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Nom série  Le Fils de son Père  posté le 19/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note 2,5.

Après cette lecture je suis partagée. Tout d’abord sur la forme, très belle, le graphisme est excellent, même si j’ai préféré certains styles à d’autres, l’ensemble est superbe, il n‘y a pas une seule fausse note. Ensuite sur la façon de présenter les différents événements et périodes de la vie d‘Olivier, c’est parfaitement et intelligemment mené, malgré une grosse lacune, dont je parle ci-dessous dans le spoiler. C'est très attendrissant et avec de bonnes trouvailles scénaristiques, comme par exemple les toiles d’Olivier qui reprennent les motifs de certains objets de son enfance. Olivier est apparemment l’auteur lui-même si j’ai bien compris.

Et puis vient le discours de fond, et là ça m’a agacée…, discours de fond juste éludé d’ailleurs, comme si en parler était encore tabou.


SPOILER, impossible de parler de cette partie de la BD sans en parler ouvertement.
Lorsque j’ai su pourquoi le fils était brouillé avec son père, parce qu’il avait une maîtresse, et même si c’est désagréable pour un enfant d’apprendre que l’un des ses parents trompe l’autre, une fois arrivé à l’âge adulte, il peut tout au moins comprendre ses motivations. A mon avis je pense que l’auteur n’en dit pas assez et il y a forcément autre chose derrière l'infidélité de ce père qui mérite autant de rancœur, sinon ce trop plein de ressentiment me semble franchement puéril et disproportionné. En fait il manque une partie du récit, il manque le discours du père, comment comprendre si on n’a pas l’avis des deux parties ?

L’auteur reprend cette jolie phrase de Ferrat en guise de prologue : « nul ne guérit de son enfance », j’ajouterai que si on ne guérit pas on peut au moins tout faire pour ne pas se vautrer dans les mauvais souvenirs, mais comme l’histoire est bancale et qu'on ne la connaît pas dans son entier, il est impossible de se faire une idée juste.

Par ailleurs, je ne vais pas m’étaler sur un discours concernant la fidélité sur un site où participent au bas mot 80% d’hommes… à bon entendeur…
FIN SPOILER


Conclusion, je suis contente de l’avoir lue, les enfants sont touchants et la plupart des adultes aussi. Par contre, sachant de quoi il en retourne et qui gâche une bonne partie du plaisir de lecture, une seule sera suffisante.

Nom série  Gaki  posté le 12/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une histoire fantastique assez plaisante à lire mais qui s’adresse peut-être un peu trop aux adolescents, à moins que cette impression ne soit due à l’esprit manga très présent et à la petite touche de naïveté qui l’accompagne et qui fait qu’en tant qu’adulte ça m’a agacée par moments. Il faut dire aussi que les personnages principaux sont des ados, bien qu’il y ait en parallèle une enquête policière qui lui donne un aspect moins gamin. La fin est très intrigante, on se retrouve dans un monde futuriste où évoluent des robots et ça par contre c’est le genre de scénario que j'aime. Les personnages ont des personnalités différentes ce qui est appréciable, certains sont attachants et d'autres franchement énervants. J'attends la suite en espérant que ça ira plus vers un récit adulte qu'adolescent.

Le graphisme est typé manga, le trait est fin, c’est détaillé, avec un beau mouvement et de belles perspectives, le tout joliment coloré. Les personnages sont grands, on a donc l’impression de faire partie de l’histoire. Le découpage est aussi original.

De plus la bd n'est pas avare de pages et même si elles ne sont pas toutes très bavardes, le prix est finalement assez modéré.

Nom série  Wakfu Heroes  posté le 08/05/2010 (dernière MAJ le 11/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas Wakfu la série d'animation, j'ai donc lu ce récit sans arrière pensée ni comparatif possible. J'ai beaucoup aimé le monde dans lequel évoluent les personnages, très fantasy et en même temps dans un genre manga très stylé, il n'y a guère que le personnage de Miranda que j'ai trouvé par moments un peu agaçant, une midinette qui fait juste office de potiche même si elle apporte une bonne dose d'humour avec son caractère très félin. L'histoire en elle-même n'est pas des plus originales mais l'univers graphique et la personnalité des personnages lui donnent un je-ne-sais-quoi d'envoûtant. Il y a aussi beaucoup d'excellentes répliques, pas forcément hilarantes mais qui font mouche à chaque fois. La question que je me pose à présent est de savoir si la suite reprendra ces mêmes personnages où si elle passera à autre chose, la fin laisserait croire la première hypothèse et c'est ce que j'espère. J'attends la suite pour peut-être passer à 4 étoiles.

Je viens même de découvrir à l'instant qu'il y a déjà une autre série Wakfu, Les larmes de sang, que je vais m'empresser de me procurer.

PS : Un prix ultra modéré pour 72 planches et un bel objet à mettre dans votre bibli !


Mise à jour

Finalement j'enlève l'option d'achat et j'arrête là la série, car ce premier tome est considéré comme une histoire complète et m'a laissée sur ma faim.

Cette série est à réserver aux adeptes de l'univers du jeu.

Nom série  Le Trop Grand Vide d'Alphonse Tabouret  posté le 11/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’objet est assez joli avec sa couverture en relief et son papier de bonne facture, mais il est relativement difficile de lui trouver réellement d’autres qualités, en dehors d’avoir eu une bonne idée de départ qui n’aboutit qu’à peu de choses. J’avais lu les premières planches en preview sur un autre site et ça m’avait intriguée, je pensais que le petit Alphonse Tabouret allait vivre de fantastiques et inoubliables aventures, mais en dehors de rencontrer quelques personnages atypiques et de se construire une personnalité, l’aventure est plate et l’histoire oubliée dès la bd refermée.

L’auteure parle de solitude et je trouve le résultat moyen, déjà parce que les personnages s’arrêtent au cadre de la bd, des coups de crayons couchés sur papier, ils n’ont aucune réalité et ne sont absolument pas attachants, dans ce cas comment ressentir une quelconque empathie envers eux ? Le tome 1 de Matière fantôme m’avait prise aux tripes sur ce sujet, mais ici c’est juste naïf et creux, un peu comme si ça s’adressait à de petits enfants. Alors pour eux c’est peut-être intéressant, un dessin ultra épuré accompagné d’une narration justement très enfantine, certes au début elle est très jolie mais elle finie par fatiguer. Les jeux de mots sont trop basiques et parfois se posent sans rapport avec les évènements, juste histoire de les caser quelque part…, de narration simple elle devient simpliste.

Graphiquement, c’est le genre de style qui doit être impérativement accompagné d’un scénario béton afin de combler son immense vide. Il donne l’impression d’avoir été fait sur le coin du table ou presque, car il reste propre et le lettrage travaillé. C’est un peu à la portée de tout le monde, en dehors du cadrage varié d’où ressort un certain professionnalisme, le dessin en lui-même est complètement amateur.

Pour conclure cette lecture ravira certainement des lecteurs, déjà parce que le personnage principal est un genre de gosse qui apprend la vie et ce genre de scénario à tendance à toucher les gens. Pour ma part ça m’a laissé indifférente et je m’y suis ennuyée, le discours est sur le fond et sur la forme excessivement naïf à mon goût.

Nom série  Où le regard ne porte pas...  posté le 13/10/2008 (dernière MAJ le 09/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Visuellement les deux tomes sont superbes, les visages anguleux sont expressifs et ont été bien vieillis, on reconnaît les personnages du premier coup d'œil ; les corps bougent avec aisance et les décors sont très fouillés. Le dessin présente quelques petites disproportions, mais là où certains y verront un défaut je n'y vois que du charme. Les couleurs ont la gaieté de l'enfance dans le premier tome et deviennent sombres dans le deuxième, plus tragique.
Les planches orangées qui apparaissent au fil des pages sont véritablement saisissantes de beauté.
Le seul regret concerne le visage de Lisa adulte, pas très féminin, il manque de douceur, trop masculin, trop dur, mais peut-être est-ce voulu par les auteurs pour marquer un peu plus sa souffrance.

Le premier opus, préféré par le plus grand nombre de par sa légèreté, son ambiance de bord de mer apaisante et imprégnée de l'insouciance de l'enfance, nous transporte nous aussi sur ces lieux paradisiaques, bien que certains évènements tragiques viennent bouleverser toute cette sérénité. Dans la deuxième partie l'histoire change radicalement de direction et prend un ton dramatique et ésotérique très prononcé.

La narration est tout simplement belle, sans fioriture, enchanteresse. La force de ce récit réside dans ce lien indéfectible qui existe entre les personnages, lien de vie et de mort, d'amour et d'amitié. La fin submergée d'émotion ne finit pas l'histoire, mais au contraire, l'ouvre sur d'anciennes retrouvailles… d'autres lieux… d'autres vies…

Nom série  La Nostalgie de Dieu  posté le 23/06/2009 (dernière MAJ le 09/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rhââ lovely ! Ah Dieu quel vilain garçon ! Et ici il mérite bien sa majuscule ! Sadique, logique, drôle, parfois grossier, ayant réponse à tout et de la répartie à revendre. Marc Dubuisson nous offre un dialogue inoubliable entre un petit être, candidat au suicide, qui décide d'appeler Dieu avant de franchir le pas... Et ô miracle ! Celui-ci lui répond.

Voilà bien un gentil Dieu qui prend le temps de répondre à toutes les questions spirituelles et théologiques que se pose ce petit bonhomme. Ce ne sont évidemment pas les réponses qu'il attendait, misérable petite créature, crédule, candide, innocente ! L'auteur nous démonte pièce par pièce toutes les croyances religieuses avec brio et intelligence, sans jamais se montrer insultant. Je dirais même plus, en gardant bien les pieds sur terre… mais il a certainement dû causer avec Monseigneur, il en parle tellement bien.

Le seul petit bémol est dans le graphisme. Certes il est bien trouvé, avec son petit personnage tout simple fait de trois traits de crayon, qui se révèle très expressif avec juste quelques gestes et quelques regards. Mais au fil des pages il devient un peu lassant, j'ai presque arrêté de le regarder, me contentant de lire les savoureuses répliques. J'aurais préféré un dessin un peu plus élaboré, comme sur la fin de l'album où il est assis dans un fauteuil, avec un petit décor autour de lui et des poses un peu plus variées. Voilà ce qui manque à cet album pour être culte.

Si vous êtes athée ne passez pas à côté de cette lecture, je dirai même qu'elle est indispensable. Si vous êtes croyant vous êtes prié de ne pas la brûler.

Diantre !

Nom série  Caravane  posté le 03/04/2008 (dernière MAJ le 09/11/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout commence à l'ouverture de la Bd, un panel de tous les personnages aussi monstrueux qu'originaux nous est présenté avec leurs noms respectifs. Le dessin aux couleurs directes et chaudes est un ravissement pour les yeux.

L'histoire touche divers thèmes, entre autres l'intolérance et la violence avec par exemple une scène qui nous rappelle le Ku Klux Klan, mais je n'aime pas les discours moralistes, et pour ma part, je ne veux y voir qu'une aventure extraordinaire avec des gens extraordinaires.
L'humour y est omniprésent, on alterne des scènes réellement dramatiques avec de véritables moments de légèreté et de rire.

A noter que Mila, petite fille intelligente et espiègle a un discours et un comportement d'enfant et n'a pas été transformée en adulte miniature, comme cela arrive parfois et qui est très désagréable car pas crédible.

Ce premier album finit en nous laissant la langue pendante par le suspens qu'il nous impose, la patience est de mise en attendant la suite.


Suite et fin
J'ai adoré ce second tome même si le ton est nettement plus tragique et que l'humour s'y fait plus rare. On apprend à mieux connaître les personnages et on découvre de petits nouveaux. Ce tome est très riche en évènements et seul le passage sur le pédophile m'a un peu gênée, mais c'est normal ce sont des situations toujours un peu dérangeantes en soit, par contre la scène ne s'attarde pas et elle passe plutôt bien au final.

Mon seul regret est qu'il n'y aura peut-être pas de cycles à venir, l'univers qu'Olivier Milhiet a créé est immersif et il est bien dommage qu'il s'arrête là. Je me suis beaucoup attaché à Pilou et Mila (entre autres) et ne pas savoir ce qu'ils deviennent me rend triste.

Nom série  L'Appel de la Forêt  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une adaptation de Jack London… qui ne m'attire par particulièrement, j’avoue ne l’avoir lue que pour le toutou et pour la collection « Ex-Libris » que j’apprécie grandement, résultat des courses, je n’ai pas été charmée, tant pis.

C’est une lecture agréable mais qui ne touche pas et qui ne fait pas rire non plus, malgré un dessin et quelques tronches qui pourraient nous le faire croire. J'ai bien esquissé un petit sourire par-ci par-là, mais même pas une petite larme ou un moment d’émotion. Même lorsque Buck se fait maltraiter ou mordre, ça m’a laissée indifférente, alors qu’en général le sort des animaux me touche plus que celui des humains.
Par ailleurs l’histoire est assez répétitive, puisque Buck va se retrouver tête de file des chiens de traineau, on fera donc beaucoup de voyages à travers la banquise, voyages qui se ressemblent tous, hélas. Malgré tout la vie de Buck est bien remplie et pour ceux qui aiment se balader dans ces univers froids ce sera certainement un régal.

Le graphisme est assez joli, à tous les niveaux, couleurs, paysages ou visages, mais il est un peu trop stylé humour alors que le scénario lui est plutôt dramatique, le décalage est trop grand et les émotions prisonnières entre ces deux styles.

Nom série  Cruelle Joëlle  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Cruelle Joëlle » m’a un peu fait penser à Petit Vampire, de par son petit côté noir et le ton par moments un poil adulte. On alterne les situations très enfantines avec d’autres qui ne le sont pas du tout, ça peut surprendre mais c‘est quand même bien vu, l’avantage étant que cette lecture est ouverte à un large public, d'où mon classement en « tous publics » et non pas seulement en « jeunesse ».

Graphiquement c’est super mimi et surtout très féminin, avec une profusion de rose et de rouge, mais ce n’est certainement pas réservé qu’à la gente féminine. Les couleurs sont vives et les visages tout en rondeur, ça tranche aussi avec le scénario qui traite de la mort, mais de façon enjouée, légère et assez humoristique.
Les personnages sont attachants et intéressants, tout d’abord la mère qui est loin d’être parfaite et un peu tricheuse sur les bords, elle distribue les arrêts de mort aux malheureux condamnés ; quant à sa fille, c’est une gamine toute mignonne et sérieuse, les rôles sont presque inversés dans cette famille atypique.
La dernière planche est royale car elle instaure un suspense insoutenable, vite la suite !

J'attends justement la suite pour peut-être augmenter la note, car si c'est très agréable à lire le scénario n'est pas forcément très original, ou tout au moins surprenant.

Nom série  Frankenstein réassemblé  posté le 05/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les histoires courtes sont toujours risquées car elles ont tendance à instaurer une certaine frustration, comme c’est le cas ici.
Ces petits récits prennent racine dans le personnage de Frankenstein s’ancrant dans une certaine réalité par des coupures de journaux en guise de préambule par exemple, ou en faisant une jonction avec d'autres histoires, comme celle de Jack l'éventreur ou de Captain America, la dernière histoire étant un clin d'œil à Louis Pasteur.
Mais on en fait vite le tour car soit ces histoires surprennent mais leur chute arrive à toute allure, soit au contraire elles sont trop convenues, ce qui est le cas pour la plupart.
Finalement la seule véritable chose intéressante est le défilé de dessinateurs aux styles très différents, ils sont tous très bons d’ailleurs, sauf un qui j’ai trouvé vraiment laid, celui de Cédric Pérez.

A réserver aux amateurs de Frankenstein.

Nom série  Margot la folle  posté le 04/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Muriel Blondeau nous livre ici sa propre vision de l’œuvre de Pieter Bruegel : « Margot la folle », ce n’est pas une analyse à proprement parler mais juste une source d’inspiration, en y intégrant des clins d‘œil aux autres toiles du peintre et en lui donnant un petit air de modernité tout à fait excellent.

Le format « Carrément bd » lui va à ravir, l’auteur y fait un découpage original et varié, profitant de chaque petit recoin de ce grand format. La couverture est fort réussie et attirante avec cette Margot en colère brandissant sa grande épée et entourée de squelettes souriants, et pourquoi se marrent-ils ces gueux ?
Le trait est simple, parfois un peu naïf et à la fois anguleux ce qui ajoute une certaine angoisse à cet un univers ultra fantastique. Les couleurs sont dans les tons pastel, parfois peut-être un poil trop pâlottes sur certaines cases.
La seule chose qui me chagrine c’est son lettrage penché, il est certes lisible mais je trouve qu’il ressort trop et n’est pas forcément agréable à lire.

Le scénario quant à lui est original, touchant et bénéficiant d’une sympathique pointe d’humour. Le personnage principal, notre sublime Margot, est atypique puisque ce n’est pas une petite jeune au cul rebondi et aux seins à faire bander un mort, non c’est une femme d’âge mûr, sans être une vieille dame non plus, vigoureuse, déterminée et surtout profondément amoureuse de son Marinus qu’elle ira chercher jusqu’en enfer. Son périple est assez étonnant et fourmillant d’originalités à tous les niveaux, que ce soit dans les personnages ou les situations, j’ai été captivée de la première à la dernière planche. Je suis juste passée outre les quelques mots qu'elle invente et qu'elle met dans la bouche de Margot, ils ont l'air nombreux mais n'empêchent pas la compréhension du texte sans même avoir besoin de consulter le glossaire, on peut facilement supposer ce qu'ils veulent dire.

Les univers de Bosch ou Bruegel m’ont toujours assez impressionnée ou plutôt effrayée, jusqu’à en être rebutée malgré leur indéniable beauté, Muriel Blondeau a réussit à démystifier cette terreur qu’ils m’inspirent. Elle insuffle dans son récit énormément de fraicheur et de gaieté malgré le drame qui se trame en toile de fond. Une excellente production en solo.

Nom série  L'Embranchement de Mugby  posté le 03/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un joli conte de Noël qui tombe à pic, quoiqu’un peu en avance tout de même.
Sorti en collection « Jeunesse » je ne lui trouve pas un ton s’adressant aux enfants mais plutôt aux adultes et c’est ce qui m’a frappée tout de suite. Tout d’abord ce conte concerne le questionnement d’un homme sur son avenir d’adulte ; adulte qui parle comme un adulte ; adulte qui s’adresse aussi la plupart du temps à d’autres adultes ; adulte surtout qui parle de sa vie d’adulte, de ses regrets et de ses espérances… alors la question que je me pose : dans quelle mesure cela peut-il toucher un enfant, même de 10 ans ? Les histoires de grandes personnes ne concernent que les grandes personnes.

Sinon, faisant partie des susdites grandes personnes j’ai trouvé ça très mignon, pour commencer graphiquement c’est un ravissement avec ces sublimes couleurs qui réchauffent le cœur, on a vraiment l’impression de faire partie de l’histoire tant le dessin est attractif et immersif. J’attends déjà avec impatience la prochaine production d’Estelle Meyrand. Le conte est ce qu’il est, comme je le dis plus haut, un conte pour grands mais très touchant. Certes il est relativement vite lu, mais c’est un grand moment de détente moral et visuel, d’autant qu’il n’est pas vraiment triste, même s’il se veut un poil mélancolique.

Nom série  Quarantaine  posté le 03/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note 2,5.

Voilà une jolie bd sur la forme, avec sa couverture argentée et son beau noir et blanc, mais pour ce qui est du scénario c’est franchement léger à l'opposé du son prix, qui lui fait son poids. On n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, d’autant que c’est excessivement peu bavard, donc à moins de rester à regarder les cases, belles mais pas transcendantes non plus, le temps de lecture est ultra rapide.

Le récit se cantonne à la mise sous quarantaine d’une ville moyenâgeuse imaginaire suite à une épidémie de peste, les gens encore non atteint feront tout pour essayer de s’en évader et d‘échapper au fléau. L’éditeur parle de : « (…) métaphore perfide de nos sociétés en crise. Un récit sordide, compromis bancal entre la Peste d’Albert Camus et le Fléau de Stephen King sur fond de Black Métal », bon c’est l’éditeur qui parle n’est-ce pas ? Il faut bien vendre sa marchandise. Sauf que de tout ça il y a bien peu de chose, en dehors de la noirceur des évènements et de certaines personnes gens qui vont profiter de la détresse des gens, situations récurrentes par temps de crise, je n’ai rien ressenti de nouveau et pour ce qui est de la métaphore elle est vraiment succincte.

J'ai été assez tiraillée entre le « bof » car vraiment trop léger et vite lu, et le « pas mal » car c’est beau et pas trop mal traité.

Nom série  L'Ile de Lorose  posté le 03/11/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis tombée sur « L’Ile de Lorose » tout à fait par hasard, la couverture m’a attirée avec ce grand type aux cheveux rouges coiffés en pointe, se tenant debout devant un tombeau où règne un certain bordel. A l’ouverture c’est du noir et blanc, certes j’aurais préféré de la couleur mais le dessin est de bonne facture, et puis surtout… c’est de la fantasy qui m’a l’air bien barrée, et ça c'est pile poil dans mes goûts.

C’est ce matin en postant la série que je découvre que Toshy est aussi le dessinateur de La Métaphore du Papillon au graphisme franchement moyen et aux couleurs laides de laides, c’est à peine si je pouvais y croire tant j’ai apprécié son trait ici, fin, détaillé, au joli noir et blanc contrasté, quel changement ! Même si le format est honorable, une taille au-dessus n'aurait pas été de trop pour mieux profiter du visuel. Je n’aurais pas non plus craché sur la couleur car la couverture est vraiment très belle et nous donne un aperçu de ce qu’aurait pu être la bd colorisée.

Toshy s‘attaque à « L‘Ile de Lorose »  en solo, et la bête a du talent !
Côté scénario c’est une très bonne surprise car il a l’avantage d’aller crescendo, s’il est sympathique au début, une petite histoire surfant sur l’humour et la fantasy mais sans réelle prétention, il devient au fil des pages carrément excellent, ce qui m’a laissée très satisfaite de ma lecture.
Les personnages sont variés, tant au niveau physique que psychologique et tous sont attachants chacun à leur façon. Ils nous sont présentés à tour de rôle ce qui a l‘avantage de nous faire connaître l‘histoire de chacun, même si certaines choses ne sont dévoilées qu'au fur et à mesure de l’avancée du récit. Je regrette juste que les « wabbits » ne soient pas plus présents, ils apparaissent au début et à la fin du récit, pas assez à mon goût.

L'impression de récit décalé et barré s'estompe peu à peu car celui-ci est superbement bien construit et garde toute sa logique. Finalement la chose la plus extravagante ce sont les personnages vraiment originaux. L'humour aussi est de mise, même si l'on ne rigole pas à toutes les planches, c'est avant tout de l'aventure assez noire dans un monde de fantasy en noir et blanc.

Une suite peut-être ? J'en serai enchantée !

Le prix aussi est fort raisonnable pour 157 planches !

Nom série  Carnaval (Manolosanctis)  posté le 28/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier mot qui me vient à l’esprit est : original, tant graphiquement que d’un point de vue scénaristique. Tout d’abord ce qui saute aux yeux : le dessin aquarellé de Akalikoushin est envoûtant et garde une simplicité assez déconcertante, il enrichit ses planches avec, si j’ose dire, presque rien, quelques coups de crayon, quelques coups de pinceaux…, et le résultat est fascinant ! Les tons bleus et violets sont omniprésents, agrémentés de jaune et de marron, quelques simples couleurs qui se mêlent les unes aux autres tout naturellement et dans une harmonie parfaite. Le violet est une couleur que je déteste et pourtant ici l’auteur réalise l’exploit de me la faire apprécier ! J’ai purement adoré les quelques personnages animaliers, le lapin vaut mille fois le détour. Je me suis régalée visuellement, miam ! Encore !

L’histoire, elle, commence de façon un peu hermétique et surtout très onirique, avec comme premier personnage un humain à tête de lapin. Les références à « Alice au pays des merveilles » foisonnent, surtout en première partie du récit, l’auteur instaure ainsi un climat étrange, certainement dans le but de déstabiliser le lecteur et de l’accrocher en même temps. Cependant au fil des pages tout ce qui peut paraître étrange devient évident et finit par s’ancrer dans un réel presque absolu.
On part sur une très intelligente et innovante histoire inspirée d' «’Alice au pays des merveilles » qui mêle le conte à une dictature dans un pays tout aussi imaginaire, mais s’inspirant nettement d’évènements réels, et plus on avance plus le récit laisse de côté la part du conte, et tout ce qui pouvait paraître fantastique ne l’est plus, comme par exemple le lapin qui n'est en fait qu'un masque. C’est un peu dommage sur ce point là, j’aurais préféré rester à me baigner dans le fantastique, d’autant que les histoires d’oppression ne m’attirent pas particulièrement, cela dit c’est tout de même bien vu et surtout extrêmement bien présenté.

L’auteur mêle à tout ceci un récit intimiste, avec les états d’âmes et la vie de se magnifique lapin noir et une touche de polar avec le suicide du prêtre, qui soit dit en passant est représenté par une planche divine et une petite bulle assez diabolique.

J’attends la suite, mais pour l’instant je dirai que c’est excellent.

Nom série  Le Joueur  posté le 28/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut passer à côté de cette bd tant la couverture est attirante et belle, d’ailleurs la collection Noctambule a agrandi son format de 1,5 cm, mine de rien ça semble peu mais ça change tout, les deux autres bds sorties dans cette collection sont nettement moins mises en valeur, ce nouveau format est un minimum au regard de la beauté du graphisme dont cette collection fait preuve.

Loïc Godart, dessinateur de L'Anatomiste nous montre toute l’étendue de son talent, il se met ici aux pinceaux et c’est… merveilleux ! Les couleurs sont juste superbes et magnifiées par la belle qualité du papier. Le dessin est tout en finesse avec des personnages expressifs, aussi ronds qu’anguleux, ce qui prononce leurs caractères complexes. Chaque planche est un ravissement, il n’y a vraiment rien à redire au visuel qui frise la perfection, ou alors simplement… un plus grand format ?

Pour ce qui est de l'adaptation en elle-même, ça plaira ou pas, pour ma part je me demande encore si j’ai été conquise ou pas… même si la lecture est agréable et fluide. Je n’ai pas lu l’œuvre originale mais je pense que Stéphane Miquel a bien retranscrit l’esprit torturé à souhait de Dostoïevski.
Ce qui m’a gênée tout autant qu’attirée, ce sont les histoires d’amour trop présentes ; gênée car c‘est un sujet qui en général ne me parle guère, mais attirée car elles sont exposées comme une addiction ce qui leur donne une toute autre dimension. Les auteurs font vivre à cette horde de personnages, tous plus tourmentés les uns que les autres, des situations conflictuelles avec eux-mêmes et difficiles à gérer, c’est d’autant plus intéressant que cela se passe à une autre époque avec d‘autres mœurs, elles aussi bien retranscrites et qui nous font facilement faire un saut dans le temps.
Par contre j’ai moins ressentit l’addiction au jeu, les scènes de casino ne sont pas assez nombreuses à mon goût.
J’ai préféré la seconde partie, avec l’arrivée de la vieille tante qui insuffle une sacrée dose d’humour à elle toute seule. La troisième et dernière partie manque un peu de développement, quelques planches supplémentaires n’auraient pas été de trop, cela donne un infime déséquilibre au récit.

Au final, un sentiment mitigé...

Nom série  La Frontière  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelle surprise ! Un nouveau Foerster et je n’étais même pas au courant, c’est Noël avant l’heure ! Il nous propose ici une histoire complète, chez Quadrants, au format normal et à la couverture mate de très belle qualité. L’intérieur est tout aussi beau, sublimé par ce grand format qui met en valeur le style si particulier de l’auteur, bien qu’il ait été ce coup-ci plus avare en détails, qui normalement s’éparpillent sur toutes ses planches. Du coup les personnages ressortent plus ainsi que leurs trognes « foerstiennes » si je puis dire. Les couleurs sont chaudes et puissantes mais pas criardes. Même si cette œuvre est un tout petit cran en dessous - en y regardant de près - de ce que fait l’auteur habituellement, elle ravira ses fans quoi qu’il en soit.

L’histoire est elle aussi dans les habitudes de l’auteur, noire, humorisée avec doigté, aux personnages soit décadents soit superbement cons, soit les deux en même temps. J’ai eu un coup de cœur pour Géronima Uranza, gamine d’une douzaine d’années qui m’a immédiatement fait penser à la jeune actrice Chloé Moretz dans « Kick Ass » le film. Elles se ressemblent tout autant dans leur physique que dans leur caractère bien trempé, je suis toujours conquise par ce genre de personnage atypique, attachant et inoubliable. Évidemment les autres protagonistes ne sont pas moins attachants et intéressants, mais sont presque détrônés par ce petit bout de femme en devenir. L’histoire en elle-même n’est pas extraordinaire et ne m’a pas véritablement marquée, un western fantastique qui vient se positionner au milieu de toutes les autres productions du genre, malgré tout la chute recèle tout de même une petite part d'originalité.
C’est surtout très bavard, encore une habitude de l'auteur, mais c'est presque trop par moments, même si écouter déblatérer toutes ces bonnes âmes reste agréable.

L’auteur fait un hommage au western en général, usant du personnage de Billy the Kid et un joli clin d’œil à sa descendance…

PS : Le prix est fort raisonnable pour ces 68 planches et une lecture assez longuette.

Nom série  Pills  posté le 27/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tous les auteurs ont une boulette dans leurs publications - voire même plusieurs - Ozanam et Singelin nous offrent ici la leur et elle est de taille, il y aurait même de quoi se rouler un énorme pétard avec.

Je vais commencer par Singelin que je n’ai même pas reconnu, même si son trait anguleux m’avait vaguement fait penser à son King David, s'il n'avait pas déjà travaillé avec Ozanam, sinon je n’aurais jamais pensé à lui. En ouvrant la bd la première chose que je me suis dite c’est qu’Ozanam se relâchait dans le choix de ses dessinateurs. Et non, il a fait appel à celui qui avait déjà su me ravir.
« Pills » est une compilation d’amateurisme et d’approximations, c’est une véritable catastrophe. Je ne compte plus les cases ratées, au dessin tremblotant ou tout juste esquissé ; les couleurs informatisées aux grands aplats étalés avec facilité, malgré des tons bien choisis, ajoutent à cette impression de dessin fait par un grand débutant, un vrai massacre visuel !

Quant à Ozanam, il me laisse sans voix. Son récit n’est absolument pas crédible et totalement halluciné. Je vous laisse lire le résumé, j’irai à l’essentiel.
Le gros souci se situe au niveau des drogues elles-mêmes, elles ne se contentent pas de vous exploser le cerveau mais ont la capacité d’interagir avec votre physique, certaines peuvent vous dématérialiser, les personnages traversent les murs ! et volent ! et respirent sous l’eau ! Rien que ça ! Juste en croquant un cachet !
Si encore Ozanam avait donné une explication rationnelle et scientifique à la chose, ça aurait pu passer, mais il n’en fait rien, c’est d’une facilité déconcertante, du coup je ne suis pas rentrée dans son « délire ».

Le tout est joué par des personnages qui semblent à peine sortis de l’adolescence et qui parlent dans un français argotique d’il y a 20 ans, c’est franchement pénible à lire. Ozanam ici n’a aucun style, à moins que parler comme les petits zonards soit un style… L’histoire n’avance pas, elle s’éternise sur des scènes à la con d’adolescents à la con. Les tueurs qui sont à leurs trousses ne sont pas crédibles non plus, tout ça est ridicule tant c’est tiré par les cheveux et mal écrit.

Mais ce qui rend ce scénario vraiment mauvais, c’est en le comparant avec ce qu’Ozanam est capable de faire, on peut prendre ici la mesure du gouffre sans fond qu’est « Pills ».

Cela dit je pense qu’elle pourra peut-être (?) trouver son public chez les jeunes et surtout chez les consommateurs de drogues en tout genre qui pourront s’identifier aux personnages, ou qui trouveront excellents les effets de ces drogues improbables.

Nom série  Des Chiens et des Loups  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note 2,5.

« Des chiens & des loups » m’a intriguée sur ses trois premières planches que j’ai lues en librairie et le discours très intrigant du narrateur. Au final c’est agréable mais assez déséquilibré, une première partie trop longue suivie d’une accélération un peu brutale sur la fin ; fin qui d’ailleurs est la partie la plus intéressante du récit, la majorité de celui-ci étant consacrée à l’arrivée de Dieter dans sa nouvelle ville où il doit étudier, ville imaginaire situé dans un pays imaginaire, juste nommé l’Empire. C’est proche de la chronique sociale, dans un style très similaire à celui du Le Désespoir du Singe, une société totalitaire où tout ou presque est contrôlé.
Ici le discours passe essentiellement grâce à l’art et ses codes. Un artiste se révoltera et entrainera Dieter dans sa chute. Viendra ensuite la fuite et les camps de travail, le tout mâtiné d’une histoire d’amour, mais on est bien loin d’atteindre le niveau du « Désespoir du singe ». Le tout est assez fluide et se laisse lire, mais sans que l’on s’attache aux personnages qui laissent indifférents. A noter une case très humoristique, qui est principalement le seul souvenir que je garderai, vous la reconnaîtrez avec son magistral : « merci madame ! ».

Résultat j’ai moins apprécié le dessin car je me suis un peu ennuyée, du coup je me suis souvent contentée de lire les bulles sans prendre le temps de m’arrêter sur le dessin. Le trait est gras et légèrement hachuré, il me rappelle un peu celui de Frederik Peeters. Le noir et blanc lui va bien, je pense que la couleur ne l’aurait pas autant mis en valeur. Un graphisme agréable mais qui ne fait pas partie de ceux que je préfère.

Par ailleurs, malgré ses 92 planches je trouve le prix assez élevé au vu de la rapidité de lecture.

Nom série  De Briques & de Sang  posté le 26/10/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une bd à lire pour la part d’Histoire qu’elle contient plus que pour son suspense, un cran en dessous, c'est essentiellement pour cette raison que je l‘ai classée dans le genre « historique ».

Ce qui frappe en premier lieu c’est le graphisme de David François, assez particulier dans ses visages aux fronts fuyants mais qui ont « de la gueule », malgré que certains aient tendance à se ressembler. Les décors sont à mes yeux fabuleux et retranscrivent parfaitement ce début de siècle, d’autant qu’ils sont faits à partir de véritables documents. A ce sujet, j’aurais vu moins de planches et à la place un petit dossier sur le projet social de Godin qui est la base du récit. Certaines planches sont un peu floues, bien qu’il y en ait peu, à mon avis il y a un petit souci d’impression. Les couleurs sont assez froides et s’accordent avec cette époque finalement bien grise.

Le récit prend racine dans une véritable utopie, celle d’une société parfaite, projet réalisé par l'industriel Jean-Baptiste André Godin, qui au lieu de profiter de sa fortune accumulée suite à la fabrication de poêles en fonte, préféra réinvestir ses profits en créant une ville où tous ses ouvriers purent vivre et qui devinrent au fil du temps, eux-mêmes propriétaires de leur usine et habitation. Leur vie se déroule dans une relative autarcie ayant tout ce qu’il faut sur place, écoles, médecin, piscine, marchants, etc.

C’est dans cet univers très fermé que s’inscrit l’histoire, mais elle souffre de quelques longueurs. Des meurtres ont lieux, il y a enquête policière mais c’est surtout un journaliste de l’Humanité qui va faire la lumière sur tous ces crimes, aidé par une des habitantes. Ce partie du scénario n’a rien d’original, avec ce genre de récit et toutes les productions qui on déjà vu le jour il est difficile de surprendre encore qui que ce soit. Cela dit la lecture est fluide, mais le suspense assez fort au début se délite peu à peu, car c’est surtout le fonctionnement de cette ville « extraordinaire » qui accapare l’esprit au détriment de l’intrigue policière en elle-même, dont la banalité ressort au fil des pages, à peine aux trois quarts de l’histoire, ayant fait le tour de cet univers fermé, j’ai sensiblement décroché. Encore une fois à lire juste pour l'Histoire.

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