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Nom série  Ce que le vent apporte  posté le 05/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été aussitôt séduit par le graphisme de cet album. Superbe couverture malgré l'impression, finalement originale, de vide qu'elle me laisse. Et des planches de toute beauté. Le trait de Jaime Martin me fait beaucoup penser à celui de Pellejero (Le Tour de Valse) par son encrage gras, ses décors inspirés et ses couleurs fortes. Le style des personnages par contre me rappelle davantage Frederik Peeters (Lupus). C'est beau et c'est assez fort visuellement. Et la colorisation est également très bonne avec une belle palette pour chaque planche.
Seul petit défaut, je trouve que l'auteur ne maîtrise pas trop tout ce qui est fourrure, vêtements ou animaux, leur donnant un aspect de gribouillis noir qui n'est pas des plus réussis. C'est bien dommage pour une BD ayant pour cadre le nord de la Russie où les hommes vont en fourrure dans la neige et où les bêtes ont une grande importance dans le récit.

Le récit est dense, bien construit et dispose d'un cadre original. Durant la période troublée de la Russie de 1916, un étudiant en médecine va se retrouver momentanément exilé, pour son propre bien, à la tête du petit hôpital d'un village perdu au Nord de l'Oural. Là ont lieu régulièrement de mystérieux meurtres perpétrés par ce qui ressemble à une bête sauvage qui apparaît quand le vent d'hiver souffle fort. Ambiance de huis-clos et d'enquête à la Sleepy Hollow, l'aspect fantastique en moins.
De bons personnages, un excellent décor et une ambiance très agréable même si elle peine un peu à se faire angoissante. Le récit est dense et plaisant.
Je n'ai cependant que moyennement été convaincu par le dénouement du mystère. Il n'a rien de particulièrement décevant et il est tout à fait crédible (pour une fois dans un tel récit inspiré de la Bête du Gévaudan) mais elle se pose sans grande surprise et son mystère est révélé sans que la tension ne soit vraiment montée auparavant, sans réelle enquête nous amenant progressivement à la découverte finale. Et je me dis qu'avec une aussi bonne ambiance de village Russe reculé et d'hôpital de campagne qui s'y débat contre l'ignorance campagnarde, il y avait presque de quoi éviter tout simplement la partie meurtres et mystères et se focaliser sur une intrigue plus ordinaire mais prenante malgré tout.

Quelque soit ces petits reproches que je fais à cette BD, il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup aimé son récit, son ambiance et que j'ai adoré son graphisme et ses décors enneigés.

Nom série  Les Centaures  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec mes yeux de lecteur adulte, je suis obligé d'admettre que le style de Séron m'agace. Non pas vraiment son dessin, même si le "plagiat" de la patte de Franquin m'est manifeste, mais plus sa façon de raconter les histoires, de ne jamais se prendre au sérieux, de toujours maintenir le lecteur en dehors de l'histoire comme s'il répétait sans arrêt "attention, vous lisez une BD, vous lisez une BD, et j'en suis son auteur" qui m'empêche de vraiment rentrer dans le trip de presque toutes ses histoires. Et cela, je le ressens dans Les Centaures, un sens de la dérision un peu trop présent, des facilités scénaristiques et rebondissements trop artificiels, etc.

Mais...
Mais quand j'étais gamin, j'aimais beaucoup ça. J'étais fasciné par l'univers assez mystérieux et une certaine ambiance insaisissable qui se dégageait de l'univers mythologique entourant Aurore et Ulysse. J'aimais beaucoup le dessin (et je le trouve toujours bon malgré mes reproches ci-dessus). Et je trouvais les histoires originales quoiqu'un peu confuses.
De bonnes BD de divertissement que je lisais avec plaisir donc il n'y a pas de raison que cela ne plaise pas aux jeunes lecteurs modernes.

Nom série  La Véritable Histoire de Futuropolis  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui cherche avec un léger acharnement depuis quelques ans à me faire une certaine érudition en matière de BD, comment pouvais-je passer à côté de cet album qui allait me raconter depuis le tout début et en détails toute l'aventure de la fameuse maison d'édition Futuropolis ? Eh bien, je me rends compte à sa lecture que je suis encore une brêle en matière d'érudition car j'y ai vraiment découvert tout un pan de l'histoire de la BD que je ne connaissais quasiment pas. C'est vous dire, avant d'apprendre la parution de cet album, je ne savais même pas que Florence Cestac était, avec Etienne Robial et d'autres qu'on découvre bien sûr ici, à l'origine de Futuropolis et donc de la parution d'innombrables chefs d'oeuvre de la BD. Je comprends mieux le grand prix d'Angoulême qui lui a été attribué il y a quelques ans puisqu'il congratule, outre les grands auteurs, aussi ceux qui ont beaucoup apporté au monde de la BD.

Bon, alors, je n'aime toujours pas le dessin de Florence Cestac. Certaines expressions de ses personnages à gros nez m'horripilent depuis l'époque où je lisais Les déblok dans le journal de Mickey et ça n'a pas changé dans ce nouvel album. Ils sont en outre franchement difficiles à différencier, ce qui n'arrange pas pour s'y retrouver parmi les très nombreuses personnes qui ont contribué ou travaillé avec Futuropolis. Ces défauts ont cependant su se faire discrets et permettre au dessin d'illustrer correctement le récit pour une lecture agréable.

Car c'est le récit qui m'a vraiment intéressé. Et on y apprend vraiment beaucoup, beaucoup. Tout un pan, toute une génération d'amateurs de BD, d'auteurs, d'éditeurs, de collectionneurs, que j'ignorais presque totalement. Je réalise ainsi qu'avant la bande à Menu, Trondheim et Sfar que formait l'Association, il y avait déjà la bande à Cestac et Robial qui formait Futuropolis. J'ai découvert à quel point les choses ont commencé de manière presque amateur pour ce qui allait devenir une grande maison d'édition, grande au sens du respect qu'elle impose de nos jours. J'ai découvert les innombrables bidouilles, anecdotes, personnages, moments forts, moments de bonheur et de déception de ce qui semble n'avoir été qu'une grande bande de passionnés débrouillards et volontaires.
La centaine de pages de cet album se révèle très dense. On y apprend énormément de choses. De quoi passionner ou du moins grandement instruire les jeunes amateurs de BD et de quoi rappeler sans doute d'excellents souvenirs aux plus vieux amateurs qui ont connu cette période.

Bref, même si je n'en apprécie pas tout, notamment pas le dessin, et même si sur la longueur et le flot d'informations j'ai un peu fini par décrocher, cette BD est vraiment à lire pour tout amateur de BD désireux de s'informer et de découvrir toute une époque où la passion de la BD se forgeait à force de conviction.

Nom série  Lizard Johnny  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le graphisme de cette BD détonne vraiment. Très inspiré des clips des Gorillaz, dont on retrouve d'ailleurs certains éléments visuels et narratifs au cours de la BD, il est maîtrisé, fun et très coloré. Ambiance 70s, couleurs flashy, persos cools... L'auteur fait une grande utilisation de l'informatique, des insertions d'images et d'une esthétique de designer de pub ou de pochette de disque. C'est réussi et assez amusant à regarder comme à lire.

Par contre, je ne suis pas convaincu par le scénario. Il présente dans un décor space-opera le road trip de deux loosers un peu shootés qui voyagent dans leur van-spatial pourri pour surfer sur l'onde d'une nova. Ces deux derniers vont jouer le rôle de corniauds car deux escrocs vont leur faire passer la douane en douce avec un oeuf mystérieux. S'ensuit course-poursuite pour récupérer l'oeuf, naufrage sur une planète où les indigènes les prennent pour des dieux, etc. Pas très novateur et pas très passionnant.

Et surtout, ce gros album que forme le tome 1 se termine finalement à la page 36 seulement, laissant ensuite la place à de nombreuses pages d'illustrations, sympas peut-être mais ce ne sont que des illustrations. 36 pages seulement, ça fait mal quand on croit payer une BD complète au prix tout à fait conséquent de 13€.

Nom série  Green Lantern versus Aliens  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ma curiosité a été tellement attisée par un tel titre, Green Lantern vs Aliens, que j'ai bondi sur la lecture de cet album.
Qu'est-ce que cela pouvait bien donner ?
Eh bien... Bof bof... Du comics de pur divertissement mais très convenu et pas terrible au final.

Le dessin est bon et maîtrisé. C'est un pro du comics moderne qui est au pinceau et ça se voit tant dans le trait que dans les couleurs. Seul reproche éventuel, outre l'évident manque d'âme et d'originalité, le fait que les aliens ne sont guère angoissants dessinés ainsi : ils font juste grosses bébêtes bourrines.

Quant au récit, il n'arrive pas à passer outre ce que je voyais comme une impossibilité. Comment en effet donner de l'intérêt à un affrontement entre un humain aux pouvoirs extra-terrestres quasi infinis et une bande de créatures très dangereuses mais capables finalement "uniquement" de mordre, griffer et lancer de l'acide, bref pas de quoi effrayer un collègue de Superman ?... Alors, le scénariste tente quelques astuces, le fait que les Green Lantern se refusent à exterminer les méchants aliens, le fait que "oh, pas de chance !" la bague du Green Lantern lui glisse du doigt et qu'il est du coup privé de ses pouvoirs "ah, c'est ballot !". Mais rien n'est crédible et ce n'est vraiment, mais vraiment pas passionnant.
Et surtout, les Aliens n'y sont qu'une meute de grosses bêtes brutales, sans rien de l'aspect angoissant qui fait la force de leur concept.

De la pure BD d'action qui ne fait rien d'autre que de jouer sur son affiche racoleuse de mettre en scène un super-héros confronté à des Aliens mais manque complètement l'essai scénaristiquement parlant.

Nom série  Muo Wang - Les éveillés  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD se distingue par un dessin qui n'est pas mauvais du tout. Du moins en ce qui concerne les personnages et les bâtiments qui sont bien. Car par contre, je n'aime pas du tout le dessin de tout ce qui est naturel (arbres, décors montagneux, autres types de décors, etc.) où le dessinateur change d'encrage et où on sent qu'il maîtrise vraiment moins. Mais le tout est rattrapé par une colorisation, informatique, que je trouve très réussie.

C'est donc le dessin qui m'a amené à lire cette BD et j'y ai découvert un récit assez divertissant. C'est un mélange de fantasy, pour l'ambiance médiévale fantastique et quelques créatures, et de SF pour le concept : des personnages issus de toutes les civilisations de la Terre médiévale ou antique se réveillent dans un lieu étrange, une forteresse inconnue où ils doivent endurer sans savoir pourquoi le siège d'une armée mystérieuse. Chinois, Huns, Indiens, Amérindiens, Celtes, Romains, Arabes, etc... Que font-ils là ? Quel est ce lieu ? Que peuvent-ils y faire ? Voilà les questions classiques mais efficaces qui parsèment ce récit.
Malgré quelques petites facilités ou clichés, malgré quelques imperfections (je pense notamment à un moment de narration ratée quand le cuisinier découvre "comme par hasard" l'ouverture du passage secret), c'est une histoire assez prenante ou du moins divertissante.
A suivre car nous n'avons là que l'introduction et que tout peut s'effondrer rapidement, mais peut-être avons-nous là une série intéressante en devenir.

Nom série  Oscar  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Profitant de la parution du tome 6, Dupuis a décidé de reclasser la série Oscar dans sa nouvelle collection Punaise destinée aux lecteurs de 6 à 9 ans et de rééditer les tomes plus anciens. Grand bien leur en fasse car Oscar est une série sympathique qui y trouve tout à fait sa place.

Christian Durieux est au dessin. Son trait va évoluer au fil des tomes. D'un style au départ très approchant de celui de Dupuy-Berbérian -qui est devenu un classique désormais-, il va prendre de la personnalité, s'arrondir et l'encrage s'épaissir au fil des albums. J'avoue garder une meilleure sensibilité pour les premiers albums et leurs personnages aux aspects un petit peu moins caricaturaux et plus différenciés. Mais le dessin reste maîtrisé et sympathique de bout en bout.

Le scénario m'a surtout plu par l'originalité et le tempérament des personnages. Le couple Karthoum-Oscar est rafraîchissant et plaisant. Oscar est un gosse des rues volontaire, ayant fugué son internat, gentil mais menteur, disposant d'une imagination débordante lui permettant d'inventer de nouveaux bobards et de nouvelles histoires en permanence. Quant à Karthoum, c'est un SDF d'origine probablement Algérienne, doux et débrouillard, bien décidé à aider son jeune ami et protégé.
Les autres personnages sont également souvent bien trouvés et attachants. Je regrette cependant l'aspect caricatural et superficiel que prennent certains personnages comme Mlle Elise dans les tomes plus récents.
Les aventures qu'ils vivent ne sont pas très originales mais elles sont suffisamment bien construites et avec juste ce qu'il faut de complexité et de réalisme pour intéresser aussi bien le lecteur adulte qu'enfantin. En outre, chaque album permet de découvrir quelques-unes des nouvelles histoires rocambolesques imaginées par Oscar pour se sortir de tel ou tel mauvais pas.

Sympathique et parfois touchante, voilà ce que je pense de cette série qui plaira peut-être un peu plus aux enfants qu'aux adultes mais qui se lit tout de même avec plaisir.

Nom série  Le Pavillon de l'aile ouest  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Dès le premier coup d'oeil, on s'en rend compte : le dessin de ce manhua est excellent.
Guo Guo a fait des études d'art et est spécialisée dans les dessins de costumes. Cela se voit aussitôt : les coiffures et les costumes d'époque ou imaginaires sont superbes dans les planches du Pavillon de l'aile ouest. Fins, détaillés, maîtrisés, illustrations en pleine page tout comme dessins des cases standards sont tous aussi réussis. Et les décors ne sont pas en reste non plus, représentant la Chine médiévale avec brio. Seuls les mains et les visages des personnages, dans une veine shojo assez classique, sont un peu moins réussis, plus simples et pas toujours très expressifs.
A ce très bon dessin s'ajoute une excellente colorisation. J'aime beaucoup les teintes de couleurs choisies par la dessinatrice, elles sont maîtrisées et donnent une vraie âme et une vraie beauté aux planches.
Bref, c'est beau, voire très beau !

A côté de cela, le scénario est un petit cran en dessous mais tout à fait correct. Adaptation d'un récit ancien, c'est une histoire d'amour dans la Chine médiévale entre une jeune aristocrate et un jeune homme de bonne famille et lettré mais plus ou moins vagabond. Le récit est classique mais bien raconté. Il est ainsi plaisant même s'il manque un peu d'originalité. Il propose un cadre historique en outre relativement intéressant.
Tout serait parfait sans une fin que j'ai trouvée très abrupte : en réalité, la toute dernière planche m'a véritablement surpris par sa brièveté. J'aurais aimé la voir s'étendre sur au grand minimum une dizaine de pages supplémentaires. Au lieu de ça, elle apporte une vraie fin au récit, rien à dire de ce côté là, mais aussi pas mal de frustration de voir les choses se terminer aussi vite.
Heureusement, les quelques très belles illustrations de fin d'album permettent, avec un peu d'imagination, de se faire une petite idée des évènements qui peuvent suivre ce dénouement.

Un récit classique, à l'ancienne, superbement mis en images et en couleurs, une belle découverte de la Chine médiévale et romantique.

Nom série  Strangers in Paradise  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait longtemps que je tournais autour de cette série, en ayant beaucoup entendu parler mais n'ayant jamais eu le courage de l'acheter de peur d'être déçu. J'ai finalement eu l'occasion de lire la quasi intégrale des tomes parus à ce jour et... je ne suis pas convaincu.

Le premier tome part sur une base assez légère, celle d'un couple d'amies et de leurs petites aventures amoureuses. Elle permet de mettre en scène les personnages, la gentille Francine et la très énergique Katchoo. Mais ce seul tome ne m'a guère enthousiasmé car je ne trouvais pas l'humour très drôle.
Les choses changent dès le second tome car la comédie légère laisse une large place à une intrigue un peu plus policière, avec des vraies méchantes n'hésitant pas à torturer et tuer pour atteindre ces deux filles qu'on croyait vivre une vie insouciante.
Puis ensuite, à partir du 4e tome, les histoires alternent simples relations entre les deux héroïnes et leurs proches, souvenirs de jeunesse parfois difficiles, visions de vies futures assez mélancoliques et encore un peu d'intrigues policières.

Malgré un dessin tout à fait sympathique, tout cela ne m'a pas très convaincu pour différentes raisons.
D'abord parce que je n'accroche que moyennement à l'humour. Je n'ai que peu souri hormis dans le second ou troisième tome, je crois, où j'ai éclaté de rire devant la bouille que fait Francine sur le plateau de tournage où elle est sensée faire LE look de la publicité.
Ensuite parce que je sature assez vite de l'insistance de l'auteur à représenter les femmes comme étant toutes fières, indépendantes voire autoritaires et les hommes comme étant soit des cons saturés d'hormones, soit, quand ils ont de la chance, de gentils êtres sensibles, poétiques mais effacés et soumis qui, seulement sous cette condition, ont le droit d'approcher le couple Francine-Katchoo.
Et finalement, en terme de BD racontant les relations entre deux amies dont l'une est plus ou moins lesbienne tout en mélangeant histoires du quotidien et un peu d'aventures, j'ai trouvé la série Locas nettement plus originale et intéressante. A côté de cela, je me suis un peu ennuyé à lire Strangers in Paradise et je n'ai pas trouvé les personnages très attachants.

A lire pour le divertissement et un peu pour le sourire, mais je ne suis pas fan.

Nom série  Earl & Mooch  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parue à partir de 1994, cette série est dans la pure ligne des comics strips américains. Publié en quotidien, un strip par jour et un épisode un peu plus gros le dimanche, elle prend pour thèmes deux personnages à la fois classiques et atypiques.

L'originalité tient en effet dans la relation entre Earl et Mooch. Ce sont un jeune chien et un jeune chat, tous deux domestiques et voisins dans la vie. Mais là où on pourrait s'attendre à les voir soit s'affronter en permanence comme chien et chat, soit s'entendre comme larrons en foire comme dans certaines BDs d'humour, leur relation est ici un peu plus ambiguë. Après une première rencontre un peu froide, ces deux-là se sont en effet rendus compte qu'ils partageaient bien des points communs, leur vision du monde, leurs ambitions (manger et dormir) et leur façon de penser. C'est donc en pure amitié qu'ils se fréquentent, même s'ils gardent chacun leur caractère félin et canin qui les opposent par-ci par-là.

Leurs petites aventures du quotidien sont illustrées par un dessin que j'aime bien. Plein de personnalité, il est à la fois simple et dynamique. Il offre en outre des bouilles assez réussies et expressives aux deux héros animaux.
Les gags sont eux aussi assez simples. On se place là dans le cadre typique des gags sur les chiens et chats domestiques. A cela s'ajoute une petite part de tendresse et de poésie qui rappellent par moment une série aussi bonne que Calvin et Hobbes. Force m'est d'avouer cependant que nous ne sommes pas là au même niveau d'humour. Le sourire est fréquent mais le vrai rire est rare. Certains gags sont en outre assez répétitifs (chez le boucher notamment).

Une série de comics strips sympa et assez tendre qui plaira aux amateurs du genre mais ne ressort pas vraiment du lot.

Nom série  Adam au Chromaland  posté le 30/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un jeune garçon qui se retrouve projeté dans un monde imaginaire pour le sauver d'un grand danger, voilà une intrigue qui n'a rien de bien novateur à première vue. Mais quand ce monde est d'une véritable originalité, quand le récit est raconté avec brio et humour et quand le dessin est largement à la hauteur de ses ambitions, cela donne le début d'une excellente BD. Un véritable coup de coeur en ce qui me concerne !

Imaginez un univers qui soit celui de l'imagination. Y vivent toutes les chimères imaginées un jour par les hommes vivants ou l'imaginaire des grands artistes qui perdurent dans l'esprit des vivants. Divisées en royaumes de l'imaginaire de chacun, elles se côtoient, se croisent, s'influencent. L'imaginaire de Magritte relié à ceux de Monet, de Van Gogh et d'innombrables artistes, peintres, écrivains, cinéastes, etc... Dans chacun de ces imaginaires, les décors et les êtres vivants sont à l'image des créations de leurs auteurs mais aussi de tous ceux qui les ont influencés.

Transposé en images dans Adam au Chromaland, cela donne un patchwork coloré, beau et fouillis à la fois, ensemble d'innombrables références visuelles et artistiques.
Le dessin de Di Giammarino est tout à fait à la hauteur de la tâche. Son trait fait légèrement penser à celui d'Eduardo Risso ou d'Horacio Domingues, une touche d'ambiance latine associée à une maîtrise et un trait lisse proche du comics.
La colorisation, informatique et légèrement froide à la manière d'un Beltran, offre des tons pastels très variés pour une ambiance colorée, comme le veut le nom du royaume : Chromaland.
Et au fil des pages, on s'amuse à repérer dans chaque planche toutes les clins d'oeil aux oeuvres de peintres, de sculpteurs, de cinéastes et autres écrivains. C'est d'ailleurs avec bonheur que l'on découvre en fin d'album la liste des titres et auteurs de chacune de ces références artistiques.

Quant au récit, il est à double niveau.
L'intrigue de base semble destinée à un lectorat assez jeune. Un petit garçon débrouillard et imaginatif qui va sauver le Royaume Imaginaire, rien de bien nouveau. Mais cette simple intrigue est très bien racontée permettant à un adulte de la lire sans jamais s'ennuyer.
Et le même lecteur adulte pourra ensuite profiter du second niveau de lecture, de ces très nombreuses références artistiques bien sûr mais aussi d'un véritable humour qui se dégage des planches. L'histoire ne se prend pas totalement au sérieux et les gags sont nombreux quoique discrets. J'ai notamment été plié de rire en voyant cette Madonne de peinture classique jouer les nounous avec tous les petits Jésus que les autres Saintes-Vierges du musée lui avaient laissés en garde.

Un vrai plaisir de lecture et un vrai plaisir pour les yeux. Les amateurs de peinture, d'imaginaire, d'humour et de récit d'aventure fantastique seront ravis. Et si les tomes suivants pouvaient rester sur le même niveau de qualité, nous aurions peut-être bien là un futur immanquable.
Hélas, suite aux soucis financiers des Humanos, les droits ont été rendus aux auteurs et nul ne saurait dire si la suite paraitra un jour et chez quel éditeur...

Nom série  Sombre futur  posté le 29/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est vraiment dommage pour certains dessinateurs de manhua qu'ils travaillent sans scénariste. Et cela se ressent fortement à la lecture de Sombre futur.

Zhang Xiao Yu est plutôt doué au niveau dessin. Ses planches dans Sombre futur sont moins réussies à mon goût que dans une autre de ses oeuvres comme L'Envol mais elles sont très présentables. Les décors sont un peu vides comme le permettent souvent les récits post-apocalyptiques. Mais les personnages sont bons et dynamiques. On sent que le dessinateur maîtrise son trait et cela se voit d'autant plus dans les quelques illustrations offertes en fin d'album.
Seul reproche, la plupart des scènes d'action et de combat ne bénéficient pas d'une narration graphique excellente et sont un peu confuses.

Mais c'est au niveau du scénario que le bât blesse. Il est d'un cliché accompli et semble parfois presque improvisé tant des éléments de l'intrigue apparaissent pour disparaître sans suite après coup. Il est en outre bourré d'influences, ne réussissant qu'à les reproduire sans y apporter de nouveauté.
Après quelques pages d'intro qui rappelleront fortement Akira, le récit s'engage dans une ambiance calquée sur Ken le survivant et autres Mad Max. Mise en place triviale et sans saveur, décor post-apocalyptique déjà-vu, héros agaçant beau ultra-fort et trop sûr de lui, suite de combats violents, dialogues très restreints quand ils ne sont pas idiots...
La première moitié de l'album est presque pénible tant elle est superficielle et stéréotypée. Un changement apparaît en moitié de récit avec l'apparition d'une race souterraine assez intéressante, mais cette idée est très vite abandonnée pour n'en presque rien garder. Et la fin du récit est à peine moins mauvaise que son début.

De cet auteur, préférez-lui nettement ses deux autres oeuvres, L'Envol et Au fond du rêve.

Nom série  La demeure des Gomez  posté le 28/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

J'aime beaucoup le dessin de Prado d'habitude et j'aime bien ses scénarios. J'ai donc entamé cet album avec un bon à-priori. Mais j'avoue avoir été déçu.

Déjà au niveau du dessin, il est beaucoup plus basique que ce à quoi Prado m'avait habitué. Il semble avoir cherché à uniformiser un peu son style, le trait est plus simple, plus épuré. On reconnaît toujours sa patte, sans équivoque possible, mais ses planches ont moins d'âme ici que dans d'autres de ses oeuvres que j'aime davantage. Elles n'en restent pas moins jolies et maîtrisées mais sans plus à mon goût.

Quant au scénario, Prado semble avoir trouvé une idée de récit à la manière de ses Chroniques absurdes mais on dirait qu'il l'a étirée pour la faire tenir en un album entier au lieu d'une histoire courte parmi d'autres. Résultat, au bout de quelques pages, on a vite saisi l'idée de l'intrigue et on la voir s'étaler sans tellement avancer. En outre, elle n'est ni vraiment forte ni vraiment amusante. Et le final donne un peu l'impression de tomber à plat.

La lecture reste divertissante mais sans surprise. On est loin des chefs-d'oeuvre de Prado mais c'est quand même une BD convenable.

Nom série  Le Cycle du Nautile  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Cycle du Nautile est au départ une BD qui est parue en 2004 dans le magazine bimestriel "J'aime la BD". Ce magazine est destiné à la jeunesse de 8 à 13 ans mais cette série parait viser un public légèrement plus âgé. Son dessin, ses couleurs et son sujet, entre l'aventure et le thriller, semblent en effet un peu plus adulte que les autres séries du magazine.

Le trait de Balez est très intéressant. Fluide et lâché, il a un style résolument moderne. Ses visages, à l'exception peut-être de celui de Philibert justement que je trouve un peu trop figé, sont expressifs et vivants. C'est là son véritable point fort qui donne une lecture fluide et agréable.
Cependant, je suis un peu déçu par les décors trop souvent vides ou épurés.
De même, les couleurs, même si elles rendent une certaine ambiance thriller, sont un peu ternes à mon goût. Elles peinent à faire ressortir l'exotisme des lieux visités qui sont pourtant vraiment originaux dans le domaine de la BD.

Le scénario, quant à lui, est hélas un peu trop basique et destiné à la jeunesse à mes yeux. Il ne présente en effet pas assez d'innovation pour que je puisse passer outre les nombreux clichés et les péripéties assez convenues. En outre, je trouve qu'il y a un réel soucis au niveau du rythme : certaines séquences font preuve de véritables longueurs à mes yeux.

Cela reste une série de bonne qualité mais qui aura du mal à mon avis à trouver son public entre la jeunesse à qui il semble ne s'adresser qu'à moitié et les adultes comme moi qui auront du mal à être captivés par le scénario.

Nom série  Les Années Spoutnik  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’aimais déjà bien les albums de Baru comme Quéquette blues où il mettait en scène son adolescence ou une fiction proche de celle-ci dans le nord-est de la France, dans une ambiance de cité minière et de hauts-fourneaux, de cités emplies d’ouvriers de toutes nationalités, où les jeunes vivent malgré tout leurs vies débridées de jeunes. Avec Les Années Spoutnik, nous retrouvons le même décor mais quelques années plus tôt, avec cette fois des écoliers pour héros au lieu de grands ados. Ambiance fin des années 50, Spoutnik, football, parti communiste contre curé de paroisse et batailles rangées entre bandes de gamins.

J’ai tout de suite accroché grâce à la très bonne narration de Baru et à son dessin fluide. Qui plus est, les couleurs sont ici excellentes.

Après un premier tome un peu trop vite lu, les albums se font plus denses. Chaque tome forme plus ou moins une histoire complète et j’ai une préférence pour les 3e et 4e.
Les histoires sont simples mais prenantes, l’ambiance est réussie, les jeunes héros sont attachants. Et la représentation de ce décor ouvrier de l’époque est vraiment bonne, intéressante tout en étant touchante et captivante à la fois.

Lecture très agréable que je vous conseille.

Nom série  Das Reich  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime les uchronies et Das Reich en est une. Cependant, l’aspect uchronique n’est que peu exploité, se contentant de nous présenter une Terre sous entière domination de l’Axe et des Nazis où des prisonniers déportés vont s’évader de prison et tenter la fuite en avant sans trop savoir vers où aller.

Le dessin de cette BD est bon. Réaliste, ses couleurs et son trait, notamment celui des personnages, me font parfois penser à un mélange approchant un peu Bourgeon et Cothias. Sans égaler la maîtrise de ces deux là, le dessinateur s’en sort très bien et nous offre du bon boulot.

Le postulat de base de cette uchronie est assez classique dans ce domaine de la SF : la fin de la seconde guerre mondiale a eu lieu différemment, ici les Allemands avaient une longueur d’avance technologiquement sur les USA et ont commencé à utiliser la bombe atomique avant eux. Résultat : la Terre entière ploie sous le joug de l’Axe. Les villes sont renommées au nom de notables et militaires nazis, les pays sont effacés et remplacés par de simples régions du grand Reich, et les militaires, SS et Gestapo rôdent partout comme si, des dizaines d’années après la victoire, la guerre n’était pas terminée. Personnellement, je trouve cette vision uchronique un peu trop simple, trop superficielle, pas assez approfondie. Rien à voir avec celle tout en finesse du Maître du Haut Château de P.K. Dick qui se base pourtant sur le même postulat d’une victoire de l’Axe. Pas de background diplomatique, d’évolution complexe de l’histoire, tout semble trop lisse, trop simple, trop manichéen.

Le récit n’en est pas moins plaisant quoique sans grande surprise. A l’évasion puis à la fuite des héros s’ajoute quand même un mystère puisque le jeune Jo semble nettement plus surveillé et connu que le lecteur ne semblait pouvoir l’envisager.
Hélas, la série restera inachevée, laissant un véritable goût d’incomplet au lecteur abandonné en plan au bout de 2 tomes alors que le mystère autour du jeune héros est encore total.
J’aurais aimé voir la suite pour voir si la série gagnait en profondeur et originalité, et si l’uchronie prenait davantage forme.

Nom série  Otello de Giuseppe Verdi  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Voilà une BD qui ne payait pas de mine : couverture façon vieille BD historico-éducative, éditeur RTL inconnu à mon bataillon et crainte de ma part de lire une adaptation médiocre d’un opéra/livre célèbre. Mais sans que cette BD soit un chef-d’œuvre, sa lecture fut finalement une belle et une bonne surprise.

Ce fut d’abord et surtout grâce au dessin qui est superbe. Dans un style proche des gravures anciennes, il offre des planches impressionnantes. Certaines cases offrent des perspectives qui rappellent à la fois des gravures de Veronese et certaines planches de Schuiten. Seul défaut, mais il s’estompe au fil des pages, les personnages ont des poses un peu trop théâtrales, pas crédibles, ça manque de vie et de dynamisme. Mais comme c’est visiblement voulu pour rappeler l’opéra correspondant, ce n’est pas un vrai reproche.
Bref, c’est beau à regarder. Il est juste dommage que les couleurs ne soient pas vraiment au niveau du graphisme.

Quant au récit, il n’est pas mauvais. Je ne connaissais ni la pièce de Shakespeare ni l’opéra de Verdi qui est adapté ici mais j’ai l’impression que l’adaptation est bonne et le passage à la BD fluide et réussi. Il manque juste à mon sens la profondeur de la tragédie, la mise en ambiance, la force des sentiments. La réaction tragique d’Otello en fin de récit paraît notamment un peu démesurée et c’est bien dommage puisque c’est justement tout l’objectif du récit d’amener à ce final là.
Je suis cependant heureux d’avoir pu découvrir ce récit par le biais de cette BD au graphisme de très grande qualité et à l’adaptation réussie. Je sais maintenant enfin qui sont Otello, Iago, Desdémone et Cassio. Et je serais heureux de pouvoir la relire en écoutant simultanément l’opéra de Verdi.

Nom série  Yoman  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Yoman n’est pas le genre de BD que je pensais apprécier notamment du fait du rejet que j’éprouve de l’univers banlieue-rap. Mais une chose a collé tout de suite pour moi quand j’ai entamé ma lecture : le dessin. J’aime bien le style lâché et dynamique de Monsieur B. Ses planches ne sont pas très esthétiques à mes yeux mais je les trouve sympa, fluides à lire, bien composées, bien mises en page, bref efficaces et assez jolies malgré tout. Et j’aime bien la colorisation également.

Concernant l’humour, les gags de fin de page ne m’ont quasiment jamais fait rire. Pas cool pour une BD humoristique. Malgré cela, j’ai trouvé que l’ensemble possédait une assez bonne ambiance et que les personnages, alors que je craignais de les trouver antipathiques, m’ont parus finalement bien sympathiques. Tant et si bien que j’ai lu cette BD sans déplaisir, avec le sourire même.

Nom série  Déconfiture au petit déjeuner  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été surpris de découvrir que cette BD était parue dans les années 80 car Binet y fait preuve d’une audace graphique que je croyais beaucoup plus récente. Les histoires courtes qui composent cet album sont en effet dessinées dans trois styles différents. L’histoire chapeau dont les pages uniques entrecoupent successivement les autres récits est faite dans le style habituel de Binet, le style de "les bidochons". Un tiers des autres est dans un style au trait assez proche mais à la colorisation en pastels noir et blanc sombre et grumeleuse. Et les deux autres tiers sont dans un style très personnel, beaucoup plus lâché mais également très expressif. J’aime bien ce dernier dessin que je trouve original et assez fort même si je le trouve un peu trop glauque à mon goût.

Et glauques, ces histoires courtes le sont, parfois un peu trop car elles en oublient quelques fois d’être drôles. L’ambiance et la thématique des récits m’ont un peu fait penser aux « idées noires » de Franquin. Cependant, je n’ai pas été totalement convaincu car je n’ai pas été tellement accroché par ces récits. J’en ai trouvé certains un peu vains, mais surtout j’ai trouvé qu’assez peu d’entre eux étaient drôles.

Ca reste cependant de bonnes petites histoires noires, bien racontées et joliment dessinées.

Nom série  Fabien M.  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai un avis un peu mitigé sur cette série. Elle dispose de qualités mais son scénario ne m’a pas captivé.

Son dessin est bon. Les décors du tout début 20e siècle sont sympathiques. Les personnages sont relativement réussis même si je n’aime pas toujours leurs visages au niveau de la mâchoire et de la bouche. Mais je trouve le tout un peu trop lisse, trop propre. Sensés représenter les bas-fonds français dans les années 1900, je trouve qu’ils manquent un peu de vie et d’authenticité. Et les scènes marines à partir du 3e tome ne m’ont pas non plus tellement convaincu, je trouve les bateaux manquent également de réalisme.
Et pour finir, je n’aime pas trop non plus la colorisation. Elle est techniquement maîtrisée et bien faite mais les palettes chromatiques de chaque planche me plaisent très rarement. J’ai noté par exemple une envie de l’auteur de mettre régulièrement du rouge qui se marie souvent mal avec les autres couleurs qu’il a choisies.

Quant au scénario, après un premier tome qui m’a plutôt ennuyé, il prend de la consistance à partir du second tome et se lance pour de bon dans son intrigue. Cependant, une histoire de société secrète autour de 1900, ça devient vraiment trop cliché pour moi, et je n’ai pas accroché. Je ne trouve pas le héros très attachant, pas plus que son frère inutile et pesant la majorité du temps. Et son association avec la jolie brune et son malin d’oncle m’a parue artificielle.
Les récits sont cependant bien menés, bien racontés malgré quelques petites facilités scénaristiques. Chaque tome forme une bonne histoire d’aventure policière dans une ambiance 1900 qui n’est pas mauvaise.

Même si cette série est de bonne qualité, elle ne m’a donc pas vraiment charmé. Mais elle reste une bonne lecture de divertissement.

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