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... a posté 2035 avis et 396 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Félix dans le rétro  posté le 14/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas trouvé grand intérêt à cette lecture et je pense qu’elle ne trouvera preneur qu'auprès des amateurs et collectionneurs de vieilles mécaniques.

Le héros nous raconte les origines de sa passion pour les anciennes voitures et tout ceci me parait tellement anodin, tellement évident, tellement facile que je me suis vite ennuyé lors d’une lecture prévisible au possible. En fait, et c’est là le gros souci ; il ne se passe jamais rien de marquant.

Ajoutez à cela que si le dessin de Jérôme Lebrun est plutôt agréable à l’œil, il souffre d’un format trop grand à mes yeux qui met en évidence ses petites imperfections, ainsi que d'une colorisation très basique. De plus, les planches se composent régulièrement de seulement 5 ou 6 cases, ce qui accentue encore le sentiment de lire du vide. A titre personnel, je trouve que 9 à 10 cases par planche, pour ce genre de format, c’est la tape. En dessous, il faut un dessinateur exceptionnel pour que je juge l’œuvre digne d’intérêt.

Vraiment trop peu marquant pour que j’en conseille la lecture à qui que ce soit… sauf si vous êtes directement concerné par le sujet, auquel cas le parcours de notre héros vous rappellera peut-être quelques bons souvenirs.

Nom série  Le Sourire de Mao  posté le 10/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis que moyennement convaincu par cette histoire.

L’univers imaginé par Jean-Luc Cornette est pourtant intéressant, avec cette Wallonie indépendante qui vire communiste. Bon, c’est peu crédible (déjà pour le virage communiste mais aussi et encore plus avec ce chef du pays omnipotent) mais original. Originale aussi, cette exploitation de l’image du scoutisme, qui rappelle la dérive opérée dans l’Allemagne nazie avec les Jeunesse Hitlérienne.

Malheureusement, l’histoire en elle-même accumule les passages improbables (pour ne pas dire plus). En fait, tout est trop gros : ce commissaire qui joue à « Big Brother is watching you », ce président fasciné par Mao, ces faux meurtres (là, c’est peut-être le pompon),…

La fin, elle, m'a semblé expédiée.

Le couple central est plus touchant, mais c'est insuffisant pour sauver le scénario.

Le dessin de Constant m’est apparu agréable à l’œil même si certains visages (de trois-quarts) sont vraiment étranges (les nez ont tendance à partir de travers). Dans l’ensemble, c’est lisible et bien mis en scène. Si le scénario avait été à la hauteur, j’aurais certainement été séduit.

La narration, elle aussi, est agréable. Les dialogues sonnent « juste ».

Donc, voilà ! Techniquement, cette bd est pas mal. L’univers imaginé est intéressant. Mais le scénario en lui-même accumule trop d’incohérences pour que je rentre vraiment dans l’histoire.

A lire à l’occasion… mais sans plus…

Nom série  Sortilèges  posté le 09/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est plutôt sympa, cette série qui revisite l’univers des contes moyenâgeux.

Dufaux équilibre joliment son récit entre drame et humour, entre noirceur et légèreté. D’habitude, je ne suis pas spécialement fan de ce scénariste mais là, franchement, j’ai bien accroché. Bonne idée également que celle de réexploiter l’opposition entre le bien et le mal avec un couple vedette qui bascule progressivement dans « l’autre camps » par amour. Cela permet de sortir ces personnages du manichéisme habituellement présent dans ce genre de récit. Ceci dit, tout cela reste très classique… mais c’est le genre qui veut ça.

Le dessin est lui aussi agréable à regarder. Contrairement à beaucoup, je ne suis pas subjugué. Non, mais je suis tout de même séduit. C’est simple et efficace, expressif au besoin mais quand même très simpliste au niveau des décors et pas toujours très lisible dans les passages les plus sombres. Disons que je classe ce dessinateur dans la bonne moyenne mais que j’ai le sentiment qu’il pourrait mieux faire en s’impliquant d’avantage dans la finition de ses planches.

Par contre, un truc qui me fait râler sec, c’est que cette prétendue « histoire en deux tomes » n’en est pas une. Et que l’on arrête de me faire rire avec un soi-disant cycle clôturé. La vérité est qu’après deux tomes, on doit se situer au milieu d’un premier cycle.

Perso, j’m’en fous ; j’ai pas acheté les albums, préférant prudemment les emprunter à la bibliothèque. Et, sincèrement, j’ai vraiment le sentiment d’avoir bien fait. Mais, messieurs les auteurs, messieurs les éditeurs : quand vous annoncez une histoire en deux tomes, veillez à ce que ce soit le cas. Dans le cas présent, vous vous discréditez à mes yeux. Je n’ai aucune envie d’investir dans une œuvre qui va peut-être s’étirer infiniment ou qui ne connaitra jamais de dénouement. Le voyage est certes plaisant mais les meilleures histoires ont une fin. Et je lirai celle-ci via ma bibliothèque et non en achetant ces albums.

Nom série  L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson  posté le 09/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une adaptation soignée d’un grand classique de la littérature d’aventure.

Même si vous n’avez jamais lu « l’île au trésor », cette histoire est telle que vous aurez le sentiment de l’avoir déjà mille fois vue… N’empêche ! Elle est tellement efficace que vous aurez du mal à l’abandonner avant le mot fin.

Ce fût encore une fois le cas pour moi. Dès le récit entamé, et même si je connais l’histoire par cœur (ou presque), j’ai redécouvert ces différents personnages avec un grand plaisir. Le découpage de David Chauvel est bien pensé et permet une lecture fluide, sans aucun sentiment de « coupure dans le texte » pourtant si fréquent à la lecture de ce genre d’adaptation. Le narratif est très présent, ce qui rappelle au lecteur qu'il s'agit là de l'adaptation d'un roman. Le dessin de Fred Simon est agréable de lisibilité et d’expressivité. De plus, ses décors sont soignés. A noter que j’ai lu la série en petit format. Un petit format qui convient justement bien au dessin de Simon, qui s’en retrouve plus concentré sans rien perdre de sa netteté.

Rien à redire, donc. Dans la catégorie « adaptation », cette petite série est une réussite. Peut-être pourra-t-on reprocher aux auteurs d’avoir fait montre de trop de respect vis-à-vis de l’œuvre originale… mais, à titre personnel, j’aime justement cette démarche.

Entre « pas mal » et « franchement bien », j’opte pour la note la plus généreuse car j’ai vraiment eu du mal à interrompre ma lecture en cours de route. Quant à l’achat, et bien, les petits formats sont vendus à 5,90 € (6,00 € en Belgique) pièce. Soit les trois tomes pour 17,70 €. A ce prix-là, ce serait bête de s’en priver !

Nom série  Mermaid Project  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 08/07/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une intrigue policière dans un univers futuriste influencé par la préoccupation majeure du moment, à savoir l’épuisement de nos ressources : voilà ce que propose cette nouvelle série.

Mon impression est plutôt positive même si j’ai quelques réserves à formuler.

Tout d’abord, j’aurais préféré avoir une histoire complète par tome. Je pense que la formule était jouable et j’ai un peu peur de voir cette première enquête trainer inutilement en longueur (il y a déjà dans ce premier tome quelques pages sinon inutiles du moins dispensables).

Ensuite, je n’ai pas spécialement apprécié la manière dont un dauphin s’exprime (oui, au milieu du XXIème siècle, des savants parviennent à communiquer d’une manière élaborée avec des dauphins). En fait, je trouve tout simplement que ça sonne faux.

Pour le reste, je n’ai que du positif à formuler.

Les personnages sont intéressants, à commencer par notre héroïne, flic fonceuse et fragile à la fois. L’univers futuriste n’est pas si éloigné du nôtre mais apporte des éléments intéressants grâce principalement à la disparition pour cause d’épuisement du pétrole. Cet univers est appelé à se développer dans les prochains tomes mais j’ai déjà apprécié ce léger décalage. Le dessin, enfin, est vraiment plaisant à l’œil. Les décors sont soignés, les personnages sont expressifs, le trait est simple et immédiat.

Pas mal, donc, mais pas un chef d’œuvre. J’espère en tous les cas que cette première enquête ne va pas s’éterniser, auquel cas elle risque fort de vite me lasser.



Après lecture du deuxième tome, je conserve quelques réserves mais les aspects positifs l’emportent.

J’ai en effet plus apprécié ce tome que le premier. Avant toutes choses, j’ai bien moins éprouvé de crainte quant au risque de faire trainer cette enquête en longueur à la lecture de ce deuxième volet car plusieurs éléments nouveaux enrichissent l’intrigue. Par ailleurs, l’univers mis en place me semble des plus intéressants. Les personnages sont définitivement attachants. Le scénario fait montre d’une sacrée imagination. Le dessin est très sympathique et agréable à lire.

Mais, surtout, je savais déjà mieux à quoi m’attendre en découvrant ce nouveau volet. Nous restons dans un récit d’anticipation, peu crédible à mes yeux, mais amusant. Les aspects géopolitiques (avec inversion des pôles dominants), écologiques et biologiques sont poussés très loin. Une part de naïveté est donc nécessaire pour les accepter sans tiquer. Et si c’était surtout l’épuisement des ressources qui était évoqué dans le premier tome, le deuxième, lui, insiste plus sur l’évolution de la biologie et les manipulations génétiques.

Je lirai la suite pour un ensemble d’éléments (une héroïne attachante, un univers original, un scénario bien rythmé, un dessin agréable) mais je conseillerais plutôt cette série à de jeunes lecteurs ou à des lecteurs ayant gardé leur âme d’enfant plutôt qu’à un lecteur en quête d’un récit plus réaliste, plus rigoureux.

Pas mal du tout. Agréable à lire, en tous les cas.

Nom série  Le Train des Orphelins  posté le 22/10/2012 (dernière MAJ le 04/07/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un sujet très intéressant et longtemps resté dans l’oubli.
Un dessin sympathique, expressif, dynamique, très lisible.
Une structure qui se développe sur deux époques, histoire de dynamiser encore plus le récit.
Des personnages attachants et/ou intéressants.
Une narration fluide et vivante.
Un final touchant et bien pensé.

Que du positif, donc, pour un premier cycle pleinement réussi !

De plus, après lecture de ce premier diptyque, je n'ai qu'une seule envie : connaitre le sort d'autres personnages. C'est bien là la preuve qu'en un temps très court les auteurs ont réussi à me rendre ces différents personnages attachants !

Vraiment très bon !!!




Le premier tome du deuxième cycle est toujours aussi agréable. Narration fluide, dessin vivant, personnages sympathiques. Le tout greffé sur un thème historiquement intéressant qui permet de jouer avec les come-back.

Non, franchement, là, c'est une très bonne série !!

Nom série  Ernest & Rebecca  posté le 04/07/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est une belle découverte pour moi.

Certes, le début du premier tome est encore un peu hésitant. Les auteurs se cherchent un style et la série oscille entre gags et histoires tendres. L’ensemble apparait alors quelque peu décousu mais, rapidement, la série va acquérir une identité propre.

Humour et tendresse demeurent cependant au rendez-vous. La justesse des propos et une belle sensibilité s’ajoutent encore à l’ensemble. Les personnages deviennent touchants dans leur fragile humanité.

Moderne, la série l’est tout autant dans son style graphique (un franco-belge rond et chaleureux dans lequel apparaissent à l’occasion quelques influences mangas) que dans les thèmes abordés (avec une famille en pleine décomposition, une grande sœur en crise adolescente, des parents dépassés entre leur boulot, la quête d’une nouvelle stabilité affective et leur volonté d’épargner tous ces tracas à leurs enfants).

La richesse de la série provient également des nombreux seconds rôles. Juste croisés ou plus présents, ils apportent d’autres points de vues et approfondissent ainsi les propos des auteurs.

Mais il ne faut pas oublier nos deux héros, qui donnent leurs noms à la série et qui ne sont pas dépourvus de charisme. Rebecca est loin d’être parfaite mais son espièglerie et son imagination viennent joliment en contrepoids de son caractère boudeur et caractériel. Quant à Ernest, virus matérialisé (pas bien méchant, c’est le virus du gros rhume) et compagnon d’aventure de Rebecca, il joue le rôle de bouffon… mais peut à l’occasion se révéler d’une grande sagesse.

Enfin, s’il est un thème récurrent dans la série, c’est celui du rapport à autrui. Au travers de ses rencontres, Rebecca se construit. Et si Ernest est son premier compagnon d’aventure, celui qui va la sortir de sa solitude, Pépé Bestiole, Missile, et d’autres encore ne sont pas en reste pour aider la gamine dans sa découverte du monde.

Si la bonne humeur règne 90% du temps, c’est surtout la justesse des propos et la sensibilité qui émane de ces pages qui ont réussi à me séduire. Une très belle série jeunesse.

Nom série  Papeete 1914  posté le 26/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une lecture que j’ai trouvé plaisante mais sans être vraiment subjugué.

La dimension historique est intéressante, sans nul doute, mais ne sert fondamentalement que de toile de fond pour une enquête policière qui n’a pas réussi à vraiment me captiver. Non que cette enquête soit mal menée (j’ai même trouvé le suspense plutôt bien dosé), mais je l’ai trouvée molle, sans temps forts.

En fait, le gros problème rencontré à la lecture vient, je pense, du manque de charisme des différents protagonistes. Aucun ne sort du lot et, en tous les cas, aucun ne m’a réellement touché. Dans ces conditions, difficile pour moi de m’inquiéter de leur sort.

Le dessin est de qualité même si je l’ai trouvé parfois un peu vide dans ses décors.

La série ne souffre donc pas réellement de défaut mais l’absence de points forts m’empêche d’attribuer autre chose qu’un 3/5 sans conseil d’achat. A emprunter à l’occasion.

Nom série  Bob Marone  posté le 25/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans Le genre « pastiche déjanté » cette série bénéficie de plusieurs atouts non négligeables qu’il me déplairait de passer sous silence quand bien même leur énumération risquerait d’alourdir une chronique que par ailleurs et sans tenir compte de ce qui précède, ce qui serait malheureux car cela signifierait que l’écriture de ce qui précède aurait pu être omise, j’aimerais aussi alerte que la plume, au demeurant vigoureuse et agile, des auteurs.

La chair est faible et Yann et Conrad l’ont bien compris, eux qui usent et abusent de leurs héros pour la plus grande joie de mes zygomatiques, titillés à plus d’une reprise par des envolées lyrique que n’aurait pas répudié Wagner si celui-ci avait été auteur de bande dessinée plutôt que compositeur. La phrase est belle et le verbe est haut, le ton sentencieux et emphatique rappelle au joyeux lecteur la prose originelle. Oui ! Nous sommes dans un pastiche et les allusions fusent telles de vives et agiles fléchettes au travers d’un café embrumé par les effluves d’alcool frelaté, atteignant leur cible avec la sureté du sioux remontant la piste du bison complaisant (ou non, ça dépend des saisons, mais là n'est pas la question (à votre demande, la traque du bison pourrait faire l'objet d'une rubrique à part entière)).

Le trait est rond et alerte, vif et joyeux. Devant tant d’efficacité, on ne peut que se taire (d’autant plus qu’il parait quelque peu stupide de parler devant des planches de dessin naturellement dépourvues d’oreilles).

L’histoire nous entraine dans de folles aventures qu’il vaut mieux prendre au 80ème degré (de latitude nord, ce qui ne nous éloigne pas trop du pôle du même nom, raison pour laquelle les auteurs parviennent à nous faire parcourir une rotation complète du globe dans un si petit espace). Les allusions sexuelles, et orifices du même nom sont nombreux et exploités avec autant de grivoiserie que d’élégance. Les comparaisons absconses magnifient un narratif par ailleurs éloquent, à l’image d’une poitrine opulente : lourd et moite mais invitant le lecteur à s’y attarder.



Traduction :

C’est bien !
Le narratif est excellent.
Les situations sont souvent savoureuses.
Le scénario est débile.
Le pastiche est réussi.

Nom série  Les Cosaques d’Hitler  posté le 12/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Cosaques d’Hitler est un récit historique romancé. Entendez par là que l’aspect « témoignage historique » est prédominant mais nous est présenté au travers de l’histoire d’amour unissant un soldat écossais et une jeune Cosaque.

Et, franchement, le côté historique en vaut la peine ! Un peu à la manière d’un « Svoboda ! », les auteurs s’intéressent à un peuple de l’Est baladé dans un conflit mondial. Ici, vous l’aurez compris, ce sont les Cosaques qui sont au centre de l’histoire, et c’est la seconde guerre mondiale qui est à l’honneur (si je puis m’exprimer ainsi). Alliés d’Hitler car c’était pour eux le seul moyen de se débarrasser de Staline, ils se retrouveront emprisonnés à la fin du conflit. Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que leur destin va être dramatique et peu glorieux pour les alliés.

Historiquement, c’est donc bien foutu, et l’idée (guère originale, j’en conviens) de nous la présenter au travers d’une histoire d’amour est bonne puisqu’elle nous permet de mieux nous attacher au destin de ces personnages. Seul reproche : cette romance demeure fort classique et prévisible, elle laisse un arrière-goût de déjà-vu qui refroidit un peu mon enthousiasme. Pas de quoi me pousser à abandonner ma lecture (loin de là) mais l’intérêt que j’ai ressenti pour ce récit provient principalement de son aspect historique.

La psychologie des personnages est elle aussi très classique mais conforme à l’idée que je me faisais des mentalités en action. Le peuple cosaque nous est présenté comme un peuple insoumis, cultivé, fier et orgueilleux. Les soldats écossais apparaissent respectueux de la hiérarchie mais non dépourvu de sens moral. Le fait que ce soient des Ecossais qui gardent le camp de prisonniers est intéressant car ce peuple dispose, de par son histoire, d’une part, de cette grande tradition guerrière et, d’autre part, de ce goût de la liberté qui lui permet de comprendre ses opposants. A nouveau, je dirais qu’historiquement, c’est très crédible mais aussi très bien vu de réunir ces deux mentalités.

Le dessin, signé Olivier Neuray (Lloyd Singer (Makabi)), est… étonnant. Très dépouillé, précis et facile d’accès, il se rapproche d’une ligne claire par sa grande lisibilité. Par ailleurs, il n’a pas cette raideur si caractéristique de bien des lignes claires. Il me donne ainsi le sentiment d’être un peu vide alors qu’en y regardant à deux fois, il n’en est rien. Non ! En fait, il est très bon ! Mais étonnant…

J’apprécie ce genre de récit qui éclaire une zone obscure de l’histoire et, pour cette raison, je lirai la suite avec plaisir. La romance, elle, est trop classique pour me satisfaire à elle seule mais les deux réunis font de ces Cosaques d’Hitler une bonne bande dessinée. A emprunter sans hésiter, et à acheter si, à mon image, vous aimez les récits historiques.

Nom série  Canicule  posté le 11/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je partais avec un handicap non négligeable : celui de déjà connaître l’histoire.

Pas de surprise, donc, mais le plaisir de retrouver cette belle brochette de dégénérés, amoureusement mis en image par un Baru qui, on le sent, s’est bien amusé à les illustrer. L’histoire est fidèle à mon souvenir : un huis-clos dans lequel un braqueur se retrouve coincé dans une ferme peuplée de cas sociaux. Pas un pour récupérer l’autre ! Le rythme est soutenu, les passages déjantés foisonnent.

Dans ce genre d’histoire, il faut parfois savoir faire fi de toute logique. Si vous cherchez un récit policier cohérent, je crains que ceci ne soit pas pour vous. Par contre, si vous chercher un polar noir et déjanté, là !!!!

Bon, voilà, à titre personnel, je me suis bien amusé durant ma lecture mais je n’ai pas été surpris. Je n’ai pas non plus été suffisamment sous le charme pour parler d’une totale réussite. Certains passages me sont apparus expédiés, ce qui est immanquable lorsqu’il s’agit d’adapter un roman. Une bonne lecture, sans plus.

A emprunter en bibliothèque avant d’envisager l’achat. Un achat que je ne déconseille quand même pas, car Baru a soigné son travail et a réussi à me donner le sentiment qu'il s'est amusé durant la réalisation de cet album.

Nom série  Tueurs de mamans  posté le 13/05/2013 (dernière MAJ le 11/06/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par les deux points qui fâchent, histoire d’en être débarrassé et de justifier une note de 3/5 alors que cette lecture m’a, par ailleurs, fort bien plu.

Le premier, c’est le titre. Je le trouve racoleur et injustifié. Racoleur car il joue sur la corde sensible, associant deux mots (« tueur » et « maman ») que l’on ne voudrait pas voir assemblés. Ce titre, s’il claque bien dans la tronche, ne se justifie pas dans le cas présent puisque ce tueur, d’une part, ne tue pas systématiquement mais seulement à la demande, et d’autre part, ne s’en prend pas exclusivement aux mamans mais à toute victime (père, mère, professeur, et je suppose qu’on peut encore élargir le spectre des victimes potentielles) qui lui serait désignée via ce fameux site.

Le deuxième, c’est cette présentation d’une histoire complète en deux tomes alors que la fin du deuxième est loin de conclure l’histoire. Des personnages nous ont été présentés dans le deuxième tome et n’ont pas encore été pleinement exploités (la commissaire enceinte, par exemple), les coupables courent toujours, et on abandonne les adolescentes vedettes en pleine situation de crise. Contrairement à Ro, je trouve que la conclusion de ce deuxième tome est loin d’être satisfaisante. Ҫa sent vraiment la suite bien préparée, et par conséquent, c’est trompeur sur la marchandise.

Ceci dit ! Ceci dit, je continuerai à suivre la série car je l’aime beaucoup. Le destin de ces jeunes filles, qui mettent le doigt dans un engrenage qui les dépasse, me touche. Je trouve les différents profils bien trouvés, réalistes et modernes. L’histoire ne manque pas de rythme ni d’action et les scènes poignantes sont bien amenées.

Par ailleurs, j’apprécie grandement que l’aspect psychologique du scénario repose sur un des fondamentaux de l’adolescence : apprendre à assumer les conséquences de ses actes. De plus, le ton n’est pas édulcoré. Certains passages sont dramatiques et les répercussions psychologiques ne sont pas occultées. En partant du principe que ces deux premiers tomes forment un premier cycle, je trouve même la fin de ce « cycle » très bonne car elle laisse les héroïnes à un moment crucial de leur évolution vers la vie d’adulte avec tous les risques d’effondrement, de déni ou de rejet (de soi ou des autres) qui accompagnent ce passage.

Enfin, le dessin est très efficace. Chapeau bas pour la « main » d’une des jeunes filles dans le premier tome (les auteurs et ceux qui liront la série me comprendront) ! C’est finement amené !! Les scènes les plus violentes jouent habilement de la suggestion plutôt que de tomber dans le démonstratif. A nouveau, j’ai envie de dire : bien vu !!

Donc, voilà ! Je regrette un peu l’emballage et j’ai quand même le sentiment d’avoir été dupé quelque part… mais je suis accro à cette série et je continuerai à la suivre avec grand plaisir.

Nom série  La Lignée  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Intéressante série que voici.

En partant d’une « malédiction » qui semble autant tenir du hasard que du prétendu pouvoir d’une statue aztèque, les auteurs brodent des récits indépendants mais liés entre eux. Entendez par là que vous pouvez lire chaque tome comme un one-shot mais que, par ailleurs, en les lisant les uns à la suite des autres, c’est à une histoire complète que vous vous retrouvez confrontés.

J’ai particulièrement apprécié cette ambiguïté qui entoure la « malédiction ». Certes les membres de la lignée meurent bien à 33 ans, à l’image de leurs ancêtres, mais ces morts doivent autant au hasard qu’à la conviction qu’ils ont qu’ils mourront à 33 ans. Et ça, c’est plutôt bien vu !

Après, chaque tome peut se lire de manière indépendante. Les différents scénaristes ont collaboré entre eux pour garantir la cohérence de l’ensemble mais chaque scénariste s’occupe plus particulièrement d’un tome. Les dessinateurs, eux, changent en fonction des tomes. Ce procédé permet d’offrir des albums au ton personnel. Celui scénarisé par Laurent Galandon, par exemple, ressemble vraiment à du Laurent Galandon, avec ce côté mélodramatique qui lui est cher.

Après lecture de trois tomes, je trouve la série très réussie. Le mystère est au rendez-vous tandis que les différents tomes proposent des récits prenants et souvent bien ancrés dans leur époque (guerre civile en Espagne pour le premier tome, révolte sociale à Brest dans le deuxième, émergence du mouvement punk dans le troisième).

Le dessin est dans l’ensemble agréable à lire. A titre personnel, j’ai trouvé celui du deuxième tome un peu moins réussi mais pas de nature à me détourner de la série.

Je vais continuer à suivre la série, avec d’autant plus d’assiduité que le troisième tome éclaire la malédiction de la lignée sous un nouvel angle. Seul reproche : certains liens entre les tomes sont un peu forcé, et notamment ceux concernant l’héroïne du premier tome, actrice ratée dont les films continuent à être diffusés des années plus tard et sans raison apparente.

Nom série  Le Cahier à fleurs  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une évocation du génocide arménien qui tombe malheureusement dans l’eau de rose lors de sa conclusion. C’est dommage car je reste finalement sur un sentiment mi-figue mi-raisin alors que j’ai lu les deux tomes avec plaisir. Par ailleurs, il y a de belles trouvailles comme ce lien avec la musique, qui unit le frère et la sœur, la grand-mère et le petit-fils, le grand-oncle et le petit neveu. Mais, là aussi, Laurent Galandon en fait un peu de trop…

Ceci dit, pour un lectorat plus jeune, je crois que la série est une découverte à faire. Le génocide est évoqué avec une volonté de véracité des plus louables tandis que l’histoire est plaisante à suivre. Enfin, le dessin est facile d’accès et agréable à voir.

Pas la série que j’achèterai pour moi mais je m’en voudrais de ne pas en conseiller la lecture aux jeunes entre 10 et 14 ans. C’est historiquement intéressant, plutôt bien romancé et ce que je trouve « trop teinté d’eau de rose » pourrait au contraire séduire plus d’une jeune fille.

Pas mal, en somme.

Nom série  Dunk  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dunk est un thriller d’anticipation à la trame classique mais à l’univers original. Si le titre vous dit quelque chose, c’est normal puisque nous parlons ici de l’adaptation d’un roman paru il y a quelques années sous la plume de Denis Robert, scénariste de la présente série.

Thriller classique puisque nous allons suivre les aventures d’un quidam, basketteur de renom au talent immense, pris dans un engrenage infernal à son corps défendant. Poursuivi par la mafia locale suite à une affaire de match truqué, il cherchera refuge auprès de l’ex-employeur de son père… mais risque bien de tomber de Charybde et Scylla. C’est donc à une chasse à l’homme somme toute très classique à laquelle nous convient les auteurs. Un héros charismatique, sportif et résistant, deux clans qui le poursuivent dans des buts différents, du mystère, de l’action… Un thriller classique, quoi… sauf que…

Anticipation et originalité vont de pair. En effet, l’originalité de la série vient de son univers. Nous nous situons dans un avenir proche (ou, du moins, pas trop éloigné) dans lequel les différences de classe sociales sont encore plus marquées, le sport est profondément gangréné par des magouilles mafieuses, les manipulations génétiques ont encore progressé et la neurobiologie offre aux scientifiques de nouvelles plaines de jeu. Cet aspect de l’histoire est aussi original que bien foutu. L’ensemble m’est apparu cohérent et réaliste (non que j’imagine l’avenir de cette manière mais la vision de Denis Robert ne m’est pas apparue farfelue ou aberrante).

Le dessin lui, et même si je ne suis pas un spécialiste en la matière, m’est apparu fort influencé par les comics. L’encrage est prononcé et donne à cet univers un aspect visuel très sombre. Sans être ma tasse de thé, ce trait m’est apparu totalement adapté au ton de la série.

Un premier tome prometteur. Je lirai la suite avec plaisir.

Nom série  Mères anonymes  posté le 04/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mères anonymes… De sexe masculin et sans enfants, je ne suis peut-être pas la personne la plus apte pour parler de cet album… Ceci dit.

Ceci dit, j’ai plutôt bien aimé la lecture de ce récit. Un récit qui, en tous les cas, n’adopte pas le ton habituellement choisi par les auteur(e)s de ce type d’album. En effet, ici, la vision de la maternité m’est apparue plus sombre que de coutume. Gwendoline Raisson insiste sur la lourdeur de la tâche et sur le sentiment de ces mamans en général et de l’héroïne en particulier de ne pas être à la hauteur. Cela reste en général léger et drôle mais certains passages sont plus graves et surtout révèlent un réel mal-être chez ces jeunes mères.

Par ailleurs, on retrouve tous les thèmes habituels du genre : la famille monoparentale, les difficultés à affirmer son autorité sur ses enfants, l’image de mère déformée par la presse people, les anxiolytiques, la solitude et l’isolement en sont quelques exemples.

Finalement, j’ai trouvé ce récit divertissant mais aussi instructif. Il éclaire une autre facette de la mère européenne du XXIème siècle, celle d’une femme souvent totalement dépassée par ses tâches multiples. Je n'ai pas retrouvé ce sentiment que « finalement, on s'en sort toujours et tout est bien qui finit bien » qui domine dans d'autres productions du genre. Le profil ainsi défini invite à la réflexion. On est loin du féminisme et certaines crieront sans doute « gare au retour en arrière » !!

Le dessin expressif de Magali Le Huche fait très « blog ». Il est agréable à lire et va à l’essentiel. En d’autres termes, il convient parfaitement à l’esprit de la bande dessinée.

Un récit moins superficiel et plus sombre que celui auquel je m’attendais, même si tout cela nous est raconté avec humour et autodérision.

Une chouette découverte et un problème de société peut-être trop minimisé.

Nom série  Joseph Carey Merrick  posté le 03/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adapter la biographie de celui qui est rentré dans la postérité sous le surnom d’Elephant Man, voilà le pari risqué relevé par Denis Van P. et Serge Perrotin. Et ils s’en sortent bien, les bougres.

Grâce à un style graphique qui n’est pas sans rappeler celui d’Eric Maltaite (à savoir un semi réalisme caricatural expressif et dynamique), Denis Van P. nous offre des planches agréables à regarder alors que le thème, lui, est bien plus sombre. Malgré ce trait semi-réaliste, la reproduction des traits du personnage central est faite sans complaisance et l'évolution de la maladie est très bien reproduite. De plus, l’artiste n’hésite pas à faire montre d’originalité dans sa mise en page, parfois à bon escient, parfois d’une manière plus particulière.

- A bon escient : la forme arrondie des coins des cases et ces dernières cases de chapitre qui semblent s’éteindre m’ont rappelé l’esthétique des films muets. C’est beau à voir et totalement en accord avec l’esprit de l’album.

- Plus étranges sont les deux premières planches et surtout la deuxième qui nous propose un dialogue en continu entre deux personnages, mais des personnages qui changent de lieu et de vêtements entre chaque case… Etrange, vraiment !

Le scénario s’attarde sur les faits et c’est à travers ceux-ci que va se dégager la personnalité de Joseph Carrey Merrick. La lecture m’est apparue plutôt bien équilibrée même si la sensibilité et l’intelligence du personnage ne me semblent pas toujours bien mises en évidence (un peu trop de bouhouhou en guise de pleurs sont peut-être responsables de ce sentiment).

Au final, je dirais que pour qui ne connait pas le destin du personnage, cet album est à découvrir. Pour les autres, il constituera certainement une agréable lecture. Dans les deux cas, l’achat se justifie.

Pas mal du tout !

Nom série  Dallas Cowboy  posté le 03/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album l’auteur nous parle des événements traumatisants qui ont fait de lui un angoissé maladif. Le sujet est donc très nombriliste mais Manu Larcenet parvient à toucher grâce à la justesse de sa narration.

Peut-être certains lecteurs se retrouveront dans les propos de l’auteur et il est indéniable que cela sent le vécu. A titre personnel, je suis cependant resté très en dehors du récit. C’est aisé à lire, parfois touchant mais je n’ai à aucun moment été marqué par cette lecture.

Le dessin est volontairement sombre avec des visages à l’allure de têtes de mort comme autant de reflets de l’âme de l’auteur. On pourra également voir dans cette représentation graphique la manière dont manu Larcenet perçoit l’humanité qui l’entoure et qui l’agresse du simple fait de son existence.

Pas mal, en somme, mais à titre personnel, je n’ai pas spécialement envie de posséder l’album, une lecture m’ayant suffi.

Nom série  La Soupe aux cadavres  posté le 28/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un recueil d’histoires courtes bien dans l’esprit de Fluide Glacial. Foerster y fait montre d’humour noir et de second degré. Le fantastique y est bien présent et l’univers imaginé pourrait être angoissant si tout n’était toujours tourné en dérision.

Finalement, je me suis retrouvé le cul entre deux chaises. J’ai entr’aperçu ce qui m’avait tant plu dans « Styx », à savoir un univers fantasmagorique angoissant, mais sans jamais y entrer de plein pied, tandis que la dimension humoristique m’est apparue très quelconque. J’ai le sentiment que l’état d’équilibre n’a pas été atteint. L’humour domine mais ne détonne pas tandis que le fantastique est bien présent mais demeure un décor.

Le dessin de Foerster, dans sa veine en noir et blanc, est excellent. Rien à dire, de ce côté. C’est expressif, dynamique, caricatural et le noir et blanc est parfaitement maîtrisé.

Au final, cet album se lit sans déplaisir mais se contente de rester dans une bonne moyenne. Rien d’exceptionnel…

Nom série  Virginia (Casterman)  posté le 28/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier chapitre d’une série prévue en trois tomes, cet album m’est apparu un peu léger. Il se lit vite et bien mais n’apporte finalement que peu d’éléments neufs sur le sujet. Nous nous retrouvons en effet face à un ancien combattant (un déserteur, dans le cas présent) hanté par un meurtre commis par lui-même alors qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres. Le cadre est certes original puisque nous nous retrouvons au coeur de la guerre de sécession mais, pour le reste, c’est quand même un grand classique.

Ceci dit, ce tome, consacré presqu’exclusivement à la présentation du personnage principal, est loin d’être désagréable à lire. La narration est fluide, la progression est agréable et le personnage m’est apparu de plus en plus intéressant au fil des planches. Je lui trouve d’ailleurs quelques similitudes avec Joshua Logan, le héros malheureux du Pouvoir des Innocents… Et c’est là tout le problème, ce sentiment d’avoir déjà vu ça ailleurs gâche quelque peu le plaisir de la découverte d’une nouvelle série.

Le dessin convient bien au récit. Il a une certaine gueule jusque dans ses imprécisions. Les perspectives sont parfois étranges mais elles contribuent à la création d’un climat graphique particulier. On sent Benoït Blary à l’aise dans ce genre d’univers et il ne fait aucun doute que le gars dispose d’un sacré potentiel. A noter que les flash-backs sont illustrés dans un style plus crayonné qui permet de facilement distinguer les époques. C’est esthétiquement réussi tout en servant bien le récit.

Les couvertures, elles, me plaisent énormément. Elles ont un je-ne-sais-quoi d’usé, d’artisanal tout en étant stylée, qui me ravit.

Au final, nous sommes là devant un récit peu surprenant mais bien réalisé. Je ne déconseille pas l’achat (d’ailleurs, j’achèterai les tomes suivants) mais je ne considère cependant pas celui-ci comme une priorité.

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