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Nom série  Le Journal de la jungle  posté le 25/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avoue ne pas avoir tellement compris le concept de cet album. C'est un assemblage d'histoires courtes plus ou moins indépendantes, mais se recoupant également à certains moments tout en n'ayant aucun réel suivi entre elles.
C'est un dessin tout simple, pas très beau mais pas désagréable.
Ce sont des histoires un peu étranges, mettant en scène un dessinateur de BD frustré, un boy-scout brimé mais voleur, un gamin vagabond séduit par une femme battue, une drôle de créature (celle sur la couverture) assez odieuse et perverse dont on ne comprend pas si c'est une créature imaginaire ou pas, et... Et tout cela forme des histoires qui se lisent mais dont je comprends mal le contenu, l'interêt de les éditer en un unique album tant elles semblent ne pas avoir grand chose à voir si ce n'est une ambiance proche.
Bizarre, un peu trash, un peu provocant et pas très captivant à mon goût.

Nom série  Anatomie du désordre  posté le 25/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Troisième BD d'Emmanuel Moynot que je lis dans cette même collection après Monsieur Khol et Oscar et Monsieur O, nous restons ici dans le même univers, le Paris de fin 19e, début 20e, dans le milieu des ouvriers et artistes.

J'avoue ne pas avoir reconnu le dessin de Moynot sur le coup. Mes deux précédentes lectures m'avaient habituée à une peinture sans encrage. Ici, ce n'est pas exactement le même style. L'aspect peinture laisse la place à un encrage très fin, presque hésitant, mais dans un style maîtrisé que j'aime beaucoup. Les personnages sont expressifs, les planches sont claires, la narration très fluide. Un style de dessin tout simple mais que je n'ai presque jamais vu avant et qui me plait bien.

Le récit est assez long (120 pages) mais je suis très vite entré dedans car la narration est bonne et les personnages attachants. Nous y suivons Eugène Pigot, jeune peintre qui se cherche encore. Avec lui, nous allons fréquenter les expositions et les bars d'artistes Parisiens où se retrouvent Appolinaire, le jeune Picasso, et d'autres plus ou moins connus. Nous allons suivre ses amours compliqués, ses relations avec les autres artistes et ses amis. Mais surtout, avec lui, nous allons nous poser la question de savoir dans quelle condition il a peint un tableau très différent de son style dont il ne se souvient absolument pas et dont il n'arrive pas à retrouver la technique quand il cherche à l'imiter. Et peu à peu, Eugène va sombrer dans le trouble et la folie.
C'est un récit sur la création et la recherche artistique et cette folie qui mène certains artistes à dépasser leur temps et leurs contemporains.

Autant j'ai bien aimé la première moitié de ma lecture, autant j'ai un peu décroché au fil des chapitres car le récit perd sa linéarité, car les personnages changent et l'ambiance tourne d'une simple vie difficile en début d'album à une psychologie tourmentée vers la fin. Certains passages restent inexpliqués, symboles de la folie de l'artiste sans qu'on sache bien ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Le héros perd peu à peu son côté attachant à mes yeux et je n'ai pas su rester assez proche de son âme pour bien comprendre ses tourments et les choix de vie et artistiques qu'il fait par moment.

Cependant, c'est une lecture agréable sur un sujet sympathique et plutôt bien traité, le tout servi par un dessin et une narration que j'apprécie.

Nom série  Albany  posté le 25/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que les 3 premiers tomes de cette série et pas le 4e faisant office de biographie "officielle" d'Olivia Sturgess.
Au départ, Rendez-vous à Seven Oaks, le premier tome, n'était pas destiné à devenir une série, semble-t-il. Albany et Sturgess y sont d'ailleurs des personnages secondaires dont l'interêt n'est pas évident. Ce n'est qu'ensuite que Francis Albany puis Olivia Sturgess vont prendre les devants.

Au dessin, c'est de la pure ligne claire. Le premier tome bénéficie de décors très sympas mais les personnages sont nettement plus hésitants. La maîtrise technique viendra dès le deuxième tome avec des planches au style proche de Hergé ou E.P. Jacobs. Un dessin que j'aime bien et qui est agréable à lire.

Le scénario du premier tome est assez intriguant. Il s'entame comme une enquête à la Agatha Christie mêlé de mystère, d'épouvante et de références littéraires. Là où le déroulement de l'enquête pourra décevoir par certaines incohérences quand on y réfléchit, son final apportera une touche de véritable originalité où l'on ne sait plus séparer le véridique du fantastique, mettant en jeu la notion même de personnage d'oeuvre littéraire.
Le second tome est une enquête policière classique mais relativement originale et agréable à suivre.
Quant au troisième, il joue à nouveau sur la recherche entre le vrai et l'imaginé puisque l'intrigue se déroule dans un rêve.
Au fil des tomes, les personnages prennent de la consistance et les auteurs leur imaginent une biographie telle qu'ils jouent sur l'ambiguité de nous faire croire qu'ils ont véritablement existé, laissant à nouveau le lecteur déterminer ce qui est authentique et ce qui est fiction.

Une série plaisante, présentant quelques originalités, et servie par un dessin ligne claire très sympathique dès le deuxième tome.

Nom série  Des oiseaux, des mers  posté le 24/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Généralement, ce type de récit ne m'attire guère mais j'ai été assez touché par cette BD.

Déjà, je trouve les planches jolies. Les images de Hong-Kong y sont très photogéniques, des décors que j'aurais adoré prendre moi-même en photo. Les couleurs sont très sympas, pleines d'ambiance. Le dessin des personnages lui aussi est plutôt bon, même si les poses sont parfois assez figées.
En fait, le véritable reproche que je ferais à ce dessin, c'est le fait que justement, je trouve qu'on voit trop que c'est du dessin par moment. Je m'explique : beaucoup de traits de décors sont tracés à la règle, les traits de crayonnés sont parfois visibles, la couleur ressort parfois comme des hachures au crayon de couleur. Tout cela donne une impression de regarder un dessin qui, même s'il est bien fait, rappelle un peu trop sa présence et sa technique pour permettre une immersion totale dans le récit.
Ceci dit, ce n'est qu'un petit défaut à mes yeux, je trouve quand même nombre de planches très belles et j'ai quand même été suffisamment absorbé par l'histoire.

Pourtant, j'ai eu un peu de mal en début de lecture. La narration est décousue, on est plongé tout de suite dans un environnement et une situation qu'on ne connait pas. Les quelques dizaines de premières pages m'ont charmé par leur décor original et beau et leurs personnages attachants, mais j'ai quand même eu quelques difficultés à suivre le récit.
Mais ce fut finalement quand je commençais à vraiment m'attacher, quand le scénario laissait entrevoir une lueur d'espoir dans la vie difficile des héros, que s'en vint la fin du premier chapitre, dure et dramatique.
C'est là qu'est apparue l'originalité du récit : son découpage en 3 chapitres bien distincts. Le premier chapitre est en fait le coeur du récit, nous faisant suivre la difficile vie de jeunes mariés sans le sou à Hong-Kong. Le deuxième est le récit parrallèle d'un réfugié Vietnamien dans la même ville, les deux récits se recoupant dramatiquement en leur fin. Et le troisième revient en fait un an en arrière, la rencontre de nos deux amoureux du début et ce qui a amené à leur mariage compliqué. Et ainsi, cette BD réussit véritablement à boucler la boucle en fin d'album, me faisant aussitôt reprendre le début du récit désormais nettement plus clair mais aussi nettement plus fort. J'ai été touché car cette structure m'a permis de m'attacher aux personnages et de ressentir encore plus douloureusement le drame final.

Une oeuvre belle (malgré un petit manque de maîtrise du dessin, un goût d'inachevé), forte, au décor et au traitement original. Dommage que cela doive finir aussi mal mais en tout cas, l'émotion est passée pour moi.

Nom série  La Bite à Urbain  posté le 24/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, sur un tel thème et avec un tel titre, fallait pas s'attendre à quelque chose de grandiose. Je l'ai lu en me disant que j'allais passer un bon petit moment de rigolade facile. Mais en fait, bof.
A part quelques moments où j'ai pouffé de rire en me disant "Arf, c'est con !", l'ensemble des gags sont lourds et souvent répétitifs.
Pas grand chose à en tirer si ce n'est quelques sourires et quelques petits rires par moment, mais rarement.

Nom série  Le Mouton-Chien manchot  posté le 24/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

L'originalité de cette Bd tient en 2 choses : son histoire et le dessin de ses planches.
Vous avez peut-être déjà lu Le Psychopompe, oeuvre la plus connue de Gabriel Delmas. Vous savez peut-être alors que cet auteur a un univers très particulier, très noir, en réalité véritablement sataniste, présentant la mort et l'enfer sous une forme glauque et dérangeante. Eh bien, le Mouton-Chien manchot nous présente une vision de l'enfer différente de celle du Psychopompe mais guère plus réjouissante.

Le dessin est quelque part à mi-chemin entre les styles de Breccia, Wendling et Springer. Il n'a rien à voir avec le style du Psychopompe, étant ici nettement plus lumineux (c'est pas difficile) et plus proche du croquis. Sincèrement, je trouve les planches de cet album esthétiques et intéressantes. Ce sont des formes torturées, des squelettes, des créatures décharnées ou grotesques, mais elles sont présentées de belle manière. J'aime assez même si ce qui est représenté ne me plait pas dans le contenu.

L'originalité de cette oeuvre réside dans son récit et sa narration.
Le récit, c'est celui d'un homme qui se retrouve après la mort dans un enfer vide et morne, et pendant 180 pages, il va errer, se poser des questions, rencontrer des choses et des gens, et errer encore plus. Cela rappellera certains albums à la mode Metal Hurlant avec des héros à la Druillet et autres, mais c'est ici nettement plus fataliste et glauque.
Quant à la narration, au lieu du grandiose pompeux du Psychopompe, l'auteur a choisi ici de jouer le double niveau de s'adresser directement au lecteur par moment, et de raconter son récit avec un peu d'humour noir de l'autre. Le héros passe son temps à proférer des insultes et à râler. Le narrateur lui s'adresse au lecteur en lui promettant la réponse à toutes les interrogations sur la vie et la mort... sans bien sûr qu'il n'y ait jamais de réponse.

L'ennui, c'est que, malgré l'humour et le décalage de ses dialogues, narrations et titres de chapitre, le récit s'étirant sur autant de pages, oscille entre ennui et incompréhension pour moi. Ce sont des rencontres aux dialogues pleins de métaphores, de messages sur la vie, sur la mort, sur l'inutilité, sur le fatalisme, le dégoût, etc. Le contenu du message ne m'atteint pas vraiment car je n'ai pas su en tirer une véritable compréhension. Et de lire un aussi long récit où il semble ne rien se passer et qui ne mène quasiment à rien, si ce n'est à tenter de transmettre un message sur la vie que je n'apprécie pas vraiment, ça m'ennuie.

Ce n'est donc pas une Bd dont je conseille l'achat, pas une Bd dont je conseillerais la lecture au lecteur lambda, mais les amateurs de dessin, de récit philosophique noir et de narration originale pourront être intéressés.

Nom série  Green Arrow  posté le 21/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une bonne surprise pour moi qui n'ai acheté cette série (d'occasion) que par curiosité, car je ne connaissais pas le personnage de Green Arrow et voulais voir à quoi pouvait bien ressembler les histoires d'un super-héros archer.

J'ai mis quelques pages à entrer dans l'histoire, car le début est un peu abscons pour quelqu'un qui n'a pas lu la continuité des publications DC Comics jusqu'à cet épisode marquant le retour du personnage de Green Arrow, en principe décédé plus de 10 ans auparavant. Tous les mystères du début d'histoire s'expliqueront cependant en cours de lecture. Et surtout, le véritable avantage pour le lecteur néophyte comme moi, c'est que le personnage de Green Arrow lui aussi se retrouve plus ou moins amnésique et nous nous verrons donc doucement expliqués avec lui une grande partie des évènements ayant amené à la situation actuelle. Bref, un bon moyen d'entrer dans l'histoire et de découvrir le personnage et son environnement pour quelqu'un qui ne les connait pas déjà (à la condition toutefois de connaître un peu l'univers DC Comics).

Le récit nous met en présence de tous les grands noms de DC. Green Arrow ayant été membre de la Justice League of America, Batman, Superman, et autres grands noms de super-héros font partie des véritables personnages de cette série. Et ici, pas de super-combats contre des super-méchants, mais une intrigue plus en douceur, plus intelligente, mettant en valeur chaque personnage et leur personnalité.

Et justement, la personnalité de ce Green Arrow, que je découvrais, m'a vraiment bien plu. Militant écolo, réactionnaire, farouche opposant du capitalisme, il présente également beaucoup d'humour et d'acidité dans ses paroles. Et de voir cet esprit fort et plein de réparties confronté à une situation où toute sa vie, voire son âme, est remise en question, cela donne lieu à quelques dialogues et séquences qui ne manquent pas de piquant et d'humour. C'est un super-héros humain que je trouve bien attachant.

Le scénario de cette histoire en 2 tomes est bon, voire très bon. Prenant, intelligent, il amène à une fin dont on finit bien par se douter. Il se termine sur une touche un petit peu trop fantastique, voire mystique, jouant sur la toute fin un peu la carte de la facilité, mais cela permet quand même d'avoir une histoire complète de très bonne qualité. En outre, c'est avec un réel plaisir que j'ai découvert l'imbrication entre une partie de ce récit et la toute première histoire de Sandman, personnage que j'adore littéralement.

Le tout est servi par un dessin de style comics de bonne qualité et qui a une certaine personnalité grâce à un encrage que d'aucuns pourrait effectivement trouver un peu trop épais mais qui ne m'a aucunement gêné.

Bref, un dyptique de très bon niveau pour qui aiment l'univers DC et les histoires de super-héros relativement intelligentes sans pour autant nous priver de grand spectacle.

Nom série  Un flip coca !  posté le 21/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un jour peut-être, je vais finir par trouver une BD de Baudoin que j'apprécie... mais pour le moment, ce n'est pas gagné.

Déjà, je n'aime absolument pas son dessin et son encrage. Il a ici le style qu'il avait au début des années 80, comme dans Passe le temps et autres albums parus chez Futuropolis. Je trouve ces planches laides, sombres malgré leurs grandes plages de blanc, et un grand nombre de cases difficiles à déchiffrer et surtout impossible pour moi à apprécier.

Quant à l'histoire... J'aurais bien du mal à la résumer tant j'ai mis de pages avant d'y trouver un quelconque petit suivi. J'ai vraiment l'impression d'une narration qui "se la joue", avec des sauts temporels et géographiques permanents : 2-3 cases à Nice qui se révèleront plus tard montrer les personnages vraiment principaux, puis 1 case à Paris avec quelqu'un qu'on verra une seule fois, puis 1 autre où on regarde ce qu'il se passe à Beyrouth pendant ce temps-là, tiens, puis 2-3 cases pour raconter une histoire vaguement liée à un proche de l'héroïne, puis un passage à Naples avec une chanson, puis on revient à Nice avec des gens qui parlent de l'héroïne, puis on ressaute à Kaboul histoire de voir... histoire de voir que le monde tourne sans se soucier du récit de cette BD, et ça tombe bien, moi non plus, je n'ai pas réussi à m'en soucier, de ce récit. Narration d'une confusion qui semble voulue, personnages antipathiques tant ils me semblent distants, histoire qui se veut pleine d'émotion intelligente et de fins sentiments mais qui reste pour moi un imbroglio de scènes présentées de manière intello et sans suivi. En fin de lecture, je suis bien incapable de dire ce qui a vraiment été raconté et pour quel interêt pour le lecteur.
Je ne supporte pas ce genre de récit et ce type de narration, et comme le dessin n'arrange rien à mes yeux, je n'aime pas cette BD.

Nom série  Herobear and the kid  posté le 18/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En réalité, j'ai lu Herobear dans sa version originale, en noir et blanc.

Ce qui marque dès le début dans cette BD, c'est son dessin. Il semble entièrement réalisé au crayon à papier, à la manière d'un story-board où le dessin n'a pas besoin d'être totalement achevé, laissant des traits et des hachures de construction. Le trait des personnages est très maîtrisé, d'un très grand dynamisme. Il me semble à voir cela que l'auteur a travaillé dans l'animation tant ses personnages semblent en mouvement. Quant au trait lui-même, il me fait penser à du Disney, j'entends par là une ressemblance avec les personnages des bandes-dessinées du journal de Mickey ou de Picsou, avec bien sûr quelques touches de Calvin et Hobbes, gamin plein de personnalité et nounours vivant obligent. Bref, c'est un très bon dessin au niveau personnage et dynamisme.
Par contre, j'avoue ne pas m'être complètement fait à l'aspect inachevé et crayonné des planches : c'est résolument original mais ça reste à mes yeux... inachevé.


Quant aux histoires, elles sont sympas, mélangeant super-héros pour enfants, vilains à combattre, vie écolière et une sympathique dose d'humour. C'est cela : sympathique à lire et parfois aussi dynamique que le dessin dans certaines scènes d'action.
Pourtant, je n'ai pas particulièrement accroché, me contentant de lire ces histoires avec plaisir mais sans en garder grand souvenir après lecture. Sympathique, original et frais.

Nom série  Les Blagues de Toto  posté le 18/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Conscient que cette série méprisée des "vrais amateurs de BD" était malgré tout l'un des succès commerciaux du moment, je me suis décidé à la lire.

Son dessin est très correct. Dans un style franco-belge assez moderne, il présente des planches ma foi agréables. Je note d'ailleurs avec le sourire que le Toto du premier tome a un air physiquement très proche de Calvin et Hobbes tandis qu'il ressemblera davantage au Petit Spirou dans les tomes suivants.

Chaque album présente un gag par planche, chaque gag étant théoriquement issu d'une blague de Toto. Contrairement aux blagues sur Les Blondes, qui me font plutôt rire mais que je connaissais déjà toutes, je ne connaissais pas ces blagues là, sans doute parce que ce sont des histoires drôles plutôt enfantines qui ne feraient autrement pas rire un adulte. C'est donc de l'humour assez basique, le genre de blagues dont on pouffe parfois un peu mais pour lesquelles on se dit aussitôt après que c'est nul. Oui, c'est assez nul, mais comme peuvent l'être des blagues qui font rire les petits. Et en tant qu'adulte, même si on reste froid devant beaucoup de planches, certaines m'ont quand même fait sourire, voire pouffer un peu.

C'est donc une BD d'humour que je pense destinée à un lectorat enfantin, mais pour un tel public, j'estime que ce n'est finalement pas une aussi mauvaise série que je le craignais en à-priori.

Nom série  Les Snorky  posté le 18/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une salle d'attente de médecin m'a permis de découvrir cette série issue d'un dessin animé à la musique légendaire pour les gens de mon époque : "qui qui qui sont les Snorky ? qui qui qui spooky..."
Bon, c'est pas terrible quand même. C'est une BD manifestement destinée à la jeunesse mais sans avoir le charme ni l'intelligence d'autres BDs pour jeune public.
Le dessin est dans un style franco-belge à mi-chemin entre Peyo et Seron mais franchement moyen au niveau technique. Il est épuré, assez simplifié par moment, présentant quelques erreurs manifestes à d'autres moments. Quant aux visages, ils ont des expressions également simplifiées et répétitives qui collent souvent assez peu avec la situation ou ce que les personnages devraient vraiment exprimer. Même les couleurs sont simplifiées, avec des aplats sans beauté. Bref, c'est graphiquement médiocre.
Quant aux histoires, elles sont assez naïves, pour un public jeune donc. Elles présentent quelques tentatives d'humour mais trop bas de plafond, ou peut-être trop enfantin pour m'avoir fait ne serait-ce que sourire.
Sans interêt donc, et tout juste moyen pour un lectorat enfantin.

Nom série  Tom Strong  posté le 18/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je commence à m'habituer aux séries "hommage/référence/clin d'oeil" qu'Alan Moore voue aux grands classiques américains : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour les héros d'aventures du 19e siècle, Suprême pour les super-héros classiques, Jonni Future sur les récits de science-fiction aventuresques, et autres Promethea. Tom Strong, pour sa part, est un hommage aux vieux comics d'aventure/action, mélange de Superman, Batman, Tarzan et surtout de Doc Savage (personnage que je ne connaissais pas vraiment en réalité).

Je ne sais jamais trop comment aborder ces récits qui sont à prendre à la fois au premier degré car l'aventure et l'action y sont mises en avant, mais aussi au second degré par l'afflux de clins d'oeil, d'humour, de dialogues et de situations désuettes voire naïves pour un lecteur moderne.
Au second degré, c'est sympa, ça se lit avec le sourire car l'humour est assez présent. Mais n'étant pas un amateur des comics d'action à l'ancienne (et ignorant Doc Savage), je ne suis pas sensible aux références et à l'hommage ainsi rendu.
Au premier degré, c'est idem : c'est sympa, ça se lit bien. L'aspect un peu naïf, voire convenu, m'empêche cependant d'être vraiment captivé car tout est assez prévisible, sciemment téléphoné.
Mais l'ambiance est bonne, les récits plaisants, la narration excellente et originale par moment. C'est de la bonne BD de divertissement doté d'un dessin très correct même si assez banal.

Je ne suis donc pas mécontent de mon achat mais ce n'est pas un indispensable à mes yeux, même pour quelqu'un qui aime beaucoup Alan Moore comme moi.

Nom série  Récits d'un siècle oublié  posté le 17/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Quel dommage que cette série n'ait pas été reprise après la disparition de son éditeur, le Téméraire, car j'ai été très agréablement surpris à sa lecture. Pour la petite histoire, cela faisait un moment que je voyais cette BD dans les librairies d'occasion, mais son faible prix et le fait que je n'en avais jamais entendu parler avant me faisait craindre un mauvais album. Mais en réalité, c'est uniquement parce que c'est le tome 1 d'une série abandonnée que son prix était si bas.

Ce que j'aime surtout dans cette BD, c'est son dessin. Etrangement, il me fait vaguement penser à du Foerster ou à du Andreas, à cause des hachures, de certains décors, certains personnages. En tout cas, c'est pour moi un gage de qualité. Les couleurs sont excellentes, les décors souvent superbes. Les seuls défauts sont dans les visages des personnages, un peu trop figés pour les hommes et relativement ratés hélas pour les femmes. Malgré cela, je trouve que c'est un très bel album.

Le décor de cette histoire est une Europe Steampunk plongée dans un conflit international. Ce n'est pas sans rappeler Arrowsmith que j'ai lu peu de temps auparavant, pour ce décor proche de la première guerre mondiale, et les pays qui ont parfois les mêmes noms (France = Gallia dans l'un comme dans l'autre). Zeppelins, sous-marins, art nouveau, uniformes militaires : les amateurs de Steampunk s'y retrouveront avec plaisir.
L'histoire, pour sa part, est relativement simple pour ce premier tome puisqu'il s'agit de l'infiltration en territoire ennemi de deux espions originaires de l'England Viktorienne, avec les complots militaires et stratégiques que leur mission implique. Le récit s'arrête un peu net hélas en fin de premier tome puisqu'il était à suivre. Mais c'est un début d'histoire très correct.
Seul défaut à mes yeux, le comportement assez puéril des deux personnages principaux qui jouent parfois la carte du comique nonchalant (l'une est une cruche amoureuse, l'autre un dragueur bagarreur assez irresponsable), ce qui ne colle pas trop avec l'ambiance Steampunk sérieuse.

Quelques petits défauts mais de grandes qualités pour cette série française originale dont j'aurais vraiment aimé qu'il existe une suite. Un jour peut-être ?

Nom série  JLA - Justice  posté le 16/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un grand album cartonné, Alex Ross au dessin, la JLA de l'age d'argent (Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Aquaman, etc.) : devant cet album et ce qu'il proposait, même si je n'avais aucune idée de son scénario, j'ai assez peu hésité, ne serait-ce que par curiosité.

C'est bien Alex Ross qui est aux commandes du dessin. Et pourtant, en réalité, il n'a fait ici que les couleurs. Mais il s'est tellement approprié le dessin initial de D. Braithwaite qu'on se croirait exactement dans une BD totalement dessinée par Ross.
Cela implique donc un photo-réalisme et des images impressionnantes de talent. Si ce n'est quelques visages un peu trop similaires rendant difficiles la différenciation de personnages quand ils n'ont pas leur costume approprié, ce sont là de très belles planches. Bien sûr, il faut aimer ce style presque photographique mais même ceux qui n'aiment pas ne peuvent que constater la prouesse graphique d'Alex Ross. Hormis des postures un peu trop dramatiques de ses personnages, on a l'impression d'être véritablement plongé dans un film aux superbes effets spéciaux : on s'y croirait.

Qu'en est-il maintenant du scénario ?
Eh bien, il faut admettre que ce seul premier tome laisse assez le lecteur sur sa faim. L'intrigue est très confuse, sautant d'un personnage à un autre, d'un lieu à un autre. Les scénettes se suivent sans que leur liant apparaisse clairement. A la manière d'un "kngdom come", l'histoire met en scène une foule de super-héros et super-vilains, jouant la carte de la grande dramaturgie où tous les peuples du monde sont affectés et où les super-gentils craignent de voir leur ère disparaitre sous l'effet de visions d'un cataclysme à venir.
A la fin du premier tome, on est guère avancé. Des héros sont emprisonnés par des vilains, d'autres vilains agissent soudainement pour le bien de l'humanité, d'autres héros agissent soudainement bizarrement, s'auto-détruisant par exemple... mais on ne comprend pas encore ni pourquoi ni par qui ces évènements interviennent. Et on en ressort avec l'impression d'avoir survolé une suite de scènes d'actions ou tragiques sans s'être attaché à l'intrigue elle-même.

Et arrivé au bout de la série dans son entier, j'en ressors avec une certaine impression de vacuité. Le scénario est tout sauf marquant. Les évènements s'enchainent, les personnages se succèdent comme une grande galerie de personnages, mais le tout manque de struccture, d'accroche et finalement d'intérêt. Il en ressort donc une belle panopile de jolies planches mais une lecture plus ou moins dispensable.

Nom série  Adieu, maman  posté le 15/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dès le départ, je savais que j'allais moyennement aimer cette BD car je n'aime pas lire des histoires dont le sujet est ouvertement tragique et triste. Mais le dessin, proche de la ligne claire et me rappelant un peu le style de Chris Ware (Jimmy Corrigan) me plaisait, et je me disais qu'avec une bonne narration, on pouvait obtenir avec ce scénario une oeuvre forte et touchante.
Mais finalement, je n'ai guère apprécié la narration et je n'ai pas été touché.

Dès le départ, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Voix off trop présente, lecture fastidieuse, l'introduction m'a paru trop hermétique. Pas moyen donc de s'attacher aux personnages en début de lecture.
L'histoire elle-même m'a assez peu intéressé sur une bonne moitié de l'album. A partir de la moitié, elle commence à prendre forme et je suis un peu plus rentré dedans. Mais, là où certaines scènes auraient dû être poignantes, je les ai trouvés plutôt... énervantes car je réprouvais en permanence le comportement de ce père qui s'abandonne et abandonne son enfant.
Je ne sais pas si cette histoire est basée sur une histoire vraie mais je n'ai vraiment pas aimé la fin. En tant que père, je ne comprends pas et réprouve totalement ce qu'il se passe dans les dernières pages. Résultat, le moment qui devait être le plus tragique me semble artificiellement dramatique. Le message ne passe absolument pas pour moi.

Une BD que je ne relirai pas et que je déconseille à moins d'aimer le "tragique pour faire du tragique".

Nom série  Louis la Lune  posté le 14/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bien bel objet qui a attisé ma curiosité au premier regard. Classé parmi les BDs jeunesse, cet album est grand et de belle qualité physique et esthétique.

Le dessin est une sorte d'hybride entre le style des BD jeunesse moderne et des illustrations ouvragées de romans du 19e siècle (Jules Verne bien sûr). Je ne suis pas capable de donner un avis technique sur ce dessin, mais je dois avouer lui trouver quelques défauts de maîtrise. Le tout a un aspect un peu crayonné au stylo qui se marie étrangement avec la composition et les ornements illustratifs et des couleurs très réussies pour leur part. C'est joli sans être totalement convaincant à mes yeux. Je trouve l'aspect visuel plus proche de l'illustration que de la BD d'action. Mais ça a en tout cas le mérite d'être un graphisme bien original et pas désagréable.

L'histoire reprend des thématiques de la science-fiction du 19e siècle. Engins volants d'un autre âge, sélénites, sous-marin Nautilus, ondes cosmiques, etc., le tout transposé dans une intrigue assez enfantine de deux petits héros aidant des gentils extra-terrestres contre un méchant magicien.
Mon avis est mitigé car cette BD évolue entre deux eaux à mes yeux. L'histoire est un peu simple et naïve, manifestement destinée à un jeune public. Mais l'abondance de textes, de descriptions scientifiques pleines de références à des oeuvres et personnages célèbres, rend le tout indigeste à mes yeux pour un lectorat autre qu'adulte. En outre, la narration manque un peu de rythme, prenant plus une attitude illustrative au détriment de la fluidité.

Une oeuvre dont je salue donc l'originalité et la sympathique beauté simple des planches mais dont je ressors assez peu convaincu car je n'ai pas su y prendre pied ni vraiment en apprécier le contenu à ce que j'estimerais être sa juste valeur. Une relecture s'imposera peut-être mais pour le moment, vu son prix élevé, j'en déconseille l'achat.

Nom série  Le Robot de l'espace  posté le 14/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous un titre assez médiocre et une couverture très kitsch se cache un album de pure science-fiction telle que je l'apprécie généralement. C'est de la SF à la Asimov, mêlant des hommes à une situation scientifiquement très cohérente et intelligemment pensée.

A ce manga, je note deux défauts. Le premier tient dans le dessin des visages des personnages qui ont souvent l'air de mongoliens et c'est dommage car le reste est très correctement dessiné. Le second tient dans la nécessité qu'a cru avoir l'auteur de transformer en récit d'action mêlée de sentiments amoureux une intrigue pourtant commencée avec une vraie rigueur scientifique.

Mais malgré ces défauts, j'ai bien aimé ma lecture. Tout d'abord parce que le sujet SF est bien traité comme je le dis plus haut. Il s'agit de la rencontre entre une unité artificielle douée de réflexion (oui, bon, un robot), témoin d'une ancienne civilisation disparue qui veut entrer en contact avec la race humaine en quelque sorte pour donner un but à son existence. Mais, étant un être pensant à base d'electronique, sa conscience va 300.000 fois plus vite que la pensée humaine à base neuronale : il vit donc dans un temps ultra-accéléré. Il est alors obligé d'utiliser des artifices pour emmener avec lui trois êtres humains et les accélérer mentalement et physiquement, les faisant ainsi se retrouver dans un temps où la Terre et le reste du monde semble comme figés autour d'eux. Et s'engage alors le dialogue entre le robot et les humains, ainsi que les prévisibles conséquences de cette situation.
Scientifiquement, à part quelques invraisemblances inévitables, les idées qui découlent de ce postulat de base sont très bien construites et très cohérentes. C'est donc avec intelligence que le récit est mené et c'est très plaisant en matière de SF. C'est en outre très prenant, du moins au début.
Car ensuite, le conflit opposant les personnages et la relation qui s'instaure entre le héros et l'héroïne sont franchement moins palpitants. Cela reste néanmoins intéressant jusqu'à la fin et même si le niveau baisse un peu, j'ai été bien pris par l'ensemble.

Un manga de SF de bonne qualité dont je conseille la lecture aux amateurs du genre.

Nom série  Mémoires de Viet kieu (Quitter Saïgon)  posté le 11/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais déjà été charmé par Un Automne à Hànôi du même auteur qui présentait le Vietnam par une suite d'anecdotes et de visites intéressantes et variées.

Quitter Saïgon marque moins par son originalité graphique. Il n'en reste pas moins intéressant graphiquement parlant et présente quelques jolies planches. Le trait de Clément Baloup n'est pas exceptionnel, mais il a un sens des couleurs et de la matière assez sympathique. Certaines planches pêtantes de couleurs rouges et vertes sont assez fortes. Pour le reste, cela se lit très bien et agréablement.

Quitter Saïgon raconte, par le biais des témoignages de 3 personnes différentes interrogées par l'auteur, la période difficile qu'a traversée le Vietnam entre la seconde guerre mondiale et les premières années d'installation du régime communiste après la chute de Saïgon. Les histoires sont très agréablement racontées, et apportent chacune leurs facettes et leurs interêts. On y découvre la période d'occupation japonaise, l'équivalent d'occupation américaine, la guerre du Vietnam vue par les yeux des civils de Saïgon, les camps de rééducation communistes, le long voyage en bateau du Vietnam jusqu'en France, etc. Le tout est raconté avec les yeux et les paroles de simples hommes auxquels on s'attache très vite, sans sombrer dans l'explication historique mais uniquement comme des témoignages de vies prenantes, intéressantes et sans jamais aborder les sujets sous l'angle de la noirceur et du reproche.

C'est intéressant tout en étant plaisant à lire. Un très bel album de témoignage historique.

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 11/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais repéré cette BD depuis un moment et j'avais envie de la lire : la couverture me plaisait et m'intriguait et puis, comme c'était paru dans la collection Aire Libre, ça ne pouvait pas être mauvais, pensais-je. Mais je fus déçu par ma lecture.

Pour commencer, autant le dessin me plaisait assez sur la couverture, autant je le trouve presque médiocre sur les planches elles-mêmes. Le trait est simple mais les personnages sont changeants, moches la plupart du temps, parfois difficilement reconnaissables s'il n'était pas différenciés par leurs chevelures ou le côté caricatural de certains de leurs traits. Décors simples et souvent ratés, couleurs très moyennes, je suis assez déçu donc car la couverture me laissait espérer mieux.

Quant à l'histoire, son résumé aussi m'attirait : la rencontre entre trois artistes pleins de personnalité, un pianiste, un écrivain et un peintre, laissait présageait quelques originalités et dialogues intéressants.
Hélas, j'ai cru lire le script d'un de ces films intellos ennuyeux et bavards comme je les déteste. Ca parle philosophie et Art, les flashbacks et les réminiscences s'accumulent, les femmes traversent la vie de ces artistes, ils couchent avec puis les délaissent, ils parlent d'eux, parlent de leur art, de leurs problèmes. Ca papote, ça se rencontre, c'est blasé, ça se regarde son petit nombril, ça fréquente des intellos, ça méprise les gens, etc... Je caricature un peu mais c'est comme ça que j'ai ressenti ma lecture. Une sorte d'albums d'intellos artistes qui parlent de leur monde et d'eux.
Résultat, ça m'a suffisamment ennuyé pour que je n'arrive pas à rentrer dedans et donc que je manque complètement le message sur la création, sur l'Aaart. Et la fin, où l'héroïne est fière de se trouver changée, me laisse complètement froid car je n'ai pour ma part jamais été le moins du monde touché.

Déception.

Nom série  One shot  posté le 11/07/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dès le départ, j'ai eu un gros soucis avec le dessin : ce n'est absolument pas le genre de dessin que j'aime. Des "gueules" de personnage à la Richard Corben (Den), un graphisme et des couleurs façon illustrations kitschs des années 80, une surabondance d'effets informatiques dans les couleurs à tel point que j'ai eu l'impression que la grande majorité des images étaient floues, etc. Sincèrement, un tel type de dessin m'est véritablement pénible à lire. D'autant plus que les effets de flous et de mouvements constants semblent là pour masquer les nombreuses faiblesses du dessin.

Quant au scénario, le premier tiers de l'album est difficilement compréhensible. On suit des scènes d'action violente façon Mad Max au pays de Cyberpunk sans trop savoir où ça nous mène et l'interêt de suivre les différents protagonistes. On commence à comprendre vers la moitié quelles sont vraiment leurs motivations et ce que représentaient les étranges premières pages d'introduction de la BD. Là, le scénario devient un peu plus intéressant car, outre une idée philosophique style "que feriez-vous si un monde où tous vos désirs se réalisent s'ouvrait à vous ?" un peu superficiellement traitée, il y a quand même une bonne dose d'humour un peu bourrin qui apparait. On sourit, on rigole un peu, mais ça reste assez bas de plafond. D'autant plus que la narration n'est vraiment pas terrible.
Et puis voilà, ça finit sans qu'on voit trop l'interêt du tout.

A feuilleter par curiosité, mais sans plus...

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