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Nom série  Pythons  posté le 17/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est proche du 2,5/5.

En effet je trouve que Joseph Lacroix a un beau coup de pinceau. Il rappelle un peu celui de Mathieu Bonhomme, avec cependant un peu moins de maturité. Son trait nerveux est parfois écrasé par les ambiances sombres de Laetitia Schwendimann, mais on arrive quand même à discerner son potentiel et son sens de la mise en scène. Mais le gros problème vient de la brièveté de ce premier tome. Il ne compte en effet que 32 pages (dont deux totalement noirs à l’exception de quelques commentaires), ce qui est quand même peu pour installer un univers. Et quand il y a des scènes d’action, il y a moins de place pour présenter les personnages. Bertrand manque totalement de charisme, alors qu’il est censé être un mentor pour Guilhem. Les actions ‘enchaînent même un peu trop vite à mon goût, et j’ai refermé l’album avec un curieux sentiment de gâchis. C’est une lecture du mythe draconien qui peut s’avérer intéressant, à condition de mieux présenter l’univers, et de… montrer les fameux dragons !

Nom série  Allée des Rosiers  posté le 17/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des chroniques de banlieue, il en existe des tas. Carabas fait un peu comme les autres, à lancer sa série sur le sujet.

Aux baguettes, Séverine Lambour, qui avait déjà collaboré avec Benoît Springer sur 3 ardoises, où le tableau social primait sur l’action. Ici c’est uniquement du social puisque les 3 nouvelles y sont toutes inscrites : petits larcins, petits délits, recherche d’emploi… Lambour y insuffle un soupçon d’humanité, un petit quelque chose qui fait qu’on s’attarde un peu sur Mehdi et Fred, sur Magalie…
Des trois dessins, celui qui m’a le plus rebuté est celui de Laurent Houssin. Anatomies hasardeuses, traits gras et grossiers, j’ai vraiment du mal. Rien à dire sur les deux autres, ça se lit très bien.
Cependant je ferai un reproche à la durée de l’histoire. C’est un album qui se lit en 10 minutes, ce qui est dommage avec un sujet pareil…

Nom série  Rugbill  posté le 17/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il fallait s’y attendre. 9 ans après la vague « football », voici celle du rugby en BD.
Les séries se multiplient, et chacun donne son point de vue sur le phénomène. Pour ma part je ne suis pas vraiment un amateur du ballon ovale, et je me méfie beaucoup des séries d’humour. Pourtant le nom de Palluku avait de quoi attirer l’œil. Son Missy, publié chez La Boîte à Bulles avait été remarquable, graphiquement parlant, j’étais curieux de voir ce qu’il ferait dans le domaine de l’humour.
Eh bien c’est assez décevant. Son trait est moins fin, on pourrait même dire qu’il est grossier. Ok, c’est dans une veine humoristique, mais c’est quand même décevant. Quant au scénario, au bout d’un album il tourne déjà en rond. Troisième mi-temps, coups sur la tête de turc (qui me ressemble beaucoup, argh !).
Le rugby n’est pas qu’un sport de bourrins, mais cette BD n’aide pas à changer cette image… Ca sent l’œuvre de commande…

Nom série  Sept voleurs  posté le 16/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais beaucoup aimé la série Arthur, qui pour moi fera date dans le traitement du mythe arthurien.

Ici on se retrouve presque avec un spin-off, puisque les noms sont très inspirés de cet univers, avec un croisement avec l'univers classique de la fantasy (les orcs...).

J'ai beaucoup aimé cet album. Le trait de Jérôme Lereculey m'avait semblé un peu... fatigué sur la fin d'Arthur, et je craignais que cette lassitude se répercute dans un album à l'ambiance proche. Il n'en est rien, puisque j'ai même trouvé que son trait est même plus frais, plus relâché, dans cet album. Les expressions des personnages sont moins théâtrales, et ses orcs notamment sont dessinés à la perfection. Il est vrai que les couleurs, exécutés par deux artistes, Araldi et Basset, permettent d'apprécier de très belles ambiances, très colorées en plein air et sombres comme il le faut en huis-clos.

Côté histoire, je confirme que le cheminement est plutôt classique, avec une moitié de l'album consacrée au recrutement des voleurs. On suit le déroulement avec un grand plaisir, c'est une histoire très agréable.

Je n'ai pas encore lu l'autre tome sorti dans la même collection, mais c'est vrai que le concept, intéressant, peut être bien adapté.

Nom série  La Famille Fenouillard  posté le 13/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vraiment surprenante cette BD.
En effet, hormis les oeuvres de Töpffer, il s'agit probablement de la première du genre en France.
Elle date de 1889, mais fait preuve d'une incroyable modernité. Il y a un rythme, une maîtrise narrative vraiment surprenantes, des cadrages parfois osés, avec une mise en scène digne des meilleurs auteurs actuels.
Ce qui m'a surpris plus que le reste, c'est l'humour. Il est incroyable. Bien que très "cultivé", il est vraiment très fort, jouant sur le ridicule de situation. L'aplomb d'Agénor Fenouillard est tellement gros qu'il en est attendrissant. Ses filles sont aussi laides qu'idiotes, et sa femme est un monolithe de mépris. J'adore les personnages comme ça !
Autre point qui m'a plu, l'auteur ne se contente pas de décrire platement -comme dans Bécassine, par exemple- mais au contraire se permet un petit décalage vers le futur, ce qui fait qu'on a envie d'aller voir la vignette suivante. Et le commentaire est souvent drôle, doté d'un humour à froid de bon aloi.
Au niveau du dessin, c'est vrai que ça fait presque amateur, mais globalement il y a peu de fautes de perspectives ou de proportions, et même si parfois c'est un poil confus, c'est vraiment pas mal.

Bref, une BD qui plaira certainement aux amateurs de vieilleries de qualité, car elle possède beaucoup d'atouts.

Nom série  Le Sang des Voyous  posté le 10/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album dont la notation serait de 3,5/5 pour moi...

En effet j'aime bien ce que fait Jacques de Loustal, ses albums sont souvent des trucs à part, soigneusement choisis. Ici il s'associe à nouveau avec Paringaux, l'un de ses scénaristes fétiches.
Ensemble ils nous livrent un polar noir, oppressant. L'écriture de Paringaux est sèche, serrée, économe comme son personnage principal. L'histoire est noire, désespérée, sans répit ni rémission, comme le cancer qui le ronge...
Côté dessin, Loustal assure, comme toujours, même dans un registre moins léger que ses productions habituelles.

C'est un polar angoissant, assez prenant même si on est quand même loin du chef d'oeuvre.

Nom série  Une luciole dans la ville  posté le 09/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je vais être moins lapidaire que chris.24, même si mon avis va le rejoindre en substance. J'avais été charmé par le talent de John Vink pour sa série du "Moine fou". J'étais curieux de voir ce qu'il pourrait faire avec un cadre contemporain et des personnages semblent-ils européens. Eh bien la réponse est : pas grand-chose !

L'histoire est bien indigente, les personnages sans aucun charisme, et l'on s'ennuie très vite. Avec une atmosphère de mystère, il faut un minimum d'histoire. Là, rien de rien. Restent les dessins, fort sympathiques, mais curieusement moins réussis que dans sa série vedette...

Vraiment dommage, car avec une bonne histoire, ça aurait pu être intéressant...

Nom série  L'Idiot  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon alors là, je n'ai rien compris, et en plus j'ai détesté.
Les dialogues sont complètement décalés, les situations illogiques...
Le dessin est d'une jeunesse coupable, c'est une lecture fastidieuse pour les yeux et l'esprit. Une oeuvre idiote ? Probablement.

Sérieusement, j'ai du mal à saisir l'intérêt d'une telle publication. C'est sans queue ni tête, c'est moche, et en plus je n'ai même pas pu lire le DVD fourni avec l'album.

Au suivant...

Nom série  World Trade Angels  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis va rejoindre peu ou prou celui de carottebio.
D'une manière générale, je suis relativement hermétique au style pictographique. Sans taper sur Laurent Cilluffo, qui fait une belle carrière dans la presse Outre-Atlantique, je trouve que peu d'émotions transparaissent à travers ce style.
Le 11 septembre est pour moi l'évènement qui a donné naissance au 21ème siècle. Une ère de terreur, mais aussi une ère où l'information tient une place prépondérante, puisque je me souviens avoir suivi les évènements en quasi-direct à l'époque.
C'est donc un évènement majeur, qui a déjà été traité sur tous les tons. Ici Fabrice Colin, plus connu pour ses écrits dans la fantasy et la SF, propose une lecture psycho-sociale d'un quidam lambda. Très vite le personnage m'a ennuyé. Sa névrose, son laisser-aller m'ont plutôt agacé. Seule la façon dont les révélations sont gérées m'a semblée originale.

Mis à part quelques éléments, c'est une lecture qui ne m'a pas vraiment passionné, à cause entre autres de son traitement graphique, pas forcément approprié.

Nom série  Les Colocataires  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Allez, je vais aller jusqu'à 3/5, parce qu'il y a quand même des passages qui m'ont fait franchement sourire (comme la scène du premier matin de Max dans l'appart, avec la visite de la Suédoise).

Certes, ça ressemble fortement à du Monsieur Jean -bien plus réussi, comme l'ont souligné mes camarades-, et L'immeuble d'en face est aussi passé par là. Les chassés-croisés des personnages sont quand même autant (ou presque) de coïncidences téléphonées, trop grosses pour passer inaperçues.

Mais si l'on ne s'arrête pas à ces grosses ficelles scénaristiques, "Les Colocataires" se lit quand même sans déplaisir, grâce au trait de Christopher, assez sympa au demeurant, bien que trop commun à l'heure actuelle.

Ca ne laisse pas un grand souvenir, mais ça fait passer le temps dans le jardin, sous un soleil de plomb...

Nom série  Une après-midi d'été  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme l'album auquel il fait suite, Trois éclats blancs, cet album-là ne m'a pas complètement séduit. Certes, la force de Bruno Le Floc'h réside dans une bonne combinaison entre puissance graphique et évocation poétique. La rudesse de la grande Guerre se prête assez peu à une telle combinaison.

Ici le coeur de l'album est l'expérience de Nonna de la guerre, à coups de très longs flashes-backs. Son gaz, ses assauts, ses ordres d'officiers débiles et/ou sadiques... Ces éléments sont bien là, mais curieusement, on ne sent pas l'oppression qu'un Tardi peut insuffler dans son récit, par exemple. Le trait de Le Floc'h est bien trop sage, pas assez gras, pour coller à l'ambiance. Sa puissance graphique ne se retrouve qu'à trois ou quatre reprises, ce qui est trop peu.

C'est donc un album pas désagréable à lire, mais quand même bien décevant par rapport au talent de l'auteur, qui fait ici une erreur de "casting".

Nom série  James Boon 07  posté le 07/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et voilà le duo gagnant des Mesures du temps ! Mais cette fois-ci, dans un registre différent, celui de la parodie multi-référentielle.

Un genre il est vrai en adéquation avec le trait d'Anthony Audibert, proche de celui de Cyril Pedrosa. Mais une adéquation ne fait pas forcément un chef d'oeuvre. Ici Mathieu Gabella (par ailleurs scénariste d'autres séries de qualité) nous livre une histoire un peu tarabiscotée, censée nous livrer le secret de la création de la célèbre agence secrète anglaise, le MI5. A coups de nombreux jeux de mots (le pensionnat de santa Jill, le nom du héros...), mais aussi des clins d'oeil dans le dessin, c'est un vrai tourbillon d'humour qui déferle. Mais l'ensemble de l'album est assez confus, très dense, et on a du mal à suivre, par moments.

Mais cette lecture s'avère tout de même plutôt agréable, surtout grâce au talent graphique d'Audibert, très inspiré. Cependant je ne conseille pas l'achat d'une série aussi compliquée pour le genre humoristique. Attendons la suite pour juger plus avant.

Nom série  La Fin des Temps  posté le 06/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est terrible !

Oui, terrible de tomber presque par hasard sur une BD d'un excellent niveau, alors qu'elle n'est franchement pas soignée par l'éditeur. Regardez-moi cette couverture ! C'est rouge, c'est orange ? Et le bonhomme, là, il n'a pas l'air un peu coincé, quelque part ? Et puis c'est quoi cette BD de 100 pages en format souple ? Ca sort d'où ?
Et puis vous lisez l'avis de Ro, ça vous titille un peu derrière l'oreille (ou sous les aisselles, chacun son style). Vous avez l'occasion de lire l'album et là ! Gros coup de poing !
Je dois avouer que je n'ai pas forcément compris de quoi parlait la BD. Le gars est une espèce d'effaceur-exorciste-dératiseur, dont la vie est probablement menacée par des entités pas très ragoûtantes. Mais je m'en foutais de l'histoire.
Tout ce qui m'intéressait, c'est le dessin. Fantastique, un peu dans le style de Frederik Peeters, mais en plus dynamique, en plus dérangé aussi. Dérangé le style de dessin, surtout quand Hiti se met à faire des paysages cyclopéens, marmoréens, monumentaux. C'est quelque chose ces vues de cités, non ? Et ces vues en plongée, en contre-plongée (et même depuis l'intérieur d'un sac, à un moment, ça m'a soufflé !), c'est pas la classe, ça ?
Alors bien sûr, une deuxième lecture est nécessaire. On essuie sa bouche pleine de bave, et on reprend, avec les neurones cette fois-ci, en regardant moins les dessins que les étranges petits symboles qui se pressent dans les bulles... Ca devient un peu plus clair, et l'on se rend compte que cette série est très ambitieuse, plutôt complexe, et qu'elle fera bientôt partie de votre best-of personnel si elle continue comme ça.

Nom série  Achevé d'imprimer  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est vrai que c'est un petit bijou cet album.
Surtout en ce qui concerne son histoire. On a là un polar, ou plutôt un thriller, bien ancré dans son époque, bien barré, qui nous raconte la plongée dans la folie d'un gars somme toute ordinaire. Peut-être le traumatisme vécu dans son enfance a-t-il influencé son évolution, diront les psychanalystes de salon et diplômés...
Je n'ai pas cherché à analyser les raisons du basculement du héros, je me suis laissé embarquer dans l'histoire. Une histoire bien noire, craspec à souhait, servie par un trait gras, épais et charbonneux vraiment flippant par moments.
Je ne suis pas trop amateur de polars, mais je dois dire que ce one-shot fait partie du haut du panier de ce que j'ai pu lire.
Un bon 3,5/5.

Nom série  L'Escouade des Ombres  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec cette nouvelle série, dérivée du magazine Shôgun Seinen. Il faut dire que je me méfie pas mal de la vague « manga à la française ». et puis finalement, il n’y a pas trop de style manga dans ″L’Escouade des Ombres″. Pourtant le dessinateur Shong avait, dans sa première BD ″Red Earth Chronology″ (introuvable dans le commerce, mais que j’ai la chance de posséder) développé un style très asiatique. Cet ancien du jeu vidéo a finalement adouci son trait, le rendant très « classique » je dirais. Ce n’est pas désagréable, mais manque un peu de caractère…

Il se met au service d’Alex Nikolavitch, connu pour avoir travaillé sur ″Spawn : Simonie″ et La Dernière cigarette. Nikolavitch semble avancer sur des œufs avec cette série, qui se veut tout de même très classique. Marchant dans les travées de Star Wars et Starship Troopers, il s’agit de missions d’un groupe de soldats-suicide dans un futur de space opera. Batailles homériques entre vaisseaux, crashes sur des planètes inconnues, créatures « autres »… Tout y est. Et même les relents fascistes (assumés car transportant le même message) présents dans le film de Paul Verhoeven (et adapté du roman de Robert Heinlein, Etoiles, garde à vous !). Le premier tome est plaisant, sans plus. Attendons la suite pour mieux juger…

Nom série  Yapou, bétail humain  posté le 02/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, lecture à ne pas mettre entre toutes les mains !
Yapou, bétail humain a d'abord été un roman de Shozo Numa, un véritable phénomène littéraire (traduit en France par les Editions Désordres) qui a profondément bouleversé la littérature japonaise, et peut-être mondiale.

De prime abord, cela ressemble à un manga pervers, où des courbes féminines sont gracieusement exposées, et où l'homme est rabaissé à l'état d'animal servile. C'est presque ça, mais pas seulement. Pour exprimer clairement ma pensée, rien de tel que de citer l'exégèse de l'éditeur du roman : Reprenant la tradition de Jonathan Swift et du voyage fictif, cette dystopie délirante, marquée par une feinte érudition et de constantes adresses au lecteur, représente la quintessence littéraire de la détestation de soi des Japonais traumatisés par l’Histoire. Yapou décrit un monde total, traversé par un humour noir et grinçant, où tout, de l’organisation sociale aux gadgets technologiques, en passant par le système philosophique et idéologique, est scrupuleusement répertorié. Grand texte du masochisme, hanté par les notions d’impérialisme, de suprématie raciale, d’eugénisme, de domination sexuelle, Yapou a été honni par le Japon d’après-guerre.

Dans le monde d’où vient Pauline, qui a été colonisé il y a très longtemps par les hommes, les Japonais sont rabaissés au rang de sex-toys et de meubles vivants. Sa confrontation avec la société occidentale des années 1960 va provoquer un choc culturel immense.

Il y a trois parties distinctes dans le premier tome. Tout d'abord une scène d'introduction des deux protagonistes humains, que j'ai trouvée assez étrange, le personnage féminin prônant un discours dédaigneux, presque haineux, envers ses semblables, le personnage japonais étant totalement soumis à sa fiancée.
La deuxième partie se passe dans le vaisseau spatial de Pauline, où l'on découvre à la fois son caractère très particulier, mais aussi l'utilité de son yapou, et une partie de son histoire sentimentale. Une scène volontairement érotique, mais dans laquelle on ne dévoile quasiment rien.
La troisième partie survient après le crash du vaisseau, et se compose essentiellement d'une très longue apostrophe au lecteur, afin de lui expliquer (avec des redondances parfois) le sentiment de la jeune extraterrestre.

Chacune des trois parties a éveillé en moi un malaise sourd, diffus, mais qui s'est fait jour à la relecture, à la réflexion et à la lecture de certains commentaires relatifs au roman. Le but de Numa, à l'instar d'un certain Marquis de Sade 200 ans plus tôt et sous d'autres cieux, est clair : éveiller les consciences par le biais d'un sujet "choquant". Ici c'est aussi le sexe qui est le prétexte à cette démonstration, destinée aux Nippons.
Car d'après l'auteur, ceux-ci souffrent encore d'un énorme complexe de culpabilité et d'infériorité à la suite de la défaite de la seconde guerre mondiale... Une véritable psychanalyse, un électrochoc probablement sans précédent dans l'histoire littéraire du Soleil levant. Le malaise est aussi venu de la scène de "transformation" du yapou en meuble vivant. C'est carrément dérangeant, et les relents d'eugénisme qui s'en dégagent ne sont pas sans éveiller quelques échos dans l'actualité...

Alors bien sûr, pour nous Occidentaux, l'impact est bien moindre. Parce que nous ne souffrons pas de ce complexe d'infériorité, au contraire. Parce que nous vivons dans une société bien-pensante, où l'onanisme est honteux (contrairement au monde de Pauline), où l'asservissement de l'autre est puni (en principe) par la loi. Où des systèmes féodaux ou matriarcaux ne sont pas très répandus.

Globalement j'ai donc été dérangé par la lecture de ce premier tome, mais aussi intéressé, intrigué. Un peu agacé aussi, parce que dans la longue troisième partie dont je parlais précédemment, il y a un long passage explicatif concernant les sentiments de l'extraterrestre, mais aussi de Clara, et de Rinichi. Malgré l'aspect huis-clos de l'histoire, ce passage introspectif devient vite ennuyeux et lourd. Il eût été plus judicieux, de la part des auteurs, de faire un pavé explicatif sous forme de note entre deux chapitres ou encore en fin de tome. Parce que du coup, les personnages sont figés pendant un long moment, on se croirait presque dans un épisode d'Olive et Tom, quand un personnage tire au but...
Mais cette erreur narrative ne doit pas cacher l'intérêt philosophique et sociologique de l'histoire, qui est réel, et devrait intéresser pas mal de lecteurs adultes...

A noter une incongruité de la part de l'éditeur, puisque la couverture "avant", comportant le titre, le nom des auteurs, se retrouve du côté "européen" du volume. Erreur de l'imprimeur ou fantaisie éditoriale ? Le débat est ouvert...

Nom série  Gogo Club  posté le 01/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Deuxième lecture d'une oeuvre du duo Ruppert/Mulot, et toujours le même faible intérêt poli.

Je reconnais leurs mérites à rechercher de nouvelles voies formelles. Ici ils prennent des simples passants pour en faire les acteurs de leurs histoires. Idée de base intéressante, mais dont l'application, à savoir l'utilisation d'un gag en une planche, me semble très limitée. Rien de particulier à dire sur le dessin, c'est un style assez typique de la "nouvelle BD", pas exceptionnel, pas remarquable, pas mauvais non plus.

Bref, cela ne m'a que très moyennement intéressé.

Nom série  Safari Monseigneur  posté le 01/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouais.
Ouais ouais ouais.
Ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais ouais.

En fait, non.
Comme Ro, je n'adhère pas vraiment à ce type d'humour. Ou alors, très peu. Seules une ou deux situations m'ont un peu fait sourire, comme le sketch sur la main dans le ventre du lion. Pour le reste, ce sont de fausses bonnes idées, qui ne reposent, malheureusement, sur pas grand chose, simplement une situation donnée. On met deux journalistes dans un bateau, plein de mecs, il se passe quoi ? La réponse est : "rien". On s'emmerde à cent sous de l'heure. Et quand je dis on, il ne s'agit pas que des protagonistes de l'album, mais aussi des lecteurs.

Côté forme, on est en plein dans l'OuBaPo, cette expérience lancée depuis pas mal d'années maintenant par Trondheim, Lécroart et consorts. Mais la direction prise par Ruppert et Mulot ne me semble pas vraiment intéressante, mise à part le "ping-pong" des dialogues.

Pour le reste, je passe mon chemin.

Nom série  Nova  posté le 27/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit coup de coeur pour cette nouvelle série.
Certes, elle ne brille pas par son originalité (mêler traditions antiques et mondes futurs, ça ne vous dit rien ?), mais elle a un petit quelque chose en plus. Ce qui est marrant, c'est que le projet avait été proposé à Soleil "pour rigoler". A croire que tout peut être publié chez eux. Non que je dénigre ladite série, car elle a de belles qualités.

Graphiques d'abord. Sans m'attacher -dans un premier temps- à l'histoire, c'est le dessin qui m'a plu. Jaouen Salaün, dont visiblement c'est le premier album, fait déjà montre d'une belle maîtrise. Des designs de robots très corrects, largement inspirés par des mangas comme Apple Seed, au milieu de décors qui, à défaut d'être somptueux, sont plutôt réussis. Les personnages humains ne sont pas trop mal faits, mais ils manquent encore de maturité dans leurs traits. J'ai remarqué par exemple une grosse difficulté à représenter les mains. Jaouen aurait dû les planquer un peu plus, le temps d'améliorer sa technique...

Quant à l'histoire, elle est quand même très classique. Une adolescente, fille du roi, qui décide de fuir pour rejoindre les rebelles. Elle rencontre un jeune de son âge, qui représente son alter ego chez ceux-ci. C'est assez distrayant, à défaut d'être prenant. Le premier tome est assez dynamique, il se passe pas mal de choses, reste à voir sur la durée...

Nom série  Le Moine fou  posté le 17/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ma note est plutôt de 3,5/5, ce qui explique l'achat recommandé.

"Le Moine fou" est apparu dans les années 1980, à une époque où la BD connaissait un certain trou éditorial et artistique.
On pourrait dire que c'est un roman graphique fantastique exotique historique, avec des morceaux d'action dedans. Mais c'est d'abord, et avant tout, une série d'aventure, un road-movie placé dans une autre période et sous d'autres cieux que ceux où elle a été composée.
L'Extrême-Orient... Ses mystères, ses délices, ses parfums... John Vink a fait très fort dès le départ, en nous proposant de suivre le parcours de He Pao, cette jeune fille délurée et intrépide, mais en la plaçant comme une étrangère qui s'ignore au milieu de la campagne chinoise. Pourtant elle est très intégrée, même si son tempérament en fait une espèce de légende locale. Et puis l'acquisition rapide de ses nouveaux pouvoirs va faire franchir les frontières à sa renommée. C'est donc un personnage à vocation légendaire, mais n'ayant pas existé, qui nous est présenté là.

Les récits sont envoûtants, Vink ayant un coup de crayon exceptionnel. He Pao dégage un charme intemporel indéniable. Et le fait qu'elle se dénude presque à chaque album n'y est pas pour rien.
Les aventures de cette jeune femme sont vraiment très plaisantes à suivre, du reste Vink n'a pas pu s'en défaire facilement, puisqu'il a rajouté 3 autres tomes aux 10 de la série principale.

Une série patrimoniale.

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