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Ekhö, c'est l'histoire d'une jeune fille et d'un homme qu'elle ne connait pas qui se retrouvent projetés dans un monde parallèle, dans une ville de New York de Fantasy où vivent des créatures étranges dont les mystérieux Preschauns qui semblent tout régenter de manière très administrative. Tout cela parce que l'héroïne, Fourmille Gratule, a hérité de sa tante qu'elle croyait morte depuis des années une agence artistique assez hétéroclite.
Avec eux, on va découvrir ce monde qui cache certains secrets bien particuliers.
Ekhö, c'est aussi la rencontre de deux grands noms de la BD européenne : Arleston (Lanfeust De Troy) et Barbucci (Sky-Doll). D'un côté, nous avons donc un scénariste à succès ayant largement fait ses preuves dans la création de mondes imaginaires et d'intrigues mouvementées à même de plaire au grand public. Et de l'autre, nous avons un dessinateur italien de grand talent, originaire de l'école Disney italienne et dont le style graphique a fait beaucoup d'émules parmi les auteurs de bande dessinée.
Le récit est en effet très joliment mis en image. Que ce soit au niveau des personnages, des décors et des couleurs, c'est très beau et cette ville de New York imaginaire prend agréablement vie sous nos yeux. Et comme toujours chez Barbucci (comme chez beaucoup d'auteurs italiens d'ailleurs), les filles sont très sexy et souvent dénudées. Je n'aurais qu'un reproche à lui faire et il se trouve au niveau de leurs visages. On se moque sur Internet des jeunes filles qui font des moues de canard ("duckface" en anglais) quand elles veulent prendre des poses aguicheuses devant la caméra. Eh bien là, on est face à Donald, Daisy et toute la famille Duck tant les bouches de canards sont présentes à toutes les pages. Mais bon, ce n'est pas bien grave, ça ne gâche pas la qualité visuelle de l'ensemble.
Au niveau de l'intrigue maintenant, c'est un peu décousu mais assez plaisant à lire. L'histoire part légèrement dans tous les sens, entre la découverte de ce monde parallèle, l'agence artistique, l'enquête sur la mort de la tante, la chasse dans Central Park ou encore le mystère des Preschauns. Cela manque un peu d'accroche et arrivé en fin de premier tome, j'ai été satisfait d'une lecture divertissante mais je n'avais pas plus d'envie que cela de lire la suite car aucun fil rouge narratif solide ne s'était encore mis en place. Alors je la lirais, cette suite, ne serait-ce que pour profiter encore de ce chouette dessin, mais j'aurais aimé un scénario plus solide et plus prenant. |
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Nom série
Larh-Don
posté le
21/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Bon point pour cette BD, je trouve son dessin réussi. Il faut dire que c'est Cassegrain qui s'en charge et il a déjà prouvé sa valeur avec des oeuvres comme Tao Bang et Code Mc Callum. Son trait parait lâché mais il est maîtrisé et fin. Le coup de crayon ne manque visiblement pas de technique et ça donne des planches agréables et dynamiques.
Par contre, côté humour, ce n'est pas ça. Cela s'adresse à un public trop jeune pour moi, niveau école primaire début collège je dirais. Ce sont des gags très basiques. Le décor préhistorique est prétexte à un panachage de gags sur le thème des gros dinosaures, des situations anachroniques et de la difficulté d'un héros un peu gringalet à s'intégrer dans un univers de brutes. Beaucoup de déjà vus, mais aussi pas mal de gags répétitifs. Sans parler de la part importante de scatologie dans nombre d'entre eux.
Non, vraiment, ce n'est pas une lecture pour moi. Je me suis ennuyé dès les premières pages et j'ai dû sourire à peine une ou deux fois. |
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Cette adaptation de Cloderlos de Laclos est plutôt bonne.
Le roman est purement épistolaire tandis qu'ici, la narration alterne quelques lectures de lettres qui jouent le rôle de narration avec de vrais moments de bande dessinée sans narration qui se révèlent plus fluides à la lecture.
L'intrigue apparaît un peu confuse durant le premier chapitre. Heureusement que je connaissais l'histoire car je crains autrement que je m'y serais perdu. Les personnages ne sont pas dessinés de manière suffisamment différentes pour reconnaître au premier coup d'oeil les lieux et le contexte de chaque scène. C'est en effet un dessin proche du style des shojo classiques des années 80 du style Candy Candy et autres La Rose de Versailles où les traits de visages sont tous identiquement androgynes et seules les coiffures permettent de vraiment différencier les protagonistes.
Le texte original comprend quand même quelques vraies perles. J'avais beaucoup aimé son adaptation cinématographique et j'ai été heureux de retrouver ses passages les plus intelligents et ses citations les plus marquantes dans cette adaptation.
Le premier tome de ce manga est plutôt bien rendu. Mais j'espérais un peu que l'intrigue tienne tout entière en un seul tome. Il semble qu'il en faudra deux mais il me semble que l'essentiel ou presque a déjà eu lieu dans le premier des deux. Je crains un peu que le tome suivant soit un peu plus morose.
Il s'agit donc d'une bonne adaptation mais je trouve qu'elle manque un peu d'impact. Rien ne ressort tellement de cette lecture qui parait parfois un peu plate malgré le très bon scénario dont elle est issue.
Et puis rien ne remplacera l'excellence de John Malkovitch, Glenn Close et Michelle Pfeiffer dans leurs fameux rôles. Oh... Et Uma Thurman aussi... |
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Nom série
La Mandragore
posté le
18/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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La Mandragore, c'est une série d'action et de fantastique dans le classique décor de l'Angleterre Victorienne. Il y est question de sorciers, de démons et de sociétés secrètes qui s'affrontent. Ce sont là des thématiques classiques et l'intrigue de cette série ne surprendra pas par son originalité, mais c'est un récit bien foutu.
Le graphisme est d'excellente qualité. On sent que l'auteur a largement fait ses preuves dans le monde du comics mainstream. Il en ressort un trait très maîtrisé à tous les niveaux, personnages, décors et scènes d'action. Mais c'est aussi un genre très formaté, très passe-partout et qui manque malheureusement d'une personnalité à même de me charmer.
L'histoire, pour sa part, est bien menée, rythmée et prenante. C'est un récit d'action dans un genre moderne qui rappellera beaucoup d'influences du genre fantastique/action.
L'héroïne et le contexte rappellent pour commencer le film Underworld, jusqu'à la couverture du tome 1 qui rappelle fortement l'une de ses affiches. Ensuite, ce sont des affrontements de sociétés de sorciers victoriens avec invocations et transformations démoniaques qui rappelleront différents récits que ce soit en romans, en BD, en jeux vidéos ou en jeux de rôles.
Je regrette aussi de nombreuses facilités et mystères inexpliqués trop pratiques pour l'auteur. Comment se fait-il que les deux frères sorciers soient aussi puissants ? Qui sont les créatures de la nuit et leur messager siamois ? Comment Nazbag est-il arrivé dans ce monde ? Comment s'opère les transformations démoniaques ? Autant de questions sans réponse. Tout cela facilite le scénario de manière trop artificielle à mon goût.
Bah ! Tant pis. Quelque soit ces clichés et ces facilités, ça reste agréable à lire. C'est un bon divertissement joliment dessiné alors j'en conseille l'achat aux amateurs du genre. |
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Colo Bray-Dunes 99 est le reportage-témoignage en bande dessinée d'un séjour de 3 semaines que le scénariste et co-dessinateur Dav Guedin a passé en tant qu'animateur dans un centre de vacances pour handicapés physiques et mentaux. Pour résumer de manière politiquement incorrecte, on pourrait plus ou moins parler de 3 semaines chez les débiles.
Cette bande dessinée était parue initialement en 3 albums chez le petit éditeur Taste y Cool avant d'être rééditée en une unique intégrale de 120 pages en format moyen et souple chez Delcourt Shampooing. Dav Guedin assure le scénario et raconte sa propre expérience mais le dessin est réalisé à deux mains. Pour la partie bande-dessinée pure, c'est Craoman qui produit les planches, tandis que Dav offre des portraits descriptifs en une page chacun de plusieurs des handicapés qu'il a rencontrés.
Le sujet est dur et réaliste. Dav Guedin s'était imposé l'expérience d'être animateur temporaire d'un tel centre pour polyhandicapés comme une épreuve personnelle mais aussi comme un moyen d'en tirer un témoignage, des photos et de quoi publier des portraits et un rapport dessiné. Il se contente de présenter les faits de comment les choses se sont déroulées et comment lui-même les a ressenties. Il ne porte pas de jugement approfondi sur les handicapés eux-mêmes si ce n'est son ressenti immédiat, ni sur les autres animateurs même s'il n'en présente pas un portrait très glorieux, ni sur le contexte du handicap mental et des structures qui les accueillent. Il n'y a donc pas de débat, pas de réelle réflexion, juste un témoignage.
Mais ce témoignage est intéressant tout autant qu'édifiant. On se doute qu'une telle animation et un tel soin aux handicapés doit être dur. Et au vu de cela, je suis persuadé que j'en serais incapable. Ça a l'air tout aussi éprouvant pour le moral que pour le bien-être physique.
Craoman met cela en image d'une manière qui y correspond vraiment bien. Son style est en effet très organique, assez dérangeant. Il lui a d'ailleurs été plusieurs fois fait reproche que son style était trop influencé par celui de Blanquet. Il fait en tout cas bien ressentir le dégoût physique et psychologique que les handicapés font ressentir au narrateur et on sent le malaise qu'il combat en permanence pour assurer un rôle d'animation et de soin aussi humain que possible.
Le graphisme de Dav Guedin pour les portraits des handicapés est lui aussi intéressant. A vrai dire, au départ et comme tous deux utilisent un encrage assez proche et des visages un peu déformés, j'ai cru qu'il n'y avait qu'un dessinateur.
C'est une lecture instructive même si elle est assez rebutante par son contenu. Ce ne sont là que des faits et quelques ressentis un peu violents, mais j'apprécie leur sincérité et la façon dont elle met en image des choses que ceux qui se sont dévoués à soigner les polyhandicapés vivent au jour le jour. |
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Nom série
Paola Crusoé
posté le
14/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Paola Crusoé, c'est une vraie histoire de naufragés avec une famille qui se retrouve sur une île déserte. Sans avoir lu de résumé, j'imaginais un récit humoristique et peu réaliste, mais non c'est une histoire sérieuse même si le ton reste léger et à même de plaire aux jeunes lecteurs.
Il s'agit donc de mettre en scène un père et ses trois enfants, dont la fameuse Paola qui ne joue finalement pas un rôle plus important que les autres, seuls sur une île, à devoir se débrouiller en attendant de possibles secours. Pas tout à fait seuls certes, car une fougueuse sportive au comportement presque militaire est elle aussi naufragée même si ils ont un peu de mal à se côtoyer.
Outre les péripéties classiques des récits de type Robinson Crusoé, construction de cabane, recherche de nourriture, etc., l'intrigue repose aussi beaucoup sur les relations familiales de ce petit quatuor mais aussi sur les sentiments de la mère qui est restée à terre et les croit morts.
Le dessin est agréable, dans un style moderne utilisant des couleurs lumineuses et sans encrage. La narration est fluide et la lecture plaisante même si certains passages laissent légèrement circonspects.
On se demande en effet parfois quel est véritablement le ton de cette lecture. Elle alterne des aspects très sérieux, un père qui craint vraiment pour la vie de ses enfants ou encore une mère persuadée d'avoir perdu toute sa famille, avec des passages plus étonnants. J'ai eu du mal à comprendre les réactions des personnages par moment. Le comportement de la sportive et son arrogance, une certaine insouciance des enfants qui se la jouent parfois crise d'ado alors qu'ils viennent à peine de se découvrir naufragés et qu'ils ont tous frôlé la mort, la mère qui se donne à fond dans son boulot pendant ce temps-là... toutes ces choses m'ont un peu surpris et empêché de rentrer correctement dans le récit.
Malgré cela, c'est tout de même une agréable lecture et même si elle ne m'a pas convaincu personnellement, elle a bien plu à ma fille de 10 ans qui espère pouvoir lire rapidement la suite. |
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Nom série
Dans la forêt
posté le
11/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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En entamant cette BD, je suis immédiatement tombé sous le charme de son graphisme. Il est très particulier. Son trait est un peu organique, ses visages souvent grimaçants. C'est un mélange visuel entre conte de fées et cauchemar. Les couleurs elles aussi participent à cet étrange cocktail par leur harmonies de pastels et d'ocre sombres. J'ai aimé cette originalité et j'étais prêt à succomber au récit.
Celui-ci s'entame bien. L'ambiance dérangeante qui le soutient se pose rapidement. On y sent là aussi l'influence de la fable et de l'onirisme. Il y a aussi du Miyazaki dans certaines créatures et personnages. On est assez surpris, décontenancé mais également séduit. Et on attend que l'intrigue se mette en place, que les mystères s'éclaircissent. Quel est donc ce domaine au coeur d'une forêt si étrange ? Que va faire ce détestable nouveau régisseur ? Que veulent donc ces grenouilles à la jeune fille blonde ?
Cela commence bien donc, mais j'ai malheureusement eu le sentiment que l'introduction s'éternisait. La jeune fille pénètre dans la forêt, pénètre plus avant, rencontre ses habitants énigmatiques, s'enfonce encore, etc... Et quand enfin les choses se mettent en place, c'est pour terminer rapidement le récit sans presque rien développer du tout. OK, on a les explications des différents mystères, on a un peu de péripéties, mais j'aurais aimé un récit avec nettement plus d'envergure et de complexité. Il ne suffit pas de mettre en place un décor original, empli de figurants pleins de personnalité, encore faut-il avoir quelque chose à raconter avec. Et là, je dois hélas dire que je suis resté sur ma faim.
D'autant que j'ai été désagréablement surpris de découvrir que l'histoire se terminait aux deux tiers de l'album seulement, laissant la place sur les 30 dernières pages à un lexique des créatures magiques de la forêt. D'accord, ce lexique est joli et parfois amusant, mais quand je lis un album de BD, c'est de la BD que je recherche et non pas une encyclopédie illustrée du surnaturel.
Bref, il y a beaucoup de bonnes choses dans cet ouvrage. Un graphisme plein d'âme, d'originalité et d'une étrange beauté. Une ambiance surprenante et assez envoûtante. Des dialogues et des situations un peu déroutantes.
Mais malheureusement il manque une intrigue plus ambitieuse et plus captivante. |
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Voilà un bon récit de Sherlock Holmes même s'il inclut une part de fantastique qui n'est pas tout à fait le genre authentique du personnage.
J'ai eu un peu de mal à situer l'époque au départ car je croyais être dans le contexte classique des aventures de Conan Doyle. Il s'avère en fait que l'histoire se passe avant la rencontre de Sherlock et Watson, alors que James Moriarty était encore plutôt jeune et... avait encore son père.
L'histoire est très bien menée, bien rythmée et surtout elle est prenante comme il faut. Le mystère est présent et on suit avec plaisir l'enquête du brillant Sherlock Holmes qui est tout à fait crédible dans son rôle. On y attend aussi avec envie la rencontre entre Moriarty et sa némésis.
Le dessin n'est pas en reste puisqu'il est de très bon niveau et agréablement colorisé.
Bref, c'est une bonne lecture. Et si le second et dernier tome est du même acabit, je monterai sûrement ma note d'un cran. |
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Nom série
Cyber
posté le
11/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Cyber, c'est à mes yeux un mélange de plein d'influences geek. Il y a tout d'abord le décor futuriste d'un jeu de rôles tel que Cyberpunk, avec tout ce que cela implique de cyberimplants et de société informatisée. Il y a ensuite une armure de combat très similaire à celle du jeu vidéo Crysis entre autres. Il y a aussi un petit génie du calcul et de la stratégie, pas tout à fait comme celui de la Stratégie Ender mais il lui ressemble en tout cas au début, qui est doté de la fameuse armure. Il y a enfin une organisation militaire digne du SHIELD avec complot gouvernemental en prime. Voilà pour le décor et le personnage principal.
Puis ensuite, c'est un scénario à l'américaine avec de l'action musclée, des trahisons, des retournements de situation et encore de l'action. C'est rythmé et divertissant mais ce n'est pas original. J'ai eu l'impression d'avoir déjà lu ou vu ça de nombreuses fois, avec des scènes me rappelant tel ou tel comics de super-héros, tel jeu vidéo, ou encore tel film.
En outre, le graphisme ne m'a pas séduit. Je le trouve trop léger sur le plan technique même s'il cache assez bien son jeu derrière des planches soignées. Et surtout je le trouve trop formaté, dans un style qu'on pourrait retrouver dans n'importe quelle page de comics mainstream.
Alors je ne crache pas dans la soupe car la lecture est divertissante et pas désagréable, mais elle s'oublie très vite car elle manque singulièrement d'originalité et d'intérêt au-delà de la seule action. A voir si la suite réussit à faire sortir le récit du lot mais avec le schéma classique de la vengeance qui semble se mettre en place, ce n'est pas gagné. |
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Cette bande dessinée est instructive sur le plan historique mais il lui manque une part d'émotion qui aurait pu en faire un très bon ouvrage.
Que les homosexuels avaient été réprimés en Italie sous Mussolini, je le savais depuis que j'avais vu le film "Une journée particulière" d'Ettore Scola. Cependant, je ne savais pas du tout ce qu'il leur arrivait une fois arrêtés par les milices fascistes. Aussi est-ce avec intérêt que j'ai découvert l'existence de leur confinement et d'îles telles que San Domino où ils étaient envoyés en exil. J'ai été étonné d'y apprendre à quoi ressemblait la vie sur place, certes faite de privation et de vexation, mais aussi de nombreuses fêtes et d'amitié, donc rien à voir avec les camps de concentration allemands.
Le dessin est agréable mais il est un peu trop simple à mon goût. Les personnages manquent de personnalité graphique, notamment. Heureusement, côté narration, je n'ai aucun reproche à faire à la mise en page.
Lecture instructive donc, comme je le dis plus haut. Mais elle ne m'a pas touché. Le ton est un peu étrange. Il y a deux fils narratifs en parallèle. D'un côté, on a les journalistes et l'ancien exilé qui s'engueulent de nos jours sans qu'on ressente clairement les motivations des uns et des autres malgré les explications en prologue et en épilogue. D'un autre côté, on a le récit historique de cet exil forcé et là, malgré l'évidence que la situation était dure et humiliante, l'ambiance ne parvient pas tellement à s'imposer à mon goût. J'ai presque eu du mal à y voir un séjour horrible tant les personnages avaient l'air de bien s'entendre ou de s'engueuler gentiment. Et même les moments théoriquement plus durs de la fin ne ressortent pas particulièrement tristes ou emplis d'émotions à mes yeux.
Bref, c'est un album intéressant et qui nous apprend des choses dont on a très peu parlé au niveau historique, mais son atmosphère n'a pas su s'imposer en cours de lecture et les émotions ne sont que peu passées pour moi. |
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Nom série
Tueuse
posté le
06/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Quand j'ai feuilleté cet album, je pensais que je n'aimerais pas du tout. Je n'étais absolument pas fan du graphisme, sombre et trop charbonneux à mon goût. En quelques images, j'y voyais une tueuse visiblement capable de séduire n'importe qui et de tuer sans crédibilité simplement en étranglant ses victimes visiblement incapables de se défendre ou de donner l'alarme. Et évidemment, la belle tueuse était bisexuelle et très portée sur le sexe qui était pour elle aussi facile que de tuer n'importe qui. J'y voyais d'avance de grosses facilités et une ambiance malsaine, glauque et artificielle.
Pourtant, à la lecture, j'ai plutôt accroché alors que je ne suis pas amateur de polars noirs. L'héroïne n'est certes pas crédible, trop froide et à la réussite trop facile, que ce soit dans la séduction ou dans le meurtre, mais l'auteur réussit à la rendre plus ou moins attachante, ou du moins intéressante. L'histoire, malgré son lot d'invraisemblances, est plutôt bien construite et assez prenante. On ne sait pas trop où on va et je me suis laissé porter par le récit avec curiosité. Certains passages manquent de clarté, on ne sait pas toujours exactement ce qu'il se passe, mais ça se lit bien.
Et je me suis laissé emmener jusqu'au bout de l'album comme après la lecture d'un intéressant polar, un peu sombre mais assez bien foutu malgré tout. |
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Ce récit ayant pour cadre la France du début du 20e siècle m'a légèrement pris au dépourvu. Je suis en effet habitué aux bandes dessinées historiques telles que celles de l'ancienne collection Vécu de Glénat mais chacune avait plus ou moins un thème précis comme sujet. Là, la thématique est beaucoup plus floue car il s'agit simplement de suivre la vie d'un jeune homme sur qui le sort s'est plutôt acharné dès sa naissance et de montrer à quel point la société pouvait être dure à l'époque pour ceux qui ne pouvaient pas se défendre. Cela m'a donné un peu l'impression d'une longue introduction, d'une mise en place où je me demandais parfois "bon, et au final, de quoi est-ce que ça va parler en fait ?".
Et pourtant, cette lecture m'a plu et intéressé.
D'une part, la reconstitution historique a l'air rigoureuse et donne vie de belle manière à la France des campagnes et des petites villes d'avant la première guerre mondiale (si mon estimation historique est correcte).
D'autre part, le personnage principal est assez intéressant. Il détonne par rapport à d'autres héros de bande dessinée par le fait qu'il ne soit à priori ni bon ni mauvais. La vie lui en a fait suffisamment baver pour qu'il soit devenu dur, voire dangereux même si le doute persiste sur le sujet jusqu'au second tome en tout cas. Ce n'est plus un enfant de choeur et on pourrait même trouver certaines de ses attitudes et paroles répréhensibles mais les auteurs arrivent à rendre compréhensible voire logique la lente transformation de son comportement du fait de ce qu'il a vécu depuis sa jeunesse.
Graphiquement, le travail est soigné et plutôt agréable à lire. Le trait est plaisant et les couleurs sont sobres. Les personnages ont parfois de drôles de tête et des expressions grimaçantes, mais cela s'oublie assez vite. La narration graphique est de bonne qualité, quoique je me sois à une ou deux reprises demandé ce qu'il s'était passé entre deux passages aux ellipses manquant un peu de clarté.
Bref, c'est une bonne lecture historique avec un héros, ou peut-être un anti-héros qui sait, un peu original et à même de plaire aux amateurs de ce type de récit. |
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Nom série
Jardins sucrés
posté le
05/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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C'est étonnant tout de même : j'adore Trondheim comme scénariste, j'apprécie beaucoup le dessin de Fabrice Parme, et pourtant je ne suis jamais vraiment tombé sous le charme de leurs oeuvres en commun. C'est encore le cas ici.
Les histoires mettent en scène de gentils animaux et des enfants et adolescents un peu moins doux. Les uns sont les doudous des autres, sans qu'on sache bien qui est le doudou de qui exactement.
Le récit se structure en petits gags en une planche de quatre cases chacun. Et ces gags forment peu à peu un récit plus long comme Trondheim en a acquis la maîtrise au long de nombre de ses ouvrages.
Graphiquement, c'est un style moderne, frais, avec des couleurs un peu acidulées. Le style est simple mais efficace et expressif. La narration graphique est impeccable.
L'idée qui sous-tend la série est amusante, une sorte de mélange d'humour, d'imaginaire, d'histoires d'enfance et d'adolescence et de fantasy, avec toujours cette inconnue de savoir si ce sont des doudous vivants dans l'imagination d'enfants ou bien des enfants servant de doudous à de gros animaux qui parlent. L'ennui pour moi, c'est que je n'ai pas été pris par l'atmosphère de cette BD ni par son humour. Je ne saurais dire à quoi cela tient. Je n'ai pas ri et je me suis un peu ennuyé à ces gags que j'ai même trouvés parfois répétitifs. Quant au récit d'ensemble qu'ils forment, il ne m'a pas captivé et m'a laissé assez indifférent.
Bref, ce n'est pas une lecture désagréable mais elle ne marquera pas ma mémoire. |
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Nom série
Grrreeny
posté le
05/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Grrreeny, c'est un petit tigre écolo qui vit ses aventures et combats pour la Nature dans une jungle un peu déjantée qui n'est pas sans rappeler La Jungle en folie.
Au-delà de l'humour, c'est surtout la thématique environnementale qui forme la base de ces gags en une planche. A tel point d'ailleurs que les toutes premières planches, un peu didactiques, sont un peu indigestes. Par la suite, cela devient des constructions humoristiques plus classiques donc cela passe mieux.
Mais par contre, je n'ai vraiment pas trouvé ça drôle, du tout. Déjà que je trouvais la couverture très moche, les gags sont ensuite très basiques, trop convenus. Midam oblige, certains détonnent un peu par leur touche d'humour noir, mais cela reste ras-de-terre à mes yeux. En outre, je ne trouve pas les personnages attachants, à commencer par Grrreeny lui-même.
Franchement bof. |
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Nom série
Douce confusion
posté le
05/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Cet album ne m'a franchement pas parlé. Il contient différentes histoires courtes visiblement créées à des moments différents de la vie de l'auteur et avec une évolution graphique entre chaque, mais toutes ont des thèmes très intimistes.
Elles présentent des sujets très psychanalytiques, emplis de métaphores et de symboles, de discussions sur l'être intérieur et le rapport difficile au monde extérieur. Seuls deux récits à quatre mains, avec Laure Del Pino en co-auteur, sortent un peu du lot et sont plus autobiographiques, plus ancrés dans le concret et pas dans la psychologie.
La thématique essentielle que l'on retrouve dans la majorité de ces histoires est le mal-être d'un adolescent puis d'un adulte qui se cherche. L'ennui, c'est que cela ne m'a pas parlé du tout et je suis resté complètement hermétique à certains récits que j'ai même trouvés pénibles à lire, notamment les premiers de l'album.
Ce n'est pas ma tasse de thé. |
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Nom série
Indicible
posté le
04/02/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Un scénario de fantastique apocalyptique à la manière d'un film catastrophe américain mâtiné de Lovecraft, voilà un récit qui peut très facilement me séduire. J'aime la liberté et l'envergure du scénario car l'auteur ne s'impose que peu de limites. Il est soutenu pour cela par un graphisme réaliste classique mais de bonne facture. Le rythme est bon, la lecture est plutôt prenante.
Je crains hélas quelques facilités et invraisemblances, même si l'histoire doit se clore au prochain tome. Dans ce premier album, notamment, comment ne pas s'étonner de voir une race aussi omnipotente et puissante, capable d'imposer sa loi en un clin d'oeil au président des USA, ne pas réussir à s'emparer tout aussi rapidement d'un simple adolescent. Cela et certaines autres péripéties laissent craindre de l'action facile, des dangers artificiels et peut-être une fin bidon et sans crédibilité.
Dans l'attente du second et dernier tome, je croise les doigts pour que ce ne soit pas le cas et pour que le récit se termine de manière plausible et pas bancale. Je réserve donc ma note et je ne conseillerai l'achat qu'en fonction de cette conclusion. |
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Bon, la trame type "secrets de famille" du premier tome ne m'a pas trop captivé. On y suit deux énigmes en parallèle, celle du sort du grand-père du héros mais aussi les causes de la mort de ses parents et de sa soeur, tandis qu'on suit la vie du héros, entre soucis de couple, mort de sa grand-mère et départ vers la Corée.
Avec l'arrivée en Corée, le rebondissement de la fin du premier tome et ce qu'il se passe dans le second, les choses prennent un peu plus de consistance à mon goût. Les passages coréens sont jolis et intéressants. L'histoire du grand-père aussi, d'autant que je dois avouer mal connaître l'époque de la guerre de Corée et ses conséquences. Graphiquement, rien à redire, le dessin est maîtrisé.
Mais je suis quand même resté légèrement indifférent à cette histoire que j'ai trouvée un peu intéressante mais qui ne m'a pas touché. Ce n'est pas le genre de BD qui me transporte et me marque même si je pense qu'elle devrait plaire aux amateurs du genre. |
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Nom série
Svoboda !
posté le
28/01/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ouch ! J'ai entamé le premier tome de cette série sans aucun résumé préalable et j'ai galéré pour comprendre le contexte. En effet, elle se situe dans un contexte historique particulièrement complexe et en plus dans une zone géographique que je connais très mal. Une introduction explicative avec une carte m'aurait franchement aidé.
Ce n'est qu'au second tome en effet que j'ai réussi à enfin comprendre la situation et les enjeux de chacun ou presque. Et pourtant, ça reste franchement compliqué comme l'était indubitablement la situation chaotique dans la Russie de l'époque.
Le moins qu'on puisse dire c'est que le sujet est instructif puisque je ne savais rien de ces transports de l'armée Tchécoslovaque le long du Transsibérien en 1918. Ça parait assez incroyable d'imaginer que toutes ces troupes avaient fait le choix d'aller jusqu'à Vladivostock pour ensuite revenir par la mer pour rejoindre... le front Français.
A cela s'ajoute la découverte pour moi que c'était durant la première guerre mondiale que les Tchèques avaient fait sécession de l'Empire Austro-Hongrois et qu'ils étaient donc en conflit avec les Hongrois.
Puis le fait que les relations difficiles entre le nouvel état Russe et ses dangereux voisins vont mettre les Tchèques en porte-à-faux.
Sans parler ensuite du fait que parmi ces derniers, certains avaient fait le choix de se lier aux Révolutionnaires Bolcheviques tandis que les autres se retrouvaient par la force des choses rangées du côté des Russes Blancs.
Un véritable chaos, propice à l'aventure mais difficile à la compréhension.
Au final, je n'ai que peu apprécié la lecture du premier tome du fait de ma difficulté à bien estimer la situation et les enjeux. Les personnages, et notamment le héros, ne m'ont pas tellement touché non plus.
Avec le second tome, les choses deviennent plus claires et j'ai davantage pu apprécier l'ensemble, le côté aventure et l’imbroglio géopolitique de l'époque et de chacune des parties. Mais là encore je n'ai pas été tellement enthousiasmé de suivre ce héros trop grande gueule.
Côté graphisme, je ne suis pas non plus tellement tombé sous le charme. Les personnages sont correctement dessinés mais ne me séduisent pas. Par contre, j'ai beaucoup aimé certains paysages russes du second tome, nettement plus jolis à mes yeux.
Je garde donc de cette lecture son côté instructif sur le plan historique malgré un manque évident d'explications préalables et de cartes. Mais je n'ai pas tellement hâte de lire la suite. |
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Je ne pensais pas mettre un jour une note aussi mauvaise à une oeuvre du grand Alan Moore, mais là je n'ai tout simplement pas réussi à lire cet album.
Déjà le graphisme ne m'a pas plu. Ce n'est pas la première fois que je n'approuve pas le choix du dessinateur fait par Moore mais d'ordinaire leurs éventuels défauts sont compensés par d'excellents scénarios. Là, je n'aime pas le dessin des personnages, les couleurs, l'ambiance visuelle. C'est un ensemble qui ne me plait pas même si je lui reconnais une vraie personnalité graphique.
Mais le problème n'est pas là. Le problème vient d'une narration embrouillée et de dialogues lourdingues. C'est bien simple, il faut galérer pour réussir à comprendre ce qu'on lit. Et quand vient la compréhension, on se rend compte que c'est banal et sans intérêt. OK, un publicitaire culpabilise sur les sacrifices qu'il a faits dans son passé pour atteindre le succès et l'argent facile. Ça lui crée des illusions et des névroses. Voilà voilà...
C'est tout simplement ennuyeux et pénible, avec en plus une atmosphère de golden boy des années 80 démodée. J'ai dû zapper la moitié de l'album tellement j'ai peiné à le lire. |
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Nom série
Gueule d'amour
posté le
25/01/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voilà une BD qui ne fait pas plaisir à lire. Non pas qu'elle soit mauvaise, non, juste que son sujet est cruel et réaliste et qu'on ne peut pas y faire grand chose.
Les "gueules cassées" ont existé, parfois avec des séquelles de la guerre tellement aberrantes que ça en devient grotesque vu avec des yeux modernes. Il est difficile d'imaginer le calvaire de ces hommes et dans beaucoup de ces cas, je pense que j'aurais préféré mourir que de survivre avec de telles blessures et endurer cela.
Rappeler ces faits et les présenter de manière intelligente comme le fait cette BD est louable et relativement intéressant.
Par contre, c'est aussi glauque que l'horreur de ces situations. Ça plombe un peu le moral malgré quelques tentatives de rappeler l'humanité de ces hommes et les quelques rares plaisirs qu'ils pouvaient encore éprouver de la vie.
Quant à l'aspect graphique de l'ouvrage, il ne m'a qu'à moitié convaincu. Je ne suis pas trop séduit par son style légèrement naïf et ses visages assez changeants et parfois volontairement laids.
Je vois en cette bande dessinée une création honnête, juste et intéressante, mais ce n'est pas une lecture qui m'a enthousiasmé. |
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