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Nom série  L'Anneau des Nibelungen  posté le 23/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais pas le travail de Sébastien Ferran, mais je sens que je ne vais pas tarder à me procurer "l'Odyssée", qu'il a aussi adaptée. Ici c'est donc le célèbre opéra de Richard Wagner qui nous est proposé, "librement". Un gros point commun entre ces deux mythes : ce sont des histoires où les dieux sont montrés presque comme des humains. Dans l'oeuvre d'Homère, les dieux se querellent comme dans une cour de récréation. Dans celle de Wagner, on voit notamment Wotan (Odin dans la tradition nordique) choisir d'abandonner ses deux enfants nés de l'union avec une mortelle, pour ne pas mettre en péril le couple compliqué qu'il forme avec Fricka (Frigg). Encore un qui a peur de sa mégère de bonne femme.

Ne connaissant pas l'oeuvre de Wagner, je ne saurai juger la liberté d'adaptation que s'est permis Ferran. Je me concentrerai donc sur la BD telle quelle. Celle-ci est plutôt bien faite, l'histoire est assez bien racontée. Le récit est très intéressant, et se lit sans gros problème. Le dessin est plutôt agréable, même s'il est semi-réaliste finalement. Mais quoi de mieux pour une légende ? Je relèverai tout de même qu'il y a moins de soins apportés aux visages, féminins en particulier. C'est un peu dommage.
Je vous recommande le doigt d'honneur d'Albérich à Wotan lorsque celui-ci vient lui réclamer l'Or du Rhin.

Finalement elle est pas mal cette adaptation de légende rhénane. Allez, on lui met un 3,5/5.

Nom série  Neige  posté le 23/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur le premier cycle, autrement dit les 5 premiers tomes, réunis en une intégrale demi-format chez Glénat.

Ce qui frappe d'entrée, c'est la qualité des dessins. Ca c'est de la bonne BD franco-belge, ma bonne dame ! Christian Gine est tout de même l'un des chefs de file de cette génération très réaliste. Et on voit pourquoi. Il n'y a pas une erreur de proportion, de perspective, dans ses personnages, ses décors, ses bâtiments. C'est impeccable.

Sur le plan de l'histoire, c'est un étrange mélange de post-apocalyptique, de poésie et de théâtre. Post-apocalyptique, parce que c'est vraiment le genre de cette série. De poésie parce que les mots de Didier Convard sont beaux, très beaux, et du théâtre parce que ça ressemble à une énorme dramatique, où le destin s'amuse à jouer avec les amours, les destins... Et le cadre de Venise se prête bien à ça. J'ai moins apprécié les deux épisodes se passant dans la ville éternelle, car j'ai du mal avec tout ce decorum...

Mais pour le reste, "Neige" est une belle série, un classique.

Nom série  Troll  posté le 19/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur le premier cycle de 3 albums.

Depuis un moment je souhaitais lire cette série, réalisée par trois auteurs que j'aime bien. Les voir ensemble sur un même projet, vues leurs différences artistiques, peut prêter à toutes les attentes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

Eh bien le résultat n'est pas mauvais, loin de là même, et je dois dire que les deux premiers tomes m'ont même bien amusé. Truculents, jouissifs, colorés (dans tous les sens du terme), ils sont vraiment agréables. Le tome 3 par contre est nettement un cran en-dessous, avec ses raccourcis foutraques qui ne mènent à rien et son scénario sans queue ni tête. Du coup cela gâche mon appréciation générale.

Pourtant c'était très sympa, il y avait pas mal d'idées, dont le pastiche de "Donjon" n'était pas la moindre. Et puis le dessin de Boiscommun est vraiment beau, très fantasy, très coloré. Les couvertures ne sont pas en reste, surtout la seconde. Mais les idées ont malheureusement fait long feu, et se diluent dans le bordel que la série devient au tome 3. Avec un dénouement... étrange.

Nom série  L'Amour est une protéine  posté le 16/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de noter ce manhwa, dans la mesure où les histoires présentées sont très différentes, aussi bien graphiquement que scénaristiquement.
Pour ma part, j'ai trouvé que la plupart de ces histoires son bien cruelles... Que l'on soit un homme moderne, un homme de la préhistoire, un poussin, la vie n'est pas tendre avec nous...
"Cocaman" est peut-être la plus aboutie, dans son aspect farce macabre, dans ce qu'elle nous montre de la cruauté de l'enfance face à moins intelligent que soi.
En tous les cas, que l'on aime ou pas les histoires, le dessin, lui, est très beau. Choi Kyu-Sok est indubitablement très doué. Ses personnages ont des proportions très justes, des attitudes naturelles : il fait mouche. Ma préférée à cet égard est la première nouvelle, qui donne son nom au recueil. Son poulet est magnifique !

Pour résumer, c'est un recueil hétéroclite, parfois abstrus, parfois limpide, mais dont certaines histoires ne laisseront pas indifférent(e), d'autant plus que le dessin est réussi.

Nom série  Eloïms  posté le 16/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Houlà...
Ca doit être une question de génération parce que moi j'ai *détesté* ma lecture.

Parlons d'abord du dessin : c'est de l'amateur, et encore, j'ai vu des amateurs bien plus doués qui ne sont pas publiés. Les personnages sont disproportionnés, largement inspirés de séries comme Les Chevaliers du Zodiaque ou "Elfquest". En plus mal dessinés. Les cadrages sont abominables, ça part dans tous les sens sans aucune logique, avec pour seule ambition d'en mettre plein les yeux... pour au final fatiguer ces mêmes yeux.

Passons au scénario. La transposition biblique est transparente, mais complètement ratée. C'est là encore très amateur, mal construit, sans structure. On se croirait dans un shônen de série complètement foireux. Les dialogues sont indigents, dépassés, et le héros a des super-pouvoirs qui se réveillent quand il est énervé ou en danger. Ca ne vous rappelle rien ?
Désolé, mais c'est vraiment pourri ce truc...

Nom série  Tengu  posté le 15/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Tengu" prend pied dans une période charnière de l'histoire du Japon. C'est la fin de l'ère Edo, au XIXème siècle, où le shogunat vit ses dernières heures, face à l'intrusion de la modernité, représentée par des visiteurs occidentaux. L'Occident, accompagné du christianisme, qui se flattait alors d'être civilisateur. La modernité l'emportera, pas le christianisme.

Le Tengu est un rônin mystérieux, capable de tuer 10 samouraïs, membres du Shinsen-Gumi (équivalent de la police) sans coup férir. L'intérêt historique de ce manga est indéniable, puisqu'il se situe à une période où la plupart des acteurs de la société nipponne se posent beaucoup de questions sur leur avenir. Confrontés à une nouvelle culture après des siècles d'immobilisme et d'hermétisme ethno-centré, les samouraïs et même les gens du petit peuple ne savent plus trop où ils habitent.
Bien sûr, tout cela est traité par le petit bout de la lorgnette par les deux auteurs, à travers la rencontre d'un rônin totalement libre et même insaisissable, et un jeune garçon, survivant d'un monde sur le déclin de par son métier d'acteur des rues.

La misère, la solitude des orphelins, la détresse des samouraïs apeurés, tous ces sentiments (et bien d'autres) coexistent dans "Tengu", dessiné par le magistral Hideki Mori, auquel on doit aussi Stratège.
Cependant l'intrigue en elle-même m'a relativement ennuyé, et je ne saurais trop recommander la lecture des notes regroupées en fin de tomes pour bien comprendre le contexte et l'atmosphère dans lesquels baigne ce manga. A noter, dans le troisième tome, l'apparition de la phalange Sangaku, groupe aux motivations un peu difficiles à cerner au début. Invention du scénariste, ou faction ayant éréellement existé ? Cela n'est pas précisé dans les notes de fin de tome.
Toujours est-il que leur façon d'agir, leur decorum et leur identité finale sont des bonnes idées, qui permettent au récit de décoller un peu. C'est une nouvelle étape, cette fois-ci décisive, que nous invitent à suivre les deux auteurs. Le moment où le peuple de Kyoto décide de renverser le château shogunal, symbole de ce système de gouvernement. Le retour de l'Empereur n'est pas loin... Les auteurs mettent d'ailleurs l'accent là-dessus. L'ouverture à la modernité, à d'autres civilisations, les espoirs d'une vie meilleure, où l'instruction sera promise à tous, est le fil rouge de la série et le lien entre le Tengu et le petit Sugisaku.

Alors que les relations et les enjeux dans le conflit entre le Shogunat et les rônins semblait s'éclaircir, cet épisode du Choshu et de la phalange Sangaku viennent brouiller les cartes... Comme quoi, rien n'est simple en temps de guerre civile...
D'une manière générale, le manga a le don de nous montrer d'autres factions qui ont fait parler d'elles au moment de la chute du système shogunal. Ici c'est l'Oniwa-Ban, une sorte de service secret qui opère dans l'ombre, un groupe que le Tengu connaît bien...

Oui, ce tome conclusif est moins bon que le précédent, pour la simple raison que le groupe qu'on nous présente est assez vite démystifié, et que le Tengu règle la question en deux temps trois mouvements. Le tome compte 210 pages, mais c'est comme s'il n'y en avait que 30 ; tout aurait pu tenir en quelques planches bien compactées. Au lieu de quoi, l'on voit Sugisaku jouer à l'acrobate, Kurata (le Tengu) défourrailler 2 ou 3 fois, et puis hop ! c'est enlevé. Il y a quelques notes explicatives en fin de tome, comme d'habitude, mais cela ne rajoute pas beaucoup d'intérêt.

Il se passe quand même des drôles de trucs dans le Japon médiéval...
des petits garçons volent au secours des tueurs sans pitié ; des hommes mûrs, antagonistes, se disputent l'amitié dudit petit garçon. Et tout ça, avec 0 femme à l'horizon. Enfin si, il y en a une, mais qui a un rôle tellement mineur... A croire qu'elles ne mettaient jamais le nez dehors quand ça chauffait...
C'est quand même surprenant, cette exaltation de la virilité, de la bravoure, du guerrier. Le Bushido dans toute sa splendeur ? Probablement. Mais une autre lecture de ces pages peut prêter le flanc à une autre interprétation.

Vous l'aurez compris, le scénario flirte joliment avec l'absurde, et il faut une nouvelle fois se rabattre sur le dessin et le contexte historique pour trouver des motifs de satisfaction. Car le trait d'Hideki Mori est toujours très maîtrisé, dynamique, et il n'en rajoute pas sur les combats, point qui évite au lecteur de s'endormir. Certes, certaines cases, comme celles où les samouraïs montrent leur stupéfaction, peuvent prêter à sourire par leur aspect un peu naïf, mais je pense que c'est un passage obligé dans l'imagerie du Japon médiéval et de ses soldats un peu idiots.



Finalement cette série est un assez bon docu-fiction historique, qui braque le projecteur sur une période-charnière de l'histoire nipponne, qui du coup semble un peu moins opaque, même si on a du mal à comprendre certaines situations... Mais cela ne révolutionne pas, à mes yeux, le genre, même si l'illustrateur est talentueux.

Nom série  Spooky  posté le 11/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il fallait bien qu'un jour je lise ça !
Eh bien voilà, c'est fait.

"Spooky" conte les aventures de la chatte éponyme, une véritable pile qui passe son temps à courir après les souris, à miauler pour faire ch...at son maître, le farflu Rigobert.
C'est une suite de strips absolument bordéliques, où l'on a parfois du mal à saisir ce qu'il se passe. C'est assez répétitif, mais c'est vrai que dans le cadre d'une publication hebdomadaire dans un journal, ça devait bien passer en 1937. Pourtant, même si l'on se replace dans le contexte de l'époque, je ne suis pas sûr que ce fût bien apprécié. C'est carrément débridé, et très farfelu. Holman a placé pas mal de clins do'eil dans ses bandes, et le traducteur s'en est donné à coeur joie pour en rajouter... Je ne suis pas sûr que Pierre Dac fût connu de Bill Holman.

Cette édition de Futuropolis est intéressante, mais aurait mérité un toilettage plus poussé, en effet certains textes sont carrément illisibles, et les dessins "bavent" parfois...

Mais c'est à connaître si l'on s'intéresse aux pionniers...

Nom série  Noise  posté le 10/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ma part j'appréhendais "Noise", parce que justement mes camarades lecteurs en ont dit tellement de bien que je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Eh bien au final cela m'a paru bien ordinaire. Tout d'abord on débarque de plein pied dans l'action, visiblement deux flics cousent une personne qui semble faire des expériences létales sur des enfants. L'un des flics se fait enlever, et se retrouve plus tard sous une autre forme face à sa partenaire. Voilà grosso modo ce que j'ai compris. En fait il y a plus, mais je préfère éviter les spoilers.

Alors ça m'a vite barbé cette histoire. J'ai très vite pensé à Gunnm ou "Apple Seed" (on a les références que l'on peut), mais en moins limpide. Ce qui fait que je me suis concentré sur le dessin.

Celui-ci est incontestablement l'oeuvre d'un surdoué, mais je trouve quand même qu'il manque de lisibilité, toujours par rapport à Gunnm, par exemple.

C'est un one-shot qui m'a peu intéressé au final, et qui ne me laissera qu'un vague souvenir...

Nom série  Marvels  posté le 10/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je ne suis pas un spécialiste de Marvel, ni de l'univers des super-héros non plus, même si j'ai quelques notions héritées de lointaines lectures de Strange et autres Titans.
Je ne suis donc pas à même de juger avec le maximum de clés en mains cet ouvrage qui ressemble à un OVNI.
Cependant je peux quand même un peu en parler, vu qu'on me l'a prêté (merci Enclume) et que je lis tout ce qui me passe entre les mains. Bon, trêve de bavardage et passons aux spookysmes.

J'avoue qu'avec la couverture de l'édition Semic, je n'avais aucune idée de l'identité des auteurs de "Marvels". J'ai commencé la lecture sans m'en soucier. Et puis le dessin me disant vaguement quelque chose, je me suis arrêté pour vérifier : Alex Ross ! Okay, le gars qui fait des fantastiques couvertures et de beaux "art-of". J'aime beaucoup ce qu'il fait en général (enfin, le peu que j'en ai vu me reste gravé dans la mémoire). Ici il a un style très particulier, assez photoréaliste, accompagné de couleurs très claires. Au final, j'ai été un peu déçu par ce dessin. En effet celui-ci ne me semble pas vraiment dynamique. J'ai eu un peu l'impression de voir une suite de tableaux, et donc d'images figées. Or, la caractéristique des comics des super héros est au contraire le choix d'être toujours en mouvement.

Cette impression est renforcée par le scénario de Kurt Busiek, ou plutôt son orientation artistique, car ce terme n'est pas galvaudé ici. "Marvels" est en effet une suite de passages obligés des grands évènements de l'univers Marvel (énumérés par mes camarades, donc je n'y reviens pas), avec pour seul liant une vague histoire de journaliste passionné par cette émergence et persistance de super héros et mutants. Le gars est chiant, passe son temps à se lamenter sans réellement agir. La passivité est donc le maître mot de ce comics. Raté.

Au final, j'ai donc pris un peu plus de plaisir à essayer de reconnaître Daredevil ou les X-Men au cours d'un vernissage qu'à vraiment m'intéresser à l'histoire, qui n'offre aucune originalité, même pour un semi-néophyte comme votre serviteur. Ils auraient dû mettre Stan Lee, tiens, ça aurait été rigolo.

Note finale : 2,5/5.

Nom série  La lande des aviateurs  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une fois, les Italiens me séduisent par la qualité de leurs univers.

Ici c'est un univers aérien, avec aucune terre, qui nous est présenté. On a une belle métaphore de la vie des marins pêcheurs au travers de ces aviateurs qui partent et ne reviennent parfois pas. On a un univers qui emprunte (un peu, moins que ce que je pensais et finalement ce n'est pas plus mal) à Miyazaki, amoureux des mécaniques célestes, ou plutôt des drôles d'oiseaux pilotés par de merveilleux fous volants.
La narration est un peu hachée, puisqu'on saute entre deux époques -voire trois- sans prévenir. Nous avons donc en parallèle une présentation un peu succincte de l'univers, mais aussi une intrigue en filigrane concernant Testaccio. Ceci dit les défauts ne sont pas suffisamment gros pour gêner la lecture, d'autant plus que le dessin de Di Giandomenico est assez agréable, et que les couleurs, bizarrement, se font plus vives à partir du dernier tiers du tome 1.

Une série qui, si elle est bien menée, pourrait devenir un classique.

Nom série  Pipit Farlouse  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah mais c'est sympa, cette petite série !

De l'aventure pour ados, dans ce qu'elle a de plus basique, mais pas neuneu.
Certes, Sattouf recycle ses thèmes favoris : les amours adolescentes, les ado qui parlent d'amour, et le rapport entre les collégiens. Curieux comme cette tranche d'âge semble obséder l'auteur...

Ca ne casse pas trois pattes à un passereau, comme dirait Ro(ssignol), mais je dois dire que j'ai lu ces deux tomes avec un petit plaisir, car les rebondissements sont bien sympas, surtout dans le tome 2. En plus l'auteur a un style très adapté à la tranche d'âge à laquelle c'est destiné (les pré-ados), et du coup c'est très lisible. Les aventures que vivent Pipit et ses amis sont sympathiques, et il y a même une petite évocation de la condition des adolescents derrière l'apparent divertissement.

C'est une série agréable, dommage qu'elle se soit arrêtée...

Nom série  Ugaki  posté le 09/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2,5/5
Une série qui, à défaut d'être réellement passionnante, se révèle intéressante.

Parce qu'elle raconte un épisode inconnu de l'histoire du Japon, du moins inconnu de nous, occidentaux. Il s'agit de la révolte de paysans chrétiens d'une petite partie du pays face au pouvoir shogunal. L'introduction à chaque tome raconte cet épisode, et l'importance qu'il revêt pour la suite de l'histoire du pays. On serait presque tenté de dire que cette introduction se suffit à elle-même, puisque la BD en reprend un partie, et que le maigre fil blanc représenté par le héros-titre ne parvient pas à enrober l'histoire. De plus c'est un peu décousu comme style narratif. On mélange passé, présent, et même plusieurs couches de présent.

Le dessin de Robert Gigi (qui vient de nous quitter) est particulier, c'est un style très proche de l'esquisse par moments. Mais on reconnaît aussi cette patte franco-belge prolongée par Delitte ou Gine par exemple, à la fois réaliste et difficile à saisir.

Une lisibilité médiocre donc, au service d'une série qui constitue cependant un récit d'aventure correct, sans plus.

Nom série  Voies off  posté le 08/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a comme ça des bijoux qui sortent de nulle part...

"Voies off" s'inscrit dans une telle catégorie. Celle des recueils de nouvelles qui vous scotchent du début à la fin, parce que justement, la fin est un délice de retournement, à l'instar des oeuvres d'Edgar Allan Poe ou de Fredric Brown.
La comparaison n'est pas pour moi galvaudée, car j'ai vraiment pris un plaisir comparable en lisant ces histoires écrites par Nicolas Pothier, prince du bon mot et amateur inconditionnel de Goscinny, un scénariste qui mérite de développer son univers. Ici il est question de petites histoires un peu noires, mais un noir teinté d'humour, comme on en redemande.
Oh bien sûr, il y a deux-trois histoires que j'ai moins appréciées, et dont j'ai vu venir la chute un peu avant son avènement, mais cela ne réduit pas vraiment le plaisir ressenti.

Pothier a trouvé en Yannick Corboz un excellent illustrateur, dans la même veine graphique que Luc Jacamon, l'auteur du "Tueur"... Nervosité, dynamisme, et tout ça avec de très belles couleurs.
A quand une nouvelle collaboration de ces deux-là ?

Nom série  Piece of Cake  posté le 07/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Moi aussi j'ai vraiment eu du mal avec ce manga...

Confus, brouillon, chiant (ne rayez aucune mention), vous pouvez mettre sans vous tromper les adjectifs qui traduisent le grand ennui à sa lecture. L'histoire de Shino est compliquée, elle ne semble s'intéresser (ou presque) qu'à ses histoires de coeur. Et franchement, autant ça peut être intéressant dans des mangas comme Blue, autant là on s'en lasse très vite...

De plus la narration est très confuse, on saute parfois dans des flashes-backs sans prévenir... Les personnages changent de tête, de couleur de cheveux, et c'est parfois bien difficile de comprendre ce qu'il se passe...

Rayon dessin, ça ressemble à pas mal d'autres séries du même genre, sans véritable originalité, mis à part un peu de finesse par-ci par-là. mais ce n'est pas suffisant, loin de là, pour relever le niveau...

Nom série  Les Passeurs  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La collection Igloo, chez Carabas, compte décidément des petites séries sympathiques...
Ici c'est le thème de la mort qui est traité, par le biais du personnage de Manu, un gamin tout simple qui passe "de l'autre côté".
Mais seulement il n'a pas l'air d'être tout à fait mort...
Bon, soyons réaliste, ça se lit en moins de 10 minutes (30 pages + un bonus) lorsqu'on est un adulte, moins vite lorsqu'on est un gamin. Mais c'est sympa. Martin Vidberg, qui vient de sortir "Journal d'un remplaçant" chez Delcourt, nous propose une petite chronique fantastique avec la complicité de Mickael Roux, déjà auteur du proche "Beurk" (proche dans le genre, qui est aussi le fantastique). Roux a un style que j'aime bien, assez enfantin, mais en même temps plutôt travaillé, et mis en valeur par les couleurs de Thorn.

Nom série  L'Homme qui s'évada  posté le 27/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Laurent Maffre a adapté l'un des meilleurs textes du célèbre journaliste Albert Londres, un texte racontant la cavale d'un condamné au bagne de Cayenne, un homme qui s'est toujours proclamé innocent. La privation du bagne, les privations, puis l'enfer vert, avant d'essayer de retrouver une existence normale au Brésil. Tout ça est une histoire vraie, peut-être enrobée par la verve et l'enthousiasme de Londres.
Maffre a décidé, pour sa part, de coller, je pense, au récit du journaliste. A-t-il comblé des zones d'ombre, interprété certains passages ? Difficile à dire si on ne connaît pas le texte original.
Pour ma part j'ai trouvé cette histoire intéressante, mais pas plaisante. Certes, elle lève un coin de voile sur ce que pouvait être la vie au bagne. Celui qui y est envoyé y finit fort probablement sa vie, parfois dans de grandes souffrances dues aux conditions sanitaires et hygiéniques déplorables. Une époque révolue, puisque le bagne cayennais n'existe plus depuis bien longtemps.

Mais le dessin de Laurent Maffre ne m'a pas aidé à réellement aimer cette histoire. Brouillon, irrégulier, tour à tour très réaliste puis approximatif, j'ai même parfois eu du mal à reconnaître les personnages. Mais il s'agit d'un premier album, et ces défauts initiaux sont gommés par la suite.
Heureusement qu'il s'agit d'un réel témoignage, et cela suffit tout de même à la lecture.

Nom série  Sunnymoon  posté le 26/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, une curiosité pour les amateurs de Blutch.
En effet, j'ai l'impression qu'il s'agit là d'une oeuvre de jeunesse, avec un personnage de femme libérée un peu artificiel, semble-t-il pour rester dans la "ligne" Fluide glacial, magazine dans lequel cette BD a été partiellement publiée...

Pour ma part je suis resté assez froid face à cette suite d'aventures rocambolesques, sans queue ni tête. Reste le dessin de Blutch, assez particulier, protéiforme et parfois difficile à décrypter, mais pétri d'un indéniable talent.
Mais c'est un peu court, jeune homme...

Nom série  Le démon des glaces  posté le 25/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très bel album, un peu à part dans le paysage BD, y compris dans les années 1970.
On voit que Tardi a lu et apprécié Jules Verne. Sa BD est donc un bel hommage, très prenant, passionnant, mais hélas un peu court.
Pourtant il a fait en sorte de bien "coller" à l'oeuvre et à la technique de son modèle : découpage en chapitres, cliffhangers de fin de chapitre, personnages très intéressants, et même une petite morale finale.

Côté graphisme, l'auteur nous gratifie de planches à l'ambiance polaire très réussie, dans un style à la fois neutre et efficace. S'il avait vécu un siècle plus tôt, Tardi aurait sans problème pu travailler avec Jules Hetzel pour l'édition des romans de Jules Verne.

Nom série  Rocky  posté le 22/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, ça doit être une habitude chez les auteurs scandinaves, de représenter les humains par des animaux...
Après Jason, voici donc Martin Kellermann, qui déboule avec son "Rocky", sorte d'autobiographie désabusée et un peu romancée. Rocky est un chien (ou un ours ?) qui va de petits boulots pour survivre en contrats foireux pour ses strips qui racontent la société qui l'entoure. C'est transparent, et assumé dans la préface, Rocky, c'est Kellermann, à l'époque où il galérait à mort. Et puis un jour ses strips ont été pris par le quotidien gratuit Métro (le même qu'en France, mais en suédois).
Et le succès a été immense dans son pays et même sur l'ensemble de la Scandinavie. "Rocky" a même été publié par le 20 minutes suisse, concurrent direct de... Métro.

L'histoire ? celle d'un jeune qui n'arrive pas à grandir, qui vole de relations semi-sérieuses à des thons rencontrés un soir de biture, de plans de boulot foireux à des apparts sous-loués. Rocky a presque 25 ans, mais n'arrive pas à se stabiliser. Pourtant il en a envie. Mais il a envie aussi de se faire un max de meufs, de s'éclater, de se bourrer la gueule.
C'est un portrait sans concession de cet âge d'"adulescent", celui qui n'est plus en âge d'être étudiant oisif, mais qui n'arrive pas encore à se stabiliser sur le plan personnel et le plan professionnel.

C'est très sympa, fort révélateur d'une société suédoise pas si éloignée de la nôtre. Il y a beaucoup de références à la pop culture, et un certain nombre aux traditions locales suédoises, "défaut" que les traducteurs ont tenté d'atténuer sans dénaturer le propos général des strips.
C'est vraiment sympa, et j'ai ri à de nombreuses reprises pour des répliques à hurler ou des situations tellement authentiques. Cela devrait plaire à pas mal de jeunes trentenaires...

Je réserve ma note finale pour les tomes suivants.

Nom série  Black Bank  posté le 21/02/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal cette série...
A première vue, elle ne se démarque pas trop de certaines autres, sorties depuis 2004 ou 2005, telles que Narvalo, et qui semblent être des resucées à peine voilées de séries comme I.R.$. ou XIII.
Comme dans une BD Soleil, ça doit taper, ça doit exploser, ça doit charcler. Et il doit y avoir une héroïne dont on voit les seins, aussi. Pas trop gros, mais sympathiques. Il y a tout ça dans cette série.

Mais il y a plus, et surtout mieux. Les couleurs sont plutôt bonnes, pas trop flashies, bien réparties. Le dessinateur, québécois, est dans la même mouvance graphique que pas mal d'auteurs de séries d'action/baston/thriller/SF apparus ces dernières années chez Soleil et Delcourt, mais il est plus doué que la moyenne, aidé à l'encrage par Serge Lapointe. Deux habitués des comics, puisque Clément Sauve a notamment travaillé pour DC Comics.

Le premier tome n'est pas très original, mais il a l'avantage de surfer sur la vague de l'après-11 septembre, et par là même de proposer un scénario complexe, très axé sur la géopolitique internationale, et du coup d'exclure une bonne frange (les moins de 15/20 ans, disons) de l'électorat habituel chez cet éditeur. Et du coup, ça peut s'avérer véritablement intéressant.

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