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... a posté 1967 avis et 368 séries (Note moyenne: 2.95)

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Nom série  Sailor Twain ou La sirène dans l'Hudson  posté le 11/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
400 pages !

Et pourtant, cette lecture s’est révélée légère. Il est vrai que le découpage et le format de l’album contribuent à une lecture rapide. On est régulièrement face à des planches composées de 4 ou 5 cases tandis que les dialogues ne sont guère envahissants.

Mais attention ! Ce récit n’est pas vide de matière pour autant. Beaucoup de non-dits et de sous-entendus du début suscitent notre curiosité de lecteur, nous donnant directement l’envie d’en savoir plus sur ces étranges personnages. Et notre curiosité sera pleinement satisfaite en fin de récit. Seulement, voilà, ce récit prend le temps de se développer, laissant beaucoup d’espace au dessin (par ailleurs très plaisant) mais offrant au final une histoire fantastique de bon aloi et, chose que j’apprécie particulièrement, très cohérente.

Ce fut agréable de suivre les différents personnages qui animent ce récit. Tous sont dotés de profils intéressants et exempts de manichéisme. Chacun révélera en cours de route des facettes de sa personnalité indécelables de prime abord.

J’ai également apprécié la structure du récit, qui rappelle immanquable les feuilletons écrits. Le découpage en multiples chapitres rythme la lecture et même si l’on sent de ci de là certaines (petites) longueurs, ce rythme berce la lecture, nous entrainant constamment vers le chapitre suivant… Et en définitive, on arrive à la fin de l’album sans jamais s’être ennuyé.

Et puis ce récit explore le mythe de la sirène d’une bien jolie manière. En nous contant leur passé, Mark Siegel parvient à nous les rendre plus fragiles, plus « humaines » serais-je tenté de dire. Enfin, il y a le plaisir réel de se promener sur l’Hudson à bord d’un bateau à aubes. Cet exotisme contribue certainement au charme de l’album.

Le dessin est assez remarquable… quoique parfois particulier. Il conserve tout le charme d’un crayonné en noir et blanc. Les décors sont soignés mais l’accent est constamment mis sur la lisibilité. C’est beau, fin et très accessible. Pas la peine de regarder à deux fois pour comprendre ce que l’auteur a voulu dessiner. Par contre, les visages sont très caricaturaux. Deux ronds en guise d’yeux, un parallélépipède en guise de nez et le tour est joué. Pourtant, cette apparente simplicité dans les faciès contribue au charme du dessin. C’est très expressif mais avec un côté naïf et enfantin qui vient joliment jouer les contrepoids dans une histoire finalement assez sombre. Enfin, il y a a quelque chose dans le rendu des mouvements qui fait penser aux vieux cartoons de l'entre-deux guerres (Felix the Cat).

Mystère, exotisme, romantisme, charme et cohérence au menu… Que demander de plus ? Comme il s'agit d'un premier album (à ma connaissance), j'attribue un 4/5 même si ma cote serait plus de l'ordre de 3,5/5.

Nom série  Carnaval  posté le 11/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chouette petit album sans paroles qui s’appuie sur la vision mexicaine de la mort pour nous emmener dans les pas d’un squelette espiègle.

Contrairement à Paco, je n’ai pas éprouvé le moindre problème de compréhension. Tout m’est apparu clair et bien enchainé. Maintenant, cette histoire reste très enfantine et manque à mes yeux de profondeur, à l’image d’un final gentil mais duquel le jeune lecteur ne tirera pas vraiment de leçon.

Le dessin est plutôt sympathique, facile d’accès et expressif. Il manque juste parfois un peu de souplesse pour totalement me convaincre.

Un chouette petit album, donc, comme je le disais au début de cet avis. Achat envisageable si vous le trouvez à bas prix.

Nom série  La Casati - La Muse égoïste  posté le 08/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré vers cette série grâce à sa couverture soignée et à son personnage principal, décrit comme la Lady Gaga de l’époque. Non que j’apprécie Lady Gaga, mais les personnages extrêmes et excentriques m’ont toujours semblé être de beaux sujets d’étude.

Après lecture, je ne regrette pas mon achat ! Mais comparer la Casati à Lady Gaga n’est pas lui rendre honneur tant ce personnage m’est apparu encore bien plus audacieux, extrême et avant-gardiste que la chanteuse américaine. Surtout si l’on tient compte de l’époque à laquelle elle a vécu !

Ce récit est donc une biographie, art délicat s’il en est tant on risque vite de tomber dans une énumération de faits. Cependant, grâce à une petite astuce narrative, Vanna Vinci parvient à humaniser et à dynamiser son récit. En effet, chaque personnage croisé nous raconte sa rencontre avec la Casati, ce qui relance constamment la narration.

Et puis, quel personnage fascinant que cette femme, égoïste, névrosée et d’un narcissisme extrême ! Je connaissais certaines photographies d’elle, sur lesquelles elle dégage un magnétisme indéniable. Découvrir sa vie m’a donné l’envie de découvrir d’autres œuvres (tableaux ou photographies) pour lesquelles elle servit de modèle. J’ai constamment été partagé entre l’envie de foutre une bonne paire de baffes à cette enfant gâtée pour qui rien ne compte sinon elle-même et qui ne peut exister que par l’admiration qu’on lui voue, et le respect que je ressens envers ce personnage fidèle à sa ligne de conduite, digne en toutes circonstances, même lorsqu’elle se retrouvera ruinée au terme de sa vie.

Le dessin nous sort de la routine. Il est certes un peu imprécis mais sa colorisation du genre « crayonné soigné mais naïf » lui apporte un charme particulier.

Bon ! Cela reste une biographie, genre que je n’affectionne que moyennement, d’ordinaire. Mais cet album dispose tout de même de plusieurs atouts qui méritent qu’on y jette plus qu’un œil distrait. Pas mal du tout ! Achat conseillé pour celles et ceux qui sont attirés par ce genre de personnage excentrique.

Nom série  Bunny  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je l’avoue : je n’ai ni lu ni vu Hunger Games. Et même si, de ce que j’en sais, le cadre me semble très différent, j’ai cependant le sentiment que cette série flirte avec les mêmes thèmes et s’adresse au même public.

Ceci dit, pourvu que l’aventure et le suspense soient au rendez-vous, je n’ai rien contre.

Après lecture de ce premier tome, je dirai que le contrat est partiellement rempli. Les auteurs parviennent à susciter la curiosité du lecteur en proposant une étrange ile-prison comme cadre, et d’étranges tatouages comme objets de spéculation. Par contre, les personnages ne me sont pas apparus très charismatiques. Beaucoup sont trop stéréotypés tandis que d’autres sont totalement transparents.

Mais ce qui m’a surtout gêné, c’est l’incohérence de l’ensemble. Le postulat de départ frise quand même le grand n’importe quoi : un père qui envoie sa fille (sur laquelle il râle, certes, mais qu’il ne cherche pas à zigouiller, de prime abord) sur une île peuplée de criminels et soumise à la loi du plus fort, au risque de la voir se faire tuer, se faire violer ou, dans le meilleur des cas, se prostituer, se tuer à la tâche ou devenir elle-même une criminelle… c’est quand même peu crédible. Le récit offre encore quelques belles incohérences en cours de route et il vaut mieux ne pas trop réfléchir si on ne veut pas totalement décrocher.

Le dessin, entre manga et franco-belge, n’est pas dénué de défauts… pas plus qu’il n’est dépourvu de qualités. Le trait est parfois encore un peu imprécis. Les décors gagneraient parfois à être plus soignés. Mais, dans l’ensemble, c’est agréable à regarder.

Au final, je dirai que, pour un premier tome, c’est pas mal… mais sans plus. A conseiller plutôt à un public adolescent.

Nom série  Les Lutins et le Cordonnier  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique adaptation d’un conte des frères Grimm… que je ne connaissais pas, « Les lutins et le cordonnier » est un album destiné prioritairement aux jeunes lecteurs. Le ton est enjoué, les personnages expressifs, la narration fluide et peu envahissante : tous les ingrédients sont donc réunis pour une lecture rapide et joyeuse d’un conte qui met en avant des valeurs telles que la générosité, le respect de la différence et le partage.

J’ai particulièrement apprécié le travail réalisé par Pedro Rodriguez (un auteur que j’avais déjà remarqué sur d’autres séries, comme « Macabre »). Dans un style marqué par l’illustration et les dessins animés, il offre des planches très expressives sans négliger les décors. C’est soigné, frais et enjoué.

La narration est bien adaptée au jeune public tout en respectant les codes du conte.

Seuls reproches : tout d'abord, même les passages les plus dramatiques restent enjoués, ôtant toute tension au récit. Ensuite, j'ai trouvé un petit manque d’équilibre dans la progression. Si le début est excellent et prend bien le temps de placer les personnages, la fin, elle, m’est apparue précipitée sur certains passages. Je suis bien conscient que ce genre de format est très contraignant mais cette totale absence de tension et ce petit manque d’équilibre m’empêchent d’accorder plus qu’un très appréciable 3/5 avec achat conseillé.

Un chouette petit album, un beau dessin, de nobles valeurs mises en avant. Si vous avez de jeunes enfants, ne vous privez pas !

Nom série  Automne  posté le 07/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album plaira certainement plus au professionnel en quête de techniques narratives différentes qu’au lecteur en quête d’un divertissement.

En effet, les deux histoires qui constituent cet album sont d’un intérêt plus que limité (pour ne pas dire nul). Par contre, l’auteur réalise un travail intéressant tant dans son découpage que dans ses séquençages, ceci afin de créer un rythme excessivement lent et mélancolique.

J’ai apprécié certains passages justement grâce à ce découpage original et à la manière dont l’auteur fait se répondre certaines séquences, mais cela reste une appréciation de quelqu’un qui s’intéresse aux techniques narratives, pas d’un lecteur lambda désireux de découvrir une histoire.

En résumé : un album parfois intéressant par sa forme mais inintéressant au possible par son fond. A réserver aux professionnels de la bande dessinée et à ceux qui désirent en faire un jour. Mais pas destiné au lecteur en quête d'aventure.

J’ai tendance à me situer entre les deux publics… Ma cote aussi : 3/5. Mais achat déconseillé.

Nom série  Paola Crusoé  posté le 28/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit que j’ai trouvé agréable à lire dans sa forme mais très convenu sur le fond. Tout est dit dans le titre ou presque. Paola échoue sur une île déserte en compagnie de son père et de son frère tandis que sa petite sœur est introuvable, voilà le point de départ.

La suite du récit nous conte l’acclimatation de cette petite famille à son nouvel espace de vie. Le tout se passe dans la bonne humeur (en règle générale). Au fil du récit, on découvre également la mère de Paola, restée sur le continent mais ne pouvant se résoudre à la disparition de sa famille.

C’est frais, sympathique, vivant. Pas de second degré mais beaucoup de douceur. Une douceur encore accentuée par un graphisme informatisé très « dans l’air du temps », tant au niveau du trait que des couleurs.

Boarf… Au même âge que celui du public visé par le présent album, je suivais avec plaisir « les Robinson suisses » à la télévision tandis que « l’Ile mystérieuse » de Jules Verne demeure un de mes romans préférés. Je comprends donc parfaitement la fascination que peut produire ce genre de thématique sur un jeune public (comme sur un moins jeune, d’ailleurs).

Pas révolutionnaire mais plaisant à lire.

Nom série  Amère patrie  posté le 23/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la fin de ma lecture, je me suis dit : « c’est bien… mais cela aurait pu être mieux ! ». Et la cause principale de ma légère déception vient du fait que l’originalité du concept de départ n’a finalement été que peu utilisée dans la seconde partie du récit.

J’explique ! Le récit nous propose un portrait croisé de deux personnages avant, pendant et dans l’immédiat après-guerre de 14-18. L’un est un paysan français, l’autre est Sénégalais. Les deux personnages sont attachants et ne manquent pas de charisme. Malheureusement, Ousmane Dioum va être laissé de côté durant une bonne partie du récit, apparaissant de ci de là mais dans un rôle finalement secondaire, tandis que l’on se focalisera sur le sort de Jean Gadoix, victime de l’absurdité de la guerre. Je le regrette et me demande si les ambitions du scénario n’ont pas été revues à la baisse en cours d’écriture lorsque les auteurs se sont rendu compte de l’espace nécessaire pour raconter l’histoire de Jean Gadoix. Attention, il ne s’agit pas à mes yeux d’un récit tronqué. C’est bien construit et agréable à suivre. Mais, quelque part, j’ai le sentiment d’une promesse non tenue : la présentation proposait de suivre deux destins en parallèle… et on n’en suit vraiment qu’un. Les auteurs reviennent finalement sur le sort d'Ousmane Dioum pour clore le récit mais, là, les ellipses et les questions sans réponse sont trop nombreuses pour que j’adhère.

Ceci dit, rien que le destin de Jean Gadoix justifie la lecture et même l’achat de ce diptyque. C’est bien mené, bien dessiné (trait expressif lisible et dynamique, décors soignés, il y a juste l’un ou l’autre personnage secondaire qui n’est pas assez typé pour que je puisse le reconnaitre du premier coup d’œil) et la fin est touchante et s’intéresse à un aspect du conflit souvent ignoré.

Un beau récit, mais ç’aurait pu être mieux encore (avec un volume supplémentaire, sans doute).

Nom série  Piège nuptial  posté le 21/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une lecture plaisante. Le scénario ne m’est pas paru spécialement original, sinon par sa localisation géographique, mais c’est bien emmené et non dépourvu d’humour noir. L’histoire est bien rythmée et l’album se lit d’une traite sans ennui.

Le dessin de Christian De Metter est égal à lui-même. On est plus proche de la peinture que du dessin de bd mais l’artiste parvient à insuffler à ses pages un réel dynamisme. Par contre ce dessin est toujours aussi difficile à décrypter dès que la scène proposée se déroule dans un espace sombre. Un bon éclairage s’impose alors.

Un chouette divertissement, en somme. Et comme l’album se lit d’une traite, une relecture s’envisage sans peine. Achat non déconseillé, donc… même si je n’ai rien trouvé de neuf dans ce récit.

Nom série  Le Long Hiver  posté le 21/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le long hiver nous propose un compte sombre avec la grande guerre en toile de fond.

J’avoue avoir eu quelques appréhensions au début de ma lecture mais le récit se met finalement bien en place et le charme opère. J’ai été séduit par plusieurs aspects de cette histoire, à commencer par son originalité. Sans trop en dire, je soulignerai simplement le fait que Patrick Mallet inverse certains principes du récit de guerre, et le malheur ne survient pas toujours là où on l’attend le plus.

La dimension fantastique est bien amenée et certains seconds rôles qui semblent très secondaires en début de récit prennent une dimension autre au fil des planches, ce qui justifie pleinement leur présence dès le début. C’est là, je pense, la preuve que ce scénario a été bien pensé dès sa conception !

Reste le point qui fâche : le dessin. Dans le premier tome, surtout, les yeux des personnages sont sinon ratés du moins très étranges. L’auteur semble vouloir corriger le tir dans le second tome mais c’est là un aspect du dessin qu’il semble avoir du mal à maîtriser. En dehors de ce point précis, j’ai trouvé les décors agréables à regarder tandis que les personnages me semblaient généralement peu harmonieux. Le trait manque volontairement de relief, ce qui lui donne une certaine personnalité mais n’est pas de nature à me séduire.

Pour l’histoire, c’est pas mal du tout. Si vous aimez les comptes sombres et si le dessin ne vous rebute pas, il s’agit même là d’un diptyque à posséder. Sinon, une simple lecture s’avèrera plaisante mais suffisante.

Nom série  Une Aventure de Jacques Gipar  posté le 26/07/2012 (dernière MAJ le 21/01/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série dispose de plusieurs atouts pour plaire aux amateurs de franco-belge des années 60-70. A commencer par un trait vif et lisible, directement inspiré de l’œuvre de Maurice Tillieux (on est même encore plus proche du Gos période Gil Jourdan). Ensuite, il y a la structure de ces récits : une histoire par tome pour les deux premiers tomes, tandis que le troisième est un recueil de courts récits. Puis vient l’époque illustrée : les années 50. Enfin, le cadre : chaque récit se déroule sur une route française mythique.

Tout pour plaire à l’amateur du genre que je suis… et pourtant…

Pourtant deux problèmes vont survenir dans ma lecture.

D’une part, le manque d’humour. Soit qu’il est oublié, soit qu’il est mal amené, l’humour présent dans cette série est insuffisant à me satisfaire. Problème d’écriture dans les dialogues ? Ellipses malheureuses ? Manque de charisme des seconds rôles ? Un peu de tout cela, alors que la base, elle, est bien là ! Le personnage central se voit en effet affublé d’un compagnon fainéant et voyou (à la manière d’un Libellule pour « Gil Jourdan »), victime toute désignée pour les gags visuels. Mais celui-ci n’est que très peu présent et n’a pas de sens de la répartie. Pour exemple, ce personnage se trouve à un moment obligé de s’expliquer avec la maréchaussée. L’occasion était belle pour une joute verbale mais au lieu de cela, les auteurs optent pour l’ellipse. Nous ne saurons jamais ce qui aura été dit et nous retrouverons ce malheureux personnage au sortir d’un institut psychiatrique, lieu où il fût amené, justement, à cause de ses propos… que nous devons malheureusement nous contenter de supposer très confus.

Et à côté de ces personnages, c’est un peu le vide. Les seconds rôles occasionnels, lorsqu’ils ont du charisme, sont souvent bien trop sérieux.

Ensuite, il y a les intrigues en elles-mêmes. Bien trop évidentes, bien trop prévisibles, bien trop faciles à résoudre (d’autant plus que le hasard fait souvent bien les choses). Un peu plus de fantaisie et d’originalité à ce point de vue serait vraiment bienvenu.

Au final, voilà une série qui dispose d’un véritable potentiel, mais qui ne parvient pas à me convaincre. 3/5 quand même, pour la qualité de son dessin et le soin apporté aux décors (tant au niveau de l’époque que pour les lieux traversés).

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Petit ajout après lecture du quatrième tome :

Rien de changé sinon que cette enquête policière est moins évidente que les précédentes. Malheureusement, Thierry Dubois est à mes yeux tombé dans l'excès inverse, puisque son coupable me semble dépourvu de toute motivation valable (du moins pour le pousser aux crimes à répétition). Par ailleurs, si les premières histoires permettaient de présenter une route mythique, celle-ci nous propose une voiture tout aussi mythique : une Arronde. Mais, bon, comme pour les tomes précédents, cet élément fait plus partie du décors qu'elle ne joue un rôle dans la construction de l'intrigue.

Pour la qualité du dessin et le parfum vintage de la série, je demeure à "pas mal" mais cette série devrait encore progresser à plusieurs niveaux (intrigues plus prenantes, humour plus présent, évolution du personnage de Petit Breton qui jusqu'à présent ne sert pas à grand chose, et une utilisation plus marquante du décors pour que celui-ci justifie la présence de la série dans une collection dédiée aux voitures... car se contenter de présenter une route ou une voiture en fin d'album, c'est un peu léger) pour que j'en conseille l'achat.

A lire à l'occasion, donc...

Nom série  Manhole  posté le 14/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Manhole propose un bon thriller basé sur une menace biologique. On retrouve quelques éléments classiques dans le genre :

- une menace plutôt terrifiante (avec des passages gores à la clé) ;
- un duo d’enquêteurs composé d’un ancien très expérimenté et d’une stagiaire un peu cruche (du moins au début) ;
- une recherche de plausibilité dans l’intrigue et dans la menace (ce que j’apprécie grandement) ;
- un crescendo dans l’angoisse qui trouve son apogée à sa conclusion.

Et moi qui ne suis, d’ordinaire, pas grand fan de mangas, j’avoue avoir lu ces trois tomes avec plaisir. L’intrigue est bien pensée et bien construite, et j’ai beaucoup apprécié tant le souci de l’auteur de créer quelque chose de « croyable » que la façon dont celui-ci fait évoluer sa « petite stagiaire » (franchement cruche au départ, elle gagne progressivement en maturité au fil du récit).

Restent quelques défauts pour tempérer mon enthousiasme :

- tout d’abord, et même si cela permet de lire rapidement ce manga, je trouve que l’auteur étale son récit sur un nombre de planches très élevé… dont beaucoup ne servent pas à grand-chose tant je n’ai fait que les survoler durant ma lecture (dessin peu accrocheur et narration quasi absente, ou redites). Je pense donc que la série aurait pu sans souci être amputée d’un tiers de ses pages (et par voie de conséquence, son prix aurait lui aussi pu être réduit d’un tiers) ;

- ensuite, j’ai été un peu déçu par la facilité avec laquelle le « terroriste » est finalement localisé. Il y a là une grosse entourloupe scénaristique qui fait perdre au récit une bonne part de sa plausibilité. Deux, trois autres petites erreurs se glissent de ci de là mais elles sont très fréquentes dans ce genre (l’héroïne qui se met un masque sur la tête pour se protéger des moustiques… mais qui porte un short, pour exemple) ;

- enfin, mais cela se limite au premier tome, il y a deux, trois passages burlesques que je trouve étranges dans ce type de récit. Ils ont cependant l’avantage d’humaniser certains personnages, en nous les montrant un peu maladroits ou un peu lourds.

En résumé, j’ai bien aimé cette courte série et ne peux qu’en recommander la lecture, voire l’achat, à tout amateur du genre… même si comme moi il n’est pas friand de manga.

Nom série  Cercle vicieux  posté le 09/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce petit livre est avant tout un exercice de style. L’histoire comme le dessin s’effacent devant une prouesse technique assez amusante.

Le concept faisant tout le charme de l’album, je ne vous en dirai pas plus. J’ai toutefois apprécié le fait qu’au-delà de cette idée, Lécroart a réussi à nous proposer une histoire cohérente et drôle par bien des aspects. Le dessin, comme je le disais, sert prioritairement de support à l’histoire mais, dans son genre très caricatural, je le trouve plaisant.

Le concept, lui, fonctionne d’autant mieux que j’ai le sentiment que l’auteur a construit son récit en privilégiant la seconde partie de celui-ci. On reste donc sur une très bonne impression finale alors que certains enchainements étaient plus bancals dans la première partie.

Si vous avez l’occasion de le lire, n’hésitez pas ! C’est original, bien mené et vite lu. Personnellement, je le possède… et je ne le regrette pas car cela m’offre le loisir de relire certaines séquences en prenant tout mon temps pour les comparer.

Nom série  Paul dans le métro  posté le 09/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un recueil d’histoires courtes que j’ai trouvé loin d’être mémorable. En fait, je trouve ces histoires très disparates. En règle générale, cela ressemble à des souvenirs de jeunesse (comme beaucoup d’entre nous doivent en avoir) puis vient une histoire plus fantaisiste. Alors, oui, c’est souvent sympathique, parfois drôle mais jamais je n’ai réellement été touché ou marqué par cette lecture.

Le trait de l’auteur va à l’essentiel. Il n’est pas de nature à pousser le lecteur à s’attarder sur une planche pour l’admirer ou observer l’un ou l’autre détail. Par conséquent, si l’histoire ou l’humour ne sont pas de haut vol, l’ensemble chute vite dans le tout-venant… et c’est bien le cas présentement.

Pas mauvais, mais pas marquant. A lire à l’occasion, à la rigueur mais pas à posséder, selon moi.

Pour la cote, j'hésite franchement entre le "bof" et le "pas mal". Parce que l'auteur a déjà fait mieux, je suis sévère (na !)

Nom série  Les chevaliers du ciel Tanguy et Laverdure  posté le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette reprise s’inscrit dans la droite ligne des albums de la série mère, et à ce titre devrait plaire aux nostalgiques de cette époque et de ce style de récit.

On retrouve en effet tout ce qui a fait le succès des aventures de Tanguy et Laverdure : des scénarios proposant des histoires plausibles, un Laverdure gaffeur, un Tanguy chevaleresque, un dessin précis et très rigoureux dès qu’il s’agit de détails techniques (a titre personnel, je préfère celui de Fernandez, vraiment très précis pour tous les détails techniques), de nombreux petits encarts explicatifs pour éclairer le lecteur quant au vocabulaire employé ou sur l’usage de tel ou tel appareil, des aventures bien rythmées.

Maintenant, le monde de la bande dessinée a tellement évolué ces dernières années que je ne suis pas sûr qu’un style comme celui-ci permettra aux auteurs d’attirer de nouveaux (et jeunes) fans. Non, autant je suis convaincu qu’elle plaira aux anciens lecteurs nostalgiques, autant je crains qu’un jeune lecteur actuel trouve ce style trop lourd, trop raide, trop scolaire.

A titre personnel, je n’ai pas boudé mon plaisir. Je dois même avouer que je trouve le premier tome très agréable ! Les suivants sont, à mes yeux, un cran en dessous mais restent accrocheurs. J’éprouve juste une petite crainte quant à la suite accordée au tome 3. Il s’agit en effet du début d’une histoire à suivre (alors que les deux premiers tomes offraient des histoires complètes en 48 pages) et nous en sommes au troisième tome… qui s’est révélé être le dernier pour bien des séries en manque de succès. L’acheter constitue donc une petite prise de risque…

En résumé : une série « vintage » très fidèle à l’esprit du début et soignée. A proposer prioritairement à d’anciens lecteurs. Un grand coup de chapeau aux auteurs qui ont ainsi su honorer l’héritage reçu.

Nom série  L'instit Latouche  posté le 08/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Au terme de ce premier tome, j’ai le sentiment que Falzar n’a pas encore trouvé le bon angle d’approche, celui qui permettrait au second rôle qu’était l’instit Latouche dans « L'Elève Ducobu » d’acquérir l’envergure nécessaire pour en faire le héros vedette d’une nouvelle série.

Pourtant le personnage est naturellement sympathique et dispose d’un charisme indéniable. Malheureusement, Falzar limite l’univers de son héros à un espace bien trop réduit, dont la salle des profs serait le centre névralgique. Et là où j’aurais voulu en apprendre plus sur la vie privée de ce rigide professeur (comment son quotidien l’inspire dans la création de dictées biscornues ou dans celle de problèmes de tuyauterie tordus, par exemple), je me suis retrouvé plus souvent qu’à mon tour dans le même espace (les murs de l’école) avec les mêmes préoccupations (les éternels babillages de ses collègues féminins, et leur manque de rigueur)… et j’ai eu l’impression de tourner en rond.

Je peux comprendre (et j’apprécie même) le fait que les élèves ne jouent qu’un rôle très secondaire dans cette série (vous n’apercevrez de Ducobu qu’un bout de manche en guise de clin d’œil). On évite ainsi de tomber dans un clone de la série mère. Mais à force de limiter l’espace exploitable par son héros, Falzar limite par la même occasion les possibilités de varier les thèmes humoristiques de ses gags.

En fait, les rares fois où j’ai souri auront été lors de la lecture de certaines répliques (« Mais ! A part vous et moi, il n’y a que des femmes ?! », s’exclame l’instit Latouche en s’adressant… à sa supérieure) alors que les chutes m’ont laissé la plupart du temps totalement indifférent.

Au niveau du dessin, par contre, rien à redire. Sans recopier le travail de Godi, les deux auteurs italiens, associés sous un unique pseudo pour l’occasion, restent fidèles au style graphique de la série mère. Le trait est rond, expressif et on sent une certaine influence de l’école italienne du journal de Mickey. De ce point de vue, je pense qu’il n’y a pas grand-chose à améliorer.

Non, le gros problème pour moi, c’est de parvenir à enrichir la personnalité de l’instit Latouche pour ainsi pouvoir varier les thèmes humoristiques et même surprendre le jeune lecteur amateur de Ducobu. Car à force de ne pas vouloir trahir la série mère sans la recopier, Falzar prive son héros de toute liberté novatrice.

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 06/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ! Je veux bien que cet album ne se prend pas au sérieux… mais de là à raconter n’importe quoi, il y a une limite que je ne peux pas franchir. Si, encore, je m’étais attaché aux personnages ! Mais aucun ne m’a spécialement touché tant il s’agit ici de stéréotypes déshumanisés (à mes yeux, en tous les cas).

Je n’ai vraiment pas aimé :

- ces cambrioleuses qui communiquent entre elles avec des gsm mais qui n’utilisent pas d’oreillettes. Elles sont donc obligées de tenir leur gsm d’une main, ce qui, vous en conviendrez, est très pratique dans ce genre de situation ;
- des bikinis qui disparaissent comme par enchantement (page 14) ;
- des visages, sans yeux, sans nez, sans bouche. Oui, je sais, c’est le style « Bastien Vivès » mais je vois surtout le travail d’un fainéant ;
- la démonstration sur les montagnes russes avec une héroïne qui relève sa barre de sécurité le plus naturellement du monde alors que l’engin est lancé à toute vitesse.

Et il y en a un paquet d’autres. Ce récit est bourré d’incohérences qu’il faudrait pardonner sous prétexte que c’est réalisé pour s’amuser, sans se prendre au sérieux. Alors, oui, ça peut plaire (je me souviens que, petit, j’aimais regarder « l’agence tout risque ») mais j’ai passé l’âge de ce genre d’enfantillage.

En résumé : à force de tomber dans la facilité sous prétexte d’avoir le droit de s’amuser, on finit par offrir au cochon de payeur des histoires indignes d’être publiées.

2/5 parce que ça se lit vite.

Nom série  L'Oracle della Luna  posté le 06/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce premier tome est loin de m’avoir convaincu. A titre personnel, je pense d’ailleurs en rester là. Les facilités scénaristiques et une erreur rigolote auront eu raison de ma motivation, malgré l’excellent travail graphique fourni par Griffo.

Facilités scénaristiques :

- Le personnage principal (qui n’est pas la belle aux yeux verts de la couverture) est, coup classique, amnésique en début de récit (et muet en prime, allez savoir pourquoi… ah oui, pour ne pas qu’on sache qu’il est italien et ainsi conserver un mini suspense sans grand intérêt). Il retrouve cependant et miraculeusement la mémoire (et la parole) en entendant une berceuse. Oui, bon, soit ! Ce qui m’énerve par-dessus tout, c’est que, à peine le voile déchiré, tout lui revient en mémoire (et dans un ordre parfait) sans efforts apparents. Le voici lancé dans un long monologue qui nous conte sa vie depuis ses premiers jours jusqu’à… la fin de ce tome.

- Ce personnage principal, toujours, est un fils du peuple. Bien entendu, il est plus intelligent que la moyenne et donc un curé lui a appris à lire… Et il lit à la perfection, hein ! Sans marquer d’hésitations en cours de lecture (page 26). Pas crédible, ça !!

- Tiens, justement, à propos de cette lecture. L’objet en est une lettre remise au père du héros. Celui-ci ne voulait absolument pas que le héros en ait connaissance. La grosse question, c’est pourquoi ne l’a-t-il pas brûlée ? Pourquoi conserver précieusement (et maladroitement puisque le petit frère du héros réussit à la dérober sans souci) un bout de papier dont on ne veut pas ?

Trois exemples parmi tant d’autres car chaque séquence me semble pourvue d’au moins une incohérence (au XVIème siècle, un fils du peuple peut-il être un cavalier émérite alors que les chevaux sont réservés à la noblesse ? Tiens, les femmes ne montaient pas à cheval en amazone à cette époque ? Et que penser de ce philosophe caché en forêt, menacé par l’inquisition, qui invite un inconnu chez lui, puis que les émissaires du Pape trouvent sans aucune difficulté (z ‘ont même pas eu besoin de se renseigner pour le trouver, de prime abord)) ?

Quant à l’erreur rigolote, elle concerne la couleur des yeux de Luna (que vous pouvez voir en couverture).Ces yeux sont clairement verts, pourtant notre héros déclarera (page 37), je cite : « je commençais moi-même à être envoûté par ses yeux bleus enflammés ». Pute borgne ! Le voilà daltonien, à c’t’heure ! Et encore, pas un daltonien conventionnel…

Le récit, en soi, se laisserait lire mais n’est guère original. La narration est très convenue et, elle aussi, sans originalité (on apprend l’histoire du héros de sa propre bouche, puis celle de Luna de sa propre bouche à elle mais via la bouche du héros puisque c’est lui qui conte l’histoire (et donc on doit en déduire qu'il nous dit ce qu’elle lui a dit), c’est peut-être un chouïa répétitif, ce type d’échange bucal, non ?)

Ne reste pour sauver cette histoire de la platitude la plus profonde que le très beau trait de Griffo. Là, rien à redire : beaux personnages (féminins comme masculins), décors soignés, découpage classique, gaufrier riche en cases, attitudes expressives et justes dans l’émotion voulue. C’est très bon… mais seulement de ce point de vue.

La suite se fera sans moi.

Nom série  Les Petites Gens  posté le 06/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les petites gens est un récit à côté duquel je serais passé si l’occasion de le louer ne m’avait été octroyée. En effet, la couverture ne m’attirait pas du tout, et de ce simple fait, je ne l’aurais jamais acheté « à l’aveugle ».

… Et franchement, je serais passé à côté d’un bel album !

A la manière d’un Zidrou (« Lydie », « La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis »), Vincent Zabus décrit avec tendresse le quotidien d’un quartier anonyme. Il s’agit donc d’un récit chorale qui s’articule autour de trois histoires principales, et le maître mot est « douceur ». Qu’il s’agisse d’un amour secret, d’un deuil douloureux ou d’une vieillesse difficile à vivre, les préoccupations des différents protagonistes sont on ne peut plus simples et proches de nous. La poésie mais aussi la justesse des mots m’ont touché tandis que ces personnages, page après page devenaient mes compagnons d’un soir.

Seule réticence : le dessin de Thomas Campi. Je l’ai déjà dit, la couverture ne me donnait pas envie d’ouvrir ce livre. Et il m’a fallu quelques planches pour vraiment entrer dans l’histoire. Pourtant l’artiste est incontestablement doué et son dessin a une vraie personnalité. Je dirais même qu’à re-feuilleter l’album (comme je suis en train de le faire en rédigeant cet avis) je le trouve beau, tout simplement… mais singulier.

Un très bel album, qui nous force à regarder au-delà des apparences, car la beauté et la poésie se cachent parfois là où on les attend le moins. Et dans le cas présent, la remarque est autant valable pour l’histoire qui nous est contée que pour le dessin qui lui sert de support.

Nom série  Special Branch  posté le 06/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Special Branch est ce que j’appelle un récit « à l’ancienne », même si quelques touches de modernisme sont visibles çà et là.

Récit à l’ancienne car nous sommes dans un genre policier très british par son ton (et sa localisation géographique). L’enquête est menée par un duo central qui use plus de sa cervelle que de ses muscles pour dénouer les fils de l’intrigue. La touche de modernité est amenée par le personnage féminin, sœur de l’enquêteur principal et sorte d’experte avant l’heure (et médecin légiste de profession).

Le moins que je puisse dire est que j’ai vraiment bien aimé la manière dont ce récit est construit. Certes, ce n’est pas spécialement original mais tout s’enchaine avec logique et fluidité.

Le ton employé est principalement sérieux. Ces enquêteurs ne sont pas des comiques. Mais nous ne sommes pas pour autant devant un récit austère et des discrètes touches d’humour apparaissent régulièrement.

L’usage de la troisième personne et du présent pour le récitatif accentue encore ce sentiment d’être face à un récit d’une autre époque. Cela n’a l’air de rien mais je suis tellement habitué à lire aujourd’hui des textes à la première personne ou au passé que ce récitatif m’a surpris dans un premier temps… avant de me charmer.

Le dessin de Hamo est un autre point fort de la série. Il est proche de la perfection à mes yeux, du moins pour ce genre de série. Soigné dans ses décors, diversifiant les physionomies des personnages et rehaussé d’une colorisation nuancée, il est en outre précis et facile à lire.

L’enquête se prolonge sur trois tomes sans que la lassitude s’installe puisque chacun d’eux apporte son lot de péripéties, de révélations et de surprises. Et, si elle se clôture bien au terme de ce troisième tome, les auteurs laissent la porte grande ouverte pour une éventuelle suite (dont le sujet est déjà tout désigné). Et, je l’avoue, je serai heureux de les suivre dans cette aventure.

Peut-être pas novateur mais une très bonne série grand public.

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