Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 3751 avis et 1673 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Un Automne à Hànôi  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette petit album que voilà !

C'est d'abord un album à feuilleter, sans vergogne, car ses pages recèlent de jolis dessins, même s'ils manquent, à mon goût, d'ampleur. On aurait aimé que Clément Baloup se "lâche" un peu plus, qu'il croque avec moins de retenue les décors, les paysages. Ce n'est pas le carnet de croquis conclusif qui comblera ce manque, puisqu'on n'y trouve que des croquis de personnages.
Cependant, force m'est de reconnaître que j'ai pris pas mal de plaisir à lire cette petite plongée dans le Hanoi contemporain, avec ses figures anonymes, ses histoires souvent justes, comme l'a souligné Ro, et ses belles pages.
Seulement...

Seulement c'est trop court. Les 40 pages se lisent en 10 minutes, même en prenant son temps. C'est court et c'est dommage. Mais c'est à lire !

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 29/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vanitas vanitatum...

Décidément, j'ai vraiment du mal avec les milieux artistiques, enfin du moins ceux que l'on qualifie de beaux.
Car on a une nouvelle fois une BD sur l'AAAAAArt, celui qui se prend le chou et regarde le reste du monde comme s'il était une petite crotte. Bon, je schématise un (tout petit petit) peu, mais c'est vraiment l'impression que j'ai en lisant "Trois artistes à Paris" : l'évocation -peut-être fausse- de gens qui ne pensent qu'à eux.
Nous suivons donc les trajectoires pas du tout parallèles de trois artistes, qui se retrouvent sur Paris pour recevoir un prix. Leurs histoires respectives ne m'ont pas du tout intéressé, encore moins touché. Je dois avoir la sensibilité d'une enclume, mais que voulez-vous, on se refait pas ; pendant presque toute la durée de ma lecture, j'ai pensé à autre chose...
Il faut dire que le dessin de Zarate m'a véritablement déçu, par rapport à la couverture qui promettait mieux.
De mon point de vue, c'est une fausse note dans la collection Aire libre chez Dupuis.

Nom série  La Métaphore du Papillon  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est plutôt de 3,5/5.

J'ai été fortement alerté par la diaspora grenobloise de BDThèque sur la qualité de cette série. Au bout de plusieurs mois de recherches compliquées (la série n'était plus disponible dans la plupart des librairies de mon secteur), j'ai pu réunir les trois tomes du premier cycle de cette série très intéressante.

Et si l'on pouvait prévoir l'avenir grâce à de simples calculs mathématiques ? cette question, Coco Pernoud, le scénariste, n'est pas le premier à se la poser, comme en témoigne le cycle de science-fiction d'Isaac Asimov, Fondation. Un cycle ambitieux, qui a marqué de son empreinte l'histoire de la science-fiction.
Si l'ambition de "La Métaphore du Papillon" est plus humble, son écriture n'en est pas moins intéressante. En effet Pernoud a bien verrouillé son histoire, qui est très efficace, très dynamique, comportant même quelques passages informatifs du meilleur effet.
Le dessin de Toshy, qui n'est pas exceptionnel, n'en est pas moins efficace lui aussi. Oh, bien sûr, on peut ergoter un moment sur les proportions des membres, sur les visages un peu bâclés des personnages, il n'en reste pas moins que ce premier cycle ce lit sans déplaisir, amenant le lecteur à se poser des questions sur la façon dont les auteurs vont pouvoir retomber sur leurs pattes, mais aussi l'implication de telles possibilités, et c'est là tout le but de la série.

La série ne marquera sans doute pas l'histoire du genre, même en BD, mais elle est tout de même d'un niveau plus qu'honorable.

Nom série  Kaamelott  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, je l'attendais avec pas mal de méfiance, cette adaptation...

Quand on voit ce qu'ont pu donner 24 heures chrono ou d'autres séries à succès une fois passées par le medium du 9ème Art, il y a de quoi se méfier...
Et, surprise, cette fois-ci la qualité est au rendez-vous.
Grâce, probablement, à la plume d'Alexandre Astier, créateur et âme de la série, qui signe le scénario. Ce n'est pas son métier premier, ça se sent assez vite, notamment dans le rythme, et dans les dialogues, parfois un peu envahissants au détriment de l'action. Mais ce défaut est gommé par la fin du premier tome, où l'action, justement, est échevelée, au point d'être un poil confuse.
Mais cela n'altère pas vraiment les jolies planches de Steven Dupré, qui, s'il n'est pas forcément un roi du decorum mediéval, n'en est pas moins un bon artisan, ce qui rend cet album très lisible, d'autant plus que l'histoire est totalement inédite.
Elle devrait donc plaire aux fans de la série, dont je suis. Les autres... Lisez-la quand même, pour voir.

Nom série  Encyclopédie des animaux de la préhistoire  posté le 15/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup ce que fait Jirô Taniguchi.
Je suis un grande partie de ses publications en France, depuis les premières, au milieu des années 1990. Et depuis 2-3 ans, Taniguchi est devenu "bankable" pour les deux éditeurs qui publient ses oeuvres en France, Casterman et Dargaud (Kana). Et du coup, ils publient un peu tout et n'importe quoi, sans réellement faire le tri dans l'oeuvre du maître japonais. Pour moi cette "Encyclopédie des animaux de la préhistoire" fait partie de ses oeuvres mineures, nonobstant la visée pédagogique de l'ouvrage.

Car, mis à part 2-3 récits sur la petite vingtaine de l'album, il faut bien dire qu je me suis globalement ennuyé. Les saynètes nous montrent la "vie quotidienne" d'un certain nombre d'animaux qui ont précédé les espèces actuelles. Pour ma part, j'étais plus intéressé par les dinosaures dans ma jeunesse, mais ce n'est pas le sujet du bouquin. Nous avons là un large panorama, non exhaustif, d'animaux à un moment-clé de leur évolution : les débuts de l'allaitement, le premier singe à se tenir debout, les osmoses entre gros et petits... C'est probablement passionnant pour ceux que le sujet intéresse, mais les autres seront un peu déçus. Car malgré l'humour que Taniguchi met dans quelques situations, les récits restent d'une grande platitude. A côté de ça, les commentaires scientifiques de Ryuichi Kaneko sont plutôt intéressants, et permettent de replacer les récits dans un contexte évolutionniste bienvenu, et parfois de rectifier les erreurs dans les nouvelles dessinées.
Taniguchi a un grand talent, mais je ne trouve pas qu'il ait mis le maximum dans ces histoires animales. On reconnaît sa patte par moments, mais pas toujours.

Bref, un tome un peu décevant pour les fans de Taniguchi, à moins d'être un fan hardcore, mais qui plaira certainement aux gens que le sujet de la paléontologie intéresse.

Nom série  Dessinez le Manga avec Yuu Watase  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Yuu Watase est l'auteur à succès de "Fushigi Yugi", d'Ayashi No Ceres, d'Imadoki, d'Alice 19th... Suite à la demande de son éditeur, elle accepte de réaliser un manga sur la façon de réaliser... un manga.

Elle décide de présenter ça sous la forme d'une histoire assez traditionnelle, en se mettant elle-même en scène dans le costume du Professeur U, qui va aider Eiri à réaliser son premier manga de A à Z. Joli coup de la part de Tonkam de publier cet ouvrage, même s'il comporte certaines failles dont nous allons parler.

Watase décide de rendre son récit plus vivant, en faisant interagir apprentie, professeur et personnages réalisés par l'apprentie. Cela donne un récit à trois niveaux assez rafraîchissant, assez loin du didactisme proposé par un Benoît Springer dans feu Pavillon rouge, par exemple, mais se rapprochant de l'oeuvre de Trondheim et Garcia, "La bande dessinée, apprendre et comprendre". Le récit est vivant, dynamique, mais un peu long. En 192 pages et 65 leçons, Watase nous permet d'avoir un large panorama de la création en manga, ce qui, en soi, est une gageure. L'auteur prend le temps de bien détailler ses arguments, un peu trop parfois. Il aurait fallu un peu plus de place pour l'exemple, par rapport à l'argumentation. On remarquera d'ailleurs que le découpage, la mise en scène font l'objet de nombreuses leçons, au détriment du dessin proprement dit. Peu de notions d'anatomie, peu de conseils, si ce n'est qu'il faut copier les autres auteurs, s'inspirer de photos...

L'autre souci majeur de cet album unique, c'est sa spécificité. Yuu Watase est spécialisée dans le shojô. Du coup, un bon nombre de ses exemples sont ancrés dans ce genre, dans un style typique de ce genre, qui n'est pas particulièrement remarquable. De plus, certaines considérations sont imprégnées de notions japonaises. Et malgré l'afflux massif de mangas dans nos contrées ces dernières années, je crains que les apprentis mangakas européens ne parviennent pas à saisir certaines subtilités.

Les défauts que j'ai énumérés, s'ils ne sont pas majeurs, sont en plus compensés par des "bonus" appréciables dans ce tome unique : quelques questions-réponses, des contributions synthétiques de rédacteurs cherchant des jeunes talents, une "interview" de l'auteur sur sa perception du métier (peu intéressante au final), un index des différentes notions développées dans ce manga, et même la reproduction d'un dossier complet de candidature !

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon petit album.

Euh non, pas si petit que ça, il fait 136 pages ! En fait "Erminio le Milanais" entretient la flamme de la fascination pour les contrées transalpines, comme dans Où le regard ne porte pas...
Sauf que là, il s'agit de la Sicile, et si vous dites à un Sicilien qu'il est italien, il vous envoie des plombs dans les fesses à coup d'escopette !
C'est un peu ce qui arrive à Erminio, "étranger" dans ce village. La BD joue donc sur le registre de la tolérance, de l'inclusion, et c'est une belle réussite de ce côté-là.

L'album baigne dans une ambiance un peu vaporeuse, chaude comme un pays du sud, et c'est un vrai plaisir de le lire, même si au départ je ne suis pas trop fan du style d'Erwann Surcouf.

Nom série  Le Petit bleu de la côte Ouest  posté le 12/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
Pour son passage chez les Humanos, Tardi fait ce qu'il connaît (presque) le mieux : du polar. Il adapte donc un roman de Manchette, considéré comme l'un des maîtres français du genre.

Cependant j'ai du mal à adhérer à ce polar-là. Désabusé, craspec, rocailleux... Mais le style de Manchette est un peu plus nerveux que celui de Léo Malet, ce qui donne des images plus violentes que la "moyenne" tardienne. Mais ce genre d'histoires me laisse plutôt de glace, on a même l'impression que l'histoire se déroule comme dans un rêve, tellement la voix off est envahissante...

Heureusement que le dessin de Tardi est sympa, et permet de lire cet album assommant sans trop de mal. Pour le reste...

Nom série  L'Autre Monde  posté le 10/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une très bonne série, qui marquait -je crois- l'entrée de Florence Magnin dans la bande dessinée.

Illustratrice réputée pour des jeux de rôles, d'inspiration celtique et légendaire, elle faisait donc une première incursion dans le 9ème Art, dans une genre proche de ses inspirations antérieures.
Rodolphe lui avait écrit une scénario qui puise largement dans les légendes, pour nous conter les aventures de ce brave Jan dans un monde apparemment figé dans une appréciation complètement inspirée par les croyances médévales.

Un récit très vite prenant. Malgré l'incongruité de certains éléments, cette intégration des légendes dans le réel est vraiment réjouissante, aidée il est vrai par le dessin magnifique de Magnin, dont les couleurs étaient toutefois un rien ternes, ou du moins pâles.

Nom série  Dido  posté le 08/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1 : 3/5
Un peu bizarre cette série.
Le premier tome nous propose un univers et un graphisme qui font furieusement penser à Bone, en un peu moins pêchus.
Mais très vite, le récit s'oriente dans une direction plus "enfantine" que le succès de Jeff Smith. Dido va se retrouver confronté non seulement aux humains, que les monstres redoutent, mais aussi à d'autres créatures, et qui pour l'instant n'apparaissent pas dans l'image, même si on en parle. Le récit est sympathique, sans prétention, mais sans génie également. Cependant Fahar a la bonne idée de semer des énigmes sur le chemin de Dido et Kip. Qui est l'esprit de la forêt ? Quel est cet oiseau parlant ? Pourquoi Kip ment-il au sujet de Goliath ? Quel est le rôle réel de Marla ?

Une série intrigante, même si relativement peu enthousiasmante pour l'instant.

Tome 2 : 3/5
Le mystère s'épaissit dans ce second épisode.
Et on a peur de ne pas, finalement, voir plus clair dans cette drôle d'histoire. En effet, en plus des mystères déjà introduits dans le tome 1, Fahar en remet une seconde couche dans le second. Et le mode de narration n'aide pas non plus à la bonne compréhension. Les personnages échouent à tel endroit, pensant être investis de telle ou telle tâche. Alors qu'on est censé suivre le parcours de Dido, celui-ci reste quand même un personnage nébuleux. C'est frustrant, car l'univers et le graphisme de Fahar sont quand même très agréables.

Espérons que le tome 3, qui clora le premier cycle, apportera son lot de réponses...

Nom série  Venezzia  posté le 07/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si on lit le résumé de l'éditeur, on ne peut s'empêcher de penser aux Gardiens du Maser, à Gunnm, par exemple.

Si on lit "Venezzia", ces influences restent présentes, mais ne deviennent plus prépondérantes. Une découverte comme celle de Edison Fantasy Science (chez le même éditeur, fruit du hasard ?) devient également une évidence. Mais il n'y a pas que cela. Car Laurent Koffel, le scénariste, a su puiser à différentes sources pour composer l'étrange alchimie qui règne dans cet album. Alchimie qui tient en équilibre précaire. C'est vraiment un assemblage hétéroclite, de bric et de broc, mélangeant fantasy (au sens large), science-fiction tendance steampunk, mais aussi histoires de mutants. La narration est un peu confuse, mais au final l'histoire s'éclaire vers la fin du tome 1.

Le dessin de Noë Monin est lui aussi le fruit de plusieurs influences, comme dans L'Anneau des 7 Mondes ; impression renforcée par le traitement des couleurs, tout en pastels, en bleus clairs masquant parfois l'encrage. Ce dessin est assez agréable à l'oeil pour celui qui est habitué aux mangas et aux influences italiennes récentes. Par contre on ne manquera pas de remarquer un manque de précision dans les visages. Mais cela devrait s'estomper avec le temps.

Le peu d'originalité de l'album est toutefois compensé par le capital sympathie de l'ensemble, qui fait passer un bon moment de lecture.

Nom série  Planète lointaine  posté le 07/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, bizarre que cet album soit passé inaperçu. Et pourtant il est épuisé... Et sorti du catalogue Delcourt. Dommage, car il vaut quand même le détour de la lecture.

En effet, Li-An, dont c'était le premier album, y faisait déjà preuve d'une belle maîtrise graphique. Parmi ses multiples influences, on notera celle, évidente, de Moebius. Décors et personnages dépouillés, qui contrastent avec certains éléments plus détaillés, les amateurs du créateur du "Major Fatal" apprécieront.
Autre influence criée sur les toits, celle de Jack Vance. L'écrivain, créateur du Cycle de Tschaï, est largement présent dans cette histoire. Ce n'est pas du plagiat, mais un hommage très fortement appuyé. Li-An est un fan absolu de cette somme romanesque de science-fiction, qu'il aura d'ailleurs le plaisir d'adapter en 8 tomes quelques années plus tard chez le même éditeur, grâce à l'apport de Jean-David Morvan. Morvan qui d'ailleurs est présent dans "Planète lointaine".

Mais toutes ces influences ne parviennent pourtant pas à cacher le défaut principal de ce one shot de près de 200 pages : sa confusion. En effet on se retrouve dans une intrigue à la "Méta-Barons" mâtinée de l'Incal, dans un joyeux foutoir mélangeant SF traditionnelle et fantasy pourtant inventive. Mais malgré cette petite difficulté, c'est un album qui se laisse lire, rien que pour le plaisir des yeux.

A noter qu'en 2006, Li-An a remis en vente une centaine d'albums, accompagnés d'un supplément graphique comportant des inédits, des hommages, des ex-libris...

Nom série  J'ai tué Adolf Hitler  posté le 04/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que je découvre un peu Jason. Mis à part Je vais te montrer quelque chose, je connais peu son oeuvre.

Pourtant, il semblerait que ce soit un auteur à découvrir, tant son univers, tant graphique que narratif, se démarque du tout-venant. Sauf dans cet album où, comme l'a fait remarquer Ro, l'histoire se révèle au final assez classique.
Adepte du gaufrier (8 cases parfaitement équilibrées), Jason nous permet donc de suivre cette histoire de voyage dans le temps, combinée à une histoire d'amour qui a traversé les époques. Il y a beaucoup de silences chez Jason. Des longs moments de non-dits qui sont un peu... longs, surtout dans la seconde moitié de l'album. Ses personnages, proches de ceux de Trondheim graphiquement, manquent singulièrement d'expression, mais c'est pour mieux te tromper, mon enfant. Derrière ces visages et ces physionomies impavides se cachent des êtres très profonds, qui n'ont pas besoin de beaucoup de mots pour exprimer leurs sentiments.

Au final, cet album est plaisant, mais manque tout de même de punch, et de plus, se lit assez rapidement.

Nom série  Georgie  posté le 30/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, eau de rose !

Bon, je vous préviens, je n’ai jamais apprécié Candy. Je trouvais ça gnangnan. Je n’étais pas une fille, il faut dire. Même maintenant, je n’en suis toujours pas une. Alors du coup, je trouve « Georgie » gnangnan.

Chevauchées dans la nature foisonnante, petites fleurs quand un moment de grâce se produit, amours impossibles, prince charmant, secrets familiaux… Ce que c’est romantiiiiique ! Et pas trop chiant, contrairement à ce qu’on pourrait croire.
Bon, d’accord, la Georgie, j’ai envie de la baffer depuis le début du bouquin. Ses frères sont des neuneus incapables d’assumer leurs sentiments, et le prince devrait se faire répudier assez vite.

Le lecteur lambda ne peut que s’amuser à la lecture de cette série, à réserver à ceux qui ont l’esprit fleur-bleue.

Nom série  Rosario + Vampire  posté le 30/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un manga sur les monstres.
Encore un manga sur un collège fou, fou, fou.
Encore un manga avec un héros un peu cucul.

Certes, « Rosario+Vampire » cumule ces éléments-poncifs du Shônen. Mais le résultat se laisse lire sans trop de problème, pour peu qu’on laisse son cerveau au vestiaire avant d’entrer dans ce lycée. La série n’apporte rien de neuf au genre, dans aucune catégorie. L’histoire est une suite de quiproquos, de petites introspections du héros, de scènes de combat entre monstres et de petits cœurs qui volètent par-ci par-là. Et le dessin d’Ikeda est mignon, mais tellement commun…
Comme je l’ai dit, ça se laisse lire. Moka passe son temps à courir après Tsukune, pour avoir un câlin ou un peu de sang, mais c’est dans une ambiance gentiment potache. Ca ne restera pas dans les annales, mais devrait plaire aux amateurs du genre.

Nom série  Evil Heart  posté le 30/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange petite série que ce manga qui nous parle d’un enfant à problèmes, le petit Umeo, qui est capable d’accès de violence impressionnants en cas de contrariété. Mais cette attitude cache en fait un lourd secret familial : le père d’Umeo frappait régulièrement sa mère, et le frère aîné, Shigeru, est de la même trempe, puisqu’il bat sa mère et leur sœur.
Un sujet sans concession, donc, qui traite de l’un des fléaux de notre époque : la violence domestique et familiale. Umeo et sa sœur doivent vivre seuls, sans véritable tutelle (chose assez étonnante, mais je ne connais pas la loi nipponne en la matière), et lutter seuls aussi contre la vindicte populaire, les qu’en-dira-t-on et la méfiance des gens.
L’aïkido, par l’intermédiaire du professeur Daniel, canadien, sera-t-il la porte de sortie ?
Pas mal cette idée de rédemption par le sport. Elle n’est certes pas originale, mais le fait de l’incarner par une personne de nationalité et de culture différente est intéressant, et permet à l’auteur de rajouter un regard extérieur à la situation d’Umeo.
Le récit est bien mené, bien rythmé, et l’on ne boude pas son plaisir. Contrairement à d’autres mangas du même genre, le fait qu’Umeo soit colérique n’en fait pas une tête de turc pour le lecteur. On sent bien qu’il y a une explication profonde et psychologique à son comportement frondeur et bagarreur.
Le dessin de Taketomi est agréable, mais sans plus. Il manque un peu de fermeté par moments, on a l’impression qu’il est à l’état d’ébauche. Ses personnages sont un peu impavides, mise à part Machiko, la grande sœur, qui doit supporter toute cette violence autour d’elle.

Le dessin n’est pas exceptionnel, mais le sujet et surtout le traitement de ce fait de société rendent « Evil Heart » plutôt intéressant, du moins dans le premier tome.

Nom série  Gen d'Hiroshima  posté le 27/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Gen d'Hiroshima", ou la bande dessinée paradoxale...

Paradoxale, oui, vous avez bien lu, parce que pour moi cette série fait le grand écart entre le fond et la forme.

Parlons d'abord de ce qui fâche, la forme. Le dessin de "Gen..." est fait dans un style relativement enfantin, ça ressemblerait même à du Tezuka pour le côté un peu "rudimentaire" par moments. C'est un peu normal, ce manga ayant plus de 30 ans, et à cette époque Tezuka était la seule référence graphique, ou presque, au Japon. J'ai vraiment du mal avec ce dessin, non pas forcément en raison du paradoxe dont je vais parler par la suite, mais vraiment du fait du dessin lui-même. Je ne l'aime pas, c'est tout.
Autre élément qui grippe dans la forme, le parti-pris de l'auteur de faire une BD humoristique malgré tout. Oui oui, je maintiens, humoristique. Comment expliquer autrement le fait que Gen ait l'air complètement idiot la moitié du temps, qu'il chante à la moindre occasion, qu'il soit perpétuellement en train de frapper quelqu'un, y compris sa mère gravement malade ?
D'accord, Gen a en son sein une envie viscérale de vivre, de dire "fuck" à cette putain de bombe qui a ruiné son enfance et la vie de sa famille, mais quand même, cette joie de vivre par trop débordante m'a semblé hors de propos.

L'autre versant du paradoxe, c'est bien le fond. Car sur le fond "Gen d'Hiroshima" est une histoire noire, très noire, qui nous parle de cette foutue bombe que l'aviation américaine a lâché sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, mettant ainsi un terme définitif à la Guerre du Pacifique. Tout le long de la série, ce n'est qu'une litanie énumérant les abominations provoquées par la bombe : radiations, vols, viols, prostitution, meurtres crapuleux, marché noir, yakuzas, corruption, violence, j'en passe et des meilleures. La plupart des éléments de la série sont ignobles, les autres juste épouvantables. Là se trouve l'atout majeur de la série (le seul ?) : un tableau assez complet des conséquences de cette bombe A. Il ne faut pas l'oublier, le crime le plus ignoble a été commis en 1945 au Japon. Luttons pour ne plus revoir ça.

"Gen d'Hiroshima" est donc une série qui laisse un goût étrange dans la bouche. Un goût de gâchis avec un dessin et des scènes parfois complètement déplacés dans une telle histoire. Mais aussi un goût de cendre, qui persiste et ne pourra pas partir tant qu'on vivra.

Nom série  Jack B. Quick, enfant prodige  posté le 17/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ca faisait un petit moment que je tournais autour de cet album en librairie.
Et j'ai craqué dernièrement, suivant les conseils de mon libraire (merci Steph).
"Jack B. Quick" n'est peut-être pas la meilleure BD d'Alan Moore, mais c'est par contre, et de loin, la plus accessible. Ok, il y a pas mal de second degré dans cette histoire de gamin génial tentant toutes sortes d'expériences farfelues menant toutes à une situation catastrophique, mais je pense que c'est compréhensible par tout le monde.

Loufoque, cet album l'est assurément, mais c'est tellement outré qu'on l'accepte sans problème. Il bénéficie en outre du dessin très bon de Kevin Nowlan (encore une découverte pour ma part), qui a d'ailleurs remporté un Eisner Award pour l'ensemble de la série.
Le format des histoires courtes convient tout à fait au style humoristique des histoires, et du coup on lit ces histoires avec un grand plaisir.

Nom série  Le Bruit du givre  posté le 17/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, cet album est très différent.
D'abord, le titre. Un titre superbe, dont l'explication n'est livrée qu'en toute fin. Un titre d'une grande poésie, qui a une valeur métaphorique courant sur tout l'album.
L'histoire est celle d'un homme à la recherche de son amour perdu, qui se rend compte en cours de route que ce n'est pas forcément ça qu'il recherche. Une belle métaphore sur le passage à l'âge adulte, magnifié par le dessin si incroyable de Mattotti.
Mais ce dessin ne plaira pas à tout le monde. Tout en pastel, dans un style métaphorique lui aussi, on peut se perdre dans ses tableaux grandioses, ou faire un rejet total. Pour ma part, j'ai bien apprécié, mais son style n'est pas parmi mes préférés.

A réserver à ses fans, de préférence.

Nom série  Les yeux à vif  posté le 17/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note se rapproche plutôt du 3,5/5.
Parce que malgré mon plaisir de lecture plutôt évident, je n'ai pas été transporté par ce recueil d'histoires courtes.
Adrian Tomine est un auteur dont j'apprécie le trait, le côté un peu vain des histoires. "Les Yeux à vif" en est un bon exemple ; pour croquer simplement des tranches de vie, Tomine est un champion. Que ce soit sur deux ou vingt planches, il n'a pas d'équivalent, à mon sens, dans la sphère du comics. Et puis son trait est vraiment sympathique, même si un peu stéréotypé par moments.

Un chouette petit album, mais sans plus.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 188 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque