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Nom série  La Carte du ciel  posté le 08/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne vais pas crier au génie mais j’ai bien aimé cette lecture. Sans doute parce que je n’en attendais rien. Certainement parce que la narration est légère et sonne juste. Plus que probablement parce que, au rythme de quatre cases par planche, les pages s’enchainent sans saouler.

Outre ces considérations techniques, j’ai aussi bien aimé cet album pour les thèmes qu’il aborde et principalement le syndrome de Peter Pan. Syndrome dont je pense souffrir à un certain degré, et du coup ce point commun avec l’héroïne du récit a directement provoqué chez moi une forme d’empathie pour elle.

Ceci dit, l’album n’est pas parfait et brasse peut-être un peu large… Quoique, en y repensant, les différents éléments (les ovnis, l’intrigue policière, l’aspect roman graphique et les histoires d’amour qui l’accompagnent) jouent tous un rôle essentiel dans la construction de ce récit. J’ai eu envie de croire aux ovnis, j’ai eu envie que cette histoire parte dans un délire à un moment… et je pense que c’était exactement le but d’Arnaud Le Gouëfflec ! Parce que c’était la meilleure manière de nous exposer au syndrome de Peter Pan, à notre soif de rêve, d’évasion, de puérilité, à notre propre envie de ne pas nous contenter du rationalisme de l’adulte. Finalement, enfin, je sais pas vous mais moi c’est certain, c’est pour cette raison que je continue à lire des bandes dessinées, cet art dans lequel chaque case est une lucarne vers un ailleurs.

Et donc, en définitive, derrière ce récit d’aspect assez anecdotique, j’ai trouvé un thème qui me parle, une sensibilité qui a provoqué un écho chez moi, une soif d’autre chose qui n’empêche pas de mûrir mais évite -je l’espère- de se dessécher de l’intérieur. J’ai été content d’y croire, l’espace d’un instant. Alors même si je n’ai pas spécialement accroché à l’intrigue policière, même si je trouve que certains passages sont assez vite expédiés, j’ai bien aimé cette lecture… au point d’hésiter en un simple « pas mal » et un peut-être un peu trop enthousiaste « franchement bien »…

… Mais c’est le genre d’album, si on m’en avait dit du bien, je l’aurais simplement trouvé pas mal. Du coup, je regrette un peu d’avoir écrit cet avis. Si ça se trouve vous allez en attendre trop. Oubliez ce que vous venez de lire, ne retenez que la couverture de l’album et si, un jour, vous tombez dessus, et bien jetez-y un œil… le deuxième suivra si affinité. Donc voilà, je vais juste dire « pas mal » pour pas trop vous influencer.

Nom série  Mon traitre  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans pouvoir parler d’une véritable déception, je termine cette lecture avec un petit goût de trop peu en bouche.

Il faut dire que j’en attendais beaucoup, de cet album. En effet, le thème du conflit nord-irlandais des années ’70 et ’80 résonne en moi d’une manière très forte. Comme le personnage principal de ce récit, j’avais à la même époque une vision très romanesque, très exaltée de cette guerre civile qui opposait Unionistes et Nationalistes. Une guerre à deux pas de chez nous et qui, en même temps, nous paraissait si éloignée de notre quotidien.

Je ne pouvais donc qu’être en phase avec Antoine, personnage central de ce récit. Et de cette empathie, pensais-je, ne pouvais découler qu’une immersion totale dans ce récit.

Oui mais voilà, malgré la très bonne qualité du dessin (la couverture est superbe à mes yeux et le style de Pierre Alary est à la fois très lisible et doté d’une certaine profondeur de champs), malgré le découpage soigné, malgré mon intérêt pour le sujet… je suis resté un peu trop spectateur à mon goût.

Mon léger dépit vient, je pense, de l’intrigue centrale, de cette trahison qui n’est finalement pas suffisamment grave à mes yeux pour justifier un tel ton mélodramatique. Je finis donc cette lecture avec un goût de soufflé retombé en bouche.

A lire, sans aucun doute. A acheter si vous aimez ce genre de récit parlant de l’histoire ‘moderne’ au travers de personnages au destin chahuté.

Nom série  Dans la forêt sombre et mystérieuse  posté le 07/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé cette histoire, originale et sensible.

Malgré son dessin (clairement estampillé underground américain), par-delà la fausse impression de nous trouver devant un récit déjanté et peu facile d’accès, ‘Dans la forêt sombre et mystérieuse’ se révèle très agréable à lire, pas du tout prise de tête et aborde des thèmes universels qui plairont à tout lecteur de bande dessinée (petits et grands).

Le dessin expressif en diable, le scénario bien construit, l’originalité de l’univers, tout concoure à un agréable moment de lecture. L’humour est omniprésent tandis que le personnage d’Angelo touche tant dans sa candeur que dans ses excès.

Un bel album, en somme.

Nom série  Les Diables bleus  posté le 05/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album ne devrait intéresser que les vieux collectionneurs. De fait, si les courts récits proposés ne sont pas mauvais, ils ne sortent clairement pas du lot et appartiennent clairement à une époque révolue.

Ceci dit, pourvu que vous fassiez partie des collectionneurs de bandes dessinées, que le trait de Francis Carin vous plait et que vous n’ayez rien contre les récits de guerre de type « héroïque » plus qu’historique, cet album a de quoi vous séduire.

Tout d’abord, il y a le trait de Francis Carin. A l’époque à laquelle ces courts récits ont été réalisés, son style est encore influencé par Arthur Piroton. Moins ligne claire, plus réaliste que le travail qu’il fournira pas la suite, les planches proposées ici n’en sont pas moins agréables à l’œil. C’est très lisible, clair. Parfois un peu figé (surtout dans certaines scènes de combat) ce trait plaira aux fans de l’auteur.

Au niveau des scénarios, ces courts récits proposent de petites fictions mettant en scène un trio d’artilleurs de la première guerre mondiale au charisme tout relatif. Si nous ne sommes pas dans la fantaisie pure, ces scénarios usent tout de même de belles facilités pour nous proposer de l’aventure et de l’héroïsme populaire. Ils sont écrits par Michel Pierret mais signés par un certain M. Lamarne, afin d’éviter tout conflit entre les journaux de Tintin et de Spirou. En effet, Michel Pierret était alors auteur chez Tintin tandis que ces Diables bleus, eux, étaient diffusés dans le journal de Spirou.

Bon ! Ca se laisse lire mais il s’agit clairement de récits conçus pour « boucher les trous » dans un hebdomadaire. Ils ne sont certainement pas mal faits mais ils ne disposent pas d’éléments notables qui leur auraient permis de sortir du tout-venant.

Comme dit au début : à réserver aux collectionneurs. Mais dans cette catégorie des œuvres de magazine sorties de l’oubli, je qualifierai l’album de « pas mal ».

Nom série  Un bébé à livrer  posté le 28/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’adore ce type de délire bienveillant. Le trio de héros est parfaitement complémentaire : pas un pour récupérer l’autre ! Le dessin extrêmement vif et cartoonesque à souhait convient évidemment pleinement à ce type de récit burlesque.

Les multiples rebondissements, l’originalité des tours et détours réalisés pour parvenir à finalement livrer ce maudit bébé, quelques trouvailles sublimement absurdes, des répliques bien senties : tout est là pour passer un agréable moment de poilade.

Enfin, suprême exploit : jamais l’humour ne tombe dans la facilité du vulgaire ou du graveleux.

Bon, alors, pour faire mon difficile, je dirais bien qu’il y a quelques longueurs par ci par là et que le délire final est peut-être un peu too much… mais en vérité, j’ai adoré. Non, honnêtement, j’en redemande, des comme ça. En plus le livre est copieux et l’édition est soignée.

Nom série  Valérian - Shingouzlooz.Inc  posté le 27/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à « Valérian - L'Armure du Jakolass », cet album respecte scrupuleusement l’esprit de la série mère… et c’est un peu là où elle pêche, à mes yeux. Comprenons-nous bien : si les deux auteurs décidaient de reprendre Valérian, ce ‘premier’ tome serait une belle promesse pour l’avenir. Mais ici, nous sommes dans le cadre d’un hommage. Et dans ce cadre, j’attends que la vision des auteurs soit un peu décalée par rapport à ce que la série nous a déjà proposé dans le passé.

Donc, voilà, pour moi, « Valérian - Shingouzlooz.Inc » est un bon album de Valérian. Facile à lire, rythmé, très bien dessiné, offrant ce qu’il faut d’exotisme, d’aventure et d’humour pour s’inscrire pleinement dans la continuité de la série, cet album séduira un large public. Il est certes un peu prévisible mais

… Mais ce n’est pas vraiment ce que j’attends d’un album ‘hommage’, les auteurs n’ayant à mes yeux pas assez apporté de leur propre univers pour sortir la série originale de ses repères. Je suis donc un peu déçu… alors que j’aurais été charmé s’il s’était agi d’une reprise de la série originelle.

Nom série  La Valise (Akileos)  posté le 27/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Valise combine deux thèmes relativement classiques en matière de bande dessinée.

Le premier est celui d’une cité fermée au monde extérieur par de hauts murs. Repliée sur elle-même et, bien entendu, dirigée par un chef despotique, elle ne fait qu’attiser la soif de liberté de ses habitants.

Le second est celui du passeur qui, en gage de ses services, perçoit un tribut conséquent de la part de ses clients (ici, un certain nombre d’années de vie).

Combiner les deux thèmes est assez original et l’univers proposé par les auteurs offre en définitive un beau moment d’évasion.

Au niveau de l’intrigue proprement dite, et bien là aussi on a droit à plusieurs ‘foyers’. D’une part, l’on se demande un peu pourquoi ces murs, pourquoi ce contrôle de la population et est-ce que les dissidents vont parvenir à leurs fins. D’autre part, le personnage de Cléophée intrigue énormément. Qui est-elle, quelle est l’étendue de ses pouvoirs, quel est son dessein véritable ? Autant de questions qui tiennent le lecteur en éveil.

Avec autant d’éléments intéressants, il était difficile de tout développer avec une égale importance. Et c’est peut-être là que le bât blesse un peu. Certains aspects de l’intrigue sont survolés. Quelques rebondissements sont expédiés. Quelques personnages ne sont pas assez développés à mon goût. Pourtant, j’ai bien aimé cet album. Son style graphique accrocheur et sa colorisation soignée y sont sans doute pour une bonne part, mais pas que ! Il y a vraiment beaucoup de matière et plus d’une bonne idée.

Comme Bouriket, je ne crois pas que l’épilogue était vraiment nécessaire. Une fin plus ouverte et plus ambigüe n’ait pas eu l’heur de me déplaire. Ceci dit, ce final tient la route et est parfaitement cohérent avec l’évolution des personnages.

Pas mal du tout, en somme… même si j’aurais aimé que le scénario s’attarde un peu plus sur certains éléments.

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 27/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Personnellement, je n’ai pas du tout été passionné par les deux premiers tomes de cette série. Il s’agit d’histoires indépendantes sans autre fil conducteur que de s’intéresser à quelques archétypes des légendes bretonnes -les personnages de Merlin et de Viviane pour le premier, le mythe du changeling pour le deuxième- qu’à titre personnel, j’ai trouvées assez plates.

Tout d’abord, le dessin, s’il n’est pas mauvais, m’est apparu fichtrement passe-partout. Bien dans la ligne des productions Soleil Celtic, il devrait plaire aux amateurs du genre mais si vous êtes en quête d’un style plus personnel, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Ensuite vient la narration, que j’ai vraiment trouvée poussive. De longues phrases pour ne pas dire grand-chose, pas de formules bien senties, pas de bon mot, pas de litote, pas de périphrase, pas d’assonance, pas d’anaphore… On est loin à mes yeux du bagout que se doit d'avoir un conteur digne de ce nom pour captiver l'attention de son auditoire (ou de son lectorat dans le cas présent).

Quant aux sujets traités, pour peu que l’on s’intéresse à ces légendes bretonnes, ils n’ont pas grand-chose d’original (et ce n’était très certainement pas l’objectif).

Au final, ni ébloui par le dessin, ni charmé par la narration, ni surpris par les propos, je me suis endormi sur chacun des deux bouquins (je ne suis même pas sûr d’avoir terminé le deuxième). A la limite, je préférais encore « Les Contes du Korrigan » qui, sans casser des briques, proposaient parfois des histoires plus originales (et surtout plus courtes, ce qui permettait de rapidement passer à autre chose avant que de s’endormir).

Nom série  Royal City  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’entretien un drôle de rapport avec Jeff Lemire et ses productions.

Systématiquement, je suis attiré par ses albums, leur synopsis originaux, l’humanisme qui s’en dégage malgré la dimension souvent fantastique des scénarios proposés. Systématiquement, j’ai envie d’essayer… et jusqu’à présent, je n’ai jamais été aussi séduit que je l’espérais.

Puis vient Royal City. Une fois de plus la couverture m’intrigue. Ce dessin un peu brouillon, brut, duquel se dégagent une étrange sensibilité, une espèce de fêlure attire mon regard aussi surement qu’un être tortueux au milieu d’une plantation de bouleaux. Petit coup d’œil sur le résumé qui laisse sourdre l’idée qu’il s’agit plus ici d’une sorte de roman graphique –avec une touche de fantastique tout de même- que d’un récit fantastique pur et dur et me voilà définitivement ferré.

A la lecture, je suis charmé. Ce récit aux allures classiques (la petite ville paumée, la fratrie réunie suite au coma du paternel, les tensions entre habitants devant le projet de fermeture de la principale usine du bled) prend une autre dimension grâce à une pointe de fantastique. Cet aspect fantastique n’est pas du tout artificiel. Je dirais même qu’il est essentiel au récit car c’est lui qui va révéler chaque personnage, l’éclairant sous un autre angle. Du coup, même si nous sommes devant un récit fantastique, son côté roman graphique prédomine… et inversement (oui, je sais, difficile d’être moins clair mais c’est vraiment mon ressenti).

Le dessin très brut pourra déplaire à certains. A titre personnel, et même si je trouve que Jeff Lemire aurait pu un peu mieux fignoler certains visages, je suis plutôt séduit. Comme dit plus haut, je trouve que ce dessin dégage une certaine fêlure, une fragilité, une maladresse qui cadrent bien avec le propos.

Au final, je vais suivre cette série de près. J’ai bien conscience qu’elle peut partir dans beaucoup de directions et que le challenge de l’auteur va être de garder cet équilibre entre roman graphique et éléments fantastiques. Rester crédible, cohérent et intrigant… j’espère que la série y parviendra à l’avenir aussi brillamment que dans ce premier tome.

Personnellement, je recommande. Après, vous faites ce que vous voulez.

Nom série  Léonie  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si L'Elève Ducobu est loin d’être ma série préférée, je lui reconnais une certaine efficacité. Efficacité qui tient autant du concept du cancre sympathique que de la galerie de personnages secondaires, personnages qui permettent de varier les gags en enrichissant l’univers de la série.

De là à promouvoir certains de ces seconds couteaux au titre de porte-drapeau de leur propre série, il y a un pas… enfin, un pas… un bond de cabri (mais musclé, le cabri) qui me semble énorme.

J’avais déjà essayé L'instit Latouche, et franchement, bof quoi. Me voici redoublant de masochisme puisque j’ai tenté Léonie. Pourquoi ? Ben, parce que ça se lit vite, qu’il ne faut pas spécialement réfléchir et que c’est sensé faire au moins un peu sourire.

… J’ai vraiment peu souri. Le personnage en lui-même était déjà un pur faire-valoir dans la série principale. Ici, son profil d’intellectuelle chiante n’invite pas spécialement le lecteur à s’y attacher et ce ne sont pas ses tentatives pour se créer des amitiés (véritable moteur de ce premier tome) qui vont y changer quoi que ce soit. Petite chiante dans L'Elève Ducobu, Léonie reste chiante dans sa propre série. Et comme ce personnage ne parvient pas à me toucher, ses déboires me laissent indifférent.

Je ne ris ni avec elle (ce qui aurait pu être le cas si elle m’avait touché) ni d’elle (ce qui aurait pu être le cas si je l’avais haïe). En fait, je m’en fous. J’ai aligné les pages sans trop réfléchir, trouvant par ci par là une idée plutôt bien vue (une par ci et une par là… sur 48 pages, ça fait quand même pas beaucoup) et me demandant si la série survivra longtemps.

Je ne dirais pas que cet album est scandaleux et vraiment à éviter. Les jeunes amateurs de Ducobu y trouveront peut-être même du plaisir. Mais pour ma part, cet album ne m’a absolument pas touché.

Nom série  La Cité des Trois Saints  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas été subjugué par ce récit, que j’ai trouvé extrêmement classique dans sa forme et prévisible dans ses rebondissements.

La grosse originalité tient à mes yeux dans le fait que les auteurs nous emmènent dans l’Italie profonde, au cœur d’un quartier gangréné par la mafia et encore fortement marqué par la religion catholique. Le découpage utilise d’ailleurs ce dernier point en reliant les trois principaux protagonistes à trois saints vénérés dans ce quartier (d’où le titre de l’album).

Pour le reste, le profil du boxeur raté devenu petite frappe et homme de main, j’ai le sentiment de l’avoir déjà croisé à plus d’une reprise. Pareil pour cet ex-gangster rangé des mécaniques et cherchant à faire marcher sa petite affaire sans pour autant accepter de se laisser écraser par la mafia locale. Idem pour ce jeune délinquant rêvant d’un ailleurs où tout serait mieux. Ces trois destins se croisent mais il aurait fallu un meilleur alignement des planètes pour que je trouve le scénario révolutionnaire, ou au moins surprenant.

Au final, j’ai envie de dire que oui, l’album est soigné, le scénario tient la route, le dessin est pas mal mais tout ce qui m’a été proposé ici, je l’ai déjà vu ailleurs. Quant aux différents personnages, ils ne m’ont pas spécialement touché. Je n’ai ressenti ni sympathie ni empathie pour eux. Alors, pas mal ? Oui, mais sans plus.

Nom série  Bleu amer  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Rahhhhhhhhhhhhhhhhh, je suis bien embêté…

J’aurais tant voulu adorer cet album. J’ai rencontré ses auteurs à Angoulême cette année et leur enthousiasme, leur joie de l’accueil reçu sur le site, leur jeunesse, leur modestie faisaient plaisir à voir.

Et puis, je trouvais la couverture attirante avec ce bleu éclatant. Et le dessin réalisé sur papier craft avait un cachet certain. Et les histoires de mer, d’îliens, ce n’est vraiment pas fait pour me déplaire. Pas plus que l’économie de mots (je ne suis pas un grand bavard moi-même).

Alors, voilà, cet album me semblait avoir tout pour me plaire, et j’en sors déçu. Peut-être en attendais-je trop. Peut-être en savais-je déjà trop. Quoiqu’il en soit, il m’a manqué un élément essentiel pour ce type de récit : la tension. Le dessin, très beau, se contemple. L’histoire, bien écrite, se laisse lire. Mais je n’ai pas été interpellé par le destin des personnages. Bercé par cette balade sur les îles de Chausey, je me moquais finalement bien du sort des protagonistes.

Je garde donc de cette lecture le souvenir d’une pêche à pied joliment illustrée, une envie de homard inassouvie… et le sentiment d’être un peu passé à côté de l’album.

Nom série  Comme un chef  posté le 21/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Agréable biographie culinaire que voici !

Benoit Peeters, ce n’est pas à un bédéphile confirmé qu’il faut le présenter. Mais ce que j’ignorais totalement, par contre, c’était sa passion pour la grande gastronomie.

Aurélia Aurita est peut-être moins connue des bédéphiles mais, en son temps, sa biographie sexuelle « Fraise et Chocolat » avait marqué les esprits.

Ensemble, ils réalisent donc ce chouette album qui retrace le parcours culinaire de Benoit Peeters. De sa découverte de la grande gastronomie jusqu’à aujourd’hui, Benoit Peeters a de fait réalisé un fameux trajet. Et sous le trait léger et expressif d’Aurélia Aurita, ce voyage au pays des saveurs s’avère amusant et instructif.

Nous sommes loin d’un recueil de recettes. L’esprit de l’album est bien plus dans une forme de philosophie de la gastronomie et, comme il se doit avec ce genre de thématique, l’album se dévore. Les étapes importantes prennent la forme de restaurants huppés, de plats classiques ou complexes, de rencontres marquantes. Au fil des pages, le palais de Benoit Peeters s’aiguise tandis que la faim tiraille l’estomac du lecteur. J’ai eu envie de partager certaines tables avec lui, de pouvoir goûter à tel ou tel plat. J’ai aimé la manière dont il conçoit la cuisine, comme un assemblage de produits qui, ensemble, donnent naissance à autre chose. Plus que de la simple nourriture, une forme d’équilibre des sensations.

Un bel album pour qui aime la grande gastronomie, saupoudré d’autodérision, parsemé de pépites culinaires et servi avec simplicité et bonne humeur. Je recommande !

Nom série  Cintré(e)  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé la sincérité qui se dégage de cet album. On peut le dire, il sent le vécu, l’émotion primale, celle qui nous force à agir. En l’occurrence, cette émotion que je ressens est certainement celle qui a poussé Jean-Luc Loyer à l’écrire et même si je ne saurai jamais distinguer le vrai du faux (car ce récit est en partie biographique et en partie romancé), j’ai vraiment pris cette histoire pour argent comptant et je sors de cette lecture ému, touché par l’humanité de l’auteur (dans ses interrogations, dans ses actes, dans ses faiblesses).

Jean-Luc Loyer, vous m’avez donné l’envie de vous rencontrer, d’aller boire une pinte avec vous, de discuter de la vie, de vous… de nous, de notre implication, de ce qui nous fait nous.

J’ai aimé le recul pris par l’auteur (qui se met en scène) face à son quotidien. J’ai aimé la manière dont il explique qu’un événement dramatique a irrémédiablement changé sa vie.

J’ai aimé le ton de cet album. Doux amer, dramatique par bien des aspects et pourtant drôle à plus d’une occasion. Les personnages touchent par leurs faiblesses, par leur folie ordinaire (très ordinaire, même). Je me suis senti proche d’eux sans pouvoir me comparer à eux, un peu comme si nous faisions partie d’une même tribu, celle des gens ordinaires.

J’ai aimé le dessin de Jean-Luc Loyer, simple, lisible, capable de transmettre des émotions sans trop en faire. Le côté caricatural du trait est ici au service de l’humour, de l’exubérance des personnages. Mais derrière ces masques, j’ai ressenti leur fragilité. Jean-Luc Loyer a réussi à dessiner une émotion pour nous en montrer une autre, et quelque part, je ne peux m’empêcher de penser que c’est du grand art.

Enfin, j’ai aimé la fin de cet album. Une fin à l’image de l’album : tout en retenue et tellement juste dans les intentions et les émotions transmises.

Après, vous faites ce que vous voulez. Moi, j’ai acheté l’album et je ne le regrette vraiment pas !

Nom série  Les Enfants de la Résistance  posté le 29/04/2015 (dernière MAJ le 15/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série du binôme Dugomier-Ers (déjà auteur des Les Démons d'Alexia et de Hell School) a une indéniable dimension pédagogique. Et un rapide coup d’œil sur le cahier situé à la fin des albums suffira à vous en convaincre.

Les auteurs ont donc décidé de nous (et quand je dis « nous », je pense plus particulièrement aux jeunes adolescents) parler de la vie quotidienne sous l’occupation allemande. Pour ce faire, ils nous proposent un trio central très classique (deux garçons, une fille, tous trois âgés de 12,13 ans au début de l’histoire) auquel le jeune lecteur s’identifiera sans problème. L’usage d’un faux journal intime et de la narration à la première personne accentue directement l’empathie ressentie pour ces personnages (c’est classique mais ça marche à tous les coups, pourquoi s’en priver ?)

L’histoire en elle-même n’est pas des plus originales et la série souffrira, je pense, de la comparaison avec « La Guerre des Lulus ». Mais comparaison n’est pas raison. Cette création se démarque de la très bonne série susnommée dans le sens où elle cherche véritablement à instruire le lecteur. Et si le fil narratif se présente sous une forme très classique de récit d’aventure, la conception du scénario permet aux auteurs de parler de multiples sujets sur un ton plus professoral, plus didactique.

Et, honnêtement, un divertissement qui rend moins con, je trouve toujours ça bon à prendre. Et comme dès le début, le propos se veut nuancé (il y a du bon et du mauvais partout, chez l’occupé comme chez l’occupant, et pas toujours là où l’on croit le voir de prime abord), la série interpelle et incite à réflexion. De plus, après quatre tomes, l'équilibre entre volonté d'instruire et souhait de distraire a été trouvé. Nous sommes maintenant très proches des personnages et leurs aventures ne sont plus du tout forcées (ce qui pouvait encore paraître être le cas dans le premier tome, comme si les auteurs voulaient tellement parler de certains aspects de la France sous l'occupation qu'ils forçaient leur scénario à aller dans la bonne direction). Les tomes 3 et 4, à ce titre, offrent vraiment un excellent récit d'aventure même sans tenir compte de sa dimension historique. Je dirais même que la série ne cesse de s'améliorer au fil des tomes.

Enfin, il y a le dessin de Benoit Ers. Ce franco-belge bien typé garantit un plaisir de lecture, une facilité d’accès, l’expressivité et le dynamisme nécessaires pour convaincre un jeune lecteur (et les autres aussi, moi le premier) à jeter un œil aux planches… avant de ne plus pouvoir interrompre sa lecture. Cette opposition entre un dessin très frais et des propos plus sombres est devenue une des marques de fabrique des réalisations du duo. Nul doute que cette série ne fera pas exception à la règle.

Dans le genre, ce récit se révèle donc très bien. Le petit plus apporté par son aspect éducatif prononcé en fera un bon support dans un cadre scolaire tandis que l'aspect aventure plaira à un large public. A consommer sans modération et, je peux le dire, après quatre tomes, j'attends la suite de cette série avec une certaine impatience.

Nom série  Virginia Hill  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le personnage de Virginia Hill méritait bien cette biographie romancée. Femme de caractère, affranchie et comédienne (manifestement plus douée dans sa vie quotidienne que devant une caméra), Virginia Hill a fait de sa vie un roman. Quoi de plus normal, par conséquent, que de l’illustrer ?

Le récit prend la forme de confidences faites lors d’un procès. Le procédé est certes classique mais il a fait ses preuves. Et, une fois encore, cette technique permet de revenir sur les grandes étapes de la vie de la principale intéressée tout en créant un petit suspense. Pour une biographie, c’est parfait !

Le découpage est équilibré. Certes, l’album est bavard mais il ne saoule pas. Le ton léger ainsi que le trait de Christophe Girard donnent à ces planches un goût de revenez-y qui fait qu’il m’a été difficile d’abandonner le livre en cours de lecture (plus de 200 pages, tout de même). Le destin de Virginia Hill étant romanesque à souhait, je me suis vite accroché au personnage malgré ses nombreux mauvais côtés (qui, comme souvent, trouvent leur source dans une enfance perturbée). La cour qui l’entoure est peuplée de personnages hauts en couleur. Il n’est pas toujours facile de se rappeler de qui est qui (j’ai dû procéder à l’un ou l’autre retour en arrière durant ma lecture) tant les seconds rôles sont nombreux (et tous ont leur importance) mais ce n’est pas rédhibitoire pour autant.

La violence de certains actes aurait pu choquer s’il elle n’avait été compensée par le ton léger de la narration. L’humour, s’il n’est pas omniprésent, apparait par ci par là, au détour d’une réplique cinglante de Virginia Hill qui, clairement, n’avait pas sa langue en poche.

Mon seul regret vient de la fin de l’album. En effet, les auteurs ont décidé d’abandonné leur personnage avant sa mort. Cette décision a été frustrante pour moi car j’aurais aimé pouvoir comprendre Virginia Hill jusque dans ses derniers choix. Là, j’ai un peu l’impression qu’on l’a débarquée de l’autobus alors qu’elle n’avait pas fini de raconter son histoire.

Un petit mot enfin sur la couverture que je trouve extrêmement réussie même si elle ne reflète pas vraiment le style graphique employé dans l’album.

Un album qui peut clairement figurer aux côté d’autres biographies consacrées à ces femmes de caractère issues d’un passé pas si lointain (de Joséphine Baker à Kiki de Montparnasse en passant par La Casati - La Muse égoïste).

Nom série  Bonneville  posté le 14/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Bonneville, Marvano travaille dans la continuité. De fait, Grand Prix lui avait permis de nous parler de la compétition automobile de l’entre-deux-guerres et La Brigade juive avait été l’occasion pour lui d’aborder la seconde guerre mondiale sous un angle original tout en continuant à suivre le destin de certains pilotes automobiles.

Ce récit débute donc après-guerre et se concentre (du moins pour ce premier tome) sur la période dorée du lac de Bonneville et des tentatives de record de vitesse sur terre, soit la fin des années ’50 jusqu’au cœur des années ’60 (et on peut supposer que le deuxième tome trouvera son apogée avec le record de Gary Gabelich en 1970). Et c’est un fait que ce sujet offre un parfait terreau pour un récit mêlant contexte historique, données techniques et drames humains.

L’auteur gère ces trois aspects avec talent. Le contexte historique est bien exploité avec d’utiles rappels quant aux contextes dans lesquels se trouvaient les USA et ces pilotes lors de cette folle quête de records. L’aspect technique est intéressant pour qui est attiré par la compétition automobile. L’exercice de vulgarisation est bien maîtrisé avec quelques belles anecdotes mais aussi et surtout des explications claires quant à certains choix de développement. Motorisation, aérodynamisme, direction et transmission, tout y passe… à commencer par le choix de ce site exceptionnel qu’est Bonneville Salt Flats. Les drames humains… la réalité des faits est telle qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter. Mais l’auteur parvient à humaniser son récit en nous offrant une jeune narratrice comme guide. L’enthousiasme de cette dernière couplé au fait que grâce à elle, le récit nous est raconté à la première personne fait que le lecteur que je suis s’est senti plus impliqué dans cette histoire. C’est classique mais, rien à faire, la narration à la première personne, ça marche toujours chez moi.

Au final, j’ai beaucoup aimé ce premier tome. Il m’a permis de replonger dans une période épique du sport mécanique, d’en apprendre un peu plus sur certains aspects techniques de ces monstres de vitesse tout en me resituant l’ensemble dans son cadre historique. Une lecture que je recommande à tous les amateurs du genre.

Nom série  The Regiment - L'Histoire vraie du SAS  posté le 08/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si vous vous passionnez pour la seconde guerre mondiale, cette série vous intéressera à coup sûr. Dans le cas contraire, pour peu que vous n’ayez rien contre les récits de guerre vous devriez là encore trouver votre bonheur.

The Regiment raconte l’histoire du SAS et ce premier tome se concentre sur sa création au début de la seconde guerre mondiale. Nous voici donc en Afrique du Nord pour les premiers (et encore timides) faits d’arme des premières véritables forces spéciales britanniques. Raconté à la première personne par l’un des membres les plus emblématiques du régiment, ce récit s’avère très efficace. Ce premier tome cherche toutefois avant tout à nous présenter les trois personnages centraux de l’histoire mais l’action est déjà au rendez-vous lors de passages plus musclés.

Avec un bon dosage entre des planches très riches en textes et d’autres beaucoup plus aérées, cet album se lit avec plaisir. Il est instructif tout en nous proposant une image très iconique des SAS (un savant équilibre entre rigueur militaire, sens de l’improvisation, courage et inconscience), une image qui parait toutefois réaliste tant Vincent Brugeas semble s’être documenté avec beaucoup de rigueur avant de se lancer dans cette aventure.

Le dessin de Thomas Legrain convient parfaitement à ce type de sujet. J’y ai vu des similitudes avec le travail de Marvano ("les brigades juives") ou Kraehn (L'Aviateur) dans la composition des planches et dans la netteté du trait. Cela donne une bande dessinée facile à lire, dans laquelle le lecteur peut se concentrer sur le récit tout en admirant au passage l’un ou l’autre décor. Les personnages sont bien typés et, ce qui ne gâche rien, ressemblent vraiment aux originaux.

Comme dis au début, je pense que cette série ravira les amateurs du genre, et plaira à tout amateur de bd au contenu historique.

Nom série  Les Ruines de Tagab  posté le 06/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’attendais beaucoup de ce second album de Nina Jacqmin, dont le style m’avait séduit dans « La Tristesse de l'éléphant ». J’ai malheureusement envie de dire qu’il y a eu erreur de casting ici.

Les Ruines de Tagab a pour sujet le traumatisme d’un soldat revenu d’Afganisthan. Le sujet est grave et traité d’une manière assez réaliste (si on oublie les parties rêvées). Le trait de Nina Jacqmin, très doux et d’aspect figé, vient en contrepoint total face à ce scénario, et cette association n’a pas fonctionné chez moi. J’ai toujours gardé une distance durant ma lecture, je n’ai pas réussi à m’immerger dedans.

Pourtant, rien n’est mal fait. Le scénario, assez classique pour le sujet, est bien construit avec cet emploi de deux époques (l’une récente dans laquelle il se débat contre ses fantômes, et l’autre plus ancienne qui nous permet de progressivement découvrir le traumatisme qu’il a subi). Les personnages sont intéressants (même si mon côté anticlérical me fait voir ce curé de campagne comme un gros cliché pas du tout réaliste). Le découpage est bien pensé et le suspense bien dosé.

Et Nina Jacqmin s’est appliquée sur ses planches. Le trait est doux, séduisant par bien des côtés mais il ne met pas en valeur le scénario. Les erreurs de perspectives (le carrelage au sol, par exemple, qui ne change pas de format malgré la profondeur du champ) qui apportaient un charme étrange dans son précédent album deviennent choquantes dans ce cadre réaliste. L’émotion ne passe pas chez moi. Le décalage est trop important entre le côté dur du scénario et l'évanescence et la fantaisie du trait.

J’espère que cette association fonctionnera mieux chez d’autres lecteurs mais de mon côté, cet album est une petite déception.

Nom série  L'Adoption  posté le 06/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beaucoup aimé la première partie de ce diptyque, un peu moins la seconde même si je trouve le cheminement réalisé dans celle-ci assez intéressant (et quelque part plus original que dans le premier).

Zidrou use de ficelles déjà souvent exploitées avec ce grand-père bourru mais sympathique et cette enfant adoptée peu loquace mais attachante. Et comme c’est un grand scénariste qui a un don certain pour écrire des dialogues qui sonnent juste et qui touchent, la sauce prend immédiatement. Et puis arrive le twist à la fin de ce premier tome, un twist bien amené par quelques passages où l’on sent que tout n’est pas net, qu’il doit y avoir un grain de sable quelque part.

Je m’attendais à un second tome convenu, et de ce point de vue j’ai été agréablement surpris. Les auteurs nous entrainent sur d’autres voies. Ce n’est pas inintéressant (bien au contraire) mais je trouve que le récit perd de son humour, de sa légèreté.

Au final, je me demande quelles étaient les intentions premières des auteurs. Il y a une telle cassure entre les deux tomes que, en ma qualité de lecteur, je me trouve un peu le cul entre deux chaises. Le premier tome distrait, touche et amuse, le second est moins émouvant mais soulève de bonnes questions. Du coup, je ne suis pas sûr d’avoir toujours envie d’enchaîner ces deux lectures dans le futur (oui, je sais, c’est un sentiment bizarre mais je lis souvent en fonction de mon état d'esprit).

Au niveau du dessin, rien à dire. Le trait convient parfaitement à l’esprit de la série. Les douces couleurs illuminent le premier tome. Les personnages sont bien croqués avec des visages très expressifs. Le trait se fait dynamique au besoin et les décors ne sont pas oubliés (même si pas essentiels).

A lire, très certainement. Et à posséder si vous êtes sensibles à ce type d’histoire très humaine et proche des gens ordinaires.

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