Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...   Coproduisez le docu Transperceneige
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 1166 avis et 519 séries (Note moyenne: 3.11)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 10/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette album, original, surprenant, déroutant par moments (ceux qui mettent en scène la méchanceté de l'enfant). Le dessin est plaisant, la manière dont on passe d'un personnage à l'autre est bien gérée. Mais il manque, à mon sens, un peu de fond à cet album pour en faire une oeuvre incontournable. J'ai un peu l'impression que l'album repose sur une seule grande idée maitresse, dévoilée dès le début.

Un OVNI à lire et à découvrir, ce qui en fait déjà une oeuvre recommandable.

Nom série  Ghost Rider (100% Marvel)  posté le 11/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis portant uniquement sur le tome 2 (ajout de la modération)

Il ne faut pas dix secondes de réflexion pour comprendre à quel point Garth Ennis, le scénariste de Preacher, DEVAIT écrire une aventure de Ghost Rider. Cette aventure en six épisodes lui permet de traiter ses thèmes favoris, de mettre en scène les anges, les démons, et de jouer avec toute la ménagerie religieuse avec humour et désinvolture. Dans cette histoire, Ghost Rider est extirpé de l’enfer par l’ange Malachi et chargé d’une mission délicate : rechercher et ramener en enfer Kazaan, un démon en fuite au milieu des mortels. Premier souci : Kazaan n’a pas de corps, et peut donc prendre possession de ce qu’il veut. Deuxième difficulté : celui-ci s’est allié à un être humain infâme, Earl Gustav, patron de la Gustav Petroleum. Leur but : forer assez profond pour que l’enfer puisse envahir le Texas. Troisième souci : Ghost Rider n’est pas seul sur la piste de Kazaan, Ruth, archange peu catholique et Hoss, envoyé de l’enfer sont aussi à ses trousses, et ils ne feront pas de cadeau à Ghost Rider.

On retrouve dans cette histoire non seulement les thèmes favoris d’Ennis mais aussi son humour carnassier, limite misanthrope. Exemple : deux anges regardent la terre à distance et jugent les humains : « Ce sont des idiots. Une bande de fornicateurs puants. Comme je dis toujours… on aurait dû garder les dinosaures. » Et ce qui ne gâche rien, c’est que de son côté, le dessinateur Clayton Crain remplit parfaitement sa part du contrat : son dessin en couleurs directes est démoniaque à souhait, franchement gore, quand il dessine les fanges des enfers et les créatures qui y grouillent, son dessin a ce qu’il faut de lovecraftien pour nous les représenter avec assez d’éclat pour échapper au ridicule.

Sans doute la meilleure aventure de Ghost Rider publiée en français.

Nom série  Wolverine Hulk - Compte à rebours  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette petit récit qui nous compte une nouvelle rencontre entre Hulk et Wolverine. Cette dernière n'a peut-être pas le charme de celle que l'on peut découvrir dans le sublime Wolverine Hulk - La Délivrance, mais elle comblera les fans d'action et de suspense.

Mon seul regret : le dessin. Très réussi par moments, je pense notamment aux séquences où Banner laisse place à Hulk. Il est franchement bâclé à d'autres moments, plein d'erreurs de perspectives, d'anatomie et de visages figés... Pour un dessinateur de dix ans de métier, je trouve cela très limite... C'est d'autant plus frustrant que la couverture de cet album, ainsi que les quatre couvertures des fascicules en VO sont superbes et signées Simon Bisley... AHHH si seulement ce bon vieux Simon s'était occupé aussi de l'intérieur!

Nom série  Hulk - Abominable  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma note 7/10

Comme l'a dit Ro, une bonne histoire de Hulk. Le dessin est vraiment chouette, les couleurs un peu trop sombres à mon goût, mais cela passe. On retrouve cette confrontation entre Hulk et l'Abomination, et l'affrontement est, certes un peu expéditif mais bien amené par une intrigue solide.

Le hic, et le petit problème avec Hulk, c'est que Panini nous édite ça n'importe comment...

Allez hop, un petit récapitulatif pour mieux s'en sortir...Le très intéressant run de Bruce Jones commence avec l'épisode 34 de la troisième série de Hulk. Les épisodes 34 à 49 ont été édités en Français sous forme de revues, en 8 numéros de juillet 2003 à février 2004.

Faute de ventes, la revue s'est arrêtée... Panini a publié la suite (50 à 54) dans la collection 100% Marvel avec cet Abominable chiffré 4 mais qui n'a rien à voir avec les tomes 1, 2 et 3, et encore moins le 5 de la même collection...

La suite du run de Bruce Jones est alors à suivre et se termine dans les deux premiers Marvel Monster consacré à Hulk.

Voilà... comme vous le voyez, c'est le bordel... le pire, c'est que dans tout cela, seul Abominable est encore dispo... soit quelques épisodes perdus en plein milieu d'une histoire plus complexe...

Alors oui, Panini aurait pu nous faire une belle vraie série sous une présentation uniforme de ce long run de Bruce Jones, z'ont du trouver ça trop simple... merci les gars, du vrai boulot de sagouin... zéro pointé pour Panini...

Revenons à nos moutons... Faut-il lire et/ou acquérir cet abominable? Oui, comme le reste du run de Bruce Jones... Dans la mesure où le reste est indisponible cet Abominable est-il lisible seul? Oui... mais cet album laisse trop de questions en suspens et trop d'envie de lire une suite et un début INDISPONIBLES! Vous voilà donc prévenu... Et merci, les gars de Panini, continuez comme ça et vous ferez virer tous les fans de Hulk au vert!

Nom série  Ogre  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Richard Corben, auteur-phare de la bd américaine dès les années 70, signe ici un chouette recueil d’histoires courtes. Ce qui frappe d’emblée, c’est la richesse graphique de l’album, chaque histoire semble être faite dans un style graphique à part. « Ogre » mélange Photo et dessin mais d’autres récits, comme « Le bonheur de Benoit Boiteux » ou « Demoiselle en robe de dragon » évoque presque Crumb.

Ce qui plait ensuite, c’est la tonalité humoristique / fataliste de ces histoires cruelles, assez proche de ce que Moebius ou Bilal pouvaient faire à la même époque (scénaristiquement parlant). Rien d’étonnant, donc, à ce que ces histoires soient parues dans Métal Hurlant, elle y avait parfaitement leur place.

Nom série  Wolverine Hulk - La Délivrance  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ce crossover Wolverine – Hulk, c’est la classe absolue en matière de comics, et une belle démonstration que le comics le plus mainstream peut donner dans l’originalité quand un éditeur comme Marvel décide de faire confiance à un artiste plus « underground » comme Sam Keith.

Rappelant un peu le ton poétique du Petit prince de St Exupéry (sisi !), Delivrance est un récit touchant et humoristique aux dialogues délicieusement décalés. Graphiquement, c’est simplement explosif, très cartoonesque, plein de ruptures de tons toujours justifiées et, ce qui est le plus important quand on met en scène un personnage comme Hulk, très punchy !

Nom série  Hulk (Marvel, les incontournables)  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la vaste famille des héros Marvel, j’ai toujours eu un faible pour le bonhomme tout vert un peu énervé… Peut-être est-ce dû à de vagues souvenirs liés à la série télévisée, je n’en sais rien, mais voilà, j’ai beau me dire que ce personnage n’est qu’un pompage en règle du chef d’œuvre de Stevenson, Docteur Jeckyll et Mister Hyde, il me plait quand même beaucoup ce gros nounours bodybuildé… Chaque fois que je jette un œil sur son pantalon (mauve !) tout serré, je me dis : « Houlà, ça doit faire mal. » Bref, il suscite en moi une bonne dose de compassion masculine…

Trêve de plaisanterie, l’ouvrage que je présente aujourd’hui est une espèce de petit miracle éditorial. Le bouquin prend place dans une collection économique intitulée Marvel les incontournables qui réunit dix ouvrages consacrés chacun à un super-héros phare (Spiderman, Dardevil, X-men…) et qui reprend à chaque fois une histoire complète, souvent un arc pris dans les séries régulière. C’est ce à quoi on a affaire ici, avec les épisodes 24, 25, 26, 27 et 28 de la deuxième série de Hulk auquel on a ajouté l’épisode 82. L’histoire constituée par les épisodes 24 à 28 n’était jamais sortie sous forme d’album en français (seulement dans la revue Marvel Elite), et leur édition, même sous cette forme un peu bizarre, est heureuse dans la mesure où il me semble qu’on a affaire ici à un maillon essentiel de l’histoire du professeur Banner.

Ce dernier vient de perdre son épouse, assassinée par Emil Blonsky, l’abomination, sorte de double maléfique de Hulk. Il s’en suit une lutte acharnée entre Hulk et l’abomination, efficace mais assez classique dans son déroulement. Banner est une vraie mauviette, mais une fois qu’on arrive à l’énerver, il devient tout gros, tout vert et tout fâché ! Ce qui devient nettement plus intéressant, c’est la manière dont la suite de l’histoire traite le thème du deuil. Avec une finesse, une justesse et une originalité qu’on n’attend pas forcément dans une bd de super-héros.

Quant à l’épisode 82, scénarisé par Peter David, LE grand scénariste de Hulk (il a travaillé plus de dix ans en continu sur le personnage), c’est une chouette histoire fantastique qui se déroule dans un Londres brumeux, un retour aux sources et à Docteur Jeckyll et Mister Hyde ? En tout cas le côté « gothique » de cet épisode est à la fois surprenant et original.

Au sein de cette collection « Incontournables Marvel » où tout n’est pas incontournable (hormis les tomes 7, 8, 9 et 10 consacrés respectivement à Daredevil, Hulk, Punisher et Ghost Rider…) et encore moins inédit, cet album de Hulk est un véritable must.

Nom série  Pauvres zhéros  posté le 24/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Adaptation d’un roman noir de Pierre Pelot, Pauvre zhéros pourrait presque passer pour une œuvre complète de Baru tant on le sent à l’aise avec la psychologie simple de ses personnages et la description sans détour d’une petite bourgade provinciale tendance « quart-monde ». Le ton est acide, teinté d’humour très noir. N’ayant pas lu le roman original, j’ignore tout de la qualité de l’adaptation, tout ce que je peux constater c’est que la chose ne se « sent » pas. Il n’y a aucune lourdeur, aucune ambiguïté, aucun pavé de texte destiné à faire passer ce qui ne serait pas « rentré » dans les cases.

On ressort de l’album avec quelques images fortes en tête, notamment celle de la vieille avec sa horde de chats… Après avoir été très déçu par le second tome de L'Enragé, je suis heureux de retrouver le Baru que j’aime.

Nom série  Adamson  posté le 23/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
1913, la guerre est proche, tout le monde le sait, et en Angleterre aussi bien qu'ailleurs.
Dans le nord de l'Europe, au large de Spitsberg, des pêcheurs anglais ont découvert une "porte" qui mènerait peut-être sur une autre dimension. Très vite, l'armée anglaise s'interroge sur l'intérêt stratégique que pourrait avoir cette découverte dans la guerre qui s'annonce. Une équipe scientifique et militaire est dépêchée sur place, parmi eux, le mystérieux Adamson, sorte de Sherlock Holmes de l'étrange.

Le premier tome d’Adamson est une bonne surprise. La première scène est tellement forte et intrigante, dans ce qu’elle montre ou plutôt ne montre pas que dès les premières pages, on est happé par les contours quelque peu mystérieux du personnage principal. Et le reste de l’album est suffisamment intriguant pour soutenir l’intérêt du lecteur jusqu’à la dernière planche. Cette série démarre fort et le côté un peu suranné de son dessin, vis-à-vis duquel j’avais quelques appréhensions, fait en vérité pleinement partie du charme de l’aventure, sorte de chaînon manquant entre Universal War One, Conan Doyle et Stevenson…

Me voilà un peu embêté, il est difficile de noter un tel premier tome. Lui donner quatre étoiles est sans doute prématuré, impossible de savoir ce que cette intrigue aura dans le ventre. D’un autre côté, trois petites étoiles, note un peu tiède, ne traduiraient en rien l’enthousiasme qu’a suscité en moi la lecture de ce premier tome… Halte aux tergiversations, l’avisage n’a rien d’une science exacte, c’est du pur ressenti ! Quatre étoiles ! C’est peut-être trop mais après tout, la qualité d’un premier tome ne se mesure-t-elle pas aux promesses qu’il suscite ? Est-ce parce que celles-ci semblent difficiles à remplir qu’il faut parier sur l’échec futur des auteurs en la matière ? Oui, souvent, les montagnes accouchent de souris, mais pas toujours… Le deuxième tome sera soit une franche réussite soit une pure débâcle scénaristique, car à tant susciter le mystère, on peut franchement décevoir quand il s’agit d’apporter des réponses. Parions sur le talent.

Nom série  Caravane  posté le 04/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je me souviens de l’époque où je suis arrivé sur bdthèque, le site avait peut-être un an d’existence mais avait déjà son lot d’habitués dont la quasi-totalité ne juraient que par Spoogue. Chose curieuse, j’étais peut-être le seul (ou un des seuls, en tout cas) à ne pas succomber aux charmes et à l’humour particulier du ravissant fossoyeur. Après des années de silence, Milhiet revient avec une nouvelle série, et il sera peut-être ravi de savoir (ou s’en tamponnera complètement) que le seul dénigreur de Spoogue de bdthèque a apprécié le premier tome de Caravane. Première chose donc : oubliez Spoogue, cela n’a rien à voir.

J’avoue qu’au début de ma lecture, ce n’était pas gagné, je trouvais la réaction primaire des autochtones envers la caravane trop caricaturale, téléphonée et démesurée. Mais très vite j’ai saisi que c’était avant tout une affaire de « ton » et que la caricature faisait pleinement partie de ce que Milhiet voulait mettre en place. De plus, là n’était pas le centre d’intérêt, on saisit très vite que l’essentiel est ailleurs. Je m’explique : il est difficile de ne pas penser au fabuleux Freaks de Tod Browning en lisant cette bd. La proximité du sujet y est pour beaucoup, évidement, mais cela va au-delà, et sans jamais traverser la frontière qui sépare l’inspiration du plagiat. Le traitement visuel est résolument différent, la construction narrative également, mais ce qu’il reste c’est le « noyau humain » pourrait on dire. La force du magistral film de Browning était de montrer, avec toute l’ambiguïté que cela supposait, l’étrange « pacte » qui unissaient les monstres de cirque d’antan, pacte qui faisait qu’ils réagissaient de concert face à une agression d’un « normal » envers leurs dignité au point de devenir, comme par effet de contradiction/assimilation, les « monstres » que la société rejette. Car un être d’humain devient, par la force des choses et la violence des rapports sociaux, ce que la société lui donne comme rôle (ce que Sarkozy a magnifiquement illustré en traitant les jeunes de banlieues de racaille – Ah Sarko, ce grand professeur de sociologie !-). Du coup, les monstres de Milhiet ne sont pas que des gentilles victimes, mais répondent au coup pour coup avec une violence que la morale (incarnée par le Shérif) réprouve.

Là où Milhiet apporte un « plus » au schmilblick, c’est qu’il vient intégrer une petite fille normale au sein des monstres. Est-ce là une opportunité de ré-humanision des monstres ? Une possibilité de sortir du ghetto protecteur qu’ils se sont créé et d’établir des rapports plus seins avec le monde qui les entoure, de casser la spirale de la haine ? Les tomes suivants nous le diront… Pour l’instant ce premier tome se termine sur une énigme proprement insoutenable.

Dernière chose : mention très bien pour le dessin, que je trouve bien meilleur et mesuré dans ses effets que dans Spoogue. Milhiet a un dessin et un trait bien à lui que l’on pourrait reconnaître entre mille, il sait donner à son monde un petit côté « miniature détaillée » très plaisant. J’aime bien les couleurs aussi. Et sur le plan de la mise en page et de la narration, certaines solutions elliptiques et de suggestion de mouvement dans une seule case sont astucieuses.

Nom série  La Porte au Ciel  posté le 22/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je pourrais copier/coller l'avis de Ro ci-dessous tant je suis d'accord avec lui. Je ne vais donc pas être long, juste être un peu redondant en disant qu'effectivement, Sicomoro nous livre là un très beau travail, nettement plus beau que dans Lumière froide et que Pierre Makyo semble avoir retrouvé l'inspiration scénaristique de ses débuts. Son scénario est intriguant et très prenant. Les trois fugueuses ont du caractère, ce qui les rend d'autant plus attachante et leurs dialogues sont d'un grand naturel, assez rare en bd. J'ajoute que la couverture est superbe et nettement plus belle que le premier projet de couverture d'abord dévoilé par Dupuis que l'on retrouve reproduit au quatrième plat.

Nom série  Groenland Manhattan  posté le 17/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été d'autant plus frappé par cette terrible histoire que je l'ai lue en ignorant totalement qu'il s'agissait d'un authentique fait historique. J'avais déjà eu vent de nombreuses histoires similaires, d'indigènes arrachés à leur pays et montrés comme des animaux dans des foires ou des musées d'histoire naturelle et je pensais dans un premier temps que l'auteur s'en était inspiré pour inventer une intrigue similaire. Quelle ne fut donc pas ma surprise en fin de lecture quand je suis tombé sur la post-face d'un documentariste qui avait fait un film sur le sujet et sur toute une série de photos qui ramenaient directement à certaines cases de cette bande dessinée.

C'est une histoire forte parce qu'elle nous interroge sur des thèmes fondamentaux tels que le racisme, la dignité humaine, le rapport à l'autre, avec une simplicité, une évidence et une justesse qui sont assez impressionnantes. A aucun moment l'auteur n'a ressenti le besoin de surligner les choses ou de tomber dans la pathos artificiel. Belle maîtrise.

Nom série  Wild river  posté le 17/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En franche période de disette du genre (western réaliste), je pense que les amateurs ne tarderont pas à s'intéresser à ce Wild River qui présente bien. Le dessin est élégant et maîtrisé, malgré quelques petits soucis de mise en scène, je lui trouve des qualités plus qu'appréciables dans un genre où tant se contentent de faire du sous-Hermann ou du sous-Giraud. Wagner trouve son inspiration ailleurs et c'est tant mieux. On trouvera dans son trait une espèce de fragilité quasi « féminine » qui apporte au genre une petite touche sensible bienvenue.

Côté scénario, il est je pense tout aussi appréciable de se voir raconter une histoire libérée des poncifs et du manichéisme trop souvent de rigueur quand il s'agit de parler des rapports entre blancs et indiens dans l'Amérique sauvage du 19e siècle. Pas de méchants blancs et de "bons sauvages" à l'horizon, juste une spirale de la violence qui pousse tout le monde dans ses plus bas instincts. L'intrigue n'a rien d'original mais elle emporte son lecteur et l'exotisme que l'on attend de l'ouest sauvage fonctionne réellement.

Nom série  Les voyages de Kaël  posté le 22/09/2004 (dernière MAJ le 23/02/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album n’est pas sans reproches : tout comme Kael, je n’aime pas trop cette mise en couleur un peu trop « guimauve ». Mais pour le reste, je suis entièrement séduit. Ce jeune auteur frappe fort dès son premier album. Autant vous prévenir de suite, comme toutes les oeuvres qui ont de la personnalité, ce premier tome divisera les lecteurs.

Il se dégage de cette bd une atmosphère étrange, irréelle, carrément onirique. Tout contribue à indiquer au lecteur qu’il n’est pas devant la réalité mais face à une vision subjective proprement allégorique. Comment expliquer sans être confus… En fait, derrière ce récit se cache une autre réalité plus prosaïque, plus quotidienne, nous n’avons accès qu’à la version symbolique de l’histoire. Du coup, cela demande un certain effort de la part du lecteur pour interpréter cette histoire, accepter qu’entre deux cases un personnage change d’endroit comme par enchantement, accepter qu’un personnage surgisse de nulle part parce qu’il émerge brutalement de la réalité pour entrer dans le monde subjectif du personnage principal… Raphaël Drommelschlager mélange les niveaux de réalités et c’est plutôt troublant…

Rien de bien mystérieux, rassurez-vous, on n’est pas non plus devant le David Lynch le plus tordu ou les récits les plus mystérieux d’Andréas… mais il faut néanmoins être prêt à jouer le jeu, sinon le risque est grand de passer complètement à côté de l’essentiel…

Au-delà de ce caractère onirique, cet album n’est pas sans rappeler « Candélabres » pour son caractère intimiste et fantastique, tout d’abord, mais aussi pour la nature des sentiments décrits. Y’a un côté « fleur bleue » qu’il faut également accepter et qui repoussera aussi certains.

Je pense aussi à Candélabres pour le caractère dépouillé du dessin. Tout comme Algésiras, Drommelschlager évite de charger ses décors pour accorder une vraie importance aux personnages. Son trait est fin, son découpage très étudié. Certaines planches m’ont carrément bleufés par leur mise en page.

Ce premier album est, à mon sens, l’une des bds les plus originales et les plus intéressantes de cette rentrée ! A essayer ! A vos risques et périls… Entre ceux qui l’adoreront et ceux qui la détesteront, il y aura peu de demi-mesure, je pense…

Nom série  Arawn  posté le 21/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà clairement une bd à laquelle je n’aurais pas touché si elle n’était pas entré dans le thème Futur immanquables. Et cela , c’est plutôt rare; dans la majeure partie des cas, le destin des tomes 1 des séries de fantasy de chez Soleil est de n’être qu’un banal clone indigeste d’un Lanfeust de Troy et ne pas dépasser le stade du tome 1.

Effectivement, à la lecture, on comprend très vite au bout de quelques pages qu’on est dans le haut du panier de chez Soleil. Soit un premier tome qui est d’une qualité largement supérieure à ce à quoi l’éditeur nous a habitué. Le dessin tout d’abord, sans doute le point fort de l’album, dans la lignée d’un Bisley, il est globalement irréprochable, d’une précision et d’une lisibilité tout à fait exemplaire. La mise en couleur directe réussit le pari d’être à la fois sombre et très colorée. Incontestablement, du beau travail.
Côté scénario et narration, l’efficacité est au rendez-vous, le choix scénaristique des récitatifs qui nous accompagnent tout au long de la lecture permet de condenser un certain nombre d’évènements dans ce premier tome très consistant.
Bon maintenant, c’est de la fantasy avec tous les poncifs du genre : quatre frères prêts à s’entretuer, une prophétie, un dieu vivant, des haches et des chaudrons magiques en veux-tu en voilà… Pour l’originalité on repassera, Arawn se contente de perpétuer une tradition, de bien belle manière, il est vrai, mais sans aucune prétention de renouvellement…
Et n’étant pas un aficionado du genre, je serai cohérent en ne conseillant pas « dans l’absolu » un album dont j’ai apprécié la lecture mais que je ne serai pas spécialement prêt à relire… Maintenant, il est clair que si vous êtes amateur du genre, et plus particulièrement du côté « sombre » de la fantasy, cette bd est faites pour vous, c’est même la bd du moment à ne pas louper !

Nom série  Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill  posté le 20/02/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Comme Ro, j’ai pensé aussi à Chaque chose de Julien Neel. Il y a forcément quelque chose de commun à ce type de récit d’enfance autobiographique… « Ma maman est en Amérique… » m’a cependant nettement plus enthousiasmé. Il y a quelque chose du « Petit Nicolas » dans ces pages, un ton juste qui permet aux auteurs d’envisager le monde à la première personne au travers des yeux d’un enfant.

La différence, c’est que si chez Le petit Nicolas, ce point de vue servait essentiellement à faire travailler nos zygomatiques, ici, Regnaud et Bravo vont un cran plus loin. Du rire, il y en a, mais l’essentiel n’est pas là. Dès les premières pages, on a plus ou moins deviné ce que l’enfant ne sait pas, ce qu’on lui a caché… Nous savons d’emblée, par notre regard d’adulte, ce que l’enfant ignore, alors même que nous n’avons accès qu’à son point de vue… C’est là toute la force de cet ouvrage qui se place quelque part, dans cette espèce de zone floue entre la naïveté et l’imaginaire de l’enfance et notre propre regard désenchanté d’adulte. Simple et efficace, tendre et surprenant, c’est un des albums essentiels de l’année 2007.

Nom série  De Gaulle à la plage  posté le 24/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Gaulle à la plage, c'est une bonne dose d'humour tendre et souvent absurde qui repose avec beaucoup de finesse sur une caricature bien sentie, jamais méchante, un brin moqueuse mais aussi très respectueuse envers ce mythe d'un autre temps. Un équilibre rare... Un must...

Nom série  Sorcelleries  posté le 24/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof, clairement... Première chose, si vous cherchez du Blacksad, passez votre chemin, si Guarnido avait signé cet album sous un pseudo, jamais je n'aurais reconnu le trait du dessinateur. Comme le dit le posteur précédent, ce n'est clairement pas le même public qui est visé, avec "Sorcelleries", Guarnido concurrence plutôt des séries adolescentes comme Le Collège Invisible ou Monster Allergy.

Sorcelleries est-elle une bonne série jeunesse ? Difficile à dire avec ce premier tome qui souffre de plusieurs défauts majeurs : une mise en place assez fastidieuse, des personnages parfois trop grotesques et une intrigue vite expédiée qui se conclu de manière brouillonne avant la page 48... Les choses peuvent s'arranger, car le dernier défaut est typique des tomes 1 qui cherchent à raconter une histoire complète... mais j'ai un peu du mal avec cet univers un peu trop passe-partout...

Nom série  L'Amour Cash  posté le 24/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Philippe Bertrand, j'avais détesté les deux tomes de Rester Normal. Faut dire que le scénario de Frédéric Beigbeder sentait tellement l'amateurisme (en matière de bande dessinée) et la prétention (toute parisienne) que j'avais un peu du mal à juger un dessin, qui face à un tel néant scénaristique, n'arrivait à faire passer aucune émotion. Avec "L'amour cash", un écrivain chasse l'autre. Et on y gagne clairement au change! Sans doute parce que Benacquista a une meilleure connaissance des particularités du medium, une plus grande expérience aussi, ce n'est pas la première fois qu'il adapte ses écrits en bd et c'est un très bon "auto-adaptateur".

L'intrigue est simple, mais consistante, c'est une histoire d'amour peu banale, qui met en jeu la dignité humaine et les rapports entre l'image de soi et l'argent facile. L'évolution de cette relation tumultueuse est racontée de manière simple et touchante.

Du coup, on sent Bertrand nettement plus inspiré. L'amour cash est un album délicieux, au graphisme un brin minimaliste mais doté d'une vraie sensualité. Les couleurs, avec leurs tons pastels, n'y sont pas pour rien.

Nom série  Un peu avant la fortune  posté le 24/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis plus enthousiaste que Ro. Sans doute, parce que Dupuy et Berbérian, je ne suis pas amateur, mais carrément fan. Monsieur Jean est une de mes bd préférées.

D'ailleurs, à mes yeux, "Un peu avant la fortune" n'arrive pas au niveau de n'importe quel album de Monsieur Jean. Mais c'est pourtant un très bon album au scénario amusant et surprenant... Graphiquement, on reste très proche de Monsieur Jean, même si au niveau des couleurs, les auteurs ont essayé autre chose : des teintes plus sombres et un traitement des ombres un peu particulier... Cette dernière option ne m'a pas entièrement convaincu...

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 59 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque