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Nom série  Le Feul  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une trilogie qui ne mange pas de pain mais qui se lit avec plaisir. On navigue dans un univers qui rappelle la fantasy sans vraiment en être. La quête menée devient rapidement prétexte à la découverte de l’univers créé (chaque peuplade dispose de son mode de fonctionnement tandis que la faune et la flore surprennent par leur relative originalité – les amateurs des œuvres de Léo devraient apprécier) tandis que les péripéties semblent de prime abord très convenues. Ceci dit, le scénario n’épargne pas ses héros et cet aspect « réaliste » (si j’ose dire) m’a bien plu.

Enfin, le final est bien trouvé même si on le sent venir à partir du deuxième tiers du troisième tome (ce qui est tout de même relativement tard).

Seuls reproches :

- Certains passages sont dispensables et font un peu trainer en longueur cette quête. Mais comme le dessin est agréable, la balade l’est tout autant et je me suis plu à flâner sur certaines planches lorsque l’intérêt scénaristique était plus dispensable.

- Alors que la quête se traine par moments, l’évolution des personnages et des relations qu’ils tissent entre eux est au contraire très rapide. Les ennemis d’hier devenant complice d’aujourd’hui d’une manière trop abrupte à mon goût. Ce qui fait perdre une part de crédibilité à l’ensemble.


Ces deux considérations mises à part, c’est quand même pas mal !

Nom série  Kiki de Montparnasse  posté le 30/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à trouver un récit austère et limite larmoyant avec ce sujet. J’ai trouvé tout le contraire. Les auteurs parviennent à rendre très vivante cette biographie d’une des plus grandes égéries de l’entre-deux-guerres. Le trait est alerte, vif, et les dialogues sont spontanés et sonnent juste.

Pourtant, de biographie il est bien question puisque l’on suivra Kiki de sa naissance jusqu’à sa mort. Mais le récit est très vivant, jamais lourd… parfois un peu longuet et répétitif mais ces deux petits reproches n’en sont pas vraiment puisqu’ils permettent au lecteur que je suis de mieux appréhender encore la trajectoire de cette sulfureuse personne.

Après La Casati - la Muse égoïste et Violette Nozière Vilaine chérie, c’est le troisième portrait de femme en quête d’admiration (et qui auraient pu se croiser dans la vie réelle puisque toutes trois furent actives dans l’entre-deux-guerres) que je lis. Les similitudes entre elles sont nombreuses (mœurs libérées, besoin de reconnaissance, destin tragique) mais Kiki est celle qui m’est apparue comme la plus sympathique, celle qui me semble s’être le mieux acceptée. Et le mérite en revient certainement aux auteurs.

Par ailleurs, cette biographie est un bon prétexte pour nous replonger dans les milieux artistiques de l’époque puisque le modèle croisera plus d’un artiste notoire.

Un chouette album, définitivement, pour un personnage que j’ai trouvé attachant et détestable à la fois, extrême dans ses choix de vie mais cohérente avec elle-même.

Nom série  Basil et Victoria  posté le 29/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série dispose de plusieurs atouts.

Tout d’abord, l’époque victorienne à laquelle elle se déroule et le cadre de Londres, qui s’élargit rapidement à l’ensemble du territoire de sa Grâcieuse Majesté, colonies comprises, dégage un charme particulier. Les personnages mythiques y foisonnent et l’on croisera avec plaisir Jack l’Eventreur ou Sherlock Holmes, entre autres.

Ensuite vient le dessin et la colorisation d’Edith. Ce trait rond et spontané nous offre des décors soignés et des personnages très expressifs. Il ressemble à un dessin pour enfants alors que le propos ne l’est pas vraiment. Ce trait apporte de la vie et du dynamisme et si le quatrième tome m’est apparu un brin en deçà (on perd un peu l’aspect crayonné et le charme qui s’en dégage), les autres tomes m’ont franchement bien plu. Le choix de se limiter quant aux teintes apporte un style à la série et cadre parfaitement avec l’univers brumeux dans lequel nos deux jeunes héros s’agitent.

Enfin, il y a le ton employé par Yann. Il parvient à faire dire à ses personnages des atrocités avec une telle candeur qu’ils n’y perdent jamais leur âme d’enfant. C’est particulier et ce style ne plaira pas à tout le monde (il risque même d’en choquer certains qui croyaient tomber sur une série pour enfants, même si le scénariste reste quand même très sage par rapport à « Les Innommables ») mais c’est le Yann que je préfère.

Les scénarios en eux-mêmes laissent parfois un peu à désirer. C’est « facile » dirais-je mais ça se lit tout seul et sans effort. Entre le simple « pas mal » et l’enthousiaste « franchement bien », j’opte pour le premier à cause de la petite chute de niveau ressentie dans les deux derniers tomes mais cette série est des plus recommandables.

Nom série  La Cuisine de Mamette  posté le 29/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’exercice ne me semblait pas évident de prime abord et le risque de tomber sur une œuvre finalement plus commerciale qu’artistique me semblait grand. Pourtant, Nob relève le défi avec une déconcertante facilité.

Les recettes s’intègrent avec naturel au cœur de petites scénettes au ton humoristique et bon enfant des plus sympathiques. Les inconditionnels de la série mère (dont je suis) retrouveront avec plaisir différents personnages au charisme indéniable.

Le dessin est toujours aussi rond et expressif.

Au final, et alors qu’il aurait pu ne s’agir que d’une manœuvre commerciale surfant sur la vague de la cuisine à toutes les sauces (uh uh, … désolé), cette cuisine de Mamette m’a offert un agréable moment de lecture, des recettes simples et bien expliquées (accessibles aux enfants) et un petit cours de cuisine régionale (à l’occasion).

Nom série  Le Muret  posté le 28/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai aimé la sincérité qui émane de cette histoire. Je ne sais pas si elle est inspirée d’une histoire vraie mais elle a, à tout le moins, réussi à m’en donner l’impression. L’histoire de cette jeune adolescente, délaissée par ses parents et donc en manque de repères, est touchante et sombre. Elle interpelle quant au rôle des parents dans la construction de l’enfant, quant à nos sociétés où les parents démissionnaires sont de plus en plus fréquents, où l’individualisme permet à chacun de s’isoler sans que personne de son entourage ne s’inquiète outre-mesure.

Cet album parvient donc à toucher tout en donnant à réfléchir. Et le trait de l’auteur, torturé juste ce qu’il faut pour ne rien perdre de sa lisibilité, et la colorisation (ou plutôt l’absence de colorisation puisqu’il s’agit de noir et blanc) sont en parfaite adéquation avec le propos. La narration à la première personne accentue encore cette impression d'être face à un témoignage. Elle n'est pas enfantine mais parvient à rester crédible malgré le jeune âge de l'héroïne. Un bel exercice d'équilibriste, ici aussi.

Un album à découvrir, donc. Il dénonce une certaine dérive de notre société tout en nous offrant un portait réaliste et sensible d’une jeune adolescente d’aujourd’hui.

Nom série  Django Unchained  posté le 28/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette adaptation m’est apparue très fidèle au film quant aux événements qui y sont décrits mais l’humour particulier de Quentin Tarantino n’est pas aussi présent. Pourtant cet humour est bien nécessaire pour vraiment apprécier cette histoire ultraviolente de vengeance exacerbée, hommage aux grands westerns du genre (tout en étant résolument moderne dans son traitement).

Le réalisateur assure que le comic est plus complet que le film. Hormis l’un ou l’autre détail de peu d’importance, je n’ai pas remarqué de différences notables.

Alors, voilà, j’ai adoré le film et le « revoir » via ce comic ne m’a pas déplu… mais il m’aura quand même manqué quelque chose. Il n’en demeure pas moins que l’histoire est prenante et bien menée.

Côté dessin, je suis plus mitigé. La succession de dessinateurs (quatre au total) nuit à l’homogénéité de l’ensemble et l’un d’entre eux a un style que j’ai trouvé très approximatif et en rupture totale avec les autres. Clairement, ce n’est pas pour sa beauté graphique que j’ai lu cet album.

Pas mal en définitive… mais je préfère quand même revoir le film que lire l’album.

Nom série  Lomax - Collecteurs de Folk Songs  posté le 28/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lomax raconte le voyage effectué par les Lomax père et fils au travers de l’Amérique sudiste en 1933. Leur quête : collecter un maximum de chansons folks comme exercice de mémoire d’une Amérique en pleine construction.

Les textes de chansons populaires vus comme un témoignage de l’histoire d’un pays, voilà qui, à mon avis, est très intéressant. La bande dessinée nous explique la démarche au travers des rencontres effectuées par les deux parents. Elle permet aussi de dresser un portrait de ce Sud encore profondément ségrégationniste.

L’album est intéressant, facile à lire grâce à un dessin soigné dans ses décors et très spontané pour ses personnages (qui y gagnent en vitalité) et à une narration simple allant à l’essentiel. J’aurais même tendance à dire qu’il se lit trop vite et donne le sentiment de ne finalement que survoler l’histoire de ce périple.

En fait, il m'aurait fallu un peu plus d’émotion et de profondeur, mais c’est un très bon emprunt de bibliothèque, une lecture enrichissante et une source de questionnements (que pouvons-nous retenir de notre époque à l’écoute des textes des chansons actuelles ?)

Pas mal, en résumé.

Nom série  Violette Nozière Vilaine chérie  posté le 17/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si le dessin est agréable à l'œil, cet album ne m'a tout de même pas vraiment convaincu. En causes, plusieurs petits détails mais aussi et surtout le sentiment que les auteurs sont passés à côté de leur sujet.

En effet, à la lecture, le profil de Violette Nozière se résume à celui d'une petite peste narcissique. Ni exceptionnelle, ni touchante, elle m'est surtout apparue comme une tête à claques. Pourtant, plusieurs traits de son caractère laissent entrevoir une personnalité plus complexe marquée par de profonds troubles mythomanes. Mais cette piste n'est pas explorée (alors qu'elle explique le comportement du personnage, son détachement, son besoin de plaire, d'être quelqu'un d'autre, et même sa ''rédemption'' ). On reste dans le superficiel, dans une énumération de faits sans jamais trouver l'âme des personnages.

Par ailleurs, je n'ai pas trouvé le découpage très fluide. On saute parfois dans le temps, Eddy Simon élude certains faits ou résume de manière trop concise certains passages (la manière et les raisons pour lesquelles Violette Nozière fut graciée, par exemple). Le récit se traine sur certains faits qui me semblent anodins et s'accélère là où j'aurais aimé plus de profondeur.

Au final, je n'ai pas compris ces personnages. Comment Violette Nozière pouvait-elle autant plaire ? Pourquoi ses parents furent-ils aussi indulgents, benêts, couillons ? Ces questions n'ont pas reçu de réponse à mes yeux.

Reste l'agréable dessin, quoique je pense que Camille Benyamina dispose encore d'une belle marge de progression (dans le dynamisme de ses personnages et la fluidité des mouvements), un dessin bien mis en avant puisque la narration est tout sauf envahissante. Mais c'est insuffisant à mes yeux.

Nom série  La Voie ferrée au-dessus des nuages  posté le 03/07/2014 (dernière MAJ le 11/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le sujet de cet album, c’est de l’or en barre ! Une voie ferrée vieille de plus d’un siècle construite par des Français dans la région chinoise, très accidentée, du Yunnan. Ce thème, intriguant s’il en est, m’a motivé à lire l’album de bout en bout. Pourtant, le dessin n’est pas vraiment engageant et la narration est parfois maladroite (même si c’est rare, on ne sait pas toujours lequel des protagonistes parle et certaines phrases sont interrompues avant terme, comme si la bulle n’était pas suffisante pour contenir tout le texte dans sa version française).

Le fait que l’auteur, qui se présente d’entrée comme une sorte de vieux bourlingueur chinois, soit également le personnage central du récit permet de donner un côté reportage journalistique à celui-ci. L’auteur entend parler d’un cimetière des étrangers dans un bled perdu, cherche à se renseigner sur l’origine du nom et finit par découvrir toute cette entreprise de construction d’une voie ferrée vieille de plus de 100 ans. La relation de son enquête et de ses rencontres permet d’amener énormément de données historiques et techniques d’une manière logique.

L’album recèle également une dimension politique. Parler d’une voie ferrée construite par des occidentaux n’est pas anodin alors que la Chine s’ouvre de plus en plus vers les autres pays. Il y a des réflexions à ce sujet que j’ai trouvé intéressantes. On oscille souvent entre la tentation de louer les bienfaits de la technologie importée d’une part mais, d’autre part, celle de condamner les Français pour le sort réservé aux ouvriers chinois (beaucoup sont morts en construisant cette voie du fait de conditions de travail déshumanisées). Derrière ce jeu de balancier se cache la grosse question : s’ouvrir aux autres nations, est-ce un bien ou un mal ? Malheureusement, l’album souffre d’un manque d’approfondissement. Il soulève le voile, pose de bonnes questions… mais demeure tristement dans le superficiel, l’anecdotique. C’est instructif alors que ç’aurait pu être passionnant !

J’avoue par ailleurs avoir eu du mal avec l’humour chinois. Pour exemple, voici un court dialogue :
- Monsieur Li : J’ai retrouvé une seconde jeunesse ! Je suis plein d’énergie !
- Le guide : Ha ha, monsieur Li, vous êtes plein d’humour.

Euuuhhh, oui ?! Mais encore ???? Bon, bien indulgemment, je vais mettre ça sur le compte de la traduction qui n’a pas su saisir toutes les subtilités du texte original, mais il est clair que ce n’est pas pour l’humour ou le ton employé que j’ai lu cet album.

Pour en revenir au dessin, le travail réalisé à l’encre de chine n’est pas mauvais en soi. Certains décors sont même assez réussis (des ponts notamment) mais ce style assez brut, intuitif et épuré manque d’amplitude à mes yeux. Aucune case ne m’a donné le vertige alors que la situation s’y prêtait à maintes occasions. Et pour les personnages, ce dessin a un côté très intuitif qui le rend peu précis. On reconnait les personnages grâce à leurs vêtements plutôt que par leur physionomie. Ce n’est pas dramatique (parce que je pense que l’intérêt de l’album est ailleurs) mais pas génial non plus.

Bof, en définitive, alors que le sujet m'intéressait énormément. Mais celui-ci est trop peu approfondi. La réalisation technique de ce manhua, elle, ne m’a que très moyennement convaincu (même si l’auteur semble être très réputé et reconnu dans son pays d’origine).

Nom série  Kid Lucky (Les aventures d'après Morris)  posté le 10/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La série adopte le même type de format que le Petit Spirou, avec une histoire de quelques planches en première partie, suivie de gags en une page (voire deux par page) pour le reste de l’album.

Commençons par le positif : le dessin. Le trait de Achdé est net et sans bavure et l’auteur se place réellement comme un digne héritier de Morris. Là, je dis chapeau bas !

Malheureusement, les gags m’ont nettement moins convaincu. Rares sont ceux qui m’auront fait ne fusse que franchement sourire. Inexistants sont ceux qui m’ont surpris par leur originalité. Achdé en vient même rapidement à recycler certains des gags de sa série fétiche, « CRS = Détresse » (comme le récurrent coup du cauchemar). Au bout de 5 ou 6 tomes, j’aurais pu comprendre mais en arriver à ce genre de facilité dès le premier tome est quand même très décevant.

Enfin, je n’ai pas trouvé que les petites notes de bas de gag apportaient grand-chose. Et là aussi, le manque d’originalité et de renouvellement est manifeste puisque certaines de ces notes sont réemployées mot pour mot dans le tome 1 et dans le tome 2.

A revoir… peut-être avec l’aide d’un scénariste plus original, car le style graphique, lui, est vraiment bon.

Nom série  Redakaï  posté le 10/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Redakaï est une série destinée aux jeunes lecteurs entre 6 et 12 ans. Elle s’articule autour d’une très classique opposition entre deux élèves, l’un incarnant la sagesse, l’autre ayant basculé du côté obscur de la force. L’univers fait penser aux Chevaliers du Zodiaque (en moins violent) ou aux jeux de cartes de type Pokemon, avec pouvoirs spéciaux à la clé. Il s’agit en fait de l’adaptation d’un dessin animé… mais j’avoue tout ignorer de ce dessin animé.

Le scénario n’est guère original. De plus, sa fluidité laisse à désirer à mes yeux, comme si certaines séquences avaient été coupées pour concentrer l’action mais sans aucun ajustement (c’est la deuxième fois que j’ai ce sentiment avec les scénarios d’Isabelle Bauthian). Et fondamentalement, après deux tomes, on n’a finalement que peu avancé dans l’intrigue. Je ne sais pas en combien de tomes cette série est prévue mais, à ce train-là, on n’a pas fini.

Les pouvoirs spéciaux des combattants ne nous sont pas expliqués. Comment ils les acquièrent, quels sont leurs particularités ? On le comprendra plus ou moins grâce aux noms de ces pouvoirs mais je trouve qu’un peu plus de profondeur à ce niveau aurait été bien utile, histoire d’étoffer quelque peu cet univers.

Le dessin de Sib, dans sa veine « animé manga », n’est certainement pas mauvais et plaira aux jeunes lecteurs. C’est dynamique, expressif et très cliché. Je trouve qu’il convient bien à la série même si c’est loin d’être ma tasse de thé habituelle.

Bon, honnêtement, je ne suis pas convaincu. A emprunter avant d’acheter en tous les cas et à réserver aux jeunes lecteurs. La série prend vraiment trop de temps à se mettre en place pour que je dise autre chose que bof après ces deux premiers tomes. Les lecteurs qui connaissent le dessin animé auront peut-être un autre sentiment (puisqu’ils connaissent déjà cet univers). Reste à voir si ce récit les comblera.

Nom série  Shrimp  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit farfelu dans lequel le fantastique surgit… où on ne l’attend pas. Je m’en voudrais de trop vous en dire sur l’intrigue car son originalité fait incontestablement partie de son charme. D’ailleurs la surprise du premier tome passée, je dois bien avouer avoir trouvé le deuxième opus un cran en dessous (mais toujours sympathique).

L’humour est bien présent, tout comme une certaine forme de suspense. Je ne vais pas dire que l’on s’inquiète outre-mesure mais je me demande quand même comment tout cela va se terminer pour notre roi de la crevette.

Le dessin pourra paraître brouillon à certains. Personnellement, je l’ai bien aimé. Il est expressif et ses imprécisions font, à mes yeux, partie de son charme.

Certainement à lire, et même à posséder. Mais seulement un 3/5 actuellement à cause de la petite baisse de régime du deuxième tome.

Nom série  Deux mangakas à Angoulême  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime ce genre de récit qui confronte deux cultures avec humour et autodérision.

Découvrir des aspects de la culture et du mode de vie japonais m’intéresse. Voir comment deux Japonais de ma génération perçoivent la culture occidentale m’intéresse tout autant… et m’amuse souvent. Le fait que tout tourne autour de la bande dessinée est un plus. Je retrouve des références, des lieux, des personnages que je connais et il m’est donc plus facile de comparer mes propres impressions avec celles de nos deux mangakas.

Par ailleurs, comme je le disais, l’auteure ne manque pas d’humour et d’autodérision. Le dessin en style manga caricatural convient bien aux propos même si ce n’est pas ma tasse de thé. Mais le fait que l’on soit souvent dans l’exubérance des sentiments est finalement très à propos (première fois que je m’amuse à regarder dans un manga un des personnages pleurer des rivières de larmes).

Maintenant, on sent bien que c’est un journal écrit sur le vif. On a parfois droit à trois chapitres qui traitent exactement de la même chose et un petit écrémage aurait été le bienvenu.

Une lecture que j’ai donc trouvée sympathique, divertissante et instructive par certains aspects. Je ne dirais pas que je vais me ruer chez mon libraire mais lire ce manga m’a bien amusé, raison pour laquelle je ne vous dissuaderai pas de l'acheter.

Nom série  Si seulement  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un peu facile, comme scénario ! Sur le thème déjà souvent exploré des vies parallèles, Rodolphe nous propose de suivre un personnage qui, à cause d’une pièce ronde cerclée de portes, va se retrouver confronté à d’autres versions de sa propre vie. En fonction de tel ou tel évènement, sa destinée aurait en effet pu être tout autre et ce sont à ces possibilités que le héros se retrouvera confronté.

Seulement voilà : le gars passe d’une vie à l’autre avec beaucoup trop de facilité à mon goût. Il fait un petit tour, le temps pour le lecteur de comprendre ce qu’il s’est passé dans cette version de sa vie, puis s’en revient à son point de départ pour essayer une autre porte. Et alors que certaines de ces destinées auraient pu le mettre dans un énorme embarras, il s’en sort à chaque fois sans vraiment rencontrer de gros pépin. Il doit bien parfois jouer du coup de poing ou se cacher mais ça s’arrête là.

Au final, la série se laisse lire mais j’en sors avec un sentiment de frustration. Ce n’est pas assez développé et le suspense est beaucoup trop léger. Le dessin, lui, est correct sans atteindre des sommets. L’encrage manque de netteté à mon goût mais le trait est dynamique, expressif et les personnages sont bien typés. Les décors sont corrects mais parfois un peu pauvres.

Nom série  Assistante mangaka - le blog  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin est minimaliste, à l’image de beaucoup de dessins de blog. Et, à l’image de beaucoup de dessins de blog, il compense son manque de détail par son expressivité. Et puis l’important ici n’est pas tant dans le dessin que dans le propos.

J’ai en effet entamé cette lecture avec l’envie de découvrir le quotidien de ces assistants, un quotidien entraperçu dans une œuvre de Tanigushi (Un zoo en hiver) développé ici en long et en large – et depuis l’intérieur – par une assistante se présentant comme « typique ».

Beaucoup de passages sont intéressants quant à la manière dont ces dessinateurs travaillent et se perçoivent. D’autres n’ont qu’un intérêt secondaire mais m’auront permis de mieux appréhender une certaine forme de culture japonaise (otaku, en particulier). D’autres, enfin, me sont apparus totalement inutiles et je les trouvais soit trop geek soit trop personnels. Mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé ce que je cherchais.

Le ton est résolument tourné vers l’autodérision. Riichi Kasai m’est apparue comme une fille sympathique et dénuée de toute prétention (elle se considère même comme une dessinatrice plus que moyenne). Sa vision du milieu mangaka est un mélange de passion et de désillusion.

En bas de page, l’éditrice intervient régulièrement via de petites notes. J’ai trouvé ces interventions totalement inutiles.

Au final, c’est trop long mais assez instructif. Je regrette cependant que certains passages techniques manquent de clarté dans les explications. A feuilleter à l’occasion si le sujet vous intéresse mais je ne crois pas que l’achat se justifie car cela reste souvent trop anecdotique.

Nom série  L'Univers des Schtroumpfs  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série se compose de courts récits, un peu à l’image des courtes histoires qui venaient compléter les albums des Schtroumpfs sur la série-mère. Ils sont destinés à de jeunes lecteurs et se centrent à chaque fois sur un même thème (Gargamel, la fête de Noël et la Schtroumpfette pour les trois premiers albums).

Le dessin est très fidèle au studio Peyo et on retrouve avec plaisir la poésie de cet univers.

Au niveau des scénarios, j’ai trouvé ça assez faiblard. Les chutes sont parfois forcées tandis que la trame reste fort basique. Il y a bien ça et là de bonnes petites trouvailles (comme le frère jumeau de Gargamel) mais elles sont quand même rares.

A emprunter en bibliothèque pour les plus jeunes. A oublier pour les autres.

Nom série  Tu seras reine  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derib nous offre un récit très « gentil » sur un sujet et dans un univers qui lui tiennent à cœur. Le scénario qui sert de prétexte est en effet empli de bons sentiments et de situations bateaux (à la manière d’un « Jo » ou d’un « No limits »). On retrouve une adolescente en manque de repères, un couple mal dans sa peau et un grand-père accueillant autant que rustique. Les problèmes entre ces personnages viennent majoritairement d’un manque de communication mais on sent dès le début que tout cela finira bien.

L’univers est celui du Valais et plus particulièrement celui de l’élevage des vaches d'Herens. Bon, je l’avoue : j’ai un faible pour les vaches en général (voir une vache folâtrer – si, si, folâtrer – dans un champ printanier, ruant et bondissant joyeusement, m’amuse au plus haut point), ceci dit je ne suis pas un passionné cultivé et j’ignorais tout des vaches d’Herens. Cet album disposait donc d’une dimension documentaire non négligeable, mais cet aspect s’est plus marqué dans les coutumes valaisannes que dans l’élevage proprement dit. Tout cela reste cependant très gentil et plaira sans doute plus au jeune lecteur adolescent qu’à un vieux dans mon genre.

Le dessin, lui, est très bon. Les personnages sont parfaitement maîtrisé, les décors sont souvent somptueux (il y a quelques grandes illustrations qui valent le coup d’œil, pour qui aime le style Derib) et le plaisir pris par l’auteur se ressent dans son travail.

Vu la faiblesse du scénario, je n’ai pas trop envie de vous conseiller l’achat mais y jeter un œil n’est certainement pas une mauvaise idée. Pas mal donc (surtout pour le dessin et quelques données d’ordre culturel) mais l’emprunt en bibliothèque me semble suffisant.

Nom série  L'Immeuble d'en face  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve que Vanyda possède un réel don pour raconter le quotidien et si elle a fait mieux depuis, cette série nous propose tout de même quelques beaux passages. Le dessin est lui aussi encore assez maladroit par moments mais, dans le style manga réaliste à la française, il n’est pas désagréable à l’œil. Le découpage est soigné avec, assez régulièrement, des décors fixes qui s’étalent sur plusieurs cases, chaque case se centrant sur un personnage différent.

Après, faut aimer le genre roman graphique/chronique du quotidien parce que certaines scènes sont vraiment très anodines. Mais c’est justement la juxtaposition de ces courtes scènes qui nous permet d’entrer dans l’intimité de ces personnages.

Malgré quelques longueurs et quelques maladresses de jeunesse, j’ai donc plutôt bien aimé. Pas mal du tout, en somme.

Nom série  Les Funérailles de Luce  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Luce a un très chouette look, avec son imposant chapeau. Le trait de Benoit Springer, d’ailleurs, est un des principaux atouts (sinon le principal) de cet album. Ce noir et blanc est parfaitement maîtrisé et les cadrages sont bien pensés. La mise en page est soignée.

L’histoire, elle, nous parle de la rencontre entre Luce et la mort. Il y a un côté très symbolique renforcé par une dimension fantastique dans le récit. Je l’ai lu sans peine mais je n’ai jamais été sous le charme. Certains passages me semblent se trainer tandis que le nœud même du récit (la manière dont une enfant se confronte à la mort) reste peu développé.

Alors, oui, c’est pas mal mais cela en reste là à mes yeux.

Nom série  Je mourrai pas gibier  posté le 03/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les vacances arrivent et en vous rendant chez votre libraire favori, vous vous êtes rendu compte que le dernier numéro de « chasse et pêche » avait disparu des rayonnages. Qu’à cela ne tienne, vous êtes-vous dit, et, à la lecture du titre, vous vous êtes rabattu sur cet étrange album…

Si vous comptiez vous détendre avec une petite lecture distrayante, vous venez de commettre une grosse bévue.

Ce récit n’est en effet pas des plus joyeux. Il n’en est pas moins très prenant. Alfred adapte en effet avec brio un roman très sombre, aussi désespéré que désespérant, de Guillaume Guéraud. La trame est classique : on se retrouve au début de ce récit après le drame, le carnage, la boucherie. Ce qu’il s’est passé et pourquoi cela s’est passé nous sera raconté par l’auteur de l’ignominie. La gageure sera pour les auteurs de nous faire comprendre ses motivations pour entrer en empathie avec ce « chasseur qui ne veut pas devenir gibier ». Et ils y parviennent pleinement ! Le récit est prenant, le crescendo vers l’horreur est parfait, la narration est fluide, le découpage est extrêmement efficace. Et alors que la couverture me laissait craindre un dessin aux accents expérimentaux, le contenu s’est révélé aussi classique que limpide.

Je sors de cette lecture conquis. Ce n’est certainement pas joyeux mais diantrement efficace ! Et si je ne met pas de coup de cœur, c'est parce qu'un coup de poing m'aurait semblé mieux adapté.

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