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Décidément l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle ne cesse de les inspirer. Après avoir commencé ensemble la série Les Mystères de Whitechapel (chez Hugo et Desinge et Cie), Chanoinat et Marniquet continuent à explorer les aventures de Sherlock Holmes.
Premier de cordée, la continuation du célébrissime Chien des Baskerville, lorsqu'une nouvelle fois une apparition canine surnaturelle sème la panique sur les landes de Dartmoor... Philippe Chanoinat et Frédéric Marniquet semblent avoir respecté à la lettre l'esprit holmésien, son manque d'humilité, ses relations aigres-douces avec Watson... Et la façon absolument stupéfiante dont il découvre des indices et résout les affaires. Je ne suis pas un grand lecteur de cet univers, mais j'ai l'impression que tout y est, chapeau bas aux auteurs.
Dans le second tome, Holmes va voir revenir dans son sillage son plus vieil ennemi, dans une enquête pleine de faux-semblants et de références historiques. On sent la volonté de Chanoinat de puiser dans l'histoire littéraire et culturelle de l'Angleterre, vaste terrain de jeux. Toutefois j'ai senti une petite perte de rythme vers le milieu de l'album, il m'a fallu m'accrocher un peu pour continuer, jusqu'à la fin qui est assez bien foutue, et appelle bien évidemment d'autres albums.
Par la suite Holmes et Watson s'embarquent pour une sordide histoire en Inde, entre traditions religieuses locales et secrets de famille. C'est assez intéressant, même si le récit n'approfondit pas la culture indienne, s'attachant (et c'est normal) à l'enquête. Nos héros y croiseront un écrivain célèbre, l'impliquant fortement dans l'histoire, ce qui permet de mieux l'ancrer dans la trame temporelle. Ça se tient bien, même si j'ai senti des défaillances en termes de relecture orthographique.
Cette série est tout de même très bavarde et dense. Les albums ne se lisent pas en cinq minutes, et nécessitent la mobilisation de tous les neurones pour bien suivre l'intrigue. On remarquera que parfois les bulles de dialogue prennent plus du tiers de la hauteur d'une case. Cette propension à la logorrhée est peut-être son gros défaut, cela risque de décourager plus d'un lecteur.
Au dessin, si Marniquet reste fidèle au classicisme qui a fait sa carrière, je trouve qu'il y aurait des progrès à faire au niveau des visages, qui manquent parfois de finesse ou sont un peu changeants... Pour le reste il arrive à bien poser les ambiances, et ses décors sont bien travaillés.
Une série à suivre pour les amateurs d'aventures du résident de Baker Street... |
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Nom série
Mafia Tuno
posté le
02/10/2011
(dernière MAJ le 26/04/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un peu inattendue cette série d'humour chez Bamboo...
Ca sort des habituelles séries sur des métiers tournés en dérision ; ici nous suivons le "quotidien" d'une famille de petites frappes italiennes immigrées à New York qui perpétue la tradition de vendetta et d'embrouilles en tout genre. Le côté cliché est bien sûr totalement assumé, et à partir de là Hervé Richez semble bien s'amuser avec sa famille de faux caïds. En particulier avec le fils complètement abruti, c'est un sacré numéro. Mais la présence de la petite soeur et de sa fille dans la famille ouvre déjà d'autres perspectives de gags. Ce n'est donc pas répétitif, ça se lit bien sans être inoubliable, et malgré mon incompréhension d'un ou deux gags, c'est sympathique. Le tome 2 est sur le même rythme, balançant entre vendettas "bétonnées" et gags à base de pizza plus ou moins frelatée.
Stédo, habituel collaborateur des éditions humour chez Bamboo, est arrivé à maturité de son style "à la Janry" sur Le Petit Spirou, et celui-ci convient bien à l'illustration de gags de ce site. C'est très agréable à l'oeil.
Bref, une série d'humour sympathique. Espérons qu'elle saura se renouveler pour éviter la lassitude au lecteur. |
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Le trio gagnant des BD-enquêtes La Droite ! et La Gauche ! continue ses investigations et se penche cette fois-ci sur la ville la plus dangereuse de France, Marseille.
Le système marseillais est passé en revue, du trafic de drogue aux tractations socio-économico-politiques, en passant par les accords avec les syndicats surpuissants. C'est loin d'être inintéressant, d'autant plus qu'une fois de plus les auteurs se basent sur de nombreux témoignages et peut-être des investigations sur le terrain. Seul hic, ça me semble un peu survolé, et un album de 46 pages me semble un peu court pour véritablement lancer le sujet. Mais il a le mérite d'exister, et de proposer une introduction à ce sujet, aussi complexe que la ville est belle...
Pour les amateurs de ce genre d'enquête. |
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Nom série
Aama
posté le
22/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je n'ai encore lu que très peu des albums de Frederik Peeters, mais je dois avouer que ce qu'il fait ne me laisse pas insensible, même si je n'ai pas forcément été convaincu par tout. Comme le souligne PAco, c'est dans son exploration de l'âme humaine qu'il semble faire ses histoires, et là encore, avec Aâma, il propose un récit de très haut niveau.
Dans Lupus il donnait plutôt l'impression de ne pas y toucher, mais dans cette nouvelle série la science-fiction, et plus précisément la planet fantasy, sert de cadre à sa réflexion. Déployant une faune et une flore réellement enchanteresses, il nous propose donc un voyage aux confins de la galaxie et de l'âme humaine. Avec cette dimension sociale et cette exploration des peurs et des sentiments les plus intimes, il y a là de quoi faire une oeuvre incontournable.
Et force est de dire qu'après deux tomes, le contrat est rempli, ou du moins en passe de l'être. Les personnages gardent un peu leur part d'ombre, le voyage est dépaysant et excitant, et l'Helvète se révèle diabolique dans sa manipulation. La fin de ce second tome me laisse terriblement frustré. A l'heure qu'il est il a probablement terminé le tome 3, mais il me faudra patienter encore 6 mois avant de pouvoir le lire... Frustrant.
Son dessin ne cesse de progresser, il atteint ici un niveau de finesse, de pureté et d'efficacité qui lui font approcher certains maîtres. Jacobs n'est pas loin, et Moebius non plus. |
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Nom série
King's Game
posté le
21/02/2013
(dernière MAJ le 21/04/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je suis preneur de ce genre de récit, avec des personnages qui se font manipuler par une entité secrète. Et les mangas récents en regorgent : Judge, Death Note, Doubt...
Celui-ci utilise les éléments "classiques" : des lycéens, un jeu cruel qui met à mal leurs relations (au minimum), du suspense, et des règles qui sont bien sûr transgressées dès le premier tome. Il y a 32 élèves, mais ça s'élague très vite. Dans le second les élèves essaient de réagir, et de prendre le roi à son propre piège, mais bien sûr la tension va monter crescendo et ce jeu va exacerber certaines tensions entre les élèves...
Les auteurs jouent sur un côté spectaculaire sans trop d'outrance, même si par moments des répliques m'ont semblé un peu "too much". C'est dans l'ensemble plutôt bien construit, et la série se terminant en 5 tomes, la fin ne se fera pas trop attendre.
Le dessin est classique, très lisible, rien à dire de ce côté. L'ensemble est prenant, c'est un bon thriller manipulateur.
A suivre, donc, comme je disais déjà avant qu'on me copie. |
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Nom série
City Hall
posté le
15/06/2012
(dernière MAJ le 21/04/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un peu curieuse cette nouvelle série.
Elle mêle en effet plusieurs genres, du fantastique essentiellement dans un decorum steampunk. On y retrouve des personnages typiques de l'époque victorienne (qui ne feraient pas tache dans la collection 1800 de chez Soleil), avec des biographies fantaisistes (Verne serait ainsi bien plus âgé en 1902, date de l'intrigue). En fait, si on regarde bien, le steampunk le dispute à la dystopie, presque plus rien n'est logique en termes de placement chronologique, mais c'est assumé, donc ce n'est pas un problème . Le principe de la création par l'écriture est intéressant, mais je trouve qu'il n'est pas encore très bien utilisé, ou pas assez. Dans le second tome non plus, du reste, cela n'est utilisé qu'à la fin. A noter que cela place "City hall" dans une parenté avec Death Note.
Dans le second tome de nouveaux personnages célèbres font leur apparition, sans toutefois apparemment rester dans l'entourage de nos trois jeunes enquêteurs... Tout ceci dans le but, j'imagine, de brouiller les pistes concernant la véritable identité de Lord Black Fowl. La révélation survient dans le tome 3, et ma foi c'est pas mal amené, et une dimension supplémentaire s'ouvre, légitimant un second cycle dont le début nous est donné en bonus à la fin de ce tome. Les deux auteurs sont désormais attendus au tournant.
Ainsi Rémi Guérin a-t-il vous lu faire un "manga", et cette série y ressemble fortement, du fait de la pagination élevée, du style de dessin (Guillaume Lapeyre étant l'un des plus dignes représentants de cette mouvance -mais je vais y revenir), de ce côté un peu foutraque dans les éléments historiques. Par contre c'est publié (et probablement réalisé) dans le sens "occidental" de lecture.
Guillaume Lapeyre donc, en plus d'être beau (private joke), prouve ici qu'il est arrivé presque à maturité dans son style shônen, je trouve même qu'il a plus de maîtrise que nombre d'auteurs japonais qui émargent dans le genre. En tous les cas il me semble avoir plus de caractère ; c'est peut-être dû au métissage, car outre une mise en scène qui revient de temps en temps à la franco-belge, j'ai aussi discerné un poil de comics. Vous me direz qu'il y a plus de poils dans le comics que dans le manga, mais c'est un autre débat.
C'est donc un vrai plaisir de lire cette nouvelle série, même si pour l'heure elle est un poil (décidément) hermétique quant à ses visées, ce qui explique mon 3/5. A suivre donc. |
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C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album, l'empruntant à ma bibliothèque municipale, sans rien en savoir.
le sujet en est simple : raconter l'Histoire de l'Europe occidentale, France en priorité, au long du XIVème siècle. Une centaine d'années en autant de saynètes de longueur variable, allant de la simple vignette à l'histoire d'une quarantaine de pages. Bien sûr la qualité est diverse, mais la plupart des récits sont vraiment prenants, bien foutus, j'ai particulièrement apprécié celui racontant la Peste noire, qui a ravagé l'Europe (en quelques années le tiers de la population a été contaminée et en est morte).
Le dessin de Hittinger est très expressif, terriblement efficace, malgré son aspect un peu "croquis". Je suis curieux de lire d'autres albums du même auteur. |
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Nom série
La Mouche
posté le
19/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Tiens, c'est bizarre, j'étais persuadé d'avoir lu cette BD de Trondheim il y a longtemps. Et puis finalement, non...
Bref, je suis persuadé qu'il ne faut pas lui accorder une importance plus grande que cela dans l'oeuvre de cet auteur majeur qu'est -ou qu'a pu être- Trondheim. Parce qu'il s'agit d'un opus de jeunesse, peut-être publié plus tard par le Seuil.
En tous les cas il s'agit d'un exercice formel, encore un, où dans un gaufrier muet, Trondheim nous livre une histoire à la limite de l'absurde, à la suite d'une mouche, de sa naissance à...
Ça se lit sans difficulté, y compris lorsqu'on est très jeune à mon sens, mais je trouve qu'il y a pas mal de répétitions dans les séquences, ce qui rend la lecture de cet album un peu longue, malgré son côté muet.
Un bof. |
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Un peu comme Alix, cette lecture ne m'a pas enthousiasmé plus que ça.
La faute en premier lieu au rythme, très lent, où 150 pages retracent 5 ans de la vie du narrateur, avant que celui-ci fasse des bonds dans les années 1960, 70 et 80. C'est bizarre d'ailleurs, on ne sait pas trop ce qu'il a fait après ses différents séjours en prison et sa période militaire. On se doute qu'il a continué à militer au sein de son parti, avec des convictions d'un autre âge...
A côté de cela son histoire est symbolique de la Grèce d'après-guerre, avec des sympathisants communistes mis au pilori, au propre comme au figuré, qui essaient d'instaurer un peu d'humanisme au sein des prisons, tout en subissant les pires humiliations, avant de rentrer dans le rang et de devenir presque à la mode. Pas inintéressant donc, mais peut-être qu'une adaptation un peu plus compacte aurait permis de mieux saisir tous ces éléments, sans renier bien sûr l'esprit du roman original.
Le dessin de Daniel Casanave est un peu inattendu dans ce genre d'exercice, mais il a une énergie et un dynamisme assez étonnants pour être signalés. |
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Nom série
L'Entrevue
posté le
12/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C'est le côté anticipation qui m'intéressait le plus dans cet album.
Pas de chance, c'était plus un prétexte qu'un véritable sujet ; car en effet ce qui importait le plus à l'auteur, du moins c'est ce qu'il me semble, c'est cette histoire d'amour, transcendée par les apparitions, et qui a bouleversé la vie de la jeune Dora, jusqu'à en faire... Mais chut, je ne vais pas spoiler.
La narration fait très onirique par moments, comme lorsque Dora erre cette fameuse nuit, ou lorsque Raniero revient sur les lieux de l'entrevue... C'est très particulier, et je pense que les amateurs d'anticipation pure seront déconcertés. Par contre l'aspect roman graphique est bien géré, le jeu des regards, des ombres et des cadrages démontre que Manuele Fior a un fort potentiel.
Il possède en outre un graphisme particulier, on dirait différentes étapes de crayon à papier la plupart du temps, et là encore je pense que tous n'adhèreront pas. pour ma part j'ai trouvé cela intéressant, même si ses personnages me semblent manquer un peu d'expression.
Un album un peu étrange. |
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Bon, il est clair que c'est un album qui ne pourra pas forcément plaire à tout le monde, parce que le sujet a déjà été traité mille fois, et de très bonne façon ; mais Jacques Tardi tenait visiblement à mettre en images le journal de son père, et c'est une entreprise de longue haleine, puisque ce premier tome fait presque 200 pages.
J'ai trouvé ce témoignage assez émouvant, dans le sens où il me semble authentique. La colère de René Tardi est palpable, et compréhensible bien sûr, et cet entêtement à décrire tous les aspects de la déportation, ou presque, est tout à fait respectable. Toutefois, comme l'ont relevé certains, des passages sont un peu longs, que ce soit avant comme après sa capture. Ils auraient gagné à être un peu raccourcis, sans trahir l'esprit à mon avis. Les échanges humoristiques entre Jacques et René ne m'ont pas gêné, ils servent de respiration entre de longs passages.
le dessin de Tardi est toujours aussi précis (j'ai été impressionné par son boulot sur les tanks -pardon, les chars), même s'il semble moins "habité" que dans ses récits de la première guerre mondiale par exemple. Je lirai la suite sans déplaisir. |
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Nom série
Orycteropus
posté le
11/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Lu entre deux albums plus conséquents, ce petit album m'est tombé entre les mains, et tombé de ces mêmes mains. J'ai pourtant tenté de m'accrocher, mais rien n'y fait, c'est pour moi la quintessence du néant.
Admettons qu'on n'est plus du tout dans la réalité, avec cet espèce d'éléphant rose qui se gave -au point d'avoir l'air drogué du pistil des fleurs, qui déambule entre elles, qui parfois lâche des éructations sans queue ni tête (exemple : Patapouf ahuri baby cool frissonne", ou encore :" bubble pawou snirflou..."). L'histoire ne mène strictement nulle part.
Le dessin n'est pas mauvais en soi, mais les couleurs choisies, rose et violet, achèvent la rétine du pauvre lecteur...
Chmourf. |
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Nom série
Le Nao de Brown
posté le
10/04/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je dois avouer que j'ai hésité quant à la note à attribuer à cet album. Entre 3 et 4/5.
Parce qu'une fois sa lecture terminée, j'ai eu -comme d'autres- l'impression de ne pas avoir tout saisi. Que la dimension métaphorique m'échappait. Que cette histoire, très intime, recélait des choses qui ne demandaient qu'à sortir. Et puis un petit tour sur les avis de mes camarades et sur le forum m'a éclairé.
Oui, cet album est unique. Car il parle d'une façon unique d'une sale maladie. Qu'on la qualifie de TOC ou de schizophrénie, peu importe après tout. Ce qui compte c'est qu'elle dévorait Nao de l'intérieur, et que pour la décrire Glyn Dillon ait choisi -aussi- de nous livrer un conte orientalisant un peu étrange. Bien sûr c'est une double lecture, et son interprétation est assez aisée à la relecture. Du côté de Nao l'histoire est prenante, touchante sans en rajouter dans le pathos.
Je ne connaissais pas le boulot graphique de Glyn Dillon, mais j'ai été très impressionné. Son style me fait penser à celui de Chris Lamquet, mais en moins typé, en plus souple. Mais c'est la différence notable avec ce qu'il fait dans l'histoire de Pictor qui m'a impressionné : j'adore cette partie...
Le Nao de Brown fait partie de ces oeuvres dessinées qui ne laissent pas indifférent, et qui font réfléchir. Un OVNI à connaître. |
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Tout sauf l'amour est une nouvelle histoire d'amour impossible, placée dans un cadre contemporain, avec des personnages aux comportements très modernes, dirons-nous.
Ce qui m'a plu en premier lieu, c'est effectivement l'angle choisi par les scénaristes, à savoir une histoire entre un "scientifique" de l'amour -lui-même en état de détresse financière et affective- et une jeune femme qui a décidé de ne vivre aucune histoire d'amour, en guise de résilience.
Après, le récit me semble pas trop mal construit, mais j'ai fini par ne plus vraiment accrocher à celui-ci, car les histoires d'amour, qu'elles soient mièvres ou pas, ont tendance à me faire décrocher plus ou moins rapidement. Celle-ci ne sort donc pas plus que ça du lot.
Graphiquement Frédéric Bihel fait encore une fois un travail fantastique, les planches sont un vrai régal pour les yeux, que ce soit dans les scènes de discussions comme dans les grands espaces. Ce garçon sait décidément tout faire...
Une histoire d'amour au pitch original, bien illustrée, mais finalement assez plate. |
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Nom série
Dick Turpin
posté le
09/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je n'ai jamais apprécié Pratt, j'ai toujours trouvé ça chiant et un peu surfait.
C'est vraiment par hasard que j'ai lu cet album d'un de ses anciens assistants. Ça ne va pas me réconcilier plus que ça avec ce style, car j'ai trouvé cet album vraiment faiblard...
D'abord sur le plan graphique : si l'influence est toujours présente, Vianello ne devait pas s'occuper des visages chez Pratt, car c'est clairement à améliorer : les personnages sont assez difformes, différents d'une case à l'autre, et parfois certaines cases sont copié-collées...
Sur le plan de l'histoire là aussi c'est vraiment mineur, assez médiocre, on ne retient pas grand-chose de cette espèce de Robin des Bois du XVIIIème siècle, sinon qu'il troussait les bourgeoises dès que possible...
Vraiment bof. |
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Effectivement cet album peut être déroutant.
Il oscille la plupart du temps entre drôlerie, drame social et familial, mais aussi le quotidien morne de cet homme qui essaie de survivre, puis de fonder une famille sans perdre le souvenir de sa soeur. Et au final il est difficile de trancher, y compris à la fin de l'album, qui se veut un prolongement de l'histoire principale...
Ce qui est sûr c'est que le dessin de Pero est très agréable, fin et expressif, et qu'il s'exprime aussi bien dans les grands espaces que dans les scènes plus intimes. Il s'agit là d'un roman graphique dans son acceptation la plus stricte, presque clinique tellement l'auteur s'efface derrière son histoire. |
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Peu de bandes dessinées se sont attaquées frontalement à la question de la perte de l'être cher. A fortiori du point de vue de l'enfance. Mis à part Mon pépé est un fantôme, bien entendu.
Cet album se place ainsi sur un plan onirique et métaphorique, la petite Noémie retrouvant dans ses rêves un Dauphin confronté à la disparition de son père, laquelle provoque repli sur soi et oubli. Les enfants ne verbalisent pas forcément leurs angoisses, mais les plaquent sur leurs questions, les incarnent dans leurs rêves. C'est raconté de façon assez fine dans cet album, dans une ambiance de medieval fantasy bien rendue.
Il faut dire que le trait de Tatiana Domas est très séduisant, faisant preuve d'une douceur très attachante, son trait sans encrage s'harmonisant parfaitement avec les couleurs pastel dont elle a doté son histoire.
Un regret en tant qu'adulte, le rythme est un peu spécial, échevelé par moments alors qu'on pourrait s'attendre à quelque chose de plus calme...
Un joli conte métaphorique. |
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Nom série
Rex Fabula
posté le
08/02/2013
(dernière MAJ le 08/04/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Cette série démarre assez classiquement, avec ce lycéen qui débarque dans un monde parallèle, régi par des lois étranges (oeuvre de Dieu, a priori...), avec une sorte de guide qui parle par énigmes.
Le fait qu'il soit issu d'une famille aisée n'apporte pas grand-chose à l'histoire, hormis la facilité pour accéder à telle ou telle chose dans le monde réel. Et bien sûr il va avoir un ou deux compagnons d'infortune, qui semblent eux aussi garder leurs secrets... La psychologie, dans le premier tome, était tournée vers les personnages masculins, mais dans le second de nouveaux protagonistes entrent en scène, dont des filles. l'une d'elles est particulièrement mise en avant, et comme les autres elle est aux prises avec des créatures étranges. L'"arme" dont se sert Homaré pour lutter contre ces créatures reste encore un peu nébuleuse, mais elle est assez originale. Lorsqu'on connaît celles des autres, on se rend compte que l'Art tient une grande place dans leurs pouvoirs... Par contre on en apprend assez peu sur cet "autre" monde...
Le dessin est assez élégant, et ses monstres me rappellent un peu ceux de Higanjima, l'île des vampires, en moins crade et trash, cependant. Je suis curieux de voir comment cela va se terminer au 3ème tome... |
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Ca commence comme un shônen classique : un garçon ordinaire, qui vit seul avec sa soeur, se découvre un étrange pouvoir, qui va lui permettre de voir au-delà des choses. Un messager providentiel, ou plutôt une sorte de champion, va leur apprendre, à sa soeur et lui (parce qu'elle aussi est "douée") comment contrôler leurs pouvoirs, et surtout les accroître sans pour autant tuer, comme le leur a prétendu un de leurs congénères avide de sang.
Et puis ça bascule assez vite dans une sorte de jeu de rôle, avec des règles, des niveaux, des classes de personnages... On en apprend un peu plus sur la façon dont les deux jeunes gens peuvent acquérir de nouvelles vies, c'est loin d'être mal amené.
Par contre, les scrupules de Reiji à tuer quelqu'un pour survivre me semblent un peu déplacés après tout ce qu'il peut vivre...
Après le tome 3 le récit prend une autre direction, un récolteur inattendu venant rejoindre les frère et soeur ; le trio va ensuite se voir proposer de rejoindre une mystérieuse guilde, au fonctionnement opaque et aux dirigeants obscurs... Pour l'intégrer, ils vont devoir renier leurs valeurs, et même révéler leur nature profonde, jusqu'à devoir renoncer à tout ce en quoi, jusqu'à présent, ils ont toujours cru...
Le tome 7, conclusif, est un drôle d'exercice : il semble contenir en creux une espèce de philosophie de la fameuse guilde, tandis qu'en coulisses le frère et la soeur sont séparés de façon assez dramatique. Quant à la fin, elle n'en est pas vraiment une, laissant le lecteur sur sa faim...
Le dessin du Coréen Soo-Hyon Lee est assez fin, proche des standards japonais du genre, avec un découpage et une mise en scène assez classiques. Il y a un peu de fan service, le scénariste place quelques scènes où l'inceste n'est pas loin, mais cela reste relativement sage. Les scènes de combat sont vives, pas toujours super lisibles, mais il y a du boulot.
La série ne casse pas des briques, mais elle se laisse lire sans déplaisir, la psychologie des personnages, en particulier Ayaka et Reiji, étant très fouillée. |
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Après Charonne - Bou Kadir, c'est le deuxième roman graphique relatif à cet épisode dramatique que je lis. Se basant sur le témoignage d'une rescapée, il nous propose un compte-rendu aussi minutieux que possible des évènements.
Ce qui m'a frappé d'entrée, c'est le côté un peu amateur de la démarche ; non en termes de sérieux, d'honnêteté, de volonté de faire passer un message, mais plutôt au niveau de la technique. Passons sur le dessin, un peu "facile" dans la mesure où la plupart des planches montrent des silhouettes dans expression, sans plis de vêtements. L'ensemble est en effet une succession de planches figées, de textes (parfois assez longs) sans illustration associée, de reproductions de photos ou de coupures de journaux. de plus les auteurs font des aller-retour dans le temps, sans justification, rajoutant parfois des fausses informations pour ensuite corriger en donnant les bonnes. C'est assez déroutant, et dans une démarche de mémoire, pas forcément malin.
Il faut toutefois noter le sérieux apparent de la documentation, les annexes très intéressantes. Une volonté de bien faire qui permet de passer un peu outre les défauts techniques. |
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