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Nom série  Le Chant des Stryges  posté le 18/04/2002 (dernière MAJ le 28/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc la dernière-née des séries-culte de la bande dessinée, réalisée par l'un des scénaristes les plus prolifiques de sa génération, Corbeyran, et un des dessinateurs les plus doués, Guérineau ; tous deux avaient fourbi leurs armes avec L'As de Pique, déjà porteur de promesses, mais ils ont atteint avec Le Chant des Stryges un palier difficile à franchir. Fortement en phase avec l'air du temps (notamment la série X-Files, filiation que revendiquent les auteurs) et détonateur de toute une génération de jeunes auteurs, ce grand oeuvre époustoufle par son découpage très Cinéma, ses personnages diablement bien campés (mention spéciale à la vénéneuse et mystérieuse Debrah) et sa trame dont les fils sont noués avec une précision diabolique.

On nous donne (car je ne peux voir ça autrement que comme un don) l'occasion de découvrir un thriller à couper le souffle, des scènes purement jouissives, en même temps qu'une réflexion sur la place de l'homme face à ses démons. Nos peurs ancestrales sont-elles vraiment parties dans l'au-delà ? Un pacte avec le diable permettrait-il de régner sur le monde sans avoir à rendre compte à ses débiteurs ?

Les auteurs, au demeurant fort sympathiques, ne sont pas vraiment étonnés par la lame de fond qu'ils ont suscité, et la suite, qui est finalement longue (3 cycles de 6 tomes), risque de lasser pas mal de lecteurs de la première heure. Les postures, les alliances se font et se défont, et certains personnages secondaires ne sont pas forcément utiles, même si la fin du tome 16 apporte des changements notables, et de nouvelles apparitions intrigantes. Je pense aller jusqu'au bout de la série tout de même.

Nom série  Je veux un bébé tout de suite !  posté le 28/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série de gags sur une femme qui veut devenir maman...

Rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous, sauf que Juliette Merris, si c'est bien d'elle qu'elle parle, a éprouvé des difficultés physiques pour y arriver. Elle intègre donc cette dimension, le parcours médicalement assisté, à ses gags, qui ont le mérite d'être à peu près différents sur la longueur d'un album. Un deuxième serait bien sûr de trop.

Graphiquement, ça ressemble à ce que fait Pénélope Bagieu, en un peu plus simplifié parfois. Ça a le mérite d'être très lisible.

A réserver aux amateurs et trices de ce genre d'histoire, même si l'ensemble est très actuel.

Nom série  Magasin général  posté le 25/06/2006 (dernière MAJ le 27/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
2 ans après la sortie du dernier tome de Peter Pan, voici donc le nouveau projet de Régis Loisel. Un projet encore différent de ce qu'il a fait auparavant, puisque "Magasin général" est une chronique rurale, prenant pied dans un petit village québécois entre les deux guerres. Et surtout, un projet réalisé à quatre mains avec son compère Jean-Louis Tripp, autant au scénario qu'au dessin. Alors qu'on pensait que Loisel était l'exemple même de l'individualisme, il surprend son monde en réussissant son osmose avec Tripp pour ce projet. Car on peut parler véritablement d'osmose. Entre le trait "jeté" de Loisel et l'encrage inventif de Tripp, les auteurs ont réussi à trouver un style médian, qui se nourrit des qualités de chacun.

Le charme opère presque totalement avec cette histoire. Dans le Nouveau-Monde, beaucoup de villages isolés ne vivaient qu'autour de leurs magasins généraux. Mais d'habitude, nous les Européens, nous ne voyons ça qu'au travers de séries comme La Petite maison dans la prairie ou d'autres, un peu mièvres, faites au Québec. Et en général on se moque de leur accent. L'avantage d'une BD, c'est qu'on n'entend pas les personnages. Ce qui n'empêche pas Tripp et Loisel de retranscrire de belle façon la faconde et le langage fleuri des Québécois, au travers d'expressions bien choisies, mais aussi l'esprit un peu coquin, goguenard si propre à nos cousins.

Le résultat ? Une BD d'une extraordinaire fraîcheur, qui parvient à rendre passionnante une histoire pourtant assez banale, sublimée par le talent de deux auteurs en état de grâce. Et une fin qui respecte les canons de la série : magnifique.

Nom série  Les Divisions de Fer  posté le 05/10/2014 (dernière MAJ le 27/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'étais curieux de voir ce que la rencontre de deux princes de la BD de divertissement allait donner. Sur une série-concept, sur un genre déjà arpenté par Toulhoat, à savoir l'uchronie rattachée à la seconde guerre mondiale. Des chemins déjà balisés donc.

Mais les deux compères s'en donnent à coeur joie. Le dessinateur me semble progresser à chaque album, et ici il me semble proche de la maturité, tout en gardant un trait caractéristique, fait de nervosité et de dynamisme. Son travail sur les couleurs est aussi très intéressant, nettement plus nuancé que dans Block 109. Dommage qu'il ne travaille pas sur les autres albums de la trilogie, mais il en assurera les couvertures, procurant une unité à l'ensemble.

Jean-Luc Sala, lui, continue dans cette veine légère qui a fait son succès et son identité. Certes, ce premier tome n'est pas d'une complexité hallucinante, mais il permet de poser les bases d'un univers au minimum excitant. Et puis il y a aussi la volonté de s'ancrer dans la réalité, avec le personnage d'Eisenstein, par exemple.

Le second tome me semble plus dense que le premier, curieusement, peut-être parce que Sala n'a pas besoin d'installer son univers cette fois-ci, et qu'on entre de plain-pied dans l'action. Une histoire relativement classique, mais plutôt bien menée, j'avoue avoir été un peu chagriné que l'heure du sommeil vienne scinder en deux ma lecture. Et j'avoue que la dernière planche m'a beaucoup plu, avec cette ellipse narrative de premier ordre. Le travail d'Afif Khaled est de grande qualité, seuls les visages des personnages japonais (si on peut parler de personnages...) m'ont semblé moins léché. la mise ne scène, le dessin, le traitement des couleurs, les designs des mekas, tout est bon.

Du pur divertissement. Du fub.

Nom série  Les Fondus du vin  posté le 23/08/2013 (dernière MAJ le 17/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je me demande pourquoi cette série n'est pas sortie plus tôt dans cette collection des Fondus, car elle est tellement évidente...

Les Fondus du vin de Bordeaux :
Cazenove s'est une nouvelle fois associé à Hervé Richez, patron des Editions Bamboo, oenologue de premier plan, pour concocter ce nouveau cru, aux douces senteurs de Gironde. Si l'appellation est noble, il n'en reste pas moins que le nectar est liquoreux, parfois lourd, souvent plaisant, grâce à des nuances et une robe parfaitement synthétisées par Péral, l'un des meilleurs techniciens de cave de la franco-belge.

Les Fondus du vin de Bourgogne :
Comme ils l'ont fait pour les vins de Bordeaux, les Fondus vont aussi nous parler de leur passion pour le vin de Bourgogne, l'autre vignoble majeur français.

Et cette fois-ci, si le ton est moins élevé, si la poésie est plus terre-à-terre, le résultat n'en est pas moins de qualité, puisqu'une fois encore les deux co-scénaristes ont mis le meilleur d'eux-mêmes (et de leurs papilles) pour nous livrer des gags sans prétention autre que de donner envie aux lecteurs de découvrir de plus près le vignoble bourguignon. Et le pari est réussi, c'est sympathique, on en apprend (quand même) un peu sur la vinification, la dégustation, le vignoble lui-même, d'autant plus qu'il y a un petit dossier en fin d'album.

Le dessin est cette fois assuré par Serge Carrère, autre bon représentant de la BD "gros nez" franco-belge, qui compose des pages plaisantes à lire.

Avec les Fondus du vin des Côtes du Rhône, Olivier Saive revient aux pinceaux, et nous propose de nouvelles aventures de Thierry et ses amis. L'accent est clairement mis sur les mariages gustatifs des vins avec les plats que les Fondus dégustent. certains crus sont mis en avant, comme les Beaumes-de-Venise, le Tavel, avec un petit focus sur le rosé, spécialité du coin. Et comme toujours, un dossier très intéressant en fin d'album, réalisé par un journaliste spécialisé en oenologie.

Sympathique. A déguster, mais avec modération, comme toujours.

Nom série  Merci  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c'est vrai qu'on est dans une histoire réaliste, mais quand même très gentillette la plupart du temps. J'imagine par exemple que les juges pour enfants, s'ils ont de bonnes capacités en psychologie et pédo-psychiatrie, ne sont pas toujours aussi conciliants avec les jeunes délinquants, même si en l'occurrence ce qu'a fait merci n'est vraiment pas méchant.

L'histoire est plaisante, les personnages finalement tous sympathiques (comme le détaille le "5 ans après" de la fin), et la critique, si elle est bien actuelle, n'est pas trop féroce, tout en restant fine. Du Zidrou tout craché.

J'aime bien le boulot d'Arno Monin, plus clair et moins brut que sur L'Enfant maudit et L'Envolée sauvage. Pour toucher un public plus large, probablement, et c'est payant, car les planches sont vraiment sympathique.

Bref, une lecture sympathique, autour d'une légère critique de la société actuelle.

Nom série  Ceux qui me restent  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'album commence avec les jours heureux de Florent. Ils débutent avec son départ précipité en Angleterre pour retrouver Jenny, celle qui a su faire battre son coeur intensément. Ils s'arrêtent le jour où il enterre cette même Jenny, plusieurs années plus tard. Son chagrin est immense, et il ne fait qu'augmenter lorsqu'il perd leur fille, Aurélie, sur le ferry qui les ramène en France...

On ne découvrira que plus tard ce qu'il s'est véritablement passé, et la colère d'une petite fille qui ne s'éteindra que 30 ans plus tard, lorsque la vie et la maladie joueront un méchant tour à cette famille qui avait pourtant tout pour être heureuse.

Mais le véritable sujet de l'histoire est la maladie d'Alzheimer, et nous sommes pendant les trois quarts de l'album dans la tête de Florent, qui en souffre, et qui se retrouve bien confus avec le passé et le futur qui s'entrechoquent dans sa tête, et ces moments-clés qui fusionnent. Le travail de Damien marie sur ce sujet difficile est pour moi bien mené, et le désordre que peut amener la narration dans la lecture est essentiel à la bonne compréhension du sujet.

Le choix de Laurent Bonneau me semblait plus discutable au sujet du dessin. Parce que ses planches ressemblaient plus à des croquis qu'à quelque chose de plus maîtrisé, mais par la suite, au fil de la compréhension du sujet, cela me semblait vraiment judicieux, l'irrégularité de l'encrage reflétant bien celle de l'esprit malade de Florent.

Au final, une lecture très émouvante.

Nom série  Mascarade  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mascarade, le dernier album de Florence Magnin, contient toutes les qualités et tout les défauts de son auteure...

Au rayon des défauts, on retrouve des motifs qu'elle affectionne : l'adolescence, le passage -réel ou métaphoriques- entre deux mondes, l'omniprésence de la nature... Un manque d'originalité par rapport à ses albums précédents donc. Autre petit défaut : une narration labyrinthique, un peu ampoulée, qui oblige le lecteur à bien prendre son temps pour la lecture de ce gros pavé (240 pages).

Mais ces défauts sont également générateurs d'énormes qualités : Florence Magnin, qui gère ici le scénario également, laisse libre cours à son imagination, et provoque l'admiration de ses qualités graphiques : des paysages vertigineux, enivrants, des personnages travestis et souvent difficiles à saisir, et le temps passé par le lecteur sur les planches lui permet d'apprécier à leur juste mesure sa beauté, son élégance et sa finesse.

Et Mascarade, c'est aussi l'histoire d'une belle amitié, d'une adolescente qui refuse peut-être de grandir...

Attention, c'est du gros, mais c'est du bon.

Nom série  Le Petite Sirène (Pouss' de Bamboo)  posté le 14/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La petite Sirène est l'un des contes d'Andersen les plus tristes que je connaisse. Malheureusement la machine à édulcorer disneyenne est passée par là et a marqué pas mal d'enfants de ma génération. Il est temps de revenir aux bases avec cette nouvelle adaptation, même si le but n'est pas, bien sûr, de rendre les enfants tristes avec sa fin si terrible.

Seulement, comme Ro, j'ai été déçu par le mode de narration ; j'ai eu du mal à transformer en mots la transaction entre la sirène et la sorcière, peut-être qu'un peu de simplification dans l'utilisation des symboles aurait fluidifié ce passage. C'est dommage car les trois quarts sont agréables et linéaires. Par contre la fin... Incomplète la fin.

Le dessin de Stefano Turconi est élégant, je l'aime bien sur Fantaghenna et Camomille et les chevaux, mais là je le trouve un peu trop travaillé pour de la BD jeunesse. La couverture, par contre, est magnifique.

Peut-être l'un des titres les plus faibles de la collection.

Nom série  La Petite Poule Rousse  posté le 14/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa cette adaptation...

J'ai surtout apprécié le côté très "cinématographique du découpage, l'ensemble des cases se succédant dans un laps de temps très court au regard de l'histoire. j'avoue que je ne connaissais pas vraiment celle-là, cette lecture a été l'occasion de me la remettre en tête. Encore une fois c'est très accessible, facile à suivre pour les jeunes enfants.

Le boulot réalisé par Julien Mariolle sur le dessin et les couleurs est très agréable, très clair, et la palette de couleurs rend le tout fort plaisant.

Je valide.

Nom série  Blood Parade  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 14/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Assez déçu par cette série.

Surtout par l'histoire, qui se révèle assez plate, et sans surprise. Les gens ne sont pas ce qu'ils semblent être, les alliances changent et ceux qui doivent mourir, finalement pas. Restent les attributs des vampires, qui changent un peu du tout-venant. Dans le tome 2 une vieille connaissance, qui aurait dû elle aussi mourir, réapparaît, et repart presque aussi sec. L'auteur entrouvre des portes, mais ne les exploite absolument pas, comme ces douze apôtres dont deux restent dans l'ombre. Ce serait frustrant si on n'avait pas déjà perdu tout intérêt pour les vagues trois personnages qui composent le récit.

Graphiquement c'est assez joli, mais les scènes d'action sont assez peu lisibles, l'auteur abusant des trames. Les personnages ont un curieux air très allongé, surtout au niveau des jambes et des bras. Il y a un peu de fan-service, mais pas de quoi fouetter un chat.

Au final, c'est d'une grande mièvrerie, et les rares références qui auraient pu allumer un quelconque intérêt sont tout de suite étouffées...

Franchement bof.

Nom série  Ad Astra  posté le 16/03/2014 (dernière MAJ le 14/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La nouvelle série historique de ki-oon se déroule à l'époque de la République romaine, au 2ème siècle avant JC, à l'époque où Rome est menacée par l'avancée inexorable de Hannibal.

Tout ce qu'on peut en attendre est présent dans ce seinen : le souffle épique, les personnages à dimension légendaire, les scènes de combat spectaculaires. Il y a de quoi en prendre plein les yeux. Les tomes sont copieux, et la maquette impeccable.

Sur le plan graphique Mihachi Kagano mise beaucoup sur les personnages, et en particulier les visages et les regards, visiblement reflet de l'état d'esprit des personnages. Les scènes de combat, si elles ne sont pas légion dans le premier tome, sont plutôt pas mal foutues. Le point faible est par contre les animaux, représentés ici par les chevaux et les éléphants, qui manquent de maîtrise. Ce défaut s'améliore dès le second tome.

Le second tome nous raconte en détail une bataille mettant aux prises l'armée romaine et celle de Carthage, et permet de mesurer les forces et les faiblesses tactiques de l'une et de l'autre. C'est très bien raconté, on ne peut lâcher le bouquin avant de l'avoir terminé, même si on passe un peu abruptement du champ de bataille aux travées du sénat romain, lors de la prise de pouvoir d'un représentant du peuple.

Le troisième propose de nous montrer la confrontation tactique entre les deux armées, la terre brûlée d'un côté et les vaches enflammées de l'autre. La bataille de Callicula est ainsi assez marquante... On voit relativement peu Scipion dans ce tome, sinon vers la fin, pour analyser l'arrivée au pouvoir d'un deuxième dictateur. Son histoire personnelle est aussi rapidement évoquée.

Dans le quatrième, nous avons la fin de cet affrontement, ou plutôt la non-fin, avec une large place laissée à la stratégie de guerre. la fin se concentre sur Rome, avec la bataille pour les places de tribuns données aux plébéiens et au patriciens... Un tome un peu en-deça des précédents, sans doute à cause de cet intermède urbain...

Attention, malgré la recommandation du magazine Historia, il faut savoir que l'auteur a pris des libertés avec la réalité historique, ou du moins ce que l'on en connaît. Mais il l'avoue lui-même dans sa postface, qui comporte des mini-notices biographiques concernant ses protagonistes. Faute avouée...

C'est plutôt bien fait pour l'heure, je continue l'aventure.

Nom série  Kid I Luck !  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 13/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteur de Run Day Burst (entre autres) revient avec une nouvelle série courte, où le maître mot est l'humour.

En effet, pour aider sa meilleure amie qui se cloître chez elle après une agression, une terreur du lycée décide de devenir... un gros rigolo, mais pas n'importe lequel : le meilleur. Bien sûr ses capacités intellectuelles limitées vont amener des situations... grotesques, mais aussi permettre à Kinjiro de se révéler à lui-même, avec l'aide d'un génie de l'humour.

Dit comme ça, le scénario paraît bien léger. Et il l'est, mais contre toute attente Osada réussit à susciter l'intérêt chez le lecteur, en variant les situations, en ajoutant une pincée d'émotion aux situations parfois cocasses que nécessite la quête de Kinjiro. Dans le deuxième tome, j'ai l'impression que l'histoire patine, malgré la "progression" du héros dans sa quête de l'humour drôle... Ça reste agréable ceci dit.

Côté dessin c'est loin d'être classique ; Osada lorgne par moments vers le franco-belge, en simplifiant parfois son trait, mais il garde tout de même une grande expressivité et un sens de la mise en scène impeccable.

A suivre, tiens.

Nom série  City Hall  posté le 15/06/2012 (dernière MAJ le 13/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est bien dans l'air du temps.

Elle mêle en effet plusieurs genres, du fantastique essentiellement dans un decorum steampunk. On y retrouve des personnages typiques de l'époque victorienne (qui ne feraient pas tache dans la collection 1800 de chez Soleil), avec des biographies fantaisistes (Verne serait ainsi bien plus âgé en 1902, date de l'intrigue). En fait, si on regarde bien, le steampunk le dispute à la dystopie, presque plus rien n'est logique en termes de placement chronologique, mais c'est assumé, donc ce n'est pas un problème . Le principe de la création par l'écriture est intéressant, mais je trouve qu'il n'est pas encore très bien utilisé, ou pas assez. Dans le second tome non plus, du reste, cela n'est utilisé qu'à la fin. A noter que cela place "City Hall" dans une parenté avec Death Note.

Dans le second tome de nouveaux personnages célèbres font leur apparition, sans toutefois apparemment rester dans l'entourage de nos trois jeunes enquêteurs... Tout ceci dans le but, j'imagine, de brouiller les pistes concernant la véritable identité de Lord Black Fowl. La révélation survient dans le tome 3, et ma foi c'est pas mal amené, et une dimension supplémentaire s'ouvre, légitimant un second cycle dont le début nous est donné en bonus à la fin de ce tome. Les deux auteurs sont désormais attendus au tournant.

Devant la demande pressante des fans, un deuxième cycle a été initié. Et il s'avère au moins aussi punchy que le premier. Rémi Guérin emmène ses héros sur d'autres terres, leur faisant rencontrer d'autres figures de l'époque victorienne, tout cela dans une intrigue bien liée à la première. Il y a en plus l'aspect compte à rebours qui amène une nouvelle dimension. De plus les auteurs ont encore de la ressource en termes de clins d'oeil aux univers geek, puisqu'on va croiser Le Visiteur du Futur, le Dernier Bar avant la fin du monde (lieu hype et geek sur Paris)... Ça rigole bien

Le tome 5, le second du deuxième cycle, me semble être un tome de transition, il ne s'y passe pas grand-chose ; par contre plusieurs personnages au potentiel fort intéressant font leur apparition, tandis que le pauvre Harry se trouve dans une situation de plus en plus difficile... Dans le tome 6, certains masques tombent, et d'autres personnages -encore- apparaissent. La sauce est donc rallongée, même si je ne comprends pas trop pourquoi ces robots interviennent...

Ainsi Rémi Guérin a-t-il vous lu faire un "manga", et cette série y ressemble fortement, du fait de la pagination élevée, du style de dessin (Guillaume Lapeyre étant l'un des plus dignes représentants de cette mouvance -mais je vais y revenir), de ce côté un peu foutraque dans les éléments historiques. Par contre c'est publié (et probablement réalisé) dans le sens "occidental" de lecture.

Guillaume Lapeyre donc, en plus d'être beau (private joke), prouve ici qu'il est arrivé presque à maturité dans son style shônen, je trouve même qu'il a plus de maîtrise que nombre d'auteurs japonais qui émargent dans le genre. En tous les cas il me semble avoir plus de caractère ; c'est peut-être dû au métissage, car outre une mise en scène qui revient de temps en temps à la franco-belge, j'ai aussi discerné un poil de comics. Vous me direz qu'il y a plus de poils dans le comics que dans le manga, mais c'est un autre débat.

Un vrai plaisir de lire ce "manga à la française".

Nom série  Le Silence de Lounès  posté le 10/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Baru n'est jamais aussi bon que lorsqu'il dépeint la société, et surtout les inégalités qu'elle génère, notamment en raison de la couleur de peau.

Et même lorsqu'il ne dessine pas, ce qui est rare, il arrive à entraîner dans son sillage des auteurs valeureux et motivés. C'est visiblement le cas avec Pierre Place, dont le style graphique est assez proche de celui de son scénariste, et qui, même si son style est un peu raide par moments, parvient à gommer ses petits défauts par une belle mise en scène.

Le fond de l'histoire, quant à lui, est la mise en miroir de deux hommes père et fils, qui ont failli se perdre dans des conflits plus ou moins armés, et qui réagissent de façon opposée à leurs histoires respectives. Une belle histoire, plutôt bien "écrite dans l'ensemble, bien que manquant un peu d'émotion, je trouve.

Seul petit bémol, le va-et-vient un peu trop fort entre les deux époques. Par contre je n'ai pas vu venir la toute fin, nettement moins heureuse qu'on n'aurait aimé qu'elle soit.

Une belle lecture, sur un album qui est peut-être passé un peu inaperçu...

Nom série  Munch  posté le 08/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, très bel album, dont la lecture prend du temps. Non seulement il comporte près de 300 pages, mais il est très dense, et incroyable sur le plan graphique, puisqu'une immense majorité des dessins a été réalisée à partir des oeuvres de Munch, dont Steffen Kverneland est un passionné.

Un passionné qui se met en scène dans son album, en train d'effectuer des recherches ou échanger des impressions avec ses amis auteurs. Car Munch est un artiste dans la plus grande tradition des romantiques, sa vie est juste incroyable avec des histoires d'amour qui finissent mal, des amitiés fulgurantes et tragiques, une histoire artistique troublée, entre adulation et stigmatisation extrême. On l'a même soupçonné de sorcellerie...

L'aspect visuel du bouquin est un choc à lui seul. S'inspirant des oeuvres de Munch, qui écrivait beaucoup en plus de peindre, il utilise plusieurs styles, allant du surréalisme à l'imitation photographique, en passant largement par la caricature. On pourrait passer des heures à contempler certaines pages, qui reprennent des tableaux plus ou moins célèbres de Munch, dont le célèbre le Cri. Au passage l'histoire réelle de ce tableau nous est dévoilée.

C'est vraiment très très fort, et je salue le travail des Editions Nouveau Monde qui ont osé traduire du Norvégien et adapter cette BD qui a gagné de nombreux prix dans son pays d'origine.

Nom série  Max et Bouzouki  posté le 04/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Max et Bouzouki" est, depuis une dizaine d'années, une série jeunesse très populaire en Belgique. Dans les livres, des petites BD et des récits illustrés, des jeux... Pour ouvrir la série aux primo-lecteurs attirés par la BD, les Editions Kennes en ont fait une série de gags. Un tome est sorti, un second est prévu en 2015.

On y voit une famille qui ressemble (un peu) à celle de la série Boule et Bill, avec cette famille à enfant unique et ce chien roux. Grosse différence, Bouzouki doit bien faire 50 kilos de plus que Bill

L'humour installé par Falzar est simple, mais très facile d'accès. Les gags sont d'une grande clarté, les primo-lecteurs devraient en comprendre la plus grande partie sans avoir besoin d'aide. Il faut dire que les dessins de David Evrard, également connu sous le surnom d'E 411, sont expressifs et agréables à l'oeil, allant à la simplicité dans la composition.

Une belle réussite pour la tranche d'âge visée.

Nom série  Ma vie de papa  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la foulée de In Vitro Veritas et Alea Gesta Est, Lapuss' continue à mettre en scène sa vie de famille dans ce nouveau chapitre, qui raconte ses premiers mois de père. Des premiers mois où sa maturité est fortement battue en brèche, où l'angoisse -et même la panique -naît au moindre hoquet de son enfant, où il se retrouve enseveli sous différentes sécrétions enfantines.

Comme toujours, c'est drôle, irrévérencieux, auto-dérisoire, inconséquent, mais du coup fortement recommandé. Les gentils papas s'y reconnaîtront forcément, et les autres se paieront une bonne tranche de rire devant les couillonnades de l'auteur belge.

Lequel utilise toujours son style "gros nez", très dépouillé (le plus souvent seuls les personnages apparaissent, sans cases. Efficacité maximale avec les dialogues et les situations.

Nom série  La Vie compliquée de Léa Olivier  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l'instar de L'Incroyable Histoire de Benoît-Olivier, cette série est l'adaptation d'une série de romans publiés au Québec, un patrimoine encore peu exploité en France. Mieux, il s'agit d'une véritable "Bible" pour les adolescentes entre 9 et 15 ans.

Et Didier Alcante signe donc cette adaptation, avec pour commencer le départ de la provinciale Léa pour Montréal, loin de ses amis d'enfance et surtout de son petit copain... Tout comme dans la série précédemment citée, ce qui frappe à la lecture de cet album c'est sa vraisemblance. Les adolescents sont traités avec justesse, sans bienveillance excessive ou moquerie facile. Léa a 14 ans, ce n'est pas une adulte mais elle ne joue plus à la poupée. Elle essaie de garder une place dans son coeur pour son petit ami, mais l'adage dit bien "loin des yeux, loin du coeur"... Face à elle, plusieurs personnages assez nuancés, si on écarte la peste de service. Qui j'imagine changera de posture par la suite.

Le tout est réalisé dans une ligne claire très nette par Ludo Borecki, dont le trait se rapproche un peu de ce que faisait Jean-Marc Krings pour Violine, surtout pour les visages. C'est propre, carré, avec de chouettes couleurs de Johan Pilet.

J'espère revoir rapidement Léa.

Nom série  L'Incroyable Histoire de Benoît-Olivier  posté le 28/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très sympathique cette série jeunesse venue de chez nos cousins les caribous...

Au départ je pensais qu'il s'agissait d'une série jeunesse comme on en voit tant, avec des gags d'une page, des vannes récurrentes, et... en fait, non. Benoît-Olivier a 13 ans, est secrètement amoureux de sa meilleure amie, et aimerait avoir un chien pour son anniversaire. Mais bien sûr, il va avoir... autre chose, ce qui va l'embarquer dans de drôles d'histoires. En fait tout le tome est une seule aventure, ou du moins un seul récit, qui se pose avec un certain réalisme, même si les situations décrites sont parfois très drôles. mention spéciale à la scène où un gamin, pour s'essuyer le visage aspergé d'urine de mouffette, utilise de la neige où une autre personne a préalablement vomi... Cela reste toutefois dans les limites du crédible, et j'avoue m'être bien marré en lisant certaines situations.

Et puis il ne faut pas oublier cette savoureuse langue québécoise, avec ses expressions fleuries qui sont traduites, ou plutôt expliquées en fin d'album, un vrai plus, même si après Magasin général on commence à en comprendre certaines.

Alcante s'est adjoint les services graphiques de Steven Dupré, artiste polymorphe de la franco-belge, qui fait de l'excellent boulot sur Midgard et Kaamelott.

Bref, une chouette BD jeunesse, à recommander aux pré-ados

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