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Nom série  Je suis légion  posté le 21/08/2006 (dernière MAJ le 09/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD me fait penser à certains comics fantastiques actuels.
Ce n'est qu'après lecture que j'en ai eu confirmation au niveau du dessin puisque John Cassaday est aussi dessinateur de Planetary. Il nous offre donc ici un dessin réaliste, aux décors assez épurés, dans un style efficace et plutôt bon même si je ne suis pas 100% fan. Je n'apprécie notamment pas l'aspect figé des personnages, personnages qui se révèlent d'ailleurs parfois moches. Et même si les couleurs sont maîtrisées et masquent une partie des défauts du dessin, leur aspect informatique se révèlent tout de même régulièrement assez froid.

Le scénario est dans une trame assez classique de thriller fantastique moderne avec pour décor la seconde guerre mondiale en Europe, décor qui n'a rien d'original mais qui fonctionne souvent très bien. De même, voir des immortels s'opposer par nations interposées, scientifiques nazis contre espions alliés, ce n'est pas très original mais ça fonctionne bien. Mélanger espionnage et créatures fantastiques vampiriques, c'est un cocktail assez bon.
Seul véritable défaut à mes yeux, je trouve la mise en place de l'intrigue assez longue et manquant un peu de rythme. L'ensemble du tome 1 n'est qu'une longue introduction mettant en scène un petit peu trop de personnages, chose qui fonctionne mieux dans un roman que dans une BD, et ce n'est qu'au début du second tome qu'on rentre enfin vraiment dans le coeur du récit. Et jusqu'à la moitié du troisième et dernier tome, l'intrigue continue à être embrouillée, sautant d'un cadre à un autre au risque de perdre le lecteur et à devenir inutilement compliquée. Une narration un peu confuse donc, qui m'a empêché d'être vraiment scotché au récit.
Ca n'en reste pas moins une BD de bon niveau.

Nom série  Le petit monde de Père Noël  posté le 08/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peut-être connaissez-vous déjà ce Petit Père Noël puisqu'il s'agit bien du même créé par Lewis Trondheim et Thierry Robin.
Avec le changement de collection a eu lieu également un changement de scénariste puisque c'est Alexandre Révérend qui prend la relève de Trondheim. Ce dernier provient, entre autres car il a eu un parcours diversifié, du monde de l'animation jeunesse où il est également scénariste. Cela se retrouve dans le dynamisme et l'efficacité échevelée de ce premier récit du "nouveau" Petite Père Noël.

Thierry Robin, lui aussi, a fait un passage dans le domaine du dessin animé. Son trait est donc tout aussi vivant et énergique que peut l'être le scénario de Révérend. Avec des couleurs chaudes et maîtrisées, il offre des planches d'où s'échappent une impression de dynamisme et de joie de vivre.

Le récit de cette BD totalement muette est assez simple et plutôt tourné vers l'action. Sans chercher véritablement l'humour, il est néanmoins assez plaisant et amène le sourire. Le ton est bon enfant, et pour cause puisque le public cible est ici les enfants à partir de 3 ans. Malgré quelques idées amusantes, je regrette peut-être un peu l'aspect légèrement déjà-vu du scénario qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé par son originalité. Mais c'est un récit prenant qui plaira aux enfants même s'il ne marquera peut-être pas leurs esprits.

Nom série  Putain d'usine  posté le 07/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne sais trop comment se situer par rapport au contenu de cette BD.
Etant ingénieur, je suis sensé être plutôt classé parmi les cadres et donc voir ici l'aspect "de l'autre côté de la lutte des classes".
Mais en même temps, ce qui est dit dans cet album m'a vraiment touché et paru similaire à ma propre vie professionnelle par bien des aspects. Le ras-le-bol, l'ambiance qui devient délétère, l'envie de tout plaquer, les patrons qu'on se met à haïr par leur aspect si éloigné du terrain, cette flemme ou cette peur qui font que finalement vous restez dans le train-train même si ça ne vous plait pas. Tout cela, je le ressens régulièrement (et encore c'est pire dans ma boîte puisqu'on ne fait même plus les apéros maintenant que nos services ont été explosés à coup de réorganisations ).
A cela s'ajoutent les conditions vraiment particulières de cette putain d'usine qui est décrite ici : le véritable danger de mort rôdant à chaque instant, les anecdotes mettant en jeu la vie des employés, etc.
Bref, c'est une BD qui m'a vraiment intéressé et qui a su me toucher par bien des aspects. Elle aborde avec un véritable succès les aspects les plus sombres de la vie professionnelle d'une grande catégorie de personnes. Alors même que le scénariste est militant CGT, j'ai trouvé son récit très impartial, se bornant à raconter des faits et des anecdotes sans pousser au militantisme forcené qui a su m'agacer dans d'autres ouvrages du même genre.

Le dessin est bon, voire très bon. Son style a cependant parfois un peu de mal à se prêter à ce genre de récit, car il me fait plus penser à du style comique ce qui tranche avec l'ambiance. Il impose d'ailleurs à plusieurs moments aux personnages des expressions faciales que j'ai trouvées un peu trop soutenues.
Mais finalement, peut-être est-ce le contraste entre l'ambiance sombre du récit et ce style de dessin tout en rondeur et dynamisme qui font l'une des forces de cette BD, ou qui la font sortir d'un lot qui aurait pu être nettement plus morne graphiquement parlant.

Bref, une bonne lecture, touchante et très instructive.

Nom série  Aliens versus Predator versus The Terminator  posté le 06/11/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 1.5/5

Autant les films sur les Aliens savent mélanger avec succès une part d'action avec une part de frissons, autant toutes les BDs que j'ai lues sur les Aliens ne sont vraiment que des gros prétextes à faire du bourrin à tout prix. Et cet album fait partie du haut de la pile en matière de bazar bourrin sans cervelle.

Commençons par une introduction pompée d'Alien : la Resurrection, avec la base spatiale et les expériences des scientifiques à la charge des militaires, et une bande de joyeux canardeurs qui déboulent là-dedans accompagnés de Ripley, avec son ADN d'alien, et foutent le boxon. Et voilà qu'ils tombent sur un Terminator (le classique T-800) qui a construit un autre Super-Terminator hybride du Terminator du 3e film et d'un Alien, parce que soit disant, comme ça, ça le rend encore plus fort. Voilà qu'un Predator débarque et boum boum, ça tire et ça explose dans tous les sens. Mais l'Hybride est super-trop-fort alors il échappe à l'explosion finale et va préparer la conquête de l'univers depuis une autre base militaro-scientifique ! Heureusement, la bande de gentils humains (+ l'androïde de la Résurrection) et toute une armée de Predators va foncer dans le tas pour éradiquer la menace ! Ah, mais en fait, les terminators sont toujours trop forts ! Ah alors, voilà la solution miracle : libérons des aliens et, parce que des aliens c'est trop cool, ils seront capables avec leurs petites papattes et leur petit acide de tuer une armée de Terminators invincibles et capables de se régénérer à volonté. Comment ? Ah bah parce qu'ils sont trop cools ! Et le Super-méchant-Hybride-de-la-mort ? Bah il a survécu à l'explosion d'une gigantesque base spatiale... alors pour le tuer, faisons le mourir dans l'explosion d'une petite navette, pas vrai ?

Bon... J'ai pas résisté, je vous ai raconté toute l'histoire. Mais cet édifiant résumé suffit à mes yeux à expliquer l'aspect bourrin et franchement bas-de-plafond de cette intrigue dont le seul but est de faire se confronter les super-méchants de 3 séries de films à succès.
Quand, à cela, s'ajoute un dessin pas terrible et une multitude de fautes d'orthographes colossales au fil des bulles de dialogues, disons que j'ai peu d'estime pour cet album. Seul son aspect purement divertissant et sa narration assez correcte pour permettre une lecture pas trop désagréable me font éviter la note minimale.

Nom série  Brigade fantôme  posté le 07/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà une BD jeunesse sympathique !

Le sujet : les fantômes d'un serpent amusant et de quatre enfants, issus de toutes les époques et de tous les continents, sont regroupés dans une joyeuse brigade dont les missions consistent à enquêter sur des phénomènes surnaturels, débusquer les spectres qui en sont à l'origine et régler le problème le cas échéant.

Le dessin est excellent, plein de vie et de personnalité. Ses couleurs s'accordent parfaitement à la fantaisie du trait et à l'ambiance du récit. Il nous offre en outre une mise en page assez fraiche, avec nombre d'éléments sortant des cases ou prenant véritablement leurs aises dans le cadre des planches. Une composition libérée et éclatée mais sans aucune lourdeur ni atteinte à la fluidité de la lecture.

Les personnages sont variés et très plaisants. Ils sont dotés de personnalités relativement originales à l'exemple de cet énorme garçon de Cro-Magnon qui se révèle être la tête pensante et sensible du groupe malgré son aspect farouche, ou encore à l'exemple du serpent, attachant animal zozoteur qui prend un peu le rôle du clown de service. C'est un groupe que l'on aime à aimer et que l'on suit avec plaisir.

Leurs aventures sont scindées en histoires courtes aux sujets diversifiés. Elles sont centrées sur des thèmes récurrents : la découverte d'un nouvel environnement, de nouveaux spectres à rencontrer et des réflexions sur comment résoudre les problèmes qu'ils créent la plupart du temps malgré eux.
Le ton est frais et dédié à l'aventure légère et à l'humour. Cet humour n'est pas vraiment hilarant pour un lecteur adulte mais il amène en tout cas le sourire et un véritable plaisir de lecture.

A lire pour les jeunes et les moins jeunes !

Nom série  Hibernation  posté le 17/03/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hibernation attire l'intérêt par son aspect visuel. Il s'agit en effet d'un manhua dont le graphisme est proche de certains comics noirs ou de récits noirs et blancs argentins.

Le dessin de Liu Wei présente de nombreux aplats noirs qui donnent une vraie ambiance à son récit. Ce dessin rappelle parfois le style de Mignola ce qui est pour moi un gage de qualité ou en tout cas de force visuelle.
Mais la maîtrise technique n'y est pas et cela se voit grandement lorsque les scènes sont plus illuminées et que les aplats noirs ne masquent plus les détails graphiques des personnages et décors.
Malgré cela, la narration graphique est fluide. Et couleurs et encrages donnent une vraie âme à ce dessin. J'apprécie cela et c'est grâce à ça que j'aurais pu être charmé par cette BD chinoise.

Hélas, le scénario, ou du moins la façon dont il est raconté, ne m'a vraiment pas convaincu.
Il part pourtant sur une idée assez originale.
Un homme, Shen Jun, a le souvenir d'avoir été un agent spécial de l'armée et d'être désormais agent de sécurité. Mais son comportement est assez erratique et il lui arrive de s'endormir tout net à n'importe quel moment. On découvre assez rapidement que cet homme n'est sans doute pas ce qu'il pense. Et il lui arrive d'agir sans se rendre compte qu'il sort complètement du cadre de la petite vie qu'il s'imagine vivre. Ce serait en réalité une sorte de cyborg tueur programmé à distance par des scientifiques pour le compte de l'armée. Et dans l'équipe chargée de le développer, une femme est jalouse de l'épouse de son amant. Sans trop savoir quel en sera le résultat, elle va faire en sorte que le robot humain tombe amoureux de cette rivale gênante. A cela s'ajoute à partir du tome 2, une intrigue autour d'une IA naissante qui prendrait le contrôle au fur et à mesure des évènements et du cyborg, menaçant la race humaine elle-même.
Il en ressort un récit assez sombre, où réalité et rêves programmés du cyborg vont se côtoyer sans qu'on sache jamais vraiment ce qui est vrai ou imaginaire. Le cyborg croit être humain et le trouble reste donc permanent. Il ressent en effet des sentiments et des émotions brusques, mais n'arrive pas à les contrôler ou à les comprendre.

Un tel scénario pourrait être bon, voire excellent, s'il était bien raconté. Cependant, la narration d'Hibernation, en tout cas pour les deux tomes actuellement parus, est confuse et assez peu attachante. Le lecteur est mené d'une scène à l'autre sans trop s'y retrouver. Il finit par en déduire quelques bribes de compréhension disséminées dans des scènes de dialogues ou d'action à la continuité ambiguë. Le rythme est très inégal avec d'innombrables sauts narratifs mal engagés et trop brusques, perdant rapidement le lecteur qui décroche.
Tant et si bien que la lecture en devient, si ce n'est pénible, du moins assez rébarbative.

Je demande encore à voir car 6 tomes sont prévus pour cette série et le scénario, intéressant dans son idée, pourrait se développer avec brio. Mais pour le moment, je ne suis pas convaincu.

Nom série  All In  posté le 05/11/2007 (dernière MAJ le 07/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un manga (à l'européenne) sur le poker, voilà qui va intéresser du monde sur BDtheque !
Mais qu'en est-il exactement ? Eh bien, nous avons là un archétype du shonen avec tous les clichés que cela comprend. C'est une oeuvre de bonne facture, sans surprise mais plaisante à lire.

Le dessin d'Irène Diaz, auteure espagnole, est sympathique. Complètement typé manga, il privilégie les personnages aux décors mais l'un et l'autre sont plutôt réussis. Les personnages sont maîtrisés et pleins de vie. L'encrage est bon et sûr. Et la narration graphique n'est pas mauvaise du tout, évitant l'écueil de nombreux débutants en dessin de manga qui privilégie la forme et l'esbroufe à une narration claire et agréable. Ici, un juste milieu est trouvé entre la légère euphorie d'un shonen qui ne se prend pas au sérieux et une lecture simple et plaisante.
A noter que les ados mâles apprécieront mais certaines femmes rechigneront devant le fait que toutes les femmes soient représentées comme des bombes en tenue sexy, mais bon...

Quant au scénario, il est très classique dans la veine du shonen. Jeune débutant dans un domaine qu'il ne maîtrise pas, le héros Thomas, qui se démarque par son caractère volubile et sa capacité à mentir, va découvrir le poker et très vite être amené à "combattre" des adversaires puissants et variés, rejoindre une équipe et s'engager dans les préliminaires d'un tournoi d'importance. La structure cliché du shonen "d'action", même si l'action, à la manière d'un Hikaru no Go, se présente ici assis à une table de poker.
Heureusement, ce n'est pas le tout. Car d'une part, ce manga est assez drôle. L'humour est assez ébourrifé, parfois un peu lourd et prévisible, mais il amène quand même le sourire et quelques rires. Et d'autre part, il m'a permis d'apprendre comment fonctionnait le hold'em poker (je suis de la vieille école, celle où chacun a 5 cartes directement entre ses mains), avec quelques subtilités et des règles techniques qui se complexifient au fil des pages.

Alors évidemment, la trame du scénario n'est pas toujours très fine. Evidemment, le héros est parfois assez agaçant. Et hélas, l'habileté et le "génie" des joueurs de poker semblent uniquement consister dans le premier tome de ce manga à faire "tapis" à tout bout de champ (oui, moi je dis "tapis", pas "all in", car je suis de la vieille école) et à compter sur la chance pour avoir un meilleur jeu que l'adversaire.
Mais c'est tout de même une lecture assez prenante et plaisante même si elle manque un peu de maturité. Les vrais amateurs de hold'em attendront peut-être les tomes suivants pour voir des confrontations plus élaborées techniquement parlant, entre des joueurs qui jouent vraiment avec leur cerveau plutôt qu'avec la chance. Mais pour ceux qui aiment bien les shonens ou qui veulent découvrir le monde du poker sans se prendre la tête, pourquoi pas ?

Nom série  Colibri  posté le 06/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Colibri est une oeuvre surprenante, qui étonne avant tout par son graphisme, par son ambiance absurde puis par sa narration. Cette dernière se laisse couler le long du récit, alternant les tableaux comme on croise de nouvelles personnes au cours d'une balade, partant en digressions silencieuses et sinuant le long des rues d'une mégalopole moderne.

Les planches sont peintes, encre ou aquarelle, et Guillaume Trouillard fait preuve d'une vraie maîtrise de son art. Le trait est osé, plein de vie et de personnalité. Sa technique n'est d'ailleurs pas unique puisque l'auteur s'en permet au moins une autre sur certaines planches. J'avoue avoir eu un peu de mal avec le choix très... varié de ses couleurs, mais cela fait aussi partie de son charme finalement. Et c'est par ses couleurs qu'il réussit à donner de la force et de la profondeur à ses courbes.

Le récit est étrange, un peu déroutant. Mais sa fluidité et son léger humour permettent de s'y accrocher avec intérêt dès les premières pages. Et on découvre ainsi une confrontation entre la folie de la société urbaine de consommation et la nature qu'elle détruit inexorablement. Certaines scènes sont drôles, d'autres sont plutôt cruelles, et toutes suintent d'une vraie absurdité comme celle de ce monde moderne qu'elles attaquent à l'acide.

Original, graphiquement réussi et souvent touchant, que ce soit par l'humour, la sensibilité ou la causticité de son contenu, c'est une lecture que je conseille même si je ne suis pas sûr que ce genre de récit incongru plaise à tous.

Nom série  Klebar le Chien  posté le 13/03/2004 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai franchement rigolé. Je ne m'attendais à rien du tout avec cet album d'humour. Je connaissais le dessinateur par ses parutions dans Fluide Glacial, mais son humour ou ses idées ne m'avaient jamais vraiment marquées ou plues. Mais dès les premiers gags de cette BD là, j'ai tout de suite accroché et rigolé.
D'abord, il y a le physique du chien que j'adore. Avec ses gros yeux ronds et ses pattes rabattues à la manière de quatre pieds humains, je le trouve fendard avant même qu'il agisse ou pense.
Car il pense. Oh, pas à la manière d'un Kador qui lit du Kant, ni à la manière d'un Bill futé et dynamique, encore moins à la manière d'un Milou intelligent et fidèle compagnon. Non, Klebar pense comme un chien : "Manger ! Dormir ! Pas le bain ! Jouer ! Manger ! Pas le bain !". Et aussi, fuir dès que le danger se présente.
Et je trouve que les idées de gags de cet album sont chacune (ou presque) originales, bien trouvées et vraiment marrantes. Je pensais qu'avec tous les personnages existants de chiens dans la BD, on avait déjà fait le tour du sujet, mais non, il en restait à dire et franchement du bon.
Une bonne surprise, pas prise de tête et vraiment drôle.

Après lecture des tomes 2 et 3, l'humour se tasse franchement. A vrai dire, un tome unique aurait été bien, les suivants deviennent assez répétitifs et la bonne surprise de ma première lecture est passée. Le sourire reste mais sans plus.

Nom série  La Dernière reine  posté le 08/03/2007 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La dernière reine prend pour décor une période historiquement fascinante à mes yeux : l'arrivée au pouvoir de Cléopâtre et le débarquement des troupes romaines de César en Egypte.
L'Egypte sous la dynastie des Ptolémée était un vrai mystère pour moi. Saviez-vous que les pharaons régnaient alors depuis leur capitale d'Alexandrie et parlaient Grec, se coupant ainsi du reste de l'Egypte et des anciennes croyances dans les dieux Egyptiens ? Saviez-vous de quelle manière l'Empire Romain s'est immiscé dans la géopolitique Egyptienne ? Et Cléopâtre, quel type de reine était-ce ? Amateur d'Histoire, ce sont autant de questions qui attisaient fortement ma curiosité. Quelle joie de les voir abordées dans une nouvelle série BD.

Et pourtant, je dois dire avoir eu du mal à apprécier ma lecture. Il m'a bien fallu une dizaine de pages pour pénétrer dans le récit du premier tome de la dernière reine. La narration de l'introduction de cet album est en effet assez décousue. Elle saute de manière peu explicite d'une scène mythologique à une scène plus actuelle, puis de lieux en lieux et de personnages en personnages avant qu'on ait pu s'attacher à l'un d'entre eux.
Mais finalement, au bout de quelques temps, le récit devient plus linéaire et on entre dans le vif du sujet.

Le dessin me plait moyennement. Non pas que son trait ne soit pas maîtrisé mais il s'en dégage une impression légèrement brouillonne notamment du fait de la faible quantité de détails dans les visages et décors dès qu'ils sont un peu éloignés. L'encrage semble manquer de soin à mes yeux.
Le résultat est fluide et n'a rien de désagréable à lire mais il ne dégage pas un esthétisme qui se suffise à lui-même.

Le récit aborde l'Histoire par son côté humain. Le héros est un jeune Thèbain qui sera amené auprès de la cour d'Alexandrie pour y exercer ses conseils et pouvoirs de lecture de rêves. C'est ainsi qu'il va rencontrer Ptolémée XII et être témoin de son combat contre sa soeur bannie Cléopâtre puis de l'arrivée des troupes de Jules César et de la façon dont elles vont tout bouleverser.
Le scénariste joue également la carte du fantastique. Le héros étant croyant et partisan des anciennes religions Egyptiennes, il va être souvent aidé directement par les avatars des différents Dieux Egyptiens, Sobek, Horus et autres Bastet n'hésitant pas à prendre forme sur Terre pour le sauver d'un danger mortel ou pour arrêter ses ennemis. Ces scènes, un peu surprenantes, s'assimilent finalement plutôt bien dans l'ensemble du récit.

Cette BD se lit bien quoiqu'elle pêche par-ci par-là du fait de sa narration assez décousue et de son rythme très inégal.
Elle nous propose de plonger dans une Egypte Antique vivante et crédible, nous permettant de suivre de l'intérieur et de manière dynamique et moderne des évènements cruciaux et pourtant méconnus du Royaume Egyptien et de l'Empire Romain.


Après lecture du second tome, je mets à jour ma note à la baisse car je suis déçu.
J'avais déjà noté des défauts au premier tome, mais je les trouve encore accentué dans le second.
Le graphisme me donne toujours autant une impression de brouillon, d'imprécis. C'est comme si le format ne lui convenait pas, comme s'il l'affichait en trop gros mettant en avant ses défauts alors qu'ils passeraient mieux en petit format, plus réduit.
Le scénario, quant à lui, pourrait ne pas être mauvais, mais il est mal raconté. La narration est arythmique, inégale, de nombreux passages sont confus ou trop vite racontés. Et surtout, l'ambiance n'arrive strictement pas à s'instaurer : en tant que lecteur, j'ai suivi ce récit de très loin, ne parvenant jamais à entrer dedans tant la narration me repoussait.
Et au final, j'ai franchement été déçu et, si suite il y a, je doute de la lire un jour.

Nom série  Star Wars - Infinities  posté le 03/11/2007 (dernière MAJ le 05/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un ancien fan de Star Wars et j'adore les uchronies. Alors quand on me propose une uchronie dans cet univers, je suis tout de suite partant. Surtout que sur le papier, c'est vraiment très alléchant.
Imaginez que les torpilles à proton de Luke explosent avant d'atteindre le coeur de l'Etoile Noire. Du coup, la station spatiale est intacte et peut détruire Yavin IV et annihiler la rébellion. Pire, Leia, en tentant de fuir l'explosion, se fait capturer par Vador et amener sur Coruscant où l'Empereur va user sur elle de son influence pour la faire passer du Côté Obscur. Voilà à mes yeux une excellente vision alternative de ce qu'aurait pu être la Guerre des Etoiles si les choses avaient mal tourné.
Malheureusement, le résultat en BD n'est pas aussi convaincant.

D'abord, j'ai eu du mal avec le dessin.
Celui utilisé sur le premier chapitre du récit ne m'a pas plu. Un trait trop épais, des décors trop simplifiés, des personnages souvent franchement moches... Je reconnais à ce dessin une certaine personnalité mais il ne me plait pas pour autant.
Heureusement, à partir du second chapitre, le dessinateur change et je préfère son trait, nettement plus classique mais au moins plus fin et détaillé.

Ensuite, une fois de plus, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher au premier chapitre, non pas par son scénario qui est simple et de toute façon logique, mais à cause de sa narration un peu confuse malgré sa linéarité. A cause aussi et surtout de ses dialogues que j'ai trouvés assez niais. Ce premier chapitre manque franchement de maturité à mes yeux.
Cela s'arrange par la suite et j'ai commencé à vraiment bien accrocher vers le milieu de l'album, au moment de l'apogée de ce qu'aurait pu devenir l'Empire si l'Etoile Noire n'avait pas été détruite. Même si j'ai trouvé le revirement de Leia vers le côté obscur trop rapide et peu crédible, le concept me plaisait bien.
Cependant, la fin m'a paru assez tirée par les cheveux. J'étais heureux de voir Yoda entrer dans l'action mais pas de la manière dont il le fait. Voir un sage jedi tel que lui accomplir le titanesque massacre à l'échelle planétaire qu'il accomplit là me parait franchement contraire à l'esprit de Star Wars et des Jedis. De même, la façon dont les choses se passent côté Luke et Han Solo sont une fois de plus trop rapides et peu crédibles. Une fin qui m'a paru expédiée, même si dans l'idée elle aurait pu être plutôt bonne si elle avait pris le temps de bien être amenée et racontée avec finesse.

Bref, j'aime l'idée de cette uchronie et de celles qui viendront sûrement après ce premier tome, mais la réalisation laisse à désirer. Dommage...

Nom série  L'Envolée sauvage  posté le 20/10/2006 (dernière MAJ le 03/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'envolée sauvage est une BD au sujet déjà largement traité mais repris ici de manière sensible et assez originale. Indéniablement de qualité tant au niveau du dessin que du scénario, je dois hélas avouer ne pas avoir accroché non pas pour une raison objective mais plus par question de goût.

En effet, c'est totalement une question de goût quand je dis que je n'aime pas trop le dessin. Cela tient surtout à l'encrage : je lui trouve un aspect inachevé, trop proche du crayonné. De même, je suis moyennement amateur des couleurs.

Quant à l'histoire, j'aime bien les quelques rapprochements entre les oiseaux et le récit, les hirondelles qui quittent le pays au moment de l'Exode et de la fuite de juifs, les chouettes comme bouc émissaire des gens haineux, etc. C'est véritablement ça qui fait l'originalité de cette BD. Mais pour le reste, je dois dire que, malgré la sympathie que j'éprouvais pour le petit héros, je n'ai pas été plus que ça captivé par ce récit dont la thématique m'a trop souvent été racontée.

Tout est affaire de goût et comme objectivement cette BD a de vraies qualités et pourra toucher nombre de lecteurs, je ne vais surtout pas en déconseiller l'achat ou au moins la lecture.


Après lecture du tome 2, je rabaisse ma note de 3/5 à 2/5 car cela ne m'a pas plu. J'avais trouvé le premier tome bordé d'un peu trop de bons sentiments, le second tome me parait pire de ce point de vue là. J'ai eu le sentiment d'y voir trop de clichés sur la seconde guerre mondiale, trop de facilités scénaristiques, d'évènements prévisibles, de manichéisme. Ce n'est pas un constat sans appel car il y a quelques bons côtés. Le manichéisme n'est pas permanent par exemple, comme quand on voit notamment le résistant tuer le soldat allemand mais dire de lui qu'il ne s'agissait finalement que d'un homme qui meurt loin de chez lui.
Mais quand à côté de cela, on voit le gentil Simon se retrouver en camp de concentration, y être aidé par un prisonnier débrouillard qui le prend sous son aile et, très crédible, sort une tablette de chocolat d'on ne sait où quand il veut le consoler (du chocolat dans un camp de concentration en fin de seconde guerre mondiale, mais oui...). Ou quand on voit le méchant (holala très méchant) commandant du camp qui joue à fond la caricature du méchant jusqu'au boutiste. Ou encore quand on voit la scène cliché du petit chaton qui, à peine les pattes posées à terre, se fait attraper par le méchant faucon du méchant commandant (chaton qui disparait mystérieusement dès la case suivante, d'ailleurs ?). Ce sont autant de scènes bateaux et caricaturales qui m'ont agacé et complètement fait lâcher prise sur ce récit qui ne m'intéressait plus.
D'autant plus que le dessin me plaisait encore moins qu'au premier tome, avec de vraies erreurs techniques disséminées au fil des pages.
Bref... bof.

Nom série  Le Petit Noël  posté le 03/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connais du Petit Noël que les planches de Franquin, celles de Noël et le Marsupilami avant tout puis celles de Noël et l'Elaoin.
Côté graphisme, rien à redire, c'est du pur Franquin. Il est parfaitement agréable à lire mais pas aussi beau et impressionnant que ce qu'il arrive à faire en toute simplicité dans des séries comme Gaston Lagaffe.
Côté histoire... c'est mignon. Mignon et un peu gentillet. Car le Petit Noël, comme tous les récits que Franquin voulait destiner aux enfants, comme les Tifous par exemple, suintent un peu de bons sentiments. Le Petit Noël est le petit garçon ultra-gentil et bien élevé, un vrai boy scout angélique et tout sourire, le genre de héros assez insignifiant s'il n'était pas accompagné de "seconds rôles" qui ont plus d'envergure et d'intérêt, comme bien sûr le Marsupilami et l'Elaoin. Ce sont eux qui font vraiment la force des histoires et des gags du Petit Noël, qui amènent la touche de folie et d'humour. Mais le ton reste toujours assez doux-sucré, un peu trop "mignon" à mon goût.

Nom série  Prophet  posté le 03/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai acheté cette série, j'étais persuadé d'y trouver une oeuvre de l'ordre de Sanctuaire : un récit sombre, noire et très angoissant. J'ai donc été surpris de découvrir à la place quelque chose de relativement sombre dans sa thématique mais à la narration beaucoup plus légère, plus proche de l'action-fantasy à mes yeux. Bien sûr, c'est noir et ça devrait être angoissant, mais comparé à Sanctuaire, ça parait comme de la gentille aventure.

Le dessin est lui aussi assez frais et il est même très bon. Je n'ai pas totalement accroché, notamment car je trouve que ses grands décors qui devraient être impressionnants manquent un peu de puissance évocatrice. Mais c'est là une question d'affinité car techniquement, il n'y a vraiment rien à reprocher.
La narration graphique est en outre un petit peu déficiente par moment. J'ai ressenti à plusieurs endroits quelques hésitations sur la bonne compréhension de ce qu'il se passait, comme si les cadrages étaient choisis de telle manière qu'ils m'empêchaient de bien saisir des évènements parfois pourtant cruciaux. Là aussi, c'est difficile à exprimer, mais disons que le texte m'était quelques fois indispensable pour bien apprécier ce que j'aurais dû comprendre uniquement par les images. Etonnant quand il s'agit d'un dessin pourtant techniquement si maîtrisé.

Quant au scénario, il est relativement classique en définitive, une histoire d'apocalypse, de méchants démons qui attaquent la Terre et contre lesquels seuls une poignée de combattants se dressent encore en attendant l'arrivée d'un Elu, mais il est bon et bien raconté. Il est surtout prenant et c'est là un bon point. Pourtant je dois dire que j'ai vraiment eu du mal à trouver le héros attachant, même si c'est voulu dans le scénario, ça n'aide pas toujours.
Mais si la fin de l'histoire arrive bien dans le quatrième et dernier tome dont j'attends maintenant la parution avec intérêt, nous aurons là une série de bonne facture, assez belle graphiquement parlant et suffisamment fluide et efficace pour que j'e regrette pas l'achat.

Nom série  Mechanics  posté le 02/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

J'ai dû me renseigner pour bien voir comment se situait cette BD par rapport à la série Locas. En effet, l'édition du Seuil était sensée être une intégrale mais elle ne comprend pas cette aventure de Maggie se passant au Zhato. Et pourtant, il s'agit bien la même Maggie que dans Locas, à l'époque où elle était avec son petit copain mécano Rand Race et l'aventure semble se passer à peu près au même moment que les épisodes au Chepan dans l'intégrale du Seuil. On retrouve en outre dans cet album quelques planches qui ont, elles, bien été intégrées dans l'intégrale. J'étais donc complètement perdu, me demandant s'il s'agissait d'une version alternative de l'aventure au Chepan puisqu'on y retrouve des similitudes non négligeables.
C'est après une petite recherche que j'ai fini par comprendre que Mechanics s'intégrait bien dans la chronologie des histoires de Maggie et Hopey, et se situait en fait juste avant l'histoire au Chepan. Seulement, il faut croire que le Seuil n'avait pas les droits pour récupérer ce récit là car elles n'ont pas été insérées dans l'intégrale Locas, à part quelques planches qui n'ont pas de lien direct avec l'histoire au Zhato. C'est donc une histoire de Love & Rockets complète en bonus de l'intégrale que j'ai découvert là.
Malheureusement, elle n'est pas vraiment terrible à mes yeux.

Le dessin est celui de Jaime Hernandez. Une petite touche rétro pour des personnages très maîtrisés et un encrage net et esthétique. Il est bon, tout simplement bon, même s'il est encore meilleur par la suite dans Locas.
Seul soucis, assez majeur tout de même, cette édition parue en 1987 chez Comics USA a été colorisée et les couleurs ne sont vraiment pas terribles. Ca gâche vraiment la beauté du trait noir et blanc de Jaime Hernandez.

Quant à l'histoire, elle est agréable par son originalité, son côté un peu décalé et par le fait d'y retrouver les personnages de Love & Rockets. Cet univers est toujours aussi surprenant, à la fois réaliste et actuel, mais également proche de la SF avec des intrigues mettant en scène des fusées et des dinosaures, et en même temps tourné ici vers l'aventure à l'ancienne avec la jungle, une guerre civile et une révolution.
Cependant, le rythme est assez lent et l'intrigue manque vraiment de pêche. La narration est bavarde. Le récit est confus et pas très captivant. Son intrigue est assez redondante avec celle de l'aventure au Chepan que l'on trouve dans l'intégrale Locas, les deux histoires se ressemblant par bien des points. En outre, il est fortement conseillé d'avoir déjà lu d'autres récits de Love & Rockets avant de lire cet album car, même moi qui avais lu l'intégrale mais avais oublié quelques détails depuis le temps, j'ai eu du mal à m'y retrouver parmi les nombreux personnages et références.

Bref, c'est une BD qui ne m'a guère captivé et dont finalement l'intégrale de Locas peut se passer sans trop de soucis même si elle permet d'en apprendre un peu plus sur la catcheuse Rena Titañon.

Nom série  Hum  posté le 01/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album, pour la première fois édité en 1974, est un recueil de dessins humoristiques et de gags en quelques images. J'ai été heureux d'y retrouver l'univers si personnel de Fred, un univers poétique et loufoque que j'aime depuis mes premières lecture de Philémon. Les gags abordent des sujets divers tels que les sorcières, les pirates, les astronautes, les pêcheurs et mes préférés sur le coup : les souffleurs de théâtre.

Le résultat est un peu inégal. Même si j'aime l'ambiance, certains dessins m'ont laissé un peu circonspect, pas très drôles. Mais d'autres m'ont vraiment plu et fait rire. Cela me fait toujours plaisir de me laisser emmener dans l'imaginaire de Fred.

Nom série  Journal d'un fantôme  posté le 01/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après avoir lu tous les avis positifs ci-dessous, je ne pensais pas avoir un goût si différent de celui d'autant de personnes. Car je n'ai pas accroché, voire pas du tout, et je suis déçu de mon achat.
A vrai dire, je ne m'attendais pas à ça.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cet album est en quelque sorte un double album, avec deux récits que j'estime quasiment indépendants. Et le fait qu'ils n'aient presque rien à voir fait partie de ma déception.

Le premier récit part sur une idée originale et pas mauvaise. J'aime bien l'idée de donner vie et pensée à un graphisme/dessin en cours d'élaboration, d'en faire un personnage à part entière. J'aurais pu être charmé par ce récit-là si son intrigue avait été plus... aboutie. Car c'est ce que j'ai ressenti, une histoire qui s'entame, se développe un peu, puis... ne mène à rien. Quelques idées sympathiques, des personnages assez surprenants, des originalités, mais un sentiment d'inachevé, rien qui ne m'ait vraiment attaché. J'aurais voulu suivre les aventures de cet attachant graphisme plus avant encore, voir vers où l'auteur allait nous amener. Mais finalement l'album se termine sur lui en l'abandonnant presque purement et simplement et en me laissant sur ma faim.

Le second récit, qui fait semblant de s'imbriquer dans le premier mais m'a paru vraiment indépendant, n'est en fait pour moi rien d'autre qu'un banal carnet de voyage à Recife, Brésil. Et ce séjour est abordé sous l'angle quasi exclusif du graphisme, de la sensibilité artistique. C'est-à-dire que nous avons droit à une suite de jolis dessins et de questions sur faut-il représenter l'aspect touristique de Récife, sa vérité bien plus quelconque ou bien les quelques endroits un peu glauques mais pittoresques, artistiquement parlant, que l'auteur a su repérer. Je n'ai hélas pas su tirer grand chose d'autre de ce récit, pas de découverte de l'endroit comme me l'ont permis les albums de Guy Delisle, pas de mélange de tourisme, d'humour et d'anecdote comme les carnets de bord de Trondheim.

Seul reste le dessin de De Crécy qui me plait toujours mais ne m'a pas ici autant impressionné que dans d'autres de ses albums. Il est beau, original, plein de personnalité, mais je n'ai pas été charmé comme j'ai pu l'être par le passé.
Bref, voilà un gros album que je n'ai pas trouvé terrible.

Nom série  Les Petits Ruisseaux  posté le 01/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus marquant mais ce fut là une lecture bien agréable.
J'aime la façon à la fois intelligente et légère avec laquelle cette histoire est racontée. Je me suis retrouvé avec réussite dans une ambiance sympathique de vieux copains d'une petite ville campagnarde. Le héros est simple et attachant. Et Rabaté arrive à aborder avec une telle facilité le sujet de la sexualité chez les vieilles personnes qu'on y adhère totalement. A tel point qu'en fin d'album, je trouvais presque incongrue la façon dégoûtée dont les passants regardaient le couple de vieux qui s'embrassent.
Une bonne lecture que je conseille.

Nom série  C'était le bonheur  posté le 29/08/2006 (dernière MAJ le 01/11/2007) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Me connaissant, je partais dans l'idée que je n'allais pas aimer cet album : je n'aime pas particulièrement le dessin de Blutch, je suis très peu réceptif au genre roman graphique et je suis aussi sensible qu'une poêle à frire quand on me parle sentiments et poésie.
Pourquoi est-ce que je continue à lire des BDs de Blutch alors qu'aucune ne m'a plu jusqu'à présent ? Simplement parce que je ne désespère pas d'être un jour convaincu comme beaucoup semble l'être par cet auteur et aussi car je fais assez confiance à Futuropolis pour publier de bonnes BDs. Mais ce n'est pas encore avec cet album que je serais charmé.

Bon, ce na vient pas vraiment le dessin. Je dois admettre que Blutch réussit à donner un dynamisme original et une belle expressivité à ses personnages. Il a un certain talent. Mais pour autant, je persiste à trouver un goût d'inachevé à ses dessins et je n'aime pas l'aspect crayonné. Cet aspect crayonné va jusqu'à atteindre l'aspect gribouillis pour moi par moment, voire gribouillis pas très déchiffrable sur certaines planches. Bref, un ressenti en demi-teinte pour moi au niveau graphique.

C'est plus au niveau de l'émotion dégagée par ses petites histoires courtes que j'ai été touché. Les thèmes abordés dans cette BD sont l'enfance d'une part et les sentiments amoureux entre adultes d'autre part, les deux étant souvent intimement liés. Les histoires prennent souvent à mes yeux la forme de petits haikus, passages poétiques représentant une émotion, un moment, une situation. Certaines histoires ont une fin humoristique et celles-là m'ont plutôt fait rire. D'autres histoires me sont un peu plus hermétiques, émotionnellement parlant, mais j'en capte à peu près l'idée. Certaines de ces histoires m'ont assez fait sourire voire m'ont paru pleines de bon sens (et d'un peu de cruauté par moment aussi) mais la majorité m'ont quand même laissé froid et indifférent.
Tout n'est pas exceptionnel dans cet album, mais je trouve que les émotions sont assez bien distillées et certaines images, certaines situations sont touchantes ou amusantes.

Ce n'est pas le genre de BD que j'achèterais, notamment à cause du dessin que je n'aime pas mais aussi à cause du prix élevé, mais je n'en déconseille pas la lecture, et je suis sûr que les amateurs de Blutch adoreront. En ce qui me concerne, je ne suis pas touché par cet art, ni par ce dessin.

Nom série  La Volupté  posté le 01/11/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Pour une fois, j'ai trouvé ce récit de Blutch assez linéaire pour y accrocher du début à la fin. Par contre, une fois de plus, je n'aime pas l'ambiance qui s'en dégage. Sans parler du fait qu'il y a un bon nombre de ses passages que je n'ai pas compris. Tout semble être dans l'ambiance, dans le ressenti, plus que dans le récit clair et net, mais je n'adhère pas. Je n'aime vraiment pas l'esprit de rabaissement de l'être humain qui se dégage trop souvent des oeuvres de Blutch, ses personnages torturés, ce sentiment d'infériorité et de perversité. Je trouve cela franchement malsain et je le rejette.

Ceci dit, pour une fois, j'ai bien accroché au dessin de Blutch. Pas à tous les coups car je n'aime pas vraiment la technique utilisée, l'impression qu'elle laisse parfois de voir des gribouillis mal gommés. Mais certaines images sont vraiment très belles, très évocatrices. Ce style me plait en tout cas beaucoup plus que les crayonnés d'autres albums de Blutch.

Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat et peut-être même pas la lecture tant ce n'est pas mon genre, mais il contient quelques belles images et quelques moments assez intéressants.

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