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Nom série  Les Pieds Nickelés  posté le 24/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est probablement une des plus anciennes Bd française, un vrai pionnier du 9ème art qu'il convient d'aborder avec prudence et respect pour les plus jeunes. Je n'ai pas trop compris pourquoi Vents d'Ouest avait tenté une réédition en bel ouvrage, mais si un éditeur moderne a fait ça, c'est que la série avait encore un potentiel comique, et d'ailleurs, ça m'a incité à me replonger dans les petits albums souples de la collection Jeunesse Joyeuse édités par la Société Parisienne d'Edition (la SPE) qui me restent et qu'on achetait dans les années 70 en kiosque. Finalement, ça n'a pas si mal vieilli que ça, certaines situations sont bien-sûr à replacer dans leur contexte d'époque, mais le côté humoristique tient assez bien la route. C'est fou quand on y pense pour une Bd née en 1908 dans le journal L'Epatant, que les gamins devaient lire en cachette de leurs parents et de leurs professeurs car ils pouvaient être renvoyés de leur école si on les surprenait à lire des "illustrés"; (mon père m'a raconté ça car il l'a vécu dans les années 35-36). Que de chemin parcouru.

Pour en revenir aux héros qui nous intéressent, c'est leur physique surprenant aux trognes paillardes d'ivrognes qui ont fait une entrée fracassante dans le monde de la BD (qu'on ne nommait pas encore ainsi, on disait les "histoires illustrées"). Leur langage direct et argotique, leur amoralisme rigolard et leur idéologie anarchisante vont attirer aux Pieds Nickelés la sympathie d'un nombre croissant de lecteurs, tout en étant déja presque une bande pour adulte et adolescents. Le dessin caricatural de Louis Forton leur créateur ne m'aurait pas plu si je l'avais connu, j'ai découvert Croquignol, Ribouldingue et Filochard sous le crayon de Raymond Pellos qui a modernisé la bande après la guerre, en faisant évoluer les personnages sans pour autant perdre leur esprit gouailleur. Et surtout le dessin était bien plus en phase avec les graphismes répandus dans les journaux à cette époque. Pourtant, Pellos a toujours considéré cette bande comme alimentaire, d'où une tendance à bâcler, mais malgré ça, il a su donner un dessin dynamique et enlevé, une spontanéité, et une tendance à accentuer le ridicule de la police ; en bref, son talent a permis de sauver les scénarios affligeants qu'on lui confiait et qu'il retouchait en apportant une ingéniosité dans les combines des compères pour escroquer les bourgeois.

La bande cessera en 1992 après 84 ans de longévité. Comme pour d'autres Bd pionnières, je ne recommande pas l'achat en cas de déception, mais d'en lire en bibliothèque.

Nom série  Flash Gordon  posté le 24/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas découvert Flash dans les belles éditions de Futuropolis ou les albums Dargaud, mais dans les années 70, il y avait des pockets moyen format titrés Mandrake le magicien qui alignaient des épisodes en couleurs, de même que le Journal de Mickey en diffusait sous le nom de Guy L'Eclair ; j'en lisais mais sans réelle passion, ça n'a jamais été un de mes héros préférés. Cependant, c'est un pionnier de la BD américaine, et j'avoue que l'univers dépeint dans ces bandes était extraordinaire pour son époque, en 1934.

De tous les grands créateurs de son temps, Alex Raymond demeure le plus complet. En 1934, il crée simultanément Agent secret X-9, "Jungle Jim" (ou Jim la Jungle) et "Flash Gordon". C'est surtout cette dernière qui rendit Raymond célébre, délaissant les autres à ses assistants. Le 7 janvier 1934, le strip est lancé sur demande du KFS qui souhaite concurrencer Buck Rogers, le public accroche, car cette bande est en réalité assez éloignée de la science-fiction traditionnelle. Même si elle décrit la lutte du Bien contre le Mal, avec un arsenal de fusées et de pistolets désintégrateurs, Raymond va plus loin et compose un véritable univers.

Certes, les aventures de Gordon mêlent fantastique et SF (aujourd'hui très datées), mais Raymond y introduit un mélange d'époques, grâce à un décor post-mérovingien et barbare de forêts mystérieuses, de villes extraordinaires dans les arbres et sous la mer, de châteaux fantastiques, de pics rocheux hostiles, d'architectures orientalistes ou visionnaires, où Gordon tente d'enseigner les traditions courtoises de la chevalerie. C'est ainsi qu'il rétablit l'ordre sur la planète Mongo où sévit le perfide empereur Ming, qui deviendra le prototype de tous les tyrans à venir ; Jacobs s'en est directement inspiré pour sa création de Le Rayon U et de Blake et Mortimer.

Les scénarios seront souvent sacrifiés au profit de l'aspect graphique, Raymond excellant dans ses compositions pleine pages, ses audaces de dessinateur qui donnaient grâce à des princesses ensorcelantes comme Aura, la fille de Ming, ou la fiancée de Flash, Dale Arden, sans compter ses trouvailles futuristes : le monde anachronique et baroque de Mongo peuplé de monstres bicéphales, d'hommes-aigles, de tigres cornus et de guerriers en pagne affrontant des robots.... Cette bande a donc planté des jalons qui serviront à de nombreux dessinateurs qui suivront et qui s'en influenceront, c'est pourquoi, même si je n'en recommande pas l'achat, c'est bien de la respecter et d'en lire des épisodes en bibliothèque.
A noter que le film de 1980 (soutenu par la musique de Queen) n'est pas une daube ni une réussite, disons une tentative d'approche de l'univers de Flash qu'elle n'a pas totalement réussi à cerner, car transformé en space opera (on était en pleine époque Star Wars).

Nom série  Chick Bill  posté le 24/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1953, Lucky Luke n'est plus la seule BD western humoristique : Tibet lance un quatuor de héros qui dans les premiers épisodes seront anthropomorphes; sur le conseil d'Hergé, les personnages perdent leurs têtes d'animaux pour devenir humains et avoir les caractères qu'ils garderont pendant leur longue carrière : Chick Bill est le loyal cowboy, qui comme Lucky Luke, est un as de la gâchette ; avec son ami Petit Caniche, tous deux sont sérieux et font peu rire, ils sont en réalité éclipsés par les vraies vedettes de la série, le shérif Dog Bull, stupide, gaffeur, colérique, vantard mais bonne pâte, flanqué de son adjoint Kid Ordinn, un simplet naïf et maladroit, prototype de crétin magnifique qui parfois peut se révéler sous un aspect étonnant, comme dans l'épisode L'Innocent du village, ou aussi L'Arme secrète de Kid Ordinn.

Faire-valoir, source continuelle d'effets comiques, c'est le pivot central de la série. Il subit avec candeur les brimades du "chef", et c'est là souvent qu'intervient Chick Bill pour ramener le calme et conclure l'histoire, tout en s'occupant des bandits. Tous ces personnages, plus quelques notables de Wood City, petite ville d'Arizona où vivent nos héros, sont devenus au fil des épisodes de plus en plus consistants, ce qui a donné une certaine qualité à la série, toujours appréciée par un public jeune ; d'autant plus qu'au contraire de Lucky Luke, elle ne faisait pas référence à des épisodes historiques du Far West, misant tout sur l'aspect humoristique et gaguesque même des situations et des personnages. Pour tout cela, elle est devenue l'un des fleurons du journal Tintin, un vrai classique même qui a été lu par 3 ou 4 générations d'enfants, et je me souviens l'avoir toujours appréciée.

La qualité des histoires est très inégale, malgré le dessin très agréable de Tibet, et dans un nombre d'albums aussi touffu, il convient d'élaguer, surtout que Le Lombard n'a pas respecté l'ordre chronologique de parution des récits dans Tintin, et que l'on se retrouve avec des épisodes anciens comme Les Déserteurs par exemple en n°51.
Les 11 premiers tomes ne sont pas les mieux, Tibet n'a pas encore affiné son trait. Je recommande d'acheter à partir du 12 Les Disparus du Mirific, puis les tomes suivants : 25, 26, 27, 28 et 29 (une sorte de diptyque), 30, 31 (L'Innocent du village, probablement le meilleur), puis 33, 34, 36, 39, 41, 47, 51, 52, 55.

Nom série  Axa  posté le 23/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1981 et 82, Glénat a tenté courageusement l'édition de cette bande méconnue chez nous, car elle souffre grandement de sa mise en page de strips à 3 cases. Il est clair qu'elle aurait gagné en intérêt à développer ses images sur des cases larges, mais il faut savoir que c'est une Bd commandée par le journal anglais The Sun, à partir de 1978, et qu'elle devra donc se conformer au format réducteur de la diffusion hebdomadaire en strip, comme Modesty Blaise, autre bande anglaise célèbre.

Elle offre pourtant un intérêt sur le plan du scénario même s'il n'est guère original et reprend le thème de la SF post-atomique, genre encore peu usé à cette époque. Cette bande à l'érotisme relativement sage, est très inspirée au départ du film L'Age de Cristal; Axa quitte un gigantesque dôme protecteur où les humains vivent dans un univers aseptisé pour échapper aux radiations de la grande contamination qui a ravagé la Terre cent ans plus tôt. Mais Axa veut voir le monde extérieur, et ce qu'elle découvre n'est pas ce qu'elle espérait : des hordes sauvages de parias infectés, de brigands et de mutants vivant dans les ruines des grandes cités, des animaux géants répugnants, mais aussi des communautés qui tentent de préserver des vestiges du monde d'avant.

Axa est une blonde sculpturale qui se rebelle et dont la route sera semée d'embûches, croisant plusieurs créatures hostiles, des clans tentant de survivre ou des hommes qui un temps deviennent ses compagnons mais qui finissent par être tués. Axa est en général vêtue d'un pagne de fortune et d'un soutif façonné à la hâte, mais elle se retrouve fréquemment sans vêtements, histoire de pimenter un peu ces récits où l'érotisme (diffusé rappelons-le dans un quotidien national) s'amorçait doucement. Ce qui est amusant dans cette bande, c'est l'idéologie qu'elle véhicule, propre à cette fin d'années 70 : on y voit des femmes soumises à l'autorité des hommes, au caractère possessif, de même que l'héroïne est bien souvent malmenée et battue, et comme d'autres belles filles, jetée nue aux pieds d'un mutant excité, c'est typique de l'époque, surtout chez les dessinateurs espagnols.

Car si on peut prendre goût à cette bande malgré ses défauts, c'est sans doute pour le dessin habile d'Enrique Romero qui sait mettre en valeur la superbe féminité d'Axa, qui malgré ses tourments, finit par gagner, c'est une guerrière, une amazone du futur. Ce dessinateur a ensuite travaillé en France puisqu'il a remplacé Chéret sur Rahan lorsque celui-ci était débordé. J'ai découvert Axa dans Charlie Mensuel, et j'ai acheté les 2 albums pour suivre le récit en continuité, c'est donc une série peu onéreuse qui se trouve facilement en occasion.

Nom série  Gaston Lagaffe  posté le 23/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Est-ce qu'il y a quelqu'un dans le monde de la BD qui n'aime pas Gaston ? Je me demande si ça existe. Ce géant de la planète BD appelle tous les superlatifs, les mots sont vains pour exprimer la joie qu'il procure au lecteur. Lorsque le 28 février 1957, André Franquin lance ce garçon distrait, il ne se doutait pas qu'il atteindrait quelques années plus tard une gloire phénoménale, qu'il deviendrait la grande vedette du journal Spirou.

Gaston évolue assez lentement, par étapes jusqu'en 1968. A partir de cette date, son graphisme est parfait, les éléments sont en place : doux rêveur, gaffeur impénitent engagé par les éditions Dupuis comme garçon de bureau, une activité mal définie où il remplit l'emploi d'homme à tout faire, mais qui s'ennuie vite ; il ne sait pourtant pas la chance qu'il a d'avoir un pied dans l'univers d'un journal de BD, beaucoup aimeraient être à sa place. Débordant d'imagination mais fainéant de la pire espèce, il occupe un bureau bordélique envahi par un chat, une mouette rieuse au cri affreux, des poissons rouges, des souris, un cactus géant... un véritable capharnaüm qu'il utilise pour ses expériences chimiques redoutables, ses bricolages, réparations et inventions mécaniques en tous genres qui finissent souvent en catastrophe, lorsqu'il n'est pas entrain de faire échouer la signature des fameux contrats de Mr De Mesmaeker, l' homme d'affaires qui ne rit jamais. Son bureau-atelier lui sert aussi pour faire de la cuisine dégageant des odeurs nauséabondes, préparer des mixtures étranges ou pour confectionner des jeux électroniques dans lesquels il entraîne ses collègues dans des parties folles. Et puis, il s'adonne à ses siestes légendaires.

Toute sa ménagerie ou ses objets hétéroclites sont des sources multiples de gags qui malgré un pitch tout simple, évitent la répétition. Mais la grande richesse de cette bande tient aussi dans ses personnages secondaires qui gravitent dans l'entourage de Gaston : outre De Mesmaeker, Fantasio en rédac-chef, un temps échappé des aventures de Spirou, remplacé ensuite par Léon Prunelle (le plus frénétique face aux mirobolantes inventions de Gaston), les secrétaires Sonia, Yvonne et Suzanne, Lebrac le plus souvent apeuré par les gadgets ahurissants du héros, Mr Boulier le comptable, les deux copains Jules et Bertrand qui subissent avec une certaine habitude les dégâts des bibelots que Gaston répare ; seule M'oiselle Jeanne, la secrétaire folâtre des Editions, amoureuse en secret de Gaston, lui voue une admiration inconditionnelle, et celui-ci l'emmène parfois se balader dans sa voiture antédiluvienne, autre source d'effets comiques avec le personnage le plus redoutable pour Gaston : Lontarin, l'agent de police borné, suspectant toujours à juste titre, le diabolique tacot. M'enfin, Gaston est aussi l'inventeur du Gaffophone, un instrument bizarroïde qu'il est prudent de regarder sans en jouer.

Bref, tout cet univers bien mis en place par Franquin, sa richesse d'invention, l'ingéniosité et le côté dévastateur de certains gags, la qualité du dessin d'une grande vivacité, aux cases toujours très remplies, ainsi que sa signature personnalisée au bas de chaque planche, ont valu un succès durable et intemporel à cette bande touchant toutes les tranches d'âge, et devenue ainsi l'un des grands best-sellers de la BD. Hoah, bin tiens !
Pour les albums, préférer la période Prunelle qui est la plus désopilante, de même que le dessin de Franquin a atteint à ce moment sa pleine maturité.

Nom série  Michel Vaillant  posté le 23/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les exploits de Michel Vaillant m'ont toujours passionné dans l'hebdo Tintin, et j'en ai acheté plusieurs albums, mais il faut faire la part des choses, la série n'est plus ce qu'elle était, sa durée sur 70 albums, c'est comme pour Ric Hochet, c'est beaucoup trop long; pour ma part, j'ai décroché après le tome 29, les histoires se répétant trop, les dessins n'étant plus exécutés par Graton seul , mais par son studio, la qualité n'était plus la même, donc ma note ici concerne ces 29 albums, et plus particulièrement certains préférés, car dans une telle floraison, il faut faire un tri : le Grand Défi (premier grand récit long qui voit l'affrontement entre le héros et Warson)
le Pilote sans visage
la Trahison de Steve Warson
les Casse-Cou (dans le monde des cascadeurs du cinéma, auprès de Gil Delamare)
le 8ème pilote (le décor des 24h du Mans)
le Retour de Steve Warson
Suspense à Indianapolis (le héros à la célèbre mèche va défier les Ricains chez eux)
le Cirque infernal (le monde du stock-car)
De l'huile sur la piste
5 filles dans la course / Des filles et des moteurs (le monde du rallye)
Rodeo sur deux roues (le moto cross auprès du champion Joël Robert)
Série Noire
San Francisco Circus
Ces titres sont d'un très bon niveau, mais il faut aborder la série avec l'idée que le lecteur va se trouver plongé dans une époque qui est celle de la décennie 60 et un peu 70, c'est bien-sûr l'un des défauts, malgré l'évolution du sport automobile et des voitures. Ce sport était déja à cette époque un vrai panier de crabes avec ses rivalités, ses jalousies, ses intérêts engagés, et la bande a rectifié cette vision négative en personnifiant le pilote probe, courageux et loyal, des valeurs qui sont d'un autre temps et qu'il faut accepter comme telles. Sinon on referme l'album et c'est tout.

De plus, il y a le côté familial et chaleureux souvent un peu naïf qui fait sourire, lié aux autres personnages tels Mr et Mme Vaillant, Jean-Pierre le frère de Michel, son épouse Agnès, Françoise la jolie journaliste et photographe (qui plus tard épousera Michel), Joseph le mécano des usines Vaillant......tout cette tribu vit à la Jonquière, et là aussi, le côté bien propret des relations, le respect et l'effacement soumis des femmes...tout ça est d'une autre époque, on y souscrit ou pas. D'autres personnages contrebalancent heureusement cet aspect un peu obsolète de la famille : Ruth, femme amoureuse de Steve, son père le Leader, mégalo qui s'acharne à la perte des Vaillant, Bob Cramer ou Payntor, des champions américains pas très fair-play qui donneront du fil à retordre aux héros, également la championne de moto Julie Wood qui aura ensuite sa propre série....

Le grand truc de Graton, c'est l'exactitude, le souci du détail et la reproduction des grands circuits mondiaux, sans oublier les combi des pilotes, l'atmosphère fiévreuse des paddocks, l'ambiance des stands, l'univers des course....tout ceci est rendu à la perfection, et bien-sûr les voitures, car nombreux sont ceux qui guettent l'erreur qui sonne faux sur le décor d'un circuit ou la mécanique d'une voiture. Cette perfection, ajoutée au fait que Graton a toujours mélangé habilement la réalité et la fiction en faisant côtoyer ses héros avec les plus grands champions du moment (aux visages assez bien reproduits), a fait qu'on s'est souvent demandé si Michel Vaillant existait vraiment.

Tout cela, sans oublier l'emploi (un peu abusif) des onomatopées VROAAAAW et autres IIIIIIH, va attirer un large public à cette série, et pas seulement un lectorat d'initiés. Le hic, c'est que le trop grand soin apporté aux décors et aux voitures, a sacrifié un peu l'aspect graphique des personnages aux visages souvent semblables, aux mentons très carrés, et accusant un statisme dans les mouvements; ce détail souvent raillé est l'un des petits défauts de cette bande qui devint vite populaire en mettant à la portée du néophyte les sports mécaniques.
Surtout que certains scénarios n'étaient pas entièrement tourné vers ce sujet, certaines trames policières s'y ajoutant, mais ce qu'on attend de cette série, c'est que le héros joue le plus souvent son rôle de pilote. Alors, il faut la lire en essayant de faire abstraction des défauts qu'on lui reproche, ce qui n'est pas facile pour les nouvelles générations qui n'ont pas trempé dedans comme moi.

Nom série  Vo'Hounâ  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne suis absolument pas d'accord avec le classement dans la fiche série de "Vo'Houna" en fantasy, c'est un récit historique, car la Préhistoire comme son nom l'indique, c'est les débuts de l'Histoire de l'humanité, d'autant plus que Roudier avec ce récit passionnant, n'a pas fait du Soleil, c'est peut-être pour ça qu'ils l'ont viré et qu'il a changé d'éditeur pour Neandertal.

Si cette série historique se présente comme un grand récit d'aventure si réussi et si juste, c'est parce qu'il se présente aussi comme une tentative fidèle de reconstitution de nos lointains ancêtres encore parfois si mal connus, au moment où les Cro-Magnon et les derniers Néandertaliens vivaient côte à côte il y a 35 000 ans, sur un immense territoire qui deviendrait bien plus tard le sud de la France.

Le travail de documentation fut important dans cette série pour restituer avec soin le climat, la faune, la flore, la vie sociale, la chasse, l'outillage auxquels se mêle une idylle entre Cheval-Cabré, de race Cro-Magnon, et Vo'Houna, femme de race néandertalienne. Le surnaturel, le chamanisme, la magie s'invitent dans ces récits au réalisme brut de l'environnement glaciaire, ce qui a permis à la série d'être bien accueillie par les scientifiques, son approche étant beaucoup plus sérieuse que les anciennes Bd préhistoriques Tounga et Rahan, qui ont certes fait le bonheur d'une génération de lecteurs, mais qui misaient surtout sur l'aspect aventureux.

Roudier régale l'amateur de Préhistoire grâce à son dessin superbe, de beaux décors de cavernes tels qu'on peut en voir dans le Périgord actuel, et des couleurs étudiées. Je l'ai rencontré lors d'une dédicace, c'est un gars adorable qui met un grand soin dans tout ce qu'il fait, c'est un passionné de Préhistoire et d'archéologie, c'est simplement dommage qu'il n'ait poussé cette série sur plus d'albums. En tout cas, c'est une totale réussite, à lire absolument, pour mieux comprendre aussi d'où l'on vient.

Nom série  Dampierre  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette création d'Y. Swolfs en 1987 sur les guerres de Vendée, suit le destin de Julien Dampierre, jeune palefrenier mêlé malgré lui à ce conflit sanglant.
Ayant un oncle vendéen (très impliqué dans les reconstitutions historiques qui ont lieu dans sa région), j'ai arpenté souvent ces lieux chargés d'Histoire, et j'ai fait lire la série à cet oncle (qui n'est pourtant pas familiarisé avec la bande dessinée), son verdict fut bon. C'est dire si Swolfs a dû se documenter sérieusement pour passer du western Durango à cette période particulièrement complexe de l'Histoire de France, nourrie de nombreux événements. Swolfs étant Belge, n'adopte aucun parti pris et surmonte ce handicap grâce à une grande rigueur historique, le texte est abondant et verse dans une authenticité qui devient vite passionnante, en dépit de la brutalité du récit. C'est pourquoi je n'aime pas trop cette période de Révolution et d'après-Révolution.

En tout cas, les lieux comme Bressuire ou Thouars, je les connais bien, ils sont vrais, les noms des chefs vendéens aussi (Bonchamps, La Rochejacquelein...) sont authentiques. En perfectionniste du décor, Swolfs peaufine ses dessins grâce à l'élégance vigoureuse de son trait qui restitue à merveille de beaux décors poitevins de maisons, de villages et de lieux bien réels (la vue de Thouars avec son pont sur le Thouët, et son château est bien reconstituée).

Beaucoup de lecteurs apprendront des épisodes peu connus de cette sombre période, et les raisons de ces guerres de Vendée qui vont pendant 3 ans ravager ces contrées du Poitou et laisser ce pays exsangue. Le conflit a été d'abord politique: les Républicains bafouent les coutumes religieuses, pratiquent la conscription forcée et sont adeptes d'une justice sectaire et expéditives; de leur côté, les nobles veulent maintenir dans les campagnes un semblant d'ordre féodal obsolète, il était donc fatal que ces deux camps s'affrontent.

Tout ceci donne une série de grande qualité, que j'ai bien failli lacher en 1991, car après 2 albums, Swolfs continue à scénariser mais en laissant le dessin à Eric, qui saborde la série par son trait horrible, jusqu'à la reprise par Legein; son dessin est moins beau que celui de Swolfs, mais il s'en tire pas trop mal. Pour découvrir cette série, acheter d'abord les 2 premiers albums de Swolfs, et après à vous de voir.

Nom série  Bruno Brazil  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avec ce héros prodigieux crée dans le journal Tintin en 1967, Vance et Greg (qui signe Louis Albert) surfent sur la vague de bondomania qui soufflait alors à l'écran, à la TV et en BD où nombre de personnages vont s'engouffrer. Au début , les aventures de Bruno Brazil sont traditionnelles, de plus il évolue seul, dans une succession de récits complets ainsi que dans son premier récit long : Le Requin qui mourut deux fois, en 1968, qui s'ouvre par un crash tonitruant digne des James Bond. Durant cette période, Brazil est un agent secret très bondien (coupe clean, costume bien coupé, toujours élégant) qui évolue dans un contexte policier-espionnage.

Dès le second épisode, Commando Caïman, c'est le grand démarrage de la série, le ton va changer, et la série va prendre un aspect Mission impossible, grâce aux agents qu'il recrute pour composer son groupe d'élite, chacun a sa spécialité : Brazil, véritable playboy qui prépare tout au millimètre ; Gaucho Moralès, un Mexicain exubérant qui est le plus redoutable des Caïmans ; Texas Bronco, au look cowboy, casse-cou superbe et chimiste doué pour la fabrication de gadgets ; Billy Brazil, jeune frère de Bruno, le plus influençable mais as du sabotage ; la sublime Whip Rafale, une véritable Lara Croft avant l'heure qui manie le fouet avec dextérité ; et enfin Big Boy Lafayette, ancien jockey adroit par sa petite taille, spécialisé dans la pose des micros et manieur d'un yoyo en acier redoutable. Il sera le premier à être tué au cours d'une mission. Car c'est là le détail qui tranche résolument avec toutes les séries réalistes de la même époque, ce qui est aussi la patte de Greg : briser le cliché des héros immaculés à qui il n'arrive jamais rien. On verra qu'à la même époque, Greg malmenait aussi durement Bernard Prince et ses amis.

La série se transforme au fil des épisodes, Greg et Vance se complètent parfaitement, faisant de cette bande l'une des grandes séries du journal Tintin ; Vance atteint une qualité graphique, notamment sur l'épisode Sarabande à Sacramento, à l'aide d'un crayon aiguisé surtout sur les visages très carrés, en éclatant ses cases et en apportant un soin dans les décors (qui seront confiés à son beau-frère Coria), de même qu'il dessine toujours de très belles femmes. A la même époque, il a repris Bob Morane, et on se demande comment il pouvait alimenter avec autant de talent 2 séries importantes. De son côté, Greg laisse s'épanouir la personnalité de chacun des Caïmans, en insufflant toujours son ton ironique et son humour cynique, perceptible dans les répliques de Brazil, c'est sa marque de fabrique qu'on retrouve dans Bernard Prince et Comanche. Mais sans doute lassé ou occupé par ses autres activités, il décime durement l'équipe, Brazil vieillit, il est moralement brisé et se marie avec Gina Loudéac, une jolie Française, mais les missions sont terminées, l'embourgeoisement seyant mal avec les services secrets.

La série s'arrête en 1983 au grand désespoir des fans dont j'étais ; le choc des morts dans une série était totalement inhabituel à l'époque, contrairement à aujourd'hui, et je connais des gars qui ne s'en sont pas remis ; déja le premier, celui de Big Boy m'avait déconcerté. Mais tout ça reste une belle aventure, une très bonne série dont on peut acheter les albums car ils ne sont pas nombreux.

Nom série  Iznogoud  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai toujours adoré le graphisme de Tabary que ce soit dans Totoche ou Valentin le vagabond, et ici, c'est l'explosion, il se lache totalement dans la démesure des gags, de l'inventivité et du décor exotique, avec bien évidemment le délire verbal, les jeux de mots et les calembours de Goscinny ; tous deux ont dû beaucoup s'amuser, et moi aussi, je sautais sur cette bande à chaque parution du journal Pilote où je l'ai découverte dès 1968.

Ce grand Vizir qui tente par tous les moyens, y compris les plus tordus, de se débarrasser du calife Haroun el-Poussah, sorte de gros potentat fainéant et candide, perpétuellement somnolent sur les coussins profonds de son palais, est le letmotiv le plus simple qui existe, mais sur ce faible écheveau, les auteurs vont bâtir une succession de gags (répétitifs d'après certains avis), mais c'est justement cette exagération dans la répétition qui en devient drôle.

Malgré les tentatives multiples qui échouent toujours (objets enchantés, magiciens, potions, sortilèges, mouche tsé-tsé...), Iznogoud capte étrangement la sympathie du lecteur ; son dessein de "devenir calife à la place du calife" est tellement associé à cette Bd, que ça fait partie du langage courant. Les personnages aux trognes savoureuses, la vision loufoque de l'univers des Mille et une nuits, le dessin très expressif de Tabary dont les couleurs vives accentuent le côté somptueux d'un Orient de fantaisie, la perpétuelle agitation, les personnages secondaires tordants (comme ce magicien couvert de bosses qui n'arrive pas à traverser les murs) et les trouvailles de Goscinny sont parmi les nombreuses raisons du succès de cette bande qui pour moi est l'une des plus drôles dans le domaine humoristique.

Je trouve que les récits courts de 8 planches étaient les meilleurs, même si après la mort de Goscinny, Tabary a su conserver un bon niveau ; pour cela, il a sacrifié plus ou moins ses autres créations. J'étais à deux doigts de mettre 5 étoiles, mais cette note est réservée selon moi à des Bd vraiment exceptionnelles ; disons qu' "Iznogoud" n'en est pas loin.

Nom série  Eric Castel  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande sportive évolue dans le monde du football comme le faisait déja Vincent Larcher du même R. Reding. Mais à la différence de celle-ci qui dérivait vers le fantastique en plaçant le foot en retrait, "Eric Castel" est pleinement consacrée à ce sport, et le héros sympathique qui est un footballer de renom, se concentre sur son jeu, son club, ses équipiers, son coach; les séquences de matches sont nombreuses et rendues vivantes par le trait efficace et moins rigide ici de Reding. De plus, à l'instar de Jean Graton qui envoie Michel Vaillant côtoyer de vrais pilotes de course, Reding place son héros auprès des grands champions internationaux de l'époque.

Mais il n'y a pas que le foot, Eric connaît des aventures annexes, et s'intéresse aux jeunes garçons des quartiers pauvres de Barcelone, qui n'ont que le foot pour exister; la série soulève donc quelques points délicats et aborde des faits de société.

Je découvre cette bande en 1979 à sa création pour le nouvel hebdo Super As, version française du magazine allemand Zack, et je m'y intéresse tout de suite; le choix d'un sujet universellement compris par plusieurs pays (d'où sa diffusion dans d'autres périodiques en Europe), l'aspect sympathique des personnages, les phases de jeu bien dessinées, le réalisme des décors, et surtout le fait d'offrir une image plus humaine d'un sport déja gangrené par l'argent.... tout ça me plaît bien, même si j'ai délaissé cette bande ensuite pour d'autres.
Je recommande l'achat, mais les albums en occase sont rares, je ratisse les marchés d'occasion et les bouquineries, et j'en ai peu vu.

Nom série  Cubitus  posté le 22/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce gros toutou paresseux et casanier apparaît dans le journal Tintin en 1968 dont il va devenir un héros apprécié et un gros succès. J'avoue que je n'ai jamais trop adhéré à ces gags en 1 planche, certains étaient mal foutus, je les trouvais moyens, d'autres étaient pas mal, bref, c'était très inégal. Au début, c'est un chien conventionnel à 4 pattes, assumant vraiment sa condition de chien, dont le jeune maître est Marcellin, il n'y avait pas encore Sémaphore, ni Sénéchal, rien qu'une petite voisine du nom de Dorothée; les gags étaient assez plats et sans saveur.

L'apparition de Sémaphore coïncide avec celle de Sénéchal, une saloperie de chat dont Cubitus saura parfois contrer la stupidité; à partir de là, la série change, devient plus mature, Cubitus s'humanise et se tient sur 2 pattes, et tout en illustrant la rivalité chien-chat, il se met à beaucoup parler comme Achille Talon, dont Dupa qui fut l'assistant de Greg, a dessiné des planches; il reprend donc des éléments communs: la pavillon propret où vit Cubitus, Sémaphore qui remplace Papa-Talon, Sénéchal qui rappelle Lefuneste, un humour parfois cynique, et la propension aux dialogues amphigouriques. De même que Cubitus peut devenir très égoïste et très imbu de sa petite personne, comme Achille, tout en gardant parfois des réactions de chien.

Malgré ça, je trouve la série toujours peu attirante quoique sympathique; mais là où Dupa a mieux réussi, c'est dans les délirantes parodies historiques ou télévisées (en récits complets), où le gros chien malmène souvent le matou sournois qui y joue les méchants de service, alors que Cubitus sera tour à tour D'Artagnan, Napoléon, Du Guesclin, Eliott Ness....
L'achat n'est pas indispensable, on peut lire les albums en biblio.

Nom série  Popol et Virginie  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette unique aventure initialement intitulée Popol et Virginie au Far West, fut publiée en 1934 dans Le Petit Vingtième qui avait déjà vu naître Tintin 5 ans plus tôt. Elle fut rebaptisée en 1948 Popol et Virginie chez les Lapinos dans le journal Tintin, en version couleur, avant d'être finalement éditée en album par Casterman en 1968; on m'a offert cet album à cette occasion, maintenant, il est quasiment introuvable, je suis donc conscient de posséder une rareté.

Mais cette bande fait surtout figure de curiosité à cause de son auteur; il s'agit d'un travail de commande, une oeuvre de jeunesse d'Hergé qui ne donnera pas suite et préférera se consacrer à Tintin. De facture naïve et très enfantine, elle conte l'histoire de 2 oursons malins et espiègles qui bravent les dangers du Far West pour vendre des chapeaux aux Indiens Lapinos, puis affronter le bandit Bully Bull.

Le dessin est simple mais agréable, il s'est bien amélioré depuis les premières bandes d'Hergé, telle Totor, C.P. des hannetons; à la même époque, il envoyait Tintin en Inde dans les Cigares du Pharaon.

Nom série  Courtisanes  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous sommes en 1847, un peu avant la fin du règne de Louis-Philippe. C'est l'âge d'or des grisettes et des courtisanes, où les amours feutrées de salon divertissent les grands de ce monde.

Cette très belle série qui débute en 1996 s'inscrit parmi la riche collection Vécu, en décrivant fort bien le temps des salons parisiens cossus qui n'étaient ni plus ni moins que des sortes de bordels de luxe entretenant des putains de haut vol se vautrant dans la soie, au sein de cette période louis-philipparde où la grande bourgeoisie (et même la noblesse) hypocrite et raffinée régnait en maître. C'était aussi l'époque du courant romantique.

On suit le destin d'Eva, belle héroïne de ce récit, protégée par Marie Duplessis, la fameuse Dame aux camélias; elle va côtoyer le crime et rencontrer tous les personnages importants de ce temps, tels Alexandre Dumas (connu pour fréquenter les fameux salons), Vidocq, Balzac, Berlioz, Delacroix.... Le récit conté brillamment par R. Maric qui mêle personnages réels et fictifs, est mis en valeur par le dessin de P. Frisano, longtemps cantonné dans des tâches sans trop d'éclat, forçat des couvertures ou soumis à des travaux de commande, et quelques récits indépendants. Il trouve ici une série digne de son talent, mais hélas trop courte, puisqu'elle ne compte que 4 albums. Une série peu connue à découvrir.

Nom série  Max et Nina  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu cette bande dans L'Echo des Savanes, et je l'ai relue un peu en biblio, c'est assez réussi dans la description d'une catégorie d'individus. J'avais bien aimé les précédentes Bd du couple Dodo et Ben Radis, comme Les Closh et surtout Gomina.

Comme toujours dans leur univers, ils créent un anthropomorphisme animal des plus séduisant. Dans Les Closh, le trait était encore disneyen, ici, Ben Radis a atteint une maturité qui lui fait mettre toute son efficacité graphique au service d'une chronique du quotidien, où un peu comme dans Goudard de Gibrat et Berroyer, les personnages sont confrontés aux tracas de la vie quotidienne, dans un environnement urbain (qui semble être parisien): Max est un nouveau beauf, un peu glandeur, à l'image d'une certaine jeunesse d'aujourd'hui, il aime le rap, les virées entre copains, les soirées teuf et les jolies filles; lorsqu'il rencontre Nina, finis les plans galère, les petites combines, les picolades et la survie d'une petite vie quotidienne assez banale, il devient amoureux, se marie et fait un gosse, les responsabilités parentales remplacent l'insouciance.

Bref, de l'amour, des embrouilles, des prises de tête, et surtout beaucoup d'humour avec une liberté totale du récit, un langage très djeune, un style graphique Ligne Claire agréable et des couleurs. C'est sympathique, tendre et très représentatif d'une génération.

Nom série  Agence Hardy  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pu lire en bibliothèque que les 5 premiers albums, et j'avoue que ça m'a plu. Edith Hardy est une jolie veuve devenue détective privée, spécialisée dans la recherche des personnes disparues, qui fait équipe avec un jeune associé facétieux, Victor Maziero, dont la mère est concierge en face de l'agence.

Ce qui est intéressant dans ce polar, n'est pas tant les enquêtes plutôt banales, où se mêlent espionnage industriel ou secrets d'usine au sein de la Régie Renault à Billancourt, mais bien plutôt la reconstitution d'une époque chère au coeur des 2 auteurs Christin et Goetzinger, celle du Paris des années 50, où le progrès prend doucement son essor et où le pro-américanisme commence à gagner du terrain, la guerre étant encore proche dans les esprits. Au sein de cette époque revisitée de façon virtuose par l'écriture bien documentée de Christin et par le dessin élégant de Goetzinger (imité des vieilles bandes en bichromie) qui fait fi du style Art Nouveau de ses débuts, les milieux sociaux ouvriers et bourgeois se renvoient dos à dos, en évoquant une atmosphère très fifties. C'est flagrant dans le Paris du XIIème arrondissement, où siège l'agence Hardy, située à Picpus, entre la Nation et Bercy où s'étalaient des entrepôts gigantesques, aujourd'hui remplacés par le Palais Omnisport et le Ministère des Finances.

Cette vie paisible de quartier à jamais disparue, où se côtoient petits commerçants, une ferme avec des vaches, des petits métiers et des manufactures le long de la Seine, est fort bien rendue par les auteurs, sans compter les voitures, la mode vestimentaire, les coiffures et certains dialogues datant cette époque nostalgique pour certains.

Un bon petit polar à essayer, même si Christin a un peu moins soigné ses scénarios.

Nom série  Colt Walker  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu les 2 albums en bibliothèque et je n'ai que moyennement apprécié. C'est un western violent très inspiré par Sergio Leone pour des plans légendaires entièrement pompés (les gros plans, les plongées et contre-plongées) et surtout le personnage de Clint Eastwood dont le héros adopte le physique, l'allure et les accessoires (cigarillo, poncho). D'autres détails tournent autour de Clint, puisqu'un personnage s'appelle Rowdy Yates (rôle tenu dans la série TV Rawhide où Leone le remarqua en 1964). Même les dialogues et les cadrages sont influencés par les westerns italiens, où s'incrustent de beaux paysages.

Le héros veille précieusement sur son Colt dont il use avec une adresse redoutable. Le ton ironique et la violence sont bien rendus par le dessin extrêmement vigoureux et robuste de Fabrice Lamy, il n'est pas si laid, juste un peu forcé. Ce qui m'a le plus gêné dans ce western, c'est bien plutôt l'absence de scénario cohérent de la part de Yann, qui nous a habitué à mieux; il y a du vide que Lamy meuble par des scènes violentes un peu gratuites ou des scènes érotiques qui ne se justifient pas. Dommage, il y avait du potentiel.

Nom série  Rocketeer  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais vu le film en 1990 tiré de cette Bd (avec Bill Campbell, Jennifer Connelly et Timothy Dalton, réalisé par Joe Johnston, futur réal de Captain America); j'avais trouvé ça très bon, et un jour à Paris en glanant dans les boutiques BD, je vois l'édition Albin Michel de 1985 à bon prix. La lecture s'est faite très rapidement, car vraiment c'est distrayant et fort bien dessiné.

Créée en 1982, cette bande de Dave Stevens verse plutôt dans la parodie des super-héros, sans en approcher trop l'univers. Son succès tient au dessin soigné et fluide de Stevens qui rappelle les grandes bandes américaines des années 40 au ton glamour, ainsi qu'au mélange de personnages réels et fictifs (Howard Hughes, Betty Page) et à la re-création d'une époque où abondent les clins d'oeil, car l'action se déroule en 1938, soit juste avant la guerre et mélange les genres avec astuce (action, espionnage, policier, humour, soupçon d'érotisme). Aux péripéties drôlatiques de Cliff Secord et de sa fusée dorsale, s'ajoutent les déboires sentimentaux avec sa fiancée qui n'est autre que Betty Page, célèbre pin-up de l'époque qui pose pour des revues coquines.

Les situations tordues liées à l'engin volant de Cliff, sont remplies de rebondissements dignes des pulps, et typiques des sérials des années 30 (héroïnes ligotées, poursuites effrénées, voitures fonçant dans des précipices, brutes épaisses, bagarres en plein ciel...). Friand de ces sujets remuants dans le Los Angeles d'avant-guerre où rodent de perfides nazis, Hollywood a vite repéré ce potentiel pour produire le film très réussi de 1990.

Nom série  Requiem, Chevalier Vampire  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Après les Chroniques de la lune noire, l'ami fan de Ledroit me prête "Requiem" ; je m'attends au pire, et j'ai raison ; c'est le genre de Bd que je n'aime pas du tout. Bon, à la rigueur le tome 1 est acceptable pour l'univers qui se met en place, mais après, ça part en live, c'est du grand délire. J'ai plutôt regardé les albums suivants au lieu de les lire, car dans ce récit gothico-fantastique, plus encore que dans les Chroniques.., Ledroit a forcé sur l'aspect visuel, le dessin explose littéralement dans des compositions graphiques époustouflantes, liées à l'univers cauchemardesque du récit et à la cruauté des personnages. Il y a trop de rouge, trop de sang, les cases sont trop éclatées, et les dessins toujours autant surchargés.

Côté histoire, d'après ce que j'ai compris, il est question du destin satanique d'un soldat allemand mort sur le front russe, ressuscité et précipité sur une planète où le temps s'écoule à reculons. C'est sanglant et dantesque, ça s'adresse à un public très averti, et c'est certainement l'oeuvre la plus ambitieuse de Ledroit, mais ce n'est pas pour moi.

Nom série  Sambre  posté le 21/06/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Histoire d'un amour intense et fulgurant qui va être ballotté par une suite d'événements tragiques, de jalousies et de haines. Jusqu'ici, l'argument est classique, mais la série se révèle bien différente d'un récit historique traditionnel.

Il est vrai que ce récit qui explore les tréfonds du Romantisme en utilisant un drame passionnel aux accents déchirants et mélodramatiques sur fond de Révolution de 1848, peut dérouter au premier abord par son traitement anticonventionnel. L'ambiance sombre, mélancolique et ténébreuse, accentuée par les couleurs aux tons gris et délavés, est probablement l'un des atouts essentiels de la série. L'univers bouillonnant et charnel de cet amour impossible, teinté de fantastique, est bien servi par le trait sensuel d' Yslaire, et la description du Paris de cette époque est bien rendue.

Mais je n'ai pas aimé cette histoire trop complexe et torturée, j'ai lu en bibliothèque le premier cycle, et je ne suis absolument pas rentré dedans, les personnages sont trop tourmentés, les couleurs sont trop blafardes pour moi, l'ambiance graphique n'est pas belle, les revirements de situations trop nombreux, c'est vraiment trop mélo, et malgré un clin d'oeil évident aux Misérables du père Hugo, roman que j'aime bien, je me suis profondément ennuyé à cette lecture; à la fin, j'étais même déprimé. C'est une Bd considérée comme majeure d'après les critiques, mais je trouve qu'elle est trop surestimée, et je passe mon chemin.

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