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Nom série  Les Brigades du Temps  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerais pas de chef d’œuvre ni de LA lecture de l’année mais ce diptyque est incontestablement sympathique. J’y ai retrouvé le trait et l’esprit du journal de Spirou. Entendez par là que nous avons droit à un mélange d’aventure et d’humour servi par un dessin semi-réaliste à tendance humoristique expressif soutenu par une colorisation vive mais sans exagération. En prime, les auteurs nous offrent en guise de vedettes un duo ultra-complémentaire comme pouvaient (et peuvent encore, pour certains) l’être Spirou et Fantasio, Chesterfield et Blutch, Tif et Tondu, Sammy et Jack Attaway et tant d’autres. Alors ? Ҫa ne sent pas le Spirou de la grande époque, ça, peut-être ?

Le scénario tient la route et nous entraine dans une aventure où science-fiction et récit historique font bon ménage. Il est relativement complexe et riche. On n'a donc pas du tout l'impression de lire du vide.

Bon ! Tout n’est pas parfait et la conclusion de cette première aventure me semble quelque peu expédiée. Il n’empêche que j’ai passé avec ce duo un chouette moment de lecture et je suis prêt à embarquer pour un nouveau diptyque dès que possible.

Sympa !

Nom série  Karma Salsa  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un chouette polar noir !

Pourtant la recette est des plus classiques.

Prenez un ex-taulard.

Faites-lui découvrir à sa sortie de prison qu’il est l’heureux papa d’une magnifique jeune femme de 18 ans au caractère bien trempé. Directement, ça apporte un côté sucré et acide au plat.

Par la même occasion, vous en profiterez pour nous présenter son ennemi mortel, parrain de la pègre locale. Le petit nerf, en somme.

Pour assurer le lien (important, ça, de lier la sauce !) entre notre taulard repenti et l’ignoble salaud de fils de garce qui lui sert d’ennemi, vous prendrez l’image du père. Père biologique du second, il considèrera le premier comme son fils, malgré la trahison de ce dernier (qui, en l’occurrence était le premier (j’espère que vous suivez)). Faites en un légume, ça fera plaisir à votre diététicienne (et au fils rejeté par la même occasion).

Et pour corser la sauce, n’hésitez pas à glisser une femme (du moins sa carcasse, pour corser, c’est encore ce qu’il y a de meilleur) entre les deux.

Quoi ? La trahison ? Quelle trahison ? Ah, oui, la trahison… Boarf, juste deux millions de dollars planqués quelque part après un plan foireux, qui auraient dû revenir au parrain plutôt que disparaître dans la nature. Mais bon, fallait assurer ses vieux jours… et sa fuite en cachette avec la carcasse (qui n’était pas encore une carcasse à l’époque, mais plutôt du genre poule de luxe).

Au fil du récit, vous prendrez soin d’attendrir la viande, quitte à faire du steack haché à l’occasion (et à la dynamite si le besoin s’en fait ressentir).

Vous salivez ? Attendez ! Vous allez bientôt baver !

Carnassiers que vous êtes, je vois poindre dans vos yeux une envie de poulet. Y en aura ! Deux belles cuisses bien gratinées ! Du lourd, du teigneux, du morbac de compèt’, arrosé de rap et de rhum.

Pas encore assez relevé à votre goût ? Ajoutez alors quelques viandes bien faisandées. Des amis oubliés de notre ex-taulard, prêts à l’aider dans sa fuite en avant. Vous les plongez dans le jus, puis vous les éjectez après emploi. S’il reste des morceaux, c’est pas grave, ça rehausse le goût.

Tiens ! Justement, à propos de goût : n’oubliez pas les flash-back, histoire de donner à l’ensemble ce tant apprécié petit goût de « revenez-y ».

Corsé mais classique, donc… de quoi faire un bon pote-au-feu (de l’action) à la française…
Euhhhh, oui, seulement voilà : je ne vous ai pas tout dit…

Les auteurs ont encore voulu épicer la sauce. Ajoutez donc du red hot chili salsa, des doubles jeux, de l’exotisme et des orpailleurs, des coins paumés et des grosses américaines, du rhum et de la vodka.

Ca vous arrache la tronche ? C’est normal…

Mais rassurez-vous : dans un ultime geste de bonté (à moins que, les yeux brûlés par les piments, ils ne se soient tout simplement trompé d'ingrédients), ces fêlés cuisiniers ont saupoudré notre pièce de bœuf de yoga et de rasta (ça adoucit et ça aère la bête).

Quant à la casserole dans laquelle mijote ce plat, elle a cette teinte crasseuse, ce style éraillé, ce côté usé des vieilles marmites dans lesquelles on fait les meilleurs plats. Bon ! C’est du merchandising, hein ! On voit bien qu’elle est neuve, presque moderne même, cette casserole. N’empêche qu’elle convient parfaitement pour ce type de cuisson.

Je ne sais pas vous, mais moi, je m’en suis déjà pris deux louches et j’attends la troisième avec impatience ! J’en regretterais même que ce soit la dernière…

… D’un autre côté, je risque d’avoir le palais désensibilisé en cas d’abus.



(Nota : ne plus écrire d’avis peu avant midi).

Nom série  Ibicus  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je sors de cette lecture avec un sentiment mitigé.

D’une part, je m’attendais à un chef d’œuvre mais cette histoire ne m’a pas spécialement marqué. Et si le début m’a vraiment bien plu, j’ai senti une certaine forme de lassitude s’installer passée la moitié du récit, le sentiment de relire encore et toujours la même chose, quand bien même le lieu change.

D’autre part, je dois avouer que j’ai lu l’ensemble sans réellement m’ennuyer. Le personnage central est intéressant (lâche, amoral, pleurnichard mais finalement toujours prêt à rebondir) et cette alternance entre chance (en matière d’argent) et malchance (en matière de sérénité) qui l’accompagne tout le long du chemin assure au récit un intérêt sans cesse renouvelé.

L’époque est elle aussi intéressante et dote cette histoire d’une solide toile de fond historique.

Esthétiquement parlant, c’est… c’est du Rabaté… du Rabaté soigné mais surtout du Rabaté. Il y a une véritable recherche artistique, tant dans le trait que dans les cadrages. Ca plaira… ou non selon votre goût personnel. A titre personnel, je trouve ce trait efficace et stylé mais pas vraiment beau. Par contre, le découpage est excellent dans son genre, surtout si l'on tient compte du fait qu'il s'agit ici de l'adaptation d'un roman ! Il assure une lecture fluide et rapide, aère un récit qui aurait pu devenir rapidement étouffant et régule le rythme de l’ensemble.

Voilà ! Pas un chef d’œuvre à mes yeux, car l’émotion manque (du moins, elle m’a fait défaut) mais pas mal du tout quand même…

PS : la postface est excellente !

Nom série  Griffe blanche  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une série qui me semble partie sous les meilleurs auspices.

Aux commandes, un duo d’auteurs qui a déjà fait ses preuves et c’est un fait que l’on sent dans ce scénario une certaine complicité. Et quand deux auteurs de ce calibre s’amusent et se régalent, et bien, cela tombe sous le sens, ils nous amusent et nous régalent.

Le récit se veut léger. Le trait se fait caricatural. L’univers est résolument d’obédience médiéval fantastique à la sauce nipponne. Les planches se font spectaculaires quand le besoin s’en fait sentir. Griffe Blanche donne son nom à la série mais elle se fait discrète dans ce premier tome, laissant ainsi à d’autres personnages tout l’espace nécessaire pour démontrer leur importance. Tout au plus apporte-t-elle ici une touche occidentale au récit (quoique…) Les bases de l’intrigue sont posées, les clans nous sont présentés, les enjeux et intérêts nous sont dévoilés. Que demander de plus ? De l’action ? Rassurez-vous : il y en a !

Du pur divertissement, mais du divertissement de qualité ! A suivre, sans nuls doutes.

Nom série  Highlands  posté le 04/09/2012 (dernière MAJ le 13/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Premier tome d’une série prévue en deux volumes, cet album a su me séduire grâce au romantisme qui s’en dégage ainsi qu’au trait réaliste fin et précis de son auteur.

La dimension historique est fort présente puisque nous nous retrouvons dans les Highlands en 1744, soit deux ans avant la célébrissime bataille de Culloden. Et pour qui s’intéresse ne fusse qu’un peu à l’Ecosse, cette époque ne peut qu’être empreinte d’un romantisme autant lié à la beauté sauvage d’un pays qu’à la mort de son indépendance.

Philippe Aymond joue très bien de ces aspects pour nous proposer un récit certes classique et non dénué de certaines facilités (un peintre fin bretteur charmeur audacieux et indépendant en guise de héros, c’est quand même beaucoup) mais prenant. J’ai aimé lire ce premier tome et, même si je ne m’attends pas à trouver dans ce récit une trouvaille vraiment originale, je me réjouis d’en lire la suite.

Classique et efficace, avec pour moi ce petit plus venant du lieu géographique et du contexte historique. Et comme le dessin est vraiment de qualité… 4/5 !

Le second tome vient confirmer les bonnes impressions laissées par le premier opus. Nous restons sur un récit d'aventure extrêmement classique, avec des personnages charismatiques. Trahisons et vengeance seront au rendez-vous, comme il se doit, tandis que l'aspect historique ne sera pas occulté avec un large espace laissé à la tentative d'accession au trône de Bonnie Prince Charlie.

A ce sujet, le seul reproche que je ferai viendra, justement, de cette cassure de rythme consécutive à ce passage. L'auteur oublie alors totalement son récit d'aventure pour se consacrer à la retranscription historique. D'un côté, c'est très intéressant, d'un autre, ça casse un peu le récit. Je regrette donc que Philippe Aymond n'ait pas réussi à intégrer tous les personnages de sa fiction dans cette partie du récit. Les laisser autant en retrait ne me semble pas une bonne idée.

Je ne bouderai quand même pas mon plaisir. Un dessin classieux, une intrigue classique mais bien menée, un contexte historique intéressant et de très beaux paysages écossais : voilà de quoi satisfaire ma soif de lecture !

A consommer sans modération !

Nom série  On fera avec  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m’aura fallu deux essais pour réussir à rentrer dans cet étrange bouquin, recueil de gags à l’humour narcissique noir et désabusé.

D’une part, il y a quelque chose d’exaspérant dans l’apitoiement sur soi-même dont fait montre Larcenet. D’autre part, cet état d’esprit n’aura pas été sans me rappeler mon propre apitoiement sur moi-même à l’approche de la vingtaine -ce côté romantique désabusé tragique- que je n’ai pu que me reconnaître dans cette vision des choses.

Par ailleurs, lire le texte et regarder le dessin n’était pas possible pour moi. J’ai vraiment dû laisser le dessin en arrière-plan (à l’image d’un décor, d’une image captée mais considérée comme secondaire) pour me concentrer sur le texte. Et là, j’ai commencé à apprécier ma lecture.

On fera avec… porte donc finalement très bien son nom puisqu’il nous parle de ce moment où l’adolescent perd ses illusions d’enfants et s’assume en tant qu’existence inutile parmi tant d’autres (ben oui, un être humain, en soi, c’est pas vraiment utile. On en éliminerait quelques centaines de millions, je ne crois pas que la planète se porterait plus mal pour la cause. Quant à l’univers, et bien je suis même convaincu qu’il s’en fout royalement !)

Narcissique désabusé à tendance suicidaire, sans aucun doute, mais un état d’esprit qui devrait parler à plus d’un lecteur (surtout dans la tranche des 18-25 ans). Reste ensuite à avoir le recul nécessaire pour ne pas broyer du noir… chose que l’auteur parvient parfaitement à faire dans un « nota » à l’autodérision assumée.

Pas mal, au final… mais à lire avec un certain recul.

Nom série  Bouclier humain  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit très intéressant mais pas très bien illustré.

Le dessin m’est en effet apparu maladroit à plus d’une occasion : déplacements raides, poses peu naturelles et visages bancals ne sont pas rares. Ce n’est pas au point de me décourager mais il est clair que je n’ai pas lu ce récit pour son esthétique.

Non, ce qui m’a bel et bien (et même très bien) accroché, c’est le thème du récit. J’ai suivi avec un grand intérêt le parcours d’Amara, jeune femme engagée et obstinée. J’ai cherché à la comprendre jusque dans ses incohérences tant sa volonté d’agir et de bien faire me l’ont rendue attachante (même si parfois chiante). Mais par-dessus tout ça, j’ai aimé la peinture des différents acteurs du récit. Les motivations sincères et convictions profondes de l’héroïne seront remises en cause par les témoignages d’acteurs sans doute moins naïfs, par les agissements d’allochtones et d’autochtones pour lesquels le pragmatisme l’emporte sur un idéal utopique.

J’ai vraiment aimé ce récit et j’aurais dit sans aucune hésitation « franchement bien ! » si le dessin avait été à la hauteur du témoignage. Malheureusement celui-ci est tellement maladroit par endroits qu’il altère certaines séquences (des scènes de bombardement, par exemple, dans lesquelles je n’ai pas « vu » ce qui m’était raconté).

A lire, quand même !

Nom série  Flottille 66  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture du premier tome, j’ai craint le pire. Des personnages stéréotypés, une intrigue convenue, un récit placé dans un avenir proche mais un avenir finalement tellement semblable à notre présent que je ne voyais pas l’intérêt de la manœuvre. Ceci dit, il y avait dans ce scénario un élément étrange et fantastique qui avait réussi à titiller ma curiosité. Je me suis donc décidé à lire le deuxième tome.

Le deuxième tome débute très mal avec une grossière erreur de date (on passe de 2025 à 2035) et là, je l’avoue, j’ai vraiment failli lâcher l’album. Car s’il est une chose que j’ai du mal à pardonner dans ce domaine très précis qu’est le récit d’aviation militaire, c’est le manque de rigueur !!

Etrangement, c’est après avoir touché ce fond que la série va rebondir pour finalement atteindre un niveau plus qu’honorable. En effet, malgré cette faute de date, j’ai trouvé ce second tome plus prenant et surtout plus intéressant. Je demeure dubitatif quant à l’intérêt de placer ce récit dans le futur et très honnêtement je suis convaincu que l’aéronavale de 2035 sera bien plus éloignée de celle de 2013 que ce qui nous est ici proposé mais plusieurs aspects du récit ont réussi à éclaircir la grisaille qui plombait jusqu’alors la série.

Tout d’abord, les personnages deviennent (légèrement) moins caricaturaux. Ensuite, la première intrigue, somme toute très convenue, sur laquelle reposait la série s’efface devant le fameux mystère précité. Voilà qui est bien plus intéressant ! Et, de plus, cette première intrigue reçoit une conclusion satisfaisante. On ne saute pas du coq à l’âne et ces deux intrigues sont reliées. Enfin, certaines planches s’intéressent enfin à des aspects plus techniques de l’aviation. Et c’est pour ça aussi qu’on lit ce genre de série. J’ai aimé découvrir les planches consacrées au catapultage du Rafale depuis le pont d’un porte-avion (le CdG dans le cas présent).

Au niveau du dessin, le niveau atteint est fort semblable à celui atteint par les autres séries de Zéphyr : précis mais froid avec un je ne sais quoi d’artificiel dans la colorisation comme dans la morphologie trop parfaite des personnages. En soi, ce n’est pas désagréable dans son genre mais un peu de nuance apporterait une dimension plus réaliste à l’ensemble.

En résumé, et alors que la série a frôlé la cote d’exclusion, je suis maintenant curieux de découvrir la suite de ces aventures. Je demeure cependant prudent et j’espère que les auteurs auront retenu les leçons de leurs erreurs. Par conséquent, je ne conseille pas encore l’achat.

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le beau voyage est un roman graphique pur jus.

Zidrou nous démontre une fois de plus qu’il est un excellent conteur. Le lecteur découvre au fil des pages une jeune femme fragilisée par sa jeunesse, par ce père n’ayant que peu de temps à lui consacrer, par cette mère distante jusqu’à l’absence, par ce frère disparu avant même qu’elle ne naisse. Ancien instituteur, il nous montre aussi combien un enfant peut être façonné par les non-dits de ses parents. Tout cela nous est dit avec finesse, sans misérabilisme, avec pudeur et sans larmes.

J’ai été moins séduit par le travail de Springer mais son trait ne dessert pas le récit. Disons qu’il le soutient sans le magnifier.

Au final, voici un album qui a réussi à me toucher tout en me rappelant combien un non-dit peut être lourd à entendre.

Nom série  Une petite tentation  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’idée de départ m’avait directement séduit et je voyais là le terreau d’un bon thriller psychologique. Mais Jim se cantonne dans une analyse de caractères opposés, avec deux adolescentes dont une « se cherche » encore tandis que l’autre joue les délurées. D’autres personnages viennent enrichir ce récit et le moins que l’on puisse dire, c’est que la gente féminine ne sort pas grandie de cet album… Remarquez : les hommes ne valent guère mieux !

Le récit est fluide et se lit rapidement. Le dessin, d’influence manga, est agréable à l’œil et bien servi par le format de l’album.

Puis arrive un final qui se traine lamentablement. J’ai vraiment eu le sentiment que Jim ne savait pas comment conclure son histoire. C’est dommage car cela fait franchement retomber le soufflé. Bon, dans l’ensemble, cela reste « pas mal » mais il ne s’agit pas là, à mes yeux, d’un indispensable. Un bon emprunt de bibliothèque, tout au plus…

Nom série  Corpus Christi (Le secret des papes)  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’intrigue de Corpus Christi est à rapprocher de celles à l’origine du Triangle Secret ou du Décalogue. Ici, un spéléologue, suite à la découverte de troublantes tablettes, va devoir faire face au Vatican et autres sectes pour faire éclater une vérité qui dérange.

Les auteurs ont eu la bonne idée de surfer sur l’actualité et la démission du Pape Benoit XVI pour ancrer leur récit dans le présent. Bonne idée, également, le texte d’introduction présente d’une manière très « second degré » la genèse du projet.

Contrairement aux œuvres précitées, Corpus Christi n’est composé que d’un seul tome… et cela se ressent. On démarre en trombe et les personnages n’ont que peu d’espace pour dévoiler leurs personnalités. Les évènements s’enchainent mais en me donnant l’impression que tout est quelque peu précipité. De plus, certains raccourcis seront empruntés, ce qui ne sera pas sans conséquences sur la cohérence de l’ensemble (soyons clairs, il y a à ce point de vue deux ou trois passages franchement maladroits – spoiler : par exemple, un des personnages, gravement blessé dans la région du cœur est emmené à l’hôpital, mais les médecins s’annoncent défaitistes tant ils sont dépourvus de moyens techniques (« nous n’avons même pas de respirateur artificiel »), ils réussiront toutefois une transplantation cardiaque au petit bonheur la chance ("hop, on récupère un coeur frais au hasard") dans la demi-heure qui suit… Comprenne qui pourra…).

Ces maladresses seront finalement source d’ennui de ma part. C’est dommage car l’idée de départ n’est pas mauvaise, la narration est bien dosée et le dessin est d’une très agréable qualité dans cette veine réaliste (j’en ai particulièrement apprécié la finesse et le soin apporté aux détails).

Finalement, entre « pas mal » et « bof »… Disons que c’est agréable à regarder, que ça se laisse lire mais que certaines maladresses dans les rebondissements risquent d’irriter plus d’un lecteur. Mention « peut mieux faire », en somme.

Nom série  Les Gardiens du sang  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit dense, riche en dialogues, bien construit, avec clans multiples, jeux de dupes et conflits d’intérêts. Bienvenue dans l’univers du Triangle secret. Et c’est un fait que j’ai retrouvé là tout ce que j’avais aimé dans la série mère.

L’intrigue repose sur une idée de départ assez originale et les différents groupes qui s’opposent ou s’associent en fonction d’intérêts communs, fussent-ils momentanés, ont chacun leur raison d’être. Le lecteur est ballotté au fil du récit même si, rapidement, certaines pistes se dégagent. En fait, j’ai trouvé l’ensemble très prenant même si long à lire.

Le dessin de Falque convient bien à ce genre de récit, sans pour autant apporter de dimension particulière à celui-ci. J’ai particulièrement apprécié le fait que malgré le nombre élevé de personnages, je n’ai jamais confondu leurs visages. Chacun est bien typé et finalement facilement identifiable.

Dans le genre, c’est donc à un bon récit auquel j’ai eu droit. Pas déçu du tout !

Nom série  Sept pistoleros  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les 7 mercenaires. Lee Van Cleef. Le bon, la brute et le truand. Pour une poignée de dollars. Clint Eastwood. Il était une fois la révolution. La Horde sauvage. Django. Henry Fonda. Navajo Joe. Klaus Kinski. John Ireland.

Si certains de ces films ont directement inspiré une scène de cet album, si certains de ces acteurs ont prêté leurs traits à l’un ou l’autre personnage, toutes ces références me sont revenues à l’esprit au fil de ma lecture… Quel bonheur ! Quel bonheur de pouvoir à la fois suivre un récit prenant et respectueux du genre et sourire aux multiples clins d’œil réalisés en hommage aux glorieux devanciers.

Avis aux fans de western spaghetti : 7 pistoleros est un album à ne pas rater. Car outre ces multiples références, cachées ou ostensiblement exposées, 7 pistoleros offre avant tout un scénario solide et extrêmement respectueux du genre servi par un dessin vif et sec. C’est musclé, couillu, sans pitié mais non sans honneur. C’est du western, en somme… et du bon !

Enfin, il y a ce petit plus ! On s’amuse, on s’amuse mais ce serait oublier que ce récit, c’est aussi celui du temps qui passe, de la fin d’une époque, de l’arrivée de la civilisation et de sa violence, peut-être moins bestiale, mais certainement plus sournoise. Un final grandiose pour un album que l’on peut lire avec trois yeux (du moins, si la nature vous a fait ce don) : un œil pour le cinéphile, un œil pour l’amateur de western burné et un œil pour le philosophe désenchanté.

Miam !!

Nom série  Gueule de bois  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette Gueule de Bois, Foerster revisite le monde des fables, contes et légendes.

J’ai, avec grand plaisir, retrouvé un peu de cet univers noir et fantastique que j’avais tant apprécié dans « Styx ». Malheureusement, je dois bien avouer ne jamais avoir été subjugué par les histoires en elles-mêmes, faute d’une narration un peu lourde (les références à Poe plombent parfois inutilement la lecture).

A contrario, je ne peux qu’applaudir l’originalité de cet univers, à la fois bordélique et cohérent ! Foerster n’est pas avare dans son imaginaire et chaque référence est habilement détournée pour nous offrir quelques contre-emplois assez jouissifs.

Le trait, lui, reste d’une agréable qualité. Je préfère cependant Foerster lorsqu’il reste dans le noir et blanc mais la colorisation n’entache en rien le beau travail ici réalisé. C’est dynamique, généreux dans les détails, expressif et net : en clair, c’est tout bon.

Enfin, j’ai eu l’occasion de lire la série au travers de l’intégrale récemment sortie au Lombard. Une intégrale sans fioriture (on a droit aux trois tomes sans ajouts inutiles) à couverture souple et vendue à un prix tout à fait abordable (14,99 € pour 144 pages). Une belle initiative de la part de cet éditeur.

Voilà, voilà, la lourdeur ressentie dans la narration m’empêche d’attribuer plus que « pas mal » mais si vous aimez les univers référencés revisités dans un genre noir non dépourvu d’humour, cette bande dessinée pourrait vraiment vous plaire. A essayer !

Nom série  Raoul Scopitone  posté le 23/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon départ pour ce barbouze de choc !

Avec ce Raoul Scopitone, Jérôme Lebrun et Philippe Pinard nous offrent une série fleurant bon les années 60. Le récit se veut ouvertement loufoque et explosif, et même si ce premier tome n’est pas parfait, cela me semble bien engagé.

Les atouts sont effectivement nombreux :

- Un duo de choc extrêmement classique mais complémentaire, composé d’un petit râleur, prêt à s’emporter au moindre prétexte et de son adjoint, calme et discret mais présent quand le besoin s’en fait sentir.

- Un dessin caricatural très efficace. Jérôme Lebrun a le pinceau alerte. Son trait est dynamique et expressif au possible. Et si les proportions de ses personnages peuvent paraître étranges (ils ont tous l’air atteints de nanisme), c’est tout à fait dans le ton de la série, burlesque et décalé.

- La colorisation est elle aussi très réussie, discrète et nuancée. Elle n’écrase aucunement le dessin et, bien au contraire, met les qualités de ce dernier en évidence.

- Les clins d’œil sont multiples et enrichissent grandement la lecture. Je suis certainement passé à côté d’un paquet de références, que j’aurai d’autant plus de plaisir à découvrir à la relecture. Je m’en voudrais toutefois de ne pas souligner le rôle joué par le « colonel » Koeniguer, directement inspiré par l’auteur du même nom (et par conséquent victime d’une caricature des plus joyeusement gratinées).

- L’époque choisie est intelligemment exploitée et le récit, comme écrit plus haut, ravira les nostalgiques.

Seuls petits bémol :

- D’intrigue, il n’est pas vraiment question puisque cette enquête est surtout prétexte à des scènes mêlant humour et action. La résolution de l’énigme se réalisera en deux planches (et par le plus grand des hasards, serais-je presque tenté d’écrire) à la fin de l’album. C’est, à mes yeux, un peu simpliste… mais il s’agit d’un premier tome et l’important était surtout de donner à cette série son ton.

- Je regrette également le caractère quelque peu répétitif de cette histoire, avec un Raoul Scopitone qui s’emporte à la moindre occasion. On peut alors découper le récit en autant de chapitre adoptant le même principe narratif : Raoul Scopitone a) s’infiltre, b) pète un câble et casse tout, c) se fait rappeler à l’ordre par son supérieur.


Enfin, même si cette nouvelle série est intégrée dans la collection Calandre, les véhicules tiennent ici un rôle secondaire. On aura cependant du plaisir à retrouver certaines carrosseries typiques de l’époque.

Au final, le positif l’emporte sur le négatif et je serai très heureux de retrouver ce personnage dans de nouvelles aventures. Si vous voulez tenter l’aventure, n’hésitez pas également à compléter votre lecture par un passage sur le blog du dessinateur. C’est là une véritable mine quant aux multiples clins d’œil présents dans l’album.

Nom série  Sian Loriel  posté le 25/05/2012 (dernière MAJ le 19/04/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la lecture du premier tome, je m’étais fait la réflexion que Sian Loriel était typiquement le genre de série qui aurait mérité de pouvoir mûrir dans un magazine avant de se voir paraître en album. En effet, tant au niveau du scénario que du dessin, je sentais un évident potentiel mais je trouvais que celui-ci ne parvenait pas à pleinement s’exprimer, la faute à de petites erreurs de jeunesse.

A la lecture du second (et normalement dernier) tome, mon sentiment reste identique : les auteurs sont prometteurs mais la série demeure plombée par quelques erreurs de jeunesse.

Tout d’abord, le dessin m’est apparu parfois fort approximatif dans le premier tome. Il progresse bien au fil des pages pour atteindre un niveau plus qu’honorable au début du second tome. Malheureusement, à partir du milieu de ce tome, à nouveau, j’ai trouvé le trait mal maîtrisé. Certains visages sont franchement ratés tandis que les décors auraient mérité un travail plus en profondeur. Bon sang ! On est dans de la fantasy mâtinée de steam-punk ! Dieu sait si les décors sont importants dans ce genre d’univers puisque c’est à travers eux que le lecteur est entraîné dans un autre monde.

La colorisation, elle aussi, ne m’aura pas convaincu. Mais il s’agit là d’un choix manifeste des auteurs ! A titre personnel, je me suis cru revenu au milieu des années 80, avec des couleurs très tranchées dominées par le rouge et le bleu.

Le scénario, lui, se construit autour d’intrigues de pouvoir dans un univers riche et complexe. Les luttes internes et les menaces extérieures sont les bases sur lesquelles repose l’intrigue.

Le premier tome pose les jalons de cet univers tout en nous faisant vivre, déjà, une grande bataille finale. Certains ennemis internes se révèlent, certains alliés externes se dévoilent. Je m’attendais donc à voir le second tome exploiter les principaux caractères développés jusque là mais j’ai été surpris de ne finalement retrouver que Sian Loriel, héros de la série, et son fidèle écuyer (ou du moins, l’équivalent local d’un écuyer, mais je ne vais pas tout vous expliquer. L’intérêt de la série réside justement dans son univers original) comme personnages récurrents. Que deviennent la belle prêtresse nordique et son peuple, si déterminants dans le premier tome ? On ne le saura pas… pourtant ils détiennent en otage ni plus ni moins que le prince légitime. Une ellipse magistrale sera faite à ce sujet (faute de place, sans doute).

A nouveau tome, nouvel ennemi. Le scénariste enrichit encore son univers avec une dimension ecclésiastique d’importance. J’ai donc eu le sentiment de lire deux tomes quasi indépendants. Bien sûr, il vaut mieux avoir lu le premier tome avant d’attaquer le suivant, bien sûr, des passerelles existent entre ces deux récits (et certains événements survenus dans le premier tome trouvent une explication dans le second) mais le fait est là : le deuxième tome repart quasiment de zéro.

La fin du récit, elle, ne m’est pas apparue comme une vraie fin. Trop d’explications me manquent et l’histoire se termine sur une image choc qui mérite tout de même quelques développements.

En théorie, la série est terminée… et je ne peux m’empêcher de trouver ça un peu con. L’univers mis en place au fil de ces deux tomes a réussi à capter mon attention au point que j’aimerais continuer à l’explorer, mais je ne suis pas prêt à investir mon argent dedans.

Vraiment, je n’en démords pas : Sian Loriel est l’exemple typique des séries qui auraient profité d’une parution en magazine, histoire de laisser à ses auteurs le temps de peaufiner leur art autant que leur univers avant de faire le grand saut vers la parution en albums.

Je vous conseille l’emprunt plutôt que l’achat… mais aussi de suivre ces deux auteurs dans leurs prochaines productions, car ils ne manquent pas de potentiel dans leur genre. Dans le cas présent, l’univers mis en place mérite un coup d’œil, mais les nombreuses imperfections, les ellipses maladroites et cette fin qui n’en est pas une m’incitent à la sévérité. Bof, donc…

Nom série  Nic Oumouk  posté le 19/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Amusant, ce Nic Oumouk, petit beur des banlieues confronté aux vicissitudes de la vie (grammaire, orthographe, racket, émeutes, mère protectrice et quête de pognon facile…). Le ton est naturellement humoristique, les bonnes idées sont nombreuses, les bons mots fleurissent à intervalle régulier. Le premier tome offre un scénario encore très décousu, facilement scindé en plusieurs histoires courtes. Le second tome, lui, nous propose une histoire complète cohérente.

L’ensemble est réalisé sans prétention et sans prise de tête mais Manu Larcenet, au travers de ce récit humoristique, nous dresse quand même un tableau très actuel de la jeunesse en banlieue et de cette fameuse « deuxième génération » déracinée et en quête de repères. J’ai donc trouvé le récit burlesque et amusant mais le message est loin d’être idiot même si quelque peu caricatural.

Le dessin dégage lui aussi ce sentiment de naturel et de spontanéité. C’est dynamique et expressif, facile à lire, frais.

En clair, et même si on ne peut pas parler de plat de résistance, ce petit beur de Nic Oumouk constitue quand même un très bon « quatre heure ». Divertissant et burlesque mais pas idiot.

Nom série  Dog fights  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série plutôt destinée à la jeunesse qui s’articule autour de deux thématiques. Nous avons en effet d’une part une intrigue policière, avec magouilles mafieuses, meurtres et enlèvements à la clé, et d’autre part un jeu télévisé dans lequel s’affrontent d’audacieux aviateurs lors d’épreuves démentes.

Aux commandes, Régis Hautière, qui signe ici encore un bon scénario. Le rythme est soutenu, l’intrigue rondement menée tandis que les fils se réunissent dans un final aussi convenu qu’efficace. Bin oui, soyons clair : avec ce genre d’intrigue et le ton employé (où l’humour est quand même très présent), on se doute bien qu’à la fin, les gentils triomphent. Il n’empêche que si la conclusion est prévisible, le chemin emprunté pour y aboutir nous réserve son lot de surprises… et ça, c’est bien agréable.

Le dessin, d’apparence assez simpliste (mais d’apparence seulement), convient parfaitement au récit. C’est dynamique, frais, facile d’accès, très expressif. Que demander de plus ?

Au final : voici un bon triptyque. Une lecture recommandée si vous cherchez un récit dans lequel intrigue policière, action et humour font bon ménage… et pourvu que vous la lisiez avec une âme d’enfant et non en mode « radar » quant aux petites incohérences qui jalonnent cette histoire.

Nom série  La Guerre des Amants  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jusqu’à présent, cette série vaut bien plus à mes yeux par son cadre que par son intrigue ou son couple vedette.

Débarrassons-nous donc du quelconque (un couple américano-soviétique tellement fait l’un pour l’autre qu’il est difficile de s’imaginer qu’ils ne termineront pas cette histoire dans les bras l’un de l’autre (bon, ok, à la limite, l’un des deux mourra dans les bras de l’autre, mais c’est du pareil au même), et une intrigue… que je cherche encore) pour nous concentrer sur le positif : ce cadre pour le moins original !

Nous nous retrouvons en effet en Russie alors que la révolution bat son plein et le récit s’étalera dans ce premier tome de 1917 à 1921 (soit toute la période de guerre civile qui secoua le pays). Jusque-là, rien de vraiment original, me direz-vous. Il existe en effet plus d’un récit nous contant cette période trouble. Oui, mais là où pointe (de son petit doigt malicieux) l’originalité de ce scénario, c’est que nous allons traverser cette période en compagnie de propagateurs d’arts. En effet, notre couple vedette a pour mission d’amener la culture au peuple. Et là, honnêtement (oui ! Honnêtement !), c’est quand même vachement original ! C’est tellement saugrenu (faut quand même pas oublier que dans les campagnes, à l’époque, on crève de faim au sens premier du terme, un aspect qu’exploitent d’ailleurs justement et judicieusement les auteurs) que je ne peux que croire que ce train de la culture a réellement existé.

Résultat : j’ai lu ce premier tome avec plaisir et célérité… d’autant plus que le découpage est quand même très aéré et que les textes sont peu envahissants. J’ai appris certaines choses en matière d’art (notamment sur Kandinski, un de ces peintres dont je n’ai jamais rien compris à l’œuvre tout en trouvant ce qu’il faisait beau… Maintenant, je comprends un peu plus. Je ne trouve pas ses toiles plus belles pour la cause mais je me sens quand même un peu moins con).

Donc, voilà : je vais continuer à suivre la série mais ce ne sera ni pour son couple central ni pour une éventuelle intrigue.

La suite au prochain épisode...

Nom série  Talisman  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chouette petite série principalement destinée aux adolescents. On navigue dans un univers fantastique déjà souvent exploité avec comme point d’orgue un monde parallèle auquel les héros (et leurs parents avant eux) accèdent via une forêt maléfique.

Le scénario est bien conçu, les personnages sont multiples et apportent chacun leur part au récit. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’histoire des parents interagit sur celle des enfants. L’action est, elle aussi, au rendez-vous : évènements fantastiques et courses poursuites ne sont pas rares.

La série se clôt de manière adéquate avec le troisième tome. Pas de rallonge inutile, pas de perte de rythme… mais pas vraiment de surprise non plus. L’ensemble se lit vite et avec plaisir.

Le dessin est dynamique et expressif. Je trouve que les décors auraient pu être un peu plus fouillés mais c’est quand même du bon boulot, agréable à l’œil.

Pour les adolescents, c’est plus que pas mal. Pour les adultes, le relatif manque d’originalité de l’ensemble risque d’être un handicap. A mes yeux, cela a été un très bon emprunt et je ne crois pas que j’aurais regretté l’achat si cela avait été le cas.

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