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Nom série  Empire Céleste  posté le 08/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une série méconnue qui mérite l'arrêt. Elle se décline sous forme de récits indépendants à chaque album, ils ne se suivent pas mais on dirait que ça n'ira pas plus loin car depuis 2012, il n'y a rien en vue. Je le regrette car j'ai trouvé ces 2 albums vraiment sympathiques.

Ce n'est pas une histoire entièrement sérieuse, car elle comporte une bonne dose d'humour dans les dialogues et les situations sans virer au gag à proprement parler et sans la placer ouvertement dans la BD humoristique, c'est une Bd d'aventure avant tout. Masbou est rôdé dans ce domaine, il a su trouver un bon équilibre entre récit humoristique et récit aventureux peuplé d'éléments constituant la Chine ancienne, et émaillé de citations de Confucius ou de Lao-Tseu.

Les 3 personnages de moines du temple de Shaolin sont attachants et drôles, ils sont bien dans la tradition de ces moines guerriers sachant combattre pour se défendre. Dans le premier album, leur présentation, les épreuves et le choix de leur maître jusqu'à l'arrivée chez l'empereur, constitue un passage sans trop d'attraits mais nécessaire. Mais sitôt lancés dans leur mission, l'aventure devient amusante et plaisante à lire.

Le dessinateur vietnamien livre un dessin très agréable et joli, à l'aspect un peu naïf sur les personnages, mais aux décors soignés, avec quelques belles images et de bonnes scènes de combat dynamiques. Le second album est moins intéressant, ça fait d'autant plus regretter l'abandon très probable de cette Bd.

Nom série  Zone mortelle  posté le 08/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai déjà lu quelques séries de cette collection Insomnie qui ne m'ont pas tellement convaincu, j'attaquais donc cette lecture un peu méfiant. J'avais raison.
Ce polar fantastique est très fantasque et insiste un peu plus sur l'aspect policier, j'ai trouvé le scénario plutôt embrouillé au final (sur 4 tomes), et ça ne me donne pas envie d'aller plus loin.

Pourtant ça démarre fort avec des meurtres et du mystère, mais l'action se situe dans plusieurs lieux différents qui changent trop vite (dont certains lieux en France que je connais bien), c'est bourré de facilités et d'invraisemblances, certaines situations sont grotesques, c'est une action beaucoup trop téléphonée, avec des détails qui mâchent le travail de découverte du lecteur, comme si on était des assistés ; j'aurais aimé avoir un peu plus de grain à moudre.
De plus, on a à peine le temps de respirer que plein d'actions s'enchaînent les unes après les autres, et ça devient de plus en plus compliqué, sans compter les super-pouvoirs d'un personnage qui sont beaucoup trop fantoches.

Bref, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé à cette lecture, mais c'est trop incohérent par endroits, et il y a un trop plein de tout, comme si les auteurs avaient eu envie de balancer un maximum d'éléments de peur qu'on s'ennuie. C'est dommage parce que j'aime beaucoup ce genre de dessin, ça ressemble à du Stalner, en moins précis et moins travaillé, mais le trait est fluide et joli, avec une bonne restitution des lieux connus. Vraie note : 2,5/5

Nom série  Les Lutins  posté le 07/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je précise que j'ai lu l'intégrale du premier cycle de 2 tomes rebaptisé "Bonnie Tom".
Le dessin de Duval, faut s'y faire, j'avais eu quelques petites réticences sur Chevalier Malheur et Red caps, mais si on l'accepte, ce n'est pas disgracieux, il n'y a que les têtes d'hommes qui ne sont pas terribles.

Ce récit est plein de rêves mêlés de légendes et de magie dans un contexte de brigand bien-aimé des landes écossaises ; l'histoire de Bonnie Tom rappelle celle de Robin des Bois et d'autres bandits d'honneur vus dans des romans populaires. Ce qui est intéressant, c'est le long passage dans la sinistre prison de Dartmoor, régie par les codes de la truanderie, l'ambiance est sombre et reflète bien cet univers impitoyable et crade. Un univers qui détruira l'esprit de Bonnie Tom et changera sa personnalité puisqu'il échouera après son évasion au milieu d'une bande de naufrageurs, et connaitra un destin dramatique en croyant retrouver sa bien-aimée. Une fin que j'ai trouvée déprimante et pessimiste.

La partie magique vaut par l'intrusion des Pixies, ces lutins des landes et des forêts, mais qui n'ont qu'un rôle relativement secondaire. Les auteurs y exaltent le côté sauvage et rude de ces contrées britanniques.

Comme je l'ai dit, le dessin de Duval est particulier, peu joli sur les têtes de personnages, mais très réussi sur les décors, les cases sont d'ailleurs bien remplies et bourrées de détails. Un truc positif qui m'a plu aussi : le texte en off et les dialogues sont d'une grande richesse.

Nom série  Eva Medusa  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire fantastique mêlée d'érotisme avait sans doute pas mal d'atouts pour séduire, il y avait une matière très propice : le décor exotique du Brésil à l'aube du 20ème siècle, l'intensité d'un suspense, certaines trouvailles scénaristiques, un dessin sympathique et des ambiances pleines de torpeur fièvreuse et de rituels de magie noire, des ambiances nocturnes par endroits envoûtantes où le dessin d'Ana Miralès resplendit. Dommage que la mise en couleurs ne soit pas au top.

Mais surtout, ce qui plombe un peu ce récit, c'est son scénario aux circonvolutions floues et guère passionnantes, ça s'enfonce de plus en plus dans l'approximatif et la complication. L'ensemble n'est pas véritablement érotique, il l'est sans que les scènes de sexe ne monopolisent trop l'attention, mais il est clair qu'il y a une indéniable sensualité et un érotisme à fleur de peau.
C'est l'une des premières Bd d'Ana Miralès son dessin n'est pas encore affirmé et souffre de quelques maladresses, mais on sent son style pointer doucement, j'aime bien.
Une Bd pas si mal, mais si elle avait eu un scénario moins fantoche, ça aurait pu atteindre un haut niveau.

Nom série  Histoires inavouables  posté le 03/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce petit album, chacun de ces récits courts évoque des plaisirs de couple ou de solitaire, des expériences fortuites et coquines, des envies et pulsions qui font preuve d'une liberté sexuelle assumée et qui s'apparentent à des fantasmes qu'on a tous plus ou moins eus, des trucs dont on a rêvé en secret et qui lorsque l'occasion se présentait, devaient être saisie. Mais ça restait notre petit secret. Ces récits sont bien trouvés, même si j'ai vu des situations du même genre dans d'autres lectures plus hard (le coup dans le train, c'est assez classique, je crois que j'ai vu ça dans Les Voluptés de l'Orient-Express).

Ceci dit, ces récits sont de bonne qualité et se valent ; même si Ovidie n'a pas vécu toutes ces situations, elle parvient à le faire croire, je veux dire par là que ces récits sont dignes de son passé d'ancienne star du X, mais elle les raconte avec une certaine délicatesse. Certes, ils sont évoqués et représentés de façon très explicite, mais c'est un point de vue très féminin, et non celui d'un homme habituellement plus rude ou moins léger.

Le dessin s'accorde bien au ton de ces fantasmes, même s'il évite de justesse la vulgarité, après tout on n'est pas dans une Bd de Jacobsen ou de Mancini... c'est un trait joli et simple, malgré des décors minimalistes. Il fallait justement pour ce genre de récits un dessin qui n'attire pas tout sur lui.
Une Bd érotique qui peut s'adresser aussi bien aux hommes qu'aux femmes, c'est plutôt rare.

Nom série  La Belle Image  posté le 01/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce conte fantastique est très saugrenu et part d'un postulat incroyable. On choisit de rentrer dedans ou pas. Moi je ne savais pas trop quoi faire, je me suis laissé ballotter à vrai dire par ce récit, je n'ai pas lu le roman de Marcel Aymé, je ne pouvais donc avoir un point de repère, et je ne sais pas si cette adaptation y est fidèle.

Mais en l'état, la question qui se pose est la suivante : cette aventure singulière vécue par Raoul Cérusier permet-elle de se rendre compte de ce que pensent les gens sur sa personne ? On y voit l'hypocrisie, la méfiance, la bêtise, l'ignorance, l'étonnement, bref une gamme de sentiments humains qu'on retrouve dans les autres oeuvres de Marcel Aymé comme la Traversée de Paris, Uranus ou Clérambard... D'un autre côté, je ne trouve pas ce récit très moral, car voir un type qui tente de séduire sa propre femme, c'est un peu tordu comme idée.

En même temps, dès les premières pages, je me suis demandé comment cela allait bien pouvoir finir, et de ce fait, je trouve la chute non seulement soudaine mais surtout bien trop conventionnelle. En attendant, c'est un récit qui n'est pas désagréable à lire, il est juste un peu vain, de même qu'il est un peu statique, avec un faux rythme. Le ton rétro des années 30-40 est bien restitué, et en même temps la mentalité d'époque qui semble aujourd'hui bien obsolète, elle peut surprendre le lecteur d'aujourd'hui dans la façon dont la hiérarchie sociale fonctionne et dans le rôle des femmes, mais c'était comme ça.

Le dessin de Bonin est correct, il s'est amélioré depuis Quand souffle le vent, même si les décors de fond sont souvent approximatifs, et certains personnages ont des physiques quelconques et peu jolis, avec des cous de girafe, c'est très surprenant.

Nom série  Elisabeth Ire  posté le 28/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me réjouis de voir dans cette collection "Ils ont fait l'Histoire" qui s'agrandit de façon conséquente, une bio sur ce personnage majeur de l'Histoire britannique, figure majeure de l'histoire de l'Europe en ces temps qui marquent la transition entre la fin du Moyen Age et l'époque dite moderne, que je préfère appeler Renaissance. Fille du roi Henry VIII et d'Anne Boleyn, Elisabeth a régné sur l'Angleterre de 1558 à 1603, soit un règne long de 45 ans qui lui a permis d'accomplir un certain nombre de réformes que les auteurs de cet album montrent ça et là. Le personnage et son règne "elisabéthain" occupent une place centrale dans l'historiographie du XVIème siècle, et nous sommes bien renseignés sur son règne, mais ça n'empêche pas certaines zones d'ombre, notamment le fait qu'elle soit restée cette "Virgin Queen", véritable anomalie de son temps, qui demeura aussi problématique que célèbre. Les témoignages de ses contemporains et les contradictions qu'ils ont entrainés, appelait de faire des choix pour les auteurs, en mettant en exergue certains traits et en laissant de côté d'autres traits plus incertains.

De ce fait, il semble qu'ils aient insisté sur 4 points :
- son célibat et le fait que pour pérenniser son trône, il lui fallait un hériter
- sa rivalité avec sa cousine Marie Stuart
- son ambiguïté vis à vis de la religion, car même l'anglicanisme n'est pas officiellement nommé
- la rupture diplomatique avec l'Espagne et la guerre qui amène la destruction de l'Invincible Armada.
Le premier thème sert un peu de fil rouge, la question du mariage revenant souvent au coeur de l'album. Au milieu de tout ceci, apparaissent quelques autres événements intéressants tel la mort de Amy Rosbart en 1560 (épouse de Dudley), qui chute dans un escalier (accident ou assassinat), mais on sent que les auteurs ont envie de balancer un maximum de faits et d'informations, ce qui est peut-être un tort car ils ont opté pour une approche entière du règne elisabéthain, contrairement aux autres personnages traités dans cette collection qui faisaient l'objet d'une période précise dans leur biographie (seul l'album Saint Louis passait aussi au crible le règne en entier).

Tous ces événements sont bien contés, le ton est didactique sans trop l'être, mais ils sont automatiquement résumés et raccourcis car il est quasiment impossible d'évoquer une telle souveraine et un règne aussi riche en 46 planches, il aurait fallu y consacrer 2 tomes comme pour Louis XIV. Il en résulte une narration peu palpitante qui n'intéressera que les passionnés d'Histoire comme moi qui en plus connaissent bien ce règne, car j'ai beaucoup lu sur cette reine, de même que j'ai vu beaucoup de docus sur la chaine Histoire, j'en connais donc tous les rouages, et je suis à même de critiquer ce qui ne va pas dans cet album.

On y voit certes tous les grands personnages, Robert Dudley, premier grand favori d'Elisabeth, ami d'enfance et plus fine lame du royaume, Norfolfk, William Cecil le grand conseiller à qui succèdera son fils Robert Cecil, celui là même qui dira un jour à propos de "la reine vierge" : "Elle était plus qu'un homme et parfois moins qu'une femme". Seul le passage sur Essex reste flou et trop rapide, il fut pourtant le dernier grand favori de la reine, il se permettait même des familiarités souvent inconvenantes ; je regrette que ce passage ne soit pas plus mis en avant, il a fait l'objet d'un superbe film hollywoodien avec la grande Bette Davis et Errol Flynn : "La Vie privée d'Elisabeth d'Angleterre". Je pense qu'elle a aimée avec sincérité Essex, sans doute autant que Dudley, et il lui en coûta de signer son acte de condamnation. Ceci ranime le vieux débat sur les prétendus amants ; elle en a eu c'est certain et elle aimait les jeux amoureux, mais elle se devait de se consacrer avant tout à son royaume, et n'avait pas le temps pour enfanter. Ne disait-elle pas : "Je suis un roi et non une femme".

Bref, tout ça pour dire que cet album peut n'intéresser que moyennement le grand public ou le lecteur moyen, la cible est celle des passionnés comme je l'ai dit, car le travail fait est quand même très louable et sérieux.
Le dessin m'a semblé meilleur que sur Mao Zedong et même Jaurès, les premières planches sont plus réussies que celles de la fin d'album, c'est un dessin sans génie mais correct qui souligne bien les années qui passent sur le visage d'Elisabeth, je regrette qu'il n'y ait pas plus de vues d'ensemble, comme celles du couronnement à Westminster, de la déroute de l'Invincible Armada, ou la dernière image qui semble mélancolique avant la mort.
Un bon album, digne de cette collection, mais qui manque de souffle.

Nom série  Talisman  posté le 27/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès le tome 1, on est attiré par cette histoire qui se révèle mystérieuse et pleine d'interrogations. A priori, c'est un récit d'enfance qui s'adresse à un public d'ados rêveurs et mélancoliques, d'ailleurs j'ai trouvé cette série au rayon jeunesse de ma médiathèque.

Tout est mis en oeuvre pour que les jeunes lecteurs puissent s'identifier aux petits héros de cette aventure fantastique. Un fantastique onirique qui explore un monde imaginaire et magique, rempli de sorcières et de créatures chimériques. Mais le degré de maléfices n'est pas trop poussé pour ne pas effrayer ou dégoûter son lectorat, il reste toujours dans un créneau de merveilleux où le mal est en surface.

Le personnage principal de Tara, la fillette qui veut sauver son père d'un coma suite à un mauvais sort, est bien cerné, de même que son petit copain Tom, et les adultes également. On les voit même plus jeunes à l'âge adolescent. A cet aspect fantastique s'ajoutent d'autres thèmes comme l'amitié, la rivalité amoureuse, l'aventure mystérieuse, la comédie, les chamailleries entre ados, les énigmes à résoudre...
Le côté rapide et bien mené domine, il n'y a pas de temps morts, d'atermoiements ou de creux dans ce récit, et je trouve même que tout se succède à une cadence plutôt accélérée vers la fin, avec un peu trop de rebondissements. Mais on peut oublier ces détails devant cette lecture sans ennui qui reste très plaisante, c'est le principal.

Ce qui m'a conforté dans l'intérêt de cette série, c'est aussi le dessin, j'ai beaucoup apprécié ce côté lisse et fluide, très soigné que j'avais déjà relevé sur Curiosity Shop, série qui ne m'avait pas plu, mais ici, le dessin se marie très bien à cette ambiance fantastique qui peut plaire aussi à un public adulte, en dépit d'un sujet peu original au départ.

Nom série  Sales mioches !  posté le 25/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une série très sympathique que j'ai trouvée dans la partie jeunesse de ma médiathèque, mais qui peut plaire à un adulte, la preuve. Je l'ai trouvée très rafraîchissante et très agréable à lire, bien élaborée dans son environnement, par ses personnages typés et son décor lyonnais des années 60 avant la disparition des terrains vagues.
Né à Lyon, Berlion a eu plus de facilités pour reproduire le décor des quartiers de sa ville natale, et dans l'approche des mentalités et de son folklore populaire.

Ses 4 gones constituant la petite bande de chapardeurs et de galopins sont très attachants et forment une intéressante association avec le vieux brocanteur surnommé L'Elégant, philosophe et généreux, qui est aussi un peu receleur et qui achète le produit de leurs rapines.
Pour une fois, Corbeyran ne dérape pas et tisse des histoires bien troussées, palpitantes et originales, toujours liées à quelques sombres affaires lyonnaises, où ses gosses des rues sont confrontés à des individus bien plus dangereux qu'eux.

La narration est le plus souvent rapide et bien rythmée, j'aime ce style et j'aime ce côté nostalgique plein de tendresse donné à la série, sur un mode de vie et de fonctionnement révolus. On peut voir "Sales mioches" comme la version urbaine de la précédente série du duo d'auteurs, Le Cadet des Soupetard qui elle, se déroulait en milieu rural, mais je trouve "Sales mioches" plus réussie par son approche plus humaine, et mieux pensée, Corbeyran ayant su trouver des détails plus typés et une ambiance pleins de générosité, notamment les traboules (un truc typique de la ville) et le parler populaire lyonnais.

Berlion dessine de belle façon sa ville de Lyon, avec justement ses traboules, et ses personnages ; je préfère nettement ce type de graphisme à celui qu'il adoptera plus tard sur Tony Corso et d'autres Bd que j'ai lues de lui comme Garrigue, où son dessin est plus approximatif, moins appliqué, c'est une chose qui m'étonnera toujours chez certains dessinateurs, un peu comme une régression, alors qu'en principe, lorsqu'un dessinateur débute, son dessin est plus fébrile et il s'améliore en suivant pour atteindre parfois des sommets, il suffit de voir Marini, Delaby ou même des anciens comme Franquin et Uderzo...

Je n'ai lu que les 5 albums dessinés par Berlion, je ne pense pas lire les autres, mais c'est une bonne série divertissante à fond social.

Nom série  La Règle du jeu  posté le 23/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire encore sur ces reprises par Mosquito sur ces histoires de Serpieri que je n'ai pas dit dans mes autres avis sur les précédents albums ? Des histoires qui ne peuvent évidemment que me ravir, étant passionné de western et par le monde indien. Tout comme Serpieri et Derib qui restent des auteurs ayant consacré leurs Bd à ces peuples ; on sent que Serpieri les aime.

2 récits seulement ici, donc plus étoffés, parus en Italie dans Lancio Story en 1978 et 80, mais que j'ai déjà lus car ils figurent dans d'autres albums publiés chez d'autres éditeurs.
Le premier titré "Porter le coup" s'attache à une coutume indienne qui symbolise la bravoure d'un guerrier ; c'était très important un premier coup sur un ennemi, ça valorisait un jeune guerrier auprès de ses aînés, et ça se traduisait souvent selon les tribus par le langage des plumes. Ce récit est une histoire de vengeance au dénouement tragique entre tuniques bleues et Cheyennes, j'ai adoré.

Le second qui donne son titre à l'album, est une histoire sur le Pony Express, avec une ironie du sort implacable et une chute qui vous cloue au sol. J'ai lu ce récit ailleurs il n'y a pas très longtemps, ça m'a énormément marqué par sa fin.

Je reste émerveillé comme toujours par le visuel, le dessin de Serpieri est d'une force incroyable avec son crayonné magique à l'encrage épais, qui compose des images chargées et foisonnantes où il excelle dans les gros plans de visages burinés. Comme chez Derib, on sent une vraie passion pour le monde indien chez Serpieri, bref, c'est vraiment splendide !

Nom série  Geronimo (Matz/Jef)  posté le 23/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Figure emblématique de la race indienne en général, et de la tribu Apache, symbole de la lutte contre les Blancs, défenseur acharné de la liberté pour son peuple, Geronimo méritait bien un bel album en BD, en l'occurrence un album de moyen format dont l'épaisseur compense ce format un peu hybride.

Je dois dire que je n'ai rien appris de nouveau sur ce personnage puisque j'ai lu plusieurs biographies, et même les "Mémoires de Geronimo", petit ouvrage réédité en 1977 chez Maspero, écrit au seuil de sa vieillesse alors qu'il avait cessé tout combat. Inutile de dire que je conseille cet ouvrage à tous les passionnés comme moi du monde indien. Il y raconte toute sa vie, son combat perpétuel et même l'origine de la nation Apache. J'ignore si les auteurs se sont inspirés de ce livre, mais dans cet album, le récit prend à la source quand Geronimo n'était encore que Goyatleh (ici, nommé Goyahkla) auprès du vieux chef Mangas Coloradas (ainsi nommé parce que sa tunique avait des manches rouges).

Toute sa vie sera celle d'un révolté, sa lutte continuera auprès de Cochise, et tout commence par le massacre de sa famille par les Mexicains, peuple que Geronimo va combattre farouchement et souvent de façon sanglante, sa vengeance sera continuelle, la plaie trop béante. Il se trouve ensuite un nouvel ennemi avec le gouvernement américain (qu'il nomme "les yeux clairs" pour les différencier des Mexicains). Washington ne peut en effet tolérer un tel débordement et une telle insoumission. C'est alors l'épisode de la trahison ignoble de Bascom sur Cochise, qui servit en passant à Charlier de point de départ à la saga Blueberry en 1963.

Les auteurs ont le temps d'explorer d'autres épisodes comme celui de la réserve, où affamés par les soldats, les Apaches s'évadent et reprennent la lutte. Le piège d'Apache Pass est évoqué de façon plus succincte, je le regrette car c'est l'un des massacres les plus effroyables des guerres indiennes. Puis c'est la reddition finale au général Miles, et l'épilogue dans le train pour la Floride, qui est plein d'amertume en même temps qu'il reflète la fourberie de l'homme blanc, et les promesses non tenues ayant accablé la nation indienne qu'il n'a jamais respectée.

Tout ceci est bien conté, sur un plan historique instructif pour les néophytes, car à travers la destinée de Geronimo, ça raconte le mensonge pratiqué par les Blancs envers ces peuples, et une partie du génocide indien en général.
Le dessin est très bon, il y a de belles images, le visage de Geronimo est respecté et conforme aux photos que l'on connait de lui, de même que la mise en page est dynamique, notamment lors des scènes de massacre, et j'ai bien aimé les différents formats de cadrages ; d'ailleurs l'album s'ouvre par une très belle pleine-page. Seule la couverture me semble moyenne.

Nom série  Androïdes  posté le 18/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier truc qui me dérange c'est les lettrages vraiment trop petits et incommodes, mais passé ce détail, l'univers m'a bien plu malgré mon peu d'intérêt pour la SF en général. Je précise cependant que je n'ai pu lire que les 2 premiers tomes, ma médiathèque n'ayant pas les autres, et je n'ai plus le temps d'aller voir dans les autres que je fréquentais avant. Mais c'est pas grave puisque cette série concept aligne des albums totalement indépendants les uns des autres.

Bon, la SF reste la SF, c'est un univers où je navigue moins à l'aise que dans l'historique ou le western, mais ici, l'expérience s'avère intéressante. Le mot d'ordre concerne la robotique et s'appuie sur l'oeuvre d'Asimov qui est cité dans les pages de garde, avec les 3 lois sur les robots. Je n'ai pas une grande expérience du genre et de cet auteur, mais j'avais lu étant ado quelques-uns de ses ouvrages, je suis donc capable de voir l'influence.

J'ai trouvé les scénarios de ces 2 tomes bien élaborés et plutôt captivants à lire, un polar futuriste au sein d'un environnement très technologique pour le tome 1, un long voyage odysséen pour le tome 2, qui garde en plus une petite touche d'émotion, c'est assez rare en science-fiction. J'ai préféré cet album qui se termine sur une Terre post-apo et qui possède un scénario plus linéaire qui me convient mieux en tant que lecteur peu familier de science-fiction et d'anticipation ; je trouve que la réflexion s'impose au détriment de l'action, j'ai aimé cette approche.

Voici donc 2 bons albums, au visuel et à l'environnement intéressants, et si l'opportunité m'est donnée de lire les albums suivants, ce sera avec plaisir.

Nom série  Sept athlètes  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En s'appuyant sur des événements réels, les 2 scénaristes emmènent 7 sportifs d'origines diverses mais aux idéaux communs, dans une lutte contre le fascisme. Cette intrigue peut sembler fantoche vue comme ça, mais quand on y réfléchit bien, c'est pas si incohérent. En tout cas, c'est un curieux retournement, car j'étais parti pour lire un récit sportif, et je me suis retrouvé en pleine guerre civile espagnole de 1936. Seules quelques pages au début montrent un entraînement sportif.

C'est un récit de guerre, mais aussi un récit humaniste, car cette épreuve permet à ce groupe de 7 amis soudés fraternellement et bien organisés, de révéler leur esprit d'équipe, leurs nobles valeurs, de même que leurs spécialités sportives servent leur action et sont mises à contribution. Les personnages sont immédiatement attachants, avec des caractères bien affirmés, le ton passe du drolatique au dramatique. Il n'y a pas de perte de temps et de scènes d'exposition comme dans d'autres épisodes de cette collection "Sept", l'intrigue est rapide et progresse vite en même temps que les événements, même s'il y a un peu de confusion dans l'attaque nocturne de San Isidro.

Je ne connaissais pas le dessin de ce dessinateur espagnol, mais son trait fin est idéal pour illustrer cet épisode, un trait assez simple, encré léger, mais très plaisant.
Un bon album.

Nom série  Brocéliande, Forêt du Petit Peuple  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette nouvelle série concept m'a immédiatement interpellé, étant passionné par tout ce qui touche la Bretagne celtique et pétrie de légendes, j'avais l'intention de la poster, mais l'ami Paco m'a devancé...
Le thème est précis et fascinant puisque Soleil a envie de creuser la celtitude dans ce qu'elle a de plus mystérieux et de plus légendaire, et quoi de mieux que cette mythique forêt de Brocéliande, où je suis retourné encore me balader en juin dernier. Aujourd'hui forêt de Paimpont qui n'est plus qu'un lambeau de l'antique Brocéliande avec ses 7064 ha au sud-est de Rennes, la forêt recouvrait toute la partie centrale de l'Armorique sur environ 140 km, elle était nommée Brécilien au XIIème siècle, on la nomme en breton Brec'helean.

L'angle d'attaque de cette série semble très séduisant, d'après les pages de garde, les lieux des prochains albums font saliver, comme le château de Comper, le jardin des moines ou le poétique Val sans retour... des lieux que je connais parfaitement et d'où il se dégage une certaine atmosphère, surtout en hiver si on visite seul sans être dérangé comme en été, on y sent les figures légendaires qui les ont arpenté, à condition bien sûr d'être très réceptif. La fontaine de Barenton était donc un bon point de départ, puisqu'elle a été témoin de la passion amoureuse entre Merlin et Viviane, on y voit encore aujourd'hui le "perron de Merlin", grosse pierre plate sur laquelle il s'asseyait et embrassait sa bien-aimée. Le récit est donc bien documenté, cette romance sylvestre est conforme aux récits que j'ai pu lire dans différentes histoires de la Bretagne celtique et autres récits arthuriens.

Les auteurs choisissent aussi d'agrémenter leur récit par une dose d'humour et d'ironie dans les situations et les dialogues, ce qui fait que ça sonne moins sérieux que d'autres Bd approchant le sujet comme Excalibur - Chroniques. Le dessin accompagne bien cette narration subtile, avec un graphisme semi-réaliste très joli qui a dû s'inspirer des gravures de Gustave Doré où l'on voyait des troncs d'énormes chênes et une futaie dense. Les trognes de korrigans sont également bien senties, et la mise en page est dynamique.

Voila un bon départ sur un sujet passionnant, espérons que les autres albums avec d'autres équipes d'auteurs feront de même.

Nom série  Mao Zedong  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette histoire et ce personnage trop contemporain n'avaient rien pour m'intéresser, mais comme cet album était disponible en bibli, je l'ai pris sans en attendre une quelconque lecture agréable, et j'avais raison. Je rejoins un peu Ro dans son analyse, c'est une lecture ennuyeuse, et de toute façon, tout sujet politique moderne ou disons récent datant du 20ème siècle ne m'attire pas, la lecture de l'album Kennedy dans cette même collection était également fastidieuse, mais narrativement, c'était mieux construit.

C'est un portrait contrasté du Grand Timonier, fondateur de la République populaire de Chine en 1949, égal de Karl Marx ou Lenine, qui montre aussi une face cachée du dictateur qui comme Staline fut responsable de la mort de millions de personnes. La narration est peu linéaire et vue à travers les yeux d'une vieille femme qui le déteste, il n'y a donc rien de positif qui soit indiqué sur la personne de Mao. On suit les étapes importantes comme le petit livre rouge ou son ascension au pouvoir en s'imposant par la force militaire ; j'ai appris quelques trucs puisque n'étant pas intéressé par cette histoire contemporaine de la Chine, j'avais survolé tout ça et j'avais bien oublié le peu que j'avais dû apprendre en classe. Ainsi, je ne savais pas que Mao avait livré autant de combats farouches sur le plan militaire.

Les auteurs par ce parti-pris adopté dans leur narration, dressent une sorte de réquisitoire à charge qui démonte le portrait du communiste que l'on connait, notamment dans sa relation diplomatique avec les Etats-Unis, et son goût du luxe... Le dessin semble correct, mais il est sans génie et banal, avec cependant une bonne restitution des visages connus.
Un album assez pompeux qui s'adresse surtout à ceux qui se passionnent pour la Chine moderne, pour les autres, c'est à éviter.

Nom série  Charmes fous  posté le 10/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui m'a intéressé dans cette histoire, c'est l'enquête menée par le héros et ses 2 copines sur la mort de son père. Comme Chabrol le faisait au cinéma, Corbeyran aime bien décortiquer et analyser les caractères des villages de province perdus, en l'occurrence ici au fond de la Charente, puisque le village pas nommé se situe entre Angoulême et Barbezieux. On peut dire que dans cette histoire qui mélange sociologie rurale et polar, il y a une bonne matière et des figures pittoresques. Ce point est positif.

Mais toute la partie sorcellerie ne tient pas vraiment debout, je n'y crois qu'à demi, car connaissant bien les mentalités rurales pour avoir vécu souvent à la campagne, Charentaise en plus, je vois mal ces gens se servir d'un tel moyen pour nuire à quelqu'un ou même lui faire peur ; ils vont plutôt employer des méthodes plus musclées ou moins subtiles (intimidation, brûler une grange, empoisonner un chien ou n'importe quel animal, voler des trucs, bousiller une parcelle de champ ou un véhicule...), mais sûrement pas employer la sorcellerie, c'est trop folklorique, ça ne correspond pas avec les mentalités paysannes ou rurales. De ce côté, Corbeyran foire son coup parce qu'il ne connait pas assez cette catégorie de population qui marche plutôt à la vengeance méchante et conne, il suffit de relire Pagnol et son roman Jean de Florette, avec ses bouseux qui sont capables de boucher une source pour tuer les espoirs d'un pauvre gars.

Quant à la partie graphique, c'est vraiment pas joli, ce dessin est carrément stylisé par endroits, comme si c'était un trait bâclé, je n'aime pas du tout, alors que Balez avait un graphisme bien plus agréable, du dépouillé travaillé si j'ose dire, sur Le Village qui s'amenuise. Bref, la partie narrative n'est pas mal menée, en dépit de ma réserve citée plus haut, c'est à moitié réussi avec un vilain dessin, pas de quoi grimper aux rideaux, mais y'a pire...

Nom série  Troie  posté le 02/04/2014 (dernière MAJ le 08/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Passionné par L'Iliade, je m'attendais avec cette lecture à une Bd plus ou moins historique reprenant la trame qu'on connait de cette merveilleuse histoire, et qu'on voit à peu près conforme dans le film réalisé en 2004 par Wolfgang Petersen, qui jouait surtout sur l'opposition entre Achille et Hector. La série s'en éloigne un peu, mais comme le démarrage est assez long, l'intrigue progresse en y venant avec des variantes, et on y retrouve la plupart des acteurs de cette légendaire épopée.

S'y ajoute l'aspect fantastique qui, a priori, ne nuit pas au récit même si je ne comprends pas trop pourquoi les auteurs y mêlent les autres civilisations Hittite et Egyptienne ; le récit se retrouve donc inutilement compliqué par cette guerre livrée en Orient, je ne vois pas vraiment l'utilité d'encombrer le récit ainsi dont l'intrigue originelle est déjà suffisamment riche pour être contée seulement sous l'angle exclusif grec et troyen. A cause de ça, tout ce début de tome 1 semble confus et enlise un peu le scénario. La progression vers la guerre de Troie est ainsi rendue très lente. Il est clair qu'on n'est pas dans une histoire très fidèle à la Grèce Homérique, mais j'avoue que l'aspect qui me dérange le plus est cette trop grande implication du fantastique et du surnaturel, avec cette place accordée à Cronos et aux autres dieux.

Sinon, le sujet s'appuie sur des bases solides et précises de la mythologie grecque, dont le fondement est évoqué avec le Chaos d'où surgissent Gaïa et Ouranos ; le mythe est donc revisité de façon hardie, mais ne se transforme pas en récit d'heroic fantasy comme certains le prétendent, le thème de la guerre de Troie est alourdi par l'ajout oriental qui s'écarte de la version officielle et apporte la confusion, surtout au début. A cela s'ajoutent énormément de personnages, il faut sans cesse être attentif pour ne pas se perdre dans ce méandre.

Les personnages sont bien élaborés, et comme le dit Ro, ils ont tous une allure de sportif ; c'est normal, ces mecs n'étaient pas des mauviettes, c'étaient tous des athlètes, et ça renvoie aussi un peu au look de surfer californien imposé par Brad Pitt dans le film.
Côté graphique, c'est un peu hésitant sur le tome 1, mais ça reste d'un bon niveau ; le dessin devient carrément somptueux sur le tome 2, le dessinateur ayant trouvé son style : un vrai travail d'artiste d'une pureté très formelle qui perdure sur le tome 3.

Au final, l'évolution de cette saga me surprend et je n'approuve pas toutes les options offertes par le scénariste qui visiblement se laisse emporter par son sujet ; c'est pourquoi je ne monte pas ma note ni ne la descend, ne serait-ce que pour la perfection du dessin, mais je trouve que c'est une saga très complexe pour le néophyte qui n'a aucune notion de la mythologie grecque. Et le tome 4 me donne raison, il est très décevant ! voila donc une série très ambitieuse qui proposait une réécriture hardie de la Mythologie grecque, qui a mis du temps à se mettre en place et qui se termine dans une confusion pas possible. Penthésilée occupe un rôle important dans cet album, en cela conforme à L'Iliade puisqu'elle aida le roi Priam dans la défense de Troie en tuant beaucoup de Grecs. On y voit nettement l'implication des dieux et en particulier de Cronos, bref la bataille bat son plein, même si je n'arrive toujours pas à comprendre ce que font les Hittites et les Egyptiens dans cette guerre.

Les nombreuses références mythologiques incluses dans cet aspect fantastique voulu par le scénariste, sont conformes à Homère même si elles sont noyées dans un flot de relecture audacieuse et discutable, il faut en tout cas être très connaisseur pour s'intéresser à tout ça, moi -même qui suis passionné , je peinais parfois à suivre le déroulement tant c'est complexe et foisonnant, trop foisonnant sans doute. En plus, Jarry casse la légende qui veut que Achille soit tué au talon par une flèche décochée par Pâris, c'est regrettable de voir des auteurs tout changer comme ça sous prétexte que ça dépoussière les légendes, je trouve ça idiot.
Au niveau graphique, c'est toujours aussi beau, avec des pages très remplies, un trait élégant à l'encrage fin mais aux couleurs par endroits un peu fades.
Cette tétralogie m'a donc au final déçu même si elle comporte de beaux passages, ma note reste pour cela inchangée, de même que pour le dessin qui mérite l'intérêt, mais je retire l'achat.

Nom série  Auguste Renoir  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas particulièrement attiré par cette collection sur les peintres, n'étant pas un admirateur effréné de peinture, aussi je ne cours pas après chaque album, quand il m'en tombe un sous la main, si ça m'intéresse, je le lis, et je sais qu'il y en a que je ne lirai pas. Celui-ci est assez réussi, mais je ne souhaite pas l'acheter, sa lecture ne fut pas désagréable.

Il n'est question ici que d'un épisode bien précis et assez bref de la vie de Renoir, ce n'est pas une bio complète, et finalement, ce choix s'avère intéressant. La narration s'articule en flashback lors d'une soirée où Renoir, son galeriste, et le musicien Erik Satie évoquent un passé récent. Avec ces 2 modèles Suzanne Valadon (qui deviendra elle aussi plus tard une peintre renommée, et la mère de Maurice Utrillo) et Aline Charigot, on mesure l'influence que ces femmes exerçaient sur les artistes de ce temps, c'était des muses qui les inspiraient et les transcendaient dans leur art.

Ce qui m'a surpris, c'est de voir Dodo et Ben Radis sur ce projet, je n'avais lu d'eux que des récits animaliers, avec des personnages anthropomorphes, leurs séries connues comme Les Closh, Gomina et bien sûr Max et Nina... c'est donc assez curieux de voir Ben Radis dessiner des personnages humains ; on reconnait un peu son style même s'il a changé quelque peu, en tout cas c'est un dessin très agréable.

Nom série  Le Ventre du Minotaure  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tiens ? un Beltran, et méconnu encore, je suis tombé tout à fait par hasard sur cet album en bibli et je n'allais pas laisser passer cette occasion, étant admiratif de son dessin. Hélas, il m'a fallu déchanter car ce récit est une fable fantastique et surréaliste qui ne signifie rien pour moi, ou alors je n'ai pas su voir la profondeur du pourquoi... en effet, je suis certain qu'à travers l'itinéraire de son héros pathétique Paul Charmillat, Beltran a voulu dire quelque chose, il y a certainement un symbolisme dans ce pur délire, sur le métro et sa population, je ne sais pas, c'est sans doute une extrapolation, en tout cas très poussée que je n'ai pas réussi à capter.

Ce récit permet à Beltran des dessins ultra fouillés et très détaillés, les cases sont hyper remplies par des détails et un univers glauque et pervers, sur un texte riche, avec des êtres hideux qui contrastent avec des femmes à gros nichons très sensuelles comme on a l'habitude d'en voir chez ce dessinateur. Dommage que ça reste trop hermétique pour mon cerveau trop rationnel.

L'album est complété par 4 planches de la série "Noël fripon", un petit conte à la chute édifiante, intitulé "la Concierge", suivi de "Titine", autre récit très court de 2 planches dont je n'ai pas compris le sens.

Nom série  Mister George  posté le 31/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je signale que j'ai lu les 2 tomes de la collection Signé que possédait ma médiathèque, pas l'intégrale dont je trouve au passage la couverture peu réussie.

Ce diptyque promettait puisque signé par 2 grands noms du scénario, illustré par un bon dessinateur. Malheureusement, tout ceci est très conventionnel, avec un scénario qui est loin d'être original car vu trop de fois dans des films. J'y ai vu une sorte de sous-XIII où il y a même la reprise du petit tatouage sur l'épaule, là c'est un peu gros quand même... de même que ça reprend plein d'éléments du film Total Recall, où Schwarzy se retrouve sous une autre identité dans une nouvelle vie idyllique et marié à un canon, en plus c'était Sharon Stone... De plus, la narration à la première personne, je n'aime pas toujours, ça dépend comment c'est utilisé, et là ça en abuse un peu, mais bon c'est pas ça le pire.

Cette histoire se suit agréablement, surtout dans le tome 1 qui est bien agencé, avec un prologue classique mais alléchant, on a envie de savoir la suite, mais le tome 2 fout tout par terre, tout est prévisible dans les situations et les personnages, et dès qu'on connait le dénouement, ça sombre dans une banalité dommageable, le final est archi convenu... il aurait fallu pour se démarquer vraiment du déjà-vu une note beaucoup plus surprenante ou décalée, un ou deux détails déroutants, je sais pas, mais quelque chose qui remue ce récit sans surprise. C'est dommage pour Labiano que j'avais découvert sur Matador puis Dixie Road, j'aime bien son dessin, et ici il s'applique, son rendu est très chouette. C'est quand même incroyable que des scénaristes de la trempe de Rodolphe et Le Tendre se commettent dans un thriller aussi banal. Comme la série se ramasse de mauvaises notes et que ma lecture ne fut quand même pas désagréable, je note de justesse 3/5, mais ça vaut 2,5/5.

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