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Nom série  A coucher dehors  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 29/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis de près la carrière d'Aurélien Ducoudray, scénariste qui met souvent un vernis, voire plus, de social dans ses récits. Ici le social sert de toile de fond à cette histoire d'héritage, de famille reconstituée et de nouveaux départs.

Enfin de nouveau départ il n'y en a pas le temps, l'intrigue se déroule sur seulement quelques jours, tout va très vite pour Amédée et ses amis. Ce qui est sûr c'est que le récit est vraiment prenant, on a envie de savoir ce qu'il va arriver à ces trois SDF qui se retrouvent avec Nicolas, pas forcément facile à gérer. Pas de misérabilisme chez Ducoudray, les personnages sont handicapés, sans le sou, sans éducation parfois, mais les plus à plaindre ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

Dans le tome 2 les évènements s'accélèrent, nos SDF sont complètement dépassés par le déroulement des choses, et se retrouvent à nouveau démunis, au sens propre comme au sens figuré. Jusqu'à la résolution, peut-être un peu précipitée par rapport à l'ensemble, mais qui me fait dire que Ducoudray est un indécrottable optimiste-humaniste.

Côté graphisme, Anlor est une jeune dessinatrice que j'apprécie beaucoup depuis ses débuts sur Les Innocents coupables. Elle semble franchir encore un palier dans ce nouveau projet, accroissant sa maîtrise des expressions des personnages ; sa mise en scène est quant à elle impeccable.

Un diptyque vraiment sympa, pas aussi léger que certains semblent le croire.

Nom série  Saint-Barthélémy  posté le 18/08/2016 (dernière MAJ le 28/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis toujours avec attention les scénarios de Pierre Boisserie, son niveau d'exigence au niveau de ses éditeurs mais aussi de celui des sujets me force au plus grand respect à son endroit.

Pour son deuxième projet aux Arènes, il a choisi de nous faire revivre l'un des épisodes les plus sombres de l'Histoire de France, à savoir le massacre de la Saint-Barthélémy... Le scénariste prend tout son temps, expliquant les enjeux des différents personnages, même s'ils sont parfois obscurs et sujets à discussion (la réaction du Roi de France par rapport à ce qu'il a ordonné, par exemple, n'est pas sûre).

Alors bien sûr, se cantonner au seul côté historique, avec les seuls "grands" protagonistes, aurait pu être barbant, il a donc rajouté des seconds couteaux, qui sont les héros de l'histoire dans l'Histoire. L'horreur a déjà commencé, mais la fin du premier tome -sur trois- laisse présager la véritable hécatombe, qui survient dans le second tome. Mais ce n'est pas terminé, loin de là, et Elie va avoir du mal à passer entre les balles ou les coups d'épée...

Dans le tome 3 il y parvient, mais l'inéluctable survient tout de même, et je n'en dirai pas plus. Pierre Boisserie parvient à bien conclure sa trilogie, alliant petit drame familial et grande Histoire.

C'est maîtrisé de bout en bout.

Côté dessin on ne présente plus Eric Stalner, auteur de nombreuses séries à costumes, mais aussi de séries contemporaines ou anticipatives, où la finesse de son trait s'est affirmée au fil des années. Il atteint ici, probablement, son apogée graphique, avec des visages et des décors d'une élégance jusqu'ici inédite.

Nom série  Charles de Gaulle  posté le 27/08/2015 (dernière MAJ le 28/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah tiens, pour ceux qui, comme moi, ne connaissent du personnage que les images d'Epinal, les "Je vous ai compris", l'appel du 18 juin et le quarteron de généraux, voici une biographie en images qui peut s'avérer intéressante.

Au-delà de l'image que l'on veut donner de lui, de son "héritage" politique dont se réclament les deux bords principaux, je m'étais fait l'image d'un homme hautain, farouchement attaché à sa patrie, au point d'en devenir ridicule. Ce premier tome n'entame pas vraiment cette conviction : l'homme tient au prestige de sa condition d'officier (lequel lui confère un certain confort, voire un confort certain dans les geôles allemandes), qui met sa patrie avant tout le reste. J'ai du mal avec ce genre de personne, mais ceci n'est pas une tribune pour parler de ma vie.

A côté de cela, il y a son opiniâtreté à vouloir s'échapper, le sérieux de son apprentissage (De Gaulle améliorera son allemand en prison, en vue justement de son évasion), mais aussi son intelligence tactique sur les théâtres d'opération (il est apparemment l'un des premiers à croire à la supériorité du mécanique sur l'humain en temps de guerre) et son imagination pour s'échapper. Mais il y a quand même un truc qui m'étonne, c'est que les Allemands regroupent les spécialistes de l'évasion, lesquels forment l'"escaping club", comme ils se surnomment eux-mêmes... Personne ne réfléchit dans leur administration pénitentiaire ?

Le tome 2 saute presque 20 ans, et nous amène à une France au bord de la guerre avec l'Allemagne. De Gaulle, qui campe sur ses positions stratégiques, est entre-temps devenu colonel et jouit d'une certaine aura, surtout auprès du Président du Conseil, Paul Reynaud, lequel se retrouve de plus en plus en butte aux envies d'armistice d'une partie de son Conseil. L'essentiel de l'album se concentre sur un mois, entre mai et juin 1940, un mois pendant lequel le sort du pays va être scellé, malgré les efforts et les arguments massue qu'utilise le -désormais- Général de Gaulle...

Le tome 3 fait un nouveau saut, et nous amène à l'été 1944, des jours précedant le Débarquement -dont de Gaulle fut mis au courant seulement deux jours avant, et encore, celui-ci fut reporté d'une journée, à la fin d ela libération de Paris. Là encore, on est loin des clichés, et on découvre un personnage pas aussi intègre qu'on le croie, ou du moins pas aussi vertureux, prêt à beaucoup de chaoses pour accéder au pouvoir, y compris à jouer au coq avec ses alliés...

Le récit est linéaire, facile à suivre (même si l'incident du drapeau m'a semblé nébuleux, même avec l'explication en bonus), en cela on sent que Jean-Yves Le Naour adopte une approche pédagogique alliée à un sens du romanesque certain. On entre dans l'histoire d'un grand homme par le biais de l'Histoire, et on en apprend des belles... Qui, parmi vous, sait que de Gaulle et Chuchill ont proposé au gouvernement français une union des deux empires, français et britanniques, quelques heures avant l'armistice de 1940 ?

Le travail graphique de Claude Plumail est de qualité, assez sobre, bien secondé aux couleurs par Albertine Ralenti.

Du boulot sérieux, qui casse un certain nombre d'idées reçues sur le Général. Attention, le récit est volontairement haché en terme de temporalité, et s'attache à la première vie du Général, jusqu'à son accession au pouvoir.

Nom série  Escapers, la BD dont vous ne vous échapperez pas !  posté le 25/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le principe du livre dont vous êtes le héros est loin d'être enterré. A l'instar d'autres éditeurs, Jungle relance avec une série de BD qui met en scène un trio de petits futés, dont chacun a un rôle bien précis.

J'ai testé la plupart des possibilités, et si vous jouez au feignant, sans résoudre une partie des énigmes, vous êtes mort. Il faut donc se concentrer un minimum pour sortir du piège géant posé par Stanislas. Un postulat parfait pour de jeunes lecteurs, qui sont avides d'aventures en tous genres, inspirés par Scooby-Doo, mais aussi l'antiquité égyptienne et grecque, les zombies... Au passage celles et ceux qui ne sont pas forcément familiers avec ces éléments pourront apprendre quelques petites choses.

Le dessin, réalisé par un studio créatif, est de facture correcte, il est efficace sans être particulièrement soigné. Il plaira sans doute aux adolescents, et c'est là l'essentiel pour cet album.

Nom série  J'veux pas vieillir  posté le 25/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon...

Hélène Bruller continue à faire de sa vie de femme le sujet principal de ses BD. Ici elle nous parle de cette période délicate où elle n'est plus une jeune femme, pas encore une vieillarde, mais plutôt de l'âge mûr, si tant est que cette expression veuille réellement dire quelque chose. Cette période où l'on commence à changer physiquement, où la pesanteur fait fi des joues, des seins, des bras...

C'est toujours relativement bien vu, on se marre quand même pas mal avec cette nana qui déprime à longueur de temps parce qu'elle n'entre plus dans les fringues de sa jeunesse, et que la mode pour mémés semble lui faire de l'oeil. Mais assez rapidement ses gags tournent en rond, j'ai un peu eu l'impression qu'elle en rajoutait une couche sur certains éléments pour arriver aux 80 pages de 'lalbum (couverture souple).

Le dessin est typiquement caricatural, plus tranchée d'ailleurs que ce qu'elle faisait il y a une dizaine d'années, mais cela ne pose aucun problème, l'intérêt résidant plutôt dans les dialogues et les expressions des personnages, plutôt efficaces.

Malgré tout, je commence à être lassé de ce genre.

Nom série  Hanada le garnement  posté le 24/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ichiro est donc un gamin comme on n'en rêve pas tous, la pire des crapules en culotte courte. Un sacré numéro, dont la roublardise confine parfois au génie (j'avoue, j'ai hurlé de rire sur le gag du dentier et du chiot...). Mais l'auteur a eu la bonne idée de ne pas en faire un surdoué, juste un gamin qui passe son temps à faire chier les autres, qui a des réactions de son âge, et qui est encore à la période anale.

Mais Ichiro a un petit souci : il voit des gens morts, qui lui demandent de l'aide... Ce qui occasionne des situations parfois très loufoques, et surtout, comme Hanada refuse systématiquement, des mimiques effrayantes des revenants...

On se marre, mais on pleure aussi, j'avoue que le passage sur la mère qui a perdu son enfant en bas âge m'a pas mal touché...

Côté dessin, Isshiki est clairement dans la caricature, avec ses personnages au visage exagéré, et même si j'ai eu un peu de mal au début avec cette famille où ils sont tous laids, je m'y suis habitué.

Sympathique. A suivre, la série fait 5 tomes.

Nom série  Man in the window  posté le 05/05/2017 (dernière MAJ le 24/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, le pitch est relativement classique, avec ce lycéen qui se croise plus vieux, et qui essaie de modifier son futur. On est dans un manga, donc forcément le personnage est tenté d'aller vers des choses négatives au départ ; mais par la suite, il découvre que ce sont de smembres de son entourage qui vont disparaître, il va donc tenter d'infléchir le destin...

C'est plutôt bien fichu, on a beaucoup de curiosité par rapport au déroulement des évènements. Masatoki gère bien les tenants et les aboutissants, et les actions de Shôhei deviennent de plus en plus complexes au fil de l'histoire.

Une complexité qui contraste pas mal avec le dessin, plutôt rond, un brin naïf, même s'il y a de belles ambiances dans les forêts et en milieu urbain.

Je suis curieux, très curieux, de lire la suite, d'autant plus que la série se termine en trois tomes.

Nom série  Monster X Monster  posté le 10/03/2017 (dernière MAJ le 23/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revoilà un manga de fantasy, avec des monstres et... un anti-héros. Celui-ci semble être un vrai de vrai, du genre à rester chez sa mère à se curer le nez et jouer à des jeux video. Ce qui est sympa, c'est que lorsqu'il semble prendre conscience du côté minable de sa vie, il ne se prend pas en main, et continue à glander. Mais bien sûr il va révéler des ressources insoupçonnées... Dans le deuxième tome nous en apprenons un peu plus sur le passé du héros, et sur sa hantise des monstres. Une explication qui ma foi se tient pas mal, au cœur d'un opus qui laisse un peu plus de respiration à l'histoire.

Le troisième tome clôt l'histoire, et je dois avouer que je reste sur ma faim. On a sur l'ensemble de ce tome un récit de passage d'un examen pour devenir bringer ; cela se passe assez classiquement, toujours relativement sympa, et... poum, c'est la fin. Une fin torchée en même pas 20 pages, qui ne me convainc pas du tout. Il me reste deux possibilités pour l'expliquer : soit l'auteur ne savait pas quoi faire pour la suite, et a fini son histoire abruptement. Et c'est dommage, car l'univers et les personnages avaient du potentiel pour aller un peu plus loin. Soit l'éditeur a signifié à Tobita l'arrêt brutal de "Monster X Monster", alors qu'il finissait le combat concluant cet examen, et il a dû le faire en catastrophe. Et là encore c'est bien dommage...

Nikiichi Tobita a un trait vraiment intéressant, très précis, surtout sur les monstres, ce qui rend la lecture assez agréable, surtout quand on aime le genre.

Un manga court, trop court pour une fois...

Nom série  Fire Punch  posté le 03/08/2017 (dernière MAJ le 23/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un manga qui commence très très bien.

Le début est un peu difficile à supporter si l'on se met dans la peau du héros, lequel doit subir des souffrances inimaginables, mais aussi voir mourir ses proches. C'est noir, très noir, et violent. Et bien sûr, on enchaîne sur une histoire de vengeance relativement classique, mais l'auteur ne s'appesantit pas dessus, et le manga prend, dès ce premier tome, un virage narratif inattendu.

Et même plusieurs, si l'on tient compte de la rencontre avec celui qui est à l'origine de ses malheurs et de son tourment. Et encore plus avec les deux séquences et images finales...

Le tome 2 développe les suites de la rencontre de la fin du tome 1. Agni, en plus de subir des souffrances physiques inimaginables, va devoir faire avec la folie de celle qui l'oblige, quelque part, à collaborer avec elle. A côté de ça, on ne perd pas de vue Sun, qui s'était un temps accroché à notre (anti-)héros. Surprenant en permanence, ou presque.

Le dessin est assez dynamique, même s'il a ce goût d'inachevé sur les visages qui ne me le rend pas super agréable.

Intrigant, très. A suivre, donc.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 22/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge, même si le 4 me semble marquer une certaine respiration. L'intrigue semble se resserrer autour d'un trio atypique, qui prend du plaisir ensemble. L'occasion d'avoir des passages frappés du sceau de l'humour, mais j'espère qu'on va revenir plus longuement au thème principal, cette chasse au trésor pas comme les autres...

Au cours du tome 5 on y revient petit à petit, même si la "respiration" continue, et qu'on en apprend encore un peu sur les moeurs et coutumes des Aïnous et que la nature est mise en avant dans son ingéniosité et sa dangerosité.

Le tome 6 est encore très différent, avec deux sous-intrigues distinctes ; d'abord notre trio d'aventuriers devient quatuor, avec l'ajout de Kiroranke, dont on ne sait pas grand-chose. Le petit groupe arrive dans un hôtel particulier, et le récit bascule dans un mélange de L'Auberge rouge et du Silence des Agneaux. Par la suite on reste dans la "galaxie" des tatouages, avec les deux papys flingueurs qui se retrouvent en plein règlement de comptes à OK Corral dans un port de pêche d'Hokkaido... Surprenant, presque déroutant...

Et le tome 7 est encore différent, avec une ambiance un peu dans le style d'Assault on precinct 13, ou d'autres films de zombiez, par exemple. Vous l'aurez compris, nos héros se retrouvent piégés dans une maison, avec des assaillants quelque peu inattendus...

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, avec des intrigues et des circonstances très différentes dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

Le dessin est nerveux, dynamique et très agréable à l'oeil.

A suivre, forcément.

Nom série  Norbert et Kari  posté le 15/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait un moment que j'attendais de lire cette série. J'attendais de l'avoir complète, même si les albums peuvent se lire indépendamment.

Nous avons donc Norbert, Français bon teint (un râleur, quoi) qui a fui la Métropole, essentiellement à cause du bruit et se retrouve donc en Polynésie, en compagnie de Kari, un adolescent (ou un jeune adulte, on ne saura jamais) un peu plus futé que la moyenne locale.

Car il faut bien le dire, les habitants de l'atoll où vit Kari ne brillent pas par leur intelligence. C'en est même agaçant, à la longue, de se retrouver dans ce village d'Astérix des antipodes... Bien sûr, on est presque en permanence dans l'outrance, la caricature, mais parfois, c'est trop, Godard en fait parfois des tonnes. Il y a quand même quelques moments drôles, enfin si on aime l'humour pince-sans-rire. On apprend quelques petites choses, tout de même, sur la culture polynésienne, ou encore sur des faits insolites, comme la République de Minerve.

Le dessin de Godard est vif, typique du "gros nez" franco-belge, et cela lui permet de dessiner à peu près n'importe quoi.

On y retrouve toute la verve et le cynisme de l'auteur de Martin Milan, même si je l'y trouve moins mordant.

Nom série  L'Âge dur  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Max de Radiguès s'est fait plus ou moins la spécialité de croquer l'adolescence, à l'instar, par exemple, de Tito, Julien Neel ou Riad Sattouf, pour n'en citer que quelques-uns.

Et ce qui marque dans le boulot de De Radiguès, c'est sa justesse, la profondeur des personnages pour lesquels il semble avoir une vraie tendresse. C'est encore une fois le cas avec "l'Âge dur", un chassé-croisé entre plusieurs élèves d'une même classe, entre amours partagées et contrariées, cigarettes fumées en cachette, virilité parfois mal placée... C'est l'interaction entre les personnages qui en fait toute la saveur, et permet à l'auteur de rendre son récit tellement vivant, même s'il faut un peu de temps pour comprendre que toutes ces saynètes composent un puzzle narratif cohérent.

Et le style de De Radiguès, confondant de simplicité, confère une lisibilité optimale.

Très sympathique.

Nom série  Les Mémoires de Vanitas  posté le 08/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série de la créatrice de Pandora Hearts, dont la complexité et la profondeur des personnages m'avaient bien plu au départ.

Cette nouvelle série semble partie sur les mêmes bases, avec un univers vampirique "inversé" ainsi qu'une ambiance steampunk assumée. Les personnages semblent avoir aussi beaucoup de choses à nous dire. Mais curieusement je n'ai pas réussi à rentrer totalement dans ce manga. J'ai eu l'impression que cela partait dans tous les sens, que les personnages étaient plus ou moins interchangeables. J'ai même failli lâcher ma lecture en cours de route.

Reste l'arrière-plan vampirique, qui se montre complexe et varié par rapport aux poncifs du genre, ainsi que le decorum steampunk (mention spéciale au dirigeable du début). Le dessin de Mochizuki est plutôt énergique et sensuel, ce qui explique ma note au-dessus de la moyenne.

Mais je ne suis pas sûr de vouloir continuer. Espérons toutefois que la série trouvera son public.

Nom série  Pause  posté le 03/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Aaaaah Fabcaro.

Le mec qui parvient à te faire rire avec le néant. Oui oui, le néant, car l'auteur aborde ici la période qui a suivi la sortie (et le succès surréaliste) de Zaï Zaï Zaï Zaï. Cette période de sidération, où le succès te tombe dessus sans prévenir et est à deux doigts de te tuer en tant qu'auteur. Un auteur qui est tiraillé entre ses séries "de commande" (puisqu'il a repris Gai-Luron et Achille Talon, puis Blake et Mortimer -euh non attendez...), et son oeuvre plus personnelle, enfin celle où il se met en scène avec le sens de l'auto-dérision que ses fans connaissent bien.

"Pause" est donc une suite de gags sur Fabcaro lui-même, sur la création, sa famille, le succès, les femmes, le champagne, la coke... On le sent dépassé par tout ça, lui qui est un monstre d'humilité. Et on rit, on rit, à chaque page, parce que ça fait du bien de prendre une pause avec cet auteur.

Must have.

Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 03/08/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger... Au moment d'aborder le tome 6 je me suis demandé si j'allais continuer, avec la crainte que le récit pioche sans cesse dans les mêmes situations. Mais celui-ci contient un évènement crucial, sinon définitif, qui m'a permis de lire jusqu'à la fin, et d'espérer que le suite sera du même tonneau.

Le tome 7 entame donc un nouveau cycle dans l'histoire, et les choses semblent -doucement mais sûrement- se mettre en place dans le 8. L'issue est-elle proche pour Kasane et Saki ? L'écriture est toujours aussi sensible, et le dessin aussi sensuel.

Au tome 9 on nous révèle les origines de la malédiction du rouge à lèvres, avec l'histoire d'Azano. Pas inintéressant, même si on se rend compte que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement, et qu'elle se poursuit à travers les générations. Gaffe pourtant à ne pas aller trop loin ou trop étirer le sujet...

Le trait de Daruma Matsura est fin, efficace sans être remarquable. Ça se lit sans problèmes. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Platinum end  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 02/07/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cette nouvelle série l'un des thèmes chers au duo de Death Note, à savoir le droit de vie ou de mort sur autrui, qui est probablement l'un des plus grands fantasmes humains.

Dans cette nouvelle déclinaison, des anges choisissent des humains qu'ils estiment potentiellement capables de succéder à Dieu, qui a décidé de passer la main (oui, il va désormais aller boire des pastagas avec les potes tout en jouant à la pétanque). Mais bien sûr, les choix vont s'avérer diversement heureux, et les candidats à la déité plus ou moins vertueux... Le récit avance, et au bout du quatrième tome nous sommes en compagnie d'un petit groupe de candidats qui cherchent à lutter contre l'un des leurs, qui a décidé de faire le vide parmi ses congénères. Le scénario prend régulièrement des virages inattendus, j'avoue être assez accroché.

Au tome 5 nos héros sont confrontés à un autre candidat, au profil, si j'ose dire, vraiment particulier. Ses motivations sont vraiment différentes, mais pas illogiques du tout. A la fin du tome la confrontation, indécise, est d'ailleurs toujours en cours.

Le pitch est audacieux, le récit plutôt intrigant, sans toutefois être extrêmement prenant. Les auteurs réussissent toutefois à recréer cette alchimie qui a fait le succès de leur premier titre en commun, avec un dessin et une mise en scène audacieux, agréables et très lisibles.


A suivre. A noter la maquette originale de Kazé, avec des éclats de lumières sur la jaquette.

Nom série  Le Perroquet  posté le 24/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lors de ma rencontre il y a quatre ans avec Espé pour un entretien que vous trouverez quelque part sur ce site, j'avais fait la connaissance d'un personnage. Une personne à l'histoire complexe, pour qui savait lire entre les lignes de ses confidences rares, mais aussi un auteur complet en devenir. Je connaissais son travail, de ses débuts avec Corbeyran à sa série à méga-succès en passant par ses envies de faire des choses ponctuellement plus indépendantes, ou encore écrire ses propres histoires.

La première qu'il aura su porter à son terme est donc l'histoire, légèrement romancée, de sa mère, atteinte de troubles bipolaires de la pire espèce. De ceux qui peuvent détruire plusieurs vies, et pas seulement la sienne. Cette histoire, Espé a mis 19 ans à l'écrire, et un peu plus à la mener à bon port. Parce qu'elle évoque sans aucun doute les souvenirs les plus malheureux, les plus dramatiques et les plus intimes. Ceux qui vous marquent à vie. Très vite, je me suis retrouvé à éprouver une empathie énorme pour Bastien, pour sa mère, son père, pour tout leur entourage. Pour des gens qui sont confrontés à une saloperie, contre laquelle ils ne peuvent rien, ou presque.

Espé a forcément mis toutes ses tripes dans cet album. Il a bien sûr romancé certains passages, de façon à les rendre plus dynamiques. Il a travaillé sur ses ambiances chromatiques, lesquelles sont à l'avenant des sentiments qui baignent dans les séquences en question : vert pour un épisode heureux, rouge pour les crises de sa mère, etc. Bien sûr que le Perroquet du titre et de la couverture ont une signification, mais je pense qu'il ne faut pas trop s'y accrocher, c'est très bien expliqué dans les deux dernières scènes.

Espé a utilisé un graphisme plus simplifié que son trait habituel dans Châteaux Bordeaux, afin que le lecteur se sente un peu plus au diapason avec Bastien, ce garçon de 8-10 ans qui est confronté à l'horreur absolue mais n'en oublie pas d'essayer de vivre.

Certain(e)s ont trouvé la "fin" trop abrupte ? Mais... Mais la perte d'un proche EST SOUVENT ABRUPTE. Ca n'a aucun sens de râler sur le "manque de dynamisme" de cette scène. Elle est absurde, triste à en pleurer, soudaine. Point.

Espérons que cet album aidera Espé à continuer à aller de l'avant.

Nom série  Le Chant des souliers rouges  posté le 19/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien aimé le début de cette série...

Elle conte comment deux adolescents, aux envies contrariées, échangent leurs chaussures, et leurs destins qui en sont chamboulés. C'est fin, délicat, les choses sont dites de façon allusive, dans une atmosphère un peu diaphane, un peu rêveuse, avec un soupçon d'humour... J'aime ça.

Côté visuel, Mizu Sahara donne un aspect un brin pleurnichard à ses personnages désenchantés, un côté elfique aussi avec ces visages un peu aprticulkiers, mais cela ne gêne pas la lecture...

Curieux de lire la suite, en espérant qu'elle ne tire pas sur la corde du sentimentalisme.

Nom série  Green Mechanic  posté le 19/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, voici donc le premier tome d'une jeune lauréate d'un tremplin manga organisé par Ki-oon...

Yami Shin signe donc en tant qu'auteur complète, et les difficultés apparaissent très vite, surtout au niveau narratif. Son univers n'est pas vraiment original, il semble puiser à la source de nombreux mangas de ces dernières années. Son héroïne est poussée par une quête de son ami disparu, et fait un transfert sur un robot qui a pris -à sa demande-, son apparence... Heureusement qu'elle est télépathe, mais son pouvoir, qu'elle exerce sans sourciller sur ses adversaires ou ses interlocuteurs, ne lui permet pas d'avoir une certaine maturité... J'ai eu du mal à m'intéresser à l'histoire, que je trouve un peu fade. A côté de cela, il y a pas mal d'humour, ce qui permet d'aller au bout.

Graphiquement Yami Shin a bien digéré ses différentes influences, même si elle a besoin de travailler un peu plus les visages de ses personnages dans certaines positions. Mais elle prend des risques, c'est déjà ça. Le look "natif" de Reborn, proche de celui d'Actarus en tenue de pilote dans Goldorak, m'a fait sourire, mais il est bien foutu.

Bref, c'est joli, mais pas très intéressant. J'espère que Yami Shin saura bien développer son univers.

Nom série  Une aventure de Spirou et Fantasio par...  posté le 25/02/2006 (dernière MAJ le 16/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, cette idée de "spin-off" est la meilleure des éditeurs Dupuis depuis la création de la collection "Nescafé"... Euh "Cappuccino"... Euh enfin, le truc de café, là...
Bon, pour en revenir à nos moutons, permettre à d'autres auteurs que les "titulaires" de faire leur Spirou et Fantasio, c'est excellent. D'abord parce que c'est une série mythique, fabuleuse, qui ouvre énormément de perspectives à tous les assoiffés d'aventure avec un grand A, et aussi parce que ça nous fait encore plus d'albums avec nos héros favoris.


Tome 1 : Les géants pétrifiés
Bref, le travail de Fabien Vehlmann sur ce premier tome est de tout premier ordre. On retrouve une bonne part du cocktail d'action, d'humour et de fantaisie qu'avait si bien su doser Franquin à son époque. Vehlmann a eu l'intelligence d'ancrer ses deux héros dans des années 2000 bien plus énervées que les années 1960. On se retrouve donc avec un récit qui aurait très bien pu trouver sa place dans la série régulière. Mais...
Car il y a un MAIS. Le dessin de Yoann est tout de même un peu "juste" à mes yeux pour illustrer un Spirou et Fantasio. Ses personnages changent de visage de case en case, il a un style un peu trop "nouvelle BD" pour une série classique. C'est dommage, car faire cet album a dû lui tenir à coeur, et je pense qu'il a fait de son mieux. Ce n'est pas une question de talent, mais de style.
Mais pour le reste, c'est du tout bon.
4/5


Tome 2 : Les Marais du temps, par Franck le Gall
Voilà donc le one-shot concocté par l'auteur unanimement salué de Théodore Poussin. Frank Le Gall, grand amateur de "Tintin", qui se retrouve aux commandes d'une aventure mettant en scène son rival historique, Spirou. Mais sans chercher bien loin, il n'est que justice que l'un des meilleurs auteurs d'aventures de la maison Dupuis soit intégré à cette aventure...

Visuellement, le parti-pris de le Gall est évident : c'est un hommage aux premiers albums de Franquin, , dans les années 1950 ; Fantasio et Spip ont le look de cette époque, le côté fantaisiste du grand échalas blond étant pleinement restitué. Côté rythme, ça y ressemble aussi, les péripéties étant nombreuses mais pas précipitées (essayez de dire très vite péripéties précipitées). Visiblement l'époque contemporaine ennuie le Gall, puisqu'il situe 50% de son album au XIXème siècle, époque qui le fascine.
Cela nous vaut de belles images d'époque, avec de beaux costumes dans le Paris d'il y a presque 150 ans. Quant à l'histoire, je trouve qu'elle est assez dans la lignée de l'aventure, avec un zeste d'exotisme (éléments qui ont fait le charme et la réputation de la série), l'exotisme étant ici remplacé/représenté par un bond dans le temps. Par contre la résolution finale par un personnage... "externe" me semble plutôt hors de propos. C'est donc une intrigue qui, si elle n'atteint pas le niveau de celles de Franquin et Delporte à la grande époque, n'en demeure pas moins assez sympathique. Il faut vraiment voir ce type d'album comme une digression, une appropriation temporaire de l'univers créé par Rob-Vel par les talents d'aujourd'hui.

C'est un album plutôt agréable, sans autre prétention que de divertir tout en respectant -autant que faire se peut- les figures imposées de la série : humour, fantaisie, action...
3/5


Tome 4 - Le Journal d'un ingénu
Cette plongée aux origines du personnage est une idée plutôt bonne. Emile Bravo, que je découvre à cette occasion, s'est attaché à retranscrire l'ambiance et l'esprit de 1939. On retrouve ainsi, mais de façon un peu feutrée à mon goût, l'inquiétude qui gagnait l'Europe entière face à la montée de l'expansion nazie et les prétentions soviétiques. Une approche didactique, mais savamment délayée, ou plutôt distribuée (comme des noix de pécan dans une tarte avant de la mettre au four). Parce que Bravo, sous couvert d'amourettes adolescentes, nous présente une intrigue d'espionnage "light", mais à mon sens assez plausible, hormis l'irruption de deux ou trois scènes outrageusement humoristiques. Grâce au sérieux de la reconstitution historique, j'ai presque eu l'impression, par moments, de lire un album réalisé à cette époque (la couverture "rétro" de l'album n'est pas étrangère à cette impression). Mis à part le baiser de la jeune employée de l'hôtel, qui ne serait probablement pas passé dans une publication "jeunesse" de l'époque.
J'ai passé un bon moment de lecture, pas autant toutefois qu'avec le tome précédent, qui pour moi est le meilleur pour l'heure.
3,5/5.

Tome 5 : Le Groom vert-de-gris
Un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la série. Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio.
3/5.

Tome 6 : Panique en Atlantique
J'ai été surpris par ce duo d'auteurs, car cela me semblait au départ incompatible avec l'univers de Spirou et Fantasio. Et après la lecture mon avis n'a pas vraiment changé, mais maintenant, je sais. En effet je n'apprécie pas trop le trait de Fabrice Parme, trop anguleux, trop naïf, bref un peu insuffisant pour les canons de la série-mère. J'ai trouvé la plupart du temps les personnages fades, impavides, sans saveur ni épaisseur.

Et le scénario n'a pas fait grand-chose pour relever le niveau. J'ai lu une suite de péripéties sans grande cohérence, avec un intérêt narratif proche du néant, malgré l'utilisation d'un élément champignacien, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer le sujet. Même la fin me semble bien faible.

Peut-être bien le pire album de la "série", heureusement qu'elle n'est a priori pas terminée...

Tome 7 : La femme léopard
Revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- un diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. Car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus.

Tome 8 : la grosse tête
Ce one-shot a des points communs avec le tome 6, comme l'argument champignacien, le style graphique un peu trop éloigné des styles canoniques, ou encore un scénario sans véritable ligne directrice. De plus les deux co-scénaristes Makyo et Toldac, qui ne me semblent pas trop émarger dans ce genre, puisent à trop de sources (4 à 5 albums) de la série d'origine pour que leur récit soit vraiment pris au sérieux. La Bonne tête, oui, mais faire un mix avec QRN sur Bretzelburg, le Dictateur et le champignon et plusieurs autres, c'est trop. De plus les deux personnages me sont apparus comme antipathiques, ou plutôt insupportables de bout en bout. On désacralise, certes, mais là on n'est pas loin de la trahison pure et simple... On a aussi droit à des bouts de La Vallée des Bannis et de La Zizanie (oui, l'album d'Astérix), sans en avoir la profondeur narrative...

Quant au dessin de Téhem, s'il convient bien à des séries enfantines humoristiques, je le trouve trop décalé ici...


Tome 10 : La lumière de Bornéo
Cet album est assez, voire très différent des autres. Pour beaucoup, Spirou et Fantasio, c'est l'aventure à l'état pur, avec des personnages forts, qui peuvent aussi avoir des blessures, des fêlures. Mais c'est aussi une série humaniste, une valeur souvent présente en filigrane ces dernières années, mais que Franquin a tout de même beaucoup exploité. C'est cette veine que Frank Pé a voulu explorer, lui qui avait ce projet en lui depuis des années. Il s'est fait aider par Zidrou, dont la fibre humaniste n'est plus à prouver (regardez la liste de ses derniers albums...) pour mettre tout cela en forme.
Tous deux font donc une référence directe à l'un des récits les plus remarquables de Franquin, "Bravo les Brothers", en mêlant adolescence, art et... champignons. Je dois avouer que cette intrigue, qui met en scène le Comte de Champignac et ses amis scientifiques, m'a laissé circonspect. Elle peut se lire totalement indépendamment de l'intrigue principale. J'ai un peu eu l'impression d'une "commande" de l'éditeur pour que Pacôme apparaisse, ou d'une envie de Zidrou, mais ce récit est tellement anecdotique qu'il semble n'être là que pour faire un nombre de pages particulier.
Pour en revenir au récit principal, c'est dense, émouvant, intrigant... Du pur Zidrou. Graphiquement on connait les qualités de Frank Pé, et son style s'applique particulièrement bien dans cet univers, même si j'aurais aimé encore plus de planches avec des animaux et la nature. Les deux auteurs se sont même permis une séquence un peu coquine avec le badinage de Spirou et sa prof de peinture, puis la bouteille de champi-agne de Champignac...

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