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Nom série  Yapou, bétail humain  posté le 02/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, lecture à ne pas mettre entre toutes les mains !
Yapou, bétail humain a d'abord été un roman de Shozo Numa, un véritable phénomène littéraire (traduit en France par les Editions Désordres) qui a profondément bouleversé la littérature japonaise, et peut-être mondiale.

De prime abord, cela ressemble à un manga pervers, où des courbes féminines sont gracieusement exposées, et où l'homme est rabaissé à l'état d'animal servile. C'est presque ça, mais pas seulement. Pour exprimer clairement ma pensée, rien de tel que de citer l'exégèse de l'éditeur du roman : Reprenant la tradition de Jonathan Swift et du voyage fictif, cette dystopie délirante, marquée par une feinte érudition et de constantes adresses au lecteur, représente la quintessence littéraire de la détestation de soi des Japonais traumatisés par l’Histoire. Yapou décrit un monde total, traversé par un humour noir et grinçant, où tout, de l’organisation sociale aux gadgets technologiques, en passant par le système philosophique et idéologique, est scrupuleusement répertorié. Grand texte du masochisme, hanté par les notions d’impérialisme, de suprématie raciale, d’eugénisme, de domination sexuelle, Yapou a été honni par le Japon d’après-guerre.

Dans le monde d’où vient Pauline, qui a été colonisé il y a très longtemps par les hommes, les Japonais sont rabaissés au rang de sex-toys et de meubles vivants. Sa confrontation avec la société occidentale des années 1960 va provoquer un choc culturel immense.

Il y a trois parties distinctes dans le premier tome. Tout d'abord une scène d'introduction des deux protagonistes humains, que j'ai trouvée assez étrange, le personnage féminin prônant un discours dédaigneux, presque haineux, envers ses semblables, le personnage japonais étant totalement soumis à sa fiancée.
La deuxième partie se passe dans le vaisseau spatial de Pauline, où l'on découvre à la fois son caractère très particulier, mais aussi l'utilité de son yapou, et une partie de son histoire sentimentale. Une scène volontairement érotique, mais dans laquelle on ne dévoile quasiment rien.
La troisième partie survient après le crash du vaisseau, et se compose essentiellement d'une très longue apostrophe au lecteur, afin de lui expliquer (avec des redondances parfois) le sentiment de la jeune extraterrestre.

Chacune des trois parties a éveillé en moi un malaise sourd, diffus, mais qui s'est fait jour à la relecture, à la réflexion et à la lecture de certains commentaires relatifs au roman. Le but de Numa, à l'instar d'un certain Marquis de Sade 200 ans plus tôt et sous d'autres cieux, est clair : éveiller les consciences par le biais d'un sujet "choquant". Ici c'est aussi le sexe qui est le prétexte à cette démonstration, destinée aux Nippons.
Car d'après l'auteur, ceux-ci souffrent encore d'un énorme complexe de culpabilité et d'infériorité à la suite de la défaite de la seconde guerre mondiale... Une véritable psychanalyse, un électrochoc probablement sans précédent dans l'histoire littéraire du Soleil levant. Le malaise est aussi venu de la scène de "transformation" du yapou en meuble vivant. C'est carrément dérangeant, et les relents d'eugénisme qui s'en dégagent ne sont pas sans éveiller quelques échos dans l'actualité...

Alors bien sûr, pour nous Occidentaux, l'impact est bien moindre. Parce que nous ne souffrons pas de ce complexe d'infériorité, au contraire. Parce que nous vivons dans une société bien-pensante, où l'onanisme est honteux (contrairement au monde de Pauline), où l'asservissement de l'autre est puni (en principe) par la loi. Où des systèmes féodaux ou matriarcaux ne sont pas très répandus.

Globalement j'ai donc été dérangé par la lecture de ce premier tome, mais aussi intéressé, intrigué. Un peu agacé aussi, parce que dans la longue troisième partie dont je parlais précédemment, il y a un long passage explicatif concernant les sentiments de l'extraterrestre, mais aussi de Clara, et de Rinichi. Malgré l'aspect huis-clos de l'histoire, ce passage introspectif devient vite ennuyeux et lourd. Il eût été plus judicieux, de la part des auteurs, de faire un pavé explicatif sous forme de note entre deux chapitres ou encore en fin de tome. Parce que du coup, les personnages sont figés pendant un long moment, on se croirait presque dans un épisode d'Olive et Tom, quand un personnage tire au but...
Mais cette erreur narrative ne doit pas cacher l'intérêt philosophique et sociologique de l'histoire, qui est réel, et devrait intéresser pas mal de lecteurs adultes...

A noter une incongruité de la part de l'éditeur, puisque la couverture "avant", comportant le titre, le nom des auteurs, se retrouve du côté "européen" du volume. Erreur de l'imprimeur ou fantaisie éditoriale ? Le débat est ouvert...

Nom série  Gogo Club  posté le 01/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deuxième lecture d'une oeuvre du duo Ruppert/Mulot, et toujours le même faible intérêt poli.

Je reconnais leurs mérites à rechercher de nouvelles voies formelles. Ici ils prennent des simples passants pour en faire les acteurs de leurs histoires. Idée de base intéressante, mais dont l'application, à savoir l'utilisation d'un gag en une planche, me semble très limitée. Rien de particulier à dire sur le dessin, c'est un style assez typique de la "nouvelle BD", pas exceptionnel, pas remarquable, pas mauvais non plus.

Bref, cela ne m'a que très moyennement intéressé.

Nom série  Safari Monseigneur  posté le 01/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouais.
Ouais ouais ouais.
Ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais.

En fait, non.
Comme Ro, je n'adhère pas vraiment à ce type d'humour. Ou alors, très peu. Seules une ou deux situations m'ont un peu fait sourire, comme le sketch sur la main dans le ventre du lion. Pour le reste, ce sont de fausses bonnes idées, qui ne reposent, malheureusement, sur pas grand chose, simplement une situation donnée. On met deux journalistes dans un bateau, plein de mecs, il se passe quoi ? La réponse est : "rien". On s'emmerde à cent sous de l'heure. Et quand je dis on, il ne s'agit pas que des protagonistes de l'album, mais aussi des lecteurs.

Côté forme, on est en plein dans l'OuBaPo, cette expérience lancée depuis pas mal d'années maintenant par Trondheim, Lécroart et consorts. Mais la direction prise par Ruppert et Mulot ne me semble pas vraiment intéressante, mise à part le "ping-pong" des dialogues.

Pour le reste, je passe mon chemin.

Nom série  Nova  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit coup de coeur pour cette nouvelle série.
Certes, elle ne brille pas par son originalité (mêler traditions antiques et mondes futurs, ça ne vous dit rien ?), mais elle a un petit quelque chose en plus. Ce qui est marrant, c'est que le projet avait été proposé à Soleil "pour rigoler". A croire que tout peut être publié chez eux. Non que je dénigre ladite série, car elle a de belles qualités.

Graphiques d'abord. Sans m'attacher -dans un premier temps- à l'histoire, c'est le dessin qui m'a plu. Jaouen Salaün, dont visiblement c'est le premier album, fait déjà montre d'une belle maîtrise. Des designs de robots très corrects, largement inspirés par des mangas comme Apple Seed, au milieu de décors qui, à défaut d'être somptueux, sont plutôt réussis. Les personnages humains ne sont pas trop mal faits, mais ils manquent encore de maturité dans leurs traits. J'ai remarqué par exemple une grosse difficulté à représenter les mains. Jaouen aurait dû les planquer un peu plus, le temps d'améliorer sa technique...

Quant à l'histoire, elle est quand même très classique. Une adolescente, fille du roi, qui décide de fuir pour rejoindre les rebelles. Elle rencontre un jeune de son âge, qui représente son alter ego chez ceux-ci. C'est assez distrayant, à défaut d'être prenant. Le premier tome est assez dynamique, il se passe pas mal de choses, reste à voir sur la durée...

Nom série  Le Moine fou  posté le 17/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est plutôt de 3,5/5, ce qui explique l'achat recommandé.

"Le Moine fou" est apparu dans les années 1980, à une époque où la BD connaissait un certain trou éditorial et artistique.
On pourrait dire que c'est un roman graphique fantastique exotique historique, avec des morceaux d'action dedans. Mais c'est d'abord, et avant tout, une série d'aventure, un road-movie placé dans une autre période et sous d'autres cieux que ceux où elle a été composée.
L'Extrême-Orient... Ses mystères, ses délices, ses parfums... John Vink a fait très fort dès le départ, en nous proposant de suivre le parcours de He Pao, cette jeune fille délurée et intrépide, mais en la plaçant comme une étrangère qui s'ignore au milieu de la campagne chinoise. Pourtant elle est très intégrée, même si son tempérament en fait une espèce de légende locale. Et puis l'acquisition rapide de ses nouveaux pouvoirs va faire franchir les frontières à sa renommée. C'est donc un personnage à vocation légendaire, mais n'ayant pas existé, qui nous est présenté là.

Les récits sont envoûtants, Vink ayant un coup de crayon exceptionnel. He Pao dégage un charme intemporel indéniable. Et le fait qu'elle se dénude presque à chaque album n'y est pas pour rien.
Les aventures de cette jeune femme sont vraiment très plaisantes à suivre, du reste Vink n'a pas pu s'en défaire facilement, puisqu'il a rajouté 3 autres tomes aux 10 de la série principale.

Une série patrimoniale.

Nom série  Vaste le ciel  posté le 16/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Attention, oeuvre difficile.

Je le dis tout net : j’ai détesté ce manga. Déjà, sur le plan esthétique. Les personnages sont déformés, tous plus moches les uns que les autres, et souvent différents d’une page à l’autre. C’est un aspect qui m’a toujours rebuté, et ça continue. Le dessin, dans son ensemble, n’est vraiment pas celui qui m’attire le plus.

Ensuite, sur le plan narratif. Il s’agit là du roman graphique poussé à l’extrême, des histoires des petits riens de la vie, le caca, les papillons, la rivière et les caprices d’un gamin de 5 à 7 ans. Heikichi m’est très vite apparu comme insupportable, et sa relation avec ses deux sœurs (ou demi-sœurs, ou quart de sœurs) un peu étranges. Voire malsaines.

La seule originalité de cette œuvre vient de sa temporalité ; une grande partie de l’histoire se passe au cœur du Japon médiéval, comme en attestent les tenues des personnages. Puis, en forme d’épilogue, nous avons un passage avec un Heikichi contemporain, un passage censé faire le parallèle, ou éclairer l’immense majorité du bouquin.

L’onirisme est très présent dans "Vaste le ciel", mais j’avoue que je n’en ai rien compris. Peut-être une question de culture. Peut-être suis-je passé à côté d’une œuvre formidable. Je l’assume, ce n’est pas pour moi.

Nom série  Dix de der  posté le 12/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout d'abord je trouve la couverture très belle. Un noir et blanc saisissant, avec un personnage en difficulté occupant tout l'espace, c'est assez rare.
Ensuite, j'avais laissé Comès dans des histoires très denses, style Silence ou La Belette. Ici il s'essaie à un autre genre, une sorte de conte de guerre, avec tout ce que ça comporte de macabre.
Rayon dessin, c'est encore du solide, du Comès, avec son côté parfait dans les postures, les proportions, les volumes... Une drôle de parenté graphique avec Berthet et Tardi, pour cet album. Mais c'est très très beau.

Niveau histoire, c'est vrai que c'est léger-léger. Un argument qui aurait pu tenir en une histoire courte, mais qui traîne en un album standard. C'est distrayant, mais sans plus, cette danse macabre...

Un petit divertissement, mineur dans l'oeuvre de Comès.

Nom série  La vie de Pahé  posté le 11/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une découverte bien sympa que cette "Vie de Pahé"...
En effet les auteurs africains ne sont pas très nombreux à avoir publié en France et en Belgique. Dans la foulée de Barly Baruti, c'est Pahé qu'on découvre. Coup de coeur de Pierre Paquet, cet auteur nous raconte par le menu sa vie, qui est, sinon trépidante, un peu compliquée. Jeune Gabonais parti quelques années en France, puis revenu au pays, rebelle à l'autorité, débrouillard, grande gueule...

Pahé a un vrai talent de conteur, que son style enfantin/caricaturiste n'estompe pas, bien au contraire. J'ai bien rigolé sur certains passages (la découverte des toilettes dans l'avion, par exemple), et serré les dents avec Pahé à la mort de sa mère.

Les pages de récits sont entrecoupées par l'évocation des échanges entre Pahé et Pierre Paquet, ce qui ajoute un certain dynamisme au récit.

Une belle découverte, qui mérite un 3,5/5.

Nom série  100.000 milliwatts  posté le 11/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un poil (de criquet) déçu par cet album.
Je connaissais Diego Aranega par le biais de Victor Lalouz, puis de Focu (oui je sais, j'ai pas lu dans l'ordre), et j'avais franchement bien aimé l'humour. Dans cet album, écrit pour son comparse Jochen Gerner, l'humour est le même. Potache, adolescent, reposant sur une relation dominant/dominé, j'ai très vite eu l'impression de relire des gags de Victor Lalouz.

Comme l'a souligné Ro, ces gags auraient pu être écrits dans n'importe quel contexte, ce qui est dommageable à la série, qui du coup ne sort pas du lot. Quant au dessin, Gerner fait du Gerner, mais avec un scénario stéréotypé, difficile d'être original. Seule l'apposition collection Shampooing lui permettra probablement d'être bien visible sur les étals.

Nom série  Les vents de la colère  posté le 11/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en empruntant "Les vents de la colère" à ma bibliothèque. Les deux tomes lus et refermés, ma conviction est faite que c'est une grande oeuvre.

Le Japon a connu de grands bouleversements depuis la fin de la guerre, et beaucoup de choses ont été cachées à sa population, et encore plus aux Occidentaux, qui découvrent son histoire très progressivement. Ainsi Yamagami, auteur majeur, décide de s'attaquer à certains abus de son temps. Pour ne pas s'attirer les foudres des autorités, il a pris le parti, dans les années 1970, de placer son histoire sous le signe de la fiction, en changeant les dates, les noms, et en "déplaçant" les circonstances. Procédé très malin, mais qui n'altère pas la transparence de son propos.

C'est un récit très tortueux, qui bascule très vite dans l'étrange, la violence, la cruauté. Une drôle de dichotomie, au regard du style graphique utilisé, assez proche de ce que faisait Tezuka dans les années 1970. Au travers des militaires, des gendarmes, c'est clairement l'Etat qui est visé. Le récit est peuplé d'êtres mutants, de complots, d'organisations interlopes et de personnes mutilées. Le héros doit ramper dans un conduit d'évacuation de merde, il se trimballe une tête coupée, rien n'est épargné au lecteur dans le mode horreur. Tout juste reprochera-t-on un manque de fluidité dans les scènes de combat. Mais c'est le style qui veut ça.

"Les Vents de la colère" est une lecture complexe (elle réussit à mettre en miroir toute la politique japonaise depuis l'après-guerre, y compris celle entreprise après sa publication, incroyable), douloureuse (comme je l'ai dit, les scènes sont parfois assez crues), mais cependant c'est une politique fiction d'une force que je n'ai encore jamais rencontrée. Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  India Dreams  posté le 08/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été relativement déçu par cette série.
En fait, je crois que j'en attendais trop. L'Inde est un pays-continent, qui exerce une grande fascination sur les Occidentaux. J'aurais aimé que cette fascination soit réellement palpable dans cette BD. Mais j'y ai retrouvé, en fait, les défauts que j'avais déjà constatés dans Les pionniers du nouveau monde, des mêmes auteurs.

Quels défauts ? Eh bien c'est surtout au niveau du scénario que ça pêche. La narration est confuse, les deux auteurs usant et abusant du système des flashes-backs, ce qui, comme l'a dit un de mes camarades, plombe le récit. Il eût été plus judicieux de faire un album par époque, afin de donner une identité, une tonalité spécifique à chacun. Et très vite, les personnages m'ont vraiment ennuyé. Cela ressemble un peu à Djinn, mais n'est pas Dufaux qui veut, hélas. Du coup, le seul intérêt véritable de la série est en effet l'évocation du voyage, l'atmosphère qui règne en Inde étant réellement envoûtante.

Cette atmosphère est bien évidemment restituée grâce aux dessins magnifiques de Jean-François Charles, avec de belles couleurs. On sent qu'il a mis tout son coeur dans la réalisation graphique de cette histoire écrite par sa femme. Rien que pour le dessin, la série vaut le coup d'oeil.

Nom série  Le Bleu du Ciel  posté le 07/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre à l'approche de la lecture de cette BD...
Catalogue Soleil, un style fortement inspiré par le manga, comme des tas d'autres séries dans le même catalogue... Je craignais le pire.

Et puis finalement le pire n'est pas arrivé, ou alors il est en retard (sic). Parce que finalement la lecture de ce "Bleu du Ciel" est loin d'être désagréable. Kara, déjà auteur de deux séries au thème proche, Gabrielle et Le Miroir des Alices, a récupéré un grand nombre d'éléments ésotériques, a rajouté des pincées d'éléments fantastiques (le vampirisme, le diable -qui ne s'habille pas en Prada, il faut que cela soit dit !-...), et a réussi à les combiner de façon assez intéressante, même si ça paraît un peu brouillon par moments.
Son dessin est franchement maîtrisé, même si très fortement inspiré par "Evangelion", par exemple. Les couleurs, réalisées par l'auteur, sont assez variables dans leur qualité : parfois flamboyantes, d'autres fois trop sombres. Cela manque d'un peu de palette.

Une série qui démarre pas trop mal, il faudra voir où elle ira (en 3 tomes, ce qui est une bonne nouvelle).

Nom série  Le Sang de la Sirène  posté le 06/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Coup de coeur de justesse pour ce one-shot, mais coup de coeur tout de même.
Parce que "Le sang de la Sirène" reprend une nouvelle écrite par le conteur breton Anatole Le Braz, reconnu comme l'un des meilleurs de son époque.
Parce que le héros n'est autre qu'un alter ego de Le Braz lui-même, et qu'il est caractérisé de façon très respectueuse, sans forfanterie ni naïveté.
Parce que le dessin de Sandro Masin est très beau, même s'il manque d'un peu de caractère sur les visages. Mais il est très fort dans les paysages, et l'on ressent bien l'atmosphère îlienne qui se doit de régner sur une telle histoire.
Parce que c'est quand même un assez joli conte, bien que manquant d'un peu de spectacle en fin de course, à mon sens.

"Le Sang de la Sirène" frôle le 3,5/5, parce que j'ai été un peu déçu par la fin, j'aurais aimé quelque chose de plus fantastique.

A lire quand même.

Nom série  Frère Joyeux  posté le 03/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon attention, si vous êtes fan de Renaud Dillies, ne vous attendez surtout pas à trouver quelque chose du même tonneau que Betty Blues et Sumato ici.

C'est le Dillies des débuts qui a ici repris les pinceaux, pour nous livrer une histoire adaptée d'un conte des frères Grimm.

Un conte ma foi bien sympathique, moins naïf qu'on pourrait le croire (comme toujours chez Grimm). Dillies a pour l'occasion tenté un autre style, plus proche de ce qu'il faisait à ses tout débuts (non publiés en album), mais vraiment sympathique aussi. Sans prétention, ce conte est très plaisant à lire, et plutôt bien traité a priori.

Une lecture agréable, une diversion originale chez un auteur qui ne l'est pas moins.

Nom série  Frères d'âmes  posté le 03/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est bien mignon quand même ce petit album.
Déjà, la maquette est vraiment soignée, ce qui est relativement rare pour un album de ce format. Belle couverture, beau dessin.

Un dessin très dynamique, avec, comme le dit Ro, des morceaux de manga dedans. Un noir et blanc soigné, très lisible, très fluide, qui nous permet de dire que Dan Nemeth a beaucoup de talent.
L'originalité de l'histoire ? Cette association improbable de trois infirmes mais qui pourtant se complètent. Une idée forte, mais potentiellement casse-gueule. Rod évite pour l'instant les écueils, mais son récit manque singulièrement d'âme, justement. Je m'explique.
Les trois personnages se retrouvent ensemble par hasard, mais cette rencontre hasardeuse n'est pas vraiment claire avant la moitié du premier tome. De même, leurs motivations, l'origine des oracles, la façon dont ils s'organisent ne sont vraiment pas claires. Et puis on a du mal à s'identifier à eux, tant leurs personnalités sont floues pour l'heure, même si le cul-de-jatte prend de l'épaisseur en fin de tome.

C'est dommage, parce que "Frères d'âmes" ne manque pas, potentiellement, de qualités. Il faudrait simplement un peu plus d'efforts au niveau de la narration pour que ça devienne une très bonne série.

Nom série  DORAemon  posté le 02/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, "DORAemon" est plus qu'une bande dessinée, c'est un monument au Japon !
Depuis 1970 les aventures de ce petit chat-robot ont connu des milliers de déclinaisons, des adaptations en série animée, en jeux vidéo et euh... 28 films ! Il se décline sur tout ce qu'il est possible d'imaginer, des peluches, des mugs, des préservatifs (euh non attends, c'est pas ça). C'est un succès dont il est difficile de trouver des équivalents en Europe, mais il est étonnant qu'il n'arrive que maintenant sur les étals de nos librairies.

C'est avec un profond respect que j'ai donc découvert ce manga. J'ai très vite pensé, curieusement, à certaines petites histoires de Donald que je lisais, enfant, dans Picsou Magazine ou le Journal de Mickey. L'esprit loufoque est le même, et les personnages ont même des ressemblances physiques.

Les deux auteurs qui se cachent derrière le pseudo de Fujiko F. Fujio avaient un esprit du loufoque assez incroyable. J'ai bien ri à la lecture de certains gags. D'autres m'ont laissé un peu de marbre, mais surtout parce que je suis un peu trop vieux pour ce genre de lecture. Par contre son côté bordélique plaira certainement à la jeune génération, mais aussi à pas mal d'adultes pour peu qu'ils aient encore une âme d'enfant.

Nom série  Seizon Life  posté le 01/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série combine de nombreux bons points. Elle est courte, ce qui est rare pour une série japonaise de cette ambition (regardez les séries d'Urasawa...). Elle est dessinée par un excellent artiste, que j'ai découvert avec Zipang ; j'ai d'ailleurs l'intention de lire Spirit of the Sun très prochainement. Il apporte tout son réalisme et son style si particulier à cette histoire tragique. On dirait un épisode de la série Cold Case, sauf que cette fois-ci c'est un proche de la victime qui mène l'enquête.
C'est nerveux, dynamique, on n'a pas le temps de souffler. J'ai été très vite happé par l'histoire, et j'ai lu les trois tomes en peu de temps (je dirais environ deux heures en temps réel). Le récit est très fluide sur une grande partie de sa longueur, et l'ensemble est plutôt bien vu, si l'on fait abstraction des incohérences.

Car c'est là que le récit pêche un peu. A mon sens les différents éléments s'enchaînent de façon un peu superficielle, je trouve tout ça un peu capillotracté. Takeda bénéficie de trop de coïncidences bienvenues pour que ce soit totalement crédible. Et puis, la fin est pour moi, bien que poétique, malvenue. Je n'en dirai pas plus pour éviter de spoiler, mais ceux qui l'ont lu je l'espère me comprendront.

En conclusion, j'ai passé un très bon moment de lecture avec "Seizon Life". Divertissant, mais un peu "too much" sur les ressorts de l'intrigue. Cela reste tout de même du haut du panier, avec un petit 3,5/5.

Nom série  Diên Biên Phu  posté le 31/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis sera très proche de celui de Ro, qui a su très bien expliciter mon sentiment à propos de ce manga.

Ce qui m'a frappé d'abord, c'est le décalage -énorme- entre le propos et le traitement graphique. En effet, ce dessin est très enfantin, enfin disons naïf pour être plus juste. Et puis les dialogues sont très épurés, comme détachés du contexte de l'histoire qu'ils illustrent. Tout se passe comme si Hikaru Minami se baladait au milieu des explosions, des décapitations et autres combats. En effet la perception d'un évènement dramatique (ici, d'une succession d'évènements dramatiques que l'on peut appeler sans honte une guerre) peut varier d'une personne à l'autre. Ce décalage est donc vraiment intéressant pour l'alternative qu'il offre aux autres récits traditionnels du conflit vietnamien.

C'est une vraie curiosité à lire.

Nom série  Route des maisons rouges  posté le 30/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avoue que je ne comprends pas trop pourquoi cet album a été publié... Pour satisfaire une clientèle mâle à peine pubère en mal de poumons surdimensionnés ?
Bon, j'ai dépassé la puberté depuis plusieurs années maintenant, mais j'avoue que ces filles ne sont pas vraiment affriolantes... En fait j'ai eu la désagréable sensation que c'était du sous-Marini, avec un soupçon de Terry Dodson pour le côté "évaporé" de l'encrage et la propension à l'érotisme. Pourtant, d'érotisme il n'y a pas vraiment dans cet album. Juste quelques filles un peu dénudées.
Pas de quoi exciter qui que ce soit.

Mais à la limite, ça ne me gênait pas. S’il y avait eu une histoire. Parce que là, c'est plus fin qu'un papier de tabac à rouler, ce truc. J’avoue que j'ai failli lâcher l'album au bout de 10 pages. Et puis, n'écoutant que mon devoir, je me suis mis en demeure de le terminer. Ce n'est quand même pas très intéressant, comme histoire, des maisons closes qui font la course pour ne pas être fermées.
Ma vraie note serait aux alentours de 1,5/5, mais j'ai volontairement surnoté car je sens qu'il va y avoir des avis assassins.

Nom série  Strangehaven  posté le 30/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est difficile de réellement noter une oeuvre pareille. "Strangehaven" est une oeuvre au sujet choral (à multiples personnages), qui baigne dans une atmosphère étrange.
Une atmosphère qui doit beaucoup au dessin de Millidge, que d'aucuns traiteront de photo-réaliste. Un style dont les tenants en France sont des gens comme Christophe Bec et Jean-Michel Ponzio. Un style qui ne plaira pas à tout le monde, par son côté figé, un peu froid. En effet Millidge a utilisé quelques figurants de ses amis pour incarner ses personnages.

"Strangehaven" est un huis-clos. La totalité de son intrigue (à quelques petites séquences près) se passe dans le village du même nom. Un village où il se passe des choses étranges. Des gens apparaissent, meurent, certains se réunissent en secret, d'autres s'adonnent à d'étranges pratiques... Un village qui, on l'apprendra sur le tome 3, est au centre de forces insoupçonnables.

Je l'ai écrit, il est difficile de noter une oeuvre de ce genre. D'abord parce qu'il est difficile de la mettre dans une case. Je l'ai classée en "policier/thriller" car il y a des affaires criminelles, et que les autres éléments (fantastiques, par exemple) n'ont pas encore une grande place dans l'histoire.

"Strangehaven" est une série qui envoûtera certains lecteurs, en déroutera un grand nombre, en intriguera beaucoup d'autres (dont votre serviteur). C'est une série à lire, ne serait-ce que par curiosité.

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