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... a posté 3684 avis et 1637 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Shrög  posté le 17/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une série de fantasy chez Vents d’Ouest. C’est cette fois l’œuvre de Bruno Campoy, qui réalisa Arcanes (tome 1) et Little Big Joe chez Delcourt.
Ici il laisse la partie graphique à son frère Fred.
L’essai, s’il n’est pas concluant, est tout de même encourageant. Son style est comparable à celui de Joël Jurion, dessinateur d’ Anachron. Il manque cependant de pas mal de maturité, même si l’univers créé est agréable à l’œil.
Le cadre, s’il n’est pas très original, se révèle assez plaisant à la lecture, mais risque fort de s’oublier sitôt l’album refermé.
Une série sympathique, sans plus.

Nom série  L'année dernière  posté le 14/09/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Perturbante, plutôt perturbante la lecture de cet album...
En effet il parle de la crise de la trentaine. L'homme qui s'installe dans un certain train-train, mais tenté par d'autres voies. Il ne s'y engage pas, parce qu'il a peur, parce qu'il a vieilli, parce que l'envie n'est peut-être plus là...

Même si la justesse des traits et des situations est parfois troublante, ce n'est tout de même pas vraiment transcendant. La faute peut-être au dessin un peu... évanescent de Lizano sur cet album. Le manque d'encrage est peut-être aussi la volonté de souligner cette période trouble, floue, imprécise et indécise qu'est la trentaine...

Nom série  42 agents intergalactiques  posté le 29/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Kookaburra, après Lanfeust De Troy, Soleil continue à décliner ses univers spatio-temporels. Il est vrai que certains arrivent à bien développer les créations d'autres auteurs, comme en témoigne la série Kookaburra Universe.
Devant nos yeux ébaubis se présente donc "42, agents intergalactiques", sorte de spin-off de la série Tessa.
Nicolas Mitric, lui-même briefé par Didier Crisse sur "Kooka. U.", laisse donc les rênes à louis, dessinateur de "Tessa", qui assure donc dessin et scénario, aidé aux couleurs par Lamirand.
"42 truc" nous propose donc de suivre les aventures des autres Agents intergalactiques, ceux qui ont précédé Tessa. Ce qui nous laisse donc potentiellement avec une série de 41 tomes (ahah). Par contre, comme pour Kookaburra Universe, les tomes seront réalisés par d'autres auteurs à chaque fois, Louis se réservant les premières et dernières pages de chaque tome.

Niveau histoire, ce n'est pas vraiment exceptionnel, puisqu'on suit une sorte de plénipotentiaire à moitié à poil dans une mission de médiation entre deux factions d'une même race qui se disputent sur un simple souci de religion. Souci qui porte sur le repos des dragons mythiques, mais qui n'est pas bien explicité d'ailleurs. Mais le conflit est réglé en un tournemain aussi artificiel que ridicule. On rajoute une pincée de romance impossible, basée sur un flash-back, et hop !
Aucune originalité n'est à rechercher de ce côté-là. Même pas dans l'arrivée opportune d'un autre personnage en fin de tome.

Par contre, niveau dessin, Louis a un vrai potentiel. Clairement dans la lignée des écoles Crisse/Mitric/Péru, son style est clair, très soigné. Ses pages sont très dynamiques, et le sens de la mise en scène et du cadrage sont bien présents. Les ambiances posées par lamirand sont réussies, ce qui fait que l'album est quand même agréable à feuilleter.

Espérons qu'Ange et Paty, s'ils viennent à réaliser un ou plusieurs albums, relèveront le niveau scénaristique...

Nom série  Contes et récits fantastiques  posté le 28/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur le tome 2 de cette... série, intitulée Le Golem.
Cet album est un recueil d'histoires courtes où Battaglia, grand pionnier de la BD italienne, rend hommage aux grandes créatures mythiques de 1200 à 1930.
Ainsi voit-on s'animer le Golem, Mr Hyde, le Diable, les créatures lovecraftiennes et bien d'autres encore. Un tel florilège, inédit dans les années 1969 à 1974 (années de publication originale), force le respect, car Battaglia était (et est toujours considéré comme) un maître du découpage, un précurseur en matière de mise en page (à tel point qu'il faut parfois s'accrocher pour comprendre ce qu'on voit).

Tour à tour Art Nouveau, impressionniste, suggestif, sensuel, son dessin en noir et blanc s'efforce de rendre l'atmosphère inquiétante des oeuvres de Borges, Lovecraft ou Stevenson. Sans y parvenir dans certains cas. Mais la relecture vaut le détour pour les amateurs.

Nom série  La Nuit de l'Inca  posté le 27/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 3,5/5

Il est rare d'avoir une BD sur les civilisations précolombiennes. On en a eu un peu dans Thorgal, mais celle-ci y est entièrement consacrée.
Fabien Vehlmann, jeune scénariste talentueux, s'est donc attaqué à la civilisation Inca, l'une des plus mystérieuses et fascinantes parmi les sociétés anciennes.
Et le travail de recherche et de documentation est très bon : coutumes, costumes, rapports ente les personnages... Et la bonne idée est de faire de Mika, un estropié, un paria, le héros de l'histoire. Résultat : on a hâte de voir où Vehlmann va nous mener...
On entre plus précisément dans les rites et les coutumes Incas, reflets d'une société que l'on a beaucoup idéalisée, mais qui recèle bien des zones d'ombre (hu hu !).
Malgré la nuit ambiante, l'album possède de belles couleurs, qui même si elles sont en aplats, collent bien au dessin "hachuré" de Duchazeau.
Le scénario de Vehlmann rend bien toute la force impériale et le destin tragique de l'Inca, figure divine, et le côté manipulateur des grands prêtres, mais aussi l'air farouche de la garde rapproché du monarque.

Mais un truc me chiffonne : comment Ruphasqa peut-il changer trois fois de costume alors même qu'il est prisonnier des gardes Incas ?

Ce n'est qu'un détail, qui n'entache absolument pas la qualité de cette série, l'une des premières de Vehlmann, et déjà un petit classique du genre.

Nom série  Cha  posté le 27/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Etrange diptyque, cette histoire d'un vieux rebelle échoué dans la retraite, qui retrouve une nouvelle jeunesse grâce à l'amour d'une fille de 18 ans, et qui part du jour au lendemain pour aller la retrouver...
"Comme un vol de flamants" s'affranchit de toute vraisemblance, de tout matérialisme, pour aller vagabonder sur les chemins de la quête à la Don Quichotte, avec pour seule motivation l'amour de la vie.
C'est l'adaptation d'un roman de Ramon Finster, auteur épisodique, mais qui n'aura pas vu l'adaptation en BD de son histoire.
Le trait de Frank Dumouilla, à la fois naïf et immature, s'accorde assez avec cette espèce de conte initiatique, cette quête sans espoir sauf celui d'aider la vie. Le propos eût pu être intéressant, si ce n'avait été le gros bordel. Ca part un peu dans tous les sens, et Julien est un peu à baffer par moments.
Une série qui est passée totalement inaperçue.

Nom série  Warramunga  posté le 26/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier récit, s'il ne brille pas par son classicisme, permet encore une fois de vérifier le talent du story-telling de Toppi. Son récit ne ressemble à aucun autre, grâce à un découpage et une science des cases peu communs. Le second, quant à lui, est bien plus consistant, et nous permet d'assister à la vengeance d'un frère mort de façon assez originale. On se délecte d'avance de savoir comment les deux chasseurs vont périr pour le forfait qu'ils ont commis.

Le dessin de Toppi est, encore une fois et à près de 70 ans, parfaitement maîtrisé, même s'il y a un relâchement certain au niveau des visages, en particulier ceux des blancs.
Mais la violence, la moiteur et les expressions faciales sont toujours là.

D'évidence, ces deux récits ne composent pas le meilleur bouquin de Sergio Toppi. On préfèrera sans doute Sharaz-De ou encore la série du Collectionneur.

Nom série  Wayne Redlake  posté le 26/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par la même équipe (ou presque), qui avait fait le premier tome de Trio Grande (là encore un premier tome sans suite), voici donc un autre grand classique du western vatinien.

Très vite, la patte des créateurs d'Aquablue s'installe, avec beaucoup d'action, un récit nerveux et pas du tout naïf, et une héroïne pas vraiment surprenante.

Enfin, l'essentiel est là : un dessin très dynamique, mais curieusement moins réussi que pour Trio Grande je trouve, moins... brut, moins bestial. Et puis le savoir-faire de deux très bons scénaristes, Thierry Cailleteau et Fred Duval... Cela n'empêche pas l'histoire d'être assez prenante, les planches d'être très agréables à l'oeil, et de regretter qu'il n'y ait pas eu de suite...

Nom série  Pretty Face  posté le 25/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Pretty Face" est un shônen comme on en trouve des dizaines, jouant uniquement que les quiproquos et les situations grotesques.
Le but de Masashi est donc de ne pas montrer qu'il est en fait un garçon, et toutes les situations sont bonnes pour provoquer de situations gênantes. Masashi passe beaucoup de temps à crier, à assommer les impudents mâles qui voudraient profiter de ses charmes (inexistants), à ourdir des plans diaboliques pour éviter d'être démasqué, et c'est très vite lassant.
C'est... gentillet, mais ça ne vole pas bien haut. Très peu de réflexion sur l'identité, sur la figure du double, sur l'éthique médicale (rudement mise à mal dans cette série avec le pervers Manabé).
Encore une fois, c'est une série pour ados...

Nom série  Gyo  posté le 23/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crois qu'il faudrait créer un genre "horreur", voire "épouvante", et y mettre les productions de Junji Ito dedans...

En effet, après Spirale et Tomié, arrive donc en France "Gyo", nouvel objet de terreur made in Japan.

Il s'attaque cette fois à une terreur atavique, universelle : et si, d'un coup, les poissons sortaient de l'eau, s'ils pouvaient marcher ? Et s'ils avaient envie de nous chasser, à notre tour ?

Le découpage, les cadrages et le dessin de Ito sont d'une efficacité à toute épreuve. Je dirais même qu'il y a un faux air d'Aldébaran... Heureusement que la qualité graphique est là, car si l'histoire, même si elle est bien menée, ne pourrait pas tenir la durée. C'est donc une chance (et un bon choix de la part de l'auteur) que la série s'arrête en deux tomes.

Nom série  Adèle Blanc-Sec  posté le 23/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A ce jour, ce tome 8 reste comme le dernier de la série, alors qu'à la fin de celle-ci on nous annonce une suite...

Je dois dire que je ne suis pas mécontent d'en être arrivé à bout. Non que ce fut inoubliable, loin de là, tant la qualité de la série me semble s'être délitée au fil des albums.

On me reprochait de ne pas avoir lu de Tardi. Là je crois que j'ai fait pas mal le tour.
La série d'Adèle Blanc-Sec, c'est d'abord un ton : rocambolesque, embrouillé, gouailleur sinon bavard. Car Tardi va chercher dans les tomes antérieurs, voire dans d'autres de ses albums, de quoi nourrir son intrigue, rajoutant une fois de plus 2 ou 3 personnages pour renouveler un peu l'histoire. A grand renfort de gimmicks cependant (Laumanne qui se blesse un doigt dans sa guillotine miniature, personnages qui répètent toujours la même chose...). C'est lassant, je ne vous le cache pas. Aux intrigues vaguement fantastiques mais trépidantes du début ont succédé des suites de saynètes visant à ridiculiser Adèle (sans trop de réussite).

Heureusement que le dessin reste sympathique, et nous permet de voir un peu le Paris des années 1910-1920.

Nom série  In the clothes named fat  posté le 23/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une nouvelle chronique sur un nouveau fléau qui ravage notre société, celle du regard qu'ont les autres sur les personnes fortes.
Noko est grosse, et elle le vit relativement mal. Seul son petit ami semble ne pas lui en tenir rigueur, même si leurs rapports ne sont pas parfaits, loin de là. Par contre, ses collègues la traitent très mal, elle croise beaucoup de regards désapprobateurs dans la rue... Et puis un jour elle découvre que son petit ami la trompe... avec Mayumi, sa collègue la plus langue de vipère. Dès lors, de même que manger était devenu une obsession, Noko n'aura de cesse de maigrir, afin que le regard des autres change.
Mais le regard des autres ne changent pas. Celui qui l'aimait pour ses rondeurs ne peut plus la voir. Ses collègues ont peur en la regardant. Elle-même n'est pas honnête dans son régime d'amaigrissement, car en fait elle se goinfre à qui mieux mieux, puis se fait vomir après chaque repas.

Je dois dire que je n'ai été que très moyennement touché par cette histoire. Noko est à baffer du début à la fin. Elle reste, malgré sa volonté de changer physiquement, l'employée soumise, la collègue qui se goinfre au bureau, la petite amie pleurnicharde et naïve. Elle n'a aucune force de caractère. Et le style de dessin de Moyoco Annô ne m'a pas non plus transcendé. Anguleux, presque brouillon, j'ai eu du mal à m'y faire. D'autant plus qu'il y a quelques passages érotiques dans l'album, mal dessinés la plupart du temps. Cependant, c'est un style tout à fait particulier, et nul doute que d'autres sensibilités artistiques sauront s'y retrouver.
En ce qui me concerne, j'ai juste trouvé cette lecture distrayante.

Nom série  Ichigo 100 %  posté le 22/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Euh oui, bon, j'ai pas fait exprès de lire ce truc...

Mais bon, j'ai pas pu m'empêcher de chercher de l'originalité dans ce manga. Parce que bon, un collégien qui est ébloui par la beauté d'une fille littéralement tombée du ciel, mais qui ne sait pas de qui il s'agit... Des copains qui lui soufflent plein de trucs, plus ou moins débiles... le garçon, plus gaffeur qu'autre chose...

Le triangle amoureux classique : le collégien est coincé entre la beauté et l'intelligence, et ne sait pas qui choisir... Surtout que la déesse de beauté est loin d'être idiote, et que l'intello ne serait pas si mal que ça, si elle enlevait ses lunettes et se coiffait autrement...
Bon, vous l'aurez compris, le garçon passe son temps à guetter la moindre occasion pour regarder sous les (très courtes) jupes des filles pour voir si elles ont des culottes avec des fraises dessus. Et uniquement pour ça. Enfin, officiellement.

Bon désolé, je n'ai pas trouvé d'originalité. Enfin si, il y en a UNE. L'éditeur français, Tonkam, a eu l'idée de parfumer (très légèrement) le manga à la fraise. Ce n'est pas trop gênant, et se dissipe en quelques semaines.

Le dessin est sympathique, mais pas extraordinaire. Les personnages sont expressifs, et même beaucoup par moments, et même si le manga évite l'écueil de la vulgarité (c'est UNE mangaka qui le réalise), tout ça reste très gentillet.

Bref, à part ça, il vaut mieux avoir moins de 15 ans.

Nom série  Cosmos  posté le 22/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est très très difficile de parler d'un album comme celui que je vais vous présenter.
Il ne ressemble à aucun autre, obéit à sa propre logique, se révèle souvent insaisissable.
Le sentiment premier lorsqu'on le lit se révèle, à l'analyse, un certain malaise, mêlé de fascination dans la plupart des moments de lecture.
Malaise parce qu'on sent un certain décalage, un côté "inadapté" dans les sentiments, les paroles et les attitudes des personnages. Pourquoi sont-ils là ? On a un peu l'impression d'être parachuté au début du récit. Et puis, après la lecture un peu circonspecte de la première nouvelle, on attaque la seconde, très différente narrativement, graphiquement... Puis la troisième. Et peu à peu, la trame se fait jour, on se rend compte qu'il ne s'agit pas de 7 nouvelles indépendantes, mais bel et bien d'une seule et même histoire, fragmentée en plusieurs épisodes, chacun raconté par une personne différente. Un peu comme si on prenait 7 articles de journaux différents, racontant la même histoire, et qu'on les éparpillait, qu'on les mélangeait, sans toutefois toucher à leur forme, à leur contenu. Car l'histoire n'est bien sûr pas racontée de façon chronologique par les différents protagonistes, c'est dans le désordre, et bien malin celui qui a pu raccrocher tous les wagons à la fin de la première lecture.

L'autre trait saillant de ce manhwa, c'est le dessin. Un dessin réaliste, mais pas cru, qui trouve une certaine apothéose dans les scènes (gentiment mais explicitement) érotiques qui parsèment le livre, comme si on mettait un émincé de basilic dans une soupe à la tomate. Pourtant Kim Sung Jun, au fil de ses dessins (qui ont été étalés sur 4 ans), s'est appliqué à utiliser différentes techniques, différents styles graphiques et narratifs, sans jamais se renouveler, sans presque jamais défaillir.

A noter que l'édition française comporte plusieurs suppléments assez intéressants : le premier récit de l'auteur, "où sont les libellules ?", qui a reçu un prix d'excellence à un festival coréen en 1997, mais aussi une critique extrêmement juste d'un webéditeur/journaliste coréen. Le court récit vaut à lui seul la lecture.

"Cosmos", c'est un plat savoureux, dont on a du mal à reconstituer la recette, avec des morceaux de sexe dedans.

Nom série  Nuit blanche  posté le 19/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Histoire et les femmes...
Voilà les deux passions de Yann. Cette série, un peu tombée dans oubliettes, fait encore une fois état de ces deux passions.

Yann plante le décor de "Nuit blanche" principalement dans la Russie post-Révolution d'Octobre, à l'heure où les Romanov vont disparaître, jusqu'à la fin de leurs derniers partisans. L'âme russe, avec tout ce qu'elle comporte de désespéré, de mélancolique et de symboliste, transpire dans toutes les pages de cette série, même au sein des deux épilogues que forment les tomes 1 et 5. Et Yann en profite pour faire le lien avec Les Innommables dans le tome 5...

Pourtant, son histoire n'est pas toujours simple à suivre... la faute en incombe à la multiplication des personnages dans la partie centrale du récit, pour arriver à un beau bordel...

Heureusement que le dessin d'Olivier Neuray, à la fois classique et élégant, sauve un peu la série, même s'il manque de rigueur sur les visages des personnages...

Nom série  Il faut tuer José Bové  posté le 12/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Finalement cette BD et celle qui lui succède, La croisade s'amuse, se valent à peu près.
Les gags sont de qualité, on se marre pas mal, sans être transcendé(e) par cette qualité, justement.
Cependant, l'idée de cloner José Bové est la seule véritable trouvaille de cet album, qui abonde en clins d'oeil dans tous les sens, clin d'oeil qui seront recyclés en plus gros dans l'album suivant.
Jul a un réel talent en devenir, il sait trouver en tous les cas les "gimmicks" qui peuvent faire sourire tout un chacun, pour peu qu'il/elle ait un minimum de recul sur le monde qui nous entoure.
Son dessin très expressif correspond tout à fait à ce type de gags, même s'il n'est pas facile d'écrire un album complet sur ce sujet. On se croirait un peu dans un Pétillon.

Nom série  La croisade s'amuse  posté le 12/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'il est difficile de sortir des vannes réellement originales sur Bush et la guerre en Irakistan...
Jul, étoile montante de l'humour caricaturiste, propose tout de même un album complet sur le sujet, sorte de "bout-à-bout" de saynètes plus moins drôles, plus ou moins inédites.

Bon, je dois avouer que la moitié des gags m'a fait sourire (ce qui est bon signe pour une BD d'humour), et que l'autre moitié m'a laissé de marbre, complètement froid. Ceci dit, ça reste quand même très lisible, et relativement drôle.
Allez, un 3/5, parce que Jul a quand même du talent.

Nom série  Le Collectionneur  posté le 11/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Le Collectionneur" s'apparente plus à un conte moral qu'à une banale suite de récits d'aventures, aussi intéressants soient-ils.

Ainsi notre héros ne s'intéresse t’il, dans ses pérégrinations autour du monde, qu'à des objets qui ont une histoire, un vécu, ce qui le démarque radicalement de la plupart des collectionneurs classiques. Ainsi se retrouve-t-il souvent dans la gueule du loup, en fâcheuse posture, et parfois au coeur de l'action, devenant un rouage essentiel, mais discret, de l'Histoire. Ses voyages l'ont amené à sympathiser avec des représentants de nombre d'ethnies, ce qui lui vaut souvent des aides bien pratiques de se sortir de fâcheuses situations.

Bien sûr, les histoires de Toppi sont des prétextes. Sous couvert de nous faire admirer sa remarquable technique graphique tout en hachures de noir et blanc, il nous permet de réfléchir sur la simplicité de certains petits plaisirs, et de repousser les mesquineries. Quel que soit le décor, quelle que soit l'ethnie représentée dans ses histoires, le dessin est toujours sublime, un peu figé dans certains cas, mais il ne peut laisser insensible.
A noter que le quatrième tome, non conclusif, permet de prendre la mesure, sinon exacte, du moins plus juste de la série réalisée par Toppi.

Une série à dévorer et à méditer.

Nom série  Le Pet du Diable  posté le 10/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été assez agréablement surpris par ce polar aux accents exotiques. Plus linéaire, mieux maîtrisé qu'Exotissimo, du même auteur, "Le Pet du Diable" est un huis-clos insulaire, qui nous montre encore une fois un chassé-croisé entre une dizaine de personnages au destin parfois cruel.
Le dessin un peu simpliste d'Autheman fait passer la pilule de passages un peu "hard", car ceux-ci sont inévitables dans ce récit. En effet, le gaz produit par le volcan maudit provoque des accès de folie meurtrière qui vont jusqu'à l'équarrissage.
Autheman ménage plutôt bien son suspense et propose une histoire assez sympathique, avec son cortège de personnages misanthropes, cyniques ou sans scrupules.
Un bon polar, mais sans plus.

Nom série  Exotissimo  posté le 10/08/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'enquête policière posée comme résumé de l'album n'est qu'un prétexte.
Un prétexte pour Jean-Pierre Autheman, gouailleur devant l'Eternel, de laisser couler sa logorrhée dans ce récit aux *légers* accents tropicaux, où un repris de justice essaye de rentrer chez lui, dans ce voilier qui a été pillé, où ce commissaire très porté sur la chose essaie de tirer encore un coup, et à l'oeil, où cette péripatéticienne offre avec grand coeur une plante capiteuse à un Cyrano de bazar, où cette ancienne tenancière de bordel a fondé une association féministe, où cet inspecteur de police français succombe aux charmes tropicaux...
En voilà une galerie de personnages hors normes. Ils se croisent, s'évitent dans un chassé-croisé aux relents de marivaudage, sans la moindre logique. "Exotissimo" devient très vite bavard, comme en témoignent ces phylactères qui ont du mal à tenir dans les cases. Le dessin de Autheman est plus proche de l'esquisse que du véritable encrage, et cet aspect "jeté" ne nuit pas trop à l'histoire. Mais quelle histoire ?

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