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Nom série  Voleur de poules  posté le 13/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On avait un peu oublié Knobelspiess, ancien paria de la société, qui a passé 26 ans en prison, qui pour clamer son innocence dans une affaire de hold-up, envoya un bout de son doigt au ministre de la Justice de l'époque, Robert Badinter.

Celui qui eut une vie d'adulte mouvementée eut aussi une adolescence compliquée. Il la raconte dans le roman Voleur de poules, ici adapté par Lounis Chabane. La peinture est celle d'une famille nombreuse pauvre, qui pour survivre dans les années 1960 faisait des menus larcins, perpétrés au bout de véritables expéditions en camionnette Citroën. Cela a une certaine saveur, le verbe de K est haut en couleurs, plein d'argot. C'est divertissant, à défaut d'être réellement intéressant. De plus, le trait de Chabane, qui possède un véritable style photo-réaliste, me semble un peu étrange. Je ne m'y suis pas vraiment habitué au long des 46 pages de cet hommage au père de l'ex-taulard.

Peut-être ceux qui ont suivi son parcours judiciaire dans les années 1970 et 80 auront-ils envie de se replonger dans ce personnage hors normes ; la nouvelle génération, elle, passera allègrement son chemin.

Nom série  Fell  posté le 11/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A la lecture, je me disais "mais je ne peux pas mettre plus de 3/5 à un truc aussi noir !"...
Et puis finalement je l'avoue, j'ai trop aimé "Fell" pour le sous-évaluer.

Je ne suis pas un gros amateur, encore moins un connaisseur du polar urbain. Je ne saurais donc juger de son originalité au niveau des détails. Pour ce qui est du sujet, comme l'a souligné JJJ, c'est du vu, revu, lu et relu. Ce qui m'a impressionné, c'est vraiment le soin mis à la peinture psychologique des personnages. Richard Fell est pour moi un personnage exceptionnel, un flic intelligent, bon mais pas naïf (enfin, jusqu'à un certain point, voir l'histoire du camé qui découpe la fille dont il est amoureux). Warren Ellis nous dépeint une ville d'une noirceur absolue, dont l'espoir s'est échappé depuis longtemps, une ville où le sang et la mort hantent les rues en permanence. C'est glauque, mais on est accroché, malgré soi. L'histoire du père qui... ah non je ne dirai rien, mais ça m'a tétanisé.

Côté graphique, je dois dire que le style de Templesmith m'a... troublé. Il se livre à un drôle d'exercice, à mi-chemin du réalisme et de la caricature, et le résultat est original, à défaut d'être subjectivement beau.

Une série à découvrir.

Nom série  Chinn  posté le 04/01/2008 (dernière MAJ le 09/01/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, ce qui est raconté dans cette série n'est pas à prendre pour argent comptant. L'ambition des auteurs, humblement, à la manière orientale, est toutefois de nous faire découvrir une partie de l'histoire de la Chine au travers des aventures de ces deux sympathiques jeunes hommes.

Mêlant donc quelques faits historiques (comme la construction de la grande muraille) avec de nombreuses situations loufoques et réparties plus ou moins bien senties, cette BD est un agréable moment de lecture, destiné toutefois à un public relativement jeune, ce qui explique mon classement en "jeunesse". Il y a toutefois de l'aventure, de l'historique, un poil de romance, bref, la panoplie d'une BD sans prétention autre que de divertir, avec des petits morceaux de culture dedans. C'est bien agréable, la couverture est jolie, le trait de Frédéric Vervisch plutôt plaisant, même si fortement connoté "humour". A noter qu'Escaich, le scénariste, est connu sous le pseudonyme de Béka comme scénariste de séries d'humour chez Bamboo et Vents d'Ouest.

Une BD à offrir à votre petit frère ou neveu de 14 ans.

Nom série  La Rumeur  posté le 03/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, ceci est une curiosité.

Après avoir commis Le Fluink (qu'il faudrait que je lise) aux Editions du Cycliste, l'entité bicéphale auto-baptisée Enfin libre commet un second album expérimental.
Ici nous suivons le cheminement d'un personnage mystérieux, un cheminement autant anodin que révélateur sur notre société. Car c'est bien à l'un de ses travers, notre rapport très ambigu à l'information, que les auteurs ont décidé de traiter.
En effet le mystérieux homme traverse deux villages et s'engage sur la montagne sans dire un mot, suivi progressivement par de nombreuses personnes qui interprètent son silence et son attitude de telle out elle façon. Et bien sûr, tout le monde se trompe, et la chute de l'histoire apporte un incroyable retournement de situation. Alors bien sûr, cette chute soulève de nombreuses questions. A-t-il prémédité son geste, ou est-il la conséquence de tout ce que nous voyons ? Quelle est notre véritable position par rapport à l'information, et en particulier face aux non-dits et aux ambiguïtés ? Et les "suiveurs" du mystérieux personnage ne peuvent s'empêcher de ses donner de l'importance, une supériorité par rapport aux autres en délivrant des informations complètement erronées (genre "il m'a dit que son frère était au gouvernement", "il milite pour l'environnement", etc. alors que le personnage n'ouvre pas une seule fois la bouche).
Au-delà de ce message fort, la mise en scène est également terrible. Conçu comme un énorme plan-séquence, on a bien l'impression de voir la scène depuis un hélicoptère qui suit le personnage. Autour du cortège grandissant, on peut voir le paysage défiler, avec de nombreux détails montrant la vie dans des petits villages ou à la campagne. C'est très bien conçu, et cela devrait plaire aux amateurs de découpages novateurs, même si je pense que cela a déjà été fait.

Dans tous les cas, un album à découvrir.

Nom série  Droit dans le mûr  posté le 02/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien moi j'aime beaucoup ce que fait Fabcaro. J'avais déjà bien apprécié Le Steak Haché de Damoclès, pour son humour, son évocation décalée, ses petites faiblesses, mais aussi le dessin bien sympa de Fabcaro.

"Droit dans le mûr" se situe dans la même veine autobiographique. L'auteur y évoque, avec beaucoup d'humour, mais surtout un humour bon enfant, la crise de la trentaine, avec son cortège de petites défaites, de concessions à ses anciennes convictions, ses doutes, ses phobies même. Du glissement du tutoiement au vouvoiement quand on lui adresse la parole, des kilos superflus, de l'achat d'une maison, de la découverte de la vie active (ou du moins de l'obligation d'y rentrer à partir de 30 ans), l'auteur décline le sujet à l'infini, ou presque. Mais il ne se répète pas, traite tout ça avec un humour ravageur, et je dois bien l'avouer, même si ça a l'air d'un argument de VRP, je me suis entièrement reconnu dans certaines séquences, mais je ne vous dirai pas lesquelles.

Bref, un vrai coup de coeur pour cet auteur qui continue à tracer un sillon sympathique, et la confirmation d'un vrai talent à mon sens.

Nom série  Journée lunaire  posté le 02/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un éditeur "généraliste" qui se lance dans la BD. Je ne connais pas l'Altiplano, mais leur première incursion dans le 9ème Art, si elle n'est pas percutante, a au moins le mérite d'être intéressante.

Première oeuvre d'Emmanuel Olivier, cet album nous met dans les pas d'un jeune actif dont les cauchemars morbides empoisonnent la vie. La fuite, au sens propre comme au figuré, lui permettra de s'en sortir. A la première ouverture de l'album, le graphisme m'avait fait grincer des dents. En noir et blanc, présentant des personnages au visage émacié, avec des yeux globuleux, avec des perspectives apparemment hasardeuses. Heureusement que je ne suis pas resté sur ma première impression. Parce qu'en fait Emmanuel Olivier, ancien étudiant des Beaux-Arts, a développé un vrai styles, plus maîtrisé qu'il n'y paraît, et finalement on s'y fait, même si je ne suis quand même pas trop client de ce style. Cependant, le découpage est pas mal du tout, et l'auteur s'amuse à faire des plans-séquences comme au cinéma, mais sans en faire trop.

Quant à l'histoire, je dois avouer qu'elle est bien mince, mais si l'auteur persiste dans cette voie, cela pourrait bien marcher, après 3 ou 4 albums. En tous les cas l'éditeur a fait du bon boulot, car l'album est bien agréable à feuilleter, même sans tenir compte du dessin.

Un talent en devenir ? Possible, il est encore trop tôt pour le dire.

Nom série  Petites éclipses  posté le 30/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah elle en aura inspiré des BD, cette éclipse... Au moins... deux.
Bref là encore cet évènement stellaire est propice à des évènements importants. Ici c'est la vie d'une demie-douzaine de personnes qui va être bouleversée à jamais.
Le week-end entre potes est un procédé qui commence à être bien utilisé en BD. Ici Fane et Jim placent un récit tragi-sentimentalo-comique. Assez vite je me suis un peu détaché des personnages. Ils me semblaient tous un peu fades, y compris ce pauvre Hubert, que les auteurs avaient pourtant bien chargé. Mais j'ai tenu bon, et ma lecture a été un peu rattrapée par les moments d'humour distillés ça et là, aidés par le dessin ma foi fort sympathique.

Mais mis à part ça, je trouve qu'on s'y prend bien la tête, dans ce gîte de vacances...

Nom série  Kirihito  posté le 30/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avant de lire ce manga. J'ai lu relativement peu d'oeuvres d'Osamu Tezuka, mais je savais qu'il avait traité les sujets les plus divers.
Ici l'histoire est celle d'un médecin qui découvre une maladie qui déforme les os du visage, jusqu'à faire ressembler les victimes à des chiens.

Mais "Kirihito" ce n'est pas seulement ça, puisqu'au-delà du "simple" thriller médical l'auteur a rajouté une énorme couche d'étude psychologique. Ainsi nous sommes amenés, une fois de plus, à sonder les profondeurs noires de l'âme humaine. Mais là encore, point de "tout est blanc, tout est noir", puisque les personnages changent de posture en cours de route. Et certains plusieurs fois, comme le Dr Urabe, dont l'obsession sexuelle se double d'une conscience médicale et d'une amitié qui le rendent complètement fou.
Fou, Kirihito Osanaï croit le devenir, et ses moments de basculement sont l'occasion pour Tezuka de nous offrir des expérimentations graphiques assez étonnantes. Des séquences image par image, proches du cinéma, des pages à lire en spirale, pour montrer le cheminement de pensée des personnages (comme Tatsuga'ura)...

Certes, le dessin de Tezuka peut paraître enfantin pour ceux qui lisent essentiellement les mangas d'aujourd'hui, mais il ne faut pas oublier que c'est lui qui a posé les bases du manga moderne, sur le plan des sujets, du découpage, de la narration. Et il le prouve une fois de plus avec cette série assez étonnante, qui nous surprend en de nombreux endroits.

Nom série  Comment le cancer m'a fait aimer la télé et les mots croisés  posté le 28/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'autobiographie est un genre bien à la mode en BD.
Popularisée en Europe par de nombreux auteurs, elle est moins évidente Outre-Atlantique, malgré des auteurs comme Harvey Pekar. Mais c'est le déclenchement de sa maladie qui a amené Miriam Engelberg à dessiner son histoire.

Récits à la première personne, ses histoires courtes montrent une femme qui, malgré le regain de forme du crabe, réussit, avec de l'humour, à surmonter, au moins temporairement, le mal. Miriam Engelberg, cependant, ne gagnera pas son combat, puisque le cancer l'a emportée il y un an. Elle nous laisse un témoignage à la fois poignant, drôle et intéressant. Miriam parle de ses loisirs, de ses obsessions, de ceux des autres, cancéreux ou non...

Le seul bémol concernera son dessin. Assez épouvantable, il me fait penser au style que j'ai eu à l'adolescence, sans la moindre notion d'anatomie, de perspective ou de proportions. cela peut rebuter un certain nombre de lecteurs potentiels (aussi bien que le titre qui, s'il ne cache rien du contenu du bouquin, n'en est pas moins un peu trop long)
Mais il ne faut pas hésiter à aller au-delà de cette impression pour lire ce témoignage original.

Nom série  Naïve  posté le 28/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Alix, j'ai bien apprécié cette BD, même si son propos est bien léger.
Mais ça fait du bien, quand même, des BD au ton léger, avec pour seule ambition de divertir.
Ici Sylvie Fontaine nous livre un récit léger, acidulé, très plaisant à lire.
Elle a adopté un style graphique bien particulier, avec des têtes beaucoup plus grosses que le corps, ce qui rend son récit d'autant plus attachant, je trouve. Un graphisme bien agréable, pour un album qui se lit sans déplaisir.

Nom série  Noir Métal  posté le 17/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n'y a pas que Davodeau, et plus récemment Efix (Putain d'usine) pour faire de la BD-docu, heureusement.

Mais quand même, là, c'est bien léger. Parler d'un sujet grave tel que la pollution de toute une petite région à cause d'une usine dont les actionnaires se contrefichent des employés et de l'entretien, c'est bien, il faut en parler pour qu'on ne réitère pas les erreurs, mais quand même. On peut même y glisser de l'humour. Mais en mettre autant, et rester à ce point à la surface des choses, c'est quand même dommage. Je pense que l'affaire Métaleurop aurait mérité un traitement plus approfondi.

Là on a une espèce de gentille promenade dans une usine à moitié en ruine, avec un graphisme naïf, et une narration peu inventive car collant de trop près, à mon sens, l'expérience des deux auteurs.

Ceci dit, ça se lit (vite et) bien, ce n'est pas désagréable, et puis c'est tout. C'est peu.

Nom série  Ice Cream  posté le 16/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme quoi il faut aller au-delà de sa première impression.

Au feuilletage, cette BD me semblait assez confuse, avec un dessin difficile à s'approprier. Puis à la lecture, c'est une histoire plutôt pas trop mal fichue. Il s'agit en fait d'une conversation entre une barmaid et une sorte de privé, au sujet d'une embrouille avec une petite frappe. Ce choix narratif n'est peut-être pas nouveau, mais je l'ai trouvé assez original pour ma part. Car Pastor a vraiment traité cette histoire comme un dialogue, avec ses temps morts, ses respirations, ses redites, ses non-dits, ses allusions, tout ce que comporte une discussion in vivo. Résultat, j'ai bien aimé ce polar, sans grande prétention, mais par contre j'ai été un peu freiné par le graphisme. Les personnages sont un peu difformes, et l'ambiance générale, en noir et blanc (carte à gratter ?) ne m'a pas vraiment convaincu. Ceci dit, les cadrages et la composition sont plutôt recherchés.

Une Bd intéressante sur sa forme, mis dont le graphisme ne m'a pas trop plu.

Nom série  La Mémoire dans les poches  posté le 14/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été agréablement surpris par cette bd.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, sauf sur le fait que ça parlait d'une banlieue.
Mais "la mémoire dans les poches", ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout une histoire universelle, avec des personnages authentiques, attachants... Une histoire comme je les aime, quoi. L'aura de cette bd était telle que je pensais qu'elle était plus ancienne, et publiée chez un éditeur plus "grand public" que Futuropolis. Mais l'éditeur a vraiment eu le nez creux d'engager le scénariste pour relancer son catalogue, puisque lui-même réalise de petits bijoux. Des histoires authentiques, je l'ai dit, mais qui charrient de nombreuses émotions, et peut-être aussi des situations que beaucoup d'entre nous ont pu vivre. L'autre force du récit est sa construction ; une grande partie est racontée par un personnage lui-même entouré par plusieurs auditeurs. Une mise en abyme habilement dosée, avec une fin de premier volume qui laisse le lecteur complètement "la-mémoire-dans-les-poches-dépendant". La suite continue sur le même ton, ce mélange réussi entre sensibilité et sens du rythme imparable. Bien sûr, Brunschwig a su faire évoluer le cadre du récit, en nous emmenant notamment à Alger et plus précisément sur les talons de Laurent en quête de son père... Là encore la fin du second tome accroche bien le lecteur.

Côté graphisme, je découvre le style d'Etienne Le Roux, parent de ceux de Plessix et de Berlion, et j'aime beaucoup. Pas de reproche particulier à lui faire, si ce n'est un petit manque de constance sur certains visages.

Un classique.

Nom série  Mancha, chevalier errant  posté le 13/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD m'a pas mal ennuyé. Je n'ai pas ressenti beaucoup de plaisir à sa lecture.
J'avoue que j'ai mal avec les histoires directement inspirées d'oeuvres comme Don Quichotte et le personnage de Rimbaud.
Je ne sais pas si on peut parler de manque de repères, de culture de ma part, mais le fait est que je suis passé à côté de cette bd. Et pour tout dire, j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour la finir. Cette fuite en avant, ce refuge dans les paradis artificiels me semblent, hélas, un peu comme une facilité scénaristique. Bon, d'accord, Cmax a placé son héros dans un contexte très différent du roman de Cervantes, et cette originalité est à son honneur, mais à quoi bon ? C'est typiquement la bd qui me semble vaine.
Graphiquement Cmax a un style intéressant, qui a déjà été comparé à celui de Baudoin dans son album Kamila. Là encore ce n'est pas trop ma tasse de thé, même si je dois reconnaître que Cmax a un sens du cadrage pas dégueu.

Bref, je suis incapable d'apprécier positivement une bd qui ne me "parle" pas graphiquement ou scénaristiquement, mais je souhaite à Cmax de trouver son public, car il a quand même de l'avenir s'il développe son propre style. Lisez l'argumentaire de l'auteur si vous êtes curieux.

Nom série  Tandori, fakir du Bengale  posté le 12/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La réédition de cette "vieille" série d'Arleston et Ridel permet de la remettre en avant de la scène.
Publiée pour la première fois en 1993 au Lombard, elle se place dans la niche des aventures exotico-humoristiques. Une niche déjà largement occupée par Astérix, une série qui, on le sait, a énormément inspiré Arleston. Cette influence est très palpable ici, car les jeux de mots semblent tout droit sortis de la série mythique de Goscinny et Uderzo. L'influence est présente aussi sur le plan graphique, puisque Curd Ridel a un style très "gros nez" franco-belge.
Les aventures de Tandori se lisent sans déplaisir, d'autant plus qu'Arleston a glissé dans ses histoires quelques éléments historiques et politiques (dans le tome 1 Tandori et ses amis doivent stopper un convoi d'opium qui profite au Royaume-Uni). Il y a aussi quelques libertés historiques, comme la présence de Jules Verne, célèbre écrivain contemporain de l'action mais peu voyageur, dans le tome 1.

Entre Astérix et Foufi, c'est une série sympathique, qui avait eu ses quelques fans à l'époque, et devrait séduire les petits frères et soeurs, voire les enfants, de cette première génération.

Nom série  Les Cinq Conteurs de Bagdad  posté le 11/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est sympa, cet album, mais sans plus.

En effet, l'idée de détourner les contes n'est pas nouvelle. Le talent de Fabien Vehlmann est cependant réel, car il arrive, en donnant à son histoire un ton résolument moderne, à les rendre bien plus vivants. Quant à les rendre intemporels, comme le sont de nombreux contes, c'est l'avenir qui le dira, mais je n'en suis pas convaincu. Cependant cet album se lit sans grand déplaisir, parce que justement c'est moderne, désinvolte, un peu surprenant parfois.
Je ne suis pas un grand fan du dessin de Duchazeau. Même si j'ai lu et apprécié La nuit de l'inca, je trouve ce style un peu "plein de hachures", ce qui gêne un peu ma lecture.

Mais malgré ces défauts, j'ai passé un assez bon moment de détente, merci messieurs !

Nom série  Loki, le détective mythique  posté le 10/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le point de départ de ce manga est bien mince. Cela se prolonge dans ses développements.

Loki, aidé par l'énigmatique Yamino, va mener des enquêtes, un peu à la manière de Détective Conan. Mais les siennes sont, la plupart du temps, bien moins ingénieuses, et l'ennui gagne très vite le lecteur.

Quant au dessin de l'auteure Sakura Kinoshita, il est correct, mais ne ressort absolument pas du lot. Pour les complétistes du sujet, et encore...

Nom série  Paroles sans papiers  posté le 10/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est toujours difficile de parler du plaisir de lecture lorsque vous lisez un ouvrage sur un sujet sensible, voire douloureux. Penchons-nous donc sur ce collectif qui semble être passé inaperçu lors de sa sortie.

Les sans-papiers sont des centaines de milliers en France. Un grand nombre d’entre eux travaillent, vont à l’école, respectent les lois de la République. Mais ils sont sans-papiers, ce qui en fait des pestiférés que l’on veut expulser à tout prix. D’autres n’arrivent même pas dans le pays où ils souhaiteraient se rendre.
Ce sont leurs témoignages qu’une douzaine d’auteurs ont tenté de retranscrire ici. La cruauté, les privations, le silence, la mort parfois sont admirablement rendus par des auteurs très différents, mais tous mobilisés. Alfred, bien sûr, mais aussi des auteurs comme Mattotti (avec une force graphique incroyable), Kokor, Frédérik Peeters, Cyril Pedrosa, Gipi, les frères Jouvray… Et la découverte de Pierre Place, que je ne connaissais pas, et qui me semble à suivre. Il ne faut pas s’attendre à des scènes choc dans ces récits, juste de l’authenticité, une vision de la noirceur de l’âme humaine qui ne doit pas être oubliée.

Un ouvrage fort, dont le sujet nous concerne tous.

Nom série  Orange Bubble-Gum  posté le 05/12/2007 (dernière MAJ le 10/12/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Attention, manhwa pour midinettes uniquement ! Les autres, passez votre chemin !
"Orange Bubble-Gum" est un sunjung, l'équivalent d'un shojô japonais, c'est à dire une oeuvre destinée aux jeunes filles, avec des histoires d'amour par exemple.
Ici d'amour il est question, d'une relation bien particulière qui s'installe entre une jeune fille un peu rêveuse et son voisin, un lycéen sans-gêne et proto-romantique.
Je me suis largement ennuyé dans cette lecture. Non que je sois trop âgé/masculin pour l'apprécier (j'ai bien apprécié des trucs comme Blue, par exemple), mais parce que l'histoire pêche dans sa construction. On a l'impression de lire plusieurs tranches de vie de deux ou trois personnes, mais présentées dans le désordre. Ainsi on apprend assez vite qu'il va se passer quelque chose d'important le 31 décembre 2005 pour l'un des deux personnages principaux. Mais cet évènement n'est pas décrit dans le premier tome, et du coup pas ou peu d'action. C'est frustrant parce que, remonté dans l'ordre, ou avec des flashes-backs mieux ordonnés, l'histoire aurait été plus cohérente.
L'auteure s'amuse beaucoup à faire des caricatures de ses personnages, un peu trop à mon avis. cela casse encore plus le rythme de l'histoire quand on arrive à s'accrocher.

Le seul véritable point positif de ce manhwa est incontestablement le dessin. Moon Na-Young est incontestablement douée (en plus d'être jolie). Ses visages, ses proportions anatomiques sont remarquables, lorsqu'elle prend le parti de faire du "réaliste".

Mais je me pose une question quant à la suite de la publication. A ma connaissance la collection Gochawon a été stoppée par les Editions Soleil. De plus la série n'existe même pas dans le catalogue officiel en ligne. En-dehors de toute considération qualitative sur "Orange Bubble-Gum", je trouve ça très peu respectueux, car la série ne se vendra pas sans un minimum de visibilité.

C'est donc une oeuvre à réserver aux amateurs du genre, mais si vous n'appartenez pas à cette catégorie, ne tentez pas. de toute façon il n'est pas sûr que le série continue à être publiée en France.

Nom série  La Montagne magique  posté le 06/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album au parfum léger me réconcilie un peu avec Taniguchi, qui m'avait déçu récemment.

Cet album se veut un hommage à la BD franco-belge. Hommage un peu superfétatoire, tant l'oeuvre de Taniguchi flirtait déjà avec la BD européenne. Sans doute a-t-il changé quelques éléments dans sa construction, mais honnêtement je n'ai pas vu de grande différence.
Ces considérations mises à part, j'ai pris un vrai plaisir, un peu enfantin sans doute, à suivre les aventures de Ken-Ichi et Sakiko. Parce qu'il s'agit d'une vraie histoire d'aventures pour enfants, avec un petit fond dramatique (la maladie de la mère des deux enfants). Bon, c'est vrai que l'histoire est aussi fine qu'un papier à cigarette, mais c'est sympathique, je trouve.
Le trait de Taniguchi est toujours clair, régulier, agréable.

Une oeuvre mineure dans l'oeuvre du maître, mais une bonne petite récréation.

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