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Nom série  Special Branch  posté le 06/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Special Branch est ce que j’appelle un récit « à l’ancienne », même si quelques touches de modernisme sont visibles çà et là.

Récit à l’ancienne car nous sommes dans un genre policier très british par son ton (et sa localisation géographique). L’enquête est menée par un duo central qui use plus de sa cervelle que de ses muscles pour dénouer les fils de l’intrigue. La touche de modernité est amenée par le personnage féminin, sœur de l’enquêteur principal et sorte d’experte avant l’heure (et médecin légiste de profession).

Le moins que je puisse dire est que j’ai vraiment bien aimé la manière dont ce récit est construit. Certes, ce n’est pas spécialement original mais tout s’enchaine avec logique et fluidité.

Le ton employé est principalement sérieux. Ces enquêteurs ne sont pas des comiques. Mais nous ne sommes pas pour autant devant un récit austère et des discrètes touches d’humour apparaissent régulièrement.

L’usage de la troisième personne et du présent pour le récitatif accentue encore ce sentiment d’être face à un récit d’une autre époque. Cela n’a l’air de rien mais je suis tellement habitué à lire aujourd’hui des textes à la première personne ou au passé que ce récitatif m’a surpris dans un premier temps… avant de me charmer.

Le dessin de Hamo est un autre point fort de la série. Il est proche de la perfection à mes yeux, du moins pour ce genre de série. Soigné dans ses décors, diversifiant les physionomies des personnages et rehaussé d’une colorisation nuancée, il est en outre précis et facile à lire.

L’enquête se prolonge sur trois tomes sans que la lassitude s’installe puisque chacun d’eux apporte son lot de péripéties, de révélations et de surprises. Et, si elle se clôture bien au terme de ce troisième tome, les auteurs laissent la porte grande ouverte pour une éventuelle suite (dont le sujet est déjà tout désigné). Et, je l’avoue, je serai heureux de les suivre dans cette aventure.

Peut-être pas novateur mais une très bonne série grand public.

Nom série  A Game of Thrones  posté le 03/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec des romans vendus à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde entier, une série télévisée qui en est à sa troisième saison, des produits dérivés tels que jeu de rôle, jeu de société ou jeu de carte, il est difficile de passer à côté d’un phénomène tel que Le Trône de fer (A Song of Ice and Fire, dans sa version originale). Pourtant, j’y était parfaitement parvenu jusqu’à la parution du comics (de la graphic novel, pardon !)

C’est donc avec un regard totalement vierge que j’ai découvert le royaume de Westeros… et, je dois l’avouer, il me botte bien ! L’histoire imaginée par George Martin et ici adapté par Daniel Abraham (au scénario) et T. Patterson (au dessin) nous entraine dans un classique mais efficace univers de fantasy sombre, violent et aux multiples centres d’intérêt.

Ce premier tome pose la trame du récit. On y croise un roi dont la couronne est menacée tant par des ennemis extérieurs que par des complots internes, un noble chevalier partagé entre son devoir et son attachement à sa terre, une fratrie perfide et prête à tout pour conquérir le trône, une autre associant un prince déchu à la névrose palpable et sa sœur fragile et a priori sans personnalité, un bâtard, un nain, des œufs de dragon, d’étranges créatures, des loups garous (qui, jusqu’à présent, se contentent d’être des loups), une province recouverte de neige même au cœur de l’été, d’étranges revenants, des guerriers bodybuildés, et j’en passe, et j’en oublie…

La principale difficulté avec ce genre d’univers est de ne pas s’emmêler entre les multiples noms, clans, territoires et intérêts des différents protagonistes. Je ne dirai pas que je n’ai pas pataugé à un moment ou l’autre mais, dans l’ensemble, je trouve que la narration est suffisamment claire pour éviter au lecteur de totalement s’égarer. Les auteurs ont beau passer allègrement d’un personnage à un autre (on compte aisément 6 ou 7 narrateurs différents sur ce seul premier tome), les motivations de ceux-ci apparaissent rapidement assez claires et leurs profils sont suffisamment typés pour qu’on puisse les distinguer sans difficulté majeure.

Je soulignerai le soin accordé à la construction des personnages. Si certains sont clairement des êtres nobles et d’autres sont détestables (et détestés) au premier coup d’œil, il y a quelques personnages au profil plus ambigu… qui donc figurent parmi les plus intéressants et les plus prometteurs à mes yeux. Et finalement, malgré la multitude de personnages, aucun ne me semble inutile ou insignifiant.

Au niveau de l’intrigue, outre la présentation des personnages, ce premier tome se résume principalement à des luttes de pouvoir. Complots et alliances intéressées constituent le noyau du récit, histoire de bien montrer aux lecteurs quels sont les enjeux de ces luttes. A la manière d’un joueur d’échec, les auteurs placent leurs pions, créant ainsi une ambiance tendue des plus prometteuses. L’action est bien présente mais ce premier tome n’offre pas encore de grandes scènes de combat. Et ce n’est pas pour me déplaire tant ici, on est dans le subtil, le sournois, l’attaque éclair ou en Judas.

Le dessin, dans l’ensemble, m’a bien plu. Je regrette juste quelques corps trop musculeux (made in USA oblige, serais-je tenté de dire) mais j’ai grandement apprécié la lisibilité de l’ensemble, le soin accordé aux décors, la singularisation de chaque personnage et le dynamisme du trait.

Je suppose que la majeure partie des amateurs de fantasy connaissent la série, et novice que je suis, je ne peux vous dire si cette adaptation (cautionnée par l’auteur himself) est totalement fidèle au roman on non mais, justement, pour un novice dans mon genre, ce premier tome est des plus prometteurs.

Vivement la suite !

Nom série  Les Amazones  posté le 02/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire en deux tomes souffre d’un gros défaut : le manque de matière. En effet, les péripéties contées ici auraient à une autre époque été réduites à un chapitre de quelques pages dans un récit d’aventure.

Par ailleurs, tant au niveau du dessin que de la narration, le travail est soigné. Ce diptyque se lit vite et je le conseillerais plutôt à des adolescents. L’aspect historique me semble intéressant mais il n’est malheureusement que peu exploité… A un point tel que je me demande quelle est la part de réel dans ce récit. La dimension érotique (il est ici question d'amazones se servant à l'occasion de leurs prisonniers comme étalons) est très soft et donc mieux adaptée à un jeune public adolescent qu'à un public plus adulte, qui risque là aussi de rester sur sa faim.

Les personnages sont intéressants et ont le temps d’être développés au fil du récit. Malheureusement, là encore, un lecteur adulte risque de trouver ces portraits convenus.

La fin, elle, ne fonctionne pas à mes yeux (du fait du comportement illogique d’un groupe d’individus, je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler).

En résumé : c’est pas mal, ça se lit sans peine, le dessin est agréable mais la série ne m’a pas spécialement marqué et son final me laisse sur une mauvaise impression.

Nom série  Le Quartier de la lumière  posté le 02/01/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai hésité…

J’ai hésité entre « bof » et « culte » et finalement, j’ai opté pour une note moyenne. Vous l’aurez compris : cet album a provoqué en moi des sentiments contradictoires.

Positif : un dessin réaliste soigné. Quand les décors sont présents, ils sont vraiment de qualité.
Négatif : des planches de fainéant, avec un minimum de décors et, régulièrement, des cases imposantes uniquement composées de textes courts en blanc sur fond noir (ou l’art de remplir du vide avec du vide).

Positif : la structure du récit, qui rebondit de personnages en personnages.
Négatif : impossible pour moi de reconnaitre certains personnages d’une histoire à l’autre. Par exemple, le dernier personnage féminin présent doit intervenir dans une autre histoire pour que l’ensemble soit cohérent. Je supposais qu’il s’agissait d’un personnage présent au début du récit mais ni son visage ni son nom ne correspondent. J’ai regardé d’autres personnages et aucun ne correspond. Résultat : le récit perd toute cohérence et ça m’agace (j’ai loupé un truc ou quoi ?)

Positif : l’ambiance étrange et déprimante qui se dégage du récit. L’auteur parvient à créer quelque chose de différent, peut-être plus proche des sentiments de certains jeunes Japonais actuels. J’ai vraiment apprécié ces différents profils qui mettent en avant une jeunesse sans repères, sans vision d’avenir, sans espoir.
Négatif : cette ambiance particulière doit beaucoup à une narration très décousue. Par moments, je me demandais vraiment à qui appartenait la voix off que je lisais. A d’autres, je me demandais si j’avais lu les phylactères dans le bon ordre mais n’arrivais pas à un résultat plus concluant en changeant l’ordre de lecture.

Positif : certains personnages m’ont réellement touché dans leur désarroi.
Négatif : certains personnages me semblent grotesques, tels ces très jeunes enfants tenant des propos philosophiques sur la fin du monde.

Positif : j’ai envie de relire ce récit pour mieux cerner les passerelles qui relient les différents personnages. Le récit me semble cohérent puisque la première histoire, sorte d’introduction au récit, intègre une dimension fantastique qui ne reviendra qu’avec la dernière histoire, sorte de conclusion philosophique quelque peu obscure.
Négatif : j’ai peur qu’une relecture ôte toute cohérence à l’ensemble tant certaines passerelles me semblent fragiles, voire bancales.

Je ne vous déconseillerai certainement pas cette lecture mais je vous aurai prévenu : c’est spécial…

Nom série  Pays kaki 92/08  posté le 27/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme tout lecteur de bandes dessinées amateur de récits historiques, ceux traitant de la première guerre mondiale m’ont marqué par la sensation de douleur, de souffrance et d’absurdité qui en émane. Mais il s’agit là d’une époque révolue, d’un passage obligé vers nos démocraties, vers l’Union Européenne actuelle. C’est du moins ce que je croyais… avant d’entamer cette lecture. Et c’est sans doute la raison pour laquelle cet album m’a tant marqué. Cette proximité, ce sentiment que cela aurait tout aussi bien pu m’arriver, à moi, m’ont choqué !

Dans Pays kaki 92/08, Christophe Girard évoque son service militaire ainsi que la période d’engagement volontaire qui suivra celui-ci. Tout commence d’une manière anodine (« Je ne suis pas enthousiaste ni même malheureux. J’ai bien des échos inquiétants de ce qui se passe derrière les murs des casernes mais je me fais plus l’idée d’une grosse colonie de vacances avec des « monos » un peu sévères. », dit-il en guise d’introduction). A son arrivée, Christophe n’est pas opposé aux militaires. Certes, il s’amuse de certains comportements mais reste nuancé dans ses critiques. Une approche humble, correcte, serais-je même tenté de dire. Une approche que le fils de militaire que je suis a bien appréciée.

Pourtant, progressivement, le récit tourne au drame. Cette période de la vie de l’auteur sera si souvent marquée par des événements forts (la mort par épuisement d’un camarade, le viol d’un autre, de violentes envies suicidaires, …) que ce qui ne devait être qu’un ennuyeux passage obligé va le transformer à jamais, le traumatiser. Au début de la lecture, je me suis dit : « ben oui, on joue à la guerre, à se faire peur (comme ce passage où un instructeur explique le plus sérieusement du monde que si l’un de vos camarades est blessé, il vaut mieux l’abandonner, voire l’achever que de s’en encombrer. Un raisonnement logique en temps de guerre mais qui parait si absurde en temps de paix) »… mais la guerre n’est pas un jeu. Et Christophe Girard se charge de me le rappeler à coups de poing dans mes narines de lecteur naïf. J’ai aimé cette progression, cette manière d’emmener le lecteur vers la rupture tout en lui faisant comprendre pourquoi, dans certaines circonstances, on peut justement admettre l’inadmissible.

Je dois bien avouer qu’en tant que lecteur, assister à un tel enchainement de situations extrêmes est, par moments, difficile à croire. On ne peut se dire qu’une seule chose : comment est-ce possible ? Comment peut-on aux abords de l’an 2000, dans un pays civilisé, laisser passer pareils comportements ? Rien que pour cet aspect du récit, véridique (je me dois de le rappeler), lire cet album me semble important.

Et puis ; il y a la manière dont l’auteur se livre. Sans détours, avec sincérité, il nous offre d’assister, impuissants, à sa propre transformation. On ne nait pas salaud mais on le devient en fonction des circonstances, c’est vraiment ce sentiment qui émarge de cette mise à nu.

Vous l’aurez compris : par son contenu, cet album m’a marqué.

Et si ce contenu m’a marqué, c’est que le contenant est bien maitrisé. La narration est bien présente mais se lit sans peine. Le découpage en multiples chapitres permet de séquencer cette progression dans l’horreur. Le gaufrier régulier en multiples cases carrées est autant un clin d’œil vers la mentalité militaire (où tout doit être carré, dixit Christophe Girard) qu’une manière de créer un rythme répétitif, hypnotisant.

Le dessin, lui, m’est apparu par moments maladroit. Un peu raide, parfois imprécis, il convient cependant bien à ce genre de récit biographique et ne constitue certainement pas un frein à la lecture. L’auteur a une patte personnelle et si celle-ci n’est pas totalement à mon goût, elle n'est pas non plus de nature à me faire fuir. Je suis même convaincu que beaucoup de lecteurs aimeront particulièrement ce style.

Pays kaki 92/08 est donc l’œuvre d’un écorché vif, mais aussi d’un auteur de bandes dessinées doué, capable de se livrer sans détour sur le fond et d’offrir une forme travaillée.

Un album à lire, selon moi. Ma seule réticence vient du caractère incroyable de certaines des anecdotes livrées ici mais après m’être entretenu avec son auteur, je suis plus enclin à le croire… à croire à cette mise en abyme ahurissante, à croire à ce monstrueux gâchis.

La guerre n’est pas un jeu.
La guerre détruit des vies.
Cela peut sembler évident mais dans mon petit confort moderne, j’avais tendance à l’oublier.

Christophe Girard m’a réveillé…

Nom série  Santa Claus  posté le 26/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A titre personnel, je possède l’album en (très) grand format, et au vu de la qualité du dessin, ce n’est pas un luxe (même si ça n’arrange pas mes problèmes de rangement).

Le dessin est donc le maître atout de cet album. Proche de l’illustration pour livre d’enfants, doux, soyeux serais-je presque tenté d’écrire, rond, expressif, il convient parfaitement au propos sans être enfantin.

Le scénario, lui, est particulier. Il doit reposer sur la vision américaine du Père Noël et semble se composer d’éléments très disparates. J’attire votre attention sur le fait que malgré son titre évoquant Saint Nicolas (Santa Claus), c’est le Père Noël le personnage central dans cet album. Quant à Saint Nicolas, il n’en sera jamais question puisque ce dernier n’existe pas dans la tradition américaine (du moins à ma connaissance).

L’ensemble donne un livre destiné prioritairement aux enfants offrant un scénario très original pour un Européen et un dessin d’une qualité incontestable. Le volume de l’album et les nombreux textes inciteront certainement les parents à accompagner leurs enfants dans cette lecture, auquel cas cet album pourrait être considéré par les tout petits comme une œuvre magnifique.

A mes yeux, il s’agit en tous les cas d’une des plus belles lectures de Noël, pourvu qu’on la regarde avec des yeux d’enfants et une grande ouverture culturelle.

Nom série  Le Linceul du Vieux Monde  posté le 25/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Le linceul du vieux monde » est un récit historique qui s’efforce de nous relater la révolte des Canuts survenue à Lyon en 1830.

L’œuvre est très bien documentée et son aspect historique m’a profondément intéressé. Tout un chacun pourra comparer la situation de l’époque à la nôtre… et constater que finalement bien peu de choses changent dans notre triste monde (c’est d’ailleurs étonnant de lire que déjà à l’époque la Chine entrait en concurrence avec l’Europe… et disposait des mêmes arguments de vente qu’aujourd’hui : une qualité inférieure, certes, mais surtout un coût moindre).

Intéressant également de découvrir les premiers balbutiements des principes mutualistes.

Enfin, cette période est un vrai mystère pour le petit Belge que je suis face à la situation politique de la France d’alors. Et cet album, par la grande qualité de sa vulgarisation, m’a permis d’y voir un peu plus clair (exploit qu’aucun de mes professeurs d’histoire n’était parvenu à accomplir).

A contrario, j’ai été moins touché par les personnages. Il manque à ce récit une figure centrale qui prendrait le lecteur que je suis par la main pour le mener au cœur du conflit. C'est un choix assumé par Christophe Girard qui décide ainsi de créer un récit chorale, aux centres d'intérêt multiples. Un choix qui se justifie. Malheureusement, jusqu'à présent, l’énumération des faits, l’analyse de la situation et même le sort des personnages ne m’ont pas ému particulièrement.

Ne vous attendez cependant pas à n’avoir qu’une énumération de faits et gestes. Le récit est vivant et Christophe Girard n’hésite pas à régulièrement placer dans son récit l’une ou l’autre anecdote, tantôt dramatique, tantôt plus humoristique.

Le dessin est agréable à l’œil. Très lisible même si parfois encore un peu imprécis, caricatural dans ses visages, à la recherche d’un rendu fidèle à la réalité pour les décors, il convient très bien au récit.

Au final, j’ai vraiment bien aimé cette lecture. Son intérêt se situe prioritairement dans son aspect historique et l’écho que son sujet peut encore avoir à l’heure d’aujourd’hui. Les nombreux personnages présents, s’ils ne sont pas toujours marquants, sont régulièrement touchants dans leur sincérité.

Pas mal du tout. Un note qui sera revue à la hausse si l'émotion ressentie allait crescendo dans les tomes suivants. Mais rien que ce premier tome mérite d'être lu par tout qui s'intéresse peu ou prou à la situation économique actuelle. Car c'est un sujet en or que l'auteur nous a dégoté là !

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 18/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est intéressant à plus d’un titre.

Tout d’abord, il y a la démarche. Se rendre volontairement à Tchernobyl demande un certain courage : celui de dépasser la crainte que ce site provoque, même inconsciemment. Ce sera le thème de la première partie de ce reportage en bandes dessinées. Entre compte-rendu et témoignages écrits des personnes ayant vécu la catastrophe, Emmanuel Lepage se dresse sa propre idée, nous fait part de ses craintes et de celles de son entourage. Il y a donc là toute une réflexion sur l’engagement politique d’un artiste qui est loin d’être inintéressante. J’ai particulièrement apprécié la corrélation qui nait entre les problèmes de santé de l’auteur et ses doutes quant à la pertinence de se rendre sur le site de la catastrophe.

Ensuite vient le voyage en lui-même. La découverte du site donne droit à quelques belles illustrations. La découverte des gens qui vivent sur place ouvre les yeux du lecteur. Tchernobyl n’apparait plus comme un cimetière mais bien comme une zone hors normes. La vie y est possible,… la mort omniprésente. A nouveau, les problèmes de santé d’Emmanuel Lepage jouent un rôle d’importance dans cette partie du récit puisqu’ils s’effacent, s’estompent naturellement face à l’urgence de la situation.

Puis viennent des réflexions plus artistiques : comment dessiner l’invisible ? Comment rendre l’angoisse produite par la radioactivité lorsque soi-même on oublie parfois l’omniprésence du danger ? A nouveau, la thématique est intéressante et Emmanuel Lepage trouve au problème une solution a contrario… plutôt bien tapée.

Vient enfin une réflexion plus philosophique qui pourrait se résumer dans l'idée que cette humanité qui, après avoir été chassée du Paradis pour une pomme, pourrait bien s’exclure elle-même de la Terre pour un atome.

A la fin de cet album, je reste sur un sentiment étrange. D’une part, je viens de lire un album très bien conçu. D’autre part, je n’ai pas été spécialement ému par les personnages et leurs destins. D’une part, je le trouve intéressant à plus d’un titre. D’autre part, il ne m’a pas touché, émotionnellement parlant. Emmanuel Lepage n'est pas parvenu à me faire partager l'humanité qui s'est dégagée de ses rencontres, même si j'ai apprécié ses réflexions et même s'il n'oublie pas les habitants de la zone dans son récit (bien au contraire).

Ce qui me vient finalement à l’esprit, c’est que ce témoignage me conforte dans cette idée que le pire fléau de la Terre, c’est l’homme… que la nature est apte à se redresser de bien des catastrophes quand l’homme fuit ses conneries.

Très certainement à lire. Au moins une fois. Personnellement, je ne le possède pas et ne désire pas spécialement l’acheter. Une lecture me parait en effet suffisante et je ne vois pas quel passage pourrait m’apporter un plus lors d’une relecture.

Nom série  Le Retour à la terre  posté le 18/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà une petite série résolument sympathique à lire !

Le ton employé est proche de la perfection, pour moi, tant il est baigné de tendre ironie. Larcenet et Ferri se moquent d’eux-mêmes, de leurs proches et de leurs voisins avec une telle tendresse qu’ils parviennent à me faire aimer le genre humain jusque dans ses travers.

La structure hybride (des gags en demies planches s’enchainent pour construire une histoire suivie) est parfaitement maitrisée et peut servir de référence dans ce domaine.

Le dessin est simple et expressif. Un soin tout particulier semble avoir été accordé aux expressions du visage, et c’est important.

Au fil des tomes, la galerie s’enrichit de seconds rôles savoureux.

Avec un concept aussi étriqué (la vie quotidienne d’un auteur de bandes dessinées qui décide de s’installer à la campagne), le risque de rapidement tourner en rond était grand. Pourtant les auteurs parviennent constamment à me surprendre. Bien sûr, certains gags sont faciles, d’autres n’atteignent pas leur cible, mais la majorité d’entre eux m’a touché, tantôt en me faisant rire, tantôt par la tendresse qui s’en dégage.

Enfin, mention spéciale et pensée émue à Francis Cabrel, victime innocente de la série…

Franchement bien !!

Nom série  Black Crow  posté le 10/08/2010 (dernière MAJ le 13/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis aux lecteurs en quête d’une alternative à « L'Epervier » de Pellerin : cette série pourrait bien vous intéresser au plus haut point.

En tous les cas, moi, elle me botte vachement ! Et pour plusieurs bonnes raisons.

Tout d’abord, un dessin précis et détaillé. Jean-Yves Delitte excelle dans cet univers naval. La reconstitution historique est convaincante. Les personnages sont bien typés. Les différents navires sont magnifiques. Par ailleurs, l’auteur alterne cadrages serrés et grandes cases mais parvient très fréquemment à glisser un bout de voile dans son angle de vue. Toujours, l’invitation au voyage me happe et m’entraîne. Enfin, le fait que le gaufrier est soit blanc soit noir en fonction que l’action se déroule de jour ou de nuit confère, s’il était encore nécessaire, un petit cachet esthétique supplémentaire.

Ensuite, un contexte historique bien exploité. Jean-Yves Delitte, après seulement deux tomes, nous a déjà promenés sur bien des mers mais pose ses intrigues sur une base historique solide. Conflits anglo-américain en Amérique du Nord, comptoirs commerciaux et terres inconnues d’Afrique, voici le genre d’endroit où l’auteur se plait à nous emmener. Et toujours ces détails historiques qui nous donnent l’envie de croire à ces aventures !

Enfin, un personnage charismatique, mystérieux, sans pitié. Black Crow, contrairement à l’épervier, ne s’encombre pas vraiment de scrupules, et là où le personnage de Pellerin se serait contenté d’assommer son assaillant, celui de Delitte lui tranche la gorge sans état d’âme apparent. Black Crow y perd peut-être un peu en élégance mais y gagne grandement en crédibilité et en efficacité.

Allez hop ! Cap au sud à l’est ou à l’ouest, qu’importe, tant que Black Crow (et Jean-Yves Delitte) mène la barque !

Franchemment bien !



Petit ajout après lecture du troisième tome et le pertinent avis de Noirdésir.

Comme lui, je regrette la tournure prise par ce nouvel opus. A croire que l’auteur ne peut s’empêcher de retomber dans certains travers (voir « Le Neptune » ou « U-Boot »). Je n’ai rien contre le fantastique ou les cités perdues et Jules Verne demeure un de mes auteurs préférés mais le mélange des styles réalisé par Jean-Yves Delitte continue à ne pas me convaincre alors que je le trouve excellent lorsqu’il se « contente » de faire de l’aventure historique.
Honnêtement, j’ai peur pour la suite. Et comme on ne peut pas vraiment lire ces tomes indépendamment, je redescends ma cote à trois étoiles. Dommage !!!

Nom série  Les Voisins du 109  posté le 11/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si le dessin de Coyote est sympathique, si l’idée de nous conter de manière humoristique les petites aventures vécues par ce microcosme bigarré est bonne, si le ton général prête à la bonne humeur, force m’est d’avouer que je n’ai pas trouvé l’ensemble marquant.

Tout d’abord, nous nous retrouvons face à un ensemble de personnages très stéréotypés. Rares sont en effet les traits de caractère de ceux-ci qui m’auront agréablement étonné. Ensuite, l’humour est bien plus à chercher dans le ton général que dans les chutes de ces histoires courtes. Pour tout dire, ces chutes sont souvent d’une platitude affligeante alors que le fil du récit, lui, est souvent plaisant.

Au final, je crains ne pas être du tout marqué par cette lecture même si je ne l’ai pas trouvée déplaisante. A emprunter en bibliothèque mais, à titre personnel, je n’investirai pas là dedans.

Nom série  Versailles  posté le 11/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D’ordinaire, je ne suis pas spécialement amateur du trait d’Eric Liberge. En effet, si je lui reconnais une maitrise technique évidente, je ne trouve pas cette technique, justement, adaptée au format bd. L’auteur part fréquemment de photographies pour créer ses dessins et le rendu est généralement figé. Ici, rien de tout ça !! Et c’est une très bonne surprise. C’est fin, beau, vivant voire même dynamique au besoin. S’il continue dans cette voie-là, l’artiste aura vite fait de me convertir.

D’ordinaire, je ne suis pas spécialement amateur des scénarios fantastiques de Didier Convard. En effet, si je lui reconnais un réel savoir-faire, je lui reproche de toujours nous raconter la même histoire post-apocalyptique manichéenne. Ici, rien d… ah si quand même… on retombe en effet dans un univers post-apocalyptique et les personnages s’avèrent bien vite très stéréotypés. Ceci dit, l’univers imaginé est à tout le moins original et déstabilisant. Et là où je croyais découvrir une uchronie, j’ai trouvé un récit d’anticipation bien allumé.

La fin de ce premier tome, par contre, m’a déplu. C’est trop divaguant pour moi, trop SF extravagante à mon goût. Et je me demande vraiment comment les auteurs vont faire évoluer la série tout en conservant un minimum de cohérence.

Jusqu’ici, c’est pas mal mais j’attends de voir la suite avant de me prononcer sur l’opportunité de l’achat.

Nom série  Le Singe de Hartlepool  posté le 07/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec une thématique pareille, un scénariste pareil et un dessinateur pareil, le tout édité dans une collection que j’affectionne particulièrement, je pensais à la lecture des différents avis élogieux que cet album allait me laisser sur le cul.

J’en attendais sans doute trop.

Certes, ce récit s’est avéré agréable à la lecture mais il ne m’a jamais passionné. Une fois la problématique mise en place, tout me semble très prévisible. Rapidement, il ne reste que les dialogues pour capter mon attention. Les personnages sont bien pittoresques mais seul l’ancien combattant m’est apparu réellement truculent (avec, dans les premières pages, le capitaine de navire français trop rapidement disparu à mon goût).

J’ai apprécié le clin d’œil à la fin de l’album mais je trouve que le père de ce personnage mystère est sous-exploité, tout comme les enfants de l’aubergiste.

En fait, voilà ! Tout était en place pour me séduire mais chaque élément pris séparément me semble sous-exploité. C’eut pu être orgiaque, ce n’est que plaisant.

Mais, je me répète, j’en attendais sans doute trop.

Pas mal quand même.

Nom série  Richard Coeur de Lion  posté le 06/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, bon, c’est quand même un peu bancal, ce truc.

Déjà, le titre a tendance à induire en erreur. C’est vrai, quoi !? Appeler sa série Richard Cœur de Lion, c’est allécher le candidat lecteur avec certaines promesses. Et qu’importe le ton ou la forme employée, on s’attend quand même à avoir un récit qui respecte soit la légende soit la réalité historique du personnage. Ici, ni l’un ni l’autre. Richard Cœur de Lion aurait pu s’appeler Gontran-Jacques Vanderkasteeldernieuwenhaert que c’eut été pareil (mais peut-être un chouïa plus pelant à écrire).

L’histoire, elle, m’a donné l’impression que les auteurs avaient péché par fainéantise. D’ailleurs, lorsqu’une carte d’un lieu est nécessaire, ne proposent-ils pas aux lecteurs de se débrouiller par eux même. Pour le reste, le scénario est fort léger et les enchainements sont souvent tirés par les cheveux (à commencer par la subite passion amoureuse du brave Richard). Le final et sa révélation sont ridicules voire incohérentes. Tout cela sent l'improvisation mal contrôlée.

Le dessin, dans ce style animalier, m’aura vaguement fait penser à « L'Épée d'Ardenois » mais 2 crans en dessous. Les décors sont peu soignés (ce qui est pourtant important à mes yeux dans ce genre de fantaisie) et même les personnages principaux ne me sont pas apparus bien croqués (même s’ils sont corrects dans l’ensemble).

Trop faible à tous points de vue pour me séduire.

Nom série  La Fin du Monde (Paquet)  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La fin du monde est proche. Rions-en. C’est ce qu’ont dû se dire Lapuss' et Sti au moment de concevoir cette nouvelle série. Etrangement, celle-ci est numérotée et ce premier tome porte donc, très logiquement, le numéro 1. Faut-il comprendre que les auteurs eux-mêmes n’y croient que très moyennement, à cette fin du monde ?

Quoi qu’il en soit. Refroidi par une première expérience peu concluante dans l’univers de Sti, je ne me suis décidé à tenter l’aventure de cette fin du monde qu’après avoir lu l’avis de Michelmichel et regardé les premiers gags de l’album sur le site de Paquet.

Je ne le regrette pas.

En fait, je trouve même le début de l’album franchement bon ! Le personnage de Dieu est amusant en diable (désolé) dans ce rôle de poivrot programmateur amateur incompétent. Les dialogues sont frais et vivant. L’humour est assez crétin et les gags sont souvent bien construits avec une chute qui vient après la chute à laquelle on s’attendait, et souvent même en décalage de celle-ci.

Bon, au fil des pages, mon enthousiasme va décliner. Dieu se fait plus rare au profit de Noé et de sa ménagerie et j’avoue que ceux-ci m’ont moins fait rire. Il n’en demeure pas moins que j’ai fini l’album avec plaisir, souriant encore régulièrement.

Au niveau de la structure, nous sommes dans un schéma identique à celui utilisé par Ferri et Larcenet pour « le retour à la terre » ou Fabcaro et Erre pour « Z comme Don Diego » : des gags en une demi-page qui mis bout à bout nous content une histoire en continu. Le procédé est bien maîtrisé et plaisant, il garantit une lecture rapide et dynamique.

Une très agréable découverte. Il faut juste espérer que les auteurs n’ont pas épuisé leur capital de gags dans ce premier tome pour nous offrir encore de grands éclats de rire pour la suite.

Nom série  Jim Henson's Tale of Sand  posté le 30/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un scénario œuvre de jeunesse du créateur du Muppet Show, voilà ce que propose cet album. Il n’en fallait pas plus pour susciter ma curiosité.

Mais si je suis curieux, l’objet en question l’est peut-être plus encore. Pensez donc : un récit long de 160 planches dans lequel les textes sont rares, la mise en page éclatée, les couleurs basiques, vives et rosées, et l’histoire totalement délirante. Ce récit se résume en fait à un long jeu du chat et de la souris dans lequel mille et une idées tantôt saugrenues, tantôt absurdes empêchent le chat d’attraper ladite souris… quand ce n’est pas le chat lui-même qui décide de prolonger le jeu. Dans cette histoire, on ne peut que prendre en amitié notre héros malgré lui qui se demande, tout autant que nous, ce qui va bien pouvoir encore surgir derrière le prochain rocher.

La première partie du récit est vraiment très plaisante à suivre. Malheureusement, l’histoire s’essouffle quelque peu dans la seconde partie. Pas de quoi me faire décrocher de ma lecture mais cet essoufflement coûte quand même la quatrième étoile à ce récit.

Le final, lui, est très bon et plein d’ironie. Je ne sais pas s’il y a une morale cachée derrière tout ça mais, à titre personnel, le voyage graphique m’a largement satisfait.

Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la maquette de l’album. Couverture avec relief, textes de présentation, postface. Il ne s’agit pas seulement d’un bon récit mais aussi d’un bel objet, simple élégant et soigné.

Une curiosité, sans nul doute. Un petit délire d’un grand génie, certainement. Un bon album ? Oui, un bon album. En tous les cas, une œuvre qui vaut la peine qu’on y jette plus qu'un œil... mais c'est quand même bien barré !!!

Nom série  Tatiana K.  posté le 09/03/2010 (dernière MAJ le 29/11/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A l’occasion de la sortie de l’intégrale, j’ai relu l’ensemble de la série… et mon sentiment demeure semblable à celui éprouvé à l’époque : cette série ne me convainc pas.

Tout d’abord, les dialogues sont lourds et trop présents.
Ensuite, l’héroïne est vraiment très caricaturale. Je peux comprendre le plaisir de Félix Meynet à dessiner une bombe sexuelle mais celle-ci est tellement convaincue de sa perfection qu’elle en devient irritante.
Son compagnon d’aventure, lui, ne me fait pas rire alors que c’était là son rôle. Le binôme fonctionne en effet à la manière de Natacha et de son complice Walter, mais (et on en revient au point 1) les dialogues sont vraiment indigestes et les gags vraiment insipides.

L’histoire est artificiellement complexifiée et les personnages et clans rivaux se multiplient au point d’égarer le lecteur.

Un échec, selon moi.

PS : quelqu’un pourrait me dire ce que vient foutre l’agence pour la protection de l’environnement dans ce bazar ?

PPS : pour ceux qui seraient quand même tentés, l'intégrale offre en bonus quelques illustrations de l'héroïne. De quoi encore un peu profiter de la vue de cette plastique parfaite.

Nom série  Le Coup du lapin  posté le 29/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit livre dénué de textes, composé de gags courts absurdes et noirs ayant pour thème : comment un lapin pourrait-il se suicider avec originalité et (parfois) panache ?

Vous avez dit « étrange » ? Ҫa l’est, mais c’est surtout très décalé et Andy Riley fait montre d’une grande créativité dès qu’il s’agit de découper, électrocuter, poinçonner, noyer, étouffer, trucider, charcuter, massacrer, écraser ses suicidaires amis à longues oreilles.

Le style graphique est minimaliste mais convient bien au genre. Mal dessiné mais expressif, l’accent est mis sur l’idée saugrenue plutôt que sur la beauté du rongeur avant la mise à mort, et, honnêtement, ça me convient très bien ainsi.

Pas mal du tout. Et merci Pierig pour le conseil de lecture (idéal à 1h du matin après une soirée bien arrosée).

Nom série  Chambres Noires  posté le 29/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un savant mélange des genres !

La première chose qui marque dans ce récit, c’est son style graphique. Expressif en diable, résolument moderne dans le trait mais pourvu d’une colorisation qui le rend désuet, ce style dote la série d’un ton, d’une âme. Directement, je me suis dit que Tim Burton ne devait pas être bien loin (pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, les enfants de la séries me faisaient penser aux délurés gamins de « l’étrange Noël de Mr Jack »). Ce style est expressif, très dynamique, beau et décalé : une franche réussite.

Puis vient l’histoire. Et là, on peut dire que son auteur, Olivier Bleys, ne s’est pas contenté du minimum syndical. Ce scénario fourmille de joyeuses trouvailles, entre les introductions en deux pages littéraires, les professions familiales farfelues, l’enquête policière et la surprenante apparition de la pierre philosophale. Quelle richesse, quel délice. On sent là derrière un réel travail d’écrivain capable de créer un univers, de développer des personnages, de doser ses effets… et de garder tout du long une ligne directrice.

Constamment, l’équilibre est trouvé entre l’humour et le drame. Le premier l’emporte mais les auteurs parviennent à nous faire ressentir que le deuxième se tient tapi dans l’ombre.

Une de mes meilleures lectures de cette année, ni plus ni moins.

Nom série  Le Pendule de Foucault  posté le 29/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pendule de Foucault est bien dans la lignée des anciennes œuvres fantastiques de Didier Convard. On retrouve en effet certains tics de construction déjà présents dans « Les Huit jours du diable » ou encore dans « Chats » : un univers post-apocalyptique consécutif à la bêtise de l’homme, un langage au vocabulaire différent (ici, toutes les notions de temps sont transformées en « segments »), une opposition très manichéenne entre le bien et le mal et un style d’écriture très emphatique en sont quelques exemples. Et parmi ces quatre tics cités, le second est de loin celui qui m’énerve le plus. D’une part, je n’en comprends pas l’intérêt. D’autre part, je trouve étrange que cette modification du vocabulaire ne touche que ce domaine spécifique.

Le scénario n’est pas désagréable à suivre même si de grosses facilités scénaristiques apparaissent de ci de là (par exemple, une grotte disposant de deux issues connues de ses occupants occasionnels mais dont une seule est gardée, pourquoi ?)

Le pendule de Foucault n’est finalement que peu présent dans cet album mais son emploi est original. Il retrouve ainsi toute sa dimension scientifique dans ce monde redevenu obscurantiste.

Le dessin, lui, est d’une belle qualité. Le trait est fin, dynamique et expressif au besoin.

Il s’agit d’un one-shot mais l’univers mis en place aurait pu servir à de plus nombreux volumes. La fin m’est même apparue un tant soit peu précipitée. D’un autre côté, je pense que je me serais vite lassé de cet univers.

A réserver aux amateurs de récits à l'ancienne tant j'ai là le sentiment que Convard nous a ressorti un vieux projet depuis longtemps oublié sous une belle couche de poussière. Ce qui donne un nouvel album qui sent déjà le moisi.

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