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C'est une série fort méconnue qui n'est pas trop mal en vérité. Nous avons un excellent premier tome qui jette les bases d'une passionnante histoire à l'aube de l'an 1000. Le second chapitre révèle cependant une qualité un peu inégale avec quelques longueurs. Le dernier tome commence à peiner et se termine presque hâtivement.
Il y a des personnages intéressants qui apparaissent et qui disparaissent aussitôt. D'autres qui gagnent de l'importance pour tomber aussitôt dans l'oubli. Les auteurs ne s'embarrassent pas de construire quelque chose de réellement consistant mise à part une banale vengeance qui guide les pas du héros. Or cette maladresse du scénario cache quelques autres invraisemblances.
On n'arrive pas non plus à ressentir une atmosphère de fin de monde comme voulu dans l'idée originelle. C'est dommage car la lecture a été fort agréable avec un véritable rythme. L'heure du grand cataclysme sonnera bientôt ! |
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Quand je juge de la qualité d'un ancien titre, je me dis souvent que mes notes sont en général très sévères car celles-ci s'inscrivent dans le cadre d'une époque aujourd'hui révolue où la bd avait ses règles. La bd moderne me plaît énormément et en comparaison, cela fait pâle figure. Pourtant, cette oeuvre qui est restée inachevée m'a passionné. Non pas que je ne connaisse pas le célèbre roman dont elle découle puisqu'il s'agit de l'adaptation de la vie de Martin Gray. Bien sûr que l'histoire de ce jeune juif qui a vécu pendant l'enfer nazi du ghetto de Varsovie est plus que bouleversante. Au-delà de cet aspect, il y a tout d'abord le souci d'une vérité historique très bien retranscrite par le scénariste en herbe qu'était Cothias à cette époque.
Je ne cache pas non plus pour mon admiration pour le dessinateur Paul Gillon visiblement pas très apprécié sur ce site... en témoignent les mauvaises notes attribuées à ses oeuvres. Pourtant, c'est un grand nom de la bd qui a contribué à pas mal de grandes oeuvres novatrices. Son dessin me séduit au plus haut point quand je vois que d'autres ne sont même pas capable de réaliser un visage correct.
Il n'était pas facile de retranscrire en dessin toute l'horreur de l'extermination. On ressent véritablement toute la souffrance d'un peuple à travers celle d'un homme qui a tout fait pour survivre. Magnifique sur le fond et la forme ! Une véritable perle !
Pourtant, je ne conseille pas l'achat car l'oeuvre est restée inachevée. Or, à quoi bon commencer une série dont on ne verra jamais la fin ? Heureusement, il y a le livre. |
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Nom série
Le quartier évanoui
posté le
01/10/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Quelquefois, cela me fait mal de ne donner qu'une seule étoile à des oeuvres presque unanimement appréciées par les lecteurs d'autant que je n'ai rien contre le style particulier de l'auteur.
Mais voilà quand on a plus de 150 pages dans un langage châtié particulier, cela me donne la migraine. Juste un exemple de bulle sans l'aimable autorisation de l'auteur : «Bandicon ! C'est mal-di plaisanter sur les Ziggurats ! Si j'étais marabouté, tu f'rais pas ton golo, mais tu tamtamerais des mollets comme une biche-cochon, une veille de saucisson !». Bref, les personnages se balancent ce genre de phrases empâtées tout le long et pas qu'un peu ! Pris d'allergie, ce n'est pas le quartier qui s'est évanoui...
Alors, tout le monde a beau être sympathique dans ce quartier qui respire bon le melting-pot comme on en rêverait dans notre bonne vieille France, cette bd n'a pas produit sur moi l'effet escompté. Vraiment désolé mais c'est comme cela que je le ressens. On ne peut pas se forcer à aimer une bd qu'on a peiné à lire. Je suis peut-être passé à côté ; cependant je ne regrette rien. |
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Nom série
Woogee
posté le
01/10/2008
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai très vite aimé l'atmosphère qui se dégage de cette série. Nous nageons dans le Hollywood de l'âge d'or en suivant le parcours d'un orphelin un peu gavroche sur les bords. Le rêve du mythe va vite laisser place à la dure réalité. Le premier tome est un vrai polar qui installe les personnages dans une relation très intéressante. La niaiserie est absente des dialogues ce qui est fort appréciable.
Le graphisme m'a agréablement surpris car il colle parfaitement à l'époque ainsi décrite. Il y a des petites trouvailles qui relèvent véritablement la qualité comme les scènes filmés sur pellicules.
En lisant cette bd, je me dis qu'il est dommage que de telles oeuvres ne soient pas connus du grand public car elles mériteraient beaucoup plus d'attention et de succès. |
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Nom série
Bleu Lézard
posté le
01/10/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Cette histoire ne m'a pas totalement convaincue; cependant la lecture fut très agréable. Ce récit frôle plusieurs genres différents et c'est peut-être ce qui lui confère autant de richesses. Le dessin est tout à fait correct dans une ligne à la fois réaliste et impeccable. Le découpage soutient à merveille l'action des récits.
L'utilisation des flash-back est réalisée à bon escient. Il y a certes le personnage d'Ellen qui sert un peu de faire-valoir à cette histoire en tout cas pour les deux premiers tomes et qui ensuite subit les évènements plus qu'elle ne les apprivoise. Le titre n'aura pas grand sens à partir du 3ème tome où un nouveau cycle commence. Bleu lézard est en effet le surnom donné à l'un des personnages du premier diptyque.
Le scénario a cependant le mérite de captiver d'emblée le lecteur pour ne plus le lâcher. Il faut avouer que les péripéties peuvent souvent apparaître comme superficielles à cause de leur accumulation. A vouloir trop tirer sur la corde... Elle se rompt. Mais il reste toujours quelque chose à retirer. Cette série aurait pu être bien meilleure si elle ne se contentait pas d'une psychologie de façade, c'est certain. |
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Nom série
Ray Banana
posté le
01/10/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Après assassine, la berceuse peut être également électrique. Je rigole car en fait je me suis vite endormi sur cette bd qui était censée me donner une décharge à sensation. Soporifique à souhait, cette bd s'inscrit dans le cadre de la fameuse ligne claire chère à Casterman en ce début des années 80.
Les histoires de ce héros au look Clark Gable et s'appelant Ray Banana (cela ne s'invente pas!) entre polar et femme fatale ne m'ont pas convaincu. Je ne suis pas un fan du genre « ligne claire ».
C'est tellement loufoque qu'on ne sait pas à quelle époque on se situe... J'hésite personnellement entre les années 50 de l'époque « chasse aux sorcières rouges » ou bien à la veille d'un débarquement d'extra-terrestre de l'an 2010. A lire si on aime particulièrement les récits sans queue ni tête (car il existe toujours des amateurs). |
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Nom série
Love My Life
posté le
01/10/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voilà que le manga peut aborder des sujets plus adultes comme l'homosexualité féminine et crée carrément un nouveau genre : le yuri. C'est à la fois une histoire retenue et audacieuse entre douceur et sensualité. Les moeurs évoluent très rapidement en matière de préjugés et on jugera peut-être autrement cette oeuvre dans quelques années.
C'est vrai qu'il y a de la tendresse loin des grands discours moralisateurs. Bon, il ne faut pas être réfractaire et posséder une certaine ouverture d'esprit pour tenter de comprendre les errements sentimentaux de l'héroïne, une jeune étudiante en anglais qui souhaite marcher dans les pas de son père.
Le dessin est beaucoup trop épuré à mon goût. Cependant, les expressions du visage sont assez marquantes pour laisser passer le message. La subtilité du trait est peut-être voulue par l'auteur.
Il est dommage de tomber dans des travers un peu gamine dans les réflexions de l'héroïne sans compter l'absence d'une véritable trame narrative et scénaristique. L'ambiance tendre dans un cadre purement intimiste est cependant de mise pour une lecture agréable. |
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Je ne suis pas un fan du dessin car je n'aime pas trop en général les traits gras. C'est très joli pour regarder des tableaux impressionnistes. Cela le fait moins s'agissant de bd même si elles sont destinées à la jeunesse. On a la désagréable impression de feuilleter un gros livre de coloriage.
Ceci étant dit, il faut bien avouer que Toto est une série mignonne emprunt de très bons sentiments.
Toto l'ornithorynque, Chichi l'échidné, Wawa le koala et Riri la chauve-souris vont faire partager des aventures incroyables à vos enfants. Bienvenue aux pays des Bisounours dirait l'autre ! C'est une bd destinée aux tout petits dans un monde infantile peuplé de contes et de légendes. |
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Il y a un côté authentique sur la vie des gens à la campagne dans les années 50 que j'aime bien dans cette série. Cela ne se prend pas au sérieux et la lecture demeure très agréable. Le héros est un homme simple avec un béret sur la tête qui pourrait s'apparenter au commun des mortels.
Je crois que c'est ce qui fait le charme de cette série dont les dessins sont en noir et blanc mais aux traits faussement naïfs à l'image de son personnage principal à savoir Hubert, le détective amateur.
La présentation de chaque mystérieux crime est enthousiasmante pour connaître la suite. L'auteur possède une véritable maîtrise narrative très appréciable pour ce genre d'histoire un peu polar qui fleure bon le Maigret.
La mise en page des cases colle parfaitement au rythme de l'histoire. Rien ne sonne faux et tout paraît crédible dans ce monde rustique. On entre dans l'atmosphère des commérages de villages, des virées en solex, des tournées en estafettes du boulanger dans les cours de ferme...
C'est du vieillot me direz-vous mais seulement en apparence. Plongez vous dans ces enquêtes rurales et vous serez imprégnés d'une certaine atmosphère. On a droit à une véritable fable humanisée ! |
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Nom série
Korrigans
posté le
24/03/2007
(dernière MAJ le 28/09/2008)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Attiré par la couverture et le trait du dessin, je m'attendais à être transporté par une histoire hors des sentiers battus dans un univers médiéval fantastique. Or celle-ci me semble répétitive dans sa construction, ce qui guette vite son étouffement. Il est dommage d'avoir gâché un postulat de départ pourtant sympa. C'est à la fois un peu conventionnel et frustrant.
Par contre, j'ai bien aimé le graphisme avec cette précision du trait. Cependant, les images ne se combinent pas harmonieusement. Certains plans semblent même avoir été empruntés à d'autres oeuvres que j'ai pu lire. L'atmosphère est-elle censée rehausser un scénario un peu indigent ?
Je n'ai pas pu apprécier cette oeuvre à cette première lecture. Il faudra sans doute qu'un jour je reprenne celle-ci avec plus de recul. Bref, laisser une dernière chance de ne pas être passer à côté. |
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Nom série
Quéquette blues
posté le
27/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Il est clair qu'il faut aimer vouloir se plonger dans la quête d'une bande de copains désoeuvrés d'une ville minière de l'Est de la France dans les années 65. La quête de quoi ? Bref, une quéquette blues entre minables. Inutile de vous préciser que le rôle de la femme se réduit à un bout de chair et qu'on n'a guère d'autres considérations pour elle. Bien sûr, c'est sympa les conneries entre copains. Ca donne un genre...
Au-delà de l'apparente tendresse de l'album, il faut également apprécier l'humour gras. On retombe dans le travers de l'auteur à savoir la vulgarité et le sexe gratuit avec les scènes hautement graveleuses qui vont avec. Je ne peux pas aimer cela et je ne pourrais jamais car c'est au-dessus de mes forces.
Le dessin est très réussi en ce qui concerne le décor mais les personnages ont une bobine tout à fait spéciale avec des traits imprécis. On arrive à se plonger dans le temps avec l'ambiance des années 60. Il y a incontestablement une maîtrise de l'auteur qui a par ailleurs prouvé son grand talent. C'est le sujet qui ne m'a pas plu. |
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Enfin un album de Baru dégagé de toute vulgarité sur un sujet véritablement sérieux. On parcourt la vie d'un célèbre boxeur d'origine algérienne à savoir Saïd Boudiaf. J'ai honte de l'avouer mais ce nom m'était totalement inconnu m'intéressant guère à la boxe. A la fin des années 50, il vient en France pour remporter le titre et puis s'en va à la conquête de l'Europe pour affronter le champion Gustave Thil. Et pourquoi pas après : l'Amérique tout en évitant de prendre l'avion...
Le scénario semble se concentrer surtout sur les "évènements" en Algérie et les "troubles" dans la métropole. Cela donne une véritable crédibilité à l'album. Plus encore, on apprend que même un champion ne voulant pas se mêler de politique peut être rattrapé par les évènements et peut-être tout perdre... J'ai bien aimé la personnalité intègre de ce héros qui se partage entre la boxe et l'amour pour Sarah.
Visiblement, l'auteur aime bien la boxe puisqu'il va reprendre ce thème dans L'Enragé une quinzaine d'années plus tard. Cependant, l'histoire et la finalité sont totalement différentes dans cette bd. On a voulu montrer un homme sacrifié par l'Histoire et oublié de presque tout le monde. Réhabiliter sa mémoire n'est pas une mauvaise chose pour rappeler que l'intolérance ne doit jamais gagner. |
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Nom série
Cours Camarade !
posté le
26/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ce titre « cours camarade » pourrait faire penser à une allégorie sur le communisme, voir un encouragement à lutter contre le vil capitalisme à coup de purge stalinienne. Il n’en n’est rien fort heureusement ! On a plutôt droit à un road movie où deux camarades un peu idiots sur les bords tentent d’échapper à une bande de racistes décidée de leur faire la peau coûte que coûte. La motivation de ces lepénistes en herbe n’est pas très crédible. Le lecteur doit accepter l’idée que parce qu’un individu n’aime pas la couleur de peau de son prochain, il est prêt à le poursuivre à l’autre bout de la France dans le genre « poursuite infernale » où le Duke pourchasserait le peau rouge. Le hasard fait qu’ils n’arrêtent pas de se croiser sur toutes les routes de France et autres aires d’autoroutes… La probabilité pour que de tels évènements se produisent est quasi-nul. On a l’impression d’une grande légèreté dans le scénario.
Alors, oui, on a une lecture à un rythme effréné ce qui pourrait paraître appréciable. On ne s’ennuie pas une seule seconde avec nos deux gugusses. Cependant, il y a des moments très graveleux comme celui avec le routier. Je constate que la bd de la fin des années 80 estampillé « écho des savanes » montrait allègrement tout les attributs de manière gratuite. C’était une époque loin d’être puritaine, je sais. On n’arrête pas de reprocher à certains auteurs actuels certaines scènes osées (ex : Marini ou Corbeyran). Il faut voir ce que Baru nous pond dans cette bd. C’est de loin beaucoup plus cru. Le côté charnel ne m’a jamais dérangé dans la bande dessinée adulte quand c’est réalisé avec soin et pour donner un cachet à l’histoire (ex : dans Murena, on ne s’étonnera pas des orgies romaines).
Bref, deux qualificatifs me viennent à l’esprit : basique et vulgaire. Juste encore un mot sur le dessin : comme la plupart des lecteurs, je trouve que le trait donne une étrange impression des personnages. C’est à la fois angulaire et imprécis… voir brouillon. L’auteur a beaucoup fait de progrès depuis au regard de l’une de ces dernières œuvres L'Enragé. Il faut également apprécier ce genre de dessin. Ce n’est pas mon cas. Pourtant, j’aime quand l’auteur tente de décrire les banlieues tout en livrant une véritable satyre sociale.
On l’excusera de toute manière pour cette œuvre de jeunesse. |
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Nom série
Journal d'un séducteur
posté le
04/08/2007
(dernière MAJ le 25/09/2008)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Il ne faut pas confondre cette BD avec celle portant le même nom signé Trondheim. Ce n'est pas la même chose, ni à mettre dans toutes les mains ! D'ailleurs, suite à la réédition opérée en Septembre 2008, l'oeuvre change de nom pour s'intituler plus sobrement: "Journal d'un séducteur". C'est à croire que l'éditeur a tenu compte de ma remarque...
L'auteur aborde son thème favori entre les relations "homme-femme" comme dans l'esprit d'un Woody Allen à la française.
Ici, on est au bord de la mer. C'est l'été et il fait chaud. Il y a deux femmes plutôt jolies qui se battent pour le même homme. Entre chassée croisée amoureux et une petite dose de thriller, on assiste à une montée en puissance de l'érotisme dans ce qu'il a de plus charnel sous couvert d'une philosophie libertine de façade. Romantiques lubriques, s'abstenir !
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Nom série
Kriegsspiel
posté le
25/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Les Werwölfe (Loups-garous) ont commencé leurs activités dans les jours qui suivirent la capitulation du Reich. Composés de fanatiques nazis n'ayant pas voulu déposer les armes, ces groupes clandestins agissaient dans les pays de l'Est. A leur programme : guérilla, sabotage, propagande, guerre psychologique, infiltration et espionnage. Certains werwölfe poursuivirent leur combat terroriste jusqu'en 1954. Derrière, dans l'ombre: l'ex-général hitlérien Reinhard Gehlen. Il dirigeait le service d'espionnage nazi à l'est. En 1944, il sent le vent tourné et sans rien dire à ses supérieurs, il met ses réseaux en sommeil. Il attendait le jour où les alliés américains et russes allaient se disputer l'échiquier du monde. Bref, il s'est mis au service des américains qui ont financé ses activités... Incroyable mais vrai?
Cette histoire de jeu de guerre que nous n'apprenons pas à l'Ecole est révélée par cette bd qui s'appuie également sur des documents d'époque pour prouver la véracité.
Le personnage principal est un jeune juif chargé d'une mission secrète en Ukraine dans l'immédiat après-guerre. Il est également question d'une histoire d'amour avec une femme ayant survécu au massacre du ghetto de Varsovie. D'étranges alliances vont se nouer.
Cette Bd compose 60 planches mais 46 de celles-ci avaient déjà été publiées en 1986 par les Editions Albin Michel sous le titre Anton Six. Cette oeuvre est donc bien plus complète que l'original car elle donne de nombreuses explications qui sont loin d'être inutiles pour les amateurs d'histoire. En effet, le complément illustré apporte un jour nouveau sur l'album et montre la bonne recherche documentaire de l'auteur qui mêle personnages réels et fictifs de telle manière qu'il finit par semer la confusion sur l'existence et la réalité des werwölfes dont beaucoup nient l'existence. |
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La lecture de cette bd semble tout à fait fidèle à l'oeuvre de Luc Besson. J'aurais aimé avoir une autre interprétation plus personnelle de la part des auteurs de la bd. Cela demeure une adaptation qui ne réserve malheureusement plus de surprises. Je n'avais franchement pas trop aimé le film avec tout ce marketing qui le présentait comme un chef d'oeuvre avant même sa sortie. L'histoire m'a plutôt refroidi... Tout ça pour ça ? Bon, Mylène Farmer faisait quand même la voix de la princesse Sélénia.
Le graphisme mignon est sympathique bien qu'assez quelconque. Cependant, j'ai tout de même apprécié la colorisation qui donne du dynamisme à l'ensemble. Nous avons quand même au final une oeuvre légère, sympathique et bien réalisée qui ne révolutionnera pas le genre. Les petits pourront apprécier malgré des bulles parfois impressionnantes. L'achat n'est pas indispensable après le film, le DVD, les figurines, la B.O et la BD... sauf pour les fans. |
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Nom série
Black Hills
posté le
25/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Black Hills est un western convenable dans la plus pure tradition de la défense des indiens face aux massacres perpétrés par l’homme blanc. Il est question de l’année 1890 et des déplacements des dernières tribus dans des réserves aux terres inhospitalières.
Les Black Hills sont une chaîne de montagne situé dans l’Ouest du Dakota et qui se situe dans le territoire des Sioux. Elle est connue actuellement grâce au mont Rushmore où sont gravées les têtes de 4 anciens présidents américains. Les Indiens d’Amérique considèrent cette région comme sacré.
Le héros Lewis Kayne est un genre de Kevin Costner à l'image du film oscarisé « Danse avec les loups ». Son épouse indienne et son bébé sont assassinés froidement par un tueur à gages. L’histoire commence de manière très cruelle. Petit à petit, se forme un duo improbable avec le photographe français Lewis Kayne qui va apporter un peu de légèreté à l’ensemble avec son air très candide. Ce dernier va alors être confronté à une série d’évènements tragiques qui vont changer progressivement son regard. Sans rien dévoiler de l’histoire, on va assister cependant à l’émergence d’un autre héros. Il est bizarre de commencer une histoire par quelqu’un et de terminer par un autre.
Il est un peu dommage que le graphisme soit si figé. On a l’impression de contempler de vieilles gravures d’autrefois. Impardonnable pour une bd des années 2000 ! Autant dire que les scènes d’action sont loin d’être évocatives.
L’indulgence quant à la note résulte du fait que les auteurs ont réussi à faire passer le message sur la cause indienne même s’il n’est pas nouveau et si l’ensemble manque singulièrement de saveur. Yves Swolfs nous a habitué à beaucoup mieux. |
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Nom série
Norbert le Lézard
posté le
22/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Il est vrai qu'il faut se replonger dans le contexte de la bande dessinée de l'année 1977 pour pouvoir apprécier pleinement les débuts de grands auteurs que sont devenus Loisel et Cothias. On reconnaît déjà le trait si caractéristique de Loisel. Par contre, cela semble loin de l'univers et du parcours qu'a connu Cothias.
Le combat de Norbert le Lézard accompagné par tous ses amis contre le baron Fulbert de Noirbec, un corbeau aussi aristocratique qu'immonde, apparaît totalement manichéen. Est-il vraisemblable que les personnes sachant bien manipulées le verbe peuvent être sublimement vénéneuses ? Parfois, oui.
Les histoires ne sont pas forcément marrantes avec ses jeux de mots qui pullulent. Une curiosité qu'il faut juste lire une fois dans sa vie si on est fan de ces deux grands maîtres de la bande dessinée. |
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Nom série
Félix
posté le
22/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Pour une bd jeunesse, enfin une qui semble sortir du lot pour sa réflexion philosophique et son univers particulier ainsi crée.
On plonge dans les rêves colorés d'un gamin... des rêves où tout est permit. L'imagination prend ses lettres de noblesse. Puis, arrive un nuage noir composé de chiffres qui imposent la loi de la logique et des mathématiques. J'ai bien aimé l'idée d'un tel combat tout en comprenant le sens des choses. La question est de savoir si les enfants qui liront cette bd comprendront également ? Je vais la tester sur mon fils et on verra bien.
On a quelque chose ici de résolument moderne qui exprime une idée toute simple: les rêves permettent d'imaginer un monde sans pollution, sans maladie et sans guerre. Sublime !
Cependant, tout semble se dérailler vers la fin de ce conte moderne quand on apprend d'où provient ce nuage noir. Cela gâche un peu le plaisir. Le final de l'histoire n'est pas très convaincant. Il n'y aura d'ailleurs pas de suite... |
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Nom série
Le Chat Botté
posté le
22/09/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le chat botté est un titre adapté du célèbre conte de Charles Perrault. Rien à redire sur le travail de l'auteur qui a su retranscrire l'univers de ce conte avec un encrage particulièrement réussi.
Encore une fois, c'est le conte lui-même qui pose un sérieux problème. On a un petit garçon qui se sent fort désavantagé après la mort de son père où il ne reçoit en héritage qu'un petit chat alors que ses frères vont se partager le moulin et un âne. Oui, mais pas n'importe quel chat : le chat botté, s'il vous plaît, qui lui promet la richesse et monts et merveilles. Pour ce faire, il va user de stratagèmes auprès de la cour du roi, n'hésitant pas à tuer un pauvre ogre qui n'avait rien fait de mal pour lui voler sa richesse (Shrek reviens !!!).
Notre héros est totalement passif et le chat va tenir ses promesses. En gros, la moralité : ne faites rien, comptez sur votre chat et l'argent va pleuvoir du ciel. Non, encore une fois non : je ne peux inculquer de telles valeurs à mes enfants. Ces contes sont réellement passéistes et ne reflètent pas la société moderne. Faut-il être obligatoirement rusé pour réussir quand on n'a pas la chance de naître aisé ? Si tel est le cas, cela sera sans moi. |
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