture : c’est une des plus belles réussites de Franz (de ce que j’ai lu en tout cas).

Nom série  Tex, Le Héros et la Légende  posté le 09/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis admiratif du travail de Serpieri, et suis reconnaissant aux éditions Mosquito de republier ses histoires « western », qui démontrent et sa connaissance du monde amérindien, et son empathie pour cet univers.

Avec cet album, on retrouve le coup de crayon caractéristique du maître, le dessin est vraiment très chouette – même si peut-être plus gras que d’habitude.

Par contre, je suis très déçu par l’histoire. Un Kit Carson vieillissant est interviewé (comme pour « Little Big Man »), et raconte une aventure de Tex. L'histoire est donc un long flash-back.

Serpieri est là sans doute tributaire d’un personnage qu’il n’a pas créé. Personnage qui ne m’avait jamais intéressé, lorsque j’avais essayé de feuilleter quelques petits formats de ses aventures. C’est le dessin de Serpieri qui m’a encouragé à ouvrir cet album.

Mais le résultat n’est pas bon. Trop manichéen, « gentil », avec un Tex plus fort que James Bond (voir le premier combat, où il terrasse une dizaine de personnes, aux fusils et à la hache, alors que tous le ratent. Hautement improbable, comme une bonne partie des péripéties).

Les dialogues sont un peu verbeux, trop abondants parfois et surtout peu intéressants.
Bref, cela vaut peut-être (certainement même !) le coup d’œil, mais absolument pas l’achat selon moi, Serpieri ayant fait bien mieux ailleurs.

Nom série  Sept Nains  posté le 08/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est étonnant que personne n’ait pas déjà eu l’idée de reprendre ces 7 personnages très connus de tous dans cette série concept basée sur 7 personnages !? Comme quoi…

Pour le reste, Lupano part d’un canevas quasi universel, qu’il se contente de pervertir plus ou moins légèrement. Quelques nains graveleux, Blanche Neige moins gentille et plus gironde que la version Disney, et des dialogues un chouia moins convenus.

Cela donne une lecture assez sympathique, mais pas non plus inoubliable. En effet, j’aurais bien aimé que cela délire davantage, que les dialogues soient plus caustiques. Bref, qu’il y ait plus d’humour noir. En l’état, ce n’est pas toujours drôle ni réussi.
Quant au dessin, je l’ai trouvé bon, sans plus.

Bref, une lecture divertissante, mais un album que je ne me vois pas acheter.

Nom série  Le Cycle des deux horizons  posté le 08/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai eu du mal à entrer dans cette série, mais m’y suis fait, en grande partie grâce au dessin de Christian Rossi. Même si je le trouve un peu daté (la colorisation surtout), il est vraiment très bon, classique, mais réussi).

Pour ce qui est de l’histoire elle-même, je suis moins convaincu.
Le début à Prague (au passage, c’est fou ce que cette ville peut inspirer en matière de poésie, d’ésotérisme, d’hérétisme, ou tout simplement de merveilleux : il faudrait qu’un jour quelqu’un écrive une histoire de cette ville uniquement au travers de ceux qui l’ont vue comme un « passage ») est un peu lent, je ne voyais pas trop où Makyo voulait en venir.

Ensuite, l’intrigue classique est rapidement orientée vers du fantastique mâtiné d’ésotérisme, un genre casse-gueule qui m’a souvent déçu. Si ici l’intrigue se laisse lire, je reste quand même sur ma faim. Plus que certaines incohérences (je me suis fait la même remarque que certains à propos des chaussures – voir Mac Arthur), c’est la fragilité, la facilité – mais aussi l’absence de consistance – du danger menaçant les protagonistes, qui m’a gêné. Ces monstres surgis de nous, qui détruisent les femmes auxquelles pense Jordan, le héros, pourquoi pas, mais alors je n’ai pas saisi le fondement de tout ça.

Enfin, si le dernier tome est assez psychédélique, et si Rossi s’en est donné à cœur joie (dans un registre proche des derniers tomes de Jim Cutlass), je l’ai trouvé franchement décevant. Trop de grandiloquence, de fantastique délirant (attaques des monstres dans les rues), et les réactions de Jordan et de ses deux compagnes trop faciles, trop conformes à « ce qui était prévu ».

Bref, une série relativement originale, mais qui pêche par certaines facilités, et pour laquelle je ne peux recommander qu’un emprunt.

Nom série  Il était une fois en France  posté le 07/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un peu comme la gaga du « Parrain », qui, plus qu’une histoire sur la mafia, n’était aux dires de Coppola qu’une saga familiale, il est fort possible que les auteurs n’aient ici voulu traiter que la trajectoire – intime, morale – d’un homme, « l’histoire de France » - fut-elle sa partie la plus sombre, n’étant là que comme décor.

Et de fait, c’est bien la personnalité de Joseph, ses agissements, qui sont au cœur de cette série. Joseph, Juif ayant survécu et fui les pogroms en Roumanie au début du siècle, réfugié en France, et qui rapidement, s’est fait une place.

Joseph, sorte de Machiavel moderne, amoral qui, dans un contexte atroce – l’occupation et la chasse aux Juifs, use de tous les moyens pour s’en sortir. Mais avant même la guerre, et après aussi, ses calculs froids font de lui un être détestable, n’hésitant pas à jouer les uns contre les autres, à sacrifier ses « pions », avec un cynisme impressionnant.

Le décor de cette étude d’un personnage, aussi fascinant que repoussant, est constitué par les détours de la guerre, de l’épuration, avec là aussi pas mal de cynisme. Un petit juge de province, qui s’attache aux basques de Joseph, semble être le seul à défendre la morale (et aussi la loi), quoi que…

Le dessin semi réaliste de Sylvain Vallée est vraiment très bon et rend la lecture agréable et fluide. Un réel plus pour le scénario de Fabien Nury : les deux auteurs ont produit quelque chose de réussi, avec un juste équilibre entre reconstitution historique (réellement bien documentée) et petite histoire.

Nom série  La Terre des fils  posté le 06/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec son dessin habituel, c’est-à-dire au trait faussement imprécis, un crayonné brut, des hachures tendant à l’épure, Gipi nous narre ici une histoire d’une grande noirceur.

Dans un lieu indéterminé, après une catastrophe dont nous ne saurons finalement pas grand-chose, des hommes cherchent à survivre, dans un univers où la sauvagerie reprend ses droits. Quelques ilots (dans tous les sens du terme) d’humanité, au milieu d’immensités liquides.
Au milieu surtout de personnages inquiétants, les Fidèles, adeptes d’une secte vénérant les pseudos préceptes du dieu Trokool, dans des rituels sanguinaires et anthropophages.

Au milieu de cette fin du monde, alors que même le langage peine à garder ses bases, que la lecture est une notion perdue, deux frères, devenus orphelins, cherchent à comprendre le monde, ce qu’était leur père qui vient de mourir, ce qu’il avait bien pu écrire d’eux. Une sorte de guerre du feu sacré, dont ils sont les flammèches fragiles – mais dont les braises ne s’éteignent pas. Du père ils ont gardé un cahier donc, trésor à la fois sacré et sacrilège : il leur faut le déchiffrer, trouver quelqu’un capable de leur traduire.

L’ambiance est d’une grande tristesse – et le Noir et Blanc, les nuances de gris ne font que renforcer ce côté monde en décomposition. Comme si de la grande explosion ne restait que les cendres tombant en un brouillard permanent que la vie peine à dissiper.

L’album est épais, mais se lit vite, car beaucoup de planches sont muettes, les rares dialogues sont simples et courts, on suit les personnages dans une hébétude incertaine. Gipi réalise là un album d’ambiance, inquiétant, nous fait respirer un air souvent vicié, malsain – même s’il laisse toujours la possibilité à la vie de se défendre : il ne laisse pas le dernier mot à la haine.

Nom série  Samurai  posté le 06/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis donné après lecture du premier cycle de quatre tomes.
Décidément, Jean-François Di Giorgio aime bien la baston dans un univers médiéval japonais. Je l’avais découvert il y a peu avec Senseï.

Ici, l’intrigue se laisse lire, mais sans que je m’y sois attaché outre mesure. C’est moins captivant que Okko, même si les deux séries usent d’une ambiance différente. En tout cas les personnages ont des personnalités moins fouillées dans « Samurai » et l’intrigue m’a moins intéressé.

Cela manque en fait d’originalité. Et, mais c’est là aussi un défaut largement répandu, cela joue parfois sur le fantastique pour relancer l’intérêt, avec un ésotérisme auquel je n’ai pas accroché. Il aurait mieux valu, faute d’idée crédible, se contenter d’une intrigue réaliste, en développant complots et personnalités des protagonistes.

Le dessin est bon, mais j’ai trouvé que Frédéric Genêt abuse de découpages et de cadrages « déconstruits ». C’est moderne et dynamise sans doute l’action, mais c’est parfois artificiel et ralentit inutilement la lecture. Et certaines planches ne sont pas très claires.

Nom série  Toran  posté le 05/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série mélange avec plus ou moins de succès plusieurs genres. Le début m’a un peu rappelé Sylve, avec ces personnages vivant dans une forêt géante, avec aussi des sortes d’insectes eux-aussi hors norme.

Puis l’intrigue évolue, mêlant aventure et Science-Fiction, en revisitant quelques thèmes assez classiques. Je m’attendais à ce que certains aspects soient davantage développés (comme les combats entre « champions », sorte de jeux du cirque moderne, ou tout simplement l’univers des Humains), mais finalement l’histoire s’étiole un peu, peinant à se renouveler, à « intriguer ».

Bon, ça reste quand même lisible. Mais la fin est décevante, un peu bâclée je trouve.
A emprunter à la rigueur.
Note réelle 2,5/5

Nom série  Secrets : Samsara  posté le 03/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce « Samsara » est un diptyque d’aventures se déroulant dans l’Angleterre victorienne (très « Dickens » pour l’arrière-plan social et les adversaires qu’affronte Elisabeth pour son école, en particulier le personnage du propriétaire) – et son Empire des Indes (avec, pour cette région, une ambiance très « Kiplingesque »), qui se laisse lire agréablement. Même s’il y a quelques longueurs (certains flash-back lus par des protagonistes par exemple), et que certains passages frôlent parfois la mièvrerie (mais pas trop quand même !).

Et même si l’on a l’impression qu’on nous sert deux fois le même plat, avec des aventures qui semblent se répéter, à trente ans d’écart, avec une nouvelle génération de protagonistes (mais c’est le sel de l’histoire, alors…).

Le dessin de Michel Faure est souvent impressionnant ! Avec un travail à l’aquarelle des plus chatoyants. C’en est presque parfois trop léché, mais ne boudons pas notre plaisir, c’est de la bel ouvrage.

Deux albums qui procurent une lecture divertissante, mais au final qui n’est hélas pas trop originale – et les « redites » accentuent ce côté « prévisible » et gâchent un peu la lecture. Il aurait sans doute aussi fallu conclure avec plus d’originalité pour redresser cette impression, et j’ai été quelque peu déçu par la fin un peu trop mélodramatique (pour la partie indienne), et trop facile (pour l’épilogue à Londres).

Nom série  Ville avoisinant la Terre  posté le 01/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album intriguant et atypique, d'un auteur libanais inconnu de moi jusqu'ici.

C'est le côté graphique qui m'a d'abord attiré. L'utilisation du Noir et Blanc, avec une sorte de lavis jouant sur des nuances de Gris, l'aspect des personnages, très allongés, tout cela donne quelque chose d'original et d'intéressant.

Mais hélas, pour ce qui est de l'histoire, elle m'a moins captivé. Jouant davantage sur la rêverie, la dérive, que sur l'action proprement dite, elle avait pourtant de quoi me séduire. Mais il y manque je pense un je ne sais quoi, une petite touche d'humour ou de poésie, pour que j'en garde un souvenir plus marquant.

Un album à feuilleter avant d'acheter, mais qui peut séduire certains lecteurs curieux.

Nom série  L'Effaceur  posté le 01/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu les trois premiers albums de cette série, je poste un avis, n’étant pas assez motivé pour chercher les suivants.

En fait, cette compilation de gags autour du travail d’un tueur à gages – qui pourrait tout aussi bien prendre place dans l’une des collections « d’éditeurs de supermarchés » (comme « Les fondus » ou d’autres publications de chez Bamboo), n’est pas si nulle que ça.

Mais voilà, c’est très (trop !?) inégal. Quelques vraies bonnes idées, quelques gags réussis. Mais aussi pas mal de quelconques et d’idées usées jusqu’à la corde (même si le gag de répétition peut avoir son charme).

Un seul tome regroupant les meilleurs gags aurait été suffisant. A défaut, un emprunt peut suffire pour découvrir ces meurtres plus ou moins loufoques et répétitifs.

Nom série  Bill Baroud  posté le 01/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce Bill Baroud, Larcenet a créé un personnage avec quelques bouts d’idées, trois/quatre clichés (scènes, termes anglais, etc)et un dessin simple.

Oui, mais voilà, ce bric à brac suffit pour développer une série pleine de conneries, de débilités servies en bloc ou en tranches, mais on en redemande !

Bill est une sorte de caricature des super flics, des agents secrets des séries américaines ou des James Bond. Sauf qu’à la différence de 007, le héros ne finit pas l’histoire dans le lit d’une bombasse, mais la commence généralement – mal en plus, puisque ce goujat, ce beauf débile, au centre d’intrigues qui le sont encore plus, ne maîtrise absolument rien de ce qui lui arrive durant les quelques pages de chaque histoire.

Alors, c’est sûr, c’est court et inégal, mais globalement c’est réussi. Même si je comprends que Larcenet en ait eu marre, et qu’il peinait à inventer de nouvelles missions à son « sauveur du monde ». Le dernier album renouvelle un peu l’ensemble, avec des histoires sensées illustrer la jeunesse du héros, et comment il est devenu le Bill que nous connaissons.

Marrant et recommandable !

Nom série  Contes à rebours  posté le 25/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est par Le Bus que j’ai découvert le travail de cet auteur américain. Conquis par l’originalité de son travail, j’ai cherché à en savoir plus sur Paul Kirchner. Mais ce n’est que par hasard que je suis tombé sur cet album et l’ai acheté.

Autant le dire tout de suite, on est loin ici du dessin géométrique, très froid, et de l’humour pince sans rire, proche du travail de MAM dans Le Bus. Encore qu’une certaine géométrie apparaît parfois, plus proche alors d’Escher que de MAM.

Si Kirchner use ici aussi d’un dessin en Noir et Blanc, il est à la fois plus classique (même si plusieurs styles de dessin sont utilisés), mais avec une visée beaucoup moins rationnelle.

C’est un album qui rassemble plusieurs histoires publiées dans divers magazines (plusieurs « Dope Rider » ont été publiés en France dans « L’Echo des savanes »).

Si les premières histoires (et la dernières illustration) sont inspirées des premières publications « coquines » de l’auteur (qui a publié, sous pseudo ou non dans des revues érotiques), l’essentiel de cet album compile diverses histoires de « Dope Rider », cow-boy squelette adepte d’à peu près toutes les drogues, qu’il recherche et/ou deal. Et je pense que Kirchner a dû en tester quelques-unes pour booster son imagination : comme pour certaines œuvres de Druillet, on a parfois l’impression d’une retranscription d’expérience liée à la rencontre de divers psychotropes.

Pour le reste, impossible de résumer ces « aventures », hautement improbables, fortement imprégnées de la contre-culture des années 1970 durant lesquelles elles ont été écrites.
Si la partie western s’inspire (plans, rythme) du western spaghetti (Lee van Cleef fait d’ailleurs une courte apparition), celui-ci n’est finalement qu’un décor, car les histoires, très courtes la plupart du temps, sont souvent une suite d’images, de confrontations de séquences sans soucis d’écriture linéaire. Influence du surréalisme accentuée par des clins d’œil à divers artistes du mouvement (Dali en tête, qui est même cité).

La dernière histoire de « Dope Rider », la plus longue, est aussi celle où un effort de construction plus classique est visible, même si là aussi, ça plane beaucoup, ça part un peu en vrille.

Plus que le reflet d’une époque, c’est celui de l’imagination de Kirchner, qui a produit là un ensemble dont la rencontre est assez aléatoire, mais qui ne manque pas d’intriguer.

Travail très particulier, mais je conseille l'achat à tous les curieux, qui doivent en plus avoir la chance de tomber dessus.

Nom série  Senseï  posté le 24/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu les deux albums disponibles sans déplaisir, mais sans trop m’y attacher non plus, les qualités étant contrebalancées par des défauts, et l’ensemble manquant finalement d’originalité.

Le dessin de Vax est globalement très bon, et est pour beaucoup dans l’attrait de cette série, qui se déroule dans une Chine moyenâgeuse, même si le personnage principal est une jeune femme japonaise, combattante hors pair.

Si on entre facilement dans l’histoire, elle n’est ensuite pas des plus faciles à suivre, et ce pour plusieurs raisons.
D’abord, quelques invraisemblances, puisque, à l’instar de certains films hollywoodiens, les très nombreux combats sont émaillés de scènes peu crédibles (par exemple dans le premier tome, l’un des personnages principaux, criblés de flèches, continue à combattre – et à parler, et plus généralement, l’agonie de certains est très longue et verbeuse, alors que la ronin dont nous suivons les aventures est, elle, très expéditive et efficace – et a appris très vite à devenir une samouraï redoutable !).

Ensuite, je me pose des questions quant au scénario de Di Giorgio. En effet, le lien entre les deux albums parus est des plus tenus. Le second serait une sorte de flash-back nous présentant cette combattante japonaise (du coup, l’intrigue du premier tome, avec un secret/complot concernant l’assassinat de jeunes femmes, sur lequel l’album s’ouvrait, est totalement laissée de côté, comme « oubliée » ?). Et je n’ai pas non plus tout compris de ce second tome, concernant le « périple initiatique » de Yukio, la rônin.

Enfin, si les deux albums sont sortis à quelques mois d’intervalle, en 2015, pas de nouvelle depuis du troisième, annoncé comme devant clore cette histoire. Soleil n’en serait pas à sa première série abandonnée…

Au final, si vous avez l’occasion d’emprunter ces albums, jetez-y un coup d’œil, mais l’achat n’est pas indispensable, du fait des défauts pointés, mais aussi d’une histoire en l’état inachevée et peu claire.

Nom série  Wendigo  posté le 22/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un western qui démarre sur un rythme lent, contemplatif (avec une longue séance muette, toute dédiée à la lutte de l’homme face à la nature hostile), très proche du film « Jeremiah Johnson », mais aussi de certains bouquins de Jack London (les chiens retournant à la nature, les loups, mais aussi sa nouvelle « Construire un feu »).

Puis, petit à petit s’insinue un fantastique d’abord suggéré, puis carrément central et omniprésent dans le second tome.
Le thème des wendigos a déjà été utilisé en Bd, avec une réussite mitigée, dans Hell West, mais aussi dans le second tome de la série Hiram Lowatt & Placido.

Je n’ai pas été convaincu par ce second tome de Wendigo, et le côté fantastique a déséquilibré la série, au point de faire passer au second plan le décor, qui pourtant semblait être central au départ : le grand nord, le Yukon sous la neige.

J’ai lu l’histoire (rapidement, car beaucoup de passages sont muets) en m’en détachant peu à peu, c’est dommage.
Inégal et décevant au final.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Marshall Bass  posté le 21/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un Marshall noir dans un western, voilà quelque chose d'improbable a priori, et que je pensais être sans intérêt autre que de créer de l'originalité stérile, masquant l'absence d'idée nouvelle.

Appréhension en partie invalidée par ma lecture (mais pas complètement quand même). L'intrigue est assez simple (un Marshall noir est recruté pour infiltrer une bande de hors-la-loi noirs dirigée par un Blanc, Milord): là aussi, on frôle l'improbable.

Il ne se passe pas grand chose dans ce premier album, la personnalité de Bass et la violence quasi sadique de Milord entretenant toutefois l'intérêt du lecteur.

Le dessin est relativement bon, dans un style un peu naïf (visages surtout), même si le traitement informatique (apparemment) n'est pas de ceux que j'aime.

Un tome inaugural intéressant, mais la suite doit relever un peu le plat, en l'état un chouia trop "léger". A voir donc...

Nom série  Dans la colonie pénitentiaire, de Franz Kafka  posté le 21/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’univers de Kafka est de ceux qui me touchent, et qui en tous les cas ne laissent pas indifférent. C’est pourtant avec cet album que je découvre cette œuvre de l’auteur (du moins son adaptation).

L’album est d’une lecture assez rapide (seul un personnage parle en fait), mais plutôt aride, et je comprends que cela puisse ne pas attirer tout le monde.

Mais j’avoue un petit faible pour cet officier, garde chiourme complètement délirant, qui utilise une machine – conçue par un ancien chef du pénitencier aujourd’hui disparu, mais qu’il vénère –, machine aussi inutilement compliquée dans sa conception qu’horrible dans sa mise en œuvre : c’est ni plus ni moins une machine de torture atroce, le contraste avec le sérieux et l’emphase avec lesquels l’officier la présente étant glaçante.

Un autre personnage, auditeur contraint de l’officier, et témoin quasi mutique, sert d’alibi à la logorrhée du chef maton.

C’est donc une sorte de long monologue, mené par un homme s’écartant du sens commun et vivant dans une sorte de folie. Beaucoup de froideur au milieu d’un désert, pour illustrer l’absurde cher à Kafka.
Cette folie presque trop minutieuse en est presque comique – un humour noir confirmé par le visage du condamné, torturé pendant que son bourreau explique comment fonctionne la machine, mais aussi par la fin que s’inflige ce même bourreau.
Pour amateur, mais pas inintéressant.

Nom série  Les Icariades  posté le 20/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vraiment bizarre cette aventure, mêlant des aspects Science-Fiction à des peuples proches des cavaliers Mongols ou de certains Indiens des plaines (les peintures de guerre faisant pencher pour cette influence).

Je n’ai pas vraiment aimé le dessin du premier album, gras et très approximatif, avec des tons pastel (qui possède tout de même quelques aspects poétiques, en partie grâce à certains défauts d’ailleurs), même s’il s’améliore grandement dans les tomes suivants (avec quelques rechutes quand même).

Pour ce qui est de l’histoire, elle se laisse lire, mais manque singulièrement d’originalité, de surprise. Et cela se finit un peu en eau de boudin, puisque la dernière planche appelle une suite (le troisième album prétend clore un cycle), qui visiblement ne verra pas le jour. Mais pour moi rien n’est conclu (et rien n’est clair d’ailleurs !).
Les passages avec les dieux, les visions qu’ils produisent chez certains protagonistes, ne m’ont pas convaincu.

Bof bof quoi…

Nom série  Coronado  posté le 16/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai souvent du mal avec le dessin de Loustal, qui possède sans doute du charme et est relativement original, mais qui n’est pas mon truc. Et ici, - même si l’on fait abstraction du style proprement dit, je ne l’ai pas trouvé folichon.

Pour ce qui est de l’histoire, elle ne m’a pas emballé non plus. Elle est visiblement adaptée d’une nouvelle (que je n’ai pas lue). Je ne sais pas quelle en était la pagination, mais là, je trouve cet album plus que squelettique.

Cela manque de densité, il ne se passe en réalité pas grand-chose, et cela pourrait se résumer en une ou deux phrases, le tout dilué sans que l’ambiance ne soit non plus trop noire ou ironique, ou humoristique, bref, sans sel pour relever ce petit hors d’œuvre sans saveur. Et aucun suspens en fait, c'est trop linéaire et sans surprise.

Vite lu donc, vite oublié sans doute aussi, « Coronado » est un album clairement décevant.

Nom série  L'Épouvantable Peur d'Épiphanie Frayeur  posté le 16/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alice au pays des merveilles, racontée par Tim Burton, cela pourrait donner quelque chose comme le monde d’Epiphanie Frayeur. En effet, on retrouve beaucoup de l’imaginaire de Caroll, avec des personnages incomplets, des objets-personnages, avec une poésie colorée de noirceur. Le dessin est plutôt chouette.

L’histoire est vite lue, car peu de texte et de cases d’ailleurs. On y joue souvent sur les mots, l’air de rien, avec quelques petites touches d’humour pour aiguillonner l’histoire. Histoire qui est peut-être un chouia décevante, qui manque un peu de rythma parfois. Mais je ne boude pas le plaisir que j’ai eu à lire cette historiette.

Album jeunesse sans doute, mais qu’un public adulte peut sans hésiter lire avec plaisir. Décidément la collection « Métamorphose » relève le niveau de chez Soleil, avec un habillage très reconnaissable, une signature graphique à la fois belle et cohérente.
Note réelle 3,5/5.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 77 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque