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... a posté 2382 avis et 595 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Power Girl  posté le 29/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais rien de ce personnage mais le ton volontiers parodique de l’introduction m’avait bien plu. D’ordinaire réfractaire aux récits de super-héros, je me suis donc risqué dans cette lecture.

Le constat est mitigé. D’une part, j’ai beaucoup aimé les passages les plus outranciers, ponctués de dialogues énormes (« qu’espères-tu de moi, femme volante à forte poitrine ? »). Malheureusement, ce ton est loin d’être constant et l’on retombe entre ces sommets parodiques et absurdes dans des creux ennuyeux où il ne se passe rien. Entre ces deux extrêmes, nous avons droit à des passages d’action typiques du genre (avec super traitresses et superpouvoirs de toutes sortes) pas vraiment ennuyeux mais pas vraiment passionnants non plus.

Connaître le background du personnage peut aider mais, après un début un peu décousu et trop référencé à mon goût, j’estime que la série a rapidement réussi à trouver un ton et des personnages propres qui lui permettent de s’auto-suffire.

Côté dessin, c’est très correct dans l’ensemble. Le style est direct, sans recherche de raffinement, mais efficace et dynamique, avec, de plus, une agréable rondeur dans le trait. Les couleurs sont vives mais sans excès. Le résultat est kitch mais totalement adéquat avec le ton de la série.

Trop inégal pour que j’en conseille l’achat. Mais si vous cherchez une série de super-héros qui ne se prend pas au sérieux tout en offrant sa dose d’action, cette Power Girl pourrait s’avérer être un bon emprunt de bibliothèque.

Nom série  L'Etrange Noël de monsieur Jack  posté le 29/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Commençons par le positif : on reconnait les personnages et la trame générale du récit est respectée.

Voilà, voilà…

Mais, bon, c’est quand même suicidaire de chercher à adapter Tim Burton en manga (suicidaire ou mercantilo-disneyen… tant que c’est rentable…). Déjà, l’univers à la poésie décalée du réalisateur nécessite un foisonnement de détails qu’un dessin simplifié tel qu’en propose le style manga ne peut qu’appauvrir au risque de l’atrophier (purée, j’me fais peur quand j’écris des phrases comme ça ). Ensuite, et surtout, adapter une comédie musicale au format muet (si encore, ils avaient fourni une cassette audio avec l’album, comme cette autre série-dont-on-ne-peut-dire-le-nom-sur-ce-site-mais-avec-un-chouette-cyborg-n'est-ce-pas-Ryle)… ben, autant essayer de faire une version en braille du film Avatar. Pour que ça marche, faut être un génie… et dans le cas présent, Asuka Jun n’en est pas un.

Parce que, soyons clairs, le scénario de L’Etrange Noël de monsieur Jack n’est pas ce qu’il y a de plus remarquable dans la version originale, loin s’en faut. Alors, nous le retaper plus ou moins fidèlement (le chien Zéro est notamment beaucoup plus effacé ici que dans le film d'animation) mais sans y joindre toute la poésie dont cet univers s’était vu doté, c’est un non-sens !

De plus, lors des scènes d’action, j’ai trouvé le dessin peu clair, confus. Et correct mais sans poésie le reste du temps...

Résultat : une œuvre de commande sans intérêt artistique et qui rend tellement peu hommage à l’original qu’il vaut mieux éviter de la lire.

Nom série  L'Aliéniste  posté le 20/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé cette adaptation un peu trop bavarde, comme si le duo d’auteurs n’avait pu se défaire du caractère écrit de l’oeuvre originale. Par ailleurs, le traitement manque de modernisme. Adapter un récit qui date de plus d’un siècle sous une autre forme que celle d’origine sans lui apporter une quelconque touche contemporaine est un risque. Garder le cadre était indispensable, conserver le style ampoulé de l’écriture l’était beaucoup moins à mes yeux.

J’ai donc éprouvé quelques difficultés à rentrer dans ce récit. Et c’est dommage car ce conte est digne d’intérêt… à condition de le prendre pour ce qu’il est, à savoir un petit conte sympathique qui nous incite à réfléchir sur des termes tels que la normalité ou la fidélité (à ses idées ou à ses amis).

Niveau dessin par contre, rien à redire même si j’aurais, à titre personnel, parfois préféré un format plus grand. Le trait a cependant suffisamment de finesse pour s’adapter au format proposé.

Au final, je ne peux pas dire que j’ai été subjugué. Pas plus que je n’ai trouvé cette lecture véritablement pénible. Pour moi, cela reste un bon emprunt de bibliothèque, à faire à l’occasion. Mais pas une œuvre majeure à posséder ou même ne fusse qu’à lire au moins une fois.

Nom série  Les Gardiens du Louvre  posté le 20/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé le début du récit vraiment pénible. Taniguchi semble tellement y faire du Taniguchi (rythme lent, personnage central atone, intrusion du fantastique dans le quotidien) que je me suis dit : « Oh, non, encore… »

Le dessin est plutôt bon mais les grandes cases semblent bien vides. Cela ne doit pas être évident pour un mangaka de passer d’un format de poche à ce grand format, surtout qu’il ne multiplie pas vraiment le nombre de cases par planche et que les dialogues se résument à peu. Le fait de sectionner les phrases pour en coller des bouts dans trois, quatre phylactères permet certes d’un peu occuper l’espace, mais bon… C’est limite foutage de gueule (ou sens de l’épure à l’orientale).

Par ailleurs, la manière même dont il aborde cet exercice imposé (il s’agit d’une œuvre de commande du Louvre et l’album se doit donc de traiter du musée) ne m’a que peu intéressé. Jiro Taniguchi se centre en effet sur quelques peintres paysagistes (Courbet, Van Gogh, entre autres) et surtout sur les liens qui unissent certains d’entre eux au Japon (au travers de leur reconnaissance par des artistes japonais). Ce thème parle certainement à l’auteur puisque, dans son domaine, celui-ci a été grandement influencé par l’Europe (il y a donc une sorte de reflet de sa propre démarche dans le parcours des artistes japonais présentés) mais ne m’a que peu touché. Et comme, par ailleurs, son personnage central –qui nous sert de guide- m’est apparu atone, amorphe, apathique, je n’ai vraiment fait que tourner les pages durant cette première partie de l’album.

La seconde partie du récit m’accrochera plus. L’auteur y traite de la protection et du transfert des œuvres majeures du musée peu avant l’invasion allemande durant la seconde guerre mondiale. Ce sujet historique m’a paru plus intéressant. Pas de quoi crier au génie mais je me suis plus impliqué dans ma lecture et j’en ai retiré quelques informations plaisantes.

Au final, cet album n’aura pas réussi à vraiment me convaincre. A louer à l’occasion, à la limite, mais je n’en ferai certainement pas l’acquisition, à titre personnel.

Nom série  Tessa, Agent Intergalactique  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me les suis tous relu, et je reste sur une impression partagée. Mais partagée entre le franchement bien et le juste pas mal.

Les trois premiers tomes, en tous les cas, m’ont vraiment bien plu. La suite, elle, alterne les passages très plaisants (le tome 6, notamment) et les passages plus mous (les tomes 5 et 7, surtout). Au final, je ne regrette pas de posséder l’ensemble de la série.

J’ai vraiment bien aimé :

- Le personnage principal, adolescente immature et délurée, dynamique et maladroite, à laquelle je me suis rapidement attaché ;
- L’univers certes balisé mais original dans son genre ;
- La structure du récit qui propose des intrigues diversifiées toutes reliées par un fil narratif bien pensé ;
- Le dessin, simple et efficace. Son dynamisme et son expressivité sont des atouts pour la série. La colorisation très typée photoshop me laisse plus circonspect mais n’est pas un obstacle en soi.

J’ai moins apprécié :

- Les noms des personnages. J’adore les jeux de mots et au plus ils sont pourris, au mieux c’est. Mais là, il y en a trop ! A chaque nouveau nom, j’étais tenté de chercher où se cachait la vanne (et certaines sont vachement tordues), ça me coupait complètement de mon rythme de lecture. Trop is te veel (comme on dit chez nous) ;
- Certains ressorts narratifs, très prévisibles, qui font que cette série se destine finalement plus aux adolescent(e)s qu’aux adultes ;
- Des textes parfois trop envahissants.

Pas mal dans l’ensemble, mais avec de très bons moments. A essayer, si vous en avez l’occasion. Et à acheter si vous aimez ce type d’univers SF/humour/ado.

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je pense ne jamais avoir rien lu d’aussi noir.

Avec cette adaptation d’un roman de Philippe Claudel (lauréat de plusieurs prix mais dont je n’avais que vaguement entendu parler), Manu Larcenet continue à explorer l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus pitoyable, de plus bas, de plus lâche, de plus déprimant, de plus névrotique… Enfin, l’âme humaine, quoi…

Le rythme narratif est très lent avec de nombreuses pages sans texte qui permettent d’opposer une nature belle mais hostile à ces habitant d’un village perdu on ne sait trop où (Pologne, Ukraine ?). Les personnages semblent tous vouloir juste ‘avoir la paix’… et sont prêts à toutes les lâchetés, à toutes les bassesses pour s’assurer cette tranquillité. Les non-dits, la suspicion, l’hypocrisie latente… C’est pesant, pire qu’une dalle en plomb sur un petit orteil. Au cœur du récit, le narrateur (Brodeck) semble plus droit dans ses bottes mais ce premier tome nous le montre avec une telle détresse, une telle lassitude et des failles telles que mon ressenti envers ce personnage va au-delà de la pitié.

L’évocation des camps de la mort, avec ces gardiens aux têtes monstrueuses, déshumanisées, est de celles qui restent gravées longtemps après lecture. C’est torturé, déprimant, révoltant.

J’en viens à me demander pourquoi ces personnages vivent encore. Ce récit est tellement dénué de la moindre étincelle de vie, de joie que je pense vital d’en interdire la lecture aux lecteurs dépressifs.

Ceci dit, cet album est, dans son genre, une pure merveille. Le travail est léché, la mise en page et le choix du format à l’Italienne sont extrêmement efficaces. Un format allongé, des cases étirées, cela ne fait qu’accentuer ce sentiment de pesanteur sur le récit. Tout ici est écrasé. Tout est déformé, tout est noirceur.

Franchement bien, oui, mais d’une tristesse qui va au-delà de l’empathie. A réserver aux amateurs du genre (qui, eux, vont se régaler). Quoiqu’il en soit, Manu Larcenet atteint son but. Son récit est prenant et vous happe tel un bras surgi d’un charnier : vous voilà terrorisé et fasciné à la fois…



… Bon courage !




PS : très bonne idée de l'éditeur, cette pochette dans laquelle l'album se glisse et qui permet de ranger ce format à l'Italienne comme n'importe quel album standard au cœur de sa bibliothèque.

Nom série  Jan van Eyck  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai absolument pas compris l’intérêt de cet album.

L’évocation biographique est des plus réduites (on s’intéresse à une très courte période de la vie du peintre), l’intérêt historique n’est pas évident à saisir (l’intrigue concerne plus les relations entre le monde chrétien et le monde musulman sur fond de relations diplomatiques et de secrets d’Etat), la peinture n’est vraiment pas mise en évidence (deux tableaux illustrés, la technique de la peinture à l’huile mentionnée, ça fait peu), la romance est amenée d'une manière aussi artificielle qu'absurde.

Côté dessin, ça sent quand même vachement l’œuvre de commande. Non que ce soit bâclé mais les décors ne sont que peu fouillés, les compositions donnant la primauté aux visages, histoire d’occuper au mieux l’espace et d’ainsi limiter le travail à fournir sur le reste. C’est pas mal fait, hein ! Me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais c’est quand même pas mal de poudre aux yeux.

Cet album ne m’aura en tous les cas pas du tout donné envie de découvrir d’autres albums de la collection. Désolé mais ça fait vraiment trop œuvre de commande qui prendra la poussière dans les bibliothèques communales…

2/5 parce que ce n'est quand même pas trop pénible à lire et parce que le cahier final apporte quelques infos (à titre personnel, pour moi, l'album aurait d'ailleurs pu se limiter à ce cahier).

Nom série  Enchaînés  posté le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Efficace. C’est vraiment le mot adéquat.

Le dessin, sans faire montre d’originalité (ce n’est pas le but du jeu, non plus) est diablement efficace. Dynamique, bien typé, expressif au besoin, il convient parfaitement pour illustrer ce sombre scénario.

L’histoire tend vers le fantastique tout en restant un polar avant toutes autres considérations. C’est cruel et malsain, juste ce qu’il faut. Le cadre américain est convenu et sans surprise.

Les quatre personnages centraux proposent des profils différents. C’était une des conditions indispensables pour que la série garde un attrait de son début à son terme. Le travail sur ces profils et le crescendo dans la tension sont les deux gros moteurs qui font qu’une fois qu’on la commence, il est difficile de stopper sa lecture.

Une très bonne série, donc, en quatre tomes qui se dévorent sans effort. Pas de message, pas de véritable explication, juste un bon récit du genre thriller policier et ricain. Si vous êtes fans du genre, c’est vraiment à essayer.

Nom série  Aâma  posté le 08/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici peut-être la série la plus délirante dans le genre sf philosophique et à laquelle j’ai adhéré. Comprenons-nous bien : il y a certainement plus délirant comme série (celle-ci est même très cohérente quand j’y repense) et c’est loin d’être la seule série de science-fiction que j’ai appréciée, MAIS c’est celle qui a le plus flirté avec mes limites d’acceptation. Avec « Le Cycle de Cyann », elle représente ce que, pour moi, doit être un récit de science-fiction : elle soulève des questions, divertit et emmène dans un autre univers.

J’ai beaucoup apprécié le profil du personnage principal, anti-héros dans toute sa splendeur, avançant dans le récit tel un boxeur groggy, ne tenant plus sur ses quilles que pour emmerder ceux qui veulent le voir tomber.

Les nombreux autres personnages sont dans l’ensemble eux aussi intéressants. Aucun ne présente qu’une face, chacun a ses failles et ses forces. Tous font montre d’humanité (même s’ils ne sont pas tous humains, ni même organiques).

L’univers visité est dépaysant. J’ai apprécié la forme des véhicules, qui nous sort de nos habitudes, mais aussi la faune et la flore très riches qui servent de cadre au récit. De plus, ce retour aux origines de l’évolution est représenté d’une manière que je trouve intelligente. A certains moments, j’ai pensé à « Alpha... directions » pour la manière dont Frédéric Peeters nous présente cet univers à l’aube d’un développement anarchique, semblable à la Terre des premiers temps et à l’évolution incontrôlable, reflet de nos sociétés dans lesquels tout se démode de plus en plus vite, où tout devient obsolète avant d’avoir été.

Le thème même du récit, cette intrigue aux multiples fils qui finissent par s’unir, cette expérience d’apprentis sorciers, lève des questions philosophiques auxquelles l’auteur se garde bien de répondre. Il nous emmène en voyage, nous invite à nous questionner mais nous laisse juger par nous-mêmes. Son véhicule, c’est le personnage central, auquel je me suis facilement attaché. Ses faiblesses et son ignorance (devenu amnésique, il découvre son propre passé grâce à un livre écrit de sa main) en font un personnage vierge de repères, idéal pour nous présenter et l’univers et l’intrigue.

Petit bémol sur la cohérence du « piège » dans lequel tombe notre anti-héros. Un piège qui m’est quand même apparu très tordu, voire visionnaire par certains aspects.

Il n’empêche que nous avons là un récit de sf qui se lit avec passion. J’ai enchainé les quatre tomes pour une relecture globale en une après-midi, sans ressentir la moindre lassitude (mais en devant m’accrocher à certains moments). Je ne peux que vous le recommander. Peut-être que « franchement bien » est un peu flatteur mais un simple « pas mal » me semblerait a contrario réducteur.

Nom série  Un Amour exemplaire  posté le 08/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Raconter un bonheur simple est une gageure. Raconter un amour sans histoire est source d’ennui.

Pourtant…

Pourtant, cet album m’a beaucoup plu par sa douceur de vivre, par sa fraicheur, par son humour, par son improbable authenticité.

Les auteurs ont fait montre d’astuce en se mettant en scène presqu’autant que le couple auquel rend hommage cet album. Cette approche décalée permet de diversifier la narration et les centres d’intérêts. Elle autorise quelques petits délires, présentés comme des boutades du narrateur telles qu’on en rencontre bien souvent au détour d’une conversation de bistrot. Les multiples interventions des clients de la brasserie dans laquelle se trouvent Pennac et Cestac apportent elles aussi leur flot d’humour.

Par ailleurs, cette histoire d’amour que l’écrivain nous présente tel un souvenir d’enfance (et qui est tirée d’une histoire vraie) est elle-même source d’anecdotes bien rigolotes. Car il faut bien avouer que tout calme et en quête de tranquillité qu’il soit, ce couple accumule les non-clichés avec une gaieté hors du commun. Il y a de l’ ‘Alexandre le bienheureux’ dans l’image désinvolte qu’il dégage. Cette love-story atypique, qui se rit des préjugés et des conventions, est une belle ode à l’amour simple. Un amour avec concessions, pour un couple qui s’aime, se respecte et cherche à être avant de paraître.

Le ton employé, volontiers ’autodérisoire’, m’a présenté l’humanité des personnages dans toute sa splendeur. Qu’il est agréable de lire un récit dans lequel les acteurs ne se prennent pas au sérieux mais restent honnêtes avec eux-mêmes. Et dans ces conditions, même une conclusion qui aurait été dramatique en d’autres circonstances, se transforme en leçon de vie et d’humilité.

Le trait et les nez en patate de Florence Cestac ne plairont pas à tout le monde. Mais si je ne serai jamais un fan absolu de son style, je l’ai trouvé très bienvenu dans le cas présent. Il est bonhomme et expressif, coloré et rond, doux et primesautier. Totalement adéquat, donc, pour nous conter cette histoire d’amour.

Enfin, un petit mot sur la très belle couverture, au touché en relief. A la fois simple, épurée et élégante, une couverture qui ne tape absolument pas à l’œil mais que l’on a plaisir à toucher, à caresser, pour en souligner les aspérités.

Vous cherchez un love-story en marge des sentiers battus, une histoire d’amour fou et calme, un espoir en notre dérisoire humanité ? Je ne peux que vous conseiller cet album.

N'en attendez rien d'extraordinaire... de nos jours, la simplicité est un luxe.

Nom série  Pawnee  posté le 02/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant toutes choses, je dois préciser que j’ai lu cet album sans trop bien me souvenir du précédent et que cela n’a pas du tout été un problème. Pawnee peut se lire comme un one-shot même si plusieurs éléments nous renvoient à Frenchman.

L’histoire en elle-même suit trois fils narratifs (qui n’en forment rapidement plus que deux). C’est agréablement travaillé sans être réellement original. M’en fous, j’aime bien les récits classiques et c’est vraiment ce que nous offre cet album. Après, je trouve que l’auteur aurait pu un peu plus densifier son récit, mais cela se serait sans doute exercé au détriment de l’espace laissé au dessin.

Et ce qui caractérise les albums de Prugne dans cette collection, c’est justement le dessin. De ce point de vue aussi, Pawnee ne fait pas exception à la règle : c’est vraiment très beau ! L’auteur se fait plaisir et cela se sent. Chaque page est un régal visuel, les décors sont léchés, les personnages ont des physionomies diversifiées, les détails (comme les costumes par exemple) sont soignés, le bestiaire est varié.

Alors, voilà, c’est classique mais bien fichu et fignolé. Achat conseillé si vous ne recherchez pas l’originalité à tout prix mais plutôt un bon petit western des forêts (par opposition aux westerns poussiéreux) prétexte à de belles illustrations.

Nom série  Deux Frères  posté le 30/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais découvert ce duo d’auteurs brésilien via l’intrigant Daytripper (au jour le jour) et, je l’avoue, j’étais tombé sous le charme tant du trait que de l’originalité du récit et de la clarté de la narration.

Je retrouve avec plaisir Gabriel Bá et Fábio Moon dans un exercice toujours périlleux : l’adaptation d’un roman (en l’occurrence, le roman éponyme de l’écrivain brésilien Miltom Hatoum : Deux Frères). Et je peux le dire haut et fort : les jumeaux réussissent l’épreuve haut la main !

Ce qui marque dès les premières pages, c’est le style graphique. Un noir et blanc épuré, élégant et empli de vie. Le trait est parfois volontairement peu fouillé mais le charme et la lisibilité qui s’en dégagent font de chaque page un plaisir pour l’œil. J’ai été sensible à ce style rond et en noir et blanc à un tel point que je me suis parfois surpris à m’attarder sur certaines planches, plongé dans des pensées mélancoliques nées de ce trait.

Mais adapter un roman, c’est aussi et surtout parvenir à traduire un texte en un assemblage de dessins et de mots, sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre. Et c’est peut-être à ce niveau que l’exploit est le plus retentissent. A aucun moment, je n’ai senti qu’il s’agissait d’une adaptation… et à chaque instant, j’ai senti que cette œuvre était avant tout littéraire… tout en m’attardant souvent sur son dessin. Un équilibre parfait dans lequel chaque élément atteint un niveau tel qu’il en devient centre d’intérêt.

Outre cette réussite technique, il fallait encore que l’histoire en elle-même m’intéresse pour que je parvienne au terme de ce copieux récit. Retracer le parcours de jumeaux brésiliens depuis l’entre deux-guerres jusqu’aux années ’70 peut s’avérer fastidieux. Mais Miltom Hatoum a intelligemment nourri son récit, qui propose ainsi de multiples centres d’intérêt.

Le thème de la gémellité en est le pilier. Ces deux frères qui vont s’entredéchirer par jalousie nous offrent un portrait sensible de fraternité dévastatrice. Le récit s’en va crescendo, les origines du mal nous sont dévoilées via d’autres personnages et gagnent en nuance à chaque témoignage. Rien n’est évident, rien n’est simple et au terme du récit on en vient à se dire qu’il n’y a dans ce drame que des victimes et non des coupables. Et si ces deux frères focalisent l’attention, c’est à un portrait de famille, serviteurs inclus, que l’on a droit ! Du père au fils illégitime, chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice.

Mais par-delà cet aspect, les auteurs nous offrent également le portrait d’une ville, Manaus, de sa splendeur et de son déclin, échos de la splendeur et du déclin de la famille dont ces deux frères sont issus. Il y a une belle symbiose entre le lieu et les personnages, qui fait que j’aurais du mal à imaginer ce récit en un autre lieu.

Enfin, ce récit fictif s’inscrit dans un contexte historique intéressant. Depuis l’immigration libanaise (dont sont originaires ces deux frères) jusqu’à la dictature militaire des années ’60-’70 au Brésil, chaque élément historique nourrit le récit pour nous le rendre plus authentique.

Ce récit est un pur roman graphique. L’action y est pour ainsi dire exclue. Tout son intérêt réside dans ses non-dits et dans la qualité d’écriture de la retranscription des états d’âme des acteurs. Sensible mais lent (il faut aimer le genre pour apprécier cet album), c’est une belle réussite dans le genre.

Un grand coup de chapeau également pour la traduction, qui permet de garder l’essence littéraire du roman. Certaines phrases sont d’une justesse et d’une finesse splendides. Seul petit bémol : ce livre, lourd et volumineux, a émis des bruits de craquement lors de la lecture qui me font craindre que sa reliure ne résistera pas au poids des ans.

Nom série  Southern Bastards  posté le 26/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Violent, c’est le moins que l’on puisse dire ! D’une violence bestiale, primaire, digne d’un western italien. D’ailleurs, du western, le synopsis récupère quelques idées, comme ce vieux loup solitaire qui retourne dans la ville de son enfance, comme ce ‘Boss’ omnipotent roi de la même ville, comme ce faux rythme lancinant. Dans ces conditions, le snack-restaurant prend naturellement des allures de saloon et la grand rue devient tout aussi naturellement le théâtre du duel. La confrontation entre les deux hommes est inévitable. Et les seconds couteaux, grâce au talent de Jason Latour, se voient gratifiés de têtes de l’emploi (l’ombre de Klaus Kinski plane sur les pires d’entre eux).

Mais de western, il ne sera pas question. Cet album nous parle d’une époque contemporaine, dans un bled perdu du Sud des Etats-Unis où le football américain fait loi. A un point tel que tout le monde s’écrase face au maître des lieux, entraineur à succès de l’équipe locale. Ce premier tome (qui pourrait se lire comme un one-shot) nous raconte le retour au bercail d’une ancienne légende du coin. Son lourd passé nous est dévoilé au compte-goutte. Son rapport au Sud, très contradictoire, fait la force et la faiblesse du personnage. Entre haine et attachement, il s’embarquera dans une croisade que l’on imagine perdue d’avance. Le héros classique, fêlé de l’intérieur mais paraissant invulnérable de l’extérieur. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Clint Eastwood dans Gran Torino en lisant cet album, mais un Clint Eastwood qui aurait épousé les traits de Hulk Hogan. Le mélange est étonnant mais, plus étonnant encore, fait de Earl Tubb un être attachant, un juste, un héros malgré lui.

La narration, comme je le disais, épouse un faux rythme, comme accablée par la chaleur des lieux. La haine et la violence se déchainent par courtes vagues, puis revient le calme… avant la prochaine vague. Jason Aaron (déjà auteur du controversé « Scalped ») connait son métier. Ses personnages, pourtant souvent très stéréotypés, interpellent et happent le lecteur. Les zones d’ombre sont nombreuses et titillent incessamment notre curiosité. Le poids du passé pèse sur la ville. Avant même les premières rencontres, on sait qu’il y aura drame. Et lorsqu’il survient, si l’on est surpris, c’est par sa violence, par sa bestialité.

Je n’ai qu’une seule hâte : découvrir la suite.

Nom série  Kill la Kill  posté le 25/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ca bastonne toutes les dix pages et le scénario tient sur un timbre-poste (à condition de laisser de grandes marges de chaque côté du timbre). Les petites jupettes pullulent et les contre-plongées rase moquette permettent de vérifier que ces collégiennes portent toutes une petite culotte.

Les personnages sont stéréotypés. Le ton oscille entre le grandiloquent théâtral grotesque et l’humour crétin assumé.

Le dessin est quelconque dans ce genre manga. Mais un quelconque de qualité.

Je n’ai pas fini le premier tome, ayant le sentiment d’avoir fait le tour de la question après moins de 100 pages. Je ne peux pas dire que ce soit mauvais (dans ce genre baston/petites culottes/emphase et humour à deux balles) mais ce n’est clairement pas ma tasse de thé.

Je passe mon tour.

Nom série  Sparte  posté le 12/09/2011 (dernière MAJ le 25/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon appréciation aura été decrescendo tout le long de ces trois tomes, et je le regrette profondément…

Pourtant, le début était engageant. Sparte nous promettait une série historique académique mais de qualité. Les deux auteurs ont fait partie de l’équipe de Jacques Martin (Alix) et connaissent leur métier. Le cadre choisi était intéressant. Le récit s’annonçait classique avec un trio principal complémentaire (le roi fourbe et conspirateur, le jeune héros intrépide et populaire et le tueur partagé entre son sens moral, son esprit de famille et sa soif d’or et d’indépendance) auquel venaient se greffer de multiples seconds rôles.

Malheureusement, qui trop embrasse mal étreint. Et Patrick Weber, plutôt que de se concentrer sur un point névralgique, va multiplier les centres d’intérêt et les intervenants. C’est une erreur, selon moi, et finalement, à force de passer d’un personnage à un autre, d’une sous-intrigue à une autre et d’un lieu à un autre, il a rendu très syncopé un scénario qui aurait pu être bien plus linéaire sans tomber dans le simplisme. Volonté de trop bien faire ? En tous les cas, il y a clairement trop d'éléments à développer le long de ces trois tomes pour parvenir à nous les raconter d'une manière fluide et cohérente. Et le résultat à mes yeux, c’est qu’aucun des personnages n’est suffisamment exposé pour soit devenir profondément attachant, soit remplir pleinement son rôle d’ennemi détestable.

Au final, si le tome 1 était agréable à lire, le tome 2 devenait bien trop décousu pour me convaincre et le tome 3 –plus linéaire que le précédent- ne nous offre vraiment pas la conclusion que j’espérais. En fait, j’ai même beaucoup de mal à appeler ça une fin tant elle est ouverte et laisse le lecteur que je suis au milieu de nulle part.

Dommage, car le dessin de Christophe Simon est bien agréable (même si j’aurais préféré voir plus de détails d’arrière-plan dans ces planches, plus de petites scènes anecdotiques de la vie quotidienne de l’époque) et les auteurs semblent vraiment bien maîtriser l’aspect historique du sujet. Mais la dimension dramatique, elle, pose de gros problèmes. Trop de personnages secondaires sur lesquels on s’attarde, trop de « secrets de famille » clichés et pas assez de percussion dans ce scénario.

Un deuxième cycle pourrait solutionner le problème de cette fin trop ouverte mais ma déception est telle que je n’ai pas trop envie de continuer l’aventure, à titre personnel. De plus, rien ne laisse penser que Patrick Weber parviendrait alors à recentrer son récit (condition sine qua non selon moi pour rendre celui-ci plus prenant).

Une grosse déception. j'aurais pu accorder un 3/5 au vu de la qualité technique de l'ensemble (on est quand même très loin d'un travail bâclé) mais cette fin qui n'en est pas une m'incite à la sévérité.

Nom série  Le Seigneur des couteaux  posté le 24/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ben, je n’ai pas été conquis par cette série. Non qu’elle soit spécialement mauvaise mais elle comporte trop de petites faiblesses pour réellement me convaincre.

D’une part, le dessin est bien trop lisse dans le premier tome (quoique pas désagréable à l’œil) et présente à l’occasion quelques erreurs de perspective. Pour une première œuvre, je trouve que c’est très prometteur… mais cela n’en reste pas moins une première œuvre. La deuxième partie du récit, elle, m’est apparue moins soignée. Je ne sais pas si c’est dû à une perte de motivation ou à une volonté d’accélérer le rythme de production mais, alors que l’on pouvait légitimement s’attendre à une progression, c’est l’inverse qui nous est offert en terme de qualité.

Au niveau du scénario, j’ai trouvé l’histoire prometteuse… mais elle en reste là. Il y a de bonnes idées mais aussi et, hélas, surtout beaucoup d’invraisemblances. Et au plus on avance dans l’histoire, au moins celle-ci accroche. J’ai fini ma lecture, mais je n’ai pas spécialement envie d’y retourner. La narration est pourtant fluide et le dosage entre scènes d’action et explications est plutôt bon. Tout n’est donc pas à jeter mais plutôt que d’avoir un crescendo dans la progression du récit, j’ai plutôt eu le sentiment d’assister à la retombée d’un soufflé.

Une œuvre de jeunesse, dirais-je, avec un talent certain chez les auteurs mais aussi la nécessité pour ceux-ci de mieux peaufiner leur travail s’ils veulent réellement me séduire à l’avenir.

Nom série  Garth Ennis présente Hellblazer  posté le 23/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’origine personnage secondaire de la série Swamp Thing, John Constantine a depuis longtemps gagné le droit d’avoir sa propre série : Hellblazer. Né sous la houlette d’Alan Moore, son destin passera entre les mains de divers scénaristes, dont l’Irlandais Garth Ennis (également scénariste de Judge Dredd, Preacher, The Punisher, et de tant d’autres).

Les éditions Urban Comics ont eu la bonne idée de regrouper les différentes histoires du magicien de l’étrange (de l’épouvante, même) signées par le scénariste irlandais sous une seule série : Garth Ennis présente Hellblazer.

Le premier tome de cette série nous propose plusieurs récits plus ou moins longs, qui viennent s’inscrire dans l’histoire du héros alors que celui-ci a déjà un sacré passé derrière lui. La découverte du personnage par le biais de cette série ne pose cependant pas de véritable problème de compréhension. Certes, le lecteur novice se demandera comment John Constantine s’est retrouvé avec du sang de démon coulant dans ses veines ou quels sont ces nombreux amis morts dont il parle à l’une ou l’autre occasion, mais jamais ces manquements dans la maîtrise du cursus du personnage ne seront des handicaps pour la compréhension de ces aventures.

Et ça démarre fort avec un premier récit original. Le risque encouru par Constantine ne provenant pas de l’un ou l’autre démon mais bien d’une préoccupation très terre à terre, et qui pourrait être sans issue si, justement, le magicien ne fréquentait pas aussi souvent des démons de toutes sortes. Cette manière originale de mêler fantastique et préoccupations du quotidien permet au scénariste de nous livrer un récit prenant qui se fait écho de certaines anciennes légendes celtiques (dans lesquelles un simple mortel parvient à duper le diable).

Le deuxième récit est plus classique, avec une histoire de fantômes tourmenteurs.
Nous aurons ensuite droit au classique conte de Noël (… enfin, classique n’est peut-être pas le terme adéquat avec un franc-tireur comme Ennis) puis à l’un ou l’autre récit moins mémorable à mes yeux, même si le travail de découpage peut s’avérer étonnant dans certains d’entre eux.

Enfin, la deuxième pièce de résistance prendra la forme d’un long récit très gore, qui se référencera au grand classique de l’épouvante britannique qu’est l’histoire de Jack l’éventreur. La high society en prendra pour son grade dans des pages où tripes, cervelles, intestins et boyaux voltigent allègrement pour s’étaler sur les murs de clubs sélects ou de sombres impasses.

J’ai apprécié le caractère désabusé du personnage et le cynisme ambiant. Le découpage feuilletonesque est également un point fort de la série, mais ne surprendra pas l’amateur de comics. Le ton souvent extrêmement mélodramatique m’a moins emballé mais il ne constitue pas un frein à la lecture.

Reste le point faible à mes yeux : le dessin. Non que celui-ci soit intrinsèquement mauvais mais j’ai tout de même régulièrement senti des baisses de qualités. C’est un problème récurrent dans ce type de production avant tout destinée à être éditée sous forme de périodique. Les impératifs de productivité entrainant malheureusement la réalisation dans l’urgence de planches alors peu soignées. Même si ces planches sont rares dans ce premier tome, elles existent tout de même, me donnant le sentiment que l’album aurait pu atteindre un niveau supérieur si l’équipe en charge du dessin (Will Simpson en étant le principal membre mais le travail de l’encrage, délégué à différents artistes, est à mes yeux la principale source du problème) avait eu le temps matériel de peaufiner chaque planche.

Quoiqu’il en soit, je ne bouderai pas mon plaisir. Ce premier tome s’est avéré bien agréable pour peu que l’on apprécie les récits d’épouvante gores et cyniques. Garth Ennis ne travaille pas dans la subtilité mais nous livre des scénarios bien ficelés. Dans le genre, c’est du solide.

Nom série  In Vino Veritas (Toscane)  posté le 20/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien moi, j’ai trouvé ce récit d’un cliché total. C’est du mille fois déjà-vu, depuis le cliffhanger de la fin du premier tome (non mais franchement, en toute honnêteté, est-ce qu’un seul des lecteurs à cru qu’il était arrivé quelque chose de grave à l’héroïne ?) jusqu’à ce happy end insipide, sans parler de la relation entre ce méchant frère porté sur le profit et cette gentille soeurette bio mais pauvre parce qu’intègre (mais pas trop, sinon on n’aurait rien eu à lire dans le deuxième tome).

Par ailleurs, parler des vins italiens en cassant du sucre sur les cépages régionaux au profit des cépages français (à en croire l’ami de la famille, ne faire qu’avec des cépages autochtones est une erreur) me parait soit totalement égocentré soit malhonnête soit la preuve d'une méconnaissance totale du sujet (le Nero D’Avola, le Sangiovese ou l’Aleatico, pour n’en prendre que trois parmi tant d’autres, n’ont rien à envier aux meilleurs cépages français).

Malheureusement, contrairement à ce que son titre aurait pu laisser penser, cet album n’a pas pour vocation de nous parler de vins italiens (il ne sera d’ailleurs jamais fait mention des célèbres AOC que sont les Chianti et Chianti Classico, Vino Nobile di Montepulciano, Brunello di Montalcino, Carmignano ou Vernaccia di San Gimignano) ni même de vin tout court (les principes de vinification ne sont que rapidement survolés et l’aspect bio n’est qu’un prétexte au vu du peu d’infos proposées par le script) mais de prendre ce prétexte pour nous servir l’insipide feuilleton du dimanche après-midi.

Le dessin est classique et soigné. C’est du travail professionnel mais je n’ai jamais ressenti la moindre passion dans ce trait.

Franchement dispensable à mes yeux.

Nom série  Nola (Dargaud)  posté le 17/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai eu quelques petits problèmes avec cette série.

Avant tout, je la trouve trop bavarde. C’est évidemment une simple question de goût mais Nola aime parler même si elle n’a pas grand-chose à dire. C’en devient finalement très lourd, voire encombrant, mais de jeunes lectrices (car c’est à elles que cet album s’adresse prioritairement) ne partageront peut-être pas mon sentiment.

Ensuite vient ce dessin franchement inspiré par le style manga dans ce qu’il a de plus démonstratif. A nouveau, ce n’est pas ma tasse de thé et à nouveau, un jeune lecteur aura sans aucun doute un avis différent sur la chose.

Bon ! Maintenant que le jeune lecteur a réalisé que cet avis était émis par un vieux con, je me dois d’encore ajouter que cet album a été amputé de son introduction. Du moins, c’est le sentiment que j’ai eu lorsque l’héroïne fait références à des événements antérieurs au début de l’histoire qui nous est contée sur un ton qui laisse à supposer que nous devrions être dans la confidence. Mon sentiment face à cette situation est que l’éditeur a préféré aller directement au cœur de l’intrigue, sans passer par un premier cycle introductif. Ce n’est pas trop handicapant mais, du coup, deux personnages semblent totalement sous-employés (je dirais même inutiles) et le concept même de la série n’apparait pas vraiment clairement (ce qui n’est pas plus mal puisque l’on se demande si Nola délire ou si elle est effectivement dotée d’un pouvoir étrange).

Pour le reste, ben c’est vitaminé, très classique dans sa structure (l’école, les bons potes, la meilleure copine avec laquelle l’héroïne se dispute, le papa gâteau, la maman lunatique, et un pouvoir féérique au milieu de tout ça pour donner à l’ensemble un aspect fantastique). Par certains côtés, la série m’aura fait penser aux Carnets de Cerise mais sans atteindre le même niveau.

Reste à voir si le second tome remontera le niveau d’ensemble. A titre personnel, j’aurais bien compressé ce premier tome en scalpant quelques passages sans intérêt pour offrir au lecteur une introduction plus explicite.

Nom série  Le Maître des livres  posté le 16/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dieu que c’est neuneu… tellement neuneu qu’à un moment, je me suis demandé si je n’allais pas attribuer trois étoiles à l’album pour un passage à l’humour surréaliste involontaire qui m’aura valu un bien agréable fou rire (une mère de famille qui, à la lecture d’un conte pour enfants dans lequel un jeune gamin est puni de sa méchanceté et transformé en nain, s’inquiète pour son propre fils en ces termes : « mon dieu, et s’il lui arrivait la même chose ?! »).

Mais non, le ton ultra démonstratif employé m’a surtout donné le sentiment que l’auteur prenait ses lecteurs pour des crétins finis et qu’il lui était imposé de bien tout nous expliquer (les associations d’idée des lecteurs, le passé des bibliothécaires) avec moult détails s’il voulait nous faire comprendre son message. Car, en vérité je vous le dis, les livres ont le don de transformer leur lecteur… qui bien souvent développent des comportements inadaptés (accroc au jeu ou violent avec les autres) parce qu’ils s’ennuient… Et s’ils s’ennuient, c’est parce qu’ils ne lisent pas ! Tout cela part d’une intention louable mais le résultat est tout de même d’une démagogie sucrée à trois francs six sous.

Ceci dit, je suis tout de même arrivé au terme de l’album, preuve qu’il n’est pas totalement rébarbatif. Et j’en suis fort aise puisque cela m’a permis de découvrir un titre de chapitre à côté duquel le Vol de la Walkyrie aurait pu paraître des plus cohérents (même moi, j’aurais pas osé ce « Quand la rose trémière fleurira »).

Et si je retiens une chose de cette lecture, c’est le fait que plusieurs livres pour enfants mentionnés dans ce manga sont d’origine occidentale. Je ne sais si c’est parce que l’album a été pensé comme un produit d’exportation ou si c’est réellement la situation au Japon, mais je me suis fait la réflexion que si c’était le cas, les Japonais connaissaient bien mieux la littérature occidentale que nous la littérature asiatique.

Franchement dispensable. C’est con parce que ça partait d’une bonne intention et que le sujet ne pouvait qu’intéresser un public de jeunes lecteurs.

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