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Nom série  Martha Jane Cannary  posté le 16/09/2010 (dernière MAJ le 24/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une très bonne narration, c’est la première chose que je soulignerai. La vie de Calamity en devient passionnante. De plus, Christian Perrissin a l’art de créer du suspense avec un rien. Par exemple, le début du deuxième volet commence quelques années après la fin du premier volet. On retrouve alors Calamity Jane dans une ferme en compagnie de cinq autres personnes … dont son propre enfant. Comment est-elle arrivée là ? C’est la question ! En lisant la vie de Calamity de manière linéaire, jamais ce genre d’envie de savoir n’aurait germé dans mon cerveau. Ici, ma curiosité est titillée, Perrissin me garde en éveil !

Je rajouterai encore que Christian Perrissin s’applique à nous donner une vision d’ensemble du Far West de l’époque. Cet aspect historique et géographique est très intéressant et permet vraiment d’ancrer le personnage de Calamity dans une époque, un lieu et un contexte … et cela grandit encore l’anachronisme du personnage. Ces pages sont, cependant, un peu plus pénibles à lire mais, à mon avis, indispensables à la réussite de la série.

Du point de vue du dessin, je suis moins emballé. Je trouve le travail de Matthieu Blanchin d’une incontestable qualité mais je n’aime pas ce style « gribouillé ». Pourtant, le trait reste toujours lisible et ne manque pas de dynamisme. En plus, il est expressif. En fait, ce sont surtout les visages en gros plan qui me dérangent tandis que les silhouettes esquissées finissent par vraiment me plaire. Toutes ces qualités font que ce dessin n’est pas un frein à mon envie de connaître la fin de l’histoire mais, sans cette accrocheuse narration, j’aurais certainement déjà abandonné la série.

La fin, enfin, est touchante. Voir Martha Jane partir ainsi sur son fidèle compagnon d'aventures a presque réussi à m'arracher une larme. Un très beau portrait, vraiment !!

Nom série  Scotland Yard  posté le 23/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé le scénario très pauvre, surtout au niveau de l’enquête policière qui se résume à très peu de choses. Le théâtre, lui, est plutôt intéressant mais à force de reprendre des personnages connus, les auteurs ont réussi à me saouler. Je ne les ai pas comptés mais il doit bien y avoir 10 à 15 noms connus parmi les personnages de ce premier tome, et cela va de Lestrade à Bram Stoker en passant par l’inévitable Sherlock Holmes.

La narration n’est pas mauvaise mais manque parfois de clarté et de tranchant. Je me suis parfois emmêlé les neurones entre les différents protagonistes, problème encore accentué par un dessin manquant lui aussi de précision à plusieurs occasions.

Enfin, il y a un instrument de torture qui m’a furieusement fait penser à celui utilisé dans un western parodique (les mystères de l’Ouest, pour être précis) mais l’ambiance qui règne dans cette série est à l’opposé même de l’esprit dudit film, d’où décalage et étrange sentiment à la lecture.

Bref... je suis pas convaincu...

Nom série  L'Autre Monde - Cycle 2  posté le 08/07/2011 (dernière MAJ le 23/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup, j’ai longuement hésité avant de me lancer dans ce second cycle… pour finir par craquer. Je ne le regrette pas même si je trouve ce premier tome relativement convenu.

Avant toutes choses, il faut savoir que la lecture du premier cycle est chaudement recommandée avant de se lancer dans ce diptyque. Les références aux particularités de cet autre monde sont souvent sous-entendues et le lecteur novice risque d’être quelque peu décontenancé devant certaines situations.

Le dessin de Florence Magnin est toujours aussi agréable à l’œil. Son aspect démodé rappelle les vieilles illustrations de livres de contes de fées, ce qui convient parfaitement à cette série. La composition des planches est agréablement travaillée. Les personnages sont bien typés et facilement reconnaissables. Les mines sont expressives. Les décors sont travaillés et bien souvent tout simplement superbes !

L’étrangeté de cet autre monde demeure attirante mais ce récit est plus sombre (sans tomber dans le dramatique) et plus prévisible (du moins jusqu’à présent) que ce que j’espérais. Le ton volontairement désuet et badin permet de conserver le côté décalé des débuts. Ce décalage demeure l’atout principal de la série à mes yeux.

Je lirai sans nul doute la seconde partie du diptyque avec avidité. Pour l’heure, du fait du côté prévisible de l’intrigue dans sa progression, j’hésite entre le « pas mal du tout » et le « franchement bien ». Parce que le risque de décevoir était élevé et que les auteurs ont tout de même réussi à me séduire, j’opte pour le franchement bien… en espérant une conclusion surprenante, amusante et décalée (oui, je sais, je suis exigeant).
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Mise à jour pour le tome 2 :

Une petite déception que ce deuxième tome. A mes yeux, il se résume bien trop à un catalogue des différentes représentations de l’enfer selon les religions terrestres. L’intrigue, elle, devient totalement secondaire, voire inexistante. Quant à l’humour, et bien, force m’est d’avouer que je n’y ai pas du tout été sensible. Reste le plaisir de retrouver des personnages que j’ai appris à aimer dans un premier cycle tellement enchanteur, et celui que me procure le trait soigné et féérique de Florence Magnin.

Mais, franchement, je m’attendais à plus d’originalité dans cette représentation des enfers…

Nom série  Blast  posté le 04/02/2010 (dernière MAJ le 23/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après lecture des trois premiers tomes de la série, je réalise combien celle-ci est finalement parvenue à s’imposer à moi. Pourtant, le personnage central est loin d’être attachant… mais quel charisme, quelle sublime dégénérescence dans son déni de lui-même ! Voilà un personnage tellement répugnant par plus d’un aspect, tellement à côté de la plaque et à côté de ses pompes, tellement en quête d’une mort libératrice qu’il souhaite telle un orgasme (ce fameux « blast » qu’il ressent dans des situations extrêmes (abus d’alcool ou de drogues, passages à tabac, …)), tellement abject et pitoyable mais si totalement assumé qu’il en devient touchant.

Au-delà de ce profil, je ne sais toujours pas ce que Larcenet veut raconter à ses lecteurs. Voit-il dans cette série une occasion de parler de la dépression, une occasion de nous ouvrir les yeux face à des existences vouées à l’autodestruction ? Je ne saurais dire… mais force est d’avouer que je lis cette série avec intérêt.

Enfin, il y a cette intrigue de départ dont j’aimerais connaître le dénouement.

Et puis, il y a le travail graphique. Trois styles différents, l’un gris et terne pour le quotidien, l’autre coloré et enfantin pour les « blast », le dernier à l’image des passages qu’il illustre : torturé et maladif. Cela ne laisse pas de marbre et des réactions de rejet sont à craindre, mais ces styles conviennent parfaitement au propos, et ça, c’est ce que je recherche prioritairement en matière de dessin de bande dessinée : un style qui convient au récit et le nourrit. Il y a juste ces nez plus proches de becs d’oiseaux dont l’auteur dote ses personnages pour me faire tiquer. Bon, à force, on s’habitue mais je ne comprends pas l’intérêt de pareilles déformations.

Enfin, chaque tome est incroyablement riche en terme de pages, ce qui explique le prix plus élevé de ces albums. Mais, bon, honnêtement, 23 euros pour 200 pages, c’est pas volé du tout ! Et pour ceux qui craindraient une production lente étant donné la taille des tomes, qu’ils se rassurent : jusqu’à présent Manu Larcenet tient le rythme d’un tome tous les 18 mois.

En résumé : une série étonnante, dérangeante, peu ragoûtante mais aussi très prenante.

Nom série  Z comme don Diego  posté le 02/05/2012 (dernière MAJ le 23/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série d’humour crétin. En quelques mots voici ce que j’ai découvert.

Certains gags font mouche, d’autres tombent à plat. Dans l’ensemble, c’est plutôt pas mal, surtout quand l’absurde prend le dessus sur la crétinerie.

Originale, la structure qui combine gags en demi-page et histoire complète. Comprenez par là qu’au fil de ces gags, c’est vraiment à une longue histoire que nous avons droit. Bon, c’est pas le truc le plus élaboré qui soit mais c’est tout de même bien original.

Le dessin est rond et ultra expressif. Il convient bien à ce genre de série même si, à titre personnel, j’aurais préféré un peu plus de soin pour les décors (qui sont ici réduits au stricte nécessaire).

Inégal mais à suivre tout de même.

Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : rien de changé ! Celui-ci est bien dans la lignée du précédent… avec toujours le même problème pour moi : un gag qui me fait bien rire peut être suivi par quatre pages insipides au possible. Je n’ai pourtant pas hésité longtemps avant d’acheter ce deuxième opus car c’est une lecture distrayante et vide-cerveau comme j’aime m’en offrir de temps à autres à l’heure du coucher. Achat non déconseillé, donc.

Nom série  Prunelle  posté le 23/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une lecture assez pénible pour moi.

D’une part, je trouve l’humour trop enfantin pour plaire à un vieux débris dans mon genre. D’autre part, je trouve les livres longs (plus de 70 pages) et bien chargés en texte… ce qui risque de décourager plus d’un jeune lecteur. En résumé : je me demande un peu à qui cette série est destinée.

Le dessin, lui, est dans la lignée d’un Kerascoët. Les amateurs du genre devraient apprécier… mais je n’en fait pas partie. Le trait manque de rondeur à mes yeux tandis que les décors manquent de profondeur.

Bof, en somme…

Nom série  Blanche Neige (Ankama)  posté le 22/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avoue ne pas avoir été subjugué par cette version du conte. Certes, le fait qu’il soit ici plus noir et plus adulte n’est pas pour me déplaire mais, bon, cela reste tout de même assez convenu, comme adaptation.

Ce qui m’a surtout déçu, c’est un final expédié où s’enchainent trois, quatre séquences à vitesse grand V et en un minimum de cases (et d’explications). Je reste donc sur une impression négative alors que le récit, par ailleurs, prenait tout de même son temps en début d’aventure. S’agit-il là d’un mauvais calcul dans le séquençage ? Je ne saurais dire mais, pour moi, il y a un manque d’équilibre dans la progression.

Le dessin est agréable mais ne m’a pas marqué outre mesure.

Le cahier en fin d'album n'apporte rien au lecteur que je suis.

Mwouais, pas mal, quoi… mais sans plus.

Nom série  L'Or de France  posté le 22/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit historique sur un sujet intéressant. On assistera durant deux tomes à des luttes d’influence, à des jeux d’espions. Chacun cherche à arriver à ses fins… mais sans produire cette étincelle qui mettrait le feu aux poudres.

J’ai franchement bien aimé l’aspect historique du récit et notamment cette division dans le camp français, entre les partisans de Pétain et ceux de de Gaulle.

La narration est fluide, agréable et restitue bien le climat tendu dans lequel se déroule cette histoire.

Le dessin n’est pas désagréable malgré quelques morphologies « limites ». L’un des personnages, surtout, développe une musculature bien trop importante à mon goût, surtout dans ce style réaliste.

Au final, voilà une courte série qui ne révolutionnera pas la bande dessinée mais qui est bien réalisée et intéressante d’un point de vue historique. Pas mal du tout, en somme.

Nom série  Les Folies Bergère  posté le 22/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je considère « C'était la guerre des tranchées » de Tardi comme un tel chef-d’œuvre que je ne peux m’empêcher de comparer les autres albums se consacrant au même sujet et usant d’une approche graphique similaire à ce sommet. Ce fut encore le cas avec ces Folies Bergères… et j’en suis sorti sur ma faim…

Tout d’abord, l’aspect graphique. Si je n’aime pas la couverture, le contenu m’a plutôt bien plu. Ce style restitue bien le côté crasseux, boueux des tranchées. Il est de plus bien expressif pour les personnages et dynamique quand le besoin s’en fait sentir.

Le scénario, lui, est plutôt étrange puisque Zidrou nous offre une sorte de cauchemar éveillé, avec intrusion d’éléments fantastiques. Folie des hommes due aux folies des dieux, voilà ce à quoi on a finalement droit. Je ne trouve pas cela totalement réussi mais cette approche a au moins le mérite d’être originale. Le style d’écriture est très présent, travaillé et teinté d’une poésie noire bien dans l’esprit de l’album.

Pas mal, en somme, à emprunter à l’occasion… mais je n’ai pas été suffisamment conquis pour en conseiller l’achat.

Nom série  Les Petits Soldats  posté le 15/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’image d’autres, je sors finalement déçu de cette lecture alors que le premier tome était plein de promesses.

En effet, le début du récit nous propose un univers original, un héros immature et attachant, une galerie de seconds rôles très intéressante, un dessin séduisant…

Oui mais voilà, dès feuilletage du second tome, on s’aperçoit que le dessin a perdu de sa finesse. Il est toujours de qualité mais il ne réussit plus à me charmer. Ensuite, l’histoire s’enlise dans les facilités scénaristiques (comme Michelmichel l’a déjà relevé) et la fin n’a pas réussi à me toucher. Elle est en fait trop sombre à mon goût quand je la compare à l’esprit du reste de l’album. En fait l’histoire oscille constamment entre fable grotesque et conte moralisateur… et j’ai vraiment du mal à me faire une opinion sur l’ensemble tant certains passages m’ont plu tandis que d’autres me laissaient totalement indifférent.

Une série étrange, en somme, qui mérite d’être lue mais que je ne conseillerais pas à l’achat.

Nom série  Bourbon street  posté le 30/08/2011 (dernière MAJ le 15/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que voilà une agréable petite surprise ! Certes, ce premier tome ne révolutionnera pas le genre, mais il est rondement mené et intelligemment construit. De plus, la qualité du trait et de la colorisation d’Alexis Chabert ne font que confirmer ma bonne impression.

Mais revenons quelque peu au scénario de Philippe Charlot. Les ingrédients de base sont très classiques puisque nous avons droit à un road movie sur fond de jazz, avec des personnages bien typés et un petit suspense construit sur un événement passé. De cet événement, nous ne savons rien sinon qu’il est à l’origine de la séparation des deux têtes pensantes du quartet. Plus originale est cependant la narration, oeuvre du fantôme de Louis Armstrong devenu confident et « bonne conscience » d’un des musiciens.

L’ambiance et l’état d’esprit sont au rendez-vous et cette lecture m’a donné l’envie d’écouter un de mes vieux disques de jazz. Les personnages sont aussi démodés qu’attachants. Reste que l’intrigue est très basique jusqu’à présent. Mais pour son premier essai, Philippe Charlot montre de grandes dispositions.

Au niveau du dessin, je ne peux qu’une fois encore admirer le travail d’Alexis Chabert, déjà vu sur des séries comme « Taxi Molloy » ou « Rogon le leu ». Le trait est précis, les pauses sont bien reproduites (voir à ce sujet le petit dossier présent en fin d’album), la colorisation un peu « passée », aux teintes chaudes et « poussiéreuses », est en parfaite adéquation avec le thème de la série. Depuis Rogon le leu, l’artiste a gagné en lisibilité et nous offre ici de très belles planches.

Pourquoi seulement 3/5, alors ? Me demanderez-vous. A cause d’un petit manque d’originalité dans l’intrigue, et de la linéarité de ce récit. Il manque jusqu’à présent un réel temps fort, un de ces instants magiques où l’émotion surgit à pleins poumons. Si le deuxième tome devait m’offrir un de ces moments, nul doute que ma cote remontera d’une étoile.

A découvrir, certainement. Et même à posséder si vous aimez ce genre de récit construit sur de vieilles amitiés et ayant la musique en toile de fond.

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Après lecture du deuxième tome, je reste sur un bon sentiment grâce à un agréable final. J’ai cependant trouvé que le début de ce second tome était quelque peu poussif. Pas mauvais mais prévisible et répétitif. Le dessin, lui aussi, m’est apparu un peu en deçà par rapport au premier tome mais demeure d’une belle qualité.

Une série que je ne regrette pas de posséder, en définitive, même si elle ne révolutionnera pas le genre. Mais c’est un bel hommage au jazz et à ces obscurs musiciens en quête d’une gloire versatile.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 24/11/2010 (dernière MAJ le 27/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beau essayer d’éviter de succomber aux multiples déclinaisons de séries à succès que les éditeurs nous fourguent à la louche, parfois (oui, je sais, je suis faible) je craque.

Et comment ne pas craquer devant Kriss de Valnor, une de ces irrésistibles méchantes qui, depuis son apparition dans « les Archers » avait apporté à Thorgal une réelle plus-value ? La série, annoncée en deux volumes, ne pouvait logiquement que s’attarder sur la période précédant l’arrivée de cette attachante garce dans la série mère. Et, de fait, c’est sa jeunesse que les auteurs se proposent de nous narrer. Une jeunesse en tous points conforme à ce que j’imaginais (et ça, quelque part, c’est un peu décevant).

Heureusement, la dimension si particulière de la fantasy de Thorgal est bien présente dans ce diptyque. Cet univers demeure attirant et j’ai lu ce récit sans m'ennuyer (mais sans surprise). De plus, retrouver quelques personnages justement présents dans « les Archers » m’a bien fait plaisir.

Au niveau du trait, je reste sur une impression mi-figue mi-raisin. D’une part, De Vita offre un style proche de Rosinski qui me permet de rester en terrain connu. D’autre part, ses décors et même parfois certains avant-plans manquent de précision et de richesse. L’ensemble m’est donc apparu encore un peu immature mais bien dans la lignée de la série mère.

Achat conseillé pour les amateurs de la série-mère (mais eux ont déjà certainement succombé). Les autres ont tout intérêt à passer par un emprunt, cette aventure, même bien menée, demeurant fondamentalement anecdotique.

Après lecture du tome 2, toutes mes premières impressions se sont confirmées. Le récit est agréable et bien dans la lignée de la série mère. Le dessin est, lui aussi, fidèle à l'esprit des débuts. Ces deux tomes sont donc pleinement recommandables. Par contre, la fin est tellement ouverte qu'elle ne peut qu'annoncer une suite... prévue d'ailleurs, depuis lors.

Bon ! C'est exploiter le filon jusqu'au trognon mais comme Kriss de Valnor est une héroïne que j'apprécie beaucoup, je pense que je vais continuer l'aventure.

Nom série  Trois ombres  posté le 27/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un très beau conte allégorique.

J’ai été touché par cette histoire simple et poétique. Le dessin de Cyril Pedrosa sert merveilleusement le propos. Il s’agit d’un noir et blanc très expressif, faussement naïf et tout en rondeur.

L’histoire est bien menée et il est difficile de lâcher l’album en cours de route. Je regrette juste certaines longueurs dans la seconde partie de l’album. Je trouve en effet que quelques passages allongent inutilement la sauce.

Mais bon, pour l’émotion ressentie, je ne peux que dire « franchement bien ! »

Nom série  Duelliste  posté le 27/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un premier tome que j’aurais presque tendance à trouver trop riche. Il se passe en effet énormément de choses dans ces 46 pages et l’introduction amène en peu de temps bien des éléments.

Ceci dit, ce genre de départ n’est pas dénué d’avantages. En un tome, l’intrigue est bel et bien lancée et nous connaissons déjà une bonne part des protagonistes. De plus, Herzet semble clairement savoir où il veut nous emmener et sa maîtrise du contexte historique me rassure tout en m’instruisant. L’intrigue, elle, est digne des classiques du genre. Duels, complots secrets, alchimistes, espions, intrigantes, gamin des rues futé, tout y est… et même plus ! Le personnage central, un duelliste qui loue ses services, est doté d’une botte secrète « pittoresque » puisque son tuteur est un samouraï. Par ailleurs frimeur et frondeur, il se révèle rapidement attachant mais aussi très convenu (ce qui n’est pas spécialement une critique, nous sommes ici dans un récit de genre et garder certains repères me parait opportun, alors qu’un héros de cape et d’épée ressemble à Fanfan La Tulipe ou à D’Artagnan, cela ne me gêne nullement).

La narration de Herzet m’a, par moment, fait penser à celle de Cothias. Elle manque peut-être à mes yeux d’un peu de spontanéité mais elle se révèle précise et soignée. Le récit est assez bavard et le scénariste n’hésite pas à insérer dans ses dialogues certaines expressions d’époque, mais sans exagération. Un style qui devrait plaire à la majeure partie des amateurs de récits historiques.

Au niveau du dessin, une chose est indéniable : Alessio Coppola est un tout grand talent encore méconnu. Pourtant le début de l’album n’est pas dénué de petites erreurs de mise en scène (il y a notamment une scène d’accouchement en pleine mer et en pleine tempête où, étrangement, rien dans la pièce ne semble soumis aux lois du roulis, jusqu’à un chaudron suspendu qui reste d’une inertie stupéfiante !) mais celles-ci se font rapidement oublier. Le trait, lui, est d’une qualité manifeste dès la première case. Ce style réaliste, expressif, dynamique dans les scènes de duel, soigné autant au niveau des regards des personnages qu’à celui des décors, garde une certaine souplesse et pourrait encore gagner en puissance avec une colorisation un peu plus chaude. Je soulignerai aussi quelques apports plus modernes (comme l’usage du flou artistique, voir la couverture) très bien maîtrisés et qui savent rester discrets. Un style vraiment adéquat pour ce genre de récit et un potentiel qui, je pense, et malgré la déjà grande qualité de ce premier tome, pourrait encore nous réserver de très bonnes surprises à l’avenir. L’artiste n’en est pourtant pas à ses premières armes mais il me semble encore doté d’une certaine marge de progression.

L’histoire est donc lancée et je continuerai à la suivre avec plaisir. J’espère juste que les prochains albums n’apporteront plus autant d’éléments à la fois, quitte à étaler l’histoire sur plus de tomes, afin de laisser à ce récit le temps de se développer et à ces multiples personnages le temps de se révéler.

Pas mal du tout, en résumé… et surtout avec une marge de progression prometteuse !

Nom série  Les Brumes d'Asceltis  posté le 26/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
De l’Heroïc Fantasy très classique et bien dessinée.

Les multiples clans, tribus, dieux ont par moments inutilement compliqué ma lecture mais, dans l’ensemble, le voyage fût plaisant. Ceci dit, l’histoire ne comporte tout de même pas grand-chose d’original. Tout au plus, quelques petites trouvailles comme le pouvoir d’Elya, parviennent à aiguiser mon attention.

Les personnages, exception faite d’Elya (à nouveau), manquent généralement de charisme même si certains évoluent intelligemment en cours de route.

Le final est un peu expédié et je ne suis pas surpris de voir sortir une version longue du tome 4… mais je ne l’achèterai pas pour autant !

Quant à la suite, je n’en fait pas une priorité d’achat. En fait, je me demande ce qu’un nouveau cycle pourrait bien apporter en plus par rapport à ce premier déjà très classique.

Nom série  L'Affaire Charles Dexter Ward  posté le 26/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une adaptation correcte du roman de Lovecraft. Malheureusement, je ne trouve pas que le style propre et élégant de Culbard convienne pour illustrer ce genre de récit glauque, moite, sulfureux.

Le découpage, lui, est tout ce qu’il y a de plus correct. Les principales péripéties du roman se retrouvent dans l’album. Le crescendo dans l’horreur est conservé. La narration est fidèle à l’esprit du roman.

Techniquement, l’album est donc bien fait mais je n’ai pas retrouvé l’ambiance chère à Lovecraft et, comme je le disais au début, je pense que cela est principalement dû à ce trait trop élégant et trop propre (mais qui, par ailleurs, convient à merveille dans les adaptations de Sherlock Holmes, voir « Une histoire illustrée de Sherlock Holmes » pour s’en convaincre).

Nom série  Un peu de bois et d'acier  posté le 15/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la lecture du précédent album de Chabouté, j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus tant ce récit m’avait déçu. Et puis…

Et puis, j’ai vu ce projet et cette idée toute simple de conter le quotidien d’un banc public. Et je me suis dit que ce genre d’histoire, c’est ce que je préfère chez Chabouté !

Et puis j’ai lu les premières planches, j’ai aimé le soin accordé à la mise en page… Je ne voyais pas encore ce qu’un album entier pourrait donner mais je me suis mis à saliver…

Et, dès la parution, je n’ai pas résisté.

Et c’est tant mieux !

Avec ce récit, Chabouté renoue avec le muet. La mise en page est aérée, le découpage soigné. Et tandis que les pages défilent, ce sont de multiples instants de vie que nous, lecteurs, happons. Notre regard se fait voyeur. Ces vies nous touchent… alors que nous n’en voyons que d’éphémères fragments.

Dieu que c’est bien fait !

Chabouté excelle dans ce noir et blanc sans nuance, dans cet art de saisir un regard, dans cette maitrise de la pose. Et si, bien vite, on imagine ce qui attend certains des usagers de ce banc public, l’humanité qui se dégage du récit est telle que jamais je n’ai été déçu (malgré quelques clichés).

Un récit original, vite lu malgré sa taille mais que je relirai encore souvent. Un poil en dessous de « Tout seul » mais un album qui me réconcilie pleinement avec son auteur. Des comme ça, j’en redemande !!!

Nom série  Bomb Road  posté le 15/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je n’ai pas accordé un 4/5, cela s’est joué à peu de choses. En fait, c’est surtout la narration par moments « cliché » qui m’empêche de monter encore la cote.

Car, pour le reste, je n’ai presqu’aucun reproche à formuler. J’ai apprécié le fait que cette série délaisse les deux conflits les plus exploités par le petit monde de la bande dessinée pour se consacrer à la guerre du Vietnam. J’ai trouvé la technique du flash-back certes très classique mais bien exploitée. J’ai aimé l’approche choisie par Michel Koeniguer qui a permis au lecteur que je suis de se plonger au sein même d’une escadrille tout en ayant un aperçu d’ensemble du conflit et, surtout, de l’évolution négative de celui-ci. L’auteur, en trois tomes, illustre intelligemment trois époques du conflit, ce qui permet donc de voir les mentalités évoluer. J’ai également ressenti du respect de la part de Koeniguer vis-à-vis de ces pilotes et des militaires en général. Enfin, l’emploi de nombreux termes militaires risque peut-être de désarçonner quelques lecteurs (malgré le lexique de début d’album) mais je trouve que ce souci de véracité constitue lui aussi un plus pour la série.

Avec ces qualités, la série plaira certainement aux amateurs du genre mais risque de laisser sur sa faim le lecteur qui aurait voulu découvrir un récit à la « Deer Hunter » (voyage au bout de l’enfer, en français…) Ici, les pires travers du conflit ne sont pas abordés et les personnages principaux se comportent en professionnels de la guerre, avec rigueur et apparente froideur (mais non sans émotions).

Enfin, le dessin de Koeniguer est d’une belle qualité tant pour les engins que pour les personnages (même si ceux-ci peuvent paraître un peu « glacé » à l’occasion). Les décors ne sont pas négligés et eux aussi semblent s’appuyer sur une documentation précise.

Une belle réussite dans cette catégorie. Certainement à lire et même à posséder pour les amateurs du genre !

Nom série  Saison brune  posté le 14/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j’ai vraiment apprécié le travail de recherche effectué par Philippe Squarzoni, si j’estime que la question du changement climatique mérite qu’on s’y attarde, si mettre à portée du plus grand nombre ce type de débat technique est à mes yeux une nécessité, j’ai tout de même quelques critiques à émettre vis-à-vis de cet album.

Tout d’abord, l’abondance de données chiffrées entraine quelques confusions… qui elles-mêmes jettent un certain discrédit sur les propos tenus. Comment interpréter la différence chiffrée énorme qui existe entre les 7 tonnes d’équivalent carbone rejetés par an et par américain annoncé par l’auteur page 161 (2ème case) et les 20 tonnes de CO² par an et par américain annoncés par Geneviève Azam (une économiste altermondialiste dont je ne critiquerai certainement pas les compétences mais aux convictions politiques très marquées) page 443 (1ère case) ? Peut-être ne s’agit-il là que d’un problème de langage (l’équivalent carbone n’est pas le CO² ?) mais ce genre de différence me pose question. Idem lorsque l’auteur dit d’une part qu’un français rejette 2,7 tonnes d’équivalent carbone par an et qu’il faudrait diviser ces rejets par 4 pour limiter au maximum les conséquences climatiques (pages 162 et 163) et que d’autre part il déclare que le plafond acceptable est actuellement de 500 kg de CO² par an et par personne (page 193, entre autres). Le lecteur que je suis ne peut que se demander comment 2700 divisés par 4 peuvent égaler 500… L’erreur est tellement grossière qu’il doit y avoir une explication qui m’échappe. Çà et là se glissent encore des divergences du même type dont je ne sais si elles sont dues à un problème de langage ou à une approximation chiffrée.

Ensuite, Philippe Squarzoni, s’il en parle (page 197), ne tient que très peu compte des problèmes dus à la croissance démographique. Cet axiome (la population mondiale) est pourtant un levier incroyablement dramatique dans l’analyse climatique mondiale, ne fusse que par son impact sur l’épuisement des ressources. Entre 1900 et 2000, les émissions dues à l’homme sont passée de 500 millions de tonne à 7,200 milliards. Dans le même temps, la population mondiale s’est multipliée par 4 ! Certes, cela n’explique pas tout mais tenir compte de cet axiome permet d’envisager d’autres pistes de réflexion (si la population mondiale avait été stable durant le siècle passé, pour arriver à cet équilibre climatique un Français devrait réduire ses émissions de 2,7 tonnes à 2 tonnes, ce qui parait déjà beaucoup plus réalisable). En fin d’album (et c’est la partie que j’ai le moins aimé), l’auteur donne la parole à des membres d’ATTAC (un mouvement altermondialiste composé de personnes certainement très compétentes mais politiquement très orientées « communisme mondial », ce qui à mes yeux est une utopie aussi joyeuse que le village schtroumpf). Pourquoi ne pas avoir donné la parole à d’autres, en général, et aux adeptes du malthusianisme en particulier ? Il y a là, je crois, et au vu du sérieux montré par l’auteur dans son analyse, une volonté politique d’occulter cet aspect (ou du moins, de le minimiser)… que je ne comprends pas.

Pour le reste, je n’ai qu’un mot à dire : chapeau ! J’ai beau émettre certaines critiques, je suis tout de même très content de mon achat. Le livre se lit bien, beaucoup d’aspect sont abordés (j’ai particulièrement apprécié les chapitres traitant des puits de carbone et de la migration écologique) et l’album parvient à susciter la réflexion du lecteur. La structure permet d’insérer des respirations avec toute une réflexion sur la naissance, la vie et la fin d’une histoire, réflexion mise en parallèle avec la naissance, la vie et la fin de notre « histoire » telle qu’on la connait.

Enfin, comme je partage totalement le désespoir de l’auteur face à cette situation (comme lui, je ne crois pas que l’humanité va changer de comportement), j’ai beaucoup aimé ses réflexions propres face au problème.

Pas parfait mais sincère et, dans l’ensemble bien documenté. Pas mal du tout, en somme, et certainement à lire.

Nom série  Notre dame des silences  posté le 11/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Recueil de nouvelles SF signées Rodolphe, cet album m’est apparu assez fade. L’ensemble des histoires a en effet assez mal vieilli, perdant au fil des ans son caractère « visionnaire »… qui devait déjà être très prévisible à l’époque de la sortie de l’album.

L’étroitesse du format empêche tout développement tandis qu’il manque un lien fort entre ces différentes histoires. En résumé, ça se laisse lire mais ça ne marque pas.

Le dessin de Serrano est froid et raide mais bien lisible. En fait, je le trouve très typé « années 80 » et par conséquent assez démodé.

Dispensable même si j’ai déjà lu pire…

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