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... a posté 1709 avis et 274 séries (Note moyenne: 3.09)

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Nom série  Angelot du lac  posté le 21/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je connaissais Yvan Pommaux par des albums publiés chez L’Ecole des Loisirs, comme « Orphée et la morsure du serpent », acheté il y a bien longtemps pour mes gamins.

Je le découvre ici auteur de BD plus classique, s’embarquant dans un sujet relativement original pour le public visé, assez jeune : la Guerre de Cent ans.

Encore que le sujet soit plutôt le combat pour la survie dans cette période trouble, en particulier autour des gamins orphelins, luttant par tous les moyens, à un moment charnière, terrible (guerre, pillages, peste noire – cette dernière n’étant pas évoquée), la guerre n’étant au final qu’un décor plus ou moins précis.

L’histoire tourne autour d’un enfant, Angelot donc, qui partage son errance successivement avec une bande de jeunes un peu plus âgés que lui et vivant de rapines, d’un chevalier, et d’une jeune fille de son âge, qui finit par partager ses aventures.

Le traitement est parfois naïf (le dessin un peu, le rythme et les dialogues surtout) et un peu lent. Mais cela convient peut-être au jeune lectorat ?

J’ai lu la série dans l’intégrale reprenant les trois tomes. Une introduction explique le choix du personnage principal et de la période. En fin d’album (album jeunesse oblige), un lexique présente quelques termes utilisés, et l’auteur fait une petite mise au point historique (hélas émaillées de quelques imprécisions [l’an 0 ; la vision du royaume de France sous Hugues Capet]). J’ai été plus intéressé par les influences cinématographiques et littéraires revendiquées.

Nom série  César  posté le 20/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mathieu Gabella est l’un des scénaristes les plus sollicités par Glénat pour sa collection de biographies de personnages historiques (je n’ai pas lu ses autres contributions pour le moment).

Si je mets 3 étoiles pour cet album, c’est que, probablement, le cahier des charges qui lui a été imposé a été respecté. En effet, les passages obligés de la vie de ce personnage clé de la fin de la République romaine sont tous traités. Et le dossier final, qui bénéficie des conseils d’un historien de la Sorbonne est assez bien fait – du moins donne des pistes pour ceux qui veulent aller plus loin (idem pour la courte bibliographie, même si j’aurais ajouté « La Guerre des Gaules », écrite par César lui-même, mais apportant des éclairages sur sa personnalité).

Oui, mais voilà, si César (qui partageait déjà la tête d’affiche de l’album Vercingétorix dans la même collection) est bien au cœur de l’album, je regrette ici un empilement de faits, d’événements, de dates, sans grande réussite pour en « romancer » les contours, c’est sec et insipide : j’ai eu l’impression de lire une chronologie illustrée, ce qui s’avère rébarbatif au final.

De plus, la volonté de « tout caser » en un tome (alors que Napoléon a droit à 3 tomes par exemple) renforce le côté catalogue, au détriment du développement des enjeux d’une part, et de la personnalité des acteurs – César en premier lieu. Le personnage méritait sans doute plusieurs albums…

Toujours est-il que je n’ai rien appris que je ne connaissais déjà (à part l'épisode du début, avec les pirates), et que je n’ai pas trop pris de plaisir à la lecture de ces « aventures ».

Par ailleurs, je n’ai pas trop accroché au dessin de Meloni (les visages en particulier), et encore moins à la colorisation, souvent ratée je trouve.

Bref, c’est plus de la chronologie illustrée (achat envisageable pour le CDI d’un collège ?) que de la bande dessinée réellement captivante.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  C'est l'époque qui veut ça  posté le 20/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un album et un auteur que je ne connaissais pas, et c'est bien dommage, car on a là quelque chose d'intéressant.

Une bonne partie des gags sont muets (même si, vers la fin, quelques dialogues, dans des bulles ou en commentaires hors case, accompagnent les dessins). Mais c'est suffisamment expressif pour que la parole ne soit pas nécessaire.

Même évolution pour la colorisation, absente les deux premiers tiers de l'album, puis qui se généralise vers la fin, sans que ce soit d'ailleurs un bon choix: je préfère le dessin en Noir et Blanc.

Ce dessin a quelques accointances avec celui de Sempé, certaines thématiques aussi, même s'il y a ici moins de poésie et plus d'humour noir.

L'album est inégal, mais je l'ai trouvé globalement bon, la majorité des gags sont réussis et entrainent au minimum le sourire.
Un album sympa, à redécouvrir !

Nom série  Les Chevaliers d'Emeraude (Michel Lafon)  posté le 17/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais. Je n’ai pas du tout été convaincu par le premier tome de cette série.

Le dessin d’Oger est bon – je l’aime généralement, même si je l’ai connu plus inspiré. Par contre, je n’ai pas accroché à la colorisation, très terne, et qui donne parfois, en voulant donner une luminosité "magique"?, des airs d’inabouti au trait de départ.

Quant à l’histoire, c’est en fait une longue – et bien trop laborieuse je trouve – mise en place, avec présentation des différents royaumes, visités successivement par les Chevaliers d’Emeraude pour les préparer à contrer une attaque des hommes-insectes et de leurs dragons.

C’est souvent peu inspiré, peu original, et ce n’est pas du tout captivant. Aucun personnage n’est charismatique, même parmi ces chevaliers magiciens et aucun second rôle n'est là pour relever le tout : bref, j’ai trouvé l’ensemble quelque peu ennuyeux, et je vais clairement m’arrêter là.

Je n’ai pas lu les romans dont s’inspire cette série, ni la première série publiée par les mêmes auteurs chez Casterman il y a quelques années, mais celle-ci ne m’a pas du tout donné envie d’aller les découvrir !

Nom série  La Légende de Robin des Bois  posté le 17/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah ah ah !
Quelle poilade quand même que cet album ! Période déconne de Larcenet. J’ai vraiment bien rigolé à chaque fois que j’ai lu cette histoire assez débile. Ri sur tous les chapitres, sauf sur les deux derniers (un peu moins intéressants), qui ressemblent à un atterrissage en douceur, après le reste de l’album, vraiment réussi.

Vaguement inspirées de la geste du célèbre héros anglais, ces historiettes (qui se suivent et forment une histoire complète) narrent les aventures d’un Robin des bois devenu vieillard et atteint de la maladie d’Alzheimer, qui traque les riches touristes dans la forêt de Rambouillet, et qui est lui-même traqué par un shérif de Nottingham fan des States.

Entre des dialogues loufoques, des passages absurdes et/ou décalés, Larcenet place quelques anachronismes savoureux, le tout étant vraiment drôle. Son dessin, du Larcenet classique, est simple et très efficace.

C’est un album très recommandable. Larcenet produira ensuite quelques albums « biographiques » assez proches dans l’esprit, aussi décalés (dans sa série Une aventure rocambolesque de...), même si ce sera sur des tons plus hétérogènes, pas toujours uniquement comiques.

Nom série  Bug  posté le 16/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bilal a produit selon moi certains des plus beaux albums de Science-Fiction (le début de La Trilogie Nikopol, le génialissime premier tome du « Sommeil du monstre » par exemple), et c’est avec beaucoup d’attentes que je m’intéresse à ses productions.

Par rapport à ces attentes, je sors de ma lecture un chouia déçu – même si ça se laisse lire, et que je suivrai sans doute la série.

Le côté graphique est relativement classique : têtes des personnages habituelles, et surtout ces nuances de gris bleuté qui dominent, mais qui amènent ici moins vers la rêverie qu’ailleurs (Bilal y introduit presque du rationnel à propos des taches de bleu sur le visage du personnage principal). Cet aspect m'a ici moins enthousiasmé que d'habitude.

Pour ce qui est de l’intrigue, je l’ai trouvée poussive au début, partant en plus d’un postulat pas forcément original (tous les fichiers, systèmes informatiques ont disparu brutalement, sans explication : le « bug » qui donne son titre à la série).

Mais, au fur et à mesure que cette histoire avance, les conséquences, et surtout les causes de ce mystère permettent à Bilal de développer quelque chose d’intéressant, que ce soit au niveau des personnages et des idées (certains passages relevant notre dépendance aux systèmes informatiques – l’histoire est sensées se passer dans un futur proche – deviennent presque humoristiques).

Si « Bug » ne s’annonce pas comme un des chefs d’œuvre de Bilal, cette série peut devenir intéressante. Même si, pour le moment, je n’ai pas ressenti le souffle des deux séries citées plus haut – ni d’ailleurs le mystère poétique de ses trois derniers albums post-apocalypse.

A noter que je n’ai lu que la version « ordinaire » (dans un relatif petit format), et qu’une version « Luxe » (bien plus coûteuse) en grand format existe aussi.

Nom série  Critixman  posté le 15/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
A la lecture de ce petit album, je me demande si Larcenet avait vraiment besoin de le publier – fut-ce dans sa structure d’édition des Rêveurs.

Avec une absence de décor (et de cases), des dessins en crayonné, assez minimalistes, Larcenet nous présente un auteur (lui-même ?), non seulement critiqué, mais on pourrait dire conspué, vilipendé, harcelé, vomi, démoli, et ce de manière systématique et simpliste, par une sorte de super héros de bac à sable – Critixman donc.

Je ne sais pas ce que Larcenet voulait faire passer par là.
Critixman peut bien représenter un condensé des imbéciles heureux, critiques « amateurs », sûr d'eux, aux sentences aussi définitives qu’absurdes, dont il a dû croiser quelques beaux spécimens dans des salons, en dédicaces ou dans la rue.

Mais on peut aussi y voir une sorte d’auto-flagellation de Larcenet, affichant ses doutes – un peu comme le faisait parfois, sur un autre ton, Trondheim (dans «Approximativement par exemple lorsqu’il se demande s’il sait dessiner).

Bon, sinon, ces crobards aux allures de défouloir m’ont parfois fait sourire, mais c’est clair que l’achat n’est indispensable que pour les fans de l’auteur (dont je fais peut-être partie, en fait…).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Dixie Road  posté le 13/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série de Dufaux que j’ai découverte sur le tard, et qui se situe dans une honnête moyenne au milieu de son importante, mais inégale production.
Et qui ne joue pas ici sur une surenchère fantastique, ou des ressorts plus ou moins improbables pour relancer une intrigue en roue libre.

L’histoire est une sorte de road movie, avec trois personnes (un homme, sa femme et leur adolescente de fille – la Dixie qui donne son titre à la série, et au travers des yeux de laquelle une bonne partie de l’intrigue nous est diffusée) fuyant la police, la milice patronale, un tueur implacable et diverses saloperies de la vie.

Il faut dire que leur route est d’autant plus parsemée d’obstacles que l’action se déroule dans l’Amérique profonde, au cœur de la Grande crise, au début des années 1930 (F.D.Roosevelt – par ailleurs peu ressemblant à l’original – y apparaît d’ailleurs).

Les quatre albums se laissent lire, l’intrigue est relativement fluide. Sans trop d’originalité en fait, mais c’est quand même une lecture agréable, un honnête divertissement – je n’ai par contre que moyennement aimé la conclusion, un peu brutale et sucrée, alors que l’histoire distillait plutôt de l’amertume.

Nom série  Le Tricheur  posté le 10/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album étrange, assez atypique, dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer. Mais, si vous avez le même problème, passez outre ces réticences car, si la lecture reste quand même moins fluide qu’un banal roman graphique, elle vaut quand même la peine qu’on s’accroche à cette histoire.

Plusieurs choses peuvent dérouter le lecteur.
D’abord le dessin. Les traits des visages n’apparaissent pas, les décors sont quasi absents, et l’essentiel des cases sont muettes. De plus, ce dessin est assez proche d’esquisses, d’un griffonné entre Reiser et Sempé.

Ensuite la construction de l’intrigue. En effet, c’est une sorte d’enquête policière, et les seules parties dialoguées sont les interrogatoires des protagonistes, menés par un policier, qui essaye de reconstituer les événements (ces interrogatoires permettent en fait de comprendre les nombreuses cases muettes, leur donnant d’ailleurs parfois un éclairage surprenant). Ces nombreux flash-back, mêlés à une intrigue « déconstruite », peuvent clairement dérouter le lecteur habitué à une histoire linéaire.

Enfin, l’histoire elle-même – un banal cambriolage de galerie, et les interrogatoires qui s’ensuivent, sombrent parfois dans quelques délires absurdes, loufoques, en tout cas surprenants – le moindre de ces délires n’étant pas cette obsession pour les tableaux exposés, qui s’avèrent représenter, plus ou moins métaphoriquement, les événements évoqués dans cette histoire. Quant au déroulé même de ce cambriolage, je vous laisse découvrir la chute.

Bref, un pitch banal, mais un traitement qui l’est moins, parfois véritable exercice de style, genre duquel L’Association est friande. C’est en tout cas un album que les plus curieux apprécieront. Et que j’ai apprécié.

Note réelle 3,5/5.

Nom série  Tocqueville, vers un nouveau monde  posté le 09/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album s’inspire d’une sorte de journal, rédigé par Tocqueville à la fin de son séjour dans les jeunes Etats-Unis (il tirera de son séjour son œuvre la plus connue, à savoir « De la démocratie en Amérique »). Il souhaitait, avec un ami, rencontrer les « Indiens », et voir par lui-même la « frontière », le lieu de rencontre entre civilisation et monde sauvage.

L’album se laisse lire, avec de nombreux passages bucoliques, lors de la traversée des grands espaces forestiers où l’homme – « européen » s’entend – n’avait que peu laissé son empreinte.
Tocqueville est un « libéral », et sa vision du monde, et de la société américaine en particulier, est imprégnée de ces idées.
C’est ainsi que sa vision des indiens est proche de celle des « sauvages » de Rousseau. De même, il montre, et dénonce l’attitude des Blancs « civilisés » face aux Indiens.

Mais Tocqueville est aussi admiratif de ce jeune Etat (cela saute aux yeux si l’on lit « De la démocratie en Amérique »), et il ne remet jamais en cause la « destinée manifeste » au cœur du projet des pères fondateurs et des théoriciens américains qui leur succèderont. C’est ainsi que s’il jette un regard nostalgique et compréhensif sur les Indiens et leur mode de vie, évoquant à juste titre leur probable disparition à court ou moyen terme, il ne remet pas en cause l’ethnocide, ni la prépondérance de la soif de conquête et d’enrichissement des Américains, moteur de leur expansion.

Ce qui peut paraître étonnant, c’est ce décalage entre une sincère soif de connaissance et une sorte de fraternisation avec la réalité des Indiens de la Frontière (mais il ne « connait » que ceux-là, déjà « imprégnés » de la présence conquérante des Blancs, et méconnait les peuples indiens plus éloignés et encore libres et belliqueux), et cet acquiescement, cette acceptation fataliste de la destruction de leur monde (forêts défrichées, acculturation, mœurs dépravées, etc) : la « civilisation » du Nouveau monde est en marche (on retrouve aussi certains de ces aspects dans des écrits de Chateaubriand, comme « Les Natchez » par exemple).

Autre chose qui me chiffonne dès lors que l’on évoque Tocqueville, c’est l’oubli dans lequel sont tombés ses propos consternants lorsqu’il défendra, quelques années après ces écrits « américains » la conquête de l’Algérie par la France, et surtout les méthodes employées : moins de compassion ici pour le « sauvage » !

Si l’on fait abstraction de cet arrière-plan historique et « culturel », l’album est un récit d’aventure calme, qui se laisse lire tranquillement, sans laisser non plus de souvenir impérissable.

Nom série  L'Art du 9e art  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Scott McCloud n’étant présent qu’au début, puis s’éclipsant pour des « problèmes de droits », c’est son prétendu cousin (Scott McCrawd – sorte de McCloud aviné qui aurait mal vieilli, aux réflexions moyennement intéressantes et précises, souvent beaufs et cyniques) qui aide Emmanuel Reuzé (qui se met en scène) à nous faire cette présentation exhaustive du neuvième art.

Cette parodie du maître ouvrage de McCloud, L'Art Invisible, introduit un ouvrage épais (près de 120 pages !) assez poilant, qui passe en revue, au travers de chapitres plus ou moins longs, les techniques, les trucs, le marché, etc, et qui mêle habilement délire, n’importe quoi et réflexions pas si dénuées de sens. En effet, sous couvert d’humour, Reuzé fait passer quelques critiques assez fondées (sur l’édition, le travail de certains auteurs, etc). Et lance quelques piques à Sfar…

Comme un coucou, il s’installe parfaitement dans le nid des autres, et sait très bien imiter le trait des auteurs qui lui servent d’exemple ou de référence, plus ou moins parodiée ensuite : le dessin de Reuzé est vraiment bon, quelques soient les styles très différents ici utilisés.

Avec l’aide parfois de copains de Fluide (Léandri pour les romans photos par exemple), ou d’ailleurs, comme son complice J. L. Coudray, qui collabore ici à plusieurs rubriques et fournit des extraits de son « Les métiers secrets de la bande dessinée » (voir mon avis sur le forum « avis sur livres illustrés »), Reuzé réussit là un album intéressant.

Inégal, certes, et quelque peu en perte de vitesse sur la fin, mais globalement assez bien fichu pour vous le recommander.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Duel  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Duel est un album plutôt épais (près de 190 pages !), mais qui se lit très agréablement, parce que cette histoire est captivante, et très bien menée. Malgré un certain nombre de pages sans dialogues, l’histoire est assez dense, et la lecture prend quelque temps.

L’histoire s’inspire de personnages réels (dont les noms et personnalités ont été un chouia modifiés) – comme l’auteur le rappelle en fin de volume (histoire qui a déjà inspiré entre autre Conrad, que Farace adapte ici), et s’inscrit dans la grande Histoire, à savoir les guerres napoléoniennes (même si l’extrême fin se déroule pendant la Restauration).

Les deux personnages principaux, Féraud (roturier râblé, hâbleur et querelleur) et d’Hubert (noble plus fluet et réservé), sont tous deux courageux et se distinguent dans les guerres napoléoniennes, participant entre autre à la bataille d’Austerlitz et à la retraite de Russie. Courageux et brillants militaires, ils sont remarqués par l’Empereur, et récompensés.

Mais ce qui fait le sel de l’intrigue, ce sont les relations d’amour/haine qui lient et consument ces deux protagonistes. En effet, suite à une broutille, Féraud défie en duel d’Hubert. Aucun des deux ne voulant céder, et aucun n’arrivant à l’emporter définitivement, au cours des nombreux duels qui les opposent durant une quinzaine d’années, ce sont deux vieux bonhommes plus ou moins aigris qui se cherchent jusqu’au final, aucun de voulant sacrifier son amour propre.

Mention spéciale à d’Hubert, qui dès le départ ne voulait pas entrer dans cette spirale infernale, et qui se trouve poursuivi par la haine et les sarcasmes de Féraud – alors même qu’ils sont devenus frères d’armes.
On atteint parfois un comique involontaire, au milieu des massacres et de l’épopée napoléonienne, les duellistes donnant l’impression d’être deux gamins s’incrustant dans un jeu d’adultes, mais avec des règles d’enfants.

Si l’histoire se lit agréablement, c’est aussi grâce au dessin de Renaud Farace, qui est vraiment chouette. Il utilise un Noir et Blanc simple (quelques nuances de rouge, envahissant parfois les pages, lors des affrontement entre les deux bonhommes, parsèment les aventures du duo de tâches de sang, évoquent un dénouement crépusculaire). Le trait est faussement brouillon, frôle parfois l’esquisse, le crayonné, Farace se concentrant sur l’essentiel, évacuant les décors, les détails, cette épure, ce vide contrastant avec et soulignant le bouillonnement absurde de la haine éprouvée par Féraud à l’encontre de d’Hubert, cette haine, cette absurdité, cette fatalité devenant le seul moteur de ces deux hommes, au milieu d’un monde qui s’écroule.

Une belle réussite, que je vous encourage à découvrir !

Nom série  Une après-midi d'été  posté le 07/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est en mettant mon avis sur le site que je me suis rendu compte que cet album faisait suite à un autre du même auteur. L’avoir lu éclaire sans doute quelques changements dans les rapports entre le couple breton. Mais en tout cas cela n’empêche pas de lire et comprendre cet album, qui est un one-shot.

Si celui-ci se laisse lire, c’est sans trop d’enthousiasme non plus. En effet, on voit bien l’absurdité, pour ne pas dire l’horreur de cette « guerre de position », où les poilus se faisaient massacrer sans réel but stratégique ni résultats concluant, et l’album dénonce évidemment cette scandaleuse boucherie (la fin de l’album, avant que l’officier « rebelle » ne soit sanctionné, peut paraître un peu brutale, mais cette ellipse conclut relativement bien cette histoire « à charge » : comme la guerre, elle n’a pas de fin, du moins pas de fin « acceptable »).

Mais voilà, l’histoire elle-même n’est pas originale, et le traitement de Bruno Le Floc’h n’adopte aucun ton propre à faire sortir l’intrigue du ronronnement. En cela les albums sur le même sujet de Tardi m’avaient bien plus attiré.
De plus, le dessin de Le Floc’h, tout en esquisses, un peu rondouillard, avec des décors quasi absents, n’aide pas à la dramatisation de l’histoire.

Alors, certes, c’est une histoire triste. On sait dès le départ que le héros va s’en sortir, mais au prix d’une relation brisée avec sa chérie (la guerre elle-même est donc traitée comme une suite de flash-back).

A emprunter éventuellement, mais j’ai été un peu déçu par ma lecture.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Tsushima  posté le 06/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme pour Lépante, l’autre album de la même collection que j’ai lu, Delitte est accompagné au dessin par un Italien, Guiseppe Baiguera – que je ne connaissais pas. Le dessin, justement, s’il n’est pas mauvais, est assez quelconque je trouve (plus dans le style que dans la technique, car peu de réels défauts).

Je ne sais pas si les autres albums de la collection s’en sortent mieux, mais je pense qu’elle trouve ici sa limite. En effet, ces batailles sont choisies parce, pour diverses raisons, elles sont « remarquables », elles constituent un tournant : partie d’un tout, elles ne font pas à elles-seules tout l’intérêt du sujet.
Or, justement, comme pour Lépante, Delitte dilue un peu son intrigue, pour tenir le lecteur en haleine – et tenir un cahier des charges d’une cinquantaine de pages. Ce qui précède la fameuse bataille est ici trop long, car peu intéressant : la palme revient à ses nombreux dialogues entre l’attaché militaire anglais et son homologue français à Port Arthur, dialogues sans saveur et surtout qui ne cessent de se répéter !

Delitte peine à donner corps à cette « aventure ». Et finalement peu de mise en perspective. C’est surtout le cas dans le petit dossier qui, comme pour tous les albums de série, présente un certain nombre de sujets liés à la bataille. J’aurais apprécié une courte bibliographie, qui permettrait au lecteur souhaitant aller plus loin de le faire.

Pour le reste, effectivement, le choix de cette bataille n’est pas inintéressant, car elle éclaire plusieurs phénomènes qui vont avoir de lourdes conséquences durant le XXème siècle.
D’abord le début de la fin du tsarisme. La guerre contre le Japon (1904-1905) avait comme objectif, entre autre, de redorer à bon compte le blason du tsar par une victoire facile, mais au contraire va révéler ses faiblesses : la même année une première révolution frappe la Russie (cette conséquence est esquissée ici par un clin d’œil à Lénine et aux marins de Cronstadt. Les erreurs stratégiques et tactiques de la marine russe à cette occasion, le délabrement de son matériel et du moral de ses hommes (du simple marin aux officiers) sont assez symptomatiques.
Ensuite, c’est la sortie du brouillard pour le Japon, les « jaunes », « macaques » pulvérisant une marine européenne : de l’ère Meiji à Pearl Harbor, la bataille de Tsushima (et plus généralement la victoire écrasante sur la Russie) éclaire une trajectoire ascendante.

Tout ceci n’est qu’esquissé. Delitte montre un peu mieux, malgré la lourdeur des échanges déjà citée, l’aveuglement plein de morgue et de racisme des Occidentaux, qui ne perçoivent pas la portée de la victoire japonaise – pas plus qu’ils ne perçoivent les conséquences de la faiblesse russe.

Au final, si l’album se laisse lire, il n’est pas non plus transcendant, et révèle sans doute la faiblesse de cette collection (trop ou pas assez ambitieuse, selon les attendus des lecteurs), mais peut-être aussi l’incapacité de Delitte à « faire vivre l’Histoire » avec des histoires (comme l’avait fait dans un autre cadre et une autre ambition certes Georges Duby avec la bataille de Bouvines.

Je lirai à l’occasion d’autres albums de la série, en espérant infirmer mes critiques (car l’idée de départ me plait).

Nom série  Billy the cat  posté le 06/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai découvert tardivement cette série, et n’ai lu que 4 albums – parmi les premiers. Au départ, j’ai été surpris de retrouver Desberg dans ce genre de publication, l’ayant connu par des productions plus réalistes et/ou pour adultes, mais finalement, il s’en tire honorablement sur ce créneau jeunesse.

Le dessin est – pour ce que j’en ai lu, du classique franco-belge, école Dupuis, plutôt bien fait et adapté à ce genre de production.

Les scénarios tournent parfois autour d’un humour Spirou classique (voir le personnage de Saucisse en faux caïd, ou même le chat Hubert), mais peuvent aussi à l’occasion adopter un ton plus « anxiogène » pour de très jeunes lecteurs (sans être non plus terrorisant).

Le postulat de départ (un gamin qui devient un chat) peut surprendre, mais cela n’est ensuite qu’un prétexte pour faire de ce chat – tout mignon – un personnage attachant, qui se bat contre les dangers de la rue.

L’ayant lu adulte, je ne sais pas comment le lectorat plus jeune la reçoit, et ne fais que conseiller un emprunt en bibliothèque de cette série.

Nom série  Prophet  posté le 05/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En collaboration avec Xavier Dorison, puis seul à la baguette à partir du deuxième tome, Mathieu Lauffray s’est ici clairement fait plaisir.

Il est clair que le bonhomme a un sacré coup de crayon, et il s’en donne donc à cœur joie, privilégiant les décors grandioses. C’est d’ailleurs un travers qu’il partage avec certains de ses collègues (Alice, Recht par exemple) : la démesure, les falaises en surplomb, les immeubles gigantesques, les gouffres sans fond, les grottes aux airs de dôme céleste, etc, il semble que Lauffray privilégie toujours le panoramique au détail.
Pourquoi pas ? Mais son dessin frise parfois l’illisible, comme certaines pages du dernier tome, au dessin confus, alors même que globalement il est plus léché.

Quant à l’histoire, si le point de départ (découverte fantastique dans l’Himalaya) sent le déjà vu, la fin du premier tome annonce clairement la bascule vers du fantastique pur. Lauffray seul – après quelques errements ? (changement d’éditeur, délai assez long entre les deux derniers tomes) – choisit d’y aller à fond.

J’avoue n’avoir pas forcément accroché à cette histoire, dont je n’ai d’ailleurs pas forcément saisi tous les tenants et aboutissants. Je l’ai trouvée parfois trop obscure, comme si manquait une ligne claire (dans tous les sens du terme d’ailleurs…), un scénario suffisamment construit.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Femmes en blanc  posté le 04/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai lu 2 albums de cette série, en ai feuilleté quelques autres à diverses occasions, sans que jamais je n’arrive réellement à accrocher, à trouver vraiment drôles ces histoires d’hôpital, de chirurgiens et d’infirmières.

Quelques passages sont vaguement amusants, c'est sûr, mais ces histoires courtes sont souvent trop longues, s’étirent sans que la chute ne vaille la peine d’attendre aussi longtemps. Inégale et pas franchement originale sur la durée, la série s’étire pourtant beaucoup trop, comme souvent avec Cauvin (qui, s’il avait su ou voulu rassembler ses quelques bonnes idées en 1 ou 2 albums, ici comme dans d’autres séries, aurait produit quelque chose de plus drôle et de moins lassant).

Le dessin de Bercovici est du « gros nez » – que je n’aimais pas du tout sur les débuts, mais qui s’est quelque peu amélioré par la suite, sans pour autant que je l’apprécie (il me donne – peut-être à tort – parfois l’impression d’être bâclé).

Bref, c’est une série dispensable, que l’on peut éventuellement consulter en bibliothèque…

Nom série  La Tranchée  posté le 03/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un soldat est assassiné dans une tranchée, et un officier veut trouver le coupable. Je sais, cela peut paraître bizarre lorsque l’on sait que cela se passe dans les tranchées de la première guerre mondiale (là même ou des salauds comme Nivelle ont envoyé à la mort des centaines de milliers d’hommes, et qu’on s’est entretué pendant plus de quatre ans !). Mais voilà, alors que pendant 4 ans et demi la guerre a fait plus de 6 000 morts par jours il fallait semble-t-il qu’ils soient tuées « convenablement » (haché par un obus, transpercé par une baïonnette ou une balle, asphyxié par un gaz mortel, etc.), et par un type de « l’autre camp ».

La première partie de l’album est une sorte de huis-clos assez étouffant, dans un abri de tranchée, avec cet officier suspicieux, un cadavre, et les soldats suspectés d’être le meurtrier (le tout rythmé par les explosions d’obus tout autour).

La seconde partie se lit beaucoup plus vite, car il y a peu de dialogues, c’est essentiellement une suite d’actions guerrières, d’attaques meurtrières de tranchées, avec son lot d’explosions et de cadavres. J’avoue avoir trouvé le dessin peu clair, et n’avoir pas toujours compris où l’auteur voulait en venir dans cette partie du récit (à part nous montrer la violence paroxystique des combats), le lien avec l’intrigue de départ (le meurtre et des suspects/témoins solidaires, car ayant tous des raisons de tuer) m’échappant. Cette partie n’est pas très originale. En fait, j’aurais aimé que cela soit resserré sur cette enquête policière…

Hélas, il semblerait que la série soit abandonnée, ce qui nous prive des explications que j’attendais, et de l’intérêt d’acheter cet album, par ailleurs assez moyen en lui-même.
Une déception me concernant, car manquant d’originalité, et inachevé.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Jojo  posté le 02/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série jeunesse plutôt sympathique – même quand l’humour n’est pas au rendez-vous. En effet, les histoires (je n’ai lu que les 5 albums que possède ma bibliothèque municipale) se laissent lire, avec des « aventures » vécues et vues par un gamin, Jojo donc, autour duquel gravitent quelques personnages récurrents (son copain Gros-Louis et sa grand-mère surtout).

Les histoires sont pleines de fraicheur, rebondissant sur de petites anecdotes, un peu comme le faisait Goscinny avec les gamins du Petit Nicolas.

Le dessin de Geerts est globalement du franco-belge classique, même s’il se démarque des autres personnages « Spirou » par des personnages principaux très rondouillards.

Au final, c’est une série à recommander pour un cadeau à un jeune lecteur.

Nom série  NonNonBâ  posté le 29/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Découpé en courts chapitres (d’une dizaine de pages le plus souvent) qui s’enchainent et forment une histoire cohérente, cet album est une sorte de chronique du Japon provincial (voire rural) des années 1930.

On y retrouve, même si atténuée par l’éloignement des grands centres politiques et économiques du pays, les questions qui taraudent la société japonaise de l’époque. A savoir les soucis économiques, la militarisation de la société (voir les jeux belliqueux des enfants).

On y retrouve aussi ce qui fait la spécificité de cette société du bout du monde, animiste : la présence de ces personnages aux formes diverses, plus ou moins (souvent moins) bienveillants : les Yôkaï.

Cette chronique pointilliste, vue aux travers des yeux, des jeux et des émotions et autres découvertes d’un enfant, se laisse lire, avec quelques personnages attachants, comme la grand-mère, NonNonBâ, qui donne son titre à l’album.
Mais je me suis quand même lassé avant la fin de ce gros pavé (plus de 400 pages), je n’étais sans doute pas le cœur de cible…

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