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... a posté 4835 avis et 1873 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Ysoline  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant.

Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace.

Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste.

Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.

Nom série  Bébert le Cancrelat  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'une des premières collaborations de Yann et Conrad, indispensables auteurs de la série Les Innommables dont le premier tome était paru un an avant. Bébert le Cancrelat tient plus du petit album gadget que de la BD complète. Son histoire est en effet très courte et l'album, avec son prix initial de 45F, était plutôt un objet de luxe en comparaison.

Le dessin de Conrad y est très bien. Son trait m'y fait un peu penser à celui de Franquin. L'encrage est par contre étonnamment très léger, pas assez contrasté à mon goût. Est-ce que cela tient à un soucis d'impression à l'époque (j'ai lu la version de 1984, pas l'album à découper offert avec l'album Au sud-ouest de Moscou des Innommables paru en 2005) ?

L'histoire quant à elle est sympathique, avec une bonne dose d'humour noir et un peu de politiquement incorrect. Elle est cependant un peu courte et un peu simplement résumée.
A mon sens, même si elle est sympathique, cette petite BD ne vaut ni son prix à parution ni son exorbitant prix d'occasion de nos jours.

Nom série  La douane  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un joli dessin à la carte à gratter, assez évocateur. Un récit pas mauvais, un peu sordide et angoissant, dont la fin est en demi-teinte.
C'est joli, bien lu, mais...
C'est vraiment trop court. Il ne faut pas une minute pour lire cet album, ça se compte même en secondes. Alors on peut éventuellement prendre plus de temps pour regarder les jolies images mais je me vois mal acheter cet album, même à si bas prix, pour le lire aussi vite.

Nom série  Macbeth  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Après une belle surprise à la lecture de Otello, j'ai voulu en apprendre encore un peu plus sur l'oeuvre de Shakespeare que je ne connais que par bribes. Et j'ai donc acheté cet album en espérant découvrir ainsi ce Macbeth dont j'avais bien sûr beaucoup entendu parler sans en savoir vraiment plus.

Le graphisme de Casanave me plait bien. Malgré son aspect crayonné dont je ne suis pas fan de manière général, j'aime bien ses décors et le dynamisme de ses personnages. J'aime un peu moins ses visages trop classiques. Ce ne sont pas tout à fait les planches esthétiques et fortes que j'espérais pour ce récit, mais c'est un dessin qui se lit bien.

Quant au récit, c'est une adaptation probablement très fidèle au texte de Shakespeare. Et c'est là que je me suis rendu compte que dans ma lecture précédente d'une telle adaptation, "otello", les textes avaient été rendus nettement plus fluides et concis. Dans Macbeth, nous avons droit à de longues tirades, dont le rythme et la signification peinent souvent à se faire clairs. Ce sont des textes qu'il faut lire avec attention, parfois relire car l'intonation à y appliquer mentalement se révèle différente d'une phrase à la suivante. Et malgré de belles métaphores et jolies tournures de phrases, ces textes à l'ancienne se révèlent presque pénibles appliqués à une BD car ils brisent totalement le rythme et rendent l'atmosphère difficile à ressentir.

Ce n'est donc pas un vrai plaisir de lecture que de lire cette BD. Je l'ai néanmoins trouvée intéressante puisque j'y ai appris pour de bon quel était le récit du Macbeth de Shakespeare. Mais l'adaptation BD aurait pu être plus réussie à mon sens avec des dessins plus impressionnants et des dialogues rendus plus fluides.

Nom série  Construire un feu  posté le 07/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire très bien racontée et dotée de très bons dessins.

J'apprécie beaucoup le style de Chabouté, qui a choisi ici un encrage plus fin qu'à son habitude. Les couleurs sont excellentes, sobres comme il le faut pour ces décors enneigés. C'est beau, les compositions sont réussies et les planches expriment bien l'immensité froide.

L'auteur réussit un assez bon tour de force en faisant ressentir au lecteur la situation. J'ai senti doucement la menace du froid s'appesantir, j'ai eu peur avec le héros, j'ai senti l'empressement d'allumer un feu, j'ai frémi en imaginant qu'une allumette ne s'allumerait pas, j'ai eu les orteils qui picotaient en m'imaginant les sentir geler... Les émotions passent de très belle manière.

C'est donc une bonne, voire très bonne BD, mais un peu trop vite lue et trop vite résumée à mon goût. Pas le genre de BD que je relirais, je pense, si ce n'est pour apprécier à nouveau les belles planches et ces décors de neige intense.

Nom série  La Fée Kaca  posté le 07/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Florence Cestac a redoré le blason de l'estime que j'accordais à ses BDs avec la récente parution de La Véritable Histoire de Futuropolis. Mais c'est tout de même avec appréhension que j'ai abordé La Fée Kaca, cette BD au titre si poétique. Au final, la surprise ne fut pas mauvaise : c'est une BD d'humour déjanté assez sympathique, dans un bel esprit délirant qui convient bien au magazine "Pif Gadget" dans lequel elle était prépubliée.

S'adressant aux jeunes enfants, elle n'évite pas ce que son titre faisait craindre : une bonne dose de gags scatologiques, tournant surtout autour du sort préféré de la fée, "Crotus puantus !", qui transforme ses cibles en étrons fumants. Moi qui déteste l'humour pipi-caca je n'ai pourtant pas été dérangé.
Car cette BD s'adresse également aux adultes. Les personnages sont variés et souvent bien trouvés. J'aime beaucoup Tentaclaus et les vaches clownées. Les jeux de mots sont très nombreux, parfois tout bêtes mais attirant quand même le sourire ou le rire réflexe. Et l'ambiance délirante plaira sans doute aux amateurs de F'murr ou de Mandryka, même si nous n'atteignons pas là le sens de l'absurde de ces deux excellents auteurs. Il ressort de ces histoires courtes une bonne humeur assez rafraichissante et communicative.

Le dessin, quant à lui, est du Florence Cestac tout craché. Ceux qui, comme moi, n'aiment pas la façon dont elle représente ses personnages humains seront satisfaits, comme moi, par le fait que, dans les planches de cet album, elle offre presque davantage d'animaux ou de créatures amusantes.
Les couleurs, par contre, sont assez surprenantes. Pêtantes, contrastées et donnant parfois presque l'impression d'être tartinées à la truelle, elles donnent une impression manifeste de vie et d'énergie. Sincèrement, ce n'est pas esthétique, mais c'est efficace.

La Fée Kaca est donc une série au rendu humoristique assez inégal mais qui, contrairement à mes appréhensions, se lit bien et attire assez souvent le sourire voire le rire. Bonne ambiance.

Nom série  Secrets : Samsara  posté le 06/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant même la lecture, j'ai été séduit par deux choses dans cette BD : son dessin et sa thématique, nous plaçant au 19e siècle entre la Manchester où s'opposent pauvres gens et riches bourgeois et l'Inde exotique.

Le dessin est en réalité ici de la peinture, sans encrage. J'aime beaucoup cette technique et j'apprécie les couleurs chaudes et variées qu'elle permet.
Je n'ai cependant pas été totalement charmé. En effet, les palettes chromatiques ne me plaisent pas toujours, d'une part. Et d'autre part, je trouve le trait du pinceau un peu trop épais. Certaines cases manquent nettement de détails du coup, quelques-unes ayant même un aspect très pointilliste, comme un tableau vu de trop près pour bien l'apprécier. Et certains visages manquent également de vie, comme trop figés.
Quoiqu'il en soit, c'est un dessin -et une peinture- que j'aime bien, plaisant à lire et à regarder, et qui offre quelques très belles planches.

Quant au scénario, il est à la fois original et classique. Classique car il nous emmène assez vite dans le récit d'une chasse au trésor exotique dans l'Inde coloniale. Mais aussi original car à ce récit s'ajoute celui du combat de la jeune héroïne pour son école à Manchester, ses déboires et bien sûr le mystère familial qui, alors qu'on le croit plus ou moins dévoilé, semble encore garder une part d'inconnu à la fin du premier tome.
Bien qu'il soit bien construit, je dois cependant admettre ne pas être totalement tombé sous le charme du récit. Ce dernier est très dense, ce qui est en général une bonne chose, mais il n'a pas complètement réussi à me faire plonger dans l'ambiance de l'époque, ni dans l'excitation de la chasse au trésor et de ses dangers. Peut-être une petite faiblesse au niveau du rythme ou de la clarté de la narration ? Ou alors peut-être cela vient-il de l'accumulation des intrigues, entre chasse au trésor, combat social et vie familiale.
Il n'en reste pas moins un bon scénario, intéressant et beau, assez divertissant également.

Une bonne lecture et un beau dessin, peut-être la suite finira-t-elle de me convaincre totalement.

Nom série  Ce que le vent apporte  posté le 05/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été aussitôt séduit par le graphisme de cet album. Superbe couverture malgré l'impression, finalement originale, de vide qu'elle me laisse. Et des planches de toute beauté. Le trait de Jaime Martin me fait beaucoup penser à celui de Pellejero (Le Tour de Valse) par son encrage gras, ses décors inspirés et ses couleurs fortes. Le style des personnages par contre me rappelle davantage Frederik Peeters (Lupus). C'est beau et c'est assez fort visuellement. Et la colorisation est également très bonne avec une belle palette pour chaque planche.
Seul petit défaut, je trouve que l'auteur ne maîtrise pas trop tout ce qui est fourrure, vêtements ou animaux, leur donnant un aspect de gribouillis noir qui n'est pas des plus réussis. C'est bien dommage pour une BD ayant pour cadre le nord de la Russie où les hommes vont en fourrure dans la neige et où les bêtes ont une grande importance dans le récit.

Le récit est dense, bien construit et dispose d'un cadre original. Durant la période troublée de la Russie de 1916, un étudiant en médecine va se retrouver momentanément exilé, pour son propre bien, à la tête du petit hôpital d'un village perdu au Nord de l'Oural. Là ont lieu régulièrement de mystérieux meurtres perpétrés par ce qui ressemble à une bête sauvage qui apparaît quand le vent d'hiver souffle fort. Ambiance de huis-clos et d'enquête à la Sleepy Hollow, l'aspect fantastique en moins.
De bons personnages, un excellent décor et une ambiance très agréable même si elle peine un peu à se faire angoissante. Le récit est dense et plaisant.
Je n'ai cependant que moyennement été convaincu par le dénouement du mystère. Il n'a rien de particulièrement décevant et il est tout à fait crédible (pour une fois dans un tel récit inspiré de la Bête du Gévaudan) mais elle se pose sans grande surprise et son mystère est révélé sans que la tension ne soit vraiment montée auparavant, sans réelle enquête nous amenant progressivement à la découverte finale. Et je me dis qu'avec une aussi bonne ambiance de village Russe reculé et d'hôpital de campagne qui s'y débat contre l'ignorance campagnarde, il y avait presque de quoi éviter tout simplement la partie meurtres et mystères et se focaliser sur une intrigue plus ordinaire mais prenante malgré tout.

Quelque soit ces petits reproches que je fais à cette BD, il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup aimé son récit, son ambiance et que j'ai adoré son graphisme et ses décors enneigés.

Nom série  Les Centaures  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec mes yeux de lecteur adulte, je suis obligé d'admettre que le style de Séron m'agace. Non pas vraiment son dessin, même si le "plagiat" de la patte de Franquin m'est manifeste, mais plus sa façon de raconter les histoires, de ne jamais se prendre au sérieux, de toujours maintenir le lecteur en dehors de l'histoire comme s'il répétait sans arrêt "attention, vous lisez une BD, vous lisez une BD, et j'en suis son auteur" qui m'empêche de vraiment rentrer dans le trip de presque toutes ses histoires. Et cela, je le ressens dans Les Centaures, un sens de la dérision un peu trop présent, des facilités scénaristiques et rebondissements trop artificiels, etc.

Mais...
Mais quand j'étais gamin, j'aimais beaucoup ça. J'étais fasciné par l'univers assez mystérieux et une certaine ambiance insaisissable qui se dégageait de l'univers mythologique entourant Aurore et Ulysse. J'aimais beaucoup le dessin (et je le trouve toujours bon malgré mes reproches ci-dessus). Et je trouvais les histoires originales quoiqu'un peu confuses.
De bonnes BD de divertissement que je lisais avec plaisir donc il n'y a pas de raison que cela ne plaise pas aux jeunes lecteurs modernes.

Nom série  La Véritable Histoire de Futuropolis  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui cherche avec un léger acharnement depuis quelques ans à me faire une certaine érudition en matière de BD, comment pouvais-je passer à côté de cet album qui allait me raconter depuis le tout début et en détails toute l'aventure de la fameuse maison d'édition Futuropolis ? Eh bien, je me rends compte à sa lecture que je suis encore une brêle en matière d'érudition car j'y ai vraiment découvert tout un pan de l'histoire de la BD que je ne connaissais quasiment pas. C'est vous dire, avant d'apprendre la parution de cet album, je ne savais même pas que Florence Cestac était, avec Etienne Robial et d'autres qu'on découvre bien sûr ici, à l'origine de Futuropolis et donc de la parution d'innombrables chefs d'oeuvre de la BD. Je comprends mieux le grand prix d'Angoulême qui lui a été attribué il y a quelques ans puisqu'il congratule, outre les grands auteurs, aussi ceux qui ont beaucoup apporté au monde de la BD.

Bon, alors, je n'aime toujours pas le dessin de Florence Cestac. Certaines expressions de ses personnages à gros nez m'horripilent depuis l'époque où je lisais Les déblok dans le journal de Mickey et ça n'a pas changé dans ce nouvel album. Ils sont en outre franchement difficiles à différencier, ce qui n'arrange pas pour s'y retrouver parmi les très nombreuses personnes qui ont contribué ou travaillé avec Futuropolis. Ces défauts ont cependant su se faire discrets et permettre au dessin d'illustrer correctement le récit pour une lecture agréable.

Car c'est le récit qui m'a vraiment intéressé. Et on y apprend vraiment beaucoup, beaucoup. Tout un pan, toute une génération d'amateurs de BD, d'auteurs, d'éditeurs, de collectionneurs, que j'ignorais presque totalement. Je réalise ainsi qu'avant la bande à Menu, Trondheim et Sfar que formait l'Association, il y avait déjà la bande à Cestac et Robial qui formait Futuropolis. J'ai découvert à quel point les choses ont commencé de manière presque amateur pour ce qui allait devenir une grande maison d'édition, grande au sens du respect qu'elle impose de nos jours. J'ai découvert les innombrables bidouilles, anecdotes, personnages, moments forts, moments de bonheur et de déception de ce qui semble n'avoir été qu'une grande bande de passionnés débrouillards et volontaires.
La centaine de pages de cet album se révèle très dense. On y apprend énormément de choses. De quoi passionner ou du moins grandement instruire les jeunes amateurs de BD et de quoi rappeler sans doute d'excellents souvenirs aux plus vieux amateurs qui ont connu cette période.

Bref, même si je n'en apprécie pas tout, notamment pas le dessin, et même si sur la longueur et le flot d'informations j'ai un peu fini par décrocher, cette BD est vraiment à lire pour tout amateur de BD désireux de s'informer et de découvrir toute une époque où la passion de la BD se forgeait à force de conviction.

Nom série  Lizard Johnny  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le graphisme de cette BD détonne vraiment. Très inspiré des clips des Gorillaz, dont on retrouve d'ailleurs certains éléments visuels et narratifs au cours de la BD, il est maîtrisé, fun et très coloré. Ambiance 70s, couleurs flashy, persos cools... L'auteur fait une grande utilisation de l'informatique, des insertions d'images et d'une esthétique de designer de pub ou de pochette de disque. C'est réussi et assez amusant à regarder comme à lire.

Par contre, je ne suis pas convaincu par le scénario. Il présente dans un décor space-opera le road trip de deux loosers un peu shootés qui voyagent dans leur van-spatial pourri pour surfer sur l'onde d'une nova. Ces deux derniers vont jouer le rôle de corniauds car deux escrocs vont leur faire passer la douane en douce avec un oeuf mystérieux. S'ensuit course-poursuite pour récupérer l'oeuf, naufrage sur une planète où les indigènes les prennent pour des dieux, etc. Pas très novateur et pas très passionnant.

Et surtout, ce gros album que forme le tome 1 se termine finalement à la page 36 seulement, laissant ensuite la place à de nombreuses pages d'illustrations, sympas peut-être mais ce ne sont que des illustrations. 36 pages seulement, ça fait mal quand on croit payer une BD complète au prix tout à fait conséquent de 13€.

Nom série  Green Lantern versus Aliens  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ma curiosité a été tellement attisée par un tel titre, Green Lantern vs Aliens, que j'ai bondi sur la lecture de cet album.
Qu'est-ce que cela pouvait bien donner ?
Eh bien... Bof bof... Du comics de pur divertissement mais très convenu et pas terrible au final.

Le dessin est bon et maîtrisé. C'est un pro du comics moderne qui est au pinceau et ça se voit tant dans le trait que dans les couleurs. Seul reproche éventuel, outre l'évident manque d'âme et d'originalité, le fait que les aliens ne sont guère angoissants dessinés ainsi : ils font juste grosses bébêtes bourrines.

Quant au récit, il n'arrive pas à passer outre ce que je voyais comme une impossibilité. Comment en effet donner de l'intérêt à un affrontement entre un humain aux pouvoirs extra-terrestres quasi infinis et une bande de créatures très dangereuses mais capables finalement "uniquement" de mordre, griffer et lancer de l'acide, bref pas de quoi effrayer un collègue de Superman ?... Alors, le scénariste tente quelques astuces, le fait que les Green Lantern se refusent à exterminer les méchants aliens, le fait que "oh, pas de chance !" la bague du Green Lantern lui glisse du doigt et qu'il est du coup privé de ses pouvoirs "ah, c'est ballot !". Mais rien n'est crédible et ce n'est vraiment, mais vraiment pas passionnant.
Et surtout, les Aliens n'y sont qu'une meute de grosses bêtes brutales, sans rien de l'aspect angoissant qui fait la force de leur concept.

De la pure BD d'action qui ne fait rien d'autre que de jouer sur son affiche racoleuse de mettre en scène un super-héros confronté à des Aliens mais manque complètement l'essai scénaristiquement parlant.

Nom série  Muo Wang - Les éveillés  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD se distingue par un dessin qui n'est pas mauvais du tout. Du moins en ce qui concerne les personnages et les bâtiments qui sont bien. Car par contre, je n'aime pas du tout le dessin de tout ce qui est naturel (arbres, décors montagneux, autres types de décors, etc.) où le dessinateur change d'encrage et où on sent qu'il maîtrise vraiment moins. Mais le tout est rattrapé par une colorisation, informatique, que je trouve très réussie.

C'est donc le dessin qui m'a amené à lire cette BD et j'y ai découvert un récit assez divertissant. C'est un mélange de fantasy, pour l'ambiance médiévale fantastique et quelques créatures, et de SF pour le concept : des personnages issus de toutes les civilisations de la Terre médiévale ou antique se réveillent dans un lieu étrange, une forteresse inconnue où ils doivent endurer sans savoir pourquoi le siège d'une armée mystérieuse. Chinois, Huns, Indiens, Amérindiens, Celtes, Romains, Arabes, etc... Que font-ils là ? Quel est ce lieu ? Que peuvent-ils y faire ? Voilà les questions classiques mais efficaces qui parsèment ce récit.
Malgré quelques petites facilités ou clichés, malgré quelques imperfections (je pense notamment à un moment de narration ratée quand le cuisinier découvre "comme par hasard" l'ouverture du passage secret), c'est une histoire assez prenante ou du moins divertissante.
A suivre car nous n'avons là que l'introduction et que tout peut s'effondrer rapidement, mais peut-être avons-nous là une série intéressante en devenir.

Nom série  Oscar  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Profitant de la parution du tome 6, Dupuis a décidé de reclasser la série Oscar dans sa nouvelle collection Punaise destinée aux lecteurs de 6 à 9 ans et de rééditer les tomes plus anciens. Grand bien leur en fasse car Oscar est une série sympathique qui y trouve tout à fait sa place.

Christian Durieux est au dessin. Son trait va évoluer au fil des tomes. D'un style au départ très approchant de celui de Dupuy-Berbérian -qui est devenu un classique désormais-, il va prendre de la personnalité, s'arrondir et l'encrage s'épaissir au fil des albums. J'avoue garder une meilleure sensibilité pour les premiers albums et leurs personnages aux aspects un petit peu moins caricaturaux et plus différenciés. Mais le dessin reste maîtrisé et sympathique de bout en bout.

Le scénario m'a surtout plu par l'originalité et le tempérament des personnages. Le couple Karthoum-Oscar est rafraîchissant et plaisant. Oscar est un gosse des rues volontaire, ayant fugué son internat, gentil mais menteur, disposant d'une imagination débordante lui permettant d'inventer de nouveaux bobards et de nouvelles histoires en permanence. Quant à Karthoum, c'est un SDF d'origine probablement Algérienne, doux et débrouillard, bien décidé à aider son jeune ami et protégé.
Les autres personnages sont également souvent bien trouvés et attachants. Je regrette cependant l'aspect caricatural et superficiel que prennent certains personnages comme Mlle Elise dans les tomes plus récents.
Les aventures qu'ils vivent ne sont pas très originales mais elles sont suffisamment bien construites et avec juste ce qu'il faut de complexité et de réalisme pour intéresser aussi bien le lecteur adulte qu'enfantin. En outre, chaque album permet de découvrir quelques-unes des nouvelles histoires rocambolesques imaginées par Oscar pour se sortir de tel ou tel mauvais pas.

Sympathique et parfois touchante, voilà ce que je pense de cette série qui plaira peut-être un peu plus aux enfants qu'aux adultes mais qui se lit tout de même avec plaisir.

Nom série  Le Pavillon de l'aile ouest  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Dès le premier coup d'oeil, on s'en rend compte : le dessin de ce manhua est excellent.
Guo Guo a fait des études d'art et est spécialisée dans les dessins de costumes. Cela se voit aussitôt : les coiffures et les costumes d'époque ou imaginaires sont superbes dans les planches du Pavillon de l'aile ouest. Fins, détaillés, maîtrisés, illustrations en pleine page tout comme dessins des cases standards sont tous aussi réussis. Et les décors ne sont pas en reste non plus, représentant la Chine médiévale avec brio. Seuls les mains et les visages des personnages, dans une veine shojo assez classique, sont un peu moins réussis, plus simples et pas toujours très expressifs.
A ce très bon dessin s'ajoute une excellente colorisation. J'aime beaucoup les teintes de couleurs choisies par la dessinatrice, elles sont maîtrisées et donnent une vraie âme et une vraie beauté aux planches.
Bref, c'est beau, voire très beau !

A côté de cela, le scénario est un petit cran en dessous mais tout à fait correct. Adaptation d'un récit ancien, c'est une histoire d'amour dans la Chine médiévale entre une jeune aristocrate et un jeune homme de bonne famille et lettré mais plus ou moins vagabond. Le récit est classique mais bien raconté. Il est ainsi plaisant même s'il manque un peu d'originalité. Il propose un cadre historique en outre relativement intéressant.
Tout serait parfait sans une fin que j'ai trouvée très abrupte : en réalité, la toute dernière planche m'a véritablement surpris par sa brièveté. J'aurais aimé la voir s'étendre sur au grand minimum une dizaine de pages supplémentaires. Au lieu de ça, elle apporte une vraie fin au récit, rien à dire de ce côté là, mais aussi pas mal de frustration de voir les choses se terminer aussi vite.
Heureusement, les quelques très belles illustrations de fin d'album permettent, avec un peu d'imagination, de se faire une petite idée des évènements qui peuvent suivre ce dénouement.

Un récit classique, à l'ancienne, superbement mis en images et en couleurs, une belle découverte de la Chine médiévale et romantique.

Nom série  Strangers in Paradise  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait longtemps que je tournais autour de cette série, en ayant beaucoup entendu parler mais n'ayant jamais eu le courage de l'acheter de peur d'être déçu. J'ai finalement eu l'occasion de lire la quasi intégrale des tomes parus à ce jour et... je ne suis pas convaincu.

Le premier tome part sur une base assez légère, celle d'un couple d'amies et de leurs petites aventures amoureuses. Elle permet de mettre en scène les personnages, la gentille Francine et la très énergique Katchoo. Mais ce seul tome ne m'a guère enthousiasmé car je ne trouvais pas l'humour très drôle.
Les choses changent dès le second tome car la comédie légère laisse une large place à une intrigue un peu plus policière, avec des vraies méchantes n'hésitant pas à torturer et tuer pour atteindre ces deux filles qu'on croyait vivre une vie insouciante.
Puis ensuite, à partir du 4e tome, les histoires alternent simples relations entre les deux héroïnes et leurs proches, souvenirs de jeunesse parfois difficiles, visions de vies futures assez mélancoliques et encore un peu d'intrigues policières.

Malgré un dessin tout à fait sympathique, tout cela ne m'a pas très convaincu pour différentes raisons.
D'abord parce que je n'accroche que moyennement à l'humour. Je n'ai que peu souri hormis dans le second ou troisième tome, je crois, où j'ai éclaté de rire devant la bouille que fait Francine sur le plateau de tournage où elle est sensée faire LE look de la publicité.
Ensuite parce que je sature assez vite de l'insistance de l'auteur à représenter les femmes comme étant toutes fières, indépendantes voire autoritaires et les hommes comme étant soit des cons saturés d'hormones, soit, quand ils ont de la chance, de gentils êtres sensibles, poétiques mais effacés et soumis qui, seulement sous cette condition, ont le droit d'approcher le couple Francine-Katchoo.
Et finalement, en terme de BD racontant les relations entre deux amies dont l'une est plus ou moins lesbienne tout en mélangeant histoires du quotidien et un peu d'aventures, j'ai trouvé la série Locas nettement plus originale et intéressante. A côté de cela, je me suis un peu ennuyé à lire Strangers in Paradise et je n'ai pas trouvé les personnages très attachants.

A lire pour le divertissement et un peu pour le sourire, mais je ne suis pas fan.

Nom série  Earl & Mooch  posté le 03/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parue à partir de 1994, cette série est dans la pure ligne des comics strips américains. Publié en quotidien, un strip par jour et un épisode un peu plus gros le dimanche, elle prend pour thèmes deux personnages à la fois classiques et atypiques.

L'originalité tient en effet dans la relation entre Earl et Mooch. Ce sont un jeune chien et un jeune chat, tous deux domestiques et voisins dans la vie. Mais là où on pourrait s'attendre à les voir soit s'affronter en permanence comme chien et chat, soit s'entendre comme larrons en foire comme dans certaines BDs d'humour, leur relation est ici un peu plus ambiguë. Après une première rencontre un peu froide, ces deux-là se sont en effet rendus compte qu'ils partageaient bien des points communs, leur vision du monde, leurs ambitions (manger et dormir) et leur façon de penser. C'est donc en pure amitié qu'ils se fréquentent, même s'ils gardent chacun leur caractère félin et canin qui les opposent par-ci par-là.

Leurs petites aventures du quotidien sont illustrées par un dessin que j'aime bien. Plein de personnalité, il est à la fois simple et dynamique. Il offre en outre des bouilles assez réussies et expressives aux deux héros animaux.
Les gags sont eux aussi assez simples. On se place là dans le cadre typique des gags sur les chiens et chats domestiques. A cela s'ajoute une petite part de tendresse et de poésie qui rappellent par moment une série aussi bonne que Calvin et Hobbes. Force m'est d'avouer cependant que nous ne sommes pas là au même niveau d'humour. Le sourire est fréquent mais le vrai rire est rare. Certains gags sont en outre assez répétitifs (chez le boucher notamment).

Une série de comics strips sympa et assez tendre qui plaira aux amateurs du genre mais ne ressort pas vraiment du lot.

Nom série  Adam au Chromaland  posté le 30/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un jeune garçon qui se retrouve projeté dans un monde imaginaire pour le sauver d'un grand danger, voilà une intrigue qui n'a rien de bien novateur à première vue. Mais quand ce monde est d'une véritable originalité, quand le récit est raconté avec brio et humour et quand le dessin est largement à la hauteur de ses ambitions, cela donne le début d'une excellente BD. Un véritable coup de coeur en ce qui me concerne !

Imaginez un univers qui soit celui de l'imagination. Y vivent toutes les chimères imaginées un jour par les hommes vivants ou l'imaginaire des grands artistes qui perdurent dans l'esprit des vivants. Divisées en royaumes de l'imaginaire de chacun, elles se côtoient, se croisent, s'influencent. L'imaginaire de Magritte relié à ceux de Monet, de Van Gogh et d'innombrables artistes, peintres, écrivains, cinéastes, etc... Dans chacun de ces imaginaires, les décors et les êtres vivants sont à l'image des créations de leurs auteurs mais aussi de tous ceux qui les ont influencés.

Transposé en images dans Adam au Chromaland, cela donne un patchwork coloré, beau et fouillis à la fois, ensemble d'innombrables références visuelles et artistiques.
Le dessin de Di Giammarino est tout à fait à la hauteur de la tâche. Son trait fait légèrement penser à celui d'Eduardo Risso ou d'Horacio Domingues, une touche d'ambiance latine associée à une maîtrise et un trait lisse proche du comics.
La colorisation, informatique et légèrement froide à la manière d'un Beltran, offre des tons pastels très variés pour une ambiance colorée, comme le veut le nom du royaume : Chromaland.
Et au fil des pages, on s'amuse à repérer dans chaque planche toutes les clins d'oeil aux oeuvres de peintres, de sculpteurs, de cinéastes et autres écrivains. C'est d'ailleurs avec bonheur que l'on découvre en fin d'album la liste des titres et auteurs de chacune de ces références artistiques.

Quant au récit, il est à double niveau.
L'intrigue de base semble destinée à un lectorat assez jeune. Un petit garçon débrouillard et imaginatif qui va sauver le Royaume Imaginaire, rien de bien nouveau. Mais cette simple intrigue est très bien racontée permettant à un adulte de la lire sans jamais s'ennuyer.
Et le même lecteur adulte pourra ensuite profiter du second niveau de lecture, de ces très nombreuses références artistiques bien sûr mais aussi d'un véritable humour qui se dégage des planches. L'histoire ne se prend pas totalement au sérieux et les gags sont nombreux quoique discrets. J'ai notamment été plié de rire en voyant cette Madonne de peinture classique jouer les nounous avec tous les petits Jésus que les autres Saintes-Vierges du musée lui avaient laissés en garde.

Un vrai plaisir de lecture et un vrai plaisir pour les yeux. Les amateurs de peinture, d'imaginaire, d'humour et de récit d'aventure fantastique seront ravis. Et si les tomes suivants pouvaient rester sur le même niveau de qualité, nous aurions peut-être bien là un futur immanquable.
Hélas, suite aux soucis financiers des Humanos, les droits ont été rendus aux auteurs et nul ne saurait dire si la suite paraitra un jour et chez quel éditeur...

Nom série  Sombre futur  posté le 29/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est vraiment dommage pour certains dessinateurs de manhua qu'ils travaillent sans scénariste. Et cela se ressent fortement à la lecture de Sombre futur.

Zhang Xiao Yu est plutôt doué au niveau dessin. Ses planches dans Sombre futur sont moins réussies à mon goût que dans une autre de ses oeuvres comme L'Envol mais elles sont très présentables. Les décors sont un peu vides comme le permettent souvent les récits post-apocalyptiques. Mais les personnages sont bons et dynamiques. On sent que le dessinateur maîtrise son trait et cela se voit d'autant plus dans les quelques illustrations offertes en fin d'album.
Seul reproche, la plupart des scènes d'action et de combat ne bénéficient pas d'une narration graphique excellente et sont un peu confuses.

Mais c'est au niveau du scénario que le bât blesse. Il est d'un cliché accompli et semble parfois presque improvisé tant des éléments de l'intrigue apparaissent pour disparaître sans suite après coup. Il est en outre bourré d'influences, ne réussissant qu'à les reproduire sans y apporter de nouveauté.
Après quelques pages d'intro qui rappelleront fortement Akira, le récit s'engage dans une ambiance calquée sur Ken le survivant et autres Mad Max. Mise en place triviale et sans saveur, décor post-apocalyptique déjà-vu, héros agaçant beau ultra-fort et trop sûr de lui, suite de combats violents, dialogues très restreints quand ils ne sont pas idiots...
La première moitié de l'album est presque pénible tant elle est superficielle et stéréotypée. Un changement apparaît en moitié de récit avec l'apparition d'une race souterraine assez intéressante, mais cette idée est très vite abandonnée pour n'en presque rien garder. Et la fin du récit est à peine moins mauvaise que son début.

De cet auteur, préférez-lui nettement ses deux autres oeuvres, L'Envol et Au fond du rêve.

Nom série  La demeure des Gomez  posté le 28/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

J'aime beaucoup le dessin de Prado d'habitude et j'aime bien ses scénarios. J'ai donc entamé cet album avec un bon à-priori. Mais j'avoue avoir été déçu.

Déjà au niveau du dessin, il est beaucoup plus basique que ce à quoi Prado m'avait habitué. Il semble avoir cherché à uniformiser un peu son style, le trait est plus simple, plus épuré. On reconnaît toujours sa patte, sans équivoque possible, mais ses planches ont moins d'âme ici que dans d'autres de ses oeuvres que j'aime davantage. Elles n'en restent pas moins jolies et maîtrisées mais sans plus à mon goût.

Quant au scénario, Prado semble avoir trouvé une idée de récit à la manière de ses Chroniques absurdes mais on dirait qu'il l'a étirée pour la faire tenir en un album entier au lieu d'une histoire courte parmi d'autres. Résultat, au bout de quelques pages, on a vite saisi l'idée de l'intrigue et on la voir s'étaler sans tellement avancer. En outre, elle n'est ni vraiment forte ni vraiment amusante. Et le final donne un peu l'impression de tomber à plat.

La lecture reste divertissante mais sans surprise. On est loin des chefs-d'oeuvre de Prado mais c'est quand même une BD convenable.

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