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Nom série  King's Game Extreme  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 22/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé King's Game, ce côté manipulateur de masse, ce mystère techno-horrifique. Le scénariste enfonce le clou avec cette suite, comportant (pour l'heure ?) un seul personnage commun, Nobuaki.

Le répit de Nobuaki dure un tiers de tome, puis la violence et les souvenirs d'enfer se rappellent à lui, à la réception d'un SMS collectif. Kanazawa ne commence pas cette séquelle de la même façon, étant donné qu'un des protagonistes sait ce qu'il va se passer, et est en mesure, du moins le pense-t-il, d'influer sur la suite pour empêcher la boucherie qui se profile... Et puis il y a un parasite, cette Natsuki au comportement plus qu'étrange...

Dans le second tome le décor change, le scénariste ayant sans doute compris qu'il serait vain, ou tout du moins superfétatoire de répéter les morts atroces dans le cadre de la ville ou du collège. On approche un peu plus d'un modèle à la Silent Hill, ce qui n'est pas pour me déplaire. Dans le troisième j'ai un peu craint un piétinement du récit, mais là encore une situation inédite vient mettre du piment et dérégler les rouages du Jeu du Roi. Dans le quatrième certains masques tombent, et on sent que l'issue va être, de toute façon, dramatique. Le récit tire un peu en longueur.

Le dessinateur n'est pas le même sur cette série que sur la première ; Kuriyama a un style plus orienté "gore", horrifique, que Hitori Renda, et le prouve avec les premières morts, aussi spectaculaires que dégueulasses.

Curieux de lire la suite je suis.

Nom série  La Faucheuse des moissons  posté le 23/12/2013 (dernière MAJ le 19/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le duo gagnant de Sang noir est déjà de retour, avec une nouvelle histoire prenant pied dans la première guerre mondiale. Cette fois-ci il s'agit d'un triptyque, et les auteurs ont donc tout le loisir de raconter tranquillement leur histoire. Celle d'un groupe de gamins, nés à la fin du XIXème siècle, qui vont se retrouver dans l'engrenage le plus cruel qui soit, celui de la guerre.

Le premier tome est consacré à la jeunesse de ces gamins, dans un petit village des Alpes, et le récit permet de se rendre compte de leur cohésion, de leurs dissensions aussi, parfois liées à de la jalousie et des sentiments contrariés. C'est assez basique, mais plutôt efficace, puisque l'ambiance monte crescendo et que cet album se referme sur la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne. Des bonus en fin de volume retracent les origines du conflit, et même si elles ont été rabâchées à l'école, ce n'est jamais mauvais de se les remettre en mémoire.

Le trait de Julien Monier, à la fois rond et incisif, lui permet de croquer des situations très différentes, aidé par des ambiances colorées plutôt réussies. Dans le deuxième tome les ambiances sont plus sombres, toujours réussies.

Dans le deuxième les enfants, devenus de jeunes hommes, entrent de plain-pied dans la guerre. Ils vont y laisser des plumes, et même plus. L'ensemble de la guerre est ainsi traité, de façon un peu rapide cependant.

Le troisième tome s'appesantit nettement plus, avec des scènes "classiques" : les bombardements, les corps démembrés, la déshumanisation, la mécanisation, les mutineries, les redditions, la connerie des sous-officiers... Le gaz moutarde... Et une fin émouvante, qui clôture bien cette très belle série.

Nom série  Harlem, sur la route du diable  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, jolie petite découverte avec ce one-shot.

Ambiance new-yorkaise des années 1970, blues, fantômes, vaudou... Il y a beaucoup de choses, mais Boriau a réussi à marier tout ça autour de la quête par un petit garçon du salut de son frère. L'histoire est linéaire, se sépare en deux fils narratifs à un moment, mais reste très lisible. Il manque juste une étincelle, une péripétie, un petit quelque chose pour que la réussite soit complète.

Côté graphisme, je découvre avec plaisir celui de Goum, proche du style d'Arthur de Pins, fortement influencé par l'animation américaine, et sans encrage des contours, un style que j'apprécie de plus en plus. Il installe par ailleurs de très chouettes ambiances, qui collent bien à l'histoire.

Un régal pour les yeux, et une histoire gentillette qui plaira à tous les âges.

Nom série  Paci  posté le 15/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tombeé par hasard sur les deux premiers tomes à la bibliothèque, j'ai attaqué cette série sans rien en connaître.

Pour le coup la surprise est plutôt bonne, car une sorte de thriller contemporain, plutôt nerveux, autour d'un personnage assez énigmatique, Pacifique Shimé. Son passé se dévoile peu à peu, et son parcours personnel est assez surprenant. L'homme est idéaliste, fort et n'a peur de rien ou presque. Il se retrouve ainsi dans une situation bien difficile à la fin du tome 2. La suite va arriver vite, visiblement.

Graphiquement je ne suis d'ordinaire pas très client de ce style, mais le parti-pris de Vincent Perriot m'a séduit, avec ses lignes de fuite inhabituelles et sa mise en scène dynamique.

Curieux de lire la suite et fin, donc.

Nom série  La Conjuration d'Opale  posté le 01/06/2005 (dernière MAJ le 12/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thriller historico-ésotérique, un genre à la mode, et qui a donné de véritables chefs-d'oeuvre, trouve ici une nouvelle déclinaison avec Corbeyran, le scénariste multicarte, avec un autre scénariste et un jeune dessinateur bordelais, Grun, dont c'est le premier album. Il est difficile de juger correctement ce premier tome, qui pose les bases de la série, même s'il comporte pas mal d'action. Certains éléments retiennent toutefois l'attention. En premier lieu le dessin de Grun, étrangement... plat, renforcé dans son incongruité par la palette complète des pastels, du marron au bleu en passant par le vert. Pas de couleurs pétantes, histoire peut-être de souligner le côté "historique" de l'histoire. Mais c'est un style qui, s'il surprend, mérite un second regard, une relecture, à l'instar de la couverture, qui dévoile ses qualités au fil du temps.
L'histoire comporte également quelques points d'intérêt : l'utilisation de Nostradamus comme ressort ou initiateur du récit, ce qui est probablement une première pour ce personnage énigmatique. On peut aussi remarquer que le trio, sensé être masculin, comporte un élément féminin, jeune, de couleur, aussi séduisant que fatal. Un élément qui passe près de la moitié de l'album les seins nus, sans que cela se justifie sur la longueur. Walaya et ses compagnons évoluent dans une intrigue un peu artificielle : tout semble se passer sans réel problème, et même si la reconstitution historique (les villes de Marseille, Bordeaux, la Rochelle) est sérieuse, on a du mal à accrocher. Cependant les scénaristes ont su ménager des zones d'ombres qui promettent : quid du passé de Walaya ? Comment Nostradamus a-t-il découvert le remède à la peste ? Qui sont ces personnages au visage décharné qui se réclament d'une certaine Loge et qui poursuivent nos héros ? La suite amènera sans doute des réponses.

Tome 2
Les auteurs confirment leurs talents respectifs et leurs bonnes intentions avec ce tome 2. Plus introspectif, il nous propose d'avancer un peu -mais pas trop- dans le cheminement de l'histoire, avec en point d'orgue la fin de l'album, qui remet en cause tout l'intérêt de la série. Non en termes dépréciateurs, loin de là, mais il s'agit d'un retournement de situation essentiel. L'affaire, même si elle s'apparente quelque peu à celle du Le Triangle Secret, apparaît tout de même suffisamment complexe. Faisons confiance à Eric Corbeyran et Nicolas Hamm pour nous mener sur des sentiers ésoétériques originaux.

Côté graphique, Grun nous propose encore une fois un album léché, au dessin proche de la perfection, et toujours aussi sensuel, même si Walaya est désormais habillée. Des petits soucis de perspectives antomiques me permettent de tempérer mon enthousiasme, même si je vois en Grun un futur Philippe Delaby. Pour le reste (décors architecturaux, bateaux, ambiance...), c'est du grand art, même si les tonalités ne se font pour l'heure qu'autour de l'ocre et du bleu.


Tome 3
Dans ce troisième tome nous en apprenons plus au sujet du passé d'Erik, des éléments qui permettent de relativiser son image de soudard à peine dégrossi. Joachim, quant à lui, joue un rôle moteur des plus intéressants, et peut-être finalement promis à un destin funeste. La dimension fantastique, ou ensorcelante, est plus importante dans ce tome, et va sans doute connaître un pic dans le tome 4.

Tome 4

L'histoire se termine pas mal, même si un peu platement à mon goût. j'aurais aimé quelque chose de plus chahuté, sans forcément attendre une révélation fracassante. sur ce dernier point je suis exaucé, Corbeyran et Hamm ont su rester soft, avec certaines révélations concernant les ordonnances de Nostradamus. Grun a su rester d'un très bon niveau tout du long, il reste sur ses ambiances préférées, avec une incursion notable dans le violet à la fin. Et Walaya est encore torse nu pendant la totalité de l'album...

Au final, une chouette série, mais qui se révèle relativement bénigne par rapport à ses ambitions de départ. Reste le dessin d'Olivier Dubois, alias Grun, superbe.

Nom série  Le Monde de Maliang  posté le 19/11/2010 (dernière MAJ le 09/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture m'a tapé dans l'oeil quand je l'ai vue, et son côté à la fois innocent et poétique m'a incité à ouvrir l'album.

Comme le souligneront d'autres, l'histoire est d'une grande simplicité, ce qui fait souvent la force des contes, comme ceux que l'on retrouve dans la tradition chinoise en particulier. Le déroulement du récit n'offre pas de surprise particulière, mais il est bien mené, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on continue à tourner ces jolies pages.

Le personnage de Maliang n'est pas inintéressant, ce n'est pas un enfant au caractère exceptionnel, mais simplement un coeur pur, un petit garçon malin qui a envie de vivre tranquille. Le second tome revient un peu sur cette nature, proposant une pause -relative- dans l'aventure effrénée que constitue l'histoire. On y a en quelque sorte une transition entre les éléments introduits dans le premier tome (le rat, la montagne d'or...) et un autre récit. C'est bizarre, j'ai eu l'impression que la pagination était plus élevée qu'au premier tome, mais non, seulement 46 planches ; c'est peut-être la forte densité de ce deuxième tome qui m'a fait cette impression.

"Seulement" traducteur sur le premier tome, Fuat Erkol signe le scénario sur le second, avec son complice Christian Simon. Le récit s'éloigne d'ailleurs de la forme du conte pour prendre une allure de récit d'aventure, une aventure ma foi menée de belle façon. Avec toujours ce dessin de Yang, qui est vraiment très très beau, je me suis surpris à regarder à nouveau certaines planches une fois l'album refermé. Il y a un mélange entre Segrelles et Vink, pour citer les deux auteurs qui me viennent à l'esprit sans réfléchir. La colorisation informatisée ne me gêne pas plus que ça, je pense que le côté terne est justement voulu pour ne pas créer une atmosphère trop enfantine, trop pétante. Dans ce monde un peu fantasmagorique, les auteurs veulent garder un peu de sobriété, de réalisme, au moins visuel.

Dans le troisième tome le récit se poursuit, et il semble bien que ce soit une aventure plus longue qu'initialement prévue par Liu Yang. Il n'est d'ailleurs plus aux pinceaux, remplacé par Fabrizio Cosentino, dans un style très différent, au dessin plus plat, moins travaillé à première vue, bref, assez différent. Les amateurs de la première heure risquent d'être un peu désarçonnés par ce changement. Côté histoire c'est un poil poussif, les personnages semblent piétiner, même si les enfants découvrent un troisième objet magique, qui ouvre de nouvelles perspectives aux scénaristes. Pour que la série garde son charme, il va falloir, je pense, revenir peut-être un peu plus vers le côté "conte chinois", et ne pas trop aller vers du réalisme. L'avenir nous le dira !

Dans le quatrième tome, le dénouement est proche. Nous avons l'apparition d'un nouvel objet magique, et les masques commencent à tomber. Tous les personnages sont rassemblés pour une épreuve finale, qui va les amener à rencontrer leur destin, sans doute dans le tome 5. Pour l'heure les fils narratifs et les histoires de chacun des enfants sont à peu près bien liés, j'ai hâte de lire la conclusion.

Un petit 3,5/5, réhaussé du fait du dessin de Yang dont je suis tombé vraiment amoureux.

Nom série  Les Epées de verre  posté le 12/08/2009 (dernière MAJ le 09/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d'abord, une belle découverte graphique. Laura Zuccheri devrait faire une belle carrière avec ce dessin magnifique. C'est bien simple, je ne lui trouve aucun défaut. C'est vrai, je suis particulièrement sensible aux dessinateurs réalistes de ce niveau, mais elle entre directement dans mon top 5 personnel, du moins au niveau graphique. Ici elle met de très belle manière en images l'histoire imaginée par Sylviane Corgiat, avec des couleurs et un découpage remarquables.

Le second tome, qui s'est fait attendre, confirme les promesses du premier. La scénariste développe un peu plus son histoire, en intégrant de nouveaux personnages et en nous montrant des créatures un peu étranges. Et toujours avec l'appui du dessin fabuleux de Laura Zuccheri, à la fois extrêmement lisible, clair et réaliste. Dans les deux premiers tomes, c'est une faune qui apparaissait, ici elle montre qu'elle sait aussi faire de l'architecture de haut niveau... Le tome 3 marque une étape importante dans le récit, puisque certaines choses vont être détruites, et d'autres reconstruites. Avec le tome 4 tout s'achève, et même si le "twist" est relativement classique, il n'est pas trop mal amené. J'avais peur que cette conclusion soit expédiée mais finalement elle fonctionne bien. La fin est relativement ouverte, mais je pense que les deux auteures font mieux de s'arrêter là, le monde développé se suffit à lui-même.

Une histoire de fantasy classique, mais qui réussit, en évitant la plupart des gros écueils du genre, à tenir le lecteur en éveil, grâce à des personnages bien campés, et à une narration bien rythmée, passant sans cesse du présent au passé.

Une belle série, sans aucun doute.

Nom série  Entre les lignes  posté le 07/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir fait de Notre Mère la Guerre, avec Kris, un classique incontournable du récit de guerre mâtiné d'enquête policière, Maël revient, malgré ses réserves, au genre et à l'époque et nous propose un album à part.

A part car il s'agit d'une fiction, inspirée par les photos, l'herbier, le carnet de notes et les cartes qui appartenaient à Julien dit Marceau Lafougère, instituteur enrôlé dans la tourment de la première guerre mondiale, et mort au champ d'honneur quelque part dans la vallée de l'Ourcq en août 1918... Des souvenirs, des témoignages, dont a hérité son arrière-petit-fils, Vincent Odin, qui souhaitait que la mémoire de son bisaïeul perdure sous une forme ou sous une autre. Alors Maël a repris son bâton de pèlerin, qui ressemble furieusement à des pinceaux d'aquarelle, pour se replonger dans l'horreur sans nom, les odeurs putrides, les tranchées fangeuses...

Marceau Lafougère était instituteur, et il avait une sainte horreur des armes, préférant prélever un brin de verdure pour alimenter son herbier plutôt que tirer sur ses adversaires. Nonobstant, il mit un point d'honneur à étudier ses "outils", tels que les grenades citron ou la mitrailleuse qu'il fut amener à manipuler... Ses carnets sont remplis de croquis, de cartes, de notes concernant tout cela et son environnement, et Vincent Odin proposa à Maël d'insérer ces précieuses pages dans l'album sur lequel il travaillait. Il s'agit donc d'un objet hybride, majoritairement composé de bande dessinée, racontant des instants d'une véracité troublante, mais faux, comme l'indique Maël. Ses pages, toujours aussi saisissantes, sont entrecoupées d'illustrations de son oeuvre, se référant parfois à "Notre Dame la Guerre", mais aussi des reproductions des notes de Marceau, ses croquis... Il y a même un extrait d'un manuel d'infanterie et la lettre d'un camarade annonçant sa mort à ses proches.

Forcément et fortement émouvant. Magnifique ouvrage.

Nom série  Sampiero Corso  posté le 08/03/2013 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frédéric Bertocchini continue à explorer l'histoire corse au travers de ses figures emblématiques. Il nous parle donc ici de Sampiero di Bastergà, dit Sampiero Corso, qui vivra à l'époque de François 1er et se rendra célèbre par de hauts faits d'armes.

Son personnage est marqué par une fidélité sans faille à la Corse, son île natale, aux Medicis, contre les Génois (dans cet ordre de priorité). Ce qui le rendra légendaire. Le premier tome s'attache à ses 45 ou 50 premières années, lorsqu'il acquiert et accroît ses appétences pour les armes. Je trouve que l'on passe un peu vite sur tout ça, Sampiero rencontre le fils Medicis, prouve sa valeur dans un combat, devient son meilleur ami, puis une sorte de légende militaire. Le tout en quelques pages qui retracent une vingtaine d'années. Un peu trop rapide...

Le second revient sans doute sur ses années de résistance sur l'Ile de Beauté. Une période nettement plus courte, avec beaucoup d'action, de combats, de scènes intimes avec ses proches. C'est plus agréable à lire, et l'on prend mieux la mesure de la stature du vieux lion corse.

Le dessin d'Eric Ruckstuhl est... particulier. Ses personnages semblent ne jamais avoir la même tête, la mise en couleurs paraît datée, et parfois les cadrages sont étranges, sans justification. Par contre sa reconstitution des décors et des costumes d'époque semble reposer sur une solide documentation, et du coup vaut le coup d'oeil.

L'histoire sera bouclée en deux tomes, ce qui me paraît un peu trop rapide pour évoquer de façon totalement intéressante une figure qui semble très riche. Mais les amateurs d'épopée et de l'époque de la Renaissance y trouveront sans doute leur compte.

Nom série  Le Ventre de la Hyène  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bel album

Je pense que l'éclatement du cadre historique et géographique a permis au scénariste de laisser libre cours à son imagination, son envie de raconter des choses plus fortes, plus rageuses que ce qu'il avait fait jusque-là. Un récit sans concession donc, empli de haine et de violence, et dont les images, sans être insoutenables, sont quand même assez fortes.

Le travail de Christophe Alliel semble exploser sur cet album. Il s'attache à rendre de façon aussi réaliste que possible, avec quelques détours en termes de mise en scène, les situations à la limite de la rupture écrites par Clément Baloup. Un très beau boulot, qui prouve qu'on peut le voir sur autre chose que sur Spynest, où il est déjà très bon.

Nom série  Coluche : une vie d'enfoiré  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Juste après Johnny, François Dimberton et les Editions Jungle rendent hommage à une autre vedette populaire : Michel Colucci, dit Coluche.

On ne présente plus, ou presque, celui qui eut une carrière de comique fulgurante, eut une parenthèse politique courte mais intense et éclairante sur les moeurs du milieu, et finit sa vie, après avoir marqué à jamais la société française, de façon tragique. Bien sûr, on connaît les grandes lignes de tout cela, mais savait-on que Miou-Miou fut sa petite amie ? Que sa passion secrète était de fabriquer des chaussures ? Qu'en tant que postier, il refusait de distribuer les télégrammes porteurs de mauvaises nouvelles ? Tout cela, et bien plus encore, on le trouve dans ce gros one-shot de 80 pages. Ainsi le scénariste a pu prendre son temps et bien raconter son histoire, sélectionner les moments forts, mais aussi montrer quelques parties plus intimes avec sa femme, ses enfants, dont le départ a failli le faire plonger dans les noirceurs de l'âme. Un personnage controversé, à qui François Dimberton rend un bel hommage.

Il est accompagné de Rémi Torregrossa, qui venait de finir Triskell, et qui met son style très agréable et propre au service de l'histoire d'une figure française des années 1970 et 80.

Un bel hommage, donc, très éclairant.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent album.

La vie, la mort, l'amour, l'amitié, et tout ce qui les entoure... Il faut prendre cet album non comme une histoire linéaire, mais plutôt comme une infinité de possibilités, de variations autour d'une vie. J'avoue, je n'ai compris qu'au bout de trois chapitres ce principe, mais cela m'a ensuite aidé à comprendre, et donc à apprécier ce récit à tiroirs, l'histoire de Bras avec tous les tournants qu'elle prend, tous ces instants de vie qui auraient pu être le dernier, entre 0 et 76 ans.

La finesse du récit n'aurait pas eu autant d'impact sans un dessin puissant, comme l'indique Craig Thompson en postface ; c'est bien évidemment le cas, il y a une véritable osmose entre les deux pour ce récit réalisé entièrement à quatre mains par deux jumeaux. Il y a des envolées lyriques dans cette mise an abyme de l'histoire d'un homme dont le métier est d'écrire des nécrologies, dont le talent d'écrivain ne demandait qu'à éclore avec l'extinction de centaines de vies... Une coïncidence qui n'en est pas une, bien sûr, et qui rajoute une nouvelle dimension au récit, qui gagne encore en qualité.

Incontournable.

Nom série  Steve Lumour, l'art de la winne  posté le 01/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, l'humour... Un genre artistique, et même un métier pour certains... À mes yeux Fabcaro en est l'un des plus dignes représentants en BD.

Une fois encore il fait mouche avec cette mise en abyme, cette biographie d'un humoriste pathétique. On pourrait presque y voir une peinture au vitriol de certains "comiques" connus, même si le vitriol est un peu périmé ici. En effet, tout comme Solange, j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas assez loin dans le méchanceté, c'est aussi un peu court pour être vraiment efficace.

En tous les cas, de Fabcaro pur jus. À lire !

Nom série  Johnny  posté le 30/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici donc l'adaptation de l'une des biographies autorisées de l'idole des jeunes. Bien que je ne sois pas vraiment fan de l'artiste, j'étais curieux de lire cette histoire, afin de comprendre un peu mieux sa trajectoire.

Ce premier tome retrace en fait la jeunesse de Jean-Philippe Smet, de la rencontre de ses parents pendant la guerre, jusqu'à sa rencontre, à l'âge de 19 ans, avec la première femme de sa vie, Sylvie Vartan. Un parcours non dénué d'embûches, entre l'abandon de son père, la vie de bohême dans une famille élargie et recomposée, puis un cap dès qu'il sait, vers l'âge de 12 ans, qu'il veut faire carrière dans la musique. Ce n'est pas inintéressant, les auteurs, comme souvent dans des biographies, s'attachant à des moments marquants de l'existence du sujet.

Côté dessin, c'est Jean-Claude Bauer, qui travaille aussi sur Spyware, qui réalise les planches. Avec toujours ce souci dans les morphologies, les visages... D'autant plus difficile qu'il doit sans doute composer avec une iconographie existante, qui l'empêche de véritablement composer ses personnages.

Ce n'est pour l'heure pas palpitant, et le dessin mérite d'être mieux maîtrisé. Je lirai la suite par curiosité.

Nom série  Jan Karski, l'homme qui a découvert l'Holocauste  posté le 23/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'horreur, la nausée, le dégoût encore une fois face au spectacle des camps d'extermination nazis, du ghetto de Varsovie...

Marco Rizzo a choisi de nous conter tout cela du point de vue de Jan Kozielewski, jeune Polonais de Varsovie, qui va jouer les espions pour le compte des Alliés au coeur de la barbarie du centre de l'Europe. Une mission pour laquelle il n'était pas forcément fait, mais qui le serait ? Le jeune homme aura presque tout vécu, entre les arrestations, la torture, l'exil, il est passé dans le ghetto de Varsovie et un camp d'extermination (on ne sait pas lequel, mais peu importe, finalement). le personnage n'est pas idéalisé, il s'agit simplement d'un jeune homme intelligent, courageux, sensible et déterminé, qui a traversé la tourmente et l'Europe pour faire connaître au monde l'horreur.

Comme il l'indique lui-même en postface, Marco Rizzo a pris quelques libertés avec la réalité historique, et en particulier celle de Karski lui-même, puisqu'il a raconté son histoire dans un ouvrage. Sélection de certains passages, compressions de moments-clés, expansion d'autres, petits arrangements géographiques ou biographiques (notamment sur certains personnages secondaires). Mais qu'importe finalement, l'essentiel est là, faire connaître ce héros méconnu.

Le choix de confier le dessin à Lelio Bonaccorso était risqué, car son style élégant, un peu épuré à la manière de Tony Sandoval, semblait trop décalé par rapport aux horreurs traversées par Karski. mais il sait s'adapter, et ses planches du ghetto de Varsovie, plus que celles d'Auschwitz (ou quel que soit le camp que visite l'espion polonais) sont glaçantes dans leur crudité, leur dénuement et leur chaos.

Sans jouer la carte de l'apitoiement ni celle de l'idéalisation, il s'agit d'un one-shot tétanisant et inoubliable. Un vrai devoir de mémoire.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 22/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'avec Leo les séries se suivent... et se ressemblent. Même lorsqu'il ne les dessine pas.

Une fois encore, une planète extérieure, une faune et une flore débridées, la lutte contre une société injuste. Les personnages sont une fois de plus caricaturaux, mais le scénario, qui rappelle un peu la série X-Files avec son côté "le monstre de la semaine", est assez plaisant.

Comme l'a signalé Mac Arthur, cet homme de goût en plus d'être imposant, ce qui change (un peu) par rapport aux séries précédentes, c'est le cadre ''western'', qui propose une variation pas inintéressante.

Le dessin d'Icar a un peu évolué depuis Terres Lointaines, mais il reste encore un peu raide, notamment sur les personnages.

A suivre, par curiosité.

Nom série  Universal War Two  posté le 12/11/2013 (dernière MAJ le 22/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On l'attendait ce premier tome du second cycle, depuis 7 ans. Denis Bajram a alors affirmé qu'il avait toujours été question de trois cycles de 6 tomes, et du coup la magnifique réussite d'Universal War One prend une nouvelle dimension, une nouvelle saveur, d'autant plus que l'auteur a su rebondir sur l'actualité en adaptant son script d'origine.

D'entrée de jeu, ce nouveau tome, s'il ne comble pas les attentes (il faudra attendre les 5 suivants pour en être sûr), ravira les fans du premier cycle. On y retrouve beaucoup d'éléments connus, comme le voyage dans le temps (ici juste évoqué) la soif de liberté des personnages et le discours humaniste qui imprègne toute l'histoire. Difficile pour l'heure d'en dire beaucoup plus, mais l'essentiel est déjà là.

Dans le deuxième, l'action s'accélère déjà, dans une sorte de furieux remake de ce qu'il s'est passé de plus grave dans le premier cycle. La tension est insoutenable, et nous amène jusqu'à la fin du tome sans temps mort. Et puis de nombreuses questions sont encore sans réponse, comme ce mystérieux vaisseau laissé à lui-même sur Japet... Serait-ce encore une rencontre spatio-temporelle plus ou moins ratée par ses protagonistes ?

Graphiquement j'ai l'impression que Bajram a passé un cran. Je n'ai pas lu les albums réalisés entre les deux cycles, mais il y a une maîtrise énorme dans les décors, la mise en scène, mais aussi les personnages. Et toujours ce traitement des couleurs si particulier.

C'est enthousiasmant, au bas mot.

Nom série  L'Ombre de Shanghai  posté le 22/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et si on racontait une histoire de triangle adolescent amoureux dans la Shanghai des années 30 ? Voici peut-être l'idée de départ de Patrick Marty et Williams Crépin, amoureux de la Chine et scénaristes pour la BD et la télévision. Une convergence de goût et d'idées qui leur a permis de livrer un scénario assez sympathique, qui laisse une large part à ce triangle amoureux (qui est un carré, finalement) entre lycéens.

Mais au-delà de ce côté midinette, l'occasion est belle pour les auteurs pour nous montrer un cadre historico-géographique bien particulier, une Shanghai de la concession française, qui côtoie la misère côté chinois, et une considération de l'une vers l'autre pas forcément reluisante. Un dédain incarné par Gaspard, qui revient d'un long séjour à Paris complètement changé, en particulier par rapport à Lila, sa soeur adoptive. Et puis il y a, pour épaissir un peu l'histoire, cette ombre qui semblé émaner de Lila lorsqu'elle est contrariée ou en colère...

Je trouve que les personnages manquent un peu de subtilité par moments, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'une histoire pour ados...

Côté dessin, Li Lu se montre d'entrée de jeu très douée, son trait est très élégant, hérité sans doute d'une double tradition puisqu'elle étudie la BD en France depuis une douzaine d'années. Je suis plus réservé sur certains choix de mise en scène, qui prouvent une envie d'essayer plein de choses sans que cela soit justifié, mais globalement c'est très agréable.

A suivre.

Nom série  Coffee Time  posté le 21/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Undercurrent et Goggles, Ki-oon continue à publier le boulot de Tetsuya Toyoda.

Cette fois-ci il s'agit d'un recueil de récits courts ayant comme point commun le café. Pourquoi pas, cette boisson étant un vecteur de sociabilisation qui a fait ses preuves...

Comme pour ses albums précédents, un charme indéniable se détache de ses histoires... Des instants suspendus, des parenthèses enchantées, des bulles de temps touchées par la grâce. On parcourt ces histoires le sourire aux lèvres, qu'elles soient légères ou mélancoliques, farfelues ou graves. Par contre j'avoue que ces histoires ne m'ont pas transcendé autant que ses deux albums précédents. Il s'agit vraiment d'histoires courtes, de destins survolés le temps d'un café. Il y en a même une que je n'ai clairement pas compris.

Et puis toujours ce dessin aéré, simple, élégant, qui confère une lisibilité maximale à ses récits...

Toyoda, à mon sens, est en train de doucement rejoindre Taniguchi au panthéon des auteurs de manga singuliers...

Nom série  Ressentiment  posté le 21/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ressentiment est l'histoire d'un loser qui parvient à s'évader dans une réalité virtuelle et à trouver un dérivatif à sa misère sentimentale et sexuelle.

Au-delà de la caricature, un peu trop poussée par moments, on peut lire le souci de dépeindre le quotidien d'une certaine frange de la société nipponne (mais pas seulement, des personnes comme ça pullulent en Occident aussi) dont le rapport à la réalité est maladif. l'auteur s'amuse à abolir les frontières entre réel et virtuel pour montrer que l'on n'est pas forcément plus heureux dans ledit virtuel. Cela manque un peu de finesse par moments, donc, mais le sujet et le traitement sont globalement intéressants.

Par contre je ne comprends pas trop la stratégie de Ki-oon de publier l'équivalent de deux tomes standard en une seule fois, alors que l'ensemble peut se terminer en quatre tomes, une durée tout à fait acceptable.

Le traitement graphique par Kengo Hanazawa est agréable, sauf dans certaines scènes où les visages des personnages manquent de subtilité. Alors certes on est dans la caricature, mais ce défaut est un peu gênant.

La série se terminant en deux tomes, je suis curieux de lire la suite et fin, avec cette guerre qui envahit Unreal...

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