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Nom série  Underwater - le village immergé  posté le 14/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le remarqué Mushishi, qui n'a pas laissé indifférent ses lecteurs, Yuki Urushibara revient avec une histoire aux allures de conte, un récit que ne renierait pas Miyazaki, qui est d'ailleurs explicitement évoqué par l'éditeur. Il faut dire que certains éléments sont typiques : la campagne nipponne, l'arrivée de la modernité qui oblige les habitants d'un village paisible à partir, un personnage insaisissable qui se montre insouciant et intemporel, une créature mythique qui est aussi insaisissable...

L'autre influence manifeste est Quartier lointain, puisque Chinami voyage dans le temps et l'histoire de sa famille, étroitement liée à cet endroit au calme troublant... Et bien sûr un cadre rural enchanteur comme Taniguchi sait tellement bien les peindre.

On est dans une histoire troublante, pleine de faux-semblants, entre onirisme et naturalisme, et on se fait bercer, tout à fait comme ces gamins qui se laissent flotter dans la rivière après avoir sauté du vieux pont... le charme agit indéniablement, et on se surprend à regretter que ce manga ne soit pas en couleurs pour profiter pleinement des jolis paysages composés par l'auteure...

Je lirai la suite avec intérêt, ne serait-ce que pour l'atmosphère enchanteresse de ce village et ses environs.

Nom série  Anton l'éléphant peintre  posté le 01/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouveau conte, celui-ci inédit, dans la jolie collection Pouss' de Bamboo.

C'est donc l'histoire d'un éléphanteau un peu tête en l'air qui perd sa famille de vue et se fait récupérer par une hyène mécène grâce à ses talents de peintre. Mais bien sûr la célébrité et la richesse ne vont pas ramener sa famille à Anton, et il va être malheureux dans sa nouvelle vie.

Le récit étant muet, il peut très bien être suivi par les plus jeunes. Le déroulement est fluide, facile à comprendre, et le dessin de Domas, très clair, et rehaussé de belles couleurs de Christian Lerolle rend l'ensemble très agréable à l'oeil.

A noter que l'ensemble du conte est aussi écrit en fin de tome afin de pouvoir le raconter de vive voix le soir à l'enfant.

Sympathique.

Nom série  Le Corps humain en BD  posté le 01/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la foulée de la série dont il est la vedette, Docteur Cymes, le plus télévisuel des membres du corps médical est à nouveau le moteur d'une série, à visée plus pédagogique.

Il nous propose donc de découvrir le corps humain et la plupart de ses fonctions, en compagnie de son assistante Birgitt, dont la blondeur n'égale que la candeur. Les différentes fonctions sont donc présentées au détour d'une gaffe de Birgitt, à laquelle Cymès explique le dessous des choses, avec plus ou moins de bonheur. Chaque explication se termine sur un gag qui, sans être hilarant, a le mérite de comporter un "bon mot".

Cela permet d'apprendre des petites choses utiles, tout en souriant.

C'est Duvigan, dessinateur de l'autre série, qui se charge de l'exécution graphique, et il a su allier à son style "gros nez" efficace, un côté didactique lorsqu'il doit faire des croquis de l'oeil ou du coeur.

Le résultat est donc tout autant sympathique qu'intéressant.

Nom série  Boitelle et le Café des Colonies  posté le 31/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est à la suite de la parution -suivie d'un beau succès- de Facteur pour femmes que son duo d'auteurs a pu proposer son "Café des colonies" à son nouvel éditeur, Bamboo.

L'occasion donc de retrouver cette nouvelle de Maupassant adaptée par Didier Quella-Guyot, relative au racisme ordinaire dans la campagne normande à la fin du XIXème siècle. Un sujet insuffisamment traité, surprenant -ou pas- dans l'oeuvre de l'auteur de Bel-Ami ou Le Horla qui révèle un vernis social assez puant.

Pourtant, même s'il ajoute quelques scènes au récit original de Maupassant, Quella-Guyot ne charge pas trop les personnages, les regards, les attitudes suffisant parfois. Et en cette période où certaines idéologies nauséabondes sortent à nouveau du bois, il est bon de se souvenir qu'il y a une centaine d'années on en était déjà là, comme en témoigne le zoo d'humains que Boitelle et Norène visitent...

On sent toutefois que les auteurs n'avaient pas encore la maîtrise qu'ils ont pu acquérir par la suite avec Papeete 1914 et donc Facteur pour femmes. Un petit manque de fluidité dans le récit, mais aussi des débuts encore hésitants -sur un récit long- mais prometteurs pour Sébastien Morice. On perçoit déjà cette élégance, cette finesse qui vont faire son succès, même si bizarrement j'ai eu l'impression qu'il y avait un filtre d'atténuation des couleurs sur certaines planches.

Un album vraiment intéressant.

Nom série  Servitude  posté le 15/06/2006 (dernière MAJ le 29/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lors de ma lecture du premier tome, j'avais été fortement impressionné par cette nouvelle série. Il est difficile de trier le bon grain de l'ivraie en termes de fantasy dessinée, a fortiori chez Soleil. "Servitude" va à contre-courant de la production actuelle, avec une couverture en tons sépia, à la fois figée et puissante, alors que la tendance était au dynamisme qui fait mal aux yeux.

La lecture de l'album ne dément pas cette impression. Le dessin de Bourgier est léché, puissant, je le répète, et ne possède presque pas de fautes de perspective ou d'anatomie, éléments auxquels je suis sensible pour une BD de ce type. Tout juste chipoterai-je en disant que la repro me semble un peu faiblarde par moments, avec des cases floues. Mais c'est anecdotique.
Concernant l'histoire, là encore c'est de l'inédit, puisque les auteurs semblent avoir pris beaucoup de temps pour élaborer leur univers. Celui-ci est très complexe (mais un univers simpliste serait-il crédible ?). Et le résultat est à la hauteur : une intrigue touffue et un peu difficile à suivre au début, mais c'est normal, c'est un premier tome.

Et puis lors de la (re)lecture des 4 premiers tomes, et au fil de l'avancée, j'ai pu explorer plus en profondeur. Et me rendre compte que la bande dessinée n'est finalement pas le bon support pour cette série. En cause, un univers fouillé, trop peut-être, qui est à l'étroit sur ce support. En témoignent d'ailleurs les nombreux bonus écrits qui l'émaillent, dont la densité fera peur à nombre de lecteurs potentiels. Certes, l'univers posé par David et Bourgier a besoin de temps, de patience pour être digéré, mais je pense qu'il aurait mieux valu un cycle de romans illustrés, comme peut le faire par ailleurs Olivier Péru avec certains de ses univers.

Ne reste donc que le dessin d'Eric Bourgier, mais cela ne suffit pas à maintenir mon intérêt, qui a fléchi au cours du tome 4. La suite et fin se fera sans moi.

Nom série  La Traque (Delcourt)  posté le 28/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est donc une suite de 9/11, des mêmes auteurs (avec Corbeyran en co-scénariste), et propose donc de mettre un point final à l'histoire d'Oussama Ben Laden, avec les derniers mois qui ont permis de remonter sa trace.

Les personnages sont les mêmes, entre le chef terroriste et son entourage, mais aussi l'homme d'affaires Saïd-François Mohammed, au passé trouble, et l'agent Mayer, qui travaille pour la CIA et s'assoit sur un certain nombre de règles d'éthique. Personne, ici, n'est tout noir ou tout blanc, et le Président des USA pas plus que les autres.

C'est ce que j'aime dans les scenarii de JC Bartoll : au sein de la recherche pour coller au plus près de la vérité, et avec les trous comblés par son sens de la véracité, ce choix de n'épargner personne. L'agent Mayer va d'ailleurs, par son manque de vigilance, causer un accident marquant. Mais cela ne va pas l'empêcher de continuer sa quête.

Jef est encore une fois auxc pinceaux, et la nervosité de son trait allié à ce souci du réalisme va encore faire merveille. J'attends le tome 3 avec impatience.

Nom série  Nous, Anastasia R.  posté le 22/04/2012 (dernière MAJ le 24/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que s'est-il passé réellement lors de cette fameuse nuit où la famille impériale russe est censée avoir été fusillée ? Tous ses membres sont-ils bien tous morts ?

Pas pour Patrick Cothias et son compère Patrice Ordas, qui inventent un autre destin à l'une des filles du Tsar, Anastasia, donnant corps à une énigme de l'Histoire... Pourquoi pas après tout, cette idée est l'occasion pour les deux hommes d'explorer d'une autre façon les dernières heures de l'époque impériale, et les premières de la Révolution. Mais les ombres de l'ancienne famille régnante vont hanter longtemps les esprits et les lieux... J'avoue que j'ai eu du mal à comprendre tout à fait ce qu'il se passait, notamment au niveau des relations entre certains personnages. Un manque de connaissance du sujet plutôt qu'autre chose, mais je pense qu'il aurait été intéressant d'avoir un petit bonus rappelant les faits historiques... Ce qui est étonnant, c'est qu'un personnage d'une importance négligeable dans le premier tome va devenir le héros du deuxième, ou peu s'en faut.

Pour le reste c'est assez plaisant, suffisamment pour avoir envie de savoir la suite, d'autant plus que le dessin de Nathalie Berr, de facture classique, se marie bien avec l'ambiance. Seul un manque d'expressivité relative des visages m'empêche d'être vraiment enthousiaste. Erik se plaignait d'un côté un peu trop vieillot dans le dessin, et de couleurs pastel. Dans le second tome le dessin a évolué, Nathalie Berr va vers quelque chose de plus assuré, d'un poil plus moderne. C'est particulièrement prégnant dans la deuxième moitié. Et c'est plaisant.

Ce récit se conclue en trois tomes, et au final mon sentiment est partagé. d'un côté il m'a permis d'en apprendre un peu plus au sujet d'un recoin de l'Histoire, de suivre la destinée supposée d'une survivante de l'ancien monde, de l'autre j'ai trouvé l'histoire un peu brouillonne, surtout bavarde, avec des passages trop littéraires, trop écrits pour être véritablement fluides. Cette réserve ise à part, ma lecture fut assez plaisante.

Nom série  12 rue Royale, ou les sept défis gourmands  posté le 21/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est curieux comme parfois les BD peuvent naître. Ici il semblerait que Richez ait eu envie d'inclure un chef de ses amis dans un one-shot dédié à sa gloire. Que peut-il dont arriver de surprenant à un cuisinier hors pair ? Se faire défier par un voisin dont il convoite les locaux, bien sûr !

Passons sur cette incroyable crédibilité pour nous en tenir à l'album, qui est une suite de saynètes se déroulant -surtout- au sein du restaurant la Mère Brazier, table lyonnaise renommée, et qui met le chef Mathieu Viannay en scène à chaque scène. L'intérêt retombe vite, lesdits défis, pour émouvants qu'ils puissent être (pour deux d'entre eux), n'en sont vraiment pas. J'avoue que l'émission de TV Top Chef me laisse totalement de glace.

Il reste le dessin d'Efix, lui-même lyonnais, qui s'amuse visiblement à croquer Viannay comme une sorte d'hyper-actif qui est -heureusement- passionné par son métier. Mais c'est bien peu pour rattraper un album "de niche". Signalons tout de même des bonus qui comportent l'histoire du restaurant La Mère Brazier, ainsi que quelques recettes de Mathieu Viannay.

Nom série  De beaux moments  posté le 21/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un album qui est dans la droite ligne des derniers albums de Jim, qui semble regrouper des idées, des amorces de récits, peut-être trop fugaces pour composer des histoires complètes.

Des récits qui jouent sur la nostalgie, sur des beaux moments passés ou à venir, qui ressemblent à des redites des albums précédents de l'auteur, qui du coup se pose en quelque sorte en passeur de bons sentiments. Comme si on avait besoin d'avoir autant d'histoires pour se sentir heureux. Je n'adhère pas toujours aux histoires que je lis, mais là ça commence à m'agacer, d'autant plus que je ressens une grande vacuité derrière les récits.

C'est dommage parce que son dessin est franchement bon, dans un style de plus en plus réaliste et presque sensuel.

Bof, finalement.

Nom série  Facteur pour femmes  posté le 18/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le duo de Papeete 1914 s'est reformé pour nous livrer un nouveau récit pour nous parler de la grande Guerre par le petit bout de la lorgnette, à savoir au travers du prisme de ceux, ou plutôt celle (en majorité) qui sont restés, et qui doivent remplacer ceux qui sont partis.

Mais parmi ces femmes, qui bientôt se sentent un peu seules et en manque d'affection, il y a un personnage marquant, le facteur remplaçant, rôle pris par un pauvre gars au pied bot. lequel va se révéler diablement malin et surtout opportuniste sur le plan sexuel.

Je vous laisse donc imaginer ce que va devenir la vie de Maêl, qui jongle entre sa fonction de facteur et ses talents d'amant de ces dames. Il joue un jeu de plus en plus dangereux, et le scénariste nous montre son sens de la narration avec éclat. pas de complaisance pour Maël, pas forcément de pitié ou de voyeurisme pour ces dames et demoiselles, l'ensemble est raconté sur un ton ma foi relativement sobre, avec un goût pour la comédie, mais cela réussit à rester digne.

Il faut dire qu'avec un dessinateur de la trempe de Sébastien Morice, difficile de faire dans le vulgaire, tant son trait, avec la délicatesse et la grâce qui le caractérisent, se montre encore une fois parfait, accompagné d'ambiances colorées vraiment exceptionnelle, à l'instar de la lumière bretonne. Nous sommes dans une histoire fictive, dans un lieu qui est un assemblage d'endroits existants, mais tout cela a la facture du vrai.

Encore une belle lecture.

Nom série  Axolot  posté le 15/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous amuser avec de l'insolite, c'est le pari de Patrick Baud depuis plusieurs années avec son site Axolot, qui est devenu une chaîne de documentaires, et à présent une série de courts récits en BD.

Déjà très populaire auparavant, son travail bénéficie donc de l'apport graphique de nombreux talents de la BD d'aujourd'hui, pour un résultat on ne peut plus enthousiasmant. Il n'est d'ailleurs pas étonnant de retrouver des gens comme Boulet ou Marion Montaigne parmi ces auteurs, tant leur travail semble nourri par celui de Baud.

Le rythme choisi, celui de courts récits entrecoupés de notes explicatives et d'autres sketches intercalaires, me semble vraiment adapté au sujet, et permet au lecteur de prendre son temps et de s'offrir des respirations ou des temps de réflexion entre chaque récit court.

Vraiment chouette.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 (dernière MAJ le 15/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant.

Le troisième tome est un tome de transition, il ne se passe pas grand-chose, on a droit à des saynètes à l'intérêt mitigé. La fin est plus intéressante avec le début des auditions du concours Maiho, et l'apparition de deux personnages secondaires qui vont venir chambouler le train-train des héros...

Dans les tomes 4 et 5 l'action avance lentement, le long de ce même concours, et on a des redites sur l'enfance de Kôsei. L'émotion relative à la musique est quant à elle toujours présente et bien représentée. Une pause dans le récit.

La fin du tome 6 semble marquer une rupture, un changement de rythme, avec la prise de conscience de Kôsei d'un certain nombre de choses. Plus rien ne sera peut-être comme avant...

Par contre, la série fera au final au moins 10 tomes, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'étirer le récit. A voir.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Poison City  posté le 18/03/2015 (dernière MAJ le 15/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tetsuya Tsutsui a toujours été un auteur un peu particulier. Ses mangas, que d'aucuns qualifieront de violents, ne laissent pas indifférent. C'est ainsi qu'il a appris, un peu par hasard, que sa série Manhole avait été frappée de censure dans un département japonais il y a 5 ans. Une censure qui se prononce sur l'aspect visuel, et donc une évaluation tronquée des ouvrages passés sur le grill.

Choqué et furieux de cette procédure, il décide d'en faire le sujet de sa nouvelle série, "Poison City". On suit donc les aventures d'un jeune mangaka dont le travail est lui aussi frappé de censure. Un souci qui impacte toute la chaîne de production du manga, au niveau du magazine de prépublication. Tsutsui met donc en scène les différents niveaux (éditeur, responsable éditorial, auteurs) qui vont voir leur travail touchés par une telle mesure, totalement abusive et aberrante, mais bien réelle. C'est plutôt instructif, je pensais que ce genre de censure n'existait pas ou plus au Japon, qui a vu passer bien des choses dans les pages de ses mangas... L'histoire se tient bien, avec en récit enchâssé le manga sur lequel travaille Mikio Hibino, comme un miroir, une deuxième mise en abyme de l'évolution de la société japonaise... Intéressant, même si, dans son souci de nous montrer les différentes facettes de la chose, Tsutsui me semble aller un peu vite en besogne. Une impression confirmée dans le second tome, lu un peu vite à mon goût, et qui aurait eu besoin, à mon goût, d'une écriture un peu plus approfondie.

Au niveau graphique c'est toujours aussi efficace, aussi bien dans les scènes d'action -présentes dans le manga d'Hibino- que dans les discussions entre le mangaka et ses partenaires éditoriaux.

Un diptyque intéressant sur l'industrie du manga, et la censure dont elle semble encore faire l'objet...

Nom série  Complainte des landes perdues - Les Sorcières  posté le 10/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, j'étais curieux de voir ce qu'allait fait Béatrice Tillier dans cet univers graphique pour lequel elle semblait totalement faite, après le travail de Rosinski et Philippe Delaby (et un intérim formidable de Jérémy).

Le résultat, sur le plan graphique, est tout simplement merveilleux. La plume élégante de la dessinatrice semble se délecter de ces costumes médiévaux, ces décors somptueux, ces palais mirifiques. Je n'ai pu m'empêcher d'admirer une fois de plus son travail fantastique sur les visages de ses personnages, délicatement sculptés. Il n'y a que la couverture que je trouve singulièrement ratée ; c'est peu face au reste, mais cela risque de rebuter des lecteurs potentiels.

Bien sûr il fallait un scénario solide pour que la rencontre soit belle. Dufaux nous propose donc une nouvelle variation de l'un de ses plus beaux univers, avec des intrigues de palais somme toute assez classiques, mais vraiment plaisantes à suivre.

J'attends la suite avant de me prononcer plus longuement, mais pour l'heure c'est du tout bon.

Nom série  S.O.S. Lusitania  posté le 26/03/2014 (dernière MAJ le 09/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trois ans après le Titanic, il y eut le Lusitania, fleuron de l'industrie de croisière britannique... Nous sommes en 1915, et les Allemands ont clairement indiqué qu'ils considèreraient tout navire britannique ou faisant partie de ses alliés comme un ennemi. Le Lusitania, géant de fer, s'apprête à partir de New York pour joindre les côtes anglaises, avec plus de 2 000 personnes à son bord, parmi lesquels des industriels et... des espions...

On se rend rapidement compte, en lisant le premier tome, que la composition de l'équipage et des passagers, mais aussi sa cargaison, sont beaucoup plus complexes qu'on aurait pu le croire. Bien sûr, tout n'est pas vrai, il y a certainement des ajouts, comme cet apprenti matelot gallois et la jeune chinoise qui essaie de cacher son sexe, et peut-être aussi parmi les espions... Ce qui est glaçant, quelque part, c'est le caractère d'inéluctabilité du destin du navire. Tous les personnages de l'histoire, ou presque, sont ainsi convaincus que celui-ci va sombrer corps et biens en plein Atlantique nord... Cette inéluctabilité se vérifie dans le second tome, et les conséquences et les suites du naufrage sont aussi nombreuses que surprenantes... Un véritable exercice d'Histoire, mais aussi de prospective au passé, qui emmène le récit sur des chemins inattendus... le troisième tome, qui clôt l'histoire et a été réalisé par Jack Manini, sert essentiellement à fermer les histoires des différents personnages. Pas forcément utile, sauf en ce qui concerne le sort du responsable du naufrage du Lusitania.

Les deux co-scénaristes font avancer leur machine à pleine vapeur, rien ne semble laissé au hasard, et on se demande bien ce qu'il va se passer dans l'intervalle, mais aussi qui va survivre... C'est intéressant car dans cette petite ville flottante l'atmosphère de guerre en Europe est aussi sur toutes les lèvres.

C'est Jack Manini qui officie aux crayons, et son boulot est ma foi assez intéressant et plaisant, on sent un effort particulier sur les visages mais aussi sur le bateau, majestueux et presque inquiétant.

Nom série  Dérangés  posté le 08/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange bouquin...

Il semble nous parler de l'influence de l'art sur les personnes, au travers de l'histoire de trois personnages très différents, mais dont le destin est lié à l'art, et au musée où ils se croisent.

Dérangés parle donc de l'esprit quelque peu chahuté de ces trois personnages, jusqu'à basculer dans la folie, mais aussi, pour l'un d'entre eux, d'objets de son quotidien qui semblent prendre vie pendant son absence et sont donc dérangés à chaque fois qu'il rentre chez lui en revenant du travail.

Ce genre de récit n'est pas trop ma tasse de thé. je me sens oppressé, mal à l'aise par ce kaléidoscope de sensations, de textures, de formes, de situations, qui m'échappent. C'est cet état de sidération qui caractérise aussi ces personnage, mais lorsqu'un récit me perd, je ne trouve pas de quoi me raccrocher aux branches, et je glisse dans des abymes d'incompréhension...

Il y a peu de dialogues dans cet album pourtant très dense dans son propos, mais cela ne suffit pas à mes yeux, malgré la recherche esthétique de l'auteure qui évoque immanquablement l'onirisme.

Je suis passé à côté.

Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 22/03/2015 (dernière MAJ le 08/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rob Davis s’attaque à son tour à ce monument de la littérature mondiale qu’est le roman de Cervantes. Le résultat est plus que satisfaisant, puisque je l’avoue, je n’ai pas vu passer les 160 pages de ce premier tome, ni les 130 du second.

J’en avais lu une version abrégée, ou plutôt une autre version il y a pas mal d’années, et mon impression est que Davis en propose une vision assez fidèle, laissant toute la place nécessaire au récit principal, mais aussi aux histoires enchâssées, qui en font aussi le sel du récit picaresque. La deuxième partie, qui reprend l'intrigue du deuxième Livre de Cervantès, est tout aussi prenant, avec les personnages du Duc et de la Duchesse qui ajoutent un sel inattendu avec leur goût de la manipulation. Tandis que Don Quichotte s'interroge sur le personnage qu'il est devenu... J'ai beaucoup ri.

Le dessin de Rob Davis est un peu inclassable, oscillant entre de la caricature au pointillisme à la Duhamel, s’autorisant même quelques digressions graphiques lorsque le récit prend lui aussi des détours. Une belle prouesse, qui est à saluer.

Un must.

Nom série  Un homme de joie  posté le 07/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
je ne serai peut-être pas aussi flatteur que mes illustres devanciers, mais c'est vrai que ce premier album est plutôt enthousiasmant.

En premier lieu de par son graphisme. je n'en suis pas spécialement fan, mais il y dans la façon dont David François traite ses silhouettes quelque chose d'assez fascinant, de troublant. Ce côté coulant, fluide, est troublant. Et à côté de cela, une grande maîtrise de l'encrage sur les visages très expressifs des personnages, qui donne un plaisir tout particulier à la lecture. Mais cette ambiance étrange est renforcée par la dernière séquence, dont je ne dirai pas grand-chose, si ce n'est que j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour comprendre<:I< que je voyais bien ce que je voyais sur la dernière case.

bravo donc aux deux auteurs pour ce nouveau premier tome intrigant et prometteur. Je suis impatient de lire la suite.

Nom série  Matsumoto  posté le 07/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour la France, il y eut les attentats de 1995 dans le RER, puis en 2015, Charlie hebdo, le bataclan, le Stade de France, les terrasses. Pour les Etats-Unis, il y eut le 11 septembre. Pour le Japon, l'entrée dans le XXIème siècle et le terrorisme de masse eut lieu en 1995, avec l'attentat au gaz sarin dans le métro tokyoïte...

Excellente lecture, et presque inattendue, tant ces évènements semblent éloignés en Occident.

Après Terra Australis, le duo Bollée/Nicloux reprend du service pour nous raconter l'histoire de l'attentat ayant touché la ville de Matsumoto, dans la préfecture de Nagano. C'est cette ville qu'a choisi un certain... Matsumoto, alias Shoko Asahara, industriel richissime mais surtout gourou de la secte Aum Shinrkyo, pour faire une répétition de son projet dément : empoisonner la population par le biais d'un gaz déjà expérimenté par les Nazis durant la seconde guerre mondiale.

cela commence de manière presque banale, par l'arrivée en plein bush australien d'un étrange personnage, un Japonais mutique qu'un taxi dépose devant un entrepôt mystérieux. On poursuit par la "formation" d'un adepte de la secte, à qui on propose de rencontrer le gourou. Malgré ses doutes, il va se faire laver le cerveau et rentrer dans le moule pour préparer une étrange opération dans la campagne japonaise. Et même si tout ne se passe pas comme prévu, le résultat de l'opération va conforter Asahara et ses adeptes dans leur démence. parallèlement nous suivons plusieurs personnages habitant Matsumoto, des gens au quotidien banal ou particulier, qui vont voir leur vie bouleversée par cet évènement particulier. On se doute qu'ils vont être impactés par l'attentat en préparation, mais si l'on ne s'intéresse pas de près à cette histoire, on ne s'en doute absolument pas...

Bollée tisse sa toile de façon très habile, la montée en puissance est remarquable, avec déjà des scènes forts dans la première partie lors de l'embrigadement du jeune adepte. Et on comprend ainsi l'enchaînement qui a amené à cette folie dans le métro en 1995, faisant 12 morts et 5 500 blessés... Une folie qui aurait pu être évitée si la police locale avait regardé au-delà du bout de son nez, si elle avait tenu compte de l'alerte donnée par un de ses agents concernant la secte Aum...

Je ne suis pas spécialement fan du trait de Nicloux, que je trouve un peu déformé, trop changeant dans son style semi-réaliste. cependant sa mise en scène le plus souvent froide, et une mise en couleurs aux tons maladifs contribuent à installer une atmosphère de malaise totalement crédible.

A lire, absolument. Encore une excellent titre chez 1000 feuilles, LA collection de cette année 2015.

Nom série  Héros sur canapé (Psychanalyse des héros...)  posté le 04/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu ces gags, sous la forme de leur réédition chez Vraoum, maison d'édition soeur de Warum, et en recueil relié reprenant les dix premiers fascicules originaux, le deuxième tome comportant des inédits.

C'est donc Wandrille qui fait joujou avec des héros, toutes sortes de héros, qu'ils soient issus de la Bd, de la télévision, de l'Histoire, de la mythologie... Et qui confie ses délires sur le plan graphique à différents auteurs francophones, aux styles bien différents. Alors forcément, comme dans toutes les séries humoristiques ou presque, il y a boire et à manger. On peut ne pas être réceptif au style de Wandrille, un brin bavard dans ses préfaces et postfaces, mais plutôt efficaces dans ses gags. On sent qu'il a acquis un certain savoir-faire dans la gestion de ceux-ci, même si pour ma part je ne suis pas forcément sensible à certaines références. mais dans l'ensemble, c'est quand même assez marrant, on reconnaît la quasi-totalité des personnages sans grande difficulté.

Difficile de donner un avis sur le dessin, le premier tome comptant une dizaine d'auteurs différents, et le second... une cinquantaine. On aura tout de même le plaisir de retrouver des gens comme Pochep, Gilles Rochier, Fabcaro, Jean-Luc Cornette, Fred Salsedo, Boris Mirroir, James, Cyrielle...

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