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... a posté 1482 avis et 245 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  Fernand the polar beer  posté le 20/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous son aspect bonhomme, et avec un graphisme simple, Fernand est un ours polaire tout à fait atypique ! En effet, il est très scato, adore boire de la vodka, avoir des relations sexuelles sans préférence au niveau de l’espèce du ou de la partenaire (mais une nette préférence pour la sodomie).

Bref, loin du politiquement correct, Fernand n’est pas l’innocente victime du réchauffement climatique que certains pourraient voir dans tout ours blanc : on imagine même qu’il s’adaptera facilement à la fonte la banquise (pour peu qu’il y ait encore quelques glaçons à mettre dans son alcool).

Cette suite d’histoires courtes (généralement une page à chaque fois) empile les gags du plus ou moins mauvais goût. C’est parfois trash, souvent noir et/ou con comme humour. Si cela ne fonctionne pas toujours, ce dézinguage est quand même assez jouissif, et c’est en tout cas un album que je peux recommander à tout amateur d’humour décalé.

PS : j’ai vu qu’une deuxième édition avait vu le jour, sans que je sache si des ajouts y ont été glissés…

Nom série  Les Mordus du rugby  posté le 19/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelques années avant l’invasion dans les bacs (des grandes surfaces surtout, mais pas que hélas) des collections à thèmes chez Bambou ou autres exploitants de ces filons (Les fondus de.., etc.), Pat Mallet avait commis cet album.

J’ai découvert cet auteur sur le tard, il n’y a pas longtemps, avec Les Petits Hommes Verts, et je trouve cet album thématique plutôt réussi.

Il regroupe des gags plus ou moins longs (d’un à cinq ou six dessins à chaque fois) sur le thème du rugby donc, la plupart du temps muets, mêmes si certains dialogues ponctuent ces saynètes pour hommes virils. Pas de case ou de gaufrier traditionnel non plus.

Pas hilarant, cet album, développant un humour à la fois noir (mais pas trop) et poétique (parfois), avec un dessin plus proche de Sempé que de Serre ou Mordillo (pour prendre d’autres auteurs ayant traité ce genre de sujet), est d’une lecture agréable.

Cette collection du Cherche Midi, dirigée par Piem, est assez éclectique, mais permet de découvrir ou de redécouvrir quelques talents oubliés du dessin d’humour. En tout cas, cet album vaut largement tous ceux que j’ai évoqués en début d’avis (même s’il est évidemment moins facile de tomber dessus !).

Nom série  L'Histoire de Sayo  posté le 19/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album, relativement épais, nous conte l’histoire de ces familles de colons japonais installées en Chine qui, après la défaite japonaise de 1945, vont se retrouver bloquées, sans nouvelles de leur mère patrie pendant plusieurs mois, en but à la haine des Chinois (que les crimes commis par les Japonais durant la guerre – pas forcément évoqués ici – expliquent facilement) et à l’hostilité des vainqueurs soviétiques.

C’est une histoire pas souvent relatée, qui montre bien l’extrême dénuement de ces familles japonaises (mais aussi le comportement de ceux qui ont tenté de profiter de cette situation douloureuse). Etre une femme, enceinte, avec plusieurs enfants à charge, comme le personnage principal (sans nouvelle de son mari parti au front dans les derniers moments de la guerre) est alors plus que compliqué !

Mais si l’histoire est intéressante, son traitement l’est un peu moins je trouve. D’abord parce qu’il y a des longueurs, alors même que les personnalités des personnages ne sont pas assez creusées (l’abondante pagination permettait pourtant des développements). Ensuite parce que je n’accroche pas du tout au dessin, en particulier des enfants, ou lorsque les personnages crient ou sont en mouvement : j’y retrouve ce qui ne m’attire pas dans le manga en fait.

Un album à emprunter éventuellement, mais qui me laisse sur ma faim.

Nom série  Rampokan  posté le 18/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un récit d’aventure plutôt bien mené, dans le contexte de la lutte pour la décolonisation des Indes néerlandaises, dans l’immédiat après-guerre.

L’atmosphère de cette période est assez bien rendue, avec des autorités coloniales qui se braquent, des troupes envoyées de métropoles employant des méthodes ultra violentes dans un sentiment d’impunité imbibé de racisme (mais d’autant plus inacceptables que les Pays-Bas sortent tout juste de l’occupation nazie) : la France connaîtra la même chose quelques années plus tard en Algérie – avec les mêmes résultats d’ailleurs.

Au milieu de ces luttes armées, Peter Van Dongen a réussi à insérer quelques personnages clés, emportés par les flots de l’Histoire. Cela se laisse lire (même si, essentiellement dans le premier tome, plusieurs bulles « mal attribuées » gênent la lecture).

Le dessin – une ligne claire classique –, est franchement bon, et la colorisation assez originale, habille agréablement ce diptyque d’aventure qui mérite mieux que le relatif anonymat où il semble végéter.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Karma City  posté le 17/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Pierre-Yves Gabrion, je ne connaissais que L'Homme de Java. C’est dire si j’ai été plus qu’étonné par cet album ! En effet, le sujet, l’intrigue et le dessin en sont très éloignés !

Une grande partie de cet album est une enquête policière classique et bien fichue, avec un trio d’enquêteurs eux aussi trainant un air de déjà-vu. Un flic, vieux routier efficace mais peu respectueux des règlements (jusqu’ici accompagné seulement de son fidèle lieutenant) se voit adjoindre une jeune stagiaire à cheval sur les procédures. On devine rapidement que cela va donner des étincelles, mais qu’ils vont finalement faire cause commune.

Du classique donc, mais vraiment bien fichu. Surtout, cette trame « réaliste » est petit à petit pimentée par de petites touches de science-fiction (on découvre une société vaguement futuriste), cette dernière se faisant plus présente vers la fin de l’album, au moment même où l’intrigue policière qui semble mettre à jour un complot, se double d’un volet politique plus ample (la naissance de cet univers post-catastrophe, de cette société « recomposée » sur de nouvelles bases trouve un début d’explication dans l’épilogue qui clôt ce tome).

Un album plutôt épais, mais qui se laisse lire facilement, et une histoire qui promet d’être conclue en deux tomes : je ne peux que vous conseiller cette série, qui sait redonner une nouvelle jeunesse à des thèmes pourtant rebattus. Pas un chef d’œuvre, mais une lecture agréable, et un achat recommandé.

Note réelle 3,5/5

Nom série  L'Espion de Staline  posté le 17/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir lu Haarmann, le boucher de Hanovre, et avoir été bluffé par le superbe dessin de Kreitz (mais aussi captivé par le récit glauque au possible), j’ai aussitôt eu envie de découvrir les autres productions de cette excellente dessinatrice.

Ici seule aux commandes, elle réalise une intéressante étude sur cet espion communiste, plus ou moins infiltré à l’ambassade nazie de Tokyo, qui joua un rôle important pour certaines décisions stratégiques de l'URSS. Si l’histoire se laisse lire, j’ai été moins captivé que pour ma précédente lecture (même si je les ai lus dans l’ordre inverse de parution).

Idem pour le dessin. Il est bon, mais je trouve que le trait de Kreitz gagnera en qualité avec le « boucher ». Je pense aussi qu’avoir lu ces deux albums dans cet ordre influence mon ressenti…

Un album à découvrir, mais allez voir Haarmann, le boucher de Hanovre ensuite, il en vaut la peine !

A noter que si vous souhaitez poursuivre en BD sur ce sujet, vous pouvez lire L'Histoire des 3 Adolf de Tezuka, dans lequel cette histoire est replacée dans un cadre plus large.

Nom série  Chroniques Outremers  posté le 16/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben pas grand-chose à dire sur ce triptyque, qui se laisse lire sans trop de difficulté, mais qui ne me laissera pas non plus de souvenirs impérissables.

Cette série me laisse des impressions mitigées. C’est de l’aventure, mais sans qu’il se passe trop de choses. Le temps est dilaté. Mais il n’y a pas la poésie des albums contemplatifs de Pratt dans sa série Corto Maltese.

De l’aventure d’ambiance, avec comme arrière-plan la Grande guerre, la Révolution mexicaine, et des trafics en tout genre. De très longs moments où le temps s’étire, entrecoupés de brusques et brefs passages violents. Et un fil rouge pas toujours très clair, le capitaine à la personnalité assez floue, addictif aux drogues, et sa relation avec une jeune femme qu’il cherche à retrouver à l’autre bout du monde, mais là où tout avait commencé.
La fin est, elle, à l’image de la série, assez contemplative…

Le dessin de Le Floc’h, et la colorisation, tout en étant bons, ne sont pas forcément ma tasse de thé (quelques points communs avec le travail de Brüno).

Un emprunt plutôt qu’un achat, mais certains lecteurs pourront y trouver davantage leur bonheur que moi…

Nom série  Le Passeur (Hermann/Yves H.)  posté le 15/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis de plus en plus sur le reculoir lorsqu'il s'agit d'ouvrir un album d'Hermann, car les derniers scenarii du fils ne m'ont pas du tout convaincu, c'est peu de le dire.

J'ai eu l'occasion de lire cette dernière parution, et en ressors avec un avis mitigé. D'abord, j'ai cru à un scénario vaguement inspiré de Jeremiah, étant donné l'ambiance post-catastrophe de l'histoire, mais finalement, ça s'écarte de cette série, et ce n'est pas plus mal.

Et cette histoire se laisse lire, c'est même la plus originale depuis longtemps du fils Hermann ! J'aime bien en particulier qu'on ne nous livre pas toutes les clés sur ce qui s'est passé "avant", mais aussi sur ce qui se passe au delà des barbelés, sur ces zébrures vertes qui hantent le ciel comme les éclairs bleutés le font sur certaines planches de Bilal.

Mais si ça se laisse lire en gardant une part de son mystère, ce n'est pas non plus inoubliable. Le dessin d'Hermann père est bon (mais ce n'est pas son meilleur non plus), et j'ai trouvé la fin en partie bâclée.

Bref, un album honorable, qui mérite un emprunt. Quant à l'achat...

Nom série  Haarmann, le boucher de Hanovre  posté le 15/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nous avons eu nos Petiot et Landru, les Etats-Unis ont eu et ont une flopée de serial killers, eh bien les Allemands ont eu Fritz Haarmann, qui a massacré 24 jeunes hommes – en débitant et vendant « leur viande ». J’avoue que je ne connaissais pas cette histoire glauque, se déroulant dans l’Allemagne de la République de Weimar, touchée par les crises politique, économique de l’après Grande guerre, dans cette année 1924 où un certain Adolf Hitler écrivait son « Mein Kampf » au fond de son cachot.

Ce qui frappe dès qu’on ouvre cet album, c’est le coup de crayon d’Isabel Kreitz, franchement excellent ! Un Noir et Blanc superbe, un trait expressionniste tout à fait adapté à la noirceur de l’histoire. C’est un réel plus pour cet album, par ailleurs captivant.

C’est que l’histoire de ce tueur est contée de manière simple, mais limpide, par petites touches, par Peter Meter, qui montre bien les multiples erreurs et compromissions des autorités policières de Hanovre, qui employaient le tueur comme informateur, le procès tentant de cacher ces dysfonctionnements.

Enfin, les auteurs ont glissé en fin d’album un important dossier, rappelant les grandes lignes de l’enquête, présentant longuement Haarmann, mais aussi les protagonistes de cette triste histoire. Ce dossier est très bien fichu, et répond aux quelques questions laissées en suspens.

C’est une réussite dont je vous recommande chaudement la lecture !

Nom série  Le Filet de Saint-Pierre  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est album est un polar qui lorgne clairement sur les dialogues d’Audiard – ou de Léo Malet. Le dessin lui-même, faussement brouillon, a quelques accointances avec celui de Tardi (qui a très bien illustré de son trait des polars de Léo Malet).

Mais, si l’on sent quelques efforts pour dynamiser par des dialogues une histoire de barbouzes pas très folichonne, on est quand même loin du compte et des modèles cités plus haut ! En effet, quelques bons mots n’arrivent pas à donner du rythme à une intrigue que j’ai trouvée poussive, avec des protagonistes sans trop d’envergure.

J’ai lu l’album sans m’y attacher, et sans en avoir retenu grand-chose. Rien de catastrophique pourtant. Rien de captivant non plus…

Nom série  Les Dépoteurs de chrysanthèmes  posté le 13/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album que j’ai découvert assez récemment, et que j’ai acheté après l’avoir rapidement feuilleté. C’est qu’il possède de réelles qualités, et qu’il est plutôt original !

D’abord au niveau du visuel. En effet, dans une construction que ne renierait pas Marc-Antoine Mathieu (qui a utilisé ce procédé dans son dernier Julius Corentin Acquefacques), il n’y a pas vraiment de couverture. Les histoires commencent dès la « couverture » donc, et se finissent sur la quatrième de… Toutes les informations sur l’édition sont inscrites sur la tranche (pourtant pas si épaisse), y compris un pseudo poème de présentation de Martin Veyron. Travail éditorial original donc, mais hélas quelque peu gâché par de nombreuses fautes d’orthographe !

Le dessin de Rochette est plutôt surprenant, puisqu’il utilise plusieurs styles d’une histoire à l’autre. Le point commun est l’usage du Noir et Blanc (parfois classique, parfois plus nuancé et très bon comme sur l’histoire d’ouverture) et une très bonne qualité d’ensemble (même si j’ai moins aimé les deux histoires où le dessin ressemble à une sorte de collage, très froid et assez impersonnel).

Pour ce qui est des histoires proprement dites, elles sont toutes fortement teintées d’absurde. Un absurde qui m’a parfois échappé. Une des longues histoires en milieu d’album ressemble à une suite de textes automatiques délirants.

Un album surprenant, mais qui me laisse sur ma faim. L’absurde développé par Rochette est parfois trop abscond, et si la poésie ou l’humour sont bien présents, l’ensemble est trop inégal. Un album original, surprenant, un feuilletage s’impose avant d’envisager l’achat (même si je ne regrette pas le mien).

Nom série  Le Serment de l'Ambre  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben voilà une série de la collection Terres de légendes qui me laisse pas mal sur ma faim. En effet, le premier tome était plutôt sympa, malgré quelques petits défauts (bon dessin, mais pas toujours très lisible ; Amojar sensée être imprenable au bout d’un labyrinthe et pris en deux temps trois mouvements par les 8 frères…). Mais ne chipotons pas, ce tome introductif était un très bon album d’aventure, dense, plantant le décor et donnant un bon rythme. C'est lui qui me fait arrondir aux trois étoiles.

Et puis… Et puis les promesses n’ont pas été tenues.
Il faut dire que l’équipe aux commandes de la série a fortement évolué. Dieter, qui a pris peu à peu la relève de Contremarche, n’a pas su éviter la dilution de l’intrigue, dont l’intérêt et la crédibilité n’ont fait que décroitre je trouve (surtout à partir du quatrième tome où il est seul à la baguette). Les sorciers de Tichit perdent aussi beaucoup de leur mystère et semblent moins bien utilisés pour sortir la série de la banalité. A cela s’ajoutent quelques invraisemblances (où est passé Dranoc, l’un des deux sorciers de Tichit envoyés chercher l’aigle chez les barbares en début de quatrième album ???).

Là où les changements ont été les plus importants, c’est au niveau visuel. Le dessin de Lauffray dans le premier tome (malgré la remarque faite plus haut) est de bonne qualité. Il est ensuite remplacé par le duo Le Roux/Martin. Je n’aime pas ce genre de changement au cœur d’une série. Mais la transition est acceptable. Dans le tome suivant Le Roux dessine seul (son dessin est correct, mais je n’accroche pas, et j’ai trouvé bizarre le contraste avec les pages narrant l’histoire des Déires). La couleur de Rabarot (qui rejoint la – nombreuse – équipe !) est, elle plutôt bonne, comme souvent.
Rabarot est ensuite remplacée pour le quatrième tome (malheureusement), et le dessin de Le Roux devient franchement mauvais, bâclé (alors qu’un nouveau dessinateur traite la légende de l’Amojar [pas aimé…]). Bref, je n’y ai pas trouvé mon compte !

Série inégale donc (dans tous les domaines), avec un intérêt décroissant au fil des tomes. Un emprunt en bibliothèque suffit largement…
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Seuls  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon fils est un gros lecteur de BD, et il a depuis longtemps puisé dans mon imposante bédéthèque, en suivant parfois mes conseils de lecture. Mais cette fois-ci c’est lui qui m’a conseillé la lecture de « Seuls », conseil que j’ai bien fait de suivre, car c’est vraiment une belle réussite.

Publiée dans Spirou, et s’adressant donc à de relativement jeunes lecteurs, elle peut en fait captiver un très large lectorat, des très jeunes ados aux adultes. C’est déjà un beau succès !

L’histoire puise à diverses sources, de « Sa majesté des mouches » aux « Enfants de Timpelbach », en passant par « Lost » ou « Jeremiah » (Saul sur la couverture du tome 6 a de furieux airs de Kurdy !), voire même « 2001 l’odyssée de l’espace » pour le monolithe, entre autres. Mais Vehlmann s’affranchit de ces influences – si tant est qu’elles aient joué, pour créer et développer une histoire prenante et qui sait habilement nous tenir en haleine sans que les grosses ficelles du scénariste ne soient trop visibles.

Après un événement non identifié, tous les adultes – et la quasi-totalité des enfants ont disparu. Cinq enfants – bientôt rejoints par d’autres, survivants, s’organisent et découvrent peu à peu certaines étrangetés, distillées au compte-goutte au cours de l’intrigue.
Cette dernière est à la fois bon enfant, mais aussi parfois très violente, il y a des montées de tension, le sang coule…

Si les deux / trois premiers tomes plantaient bien le décor, les deux derniers du premier cycle font monter d’un cran la tension – et l’intérêt – de l’histoire. On est – donc j’ai été – captivé par une intrigue à la fois simple et vicieuse, avare de détails.

Et si l’on a très envie d’en savoir plus, c’est aussi que le dessin de Gazzotti rend la lecture fluide. Il est vraiment bon, classique franco-belge très dans la ligne Dupuis. Les deux auteurs sont à l’unisson pour nous embarquer dans leurs aventures post-catastrophe.
Je suis par contre moins convaincu par la colorisation.

Pour le deuxième cycle, tout s’accélère (plus besoin de « mise en place »), mais j’ai trouvé le tome 8 (Les arènes) moins intéressant (je préférais le cadre de Fortville). Idem pour une partie du tome 9. Mais la fin est par contre bien faite pour relancer le suspens. A voir ce que Vehlmann va nous concocter pour le cycle suivant.

Nom série  L'Obéissance  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est l’adaptation d’un roman éponyme (que je ne connaissais pas), et ça se sent, tant les textes sont ciselés, très « littéraires », sans que cela ne soit trop péjoratif d’ailleurs.

L’histoire est assez surprenante, puisqu’il s’agit, en pleine Première guerre mondiale, d’une expédition sensée accompagner un bourreau français et sa guillotine au travers des lignes allemandes, pour exécuter un condamné à mort en Belgique ! Si l’expédition en elle-même est déjà improbable, elle contient en sus une bonne dose de cynisme ou de folie, puisqu’on se demande pourquoi tant d’efforts sont faits pour exécuter UN homme, alors que quotidiennement des milliers meurent !

On suit donc la constitution de l’équipe escortant la guillotine, leurs plus ou moins grands états d’âme, jusqu’à ce fameux condamné. Dont on ne saura rien d’ailleurs. Rien non plus sur les motivations ministérielles à l’origine de cette expédition. Cette relative frustration est aussi un des atouts de cette histoire, où même les personnages gardent leur part de mystère. C’est un album d’ambiance et non d’action, malgré l’arrière-plan de boucherie. Mais c’est aussi, par la bande, une dénonciation de l’absurdité de la guerre dans sa totalité, ce condamné n’étant là au final qu’une allégorie de la folie meurtrière des hommes.

Le dessin est plutôt bon, souvent en esquisses rehaussées par des dégradés de vert et de marron.
La colorisation très sombre, le trait gras et le texte abondant accentuent la lourdeur de l’ensemble : on lit l’album comme on traverse un orage.
En tout cas, le visuel renforce l’atmosphère triste, morbide d’une histoire dans laquelle j’ai eu un peu de mal à entrer, mais dont je vous recommande quand même la lecture.
Note réelle : 3,5/5.

Nom série  Les Vanhoutte  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans une sorte de dédicace en début d’album, l’auteur écrit avoir choisi ce non, Vanhoutte par vengeance et crie sa haine de ce M. Vanhoutte (qui a donc donné son nom aux personnages apparaissant dans l’album, presque tous membres de cette famille), dont je ne sais ni qui il est ni s’il lira un jour cet album.

Toujours est-il que moi je l’ai lu, et que je vous recommande d’en faire autant ! En effet, pour peu que vous soyez, comme moi, réceptifs à l’humour con, noir et/ou absurde, vous allez trouver là matière à agiter vos zygomatiques, autour des délires de cette famille Vanhoutte.

Il y a généralement un gag par page (découpée en une à trois images, pas de gaufrier traditionnel), et ces gags, qui sont sur le même ton, se renouvellent suffisamment pour qu’il n’y ait pas de phénomène de lassitude. Les plus drôles sont aussi les plus corrosifs.

Un deuxième tome semble en préparation, et j’en serai probablement lecteur et acquéreur, car je me suis bien marré avec cette lecture (malgré quelques gags moins réussis).

Nom série  Zaï Zaï Zaï Zaï  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis un grand amateur des productions de Fabcaro – je crois bien que je possède tous ses albums, et j’ai très rarement été déçu.

Et là, je dois dire que c’est clairement l’une de ses meilleures réussites. Je ne m’étonne pas que cet album ait reçu plusieurs prix, car il est vraiment bon, tout en restant relativement atypique.
C’est clairement un florilège d’humour totalement absurde, parfois nonsensique, toujours très con, et parfois noir. Un excellent cocktail dont je suis très friand.

Du sourire au rire franc, quasiment tous les gags (s’il y a une histoire « linéaire », toutes les pages ou les deux pages un gag ponctue ce « road movie » absurde) sont réussis. Si vous êtes adeptes de ce genre d’humour, n’hésitez pas, c’est franchement bien fichu !

Et le ton est donné dès le départ, puisque le déclenchement de cette traque est dû à l’oubli d’une carte de fidélité d’un grand magasin au moment de payer. On devine peu à peu que Fabcaro se met en scène lui-même comme victime de cette course poursuite surmédiatisée. Autodérision, travail autobiographique, réflexion ironique sur le métier de bédéiste : on retrouve là quelques sujets récurrents chez Fabcaro (en particulier dans ses albums publiés chez La Cafetière).

Bref, d’une anecdote insignifiante, Fabcaro va pousser jusqu’au bout du bout l’emballement médiatique (on retrouve là quelques travers déjà moqués dans le second tome de Nic Oumouk de Larcenet). Les petites lâchetés du quotidien, les petits ou les grands cons de notre entourage ou des médias, la société de consommation, la dictature de la routine, les grands élans de générosité creuse (excellente parodie des « tubes humanitaires » !), tout est passé à la moulinette, dans une histoire dont on peut supposer que Fabcaro l’a menée en légère improvisation, emporté par son élan : j’étais prêt à le suivre encore plus loin et longtemps.

C’est d’ailleurs mon seul regret après ma lecture, c’est que cette « connerie » s’arrête. Du coup, je l’ai déjà relue trois fois ! Et vous encourage à en faire autant.

Nom série  Maudite !  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première guerre mondiale et ses horreurs, vue par un collectif d’auteurs.

Eh bien, qui aurait cru que L’Association se serait jointe à la grande vague de publications autour du « centenaire » de la grande guerre ? Pas moi en tout cas !

Il faut dire qu’on est loin ici de la simple commémoration, de l’hagiographie béate, ou de la récupération de circonstance.

Néanmoins, je reste circonspect sur le rendu final de cet album, qui regroupe les contributions d’une vingtaine d’auteurs, rassemblées par Vanoli. Toutes en Noir et Blanc, ces histoires, plus ou moins longues (quelques-unes sont muettes) sont inégales, et le plus souvent décevantes. C’est que j’en attendais sans doute davantage de la part de L’Association – maison d’édition que j’aime beaucoup d’ordinaire ! Et même si tous les auteurs – loin de là – ne sont pas issus de L’Association (un certain nombre sont même totalement inconnus de moi.

L’histoire à laquelle j’ai le plus accroché est la plus longue (d’où mes trois étoiles au final pour l’ensemble), celle de David B, dans laquelle on retrouve sa patte graphique habituelle : c’est expressionniste à souhait, plus que dans son album sur le même sujet La Lecture des ruines.

Une relative déception me concernant.

Nom série  Rio Grande  posté le 09/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela fait quelque temps que je possède et ai lu cet album, que j’avais découvert il y a pas mal d’ années en solderie. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur, mais l’avais acheté sur un simple coup d’œil sur son dessin. Il faut dire que Dargaud lui avait offert un très grand format !

Et, après une nouvelle lecture, c’est encore ce dessin que je retiens. Sicomoro a vraiment un très bon coup de crayon. Il m’a fait penser à Serpieri (ce qui est un compliment !).

Pour ce qui est des quatre histoires qui composent cet album, je suis en chouia moins enthousiaste. En effet, comme pour les albums édités récemment autour de l’œuvre western de Serpieri, le format de chaque histoire est assez court, et j’ai souvent eu l’impression d’un manque. Il aurait fallu les développer, les étoffer (mise à part la première, la plus longue, qui est plus aboutie).

A noter que la quatrième et dernière histoire se déroule un siècle avant les autres, durant les premières étapes de la Révolution américaine, lorsque les insurgents des 13 colonies se lèvent contre le roi d’Angleterre (l’histoire commence avec la « Boston tea party »), une période peu souvent traitée.

Des scénarii et des dialogues pas forcément aboutis et inoubliables, mais cela se laisse néanmoins lire et ravira les amateurs du genre. En tout cas, je vous recommande cet album, pas si connu que ça, et qui mérite de sortir de l’anonymat.

A noter que j'ai eu la même pensée qu'Agecanonix, croyant voir Blueberry faisant la sieste (on ne distingue pas complètement son visage, mais...).

Nom série  Cyanide & Happiness  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre en donnait un léger aperçu, et un rapide feuilletage le confirme, cet album se veut une sorte de concentré d’humour noir.

C’est un genre dont je suis très friand, et je me suis donc empressé de découvrir ces auteurs, que je ne connaissais pas.

Si j’attribue une note moyenne, je ressors un chouia déçu de ma lecture. En effet, on y trouve pas mal d’humour noir, du con, parfois de l’absurde et/ou du trash, mais c’est très inégal, et loin d’être toujours drôle.

Le dessin est ultra minimaliste, avec des décors absents, mais cela ne gêne pas ici. Je ne comprends par contre pas le choix de l’éditeur d’un album grand format (très large même), alors qu’une grande partie des pages sont vides, et que ce type de strips se prêtait davantage de mon point de vue à un plus petit format, voire à un album à l’italienne. Cela aurait en outre sûrement permis de réduire les coûts, et de proposer un prix moins élevé !
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Cité des mascottes/La Compagnie foldingue  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deux histoires sont présentées tête bêche dans cet album : « La compagnie foldingue » de Karim, et « La cité des mascottes » de Koch. Il s’agit d’une œuvre de commande visiblement, à l’occasion de l’invitation de jeunes de banlieues aux Francofolies de La Rochelle de 1992.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux histoires, sans âmes, avec des dialogues plats et limite niaiseux, caricaturant et surjouant le « langage djeuns », sont franchement ratées. De plus, le sponsor de l’opération – évidemment totalement désintéressé, a d’évidence imposé quelques conditions. La marque Reebok, puisqu’il s’agit d’elle, est ainsi largement présente, les dialogues insistant lourdement sur les baskets et la marque (au point que j’ai cru que « La cité des mascottes » était un album publicitaire uniquement…).

J’ai acheté cet album à 1 euro, pour découvrir le travail de ces auteurs (le côté graphisme passe mieux que les textes et m’avait attiré), mais je ne saurais vous recommander l’achat de ce « truc », qui ne fait pas honneur à Rackham, souvent plus inspiré dans ses choix éditoriaux.

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