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Nom série  Le Philibert de Marilou  posté le 11/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite BD qui est passée inaperçue, mais qui tracera, je pense, son sillon plus tard.

C'est un récit à tendance fantastique, qui masque en fait un roman graphique tout ce qu'il y a de plus banal. En, effet le Philibert de Marilou est une allégorie de ses névroses, de son mal de vivre, de son ras-le-bol de tout. Beaucoup d'entre nous sont passés par cette phase, mais tous n'ont pas personnifié ce mal-être par une créature. Par contre le monde où vit Marilou est truffé de ces parasites.

Il n'y a pas d'échappatoire à cette situation, et Marilou le sait. Olivier Ka est un auteur qui sait bien retranscrire les malaises, il l'a d'ailleurs récemment prouvé avec Pourquoi j'ai tué Pierre. Il trouve en Capucine une illustratrice impressionniste, très soucieuse des petits détails de la vie, capable de retranscrire fidèlement les sentiments sur les visages. En cela l'évolution de marilou est très claire : c'est une déchéance morale, ponctuée de rares soubresauts.

C'est un album intéressant, qui mérite cependant une relecture.

Nom série  Les véritables légendes urbaines  posté le 11/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis quand même déçu par cet album...

Corbeyran est un auteur dont le talent, dans les domaines du thriller et du fantastique, n'est plus à prouver. Mais ce talent a un revers : la dilution dans les déclinaisons sans saveur. Ainsi ce tome se veut un recueil de légendes urbaines, avec pour ambition de nous faire frissonner...

Le pari est complètement perdu, puisqu'aucune des histoires n'a réussi à faire frémir ne serait-ce qu'un seul de mes nombreux poils.

Pourtant le casting était de qualité. Des gens comme Damour ou Guérineau ont beaucoup de talent... Mais avec des histoires totalement fades, il n'y a rien à faire...

Bref, un gros ratage, probablement dû au fait que ça ressemble à un album de commande...

Nom série  Alex  posté le 10/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bof bof. Il ne se passe pas grand-chose dans cet album. Alex est un artiste, avec toutes les caractéristiques du glandu oisif et paresseux.
Si au moins il y avait une réelle réflexion sur la création.
Si au moins il y avait le versant contemplatif de ce type de personnage.
Si au moins il y avait les dérives habituelles, la chute dans la dépendance, la drogue, etc.
Mais dans "Alex", rien de tout ça.
Il n'y a qu'un profond ennui à suivre les trajets du personnage principal entre son appartement et le magasin de spiritueux, ses petites névroses du quotidien, les tentatives de communication de sa voisine...

On est proche du néant, mais ce n'est pas nul pour autant. Le dessin de Kalesniko est assez agréable, même si je trouve que le noir et blanc est ici une preuve de flemmardise plutôt qu'un parti pris artistique ayant une véritable signification.

Nom série  Les Sous-sols du Révolu  posté le 10/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je comprends les louanges qui sont faites à MAM. C'est un auteur qui a toujours placé la recherche formelle au centre de son projet créatif, qui a su percer les mystères de l'insondable, qui a su allier sa passion des bâtiments marmoréens avec celle de la bande dessinée, et en faire des objets tellement étranges, impromptus, parfois abrupts, mais souvent fascinants pour celui qui rentre dans son univers.

Je comprends également les critiques, parfois virulentes, qui lui sont faites. Son côté élitiste, "artiste" dans ce que cette acception peut contenir de rébarbatif, de prétentieux, de pédant...

En clair, on aime ou on n'aime pas l'oeuvre de Marc-Antoine Mathieu.
Son dernier bouquin, co-édité par Futuropolis et le Musée du Louvre, n'échappera ni à ces reproches, ni à ces louanges.

Car il en contient tous les éléments : la solitude, la petitesse de l'homme face au temps, aux bâtiments immémoriaux. C'est beau, mais ça peut être chiant aussi, la contemplation. En ce qui me concerne, j'essaie de prendre du recul, de me détacher de ce genre d'oeuvre. Je suis un grand admirateur du Louvre, et je trouve que l'idée d'en faire le sujet d'un ensemble de bandes dessinées est bonne. Mais MAM en a fait sa chose, l'objet -légitime- de ses délires, de ses fantasmes...

Et je dois dire que malgré les bonnes idées contenues dans l'album, je l'ai trouvé, plus que tout, long. Très long. Le temps étant le sujet de l'album, je ne saurais dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Mon plaisir a donc été divisé par deux, tenaillé entre les bonnes idées et les abus. D'où ma note moyenne.

Nom série  Black hole  posté le 04/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En ce qui me concerne, j'ai eu la chance de pouvoir lire "Black Hole" d'un coup, dans l'intégrale.
Ca faisait longtemps que je tournais autour, de par sa réputation de qualité, mais aussi son sujet, des adolescents ayant subi des mutations et se retrouvant exclus du monde "normal".
Et puis ça y était, j'étais au milieu de tous ces ados paumés, luttant pour ne pas céder au désespoir, essayant de se serrer les coudes pour s'en sortir, d'une façon ou d'une autre.

J'ai été un peu déçu par cette série. D'abord par un aspect visuel quand même difficile à contourner : la grande ressemblance entre les deux héros masculins de la série. J'avais du mal à m'y retrouver, même si leurs histoires étaient quand même un peu compartimentées. Et puis aussi le fait que l'histoire semblait revenir en arrière sans prévenir. Ca m'a un peu gêné, et j'ai dû reprendre ma lecture un peu avant pour en comprendre la structure.
Mais pour le reste, c'est vraiment bon. Charles Burns distille un fantastique diffus, ténu, qui ne semble en fait n'être qu'un prétexte pour se pencher sur ce drame social touchant plusieurs jeunes américains. Et c'est là que le récit prend toute sa force. cette peinture de moeurs d'une population marginale est vraiment saisissante. On se croirait vraiment, par moments, dans la tête de ces jeunes gens.

Au final, ma lecture a été assez agréable, mais certains choix narratifs et visuels m'ont un peu freiné dans ma progression.

Nom série  Zodiac Killer  posté le 03/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'énigme du tueur du Zodiaque a défrayé la chronique et suscité bien des vocations d'écrivains, de graphologues ou de cinéastes. Parmi les films que son histoire a inspirés, citons Dirty Harry de Don Siegel en 1971, The Zodiac d'Alexander Burkley en 2005 et Zodiac, qui arrivera sur nos écrans dans moins de deux mois. Soleil se place encore une fois dans le fauteuil de l'opportuniste en sortant cet album juste avant l'effet de mode que le film ne manquera pas de susciter. Les albums suivants concerneront le Vampire de Sacramento et Ted Bundy.

Cependant la tâche n'a pas été confiée à un tâcheron de bas étage, mais à Fabrice David qui se diversifie après avoir tâté avec des fortunes diverses de la SF (Live war heroes) et à la fantasy (Servitude). Il propose ici sa version des faits, d'une façon assez sèche, presque documentariste. Certes, on voit presque le visage du tueur, mais ce n'est qu'une supposition, car celui-ci n'a jamais été démasqué. Quatre dessinateurs se sont relayés sur le premier album, et curieusement leurs styles sont tellement proches qu'on décèle assez peu de différences, mise à part la même propension à réduire les voitures américaines à des baquets sans forme. Les couleurs de Stambecco ont dû aider à uniformiser, il est vrai.

La lecture du premier tome s'avère, sinon intéressante, relativement distrayante.

Nom série  Fragments de l’encyclopédie des dauphins (Demain les dauphins)  posté le 01/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui suis un fan de ce genre de SF, je n'avais pas encore lu ce recueil de Prado.

Alors bien sûr, en le parcourant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au Fondation d'Asimov, au cycle d'Elévation, par David Brin, au Demain les chiens, de Clifford D. Simak. L'oeuvre de Prado procède de tous ces héritages, et leur emprunte beaucoup d'éléments. Cependant, même si elle n'offre pas une grande originalité en la matière, et qu'elle est tout de même d'une relative naïveté, c'est une oeuvre qui se laisse lire avec beaucoup de plaisir.

C'est en partie dû au trait élégant de son auteur, qui a choisi le noir et blanc pour marquer un détachement temporel relatif, au soin égal qu'il met à dessiner ses humains, ses chimpanzés et ses dauphins. Les décors, les situations sont très variés, et le "dénouement" (relatif, car l'histoire pourrait continuer indéfiniment comme ça) est un peu original.

Allez un 3,5/5 légèrement surnoté parce que j'aime bien le dessin.

Nom série  Anna en cavale  posté le 30/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit coup de coeur pour cette BD.
En la feuilletant, j'ai été un peu arrêté par le graphisme, que je trouvais hésitant, irrégulier, bien que pleinement dans le style ligne claire. Mais la couverture m'avait semblé bien attachante, et du coup, j'ai quand même lu l'album.

Il s'agit d'une cavale dans laquelle se retrouve Anna, jeune fille tchèque qui rêve de s'évader de la République tchèque alors au début de son histoire nouvelle, au début du mandat de Vaclav Havel. Celui-ci apparaît d'ailleurs dans l'album, comme un "deus ex machina", comme il le dit lui-même.

C'est une histoire très plaisante, remarquablement menée, et l'on s'attache vite aux personnages secondaires. La raison de la traque importe peu, en fait, car les traqués ne le savent pas eux-mêmes. Ce qui compte, c'est l'histoire qui est en train de se nouer entre Anna et Alan, mais aussi l'histoire de sa soeur Marie. Avec un dénouement... surprenant.

Encore un "trait féminin" de haut vol chez les Editions de l'An 2, une collection toute en subtilité et en délicatesse.

Nom série  Koolau Le lépreux  posté le 30/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle critique que celle émise par Chalybs ci-dessous, et merci à lui de replacer l'album dans le contexte qui le concerne.

Cependant, même si je partage les louanges qu'il attribue à "Koolau le Lépreux", je tiens à rectifier l'un des points qu'il soulève, à savoir la bilatéralité de l'histoire. Ici les 90% de l'intrigue sont vus par Koolau lui-même, du début, où il presse ses compagnons de ses soulever, à la conclusion, où l'on suit son combat solitaire face aux Blancs, en passant par ses efforts pour remotiver les survivants. A aucun moment on n'a le point de vue de ses ennemis, ceux qu'on nous dépeint comme imbus d'eux-mêmes, sûrs d'eux et tellement arrogants. Attention, je ne mets pas en doute cet état de fait, ni même le fait qu'ils ont apporté des maladies dans ces contrées lointaines, précipitant la disparition des populations kanaks. Le lépreux, le récit de Jack London ici adapté par Giménez est le récit d'un homme seul, et vu par lui seul, face à une force qui précipitera le déclin de son peuple.
C'est magistral, certes, mais je trouve que le dessin de Giménez dans ce tome n'est pas son meilleur, même si en effet de nombreuses images sont saisissantes, en particulier les gros plans sur les visages mutilés des lépreux. Et ses paysages sont impressionnants, et me rappellent un peu ceux dessinés par un auteur édité par la même maison d'édition, Sergio Toppi, toutes proportions gardées.

C'est une histoire dramatique que nous content ces deux formidables auteurs, un drame collectif et solitaire, un drame humain que notre histoire s'est empressée d'oublier.

Nom série  Les Temps changent  posté le 30/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces gags en une case font preuve d'un regard cruel, acéré, sans concession, sur notre société. Tourisme, religion, environnement, communications, santé, tout y passe.

Pourtant je n'ai pas trop accroché à ces cases d'humour. La faute sans doute à leur niveau tout de même pas très relevé. La faute aussi au fait que je suis très difficile en humour, et du coup la plupart des histoires de ce genre me laissent plutôt froid.

Je n'aime pas non plus le dessin de l'auteur, pourtant assez caractéristique du genre. Mais il n'offre à mes yeux aucune originalité. Les sujets abordés sont certes assez diversifiés, mais à l'intérieur d'un même thème, les gags sont répétitifs, ce qui est l'écueil le plus souvent rencontré par les auteurs de presse satirique.

Bref, c'est bof, pas forcément beauf, et ça ne fera pas réfléchir grand-monde.

Nom série  Crèvecoeur  posté le 30/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal, pas mal...

Encore une série alliant intrigue policière et éléments fantastiques...
Et ce sont deux nouveaux venus qui s'y collent. Mais cette fois-ci "Crèvecoeur" a des arguments qui plaident en sa faveur. En premier lieu une intrigue riche, bien menée, avec deux enquêteurs bien campés. Le scénario arrive à gérer pendant quelques pages deux fils parallèles, et ça, ce n'est pas donné à tous les conteurs du neuvième art.

En second lieu un dessin nerveux, poisseux, plutôt réussi dans ces ambiances policières un peu classiques. Un dessin plaisant, et qu'il me plaira de retrouver pour la suite des aventures des policiers Bury et de Vreese.

Nom série  Trust  posté le 30/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marrant comme les thrillers financiers se suivent et se ressemblent...
Ce "Trust" n'offre aucune originalité, même pas l'excuse de l'exotisme. Bon d'accord, les décors sont assez bien faits, mais les personnages sont assez fades, et qui plus est pas très bien dessinés en général, surtout leurs visages.

Du coup on se concentre sur l'histoire, mais celle-ci, hélas, n'est pas très relevée... reste une lecture assez linéaire, facile à comprendre, ce qui n'est pas une mince affaire dans le genre.

Ma lecture n'était donc pas désagréable, mais pas inoubliable non plus. pas sûr que je lise la suite...

Nom série  L'Anneau des Nibelungen  posté le 23/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connais pas le travail de Sébastien Ferran, mais je sens que je ne vais pas tarder à me procurer "l'Odyssée", qu'il a aussi adaptée. Ici c'est donc le célèbre opéra de Richard Wagner qui nous est proposé, "librement". Un gros point commun entre ces deux mythes : ce sont des histoires où les dieux sont montrés presque comme des humains. Dans l'oeuvre d'Homère, les dieux se querellent comme dans une cour de récréation. Dans celle de Wagner, on voit notamment Wotan (Odin dans la tradition nordique) choisir d'abandonner ses deux enfants nés de l'union avec une mortelle, pour ne pas mettre en péril le couple compliqué qu'il forme avec Fricka (Frigg). Encore un qui a peur de sa mégère de bonne femme.

Ne connaissant pas l'oeuvre de Wagner, je ne saurai juger la liberté d'adaptation que s'est permis Ferran. Je me concentrerai donc sur la BD telle quelle. Celle-ci est plutôt bien faite, l'histoire est assez bien racontée. Le récit est très intéressant, et se lit sans gros problème. Le dessin est plutôt agréable, même s'il est semi-réaliste finalement. Mais quoi de mieux pour une légende ? Je relèverai tout de même qu'il y a moins de soins apportés aux visages, féminins en particulier. C'est un peu dommage.
Je vous recommande le doigt d'honneur d'Albérich à Wotan lorsque celui-ci vient lui réclamer l'Or du Rhin.

Finalement elle est pas mal cette adaptation de légende rhénane. Allez, on lui met un 3,5/5.

Nom série  Neige  posté le 23/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur le premier cycle, autrement dit les 5 premiers tomes, réunis en une intégrale demi-format chez Glénat.

Ce qui frappe d'entrée, c'est la qualité des dessins. Ca c'est de la bonne BD franco-belge, ma bonne dame ! Christian Gine est tout de même l'un des chefs de file de cette génération très réaliste. Et on voit pourquoi. Il n'y a pas une erreur de proportion, de perspective, dans ses personnages, ses décors, ses bâtiments. C'est impeccable.

Sur le plan de l'histoire, c'est un étrange mélange de post-apocalyptique, de poésie et de théâtre. Post-apocalyptique, parce que c'est vraiment le genre de cette série. De poésie parce que les mots de Didier Convard sont beaux, très beaux, et du théâtre parce que ça ressemble à une énorme dramatique, où le destin s'amuse à jouer avec les amours, les destins... Et le cadre de Venise se prête bien à ça. J'ai moins apprécié les deux épisodes se passant dans la ville éternelle, car j'ai du mal avec tout ce decorum...

Mais pour le reste, "Neige" est une belle série, un classique.

Nom série  Troll  posté le 19/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis porte sur le premier cycle de 3 albums.

Depuis un moment je souhaitais lire cette série, réalisée par trois auteurs que j'aime bien. Les voir ensemble sur un même projet, vues leurs différences artistiques, peut prêter à toutes les attentes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

Eh bien le résultat n'est pas mauvais, loin de là même, et je dois dire que les deux premiers tomes m'ont même bien amusé. Truculents, jouissifs, colorés (dans tous les sens du terme), ils sont vraiment agréables. Le tome 3 par contre est nettement un cran en-dessous, avec ses raccourcis foutraques qui ne mènent à rien et son scénario sans queue ni tête. Du coup cela gâche mon appréciation générale.

Pourtant c'était très sympa, il y avait pas mal d'idées, dont le pastiche de "Donjon" n'était pas la moindre. Et puis le dessin de Boiscommun est vraiment beau, très fantasy, très coloré. Les couvertures ne sont pas en reste, surtout la seconde. Mais les idées ont malheureusement fait long feu, et se diluent dans le bordel que la série devient au tome 3. Avec un dénouement... étrange.

Nom série  L'Amour est une protéine  posté le 16/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de noter ce manhwa, dans la mesure où les histoires présentées sont très différentes, aussi bien graphiquement que scénaristiquement.
Pour ma part, j'ai trouvé que la plupart de ces histoires son bien cruelles... Que l'on soit un homme moderne, un homme de la préhistoire, un poussin, la vie n'est pas tendre avec nous...
"Cocaman" est peut-être la plus aboutie, dans son aspect farce macabre, dans ce qu'elle nous montre de la cruauté de l'enfance face à moins intelligent que soi.
En tous les cas, que l'on aime ou pas les histoires, le dessin, lui, est très beau. Choi Kyu-Sok est indubitablement très doué. Ses personnages ont des proportions très justes, des attitudes naturelles : il fait mouche. Ma préférée à cet égard est la première nouvelle, qui donne son nom au recueil. Son poulet est magnifique !

Pour résumer, c'est un recueil hétéroclite, parfois abstrus, parfois limpide, mais dont certaines histoires ne laisseront pas indifférent(e), d'autant plus que le dessin est réussi.

Nom série  Eloïms  posté le 16/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Houlà...
Ca doit être une question de génération parce que moi j'ai *détesté* ma lecture.

Parlons d'abord du dessin : c'est de l'amateur, et encore, j'ai vu des amateurs bien plus doués qui ne sont pas publiés. Les personnages sont disproportionnés, largement inspirés de séries comme Les Chevaliers du Zodiaque ou "Elfquest". En plus mal dessinés. Les cadrages sont abominables, ça part dans tous les sens sans aucune logique, avec pour seule ambition d'en mettre plein les yeux... pour au final fatiguer ces mêmes yeux.

Passons au scénario. La transposition biblique est transparente, mais complètement ratée. C'est là encore très amateur, mal construit, sans structure. On se croirait dans un shônen de série complètement foireux. Les dialogues sont indigents, dépassés, et le héros a des super-pouvoirs qui se réveillent quand il est énervé ou en danger. Ca ne vous rappelle rien ?
Désolé, mais c'est vraiment pourri ce truc...

Nom série  Tengu  posté le 15/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Tengu" prend pied dans une période charnière de l'histoire du Japon. C'est la fin de l'ère Edo, au XIXème siècle, où le shogunat vit ses dernières heures, face à l'intrusion de la modernité, représentée par des visiteurs occidentaux. L'Occident, accompagné du christianisme, qui se flattait alors d'être civilisateur. La modernité l'emportera, pas le christianisme.

Le Tengu est un rônin mystérieux, capable de tuer 10 samouraïs, membres du Shinsen-Gumi (équivalent de la police) sans coup férir. L'intérêt historique de ce manga est indéniable, puisqu'il se situe à une période où la plupart des acteurs de la société nipponne se posent beaucoup de questions sur leur avenir. Confrontés à une nouvelle culture après des siècles d'immobilisme et d'hermétisme ethno-centré, les samouraïs et même les gens du petit peuple ne savent plus trop où ils habitent.
Bien sûr, tout cela est traité par le petit bout de la lorgnette par les deux auteurs, à travers la rencontre d'un rônin totalement libre et même insaisissable, et un jeune garçon, survivant d'un monde sur le déclin de par son métier d'acteur des rues.

La misère, la solitude des orphelins, la détresse des samouraïs apeurés, tous ces sentiments (et bien d'autres) coexistent dans "Tengu", dessiné par le magistral Hideki Mori, auquel on doit aussi Stratège.
Cependant l'intrigue en elle-même m'a relativement ennuyé, et je ne saurais trop recommander la lecture des notes regroupées en fin de tomes pour bien comprendre le contexte et l'atmosphère dans lesquels baigne ce manga. A noter, dans le troisième tome, l'apparition de la phalange Sangaku, groupe aux motivations un peu difficiles à cerner au début. Invention du scénariste, ou faction ayant éréellement existé ? Cela n'est pas précisé dans les notes de fin de tome.
Toujours est-il que leur façon d'agir, leur decorum et leur identité finale sont des bonnes idées, qui permettent au récit de décoller un peu. C'est une nouvelle étape, cette fois-ci décisive, que nous invitent à suivre les deux auteurs. Le moment où le peuple de Kyoto décide de renverser le château shogunal, symbole de ce système de gouvernement. Le retour de l'Empereur n'est pas loin... Les auteurs mettent d'ailleurs l'accent là-dessus. L'ouverture à la modernité, à d'autres civilisations, les espoirs d'une vie meilleure, où l'instruction sera promise à tous, est le fil rouge de la série et le lien entre le Tengu et le petit Sugisaku.

Alors que les relations et les enjeux dans le conflit entre le Shogunat et les rônins semblait s'éclaircir, cet épisode du Choshu et de la phalange Sangaku viennent brouiller les cartes... Comme quoi, rien n'est simple en temps de guerre civile...
D'une manière générale, le manga a le don de nous montrer d'autres factions qui ont fait parler d'elles au moment de la chute du système shogunal. Ici c'est l'Oniwa-Ban, une sorte de service secret qui opère dans l'ombre, un groupe que le Tengu connaît bien...

Oui, ce tome conclusif est moins bon que le précédent, pour la simple raison que le groupe qu'on nous présente est assez vite démystifié, et que le Tengu règle la question en deux temps trois mouvements. Le tome compte 210 pages, mais c'est comme s'il n'y en avait que 30 ; tout aurait pu tenir en quelques planches bien compactées. Au lieu de quoi, l'on voit Sugisaku jouer à l'acrobate, Kurata (le Tengu) défourrailler 2 ou 3 fois, et puis hop ! c'est enlevé. Il y a quelques notes explicatives en fin de tome, comme d'habitude, mais cela ne rajoute pas beaucoup d'intérêt.

Il se passe quand même des drôles de trucs dans le Japon médiéval...
des petits garçons volent au secours des tueurs sans pitié ; des hommes mûrs, antagonistes, se disputent l'amitié dudit petit garçon. Et tout ça, avec 0 femme à l'horizon. Enfin si, il y en a une, mais qui a un rôle tellement mineur... A croire qu'elles ne mettaient jamais le nez dehors quand ça chauffait...
C'est quand même surprenant, cette exaltation de la virilité, de la bravoure, du guerrier. Le Bushido dans toute sa splendeur ? Probablement. Mais une autre lecture de ces pages peut prêter le flanc à une autre interprétation.

Vous l'aurez compris, le scénario flirte joliment avec l'absurde, et il faut une nouvelle fois se rabattre sur le dessin et le contexte historique pour trouver des motifs de satisfaction. Car le trait d'Hideki Mori est toujours très maîtrisé, dynamique, et il n'en rajoute pas sur les combats, point qui évite au lecteur de s'endormir. Certes, certaines cases, comme celles où les samouraïs montrent leur stupéfaction, peuvent prêter à sourire par leur aspect un peu naïf, mais je pense que c'est un passage obligé dans l'imagerie du Japon médiéval et de ses soldats un peu idiots.



Finalement cette série est un assez bon docu-fiction historique, qui braque le projecteur sur une période-charnière de l'histoire nipponne, qui du coup semble un peu moins opaque, même si on a du mal à comprendre certaines situations... Mais cela ne révolutionne pas, à mes yeux, le genre, même si l'illustrateur est talentueux.

Nom série  Spooky  posté le 11/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il fallait bien qu'un jour je lise ça !
Eh bien voilà, c'est fait.

"Spooky" conte les aventures de la chatte éponyme, une véritable pile qui passe son temps à courir après les souris, à miauler pour faire ch...at son maître, le farflu Rigobert.
C'est une suite de strips absolument bordéliques, où l'on a parfois du mal à saisir ce qu'il se passe. C'est assez répétitif, mais c'est vrai que dans le cadre d'une publication hebdomadaire dans un journal, ça devait bien passer en 1937. Pourtant, même si l'on se replace dans le contexte de l'époque, je ne suis pas sûr que ce fût bien apprécié. C'est carrément débridé, et très farfelu. Holman a placé pas mal de clins do'eil dans ses bandes, et le traducteur s'en est donné à coeur joie pour en rajouter... Je ne suis pas sûr que Pierre Dac fût connu de Bill Holman.

Cette édition de Futuropolis est intéressante, mais aurait mérité un toilettage plus poussé, en effet certains textes sont carrément illisibles, et les dessins "bavent" parfois...

Mais c'est à connaître si l'on s'intéresse aux pionniers...

Nom série  Noise  posté le 10/03/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ma part j'appréhendais "Noise", parce que justement mes camarades lecteurs en ont dit tellement de bien que je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Eh bien au final cela m'a paru bien ordinaire. Tout d'abord on débarque de plein pied dans l'action, visiblement deux flics cousent une personne qui semble faire des expériences létales sur des enfants. L'un des flics se fait enlever, et se retrouve plus tard sous une autre forme face à sa partenaire. Voilà grosso modo ce que j'ai compris. En fait il y a plus, mais je préfère éviter les spoilers.

Alors ça m'a vite barbé cette histoire. J'ai très vite pensé à Gunnm ou "Apple Seed" (on a les références que l'on peut), mais en moins limpide. Ce qui fait que je me suis concentré sur le dessin.

Celui-ci est incontestablement l'oeuvre d'un surdoué, mais je trouve quand même qu'il manque de lisibilité, toujours par rapport à Gunnm, par exemple.

C'est un one-shot qui m'a peu intéressé au final, et qui ne me laissera qu'un vague souvenir...

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