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Nom série  Alpha - Premières armes  posté le 25/08/2010 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après quatre tomes, la série a trouvé son rythme de croisière… mais j’aimerais que la conclusion ne tarde pas trop tout de même.

Ceci dit… Alpha - premières armes s’adresse prioritairement aux lecteurs d’Alpha puisqu’on y retrouve le même personnage au tout début de sa carrière. Il s’agit donc d’un prequel pur et dur, bien dans l’esprit de la série mère avec un complot ignominieux et Alpha qui s’en va jouer au cavalier blanc et solitaire pour rectifier le portrait des vilains méchants.

Le dessin est lui aussi dans la lignée d’Alpha même si un peu moins fin (surtout les deux derniers tomes). Rien de choquant, cependant, et je ne doute pas une seconde que ce style plaira aux lecteurs d’Alpha et à tous ceux qui aiment la collection « Troisième vague » du Lombard.

J’aime Alpha, et je me souviens encore avec nostalgie de ma découverte de la série lorsqu’elle était parue. J’avais été saisi par cette histoire d’espionnage complexe juste ce qu’il fallait pour que je la comprenne sans la trouver simpliste. Ce premier cycle reste un de mes grands souvenirs de lecture dans ce genre de récit d’espionnage. Et le premier tome d’Alpha – premières armes me laissait espérer un récit du même acabit. Le scénario est complexe et les intervenants multiples. A tel point qu’il nous est difficile de savoir qui est dans quel camp. Cette complexité va durer le temps de deux tomes, avec des révélations en cascade. Un personnage que l’on soupçonne dangereux pour Alpha peut très bien se révéler être son principal allié au terme du deuxième tome. Et inversement, des personnages qui nous semblent sympathiques de prime abord se révèlent être des crapules. Dans ce jeu de dupes, le lecteur s’égare facilement et il m’a fallu lire quelque fois ces deux albums pour bien comprendre qui faisait quoi quand et pourquoi, qui était dans le camp des gentils et qui était dans le camp des méchants.

Une fois cet écueil passé, la situation devient plus claire… presque trop. D’un emberlificotage d’intérêts divers et de personnages roublards et menteurs, on passe à une chasse à l’homme. Alpha passe en effet la majeure partie des deux tomes suivants à supprimer plus ou moins proprement mais toujours systématiquement ceux qui l’ont foutu dans la merde. Ces deux tomes soulagent le cerveau après le bouillonnement des deux premiers mais n’offrent que peu de matière.

Sinon, Alpha est toujours aussi grand séducteur et chaque tome propose ses planches de femmes lascives envoutées par le charme du bel espion… au point de perdre à l’occasion toute crédibilité.

En résumé, après un premier tome très prometteur, un deuxième qui, à force de chercher à complexifier l’intrigue, finissait par égarer le lecteur, un troisième qui voyait Alpha commencer à régler ses compte et un quatrième qui le voit remonter la chaine vers les grosses têtes pensantes, j’ai un peu le sentiment qu’on a fait le tour de la question. Une conclusion serait la bienvenue dès le cinquième tome. On aurait alors là une série qui, sans égaler la série mère, resterait bien dans la lignée de celle-ci.

Je reste sur un petit 3/5 et ne conseille l’achat qu’aux grands amateurs d’Alpha.

Nom série  Hedge Fund  posté le 21/01/2014 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Incontestablement, Hedge Fund est le thriller financier qu’il me plait le plus de suivre actuellement.

Le premier tome m’avait marqué par la déconcertante facilité avec laquelle les auteurs parvenaient à nous expliquer des techniques boursières d’apparence complexes. Une spéculation à la baisse est le fil rouge du premier tome et, pour la première fois de ma vie, j’ai compris comment on pouvait se faire de l’argent en achetant des actions alors qu’elles valaient cher et en les revendant alors qu’elles ne valaient plus rien. Au-delà de cet aspect technique, la série vaut également par le fait qu’elle est en phase avec les réalités économiques d’aujourd’hui. Derrière le premier cycle se cache en fait la crise des subprimes. Sous prétexte d’une fiction divertissante, les auteurs parviennent donc à nous expliquer l’ensemble des processus qui ont provoqué un des, sinon le plus grand crash boursier mondial.

Mais attention ! Et c’est bien là que réside la plus grande astuce de la série : ceci est une fiction. Une fiction extrêmement crédible mais avec une dose de divertissement bien présente. Nous suivons des personnages fictifs pris dans des engrenages d’une manipulation à grande échelle et ce récit, s’il s’inscrit dans l’histoire moderne, n’est pas réel… mais incroyablement crédible.

On y découvre l’ascension de Franck Carvale, petit con parvenu qui va grandir au fil des tomes. S'ils nous le présente comme prêt à tout pour réussir, on sent rapidement que les auteurs ont bien décidé de le faire grandir au fur et à mesure de ses déconvenues. Et s’il se montre parfois odieux, on sent bien que le fond n’est pas mauvais. Ce personnage est à la fois notre porte d’entrée dans l’univers de la bourse (comme il n’y connait rien, on apprend avec lui différentes techniques financières, ce qui permet d’intégrer des passages d’explications techniques d’une manière naturelle dans le déroulement du scénario) et le personnage clé auquel le lecteur va finir par s'attacher.

A ses côtés dans le premier cycle, un mentor dont on comprend rapidement que le côté manipulateur ne cache pas que de bonnes intentions. Lui aussi va se dévoiler au fil des tomes, révélant un côté humain et un passé qui justifient ses agissements.

A leurs côtés, de nombreux personnages secondaires permettent d'affiner les caractères de chacun et de relancer constamment le récit.

L’ensemble se lit comme un thriller… mais sans flingues, sans courses poursuite. Tout se passe en coulisses, dans des bureaux. Cela pourrait donner une bande dessinée irrémédiablement statique et bavarde… et pourtant jamais je ne me suis ennuyé. Les auteurs parviennent à régulièrement changer de cadre, l’action est constamment relancée. C’est passionnant, très vivant, odieux et humain à la fois.

La fin du premier cycle aurait pu mettre un terme à la série (donc si vous n’aimez pas, en plus, vous pouvez vous arrêter là sans ressentir de frustration) mais les auteurs ont eu la bonne idée d’enchainer sur un deuxième cycle. J’avoue que je craignais un peu une redite des albums précédents mais, une fois de plus, le scénario a réussi à me scotcher. On oublie l’Occident pour s’enfoncer dans les traficotages africains. Un changement d’univers pour un Franck Carvale qui, progressivement, change de statut. De petit con salopard, il devient une espèce de justicier blanc… que les réalités économiques rattrapent rapidement.

Honnêtement, j’accroche et j’en redemande.

Nom série  Nerval l'inconsolé  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du duo d’auteurs j’avais vraiment bien aimé deux autres biographies consacrées à des écrivains romantiques (Shelley et Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre), pour ne pas les citer), et j’espérais retrouver ici le charme ressenti alors.

Je reste clairement sur ma faim. Non que l’album soit mal réalisé mais c’est le personnage même de Gérard de Nerval qui m’est apparu finalement peu marquant. Alcoolique, il passe la plupart de sa vie à fuir plutôt qu’à construire. Avoir connu la célébrité très jeune aura très certainement été sa malédiction, le reste de son existence se transformant dès lors en une errance en quête d’un nouveau succès… qui ne viendra jamais de son vivant.

Les auteurs parviennent cependant bien à nous décrire ce personnage, et le modernisme tant du trait que de la narration favorisent une lecture dynamique. Mais voilà, malgré ses voyages, malgré ses multiples rencontres, Nerval ne me présente qu’une seule facette : celle d’un artiste en fuite constante. Menteur embellissant sa réalité et alcoolique maladif, il ne m’émeut pas et, au terme du récit, je n’ai pas vraiment envie de lire un de ses écrits.

J’insiste cependant : l’album est soigné, très bien documenté (avec un petit dossier joint qui permet d’éclairer un peu mieux certains passages de la bande dessinée), le trait frais et naïf modernise le personnage, la colorisation illumine le récit. C’est beau à voir, pas désagréable à lire, certainement pas lourdingue… mais jamais je ne me suis dit que Gérard de Nerval devait être un sacré écrivain. Le style naïf employé ne permet peut-être pas de retranscrire avec émotion le caractère tourmenté du personnage. On reste trop dans la légèreté alors que les démons de Nerval le rongent, c’est peut-être là le problème que j’ai rencontré durant ma lecture et qui m’a empêché de ressentir de l’empathie pour le personnage.

Pas mal quand même… mais moins marquant à mes yeux que d’autres biographies du duo.

Nom série  Ursula (vers l'amour et au-delà)  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai vraiment eu du mal à rentrer dans cet album. Il faut dire que l’ouverture est peu passionnante et que l’on tombe rapidement sur deux personnages… qui sont de loin les moins utiles à mes yeux dans cette étude de caractère.

Le thème ? Nous faire découvrir par petites touches le personnage d’Ursula, jeune femme en quête d’elle-même. La structure du récit désarçonne. En fait le découpage nous montre Ursula dans trois contextes. Un contexte imaginaire dans lequel Ursula est accompagnée de deux chevaliers parlant en vieux français (ce sont clairement les passages les plus pellant à mes yeux). Une séquence dans laquelle on découvre Ursula dans sa vie quotidienne (même si là aussi le symbolisme intervient à l’occasion). Enfin, des entretiens durant lesquelles Ursula se confie à ce qui semble être un psychothérapeute. On ne sait trop comment elle est arrivée là et c’est un des ressorts du récit. Chaque contexte apparait l’un à la suite de l’autre dans chaque chapitre. Et chaque chapitre nous permet d’un peu mieux cerner le personnage d’Ursula et de comprendre combien elle s’est égarée en cours de route.

Et progressivement, le charme opère. Ursula se dévoile. Sa sensibilité, son mal-être apparaissent. Cette jeune femme, « qui aime sentir le regard des hommes » et se perd alors qu’elle ne sait même pas ce qu’elle cherche, parvient à me toucher. Bon ! Le fait qu’elle se balade à poil la majeure partie de l’album a sans doute pesé dans la balance mais, au-delà de l’aspect physique de cette barmaid/danseuse/stripteaseuse/prostituée à l’occasion, c’est vraiment la faille qui se dévoile au fil des chapitres qui a rendu ce récit si intéressant à mes yeux.

Le portrait est-il réaliste ? Je ne crois pas. Portrait d’une jeune femme réalisé par un homme, je pense qu’il entremêle des fantasmes typiquement masculins avec des traits de caractères et une sensibilité que l’on imagine plus féminins. Ursula ne sonne donc pas tout à fait vrai même si le personnage semble réellement exister (l’album lui est dédié).

Le dessin faussement approximatif de Fred Bernard apporte une part de naïveté en totale adéquation avec le sujet. Il ne s’encombre pas de fioritures, les décors sont réduits au strict nécessaire, tout est centré sur Ursula. Ce n’est pas ce que j’ai vu de plus beau mais, dans le genre, c’est efficace.

Au final, voilà une lecture que je vous recommande… même s’il faut s’accrocher au début, le charme opérant plus sur la longueur que dans l’instantané.

Nom série  Sunlight  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sunlight, c’est vraiment le récit d’horreur de série B type, à mes yeux. Il est bourré de clichés, de déjà-vu mais accommodés avec talent et maîtrise. Finalement, on se laisse prendre par le récit, on se laisse avoir, on se laisse emporter… car on a la conviction qu’on va obtenir ce pour quoi on est venu : un récit d’horreur fantastique qui vaut plus pour son ambiance et ses personnages (caricaturaux mais on s’en fout, ce sont ceux que l’on attend) que pour l’originalité de son scénario (un peu vide, il faut le reconnaître).

Le dessin convient parfaitement au genre. Malgré le côté sombre de cet univers, le trait reste toujours bien lisible. Les personnages sont bien typés et les décors sont suffisamment précis pour que l’on comprenne où on est… et suffisamment sombres pour que l’on devine ce que l’on ne voit pas.

Le twist final est bien amené. L’habitué de ce genre de récit ne se fera sans doute pas avoir. Les autres ne sentiront pas le coup venir. A titre personnel, je me suis bien dit qu’il y avait un truc bizarre à un moment… mais sans être sûr qu’il s’agissait d’un découpage volontaire ou d’une simple erreur dans le séquençage. Je n’ai donc pas été spécialement surpris… mais j’ai avancé sans certitude. C’est bien là l’essentiel lorsqu’on lit un récit à suspense.

Une bonne pioche. Certainement à emprunter, voire même à posséder si vous êtes amateurs du genre et que relire un récit à suspense en ayant la solution finale (et donc avec nettement moins de suspense, du coup) ne vous refroidit pas.

Nom série  Souterrains  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-ci. La couverture nous aiguille vers un récit fantastique mais le début de l’histoire nous plonge dans une très réaliste lutte sociale. L’élément fantastique n’apparait que plus tard, et le récit prend alors un premier virage… avant d’en prendre un second, encore bien plus surprenant même si cadrant bien avec cet univers de mines. Je ne vous en dirai rien, ce serait gâcher votre plaisir.

Romain Baudy confirme en tous les cas qu’il aime les milieux anxiogènes propices à la claustrophobie. Après son histoire de sous-marins dans « Pacifique », il nous entraîne en effet au fond d’une mine. Son récit est étonnant et bien construit. J’ai aimé être surpris par les chemins empruntés. Ceux-ci nous baladent d’un genre à l’autre. L’étrange est au rendez-vous même si finalement assez classique. L’originalité se trouve donc plus dans le mélange des genres que dans les rebondissements du scénario.

Au-delà de l’aventure, Romain Baudy développe également une réflexion sur le statut social du mineur, l’industrialisation et la mécanisation du travail et le rapport entre riches et pauvres, maîtres et esclaves. Ce n’est pas essentiel, ces réflexions ne pèsent pas sur le récit (elles s’imbriquent on ne peut plus logiquement) mais cela apporte à l’ensemble une dimension supplémentaire bienvenue.

Le dessin,… j’aime beaucoup. Un trait semi-réaliste, caricatural pour les visages des personnages, net et précis pour les décors. C’est le genre de dessin dans lequel je plonge facilement lorsque je lis une bd. Il est beau à voir, ne nécessite pas que l’on s’y attarde en première lecture pour comprendre de quoi il s’agit mais invite à s’y attarder en deuxième lecture pour le plaisir d’y remarquer tel ou tel détail.

Au final, sans que je puisse parler d’un indispensable, Souterrains m’a bien plu. C’est un album distrayant, avec beaucoup d’aventure mais aussi de la profondeur. Je pense que je le relirai avec plaisir, d’où mon conseil d’achat.

Nom série  Flash Rebirth  posté le 29/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à Wonder Woman Rebirth, qui reprend l’histoire de l’intrépide amazone depuis le début, Flash Rebirth s’inscrit dans la continuité de la série. Il vaut donc mieux un peu connaître le background de l’homme qui court plus vite que la lumière pour appréhender cette nouvelle série mais même si vous ne connaissez que les grandes lignes du pédigrée du personnage, cela devrait être suffisant pour aborder ce récit (d’autant plus qu’une introduction permet de bien faire le point de la situation avant d’entamer les hostilités).

Le récit est plaisant à suivre… mais pas révolutionnaire. Pas de grosse surprise au rendez-vous pour ce premier tome et on retrouve les caractéristiques principales des aventures du personnage (univers parallèles et force véloce en tête, bien entendu).

Le dessin est clair et très lisible. Dans son genre, je le trouve bien fait et moderne même si j’aurais parfois aimé plus de finesse dans l’encrage.

Si vous êtes fan du personnage, foncez ! Cette série semble promise à devenir un bon cru du Flash. Si, par contre, vous ne connaissez que peu ou prou Flash, je vous conseille de d’abord vous contenter d’un emprunt, histoire de vérifier que ces histoires de mondes parallèles et de leurs interactions peuvent vous accrocher… et de commencer la découverte de cet univers avec de plus anciens albums (Flash – la légende ou Flash anthologie, par exemple). Flash rebirth promet en tous les cas une lecture divertissante et peut être attaqué par n’importe quel lecteur. Les plus anciens profiteront juste un peu mieux de cet univers déjà bien développé.

Nom série  Petite maman  posté le 28/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite maman est un récit dur et poignant qui traite du sort des femmes et des enfants battus. Au-delà des séquelles physiques, c’est bien au niveau du traumatisme psychologique que s’attarde Halim dans cette fiction qui prend la forme d’une psychanalyse reconstructive.

L’introduction est, d’un strict point de vue narratif, peu claire. Ce n’est pas bien grave mais, dans un premier temps, je n’ai pas trop compris le lien qui existait entre ce procès introduit contre une éducatrice, assistante sociale ou autre (ce n’est pas clair de ce point de vue non plus) et l’histoire de Brenda. Il m’a fallu un peu de temps pour raccrocher les wagons, d’autant plus que Brenda est dessinée comme une enfant lors de ses rencontres avec son thérapeute alors qu’elle déclare avoir 29 ans. Mais passé cette étape, j’ai été pris par ma lecture. Et au fil des pages, le fait d’avoir dessiné Brenda de la sorte prend tout son sens. J’ai trouvé le procédé finalement extrêmement pertinent, même si déroutant dans un premier temps.

L’histoire de Brenda et de sa mère est l’exemple parfait du couple femme-enfant battus, victimes des pressions et du chantage affectif effectué par un conjoint/beau-père, parfait connard… dont je me demanderai toujours comment ce modèle peut si souvent séduire la gente féminine (de ce point de vue, l’album n’apporte pas de réponse… si tant est qu’il en existe une).

Le récit s’articule comme un long crecendo dans l’horreur, avec une enfant de plus en plus détruite. Enfermée dans son rôle de mère de substitution pour sa propre mère puis pour son demi-frère, battue, humiliée par un beau-père alcoolique et crétin (à ce niveau-là de connerie, l’alcool n’explique pas tout), elle ne peut évoluer. Alors ne parlons pas de s’épanouir !!! Le destin tragique de Brenda touche, même s’il rappelle celui de tant d’enfants battus. Il n’a rien d’exceptionnel… et quelque part, c’est sans doute ce qui effraie le plus.

Le passé de Brenda choque, bien entendu, mais le travail de reconstruction au travers de sa psychanalyse marque encore plus à mes yeux. Il faudra à la femme accepter les faits et gestes de l’enfant qu’elle était, se pardonner pour enfin pouvoir aller de l’avant. C’est bien expliqué, lentement détaillé et cet album met finalement bien en avant le rôle du thérapeute dans ce type de situation.

Cet album est donc bien fait. Touchant dans sa dimension humaine, il explique le rôle et l’utilité d’un suivi médical dans ce genre de circonstances. Le fait qu’il s’agit d’une fiction permet de regrouper en une seule histoire de nombreux aspects récurrents du problème des femmes et enfants battus. C’est certainement à lire si ce type de sujet vous intéresse, d’autant plus que le dessin de Halim est agréable à l’œil. Un trait simple et expressif, pas toujours très précis, mais qui véhicule une émotion, une sensibilité qui cadrent bien avec le thème de l’album.

A ne posséder que si vous aimez lire et relire des récits déprimants (note pour Stéphanie (elle se reconnaîtra) : oui, tu peux l'acheter pour la bibliothèque, ça casse bien le moral).

Nom série  Green Blood  posté le 19/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce western violent... qui ne commence pas vraiment comme un western, d'ailleurs.

Tout d’abord pour son dessin. Vraiment très beau dans ses décors et truffé d’images d’Epinal. Les personnages prennent la pose plus souvent qu’à leur tour (sans spécialement ralentir l’action, ce qui est un réel exploit) pour de grandes illustrations qui ont de la gueule. Mais ce qui m’a surtout marqué, ce sont ces décors très riches qui auraient à mes yeux bien souvent mérité un autre format que celui, réduit, du manga.

Ensuite vient l’histoire. Un récit d’amour fraternel et de vengeance assez classique construit en deux temps. La première partie nous emmène dans le New-York des débuts, avec des gangs rivaux, de la misère et une approche quasi-historique de la problématique de l'immigration de populations dénigrées pour leurs croyances et leur culture. Les catholiques Irlandais d'hier n'étaient finalement pas si éloignés des musulmans du Moyen-Orient d'aujourd'hui. La seconde partie est développée à la manière des westerns spaghetti de la grande époque. L’amateur du genre trouvera des références appuyées à des films comme « Le bon, la brute et le truand », « Il était une fois dans l’Ouest » ou encore « Django ». On pourrait presque parler de plagiat… si ces références n’étaient justement aussi appuyées, montrant par là même que l’auteur cherche avant tout à rendre hommage aux films qui l’ont marqué.

Enfin, la galerie de personnages, elle aussi très classique, s’avère efficace. On s’attache facilement au frère naïf et honnête tout autant qu’à l’aîné, faussement désinvolte et tueur implacable.

Reste le côté surjoué, propre au manga, pour tempérer un peu mon enthousiasme. Les personnages ont dû gagner un abonnement chez Basic-Fit le temps que l’auteur écrive ce manga tant leur masse musculaire semble croître au fil des tomes pour finir aussi « baudruchés » qu’un Schwarzenegger au sommet de sa gonflette. Les scènes de massacres sont elles aussi trop énormes pour vraiment me convaincre.

Heureusement, dans mon cas, les qualités ont su me faire oublier les défauts de cette série. J’ai lu l’ensemble des tomes en un jour, preuve que j’étais pris par ce récit. Une note de 3/5 pour un « pas mal » enthousiaste.

Nom série  Péché mortel  posté le 17/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beaucoup aimé le premier tome, qui était visionnaire quelque part. Les auteurs partent en effet des inquiétudes nées de l’apparition du Sida pour nous montrer les dérives que pourraient engendrer cette crainte si elle était récupérée par des religions ou des partis nationalistes. Le tout est enrobé dans une fiction mouvementée, pas toujours très crédible, mais tellement rythmée et bien portée par des personnages touchants que c’est toujours à l’heure actuelle, un tome que j’aime lire. Et puis la fin m’avait spécialement marqué.

Les trois tomes suivants, conçus et parus bien plus tard, n’ont pas la force de ce premier tome. C’est une suite qui se construit comme une intrigue d’espionnage. Un personnage a trahi et le tout sera de trouver, sur base de flash-backs, qui est ce traitre. De suite, l’univers a perdu de son intérêt car tout avait déjà été (très bien) dit de ce point de vue dans le premier tome. Les personnages restent touchants mais cette rallonge garde un goût d’artifice.

J’aurais préféré partir sur une autre histoire plutôt que de voir le tome 1 inutilement prolongé.

Le dessin de Béhé, j’aime beaucoup. Il est estampillé « années ‘80 », c’est clair mais je lui trouve une force dans son dynamisme et une lisibilité excellente dans l’ensemble que peu de dessins de l’époque possédaient. Ce trait est facile à lire et traduit parfaitement les émotions des personnages.

Je conseille vivement le premier tome (mon conseil d'achat ne porte que sur celui-ci), mais je pense que vous pouvez oublier la suite.

Nom série  Les Brumes de Sapa  posté le 17/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai trouvé ce récit touchant de sincérité. Il traduit bien un des mal êtres de l’homme (au sens large) sans toutefois chercher à nous donner une quelconque leçon de vie.

Le fait que Lolita Séchan raconte elle-même cette histoire qui est la sienne est pour beaucoup dans mon appréciation. S’il s’était agi d’un auteur quelconque racontant l’histoire d’une pauvre petite fille riche trouvant un sens à sa vie en allant à la rencontre de personnes défavorisées, je pense qu’il y aurait eu bien moins de chances que j’apprécie ma lecture. Ici, l’auteure se raconte elle-même… et reste toujours dans le doute. C’est en cela que cet album m’a interpellé. Voici quelqu’un qui, d’un point de vue matériel, financier, affectif, a une vie des plus confortables et qui se rend compte que, dans ces conditions, sa vie ne la mène nulle part. Elle ne sait où aller. A l’échelle de nos sociétés, elle est encore jeune (22 ans), elle a le temps… mais elle ne sait quand même pas où elle va.

C’est cette interrogation sur la marche à suivre pour « accomplir sa vie » qui m’a intéressé. Et Lolita Séchan fait montre d’objectivité et de sensibilité dans la retranscription de ses sentiments. Après, l’histoire d’amitié qu’elle va lier avec Lo Thi Gom permet d’abord d’en apprendre plus sur une minorité rejetée mais aussi, bien entendu, de faire des comparaisons entre les privilégiés financiers du monde occidental et les peuples déshérités des régions défavorisées du globe. Les interrogations et les priorités ne sont bien entendu pas les mêmes (c’est ce qui permettra à Lolita Séchan d’avancer dans sa vie) mais, quelque part, je m’en fous un peu car pour moi, l’intérêt profond de l’album était ailleurs. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’ai été heureux de voir que la situation du peuple Moï évolue dans le bon sens au Vietnam, là n’est pas la question, mais ce n’est pas le plus important à mes yeux dans cet album.

L’important, il est traduit par une réflexion de Lo Thi Gom que j’ai beaucoup aimée, vers la fin du livre. Elle parle des rêves qui la nourrissaient… et qui n’ont cessé de grandir au fur et à mesure qu’elle réussissait à les accomplir, la rendant, d’une manière assez contradictoire, toujours plus insatisfaite. C’est, pour moi, là un doigt exactement posé à l’endroit où la vie fait mal : notre incapacité à nous satisfaire de ce que nous avons. Notre moteur d’évolution et notre fléau. Sans avoir l’air d’y toucher, c’est cette contradiction humaine que Lolita Séchan met en avant dans l’ensemble de ce récit (jusque dans ses rencontres avec son père).

Un bel album introspectif qui, au-delà de l’histoire d’amitié quelle raconte, nous parle de l’être humain dans sa complexité et son incapacité à trouver le bonheur.

Nom série  On Mars  posté le 17/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A titre personnel, je reste un peu sur ma faim concernant ce premier tome. Non qu’il soit mauvais mais à aucun moment il ne m’a surpris. D’accord, il s’agit avant tout d’une mise en place du récit et seul l’avenir nous dira si l’histoire que veulent nous raconter Sylvain Runberg et Grun sort vraiment du rang ou non, mais honnêtement, qu’avons-nous d’original jusqu’à présent ?

L’héroïne ? Un représentant des forces de l’ordre et du gouvernement déchu pour avoir déplu à un haut placé, je pense avoir déjà vu ça ailleurs…

La colonisation de nouvelles terres par des criminels condamnés ? Les Australiens, entre autres, vous en parleront mieux que moi.

La colonisation d’une planète autre que la terre ? C’est la base même de beaucoup de récits de science-fiction.

Un complot mené par un leader sectaire et des personnages haut placés ? Là aussi, sérieux goût de déjà-vu.

Oui mais le tout ensemble ? Me direz-vous. Ben, le tout ensemble, c’est bien, ça se lit avec plaisir… mais je n’ai été surpris à aucun moment. Jamais encore je ne me suis dit « wouaouw, bien vu ! » et c’est ce qui me manque jusqu’à présent.

Par contre, pour le dessin de Grun, là, chapeau ! C’est très agréable à lire, beau, dynamique, expressif. Du très bon dessin de bande dessinée. Si j’étais taquin, je pourrais dire que là aussi, quelque part, ce style ne fait pas montre d’originalité mais je m’en fous ! Ce n’est pas ce que je demande à un dessin de bd. Tant qu’il est adéquat pour porter l’histoire, agréable à lire autant qu’à regarder, ça me convient. Et dans le cas présent, il est plus qu’agréable.

Actuellement, je reste bloqué à 3/5 mais je lirai la suite… en espérant que Sylvain Runberg me sorte de mes points de repère habituels.

Nom série  Zapping Generation  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Génération Zapping est la suite directe des « Zappeurs », et rien ne change vraiment entre ces deux séries. On retrouve les mêmes personnages et l’évolution des techniques de communication (au sens de plus en plus large) est toujours le prétexte à des gags en une planche.

Pour les deux premiers tomes, Serge Ernst est épaulé au scénario par Jean-Louis Janssens. Le problème, c’est que l’humour de Jean-Louis Janssens n’est pas celui que je préfère. Que ce soit pour « Planet Ranger » ou « Beauté Fatale », pour prendre deux exemples au hasard, je trouve que son humour est facile, déjà-vu et ses découpages manquent souvent de rythme, chose essentiellement dans le domaine du gag en une planche. Génération Zapping ne fait pas exception à la règle et les deux premiers tomes de la série sont ceux que j’ai le moins appréciés, mais les suivants ne m’ont pas fait beaucoup plus rire pour la cause.

Je trouve tout de même que Jean-Luc Garréra et, surtout, Laurent Noblet s’en sortent mieux. Non que leurs gags soient hilarants mais ils ont au moins le mérite de mettre (parfois) le doigt sur des points sensibles des dérives de l’évolution des moyens de communication. A défaut de faire rire les jeunes lecteurs, ces gags les amèneront peut-être à un peu réfléchir. Tout n’est donc pas perdu.

Au niveau du dessin, je trouve que Serge Ernst a un style à lui, un peu cubique comme ça mais bien lisible et expressif. Ҫa changeait du style humoristique classique de Spirou à ses débuts et ça garde quelque chose d’original aujourd’hui. Donc moi je suis assez preneur et, à mes yeux, la faiblesse de la série ne vient pas du dessin.

Trop faible pour que j’en conseille la lecture même si un jeune lecteur y trouvera peut-être son compte… mais même pour eux, les technologies évoluent tellement rapidement que les sujets de ces gags vont très vite être dépassés (quand ce n’est pas déjà le cas).

Nom série  Qui ne dit mot  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me méfie toujours quand un personnage public s’improvise scénariste de bandes dessinées. Qu’il vienne d’un milieu artistique ou non, qu’il ait du talent ou non, le résultat de son travail est rarement conforme à mes attentes. Bernard Werber (son médiocre « Exit » me reste en travers de la gorge), Frédéric Beigbeder (« Rester Normal » était quand même une belle petite bouse), Laurent Gerra (une reprise de Lucky Luke qui fut satisfaisante le temps… d’un tome, la suite malheureusement m’a nettement moins convaincu), Daniel Pennac (lui aussi très moyen sur Lucky Luke) et tant d’autres s’y sont cassé les dents.

Stéphane De Groodt, a priori, j’aime bien. Sa carrière on ne peut plus hétéroclite interpelle. Ancien pilote automobile (deux fois troisième du Belgian Procar à sa grande époque, et plusieurs championnats disputés en diverses formules l’ont amené à courir aussi bien en Corée qu’en Allemagne ou en France) repéré par les journalistes parce qu’il « passait bien » lors de ses interviews, il reçoit rapidement quelques appels du pied de la télévision. Son humour, sa tête étrange, son sens de la formule, son timbre de voix deviennent rapidement des atouts et il commence petitement par tourner des pubs, intervient dans des shows télévisés belges, en clair il apparaît de plus en plus à la télévision. Mais pour pouvoir vivre de ce métier, il faut passer par Paris,… et là je pense que vous connaissez la suite (paske bon, je suis pas payé pour vous faire sa bio, non plus).

Le voir scénariser un album de bd ne me surprend donc pas spécialement. Le voir réussir l’exercice… c’est autre chose. Mais il s’en sort bien, le bougre ! Même si le mérite en revient peut-être autant sinon plus encore à Grégory Panaccione dont le trait expressif parvient parfaitement à transmettre le décalage humoristique du scénario de De Groodt. Un scénario construit comme une suite de séquences incohérentes qui débute à la manière d’un roman graphique vaguement humoristique puis non plonge dans l’absurde pour finalement nous tirer la tête de l’eau à l’heure où le drame atteint son paroxysme (mais, rassurez-vous, tout finit bien). L’ensemble n’est pas hilarant mais intrigue (beaucoup) et amuse (parfois… (mais ces fois-là, ça amuse beaucoup)) et se lit tellement vite que l’on n’a pas vraiment le temps de penser que l’on aurait peut-être envie de lire autre chose avant d’avoir tourné la dernière page (et compris le fin mot non-dit de l’histoire). Ce scénario est donc tout sauf idiot, même si parfois absurde. Son découpage n’évite pas certaines longueurs. Mais ces longueurs sont bien meublées par Panaccione qui use alors de son trait très « cartoon » pour apporter un humour visuel qui nous distrait du vide temporaire du scénario.

Au final, ça marche plutôt bien. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais ce récit a le double mérite d’être original et d’user de l’absurde d’une manière très adéquate. Même si, longtemps, on ne sait pas où on va, on ne ferme pas ce livre avec le sentiment de ne pas avoir tout capté. A posteriori, tout s’éclaire, et c’est peut-être bien ça, le plus drôle dans cet album. Je vous invite à le lire si vous en avez l’occasion, et à l’acheter si vous aimez les récits sympathiques et décalés.

Nom série  Jules B : l'histoire d'un Juste  posté le 14/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hormis pour les jeunes lecteurs qui ne savent pas ce que c’est qu’un juste selon la définition juive, je ne vois pas trop où se situe l’intérêt de cet album. Non qu’il soit mal fait, mais il est tellement prévisible dans ses péripéties et caricatural dans ses personnages que la plupart des lecteurs auront vite fait le tour du propos.

Au niveau du dessin, le trait d’Armelle Modéré est agréable et bien adapté à un jeune public. C’est très lisible et expressif au niveau des visages. L’auteure a opté pour des personnages animaliers, ce qui, vu le thème abordé, va directement entrainer des comparaisons avec Maus. La plus grande différence à mes yeux est que Maus s’adressait aux adultes et que Jules B. s’adresse aux enfants.

A titre personnel, je le réserverais donc pour une lecture dans un cadre scolaire, avec d’autres supports (les classiques « Un sac de bille » ou « le journal d’Anne Franck » ont fait leurs preuves) pour nuancer le propos ici volontairement simple. Sinon, vraiment, j’ai trouvé ce récit trop basique.

Nom série  Relation Cheap  posté le 14/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je m’attendais à tomber sur quelque chose d’amusant et sans prise de tête. J’avais à moitié raison.

Relation cheap relate les discussions virtuelles entre les deux auteurs. Ils y parlent de boulot et de cul. La structure permet de caser d’anciens travaux qu’ils ont réalisés sans trop devoir se creuser pour les plaquer au cœur de ces discussions. Le point positif, c’est que ça permet de se faire une idée du genre d’univers dans lequel se plaisent Elosterv et Davy Mourier. Le point négatif ? Ben… s’ils étaient franchement bien, ces récits auraient eu une existence propre ailleurs que dans cet album.

Pour le reste, j’ai trouvé que ces discussions tournaient rapidement en rond. Le seul moment qui a réussi à éveiller mon attention est le passage durant lequel les deux auteurs se rencontrent « en vrai »… et ne parviennent pas à communiquer. Comme s’il était plus facile pour eux de parler cachés derrière un écran que de dire les choses en vis-à-vis. C’est très certainement révélateur sur notre époque et il y avait sans doute un truc à creuser à ce niveau, mais ici les auteurs passent rapidement à autre chose.

Pour tout dire, je n’ai jamais ri (sauf dans la présentation des auteurs) et je ne retiens pas grand-chose d’une lecture qui ne date que d’hier. Pour moi, on peut directement passer à autre chose.

Nom série  Robny Clochard  posté le 14/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon ben, personnellement, je n’ai pas été spécialement emballé… sauf sur un point : Boix est un putain de bon dessinateur !!! Son noir et blanc a de la gueule et reste toujours très lisible. C’est fouillé et élégant et la construction des planches fait régulièrement montre d’inventivité.

Non, là où le bât blesse pour moi, c’est au niveau de l’histoire. De courtes histoires qui, juxtaposées, composent en fait un seul et long récit. On y suit un clochard-par-choix et le moyen de tenir le lecteur en haleine vient du fait que l’on ne sait pas directement pourquoi ce personnage, qui semble cultivé, a fait ce choix de devenir un vagabond crasseux et sans ambitions autres que de vivre au jour le jour. Chaque court récit nous en apprend donc un peu plus sur le personnage… ou nous redit exactement la même chose comme dans les histoires « Revivre le passé » et « Retour en Angleterre », où l’auteur pousse le vice jusqu’à réutiliser les mêmes dessins pour illustrer les mêmes propos. Chaque petite histoire a par ailleurs son propre intérêt puisqu’il relate un récit de type policier noir (non pas Eddie Murphy, mais le GENRE policier noir avec un ton dramatique un peu surfait, du sexe et du sang). Ça fleure bon les années ’70 avec un premier récit datant de 1976 et un dernier de 1982 et c’est très symptomatique de la bande dessinée pour adultes de l’époque (la bd, pas l’adulte). On retrouve un peu la même manière de raconter une histoire que celle que l’on avait dans Alack Sinner, par exemple.

Comme dit précédemment, à titre personnel, je ne peux pas dire que j’ai été emballé mais si vous aimez la bd policière noire des années '70, c’est clair que cet album peut être une bonne pioche. Visuellement, il tient très bien la route et les récits ne sont pas mauvais. Pour moi, le personnage central manque de charisme, la morale de l’histoire est très naïve et la juxtaposition des multiples récits montre que cette série était prioritairement destinée à une publication en magazines. Et c'est la raison pour laquelle je reste sur cette impression de bof.

Nom série  Betty Boob  posté le 14/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Virevoltant, étonnant, amusant, touchant, séduisant, généreux, audacieux, talentueux, original. Je ne sais quel superlatif utiliser pour qualifier cet album tant tous ceux qui précèdent peuvent lui convenir sans totalement le cerner.

Différent ?

Oui, clairement ! Car les auteures partent d’un thème que l’on imaginerait bien plus vite traité à la manière d’un roman graphique réaliste avec des larmes, des vérités, des phylactères grands comme le monde et remplis des réflexions des acteurs, des petites notes scientifiques… mais le traitent à la manière d’un film muet de la belle époque, burlesque, sur-joué bien comme il faut, tendre et drôle à la fois.

Et ça marche incroyablement bien ! Pourquoi ? Tout d’abord pour une question de rythme. Comme je disais, cet album est virevoltant et le dessin de Julie Rocheleau explose de dynamisme et d’émotion. Ce trait, graphique et séduisant, envoûte le regard du lecteur. A titre personnel, j’ai été happé, hypnotisé, fasciné.

Mais cette fascination n’aurait été que temporaire si le récit en lui-même n’avait tenu la route. Et là encore le découpage est excellent. L’exercice délicat de la narration muette est parfaitement maîtrisé. Le message passe, les sentiments se partagent, les scènes burlesques gardent une rare élégance.

Oui, mais le fond ? Me direz-vous. Ce récit nous parle du cancer du sein et de son impact sur l’image de la femme. Comment il est ressenti, accepté dans notre société, tellement basée sur le paraître. Un sujet sérieux s’il en est. Et très bien traité dans cette comédie burlesque, en fait. Cette approche différente, inattendue, dédramatise le sujet mais force le lecteur à réfléchir sur son propre regard, sa propre vision de la féminité et son acceptation de la différence.

Donc voilà ! Cet album n’a l’air de rien, là, comme ça, et le lecteur distrait pourrait même croire qu’il s’agit d’une biographie imaginaire de Betty Boop. Il passerait alors à côté d’une petite perle burlesque et touchante, intelligente et vive, drôle et belle.

Bon ! J’arrête là avec mes superlatifs. Lisez-le et puis c’est tout. On en reparlera après si vous voulez.

Nom série  La Révolte des terres  posté le 07/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière le pseudonyme de Koza se cache Maximilien Le Roy, auteur engagé d’albums aux accents politiques marqués. Et cette Révolte des Terres, ou du moins le cadre de cette histoire ne surprendra pas les lecteurs fans de cet auteur. On retrouve de fait une thématique historique forte dont le fond vibre avec l’actualité.

Cependant il ne s’agit pas d’un documentaire mais bien d’une fiction qui se nourrit d’un événement historique marquant. Et c’est peut-être là que le bât blesse… un peu. En cause, mon manque d’empathie pour les personnages centraux. Non qu’ils soient inintéressants ou que la manière dont le thème de la trahison et du rejet soit mal traité (bien au contraire), mais les différents personnages sont enfermés dans un modèle trop vite identifié. On sait de suite qui est gentil, qui est une tête de mule et s’il faudra attendre la fin de l’album pour découvrir qui est responsable de la pire des trahisons de cette histoire, ce point n’est finalement qu’anecdotique au niveau du récit.

Autre problème, le dessin de Marion Mousse. Alors, oui, ça a de la gueule et cette peinture en dégradés de noir, gris et blanc convient on ne peut mieux au sujet. Les décors sont bien restitués mais (car il y a un mais) les personnages sont souvent difficiles à distinguer. Ce genre de détail, fréquent dans la bande dessinée, me gêne toujours énormément. Devoir me concentrer sur les personnages pour savoir qui parle à quel moment, en remontant en arrière pour voir si le nez d’untel correspond bien avec celui que j’ai sous le mien à l’instant où je lis ne fait que ralentir ma lecture et me sortir du récit. Alors oui, Marion Mousse est bourrée de talent mais, pour moi, la première chose à faire lorsque l’on doit illustrer ce genre de récit, c’est vraiment typer les rôles principaux de sorte à ce qu’on ne puisse pas les confondre entre eux, et ça, elle ne l’a pas fait (ou du moins pas pleinement réussi).

Je conseille toutefois la lecture de cet album, ne fusse que pour son fond historique. La manière dont sont traités les thèmes de l’engagement personnel et de la trahison vaut aussi un coup d’œil. Pour l’achat, je demeure plus réservé.

Nom série  Ernesto  posté le 07/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis assez neutre sur cet album. Non qu’il m’ait déplu… mais il n’a jamais réellement réussi à m’enthousiasmer. Or, pas de bol, ces derniers temps sont sortis quelques albums que j’ai vraiment bien aimé, et celui-ci tombe donc un peu dans l’oubli.

Ses faiblesses : un manque d’empathie ressentie par moi pour ces personnages. Trop vieux, trop en décalage avec mes propres préoccupations, leurs discussions politiques m’ont vraiment peu passionné. La fin a aussi été source de déception pour moi, car j’en suis arrivé à me demander si tout cela méritait vraiment qu’on en parle. Dernier détail : ma difficulté à géo-localiser ce road-movie. Si je peux voir d’où part le héros, impossible pour moi de vous dire s’il arrive à un moment ou à un autre en Espagne, qui est pourtant l’objectif de son périple.

Points forts :
- Un dessin agréable à l’œil et frais ;
- Un véhicule original qui suscite directement la sympathie ;
- Des dialogues qui sonnent juste.

En définitive, cet album se retrouve un peu noyé dans les sorties de cette rentrée (je vous laisse méditer sur ces 5 derniers mots), soigné et réalisé avec beaucoup de cœur mais auquel il manque l’un ou l’autre moment fort pour parvenir à m’émouvoir. Mais sans doute, cette thématique parlera bien plus aux uns qu’aux autres et si vos grands-parents ont fui l’Espagne de Franco, ce récit risque d’éveiller chez eux un intérêt bien plus grand que chez moi.

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