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... a posté 3764 avis et 1682 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Eclipse (Vents d'ouest)  posté le 31/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah mais quelle nouvelle série nous avons là !

Eclipse possède tous les atouts pour être une belle série de science-fiction, avec tous les éléments du genre, mais aussi de belles incursions dans les sous-genres : planet fantasy, récit de guerre futuriste... Les personnages sont encore un peu difficiles à cerner, ce qui est normal pour un tome d'introduction. Mais il n'empêche qu'on prend beaucoup de plaisir à les suivre dans leurs quêtes diverses. D'autant plus que le dessin de Sébastien Vastra, s'il n'est pas exceptionnel, est quand même très soigné, accompagné de belles couleurs. Ce n'est pas (encore) au niveau de Sillage, mais c'est un début prometteur.

A quand la suite ?

Nom série  Le chat du kimono  posté le 30/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, voilà une BD qui va marquer l'histoire du genre.

Encore une fois, Nancy Peña réinvente le conte, à partir de motifs simples, pour nous emmener dans un tourbillon de poésie, de grâce et de passion. Le point de départ ? Alice au pays des merveilles, probablement, un puisard symbolique où pas mal d'auteurs sont déjà venus s'abreuver pour livrer de nombreux chefs-d'oeuvres. Mais elle a également su mêler inextricablement des légendes japonaises avec une trame propre à l'époque victorienne. Le motif du canevas est décidément un élément-phare de l'oeuvre de Nancy Peña.
Son histoire est envoûtante, et nous emmène sur des rivages inconnus, enivrants, charmants.
Son utilisation du noir et blanc est vraiment exceptionnelle pour illustrer ce conte étrange, car par moments on ne sait distinguer la réalité du décor, l'action réelle du motif d'un kimono...

Mais attention, car "le Chat du kimono" ne peut se saisir dès la première tentative. Il est espiègle, malin, et très complexe. Plusieurs lectures seront sans doute nécessaires pour en saisir toute la saveur (en civet ?).

De la pure poésie.

Nom série  Mister Plumb  posté le 28/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec "Mister Plumb", Renaud Dillies fait dans le burlesque. Un genre qui, curieusement, ne convient pas vraiment à son dessin, alors qu'il a un style assez "cartoon"...

Peut-être parce que Renaud nous a habitués à des histoires fortes, très émouvantes, et qui, même si elles ne sont pas dénuées d'humour, n'en étaient pas pour autant hilarantes. Ici il s'est associé à Régis Hautière, le scénariste "maison" des éditions Paquet,
L'idée de départ est de Renaud, puis il a proposé l'idée à Hautière...
Le résultat est un album un poil décevant, parce qu'un peu brouillon à mon sens, même si tout le talent graphique de Dillies est là, et bien là. Mais ce rythme échevelé est bizarre, un peu artificiel par moments... Et puis, ces cadres remplis de carottes, c'est un peu étrange...

Disons que malgré son bon niveau, c'est l'album le moins bien réussi de Renaud Dillies, mais qu'il se lit quand même avec un certain plaisir...

Nom série  300  posté le 22/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sacrée oeuvre que celle-là.
Raconter une bataille célèbre de l'Antiquité grecque a dû être un sacré défi pour un auteur de comics. Même lorsqu'il s'appelle Frank Miller et qu'il n'a peur de rien.

Le résultat est quand même très fort. On saisit bien la dimension dramatique des évènements, même si aucun rappel historique, ou presque, n'est là pour nous resituer dans le contexte. Oh, bien sûr, l'auteur a dû faire des raccourcis, s'arranger avec certains détails... Mais le résultat est là : graphiquement, c'est hors normes !

Cadrages éclatés, personnages surexposés, narration baroque... Mais c'est dans l'expression de la violence que meilleur est le Miller. En effet, ces combats sont exceptionnels, avec des arrêts sur images hallucinants.

Un style qui convient tout à fait au cinéma, cinéma qui va rendre justice à cette belle oeuvre, que je trouve toutefois un peu prétentieuse. Mais comment vont-ils faire avec toutes ces quéquettes à Hollywood ?

Un 3,5/5 amplement mérité.

Nom série  Pascal Brutal  posté le 21/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, c'est mordant, limite corrosif !
Riad Sattouf, qui se pose en observateur parfois -faussement- candide de la société contemporaine, nous livre ici un portrait cruel de ce que pourrait être la société de demain. Une société où règne en maître la force brute, où la libéralisation a complètement transformé les rapports des gens, même s'il est encore possible de tirer un coup vite fait dans les toilettes d'un bar.

Pascal Brutal est un personnage complexe, plus complexe qu'il n'y paraissait de prime abord, et Sattouf en fait le personnage principal de parodies assez intéressantes, même si pas assez poussées à mon sens. Je pense par exemple à la scène de "rap fight", copie transparente de celle du film 8 Mile. Oui, Pascal a en fait un grand coeur, il cherche en réalité l'âme soeur, mais ne dédaigne pas de prendre du plaisir quand il s'offre à lui. Il n'assume pas son homosexualité, et ça, c'est encore un sujet tabou dans la société des années 2000.

Le trait de Sattouf est égal à lui-même, relâché, généreux, et le visage de Pascal, inexpressif au possible la plupart du temps, est pourtant très réussi. C'est une BD grinçante, mais qui gagnerait à l'être encore plus.

Nom série  Dr Kotô  posté le 20/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, bizarrement, j'ai pensé à un film québécois en lisant ce manga. la grande séduction. Excellent film, je vous le recommande.
Parce que le thème est exactement le même. Un médecin vient sur une île pour soigner ses habitants, et se retrouve en butte à la méfiance de ceux-ci.
Le caractère insulaire est très fort chez les protagonistes du manga, et le Dr Gotô (pas Kotô, en fait, ce sont les habitants qui se sont trompés) est -bien sûr- un chic type. C'est aussi un chirurgien exceptionnel, qui semble avoir choisi de se "perdre" sur cette île.
Le récit se décompose en chapitres, où le médecin et son infirmière, native de l'île, doivent se montrer à la hauteur de problèmes de santé très particuliers : appendicite aiguë, grossesse difficile, anévrisme...

Les termes techniques sont expliqués par des notes qui, sans être surabondantes, amènent quelques connaissances. Dommage que leur lecture nous oblige à ouvrir le dictionnaire médical...

Le dessin de Takatoshi Yamada est plaisant, mais sans plus. Le manga se lit sans trop de difficultés, et la suite peut être sympa, si l'auteur reste sur cette ligne littéraire.

Nom série  Journal d'une disparition  posté le 20/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange ce manga.
C'est une autobiographie partielle, qui retrace le parcours d'un auteur de manga pendant les quatre années durant lesquelles il a disparu. Azuma disparaît une première fois, vit comme un clochard dans les bois, vit de fouilles dans les poubelles de restaurants... Jusqu'au jour où il est emmené au poste, et où on le reconnaît. Quelques temps plus tard, il disparaît à nouveau, et deviendra technicien du gaz.

Ce tome unique décrit méthodiquement une bonne partie de cette période, la débrouillardise, le regard parfois méprisant des gens. Azuma est satisfait de son sort, et c'en devient comique par moments. J'ai particulièrement aimé le passage où il essaie de se pendre en tenant compte de la pente. On dirait du Trondheim.

La deuxième partie du tome raconte le séjour d'Azuma dans un service d'addiction à l'hôpital. Un hôpital où les patients travaillent, doivent tenir compte d'horaires fixes... D'un point de vue documentaire, c'est intéressant. On voit la complexité des addictions à l'alcool et autres drogues, et les effets qu'elles font sur les gens. D'un point de vue strictement littéraire, c'est chiant.

Le graphisme d'Azuma, est rond, "kawai", et aide à passer la pilule des moments quand même assez durs qu'il a vécus pendant sa disparition.

L'ensemble de l'album est tout de même touchant, intéressant, même s'il ne soulève pas l'enthousiasme. Et il y a des manques un peu dommageables. La femme d'Azuma, qui était aussi son assistante, n'est presque qu'une figurante dans l'histoire, alors que ces moments ont dû être durs à vivre pour elle aussi...

Nom série  Photonik  posté le 19/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ma part j'ai eu un peu de mal avec cette série.

Certes, j'étais un grand fan de comics de super-héros dans ma prime jeunesse. Comme Ciro Tota, l'auteur, j'attendais impatiemment la sortie du dernier "Strange", et d'autres fascicules émanant de Lug-Marvel (à l'époque). Puis j'ai arrêté, pour en racheter quelques-uns récemment. Et je ne retrouve plus l'enthousiasme de l'époque. Ca me semble théâtral, vain, mal écrit, même si j'apprécie toujours le dessin en général.

"Photonik" procède pour moi de la même dynamique. J'en avais lu un peu il y a... quelques années, et maintenant que je le redécouvre, cela ne m'enthousiasme guère. Tota, en vrai fan-boy, recycle tous les poncifs de ce type d'histoire, avec la naïveté qui va avec. Rebondissements capillotractés, répliques à la limite du risible, métamorphose qui arrive à point nommé, tout y est. Et c'est un peu lassant. Du moins dans le premier tome. Dans le second, "Les enfants de l'apocalypse", le rythme est plus effréné, la narration gagne en fluidité. Par contre certains détails graphiques sont à proscrire : les visages des enfants sont des modèles de laideur. Ils doivent ne refléter aucun sentiment, ok, mais de là à en faire des endives...

Mais bon, le dessin de Tota est très dynamique, c'est un vrai hommage aux auteurs des années 70 et 80 du genre, et on peut se surprendre à admirer quelques belles planches.

Dommage en revanche que Delcourt n'aie pas publié les toutes premières aventures de l'homme-lumière, ç'aurait pu être sympa.

Nom série  La Machine à explorer le temps  posté le 09/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Herbert George Wells est l'un de mes écrivains préférés. Il me fit passer de grandes heures de lecture et de rêveries avec ses romans que l'on qualifie couramment de science-fictionnesques.
Quatre de ses romans, L'île du Dr Moreau, la Guerre des Mondes, L'Homme invisible et La machine à explorer le temps, sont considérés comme des classiques intemporels.

Dès lors, en lire une adaptation en BD suscite en moi des sentiments contrastés : une grande excitation, à l'idée de revivre ces heures (ou plutôt ces minutes,puisqu'une BD se lit rapidement en général) dont je parlais précédemment. Mais aussi une grande méfiance, tant le medium bande dessinée, malgré toutes les qualités que je lui reconnais, me semble insuffisant pour retranscrire les qualités inhérentes à l'oeuvre de ce gigantesque auteur.

Bref, la lecture de cet album, réalisé par Al Severin, m'a laissé sur un sentiment assez mitigé. En effet l'adaptation est nerveuse, moderne, et le style graphique de Severin est plutôt agréable, et même presque adapté à ce type d'histoire. On sent l'influence de Jacobs, curieusement, dans certains cas. Et on sent aussi qu'il a influencé des auteurs comme Kas (Hans, Halloween Blues) par la suite.
56 pages, c'est un minimum syndical pour un roman tel que La Machine à explorer le temps. La lecture en est agréable, mais aussi frustrante. Car je n'ai pu retrouver l'ampleur lyrique, la poésie sous-jacente, la vision prophétique de Wells. Une déception, certes, mais à laquelle je m'attendais un peu.

C'est beau, mais c'est peu. Lisez donc l'oeuvre de Wells.

Nom série  Girls  posté le 09/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je vous avouerai qu'en vieil amateur de BD fantastique et de SF, le thème de ce comics m'a tapé dans l'oeil au moment de sa sortie.

Et ce n'est que maintenant, quelques mois après, que j'ai enfin le loisir de lire cette BD (merci pierig !). Eh bien je ne suis pas déçu. De prime abord, j'avoue que le dessin m'a un peu rebuté. Mauvaises perspectives, visages peu expressifs, effets de flou un peu étranges... Ca m'a un peu gêné au départ. Et puis je me suis quand même concentré sur le récit, pour ne plus en décrocher. Putain, il y a une sacrée ambiance dans cette histoire ! On retrouve un peu le style qu'il y a dans des vieux films du style Body Snatchers, ou The Midwich Cuckoos.

Une petite communauté qui se retrouve phagocytée (c'est presque le cas de le dire) par des créatures étranges, venues d'on ne sait où. Ici le symbolisme sexuel est évident, bien plus prégnant que dans La Mutante, par exemple. Et c'est tant mieux, car ce sujet tabou, à peine reconnu dans nombre de récits classiques, permet la libération du récit, et de suivre la montée en puissance de l'angoisse. Au fil des tomes, la sensation de huis clos s'intensifie au sein de la trentaine de survivants. Les dissensions, les peurs, les remords et les ressentiments se font jour.

Ce comics est avant tout une étude sociologique. Dans une situation de crise, comment des gens ordinaires se comporteraient-ils ? La personne qui incarne l'autorité en temps normal est-elle la plus digne de confiance ? La force physique exclut-elle la faiblesse psychologique ? Dans une ambiance crépusculaire, c'est très intéressant, presque facinant par moments, tant les éléments semblent s'enchaîner inexorablement, sans pitié, sans rémission.
Inexorable, la situation se dégrade, pour le grand plaisir du lecteur, réduit au stade de simple spectateur observant une colonie de fourmis s'agitant dans tous les sens dans un bocal qui leur interdit toute retraite.
Que vont-elles faire ? Attaquer le verre ? Se manger entre elles ? Essayer de s'organiser ou tenter de s'en sortir chacune de son côté ? La comparaison n'est pas tout à fait légitime, puisqu'une fourmi agit en priorité pour le groupe, pas pour soi. Dans "Girls" les situations sont plus variées, les motivations probablement beaucoup plus complexes...

Le dessin n'est pas extraordinaire (mises à part les différentes couvertures), mais ce défaut s'efface vite derrière la qualité de l'histoire...

Une belle réussite.

Nom série  Leela et Krishna  posté le 06/01/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très beau diptyque.

Autant dans sa conception que dans son exécution.
En effet le pari de Georges et Layla Bess de nous faire découvrir "de l'intérieur" l'écriture d'une histoire, est très intéressante. On eût pu craindre le côté "je suis un être supérieur, je crée la vie, etc.", mais pas du tout, on suit le couple dans ses hésitations, ses aller-retours, ses interrogations quant à l'orientation à donner à leur histoire. En cela l'oeuvre est d'une fraîcheur déconcertante et bienvenue, même si le procédé est "voulu".
Cela donne une mise en abyme de l'histoire tout à fait intéressante, d'autant plus que le conte qui nous est narré est passionnant, prenant. On a du mal à s'en détacher.

D'autant plus que le dessin de Georges Bess est d'une maîtrise époustouflante, comme dans Escondida, et que du coup son récit est entièrement réaliste, malgré le côté fantastique qui sous-tend toute l'histoire. Mais le patrimoine jodorowskien de Georges Bess remonte quand même à la surface, surtout dans le tome 2.
En effet le couple Bess joue un peu plus sur l'introspection, sur le sidéral, sur le métaphysique, histoire de pimenter un peu l'histoire.
Mais contrairement à certaines histoires du scénariste chilien, cela n'en devient pas embrouillé pour autant, et l'on reste dans le cadre des contes et légendes indiennes.

L'Inde, qui a donc largement inspiré ces deux auteurs, pour cette histoire en deux parties très intéressante, un conte aux frontières du mysticisme illustré avec énormément de talent.

Nom série  Ballades et sagas  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Oui, c'est vrai que les scénaristes qui ont travaillé avec Charles Vess sont prestigieux : de Neil Gaiman, t^te de proue de l'imaginaire de qualité, à Jeff Smith (Bone), en passant par Charles de Lint, écrivain reconnu du fantastique, il y avait de quoi faire...

Et pourtant l'aventure est tout de même ratée... La faute au dessinateur ? Pas évident, même si le style de Vess, pourtant peu académique, n'engendre pas l'euphorie. La faute aux histoires elles-mêmes ? Plus sûrement, car très peu d'intérêt se dégage de ces 10 récits courts répartis sur deux albums... Trop convenus, sans véritables chutes ni morales, ces contes sont d'un ennui... à fendre les pierres.
L'imaginaire celtique est pourtant aussi vaste qu'intéressant, mais il est ici très mal exploité.

Nom série  Mémoires de Viet kieu (Quitter Saïgon)  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je trouve cet album plus réussi que Un Automne à Hànôi, du même auteur.

Il faut dire qu'il a plus d'épaisseur, plus de profondeur, et qu'il est mieux maîtrisé graphiquement, aussi.
Clément Baloup a donc gagné pas mal de maturité dans son oeuvre, et il nous livre là un bien bel album. On capte plus aisément les saveurs du Vietnam, à l'occasion dur écit de ces trois protagonistes qui ont vécu l'ancien régime. le plus prenant ? Le récit de M. Nguyen, au milieu, qui a vécu l'enfer des camps de rééducation. On est vraiment là, à ses côtés, à souffrir le martyre pour débiter des inepties communistes sans fin.

Le dessin et les couleurs de Clément Baloup sont très agréables, même si pas révolutionnaires, et nous permettent de passer un très bon moment de lecture.

Nom série  Un Automne à Hànôi  posté le 30/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un chouette petit album que voilà !

C'est d'abord un album à feuilleter, sans vergogne, car ses pages recèlent de jolis dessins, même s'ils manquent, à mon goût, d'ampleur. On aurait aimé que Clément Baloup se "lâche" un peu plus, qu'il croque avec moins de retenue les décors, les paysages. Ce n'est pas le carnet de croquis conclusif qui comblera ce manque, puisqu'on n'y trouve que des croquis de personnages.
Cependant, force m'est de reconnaître que j'ai pris pas mal de plaisir à lire cette petite plongée dans le Hanoi contemporain, avec ses figures anonymes, ses histoires souvent justes, comme l'a souligné Ro, et ses belles pages.
Seulement...

Seulement c'est trop court. Les 40 pages se lisent en 10 minutes, même en prenant son temps. C'est court et c'est dommage. Mais c'est à lire !

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 29/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vanitas vanitatum...

Décidément, j'ai vraiment du mal avec les milieux artistiques, enfin du moins ceux que l'on qualifie de beaux.
Car on a une nouvelle fois une BD sur l'AAAAAArt, celui qui se prend le chou et regarde le reste du monde comme s'il était une petite crotte. Bon, je schématise un (tout petit petit) peu, mais c'est vraiment l'impression que j'ai en lisant "Trois artistes à Paris" : l'évocation -peut-être fausse- de gens qui ne pensent qu'à eux.
Nous suivons donc les trajectoires pas du tout parallèles de trois artistes, qui se retrouvent sur Paris pour recevoir un prix. Leurs histoires respectives ne m'ont pas du tout intéressé, encore moins touché. Je dois avoir la sensibilité d'une enclume, mais que voulez-vous, on se refait pas ; pendant presque toute la durée de ma lecture, j'ai pensé à autre chose...
Il faut dire que le dessin de Zarate m'a véritablement déçu, par rapport à la couverture qui promettait mieux.
De mon point de vue, c'est une fausse note dans la collection Aire libre chez Dupuis.

Nom série  La Métaphore du Papillon  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est plutôt de 3,5/5.

J'ai été fortement alerté par la diaspora grenobloise de BDThèque sur la qualité de cette série. Au bout de plusieurs mois de recherches compliquées (la série n'était plus disponible dans la plupart des librairies de mon secteur), j'ai pu réunir les trois tomes du premier cycle de cette série très intéressante.

Et si l'on pouvait prévoir l'avenir grâce à de simples calculs mathématiques ? cette question, Coco Pernoud, le scénariste, n'est pas le premier à se la poser, comme en témoigne le cycle de science-fiction d'Isaac Asimov, Fondation. Un cycle ambitieux, qui a marqué de son empreinte l'histoire de la science-fiction.
Si l'ambition de "La Métaphore du Papillon" est plus humble, son écriture n'en est pas moins intéressante. En effet Pernoud a bien verrouillé son histoire, qui est très efficace, très dynamique, comportant même quelques passages informatifs du meilleur effet.
Le dessin de Toshy, qui n'est pas exceptionnel, n'en est pas moins efficace lui aussi. Oh, bien sûr, on peut ergoter un moment sur les proportions des membres, sur les visages un peu bâclés des personnages, il n'en reste pas moins que ce premier cycle ce lit sans déplaisir, amenant le lecteur à se poser des questions sur la façon dont les auteurs vont pouvoir retomber sur leurs pattes, mais aussi l'implication de telles possibilités, et c'est là tout le but de la série.

La série ne marquera sans doute pas l'histoire du genre, même en BD, mais elle est tout de même d'un niveau plus qu'honorable.

Nom série  Kaamelott  posté le 27/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, je l'attendais avec pas mal de méfiance, cette adaptation...

Quand on voit ce qu'ont pu donner 24 heures chrono ou d'autres séries à succès une fois passées par le medium du 9ème Art, il y a de quoi se méfier...
Et, surprise, cette fois-ci la qualité est au rendez-vous.
Grâce, probablement, à la plume d'Alexandre Astier, créateur et âme de la série, qui signe le scénario. Ce n'est pas son métier premier, ça se sent assez vite, notamment dans le rythme, et dans les dialogues, parfois un peu envahissants au détriment de l'action. Mais ce défaut est gommé par la fin du premier tome, où l'action, justement, est échevelée, au point d'être un poil confuse.
Mais cela n'altère pas vraiment les jolies planches de Steven Dupré, qui, s'il n'est pas forcément un roi du decorum mediéval, n'en est pas moins un bon artisan, ce qui rend cet album très lisible, d'autant plus que l'histoire est totalement inédite.
Elle devrait donc plaire aux fans de la série, dont je suis. Les autres... Lisez-la quand même, pour voir.

Nom série  Encyclopédie des animaux de la préhistoire  posté le 15/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup ce que fait Jirô Taniguchi.
Je suis un grande partie de ses publications en France, depuis les premières, au milieu des années 1990. Et depuis 2-3 ans, Taniguchi est devenu "bankable" pour les deux éditeurs qui publient ses oeuvres en France, Casterman et Dargaud (Kana). Et du coup, ils publient un peu tout et n'importe quoi, sans réellement faire le tri dans l'oeuvre du maître japonais. Pour moi cette "Encyclopédie des animaux de la préhistoire" fait partie de ses oeuvres mineures, nonobstant la visée pédagogique de l'ouvrage.

Car, mis à part 2-3 récits sur la petite vingtaine de l'album, il faut bien dire qu je me suis globalement ennuyé. Les saynètes nous montrent la "vie quotidienne" d'un certain nombre d'animaux qui ont précédé les espèces actuelles. Pour ma part, j'étais plus intéressé par les dinosaures dans ma jeunesse, mais ce n'est pas le sujet du bouquin. Nous avons là un large panorama, non exhaustif, d'animaux à un moment-clé de leur évolution : les débuts de l'allaitement, le premier singe à se tenir debout, les osmoses entre gros et petits... C'est probablement passionnant pour ceux que le sujet intéresse, mais les autres seront un peu déçus. Car malgré l'humour que Taniguchi met dans quelques situations, les récits restent d'une grande platitude. A côté de ça, les commentaires scientifiques de Ryuichi Kaneko sont plutôt intéressants, et permettent de replacer les récits dans un contexte évolutionniste bienvenu, et parfois de rectifier les erreurs dans les nouvelles dessinées.
Taniguchi a un grand talent, mais je ne trouve pas qu'il ait mis le maximum dans ces histoires animales. On reconnaît sa patte par moments, mais pas toujours.

Bref, un tome un peu décevant pour les fans de Taniguchi, à moins d'être un fan hardcore, mais qui plaira certainement aux gens que le sujet de la paléontologie intéresse.

Nom série  Dessinez le Manga avec Yuu Watase  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Yuu Watase est l'auteur à succès de "Fushigi Yugi", d'Ayashi No Ceres, d'Imadoki, d'Alice 19th... Suite à la demande de son éditeur, elle accepte de réaliser un manga sur la façon de réaliser... un manga.

Elle décide de présenter ça sous la forme d'une histoire assez traditionnelle, en se mettant elle-même en scène dans le costume du Professeur U, qui va aider Eiri à réaliser son premier manga de A à Z. Joli coup de la part de Tonkam de publier cet ouvrage, même s'il comporte certaines failles dont nous allons parler.

Watase décide de rendre son récit plus vivant, en faisant interagir apprentie, professeur et personnages réalisés par l'apprentie. Cela donne un récit à trois niveaux assez rafraîchissant, assez loin du didactisme proposé par un Benoît Springer dans feu Pavillon rouge, par exemple, mais se rapprochant de l'oeuvre de Trondheim et Garcia, "La bande dessinée, apprendre et comprendre". Le récit est vivant, dynamique, mais un peu long. En 192 pages et 65 leçons, Watase nous permet d'avoir un large panorama de la création en manga, ce qui, en soi, est une gageure. L'auteur prend le temps de bien détailler ses arguments, un peu trop parfois. Il aurait fallu un peu plus de place pour l'exemple, par rapport à l'argumentation. On remarquera d'ailleurs que le découpage, la mise en scène font l'objet de nombreuses leçons, au détriment du dessin proprement dit. Peu de notions d'anatomie, peu de conseils, si ce n'est qu'il faut copier les autres auteurs, s'inspirer de photos...

L'autre souci majeur de cet album unique, c'est sa spécificité. Yuu Watase est spécialisée dans le shojô. Du coup, un bon nombre de ses exemples sont ancrés dans ce genre, dans un style typique de ce genre, qui n'est pas particulièrement remarquable. De plus, certaines considérations sont imprégnées de notions japonaises. Et malgré l'afflux massif de mangas dans nos contrées ces dernières années, je crains que les apprentis mangakas européens ne parviennent pas à saisir certaines subtilités.

Les défauts que j'ai énumérés, s'ils ne sont pas majeurs, sont en plus compensés par des "bonus" appréciables dans ce tome unique : quelques questions-réponses, des contributions synthétiques de rédacteurs cherchant des jeunes talents, une "interview" de l'auteur sur sa perception du métier (peu intéressante au final), un index des différentes notions développées dans ce manga, et même la reproduction d'un dossier complet de candidature !

Nom série  Erminio le Milanais  posté le 13/12/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon petit album.

Euh non, pas si petit que ça, il fait 136 pages ! En fait "Erminio le Milanais" entretient la flamme de la fascination pour les contrées transalpines, comme dans Où le regard ne porte pas...
Sauf que là, il s'agit de la Sicile, et si vous dites à un Sicilien qu'il est italien, il vous envoie des plombs dans les fesses à coup d'escopette !
C'est un peu ce qui arrive à Erminio, "étranger" dans ce village. La BD joue donc sur le registre de la tolérance, de l'inclusion, et c'est une belle réussite de ce côté-là.

L'album baigne dans une ambiance un peu vaporeuse, chaude comme un pays du sud, et c'est un vrai plaisir de le lire, même si au départ je ne suis pas trop fan du style d'Erwann Surcouf.

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