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Nom série  Derrière la haie de bambous  posté le 17/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD date d'avant Le moine fou et, sincèrement, n'en a pas la qualité.

Il s'agit d'un recueil de contes et légendes du Viêt-Nam racontés de manière sympathique et parfois même un petit peu naïve. Parues à l'époque dans le journal Tintin, ces histoires courtes s'intègrent bien dans les récits d'aventure et de magie pour la jeunesse de la fin des années 70. Ces légendes, qui finissent toujours bien, sont plutôt plaisantes à lire même si elles ne surprendront pas par leur originalité ou la complexité de leurs scénarios.

Le dessin de Vink, quant à lui, n'est pas encore aussi bon que son style actuel, ni même que celui des débuts du Moine Fou. On reconnaît son trait mais sa maîtrise, son encrage et ses couleurs étaient différents.
La qualité de ce dessin est variable suivant les histoires. Certaines ont un trait pas si éloigné que ça de la ligne claire. D'autres pêchent assez à mes yeux par leur encrage ou surtout par leurs couleurs souvent pas terribles. Etonnant quand on voit les superbes planches que Vink nous offre à loisir maintenant. Dans l'ensemble, le dessin reste néanmoins bon dans cette oeuvre qu'on pourrait qualifier d'oeuvre de jeunesse.

Bref, c'est un recueil de légendes Vietnamiennes, assez proches dans leur ambiance des légendes Chinoises et des récits du Moine Fou, plaisant à lire mais qui ne marquera pas l'oeuvre de Vink de son sceau.

Nom série  Violent Cases  posté le 17/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m'est difficile de dire mieux qu'Alan Moore sur cette BD :
"Une part de souvenirs enfantins, une part de reconstruction d'un passé violent, une part de réflexion sur la magie qui s'échappe des souvenirs remémorés, Violent Cases évoque des souvenirs inhabituels d'une manière inhabituelle."

Le dessin de Dave McKean y est très beau. Oui, ce dessin est spécial. C'est une sorte de patchwork de nombreuses expressions graphiques : croquis au crayon, aquarelles, noir et blanc réalistes, flous photo-réalistes, dessins sans profondeur et dessins en "relief" sur une même case, le tout dans une palette chromatique entre le gris et le bleu avec quelques rares touches de rouge délavé. Le dessin de Violent Cases est moins hermétique que dans d'autres oeuvres de McKean, mais il restera assez fermé à ceux qui apprécient peu les graphismes d'artistes à part. En ce qui me concerne, même si je n'apprécie pas toujours de lire une histoire ainsi représentée, je trouve ce dessin très beau et impressionnant à bien des moments.

L'histoire, maintenant, comme souvent chez Neil Gaiman qui finalement est un romancier avant tout, est assez bavarde. Les dessins de McKean ne sont parfois que des images évocatrices de ce texte assez conséquent. Mais le récit n'en est pas moins fluide et, une fois de plus, nettement moins hermétique que d'autres oeuvres de ces auteurs.
Malgré cette fluidité, je me suis longtemps demandé où ce récit allait me mener. L'histoire est assez intéressante, le récit fait ressortir d'une merveilleuse manière la façon dont s'articulent les souvenirs et visions du passé dans la mémoire de celui qui n'est plus un enfant, mais le récit peine à décoller pendant de nombreuses pages. Ce n'est qu'à la fin, lorsqu'une part de magie des souvenirs fait son apparition, que j'ai commencé à ressentir une vraie émotion, un véritable intérêt, sans pour autant finir totalement convaincu.

C'est un bel ouvrage, une histoire très originale et au ressenti indéniablement particulier et assez évocateur sur la fin, mais elle ne se suffit pas à elle-même à mes yeux et je doute la relire, tout comme je doute qu'elle marque vraiment mon esprit.

Nom série  Le Mont du Sud  posté le 17/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un one-shot qui ravira les amateurs d'histoires fleur-bleue.

Pocket Chocolate a un dessin proche du style manga mais qui se dénote surtout par sa colorisation intensément pastel. Ce sont de grandes cases aux teintes roses, vertes, bleues, jaunes, des couleurs éclatantes et informatiques qui sont particulièrement chatoyantes mais ne plairont sans doute pas à ceux qui préfèrent des couleurs réalistes ou, du moins, discrètes. Au-delà de ces couleurs qui raviront certains mais déplairont sans doute à d'autres, le dessin est bon et les décors, parfois issues de photos retouchées, sont réussis. Bref, c'est un album graphiquement bon, mis d'autant plus en valeur par le grand format cartonné de l'édition Xiaopan.

L'histoire, réduite en one-shot, est assez courte et emplie de bons sentiments. C'est un appel à la romance, au souvenir d'un amour de jeunesse magnifié par la présence de la jeune soeur de la fille aimée, à la joie de découvrir de beaux paysages colorés et au retour à la nature.
A mes yeux, cette histoire s'adresse directement aux jeunes filles romantiques, amatrices de shojo et de fleur-bleue. Pour celles-ci, le Mont du Sud est une bonne lecture, plaisante, qui fait ressortir quelques émotions agréables. Pour les autres, moins amateurs du genre, le côté guimauve du récit en rebutera sans doute plus d'un, d'autant que le choix de livrer cette BD dans un format cartonné rend l'album un peu cher comparé au temps de lecture plutôt bref.

Nom série  Harry sauve la planète  posté le 15/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est avec les yeux écarquillés que j'ai découvert cette BD dont je n'ai hélas pu lire que le premier tome. C'est ma première rencontre avec Al Séverin et je suis littéralement estomaqué par son talent mais surtout par le fait qu'il soit passé aussi inaperçu à mes yeux dans le monde de la BD.
Pour exemple, cette série, Harry, a vu son premier tome publié initialement chez Claude Lefrancq Editeurs. Manque de succès, raisons diverses, que sais-je, quoiqu'il en soit, elle s'est arrêtée sur un "à suivre..." très prometteur. Le second tome, fin de l'histoire, ne fut publié en tirage limité que 5 ans plus tard chez Several pictures, maison d'édition créée directement par Al Séverin. Un troisième tome, lançant une nouvelle aventure, fut ensuite publié en 2002, une fois de plus en tirage limité.
Autrement dit, cette série est une rareté, et ça parait incroyable quand on voit la qualité de l'oeuvre.

Le dessin d'Al Séverin est proprement excellent. Il s'inspire et fait directement référence aux illustrations et bandes-dessinées de la première moitié du 20e siècle. A mes yeux, je vois du Jijé dans son trait, le Jijé des débuts de Spirou. Je reconnais un peu aussi du Edgar Rice Burroughs, voire même du Winsor McCay pour certaines mises en page. Et je suppose que les experts reconnaîtront beaucoup d'autres influences. Mais ces influences, Al Séverin les transcende pour offrir son propre trait très maîtrisé.
Les planches imitent sciemment un style rétro. Cela va du dessin jusqu'aux couleurs, et cela se retrouve aussi dans le style du récit. Mais cet aspect rétro est comme adapté à la bande-dessinée moderne, en gagnant ainsi énormément en fluidité et en plaisir de lecture tout autant qu'en plaisir visuel.
Je ne ferais que deux reproches à ce choix graphique. Le premier tient dans la colorisation : oui, ces couleurs font rétro, mais je dois admettre que les palettes chromatiques rétro, c'est assez moche, ça en gâche presque ce superbe dessin. Le second reproche concerne le lettrage : le dessin d'ensemble est visiblement privilégié par Al Séverin au dépends des bulles, souvent trop étroites, et du lettrage, bien fait mais trop petit à mes yeux. C'est dommage car les dialogues sont bons et bien écrits, mais ils sont parfois si petits ou si à l'étroit dans leurs bulles que ça rend la lecture un tout petit peu pénible.

Tout comme le graphisme, le récit est lui aussi excellent.
Dans un monde légèrement steampunk, Harry, grand et bel homme au physique à mi-chemin entre Clarck Kent et Tarzan, est un pauvre ouvrier dans une usine où il se fait exploiter. Héros à l'esprit droit et sans aucun défaut, il partira à l'aventure pour sauver son tendre amour, jusqu'aux confins de pays exotiques où il combattra sauvages indigènes et dangereux robots.
La narration est plaisante. Le récit ne manque pas d'humour. L'intrigue est bien montée et intéressante. Et les nombreuses références implicites aux ouvrages d'aventure des années 30/40 passent parfaitement, aussi bien que si on lisait une BD au scénario très moderne.

Un superbe hommage tout en étant une oeuvre à part entière, qui se suffit à elle-même grâce à son très bon scénario et son superbe dessin. Je ne connaissais pas Al Séverin, mais maintenant je sais que je vais chercher activement à lire sa bibliographie complète.

Nom série  Hertz  posté le 15/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hertz se révèle être une BD racontant une petite aventure durant la seconde guerre mondiale, mettant en scène un prisonnier franc-maçon qui s'évade avec l'aide d'enfants. L'histoire est bien montée, assez prévisible mais plutôt plaisante à lire. Le dessin en est joli sans être particulièrement original. Rien à redire sur le fond et la forme.

Sauf que, à part le sujet de la Franc-Maçonnerie et du fait que des méchants, les Gardiens du Sang, tentent de capturer ces Francs-Maçons, ça n'a pas grand chose à voir avec Le Triangle Secret. Ca aurait pu être raconté dans n'importe quel autre contexte, les histoires d'évadés durant la seconde guerre mondiale, cachés aux yeux des nazis par des gentils campagnards, ne manquant pas.
On y découvre juste comment l'imposant Hertz du Triangle Secret a été pour la première fois mis en contact avec la Loge Première. Mais ça ne va guère plus loin.

Une BD pas mal quoi, qui plaira aux amateurs d'aventure dans un contexte historique, mais il ne faut pas trop en attendre à part ça.

Nom série  Billie Holiday  posté le 13/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connais quasiment rien de Billie Holiday, je serais bien incapable de reconnaître une musique d'elle, bref j'ai abordé cette biographie comme un ignorant complet.

Je ne suis pas non plus un grand amateur du style de Muñoz et Sampayo. Scénarios souvent noirs, dessins noir et blanc original mais sans pour autant me plaire vraiment. Je ne partais donc pas très convaincu. Et je ne l'ai pas été plus que ça.

Cet album a l'avantage de présenter une biographie de Billie Holiday d'une manière assez novatrice. La narration est peu linéaire, sautant d'un narrateur virtuel à un autre, d'une personne s'intéressant au personnage à une autre, mêlant au passage des petits bouts de vie de ces derniers. Cela donne un récit assez saccadé, dont le suivi n'a rien d'évident, et où, au final, on apprend relativement peu de choses sur la vie et l'oeuvre de la chanteuse.

Tout se joue sur une tentative d'ambiance, une tentative de récit se rapprochant de l'âme des chansons de Billie Holiday. Mais l'ennui c'est que, pour un ignorant de ces chansons comme je le suis, je n'ai quasiment rien ressenti, si ce n'est plutôt de l'ennui par moments. Le récit ne m'a pas inspiré et m'a embrouillé par sa narration et ses personnages.
Bref, ce n'est pas une BD que je conseillerais à moins que vous soyez un grand fan de Billie Holiday, auquel cas vous serez peut-être en mesure de ressentir bien plus que ce que j'ai ressenti à sa lecture.

Nom série  Le Chemin de l'Amérique  posté le 13/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je découvre là cette BD sur le même thème de la boxe que L'Enragé mais qui semble un peu oubliée dans l'oeuvre de Baru : et pourtant, elle est très bien.

Je ne suis pas tellement fan du dessin de Baru, d'autant plus qu'il est un peu moins réussi ici que dans ses oeuvres plus récentes. Néanmoins, j'apprécie toujours autant sa fluidité et son style. Seules les couleurs, pourtant correctes, rabaissent un peu la qualité visuelle des planches et même de la couverture à mes yeux.

L'histoire est assez dense et condensée en un seul tome. Il s'agit de la biographie de Saïd Boudiaf, boxeur algérien dont le récit est tellement précis que je me demande encore si c'est un personnage réel ou pas.
Le thème abordé : la boxe, bien sûr, mais pas seulement.
Car le parcours sportif de Saïd croise en permanence la situation politique durant la Guerre d'Algérie, tiraillé entre le gouvernement Français qui veut l'utiliser comme symbole, les combattants Algériens qui veulent son soutien financier et plus, et les xénophobes de tous pays qui le haïssent pour ce qu'il est. Et au milieu de tout ça, Saïd rejette toute politique dans le but de ne vivre pour rien d'autre que pour le sport, et peut-être l'amour...
Le sujet est relativement original et surtout très bien traité, avec finesse, fluidité et intelligence.
Je me suis nettement plus attaché à ce Saïd qu'au personnage de L'Enragé par exemple. Et surtout, le message de cet album me semble bien plus réussi et intéressant.

Une oeuvre de Baru à lire.

Nom série  Petites hontes enfantines  posté le 12/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui n'a pas quelques souvenirs désagréables de sa jeunesse, une honte véritable qui reste gravée comme un traumatisme dans son esprit, alors qu'aux yeux d'un adulte, ce n'était qu'un petit moment comme un autre ? Eh bien, cette BD recense quelques anecdotes qui rappelleront à tous les enfants devenus adultes des souvenirs mêlant nostalgie et amertume.

Le dessin de Laureline Mattiussi, noir et blanc, est doté d'un charme certain et d'un style assez original. Il ne plaira sans doute pas à tout le monde mais moi je l'apprécie bien, notamment parce qu'il me fait parfois penser au dessin de Nancy Peña dont j'aime beaucoup le style. Il manque peut-être juste un peu de clarté, certaines portions d'images étant parfois un peu ardues à "déchiffrer".

Les histoires sont originales et variées. Et, indubitablement, elles m'ont rappelé des souvenirs de choses vécues ou simplement imaginées. L'émotion passe bien dans ces scènes où ces pauvres enfants voudraient se retrouver trois mètres sous terre pour échapper aux impitoyables regards des autres. On s'identifie facilement à ces garçons et ces filles, partageant avec eux les sentiments d'intense déception, de colère, de malaise et bien sûr de honte.

Une BD sympathique qui remuera dans les souvenirs des uns et des autres.

Nom série  Léo & Lola  posté le 12/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avez-vous déjà vu une petite fille de 4 ans se forcer à rire en fin de chaque gag quand on lui lit une BD en principe destiné aux enfants de son âge ? C'est hélas ce à quoi j'ai eu droit quand j'ai lu cette BD à ma fille (autrement grande amatrice de BDs comme Octave, Toto l'ornithorynque et autres Lou ! (bon, pour Lou !, c'est plus les dessins et les couleurs qu'elle adore car elle est trop jeune pour les histoires )).
Bref, elle n'a pas aimé. Et moi non plus, je l'admets.

Le dessin est dans un style simple, épuré disons-nous, destiné aux enfants pourrait-on dire aussi. Il y a peu de chose à en dire techniquement parlant. Je ne le trouve pas désagréable même si ses couleurs informatisés et son style manquent un peu de charme.

La BD se structure en gags de 2 pages chacun. C'est l'histoire d'un frère et une soeur du même âge ou presque qui se chamaillent sans arrêt comme tout bon frère et soeur. Des chamailleries sur tout et n'importe quoi, le frère qui a piqué la poupée de la soeur, la soeur qui lit le livre du frère, le frère qui met ses pieds au milieu de la banquette arrière de la voiture, etc. Et à chaque fois, ça se termine sur une chute en gag... que franchement je trouve très rarement drôle.

On pourrait dire que ce n'est pas un humour pour adulte et que c'est une BD pour enfants mais, comme dit plus haut, après avoir testé je vous garantis que ça ne plait pas à tous les enfants.

Nom série  Les cons ça ose tout  posté le 12/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Cette BD part plutôt bien mais s'épuise un peu vite à mes yeux.

J'aime beaucoup le dessin de Castaza que je trouve quelque part entre les styles de Mathieu Bonhomme et de Bruno Gazzotti. Un encrage et un dessin très sympa donc, des couleurs classiques mais bonnes et une narration graphique fluide et maîtrisée.

Quant à l'histoire, j'ai relativement bien accroché au départ, trouvant la présentation des personnages assez bonne.
Au niveau des dialogues, c'est du Lautner moderne, des textes assez amusants mais qui sonnent parfois un peu artificiels à mon goût. Je dois être trop habitué à la maestria des textes de Terry Pratchett : en comparaison, les textes de cette BD sont nettement moins drôles et moins bien amenés dans le récit.
Et voilà le souci maintenant, c'est qu'au bout d'une dizaine de pages de lecture, j'ai commencé à déjà me lasser de l'humour assez lourdingue. Les personnages se révèlent trop caricaturaux et prévisibles : le benêt sportif qui parle de cul à chaque phrase, l'intello qui fait une citation bidon à chaque phrase, le gros qui parle de bouffe à chaque phrase. Quand on a compris le principe, les dialogues ressortent encore plus artificiels et paraissent plus lourds que vraiment drôles.
Le récit est relativement bien construit mais pas tellement captivant, et c'est surtout à l'humour que j'accroche assez peu : dommage car c'est l'objectif essentiel de cette BD que d'être drôle.

Bref, une impression mitigée mais un peu décevante pour moi à la lecture de cette Bd.

Nom série  Raspoutine  posté le 11/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Raspoutine, un nom qui sonne comme une légende à mes oreilles, magnifié par le Raspoutine sorcier de Hellboy, humanisé par le Raspoutine de Corto Maltese, amplifié par le Raspoutine cruel de Canardo, et tout simplement rendu mystérieux par tout ce que l'Histoire nous apprend et nous dissimule de l'existence ambiguë du vrai Raspoutine, côtoyant et conseillant les plus grands de la Turquie à la Russie des derniers tsars Romanov.

C'est donc avec un véritable intérêt historique que j'ai entamé ma lecture de cette série. Et sur ce plan-là, je suis heureux car c'est bien sa biographie, légèrement romancée avec l'ajout du vol d'un antique parchemin chrétien, qui nous est narrée là. Amateurs d'histoires et curieux de découvrir le parcours d'un personnage à la fois fameux et mystérieux de l'histoire, vous serez ravis de découvrir cette enquête sur la vie et le cursus politique et religieux de Gregori Efimovitch dit Raspoutine. Nous le suivrons des montagnes Syriennes en 1903 jusqu'à sa mort en 1916 à Petrograd, découvrant à quel point il a su s'immiscer dans les sphères les plus influentes à chaque étape de sa vie.

L'ennui, le véritable ennui pour moi, c'est qu'autant nous le voyons conseiller les puissants et s'acoquiner avec leurs femmes, autant cette BD ne nous explique absolument pas comment il agit et ce qui fait son incroyable pouvoir séducteur. Et cela parait presque comme une facilité scénaristique à bien des moments. Raspoutine arrive à Istanbul et aussitôt le sultan croit dur comme fer à ses prémonitions inventées. Raspoutine arrive à Moscou et presque aussitôt il est désigné comme successeur d'un saint religieux. Raspoutine rencontre le Tsar et aussitôt sa femme est subjuguée par lui et le Tsar en fait l'un de ses proches. Comment fait-il ? Comment se fait-il qu'il passe pour un grand religieux auprès de presque tous ? Nous n'en saurons rien et c'est très frustrant car on suit sa vie sans réellement la comprendre finalement.

Le dessin, de son côté, est inégal. Pompetti a un style bien à lui qui donne un certain charme à ses personnages. Mais ceux-ci ne sont pas toujours très réussis. De même, les décors alternent jolies prises de vues et perspectives ratées. Les couleurs, quant à elles, sont très moyennes à mes yeux.

Bref, un sentiment en demi-teinte à mes yeux à la lecture de cet ouvrage, mais je l'ai néanmoins lu avec grand intérêt, très curieux de découvrir cette biographie qui nous est vraiment dévoilée ici.

Nom série  Yvanaëlle, la Dame de Mordorez  posté le 09/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal mais un peu naïve cette BD. C'est une histoire dans la plus pure ligne fantasy, avec des royaumes pleins de magie et de créatures imaginaires, une jolie princesse aventurière et un méchant roi fourbe à combattre.

Le dessin de Weyland y est identique à celui de sa série Aria et, à la coiffure de rockeuse des années 80 près, Yvanaelle et Aria se ressemblent très fortement physiquement et au niveau vestimentaire. C'est un dessin que j'aime bien tant au niveau de la clarté que des couleurs pastels. Mais je trouve les visages trop souvent ratés, donnant un air benêt aux personnages. Et puis, même si Weyland dessine bien les corps féminins, j'estime que c'est assez racoleur de mettre aussi souvent ses jolies filles seins nus.

Le récit, quant à lui, est celui d'une aventure fantasy assez classique, avec un artefact à aller trouver dans un pays ennemi pour sauver le gentil royaume. La princesse héroïne affronte une série de péripéties et de dangers dont elle se sort toujours un peu trop facilement pour les yeux d'un lecteur adulte. C'est bien le défaut de cette BD : son scénario est trop naïf, trop enfantin alors que le côté racoleur et très légèrement érotique s'adresse plus à un lectorat adulte ou au moins adolescent.

Bref, une lecture pas désagréable mais rien de fantastique, même pour un amateur de Weyland et d'Aria.

Nom série  Le Ventre du Minotaure  posté le 09/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le ventre du minotaure est un récit un peu abstrait, mélangeant onirisme et sensualité dans une histoire légèrement sordide. C'est l'histoire d'un homme dans un métro bondé qui se retrouve happé par le monde du dessous, celui des parias du métro, ceux qui rampent aux pieds des usagers, ceux qui errent dans les couloirs, repoussés par les techniciens de surface et pourchassés par les contrôleurs de ticket. Mais c'est un monde de rêve ou de cauchemar, où l'absurde se mêle aux pulsions émotionnelles. Et tout cela mène le héros dans l'enfer de l'oubli de soi.

C'est un vrai résumé de l'histoire que je fais là et cela ne fait que démontrer à mes yeux à quel point ce récit est assez hermétique, le genre de récit d'auteur, d'artiste désireux de faire passer des émotions avant de raconter une histoire accessible à tous. En fin d'histoire, on est assez peu avancé en tant que lecteur, si ce n'est d'avoir ressenti quelques sentiments diffus, des relents de rêves désagréables ou troublants. Bref, il ne faut pas être allergique à ce style de récit sans queue ni tête.

Le tout est servi par un dessin que je trouve bon, voire très bon par moment. On peut lui reprocher la laideur sciemment recherchée de la plupart des personnages, mais il ressort des femmes de Beltran une sensualité indéniable à mes yeux. Et les couleurs sont également très bonnes.

Bref, une histoire plutôt abstraite qui ne plaira pas à tout le monde, mais une lecture que je n'ai pas trouvée désagréable.

Nom série  Phil Traere  posté le 09/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais les deux premiers tomes de la série en main, mais je dois dire avoir eu du mal à terminer ne serait-ce que le premier. Ce n'est pas que c'est une mauvaise BD, c'est juste que c'est très... amateur, tant au niveau du dessin que de l'humour.

Le dessin est un peu dans un style fanzine tandis que les couleurs, informatisées, ne sont vraiment pas terribles.

Les gags tournent parfois réellement autour de l'univers de la moto mais il s'agit également souvent de gags assez éculés qui pourraient être utilisés sur tous les thèmes.
Ce ne sont pas des gags vraiment mauvais : quand on prend la peine de lire la narration parfois relativement pénible (on a souvent plus envie de regarder directement la dernière case que de lire le texte généralement abondant des autres cases), on peut sourire sur quelques chutes de gag. Mais franchement, il n'y a pas de quoi se tordre de rire avec cette série humoristique même si on sent l'auteur sincère et que cela se ressent sur l'aspect sympathique des planches.

Nom série  Un ciel radieux  posté le 09/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une thématique très proche de Quartier lointain, une structure de scénario quasiment identique avec un homme mûr qui se réincarne, pleinement conscient, dans le corps d'un adolescent, une réflexion quasiment identique sur la vie et les erreurs qu'on commet quand on ne prend pas le temps de la regarder... Avec tous ces ingrédients, je me suis rué sur cet ouvrage en croyant vraiment retrouver l'excellence et l'émotion intense de ce chef d’œuvre qu'est Quartier lointain.
Hélas, sur ce point, j'admets être déçu.
Ne nous y trompons pas, Un ciel radieux est une bonne oeuvre, plaisante à lire, intelligente et bien construite. Mais je n'y ai pas retrouvé la force et toutes les qualités de ce que je considère comme l’œuvre maîtresse de Taniguchi.

Le récit aborde dès le départ l'aspect du fantastique. L'homme marié, décédé dans un accident de voiture dont il est lui-même responsable, se voit mourir, refuse ce destin et décide de revenir sur Terre. Il reprend connaissance dans le corps de l'adolescent dont il a failli causer la mort.
A la différence de Quartier lointain, le héros ne va pas hésiter, ici, à dévoiler qui il est vraiment . Mais ce sera en vain puisque ça ne mène qu'à l'incompréhension de son entourage. Il va cependant persévérer car il se fixe un but, prouver à sa famille que sa conscience vit encore et se faire pardonner par eux.
A la différence de Quartier lointain également, cet état de fait n'est que très temporaire, et il sait que son temps est limité.

Un ciel radieux aborde, comme beaucoup d'autres oeuvres de Taniguchi, le thème de la famille et du temps et de l'attention qu'il faut prendre pour bien vivre et s'occuper de ses proches. Mais ce n'est pas le seul thème puisque est aussi abordé celui de la mort, de la disparition d'un être cher et de ce que cela implique dans le cœur et la vie de ses proches. Avec en plus ici, la vision de ce que cela implique dans l'esprit de celui-là même qui se sait mort ou du moins sur le point de partir.

Tout cela est bel et bien mais je dois dire qu'hormis un ou deux moments touchants (la larme à l'oeil quand sa fille reconnaît enfin le héros réincarné et plonge dans ses bras), je n'ai pas été aussi captivé que je l'aurais espéré. Les thèmes sont abordés de manière un peu superficielle. Le rythme du récit est lent. Et quand on y pense, il se passe assez peu de choses dans ce gros album. En outre, je me sentais tellement distant de l'esprit de l'adolescent dans lequel le héros se réincarne que j'ai eu un peu de mal à accrocher à la rencontre de leurs deux consciences.
Dans les faits, je me suis presque ennuyé par moment, alors même que je sais par exemple apprécier un récit aussi contemplatif que Le Gourmet solitaire du même auteur.

Déception donc car ce n'est pas l'un des meilleurs Taniguchi à mes yeux, mais un bon manga malgré tout.

NB : Faites attention si vous voulez acheter cet album, mon édition souffrait de problèmes assez sérieux d'imprimerie sur une douzaine de pages situées aux deux tiers de l'ouvrage : celles-ci apparaissaient comme "transparentes", comme si l'imprimeur avait scanné un calque plutôt qu'une page opaque. De voir deux pages superposées en une seule image est plutôt gênant à la lecture.

Nom série  Gabrielle B.  posté le 08/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette saga de cape et d'épée prend pour décor une époque originale : celle du Premier Consul Bonaparte, alors que la République Française combattait encore les derniers chouans et se voyait imposée un blocus maritime par l'Angleterre. Et c'est bien là le point fort de cette BD car Dominique et Alain Robet sont particulièrement bien documentés. Lieux, personnages et situations sont très réalistes tout en étant intéressants et originaux.

Le dessin est bon et servi par des couleurs discrètes et de belle facture.

Le scénario mélange aventure maritime, espionnage militaire et vengeance familiale. En cela, le personnage de Gabrielle, dont le père a été mystérieusement tué, devenue femme corsaire et espionne du Premier Consul, est assez innovant même si j'avoue avoir du mal à m'y attacher réellement.

L'intrigue est intelligente et repose elle aussi sur une bonne documentation historique.
Le seul véritable reproche à mes yeux porte sur la narration qui est un peu trop saccadée et rapide pour véritablement permettre au lecteur de plonger dans le récit. Les évènements se succèdent parfois trop rapidement, les auteurs n'hésitant pas à utiliser quelques ellipses ci et là. Cela donne des albums denses où beaucoup de choses se passent, mais cela donne aussi un récit qui manque hélas de fluidité et peut dérouter le lecteur.

Ca n'en reste pas moins une bonne BD historique à même de véritablement intéresser les amateurs du genre et notamment ceux avides de découvrir l'ambiance et la situation géopolitique de la France de l'époque du Premier Consul Bonaparte.

Nom série  Tengiz  posté le 07/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans un royaume imaginaire quelque part entre la Mongolie et le Tibet, Tengiz est l'histoire d'un conflit de pouvoirs pour l'héritage d'un empire. Dans ce décor asiatique original, nous retrouvons toute la trame d'une oeuvre de fantasy, avec une prophétie, quelques créatures fantastiques et bien sûr des pouvoirs surnaturels à l'appui.

Le dessin d'Aurélien Morinière est bon, rien à redire. Ses personnages sont les plus réussis, faisant face à des décors parfois un peu économes mais d'autres fois travaillés et sans reproche.
Souvent réticent à la colorisation informatique, j'avoue être passé outre sur cette BD où son aspect artificiel est tout de même très visible en premier aperçu. Je suis passé outre car la palette chromatique est choisie avec goût et donne un véritable cachet aux planches. Je trouve cependant que cette colorisation uniforme tend à aplatir les dessins, leur faisant manquer de la profondeur que ces paysages montagneux auraient mérité.

L'histoire est relativement facile à résumer : trois descendants d'un empereur décédé se déclarent la guerre en quête du pouvoir, conflit auquel il faut ajouter deux autres clans puissants de guerriers bien décidés à prendre eux aussi le pouvoir. Les noms, relations et statuts de chacun sont heureusement résumés dans une généalogie présentée sur les pages de garde, permettant de s'y retrouver.
Ce conflit est traité sans fioriture. Là où le discours ne suffit plus, les protagonistes choisissent la voie du conflit militaire. Cela nous donne donc droit, dans ce premier tome, à des oppositions d'armées et des batailles qui ne sont pas sans rappeler parfois celles des Chroniques de la lune noire ou du Seigneur des Anneaux, avec un peu moins d'exubérance toutefois.
La trame de l'histoire est donc simple et sans réelle surprise, mais elle est racontée avec fluidité et de manière à captiver le lecteur.

Un récit épique dans un décor asiatique original, plaisant, bien raconté et joliment mis en image.

Nom série  Torch song  posté le 06/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Du peu que j'avais feuilleté cet album, j'avoue que je m'attendais à nettement mieux.

Le dessin rend bien, en effet, quand on regarde les planches au hasard. Le trait et l'encrage sont bons, les couleurs sympathiques.
Mais à la lecture, j'ai réalisé à quel point le visage des personnages se ressemblaient. Et lorsqu'ils ont la même couleur de cheveux, ils deviennent difficiles à différencier. Ceci, ajouté à une narration confuse en début d'album, m'a empêché de capter l'intrigue dès le début et de rentrer dans le récit.

J'ai donc mis quelques pages, près d'une vingtaine, à prendre enfin les rails de l'histoire et à comprendre les tenants et aboutissants. Mais ça ne m'a pas suffi. Le personnage principal n'est pas attachant. Le récit fait preuve de beaucoup d'une violence que je trouve gratuite. Et quand on l'observe dans son ensemble, l'intrigue se révèle assez plate, sans rien pour passionner le lecteur. On se laisse péniblement tirer par le récit sans réellement plonger dedans.
Un thriller jouant la carte du privé désabusé et violent pour un récit noir mais sans grand intérêt.

Nom série  La contorsionniste  posté le 03/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu d'exotisme, de la sensualité trouble, des sentiments complexes, voilà un album dans la droite lignée des autres oeuvres de Warnauts et Raives. Pourtant, je n'ai pas tellement accroché.
Le dessin est toujours très bon, même si les couleurs sont un peu ternes, décors occidentaux et citadins obligent.
C'est plus l'histoire qui ne m'a pas tellement charmé. J'ai eu du mal à m'attacher à ce héros écrivain et à ses difficultés sentimentales et son manque d'inspiration. L'histoire qu'il vit avec cette Vietnamienne m'a un peu échappé, n'en saisissant pas tellement l'émotion ni l'intérêt.
Ca n'en reste pas moins une belle BD, plutôt bien racontée et plaisante, mais pas un indispensable de cette association d'auteurs.

Nom série  Moonlight serenades  posté le 03/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la première BD que je lis pour laquelle Eric Warnauts travaillait encore en solo. Je suis tellement habitué au couple Warnauts/Raives que je m'imaginais Warnauts en simple scénariste, et Raives en simple dessinateur. Avec Moonlight serenades, je découvre maintenant seulement à quel point Raives et Warnauts se partage le travail actuellement. En effet, dans cette BD du seul Warnauts, je reconnais le même style de dessin, la même ambiance que dans leurs BDs ensemble. Ils partagent vraiment le travail autant au niveau scénario que dessin.

Mais revenons uniquement sur Moonlight serenades.
Le dessin, pas excellent, n'y est pas mauvais. Par contre, les couleurs laissent franchement à désirer à mes yeux. Trop colorées, orange, rouge, bleu : je trouve qu'elles manquent d'harmonie et ne donnent pas un bel aspect aux planches. En outre, de la même manière qu'à cette époque Warnauts signait Warn's, il utilise une mise en page et des textes de titres franchement teintés années 80. Je n'aime pas trop.
Les scénarios de ces nouvelles sont assez simples, jouant sur la carte de l'amour désabusé ou se terminant mal, une touche blues dont l'ambiance ressort hélas assez peu et qui ne m'a que très peu touché.

Ca se lit bien, ça plaira assez aux amateurs du genre, mais Raives et Warnauts ont fait bien mieux depuis qu'ils sont associés.

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