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Nom série  Les Cosaques d’Hitler  posté le 12/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Cosaques d’Hitler est un récit historique romancé. Entendez par là que l’aspect « témoignage historique » est prédominant mais nous est présenté au travers de l’histoire d’amour unissant un soldat écossais et une jeune Cosaque.

Et, franchement, le côté historique en vaut la peine ! Un peu à la manière d’un « Svoboda ! », les auteurs s’intéressent à un peuple de l’Est baladé dans un conflit mondial. Ici, vous l’aurez compris, ce sont les Cosaques qui sont au centre de l’histoire, et c’est la seconde guerre mondiale qui est à l’honneur (si je puis m’exprimer ainsi). Alliés d’Hitler car c’était pour eux le seul moyen de se débarrasser de Staline, ils se retrouveront emprisonnés à la fin du conflit. Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que leur destin va être dramatique et peu glorieux pour les alliés.

Historiquement, c’est donc bien foutu, et l’idée (guère originale, j’en conviens) de nous la présenter au travers d’une histoire d’amour est bonne puisqu’elle nous permet de mieux nous attacher au destin de ces personnages. Seul reproche : cette romance demeure fort classique et prévisible, elle laisse un arrière-goût de déjà-vu qui refroidit un peu mon enthousiasme. Pas de quoi me pousser à abandonner ma lecture (loin de là) mais l’intérêt que j’ai ressenti pour ce récit provient principalement de son aspect historique.

La psychologie des personnages est elle aussi très classique mais conforme à l’idée que je me faisais des mentalités en action. Le peuple cosaque nous est présenté comme un peuple insoumis, cultivé, fier et orgueilleux. Les soldats écossais apparaissent respectueux de la hiérarchie mais non dépourvu de sens moral. Le fait que ce soient des Ecossais qui gardent le camp de prisonniers est intéressant car ce peuple dispose, de par son histoire, d’une part, de cette grande tradition guerrière et, d’autre part, de ce goût de la liberté qui lui permet de comprendre ses opposants. A nouveau, je dirais qu’historiquement, c’est très crédible mais aussi très bien vu de réunir ces deux mentalités.

Le dessin, signé Olivier Neuray (Lloyd Singer (Makabi)), est… étonnant. Très dépouillé, précis et facile d’accès, il se rapproche d’une ligne claire par sa grande lisibilité. Par ailleurs, il n’a pas cette raideur si caractéristique de bien des lignes claires. Il me donne ainsi le sentiment d’être un peu vide alors qu’en y regardant à deux fois, il n’en est rien. Non ! En fait, il est très bon ! Mais étonnant…

J’apprécie ce genre de récit qui éclaire une zone obscure de l’histoire et, pour cette raison, je lirai la suite avec plaisir. La romance, elle, est trop classique pour me satisfaire à elle seule mais les deux réunis font de ces Cosaques d’Hitler une bonne bande dessinée. A emprunter sans hésiter, et à acheter si, à mon image, vous aimez les récits historiques.

Nom série  Canicule  posté le 11/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je partais avec un handicap non négligeable : celui de déjà connaître l’histoire.

Pas de surprise, donc, mais le plaisir de retrouver cette belle brochette de dégénérés, amoureusement mis en image par un Baru qui, on le sent, s’est bien amusé à les illustrer. L’histoire est fidèle à mon souvenir : un huis-clos dans lequel un braqueur se retrouve coincé dans une ferme peuplée de cas sociaux. Pas un pour récupérer l’autre ! Le rythme est soutenu, les passages déjantés foisonnent.

Dans ce genre d’histoire, il faut parfois savoir faire fi de toute logique. Si vous cherchez un récit policier cohérent, je crains que ceci ne soit pas pour vous. Par contre, si vous chercher un polar noir et déjanté, là !!!!

Bon, voilà, à titre personnel, je me suis bien amusé durant ma lecture mais je n’ai pas été surpris. Je n’ai pas non plus été suffisamment sous le charme pour parler d’une totale réussite. Certains passages me sont apparus expédiés, ce qui est immanquable lorsqu’il s’agit d’adapter un roman. Une bonne lecture, sans plus.

A emprunter en bibliothèque avant d’envisager l’achat. Un achat que je ne déconseille quand même pas, car Baru a soigné son travail et a réussi à me donner le sentiment qu'il s'est amusé durant la réalisation de cet album.

Nom série  Tueurs de mamans  posté le 13/05/2013 (dernière MAJ le 11/06/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Commençons par les deux points qui fâchent, histoire d’en être débarrassé et de justifier une note de 3/5 alors que cette lecture m’a, par ailleurs, fort bien plu.

Le premier, c’est le titre. Je le trouve racoleur et injustifié. Racoleur car il joue sur la corde sensible, associant deux mots (« tueur » et « maman ») que l’on ne voudrait pas voir assemblés. Ce titre, s’il claque bien dans la tronche, ne se justifie pas dans le cas présent puisque ce tueur, d’une part, ne tue pas systématiquement mais seulement à la demande, et d’autre part, ne s’en prend pas exclusivement aux mamans mais à toute victime (père, mère, professeur, et je suppose qu’on peut encore élargir le spectre des victimes potentielles) qui lui serait désignée via ce fameux site.

Le deuxième, c’est cette présentation d’une histoire complète en deux tomes alors que la fin du deuxième est loin de conclure l’histoire. Des personnages nous ont été présentés dans le deuxième tome et n’ont pas encore été pleinement exploités (la commissaire enceinte, par exemple), les coupables courent toujours, et on abandonne les adolescentes vedettes en pleine situation de crise. Contrairement à Ro, je trouve que la conclusion de ce deuxième tome est loin d’être satisfaisante. Ҫa sent vraiment la suite bien préparée, et par conséquent, c’est trompeur sur la marchandise.

Ceci dit ! Ceci dit, je continuerai à suivre la série car je l’aime beaucoup. Le destin de ces jeunes filles, qui mettent le doigt dans un engrenage qui les dépasse, me touche. Je trouve les différents profils bien trouvés, réalistes et modernes. L’histoire ne manque pas de rythme ni d’action et les scènes poignantes sont bien amenées.

Par ailleurs, j’apprécie grandement que l’aspect psychologique du scénario repose sur un des fondamentaux de l’adolescence : apprendre à assumer les conséquences de ses actes. De plus, le ton n’est pas édulcoré. Certains passages sont dramatiques et les répercussions psychologiques ne sont pas occultées. En partant du principe que ces deux premiers tomes forment un premier cycle, je trouve même la fin de ce « cycle » très bonne car elle laisse les héroïnes à un moment crucial de leur évolution vers la vie d’adulte avec tous les risques d’effondrement, de déni ou de rejet (de soi ou des autres) qui accompagnent ce passage.

Enfin, le dessin est très efficace. Chapeau bas pour la « main » d’une des jeunes filles dans le premier tome (les auteurs et ceux qui liront la série me comprendront) ! C’est finement amené !! Les scènes les plus violentes jouent habilement de la suggestion plutôt que de tomber dans le démonstratif. A nouveau, j’ai envie de dire : bien vu !!

Donc, voilà ! Je regrette un peu l’emballage et j’ai quand même le sentiment d’avoir été dupé quelque part… mais je suis accro à cette série et je continuerai à la suivre avec grand plaisir.

Nom série  La Lignée  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Intéressante série que voici.

En partant d’une « malédiction » qui semble autant tenir du hasard que du prétendu pouvoir d’une statue aztèque, les auteurs brodent des récits indépendants mais liés entre eux. Entendez par là que vous pouvez lire chaque tome comme un one-shot mais que, par ailleurs, en les lisant les uns à la suite des autres, c’est à une histoire complète que vous vous retrouvez confrontés.

J’ai particulièrement apprécié cette ambiguïté qui entoure la « malédiction ». Certes les membres de la lignée meurent bien à 33 ans, à l’image de leurs ancêtres, mais ces morts doivent autant au hasard qu’à la conviction qu’ils ont qu’ils mourront à 33 ans. Et ça, c’est plutôt bien vu !

Après, chaque tome peut se lire de manière indépendante. Les différents scénaristes ont collaboré entre eux pour garantir la cohérence de l’ensemble mais chaque scénariste s’occupe plus particulièrement d’un tome. Les dessinateurs, eux, changent en fonction des tomes. Ce procédé permet d’offrir des albums au ton personnel. Celui scénarisé par Laurent Galandon, par exemple, ressemble vraiment à du Laurent Galandon, avec ce côté mélodramatique qui lui est cher.

Après lecture de trois tomes, je trouve la série très réussie. Le mystère est au rendez-vous tandis que les différents tomes proposent des récits prenants et souvent bien ancrés dans leur époque (guerre civile en Espagne pour le premier tome, révolte sociale à Brest dans le deuxième, émergence du mouvement punk dans le troisième).

Le dessin est dans l’ensemble agréable à lire. A titre personnel, j’ai trouvé celui du deuxième tome un peu moins réussi mais pas de nature à me détourner de la série.

Je vais continuer à suivre la série, avec d’autant plus d’assiduité que le troisième tome éclaire la malédiction de la lignée sous un nouvel angle. Seul reproche : certains liens entre les tomes sont un peu forcé, et notamment ceux concernant l’héroïne du premier tome, actrice ratée dont les films continuent à être diffusés des années plus tard et sans raison apparente.

Nom série  Le Cahier à fleurs  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une évocation du génocide arménien qui tombe malheureusement dans l’eau de rose lors de sa conclusion. C’est dommage car je reste finalement sur un sentiment mi-figue mi-raisin alors que j’ai lu les deux tomes avec plaisir. Par ailleurs, il y a de belles trouvailles comme ce lien avec la musique, qui unit le frère et la sœur, la grand-mère et le petit-fils, le grand-oncle et le petit neveu. Mais, là aussi, Laurent Galandon en fait un peu de trop…

Ceci dit, pour un lectorat plus jeune, je crois que la série est une découverte à faire. Le génocide est évoqué avec une volonté de véracité des plus louables tandis que l’histoire est plaisante à suivre. Enfin, le dessin est facile d’accès et agréable à voir.

Pas la série que j’achèterai pour moi mais je m’en voudrais de ne pas en conseiller la lecture aux jeunes entre 10 et 14 ans. C’est historiquement intéressant, plutôt bien romancé et ce que je trouve « trop teinté d’eau de rose » pourrait au contraire séduire plus d’une jeune fille.

Pas mal, en somme.

Nom série  Dunk  posté le 10/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dunk est un thriller d’anticipation à la trame classique mais à l’univers original. Si le titre vous dit quelque chose, c’est normal puisque nous parlons ici de l’adaptation d’un roman paru il y a quelques années sous la plume de Denis Robert, scénariste de la présente série.

Thriller classique puisque nous allons suivre les aventures d’un quidam, basketteur de renom au talent immense, pris dans un engrenage infernal à son corps défendant. Poursuivi par la mafia locale suite à une affaire de match truqué, il cherchera refuge auprès de l’ex-employeur de son père… mais risque bien de tomber de Charybde et Scylla. C’est donc à une chasse à l’homme somme toute très classique à laquelle nous convient les auteurs. Un héros charismatique, sportif et résistant, deux clans qui le poursuivent dans des buts différents, du mystère, de l’action… Un thriller classique, quoi… sauf que…

Anticipation et originalité vont de pair. En effet, l’originalité de la série vient de son univers. Nous nous situons dans un avenir proche (ou, du moins, pas trop éloigné) dans lequel les différences de classe sociales sont encore plus marquées, le sport est profondément gangréné par des magouilles mafieuses, les manipulations génétiques ont encore progressé et la neurobiologie offre aux scientifiques de nouvelles plaines de jeu. Cet aspect de l’histoire est aussi original que bien foutu. L’ensemble m’est apparu cohérent et réaliste (non que j’imagine l’avenir de cette manière mais la vision de Denis Robert ne m’est pas apparue farfelue ou aberrante).

Le dessin lui, et même si je ne suis pas un spécialiste en la matière, m’est apparu fort influencé par les comics. L’encrage est prononcé et donne à cet univers un aspect visuel très sombre. Sans être ma tasse de thé, ce trait m’est apparu totalement adapté au ton de la série.

Un premier tome prometteur. Je lirai la suite avec plaisir.

Nom série  Mères anonymes  posté le 04/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mères anonymes… De sexe masculin et sans enfants, je ne suis peut-être pas la personne la plus apte pour parler de cet album… Ceci dit.

Ceci dit, j’ai plutôt bien aimé la lecture de ce récit. Un récit qui, en tous les cas, n’adopte pas le ton habituellement choisi par les auteur(e)s de ce type d’album. En effet, ici, la vision de la maternité m’est apparue plus sombre que de coutume. Gwendoline Raisson insiste sur la lourdeur de la tâche et sur le sentiment de ces mamans en général et de l’héroïne en particulier de ne pas être à la hauteur. Cela reste en général léger et drôle mais certains passages sont plus graves et surtout révèlent un réel mal-être chez ces jeunes mères.

Par ailleurs, on retrouve tous les thèmes habituels du genre : la famille monoparentale, les difficultés à affirmer son autorité sur ses enfants, l’image de mère déformée par la presse people, les anxiolytiques, la solitude et l’isolement en sont quelques exemples.

Finalement, j’ai trouvé ce récit divertissant mais aussi instructif. Il éclaire une autre facette de la mère européenne du XXIème siècle, celle d’une femme souvent totalement dépassée par ses tâches multiples. Je n'ai pas retrouvé ce sentiment que « finalement, on s'en sort toujours et tout est bien qui finit bien » qui domine dans d'autres productions du genre. Le profil ainsi défini invite à la réflexion. On est loin du féminisme et certaines crieront sans doute « gare au retour en arrière » !!

Le dessin expressif de Magali Le Huche fait très « blog ». Il est agréable à lire et va à l’essentiel. En d’autres termes, il convient parfaitement à l’esprit de la bande dessinée.

Un récit moins superficiel et plus sombre que celui auquel je m’attendais, même si tout cela nous est raconté avec humour et autodérision.

Une chouette découverte et un problème de société peut-être trop minimisé.

Nom série  Joseph Carey Merrick  posté le 03/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adapter la biographie de celui qui est rentré dans la postérité sous le surnom d’Elephant Man, voilà le pari risqué relevé par Denis Van P. et Serge Perrotin. Et ils s’en sortent bien, les bougres.

Grâce à un style graphique qui n’est pas sans rappeler celui d’Eric Maltaite (à savoir un semi réalisme caricatural expressif et dynamique), Denis Van P. nous offre des planches agréables à regarder alors que le thème, lui, est bien plus sombre. Malgré ce trait semi-réaliste, la reproduction des traits du personnage central est faite sans complaisance et l'évolution de la maladie est très bien reproduite. De plus, l’artiste n’hésite pas à faire montre d’originalité dans sa mise en page, parfois à bon escient, parfois d’une manière plus particulière.

- A bon escient : la forme arrondie des coins des cases et ces dernières cases de chapitre qui semblent s’éteindre m’ont rappelé l’esthétique des films muets. C’est beau à voir et totalement en accord avec l’esprit de l’album.

- Plus étranges sont les deux premières planches et surtout la deuxième qui nous propose un dialogue en continu entre deux personnages, mais des personnages qui changent de lieu et de vêtements entre chaque case… Etrange, vraiment !

Le scénario s’attarde sur les faits et c’est à travers ceux-ci que va se dégager la personnalité de Joseph Carrey Merrick. La lecture m’est apparue plutôt bien équilibrée même si la sensibilité et l’intelligence du personnage ne me semblent pas toujours bien mises en évidence (un peu trop de bouhouhou en guise de pleurs sont peut-être responsables de ce sentiment).

Au final, je dirais que pour qui ne connait pas le destin du personnage, cet album est à découvrir. Pour les autres, il constituera certainement une agréable lecture. Dans les deux cas, l’achat se justifie.

Pas mal du tout !

Nom série  Dallas Cowboy  posté le 03/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cet album l’auteur nous parle des événements traumatisants qui ont fait de lui un angoissé maladif. Le sujet est donc très nombriliste mais Manu Larcenet parvient à toucher grâce à la justesse de sa narration.

Peut-être certains lecteurs se retrouveront dans les propos de l’auteur et il est indéniable que cela sent le vécu. A titre personnel, je suis cependant resté très en dehors du récit. C’est aisé à lire, parfois touchant mais je n’ai à aucun moment été marqué par cette lecture.

Le dessin est volontairement sombre avec des visages à l’allure de têtes de mort comme autant de reflets de l’âme de l’auteur. On pourra également voir dans cette représentation graphique la manière dont manu Larcenet perçoit l’humanité qui l’entoure et qui l’agresse du simple fait de son existence.

Pas mal, en somme, mais à titre personnel, je n’ai pas spécialement envie de posséder l’album, une lecture m’ayant suffi.

Nom série  La Soupe aux cadavres  posté le 28/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un recueil d’histoires courtes bien dans l’esprit de Fluide Glacial. Foerster y fait montre d’humour noir et de second degré. Le fantastique y est bien présent et l’univers imaginé pourrait être angoissant si tout n’était toujours tourné en dérision.

Finalement, je me suis retrouvé le cul entre deux chaises. J’ai entr’aperçu ce qui m’avait tant plu dans « Styx », à savoir un univers fantasmagorique angoissant, mais sans jamais y entrer de plein pied, tandis que la dimension humoristique m’est apparue très quelconque. J’ai le sentiment que l’état d’équilibre n’a pas été atteint. L’humour domine mais ne détonne pas tandis que le fantastique est bien présent mais demeure un décor.

Le dessin de Foerster, dans sa veine en noir et blanc, est excellent. Rien à dire, de ce côté. C’est expressif, dynamique, caricatural et le noir et blanc est parfaitement maîtrisé.

Au final, cet album se lit sans déplaisir mais se contente de rester dans une bonne moyenne. Rien d’exceptionnel…

Nom série  Virginia (Casterman)  posté le 28/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier chapitre d’une série prévue en trois tomes, cet album m’est apparu un peu léger. Il se lit vite et bien mais n’apporte finalement que peu d’éléments neufs sur le sujet. Nous nous retrouvons en effet face à un ancien combattant (un déserteur, dans le cas présent) hanté par un meurtre commis par lui-même alors qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres. Le cadre est certes original puisque nous nous retrouvons au coeur de la guerre de sécession mais, pour le reste, c’est quand même un grand classique.

Ceci dit, ce tome, consacré presqu’exclusivement à la présentation du personnage principal, est loin d’être désagréable à lire. La narration est fluide, la progression est agréable et le personnage m’est apparu de plus en plus intéressant au fil des planches. Je lui trouve d’ailleurs quelques similitudes avec Joshua Logan, le héros malheureux du Pouvoir des Innocents… Et c’est là tout le problème, ce sentiment d’avoir déjà vu ça ailleurs gâche quelque peu le plaisir de la découverte d’une nouvelle série.

Le dessin convient bien au récit. Il a une certaine gueule jusque dans ses imprécisions. Les perspectives sont parfois étranges mais elles contribuent à la création d’un climat graphique particulier. On sent Benoït Blary à l’aise dans ce genre d’univers et il ne fait aucun doute que le gars dispose d’un sacré potentiel. A noter que les flash-backs sont illustrés dans un style plus crayonné qui permet de facilement distinguer les époques. C’est esthétiquement réussi tout en servant bien le récit.

Les couvertures, elles, me plaisent énormément. Elles ont un je-ne-sais-quoi d’usé, d’artisanal tout en étant stylée, qui me ravit.

Au final, nous sommes là devant un récit peu surprenant mais bien réalisé. Je ne déconseille pas l’achat (d’ailleurs, j’achèterai les tomes suivants) mais je ne considère cependant pas celui-ci comme une priorité.

Nom série  Ouessantines  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m’attendais à une sorte de roman graphique et je suis tombé sur une enquête policière. Une enquête en lieu clôt, puisque, comme le nom de cet album l’indique, nous sommes à Ouessant.

Et qui dit lieu clôt, dit bien souvent mentalité de clocher. C’est là le point central du récit puisque l’héroïne, fraîchement débarquée sur l’île (dans le but d’y vivre, pas d’y passer ses vacances) va avoir toutes les peines à s’intégrer aux iliens. C’est, à mes yeux, l’aspect le mieux réussi de ce scénario, il me semble traité d’une manière très réaliste et correspond en tous les cas à l’accueil froid, distant, méfiant réservé aux nouveaux arrivants dans un village reculé.

L’enquête policière est bien pensée mais les capacités de déduction de notre enquêtrice amatrice me désarment tant elles me paraissent tirées d’un chapeau. Attention ! Tout se tient. Je me demande juste comment l’héroïne parvient à déduire tout ça avec les seuls éléments en sa possession.

Le dessin m’a bien plu dans son ensemble. Il est simple, épuré et frais. Seul détail chagrinant : des vêtements qui changent d’une page à l’autre (et même parfois sur la même page) sans aucune raison.

Pas mal, dans l’ensemble, mais la fin me laisse sur un sentiment mitigé, tant les déductions de l’héroïne me semblent sorties d’un chapeau.

Je ne déconseille pas l'achat mais celui-ci ne me semble pas prioritaire. Par contre, il s'agit d'un bon emprunt en bibliothèque (et, à titre personnel, d'une manière originale de préparer ma visite de l'île).

Nom série  Shahidas  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit que j’ai trouvé assez prenant. Le thème central est intéressant puisque, à l’image d’ « Ismahane », il concerne les femmes kamikazes des pays musulmans.

Nous nous retrouvons ici en Egypte et suivons la quête de vérité d’un policier d’origine palestinienne dont la femme est décédée suite à l’un de ces attentats suicide. La peinture sociale est peut-être un poil caricaturale mais elle correspond dans les grandes lignes à l’image que j’ai. Disons qu’il me semble que cela manque parfois de nuance, mais je suis mal placé pour juger.

Le dessin est correct mais pas exceptionnel. Il permet de bien illustrer le récit mais ne le transfigure pas. Les personnages sont, dans l’ensemble bien typés. Et quand deux d’entre eux (ou d’entre elles) se ressemblent, la narration est suffisamment claire pour éviter toute confusion.

Le suspense est bien dosé et les révélations arrivent à point nommé (même si parfois un peu facilement).

Une très agréable lecture, en somme. Mieux que « pas mal », j’opte donc pour un petit « franchement bien » !

Nom série  Air Forces Vietnam  posté le 27/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, nous trouvons un grand classique du récit du genre. Un jeune aviateur talentueux, un père disparu trop tôt, un supérieur hiérarchique qui aura connu le-dit père et qui va prendre notre héros sous son aile protectrice, un rival jaloux, fourbe et raciste. Le cadre est celui d’une escadrille durant la guerre du Vietnam. Nous nous retrouvons ainsi à bord d’un porte-avion alors que l’Amérique s’implique de plus en plus dans ce conflit.

L’accent est mis sur l’action mais les auteurs ont la bonne idée de ne pas occulter l’aspect historique du récit. Les scènes d’aviation sont graphiquement très réussies et constituent certainement le point fort de la série.

Le scénario est correct mais, comme je le disais, très classique. J’ai apprécié les flash-back en noir et blanc (peut-être les plus belles planches, à mon goût), preuves d’une volonté de soigner cette histoire tant dans son aspect visuel que dans son intrigue. Les deux tomes parus jusqu’à présent se lisent aisément mais j’ai trouvé le deuxième un peu plus décousu que le premier.

Pas mal, en somme mais guère original jusqu’à présent. A réserver aux fans du genre. A titre personnel, je considère cette série comme l’une des plus réussies du catalogue de Zéphyr BD. Reste à voir si les auteurs vont parvenir à apporter quelque chose de neuf à ce récit.

Achat non déconseillé mais à réserver aux amateurs du genre, du moins jusqu'à présent.

Nom série  Les Innocents coupables  posté le 21/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai enchainé les trois tomes avec plaisir et célérité. Il faut dire que la narration est peu envahissante tandis que l’histoire et le destin de ces quatre frères de misère sont très accrocheurs.

Le thème en lui-même est intéressant puisque nous sommes plongés dans un bagne pour enfants dans la France du début du XXème siècle. Un bagne qui ressemble à l’image que l’on peut s’en faire, c’est sans réelle surprise mais ce cadre offre un huis-clos idéal pour ce récit romanesque.

Les différents enfants proposent des profils complémentaires mais parfois un peu « too much ». C’est peu crédible mais –à nouveau- romanesque à souhait, donc pourvu que l’on n’y regarde pas de trop près, cela fonctionne très bien. En tous les cas, je me suis vite attaché aux personnages principaux.

Le dessin est encore un peu juste dans le premier tome. Il me laissait surtout une impression de vide, d’une trop grande épure, d’un manque de traits… que les tomes suivants vont corriger brillamment. La lisibilité et l’expressivité sont les maîtres mots tandis que les décors ne sont jamais oubliés. Vraiment agréable à lire car très efficace, ce trait a certainement contribué à mon appréciation d’ensemble.

La fin est trop « happy end » à mon goût… C’est ce qui lui coûte la 4ème étoile. Pour le plaisir de lecture ressenti jusque-là, je ne peux que dire « pas mal du tout ! » Un bon 3/5 avec achat conseillé.

Nom série  Aniss  posté le 17/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plaisant.

Ce premier tome est plaisant et original par son univers. La trame de fond, elle, est très classique avec un gentil naïf maladroit chargé d’une mission (puis de deux) qui le dépasse.

Plaisant, c’est également le cas du dessin qui nous est proposé. C’est la première œuvre de Milhiet dans laquelle je parviens vraiment à entrer et je ne peux donc pas comparer avec ses précédentes mais j’aime son trait présent. Il y a dans celui-ci un côté résolument (et faussement) naïf qui rafraichit l’ensemble. Certaines scènes de banquet m’ont fait penser à Breughel l’ancien, mais aussi à Masbou… Euh, oui, dit comme ça, ça peut paraître être un improbable grand écart mais c’est là vraiment mon ressenti !

Plaisante, la narration. Ce n’est pas très subtil mais ce n’est pas lourd non plus. A nouveau, j’ai trouvé là un parfum de naïveté qui m’a bien plu. On est loin du niveau d’un Ayrolles dans la qualité d’écriture mais cet album demeure agréable à lire et j’en suis sorti avec le sourire.

Voilà, voilà, il ne fait aucun doute que j’achèterai la suite car on est dans du bon 3,5. Plus que pas mal, les tomes suivants me permettront de dire si c’est franchement bien. J’accorde toutefois cette note au bénéfice du doute et parce que notre héros se retrouve rapidement chargé de deux missions qui doivent l’entrainer dans deux directions opposées, et ça, c’est finalement l’aspect le plus original du récit !

Nom série  A l'ombre du convoi  posté le 13/02/2012 (dernière MAJ le 17/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j’ai un reproche à faire à cette série, c’est son côté « concentré/expédié ». En effet, le scénario est dense alors que la narration est très digeste et que les planches sont bien équilibrées. Résultat : les auteurs parviennent à faire tenir beaucoup de choses sur peu d’espace. Ils évitent le piège des planches surchargées et de l’étouffement via un solide élagage. En conséquence, tout est résumé, souvent bien résumé… mais très résumé. Et si cela ne pose aucun problème quand il s’agit de rappeler des faits historiques, ça coince déjà plus quand il s’agit de reproduire des scènes d’action, et cela fonctionne finalement très mal quand il s’agit de donner du crédit à une séquence « émotion » (la fin du récit est d’ailleurs significative à ce sujet).

Et c’est regrettable car ce scénario vaut la peine qu’on s’y attarde ! Tout part d’un acte de résistance héroïque survenu durant la seconde guerre mondiale. Et les auteurs de nous conter cette histoire au travers de trois profils : une Juive allemande, un soldat allemand peu motivé et un jeune Belge dépourvu de conscience politique. Chacun à son tour, ces trois jeunes gens vont être l’élément central du récit, le personnage par lequel nous découvrons l’histoire. Nous connaîtrons alors le passé de l’une puis des autres, et revivrons parfois les mêmes scènes mais avec un autre regard. Par la même occasion, c’est avec les pères de ces personnages que nous allons faire également connaissance. Trois pères marqués par la guerre de 14… et liés entre eux par une étrange fatalité.

Vous le voyez, déjà rien que ça, cela demande pas mal de développements !

En parallèle nous sera exposée la situation des Juifs durant la seconde guerre mondiale. Vous n’apprendrez sans doute pas grand-chose de neuf… mais quand même ! Kid Toussaint a l’art d’aller chercher l’information souvent passée inaperçue. De plus, nous nous intéressons ici principalement aux Juifs allemands et aux Juifs belges, alors que la majeure partie des récits du genre se centrent sur le sort des Juifs français ou sur celui de Juifs déjà déportés. J’ai donc appris encore certaines choses et je m’en suis remémoré d’autres, lointains souvenirs de mes années scolaires.

Cet aspect historique est très bien amené et ne casse pas le rythme du récit, mais lui aussi a besoin d’espace pour se développer.

Enfin, il y a la partie « action » avec cette audacieuse (inconsciente ?) interception d’un convoi ferroviaire dans l’espoir de libérer une centaine de Juifs du triste sort qui les attendait dans les camps de la mort.

Et là aussi, et même si c’est de loin la partie la plus courte du récit, elle nécessite un certain nombre de planches. C'est à mes yeux la partie qui souffre le plus de l'aspect condensé du scénario.

Un diptyque finalement très riche, donc, mais qui se lit rapidement grâce à une narration qui va à l’essentiel et des planches bien équilibrées… mais cela ne facilite pas le passage de l’émotion…

Un petit mot sur le dessin (quand même) : agréable.
… ben oui, j’ai bien précisé : un petit mot…

Veine réaliste mais style assez dépouillé. Peu de traits mais cela n’empêche une certaine précision. Décors corrects avec un réel souci de véracité. Cela manque à mes yeux d’un peu de profondeur mais c’est agréable à lire.

Au final, voilà une œuvre intéressante. Elle aborde le thème de la Shoa sous un angle original, dispose d’une structure avec trois points de vue bien pensée, jette une passerelle avec le passé et la guerre de 14 via le destin des trois pères (bon, là, c’est un peu tiré par les cheveux mais finalement, pourquoi pas ?) et nous est présentée grâce à un dessin qui sans être révolutionnaire convient bien au genre.

Pas mal, donc, mais je regrette que la dernière séquence fonctionne si mal à mes yeux.

Nom série  L'escadrille des Têtes Brûlées  posté le 25/10/2010 (dernière MAJ le 16/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà, j’ai pas pu résister. Je gardais de papy Boyington et de ses têtes brûlées le souvenir d’une série télévisée que je suivais avec passion durant ma jeunesse.

J’espérais le mieux, en craignant le pire et me suis finalement retrouvé entre les deux.

Avant tout, grosse surprise : ce premier tome ne s’intéresse pas vraiment aux têtes brulées mais évoque le passage de Greg Boyington parmi les Tigres Volants. De plus, l’histoire nous est contée à travers le regard de deux jeunes recrues de l’AVG (American Volunteer Group). J’ai donc surtout eu droit à une évocation historique de l’escadrille chère à Chennault, et au passage remarqué de celui qui deviendra « papy Boyington » au sein de ces troupes. Ce n’est pas inintéressant mais cette évocation est réalisée d’une manière superficielle, donnant la prédominance à l’action. J’ai cependant bien apprécié certains passages évoquant les tactiques de combat aérien.

L’histoire, en elle-même, n’est pas des plus trépidantes et s’il y a beaucoup d’action, il ne se passe finalement pas grand-chose (je sais, c’est paradoxal, mais c’est ainsi).

Mais si cette série me pose problème, c’est avant tout dû au dessin. Si celui-ci est souvent très bon pour les scènes de combats aériens, il ne me plait pas vraiment dès qu’il s’agit d’illustrer les personnages. Je le trouve froid, artificiel. Et, malheureusement, des personnages, il y en a trop souvent en avant-plan de ces pages. La colorisation accentue encore ce côté artificiel du dessin.

Je continuerai à suivre la série, plus par nostalgie pour la série télévisée que sur la seule base de la qualité de la bande dessinée. Celle-ci étant, à mes yeux, juste passable (un petit 3/5 sans conseil d’achat).

Après lecture du tome 2 :

La série reste agréable. Je regrette le nombre peu élevé de planches consacrées aux combats aériens. La série reste en effet trop les pieds sur terre à mon goût. Mais ce deuxième tome nous emmène à la création de la fameuse escadrille des Black Sheeps. J'attends maintenant un tome 3 où l'action prendra le dessus sur la mise en place. Et puis, surtout, il faudrait une vraie intrigue dans ces aventures pour vraiment m'accrocher ! Mais, bon, ça se lit bien, c'est principalement divertissant mais aussi un peu instructif, donc je continuerai l'aventure.

Après lecture du tome 3 :

La série m'est de plus en plus agréable. La place ici laissée aux combats aériens est plus conséquente, avec, en prime, la présentation de tactiques de combats spécifiques en fonction du type d'avion employé. Il n'y a toujours pas d'intrigue centrale mais ces récits d'aventures sont agréables à suivre. Les personnages prennent de plus en plus d'épaisseur tandis que les explications techniques, discrètes, apportent un plus indéniable (j'ai particulièrement apprécié celles traitant du chasseur nippon et de son absence de blindage).

Quant au dessin, et bien, il progresse lui aussi au fil des tomes. Toujours aussi bon pour les scènes de combat aérien, il perd progressivement son aspect artificiel sur les personnages.

Une série qui ne cesse de grandir au fil des tomes. Raison pour laquelle je conseille finalement l'achat !

Nom série  La Mémoire de l'eau  posté le 15/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un diptyque somme toute fort classique dans son genre puisqu’il nous propose une histoire aux teintes fantastiques dans laquelle une jeune adolescente va tenter de percer le mystère entourant un phare et son étrange habitant.

On retrouve tous les ingrédients du genre avec une gamine plutôt futée et têtue, une maman divorcée de retour sur les terres de son enfance, un vieil ours finalement bien plus gentil qu’il n’y parait, une légende bretonne, un phare et des grottes, du mystère et des ragots.

L’histoire est joliment tournée et le suspense est très bien entretenu. Seul petit reproche : les explications viennent un peu plomber la lecture. J’aurais de ce point de vue préféré un peu plus de légèreté et de concision, mais ce n’est pas rédhibitoire.

Au niveau du dessin, c’est plutôt plaisant, expressif et dynamique, pas toujours précis mais résolument sympathique. Ce style plaira à un large public et (cerise sur le gâteau) dispose d’une personnalité propre.

Pas mal du tout, en résumé. L’achat peut franchement s’envisager et la lecture devrait ravir un large public (et plus particulièrement un public féminin adolescent sensible aux histoires de légendes).

Nom série  Les Brigades du Temps  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerais pas de chef d’œuvre ni de LA lecture de l’année mais ce diptyque est incontestablement sympathique. J’y ai retrouvé le trait et l’esprit du journal de Spirou. Entendez par là que nous avons droit à un mélange d’aventure et d’humour servi par un dessin semi-réaliste à tendance humoristique expressif soutenu par une colorisation vive mais sans exagération. En prime, les auteurs nous offrent en guise de vedettes un duo ultra-complémentaire comme pouvaient (et peuvent encore, pour certains) l’être Spirou et Fantasio, Chesterfield et Blutch, Tif et Tondu, Sammy et Jack Attaway et tant d’autres. Alors ? Ҫa ne sent pas le Spirou de la grande époque, ça, peut-être ?

Le scénario tient la route et nous entraine dans une aventure où science-fiction et récit historique font bon ménage. Il est relativement complexe et riche. On n'a donc pas du tout l'impression de lire du vide.

Bon ! Tout n’est pas parfait et la conclusion de cette première aventure me semble quelque peu expédiée. Il n’empêche que j’ai passé avec ce duo un chouette moment de lecture et je suis prêt à embarquer pour un nouveau diptyque dès que possible.

Sympa !

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