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... a posté 2992 avis et 382 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Turcos  posté le 02/04/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé le texte écrit sur la préface par un littéraire algérien assez célèbre et que je ne connaissais point à savoir Yasmina Khadra. L’idée véhiculée est somme toute assez simple : l’humanité ne retient guère les leçons du passé et les actes de guerre se poursuivent à travers le monde véhiculant leur cortège d’horreur. A quoi servent dans ce contexte les diverses commémorations ? Le débat est lancé et chacun a droit d’avoir son opinion.

Cette bd va traiter sur un aspect plutôt méconnu mais qui a été remis au goût du jour via un film en 2006 intitulé « Indigènes ». La France a puisé dans ses colonies pour envoyer au front en première ligne des combattants de couleur. Tout irait bien si ce n’est que le postulat était de se battre et de mourir pour la patrie. Oui mais ces habitants n’avaient pas le titre de ressortissant pleinement français. C’est un peu comme si on n’avait que des devoirs et non pas de droits. Et pourtant, des milliers de ces combattants de couleur se sont fait massacrés dans un conflit qui les dépassait. Bref, on voit également poindre un débat sur l’identité nationale.

C’est donc une bd qui met à l’honneur ces gens déracinés de leur pays respectif pendant la Première Guerre Mondiale à travers le 11ème régiment des tirailleurs de Constantine et le soldat Mourad. On connait tous l’horreur de cette guerre de tranchée où la valeur humaine était déconsidérée par des militaires haut gradés comme le maréchal Joffre. Au nom de la victoire et de terrain gagné sur l’ennemi, on n’hésitait pas à massacrer des milliers, non des millions de soldats. Aux 1.5 millions de mort côté français, s’ajoutent bien évidemment 6 millions d’handicapés et d’atrocement mutilés et 4 millions d’orphelins. On ne pourra pas croire au « plus jamais ça » car 20 ans après rebelote !

Cette bd ne sera pas très agréable au regard de la dureté du sujet. Elle a le mérite de nous éclairer un peu sur les conditions de ces soldats provenant des colonies notamment au travers de la partie documentaire à la fin. Après cela, on ne pourra que se dire qu’ils sont morts pour notre liberté et qu’ils méritent bien plus que notre respect. Cependant, la gratitude n’est pas l’apanage de notre société.

Nom série  Royal Aubrac  posté le 29/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On va suivre la destinée d’un jeune homme de 21 ans, étudiant en beaux-art, souffrant de tuberculose dans la France de 1904. Il accepte de se faire soigner dans un établissement perdu dans les montagnes de l’Aveyron : bienvenue dans le sanatorium de Royal Aubrac ! Bon, il faut dire qu’une odeur de mort rôde dans les couloirs avec ses courants d’air frais qui glacent le sang. Cela ne sera pas une sinécure pour notre héros. A moins que…

Christophe Bec semble s’intéresser à ces hospices d’un genre particulier depuis son fameux Pandemonium où le lecteur avait littéralement basculé dans l’horreur sur fond de vérité historique. Il est clair que la tuberculose est une grave maladie dont peu en réchappent vivants car la façon de vaincre l’infection demeure un mystère pour les médecins. Or, ce récit va se différencier totalement de sa précédente œuvre car c’est plutôt intimiste et même romanesque. L’auteur a réussi à nous surprendre grâce à ce virage loin de l’horreur et du fantastique.

En effet, notre jeune homme va rencontrer l’amour en la présence d’une belle jeune fille, malade également. Il va rencontrer des gens étonnants et ce passage à Royal Aubrac va être pour lui une formidable expérience humaine. On va suivre avec beaucoup d’émotion le combat que mène ce jeune homme contre la maladie. Il faut dire que cet établissement réservé aux classes aisées avait des idées révolutionnaires concernant les traitements dont certains aboutissaient à une rémission de la maladie.

Concernant le dessin, le graphisme est plutôt d’un trait élégant avec de beaux paysages en perspective et une certaine finesse des personnages. Cette oeuvre crédible est réellement passionnante avec pour cadre une ambiance feutrée plutôt froide et blafarde. C’est un récit intense qui apporte une certaine humanité dans un lieu peu enclin à la joie. Une belle leçon de vie en somme ! Royal Aubrac va marquer les esprits.

Nom série  Re-Mind  posté le 29/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Re-mind est une histoire qui sent le réchauffé. Jugez-en vous-même : avant de mourir, une personne voit sa vie défiler et une technologie scientifique permettrait de capturer les dernières images ce qui pourrait s’avérer utile dans les enquêtes policières. On a déjà vu ce type de scénario dans des films de science-fiction d’anticipation. Du coup, on se dit très vite que cela manque un peu d’originalité. C’est un peu inhabituel de la part d’un scénariste que je suis depuis ses débuts avec l’excellente série Pandora Box.

C’est le type d’histoire où l’action est clairement privilégiée au détriment de la psychologie des personnages qui sont en plus assez stéréotypés. Pour autant, la lecture s’avère assez agréable car on passe un bon moment de détente. De ce côté-là, le cahier des charges est rempli. Il y a de l’efficacité et de l’énergie avec un rythme effréné. Le dessin s’inscrit à merveille dans ce cadre plutôt dynamique.

La fluidité constitue un réel atout pour ce genre de thriller d’anticipation. Le héros ressemble à un certain Jack Bauer. J’ai été plutôt un fan de cette série TV. Cette bd s’inscrit dans ce cadre où une menace bactériologique d’origine terroriste menace le sol américain. A suivre par conséquent.

Nom série  Catalyse  posté le 28/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Catalyse est une histoire assez originale dans son concept. Elle commence par nous décrire un homme assez commun qui fait semblant d’être un spécialiste de son métier d’auditeur comptable alors qu’il n’a manifestement pas le niveau. C’est une critique à peine voilée du monde professionnel où certains réussissent à passer les mailles du filet de l’incompétence. Il est rare de nous présenter un personnage principal sous cet aspect plutôt négatif. J’ai plutôt apprécié la sincérité du propos.

Pour autant, dans ses déboires, on pourra le trouver assez attachant. Ce qui est plutôt remarquable, c’est le chemin que va nous faire accomplir l’auteur à travers ce personnage sans réelle conviction politique pour nous démontrer son idée finale. Le petit problème est que le passage à l’acte n’est pas vraiment convaincant. On se dit que même sous l’influence d’un collègue marqué politiquement, c’est difficile de passer à une telle extrémité. Et pourtant, la récente actualité d’une tuerie sans précédent au nom d’une idéologie religieuse est là pour nous rappeler que les influences peuvent être déterminantes.

La lecture pourra s’avérer un peu plate par moment où de longues cases sont consacrées à de longues journées ennuyeuses de travail. Je pense que c’est bien l’effet voulu. Au final, on ressort un peu incrédule de cette histoire. La moralité ne sera pas sauve. C’est une œuvre à découvrir mais la possession n’est pas indispensable.

Nom série  L'Astrolabe de glace  posté le 28/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’astrolabe de glace nous plonge dans une aventure dont on devine aisément les contours ésotériques. C’est un peu comme toutes ces quêtes où l’on doit découvrir le mystérieux parchemin contenant des éphémérides et qui est enfermé dans les archives du Vatican. L’Eglise protège jalousement son secret. Il n’y a rien de vraiment très original dans la démarche et dans l’intrigue de cette nouvelle aventure. Pour autant, la singularité serait qu’on se situe pour une fois d’un point de vue oriental et non occidental. Cependant, le héros, un jeune érudit mathématicien qui fut emprisonné dans une geôle d’Alexandrie, a tout le comportement d’un européen. Bref, c’est du trompe l’œil qui sonne faux.

J’ai relevé quelques inepties dans le scénario comme lorsqu’on parle des Italiens pour les comparer aux Français ou autres Espagnols. Or, l’action se situe au XVIème siècle près de 70 ans après la chute de Constantinople qui fut le vestige de l’empire romain oriental. L’Empire Ottoman allait se substituer. Elle envoie deux espions à Rome afin de subtiliser le fameux ouvrage convoité par Soliman.

Maintenant, malgré son classicisme, cette bd se laisse lire agréablement. Elle remplit son quota. On pourra même être intéressé par le contexte non seulement politique mais également religieux de l’époque. Les armées de l’empereur Charles Quint marchent sur Rome. Il y a des sous-intrigues qui commencent à apparaître. Bref, meurtres et complots vont se succéder. Da Vinci Code n’en finit pas de faire des émules.

Nom série  Rapa Nui  posté le 28/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rapa Nui est le nom mélanésien donné à l’île de Pâques, cette mystérieuse île perdue au beau milieu de l’Océan Pacifique qui n’a pas encore révélé tout ses mystères à commencer par les fameux moaïs. Ce sont ces fameuses statues de têtes aux dimensions monumentales dont la plus grande pèse 85 tonnes. On en dénombre près de 900 sur l’île. Cela fascine tous les archéologistes du monde entier. Comment ont- elles été érigées et pourquoi sont ‘elle dos à l’océan à une exception près ? On sait depuis que l’île fut boisée autrefois et que ces palmiers ont eu un rôle non négligeable.

Le récit commence par l’invasion de l’île par des pirogues mélanésiennes venues de très loin. On apprend que l’île fut déjà habitée par la civilisation inca plutôt pacifiste. Cela reprend d’ailleurs une des thèses qui fut avancée pour expliquer le peuplement de l’île et qui expliquerait qu'on ait pu trouver des traces de cette civilisation andine à 3700 kilomètres des côtes d’Amérique du sud. Le débat n’est d’ailleurs toujours pas tranché par les chercheurs. L’essentiel du propos n’est absolument pas situé à ce niveau mais ces détails sont plutôt intéressants d’un point de vue historique.

Par la suite, il y a un passage qui se situe en 2017 où l’on assiste à l’arrivée d’un professeur dans une base ultra secrète du Nouveau-Mexique. On n’en saura pas plus car l’action va alors être projetée dans les années 2070 dans une société ravagée par des catastrophes de nature climatique. Il y aura bien un recentrage ensuite sur l’île de Pâques inhabitée depuis.

Le récit est plutôt classique jouant sur la relation père-fille adoptive tout comme le dessin. On n’arrive pas vraiment à cerner le rapport entre les secrets millénaires enfouis sous l’île de Pâques et la solution qui pourrait sauver l’humanité des catastrophes liés au tremblement de terre et au climat.

La lecture fut très agréable et on a envie de connaître la suite de ce diptyque. Il est vrai que cette île la plus isolée au monde exerce pour moi une certaine fascination en raison du témoignage d’une grande civilisation disparue. C’est un cadre suffisamment intéressant pour attirer l’attention des lecteurs d’autant que peu d’ouvrage traite du sujet.

Nom série  Frenchman  posté le 15/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est toujours avec une certaine joie que j’aime découvrir les œuvres de Patrick Prugne. Il faut dire que son dessin est l’un des plus beaux de la bande dessinée actuelle. Les couleurs sont magnifiques et nous plongent directement dans son univers. Il est vrai que le monde de Gorn paraît lointain car l’auteur traite désormais de sujets sérieux ayant un rapport avec un contexte historique précis. Ce n’est pas plus mal !

En l’occurrence, nous découvrons les nouveaux territoires américains après que Napoléon ait cédé l’immense territoire de Louisiane à cette jeune nation ayant acquis son indépendance. Nous allons suivre le parcours d’un frenchman, l’un de ses trappeurs exilés du Canada suite à la guerre avec les anglais. Pour autant, il ne sera pas le personnage principal de la bd qui porte son titre. Tout commence par l’histoire d’un frère arraché à sa sœur en Normandie. Le frenchman apparaît dans ce contexte comme un simple élément du récit. On aurait aimé une relation plus approfondie.

Il est vrai que le scénario est simple et qu’on en attendait sans doute beaucoup plus de ce côté-là. La fin de ce récit n’entrera pas dans les annales par exemple. On ressort un tantinet déçu mais pas tant que ça en raison de la qualité du dessin et le fait d’avoir passé un agréable moment de lecture.

Nom série  Les Ignorants  posté le 14/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Objectivement, on pourra qualifier cette nouvelle œuvre de Davodeau comme réussie dans un domaine qu’il maîtrise totalement à savoir celui de décrire le quotidien. Le thème sera celui de la découverte de deux métiers différents, plus encore de deux passions : la bd et le vin. C’est l’histoire d’une amitié entre deux hommes qui se connaissent et qui se respectent mutuellement jusque dans leur différence. L’auteur se met en scène et nous fait découvrir les coulisses du monde de la bd. Son ami est vigneron. On reconnait l’affinité de l’auteur pour le monde rural. Il est question de l’amour de la terre et de la production vinicole. Bref, les fans de bd et de vins s’y reconnaîtront aisément.

Subjectivement, je n’étais sans doute pas prêt à lire en ce moment une œuvre où il n’y a pas d’action ni de suspense. La démarche est celle de faire découvrir le quotidien d’un auteur de bd et celle d’un viticulteur. Nous avons droit à un cours de viticulture qui fait dans la promotion de l’agriculture biologique et accessoirement dans la louange de certains auteurs. Pas de remise en cause, on est dans la promo avec un esprit de complaisance qui a eu du mal à passer en ce qui me concerne ! Il y a certes un côté pédagogique très intéressant mais je trouve qu’il n’y a pas de renouvellement dans l’approche. Ce côté déjà vu m’a tout de suite fait soupirer d’autant que le pavé grisonnant à avaler m’a paru long et légèrement ennuyeux. Comme dit, l’envie n’y était pas ce qui explique une certaine lassitude personnelle. Ce titre étant dans une liste de sélection d’un prix inter-comité d’entreprise, je n’avais guère le choix pour laisser mes impressions de lecture.

Ma note reflètera avant tout les qualités objectives de l’œuvre. Le conseil d’achat sera subjectif afin de couper la poire en deux.

Nom série  Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle  posté le 14/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je trouve que ce récit est particulièrement bien construit et en trois temps comme une redoutable mécanique dans la mise en place du scénario. On suit tout d’abord le destin d’un commandant de navire marchand qui va malheureusement croiser la route d’un pirate. Puis, il y aura le temps du propriétaire de la plantation où sont acheminés les esclaves africains.

Bref, à travers le portrait de 3 négriers, on va suivre en parallèle la route du fils d’un roi de tribu africaine. Il va se révéler petit à petit et notamment dans la dernière partie de l’histoire. Il faut dire qu’au début, on se pose des questions sur l’absence du personnage qui porte le nom de cette bd. Encore une fois, Fabien Nury se révèle être un excellent scénariste.

Le thème est celui de la traite des esclaves d’origine africaines et de leurs affreuses conditions de vie. On arrive à cerner les enjeux politiques et commerciaux ainsi que l’état d’esprit des colonisateurs. C’est assez bien retranscrit dans le contexte historique de l’époque. J’ai bien aimé celui qui se qualifiait d’esclavagiste humaniste. Il est vrai qu’il peut y avoir bien pire mais quand même…

J’ai sans doute un peu regretté la froideur d’Atar qui est bien plus inspiré par la haine que par l’amour. Dans le registre de la vengeance, il va aller très loin ce qui procure un certain malaise au vu des sacrifices accomplis. On ne le comprend pas. La fin est également bien inspirée et fait le lien avec le prologue. C’est une œuvre originale dont la seule faiblesse est sans doute le trait graphique.

Nom série  Portugal  posté le 07/03/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un gros pavé que voilà. J'aime généralement ce genre de roman graphique qui traite d'une tranche de vie d'un personnage assez commun dans un genre introspectif. Simon part en effet à la recherche de ses origines portugaises sans doute pour échapper à une vie assez morne. Il est dommage que ce voyage ne sera pas très riche en évènements. On reste réellement sur des impressions. Du coup, on se demande si cela valait autant de pages.

Bien sûr, on peut ressentir une certaine ambiance et la lecture est assez plaisante par moment. Les dialogues paraissent assez réalistes. Simon est assez exaspérant notamment vis à vis de sa compagne Claire. On se dit qu'elle ne mérite pas un type comme lui. Au-delà de ce simple jugement de valeur gratuit, j'ai essayé de chercher des excuses mais je n'en n'ai pas trouvé. Du coup, le personnage principal n'attire pas la sympathie.

Je sais que l'auteur est plutôt talentueux. Cette oeuvre a d'ailleurs été récompensé lors du dernier festival d'Angoulême. Il n'empêche que cela n'a pas réussi à provoquer chez moi des émotions. La profondeur du récit reste pour moi assez légère. Le graphisme n'est pas de celui que je préfère car non convaincant. Et puis et surtout, cela ne décolle pas !

Pour autant, je resterai indulgent dans ma notation car la lecture ne m'a pas paru fastidieuse. On pourra tout de même retirer quelque chose de ses longues pauses. Il y a notamment la crédibilité du récit et une certaine finesse des relations humaines que l'on pourra apprécier.

Nom série  Weëna  posté le 20/10/2007 (dernière MAJ le 21/02/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comment définir "Weëna" ? On pourrait la définir comme une histoire d'heroic fantasy teintée de fantastique et d'ésotérisme dans un genre finalement assez proche du fameux Seigneur des Anneaux. Bref, de l'heroic fantasy pure avec son lot de décors sauvages et féeriques, de créatures fabuleuses et de conquérants sauvages ! Ces albums mêlent des scènes d'action spectaculaires comme sait si bien les imaginer Corbeyran.

Au fil du récit, on se laisse drôlement prendre par le rythme et les rebondissements. Le tome 3 est particulièrement réussi car nous avons enfin droit à des explications sur le passé de ce monde empreint de malédictions et de sorcellerie. Il y a comme un souffle épique et authentique qui habite Weëna. C'est également une série qui semble se bonifier au fil des tomes et qui semble acquérir une certaine profondeur notamment dans le tome 5. J’utilise le verbe sembler car c’est en réalité à double tranchant. On découvre notamment que le méchant de service n’est pas au fond aussi vil que cela. Cependant, peut-on naïvement pardonner toutes les horreurs commises ? Et puis, cela sonne faux après tout ce qui s’est passé. On sait que ce ne fut pas l’intention de départ de l’auteur qui a évolué.

Chapeau bas également pour le dessin réaliste très efficace de Picard qui sert à merveille le scénario. D’une planche à l’autre, les tons chauds et froids se succèdent, ce qui donne un rythme au récit plutôt agréable. On sent la finesse et la sensibilité du dessin qui se transmet aux personnages. Les détails des costumes sont remarquables.

Bien sûr, cela manque un peu d'originalité car j'ai déjà lu maintes fois la même trame. Nous avons une belle héroïne qui est promise à un destin qu’elle ne maîtrise pas et qui sera emportée par les évènements. Cela demeure néanmoins efficace et plaisant.

Le 8ème tome vient clore cette série en laissant une porte ouverte sur une saison 2. Je m’arrêterai là question achat. D’ailleurs, Delcourt a annulé le projet d’une suite, ce qui en dit long. Il restera le mystère Noor qui nous sera sans doute expliqué par un diptyque.
J’ai finalement trois gros reproches à formuler : la série est beaucoup trop longue, il y a un côté trop fleur bleue et la fin n’est guère satisfaisante. Pour autant, on ne peut être que subjugué par la beauté du graphisme qui masque en fait un scénario un peu mièvre.

Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 3.25/5 - Note Globale: 3.75/5

Nom série  Les Temps Nouveaux  posté le 15/11/2011 (dernière MAJ le 18/02/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Temps Nouveaux est un titre qui résonne un peu comme le fameux film de Charlie Chaplin. C’est un peu trompeur car l’action se passe en 1938 dans les Ardennes belges autant dire dans un coin paumé où le destin du monde n’est pas en jeu. Ce titre évoque une époque charnière où les nationalismes vont prendre le pas et entraîner le monde dans une logique de guerre. C’est cela la nouveauté ?

Nous n’en sommes pas encore là puisque la bd traite du retour prodige d’un frère libertin aux idées révolutionnaires. Quoi de mieux que le Congo belge pour se refaire une santé ! Bref, la bd va jouer sur la rivalité de deux frères qui semblent être opposés aussi bien politiquement que pour le cœur d’une femme. Il est également question d’un parti rexiste tenu par un clone d’Hitler qui aurait d’ailleurs eu les sympathies d’un certain Hergé. On constate que la Belgique était toujours aussi divisée.

Il ne se passera finalement pas grand-chose tout le long de ce premier tome qui semble poser les personnages. Cependant, on pourra admirer les beaux paysages wallons avec ses petits villages et son côté forestier qui fleure bon les produits de terroir. Cette bd ressemble un peu à celle de Gibrat à savoir « Mattéo » mais sans en atteindre la force et le dynamisme. Cela reste une lecture sympathique et intéressante sur la Belgique pendant ces temps troublés. Je précise qu'il s'agit d'un dyptique.

Le second tome viendra clore cette histoire où l'action va littéralement piétinner. Il est dommage d'avoir fait un grand bon en avant de 5 années pendant lesquelles on occulte la guerre ce qui aurait pû être intéressant. On découvre que le héros n'est que le témoin de la grande Histoire. Il y aura tout juste une révélation dans cette période trouble de la libération des Ardennes belges où l'heure est au règlement des comptes. Bref, c'est une chronique de guerre ni plus ni moins qui met l'accent sur la reconstruction psychologique après toutes les destructions physiques.

Nom série  Jack Black  posté le 18/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture des premières pages, j'ai trouvé tout cela assez surfait avec un flot de violence presque gratuite justifiant l'adrénaline de l'action. En effet, nous sommes dans le monde des agents secrets qui sont prêts à tout pour sauver la planète. Mais voilà qu'on nous livre un genre de superhéros dans le pur style de l'homme qui valait 3 milliards. Et on nous abreuve d'explications plus ou moins scientifiques mais surtout vaseuses afin de nous faire passer la pillule. Tous les clichés semblent être réunis: après James Bond ou Jack Bauer, voilà Jack Black ! C'est l'homme qu'il vous faut ! Trop léger...

La thématique de l'homme surpuissant ne m'interresse pas vraiment si elle n'est pas associé à un minimum de psychologie. Tout juste aurons nous droit à un cauchemar lié à un doublement de personnalité sur la peur de la tromperie sur la marchandise. On croît rêver !

Pour autant, j'ai bien aimé cette lecture un peu bourin pour son côté amusant. Il y a des clins d'oeil qui ne trompent pas. Ainsi, le grand méchant de l'histoire est un puissant homme d'affaire aventurier écologiste bien connu qui s'est lancé dans la musique et l'aviation avec sucès. La fin sera d'ailleurs un bel hommage à sa compagnie...

Une série commerciale de plus que je n'acheterais pas car personnellement, cela n'apporte pas grand chose. Oui, il y a absence de profondeur. A emprunter uniquement pour le fun !

Nom série  Sept naufragés  posté le 18/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette deuxième saison de la série des sept est décidément bien fade. Après les mornes Sept personnages et Sept clones, on peut constater que sept naufragés ne fait guère mieux. Cela reste assez décevant. On se dit que cette collection aurait mieux fait de s'arrêter au 7ème tome.

On reprochera tout d'abord un rythme assez lent du récit ponctué par des dialogues qui ne font pas beaucoup avancer les choses. La caligraphie choisie d'ailleurs pour les bulles n'est pas très adéquate. Le dessin semble tout à fait correct même si cela fait très jeu vidéo par moment.

Le constat amer vient plutôt du scénario. En effet, celui-ci se contente de faire durer le suspense sur le mystère qui entoure cette île. Si seulement, la conclusion valait cette attente. Or, cela ne sera pas le cas. A aucun moment, on ne sera surpris par la tournure des évènnements. Par contre, on sera surpris par le titre de cet opus qui est en trompe l'oeil car les enfants ne sont pas des naufragés venant de la mer. Encore une déception...

Nom série  Le Siècle des Ombres  posté le 22/05/2009 (dernière MAJ le 17/02/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
S'il y avait un fan club des Stryges, je m'inscrirais illico presto ! C'est vrai également que ma première réaction a été : encore une série sur les Stryges alors que la saison 3 du chant va bientôt commencer. Cependant, Le Clan des chimères et Le Maître de Jeu sont désormais terminés. Alors, pourquoi pas ?
Par ailleurs, on sait maintenant que Les Hydres d'Arès n'est finalement pas dans l'univers des Stryges puisque cette série est présentée comme la quatrième.

Le titre "le siècle des ombres" fait un contre-pied au siècle des lumières dans lequel se déroule pourtant cette série. Je trouve que c'est bien trouvé quand on songe à l'univers des Stryges. Celà augure du combat entre ces créatures de l'ombre et un certain Weltman reconverti en philosophe des lumières.

Cette série a pour finalité de découvrir comment Sandor G. Weltman, pourtant humaniste convaincu, est amené à devenir le génie du mal que l'on connaît. C'est fascinant compte tenu de sa personnalité intrigante. Il passerait presque pour un bon héros face aux griffes d'Abeau et Cylinia qui ont pour allié le pape Benoît XIV.

Je me suis posé une question quant à la compréhension de certains évènements. On sait que Cylinia a combattu dans le passé Weltman qu'elle soupçonne être le baron d'Holbach, un esprit brillant résolument athée et ami de d'Alembert, l'auteur de la fameuse encyclopédie. Elle compte vérifier l'identité en s'assurant que ce prétendu baron n'a pas la cicatrice qu'elle lui aurait laissée sur le corps avec son épée. Or, sauf erreur de ma part, cet épisode nous est obscur. Je n'ai pas le souvenir de cette scène dans les séries parallèles. L'auteur ne nous éclaire pas davantage. C'est comme si on avait loupé un coche. Bref, il faut avoir à l'esprit que les Roquebrune frère et soeur, êtres immortels, combattent depuis quelques siècles le mystique Sandor Weltman.

Le dessin de Suro est appréciable de même que le coloriste qui a fait un excellent travail. Sur la forme, il n'y a rien à redire. La qualité graphique semble au rendez-vous.
On se plongera volontiers dans ce premier tome assez prometteur. Plus que 5 tomes dans une immense saga des Stryges qui comportera tout de même au total près de 39 volumes. Il faut vraiment être un fan pour l'acquérir.

Le second tome va aller plus loin dans l’aventure pour aller déterrer la fameuse météorite dans le Nouveau Monde. J’ai un peu regretté la perte subite d’un personnage qui commençait à prendre un peu de consistance.
Le troisième tome semble être une grosse parenthèse qui commence à compiler les péripéties mais sans convaincre réellement. Il manque du souffle ainsi que des Stryges ! Gageons cependant que la suite sera meilleure !

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Sept clones  posté le 10/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le contexte de cette histoire de la fameuse collection des sept a l’air très intéressant au premier abord. Il s’agit de 7 clones qui sont programmés depuis leur naissance pour un unique but à savoir tuer le premier président de la fédération humaine à la veille d’une commémoration d’envergure avec des entités extra-terrestres qui promettent le nirvana.

Nous nous situons dans un futur assez lointain où les planètes avoisinantes sont exploitées. Ainsi, on peut aller bronzer sur Vénus. Bon, avec la chaleur qu’il fait, attention à ne pas être carbonisé littéralement. Bref, nous sommes dans un univers où l’exploration spatiale s’est déjà bien développée et où l’homme va franchir un pas supplémentaire.

Le problème est que l’intrigue a véritablement du mal à décoller. Il n’y a quasiment pas d’action. Tout va être concentré sur la fin où l’on saura qui est derrière la fameuse main qui guide les sept clones. C’est ce suspense sur cette identité et les motivations de cette sombre machination qui fait tenir le lecteur. Cela représente malheureusement le seul leitmotiv.

Par contre, on sera noyé sur le moindre détail de cette société très consumériste et individualiste. Ainsi, la publicité et les médias occupent une place primordiale. On retrouve les grandes marques qui sponsorisent tous nos actes quotidiens. L’absence d’une plage publicitaire devient quelque chose de navrant car inhabituel. On se demande si c’est bien sérieux. Par ailleurs, je ne connais pas beaucoup de pays qui seraient prêts à se démilitariser pour la bonne cause.

Après une présentation sommaire des personnages dont on va vite oublier les noms, l’accent est mis sur cette société de consommation dont on va sourire au moindre clin d’œil. On va tomber après dans un délire psychotique destiné à nous faire prendre conscience que tous ne peuvent pas être un car les expériences de chacun entraînent des choix différents. Bon, on avait quand même compris.

Voilà comment une bonne idée de départ peut être mal exploitée malgré des choix narratifs risqués. On lit du vide intergalactique. Néanmoins, on poursuit quand même sa lecture pour connaître le fin mot. Les plus doués n’auront pas de mal à percer tout de suite l’énigme principale. C'est une œuvre incontestablement ambitieuse mais qui manque de rythme. On retiendra surtout que l’esprit de contestation peut nous permettre d’éviter de faire de mauvais choix politique. A bon entendeur, salut !

Nom série  Suicide Island  posté le 07/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Suicide Island est l’une de ces séries comme Ikigami - Préavis de mort qui nous font découvrir une vision très noire et déprimante de la société japonaise d’un futur proche. On suit toujours un même mode opératoire : une analyse des possibles. L’impossibilité d’une île aurait pu être un autre titre choisi.

Le Japon se place en tête des pays avec le plus fort taux de suicidés au monde. Près de 30.000 personnes par an choisissent leur mort volontairement. C’est triste d’en arriver là car il s’agit de milliers d’hommes et de femmes qui décident d’en finir avec la vie.

Les commentateurs diront que ce sont les effets ravageurs d’une société devenue très rigide et qui a perdu progressivement les valeurs traditionnelles du passé. Les nouvelles générations sont totalement désorientées. Le manga en question traite surtout du suicide chez les jeunes ce qui est généralement un sujet tabou car cela renvoit à notre propre désaveu de ne pas avoir su bâtir une société suffisamment solidaire. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est un problème typiquement asiatique. Le monde occidental n’est pas en reste. A l’heure où des politiques affirment que les civilisations ne se valent pas, il faut rétablir le sens de la vérité !

Suicide Island présente les choses d’une manière très choquante certainement pour marquer les esprits. La société japonaise expérimente un programme d’un nouveau genre : il s’agit de mettre tous les récidivistes sur une île déserte où ils sont abandonnés à leur sort comme une sorte de purgatoire. Par ailleurs, on efface toute trace de leur existence dans les documents officiels. On leur dénie le droit d’avoir existé car ils ont bafoué la valeur suprême qu’est la vie en choisissant d’y mettre un terme. Bref, on inflige une punition d’ordre légal. C’est le retour à la peine infligée aux suicidés comme cela existait autrefois au Moyen-âge où l’on les pendait pour les bannir à tout jamais.

La comparaison de cette nouvelle série avec Ikigami - Préavis de mort est évidente. En effet, dans cette dernière, il s’agissait d’infliger un vaccin de la mort sur 1.000 naissances afin de créer une prise de conscience sur la valeur de la vie. Là encore, c’est la société qui prend l’initiative. Ce qui est monstrueux, c’est qu’elle dénie le droit d’exister à celui qui soi-disant ne respecte pas sa vie. On ne regarde pas les raisons qui ont poussé ces êtres à commettre l’acte du désespoir. Une évacuation des problèmes bien pratique alors qu’il s’agirait de rendre la société bien meilleure pour éviter cette somme de drames humains qui touchent généralement les plus faibles.

Il y a un côté « Lost » dans ce manga car tous ces jeunes se trouvent sur une île bien mystérieuse. Il va falloir tenter de survivre, ce qui paraît un paradoxe. On va les priver de leur mort en les condamnant à vivre. Bref, c’est une série qui pose des questions très intéressantes et qui aborde le problème d’une manière fort originale. Il est dommage de voir tout le côté naïf ressurgir comme l’attirance du héros envers une belle suicidée comme une sorte de réponse à une sortie de crise dans l’amour. Trop beau pour être vrai. En tout cas, le lecteur réfléchira face à ses propres peurs à comment il aurait réagi dans une même mise en situation.

En conclusion, l’impression laissée sera globalement positive car le concept de base est très intéressant. On jugera par la suite car cette série a du potentiel car l’œuvre peut être plus complexe qu’il n’y paraît. Il faut juste pousser plus loin l’analyse psychologique des différents personnages. On attend par conséquent une montée en puissance.

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 22/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est vrai que ce récit n'est guère très palpitant. On aura compris qu'en Italie, il y a une grosse différence entre les siciliens et les milanais. L'histoire est bâtie sur cet antagonisme. Il semble difficile de s'intégrer dans une communauté villageoise sicilienne où le maire règne en maître absolu. Maintenant, cette idée pourrait s'appliquer dans le monde entier. Tout récemment, un film montrait les différences entre les habitants de New-York et ceux de Los Angelès.

J'ai regretté la multiplication des flash-back et des personnages ainsi que le flot d'informations parfois inutiles. Je n'arrive pas à comprendre les motivations des personnages ainsi que le lien particulier qui existe entre Erminio, Luigi et Salvatore. Il n'y aura pas de révélation finale qui pourrait me permettre de mieux cerner les enjeux de ce récit. C'est bien dommage.

Cette fable moralisatrice se laisse tout de même bien lire. On saura que la jalousie est un vilain défaut et qu'il faut plus de tolérance dans le monde...

Nom série  De Briques & de Sang  posté le 22/01/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'originalité de cette série est le cadre qui se situe dans un familistère, une sorte d'expérience sociale empreinte d'un esprit humaniste par un visionnaire bourgeois de la révolution industrielle à savoir Jean-Baptiste Godin. Cette institution d'un nouveau genre a d'ailleurs perduré jusqu'au XXème siècle. Les habitants sont propriétaires à titre collectif du familistère ainsi que de l’usine.

Le récit se situe peu avant l'entrée de la France dans la Première Guerre Mondiale. A ce moment là, tous les regards sont plutôt focalisés sur les choses politiques. C'est dans ce contexte assez particulier que se produisent plusieurs meurtres dans le familistère. L'ambiance semble pesante à l'intérieur. Les contacts avec l'extérieur sont assez peu appréciés également.

C'est fort bien construit même si cela demeure assez classique dans le principe. Il faut découvrir qui est l'assassin ainsi que le mobile de ces crimes qu'on devinera aisément. L'intrigue arrive tout de même à nous tenir en haleine jusqu'à la dernière image de ce polar.

Je n'ai pas trop aimé le dessin ainsi que les visages assez anguleux et caricaturaux avec un effet de colorisation délavée. Par ailleurs, je n'ai pas accroché avec les deux personnages principaux qui s'associent au milieu du récit pour enquêter ensemble. J'ai conscience que ces remarques sont purement subjectives.

Malgré tout, de briques et de sang demeure une belle enquête judiciaire dans un milieu jusque là peu exploité. On va découvrir ce qu'est un familistère de l'intérieur et plus encore si l'expérience permet de se prémunir de la haine dans le coeur des hommes. Je crois qu'on connaît la réponse...

Nom série  Secrets : Le serpent sous la glace  posté le 26/04/2007 (dernière MAJ le 15/01/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est tout à fait le genre d'histoire que j'aime bien, sans compter que je trouve ce concept de "secret de famille" très intéressant. Le scénario est parfaitement maîtrisé et dégaine progressivement toutes ses surprises notamment dans la première partie. Le dessin est plutôt réussi, notamment dans les expressions des visages des personnages et les différents décors.

Certes, c'est une BD avec son lot de scènes d'actions habituelles et de personnages qui pourraient être tirés tout droit d'un film d'action hollywoodien. Mais encore une fois, c'est l'efficacité du scénario qui emporte mon adhésion. J'ai passé un agréable moment de lecture. Que demander de plus ?

Ajout à l'avis initial
Une relecture attentive des années plus tard m'a fait prendre conscience que cette histoire n'était peut-être pas aussi aboutie que cela. Je suis devenu sans doute beaucoup plus exigeant, l'expérience aidant. En effet, le scénario présente quelque chose d'assez intéressant comme point de départ, à savoir la véritable conquête du pôle nord en pleine guerre froide. On se rendra compte que cet élément sera noyé parmi les péripéties de ce père mystérieux dans l'URSS stalinienne.

La fin se termine d'ailleurs comme un film policier avec le gros méchant financier qui se lance dans la politique comme pour cacher des crimes contre l'humanité. La scène d'intimidation parisienne aurait pu être évitée car cela fait dans une surenchère bien inutile. J'aurais aimé également y voir un peu plus clair dans la vie sentimentale du personnage principal que nous avons tout de même suivi dans ces trois tomes.

Malgré cela, je conserve les 4 étoiles même si ce titre ne sera pas le meilleur de la collection initié par Giroud. C'est l'une de ces premières histoires qui m'a fait accrocher à ces fameux secrets de famille. On remarquera au passage que les titres suivants seront tous des diptyques ou des one-shot et non plus une trilogie. Cela reste du très bon travail.

Note Dessin : 3.75/5 - Note Scénario : 3.75/5 - Note Globale : 3.75/5

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