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Nom série  One day  posté le 03/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
One day est plus un art-book de l'auteur chinois Benjamin qu'une vraie BD. Ce recueil contient bien quatre histoires courtes, mais ce sont des histoires des débuts de l'auteur, et le reste des pages est composé de nombreuses illustrations, d'explications de l'auteur sur ces illustrations, de quelques essais et d'un peu de travaux photos.

Quoiqu'on pense de ses scénarios, on ne peut pas nier le fait que Benjamin a un sacré coup de crayon ! Ses dessins sont vraiment excellents et les planches de ce recueil sont un régal pour les yeux. Trait dynamique, personnages très vivants, décors tout à fait réussis, grande maîtrise de l'infographie, noir et blanc stylisés et couleurs flashys. Benjamin a un vrai talent pour un style que je qualifierais de graphisme electro-rock.
Bref, One day vaut l'achat pour tout amateur de dessin et de dessin numérique.

Quant au scénario, Benjamin lui-même explique dans ses textes qu'il ne se reconnaît plus vraiment dans les récits de ces quatre histoires courtes. Elles bénéficient toutes d'une ambiance rock-rebelle, mettant en scène des adolescents ou jeunes hommes qui cherchent un peu leur place dans la vie, qui refusent la banalité du quotidien et cherchent l'amour et à vivre de leur art. Leur narration est rythmée malgré quelques moments confus. Mais l'esprit de ces histoires est un peu trop adolescent, un peu trop puéril pour un lecteur adulte. On y sent le jeune ado mélancolique et rebelle, un peu trop égoïste pour être attachant. Et chaque intrigue s'en révèle ainsi assez vaine, ne se suffisant pas à elle-même.

C'est donc surtout le graphisme de Benjamin qui motive l'intérêt manifeste de cet album car ce recueil offre quelques vraies oeuvres d'art moderne que sauront, je pense, admirer à leur vraie valeur les amateurs du genre.

Nom série  Golden man  posté le 03/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Imaginez Largo Winch transposé, romantisé et rajeuni dans le style shojo, vous aurez alors une idée assez bonne de la série Golden man.

Le graphisme est fin et élancé à la manière d'un manga shojo moderne tels que ceux de Kiriko Nananan, Moyoco Anno et Aï Yazawa, tout en étant agrémenté de décors parsemés d'étoiles ou de fleurs à la manière du studio Clamp. C'est un dessin tout à fait correct et relativement typé, qu'il est agréable de lire car il fait preuve de fluidité et de maîtrise.

Le récit prend pour base le "business international" et les gros sous, mais l'intrigue reste très légère, très simplifiée. Etre à la tête de 3% de la richesse mondiale et d'une holding toute puissante revient simplement pour le jeune héros à acheter le magazine de ses rêves à sa copine de longue date, à décider de donner 6 milliards par-ci pour des bonnes oeuvres ou 40 milliards par-là pour un placement bancaire dont il sait que c'est une arnaque mais c'est pas grave. Vue ainsi, la haute finance a l'air d'être un vrai hobby rigolo. Le gentil héros dispose en outre d'un garde du corps aux incroyables pouvoirs, tout à fait surnaturels soit dit en passant puisqu'il arrête les balles d'une main.
Les personnages sont tout à fait dans la veine shojo : le héros est un gentil faux-naïf qui a l'air de n'y rien connaître mais prend toujours les bonnes décisions, son garde du corps est le beau ténébreux mystérieux, le couple d'arnaqueurs ont en fait un complexe passé amoureux, etc...
Autrement dit, il faut vraiment aimer le style shojo pour apprécier ce manhua et il ne faut pas s'attendre à un scénario réaliste. C'est une BD pour adolescents, ou plutôt pour adolescentes.

Une fois ce constat admis, la lecture de Golden man n'est pas désagréable. Si ce n'est quelques défauts de narration mineurs par-ci par-là, le rythme est bon et les intrigues suffisamment prenantes pour que les 260 pages de chaque tome passent sans ennui.
Le premier tome actuellement disponible ne suffit pas encore à me permettre de conseiller l'achat de la série car les deux sous-histoires qui la composent sont encore un peu trop légères, mais je lirais la suite avec curiosité.

Nom série  Crèvecoeur  posté le 02/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a beaucoup de choses qui me plaisent bien dans cette BD mais il y a hélas trop d'imperfections pour me contenter pour le moment.

Ce qui m'a séduit dès la première planche, c'est le dessin. Et pourtant, à nouveau, il n'est vraiment pas exempt de défauts. J'aime beaucoup son trait, son encrage et ses décors. Ils me rappellent d'autres dessinateurs que j'aime à savoir Sorel, Alec Severin ou Aouamri. Les couleurs sont également très bonnes tout en restant sobres.
Mais ce graphisme manque encore nettement de maturité. Les visages sont beaux le plus souvent mais ils sont figés dans leurs expressions comme si les personnages portaient des masques immuables. En outre, le dessinateur maîtrise nettement plus les portraits de face et de profil que sous des angles plus variés. Et les corps des personnages manquent également de naturel et de dynamisme.
Bref, c'est à mes yeux davantage un dessin qui a su me séduire par son charme que par sa maîtrise technique, maîtrise qui ne demande qu'à être acquise car Nicolas Duchêne fait tout de même souvent preuve de réussite dans les planches qu'il nous offre ici.

La seconde chose qui m'a bien plu dans cet album, c'est son scénario à base de thriller fantastique dans un décor de début de 20e siècle. Je suis amateur de ce genre d'histoire.
Mais le gros défaut, c'est que ce type d'histoire commence à devenir vraiment courant dans la BD ces derniers temps. Surfant sur le succès de séries comme W.E.S.T, Mille Visages et autres séries mêlant décor historique, thriller, ésotérisme, elle nous place dans un contexte devenu assez banal d'enquêteurs combattant contre une secte bourgeoise ou une entité démoniaque.
La narration pêche en outre par la confusion qu'elle amène assez vite. Les sauts de lieux et de personnages ne sont pas évidents à suivre et on s'y perd facilement si l'on n'est pas concentré. Là encore, cette BD manque un peu de maturité ou de maîtrise technique.

Je demande encore à voir car j'aime bien ce début de série et ce dessin. Mais ce premier album présente quelques défauts gênants qui me font espérer une suite d'un niveau un peu plus convaincant tant sur le plan du dessin que de l'originalité et la solidité du scénario.

Nom série  La Malédiction d'Edgar  posté le 02/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il ne suffit pas d'un contexte historique intéressant et d'un travail documentaire soigné pour réaliser une bonne BD, et la Malédiction d'Edgar en est un bon exemple.

Le dessin de Didier Chardez est assez moyen. Pas désagréable au premier coup d'oeil, il révèle à la lecture des personnages assez figés et des visages changeants et peu amènes. Quelques imperfections de gabarit viennent rabaisser encore ce dessin qui n'en reste pas moins de niveau acceptable. Une colorisation sympathique redore heureusement le blason de sa qualité professionnelle.

Le scénario est très intéressant dans le sens où il nous montre les rouages de la politique-business des USA du milieu du 20e siècle. Nous y découvrons des personnages tous plus pourris et détestables les uns que les autres, ces mêmes personnages qui ont pourtant tous les pouvoirs et feront accéder qui ils le désirent à la présidence. Nombre d'anecdotes et de révélations historiques sont donc intéressantes dans ce récit.

Hélas, l'adaptation en bande-dessinée est à mes yeux ratée. Nous n'avons plus droit qu'à une énumération de moments clés, de dialogues importants, chacun s'étalant sur un maximum de 4 cases. La narration est décousue au possible, le lecteur embrouillé dans un déroulement narratif dont il ne capte que quelques notions par-ci par-là. Les personnages se confondent les uns avec les autres (et le dessin n'aide pas à les reconnaître) et pas moyen de pénétrer ce récit autrement que comme une chronologie de manipulations digne d'un résumé de livre d'Histoire.

Une lecture à laquelle on a du mal à s'attacher, dont les seules qualités à mes yeux sont les informations historiques ainsi glanées, mais qui passent sans doute nettement mieux en roman qu'en BD.

Nom série  Runners  posté le 28/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'impression qui saute aux yeux quand on découvre cette BD et la feuillette, c'est d'y reconnaître une très forte influence de Star Wars, tellement forte qu'on en vient à s'étonner qu'il ne soit marqué nulle part une référence à l'univers de George Lucas et que les noms des races et planètes ne correspondent pas. Du fait de cette impression marquée, je n'ai guère été attiré vers la lecture de cet album car j'y voyais un ersatz de Star Wars, et les ersatz ne sont souvent guère attrayants.

Finalement, cela se laisse lire. C'est du space-opera classique, sans surprise, avec pour héros une petite bande de jeunes contrebandiers de toutes espèces. Ambiance légère, intrigue simple, beaucoup d'action, c'est du divertissement pour adolescents. L'humour essaie aussi de s'y tailler une bonne part, mais il ne m'a à peine fait sourire tant il est mal amené et d'aspect artificiel le plus souvent : à la télé, ils auraient ajouté des rires pré-enregistrés que ça m'aurait fait le même effet.

Dessin correct, scénario léger mais plaisant, personnages relativement attachants, cela reste une bonne BD de détente si l'on ne cherche ni originalité ni intrigue profonde.

Nom série  Des mots dans les mains  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais curieux de découvrir cette BD jeunesse portant sur un enfant sourd-muet. Quel en serait le traitement ? Quelle serait son histoire ?
Le résultat n'est pas mal mais à réserver à un lectorat jeunesse.

Avec un dessin fraîchement coloré et typé manga, Des mots dans les mains raconte la petite vie de cet enfant sourd avec ses parents et à l'école, avec ses copains et la maîtresse. Les personnages ont toujours un énorme sourire aux lèvres, tout est joyeux et lumineux, sauf quand Arthur est triste du fait de son handicap mais ça ne dure jamais longtemps.

Il se passe assez peu de choses dans cet album. Arthur mène une vie joyeuse comme tous les enfants autour de lui, il a un meilleur copain avec qui il joue au foot. Mais bien sûr, sa différence apparaît par-ci par-là, comme un handicap qu'il surmonte avec le sourire, quand il ne comprend pas ce que la maîtresse veut qu'il fasse en cours, quand il n'entend pas la passe que lui fait son copain au foot, etc. Mais à chaque fois, après un petit embêtement ou un petit chagrin, tout s'arrange. Et le mignon Arthur peut ainsi expliquer à sa classe à quel point ses mains sont pour lui comme sa bouche et ses yeux, son moyen de communiquer vers l'extérieur.

C'est une gentille histoire, peut-être un peu trop gentille ou légèrement trop éducative : elle manque en effet d'une histoire à même de captiver le lectorat qu'il soit jeune ou adulte.

Cette BD se retrouvera probablement dans les CDI des écoles primaires de France car la différence de la surdité y est décrite avec un certain bonheur. Elle plaira probablement aussi à certains parents qui voudront l'acheter à leurs enfants pour qu'il comprenne le handicap d'autres enfants ou bien justement parce que leurs enfants sont sourds et qu'ils verront avec plaisir un garçon comme eux vivre sa vie avec le sourire.

Nom série  Aliments domestiques  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai entamé cette BD sur une impression mitigée.
Je n'apprécie en effet que très peu le dessin de Louis-Bertrand Devaud que je trouve relativement médiocre, du moins dans son impression d'ensemble même si je lui reconnais un style reconnaissable, une certaine vie qui apparaît sur ses personnages et animaux, et une bonne efficacité dans sa mise en page.
J'étais également déçu par la rapidité avec laquelle ces pages se lisent, souvent muettes, composées de 2 grosses cases peu remplies par planche.
Et il m'a fallu une ou deux histoires pour entrer dans le trip absurde et alimentaire de ces histoires courtes.
Et finalement, je dois dire que j'ai bien apprécié ma lecture. L'humour absurde fonctionne souvent bien, me faisant rire par-ci par-là. C'est déjanté et assez drôle.
Sympathique lecture.
Alors comme ça ne coûte pas cher, pourquoi ne pas en conseiller si ce n'est l'achat du moins la lecture ?

PS : à noter que le gag des aliments immobiles qui tentent de bouger en faisant "gniii" est un gag très largement utilisé auparavant dans le Lapin de phiip. Est-ce un petit hommage ou une influence ignorée ?

Nom série  Dissymétries  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit album souple et de bonne qualité physique, une belle couverture, des planches claires et plutôt bien dessinées... Autant de raisons qui m'ont donné envie de lire cette BD au contenu mystérieux.

Les histoires courtes de ce recueil sont étonnantes. Leurs sujets sont pour le moins originaux et variés, mais tous suintent une impression de bizarre, de dérangeant. Ils abordent des thématiques difficiles à appréhender, ce qui est également le cas de leurs messages, si message il y a. C'est parfois glauque, parfois mélancolique, parfois douloureux, mais presque toujours vraiment... bizarre.
La majorité de ces histoires se termine en outre de manière assez abrupte, laissant le lecteur que je suis sur un sentiment d'incompréhension bien souvent.

C'est une BD que j'ai lue sans déplaisir grâce au bon dessin et à une narration fluide, avec intérêt également du fait de l'étonnement que m'apportaient ces récits, mais ce n'est pas le genre de BD dont je conseille l'achat. Trop underground pour moi, même si je suis persuadé que d'autres que moi pourraient vraiment aimer ce style.

Nom série  La Machine à explorer le temps  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis que j'ai découvert cet auteur, je lis avec avidité toutes les oeuvres d'Alec Severin. Et grâce à Spooky, j'ai pu lire ce rare album. Je n'en ai pas été déçu même si Severin a fait mieux depuis à mes yeux.

On retrouve aussitôt son style assez rétro tout en étant incroyablement dynamique. Sa maîtrise technique est toujours impressionnante même si elle est moindre que dans ses oeuvres plus récentes telles que Harry sauve la planète. C'est beau, souvent très beau, mais je suis un peu réservé. Je crois que cela tient grandement à la colorisation qui n'est pas à la hauteur du trait et gâche un peu l'aspect d'ensemble.

Quant à l'histoire, c'est une adaptation légèrement remaniée de l'oeuvre de H.G.Wells.
J'ai trouvé le début un tout petit peu rapide, car j'apprécie dans l'oeuvre originelle les arrêts dans un proche futur qui ont lieu avant le grand voyage jusqu'au 800e millénaire et qui ont ici été éludés. Mais la narration fluide et efficace prend ensuite le pas, m'ayant fait rentrer avec plaisir dans le récit de la découverte des Eloïs puis le combat contre les Morlocks.

Une belle, voire très belle, adaptation. Sans doute pas la meilleure oeuvre de Severin mais une oeuvre au-dessus du lot néanmoins.

Nom série  Les mesures du temps  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une BD que je voulais lire depuis longtemps, depuis qu'elle est enregistrée sur BDtheque en fait. Grâce à Spooky, j'ai enfin pu la lire. Et je suis finalement à la fois satisfait de ma lecture et légèrement déçu.

J'apprécie l'originalité du dessin, un style vraiment typé qui me fait un peu penser à celui de Bezian. Je lui reprocherais juste deux choses. D'abord les différents encrages suivant les époques dont certains me plaisent moyennement. D'autre part la confusion que j'ai eu à reconnaître certains visages de personnages secondaires, m'ayant obligé plusieurs fois à revenir en arrière pour voir si tel personnage était le même que tel autre. Mais je crois que ce problème vient aussi de la narration de l'histoire qui présente un certain nombre de personnages sans toujours les nommer ou seulement après-coup, m'obligeant à vérifier qui est qui dans le contexte de l'intrigue.

Comme la plupart des autres lecteurs de cette BD, j'ai également beaucoup apprécié son scénario original et complexe malgré sa concision. L'idée est bonne et bien menée, me prenant au dépourvu quand j'ai réalisé que le héros n'était vraiment pas seul à bénéficier du don que lui offre sa petite horloge.
Je suis cependant assez déçu par la fin à tiroir de ce récit. J'ai été surpris, agréablement ou non, par le retournement de situation du héros lui-même. Ca aurait pu être une bonne fin en soi. Mais j'ai nettement moins été convaincu par l'intérêt du coup du masque en toute fin d'histoire. C'est une fin à la Scoubidou ou quoi ?

Ca n'en reste pas moins une bonne BD, au scénario original, prenant, intéressant et qui a la grande qualité de tenir avec réussite sur un unique album.

Nom série  La Belle du temple hanté  posté le 25/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La belle du temple hanté est une très belle histoire de fantômes chinois.

Très belle notamment par son graphisme. Nie Chongrui nous offre des planches de toute beauté. Le trait est fin, noir et blanc, proche d'un crayonné très soigné. Chaque planche présente à vue d'oeil un travail considérable et l'album en compte une centaine. Le style est réaliste et fluide à la fois.
L'auteur s'est visiblement inspiré d'un temple réel où il a réalisé la plupart de ses prises de vues avant d'imaginer un conte fantastique à base de légendes chinoises et de jeune héros au coeur pur. Si j'avais un unique reproche à faire ce serait cette légère impression que le personnage principal surjoue un peu du fait de ses mimiques physiques qui manquent un petit peu de naturel.
Pour le reste, les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil.

L'histoire est relativement simple mais tout à fait prenante. Sa narration est très bonne, ses personnages crédibles et attachants.
Le récit mêle sombre fantastique comme la tradition des histoires de fantômes chinois le veut, mais aussi un peu d'humour avec les dialogues des animaux qui observent le héros, un peu d'érotisme puisque meurent ceux qui succombent à la tentation physique de la belle fantôme, et un peu d'action. Un agréable cocktail dont le résultat est tout à fait réussi.

Une lecture très agréable et un vrai plaisir des yeux.

Nom série  Five colors  posté le 25/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rouge, loup, impatience.
Bleu, pingouin, persistance.
Noir, licorne, fantaisie.
Blanc, panda, mémoire.
Jaune, escargot, silence.
5 couleurs, 5 symboliques, 5 histoires courtes qui ne s'apparentent que par leur colorisation informatique et leur même ambiance sombre ou du moins mélancolique.

Le dessin de ces histoires est très différent pour chacune. Tous réalisés sur ordinateur par un atelier plutôt doué pour l'infographisme, ils sont assez inégaux, allant du dessin réaliste et digne d'un bon film d'animation adulte pour la dernière histoire à un trait imparfait ou nettement plus simple sur d'autres histoires.
Dans l'ensemble, ce graphisme fait tout de même preuve d'une âme et d'une originalité qui lui donne une vraie saveur. C'est donc avec un certain plaisir visuel que j'ai lu ces histoires.

Les histoires sont également très inégales. Les meilleures à mes yeux, la première et la dernière, pêchent par un fin un peu abrupte. La seconde et la quatrième sont sympathiques mais m'ont laissé un peu sur ma faim. Quant à la troisième, hélas la plus longue, elle m'a paru trop confuse ou mal racontée pour vraiment l'apprécier.
La narration pêche en effet un peu sur certaines de ces histoires dont de larges passages sont muets.

Ca n'en reste pas moins un recueil d'histoires assez originales et dotés de graphismes variés qui valent le coup d'oeil.

Nom série  Le Voyage en Occident  posté le 25/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Le voyage en occident", ou l'histoire du Roi des Singes confronté aux divinités Chinoises, voilà un récit antique qu'il me tardait de voir brillamment adapté en bande-dessinée. Il s'agit là en effet d'une légende célèbre dont je ne connaissais que des bribes et dont j'avais d'autant plus entendu parler qu'elle a largement inspiré les aventures de SanGoku dans les débuts de Dragon Ball.

L'adaptation en manhua de Chen Weidong et Peng Chao est à mes yeux une vraie réussite. La légende est retranscrite dans son intégralité, modernisée dans sa narration, ses dialogues et le comportement de ses personnages, mais fidèle, à ce qu'il me semble, à sa complexité et à son contenu authentique.
Ce récit est complexe car il met en scène les divinités de la religion chinoise au 16e siècle, or celle-ci étant un joyeux mélange de Taoïsme, Confucianisme et Bouddhisme : les dragons côtoient donc les bouddhas, les empereurs du ciel et les saints immortels dans un panthéon aussi varié que confus aux yeux d'un néophyte.
Et le Roi Singe, au milieu de tout cela, n'est ni tout à fait une divinité ni tout à fait un mortel, création presque accidentelle du Ciel et de la Terre. Ingénu et turbulent, rappelant les personnages de Peter Pan ou de SanGoku, il est également arrogant et très imbu de son pouvoir qui parait sans limite. A tel point qu'il tient tête à tous les dieux et seul le grand Bouddha originel est en mesure de lui dicter ses sages ordres.

Ce manhua bénéficie d'un dessin excellent. Typé manga, il est maîtrisé, clair, dynamique et agréable à lire comme à regarder.
Les couvertures contrastent un peu avec le contenu des albums. Elles représentent en effet un Roi Singe aux allures presque démoniaques et brutales. Brutal, il peut l'être, oui, mais il n'a d'un démon que le désordre qu'il crée avec le sourire autour de lui.

Le récit est fluide et plutôt prenant. Le Roi Singe y est à la fois attachant par son ingénuité et la façon dont il bouscule la stricte société divine, mais aussi énervant par sa suffisance, sa hargne et sa réussite.
Le scénario m'a semblé un petit peu trop guerrier lors des deux premiers tomes sortis actuellement, mais à ma connaissance, c'est fidèle à la légende originelle. Cet aspect combatif pourrait rebuter les allergiques aux mangas shonens, mais quand on y regarde bien, la plupart des récits divins comportent leurs lots de combats titanesques. Ceux-ci passent plutôt bien et s'intègrent tout à fait dans l'ambiance mythologique.

J'ai lu ce manhua avec tout l'intérêt que je peux porter à une légende ancienne adaptée avec brio et modernisme en BD. L'intrigue un peu échevelée me fait cependant craindre une certaine lassitude au fil des tomes, la série étant sensée en comporter 20. Mais pour le moment, c'est une réussite et il me tarde de voir le turbulent Roi Singe confronté aux principes sages et posés du Bouddhisme.

Nom série  Lenny Valentino  posté le 24/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le mot que je retiendrais de cette BD est "plaisant" même si ce n'est pas un indispensable à mes yeux.

Le dessin est sympathique. Il manque de maturité, pêche par un excès de traits même si ceux-ci sont assez lâchés, offre des lignes de mouvements totalement superflues à plusieurs moments, bénéficie d'un encrage parfois un peu hésitant, mais il est assez joli et agréable à regarder. La colorisation, informatique mais discrète, le met en outre en valeur avec réussite même si l'abondance de traits du dessin laisse à penser que l'auteur est plus habitué au noir et blanc.

L'histoire aussi est plutôt sympathique et bien rythmée. Elle offre une certaine originalité vis-à-vis de ses personnages principaux, sortes de gentils délinquants familiaux qui s'opposent énergiquement à la toute puissante maffia. Pour le reste, c'est de l'action, des secrets de familles ou de vieilles relations entre les protagonistes. Quelques facilités de scénario permettent de maintenir un rythme et une narration assez ébouriffée par moments.

Pas désagréable à lire pour un moment de détente, cette BD manque encore un peu de profondeur et d'intérêt pour se démarquer.

Nom série  Le Secret de la Momie  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez déroutante au départ, comme beaucoup d'oeuvres de Jason, cette BD m'a finalement bien fait rire.

Il m'a fallu quelques pages pour comprendre que cet album était tout d'abord constitué d'histoires courtes de une à quatre planches; rien n'indiquait effectivement le passage d'une histoire à la suivante. Ces histoires ont pour personnages principaux des créatures fantastiques tels qu'une momie bien sûr, mais aussi des squelettes, un vampire, Frankenstein, un extra-terrestre, des zombies, un homme des cavernes et même Elvis ressuscité. Avec une narration le plus souvent muette, l'humour joue sur la carte du loufoque et de l'absurde. Cela ne marche pas à tous les coups, mais cela m'a quand même fait franchement rire à bien des moments. Jason est un véritable maître de l'inattendu.

Après les histoires courtes qui forment les deux tiers de l'album vient une histoire plus longue qui porte justement le nom de Le Secret de la Momie. Cette histoire là, qui part un peu dans tous les sens et reprend plusieurs des personnages imaginaires des histoires courtes précédentes, m'a laissé relativement de marbre : pas très drôle, pas captivante. Une déception par rapport au plaisir de lecture du début.

Puis viennent quelques planches de strips en 3 cases. Celles-ci sont dans le même esprit que les histoires courtes du début quoiqu'elles m'aient un peu moins fait rire également.

Bref, une lecture sympathique et quoiqu'elle soit inégale, je vous en conseille la lecture si vous aimez Jason et l'humour absurde-loufoque.

Nom série  Nyarlathotep  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les amateurs de Lovecraft ne manqueront pas d'être interpellés par le nom de Nyarlathotep et la couverture de cet album leur donnera forcément envie de savoir ce qu'est précisément cette BD. Il s'agit en fait, semble-t-il, de l'adaptation d'une très courte nouvelle, un poème en prose peut-être, que Lovecraft aurait écrit suite à un rêve troublant, s'il faut en croire l'extrait d'une de ses lettres insérée en fin d'album.
Une histoire courte en hommage à Nyarlathotep, le Chaos Rampant, entité divine de l'univers de Lovecraft qui amène peurs, cauchemars et folies dans le coeur des hommes.

Le dessin de Julien Noirel me fait penser ici au style de Richard Corben. Même type d'encrages, trait similaire quoiqu'un peu plus réaliste et sombre, couleurs étranges. Quoique ce ne soit pas ma tasse de thé, il est maîtrisé et parfois bien réussi. Je ne lui reprocherai donc que la taille énorme de ses cases et planches, laissant une impression d'album un peu vide tant il se lit vite. D'autant plus que les planches sont muettes et ne font le plus souvent qu'illustrer le texte narratif.

Et c'est l'impression générale que me laisse cette histoire : trop courte, trop vaine. Cet album tente d'instiller l'ambiance et l'impression de sombre poésie et d'indicible peur qui se dégage des textes de Lovecraft. Il y est légèrement parvenu pour moi à un ou deux passages seulement. Pour le reste, je suis resté assez insensible à ce récit froid et assez grandiloquent.
Et surtout, à force de grandes images en une voire deux planches, l'album est lu rapidement, sans marquer le lecteur, pas plus que les quelques doubles pages d'illustrations/textes en fin d'album qui sont assez jolies mais m'ont donné l'impression de faire du remplissage.

J'ai donc ressenti très subrepticement l'intangible angoisse d'une oeuvre de Lovecraft à un ou deux moments dans cet album, mais pour le reste je n'ai pas été convaincu du tout.

Nom série  Lolita HR (A.Doll.A)  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Sans doute la meilleure découverte à mes yeux parmi les récits issus du ShogunMag.
Son scénario mélange deux thématiques qui s'imbriquent assez peu au départ.
D'un côté, une jeune chanteuse à succès, Lolita HR (pour Human Resistance), rebelle et s'opposant aux majors de la musique et à leurs robots-chanteurs formatés.
Et d'un autre côté une population contaminée par une maladie étrange et contagieuse et parquée dans des ghettos, ghettos où vit le jeune Mehdi, jeune fauché que la maladie n'a pas encore visiblement impacté.

Lolita HR offre un dessin sympathique, travaillé et relativement original même s'il n'est pas exempt de certains petits défauts amateurs. La narration n'est pas mauvaise, les personnages sont attachants et le scénario est original et bien raconté. Car les évènements de départ vont rapidement révéler des surprises, la jeune Lolita se trouvant au coeur d'une intrigue qui touche à sa nature même, et le jeune Mehdi verra le sort et une grosse surprise s'abattre sur lui. Nul doute que l'un et l'autre seront amenés à se rencontrer dès le début du second tome, mais quand, comment et quel en sera le résultat, c'est encore un mystère pour moi.

Malgré une narration un peu rapide et un peu confuse à la toute fin du premier tome, voilà un récit bien mené, intéressant, intelligent et même assez original, ce qui ne gâche rien. Je le suivrai avec attention.

PS : A noter que le premier tome offre en fin d'album quelques planches de la version originale de cette histoire initialement pensée pour être réalisée au format franco-belge classique : la comparaison entre les deux versions "manga à l'européenne" et franco-belge est assez intéressante.

Nom série  Sanctuaire Redux (Sanctuaire Reminded)  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà l'histoire qui m'attirait le plus à ma découverte du magazine ShogunMag puisque c'est ni plus ni moins une adaptation retravaillée en manga de la BD Sanctuaire de Bec et Dorison.

Le dessin est bon voire très bon, maîtrisé et original. Il semble ne se rapprocher d'aucun style tout en empruntant à la fois au manga, au franco-belge et au comics. En fait, il a une petite touche à la Katsuhiro Otomo (Akira) mâtiné de comics modernes et dynamiques. Fluide et plaisant à lire, il est tout à fait pro.

Quant au récit, autant je pensais faire une seconde lecture de Sanctuaire, autant le premier tome de ce manga en semble assez éloigné finalement.
Après un premier chapitre à l'époque du sous-marin Russe que les américains de la BD vont trouver au début du tome 1, il met en place très doucement les protagonistes, leur donnant des origines et relations nettement plus complexes et originales que dans la BD. Car Sanctuaire Reminded semble chercher à se démarquer de Sanctuaire en jouant davantage sur les relations entre personnages, et en créant des intrigues préalables et originales qui se cristalliseront d'autant plus lors des évènements sous-marins à venir que les lecteurs de la BD connaissent bien.

Le seul véritable ennui est que cette mise en place est longue et même assez confuse. Car après un premier chapitre en guise de prologue, une deuxième chapitre introductif, la suite consiste encore en une autre introduction des personnages cette fois, les prenant chacun indépendamment des autres mais sans qu'on aie encore eu le temps de s'attacher à l'un ou à l'autre. Tant et si bien qu'on s'y perd un peu, que le rythme en pâtit et que celui qui n'a pas comme moi le véritable désir de voir ces personnages rencontrer enfin les évènements de Sanctuaire risque de se lasser avant même d'être enfin entré dans le vif du récit.
En outre, pour le moment, l'angoisse et la force effroyable du récit de la BD originale ne parviennent pas encore à percer dans le début de Sanctuaire Reminded qui peine assez à mettre en place son ambiance.

Mais ce premier tome se termine en rejoignant pour de bon l'intrigue de Sanctuaire, l'arrivée du sous-marin dans les lieux fatidiques. Et là, on se dit qu'on a une narration et un dessin de pro, des personnages originaux et complexes, et que le tout va se mêler dans un scénario bon et angoissant que, même si on le connaît déjà, on a hâte de voir rejoué avec cette nouvelle perspective que le "manga" ici présent nous offre.

A suivre car cette série promet même si elle peine un peu à se mettre en place.

Nom série  Holy Wars  posté le 23/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Dans un décor inspiré de la mythologie judéo-chrétienne sur la base des anges et du livre d'Enoch, ce récit s'entame dans l'antique Asie Mineure par la guerre entre les armées d'un ange déchu et de ses demi-démons contre les hommes et les anges.
Un récit épique dessiné à la manière des Chroniques de la guerre de Lodoss sur un scénario assez classique mais dont la narration est bonne.

L'introduction de ce récit ne m'aura pourtant guère captivé. Combats multiples, armées qui s'affrontent, père qui se sacrifie pour ses deux fils, grand frère qui protège son petit frère rebelle, apparition rapide d'un golem qui semble directement issu du jeu "Shadow of the Colossus", ennemis et combattants de plus en plus puissants jusqu'au cataclysme final, etc.
Mais ce ne sera là que le prologue destiné à présenter l'univers du récit et ses puissants protagonistes, car nous suivrons 12 ans après ce cataclysme Caïn et Abel, noms originaux (hum) pour les deux frères héros devenus Holy Knights et combattant du côté du Bien et de la bien-pensance contre les hérétiques et les forces du Mal. Ces frères sont d'un cliché absolu, le grand frère sage et fort qui fait la morale à son petit frère, et le plus jeune un peu turbulent et à fleur de peau. Et il ne faut pas aller chercher bien loin pour deviner que quand l'on s'appelle Abel et Caïn, celui qui s'appelle Abel a du souci à se faire à court ou moyen terme pour sa propre existence.
Autour d'eux une intrigue géopolitique matinée d'anges et de démons aux physiques d'humains, de pouvoirs religieux et de remise en question d'une foi sans doute pas aussi inébranlable qu'elle ne le laisse paraître. Et on réalise bien vite que nos Holy-Knights ne sont sans doute pas du bon côté de la barrière, leurs anges ressemblant nettement plus à des fascistes guerriers qu'à des créatures douces et aimantes. Remise en question à prévoir pour le jeune Caïn.

Intrigue guerrière, scénario cousu de fil blanc, personnages caricaturaux, dialogues hélas assez immatures malgré la complexité de certains d'entre eux... Je suis amateur de nombreux shonens mais je dois dire n'avoir vraiment pas été captivé ni inspiré par ce manga à la française.

Pourtant, après la lecture des cinq premiers chapitres et surtout du très intéressant dossier de making-of en fin d'album, on se rend compte de la somme de travail qui accompagne cette histoire. Les jeunes auteurs usent avec intelligence des maigres connaissances Historiques de la mystérieuse Mésopotamie et du légendaire royaume d'Aratta, de la Kabbale (avec quelques explications assez complexes sur ce point d'ailleurs), de notions stratégiques simples mais bien utilisées, etc. Bref, une seconde lecture de ce premier tome m'a permis de mieux cerner la trame globale qui ne manque pas d'intérêt par certains points.
Mais ce travail et cet intérêt ne compensent hélas pas à mes yeux le manque de maturité des personnages, de leurs relations et de leurs dialogues. C'est comme créer un bel univers de jeux de rôles dans lequel le scénario des joueurs serait nettement moins passionnant que le monde qui les entoure.

Holy Wars plaira aux jeunes amateurs de combats épiques entre personnages emprunts de puissance et de magie, aux amateurs des Chroniques de la guerre de Lodoss et des combattants à la "Final Fantasy". Mais il y a fort à parier que les lecteurs plus adultes ou à la recherche de personnages profonds et de relations matures seront peu convaincus.

Nom série  Eclipse (Vents d'ouest)  posté le 21/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un début de série plein de qualités, surtout pour un amateur de SF et de Space Opera comme moi. Un bon dessin, des couleurs informatiques mais discrètes (je dis "mais" car je déplore toujours l'utilisation visible de l'informatique pour les couleurs de BD), un univers complexe et fouillé, et surtout, surtout, une intrigue TRES dense.

La Terre représentée ici vit à l'heure des vols interstellaires, côtoie des cyborgs et de nombreuses races aliens, tout en ayant gardé de nombreuses similitudes avec la Terre de nos jours. La SF représentée ici n'est pas très crédible : c'est le genre space-opera où un vaisseau navigue dans l'espace comme on fait du tourisme, croisant moultes beautés et créatures exotiques sans tenir compte du réalisme scientifique. Assez peu vraisemblable non plus la façon dont l'héroïne du 24e siècle a une culture tellement proche des jeunes des années 2000.

Mais c'est de la SF qui ne se prend pas la tête et reprend avec réussite de nombreuses idées et concepts, mélangeant informatique, robotique, voyages spatiaux, exobiologie et archéologie, géopolitique totalitaire ou non, etc. J'y retrouve en cours de lecture de nombreuses références à différentes oeuvres de SF, romans, films ou BD, tant sur le plan graphique que scénaristique, mais cela passe sans problème car ce ne sont que de petits emprunts ou clins d'oeil par-ci par-là et ils s'incluent sans soucis ou font très bien fonctionner le récit.

J'adore quand, en l'espace d'un album standard de 48 pages, il se passe énormément de choses et que le récit avance grandement en ne perdant pas de temps en narration superflue et planches vides d'intérêt. Et c'est vraiment le cas pour le tome 1 de cette série.
Pourtant, je croyais ne jamais avoir à dire cela mais je trouve cette intrigue trop dense, justement. Cela aurait été parfait pour moi si une véritable trame principale prenait forme. Mais j'ai vraiment eu le sentiment qu'une nouvelle trame se formait toutes les deux ou trois pages : ce sont à chaque fois des intrigues qui me donnent envie de savoir leur propre suite, mais j'ai eu l'impression que le scénariste changeait d'idée ou de pied à plusieurs reprises au cours des pages. Je suis parti sur un type d'intrigue, mais me retrouve rapidement avec une autre, puis une autre, etc... Tout semble lié, enfin je l'espère, mais cela parait fouillis et je vois mal le rapport entre les actions de l'héroïne et de ce qui l'entoure avec telle ou telle partie du scénario.
Tant et si bien que le moment de suspens de la dernière page me laisse sur un véritable sentiment de "mais qu'est-ce que ça vient faire encore là ce nouveau truc là ?".
Je trouve que le scénario aurait mérité d'être un peu plus épuré, même si ça me fait un peu mal de dire ça quand il s'agit de SF et de SF assez réussie.

J'ai lu cette BD avec plaisir mais je dois admettre avoir un peu de mal à la résumer et à en saisir la substantifique moelle tant tout parait s'additionner sans un suivi assez solide. J'attendrais la suite pour me faire une opinion plus concrète.

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