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Nom série  Superman : American alien  posté le 06/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé cet album très original dans son approche du mythe de Superman.

De fait, il ne s’agit pas ici d’une histoire de super-héros mais plutôt de nous raconter comment un être doté de pouvoirs surnaturels va apprendre à les utiliser et, surtout, va décider de la manière la plus opportune d’en user.

Le récit se découpe en de multiples chapitres qui, s’ils racontent chacun une histoire distincte, respectent un ordre chronologique bien défini. Chaque récit marque un instant critique dans l’évolution de Clark Kent, depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte. Ces récits, en fonction des circonstances, peuvent être très légers ou beaucoup plus dramatiques et les changements de dessinateurs sont, pour une fois, un réel plus pour l’album. Chacun apporte une ambiance différente en accord avec le récit illustré. L’évolution du personnage est intéressante à suivre, avec des éléments amusants (son costume, par exemple) ou touchants (ses liens d’amitié/amour avec Loïs Lane), voire étonnants (les origines de sa relation avec Batman ou avec Lex Luthor).

J’ai également apprécié les quelques clins d’œil que j’ai captés. Je suis certainement passé à côté de la moitié, n’étant pas un expert de Superman, ce qui me laisse penser qu’un réel aficionado retirera encore plus de plaisir de sa lecture que moi-même (ce qui n’est pas peu dire).

Je ne peux que conseiller cet album… à tout le monde finalement. Je crois en effet qu’il peut plaire autant aux fans de Superman qu’aux lecteurs qui ne sont pas trop sensibles aux super-héros. Cette approche originale permet en tous les cas de renouveler le genre pour nous offrir quelque chose de différent. Et d’intéressant.

Nom série  Ma vie dans les bois  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé ce manga… et les raisons de cette appréciation m’ont posé question. Pourquoi, en effet, me suis-je passionné pour ce récit d’un mangaka qui s’en va construire sa maison au milieu des bois ?

Les réponses à cette question sont multiples et parfois franchement étonnantes.

La plus étonnante de toutes à mes yeux, c’est le dessin. Pourquoi celui-ci m’a t’il fait penser au regretté Michel Plessix (oui, je sais, quand on regarde la couverture, c’est encore plus étonnant) ? J’ai d’abord pensé à la calligraphie employée (ce qui n’était pas idiot)… mais il n’y a pas que ça. La manière de dessiner la forêt et ses arbres, mais aussi les visages des personnages a un petit quelque chose de Plessix (période Julien Boisvert ou, mieux encore, La Déesse aux Yeux de Jade). Ce trait m’a beaucoup plu, même lorsqu’il se fait plus caricatural. Il est expressif et dynamique, ce qui convient parfaitement au thème, mais aussi détaillé et différent du style employé dans la majorité des mangas actuels (pour lesquels on pourrait véritablement interchanger les auteurs sans que personne n’y remarque quoique ce soit).

Ensuite vient le thème en lui-même. Il y a dans celui-ci un léger parfum du mythe de l’île déserte. Depuis l’île mystérieuse (véritable livre de chevet durant ma jeune adolescence,) j’ai toujours été fasciné par les récits dans lesquels des humains parviennent à construire quelque chose à la seule force de leurs mains, de leur courage, de leur ingéniosité et de leur obstination. Et d’autant plus fasciné lorsque les techniques employées nous sont livrées sans pour autant que l’intrigue en souffre. J’ai retrouvé un peu de cet esprit dans cet album, qui nous explique très clairement et dans le détail mais sans que cela ne devienne trop technique comment construire une maison en rondins au cœur d’une forêt pour un budget réduit. Franchement, ça donne envie de se lancer dans l’aventure.

Et puis, il y a le ton employé et la personnalité de Shin Morimura. Obstiné et positif, le mangaka fait montre d’humilité et d’humour mais parvient à donner vie à ce qui ressemblait pourtant à une douce utopie. Ce retour à la nature et aux travaux manuels a certes un franc côté bobo (je ne sais pas s’ils emploient ce qualificatif au Japon mais dans l’esprit on en est proche) mais un bobo réaliste, un rêveur pragmatique. Les questionnements du personnage sont une des composantes essentielles du récit… et donc de mon appréciation.

L’humour est également bien présent, et comme souvent dans les mangas en relation directe avec la scatologie. En temps normal, je peux trouver ça très vite gonflant mais ici, ça passe plutôt bien (mention spéciale pour la soupe aux champignons… et vous n’avez qu’à lire l’album pour comprendre).

Alors, je ne crois pas qu’il faudra en faire 10 tomes. Trois ou quatre suffiront amplement, selon moi. Quoiqu’il en soit, ce premier tome (qui pourrait se lire comme un one-shot à la limite) m’a très agréablement surpris. C’est une lecture que je recommande à toutes les personnes qui ont envie de changement dans leur vie mais qui n’osent pas se lancer à l’aventure. Cet album prouve que, sous certaines conditions et pourvu que l’on fasse montre de courage et d’obstination, c’est possible.

Nom série  Shelton et Felter  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On pourra reprocher à cette série son classicisme. De fait nous nous retrouvons devant un récit de type policier utilisant à titre de héros deux personnages antinomiques (l’un grand et costaud, l’autre petit et futé) et se déroulant durant la période de la prohibition aux USA. Si cela ne vous donne pas comme un goût de déjà-vu dans la bouche, c’est que vous n’avez vraiment pas lu beaucoup de récits policiers dans votre existence.

On pourrait encore ajouter à cela que l’album se conclut sur la traditionnelle séquence des révélations dans laquelle le coupable se voit démasqué face aux subtiles conclusions de nos héros et appréhendé par la police.

Donc voilà, rien de neuf a priori… mais que c’est bon !

Premier atout : une enquête policière complexe juste ce qu’il faut pour captiver un large public. Nous avons droit aux fausses pistes, aux déductions futées (que l’on peut plus ou moins anticiper selon que l’on est plus ou moins expérimenté ou habitué de ce type d’univers), aux raisonnements logiques et à une conclusion bien amenée. Jacques Lamontagne illustre très bien son récit, nous montrant quand et comment chaque personnage va découvrir tel ou tel élément, tout en restant très fluide dans sa narration.

Deuxième atout : l’anecdote dramatique et véridique qui sert de support à cette intrigue. Un tsunami meurtrier de mélasse, voilà qui n’est pas courant.

Troisième atout : le dessin de Jacques Lamontagne. Un trait net et rond, bien mis en valeur par une coloration soignée. L’ensemble est bien lisible, détaillé, expressif, dynamique, vraiment très agréable à suivre. J’ai pris autant de plaisir à m’attarder sur certaines cases qu’à reprendre un rythme plus soutenu de lecture (que la netteté et la précision du dessin permettaient) lorsque la conclusion approchait.

Quatrième atout : le ton. Humoristique grâce aux caractères opposés des personnages mais pas bêtifiant. L’enquête est très bien construite et ne prend pas les lecteurs pour des simplets, c’est clair, mais le ton léger et humoristique garantit une lecture avant tout divertissante.

Bien foutu, donc. Classique mais bien foutu. J’espère que les enquêtes suivantes resteront de cette qualité (je prie pour me tromper mais il s'agira d'une vraie gageure à mes yeux). Pour les personnages, je ne m’inquiète pas trop, cette formule a déjà fait ses preuves.

A suivre (de très près).

Nom série  Extases  posté le 04/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bravo !
Bravo et chapeau.

Parce que ce n’est pas du tout évident de réussir un album pareil. De le réussir en faisant montre de sincérité, d’honnêteté, en développant des propos intelligents, en se débarrassant des freins subconscients nés d’années d’éducation religieuse. Se livrer aux yeux de tous sur un sujet aussi tabou que la sexualité demeure à notre époque un véritable exploit, une sorte de coming-out de la normalité. Parce que, merde ! Avoir des rapports sexuels est quelque chose de normal. Eprouver du plaisir pendant ces rapports l’est tout autant. Et à partir du moment où les partenaires sont des adultes consentant (désirant, comme il le dit peut-être encore plus justement), je ne vois pas ce qui devrait absolument être tu là-dedans sous peine de rejet par la société.

Ce livre est salvateur dans le sens où il remet le sexe à sa juste place. Car depuis que l’homme parvient à dissocier plaisir sexuel et procréation, des pressions sociales se sont faites jour (via principalement les religions monothéistes qui hurlent à tout va « croissez et multipliez » comme si la surpopulation mondiale pouvait rendre un quelconque être suprême heureux… Bon, à l’époque où l’être humain est apparu, je veux bien qu’en multipliant les enfants, on multipliait les chances de survie de l’espèce, mais là, maintenant, faudrait peut-être arrêter les conneries, non ?) pour nous dire que le sexe, c’est mal ou pire encore, c’est sale.

Alors que le sexe, c’est quoi ? C’est du plaisir, du fun, un instant de partage dans lequel les partenaires peuvent dévoiler des facettes de leur personnalité qu’ils préfèrent garder pour un cercle d’intimes. Bon, d’accord, pour le coup, Jean-Louis Tripp les dévoile à tout le monde. Mais il le fait avec tellement d’humour et de franchise que ce qui est exposé dans cet album n’a, à mes yeux, rien de choquant. Et pourtant, il aime expérimenter, le bougre !

Et puis, il y a son dessin. Ce style semi-réaliste qui se fait caricatural dès que le besoin se fait sentir convient parfaitement au propos. Il ne bêtifie pas les corps mais ne les glorifie pas non plus. Les plastiques sont simplement humaines dans les passages réalistes et se font sujet d’amusement lorsque l’auteur illustre un fantasme ou un complexe. Ces pages accueillent le noir et blanc avec bonheur tant l’étalage de chair aurait pu déboucher sur une orgie écœurante de teintes roses. Cette sobriété des couleurs fait donc office de contre-point à l’exubérance des propos et du trait.

J’ai vraiment beaucoup aimé. Je me suis retrouvé dans plusieurs passages, j’ai apprécié la franchise d’autres, j’ai ri par moments, ressenti une agréable excitation à d’autres instants, j’ai aimé l’intelligence de certains propos. Et comble de tout, je n’ai jamais trouvé que cet album faisait montre d’un exhibitionnisme malsain. Ce récit est situé à l’opposé de la pornographie banalisée actuelle car plutôt que de simplement montrer des corps, il parle avant tout de sentiments et de sensations, d'amour et de partage,... de respect surtout. Jean-Louis Tripp a beau y dessiner plus de sexes en érection dans un seul chapitre qu’il n’y en a dans l’ensemble des albums de Manara, c’est avant tout à notre cerveau qu’il s’adresse. Et ça, ça fait du bien.

Donc chapeau pour ces Extases (très beau titre, au passage) qui dédramatisent le désir et qui remet en avant cette évidence : entre adultes désirant, le sexe représente un vaste champ d’expérimentation.

Et les plus tordus d’entre nous ne manqueront pas de faire le lien entre Jean-Louis et la petite Marie du Magasin général : deux personnages qui vont s’affranchir des pressions sociales pour vivre leur sexualité comme ils l’entendent tout en respectant les autres (oui, je sais, c’est tordu mais plus j’y pense, plus je trouve que le personnage de Marie ressemble finalement beaucoup à son créateur, Jean-Louis Tripp).

Culte ? Oui, culte car dans ce registre, je pense que cet album va rapidement servir de référence et, qui sait (on peut toujours rêver), être le point de départ d’une nouvelle révolution sexuelle et sociétale. C’est la raison pour laquelle j’espère que beaucoup de jeunes lecteurs auront l’occasion de lire cette série tant il me semble évident que découvrir la sexualité via Extases est beaucoup plus sain, amusant et constructif qu’en surfant sur les sites pornos qui pullulent sur le web ou en allant servir d'enfant de cœur au curé du village.

Nom série  Clifton  posté le 21/01/2009 (dernière MAJ le 29/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon ! On va essayer de faire ça bien. Parce que ce n’est pas évident de parler de cette série sans différencier les différentes époques, sans tenir compte du contexte, sans avoir un chat sur les genoux, une tasse de thé et des scones à portée de main et Pink Floyd en fond sonore.

Alors oui, cet avis est totalement partial. Pour la bonne et simple raison que le colonel Harold Wilberforce Clifton a une grande part de responsabilité dans le fait qu’aujourd’hui la bande dessinée constitue une passion chez moi, au point de consumer une bonne part de mon temps libre et de mon portefeuille. Depuis Alias Lord X (tome 4 de la série telle que connue aujourd’hui mais qui avait bénéficié d’une édition préalable dans la collection des albums brochés estampillés « les meilleurs récits du journal de Tintin ») et cette évasion réussie à coup de « God save the Queen » et de chaussures à ventouses, cette série occupe une place de choix dans mon cœur. Nostalgie ? Bien évidemment et je ne peux que me réjouir du retour au classicisme opéré par Zidrou et Turk qui ont décidé de replonger le personnage au cœur des années ’60, période qui lui sied le mieux, à mon humble (mais ferme) avis.

Mais je m'égare… Reprenons les choses dans l’ordre, si vous le voulez bien.

1ère époque : Raymond Macherot

Or donc, tout commença par une froide journée de juillet ‘59 (souviens-toi, Barbara, il pleuvait sans cesse ce jour-là) lorsque Raymond Macherot, inspiré par la félicité et le brouillard environnant croqua en deux coups de crayon un grand dadais affublé d’une casquette, d’une veste en tweed et d’un parapluie, arborant fièrement une moustache à faire pâlir Thomas Magnum de jalousie et un flegme sans égal. Bon, d’accord, ce n’était peut-être pas en juillet mais qu’importe. Ce qui compte, c’est de savoir que le personnage a été créé par Raymond Macherot alors que les folles sixties s’annonçaient seulement. En d’autres termes, à sa naissance, Clifton était un personnage presque moderne. Presque, car Raymond Macherot l’avait doté d’un caractère passé et de gadgets d’avant-garde (et ma foi fort farfelus). Les aventures tenaient alors de l’espionnage ou de l’enquête policière classique avec une dimension fantastique plus ou moins marquée en fonction des circonstances (ce qui n’a finalement jamais changé), une sorte de Chapeau melon et bottes de cuir mais sans chapeau melon ni bottes de cuir. Les récits étaient courts (nous n’étions pas encore dans un format de 46 pages) et servaient de bouche-trou dans le journal de Tintin.

Honnêtement, ces récits sont loin d’être des indispensables. Tout au plus, le lecteur âgé se plaira à y retrouver le parfum enivrant des bandes dessinées d’antan. Le jeune lecteur, lui, trouvera surtout que ça sent la salle de bain de vieux. On oublie, sauf si on est atteint de collectionnite aigüe, auquel cas le tome 1 de l’intégrale parue au Lombard est à ma connaissance la plus sûre manière d’acquérir les récits de cette époque (il y a bien eu des parutions en album de çà de là mais ça ne doit pas être évident de les retrouver de nos jours).

Après ce pittoresque préambule, passons aux choses sérieuses…

2ème époque : Turk & De Groot

De « Ce cher Wilkinson » à « Kidnapping », le duo composé de Turk et De Groot (par ailleurs créateurs de « Léonard ») va construire la légende de Clifton. « Ce cher Wilkinson » est encore fort influencé par Raymond Macherot (avec une dimension fantastique marquée) et l’on sent que les auteurs ne se sont pas encore pleinement emparés du personnage. « Le voleur qui rit » marque déjà une évolution mais la révolution s’opérera avec « 7 jours pour mourir », un récit drôle et rythmé aux références multiples (les Pig Floyds nous poussent la chansonnette avec un chat en guise de choriste, et les puristes comprendront directement l’allusion à Pink Floyd et à mademoiselle Nobs – pour les autres, un petit pèlerinage par You Tube ne vous sera pas inutile, bande de mécréants). Les aventures du colonel Clifton vont alors connaître un paroxysme qui durera le temps de 7 albums (avec, à titre personnel, une préférence pour les albums suivants : « 7 jours pour mourir », « Alias Lord X », « Sir Jason » et « Week-end à tuer ». Quatre albums auxquels j’accorderais un 5/5 dans mon classement subjectif des œuvres « jeunesse » qui ont marqué mon enfance). Toute cette période est pour moi une période culte. Les joutes verbales et les bons mots foisonnent, la dérision est partout tandis que les intrigues tiennent souvent la route. Les rôles secondaires sont essentiels à la réussite de la série et il n’est pas possible de parler de Clifton sans évoquer miss Partridge, John Haig ou le lieutenant Strawberry. Cette petite cours qui entoure le colonel Clifton favorise les dialogues vifs, les gags récurrents et les situations absurdes. Clifton sans miss Partridge, c’est comme du porridge sans œufs brouillés.

Cette belle période correspond à ma propre enfance et il est certain que c’est cette synchronisation qui a rendu la série si chère à mon cœur. En vieillissant, en entrant de plain-pied dans l’adolescence, j’ai commencé à chercher autre chose que ce que Clifton pouvait m’offrir. Il n’empêche, le changement d’auteurs va marquer la fin d’une époque.

3ème époque : Bédu & De Groot

Exit Turk, bienvenue à Bédu. Il me faudra un temps pour accepter ce changement de dessinateur. Pourtant, le style de Bédu n’est pas sans rappeler celui de Turk. Les personnages deviennent cependant plus trapus. Leurs mouvements sont moins fluides, leurs mimiques sonnent moins justes. Bédu est un très bon dessinateur mais après tant d’années passées avec le Clifton de Turk, je vais avoir du mal à accepter ce changement. D’autant plus de mal que si je considère « La Mémoire brisée » comme un bon album, les trois autres (« Passé composé », « Dernière séance » et « Matoutou Falaise ») sont clairement un cran en dessous, selon moi. Autre élément marquant de cette période, le fait que Clifton va progressivement sortir de la sienne (de période). Exit, les sixties et seventies, un album comme « Matoutou falaise » sonne clairement années ’80, une décennie bien moins intéressante (tant au niveau historique que culturel). Je perds mes repères et, progressivement, je lâche l’affaire.

4ème époque : Bédu

Pourtant « Le Clan Mc Grégor » n’est pas un mauvais album. Il souffre juste selon moi de ce modernisme, de ce jeunisme imposé au personnage. Le rôle central joué par la jeune sœur d’Iris est symptomatique de cette volonté de rajeunir le public de Clifton. Mais « Mortelle saison » et « Le Baiser du Cobra », eux, ne me séduiront absolument plus. En cause, principalement, cette cure de jouvence. Ce n’est plus le Clifton que j’aime, ce flegmatique et ronchon détective se voit affublé d’un statut d’athlétique agent secret qui ne lui sied pas. Je me rappelle alors avec nostalgie d’ « Alias Lord X » (on y revient) lorsqu’il suait sang et eau à faire des pompes sous la surveillance d’un ancien para. C’était celui-là, le Clifton que j’aimais. Pas un surhomme mais un détective inspiré, un homme juste… et doté d’un caractère bougon.

5ème époque : Rodrigue & De Groot

On oublie « Les Lutins diaboliques », recueil de courts récits issus de diverses époques dont l’intérêt est plus qu’aléatoire pour parler de ce qui, à mes yeux, constitue la plus mauvaise période de la série. Clifton n’y est plus que l’ombre de lui-même. La cure de jeunisme ne lui convient absolument pas. Les anciens lecteurs n’y trouvent pas leur compte tandis que les jeunes n’accrochent que moyennement à ce personnage d’un autre temps. C’est un peu comme si on avait voulu faire jouer au club des 5 un remake de Game of Thrones. Clifton n’est plus dans son époque, il n’est plus à sa place. A la limite, il devient presque un personnage secondaire de ses propres aventures. « Jade » et « Lune Noire » offrent des récits plus modernes mais tellement creux ! « Elémentaire, mon cher Clifton » est un peu plus original mais reste bien en deçà des débuts de la série. Michel Rodrigue (dont le trait est vraiment proche de celui de Turk) continuera l’aventure seul le temps d’un album sans grand intérêt à nouveau (« Balade irlandaise »). L’intrigue est extrêmement prévisible tandis que l’humour tombe le plus souvent à plat. Avec cet album j’ai réellement pensé que Clifton était mort et enterré. Trop démodé, trop « déjà-vu », ce genre de détective ne pouvait plus plaire qu’à de vieux cons nostalgiques… Et je me demande dans quelle mesure les éditions du Lombard n’ont pas suivi le même cheminement dans leurs cogitations.

6ème époque : Zidrou et Turk

Car depuis deux albums, la série connait un renouveau. Enfin, renouveau… Il serait plus juste de parler d’un retour aux sources. Tout d’abord, la série salue le retour de Turk aux crayons. Le trait est devenu un peu moins fin qu’à la grande époque mais l’artiste possède toujours cet art de la caricature expressive. C’est celui qui, pour moi, a le mieux fait parler le visage de Clifton. Le retrouver au dessin est donc un réel plaisir.

Mais que vient faire Zidrou dans cette aventure ? C’est vraiment la question que je me suis posé dans un premier temps. Le gars multiplie les scénarios et j’avais peur qu’il ne consacre à Clifton trop peu de temps que pour le faire renaître. Après deux tomes, je me mets à croire au miracle. Tout d’abord, les auteurs ont eu l’intelligence de replacer Clifton dans l’Angleterre des années ’60. En jouant sur la corde de la nostalgie, les auteurs ont ainsi la possibilité d’exploiter une période des plus intéressantes pour le personnage mais aussi de séduire le public des débuts, les gamins boutonneux des années ’70 devenus vieux cons des années 2010 (et je sais de quoi je parle ! J’en fais partie).

Par ailleurs, les scénarios font montre d’une originalité que l’on n’avait plus vue depuis longtemps dans les pérégrinations du détective. « Les Gauchers contrariés » pèche encore un peu au niveau des dialogues. Mais les réparties fusent comme au bon vieux temps dans le tout frais, tout beau, tout propre « Just married » Un album digne de la grande époque avec des personnages secondaires solides, des références à la caricature de culture anglaise telle que nous aimons la véhiculer de ce côté de la Manche, de l’action et de l’humour. Il y a encore des axes d’amélioration tangibles (à commencer par un adversaire un peu moins irritant) mais je pense que les deux auteurs sont sur la bonne voie.

En tous les cas, je suis vraiment reparti pour un tour (en MG). Long live, sir Harold Wilberforce Clifton, puisse ce héron mélomane m’accompagner dans mon lent retour à la sénilité. Comme quoi, c’est avec les vieilles casseroles que l’on réussit le mieux les vieilles recettes.

Voilà, voilà, voilà… Pour moi la série est culte mais l’inégalité des périodes et son échelonnement dans le temps font que certains albums figurent dans mon panthéon tandis que d’autres ne sortiront sans doute plus jamais de la bibliothèque (sinon pour caler un meuble). Objectivement, ma note devrait être de 3/5 pour l’ensemble de la série mais voilà, je suis tout sauf objectif quand on me parle de Clifton.

Na !

Nom série  La Vallée du Diable  posté le 29/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est en fait la suite directe du « Sentier des Reines » mais, rassurez-vous si vous ne l’avez pas lu, il peut se lire comme un one-shot.

Le cadre de la Nouvelle-Calédonie à l’époque de sa colonisation est dépaysant. Le contexte historique sert de toile de fond à un grand drame romanesque. On ne peut pas parler de modernisme, non, nous sommes plutôt dans le même état d’esprit que des films comme Out of Africa ou La Leçon de Piano. Je parle bien d’état d’esprit, ne croyez pas retrouver dans cet album d’autres rapports avec les films susnommés. Mais on sent directement que l’histoire va tourner au drame, que l’entêtement des personnages va les mener droit dans le mur, que l’amour ne triomphera pas nécessairement.

Le scénario est donc assez prévisible mais diantrement efficace. Les personnages ont des caractères forts qui les poussent à des actions extrêmes et à des réactions épidermiques. C’est chaud, violent parfois mais toujours humainement compréhensible.

Le dessin d’Anthony Pastor, très fin, est réellement superbe dans son genre. La finesse du trait alliée à une colorisation qui fait ressentir la chaleur du sol, le temps qui passe, la fraîcheur des nuits nous immerge dans le théâtre du drame. J’ai par exemple particulièrement aimé l’ombre des nuages qui se reflète sur des collines arides. C’est le genre de détail dont, je pense, tout le monde se fout mais qui, dans mon chef, me donne vraiment ce sentiment d’y être, de ressentir le vent, de comprendre le climat.

En résumé : un récit très classique qui peut se lire comme un one-shot mais ravira également les lecteurs du Sentier des Reines porté par des personnages forts et un dessin d’une grande élégance.

Nom série  Saga Valta  posté le 12/06/2012 (dernière MAJ le 28/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Saga Valta, j’ai exactement obtenu ce que j’attendais : une saga nordique avec de fiers guerriers, de séduisantes tentatrices, de cruels ennemis et des décors exotiques.

En ces périodes de disette où les déceptions s’accumulent, je trouve que c’est plus que bien ! Alors, d’accord, il n’y a pas de grosse surprise au rendez-vous mais faut avouer que c’est très bien foutu.

Le maître atout, selon moi, vient du dessin de Mohamed Aouamri. J’adore son style qui allie une grande lisibilité (grâce notamment à des personnages bien typés) et des décors détaillés. Son trait convient parfaitement à ce type d’univers. C’est élégant, très dynamique, habilement découpé avec les éléments essentiels toujours bien mis à l’avant-plan, une mise en page soignée et des personnages séduisants.

Honnêtement, rien qu’en regardant les couvertures, j’avais déjà envie de me plonger dans cette saga. Et lorsque le contenu se révèle fidèle aux couvertures, je ne peux qu’être séduit.

Au niveau du scénario, Dufaux nous livre un récit de qualité. Comme je disais plus haut, il n’y a pas grand-chose de franchement original. Le lecteur retrouvera un peu le même type d’univers que celui exploré dans la « Complainte des landes perdues » mais dans une ambiance un peu plus noire (l’influence de « Game of Thrones » ?) Sa narration en voix off est, je trouve, parfois un peu lourde mais donne un ton sinon unique du moins différent à la série, et l’action est au rendez-vous. Pas le temps de s’ennuyer entre les différents retournements de situation.

Donc voilà : si vous cherchez un récit d’heroïc fantasy classique, sombre et très bien dessiné, faites un crochet par cette Saga Valta. La série n’est pas trop longue (3 tomes) et propose une fin plaisante et susceptible de nous offrir une suite (ou, à tout le moins une autre saga dans le même univers). C’est à essayer (au minimum).

Nom série  Les Reflets changeants  posté le 28/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un pur roman graphique. L’auteure nous propose de cheminer un bref instant avec trois personnages aux profils bien différents. Il y a d’abord la jeune Elsa, 22 ans, complexée et en quête du grand amour. Vient ensuite Jean, qui a renoncé à ses rêves pour rester proche de sa fille et de son ex-épouse. Enfin, nos pas emprunterons ceux d’Emile, 80 ans, souffrant d’acouphènes et ne se sentant plus vraiment utile à quoi que ce soit.

Ces trois personnages vont se croiser, se parler, s’aimer, se livrer. Leurs destins n’ont rien d’exceptionnels. On pourrait presque les qualifier de banals et c’est le reproche que je ferai à ce récit. Il lui manque un moment fort, un événement poignant pour le lecteur (même si ce moment existe pour l’auteure puisque l’un des trois destins, le plus tragique, est en partie autobiographique).

Mais si je n’ai pas été spécialement ému par ces trois destins, j’ai néanmoins fort apprécié les talents de narratrice de l’auteure. Elle est en effet parvenue à capter mon attention tout le long du récit. Les dialogues sonnent de manière naturelle, les personnages ont cette part d’humanité qui fait que l’on s’attache à eux, malgré ou plutôt grâce à leurs défauts, le découpage en chapitres est bien équilibré, tout comme les passages entre les différents personnages.

Le dessin est imprécis par moments mais cette ligne est très claire et dépouillée, ce qui assure une lisibilité parfaite. Les personnages sont bien typés, évitant ainsi tout risque de confusion. La colorisation tranchée accentue encore la lisibilité de l’ensemble.

Pour une première œuvre, c’est très prometteur. Un peu dans la lignée d’une Vanyda. Pour ma part, j’attends encore un peu plus d’émotion pour totalement succomber mais je ne dissuaderai certainement pas les amateurs de romans graphiques de jeter un œil sur ce bel album.

Nom série  Y5/P5  posté le 24/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Y5/P5 est un court récit muet qui n’a d’autre prétention, je pense, que de donner le sourire. Le lecteur est invité à suivre l’histoire d’amour que vont tisser deux voisins d’immeuble (la fenêtre de l’un donnant sur la fenêtre de l’autre).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est vite expédié. L’homme n’est guère futé, la femme ne l’est pas beaucoup plus mais, au moins, prend les choses en main (dans tous les sens du terme).

Le trait d’Emmanuel Moynot est sans pitié, nous livrant des corps gras ou anguleux, les os saillent, les bites se dressent tandis que les seins pendent. La scène de sexe n’est pas démonstrative mais bien réaliste d’un quotidien morne.

Honnêtement, j’ai trouvé ça plaisant, sorte de petit délire d’un auteur doué pour la narration muette. En peu de pages, il parvient à bien nous décrire ses deux héros du quotidien et la chute finale, à défaut d’être hilarante, est sympathique.

A n’acheter que si vous le trouvez à très bon prix, à emprunter dans le cas contraire pour la bonne et simple raison que cela se lit très vite. Et à ne pas laisser entre les mains de vos enfants si vous ne voulez pas leur donner un cours d’éducation sexuelle dans l’immédiat (personnellement, je ne vois rien de réellement choquant mais la tolérance de l’un n’est pas celle de l’autre, dans ce domaine).

Nom série  Les Captainz  posté le 24/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Devant le succès rencontré par les super-héros, il est assez logique de voir apparaître de plus en plus de séries européennes reprenant ce principe. A titre personnel, je ne suis pas vraiment un accro de ce type de personnage mais s’il est traité au second degré je suis prêt à me laisser convaincre.

C’est une des deux raisons qui m’ont poussé à tenter l’aventure des Captainz, l’autre étant le dessin de Yoann dont le style n’est pas sans rappeler celui des Léturgie, Janry ou autres Conrad. C’est de fait un trait dont je suis friand. Dynamique (explosif même), expressif, il me ramène à mon enfance, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Malheureusement, et alors que je partais avec un a priori positif, j’ai rapidement déchanté. Si le scénario en vaut un autre (une histoire de mondes parallèles avec l’apparition de monstres venus d’autres dimensions et qui menacent la terre), l’humour développé m’a rapidement fatigué. Beaucoup trop axé sur des blagues à caractère sexuel pour jeunes adolescents ou alors trop lourdingue, cet humour m’a laissé froid. Je dirais même qu’il m’a fatigué. C’est dommage car je trouve l’idée de départ plutôt intéressante et les superpouvoirs des différents personnages auraient pu donner quelque chose de plus fin, de plus abouti si les auteurs n’avaient pas choisi la facilité côté humour.

Donc bof.

PS : je me suis permis de classer cette série en "une histoire par tome" même si cet album n'a pas de numéro. La fin invite clairement à une suite et, si suite il ne devait pas y avoir, ce serait bien plus dû à un manque de succès qu'à la volonté des auteurs de réaliser un simple one-shot.

Nom série  La Vie compliquée de Léa Olivier  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A titre personnel, je n’ai pas réellement accroché à ce qui pourtant est rapidement devenu un phénomène. Et pourtant, je suis bon public… Oui mais voilà, ici, nous sommes dans un récit très, mais alors très formaté pour les adolescentes.

Vous avez déjà l’héroïne. Une ado qui quitte sa campagne pour s’installer dans une grande ville. Elle n’est ni belle ni vilaine, ni bête ni intelligente, ni pauvre ni riche, médiane quoi, ainsi toutes les jeunes filles peuvent s’identifier à elle. Ceci dit, elle a beau ne pas être une bombe physiquement parlant, la nana collectionne les prétendants qui, eux, sont tous beaux et parfois même intelligents. Trois clients potentiels au bout du premier tome et le côté compliqué de la vie de Léa Olivier se résume à savoir lequel choisir : celui qu’elle a laissé à la campagne et qui l’a larguée (le beau ténébreux), celui qui l’a accueillie, qui tient le journal mais qu’elle considère comme un ami fidèle (le bel intello, ou le brave toutou, ça dépend des points de vue) ou celui qui a un torse d’athlète et qui fait tourner la tête aux autres filles de la classe (la belle coqueluche).

Ensuite, vous avez la meilleure amie, qui est restée au village et à qui il… n’arrive rien. Elle sert juste d’espionne pour Léa auprès de son ex.

Enfin… enfin, c’est tout en gros. La ville de Montréal n’est que fort peu décrite. Le quotidien à l’école est identique à celui vécu par n’importe quelle personne de la classe moyenne.

Seul point positif pour moi : le dessin de Ludo Borecki. Un trait franco-belge frais et expressif qui convient plutôt bien à ce type d’histoire (même si, personnellement, je préfère le style d’Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise) ou celui de Cati Baur (Quatre soeurs) pour ce type de produit).

Je n’ai lu qu’un tome et n’en lirai d’autres que s’ils me tombent dans les bras et que je n’ai pas envie de réfléchir à ce moment-là. Pourtant, je ne peux pas dire que j’ai détesté. Non, je me suis juste quelque peu emmerdé.

Pas pour moi (ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas bien fait dans son genre).

Nom série  Gunblast Girls  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Gunblast Girls est un space opera au ton humoristique. Ce premier tome permet de présenter les principaux acteurs tout en nous offrant déjà une bonne dose d’action.

Jusqu’à présent, il n’y a rien de vraiment neuf, à quelque niveau que ce soit d’ailleurs.

Les héroïnes ? Ben… c’est Crisse l’auteur, donc elles sont sexy. Des seins bien ronds mis en valeurs par des décolletés fantaisistes ou des tissus suffisamment fins pour que l’on devine un téton par ci par là, des culs tout aussi ronds et tout autant mis en valeur par les tenues des demoiselles. Voilà pour l’esthétique. Quant à leurs caractères, ils sont assez classiques puisqu’il s’agit d’une bande de voleuses/mercenaires à la langue bien pendue et peu enclines à se laisser manipuler par leur entourage.

Les vilains ennemis ? Ils descendent directement de la mafia, italienne ou chinoise selon les cas. Rien de bien original ici non plus mais il n’empêche qu’ils gardent une part de mystère qui fait qu’on a quand même envie d’en savoir un peu plus.

Le prétexte : une adolescente à acheminer en traversant la galaxie et en évitant de se faire choper par les ennemis du papa. Ca permet de visiter des planètes plus ou moins originales. Une planète couverte de cristaux, l’autre ressemblant à las Vegas jusque dans son nom. Non, ce n’est pas non plus ici qu’il faut chercher l’originalité. L’adolescente a pour animal de compagnie un dragon (format de poche au début de ce récit) et, en symbiose avec celui-ci, semble disposer de pouvoirs multiples et complexes. Ca, ça permettra à l’auteur de s’en sortir en cas d’impasse dans son scénario et, honnêtement, j’ai le sentiment d’avoir déjà vu ça ailleurs…

Oui, mais voilà ! J’ai lu ce premier tome avec plaisir et je me réjouis déjà de lire la suite car ce récit a beau ne rien apporter de neuf au genre, il est bien fait, très rythmé, avec des personnages intéressants et des dialogues amusants (j’ai bien aimé la « frappe chirurgicale à l’ancienne » par exemple). Et c’est finalement, grand ado que je suis, tout ce que je lui demande.

Rien de neuf dans l’univers du space-opera pour adolescents mais une série soignée qui ravira les amateurs du genre.

Nom série  Cavale vers les étoiles  posté le 23/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cavale vers les étoiles porte bien son nom. Ce manga de science-fiction (une uchronie, en fait… mais j’y reviendrai plus tard, et si vous continuez à m’interrompre faudra pas vous étonner si cet avis dure des plombes !) nous propose en effet une longue course poursuite avec moult combats à la clé, cascades, chutes, rencontres étranges mais rarement sympathiques, usage d’armes en tous genres, ingurgitation de nouilles et de métaux divers, dévissage de tête, revissage de tête et j’en passe et des meilleurs.

On n’a vraiment pas le temps de souffler lors de cette cavale, à un point tel que l’on arrive au terme de l’aventure sans savoir grand-chose de ses protagonistes. Heureusement (ou non car finalement l’intérêt du truc n’est pas là), on en apprendra un peu sur Riku (la jeune et attachante marchande de nouilles) lors du dernier chapitre.

Vous l’aurez compris : l’action est au rendez-vous. Et qui dit scènes d’action dit dessins pas toujours très clairs dans le petit monde du manga. Je ne vous mentirai pas, c’est parfois le cas présentement également. Ceci dit, je trouve que Ryoma Nomura s’en tire avec les honneurs de ce point de vue. La plupart du temps, j’ai trouvé les enchainements logiques (double salto arrière avec demi-vrille enchainé avec un « je-t’enlace-le-cou-avec-mes-petites-jambes-musclées-tandis-que-de-mes-mains-je-saisis-ce-qui-te-sert-de-testicules » et on termine en ramenant les jambes à hauteur de la tête (la sienne mais sans lâcher l’autre) en continuant à tenir fermement les bijoux de l’opposant, provoquant ainsi un sympathique éclatement total de la colonne vertébrale de ce dernier, le tout en trois dessins, faut l’avouer, c’est bien maîtrisé) mais le dessin parfois imprécis m’a aussi, à l’occasion, demandé un effort de décodage.

Après l’action, parlons un peu du décor. Comme je vous l’avais dit, il s’agit d’une uchronie. Ryoma Nomura a imaginé un monde qui aurait basculé dans les années 30. La Grande-Bretagne y est devenue toute puissante et la terraformation de Mars a quelque peu foiré. Les habitants de Mars ont évolué et ont gagné leur indépendance. Mais on s’en fout un peu vu qu’ils sont sur Mars et n’interviennent pas dans cette histoire. Sauf que… nous sommes maintenant en 2001 dans cette réalité alternative et, suite à une expérience militaire et un peu d’ADN dont on ne sait la provenance, le gouvernement britannique a réussi à recréer une martienne, gamine à la force herculéenne, aux capacités d’auto-guérison quasi absolues et au comportement quelque peu violent (en gros, elle tire sur tout ce qui bouge). La gamine s’échappe avec une seule idée en tête, rejoindre Mars, et la cavale commence. Honnêtement, le fait qu’il s’agit d’une uchronie n’apporte strictement rien au récit. Ceci dit, l’univers qui nous est proposé est bien pensé pour y placer l’action de ce manga. On traverse plusieurs régions (milieu urbain à la Blade Runner, zone désertique, conduits souterrains, …) qui permettent de varier les plaisirs en même temps que le terrain de jeu. Je n’irai pas jusqu’à dire que les décors sont fouillés (ça reste du manga) mais l’auteur parvient à nous plonger dans son univers, ce qui est finalement le but recherché.

Enfin, un mot sur les personnages. Le duo central, composé donc de cette petite martienne et d’une jeune marchande de nouilles, est vite attachant. L’auteur installe un décalage, un second degré entre leurs conversations et ce qui leur arrive. Le ton n’est pas humoristique mais grâce à ce procédé, ça reste léger. A leurs côtés ou en face d’eux, on retrouve une flopée de seconds rôles plutôt bien typés. A aucun moment ils ne volent la vedette au duo mais leur présence permet de relancer régulièrement l’action.

Ce manga est donc une belle découverte. De plus, il s’agit d’une histoire complète en un (copieux) tome, donc ce n’est pas la peine d’attendre la suite. Bon ! A titre personnel, j’aurais évité la scène finale à laquelle j’avoue ne pas avoir compris grand-chose (mais rassurez-vous, ce n’est pas non plus essentiel pour capter ce qui se déroule dans les 320 pages qui précèdent) mais je ne vais pas bouder mon plaisir. Pour une fois qu’un manga d’action pure et de combats violents garde mon attention sans me saouler au bout de 20 pages, je vais pas vous dire de passer votre chemin !

A lire, donc. Et même à acheter si vous êtes amateurs du genre (pas du genre uchronique, hein ! Du genre action-combats-monstres et compagnie).

Nom série  Syberia  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout le monde connait les deux facettes de Benoit Sokal, auteur de bandes dessinées d’une part, concepteur de jeux vidéo d’autre part. Des deux côtés, l’artiste est reconnu pour son talent et si « Canardo » est la bande dessinée qui l’a fait connaître du grand public, Syberia est le jeu vidéo qui lui a valu sa notoriété dans le monde des gamers.

Il paraît presque logique qu’un jour ces deux univers se rencontrent. C’est le cas avec cette nouvelle bande dessinée, signée Sokal, bien entendu… mais pas celui qu’on attendait !

Voici donc, pour la première fois en bande dessinée, l’univers de Syberia utilisé comme théâtre d’une aventure mêlant exotisme et mystère. Au scénario, nous trouvons Hugo Sokal, le fils de Benoît, qui a déjà collaboré avec ce dernier sur certains albums de Canardo mais aussi pour la conception du jeu vidéo Syberia (dont le troisième volet doit sortir sous peu, si ce n’est déjà fait... Ahhh, on m'informe dans l'oreillette qu'il est sorti depuis avril 2017... toujours à la pointe du progrès le Mac Arthur :p )). Son travail est agréable à lire, l’équilibre entre action et explications est bon, le découpage est clair, le mystère reste entier à la fin de ce premier tome et donne envie de connaître la suite. Que l’on maîtrise l’univers de Syberia ou non, cette bande dessinée a de quoi satisfaire chaque lecteur. Le premier retrouvera avec plaisir des personnages clés du jeu tout en découvrant certains pans de l’histoire ignorés jusqu’à présent. Les autres se plongeront, je pense, avec un grand plaisir dans cet environnement sans souffrir de leur méconnaissance de l’univers, cet album étant une sorte de prequel du jeu vidéo.

Le scénario s’articule autour de flash-backs et ce premier tome permet surtout de cerner les enjeux tout en nous plongeant dans un univers mystérieux et intrigant.

La grande révélation de ce premier tome est cependant à aller chercher au niveau graphique. Grâce à un gros travail sur sa colorisation, Johann Blais nous livre des planches vaporeuses qui nous immergent dans un univers clos et cotonneux. Le trait un peu figé ne gêne en rien, au contraire, il renforce le sentiment d’exotisme prodigué par le scénario.

Voici donc un premier tome à découvrir, tant par les fans du jeu vidéo que par les simples amateurs de récits mystérieux et exotiques. Syberia aurait pu n’être qu’une bande dessinée opportuniste surfant sur le succès du jeu vidéo. La série se révèle bien plus intéressante que cela et mérite un coup d’œil attentif.

Nom série  La Mémoire dans les poches  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce récit est extrêmement touchant mais a failli ne pas connaître d’épilogue. Son scénariste, Luc Brunschwig aura effectivement beaucoup de peine à le terminer puisque l’histoire fictionnelle qu’il raconte ici aura fait remonter dans sa mémoire des souvenirs bien réels d’où découlera une dépression profonde. Il nous aura donc fallu faire montre de patience pour pouvoir enfin lire le dernier opus. Mais qu’à cela ne tienne ! Si l’émotion est au rendez-vous, qu’importe l’attente.

Avec ce genre de préambule, je vous soupçonne de craindre un récit sordide, d’une noirceur profonde dont la lecture ne vous incitera à rien d’autre qu’à vous mettre la tête dans le four, thermostat réglé sur 180° (de préférence avec des brownies, ça pourra toujours servir à l’enterrement). Il n’en est rien !

D’ailleurs, tout débute avec un premier tome étonnant, amusant à plus d’un titre, touchant par ses personnages (tant les principaux que les secondaires), en résumé, incroyablement accrocheur. Imaginez un vieux monsieur débarquant dans un café d’habitués un bébé dans les bras. Le vieillard est confus mais, grâce à des aide-mémoires blottis au fond de ses poches, se révèle conteur hors pairs. Le gaillard ne semble plus avoir toute sa tête et, à l’instar de son auditoire, on se demande ce qui dans ses propos tient de la fabulation et de la vérité. Quoiqu’il en soit, j’ai été fasciné par ce premier tome qui nous conte une histoire simple et humaine, avec des acteurs qui essayent de bien faire et qui, parfois, font les mauvais choix.

J’attendais alors le deuxième tome avec beaucoup d’impatience… et sans doute en attendais-je trop. Car l’histoire prend alors un virage, non pas à 180° mais tout de même suffisamment marqué pour que le centre d’intérêt se déplace de l’histoire de ce bébé et de sa maman à celle du vieil homme. Un vieil homme qui, de figure marquante en narrateur fantasque du premier tome, va se transformer en une ombre difficile à cerner. C’est tout l’intérêt de ce tome mais c’est aussi ce qui a fait que, lors de ma première lecture, j’ai moins apprécié ce deuxième volet.

Vient avec le troisième tome le temps des révélations… et celui des grandes émotions. Cette dernière partie offre des passages poignants, dans lesquels les démons de la communauté juive d’Europe refont surface. Il y est beaucoup question de déportation, de déracinement, de souffrance mais Luc Brunschwig combine ces lourds passages à des notes d’espoir et d’humanité. Humanité, tout au long du récit, ce terme m’est revenu à l’esprit. L’histoire qui nous est contée ici en est remplie, avec des personnages simples, qui commettent des erreurs, essaient de faire pour le mieux, et touchent le lecteur par ce simple fait. Ils ne sont pas parfaits, et cela les rend proches de nous.

Le dessin d’Etienne Le Roux convient parfaitement à ce scénario. Ce style semi-réaliste permet d’ancrer des personnages bien typés (et donc facilement reconnaissables malgré les différentes époques) dans des décors réalistes. La colorisation dans laquelle le brun domine ne pourra que plaire à notre webmaster (Alix, si tu m’entends… ) et confère à ce récit un climat nostalgique qui lui sied bien. J’ai bien remarqué une petite différence au niveau du trait entre le deuxième et le troisième tome, conséquence logique du grand laps de temps qui a séparé ces deux albums, mais c’est vite oublié et l’histoire reprend rapidement le dessus.

Un récit très touchant, en tous les cas, même si le sujet central semble changer en cours de récit (alors que je ne doute pas que l’intention de Luc Brunschwig a toujours été de nous raconter l’histoire de ce vieux monsieur). Avis aux amateurs.

Nom série  Brian Bones, détective privé  posté le 22/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Brian Bones est une série policière old fashion qui nous entraine dans l’Amérique des années 50 et dans un style de bd franco-belge des années 60. Tout ça ne nous rajeunit pas est le public est bien ciblé

Je ne vais cependant pas bouder mon plaisir. La série tient plus que ses promesses et si je trouve que Rodolphe a tendance à souffler le chaud et le froid ces derniers temps cette série ne lui fait certainement pas injure. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Brian Bones n’est pas un chef d’œuvre mais bien une bonne série policière surfant sur la vague de la nostalgie d’une époque fantasmée et d’une bd d’un autre temps.

Le dessin de Georges Van Linthout, d’abord, joue à fond cette carte de la nostalgie avec un trait en ligne claire qui rappelle pleinement celui employé par les auteurs de bd franco-belge dans les années 60 et 70. Dans le genre, c’est vraiment du bel ouvrage. Le style est dynamique et expressif, les décors sont soignés. On sent que l’artiste s’est plu dans cet univers de belles américaines (les voitures comme les pin-up) et s’est amusé dans ces pages où intrigue policière, action et humour font bon ménage.

Les scénarios de Rodolphe sont, comme je le disais, dignes d’intérêt. Les intrigues tiennent la route (même si certaines surenchères dans les révélations finales ne sont pas toujours utiles à mes yeux), l’humour est discret mais présent, l’action est au rendez-vous et la série exploite plutôt bien cet univers fantasmé de l’Amérique des années 50.

Une série qui cible donc un public de nostalgiques. A ceux-ci, je conseille vivement de jeter un œil voire même de carrément acquérir cette série. Pour les autres, Brian Bones est très certainement une série à emprunter, surtout si vous êtes fans de séries policières légères et du trait franco-belge des années 60.

Une série qui vaut le coup d’œil, en tous les cas.

PS : si le nom du héros est bien entendu un clin d’œil au cofondateur des Rolling Stones, les intrigues se déroulent plus souvent dans l’univers du cinéma que dans l’univers musical… du moins pour l’instant.

Nom série  L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’homme qui n’aimait pas les armes à feu n’est pas la série qui révolutionnera le western mais j’y ai trouvé ce que j’espérais… et même un peu plus.

L’intrigue tient la route et fait montre d’originalité. Il y sera beaucoup question du deuxième amendement, ce qui justifie pleinement le titre de la série. L’humour est un des points forts du début de la série avec quelques personnages hauts en couleur. Cet humour se fait de moins en moins présent au fil des tomes mais sans jamais réellement disparaître.

De western, il est bel et bien question même si nous sommes à la fin de la période mythique du far-West. Ici, les avocats et autres hommes de loi commencent à prendre le pas sur les cow-boys. Nous avons cependant droit à quelques personnages classiques du genre. Je pense donc que l’amateur de western classique risque dans un premier temps d’être un peu dérouté avant de retrouver ses marques.

La narration est vive et l’action ne manque pas. Le trait dynamique et très expressif de Paul Salomone renforce encore le caractère mouvementé de ces aventures. Les personnages, hauts en couleur, sont très bien typés dans un style caricatural qui favorise les expressions de visage et donc l’humour.

Personnellement, c’est un des westerns récents que j’ai eu le plus de plaisir à suivre. Je vous le recommande donc vivement.

Nom série  Le Travailleur de la nuit  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai énormément apprécié la lecture de cette biographie romancée d’un anarchiste à principes. Pour de multiples raisons.

Tout d’abord, et pourvu qu’il y ait derrière leurs agissements une conscience politique, j’aime bien les anarchistes convaincus (anarchie et communisme partagent d’ailleurs à mes yeux un point commun, leur utopie et je trouve toujours touchants ces gens qui croient le miracle possible), surtout s’ils se montrent cohérents avec eux-mêmes.

Par ailleurs, la vie d’Alexandre Jacob a été tout sauf un long fleuve tranquille. Il est même injuste de ne parler que d’une vie car ce personnage en a réellement vécu plusieurs. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer devant l’évocation d’une existence aussi remplie de voyages, d’aventures et de prises de conscience.

Ensuite, l’image qu’en donnent les auteurs en fait un véritable héros de roman. Une sorte de Robin des Bois, naïf et pragmatique à la fois, cultivé mais n’hésitant pas à tuer au besoin. Ce personnage développe pas mal de contradictions mais les auteurs privilégient ses bons côtés, son humour, sa conscience politique, son sens moral. On ne peut que s’attacher à l’homme et oublier le meurtrier qu’il était également.

Le dessin, dans son style semi-réaliste, accentue le sentiment de légèreté de cette biographie. Le destin d’Alexandre Jacob n’a pourtant rien de drôle mais les auteurs ont opté tant au niveau de la narration que du dessin pour une forme de légèreté qui m’aura aidé à rentrer dans cette biographie. Je n’ai jamais eu le sentiment de lire une œuvre historique scolaire mais bien un récit d’aventure.

Distrayant et instructif, ce sont là deux qualités que je recherche bien souvent dans mes lectures et cet album les réunit de fort belle manière. Franchement bien, par conséquent.

Nom série  Deadpool Team-up  posté le 20/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deadpool Team-up est une série dans laquelle différents auteurs associent Deadpool, un des super-héros/méchants les plus lamentables de l’histoire du comics, à des figures du milieu. Figures plus ou moins connues et j’avoue que, néophyte que je suis, il y en a plus d’un dont j’ignorais jusqu’à l’existence.

La série se compose donc d’histoires courtes de valeurs très inégales, mais toutes offrent tout de même une constante : il n’y a pas de chef d’œuvre. Au mieux, j’ai eu droit à un récit qui m’aura fait sourire grâce à la crétinerie de son personnage principal. Au pire, certaines histoires m’ont semblé tellement fades que je me demandais si ça valait la peine de continuer ma lecture. Heureusement, ces courts récits portent bien leur nom, et on passe donc rapidement à une nouvelle aventure.

Dessinateurs différents implique également styles graphiques différents. Et là aussi, je suis passé de traits que j’aimais relativement bien (sans crier au génie) à des traits plus brouillons à mes yeux.

Les histoires qui composent cette série m’auront en définitive donné le sentiment d’avoir été réalisées uniquement pour boucher des trous dans des périodiques : un travail de professionnels mais réalisé sans peaufinage ni originalité.

A réserver aux fans absolus de Deadpool. Et encore ! Même à ceux-là je conseillerai plutôt une location que l’achat.

Nom série  Les Petites Victoires  posté le 19/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les petites victoires est un récit autobiographique touchant dans lequel l’auteur a décidé de mettre en avant non une maladie mais la beauté de l’amour parental. Cet album ne traite donc pas tant de l’autisme que du plaisir ressenti par les acteurs lorsqu’ils parviennent à contourner l’obstacle. Ce sont ces fameuses petites victoires qui donnent son titre à l’album et qui procurent à celui-ci cette humanité rayonnante et ce positivisme qui font du bien.

J’ai beaucoup aimé. Sans doute parce que le handicap et la différence sont des sujets qui font partie de mon quotidien. Toute la dimension « technique » m’a fortement intéressé tant elle reflète une évidence : à l’heure actuelle, nous ne savons pas encore grand-chose de l’autisme et de la manière dont on doit aborder les personnes qui en souffrent. Le fait que l’auteur de cet album soit Québécois m’a interpellé. Le Canada est réputé pour être un des sinon le pays le plus avancé en matière de traitement de l’autisme. Pourtant, Yvon Roy va souvent opter pour l’opposé de ce qui lui est préconisé. Avec des résultats étonnants et encourageants. Il ne condamne nullement ce qui est fait par le corps médical mais propose une autre approche. Et la combinaison des deux explique très certainement ces nombreuses petites victoires.

La dimension humaine laisse difficilement insensible. L’auteur occulte volontairement les « petites défaites » inévitables face à ce genre de maladie, ce qui donne au final un récit d’un positivisme revigorant. C’est touchant et drôle à la fois. Jamais larmoyant, bien au contraire !

Enfin, le dessin dans ce style dépouillé, très direct, casse les barrières entre le lecteur et le narrateur. Le trait s’efface au profit de l’histoire. A la limite, on ne se rend même plus compte qu’il s’agit de simples dessins tant nous sommes avec les personnages, tant nous partageons leurs sentiments.

Et en partageant leurs « petites victoires » on ne peut que se sentir mieux, notre subconscient considérant celles-ci un peu comme si elles étaient nôtres.

Non, franchement, c’est un bel album.

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