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Nom série
L'Ombre blanche
posté le
07/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C’est par pure curiosité que je me suis mis à feuilleter le premier tome de « L’Ombre blanche » et je dois bien avouer que cette lecture me fut assez agréable.
Pourtant, le style d’Antoine Carrion ne me plaisait pas des masses à première vue et puis, une série de ce genre chez « Soleil », ça veut dire pour moi de l’ésotérisme à donf, des poupées siliconées et des retournements de situation à gogo.
Après lecture, ce ne fut finalement pas le cas… heureusement ! Le scénario qui partait sur du fantastique s’éloigne au fur et à mesure de ce genre pour se rapprocher d’un thriller médiéval réaliste sur fond de complots afin de renverser un roi. Et ma foi, ce me fut –ô surprise- un feuilletage convaincant et assez entraînant.
Au fil de la lecture, j’ai apprécié de plus en plus le coup de crayon d’Antoine Carrion car il s’accorde –à mon avis- très bien avec l’atmosphère qui se dégage de ce récit. Ses personnages sont dessinés de façon qu’ils y apparaissent inquiétants, Antoine Carrion présente un style nerveux à l’image des visages (très) tendus de ses protagonistes. Ici, pas de gros seins et de muscles à la « Schwarzenegger », les corps sont illustrés d’une façon très réaliste. La mise en couleurs m’est apparue tout simplement excellente, elle retransmet parfaitement l’atmosphère pesante qui règne dans ce premier tome. On a donc là une bande dessinée qui « repose » beaucoup sur cette imagerie inquiétante pour accentuer le côté malsain et angoissant du scénario d’Antoine Ozanam. Une vraie réussite !
Le scénario n’est pas très original mais j’ai apprécié la complexité du complot ayant pour objectif pour une des familles de prendre le pouvoir. Seules la présence de (trop ?) nombreux protagonistes et une intrique qui laisse beaucoup de portes ouvertes pourront déboussoler les lecteurs.
Je ne terminerai pas cette chronique en saluant la belle mise en page très cinématographique d’Antoine Carrion.
En partant sur un scénario assez crédible et se débarrassant de scènes ésotériques au fur et à mesure de l’avancée des péripéties, Antoine Ozanam m’a rendu son récit très plaisant à lire. J’y ai apprécié le coup de patte d’Antoine Carrion qui est en parfaite adéquation avec l’atmosphère pesante qui règne dans cette bande dessinée. De plus, l’intrique m’est apparue intéressante à suivre.
A découvrir… |
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Nom série
K une jolie comète
posté le
06/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Waaaahhh !!!! La gueule que j’ai eue en finissant la lecture de cette bande dessinée ! « K, une jolie comète » se lit très vite parce qu’elle ne comporte qu’une trentaine de pages mais qu’est ce que j’en ai pris plein la gueule !
C’est bien simple : je n’ai jamais éprouvé autant d’émotions en feuilletant une petite histoire comme celle présentée dans « K, une jolie comète ». Et encore attention, quand j’écris « une petite histoire », ça ne veut pas dire que c’est un récit banal, bien au contraire ! Efix et Cric nous présentent une romance entre Kate, une jeune femme célibataire très dynamique de 22 ans et un homme marié de 37 ans ayant des enfants.
Bon, je passe sur les bienfaits et les méfaits de ce genre de relation parce que ce n’est pas vraiment le propos de cette bande dessinée. Non, ce qui est intéressant avec ce récit, c’est la passion qui s’est nouée entre deux êtres. On a d’un côté une demoiselle pleine de vie qui désire profiter au maximum de ces instants de folie avec son amant et d’un autre côté un homme qui est pris en tenaille entre ses devoirs de père de famille et sa folle passion pour Kate.
Le lecteur est ainsi entraîné dans ce tourbillon de vie accentué par sa vivacité du découpage et de coup de crayon d’Efix, et de la joie de vivre très communicative de Kate.
Et c’est ainsi que l’album se lit à cent à l’heure entre éclats de rire, moments de tendresse, de frissons puis de tristesse… ça se passe d’ailleurs tellement vite qu’au dénouement, je suis resté planté, immobile comme un con en train de me demander ce qui s’est passé, pourquoi ça se termine comme ça… vraiment… merde, c’est terrible !
Mais, alors, pourquoi ne mets-je que 4 étoiles à cette merveille ? Uniquement, parce que j’aurais aimé savoir davantage sur la façon dont l’homme en question a vécu ce « dénouement ». Et parce que j’aurais apprécié connaître davantage le personnage de Kate : son enfance, sa vie, tellement elle est attachante cette demoiselle ! Bref, je ne vous cache pas que, paradoxalement, c’est comme ça que j’apprécie le plus un livre : c’est quand celui-ci me fait poser des questions des heures et des heures après que je l’eus refermé.
« K, une jolie comète » fait partie des rares albums qui m’ont procuré beaucoup d’émotions, c’est à dire « une explosion de sentiments », en si peu de pages : un vrai bijou cette bande dessinée ! |
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Nom série
Les Folies Bergère
posté le
05/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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C’est le nom de Zidrou en couverture et sa sélection à Angoulème qui m’ont donné l’envie de feuilleter « Les folies bergère ». Pour être franc, je ne pensais pas lire un récit sur la guerre 14-18 mais une histoire ayant pour cadre le célèbre cabaret parisien.
A propos de ce cabaret, oui, l’album en parle. Oui, on peut en apercevoir quelques planches où des danseuses se mettent à balancer leurs jambes au rythme du « French Cancan » mais ce n’est franchement pas le thème de cette bande dessinée.
En fait, l’allusion aux folies Bergère vient du désir des soldats d’y aller lorsque la guerre sera terminée ou quand ils ont quelques jours de permission. En attendant, ces malheureux restent terrés dans leurs tranchées et c’est leur quotidien que l’on assiste entre le silence avant l’enfer, la crasse, les punitions parfois adéquats et très souvent injustes, la peur, le désespoir, les rêves tantôt cauchemardesques et tantôt érotiques, les fortes envies de revoir leurs familles, les rancoeurs liées au fait de ne pas assister à la naissance de leur enfant, et ce putain d’espoir de sortir intact de cette boucherie. Et on partage les journées avec le miraculé aux balles et un prêtre qui prône qu’on ira tous au paradis quel que soit la mort promise à chacun.
Ce que je vous dévoile là n’est rien tant l’album est riche en évènements, riche en personnages, riche en sens aussi, on ne peut pas ressortir indifférent de cette lecture.
Le bédéphile ne replongera pas avec grand plaisir dans le feuilletage de cette bande dessinée parce que le propos n’est franchement pas optimiste et… bref, c’est noir de chez noir quoi d’autant plus que le coup de patte de Porcel retransmet bien la noirceur de ce scénario de Zidrou. Mais, il y a une telle richesse de sentiment et là, encore, de sens dans cette histoire que je ne peux que vous conseiller cette lecture.
Après, on peut se poser des questions sur l’intérêt que les auteurs ont eu à insérer dans ce récit des scènes entre le peintre Monet et un jeune jardinier. On peut se poser aussi des questions sur l’insertion du fantastique dans de nombreuses séquences… ça peut déplaire à beaucoup de lecteurs mais pas à moi parce que je trouve que ces allusions ont un sens, qu’elles ne sont pas du tout inutiles.
Beaucoup de lecteurs m’ont conseillé le feuilletage de « C’était la guerre des tranchées » de Tardi, rien à faire car je n’aime pas le style de cet auteur ce qui n’est pas du tout le cas avec « Les folies Bergère » où je trouve le dessin de Porcel magnifique.
En conclusion, malgré la noirceur du propos, « Les folies Bergère » est une bande dessinée, que dis-je ? Une « bd d’auteurs », oui, une vraie bd d'auteurs pleine de sens, à lire impérativement ! |
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Nom série
Le Client
posté le
04/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Zidrou est en passe de devenir un de mes scénaristes préférés surtout depuis qu’il s’est mis à concevoir des bandes dessinées hors humoristiques.
Avec « Le Client », l’auteur nous présente un récit sur un gus qui est tombé amoureux d’une prostituée. Et bien entendu, à un moment donné, il va essayer de la faire sortir de ce milieu…
C’est une trame très classique donc que nous présente Zidrou et je ne vous cache pas que son dénouement ne surprendra personne. Et pourtant, qu’est ce que j’ai aimé cette histoire ! Parce que « Le Client » est un récit à la fois dur et tendre. Il y a, dans ce scénario, tellement d’amour et de passion entre ces deux êtres que j’en suis resté béa à la fin de ma lecture. Et puis, il n’y a –à mon avis- rien de fantasmagorique dans ce scénario, jugez-en plutôt : ça se passe en Espagne et là-bas, il y a des maisons closes souvent proches de la frontière franco-espagnole d’ailleurs, allez savoir pourquoi... Et puis, il y a vraiment des clients qui tombent amoureux des prostituées, il suffit de regarder un de ces reportages télévisés qui laissent (enfin) la parole à ces intéressés, on se rendra compte que ce genre de relations peut se produire. A la rigueur, on peut rester dubitatif sur la réaction du caïd mais pourquoi pas… On peut rester aussi sceptique sur la réaction de la famille d’Augustin (le personnage principal) mais –là encore- pourquoi pas…
Le trait gras de Man s’accorde bien avec le scénario de Zidrou, la mise en couleurs aux tons pesants et glaciaux renforce l’ambiance « polaristique » de ce récit.
A défaut d’un scénario original, « Le Client » m’est apparu comme un bon polar sur le milieu de la prostitution. Sous ses airs malsains et durs, cette histoire s’avère en fin de compte très tendre et réaliste. Une bonne bande dessinée à découvrir ! |
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Nom série
Elfes
posté le
01/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ce premier tome d’« Elfes », "Le cristal des elfes bleus", m’est apparu agréable à lire mais bon, je n’irais pas à vous en conseiller son achat surtout si vous êtes un lecteur adulte ! Le gros avantage de cette nouvelle série est qu’apparemment, chaque tome est une histoire complète.
Comme vous l’avez du vous en douter, « Le crystal des elfes bleus » est un récit d’héroïc-fantasy. Il met en scène un duo composé une elfe et un humain, ainsi qu’une autre elfe qui a tous les atouts pour devenir l’élue de son peuple.
Je ne vais pas vous raconter le début cette histoire mais il y a une chose qui m’a tiqué dès le début : lors de l’arrivée dans une ville, au milieu des cadavres massacrés, un des personnages principaux découvre une (seule) arme issue d’un peuple voisin qui hait les elfes et aussitôt toutes les accusations vont vers leurs prochains sans chercher à récolter d’autres preuves. Je ne sais pas moi mais c’est tout de même assez simplet comme raisonnement, quand on accuse des gens au point de leur déclarer la guerre, il faut avoir des indices irréfutables ! (Même si, récemment, les USA sont entrés en guerre contre l’Irak pour des raisons furtives. Mais, ça arrangeait pas mal de pays…pour des raisons financières…). Au final, l'intrique de ce premier tome m'a semblé trop léger et trop classique à mon goût d'autant plus que ça raconte encore une quête basée sur un être qui devient une sorte de dieu dès qu'il détient un objet...
Autre chose qui m’a dérangé : il faudrait aussi que les éditions Soleil arrêtent d’imposer à leurs auteurs de mettre en scène une héroïne qui se dévêt à la moindre occasion. En tant que lecteur masculin, ce n’est pas du tout désagréable pour moi de contempler ça mais quand ce genre de séquences est systématiquement dessiné de cette façon, ça en devient pénible surtout quand ça n’apporte rien à l’histoire !
Au niveau du graphisme, à part des séquences où une nénette se met à poil, l’ensemble est agréable à contempler : les personnages sont identifiables au premier coup d’œil, les décors sont fouillés et la mise en page est correcte. Cependant, c’est surtout au niveau de la mise en couleurs que l’ensemble manque –à mon avis- un peu de liant : j’ai ressenti assez rapidement que l’album a été confié à un studio ; certaines planches sont splendides alors que d’autres sont traitées au minima.
Bref, « Le crystal des elfes bleus » est tout même un tome d’introduction plaisant à lire mais en tant que lecteur adulte, je m’attends tout de même à lire une bande dessinée qui possède une intrique plus solide que celle proposée par Jean-Luc Istin, le scénariste de cette série. Toutefois, j’ai apprécié beaucoup que l’album en question soit une histoire complète. |
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Encore un récit sur la seconde guerre mondiale ! « Et si nous devions tomber… » nous présente une histoire basée sur les pilotes kamikazes.
N’allez pas imaginer que vous suivrez les péripéties d’un pilote japonais en lisant cette bande dessinée réalisée entièrement par Thierry Boulanger. Non, vous allez plutôt accompagner les pensées et les souvenirs d’un vieil homme au milieu d’un champs de maïs en plein été. C’est un peu comme la fameuse séquence du héros du film « Gladiator » mais, bon, là, dans ce récit, c’est étalé sur 54 pages… et comme la voix off est omniprésente, ça m’a paru interminable. Le plus grave est que je n’ai pas eu d’émotion en feuilletant cette histoire.
Pourtant, le graphisme de Thierry Boulanger m’est apparu très correct et bien adapté au récit. Mais, ça se sent que cet auteur est orienté vers l’illustration au vu des nombreux doubles pages et la mise en page aérée de ce récit. Du coup, malgré sa pagination conséquente, « Et si nous devions tomber » se lit rapidement surtout si vous avez tendance à « sauter » les commentaires…
Malgré un graphisme convaincant, je ‘ai pas été touché par cette histoire sur les kamikazes de la seconde guerre mondiale car la voix off m’est apparu trop présente et parce que je n’y ai ressenti aucune émotion. Dommage… |
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La vache ! Ce n’est pas croyable les frissons que j’ai eus en terminant ma lecture de « David, les femmes et la mort ». Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé en lisant une bande dessinée !
Ok, il y a le sujet qui n’est -pour ainsi dire- pas vraiment gai : ça parle de la maladie du cancer attrapée par David. Ce qui est assez émouvant avec ce récit, c’est qu’on se dit que ça va passer, que ça va aller mieux pour David et puis… je vous laisse découvrir cette histoire mais ça m’a donné froid au dos ! Ce qui assez touchant aussi dans cet album, c’est que le lecteur est invité à suivre les réactions de ses proches et il y en a de quoi dire : l’aînée de ses filles accouche au moment où il apprend qu’il a le cancer, la deuxième passe de plus en plus son temps avec son père, sa femme tombe peu à peu dans la dépression face au mutisme de son mari… On pourrait croire que tout ça a été mis en place pour nous faire volontairement arracher des larmes mais non, il y a une part réelle dans ces réactions, tellement réelle d’ailleurs que je me suis dit « Merde, à quoi bon ? C’est ça aussi la vie : dure, intraitable, parfois injuste mais à quoi bon de pleurer… ».
Cette bande dessinée comporte de nombreux passages poignants qui ne m’ont pas laissé insensible.
Cependant et c’est là le gros reproche que je fais à cette bande dessinée : Pourquoi ce récit se situe t-il en Allemagne ? Parce que l’euthanasie n’y est pas autorisée. Ok, là tout va bien sauf que Judith Vanistendael habite en… Belgique et l’euthanasie y est légalisée. En conclusion, cela me fait dire que l’auteure a une forte opinion sur la question et qu’elle nous tente à travers son récit très dramatique d’influencer nos avis vers une légalisation de l’Euthanasie. Du coup, j’ai eu la désagréable sensation d’avoir été berné par Judith Vanistendael.
Ce dessin n’est pas vraiment ce que j’aime le plus dans la bande dessinée mais il est expressif et s’avère adapté au scénario. En fait, c’est sa mise en couleurs qui m’a le plus enthousiasmé puisqu’elle s’accorde très bien avec l’intensité dramatique de chaque séquence.
Par sa construction, sa présence de scènes très fortes et sa narration fluide, « David, les femmes et la mort » m’a scotché lors son feuilletage. J’ai été happé par la réaction de tous les membres de la famine face au drame que vit David.
Reste que j’ai eu le sentiment d’avoir été un peu dupé par l’auteure… et ça, ça a du mal à passer. |
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Je m’attendais un peu mieux de la lecture de « Tout sauf l’amour », surtout de la part d’un duo d’auteurs qui m’avaient emballé avec Exauce-nous.
L’histoire se tient en une ligne : il s’agit plus ou moins d’une variante de l’amour ne se dompte pas. En feuilletant cette bande dessinée, je me suis rendu compte qu’il s’agit d’un récit à l’eau de rose. Oh, rien de larmoyant cependant ! D’ailleurs, le scénariste évite d’y employer des scènes nunuches.
Le gros reproche que je fais pour cet album, c’est que je n’ai ressenti aucune émotion en le lisant, il n’y a aucune surprise dans ce récit et les personnages ne me sont pas apparus aussi attachants que les protagonistes d’Exauce-nous.
L’histoire se lit bien mais sans plus. Toutefois, je me suis tout de même surpris à trouver ce scénario pas aussi farfelu que je ne le pensais au départ.
Pour le reste, rien à redire, j’aime beaucoup le coup de patte et la mise en couleurs de Frédéric Bihel. En contemplant les vues d’ensembles et les arrière-plans, on voit bien que l’auteur a fait un gros travail de recherches et de cadrages puisqu’on peut y reconnaître de nombreux lieux de Grenoble et de ses environs. Les personnages sont bien différenciés et expressifs. Bref, j’apprécie beaucoup ce style.
A noter que les auteurs font un clin d'œil à Tintin et à Spirou dans une des cases... je vous laisse chercher !
Au final, « Tout sauf l’amour » m’est apparu comme un album agréable à lire mais sans plus. Ce plaisir, je l’ai eu grâce au dessin de Frédéric Bihel et à ce scénario qui évite l’emploi de scènes larmoyantes qui envahissent d’habitude les récits à l’eau de rose. Cependant, il est regrettable que cette histoire soit si prévisible et que les personnages ne soient pas très attachants. |
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Comme dans tous les collectifs, il y a du bon et du moins bon, « La Crise, quelle crise ? » n’échappe pas à cette règle. Plutôt que de vous présenter une par une les 10 historiettes présentées dans cet album, je vais vous indiquer celles qui m’ont emballé.
Ma préférée est celle réalisée par Raoul Douglas et Emmanuel Beaudry, il s’agit d’une scène se passant dans un parc où un garçon et une fille parlent de la crise à leur façon. J’y ai apprécié dans cet échange, la simplicité des mots employés et de la manière dont ils expliquent la mise en place de la crise. J’y ai aimé aussi la chute et le dessin très expressif. Vraiment, une petite merveille de simplicité ce récit !
Pour le reste, je citerais aussi la première histoire de ce collectif conçue par le duo Damien Cuvillier et Kris. J’y ai adoré comment Kris conclut ce récit par une note assez optimiste (ce qui n’était pas évident lorsqu’on découvre ce qu’il y raconte !). On peut y admirer la mise en couleurs directes de Damien Cuvillier, style qu’il a mis de côté jusqu’à maintenant pour ses autres séries.
Pour le reste, je n’ai pas été conquis par ce collectif car la plupart des auteurs ne font que critiquer notre société, les traders, les banquiers, les riches, etc… Bref, je n’y ai rien appris de plus de la crise, j’aurais préféré des confrontations d’idées plutôt que des faits (En gros, on sait très bien que cela a abouti à plus de pauvreté et des riches plus riches qu’avant). En partant de ce constat, je ne peux qu’être déçu même si, dans l’ensemble, les récits sont bien conçus. |
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Nom série
Vito
posté le
07/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je ne connais pas bien les ouvrages réalisés par Eric Stalner, le seul que j’ai pu lire jusqu’à ce jour est un des tomes de « La Zone ». Apparemment et d’après ce que j’ai pu constater en contemplant les premières séries de cet auteur, il a fait évoluer son style graphique jusqu’à ce qu’il fasse de la couleur directe comme l’a fait également Jean-Pierre Gibrat. Le résultat donne des planches de toute beauté qui me motivent la lecture de ses dernières parutions comme « Vito » dont le tome d’introduction vient de sortir.
« Vito » met en scène Giuseppe un projectionniste ambulant, ça se passe en Sicile en 1947. Ce jeune homme sombre peu à peu dans la solitude avec comme compagnons un chien et… l’alcool. Un jour, lors d’une projection, Giuseppe rencontre un homme qui lui file un film où on y voit un centaure et un faune se mouvant d’une manière encore plus réaliste que « King Kong » ! Ainsi débutent les ennuis pour Giuseppe d’autant plus qu’il surprend par la suite un vagabond prénommé Vito…
Il y a une grosse part de magie et de féerie qui m’a fait accrocher à la lecture de ce premier album de « Vito ». D’habitude, je n’aime pas ce genre mais ce récit m’est apparu tellement récréatif que j’en suis resté scotché à sa lecture. Bon, d’un autre côté, il faut dire aussi que le graphisme d’Eric Stalner possède tellement d’atouts que ça ne pouvait que me plaire : décors méditerranéens fouillés et champêtres, personnages réalistes et expressifs, et surtout, quelle belle mise en couleurs !
L’histoire proprement dite, c’est à dire en dehors de ces séquences fantasmagoriques, m’est apparue assez accrocheuse, j’aime bien les scènes où se côtoient le héros et son chien, j’ai apprécié aussi la fluidité de la narration où les questions/réponses aux péripéties de ces protagonistes sont dévoilées petit à petit sans qu’on se tape de longues séquences de bavardages inutiles.
J’ai été agréablement surpris par ce premier tome de « Vito » où j’ai pris énormément de plaisir à suivre les aventures de Giuseppe. C’est d’autant surprenant de ma part étant donné mon aversion pour les récits fantastiques même si le graphisme est de toute beauté. Série à suivre… |
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Nom série
Whaligoë
posté le
06/02/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C’est le nom de Virginie Augustin figurant en grand sur la couverture de ce premier tome de "Whaligoë" qui m’a fait motiver sa lecture.
Virginie Augustin est une auteure que j’apprécie beaucoup suite au feuilletage de sa première série Alim le tanneur où son coup de patte tout en rondeur et sa mise en couleurs aux tons pastel m’avaient enthousiasmé. Cependant, depuis Le Voyage aux Ombres, album qu’elle a réalisé après Alim le tanneur, Virginie Augustin a évolué son style pour privilégier un coup de patte acéré, nerveux… et ce n’est pas plus mal car il s’adapte bien aux scénarii de ses nouveaux albums comme c’est le cas pour "Whaligoë".
"Whaligoë" se situe dans un village anglais du début du XIXème siècle, un couple aristocrate endetté dont le mari est poète fait une halte dans ce bled perdu afin que monsieur y retrouve son inspiration. Dès leur arrivée, ils vont être confrontés à l’hostilité de la population et à des événements étranges.
Comme je l’écrivais ci-dessus, le « nouveau » trait de Virginie Augustin s’accorde très bien à l’ambiance malsaine et fantastique qui règne dans cette histoire, l’atmosphère victorienne et maussade y est rehaussée par une mise en couleurs aux tons ternes. Vraiment, je me suis retrouvé dans un album qui a fait l’objet d’un beau travail graphique. Seuls, les visages de nos protagonistes me sont apparus trop difformes d’une case à l’autre. Les décors sont fouillés et le découpage m’a semblé exempt de tout reproche.
Quant à l’histoire, j’ai eu un peu plus de mal à m’y accrocher essentiellement parce qu’il y a des phénomènes surnaturels qui y apparaissent. Ces séquences ne prolifèrent pas dans ce premier tome (et c’est tant mieux ainsi parce que je n’aime pas habituellement les récits fantastiques) mais son dénouement me fait craindre une embolie de ces scènes dans le prochain album qui clôturera cette mini-série… donc, je reste prudent sur mon conseil d’achat surtout pour les lecteurs qui détestent le genre ésotérique.
Pour le reste, j’avoue que c’est l’atmosphère malsaine y régnant qui m’a fait poursuivre cette lecture jusqu’à son terme. Il est un peu dommage qu’on n’en sache pas davantage sur les évènements qui se déclenchent dans ce tome, ce qui me donne l’impression d’avoir feuilleté une longue introduction d’un récit.
J’attends la suite de ce premier tome pour me prononcer sur un avis favorable ou non de "Whaligoë" car trop peu d’éléments y sont dévoilés. Cependant, je reconnais avoir passé un bon moment de lecture grâce à l’atmosphère qui y règne et au coup de patte de Virginie Augustin qui s’accorde très bien à ce récit. Wait and see… |
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Ce n’est pas un secret pour mon entourage : j’aime les carnets de voyage et j’en fais aussi. Cependant, lorsqu’il s’agit d’en faire une petit bande dessinée, je réponds qu’il faut un sacré coup de patte. Sans contestation possible, Emmanuel Lepage, lui, a ce talent qui peut lui permettre de réaliser un magnifique album à partir de ses « croquis » faits sur place. Cette faculté, il l’a mise en œuvre pour concevoir « Voyage aux îles de la Désolation ».
« Voyage aux îles de la Désolation » retrace le séjour d’un mois d’Emmanuel Lepage à bord du « Marion Dufresne » dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) en mars/avril 2010.
Ce qui frappe à la lecture de cet album, ce sont les superbes illustrations en pleine page qui y apparaissent ça et là. Ensuite, c’est sa pagination conséquente (158 pages) résultant du parti-pris d’Emmanuel Lepage d’aborder son séjour chronologiquement. Et enfin, ce sont les nombreuses explications de l’auteur sur comment s’organise la vie à bord de ce bateau et comment il « vit » la découverte de ces lieux pratiquement coupés du monde.
En lisant « Voyage aux îles de la Désolation », j’ai vraiment eu la sensation de partager avec l’auteur son séjour dans ce navire et dans les terres australes, j’ai eu le sentiment de voyager avec lui au point d’avoir eu du mal à me décrocher de la lecture !
On pourrait peut-être reprocher à l’auteur de ne pas aborder suffisamment l’intérêt de ces missions, sur le « pourquoi » on emmène des scientifiques dans ces contrées mais, moi, lecteur trop gavé de paroles sur l’écologie et sur le développement durable, ce peu d’explications m’ont amplement suffi et ça m’a permis –enfin- de contempler tranquillement les images sans être à chaque fois abruties par les propos écologiques moralisants.
En gros, le « Marion Duquesne » est chargé de ravitailler ces îles où vivent essentiellement des scientifiques… et cette explication me suffit largement !
Le dessin d’Emmanuel Lepage est tantôt brouillon tantôt léché. Personnellement, j’aime cette diversité de style dans un seul album tant que ça reste lisible et beau à contempler, ce qui est le cas dans « Voyage aux îles de la Désolation ».
La narration m’est apparue parfaite, l’auteur sait ralentir et accélérer son récit quand il le faut. Ainsi, lorsqu’il aborde des séquences calmes, le lecteur a le droit à des planches très aérées, et inversement. Ça peut paraître toute simple comme remarque mais avec cet album, j’ai senti vraiment que l’auteur me prenait fermement en main. C’est comme si Emmanuel Lepage nous dictait son voyage sans que nous ayons le besoin de lui couper la parole tellement c’est passionnant ce qu’il raconte !
« Voyage aux îles de la Désolation » est un album que j’ai beaucoup aimé. J’y ai retrouvé tout ce que j’apprécie dans une bande dessinée documentaire : un dessin « vivant » (c’est à dire qu’il change de style) et beau, un récit intéressant mais non « barbant » et une histoire qui me fait scotcher du début jusqu’à la fin et qui me donne la sensation de voyager avec l’auteur. |
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Ça sent le vécu dans cette nouvelle bande dessinée du duo Vincent Zabus (au scénario) et Daniel Casanave (au graphisme) quand on voit le nombre de familles monoparentales et divorcées qui nous entourent. Pourquoi vous dis-je ça ? Parce que ce premier tome des « Chronique d’un maladroit sentimental » nous conte les péripéties d’un homme de 33 ans prénommé Gérard pour rencontrer l’âme sœur, et sa future chère et tendre se présente finalement sous les traits d’une femme de 40 ans ayant 3 enfants…
On peut donc y voir dans cette bande dessinée une satire de notre société où nos auteurs nous présentent une sorte de conte moderne assez humoristique sur les rapports sentimentaux entre les hommes et les femmes. Cette histoire y est contée d’une façon plaisante, sans casse-tête et sans temps mort.
La narration est centralisée sur le personnage de Gérard qui s’adresse –parfois- directement à nous lecteur. Cet humour fait souvent mouche car j’y ai découvert un protagoniste un peu perdu et hypocrite qui n’hésite pas à « casser » d’anciennes connaissances. Mais bon, il se révèle tout de même assez attachant par sa volonté de croire à l’amour et de faire à tout prix sa vie avec l’être aimé.
Cette chronique humoristique de notre société est mise en images par Daniel Casanave qui nous présente un trait vif, dynamique qui sied bien au scénario de Vincent Zabus. Ses personnages sont bien différenciés et les décors sont suffisamment fouillés qu’on y sache rapidement qui est qui et où ça se passe. A noter la bonne mise en couleurs de Patrice Larcenet aux tons pastels très agréables à contempler.
Frais, doté d'un dessin agréable et d’un humour absent de grossièreté, ce premier tome m’est apparu très plaisant à lire. Cependant, je doute fort que je me précipiterai sur la lecture du deuxième album de cette série car je ne crois pas que ce duo d’auteurs me surprendront suffisamment pour suivre avec intérêt les déboires sentimentaux de ce maladroit. |
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C’est le nom de « James » en couverture qui m’a motivé le feuilletage de cette bande dessinée. En effet, j’aime le coup de crayon de cet auteur issu de l’édition indépendante que j’ai eu l’occasion de contempler dans « Les Mauvaises humeurs de James et de la tête X ».
Comment se présente ce premier tome ? Il s’agit d’une enquête policière et paranormale organisée par une organisation « La Cellule Prométhée » sur une série de meurtres cannibales dont les commanditaires semblent être d’anciens combattants de la première guerre mondiale.
Je n’ai jamais aimé les histoires ésotériques teintées de paranormal et, après cette lecture, le récit proposé par Patrice Larcenet (le scénariste) ne me fera pas changer d’avis.
Cette histoire ne m’est pas apparue originale et les explications sur le comment les protagonistes se sont retrouvés ensorcelés ne m’ont pas du tout convaincu.
Les lecteurs suivront des péripéties des membres de cette cellule d’une manière très linéaire, beaucoup d’évènements bienheureux apparaissent sous les yeux des enquêteurs, tous les obstacles qui se dressent devant les principaux protagonistes sont franchis allégrement (« Aller voir un des auteurs de ces crimes en prison ? C’est très facile ! Je connais quelqu’un qui me fera entrer… » : c’est trop fastoche ! hé !). Et puis, dans la cellule, il y a un costaud, ce qui est très pratique pour se défendre et se sortir des situations dramatiques, fallait y penser aussi ! Hein !
Bon, encore heureux que les personnages soient assez attachants, que la narration soit fluide, que la mise en couleurs soit parfaitement adaptée à l’intensité dramatique de chaque séquence (très beau travail de la part du coloriste !) et que j’apprécie beaucoup le coup de crayon animalier de James parce que sans ça, je n’aurais jamais terminé la lecture de ce premier tome. Bref, je pense qu’il est inutile de vous dire que je ne précipiterai pas sur le prochain album de cette série pour le lire.
Déçu, très déçu de cette lecture. Dommage car James a un coup de crayon qui mériterait un meilleur scénario que celui de ce premier tome de « La Cellule Prométhée ». |
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Nom série
Isabellae
posté le
24/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Elle part à cent à l’heure cette nouvelle série des éditions « Le Lombard » ! Cette bande dessinée, c’est « Isabellae » réalisée par Raule (au scénario) et Gador (au dessin).
Elle met en scène une belle jeune femme aux cheveux roux prénommée « Isa » à la recherche de sa sœur au cœur du Japon médiéval.
La particularité d’Isa, c’est qu’elle est orpheline et une sacrée combattante ! La particularité de sa sœur : c’est tout l’inverse d’Isa ! Notre héroïne a acquis tous les traits de sa mère qui est -apparemment- d’origine irlandaise et le tempérament de son père qui est d’origine japonaise, et sa sœur ? C’est exactement l’inverse !
Et le lecteur suivra les péripéties d’Isa entrecoupées de flashbacks sur ce qu’elles ont vécu, elle et sa sœur.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne peut pas s’ennuyer en feuilletant ce premier tome d’ « Isabellae » ! L’univers qui y est développé est très riche mais jamais au point de me déboussoler de cette lecture car la narration m’est apparue fluide (on ne lâche pratiquement pas l’héroïne tout au long de ce premier tome, ce qui s’avère efficace pour la compréhension de l’histoire). On y découvrira aussi quelques créatures fantastiques un peu à la manière de « Okko » sans pour autant que le récit plonge dans l’ésotérisme pur et dur. On y découvrira aussi des personnages qui obtiendront apparemment des rôles clés pour la suite de l’épopée d’Isa. Et on y découvrira pourquoi Isa cherche sa sœur… et on y découvrira plein d’autres choses encore !
Bref, ce récit est tellement palpitant, riche et attachant que je me demande si le prochain tome confirmera toutes les promesses et atouts entrevus dans cet album introductif.
Le trait de Gador m’est apparu parfaitement adapté à ce récit : fin, précis, dynamique, expressif, décors fouillés, c’est du beau boulot ! La mise en couleurs aux tons ocres, jaunâtres, parfois bleutés, est, elle aussi, bien ajustée aux différentes séquences de ce récit.
Vivement la suite que l’on en sache davantage sur cette jeune demoiselle et sa soeur !
Note : 3,5/5 |
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Nom série
La Guerre des Lulus
posté le
23/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Vraiment très chouette ce tome d’introduction de « La Guerre des Lulus » !
Très chouette aussi de retrouver Vincent Hardoc dans une nouvelle série et chez un grand éditeur (en l’occurrence Casterman) après avoir vécu des années de galère.
« La Guerre des Lulus » reprend un peu la trame du film « Après la guerre » avec Richard Bohringer : une bande de quatre garçons orphelins se retrouve involontairement livrée à elle-même lorsque la première guerre mondiale se déclare (ils ne le savent même pas !) et après, je vous laisse découvrir… ceux qui ont vu ce film me comprendront lorsqu’ils découvriront comment se termine ce premier tome.
Dans ce premier tome, la guerre n’est pas encore très présente dans les péripéties que vivent ces quatre enfants, les lecteurs y découvriront donc pour l’instant un récit assez gai en attendant la suite qui devrait, à mon avis, se montrer plus « dure ».
Ce sont les dialogues entre les mômes que j’ai le plus appréciés dans cette bande dessinée, on a vraiment l’impression d’assister à des conversations entre enfants, c’est à dire des bavardages naïfs, frais et plein d’humour comme « un fantôme est un mort mort alors qu’un ressuscité est un mort vivant ».
J’y ai apprécié également le coup de patte de Vincent Hardoc. Ses personnages sont très expressifs, les décors sont bien travaillés, ses cadrages sont plus convaincants que ceux qu’il avait réalisé pour « Le Loup, l'agneau et les chiens de guerre », sa mise en couleurs est vraiment d’une grande beauté et la mise en page m’est apparue très fluide : Du très beau boulot !
Pour anecdotes, Régis Hautière a eu l’idée de réaliser ce scénario à partir d’une réflexion de la directrice de la communication de l’historial de la grande guerre à Péronne (Picardie) sur le fait qu’il n’y ait pas de « bande dessinée sur cette époque destinée aux enfants ». Le village de Valencourt n’existe pas mais Vincent Hardoc s’est inspiré de son village natal et des abbayes de Valloire et du Gard pour concevoir ses décors. La mise en couleurs a été réalisée en collaboration avec David François, un autre auteur picard.
J’attends impatiemment le deuxième tome qui devrait sortir en automne 2013 ! |
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Nom série
Le Beau Voyage
posté le
21/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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C’est l’avis sur "Le Beau voyage" rédigé par l’ami Hervé qui m’a donné l’envie de lire cette bande dessinée et il ne m’a pas déçu le bougre !
« Le Beau voyage » est un roman graphique pur et dur, c’est à dire que ça raconte une histoire très réaliste qui s’inspire du quotidien et où je suis sûr qu’un lecteur se dira : « Tiens, ça me rappelle quelque chose ça ! », ce qui fut mon cas.
« Le Beau voyage », ça parle des déboires sentimentaux et familiaux de Léa, de son enfance jusqu’à nos jours. En fait, au début du récit, Léa assiste à l’enterrement de son père, à partir de là, elle va se mettre à fouiller son passé et à comprendre pourquoi et comment elle est devenue ce qu’elle est.
En lisant cette bande dessinée, j’ai eu des souvenirs assez ancrés d’une famille dévastée par la mort d’un proche me remonter brusquement. Dans cet album, il y a des passages assez durs et crus qui m’ont touché et qui m’ont fait réfléchir sur la relation que doit avoir un père avec ses enfants. C’est exactement le genre d’album que j’aime lire et relire parce qu’il m’amène à me questionner sur le sens de la vie, et ça, j’adore !
J’ai également apprécié les notes de fin d’album de Zidrou qui amènent un éclairage bienvenu sur la création et son envie de réaliser « Le Beau voyage ».
Attention toutefois à ne pas mettre cette bande dessinée aux mains d’un enfant car certaines séquences érotiques y sont présentes. A noter que ces scènes ne sont pas là pour aguicher le lectorat, elles servent avec beaucoup de pertinence et de sensibilité ce récit.
Le dessin de Springer n’est pas vraiment celui que j’apprécie le plus mais il a le mérite d’être très lisible. De plus, la narration m’est apparue bonne puisque je n’ai eu aucune incompréhension lors de ma lecture malgré la présence de nombreux flashbacks. Mention spéciale à la couverture qui résume parfaitement le continu de cette bande dessinée.
Je ne conseille pas la lecture du « Beau voyage » aux lecteurs qui n’apprécient habituellement pas les romans graphiques. Par contre, pour les autres, il n’y a pas d’hésitation à avoir : précipitez-vous sur cet album très touchant ! |
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Nom série
Crève saucisse
posté le
18/01/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je crois que c’est la première fois que Simon Hureau s’associe avec un autre auteur pour concevoir une bande dessinée : il s’agit de « Crève saucisse » dont Pascal Rabaté en est le scénariste.
Ce duo d’auteurs nous présente un récit où un homme prénommé Didier va chercher à se venger de l’amant de sa femme : ceci n’est pas nouveau. Par contre, ce qui est neuf, c’est la façon dont il va réaliser son méfait.
Je reconnais avoir passé un bon moment de lecture en feuilletant « Crève saucisse » parce que j’aime le coup de crayon de Simon Hureau et parce que la narration m’est apparue impeccable.
Par contre, je suis resté très sceptique sur la façon dont le personnage principal va « se débarrasser » d’Eric, son meilleur ami et l’amant de Sandrine, sa femme. J’ai du mal à croire que ce genre de moyen pourrait être efficace à ce point. En plus, le récit ne met même pas en scène la police alors qu’il y a tout de même pas mal d’éléments incohérents qui entourent ce drame. Bref, je ne suis pas du tout convaincu de l’issue de cette histoire d’adultère.
Dommage car j’y ai apprécié la façon dont Pascal Rabaté à amener le personnage de Didier à préparer sa vengeance, on se surprend même à se dire que c’est bien fait pour l’autre s’il crève !
Graphiquement, je n’ai qu’un reproche à formuler : je n’aime pas la mise en couleurs de Claire Champion au point de regretter que Simon Hureau ne l’ai pas fait lui-même. Je trouve que la façon (utilisation d’aplats de couleur) dont la coloriste à utiliser pour cette bande dessinee se marie mal avec le trait du dessinateur.
Vraiment dommage que je n’ai pas été convaincu par la manière dont le personnage s’est débarrassé de celui qui le cocufie parce que, pour le reste, j’ai pris du plaisir à lire cet album. J’y ai apprécié le coup de crayon de Simon Hureau et sa bonne narration, ainsi que toute la partie qui mène jusqu’aux séquences liées au drame. |
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Nom série
Mjöllnir
posté le
18/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un récit héroïc-fantasy, ça me manquait et lorsque j’ai vu « Mjöllnir » sur les étals d’un libraire, je me suis dit « Pourquoi pas… ».
N’allez pas croire que je me suis empressé de feuilleter cette nouvelle série aussitôt. En effet, rien qu’à voir le nom de l’éditeur sur cette couverture, ça me rend soupçonneux sur le fait que cette bande dessinée puisse avoir des chances d’avoir d’autres tomes (« Soleil » est réputée pour être une des maisons d’édition qui abandonnent le plus de séries en cours).
Enfin, bon, je me suis mis à lire les premières pages et je fus rassuré de voir que cette histoire démarrait rapidement sans avoir besoin d’une longue introduction qui nous explique qui sont les protagonistes et dans quel monde ils évoluent : premier bon point donc ! Ensuite, j’ai été séduit par cette mise en couleurs aux tons plaisants qui gomme un peu le manque de vivacité dans le trait de Pierre-Denis Goux : Deuxième point positif donc ! Et enfin, je fus intéressé par le destin de ces nains dont leur complexe est leur… petite taille. Ils en sont tellement complexés qu’ils ne demandent qu’un des leurs soit reconnu comme une légende par toutes les races ! Alléchant non ? Troisième point positif donc !
Alors ? Il y a quand même des défauts dans ce premier tome non ?! A mon avis, pas vraiment en dehors de l’encrage car la narration m’est apparu bonne, l’histoire est assez intéressante et le personnage principal est vraiment charismatique.
A suivre de près donc… |
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Difficile de commenter cet album de Kokor ! « Le Commun des mortels » est une bande dessinée que je possède depuis des années mais j’ai toujours eu des difficultés à y émettre un avis.
Pourquoi cette gène ? Parce que « Le Commun des mortels » est un album que je qualifierais de « bande dessinée dont l’histoire est tellement simple qu’elle est difficile à comprendre »… Euh, vous avez pigé ? Le scénario met en scène un barman qui débarque dans un bar-hotel. Cet établissement est entretenu par Ladislas Quint et en attendant l’ouverture, ils vont s’apprendre à se connaître et vont réaliser ensemble les travaux.
A première vue, ce scénario est facile à comprendre mais kokor va y mettre tellement d’énigmes et scènes surréalistes dans son histoire que j’ai éprouvées des difficultés à bien appréhender les évènements.
La présence de ces séquences m’aurait pu rebuter et me lasser de cette histoire de tarés mais Kokor y a inséré tellement de moments de poésie et de rêveries (d’humour aussi !) que j’y ressors tout de même satisfait de cette lecture. « Le Commun des mortels » est exactement le genre d’album où il vaut mieux être calé bien calmement au fond d’un vieux fauteuil sans que personne ne vienne vous déranger pour l’apprécier pleinement.
Après, je suis bien conscient que ce genre de récits ne pourra pas plaire à tous les lecteurs, surtout à ceux qui n’aiment habituellement pas les romans graphiques.
« Le Commun des mortels » a inauguré le nouveau style de Kokor. En fait, l’auteur qui était habitué à réaliser des albums en noir et blanc s’est mis à concevoir ses récits en couleurs directes. Le résultat donne des planches de toute beauté où la douceur des tons employés se marient parfaitement avec les séquences pleines de poésies et la bonté qui ressort des personnages.
Zen, déroutant, loufoque, rêveries et poésies : ce sont les qualitatifs que j’attribue au « Commun des Mortels », un album que je ne conseille pas à ceux qui n’aiment pas les romans graphiques. Quant aux autres lecteurs, jetez-y un coup d’œil bien calé dans un bon fauteuil sinon vous aurez toutes les peines du monde à achever son feuilletage ! |
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