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Nom série  La Machine à explorer le temps  posté le 09/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Herbert George Wells est l'un de mes écrivains préférés. Il me fit passer de grandes heures de lecture et de rêveries avec ses romans que l'on qualifie couramment de science-fictionnesques.
Quatre de ses romans, L'île du Dr Moreau, la Guerre des Mondes, L'Homme invisible et La machine à explorer le temps, sont considérés comme des classiques intemporels.

Dès lors, en lire une adaptation en BD suscite en moi des sentiments contrastés : une grande excitation, à l'idée de revivre ces heures (ou plutôt ces minutes,puisqu'une BD se lit rapidement en général) dont je parlais précédemment. Mais aussi une grande méfiance, tant le medium bande dessinée, malgré toutes les qualités que je lui reconnais, me semble insuffisant pour retranscrire les qualités inhérentes à l'oeuvre de ce gigantesque auteur.

Bref, la lecture de cet album, réalisé par Al Severin, m'a laissé sur un sentiment assez mitigé. En effet l'adaptation est nerveuse, moderne, et le style graphique de Severin est plutôt agréable, et même presque adapté à ce type d'histoire. On sent l'influence de Jacobs, curieusement, dans certains cas. Et on sent aussi qu'il a influencé des auteurs comme Kas (Hans, Halloween Blues) par la suite.
56 pages, c'est un minimum syndical pour un roman tel que La Machine à explorer le temps. La lecture en est agréable, mais aussi frustrante. Car je n'ai pu retrouver l'ampleur lyrique, la poésie sous-jacente, la vision prophétique de Wells. Une déception, certes, mais à laquelle je m'attendais un peu.

C'est beau, mais c'est peu. Lisez donc l'oeuvre de Wells.

Nom série  Girls  posté le 09/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je vous avouerai qu'en vieil amateur de BD fantastique et de SF, le thème de ce comics m'a tapé dans l'oeil au moment de sa sortie.

Et ce n'est que maintenant, quelques mois après, que j'ai enfin le loisir de lire cette BD (merci pierig !). Eh bien je ne suis pas déçu. De prime abord, j'avoue que le dessin m'a un peu rebuté. Mauvaises perspectives, visages peu expressifs, effets de flou un peu étranges... Ca m'a un peu gêné au départ. Et puis je me suis quand même concentré sur le récit, pour ne plus en décrocher. Putain, il y a une sacrée ambiance dans cette histoire ! On retrouve un peu le style qu'il y a dans des vieux films du style Body Snatchers, ou The Midwich Cuckoos.

Une petite communauté qui se retrouve phagocytée (c'est presque le cas de le dire) par des créatures étranges, venues d'on ne sait où. Ici le symbolisme sexuel est évident, bien plus prégnant que dans La Mutante, par exemple. Et c'est tant mieux, car ce sujet tabou, à peine reconnu dans nombre de récits classiques, permet la libération du récit, et de suivre la montée en puissance de l'angoisse. Au fil des tomes, la sensation de huis clos s'intensifie au sein de la trentaine de survivants. Les dissensions, les peurs, les remords et les ressentiments se font jour.

Ce comics est avant tout une étude sociologique. Dans une situation de crise, comment des gens ordinaires se comporteraient-ils ? La personne qui incarne l'autorité en temps normal est-elle la plus digne de confiance ? La force physique exclut-elle la faiblesse psychologique ? Dans une ambiance crépusculaire, c'est très intéressant, presque facinant par moments, tant les éléments semblent s'enchaîner inexorablement, sans pitié, sans rémission.
Inexorable, la situation se dégrade, pour le grand plaisir du lecteur, réduit au stade de simple spectateur observant une colonie de fourmis s'agitant dans tous les sens dans un bocal qui leur interdit toute retraite.
Que vont-elles faire ? Attaquer le verre ? Se manger entre elles ? Essayer de s'organiser ou tenter de s'en sortir chacune de son côté ? La comparaison n'est pas tout à fait légitime, puisqu'une fourmi agit en priorité pour le groupe, pas pour soi. Dans "Girls" les situations sont plus variées, les motivations probablement beaucoup plus complexes...

Le dessin n'est pas extraordinaire (mises à part les différentes couvertures), mais ce défaut s'efface vite derrière la qualité de l'histoire...

Une belle réussite.

Nom série  Leela et Krishna  posté le 06/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très beau diptyque.

Autant dans sa conception que dans son exécution.
En effet le pari de Georges et Layla Bess de nous faire découvrir "de l'intérieur" l'écriture d'une histoire, est très intéressante. On eût pu craindre le côté "je suis un être supérieur, je crée la vie, etc.", mais pas du tout, on suit le couple dans ses hésitations, ses aller-retours, ses interrogations quant à l'orientation à donner à leur histoire. En cela l'oeuvre est d'une fraîcheur déconcertante et bienvenue, même si le procédé est "voulu".
Cela donne une mise en abyme de l'histoire tout à fait intéressante, d'autant plus que le conte qui nous est narré est passionnant, prenant. On a du mal à s'en détacher.

D'autant plus que le dessin de Georges Bess est d'une maîtrise époustouflante, comme dans Escondida, et que du coup son récit est entièrement réaliste, malgré le côté fantastique qui sous-tend toute l'histoire. Mais le patrimoine jodorowskien de Georges Bess remonte quand même à la surface, surtout dans le tome 2.
En effet le couple Bess joue un peu plus sur l'introspection, sur le sidéral, sur le métaphysique, histoire de pimenter un peu l'histoire.
Mais contrairement à certaines histoires du scénariste chilien, cela n'en devient pas embrouillé pour autant, et l'on reste dans le cadre des contes et légendes indiennes.

L'Inde, qui a donc largement inspiré ces deux auteurs, pour cette histoire en deux parties très intéressante, un conte aux frontières du mysticisme illustré avec énormément de talent.

Nom série  Ballades et sagas  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, c'est vrai que les scénaristes qui ont travaillé avec Charles Vess sont prestigieux : de Neil Gaiman, t^te de proue de l'imaginaire de qualité, à Jeff Smith (Bone), en passant par Charles de Lint, écrivain reconnu du fantastique, il y avait de quoi faire...

Et pourtant l'aventure est tout de même ratée... La faute au dessinateur ? Pas évident, même si le style de Vess, pourtant peu académique, n'engendre pas l'euphorie. La faute aux histoires elles-mêmes ? Plus sûrement, car très peu d'intérêt se dégage de ces 10 récits courts répartis sur deux albums... Trop convenus, sans véritables chutes ni morales, ces contes sont d'un ennui... à fendre les pierres.
L'imaginaire celtique est pourtant aussi vaste qu'intéressant, mais il est ici très mal exploité.

Nom série  Mémoires de Viet kieu (Quitter Saïgon)  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je trouve cet album plus réussi que Un Automne à Hànôi, du même auteur.

Il faut dire qu'il a plus d'épaisseur, plus de profondeur, et qu'il est mieux maîtrisé graphiquement, aussi.
Clément Baloup a donc gagné pas mal de maturité dans son oeuvre, et il nous livre là un bien bel album. On capte plus aisément les saveurs du Vietnam, à l'occasion dur écit de ces trois protagonistes qui ont vécu l'ancien régime. le plus prenant ? Le récit de M. Nguyen, au milieu, qui a vécu l'enfer des camps de rééducation. On est vraiment là, à ses côtés, à souffrir le martyre pour débiter des inepties communistes sans fin.

Le dessin et les couleurs de Clément Baloup sont très agréables, même si pas révolutionnaires, et nous permettent de passer un très bon moment de lecture.

Nom série  Un Automne à Hànôi  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette petit album que voilà !

C'est d'abord un album à feuilleter, sans vergogne, car ses pages recèlent de jolis dessins, même s'ils manquent, à mon goût, d'ampleur. On aurait aimé que Clément Baloup se "lâche" un peu plus, qu'il croque avec moins de retenue les décors, les paysages. Ce n'est pas le carnet de croquis conclusif qui comblera ce manque, puisqu'on n'y trouve que des croquis de personnages.
Cependant, force m'est de reconnaître que j'ai pris pas mal de plaisir à lire cette petite plongée dans le Hanoi contemporain, avec ses figures anonymes, ses histoires souvent justes, comme l'a souligné Ro, et ses belles pages.
Seulement...

Seulement c'est trop court. Les 40 pages se lisent en 10 minutes, même en prenant son temps. C'est court et c'est dommage. Mais c'est à lire !

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 29/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vanitas vanitatum...

Décidément, j'ai vraiment du mal avec les milieux artistiques, enfin du moins ceux que l'on qualifie de beaux.
Car on a une nouvelle fois une BD sur l'AAAAAArt, celui qui se prend le chou et regarde le reste du monde comme s'il était une petite crotte. Bon, je schématise un (tout petit petit) peu, mais c'est vraiment l'impression que j'ai en lisant "Trois artistes à Paris" : l'évocation -peut-être fausse- de gens qui ne pensent qu'à eux.
Nous suivons donc les trajectoires pas du tout parallèles de trois artistes, qui se retrouvent sur Paris pour recevoir un prix. Leurs histoires respectives ne m'ont pas du tout intéressé, encore moins touché. Je dois avoir la sensibilité d'une enclume, mais que voulez-vous, on se refait pas ; pendant presque toute la durée de ma lecture, j'ai pensé à autre chose...
Il faut dire que le dessin de Zarate m'a véritablement déçu, par rapport à la couverture qui promettait mieux.
De mon point de vue, c'est une fausse note dans la collection Aire libre chez Dupuis.

Nom série  La Métaphore du Papillon  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est plutôt de 3,5/5.

J'ai été fortement alerté par la diaspora grenobloise de BDThèque sur la qualité de cette série. Au bout de plusieurs mois de recherches compliquées (la série n'était plus disponible dans la plupart des librairies de mon secteur), j'ai pu réunir les trois tomes du premier cycle de cette série très intéressante.

Et si l'on pouvait prévoir l'avenir grâce à de simples calculs mathématiques ? cette question, Coco Pernoud, le scénariste, n'est pas le premier à se la poser, comme en témoigne le cycle de science-fiction d'Isaac Asimov, Fondation. Un cycle ambitieux, qui a marqué de son empreinte l'histoire de la science-fiction.
Si l'ambition de "La Métaphore du Papillon" est plus humble, son écriture n'en est pas moins intéressante. En effet Pernoud a bien verrouillé son histoire, qui est très efficace, très dynamique, comportant même quelques passages informatifs du meilleur effet.
Le dessin de Toshy, qui n'est pas exceptionnel, n'en est pas moins efficace lui aussi. Oh, bien sûr, on peut ergoter un moment sur les proportions des membres, sur les visages un peu bâclés des personnages, il n'en reste pas moins que ce premier cycle ce lit sans déplaisir, amenant le lecteur à se poser des questions sur la façon dont les auteurs vont pouvoir retomber sur leurs pattes, mais aussi l'implication de telles possibilités, et c'est là tout le but de la série.

La série ne marquera sans doute pas l'histoire du genre, même en BD, mais elle est tout de même d'un niveau plus qu'honorable.

Nom série  Kaamelott  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, je l'attendais avec pas mal de méfiance, cette adaptation...

Quand on voit ce qu'ont pu donner 24 heures chrono ou d'autres séries à succès une fois passées par le medium du 9ème Art, il y a de quoi se méfier...
Et, surprise, cette fois-ci la qualité est au rendez-vous.
Grâce, probablement, à la plume d'Alexandre Astier, créateur et âme de la série, qui signe le scénario. Ce n'est pas son métier premier, ça se sent assez vite, notamment dans le rythme, et dans les dialogues, parfois un peu envahissants au détriment de l'action. Mais ce défaut est gommé par la fin du premier tome, où l'action, justement, est échevelée, au point d'être un poil confuse.
Mais cela n'altère pas vraiment les jolies planches de Steven Dupré, qui, s'il n'est pas forcément un roi du decorum mediéval, n'en est pas moins un bon artisan, ce qui rend cet album très lisible, d'autant plus que l'histoire est totalement inédite.
Elle devrait donc plaire aux fans de la série, dont je suis. Les autres... Lisez-la quand même, pour voir.

Nom série  Encyclopédie des animaux de la préhistoire  posté le 15/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup ce que fait Jirô Taniguchi.
Je suis un grande partie de ses publications en France, depuis les premières, au milieu des années 1990. Et depuis 2-3 ans, Taniguchi est devenu "bankable" pour les deux éditeurs qui publient ses oeuvres en France, Casterman et Dargaud (Kana). Et du coup, ils publient un peu tout et n'importe quoi, sans réellement faire le tri dans l'oeuvre du maître japonais. Pour moi cette "Encyclopédie des animaux de la préhistoire" fait partie de ses oeuvres mineures, nonobstant la visée pédagogique de l'ouvrage.

Car, mis à part 2-3 récits sur la petite vingtaine de l'album, il faut bien dire qu je me suis globalement ennuyé. Les saynètes nous montrent la "vie quotidienne" d'un certain nombre d'animaux qui ont précédé les espèces actuelles. Pour ma part, j'étais plus intéressé par les dinosaures dans ma jeunesse, mais ce n'est pas le sujet du bouquin. Nous avons là un large panorama, non exhaustif, d'animaux à un moment-clé de leur évolution : les débuts de l'allaitement, le premier singe à se tenir debout, les osmoses entre gros et petits... C'est probablement passionnant pour ceux que le sujet intéresse, mais les autres seront un peu déçus. Car malgré l'humour que Taniguchi met dans quelques situations, les récits restent d'une grande platitude. A côté de ça, les commentaires scientifiques de Ryuichi Kaneko sont plutôt intéressants, et permettent de replacer les récits dans un contexte évolutionniste bienvenu, et parfois de rectifier les erreurs dans les nouvelles dessinées.
Taniguchi a un grand talent, mais je ne trouve pas qu'il ait mis le maximum dans ces histoires animales. On reconnaît sa patte par moments, mais pas toujours.

Bref, un tome un peu décevant pour les fans de Taniguchi, à moins d'être un fan hardcore, mais qui plaira certainement aux gens que le sujet de la paléontologie intéresse.

Nom série  Dessinez le Manga avec Yuu Watase  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Yuu Watase est l'auteur à succès de "Fushigi Yugi", d'Ayashi No Ceres, d'Imadoki, d'Alice 19th... Suite à la demande de son éditeur, elle accepte de réaliser un manga sur la façon de réaliser... un manga.

Elle décide de présenter ça sous la forme d'une histoire assez traditionnelle, en se mettant elle-même en scène dans le costume du Professeur U, qui va aider Eiri à réaliser son premier manga de A à Z. Joli coup de la part de Tonkam de publier cet ouvrage, même s'il comporte certaines failles dont nous allons parler.

Watase décide de rendre son récit plus vivant, en faisant interagir apprentie, professeur et personnages réalisés par l'apprentie. Cela donne un récit à trois niveaux assez rafraîchissant, assez loin du didactisme proposé par un Benoît Springer dans feu Pavillon rouge, par exemple, mais se rapprochant de l'oeuvre de Trondheim et Garcia, "La bande dessinée, apprendre et comprendre". Le récit est vivant, dynamique, mais un peu long. En 192 pages et 65 leçons, Watase nous permet d'avoir un large panorama de la création en manga, ce qui, en soi, est une gageure. L'auteur prend le temps de bien détailler ses arguments, un peu trop parfois. Il aurait fallu un peu plus de place pour l'exemple, par rapport à l'argumentation. On remarquera d'ailleurs que le découpage, la mise en scène font l'objet de nombreuses leçons, au détriment du dessin proprement dit. Peu de notions d'anatomie, peu de conseils, si ce n'est qu'il faut copier les autres auteurs, s'inspirer de photos...

L'autre souci majeur de cet album unique, c'est sa spécificité. Yuu Watase est spécialisée dans le shojô. Du coup, un bon nombre de ses exemples sont ancrés dans ce genre, dans un style typique de ce genre, qui n'est pas particulièrement remarquable. De plus, certaines considérations sont imprégnées de notions japonaises. Et malgré l'afflux massif de mangas dans nos contrées ces dernières années, je crains que les apprentis mangakas européens ne parviennent pas à saisir certaines subtilités.

Les défauts que j'ai énumérés, s'ils ne sont pas majeurs, sont en plus compensés par des "bonus" appréciables dans ce tome unique : quelques questions-réponses, des contributions synthétiques de rédacteurs cherchant des jeunes talents, une "interview" de l'auteur sur sa perception du métier (peu intéressante au final), un index des différentes notions développées dans ce manga, et même la reproduction d'un dossier complet de candidature !

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon petit album.

Euh non, pas si petit que ça, il fait 136 pages ! En fait "Erminio le Milanais" entretient la flamme de la fascination pour les contrées transalpines, comme dans Où le regard ne porte pas...
Sauf que là, il s'agit de la Sicile, et si vous dites à un Sicilien qu'il est italien, il vous envoie des plombs dans les fesses à coup d'escopette !
C'est un peu ce qui arrive à Erminio, "étranger" dans ce village. La BD joue donc sur le registre de la tolérance, de l'inclusion, et c'est une belle réussite de ce côté-là.

L'album baigne dans une ambiance un peu vaporeuse, chaude comme un pays du sud, et c'est un vrai plaisir de le lire, même si au départ je ne suis pas trop fan du style d'Erwann Surcouf.

Nom série  Le Petit bleu de la côte Ouest  posté le 12/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais.
Pour son passage chez les Humanos, Tardi fait ce qu'il connaît (presque) le mieux : du polar. Il adapte donc un roman de Manchette, considéré comme l'un des maîtres français du genre.

Cependant j'ai du mal à adhérer à ce polar-là. Désabusé, craspec, rocailleux... Mais le style de Manchette est un peu plus nerveux que celui de Léo Malet, ce qui donne des images plus violentes que la "moyenne" tardienne. Mais ce genre d'histoires me laisse plutôt de glace, on a même l'impression que l'histoire se déroule comme dans un rêve, tellement la voix off est envahissante...

Heureusement que le dessin de Tardi est sympa, et permet de lire cet album assommant sans trop de mal. Pour le reste...

Nom série  L'Autre Monde  posté le 10/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une très bonne série, qui marquait -je crois- l'entrée de Florence Magnin dans la bande dessinée.

Illustratrice réputée pour des jeux de rôles, d'inspiration celtique et légendaire, elle faisait donc une première incursion dans le 9ème Art, dans une genre proche de ses inspirations antérieures.
Rodolphe lui avait écrit une scénario qui puise largement dans les légendes, pour nous conter les aventures de ce brave Jan dans un monde apparemment figé dans une appréciation complètement inspirée par les croyances médévales.

Un récit très vite prenant. Malgré l'incongruité de certains éléments, cette intégration des légendes dans le réel est vraiment réjouissante, aidée il est vrai par le dessin magnifique de Magnin, dont les couleurs étaient toutefois un rien ternes, ou du moins pâles.

Nom série  Dido  posté le 08/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1 : 3/5
Un peu bizarre cette série.
Le premier tome nous propose un univers et un graphisme qui font furieusement penser à Bone, en un peu moins pêchus.
Mais très vite, le récit s'oriente dans une direction plus "enfantine" que le succès de Jeff Smith. Dido va se retrouver confronté non seulement aux humains, que les monstres redoutent, mais aussi à d'autres créatures, et qui pour l'instant n'apparaissent pas dans l'image, même si on en parle. Le récit est sympathique, sans prétention, mais sans génie également. Cependant Fahar a la bonne idée de semer des énigmes sur le chemin de Dido et Kip. Qui est l'esprit de la forêt ? Quel est cet oiseau parlant ? Pourquoi Kip ment-il au sujet de Goliath ? Quel est le rôle réel de Marla ?

Une série intrigante, même si relativement peu enthousiasmante pour l'instant.

Tome 2 : 3/5
Le mystère s'épaissit dans ce second épisode.
Et on a peur de ne pas, finalement, voir plus clair dans cette drôle d'histoire. En effet, en plus des mystères déjà introduits dans le tome 1, Fahar en remet une seconde couche dans le second. Et le mode de narration n'aide pas non plus à la bonne compréhension. Les personnages échouent à tel endroit, pensant être investis de telle ou telle tâche. Alors qu'on est censé suivre le parcours de Dido, celui-ci reste quand même un personnage nébuleux. C'est frustrant, car l'univers et le graphisme de Fahar sont quand même très agréables.

Espérons que le tome 3, qui clora le premier cycle, apportera son lot de réponses...

Nom série  Venezzia  posté le 07/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si on lit le résumé de l'éditeur, on ne peut s'empêcher de penser aux Gardiens du Maser, à Gunnm, par exemple.

Si on lit "Venezzia", ces influences restent présentes, mais ne deviennent plus prépondérantes. Une découverte comme celle de Edison Fantasy Science (chez le même éditeur, fruit du hasard ?) devient également une évidence. Mais il n'y a pas que cela. Car Laurent Koffel, le scénariste, a su puiser à différentes sources pour composer l'étrange alchimie qui règne dans cet album. Alchimie qui tient en équilibre précaire. C'est vraiment un assemblage hétéroclite, de bric et de broc, mélangeant fantasy (au sens large), science-fiction tendance steampunk, mais aussi histoires de mutants. La narration est un peu confuse, mais au final l'histoire s'éclaire vers la fin du tome 1.

Le dessin de Noë Monin est lui aussi le fruit de plusieurs influences, comme dans L'Anneau des 7 Mondes ; impression renforcée par le traitement des couleurs, tout en pastels, en bleus clairs masquant parfois l'encrage. Ce dessin est assez agréable à l'oeil pour celui qui est habitué aux mangas et aux influences italiennes récentes. Par contre on ne manquera pas de remarquer un manque de précision dans les visages. Mais cela devrait s'estomper avec le temps.

Le peu d'originalité de l'album est toutefois compensé par le capital sympathie de l'ensemble, qui fait passer un bon moment de lecture.

Nom série  Planète lointaine  posté le 07/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, bizarre que cet album soit passé inaperçu. Et pourtant il est épuisé... Et sorti du catalogue Delcourt. Dommage, car il vaut quand même le détour de la lecture.

En effet, Li-An, dont c'était le premier album, y faisait déjà preuve d'une belle maîtrise graphique. Parmi ses multiples influences, on notera celle, évidente, de Moebius. Décors et personnages dépouillés, qui contrastent avec certains éléments plus détaillés, les amateurs du créateur du "Major Fatal" apprécieront.
Autre influence criée sur les toits, celle de Jack Vance. L'écrivain, créateur du Cycle de Tschaï, est largement présent dans cette histoire. Ce n'est pas du plagiat, mais un hommage très fortement appuyé. Li-An est un fan absolu de cette somme romanesque de science-fiction, qu'il aura d'ailleurs le plaisir d'adapter en 8 tomes quelques années plus tard chez le même éditeur, grâce à l'apport de Jean-David Morvan. Morvan qui d'ailleurs est présent dans "Planète lointaine".

Mais toutes ces influences ne parviennent pourtant pas à cacher le défaut principal de ce one shot de près de 200 pages : sa confusion. En effet on se retrouve dans une intrigue à la "Méta-Barons" mâtinée de l'Incal, dans un joyeux foutoir mélangeant SF traditionnelle et fantasy pourtant inventive. Mais malgré cette petite difficulté, c'est un album qui se laisse lire, rien que pour le plaisir des yeux.

A noter qu'en 2006, Li-An a remis en vente une centaine d'albums, accompagnés d'un supplément graphique comportant des inédits, des hommages, des ex-libris...

Nom série  J'ai tué Adolf Hitler  posté le 04/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que je découvre un peu Jason. Mis à part Je vais te montrer quelque chose, je connais peu son oeuvre.

Pourtant, il semblerait que ce soit un auteur à découvrir, tant son univers, tant graphique que narratif, se démarque du tout-venant. Sauf dans cet album où, comme l'a fait remarquer Ro, l'histoire se révèle au final assez classique.
Adepte du gaufrier (8 cases parfaitement équilibrées), Jason nous permet donc de suivre cette histoire de voyage dans le temps, combinée à une histoire d'amour qui a traversé les époques. Il y a beaucoup de silences chez Jason. Des longs moments de non-dits qui sont un peu... longs, surtout dans la seconde moitié de l'album. Ses personnages, proches de ceux de Trondheim graphiquement, manquent singulièrement d'expression, mais c'est pour mieux te tromper, mon enfant. Derrière ces visages et ces physionomies impavides se cachent des êtres très profonds, qui n'ont pas besoin de beaucoup de mots pour exprimer leurs sentiments.

Au final, cet album est plaisant, mais manque tout de même de punch, et de plus, se lit assez rapidement.

Nom série  Georgie  posté le 30/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, eau de rose !

Bon, je vous préviens, je n’ai jamais apprécié Candy. Je trouvais ça gnangnan. Je n’étais pas une fille, il faut dire. Même maintenant, je n’en suis toujours pas une. Alors du coup, je trouve « Georgie » gnangnan.

Chevauchées dans la nature foisonnante, petites fleurs quand un moment de grâce se produit, amours impossibles, prince charmant, secrets familiaux… Ce que c’est romantiiiiique ! Et pas trop chiant, contrairement à ce qu’on pourrait croire.
Bon, d’accord, la Georgie, j’ai envie de la baffer depuis le début du bouquin. Ses frères sont des neuneus incapables d’assumer leurs sentiments, et le prince devrait se faire répudier assez vite.

Le lecteur lambda ne peut que s’amuser à la lecture de cette série, à réserver à ceux qui ont l’esprit fleur-bleue.

Nom série  Rosario + Vampire  posté le 30/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un manga sur les monstres.
Encore un manga sur un collège fou, fou, fou.
Encore un manga avec un héros un peu cucul.

Certes, « Rosario+Vampire » cumule ces éléments-poncifs du Shônen. Mais le résultat se laisse lire sans trop de problème, pour peu qu’on laisse son cerveau au vestiaire avant d’entrer dans ce lycée. La série n’apporte rien de neuf au genre, dans aucune catégorie. L’histoire est une suite de quiproquos, de petites introspections du héros, de scènes de combat entre monstres et de petits cœurs qui volètent par-ci par-là. Et le dessin d’Ikeda est mignon, mais tellement commun…
Comme je l’ai dit, ça se laisse lire. Moka passe son temps à courir après Tsukune, pour avoir un câlin ou un peu de sang, mais c’est dans une ambiance gentiment potache. Ca ne restera pas dans les annales, mais devrait plaire aux amateurs du genre.

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