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Nom série  Planète lointaine  posté le 23/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est bête, j'aime les récits de science-fiction débridée et j'aime le style de Moebius, mais c'est très péniblement que je me suis hissé jusqu'à la fin de cet album.

Je parle de Moebius car le lien entre cette BD et ce dernier est plus qu'évident. Li-An semble être un grand fan de cet auteur et tout dans cette oeuvre le rappelle. Le trait du dessin, les décors, les personnages, les véhicules, les situations, le contexte, j'ai de nombreuses fois eu l'impression de reconnaitre distinctement des cases ou planches d'albums SF ou Fantasy de Moebius. Ce n'est pas pour me déplaire car c'est un style qui me plait et que j'y vois plus un hommage évident qu'une honteuse copie. Mais encore aurait-il fallu que le scénario soit à la hauteur.

Comme chez Moebius dans par exemple Le Garage hermétique, le récit de Planète Lointaine semble s'apparenter à de l'improvisation, une intrigue qui s'ébauche au fur et à mesure. Elle semble évoluer au gré des envies de l'auteur, amenant des éléments de science-fiction, de fantasy, d'onirisme, des décors urbains ou naturels, des personnages divers et variés et parfois même loufoques.
L'ennui, c'est que ce style improvisé étalé sur autant de pages devient vite confus, que le rythme est trop échevelé et que l'intrigue perd très vite toute accroche à mon goût. Au bout d'une centaine de pages, j'ai fini par m'embrouiller complètement, ne sachant plus vers quoi les personnages couraient et pourquoi et je n'y ai plus trouvé aucun intérêt. Sur la fin de l'album, je n'ai plus tenu et j'ai fini par feuilleter les dernières pages pour profiter juste du dessin qui me plaisait bien mais sans plus m'intéresser au scénario.

Nom série  Ratafia  posté le 18/07/2005 (dernière MAJ le 23/11/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu cette BD sans savoir du tout à quoi m'attendre. J'aime beaucoup son graphisme frais et lisible alors je partais sur un bon a priori.
Pourtant j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire car les premières pages de ce premier tome sont muettes et je n'y accrochais pas encore trop. Mais c'est ensuite, quand les dialogues sont arrivés que j'ai vraiment accroché.
Cette histoire de pirate est fraîche et toute simple, c'est presque uniquement un prétexte à la déconnade. Et c'est bourré de jeux de mots, des jeux de mots qui m'ont fait me plier de rire tant ils paraissent légers et fins alors même que certains paraîtraient vraiment lourds dans d'autres BDs moins réussies. "Le Titien est mort..." "Oh ! Pauvre bête !"
J'ai donc vraiment lu cette BD avec un large sourire et un vrai rire franc à bien des pages.
Certains passages m'ont cependant moins accroché comme les trop nombreuses pages concernant les "dos fixes" mais je garde néanmoins un très agréable souvenir de ma lecture.

Petit addendum après la lecture du tome 5 car cela faisait longtemps que je n'avais pas été autant éclaté de rire à la lecture d'un album. Les jeux de mots sont parfois cons mais ils sont pour la plupart vraiment hilarants. Et j'ai beaucoup aimé cette visite du Japon pleine de clins d'oeil et de références à l'univers de la BD.

Nom série  Red Song  posté le 23/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Red Song est une série fantastique à mon avis plutôt destinée aux adolescents, qui revisite le thème du super-héros.
Celui-ci est assez original puisqu'il s'agit d'une sorte de gros diable rouge et simiesque composé en réalité par magie de l'association de plusieurs orphelins qui gardent en son sein chacun leurs personnalités et leurs pensées distinctes. C'est un concept que j'avais déjà vu dans le roman "la paix éternelle" d'Haldemann, mais il est ici appliqué de manière intéressante et amusante.
Autour de ce personnage s'articule toute une intrigue de complot mystérieux dans une ville en partie corrompue, où une sombre femme dirige dans l'ombre des troupes surnaturelles qui font régner sa volonté sur la cité et ses dirigeants.
Voilà le cadre posé, les gentils d'un côté, les méchants de l'autre. Assez simple mais sympathique, ne se prenant pas toujours au sérieux.

Le dessin est bon. Dans un style très argentin, proche de celui de Rossi, il est maîtrisé et dynamique. Il est cependant ici teinté d'une colorisation et d'un style qui rappelle grandement le domaine de l'animation à mes yeux. Du coup, je trouve qu'il perd un peu de son âme et de sa personnalité par rapport à ce que je connais du graphisme de Méglia.

Le contenu de ce premier tome est assez dense, ce qui est appréciable. En contrepartie, le rythme est un peu embrouillé mais cela n'a rien de dérangeant. Il se passe beaucoup de choses, il y a pas mal d'idées et de quoi contribuer à encore un bon nombre de tomes suite à ce premier. Les bases sont bien posées et elles sont bonnes.
A suivre pour ceux qui cherchent un divertissement assez jeune et plaisant.

Nom série  La Loi des 12 Tables  posté le 23/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà ce que je considère comme étant une série typique "à la Corbeyran" : une intrigue polar à l'américaine, rythmée, emprunte d'une bonne dose de fantastique, avec de nombreux rebondissements et autres complots.

Le dessin est dans une veine proche du comics moderne. Adapté aux représentations des personnages et aux scènes d'action, je le trouve moins bon pour les décors. Je trouve également qu'il manque de clarté par moment, et certaines cases ne m'ont pas tellement plu. Je n'aime pas trop non plus la froideur de sa colorisation informatique.

Le scénario est basée sur une thématique finalement assez simple : sorcellerie et complots mystérieux entre opposants bien humains. Mais comme souvent avec Corbeyran, c'est efficace et à chaque fin de tome, on a envie de savoir la suite. J'ai trouvé l'accumulation de rebondissements, de retournements de situations et de trahisons successives un peu artificielle, pas toujours crédible. Mais ça passe comme un bon divertissement qui fait bien passer le temps.
Je ne suis pas sûr cependant que ce type de BD se relise facilement, à moins de l'avoir vraiment complètement oubliée au bout de plusieurs années.

Nom série  Une ville n'est pas un arbre  posté le 22/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien le dessin très "ligne claire" et aux traits assez géométriques de Floch. J'aime l'ambiance un peu froide, un peu science-fiction qui se dégage de la plupart de ses oeuvres et de cet album en particulier.

Le scénario est assez original. La thématique principale est en fait l'urbanisme. Tout d'abord avec cette ville moderne et totalement artificielle où tout semble parfait. Puis avec cette "maladie" étrange qui pourrait bien finalement être liée à la ville elle-même et à la structure de ses quartiers et des relations entre ses habitants.
Les personnages sont assez amusants, originaux. La narration n'est pas mauvaise quoique les ellipses légèrement brutales d'une scène à l'autre me soient apparues parfois un peu frustrantes. Le ton est un petit peu absurde, en tout cas léger et ne manquant pas d'humour.

Je n'ai pas tellement été convaincu par la fin, ceci dit. Et je n'ai surtout pas été convaincu par ce que j'ai ressenti comme étant un racisme latent. La communauté noire de cet album, quoique tout à fait sympathique et souriante, est vue comme strictement différente des "vrais" habitants de la ville, donc les blancs. Ils sont représentés sur la fin comme de joyeux lurons, pas très sérieux, bordéliques et peu travailleurs (à l'exception d'un unique personnage que j'ai ressenti comme étant soigneusement créé par les auteurs pour montrer que les noirs aussi peuvent être des ingénieurs talentueux). Il n'y a aucune méchanceté dans cette vision raciale mais cette manière de séparer à ce point noirs et blancs, jusque dans leur façon de vivre et de penser, m'a paru désuète et déplacée.

Nom série  La Maison dans les blés  posté le 22/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est une lecture que je n'ai pas trouvée désagréable mais je ne me suis vraiment pas senti proche du personnage et de l'ensemble de la thématique de cet album.

Graphiquement parlant, je n'ai pas tellement accroché. Je ne trouve pas le dessin moche mais j'ai le sentiment que le style n'est pas constant, parfois assez réaliste et s'approchant d'autres fois d'un style plus comique, parfois détaillé, parfois trop aéré.

Mais outre le dessin, c'est surtout le scénario ou plutôt son message que je n'ai pas compris.
Je comprends l'idée de base, celle d'un homme qui se questionne sur son couple et sa vie et décide d'aller vivre seul un moment pour se retrouver lui-même, malgré la culpabilité de rendre sa fille d'une vingtaine d'année triste et en colère contre lui. Ses réflexions sur le sujet et les dialogues qu'il a avec certaines personnes qu'il rencontre sont assez claires mais manquent parfois un peu de finesse.
Dès lors, j'aurais pu comprendre une intrigue construite autour de la tentation d'une jeune femme comme Lucie qui viendrait le séduire et engendrer en elle un dilemme entre se laisser aller à ses pulsions ou rester fidèle malgré tout à sa famille.
Mais plusieurs choses m'ont déplu.
D'abord cette rapidité trop facile avec laquelle la jeune Lucie au corps de bombe sexuelle s'accroche et s'offre ardemment au héros malgré leur différence d'âge et le manque d'intérêt que me semble représenter ce personnage d'artiste-peintre.
Ensuite, je n'ai pas tellement compris cette métaphore de la faille qui se creuse dans le mur comme dans l'esprit ou dans le coeur du héros et qu'il cherche à remplir.
Mais surtout, je n'ai pas du tout compris ce lien fait entre la tentatrice Lucie et Luccia, la fille du héros. Quel est le message ? Pourquoi ce rapprochement entre les deux ? Qu'est-ce que l'auteur veut exprimer en faisant céder le héros aux avances sexuelles d'une fille qu'il assimile à moitié à sa fille ?
Si c'est une métaphore quelconque, je ne la comprends pas.

Nom série  Frédéric Joubert  posté le 22/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frédéric Joubert est une série d'aventure policière à l'ancienne. Les intrigues sont un peu cliché par pas mal d'aspect mais elles sont bien menées et rythmées. Le dessin est dans une veine proche d'un Jijé de l'époque Valhardi.

L'originalité principale du récit est le caractère du héros. C'est un jeune homme qui a hérité une somme lui permettant de vivre de ses rentes mais qui choisit de continuer à travailler comme taxi pour rencontrer des gens et si possible vivre des aventures. Aussi, quand l'un de ses passagers meurt sur sa plage arrière, il est tout heureux de cacher le cadavre et de mener lui-même l'enquête sans prévenir la police. Pour cela, il se fait aider par sa fiancé, actrice sans travail, qui elle aussi est heureuse de jouer les détectives amateurs, quelque soit le danger que cela représente.

Il faut avouer que le scénariste les aide un peu quand même. La chance est bien souvent avec eux et ils s'en sortent un peu facilement face à des tueurs armés ou quand il s'agit d'expliquer leurs agissements amateurs face à la police.

Nom série  L'homme sans talent  posté le 22/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce gekiga a certaines qualités. D'abord, son sujet est original. Il apporte certaines anecdotes, informations historiques et notions sur la société Japonaise du 20e siècle ou d'avant qui ne sont pas inintéressantes. Il offre quelques bribes de philosophie et de poésie pas désagréables.
Et pour finir, il décrit un type d'hommes, de personnes qui semblent consciemment ou non éviter le succès et rejeter la logique réaliste pour s'attacher à gâcher leur vie et celle de leurs proches. C'est une notion de vie ou plutôt d'abandon de la vie que je ne comprends vraiment pas. J'ai l'impression qu'elle est particulièrement asiatique, l'ayant déjà observée dans d'autres gekigas et dans quelques manhwas.

Quoiqu'il en soit, même s'il s'en échappe parfois une certaine mélancolie un peu douce, je trouve que c'est particulièrement déprimant. J'ai ressenti le récit de la vie de cet "homme sans talent" comme un véritable gâchis volontaire, un homme qui choisit de se fourvoyer de plus en plus à chaque étape de sa vie, évitant sciemment le réalisme pour essayer presque bêtement de vivre une vie d'artiste incapable de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Pour un homme solitaire, cela pourrait être un choix, certes, mais pour un homme marié avec un jeune enfant, son simple récit m'agace plus qu'autre chose. Et un tel homme dans la vraie vie m'aurait révolté.

Nom série  Orage et Désespoir  posté le 20/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

J'ai été déstabilisé par cette BD qui mélange étrangement les genres.
Elle s'entame comme un gentil roman graphique sur des amourettes d'adolescents en vacances. Elle se poursuit avec de l'aventure façon "Club des Cinq". Et son dernier tiers met en scène une trame à base de fantastique voire même d'un soupçon d'épouvante. Le tout forme donc un cocktail surprenant.

Concrètement, je n'ai pas trouvé ma lecture désagréable. Le dessin est très simple et d'un niveau technique franchement améliorable mais il est fluide. Les personnages sont tous un peu caricaturaux. Je pense surtout au papa divorcé avec sa copine pouf' de service, à la maman lesbienne, à la petite soeur handicapée... Cela donne l'impression que l'auteure a cherché à éviter à tout prix les personnages convenus mais, du coup, elle pêche par excès et cela manque de naturel. La trame aussi est pleine de petits clichés, de péripéties qu'on voit venir ou qu'on a l'impression de déjà connaitre (le coup des loubards après la soirée, la barque qui heurte les rochers et coule au bord de l'ile, etc...).
Malgré cela, ça se laisse lire. D'autant plus que quelque soit le contenu de l'intrigue, incluant des morts violentes et des morts-vivants effrayants, le ton reste toujours léger.

Mais c'est aussi cela qui m'a déplu : les réactions des personnages ne sont carrément pas crédibles. Leurs comportements paraissent incohérents, trop insouciants : charmés et souriants quand ils sont en danger, gentiment révoltés quand on leur dit que eux ou leurs proches vont mourir, et autres exemples du genre. Cette ambiance décalée est peut-être voulue, à la manière d'une histoire qui ne se prend pas au sérieux, mais elle m'a empêché d'entrer dans le récit et d'y croire une seconde. Tout parait trop bizarre, trop décalé, trop léger, en contradiction avec le contenu du scénario et la façon dont il est raconté.
Peut-être s'agit-il d'une tentative de mise en place d'un soupçon de poésie, mais je ne suis pas séduit.

Nom série  Légendes des Méga-cités  posté le 19/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été plutôt agréablement surpris par la qualité de ces comics même si du coup j'aurais aimé qu'ils soient encore meilleurs. J'avais une vision assez superficielle du personnage de Judge Dredd que je connaissais par le feuilletage de quelques-uns de ses magazines dans le passé et par la vision du film il y a de nombreuses années. Je m'imaginais les comics comme étant bourrins et très légers au niveau du scénario. Alors c'est un peu le cas, certes (vous pouvez imaginer un récit de Garth Ennis sans sang qui gicle ?), mais c'est nettement moins idiot que je le craignais.

Bon point, pour commencer, le dessin est de bon niveau. Il dépend évidemment du dessinateur suivant l'album choisi et il est parfois très teinté années 80 mais il m'a globalement bien plu.

Quant aux scénarios, ils sont assez simples mais bien racontés. Contrairement à ce que je pensais, ils ne sont pas toujours centrés sur l'action et prennent parfois le temps de bien poser leurs ambiances.
Petit regret, le personnage de Judge Dredd ne m'est pas aussi charismatique que je l'espérais. J'imaginais un fasciste parfaitement politiquement incorrect qui agirait de manière agréablement défoulatoire pour le lecteur. Au lieu de ça, le personnage m'apparait finalement assez plat dans ces récits, voire agissant en simple second rôle notamment dans le premier tome par exemple.
En fait, c'est plus souvent les méga-cités elles-mêmes, leurs habitants et leurs relations qui sont le sujet principal du récit, comme le titre de la série l'indique d'ailleurs. Et ce décor de cités où la situation sociale s'est dégradée à un tel point qu'il a fallu qu'un ordre de juges expéditifs et brutaux prenne la relève pour faire régner l'ordre m'a assez intéressé. Même si à vrai dire, je ne le trouve pas si bon que ça, il manque souvent de crédibilité. L'aspect autoritaire m'y parait moins évident, moins essentiel à la survie de l'humanité que dans, par exemple, l'univers de Warhammer 40000 dont certains personnages de policiers en armures sont très inspirés de Dredd et dont je viens de lire quelques bons bouquins.
Du coup, certains aspects des scénarios paraissent un peu naïfs et montrent un peu trop les gentils désireux de retrouver leur liberté contre les méchantes forces de l'autorité incarnées par le héros de la série, Judge Dredd. La critique sociale manque du coup un peu de finesse.
Dommage, mais la lecture n'en est pas moins divertissante.

Nom série  Visite Guidée  posté le 18/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dire que je suis circonspect vis-à-vis de cet album serait un euphémisme. Non seulement je n'ai vraiment rien compris à son message mais, en outre, sa lecture m'a ennuyé.

Résumons.
Cornette nous présente trois histoires indépendantes mettant en scène successivement des personnages inspirés de Van Gogh, Gauguin puis Munch (avec aussi un Jacques belge que je pense être Brel). Mais plutôt que de les représenter tels qu'ils ont réellement été, Cornette semble vouloir représenter leur esprit, l'esprit de leur art et de leurs oeuvres.
Le récit de Van Gogh tourne autour de la folie, des oiseaux et d'un comportement irrationnel.
Le récit de Gauguin tourne autour d'un paternalisme dominateur envers les jeunes femmes indigènes de Tahiti, d'une drôle d'histoire de contrebande d'alcools et de nonnes autoritaires.
Le récit de Munch tourne autour de son Art de planter les clous, métaphore de son charisme sexuel semble-t-il, et de ses tentations adultérines quand il est éloigné de sa femme aimée.

Dans chacun de ces récits, Cornette fait en sorte de refléter de manière pas toujours réussie le style graphique de ces trois peintres dans ses planches. Mais cela ne passe pas terriblement à mon goût. D'abord parce que je n'aime pas trop la technique de Cornette mais aussi parce que sans la force de leurs couleurs, les styles de ces trois peintres sont nettement moins marquants.

Quoiqu'il en soit, ces récits sont nettement trop absurdes, déjantés ou incongrus pour avoir su me faire ressentir quoi que ce soit. Peut-être ne connais-je pas suffisamment ces peintres pour déchiffrer le sens métaphoriques, artistiques ou psychologiques que Cornette a voulu dégager d'eux.
Dans tous les cas, je suis au minimum circonspect...

Nom série  Animals  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Animals est un roman graphique regroupant sous la forme de petits chapitres des instantanés de la vie de plusieurs habitants d'une grande cité de banlieue.

Le dessin m'a bien plu. Les personnages ont des faciès animaliers assez réussis quoique pas très différenciés les uns des autres. Ils sont assez expressifs et bien mis en scène. Quant aux décors, ils sont simples mais corrects et mis en valeur par des angles de vue originaux.

Pour le reste, même si ma lecture ne fut pas désagréable, je suis assez circonspect. Premier point, l'album se lit un peu vite. Second point, son message n'est pas des plus évidents. Il présente des banlieusards avec des vies assez différentes, du jeune qui traine dans la rue avec ses potes au jeune scénariste homosexuel rejeté par ses parents en passant par un gamin qui s'entraine soigneusement avec son père pour devenir professionnel de foot quand il sera grand. Ces vies parfois un peu glauques se croisent un peu, pas tellement. Et à peine a-t-on appris à les connaitre et peut-être à s'y attacher qu'on les quitte car l'album se termine.

J'ai trouvé ça un peu vain, dommage.

Nom série  Moomin  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà des récits (logiquement) pour enfants assez étonnants. C'est une autre culture, dirons-nous puisque cette BD est Finlandaise. Mais je comprends en tout cas qu'elle ait pu marquer toute une génération de jeunes lecteurs scandinaves (puis même japonais puisqu'il semble que cette BD s'y soit très bien exportée à l'époque).

Moomin a des allures de récits jeunesse à la Pif Gadget des années 50-60 et autres Gai-Luron version enfantine. Mais son ambiance est assez particulière. Elle mélange allègrement des soupçons d'onirisme, d'absurde, d'excentricité et de réalisme. Un peu de poésie, de l'humour léger mais sympathique, un peu naïveté. Le résultat est un cocktail totalement original à mes yeux dont je ne parviens à déterminer rien d'approchant.

Structuré en strips sans chute qui forment des histoires courtes d'une vingtaine de pages, ce sont des histoires simples qui se lisent avec le sourire et amènent le lecteur à visiter un univers à part, surprenant et assez attachant.

Nom série  Les Guerres secrètes (Secret Wars)  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y aura globalement deux types de lecteurs pour cet album intégrale publié par Panini : ceux qui auront déjà lu les Guerres Secrètes au moment de leur parution dans les années 80 et qui voudront retrouver la nostalgie de cette lecture à l'époque marquante, et ceux qui voudront en découvrir plus sur l'univers Marvel en lisant pour la première fois cette histoire qui était l'un des premiers méga cross-over de l'histoire du comics.
Je fais partie de la seconde catégorie.

C'est donc avec des yeux actuels que j'ai découvert ce récit qui n'a, ma foi, pas franchement bien vieilli. Il se rapproche beaucoup de la vieille école du comics de super-héros, celle des années 70 et début 80, avec un dessin formaté et des trames de récits naïves orientées vers l'action et le spectacle.

Le graphisme de Mike Zeck et Bob Layton n'est pas terrible. Sans être véritablement moche, il montre trop souvent ses faiblesses et ses défauts techniques. Il n'arrive en tout cas strictement jamais à représenter le gigantisme grandiose des décors dont la narration nous rabat pourtant les oreilles à tout bout de champ.

Quant à l'intrigue, elle pêche par trop de naïveté et de facilité scénaristique.
L'idée de départ est louable et c'est elle qui m'a amené à acheter cet album. En effet, mettre en scène pour l'une des premières fois la réunion de presque tous les super-héros Marvel (incluant les Vengeurs, Spider-man et les X-men) et les faire affronter une grosse poignée de super-méchants (incluant Fatalis et Galactus), voilà qui est alléchant. C'était la rencontre entre des personnages aussi importants et différents qui m'intéressait. Et surtout découvrir ces épisodes qui avaient marqué tant de lecteurs à une époque où je ne lisais aucun comics.

Au final, j'ai été à moitié satisfait et à moitié déçu.
Satisfait car j'ai en effet pu découvrir l'ambiance narrative d'une époque du comics que je connais très mal. Cette ambiance m'a relativement plu car elle ne se prenait pas trop au sérieux, avec quelques touches d'humour dans les premiers chapitres de ce récit. L'humour est cependant parfois assez involontaire : certaines postures et dialogues ridicules des super-héros ayant de quoi me faire rire au second degré de nos jours.
Satisfait enfin car malgré la lourdeur, la prévisibilité ou la facilité de certains passages, je n'ai pas trouvé le scénario si mauvais que je le craignais. Quelques rebondissements et certaines rencontres entre personnages ne sont pas inintéressants. Et puis j'étais content de découvrir l'origine du premier symbiote amené à devenir Venom dans les histoires de Spider-man.

J'ai par contre été déçu par l'excessive naïveté de l'ensemble et des ficelles scénaristiques grosses comme des câbles portuaires. La narration est médiocre. Les évènements se ramènent à une suite de bagarres, de comportements parfois incohérents, de dialogues assez lourdingues. Trop de passages manquent complètement de crédibilité comme la façon dont Fatalis récupère les pouvoirs de Galactus ou les relations souvent trop artificielles entre les personnages qui s'opposent ou s'entendent sans qu'on comprenne trop bien pourquoi si ce n'est que ça arrange le scénariste.
Nombre de ces personnages sont d'ailleurs décevants. Certains font de la figuration (comme Iron-Man ou Malicia) tandis que d'autres sont plutôt ridicules (comme Captain Marvel ou l'équipe des Démolisseurs côté méchants). Les réactions de beaucoup d'entre eux sont assez bizarres et peu vraisemblables (comme Galactus qui est particulièrement inerte ou le prof Xavier qui s'oppose inutilement aux Vengeurs).
C'est du spectacle pour le spectacle sans tenir compte de la crédibilité ou d'un bon suivi narratif. Du coup, il est difficile d'accrocher pour de bon à l'intrigue qui semble trop s'adresser à des adolescents ou préadolescents de l'époque pas trop soucieux d'une structure correcte de récit.

A lire soit pour la nostalgie soit pour l'aspect instructif vis-à-vis de l'univers Marvel et des comics de super-héros des années 80, mais hormis cela, vous pouvez vous en dispenser.

Nom série  Billy Brouillard  posté le 16/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Billy Brouillard inaugure une nouvelle collection des éditions Soleil, la collection Métamorphose qui sera amenée à regrouper des oeuvres d'inspiration gothique, des contes noirs faussement enfantins comme sait en produire Tim Burton. Et au vu de cette première série, ce pourrait bien être une vraie réussite.

C'est un beau gros album aux teintes ocres à la manière d'un livre ancien.
Le graphisme de Guillaume Bianco m'a beaucoup plu, d'autant qu'il ne se limite pas à un seul style. Ses planches de bandes dessinées sont finement ciselées, simples et détaillées à la fois. Elles sont aussi belles qu'efficaces.
Il nous offre également d'autres types de support narratif. Des extraits de journaux fictifs, des notices explicatives sur des jeux ou encore sur des animaux étranges issus tout droit de son imagination.

L'ensemble est un peu inclassable : mélange de récit d'enfant, d'humour, de cruauté et de poésie. L'auteur fait preuve d'une belle imagination et l'on ne peut que sourire devant ses créatures ou encore ses explications de pourquoi il ne faut surtout pas manger des épinards. J'ai été particulièrement séduit par le long récit-poème sur la Princesse de la Flaque d'Eau.
En même temps, les histoires sont parfois assez dures, tellement cruelles ou réalistes face à la mort que j'hésite à considérer cette BD comme "tous publics" tant elle pourrait marquer l'esprit d'enfants un peu fragiles, au même niveau qu'un récit de Tim Burton est à la fois beau et un peu dérangeant.

Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment été charmé. La qualité est au rendez-vous à tous points de vue, qu'il s'agisse de la beauté du dessin, de l'originalité de la présentation, de la fluidité narrative, de la finesse de l'humour et de la poésie qui se dégage de cet imaginaire débridé.
C'est un bel ouvrage qui mérite son prix un peu élevé.

Nom série  III Empires  posté le 15/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est le graphisme qui a attiré mon attention vers cette BD.
Jean-François Bruckner fait partie de ces artistes que je considère comme des "peintres sur ordinateur", ces dessinateurs relativement nombreux de nos jours dans le domaine de l'animation qui ont appris à maîtriser cet outil pour offrir des planches virtuelles à l'aspect peints et souvent pleines d'inspiration. Cet art lui permet de nous offrir de beaux voire très beaux décors. Ambiances de couleurs, montagnes, cités asiatiques, rivières et bateaux battus par le vent sont très réussis.
Ses personnages cependant sont de moins bon niveau. Ils paraissent plats, pas très différenciés et manquent surtout singulièrement de naturel. C'est bien dommage.

J'ai beaucoup aimé le contexte de ce récit. Se déroulant dans une Chine imaginaire plus ou moins médiévale, elle a l'originalité d’y faire intervenir une expédition de soldats de type Napoléonien s'enfonçant dans les terres de l'empire Feng pour y ouvrir une voie commerciale en vue de concurrencer les Anglais. Le mélange des genres et civilisations me plait bien.
Ce premier tome est empli de mystères, peut-être un peu trop car il ressemble beaucoup à une longue introduction qui ne permet pas encore de se faire une opinion concrète sur le scénario. Les personnages, notamment le moine traitre et voleur et la ténébreuse et énigmatique guerrière chinoise, sont également un peu caricaturaux.

Mais l'intrigue est cependant plutôt bien menée et donne envie de savoir la suite.

Nom série  Les Grandes Amours contrariées  posté le 14/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les albums de la série "Les années d'or de Raoul Cauvin" publiés en cette fin d'année par Dupuis sont de beaux objets. Dos toilé rouge, couverture solide, pages épaisses, ça fait plaisir à lire et à posséder. D'autant que, quoiqu'en disent certains ronchons, Cauvin a quand même largement marqué toute une période des éditions Dupuis et du journal Spirou avec ses nombreuses séries dont certaines à grand succès.

Les Grandes Amours contrariées en était une que je ne connaissais pas. Elle se compose d'histoires courtes reprenant des couples célèbres issus de la Bible, de contes de fées ou de l'Histoire elle-même, et les présente sous un jour humoristique.
Il s'agit de la première série BD dessinée par Bercovici. Son style tout en rondeur et son trait fin sont sympathiques et plutôt efficaces.

L'ensemble est plaisant sans être hilarant. Les histoires ont l'avantage, une fois n'est pas coutume chez Cauvin, de ne pas tenir uniquement sur leur chute. Différentes touches d'humour et petits clins d'oeil sont dispersés le long des cases et des dialogues, ce qui est probablement la construction humoristique que je préfère.
Les histoires sont en outre variées dans leurs thèmes et dans leurs idées.
C'est donc un album qui se lit avec le sourire. Malheureusement, ses histoires sont un peu trop inégales à mon goût, certaines n'étant pas vraiment drôles et donc décevantes.
Mais pour qui aime le scénariste des Tuniques Bleues et le dessinateur des Femmes en blanc, c'est une BD agréable.

Nom série  Les Mâles  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des gags sur les défauts des mecs, voilà qui n'est pas original. Un dessin dans le style strips humoristiques en noir et blanc comme il en était publié dans les journaux et magazines dans les années 80 et qui rappelle de loin Reiser ou Wolinski, ce n'est pas original non plus.
Mais le vrai souci, c'est que ce n'est pas vraiment drôle.

L'humour de ces gags est assez désuet, rappelant une guerre des sexes démodés, où les hommes étaient tous assimilables à des phallocrates dominateurs et obsédés tandis que les femmes étaient toutes soit des jeunes filles canons mais cruches, soit des grosses bourgeoises mariées mais cruches aussi. En outre, sur ce thème des défauts des mecs, l'auteur se révèle vite sans grande imagination et se retrouve à répéter assez régulièrement des gags très proches les uns des autres.

Si bien que je me suis ennuyé à la lecture.

Nom série  Max Fridman  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui m'a plu dans cette BD, c'est son contexte historique intéressant. Elle met en scène les derniers mois avant le début de la Seconde Guerre Mondiale et nous permet de découvrir tous ces prémices et moments annonciateurs de la suite. En outre, le décor géographique est plutôt original puisque c'est depuis la Hongrie, la Turquie ou encore l'Espagne que l'on découvre tous ces aspects et leurs à-côtés pour la population et dans la tête des initiés, ceux qui manipulent les pions politiques et voient venir les nuages.

Cependant, hormis l'intérêt historique, les intrigues de chaque tome ne m'ont guère enthousiasmé.
Les deux premiers tomes m'ont vraiment fait penser à une caricature du roman d'espionnage, façon "OSS117, Le Caire nid d'espions" avec l'humour en moins. Le travail d'espion semble se contenter d'arriver dans une ville étrangère et, tout en étant passif, d'y subir une suite de rendez-vous mystérieux, d'inconnus qui veulent vous contacter pour vous transmettre les infos que vous attendiez et d'ennemis qui vous suivent et vous attaquent à chaque coin de rue. Trop de coïncidences et de facilités scénaristiques pour être crédible ou captivant.
Les trois derniers tomes, eux, lorgnent plus du côté de l'aventure avec un périple dans l'Espagne en pleine guerre civile. Mais là encore, le scénario n'est pas des plus prenants, se contentant d'être assez instructif.

C'est une lecture que je ne regrette pas vraiment mais je ne la conseille pas plus que ça, même aux amateurs d'Histoire.

Nom série  Fathom  posté le 12/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'en avais vu beaucoup d'images mais je n'avais en fait jamais véritablement lu de BDs de Michael Turner. C'est chose faite et, je m'en doutais, je n'aime pas vraiment.

Je ne connaissais rien de Fathom et de son héroïne Aspen. Je l'ai découverte avec les albums récents parus chez Delcourt. Je croyais qu'il s'agissait d'une histoire complète permettant de découvrir pour de bon le personnage mais j'ai constaté qu'il s'agissait uniquement d'une histoire parmi d'autres parues précédemment, sans doute en magazine. Du coup, je me suis retrouvé plongé dans un univers relativement complexe, avec plein de personnages dont je ne comprenais ni les intentions ni les comportements. Ajoutez à cela que le dessin uniformisé et la narration embrouillée ne m'aidaient vraiment pas, je ne suis pas du tout rentré dans ce récit.

Tout semble tenir sur le dessin de Michael Turner. J'avoue que certaines de ses planches sont jolies et son utilisation de l'informatique et des couleurs est de très bon niveau.
Par contre, sa narration graphique laisse souvent à désirer. Ca bavarde à droite à gauche avec plein de bulles de pensées-narration et il m'a été bien difficile de deviner qui pensait quoi par moments.
Et franchement, ses personnages... On dirait des top-models sortis de salle de muscu qui posent à chaque case. "Vous avez vu comme je suis habillée sexy et moulant ?", "Vous avez vu mes abdos saillants ?", "N'ai-je pas l'air cool avec mes beaux yeux, mes beaux muscles et mon épée qui brille et me donne un air ténébreux ?". Franchement, ça va pour quelques illustrations mais à toutes les pages d'une BD, ça me gonfle.

Alors comme le dessin ne m'a pas convaincu et que l'histoire m'a largué très rapidement tant elle est racontée de manière embrouillée et tant il me manque de données pour bien la saisir, je n'ai pas aimé ma lecture.

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