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Nom série  La Fille du Yukon  posté le 26/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un western alaskan ! ça change des canyons et des mesas, c'est bon à prendre. Cette saga au ton romanesque est assez classique dans sa forme : un couple d'amants en fuite qui échappe à la volonté du père de la fille, il s'ensuit toute une série d'épreuves et de dangers dans le Grand Nord, bref toute une gamme de ressorts dramatiques vus dans la plupart des films situant leur action dans ce décor neigeux, territoire hostile par excellence qui rappelle aussi les romans de Jack London.

L'aspect historique est bien respecté, mais le scénariste a tendance à compliquer volontairement son récit avec des méandres un peu tortueux qui peuvent distraire le lecteur de sa concentration, la narration est limite un peu lourde dans le tome 2, mais dans le tome 3, il se ravise un peu et donne une évolution intéressante à la série avec cette incursion dans la Première guerre mondiale en 1917, où le héros manque de justesse de connaître un cruel destin : venir mourir dans les tranchées boueuses de l'Argonne après avoir affronté tant de périls dans le Grand Nord ; ça a dû arriver à de pauvres gars hélas mais on est content que ça n'arrive pas ici, le happy end est respecté.

Malgré tout ça, je maintiens quand même que ce sont les 2 premiers tomes qui sont les plus réussis, je regrette seulement que les personnages soient parfois un peu fades.
Le dessin aussi n'est pas mal, Radovic livrant de belles images avec des cases larges, procédé qui permet de donner une idée de la grandeur des paysages. Ce dessinateur fera de beaux progrès par la suite.

Dans le même genre, je préfère L'Or sous la neige, mais ça reste une bonne petite série sans prétention.

Nom série  Les Cosaques d’Hitler  posté le 25/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup, je connais les cosaques de nom, à travers la littérature ou des films comme Tarass Bulba (grosse prod hollywoodienne) ou les Cosaques (prod italo-franco-espagnole), mais je connaissais en fait assez mal leur catégorie d'individus et leur organisation. J'en ai appris un peu plus dans cette Bd, mais surtout pourquoi ils s'étaient ralliés à Hitler sans être nazis et sans partager son idéologie. C'était uniquement pour renverser le régime communiste mis en place par Staline, considéré comme un monstre sans doute pire qu'Hitler, qui a presque autant sinon plus de sang sur les mains.

La guerre qui a coupé le monde en deux, le rideau de fer, les accords de Yalta, les goulags (avec l'accent mis sur le sort des femmes)... tout ceci se télescope dans ce diptyque qui au départ ne m'incitait pas trop à la lecture, peu attiré par un sujet assez rébarbatif, mais finalement, l'ensemble ne m'a pas ennuyé et j'en suis ressorti plus riche en informations. Le fond du sujet est vu à travers une optique romanesque, ça aide (une romance entre une belle cosaque et un soldat écossais).

J'aurais préféré un dessin plus fort, plus policé pour ce ton de gravité, plutôt que celui qui est offert ; le trait est épais, un peu stylisé par endroits, mais réaliste et assez joli. Mais l'important c'est d'avoir lu une page d'Histoire assez méconnue et qui ne m'avait jamais attirée, comme quoi il n'y a que par le biais de la BD que je peux y venir, sachant qu'en l'abordant en lisant un bouquin sérieux, je m'y emmerderais prodigieusement. Surtout que les auteurs n'appuient pas trop ouvertement leur propos et ne profitent pas d'un nombre d'albums étiré ; un diptyque c'est parfait, l'essentiel est dit.

Nom série  Moses Rose  posté le 25/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le nom d'Alamo résonne durant tout ce récit, mais il ne s'agit pas d'évocation historique sur le fameux siège de 1836, plutôt d'étudier le cas de Louis Rose, le supposé déserteur d'Alamo, cas qui fut bien mieux mis en lumière dans Alamo de la collection 1800 chez Soleil.

Il est donc question d'un voyage pour récupérer des documents dans le fort ruiné, mais il faut traverser des contrées hostiles peuplées d'Indiens. L'argument aurait pu être beaucoup mieux exploité, je n'ai pas trouvé ce récit très convaincant, c'est assez soporifique et pas passionnant du tout, avec un prétexte à des massacres inutiles. Cothias semblait plus inspiré quand il scénarisait sur les séries Vécu chez Glénat, je n'ai pas retrouvé son talent d'écriture ici, alors qu'il a parfaitement fonctionné sur L'Ambulance 13 avec ce même Ordas. D'autant plus que le lecteur en apprend finalement très peu sur Louis Rose, qui aurait mérité un éclaircissement plus poussé.

Dommage, car le dessin est assez joli et détaillé, avec de bons décors et une mise en page agréable. Une petite déception.

Nom série  Orks  posté le 25/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une vue sur le monde des Orks, bien que la Bd ne figure pas dans la collection Celtic où l'on trouve Elfes ou Nains. En dépit d'un scénario qui n'est peut-être pas totalement abouti, l'ensemble m'a séduit en premier lieu par son graphisme époustouflant ; je trouve que le dessin de Guenet colle parfaitement à ce type de bande, qui culmine dans un visuel impressionnant destiné à en mettre plein la vue ; les silhouettes bodybuildées des mâles et les corps musculeux (mais harmonieux) des femelles, les armes agressives et les visages rageurs... tout ceci est mis en valeur par un dessin d'une grande puissance hyperréaliste et à la belle colorisation. Ce dessin très musclé d'une beauté inouïe rend évidemment les personnages beaux, il y a là-dedans un petit air de Corben. La mise en page audacieuse et très variée donne une Bd très dynamique.

Mais ce qui m'a intéressé aussi, c'est d'y entrevoir une organisation sociale, de nombreuses femelles Orks (personnages qu'on voit peu ailleurs) et même des séquences d'accouplement d'un bel érotisme bestial. Tout ceci n'apparait pas dans La Guerre des Orcs, série qui m'avait plu aussi, très voisine de "Orks" mais un peu plus tournée vers la guerre. On peut y voir enfin une sorte d'allégorie sur la guerre et l'entente entre les peuples, sur le modèle humain de nos jours.

Avec tous ces corps massifs et ce visuel agressif, on peut s'attendre à de gros combats de brutes bien bourrins, à du sang et des tripes... il y a quelques séquences dans ce style, mais pas tant que ça, la Bd n'est pas entièrement basée là-dessus. En tout cas, c'est de la pure fantasy brutasse comme je l'aime.

Nom série  Lady Rex  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des dinos et des filles sexy. On pourrait résumer cette BD ainsi car le scénario est léger, ça ne vole pas très haut, c'est uniquement tourné vers le fun et destiné à la détente, l'amusement, la lecture sans complexe. Un ton qui m'a fait un peu penser à Sexy Gun où le western servait de décor à une joyeuse dinguerie.

Ici, c'est un peu plus élaboré, plus inventif, avec une trame mieux construite qui mélange strip-tease et ranch à dinosaures qui organise des courses de gros bestiaux. C'est rigolo et très décalé comme concept, mais il n'y a pas de happy end.

Le dessin est mignon et moderne, il ressemble à celui qu'on voit sur certaines BD Soleil. Il est sûrement fait à l'ordi, mais il est très agréable à l'oeil. Il contribue à l'attrait de la bande, et accentue le côté sexy des filles, surtout Albatra.
Au final, je m'attendais à une BD pas sérieuse et très con avec un tel mix d'éléments ; c'est effectivement pas sérieux, mais pas con du tout, plutôt très divertissant.

Nom série  Le Rédempteur  posté le 22/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En lisant cette Bd, on ne peut s'empêcher d'avoir un sentiment évident de déjà vu ; ça commence comme une sorte de justicier qui fait le ménage à Rio (décor peu usité en BD policière, ça change de l'urbain newyorkais et des précédentes séries de Desberg).

Desberg n'a pas peur de se lancer dans une Bd aussi cliché, en sortant les poncifs les plus éculés et en allant même jusqu'à produire une sorte de décalque de Largo Winch, en lui repiquant plein d'éléments identiques : héros milliardaire beau gosse, belles femmes, tueurs implacables, méchants détestables, acolytes pittoresques, décors exotiques et variés, moyens et logistique de pointe... Sa connaissance des milieux internationaux, de la géopolitique et de tout ce qui tourne autour du fric, aide notre ami scénariste pour bâtir cette intrigue qui ressemble beaucoup à du Winch, et en employant les mêmes facilités scénaristiques et les mêmes ficelles. Sauf que Jean Ravelle n'hésite pas à tuer froidement comme investi d'une mission purificatrice.

Mais après tout, qu'importe tout ceci, oui c'est peu original et on peut se demander pourquoi Desberg a crée cette bande qui sent le commercial à plein nez... ce qui compte, c'est le côté divertissant et sans prise de tête, c'est ce qui m'a séduit, et je suis resté bon public sur ce coup là, je n'ai pas envie de faire le difficile. Desberg reste encore évasif sur les motivations de son héros et n'a pas livré toutes les clés, il faut lui laisser le temps pour la suite, on ne peut pas tout expliquer dès le premier tome d'exposition.

Le dessin est clair, il ressemble aussi à celui de Philippe Franq ou celui de Aymond, je l'avais déjà apprécié sur Le Dernier Templier, il est dynamique, avec un joli visuel, bref toutes les conditions sont remplies pour une série d'action de pure détente agréable à lire.

Nom série  La Dernière Reine  posté le 22/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma connaissance de l'Egypte antique est beaucoup moins passionnelle que celles de la Grèce, de Rome ou des civilisations mésopotamiennes, mais je m'y intéresse puisque j'ai lu pas mal de Bd sur le sujet. J'ai quand même noté plusieurs erreurs historiques même si ça ne nuit pas foncièrement à la Bd en elle-même ; je crois que les auteurs au départ n'ont peut-être pas misé sur une exactitude aussi pointue que dans Keos ou Hotep, juste sur une bande créée dans un esprit fantastico-aventureux.

La part de fantastique est assez importante dans la mesure où elle traduit les visions qu'envoient les dieux au jeune liseur de songes Rahotep, et rares sont les Bd sur l'Egypte où le fantastique n'est pas présent, ne serait-ce que par l'aspect religieux, c'est toujours très tentant pour des scénaristes. Mais ici, j'aurais préféré que les auteurs s'en tiennent à la véritable histoire de Cléopatre dégagée de tout fantastique. Car à ma connaissance, aussi curieux que ça puisse paraitre, l'histoire de cette reine n'avait jamais été tentée en BD.

La trame centrale reprend donc l'histoire telle qu'on la connait, sous le règne des Ptolémée, c'est conforme à ce qu'on voit dans le film Cléopatre, énorme superproduction hollywoodienne qui faillit ruiner le studio Fox en 1962. La scène de l'arrivée de César à Alexandrie face à Ptolémée XIII Philopator, et qui lui présente la tête de Pompée dans un panier, afin de s'attirer ses faveurs... tout ceci est identique, presque un copié-collé du film. De même la scène de Cléopatre qui apparait à César la première fois roulée dans un tapis.

Il n'empêche que parmi les erreurs flagrantes, il est drôle de voir un roi vêtu à l'Egyptienne alors que les Ptolémée étaient des rois macédoniens. Ensuite, il y a l'âge : Ptolémée et Cléopatre avaient 7 ans d'écart, il devrait donc avoir 10 ans. Mais bon, passons, ce qui me dérange un peu plus, c'est le prologue sur Osiris tué par son frère Seth, puis sa résurrection grâce à sa soeur Isis ; je ne sais pas ce que ça vient faire là-dedans, et ça prend de la place pour rien , alors que certains événements auraient gagné à être développés (cette période historique étant riche).

L'intrigue se complique ensuite, surtout dans le tome 2, et s'égare un peu au lieu de suivre la progression de la relation entre Cléopatre et César (comme dans le film), puis la naissance de leur fils. Mais peut-être que le scénariste comptait développer ceci dans un tome 3 qui tarde à venir et dont je doute de la parution (depuis 2007 !!!).

J'aime assez le dessin qui est très musclé, au style rugueux, mais avec des détails architecturaux sans trop forcer, juste le nécessaire, de même que les visages s'estompent dès qu'on s'éloigne un peu.
En bref, c'est une Bd qui m'a intéressé par son argument, mais qui reste assez imparfaite dans son traitement ; seul un tome 3 hypothétique et viable aurait pu me faire recommander l'achat.

Nom série  L'Homme de l'année - 1666  posté le 22/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1666, Londres se relève doucement d'une épidémie de peste meurtrière survenue l'année précédente et qui emporta 90 000 Londoniens. A cette époque, Londres était une ville de bois et de paille, mais aussi un vrai cloaque, où tout incendie se répandait à une vitesse effarante. Le grand incendie de Londres reste dans toute mémoire de Londonien, il est connu sous le nom de Great Fire et aurait été plus dévastateur que les bombes allemandes de la Seconde guerre mondiale, c'est dire l'ampleur de la catastrophe qui est comparable en terme de dégâts et de victimes à l'incendie de Rome survenu sous le règne de Néron.

Les auteurs de cette Bd relate la tragédie à la manière d'un documentaire bien construit (j'aurais d'ailleurs très bien pu classer l'album en documentaire), mais à travers un personnage, celui du boulanger à l'origine du feu, ils évitent tout juste cet écueil ; je n'ai pas pu vérifier ce détail pour attester de sa véracité, mais il est tout à fait plausible. De 1660 à 1669, l'histoire de Londres est connue dans tous ces détails par le journal très précis du mémorialiste Samuel Pepys qui avait déjà relaté la Grande Peste (The Great Plague) et qui a en outre, participé à la restauration de Charles II (il joue ici un rôle non négligeable).
Le contexte politique est fort bien évoqué par les scénaristes, avec le roi Charles II, son frère le duc d'York, les conséquences de la politique de Cromwell qui a conduit Charles Ier sur l'échafaud, la guerre avec la Hollande, les troupes royales impopulaires, et la haine des Français, l'Angleterre étant à l'époque dans la roue de la France.

Les images rendent parfaitement compte de l'ampleur de l'incendie, surtout la vitesse à laquelle se propagent les flammes, mais divers personnages donnent aussi du corps et de la profondeur à la narration qui sans cela resterait assez terne, en premier le boulanger et sa famille, Samuel Pepys, le roi et ensuite quelques habitants et soldats, ou encore un lord-maire complètement incapable qui aurait pu circonscrire le feu en créant des coupe-feu. On aperçoit la forme primitive de la cathédrale Saint-Paul qui sera reconstruite par Christopher Wren en 1697 avec le grand dôme que nous lui connaissons, Wren sera d'ailleurs le grand architecte- reconstructeur de Londres.

La partie dessinée me plait un peu moins, disons que le trait est irrégulier, certains décors sont bien documentés et bien rendus, tandis que les personnages ont surtout des visages peu esthétiques, mais si l'ensemble peut donner parfois quelques images confuses, ça reste quand même correct.

J'aurais appris un truc, c'est que les Londoniens estimaient les papistes (donc les Français) responsables de cet incendie, il fallait un coupable dans toute cette folie. Voici donc un album assez réussi dans l'ensemble, avec une narration qui n'est pas exceptionnelle, et qui se contente de suivre l'implacable force de la réalité historique.

Nom série  Moi, Dragon  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je précise que j'ai lu le seul tome dispo en médiathèque, à savoir l'édition 2010 du Lombard ; et si j'étais tombé sur l'intégrale, je n'aurais de toute façon pas continué. Je m'explique.

Le dessin de Gimenez, je le connais, j'ai eu l'occasion de l'apprécier sur La Caste des Méta-barons et quelques autres bandes ; il est chargé, puissant, avec de saisissantes double pages du siège du château de Rosentall ou celle du grand dragon ; on reconnait aussi son goût pour les scènes sanglantes et violentes, avec des étripages assez gore. En plus d'un dessin au top, les conditions sont réunies pour séduire les amateurs de fantasy : un château monumental, un siège grouillant, des soldats aux armures complexes, un décor évocateur et une ambiance adéquate... mais malheureusement, Gimenez ne sait pas rendre son récit passionnant. Il s'englue dans une intrigue pesante, des passages trop verbeux et une narration souvent floue qui font naître l'ennui. Le potentiel est là, mais il est mal utilisé.

A part ça, quelques fulgurances sont intéressantes, j'ai bien aimé les 4 pages de la séquence de joute qui est un rendu dynamique de ce genre de duel. Mais trop de scènes de couloirs et de palais, et trop de dialogues plombent l'ensemble, et le manque de scènes d'action et de combats se font cruellement sentir ; c'est ce qu'on est en droit d'attendre d'une telle Bd.

Le cahier graphique en fin d'album, avec les noms des personnages est utile pour s'y retrouver, surtout que leurs noms sont peu faciles à retenir...

Nom série  Les Fantômes du passé  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Spooky, je n'avais jamais lu de Bd signée Luc Brahy, je n'ai pas encore lu Imago Mundi, un peu freiné par le nombre d'albums... En tout cas, son dessin ne me déplait pas, le trait n'est peut-être pas toujours très habile ou élégant sur les personnages, seules les femmes ont assez belle allure. Sinon question décors, c'est bon, le dessin met bien en valeur le paquebot géant, avec de grandes cases.

Les auteurs imaginent donc une rocambolesque histoire policière à bord du légendaire Titanic en marge de l'histoire qui nous est connue. Une future tragédie maritime se transforme en thriller ; pourquoi pas ? je trouve l'idée originale. On fait connaissance avec les acteurs évidemment connus de cette aventure dont la fin sera inévitable, tels monsieur Ismay ou le capitaine Smith, et même l'ex-inspecteur Frederic Abberline, mêlé à cette enquête sur un meurtrier et qui s'était occupé de l'affaire Jack l'Eventreur en 1888.

La progression est correcte, les personnages jouent le rôle qui leur est dévolu, les éléments se mettent en place, la reconstitution d'époque 1912 est bonne, et le final laisse le lecteur sur un petit cliffhanger sympathique, ce qui risque de pas mal se décanter dans le tome 2 qui m'intéressera grandement, à condition qu'il paraisse (depuis 2012, déjà 4 ans), je l'espère vivement...

Nom série  Flamingo  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D'emblée, en commençant la lecture, le dessin me saute aux yeux, je le trouve fébrile et assez grossier ; bon, d'un certain côté, ça convient à ces silhouettes épaisses de boxeurs, mais d'un autre côté, ça fait un peu amateur. Ce n'est pas laid, mais on sent clairement que le gars a encore quelques progrès à faire pour stabiliser son dessin, ce qu'il parvient à faire en partie sur le tome 4 où il est moins brouillon, mais je soupçonne l'ordi d'avoir donné un rendu plus lisse. Ce qui étonne aussi, c'est les variations de couleurs, ça peut typer des ambiances, mais ces tons de violet, marron, noir, bleuté... ça fait un peu bizarre. L'ensemble du tome 1 est quand même assez sombre, et sur ces 2 premiers rounds, les visages sont souvent changeants.

Sinon, au niveau scénario, ça reste assez classique, on a à faire à une gamme de lieux communs qu'on rencontre dans plusieurs films sur la boxe : combats truqués, arbitres achetés, paris clandestins, intimidations mafieuses, corruptions diverses, dopages, scandales... bref tout ceci est souvent vu dans la boxe américaine, ici on est en Italie, mais la mafia est derrière, et le milieu de la boxe est aussi gangrené.

Des destins s'entrecroisent, un amour impossible se met en place, des meurtres brutaux ont lieu, le tout étant plus ou moins relié aux combats, car en fait, on assiste plus à une enquête menée par un duo mixte de flics (Leon et Erica), on assiste beaucoup plus à tout ce qui gravite autour de la boxe, à ce qui n'est pas propre dans cet univers, qu'à des combats de boxe ; on est loin de Rocky ici !

C'est donc cet aspect là que j'ai retenu dans cette Bd, le côté sordide qui pourrit un sport comme la boxe, dans des proportions assez graves, même si on sait bien que les matches truqués, ça a hélas toujours existé. Que le dessin ne soit pas trop à la hauteur de ce sujet édifiant est un peu dommage, mais la démarche m'a intéressé. Le seul truc que je regrette, c'est que j'aurais préféré voir plus de combats de boxe.

Nom série  Un village français  posté le 18/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette chronique familiale possède des qualités qui la situent entre Les Maîtres de l'Orge et 14-18, illuminées par un très joli dessin au trait fin et propre, aux décors et détails très soignés.
C'est parait-il un prequel d'une série TV que je n'ai pas vue, donc je ne sais pas ce qu'elle vaut, et si la Bd est à sa hauteur, mais je ne suis peut-être pas le public visé.

En effet, je n'ai pas été entièrement passionné par ce récit qui pourtant semble bien écrit ; on suit le quotidien de plusieurs familles, les pions se mettent trop doucement en place alors que plusieurs personnages sont partis à la guerre, mais ça ne bouge pas tellement. J'ai senti un peu de pesanteur dans cette histoire, c'est dense, assez verbeux et il y a énormément de personnages, il n'est pas toujours facile de les identifier malgré un tableau en ouverture du tome 2.

Je ne sais pas combien de tomes sont prévus, mais peut-être y retournerai-je lorsque la bande sera finie, à condition que l'intrigue décolle un peu plus, et si entretemps j'ai pu voir la série TV, car la base étant la description d'un petit village rural, même fictif, peut m'intéresser.

Nom série  Okiya, la maison des plaisirs défendus  posté le 18/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jung avait dessiné La Jeune Fille et le Vent en 1997 ; 10 ans après, son trait a fait de nets progrès et a évolué vers une belle fluidité, c'est ce qui m'a tout de suite plu dans cet album, avant le décor japonais et la culture nippone dont je ne suis guère friand. C'est un dessin doux et agréable à l'oeil, qui sied bien à ce récit d'un érotisme raffiné, où les auteurs de Kwaïdan et Kyoteru se retrouvent.

D'abord, il est question de jeux innocents puis plus coquins, avec de belles scènes érotiques ; l'enchaînement des images de la page 16 à la page 21 est tout à fait remarquable et dégage une grande sensualité, où le fantastique finalement domine un scénario somme toute léger, avec une fin assez décevante. C'est dommage car ça brise pratiquement toute l'harmonie et la torpeur fièvreuse qui s'était installée au cours du récit.
Mais encore une fois, sans la finesse et la grâce du dessin, ce récit serait d'une banalité confondante.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 18/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans mon avis sur l'autre spin-off (Louve), je disais que ça finissait par user et vider de sa substance la série originelle Thorgal qui s'enlisait dans un surprlus de tomes. Sans doute que pour moi, le personnage de Louve n'était pas assez intéressant. Mais ici, avec Kriss de Valnor, le personnage est tellement riche que le concept de série dérivée est beaucoup plus acceptable et beaucoup plus intéressant à traiter. J'ai en effet été tout de suite emballé par le premier diptyque où la belle se retrouve face aux Walkyries et obligée de raconter sa jeunesse à Freyja qui décidera de son sort.

Bien que j'ai un peu perdu mes repères sur la série Thorgal que je n'ai pas relue depuis longtemps pour bien cerner Kriss, je m'attendais tout à fait à ce qu'elle ait pu traverser autant d'épreuves et mener une vie si agitée très jeune.
La suite m'enthousiasme aussi, ces luttes de pouvoir, ce désir de gouverner sont conformes à l'esprit de Thorgal, on sent que ce spin-off arrive à trouver ses marques tout en renouant avec les contours qu'avait définis Van Hamme, puisque l'intrigue fait souvent référence à des épisodes de la série mère, on y voit des personnages connus, on apprécie des allusions et des clins d'oeil, mais le plus fort, c'est que la série peut se lire sans avoir lu Thorgal malgré tous les renvois, car sa force est telle et son héroïne est un personnage tellement bien établi et tellement charismatique, que l'autonomie de cette Bd se suffit amplement à elle-même.

Bref, c'est un univers fort bien développé qui se sert des éléments déjà crées pour en ajouter de nouveaux, sans trahir l'esprit et la cohérence de la série mère, en dépit de quelques facilités, mais balayées par le plaisir de lecture.

Au niveau du dessin, c'est la même chose, c'est du bon travail ; De Vita fournit des planches conformes à ce qu'avait initié Rosinski. Je préférais son trait très appliqué et léché sur James Healer, ici il est plus broussailleux, plus volatile, et parfois un peu approximatif, mais j'ai compris que c'était certainement pour conserver une sorte d'unité graphique et de lien avec le dessin de Rosinski ; sans imiter celui de ce dernier, De Vita fait du Rosinski en adaptant son trait, la filiation est donc parfaite.

Pour l'instant, je n'ai lu que les 4 premiers albums, mais je lirai les autres dès que possible quitte à modifier ma note, en tout cas, ce n'est pas la même impression que dans Les Mondes de Thorgal - Louve, le plaisir est là, avec un 4/5 sans problème rien que pour le premier diptyque.

Nom série  Le Trône d'argile  posté le 13/03/2014 (dernière MAJ le 15/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Il y a parfois des Bd qu'on souhaite, qu'on désire, qu'on espère, qu'on attend fièvreusement tant on est passionné par un sujet, on se dit : "Si un auteur pouvait exaucer mon voeu". Eh bien pour moi, une sorte de rêve s'est réalisé lorsque je suis tombé sur "le Trône d'argile" ; c'est tout à fait ce que je voulais : une Bd médiévale, mais sur la période que je connais le mieux et que j'ai longtemps étudiée, à savoir la fin de règne de Charles VI le roi fou, au moment où son fils le dauphin Charles est trop fébrile pour lui succéder, juste à l'instant où se fait l'entrée en scène de Jeanne d'Arc pour bouter l'Anglais hors de France.

Car à ce moment-là, la France est dans une situation catastrophique, et qui aurait pu l'être encore plus, les Anglais sont quasiment les maîtres du pays, ils sont mauvais, arrogants, envieux, à l'image de leur roi Henry V qui symbolise cette Angleterre conquérante voulant écraser une France qui faillit devenir anglaise.

D'emblée, je suis soufflé par le côté extrêmement sérieux et hyper documenté des auteurs dont les recherches ont dû être longues et minutieuses, je le sens constamment au fur et à mesure que le récit avance, dans l'abondance de détails qu'ils assènent. Pour un passionné et un connaisseur, c'est le rêve, pour les lecteurs moins férus de cette période historique, ça risque d'être un peu ardu, car il y a tant d'informations à digérer. Mais tout est clairement expliqué et la narration n'est pas lourde, ça doit intéresser aussi le lecteur basique, et les médaillons en fin d'albums seront très utiles pour identifier ces nombreux personnages.

Il faut savoir qu'ici, les acteurs de cette histoire sont tous de très grands personnages, il n'y a aucun personnage fictif, c'est de la grande Histoire de France qui est contée avec justesse, tout est relaté avec une exactitude rigoureuse, malgré l'utilisation de cette Histoire et de personnages réels soulevant des thèses très hardies mais plausibles (le prétendu assassinat des 2 dauphins frères de Charles pour qu'il puisse régner, ou encore le "faux" empoisonnement d'Henry V ; ces faits n'ont jamais été prouvés, surtout le premier). De même que parmi de rares erreurs, j'ai décelé celle de Capeluche, ancien bourreau de Paris qui n'est pas renvoyé hors de la ville comme précisé ici, mais qui fut exécuté sans pitié sur ordre de Jean Sans Peur parce que sa cruauté gênait la politique du duc.

Le souci de reproduire les visages de ces grands personnages est à peu près conforme aux gravures connues, et le respect minutieux des armures, des costumes et des décors force le respect ; le dessinateur s'applique dans de somptueuses reconstitutions d'édifices dont plusieurs ont été détruits ou modifiés (le Louvre, l'Hôtel Saint-Pol, le château de Saumur, la cathédrale de Troyes, le château de Montereau...), et le soin apporté aux détails d'architecture est remarquable.
On s'aperçoit que la politique est au coeur du problème car les auteurs attachent de l'importance aux scènes de dialogues ; ils soulignent le rôle essentiel joué par Yolande d'Anjou, une femme de tête dont les historiens ont souvent négligé sa part active dans cette période cruciale, son portrait est donc conforme ici, sauf pour son choix porté sur la petite Jeanne qui est une pure invention des auteurs, mais encore une fois, c'est un cas plausible.

L'action n'est pas pour autant oubliée, on a droit aussi à de belles scènes de batailles. Mais le grand morceau de bravoure reste l'entrevue sur le pont de Montereau car il conditionne toute la série, c'est un événement considérable par les retombées désastreuses qui découlent de son issue fatale, faisant rebondir la rivalité entre Armagnacs et Bourguignon, et amenant le honteux traité de Troyes ; normalement c'est Tanneguy qui a levé sa hache et abattu le duc parce que celui-ci avait porté la main à son épée, mais certains historiens réfutent aujourd'hui cette hypothèse, et ce serait un certain chevalier Robert de Loire (assimilé ici à Ambroise de Loré) qui l'aurait simplement poignardé. En tout cas, la vision un peu floue donnée par les auteurs est tout à fait plausible elle aussi, car il a dû y avoir une belle panique sur ce pont. Toujours est-il que la guerre de Cent Ans ne touche pas à sa fin, elle s'envenime.
Il faut savoir que cette guerre n'a pas été déclarée comme c'est mentionné dans la série parce qu'on a refusé la couronne de France à Edouard III après la mort du dernier Capétien, mais bel et bien parce que ce même Edouard voulait récupérer la Guyenne confisquée, héritage des Plantagenêts acquis depuis Aliénor d'Aquitaine.

Je dirais enfin un mot sur le dessin : c'est du travail d'orfèvre, du grand art, il est tellement riche en détails que certaines cases sont un vrai plaisir à scruter ; illustrer un sujet aussi fort avec un graphisme d'une telle perfection, c'est une osmose totale, et j'ai rarement vu une Bd historique aussi précise, aussi juste dans son traitement et aussi belle graphiquement. Un chef-d'oeuvre absolu qui m'a laissé pantois, qui mérite les éloges et dont j'attends anxieux la conclusion.

ADDITIF SUR LE TOME 6
C'est toujours aussi somptueux et magnifique, je suis en admiration devant une telle leçon d'Histoire, de la grande Histoire qui m'apporte de grandes sensations, comme si je vivais en live les événements de cette sombre période, et qui dans ce tome montre toute la geste de Jeanne d'Arc telle que c'était préfiguré à la fin du tome précédent, depuis son entraînement par Baudricourt et son départ de Vaucouleurs jusqu'à la belle victoire de Patay, qui succède aux reconquêtes sur les armées anglaises de Jargeau, Beaugency et Meung, et avec en point d'orgue le fameux siège d'Orléans. La description de la reprise des Tourelles (et non des Tournelles comme c'est imprimé par endroits) est remarquable, magnifiée par une double page sensationnelle, de même qu'un plan du siège permet aux néophytes de situer les emplacements. Autre belle double page : quand Jeanne reconnait le dauphin à Chinon (sans jamais l'avoir vu), il aurait été dommage de rater une scène aussi capitale ; aujourd'hui, lorsqu'on visite cette pauvre salle délabrée et sans toiture, l'imagination doit galoper pour recréer tout ça. Le dessin est toujours au top même si je trouve que par endroits, Théo est un peu moins appliqué, mais ce n'est qu'une impression. Il ne devrait plus y avoir qu'1 tome pour conclure enfin cette formidable épopée, ou peut-être est-ce fini, les auteurs ayant décidé de ne pas montrer le sacre à Reims, puis la capture à Compiègne et la fin tragique de Jeanne sur son bûcher ; après tout, le trône d'argile est sauvé, il ne reste plus qu'à finaliser la reconquête sur l'Anglais, ce que fera Charles VII grâce à Dunois, ce n'était pas au départ une Bd de plus sur Jeanne d'Arc, elle n'est qu'un maillon dans cet écheveau.

Nom série  La Grande évasion - La ballade de Tilman Razine  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme le signale Erik dans son avis, il y a une petite erreur sur la construction de cette fameuse ligne de chemin de fer du Transsibérien. En réalité, elle fut construite de 1891 à 1898, reliant Tchéliabinsk à Vladivostok et totalisant 7500 km de long ; mais en 1906, une extension la compléta en contournant le sud du lac Baïkal.

Cette évasion est donc liée à la fabuleuse aventure du Transsibérien en 1900 et aurait pu constituer un récit passionnant, l'idée de base étant bonne (faire évader tout un groupe de prisonniers au lieu d'un seul, comme dans d'autres épisodes de cette série). Mais les auteurs se sont un peu fourvoyé, ça ne m'a pas convaincu, c'est assez embrouillé inutilement, nourri par trop de dialogues et une sorte de préparation assez longue et peu passionnante où le lecteur assiste plus à un trajet rythmé par le train que par une évasion proprement dite.

Et ce Tilman Razine, personnage hypothétique, c'est à la fois bon et pas bon : bon parce que ça tient du mythe russe, donc c'est mystérieux ; pas bon parce qu'on voudrait quand même voir sa gueule, enfin c'est mon opinion, parce que je crois qu'identifier un personnage de cette trempe, mettre un visage sur un nom, c'est important.

Pour moi, c'est clairement l'un des moins bons opus de la série concept, pas le pire car il reste une bonne restitution d'époque et d'environnement russe, mais c'est un récit très moyen qui m'a laissé froid (sans mauvais jeu de mot). Le dessin est joli et fin, sans être exceptionnel, avec de belles images et des décors détaillés. Note réelle : 2,5/5.

Nom série  Le Voyage en Italie  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne vois pas cette Bd comme étant culte, c'est encore très exagéré même si je peux comprendre l'émotion ressentie par certains lecteurs. C'est une histoire assez âpre et très cinématographique où les démons du Vietnam rythment la vie de 2 amis désenchantés par le temps qui passe, par les souvenirs ou les regrets.

Cosey comme dans d'autres récits, y montre toute sa sensibilité avec une narration éclatée, des dialogues d'une grande justesse et toute la retenue et la subtilité qui caractérisent ses romans graphiques. C'est une belle histoire pleine d'amertume, avec 2 personnages de Art et Ian attachants ; je ne peux pas dire que je me suis ennuyé à la lire, même si par endroits, un certain relâchement était à 2 doigts de me lasser, mais ce n'est pas le genre de Bd qui me fait vraiment vibrer, il ne s'y passe pas grand chose, c'est un univers banal distillé avec lenteur et torpeur, il n'y a rien pour me surprendre ou me remuer, mais c'est bien de l'avoir lue, ça me fait découvrir une autre forme de narration dans la bande dessinée qui n'est pas formatée par un récit de 44 planches et le principe du héros récurrent.

Mais il est certain que si je n'étais pas sensible au dessin séduisant de Cosey qui ici réussit de très belles images, je me serais détourné de ce diptyque.

Nom série  Nakara  posté le 14/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le tome 1 suit une direction de médiéval fantastique classique, sans génie et de façon un peu conventionnelle, de même que les premières pages plongent le lecteur dans une ambiance de chasse aux sorcières et d'initiation d'un apprenti par un chevalier éprouvé ; ça partait sur de bonnes bases, et si ça avait continué ainsi, ma note ne serait pas si basse.

Mais très vite, ça dérape, et l'ensemble du récit s'avère finalement guère passionnant. Le tome 2 révèle même un aspect tout à fait inattendu, avec un mélange d'époques incongru et peu crédible ; cet aspect m'a dérangé, tout comme certains détails, telle cette fille qui grandit à toute vitesse. Même si la part fantastique est présente, je trouve qu'elle est utilisée de façon trop facile ou trop n'importe comment. Boisserie n'atteint pas le niveau qualitatif qu'il a insufflé sur certaines Bd comme La Croix de Cazenac, je sors donc déçu de ce récit.

Quant à Rollin, son dessin sur d'autres de ses Bd ne me convenait pas toujours, mais ici, il s'accorde bien au genre médiéval fantastique ; le trait épais correspond à la période choisie (encore que celle-ci reste vague) et surtout aux faciès un peu rudes des personnages et aux décors austères.

Nom série  Wanderers  posté le 14/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette relecture arthurienne et d'époque celtique ne m'a pas du tout convaincu. C'est une association entre un scénariste américain et un dessinateur français qui aurait pu donner quelque chose d'intéressant, ça s'est déjà vu, ou le contraire (un scénariste français et un dessinateur américain), mais on voit que c'est clairement plus une vision de Ricain que d'Européen par ce récit dirigé vers une optique de comics, et qui brasse des univers différents sans aucune crédibilité.

Passé le début bien celtique, on se retrouve 11 pages plus loin dans l'Himalaya chez des moines tibétains ! c'est vraiment n'importe quoi.
Quant au dessin, Briones ne m'avait pas déçu sur La Geste des Chevaliers Dragons, il fait ici un peu dans le style comics moderne, avec une mise en page très dynamique, des cadrages très actuels qui vont avec, et des double pages, c'est un dessin assez chargé, parfois confus, pas vraiment dans mes goûts mais acceptable. Bref, une Bd très dispensable.

Nom série  Otaku Blue  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Japonais ont des manies très curieuses et souvent excentriques qui surprennent les Occidentaux. On en voit un exemple dans cette Bd avec le côté pervers des filles vêtues en gamines à jupettes pour plaire à des hommes d'affaire stressés et vicieux, image récurrente de la culture nippone, et dont le dessin très plaisant par sa finesse de trait et sa fluidité, correspond au décor urbain japonais choisi. Cette manie des otaku n'est cependant pas totalement étonnante en soi quand on voit qu'aux Etats-Unis dans de multiples conventions BD ou ciné, des fans vivent leur passion intensément en se déguisant en Dark Vador ou en Iron Man et autres...

Or, si le propos de base de cette Bd était intéressant par son aspect sociologique, le fait d'y mêler des meurtres sordides de mutilations ne m'a pas paru opportun, il y a là un côté malsain qui me dérange un peu, mais par dessus tout, ce récit ne m'a pas passionné. Je n'ai donc pas envie de lire le tome 2.

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