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Nom série  Le Chasseur de sourires  posté le 22/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Grosse déception que cette lecture, pour laquelle j’étais a priori plein d’allant.

En effet, l’idée de départ me plaisait. Utiliser un personnage de dentiste dépourvu d’empathie à titre de héros me semblait prometteur. On avait là un profil parfait de pervers maladif et sadique, de quoi alimenter ce récit policier.

Seulement voilà, première chose et ce fut un réel problème à la lecture : la traduction est médiocre. Entre les fautes d’orthographe, les mots oubliés et ceux en trop, il est difficile de rester concentré sur le seul récit. Et lorsque je suis tombé sur une phrase dont je ne comprends toujours pas le sens, j’ai atteint un point de non-retour.

Ensuite, malheureusement, même l’intrigue policière m’a déçu. Déjà la manière dont ce récit est introduit m’a semblé extrêmement artificielle, voire bancale sur les bords. Mais surtout, de suspense il n’a jamais vraiment été question tant tout m’a semblé couler de source. L’auteur aurait carrément collé des flèches au-dessus de son coupable et de ses victimes que cela n’aurait pas changé grand-chose aux révélations finales.

Enfin le dessin, même s’il n’est pas mauvais quoiqu’un peu raide, n’est pas de nature à scotcher suffisamment mon regard pour que j’en oublie le scénario.

Une déception donc, surtout au vu du potentiel de l’idée de départ. Malheureusement, un scénario trop prévisible et une traduction indigne de professionnels ont fortement dévalorisé cet album.

Nom série  Buckson  posté le 22/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le principal point fort de cette série tient dans ce fameux buckson, création graphique et anticipation malicieuse de la médecine du futur. Ce buckson apporte toute son originalité à un récit qui, par ailleurs, n’est finalement qu’un polar violent (bien fait mais prévisible).

Le deuxième point fort du récit est esthétique. J’ai, de fait, beaucoup aimé le trait de Victor Araque. Ce semi-réalisme est singulier, très lisible, expressif et dynamique. Ce style donne une identité propre à l’album. Je regrette juste l’excès de rouge dans la colorisation. Un peu plus de nuance dans les scènes sanglantes aurait, je pense, permis d’en augmenter l’impact sans perdre de force visuelle.

Le récit policier en lui-même n’est pas vraiment original. On retrouve en guise de personnage central un simple quidam pris dans un engrenage qui le dépasse, les seconds rôles vont du mafieux ambitieux et cruel au traitre cupide. Des images d’Epinal qui, si elles ne renouvellent pas le genre, permettent au lecteur de nager dans des eaux certes troubles mais qu’il connait bien.

Alors oui, il y a quelques longueurs par ci par là et l’excès de violence démonstrative de certaines scènes a finalement un effet inverse à celui escompté mais, dans l’ensemble, j’avoue avoir pris plaisir à lire cet album.

Et puis chapeau pour l’excellente idée du buckson, pas si fantaisiste que cela lorsqu’on connait l’usage de certains insectes et autres larves dans la médecine moderne.

Une lecture que je recommanderai avec plaisir aux amateurs de récits policiers sanglants et disposant d’une touche de singularité.

Nom série  La Guerre des Lulus  posté le 08/11/2016 (dernière MAJ le 22/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la fin de ce que je ne peux m'empêcher de ne considérer que comme un premier cycle, la Guerre des Lulus est à mes yeux ni plus ni moins que la meilleure série tous publics dédiée à la première guerre mondiale. Et pour ce faire, elle dispose de solides arguments !

Tout d’abord, l’aspect visuel accroche d’emblée. Franc, net, direct, expressif et dynamique en diable, ce type de trait convient parfaitement au ton de la bande dessinée. Les différents personnages ont tous une identité propre et bien marquée, les décors sont soignés sans étouffer l’aspect « aventure » du récit, la colorisation est nette et sans bavure. C’est vraiment du très beau travail qui permet à un large public de rentrer dans l’histoire sans rencontrer d’obstacles visuels.

Ensuite vient la galerie des personnages. Ces Lulus deviennent rapidement extrêmement attachants. Régis Hautière use de ficelles bien connues mais diantrement solides pour nous offrir un panel de personnalités aussi complémentaires que familières. Là encore, le public se retrouve en pays de connaissance et l’envie de se plonger dans ces aventures est d’autant plus grande que les personnages qui nous serviront de guide nous rappellent nos lectures d’enfance.

Enfin, le cadre historique est loin d’être oublié. La série nous parle de la première guerre mondiale et, même si elle le fait au travers d’un prisme d’aspect enfantin, les années défilant la perte d’innocence s’accentue au fur et à mesure des tomes, nous rappelant toute la gravité du contexte. Les différents lieux traversés sont l’objet de choix judicieux qui nous permettent de découvrir diverses régions sans que cela ne nous paraisse étrange tout en apportant régulièrement une certaine originalité au récit.

Seul bémol : au terme de ces cinq tomes, il m'est difficile d'affirmer que la série est terminée. J'ai bien plus le sentiment d'avoir refermé un chapitre plutôt qu'un livre en bonne et due forme. Tout d'abord, une suite en deux tomes est annoncée, qui reviendra sur un fait marquant peu développé dans la série. Ensuite, et surtout, une après-guerre des Lulus s'annonce. Honnêtement, je ne sais pas si c'est une bonne idée. Je trouve qu'à un moment, il faut laisser les personnages vivre leur vie, il faut pouvoir les oublier et passer à autre chose. C'est la raison pour laquelle j'aurais aimé une conclusion plus... conclusive.

Mais bon, je ne vais pas bouder mon plaisir alors que la série est vraiment agréable à lire. Un série que je vous recommande vivement donc, quel que soit votre âge.

Nom série  Bug  posté le 22/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc le nouvel album de Bilal, un événement en soi. Je dois pourtant avouer que les dernières créations de l’artiste m’avaient quelque peu laissé sur ma faim, Bilal me semblant plus se concentrer sur l’esthétique et l’ambiance du trait que sur le besoin de nous raconter une histoire captivante. Je peux comprendre que cela soit suffisant pour certains mais, à titre personnel, j’ai besoin d’un récit prenant pour totalement apprécier un album.

J’ai donc entamé ma lecture avec quelques appréhensions. Je l’ai terminée avec un goût de trop peu et l’envie de découvrir la suite de cette anticipation dans les plus brefs délais.

Pourtant, d’un strict point de vue visuel, Enki Bilal fait du Bilal (mais il le fait bien). On retrouve ce trait raide à l’aspect figé qui installe un faux rythme incroyablement prenant à ses histoires. Il n’oublie pas d’ajouter aux visages de certains de ses personnages une touche de son bleu devenu mythique (mais apporte cette fois une explication rationnelle à cette note visuelle). Le format réduit de l’album n’est pas réducteur d’un point de vue visuel. En effet, Enki Bilal ne surcharge pas ses planches. Les cases gardent donc une taille plus que suffisante pour laisser au lecteur le soin d’analyser le dessin en profondeur.

Quant au scénario, c’est là que se trouve la vraie bonne nouvelle. L’idée de départ, certes pas la plus originale que l’on ait vue ces dernières années, est bien exploitée dans un récit à personnages multiples. L’intrigue se complexifie au fil des planches. Le faux rythme est omniprésent, la situation d’urgence créée par un bug mondial est contrebalancée par l’attitude des personnages. Des personnages étonnamment calmes, souvent en mode introspectif, agissant avec froideur et méthode (avec des objectifs souvent opposés) face à des événements on ne peut plus déstabilisants. L’émotion est pourtant bien présente, mais comme anesthésiée. C’est l’ambiance ‘Bilal’ comme je l’aime.

Et puis, il y a de bonnes trouvailles dans ce scénario, les réflexions de l’auteur étant axées sur l’avenir de l’homme et sa capacité à revenir en arrière s’il ne pouvait plus compter sur l’assistance technologique telle qu’on la voit évoluer de nos jours. La médecine, les communications, le pilotage… combien de domaines aujourd’hui déjà sont devenus totalement dépendants de machines hautement technologiques. Quid si cela venait à disparaître. C’est à ce petit jeu qu’Enki Bilal se prête, avec une certaine dérision il faut l’avouer.

Une nouvelle série qui s’annonce donc fort bien. Action, suspense et ambiance étrange sont au rendez-vous dans un univers pas si lointain et sinon réaliste, du moins plausible. Vivement la suite.

Nom série  Prézizidentielle  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne suis pas parvenu à terminer cet album. Je pense qu’il n’était tout simplement pas fait pour moi.

Pourtant, j’aime beaucoup cette collection Sociorama et le concept de départ (suivre des enfants lors des élections en France) me semblait propice à nous offrir un album surréaliste entre la naïveté des enfants et le cynisme politique.

Seulement, voilà, j’ai trouvé que ça tournait très vite en rond. Les enfants ressassent rapidement les mêmes réflexions et semblent se désintéresser profondément de ces élections (ce en quoi je ne peux pas leur donner tort). Le fait que le concept a d’abord été publié sous la forme d’un blog au jour le jour a peut-être joué un effet pervers, les auteurs n’ayant peut-être pas la possibilité de se rendre rapidement compte de la redondance des propos (un livre, on le lit intégralement en une ou deux heures – un blog on en lit deux pages par jour, voire moins).

J’ai donc renoncé en cours de route, ne trouvant pas d’intérêt à cette lecture. Ce n’est pas pour moi, tout simplement. Et puis, c'est con à dire, mais je trouve ces gosses vraiment trop bruyants. J'avais juste envie de leur mettre une baffe en refermant brutalement ce livre. Mais je vous conseille tout de même et très chaleureusement de jeter plus qu’un œil à cette collection qui recèle de quelques perles qui, elles, valent le détour à mes yeux.

Enfin, si vous êtes enseignant et que vous voulez parler de politique politicienne à vos élèves, et bien voilà ! Vous savez que l’album existe et vous pouvez y jeter un œil à l’occasion. Ce n'est pas parce que je n'aime pas que l'album n'est pas réalisé avec talent et sincérité.

Nom série  Le Règne  posté le 01/02/2017 (dernière MAJ le 09/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si la série avait initialement été présentée en deux tomes, il ne fallait pas être grand devin pour anticiper le fait que les auteurs n’allaient pas en rester là. J’estime même que l’on peut voir ces deux premiers tomes comme une simple introduction à l’univers imaginé par Sylvain Runberg et Olivier Boiscommun. La série est, à mes yeux, partie pour durer, qu’on se le dise !

Mais de quoi parlons-nous ? D’une fable d’anticipation de type post-apocalyptique. Des dérèglements climatiques ravagent une terre dont l’espèce humaine semble avoir été rayée, remplacée par des animaux devenus très proches du modèle humain. Les luttes pour la survie font rage et l’on suit trois mercenaires et leurs clients dans la traversée de territoires hostiles, dotés d’une technologie proche du steam-punk.

Alors, soyons clairs, côté anticipation, c’est très peu crédible. En effet, voir toutes les espèces dominantes se mettre à ressembler à des êtres humains (parfois au-delà de toute logique évolutive) et pratiquer le même langage, c’est ce que j’appelle une grosse facilité, tant au niveau narratif qu’au niveau visuel. Venant de deux auteurs aussi talentueux, cette facilité me gêne et j’aurais vraiment aimé qu’ils se creusent la cervelle pour imaginer un univers dans lequel des races peuvent se comprendre sans devoir pratiquer le même langage et où elles puissent survivre sans toutes suivre le même modèle évolutif (et surtout qu’elles évoluent avec une certaine logique, car faudra quand même qu’ils m’expliquent un jour d’où viennent ces bras qui ont poussé aux volatiles en plus de leurs deux pattes et de leurs deux ailes). En attendant, personnellement, je reste un peu dubitatif de ce point de vue, et je ne parviens pas à voir cette série autrement que comme un divertissement naïf avec des personnages à tête d’animaux.

Mais, à partir du moment où je me désintéresse du contexte et où je me concentre sur les personnages et l’aventure, Le Règne me plait beaucoup. Sylvain Runberg distille progressivement ses infos sur les trois héros et leurs passés respectifs, qui n’en deviennent que plus attachants tout en gardant leurs parts d’ombre. L’aventure est au rendez-vous, avec des rebondissements, des coups en traitre et tout ce qu’il faut là où il faut pour relancer l’intérêt du lecteur. On a vraiment le sentiment que n’importe qui peut mourir n’importe quand, ce qui crée une tension constante et bienvenue. Olivier Boiscommun nous offre de très belles planches. Sa colorisation, en particulier, est splendide. Les décors sont soignés et confèrent à la série une agréable ambiance post-apocalyptique aux accents steam-punk (à l’image du chapeau d’un des personnages principaux). Ses personnages à tête d’animaux sont réussis (pas crédibles mais esthétiquement agréables à regarder, même les félins n’ont plus que deux mamelles pour nous offrir des poitrines plus conformes au fantasme humain, c’est dire !), le découpage est soigné, le dynamisme est présent. L’expressivité des visages est indéniable.

Donc voilà, si je regarde la série avec la naïveté d’un enfant sans m’inquiéter de l’origine des espèces et du fait que l’histoire est censée se dérouler sur terre, j’aime beaucoup. Si je creuse un peu le concept de départ proposé par les auteurs, je trouve cet univers bancal. C’est la raison pour laquelle, malgré de grandes qualités tant visuelles que narratives, je garde une gêne qui m’empêche de monter ma note au-delà du 3/5.

Je ne déconseillerai certainement pas l’achat mais je dissuaderai les acheteurs potentiels s’ils espèrent trouver dans cette série autre chose qu’un divertissement de type ’fantasy’.

Nom série  Isabellae  posté le 15/01/2013 (dernière MAJ le 09/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le début de la série est vraiment très bon à mes yeux. L’histoire est intrigante. Au niveau des personnages, il a un jeu de miroir entre les différents membres de la famille (un père samouraï japonais/une mère sorcière irlandaise – 2 enfants, l’une a hérité des dons de guerrier de son père et du physique de sa mère, et l’autre c’est l’inverse) qui, là aussi, suscite la curiosité.

Et très vite, l’univers se révèle riche. Le récit mêle aventure médiévale dans un Japon fantasmé et fantastique, les scènes de combat sont nombreuses et Isabellae charcute gaiement. Elle se retrouve bien vite affublée de compagnons de voyage aux intérêts divers. Cette multiplication des personnages permet de garder une Isabellae très sombre tandis que d’autres apportent des notes d’humour de ci de là. Le fait qu’elle voit son père sous la forme d’un fantôme tandis qu’elle croise très vite un être volant dont on ne connait pas l’origine apporte une dimension fantastique au récit qui le différencie des autres.

Au final, il s’agit d’un vrai melting-pot dans lequel récit de samouraï et légendes celtes se retrouvent liés. De ce point de vue, cette aventure est on ne peut plus originale.

La série se scinde clairement en deux cycles, le premier a pour cadre principal le Japon tandis que le deuxième voit la majeure partie de son action se dérouler en Irlande. Ces deux cycles sont intimement liés. Il est illusoire de croire pouvoir lire le second cycle sans avoir lu le premier tandis que ne lire que le premier vous privera de bien des explications données au terme du second.

A titre personnel, après avoir été emballé par les deux premiers tomes, j’avoue que mon intérêt a décru (mais j’ai toujours attendu la sortie de l’album suivant avec envie). En cause, une surabondance de combats qui, finalement, n’apportent pas grand-chose au récit. De plus, j’ai parfois eu du mal à voir où les auteurs voulaient en venir. La narration est en effet parfois confuse et certains éléments de l’intrigue ne trouvent leur signification qu’en toute fin du récit. J’ai cependant beaucoup apprécié le fait que tous les éléments trouvent leur place dans une belle conclusion. De plus, cette fin est une vraie fin. On quitte Isabellae finalement satisfait et sans cette désagréable impression que les auteurs ne nous ont pas tout dit pour se ménager la possibilité d’une suite à rallonge.

Finalement, c’est une série qu’il m’a plu de suivre et que j’aimerai bien relire posément maintenant que je sais de quoi il retourne exactement. Pas un chef d’œuvre mais une série attachante et originale.

Nom série  Game of Crowns  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ça, pour moi, c’est l’exemple même de la fausse bonne idée !

Quand j’ai vu cet album dans la liste des prochaines publications de Casterman, je me suis dit que je ne devais pas le louper. Il me semblait que l’univers de Game of Thrones pouvait servir de support à une belle parodie et le nom de Lapuss’ en qualité de scénariste était du genre à me donner faim (oui, je l’aime bien et j’ai accroché à l’humour qu’il a développé sur d’autres séries).

Mais voilà, à la lecture, j’ai méchamment déchanté. Les gags ne m’ont qu’exceptionnellement fait sourire (un seul m’a, en fait, vraiment plu). La mécanique du gag semble être toujours la même avec une surenchère dans le sexe et le sang. Et c’est peut-être là l’erreur. Rajouter du sexe et du sang à une série qui, par ailleurs, en déborde par tous les trous (si, si), ça ne sert pas à grand-chose, ça ne choque pas… et donc, pour moi, ça ne marche pas.

Côté dessin, pas de grosse remarque à faire sinon qu’il faut bien connaître la série télé pour reconnaitre les personnages (parfois plus facilement identifiables grâce au contexte du gag qu’à leur représentation physique).

Un gros échec à mes yeux. j'aurais pu mettre "bof" mais j'espérais tellement de cette série que je dois bien admettre qu'en vérité, et bien, je n'ai pas aimé.

Nom série  La Légende du héros chasseur d'aigles  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit nous plonge dans une période historique trouble de la Chine, au XIIème siècle de notre ère. La Chine est alors divisée, à moitié envahie et en proie à des hordes mongoles. Ce contexte historique ne déstabilisera pas le lecteur occidental puisque nous pouvons trouver à travers les époques (et notre propre moyen-âge) des contextes similaires, mais les paysages et les coutumes des peuplades changent, ce qui nous garantit tout de même une belle part d’exotisme.

Franchement, en ce qui concerne le contexte général, rien à redire.

Le récit en lui-même est un pur wuxia (roman d’arts martiaux) qui nous offre une aventure avec moults combats fantastiques à la clé. De ce point de vue, la pilule passe plus difficilement de mon côté. Je trouve en effet toujours dommage de devoir en rajouter des tonnes dans les scènes de combat au point d’en perdre toute crédibilité. Mais c’est un genre, et ce genre a ses adeptes (et pas seulement en Chine). Donc, si chez moi ça coince un peu, les amateurs du genre, eux, devraient adorer. A noter d’ailleurs que ce manhua est une adaptation d’une série de romans à succès de Jin Yong, romans qui ont déjà connu des adaptations au travers de différents médias (et qui sont donc sans doute déjà connus de certains d’entre vous).

Paradoxalement, alors qu’il s’agit d’un récit d’aventure, avec beaucoup d’action, le rythme est plutôt lent. L’introduction au récit est assez longue et au terme du premier tome, on a à peine abordé l’enfance du personnage principal. Ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, mais l’auteur aime musarder en route, nous contant par le détail le sort de divers personnages et prenant le temps de nous présenter chaque protagoniste. Nul doute qu’à terme, cette richesse narrative s’avèrera payante mais, en début de lecture, c’est quelque peu assommant. Honnêtement, je me suis à certains moments senti dans la peau d’un braque juste avant sa promenade en forêt, trépignant devant la porte et aboyant « on y va ? on y va ? on y va ? » alors que son maître prenait grand soin à remonter ses chaussettes avant d’enfiler ses chaussures. Mais, comme je le dis, je suis convaincu qu’à long terme, cette lente mise en place portera ses fruits.

Côté dessin… je suis partagé. Non que celui-ci soit mauvais, bien au contraire ! Mais ce style réaliste ne me semble pas être le plus adéquat pour illustrer un récit qui, en bien des circonstances, ne l’est pas. Je pense en tous les cas qu’un style plus caricatural m’aurait permis de mieux appréhender les scènes de combat. Par contre, quand il s’agit de nous plonger dans une époque et au cœur de peuplades barbares, ça marche franchement bien.

Au final, à titre personnel, je demeure partagé. Ce récit n’est certainement pas inintéressant mais il s’adresse avant tout à un public conquis d’avance. Donc si vous aimez les récits d’arts martiaux se déroulant dans un cadre historique riche, foncez ! Sinon, le caractère excessif des combats et la lente progression du scénario risquent de devenir des obstacles trop importants à la lecture.

Nom série  Vers l'Ouest  posté le 09/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette aventure a été pensée comme une suite possible à ‘la Pérégrination vers l’Ouest’, un roman traditionnel chinois datant du XVIème siècle et qui contait les aventures fantastiques d’un moine au VIIème. Un roman tellement classique en Chine que son histoire, ses personnages et son folklore sont connus de tous… mais pas de moi.

Cette inculture de ma part sera un gros frein en début de récit, le temps que je parvienne un peu mieux à cerner les personnages et les enjeux. Et, soyons clairs, avec la présentation de ces nombreux dieux, démons, chevaliers fantastiques et autres, le premier tiers du premier tome s’est avéré assez indigeste à avaler.

Heureusement, cet aspect était en partie gommé par la qualité du dessin de Zheng Jianhe, un trait fin, soigné et dynamique, rehaussé d’une belle colorisation. C’est vraiment beau à voir et la richesse du trait permet de donner vie à ce monde peuplé de dieux et de démons.

A la fin du premier tome, je n’étais pas spécialement convaincu. L’assez brouillonne mise en place du récit et mon manque de culture quant à l’histoire originale m’ont clairement empêché de pleinement profiter de cette aventure. De plus, le narratif est assez démonstratif dans sa présentation des différents personnages, ce que, à titre personnel, je trouve lourdingue.

Heureusement, le deuxième tome, plus linéaire, m’a tellement plu que j’ai maintenant envie de connaître la suite de cette aventure qui, il faut bien l’avouer, est quand même plutôt bien menée… mais aussi d’en savoir un peu plus sur l’histoire originale.

Au final, si le folklore chinois vous intéresse et si vous aimez les récits de quête initiatique classique (dans le cas présent, un jeune démon-loup est amené à grandir tant en maturité qu’en pouvoir au fil de l’histoire), je vous conseille cette série sans hésitation. Sinon ? Et bien, passez à autre chose car ici la culture traditionnelle chinoise est trop importante pour être occultée par l’aventure.

A noter enfin que bien qu’il s’agisse d’un manhua, cette série se lit dans le même sens de lecture qu’un manga (soit de droite à gauche). A titre personnel, je le regrette un peu (je demeure plus à l’aise avec un sens de lecture identique au sens occidental) mais cela ne constituera certainement pas un frein pour les amateurs de mangas.

A découvrir (et jetez y un œil ne fusse que pour le dessin) et achat conseillé... sous certaines conditions.

Nom série  Catwoman (DC Renaissance)  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai bien aimé les deux premiers tomes… puis mon intérêt pour la série a profondément chuté.

Il faut dire que les deux premiers tomes nous offrent une Catwoman avant tout voleuse. Le scénario n’est pas spécialement axé sur les super pouvoirs de super-héros et de super-méchants. Catwoman y apparaît sous les traits d’une très habile voleuse de haut vol, féline, non dénuée d’humour ni d’humanité. Son petit univers se met gentiment en place, la description de ses coups (dont le fantastique n’est pas absent, loin s’en faut) est bien racontée, et puis…

Et puis bardaf ! Le tome 3 nous offre une histoire avec le Joker à laquelle je n’ai pas compris grand-chose. Le récit jusqu’alors assez linéaire, devient syncopé. On saute d’une histoire à l’autre sans aucun lien réel. Certains chapitres nous sont imposés sans que l’on comprenne trop ce qu’ils viennent faire à cet instant du récit (une peu comme si on vous mettait un épisode dans l’esprit des fêtes de Noël au milieu d’une saison de Game of Thrones, avec guirlandes, grandes scènes de pardon et échange de cadeaux sous le sapin).

J’ai tenu jusqu’à la fin du tome 5. Je n’irai pas plus loin. C’est dommage parce que la série commençait bien et le dessin est vraiment agréable à l’œil (même si parfois changeant entre les chapitres) mais, là, ça ressemble tellement à un fourre-tout sans queue ni tête d’épisodes qui sont en fait issus d’autres récits d’autres personnages à d’autres moments et en d’autres lieux que je n’en ai plus rien à kicker.

Nom série  Hubert Reeves nous explique  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Suite au succès de ‘L’Univers’ (deuxième tome de « La Petite Bédéthèque des Savoirs ») Hubert Reeves et Daniel Casanave se lancent dans un nouveau concept, destiné principalement aux jeunes lecteurs.

Voici donc ‘Hubert Reeves nous explique’ et pour ce premier tome, il explore les voies de la biodiversité. Et, dans l’ensemble, je trouve cet album tout à fait réussi. Le message passe bien. Les auteurs ne prennent pas leurs lecteurs pour des idiots et creusent suffisamment le sujet pour à la fois les instruire mais aussi leur donner l’envie d’en savoir plus.

Au niveau narratif, cela sonne parfois d’une manière artificielle et l’accent est clairement mis sur le caractère didactique du propos… mais comme le-dit propos est traité d’une manière instructive et légère (sans tomber dans la facilité), ce défaut est vite oublié.

Une série que je conseille donc aux parents d’enfants curieux (et déjà quelque peu cultivés), d'autant plus que le dessin de Daniel Casanave, frais, direct et enjoué, est tout à fait adapté à un jeune public.

Nom série  Tango (Xavier/Matz)  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Tango, les éditions du Lombard nous offrent un nouveau récit policier dont l’originalité n’est pas le point fort.

De fait, les personnages, comme l’intrigue, semblent nous avoir été proposés maintes et maintes fois. Du héros baroudeur au grand cœur, tombeur de ces dames, piégé malgré lui mais pourvu de qualités physiques et techniques telles qu’il semble invulnérable à l’ex-petite amie devenue l’ennemie impitoyable (aussi blonde, froide et coupante que la nouvelle amante de notre héros est brune latine et chaude), tous les protagonistes proposés ont des profils bien définis qui nous placent directement en territoire conquis.

L’intrigue ? Le gars se planque parce qu’il s’est tiré avec de l’argent qui ne lui appartient pas… et l’organisation qu’il a plumé le traque jusqu’au fin fond de l’Amérique du Sud. Ca, c’est la ligne directrice, sur laquelle se greffe une deuxième intrigue (du moins dans ce premier tome) qui permet de quelque peu brouiller les cartes.

La cadre de cette aventure est finalement l’élément le plus novateur puisque nous nous retrouvons dans un pays méconnu de l’Amérique du Sud, à savoir la Bolivie (ses hauts plateaux, ses déserts de pierres).

Si vous cherchez un récit policier de type musclé et dynamique.
Si vous n’avez rien contre le fait que les personnages qu’on vous propose sont des stéréotypes du genre.
Si la narration à la première personne d’un héros baroudeur vaguement philosophe vous plait.

Alors foncez. Le dessin est excellent dans ce style réaliste, très lisible et dynamique. Le scénario est classique mais bien foutu. Le découpage est bon. Aventure et sensualité sont au rendez-vous.

… si, par contre, vous êtes en quête de nouveauté… passez directement à autre chose.

Nom série  L'Air de rien  posté le 07/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est gentil, souvent bien observé, parfois réellement anecdotique et rarement irrésistiblement drôle.

Pourtant, je ne suis pas déçu par cet album. Il s’en dégage une certaine légèreté qui en fait sinon une lecture prenante, du moins un instant de déconnection pas désagréable.

Le dessin d’Aude Picault est à l’image de ses histoire : le trait est fin, léger, et dégage une forme de tendresse envers ses personnages. La colorisation souvent pastelle ne fait que renforcer cette impression d’ensemble.

A lire à l’occasion. A ne posséder que si vous aimez l’esprit ‘bobo’ et que vous recherchez une lecture facile pour vous distraire des grands tracas du quotidien en observant les petits tracas du quotidien des autres.

Nom série  L'Été en pente douce  posté le 12/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’origine, il s’agit d’un roman à ranger aux côtés d’autres polars comme « Canicule », par exemple. On y retrouve ce rapport malsain au sexe, cette image de la campagne française dégénérée, primaire et chaude. Toute une ambiance, donc, que Jean-Christophe Chauzy parvient à nous restituer dans son horrible splendeur.

Un con, une inculte et un retardé mental en guise de trio vedette, avouez que c’était dur de faire mieux. Mais Pierre Pelot parvient à en rajouter une couche avec un duo de voisins garagistes dont les talents de négociateurs leur auraient valu en d’autres époques –l’actuelle, par exemple- un poste d’ambassadeur des USA en Corée du Nord et un ami, bête, pervers et méchant en guise d’éléments perturbateurs. Il suffisait déjà d’un étincelle pour faire péter le bazar, alors si on leur fournit quelques hectolitres de carburant, vous ne vous étonnerez pas de l’explosion finale ! La gageure, avec ce genre de personnages, c’est de parvenir à nous les rendre attachants ou, à tout le moins amusants. Et le pari est assez réussi dans l’ensemble. Par ailleurs, Jean-Christophe Chauzy a la bonne idée de s’éloigner de la physionomie des personnages du film (Laffont, Bacri, Villeret, Marchand) pour nous offrir sa propre vision de ces énergumènes. Cela aide à oublier le film au profit d’une redécouverte du récit, une vision moins sombre où l’accent est finalement plus mis sur la bêtise et la méchanceté humaine que sur une succession d’événements menant à l’inéluctable.

Les dialogues offrent quelques répliques inoubliables, d’une bêtise telle que le récit s’éloigne alors du polar pour devenir tranche de vie humoristique (sarcastique) de la campagne française des années ’70-’80. Mais la tension refait toujours surface et nous n’oublions jamais vraiment que nous tenons entre nos mains un récit policier.

Enfin, il y a les couleurs de Jean-Christophe Chauzy. Chaudes, claires, elles illuminent le récit, lui apportant un décalage tout en étant parfaitement raccord avec le thème et l’espace-temps.

Seul bémol : quelques longueurs par ci, par là. Le récit se traine alors quelque peu, et cette sensation est encore accentuée du fait qu’il n’y a pas de réelle surprise dans l’intrigue. On comprend vite vers quoi Pelot a décidé de nous emmener et le final est vraiment celui auquel on s’attendait. Je reste donc sur une note de 3/5 mais si vous aimez ce genre de polar français du début des années ’80, c’est une lecture que je vous conseille. Vous ne serez pas déçus.

Nom série  Love story à l'iranienne  posté le 06/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil de témoignages est intéressant. Il montre une autre facette des préoccupations de la jeunesse iranienne, bien plus terre à terre : la quête de l’amour. En multipliant les interviews, les auteurs multiplient les visions du couple. Cette manière de faire favorise la nuance, tous ne veulent pas la même chose, toutes les Iraniennes ne rêvent pas d’une vie à l’Occidentale mais la plupart souffrent de ne pouvoir exprimer leur amour hors mariage, même d’une manière très chaste, en public. Au-delà de ces réflexions sur l’amour, les deux journalistes essaient également de faire parler les jeunes de politique. Mais on ressent vite que ce sujet n’est pas aussi facilement abordé, par désintérêt (désillusion ?), soit par peur.

Le dessin est simple et très lisible. Son aspect non fini, un peu brut, accentue la sensation pour le lecteur d’avoir devant ses yeux des propos pris sur le vif, non retravaillés. Cette manière de faire accentue le sentiment de sincérité qui se dégage de ces interviews.

Le récit est assez décousu, sans autre fil conducteur que les thèmes abordés (la jeunesse iranienne face à l’amour avant mariage et leur vision du futur du pays). On passe d’un protagoniste à l’autre, d’un couple à l’autre, d’un groupe d’amie à l’autre en laissant à chaque fois les personnages continuer leur route sans jamais revenir prendre de leurs nouvelles. Si cette manière de faire se justifie pour d’évidentes raisons de sécurité, elle frustre un peu le lecteur qui aimerait en savoir un peu plus sur le destin de certains de ces personnages.

Au final, à titre personnel, j’ai bien aimé cet album. Surtout parce qu’il laisse la parole aux principaux intéressés. Et leur manière de voir les choses est parfois très éloignée de notre vision occidentale. C’est un enrichissement pour la réflexion personnelle.

Très certainement à lire.

Nom série  Morgane  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette vision moderne et féministe de la légende des Chevaliers de la table ronde.

La couverture me faisait un peu peur du fait qu’elle est très sombre. Le contenu n’est pas beaucoup plus lumineux mais le ton employé est tellement plaisant, moderne, vivant, drôle et féroce à l’occasion que j’ai fini par m’y habituer. En fait, le dessin est même un des atouts de cet album car, même si la colorisation est très sombre, le style graphique employé apporte son écot dans le sentiment de fraicheur qui se dégage du récit. C’est stylé, gentiment naïf, ce qui vient en parfaite opposition avec le fond.

La narration est excellente et la manière dont Simon Kansara parvient à inverser l'angle de vue sur la légende permet de totalement transformer notre regard sur Morgane.

Un album à découvrir pour son modernisme, son humour et son trait singulier.

Nom série  Kersten, médecin d'Himmler  posté le 04/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Ro, je trouve que les couvertures n’invitent pas vraiment à découvrir le contenu. Le dessin qui nous est proposé à l’intérieur des albums est cependant beaucoup plus classique.

La tranche de vie qui nous est racontée mérite le détour, d’un strict point de vue historique. Elle met à l’honneur le parcours d’un héros méconnu (voire même inconnu) de la seconde guerre mondiale. L’ambiance qui se dégage de la série m’a un peu fait penser à « Il était une fois en France », surtout que le docteur Kersten ne nous est pas présenté comme un pur héros, au début. Ce n’est qu’au fil des pages, au fur et à mesure de ses actions que l’on prend conscience de l’audace et du courage du personnage.

La narration n’est pas mauvaise et le découpage est bien pensé. Les auteurs évitent la simple énumération de faits pour nous proposer un récit fluide et prenant.

Pourtant, malgré toutes ces qualités, je n’ai pas été subjugué. Sans doute la forme très académique de cette bande dessinée l’a-t-elle desservie à mes yeux. Toujours est-il que je ressors de ma lecture en me disant que c’est pas mal du tout mais un peu court pour que je dise « franchement bien ! »

En tous les cas, si vous aimez l’histoire de la seconde guerre mondiale, c’est à lire, et même à posséder !

Nom série  Alpha - Premières armes  posté le 25/08/2010 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après quatre tomes, la série a trouvé son rythme de croisière… mais j’aimerais que la conclusion ne tarde pas trop tout de même.

Ceci dit… Alpha - premières armes s’adresse prioritairement aux lecteurs d’Alpha puisqu’on y retrouve le même personnage au tout début de sa carrière. Il s’agit donc d’un prequel pur et dur, bien dans l’esprit de la série mère avec un complot ignominieux et Alpha qui s’en va jouer au cavalier blanc et solitaire pour rectifier le portrait des vilains méchants.

Le dessin est lui aussi dans la lignée d’Alpha même si un peu moins fin (surtout les deux derniers tomes). Rien de choquant, cependant, et je ne doute pas une seconde que ce style plaira aux lecteurs d’Alpha et à tous ceux qui aiment la collection « Troisième vague » du Lombard.

J’aime Alpha, et je me souviens encore avec nostalgie de ma découverte de la série lorsqu’elle était parue. J’avais été saisi par cette histoire d’espionnage complexe juste ce qu’il fallait pour que je la comprenne sans la trouver simpliste. Ce premier cycle reste un de mes grands souvenirs de lecture dans ce genre de récit d’espionnage. Et le premier tome d’Alpha – premières armes me laissait espérer un récit du même acabit. Le scénario est complexe et les intervenants multiples. A tel point qu’il nous est difficile de savoir qui est dans quel camp. Cette complexité va durer le temps de deux tomes, avec des révélations en cascade. Un personnage que l’on soupçonne dangereux pour Alpha peut très bien se révéler être son principal allié au terme du deuxième tome. Et inversement, des personnages qui nous semblent sympathiques de prime abord se révèlent être des crapules. Dans ce jeu de dupes, le lecteur s’égare facilement et il m’a fallu lire quelque fois ces deux albums pour bien comprendre qui faisait quoi quand et pourquoi, qui était dans le camp des gentils et qui était dans le camp des méchants.

Une fois cet écueil passé, la situation devient plus claire… presque trop. D’un emberlificotage d’intérêts divers et de personnages roublards et menteurs, on passe à une chasse à l’homme. Alpha passe en effet la majeure partie des deux tomes suivants à supprimer plus ou moins proprement mais toujours systématiquement ceux qui l’ont foutu dans la merde. Ces deux tomes soulagent le cerveau après le bouillonnement des deux premiers mais n’offrent que peu de matière.

Sinon, Alpha est toujours aussi grand séducteur et chaque tome propose ses planches de femmes lascives envoutées par le charme du bel espion… au point de perdre à l’occasion toute crédibilité.

En résumé, après un premier tome très prometteur, un deuxième qui, à force de chercher à complexifier l’intrigue, finissait par égarer le lecteur, un troisième qui voyait Alpha commencer à régler ses compte et un quatrième qui le voit remonter la chaine vers les grosses têtes pensantes, j’ai un peu le sentiment qu’on a fait le tour de la question. Une conclusion serait la bienvenue dès le cinquième tome. On aurait alors là une série qui, sans égaler la série mère, resterait bien dans la lignée de celle-ci.

Je reste sur un petit 3/5 et ne conseille l’achat qu’aux grands amateurs d’Alpha.

Nom série  Hedge Fund  posté le 21/01/2014 (dernière MAJ le 03/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Incontestablement, Hedge Fund est le thriller financier qu’il me plait le plus de suivre actuellement.

Le premier tome m’avait marqué par la déconcertante facilité avec laquelle les auteurs parvenaient à nous expliquer des techniques boursières d’apparence complexes. Une spéculation à la baisse est le fil rouge du premier tome et, pour la première fois de ma vie, j’ai compris comment on pouvait se faire de l’argent en achetant des actions alors qu’elles valaient cher et en les revendant alors qu’elles ne valaient plus rien. Au-delà de cet aspect technique, la série vaut également par le fait qu’elle est en phase avec les réalités économiques d’aujourd’hui. Derrière le premier cycle se cache en fait la crise des subprimes. Sous prétexte d’une fiction divertissante, les auteurs parviennent donc à nous expliquer l’ensemble des processus qui ont provoqué un des, sinon le plus grand crash boursier mondial.

Mais attention ! Et c’est bien là que réside la plus grande astuce de la série : ceci est une fiction. Une fiction extrêmement crédible mais avec une dose de divertissement bien présente. Nous suivons des personnages fictifs pris dans des engrenages d’une manipulation à grande échelle et ce récit, s’il s’inscrit dans l’histoire moderne, n’est pas réel… mais incroyablement crédible.

On y découvre l’ascension de Franck Carvale, petit con parvenu qui va grandir au fil des tomes. S'ils nous le présente comme prêt à tout pour réussir, on sent rapidement que les auteurs ont bien décidé de le faire grandir au fur et à mesure de ses déconvenues. Et s’il se montre parfois odieux, on sent bien que le fond n’est pas mauvais. Ce personnage est à la fois notre porte d’entrée dans l’univers de la bourse (comme il n’y connait rien, on apprend avec lui différentes techniques financières, ce qui permet d’intégrer des passages d’explications techniques d’une manière naturelle dans le déroulement du scénario) et le personnage clé auquel le lecteur va finir par s'attacher.

A ses côtés dans le premier cycle, un mentor dont on comprend rapidement que le côté manipulateur ne cache pas que de bonnes intentions. Lui aussi va se dévoiler au fil des tomes, révélant un côté humain et un passé qui justifient ses agissements.

A leurs côtés, de nombreux personnages secondaires permettent d'affiner les caractères de chacun et de relancer constamment le récit.

L’ensemble se lit comme un thriller… mais sans flingues, sans courses poursuite. Tout se passe en coulisses, dans des bureaux. Cela pourrait donner une bande dessinée irrémédiablement statique et bavarde… et pourtant jamais je ne me suis ennuyé. Les auteurs parviennent à régulièrement changer de cadre, l’action est constamment relancée. C’est passionnant, très vivant, odieux et humain à la fois.

La fin du premier cycle aurait pu mettre un terme à la série (donc si vous n’aimez pas, en plus, vous pouvez vous arrêter là sans ressentir de frustration) mais les auteurs ont eu la bonne idée d’enchainer sur un deuxième cycle. J’avoue que je craignais un peu une redite des albums précédents mais, une fois de plus, le scénario a réussi à me scotcher. On oublie l’Occident pour s’enfoncer dans les traficotages africains. Un changement d’univers pour un Franck Carvale qui, progressivement, change de statut. De petit con salopard, il devient une espèce de justicier blanc… que les réalités économiques rattrapent rapidement.

Honnêtement, j’accroche et j’en redemande.

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