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Il s’agit d’une belle bd se basant sur un fait divers survenu durant les guerres napoléoniennes et qui souligne l’absurdité et la bêtise humaine. Visiblement, aucun des deux camps qui s’opposent ne sera épargné par cette folie aveuglante. Nous avons un capitaine de navire français qui fut autrefois un négrier et qui n’hésite pas à sacrifier un jeune moussaillon au seul tort qu’il a eu une nourrice anglaise lui apprenant des chansonnettes de la perfide Albion. De l’autre côté, nous avons une population tellement emplie de haine qu’elle ne sait pas faire la différence entre un français et un singe.
J’ai bien aimé la démonstration faite par les auteurs car au-delà d’un conte aux allures naïves, il y a une réelle critique du racisme pouvant conduire à l’absence de discernement. C’est dans les situations de guerre ou de crise que la population cherche un bouc émissaire et déverse sa haine sans essayer de comprendre. Notre pauvre petit singe en a fait les frais. Mais demain, à qui le tour ? Aux étrangers ou assimilées comme tels ? Aux fainéants qui sont au chômage ? Bref, c’est une bd dont les réflexions non dites sont à méditer. |
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Les bd traitant de la maladie bénéficient toujours d’un effet compassion de ma part. Pourtant, je me dois de juger objectivement une œuvre sans tomber dans le piège facile de l’émotion. Cette œuvre nous fait découvrir une maladie que je ne connaissais pas bien à savoir la sclérose en plaques.
L’auteur prendra également le soin d’éviter tous les clichés du genre. J’ai bien aimé la différence de traitement que subit notre héros de sa vie parisienne à sa nouvelle vie à Nantes. Est-ce des clichés ? Je ne le pense pas car cela sent beaucoup trop le vécu. Les parisiens n’apprécieront sans doute pas.
L’approche qui a été suivie est celle du réalisme et de rester optimiste à la manière du succès de cinéma Intouchable. Pour autant, même si la lecture a été plaisante, je n’ai pas autant apprécié que d’autres œuvres que j’ai lues par rapport à la maladie et autres souffrances. Par exemple, La Parenthèse m’avait littéralement scotché. Je ne peux pas dire que celle-ci m’a fait le même effet. Bref, je reste objectif dans mon jugement. Pas facile dans une époque de tous corrompus. |
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Nom série
Sept pistoleros
posté le
20/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Et on continue dans les séries concept avec la fin de la saison deux des Sept. Verdict ? Sept Pistoleros est une histoire finalement assez décousue. Les présentations se sont arrêtées au quatrième pistoleros. Les autres compteront pour du beurre. De toute façon, aucun ne va véritablement sortir du lot. On a droit à un véritable western à la sauce spaghetti.
La morale de l'histoire est que l'on peut vaincre ses ennemis par la ruse et une bonne stratégie. Nul n'a besoin d'une arme à feu. Il est vrai que cela va flinguer de tous les côtés. C'est même un peu trop bourrin. Pour autant, l'introduction tout comme le final seront réussis. Certes, il y a les références aux grands western de cinéma. Cependant, il n'y a rien de vraiment original. Les légendes de l'Ouest n'ont toujours pas fini de faire couler beaucoup de sang. |
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Nom série
L'Or de France
posté le
20/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Le sujet est intéressant: pendant toute la durée de la guerre, mises à l'abri hors de l'Hexagone, les réserves d'or détenues par la Banque de France échappent à l'Allemagne et aux Alliés.
Les 254 tonnes de lingots et de pièces entreposées au siège, le deuxième plus gros stock mondial, constituent alors un patrimoine très convoité. Dès leur entrée dans Paris, les officiers du Reich tentent de s'en emparer. Une course contre la montre s'engage alors pour faire sortir le trésor de la métropole.
En l'espace d'un mois, 300 camions prennent la route. La marine prend le relais. A la fin de la guerre, seulement 395 kilos d'or manqueront à l'appel. Retour sur cette incroyable épopée avec ce diptyque qui retrace les faits de manière romancée mais tirée d'une histoire vraie mais peu connue.
Le défaut majeur de Pecau (le scénariste de L'Histoire Secrète) semble être le manque de fluidité de la narration avec des dialogues pompeux. Par ailleurs, les personnages se ressemblent presque tous ce qui n'aide pas à la compréhension de ce récit. C'est un dessin assez figé par moment qui reste en tout point très classique. Au final, on suivra tout de même l'intrigue car le sujet demeure intéressant. |
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Delcourt exploite avec vigueur le filon des séries thématiques. Après Biribi, voici le labyrinthe pour un concept basé sur l'évasion. Je crois qu'il y a unanimité pour dire que c'était une belle idée mais assez mal exploitée. Une prison peut être également un labyrinthe mental dont il faut s'échapper. Ce n'est pas tant la complexité qui m'a rendu perplexe mais le traitement très chaotique. On ressort de cette lecture absolument pas convaincu du tout. J'avoue avoir décroché vers la moitié de ma lecture même si je me suis forcé jusqu'à la fin pour croire à un miracle. Il est clair que Mathieu Gabella nous avait habitué à mieux. |
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Nom série
Le Malvoulant
posté le
20/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une histoire mâtinée de fantastique qui se révèle être seulement dans la moyenne des productions du genre. Le cadre est celui de la Vendée et de ses mystères. Or, le principal mystère sera à rechercher du côté de Sumatra ce qui va enlever un peu de charme à la série. J'avais bien aimé le début et un peu moins la suite. Trop d'invraisemblances et des pouvoirs de télékinésie qui seront assez peu employés.
Le second tome est graphiquement un peu différent du premier. Pourtant, le dessinateur et le coloriste sont les mêmes. Il y a eu des choix opérés qui ont changé la donne. Le premier tome était assez sombre au niveau des couleurs. Il y avait une ambiance un peu particulière qui s'est évaporé avec le second puis le troisième et dernier chapitre. Cela manque parfois de mouvement.
Au final, même si c'est classique, cela n'en demeure pas moins plaisant à lire grâce à une intrigue à rebondissement. Efficace mais peu surprenant... |
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Je suis un féru d’histoire et j’ai aimé jusqu’à présent les œuvres de cet auteur espagnol. Pour autant, je dois bien avouer que celle-ci ne passe pas. L’ennui s’est glissé dès les premières pages pour en devenir par la suite totalement insupportable. Il manque tout simplement un scénario ou du moins un peu de piment qui nous ferait nous intéresser à ces cinq auteurs espagnols de bande dessinée voulant défier une maison d’édition estampillée d’état sous le régime dictatorial de Franco. Le format étant petit avec de petites cases, cela n’a pas aidé à la digestion. Ma note sera sans aucun doute assez sévère pour une telle œuvre mais elle traduit le fait que je n’ai pas vraiment aimé car je n’ai pas accroché. Vraiment désolé. |
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Combien de thèses ésotériques remettant en cause les fondements même du christianisme ai-je pu lire ces dernières années ? Une vraie flopée ! Celle-ci ne fait pas exception à la règle suggérant qu’en réalité le Christ avait renié Dieu pour son rival Satan.
Tous les ingrédients du genre semblent être réunis dans cette bd. On utilise des flash-back dans le passé pour souligner que c’est un vieux combat qui va se prolonger dans notre présent. On utilise également les conflits de personnes entre le pape et les cardinaux rêvant d’accéder à cette fonction suprême. On utilise également une jeune fille en proie à des visions un peu étranges. Le tout ne donnera pas quelque chose de vraiment original. C’est archi vu. Il n’y a aucune touche. C’est presque un repompage de ce qui existe.
Par ailleurs, le dessin n’est pas réellement soigné. Bref, cela ne m’étonne pas que cette série soit considérée comme à l’abandon. Il n’y a plus rien à ajouter. |
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Nom série
Châteaux Bordeaux
posté le
21/05/2011
(dernière MAJ le 15/04/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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La couverture est de toute beauté. C'est même la plus belle de l'année à mon sens. Elle invite véritablement à découvrir cette bd tel un bon vin que l'on déguste paisiblement au milieu d'un vignoble. Une belle jeune femme va reprendre l'exploitation d'un domaine dans la région de Bordeaux suite au décès d'un père distant. Elle va être confrontée à ses deux frères ainsi qu'à une multitude d'ennemis cachés qui ont des visées sur le devenir des terres de son enfance. Il lui faudra de l'humilité et du courage pour relever le défi et sauver l'entreprise familiale d'une faillite annoncée.
C'est vrai que la trame de cette saga au coeur du Médoc est plutôt classique. Cependant, j'ai apprécié sa redoutable efficacité. J'avais peur d'un repompage tiré des fameuses Gouttes de Dieu dont le synopsis était plutôt ressemblant. Pour autant, le récit va prendre une autre dimension plus mélodramatique et surtout une autre direction. On se situe un peu dans l'ambiance d'un Dallas du vignoble à la manière des Maîtres de l'Orge pour ne citer qu'un exemple.
J'ai aimé ce côté un peu terroir dans la description des métiers du vin. C'est introduit tout en finesse. Par ailleurs, le dessin est sublime par cet aspect réaliste qui fourmille de détails. La maîtrise du scénario semble parfaite. On a envie de se plonger dans ce Châteaux Bordeaux. Cela promet d'être un grand cru de bd ! Cependant, inutile d'attendre des années que cela mûrisse ! Vous pouvez y goûter sans modération !
La lecture du tome 2 confirme tout le bien que je pensais de cette série. Il commence à y avoir une âme dans la reprise de ce domaine vinicole au coeur du Médoc à savoir le Chêne Courbe. On arrive à sonder les profondeurs de la terre et des racines de ce domaine tant convoité. On voit également le rapprochement de cette série avec les fameuses Gouttes de Dieu mais en moins comique, sur un registre plus drame familial. C'est certainement ce qui va faire la réussite de cette saga qui est riche de précision et de réalisme. On voit d'ailleurs l'apparition du célèbre Michel Rolland dans son propre rôle. Cela donne de la crédibilité à l'ensemble. Oui, nous avons là un grand cru 2012.
Le tome 3 a une magnifique couverture qui renoue avec la beauté de la première. Au niveau de l'intrigue, cela se corse un peu et on en apprendra davantage. Il reste toujours le charme de découvrir du bon vin notamment lors de la séance de dégustation. J'admire la pugnacité d'Alexandra Baudricourt à vouloir conserver à tout prix le domaine familial malgré l'adversité et les coups foireux de la belle-soeur avide d'argent. C'est encore un épisode plein de saveur à consommer sans modération.
Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 3.75/5 - Note Globale: 4/5 |
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Nom série
Le Banni
posté le
24/05/2010
(dernière MAJ le 15/04/2013)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Franchement bien) |
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Mon 2000 ème avis portera sur un véritable coup de cœur ou plutôt un coup de foudre. Dieu qu'il est bon d'être ainsi foudroyé ! Il est rare que je mette 5 étoiles au premier tome d'une bd. J'ai envie de faire une exception pour celle-ci à cette occasion un peu spéciale pour moi. Je trouve cette fresque tout simplement magnifique dans son traitement graphique et narratif. Oui, nous avons là une œuvre de qualité d'une rare intelligence. C'est une réussite ambitieuse à bien des niveaux. Pourtant, les auteurs ne sont qu'à leurs débuts dans ce métier. Raison de plus ! Le talent n'attend pas forcément le nombre des années !
L'imaginaire rappelle sans doute un peu celui de la trilogie du Seigneur des Anneaux mais sans les elfes, nains et autres dragons propres au genre héroïc fantasy. Il y a également une cartographie qui se dessine devant nous. On cerne assez rapidement les différents enjeux géographiques et politiques à travers les frontières de ce royaume menacé et sans héritier connu.
On est certes en présence d'un véritable tome introductif mais cela nous laisse un peu sur notre faim. On aurait souhaité que cela soit encore plus long. C'est quand même bon signe en espérant que la suite sera de la même veine. Le personnage même du banni qui représente à la fois la grandeur et la décadence nous incite à découvrir sa légende entre la peur et la rédemption au milieu d'une guerre qui le dépasse.
Il est vrai que les ingrédients de ce récit au genre médiéval-fantastique sont plutôt classiques. C'est sans aucun doute la mise en scène réalisée avec maestria par des auteurs débutants qui relève le niveau. Si on ajoute un graphisme hors pairs, on a quelque chose qui se dégage du lot des productions habituelles et qui donne une véritable dimension épique à l'ensemble.
Le lecteur aura même la possibilité de prendre un peu de recul par rapport à l'histoire pour découvrir au second plan de multitudes de petits détails dont l'arrière plan fourmille. La première lecture a laissé place à l'émotion et au dépaysement de cet univers foisonnant. La seconde nous permet d'apprécier la richesse de l'histoire, les cadrages, la maîtrise de la narration ainsi que le graphisme pour encore plus apprécier cette œuvre magnifique.
Qu'ajouter de plus pour entrer dans cette légende ? Qu'est ce qui pourrait donner encore plus envie de se plonger dans cette série qui s'avère magistrale ? Un somptueux dessin ? Certes mais cela ne suffit pas ! Une histoire merveilleuse et passionnante qui ne lasse jamais ? Peut-être bien ! C'est en tout cas cette étincelle qui m'a passionné pour la bande dessinée que j'ai retrouvé dans ce petit bijou.
C'est une symphonie des sens totalement époustouflante qui ne demande qu'à être découverte par vos soins.
Mise à jour du 15 avril 2013: J'apprends avec stupéfaction l'arrêt de la série pourtant partie sur de très bonnes bases. Je me devais également de réagir. Je ne peux décemment pas garder la note culte. Du coup, passage à 4 étoiles, ce qui témoigne tout de même d'une grande qualité intrinsèque. Pour l'achat, je ne peux décemment pas conseiller d'investir pour une série à l'arrêt. On me rétorquera que l'art ne se commande pas et que ce sont les affres de la création. Certes mais déception quand même. |
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Nom série
La Française
posté le
14/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je partais sans a priori pour ce récit se déroulant à Buenos Aires et traitant du proxénétisme. Cependant, le scénario à force de patiner m'a fait lâcher prise. Bref, on s'ennuie mortellement malgré une trame non conventionnelle.
Le sujet paraissait intéressant avec ces françaises prostituées qui sont envoyées en Argentine pour leur qualité. L'assassinat d'un juge va être le prétexte à une enquête glauque dans le milieu mené par un journaliste. Il y aura une multiplication des points de vue et des intrigues.
J'ai eu beaucoup de patience sachant que Carlos Trillo, auteur argentin décédé il y a peu, signe cette bd. Néanmoins, rien n'y a fait.
Le dessin m'est apparu trop expressif avec des trognes peu avenantes. On se perd dans les déambulations des différents personnages. Dommage car la chronique sociale paraissait assez intéressante. |
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L'introduction de cette aventure maritime est plutôt réussie. On a un bourgeois qui abandonne sa famille pour vivre des aventures exotiques en faisant le tour du monde. Ma première pensée est "mais quel peut-être l'homme qui fait cela à sa famille au nom de sa liberté individuelle". Cependant, comme on ne doit pas juger les gens, je m'abstiendrai par conséquent de dire ce que je pense. C'est le point de départ à une aventure qui nous entraîne dans les mers de Papouasie au commencement de la Première Guerre Mondiale.
La série est financée par My Major Company qui se lance dans la bd après la chanson (le fameux chanteur Grégoire). L'auteur avait déjà fait ses premières armes en tant que dessinateur avec la série Le Cycle d'Ostruce qui m'avait marqué par son originalité. J'avais apprécié le dessin ce qui est encore le cas dans un registre plus réaliste avec des décors maritimes somptueux. Par ailleurs, il ne se débrouille pas trop mal en sa qualité nouvelle de scénariste.
En effet, j'ai bien aimé certains personnages dont celui de l'abominable Lukian Bruckner. On remarquera que le titre de la série porte le nom de sa nièce qui pourtant apparaît comme assez effacée. On ne s'ennuiera pas une seconde car l'action semble omniprésente. Bref, cette ballade risque de durer un peu plus longtemps que prévu. On suivra cela avec intérêt. |
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Nom série
La Gröcha
posté le
14/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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La gröcha est une bd désespérément noire quant à l'avenir de l'humanité. Sa couverture un peu rose bonbon n'est pas le meilleur choix pour refléter un contenu plutôt grave. Nous avons une famille qui a perdu leur petite fille victime d'une épidémie qui touche notre pays. C'est dans ce contexte un peu schizophrène que va évoluer notre couple en déshérence après la perte de cet être cher.
Je n'ai pas ressenti l'intensité de la dramaturgie de ce récit sans doute lié au fait qu'on n'arrive pas à s'attacher à ce couple qui se déchire violemment. La fin de cette histoire est sans appel et d'une noirceur qui peut terrifier. Le cadre était sans doute intéressant et à développer un peu plus or on va se concentrer sur l'intimité des personnages. Du coup, on perd de vue la portée universelle du rapport entre l'homme et la nature. Une oeuvre pas totalement aboutie mais qui demeure tout de même intéressante. |
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Nom série
Fatale
posté le
14/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'ai été attiré par un stickers sur la couverture indiquant la mention "Angoulême sélection 2013". Je m'aperçois une fois de plus que le jury a choisi une oeuvre qui ne méritait pas un tel honneur.
Je suis assez perplexe quant au choix de leur sélection. Il existe des milliers de bd qui paraissent chaque année. Je pense que malheureusement, le jury de sélection ne se contente que de lire un petit nombre d'oeuvres sans avoir une réelle connaissance du marché par manque de temps de lecture.
On entre dans une ambiance à la polar noir avec tous les stéréotypes du genre pour verser à la fin dans le fantastique gore. J'avoue ne pas avoir ni apprécié le scénario, ni apprécié le dessin trop étriqué dans de petites cases. Sans doute suis-je trop difficile. Ou peut-être que par ma diversité de lecture, j'arrive désormais à séparer le grain de l'ivraie. |
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Nom série
Batchalo
posté le
14/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je vais réparer une véritable injustice en postant cette série. Il faut dire que les roms ne sont pas très appréciés en Europe. On ne se soucie que très peu de leur sort. Ils sont les victimes d'une peur irrationnelle. Ils font l'objet de fantasme et de stéréotypes.
Constitués d'une multitude de groupes et de famille, les populations tziganes trouveraient leur origine dans le nord de l'Inde, région du Penjab, qu'ils auraient quitté au Xème siècle pour une raison inconnue. Depuis, ils ont sillonné le Proche-Orient puis plus tardivement l'Europe avec leurs roulottes.
Il faut savoir qu'ils ont également été les victimes des camps de concentration nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. L'histoire de cette bd basée sur des faits réels commence en février 1939 en Bohême où des enfants sont enlevés. Un policier tchèque va joindre ses efforts pour les retrouver avec une communautés de roms. Malheureusement, ils vont être confrontés à l'horreur perpétuée par les nazis aidés de scientifiques acquis à leur maudite théorie sur les races.
Ce récit est non seulement très bien dessiné mais également bien scénarisé. Il y a un dosage parfait entre les faits historiques et l'intensité dramatique. L'auteur a réalisé un gros travail de recherche notamment au centre de documentation de la Fédération nationales des associations solidaires d'action avec les Tziganes et les Gens du voyage à Paris.
C'est une première pour le dessinateur mais quelle claque. La couverture est magnifique et traduit le ton sépia des 74 pages. Il a su nous captiver d'emblée par un dessin soigné. J'applaudis des deux mains pour un travail de haute qualité sur une belle histoire d'amour familiale.
Je ne vais pas reparler du devoir de mémoire qui semble gaver une partie des lecteurs. Cependant, cette bd permet de découvrir une partie moins connue, mais tout aussi macabre, des abominables actions nazies. Une bd sur un sujet difficile mais néanmoins nécessaire pour comprendre ce que ce peuple a subi. Et peut-être qu'après lecture se développera un sentiment nouveau : celui de les regarder sous un autre angle. |
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Nom série
Les Amazones
posté le
07/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je ne connaissais pas très bien le contexte de la guerre de Crimée qui a eu lieu de 1853 à 1856. Cette bd nous entraîne dans le camp des anglais où l'on va se concentrer sur un vieux général et un lieutenant en mission. On va découvrir que leurs adversaires sont des mercenaires à la solde des russes. Leur caractéristique: ce sont des femmes guerrières qui ne feront pas dans la dentelle.
Quand on pense aux amazones, on ne pense pas forcément aux Koumanes. Il aurait été sans doute souhaitable de trouver un autre titre pour ce diptyque. Il est clair que la fierté des hommes sera mise à rude épreuve. Est-ce une leçon d'humilité qui laisse à réfléchir ? Sans doute pour les tenants d'une pensée rétrograde dont je ne fais pas partie.
J'ai bien aimé le second tome bien qu'il soit encore plus sanglant avec pour thème la lutte de pouvoir. Le final du plus bel effet sera directement à relier avec la dernière case du premier tome. En conclusion, il s'agit là d'une oeuvre intéressante surtout sur le fond avec une exploration de l'âme humaine tout en finesse. Sur la forme, on appréciera l'intelligence de la construction. A découvrir pour les amateurs d'Histoire de guerre. |
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Deux grands noms: Dufaux au scénario et Serpieri au dessin. Le lecteur avait tout pour être heureux. Et pourtant, il manque quelque chose qui ferait véritablement décoller cette histoire. Le manichéisme sera de mise. Bref, peu d'originalité dans le scénario. On était habitué à mieux.
Au second tome, on change le nom de la série et on remplace également le dessinateur de la sérié érotique des Druuna. Le successeur se débrouillera fort bien avec des planches de bonne qualité. C'est un bel univers que cette Venise futuriste où le Doge s'accroche à son pouvoir.
En conclusion, c'est beau mais sans véritable saveur particulière. |
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Nom série
Juarez
posté le
07/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai entendu parler de cette ville au Mexique où les disparitions des femmes avoisinent des chiffres si impressionnants que l'on a de la peine à y croire. Et pourtant, il s'agit bien de la ville la plus dangereuse au monde surtout pour les femmes. La corruption a gangrené tous les niveaux de l'administration et de l'appareil d'état offrant une véritable impunité au crime. Une véritable guerre fait rage. C'est dans ce contexte qu'intervient cette histoire inspirée de faits réels.
Cette bd nous fait prendre conscience de comment cela se passe au Mexique. La libération récente de Florence Cassez nous a rappelé à cette réalité. Les enlèvements sont fréquents et les meurtres également. L'originalité sera dans la chute finale de ce one-shot. Il est vrai que je me suis posé une question au tout début qui aurait pu me mettre sur la piste. A lire malgré de grosses ficelles. |
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Le début de cette lecture m'a paru difficile. Sans crier gare, on entre dans une pure uchronie où la France de 1832 est dirigée par un Président de la République devant faire face à du terrorisme pour un retour à la monarchie. C'est dans ce contexte politique qu'on va suivre le destin de deux familles de bourgeois : les Algo-Berang et les Delostange. L'une des familles va se servir de l'autre pour accomplir une sombre machination sur fond de loge maçonnique. La couverture fait d'ailleurs très ésotérique et donne un aspect un peu trompeur sur l'oeuvre.
Au final, on aura une saga familiale plutôt réussie sur un fond historique intéressant. Le scandale de Panama est évoqué indirectement. Il y a plein de détails qui rappelleront la vraie histoire. On suivra avec grand plaisir ce thriller qui nous plonge dans l'ambiance XIXème siècle. Un mélange de force et de délicatesse au niveau du dessin. On attend la revanche de l'une des deux familles. |
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Lorsqu'on évoque la première Guerre mondiale, on se souvient de cette sale guerre qui a duré 4 ans. On se souvient des tranchées et du nombre impressionnant de pertes en vies humaines. Cependant, il y a eu également les blessés et les mutilés. Le thème traité par cette bd est celui des gueules cassées. En effet, il y a eu 500.000 cas de mutilations et de visages ravagés. Notre héros qui fut jadis un bel homme revient dans son village natal des Pyrénées quelques mois après l'Armistice. Il va avoir du mal à s'intégrer ne serait-ce que dans sa propre famille. On va ressentir toute la rage qu'il contient. Il a perdu tous ses amis dans ce conflit.
Ce premier tome est particulièrement réussi. Cependant, la fin arrive trop vite. Cela semble se terminer sur un coup d'éclat mais on devine qu'il y a autre chose qui se cache. Cette chronique intime est doublée d'une enquête policière sur un tueur d'animaux. On se demande comment les deux histoires vont se rejoindre et quel est le lien avec notre poilu. C'est en tout cas traité avec subtilité, pudeur et intelligence. Comme quoi chez l'éditeur Bambou, il peut y avoir de bonnes surprises... |
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