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... a posté 3424 avis et 494 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Louison Cresson  posté le 16/02/2009 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les tribulations de Louison Cresson m'ont laissé totalement de marbre c'est à dire indifférent. Le dessin est plus que figé dans la plus pure tradition de la vraie ligne claire. Je commence sérieusement à détester cette façon de dessiner et toutes ces cases qui se ressemblent sans qu'aucune audace ne vienne rompre cette monotonie.

L'ennui guette très vite. Je viens de découvrir cette série avec mon regard d'adulte. Ce n'est peut-être pas étranger au fait que j'ai trouvé ces aventures bien fades et très naïves. Tout me semble largement dépassé. Visiblement, il me faut lire autre chose pour me mettre de bonne humeur !

Nom série  Krän  posté le 15/10/2008 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il faut aimer l'humour lourdingue pour pouvoir apprécier cette série un peu iconoclaste. Ce n'est pas donner à tout le monde. Il y a un côté manifestement sympathique qui me plaît bien. Cependant, au fond, je sais très bien que cette bd drôle est plutôt destinée aux adolescents. Kran représente un gros personnage tendre et bourrin à la fois. Comme dit, il faut aimer.

Pour revenir à cet humour un peu gras, il représente l'anti-Larcenet ou l'anti-Sfar car les chutes ne sont point recherchées et un peu vulgaires. Bon, on n'est pas non plus dans la scato version collection Tchô. La distraction est néanmoins assurée mais elle ne demeure pas mémorable. On pourra faire avec.

J'aime bien ce que fait l'auteur Eric Herenguel. J'apprécie cependant beaucoup plus un travail plus soigné comme Lune d'argent sur Providence.

Nom série  Batman - The Dark Knight returns  posté le 18/05/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ceci est le premier "comic" que j’avise! Ce n'est pas du tout mon genre de prédilection. J'ai bien aimé l'audace des cases ainsi que la noirceur voulu du récit. Cependant, c'est un peu trop irréaliste et artificiel à mon goût. Il faut s'y faire progressivement. Bref, je m'attendais à beaucoup mieux au vu des critiques élogieuses. Ce n’est pas du même acabit que Watchmen par exemple dans le même genre.

La référence aux deux tours jumelles et l'avion qui s'écrase sur "Gotham New-York City" rappelle le triste drame du 11 septembre. C’est visiblement prémonitoire car cela a été imaginé avant la date fatidique.

On peut également mesurer toute la portée du débat sur le fait de faire justice soi-même pour éviter des actes de banditisme ou pire de terrorisme! A t'on besoin d'un justicier pour nettoyer la ville au karcher? Personnellement, cela me fait froid au dos l'idéologie que prône le vengeur masqué. Je n'adhère pas à cette philosophie de justification de la violence. De là, à penser que c’est le livre de chevet de militaire ou autre dirigeant en mal de puissance, non ! Frank Miller a souvent été taxé de soutenir une idéologie nauséabonde. Je crois plutôt qu’il la dénonce. Je reconnais également certains atouts à cette BD qui est bien pensé et qui soulève certaines interrogations légitimes.

Pour toutes ces raisons et après mûres réflexions, je décide de remonter la note de cette oeuvre qui marque incontestablement après avoir lu un bon nombre de comics.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Le Bar du vieux Français  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’histoire met en scène deux enfants Célestin et Leila qui ont fuit leur pays et qui croit trouver mieux ailleurs. Le premier a fui son village natal, au coeur de l'Afrique, pour remonter vers une Europe qu'il imagine teintée de rêves et de magie. La seconde quitte sans regret cette Europe où elle est née, et sa fugue la conduit vers le Maroc, le pays de ses grands-parents. Une rencontre improbable va avoir lieu dans un lieu pourtant perdu dans le désert: le bar du vieux français...

La qualité narrative de cette BD est incomparable. Le dessin de Stassen ne me satisfait guère avec un encrage gras et des couleurs vives un peu trop fortes. L’ensemble du récit est bien raconté. Je ne suis pas un inconditionnel de cet auteur mais je dois raconnaître que l’histoire est superbe, triste et émouvante mais également à la fois pleine d’espoir.

Note Dessin : 3/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Azrayen'  posté le 15/02/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En pleine guerre d’Algérie durant l’hiver 1957, un groupe de militaires part à la recherche d’une section de 22 hommes disparue dans une région montagneuse de Kabylie. On est en pleine période où le conflit entre l’Etat français et les groupes armés du FLN semble s’enliser inexorablement.

Je n’ai pas beaucoup aimé la forme prise par cette histoire alambiquée. On se perd dans les lieux, on confond les personnages… Bref, la lecture n’est pas des plus agréable. Le trait du dessin n’est pas également celui que je préfère malgré le réalisme. Tout est’ il à jeter alors ?Certainement pas ! En effet, j’ai découvert véritablement une partie de l’histoire de France que l’on a jamais appris à l’Ecole et pour cause…

Au-delà de cet aspect, cette BD permet de plonger dans de magnifiques paysages de Kabylie et de découvrir son peuple. Rien que pour cela, la lecture de cette BD mérite le détour. Par ailleurs, je trouve que le final est très bien réussi et que cela donne un véritable sens à cette histoire. L’auteur Frank Giroud fait une formidable démonstration de la bêtise humaine tout en évitant le manichéisme.

Azrayen est un surnom donné par des villageois kabyles qui signifie « le diable ». C’est une œuvre magistrale dans la prestigieuse collection « Aire Libre ». Il y a un formidable travail d’historien à partir d’archives et de photos. Ce travail de mémoire était nécessaire pour mieux appréhender le conflit algérien.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Tintin (Les aventures de)  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
C’est un classique incontournable de la BD qui a baigné toute mon enfance. Ce fut d’ailleurs la première série où je possédais l’intégralité des tomes. Nous suivons les aventures d'un jeune reporter accompagné de son fidèle animal Milou.

Tintin est né en 1929. Il n'a pas de nom de famille. C'est comme un surnom. Il est jeune mais sans qu'on puisse déterminer son âge exact. Il a une petite taille et un aspect chétif. Ce n'est plus un adolescent mais pas encore un adulte. Son aspect asexué provoque une ambigüité chez le lecteur destiné certainement à rallier le plus de lecteurs possibles qui opéreront une identification. Hergé avait du génie et beaucoup d'intuition!

Du fait de sa profession, Tintin va beaucoup voyager à travers le monde. Dans le tout premier album, il va en URSS faire un reportage sur ce pays, et devra affronter des bolchéviques prêts à le tuer pour l'empêcher de faire connaître aux Occidentaux la réalité de l'Union soviétique de l'époque. Dans "Tintin au Congo", il fait un reportage sur le Congo, alors encore colonisé par la Belgique, ce qui l'entraîne dans de multiples péripéties. Il sera ensuite envoyé en mission par son journal aux États-Unis.

Il est vrai qu'on voit rarement Tintin travailler. Ce n'est peut-être qu'un prétexte à voyager. Tintin est avant tout très curieux et soucieux de justice. Ainsi dans "L'oreille cassée", il décide de lui-même de retrouver la statuette qui a été dérobé dans le musée. C'est vrai que ce côté lisse du personnage peut énerver! Ainsi dans "Tintin en Amérique", il décide de débarrasser Chicago de tous les gangsters de la ville. Dans "Coke en stock", il va lutter contre les marchands d'esclaves. Nous avons droit également à un affrontement contre les trafiquants de drogue dans "Les cigares du Pharaon", "Le lotus bleu" ou encore "Le crabe aux pinces d'or".

L'aventure peut également prendre beaucoup plus d'envergure et avoir ainsi une dimension politique. Ainsi, dans "L'Affaire Tournesol", il cherche à empêcher deux états imaginaires, la Syldavie et la Bordurie, de s'emparer d'une arme qui pourrait s'avérer encore plus destructrice que la bombe atomique. Bigre, rien que ça!

Cependant, l'aventure peut rester à un niveau beaucoup plus honorable et plus modeste. Ainsi dans "Tintin au Tibet", il se lance dans une dangereuse expédition dans les montagnes himalayennes pour retrouver et sauver son ami Tchang. Il manifeste également une grande fidélité envers ses amis et est toujours prêt à pardonner. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, et préfère analyser la situation avant d'agir. Nous avons là l'archétype du héros parfait: ni défaut, ni état d'âme. Les personnages qui vont entourer Tintin vont apporter à la série les nuances nécessaires pour caractériser les travers de l'être humain.

Je me suis souvent interrogé sur les raisons d'un tel succès mais plus encore sur toutes les études qui ont été réalisé à travers le monde pour expliquer Tintin. C'est un personnage surgit de nulle part et qui n'a aucun passé. Il n'a aucune prise réelle avec le temps. Il reste toujours fidèle à lui-même. Il n'évolue pas. Par ailleurs, Tintin ne semble avoir aucune famille. Tintin, personnage plutôt neutre, est une sorte de pure abstraction, une irréalité totale!Toutes ces questions, je ne me les suis jamais posées quand j'étais plus jeune car l'œuvre garde une parfaite lisibilité grâce à cette part de transparence. C'est toujours intéressant d'avoir un autre regard sur cette bd qui semble traverser immuablement les âges.

Il est vrai qu'avec le recul lié à l’âge adulte, je trouve que le succès mondial de cette série n’est point mérité car on a fait mieux depuis mais peut-être était-ce le summum à l’époque. L'un des premiers albums (Tintin au Congo) ne semble t'il pas assez raciste dans le propos? Cela fait l'objet d'une vive controverse. Un avis de la Commission britannique pour l'égalité des races juge la bande dessinée « raciste », et demande de la retirer des librairies! Je ne crois pas personnellement qu'Hergé était versé dans une idéologie de primauté raciale. Il s'est d'ailleurs expliqué à ce sujet. Au moment où il a réalisé cet album (en 1930), il vivait au milieu de préjugé et de stéréotypes typiques de la vision qu'avaient de l'Afrique les Européens à cette époque. Un esprit paternaliste de la Belgique sévissait à ce moment là.

Curieusement, cet album là aurait pu également donner lieu à une autre polémique. En effet, Tintin montre dans cet album une certaine cruauté envers les animaux, contrairement aux albums suivants: il donne des coups de pieds à un léopard affaibli, il fait exploser un rhinocéros, il tue et dépèce un singe pour aller récupérer Milou qui a été enlevé! A quand un nouveau procès d'un étudiant membre de la ligue de protection des animaux?

"Le sceptre d'Ottokar" sorti en 1939 raconte l'histoire d'un Anchluss raté. Le sujet était brulant d'actualité pour l'époque. L'ouvrage est un parti pris en faveur d'un régime politique paisible loyaliste et royaliste contre une dictature militaire fasciste et expansionniste. Pour enfoncer le clou les ordres d'invasion de la Syldavie sont signés d'un certain Müsstler et là l'analogie avec les acteurs du moment Mussolini et Hitler est tout à fait limpide. C'est une dénonciation virulente du nationalisme qui sévissait en Europe. Voilà un point de vue courageux de son auteur!

On ne verra jamais Tintin entretenir une relation amicale, et encore moins amoureuse ou sexuelle, avec une femme. Le manque de personnages féminins traduit' il également un certain machisme? La femme n'est présente que par le biais de la Castafiore, peu attirante et caricaturale à souhait : c'est dire! Cependant, l'auteur a toujours précisé que les relations amoureuses ne trouvaient pas leur place dans son œuvre. C'est un choix de l'auteur qu'il nous faut respecter sans avoir d'arrières pensés nauséabondes (Tintin est 'il gay?!). A cette époque, jeunesses masculine et féminine étaient en Europe clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leurs étaient destinées. Ceci explique cela...

Les aventures de Tintin suivent une trame très linéaire (une énigme résolue de manière logique) mais Hergé les présentait avec un sens de l'humour caractéristique. De plus, il y a introduit des personnages secondaires qui, bien qu'étant prévisibles, sont attachants et captent l'attention du lecteur.

Je dois avouer que mes albums préférés sont le dyptique: "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune". Ah, cette magnifique fusée aux carreaux rouges et blancs ! Et puis, je considère que l'auteur était un véritable visionnaire quand on songe que cet album a été crée 4 ans avant que les Russes ne lancent Spoutnik dans l'espace.

Les aventures de Tintin ayant pris fin officiellement avec le décès du créateur le 3 mars 1983 au contraire d'Astérix qui a sombré dans l'exploitation commerciale. Personnellement, je trouve que c'est beaucoup mieux ainsi. La vingt-quatrième aventure, "Tintin et l'Alph-Art", est resté inachevée. Dans cet album, Tintin évolue dans le monde l'Art moderne, et l'histoire se termine sur une scène où Tintin risque d'être tué, enfermé dans du plexiglas et exposé comme une œuvre d'Art.

Par ailleurs, le grand cinéaste Steven Spielberg va adapter Tintin sur le grand écran. Ce n'est pas une première mais les expériences passées furent de retentissants échecs. Je suis curieux de savoir s'il pourra redonner une seconde vie à ce personnage mythique. Tintin demeure une BD que tout collectionneur doit posséder mais pas seulement au nom de la nostalgie d’une époque révolue. Nul ne pourrait contester ce que ce héros d'un autre genre a apporté à la Bd. C'est une reconnaissance du travail d'Hergé.

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5



Nom série  Atalante  posté le 18/07/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire sur fond de mythologie grecque ne m'a pas laissé un souvenir réellement mémorable. Non pas que le dessin de Crisse soit désagréable, au contraire ! De plus, il y a des dialogues assez savoureux. Cependant, cela manque de substances, d'un supplément d'âme qui élèverait cette BD un peu creuse.

Je suis entrain de lire Les Feux d'Askell. Et là, je me dis qu'en comparaison "Atalante" est loin derrière. A vrai dire, j'en ai un peu marre de toutes ces blondes écervelées aux contours généreux qui peuplent nos bds. Je trouve que le rôle de la femme n'en sort pas grandi. Il manque beaucoup de finesse à rendre l'héroïne plus humaine, plus crédible, plus femme. On pourra repprocher cette facilité que l'on rencontre un peu trop souvent dans les productions Soleil.

Pour autant, cette série procure son lot de plaisir aux lecteurs alliant un beau dessin et une aventure tout juste agréable. Il y a bien pire dans les productions actuelles.

Nom série  L'Appel de Madame la Baronne  posté le 27/10/2007 (dernière MAJ le 13/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a quelque chose de paradoxal dans cette notation et je le sais bien. En règle générale, j'aime plutôt bien les oeuvres de Servais. Je suis réellement admiratif devant tant de virtuosité dans le dessin. En effet, on frise presque la beauté absolue. C'est un bel album à regarder.

Cependant, je ne peux pas donner une note plus favorable à une histoire que je n'ai absolument pas compris. L'absurde me fait fuir quand il n'y a pas un semblant de cohérence. Je n'ai pas ressenti de la poésie comme je le peux le ressentir dans d'autres oeuvres. Ce n'est pas parce qu'on emprunte un pierrot que cela va le faire.

Néanmoins, je dois reconnaître tout de même un bon verbiage. Cependant, il n'est pas au service d'un scénario, c'est plutôt le contraire. Je reste alors plutôt mitigé à cette lecture.

Nom série  Tendre Violette  posté le 11/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu la plupart des oeuvres de Servais et je possède moi-même quelques-uns de ces titres qui font régulièrement appel à deux thèmes majeurs : la femme et la nature. Je n'avais jamais lu l'oeuvre par laquelle tout a commencé à savoir "Tendre Violette". J'y retrouve immédiatement les aspects de plusieurs héroïnes qu'on a pu côtoyer. Violette est véritablement un condensé de toutes celles qui ont existé par la suite (Lova, Fanchon etc...).

La première réflexion qui m'a traversé l'esprit est qu'une telle femme ne peut avoir existé en dépit de ce qu'indique le scénariste : une belle jeune femme un peu sauvage qui vit dans la forêt et qui chasse aussi bien le lapin que les hommes. Cela résonne presque comme un fantasme entre légèreté et séduction. Mais pourquoi pas après tout ?

Puis, je découvre que le dessin de Servais est toujours aussi magnifique aussi bien à ses débuts qu'à sa toute dernière oeuvre. Il n'a pas beaucoup évolué d'un point de vue graphique hormis une précision plus marquée. Cependant, en avait-il besoin ? C'est une beauté du trait comme innée. On passe un très agréable moment de lecture au cours de ces sept volumes qui composent actuellement la série. Visiblement, l'auteur y tient, lui qui dépasse rarement les diptyques.

Les deux premiers tomes sont de courtes nouvelles qui nous plongent dans l'univers des villageois dans lequel évolue difficilement la belle Violette et ce n'est pas toujours très glorieux pour le monde paysan.

Le tome 3 est résolument dramatique autour de la grossesse mouvementée de Violette avec l'un de ses plus grands amours à savoir Bourguignon.

Le quatrième tome nous fait découvrir l'influence de la guerre quand la Prusse avait envahit les villages du Nord et de l'Est de la France durant la première guerre mondiale. La consonance devient également historique.

Il est dommage que le cinquième tome qui porte sur l'un des personnages récurrent de la série à savoir la mystique Lucie voit s'introduire une bonne dose de fantastique qui dénature un peu le propos de cette série.

Les deux derniers tomes forment un diptyque qui nous en révèle un peu plus sur les compétences de Violette avec son lot d'énigme et de mystère. Elle apparaît d'ailleurs comme plus mâture et moins insouciante qu'à ses débuts où elle vivait d'amour et d'eau fraîche comme dans les contes. Il faut dire que 25 ans séparent le premier et le dernier tome. Chapeau pour l'auteur qui a su conserver une certaine fraîcheur et une héroïne mythique avec toujours la même magie du trait.

Nom série  Nestor Burma  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tardi est un auteur que j'ai appris à connaître. Quand j'ai commencé ces oeuvres il y a à peine 2 ans, j'étais très dur dans ma notation que j'ai corrigée depuis. Et puis, à force et par comparaison à d'autres titres, j'ai appris à aimer tout doucement. Nestor Burma est la dernière série que je lis pour terminer un cycle sur cet auteur prolifique.

Nestor Burma est un détective privée que je ne trouve pas forcément très sympathique avec son côté cynique et désabusé et sûr de lui. C'est bizarre mais j'avais déjà le même sentiment pour son héroïne Adèle Blanc Sec.

Nestor Burma, pour revenir à lui, mène ses enquêtes dans le Paris toujours très bien retranscrit des années 50. Certains dénouements de ces enquêtes m'ont paru bien tarasbicottés (notamment "m'as-tu vu en cadavre?").

Cependant, il y a un style et des dialogues qui font mouche. C'est un bon polar avec le respect de toutes les règles du genre. Pour autant, j'avoue avoir plus de passion pour d'autres titres. Pas mal... mais pas excellent.

Nom série  John Rohner  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Paru en 1991 aux Editions Soleil, cette série ne connut pas de suite après un second volume aux Editions Theloma en 2004 (euh oui : 13 ans entre les deux tomes !). Le premier volume était composé de 3 petites histoires : mon ami Tusi-Tala, les dents du requin et enfin le sang du volcan qui donne le titre à l'ouvrage.

Le marin chevronné qu’est John Rohner accompagne Robert Louis Stevenson dans son périple sur l’océan Pacifique. Il s'agit bien du fameux auteur du fameux roman d'aventure L'île au trésor. Nous savons dès le début que Stevenson va mourir mais on en ignore la raison. Par contre, le mystère ne sera pas dévoilé à la fin de cette lecture ce qui est réellement dommage. Peut-être dans le second si j'arrive un jour à mettre la main dessus ce qui ne sera pas évident.

Nous avons un capitaine aux allures de Corto Maltese, presque un clone. Il n'égale bien évidemment pas l'original. Cependant, ces aventures exotiques dans les îles Samoa à la fin du XIXème siècle sont assez intéressantes pour captiver toute l'attention. Les Puissances coloniales (allemand, anglais, américain...) se disputent les îles au détriment des populations indigènes.

Nom série  Tanatha  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le début de cette série me donne envie de vomir. Nous avons là une tueuse froide implacable au doux prénom de Tanatha qui n'hésite pas à tuer (entre autre) un bébé dans son berceau afin d'obéir aveuglément aux ordres au nom de la santé publique dans un monde ravagé par un virus. C'est un régulateur, vous l'aurez compris! On pense tout de suite à l'autre série du même nom. La comparaison va s'arrêter là car les deux séries ont pris des directions différentes tant au niveau du scénario que des thèmes traités.

J'ai bien aimé le discours de l'archevêque dans le premier tome : "faites ce que je dis pas ce que je fais". La classe dirigeante n'est point épargnée et c'est tant mieux.

Tanatha est une bonne série avec un bon scénario et un dessin convenable. Elle demeure toutefois un peu dépassée par l'actualité mais offre tout de même une vision intéressante de ce que pourrait être l'avenir.

Nom série  Jérôme Moucherot  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une lecture qui m'a interpellé dans le bon sens du terme. Je ne suis pourtant pas un adepte de l'absurde et du non-sens. Pourtant, il y a quelque chose d'intelligent dans cette oeuvre qui marque une construction d'ensemble dont je vois les aboutissants.

On évolue en effet dans un univers post-futuriste avec un Paris recouvert par la jungle. Jérôme Moucherot appartient à une noble profession que je ne connais que trop bien. Les situations quotidiennes peuvent devenir le point de départ d'une aventure délirante. Le premier tome est à ce sujet une véritable réussite du genre.

L'originalité, la fraîcheur, l'humour des propos : tout y est pour faire passer un agréable moment de lecture. Il est dommage seulement que les tomes qui ont suivi n'atteignent pas l'extrême qualité du premier unique en son genre.

Nom série  Le Génie des alpages  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette petite étoile traduit mon plaisir de lecture... Que dire ? Décidément, je ne suis point un adepte de cet auteur. J'ai pourtant essayé de me forcer pour faire bien. Mais non, je n'y arrive pas !

Dois-je alors trouver grâce dans un graphisme de bon aloi ? Même pas ! Il ne reste rien de cette lecture. Il est vrai que je n'aime pas l'humour absurde même ayant pour cadre les pâturages, dans des enchaînements scabreux.

Je m'aperçois que c'est une bd unanimement appréciée : tant mieux pour cette oeuvre. Alors, ne tenez pas compte de mon avis ! Je le donne quand même comme pour indiquer que ce n'est pas mon genre de lecture. S'amuser de la cruauté envers les animaux me révulse. Les pauvres brebis et agneaux ! Une petite pensée pour eux en ce jour de Vendredi-Saint (férié en Alsace et Moselle) à l'approche de Pâques !

Nom série  Solange  posté le 10/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les séries mettant en scène des femmes héroïnes étaient plutôt rares dans les années 80. On pourra donc s'y intéresser avec un certain plaisir. Cependant, je vous préviens : les femmes qui sont dessinées sont les plus moches que j'ai rarement vu en bd. A quoi cela tient ? A un graphisme particulier presque figé. Je ne crois pas que c'était un choix de l'auteur que la laideur caractérisée. C'est dommage car un peu de grâce et de beauté n'aurait pas fait de mal. Miss Univers n'est-elle point vénézuélienne cette année?

Ceci dit, la lecture demeure toutefois très agréable. L'histoire s'inscrit dans un cadre historique rarement évoqué en bd. Nous sommes en 1907 au Venezuela. Le chef du gouvernement, le Général Cipriano Castro a promulgué le régime des lois minières, base légale des premières concessions qui vont marquer l'essor de l'industrie pétrolière. On attribue les premières concessions tout en lançant un vaste programme de prospection des sols par des sociétés à capitaux étrangers et notamment américains. Bref, le sol vénézuélien attire la convoitise des américains qui n'hésitent d'ailleurs pas à envoyer leur flotte. Castro doit se rendre en Europe pour des raisons médicales. Son Vice-président en profite pour prendre le pouvoir et passer un pacte avec les Etats-Unis.

Solange est une jeune métisse (moitié française, moitié vénézuélienne) qui a voyagé en Europe durant toute son enfance et qui s'est fixée non loin de Caracas en tenant un café. Elle va vivre des aventures plutôt conventionnelles mais dont on ne se lasse pas. Le personnage est assez travaillé avec une véritable épaisseur psychologique. Cela me plaît car elle a l'intelligence et le courage en plus de la générosité et d'une petite pointe de coquetterie. Presque un hymne à la femme !

Nom série  Souvenirs de Toussaint  posté le 07/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une belle série sur la France paysanne du XIXème siècle avec des dessins haut en couleur et une certaine ambiance d'époque recrée. Le premier tome est une plongée au coeur d'un secret de famille du jeune héros photographe de métier. C'est assez intéressant de se plonger dans l'intimité et le quotidien de gens modestes dans les campagnes là où battaient réellement le coeur d'une nation.

Les trois premiers tomes sont réellement pas mal. Après, cela va se gâter sérieusement. La faute à un changement de dessinateur? Probablement mais cela s'essouffle également au niveau du scénario avec des trames répétitives. Je crois que cette série n'était pas faite pour s'étaler sur autant de tomes. Il faut quelquefois savoir faire dans la sobriété.

Nom série  Spirou et Fantasio  posté le 06/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Durant mon enfance et mon adolescence, mes lectures se sont portées sur Tintin, Astérix et Lucky Lucke sans oublier les Picsou et autre Mickey Parade. C'était mon univers. Je n'ai jamais été attiré par le groom Spirou. Pourtant, je lisais de temps en temps le journal de Spirou où était abonnée ma grand-mère. Du coup, j'ai totalement zappé le Marsupilami et autre Gaston Lagaffe. Bon, j'ai quand même offert la peluche du Marsu à mon plus jeune fils.

En grandissant (un peu), j'ai continué à ignorer Spirou préférant les tuniques bleus ou encore les Thorgal dont je demeure un grand fan. Force est de constater que j'ai complètement ignoré un grand classique de la bd unanimement apprécié. Ce sont des choses qui arrivent...

J'ai découvert dernièrement les albums formés par le collectif qui reprend les aventures de ce héros mythique. J'avoue avoir bien aimé le journal d'un ingénu qui me semblait profondément mâture et encré dans une réalité historique intéressante.

J'ai voulu remonter aux sources et lire pêle-mêle plusieurs titres de chacune des époques qui ont marqué l'apogée et la chute de Spirou. A la différence de la plupart des lecteurs, je préfère les derniers titres que je trouve bien évidemment plus moderne (ex: la machine qui rêve).

C'est vrai qu'on peut suivre une évolution bien intéressante même d'un point de vue graphique et scénaristique en passant de l'humour à la tendance polar. Visiblement, des pétitions de fans extrémistes ont circulé pour arrêter le massacre. D'après eux, Spirou se résumerait à Franquin et au duo Tome and Janry. Ah, oui?

Cependant, je me rends compte que Spirou est un garçon très gentil dans le genre de Tintin. Fantasio a par contre un air hautain et méprisant. C'est une bd très lisse dans son concept. Je suis étonné par exemple que Spirou ne connaît pas la passion amoureuse pour son âge. Serait 'il gay? Non, je rigole! C'est peut-être trop demandé et cela sortirait du cadre bien conventionnel de toutes ces aventures paramétrées et ô combien naïves.

Bon, 3 étoiles quand même pour une oeuvre qui aura sans doute marqué la bd même si ce n'est pas la bd que j'apprécie le plus.

Nom série  Saint Exupéry - Le dernier vol  posté le 06/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hugo Pratt est à la bande dessinée ce que Picasso a été à la peinture ou encore Jules Verne au roman d'aventure. Je ne fais que constater un fait indéniable ; après on aime ou on n’aime pas... Le dernier vol est la dernière oeuvre du Maître qui s'en est allé après ce titre bien prémonitoire.

En l'occurrence, il raconte les derniers instants vécus par Antoine de Saint-Exupéry alors qu'il effectuait une mission en Méditerranée pour le compte des Forces Alliés le 31 Juillet 1944. Le personnage est connu par ses talents d'aviateur et également pour son "Petit Prince", conte pour enfants qui a fait le tour du monde.

Alors qu'il est pourchassé par deux chasseurs allemands, il se remémore les moments les plus importants de sa vie : son amitié avec Mermoz, sa rencontre avec Consuelo Gomez Carrilo lors d'un tango en Argentine, son crash dans le désert saharien ainsi que son sauvetage par des bédouins, ses faits d'arme lors de la guerre d'Espagne, une rencontre hypothétique avec sa soeur Simone, son opération au Guatemala lors d'un énième accident, le sauvetage de Guillemet dans la cordillère des Andes... On sait que la fin est inéluctable ce qui rend le récit d'autant plus attachant et mélancolique. Dans cette espèce de délire, on croisera même le petit prince et des nuages en forme de moutons comme un ultime clin d'oeil.

J'ai beaucoup d'admiration pour Antoine de Saint-Exupéry que je considère comme un vrai héros national. On a beaucoup critiqué son patriotisme au moment de la France de Vichy qu'il quitta pour les Etats-Unis sans tomber dans l'escarcelle du Général de Gaulle. A la fameuse phrase du Général : "Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre", il répondait : "Dites la vérité Général, nous avons perdu la guerre. Nos alliés la gagneront !"

En effet, il ne veut pas accepter que qui que ce soit se déclare le chef d'une France libre qui divise le pays qui devrait rester un et uni. Il s'agirait le cas échéant de méditer sur cette opinion peu commune alors que nos livres d'histoire dresse l'antagonisme d'une France contre l'autre : celle des héros contre les vendus.

A la fin de sa vie, il déclarera qu'il avait prouvé aux Etats-Unis (pays où il avait un lien très privilégié) qu'on pouvait être bon français, antinazi, antiraciste, et ne pas plébisciter cependant le futur gouvernement de la France par le parti gaulliste.

Le 30 juillet au soir, il avait laissé deux lettres sur la table de nuit de sa chambre dont l'une à un ami qui disait: "Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m'épouvante. Et je haïs leur vertu de robots. Moi, j'étais fais pour être jardinier". Modeste, le gars ! Je précise que tout ces détails ci-dessus ne sont pas racontés par la bd en question (ce n'est donc pas un spoiler) mais cela permet peut-être de se faire une idée de ce qu'était Saint-Exupéry pour lequel Hugo Pratt vouait également la plus grande admiration.

A bien y regarder les qualités sont les mêmes pour ces deux hommes d'exception : conteur infatigable d'aventure et profondément humaniste.

Nom série  Le Démon des glaces  posté le 28/03/2009 (dernière MAJ le 06/04/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention : ceci n'est pas un avis consensuel ! Ames sensibles s'abstenir car je n'épargne personne (ou presque) !!! C'est totalement subjectif et presque corrosif de ma part.

J'ai été réellement très surpris de voir que Jules Verne ne fait pas que des émules. Certains qualifient volontiers les romans d'anticipation de Jules Verne de lectures soporifiques ! sic !... C'est la première fois que j'entends cela et je ne peux pas décemment laisser passer cela. Maintenant, je respecte le fait qu'on n'aime pas Jules Verne et donc indirectement "le démon des glaces" mais je souhaite apporter une réponse pour dire que je ne suis pas du tout d'accord sans faire pour autant l'apologie de Jules Verne.

L'oeuvre de Jules Verne a été très populaire en se répandant à travers le monde. De nos jours, il est encore le deuxième auteur au monde le plus traduit après Agatha Christie. Rejeter Jules Verne, c'est comme faire une croix sur tout un genre fantastique ; c'est renier la science-fiction. Tout le monde a lu Jules Verne et a éprouvé cette prodigieuse puissance de faire rêver. Conquérir, explorer, annexer à la connaissance les choses qui ne le sont pas encore, aller où on n'est jamais allé...

Il a laissé derrière lui un héritage créatif d'une extraordinaire richesse. Ainsi bon nombre d'auteurs se sont inspirés de ses voyages qui ont fait la renommée de cet auteur de génie. En réalisant le démon des glaces, Tardi rend un vibrant hommage à ce génie littéraire. C'est également un hommage au XIX ème siècle avec un traitement parodique et non dénué d'humour.

Le format du démon des glaces est le plus grand que j'ai jamais lu pour une bd. Cela permet de donner une démesure au dessin de Tardi avec une mise en page très recherchée. Bon, je dois avouer que ce n'est guère pratique à posséder. Ma bibliothécaire ne savait pas où le ranger. J'ai appris qu'il s'agissait là d'une réédition pour corriger le tir après l'avoir imprimé à l'origine sur un format très petit.

Le scénario nous réserve bien des surprises en allant au-delà des sentiers battus. Le démon des glaces offre une histoire à la logique bousculée, fantastique et captivante. L'auteur reprend d'ailleurs un de ses thèmes favoris : la monstruosité humaine menant à la destruction de l'espèce.

Nous avons droit à des navires qui disparaissent mystérieusement de la banquise. Tout comme dans l'oeuvre de Jules Verne, il y a derrière l'implication de savants fous. Il est vrai qu'au final, le récit apparaît comme décalé avec une histoire farfelue et des retournements innattendus. L'effet de surprise sera de taille pour le lecteur. L'absence d'explication dans la motivation du jeune héros sera peut-être sujette à caution.

Quoiqu'il en soit, avec cette logique bousculée, nous avons une richesse narrative et graphique qui prouve encore une fois le talent irréfutable de Tardi. Il y a tout d'abord une belle exploitation du noir et blanc avec un effet de gravure du plus bel effet. On ne pourra pas lui reprocher un manque de lisibilité.

Nom série  Les Scorpions du désert  posté le 05/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est intéressant de suivre un épisode de la Seconde Guerre Mondiale dans le désert éthiopien entre les forces navales allemandes qui longent les côtes, les garnisons françaises de Djibouti restées sous le régime de Pétain, les italiens maîtres de l'Ethiopie et enfin les anglais qui tentent de reprendre le contrôle de la région. La Mer Rouge n'est pas loin avec le Canal de Suez, véritable point stratégique.

Nous suivons là la mission de soldats de l'armée britannique qu'on surnomme les scorpions du désert. Le héros, le lieutenant Koinsky, d'origine juive polonaise ou devrais-je dire plutôt l'anti-héros est un homme dur, cruel et cynique qui n'attire pas beaucoup la sympathie. Il n'hésite pas à tuer pour ne laisser aucun survivant privilégiant la réussite de sa mission... Quant à l'amour, ce n'est que du survol.

Graphiquement, les planches en noir et blanc sont réellement magnifiques. Du grand Pratt, assurément au meilleur de sa forme ! Cette lecture est chaudement réservée aux fans d'histoire de guerre et accessoirement d'aventures. Attention toutefois à ne pas vous laisser piquer par ces scorpions !

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