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Nom série  Ugaki  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2,5/5
Une série qui, à défaut d'être réellement passionnante, se révèle intéressante.

Parce qu'elle raconte un épisode inconnu de l'histoire du Japon, du moins inconnu de nous, occidentaux. Il s'agit de la révolte de paysans chrétiens d'une petite partie du pays face au pouvoir shogunal. L'introduction à chaque tome raconte cet épisode, et l'importance qu'il revêt pour la suite de l'histoire du pays. On serait presque tenté de dire que cette introduction se suffit à elle-même, puisque la BD en reprend un partie, et que le maigre fil blanc représenté par le héros-titre ne parvient pas à enrober l'histoire. De plus c'est un peu décousu comme style narratif. On mélange passé, présent, et même plusieurs couches de présent.

Le dessin de Robert Gigi (qui vient de nous quitter) est particulier, c'est un style très proche de l'esquisse par moments. Mais on reconnaît aussi cette patte franco-belge prolongée par Delitte ou Gine par exemple, à la fois réaliste et difficile à saisir.

Une lisibilité médiocre donc, au service d'une série qui constitue cependant un récit d'aventure correct, sans plus.

Nom série  Voies off  posté le 08/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a comme ça des bijoux qui sortent de nulle part...

"Voies off" s'inscrit dans une telle catégorie. Celle des recueils de nouvelles qui vous scotchent du début à la fin, parce que justement, la fin est un délice de retournement, à l'instar des oeuvres d'Edgar Allan Poe ou de Fredric Brown.
La comparaison n'est pas pour moi galvaudée, car j'ai vraiment pris un plaisir comparable en lisant ces histoires écrites par Nicolas Pothier, prince du bon mot et amateur inconditionnel de Goscinny, un scénariste qui mérite de développer son univers. Ici il est question de petites histoires un peu noires, mais un noir teinté d'humour, comme on en redemande.
Oh bien sûr, il y a deux-trois histoires que j'ai moins appréciées, et dont j'ai vu venir la chute un peu avant son avènement, mais cela ne réduit pas vraiment le plaisir ressenti.

Pothier a trouvé en Yannick Corboz un excellent illustrateur, dans la même veine graphique que Luc Jacamon, l'auteur du "Tueur"... Nervosité, dynamisme, et tout ça avec de très belles couleurs.
A quand une nouvelle collaboration de ces deux-là ?

Nom série  Piece of Cake  posté le 07/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Moi aussi j'ai vraiment eu du mal avec ce manga...

Confus, brouillon, chiant (ne rayez aucune mention), vous pouvez mettre sans vous tromper les adjectifs qui traduisent le grand ennui à sa lecture. L'histoire de Shino est compliquée, elle ne semble s'intéresser (ou presque) qu'à ses histoires de coeur. Et franchement, autant ça peut être intéressant dans des mangas comme Blue, autant là on s'en lasse très vite...

De plus la narration est très confuse, on saute parfois dans des flashes-backs sans prévenir... Les personnages changent de tête, de couleur de cheveux, et c'est parfois bien difficile de comprendre ce qu'il se passe...

Rayon dessin, ça ressemble à pas mal d'autres séries du même genre, sans véritable originalité, mis à part un peu de finesse par-ci par-là. mais ce n'est pas suffisant, loin de là, pour relever le niveau...

Nom série  Les Passeurs  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Igloo, chez Carabas, compte décidément des petites séries sympathiques...
Ici c'est le thème de la mort qui est traité, par le biais du personnage de Manu, un gamin tout simple qui passe "de l'autre côté".
Mais seulement il n'a pas l'air d'être tout à fait mort...
Bon, soyons réaliste, ça se lit en moins de 10 minutes (30 pages + un bonus) lorsqu'on est un adulte, moins vite lorsqu'on est un gamin. Mais c'est sympa. Martin Vidberg, qui vient de sortir "Journal d'un remplaçant" chez Delcourt, nous propose une petite chronique fantastique avec la complicité de Mickael Roux, déjà auteur du proche "Beurk" (proche dans le genre, qui est aussi le fantastique). Roux a un style que j'aime bien, assez enfantin, mais en même temps plutôt travaillé, et mis en valeur par les couleurs de Thorn.

Nom série  L'Homme qui s'évada  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Laurent Maffre a adapté l'un des meilleurs textes du célèbre journaliste Albert Londres, un texte racontant la cavale d'un condamné au bagne de Cayenne, un homme qui s'est toujours proclamé innocent. La privation du bagne, les privations, puis l'enfer vert, avant d'essayer de retrouver une existence normale au Brésil. Tout ça est une histoire vraie, peut-être enrobée par la verve et l'enthousiasme de Londres.
Maffre a décidé, pour sa part, de coller, je pense, au récit du journaliste. A-t-il comblé des zones d'ombre, interprété certains passages ? Difficile à dire si on ne connaît pas le texte original.
Pour ma part j'ai trouvé cette histoire intéressante, mais pas plaisante. Certes, elle lève un coin de voile sur ce que pouvait être la vie au bagne. Celui qui y est envoyé y finit fort probablement sa vie, parfois dans de grandes souffrances dues aux conditions sanitaires et hygiéniques déplorables. Une époque révolue, puisque le bagne cayennais n'existe plus depuis bien longtemps.

Mais le dessin de Laurent Maffre ne m'a pas aidé à réellement aimer cette histoire. Brouillon, irrégulier, tour à tour très réaliste puis approximatif, j'ai même parfois eu du mal à reconnaître les personnages. Mais il s'agit d'un premier album, et ces défauts initiaux sont gommés par la suite.
Heureusement qu'il s'agit d'un réel témoignage, et cela suffit tout de même à la lecture.

Nom série  Sunnymoon  posté le 26/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, une curiosité pour les amateurs de Blutch.
En effet, j'ai l'impression qu'il s'agit là d'une oeuvre de jeunesse, avec un personnage de femme libérée un peu artificiel, semble-t-il pour rester dans la "ligne" Fluide glacial, magazine dans lequel cette BD a été partiellement publiée...

Pour ma part je suis resté assez froid face à cette suite d'aventures rocambolesques, sans queue ni tête. Reste le dessin de Blutch, assez particulier, protéiforme et parfois difficile à décrypter, mais pétri d'un indéniable talent.
Mais c'est un peu court, jeune homme...

Nom série  Le démon des glaces  posté le 25/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très bel album, un peu à part dans le paysage BD, y compris dans les années 1970.
On voit que Tardi a lu et apprécié Jules Verne. Sa BD est donc un bel hommage, très prenant, passionnant, mais hélas un peu court.
Pourtant il a fait en sorte de bien "coller" à l'oeuvre et à la technique de son modèle : découpage en chapitres, cliffhangers de fin de chapitre, personnages très intéressants, et même une petite morale finale.

Côté graphisme, l'auteur nous gratifie de planches à l'ambiance polaire très réussie, dans un style à la fois neutre et efficace. S'il avait vécu un siècle plus tôt, Tardi aurait sans problème pu travailler avec Jules Hetzel pour l'édition des romans de Jules Verne.

Nom série  Rocky  posté le 22/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, ça doit être une habitude chez les auteurs scandinaves, de représenter les humains par des animaux...
Après Jason, voici donc Martin Kellermann, qui déboule avec son "Rocky", sorte d'autobiographie désabusée et un peu romancée. Rocky est un chien (ou un ours ?) qui va de petits boulots pour survivre en contrats foireux pour ses strips qui racontent la société qui l'entoure. C'est transparent, et assumé dans la préface, Rocky, c'est Kellermann, à l'époque où il galérait à mort. Et puis un jour ses strips ont été pris par le quotidien gratuit Métro (le même qu'en France, mais en suédois).
Et le succès a été immense dans son pays et même sur l'ensemble de la Scandinavie. "Rocky" a même été publié par le 20 minutes suisse, concurrent direct de... Métro.

L'histoire ? celle d'un jeune qui n'arrive pas à grandir, qui vole de relations semi-sérieuses à des thons rencontrés un soir de biture, de plans de boulot foireux à des apparts sous-loués. Rocky a presque 25 ans, mais n'arrive pas à se stabiliser. Pourtant il en a envie. Mais il a envie aussi de se faire un max de meufs, de s'éclater, de se bourrer la gueule.
C'est un portrait sans concession de cet âge d'"adulescent", celui qui n'est plus en âge d'être étudiant oisif, mais qui n'arrive pas encore à se stabiliser sur le plan personnel et le plan professionnel.

C'est très sympa, fort révélateur d'une société suédoise pas si éloignée de la nôtre. Il y a beaucoup de références à la pop culture, et un certain nombre aux traditions locales suédoises, "défaut" que les traducteurs ont tenté d'atténuer sans dénaturer le propos général des strips.
C'est vraiment sympa, et j'ai ri à de nombreuses reprises pour des répliques à hurler ou des situations tellement authentiques. Cela devrait plaire à pas mal de jeunes trentenaires...

Je réserve ma note finale pour les tomes suivants.

Nom série  Black Bank  posté le 21/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal cette série...
A première vue, elle ne se démarque pas trop de certaines autres, sorties depuis 2004 ou 2005, telles que Narvalo, et qui semblent être des resucées à peine voilées de séries comme I.R.$. ou XIII.
Comme dans une BD Soleil, ça doit taper, ça doit exploser, ça doit charcler. Et il doit y avoir une héroïne dont on voit les seins, aussi. Pas trop gros, mais sympathiques. Il y a tout ça dans cette série.

Mais il y a plus, et surtout mieux. Les couleurs sont plutôt bonnes, pas trop flashies, bien réparties. Le dessinateur, québécois, est dans la même mouvance graphique que pas mal d'auteurs de séries d'action/baston/thriller/SF apparus ces dernières années chez Soleil et Delcourt, mais il est plus doué que la moyenne, aidé à l'encrage par Serge Lapointe. Deux habitués des comics, puisque Clément Sauve a notamment travaillé pour DC Comics.

Le premier tome n'est pas très original, mais il a l'avantage de surfer sur la vague de l'après-11 septembre, et par là même de proposer un scénario complexe, très axé sur la géopolitique internationale, et du coup d'exclure une bonne frange (les moins de 15/20 ans, disons) de l'électorat habituel chez cet éditeur. Et du coup, ça peut s'avérer véritablement intéressant.

Nom série  Câlinée sous X  posté le 21/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite découverte, pas tout à fait un coup de coeur.

Jean-Luc Cornette, peintre décalé du quotidien, nous montre cette fois-ci la vie sentimentale et sexuelle de Kyra, une jeune fille libérée, mais aussi un peu perdue dans ses sentiments. Elle craque pour celui qui a été gentil avec elle, celle qui la complimente sur son cul, celui qui lui parle d'art... Kyra est une fille indécise, qui a souvent besoin de MGC (Méga gros câlins), mais qui aspire à bien plus. Ses rencontres la font hésiter, tourner, valser.
C'est donc à un récit très moderne, très actuel que nous convient ses auteurs, et cette histoire révèle une grande sensibilité, aussi bien chez le scénariste que chez la dessinatrice, novice à ce niveau. Les influences manga de Karo sont explicites et assumées, avec notamment ces intermèdes où l'on voit une Kyra à la grosse tête s'entraîner au Tai-Chi-Chuan. Mais son dessin est très sympa, et mérite de revenir et d'évoluer dans le futur. Je trouve d'ailleurs la couverture très belle...

Rien de révolutionnaire dans ce roman graphique, mais un album sympathique, légèrement érotique, dont on ferait bien son quatre heures...

Nom série  W.E.S.T  posté le 21/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture du premier album m'avait tapé dans l'oeil lors de sa sortie.
J'ai pourtant attendu plusieurs années avant de pouvoir en profiter...

Un Western fantastique ? Et pourquoi pas, hein ? C'est vrai qu'avec les noms de Dorison et Rossi à la réalisation, ça fait envie. Dorison pour ce que l'on sait, et Rossi pour de belles séries historiques et déjà du western. C'est un auteur dont j'apprécie le trait, qui est proche de celui de Moebius. Pourtant, dans "W.E.S.T.", j'ai été un peu déçu par ce même trait. Certes, il est classieux, raffiné, voire patiné. Et du coup, il perd un peu d'authenticité à mes yeux, à user des aplats raccourcis. Son trait est beau mais un peu bâclé eu égard à ce que Rossi est capable de faire, et un peu enlaidi par les couleurs discutables. La plupart des personnages ont ainsi un air maladif. Il était mieux inspiré sur La Gloire d'Héra ou encore Tirésias, qui est pour moi sa meilleure série à ce jour.

Côté histoire, le premier tome est un peu confus, surtout parce qu'il met en place pas mal de personnages, d'enjeux... Et du coup on s'y perd. La montée en puissance indéniable dans le tome 2, où les personnages, à présent bien posés, montrent tout leur potentiel, mais aussi leur complexité. On peut enfin mettre un nom sur celui qui tire les ficelles dans l'ombre. A noter que le récit qui retrace son histoire est plutôt intéressant. On voit toute la maîtrise narrative des deux co-scénaristes. Le tome 3 est peut-être le plus réussi de la série jusqu'à présent.
Dès ce tome 3, les personnages se retrouvent dans des situations très difficiles, pour ne pas dire apparemment irréversibles, et du coup les membres de W.E.S.T. n'en paraissent que plus fragiles, alors qu'au début de la série on avait un peu l'impression d'assister à un épisode de Mission : impossible millésime 1900.
Les co-scénaristes nous embarquent dans un climat un peu exotique, avec cette histoire de vaudou qui ne va pas épargner nos super-flics de l'étrange...

Mais ne boudons pas notre plaisir, car "W.E.S.T." est tout de même une série de qualité, que j'ai beaucoup de plaisir à lire. Heureusement que le scénario est très bon, passionnant et prenant à la fois.

Un bon 3,5/5 pour l'heure.

Nom série  Zatoïchi  posté le 18/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vais me faire découper en rondelles par le rônin Cassidy pour dire ça, mais...
j'ai très moyennement accroché à ce "Zatoïchi".

Certes, le postulat de départ, celui d'un masseur aveugle qui peut saucissonner sans sourciller (pardon) dix mecs d'un coup ou presque, est quand même relativement lourd à avaler. Mais j'ai moi aussi vu Ken le survivant, j'ai détestéLe projet Blair Witch et je n'aime pas le poisson. Alors, vous voyez que rien d'improbable ne me fait peur. C'est donc sans méfiance que j'ai lu ce tome.

Très vite, le dessin m'a paru... "bof bof". Héritier et témoin d'une tradition assez ancienne, le dessin est bien dans le style des années 1960 ou 70, c'est à dire maladroit, inutilement anguleux, et à l'encrage gras. Comment ça, le manga date de 2004 ? Mais mais vous voulez dire que c'est vraiment moche ??
Deuxième point qui m'a gêné, le système de narration. Il est à la fois lourd et répétitif. Zatoïchi passe dans un coin, se retrouve malgré lui dans un règlement de comptes, et se doit de régler le problème en deux coups de sabre pour tuer 20 mastards grimaçants. Et puis il laisse un bon souvenir aux gentilles gens du voisinage, qui versent une petite larme.

Je reconnais que le personnage, en lui-même, est attachant. La postface et l'entretien accordé par l'auteur permettent même de comprendre un peu mieux l'importance de celui-ci dans la tradition artistique japonaise. Mais c'est à peu près les seuls points positifs -à mes yeux, hein, je suis une tanche de classe mondiale- qui caractérisent ce manga.

Nom série  Courtney Crumrin  posté le 12/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très belle série !

"Courtney Crumrin" est tout simplement l'une de mes séries préférées dans la catégorie fantastique/horreur. Enfin, horreur est un bien grand mot, puisqu'il ne s'y passe au final pas grand-chose de violent. Ce serait même des histoires à raconter au coin du feu à ses petits-enfants...

Le personnage de Courtney Crumrin est pour moi l'un des plus intéressants du genre. C'est une petite fille intrépide, décalée, délurée, mais en même temps une petite fille qui a besoin de se sentir aimée, non seulement par ses parents, mais aussi ses camarades, ses professeurs...
Et contre toute attente, la personne qui va lui apporter le plus d'attention est son grand-oncle, Aloysius, un sorcier désabusé, dont le coeur fond face au mal de vivre de cette pré-adolescente.
Le trait de Naifeh est splendide, c'est un maître du noir et blanc, et j'adore ses monstres, en particulier Tommy le décharné. Ses décors du Royaume de la Nuit sont vertigineux, on pourrait passer des heures à les décortiquer.

A noter que dans cette intégrale se trouvent des hommages de la nouvelle garde française : Yigaël, Griffon, Dutto, Ribet, Nhieu, et même Jason et Trondheim !

Nom série  Monster  posté le 11/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une énorme série, tout simplement.

De la Guerre froide aux années 1998, c'est à un véritable voyage dans le temps et l'espace que nous convient Naoki Urasawa et son armée d'assistants. La Stasi, les services secrets tchèques, on a droit aux oripeaux laissés par les anciens régimes d'Europe centrale.
La société allemande et son homologue tchèque sont également largement évoqués. Quel plaisir de voir Cologne, et Prague en particulier ! L'auteur a dû faire pas mal de recherches pour bien retranscrire l'architecture, l'ambiance. Le dessin est très agréable, dans une frange supérieure du manga réaliste.

Sur le plan du réalisme narratif, il faut laisser de côté tout souci de cohérence à l'européenne, tant les péripéties s'enchaînent sans que l'on comprenne vraiment ce qu'il se passe. En effet toute l'histoire tourne autour d'un personnage, que l'on ne voit jamais, au long des 18 tomes, agir directement. Et tout le talent d'Urasawa est là : manipuler complètement le lecteur, l'attirer irrémédiablement dans ses rets, pour l'emberlificoter dans un cocon où il deviendra totalement sourd aux stimuli extérieurs. Et que dire de la fin, qui fait débat, bien sûr, mais qui pour moi est symptomatique de la série : on nous surprend encore, à la dernière case.

"Monster" est une série très complexe, qui laisse une large place à l'interprétation, qui comporte de nombreux personnages, autant principaux (Johann, Tenma, Nina, Runge...) que secondaires, ce qui implique une grande attention. Mais une fois qu'on est dedans, on ne peut pas s'en dépêtrer. Mon seul conseil : lisez, dans la mesure du possible, les 18 tomes dans la continuité.

On n'oubliera pas "Monster" de sitôt.

Nom série  Montserrat  posté le 10/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beau voyage dans le XXème siècle avec cette autobiographie de Julio Ribéra.

On suit donc son enfance, puis son parcours professionnel, leurs doutes, leurs espoirs. Il y a un peu de tout dans ce triptyque. De l'espoir, de la joie de vivre, quand Julio nous raconte ses "conneries" avec ses copains. De la tristesse quand il perd sa soeur Montserrat. Du vécu quand il frappe à la porte de tous les bureaux de tout un ministère en France, ou quand il se heurte à la frilosité de ses confrères au moment de revendiquer un vrai statut pour le métier d'auteur de BD.

Ces trois albums sont très agréables à suivre, d'autant plus qu'ils parlent d'évènements fortement ancrés dans notre histoire récente. A noter tout de même des ruptures narratives un peu étranges dans le tome 3 : à la page 29, Julio nous présente la personne chargée de récupérer les dessins dans une boîte de com... Et la page suivante on trouve Carmen, alitée et visiblement assez malade, sans qu'on sache de quoi elle souffre.

Mis à part ces ruptures narratives, c'est assez sympa, et l'occasion de saluer une trilogie très intéressante s'offre à moi, et je remercie M. Ribéra pour avoir osé raconter son histoire, du moins jusqu'en 1975, date de la mort de Franco.

Nom série  Histoire couleur terre  posté le 10/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Surprenant cet album.

Ca a l'air niais, et, si on ne fait que feuilleter ce premier tome, on a l'impression d'un dessin un peu maladroit, très naïf, et d'histoires de filles un peu à l'eau de rose.

Mais ce sont bien des histoires de filles. Et il y est question de roses. Ou plutôt de fleurs en général, puisque l'ensemble de ce tome est une sorte d'énorme métaphore filée entre les fleurs et l'amour, sous toutes ses formes. Ici cet amour est abordé de façon très poétique, assez imagée, et loin d'être nunuche, cette orientation nous permet d'en apprendre beaucoup sur la société traditionnelle coréenne.
Le dessin est un peu en-deça de l'histoire, avec ses visages un peu irréguliers, ses traits "faciles". Mais cela n'entrave pas la lecture. Ce qui aurait tendance à l'entraver, ce seraient plutôt les bulles "transparentes", parfois difficiles à différencier du décor. Un décor qui est, lui, magnifique, Kim Dong-Hwa étant manifestement plus douée pour ça que pour les personnages.

Un album tout en subtilité, à recommander à tous les romantiques.

Nom série  Swamp Thing  posté le 09/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais pas vraiment "Swamp Thing", même s'il m'est arrivé de feuilleter des "art-of" consacrés à Berni Wrightson, l'immense auteur qui l'a créé graphiquement.
L'arrivée impromptue de tomes Delcourt (merci pierig !) m'a permis de combler cette lacune, bien qu'il s'agisse d'histoires scénarisées par Alan Moore et non par Len Wein, auteur originel.

Qu'importe, puisque cette lecture a été bien agréable, et que cette (ré)édition Delcourt permet de lire un épisode-clé de la série, celui où le personnage-titre découvre qui il est, ou plutôt qui il n'est pas. Un pari audacieux, mais réussi, puisque la conscience de la créature va s'en trouver chamboulée, et que cette prise de conscience va changer son comportement.
J'avoue que j'ai été un peu dubitatif après la lecture du tome 1, qui me semblait un peu inabouti. Mais le tome 2 a balayé mes doutes, en proposant un récit plus classique, ainsi qu'un épisode final assez poignant.

Les personnages sont assez intéressants, le trait de Steve Bissette est plutôt impressionnant, surtout lorsqu'il dessine la créature, et le découpage est très particulier. Cependant, je ne peux pas dire que cela soulève outre mesure mon enthousiasme, dans la mesure où Swamp Thing n'est pas, comparativement aux X-Men par exemple, un personnage que j'aurai découvert jeune. Le charme n'opère pas au même niveau, et du coup j'aime moins. Mais cela reste une série très recommandable, si vous êtes amateur/trice du genre.

Nom série  Ile Bourbon 1730  posté le 07/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir déclaré qu'il ne voulait plus dessiner, Trondheim nous sort un gros pavé !

Carrément en-dehors de ses sujets habituels, mais carrément en-dedans de ceux d'Appollo (lisez Fantômes blancs pour vous en convaincre), "Ile Bourbon 1730" nous propose en effet un récit d'aventures, mâtiné de légendes pirates propres à l'Ile de la Réunion au XVIIIème siècle.

Je ne savais pas trop quoi attendre de cet album. Trondheim est un auteur complet que j'apprécie, Appollo un scénariste que j'aime bien aussi, pour le peu que j'aie lu de sa production. Mais que peut donner leur collaboration ? Cet opus est difficile à cerner. Autant j'ai aimé le souci de donner un maximum de détails intéressants sur l'histoire de la Réunion, autant j'ai eu du mal avec la narration un peu confuse, passant parfois du coq à l'âne par moments.
Autant j'apprécie le trait de Trondheim, et le plaisir qu'il a eu à dessiner les détails de décor est évident et fait plaisir, autant par moment cela fait un peu mal aux yeux, et je trouve même que ce cher Lewis a un peu bâclé ses personnages par moments.

Rien de grave, donc, rien d'irréversible, mais ma lecture, qui s'est étalée sur deux journées, s'en est trouvée quelque peu perturbée. Peut-être aurait-il mieux valu découper ce one-shot en deux (ou trois) albums d'un plus grand format. Je pense que les lecteurs potentiels, y compris les inconditionnels de Trondheim, n'y auraient rien trouvé à redire.

Nom série  Death Note  posté le 04/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Takeshi Obata avait fait une entrée remarquée dans l'édition manga en réalisant Hikaru no Go. Il déboule avec une nouvelle série, qui a fait fureur au Japon (série animée, deux films live...), qui parle de la mort et du pouvoir.

En effet Light se retrouve en possession du Death Note, qui permet de tuer qui l'on veut, pour peu qu'on écrive son nom dedans. A notre époque où l'information sur les criminels est très facilement accessible, où un présumé innocent devient très vite un coupable pratique, Light peut agir très facilement. Ce jeu de vie et de mort est donc assez intéressant, puisqu'il est assez bien mené par Tsugumi Ohba, le mystérieux scénariste de la série. C'est peut-être obata lui-même, tout simplement.

Quant à Obata, il a "adultisé" son trait par rapport à "HnGo". Plus de poses sexuellement ambiguës, mais des images un peu plus sèches. Le trait reste agréable, même si je n'apprécie que moyennement la physionomie des adultes.

On se demande toutefois comment une telle intrigue peut tenir sur 12 tomes, vu que l'enquête avance déjà énormément dès le premier.

Une série qui est toutefois très intéressante, et qui mérite un 3,5/5.

Nom série  Bienvenue à Jobourg  posté le 03/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album moins "lourd" que Ibicus du même auteur. Cette légèreté est due sans doute aux couleurs, au trait plus "jeté" que dans l'oeuvre majeure de Rabaté. A sa longueur aussi, puisque "Bienvenue à Jobourg" ne compte que 70 pages.

Mais malgré cette légèreté, le propos n'en est pas moins sérieux. La violence est omniprésente à Jo' bourg, comme en témoignent ces barbelés partout, ces sécurités dans les voitures... Pourtant Patrick espère trouver de la vie, de l'amour dans cette ville. Et il va y parvenir. Rabaté ne force pas la trait, et c'est un peu dommage quelque part. Malgré cela, l'album se lit très bien.

Ce n'est pas un brûlot politique, mais un petit album plutôt sympathique.

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