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Nom série  Blood Blockade Battlefront  posté le 03/11/2016 (dernière MAJ le 07/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série intéressante, qui part d'un postulat assez classique, un portail dimensionnel qui transforme la ville de New York en un lieu où se croisent des créatures très différentes, dont certaines malveillantes.

Nous nous retrouvons dans les pas d'un jeune homme un peu naïf, mais qui a quelques aptitudes spéciales, qui l'amènent à intégrer un peu malgré lui une organisation qui lutte contre ces créatures malveillantes.

Le canevas narratif n'est pas toujours clair, on se perd un peu dans les enjeux, mais la série est sauvée par l'humour et les personnages un peu particuliers, voire caricaturaux, qui servent de moteur à l'intrigue. Nightow les développe pas mal par la suite, d'ailleurs, ce qui me permet d'avoir envie de la lire...


... Jusqu'au tome 5, au milieu duquel je me suis senti perdu. Il n'y a toujours pas de schéma narratif clair, on assiste à une sorte de puzzle sans direction, malgré un épisode plus ou moins indépendant -et pour le coup, assez sympa- au début du tome. J'arrête là ma lecture de la série.

Côté dessin c'est assez inhabituel, avec des personnages sans membres, du moins en apparence, et des monstres à l'aspect "tordu" qui donnent un cachet un peu spécial.

Une série qui démarrait pas trop mal, plutôt bien dessinée, mais qui s'est pris les pieds dans le tapis, formé de motifs flous.

Nom série  Outlaw Players  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 07/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ n'est pas très original, mais cette nouvelle série, réalisée par le français Shonen, se montre assez vite originale, avec ce personnage principal qui découvre le jeu au fur et à mesure de ses rencontres.

Par contre c'est un peu étrange qu'il sache se servir très vite de sa nouvelle armure, ou ne semble pas étonné de porter certains coups pour la première fois. Des petits défauts qui seront sans doute corrigés par la suite.

A côté de ça, c'est assez prenant, il change souvent de partenaires (comme dans un "vrai" MMORPG), et sa progression y ressemble. On sent que l'auteur a passé du temps à jouer en ligne... Son dessin, lui, est impeccable, par contre ses cadrages sont parfois exagérés.

Dans le tome 2 on continue à suivre Sakuu et ses partenaires, qui semblent former un vrai groupe, tandis que certaines forces semblent vouloir peu à peu prendre le contrôle du jeu par ailleurs. J'imagine que cela va être développé dans la suite. Il était temps, car je ne voyais jusque-là pas vraiment d'intention autre que de suivre un newbie dans un MMORPG.

Dans le tome 3 le récit continue à se développer, se densifier ; on multiplie également les points de vue, on ne suit plus seulement Sakuu. Ca devient vraiment pas mal.

Bien sûr, morphologiquement, ses personnages répondent à de nombreux canons du manga, mais comme on est dans un jeu video, cela n'est pas gênant. Pas de fan-service cependant, Shonen se veut "sérieux" dans son approche.

Une série sympathique pour l'heure.

Nom série  40 bonnes résolutions de mecs  posté le 04/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Buche semble, avec cet album, prendre la relève de Jim dans les années 1990 et 2000 chez Vents d'Ouest, en nous proposant une suite de gags sur un type de personnage.

Bien sûr, il s'agit d'une boutade de ma part, car Buche a actualisé ses vannes et son imagination par rapport à Jim, et les nouvelles technologies, entre autres, sont passées par là. De plus il se met lui-même en scène, ou son alter ego de papier. La plupart des gags sont plutôt plaisants, j'avoue avoir souri, et m'être reconnu ou avoir reconnu certains amis dans les situations, pas si rocambolesques que ça. Certains sont plus faiblards, mais c'est le risque dans ce genre d'exercice qu'est le gag.

Le dessin est plaisant, très lisible, visant à l'efficacité du gag. Sympa.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 03/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge.

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

A suivre, forcément.

Nom série  ReLIFE  posté le 17/05/2016 (dernière MAJ le 02/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens une nouvelle série où un personnage "régresse". Celle-ci est donc l'adaptation en manga classique d'une web-série très populaire au Japon. J'étais un peu dubitatif au début, pensant me retrouver dans une sorte de choc des cultures adulte/adolescent.

Dans ce premier tome Yayoiso évite la plupart des écueils que l'on aurait pu attendre. La confrontation est moins violente, et le côté comique est assez réduit, ce qui produit une histoire assez complexe, d'autant plus avec le mystère entourant Ryu, l'accompagnateur de Kaizaki. Le deuxième tome se concentre un peu plus sur Kaizaki et ses camarades de classe, qu'il aide à développer leur vie sociale. Il s'implique de plus en plus, je me demande où l'auteur souhaite aller...

Dans le tome 3 les efforts de Kaizaki vont porter leurs fruits, et lui-même va faire une découverte un peu stupéfiante. Cela rajoute une dimension supplémentaire au récit...

Côté dessin, je trouvais le style un peu éthéré, peu expressif. Mais cette impression s'estompe par la suite, ou alors je me suis habitué. Je pense que c'est la coloristation informatique, un peu aprticulière, qui donne cet aspect un peu "écrasé"...

Cette nouvelle série m'intrigue suffisamment pour avoir envie de lire la suite.

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 31/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mort de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Avec les tomes 4 et 5 arrive une période où Shiro commence à grandir et n'est plus un bébé : il ne pleure plus, commence à tenter de se faire des amis... Celui qui va trouver grâce le premier à ses yeux partage certaines choses, et c'est plutôt bien amené. Son père va d'ailleurs devoir évoluer dans son métier, et se poser la question de la garde de Shiro. L'humanité est donc toujours bien présente dans ce manga, d'autant plus qu'une rencontre inattendue va amener le récit dans une nouvelle phase pour la suite.

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est proposé, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

Nom série  Supers  posté le 31/08/2015 (dernière MAJ le 12/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Supers, c'est d'abord une couverture, superbe, qui nous montre trois enfants à la chevelure flamboyante qui semble isolés, perdus au milieu d'une foule aussi compacte qu'uniforme. Grâce au vernis sélectif on comprend d'un coup d'oeil que la vie de ces trois gamins n'est pas simple mais que leur destin peut être grand.

C'est le jour de la rentrée, le plus grand se fait balader dans le collège qu'il vient d'intégrer et si ses premiers pas sont compliqués, il arrive tout de même à lier quelques connaissances. A la fin de la journée il retrouve son frère et sa soeur, plus petits, qui eux aussi ont dû s'intégrer à un nouvel établissement. Mais au-delà de ce côté "original", il y a un côté "réaliste", avec les questions que se posent les ados sur le sens de la vie, leur positionement familial, leur vie sentimentale... Très fin.

En quelques séquences aussi simples que finement écrites, Frédéric Maupomé (auteur du sympathique Anuki) brosse donc une ambiance de collège comme on en a tous connu, entre professeurs qui oscillent entre indifférence et agressivité, camarades parfois sympathiques, parfois gratuitement méchants, et débuts d'amourettes.

Les trois gamins essaient de cacher leur étrangeté, mais les événements vont les obliger à sortir de leur réserve, pas forcément pour un lendemain meilleur. Les dialogues sont finement ciselés, entre les gamins extra-terrestres dont l'intelligence est trop importante et leurs camarades aux développements divers. Il y a aussi des flashes-backs, qui permettent de savoir le minimum pour comprendre que l'histoire de ces enfants est entachée de drame. Plusieurs pistes sont lancées sur les relations entre les uns et les autres, et c'est une fois encore chez cet auteur un régal, d'autant plus que c'est Dawid (Passe-passe) qui est aux crayons.

Là encore, c'est un régal pour les yeux, bien que je trouve certaines cases un peu chargées. A suivre.

Nom série  Awaken  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 27/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hitori Renda, dessinateur de la première saison de King's Game, livre une histoire dont il est l'auteur complet, fort intrigante, avec des parasites et des enfants doués de double vue...

Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est excitant, l'auteur se montrant à l'aise pour nous livrer une intrigue prenante, servie par un dessin plutôt fin et racé.

Au bout de trois tomes, je préfère jeter l'éponge, ne voyant pas trop de fil conducteur, ou plutôt d'intention dans le récit, entre organisation secrète dont les membres se tirent dans les pattes, lycéen qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et monstres à tous coins de rue...

Nom série  Puzzle (Thilliez)  posté le 25/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Maxime Chattam et sa série de thrillers, c'est au tour de Franck Thilliez, autre auteur français de genre de passer à la BD. Différence notable, c'est l'écrivain qui adapte lui-même son texte, pas de perte de sens, a priori, dans ce cas.

Car Puzzle est une oeuvre qui semble dense, avec des personnages très actuels qui se retrouvent dans une machination qui les dépasse. J'aime bien ce genre d'histoire, avec des manipulations à plusieurs niveaux, des personnages approfondis et un twist final. Ce twist final m'a d'ailleurs fait penser à [NON JE NE LE DIRAI PAS], mais j'avoue ne pas vraiment l'avoir senti venir, ce qui est un bon point. Le lecteur est donc baladé, malaxé, trituré, voire perdu dans les méandres de Paranoïa. J'aime ça.

J'aime aussi le trait de Mig, à la fois épuré et très expressif, qui sait donner de la consistance et de la présence à ses personnages. Il joue également sur la bichromie, avec ce bleu qui vient réhausser le traditionnel noir et blanc du polar. L'ambiance est angoissante.

Un bon thriller, mené de main de maître par son auteur originel.

Nom série  Les Enquêtes d'Enola Holmes  posté le 13/09/2015 (dernière MAJ le 18/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si on avait des enquêtes à la sauce Sherlock Holmes, pour pré-adolescentes ?

C'est l'idée de départ de Nancy Springer, auteure américaine, qui a fait d'Enola, petite soeur -tardive- de Mycroft et Sherlock, son héroïne. Débrouillarde, rusée, sa première enquête va en fait être la disparition inopinée de sa mère, laquelle laisse ses frères quasi indifférents. Elle va utiliser les indices laissés par sa génitrice afin de suivre sa trace...

Dans le deuxième tome une nouvelle enquête s'offre à elle, qu'elle va résoudre un peu trop facilement à mon goût, même si les personnages s'épaississent un peu, et qu'elle s'aguerrit. Dans le troisième elle va devoir enquêter sur une disparition vraiment inattendue, et qui va l'amener plus près de ses frères qu'elle ne le pensait au départ. Encore une fois le langage des fleurs est au centre de l'intrigue, et l'adaptatrice va s'en tirer haut la main.

Bien sûr, Enola va avoir de la chance, faire les bonnes rencontres, mais elle va côtoyer de près le Londres d'en bas. Une dose de réalisme ne peut pas faire de mal et proposer une histoire vraiment agréable à suivre.

Serena Blasco fait partie du Gottferdom Studio (avec Arleston, Bianco, etc.) et nous livre là sa première série. Son découpage est de bonne facture, sa narration me semble-t-il bien réalisée. Son dessin, proche de celui de Johanna, manque quant à lui encore de maîtrise. Le tome 2, sorti 8 mois après le premier, ne lui permet pas de faire de grands progrès, sauf sur les personnages.

Malgré un graphisme encore hésitant, cette adaptation des romans de Nancy Springer me semble démarrer sous de bons auspices, et ravira les admiratrices en herbe du détective de Baker Street.

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 12/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, un basculement en termes de personnages, une impression renforcée par la suite. Mais ces "nouveaux" héros feront-ils les mêmes erreurs que leurs devanciers ? Les tomes 23 et 24 viennent installer de nouveaux positionnements des uns et des autres. La paix semble revenue, mais pour combien de temps ? La fin du tome 24 semble justement marquer la fin de cette période... Au 26, un, non, deux- évènements majeurs viennent remettre en cause le fragile équilibre des forces, tandis qu'un contact inattendu se révèle...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques... Au 23 Gaudiano vient épauler Adlard, sans évolution visible, à part peut-être un encrage plus net, plus précis.

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Les Fondus de la bière  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouvel opus, le 25ème, dans l'univers des "Fondus...", cette fois-ci consacré à la bière.

Vu comme une boisson qui désaltère, comme un apéritif, on peut s'en délecter comme s'en remplir. Comme d'habitude Cazenove et Richez, les scénaristes maison de chez Bamboo mettent en scène leur quatuor de fondus, le connaisseur, le profane, l'imbécile et le vieux attaché à ses valeurs.

L'objectif est double : faire sourire tout en étant pédagogique. On en apprend en effet beaucoup sur la fabrication de la bière (il y a d'ailleurs en bonus un dossier de 10 pages pour la faire soi-même), les différentes qualités et appellations, ainsi que la façon de les déguster.

Au dessin Stedo est toujours aussi efficace dans son style "gros nez", c'est vraiment sympa.

Nom série  Oldman  posté le 13/02/2016 (dernière MAJ le 12/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sur la foi de la couverture et le feuilletage de son contenu que j'ai acheté ce manhua.

A la lecture je n'ai pas été déçu, puisque ce récit d'aventures propose de suivre les pas d'un trio surprenant, en la personne d'une ancienne guerrière privée de ses quatre membres, d'un magicien-illusionniste à l'aspect de vieil homme et d'un médecin-anatomiste. Lesquels, après s'être échappés d'une prison (où ils étaient retenus pour on ne sait quelle(s) raison(s)), essaient de gagner leur croûte en montant des spectacles un peu pourris. Un trio qui va bientôt se voir adjoindre un quatrième membre, qui semble détenir un secret qui gêne les plus hautes sphères de l'Etat...

Le troisième tome est une course-poursuite qui se termine par un duel qui trouve son écho dans une bataille lointaine, et tourne peut-être une page dans le récit. Rebecca est le moteur principal de ce segment, on en apprend un peu plus sur son passé, sans que l'on comprenne encore bien tous les enjeux.

Le mystère est le maître mot de cette nouvelle série, et l'auteur réussit à le garder presque entier à l'issue des trois premiers tomes, qui se lisent sans déplaisir, dans une atmosphère sombre qui convient bien à l'époque décrite, même si on n'a pas plus de repères spatio-temporels que cela.

Le style graphique de Shang Cheng est nerveux, habile, sensuel par moments. ses personnages manquent parfois un peu d'expressivité, mais ce choix est peut-être dicté par leur nature un peu particulière...

A suivre donc.

Nom série  Les Entreprises libérées  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous le haut patronage d'Isaac Getz, conférencier, docteur en psychologie et en management, voici donc une BD-reportage sur une forme nouvelle de management et de gestion des ressources humaines au sein de l'entreprise.

Désignée tout simplement sous le nom de libération, cette nouvelle forme consiste, grosso modo, à mieux responsabiliser les salariés "de base", à supprimer le management intermédiaire, à abattre les contraintes physiques et techniques qui engoncent les entreprises d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas d'un mouvement obscur porté par un quelconque gourou aux motivations obscures, mais bien d'un mouvement éclectique, souvent initié par les dirigeants eux-mêmes, sans théorisation bien précise, au service du bien-être des salariés, visant à une meilleure productivité.

Ce mouvement existe de façon assez significative depuis plusieurs années, même si certaines entreprises l'ont mis en oeuvre dès les années 80. L'album retrace donc certains de ces parcours, regroupant de nombreux témoignages de dirigeants -et de salariés- d'entreprises française, et même d'une administration belge. Les résultats semblent probants, les salariés sont heureux, la productivité est meilleure, et certaines boîtes au bord de la crise ont su se relever. Mais cela n'est bien sûr possible qu'avec l'adhésion de tous, au sein d'une même structure.

C'est intéressant pour celles et ceux qui sont concernés par la vie en entreprise et en particulier la gestion des ressources humaines. Intéressant, mais un peu verbeux par moments, les apparitions d'Isaac Getz étant un peu répétitives. A côté de cela, l'énergie graphique de Bercovici sert à merveille le sujet.

Nom série  Rôles de composition  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa cette petite histoire d'amour entre filles... Noémie était pourtant bien installée avec sa copine, mais l'arrivée dans son radar d'une blonde allemande va tout changer...

Jimmy Beaulieu, encore peu connu sous nos cieux hexagonaux, nous propose donc une chronique sentimentale toute en douceur, mais sans naïveté, avec un triangle amoureux plutôt sympathique. J'ai bien aimé la conclusion, après que Noémie ait connu un autre tournant dans sa vie, qui ne lui a pas donné envie de revenir à sa situation précédente.

Son dessin est très expressif, malgré un côté ligne claire assez prononcé, et s'exprime totalement dans une bichromie à tonalité changeante : rouge, violet, vert... Les décors sont parfois spartiates ou carrément effacés, pour laisser toute la place aux dialogues et aux émotions.

Belle découverte.

Nom série  Le Porteur d'histoire  posté le 10/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de cerner cet album, tant il est complexe. Adapté d'une pièce du comédien et dramaturge Alexis Michalik, il nous propose de suivre un certain Martin Martin, héritier d'une histoire méconnue et prestigieuse à la fois, sur les traces de cette histoire.

Le récit est dense, il saute d'une époque à une autre, entre le 3ème siècle après JC, les années 1820 et le XXIème siècle, entre Algérie, Terre Sainte et Meuse. Malgré cette instabilité on ne s'y perd pas, grâce à un fil conducteur, Martin qui raconte son histoire à une Algérienne et sa fille. C'est virevoltant, parfois brillant, souvent passionnant, avec ses petites anecdotes historiques et culturelles qui parsèment le récit. A se demander, d'ailleurs, si tout cela n'est pas vrai...

C'est Christophe Gaultier qui s'est chargé de l'adaptation narrative et graphique, et on sent qu'il s'est beaucoup investi dans cet album : il s'attache à rendre les transitions compréhensibles, à servir le scénario par un dessin plutôt clair, dans son style assez caractéristique. C'est vraiment fort agréable à lire, je recommande.

Nom série  La Présidente  posté le 09/11/2015 (dernière MAJ le 08/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si Marine Le Pen gagnait la Présidentielle de 2017 ?

C'est sur ce postulat, franchement anxiogène en ce qui me concerne, que François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle, a construit son récit. Celui-ci a l'avantage d'être, sinon complet, d'une synthèse intéressante. Nous avons ainsi un rapide rappel de l'ascension politique du Front National, qui n'avait quasiment pas d'existence jusqu'au début des années 1980, jusqu'à 2015, en passant par le "pic" à la présidentielle de 2002.

Une fois que MLP passe au pouvoir, Durpaire nous montre donc comment elle et son parti vont composer le gouvernement (avec des surprises et des semi-surprises) puis investir les différents domaines : activité économique (avec sortie de l'Euro), politique d'immigration (avec fermeture des frontières et "priorité nationale" sur les offres d'emploi...), relations étrangères (qui se réduisent à du copinage avec la Russie)... Il manque la politique environnementale, la culture, la justice, l'éducation nationale, l'agriculture... Sans doute par manque de place, même si l'album comporte 150 pages. On voit donc le FN appliquer petit à petit son programme liberticide, le pays se trouvant dans une impasse politique en l'espace d'environ 9 mois, et une alternative encore plus effrayante.

Parallèlement nous sommes dans une cellule familiale recomposée, avec une grand-mère ancienne résistante, qui a recueilli chez elle une réfugiée d'origine sénégalaise, et ses deux petits-enfants, lesquels partagent le même dégoût pour le déroulement des évènements et vont tenter, avec leurs armes, de dénoncer et combattre le nouveau régime.

C'est Farid Boudjellal, dont l'oeuvre a toujours été traversée par la mixité culturelle et ethnique, qui se colle aux pinceaux, si je peux dire, puisque l'album est en niveaux de gris. Il émarge ici dans le photo-réalisme, au sens premier puisque son dessin est largement inspiré de clichés existants, ce qui donne un aspect un peu figé aux différentes scènes, et provoque donc un sentiment de malaise. Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette ambiance m'a un peu fait froid dans le dos, tout comme le sujet de l'album.

Trois choses m'ont cependant un peu énervé. La prétention concernant l'orthographe, puisqu'on nous indique que les extraits du programme du FN sont livrés sans correction. Il eût été de bon aloi de faire de même dans la BD elle-même, car même sans crier à l'excommunication par les extrémistes de l'orthographe, il y a des fautes un peu bêtes.

Et puis par ailleurs, imaginez ce que serait le futur, excusez-moi, mais ce n'est pas de l'uchronie (qui est une réécriture de l'Histoire, donc du passé), mais de l'anticipation...

Et troisième chose, l'appui presque systématique sur les présentateurs de BFMTV. Je comprends bien cet ancrage, puisque Durpaire a pris l'expertise de certains consultants de la chaîne (sur l'économie, les relations internationales). Mais du coup on a presque l'impression que c'est la seule chaîne d'infos qui existe et qui propose un regard d'expertise croisée. Petit intermède personnel, je pense que c'est celle qui, après TF1, pratique le plus le sensationnalisme et le populisme, alimentant nos peurs et nos haines. Fin de l'aparté.

Ceci étant précisé, il s'agit sans nul doute d'un ouvrage précieux, qui concerne notre Histoire immédiate. Espérons -mais ce n'est que mon souhait personnel- qu'il ne soit pas prophétique...

Plusieurs mois plus tard, après les tragiques évènements qui ont secoué le pays, la popularité du FN est repartie de plus belle, et nos auteurs ont remis le couvert, pour imaginer l'état de la France à la fin du mandat de Marine Le Pen. Ce n'est bien sûr pas reluisant du tout, les gens sont traqués grâce à leurs smartphones flexibles, les camps de rétention de réfugiés (je réfute le terme de "migrants") sont encadrés par des robots qui tuent au moindre geste déplacé, et des milices citoyennes dont le point commun est des têtes de cochons se constituent...

A l'approche de l'élection présidentielle de 2022, la présidente sortante se retrouve face à un représentant de la société civile, d'origine arabe et propre sur lui... Bien trop gênant... Mais son plus grand ennemi est intérieur, et le futur mandat s'annonce encore plus sombre, d'autant plus qu'un nouvel axe (et je n'utilise pas ce terme sans réfléchir à ce qu'il évoque) mondial est en train de se constituer...

François Durpaire a changé son fusil d'épaule en ne s'appuyant plus sur les media, mais sur une famille de "bons Français", qui se déchire sur toutes ces questions. Parallèlement nous avons l'histoire de cet homme dont la femme et la fille sont restées au Sénégal, et qu'il ne (re)verra probablement jamais... Pas inintéressant, mais presque anecdotique dans le processus narratif.

Si ce deuxième tome m'a semblé réalisé un peu plus dans l'urgence que le premier, il n'en contient pas moins des perspectives qui font froid dans le dos.

Nom série  S  posté le 08/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On m'avait dit "tiens, voilà un manga sur le badminton, ça pourrait t'intéresser..." Il est vrai que c'est le sport que je pratique actuellement, et que ça m'intéresse de plus en plus. j'ai donc attaqué la lecture de cette série courte.

Mais au fil des pages, je me suis rendu compte que le badminton n'était qu'un prétexte. Un prétexte pour décrire une amitié entre garçons, par conséquent dans le cadre d'un sport (non non, ce n'est pas du tout cliché, voyons...). Laquelle amitié va donc voler en éclats lorsque Sakuragi cède aux avances (j'utilise ce mot à dessein) du champion du lycée voisin, vieux rival du sien.

Setona Mizushiro est connue pour ses séries relevant du yaoi, c'est à dire contant des amours entre garçons. Cette série n'en relève pas, du moins pas officiellement, mais chassez le naturel, il revient au galop. Oh bien sûr, pas de situations explicites, pas de mots francs, mais lorsqu'un garçon explique à un autre "je voudrais que tu me prêtes ton corps", "je vais t'apprendre à faire entrer mon moi en toi", etc., cela peut prêter à confusion. On se retrouve alors dans un triangle relationnel, presque amoureux (ce que laisse entendre également la postface du premier tome) où les tensions sont légion. Je n'ai absolument rien contre le yaoi, mais je ne m'attendais pas vraiment à un soap où les personnages s'interrogent pendant des heures sur leurs sentiments...

Cette déception est renforcée par la quasi absence du badminton. Certes, on a droit à quelques scènes de matches, mais cela doit ressembler à une trentaine de pages ; sur les quelques 550 que compte la série, c'est peu. Le côté tactique ou technique est représenté par la façon toute particulière qu'a Niresaki de coacher son nouveau poulain. Et tout cela sous l'oeil quasiment absent des parents ou des éducateurs. Et que dire des personnages, un peu caricaturaux ?

Graphiquement, Mizushiro ne sort pas franchement du lot du yaoi et du shojô, et des tics morphologiques peuvent freiner la fluidité de lecture.

Bref, une belle déception.

Nom série  The Woods  posté le 11/03/2016 (dernière MAJ le 08/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une école téléportée, des élèves qui tentent de survivre, des adultes à la ramasse... Le pitch rappelle un peu celui de L'Ecole emportée, que je n'ai pas lue. On pourrait craindre cependant que ce genre d'histoire vire rapidement au mauvais récit de cinéma bis.

Mais il n'en est rien. Je me suis laissé porter par le récit, qui comporte de nombreuses surprises, et même s'il y a des incohérences, je l'ai trouvé plutôt bien porté par son scénariste, protégé de Scott Snyder (oui, celui qui préside aux destinées des super-héros DC sur grand écran actuellement). Pour revenir à nos moutons, il y a beaucoup de personnages, dont certains assez surprenants, et seule une gestion un peu chancelante de certaines transitions m'empêche d'être totalement enthousiaste.

Dans le tome 2 la population de l'école tente de s'organiser, en collaboration avec les habitants de New London. Mais les implications sont plus fortes qu'attendu, et l'amalgame ne se fait pas sans mal. Parallèlement nous plongeons dans le passé des habitants locaux, puis un bond dans le futur proche a lieu. C'est intrigant, je suis curieux de voir où tout cela va nous mener...

Le dessin est assuré par Michael Dialynas, d'origine grecque, lequel a un style demi-réaliste assez décomplexé. C'est plutôt agréable, même si la gestion des couleurs, très tranchées et très flashy, fait parfois un peu mal aux yeux.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Terminus 1  posté le 19/05/2016 (dernière MAJ le 07/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela me semblait tellement évident, la présence de Jean-Michel Ponzio dans cette collection... Il aura donc fallu l'apport de Serge Le Tendre pour que cela se fasse.

Le récit est donc solide, empreint d'aventure et de mystère, avec des personnages plutôt forts, comme le héros au parcours malin. Dans le tome 2 le récit se développe et se referme sur lui-même, pour arriver à une conclusion assez poétique, un style où Wul a déjà fait ses preuves. Bravo donc à Serge Le Tendre d'avoir respecté cette ligne.

Côté dessin c'est donc Ponzio qui officie, avec toujours cette habitude de s'inspirer de photos de personnes réelles pour construire ses personnages. Si cela marche bien dans certaines scènes, dans d'autres elles ont toujours cet air un peu figé qui peut gêner à la lecture si on feuillette l'album au hasard. Pour le reste, ses appétences à la mise en scène et aux cadrages dynamiques fonctionnent à plein. J'ai bien aimé le clin d'oeil discret à Retour vers le futur.

Je suis curieux de lire la suite et fin, comme souvent avec ces adaptations de Wul.

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