|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
La Teigne (Téhy)
posté le
04/10/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Avec « La Teigne » Téhy jette les bases de ce qui fera le succès de deux de ses meilleures séries : Fée et tendres Automates et Yiu. Je précise tout de suite que je n’ai pas eu de soucis de compréhension dans le sens où j’ai immédiatement accepté l’univers dans lequel l’auteur nous jette sans me poser plus de questions, même si les débuts sont un poil étranges ils ne sont pas non plus hermétiques, d'ailleurs les réponses arrivent à temps pour qu’on ne reste pas dans une nébulosité totale. Un des points forts de la série est sa narration, belle et poétique, elle procure un grand plaisir de lecture.
Les deux premiers tomes peuvent se lire comme un diptyque, sans frustration à la fin, celle-ci est racontée en quelques lignes, elle m‘a parfaitement convenu et je suis assez difficile à ce niveau là, car j’aime les histoires bien abouties. Les décors, les visages et l’ambiance générales de Fée et tendres Automates sont bien présentes, surtout dans le seconde tome où l‘on y trouve des cases presque identiques. C’est aussi au niveau scénario que l’on peut faire le parallèle, les deux histoires se déroulent dans un monde futuriste tout en gardant une certaine ambiance de conte, accompagnées de monuments assez impressionnants. Les personnages que l’on croise se ressemblent aussi dans leurs rôles, avec le couple d’amoureux et le dirigeant qui veut les détruire. Évidemment leurs histoires restent très différentes mais avec profusion de points communs.
Le troisième tome est quant à lui source de grande frustration, vu qu’ici l’histoire prend un tournant dont on ne connaîtra pas la chute, même si elle est facile à imaginer. Ce qui saute aux yeux dans ce tome c’est le parallèle avec Yiu et l’histoire qui prend résolument une tournure religieuse, avec encore un personnage principal que l’on pourrait presque confondre dans les deux séries. La façon dont se meuvent les personnages, certains cadrages et décors sont aussi très ressemblants.
En, dehors du fait que la lecture du dernier tome ne sert à rien, sauf pour les inconditionnels de l’auteur ou de ceux des séries suscitées, le graphisme qui est assez plaisant au premier tome se dégrade lentement mais sûrement jusqu’à atteindre le dernier, pas vilain, mais franchement pas réussi, plus grossier, moins détaillé et avec des couleurs moins nuancées, ça m’a un peu exaspérée.
Mais si Téhy veut bien faire le quatrième tome, je serai ravie ! J’aurais facilement mis 4 étoiles si la série avait été finie et d’une qualité constante niveau dessin. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Snuff
posté le
04/10/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Une lecture en dents de scie, il y a des choses qui m’ont extrêmement plu et d’autres que j’ai trouvées trop banales et qui m’ont laissée indifférente.
Pour ce qui est des premières, le fabuleux Ismaël, qui ne sait parler que bibliquement et en latin, et qui envoie au paradis - si Dieu veut bien les accueillir - tous les zozos qui se mettent en travers de son chemin, j‘ai trouvé tous les passages où il apparaît purement jouissifs.
Le dessin aussi est assez attirant, anguleux et jouant souvent sur la bichromie, Xavier Lemmens n‘hésite pas à faire saigner ses personnages sans tomber dans le gore non plus. Les personnages ont de véritables « trognes » et bizarrement c’est Fargo le personnage principal qui a la gueule la plus banale, c’est certes un atout pour le scénario, car il doit se fondre dans la masse, mais c’est plus difficile de s’attacher à lui car son physique n’accroche pas.
L’histoire en elle-même est assez basique pour l’instant, le plus intéressant reste la narration avec des répliques soit amusantes soit vraiment drôles. Très bavarde on a de quoi passer un assez long moment de lecture. Des scènes un peu fanfaronnes alternent avec d’autres plutôt « dérangeantes », celles du tournage des snuff movies, bien que les auteurs n’en montrent pour ainsi dire rien, voire rien du tout, et ne s‘attardent pas sur elles, ça vous remue les tripes quand même.
Ce qui m’a le plus déçue c’est la tournure que prennent les évènements arrivés aux trois quarts, une assez banale course à la vengeance, je ne peux guère en dire plus sans vous en dévoiler les raisons. Je m'attendais à ce que le monde du snuff movie soit plus développé et ce n'est, jusqu'ici, qu'un simple prétexte, le plus gros défaut de cette bd est finalement de ne pas surprendre. La dernière case lance un bon suspense et encore que pour ma part, c’est uniquement parce qu’elle y intègre ce cher Ismaël que j’aime tant.
PS : bizarrement pendant ma lecture je me suis prise à penser à plusieurs reprises à Commando Torquemada, ce sont les mêmes auteurs ! Suis-je bête ! J'ai franchement préféré cette dernière. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Ce premier tome peut se lire comme un one shot, même s’il appelle à une suite, surtout pour ceux qui seraient curieux de connaître les aventures de ces personnages aux super pouvoirs, personnages que l’on ne peut pas forcément qualifier de super-héros, car ils sauvent autant qu'ils détruisent. Et pour ce qui est de me ravir, point de collants et de capes ! Accoutrements qui me font douter de la virilité des super-héros malgré leur excitante musculature et leur « package » éloquent.
Pour l’instant rien de vraiment neuf dans le genre, mais la manière dont est menée l’histoire est assez prenante et le discours à la première personne de Zack me comble, j’adore quand les auteurs me permettent l’accès direct aux pensées intimes des personnages, suivre un récit de l’intérieur est ce que je trouve de plus intéressant voire même de plus d’excitant, comme méthode narrative. Il y a certes beaucoup d’action, ce qui va de pair avec ce genre de récits, mais elle s’alterne efficacement avec des scènes calmes qui lui ôtent un éventuel air de lecture juste bourrine.
J’ajoute une petite remarque personnelle. Dans le vocabulaire des grossièretés le mot « enculé » est certainement celui avec lequel j’ai le plus de mal, et pourtant…, depuis que je lis des bds et surtout des comics c’est à profusion que les auteurs nous le servent, au point qu’aujourd’hui, dans ce comics et sorti de la bouche d’une femme, la nommée Ava Destruction, il me fait enfin sourire et je le trouve presque charmant…
Pour ce qui est du plaisir visuel il est bien présent, ce comics est de bonne qualité. Coloré vivement avec une bonne utilisation du noir intense pour les ombres, qui lui donne un joli contraste. Les visages sont expressifs et les décors en accord avec le reste, ni trop légers, ni trop fouillés, avec de bonnes perspectives. Par contre les cases qui séparent les chapitres elles sont d’une catégorie supérieure, en couleurs directes elles donneraient presque un petit sentiment de frustration, imaginant ce qu’aurait pu être le comics entièrement de cette qualité.
Très agréable lecture, mais qui attendra la suite et éventuellement un peu plus d'originalité pour effectuer un achat. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
La surprise est de taille, je connaissais Etienne Leroux le dessinateur que j‘adore, me voilà bluffée par son talent de conteur, on ne pouvait rêver de meilleure prose pour décrire cette aventure, et quelle aventure ! À mi-chemin entre le conte, l’Histoire et le rêve, on se retrouve immergés dans un univers éthéré, fait de brouillard, de bateaux fantomatiques, de personnages théâtraux, de décors vaporeux, avec une toute petite touche de réalisme, venue d’on ne sait où, à moins que ce ne soit l’attachement presque irrésistible que l’on éprouve pour nos deux voyageurs Alexandre et Louise.
On est inéluctablement happés dans cette course folle à l’insaisissable secret, dont on ne sait absolument rien, mais qu’importe, ce voyage nous est devenu vital, à eux comme à nous. La complicité qui unit ce couple atypique est d’une tendresse absolue, agrémentée parfois de quelques piques bien mérités.
Je n’oublie pas le méchant de l’histoire, dont le nom m’échappe, petit pourceau arrogant qui malgré tout, et grâce à son humour corrosif, n’en est pas moins attachant.
Gare à celui qui prendrait la voie de la distraction lors de sa lecture, car les auteurs font tout pour nous perdre, mais ce n’est que chimère que d’essayer, une fois pris dans le récit, on le suit pas à pas, sans en perdre une miette et en savourant chaque goutte.
Ah ! Et toutes ces couleurs merveilleuses qu’il n’y a pas et que l’on est obligé d’imaginer ! Quel fabuleux plaisantin ce Vincent Froissard qui nous offre du rêve décoloré et tout à fait hypnotique, je ne sais plus si je viens de me réveiller ou de lire un livre magnifique, le souffle coupé par certaines apparitions à la limite du magique.
On attend pas la suite, on la veut ! Et vite ! Excusez mon insolence mais le plaisir ne sait être patient. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
« La mort de Staline », est à prendre au minimum au second degré, les auteurs nous proposent une histoire de la mort du tyran et des jours qui la suivirent sur un ton faussement parodique, alternant constamment scènes drolatiques et sérieuses, ce qui est parfois presque déstabilisant. Cette ambiance presque festive autour du mourant concentre tout ce que le gouvernement peut compter de rapaces près à tout pour gagner le pouvoir, pas un ne manque à l’appel, Khrouchtchev, Beria, Mikoyan, Boulganine, etc. dont seul le nom du premier résonne à mes oreilles. Ce sera l’occasion de parfaire mes connaissances historiques sur cette période de l’Histoire.
Cela dit c’est bien peu pour un premier opus qui se lit très vite malgré ses 56 planches et dont le récit tient en une petite ligne, il faudra attendre la suite pour voir si tout ceci s’étoffe un peu et peut-être investir dans la série.
Ce monde de camaraderie est appuyé par un dessin de Thierry Robin ! Excellent, bien que fort dépouillé dans ses décors. Par contre il se rattrape sur les personnages, leurs visages expressifs et leurs attitudes affichent souvent une bonne part d’humour. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Hollywood
posté le
30/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Note 2,5.
Entre saga familiale et polar, le scénario utilise l’Histoire pour établir ses bases, avec un Thomas Edison dont le rôle n’est qu’un prétexte pour donner du poids au récit, il est converti en voleur, menteur et presque assassin ; ainsi qu’une Calamity Jane, qui elle au contraire n’en a aucun si ce n’est celui d’être la grand-mère d’un des personnages.
L’histoire est rondement menée et ne s’autorise quasiment pas de pauses, ce premier tome est assez riche en évènements, il arrive à nous raconter passé et présent des personnages, aux mésaventures mouvementées et parfois dangereuses. Les déboires amoureux de certains d'entre eux m’ont laissée indifférente bien qu’ils ne soient pas présentés avec mièvrerie. Le suspense est soutenu par une belle machination qui promet pas mal de rebondissements pour la suite. Malgré ses qualités je n’ai pas été emballée, je n’ai pas trouvé attachants les personnages qui sont pourtant intéressants, je lirai la suite mais ne je l’attends pas non plus.
Le graphisme est dans la même veine qu’un Berthet mais avec une ambiance plutôt sombre et des couleurs majoritairement dans les tons marron, il est agréable mais un peu de lumière et diversité dans la colorisation n’auraient pas été de refus. J’ai préféré le style de Malès dans son Hammett par exemple, plus réaliste et nettement plus détaillé. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Mémoires d'un 38
posté le
29/09/2010
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Plus qu'une œuvre exceptionnelle c'est un coup de cœur, car toutes ces histoires courtes ne sont pas foncièrement originales, elles ne recèlent pas vraiment de surprises ou de réel suspense, tout l'intérêt réside dans la manière dont ce P38 nous est présenté. Faisant le lien entre tous les personnages très hétéroclites qui parsèment cette histoire, l'auteur l'a doté d’une caractéristique qui fait tout son charme : la parole. Ce charmant flingue est aussi froid que l’acier dont il est fait, il n’éprouve pas de remords, il est ce qu'il est, un tueur et c’est tout, par contre il crée avec chaque nouveau propriétaire un lien affectif plein de complicité. La narration est simple mais efficace, elle ne tire pas à blanc et atteint sa cible à chaque fois. Les histoires des heureux ou malchanceux… détenteurs de cette jolie machine sont variées, bien que se cantonnant la plupart du temps à des personnalités récurrentes, voyous, flics, alcooliques, père de famille, clochards, etc.
L’ambiance de cette bd qui brasse le chaud et le froid, la vie et la mort, est soutenue par un graphisme haut en couleur et d’un réalisme dont on ne pouvait rêver mieux. Il y a profusion de personnages et pourtant les visages très expressifs changent réellement d‘une histoire à l‘autre, les décors sont fouillés, même les quelques scènes érotiques sont réussies et ne tombent jamais mal, elles sont justifiées par l’histoire et bien mises en scène.
Une bd qui ne paie pas de mine mais qui fait mal…
Bang, bang. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Le Concile d'Amour
posté le
29/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Note 2,5.
Tout d’abord j’ai classé cette bd dans le genre érotique, car il y a beaucoup de filles nues, bien que leurs sexes soient souvent oubliés par le dessinateur, et elles n’écartent jamais les jambes. Il y a tout de même trois ou quatre cases, pas plus, où l’on voit une fellation, mais là non plus on ne voit pas le sexe de l’homme en entier, juste à moitié engloutie par la fille, ce qui fait que je ne l’ai pas classée en bd strictement pour adultes.
Pour ce qui est du contenu même de la bd, c’est aussi beau que court, l’histoire se réduit à quelques mots, Dieu veut punir la débauche sur terre et cherche le meilleur moyen d‘y aboutir, je vous laisse découvrir sa fabuleuse idée ! Certes c’est creux au niveau du scénario, mais la beauté des planches est captivante, le crayonné est tellement fin, tellement détaillé, que je me suis penchée sur chaque case avec délectation, et heureusement car les dialogues des personnages sont parfois un peu nébuleux. Une fois arrivée au bout je n'ai pas été réellement frustrée par cette légèreté scénaristique, tant le graphisme prend le pas sur la lecture.
A « regarder » à tout hasard si vous tombez dessus. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
En règle générale les histoires qui touchent à Dieu me font fuir et de dois avouer que j‘ai été agréablement surprise par celle-ci et ce pour plusieurs raisons.
Tout d‘abord elle se déroule sous l’Empire Romain, en 64 après JC, et j’aime tout ce qui touche à cette civilisation, d’autant que les décors et les costumes sont parfaitement rendus, on est immédiatement immergés dans le récit.
Par ailleurs, comme je suis une femme futile et superficielle et que j'aime les belles choses, j’ai eu l’agréable surprise de voir que les deux personnages principaux sont deux beaux gosses ! Et de surcroit très différents l’un de l’autre, pour une double ration de plaisir !
Puisque je suis dans le visuel, je dirai que le graphisme est juste magnifique, les couleurs sont chaudes, les tons bleus et rouges sublimes, le noir profond rehausse le contraste, le papier glacé illumine les planches. Le dessinateur Robin Recht a su coller à la perfection au style d’Alex Alice, ainsi que le coloriste François Lapierre. Je n’avais pas vraiment apprécié l’autre série, mais celle-ci m’a donné envie de la relire.
Nous voici donc présentés les évènements qui vont constituer le fameux Troisième Testament et c’est foutrement bien trouvé. Évidemment je lis ça avec beaucoup de recul, sans faire de parallèle avec tous les discours religieux, ad nauseam, que j’ai reçu dans mon enfance et qui ont fait de moi l’athée que je suis. L’histoire est parfaitement menée, la narration est enchanteresse, offrant de jolis morceaux de palabres. A aucun moment on ne sent une quelconque leçon de morale ou une sorte de catéchisme revisité, et pourtant cette fiction semble tout droit sortie de la réalité, où tout au moins semble être la suite logique du véritable Nouveau Testament. Encore une fois je suis bluffée.
Pour ce qui est des choses qui m'ont moins plu, il y a Livia, 17 ans, qui m’a un peu exaspérée, j’ai essayé d'ignorer ses propos un peu moralisateurs et ses rêves de justice. De plus, au tout début du récit je n’ai pas trop apprécié qu’elle soit légèrement vêtue sous la neige et le froid, ce petit côté voyeur a tendance à m’indisposer, mais cela ne se reproduit pas par la suite, grâce à Dieu ! Au final bien peu de défauts sont venus perturber ma lecture.
Amen. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Si cette époque de « Donjon » m’a insensiblement moins touchée, je ne peux pas la dissocier des autres et ne peux que lui accorder à elle aussi la note maximale.
Pour ce qui fâche, tout d’abord il y a le graphisme des deux premiers tomes, qui est, il faut bien l’avouer, assez raté, ce n’est pas loin d’être du gribouillage, un trait épais et tremblotant, agrémenté de couleurs assez laides. Le troisième tome n’a plus rien à voir, affiné et joliment colorisé il est quant à lui, réussi. Quant au style de Karascoët qui prend la suite, il me convient, je l’apprécie comme j’ai apprécié tous les autres dessinateurs qui se sont attelés à cette fabuleuse série qu’est « Donjon ».
Côte scénario c’est très différent des autres épisodes, la nostalgie prend place car on nous narre la fin de l’histoire, c’est triste, mais j’aime le principe des époques et j’ai tout autant été conquise par cette partie que par les autres, j’aime ce que Sfar et Trondheim ont décidé pour l’avenir de leurs personnages, vraiment uniques dans le monde de la bd. Ce qui m’a légèrement dérangée, c’est que j’ai parfois eu l’impression que les auteurs avançaient à tâtons, je précise tout de même que tout se tient, c‘est juste que ce récit m‘a paru un peu décousu par rapport aux autres donjons.
Le rythme des sorties a beaucoup ralenti et c’est finalement la seule chose qui me chagrine vraiment. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
L'Oeil Voyeur
posté le
26/09/2010
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
« L’Œil voyeur » c’est un regard sur notre monde, un regard simple, il ne juge pas, il constate, s’interroge, fait des remarques justes et pertinentes.
« L’Œil Voyeur » c’est un hommage à la bd, un petit voyage de planche en planche, case après case, tout en noir et blanc et tout en simplicité.
« L’Œil Voyeur », ce sont des lettres et des mots, des jeux de mots, avec lesquels l’auteur jongle, s’amuse et nous amuse.
« L’Œil Voyeur » c’est aussi de l’absurde, un petit n’importe quoi, un grand fourre-tout, un bordel toutefois bien orquestré, bien rangé, bien pensé.
« L’Œil Voyeur » c’est un voyage, à travers le temps, à travers les pages, une recherche de l’inconnu et un retour aux sources, aux racines, au vital.
« L’Œil Voyeur » est attachant, c’est vous, c’est moi, c’est beaucoup et c’est rien et c’est déjà bien. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Black Deker
posté le
26/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Série abandonnée, pas d'option d'achat
Dommage que la série ait été abandonnée, Fernando de Felipe est excellent au dessin, ses trognes cassent des briques, pas de doute, ses couleurs sont plus chaudes que la braise, et son découpage des planches presque aussi audacieux que celui d’Andréas.
Son scénario, haut en couleur est vraiment sympathique, même s’il ne brille pas par son originalité. Le tout est assez bourrin et pas obséquieux du tout, le langage est cru et inélégant mais les répliquse sont excellentes d’acidité. On est en compagnie de gros durs armés jusqu’aux dents qui ne supportent ni la trahison et encore moins le moindre manque de respect, que eux seuls peuvent détecter, ça se joue parfois à rien du tout.
Il y a les méchants d’un côté, à fond dans la connerie et en face les autres méchant, tout aussi à fond dans la connerie mais avec un brun d’humanité, très attachants ces derniers bougres.
A quoi bon s’attarder sur une histoire dont on ne saura jamais la fin, d’autant que l’un des personnages a un secret que l’on voudrait bien découvrir. Tant pis… mais ça me rend triste quand même.
Je n’ai pas trouvé trace d’une éventuelle suite même en espagnol, en espérant que peut-être… on ne sait jamais. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Nous sommes trop
posté le
25/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Sympathique, sans plus.
L’humour relève plus de la réflexion que du rire, voire même du sourire. Une certaine poésie et délicatesse se glissent dans la bd lui donnant même une impression de fragilité, mais il y a aussi quelques répétitions strip après strip, au final trop peu de planches m’ont touchée mais j‘avoue qu‘il y a de l‘idée.
Le dessin est plutôt joli, bien qu’assez épuré il s‘accorde parfaitement avec le style de la bd. Au niveau des couleurs il y beaucoup de variété, alternant noir et blanc, bichromie ou couleurs, ce qui apporte un peu plus de richesse à l’œuvre. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Le Don
posté le
24/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Le style graphique est ultra moderne et ultra réaliste, c’est juste beau, il n’y a pas d’autres mots. Le découpage des cases est tout autant original, avec de magnifiques dessins pleine page.
Côté scénario par contre le résultat est plus frustrant, bien que la narration soit parfaite, là aussi il n’y a rien à dire, l’histoire qui aurait pu être sympa devient au fil des pages trop décalée et finit sans avoir vraiment donné de réponses à toutes les questions qu'on se pose.
Ce qui m'a en fait le plus gênée c’est le personnage principal, Eric, un sans domicile fixe qui veut faire passer le message suivant : je suis SDF mais je ne suis pas pire que les autres, les gens « bien », c’est le genre de réflexion que je déteste par-dessus tout et qui m’a pas mal gâché ma lecture.
On ne sait finalement rien de cet homme, ni d'où lui vient son don le « shining ». Ça aurait mérité une trame plus concrète ou alors une suite. Ça ressemble à un one shot, il n'y a rien de précisé nulle part, mise à part l'éditeur qui le nomme Tome 0... mais rien de précisé sur la bd et le mot « fin » semble bien clore le récit.
A lire par curiosité. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
J’aurais bien mis quatre étoiles à cette série, mais comme la qualité de la série principale n’est pas au rendez-vous, les histoires de ces personnages prises toutes seules sont frustrantes car si l’on veut la suite il faudra lire les Chroniques de la lune noire, et là il faut s’armer de courage pour en venir à bout.
J’aime bien le principe du changement de dessinateur qui enrichit l’univers dans sa globalité, surtout lorsque ça cible un personnage bien précis. J’ai lu les deux premiers tomes, ils sont prenants et nous permettent de connaître nos personnages préférés de la série. Malgré tout, pour moi l’aventure s’arrête là, n’ayant que très moyennement apprécié les Chroniques, je ne lirai pas la suite. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
J’adore Ledroit et j’adore la fantasy, sauf qu’ici Ledroit ne fait que les cinq premiers tomes et que de fantasy il n’y a que peu de choses, les décors et les personnages, pour le reste c’est le plus souvent de la baston et des combats, l‘histoire en elle-même avance au compte-gouttes. J’ai lu les 9 premiers tomes, l’histoire se perd dans d‘interminables guerres, j‘ai saturé et j‘ai arrêté. Je suis assez déçue car j’avais bien accroché au début, les personnages sont attachants, surtout Ghorghor Bey et Pile-ou-Face, que j’aurais bien aimé suivre, il y a même un peu d'humour qui finit lui aussi par disparaître.
La série est trop longue, elle s’étale, sort tome après tome, de plus en plus moches - notamment au niveau de la colorisation - et de plus en plus chiants, puis arrive le 13ème avec une colorisation totalement différente, elle est certes jolie mais tous ces changements visuels me mettent en fuite, je déteste ça, je ne suis pas un cobaye, j’aime la continuité et l’équilibre dans une série afin de rester immergée dans le récit.
Deux étoiles quand même, ce n'est pas mauvais non plus. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Medina
posté le
23/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Vraiment pas folichon tout ça, du réchauffé servi par deux auteurs talentueux, mais la sauce ne prend pas. On se retrouve dans un monde à la « Alien » à l'intérêt très limité, si encore il y avait Sigourney Weaver, je ne dis pas… Un scénario éculé, des humains contaminés se transforment en monstres, nous voilà parti dans une chasse à « l’homme-monstre-en-devenir ». Une ville d’humains qui se défend comme elle peut contre les hordes de « drax », tout ça est très basique.
On retrouve évidemment la fabuleuse histoire de la femme engrossée par les grosses bêtes dégueulasses, et tout le monde veut s’approprier le petit monstre mi-humain qui sortira du bide de la gonzesse.
J’aime bien le style d’Elghorri, qui peut en rebuter plus d'un, mais j'aimerais qu'il fasse autre chose que le la science-fiction un peu décalée, avec des personnages certes très réussis à mes yeux mais récurrents, comme le porc, je ne vois pas bien ce qu'il vient faire dans cette production. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Bof… je me suis ennuyée.
Tout d’abord l’histoire a du mal à démarrer et lorsqu’elle démarre enfin je n’ai pas trouvé le scénario intéressant, trop bon enfant, le suspense n’est pas haletant, quant à l’humour il ne m’a pas touchée. J’ai vite saturé et j’ai lu cette histoire dans une certaine indifférence, j’ai même sauté 5 ou 6 pages et je suis allée directement à la fin pour connaître la chute ; chute facile à trouver en plus, avec un : « voici comment ce sont déroulés les faits » plutôt conventionnel et vieillot comme façon d’amener les choses. Je n’ai pas non plus trouvé les personnages attachants ou drôles, le tout est trop gentillet et trop simple, j’arrête, je radote, je me répète, en fait je n’ai pas grand-chose à dire.
Par ailleurs, ce qui ne m’a pas aidé à entrer dans l’histoire c’est le graphisme. Les couleurs sont un peu moisies, on dirait qu’elles sortent tout droit d’une bd d’il y a trente ans. Les cheveux jaunes du gamin font fuir, ainsi que certaines autres couleurs très psychédéliques et le trait est un peu hésitant. De plus le papier mat n’arrange rien et donne à l’ensemble un air encore plus vieux. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Odin
posté le
23/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Je trouve aussi que la série mériterait plus de longueur, je dirais même plusieurs tomes supplémentaires, toute cette profusion de personnages devrait être plus développée, à moins de connaître la mythologie nordique sur le bout des doigts, cette lecture reste un peu frustrante, il va falloir relire ce premier tome ou se renseigner ailleurs pour vraiment en profiter, et ce serait dommage de s’en priver car le graphisme lui est magnifique. Il alterne deux styles différents, l’un plutôt moderne qui me fait penser à du Bisley et un autre tout droit sorti des enluminures anciennes, au toucher certaines pages sont même un peu granuleuses. Je n’arrive pas bien à cerner la colorisation, j’aurais tendance à dire que Seure-Le Bihan a mélangé couleurs directes et informatisées et quoi qu’il en soit le résultat est sublime.
Côté narration on ne peut pas dire que ce soit un livre illustré, car sans le graphisme la phase narrative est vraiment trop légère pour qu’elle soit totalement compréhensive, mais les dialogues directs sont vraiment minoritaires. Cela dit c’est très bien écrit. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Kraa
posté le
22/09/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Bof, c'est certes beau mais c'est surtout un peu niais et l'histoire tient en deux lignes.
Le premier atout de cette bd est son graphisme avec de très belles couleurs directes, des décors reposants et de magnifiques animaux. Bien que globalement réussi à ce niveau là, je note quand même qu’il y a des planches moins abouties que d’autres, avec une fâcheuse tendance à rester au stade de crayonnés. Les couleurs belles, certes, ne sont pas assez variées et les quelques planches plus colorées sont de loin les plus belles.
L'histoire en elle-même ne casse pas des briques, elle est d'ailleurs plutôt banale pour l'instant. Sur la fin Sokal donne un coup d’accélérateur un peu trop brusque à mon goût, je m’attendais plutôt à ce que ces évènements arrivent au début du prochain tome, mais je n'ai déjà plus envie de lire la suite. |
|
|
|
|
|
| |
|