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... a posté 1535 avis et 252 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  La Légende des nuées écarlates  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome nous plonge brutalement dans ce qui fait la force et la faiblesse de cette série. A savoir un dessin très beau et clair, et une intrigue qui est, elle, plus qu’opaque.

En effet, j’avoue avoir eu pas mal de mal à entrer dans cette histoire, ne saisissant pas facilement les tenants et aboutissants d’une histoire amenée de manière trop détournée je trouve (même si Miyazaki m’a familiarisé avec une partie de l’imaginaire japonais – les loups Izunas par exemple (qui ont donné lieu à une série dérivée).

Par la suite l’intrigue est plus simple à suivre, même si j’avoue ne pas avoir tout compris dans le dernier tome (où les couleurs sont plus brillantes, le rouge et le blanc étant moins omniprésents).

Le dessin, jouant le plus souvent sur les oppositions entre le blanc immaculé, cristallin, et un rouge sang, affiche une signature graphique originale et très forte. Le coup de crayon et la palette graphique sont d’entrée captivants. Même si ce dessin peut paraître paradoxalement trop léché, trop froid (ce n’est pas mon préféré, malgré tout le talent que je reconnais à Tenuta (dont c’est le premier travail que je découvre).

En tout cas, le dessin renforce les contrastes du récit, finalement très violent, alors même que l’ambiance générale est souvent au grand calme, à la lenteur qu’engendre le froid, le grand blanc recouvrant les paysages et les êtres vivants. On meurt dans un univers poétique, les gouttes de sang maculant le manteau neigeux comme des points de suspension trainant derrière la lecture d’un haïku.

Au final, c’est un avis mitigé, et en tout cas plus nuancé que la plupart de mes prédécesseurs. Si j’ai bien aimé les partis pris graphiques (dessin et colorisation), j’ai été moins accroché par l’histoire. Cela reste tout de même une série très recommandable.

Nom série  Mignardises  posté le 07/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ralf König est un auteur assez original, qui produit une œuvre où son style est reconnaissable dans chaque album. J’avoue apprécier de plus en plus ce qu’il fait.

Je reste par contre un chouia déçu par la lecture de celui-ci, même s’il n’est pas désagréable pour autant.

Une page de présentation avec Batman et Robin me laissait croire à une parodie de super-héros, mais il n’en est rien (et c'est dommage !). Cet album rassemble une dizaine d’histoires qui n’appartiennent pas toutes à la même thématique.

Mes préférées sont les deux premières, avec deux épisodes célèbres de la Bible revisités (le sacrifice d’Abraham et le combat entre David et Goliath). A chaque fois les dialogues entre David ou Abraham et Dieu sont plutôt iconoclastes et réussis. Les histoires suivantes sont inégales et pas toutes intéressantes. A noter que la dernière, la plus longue, voit intervenir deux personnages fétiches de l’auteur, Conrad et Paul.

Pour le reste, on est en territoire connu pour les lecteurs de König. Un dessin sans fioriture ni décors développés, un humour omniprésent (tendance trash parfois, ou absurde, comme l’histoire avec un membre d’une commission de l’UE)), et une sexualité exacerbée, centrale (et une homosexualité volontairement mise en avant – même si certains personnages sont hétéros).

Nom série  Célestin Gobe-la-lune  posté le 07/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série courte, mais franchement réussie, et que je vous recommande fortement !

En effet, Lupano a réussi là non pas un chef d’œuvre ni une œuvre culte, mais une petite histoire sans prétention, pleine de fraicheur, de poésie et d’humour, qui fait qu’on s’attache à ce Célestin, dépassé par les événements tout en souhaitant les bousculer.

Les dialogues sont chouettes, légers, et l’intrigue est dynamique. On est embarqué dans ce qui est une sorte de farce. Les bons mots fusent, parsemés de citations de poètes – en cela une certaine parenté avec De Cape et de Crocs affleure, même si les deux univers sont éloignés.

Le dessin de Corboz peut parfois sembler gras, flou, peu précis. Mais en fait, un peu comme les textes et l’histoire elle-même, c’est une simplicité qui met en avant l’essentiel : le superflu, l’énorme, et non le détail.

Les méchants et les gentils se confondent – dans tous les sens du terme (voir la Révolution avortée par le palais lui-même, un roi bonasse que la seule vraie méchante – sa sœur – n’arrive même pas à renverser alors qu’il ne tient même pas au pouvoir : elle est pire qu’Iznogoud !).

Célestin dans tout ça n’est qu’une sorte de projecteur, dirigé sur les protagonistes réellement déterminants. Il subit les choses, prêt à tout gober, et pas que la lune.

Bref, c’est une lecture rapide, mais distrayante.

Nom série  L'Ordre des Dragons  posté le 07/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui puise son inspiration dans pas mal d’influences, du Da Vinci Code et ses succédanées à Indiana Jones, en passant par Je suis légion avec des thèmes vus dans d’autres séries (comme Labyrinthes par exemple, situant l’Agartha au même endroit).

Je ne suis au départ pas trop fan d’ésotérisme, et ne suis donc pas vraiment le cœur de cible de cette série. Mais je dois reconnaître qu’elle se laisse lire, posant l’intrigue et l’épaississant en parallèle de son déroulé. Cela se passe essentiellement durant l’accession d’Hitler au pouvoir (même si le mythe de Dracula est rattaché à l’intrigue), Hitler lui-même faisant partie du complot – plus comme exécutant que comme dirigeant d’ailleurs.

Si vous êtes adeptes de ce genre d’histoire, elle vous plaira. Pour ce qui me concerne, j’y suis moins réceptif. Pareil pour le dessin, pas mauvais (et le changement de dessinateur ne s’est heureusement pas fait trop sentir), mais son côté « léché » parfois m’a laissé de marbre.

Un « pas mal » sans plus.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Serpents aveugles  posté le 06/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet de cet album est de ceux qui me touchent, c’est-à-dire l’engagement, son dévoiement, et en particulier dans cette période cruciale qu’est celle de la guerre d’Espagne, de 1936 à 1939, durant laquelle se déroule cette intrigue.

Mais je pense que Cava aurait pu développer la personnalité de ses personnages principaux, et donner un peu plus de rythme à son histoire.
Par ailleurs, si je pense être au fait des affrontements entre les différentes factions de la gauche antifranquiste (Communistes staliniens, POUM, CNT anarchiste…), il aurait peut-être fallu un peu développer cela pour le lecteur béotien (si vous voulez compléter cette lecture avec un bon témoignage de cette époque et de ses tensions, plongez dans l’excellent bouquin d’Orwell « Hommage à la Catalogne »). Pour ne pas alourdir l’intrigue, un petit lexique en fin d’album aurait été bien vu peut-être ?

Ces réserves mises à part, l’histoire se laisse lire quand même, et est relativement intéressante. Même si je n’ai saisi qu’aux deux tiers de l’album qui était le personnage recherchant Ben, et pour qui il travaillait. Cela ajoute une touche originale – pas forcément exploitée à fond (mais le parti pris réaliste domine dans cette histoire).

J’ai un avis mitigé à propos du dessin de Segui, pas réellement mauvais, mais qui n’est pas ma tasse de thé, et qui par ailleurs n’est pas toujours très clair dans les scènes se déroulant dans la pénombre ou pour certains visages.

Nom série  Retour au collège  posté le 06/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais feuilleté cet album lors de sa sortie chez un copain, sans que cela ne me pousse à le lire vraiment. C’est chose faite aujourd’hui, et je ne suis pas forcément très emballé par cette lecture.

J’aime pourtant ses albums autobiographiques sur son enfance (L'Arabe du futur), mais je n’ai pas retrouvé ici le ton légèrement décalé, humoristique qui m’avait séduit dans sa série récente. Idem pour l’habillage. Pas de colorisation, et un dessin minimaliste – pourquoi pas ?

Alors, c’est sûr, il ne s’agit pas ici de vrai documentaire, mais d’une vision un peu caustique d’élèves d’une classe de collège issus de milieux très favorisés (on pense à Janson de Sailly par exemple dans le très chic XVIème arrondissement de Paris). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sattouf ne les montre pas sous leur meilleur jour. Réaliste ou pas ou s’en fiche, mais est-ce intéressant à lire ?

En fait, c’est là que le bât blesse, je n’ai pas été intéressé par cette lecture. Ni documentaire, ni histoire bien bâtie, on suit les deux semaines de Sattouf en immersion dans cette classe sans trop s’attacher à ces gamins souvent insupportables.

Ce n’est pas ce que l’auteur a fait de mieux, c’est clair.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Jojo moniteur de ski  posté le 05/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
B-gnet est un auteur que je suis régulièrement, et donc je me suis intéressé à cet album, que le titre et la couverture m’avaient au départ fait assimiler à un album jeunesse. En fait il n’en est rien ! Ce serait d’ailleurs plutôt l’inverse, le dessin simpliste (avec des personnages parfois patatoïdes, caractères humains et animaux étant mêlés), la colorisation elle aussi simple et pétante n’étant là que pour habiller (encore qu’ici le terme soit mal approprié) un contenu bien plus « adulte ».

En effet, ce défouloir de potache joue à fond l’humour noir et surtout absurde, mais avec un côté graveleux plus qu’assumé, puisque Jojo est une sorte d’obsédé. Une petite touche de trash ponctue régulièrement les saynètes.

Celles-ci sont découpées en courts chapitres de quatre pages (le tout formant une histoire), entrecoupés de parodies de publicités.

C’est inégal et loin d’être toujours réussi. Mais les amateurs d’humour con et absurde (et pas trop jeunes en fait) peuvent y trouver leur compte.

Nom série  Le Sentier des Reines  posté le 04/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un avis mitigé que je vais mettre sur le site pour cette série, qui ne m’a pas emballé plus que cela, mais qui possède pourtant de réelles qualités.

En effet, j’ai trouvé le dessin figé (mais je m’y suis fait et lui trouve finalement des qualités), ceci renforçant le côté très austère de l’histoire, et des personnages principaux, dans un après-guerre marqué par la mort, ici omniprésente : le mari/ le fils tués dans une avalanche après avoir survécu à la grande boucherie de 14-18, la mort menaçante dans cette course poursuite à quoi se résume parfois ces aventures. Mais une mort invisible.

Les deux femmes (Blanca la mère et Pauline sa bru, qui n’est souvent que son ombre, la personnalité de cette dernière étant très en retrait) sont austères, et le gamin qui les accompagne est lui-même effacé (même s’il commente en voix off certaines péripéties). Il n’y a en fait que le vagabond qui les poursuit, les menace, pour dynamiser un peu ce récit qui traine un peu en longueur et créer quelques rebondissements.

En fait, plus que d’une course poursuite, une fuite en avant, il faut lire au travers de cette histoire la libération – tardive il est vrai ! – de Blanca, qui découvre les idées féministes, et qui voit le monde – dans tous les sens du terme au final – s’ouvrir devant elle.

Une histoire qui se laisse lire, mais qui m’a laissé quelque peu sur ma faim.

Nom série  Lanfeust De Troy  posté le 03/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avise cette série longtemps après le déferlement critique et médiatique dont elle a pu faire l’objet. En effet, elle a donné naissance à une sorte de franchise, où ont été usées jusqu’à la corde les idées présentes dans le cycle inaugural. J’ai lu – en partie seulement pour certaines – quelques-unes des séries dérivées de cet univers, avec immanquablement la déception qui me stoppait plus ou moins rapidement.

En tout cas, « Lanfeust de Troy » a « lancé » ses auteurs, et les éditions Soleil dans la foulée, et connu un très grand succès (commercial s’entend). C’est donc, par certains côtés, une sorte de série culte, même si ce n’est pas du tout dans cette catégorie que je vais la ranger.
L’ayant lue pas mal de temps après sa publication et le battage dont elle a pu faire l’objet, c’est avec assez de recul que je vais donner mon avis.

D’abord, il faut dire qu’elle s’adresse plutôt – même si pas exclusivement en fait – à de jeunes ados, je pense. Ensuite, replacée dans son contexte, et en faisant abstraction des nombreuses suites ou copies qui l’on suivie ou qui s’en approchent (que ce soit chez Soleil ou ailleurs, par exemple dans la collection Terres de Légendes chez Delcourt), ces huit albums sont pas trop mal fichus.

Les personnages sont assez typés, sans trop de nuance, que ce soit Lanfeust, héros malgré lui (même succès « involontaire » auprès de la gente féminine, ce qui finit par en faire un bellâtre à la personnalité faible), les deux sœurs qui lui tournent autour (sa « fiancé » C’ian, très classique, et Cixi l’obsédée sexy et peu farouche) avec leur vieux sage de père, ou le Troll Hébus (sorte d’Obélix ne pensant qu’à taper et à bouffer). Et l’inévitable méchant, Thanos, qui n’a de cesse de contrecarrer les projets de Lanfeust et de sa petite troupe.

La série puise un peu partout des références (Zorro, Tarzan, King Kong, etc), glisse un maximum de clins d’œil à la culture populaire. On massacre à tour de bras, le sang gicle, mais dans la bonne humeur, sans que la tension ne monte beaucoup. Cette bonne humeur, des jeux de mots (surtout sur les noms de personnages, mais pas que) tentent de l’entretenir, avec plus ou moins de bonheur.

C’est cela qui fait la force et la faiblesse de cette série : c’est distrayant, on ne se prend pas la tête, mais dessin et intrigue finissent par devenir passe partout, ne « marquent pas » – en cela la renommée de cette série est de mon point de vue inexplicable.
J’avoue que l’intérêt diminuait quelque peu dans les deux/trois derniers tomes. Et les happy ends amoureux du final ne m’ont pas non plus enthousiasmé.

Nom série  Le Courseur et autres histoires drôles  posté le 02/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, ben je me retrouve à essayer de noter, de donner un avis clair et précis sur ce qui ressemble quand même pas mal à un ovni.

D’abord parce qu’on ne le voit pas si souvent ! Il m’a fallu pas mal de temps, de recherches – inutiles – et finalement de pot, pour dégotter cet album, d’occase, et dans un super état en plus !

Ovni surtout pour son contenu. Quel auteur barré ! Mais quel auteur intrigant, intéressant et déroutant. D’ailleurs, autant vous dire que mon conseil d’achat s’agrémente d’un conseil de feuilletage avant d’acheter. Ce n’est clairement pas main stream, et il faut être accessible à un univers qui ne se laisse pas apprivoiser, voire concevoir facilement.

Le seul point commun des quatre histoires – trois relativement courtes, « Le courseur » étant nettement la plus développée –, c’est une certaine poésie, plus ou moins noire, une forme de surréalisme, une rêverie plus ou moins éveillée, qui irrigue des scénarii par ailleurs parfois hermétiques (c’est surtout le cas du « Courseur », qui ne m’a pas encore livré tous ses secrets).

Le dessin est lui aussi très personnel et original. En tout cas il m’a bien plu. Avec un très beau travail sur la géométrie pour le « Courseur », l’impression parfois d’avoir accès à des esquisses d’architecte. De plus, j’aime beaucoup aussi la colorisation – différente d’une histoire à l’autre –, généralement discrète (même si plus « voyante » dans « Machine » [superbes dégradés de rouille] et dans « Ophélie » [peut-être l’histoire qui m’a le moins accroché, malgré sa calme poésie]).

Voilà en tout cas un album qui sort de l’ordinaire, qui nous sort de l’ordinaire !
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Police Partout  posté le 01/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme les autres albums publiés à l’époque par bichro, on se retrouve de plain-pied dans l’univers Charlie Hebdo, dont Charb commençait à devenir un pilier.

On retrouve ici rassemblés des dessins parus dans sa rubrique « Charb n’aime pas les gens », d’une valeur inégale, même si le ton est volontairement engagé et agressif.

L’album est divisé en trois « chapitres ». « Police partout » d’abord, qui donne son nom à l’album, et le ton, puisque c’est une charge violente (dénonçant des bavures de l’époque ou détournant l’actualité), ensuite « F.N. partout », qui s’acharne donc contre ce parti (et surtout contre ceux qui votent pour lui). Enfin, une troisième partie est intitulée « béton partout », sans que je sache pourquoi, puisque c’est un fourre-tout où sont glissés tous les dessins n’entrant pas clairement dans les deux premières parties.

Tout n’est pas réussi, loin de là – ce n’est pas le meilleur album de Charb c'est clair – mais c’est souvent drôle, outrancier, la caricature (qui n’a pas toujours à forcer le trait ?) fait souvent mouche. Pour peu que vous soyez réceptif à ce type d’humour, et au message politique qui le soutient, alors n’hésitez pas à découvrir cet album, pas si courant à rencontrer en fait…

A noter qu’en quatrième de couverture, le directeur de Charlie de l’époque, Philippe Val en concluant sa postface affirmait à propos de Charb « je n’imagine pas le monde sans lui ». Les séides de Daech l’ont depuis hélas forcé à avoir de l’imagination…

Nom série  Les Fils d'El Topo  posté le 31/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jodorowsky explique dans une présentation que cette série est tirée d’un scénario qu’aucun producteur n’a voulu ou pu monter au cinéma. Le scénario aurait été l’occasion de donner une suite à « El Topo », film underground et culte du « cinéma de minuit », de la contre-culture américaine (il date de 1970).

Il faut dire qu’on peut comprendre la frilosité des producteurs, car on est ici à des années lumières du blockbuster à la Disney !

En effet, dans un univers western mal identifié, Jodorowsky convoque une grande partie de ses délires mystiques, entrevus dans une bonne partie de sa création : processions chrétiennes, bonzes ou autres moines se retrouvent dans le désert avec un naturel impayable. Pointe ici l’ironie – pour ne pas dire plus, de Jodo face aux Eglises. Aux Eglises « établies », il ajoute des symboles francs-maçons, quelques clins d’œil new-age…

Au milieu de cette imagerie improbable, il y a une histoire, difficilement racontable – et d’ailleurs pas forcément claire à appréhender –, celle de Caïn et Abel, fils d’El Topo. Caïn, maudit par son père, que nul ne peut regarder et à qui nul ne parle, et qui erre, cherchant son demi frère Abel pour le tuer et se venger de son père, à l’origine de la malédiction qui le frappe.

C’est foutraque, et il faut s’accrocher pour suivre la pensée de Jodorowsky, dans ce qui s’annonce être un triptyque. J’avoue être circonspect quant à la suite !

Reste le dessin de Ladrönn, que je ne connaissais pas, mais qui est vraiment très bon (et beaucoup plus clair que l’intrigue !), voire excellent. Découpage et cadrages sont volontairement « cinématographiques », très bons eux aussi. Jodorowsky a encore su dénicher un très bon illustrateur de ses idées foisonnantes et hallucinantes.

Un album inclassable.

Nom série  Histoires sans paroles  posté le 31/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album injustement méconnu, si j’en juge par le faible nombre d’avis à son propos. Il est pourtant facilement trouvable en occase – en tout cas sur Paris.

Et ça vaut la peine de le chercher, et de le lire, car il est vraiment plein de qualités. Graphiques d’abord, puisque le dessin de Mandrafina, dans un beau Noir et Blanc sans fioriture, précis, est vraiment très réussi. D’une clarté limpide, il est au service des histoires de Trillo.

Histoires sans paroles donc. Ces dix histoires sont toutes intéressantes (seule la dernière, « Le facteur » est peut-être un peu en deçà, et encore), même si le thème ou le ton changent. On y trouve de l’humour noir, parfois absurde. On y trouve aussi des histoires poétiques et loufoques (comme « La danseuse », sans doute la plus hermétique, ou « Le machiniste »).

Le titre de l’album, « Histoires sans paroles », m’a fait penser à l’émission de télé portant le même nom, et qui diffusait de petits bijoux du cinéma muet. Et en fait, les histoires de Trillo, par leur mécanisme, sont tout à fait sur le même rythme que ce cinéma muet, usant d’un burlesque noir et rythmé.

Les deux auteurs argentins nous ont concocté ici un très beau recueil, dont je vous recommande chaudement la lecture.

Nom série  A bas toutes les guerres !  posté le 30/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les lecteurs réguliers du Charlie Hebdo de l’époque – voire de toujours – ne trouveront rien de nouveau dans cet album, qui compile des dessins de Charb et de Luz parus essentiellement dans ce journal. En fait plus de Charb que de Luz, mais c’est un point de détail.

Comme le titre l’indique, cette « compilation » traite de la guerre, la maltraite plutôt, dans le ton antimilitariste qui a toujours été l’une des lignes directrices du journal.

C’est outrancier, violent et direct, contre la guerre en général et l’armée en particulier. Avec une bonne partie des dessins tapant sur l’intervention de l’Otan dans l’ex-Yougoslavie (au Kosovo), avec son cortège de « dommages collatéraux » et autres bavures – actualité de l’époque oblige.

Même si les faits relatés ont un peu disparu des radars et des mémoires, ça reste souvent amusant.

Nom série  Jours de gloire  posté le 29/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, Fabcaro publie de plus en plus – y compris ses fonds de tiroir (ce à quoi peut s’apparenter ce petit album au format original – mais finalement adapté à ces strips).

Pratiquement tous basés sur les mêmes ressorts comiques (un pauvre type, fort en gueule et bien naze, est confronté à sa connerie, dans une chute où le silence fait ressortir l’inadaptation de ses propos à la situation), ces gags de quatre images (pas de réelles cases) à chaque fois se laissent lire.
L’humour ressemble à celui que Fabcaro a développé dans Steve Lumour, l'art de la winne par exemple.

Sans déclencher l’hilarité, la majorité des gags font sourire. Pour l’achat, à vous de voir. Je suis moi plutôt client de ces « petites conneries » – et l’ai trouvé bradé d’occase…

Nom série  Didier Barcco  posté le 28/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eh bien, que voilà une histoire foutraque au possible ! Dans laquelle Monsieur Le Chien développe un humour totalement absurde, avec un quatrième ou cinquième degré – même si parfois le second suffit ! – pour nous raconter une histoire d’aventures de bac à sable.

On est parfois assez proche de l’humour du film « Le Magnifique », dans lequel Belmondo joue un agent secret surdoué, tombant les pépettes et les méchants à tour de bras, au mépris de toute crédibilité, surjouant le type satisfait. Didier Barcco est un peu son pendant (ou celui du Dujardin d’OSS 117), plus que de James Bond.

Sauf que ses aventures se déroulent dans l’univers moyennement exotique, et bérichon, de Châteauroux, et qu’il est appelé à l’aide par un magasin de meubles pour lutter contre la féroce concurrence d’une nouvelle enseigne – où pullulent de méchants vendeurs chinois.
S’ensuivent des massacres ubuesques, ponctués de répliques débiles et absurdes, sorties le plus sérieusement du monde par Barcco ou les autres protagonistes : un défouloir de potache que Monsieur Le Chien présente très bien, avec son dessin de bonne facture.

Si vous n’êtes amateur que de roman graphique au scénario et aux dialogues hyper réalistes passez votre chemin. Sinon, cet univers loufoque peut dérider vos zygomatiques.

J’avais rédigé cet avis lorsque je suis tombé sur un second tome (encore non référencé sur le site). Si cet album joue aussi sur le non-sens, l’humour absurde, je l’ai trouvé un peu moins réussi que le premier. Ces aventures aux Antilles (une courte histoire en fin d’album, en « bonus », est ajoutée, autour du majordome de Barcco) m’ont moins convaincu. Pour l’achat, vous pouvez vous contenter du premier tome je pense.

Nom série  Labo Reutwar  posté le 27/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais découvert le travail d’Emeriau avec sa série Sticky Pants (ça colle et ça moule les bollocks), plutôt délirante et réussie. C’est avec un a priori favorable que je me suis lancé dans la lecture de ce « Labo Reutwar ».

Et j’en ressors plutôt déçu. Certes, on est dans un registre d’humour assez proche de Sticky Pants, c’est très con, absurde (mais il n’y a pas – ou moins d’obsession sexuelle que dans Sticky Pants), avec des types recrutés par une entreprise pour redorer leur image, en testant les produits avant qu’ils ne soient mis sur le marché. Totalement débiles et/ou incompétents, ils ne produisent que des catastrophes, avec une propension à martyriser les animaux, ici soufre douleur et sauvagement massacrés.

Hélas, ce qui manque à cet univers trash et con, c’est de l’humour performant. En effet, si plusieurs gags sont réussis, ce n’est pas le cas de la majorité, et cela ne se renouvelle pas suffisamment. C’est une petite déception me concernant. Au point que je ne me ruerai pas forcément sur le second tome.

Pour amateur d’humour con au énième degré. Membres de la SPA ou de la fondation Brigitte Bardot s’abstenir !
Note réelle 2,5/5 (et un peu à l'arrache...).

Nom série  Manos Kelly  posté le 27/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai découvert le travail de Palacios – comme beaucoup je pense – avec la série Mac Coy, et j’avais alors beaucoup aimé ce dessin, très particulier.

Et c’est plus tardivement que j’ai eu sous les yeux le premier album de sa série western précédente, « Manos Kelly ». Il m’a fallu pas mal d’années pour dégotter les deux autres albums parus en France (surtout le dernier, « L’or des caballeros »). Ironie du sort, un mois à peine après avoir acheté cet album, je tombe en librairie sur l’intégrale, qui venait de sortir. Et que je me suis empressé d’acheter.

C’est que, non content de reprendre les trois tomes parus chez les Humanos (en leur redonnant au passage leur titre d’origine), elle contient en plus la première histoire dans laquelle apparait Manos Kelly (en Noir et Blanc) et une dernière histoire – cette fois-ci en couleur – « La guerre Cayuse », toutes deux totalement inédites en France.

Le dessin de Palacios est vraiment très bon. Son trait est gras (c’est très visible dans la première histoire/prologue en Noir et Blanc) et sa colorisation est à la fois baroque et psychédélique, avec des couleurs criantes, beaucoup de rouge, d'orange. C’est original, peut-être daté années 1970, certes, mais moi j’aime bien ce parti pris esthétique.

Les scénarii sont bons – les albums forment une histoire unique, même si chacun développe une aventure. A ce propos, à la fin de la dernière histoire, « La guerre Cayuse », un nouvel album était annoncé (d’ailleurs l’aventure n’est clairement pas finie), ce qui est frustrant. Je ne sais pourquoi ce projet n’a pas été au bout – même si je suppose que Mac Coy a éclipsé « Manos Kelly » et accaparé Palacios.

A noter le souci de Palacios de se documenter concernant les tribus indiennes, et la mise en avant de la colonisation espagnole de ce Sud-Ouest des Etats-Unis naissants et du Mexique. A compléter avec les albums de Kresse (Mangas Coloradas par exemple).

Alors, certes, on peut noter quelques facilités, des raccourcis maladroits et quelques dialogues et voix off un peu ratés, mais globalement, c’est une série que j’aime bien, avec un dessin qui sort vraiment du lot.

Pour finir sur l’intégrale, je note quelques changements de texte (dialogues parfois, mais surtout commentaires off) et une colorisation plus léchée, moins grasse parfois que dans les albums des Humanos.

Western baroque à découvrir !

Nom série  Les Phalanges de l'ordre noir  posté le 26/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, c’est marrant, je pensais avoir avisé cet album depuis longtemps, avec les autres séries de Bilal ? Voilà donc un oubli aujourd’hui réparé.

Après les trois albums de la série des « Légendes d’aujourd’hui », dans lesquelles ils mêlaient intrigue social et influences plus ou moins fantastiques dans diverses régions françaises, le duo Christin / Bilal s’est donc décidé à franchir les frontières – et même plusieurs, puisque cet album traverse, en long, en large et en travers une bonne partie de l’Europe de l’ouest. Les deux auteurs traiteront de l’Europe de l’est et ses démocraties populaires dans leur collaboration suivante (Partie de chasse).

Une dizaine de vieillards, de diverses nationalités, rescapés des Brigades internationales et ayant « réussi » socialement depuis la guerre d’Espagne, se retrouvent quarante ans plus tard pour lutter contre un groupe terroriste, « Les phalanges de l’ordre noir » donc, réunissant lui d’anciens franquistes qu’ils avaient jadis combattus.

L’histoire se laisse lire, même si c’est parfois un peu trop verbeux. Et si certaines situations paraissent improbables (ils ont de beaux restes ces anciens, rangés mais prêts à redevenir guérilleros !).
Le final montre que Christin souhaitait mettre dos à dos toutes les formes de violence, qu’elles soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, dans ces années de plomb que furent les années 1970. Là encore, comme pour les « Légendes d’aujourd’hui », l’actualité innerve l’intrigue (même si ici le fantastique est absent).

Le dessin de Bilal – avec ses têtes de personnages très particulières, est bon, avec bien plus de couleurs que dans les trois albums précédents du duo. Il « explosera » l’année suivante avec « La foire aux immortels », premier tome de l’excellente trilogie Nikopol.

Nom série  Sémio  posté le 25/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais, ben je n’ai pas trouvé grand-chose d’intéressant ni d’original dans ces deux albums. Un gros bof donc.

Il faut dire qu’après la lecture de Le Dernier loup d'Oz (au dessin minutieux et fouillé presqu’à l’excès) il y a quelques jours, le dessin de Joël Mouclier m’a paru bien léger. C’est souvent flou, peu précis, avec des changements ou erreurs de proportions parfois (pour les aurochs par exemple, ou lorsqu’un personnage les chevauche). Certaines scènes d’action étaient difficilement lisibles du fait de ces approximations (qui semblent être un parti pris du dessinateur).

Le scénario de Contremarche quant à lui ne m’a pas paru beaucoup plus clair. Et le peu que j’en ai saisi ne m’a pas franchement captivé. L’opposition entre les démons et les boisés, et/ou les intrigues de la cour des boisés auraient pu être davantage développées.

C’est en tout cas une lecture décevante.

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