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Nom série  The Valiant  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour ma part, après avoir lu plusieurs séries issues de ce multivers Valiant, c'est celle-ci qui trouve le plus grâce à mes yeux.

En effet elle se montre plutôt rythmée, intelligente, dense sans être bavarde, et contient cette dimension dramatique que les super-héros ont hérité de la langue shakespearienne. Matt Kindt et Jeff Lemire tiennent bien leur personnage principal, et lui adjoignent habilement les autres personnages de l'univers.

La patte de Paolo Rivera est vraiment très agréable, on sent une véritable énergie s'en détaher, bien aidé il est vrai par son frère, Joe.

Bref, à lire.

Nom série  The Book of Death  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au sein de l'univers Valiant, voici une sorte de point nodal.

En effet ce recueil propose le récit de la mort de plusieurs personnages importants du multivers : Ninjak, Harbinger, X-O Manowar et Bloodshot. Tous scénarisés par Robert Venditti, mogul de Valiant, mais dessinés par des artistes différents. Cela donne un ensemble relativement homogène, mais variant considérablement d'un personnage à l'autre, suivant si on le connaît ou pas (pour ma part, Ninjak et X-O), mais aussi de la façon dont l'auteur a géré cette "mort". Laquelle, vous l'aurez compris, n'est pas "définitive", mais serait une sorte de "what if...". Si les destinées de Ninjak et Bloodshot m'ont bien plu, de par leur gestion de l'émotion ou la façon dont cela se termine, celle de X-O ou Harbinger m'ont laissé plus froid...

Comme les styles graphiques divergent parfois nettement, il est difficile d'en parler de façon globale ; sachez cependant que l'ensemble est plutôt agréable à l'oeil.

Moyennement convaincu, donc.

Nom série  The Delinquents  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curieusement j'ai lu ce crossover avant de lire les aventures de Quantum & Woody, et cela m'a donné envie de lire les aventures de ceux-là, tant ils m'ont semblé foutraques et drôles.

Comparés à eux, Archer et Armstrong m'ont paru un peu fades... Pourtant leurs créateurs respectifs ont décidé de les réunir le temps de plusieurs épisodes, dans un road-movie/buddy-movie à travers les Etats-Unis, au résultat plus qu'incertain vues les capacités des uns et des autres...

Ça part dans tous les sens, on perd de vue l'essentiel, mais on rigole pas mal. On apprend aussi quelques trucs sur l'univers des hobos, ces vagabonds qui traversnt les Etats-Unis, souvent sur des trains de marchandises.

J'ai du mal avec le style graphique de Kano, que je trouve un peu... aride, froid, nonobstant des couleurs un peu flashies. Sa mise en page est un peu trop sage à mon goût.

Bref, sympa, mais sans plus.

Nom série  Quantum and Woody  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahah voilà de sacrés baltringues... Le premier recueil de leurs aventures est titré "les pires super-héros", et ce n'est pas galvaudé.

Eric et Woody sont deux frères adoptifs, et comme des frères, ils se chamaillent et se rabibochent à longueur de temps, même lorsqu'il faut sauver le monde. Leurs premières aventures vont les mener sur les traces de leur père, qui est à l'origine de l'acquisition de leurs super-pouvoirs, et malgré leur tocardise, ils vont arriver à... un certain résultat. Des aventures qui vont les amener aussi sur les traces de Thomas Edison, qui a encore fait (des) siennes avec les inventions des autres.

James Asmus est un petit rigolo qui s'est bien amusé avec ces personnages "périphériques" de l'univers Valiant. Tout en gardant une trame de fond, il parvient à truffer son script de gags plutôt sympathiques. Tom Fowler, qui officie à la tablette graphique, insuffle une belle énergie, accompagnée par les pinceaux de Jordie Bellaire.

En bonus de ce premier tome, les quelques planches du webcomic qui a précédé la publication de la série. Sympa et drôle.

Nom série  Reine d'Egypte  posté le 17/03/2017 (dernière MAJ le 11/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série "historique" de Ki-oon, qui a fait fort avec les séries de Kaoru Mori.

Le premier sentiment, s'il n'est pas teinté d'enthousiasme délirant, est empreint de curiosité et d'intérêt. Chie Inudoh est visiblement passionnée d'Egypte antique, et semble s'approcher de la réalité historique (enfin, celle qui nous est parvenue), et comble les trous avec son appréciation des choses. Ainsi l'inceste -qui n'était pas considéré comme tel chez les souverains antiques, rappelons-le- n'est pas consommé, Hatchepsout refusant l'accès de sa couche à son frère. Pas sûr que ce fût réel, mais finalement peu importe, cela permet à l'auteure de renforcer le caractère rebelle et unique de la Reine.

Le tome 2 voit Chepsout prendre conscience de certaines choses qui entourent sa condition de reine : les ouvriers qui se tuent à la tâche, certains volontairement, pour sa grandeur et sa postérité. Parallèlement se nouent dans l'ombre de multiples manipulations et complots pour la chasser du pouvoir... Ou pour, au contraire, l'y pousser.

Un manga qui ma foi permet d'en apprendre un peu plus sur un personnage dont j'avais seulement entendu parler. Chie Inudoh navigue entre le présent -l'arrivée au pouvoir de son frère et leurs épousailles- et le passé, pour bien saisir leur relation, pourtant pas ambiguë au départ... On apprend pas mal de choses sur l'Egypte antique, et en particulier sur l'exercice du pouvoir.

Le trait de Chie Inudoh est plutôt agréable à l'oeil, assez maîtrisé et régulier. On reconnaît bien les personnages, même s'ils ne sont pas tout à fait réalistes en termes d'anatomie. Les décors et les vêtements sont dessinés avec soin, ce qui ajoute pour le plaisir de l'oeil.

Je lirai la suite avec curiosité, intérêt et plaisir. Ma note est dans l'attente de cette suite.

Nom série  Psycho-Investigateur (Simon Radius)  posté le 22/08/2013 (dernière MAJ le 04/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier tome de sa série avait été remarqué par un certain nombre de lecteurs et de critiques lors de sa sortie chez EP, en 2005. Mais la suite n'avait jamais vu le jour, peut-être à cause de ventes insuffisantes ?

Qu'importe, finalement, puisque le projet est arrivé chez Physalis, qui a décidé de l'éditer en intégrale, afin que les lecteurs puissent en profiter pleinement.

Et je dois dire qu'alerté par d'autres auteurs et certains avis positifs, j'étais curieux. Curieux de voir comment on pouvait tenir une bonne histoire sur un psycho-investigateur qui aide la police parisienne. Et très vite la lecture a balayé mes doutes ; le récit est inventif, dynamique, surprenant, je pense que le scénariste a dû faire pas mal d'investigations (et peut-être des cours de psychologie) pour nous livrer ce personnage très particulier qu'est Simon Radius, utilisé par les flics pour résoudre certaines affaires, apparemment liées. Tout en essayant, de son côté, d'élucider la disparition de son épouse, près de 10 ans plus tôt. Vous imaginez bien que les deux fils narratifs sont liés, mais le scénariste arrive à ne pas nous perdre en route, et à amener ça de façon plutôt habile.

Côté dessin le boulot de Benoît Dahan est très plaisant, avec ce style semi-réaliste propre à animer les voyages mentaux et astraux de Simon, et si efficace dans la manière imagée qu'a le psychologue d'entrer dans l'esprit et les souvenirs de ses vis-à-vis. Et que dire de cette couverture magnifique, avec un trou physique dans lequel se trouve Simon ? Une vraie réussite en termes de maquette. Et tout cela pour un prix scandaleusement bas pour une intégrale de trois albums...

Et puis les auteurs (et leur directeur de collection, Olivier Petit) n'en avaient sans doute pas fini avec leur personnage fétiche, et ont décidé de relancer la série. C'est donc avec L'Héritage de l'homme-siècle que Simon Radius revient, a priori pour une affaire "classique" (selon ses points de vue). Mais évidemment cette affaire, très éprouvante, va impacter de façon très importante le psycho-investigateur.

C'est encore une fois un tour de force narratif et graphique. Erwan Courbier mêle habilement l'investigation psychique, en essayant de la rendre accessible malgré le vocabulaire spécialisé, et l'histoire personnelle de Radius, entre sa filiation teinté de flou, sa relation amoureuse avec son assistante et le mystère entourant la destinée de son épouse. La mise en images est magistrale. Benoît Dahan a déployé des trésors de virtuosité dans les ambiances psychiques, sans verser dans le psychédélique, et ses décors, essentiellement dans un petit château, baignent dans des ambiances envoûtantes. Ce tome est aussi exceptionnel de par les jeux optiques qu'il propose, par transparence, par exemple. L'album comporte également un quizz d'observation (qui oblige le lecteur à se replonger dans la lecture attentive), quelques notes sur différents éléments historiques évoqués, des esquisses, un plan du château du Perthuis, un arbre généalogique de la famille... Cet album est un trésor.

Nom série  L'Adoption  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 28/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une BD que j’attends depuis… très longtemps. Non que je fus au courant du projet depuis ses débuts, mais plutôt par rapport à son sujet facial, l’adoption.

Il s’agit d’un sujet complexe, casse-gueule, et parmi la foule des albums qui s’y sont intéressés de façon frontale, peu peuvent se targuer d’y avoir réussi, à part « Couleur de peau : miel » et « un drôle de père » (sur un registre différent, cependant).

Vous l’aurez compris, le sujet me tient à cœur, et je suis intransigeant quant au traitement que l’on fait de ce genre de sujet. Et Zidrou, comme il l’a prouvé avec Lydie, peut aborder des sujets lourds et graves, même s’il a débuté comme auteur « à gros nez », ceci écrit sans aucun sous-entendu négatif.

J’ai TOUT aimé dans ce premier volet d’un diptyque. Le traitement de l’arrivée de l’enfant, pudique. L’apprivoisement mutuel de Qinaya et sa nouvelle famille, particulièrement ses grands-parents, entre retenue et chaleur. Les dialogues entre Gabriel et ses amis, ainsi qu’avec son épouse, d’un réalisme bluffant. Les situations compliquées entre Gabriel et son fils Alain, laissant entendre que leurs rapports vont être au cœur du tome 2. Les moments de silence, ces regards qui en disent long sur les pensées des protagonistes.

On est à la place de Gabriel, ce bourru qui s’est installé dans une routine active depuis sa retraite et va peu à peu se laisser conquérir par ces grands yeux et ce petit minois venus du Pérou…

Une adoption qui se passe bien, tout va bien madame la Marquise ? Non, parce que l’adoption internationale c’est compliqué (Zidrou ne s’attache d’ailleurs qu’à l’étape après l’arrivée de l’enfant), et derrière une histoire heureuse se cache parfois un drame. Le scénariste ne l’oublie pas, en saupoudre savamment son récit, avant de fermer ce premier volet sur un coup de théâtre fort bien amené.

Le deuxième volet est très différent : Gabriel, dans l'après, est dans une forme de quête personnelle. Il est présent dans quasiment toutes les cases, dans un décor tout à fait différent. Zidrou réussit là encore à nous étonner, à placer son histoire sur des rails inattendus. La fin est encore une fois très émouvante, et finalement très logique, sans verser une seule seconde dans le sentimentalisme.

Je suis le travail d’Arno Monin presque depuis ses débuts, et c’est un bonheur à chaque fois. Pour ce diptyque il a encore varié ses ambiances, musclé son encrage et son style rond et coloré fait des merveilles.

J’aurais aimé écrire cette BD. Mais d’autres l’ont fait et bien fait, avec le respect, le recul et le talent nécessaires. Bravo !

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 27/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Avec les tomes 4 et 5 arrive une période où Shiro commence à grandir et n'est plus un bébé : il ne pleure plus, commence à tenter de se faire des amis... Celui qui va trouver grâce le premier à ses yeux partage certaines choses, et c'est plutôt bien amené. Son père va d'ailleurs devoir évoluer dans son métier, et se poser la question de la garde de Shiro. L'humanité est donc toujours bien présente dans ce manga, d'autant plus qu'une rencontre inattendue va amener le récit dans une nouvelle phase pour la suite.

Le tome 6 constitue une respiration dans le récit, un moment où Tora et sa sœur Tatsumi se remémorent certains moments clés de leur jeunesse. Des moments qui vont les amener à prendre certaines décisions peut-être déterminantes pour leur avenir. Nous allons d'ailleurs faire la connaissance de la famille de Shiori par la suite...

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est proposé, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

Nom série  Les Fleurs du mal  posté le 19/01/2017 (dernière MAJ le 26/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, nous revoilà chez ki-oon avec une série sur la perversion !

Elle raconte en effet les déboires d'un collégien qui se retrouve complètement manipulé par une de ses camarades. Le point de torsion de cette histoire est qu'elle ne va jamais dans la direction qu'on pense, et que le pauvre Takao va tomber de plus en plus bas. J'ai l'impression que l'intention de l'auteur est de montrer que le mal est intrinsèque à l'humain, et qu'il suffit qu'une personne dévie un peu pour qu'elle risque de dériver vers les tréfonds sombres de l'âme. C'est plutôt bien fait, on ne sait jamais comment Sawa va réagir à ses tentatives d'esquive.

Le tome 3 semble marquer la fin d'un chapitre, celui de Takao et Nanako. Les masques tombent, et les adultes entrent dans la danse. Mais la fin du tome laisse entrevoir une suite, qui dans le tome 4 est une sorte d'introduction. Takao, de manipulé, devient acteur, et décide de montrer à Sawa ce qu'il est capable de faire... Et bien sûr, elle va le pousser à aller plus loin...

Côté graphique rien de particulier à dire sur le trait de Suzo Oshimi, il est relativement classique. Mais l'écart est assez grand entre son style rond et la noirceur du récit.

A ne pas mettre entre toutes les mains, même si au final les choses sont suggérées plutôt que montrées au niveau graphique..

Nom série  Urban  posté le 02/10/2011 (dernière MAJ le 18/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La série Urban Games devait tenir à coeur à Luc Brunschwig pour vouloir la reprendre malgré les 12 années passées et l'abandon du dessinateur initial.

La perle rare se nomme donc Roberto Ricci, qui avait fait forte impression dans Les Ames d'Hélios il y a quelques années. Là encore il frappe fort, dans un style, mais surtout des ambiances différentes. Les influences graphiques et narratives sont évidentes, et nul n'est besoin ici de les réitérer. Cependant je suis bluffé par la capacité du dessinateur à passer d'une ambiance intimiste à une scène d'action, par sa mise en scène très inventive ou encore ses couleurs pastel superbes. Il doit également gérer de nombreux paramètres visuels, entre les clins d'oeil, la mise en scène de l'intrigue et les personnages, qui conservent de bout en bout une expressivité aussi optimale que possible. Bref, de la (très) belle ouvrage.

Côté scénario, je ne connais pas la série originale de Brunschwig aux Humanos, mais j'imagine qu'il a dû "épaissir" sa trame, retravailler son récit pour le rendre plus logique, et le résultat est de suite très prenant. Le background, même s'il est proche de récits de SF classiques, me semble tout de même très cohérent. L'intrigue, éclatée sur plusieurs fils narratifs voisins a amené dès le premier tome son lot de situations très intéressantes, amenant à découvrir Monplaisir, l'omniprésence des media, la corruption due au pouvoir.

Les deuxième et troisièmes tomes apportent leur lot d'éléments aussi troublants que surprenants. En effet le récit va prendre une direction franchement inattendue, les personnages secondaires vont voir leur background s'épaissir, leurs postures changer. Et le récit est donc éclaté sur une quinzaine de personnages, dont aucun n'est laissé sur la touche, et tous vont jouer un rôle au fil du récit, qui va s'étaler sur 5 tomes. Le liant de l'histoire semble être Zach, ce colosse au coeur tendre, mais au fur et à mesure j'ai l'impression qu'il s'agit de Monplaisir, cette cité du vice plutôt que du plaisir... Enfin si, il y a une personne qui semble retirer beaucoup de plaisir de tout ça, agissant comme un despote (ce nettoyage des arrière-cours toutes les 5 heures ! Mais quelle idée de fou !) et elle n'a pas encore tout dévoilé de son dessein... Surtout ne suivez pas le lapin blanc.

Le tome 4 est très surprenant, il va revenir sur les "origines" de certains personnages, tandis que Zachary est réduit -momentanément- à l'impuissance... Sans parler d'un évènement qui va remettre en cause l'existence même de Monplaisir...

Plus j'avance dans la série, plus je me rends compte de sa complexité et de sa densité. Les récits, les personnages s'entrecroisent, ne faisant que se frôler parfois. Tous les éléments se mettent en place progressivement pour constituer un puzzle géant, où tout semble trouver une place bien précise. Le tueur de jeunes femmes, la personnalité de Springy Fool, le héros de série qui revit en tant qu'ami imaginaire ou en tant que robot, tout a un sens, RIEN n'est laissé au hasard.

Ebouriffant. Je suis persuadé que dans quelques années on étudiera les BD de Brunschwig, et celle-là en particulier, dans les études de sociologie, car il arrive à interroger notre société actuelle au travers de ses récits d'anticipation...

Nom série  Monument Amour  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, en général je suis assez indulgent avec ce genre de production, mais là je dois avouer que ça ne mérite pas, à mes yeux, la moyenne.

On a donc l'histoire d'un Poilu, sauvé de la mort dans une tranchée par un chien, qui le veille durant sa convalescence (belle histoire, mais à laquelle j'ai du mal à croire) puis pendant et après sa démobilisation. Un homme dont la passion et le métier, la sculpture, vont lui servir de rédemption, de résilience après le traumatisme de la guerre. Un traumatisme pas si fort visiblement, puisqu'à part sa froideur sexuelle envers ses modèles, et que le moment le plus douloureux reste la mort de sa femme, qui elle est nimbée de mystère. Et puis il est difficile de comprendre pourquoi soudain il tente d'abuser d'une femme qu'il a à peine croisée, alors qu'il se tient à carreaux le reste du temps. Bref, le personnage me semble mal cerné, et l'histoire, qui tourne autour de lui, plutôt maladroite.

Côté graphisme, j'avais déjà remarqué la fragilité du trait d'Arnaud Floc'h dans d'autres albums. Laquelle perdure dans celui-ci, qui même s'il est une sorte de reprise après une période d'arrêt de la bande dessinée, est un peu incompréhensible. C'est bien simple, aucun visage n'est correct, et pire, les héros en changent tout le temps, si bien qu'on ne comprend qui sont les protagonistes d'une scène qu'en lisant les dialogues et en observant les circonstances.

Bref, je ne lirai pas la deuxième partie de ce diptyque.

Nom série  De l'autre côté (les Enfants rouges)  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous suivons donc Hamza, réfugié tunisien qui cherche à rejoindre l'Europe.

L'auteur a choisi de raconter son histoire de façon plutôt romanesque, sans trop s'attacher à la réalité historique, même s'il y a un ancrage temporel avec le nom de Ben Ali. Nous sommes donc après le Printemps arabe, et rien, ou presque, n'est réglé. Ce voyage est une longue errance, faite de larmes, de souffrance, de confessions, de moments uniques, où le désespoir se mêle aux histoires personnelles.

Le trait de Léopold Prudon est fragile, et cette fragilité est le meilleur argument pour parler d'Hamza, dont la vie ne tient qu'à un fil.

Pas mal.

Nom série  Inferni  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon petit coup de coeur du moment...

En effet, même si ça commence un peu classiquement, avec ce pauvre ado qui se retrouve aux soins d'une tante sociopathe, gothique et veuve suite à la mésentente de ses parents, c'est plutôt bien foutu, avec des dialogues plutôt réalistes et des situations -en-dehors de la dimension fantastique- relativement crédibles. Et David Boriau a planqué dans son récit pas mal de petites choses surprenantes, qui demandent des réponses...

Grelin, après avoir participé aux scénarios gentiment érotiques de Jim, revient donc à la BD jeunesse avec ce récit fantastique, peuplé d'ombres et de personnages énigmatiques. Il semble bien s'amuser, et se lâche dans plusieurs pleines pages spectaculaires.

Allez hop, la suite, vite.

Nom série  Les Maîtres de White Plain  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne brille pas, pour l'heure, par son originalité.

De par sa trame, une saga de propriétaires esclavagistes du Sud profond, avec des secrets, des trahisons, des coups de théâtre. Des drames intimes qui se mêlent à l'histoire tragique des années 1840 à 1870 dans le sud des Etats-Unis. Néanmoins Edouard Chevais Deighton a su placer au fil de son scénario de nombreuses énigmes, entre ce coup de feu qui retentit à la naissance de l'héritier et la disparition de Moïse, en passant par la relation qu'entretient avec lui la maîtresse de maison... Suffisamment pour avoir envie de lire la suite, malgré un récit qui mériterait plus de fluidité.

Antoine Giner-Belmonte est un petit nouveau dans le monde de la BD. Et c'est curieux car il a un style déjà bien travaillé, fortement inspiré par Christian Rossi, et encore plus par le Jean Giraud de la grande époque de Blueberry, son mentor. Globalement c'est du très bon boulot, qui mériterait de progresser et maturer davantage sur les visages, notamment féminins, qui sont étrangement vides. Attention toutefois à ne pas s'enfermer dans l'bsession graphique, j'espère que ce dessinateur saura s'en émanciper quelque peu.

Bref, c'est à suivre.

Nom série  Faith  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Editions Bliss Comics continuent leur travail de traduction et d'édition de qualité des oeuvres de chez Valiant.

Voici donc Faith, une jeune femme un peu timide et ronde, qui se transforme à son corps défendant en super-héroïne.

C'est plutôt frais, pas vraiment prétentieux, et on passe un bon moment de lecture avec cette anti-héroïne bien de son temps, avec ses soucis sentimentaux et professionnels, un peu à la sauce Peter Parker. Le personnage s'assume totalement, ce qui a fait le succès de la série, dont les premiers numéros ont été réimprimés 5 fois.

Au dessin l'Espagnol Francis Portela et la Française Marguerite Sauvage se partagent le travail, pour un résultat très propre, à la limite de la ligne claire parfois.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Bleu pétrole  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Admirable.

C'est ainsi que je qualifierais le maire cette petite ville côtière de Bretagne qui a subi de plein fouet la marée noir qui a suivi l'échouage de l'Amoco Cadiz, en 1978. Je n'ai bien sûr aucun souvenir de cet évènement, j'étais plutôt petit à l'époque. Mais j'en ai beaucoup entendu parler, surtout comme d'un évènement fondateur dans la lutte pour la préservation de l'environnement, et surtout comme celui a fait reconnaître, pour la première fois, les pollueurs comme les responsables, et donc les payeurs.

L'histoire est racontée par Gwénola Morizur, alias Bleu, la petite-fille de cet édile modeste mais fermement campé sur ses valeurs. Au fil de ses entretiens avec Alphonse, elle déroulera le fil de ces 14 années de combat, fait de batailles de prétoires, de milliers d'heures passées à nettoyer les plages, de récoltes des dons de milliers de donateurs. Un évènement qui restera gravé à jamais dans l'esprit de tous les Bretons. Morizur a mêlé un peu de fiction à la vérité historique, pour que la trame narrative soit crédible. Et le résultat est bluffant, touchant, bouleversant.

Côté graphique, Fanny Montgermont apporte son trait fragile et sensible à cette histoire complexe. Son style, qui rappelle par moments celui d'Hermann, permet d'être propulsé dans l'histoire.

Un récit bouleversant.

Nom série  Jazz (Marcel Pagnol)  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu déçu par cette adaptation de Pagnol. Je ne connais pas le texte original, et nul doute que comme il s'agit d'une oeuvre de jeunesse, elle n'avait pas la force ni le charme des titres ultérieurs de l'auteur.

Cependant cela se lit sans déplaisir, grâce au grand sens de la mise en scène du duo d'adaptateurs. Et quant à l'argument fantastique, si peu présent dans l'oeuvre de Pagnol, il n'est ma foi pas inintéressant, même si pas extrèmement bien exploité. La fin, par contre, est vraiment surprenante...

Aux pinceaux A. Dan livre une bande plutôt agréable à l'oeil, peut-être un peu trop décontractée par moments, mais les planches sont bien construites.

Nom série  L'Enfant-fleur  posté le 12/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Domas a fait preuve, au travers de ses albums, d'une sensibilité et d'une fraîcheur quasiment uniques dans la BD adulte. Après quelques illustrations réussies de contes connus, il est logique qu'il s'essaye, en tant qu'auteur complet, à cet exercice tout particulier.

Son dessin est très délicat, expressif, bref, totalement adapté au jeune public.

Très joli conte, une belle parabole sur l'amitié, l'émancipation, la joie de vivre.

Nom série  Planète Gaspard  posté le 10/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors ça c'est franchement sympa !

Gaspard est en effet un petit garçon qui est cosntamment dans la lune, ce qui lui joue parfois des tours, mais pas des vilains tours. n'oublions pas que c'est une série destinée aux plus jeunes.

Et de ce côté-là, le contrat est largement rempli : les intrigues sont linéaires, facile à comprendre, plutôt mignonnes, sans être pour autant naïves. J'avoue avoir passé du bon temps sur cette elcture, même si je ne suis pas le coeur de cible.

Le dessin de Domas, qui allie poésie et légèreté, est pour beaucoup dans ce plaisir.

Bref, Planète Gaspard, c'est très sympa !

Nom série  Im - Great Priest Imhotep  posté le 10/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On a donc une adolescente un peu (voire même complètement) seule, qui a -curieusement, parce qu'elle semble la seule dans ce cas- un pouvoir un peu chiant. Et puis une semi-divinité de l'Egypte antique, qui lui enlève ça, et lui explique même l'origine du merdier.

Allez savoir pourquoi, j'ai pensé à Yo-kai Watch en termes de fond, puisque tous les soucis -oui, TOUS- semblent dûs à des entités plus ou moins infernales, et souvent venues elles aussi de l'Egypte antique. Sans parler des ennemis historiques d'Imhotep, qui le pourchassent à travers les siècles.

Je n'ai pas senti une grande originalité dans ce script. Ce n'est pas très important. Par contre j'aurais aimé avoir une évocation de l'époque antique, de ses traditions, de sa cosmologie, un peu plus "épaisse". Là, à part les looks des différentes divinités (plutôt réussis, je l'avoue), cela ressemblait plus à un prétexte qu'à un contexte.

Le dessin est plutôt agréable et dynamique, c'est quand même plaisant à regarder. Mais la suite se fera sans moi.

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