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... a posté 4851 avis et 1879 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Tir Nan Og  posté le 15/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette nouvelle série avait beaucoup de choses pour me plaire et m'attirer : son titre déjà, que tout amateur de Celtisme reconnaitra, sa couverture assez jolie et bien colorisée, et son sujet. Mélanger le New York de 1899, avec ses guerres de gangs et son immigration, avec le petit peuple des elfes Irlandais, il fallait oser. Et cela pouvait donner quelque chose d'excellent (quelque chose qui n'était pas sans me rappeler certains livres steampunks et le jeu de rôles Shadowrun d'ailleurs).
Mais pour le coup, je suis légèrement déçu.

Le dessin me déçoit pour commencer. Je trouve les décors de cette série assez réussis, mais la dessinatrice est visiblement assez jeune et ne maîtrise pas encore bien son trait ni son encrage. Les personnages ont une touche assez amateur, tant pour leurs visages que pour leurs postures. L'encrage est presque inexistant par moment, donnant un aspect inachevé aux planches. En outre, on sent nettement dans ce style et ces personnages des inspirations mangas qui ne sont pas pour me plaire quand il s'agit de parler de New York et de légendes celtiques. Et pour finir, même si j'apprécie la colorisation de ces planches, je trouve que le dessin manque nettement de profondeur et de force. Ca manque de relief.
Bref, il faudrait encore que la dessinatrice améliore sa technique à mes yeux.

Concernant le scénario ensuite, je le répête, il part sur une base intéressante. On peut lui reprocher une quantité de personnages un peu trop grandes et une narration assez confuses, mais l'idée n'est pas mauvaise. De la même manière que le dessin, le scénario semble un peu amateur pour une première BD de cet auteur qui semble s'être cantonné au roman jusqu'à présent : cela implique quelques défauts de rythme, de fluidité et de capacité à captiver le lecteur.
Mais, passé le classique récit des orphelins voyous du 19e siècle et de guerres de gangs qu'on a déjà vu un peu partout, le reste du scénario est assez prometteur.
Je pense qu'on peut laisser sa chance à ces deux auteurs qui débutent dans la BD. La suite de cette série peut valoir le coup à condition qu'ils affinent l'un et l'autre leurs techniques respectives.

Nom série  Jenni  posté le 15/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On ne peut pas qualifier cette BD de shojo car c'est une BD chinoise et non pas un manga, mais c'est à coup sûr une histoire à l'eau de rose en tout cas. Cela commence un peu à la manière d'un épisode de Candy Candy avec une jeune fille qui entre dans un collège anglais strict et traditionnaliste où elle va rencontrer de beaux garçons tout en attisant la haine de certaines rivales jalouses. Mais cela tourne à toute vitesse à la guimauve naïve.

Le dessin est dans un style purement manga, purement shojo. Les décors, le plus souvent vides, ajoutent encore davantage à l'aspect fleur bleue quand ils s'emplissent de fleurs, d'étincelles ou de plumes à la façon des mangas les plus irritants du studio Clamp. Techniquement, c'est bien dessiné, mais ce style est trop caricatural dans son genre où tout est beau tout est mignon.
En outre, tous les personnages sont dessinés avec le type occidental, ce qui est bien ennuyeux quand on découvre au fur et à mesure de la lecture qu'en fait untel, untel et untel sont en réalité chinois ou du moins asiatiques comme l'héroïne, ce qui explique pourquoi presque tout un collège anglais parle chinois.

Quant à l'histoire, elle reste ultra-classique et tout aussi caricaturale tout du long. En principe tirée de la biographie réelle de l'auteur Jennifer Li, elle est racontée en accentuant totalement l'aspect romantisme et les moments "youpi tralala". Sans jamais décoller dans son rythme, elle nous entraine dans les petits bonheurs de l'héroïne :
- "oui, grâce à toi nous avons tous réussi à travailler ensemble pour préparer notre interrogation orale"
- "oui, grâce à toi on a tous de bonnes choses à boire pour l'équipe de basket"
- "oui, c'est à toi que nous allons offrir le plus de roses pour la fête de la Princesse des Roses"
L'ennui, par rapport à une histoire fleur bleue réussie, c'est qu'on ne s'attache pas assez à cette héroïne dont on ne comprend même pas comment elle fait pour tout réussir et pour plaire à tout le monde. Alors on ne ressent rien quand on la voit s'interroger entre ses deux amours, deux beaux jeunes hommes amis dans la vie, un musicien un peu rebelle et un basketteur de talent. On n'a pas envie de sourire avec elle quand on la voit sauter de joie parce qu'elle a encore réussi à contrer une adversité aussi dangereuse que d'affronter un lapinot famélique.

Bref, il est vrai que, à la base, je ne suis guère friand de shojo et de romantisme à l'eau de rose, mais je crains que cette histoire ci n'aie pas grand chose pour plaire même aux amateurs du genre.

Nom série  Nosferatu  posté le 15/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Joli album que cette réédition datant de 2001 aux éditions Albin Michel : couverture noire de belle qualité au dessin gravé en relief, pages en noir et blanc colorisées d'un gris argenté brillant. Un album qui vaut son prix et qui ravira les collectionneurs.
L'ennui, c'est que le contenu n'a pas de quoi vraiment séduire celui qui n'est pas déjà sous le charme.

Au niveau du dessin, nous sommes loin du Druillet de Lone Sloane et de Salammbô : le trait est beaucoup plus lâché, moins travaillé, les décors sont bien plus abstraits. Ce n'est pas moche car Druillet a un trait maîtrisé donnant des planches déliées mais pleines de substance. Mais contrairement à d'autres oeuvres de cet auteur, Nosferatu ne bénéficie pas d'un dessin qui se suffit à lui-même et vaut pour lui seul l'achat ou la lecture de l'album.

Au niveau du récit maintenant, c'est assez ambigu. Nous sommes dans un décor post-apocalyptique où la nature de vampire du héros est presque un pretexte. Il s'agit simplement de lui donner quelques pouvoirs surnaturels et notamment la capacité de voler au-dessus de ce monde ravagé et de s'interroger ainsi sur sa nature, sur ce qu'il doit faire, etc...
Les dialogues sont étranges. Ils mêlent citations poétiques de Baudelaire, diatribes lyriques, argot et paroles enfantines (poil à la tétine). Ils ne sont donc pas dénués d'humour, de même que le personnage de Nosferatu qui est parfois sciemment clownesque.
Nous sommes donc à mi-chemin entre la tragédie post-apocalyptique noire et le conte cynique et humoristique. Difficile de se faire une idée précise de l'objectif de ce récit.

Ce qu'il en reste surtout, c'est que les dialogues sont un peu lourdingues, que l'intrigue est plutôt ennuyeuse et que la conclusion de l'album ne mène pas à grand chose sans pour autant qu'on ait bien compris l'interêt de tout le récit.

Nom série  Fille perdue  posté le 14/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Un roman graphique sur une adolescente qui se pose des questions sur elle-même, qui est fascinée par une délinquante à peine plus âgée qu'elle mais tellement cool et libre et qui se fait quelques films en imaginant parfois le pire sur ce dont est vraiment capable cette fille. L'ambiance "puberté et questionnements" est assez bien rendue. Le récit se lit assez bien et même s'il ne s'y passe pas grand chose, on ne s'y ennuie pas trop car le rythme est plutôt bien.
Mais hormis cela, sincèrement, il n'y a pas grand chose qui ressort de ce récit. L'héroïne n'est pas franchement attachante et la fille qui la fascine a l'air d'une vraie paumée qui se la joue.
Le dessin pour sa part est assez stylisé, légèrement épuré et au trait très anguleux. On y sent un certain manque de maîtrise technique mais cela passe assez bien et ce n'est pas désagréable à lire.
Bref, même si je ne suis pas adepte des histoires d'adolescentes qui se cherchent (je n'avais pas aimé Ghost World sur le même thème), ça se laisse lire.

Nom série  My street  posté le 14/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La 3e BD chinoise que je lis et la 2e série de Nie Jun. Encore une fois, cette série est une vraie curiosité.

Gros coup de coeur sur le dessin en ce qui me concerne. C'est un style que je n'ai jamais vu ailleurs et je le trouve assez excellent. Je ne saurais comment le définir : un peu dans le style manga sans en être vraiment, des décors un peu cartoonesques, des poses de personnages étranges et tout en longueur, des yeux surprenants notamment pour les deux héros... C'est un dessin que je trouve très esthétique, très beau, même si un peu étonnant. Les compositions et les mises en page me semblent superbes. Et encore, quand je vois les couvertures en couleurs, je me dis que si les pages de cette BD étaient colorisées de la même manière, cela srait encore plus remarquable. Sincèrement, ce dessin à lui seul a suffi à me donner envie de mettre cette BD en avant : c'est le genre de dessin qu'il me plairait de posséder, d'avoir encadré sur un mur, même si je le répête, il est très spécial et ne plaira surement pas à tout le monde.

A côté de cela, je dois admettre que le scénario est également spécial mais moins attirant à mes yeux.
Le décor de base est une ville-ghetto où règne la violence et où les jeunes s'organisent en bandes pour survivre par quelques rapines et pas mal de violences. Mais cette violence ne ressort pas de manière aussi noire du fait du dessin qui reste étrangement léger en comparaison. C'en serait presque dérangeant.
Outre ce décor du monde "réel", le récit nous emmène dans le conte raconté par une vieille femme aux deux héros, un garçon et une fille, conte qui met en scène des personnages identiques à ces deux-là dans un monde un peu science-fiction où ils cherchent le remède à une maladie qui transforme les hommes en essaims d'abeille.
Un cocktail franchement étrange que le lecteur a un peu de mal à combiner. J'en suis encore circonspect, ne sachant pas par quel bout prendre cette série qui n'en est qu'au tome 2 pour le moment.
De plus, la narration est un peu spéciale et pas toujours facile à suivre pour un lecteur occidental... ou peut-être pour n'importe quel lecteur. Ce n'est pas que cette narration soit confuse et qu'on ne comprenne pas, c'est juste le rythme de lecture qui est très changeant, parfois très rapide, d'autre fois comme passé au ralenti. Surprenant.

Au final, une série qui vaut vraiment le coup de la lecture par son dessin et son scénario étonnants, mais il est probable que cela ne plaise pas à tout le monde et que beaucoup en restent assez perplexes.

Nom série  Eloïms  posté le 13/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD.
Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante.
Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence.
Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.

Nom série  L'Âge de raison  posté le 13/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

On reconnait dans cette BD le dessin de Bonhomme, ce même dessin qui avec de très bonnes couleurs formera les superbes pages de la série Messire Guillaume. Ici, le trait du dessin est le même, il est donc bon. Mais les décors sont un peu trop épurés cependant, et surtout les couleurs sont quand même vraiment space. Dommage. Cela dit, cela reste assez joli, avec de belles compositions et des planches très fluide à la lecture.
C'est d'ailleurs heureux puisque les personnages ne parlent pas autrement que par grognements et cris. Mais le dessin et la narration suffisent à rendre le tout très compréhensible malgré tout.
Le récit nous montre les péripéties d'un homme préhistorique rejeté par son clan. Il raconte avec réalisme mais aussi avec une certaine dose d'humour, souvent de l'humour noir voire cruel d'ailleurs, les malheurs de ce héros fruste mais costaud. La vie était vraiment dure à cette époque et j'avoue y avoir été bien plongé au long de la lecture de cette BD. On s'y croirait.
L'album se lit un peu vite pour son prix élevé mais ce fut pour moi une lecture agréable et assez exotique.

Nom série  La table de Vénus  posté le 13/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je poursuis ma découverte de l'auteur Roosevelt en remontant en sens inverse la chronologie de ses oeuvres. J'avais grandement apprécié son oeuvre la plus récente, Derfal le magnifique; j'avais ensuite moins aimé A l'ombre des coquillages que je trouvais plus fouillis et moins concis; et je trouve que La Table de Vénus est encore un cran en dessous hélas.

Au dessin, je retrouve ce style que j'ai bien apprécié. Un trait fin, assez proche à mes yeux du style de Moebius tout en étant très loin d'avoir la même maîtrise technique. Certaines cases sont très jolies, travaillées, presque trop confuses tant elles sont emplies de détails. Mais d'autres sont nettement plus hésitantes, notamment au niveau des visages des personnages qui sont changeants et parfois ratés. Un peu trop inégal hélas, même si j'ai envie de l'aimer, ce dessin, et que je le trouve globalement plaisant à lire.

Le scénario, basé en 7 chapitres sensés reprendre les 7 sceaux de l'Apocalypse, est une allégorie, à mi-chemin entre le conte social, la SF et la philosophie, du Nouveau Testament, de la vie de Jésus et de l'apparition de l'Antéchrist annonçant l'Apocalypse. On y retrouve les 3 héros fêtiches de Roosevelt, Juanalberto, Vi et Ian, plongés dans une vie urbaine avec un groupe d'amis un peu intellectuels. Mais l'ennui, c'est qu'à partir de ce thème d'histoire et de ces personnages, le récit devient ensuite très confus. Les références se mélangent en permanence : référence à la Bible, à la littérature classique, à la SF (notamment Fahrenheit 451). Le message sensé ressortir de cette BD au discours philosophique manifeste mais obscur semble voir en la Télévision l'Antéchrist (même si ce même Antéchrist est également vu en au moins 2 autres personnages de la BD suivant les circonstances). La dénonciation de l'abrutissement de la télé me rappelle d'ailleurs beaucoup certains passages de l'Incal de Jodorowsky et Moebius avec des présentateurs façon Diavaloo et des téléspectateurs collés dans leurs fauteuils tandis qu'on leur annonce de grandes catastrophes hors de chez eux.
Hélas, il ressort bien peu de tout ce récit trop embrouillé. Et arrivé en fin de récit, au bout de près de 150 pages, j'ai eu l'impression de ne pas avoir compris où l'auteur voulait en venir et quel était l'interêt de ces intrigues diverses qu'on suit au fil des pages sans jamais vraiment y accrocher.

Ca se laisse lire, il y a quelques idées intéressantes, le dessin est souvent joli et lui aussi intéressant par la représentation d'une ville très vivante, mais dans l'ensemble, il est difficile d'accrocher à ce récit et d'en sortir quelque chose de vraiment appréciable.

Nom série  Dans la secte  posté le 12/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec une vraie curiosité que j'ai lu cette BD, dans un réel but d'en apprendre plus sur la scientologie et la façon dont quelqu'un peut se retrouver embrigadé dedans et peut réussir à s'en sortir. Sur ce plan là, cette BD correspond bien à ce à quoi je m'attendais. Le témoignage est authentique, on comprend les fonctionnements de ce système pervers qui a fait qu'une adulte intelligente se retrouve malgré tout à agir pendant presque toute une année de manière totalement incohérente vu d'un oeil extérieur, à agir et surtout penser sous influence. Bref, l'aspect informatif de cette BD est véritable et rendu d'autant plus fort que c'est une histoire strictement vraie telle que racontée par une femme qui n'a pourtant rien à première vue d'une naïve fragile. Je déplore uniquement le fait que j'aurais voulu en savoir encore plus : l'héroïne-victime n'est pas restée suffisamment longtemps dans la secte pour grimper vraiment les échelons et n'a vu qu'une partie qui me semble assez infime de ce que semble être cette secte multi-nationale. J'aurais aimé voir comment cet organisme fonctionnait à plus haut niveau. De même, j'aurais aimé comprendre un peu plus quels étaient ces cours auxquels elle participait et ce que ses "professeurs" tentaient de lui entrer dans la tête. Mais évidemment, nous parlons là d'un témoignage réel, je n'aurais pas voulu que Marion Latour subisse encore plus et pendant encore plus longtemps. Par contre, peut-être introduire le récit de celle qui deviendra ensuite son ami, Karine, aurait été intéressant car elle avait été cadre dans la secte, elle. Mais je ne sais pas si ça aurait été possible.
Sur la forme, le dessin est dans la ligne du dessin simple d'inspiration Dupuy-Berberian, celui qu'on retrouve dans beaucoup de BD récentes. Il n'est pas très joli mais reste efficace.
Et sur le plan de la narration, le récit est fluide et relativement plaisant à lire. Mais il manque un peu d'attrait. Il manque de quelque chose qui permettrait vraiment au lecteur de plonger dans la situation de Marion et de ressentir totalement ce qu'elle aurait pu ressentir.
Une bonne BD informative donc, mais pas un must sur le plan de la Bande-Dessinée pure.

Nom série  Miss Pas Touche  posté le 12/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Miss Pas Touche est une BD sympathique et assez originale. Les héroïnes de départ, Blanche et Agathe, sont originales, déjà parce que ce sont des femmes et ensuite parce qu'elles vivent à une époque assez rare en BD. Nous sommes dans le Paris des Guinguettes des années 30 et l'ambiance initiale est plaisante et bien rendue. Le récit devient un peu plus noir ensuite et ce qui ressemblait à une chronique du quotidien de ces femmes au départ devient un drame puis une enquête policière.

Concernant le dessin, quand Kerascoët avait repris la suite de Sfar sur Donjon crépuscule, je n'avais même pas vu la différence sur le coup. Ici encore, j'ai cru entamer une BD de Sfar quand j'ai vu le dessin dont je trouve le style très similaire. Pourtant, je n'aime pas vraiment le graphisme de Sfar et à l'inverse je trouve celui de Kerascoët dans Miss Pas Touche assez frais, esthétique, soigné mais surtout plaisant à lire. Bref, je ne crie pas au sublime mais c'est une BD que je trouve jolie et agréable à regarder.

C'est donc un récit plaisant, sans prétention, qui ne bouleversera pas le lecteur mais lui fera passer un assez bon moment dans un décor historique réussi.

Nom série  Orbital  posté le 12/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après tous ces avis dythirambiques, j'étais persuadé de la qualité de cette BD et j'ai eu exactement la bonne impression à laquelle je m'attendais. Orbital est la premier tome de ce qui semble appeler à devenir une très grande série BD SF, une vraie bonne série de qualité qui va marquer les années à venir.

Le dessin est excellent. Les traits eux-mêmes sont relativement simples et pas plus impressionnants de maîtrise que ça même si on doit vraiment mettre au profit du dessinateur qu'il ne rechigne vraiment pas au travail et à présenter des décors grandioses et détaillés. C'est surtout la colorisation qui fait toute la force des planches à mes yeux. Les couleurs sont excellentes, élégantes, harmonieuses, très joliment travaillées. C'est un vrai bonheur de lecture que de parcourir de telles planches.

D'autant plus que l'histoire est vraiment à la hauteur du dessin. Sur une trame de fond assez classique à mi-chemin entre Valérian et Sillage se dessine des scénarios à la fois simples et complexes, intelligents et prenants. Les personnages, pour le moment encore un peu inexplorés, ont l'air justes et bien construits. Le ton du scénario est adulte et intéressant.

Moi qui suis très réticent aux séries à rallonge, je me prends à espérer franchement que cette série voit un très grand nombre de tomes paraitre, tomes que j'achèterais tous sans hésiter je pense, d'autant plus si la série est constitué de cycles de 2 tomes à chaque fois.

Nom série  Spartakus  posté le 11/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
En lisant cette BD, j'ai eu l'impression de lire une mauvaise BD Italienne de série B action/SF. Le dessin lui-même me faisait penser à certaines de ces BDs, mais aussi le héros ersatz à mi-chemin entre Terminator et Ranxerox, une action brutale et premier degré et une très grosse dose de machisme.

Valdman était issu du monde du cinéma où il faisait des roughs (je dis était car il est décédé en 2005). Son dessin est relativement maîtrisé mais étrangement je n'y accroche pas du tout. Je trouve son encrage trop fin, ses personnages trop outrés, ses décors manquant de substance. Bizarrement, ce dessin me rappelle celui d'un autre dessinateur de story-board, De Dieuleveult qui a commis L'Affaire du siècle avec Beinex. Comme quoi, les méthodes de dessins de storyboard, au niveau des cadrages, des décors et des personnages ont un style assez reconnaissable.

Au niveau du scénario, j'ai trouvé les 3/4 de l'album mauvais, voire détestables par moment.
Le héros, grosse brute façon Schwarzenneger, est 100% sûr de lui et avance en tuant tout le monde sur son passage avec des réflexions en permanence comme "je te tue en sacrifice pour le bien de l'humanité, tu me remercieras même en enfer" ou "Spartakus 1 - Terroristes 0 : je vaincrai !". C'est de la violence au premier degré et seul le ridicule de certaines situations et dialogues peut prêter à sourire.
Les femmes dans ce récit sont toutes soit des putes, soit des furies hystériques, soit des méchantes vicieuses mais complètement connes. Et bien sûr, elles sont toutes à moitié nues.
Je l'avoue, c'est cette violence et ce machisme qui m'ont fait penser à une BD de série B Italienne.
La narration est très passable, avec beaucoup de ratés et de passages confus. Certains passages du scénario sont complètement nuls, voire pitoyables, comme le moment où la méchante appuie par mégarde sur le bouton qui libère Spartakus, oups.
Le récit est basique, sans interêt...
Jusqu'à la fin du premier tome qui ouvre tout de même de nouveaux horizons et apporte un peu d'interêt et de profondeur à ce récit jusqu'à présent complètement plat. C'est un rebondissement bien SF, pas particulièrement original dans ce domaine mais qui suffit heureusement à ne pas jeter cette BD à la poubelle directement.

Ceci dit, on peut très bien se passer de cette lecture. Il y a tellement de meilleures BD à lire...

Nom série  Dieu(x) & Idoles  posté le 10/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD épaisse et de belle qualité malgré sa couverture souple. Un joli recueil d'histoires courtes sur un thème imposé, par des artistes assez originaux dont beaucoup semblent très prometteurs.

Le thème : Dieu - Idoles.
Là dessus, les auteurs, plus ou moins proches des Editions La Boite à Bulles, ont brodé leurs propres idées.
Certains récits sont de pures reflexions sur la religion, sur la foi, sur ce que peut ou pourrait être Dieu. D'autres abordent le même sujet sur un ton nettement plus humoristique voire souvent délirant. D'autres enfin ne se focalisent pas sur Dieu, ou les Dieux, mais sur les idoles dans leur sens plus général : Elvis Presley pour certains, un flacon de cristal et une simple aiguille pour d'autres, etc...
Des récits très différents les uns des autres et certains sont donc très originaux. Au niveau de l'humour, j'ai trouvé les histoires concernées assez amusantes mais rarement hilarantes. Au niveau de la reflexion ou du pur roman graphique, j'ai trouvé les histoires concernées souvent intéressantes mais sans jamais sortir des sentiers battus et sans jamais me toucher tout particulièrement.

Au niveau graphisme, chaque dessinateur a son style. Ces styles sont parfois très différents. Comme tout le monde, j'ai mes préférences et d'autres que j'ai moins apprécié. Mais dans l'ensemble, ce recueil n'est pas moche du tout.
Sans parler de pur esthétisme, j'ai bien aimé l'histoire de ce jeune auteur, gilles Peltier, qui reprend la narration très spéciale de Jimmy Corrigan de Chris Ware pour raconter une histoire toute en humour.

Bref, un recueil qui, comme tous les Collectifs, est assez inégal, mais qui contient dans l'ensemble une majorité d'histoires de bonne qualité et plaisantes à lire.

Nom série  Passage Afghan  posté le 09/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis quelques années déjà, je suis presque quotidiennement les strips comiques et politiques de Ted Rall publiés aux USA et sur Internet. Je sais à quoi m'en tenir avec ce journaliste et humoriste : il est profondément anti-Bush, très cynique, très ironique et il dénonce en permanence l'utilisation du 11 Septembre par le gouvernement américain, la guerre en Afghanistan et bien sûr la guerre en Irak. Pour lui, Bush est un "Généralissimo" dont les deux seuls neurones sont nommés Guerre et Pétrole.
N'étant pas loin de partager l'ensemble de ses idées, c'est toujours avec le sourire ou un vrai rire franc que je lis ses strips mordants. Même si, à chaque fois, je suis obligé de me dire qu'il simplifie peut-être un peu trop les choses, qu'une attaque aussi directe et brutale contre Bush manque peut-être un peu de recul. Mais dans l'ensemble, sans aborder l'aspect de la justesse politique de son discours, on ne peut pas nier que Ted Rall aie vraiment de l'humour et le sens de l'ironie. Et puis de telles attaques flattent tellement l'esprit de l'opposant typique Français à Bush et à ses manipulations guerrières que je ne vais pas m'en priver.

Passage Afghan, tel qu'il a été publié par La Boite à Bulles, est composé de deux livres en un, avec deux couvertures tête-bêche de chaque côté de l'album. D'un côté, une vraie BD en 48 pages racontant le reportage que Ted Rall a effectué en Afghanistan au début de la Guerre entre Alliance du Nord et Talibans, sous les bombardements des avions américains. De l'autre côté, Ted Rall revient sous la forme de textes, de photos et de strips comiques sur les mêmes évènements qu'il racontait en BD et y apporte une foule de données supplémentaires et d'explications.

Le dessin de Ted Rall est dans une veine de strips comiques publiés quotidiennement dans les journaux américains : ce n'est pas un dessin techniquement maîtrisé, il se contente de faire dans l'efficace et le compréhensible. Sur un sujet similaire, on ne peut s'empêcher de comparer Passage Afghan à Le Photographe de Guibert puisque dans les deux cas on aborde, avec photos à l'appui, un reportage dans des conditions très difficiles en Afghanistan, même si plusieurs années séparent les deux récits. Eh bien, on peut affirmer sans crainte que Passage Afghan est nettement moins esthétiquement réussi que Le Photographe.
Et pourtant, personnellement, et ça va faire bondir certains amateurs de Guibert, je préfère Passage Afghan à Le Photographe car en 48 pages, j'en ai appris bien plus et j'ai été nettement plus intéressé.

Le récit est fort, intéressant et drôle à la fois. Ted Rall raconte avec franchise et une bonne dose d'ironie son petit périple en tant que journaliste occidental aux abords de la Guerre. Il nous montre avec acidité l'aspect ubuesque de cette guerre où du jour au lendemain les Talibans se transforment en membres de l'Alliance du nord et vice-versa, où les américains bombardent à peu près tout le monde, où les occidentaux rivalisent de médiocrité, où les Afghans passent leur temps à racketter les occidentaux. Mais il raconte aussi et surtout la guerre, avec son lot de morts de tout côtés, morts qui seront également nombreux aux côtés de Ted Rall, parmi les journalistes qui l'ont accompagné. Sans manichéisme, il est implacable avec tous les partis en présence, dénonçant aussi bien la politique Américaine et le comportement des occidentaux dans leur ensemble que le comportement des Afghans eux-mêmes. Il montre surtout que cette guerre n'est qu'un leurre car les Talibans et l'Alliance du Nord ne sont pas seulement proches les uns des autres : ce sont strictement les mêmes personnes, changeant de camp au gré des évènements. Et bien sûr, c'est une dénonciation de la manipulation de l'information par la presse occidentale puisqu'on nous annonce la libération de l'Afghanistan, le départ des Talibans, mais « la plus grande réussite des Etats-Unis en Afghanistan a consisté à remplacer le pire régime du monde par l’anarchie et le chaos, et d’augmenter sensiblement le mépris des musulmans envers des Américains qu’ils considéraient déjà comme de la racaille. Les femmes portent toujours la burqa, la charia la plus radicale est toujours en vigueur, la nuit appartient aux bandes armées. »
Ce récit noir et pessimiste est raconté pourtant sur un ton humoristique, légèrement cynique. Mais la vérité dans cette guerre n'est-elle pas la plus belle des ironies ?

Le seul reproche que je puisse faire à ce reportage, c'est son aspect très largement politisé et trop directement anti-Bush car certaines affirmations de Ted Rall peuvent peut-être prêter à un peu de reflexion. Mais dans l'ensemble, c'est une vraie bouffée d'informations, de vérité, le tout raconté avec intelligence et humour.

Nom série  Anna  posté le 08/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Anna est un thriller psychologique noir et glauque dans lequel il est difficile d'entrer en première lecture.

Graphiquement parlant, l'ensemble de l'histoire a été tournée en vidéo et ce sont les images de la vidéo qui ont ensuite été reprises et redessinées. Le résultat est un ensemble de planches au style photo-réaliste en noir et blanc, mais surtout en noir. Les personnages s'en retrouvent très réalistes mais dans des poses souvent figées et manquant d'expressivité. La majorité des cases sont très noires, avec juste quelques touches de blanc. Le résultat en est techniquement maîtrisé mais souvent difficilement déchiffrable. Même après inspection, je dois admettre ne tout simplement pas réussir à comprendre le contenu de certaines cases, ce qui est un peu gênant en lecture.
Mais cette noirceur et cette ambiguité du dessin ajoutent à l'ambiance voulue et un peu malsaine du récit. Et c'est presque avec déception que j'ai découvert que le chapitre le plus important, le tournant de l'histoire, n'était pas raconté en images mais directement en texte, peut-être pour rendre plus compréhensible et plus fort le moment en question.

Ici tout est rapports de domination-soumission, pensées perverses, rapports artificiels et cruels entre personnes, relations conflictuelles et pernicieuses. Les personnages ont été rendus sciemment détestables par les auteurs.
Mais tout cela joue pour forger le récit, son ambiance et son final. Après peut-être une relecture des premiers chapitres, un peu trop hermétiques quand on n'est pas encore entré dans le scénario, on se rend compte que tout est bien monté, que les personnages sont justes tout en étant haïssables. L'aspect psychologique du récit est extrême mais crédible. Même si on en vient très vite à se demander comment des personnes peuvent être aussi égocentriques et connards que les héros de cette BD, artistes contemporains (photographes dans notre cas) imbus d'eux-mêmes et ne vivant que pour haïr et mépriser leur prochain.

Un récit psychologique noir et glauque, qui pêche juste par son dessin peu intelligible. Même si personnellement je ne suis pas friand de ce type de récit, je pense qu'il devrait plaire aux amateurs du genre.

Nom série  Ficel  posté le 07/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Mon avis sur cette BD est assez mitigé car je la trouve à mi-chemin entre la BD pour adulte un peu trop amateur et la BD pour jeunesse assez sympathique.

Dès le départ, j'ai été attiré par le dessin, surtout celui de la couverture que je trouve réussie. Outre la composition réussie de la couverture mais aussi d'un bon nombre de cases, ce sont avant tout les couleurs que j'apprécie. Elles sont originales et me semblent choisies avec une vraie harmonie, même si le résultat est parfois surprenant par une abondance de rouge et d'orange. Le trait du dessin par contre, même s'il rappelle vaguement le style de De Crécy, me parait quand même très amateur, souvent hésitant et surtout donnant un résultat visuel pas terrible.

Quant au scénario, le départ un peu brutal m'a mis dans l'ambiance d'une BD adulte. Mais c'est justement qui m'a destabilisé car le scénario ensuite me parait très naïf, me rappelant à de nombreux moments de petites histoires pour enfants ou des scénarios de jeune amateur comme j'aurais moi-même pu en inventer (je dis ça parce qu'étant enfant, j'avais fait un petite BD dont le scénario ressemblait assez à celui-là). C'est surtout au niveau de la narration que je touve l'histoire naïve : coincidences faciles, rebondissements prévisibles, personnages caricaturaux, etc... Bref, malgré quelques idées, la lecture ne m'a vraiment pas paru passionnante pour un lecteur adulte. Ceci dit, elle n'est pas vraiment désagréable à lire pour autant.

Nom série  A l'ombre des coquillages  posté le 06/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'ombre des coquillages est la 2e BD de Roosevelt que je lis et une fois de plus, je les lis dans l'ordre inverse de leur parution. Juanalberto, Vi et Ian sont les héros de L'Horloge et de La table de Vénus, tandis que A l'ombre des coquillages revient sur ses personnages pour leur laisser raconter leur passé, comme de vieux amis qui se reposent après l'aventure et prennent le temps de revenir sur leur jeunesse et ce qui les a amenés à croiser la route des autres personnages.

Le récit est scindé en trois sous-ensembles, les histoires de chaque personnages s'alternent par chapitres successifs. Chacun de ses sous-récits est présenté de manière légèrement différente. Leurs dessins sont proches mais subtilement distincts : l'encrage des chapitres de Juanalberto est fin et sans colorisation, les planches des chapitres de Vi sont colorées à l'encre grise et noire, et les pages des chapitres de Ian se distinguent par leur encrage plus gras et leurs décors plus épurés. De même, les histoires de chacun diffèrent dans leurs traitements et leurs thématiques.

A vrai dire, le scénario de cette BD est assez difficile à cerner. L'idée globale est simple puisqu'il s'agit juste de raconter les jeunesses des 3 héros. Mais chacune de ces histoires s'appréhende de manière mitigée. Si je devais les caractériser, je dirais que le récit de Juanalberto est léger, introspectif et contemplatif, celui de Vi un peu plus entremêlé de moments agréables et de tristes sentiments, et pour finir celui de Ian est plus noir et plus matérialiste. D'ailleurs, en cela, l'encrage et le style des dessins se rapprochent finalement beaucoup du ressenti des histoires.

Chacun de ces récits est relativement intéressant en lui-même. Les thèmes abordés sont plus ou moins proches de questions philosophiques sur la vie et de réflexions sur l'art, la littérature et la peinture. Ces deux dernières thématiques sont celles qu'on retrouve souvent dans les oeuvres de Roosevelt, lui-même peintre et écrivain de BD donc à même de s'interroger sur le sujet.

Mais le défaut principal de cette BD à mes yeux est le manque d'un réel liant, de quelque chose qui captive le lecteur et lui donne envie de poursuivre sa lecture. On voit difficilement où chaque récit veut nous mener et on voit mal le lien entre chacun. Au final, il apparait que ce sont surtout les thématiques sur l'art et sur la rencontre entre les gens qui vont rapprocher chaque récit et faire en sorte que les personnages se rencontrent dans les derniers chapitres. Mais jamais rien de concret ne se forme, rien qui permette de vraiment lier le tout et de comprendre sans ambiguité l'interêt de chaque portion de ces jeunesses qui nous sont narrées. Il faut donc se contenter de la poésie, du léger onirisme et de la philosophie du récit, et cela même si cette philosophie continue à m'échapper un peu en tant que lecteur.
En clair, je n'ai pas su saisir véritablement le contenu de cette BD. Ma lecture ne fut donc pas désagréable mais alternée de quelques phases d'ennui malgré tout, d'autant plus vers la fin qui devient un peu trop bavarde à mes yeux.

Sur une thématique proche, j'estime que Derfal le magnifique, du même auteur, est plus abouti et plus plaisant à lire.

Nom série  Taxi girl  posté le 05/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série d'humour dont je ne suis pas un grand fan mais qui se lit sans déplaisir.

Au dessin, on reconnait un peu le style de Laudec pour sa série la plus connue, Cédric, mais le tout présenté sous un aspect nettement plus réaliste. Ce n'est pas moche du tout, presque trop travaillé et trop réaliste pour une BD à l'humour aussi moyen. C'est ce dessin qui est le point fort de la série à mon avis car c'est lui qui la rend plaisante à regarder, et qui nous offre au passage une héroïne assez mignonne convenons-en.

Au niveau du scénario, cependant, on reconnait très vite la patte de Cauvin. Les gags ne sont pas nuls, ils sont juste assez peu drôles. Il y a un bref interêt en début de lecture du fait de lire les aventures quotidiennes d'une femme taxi, ce qui est assez original. Mais assez vite, on retrouve des trames de gags assez similaires et jamais rien qui fasse vraiment éclater de rire.

Pas une grande réussite mais pas une BD désagréable pour autant même si je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Shooting star  posté le 04/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques.

Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin.

Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout.

Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.

Nom série  Derfal le magnifique  posté le 03/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Derfal le Magnifique" est la première BD de Roosevelt que je lis, mais elle me donne nettement envie de lire le reste de son oeuvre un peu à part.

Cette BD est un petit album (de 72 pages quand même) sous une couverture souple et dans un format proche de l'Italienne. De belle facture, l'album paru chez la Boite à Bulles bénéficie d'un prix assez réduit comparé à sa qualité physique. Reste à savoir si le contenu vaut le coup, et pour moi ce fut le cas, oui.

Le dessin est en noir et blanc et très plaisant à lire et à regarder. Le trait est léger et souple, les personnages et décors sont simples tout en étant originaux et réussis.
Quand on entame cette BD, on a véritablement l'impression de découvrir ce qui ressemblerait à un scénario de Benoit Peeters mis en image par Moebius. Roosevelt n'a bien sûr pas l'incroyable maîtrise technique de Moebius mais leurs styles s'apparentent pour le bonheur des yeux et le plaisir du lecteur. C'est donc un dessin que je trouve joli et surtout propre à entraîner le lecteur dans un monde mêlant la science-fiction, le conte et le monde réel.

Et effectivement, je trouve que le scénario de ce récit rappelle la structure de certains récits de la série Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. La majorité du récit se passe de dialogues, le tout étant présenté par un narrateur, le héros lui-même, un peu distant avec sa propre vie qu'il raconte. Avec lui, nous allons découvrir tout d'abord son propre monde, à la fois proche et différent du nôtre, puis voyager vers une autre civilisation, la Blanquie, encore une fois très proche et très différente de notre propre monde. Loin de nous présenter les évènements et les lieux de manière distante, le récit réussit dès le début à nous attacher au personnage principal et à sa passion pour un auteur littéraire : Derfal. C'est cette passion, la passion d'une vie, qui va diriger toute l'existence du narrateur, l'amener à quitter son pays et adopter le style de vie et la langue d'un pays totalement éloigné du sien.
A travers ce récit, c'est une reflexion sur la vie, sur l'art, sur la façon dont sont ressenties les oeuvres d'art, et sur la manière dont un homme doit appréhender sa vie en fonction de ses passions. Mais cette reflexion reste toujours sur le ton de la légèreté, de la poésie, sans jamais sombrer dans la prise de tête morose.

C'est beau, c'est intelligent, c'est poétique, c'est agréable à lire.
Une vraie découverte pour moi, et je vais m'empresser de lire La table de Vénus et d'autres oeuvres de Roosevelt.

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