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Nom série  99 exercices de style  posté le 05/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de cet album renvoie bien sûr directement à Raymond Queneau (un gros clin d’œil lui est d’ailleurs fait, avec fausses publicités, dans l’un de ces « exercices de style »), qui avait réussi un joli livre de poésie.

Queneau étant un des premiers membres de l’oulipo, la boucle est bouclée. Car cet album se range ouvertement sous la bannière de l’oulipo (publié chez L’Association, dans sa « collection » oubapo). Matt Madden est d’ailleurs l’un des membres actifs de l’oubapo (il a déjà participé à plusieurs productions collectives – voir la « série » L'OuBaPo sur ce même site).

Pour ce qui est du « résumé » de cet album, je ne vais pas ajouter grand-chose, mon prédécesseur s’en étant très bien chargé. A partir une histoire simple sur une planche, Madden va « refaire » cette planche, en usant de divers moyens. Qui sont plus ou moins réussis et pertinents (mais certains « décalages » sont savoureux). Mais, comme souvent dans ce genre d’entreprise, c’est le tout qui justifie les parties, et c’est vraiment un exercice intéressant.

Mais il faut reconnaître que cet album s’adresse avant tout aux passionnés du médium en tant que tel, et quand même plus particulièrement aux férus d’oubapo et autres exercices à contraintes. C’est parfois un peu aride, et tout n’est pas réussi (d’où ma note finalement assez moyenne, pour un album qui est pourtant très riche – même si très vite lu).

En tout cas, c’est un album à lire – en complément des albums de l’oubapo (et du travail de Mc Cloud bien sûr).
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Commando Torquemada  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais acheté à sa sortie l’intégrale, et n’ai donc pas eu à souffrir du manque de considération de Fluide Glacial pour ses lecteurs/acheteurs. En effet, cette intégrale, outre un petit inédit en introduction, reprend les deux albums parus séparément, mais aussi un troisième album inédit (ce qui fait un joli bras d’honneur aux acheteurs des deux premiers : le même éditeur avait fait la même chose avec Colt Bingers l'insoumis !).

Bon, cette précision énervée faite. Arrivons à la série elle-même. Et je dois dire que je l’ai trouvée bien marrante, et très recommandable, pour tous les lecteurs adeptes d’humour un peu décalé, un peu noir (vaguement trash) – et en tout cas pas cathos extrémistes !

En effet, le commando en question est composé d’une bombasse cherchant comme le Christ à souffrir pour sa foi (elle se flagelle, embrasse les lépreux, etc.), d’un tueur irlandais citant les répliques de ses films cultes, et d’une sorte de gnome moinillon adepte de potions, drogues et autres poisons.

Très typés et atypiques, ces trois-là sont chargés des basses œuvres du Vatican, et sont le bras armés d’Albuferque, conseiller du pape (et qui se verrait bien à sa place). Le pape lui-même est bien déjanté, et en tout cas loin, très loin de l’image que veut donner de lui l’Eglise.

Le ton (et le dessin) est parfois proche de Larcenet, jouant sur la parodie, l’humour potache teinté de noir, et les bons mots. Les missions qui sont confiées au commando Torquemada sont déjà bien barrées, mais ils ont en plus une façon bien à eux de les mener à bien – à mal devrais-je dire ! – pour le bonheur de nos zygomatiques.

Les deux premiers albums (le deuxième est clairement mon préféré) sont vraiment bien fichus et drôles. J’ai trouvé le troisième un peu en deçà – même si quelques passages sont quand même assez poilants.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Moi, BouzarD  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette suite de petites histoires de Bouzard, dans lesquelles il se met en scène, avec pas mal d’autodérision, sont assez sympathiques.

Il y a un peu d’humour con – mais finalement pas trop, et nettement moins que dans la plupart de ses autres productions – et aussi un humour un peu plus fin : les deux fonctionnent la plupart du temps.

On découvre donc un auteur de BD un peu flemmard et velléitaire (et que ses voisins ruraux ne prennent pas au sérieux !), mais aussi un bonhomme ordinaire soumis aux petites emmerdes du quotidien.

Sans être hilarant, c’est un album amusant, et une lecture recommandable.

Nom série  Y'a plus d'saison  posté le 04/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fred est un auteur que j’aime vraiment beaucoup, et que je place assez haut. Il sait créer un univers, jouer sur la poésie et l’humour, dans un style qui lui est propre.

Un style que l’on retrouve ici, en particulier le dessin, reconnaissable entre tous. Même si un certain nombre de planches ne sont que des détournements de gravures du XXème siècle (dans lesquelles Fred glisse quelques bulles, et à côté desquelles une histoire, des commentaires en font un usage très éloigné de ce pourquoi elles avaient été réalisées).

Pour le reste, si j’ai quand même apprécié cette lecture (ai-je déjà été réellement déçu par cet auteur ?), j’ai trouvé cet album inégal. Ce n’est pas celui que je préfère (la première histoire, jouant sur le terme con, est rapidement lourde, et l’humour, l’irrévérence en est donc rapidement chassé : c’est la moins réussie de l’album je pense).

Mais cela reste quand même une lecture très sympathique !

Nom série  L'Homme au landau  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je voudrais pour commencer saluer le beau travail éditorial des éditions Cornélius (une fois de plus !), qui a réuni ici en les rééditant les publications de Lob auteur complet (là où il officiait à la fois au scénario et au dessin), lui qui fut un grand scénariste pour d’autres auteurs.
En plus des histoires complètes déjà publiées et d’une introduction intéressante, il y a, disséminée dans l’album, toute une série de gags (souvent réussis) ayant paru dans divers magazines.

« L’homme au landau » donc, première grande histoire, et celle qui donne son titre à l’ensemble, dans lequel apparaît – sous forme d’un petit homme moustachu vivant dans son landau – Lob lui-même (c’est ainsi qu’il se dessine, comme dans Lob de la jungle - qui avait été publiée dans l’album éponyme au milieu d’autres histoires dont Lob n’était que le scénariste – reprise aussi dans cet album).

C’est une histoire originale. L’homme au landau est une sorte de coucou, qui cherche à se faire « adopter », héberger par des femmes, chez qui il squatte éhontément, vivant à leurs crochets. L’une d’elles, Léa, ouvrière au grand cœur, tombe amoureuse de notre héros (qui, bien que malingre et vivant dans un landau, a un sacré succès auprès de la gente féminine !). Mais cet « homme au landau » est en fait un grand fétichiste, et il va en faire sa créature, développant avec elle des relations sado-masochistes, la forçant à ne se vêtir que de porte-jarretelles, hauts talons et corset, et à participer à des jeux scabreux.

Même si rien ici n’est pornographique ou proche du bondage, Lob développe une ambiance érotique étrange, entre cet « homme-enfant » ne quittant jamais son landau et cette femme soumise à ses caprices.

C’est clairement l’histoire la plus intéressante de cet album. En tout cas c’est la plus originale. Mais les strips sont aussi marrants, et les deux parodies de Tarzan (déjà vues dans l’album des Humanos Lob de la jungle) sont eux aussi pas mal.

En plus, deux autres œuvres de Lob sont reprises dans cette anthologie : Batmax et Roger Fringant (Les aventures de) (voir mes avis pour ces deux histoires).

Nom série  Roger Fringant (Les aventures de)  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire a été reprise récemment dans le bel album des éditions Cornélius (L'Homme au landau) reprenant toutes les productions de Lob scénariste/dessinateur.

Elle diffère des autres œuvres qui l’accompagnent dans cet album, car c’est clairement de la Science-Fiction – genre qu’appréciait Lob. Mais c’est une SF un peu particulière.

D’abord parce que l’action est censée se dérouler en 1976 (année de sa publication réelle), et donc avoir été élaborée bien avant (l’histoire est censée commencer en 1926, et être écrite entre ces deux dates). En cela on pointe rapidement un clin d’œil aux séries américaines qui, des années 1930 aux années 1950, ont multiplié ce genre d’aventures spatiales (Flash Gordon par exemple). Mais Lob ajoute à ses sources une bonne pincée d’Hergé (ses deux albums autour de la Lune) et de Jacobs (Le Rayon U).

Avec le nom donné au héros, et le ton avec lequel Lob nous narre ces aventures (le héros, sa fiancé et le père de celle-ci, savant ayant mis au point un programme spatial se rendent sur la lune, où ils affrontent une expédition concurrente « asiatique » et d’étranges sélénites), on sent bien que Lob use des références citées pour en faire une douce parodie (rien d’hilarant ni d’exagéré toutefois).

Publié à l’origine par série de deux pages, qui se finissent par un cliffhanger, et qui commencent par un court résumé de l’épisode précédent, ce « feuilleton » est sans doute, en plus du côté parodique (c’est surtout vers la fin que le côté parodique et l’humour éclatent plus vivement), un hommage rendu par Lob à ses lectures d’enfance.

Reste que, malgré des qualités certaines, je ne me vois pas l’acheter séparément. Mais comme je possède l’ensemble Cornélius, je le relirai peut-être.

Nom série  Batmax  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amusante idée de Lob, qui développe ici un nouveau super héros, Batmax, en fait un gamin qui, dès qu’il enfile son costume de super héros (à tête de Mickey !), fait tout pour harceler, repousser les hommes qui tournent autour de sa mère célibataire (veuve ?).

Mais si l’idée de départ peut paraître amusante, cela peine trop rapidement à se renouveler. C’est bâti en une suite d’épisodes (Lob est friand de ce genre de construction « à l’ancienne »), et se finit par la découverte par la meilleure amie de sa mère de la réelle identité de Batmax. Cette amie compte profiter de sa découverte pour faire pression sur l’adolescent. De quelle manière nous ne le saurons pas, car tout s’arrête ici, un peu brutalement. Mais de toute façon, Lob n’avait visiblement pas assez d’idées pour relancer cette histoire, finalement décevante.

Lob ayant été élevé par sa seule mère, on peut se dire que le gamin/Batmax – à qui il attribue les traits qu’il utilise toujours pour se représenter, n’est autre que Lob lui-même, qui use ici de certains de ses fantasmes ? Enfin bon, j’arrête ma psycho de bazar…

Nom série  Le Syndrome de Warhol  posté le 02/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais déjà bien aimé Dérapage, des deux mêmes auteurs, et bien c’est encore là quelque chose qui m’a bien amusé.

Résumer l’histoire est à la fois simple et compliqué. Disons que c’est un total foutoir, un gros délire, les auteurs accentuant chaque détail, du scénario ou du dessin des personnages, pour vraiment donner dans le foutraque.

Si les amateurs d’Elvis Presley trouveront jouissif les nombreux clins d’œil au culte du rockeur, ceux qui, comme moi, se désintéressent du King y trouvent aussi leur compte.

A la fois road-movie, parodie de Frankenstein survitaminée, délire mafieux déjanté, cet album mérite le détour.

Nom série  Jim Audax (Les Aventures de)  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La principale – et seule – originalité de cette histoire, c’est que les personnages ont des têtes d’insectes (genre mouche ou moustique), sur des corps humanisés.

Pour le reste, c’est une histoire qui manque quand même singulièrement d’intérêt.
C’est déjà le cas de l’intrigue elle-même (deux hommes et une femme, sortes de détectives, tentent, à la demande de sa mère, d’arracher un homme à une secte, d’origine extra-terrestre !).

Même déception concernant les dialogues, certes dynamiques, mais qui manquent de fond (et l’humour tombe souvent à plat en plus, à part quelques apartés au troisième degré, parfois ). L’ambiance bon enfant de l’ensemble n’est pas suffisante à mon goût.

Les couleurs pétantes des personnages et des décors ne changent rien à l’affaire : « Dans les griffes de Pavillon divin » n’est pas une réussite

Nom série  Moerell  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moerell est un auteur qui joue systématiquement sur un humour absurde, mais alors totalement. Les situations bien sûr, ses histoires partant dans un gros délire à partir de rien, n’hésitant pas (comme le font d’autres auteurs Fluide) à aller jusqu’au bout du n’importe quoi.

Mais cet humour absurde ne joue pas que sur les situations, et il se distingue du travail de Raynal, Thiriet, Goossens ou Gotlib (pour ne citer que quelques-uns des amateurs du genre dans ce magazine), car il joue surtout sur les mots. En effet, les commentaires en off, les dialogues, sont emplis de phrases contradictoires, déconstruites, comme si Moerell souhaitait ne fonctionner qu’avec des oxymores !

Si cet aspect ajoute au délire et à l’humour des situations, il faut dire que c’est aussi un peu lassant au bout d’un moment. Aussi, même si c’est un auteur que j’aime plutôt, je ne peux que vous conseiller une lecture à petite dose.

Quant au dessin, c’est un trait classique, réaliste (le décalage avec le loufoque des situations et des dialogues n’en est que plus accentué).

A réserver aux amateurs d’absurde et de textes loufoques.

Nom série  Ailefroide  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La montagne, je l’aime bien l’été, pour les balades, les paysages (et le fait qu’il n’y a pas forcément beaucoup de monde). Mais je regarde plutôt les paysages d’en bas. Car j’ai un terrible vertige. C’est dire si l’alpinisme est quelque chose qui ne m’attire pas du tout. Et donc, je n’achèterai sans doute jamais cet album, qui ne parle quasiment que de ça.

Oui, mais voilà, j’en conseille pourtant l’achat. C’est que l’on peut aussi ne le lire que comme une déclaration d’amour, plutôt la mise en lumière d’une passion, celle de Jean-Marc Rochette pour la montagne, l’alpinisme, la conquête de ces « voies », au nom aussi poétique que terrible. L’éclairage d’une passion, pour laquelle il a brûlé en partie ses ailes, et qui au final n’est plus pour lui qu’un amour presque platonique, une fois les blessures cicatrisées.

Nous suivons donc Rochette, de sa jeunesse à son entrée dans le monde de la BD, et il nous fait très bien comprendre – par le texte et par le dessin (franchement réussi) – combien cette montagne, cette roche, cette glace, pouvaient lui apporter. Et ce qu’elles ont failli lui coûter.

Même ceux qui, comme moi, ne sont pas forcément réceptifs à cette activité, peuvent reconnaître la réussite de cet album, qui se lit vite, malgré l’importante pagination. Nous suivons la construction d’un homme, par-delà les montagnes. Et, accessoirement, nous apprenons aussi comment Rochette en est venu à la BD…

Un chouette album, à recommander évidemment à tous les fanas d’alpinisme, mais sans doute pas que.

Nom série  Voleurs d'Empires  posté le 28/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série utilise comme toile de fond, comme décor et même presque comme acteur une courte période historique, c’est-à-dire la fin du Second Empire et la Commune de Paris. C’est assez bien documenté, mais je pense que cela aurait gagné à être encore davantage utilisé, plus développé, avec au cœur les personnages créés par Dufaux. Le fantastique est ici superflu je trouve.

Encore que les premières planches m’ont fait craindre que Dufaux ne cède à l’un de ses péchés mignons et qu’il n’abuse de ce côté fantastique. Même s’il est clairement présent, avec le personnage de la Mort et les femmes qui le servent, cela reste quand même atténué.

Pour ce qui est du cœur de l’intrigue, elle aurait gagné à être resserrée, raccourcie, quelques longueurs ralentissant inutilement la lecture. Le personnage de Victor Hugo est maladroitement utilisé (il ne sert pas à grand-chose ici), alors que les auteurs l’ont introduit à Paris en une période où il était en Belgique…

C’est donc une série que l’on peut emprunter, mais qui ne m’a pas non plus passionné plus que ça (alors que l’arrière-plan historique lui m’intéresse). La fin est aussi un peu trop abrupte et guimauve, mais bon.

Nom série  Chat mange pas d'pain  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album relativement épais (près de 100 pages) regroupe plus d’une vingtaine d’histoires parues dans Fluide Glacial entre mars 1987 et août 1989. C’est d’ailleurs étonnant que Fluide ne les aient pas éditées à l’époque, alors qu’ils l’avaient fait pour Contes d'à-côté, ou Histoires peu crédibles, regroupant déjà des histoires du même genre.

On est là dans un concentré d’humour absurde, parfois loufoque et nonsensique (un peu de poésie surnage de ce délire), Thiriet ne se refusant rien, et allant vraiment au bout de ses idées, fussent-elles les plus improbables.

Ce n’est pas forcément hilarant, mais cet humour doux dingue est intéressant, parfois vraiment drôle (on le lit en tout cas le sourire aux lèvres). En tout cas j’aime bien les ambiances absurdes développées par un auteur à l’humour reconnaissable et assez atypique. Le dessin, encore assez hésitant, n'est pas extraordinaire, mais ceci est secondaire ici.

Les amateurs de Thiriet se doivent de connaître cet album, pas très courant, mais qui est dans la lignée et du même niveau des albums publiés par Fluide.

Nom série  Hé les mecs !  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai connu le nom de Kurtzman par le biais de Goscinny, qui a toujours reconnu la dette qu’il avait envers lui, et qui a été son ami lorsqu’ils se sont connus aux Etats-Unis. Pilote doit beaucoup à ce qu’a fait Kurtzman avec Mad. Gotlib est aussi un auteur qui a beaucoup dit son admiration pour cet auteur américain adepte d’un humour décalé qui ne pouvait que lui plaire.

On comprend pourquoi les premiers Fluide Glacial ont publié des gags de Kurtzman, et pourquoi celui-ci a eu les honneurs d’une des premières publications des éditions Audie, avec cet album donc, qui reprend des histoires courtes et strips publiés initialement dans de petits magazines à la fin des années 1940. Une première réédition avait existé aux USA avec une préface/déclaration d’amour/hommage de Crumb, ici reprise.

Si je peux déplorer quelque retenue dans l’humour – époque oblige ! – le travail de Kurtzman est étonnamment moderne pour des bandes ayant près de 80 ans. On voit déjà bien le côté déjanté, assez corrosif et parfois nonsensique de ces histoires, dont certaines sont assez proches du travail du génial Tex Avery.

A noter que dans les deux histoires mettant en scène, de manière totalement absurde, le sherrif Pot-Shot Pete, son cheval (qui parle) s’appelle Jumpy Joller. Je ne sais si c’est le traducteur français qui lui a donné ce nom, ou si c’est celui de la version originale : on aurait alors là l’origine du nom du cheval de Lucky Luke (ce qui ne serait pas étonnant, Morris ayant lui aussi, comme son ami Goscinny, connu Kurtzman aux Etats-Unis dans les années 1950).

Les amateurs d’humour décalé peuvent sans problème jeter un œil à cet album, peu courant, mais dont les gags ne font vraiment pas leur grand âge.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Clark Gaybeul  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Clark en question – qui avait déjà eu droit à au moins une couverture (« Orteils coincés » je crois) des albums « ordinaires » d’Edika, dépasse ici son statut de sideman, pour prétendre à celui de héros à part entière.

Mais c’est vraiment à l’arrache. En effet, il n’est réellement le personnage principal que dans les deux premières histoires (la première en faisant une sorte de souffre-douleur de toute la famille, la seconde le voyant martyriser la femme de ménage). Dans les six autres histoires, il n’est au mieux qu’une partie du décor !

Pour le reste, le dessin est du Edika classique, et les scénarios aussi, le tout partant rapidement vers le n’importe quoi, avec un texte parfois abondant lui aussi en roue libre. C’est juste que – à l’instar de la série principale – je trouve que l’inspiration d’Edika s’épuise quelque peu, et que le niveau baisse quand même par rapport à la douzaine de premiers albums

A noter qu’une histoire voit intervenir le couple Bidochon.

Un album à réserver aux fans du roi du n’importe quoi à gros nez et gros seins.

Nom série  Tom Carbone  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce duo flamand est assez atypique dans l’écurie Dupuis – où l’humour joue rarement à ce point sur l’absurde et le nonsensique.

Si j’avoue une préférence pour leur autre série Plunk, qui développe des histoires souvent plus courtes et un humour plus percutant – même si les deux séries jouent sur le même registre – j’ai aussi bien aimé les aventures de ce Tom Carbone, qui tournent souvent au déliré absurde et se jouent franchement du rationnel, en ne cherchant pas forcément à retomber sur ses pattes.

Cela reste chez Dupuis, donc on ne sombre jamais dans le trash, et l’absurde reste quand même quelque peu canalisé, mais c’est quand même pas mal et souvent drôle, parfois poétique.

Une série qui mérite le détour, de toute façon.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Ca sent la connerie ici  posté le 23/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le genre d’album et d’auteur inconnus (en tout cas de moi) que je « teste » à l’occasion d’achats bradés – à la seule vue du titre (je suis généralement très friand d’humour con et débile !).

Donc voilà, j’ai testé, et ce n’est vraiment pas concluant. En effet, si l’on a bien là quelque chose de « con », je n’ai pas trouvé cela suffisamment drôle.
Les histoires les plus intéressantes sont celles qui jouent sur un absurde débile – qui en devient presque poétique parfois. Mais l’ensemble est trop décevant pour que mon ressenti soit positif.

Le dessin est assez laid et fait un peu « amateur » (mais dans ce genre d’album ce n’est pas important), les décors sont quasi absents. Tout est misé sur les textes, ces dialogues justement que je n’ai pas appréciés.

La plupart des « gags » regroupés dans cet album ont été au préalable publiés dans « Hara-Kiri ». Et ils devaient sans doute mieux passer ainsi, mélangés avec d’autres « conneries », et à petite dose.
Hélas ici, c’est un peu indigeste.

Nom série  Lob de la jungle  posté le 22/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture de l’album donne le la et des indications sur son contenu. Ce sera très éclectique. D’abord pour l’aspect graphique, vu le casting, mais aussi pour ce qui est des histoires, étant donnée l’imagination de Lob.

C’est un album relativement imposant (plus de 100 pages), qui regroupe une quinzaine d’histoires ou de collaborations, qui ont sans doute été publiées pour la plupart en revue dans les années 1970 (je n’ai pas fait de recherches pour préciser tout ça).

A chaque fois Lob est au scénario, rédige les textes et dialogues. S’il est parfois seul maître à bord (c’est le cas deux fois, en particulier pour l’histoire qui donne son titre au recueil – et qui doit être très autobiographique et donc par là même très intéressante pour connaître le bonhomme), c’est généralement un dessinateur différent qui officie pour l’accompagner.

On y retrouve la plupart des dessinateurs travaillant pour les Humanos – et bien sûr son ami et complice Gotlib (ils réalisent ici une rubrique pseudo scientifique dont Gotlib est friand, plutôt réussie dans le genre).

Je ne sais pas si Lob écrivait en fonction du dessinateur, ou si le choix du collaborateur se faisait après. En tout cas, chaque histoire colle très bien à l’univers du dessinateur (et c’est ainsi sans surprise que c’est le travail de Goetzinger qui m’a le moins plu, du moins la première des deux collaborations).
Différents types d’humour côtoient de l’aventure, de la Science-Fiction, du polar : là aussi c’est éclectique.

Même s’il est inégal et n’est pas un chef d’œuvre, cet album est une curiosité, et est vraiment à découvrir, voire à posséder, pour les amateurs de Lob (les autres se contenteront d’un emprunt). Lob est un auteur que je trouve sous coté.

Nom série  Jean-Louis (et son encyclopédie)  posté le 21/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, c'est symptomatique, le seul Fabcaro que je n'avais pas encore avisé (alors que je l'ai lu il y a pas mal de temps maintenant), est sans doute celui qui m'a le moins accroché. C'est d'ailleurs pour ça que c'est peut-être le seul album de cet auteur que je ne possède pas, moi qui en suis pourtant un grand fan.

Je l'ai relu récemment, et cette relecture a confirmé mes réticences.
Rien de rédhibitoire, mais ici l'humour fonctionne un peu moins qu'ailleurs, c'est un peu trop lourd et moins surprenant.

Les histoires de ce prof nouvellement nommé dans un établissement, qui est maladroit avec les femmes (et les autres aussi !) et qui étale débilement et là aussi maladroitement sa pseudo science à propos de l'encyclopédie qu'il est en train de rédiger (et qui est à la fois sans intérêt et débile) m'ont fait rigoler ou sourire quelques fois, certes, mais trop souvent cela n'a pas été le cas.

Un Fabcaro mineur je pense.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Iceberg  posté le 21/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce petit album à l’italienne est la réédition revue d’une première sortie confidentielle. Si tant est que celle-ci le soit beaucoup moins, pourtant chez un excellent éditeur québécois, L’Oie de Cravan, plutôt « spécialiste » de poésie.

« Iceberg » traite, de façon originale, d’un scandale étouffé (je n’en avais jamais entendu parler), à savoir l’accident d’un bombardier américain en Arctique en 1968, au moins l’une de ses bombes nucléaires ayant été perdue, avec les dégâts et autres conséquences potentiels sur l’environnement. Le tout évidemment savamment occulté, encore aujourd'hui.

Si je parle de travail original, c’est que Michel Hellman – que je ne connaissais pas – n’utilise que du papier déchiré, et que l’ensemble est totalement muet. Ses papiers déchirés donnent un rendu très beau, et renforcent le côté « froid » (du milieu arctique, mais aussi et surtout de la menace plus ou moins latente que fait peser l’accident sur la région). Et son travail rend palpable le moment où tout bascule, avec cette bombe qui se perd dans l'immensité arctique.

Cela se lit très vite (moins d’une minute), mais le travail est très bon, et il donne à réfléchir. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à ce petit album.

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