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Nom série  Carnet de santé  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parler de la maladie avec humour est un exercice difficile, et beaucoup s'y sont essayé, pas toujours avec bonheur.

Patfawl, lui-même handicapé sévèrement, a décidé d'en parler avec son arme préférée, la dérision, qui peut devenir auto-dérision en un rien de temps. le résultat est d'une grande fraîcheur, débridée et sans tabous. Il faut dire qu'il est jeune, plein de sève et de talent. Certes, on pourra arguer que son style graphique est simple, presque enfantin, mais l'intérêt n'est pas là, plutôt dans les dialogues, les situations et les expressions, et sur ce plan Patfawl s'en sort plutôt bien. Il y a juste deux ou trois gags que je n'ai pas compris, mais l'ensemble est vraiment sympathique, et peut permettre à de nombreux lecteurs potentiels, malades et inquiets, de décompresser et dédramatiser un peu. Et c'est salvateur.

Merci, Patfawl.

Nom série  A Silent voice  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.

Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...

Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans.

Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.

Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.

Nom série  Frangins  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir découvert Max de Radiguès avec Orignal, je continue à lire ses albums dès que je tombe dessus.

Cette fois-ci c'est une chronique pré-ado qui nous est proposée, sous forme de petite aventure avec deux garçons qui se détestent mais qui vont devoir, par la force des choses, collaborer, et finir par s'apprécier. Ce n'est pas exempt de facilité ou de raccourcis, voire même de clichés, mais je dois avouer que ça se lit assez bien, on rentre assez facilement dans le récit.

A côté de ça le graphisme assez simplifié de l'auteur, sans doute adapté au public putatif, démontre une rapidité d'exécution et une efficacité assez remarquables.

Sympa, mais sans plus.

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il s'agit peut-être là de l'album de Christian de Metter que j'ai le moins apprécié. Parce qu'il sort de son genre habituel, le polar/thriller peut-être ? Mais je pense qu'il y a aussi d'autres raisons.

Bien sûr, on n'est pas dans un western classique, de Metter en détourne les codes pour y mettre sa patte, on s'approche d'ailleurs un peu plus du thriller. Mais j'ai senti une sorte de faux rythme dans le récit, qui m'a fait un peu perdre l'attention que je pouvais y porter.

Il y a aussi le fait que l'auteur a choisi de changer de technique pour l'occasion, passant a priori à du fusain, avec des ambiances ocres. Si le choix peut se comprendre, l'exécution n'est pas tout à fait à la hauteur, j'ai eu l'impression que de Metter n'était pas au mieux de sa forme, j'ai même trouvé certaines planches un peu laides...

Au final, une déception nette.

Nom série  Les Zombies n'existent pas  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous voilà dans un polar d'allure assez classique, avec un flic rennais qui commence à enquêter sur une série de meurtres étranges, avec un étrange rituel : les victimes ont un doigt coupé par le tueur. Très vite les morts s'enchaînent, dans d'autres villes de France, tandis que tout indique que l'origine du mal est au Mexique...

Les péripéties s'enchaînent, de façon assez logique je dirais, sauf que le rythme est lancinant, et qu'on finit par s'endormir un peu... C'est dommage car l'intrigue en elle-même n'est pas déplaisante.

C'est Sylvain Escallon qui réalise lui-même l'adaptation, et je dois dire ne pas avoir trop apprécié son style. Cela ressemble un peu à ce que fait Nicolas Otero, mais en moins maîtrisé, même si certaines cases de grande taille démontrent des bonnes capacités en mise en scène. Le noir et blanc, adapté à son style, n'est toutefois pas un gage de réussite.

Bref, une histoire loin d'être inintéressante, mais avec un impact émoussé par le traitement du découpage et du graphisme.

Nom série  La Faute : Une vie en Corée du Nord  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"La Faute" est une semi-fiction, inspirée par les voyages du journaliste Michael Sztanke en Corée du Nord, le pays le plus fermé au monde. Il raconte comment, lors de la visite de deux journalistes français, la vie d'un homme bascule irrémédiablement.

La manipulation est présente à tous les étages : dans l'éducation, la vie professionnelle, et lorsqu'une personne "trahit" son pays, par exemple en passant chez l'ennemi du sud, toute sa famille en reçoit le châtiment, quitte à fabriquer de fausses "preuves" de leur traîtrise... C'est glaçant, complètement flippant de constater tout cela. Hormis les conversations des journalistes avec leur guide, le reste est fictif, mais montre bien comment les choses se passent. Impossible d'obtenir la moindre information sur quoi que ce soit qui sorte de la propagande nationale et patriotique.

Côté dessin j'ai trouvé le travail d'Alexis Chabert un peu cheap, un peu maladroit par moments.La plupart des cases se présentent en niveaux de gris, les touches de couleur sont rares, à l'image de ce triste pays, j'imagine.

Nom série  Temps mort  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai découvert Gilles Rochier avec "TMLP", et je prolonge ma découverte avec cet album, plus ancien, mais se situant dans la même veine.

Rochier raconte donc ses errances dans la cité, ses discussions avec ses amis, pour lesquels le niveau d'amitié est bien variable... On est bien sûr dans l'auto-dérision, même si on est sur un registre nettement plus désenchanté que chez Fabcaro, publié chez le même éditeur... Mais on sourit toutefois à la lecture de certains dialogues, de situations un peu absurdes, on ne peut s'empêcher d'éprouver un peu de tendresse pour ce personnage un brin dépressif, qui dessine un peu tout ce qui bouge, et qui aimerait sans doute avoir un peu la paix, mais aussi qu'on le remarque...

Le dessin de Rochier est encore plus "maladroit" que dans "TMLP", mais il compense ce défaut par la qualité de ses dialogues.

Cependant c'est quand même assez mou, il ne se passe quasiment rien dans ces saynètes, c'est un peu dommage.

Nom série  L'Algérie, c'est beau comme l'Amérique  posté le 10/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que se cache-t-il derrière cette superbe couverture ?

Un récit intimiste et à la fois universel, celui d'une jeune femme, Olivia, qui part, seule, sur les traces de sa famille, qui est née et a vécu à Alger et dans les Aurès, région montagneuse dans l'est de l'Algérie. Un besoin irrépressible, qu'elle décide de combler malgré les réticences fortes de son entourage, lesquelles se basent sur plein de raisons, bonnes ou mauvaises.

Alors Olivia trace la route avec Djaffar, un Algérien de Paris qui ne lit pas l'arabe, lui parle de sa propre famille, de l'histoire récente de l'Algérie, des "Evènements" à la décennie noire, des différences entre pieds-noirs (une expression qui ne repose sur rien, d'après lui) et "vrais" Algériens...

Le cheminement de la jeune femme est poignant, mais sans stigmatisation, voyeurisme ou amalgame. Elle découvre beaucoup de choses, qui vont bouleverser sa vision du monde et de ses proches, mais n'en restera pas moins émue par son voyage. Olivia Burton arrive à faire passer son message par un scénario très bien modélisé, qui laisse la part belle, également, au talent du dessinateur.

Je ne connaissais pas Mahi Grand, et en feuilletant l'album avant la lecture, je trouvais son trait un peu raide, manquant de maturité. Mais à la lecture cette impression s'est estompée, j'imagine qu'il est allé un peu sur place pour rendre la splendeur du pays. Du joli boulot.

Nom série  Petites coupures à Shioguni  posté le 03/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa ce one-shot à la sauce nippone.

Florent Chavouet, à l'oeuvre complètement dévouée au pays du Soleil levant, propose donc une enquête policière déstructurée, non linéaire, ponctuée de rapports -typographiés ou simplement écrits à la main- de la police ou les notes d'un journaliste...

Le montage est très original, ne répondant pas forcément à une logique, sinon celle de servir le récit, l'expressivité des personnages, la fluidité de l'action. On se retrouve ainsi avec des pages très différentes, une qualité certaine pour ne pas perdre le lecteur, car l'intrigue, une fois remise dans l'ordre, se révèle assez basique, et finalement banale. Comme quoi la façon de raconter peut tout changer.

Seul petit bémol, le choix d'écrire à la plume, comme si l'écriture latine était semblable aux kanji; c'est parfois un peu ardu...

A lire pour la mise en scène si particulière.

Nom série  Camomille et les chevaux  posté le 17/11/2012 (dernière MAJ le 03/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les chevaux sont très à la mode chez les filles de 5 à 12 ans... Cette série surfe sur la même vague que quelques autres, mais elle a tout de même quelques atouts...

En effet, elle fait le choix de ne pas se cantonner à l'exercice ultra-codé (mais aussi parfois ultra difficile) du gag par page. Ici les histoires prennent le temps nécessaire pour se développer, du coup elles peuvent compter une seule case, une demie-page, une page entière, ou trois pages, c'est assez diversifié. Le but recherché est souvent l'humour, mais la plupart du temps cela se teinte de pédagogie, même s'il y a des situations et des personnages un peu grotesques. Mais clairement l'objectif n'est pas de faire rire à tout crin (hin hin), plutôt de donner envie à des fillettes de faire du cheval, et d'en faire dans le respect de l'animal, de ne pas y voir un jouet. Résultat on est quelquefois désarçonné (ho ho) par la chute de certaines historiettes, qui ne sont pas drôles, ou plutôt qui demandent un peu de réflexion pour les comprendre. Dans le tome 3 l'arrivée d'un véritable champion d'équitation va mettre du sel dans le quotidien de Camomille et son entourage, cela permet de renouveler un peu les gags. Au tome 5 cela continue, l'arrivée de quelques personnages secondaires permet de renouveler les situations, et le fait que Camomille fasse une chute qui l'immobilise varie encore les gags. Frédéric Brrrémaud, euh pardon Lili Mésange, puisque c'est son nom ici, propose donc une série à recommander pour les filles de 8 à 10 ans, je dirais.

Au dessin, Stefano Turconi est un habitué des séries françaises, puisque ce collaborateur régulier à Topolino, le Journal de Mickey transalpin, a travaillé sur Akameshi et Wondercity. Ici il apporte son dessin dynamique et fluide aux historiettes du sieur Brrrémaud. A noter, et c'est un autre plus, les cahiers de croquis à la fin de chaque album, permettant de redessiner "facilement" des chevaux ou d'en savoir plus sur les différentes races, de connaître leur environnement ou de voir les héros chevalins dans leur prime jeunesse...

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 30/12/2010 (dernière MAJ le 30/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah Kriss de Valnor... L'une des méchantes les plus marquantes de la BD franco-belge. A la fois cruelle et belle, fascinante autant qu'énigmatique.
Dans le sillage d'un Thorgal qui montre ses limites, Yves Sente donne donc un nouveau sursaut à la série en créant ce spin off centré sur les personnages secondaires de la trame principale. Kriss valait bien l'honneur d'ouvrir le bal. Et quel bal ! Nous allons enfin connaître la jeunesse de la belle guerrière... Ce diptyque est ma foi plutôt réussi. L'histoire me semble assez bien menée, et j'imaginais bien la fillette dans une position telle, subissant les brimades puis remontant la pente grâce à Sigwald... Et c'est toujours sympa de croiser Pied d'arbre, c'est l'un des personnages secondaires dont je regrette le plus la disparition... Mais je m'égare. Le récit est plutôt bien mené donc, même si j'ai eu l'impression que la seconde partie était un peu précipitée pour amener à la rencontre avec Thorgal, et proposer une fin... qui n'en est pas vraiment une, mais il fallait s'y attendre.

Yves Sente s'est adjoint les services graphiques de Giulio de Vita, dont j'avais admiré le joli boulot sur James Healer, et celui-ci s'avère d'emblée le dessinateur idéal. Il rend discrètement hommage au trait de Rosinski tout en gardant le caractère si fin de son trait, plus fin que celui de son collègue. Je ne sais pas si c'est lui qui réalise les couleurs sur cet album, mais je les trouve en accord total avec les Thorgal de la grande époque. Petit bémol sur la seconde partie, où certains portrait de Kriss sont moins réussis. On a l'impression qu'elle a 15 ans sur pas mal de cases.

Je ne sais pas si cette perte de qualité graphique est liée au débarquement d'Yves Sente, mais dans le tome 5 j'ai senti un fléchissement narratif assez net. De Vita semble avoir du mal à se défaire du bourbier des alliances que doit nouer Kriss, et du coup le récit me semble assez brouillon. On verra si la suite (scénarisée par Xavier Dorison) permettra à ce spin-off de revenir dans le droit chemin.

Au final j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier spin-off d'une série très symbolique pour moi, et j'en redemande.

Nom série  Le Livre de Piik  posté le 30/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après un essai intermédiaire avec les histoires courtes des "Aventures de Gullia", Christophe Cazenove, roi du gag chez Bamboo, se lance dans le récit long, avec cette série jeunesse.

Le résultat est un nouvel univers assez sympathique, même si encore assez peu détaillé dans ce premier tome. On a le jeune Piik, illettré mais malin (sans trop l'être), son père, qui pleure son épouse tragiquement et injustement disparue, et plusieurs seconds rôles qui je l'imagine vont continuer à mettre en valeur le garçonnet, en quête d'une certaine vérité...

J'ai senti que le scénariste avait un peu de mal à faire démarrer son histoire. L'essentiel de l'intrigue repose sur deux ou trois gimmicks, répétés un peu trop souvent, mais la fin de l'album, assez réjouissante, m'a permis d'espérer une suite assez intéressante. Bien sûr, la cible visée est les enfants de 9 à 12 ans, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de trop complexe.

Cependant le decorum du Moyen-Âge me semble bien rendu par Cécile, spécialiste des séries jeunesse (Cédille, Clara (Le Lombard)...), qui apporte à cette histoire son trait fin et fouillé, une sorte de pendant moderne à Johan et Pirlouit...

Sympathique.

Nom série  Pourquoi les ours ne portent-ils pas de slip ?  posté le 28/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière ce titre farfelu se cache un recueil des strips humoristiques de l'un des gars les plus drôles d'internet, à savoir Matthew Inman.

Ses victimes ? les nerds, les chiens, les chatons, ceux qui se baladent les couilles à l'air, les jeunes couples... Probablement pas mal de vécu là-dedans, et sans doute une forte capacité à trouver la formule juste.j'avoue, même si comme dans tout recueil il y a à boire et à manger, le niveau est plutôt pas mal, et je me suis franchement marré sur des strips vers la fin, relatifs aux rêves et à la vie de couple notamment.

Le style graphique est très simple, voire simpliste, l'intérêt réside bien sûr dans les répliques et les récitatifs. A découvrir.

Nom série  Le Chant des Stryges  posté le 18/04/2002 (dernière MAJ le 28/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc la dernière-née des séries-culte de la bande dessinée, réalisée par l'un des scénaristes les plus prolifiques de sa génération, Corbeyran, et un des dessinateurs les plus doués, Guérineau ; tous deux avaient fourbi leurs armes avec L'As de Pique, déjà porteur de promesses, mais ils ont atteint avec Le Chant des Stryges un palier difficile à franchir. Fortement en phase avec l'air du temps (notamment la série X-Files, filiation que revendiquent les auteurs) et détonateur de toute une génération de jeunes auteurs, ce grand oeuvre époustoufle par son découpage très Cinéma, ses personnages diablement bien campés (mention spéciale à la vénéneuse et mystérieuse Debrah) et sa trame dont les fils sont noués avec une précision diabolique.

On nous donne (car je ne peux voir ça autrement que comme un don) l'occasion de découvrir un thriller à couper le souffle, des scènes purement jouissives, en même temps qu'une réflexion sur la place de l'homme face à ses démons. Nos peurs ancestrales sont-elles vraiment parties dans l'au-delà ? Un pacte avec le diable permettrait-il de régner sur le monde sans avoir à rendre compte à ses débiteurs ?

Les auteurs, au demeurant fort sympathiques, ne sont pas vraiment étonnés par la lame de fond qu'ils ont suscité, et la suite, qui est finalement longue (3 cycles de 6 tomes), risque de lasser pas mal de lecteurs de la première heure. Les postures, les alliances se font et se défont, et certains personnages secondaires ne sont pas forcément utiles, même si la fin du tome 16 apporte des changements notables, et de nouvelles apparitions intrigantes. Je pense aller jusqu'au bout de la série tout de même.

Nom série  Je veux un bébé tout de suite !  posté le 28/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série de gags sur une femme qui veut devenir maman...

Rien de bien neuf sous le soleil me direz-vous, sauf que Juliette Merris, si c'est bien d'elle qu'elle parle, a éprouvé des difficultés physiques pour y arriver. Elle intègre donc cette dimension, le parcours médicalement assisté, à ses gags, qui ont le mérite d'être à peu près différents sur la longueur d'un album. Un deuxième serait bien sûr de trop.

Graphiquement, ça ressemble à ce que fait Pénélope Bagieu, en un peu plus simplifié parfois. Ça a le mérite d'être très lisible.

A réserver aux amateurs et trices de ce genre d'histoire, même si l'ensemble est très actuel.

Nom série  Magasin général  posté le 25/06/2006 (dernière MAJ le 27/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
2 ans après la sortie du dernier tome de Peter Pan, voici donc le nouveau projet de Régis Loisel. Un projet encore différent de ce qu'il a fait auparavant, puisque "Magasin général" est une chronique rurale, prenant pied dans un petit village québécois entre les deux guerres. Et surtout, un projet réalisé à quatre mains avec son compère Jean-Louis Tripp, autant au scénario qu'au dessin. Alors qu'on pensait que Loisel était l'exemple même de l'individualisme, il surprend son monde en réussissant son osmose avec Tripp pour ce projet. Car on peut parler véritablement d'osmose. Entre le trait "jeté" de Loisel et l'encrage inventif de Tripp, les auteurs ont réussi à trouver un style médian, qui se nourrit des qualités de chacun.

Le charme opère presque totalement avec cette histoire. Dans le Nouveau-Monde, beaucoup de villages isolés ne vivaient qu'autour de leurs magasins généraux. Mais d'habitude, nous les Européens, nous ne voyons ça qu'au travers de séries comme La Petite maison dans la prairie ou d'autres, un peu mièvres, faites au Québec. Et en général on se moque de leur accent. L'avantage d'une BD, c'est qu'on n'entend pas les personnages. Ce qui n'empêche pas Tripp et Loisel de retranscrire de belle façon la faconde et le langage fleuri des Québécois, au travers d'expressions bien choisies, mais aussi l'esprit un peu coquin, goguenard si propre à nos cousins.

Le résultat ? Une BD d'une extraordinaire fraîcheur, qui parvient à rendre passionnante une histoire pourtant assez banale, sublimée par le talent de deux auteurs en état de grâce. Et une fin qui respecte les canons de la série : magnifique.

Nom série  Les Divisions de Fer  posté le 05/10/2014 (dernière MAJ le 27/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'étais curieux de voir ce que la rencontre de deux princes de la BD de divertissement allait donner. Sur une série-concept, sur un genre déjà arpenté par Toulhoat, à savoir l'uchronie rattachée à la seconde guerre mondiale. Des chemins déjà balisés donc.

Mais les deux compères s'en donnent à coeur joie. Le dessinateur me semble progresser à chaque album, et ici il me semble proche de la maturité, tout en gardant un trait caractéristique, fait de nervosité et de dynamisme. Son travail sur les couleurs est aussi très intéressant, nettement plus nuancé que dans Block 109. Dommage qu'il ne travaille pas sur les autres albums de la trilogie, mais il en assurera les couvertures, procurant une unité à l'ensemble.

Jean-Luc Sala, lui, continue dans cette veine légère qui a fait son succès et son identité. Certes, ce premier tome n'est pas d'une complexité hallucinante, mais il permet de poser les bases d'un univers au minimum excitant. Et puis il y a aussi la volonté de s'ancrer dans la réalité, avec le personnage d'Eisenstein, par exemple.

Le second tome me semble plus dense que le premier, curieusement, peut-être parce que Sala n'a pas besoin d'installer son univers cette fois-ci, et qu'on entre de plain-pied dans l'action. Une histoire relativement classique, mais plutôt bien menée, j'avoue avoir été un peu chagriné que l'heure du sommeil vienne scinder en deux ma lecture. Et j'avoue que la dernière planche m'a beaucoup plu, avec cette ellipse narrative de premier ordre. Le travail d'Afif Khaled est de grande qualité, seuls les visages des personnages japonais (si on peut parler de personnages...) m'ont semblé moins léché. la mise ne scène, le dessin, le traitement des couleurs, les designs des mekas, tout est bon.

Du pur divertissement. Du fub.

Nom série  Les Fondus du vin  posté le 23/08/2013 (dernière MAJ le 17/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je me demande pourquoi cette série n'est pas sortie plus tôt dans cette collection des Fondus, car elle est tellement évidente...

Les Fondus du vin de Bordeaux :
Cazenove s'est une nouvelle fois associé à Hervé Richez, patron des Editions Bamboo, oenologue de premier plan, pour concocter ce nouveau cru, aux douces senteurs de Gironde. Si l'appellation est noble, il n'en reste pas moins que le nectar est liquoreux, parfois lourd, souvent plaisant, grâce à des nuances et une robe parfaitement synthétisées par Péral, l'un des meilleurs techniciens de cave de la franco-belge.

Les Fondus du vin de Bourgogne :
Comme ils l'ont fait pour les vins de Bordeaux, les Fondus vont aussi nous parler de leur passion pour le vin de Bourgogne, l'autre vignoble majeur français.

Et cette fois-ci, si le ton est moins élevé, si la poésie est plus terre-à-terre, le résultat n'en est pas moins de qualité, puisqu'une fois encore les deux co-scénaristes ont mis le meilleur d'eux-mêmes (et de leurs papilles) pour nous livrer des gags sans prétention autre que de donner envie aux lecteurs de découvrir de plus près le vignoble bourguignon. Et le pari est réussi, c'est sympathique, on en apprend (quand même) un peu sur la vinification, la dégustation, le vignoble lui-même, d'autant plus qu'il y a un petit dossier en fin d'album.

Le dessin est cette fois assuré par Serge Carrère, autre bon représentant de la BD "gros nez" franco-belge, qui compose des pages plaisantes à lire.

Avec les Fondus du vin des Côtes du Rhône, Olivier Saive revient aux pinceaux, et nous propose de nouvelles aventures de Thierry et ses amis. L'accent est clairement mis sur les mariages gustatifs des vins avec les plats que les Fondus dégustent. certains crus sont mis en avant, comme les Beaumes-de-Venise, le Tavel, avec un petit focus sur le rosé, spécialité du coin. Et comme toujours, un dossier très intéressant en fin d'album, réalisé par un journaliste spécialisé en oenologie.

Sympathique. A déguster, mais avec modération, comme toujours.

Nom série  Merci  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, c'est vrai qu'on est dans une histoire réaliste, mais quand même très gentillette la plupart du temps. J'imagine par exemple que les juges pour enfants, s'ils ont de bonnes capacités en psychologie et pédo-psychiatrie, ne sont pas toujours aussi conciliants avec les jeunes délinquants, même si en l'occurrence ce qu'a fait merci n'est vraiment pas méchant.

L'histoire est plaisante, les personnages finalement tous sympathiques (comme le détaille le "5 ans après" de la fin), et la critique, si elle est bien actuelle, n'est pas trop féroce, tout en restant fine. Du Zidrou tout craché.

J'aime bien le boulot d'Arno Monin, plus clair et moins brut que sur L'Enfant maudit et L'Envolée sauvage. Pour toucher un public plus large, probablement, et c'est payant, car les planches sont vraiment sympathique.

Bref, une lecture sympathique, autour d'une légère critique de la société actuelle.

Nom série  Ceux qui me restent  posté le 17/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'album commence avec les jours heureux de Florent. Ils débutent avec son départ précipité en Angleterre pour retrouver Jenny, celle qui a su faire battre son coeur intensément. Ils s'arrêtent le jour où il enterre cette même Jenny, plusieurs années plus tard. Son chagrin est immense, et il ne fait qu'augmenter lorsqu'il perd leur fille, Aurélie, sur le ferry qui les ramène en France...

On ne découvrira que plus tard ce qu'il s'est véritablement passé, et la colère d'une petite fille qui ne s'éteindra que 30 ans plus tard, lorsque la vie et la maladie joueront un méchant tour à cette famille qui avait pourtant tout pour être heureuse.

Mais le véritable sujet de l'histoire est la maladie d'Alzheimer, et nous sommes pendant les trois quarts de l'album dans la tête de Florent, qui en souffre, et qui se retrouve bien confus avec le passé et le futur qui s'entrechoquent dans sa tête, et ces moments-clés qui fusionnent. Le travail de Damien marie sur ce sujet difficile est pour moi bien mené, et le désordre que peut amener la narration dans la lecture est essentiel à la bonne compréhension du sujet.

Le choix de Laurent Bonneau me semblait plus discutable au sujet du dessin. Parce que ses planches ressemblaient plus à des croquis qu'à quelque chose de plus maîtrisé, mais par la suite, au fil de la compréhension du sujet, cela me semblait vraiment judicieux, l'irrégularité de l'encrage reflétant bien celle de l'esprit malade de Florent.

Au final, une lecture très émouvante.

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