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Nom série  Sept athlètes  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En s'appuyant sur des événements réels, les 2 scénaristes emmènent 7 sportifs d'origines diverses mais aux idéaux communs, dans une lutte contre le fascisme. Cette intrigue peut sembler fantoche vue comme ça, mais quand on y réfléchit bien, c'est pas si incohérent. En tout cas, c'est un curieux retournement, car j'étais parti pour lire un récit sportif, et je me suis retrouvé en pleine guerre civile espagnole de 1936. Seules quelques pages au début montrent un entraînement sportif.

C'est un récit de guerre, mais aussi un récit humaniste, car cette épreuve permet à ce groupe de 7 amis soudés fraternellement et bien organisés, de révéler leur esprit d'équipe, leurs nobles valeurs, de même que leurs spécialités sportives servent leur action et sont mises à contribution. Les personnages sont immédiatement attachants, avec des caractères bien affirmés, le ton passe du drolatique au dramatique. Il n'y a pas de perte de temps et de scènes d'exposition comme dans d'autres épisodes de cette collection "Sept", l'intrigue est rapide et progresse vite en même temps que les événements, même s'il y a un peu de confusion dans l'attaque nocturne de San Isidro.

Je ne connaissais pas le dessin de ce dessinateur espagnol, mais son trait fin est idéal pour illustrer cet épisode, un trait assez simple, encré léger, mais très plaisant.
Un bon album.

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette nouvelle série concept m'a immédiatement interpellé, étant passionné par tout ce qui touche la Bretagne celtique et pétrie de légendes, j'avais l'intention de la poster, mais l'ami Paco m'a devancé...
Le thème est précis et fascinant puisque Soleil a envie de creuser la celtitude dans ce qu'elle a de plus mystérieux et de plus légendaire, et quoi de mieux que cette mythique forêt de Brocéliande, où je suis retourné encore me balader en juin dernier. Aujourd'hui forêt de Paimpont qui n'est plus qu'un lambeau de l'antique Brocéliande avec ses 7064 ha au sud-est de Rennes, la forêt recouvrait toute la partie centrale de l'Armorique sur environ 140 km, elle était nommée Brécilien au XIIème siècle, on la nomme en breton Brec'helean.

L'angle d'attaque de cette série semble très séduisant, d'après les pages de garde, les lieux des prochains albums font saliver, comme le château de Comper, le jardin des moines ou le poétique Val sans retour... des lieux que je connais parfaitement et d'où il se dégage une certaine atmosphère, surtout en hiver si on visite seul sans être dérangé comme en été, on y sent les figures légendaires qui les ont arpenté, à condition bien sûr d'être très réceptif. La fontaine de Barenton était donc un bon point de départ, puisqu'elle a été témoin de la passion amoureuse entre Merlin et Viviane, on y voit encore aujourd'hui le "perron de Merlin", grosse pierre plate sur laquelle il s'asseyait et embrassait sa bien-aimée. Le récit est donc bien documenté, cette romance sylvestre est conforme aux récits que j'ai pu lire dans différentes histoires de la Bretagne celtique et autres récits arthuriens.

Les auteurs choisissent aussi d'agrémenter leur récit par une dose d'humour et d'ironie dans les situations et les dialogues, ce qui fait que ça sonne moins sérieux que d'autres Bd approchant le sujet comme Excalibur - Chroniques. Le dessin accompagne bien cette narration subtile, avec un graphisme semi-réaliste très joli qui a dû s'inspirer des gravures de Gustave Doré où l'on voyait des troncs d'énormes chênes et une futaie dense. Les trognes de korrigans sont également bien senties, et la mise en page est dynamique.

Voila un bon départ sur un sujet passionnant, espérons que les autres albums avec d'autres équipes d'auteurs feront de même.

Nom série  Mao Zedong  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette histoire et ce personnage trop contemporain n'avaient rien pour m'intéresser, mais comme cet album était disponible en bibli, je l'ai pris sans en attendre une quelconque lecture agréable, et j'avais raison. Je rejoins un peu Ro dans son analyse, c'est une lecture ennuyeuse, et de toute façon, tout sujet politique moderne ou disons récent datant du 20ème siècle ne m'attire pas, la lecture de l'album Kennedy dans cette même collection était également fastidieuse, mais narrativement, c'était mieux construit.

C'est un portrait contrasté du Grand Timonier, fondateur de la République populaire de Chine en 1949, égal de Karl Marx ou Lenine, qui montre aussi une face cachée du dictateur qui comme Staline fut responsable de la mort de millions de personnes. La narration est peu linéaire et vue à travers les yeux d'une vieille femme qui le déteste, il n'y a donc rien de positif qui soit indiqué sur la personne de Mao. On suit les étapes importantes comme le petit livre rouge ou son ascension au pouvoir en s'imposant par la force militaire ; j'ai appris quelques trucs puisque n'étant pas intéressé par cette histoire contemporaine de la Chine, j'avais survolé tout ça et j'avais bien oublié le peu que j'avais dû apprendre en classe. Ainsi, je ne savais pas que Mao avait livré autant de combats farouches sur le plan militaire.

Les auteurs par ce parti-pris adopté dans leur narration, dressent une sorte de réquisitoire à charge qui démonte le portrait du communiste que l'on connait, notamment dans sa relation diplomatique avec les Etats-Unis, et son goût du luxe... Le dessin semble correct, mais il est sans génie et banal, avec cependant une bonne restitution des visages connus.
Un album assez pompeux qui s'adresse surtout à ceux qui se passionnent pour la Chine moderne, pour les autres, c'est à éviter.

Nom série  Charmes fous  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui m'a intéressé dans cette histoire, c'est l'enquête menée par le héros et ses 2 copines sur la mort de son père. Comme Chabrol le faisait au cinéma, Corbeyran aime bien décortiquer et analyser les caractères des villages de province perdus, en l'occurrence ici au fond de la Charente, puisque le village pas nommé se situe entre Angoulême et Barbezieux. On peut dire que dans cette histoire qui mélange sociologie rurale et polar, il y a une bonne matière et des figures pittoresques. Ce point est positif.

Mais toute la partie sorcellerie ne tient pas vraiment debout, je n'y crois qu'à demi, car connaissant bien les mentalités rurales pour avoir vécu souvent à la campagne, Charentaise en plus, je vois mal ces gens se servir d'un tel moyen pour nuire à quelqu'un ou même lui faire peur ; ils vont plutôt employer des méthodes plus musclées ou moins subtiles (intimidation, brûler une grange, empoisonner un chien ou n'importe quel animal, voler des trucs, bousiller une parcelle de champ ou un véhicule...), mais sûrement pas employer la sorcellerie, c'est trop folklorique, ça ne correspond pas avec les mentalités paysannes ou rurales. De ce côté, Corbeyran foire son coup parce qu'il ne connait pas assez cette catégorie de population qui marche plutôt à la vengeance méchante et conne, il suffit de relire Pagnol et son roman Jean de Florette, avec ses bouseux qui sont capables de boucher une source pour tuer les espoirs d'un pauvre gars.

Quant à la partie graphique, c'est vraiment pas joli, ce dessin est carrément stylisé par endroits, comme si c'était un trait bâclé, je n'aime pas du tout, alors que Balez avait un graphisme bien plus agréable, du dépouillé travaillé si j'ose dire, sur Le Village qui s'amenuise. Bref, la partie narrative n'est pas mal menée, en dépit de ma réserve citée plus haut, c'est à moitié réussi avec un vilain dessin, pas de quoi grimper aux rideaux, mais y'a pire...

Nom série  Troie  posté le 02/04/2014 (dernière MAJ le 08/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Passionné par L'Iliade, je m'attendais avec cette lecture à une Bd plus ou moins historique reprenant la trame qu'on connait de cette merveilleuse histoire, et qu'on voit à peu près conforme dans le film réalisé en 2004 par Wolfgang Petersen, qui jouait surtout sur l'opposition entre Achille et Hector. La série s'en éloigne un peu, mais comme le démarrage est assez long, l'intrigue progresse en y venant avec des variantes, et on y retrouve la plupart des acteurs de cette légendaire épopée.

S'y ajoute l'aspect fantastique qui, a priori, ne nuit pas au récit même si je ne comprends pas trop pourquoi les auteurs y mêlent les autres civilisations Hittite et Egyptienne ; le récit se retrouve donc inutilement compliqué par cette guerre livrée en Orient, je ne vois pas vraiment l'utilité d'encombrer le récit ainsi dont l'intrigue originelle est déjà suffisamment riche pour être contée seulement sous l'angle exclusif grec et troyen. A cause de ça, tout ce début de tome 1 semble confus et enlise un peu le scénario. La progression vers la guerre de Troie est ainsi rendue très lente. Il est clair qu'on n'est pas dans une histoire très fidèle à la Grèce Homérique, mais j'avoue que l'aspect qui me dérange le plus est cette trop grande implication du fantastique et du surnaturel, avec cette place accordée à Cronos et aux autres dieux.

Sinon, le sujet s'appuie sur des bases solides et précises de la mythologie grecque, dont le fondement est évoqué avec le Chaos d'où surgissent Gaïa et Ouranos ; le mythe est donc revisité de façon hardie, mais ne se transforme pas en récit d'heroic fantasy comme certains le prétendent, le thème de la guerre de Troie est alourdi par l'ajout oriental qui s'écarte de la version officielle et apporte la confusion, surtout au début. A cela s'ajoutent énormément de personnages, il faut sans cesse être attentif pour ne pas se perdre dans ce méandre.

Les personnages sont bien élaborés, et comme le dit Ro, ils ont tous une allure de sportif ; c'est normal, ces mecs n'étaient pas des mauviettes, c'étaient tous des athlètes, et ça renvoie aussi un peu au look de surfer californien imposé par Brad Pitt dans le film.
Côté graphique, c'est un peu hésitant sur le tome 1, mais ça reste d'un bon niveau ; le dessin devient carrément somptueux sur le tome 2, le dessinateur ayant trouvé son style : un vrai travail d'artiste d'une pureté très formelle qui perdure sur le tome 3.

Au final, l'évolution de cette saga me surprend et je n'approuve pas toutes les options offertes par le scénariste qui visiblement se laisse emporter par son sujet ; c'est pourquoi je ne monte pas ma note ni ne la descend, ne serait-ce que pour la perfection du dessin, mais je trouve que c'est une saga très complexe pour le néophyte qui n'a aucune notion de la mythologie grecque. Et le tome 4 me donne raison, il est très décevant ! voila donc une série très ambitieuse qui proposait une réécriture hardie de la Mythologie grecque, qui a mis du temps à se mettre en place et qui se termine dans une confusion pas possible. Penthésilée occupe un rôle important dans cet album, en cela conforme à L'Iliade puisqu'elle aida le roi Priam dans la défense de Troie en tuant beaucoup de Grecs. On y voit nettement l'implication des dieux et en particulier de Cronos, bref la bataille bat son plein, même si je n'arrive toujours pas à comprendre ce que font les Hittites et les Egyptiens dans cette guerre.

Les nombreuses références mythologiques incluses dans cet aspect fantastique voulu par le scénariste, sont conformes à Homère même si elles sont noyées dans un flot de relecture audacieuse et discutable, il faut en tout cas être très connaisseur pour s'intéresser à tout ça, moi -même qui suis passionné , je peinais parfois à suivre le déroulement tant c'est complexe et foisonnant, trop foisonnant sans doute. En plus, Jarry casse la légende qui veut que Achille soit tué au talon par une flèche décochée par Pâris, c'est regrettable de voir des auteurs tout changer comme ça sous prétexte que ça dépoussière les légendes, je trouve ça idiot.
Au niveau graphique, c'est toujours aussi beau, avec des pages très remplies, un trait élégant à l'encrage fin mais aux couleurs par endroits un peu fades.
Cette tétralogie m'a donc au final déçu même si elle comporte de beaux passages, ma note reste pour cela inchangée, de même que pour le dessin qui mérite l'intérêt, mais je retire l'achat.

Nom série  Auguste Renoir  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas particulièrement attiré par cette collection sur les peintres, n'étant pas un admirateur effréné de peinture, aussi je ne cours pas après chaque album, quand il m'en tombe un sous la main, si ça m'intéresse, je le lis, et je sais qu'il y en a que je ne lirai pas. Celui-ci est assez réussi, mais je ne souhaite pas l'acheter, sa lecture ne fut pas désagréable.

Il n'est question ici que d'un épisode bien précis et assez bref de la vie de Renoir, ce n'est pas une bio complète, et finalement, ce choix s'avère intéressant. La narration s'articule en flashback lors d'une soirée où Renoir, son galeriste, et le musicien Erik Satie évoquent un passé récent. Avec ces 2 modèles Suzanne Valadon (qui deviendra elle aussi plus tard une peintre renommée, et la mère de Maurice Utrillo) et Aline Charigot, on mesure l'influence que ces femmes exerçaient sur les artistes de ce temps, c'était des muses qui les inspiraient et les transcendaient dans leur art.

Ce qui m'a surpris, c'est de voir Dodo et Ben Radis sur ce projet, je n'avais lu d'eux que des récits animaliers, avec des personnages anthropomorphes, leurs séries connues comme Les Closh, Gomina et bien sûr Max et Nina... c'est donc assez curieux de voir Ben Radis dessiner des personnages humains ; on reconnait un peu son style même s'il a changé quelque peu, en tout cas c'est un dessin très agréable.

Nom série  Le Ventre du Minotaure  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tiens ? un Beltran, et méconnu encore, je suis tombé tout à fait par hasard sur cet album en bibli et je n'allais pas laisser passer cette occasion, étant admiratif de son dessin. Hélas, il m'a fallu déchanter car ce récit est une fable fantastique et surréaliste qui ne signifie rien pour moi, ou alors je n'ai pas su voir la profondeur du pourquoi... en effet, je suis certain qu'à travers l'itinéraire de son héros pathétique Paul Charmillat, Beltran a voulu dire quelque chose, il y a certainement un symbolisme dans ce pur délire, sur le métro et sa population, je ne sais pas, c'est sans doute une extrapolation, en tout cas très poussée que je n'ai pas réussi à capter.

Ce récit permet à Beltran des dessins ultra fouillés et très détaillés, les cases sont hyper remplies par des détails et un univers glauque et pervers, sur un texte riche, avec des êtres hideux qui contrastent avec des femmes à gros nichons très sensuelles comme on a l'habitude d'en voir chez ce dessinateur. Dommage que ça reste trop hermétique pour mon cerveau trop rationnel.

L'album est complété par 4 planches de la série "Noël fripon", un petit conte à la chute édifiante, intitulé "la Concierge", suivi de "Titine", autre récit très court de 2 planches dont je n'ai pas compris le sens.

Nom série  Mister George  posté le 31/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je signale que j'ai lu les 2 tomes de la collection Signé que possédait ma médiathèque, pas l'intégrale dont je trouve au passage la couverture peu réussie.

Ce diptyque promettait puisque signé par 2 grands noms du scénario, illustré par un bon dessinateur. Malheureusement, tout ceci est très conventionnel, avec un scénario qui est loin d'être original car vu trop de fois dans des films. J'y ai vu une sorte de sous-XIII où il y a même la reprise du petit tatouage sur l'épaule, là c'est un peu gros quand même... de même que ça reprend plein d'éléments du film Total Recall, où Schwarzy se retrouve sous une autre identité dans une nouvelle vie idyllique et marié à un canon, en plus c'était Sharon Stone... De plus, la narration à la première personne, je n'aime pas toujours, ça dépend comment c'est utilisé, et là ça en abuse un peu, mais bon c'est pas ça le pire.

Cette histoire se suit agréablement, surtout dans le tome 1 qui est bien agencé, avec un prologue classique mais alléchant, on a envie de savoir la suite, mais le tome 2 fout tout par terre, tout est prévisible dans les situations et les personnages, et dès qu'on connait le dénouement, ça sombre dans une banalité dommageable, le final est archi convenu... il aurait fallu pour se démarquer vraiment du déjà-vu une note beaucoup plus surprenante ou décalée, un ou deux détails déroutants, je sais pas, mais quelque chose qui remue ce récit sans surprise. C'est dommage pour Labiano que j'avais découvert sur Matador puis Dixie Road, j'aime bien son dessin, et ici il s'applique, son rendu est très chouette. C'est quand même incroyable que des scénaristes de la trempe de Rodolphe et Le Tendre se commettent dans un thriller aussi banal. Comme la série se ramasse de mauvaises notes et que ma lecture ne fut quand même pas désagréable, je note de justesse 3/5, mais ça vaut 2,5/5.

Nom série  Air Mail  posté le 31/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu l'intégrale de Mosquito en noir & blanc, j'ai eu l'occasion de lire les 3 albums Dargaud d'origine en couleurs, et je préfère d'ailleurs parce que je ne suis pas très fan du dessin en noir & blanc de Micheluzzi. Son trait est sobre et précis, mais je trouve que ça passe mieux en couleurs.

La bande est parue dans le mensuel italien Orient Express en 1983, puis l'année suivante en France dans Charlie Mensuel, je n'en ai que de vagues souvenirs car je la lisais distraitement, donc autant dire que je l'ai vraiment redécouverte avec ces 3 albums. Cependant, je n'en raffole pas, c'est une Bd très classique qui se déroule dans un univers déjà vu ailleurs, notamment dans Les Anges d'acier , c'est l'histoire des pionniers de l'aviation aux Etats-Unis, où abondent exploits, suspense, humour et rebondissements mêlés à la Prohibition, aux gangsters, et à de jolies filles, le héros est audacieux et aime une belle blonde qui est la poule d'un mafieux, histoire de compliquer un peu plus ces aventures mouvementées.

L'ensemble et l'univers d'époque sont reconstitués avec minutie, Micheluzzi allant même jusqu'à proposer les plans des avions pilotés par son héros. C'est agréable et sympa, mais je n'ai pas été vraiment captivé, dans un genre similaire, je préfère nettement Les Anges d'acier de Mora et De La Fuente, et même "Ian McDonald" de Parras (Tu n'es pas le bon dieu petit Chinois).

Nom série  Robert et Bertrand  posté le 31/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'embraye sur l'avis précédent qui indique que cette bande est "totalement inconnue du public français", en fait c'est ni faux ni vrai car en séjour dernièrement chez l'oncle miracle qui possède des BD anciennes, j'ai pu lire 5 albums Erasme sur la dizaine qu'il possède, ça prouve que ces albums ont bien été édités en France, mais il serait plus juste de dire que la bande est très méconnue du public français parce qu'elle fut publiée en 1975 en album chez Erasme, comme Bob et Bobette. L'ennui, c'est que le public français n'a pas accroché, c'est trop Belge, ou devrais-je dire, c'est trop Flamand, cet humour et cet esprit n'ont jamais pu percer nos frontières latines ; c'est un esprit flamand plus accentué que dans Quick et Flupke de Hergé qui eux étaient d'inspiration bruxelloise, donc ça passait mieux.

"Robert et Bertrand" est inspiré au départ par les personnages de Robert Macaire et son comparse Bertrand, 2 vagabonds issus du théâtre français populaire crée par Frédérick Lemaître, Vandersteen ne fait qu'adapter à un monde plus moderne ces personnages en leur donnant une bonne dose de bonne humeur, et crée la série en 1972 dans un périodique flamand De Standaard, en double strip quotidien, où elle sera très populaire en Flandre et aux Pays-Bas. Très vite, Vandersteen reste peu fidèle à ses modèles d'origine puisqu'il fait de ses héros des justiciers, de même qu'il fait ce qu'il a souvent fait : une fois lancée et écrite par lui, la bande est confiée à son studio, où des collaborateurs comme Edouard De Rop, Anne Van de Velde ou Eugen Goossens (pour les plus connus) continuent en dessinant dans le style graphique de Vandersteen.

J'ai donc lu 5 albums, ça m'a suffi car au bout d'un moment j'en avais un peu assez, je me suis un peu forcé vers la fin. Ces aventures sont certes distrayantes, mais d'un autre âge, avec des situations très répétitives et obsolètes, donc quand on en a lu 4 ou 5, on a vite fait le tour. Parfois c'est amusant, mais c'est plutôt daté, je doute que ça plaise à de jeunes enfants aujourd'hui, ça s'adresse plus à un public de collectionneurs.

Les héros sont de vrais baroudeurs, ils sont sans cesse poursuivis par la police à l'aube du 20ème siècle, ça permet de découvrir la vie quotidienne de ce temps, ils rencontrent des personnages pittoresques, participent à des événements historiques, et parfois ça dévie vers le fantastique lorsqu'ils sont en contact avec des extraterrestres... bref c'est quasiment comme dans Bob et Bobette où des situations analogues sont traitées, mais c'est moins passionnant, déjà que Bob et Bobette, ça va bien un moment aussi...
Voilà donc une Bd que je suis content d'avoir découverte parce que j'en avais entendu parler, mais je n'y reviendrai pas.

Nom série  Touky le Toucan  posté le 30/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette brève série a démarré en 1977 dans le journal Tintin lorsqu'il était dans sa formule Nouveau Tintin ; je ne la lisais pas mais je m'en rappelle très bien, le dessin était mignon et coloré, mais je trouvais que c'était un peu trop enfantin, ça correspondait plus à un lectorat du journal Spirou à l'époque. Et puis en tombant par hasard sur la fiche créée par Pierig, je me suis mis à relire ces 2 longs récits parus dans Tintin, et j'avoue avec le recul que c'est pas si mal, même si ça s'adresse plutôt à un jeune lectorat.

Cet oiseau bavard et malin évoluant au milieu des adultes s'inscrit parmi de nombreuses autres bandes similaires, c'est rigolo, joyeux et facétieux. Ce personnage avait été crée au départ pour servir de support au Parc Walibi. Le dessin est un combiné des styles de Dupa et Greg, un dessin bien rond qui est le résultat du travail à 4 mains de Walli et Dupont avant qu'ils ne reprennent ensemble la série Modeste et Pompon dans Tintin, et on y retrouve l'humour de De Groot assez similaire à ce qu'il faisait dans Robin Dubois, de même qu'à cette époque, il scénarisait des épisodes de Lucky Luke.

Nom série  Aldo Remy  posté le 30/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces 3 albums sont vraiment très sympas à lire, avec des aventures légères, des situations cocasses et un cocktail d'aventure mouvementée, d'action et d'humour sur fond de polar, bref ce qu'avait l'habitude de faire Tibet sur Ric Hochet, même si l'aspect policier était plus présent. Ici, les scénarios ne sont guère importants, c'est des prétextes pour permettre à Tibet de se faire plaisir, l'essentiel étant de divertir, et il y réussit parfaitement.

Pour un gars de ma génération, voir Tibet se lancer à son âge dans une telle série pouvait surprendre, il fallait le temps de réaliser d'abord qu'il quittait Le Lombard à qui il était fidèle depuis 50 ans (mais qui n'a pas voulu le soutenir dans cette nouvelle direction), de s'apercevoir qu'il faisait preuve d'une plus grande audace pour un auteur de la génération Journal Tintin, donc d'accepter tout ça, ce ton plus libéré et actuel, un langage moins policé, un peu de nu fugace, une envie de s'engager dans une Bd un peu plus adulte et plus personnelle qui ne s'adresse pas à son lectorat habituel. Moi j'ai tout de suite aimé, même son humour bon enfant et ses jeux de mots vaseux me réjouissent car je trouve courageux de la part d'un auteur classique comme Tibet de se renouveler ainsi, ça pouvait être risqué pour lui.

On sent qu'il se libère vraiment et qu'il fait ce qu'il veut, et tout seul comme un grand, sans son fidèle scénariste Duchâteau. Ce changement d'univers ne lui fait quand même pas oublier ses origines, et je suis sûr que s'il a appelé son héros Aldo Rémy, c'est encore un petit clin d'oeil à Hergé dont le nom était Georges Rémi ; faut pas oublier que c'est lui qui a encouragé le tout jeune Tibet lorsqu'il est entré au journal Tintin en 1951.

Son dessin est égal à lui-même, il faut bien évidemment aimer ce style, moi je le connais depuis 50 ans donc j'y suis habitué et je l'ai toujours apprécié, de même que sa mise en page reste très académique. Mais j'ai quand même l'impression qu'il fait une sorte de combiné de ses 2 styles graphiques : réaliste comme sur Ric Hochet, et semi-caricatural comme sur Chick Bill, ce qui donne un joli aspect semi-réaliste, agréable à l'oeil, aux décors souvent bien détaillés, aux voitures bien reproduites, mais avec des visages qu'on a l'habitude de voir dans Chick Bill. J'aurais bien voulu que ça continue, mais hélas la mort de Tibet le 3 janvier 2010 a coupé court à toute continuation...

Nom série  La Vallée des rennes  posté le 29/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai dégoté cet album en état moyen dans un petit village de Bretagne réputé pour ses bouquinistes d'occasion, et dont chacun a plusieurs BD dans ses bacs. Je l'ai acheté parce qu'il n'était pas cher mais surtout parce que c'est dessiné par Victor De La Fuente, étant fan de cet auteur depuis toujours, j'ignorais totalement qu'il avait participé à cet ouvrage, ce n'est même pas mentionné dans sa bio qu'on peut trouver dans les dictionnaires de BD.

C'est une Bd éducative réalisée pour le compte du Musée de l'Homme de Paris, et l'éditeur MSM est réputé pour ses ouvrages historiques, mais c'est en même temps la Bd la plus méconnue de De La Fuente, doué d'un grand sens du dynamisme et d'un trait assez chargé et rugueux, j'aime ce style. Génial touche à tout, il a déjà abordé la Bd religieuse et d'autres Bd historiques comme un impeccable Molière et un album sur Charles De Gaulle. Ici, il met son crayon au service d'un album académique où il s'agit de décrire les premiers hommes de la Préhistoire, avec des scènes de la vie quotidienne, des scènes de chasse, quelques confrontations avec des animaux etc... il n'y a pas de scénario établi, juste une sorte de compte-rendu telle que pouvait être la vie de ces êtres primitifs mais qui commencent à s'éveiller à la vie.

L'album mérite quand même de figurer dans la base de données de BDT , car il est rare et totalement inconnu, mais dessiné par un grand artiste espagnol ; c'est une sorte de Rahan éducatif, et c'est même étonnant qu'il ne soit pas coté. De La Fuente ayant eu une production pléthorique, il reste souvent ignoré des spécialistes, je suis donc bien content d'avoir trouvé cet album tout à fait par hasard. Malheureusement pour ceux que ça tente, je crois qu'il sera très difficile de se le procurer.

Nom série  Les Colonnes de Salomon  posté le 15/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé à Angoulême cette intégrale (2010) rééditée chez Joker de 2 albums parus en 1991 et 95 ; il semble que l'entreprise ait été abandonnée car un troisième album "les Fils d'Hiram" est annoncé sur le quatrième de couverture du tome 2, mais n'est jamais paru. Je ne l'avise que maintenant, car j'ai eu d'autres tâches et je n'étais pas pressé...

En gros, ce récit conte l'installation du peuple juif en Palestine, et une grande partie du règne du roi Salomon. La première partie est consacrée à Hiram, architecte égyptien voué au culte du dieu unique par les Juifs, et bâtisseur du fameux temple de Salomon, synthèse des temples antiques et préfiguration des cathédrales. L'auteur, Willy Vassaux qui semble avoir réécrit l'ensemble, explique tout le symbolisme du temple et des colonnes, mais le récit est souvent peu clair et s'égare dans quelques circonvolutions qui peuvent gêner la lecture, voire ennuyer légèrement. Ce sentiment est accentué dans la seconde partie, plus égyptienne et vue sous un angle ésotérique qui m'a moyennement intéressé.

Comme dans l'album Nuts ! - La bataille des Ardennes consacré à l'encerclement de Bastogne en 1944, Willy Vassaux n'évite pas une certaine confusion dans sa narration, il y a des passages un peu obscurs, et même les pages hors-textes en début et fin d'album, n'expliquent pas tout très clairement. Pourtant, on sent le côté documenté et la somme de travail, mais tout ceci est un peu foutraque et maladroit.

Sinon, le dessin de Vassaux est correct, j'aime ce style classique et appliqué, avec quelques pleine-pages et une mise en page à grandes cases. L'ensemble est documenté, les dessins du temple sont saisissants, et les décors sont plus réussis que les personnages qui par endroits ont quelques visages déformés ou des proportions faussées. Mais la partie graphique serait très acceptable malgré ces légers défauts si l'ensemble de l'album était plus accessible, moins mystique et moins flou. On sent qu'il y a une volonté de livrer un bel ouvrage intéressant, c'est juste le fond qui laisse un peu à désirer, alors que le sujet était riche et aurait pu donner lieu à une histoire beaucoup plus linéaire, dommage. Note réelle : 2,5/5.
Heureusement que j'ai eu cet ouvrage dans les bacs à 10 euros, parce que le prix en neuf chez Joker est prohibitif.

Nom série  Les Ailes de Plomb  posté le 14/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série s'appuie sur un thème courant en BD ou à l'écran : l'individu sans histoire propulsé par hasard dans un univers dangereux et mouvementé (surtout dans le premier triptyque), en l'occurrence le monde de l'espionnage des années 50.

En effet, ça évolue dans le milieu des barbouzes avec un peu d'humour qui peut se comparer au film de Lautner, les Barbouzes. On y voit des sosies de Laurel & Hardy, un vieux truand qui ressemble à un Spencer Tracy fatigué, et plein d'autres petits clins d'oeil... le tout malaxé en un bon mix de fictif et de réalité historique sur la politique française de 1958 autour du général De Gaulle. Je ne suis pas connaisseur de cette période que je n'ai pas vécue et qui m'intéresse assez peu, mais j'aime l'époque pour ce qu'elle a de "singulier" et je dirais même "d'exotique" si je puis m'exprimer ainsi. On a l'impression que tout sonne vrai. La description géographique est également correcte, autour de Biscarosse et de l'étang de Cazaux situés presque à la frontière avec la Gironde.

Le premier récit en triptyque n'est pas mal, malgré un côté déjà vu et peu surprenant, quelques imperfections aussi. C'est un festival de situations qui s'enchaînent avec des rebondissements tant bien que mal, quelques incohérences et quelques situations pas toujours très claires, mais l'ensemble est bien mené, je suis seulement un peu déçu par un final trop rapide concernant la disparition trop vague de Valérie Merle.

Les récits suivants sont un peu moins passionnants ; le tome 4 est un tome de transition pour préserver une continuité qui se relie au triptyque précédent, il est moins réussi car l'évolution de Patrick Plomb marque un trop grand contraste. Entre le coureur de jupons irresponsable des débuts dans l'hôtel pyrénéen de sa mère et le garçon aguerri qui a son brevet de pilote et apparemment doué pour le journalisme, il y a un sacré écart. Le triptyque suivant devient complètement fou et bien trop rocambolesque, même si on a l'impression que ça a l'air plausible. En tout cas, il m'a intéressé moyennement. D'autre part, les nombreux dialogues en allemand dans le tome 5 auraient pu au moins se fendre d'une traduction.

J'ai attaché un plus grand intérêt au dessin. Il est vraiment agréable et séduisant, surtout dans les décors et les voitures très soignées des années 50, on sent que c'est un vrai plaisir pour les dessinateurs de reproduire les Simca Aronde ou Ariane, les Dauphine Renault, les DS Citroën et autres Alfa Romeo Giuletta... Je préfère cependant le dessin plus appliqué et d'une plus grande netteté, très propre de Gibelin à partir du tome 4, et il s'améliore en suivant.
Voici donc une série ni tout à fait captivante, ni tout à fait médiocre, qui propose des aventures classiques et assez courantes vues dans des Bd plus anciennes, mais l'effort sur la re-création d'époque fifties est méritoire.

Nom série  Le Tueur  posté le 11/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une grande série que j'avais pas lue, c'est chose faite. Ce tueur dont on ne connait même pas le nom (une sorte d'exploit en BD) est présenté comme un type normal, comparable à des milliers d'autres bourgeois qui touchent leur chèque en fin de mois, sauf que lui tue des gens, et les auteurs offrent un portrait de tueur solitaire, cynique, froid, méthodique et sans scrupules qui fait froid dans le dos parce que le récit de ses exploits mortuaires devient au fil des pages fascinant, c'est assez vicieux comme pensée car ça rend ce type qui en fait est une ordure totale, comme tous les tueurs, plutôt fascinant, voire même attachant, un vrai paradoxe ! Faut donc pas sombrer dans ce travers et bien considérer qu'un tueur à gages, c'est un fumier qui se cache derrière la lunette d'un fusil et qui envoie la mort, c'est donc un type méprisable.

Mis à part cet élément très subversif je trouve, la série possède autant de qualités que de défauts. La vision du monde, de la société et de l'humanité selon ce tueur, est sombre, pessimiste et désabusée, il considère que sa justice vaut bien celle des hommes, ses incessants monologues qui sont le reflet d'une morale à 3 sous par endroits, profèrent inversement quelques vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, le ton est désenchanté, d'un cynisme amer mais aussi très infantile par moments, ce qu'on appelle de la psychologie de bazar. Mais cette narration basée sur ces pensées donnent en même temps une originalité et finissent par créer une intimité troublante entre ce "héros" et le lecteur, à tel point qu'on doit se réveiller par moments en se disant "mais merde, ce type tue des gens, et je me met à penser comme lui ?"...

En vrac, il y a des trucs qui me font toujours tiquer, comme certaines incohérences ou facilités qui peuvent pourrir une série qui se tient , comme par exemple la facilité avec laquelle le tueur arrive à entrer dans certains immeubles pour ajuster son tir, et en ressortir sans anicroche, en somme il quitte tranquillement son lieu de travail. Bon si on passe sur de petits détails comme ça, c'est une Bd qui se lit sans ennui, mais je n'ai vraiment apprécié que les 5 premiers albums qui constituent un cycle complet et qui se focalisent beaucoup plus sur le parcours intérieur du personnage, le récit est méticuleusement construit et montre l'exécution des contrats. La suite est plus tournée vers une géopolitique envahissante, entre les Ricains, les Cubains, les Vénézuéliens et toute une opération de manipulation et d'affaires ou d'accords à passer entre différentes parties, ça m'a moins intéressé et même un peu plus ennuyé, déjà que ça se répète un peu par moments, et que les monologues deviennent de plus en plus denses, brisant un peu la dynamique, bref j'ai trouvé la substance moins riche.

Question dessins, c'est pas mal, au début j'étais un peu réticent, et puis j'ai trouvé que la mise en page avec de grandes cases et des pleine-pages donnait un côté aéré et un dynamisme intéressant. Le dessin va en s'améliorant et par endroits, je trouve que ce trait épais à l'aspect fluide et épuré ressemble un peu à celui de Pellejero.

Un polar assez intéressant, surtout au début mais qui finit par se répéter et s'empêtrer dans un aspect plus géopolitique redondant, c'est pourquoi je ne met pas l'achat, ça s'emprunte facilement vu que toutes les médiathèques ont la série.

Nom série  Finkel  posté le 10/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir lu Arq d'Andreas, je me suis lancé dans "Finkel" dont je repoussais la lecture pendant longtemps, de peur encore de tomber sur quelque chose de rebutant...et pas manqué, même si par rapport à Arq, j'ai été moins rebuté, je n'ai pas non plus été séduit, loin de là, c'est encore un récit insolite, mais l'aspect maritime (thème qui m'a toujours plu) et le dessin de Gine que je connais depuis longtemps sont des éléments plus favorables pour aborder cette série.

Des mêmes auteurs, j'avais lu Neige qui reste je crois leur oeuvre principale au point qu'ils ont un peu négligé "Finkel" et n'y ont même pas apporté de fin. J'en étais sorti à demi déçu, mais ici, l'impression est encore pire, le sujet n'est pas tellement séduisant au départ, l'intrigue a tendance à trainer en longueur, au bout d'un moment, ça tourne un peu en rond, comme si les auteurs n'avaient plus rien à dire, c'est fade et sans grand intérêt. C'est peut-être dommage, car on sent que si cette histoire était mieux élaborée, elle aurait pu mieux fonctionner, débarrassée d'un tas de trucs inutiles, mais en l'état, il y a quelques invraisemblances, quelques lourdeurs qui ralentissent la dynamique, des personnages peu intéressants, et un petit côté déjà vu dans Neige, avec quelques caractéristiques communes.

Bref, ce monde aquatique en perdition avait sûrement un potentiel, souligné par un bon dessin lumineux et inspiré, mais il a du mal à me convaincre et il m'est difficile de me passionner.

Nom série  Arq  posté le 10/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encore une série dont je n'arrive pas à comprendre l'engouement et cette flopée d'étoiles.
J'ai vraiment beaucoup de mal avec Andreas, il bâtit ici un univers trop complexe pour moi, trop mystérieux, trop abscons, trop déconcertant, trop déroutant et trop étrange pour que j'accroche, même si la Bd n'est pas aussi hermétique que Rork. Mais cette ambiance zarb qui ne ressemble à rien de connu, ce monde qui oscille sans cesse entre rêve et cauchemar, il m'est impossible de rentrer dedans. A ce moment là, je préfère carrément la science-fiction spatiale où je peux identifier des trucs, même si cet univers ne me met pas à l'aise, mais là je n'ai aucun repère, c'est une SF atypique sans technologie à outrance, ça fait drôle...

A cela s'ajoutent d'autres éléments qui me rebutent : les personnages sont inintéressants et antipathiques, on ne peut pas s'attacher à des gens comme ça, ils me laissent totalement indifférent. Ensuite, la lecture est poussive, c'est lent, on avance péniblement et rapidement j'étais gagné par l'ennui, d'autant plus que je ne comprenais pas grand chose, déjà au bout de 3 tomes j'en avais marre... j'ai continué en me faisant violence et m'obligeant à finir au moins un cycle, puis j'ai survolé plusieurs autres tomes, qui de plus en plus sont gagnés par des dialogues envahissants, mais je n'ai rien trouvé d'intéressant pour me faire changer d'avis. 18 tomes, c'est vraiment trop.

Quant au dessin, j'ai aussi du mal, je ne le trouve pas hideux, il y a bien pire, mais il n'est pas joli, les têtes des personnages ont l'air comme aplaties, c'est une sensation bizarre, les silhouettes sont longilignes et assez disgracieuses, bref je n'aime pas. Le seul truc que je trouve pas mal dans cette Bd, c'est le découpage hardi et l'organisation élaborée des planches qui sont d'une certaine richesse formelle. Mais l'étrangeté de cet univers n'est vraiment pas pour moi.

Nom série  Héraclès  posté le 07/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle trilogie enrichit la collection fondée par Luc Ferry, 3 tomes sur le plus grand héros de la Mythologie, ça les vaut bien pour raconter l'histoire et les exploits d'un tel personnage, sa vie est riche, et je ne sais pas si Clotilde Bruneau (scénariste attitrée de la collection) arrivera à tout évoquer, je l'espère, du moins le plus important. Il aurait été inconcevable qu'une collection de BD sur la Mythologie grecque n'aborde pas l'un de ses personnages les plus emblématiques, c'est donc chose faite.
Ce premier tome prend l'histoire à sa source, avant la naissance d'Héraclès et sa prime jeunesse, il s'arrête juste avant l'épreuve des 12 travaux qui doivent être effectués en rémission de son crime.

L'histoire est un peu traitée naïvement, d'une façon peut-être un peu scolaire, ou alors c'est une impression, mais elle reste fidèle aux récits mythologiques. On a droit déjà à un ou deux exploits du jeune héros, lorsqu'il étouffe les 2 serpents envoyés par Héra dans son berceau pour le tuer, ou encore sa victoire sur le lion de Némée, dont il récupère la peau pour se vêtir. Déjà il fait montre de sa force héritée de son père divin. Si ça commence comme ça, j'ai bon espoir pour la suite, je pense que la plupart des exploits d'Héraclès seront montrés de belle façon, tout en bravant la haine farouche d'Héra qui ne lui laissera que rarement de répit. Pour les amateurs de Mythologie comme moi, c'est un régal, même si certains qui connaissent bien cette histoire, n'apprendront rien ; pour les autres qui ne connaissent pas les exploits du héros, c'est une bonne entreprise de vulgarisation. Et le dossier en fin d'album est là pour compléter le sujet.

Comme dans les autres albums de la collection, et comme je l'avais dit sur certains avis, on retrouve un dessin à peu près conforme à ceux déjà vus, l'unité graphique est respectée, Annabel livre un dessin puissant, fluide et détaillé dans la continuité de ce qui a été fait par les autres dessinateurs. Pour l'instant, l'ensemble est tout à fait satisfaisant.

Nom série  Sept Cannibales  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'arrive pas à comprendre comment un scénariste comme Runberg qui a crée des séries comme Reconquêtes ou Orbital a pu se lancer dans un tel sujet. C'est un thème risqué qui aurait pu déraper beaucoup plus et sombrer dans le scabreux et dans l'ignoble, mais en l'état, c'est déjà bien assez pour moi, ce récit n'est pas recevable, je ne peux m'intéresser à de tels personnages aussi répugnants, à ces mentalités aussi atroces et à ces festins orgiaques et anthropophages.

De plus, le début est long à démarrer avec tous ces lieux et ces personnages à présenter, puis ça continue en chasses du comte Zaroff dans un ton très violent, comme pour donner un coup de fouet après une telle langueur, et le dessin est spécial, on dirait que c'est à peine appliqué, juste pas tout à fait fini, enfin bref, peut-être que sur une autre Bd ça passerait, mais là ça ne me branche pas du tout, et le sujet est à vomir.

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