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Nom série  A l'ombre des coquillages  posté le 06/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'ombre des coquillages est la 2e BD de Roosevelt que je lis et une fois de plus, je les lis dans l'ordre inverse de leur parution. Juanalberto, Vi et Ian sont les héros de L'Horloge et de La table de Vénus, tandis que A l'ombre des coquillages revient sur ses personnages pour leur laisser raconter leur passé, comme de vieux amis qui se reposent après l'aventure et prennent le temps de revenir sur leur jeunesse et ce qui les a amenés à croiser la route des autres personnages.

Le récit est scindé en trois sous-ensembles, les histoires de chaque personnages s'alternent par chapitres successifs. Chacun de ses sous-récits est présenté de manière légèrement différente. Leurs dessins sont proches mais subtilement distincts : l'encrage des chapitres de Juanalberto est fin et sans colorisation, les planches des chapitres de Vi sont colorées à l'encre grise et noire, et les pages des chapitres de Ian se distinguent par leur encrage plus gras et leurs décors plus épurés. De même, les histoires de chacun diffèrent dans leurs traitements et leurs thématiques.

A vrai dire, le scénario de cette BD est assez difficile à cerner. L'idée globale est simple puisqu'il s'agit juste de raconter les jeunesses des 3 héros. Mais chacune de ces histoires s'appréhende de manière mitigée. Si je devais les caractériser, je dirais que le récit de Juanalberto est léger, introspectif et contemplatif, celui de Vi un peu plus entremêlé de moments agréables et de tristes sentiments, et pour finir celui de Ian est plus noir et plus matérialiste. D'ailleurs, en cela, l'encrage et le style des dessins se rapprochent finalement beaucoup du ressenti des histoires.

Chacun de ces récits est relativement intéressant en lui-même. Les thèmes abordés sont plus ou moins proches de questions philosophiques sur la vie et de réflexions sur l'art, la littérature et la peinture. Ces deux dernières thématiques sont celles qu'on retrouve souvent dans les oeuvres de Roosevelt, lui-même peintre et écrivain de BD donc à même de s'interroger sur le sujet.

Mais le défaut principal de cette BD à mes yeux est le manque d'un réel liant, de quelque chose qui captive le lecteur et lui donne envie de poursuivre sa lecture. On voit difficilement où chaque récit veut nous mener et on voit mal le lien entre chacun. Au final, il apparait que ce sont surtout les thématiques sur l'art et sur la rencontre entre les gens qui vont rapprocher chaque récit et faire en sorte que les personnages se rencontrent dans les derniers chapitres. Mais jamais rien de concret ne se forme, rien qui permette de vraiment lier le tout et de comprendre sans ambiguité l'interêt de chaque portion de ces jeunesses qui nous sont narrées. Il faut donc se contenter de la poésie, du léger onirisme et de la philosophie du récit, et cela même si cette philosophie continue à m'échapper un peu en tant que lecteur.
En clair, je n'ai pas su saisir véritablement le contenu de cette BD. Ma lecture ne fut donc pas désagréable mais alternée de quelques phases d'ennui malgré tout, d'autant plus vers la fin qui devient un peu trop bavarde à mes yeux.

Sur une thématique proche, j'estime que Derfal le magnifique, du même auteur, est plus abouti et plus plaisant à lire.

Nom série  Taxi girl  posté le 05/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série d'humour dont je ne suis pas un grand fan mais qui se lit sans déplaisir.

Au dessin, on reconnait un peu le style de Laudec pour sa série la plus connue, Cédric, mais le tout présenté sous un aspect nettement plus réaliste. Ce n'est pas moche du tout, presque trop travaillé et trop réaliste pour une BD à l'humour aussi moyen. C'est ce dessin qui est le point fort de la série à mon avis car c'est lui qui la rend plaisante à regarder, et qui nous offre au passage une héroïne assez mignonne convenons-en.

Au niveau du scénario, cependant, on reconnait très vite la patte de Cauvin. Les gags ne sont pas nuls, ils sont juste assez peu drôles. Il y a un bref interêt en début de lecture du fait de lire les aventures quotidiennes d'une femme taxi, ce qui est assez original. Mais assez vite, on retrouve des trames de gags assez similaires et jamais rien qui fasse vraiment éclater de rire.

Pas une grande réussite mais pas une BD désagréable pour autant même si je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Shooting star  posté le 04/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD se révèle être une biographie de Marylin Monroe racontée sous la forme de nombreux petits épisodes de sa vie, racontés de manière pas forcément chronologiques.

Au dessin, Kas me déçoit quand je compare le résultat à celui de Halloween Blues. Oh, ce n'est pas moche. C'est même techniquement réussi, un dessin réaliste, des couleurs directes de belle qualité, le tout donnant un aspect de peinture réaliste et travaillée aux planches. Mais l'apparence globale n'en parait pas moins désuette à mes yeux, avec des personnages trop réalistes et trop figés. En outre, les personnages ne sont pas excellents, notamment Marylin elle-même qui ne dégage pas la beauté qu'elle dégageait autrement à l'écran et dont le visage ressemble plus à celui de Sharon Stone à mes yeux qu'à celui de la vraie Marylin.

Ceci dit, c'est davantage la narration qui m'a déplu dans cet album. On ne suit la vie de Marylin que par petites touches, petites anecdotes et moments de sa vie. Les sauts temporels sont légions, presque à chaque page. Et loin de suivre la chronologie, le récit évolue en avant et en arrière à loisir dans le temps sans que j'ai su y trouver un vrai fil narratif. Je n'ai accroché à aucune scénette, pas su faire ressortir de cet ensemble de moments de la vie de Marylin ce qui a vraiment fait sa vie et mené de son succès à sa déchénce. Ce sont le plus souvent de simples constats, des moments pris sur le fait sans qu'on voit bien leur interêt dans la trame globale. et surtout cette narration aléatoire dans le temps n'arrange rien du tout.

Bref, voilà à mes yeux une biographie qui ne m'a pas appris grand chose tant le tout m'a paru confus et qui n'est pas particulièrement agréable à lire.

Nom série  Derfal le magnifique  posté le 03/05/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Derfal le Magnifique" est la première BD de Roosevelt que je lis, mais elle me donne nettement envie de lire le reste de son oeuvre un peu à part.

Cette BD est un petit album (de 72 pages quand même) sous une couverture souple et dans un format proche de l'Italienne. De belle facture, l'album paru chez la Boite à Bulles bénéficie d'un prix assez réduit comparé à sa qualité physique. Reste à savoir si le contenu vaut le coup, et pour moi ce fut le cas, oui.

Le dessin est en noir et blanc et très plaisant à lire et à regarder. Le trait est léger et souple, les personnages et décors sont simples tout en étant originaux et réussis.
Quand on entame cette BD, on a véritablement l'impression de découvrir ce qui ressemblerait à un scénario de Benoit Peeters mis en image par Moebius. Roosevelt n'a bien sûr pas l'incroyable maîtrise technique de Moebius mais leurs styles s'apparentent pour le bonheur des yeux et le plaisir du lecteur. C'est donc un dessin que je trouve joli et surtout propre à entraîner le lecteur dans un monde mêlant la science-fiction, le conte et le monde réel.

Et effectivement, je trouve que le scénario de ce récit rappelle la structure de certains récits de la série Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. La majorité du récit se passe de dialogues, le tout étant présenté par un narrateur, le héros lui-même, un peu distant avec sa propre vie qu'il raconte. Avec lui, nous allons découvrir tout d'abord son propre monde, à la fois proche et différent du nôtre, puis voyager vers une autre civilisation, la Blanquie, encore une fois très proche et très différente de notre propre monde. Loin de nous présenter les évènements et les lieux de manière distante, le récit réussit dès le début à nous attacher au personnage principal et à sa passion pour un auteur littéraire : Derfal. C'est cette passion, la passion d'une vie, qui va diriger toute l'existence du narrateur, l'amener à quitter son pays et adopter le style de vie et la langue d'un pays totalement éloigné du sien.
A travers ce récit, c'est une reflexion sur la vie, sur l'art, sur la façon dont sont ressenties les oeuvres d'art, et sur la manière dont un homme doit appréhender sa vie en fonction de ses passions. Mais cette reflexion reste toujours sur le ton de la légèreté, de la poésie, sans jamais sombrer dans la prise de tête morose.

C'est beau, c'est intelligent, c'est poétique, c'est agréable à lire.
Une vraie découverte pour moi, et je vais m'empresser de lire La table de Vénus et d'autres oeuvres de Roosevelt.

Nom série  Super Coincoin  posté le 28/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ayant feuilleté Super Coin Coin et avec un tel titre, je m'attendais à une BD à base de super-héros et d'humour, quelque chose de frais et léger. Là a été mon erreur, je pense, car cette série est nettement plus noire et glauque que je m'y attendais.
Globalement, je n'ai pas apprécié cette BD tant au niveau du dessin que du scénario. Peut-être une histoire de goût personnel.

Au niveau graphique, je trouve le dessin moyen mais aussi inégal. Globalement le style est assez agréable et la lecture plaisante. Mais la plupart des planches et des cases ont un petit arrière-goût d'amateurisme dans les personnages et décors. Cela se caractérise à mes yeux par un manque de profondeur, de perspective, mais aussi des compositions et positionnement des personnages et objets de décor assez médiocres.
En outre, même si j'apprécie l'encrage fort et contrasté du personnage Super Coin Coin lui-même, les autres personnages et décors bénéficient pour leur part d'un encrage un peu différent, plus hésitant, presque brouillon. Cela retire une part d'esthétisme aux planches à mes yeux.
Et pour finir, je n'aime pas les couleurs. Le tome 1 permet de voir un dessin de Vincent Rioult en noir et blanc, et sincèrement je trouve que son dessin s'accomode bien mieux ainsi qu'avec les couleurs assez criardes de Super Coin Coin.

Concernant le scénario, j'aime bien l'idée de départ d'un petit patron de start-up qui se réincarne en super-héros tout en muscle quand il s'endort. Cela donne lieu à certaines planches assez amusantes comme par exemple celle où, allongé devant sa télé, Thibaud s'endort par intermittence, laissant apparaitre par intermittence un Super Coin Coin qui regarde la télé.
Car oui, c'est la partie humoristique de cette BD qui m'a le plus accroché. Hélas, l'humour est trop peu présent pour moi et laisse dès le départ la place à la tragédie, à une intrigue noire et glauque.

Dans le premier tome, l'auteur base son récit sur les drames causés par un Super Coin Coin trop extrême, trop violent. Passée une découverte un peu trop rapide par Thibaud du fait qu'il peut se transformer en super-héros dans son sommeil, tout est ensuite basé sur son dégoût d'incarner un être en réalité meurtrier. La violence me parait exagérée pour accentuer l'aspect ambigüe du super-héros, comme une tentative artificielle de ne surtout pas faire de la BD légère mais au contraire une BD "pour faire réfléchir le lecteur". Mais le récit peine à me faire ressentir cet aspect dramatique.

Le tome 2 repart sur la même veine tragédique, oubliant presque totalement l'aspect humoristique du récit. Ce seront des tortures psychologiques du super-héros qui ne différencie plus la réalité de son rêve. Ce seront des noires chimères qui feront causer à Super Coin Coin de nouveaux drames dans son entourage. Une nouvelle donne apparaitra avec l'explication des origines de Super Coin Coin, mais encore une fois le tout est traité sur le ton dramatique avec un héros torturé de manière trop artificielle à mes yeux.

Au final, une série de super-héros tourmenté dont les aventures sont bien trop restreintes pour captiver et dont l'aspect tragédique me semble artificiel et inutilement accentué. Il faut aimer ce genre de récit noir et légèrement ambigüe.

Nom série  La Bête qui mangeait tout le monde  posté le 27/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est un récit absurde et humoristique ayant pour cadre un village dans lequel un tigre mangeur d'hommes rôde et mange tout le monde. Dans cette histoire, les voitures ont un cheval dans le moteur et les tigres sont tourmentés par les gens qu'ils ont mangés et qui restent en vie dans leur ventre où ils bavardent intempestivement.

Le dessin de Sylain-Moizie ressemble à mes yeux au style de Reiser à la différence près qu'il y ajoute une "colorisation" à l'aquarelle noire et grise qui n'est pas moche. Mais quoiqu'on en dise, on ne peut pas dire que le style Reiser soit très joli en lui-même, relativement efficace peut-être mais pas très joli.

En entamant les premières pages de cette BD, j'ai plutôt accroché aux personnages et à l'humour. Le côté absurde et les dialogues simples mais percutants amènent facilement le sourire et le rire. La relation entre le héros (Machin) et son cheval (Maurice) est sans doute ce qui m'a fait le plus rire dans cet album.
Cependant, même si le récit est assez amusant, je trouve qu'il s'essouffle assez vite. La surprise du début laisse assez vite la place à l'action et aux péripéties pas très passionnantes ensuite. Les sourires demeurent mais se font un peu plus rares. On ne retrouve plus l'originalité des premières pages.

Un récit amusant mais qui, je l'avoue, ne m'a pas tellement captivé.

Nom série  Un Automne à Hànôi  posté le 26/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une BD qui ne paie pas de mine et surprend quand on la feuillète par son aspect original. Mais au final ce fut une bien agréable surprise pour moi.

Un automne à Hànôi est graphiquement étonnant. Hormis quelques pages comprenant une unique image, la majorité des planches sont composées d'une grande case aux contours arrondis subdivisée en un morpion de 9 petites cases. Ces dernières se présentent ensuite soit sous la forme d'une suite d'images narratives comme dans une BD standard, soit comme des successions d'images comme autant de points de vue ou de clichés d'un endroit, ou encore sous d'autres formes et compositions assez originales. Et par moment, l'une de ces petites cases est emplie uniquement d'un texte narratif s'intégrant très bien dans le suivi visuel.
Il semble que cet aspect visuel soit inspiré de l'art Vietnamien, peut-être des laques. En tous les cas, c'est une mise en page originale et réussie.
Le dessin pour sa part est bon et surtout excellemment rehaussé par des couleurs fortes et de toute beauté.
C'est donc un album très joli et graphiquement original tout en étant agréable à lire.

Mais que contient-il ensuite ?
Un carnet de voyage lui-même présenté sous une forme inusitée. Plutôt qu'un suivi chronologique d'un séjour au Vietnam, la BD est composée de courts chapitres, parfois une unique planche, présentant ce séjour sous la forme d'anecdotes, de présentations de lieux, de discussions, d'histoires qui ont été racontées à l'auteur. Ces anecdotes sont parfois amusantes, parfois fortes, parfois même cruelles, mais toutes ou presque sont très justes et pleines d'une ambiance qui permet de se sentir vraiment transporté.

Seul véritable défaut de cet album, il m'a semblé trop court : moins de 40 pages sans compter les croquis en fin d'album. Outre le fait que j'aurais vraiment eu envie d'en lire plus, cela rend l'album un peu cher.
Néanmoins, je vous en conseille, si ce n'est l'achat, au moins la lecture.

Nom série  Les Essuie-glaces  posté le 25/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jusqu'à présent, aucune oeuvre de Baudoin ne m'a intéressé ni charmé : autant dire si j'ai lu les essuie-glaces à reculons. Mais finalement, c'est peut-être bien la BD de cet auteur qui m'a le plus plu pour le moment.

Là où certains crient au génie concernant le dessin de Baudoin, je le dis tout net : moi je n'aime pas. Ce n'est pas mon genre de dessin du tout. Hormis les décors qui ne sont pas mauvais, ce sont surtout les visages des personnages que je trouve moyens. Mais par dessus tout, c'est l'encrage de Baudoin que je n'aime pas, pas du tout. D'où le fait que je n'ai accroché graphiquement à aucune des BDs de lui que j'ai lue puisqu'elles étaient toutes en noir et blanc et donc avec cet encrage noir omniprésent.
Mais les essuie-glaces est en couleurs et ça change tout pour moi. Ces couleurs me réconcilient vraiment avec l'aspect visuel de cette BD car je les trouve très réussies. Dans des tons bleu et neige, peintes à la gouache semble-t-il, elles donnent une ambiance froide mais très belle à ces planches.

De son côté, l'histoire de cet album est difficile à cerner comme souvent chez Baudoin. Les essuie-glaces est sensé former la conclusion d'un tryptique avec Les yeux dans le mur et Le Chant des baleines, mais je n'ai pas lu les 2 autres donc ne peut pas voir le lien qui pourraient exister entre ces 3 albums.
Après une introduction onirique, la trame de base de cet album est le récit du dernier voyage de Baudoin au coeur du Québec après y avoir séjourné durant 3 ans et s'y être fait quelques amis. Mais la narration part en nombreuses digressions comme suivant le fil des pensées de l'auteur. Et en parrallèle au récit, des textes de bas de page racontent la forme que prend une histoire d'amour et son évolution. Narration un peu confuse et multiple donc, dont on voit mal en début de lecture vers où cela est sensé nous mener. Pas toujours passionnant, parfois prise de tête, je dois avouer que c'est essentiellement par le récit du voyage au Québec en lui-même que j'ai été intéressé et pas par les digressions de l'auteur, pas par la présentation de ses amis et de ses amours, pas par ses reflexions diverses sur les sentiments et la vie.

Ce n'est donc pas une Bd dont je conseillerais l'achat, mais un album assez joli et pas inintéressant même pour quelqu'un comme moi qui ne suis pas fan de ce genre de "BD d'auteur".

Nom série  Fire plug kung fu  posté le 25/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD muette qui se lit bien et amène facilement le sourire.

L'auteur, Eco, est issu du monde des fanzines et son dessin en est resté assez simple, d'un style qu'on peut difficilement considérer comme techniquement avancé. Mais il est efficace et pas désagréable à lire.
Les scènes sont plus ou moins muettes, dans le sens où pour éviter d'avoir à tout faire comprendre uniquement par les gestes et situations, l'auteur utilise des bulles contenant des images explicites à la place de textes. Le message passe bien et la lecture est claire et plaisante.

Le scénario, pour sa part, se rapproche de l'absurde pour la majorité du récit. Allez comprendre pourquoi ce vieux maître de kung-fu est tellement irrité par une pompe à incendie ? Allez comprendre pourquoi ce jeune fan de disco a choisi de faire du kung-fu ? Allez comprendre ce que la jolie serveuse fait à se connecter à une drôle de machine à parabole ? Le tout nous est assené comme un petit univers gentiment fou et amusant. Le sourire et les petits éclats de rire sont bien présents à la lecture.
La conclusion de l'album apporte des réponses aux parts d'absurde du récit mais ces réponses sont amenées par une évolution encore plus délirante de l'histoire. Encore une fois, le lecture sera amusé par la tournure surprenante du final de cette BD.
En résumé, une lecture plaisante et pleine d'humour.

L'ennui, c'est que la soixantaine de pages de cet album se lisent bien vite, comme un bonbon acidulé trop vite avalé. D'où ma réticence à en conseiller l'achat puisque la BD est au niveau de prix d'un album cartonné adulte standard qu'on prendra plus de temps à lire et qu'on relira plus souvent.

Nom série  Le Gourmet solitaire  posté le 24/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vraiment un manga particulier, presque un concept : faire 18 chapitres sur 18 repas différents que fait un représentant de commerce dans divers petits restaurants ou ailleurs, avec à chaque fois la description du repas et ce que ressent le héros. Ca a l'air d'un ennui complet, non ? Ben pourtant, j'ai bien apprécié ma lecture.

Taniguchi a le chic pour réussir à faire passer des émotions simples, souvent nostalgiques dans ses oeuvres. Pour le coup, il a dû bien s'entendre avec le scénariste Kusumi car cet album fonctionne exactement comme ça.
Par ces repas et la fonction dont le héros nous fait partager ses émotions, c'est une porte vers nos propres sensations qui nous est ouverte, une fenêtre vers des souvenirs, gustatifs mais aussi de simples moments agréables ou moins agréables. Le personnage est assez attachant, proche de tout un chacun, et il est facile de s'identifier à lui.
Alors c'est certain que de lire cet album d'un seul coup, c'est pesant car 18 repas racontés les uns après les autres, ça lasse. Moi-même, j'ai lu cet album en 2 fois car je me suis lassé en milieu de lecture. Mais c'est une chose à savoir : cet album se déguste par petites bouchées, pas en une seule grande déglutition. Chaque histoire apporte son lot d'émotions et de souvenirs, elles peuvent se lire indépendamment, doucement, en prenant son temps et en savourant les moments.
Nostalgie, papilles alléchées, émotions partagées. Il n'y a pas d'intrigue ici, pas d'histoire, juste des émotions et une communication entre êtres humains via une chose qui nous rassemble tous : le plaisir de manger.
Alors c'est clair que ça ennuiera beaucoup de lecteurs qui ne cherchent pas ça dans une BD, c'est clair que moi-même ce n'est pas une BD que je retiendrais comme étant indispensable, mais j'ai ressenti un petit bonheur à sa lecture et j'en ai encore faim rien que d'y penser.

Une chose est sûre, cet album m'a véritablement donné envie de découvrir un pays comme le Japon par sa cuisine, aussi variée soit-elle.

Nom série  Quintos  posté le 24/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand fan d'Andreas pour ses scénarios complexes et ses histoires pleines d'ambiance, j'attendais peut-être un peu trop de cet album que j'ai trouvé un peu trop superficiel et trop court.
Au niveau du dessin et des couleurs, rien à dire. C'est le style récent d'Andreas assisté des couleurs d'Isa Cochet : j'aime, les compositions et les mises en page sont excellentes, les décors sont un peu désertiques mais c'est joli.
Au niveau du scénario, pas d'intrigue complexe ou de mystères à résoudre comme dans la majorité des oeuvres d'Andreas, c'est une oeuvre à peu près historique (dans le sens où les noms, celui de Guernica par exemple, ont été modifiés pour ne pas avoir à assurer une conformité historique trop précise) qui est racontée de manière linéaire sur une période de 2 jours. L'ensemble du récit est basée sur les personnages de diverses origines et sur leurs relations. Mais le récit se passe un peu trop vite pour que ces relations se forgent véritablement. De même, l'aspect dramatique du récit est atténué par la vitesse avec laquelle les évènements sensés être dramatiques se succèdent, éliminant les personnages les uns après les autres avant qu'on aie eu le temps de s'y attacher et de manière parfois tellement rapide qu''il faut relire certaines cases une deuxième fois pour découvrir qu'untel est mort et pourquoi.
Malgré ces petits défauts qui rendent l'histoire trop superficielle et un peu trop vaine à mes yeux, le récit est bien rendu, relativement prenant et agréable à lire. En outre, l'émotion est bien passée à mes yeux en ce qui concerne le regard désemparé de l'Allemand, Ernst, quand il voit que c'est son pays qui intervient pour écraser la cause pour laquelle il se bat.

Nom série  Révélations  posté le 24/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Motivé par les avis très favorables et tous d'accord sur la qualité de cette BD, je l'ai achetée également. Je n'en suis pas déçu du tout même si ce n'est pas la BD grandiose qu'on pourrait espérer.

Le dessin est le gros point fort de Revelations. Très original, son trait mélange des personnages un tout petit peu cartoon avec des décors et des situations plus noires et réalistes. Le lien entre le trait du dessin et la colorisation est surtout assez exceptionnel. Je ne saurais dire quelle technique est véritablement utilisée : crayon de couleurs puis informatique, informatique uniquement, ... ? Le résultat est vraiment bon et rarement vu jusqu'alors. Les planches sont de vrais bijoux, même si l'esthétisme est parfois un peu favorisé par rapport à la narration visuelle. Certaines scènes d'action sont par exemple un petit peu confuses mais qu'importe.

Le scénario, ensuite, parait prenant et assez bien mené. Il faut admettre que dans l'unique tome 1 paru en France jusqu'ici, il ne se passe finalement pas tant de choses que ça. L'enquête s'entame, le mystère reste à peine dévoilé, on ne sait pas encore si le tout va nous amener vers un thriller esotérique inspiré du Da Vinci Code (dont on aperçoit d'ailleurs un exemplaire dans la bibliothèque du héros) ou vers plus de fantastique. L'enquête suit son cours, avec des dialogues assez percutants même si pas toujours très naturels. C'est plaisant à lire mais pas encore véritablement palpitant.

Dans tous les cas, j'en conseille l'achat (ou au minimum la lecture) et j'attends la suite avec impatience.


Après lecture du tome 2, je suis déçu et dois baisser ma note.
Oui, le dessin est toujours aussi beau, notamment au niveau de la colorisation informatique mais excellente.
Oui, le héros a toujours son excellente répartie quoiqu'elle soit moins marquante ici.
Mais déjà, la narration de ce second tome est très confuse : on a presque l'impression qu'il ne s'y passe rien.
Et surtout, le final de l'enquête est très décevant. Au lieu de rester sur la voie du thriller prometteur du début, il plonge dans un mysticisme bancal, donnant l'impression d'une part de "se la jouer pour épater le lecteur" et d'autre part d'utiliser un gros deus ex-machina expliquant la conclusion de l'enquête sans qu'on comprenne ni l'interêt ni la motivation exacte de tout ce récit. On se rend compte au final que tout est basé sur du fantastique, solution trop facile et surtout peu cohérente lorsqu'on a l'envie d'avoir une explication intelligente et plausible aux mystères levés dans le premier tome.

A lire donc pour apprécier le dessin excellent et les réparties du héros, mais ne vous attendez pas à un scénario aussi intelligent que le début de l'histoire le laissait espérer.

Nom série  Ma main gauche cette imbécile  posté le 22/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
De la taille d'un album de la Collection Patte de Mouche en plus épais et plus solide, cette petite BD se lit vite. Elle se lit d'autant plus vite que chaque page contient au plus un dessin et un petit texte.
L'idée de base, c'est la contrainte d'écrire et de dessiner un album totalement avec la main gauche. Cela donne une écriture et un dessin bien sûr hésitants. Le style de Bruno Heitz étant plutôt du genre minimaliste, ce n'est pas choquant mais ce n'est pas beau pour autant.
Le récit, c'est un petit conte humoristique sur tous les méfaits de cette méchante main gauche qui ne sait même pas écrire ni dessiner et qui en plus fait rater ses crêpes à son propriétaire ! Mais bien sûr, on apprendra que cette main gauche a aussi des qualités et que finalement, gare à la main droite si l'on devient gaucher.
Amusant dans l'idée, le sourire vient au cours de la lecture sans pour autant vraiment faire rire. Ca se laisse lire mais comme ce n'est pas bien joli et que rien de formidable n'en ressort, ça ne donne pas envie de l'acheter, même à petit prix.

Nom série  Transparent  posté le 22/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est essentiellement parce que l'idée de base de cette série, les "transparents" en eux-mêmes, me paraissait originale et m'intéressait que j'ai acheté le premier tome de cette série. Transparent étant composée d'histoires courtes, à raison de 6 ou 7 par tome, un unique tome permet de se faire une bonne idée de la série et ce n'est pas désagréable.
Dessin manga classique, pas fameux mais très lisible.
Et donc cette idée d'étudier la question de personnes dont tout l'entourage est capable d'entendre les pensées est non seulement originale mais surtout bien traitée. La reflexion est faite comme dans un ensemble de nouvelles de science-fiction, abordant plusieurs idées et problèmes autour de la question : un "transparent" peut-il devenir docteur au risque de briser le silence professionnel, peuvent-ils devenir champion d'échecs alors que leurs adversaires savent à quoi ils pensent, comment peuvent-ils vivre l'amour avec une femme qui sait tout de ce qu'ils pensent mais qui craint aussi que tout leur entourage sache tout de leur relation et de leur vie sexuelle, etc... J'ai eu un tout petit peu de mal à certains moments car je suis peu friand de certaines pensées intimes que je trouve typiquement japonaises quand les personnages sont du genre "pervers frustrés" ou quand des sujets un peu scatos sont abordés. Mais malgré cela, j'ai toujours trouvé les reflexions sur ce sujet à base de fantastique très intéressantes et très bien menées. En outre, une bonne part d'humour fait passer la réflexion sans ennui ni trop de sérieux.
Une lecture agréable et qui fait réfléchir également sur les gens et sur leurs façons de penser et de réagir.

Nom série  Invincible  posté le 22/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai acheté le tome 1 de cette série sans grande motivation, pensant juste passer un moment agréable parce que j'aime assez les histoires de super-héros même s'il est rare d'en trouver qui casse vraiment des briques. Mais j'ai eu une très agréable surprise à la lecture et j'ai passé un vrai bon moment.

Le dessin est tout simple, un peu carré comme pas mal de comics américains récents. Ce n'est pas franchement beau mais ça se lit très bien.

Quant au scénario, il commence assez vite avec un jeune héros qui acquiert en quelques pages des super-pouvoirs dignes de Superman : j'étais un peu déçu sur le coup car je pensais que cette BD allait plus s'attarder sur cette découverte des pouvoirs et je pensais aussi que le jeune Invincible et son père seraient les deux seuls super-héros sur Terre. Au lieu de ça, et c'est justement là dessus que joue le scénario d'Invincible, tout est traité comme si avoir des super-pouvoirs était complètement banal ("oui, c'est bien, tu reprendras encore un peu de patates ?") et les super-héros sont regroupés en petites bandes organisées tout en restant amateurs. Tout est raconté sur un ton léger, avec un humour beaucoup plus fin et pince-sans-rire que je l'imaginais. Cette série est très agréable à lire et le rire surgit souvent alors même qu'on lit des histoires purement super-héroïques qui, en elles-mêmes, sont très classiques mais pas inintéressantes pour autant.

Bref, un vrai bon moment de lecture qui m'a largement donné envie de m'acheter la suite.

Nom série  Je veux un bébé !  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Après Corps de Rêves, Max et Nina, Onomatopées et sans doute d’autres que j’oublie, les BDs racontant une grossesse de son début à sa fin commencent à se faire nombreuses. Celle-ci ne déroge pas à la règle, prenant la grossesse dans son aspect chronologique puis racontant une suite d’anecdotes, de situations dans lesquelles nombre de jeunes parents se reconnaîtront. Le dessin est simple, dans le style humoristique épuré et fonctionnel. La BD est composée de petites histoires courtes, presque des planches de gags bien qu’il s’agisse plutôt de petites tranches de moments particuliers au long d’une grossesse jusqu’à la naissance et les premiers jours du bébé.
Malgré l’aspect déjà assez usé du thème abordé dans Je veux avoir un bébé, j’ai une certaine affection pour cette BD que j’ai lue avec le sourire et avec plaisir. Les anecdotes sont racontées avec justesse et humour, on s’y retrouve tout en voyant que c’est une fiction humoristique. Agréable à lire et amusant, à même de plaire aussi bien aux jeunes mères qu’aux jeunes pères, et à tout ceux qui s’en sentent proches.

Nom série  Brazil 2022  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’exemple typique de la BD qu’on trouve en solderie et qui ne s’y vend même pas.
Déjà, avec une couverture aussi kitsch, ça n’attire guère le lecteur lambda. Le dessin est tout juste potable, quoique parfois franchement mauvais notamment au niveau de certaines perspectives foireuses. Les couleurs sont moches. Mais bon, ça reste lisible et certains visages ne sont pas trop mauvais.
Quant au scénario, il n’est pas très original. C’est une grossière confrontation entre riches décadents à la façon des aristos de l'Incal de Jodorowsky et Moebius et exclus de la société. Un peu de cul pour appâter le lecteur mâle, un peu de violence, un peu de social, un peu de tout mais beaucoup de rien. Beaucoup de péripéties, péripéties souvent assez ridicules d’ailleurs, des personnages pas attachants et caricaturaux, une narration souvent trop rapide ou alors trop confuse, et des dialogues qui sonnent mal.
Bref, une BD médiocre dont le seul intérêt est une vision futuriste d’un Brésil géopolitiquement assez intéressant, avec quelques idées de SF sociale pas mauvaises même si pas totalement originales.

Nom série  Starbuck  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime bien Foerster et je pensais avoir lu quasiment l’intégrale de son œuvre mais je n’ai découvert la série Starbuck que tout récemment. Parue à la fin des années 80 dans le journal de Spirou, son public cible est plutôt jeune mais si on retrouve quelques éléments un peu inquiétants qui forment ensuite la touche personnelle des histoires de Foerster.

Au niveau du dessin, hormis quelques personnages aux visages très simples, façon classiques de Dupuis jeunesse, c’est le style typique de Foerster, quoiqu’il soit ici en couleurs contrairement à ses histoires noires éditées chez Fluide Glacial. On note cependant rapidement que son style était encore un peu hésitant à cette époque et les planches manquent de maîtrise par rapport à ses œuvres plus modernes. C’est d’autant plus facile de comparer que Starbuck présente de nombreux éléments picturaux avec le début de Gueule de bois, dont le premier tome est paru récemment, décors de marins et maisons de bois ouvragées, et force m’est de constater que la technique et l’esthétisme est plus présent à mes yeux dans la BD la plus récente, même si Starbuck n’est pas moche du tout. Je chipote en faisant ce comparatif car sincèrement, j’aime quand même bien le dessin de cette plus ancienne série.

Les histoires de Starbuck font la part belle au fantastique et aux légendes maritimes. On y retrouve une part de naïveté qui convient aux histoires destinées à la jeunesse, mais aussi un petit peu des éléments plus noirs sans quoi on ne reconnaîtrait pas la touche de Foerster. Objectivement, les scénarios ne sont pas vraiment captivants ni brillants, ils intéresseront sans doute plus les jeunes lecteurs (je dirais 12 ans en moyenne) que les adultes mais ils sont agréables à lire quoiqu’on en dise et parfois assez amusants.

Nom série  La Valse des Alliances  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une saga familiale dans l’univers des riches familles juives. On se croirait en train de lire la version BD d’un téléfilm du dimanche après-midi avec l’évolution d’une famille sur environ un siècle du milieu du 19e à la seconde moitié du 20e siècle. A mes yeux, cette saga se révèle être, outre une présentation globale de familles juives de diverses origines qui ont su percer en Amérique, une critique de la façon dont le monde des affaires et du pouvoir corrompt les êtres, critique qui se révèle résumée avec une fin « de conte de fées » dans le conte de la page finale.
Will Eisner a un dessin véritablement agréable à lire, dynamique et moderne alors qu’il avait déjà ce style bien avant l’ensemble des auteurs actuels de BD. La Valse des Alliances alterne textes écrits et planches dessinées sans jamais que le rythme de lecture n’en soit gâché. Une lecture fluide, un dessin plaisant.
Le récit, cette observation de l’évolution d’une famille, de son ascension, de ses tourments, des familles et personnes qui s’y sont attachées, est assez prenante dans son ensemble même si je dois admettre l’avoir trouvée un peu longue et m’être lassé à partir de la moitié de cet album qui fait quand même près de 170 pages. Le plus lassant est de voir qu’en fait ceux qu’on suit réellement dans ce récit sont vraiment pourris. Le personnage principal, Conrad, est une vraie ordure, et ceux qui l’entourent ne valent guère mieux. Seule Rosie, sur la fin, mérite un peu de respect, tous les autres étant soit trop faibles, soit trop égocentriques et détestables.
Une saga familiale traitée avec franchise et interêt, un constat sincère et peu reluisant de la laideur de l’âme humaine face à la corruption de l’argent.

Nom série  Le Romantisme est absolu  posté le 20/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un recueil d’histoires courtes de Goossens, tous les amateurs de cet auteur de BD à part ne peuvent que se réjouir de sa lecture. Et c’est mon cas : c’est une BD que j’ai lue avec envie, avec plaisir, avec le sourire quasiment en permanence. Cependant, les vrais éclats de rire, les moments de génie que j’avais ressentis à la lecture, par exemple, de Voyage au bout de la Lune du même auteur, ne me sont pas ici véritablement apparus. Absurde, humour deuxième, troisième, énième degré, délire : j’adore à la base, mais moins de vraies explosions de rire que je l’aurais voulu.

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