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Nom série  La Princesse des Glaces  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La Princesse des Glaces est l’adaptation d’un roman policier nordique. Et qui dit roman policier nordique pense Millénium. A raison dans le cas présent puisque nous nous retrouvons un peu devant le même genre d’intrigue : un village paumé, un secret de famille, des notables, des ratés et des tordus… et bien sûr un cadavre.

La Princesse des Glaces exploite une multitude de personnages. Et qui dit personnages multiples pense risque de confusion. Ici, le risque est subtilement esquivé grâce aux deux premières pages de l’album qui nous présentent les différents protagonistes. Il est alors facile, en cours de lecture, de revenir sur ces deux pages pour bien visualiser les acteurs. C’est bien vu, très pratique et utile, surtout au début du récit lorsque les têtes de ces personnages ne sont pas encore bien ancrées dans notre esprit.

La Princesse des Glaces est un roman policier. Et qui dit roman policier pense codes. La majeure partie de ces codes sont bien présents. Fausses pistes, liens secrets entre certains protagonistes, suspense entretenu jusqu’à la fin, coupable tout désigné, ce sont des passages obligés pour un récit du genre. Et cette enquête tient toutes ses promesses ! J’ai vraiment eu du plaisir à suivre son déroulement jusqu’à sa résolution finale tout aussi logique que surprenante (du moins durant les deux premiers tiers de l’album, le faisceau d’indices permettant au fil des pages de cerner les tenants et aboutissants). J’ai grandement apprécié la cohérence de l’intrigue.

La Princesse des Glaces est un roman policier à dimension humaine. Et qui dit dimension humaine pense soin accordé aux profils psychologiques. Et c’est un fait que les multiples acteurs peuplant ce récit ont tous une personnalité propre. Certains sont plus intéressants que d’autres mais tous ont leur utilité. L’histoire est vraiment construite sur ces personnages, ce qu’ils sont et ce qu’ils furent. On s’attache facilement à certains d’entre eux (à raison, parfois). On se plait à en détester d’autres (à tort, parfois). De ce point de vue également, ce récit est une belle réussite.

Qui dit bon roman pense conclusion qui impacte son lecteur. Et c’est un fait que la toute fin du récit, qui apporte un dernier éclairage sur l’affaire en question, m’a vraiment bien plu. C’est hyper classique mais tout aussi efficace.

Qui dit bande dessinée pense dessin. Le style employé ici m’a ravi car il permet de facilement différencier les multiples acteurs. La colorisation est elle aussi agréable tant elle parvient à créer des atmosphères tantôt glaçantes (quoi de plus logique), tantôt plus chaudes.

En définitive, et même si le récit ne contient pas de grosses surprises, la Princesse des Glaces est un excellent roman policier. Et qui dit excellent roman policier pense que vous seriez vraiment trop cons de passer à côté.

… A bon entendeur…

Nom série  Coeur de Glace (Dargaud)  posté le 25/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé là un récit assez glauque, malsain, qui va au-delà de l’étrange. Non, mais franchement, quand je lis ce genre de récit, je me dis que je ne confierai jamais un gosse aux auteurs.

Le dessin fait penser à Kerascoët… et pour cause puisqu’il s’agit ici d’une des deux entités composant cet auteur(s). Je ne suis pas fan mais je reconnais une certaine maîtrise. De plus, ce style torturé convient bien à l’ambiance du récit.

Le scénario n’est pas mauvais (si on accepte son côté malsain) mais la fin arrive assez abruptement. C’est un peu trop « facile » à mon goût.

Finalement, j’ai trouvé là un récit dans la même lignée que « Jolies ténèbres »… que je n’avais pas apprécié plus que ça. Ici, je dirais que c’est juste « pas mal » mais pas de quoi crier au génie ni en sortir marqué.

Nom série  Le Bel Âge  posté le 20/04/2012 (dernière MAJ le 25/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je viens de relire mon avis après un puis deux tomes… Je vous le laisse ici dessous car ce que j’y écris me semble révélateur à plus d’un niveau. Cette série a grandi… Au fil des tomes, elle s’est affirmée et a fini par me conquérir complètement.

Si le dessin fait immédiatement penser à Bastien Vivès par sa spontanéité et son aspect jeté, presque brouillon, si le sujet quelque peu bateau de trois jeunes femmes devant sortir de l’adolescence pour entrer dans l’âge adulte fera fuir les allergiques aux romans graphiques, la justesse des mots, la qualité des silences, les nuances, les non-dits, l’émotion qui se dégage au fil des planches m’ont définitivement charmé.

Et si le thème a déjà souvent été exploré, la qualité première est ici de nous en offrir une vision actuelle, moderne et sensible. J’ai aimé voir ces trois jeunes femmes grandir, s’interroger dans leurs envies, mûrir, s’affirmer.

Et ce qui me semblait être autant de défauts au départ (couvertures hideuses, personnages multiples) se sont révélés n’être en aucune manière des obstacles à mon appréciation. J’en viens même à trouver la maquette des couvertures originale, c’est dire !

Non, franchement, je suis charmé, séduit, touché, ému. Le propos est simple et juste, bateau, sans doute… mais tellement bien tourné. Et puis cette idée de la randonnée dans le dernier tome, ce moment durant lequel ces filles peuvent se recentrer sur elles-mêmes… Je suis un grand partisan de la randonnée comme parenthèse vouée à la pensée et j’ai trouvé cet emploi tellement juste que ce passage est certainement pour beaucoup dans mon appréciation finale.

Je suis conquis et m'érige aujourd'hui en fervent défenseur de ce triptyque. Et si le premier tome ne vous convainc pas vraiment, je ne peux que vous inviter à continuer votre lecture car la série progresse constamment.

Un très beau roman graphique, simple et moderne.



Point très négatif : les couvertures ! Moins engageant que ça, je vois pas… Enfin, il y en a surement à qui ça plait, sinon ce projet aurait été refusé mais franchement, ces couleurs tranchées, ce découpage agressif et sans nuances, cette composition d’une froideur quasi clinique, ce n’est pas très heureux.

D’autant plus que le sujet, lui, relève du roman graphique doux amer pour adolescentes. Le contraste entre les couvertures et le sujet est donc énorme. Mais, bon, en général, le traitement graphique de l’œuvre m’a laissé quelque peu dubitatif. Non que ce soit mal dessiné… mais c’est un style… et ce style n’est pas le mien. L’auteur s’attarde principalement sur les regards ou les attitudes et se moque un peu du reste. Le trait est brut, les décors sont négligés…

Ceci dit, je me connais : si l’histoire m’intéresse, je suis capable de passer outre le dessin pourvu que celui-ci serve celle-là (je ne suis pas sûr que vous me suiviez, mais je me comprends).

L’histoire ? Le destin croisé de trois jeunes femmes. Rien ne les unit de prime abord et ce n’est qu’à la fin du premier tome que l’on comprend enfin quel type de relation elles sont amenées à entretenir.

La grosse difficulté que j’ai rencontrée dans ce premier tome est que, avec trois personnages principaux évoluant dans trois histoires initialement différentes, on a droit à trois fois des personnages secondaires… et quand on connait mon problème pour retenir les prénoms et le rôle de chaque personnage même dans une histoire assez simple, et bien ici, ce ne fut pas du gâteau. Mais j’ai rapidement senti le coup venir, donc je me suis focalisé sur ces fameux prénoms, n’ai pas hésité à faire des retours en arrière pour être sûr de ne pas me gourer… et m’en suis finalement sorti plus facilement que je ne le craignais.

Le deuxième tome a la bonne idée de limiter le nombre de personnages secondaire. L’histoire y gagne en clarté et permet au lecteur que je suis de mieux se centrer sur les relations entre les trois personnages centraux.

Chaque héroïne possède un profil propre mais le premier tome se résume finalement à une présentation de celles-ci. Et, à la fin dudit tome, on a un peu l’impression que l’histoire peut enfin commencer. Ceci dit, je ne me suis pas spécialement ennuyé durant ma lecture. La narration est fluide et ces tranches vie (avec trois cas d’espèce assez symboliques) sont quelque part assez intéressantes (mais elles toucheront sans doute plus un lectorat féminin que moi-même).

Le deuxième tome affine ces profils psychologiques et n’épargne pas ces jeunes filles. Les défauts sont autant mis en avant que les qualités, ce qui nous donne des profils crédibles. J’avoue être de plus en plus attaché aux personnages, même si l’envie de les baffer me démange parfois.

Après deux tomes, je suis donc suffisamment pris par le récit pour en conseiller l’achat. Je dirai même que si vous êtes fan du style « Vivès » et que les romans graphiques vous attirent, cette série pourrait bien se révéler être un maître-achat. Pour ma part, j’en reste à un 3/5 mais si je ne conseillais pas l’achat après le seul premier tome, ce deuxième tome m’a fait changer d’opinion.

Nom série  Orféa  posté le 20/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce copieux album, sous ses airs d’intégrale offre en fait un récit qui n’a jamais été publié. Et le sentiment qui émerge, c’est celui d’avoir entre les mains un vieux projet longtemps resté en suspens puis finalement édité sous cette forme. Les premières planches semblent d’ailleurs dater de 2006.

Le dessin ne fait rien pour changer ce sentiment tant il est typé « années 80/90 » (la couverture n’est pas du tout représentative, de ce point de vue). Il est agréable à l’œil, très ligne claire semi-réaliste… mais sans aucune modernité. Les fans de Meynet devraient tomber sous le charme. D’ailleurs Barison avait succédé au même Félix Meynet sur la série « Tatiana K. », et ce n’est pas un hasard.

L’histoire, elle, n’est pas désagréable à suivre (même si elle n’est pas hyper prenante, non plus). Nous nous retrouvons en plein combat entre les forces du bien et du mal avec une héroïne sexy prise sous tutelle par un sorcier vaudou et opposée à Satan en personne. Une porte entre notre terre et les enfers devrait s’ouvrir sous peu, source du conflit. L’héroïne sera déshabillée à l’occasion pour appâter le lecteur… et là franchement, ça fait quand même un peu « forcé » (un point en moins !) Pas de grande subtilité dans le combat mené, le sorcier se révélant bien supérieur aux démons auxquels il est opposé et seul le maître de ceux-ci semble constituer une véritable menace. Les stratagèmes imaginés, eux, sont quand même très basiques… mais ça se laisse lire, c’est fluide…

On notera au passage l’apparition du Commissaire Soubeyran (mais comme je suis le seul à avoir posté mon avis sur cette série, si ça se trouve, je suis également le seul à l’avoir lue), un personnage sympathique et charismatique que j’ai eu du plaisir à retrouver.

Le final use d’une entourloupe humoristique un peu facile… mais, bon, pourquoi pas ?

Fallait-il éditer cette série ? Honnêtement, je me pose la question. Il ne s’agit, en tous cas, aucunement d’un achat prioritaire, mon appréciation oscillant entre le « bof » et le « pas mal, sans plus »… Le seul mérite de cet album est finalement de nous offrir un récit complet (et sans suite possible).

A réserver aux fans des auteurs, à emprunter à l’occasion si le cœur vous en dit… mais ce n’est vraiment pas la série que je conseillerais, dans ce genre.

Nom série  Perico  posté le 20/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Perico nous propose une intrigue policière des plus classiques. Trop classique, serais-je tenté de dire tant les pages ont défilé sans jamais me surprendre.

Tout d’abord, nous retrouvons le principe de la valise pleine de dollars dérobée à la mafia lors d’un transfert entre la même mafia et un politicien corrompu.

Ensuite, nous est offert en guise de héros un jeune homme naïf, impliqué dans ce vol à son corps défendant. Il n’aura bien vite d’autre choix que la fuite.

A ses trousses, trois chasseurs. D’une part un duo formé (vous n’allez pas en croire vos yeux) d’un grand costaud amateur de batte de base-ball et d’un petit sec plus cruel qu’un enfant ayant à sa disposition une salière et une limace (et si vous ne voyez pas ce que je veux dire, donnez donc à un enfant armé d’une salière la possibilité de jouer avec une limace). D’autre part (et à nouveau, quelle surprise !) le chasseur solitaire, méthodique et obstiné, patient mais bien décidé à ne pas laisser s’échapper sa proie.

Bien entendu, pas de polar sans pin-up. Une chanteuse, ça vous convient ? Un peu pute sur les bords, c’est mieux ? Franchement garce sous ses faux airs, c’est bon ?

L’époque ? Et bien optons pour les années 50. Le lieu ? Ahh, un peu d’originalité avec ce cadre de Cuba… et puis non, retour rapide vers les USA pour ce qui s’annonce être une traversée d’Est en Ouest du continent.

Vous avez dit classique ?

Ceci dit, la narration n’est pas mauvaise (même si elle manque parfois de nervosité), le dessin est agréable, la mise en page est soignée, la colorisation est chaude. Ce récit « coule tranquillement » et ses 64 pages n’ont rien de roboratif. C’est juste que, d’un bout à l’autre, c’est sans surprise… On commence même par un petit flashforward, c’est dire !

A ne réserver qu’aux grands amateurs du genre.

Nom série  Ekhö, monde miroir  posté le 10/06/2013 (dernière MAJ le 13/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oui bon, bah voilà, Arleston nous fait du Arleston. C’est pas désagréable à lire mais j’ai quand même eu un franc goût de déjà-vu en bouche. Le coup des mondes parallèles n’est déjà pas très original en soi, le couple de héros est lui aussi un classique du genre, l’univers qui-ressemble-au-nôtre-mais-avec-plein-de-bestioles-rigolotes me rappelle lui aussi vaguement quelque chose.

Le dessin est sympathique et bien dans la lignée des autres œuvres humoristico-fantaisistes du scénariste, ce qui n’arrange en rien ce sentiment de déjà-vu. Mais, bon, c’est plutôt agréable, frais et peuplé d'originales petites et grosses bebêtes. Ce dessin est vraiment le point positif de la série !

Chaque tome nous présente l’univers mais propose également une intrigue policière assez basique. Et si l’univers proposé, tout convenu qu’il soit, est plutôt plaisant à découvrir, l’intrigue policière, elle, est dans le cas des deux premiers tomes en tous les cas franchement très… vide.

Les changements de personnalité de l'héroïne ne me convainquent pas vraiment même si c'est là l'aspect le plus original du scénario.

Je l’ai lue un soir, cherchant une série divertissante et sans prise de tête. Elle a bien convenu. De là à dire que je vais investir dans la série, il y a un pas… que je ne franchirai pas. Dans le genre, Arleston me semble avoir déjà fait mieux et cette série n’apportera pas vraiment d’eau fraiche au moulin (d’un autre côté, un moulin a-t-il besoin d’eau fraiche ?)

Nom série  Phoenix  posté le 06/10/2012 (dernière MAJ le 13/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture du premier cycle (je n'ose parler d'une série terminée), la série se révèle plaisante à lire mais guère originale. C'est du fantastique très basique avec un complot qui cherche à occulter une expérience militaire, des Victimes affublées de dons étranges, des fantômes/zombies qui cherchent à se venger et une dimension parallèle. Le troisième tome a le mérite d'apporter quelques réponses et la cohérence de l'ensemble est sauvegardée. Cependant, les auteurs la jouent un peu "facile" avec cette expérience dont les conséquences varient en fonction des personnes (et ce sans explication logique).

Par ailleurs, j'ai trouvé les personnages plutôt basiques et peu charismatiques.

Le dessin est correct dans une veine réaliste très lisible mais la colorisation est trop vive à mon goût. C'est le style "soleil" mais je ne trouve pas qu'il convienne à ce genre d'univers.

Mais ce qui me dérange le plus, c'est que ces trois tomes ne sont à mes yeux qu'une simple introduction. L'univers est cerné, un groupe est formé mais, d'une part, les principaux responsables n'ont pas été mis hors d'état de nuire (bien au contraire) et, d'autre part, un tueur en série, présenté dès le début du cycle, continue à se balader dans la nature. Tu parles d'une conclusion !!!

Un bon emprunt de bibliothèque mais je n'investirai pas dedans, à titre personnel.

Nom série  Les Echos invisibles  posté le 25/10/2011 (dernière MAJ le 11/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le style « Sandoval » continue de me plaire. Il se dégage une étrange poésie noire de ses personnages difformes (corps filiformes, grosses têtes carrées) et de ses décors torturés.

Par contre, ses scénarios ne sont pas de ceux qui me fascinent. Trop étranges mais surtout trop creux pour me séduire, ils ne servent trop souvent que de support au dessin mais ne me racontent pas une histoire qui me touche.

Dans le cas présent, l’artiste s’est associé à une dessinatrice peu connue mais talentueuse, Grazia La Padula. En feuilletant l’album, l’histoire me semblait plus terre à terre. Je me suis donc laissé tenter. D’autant plus que le style graphique de l’une n’est pas sans rappeler l’autre.

L’histoire n’est pas terre à terre…

Et ce premier tome est creux…

Ce n’est pas déplaisant pour la cause mais, d’une part, cela se lit très vite et, d’autre part, à la fin de ce premier tome, je ne sais toujours pas ce que le duo d’auteurs veut me raconter. Je demeure donc dans l’expectative. La dimension fantastique est bien présente mais fondamentalement peu employée. On se centre avant tout sur le ressenti du personnage principal… dont on ne sait finalement que peu de choses. Impossible pour moi de le saisir pleinement. Je manque d’infos.

Alors bon, voilà, je me suis laissé bercer par la noire poésie des planches, j’ai entraperçu un univers étrange et attirant… mais je devrai attendre le deuxième tome pour espérer enfin rentrer dans l’histoire. Par conséquent, je ne peux en déduire qu’une chose : j’aurais mieux fait d’attendre que la série complète soit éditée avant de me lancer dans un achat qui, jusqu’à présent, me laisse trop sur ma faim.

Pas mal, quand même, mais trop vide jusqu’à présent pour que j’en conseille l’achat.

PS : j’ai bien aimé la couverture sur laquelle certaines feuilles de l’arbre représenté ont bénéficié d’un traitement plus « brillant ». Résultat, en manipulant la couverture, ces feuilles scintillent comme si, mues par le vent, elles reflétaient une fraction de seconde un éphémère rayon de soleil. C’est joli…



Après lecture du second tome, je reste sur une impression mi-figue mi-raisin. La poésie et l'étrangeté sont bien présents mais j'ai aussi le sentiment que Tony Sandoval a mis trop d'éléments disparates dans son histoire. Le résultat, s'il n'est pas confus, laisse néanmoins un sentiment de sous-exploitation pour certains éléments et d'inutilité pour d'autres.

J'ai également retrouvé ce thème très récurrent chez l'artiste qu'est la Mort. Oui, la poésie de Tony Sandoval demeure résolument noire et on ne peut pas dire que cet album soit joyeux !

Le dessin reste agréable de bout en bout.

Une œuvre dont je conseillerais plutôt l'emprunt que l'achat... sauf si vous êtes fan de ce genre de récit étrange, sombre et poétique mais peu structuré.

Nom série  Quatre soeurs  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que cette série... qui pourtant ne doit pas m'être spécialement destinée.

Quatre sœurs raconte les aventures de... (perdu)... cinq sœurs, et là, déjà ma curiosité est titillée. Aucune précision ne nous est donnée pour expliquer cette incongruité... mais c'est le genre de petit détail qui me plait. Et puis chacune de ces cinq sœur n'a-t-elle pas finalement... quatre sœurs (si si, recomptez pour vous en convaincre) ?

Le ton et la forme font résolument penser à la littérature pour adolescentes. Il s'agit d'ailleurs d'une adaptation. C'est simple, facétieux, empli de bons sentiments (même si l'une de ces cinq sœurs est quand même bien garce sur les bords), teinté de fantastique (elles sont orphelines mais toutes croisent au détour des couloirs de leur labyrinthique maison (un personnage à part entière, cette maison !) les fantômes de leurs parents) et respectueux d'une certaine morale.

Franchement, c'est très agréable à lire. Chacune de ces sœurs est bien typée et attachante mais aucunes ne se ressemblent. Les caractères sont bien trempés mais les prises de bec ne sont pas méchantes. Cela pourrait donner un truc bien mielleux et pourtant il n'en est rien ! Non, c'est juste sympa, vif, spirituel à l'occasion, simple... chouette, quoi !

Le dessin contribue pleinement aux sentiments de fraicheur et de vivacité qui se dégagent de ces pages. Cati Baur parvient à garder une grande simplicité dans son trait et donc une immédiateté dans la lecture... tout en dotant ses cases de profondeur. Une profondeur qui n'apparait souvent qu'en seconde lecture.

En définitive, et bien j'attends déjà la suite avec impatience ! Une série à découvrir, assurément, que vous soyez une jeune fille en fleur (comme moi) ou pas !

Nom série  L'Espion de l'Empereur  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A titre personnel, je n'ai pas été convaincu par cet album.

Edité dans la même collection que le richement documenté et très rigoureux Napoléon de Osi, cet album se glissait ainsi dans un sillon certes prometteur mais aussi exigeant...

Seulement, voilà : d'un strict point de vue historique, c'est très léger. Les manoeuvres de Schulmeister me sont apparues assez quelconques et j'en viens à me demander en quoi son rôle fût si prépondérant dans la campagne victorieuse de Napoléon.

Du point de vue de la narration, j'ai eu le sentiment de tomber sur une bande dessinée des années '80. Le travail est correct mais sans aucune imagination. La mise en page est classique. Ca se lit vite mais sans passion.

Le dessin est lui aussi correct mais on ne peut pas parler d'un travail raffiné. C'est un style réaliste passe-partout pas toujours très précis mais pas désagréable à l'œil.

Le manque d'intérêt historique, le côté léger du scénario, le manque de finesse du dessin... tout cela m'incite finalement à dire "bof"...

Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 10/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est clair que ces petits albums n'ont pas la même profondeur que les chroniques dont l'auteur nous a déjà gratifié, n'empêche...

N'empêche que dans le genre léger, très tourné vers l'autodérision, facile à lire, divertissant, proche des gens (je me suis reconnu à plus d'une occasion), c'est quand même très plaisant !

Le dessin est on ne peut plus minimaliste mais il est suffisamment expressif pour faire passer le message.

Alors ? Anecdotique ? Oui, peut-être... mais j'ai trouvé ces albums si plaisants à lire que je les relirai à coup sûr.

Nom série  L'ambulance 13  posté le 09/11/2010 (dernière MAJ le 23/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit m’a principalement marqué par son versant historique. Il est vrai que la première guerre mondiale exerce sur moi un grand pouvoir d’attraction. De plus, le sujet est original et peu (voire pas du tout) abordé en temps normal.

Au niveau du scénario proprement dit : cela se tient. On retrouve une approche « humaine » de l’horreur. Ici, on ne parle pas de stratégie, les soldats retrouvent leur dimension d’homme, avec leurs faiblesses, leurs lâchetés mais aussi leur esprit de camaraderie et leur sens du sacrifice. Les personnages manquent un peu de charisme mais j’ai quand même aimé les suivre.

Le dessin de Mounier convient bien au genre. Réaliste, il reste très lisible même si les passages de nuit sont fréquents. Les personnages sont bien typés et je n’ai pas vraiment eu de peine à les distinguer les uns des autres dans cet univers où la boue, le sang et les tripes ont tendance à tout recouvrir.

Le cahier en fin d’album apporte un éclairage tout militaire sur le sujet. C’est, à nouveau, très instructif, même si je regrette que, dans ce cahier, la rigueur militaire prend le pas sur la dimension humaine.

Une série que je range aux côtés de « Notre Mère la Guerre » (et en dessous des œuvres de Tardi sur ce sujet) dans ma bibliothèque. Ici, la dimension historique domine le récit romancé mais l’ensemble demeure accrocheur et instructif.

Pas mal du tout ! Achat conseillé pour les amateurs du genre (et cela me fait plaisir de retrouver un Patrick Cothias enfin à nouveau convaincant et « sobre »).



Le deuxième cycle est construit sur les mêmes bases que le premier. L'aspect historique est toujours aussi intéressant (avec notamment l'apparition de Marie Curie dès le troisième tome) tandis que les personnages gagnent en profondeur au fil des planches.

Les auteurs n'hésitent pas à sacrifier l'un ou l'autre de leurs personnages importants, ce qui accentue encore toute l'atrocité de la guerre. Je reste cependant sur un "pas mal" enthousiaste mais je n'arrive pas à cerner ce qui manque à cette série pour que je lui attribue plus car, à tous points de vue, elle est bien. Peut-être son manque de nuance dans la construction des personnages est-il la source de mon manque d'enthousiasme (par rapport aux autres lecteurs, s'entend, car j'achèterai la suite sans hésitations aucunes). Il y a de ce point de vue peut-être un peu trop de manichéisme primaire à mon goût. Un personnage plus ambigu serait le bienvenu.

Nom série  La Ballade de Magdalena  posté le 10/10/2012 (dernière MAJ le 22/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture de ce diptyque, je me suis vraiment fait la réflexion que Christophe Dubois avait avant tout cherché à se faire plaisir. Et je suis de nature à penser que c’est lorsque les auteurs se font plaisir qu’ils sont les plus à même de nous offrir des œuvres marquantes.

Mais la ballade de Magdalena ne m’aura pas marqué. Si j’ai bien ressenti tout le plaisir que l’artiste qu’est Christophe Dubois a pris à dessiner ces planches, je dois bien avouer que son scénario m’est apparu trop prétextuel (ah ! Tiens, mon correcteur d’orthographe n’en veut pas, de ce mot) et surtout trop peu passionnant pour que je m’enthousiasme à mon tour.

Pourtant, il y a de bonnes idées, comme la période abordée et les lieux géographiques visités. Pourtant l'air du grand large se fait sentir à plus d'un tour de page. L’intrigue qui sert de fil conducteur part elle aussi d’une bonne idée même si elle tombe un peu à plat dès le tiers du second tome atteint (la solution me semblant trop évidente). Les personnages ne sont pas inintéressants mais manquent de profondeur. Christophe Dubois leur garde une part de mystère trop importante à mes yeux et certains de leurs actes me paraissent alors peu cohérents.

Restent de très belles pages. A ce sujet, j’ai quand même senti une baisse de motivation dans le second tome. La colorisation s’y fait moins nuancée, le résultat est moins lisse, des traits inutiles apparaissent. Cela reste du beau travail dans l’ensemble mais la finition est plus lâche. Comme si l'artiste était finalement pressé de rentrer à quai.

En résumé, c’est souvent beau à regarder, c’est pas déplaisant à suivre… mais c’est loin d’être passionnant. Un peu léger pour que j’en conseille l’achat mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à les louer.

Nom série  Golden Dogs  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Routinier.

C’est le mot qui me vient à l’esprit : routinier… Et c’est pas un compliment !

Pourtant le dessin de Griffo est des plus séduisants. Ses personnages sont bien typés, ses décors sont soignés, ses héroïnes sont aussi attirantes habillées que dévêtues. D’un strict point de vue graphique, ces planches sont de franches réussites.

Et la remarque vaut également pour les cadrages, la mise en page, l’équilibre entre dessin et textes, la fluidité des propos. Tout cela sent le savoir-faire.

… mais je n’ai ressenti aucune passion, je n’ai éprouvé aucune émotion. Le synopsis me semble avoir déjà été exploité des milliers de fois. La narration à la première personne est un grand classique mais, dans le cas présent, ne m’a pas permis d’entrer dans le récit (ce qui était pourtant le but recherché). Les personnages sont autant de stéréotypes (la séduisante putain prête à tout pour s’en sortir, le chef de bande mystérieux séduisant et à l’intelligence au-dessus de la moyenne, l’acolyte tueur froid et précis et un quatrième personnage sur lequel pourront peser les soupçons de trahison (mais ce ne sera pas elle, sinon, c’est trop facile)). Les évènements décrits ne me semblent guère originaux, l’emphase déployée me semble exagérée, forcée.

Ce premier tome en devient aussi passionnant qu’un trajet en Thalys. La mécanique est parfaitement rôdée, le confort est bien réel… mais regarder le paysage défiler n’est pas de nature à m’emballer et bien vite j’en viens à espérer la fin du voyage.

Devant le professionnalisme et le savoir-faire démontrés, n’attribuer qu’un 2/5 me semblerait très sévère mais je n’oserais conseiller l’achat dans le cas présent (même si l’objet est diablement séduisant).

A noter que les quatre tomes dont sera constituée cette série devraient paraître dans la même année. Voilà de quoi ravir les lecteurs impatients. A titre personnel, je jetterai peut-être un œil sur le deuxième tome mais on ne peut pas dire que l’impatience me ronge.

Nom série  Les Chroniques d’un maladroit sentimental  posté le 10/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerai certainement pas de chef-d’œuvre mais bien d’un petit album sympathique et sans prétention, réalisé avec un plaisir que les auteurs parviennent à nous faire partager.

Certes, on retombe sur un thème déjà souvent exploité, qui est celui du jeune homme maladroit et timide en quête du grand amour.

Certes, les choses vont étonnamment bien tourner pour notre héros.

Certes, les différents chapitres ont des thématiques ultra-classiques (le rendez-vous, le premier baiser, l’annonce à la famille, la première rencontre avec les enfants de sa dulcinée).

Certes, le trait utilisé, simple et vivant, n’est pas de ceux qui attirent le regard au premier coup d’œil.

Mais voilà, le ton employé (tournant volontiers à l’autodérision), les techniques narratives (avec un héros qui n’hésite pas à s’adresser directement à nous, lecteurs pris pour témoins) et les personnages farfelus (un voisin de palier polonais, une mère castratrice, un passante qui passe et repasse,…) m’ont plu. Grâce à différentes techniques, les auteurs parviennent vraiment à me faire entrer dans le cerveau de leur héros… Un héros auquel il est par ailleurs facile de s’identifier.

Tout cela mis ensemble fait que si cet album n’est pas révolutionnaire, il est néanmoins agréable à lire. Pas mal, en résumé.

Nom série  Le Monde de Milo  posté le 08/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A titre personnel, je n’ai vraiment pas été subjugué par ce diptyque.

Peut-être un enfant y trouvera-t-il son compte mais le « vieux » lecteur que je suis n’a vu ici que lieux communs et multiples déjà-vus. Ca se laisse lire, certes, mais ça ne décolle jamais. A aucun moment, je ne me suis dit : « Mais que va-t-il se passer ? » tant la réponse tombait sous le sens. A aucun moment, je n’ai été inquiet du sort des différents personnages tant il me semblait évident que rien de fâcheux ne pouvait arriver aux « gentils » tandis que les « méchants » seraient à tous les coups cruellement punis de leurs vilénies.

Côté dessin, le style choisi est fort influencé par le manga tout en gardant une touche très européenne. C’est agréable à voir et, là aussi, je pense qu’un enfant tombera aisément sous le charme.

Ce qui me chipote le plus, dans cette série, c’est sa maquette. Un grand format d’ordinaire réservé à des productions plus ambitieuses ne me semble pas adapté à cette gentille mais très prévisible histoire. Inconsciemment, j’en attends plus, j’en veux pour mon argent !

Avec une maquette moins « prétentieuse » et un prix moindre, je me serais sans doute dit que c’était finalement pas mal. Sous ce format, la déception l’emporte. Bof, donc…

A noter que la fin de l’histoire ouvre la porte à d’autres cycles. Une suite est donc très certainement à envisager au cas où la série rencontrerait un certain succès. Mais cette suite se fera sans moi…

Nom série  Le cinquième Beatles (l'histoire de Brian Epstein)  posté le 18/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le 5ème Beatles est avant toute chose le portrait d’un homme, Brian Epstein, célèbre manager du groupe.

Les auteurs se proposent ici de nous relater sa vie depuis sa découverte du groupe jusqu’à sa mort prématurée. Mais plutôt que de se borner à une évocation historique rigoureuse, ils n’hésitent pas à prendre quelques libertés avec la véracité pour « mieux appréhender l’essence même du personnage ».

Apparaissent ainsi quelques personnages totalement imaginaires qui serviront de révélateurs à la personnalité d’Epstein. Si ce choix peut prêter à discussion, je le trouve bien exploité dans le cas présent. On peut aisément faire la part entre faits réels et divagations d’auteurs et ces libertés prises ne changent en rien la véracité des faits.

Le volume est copieux mais se lit assez rapidement. Le dessin est agréable même si les personnages sont parfois caricaturés à l’excès (on oscille constamment entre un dessin réaliste et un style proche de la caricature de presse). La mise en page est agréablement diversifiée et la composition des planches permet de se sentir avancer dans le récit.

Bon, pour tout avouer, je n’ai pas été subjugué par le personnage. Il était certes torturé mais finalement passe à mes yeux comme une trop bonne victime dans un monde auquel il n’était pas préparé. C’est un peu trop… bienveillant à mon goût, trop manichéen.

Par ailleurs, et hormis le sentiment que les Beatles furent bien le premier boys-band de la pop (finalement pas si éloignés que ça d’un Justin Bieber, en terme de fabrication d’image s’entend), je n’ai pas le sentiment d’avoir découvert quoi que ce soit. L’achat de disques par le propre producteur est une (détestable) pratique connue depuis belle lurette. L’homosexualité et les problèmes de dépendance de Brian Epstein ne sont pas vraiment des secrets.

En résumé, on a un portrait original et (trop ?) respectueux d’un personnage que je n’ai pas trouvé hors du commun (opiniâtre, oui mais quel manager ne l'est pas ?). Le livre se lit aisément mais ne m’a pas spécialement marqué. A lire si le sujet vous intéresse mais je conseillerais plutôt l’emprunt via une bibliothèque que l’achat.

Nom série  La Brigade juive  posté le 18/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Brigade Juive peut être considérée comme le prolongement de 'Grand Prix', du même auteur. On retrouve en effet un personnage commun et ce récit s’inscrit chronologiquement peu après la série précitée. Prolongement, certes, mais la lecture préalable de 'Grand Prix' n’est pas obligatoire pour qui voudrait se lancer dans cette série.

Ceci dit, j’ai retrouvé très logiquement quelques points communs entre ces deux séries, le principal étant le souci de véracité historique couplé à l’originalité de son approche. Le thème central, ici, est, vous vous en doutez, la brigade juive. Une brigade de volontaires qui se sont joints aux troupes alliées pour combattre les nazis et qui pourra (enfin) faire ses preuves à la toute fin du conflit.

Nous suivrons ainsi deux volontaires alors que la guerre est pour ainsi dire terminée. Ils sillonnent les voies polonaises en quête de criminels de guerre, afin d’empêcher ceux-ci de disparaître dans la nature. Leur route croisera celle d’une enfant juive miraculée de l’holocauste.

Contrairement à Grand Prix, La Brigade Juive s’articule autour d’un nombre réduit de personnages et n’est nullement étouffé par une surabondance d’informations historiques. Ce qui donne, en définitive, un premier tome facile à lire tout en étant intéressant, historiquement parlant. Une très agréable entrée en matière même si cet album sert avant tout à placer l’univers que veut développer l’auteur.

Le dessin de Marvano reste singulier. Il est des plus efficaces et suffisamment précis pour illustrer ce genre de récit réaliste et historique mais la simplicité des compositions fait en sorte que je ne me suis jamais vraiment attardé sur une planche pour admirer le travail graphique effectué.

Nom série  Welcome to Hope  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au début, j’ai cru qu’ils allaient en faire de trop. Le théâtre est extrêmement classique avec ce village perdu des Etats-Unis, cet étranger qui débarque et cette jeune femme qui rêve d’autres horizons. Oui, je sais, pour l’originalité, faudra repasser. N’empêche que le récit, dès le début, est bien rythmé et on a bien vite envie d’en savoir plus… mais les auteurs font dans la surenchère et j’ai craint le pire.

Et puis, tout compte fait, ça y va gaiement dans le pulp mais sans déborder. Alors, j’ai enchainé les tomes… avec d’autant plus de facilité que ça se lit vite. La narration est soignée, les rebondissements foisonnent. Le dessin est agréable et bien moins noir que ce que les couvertures laissaient croire et j’attendais avec impatience de voir tous les fils s’entremêler dans le final.

Et là, bardaf ! Là, je me suis dit : « C’est quand même super bien foutu ! » Ce scénario a, en définitive, été fichtrement bien pensé en amont. Et d’un petit 3/5, j’en arrive presque à me dire que ces trois tomes valent un petit 4/5. S’il n’y avait eu ces moments limites dans la surenchère, des moments durant lesquelles je me suis demandé si nous n’étions pas finalement face à une parodie, j’aurais accordé un 4/5. Là, j’en reste à 3/5 mais je vous invite chaleureusement à lire cette série. Ce sont trois tomes vite lus qui détendent bien (si, du moins, le sang, les tripes, la narration emphatique et les barjots dignes d’ « Esprits criminels » ne vous font pas peur).

Nom série  King Richard  posté le 05/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-ci.

Elégant par son trait, sa colorisation et sa mise en page, il désarçonne par sa narration et déstabilise le lecteur via quelques libertés prises (et assumées) avec l’histoire telle que nous la connaissons.

Avec une trame ayant pour cadre les débuts de l’aviation (le récit débute en 1908 et se termine durant la première guerre mondiale), on pouvait s’attendre à une base historique solide. L’auteur a cependant choisi de créer une histoire totalement imaginaire. Fi de certains de nos repères, nous devons accepter d’être déstabilisés, faute de quoi nous ne rentrerons pas dans ce récit. Si vous cherchez de l’historique pur et dur, je pense que vous pouvez passer votre chemin. Nous sommes ici dans un récit aux limites de l’onirisme qui s’articule autour de Charles De Winter, personnage de fiction, perdant magnifique et paraplégique fasciné par le mythe d’Icare.

La narration est très présente et assez particulière. Max Vier nous invite à rentrer dans la tête de son ‘héros’ mais ce dernier n’est pas toujours facile à suivre. Pourtant, au fil des planches, nous le comprenons de mieux en mieux. Ce perdant magnifique devient touchant grâce autant à ses rares qualités qu’à ses multiples défauts.

Le récit, long de plus de 100 pages, permet de bien développer ce personnage mais aussi, et surtout, d’offrir des planches très aérées et joliment découpées (j’ai pensé à « La Caverne du souvenir » d’Andréas, par moments, c’est vous dire). La lecture est aisée et relativement rapide pour un aussi gros volume.

La colorisation est vraiment agréable, elle aussi. Douce et nuancée, elle ensoleille le récit.

Enfin, le trait de l’auteur est des plus sympathiques même si deux de ses personnages masculins offrent une physionomie très proche (ce qui m’aura dans un premier temps induit en erreur à un moment clé du récit). C’est beau, c’est frais, les décors ne sont pas oubliés et le découpage dynamise agréablement le récit.

On peut être surpris de ne pas retrouver cet album dans la collection « Cockpit » chère à l’éditeur mais je pense que cette option est due aux libertés prises par l’auteur vis-à-vis d’une quelconque véracité historique. Le thème du récit, bien plus encore que celui de l’aviation (qui n’est jamais qu’un prétexte) est celui du dépassement de soi, de cette force vitale qui pousse l’homme à avancer… quitte à rentrer dans le mur, encore et encore… le mythe d’Icare, je vous dis !

Un récit assez particulier, étrange, mais que j’ai lu d’une traite et avec plaisir. Je n’en déconseille certainement pas l’achat mais j’insiste : il ne s’agit en rien d’un récit historique, ni même d’une uchronie. Le propos est ailleurs. C’est la raison pour laquelle je pense qu’une location préalable vous évitera peut-être une grosse désillusion. A mes yeux, il n’empêche que c’est plutôt du type : « Ah ouaiiiss, pas mal ! »

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