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Nom série  La Route de la soie... en lambeaux  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage est davantage un livre qu'une bande dessinée. En réalité, il contient 5 récits en bande dessinée qui sont autant de coupures entre de longs chapitres de textes à caractère informatif, presque encyclopédiques ou du moins très instructifs. Pour qui veut découvrir la situation historique et géopolitique des "pays en -stan" d'Asie Centrale, ce bouquin est une vraie mine d'or.
Pour qui cherche une BD sur le sujet, maintenant, je suis un petit peu moins charmé. Sur un thème similaire du même auteur, j'avais préféré son album Passage Afghan dont j'avais trouvé le passage en bande dessinée plus représentatif et plus instructif sur la région visitée, et en même temps plus plaisant et amusant à lire.

Les deux premiers récits relatent les premiers voyages de Ted Rall (à chaque fois avec un ami) en Asie Centrale. Finalement, ces deux histoires se révèlent n'être qu'une suite de soucis de transports, de visas à obtenir, de miliciens à corrompre, etc. Hormis un certain état d'esprit local, on n'y découvre vraiment peu de choses sur les pays traversés.
Le troisième récit raconte un voyage en groupe que Ted Rall a lui-même organisé avec le soutien de la radio pour laquelle il travaille. Cette fois encore, c'est plus un récit sur les difficultés des voyages organisés en situation difficile qu'une découverte des pays eux-mêmes.
Le quatrième récit est celui d'un voyage tout frais payé par le gouvernement US. Radicalement différent de ces autres séjours, Ted Rall ne va finalement passer son temps quasiment que dans une unique ville où il n'y a rien à visiter, à s'ennuyer dans son hôtel. Pas très captivant.
Quant au dernier récit, c'est un voyage pour un reportage sur l'étonnant sport équestre qu'est le buzkashi. Mais là encore, on y apprend peu de choses sur le pays concerné.

Heureusement, les nombreuses piques d'humour caustique qui égaient les récits de Ted Rall ont maintenu mon intérêt et m'ont régulièrement fait rire tout en amenant la réflexion qui s'impose sur certaines situations ubuesques. Et puis, ce sont toujours des témoignages intéressants sur les gens, les transports et comment on peut risquer sa vie au détour d'une route dans ces pays qui sont parmi les plus inaccessibles au monde.

L'intérêt essentiel de cet ouvrage réside donc dans les chapitres de texte et la somme d'informations qu'ils offrent sur tous les pays d'Asie Centrale et sur la situation géopolitique mondiale centrée autour d'eux.
A cela s'ajoute de nombreuses photos que je trouve très belles, très vivantes. Une photo de buzkashi notamment m'a franchement épaté par sa beauté.

Instructif mais pas aussi fluide et plaisant à lire que je l'aurais apprécié.

Nom série  Lans Sirling  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Imaginez un champion de boxe noir dans les USA des années 30, à une époque où le racisme et la ségrégation étaient encore très présents. Imaginez, de l'autre côté des frontières, un champion de boxe allemand dans une Allemagne nazie, soucieux du sort des juifs persécutés et ennuyé de servir de porte-drapeau à un Parti auquel il n'adhère pas. Tandis que le monde s'écroule vers la guerre mondiale, les deux boxeurs vont se rencontrer, se combattre et se respecter mutuellement.
Modifiez maintenant tous les noms réels de ces évènements par des noms imaginaires, le traks pour la boxe, stintlers pour américains blancs, nolyaks pour afro-américains, altyans pour allemands nazis, kliks pour juifs, etc. Et placez le tout dans un décor fictif, mélange entre la Rome Antique et le moyen-âge.
Vous aurez alors Lans Sirling, transposition directe en fantasy d'évènements historiques réels.

L'idée de départ est louable. Je la ressens ni plus ni moins comme un moyen de faire découvrir une tranche de l'Histoire à des adolescents qui ne lisent que de l'heroic-fantasy et des bandes dessinées. Malheureusement, le résultat me semble vain et plutôt raté.

Je n'accroche pas au dessin. Il est techniquement correct mais je trouve ses personnages un peu figés et les décors sans saveur. Je trouve en outre les couleurs ternes. Et il y a quelque chose que je ne saurais définir dans l'encrage qui ne me plait pas : je le trouve trop froid, trop... "sec".

Quant au récit, il est plutôt ennuyeux. Le rythme est lent, sans surprise. L'analogie avec les évènements des années 30 m'a paru en permanence tellement évidente que j'ai trouvé la transposition faite sans aucune subtilité. Tout en ressort prévisible, trop manichéen et presque naïf dans la façon dont c'est raconté.
Je suis persuadé que j'aurais été nettement plus intéressé si cette BD avait bénéficié de son décor "réel", les USA et l'Allemagne Nazie. Cette rencontre entre les deux combattants aux idéaux proches malgré les pays qui les séparent est vraiment intéressante. Mais il aurait aussi fallu, je crois, que les évènements soient racontés avec un peu plus de rythme, de quelque chose qui donne envie au lecteur de poursuivre l'aventure sans y voir simplement une suite d'évènements racontés sur un ton monotone et sans saveur.
L'essai n'est donc pas concluant pour moi, dommage.

Nom série  Tom Strong présente Terra Obscura  posté le 08/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Terra Obscura est un spin-off de la série Tom Strong. Il présente les aventures des nombreux super-héros ("héros de la science" comme aime à les appeler Alan Moore) d'une planète jumelle de la Terre, située à l'autre bout de la Voie Lactée, et que Tom Strong a sauvée dans un épisode du tome 3 de sa série. Ce dernier, même si les personnages parlent parfois de lui, n'y apparait aucunement.
Alan Moore a réalisé le script de cette série parallèle mais a laissé le scénario proprement dit à Peter Hogan, tandis que le dessin est à la charge de Yanick Paquette.
Il est paru aux USA deux histoires complètes de Terra Obscura mais au vu des faibles ventes françaises, Panini Comics a annoncé l'arrêt plus que probable de la parution de tout ce qui concerne Tom Strong. Heureusement, l'unique tome paru de Terra Obscura peut se lire comme un album totalement indépendant.

C'est un sympathique divertissement à base de super-héros, mais très loin de ce qu'Alan Moore produit de mieux. Ce récit, malgré une intéressante palette de personnages, est très classique dans son déroulement. Une menace mystérieuse pousse d'anciens super-héros à reprendre leur association passée pour enquêter et finir par combattre tous ensemble le super méchant. Rien de plus original, rien de plus compliqué. Seuls quelques fausses pistes et la recherche d'anciens partenaires disparus permettent d'étayer le récit.
Heureusement les différents personnages sont intéressants. Certains d'entre eux sont bien trouvés et assez imaginatifs. Ils sont plaisants à suivre et leurs interactions apportent quelques moments sympathiques. On retrouve là l'imagination de Moore.
Quant au dessin, il est tout à fait correct, très impersonnel mais bon.

C'est donc une bonne lecture pour qui aime les récits de super-héros. L'intrigue se lit avec plaisir même si elle n'apporte pas grand chose de vraiment novateur ni de très marquant. Bon divertissement dans un univers dont on sent la touche d'Alan Moore même si on n'en éprouve pas le génie au niveau de l'intrigue.

Nom série  Golden Cup  posté le 07/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sans trop y accrocher à cause d'une fin ratée, j'avais trouvé Golden City divertissant et présentant un monde futuriste pas inintéressant. Mais "Golden Cup" présente les défauts de Golden City sans les qualités.

Au rayon des défauts, un dessin trop froid. De grands espaces sans trait sont remplis par des couleurs trop informatisées. Cela me donne régulièrement l'impression de personnages évoluant sur des décors vides et artificiels.
Quand à cela s'ajoutent des dessins de filles qui sont toutes en permanence des canons tout droit issus des meilleures agences de mannequins, je trouve ça assez ridicule, postiche.

Quant au scénario, on dirait un mélange de dessins animés. Les Fous du volant (ou encore la saga des films Cannonball si vous vous en souvenez) pour la trame de la course autour du monde de véhicules tous plus différents les uns que les autres, avec pièges et péripéties nouvelles à chaque étape. Et Scoubidou pour les intrigues risibles qui les accompagnent (et j'ai pensé à cette référence avant même l'épisode de "démasquage" à la fin du tome 2). En effet, les ficelles scénaristiques m'ont régulièrement paru aussi grosses que des câbles portuaires. Trop de facilité, trop de coïncidence, trop de "deus ex machina", crédibilité zéro. C'est bien simple, les deux premiers tomes m'ont donné l'impression de lire un mauvais récit du journal de Mickey période italienne, un truc pour amuser les enfants ou les préados où l'auteur ne s'embarrasse pas du vraisemblable ou d'éviter les énormes clichés. Les intrigues prennent un peu plus de complexité, se rapprochant davantage de Golden City à partir du tome 3, mais il reste toujours ce côté "beaux gosses, filles canons, véhicules super cools" immature qui m'agace. Et puis sérieusement, le passage avec la voiture qui se transforme en bateau puis en super sous-marin qui file à 20 noeuds sous les flots, ça me rappelle une BD que j'avais dessinée moi-même quand j'étais en primaire.

Avec des facilités scénaristiques aussi agaçantes et un côté racoleur aussi pénible, j'ai eu du mal à apprécier le côté ne serait-ce que divertissant de cette lecture.

Nom série  Le Gardien du feu  posté le 06/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit nous emmène dans une authentique ambiance bretonne de la fin du 19e siècle. A une époque où les déplacements étaient difficiles, où des régions comme le Léon et Trégor étaient comme deux pays séparés, et où la vie était rude même pour ceux qui restaient à terre, c'est le cadre parfait pour une intrigue étouffante malgré les embruns et le vent qui font l'assaut de la pointe du Raz.

Le dessin est fin et de belle qualité. La mise en couleurs s'y accorde très bien pour un rendu impeccable. Les paysages marins, les côtes balayées par le vent, les vagues et la pluie, le phare si proche et si inaccessible, tous ces éléments sont criants de vérité.
Le décor historique est très bien mis en place, crédible et ramené à la vie. Les psychologies bretonnes de l'époque sont bien représentées, avec la chappe de tradition catholique et de vie rude qui mure certains esprits et empêche souvent d'exprimer les vrais sentiments. En cela, le personnage de Goulven Denès est particulièrement représentatif et c'est en grande partie son caractère renfermé qui va mener au drame.

Le rendu graphique et le décor sont donc très bons. Malheureusement, l'émotion a peiné à passer pour moi. La faute à deux choses.
La première est une narration un peu trop lente et trop bavarde. A force de texte, le narrateur m'a empêché de savourer pleinement les images et les évènements racontés. J'ai le sentiment que l'adaptation du roman en bande dessinée aurait dû passer par davantage d'épure du texte pour se concentrer sur des images fortes.
Le second souci est le fait que la conclusion de ce récit est par trop prévisible. Il faut avouer que le récit s'entame par la fin, avec le héros qui raconte comment il en est arrivé au drame sans qu'on sache initialement quel est ce fameux drame. Mais très vite, on devine ce qui a eu lieu, et cela en devient tellement évident, au fur et à mesure que les éléments se mettent doucement en position, que la lenteur du récit devient un peu pénible. A tel point qu'arrivé à la fin du premier tome, je me suis étonné que ce récit n'ait pas déjà atteint sa fin. Je me suis clairement dit : "Il va encore falloir un deuxième tome pour développer tout ce qui va mener à cette fin tragique ? Tout n'est pas déjà en place et prêt à être conclu ?"
Heureusement, la qualité de l'ambiance bretonne d'époque et le soin apporté aux décors et aux images m'a néanmoins fait passer un bon moment de lecture.

Nom série  Reign  posté le 06/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il n'y a pas à dire : ça dépote ! Cette BD a un rythme qui va à 100 à l'heure. C'est comme d'embarquer dans une voiture de rallye qui démarre en trombe et ne ralentit pas dans les virages.
Ambiance film d'action, nous nous trouvons aux USA aux côtés d'une super-équipe de déminage façon SWAT intello. Face à eux, une véritable armée de terroristes internes, sur-équipés, sur-organisés et totalement sans scrupule. Attentats sanglants, piratages informatiques massifs, menaces sur l'ensemble de la population : quel est leur but ? C'est la première inconnue.

Le scénario, quoiqu'un peu exagérément spectaculaire, est bien ficelé et l'accroche est bonne. La lecture passe sans qu'on s'en rende compte.
Cependant, n'étant pas amateur de récit d'action pas plus que de films ou séries télé du même genre, j'ai vu cette lecture comme un divertissement rythmé mais je ne suis pas plus captivé que ça. Je suis notamment assez dubitatif devant cette super-héroïne qui élimine à elle toute seule en quelques secondes, et en pyjama je vous prie, une équipe d'hommes armés, entrainés, avec gilets casques et pare-balles, et le soutien aérien qui va avec. Spectaculaire et couillu, mais pas très crédible. Pas plus que le QG de démineurs qu'on croirait sorti d'un immense vaisseau spatial de science-fiction.

Beaucoup de spectacle, un divertissement efficace, mais je ne suis pas suffisamment amateur de ce genre de récit pour en conseiller davantage que la lecture. A moins que la suite apporte plus d'originalité que de la simple action à tout prix.

Nom série  Supreme Power  posté le 06/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Comme souvent avec Straczynski au scénario, ce comics s'entame sur une bonne voire très bonne idée mais a du mal à offrir un bon développement et à tenir la longueur.

Prenons Supreme Power comme il est, même si Marvel ne l'a jamais avoué officiellement : une nouvelle version des personnages principaux de DC, une sorte de Elseworld où Superman, Wonderwoman, Batman, Flash et les autres seraient à la fois proches et psychologiquement différents de leurs personnages d'origine.
Superman/Hyperion a ici été éduqué par le gouvernement des USA qui l'utilise comme arme de guerre en lui cachant ses origines extra-terrestres. Green Lantern/Docteur Spectrum est un ancien soldat/tueur à gages de l'armée qui a acquis ses pouvoirs par le biais du vaisseau d'Hyperion. Batman/Nighthawk est un afro-américain qui combat les fascistes avec un esprit tout aussi raciste et intransigeant de son côté. Et ainsi de suite avec des personnages aux allures très connues mais traités de manière originale et surtout pas manichéenne.
Straczynski avait déjà réalisé un récit similaire avec Rising Stars mais ce dernier était parti trop vite en une banale suite de bastons entre super gaillards. Ici, le scénario est plus fin et moins bourrin.

Comme beaucoup de récits Elseworlds, j'ai pris un vrai plaisir à découvrir cette revisite de super-héros. D'autant qu'elle est très bien construite et pleine d'énormément de potentiel. Les relations entre personnages, entre les super-héros, le gouvernement US, les pays étrangers et la population mondiale laissent présager des histoires complexes et pleines de saveur. D'autant plus que le scénario prend pour base l'Histoire réelle des USA, avec de vrais présidents, de vraies opérations étrangères des USA et un ancrage dans l'actualité. Quelques mystères, de nombreux personnages à découvrir et approfondir, un ensemble d'intrigues adultes et intéressantes, un dessin classique mais bon, voilà de quoi accrocher le lecteur dès le premier tome.
Et l'ensemble tient à peu près ses promesses mais de manière assez inégale et, arrivé aux tomes 6 et 7, je commence à s'inquiéter pour la suite.

La série est partagée en albums suivant la trame principale du récit (tomes 1, 2, 4 et 7) et albums indépendants présentant le passé de certains personnages (tomes 3, 5 et 6) ou une histoire plus ou moins parallèle (tome 8.)
La trame principale est très accrocheuse jusqu'au tome 7 qui prend un nouveau départ, avec une grosse équipe qui se forme, et qui m'a moins captivé.
Les albums indépendants, réalisés par des auteurs différents, sont intéressants de leur côté mais nettement moins prenants que la série principale. Et certains sont médiocres comme les tomes 6 et 8.

Sincèrement, l'introduction de cette série est meilleure que son développement qui tend à s'essouffler d'album en album. Mais en amateur de récits de super-héros intelligents et qui changent un peu la donne tout en conservant un univers ou des personnages connus, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire les premiers tomes et je suis toujours intéressé par la suite de la trame principale.

Nom série  Le Roi de la savane  posté le 05/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnante cette petite BD. Je ne sais pas vraiment comment l'appréhender. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé où l'auteur voulait en venir. Je m'attendais à une révélation ou à un brusque virage à la fin du récit, mais non...
Au final, Le Roi de la savane apparait comme une biographie, le récit un peu décalé d'une star imaginaire d'un cirque fictif, un lion anthropomorphe bien différent de ses frères lions plus "animaux" et qu'on imagine mal dans un spectacle classique de dompteur et de fauves.

Le graphisme est plaisant. Le dessin est tout simple, dans un style franco-belge humoristique commun. Mais il est mis en valeur par une colorisation aux teintes désaturées, un peu rétro.

L'album s'entame sur la nouvelle de la mort de César, le fameux lion. Et c'est par le biais de la discussion et des souvenirs de ceux qui regrettent sa mort, ses anciens amis et partenaires, que l'on apprend par bribes son passé. On découvre ainsi un univers où humains et animaux vivent côte à côte, où des animaux humanisés postulent pour des postes de "véritables animaux" dans un cirque comme on se porte candidat pour faire carrière. Cette situation présente un étonnant contraste entre les comportements parfaitement humains de ces personnages et en même temps leur rapport avec la sauvagerie ou l'animalité qu'ils cherchent parfois à retrouver en eux, comme une psychanalyse qu'ils s'infligent personnellement. C'est toute cette réflexion qui motive le récit autour de César, qui n'a de lion finalement que le pelage et l'envie de faire revivre en lui et par son métier la magie de sa "savane natale".

L'intrigue est menée en douceur, par flash-backs successifs. L'humour y est disséminé de ci de là mais je ne l'ai jamais trouvé vraiment hilarant. Les gags amènent plus le sourire et maintiennent un intérêt à la lecture. Sans eux, je dois admettre que la narration un peu longuette aurait fini par m'ennuyer un peu.
Au final, je n'ai guère été marqué par cette lecture qui, malgré une certaine originalité dans l'idée et dans le ton, finit de manière un peu vaine à mon sens. Je n'y ai pas trouvé de contenu vraiment percutant ou intéressant, ni suffisamment d'humour.
Et j'en suis donc toujours à me demander où l'auteur a voulu en venir...

Nom série  Bretagne  posté le 04/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

D'emblée, cette BD m'a fait penser à un ouvrage de Hugo Pratt du style de Dans un ciel lointain. Décor d'Afrique du Nord, seconde guerre mondiale, des soldats et plus spécifiquement des aviateurs...

Et surtout le graphisme qui s'en rapproche beaucoup si ce n'est dans la maîtrise technique au moins dans l'aspect général. Un trait noir et blanc assez lâché, épuré. Le dessin est plutôt correct pour la majorité de l'album, dommage que l'introduction et la conclusion soient dessinés dans un autre style nettement plus brouillon et médiocre.

Du coup, avec un tel cadre de récit, je me demandais bien d'où pouvait venir le titre de l'album, Bretagne. Ca n'avait pas l'air d'avoir grand chose à voir. Et même en fin de lecture, je trouve ce titre assez décalé et peu cohérent par rapport au scénario.

Quoiqu'il en soit, sur la plus grande partie de cette BD, je n'ai pas trouvé ma lecture désagréable. J'aime bien les récits historiques, les récits de guerre qui mettent en scène le côté humains des militaires qui y participent tout en permettant d'en découvrir un peu plus sur certains aspects de l'Histoire.

Cependant, le scénario traine un peu en longueur. J'ai commencé doucement à m'en lasser au fil des pages. Et puis vient la fin et là j'ai décroché. Le coup de folie final ne me parait pas crédible. Il est trop brusque, trop artificiel à mon goût, et son aspect dramatique, voire tragique, lourdement accentué par le prologue et l'épilogue, ne m'a pas convaincu.

Nom série  Cosmic Patrouille  posté le 03/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'apprécie beaucoup le dessin de cette BD. Il est typique à mes yeux d'un style humoristique franco-belge dans la lignée des classiques de chez Dupuis mais avec une touche plus moderne. Même si les décors sont plutôt épurés, ils sont suffisamment présents pour mettre en valeur des personnages très expressifs et au trait bien maîtrisé à mon goût. Et même les couleurs informatiques ont le bon goût de se faire discrète mais efficace. C'est le genre de dessin que j'aime le plus souvent pour une série d'humour classique.

L'ennui, c'est que j'aurais vraiment aimé qu'il y ait davantage de scénario qui accompagne le dessin. Car les gags ne m'ont quasiment jamais fait rire.

Je commence à bien m'y connaître en comics de super-héros et les personnages DC et Marvel utilisés ainsi que les très nombreux clins d'oeil me sont pratiquement tous connus. Une parodie autour d'eux aurait donc très bien pu me toucher et m'amuser.

Mais non. Les gags sont plats et trop souvent en dessous de la ceinture. C'est un humour gras, tarte-à-la-crême et prévisible qui ne me fait vraiment pas rire. J'ai dû sourire une ou deux fois par album, et encore pas sur le gag principal et plutôt parce que je trouvais ça tellement nul que je l'appréciais au second degré.

Dommage car l'idée et le dessin auraient mérité mieux.

Nom série  Secrets : Pâques avant les Rameaux  posté le 02/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Secrets est une série d'albums scénarisés ou co-scénarisés par Giroud et dont le thème principal sont des secrets de famille, de ceux qui vous gâchent la vie et que l'on doit crever comme des abcès. Pâques avant les Rameaux est la cinquième série de cette lignée à paraitre et elle a pour principal qualité de tenir en un seul gros album d'une centaine de pages. Malheureusement, là où Frank Giroud sait d'ordinaire faire preuve d'originalité dans la recherche de ses scénarios, celui-ci est étonnamment convenu et prévisible dès lors que l'on connait la signification de l'expression titre de l'album.

Pour commencer, le dessin de Marianne Duvivier ne m'a clairement pas plu. Il est d'un style différent de celui utilisé pour le diptyque Secrets : L'écharde, moins réaliste, avec des visages plus caricaturaux un peu à la manière des débuts de la dessinatrice pour sa série Lagune. Malgré une petite recherche de personnalité, ce graphisme se révèle tout simplement mauvais à bien des passages. Les voitures et autres véhicules apparaissent complètement ratés, parfois risibles. Les décors affichent régulièrement des erreurs de perspective telles que j'en viens à imaginer, avec peine, que ce puisse être fait exprès. Seuls les personnages, pourtant pas terribles, ont au moins l'avantage d'être potables.

Cela ne serait pas bien grave si le scénario valait le coup. Il est cependant d'une grande platitude. Une fois le décor posé, on en devine immédiatement les grandes lignes, voire les détails s'il le faut.
Il n'y a que le procédé narratif qui m'a assez plu, avec cette femme qui sort d'une sorte de coma mental et essaie elle-même de fouiller ses souvenirs pour comprendre la situation dans laquelle elle est, flash-backs mémoriels plutôt bien amenés et bien ordonnés dans le récit.
Mais passé cette narration fluide et bien construite, le scénario est sans saveur. Dans ce type de récit, le fameux secret est composé en général d'une "faute originelle" puis de la "conséquence de la faute". La faute est ici amenée en deux-trois pages, de manière complètement prévisible mais sans qu'on y croit pour autant. Puis viennent ensuite des années de remords auxquelles il n'est pas facile d'adhérer. Pour s'achever sur une conséquence que j'ai trouvée totalement invraisemblable, sans aucune crédibilité dans sa brutalité et son côté inattendu. Jamais la "faute" ni les regrets n'auraient pu amener à mon sens à ce résultat, du moins pas tel que c'est raconté dans cette BD. On dirait que les auteurs veulent jouer la carte du "choc" pour toucher le lecteur mais le coup (de folie ?) passe à côté de la cible en ce qui me concerne.
Passé cela, la conclusion de l'album est venue sans intérêt car j'avais complètement décroché. Je n'y croyais plus.

Nom série  Maxime Murene  posté le 01/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah tiens ? Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de récit en entamant Maxime Murène. Je m'attendais à un banal polar à l'américaine sans originalité. Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une partie du jeu de rôles "In nomine Satanis/Magna Veritas" avec des anges et des démons infiltrés dans la population humaine pour y mener des missions façon détectives privés du Bien et du Mal, avec pouvoirs magiques, complots et conflits entre les ordres venus "d'en Haut" et "d'en Bas". J'aimais bien le concept du jeu de rôles, j'ai donc bien aimé celui de cette BD.

Le dessin n'est pas mauvais. Il est surtout bon pour les personnages, notamment les femmes qui sont... charmantes. Les décors ne sont pas mal non plus mais ils font trop souvent preuve de soucis au niveau des perspectives et de la profondeur, dommage. Quant à la couleur, même si son aspect informatique et froid est un peu trop visible, elle n'est pas désagréable.

L'intrigue de cet album qui restera peut-être un simple one-shot est assez simple et sans grande surprise mais je l'ai suivie comme un sympathique divertissement. Le comportement totalement sans scrupule du démon qu'est le personnage principal est assez amusant.
C'est une lecture qui ne marque pas par son originalité ou la force de son scénario, mais j'ai passé un moment plaisant. Je ne serais pas contre un autre tome pour approfondir un peu ce personnage et son univers.

Nom série  Jacob le Cafard  posté le 01/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est très difficile de s'y retrouver dans les différentes éditions des albums de Will Eisner. Jacob le Cafard a préalablement été publié par Comics USA en tant que tome 2 de la série Big City. Mais le tome 1 de cette ancienne série est depuis devenu le tome 1 de la série New York trilogie de Delcourt, dont le tome 2 est un autre album encore. Pour compliquer le tout, Jacob le Cafard tel que publié dans la série Big City s'appelait alors "55 Dropsie Avenue, le Bronx", à ne pas confondre avec l'album paru ensuite et nommé Dropsie Avenue qui est une autre histoire encore.

Ceci étant dit, Jacob le Cafard peut se lire de manière tout à fait indépendante.
Et j'y ai retrouvé avec grand plaisir le génie graphique et narratif de Will Eisner.
C'est un roman graphique se situant durant la grande Dépression de 1929, aux alentours de 1935. Accompagnant son récit d'articles historiques décrivant le contexte politique, économique et social de l'époque, Eisner raconte la vie d'un groupe de personnes variées habitant la même adresse dans le Bronx : un vieux menuisier juif et sa femme, mère-juive typique, leur fille institutrice, un jeune banquier de bonne famille essayant de se relever de ses déboires financiers, un autre menuisier, sicilien lui et qui a quelques démêlés avec la mafia, un schizophrène vivant en solitaire, et quelques autres personnes orbitant autour d'eux.
Non content de nous offrir une suite d'intrigues assez prenantes et de personnages attachants, Eisner nous décrit à merveille l'ambiance de la grande Dépression et comment les familles simples s'en sortaient à l'époque à New York tandis qu'en Europe les fascismes prenaient de plus en plus position.
Le graphisme n'est pas en reste. Comme toujours avec Eisner, il est excellent de modernité, de fluidité et de maîtrise. Il mélange parfaitement textes narratifs et cases BD.

A la fois roman graphique et oeuvre historique, c'est une belle et très bonne BD.

Nom série  Notes pour une histoire de guerre  posté le 31/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait longtemps que j'avais entendu parler de cette BD et que j'avais envie de la lire. Maintenant que c'est chose faite, je ne comprends pas trop le buzz qui a été fait autour dans le milieu de la BD : je la trouve sympathique mais ne sortant pas du lot.

Je découvre à peine Gipi, dont le graphisme ne m'attirait pas jusqu'à présent. Je persiste à trouver ses personnages médiocrement dessinés, mais par contre j'aime beaucoup ses décors. Ses paysages peints à l'encre diluée sont le plus souvent superbes, j'adore. Du coup, j'en viens à apprécier l'ensemble contrasté que forment ses personnages simplifiés en opposition aux décors vivants et réalistes.

Le récit de Notes pour une histoire de guerre est assez original dans l'idée. Gipi imagine un pays européen en guerre, comme si la guerre des Balkans avaient glissé jusqu'à l'Italie qui s'était à son tour trouvée sous le feu de bombardements et subissant le joug de différentes milices armées. Ce contexte, l'auteur l'utilise pour imaginer l'ascension dans la petite criminalité de trois adolescents dont le meneur est ambitieux et souhaite suivre le chemin qui lui indiquent des malfaiteurs qui profitent de leur appartenance à une milice pour accentuer leur pouvoir et leur liberté criminelle.
Sur la majorité de l'intrigue, le fait que leur pays soit en guerre n'apparait finalement qu'un prétexte à accélérer les choses car pour le reste, c'est essentiellement un récit sur les voleurs et profiteurs en tous genres. Seule la fin, avec le territoire de liberté pour exercer leurs crimes que représente pour les jeunes et pour les autres malfaiteurs la zone de guerre, apporte une réflexion vraiment liée à la guerre et à ceux qui en profitent de manière inhumaine.

Le déroulement du récit est cohérent et bien raconté. Malheureusement, je n'ai que moyennement accroché car je ne trouve pas les personnages attachants. Il ne m'a pas vraiment plu de les suivre car leur façon de penser ne se rapproche pas de la mienne.
Je n'ai pas tellement accroché non plus à toute la culpabilité du narrateur, sur le fait qu"il n'est pas comme eux", du même monde social que ceux qu'il voudrait être ses amis. Assez crédible et doté d'une vraie émotion, mais ça m'a un peu barbé. Hormis l'image de la fin de l'album qui m'a plutôt fait sourire.

Je vois en Notes pour une histoire de guerre un récit original et "vrai", amenant quelques réflexions intéressantes sur les hommes, les liens entre eux et comment certains voient la guerre ou n'importe quelle période de chaos comme une vraie aubaine à leur mégalomanie et leurs ambitions criminelles. Mais je n'ai pris qu'un moyen plaisir à la lire et ne pense pas en garder un grand souvenir.

Nom série  La Rivière Empoisonnée  posté le 30/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu Palomar City et ce n'est qu'à la toute fin de l'album que j'ai appris que La Rivière Empoisonnée formait en fait une sorte de prequel à cette autre série du même auteur. La Rivière Empoisonnée s'attache en effet à raconter le tumultueux passé de Luba, personnage principal des deux séries.
Si j'avais su, je crois que j'aurais cherché à lire auparavant Palomar City pour mieux replacer l'ensemble dans son contexte et savourer davantage d'éventuels détails importants qui m'auraient échappé.

La Rivière Empoisonnée est un album long et dense. Montre en main, j'ai mis plus de 3 heures à lire cet album. Il se présente comme un long roman graphique racontant toute la jeunesse de la très précoce Luba, de sa naissance à sa majorité, et l'entourant d'une foule compacte de personnages secondaires variés et tous dotés d'une grande personnalité et d'une histoire complexe.

Le dessin est celui de Gilbert Hernandez. C'est un noir et blanc plein de classe, légèrement old school. Même si je lui préfère le style de son frère Jaime (Locas), c'est un graphisme que je trouve esthétique et très agréable à lire. Seul regret, certains personnages se ressemblent et j'en ai confondu quelques-uns, ce qui n'aide pas quand l'intrigue se complexifie comme c'est le cas à la moitié de l'album.

Sans savoir de quoi le récit retournait, j'ai commencé par bien accrocher à ses premiers chapitres. L'histoire y est dure, presque violente de réalisme, présentant les premières années miséreuses et dangereuses de la toute petite Luba et de sa famille dont la majorité des membres vont disparaître ou mourir dans de tristes circonstances. L'auteur n'hésite pas à présenter la dureté de la vie des enfants et des hommes au Mexique dans les années 50 et 60 et il y a de quoi avoir la gorge un peu serrée.
La narration est brusque, usant souvent d'ellipses pour accélérer le temps et les événements. Le récit s'en révèle d'autant plus dense et l'auteur raconte beaucoup de choses, parfois toutes à la fois.
A tel point que j'ai hélas décroché vers la moitié de l'album et pendant de nombreuses pages : trop de personnages, des intrigues trop compliquées et croisées, trop de non-dits, je m'y suis paumé et n'ai pas pris grand plaisir à les lire.
Heureusement, deux chapitres de flash-back vers les deux-tiers de l'album viennent soudainement expliquer une grande partie de ces mystères et de ces inconnues qui m'avaient empêché de comprendre clairement ce que je lisais quelques pages plus tôt. Tout s'explique ou presque. La vision des événements en est assez bouleversée, mais ce fut hélas un peu tard pour moi. En effet, je me souviens davantage de la peine que j'ai eu à lire les trop obscurs chapitres centraux de cet album que d'un éventuel plaisir devant leur soudain éclaircissement.
Quant à la fin, elle se traîne un peu en longueurs le temps que Luba et sa toute petite famille arrivent enfin à Palomar City. Si j'avais lu cette autre série, cette conclusion aurait sans doute été plus marquante à mes yeux, mais telle quelle elle me laisse assez indifférent.

En définitive, une longue lecture qui ne m'a pas déplu (si ce n'est ce passage péniblement obscur vers le milieu de l'album), dont j'ai apprécié l'originalité des personnages et l'intérêt du décor mexicain d'époque, mais qui n'a pas su suffisamment me séduire pour que j'en conseille l'achat à part peut-être à ceux qui ont lu et apprécié Palomar City.

Nom série  Messiah Complex  posté le 30/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Je ne suis pas motivé par cette série.

Pourtant, je dois dire que la couverture du premier tome m'avait séduit. De même, le graphisme de cet album là n'était pas désagréable. Détaillé et soigné, il était appréciable quoique je trouvais ses couleurs informatiques assez froides. Mais j'ai le sentiment que cette froideur s'est intensifiée dans le second tome. Les décors me paraissent raides, sans vie, et parfois un peu vides. Et il y a quelque chose dans l'encrage, trop fin et uniforme, et dans la couleur, peu harmonieuse, que je n'aime pas.

Quant à l'histoire, j'ai relativement apprécié l'univers qu'elle met en place. Un empire humain qui n'est pas trop simplifié comme peuvent l'être parfois les méchantes tyrannies avec leurs lots d'exécutants déshumanisés et de soldats sans cervelle, les mystérieux néréides, les habitants des ghettos, la foi en l'oracle synonyme d'espoir, etc... Il y a une humanité qui se dégage de ce contexte et de ce récit et j'aime bien.
Mais l'intrigue en elle-même n'est pas franchement palpitante car déjà vue un peu trop souvent. Une dictature, des rebelles, un messie, un héros avec quelques pouvoirs, et vogue la galère... Bof... D'autant plus que j'ai trouvé la narration (surtout celle du tome 2) très étirée et me donnant l'impression qu'il ne s'est pas passé grand chose.
J'ai lu cette BD sans aucune passion.

Nom série  Légendes de Troy - Tykko des Sables  posté le 29/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si j'ai souhaité lire cette BD, c'est parce que j'aime assez le monde de Troy et parce que je trouve que le dessin de Keramidas ne manque ni d'esthétique ni de pêche. J'étais curieux de voir son style graphique appliqué au nouveau produit dérivé des productions Arleston, avec l'espoir d'une bonne surprise comme cela avait été le cas pour moi à la lecture des Naufragés d'Ythaq.
Malheureusement, ce premier tome d'introduction m'a davantage gonflé qu'il ne m'a diverti.

Commençons par le dessin qui est quand même le point fort. Je le trouve beau et joliment colorisé. Un peu moins dans le style Disney que d'habitude, Keramidas offre du bon boulot plaisant à lire et à regarder. Je trouve néanmoins, comme souvent avec lui, que certaines planches ne sont pas toujours très claires, notamment des scènes d'action que j'ai eu un peu de peine à déchiffrer.

Hélas, le scénario n'est pas à la hauteur pour le moment.
Il s'entame sur une base cliché qui m'a très vite ennuyé.
Qu'est-ce que c'est que cette entame en resucée de l'Episode I de Star Wars ? Le pauvre petit Anakin/Tykko, jeune esclave dont la gentille maman va mourir, va s'incruster et gagner une course de pod-racers/kamles en faisant la nique aux champions en titre ? C'est un hommage voulu ou quoi ?
Qui plus est, cette victoire n'apporte rien au récit puisqu'en un coup de cuiller à pot de la part des scénaristes, le pauvre gentil Tykko perd tous ses gains au profit du méchant profiteur lâche qui s'en prend à plus faible que lui. Pauvre pauvre caliméro.
C'est ce second aspect du récit qui m'a gonflé : dans une ambiance manichéenne au possible, tout le monde est méchant avec le gentil Tykko, c'est trop zinzuste, trop trop méchant. Roh, c'est bête, si tu avais eu une piécette de bronze de plus, j'aurais sauvé ta mère d'une mort atroce, c'est trop trop bête pour toi...
C'est lourd.
Alors quand, à côté de ça, l'intrigue globale du récit ne casse pas une patte à un canard et que même la... hum... révélation de la fin du premier tome ne me donne pas tellement plus envie d'en savoir davantage, je dois dire que c'est là une série qui s'entame mal pour moi.
A voir si la suite se révèle plus originale.

Nom série  Déboires d'outre-tombe  posté le 29/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai été surpris et séduit par le dessin. Surpris parce que cette BD a été publiée dans le magazine Pilote dans les années 70 mais que son trait est très moderne. A vrai dire, je l'aurais très imaginée publiée dans les années 90 dans le magazine Fluide Glacial aux côtés de planches de Maëster dont je trouve que Loro partage un peu le style (quoique ses planches soient moins détaillées et un peu moins fines).

Visuellement, c'est donc une BD très fluide et plaisante à regarder.

Les gags sont structurés en sorte de strips de trois cases généralement, à quelques gags en une ou deux planches près.

Le souci, c'est que malgré la qualité relative du dessin, ces gags ne sont pas drôles à mon goût. Ce sont des idées clichés et trop souvent exploitées auparavant sur les vampires, créatures de Frankenstein et autres sorcières. Quand les chutes ne sont pas déjà vues, elles tombent le plus souvent à plat à mon goût.

Bien malgré moi, je me suis très rapidement ennuyé à feuilleter ces deux albums qui ont eu bien du mal à me faire décrocher ne serait-ce qu'un sourire. Dommage...

Nom série  Jour après jour  posté le 27/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j'en suis venu à acheter ce petit ouvrage, c'est par la qualité de son édition et le charme de ses planches.
C'est un petit album à l'italienne, au dos toilé, agréable à la prise en main. Les planches sont composées en strips, deux par page. Le dessin est une belle ligne claire et souple qui rappellera probablement le style de Chaland. Et la colorisation n'est pas en reste puisqu'elle est simple mais de très belle qualité et d'un joli esthétisme.
On sent que le dessinateur s'en donne à coeur joie et prend plaisir à représenter ce phare, la mer et tous les personnages incongrus qui l'entourent ou le peuplent.
Graphiquement, l'album vaut au minimum la lecture.

A côté de cela, les strips sont réalisés sur la base d'un humour plutôt absurde, sur des thématiques assez variées, dont certaines n'ont d'ailleurs pas grand chose à voir avec la vie d'un gardien de phare ou même avec l'univers maritime. Les personnages sont attachants, la lecture sympathique.
Malheureusement, à quelques rares exceptions, je n'ai pas trouvé ces strips vraiment drôles. Les gags tombent souvent à plat, malgré toute la bonne volonté que j'ai mise à tenter d'apprécier cet album.
J'ai plus eu le sentiment d'une BD qui est avant tout un prétexte à dessiner et à raconter un petit univers sans prétention, et qui en oublie quand même un peu d'être drôle ou véritablement marquante.
Mais c'est joli.
Alors si comme moi vous le trouvez en vente à prix cassé, pourquoi pas ? Car au prix du neuf, c'est par contre beaucoup trop cher à mes yeux.

Nom série  Goyô  posté le 26/01/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce nouveau manga prenant pour thème un ronin durant l'ère Edo pourrait passer inaperçu dans la masse s'il ne se différenciait pas par différents points.

Sa première particularité est son dessin. Natsume Ono a un style bien à lui. Son trait apparemment lâché et ses personnages ne manquent pas de personnalité. S'il m'a plutôt plu, il pourrait en rebuter beaucoup. il faut avouer que les visages de ses personnages prennent parfois des tournures vraiment étranges, presque laides, notamment quand ils sont vus de profil.

La seconde particularité du récit tient dans ses personnages. L'histoire n'a vraiment rien de manichéenne.
Le héros, Masa, est un samouraï un peu raté. Plutôt doué au sabre, le combat n'est pas son souci. C'est plutôt son caractère qui pose problème car il est trop timide, trop peu sûr de lui, trop renfermé et de nature inquiète. Il sera confronté à Yaichi qui est à l'opposé de lui au niveau caractère, brigand élégant, d'allure débauché et très sûr de lui et de son discours. Et l'angoissé Masa va s'intégrer peu à peu au groupe de Yaichi, groupe qui a toutes les allures de criminels puisqu'ils passent leur temps à enlever et rançonner des notables. Cela irait à l'encontre de son honneur de samouraï si Masa n'avait pas toutes les peines du monde à distinguer s'ils sont fondamentalement mauvais ou au contraire plutôt du côté du bien, s'en prenant uniquement aux plus corrompus des notables.
C'est là qu'est l'intérêt de ce récit : essayer de peser le pour et le contre des actions des Goyô, le groupe de Yaichi, déterminer leurs motivations et voir à quel point Masa va être attiré par eux au point d'agir dans leur sens. Et le fil rouge narratif est essentiellement l'énigmatique Yaichi dont le lecteur, tout comme Masa, tente de comprendre le personnage et les mystères qui l'entourent.

Une lecture plaisante et relativement intrigante, même si par son décor et son ambiance, elle ne se détache pas tellement des nombreux récits historiques japonais.

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