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Nom série  Litteul Kévin  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces courtes histoires en N/B qui font la joie des lecteurs de Fluide Glacial sont devenues un petit best-seller. Les raisons de ce succès sont multiples : habileté graphique de Coyote, lisibilité du trait, humour tantôt bon enfant, tantôt féroce, la tendre ironie où fusent jeux de mots et comique de situation, et surtout la galerie de personnages hauts en couleur et aux trognes savoureuses. Il n'y a pas de quoi se pisser aux culottes, mais c'est rigolo, les gags ne sont pas toujours réussis, c'est plutôt l'ensemble qui fait sourire.

Tout le petit monde qui gravite autour de Kevin, ce gamin déluré et espiègle, est bien senti, le milieu biker fait parfois dans l'exclusion en se croyant mieux que les autres et en méprisant les blaireaux, c'est le petit côté déplaisant de la bande, sinon, c'est de l'humour bien dans le style de Fluide, les parents de Kevin étant les vraies vedettes de la série, Kevin ne servant souvent que d'observateur ou de faire-valoir ; ils se chamaillent puis se réconcilient sur l'oreiller, c'est de l'érotisme fort sage pour ce kid-strip atypique qui renouvelle le genre de façon moins vulgaire que Titeuf et moins politiquement correcte que Cédric.

J'en conseille l'achat, mais seulement pour les 3 ou 4 premiers albums, la suite étant plus plate et moins recherchée.

Nom série  Ringo  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'une des premières créations de William Vance au journal Tintin en 1965, après quelques années d'essai aux fameux "Récits complets" du journal. Je l'ai découverte vers la fin des années 60, et ça m'a tout de suite plu. Certes ce n'était pas du grand western comme allait le devenir peu après Blueberry, mais les codes classiques du western hollywoodien étaient respectés; curieusement, la série ne connut pas le succès escompté, elle est peut-être soit arrivée trop tôt en France et en Belgique à un moment où le western réaliste ne comptait pas encore de grande réussite, hormis Jerry Spring, soit arrivée trop tard après les multiples westerns originaires d'Italie comme Tex , Hondo ou Miki le Ranger qui déferlaient en France dans les années 60 en petits formats.

Les scénarios de Acar ou Duval, piliers du journal Tintin, étaient conventionnels mais plaisants, et Vance se faisant la main, on y distinguait déja la maîtrise de son trait. Premier western réaliste de haute tenue dans Tintin, avant Comanche et Buddy Longway, c'est une création éphémère qui laisse des regrets, mais bien sympathique à lire aujourd'hui.

Nom série  Comanche  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
En BD réaliste western, il y a Blueberry devant, et juste après, Comanche se hisse pour moi très prés. C'est dommage que cette série ait été un peu sabordée par Hermann qui à l'époque dessinait déjà comme un dieu, pour se consacrer à Jeremiah et d'autres Bd indépendantes, je trouve que Greg aurait dû conclure après 8 albums. Quoi qu'il en soit, c'était une de mes séries préférées dans le journal Tintin, et en fan de western, j'y retrouvais plein d'images cinématographiques.

Hermann va atteindre une perfection avec Comanche, et l'influence de Giraud est totalement assimilée, le trait est ici plus puissant, de même que l'influence du cinéma se reconnaît dans le découpage, les décors et les images cultes (voir la première apparition de Red Dust qui est un clin d'oeil évident à John Wayne dans "la Chevauchée fantastique" ; même posture du gars avec sa winchester et sa selle faisant signe à la diligence).

A la différence des autres grandes séries de l'époque comme Blueberry ou Jerry Spring, Comanche c'est le western de la terre, car c'est d'abord la vie d'un ranch situé près de la bourgade de Greenstone Falls au Wyoming ; l'action tourne donc presque essentiellement autour de cet environnement qu'il faut rendre attractif pour retenir le lecteur. Greg, avec son génie habituel, impose des personnages solidement typés : Comanche est une jeune et jolie métisse qui a hérité de son père le Tripe Six, elle garde longtemps son tempérament farouche qui l'aide à supporter l'adversité. C'est alors qu'apparaît un jour le rouquin frisé Red Dust, sorte de cowboy tête brûlée à la force tranquille, qui a roulé sa bosse un peu partout dans l'Ouest. Très vite subjuguée par cet inconnu très habile au revolver, Comanche lui offre la place de contremaître, et entre eux vont naître des sentiments que Greg sera obligé de réfreiner (on est en 1969, et la série est publiée dans un hebdo pour la jeunesse). Mais Red va en plus acquérir une épaisseur et devenir le vrai héros de la série.

D'autres personnages gravitent autour de ce faux couple pour égayer quelques séquences et donner encore plus de corps aux récits. Après un ton classique centré autour du ranch, Greg décrit un Ouest en pleine mutation, la jeune métisse est récupérée par la bourgeoisie montante et n'a plus rien de la fière rebelle au grand coeur des débuts, de même que Dust est lui aussi happé par le système en développement et devient sheriff de Greenstone Falls qui s'agrandit et reçoit le chemin de fer, il est donc responsable d'une communauté. Cet aspect est très bien démontré au fil des albums, et les derniers récits atteindront ainsi une curieuse ambiguïté.

Le succès rejaillit sur Hermann, mais en 1982, il décide de se consacrer à des séries plus personnelles ; repris par Rouge, la série perd un peu en aura, mais le tout forme un ensemble d'une grande richesse, très plaisant à lire, n'hésitez pas un instant, c'est de la grande BD, surtout les 4 premiers albums qui forment un cycle tout à fait prodigieux.

Nom série  Doc Silver  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce western crée en 1967 par Liliane et Fred Funcken au sein des pages du journal Tintin, tranchait nettement avec les séries traditionnelles de l'époque, puisque son héros, Gary Silver, y est un médecin à une époque charnière de la civilisation dans l'Ouest américain: le tout début du 20ème siècle qui commence à se mécaniser (on y voit des automobiles) tout en gardant encore quelques valeurs anciennes. Avec ses lunettes rondes, son chapeau melon et son costume de citadin, Silver est mêlé bien malgré lui à des aventures mouvementées, notamment la révolution mexicaine, où il devient l'ami de Pancho Villa qui le surnomme "medico".

Comme la plupart des séries du couple Funcken, Doc Silver eut une courte carrière, en dépit du succès rencontré auprès des lecteurs; c'est dommage, la bande ne connaîtra que 4 grands récits entre 1967 et 1969 (dont le meilleur reste "La Fièvre des sables"), car le souci légendaire de la documentation des Funcken est bien présent. C'est une BD sympathique qu'on peut lire avec plaisir, avec un dessin solide, du travail soigné.
Les époux Funcken avaient déjà créé une autre série western, Lieutenant Burton dans Tintin, en récits complets entre 1963 et 1966; le ton était plus traditionnel et fidèle aux vieux westerns hollywoodiens de John Ford, puisque le héros était un officier dans un fort en plein territoire indien. Malheureusement, Le Lombard n'a pas édité d'albums.

Nom série  Durango  posté le 06/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
En tant que fan de western hollywoodien et spaghetti, je ne peux que conseiller cette splendide création de Swolfs que je place un cran en-dessous de Blueberry, mais à l'égal des meilleures BD western comme Comanche, Buddy Longway ou Mac Coy.

La bande est fortement influencée par le western italien et surtout le personnage de l'étranger au cigarillo qu'incarnait ce bon vieux Clint dans les films de Sergio Leone : pistolero solitaire peu loquace et quasi énigmatique qui use de son arme d'une façon redoutable, chapeau à large bord qui cache un regard ténébreux, barbe de 3 jours, aspect crasseux...bref, une série de clichés qui sont repris de façon magistrale par un dessinateur au mieux de sa forme, alors que c'était sa première grande série. Tout semble inspiré par Clint, puisque Durango venge son frère Harry comme le faisait Clint dans "l'Homme des hautes plaines".

Graphiquement, le dessin de Swolfs est proche de celui de Giraud, en plus vigoureux; il profite du travail accompli par Gir et Hermann sur leurs séries, en intégrant l'univers du western spaghetti très à la mode encore au début des années 80, avec des cadrages, un découpage, un ton cinématographiques, et des codes bien précis qui donnent indéniablement une ambiance; il ne manque plus que la musique de Morricone.

Le premier épisode, "Les Chiens meurent en hiver" est quasiment un décalque du "Grand Silence", western étrange de Corbucci, interprété par J.L. Trintignant et Klaus Kinski dans un décor neigeux; Swolfs reprend l'idée et donne la physionomie de Kinski au méchant qui s'oppose à Durango. Par la suite, d'autres personnages auront des visages d'acteurs, et l'on guette les clins d'oeil (tel celui de l'album "Piège pour un tueur" où l'on aperçoit la silhouette d'Eastwood avec son poncho).

Il n'est pas étonnant que Thierry Girod ait repris cette série, il a dû d'ailleurs s'en inspirer pour créer sa propre série Wanted, au ton très proche.
Croyez-moi, les amateurs du genre ne seront pas déçus avec Durango, c'est une très belle collection à constituer, un vrai plaisir à lire et à relire.

Nom série  Chevalier Ardent  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avec ce héros crée en 1966, François Craenhals, déja connu pour les séries Pom et Teddy puis Les 4 As, pouvait rivaliser avec le Prince Valiant d'outre-atlantique.

Probablement ma fascination et mon intérêt pour le médiéval et la chevalerie viennent de Chevalier Ardent que j'ai découvert dans Tintin, c'était l'un de mes héros préférés avec Bernard Prince, Tounga, Michel Vaillant, Olivier Rameau puis Buddy Longway... toute une époque de Bd au ton héroïque et aventureux, et aux belles qualités humaines. En Europe, les bandes médiévales réalistes étaient moins nombreuses dans les années 60 qu'elles ne le sont maintenant, sauf dans les petits formats comme Ivanhoe, Oliver, Lancelot ou Ogan....

Craenhals lance donc Ardent de Walburge, qui dans les premiers épisodes, est un "damné fol", un jouvenceau ayant tous les défauts de l'adolescence, effronté, audacieux, obstiné et fier ; la bande saura très justement faire évoluer le personnage au fur et à mesure qu'il prend de l'âge. Dans un Moyen Age de Table Ronde, il grandit, s'assagit et connaît l'amour courtois auprès de la douce Gwendoline, fille du roi Arthus. Leur amour devient plus fort au fil des années, mais Arthus voit d'un mauvais oeil cette idylle, il la tolère cependant en éprouvant la loyauté d'Ardent qui accomplit des missions dans de lointaines contrées, et pour le garder soumis à son autorité, Arthus lui offre le grand fief ardennais de Rougecogne, faisant ainsi d'Ardent son plus puissant vassal.

Au fil des épisodes, dont les meilleurs sont incontestablement les 3 premiers ("le Prince Noir", "Les Loups de Rougecogne", "la Loi de la steppe"), Craenhals décrit ces démêlés entre Ardent et ce roi tout puissant, adepte des combines politiques ambiguës, au sein d'ambiances tendues et fantastiques, avec notamment l'apparition d'êtres étranges comme le mage Thamatos ; un cap est d'ailleurs franchi en 1970 avec l'épisode "le Secret du roi Arthus", et cet aspect un peu tourmenté culmine avec des épisodes comme ''Les cavaliers de l'Apocalypse'' ou ''Le Passage'', où le découpage en pleine page très travaillée exprime le cauchemar. La série ira en même temps vers un aspect de plus en plus fantastique, après quelques épisodes de transition un peu fades.

De plus, et c'est là toute la subtilité de la série, au contraire des autres Bd médiévales comme Jhen (Xan), Vasco ou Les Aigles décapitées, Chevalier Ardent évolue dans un Moyen Age totalement fictif, sans aucune référence à des événements réels, et aucun personnage historique célèbre n’apparaît ou n'est cité ; le Prince Noir qui donne son titre au premier récit, n'est pas le grand prince anglais fils d'Edouard III que l'on connaît, mais un seigneur félon imaginaire. Seuls le contexte d'époque, les décors et les costumes empruntent au Moyen Age. Malgré ça, c'est une des plus belles réussites du genre qui exploite une chevalerie pleine de loyauté, de vertus, mais aussi de cruauté ; cet élément est étrangement bien présent dès le début, alors que la bande paraissait dans un journal pour jeunes, mais je crois qu'au fil des années, Craenhals a voulu toucher un public un peu plus âgé. Les intrigues sont recherchées et passionnantes, le dessin nerveux et soigné.
Une série aujourd'hui recherchée et bien cotée, je la recommande vivement.

Nom série  Les Aventures des 3A  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah les 3 A, c'était une de mes séries préférées dans Tintin, et comme toutes ces bandes des années 60, elle conserve aujourd'hui un cachet rétro que j'affectionne, mais je doute qu'elle puisse intéresser les jeunes d'aujourd'hui par son graphisme très franco-belge d'époque et son idéologie bien proprette; ça ne peut plaire qu'à des nostalgiques de ma génération...mais qui sait ? Ces 3 jeunes gens intrépides sont un trio de scouts qui partent à l'aventure dans de beaux endroits de nature; il y a André, le grand blond qui fait figure de chef, Alain aux fines lunettes, plus porté sur la réflexion, et Aldebert le plus jeune, celui par qui arrivent les évènements, c'est aussi le comique de service.

Cette BD attachante et sympathique, prônant des valeurs saines pour la jeunesse des années 60, connut son petit succès pendant 5 ans entre 1962 et 1967, elle fut hélas délaissée au profit de Ric Hochet que ses auteurs menaient vers une gloire encore plus grande. A.P. Duchâteau, sous le pseudo de Michel Vasseur, imaginera des scénarios inventifs aux allures policières, tandis que Tibet, assisté de Mitteï aux décors, se cachera derrière celui-ci, lui laissant la paternité des dessins; mais le connaisseur saura reconnaître le graphisme réaliste de Tibet sur les personnages, dont il exécute le crayonné, et qui par ailleurs, ne peut s'empêcher de donner à André un physique à la Ric Hochet. Une bien chouette série comme on n'en fait plus.

Nom série  William Vaurien  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après la dissolution du duo Tramber et Jano sur Kebra, Tramber crée en 1982 ce personnage qui ressemble vaguement à un chien, dans un style semi-caricatural voisin de Kebra, où les protagonistes s'éloignent plus de l'univers animalier humanisé, et encore plus des bandes animalières juvéniles.

Ici, le héros est un jouisseur, un drogué, un vicieux, un zonard qui adore picoler et qui, comme son nom l'indique, se complaît dans des plans foireux, le plus souvent en compagnie de son pote Pypo, un autre chien avec qui il aime aussi s'engueuler dans un langage souvent assez cru. Ces 2 roublards peu recommandables sont heureusement fort drôles.

Nous sommes au début des années 80, la BD adulte prend un essor considérable avec des séries politiquement incorrectes à l'humour décapant dans ce style, au même titre que Stan Caïman, Ranxerox ou Les Sales Blagues.

Nom série  Vuzz  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vuzz, c'est l'antithèse de Lone Sloane et des autres oeuvres de Druillet. Le style est volontairement dépouillé, en noir et blanc, Vuzz est un anti-héros grotesque et dégénéré qui ne pense qu'au pillage et au sexe, il erre dans un monde de cauchemar, rencontrant des créatures aussi laides et viles que lui, et subira des brimades et échecs qui seront pour lui des épreuves.

J'avoue que je n'aime vraiment pas cet univers et ce qu'il dégage, mais ma note reste semi-positive, car c'est quand même une oeuvre de Druillet qui malgré son aspect graphique épuré, reste intéressante; dommage qu'il n'exploite pas mieux le sujet.
A signaler que Dargaud a publié une réédition en couleurs dans les années 80.

Nom série  Manos Kelly  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette création en 1971 dans le magazine espagnol Trinca est traduite en France par Aventures et Voyages puis les Humanos, mais elle ne connaitra que 3 épisodes, car son auteur, Antonio Hernandez Palacios installé en France, se consacrera à sa série la plus connue, Mac Coy.

Western violent et brutal inspiré par les westerns ''spaghetti'' de l'époque, marqué par un certain sadisme, cette bande conte les aventures d'un métis déraciné, un anti-héros meurtri par les épreuves, qui erre entre le Mexique et le Texas.
Le trait nerveux et le style heurté de Palacios (qui venait de se faire connaitre dans son pays avec Le Cid) sont déja affirmés, dans une débauche de couleurs qui privilégie les orangés et les rouges, bref, un style quasi hyperréaliste qui n'a pas permis à cette série de connaitre le succès qu'elle méritait, trop éclipsée par Mac Coy. On pourrait presque dire que Manos Kelly préfigure des bandes comme Durango ou Wanted.
En tout cas, elle mérite d'être redécouverte.

Nom série  Den  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette bande d'une sensualité inouïe et d'une audace incroyable dans cette Amérique du début des années 70, fut commencée en 1973 par Richard Corben, plusieurs fois abandonnée, puis reprise et terminée en 1978.

Ce chef-d'oeuvre vaut par la vigueur du dessin qui tient dans un réalisme photographique unique dû à la technique de l'aérographe. Corben fut l'un des premiers dessinateurs à employer cet appareil qui lui permet d'obtenir des effets remarquables ; son dessin est très caractéristique et très reconnaissable avec ses personnages aux corps disproportionnés, massifs, lourds et super musclés, aux mâchoires très carrées, aux sexes énormes, et ses héroïnes aux seins et aux fesses presque hypertrophiés, mais qui sont cependant de beaux spécimens anatomiques qui alimentaient les fantasmes des étudiants américains de l'époque, car l'érotisme souvent sulfureux et idéalisé joue un grand rôle ici.

Corben cherche à restituer la nudité primitive de l'homme à travers ces récits de SF et de fantastique à l'influence lovecraftienne, où ses univers de mondes hallucinants remplis de fureur, de violence et de sang, au sein desquels s'invite l'érotisme, sont servis par la force d'un dessin aux couleurs vives et éclatantes, ou froides. Cet univers séduit d'abord les amateurs de BD underground, puis finit par toucher un public de plus en plus large attiré par l'aspect graphique.

Le plus étonnant, c'est que cette BD n'a pas pris une ride, elle fait toujours son effet aujourd'hui...ces personnages projetés nus dans un monde de cauchemar, confrontés à des monstres redoutables ou à des reines nymphomanes et maléfiques, plaisent encore et interpellent les ados des années 2000, comme ils ont interpellé l'ado que j'étais dans les 70's. Corben mélange habilement la SF à une forme de fantasy où s'ajoute un érotisme parfois torride, les scènes de combat sont violentes, le sang gicle, les corps sont distendus par l'effort, créant ainsi une étonnante beauté plastique.
Une oeuvre à part dans la BD, bref, c'est du Corben...

Nom série  Champakou  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jeronaton est le pseudo de Jean Torton qui s'est toujours passionné pour l'Amérique précolombienne (et moi aussi d'ailleurs) ; il a livré de nombreux récits complets dans le journal Tintin sur les Incas et les Aztèques, puis la splendide fresque les conquérants du mexique en 1971 sur scénario de Jean-Luc Vernal.

En 1978, il s'oriente vers la BD adulte et adopte le nom de Jeronaton sous lequel il élabore "Champakou" dans Métal Hurlant. Il choisit encore le domaine précolombien qu'il affectionne, auquel il mêle la science-fiction, mais fait une large place à un érotisme sublimé par sa recherche des couleurs et son dessin hyperréaliste travaillé à la gouache, en dépit d'un scénario pas franchement passionnant. Le résultat est cependant superbe et vaut la peine d'être découvert par les nouvelles générations.

Nom série  Tony Laflamme  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette création en 1963 dans Pilote est le second personnage le plus connu de Martial, après Sylvie, family strip un peu vieillot mais rigolo. "Tony Laflamme" connut cependant une carrière relativement brève (seulement 10 récits de 28 planches le plus souvent, et quelques gags en 2 planches jusqu'en 1971).

Tony est l'unique soldat de l'armée daltonienne, c'est un garçon gaffeur mais intelligent qui vit dans la minuscule principauté de Daltonie en Europe centrale, capitale Daltonia, centre touristique florissant dont le chef du gouvernement est le prince Gustave, assisté du général Klatboum, ministre de la guerre et chef de l'armée daltonienne, dissoute par manque de crédits.
Comme on le voit, Martial se moque gentiment du pouvoir à travers ce petit pays imaginaire, et mêle le gag visuel à l'absurde.

Une bande aux indéniables qualités, à la lecture plaisante, mais qui ne fera toutefois pas grimper aux rideaux certains lecteurs qui la découvrent aujourd'hui ; pour moi, c'est différent, je garde une tendresse pour cette bande et le dessin de son auteur, aussi je conçois que ma note est sans doute trop généreuse, mais c'est ainsi. La bande réapparaît en 1974 dans Tintin le temps de 2 aventures : "le Monstre du Volapük" (déja parue dans Pilote en 1965) et "Casque Bleu", récit inédit. Comme dans les autres créations de Martial, telle La Famille Bottafoin, Pilule ou Tutti Frutti, son graphisme toujours très reconnaissable, est pour beaucoup dans la drôlerie de ses personnages.

Nom série  Norbert et Kari  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Norbert, citadin grincheux qui se retrouve sur l'atoll de Taratatah, rencontre Kari, jeune polynésien paisible et tolérant, son parfait contraire. Le concept s'appuie sur la complémentarité des personnages principaux, comme Astérix et Obélix ou Tintin et Haddock, il n'était pas encore trop rebattu en 1963, date de la création de cette bande dans Pilote, sous le crayon de Christian Godard, qui se fera mieux connaître un peu plus tard avec Martin Milan.

Cette création au ton joyeux et insouciant, connut son petit succès à l'époque, non seulement en jouant sur l'opposition de caractère entre les deux héros, mais aussi grâce aux nombreux personnages secondaires qui cohabitent sur l'atoll, parmi lesquels on trouve Gradubah le chef du village, Rahmou le vieux sorcier, Hanipepe Anna la belle polynésienne, et surtout le Chinois, boutiquier farfelu au bazar hétéroclite.

Cette bande très sous-estimée dont l'épisode "L'Election" permet à Godard de brosser une satire fort drôle d'un système politique et social, quitte en 1969 Pilote qui change de formule; on la retrouve en 1982 dans Gomme, mensuel des éditions Glénat, avec un dessin plus affûté. Elle mérite d'être redécouverte.

Nom série  Jacques Le Gall  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déja connu pour ses histoires de scouts avec La Patrouille des Castors dans Spirou, sur textes de J.M. Charlier, Michel Tacq dit Mitacq lance dans le n°1 de Pilote en 1959 (aux côtés d'Astérix, Tanguy et Laverdure et Barbe-Rouge) le jeune Jacques Le Gall, scout solitaire, dans des aventures passionnantes encore dues à l'incontournable Charlier, mais qui seront de courte durée; arrêtée en 1967 pour d'obscures raisons éditoriales, plus sûrement parce que Charlier était débordé, cette bande captivante n'a connu que 6 épisodes, dont le meilleur est sans doute "le Secret des Templiers". C'est avec cet épisode que j'ai découvert la bande qui m'a immédiatement plu, ce qui m'incita une fois devenu adulte à aller découvrir ce château de Gisors et ses souterrains.

Ma note est donc partagée, car elle s'appuie sur la nostalgie; nostalgie d'une époque où la BD était aventureuse et très "chouette", car il faut bien reconnaître que la série a peut-être un peu vieilli surtout par son graphisme, un dessin classique typique d'une époque qui donne cependant un charme rétro. Enfin, je garde une certaine affection pour cette bande qui a enchanté mon adolescence avec ses scénarios aux trames angoissantes, exotiques et parfois fantastiques, et son personnage attachant; j'en conseille même l'achat.

Nom série  La Famille Bottafoin  posté le 05/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Non loin du paisible bourg de Saint-Bled, dans une région française indéterminée, se trouve la ferme de Pascal Bottafoin et de sa jolie femme Catherine, accompagnés du grand-père. Jeune couple d'agriculteurs aux antipodes du bouseux bêta, les Bottafoin utilisent la modernité de certaines machines mais restent parfois étrangement ignorants des coutumes citadines.

La charge est cependant légère, car à l'époque de la création de cette bande en 1967, on se moquait encore facilement des "péquenots" ; d'ailleurs, la revue d'agriculture qui accueillit "La Famille Bottafoin" ne supporta guère l'esprit trop frondeur à son goût de Martial son auteur, connu pour sa série Tony Laflamme et surtout Sylvie. La bande trouva refuge chez Pilote, où le père Goscinny accueillait toute forme d'humour ; c'est là que j'ai découvert entre 1968 et 1970, ce family strip original et totalement novateur à l'époque, car c'est probablement la seule Bd se déroulant entièrement en milieu rural. Plus que les chutes, c'est l'ensemble qui était drôle, les personnages ayant souvent des têtes d'ahuris.

C'est un petit régal hélas très méconnu du grand public, dont le dessin de Martial très expressif, est pour beaucoup dans la qualité de cette bande qui se déclinait en planche-gag. Sourire garanti.

Nom série  Largo Winch  posté le 04/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès son premier album, cette série phénomène lancée par Jean Van Hamme et Philippe Francq, devient un best-seller. C'est comme au cinéma, tout film commercial qui fait un carton n'est pas souvent jugé sérieux par la critique qui fait tout pour en détourner le public; ici, c'est pareil. Certes, c'est archi conventionnel, le héros s'en tire toujours, les femmes sont toujours trop belles, les méchants sont vils, l'action est prévisible... mais n'est-ce pas là ce qui fait le succès de la série dont Van Hamme est bien incapable d'en expliquer le succès.

Le lecteur est confronté à des intrigues politico-financières dans un cocktail d'aventures bondesques souvent jouissives qui font passer un excellent moment, et c'est bien tout ce qu'on demande: se distraire, mais grâce à Van Hamme et à son bagage universitaire (agrégation en économie politique, licence en droit des assurances), la complexité et le côté rébarbatif du jargon financier constituent finalement un bon suspense au récit en connexion avec l'actualité. Chaque histoire ressemble un peu à la précédente, les rebondissements sont multiples, certains personnages vraiment troubles, l'humour est au second degré, et le tout est suffisamment compliqué pour obliger le lecteur à s'attarder sur le dessin fluide et soigné de Francq.

La qualité de la documentation étayant des scénarios bien torchés, le dynamisme de l'action agrémenté d'un érotisme sage font de la série une véritable réussite, le seul bémol étant l'anticonformisme de son héros où Van Hamme tombe parfois dans le piège de la vulgarité, mais ce défaut est rattrapé par les astuces de scénario, la fiabilité du milieu d'affaires et les rouages d'une mécanique parfaitement maîtrisée.

Nom série  Les 7 vies de l'épervier  posté le 04/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après le coup d'éclat des Passagers du vent, la revue Circus publie en 1982 ce qui va devenir une BD culte, d'une incontestable qualité, un véritable sommet du genre historique, une série-phare chez Glénat. Le récit présente de nombreux personnages, dont le pilier est Ariane de Troïl, elle admire les exploits d'un mystérieux justicier baptisé l'Epervier. Autour de cette trame simple, les auteurs Cothias et Juillard font progresser leur histoire en brassant plusieurs thèmes: défense de la cause paysanne, aspect ridicule de la fatuité des nobles, fin de règne d'un roi jouisseur et inconstant aussi bien en amour qu'en politique (Henri IV), ton érotique latent où ce roi se montre goguenard dans des scènes paillardes bien illustrées par le trait limpide et souple de Juillard qui réussit ainsi à créer une atmosphère, aidé bien-sûr par son scénariste Cothias qui brosse un tableau cruel et coloré de cette époque agitée de l'Histoire; il travaille en profondeur les psychologies de plusieurs personnages, qu'ils soient authentiques ou fictifs, et transforme le tout en une véritable tragédie shakespearienne dont les pions sont savamment mis en place. A cela s'ajoute la richesse du dialogue qui conforte l'esprit de cette époque justement restitué.

Certes, de grands évènements historiques sont montrés, tel l'assassinat du roi par Ravaillac, mais les auteurs ne se complaisent pas dans une Histoire boursouflée de détails et insufflent une bonne dose de romanesque, malgré une narration complexe voire confuse qui peut surprendre au premier abord. On assiste à des scènes violentes ou horribles qui donnent une force peu commune et une authenticité à cette Bd, et auxquelles le lecteur que j'étais à l'époque n'était pas encore habitué ; j'en étais resté aux bandes académiques du journal Tintin.

Le prequel Masquerouge crée avant "Les 7 vies de l'épervier" pour un public plus jeune (publié entre 1980 et 1982 dans Pif-Gadget), pourra aider à éclaircir certains épisodes restés dans l'ombre. En revanche, des nombreuses séries dérivées, seule Plume aux vents qui est la suite directe, en 4 albums, sera très attendue par les fans.
Malgré un dessin et une colorisation très années 80 que certains lecteurs plus jeunes critiqueront, il faut avouer que même 30 ans après, cette formidable saga tient encore la route, parce qu'elle est d'une étoffe des grandes séries, et qu'elle ne pouvait que séduire un vieil amateur d'Histoire de France comme moi. La souplesse du trait de Juillard est remarquable notamment dans les beaux décors architecturaux, et les anatomies féminines aux formes toujours opulentes.

Bref, Les 7 vies de l'épervier reste un must absolu pour tous les amateurs d'aventures historiques, et j'en redemande tellement que j'ai lu en suivant toutes les séries dérivées (même si elles ne sont pas toutes de qualité), et surtout la suite directe "Plume au vent", à laquelle succédera bientôt une 3ème époque. Une série exceptionnelle et incontournable.

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