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Nom série  Siberia 56  posté le 14/03/2014 (dernière MAJ le 05/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est d'abord la couverture qui m'a tapé dans l'oeil. Ensuite le nom des deux auteurs ; Christophe Bec, parce qu'il brasse des sujets qui me parlent, et qui me font dire qu'on a peut-être les mêmes références. Ensuite Alexis Sentenac, dont j'ai vu les premiers pas de dessinateur (ou presque) et que j'apprécie beaucoup.

Ici la trame est très classique : un vaisseau s'écrase sur une planète encore en partie inconnue et les survivants doivent rallier une base très éloignée dans une nature fortement hostile. On est dans le survival couplé au planet fantasy, et ça me parle bien. Pas vraiment de surprise dans ce premier tome, mais des péripéties qui s'enchaînent pas trop mal, malgré certains passages un peu difficiles à accepter (la spationaute qui n'est pas consciente du danger d'une pluie de cailloux sur son casque ?). La fin du premier tome est tout de même plus radicale que ce à quoi je m'attendais, un bon point donc. Dans le deuxième on voit le Morbius, cette créature indicible, qui rôde comme une menace autour des colons de Siberia 56, mais sans le voir...Les thèmes lovecrafitens si chers à bec sont bien présents.

Côté dessin là encore on est un peu surpris par certaines ambiances, Alexis Sentenac s'y montre aussi aventureux qu'exigeant. Il y a de très chouettes cases. Un peu plus de travail sur les expressions des personnages ne serait pas du luxe cependant

Je lirai la suite avec curiosité, et probablement un certain plaisir.

Nom série  La Voleuse de chocolat  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici le quatrième tome de la collection Géo BD, destinée à faire découvrir aux jeunes des paysages et des cultures d'un peu tous les coins du monde. ici nous sommen eEquateur, au pied des Andes, sur les pas d'une voleuse de cacao qui va partir en pays shuar, peuplé par ceux que l'on appelait lmes Jivaros à une époque (oui, les réducteurs de tête), à présent de paisibles paysans qui vivent de cueillette et de chasse.

Le récit propose de découvrir un peu de leur culture et celle de l'Equateur, entre dégustation de cuys (les cochons d'Inde) et culture du cacao. Une quête sous forme d'aimable promenade sur le rio, en compagnie d'un gamin et de son oncle, mais aussi des deux malfrats qui essaient de les tromper et de les voler. Et des rencontres inattendues.

L'histoire, fort sympathique, est illustrée à merveille par Marko, avec un trait fin qui rappelle un peu l'Uderzo de la grande époque, complétés par les couleurs éclétantes et enchanteresses de Maëlla Cosson.

Encore un beau voyage.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 13/02/2013 (dernière MAJ le 04/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve le duo qui oeuvre sur Les Mondes de Thorgal - Louve, avec un bonheur inégal. Mais il semblerait que Yann soit plus inspiré par la jeunesse de Thorgal que par celle de sa fille... En effet j'ai retrouvé dans cette série le souffle épique et l'esprit si particulier qui régnaient sur le Thorgal de la grande époque. Mieux que ça, j'y ai retrouvé des résonances, d'autant plus que j'ai récemment lu un roman adapté de ces albums sur la jeunesse du héros.

D'entrée de jeu nous n'avons pas une histoire par tome, mais bel et bien une intrigue complexe, qui va courir sur deux ou trois tomes, comprenant une interaction forte avec la série-mère (une certaine magicienne apparaissant furtivement)... Et c'est là que Yann réussit son défi : apposer sa patte avec de nouvelles histoires, mais aussi les intercaler de façon habile dans la trame générale des aventures de Thorgal.

C'est réellement prenant, même si au départ j'étais peu convaincu d'une histoire avec des baleines. Le travail graphique de Roman Surzhenko y est pour beaucoup, lui qui se rapproche de plus en plus de celui de Rosinski, qui signe la couverture. Cette fois-ci Graza n'assure pas les couleurs, sans doute très occupée par les autres séries du même univers, mais Surzhenko se débrouille très bien. Il y a encore des raideurs dans ses loups, mais à part ça, peu de remarques, c'est de la belle ouvrage.

Ce premier diptyque, qui combine aventure et rencontres mythologiques, est vraiment très prenant. Le nouveau cycle qui commence avec le tome 3 s'annonce comme très intéressant, très respectueux des canons vanhammiens, avec retournements de situation, personnages complexes et une intrigue qui est très prenante. Du tout bon pour moi.

Nom série  Robert Parker : les sept péchés capiteux  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne vais pas enr ajouter, Gaston, et surtout Erik ont su expliquer le contenu de cette BD. Il s'agit en effet d'un dossier à charge concernant l'un des hommes les plus influents au monde (mais oui, carrément !), Robert Parker, célèbre critique de vins, lequel est arrivé dans le monde de l'oenologie au moment où il n'était pas très organisé, notamment au niveau de sa notation. Seul un classement vieux deplus d'un siècle tenait lieu de "critique"...

Parker fut un fin renard, il a su creuser son trou et inventer un système ne notation qui a considérablement bouleversé le petit monde viticole. L'album démontre bien comment il a géré son affaire, jusqu'au moment où il a pris sa retraite, après avoir en quelque sorte pourri durablement un marché.

Philippe Bercovici, déjà complice de Simmat pour un album sur le champagne, a encore réussi à faire un album-enquête d'yune grande efficacité visuelle.

Mais... quel est l'intérêt d'un tel album ? Le but est dans doute de lever le voile sur un homme extrêmement influent, dont l'action invisible est encore plus forte que la visible. Et au final, qui cela peut-il intéresser ? Les amateurs de vin qui se réfèrent au Guide Parker, peut-être... Mais une infime fraction sans doute.

Nom série  Esprits Médoc  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà une BD qui aurait pu figurer en bonne place dans le catalogue Glénat, avec toutes les déclinaisons que fait Corbeyran de sa série Châteaux Bordeaux. Surprise, c'est une agence de com' liée aux châteaux viticoles bordelais qui édite cet album.

Il s'agit d'une belle utilisation du transmedia, puisqu'au-delà de la BD, le lecteur peut, en scannant certaines pages avec son smartphone, découvrir les différents lieux visités dans l'histoire (des châteaux, donc), mais aussi essayer de résoudre une énigme en ligne.

Une belle initiative, d'autant plus que l'album en lui-même est plutôt pas mal, au-dessus en tous les cas de ce qui aurait pu constituer un "album de commande". Corbeyran compose une histoire qui se tient bien, plutôt plaisante à suivre même s'il n'est pas parmi les thrillers fantastiques les plus prenants qui soient.

Le boulot de Nicolas Otéro est aussi de qualité, il a visiblement pris du plaisir à dessiner ces domaines viticoles et l'héroïne, assez charmante. La mise en couleur de Sophie David complète bien le boulot, et l'ensemble est franchement plaisant, proposant une promenade agréable dans le Médoc.

Nom série  Boucan  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a des jeunes auteurs qui arrivent, et qui ont un certain talent pour la BD jeunesse ; Alexandre Arlène est de ceux-là, à l'instar de Thomas Priou.

Il nous propose donc une série humoristique jeunesse consacrée à la piraterie, avec bien sûr des personnages typiques, des situations uniques... Arlène arrive, avec ce premier tome, à proposer des gags différents, originaux, s'écartant parfois de son trio d'origine, sans perdre en qualité.

Graphiquement c'est du chouette aussi : avec un style rond et des couleurs chaudes, c'est un embarquement immédiat pour les mers du sud qui attend nos chères têtes blondes.

Sympathique.

Nom série  Le Bonhomme en pain d'épice  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, j'ai beaucoup aimé cette version faite par Dav et Hélène Beney du célèbre conte... et ma fille aussi.

En effet ils ont su rajouter des rebondissements et surtout une narration double à l'histoire classique. Du coup la lecture est peut-être moins rapide que sur les autres contes de la collection, et c'est tant mieux. Car Dav a ce don pour rendre ses personnages encore plus croquignolets. Pour ce faire il s'est tout de même inspiré des dessins animés Disney ; une influence qu'il reconnaît au début de l'album.

C'est donc joliment dessiné et subtilement mis en couleurs. Un classique bien rendu.

Et comme toujours, on peut apprendre à dessiner le bonhomme en pain d'épice, le renard, la vache et le cochon. Et le conte en version classique pour s'endormir le soir.

Nom série  La Chèvre de M. Seguin  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Pouss' de Bamboo, qui adapte en BD les contes classiques pour les plus petits, change de format à l'occasion de la sortie de ce nouvel opus.

Très connu des plus petits (2 à 6 ans), il raconte donc l'histoire de Blanquette, cette petite chèvre qui rêve d'herbe plus verte que le carré de M. Seguin. L'histoire est belle, simple, mais aussi cruelle. Elle est racontée en images par Richard di Martino, dont le trait rond est fort sympathique et très lisible. La BD est quasiment muette, ce qui permet aux plus jeunes de suivre l'histoire sans souci, même si une phrase en haut de chauqe page (dans cette nouvelle maquette) permet aux parents de commenter l'action.

Et comme dans chaque album de la collection, on trouve un petit atelier de dessin pour apprendre à dessiner la chèvre, le loup et M. Seguin, puis le conte sous sa forme classique en gros caractères.

Sympathique, comme toujours dans cette collection.

Nom série  Ordures  posté le 07/02/2014 (dernière MAJ le 03/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas évident de raconter le quotidien de trois marginaux...

Et pourtant le duo formé par Stéphane Piatzszek et Olivier Cinna relèvent le défi de façon fort honorable. Le récit de Piatzszek a cette noirceur, ce réalisme froid qui nous propose une descente aux enfers sans répit, sans temps morts ou presque, même quand Moudy contemple son "royaume". Il parle de marge, de groupes socio-ethniques sans en pointer du doigt aucun, c'est vraiment fort.

En effet on ne sait pas qui a raison qui a tort entre ces laissés-pour-compte et les autorités. Le récit de Stéphane Piatzszek est tiré au cordeau, il n'y a pas de temps mort, surtout dans le tome 2, que l'on peut avaler en 10 minutes.

Olivier Cinna, incarne par son dessin LA noirceur. Il y a une telle puissance, une telle évocation dans ses trames que l'on se sent tout de suite emporté dans cette histoire si proche de nous...

Nom série  Amorostasia  posté le 29/08/2013 (dernière MAJ le 03/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis qu'il est devenu un auteur complet, Cyril Bonin semble suivre une ligne directrice : explorer les tréfonds de l'âme humaine par le biais de contes intemporels, même si placés dans un cadre contemporain.

C'est La Belle Image qui semble avoir ouvert la voie, et celle-ci continue d'être tracée avec cette histoire étrange, où un virus pétrifie celles et ceux qui sont amoureux, ou le deviennent. C'est avant tout un roman graphique, au rythme calme, presque sénatorial, où nous suivons une jeune femme qui doit enquêter sur les évènements mais en est, quelque part, victime. Mais une victime inversée, dans le sens où elle n'est pas elle-même figée, mais où quelqu'un de son entourage l'est, sans qu'elle-même ni son petit ami officiel ne soient affectés. Les sentiments ne peuvent tromper la maladie, et sa vie va s'en trouver chamboulée. Il y a un peu de dialogue intérieur, mais aussi l'intrusion d'un personnage qui va renverser son échelle de valeurs des sentiments.

On pensait qu'il ne s'agissait que d'un one-shot, mais le second tome vient ajouter un nouveau chapitre à l'histoire, [SPOILER]avec le réveil inattendu d'Olga.[/SPOILER] Une nouvelle galerie de personnages attachants nous est présentée, leurs histoires sont toutes aussi touchantes que la principale. Par contre la fin de ce second tome m'a moins touché que la première. Il me semble que Cyril Bonin devrait peu-être en rester là, car si le sujet peut se prêter à plusieurs chapitres successifs, la bonne idée de départ risque d'être gâchée si elle est déclinée en plus d'épisodes.

C'est virtuellement très poétique, mais la poésie s'exprime avant tout dans le trait de Bonin, ces courbes infinies sur le corps des femmes et cette élégance qui sublime les décors (pourtant assez effacés au profit des personnages) et les situations. Le dessinateur garde son style si particulier, mais cela lui permet d'imprimer une marque unique sur ses récits, qui le sont aussi, uniques.

Charmant.

Nom série  Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)  posté le 31/08/2011 (dernière MAJ le 03/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc l'autre suite au "Pouvoir des Innocents", qui se passe entre cette série et Les Enfants de Jessica. Les sorties des deux séries vont, je pense, être quasiment simultanées, histoire de donner une double résonance à cette saga remarquable.

Ici nous apprenons donc comment Joshua Logan s'est rendu aux autorités, et comment il prépare sa défense. Mais bien sûr cela ne va pas se passer comme il le souhaite, puisque presque dix ans plus tard, il sera toujours en prison (ceci n'est pas un spoiler, puisque révélé dans le tome 1 de Les Enfants de Jessica, sorti avant ce premier tome). Que s'est-il donc passé dans l'intervalle ? Beaucoup de choses, dès ce premier tome ; là encore le récit est divisé en plusieurs fils narratifs, puisqu'on suit Joshua, sa femme, l'avocat qui a accepté, contre vents et marées, de le défendre, mais aussi Jessica Ruppert, dont l'intégrité est mise à mal par les révélations de l'ancien soldat des forces spéciales... Et d'autres encore ; mais on n'est absolument pas perdu, ce diable de Luc Brunschwig nous prend d'entrée dans ses rets pour ne pas nous lâcher.

Avec le tome 3 les personnages s'affirment, leurs relations s'installent et les tournants sont multiples. Le récit de Luc Brunschwig est toujours aussi limpide, malgré l'écheveau très serré des intrigues. J'adore.

Et, avantage pour ceux qui n'auraient pas lu Le Pouvoir des innocents ou dont le souvenir serait lointain, l'album propose non seulement un rapide résumé de la série originale, mais également de nombreux éléments disséminés au fil des pages pour tout se remettre en mémoire. Diabolique, je vous dis.

Comme Laurent Hirn, malgré son grand talent, n'est pas en mesure d'assurer le dessin des deux séries et de les sortir de façon suffisamment rapprochée, l'exécution graphique est confiée à David Nouhaud, dessinateur de Maxime Murene, toujours sous la supervision de Hirn. Celui-ci fait un boulot impeccable, assez proche de celui de son collègue, rendant cette lecture très agréable à suivre pour les yeux.

Indispensable.

Nom série  Cigish ou le Maître du Je  posté le 30/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, ça faisait un moment qu'Ankama ne nous avait pas sorti un bouquin de cet acabit. Loin de moi l'idée de dénigrer leur catalogue récent, mais il faut avouer qu'en termes d'originalité, je n'ai pas vu passer beaucoup de titres remarquables ces derniers temps.

C'est plutôt en termes d'originalité que cet album se pose. Il met donc en scène son auteure, Florence Dupré la Tour, visiblement un peu déboussolée par une situation familiale et professionnelle compliquée, qui bascule dans la schizophrénie et en fait le sujet d'un blog, puis d'un livre. Ce qui est intéressant, c'est la structure de l'ensemble : Cigish, double maléfique de Florence, apparaît de façon un peu aléatoire, sans but autre que de cramer un peu plus son autre face. Chaque épisode est suivi par une sélection de commentaires, positifs ou négatifs, qui apportent une profondeur au récit. Ce qui est fort, à un moment, c'est que l'auteure annonce qu'elle incarne l'un de ses commentateurs, sous un pseudo bien sûr. Une nouvelle dimension. Dès lors, on se demande ce qui, dans tout ça, est authentique. L'ensemble ne serait-il qu'une sorte de vaste farce, un projet éditorial aux implications incalculables ? Au sein des commentateurs, pourtant, se cachent des éditeurs, certains auteurs comme James ou terreur graphique. Dupré la Tour évoque, en creux, sa condition précaire d'auteurs, mais aussi la relation compliquée qu'elle entretient, et tous les auteurs avec elle, avec les éditeurs, les critiques, et même une certaine frange puante des lecteurs, les chasseurs de dédicaces, qui deviennent des acteurs importants de son récit.

Son dessin, que certains parmi ses haters qualifient de sous-Sfar, lui permet une palette d'expressions et de formes quasi-illimitée, servant à merveille ses délires.

Au final c'est un album qui est passionnant par moments, un peu lents par d'autres, mais qui propose une intéressante variation sur le dilemme de l'auteur, le rapport aux jeux de rôle et qui met surtout en valeur la palette des possibilités narratives qu'offre le multimedia autour d'un récit dessiné.

Nom série  Juniors  posté le 29/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La jeunesse occidentale, par le biais des réseaux sociaux, est en train de vivre une révolution structurelle. Maintenant on ne se parle plus que par SMS, et on rompt par le même biais. C'est à partir de ce constat qu'Hervé Bourhis nous propose ce road-movie en BD, mettant en scène deux adolescents, l'une déçue par son premier amour et l'autre se cherchant au travers de tenues pour le moins inattendues.

Du coup on les suit dans leur fugue pour aller à un concert d'un groupe qu'ils connaissent à peine, leur vie influencée par twitter et facebook, et leurs errements sentimentaux. C'est plutôt bien foutu, les dialogues sont me semble-t-il assez proches de ceux de la génération représentée, et sans partir dans des délires ultimes, Bourhis mène ses protagonistes à bon port, malgré certains écueils sur leur chemin. Pas de morale là-dessous, simplement l'idée que malgré l'aliénation et la crétinisation en cours, il reste de l'espoir pour les fondamentaux de l'Homme.

Halfbob a surtout oeuvré dans le fanzinat jusqu'à présent, et cet album est son premier à grosse audience potentielle. Il a un style semi-réaliste qui peut paraître un poil enfantin, mais son dépouillement permet justement d'aller à l'essentiel, et de concentrer la lecture sur les personnages. A suivre.

Sympathique, donc.

Nom série  La Peur Géante  posté le 03/11/2013 (dernière MAJ le 28/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, j'aime bien ces adaptations des oeuvres de Stefan Wul en BD. Celle-ci nous emmène sur les pas d'une sorte de super-agent de l'AUEM, aux prises avec la plus grande menace écologique de tous les temps ou presque, et très vite confronté à de drôles de créatures.

Le scénario du premier tome tient en deux lignes, mais il installe, grâce au talent de Denis Lapière, une atmosphère à haute tension, qui ne lâche pas le lecteur. J'avoue que je ne comprends pas pourquoi Bruno décide de sauver une nana qu'il a rencontré à peine deux minutes plus tôt, mais j'imagine que cela sera expliqué par la suite, même si j'ai un peu l'impression qu'il a une idée derrière la tête. Et cette idée se confirme dans le tome 2, qui consiste grosso modo en une mise en place de la stratégie d'attaque des Humains face aux Torpèdes. Un album où il ne se passe pas grand-chose au final, mais dans lequel on ne s'ennuie pas.

Graphiquement le boulot de Mathieu Reynès est de qualité, même si je m'attendais à quelque chose de plus aseptisé, plus lisse. Les ambiances, magnifiées par les couleurs de Aintzane Landa, Pedro Colombo et Stéphane Richard sont plutôt réussies, que ce soit sur terre, sous l'eau ou dans les airs.

Hâte de lire la suite et fin dans le tome 3.

Nom série  Centaurus  posté le 24/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et revoilà Leo et Rodolphe avec une odyssée interstellaire qui touche -peut-être- à son épilogue. Un début d'histoire classique, l'humanité qui s'embarque dans un vaisseau-monde (que n'aurait pas renié Arthur C. Clarke dans son magnifique Rendez-vous avec Rama) pour un voyage de vingt siècles.

Ce que je ne comprends pas trop, c'est pourquoi, même si un long temps a passé, le commun des mortels de cette Arche n'a pas été préparé à l'arrivée sur une planète potentiellement habitable. Peut-être pour éviter la désillusion si la planète se révèle inhospitalière ? Il y a une ou deux choses, comme ça, qui m'échappent.
Bref, nous voilà dans cette histoire typiquement Leorodolphienne, avec un petit groupe d'éclaireurs sur une planète forcément un peu hostile, avec un mystère civilisationnel en arrière-plan. Et bien sûr il y a des tensions d'entrée de jeu entre les membres du groupe, dont certains ont été imposés...

La nouveauté, c'est l'arrivée de Zoran Janjetov comme dessinateur. Plus habitué aux intrigues complexes à la Jodorowsky, avec un graphisme parfois un peu difficile à décoder, il doit changer sa nature pour illustrer ce récit qui émarge toujours dans la SF, mais dans quelque chose de plus conventionnel. Il y a pourtant, de loin en loin, des réminiscences des "Technopères", notamment sur les visages de ses personnages, mais dans l'ensemble il a réussi à simplifier son dessin.

L'ensemble se lit de façon assez agréable, mais j'avoue que s'il n'y avait pas le mystère sur une éventuelle présence intelligente sur la planète, je la classerais dans le tout-venant du genre.

Nom série  Cross Fire  posté le 03/03/2014 (dernière MAJ le 24/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour moi c'est très sympa Cross Fire.

Certes, on peut dire que le sujet est convenu, qu'on a déjà lu des tas de fois ce genre de récit mêlant espionnage et ésotérisme. Jean-Luc Sala, chantre du pur divertissement, y ajoute des explosions et des jolies filles. Ça pète dans tous les coins, il y a des clins d'oeil de temps en temps, mais qu'est-ce que c'est jouissif quand même !

Le dessin de Pierre Mony n'est pas étranger à ce plaisir de lecture. On sent qu'il passe un niveau au cours du tome 2, ses personnages sont plus expressifs, ses cadrages plus diversifiés et la mise en couleurs est vraiment remarquables par moments.

Dans les tomes 5 et 6, c'est encore plus prégnant, il n'est pas loin de la maturité, tandis que Jean-Luc Sala densifie son histoire.

Bref, c'est cool, c'est frais, et on n'en demande pas plus.

Nom série  La Dernière BD avant la fin du monde  posté le 22/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté cet album au dernier Bar avant la fin du monde, qui est le théâtre d'une partie de l'histoire, laquelle fait suite à la websérie la Dernière série avant la fin du monde (plus d'infos ici).

Autrement dit, l'un des projets les plus geeks de ces dernières années, puisque c'est ultra-référencé, et que ça parlera à tous les geeks, voire les nerds de la terre. Car des références il y en a un peu partout, l'histoire étant presque un prétexte pour faire tous ces placements. Mais il y a quand même une trame et des personnages, bien sûr fortement liés à la websérie. On arrive tout de même à suivre la plupart des vannes et autres situations si on ne connaît pas la websérie.

Au dessin on retrouver Yigaël, que j'avais découvert avec EgoVox. Il travaille toujours dans cette veine semi-réaliste et fortement propice à l'humour qui l'a lancé.

C'est sympathique, même si un peu éloigné de vos goûts si vous n'êtes pas un geek certifié.

Nom série  La Famille Carter - Don't forget this song  posté le 20/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Intéressant d'apprendre qu'une bonne partie de la musique country, et partant, du rock n'roll doit son histoire à la passion et à l'acharnement d'une famille de fermiers de Virginie. Ils auraient pu vivre de la terre, mais ce qui intéressait plus que tout A. P. Carter et sa femme Sara puis leurs enfants, c'est sillonner le pays pour recueillir des centaines de chansons traditionnelles, religieuses et folkloriques, des années 1910 à 1940, au coeur de la Dépression puis pendant la seconde guerre mondiale.

Leur vie ne fut pas simple, bien sûr, la passion d'A. P. l'éloignant de sa famille et causant la perte de son couple mais paradoxalement pas de son groupe. Je ne comprends pas pourquoi Gaston dit qu'il a plus eu l'impression de lire leur vie quotidienne plutôt que leur vie d'artistes, alors que justement 80% des planches sont consacrées à ces recherches de musique, les enregistrements, les concerts, les répétitions... A moins d'avoir lu un abrégé ou en diagonale... refermons la parenthèse, pour indiquer qu'en effet c'est loin d'être passionnant. le scénariste sème des éléments symboliques, comme le pommier semé par Carter le jour de la rencontre avec Sara, mais il est mal exploité, c'est dommage. on est plus dans une biographie très scolaire, où les éléments se succèdent sur le plan chronologique, de façon très sèche, presque clinique. à de rares endroits la psychologie des personnages est réellement montrée.

Graphiquement, le trait de David Lasky est très faible. Tout est approximatif, y compris la tête des personnages.

Pour faire court, c'est plat, c'est lent et pas très élégant. Dommage, la Famille Carter méritait certainement mieux.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant. Par contre, la série fera au final au moins 10 tomes, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'étirer le récit. A voir.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Propaganda  posté le 18/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, j'étais curieux de lire cette BD, car on aurait pu croire qu'un pays balte, géographiquement proche des scandinaves, aurait pu avoir une société et une législation libertaires et progressistes en matière de sexualité. Il n'en est rien, et Joana Estrela va donc nous permettre de vivre de l'intérieur le quotidien des militants gays et lesbiens en Lituanie.

Et c'est là que le bât blesse : cela reste trop interne, trop subjectif. Joana passe d'une discussion avec ses amis (homosexuels pour la plupart, du moins ceux qui sont présentés ici) à des meetings. On n'a pas de regard extérieur, fût-il même celui d'un farouche opposant à l'homosexualité. Résultat, c'est mièvre et assez faiblard, on attend en vain un enrichissement sur le sujet.

Côté graphique son style est plutôt naïf, sans être désagréable, même si la mise en scène est parfois rudimentaire. A noter que c'est une bichromie, un bleu moyen pétant venant souvent égayer les planches.

Bof, donc.

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