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... a posté 5207 avis et 2014 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Naruto  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai tellement entendu parler de Naruto comme étant le plus gros best-seller en France en matière de manga que je me devais de voir à quoi ça ressemblait et si c’était si bien que ça. J’ai donc entamé la série, sans pour autant la lire dans son ensemble car je n’en ressens pas plus que ça l’envie pour le moment. Et au final, je trouve que c’est une série plaisante, assez réussie même s’il lui manque le petit quelque chose qui la rendrait franchement prenante à mes yeux.
Tant au niveau du scénario que du dessin, c’est véritablement un shonen standard. Le dessin est bon même si assez réduit pour permettre une production rapide et hebdomadaire. Ceci dit, ce manga est visuellement de qualité même s’il ne marquera pas par l’originalité de son trait.
Quant à l’histoire, c’est aussi le thème classique du shonen : un jeune héros, ici apprenti ninja, qui grimpe peu à peu les niveaux de combattant en accomplissant avec son maître et deux compagnons des missions de ninja où ils rencontreront des adversaires de plus en plus puissants. C’est aussi bête que ça mais assez agréable à lire. Les personnages sont plutôt attachants même si assez basiques. Naruto est finalement le moins basique du lot puisqu’il est assez imprévisible, un peu arrogant tout en étant conscient de ses faiblesses, gentil mais n’hésitant pas à parler rudement même aux enfants, etc. Et comme dans tout shonen qui se respecte, ce héros a un secret qui lui permet d’acquérir de grands pouvoirs notamment quand il s’énerve, ce qui est bien pratique pour sortir le héros de situations difficiles.
Les histoires sont simples mais assez prenantes. Les combats sont des alignements de techniques, de pouvoirs spéciaux dignes des jeux vidéo qui ont sûrement dû être adaptés aussi vite que possible sur la base de ce manga. Les permutations et métamorphoses des personnages rendent parfois l’action et la narration un peu confuses à lire mais toutes les actions sont soigneusement expliquées car les personnages ne peuvent bien sûr s’empêcher de décrire en détail leurs stratégies surprises et leurs techniques spéciales.
Bref, ce sont des histoires d’action où les combats sont un peu trop présents peut-être mais pas désagréables. Seul véritable manque dans cette série, à mes yeux, c’est une trame qui me donnerait en permanence envie d’en lire plus et plus encore. Naruto et ses compagnons accumulent les missions et les péripéties mais sans vraiment un fil directeur autre que le simple but de progresser et de devenir un jour Hokage, le plus fort des ninjas : pas d’intrigue globale, pas de quête de trésor ou de grand ennemi inaccessible à détruire comme dans Dragon Ball, pas de père à retrouver comme dans Hunter X Hunter. Tant et si bien qu’en tant que lecteur, il est possible d’arrêter sa lecture à n’importe quel moment hormis la motivation de terminer la mission ou le combat en cours. Ce qui se révèle finalement assez bien car le nombre de tomes sortis est déjà énorme et va sans aucun doute augmenter encore car les personnages évoluent finalement assez peu en plus de 20 tomes et l’auteur continue manifestement la série parce qu’elle plait et sans vouloir semble-t-il y mettre un terme avant que le succès se tasse. Alors c’est agréable pour ceux qui sont vraiment attachés à ces héros et à leurs différentes aventures mais ça frustrera ceux qui aiment les séries avec un début et une fin et une évolution précise et complexe entre les deux.

Nom série  Ai suru hito  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà le genre de shojo honteux qu’on lit en cachette et qu’on hésite à faire lire à ses amis parce qu’on a un peu honte de l’avoir acheté (n’est-ce pas, Altaïr ). Ai Suru Hito est un cocktail d’humour, d’érotisme et d’un romantisme à la morale douteuse à mes yeux.

Côté dessin, rien de spécial : du shojo typique avec des personnages très fins, femmes comme hommes. Ai Suru Hito alterne des dessins plus ou moins réalistes, avec des héros et héroïnes plutôt jolis physiquement, et des dessins hyper-deformed essentiellement concernant l’héroïne qui se retrouve une fois sur deux transformée en petit clown tout moche à bajoues de hamster. Je dois dire que l’aspect humour de l’héroïne ridiculisée par le dessin me passe un peu à côté, estimant le style deformed comme de trop grosses ficelles humoristiques et narratives.

Au niveau de l’histoire, si vous vous référez au résumé de cette série, vous comprendrez qu’il s’agit des efforts très insistants d’une minette pour draguer son jeune prof de droit. Pour arriver à ses fins, elle use de toutes les bassesses, s’humiliant et se moquant de la morale : son prof est marié mais qu’importe, elle joue le rôle d’une femme soumise mais qu’importe, … Et bien sûr, l’idée de base du récit, c’est surtout que le prof adulé mais stoïque a un petit frère beaucoup plus ouvert avec qui l’héroïne va faire l’apprentissage de l’amour et du sexe pour ensuite appliquer ces méthodes de séduction/racolage sur le grand frère. L’idée est complètement socialement incorrecte et il faut prendre cela comme un délire humoristique pour vraiment en rire. Avec mes principes stricts de fidélité et de mariage, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à rire des tentatives de « corruption » de l’héroïne. Et surtout son aspect très lourdement insistant m’a plus gonflé qu’autre chose.
En effet, au niveau des personnages, je dois dire que l’héroïne me rebute plus qu’autre chose et son idole de prof m’ennuie. Seul le petit frère me paraît vraiment sympathique et attachant, et j’aime d’autant plus les relations et discussions entre les deux frères (pas au sens imaginé par mademoiselle Suzuki dans le tome 2).
Concernant l’aspect érotique, il n’est pas mauvais. Les scènes sont bien vues, assez excitantes dans l’idée et bien dessinées. Mais l’effet émoustillant est radicalement brisé en permanence par le passage en dessin hyper-deformed en plein milieu de l’action et par des dialogues gamins à base de « zizi dans la foufoune ».
Malgré cela, j’ai ri quelques fois durant la lecture du tome 1 et… j’ai été explosé de rire à la moitié du tome 2 (« Il est nul ! »). L’humour est donc bien présent même si j’admets être resté froid à pas mal de moments sensés être amusants.

En résumé, je ne suis pas très fan de cette BD même si elle est parfois assez amusante et si elle a au moins le mérite d’être originale dans son idée.

Nom série  Waldo's bar  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne suis pas fan de Blutch, ni de son dessin ni de ses scénarios. Ici, nous avons une série d’histoires courtes dont peut considérer comme points communs la musique jazz et l’amour. Le dessin y est typique de Blutch, lisible et expressif, mais pas ma tasse de thé même si je comprends qu’on puisse aduler son style graphique. Les histoires sont à mi-chemin entre drames sociaux, humour et un peu d’absurde et d’onirisme. Comme souvent dans les récits de Blutch, les femmes y sont pleines de personnalité et de force, faisant s’effacer les hommes à leurs côtés par leur supériorité psychologique. Mais aucune de ces histoires courtes ne m’a intéressé, ni amusé, ni marqué.
Bref, pas pour moi.

Nom série  Pedro et moi  posté le 08/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

J’avais un à priori plutôt négatif en commençant cette BD.
Mais je l'ai gardé...

Pour commencer, j'ai vraiment du mal avec le dessin. L'auteur dessine vraiment très moyennement à mes yeux, et ses personnages sont teintés de largement trop de mimiques de comic strips d'humour pour être crédibles à mes yeux. Grosses têtes, petits corps, le même type de tête pour tous les hommes et pour toutes les femmes, difficiles de les différencier. Ce sont surtout les grands sourires façon j'éclate de rire qui font trop "comiques" à mes yeux. Je retiendrais vraiment de cette BD une permanence de visages mêlant sourires contris ou pêtés de rire avec sans arrêt des yeux larmoyants de chien battu. C'est ça qui restera pour moi le symbôle de cette BD : une envie permanente de montrer que les gens essaient d'y être heureux mais qu'en fait c'est triste, ça va mal, tout ça. Aucune finesse visuelle reflétant le manque de finesse scénaristique et narratif à mes yeux.

Car l'histoire n'a vraiment pas la finesse des Pilules bleues. Et pourtant j'ai été très moyennement amateur de la BD de Peeters car je n'aime pas lire ce genre d'histoire véridique et sensée me toucher.
Ce qui m'a plu dans Pedro et moi, c'est l'aspect instructif, pas tant d'apprendre des choses sur le Sida et les séropositifs, j'en savais déjà une grande partie, mais plus d'apprendre comment ça a pu arriver dans la vie de Pedro, comment le vivent ses proches, comment l'ont appris et comment ont appris à le vivre les gens qu'il a côtoyé dans cette émission de Real TV. Mais aussi, ne le cachons pas, j'étais curieux de savoir comment se passait cette émission elle-même dans les coulisses, comment le narrateur avait fait pour y participer, etc.
Mais à côté de cet aspect instructif, je n'ai pas été touché par le récit que je trouve larmoyant et pas capable de me faire ressentir, à moi qui n'ai jamais approché le Sida et à peine la mort, l'émotion que l'auteur me semble vouloir me faire avaler de gré ou de force. Quel manque de finesse de répêter sans arrêt "Pedro souriait et riait, on faisait tous comme si tout allait bien, mais en fait ça allait mal, oh oui, ça allait mal". C'est peut-être sincère mais ça ne suffit sûrement pas à faire un bon récit s'il est raconté sans la touche qui permet à chacun de vraiment accrocher et ressentir ce que l'auteur veut faire passer.
Dans Pilules bleues, Peeters avait su me transmettre son amour pour celle qui allait partager sa vie, son affection pour le fils de cette dernière, leurs angoisses qu'il fait ressentir avec élégance, et le tout sans jamais sombrer dans le larmoyant. Dans Pedro et moi, cela ne passe pas pour moi.

Bref, un dessin que je n'aime pas et un récit au fil narratif trop grossier à mes yeux : l'effort de témoignage est bien là et est relativement intéressant, mais je ne suis pas touché.

Nom série  Histoire du Far West  posté le 06/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Ottonegger, je n'ai lu qu'une portion des albums de cette série même si j'en possédais moi-même deux ("Sitting Bull - Crazy Horse" et "Jesse James"). Je me souviens d'ailleurs avoir lu le premier tome, Davy Crockett, dans le Journal de Mickey à l'époque.

A mes yeux, ces BDs sont particulièrement intéressantes sur le plan historique et éducatif. C'est grâce à elles que j'ai approfondi mes quelques connaissances sur l'histoire de l'Ouest Américain et sur des personnages aux noms restés célèbres dans la mémoire collective.
Mais à côté de l'aspect instructif, il faut admettre que la narration est assez désuette et plus didactive que vraiment prenante. Ce sont clairement des BDs historiques plus destinées à instruire qu'à divertir.

En outre, comme le dit Ottonegger, le résultat est inégal tant au niveau scénario que dessin (entre Serpieri et Marcello au dessin, je préfère nettement le premier). D'autant plus que certains thèmes sont assez récurrents d'albums en albums : lire l'intégrale est donc loin d'être indispensable.

Nom série  La Vallée des Merveilles  posté le 06/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Joann Sfar même si je lui trouve beaucoup de qualités. Par exemple, je n'ai guère apprécié ma lecture des Carnets de Joann Sfar où il racontait sa vie, ses pensées, ses discussions, etc. Or il se trouve que La Vallée des Merveilles m'a été présentée comme la suite de ces Carnets, carnets dont Sfar s'était lassé dans la forme, où il a décidé de continuer à parler de lui, de sa famille et de ses copains mais de manière plus métaphorique, en intégrant le tout dans un récit de fiction avec pour décor la préhistoire et pour héros une famille heureuse dont le père, Pot de Miel, est bien sûr l'incarnation de Joann Sfar lui-même. Mais contrairement aux Carnets, j'ai bien accroché à la narration et à la BD elle-même qu'est La Vallée des Merveilles.

Je n'aime pas le dessin de Joann Sfar. Il faut pourtant admettre que dans cette BD il s'applique à rendre ses planches jolies et esthétiques. Il garde cependant son style délié et faussement hésitant que j'apprécie peu.
A l'inverse, j'aime bien les couleurs, qui sont chaleureuses et agréables.
Bref, même si je n'aime pas trop le style graphique de Sfar, je trouve que cet album est assez joli, notamment sa couverture d'ailleurs.

Le récit, ensuite, m'a été agréable à lire. Il suinte de bonheur simple, de joie de vivre. Sfar y présente sa vie familiale, ses amis et sa vie dans ce monde préhistorique sous un aspect heureux.
On reconnait tout de suite le style narratif et les dialogues de Sfar. Il ne peut pas s'empêcher, comme à son habitude, de glisser un peu partout quelques notions philosophiques, de tenter de nous faire partager sa vision de la vie et de comment elle doit être vécue et ressentie pour être heureux. Je n'accroche pas trop à cette partie philo, mais le récit n'en est pas plombé pour autant.

Bref, un récit plaisant, assez joli et souvent amusant (surtout si on essaie d'imaginer le rapport entre ces êtres préhistoriques et la vraie vie de M. Sfar). un album sympathique qui ravira sûrement les fans de l'auteur.

Nom série  Le Journal du Lutin  posté le 06/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme beaucoup sur le Net, c'est d'abord via le Blog de la Vie du Lutin que j'ai connu cette BD avant de la voir paraitre en version papier, joliment présentée d'ailleurs par Delcourt.
L'idée de départ, c'était de faire passer l'auteur de ce blog pour un gamin turbulent de 8 ans qui écrit son journal intime en dessin, avec une écriture "come si s'était un enfant qui parlé, enfin qui écrivé quoi", un peu à la manière de l'élève Chaprot de Gotlib.

Le dessin est dans le plus pur style "ma petite soeur fait mieux" puisque c'est sensé être un petit gamin qui dessine. Bref, dessin très passable mais relativement efficace puisque très simple, et avec l'originalité d'être publié sur un fond quadrillé comme un cahier de classe, principe que Delcourt a très bien repris non seulement pour les pages mais surtout pour la couverture elle-même de la BD.
Enfin bon, l'idée, c'est qu'on achète pas cette BD pour le dessin, quoi.

C'est l'humour qui fait la force du Lutin. Un humour acerbe car non seulement Victor est turbulent, voire méchant, (comme peut l'être un enfant) mais en plus certains gags jouent facilement sur la touche du politiquement incorrect.
Quand j'ai découvert cette BD, j'ai un peu souri au départ car l'idée était amusante, mais je dois admettre que je ne suis pas un grand fan de cet humour. Cela tient surtout, je pense, au fait que je trouve le petit Victor assez antipathique : je n'ai aucune affinité avec lui. L'auteur en a fait un cancre, un petit emmerdeur du genre méchant (mais souriant) qui n'aime rien d'autre que faire des conneries et embêter ses souffres-douleurs (les fayots et les filles surtout). Et je dois dire que je lis cette BD sans vraiment en rire, voire en m'en lassant assez rapidement.

La véritable qualité de cette BD à mes yeux, c'est justement son édition chez Delcourt à prix réduit et sous cet amusant et assez joli aspect de cahier de classe. Mais pour autant, je ne l'achèterais pas moi-même.

Nom série  L'Envol  posté le 05/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La 2e BD Chinoise que je lis, contrairement à Diu Diu qui était complètement déjanté, celle-ci est une BD classique et sérieuse, à mi-chemin entre le manga et le franco-belge, mais avec une atmosphère nettement chinoise, pour la première histoire en tout cas. Cette BD contient en effet 2 histoires, l'une proche du roman graphique, l'autre de science-fiction.

Pour les deux récits, le dessin est dans un style manga réaliste. Pas de yeux démesurés, pas de déformations, rien que des visages sérieux, impassibles ou souriants, expressifs comme il le faut dans des histoires pleines d'émotions comme ces deux-là. On reconnaît simplement le style graphique asiatique à la finesse du trait et de l'encrage.

La première histoire est assez forte émotionnellement parlant. Elle se place véritablement en Chine, avec un contexte politique post-maoiste où le père du petit Zhengfei a été poussé au suicide "pour échapper à la condamnation". Sa mère rendue folle, le jeune garçon se replie dans un rêve, celui de réussir à voler comme son père qui était ingénieur en aéronautique. Le narrateur est un autre jeune garçon, ami de Zhengfei mais que les circonstances vont brouiller avant l'accomplissement de son rêve.
Le récit est assez beau, vraiment plein d'émotion et intéressant à la fois par le contexte politique Chinois qui y est décrit et tel qu'il est vécu par les enfants. Sa narration est bonne et prenante. Il manque cependant un peu d'originalité et ne surprendra pas par sa conclusion.
Beau récit et bien raconté même s'il ne marquera pas par son scénario.

La deuxième histoire est inspirée d'une nouvelle d'Isaac Asimov que j'avais déjà lue auparavant. C'est une histoire SF, celle d'un enfant préhistorique transporté dans le présent par une société capable de ramener ainsi des êtres vivants à travers le temps. Le récit s'attache à la façon dont une assistante maternelle va élever cet enfant au départ presque animal pour le faire devenir un enfant exactement comme tous les autres. Le récit devient déchirant quand il faut réaliser que la société qui gère tout cela n'a d'autre choix que de renvoyer l'enfant dans le monde préhistorique, alors qu'il est désormais complètement désarmé pour survivre dans la nature sauvage.
Encore une fois un récit plein d'émotion, surtout sur la fin. Bien raconté, je n'ai une fois de plus pas été plus accroché que cela car je connaissais déjà cette histoire et ne l'ai donc pas trouvée vraiment originale.
Mais c'est une histoire de belle qualité malgré tout.

Joli ouvrage, deux récits assez poignants et intéressants, même si, je le répête, ils ne détonnent pas par leur originalité.

Nom série  Diu Diu  posté le 04/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première BD Chinoise que je lis (au format manga) et la première enregistrée sur BDT. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai entamée.

Soyons clair : j'ai eu un mal fou à accrocher en début de lecture. Je ne sais pas si ça tient à la spécificité de la narration chinoise ou si c'est cette BD qui est particulièrement... spéciale... mais j'ai été complètement rebuté par le premier chapitre, très court heureusement, de Diu Diu. La narration me paraissait ultra-confuse, le rythme beaucoup trop rapide, le style trop outré et naïf, trop clownesque. Et surtout, ce premier chapitre était trop court et trop nerveux pour que je m'attache à quelque personnage que ce soit.

Mais tout doucement, j'ai commencé à m'y faire. J'ai surtout commencé à comprendre que cette BD est un véritable délire clownesque, qu'il ne faut surtout pas chercher une once de réalisme, qu'il faut prendre le récit comme un cartoon déjanté.
Et là, à partir de l'apparition du personnage de Boute-en-Train, au tiers du premier tome, j'ai commencé à vraiment accrocher.

Pour le récit, imaginez One Piece en 1000 fois plus déjanté, imaginez Le Collège fou, fou, fou (Kimengumi en version manga) en encore 100 fois plus fou, imaginez un mélange entre cartoons à 100 à l'heure et Dragon Ball.
La narration est ultra nerveuse, avec des sauts du coq à l'âne d'une case à la suivante si ça peut amuser un peu plus l'auteur et le lecteur, avec des rebondissements sans queue ni tête et des solutions miracles qui vous bondissent à la figure comme un énorme bisou de renard amoureux. Je peux vous dire que ça surprend vraiment en début de lecture, au point de rebuter sans doute celui qui ne fera que feuilleter l'album, mais au bout d'un temps on rentre dans le rythme et les sourires et les rires surgissent, pareil, à 100 à l'heure.
Et tout comme j'avais du mal avec les personnages en début d'histoire, ce sont justement eux qui deviennent le plus attachants au fil de la lecture. Diu Diu, le p'tit clown Sega, Walunwa et Boute-en-Train vont former une équipe complètement folle, avec tous leurs caractéristiques de pouvoirs et d'humour "complètement cons". J'ai une grosse préférence pour Diu Diu qui apparait bien vite comme une sorte de Coyote (façon Bip-bip et le Coyote) miniature, tout moche et malchanceux mais capable de s'énerver comme un gros Pikachu ou de se tourner affreusement en dérision. Je dois dire qu'il me fait bien marrer ce petit truc moche.

Au niveau du dessin, c'est un mélange entre manga et cartoon. C'est du burlesque, pas moche du tout. Assez agréable à lire, même si la mise en page et la narration visuelle est parfois confuse.

Bref, une très grosse tranche de déconnade complète, de délire à la fois cartoonesque et asiatique. Une curiosité dans laquelle il est difficile de pénétrer au départ mais qui devient bien drôle par la suite.

Nom série  L'Agence  posté le 03/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Si je voulais être objectif avec cette nouvelle série, je dirais qu'elle n'est pas mal et ne présente pas de réel défaut de construction. Son sujet, un groupe d'enquêteurs dans le milieu du trafic d'oeuvres d'art, est assez original et traité avec sérieux et une bonne dose de documentation. Amateurs de Largo Winch, I.R.$. et autres thrillers financiers seront ravis de cette nouvelle lecture pleine d'action et de suspense.

Maintenant, en ce qui me concerne, je suis plus que lassé par ces ersatz de Largo Winch et de séries télévisées américaines.
L'équipe de héros de cette série est composée d'un beau jeune premier, d'une mannequin pleine de charme et d'intelligence, d'un petit génie de l'informatique et d'un vieux mentor qui gère tout le monde à distance. Comme c'est original...
Nous nageons en plein monde de fortune, gloire et beauté. Notre équipe de héros possède son jet privé, ses nombreuses voitures de luxe, son QG est un palais vénitien, son équipement informatique est à la pointe de la technologie, etc. La petite équipe policière typique, quoi.
Tout le monde est beau, riche, maître en arts martiaux, en explosifs, en infiltration et en armes à feux. Et personne n'a d'acnée juvénile, heureusement.
Et tout ce petit monde navigue sans sourciller entre Paris, Londres, Venise et Hong-Kong, avec des allers-retours entre ces villes comme s'il suffisait de prendre le taxi pour aller de l'une à l'autre.
Et bien sûr, nous fréquentons les conseils d'administrations de grandes holdings et les salles d'enchères où tout se joue en millions de dollars.
La routine habituelle, quoi...
Bref, je trouve ça lourdingue ces séries où tout brille et où seule l'action et le fait d'épater le lecteur comptent.

Le scénario, pour sa part, est assez typique du genre. Conflits entre puissants, secrets enfouis depuis la Seconde Guerre Mondiale, tueurs anciennement formés par le K.G.B, menace d'O.P.A, etc...
La narration est rendue assez confuse par des sauts trop fréquents d'un pays à un autre, de personnages à d'autres. Il faut bien une quinzaine de pages pour bien cerner qui est qui, et encore ce n'est pas gagné.

Le dessin, enfin, est très classique, lisse et sans âme sans avoir pour autant de véritable défaut technique.

A classer dans la liste des thrillers financiers ou d'espionnage en BD sans rien renouveler au thème.

Nom série  Mon bel amour  posté le 03/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD nous offre des petites tranches de la vie amoureuse, des saynètes variées et réalistes mettant en scène le couple ou l'un de ses membres en pleine discussion ou dans de simples moments de la vie.

Les planches de l'album ne sont pas découpées en cases mais présentent directement des dessins au trait gris sur fond beige. Le style est réaliste, avec un petit effet de déformation qui rend les bras et les mains petits en comparaison des têtes, un peu comme si on observait les gens à travers une lentille fish-eye pointée sur les têtes et parfois plus précisément sur les yeux, que les personnages ont clairs et parfois presque effrayants de vide.
Je dois avouer que je n'aime pas ce style de dessin. Non pas qu'il soit mal dessiné, je ne saurais pas me prononcer là-dessus, mais je trouve les personnages moches, peut-être par trop de réalisme, et leurs corps déformés me rebutent franchement. Bref, graphiquement, j'aime pas.

Au niveau des saynètes maintenant, il faut déjà savoir que je partais avec un mauvais a priori puisque je ne suis pas amateur de romans graphiques sur le quotidien, sur de simples tranches de vie, de discussions, etc... Les saynètes sont en outre très courtes, et si on n'y accroche pas vite, elles passent et s'oublient sans qu'on n'y ai trouvé aucun interêt. Ca a été mon cas pour la première de ces histoires par exemple.
Mais ensuite, j'ai fini par retrouver dans ces saynètes des moments que j'avais moi-même connus ou à peu de choses près. Des choses de l'amour, ou plutôt de la vie de couple car je ne ressens guère le sentiment amoureux dans une grande partie d'entre elles, désolé, des choses vécues, pas toujours agréables, mais souvent touchantes. Et c'est vrai que j'ai été touché à quelques moments. Et aussi assez touché par la fin de l'album qui termine sur une note de tristesse.
Mais je suis aussi resté froid à de nombreux autres moments, avec toujours ce dessin qui me rebutait et m'empêchait de me projeter plus facilement dans la peau des personnages.

En outre, il faut dire que l'album se lit bien vite. Malgré ses 176 pages, le fait de n'avoir que deux ou trois images par page, plus des dialogues très très ténus, voire parfois inexistants, cela fait une lecture rapide qui me laisse un peu en travers de la gorge le prix élevé.

Nom série  Simon Nian (Les aventures de)  posté le 02/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fervent amateur de Gil Jourdan, j'ai voulu lire cette BD comme un hommage au personnage de Tillieux et une sorte de continuation de la série originelle. Ce que je ne savais pas, c'est à quel point Décime-moi un maton était porté sur le thème de la BD et du monde de la BD. A tel point que je crains que seuls les vrais passionnés BD s'y retrouvent complètement et apprécient.

Le dessin est clairement très proche du style de Tillieux, couleurs, personnages, décors, tout y est. Seule Cerise heu... Diana, la secrétaire de Gil.. heu... Simon Nian, détonne un peu par son visage un peu plus moderne à mes yeux, mais je peux me tromper. Bref, du trait aux couleurs, on s'y croirait vraiment, sauf si on est un expert capable de reconnaître l'encrage et le trait de Tillieux à la loupe évidemment.

Quant à l'histoire, c'est une enquête à la Gil Jourdan, sauf que Simon Nian est un avocat expert en BD et que l'enquête porte justement sur le monde de la BD. Et là, c'est clair que ça devient assez vite une satire de ce monde où beaucoup, voire tous, en prennent pour leur grade. La Fondation Bébé est bien sûr la fondation Hergé, Matrin Braque est Jacques Martin, Bibou est un mélange de Tintin, Schtroumpf, Placid et Muzo et Pif. Le chasseur de dédicaces va vendre sur Ebay aussitôt après le festival. Le collectionneur névrosé va jusqu'à faire un hold-up pour avoir LE tirage de tête qu'il recherche. L'expert en dessin capable de reconnaître le trait de n'importe quel auteur est complètement halluciné. Et dites-moi si je me trompe, cet éditeur braillard et insultant qui veut devenir le plus puissant et pour qui la BD "c'est du buziness !", ces éditions du Rayon, serait-ce un rayon de Soleil ? Un peu méchant pour Boudjellal, non ? Ceci dit, mieux vaut être lui que la Fondation Hergé pour le coup...
Comme dans Gil Jourdan, pas mal d'humour, pas toujours très fin d'ailleurs (le maton imbécile du début de l'album est un peu... trop imbécile quand même...). Mais c'est bien de l'humour digne de Libellule la plupart du temps. Et puis, il y a bien sûr tous ces innombrables clins d'oeil au monde de la BD. J'étais par exemple éclaté de rire en voyant ce cher "Johan" dédicacer son fameux "pingouin de l'Ayatollah". Tout n'est pas fin là non plus, mais le sourire est là.
L'intrigue par contre est assez embrouillé et pas très prenante. Son final est d'ailleurs d'autant plus confus qu'on comprend seulement à moitié les motivations du "méchant". Mais bon, ça se laisse lire.

Sympathique satire du monde de la BD et hommage assez réussi à Tillieux et Gil Jourdan.

Nom série  Gilgamesh (Soleil)  posté le 02/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas encore lu le plus connu Gilgamesh de Duchazeau et De Bonneval mais voilà, j'aurais au moins lu cette ambition de série SF scénarisée par l'auteur de Chroniques Barbares et autres Vae Victis. Ambition de série seulement car après la parution du premier tome en 1996, les ventes ont dû être suffisamment mauvaises pour que la série s'arrête là... (pas de remarque sur le fait qu'une série abandonnée dès le tome 1 par Soleil, ce n'est pas rare...)

La série se déroule sur deux époques :
- la Guerre du Golfe durant laquelle Gilgamesh est récupéré par une escouade de militaires français et une journaliste de CNN qui découvre un homme vieux de plus de 5000 ans encore vivant et doté d'étranges pouvoirs surnaturels
- et l'époque Mésopotamienne où l'on retrouve le jeune Gilgamesh et son frère Ennkidou en quête de l'Eden, ville où règnent en maîtres un peuple qui semble bien être de puissants extra-terrestres dont les gigantesques vaisseaux spatiaux sillonnent le ciel de la Terre antique

C'est de la SF assez naïve, desservie par des dialogues basiques et des scènes où les bas instincts semblent plus actifs que la reflexion (mais pas de cul, ou du moins pas encore, comme Mitton nous y habitue dans la plupart de ses séries). Mais cela se lit bien, et le mystère de ces vaisseaux spatiaux et de la survie de Gilgamesh des millénaires plus tard est suffisamment prenant pour captiver le lecteur.

Le dessin est moyen, parfois pas mauvais, mais d'autres fois très perfectible. Et les couleurs, toujours dans des dégradés de orange ou de bleu, sont assez lassantes.

Bref, de la BD très moyenne mais qui se laisse lire... du moins jusqu'à la fin de ce tome 1 qui restera sans doute à jamais sans suite.

Nom série  PI, Enquêtes au pays des Sourds (Ambre et Arno)  posté le 02/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est une initiative sympa et assez réussie d'amener des personnages de sourds dans de la BD pour tout public. Ce sont des enquêtes policières menées par une jolie sourde, Ambre, qui sera ensuite rejointe par un entendant, Arno, jeune Marseillais qui va ainsi découvrir avec elle le monde des sourds et mal-entendants.
Le dessin est un peu amateur, noir et blanc, mais très sympathique. Rien à redire.
L'aspect "surdité" de l'héroïne est très bien rendu en BD : elle communique avec les mains (et le lecteur comprend ce qu'elle dit par une bulle de dialogue correspondante) ou par des textes écrits sur un callepin ou autres, les gens qui lui parlent quand elle ne regarde pas sont munis de bulles vides, ou alors de bulles de textes entrecoupés quand elle arrive à lire sur leurs lèvres, etc... Et c'est vrai qu'on découvre ainsi la vie des sourds avec légèreté et un côté plaisant même si très réaliste.
A côté de ça, l'aspect enquête policière et aventure est pas mal et également plaisant à lire même si rien d'exceptionnel n'en ressort vraiment.
Belle initiative et BD sympathique et originale du fait de cette héroïne sourde.

Nom série  Les Zinzins de l'espace  posté le 02/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La BD des Zinzins de l'Espace, tout comme le dessin animé, n'atteint pas le niveau de délire d'un Bob l'éponge mais par moment c'en est pas loin et donc c'est souvent bien drôle. C'est de l'humour loufoque, des clins d'oeil gros comme des tankers, du délire un peu con et de la drôlerie qui ne se prend pas la tête. Bref, ça se lit avec le sourire même si c'est manifestement destiné à un public jeune.

Le dessin colle bien à l'idée du délire, dans un style proche de certains dessins animés américains récents. Les couleurs sont un peu plates par contre, non pas qu'elles ne soient pas pêtantes mais plutôt parce que ce sont uniquement des aplats sans aucune finesse et rarement. harmonieux.

Maintenant, il faut tout de même noter que chaque album fait à peine une trentaine de pages, que ça se lit en quelques minutes seulement et qu'à ce prix là, ça fait cher la minute de lecture, même si on veut l'offrir à de jeunes enfants.

Nom série  Du Rififi chez les clébards  posté le 02/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD qui part sur une idée assez originale mais qu'au final je trouve pas mal sans plus.

A voir la couverture et le style du dessin, on pourrait s'attendre à de l'animalier assez gentil, avec un bon chien-chien comme héros et une intrigue légère. Au lieu de ça, on tombe dès les premières planches dans un récit noir à tendance un peu trash.

Le dessin n'est pas mauvais, avec là encore un certain contraste entre des décors réussis, mais dans un style assez Disney ou Pif Gadget, et des personnages plus anguleux, plus agressifs. La mise en page est plutôt travaillée, on est loin d'un simple gaufrier. Ca marche assez bien. Seules quelques cases et quelques moments d'action sont un peu confus et difficilement déchiffrables.

Le récit m'a surpris par son aspect trash du départ. Mais je dois dire que cela colle assez bien avec l'univers canin dans lequel la BD nous mène. Après tout, les chiens reniflent les merdes des autres, se reniflent le cul, pissent partout, bouffent des trucs parfois immondes, etc... On n'a pas droit à tout ça dans Du Rififi chez les clébards mais je dois dire que j'ai bien aimé cette approche à la fois antropomorphique et purement animale des personnages canins. C'est là tout l'interêt de cette BD à mes yeux, la façon dont elle nous emmène dans un "vrai" univers de chiens.

Par contre, l'éditeur parle de dialogues "à la San-Antonio", je suis loin de penser que l'auteur a ici le talent de Frédéric Dard : au contraire, je trouve les dialogues artificiellement remplis d'argot et de jurons et je trouve que ça n'apporte rien au récit, bien au contraire. Bref, je n'ai guère apprécié les dialogues de cette BD.

Quant à l'intrigue, je dois dire qu'elle m'a assez peu captivé. Le polar que représente cette BD est scindé à mes yeux en deux parties, avec une première fin partielle au deux-tiers de l'album puis un second dénouement après quelques péripéties supplémentaires. Mais d'une part, j'ai trouvé la première enquête assez naïve, dans le style où on a tout compris dès les premières planches, intrigue tellement bateau qu'hormis son aspect trash je la trouve presque enfantine. Et d'autre part, la seconde partie action est embourbée dans une réflexion en parrallèle sur le fait d'être un héros/tueur et de devoir accepter certaines responsabilités, faire confiance, etc... Une prise de tête que j'ai trouvée trop artificielle, trop bidon tout simplement pour accrocher.

Bref, une oeuvre que je trouve d'un côté entre deux eaux, avec un décor trash sur une intrigue naïve, et d'un autre côté assez inaboutie car plombée par des éléments plutôt mal amenés et trop artificiels dans le récit.

Nom série  Un Ver dans le Fruit  posté le 01/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis pas un grand fan de Rabaté mais je dois admettre que cette BD est vraiment pas mal, plaisante et réussie.
Au niveau du dessin, je reconnais la touche du dessinateur, un petit air d'Ibicus en moins pictural. Un dessin noir et blanc semi-réaliste de belle qualité, agréable à lire même si pas toujours très gai.
Quant au scénario, ce sont querelles de clocher et querelles de familles à la campagne. Un récit plaisant à suivre, une narration agréable et juste suffisamment prenante pour bien plonger le lecteur dans ce décor villageois et authentique, des personnages réussis dont bien sûr le héros, ce jeune prêtre, est le plus attachant. Une histoire assez dramatique mais teintée par-ci par-là de touches de bonne humeur, d'un peu d'humour même.
Agréable moment de lecture.

Nom série  Tartines de courant d'air  posté le 01/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite chronique du quotidien d'un jeune à la recherche d'un emploi, pas très motivé par la vie professionnelle mais plus par ses histoires de coeur pas très réussies et sa passion pour le modélisme.
Ayant vu le nom de Rabaté sur la couverture, je me disais que le dessin serait de lui, avec une touche à la Ibicus. Mais non, le dessin est de Bibeur-Lu qui a un style beaucoup plus... heu... moins... heu... plus simple, quoi. Bref, ça se lit bien mais on ne peut pas tellement dire que c'est très beau.
Quant à l'histoire, elle n'est pas sans rappeler certaines portions de BD d'auteurs comme Baru ou Davodeau, chroniques sociales de jeunes désoeuvrés. L'histoire se lit bien mais n'a rien de marquant ni de vraiment passionnant : en plus de 120 pages, il ne se passe franchement pas grand chose.
En tant que tel, cette BD n'est pas trop mal, mais par contre, je n'irais sûrement pas payer un tel prix pour une histoire aussi vite lue et sans réelle originalité.

Nom série  Luther Arkwright (Les Aventures de)  posté le 31/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, mon avis sur cette BD prend en compte le fait qu'elle date de la fin des années 70 - début 80. Dans ce contexte, elle touche presque au génie par moments ! Et indubitablement, elle a beaucoup inspiré Alan Moore (et surement beaucoup d'autres dont Garth Ennis, Grant Morrison, Steve Bissette, Neil Gaiman, Michael Zulli et Rick Veitch) car j'ai retrouvé dans cette BD nombre d'éléments et de décors chers à Moore.

Comment décrire cet OVNI dont je n'avais jamais entendu parler avant, ignare que je suis ? Un condensé de science-fiction, fantastique, espionnage et aventure. Une narration innovante. Un dessin qui s'intègre dans le procédé narratif et varie au fil des scènes. Des idées de pure SF très actuelles de nos jours et très innovantes pour l'époque. Une intrigue complexe et très fouillée. Un décor particulièrement original. Un mélange de vieux pulps d'action-SF et de nouvelles de SF débridées des années 70. Et surtout énormément de qualités, d'innovations, d'imagination.

Le dessin n'est pas vraiment le point fort de cette BD à mes yeux même s'il a lui aussi pas mal d'originalité dans son utilisation. Il faut d'abord savoir que cette BD est en noir et blanc. Un dessin parfois vieillot d'aspect mais travaillé même si pas toujours excellent.
Certaines cases sont superbes, construites et dessinées de manière très moderne. D'autres cases sont à l'inverse très teintées années 70, un style que je n'apprécie guère. Et certains dessins, suffisamment rares heureusement, pêchent par manque de maîtrise et sont hélas assez moches.
Mais ce dessin changeant suivant les circonstances est utilisé de manière assez innovante pour l'époque, avec des angles de vues, des effets et des constructions narratives parfois excellents.
Il a en outre une touche assez désuette qui donne un esthétisme antique très appréciable à cette BD, comme un vieil album de gravures.

Quant au scénario, c'est l'exhubérance, la joie d'un amateur de SF. Un multivers, des terres parrallèles variées et étonnantes (on retrouve d'ailleurs en début de récit un univers à mes yeux proche de celui de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires avec une Angleterre Victorienne régnant glorieusement), des situations géopolitiques complexes et intelligentes, de l'action souvent très élégante, des clins d'oeil aux pulps SF (notamment avec Octobriana, pulpeuse Barbarella anti-communiste), des pouvoirs psychiques, des manipulations temporelles et entre mondes parrallèles... C'est assez énorme ! Et le mieux est que le tout est raconté avec talent, sans plonger dans la SF bon marché qui cherche à en mettre plein la vue avec juste du creux derrière. Ici, on sent le monde vraiment travaillé et l'intrigue qui vaut le coup. En début de lecture, je me suis dit que cet auteur avait dû digérer bien des lectures de livres SF et aussi pas mal de l'oeuvre d'Alan Moore, sauf que c'est l'inverse : Bryan Talbot a écrit tout ça avant même que Moore n'entame les Watchmen. Très fort au niveau de l'imagination et de la construction du récit !

Maintenant vient le défaut principal de cette BD à mes yeux, défaut qui rebutera sûrement pas mal de lecteurs : la narration est parfois très ardue à suivre. Plusieurs fils narratifs se suivent sur les mêmes planches par moment, les sauts de lieux, de personnages, sauts chronologiques, d'univers et autres flashbacks se succèdent parfois si vite que le lecteur est très vite dérouté, d'autant plus que le pire a lieu durant le premier chapitre de l'histoire, quand on n'y comprend encore quasiment rien. Dur dur de rentrer dedans. Et encore ensuite, régulièrement au bout d'une période de récit bien linéaire et facile à comprendre, l'auteur nous ressert de nouveau sa narration multiple qui a vraiment de quoi faire décrocher avant de revenir heureusement à quelque chose de plus aisé à suivre.
En outre, les dialogues, même si très bien écrits et souvent beaux, sont fréquemment complexes, ardus à comprendre. Plongeant dans des univers parrallèles très différents mais très fouillés, on se perd facilement dans les noms historiques et divers dont ne voit pas toujours bien le rapport avec l'intrigue.

Cette oeuvre de grande qualité comporte un grand nombre d'éclats de génie mais hélas rebutera par son aspect parfois un peu désuet et par sa narration souvent complexe voire décourageante. Mais cette oeuvre me semble indispensable à lire pour tous les grands amateurs de Alan Moore, Neil Gaiman et autres grands auteurs à l'imagination débordante car elle a été pour eux une vraie source d'inspiration.

Nom série  Omaha  posté le 29/03/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme dit plus bas, Omaha ce n'est pas que de la BD érotique. La série mélange en effet un polar noir assez superficiel, des histoires de couples et donc de l'érotisme, voire du porno soft.

Le dessin animalier est assez sympathique au niveau des visages des personnages. Omaha est très mignonne mais elle n'est pas la seule : les personnages dans leur ensemble sont assez réussis. Par contre, pour l'aspect érotique, des scènes porno dessinées façon cartoon, ça ne m'a vraiment jamais intéressé.
Ceci dit, outre le dessin dont le trait n'est pas mauvais, il faut quand même dire que l'encrage fait parfois assez cheap, surtout en début d'album. On voit que la série paraissait initialement en comics bon marché.

Concernant l'histoire ensuite, elle a le petit défaut d'être assez bavarde. Qualité de ce défaut, les dialogues sont assez réalistes, les personnages relativement fouillés et Omaha elle-même a de la personnalité, ce qui est un plus indéniable dans une BD érotique : ce n'est pas une suite de scènes de cul avec des femmes objets, ce sont au contraire des scènes réalistes, souvent émoustillantes justement parce que le tout est crédible et les personnages pas mauvais. Par contre, ça reste bavard aussi pendant les scènes érotiques, et ça casse pas mal l'ambiance, hélas.
Concernant la trame de fond sur base de polar, elle est basique et pas fantastique. Omaha et son petit copain, Chuck Katt, sont embringués dans une histoire entre truands et politiciens verreux et ils doivent fuir et subir la loi de ces méchants qui semblent tout manipuler avec vice. Encore une fois, cette trame policière est trop bavarde et pas très prenante.
Ce qui fait que l'ensemble du récit d'Omaha ne m'a guère passionné si ce n'est le personnage d'Omaha elle-même et quelques discussions entre elle et son copain ou ses copines.

Pas indispensable...

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