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Nom série  Spirou et Fantasio  posté le 29/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire sur cette série de cinquante trois (bientôt cinquante quatre) albums, vivante égérie de la maison Dupuis ?

D'abord, qu'elle est culte. Dans cette bande dessinée sont nés des éléments qui se sont imposés comme d'authentiques mythes, que ce soit par ses personnages iconiques (Spirou lui-même et son éternel costume de groom, Zorglub, Seccotine, Vito Cortizone, le marsupilami, Champignac, Spip...) ou par les gimmicks caractéristiques de ces derniers (les "sabre de bois" de Champignac, les "houba houba" du marsu, Spip et ses noisettes, etc). Il y a peu de séries franco-belges qui ont réussi à ce point à convertir ses éléments constitutifs en icônes de la culture populaire...Tintin, Astérix, Lucky Luke, les schtroumpfs à la limite. D'ailleurs cette richesse dans les personnages, les expressions, a pu donner naissance à un merchandising très rentable : le Marsupilami est devenu le héros de sa propre série, Spirou a été adapté en dessin animé (comme le marsu d'ailleurs...), un parc d'attraction centré autour du héros et de ses aventures va bientôt être construit en Avignon, le magazine Spirou fait un tabac depuis sa première apparition en 1938...

Ensuite, et on peut relier ça avec ce que j'ai écrit dans le premier paragraphe, qu'elle possède beaucoup d'albums de très grande qualité. Spirou, malgré les apparences vestimentaires, c'est d'abord un reporter. Et qui dit reportage dit voyages réguliers un peu partout sur la planète, et Spirou étant ce qu'il est, ses voyages se soldent tous invariablement par de mémorables aventures.
La particularité de cette série c'est qu'elle a été écrite par plusieurs mains au fil du temps. A un degré variant, tous les auteurs qui se sont attelés à la série y ont apporté quelque chose, leur empreinte, leur génie propre. Cependant j'estime que seuls quelques uns ont réussi à produire l'essentiel des chefs-d'oeuvre immortels que compte cette bd; je parle évidemment de Franquin, mais aussi de Tome et Janry, et de Fournier dans une moindre mesure. Des albums presque parfaits, intenses, qui concentrent tout : l'humour, l'intrigue, les personnages, le dessin.

Période Franquin :
-Le Dictateur et le Champignon
-Le Repaire de la Murène
-Le Nid des Marsupilamis
-Le Prisonnier du Bouddha
-Le dyptique Zorglub (Z comme Zorglub et l'Ombre du Z)
-QRN sur Bretzelburg.

Période Fournier :
-Le Gri-Gri du Niokolo Koba
-L'Ankou
-Kodo le Tyran/Des Haricots partout

Période Tome et Janry :
-Qui arrêtera Cyanure ?
-l'Horloger de la Comète
-Spirou à New-York
-La Frousse aux Trousses/La Vallée des Bannis
-Vito la Déveine
-Luna Fatale

A mes yeux, s'il y a des albums Spirou à lire absolument, ce sont ceux-là. Sans dénigrer le reste, ce sont eux qui ont contribué à forger le mythe "Spirou". Mais bien évidemment, si l'on est un bédéphile patenté, si l'on aime l'aventure avec un grand A, et si l'on n'est pas feignant, alors la lecture de l'intégralité de la série n'est absolument pas proscrit, bien au contraire !

Nom série  Titeuf  posté le 26/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série, créée par un auteur suisse, a au fil des ans réussi à polariser une très grande fan-base dans le monde francophone, à tel point qu'elle s'est transformée en véritable icône de la bande dessinée humoristique. Le succès du personnage a d'ailleurs engendré un magazine mensuel tournant autour de lui, "Tchô !", qui à son tour a engendré de nouvelles BD humoristiques (Malika secouss, Franky Snow, Samson et Néon...)

J'étais très fan lorsque j'étais plus jeune, car je me reconnaissais dans les sujets très universels (l'incompréhension du monde adulte chez l'enfant, la complexité des relations avec l'autre sexe, la camaraderie, l'attitude de défi face à l'autorité, qu'il soit parental ou scolaire, etc, etc...), qui étaient, en plus, abordés dans un language "djeuns" que je comprenais à merveille puisque je l'utilisais moi même tous les jours avec mes copains.

Bon évidemment depuis le temps est passé et ce n'est plus vraiment ma tasse de thé. Trop puéril, trop redondant dans l'humour. C'est le genre de BD estampillée "de 7 à 77 ans" qui correspond en fait beaucoup plus aux goûts des plus jeunes, qui s'en désintéresseront très vite lorsque la maturité pointera le bout de son nez.

Je le conseille donc plutôt à des enfants, qui adhéreront facilement à l'humour.

Nom série  Le Château des étoiles  posté le 21/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand l'univers de Miyazaki rencontre celui de Jules Verne et d'Albert Robida, ça donne "Le Château des Etoiles" d'Alex Alice. Sublimée par un écrin cartonné absolument magnifique (un grand format et une très belle couverture), cette oeuvre nous offre un véritable dépaysement, une plongée dans une autre réalité, alternative, steampunk, qui en met plein la vue.

S'il apparait évident au lecteur que le monde qu'il observe, dans l'atmosphère et l'esthétique, ne ressemble pas tout à fait au monde que l'on connait, le principal élément uchronique dans cette bande dessinée se présente sous la forme de l'ether, qui nous est décrit comme une substance invisible aux propriétés prodigieuses, et qui parsèmerait l'univers. D'ailleurs on peut mentionner pour l'anecdote (et aussi parce que ça ne fait pas de mal de se cultiver) que de nombreux et renommés hommes de science ont réellement cru en son existence (Descartes, Newton, Laplace, Robert Hooke...)

L'histoire débute par le départ de Claire Dulac, une aventurière qui part, à bord d'un ballon, en expédition dans les hautes sphères du ciel pour chercher des traces de l'ether. Alors qu'elle touchait au but, son ballon est victime d'une pluie d'éclairs qui provoque sa mort. Puis le curseur narratif se centre sur le mari et le fils de la défunte, Archibald et Séraphin, quittant la France pour la Bavière sur une invitation du roi de la province , qui demande leur concours dans la conception d'un engin fabuleux fonctionnant à l'ether capable de conduire des hommes vers les étoiles, l'ethernef.

Oui mais voilà, la malveillance rôde autour des travaux sur l'appareil, et certaines personnes se frottent les mains devant les prometteuses perspectives qu'offrirait une utilisation militaire de l'ether. Ainsi, en plus de l'aboutissement d'un rêve candide de scientifique, c'est l'avenir géopolitique de l'Europe et du monde qui se joue autour de l'exploitation de cette substance, et qui va conduire à une lutte sans merci entre l'intérêt de la science et les impératifs de la realtpolitik.

Une rentrée bd qui commence plus que bien avec la parution du Château des Etoiles, que j'ai lu avec grand plaisir et qui promet d'excitantes péripéties pour la suite. D'aucuns auront dévoré l'oeuvre sous son format de triple gazettes, assez original, mais mon lamentable conservatisme m'a fait préférer la version cartonnée. On ne change pas les vieilles habitudes !

Nom série  Les Forêts d'Opale  posté le 15/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après les indéboulonnables sagas Lanfeust (c'est à dire de Troy et des Etoiles), "les Forêts d'Opale" constitue l’œuvre qui m'a le plus enchanté dans l'univers bd arlestonien. Pourtant, a priori, c'était pas gagné : ça manque outrageusement d'originalité et on a plus l'impression d'avoir affaire à un ersatz de Lanfeust de Troy qu'à une bd animée d'une identité propre. S'arc-boutant sur l’expérience engendrée par sa saga à succès, Arleston en reprend tous les filons caractéristiques et les incorpore dans l'univers d'Opale. Le protagoniste un peu naïf sur les bords, héritier sans en avoir au départ connaissance de facultés hors normes, et prisonnier d'un destin dont dépendra la sauvegarde du monde, un vieux sage qui fait office de mentor, des midinettes ultra-plantureuses, un être surhumain qui épaule le héros, etc... Arleston ne s'est pas foulé, c'est le moins que l'on puisse dire.

Toute cette montagne de clichés (les chevaliers, les épées enflammées, les grimoires qui cachent des formules magiques...), de copiages accumulés et pourtant... ça passe, contre toute attente on se laisse emporter, en premier lieu grâce au dessin époustouflant de Philippe Pellet, qui envoute le regard par ses perspectives incroyables et sa beauté, mais aussi par la solide qualité du scénario, plaisant à suivre, emballant par moments, comme lors des apparitions de Ghorg, sorte de monstrueuse sentinelle en armure, invoqué d'outre-monde par le biais d'un bracelet ensorcelé.

La série au moment où je rédige mon avis n'est pas encore achevée mais pour l'instant la qualité est au rendez-vous, donc j'adhère et je conseille. Espérons simplement que le niveau ne fléchisse pas pour aller s'embourber dans la médiocrité comme ce fut le cas dans les derniers albums de Lanfeust des Etoiles.

Nom série  Lanfeust De Troy  posté le 10/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
S'il y a bien une série qui m'a fait découvrir la nouvelle vague bd (celle qui débute dans les années 90), c'est bien Lanfeust de Troy, qui peut être considéré comme la matrice du succès de la maison d'édition Soleil. Pour tout dire, avant que mes mains ne se posent sur ce petit phénomène d'édition ma culture bd se bornait grosso modo aux ultraclassiques (Astérix, Tintin, les Schtroumpfs, Spirou, Lucky Luke, Blake et Mortimer...) et aux séries à succès de Van Hamme (le tryptique Thorgal-XIII-Largo Winch). Mais Lanfeust a tout changé.
Cette série a bercé mon adolescence, au même titre par exemple que Harry Potter. Je me souviens encore quand, chaque semaine lorsque ma mère me refilait mon argent de poche, je cavalais jusqu'à en perdre mon souffle vers la Fnac près de chez moi pour m'acheter un des tomes de la saga. En tenir un dans mes mains à cette époque me procurait un émerveillement comparable à celui de l'archéologue qui tiendrait entre ses doigts le Saint-Graal tant recherché.

Alors oui, c'est sûr, si j'analyse Lanfeust de Troy avec mon regard critique et adulte d'aujourd'hui, comme le font quelques rabat-joie dans les commentaires précédents, les défauts sautent au yeux. L'humour un peu lourdaud, d'abord, mais pas seulement. L'intrigue aussi, qui, si on reste objectif, ne révolutionne pas franchement le genre. Mais quand même, si l'on se donne la peine de regarder les choses sous un autre angle, Lanfeust de Troy c'est tout autre chose. Le souffle épique, la sensation de grande aventure, les paysages saisissants, les affrontements dantesques, les second rôles tous attachants (aaah Hébus!! Héééébus !), la magie et son système complexe, l'explosion d'hémoglobine... tous ces atouts forment à mes yeux les ingrédients d'une oeuvre immense, cohérente et passionnante, qui m'aura offert un grand plaisir de lecture comme rarement j'en ai ressenti dans mes années collège. Une saga culte, donc, incontournable, qui sied mieux à un lectorat jeune mais qui peut tout à fait plaire à des adultes vaccinés de tout sectarisme.

Nom série  Thorgal  posté le 30/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Du très bon !
Je n'ai pas lu tous les albums (c'est quand même une série fleuve qui en compte une trentaine en tout, et certaines histoires me donnait la mauvaise impression de n'être que des digressions ininteréssantes, ex : "Alinoë", "Aaricia"...), en plus de ne pas avoir respecté l'ordre chronologique, mais il n'empêche que j'ai pris un réel plaisir à m'immerger dans ce tourbillon d'aventures magistralement scénarisé par Jean Van Hamme.

Contrairement à ses autres séries à succès (XIII, Largo Winch), dans Thorgal on quitte notre époque contemporaine pour se retrouver plongé en plein âge Viking, ou le centre d'interet se focalise sur un individu qui est connu sous le nom de Thorgal Aegirsson, un homme droit et honnête, attaché à sa famille, et qui n'aspire à rien d'autre qu'à la quietude d'une vie simple loin de la frénésie sanguinaire des hommes. Par ailleurs,il ne se reconnait pas dans la culture viriliste et belliqueuse de son peuple d'adoption, les Vikings, qui l'a recueilli enfant alors qu'il errait dans l'océan à bord d'une navette spatiale.

L'épine dorsale de la saga semble être le mystère entourant les origines de Thorgal, ainsi que l'évolution des facultés surnaturelles de sa descendance, Louve et Jolan; le voile qui embrume la vérité ne se dissipera qu'après une longue série d'odysées ou Thorgal entraînera l'effondrement d'un royaume (la Chute de Brek Zarith), découvrira des civilisations perdues aux confins du monde (le Cycle du Pays Qâ) et forgera des amitiés et inimitiés qui bouleverseront sa vie.

Une oeuvre épique, homérique, qui prouve que les aptitudes scénaristiques de Van Hamme ne se cantonnent pas seulement au thriller et peuvent s'aventurer avec succès sur les terres de la high fantasy.

Nom série  Le Réseau Bombyce  posté le 29/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a des séries comme ça dont on aurait jamais entendu parler si l'on ne musardait pas régulièrement sur des sites de bd spécialisés...en ce qui me concerne c'est le cas avec le Réseau Bombyce...
"Réseau", en fait, est un terme volontiers exagéré puisqu'il ne s'agit en vérité que d'un binôme de voleurs, Mouche et Eustache, qui hantent les toits de Bordeaux à la recherche de luxueuses propriétés à dévaliser. Cette occupation exaltante va prendre un tournant inatendu la nuit ou, s'étant introduit dans la demeure du richissime et influent baron de Harcourt, ils découvrent dans son coffre-fort des morceaux de snuff-movies, des films sado-masochistes qui mettent en scène la torture et, in fine, l'assassinat de la victime. A partir de là va s'engager une lutte à mort (c'est le mot) entre les deux protagonistes et les hautes sphères corrompues de la société bordelaise pour mettre fin à cet immonde commerce du sexe et de la violence.
Nous avons là affaire à une série de haute voltige (si je puis dire), magnifié par un dessin atypique, hypnotisant et riche en détails, représentant un Bordeaux alternatif à la sauce steampunk et qui nous narre une histoire foncièrement sordide qui finira d'ailleurs en tragédie.

Le point noir de cette trilogie est le troisième volume, qui laisse une impression bizarre, pas forcémment de baclage, mais de précipitation, comme si l'auteur voulait absolument s'arrêter à trois tomes et ne souhaitais plus continuer plus loin une histoire qui (à mon avis) pouvait s'étendre sur quelques tome de plus. J'ai entendu dire que l'un des deux auteurs avait lâché la série aprés le deuxième tome, ceci doit expliquer cela...
C'est bien dommage car "le Réseau Bombyce" méritait un cinq sur cinq tellement c'est novateur, assurément ce qui se fait de mieux dans le domaine de la bd steampunk franco-belge.
Je le recommande vivement, à un public averti, et à ceux qui apprécient les histoires glauques et les univers rétro-futuristes.

Nom série  Lucky Luke  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne m'étais jamais rendu compte de l'ampleur de la célébrité de Lucky Luke jusqu'à ce que je me rende en Afrique, au Cameroun précisément, où il est très populaire chez les enfants, qui regardent le dessin animé du cow-boy à la télévision. C'est véritablement l'une des séries franco-belges les plus connues internationalement, à ranger dans la case des Schtroumpfs, de Tintin et d'Astérix le Gaulois.

Lucky Luke ce sont les mythes du Far West revisités de façon parodique, de la ruée vers l'or à Billy the Kid, des guerres indiennes aux bateaux à vapeur du Mississipi, de Calamity Jane aux villes fantômes. Un peu comme Astérix avec l'antiquité gallo-romaine, Lucky Luke possède aussi des vertus pédagogiques, puisqu'il permet aux plus petits de s'instruire sur cette période complexe et charnière de l'histoire américaine par la caricature comique, qui permet de conjuguer l'apprentissage et le plaisir. Ce choix de narration a été impulsé par Goscinny qui a grandement élevé la série en y imprimant son génie humoristique.

Lucky Luke, c'est aussi des personnages secondaires croustillants et distinctifs, facilement reconnaissables et qui sont passés dans la culture populaire francophone, je parle évidemment de Jolly Jumper le destrier moralisateur, de Rantanplan le canidé le moins intelligent du Far West, et, bien sûr, des Dalton, le légendaire quatuor de hors-la-loi, plus clownesque que véritablement dangereux.

Bref Lucky Luke, c'est une icône incontournable, à lire absolument pour tout amateur de bd, au moins les tomes de la période Goscinny. Vous passeriez à côté de grands moments de rire si vous ne vous plongez pas dans les aventures du Cow Boy qui tire plus vite que son ombre.

Nom série  Aâma  posté le 24/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui pensais que le filon du "space opera" (ou plutôt "planet opera" en l'occurence) avait été usé jusqu’à la corde et ne pouvait plus se renouveler, et bien cette série m'a prouvé que je me trompais du tout au tout.

Dans un futur plus ou moins éloigné, un homme se réveille soudainement et se rend compte qu'il a perdu la mémoire. C'est alors qu'une sorte de primate "anthropo-robotique", clope au bec, lui donne un carnet où l'amnésique (qui s'appelle Verloc Nim) avait consigné ses pensées journalières. L'aventure débute alors par une immense analepse qui remonte aux origines de toute l'histoire, la rencontre entre Verloc Nim et son frère, le projet Âama de la Muy-Tang Corporation, le voyage interstellaire en direction de la planète Ona(ji), et l'exploration de cette dernière, rythmée par toute une cavalcade de péripéties.

J'ai trouvé qu'il y avait de fortes ressemblances avec L'Incal de Jodorowski et Moebius. A commencer par le héros lui-même, ou devrais-je dire anti-héros, au profil commun, sans talent qui sort de l'ordinaire, un peu paumé, qui mène une vie piteuse, avant qu'un concours de circonstances en fasse l'épicentre de l'intrigue qui se noue autour de lui. Un genre de John Difool en moins libidineux. Et puis il y a d'autres analogies à faire : Radiant/la Cité Puit (organisées en niveau de classe sociale), la même esthétique space opéra, etc...la grande divergence c'est qu'Âama est moins psychédélique et ne s'égare pas dans des délires mystico-abracadabrantesques comme c'est le cas dans l'Incal.

En tout les cas ces trois premiers tomes (il me semble que la série est censée devenir une quadrilogie) sont vraiment excellents, on se retrouve immédiatement absorbés par cette intrigue complexe, intelligente, servie par un dessin simple mais efficace.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhh De Cape et de Crocs...une des plus enthousiasmantes bd de ces 15 dernières années, c'est certain !

Ce qui distingue De Cape et de Crocs c'est l'usage du langage ; ici on a affaire à un langage raffiné, théâtral, suranné, gourmand en métaphores et autres figures de style, sur le modèle des oeuvres de Molière ou d'Edmond Rostand, ce qui donne une impression "littéraire" vraiment réussie.

Ensuite il nous est proposé un monde où les animaux sont bipèdes, doués de parole et coexistant avec les humains, à une époque qui fait penser aux 16/17/18ème siècles. L'intrigue fait un peu déjà-vu (une chasse au trésor) mais au fil des tomes elle va prendre une dimension complètement rocambolesque puisque nos héros (un loup hidalgo, un renard protestant, un lapin hilarant qu'ils ont sauvé d'une galère d'esclaves) vont se retrouver embarqués pour une odyssée épique sur la Lune ! On peut séparer la saga en deux parties, l'une terrestre, géniale et excitante, et l'autre lunaire, franchement moins brillante (mis à part un ou deux tomes fulgurants comme le dixième qui est un de mes albums de bd préférés tous genres confondus), parfois même ennuyante, avec des dialogues moins percutants et la désagréable impression que ça tire en longueur.

Les dessins sont corrects, avec ce côté "cartoonesque" qui fait penser à un dessin animé. Cependant ça s'améliore grandement dans la deuxième partie de saga, où certaines cases sont des oeuvres d'art, je pense à la première page du septième tome "Chasseurs de Chimères".

Au final je peux dire que l'on tient là une sommité du petit monde franco-belge, réalisée sur deux décennies, qui mérite globalement son statut de nouveau classique incontournable. De la grande bd animalière, d'aventure et de cape et d'épées (et de crocs !)

Nom série  L'Incal  posté le 03/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Probablement la plus loufoque des BDs de science-fiction.
Cela faisait longtemps que j'avais entendu parler de cette saga culte, alors j'ai recemment décidé de me mettre enfin à la lecture complète des 6 tomes, pour voir si le contenu meritait autant de cacophonie, qu'elle soit laudative ou dépréciative, et je dois dire que c'est une sacrée experience. Ca déborde d'imagination, d'inventivité baroque, je peux comprendre que ça puisse en rébuter beaucoup car il en ressort parfois une sensation de "too much" a fortiori avec les couleurs criardes qui agressent les yeux.
Mais il faut reconnaitre à jodorowsky que son imagination féconde à pondu quelques trouvailles géniales et fascinantes : une cité-puit enfoncée dans les entrailles de la terre, un tueur professionnel affublé d'une oreille mécanique, un palais présidentiel volant, des techno-papes, des "psycho-abdomen",des gigantesques bulles d'ombres assoifées de soleils...Je dois dire que j'ai été assez époustoufflé, je n'ai pas été ébloui à ce point par la créativité d'une oeuvre de s-f depuis les "Dune" d'Herbert, c'est dire !

Atypique, iconoclaste, onirique, voire même psychédelique, l'Incal m'a vraiment séduit par son univers complètement barré, peu à même de plaire à tout le monde.J'aimerais bien voir ce que donnerait une adaptation cinématographique de cette série, ça pourrait étre assez exceptionnel.

En tout cas, vive le ouiski et les homéoputes !

Nom série  Le Scorpion  posté le 30/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, autant l'annoncer de suite, je ne serai pas dithyrambique.

Disons que c'est une série ambivalente : il y a du bon et du moins bon, du captivant et du fastidieux, de l'originalité et de l'aseptisé. Et cette irritante manie Marinienne de nous servir dans toutes ses séries des personnages à la plastique frôlant la perfection divine !

C'est le cas du "Scorpion", Armando Catalano pour les habitants de la haute ville romaine, véritable adonis personnifié : il est beau, il est intelligent, il est fort, il manie l'arme d'estoc comme personne, il fait tomber les donzelles comme des mouches, et aucun adversaire ne l'arrête : en bref, c'est l'homme parfait quoi.
Nous suivons donc les aventures de cet avatar de Cartouche et de Fanfan la Tulipe dans la Rome chrétienne du 18ème siècle, accompagné de son joyeux luron ventripotent Le Hussard. Si on laisse de côté les personnages stéréotypés, l'intrigue en elle même est intéressante et on prend un réel plaisir à se plonger dans le mystère du passé trouble du Scorpion. Qui est donc son père ? et sa mère ? pourquoi possède t-il cet étrange tatouage en forme de scorpion sur l'omoplate, qui lui a inspiré son sobriquet ? pourquoi le retors Trebaldi cherche t-il a se débarrasser de lui ? Autant de questions dont les réponses sont distillées au compte-gouttes, de façon à nous tenir en haleine tout au long de la lecture des différents tomes. Et de ce côté-là le pari est réussi pour ma part.

A lire pour les nostalgiques d'histoires de capes et d'épées.

Nom série  Blake et Mortimer  posté le 18/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l'instar de Tintin et Milou, Asterix le Gaulois, Lucky Luke et autres Spirou et Fantasio, Blake et Mortimer fait partie du panthéon sacré de la bande dessinée francophone. Ce qui singularise néanmoins l'oeuvre de Jacobs, c'est sa ligne beaucoup plus scientifique et "intellectuelle", naviguant entre la science fiction, le policier/espionnage, voier même le thriller, ce qui a pour conséquence de polariser un lectorat plus adulte donc plus mature et réfléchi. Univers que les auteurs devant reprendre le flambeau à la suite du décès de Jacobs réussiront plus ou moins bien à conserver.

A chaque tome on prend plaisir à suivre les aventures scientifico-policières de Blake et Mortimer, et on s'émerveille continuellement de la virtuosité scénaristique et de l'érudition de Jacobs qui fait vivre à ses héros les tribulations les plus rocambolesques : odyssée hasardeuse dans l'espace-temps, chasse au trésor effrénée à l'ombre des pyramides égyptiennes, confrontation à un énigmatique malfrat londonien piloté dans l'obscurité par un psychiatre dément, lutte musclée contre un Empereur tibétain au nom de la survie de l'Humanité, bref, les deux justiciers britanniques en voient des vertes et des pas mûres mais mettrons tout le zèle nécessaire à la réussite de leur combat. Les rabats-joies pourront se plaindre de la disproportion en importance entre Blake et Mortimer, le second étant beaucoup plus mis en avant au fil des volumes, le premier se retrouvant relégué progressivement à la place "infâme" de faire-valoir.

J'ai aussi beaucoup aimé le style graphique des livres. C'est très austère, énormément détaillé, dans le but manifeste de refléter le plus justement possible et de manière la plus approfondie la réalité. On imagine sans mal le temps dépensé par Jacobs pour finaliser toutes les planches de dessin. Un détail amusant est les poses qu'il impose à ses personnages. Ils sont toujours très figés, et ça produit un effet mélodramatique que certains qualifieront de brillant, d'autres d'un tantinet burlesque.

En définitive, Blake et Mortimer est une oeuvre dantesque et d'une remarquable épaisseur scénaristique qui convaincront les mordus de conspirations aux enjeux mondiaux, de théories scientifiques complexes, et de périples aventureux aux quatre coins du globe terrestre.

Nom série  Blacksad  posté le 17/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avant que notre détective anthropomorphe préféré ne fasse son apparition dans l'univers de la BD franco-belge, j'avais toujours pensé à contre-coeur que la Bande Dessinée était à l'agonie, cédant petit à petit irrémédiablement sa place à la mode exotique (pour nous français) du manga. C'était sans compter sur deux talentueux ténébreux espagnols qui, tels des Don Quichotte modernes, sont littéralement venu nous sauver du désastre en mettant au monde une pure pépite : John Blacksad.

Seulement 4 tomes sont sortis et déclarer aujourd'hui que nous pouvons dores et deja considérer Blacksad comme une BD culte n'est pas une vaine conjecture. Sacré exploit ! Mais vraiment, tout les ingrédients sont dans le plat pour nous ravir : un univers américain post-seconde guerre mondiale crédible et retranscrivant à la perfection les réalités sociales, sociétales et politiques du pays à cette époque (guerre froide qui bat son plein, tensions raciales exacerbées, corruption étatique éhonté, disparités sociales,etc...), une obscure et mélancolique ambiance de polar typiquement américaine, des intrigues ravaillées, globalement maîtrisées, diablement passionnantes et toutes plus originales les unes que les autres (bon OK, hormis le premier tome), des protagonistes réussis et hyper-charismatiques (Ahhhh Weekly je t'adore !) et autre point positif lui aussi déterminant : des dessins d'une qualité visuelle inouïe, presque irréelle par moments (le jeu des ombres réalisé par Guardino lors du repas au restaurant entre Thomas Lachapelle et Blacksad, dans le tome 4, n'en finit pas de m'estomaquer).

Vous m'aurez compris, Blacksad est à mes yeux un véritable chef d'oeuvre en construction, très atypique si on le compare à ce qui nous est proposé d'habitude dans l'univers franco-belge. C'est d'ailleurs peut-être ce qui le rend si fascinant, si plaisant à découvrir. Cassez votre tirelire et courez vous procurer les tomes de cette saga précocement phare. Evasion du corps et de l'esprit garanti !

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