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Nom série
Lady S.
posté le
30/10/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une série d'un Van Hamme en grande forme, il faut le dire. La construction scénaristique est imparable. Tellement imparable que parfois certaines de ses créations sont totalement artificielles, mais ici, les personnages se révèlent plutôt attachants et ne tirent pas la couverture à eux, et l'auteur connaît bien les codes du genre espionnage pour livrer un récit distrayant.
La position d'espionne malgré elle de Lady S. est en outre une très bonne idée, et sa façon d'être impliquée dans des affaires politiques sur ces quatre premiers albums est à chaque fois bien pensée, d'autant que le scénariste, comme à son habitude, use d'une documentation sans faille et joue à merveille avec la situation mondiale actuelle. Il offre ainsi une véritable partie instructive non négligeable à sa série. D'ailleurs, il faut la juger sur sa totalité, car elle s'enrichit de tome en tome (en qualité, et non seulement en quantité, bien sûr).
Coté dessin, Aymond livre un travail très appliqué, très beau, sans réelle faille... mais un peu sage, c'est vrai, un peu plus de nerf ne ferait pas de mal à un graphisme qui reste très classique. Mais bon, c'est soigné, alors...
Vraiment intéressante, cette Lady S., l'action et la maîtrise des auteurs en font au minimum un bon divertissement, alors il est impossible que les amateurs du genre n'y trouvent pas leur compte. |
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Nom série
Siegfried
posté le
29/10/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un très bon début que ce premier album, c'est vrai. Bon, l'histoire est assez connue, mais comme cela a été dit, répété, voire crié, la mise en image est é-pous-tou-flan-te !
Limiter tout de même l'album à ça, ce serait injuste pour Alex Alice, car il fait preuve d'une belle maîtrise dans sa narration, très agréable à suivre grâce à des dialogues bien sentis et non dénués d'humour, et il présente des personnages très attachants (quoique Siegfried lui-même reste un peu classique).
Mais bon, le dessin emporte tout, des mises en pages... pff... un trait d'une souplesse... wouaah... un univers d'une beauté... ah la la...
On peut dire qu'un vrai souffle, un vrai lyrisme domine l'oeuvre et qu'il ne faiblit jamais au cours d'une histoire riche en émotions. Fort belle mise en couleur, également...
Bref, vivement la suite, car on peut ajouter que la longueur de l'album ne se fait jamais sentir tant on est emporté dans la lecture par la puissance du style d'Alice. Alors pourvu qu'il tienne ses promesses... |
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Un excellent album d'aventure. Svend, c'est une histoire d'hommes, de vrais, de baroudeurs, qui apprennent bien à leur dépend que les femmes n'ont rien à leur envier, pour ce qui est de tirer leur épingle du jeu dans des affaires (plutôt) troubles.
Un magot, une révolution, des paysages tropicaux... tout cela est bien connu, mais Pratt sait bâtir un récit, fait preuve d'une grande intelligence dans ses dialogues qui définissent une belle brochette de personnages et ajoute la touche d'humour qui rend l'ensemble ironique et sans prétention.
Coté graphisme, c'est un Pratt en grande forme, un trait détaillé et puissant, tout en souplesse et atmosphère, l'exotisme réussit à l'auteur. La mise en couleur est plus décorative qu'autre chose, le dessin de l'auteur est tellement vivant qu'il ne prend sa vraie valeur que dans la version noir et blanc.
Bref, action et humour, servi avec talent et esprit, pourquoi s'en priver ? |
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Nom série
Wayne Redlake
posté le
19/10/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un des meilleurs hommages de la bande dessinée au western-spaghetti ! Le récit annonce rapidement ses intentions spectaculaires, et il tient ses promesses. L'action ne faiblit jamais et la dose d'humour met en valeur une histoire sans prétention que son ironie et sa violence rendent parfaitement iconoclaste (comme un bon vieux film de Sergio Leone).
Duval et Vatine jouent avec les codes du westerns (héros viril et brutal, crapules sanguinaires...) en ménageant quelques retournements de situations et des scènes d'action rondement menées, toujours exagérées et traitées au second degré qui en font un pur objet de fantaisie, jouissif et distrayant.
Lamy sait utiliser les codes graphiques du genre western pour servir ses scénaristes et miser également sur l'hommage cinématographique, avec une mise en page d'une diabolique efficacité. Le trait souple et travaillé rend parfaitement l'univers qu'il exploite, une mise en couleur éclatante participe au charme de cet album.
Bien loin d'un simple exercice de style destiné à l'amateur, voici un vrai hommage plein de malice et d'action qui se lit avec énormément de plaisir. Dommage que les auteurs n'aient pas resservi le couvert... |
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Nom série
Tueur de cafards
posté le
19/10/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Impression plutôt mitigée après la lecture de cet album de Tardi, à la réputation flatteuse. Certes la vision de New-York de l'auteur vaut le détour (elle n'a rien de flamboyante), il illustre une histoire qui débute très bien, il installe un climat angoissant traversé de pointes d'humour noir, et on y trouve un anti-héros sympathique. Le scénario de Legrand est bien construit, rythmé et pourtant...
Tout ça donne l'impression d'être déjà connu. L'histoire personnelle du personnage principale est bien trouvée et pathétique, et des personnages humains donnent de l'épaisseur au récit, mais les mésaventures d'un pauvre type qui met le nez dans les rouages d'une affaire qui le dépasse, c'est un sujet bien souvent exploité que le scénariste ne parvient pas à renouveler. De l'aide donnée par un personnage plus intéressé que compatissant jusqu'à une fin paranoïaque, l'histoire peine à surprendre et laisse vraiment à la fin de la lecture un air de déjà vu.
Reste le trait de Tardi, une atmosphère soulignée par un noir et blanc rehaussé de dégradés de gris, d'où émerge la combinaison (et les sous-vêtements) rouges vifs du "héros", qui rappellent sa condition d'ouvrier sans envergure plongé dans une aventure hors du commun.
Vraiment, un récit avec trop peu d'originalité pour mettre en valeur le travail de Tardi et réussir totalement de convaincre. |
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Cette série est effectivement à découvrir à titre de curiosité, comme une collection de fantasy qui prélude de deux décennies pas mal des créations actuelles, et comme une des premières histoires de Daniel Pecqueur, scénariste intéressant s'il en est. Mais bof, à part ça... Il faut quand même se forcer un peu à la lecture du premier tome pour pénétrer dans cet univers.
Le récit est peu inspiré, les scènes d'action se succèdent sans donner une réelle épaisseur à l'intrigue, et multiplient toute une galerie de personnages plus ou moins éphémères qui n'ajoutent pas beaucoup d'intérêt (Cargal apparaît d'ailleurs assez tard et se montre peu attachant). La suite s'améliore, mais sans se démarquer réellement des autres séries du genre. Le tome 4 est sans doute le meilleur, l'histoire semble lorgner du coté de la parodie avec quelques personnages cabotins et l'action y est davantage maitrisée pour donner un récit qui ronronne gentiment, même s'il n'y a pas de grosse surprise.
L'intérêt majeur du style de Pecqueur, c'est un sens du dialogue incontestable, à la fois très écrit et chaleureux qui rend son travail sympathique, même si ça ne suffit pas à faire oublier une histoire peu captivante.
De son coté, Formosa fait preuve d'une belle virtuosité, peut-être même trop, il oublie d'apporter de la clarté à sa mise en page. Son graphisme est saturé de détails qui s'avèrent assez lourds parfois et ne donnent aucune fluidité au récit, au contraire. La mise en couleur n'y arrange rien, au départ. Assez fades, elles sont aussi inégales, tantôt d'une seule teinte, tantôt dégradées pour donner du volume au dessin, ce qui produit des effets assez curieux et peu concluants. La palette de couleurs redeviendra heureusement plus classique et mettra davantage en valeur le travail de Formosa, qui se révèle tout de même plus discipliné sur la fin, ce qui fait un peu regretter que cette série ait été abandonnée.
Bref, ce n'est pas une grande réussite, on peut même éviter le premier album, l'histoire se suit très bien dès le 2, le peu de bases de ce cycle mis en place au départ étant de toute façon rappelé, et cela évite une déception. On peut même directement filer vers le 4 où les auteurs se montrent en meilleure forme, pour un résultat plus honorable et intéressant... |
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Oui bien sûr, c'est sympathique cette volonté de tirer à boulets rouges sur le petit monde de la télé, de la politique, du spectacle, disons du show-biz. Certes, ces milieux s'y prêtent à merveille, mais bon, cette succession de charges un peu lourdes, même si elles ne manquent pas de rythme, souffrent tout de même d'une absence de mesure et d'une réelle structure.
Chanoinat et Lautner se laissent aller à des caricatures bien appuyées, sans créer un personnage central qui aurait pu jeter un regard sarcastique sur cette série de meurtres et acquérir la sympathie du lecteur (style l'incomparable Bernard Blier dans "Laisses aller, c'est une valse", film d'un certain Georges Lautner). Le rôle du policier reste ici bien falot, le retournement de situation final vite expédié et peu convaincant (déjà trop vu), bref, même si cette accumulation de mauvais esprit reste réjouissante, il manque de l'épaisseur et de l'imagination pour lui éviter de sombrer dans la facilité.
Au cinéma, ces scènes avec des personnages peu reluisants auraient pu donner des numéros d'acteurs formidables, il faut reconnaitre que le dessin de Castaza reste un peu trop sage et qu'il aurait gagné à être plus enlevé et audacieux. Il demeure appliqué et agréable, avec tout de même quelques bonnes trognes.
Au final, on pouvait attendre mieux des auteurs qui survolent leur sujet en oubliant d'y ajouter cette part de vérité qui aurait pu rendre cette oeuvre cinglante. Tout cela reste trop manichéen. |
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Malgré un début un peu brutal qui fait craindre une histoire aux lourds accents "mélo", ce "bar du vieux français" se révèle une belle surprise, pleine de subtilité et d'humanité.
Cette histoire d'amour entre deux jeunes gens qui auraient pu ne jamais se rencontrer n'occupe en elle-même finalement qu'une faible partie du récit, celui-ci étant soutenu par la narration du tenancier de ce petit bar où les deux amants se sont trouvés, revenant d'abord sur leurs origines respectives (européenne et africaine), puis les moments qu'ils ont vécus ensemble avant de tenter leur chance chacun de leur côté tout en se promettant de se retrouver là où ils se sont connus. Ces retrouvailles, le vieux français les attend avec impatience tout en contant l'histoire de ses deux protégés aux routiers de passage, mais dans la vie, rien n'est simple...
Lapière joue à merveille avec ce synopsis, gardant mystérieuse dans un premier temps l'identité de ce narrateur qui livre son histoire d'une voix simple et touchante, et dessinant un monde réaliste où une galerie merveilleusement vivante de personnages se débattent, sans sombrer dans la facilité, comme cette fin débarrassée d'illusions et pourtant terriblement émouvante. Le scénariste a su exploiter son sujet en confrontant l'idéalisme à la réalité pour un résultant sans effets de styles ou excès : du très beau travail.
Le dessin faussement naïf de Stassen possède une vraie densité, et fait ressortir la finesse du scénario. Son style peut dérouter, mais il fallait une vraie patte pour offrir son poids de chair à cette histoire.
Bref, une très belle création, touchante et vraie, à découvrir. |
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Nom série
Flor de Luna
posté le
30/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Une très bonne surprise : le mélange de séquences actuelles et de scènes se déroulant au XIXème siècle aurait pu être indigeste, il n'en est rien. Le récit débute sur les chapeaux de roue, sur une scène brutale et mystérieuse qui annonce le retour sur les origines d'un grand exploitant de tabac, ce qui justifie le retour vers un passé lointain.
La partie du récit se déroulant au XIXème siècle use d'éléments connus, mais parvient à créer une histoire intéressante, mélange efficace d'action et d'aventure, et on ne pourra pas nier à partir de là une imagination fertile de la part des auteurs qui ont su également utiliser une solide documentation. Boisserie et Stalner possèdent un sens du découpage soutenu et leur album ne souffre d'aucun temps mort, en même temps qu'il parvient toujours à maintenir l'intérêt. Le retour au présent à la fin de l'album rompt un peu le charme exotique qui s'est développé tout au long de ce premier album, mais il n'en tisse qu'un peu plus les liens complexes d'une intrigue qui, on le devine, s'étale sur plusieurs générations (et donc albums). Pour une mise en place, tout s'annonce donc pour le mieux, d'autant que les personnages ne sont pas des enfants de choeur, et qu'ils conservent une bonne part de leur mystére.
Dessin exemplaire de clarté et de réalisme de la part de Stalner, ici associé à Lambert, et les deux dessinateurs livrent une partie graphique où l'on reconnait le style du premier conjugué à un encrage nerveux et élégant qui donne un trait beau et original.
Bref, un très bon premier album, mélange réussi d'aventure et de policier, qui annonce de beaux moments de la part d'auteurs à suivre. |
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Nom série
Haute sécurité
posté le
30/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un premier cycle de deux albums prometteur : "Haute sécurité" est un polar très classique mais bien mené.
La position du personnage principal, qui se trouve être un gardien de pénitencier débutant et apprend les difficultés de son métier, est en soi un peu convenue. Mais Callède décrit un univers carcéral sans concessions qui fait la force de son oeuvre. L'usage de la première personne comme narration apporte de l'humanité et chaque personnage possède une personnalité intéressante, sans que cette dimension psychologique n'empiète sur l'action. L'enquête qui est décrite ménage plusieurs fausses pistes habilement et la résolution de l'intrigue est imprévisible, ce qui n'est pas la moindre des qualités.
Bien sûr, il y a des invraisemblances ou du moins des situations qui paraissent exagérées, mais l'univers de cette prison est déjà tellement sauvage que le style du scénariste ne parait jamais se laisser aller à de grosses outrances et on marche à fond lors de la lecture, d'autant que sa description du système américain ne cherche pas à être consensuelle.
Le dessin de Gihef est agréable, mais reste un peu trop appliqué pour être totalement convaincant, il lui manque un peu de caractère et d'aisance. Du moins ne gache-t-il pas le travail de son scénariste.
Au final, un policier bien solide, bien pensé, bien écrit, un peu trop fonctionnel pour le trait mais efficace. Voilà une nouvelle série à suivre, et qui peut réserver de belles surprises. |
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Nom série
Alix
posté le
29/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C'est difficile de noter une série qui existe quand même depuis quelques décennies, et dont on peut dégager plusieurs périodes.
Certes, les premiers albums sont assez bavards (beaucoup trop bavards), très littéraires et vraiment sous l'influence d'Edgar P. Jacobs. De là, une grande rigueur historique et un dessin très "ligne claire". Certes, c'est vieillot, mais c'est bien fait et ça ne peut laisser insensibles ceux qui aiment l'Histoire.
Viennent tout de même les albums plus réalistes graphiquement à partir de "la griffe noire" et menés plus dynamiquement. L'usage de textes est parfois (pas toujours) envahissant, mais nul ne pourra nier des sources d'inspiration et des lieux d'exploration variés qui renouvellent bien les aventures d'Alix. Pour moi, certains albums sont exemplaires, et même plutôt modernes vu l'époque de leurs créations ("la griffe noire", "le dernier spartiate"...) et restent incomparables avec "Alix l'intrépide" ou "l'île maudite", certes sympathiques, mais dépassés et plutôt lourds. Autre point fort de Jacques Martin, qui construit des intrigues parfaitement réglées et se combinent à merveille avec la réalité historique, c'est de présenter une galerie de personnages névrotiques qui apportent un peu de folie aux récits. A voir comme exemple "Iorix le grand", qui présente un personnage sombrant dans la démence. Ce style de protagoniste apporte une touche de réalisme inhabituelle à de simples récits d'aventure de routine.
Le dessin de Martin est à partir de cette période réaliste élégant et souple, documenté évidément, et sert parfaitement les histoires. D'ailleurs, le graphisme finit par se passer de textes trop démonstratifs (exemple "l'enfant grec"), preuve de son efficacité.
Les intrigues des derniers albums de Martin en solo tournent en rond et déçoivent. Même critique pour ceux dessinés par Moralés, qui sont en outre illustrés d'un trait figé et sans élégance.
Le dernier album où Martin est épaulé par un autre scénariste et de nouveaux dessinateurs fait retrouver des couleurs à un Alix qui était devenu bien pâle.
D'ailleurs, c'est vrai que le personnage principal est un peu (un peu) trop classique, et c'est justement la richesse de la galerie de protagonistes et l'intérêt historique qui font la valeur de cette série. Ne parlons pas d'Enak. Qu'il est pénible, ce gosse ! Toujours à se fourrer dans un guêpier. Et après, faut le sauver ! Ah la la ! Voilà bien un faire-valoir falôt et inutile.
Ceci dit, une dizaine de tomes (du cinquième au quinzième) méritent d'ête considérés comme des références de la bande dessinée historique. Le reste n'est pas sans qualité, mais pas sans défauts. A (re)découvrir pour juger précisément, sa création s'étale sur trop d'années pour être d'un seul bloc. |
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Nom série
Frontière
posté le
29/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une série intéressante, notament grâce au traitement de son scénariste. Bien sûr, il est difficile de croire en l'histoire de ce scientifique plongé dans le coma, dont on lit les pensées sur un écran de télévision.
Mais Rodolphe joue à merveille avec les ressources de ce postulat, et il recréé avec force et humanité la personnalité de son personnage principal, et n'en rend que plus troublantes les manipulations que l'on fait subir à son esprit. C'est là la grande qualité d'un récit qui se lit facilement, rédigé avec clarté et mené sans temps morts. Il n'y manque n'y action, ni rebondissements dans un univers imprévisible, ce qui prouve que le scénariste a trouvé le bon sujet et a su le mettre en valeur.
Petite déception de la part du dessin de Marchal, dont les attitudes et les expressions des personnages semblent copiées sans imagination sur Léo (Aldébaran, Bételgeuse...). Le graphisme en plus manque d'équilibre et d'efficacité, peut-être est-ce dû à un encrage qui semble assez laborieux et qui lui donne un aspect maladroit. Dommage que le trait ne soit pas plus audacieux ou appliqué, il semble se borner à illustrer le plus classiquement possible un scénario qui méritait mieux.
Ca se lit facilement et avec plaisir, mais cette histoire ne nécessitait pas une publication en album grand format, vu la banalité du graphisme. C'est une oeuvre populaire de qualité et bien inspirée, bien faite aussi mais qui aurait pu être nettement meilleure avec un peu plus d'efforts.
Pas mal, tout de même, vraiment une bonne idée de départ bien exploitée au niveau du scénario... |
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Nom série
Lune de guerre
posté le
28/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Un bon postulat de départ et une mise en place de l'intrigue impeccable : "Lune de guerre" est un album qui s'annonce très bon. Van Hamme possède une maitrise du découpage exemplaire et la collaboration avec Hermann semble fonctionner.
Mais au fil du récit, le solide métier des auteurs finit par devenir froid et mécanique. Des facilités dans les dialogues et des rebondissements en cascade sur la fin finissent par compromettre les promesses du début, où tout semblait criant de vérité, y compris le basculement dans le conflit des différents protagonistes.
Malgré quelques personnages bien cernés, certains semblent déplacés (le grand-père) ou sacrifiés. La description du monde paysan n'évite aucun poncif, et c'est bien ce qui empêche cette histoire d'avoir cette petite pointe de folie qui aurait pu la transformer en plongée angoissante dans les tourments violents de l'âme humaine. On reste au niveau d'un drame paysan classique.
Hermann est à son affaire pour décrire une galerie de tordus ou de "monsieur-tout-le-monde" vraiment pas sublimés. Son style convient parfaitement aux décors de cet album, et les scènes de violences sont traduites avec force. Son graphisme est le grand point fort de cette histoire.
On peut trouver "Lune de guerre" décevant car trop convenu et distant. Reste du travail de professionnels, techniquement bien fait mais sans âme. |
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Nom série
Le Piège Malais
posté le
27/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Plutôt décevant de la part de Conrad, ces deux tomes se basant sur une intrigue assez sordide. D'un coté, une vision de l'Inde originale, dont les moeurs semble avoir été solidement étudiées, mais de l'autre, un style d'écriture certes nerveux, mais qui finit par passer à coté de son sujet.
Les digressions sont nombreuses, les rebondissements ne s'embarassent d'aucune logique, et l'histoire piétine franchement parfois, ce que le rythme éffréné de la narration ne masque absolument pas. D'ailleurs, les scènes d'action se conjuguent assez mal avec des pages de récits comportant beaucoup de textes, brisant ainsi également le rythme. Reste un vrai travail sur le climat, une histoire qui reste troublante et des moments très forts et originaux qui s'avérent assez marquants.
Le dessin humoristique, très vif et justement un peu trop rapide mais relevé de couleurs originales, donne un ton décidément déroutant à ce dyptique, auquel il offre une certaine lisibilité.
Un récit qui posséde d'indéniables qualités, comme effectivement une ambiance originale, des moments étranges et une fin sans concessions, mais le traitement déçoit en enlevant beaucoup de sa force à cette intrigue en la cernant difficilement, s'égarant souvent dans des facilités ou des voies sans issues qui alourdissent ces albums.
Cela mérite tout de même d'être lu. |
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Curieux mélange d'aventure et de science-fiction, cet album brasse le thème des naufragés sur une île déserte et un univers futuriste pour donner un récit qui ne se prend pas au sérieux.
Tout est joyeusement surréaliste, mené bon train avec humour et nervosité pour enchainer un nombre considérable de rebondissements. L'intrigue reste assez anecdotique, et de ce fait connait quelques passages à vide, mais l'originalité du ton et son manque de prétention font passer bien des choses, et la lecture est finalement agréable, même si on a l'impression que tout ça est bien artificiel. La dernière partie de l'album où apparait Barbarella est la plus intéressante, elle donne une pointe de délire qui enrichit le scénario et achève d'en combler certaines faiblesses.
Le trait gras et souple de Forest sert bien le ton particulier du texte, avec un dessin original et semi-réaliste qui convient à ce mélange d'action et d'humour, même s'il est parfois un peu confus.
Bref, une curiosité à découvrir, sans doute pas un chef-d'oeuvre, mais un album original qui se laisse lire. La patte de Forest ne plaira pas à tout le monde, mais son style est tout à fait digeste et accessible et mérite qu'on s'y arréte. |
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Nom série
Clarke et Kubrick
posté le
23/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Excellente série, avec deux personnages originaux. Clarke et Kubrick sont des pauvres types utilisés par leurs supérieurs pour toutes sortes de tâches ingrates, ou prétendument faciles. Pauvres types mais bons bougres, les deux compères sont bien loin d'être de simples prétextes pour placer des gags.
C'est surtout leur malchance ou leurs états d'âme qui leur valent de se fourrer dans les pires guêpiers, ce qui ne manque jamais de présenter des situations piquantes. Les deux "héros" sont vraiment sympathiques et humains, et Font ne manque pas d'imagination pour mettre en scène des situations de science-fiction et présenter des histoires fines et drôles. Les récits sont courts (six à huit planches, ils sont parfois liés entre eux), parfaitement troussés, menés tambour battant avec des dialogues impeccables.
Mais ce qui est aussi original, c'est le traitement de cette série comique avec un graphisme réaliste. Graphisme magnifique, formidablement précis et détaillé, illustrant avec perfection un univers de science-fiction. Le dessin est souple et élégant, ne se laissant jamais aller à de la virtuosité gratuite, et conjugué à une mise en page dynamique, il met bien en valeur les scénarios de l'auteur.
Bref, une curiosité à ne pas manquer, c'est original et maîtrisé, sans prétention et drôle, donc très très fréquentable. |
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Formidable succession d'histoires courtes qui permettent à Goscinny de prouver une fois de plus son immense talent d'auteur comique.
Comme le dit L'Ymagier, Mr Sait-Tout est une sorte de caricature de ce brave "Oncle Paul" qui officiait dans le journal Spirou. Ici, les auteurs nous rappellent à chaque dernière image de ces petit récits d'où Mr Sait-Tout nous fait profiter de son érudition, ce qui insiste bien sur le fait que son interprétation de l'Histoire n'engage que lui.
Et d'Histoire, il en est souvent question, Goscinny nous régale de ces délicieux anachronismes qu'il savait si bien employer dans Astérix, menés à un rythme trépidant et des dialogues qui font mouche, le scénariste exploite à fond chacun des thèmes abordés par son personnage principal comme ressort humoristique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est irrésistible.
Sans aller très loin, le premier récit de l'album, l'invention de l'école par Charlemagne, est à se rouler par terre tellement il est hilarant. Chaque élément est imprévisible, la finesse d'analyse est remarquable et des détails qui appartiennent à notre quotidien donnent une épaisseur humaine et une intelligence indéniable à une oeuvre attachante et sans prétention.
Le dessin de Martial sert tout cela avec énergie et savoir-faire, d'un trait bon enfant qui reste peut-être un peu trop sage, mais se révèle toujours lisible et efficace. Vu la diversité des thèmes abordés, il ne se laisse pas aller à la facilité et il donne vie avec un certain panache à l'univers de Mr Sait-Tout.
Une oeuvre totalement oubliée dont il ne faut absolument pas se priver, pour qui peut l'avoir entre ses mains. C'est du meilleur Goscinny, associé à un dessinateur de talent, Martial, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux auteurs tiennent leurs promesses. |
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Nom série
Yalek
posté le
20/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Effectivement, ce "Yalek" est très décevant de la part d'un Duchâteau et d'un Denayer dont on pouvait attendre beaucoup mieux.
Le dessin de Denayer est pourtant attirant, d'un style franco-belge très plaisant, et en feuilletant les albums, on a l'impression que l'action domine et devrait nous offrir des récits qui au moins se laissent lire. Hélas, on déchante vite.
Dès le départ, le tandem de personnages opposés -un boy-scout (indien) et un gaffeur- est au moins aussi usé que les rouages d'intrigues totalement insipides. Le scénariste est capable d'offrir des séries intéressantes (Hans, Pharaon...) mais il rate ici totalement son coup en n'ajoutant aucun élément capable de donner un peu d'originalité à l'ensemble. D'une part, il n'y a aucune crédibilité, le personnage de Pocket, à ce titre, est exemplaire : ses maladresses sont ahurissantes, totalement surréalistes, bien loin d'égaler celles, plus terre à terre, d'un Laverdure. Ensuite, les récits lorgnent souvent du coté du fantastique ou de la science-fiction, avec la batterie de clichés habituels : tyrans tenant sous leur influence des population soumises, maniaques rêvant de conquérir le monde, inventions mises au service du mal, etc... Mais les démonstrations restent si sommaires qu'on ne peut s'empêcher de penser que Duchâteau se laisse aller à la facilité.
Reste l'action. Certes, il y en a, mais la machine tourne tant à vide qu'elle ne suffit pas à faire avaler la pillule.
Si vide que le dessin, s'il "assure" au niveau mouvement, finit par en paraître fade en servant des intrigues sans la moindre originalité. Un trait un peu plus enlevé aurait peut-être pu donner une graine de folie un peu avantageuse à l'univers de Yalek, mais il faut être juste : s'il est un peu sage et manque parfois d'un peu de fluidité et de relief, le dessin de Denayer est très professionnel et habile, et il se laisse suivre sans désagrément. Son successeur, Géron, se situe dans la même lignée, et livre un travail équivalent.
Une grosse, très grosse déception. Le style de série que l'on peut éviter sans regret, même de la part de fidèles des auteurs, tant ces derniers se montrent en petite forme ici. Tout donne l'impression d'être déjà lu mille fois, alors n'ayez pas de regrets si vous souhaitez lire cette série sans pouvoir la trouver, car tout ce que vous pourriez lire... vous le connaissez déjà ! |
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Nom série
Cassio
posté le
05/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Voilà un album qui promet, avec cette histoire d'archéologue qui part sur les traces du mystérieux Cassio, qui a vécu deux mille ans plus tôt dans la Rome antique. Mystérieux, car ce personnage était devenu rapidement influent, et qu'il connut une fin brutale. C'est d'ailleurs sur cette fin que s'ouvre l'album...
Car Desberg brouille intelligemment les cartes : cette scène de la mort de Cassio permet d'entrer directement dans l'action, puis au hasard des fouilles de la jeune archéologue de retracer le destin de Cassio, voire d'imaginer qu'il aurait pu survivre à cet assassinat...
Le récit ne souffre d'aucune faiblesse, l'intérêt est constamment relancé, d'autant que le lecteur n'est jamais dans la position confortable d'imaginer ce qui va se passer. La cohabitation de séquences contemporaines et de séquences antiques se fait sans heurts, les personnages sont bien sentis. L'histoire de Cassio par exemple est originale, et fait la part belle à des psychologies torturées. Vraiment, du très très beau travail.
Le dessin de Reculé est très beau, souple, élégant. Il ne souffre pas de défauts majeurs, et se révèle toujours équilibré et maîtrisé, en parfait accord avec une mise en couleur aux teintes agréables. C'est vrai que le graphisme rappelle parfois vraiment celui de Marini, sans aller jusqu'au mimétisme, ce qui gêne un peu. A force qu'on le lui reproche, Reculé tentera bien d'y remédier, il n'attend plus que de gagner son propre caractère pour trouver sa totale maturité.
Bref, un album très prometteur, à la construction scénaristique vraiment séduisante, qui mérite la découverte. La lecture permet de juger le travail sur le récit de Reculé, qu'il serait vraiment injuste de réduire à un simple ersatz d'oeuvres à succès. A découvrir sans hésiter. |
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Une vision décalée et intrigante de la Russie, transposée par un Dufaux en bonne forme dans un univers futuriste, voilà qui promet, d'autant qu'il est associé au dessinateur de Les Eaux de Mortelune, Adamov, rompu donc à la description de mondes en pleine décadence.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les sphères du pouvoir que nous décrit le scénariste sont peu brillantes : la caste régnante se déchire autour de l'Impératrice Catherine et de son mari, les deux époux se vouant une haine sans borne, ce qui nous vaut des scènes particulièrement insolites et crues.
Mis à part des personnages pleins de folie, les retournements de situations ou autres trahisons ont tout de même un peu de mal à maintenir l'attention sur quatre tomes, d'autant qu'il y a finalement peu d'action spectaculaire pour un récit qui se centre avant tout sur des luttes de palais. Ceci dit, le tout est bien mené, avec un sens du dialogue jamais démenti qui sert une galerie de personnages vraiment troubles qui valent le détour. Le dénouement de l'histoire est particulièrement bien senti, et vaut une morale ironique pleine de saveur.
Le dessinateur illustre ce récit avec un solide métier, ne lésinant sur aucun détail pour créer cet univers sombre, suintant la crasse et la violence. Il rend à merveille les situations pleines de malaise imaginées par Dufaux et offre une grande lisibilité à cette série.
Bref, il y manque peut-être un peu d'épaisseur, mais cette histoire possède un univers bien à elle, et mérite rien que pour cela le détour. |
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