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Nom série  Lyla et la bête qui voulait mourir  posté le 02/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre laissait présager une histoire un peu intrigante, du coup c'est avec une attention soutenue que j'ai abordé ce manga.

Hélas, très vite j'ai dû déchanter. On se retrouve face à une relecture du mythe de La Belle et la Bête, et du coup, bof bof. Banale parce que la Bête est une pauvre créature uniquement élevée pour tuer, sans aucune prise aux sentiments. Sauf qu'avec UN livre, sa conscience s'éveille, et qu'elle s'évade dans un monde idéalisé, avec une idole qui apparaît soudain devant lui. Dès lors, Aron, la pauvre Chimère, pense que Lyla sera celle qui pourra lui donner le repos, la faire sortir de cette vie sans issue... J'imagine que plus tard Aron va évoluer, et changer d'avis...

Je me suis vite ennuyé, et pire, le dessin ne m'a pas sembler ajouter un supplément d'âme à ce scénario un peu simpliste. Ça part dans tous les sens, sans justification ni ordre précis ; on a l'impression que le dessinateur essaie beaucoup de choses, sans aucune direction artistique.

Bref, je jette l'éponge dès ce premier tome, rien ne m'a donné envie de continuer, même si ce n'est pas totalement mauvais à mes yeux.

Nom série  Vlad (Boutanox)  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, sympa cette petite série de gags vampiriques...

Le dessinateur Boutanox, spécialiste de la caricature en BD, y propose de nombreux gags tournant autour du vampirisme, avec le sang, l'ail, le sexe, les règles... C'est suffisamment diversifié pour être divertissant, et franchement, on n'en demande pas plus.

Le dessin, quant à lui, est assez typique de l'humour "gros nez", mais il est parfaitement lisible, et lorsque la mécanique du gag est bien maîtrisée, ce qui est le cas ici presque à chaque fois, c'est ma foi très agréable.

Sympathique, donc.

Nom série  Spiritual Princess  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pour le coup je suis assez d'accord avec Gaston.

C'est un shôjo auquel j'entrevois peu de qualités. Le dessin est faiblard, carrément amateur, qui propose des personnages aux proportions exagérées, alors que cela ne se justifie pas.

Quant à l'histoire, j'avoue que je me suis ennuyé du début à la fin. Le fait de ne pas être la "cible" du manga n'entre pas en ligne de compte, cela tourne très vite en rond sur une seule intrigue, l'amour non décléré d'une adolescente. Le côté folklorique est pour moi très mal inséré dans le récit, et casse encore plus celui-ci.

Bref, à oublier.

Nom série  Souvenirs d’Emanon  posté le 22/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très beau manga, qui effectivement fait la part belle à une certaine contemplation, avec un rythme très lent.

Certes, l'intrigue se limite à deux personnages, qui se remarquent, se croisent et vivent une sorte d'amour platonique, qui sera aussi fugace qu'intense, le genre de moment qui peut arriver également dans la vie courante et l'influencer à jamais...

Comme l'indique Gaston, on aurait pu avoir un récit beaucoup plus long, un peu sur le modèle du Le Voyageur, mais le personnage d'Emanon ("No name" à l'envers), à mon sens, aurait perdu son mystère, et du coup, presque tout son charme.

Côté graphisme, c'est assez joli, l'auteur proposant des décors et des fonds assez variés.

Je valide.

Nom série  Platinum end  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 22/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cette nouvelle série l'un des thèmes chers au duo de Death Note, à savoir le droit de vie ou de mort sur autrui, qui est probablement l'un des plus grands fantasmes humains.

Dans cette nouvelle déclinaison, des anges choisissent des humains qu'ils estiment potentiellement capables de succéder à Dieu, qui a décidé de passer la main (oui, il va désormais aller boire des pastagas avec les potes tout en jouant à la pétanque). Mais bien sûr, les choix vont s'avérer diversement heureux, et les candidats à la déité plus ou moins vertueux... Le récit avance, et au bout du quatrième tome nous sommes en compagnie d'un petit groupe de candidats qui cherchent à lutter contre l'un des leurs, qui a décidé de faire le vide parmi ses congénères. Le scénario prend régulièrement des virages inattendus, j'avoue être assez accroché.

Au tome 5 nos héros sont confrontés à un autre candidat, au profil, si j'ose dire, vraiment particulier. Ses motivations sont vraiment différentes, mais pas illogiques du tout. A la fin du tome la confrontation, indécise, est d'ailleurs toujours en cours.

Tomes 6 et 7 constitue l'essentiel de cette confrontation, et ma foi, ça tire en longueur, on se croirait dans un Olive et Tom. La suite a intérêt à être plus active, sinon je pense que ma lecture va s'arrêter...

Le pitch est audacieux, le récit plutôt intrigant, sans toutefois être extrêmement prenant. Les auteurs réussissent toutefois à recréer cette alchimie qui a fait le succès de leur premier titre en commun, avec un dessin et une mise en scène audacieux, agréables et très lisibles.


A suivre. A noter la maquette originale de Kazé, avec des éclats de lumières sur la jaquette.

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 15/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Avec les tomes 4 et 5 arrive une période où Shiro commence à grandir et n'est plus un bébé : il ne pleure plus, commence à tenter de se faire des amis... Celui qui va trouver grâce le premier à ses yeux partage certaines choses, et c'est plutôt bien amené. Son père va d'ailleurs devoir évoluer dans son métier, et se poser la question de la garde de Shiro. L'humanité est donc toujours bien présente dans ce manga, d'autant plus qu'une rencontre inattendue va amener le récit dans une nouvelle phase pour la suite.

Le tome 6 constitue une respiration dans le récit, un moment où Tora et sa sœur Tatsumi se remémorent certains moments clés de leur jeunesse. Des moments qui vont les amener à prendre certaines décisions peut-être déterminantes pour leur avenir.

Nous allons faisons la connaissance de la famille de Shiori dans le tome 7, et même s'il traîne un peu, il constitue sans doute un virage important dans l'histoire. Torakichi s'y montre terriblement humble, trop peut-être, et Shiro est toujours aussi adorable. Par contre la grand-mère commet un geste fou qui me semble impardonnable...

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est proposé, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

Nom série  Narcisse (Tabou)  posté le 12/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je lis rarement des BD érotiques, non parce que je n'ai pas besoin d'exciter ma libido, mais parce que j'y trouve rarement ce que je cherche : une bonne histoire.

Pourtant Narcisse avait de quoi m'intéresser : la thème du double est un de ceux qui m'intéressent le plus, parce que la jeune dessinatrice a fait une sublime couverture mais aussi parce que Katia Even fait feu de tout bois chez tabou, et que son regard sur la BD érotique m'interpelle.

Je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. L'histoire, hélas, reste à la surface des choses, le thèmùe du double n'y est, finalement, abordé que vers la fin de façon explicite, et c'est un peu dommage. Sur le plan de l'érotisme, nous avons quelques plans saphiques assez jolis, réhaussés des couleurs de Marina Duclos. On sent que Sokie en est à ses débuts, elle a besoin de "durcir" son trait, notamment au niveau des visages. Attention à garder la même taille de poitrine sur les différentes cases, également.

C'erst donc un peu dommage, c'est un album qui se lit rapidement, même s'il y a de jolies choses.

Nom série  Les Enfants du Bayou  posté le 12/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu un peu peur en commençant le premier album de cette série jeunesse. Peur que cela ne parle que de l'amitié entre deux enfants venant de mondes différents dans un cadre un peu exotique. Et puis est arrivé de nulle part l'enfant sauvage, figure classique, mais peu présente dans les publications récentes pour la jeunesse.

Du coup, je m'y suis un peu plus intéressé, et j'avoue que si ce n'est pas forcément trépidant, le déroulement de l'intrigue était un peu plus rapide et dynamique. Pour finir sur de belles valeurs, après un récit correctement mené

Sur le plan du dessin, Eva Roussel semble être une illustratrice jeunesse tout à fait talentueuse ; le media BD est différent, et elle a un peu de mal à se situer dans ce premier tome. Il lui faudrait ternir un peu plus ses personnages, notamment; Mais c'est loin d'être désagréable, et je l'encourage à continuer cette petite série sympathique.

Bref, je demande à lire la suite.

Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 11/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger... Au moment d'aborder le tome 6 je me suis demandé si j'allais continuer, avec la crainte que le récit pioche sans cesse dans les mêmes situations. Mais celui-ci contient un évènement crucial, sinon définitif, qui m'a permis de lire jusqu'à la fin, et d'espérer que le suite sera du même tonneau.

Le tome 7 entame donc un nouveau cycle dans l'histoire, et les choses semblent -doucement mais sûrement- se mettre en place dans le 8. L'issue est-elle proche pour Kasane et Saki ? L'écriture est toujours aussi sensible, et le dessin aussi sensuel.

Au tome 9 on nous révèle les origines de la malédiction du rouge à lèvres, avec l'histoire d'Azano. Pas inintéressant, même si on se rend compte que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement, et qu'elle se poursuit à travers les générations. Gaffe pourtant à ne pas aller trop loin ou trop étirer le sujet...

Les tomes 10 et 11, justement, étirent les révélations, mélangeant les époques et les personnages, sans faire avancer l'intrigue d'un iota, si l'on excepte l'adjonction d'un personnage surgi du passé de Kasane... Je pense que cela suffit, et arrête là ma lecture de la série.

Nom série  Bots  posté le 25/05/2016 (dernière MAJ le 03/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai un peu suivi via le compte facebook de Steve Baker la progression de cet album, et j'attendais sa sortie avec une certaine impatience.

Il faut dire que lorsque le nom d'Aurélien Ducoudray apparaît, mes oreilles se dressent et je pars dans tous les sens en reniflant le sol. Jusqu'à présent peu de ses albums m'ont déçu, et celui-ci ne déroge pas. Dans un contexte inattendu -une terre du futur, dominée par les robots-, il place un récit où un élément inattendu, un bébé humain, va venir perturber l'ordre établi... Le deuxième tome, qui se concentre sur l'univers carcéral, est très intéressant n; outre les nombreux jeux de mots que se permet le scénariste, il dépeint un univers aux règles très perturbantes... Même si le sujet paraît un peu léger, il met quelques couches de social dans son histoire, et suffisamment de suspense pour qu'on ait envie de lire la suite et fin.

Côté dessin c'est donc Steve Baker qui fait feu de tout bois dans un style semi-réaliste aux bases solides, et une mise en scène assez dynamique.

Bon ben... la suite, c'est pour quand, Messieurs ?

Nom série  Dans la combi de Thomas Pesquet  posté le 02/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'aventure spatiale de Thomas Pesquet a tenu en haleine des millions de personnes, d'autant plus que, bénéficiant des nouvelles technologies, l'astronaute a pu en faire bénéficier le reste de l'humanité presque en temps réel. Au cours de son année dans l'espace, il est simplement devenu l'une des personnalités préférées des français.

Le voir associé à Marion Montaigne sonne comme une évidence. Passionnée de science, excellente dans la vulgarisation de celle-ci en bandes dessinées, j'imagine qu'avec quelqu'un comme Pesquet cela a vite fonctionné. Je pense que seul Boulet, hormis Montaigne, aurait pu faire cette BD. Sauf qu'il l'aurait faite tout seul.

Ici on sent bien que la collaboration entre les deux personnalités a été fructueuse, et a priori plutôt harmonieuse. Montaigne a ce don de rendre passionnant le truc le plus trivial (comme de savoir comment on fait caca dans l'espace, LA question que tout le monde se pose sans parfois l'avouer), et à nous montrer que malgré leurs aptitudes supérieures à la moyenne, les astronautes sont des hommes comme vous et moi. Enfin comme vous, moi j'ai la crève, là. C'est pas à Thomas Pesquet qu'un truc aussi con arriverait dans l'espace, hein !

Plus sérieusement (hihi !), c'est drôle, c'est passionnant, c'est indispensable, bref, c'est un must !

Une excellente BD, qui doit être dans les 3 meilleures de 2017.

Nom série  Une histoire de cancer qui finit bien  posté le 02/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme l'indique le résumé de l'éditeur (repris ici), le récit est parti de la demande d'une adolescente souffrant de leucémie.

Mais, loin de considérer cela comme un "exercice", la romancière et scénariste québécoise India Desjardins a su s'en emparer, pour y mettre une énorme sensibilité, et tenter de nous livrer un récit intimiste, poignant, mais aussi sachant éviter les écueils du pathos et du pitoyable (au sens premier du terme). Tout n'est pas rose dans la vie de la jeune héroïne, bien sûr, mais elle arrive, avec l'aide de la science et l'amour de sa famille et bientôt d'un jeune homme, à surmonter ses difficultés, puis sa maladie, pour être heureuse. Pas de spoiler là-dedans, puisque le titre de la BDle revendique.

Côté graphique, c'est Marianne Ferrer, illustratrice pour la jeunesse au style délicat, qui s'y colle, et glisse de la retenue, de la grâce et de la finesse dans ce monde dur, très dur.

Vraiment sympa.

Nom série  Voyage au centre de la Terre (La Pastèque)  posté le 02/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis étonné que le classique de Jules Verne ne soit pas plus adapté que cela en BD. Certes, il en a inspiré beaucoup, mais il garde une grande qualité, celle de l'aventure, qui devrait permettre à nombre d'auteurs de pouvoir s'en emparer et en livre leur version

C'est ce qu'a fait l'Italien Matteo Berton, qui a travaillé trois ans dessus, après une longue carrière en tant qu'illustrateur. Cette caractéristique se resent dans sa technique, qui en dit beaucoup dans chaque case, au détriment parfois du récit, qui continue à se dérouler en-dehors. C'est parfois un peu scolaire, également, dans la construction...

Il n'en reste pas moins que son travail mérite le respect, ne serait-ce que parce qu'il semble avoir tout récupéré, ou presque, dans le roman de Verne (la BD fait au final 110 pages), et parce qu'il y déploie des trésors de créativité, des explosions de couleurs pastel, et une mise en scène relativement inventive.

Une vraie curiosité, à réserver peut-être aux amateurs de Verne.

Nom série  Le Voyageur  posté le 02/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce voyageur n'est vraiment pas comme les autres. Il erre, sans but visible, semble intervenir de façon hermétique. Son existence même est une énigme.

Mais petit à petit on va en apprendre plus sur cet homme, ses origines, ses motivations. C'est très intrigant, jusqu'à la fin, difficile, peut-être, à interpréter. Je n'ai pas pu me décoller de ce bouquin avant la fin, et la qalité du dessin, qui lorgne un peu du côté de celui de Moebius par moments, n'y est pas étranger. C'est vraiment très agréable à l'oeil.

Un album... franchement bien, en effet.

Nom série  Sir Arthur Benton  posté le 02/01/2010 (dernière MAJ le 22/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sir Arthur Benton fait partie, à coup sûr, des classiques du genre en bande dessinée. C'est le récit d'un combat de l'intérieur, d'une traque, d'une chasse à l'homme très bien menés. Mes camarades ont bien su en parler en détail. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas mettre une note plus positive ? Eh bien parce que malgré son ambition louable et son sujet plutôt bien traité (mention spéciale aux dossiers de fin d'albums), cette série souffre de menus défauts. Une narration un peu chaotique sur le premier et le troisième tome, un dessin un peu difficile dans la première moitié du tome 1... C'est dommage, parce que j'ai globalement bien apprécié cette série. En effet elle montre, au travers d'un personnage fictif, les à-côtés de la guerre, et certains de ses rouages.

La lecture du second cycle n'est intervenue que 7 ans plus tard, ayant eu personnellement du mal à réunir les trois tomes du second cycle.

Les recettes sont les mêmes, on nous montre l'arrière-cuisine de le guerre froide, au travers des opérations d'une organisation ultra-secrète dirigé par le Benton du titre. Mais... Le récit est difficile à suivre, on a une suite d'anecdotes très rapides, dont la continuité et la cohérence sont mis à mal par ce choix de narration, un Benton qui disparaît presque totalement de l'histoire, sa plus grande scène est à la toute fin, alors qu'on se penche sur ses collaborateurs et les grands acteurs de l'Histoire.
Le dessinateur a changé, Vincent Pompetti a succédé à Stéphane Perger ; une eprte de qualité à mon avis, les personnages de Pompetti étant étrangement déformés, les ambiances et les cadrages partant dans tous les sens. Le dessinateur se cherchait alors encore, mais les difficultés de lecture ne sont pas de son dû.

Dommage que la série se termine ainsi...

Nom série  Je ne suis pas d'ici  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est à lire en miroir, ou en parallèle avec Je suis encore là-bas, de Samir Dahmani, chez Steinkis.

Nous trouvons cette fois-ci une jeune Coréenne qui débarque à Angoulême pour y finir ses études graphiques, et qui se heurte à la culture occidentale, tellement différente de la coréenne. Cette impression d'ostracisme est personnifiée par la transformation de sa tête en celle d'un chien, ce qui ajoute des cènes un peu cocasses à l'atmosphère de sidération que peut ressentir la jeune femme. Ajoutez à cela une petite histoire d'amour pas simple, et vous obtiendrez la formule d'un roman graphique plutôt réussi. Sur le plan de l'histoire, je l'ai trouvé cepandant un peu moins intéressant que l'ouvrage de Samir Dahmani, car un peu moins inattendu.

Sur le plan graphique j'ai rpéféré celui-ci, les influences franco-belges de Yunbo ayant pris l'ascendant sur ses racines coréennes et nous proposer un dessin d'une grande clarté, avec un trait plus encrée que celui de son compère. J'aime bien.

Une lecture franchement sympathique.

Nom série  Je suis encore là-bas  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vaste sujet que celui des personnes à cheval sur deux cultures, et qui doivent se réapproprier celle d'origine après avoir passé beaucoup de temps au sein de celle d'adoption...

Samir Dahmani nous propose donc sa version, avec l'histoire de cette guide-interprète coréenne qui doit driver un Français à Séoul, et se retrouve en butte avec ces deux influences culturelles. C'est délicatement mené, le cheminement de pensée de Sujin est facile à suivre et à comprendre, et l'auteur réussit à éviter l'écueil de la romance facile. Les protagonistes sont crédibles, avec leurs travers, et on se sent bien pris dans l'histoire. Il y a également un jeu sur les visages, les masques, qui complète bien les passages introspectifs.

Le style de Dahmani semble parfois plus proche de l'esquisse à cheval entre le manga et la franco-belge, mais cela lui confère une liberté graphique sans doute inégalable.

Très bonne lecture.

Nom série  Le Guide de Paris en bandes dessinées  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sacré pari éditorial que celui d'Olivier Petit : réaliser des guides historiques sur beaucoup de capitales et de grandes villes. Et pour bien lancer la collection, il s'est attelé à la capitale française.

Le résultat est à la hauteur de l'enjeu : superbe et quasi indispensable. En effet, après avoir pointé 30 lieux emblématiques de Paris, une pléiade d'auteurs venus de tous horizons (oui, de France, mais aussi d'Espagne, d'Algérie, de Corée, de Grèce...) se sont attelés à raconter en quelques pages des anecdotes surpenantes, cruelles ou drôles rattachées à ces lieux. On y apprend par exemple le lien incroyable entre l'Exposition universelle de 1900 et la création de la baguette de pain... C'est foisonnant, passionnant, ébouriffant !

Chaque récit en BD est doublé de pages documentaires, qui viennent donner de nombreuses infos pratiques (stations de métro correspondantes, produits spéciaux, lieux à proximité...). C'est très très riche, on est là devant un must !

Nom série  Isabella Bird, femme exploratrice  posté le 11/10/2017 (dernière MAJ le 07/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Isabella Bird est donc une exploratrice célèbre, qui à la fin du XIXème siècle, a sillonné différentes régions du globe, et en a fait des récits détaillés, lesquels ont constitué et constituent encore des documents précieux, voire uniques pour les historiens.

Taiga Sassa a choisi de se baser sur les récits de Bird relatant son voyage au Japon en 1878, au début de l'ère Meiji. Une époque où le pays du Soleil levant s'ouvrait tout juste à l'étranger. Il est intéressant de noter qu'au début du moins, l'exploratrice n'a pas rencontré beaucoup de difficultés administratives pour commencer son périple vers le nord, à la rencontre, entre autres, des Aïnous. Par contre, en sortant des sentiers battus, elle va découvrir ce que l'extrême dénuement veut dire. Les Aïnous n'apparaissent pas encore dans les deux premiers tomes, mais j'avoue que je suis curieux de lire ce que réservent les suivants. On a aussi le choc entre deux mondes, avec l'Anglaise un rien pudibonde, et les Japonais qui partagent les bains à poil entre les deux sexes.

Le voyage est agréable, en bonne compagnie, Isabelle et son guide-interprète, Itô, formant un duo à la fois drôle, surprenant et touchant.

Le dessin de Sassa est assez classique, il lorgne un peu trop vers le shônen ou le shôjô à mon goût par moments, mais il a le mérite d'être minutieux et bien posé.

A suivre.

Nom série  Fire Punch  posté le 03/08/2017 (dernière MAJ le 06/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un manga qui commence très très bien.

Le début est un peu difficile à supporter si l'on se met dans la peau du héros, lequel doit subir des souffrances inimaginables, mais aussi voir mourir ses proches. C'est noir, très noir, et violent. Et bien sûr, on enchaîne sur une histoire de vengeance relativement classique, mais l'auteur ne s'appesantit pas dessus, et le manga prend, dès ce premier tome, un virage narratif inattendu.

Et même plusieurs, si l'on tient compte de la rencontre avec celui qui est à l'origine de ses malheurs et de son tourment. Et encore plus avec les deux séquences et images finales...

Le tome 2 développe les suites de la rencontre de la fin du tome 1. Agni, en plus de subir des souffrances physiques inimaginables, va devoir faire avec la folie de celle qui l'oblige, quelque part, à collaborer avec elle. A côté de ça, on ne perd pas de vue Sun, qui s'était un temps accroché à notre (anti-)héros. Surprenant en permanence, ou presque.

Le tome 3 prends une autre direction, alors qu'Agni sort du scénario échafaudé par Togata, et semble marquer une sorte de fin de cycle, même s'il se termine sur un énorme cliffhanger, totalement inattendu. La suite va être intéressante...

Le dessin est assez dynamique, même s'il a ce goût d'inachevé sur les visages qui ne me le rend pas super agréable.

Intrigant, très. A suivre, donc.

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