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Nom série  Rôles de composition  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa cette petite histoire d'amour entre filles... Noémie était pourtant bien installée avec sa copine, mais l'arrivée dans son radar d'une blonde allemande va tout changer...

Jimmy Beaulieu, encore peu connu sous nos cieux hexagonaux, nous propose donc une chronique sentimentale toute en douceur, mais sans naïveté, avec un triangle amoureux plutôt sympathique. J'ai bien aimé la conclusion, après que Noémie ait connu un autre tournant dans sa vie, qui ne lui a pas donné envie de revenir à sa situation précédente.

Son dessin est très expressif, malgré un côté ligne claire assez prononcé, et s'exprime totalement dans une bichromie à tonalité changeante : rouge, violet, vert... Les décors sont parfois spartiates ou carrément effacés, pour laisser toute la place aux dialogues et aux émotions.

Belle découverte.

Nom série  Le Porteur d'histoire  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de cerner cet album, tant il est complexe. Adapté d'une pièce du comédien et dramaturge Alexis Michalik, il nous propose de suivre un certain Martin Martin, héritier d'une histoire méconnue et prestigieuse à la fois, sur les traces de cette histoire.

Le récit est dense, il saute d'une époque à une autre, entre le 3ème siècle après JC, les années 1820 et le XXIème siècle, entre Algérie, Terre Sainte et Meuse. Malgré cette instabilité on ne s'y perd pas, grâce à un fil conducteur, Martin qui raconte son histoire à une Algérienne et sa fille. C'est virevoltant, parfois brillant, souvent passionnant, avec ses petites anecdotes historiques et culturelles qui parsèment le récit. A se demander, d'ailleurs, si tout cela n'est pas vrai...

C'est Christophe Gaultier qui s'est chargé de l'adaptation narrative et graphique, et on sent qu'il s'est beaucoup investi dans cet album : il s'attache à rendre les transitions compréhensibles, à servir le scénario par un dessin plutôt clair, dans son style assez caractéristique. C'est vraiment fort agréable à lire, je recommande.

Nom série  La Présidente  posté le 09/11/2015 (dernière MAJ le 08/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si Marine Le Pen gagnait la Présidentielle de 2017 ?

C'est sur ce postulat, franchement anxiogène en ce qui me concerne, que François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle, a construit son récit. Celui-ci a l'avantage d'être, sinon complet, d'une synthèse intéressante. Nous avons ainsi un rapide rappel de l'ascension politique du Front National, qui n'avait quasiment pas d'existence jusqu'au début des années 1980, jusqu'à 2015, en passant par le "pic" à la présidentielle de 2002.

Une fois que MLP passe au pouvoir, Durpaire nous montre donc comment elle et son parti vont composer le gouvernement (avec des surprises et des semi-surprises) puis investir les différents domaines : activité économique (avec sortie de l'Euro), politique d'immigration (avec fermeture des frontières et "priorité nationale" sur les offres d'emploi...), relations étrangères (qui se réduisent à du copinage avec la Russie)... Il manque la politique environnementale, la culture, la justice, l'éducation nationale, l'agriculture... Sans doute par manque de place, même si l'album comporte 150 pages. On voit donc le FN appliquer petit à petit son programme liberticide, le pays se trouvant dans une impasse politique en l'espace d'environ 9 mois, et une alternative encore plus effrayante.

Parallèlement nous sommes dans une cellule familiale recomposée, avec une grand-mère ancienne résistante, qui a recueilli chez elle une réfugiée d'origine sénégalaise, et ses deux petits-enfants, lesquels partagent le même dégoût pour le déroulement des évènements et vont tenter, avec leurs armes, de dénoncer et combattre le nouveau régime.

C'est Farid Boudjellal, dont l'oeuvre a toujours été traversée par la mixité culturelle et ethnique, qui se colle aux pinceaux, si je peux dire, puisque l'album est en niveaux de gris. Il émarge ici dans le photo-réalisme, au sens premier puisque son dessin est largement inspiré de clichés existants, ce qui donne un aspect un peu figé aux différentes scènes, et provoque donc un sentiment de malaise. Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette ambiance m'a un peu fait froid dans le dos, tout comme le sujet de l'album.

Trois choses m'ont cependant un peu énervé. La prétention concernant l'orthographe, puisqu'on nous indique que les extraits du programme du FN sont livrés sans correction. Il eût été de bon aloi de faire de même dans la BD elle-même, car même sans crier à l'excommunication par les extrémistes de l'orthographe, il y a des fautes un peu bêtes.

Et puis par ailleurs, imaginez ce que serait le futur, excusez-moi, mais ce n'est pas de l'uchronie (qui est une réécriture de l'Histoire, donc du passé), mais de l'anticipation...

Et troisième chose, l'appui presque systématique sur les présentateurs de BFMTV. Je comprends bien cet ancrage, puisque Durpaire a pris l'expertise de certains consultants de la chaîne (sur l'économie, les relations internationales). Mais du coup on a presque l'impression que c'est la seule chaîne d'infos qui existe et qui propose un regard d'expertise croisée. Petit intermède personnel, je pense que c'est celle qui, après TF1, pratique le plus le sensationnalisme et le populisme, alimentant nos peurs et nos haines. Fin de l'aparté.

Ceci étant précisé, il s'agit sans nul doute d'un ouvrage précieux, qui concerne notre Histoire immédiate. Espérons -mais ce n'est que mon souhait personnel- qu'il ne soit pas prophétique...

Plusieurs mois plus tard, après les tragiques évènements qui ont secoué le pays, la popularité du FN est repartie de plus belle, et nos auteurs ont remis le couvert, pour imaginer l'état de la France à la fin du mandat de Marine Le Pen. Ce n'est bien sûr pas reluisant du tout, les gens sont traqués grâce à leurs smartphones flexibles, les camps de rétention de réfugiés (je réfute le terme de "migrants") sont encadrés par des robots qui tuent au moindre geste déplacé, et des milices citoyennes dont le point commun est des têtes de cochons se constituent...

A l'approche de l'élection présidentielle de 2022, la présidente sortante se retrouve face à un représentant de la société civile, d'origine arabe et propre sur lui... Bien trop gênant... Mais son plus grand ennemi est intérieur, et le futur mandat s'annonce encore plus sombre, d'autant plus qu'un nouvel axe (et je n'utilise pas ce terme sans réfléchir à ce qu'il évoque) mondial est en train de se constituer...

François Durpaire a changé son fusil d'épaule en ne s'appuyant plus sur les media, mais sur une famille de "bons Français", qui se déchire sur toutes ces questions. Parallèlement nous avons l'histoire de cet homme dont la femme et la fille sont restées au Sénégal, et qu'il ne (re)verra probablement jamais... Pas inintéressant, mais presque anecdotique dans le processus narratif.

Si ce deuxième tome m'a semblé réalisé un peu plus dans l'urgence que le premier, il n'en contient pas moins des perspectives qui font froid dans le dos.

Nom série  S  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On m'avait dit "tiens, voilà un manga sur le badminton, ça pourrait t'intéresser..." Il est vrai que c'est le sport que je pratique actuellement, et que ça m'intéresse de plus en plus. j'ai donc attaqué la lecture de cette série courte.

Mais au fil des pages, je me suis rendu compte que le badminton n'était qu'un prétexte. Un prétexte pour décrire une amitié entre garçons, par conséquent dans le cadre d'un sport (non non, ce n'est pas du tout cliché, voyons...). Laquelle amitié va donc voler en éclats lorsque Sakuragi cède aux avances (j'utilise ce mot à dessein) du champion du lycée voisin, vieux rival du sien.

Setona Mizushiro est connue pour ses séries relevant du yaoi, c'est à dire contant des amours entre garçons. Cette série n'en relève pas, du moins pas officiellement, mais chassez le naturel, il revient au galop. Oh bien sûr, pas de situations explicites, pas de mots francs, mais lorsqu'un garçon explique à un autre "je voudrais que tu me prêtes ton corps", "je vais t'apprendre à faire entrer mon moi en toi", etc., cela peut prêter à confusion. On se retrouve alors dans un triangle relationnel, presque amoureux (ce que laisse entendre également la postface du premier tome) où les tensions sont légion. Je n'ai absolument rien contre le yaoi, mais je ne m'attendais pas vraiment à un soap où les personnages s'interrogent pendant des heures sur leurs sentiments...

Cette déception est renforcée par la quasi absence du badminton. Certes, on a droit à quelques scènes de matches, mais cela doit ressembler à une trentaine de pages ; sur les quelques 550 que compte la série, c'est peu. Le côté tactique ou technique est représenté par la façon toute particulière qu'a Niresaki de coacher son nouveau poulain. Et tout cela sous l'oeil quasiment absent des parents ou des éducateurs. Et que dire des personnages, un peu caricaturaux ?

Graphiquement, Mizushiro ne sort pas franchement du lot du yaoi et du shojô, et des tics morphologiques peuvent freiner la fluidité de lecture.

Bref, une belle déception.

Nom série  The Woods  posté le 11/03/2016 (dernière MAJ le 08/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une école téléportée, des élèves qui tentent de survivre, des adultes à la ramasse... Le pitch rappelle un peu celui de L'Ecole emportée, que je n'ai pas lue. On pourrait craindre cependant que ce genre d'histoire vire rapidement au mauvais récit de cinéma bis.

Mais il n'en est rien. Je me suis laissé porter par le récit, qui comporte de nombreuses surprises, et même s'il y a des incohérences, je l'ai trouvé plutôt bien porté par son scénariste, protégé de Scott Snyder (oui, celui qui préside aux destinées des super-héros DC sur grand écran actuellement). Pour revenir à nos moutons, il y a beaucoup de personnages, dont certains assez surprenants, et seule une gestion un peu chancelante de certaines transitions m'empêche d'être totalement enthousiaste.

Dans le tome 2 la population de l'école tente de s'organiser, en collaboration avec les habitants de New London. Mais les implications sont plus fortes qu'attendu, et l'amalgame ne se fait pas sans mal. Parallèlement nous plongeons dans le passé des habitants locaux, puis un bond dans le futur proche a lieu. C'est intrigant, je suis curieux de voir où tout cela va nous mener...

Le dessin est assuré par Michael Dialynas, d'origine grecque, lequel a un style demi-réaliste assez décomplexé. C'est plutôt agréable, même si la gestion des couleurs, très tranchées et très flashy, fait parfois un peu mal aux yeux.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Terminus 1  posté le 19/05/2016 (dernière MAJ le 07/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela me semblait tellement évident, la présence de Jean-Michel Ponzio dans cette collection... Il aura donc fallu l'apport de Serge Le Tendre pour que cela se fasse.

Le récit est donc solide, empreint d'aventure et de mystère, avec des personnages plutôt forts, comme le héros au parcours malin. Dans le tome 2 le récit se développe et se referme sur lui-même, pour arriver à une conclusion assez poétique, un style où Wul a déjà fait ses preuves. Bravo donc à Serge Le Tendre d'avoir respecté cette ligne.

Côté dessin c'est donc Ponzio qui officie, avec toujours cette habitude de s'inspirer de photos de personnes réelles pour construire ses personnages. Si cela marche bien dans certaines scènes, dans d'autres elles ont toujours cet air un peu figé qui peut gêner à la lecture si on feuillette l'album au hasard. Pour le reste, ses appétences à la mise en scène et aux cadrages dynamiques fonctionnent à plein. J'ai bien aimé le clin d'oeil discret à Retour vers le futur.

Je suis curieux de lire la suite et fin, comme souvent avec ces adaptations de Wul.

Nom série  Yo-kai Watch  posté le 05/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur une idée globale qui rappelle un peu les Pokémon (mais surtout pour le côté collectionnite), voici la nouvelle franchise phénomène venue du Japon. Déjà disponible en jeu video pour DS, voici donc le manga, dont la trame est la même : un préadolescent des plus ordinaires rencontre des créatures cachées qui sont responsables de tous les problèmes rencontrés par les Humains.

Il va donc s'en faire des amis, et résoudre peu à peu ses soucis, mais aussi ceux des autres, voire ceux des yokai eux-mêmes. Cela rappelle également les kami, ces esprits élémentaires dont foisonne le folklore nippon, et dont les rapports avec les humains sont faits d'un étrange mélange entre vénération, moquerie et bienveillance. Pour en revenir à Yo-kai Watch, c'est assez simpliste sans être neuneu, l'univers développé et les créatures se révèlent d'une belle diversité, même si je ne suis pas forcément fan de tous.

Le dessin est quant à lui assez dépouillé, comme les décors, pour que le lecteur (souvent un primo-lecteur) se concentre sur les dialogues et l'action. Il y a des situations tristes, d'autres franchement drôles sans verser dans le ridicule, c'est assez rare pour être souligné.

Bref, sympathique pour les plus jeunes.

Nom série  Immortal Hounds  posté le 30/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'immortalité est donc la règle dans ce monde imaginé par Ryo Yasohachi...Mais c'est une situation insupportable pour tous ceux qui n'ont pas ce don, puisqu'ils sont complètement ostracisés...

Le sujet est bien sûr la différence, sujet décliné de toutes les façons. Pas forcément d'originalité donc, mais l'univers développé est plutôt intéressant, avec notamment un personnage qui joue double jeu, avec des armes très surprenantes. Et l'organisation à laquelle elle appartient semble recéler pas mal de secrets...

Le dessin est plutôt sympathique et dynamique.

Ce premier tome est plutôt pas mal, j'attends la suite pour me prononcer plus précisément.

Nom série  L'Étrange Vie de Nobody Owens  posté le 22/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel diptyque fantastique !

Le héros est donc un enfant, sauvé in extremis des griffes d'un tueur, recueilli par la peuplade évanescente d'un cimetière voisin, sous l'égide d'un personnage étrange qui s'avère être un vampire, ou qui en a tous les attributs.

Dès lors la vie du jeune homme va en effet être traversé par l'étrangeté, entre légendes antédiluviennes, personnages hauts en couleurs, et situations surprenantes. J'avais un peu peur de me retrouver face à un récit du genre "l'histoire bizarre avec un fantôme de la semaine", mais de fait Gaiman ne perd jamais de vue le destin de son personnage principal, et boucle la boucle d'une belle manière, relayé par P. Craig Russell. Celui-ci, également dessinateur, n'est pas seul à manier les pinceaux, ils sont 4 autres, avec des fortunes graphiques diverses. je pense que je préfère le travail de Russell et celui de Kevin Nowlan aux autres.

Lu dans des conditions pas faciles, ce diptyque est vraiment très prenant. Je n'ai pas trop lu ce qu'a fait Neil Gaiman, mais la lecture de cette adaptation me donne furieusement envie de m'y remettre.

Nom série  Un tout petit bout d'elles  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sujet de l'excision est fort, sensible, c'est un véritable fléau qui ravage l'Afrique, mais pas seulement. Zidrou s'en est emparé, avec des personnages assez touchants, des situations fortes et une trame de fond plutôt bien menée.

Mais c'est un peu dommage que l'image donnée soit aussi tranchée, que les personnages secondaires ou tertiaires soient aussi caricaturaux. Vraiment dommage.

Raphael Beuchot semble étendre sa gamme stylistique sur cet album, d'un style semi-réaliste un peu maladroit à d'autre séquences franchement élégantes. c'est un peu déstabilisant, on a l'impression que deux auteurs se sont relayés sur le dessin.

Pour le reste, c'est un album franchement pas inintéressant, qui permet d'approcher ce thème difficile qu'est l'excision.

Nom série  Beyond Evil  posté le 12/08/2016 (dernière MAJ le 16/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit coup de coeur avec cette série courte publiée chez Kazé.

Nous sommes avec un lycéen qui est déjà un dur, et qui va se retrouver lié à un homme, ou plutôt une créature ressemblant à un homme, qui va lui ouvrir les portes de la perception, et utiliser son potentiel de façon explosive. Mais rien ne va se faire facilement, et le scénariste place sur la route des deux partenaires différents adversaires. On est dans une ambiance étrange, où rien n'est vraiment clair, ni sur la nature de ces créatures, ni sur ce qu'attend Viktor du lycéen... C'est intriguant, et la fin prochaine du manga risque de laisser une certaine frustration quant aux explications au compte-gouttes, d'autant plus que le tome 3 introduit une nouvelle dimension au personnage principal...

Le tome 4, conclusif, ne ferme pas tout à fait la porte à une suite. Il reste en effet plusieurs personnages principaux, et tous les enjeux ne me semblent pas résolus. Les démons n'ont qu'à bien se tenir...

Le dessin d'Ogino est quant à lui assez dynamique, on le sent motivé par cette histoire pas comme les autres...

Plutôt prenant, donc.

Nom série  Black Clover  posté le 19/08/2016 (dernière MAJ le 15/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une histoire d'apprentissage dans un environnement fantasy comme il en existe plein, avec un petit gars qui part avec moins d'atouts que d'autres, mais qui va réussir à faire son trou...

Malgré cet empilement de clichés, j'ai bien aimé ma lecture. Difficile de dire pourquoi, mais les personnages très marqués, l'humour souvent présent et les situations plus ou moins originales ont dû aider... Bien sûr, la fin du premier tome laisse nos héros dans une situation délicate, la suite promet d'être intéressante.

Dans le second tome nos héros partent explorer un donjon à la demande de l'Empereur-Mage, mais ils se rendent vite compte qu'ils ne sont pas seuls, et le récit prend un nouveau tournant, assez inattendu.

Le trait de Yuki Tabata ne sort pas du lot, mais il a l'avantage d'être relativement mature, avec des personnages plutôt matures et bien différenciés. Les scènes d'action sont plutôt plaisantes. Je lirai la suite avec plaisir.

Nom série  Last Hero Inuyashiki  posté le 09/09/2015 (dernière MAJ le 14/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série intrigante, mais qui démarre bien. Imaginez un homme de 58 ans, loser de compétition, détesté par ses enfants, et qui vient d'apprendre qu'il a un cancer en phase terminale, qui fait une rencontre du troisième type qui le transforme à jamais...

La première partie est un peu lente, nous faisant suivre M. Inuyashiki dans son quotidien blême ; et bien sûr c'est tout autre chose après le "contact"... Il devient une sorte de super-héros, mettant ses pouvoirs au service de la veuve et de l'orphelin. Mais il n'est pas seul... Le deuxième tome continue sur la lancée, avec ces deux personnages aux pouvoirs comparables, mais aux comportements très différents, voire opposés. Dans le troisième M. Inuyashiki est le centre de l'attention, puisqu'il décide de poursuivre des yakuzas qui ont le mauvais goût de vouloir poursuivre une jeune femme sans histoires de leur assiduité. Un épisode extrêmement dynamique, avec une séquence au découpage cinématographique, impressionnante.

Dans le quatrième on revient un peu sur Hiro, qui essaie de changer de comportement mais... trop tard. M. Inuyashiki, lui, se découvre de nouveaux alliés. Ces évolutions devraient amener la série vers de nouvelles situations étranges, je suis curieux de lire ça. Dans les cinquièmes et sixièmes tomes, Hiro se met dans une situation inextricable, dont la seule issue semble l'éradication de l'espèce humaine. Mais je n'ai pas l'impression de voir l'intrigue évoluer grandement, gare au surplace.

Intrigant, je l'ai déjà dit. Je veux lire la suite de cette nouvelle série de l'auteur de Gantz.

Nom série  Confessions d'un enragé  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Le Roman de Boddah, cet album est le deuxième réalisé en solo par Nicolas Otéro (même si le premier est librement adapté d'un roman). Et encore une fois, c'est un album fait avec les tripes. Partant d'une anecdote d'enfance -une morsure par un chat enragé au Maroc- Nicolas Otéro part sur un récit initiatique qui oscille constamment entre réalisme et fantastique.

Il prouve une nouvelle fois qu'il va falloir compter avec lui en tant que scénariste ou auteur complet dans les années à venir, car c'est un récit de colère, de peur, de souffrance. Cette puissance évocatrice est particulièrement présente lorsque le chat prend possession de Liam pour lui faire péter un câble ou pour le faire "mourir". On ne peut pas lâcher l'album, c'est très prenant.

Graphiquement Otéro a encore évolué par rapport à son album sur Kurt Cobain. Il a adouci son trait, l'a rendu moins torturé. On sent l'auteur peut-être en cours d'apaisement, même si la rage qui l'anime s'exprime dans ses histoires. Le travail sur les couleurs, réalisé par son épouse Vérane, est remarquable, car il se montre tout aussi percutant et nuancé que l'histoire.

Un album fort.

Nom série  Amélia, première dame du ciel  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On a une certaine image d'Amélia Earhart, première femme à traverser l'Atlantique en avion, figure féministe, mais guère plus...

Cet album d'Arnü West permet de remettre un peu les choses à leur place. Ils 'agissait d'une jeune femme aventureuse, pleine d'allant et de volonté, qui a repoussé les limites. Une figure féministe, certes, mais aussi un exemple pour chacun(e) d'entre nous. On peut vivre nos rêves, il faut faire preuve de volonté. Bon, dit comme ça, on se croirait dans un film américain, mais Amélia Earhart vivait dans une époque où les possibilités étaient différentes, où il restait encore des territoires à conquérir, notamment le ciel... C'est ce message qu'a voulu faire passer l'auteur, au travers de cette BD très agréable à lire et sans concession.

Graphiquement je trouve les visages des personnages un peu... effacés, mais l'effort a été porté sur Amélia. Les ambiances en dégradés de sepia (brou de noix ?) sont très agréables, cela aide à se sentir à l'aise dans un tel récit. Et quelle superbe couverture...

Un bel album.

Nom série  Mbote Kinshasa - Article 15  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Inspiré d'un film dont le réalisateur est aussi le scénariste de la BD, cet album nous raconte la petite aventure de Samuel, un gamin débrouillard qui cherche seulement à aller à l'école. L'accès de celle-ci lui ayant été refusé, il va devoir faire appel à toutes les ressources de l'article 15 pour résoudre le problème. S'ensuit donc une sorte de course-poursuite dans Kinshasa, ses rues colorées, ses habitants gouailleurs, ses combines aussi. Le récit est linéaire, très facile à suivre, et ma foi, assez drôle dans l'ensemble.

On apprend pas mal de choses sur le Congo. l'éditeur, en collaboration avec la société de production du film, a bien fait les choses, puisque l'album se conclue sur des images de tournage, les portraits de quelques petits métiers typiques, ainsi que quelques photos de l'équipe technique du film et de la BD.

Le dessin de Kash est de la pure ligne claire, très fine et colorée, ce qui permet à tous les publics de lire l'album.

Très sympathique cet album. Loin des clichés relatifs à l'Afrique noire, mais pas excessivement rose non plus, il constitue une sorte de bulle de bonheur communicatif.

Nom série  Les Verts !  posté le 28/06/2015 (dernière MAJ le 09/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un peu peur en voyant ce nouvel album, d'avoir droit à une nouvelle série aseptisée, totalement à la gloire d'un club.

Ici le patronage de l'AS Saint-Etienne n'est qu'un prétexte. L'histoire pourrait avoir lieu dans tous les clubs, amateurs et obscurs comme prestigieux. De plus, avec un scénariste comme Frédéric Brémaud on peut s'attendre à quelque chose de différent. C'est le cas ici, la rivalité entre les deux joueurs est traitée avec pas mal de réalisme, il y a quelques petites surprises au niveau du récit.

Dans le tome 2 l'ASSE s'apprête à affronter l'OL, dans un derby bouillonnant. Et bien sûr, le président lyonnais cherche à déstabiliser l'adversaire en essayant de lui piquer son meilleur joueur... Encore une fois le scénario estd ense, assez réaliste, sauf quand les eptites frappes décident d'agir au grand jour.

L'italien Armentaro est un nouveau venu dans la paysage de la BD francophone. Son boulot est très propre, un peu trop même, ça manque de chaleur et de décors parfois.

A réserver aux ados qui s'intéressent au foot, cependant.

Nom série  Mort aux Vaches  posté le 06/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis pleinement en accord avec ce qu'a écrit Eric2Vzoul.

Aurélien Ducoudray prouve, au fil de ses albums, qu'il est dans le top 5 des scénaristes de BD actuels. Chacun de ses albums est un plaisir coupable, et il sait diablement bien s'entourer de la jeune vague de dessinateurs parmi les plus talentueux.

Cette fois-ci c'est François Ravard, avec lequel il a déjà collaboré, qui met ses pinceaux au service d'une histoire à la fois drôle et cruelle, une sorte de comédie noire qui rappelle en effet quelque peu des films des années 70, malgré son cadre historique qui se place en plein milieu des 90's... C'est plein de dialogues truculents, de situations bien trouvées, de personnages bien campés, qui se dévoilent petit à petit... Et comme souvent chez le scénariste, la fin n'est pas celle à laquelle on s'attendait.

Côté graphique François Ravard fait des merveilles, il semble totalement dans son élément avec ces atmosphères en niveaux de gris et sa mise en scène au cordeau. Du grand art.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 28/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Le tome 7 constitue une respiration, une parenthèse dans l'intrigue principale ; sur les pas de M. Smith, nous arrivons dans une demeure richement dotée, où vit un couple heureux et aisé. Cependant l'épouse subit une certaine mélancolie, du fait de sa solitude... Elle se rend au hammam, où elle rencontre une autre jeune maman, issue d'un milieu plus modeste, avec laquelle elle se lie d'amitié, et même plus. l'occasion pour Kaoru Mori de parler d'une pratique relativement courante en perse jusqu'au XIXème siècle, celui des soeurs conjointes, mais aussi de nous faire profiter de son trait de çon plus sensuelle, avec des femmes dévêtues. Ce n'est pas gratuit, rarement avec cette auteure, même si on sent son plaisir de dénuder les courbes de ses héroïnes. Une belle image de la femme est alors donnée, généreuse, désintéressée, naturelle...

Le tome 8 survient un an après le 7, j'ai l'impression que Ki-oon a rattrapé la publication au Japon. On ne perd pas trop de vue les personnages, cependant, et Kaoru Mori en installe de nouveaux à chaque fois. Cette fois-ci c'est Pariya, l'adolescente frondeuse et timide qui est le sujet du tome, c'est marrant de voir comment elle interagit avec des personnages plus posés, plus matures et plus gentils qu'elle. C'est toujours un régal pour les yeux, avec les broderies et les habits des femmes...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue et même certains de ses points d'intérêt, pour nous faire voyager.

Nom série  Springald  posté le 27/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenante cette mini-série reprise en un seul volume chez nous. Elle se déroule pendant la période victorienne à Londres, sur les pas d'un inspecteur de Scotland Yard qui pourchasse un criminel facétieux, Jack-Talon-à-ressorts. C'est un récit qui s'insère totalement dans la culture populaire de l'époque. Le personnage est une figure "réelle", dont les apparitions ont été largement décrites des années 1830 à 1900.

Fujita lui rend donc hommage dans ce récit spectaculaire et dynamique, en évoquant un retour du criminel aux talons surcompensés. C'est à la fois drôle et intéressant, puisque les intermèdes écrits par un universitaire parle du personnage "historique" et du contexte historique. Fujita imagine d'ailleurs une sorte de spin-off (long du tiers du récit principal), assez sympathique, où Jack fait un énième retour.

Graphiquement le style de Fujita est assez adapté à l'époque victorienne, les décors et les costumes ont une certaine classe, et ce côté un peu "élégant mais élimé" qui fait le charme de l'époque. Je trouve par contre que les visages de ses personnages masculins sont moins convaincants.

Un one shot plutôt sympathique, consacré à une figure intrigante de l'époque victorienne. Curieux de lire les futurs tomes qui vont composer cette collection "Black Museum"...

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