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... a posté 5285 avis et 2030 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Peuple des endormis  posté le 22/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais intrigué par le résumé de cette BD, présentant un personnage de Marquis assez atypique et un périple en Afrique à l'époque du Roi Soleil, c'est ce qui m'a amené à la lire. Au final, j'ai eu ce à quoi je m'attendais mais je ne suis pas tombé sous le charme.

Il y a beaucoup du séjour africain de la série Les Passagers du vent dans cette histoire. On y retrouve de nombreux points communs tant dans le déroulement que dans les décors. Si ce n'est qu'au lieu d'esclaves, ce sont des animaux sauvages que l'équipage français y vient chercher. Cela me rappelle aussi A la recherche de la Licorne, d'ailleurs, sur le même sujet mais deux siècles plus tôt. Mais il faut croire qu'à l'époque, tous les périples africains tournaient au désastre.

A l'image du dessin et des couleurs, le récit est sombre. Les personnages sont tous plus ou moins illuminés et dangereux. Pourtant le personnage de Dunan m'a assez plu, il est plutôt amusant et humain avec ses faiblesses et sa fierté souvent tournée en dérision.
Mais je ne sais pas si les blancs de l'époque étaient aussi pourris vis-à-vis des noirs mais c'en est assez désespérant. Et même entre blancs : on les sent si personnels, si imbus d'eux-mêmes et insouciants du bonheur ou de la simple vie des autres. Ce récit reflète une noirceur qui me déplait assez. Et du coup, cela manque de réalisme à mon goût car je n'aime pas ces caricatures des défauts de l'âme humaine.

J'ai lu malgré tout ce récit avec un certain intérêt mais sans être jamais vraiment sous le charme. Et je ne le relirai pas.

Nom série  Tigres et nounours  posté le 22/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D'ordinaire, je suis plutôt bon public des séries jeunesse à base de fantastique et d'imaginaire. Mais que celle-ci est plate ! Tellement formatée et prévisible que je me suis ennuyé tout au long de ma lecture.

Le dessin est sous influence complète du style dessin animé Disney. Sans finesse, les premières pages m'ont rebuté par l'utilisation abusive d'effets de flous comme maladroitement issus de l'animation. Cela se calme par la suite. Mais la narration graphique reste médiocre à mon goût. Les cadrages sont sans saveur, toujours les mêmes, n'arrivant absolument pas à rendre certaines émotions comme la peur du jeune héros pour laquelle l'auteur est obligé d'utiliser sans succès des expressions exagérées du visage.

Quant au récit, passée l'idée ma foi pas inintéressante de gardiens-nounours qui protègent les enfants des bestioles et autres monstres du placard, cela tourne très vite à des scénarios d'aventure/action basiques et pas très captivant. Une tentative d'inventer un monde imaginaire original qui tourne à de la fantasy stéréotypée.

Du coup, je me dis que le public visé par cette série doit être manifestement jeune car je ne vois qu'un enfant de moins de 10 ans pour ne pas s'ennuyer à la lecture de ces pages si fades. Et encore ce ne serait pour lui qu'un divertissement dont il ne garderait guère le souvenir, je pense.

Nom série  Les Arcanes de la Lune Noire  posté le 22/03/2004 (dernière MAJ le 19/06/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série à réserver aux fans des Chroniques de la Lune Noire, ce que je ne suis pas.
Oui, on retrouve le dessin des Chroniques (normal, me direz-vous) et il n'est pas mauvais, du moins dans le genre Heroïc-Fantasy, même si Ledroit a fait franchement mieux.
Oui, on retrouve les mêmes personnages et également le même humour franchement bourrin.
Et pour les fans, on est content de savoir quel a été le passé de tel ou tel personnage (pour le moment Ghorgor uniquement).
Mais voilà, passé cela, le scénario est complètement basique, voire presque gamin par moment. C'est de la BD grand public pour adolescent en mal d'action et d'émotion facile. L'histoire de Ghorgor Bey mélange naïveté et mièvrerie (sa relation avec les soeurs siamois par exemple) et brutalité gore (classique de la Lune Noire).
Et personnellement, je trouve ça bof...

Après lecture du second tome, je révise ma note à la hausse car cet album sur Pile-ou-Face m'a davantage plu que celui sur Ghorgor Bey. Le dessin déjà est de très bonne facture. Soigné et détaillé, il colle parfaitement à l'ambiance "jeux de rôles" de la Lune Noire en étant à la fois réaliste, emphatique et empli de détails parfois humoristiques. Quant au scénario, il est dense et bien construit, se présentant comme une vraie bonne histoire mettant en scène une jeunesse crédible et intéressante de l'elfe Pile-ou-face.
Un bon moment de lecture qui m'a même donné envie de relire les Chroniques de la lune noire.
Donc autant je n'ai guère apprécié le premier tome de cette série, autant je ne déconseille pas l'achat de ce second.

Nom série  Pirates  posté le 18/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment très mitigé suite à la lecture de cette série car je lui trouve autant de qualités que de défauts.

Au niveau des qualités, il y a tout d'abord le thème : j'aime les histoires de pirates, d'aventures dans un cadre historique, et il me semble que ce dernier est bien respecté ici. C'est dépaysant et crédible. Les intrigues sont assez prenantes et les personnages sympathiques. Cette BD se démarque un peu des autres sur le même thème par un souci un peu plus grand du réalisme, des pirates qui sont des hommes comme n'importe quels autres, simplement soucieux de vivre libres.
Le dessin est en outre de bonne facture avec des couleurs intéressantes. Ce n'est pas du Bourgeon, auteur qui représente le mieux la mer et les bateaux à mes yeux (Les Passagers du vent), mais c'est plaisant. Je trouve juste dommage que beaucoup de visages de seconds rôles se ressemblent, entraînant des confusions. J'ai bien l'impression que le dessinateur s'est d'ailleurs lui-même fait avoir puisque dans le tome 3 il a fait réapparaître à un moment donné un personnage qui était mort quelques pages auparavant (celui-ci avait assez de signe distinctif pour ne pas le confondre, pourtant).

Au niveau des défauts, je trouve la narration vraiment trop décousue. Les trois premiers tomes alternent les séquences narratives, sans qu'on sache toujours si ce sont des flashbacks ou quoi. C'est tellement décousu que j'ai l'impression que cette BD est parue initialement en épisode de quelques planches, avec des coupures vraiment pas fluides entre chaque. Cela s'arrange un peu à partir du 4e tome.
En outre, à cette confusion de la narration s'ajoute pour moi des comportements pas toujours très cohérents des personnages, ou du moins pas toujours très compréhensibles. Plusieurs fois je me suis demandé pourquoi tel personnage réagissait ainsi, quels étaient leurs vrais buts, quels étaient vraiment leur sentiment les uns vis-à-vis des autres.
Drôle d'impression d'une bonne histoire globale, de bons personnages, mais que le tout est très moyennement raconté et parfois difficile à suivre.

Dommage. Mais comme j'ai malgré tout lu cette BD avec plaisir, comme un bon divertissement dépaysant, une sympathique histoire de pirates authentiques et humains, j'en conseille la lecture aux amateurs du genre. Mais peut-être pas l'achat...

Nom série  Taïga rouge  posté le 17/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première grande qualité de cette BD est son décor atypique : la Transbaïkalie, région de Russie à la frontière avec la Mongolie et la Chine. En 1920, cette contrée se déchire entre le rouleau compresseur bolchevik, les russes blancs contre-révolutionnaires, les mongols, les occupants chinois voisins et les nombreuses tribus locales. Le tout dans des paysages de taïga enneigée, de marécages et de steppes humides. Un vrai terreau pour l'Aventure avec un grand A. Hugo Pratt ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisque Corto Maltese est passé non loin de là au même moment lors de son périple en Sibérie.

La seconde qualité est la personnalité du dessin de Vincent Perriot. Ce dernier s'était déjà fait remarquer par le très beau Entre deux qui tenait un peu plus de l'illustration. Taïga rouge est son premier album strictement en bande-dessinée. Son style s'y apparente à mes yeux à un mélange entre les traits de Blutch et de Casanave. Parlant, efficace et réussi tant dans la forme que dans les couleurs, je ne lui reprocherai que son obscurité d'ensemble. Mais il faut avouer que la majorité des scènes se passent de nuit ou sous un ciel de plomb.

Le récit est enrobé de beaucoup de superstitions et de croyances locales. Cela tend à donner une ambiance légèrement onirique à l'ensemble. Mais c'est avant tout intéressant sur le plan culturel car cela permet véritablement de découvrir des peuples d'Asie Centrale dont je ne connaissais parfois même pas le nom.

Le scénario dans ce seul premier tome actuellement paru est dense, très dense. Il s'y passe peut-être même un peu trop de choses, au risque d'embrouiller le lecteur. Le récit donne l'impression d'aligner différentes intrigues les unes après les autres. Le héros, médecin fuyant malgré lui la révolution rouge, aura à subir successivement un rude voyage dans l'hiver Sibérien, une rencontre avec un singulier nouvel ami, un combat urbain contre des bolcheviks, un imbroglio tribal à base d'histoire d'amour et de maladie, et enfin pour finir il sera enrôlé dans un conflit militaire complexe entre presque toutes les parties en présence dans la région.
C'est un scénario riche et intéressant, certes, mais difficile à appréhender dans sa globalité et donc à apprécier à sa juste valeur. L'intrigue a beau être linéaire, elle manque malheureusement de liant à mon goût. Les relations entre les personnages, notamment, sont souvent ardues à saisir et parfois surprenantes. Le lecteur risquera du coup de décrocher un peu à certains passages de sa lecture. Un peu plus d'épure dans l'intrigue aurait peut-être permis d'en mieux faire ressortir quelques moments de toute beauté.

Je garde cependant une bonne impression de ma lecture, un vrai dépaysement, et j'ai hâte de savoir la suite.

Nom série  Les Pierres aveugles  posté le 10/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Pierres aveugles aborde plusieurs thèmes tous aussi intéressants que novateurs dans le domaine de la BD. Il s'agit d'une prise d'otage au Yémen, celle d'un homme d'affaires américain à l'esprit ouvert et voyageur, fait prisonnier par une communauté de bédouins désireux d'échanger sa liberté contre des systèmes d'irrigation pour leur village. Par ce biais d'actualité, nous découvrons un peu un pays, le Yémen, et ses habitants. Nous découvrons aussi une histoire d'amour entre la soeur d'un des ravisseurs, jeune institutrice, et cet otage américain, preuve de l'entente possible entre les peuples et les civilisations.
Voilà donc un album assez dense et qui ne manque pas de sources d'intérêts pour le lecteur.

Le dessin est plaisant et souvent joli. Je le trouve cependant un peu austère et les personnages me semblent assez souvent figés. J'aime néanmoins son efficacité et les décors yéménites qu'il nous permet d'admirer.

J'ai bien apprécié ma lecture et ce qu'elle m'a appris, même si le message d'amitié entre les peuples était parfois un peu convenu. Nous y retrouvons effectivement le discours assez classique comme quoi, partout dans le monde, il y a des gens bien et des moins bons.
Quoiqu'il en soit, j'ai été plutôt charmé par l'histoire d'amour naissante entre cet américain et cette yéménite. Réaliste et touchant, on a envie qu'ils soient heureux ensemble.
J'ai trouvé également intéressant le fait de placer cette prise d'otage au moment même des évènements du 11 septembre. Cela donne un impact plus profond à son contexte. Il nous permet aussi de découvrir certaines causes ou conséquences du fanatisme, religieux ou non, vues sous un angle assez neuf.

Je suis juste déçu par le rythme narratif. J'ai en effet eu la sensation d'une très longue introduction sur les deux tiers de l'album puis que tout s'accélère vers la fin. La romance aurait mérité une mise en place un peu plus développée à mes yeux. Et surtout, je trouve la toute fin du récit beaucoup trop abrupte. Du coup, les émotions ne passent quasiment pas alors qu'il y avait là de quoi faire quelque chose de fort. Je me demande si c'est un choix réfléchi des auteurs afin d'éviter le pathos et pour se concentrer sur les seuls faits. En ce qui me concerne, je trouve ça assez dommage car c'est comme une belle introduction qui n'amène qu'à une conclusion trop rapide.
Une bonne BD au scénario plutôt novateur et intelligent quoiqu'il en soit.

Nom série  Beowulf  posté le 10/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien que j’aie souvent son nom et celui de Grendel, je ne connaissais rien du personnage de Beowulf. C'est donc avec curiosité que j'ai lu cette adaptation de sa légende. Mais je n'ai pas été charmé.

L'objectif est atteint : l'histoire m'a été contée, maintenant je sais à peu près qui était ce guerrier du pays des Geats et comment il a défait le démon Grendel. Mais j'ai trouvé l'ensemble assez plat et pas vraiment séduisant.

Le dessin est bon mais sans fioriture. La majorité des planches sont composées dans un style réaliste et sobre. Les auteurs nous offrent en outre certaines planches sympathiques à la manière des antiques fresques scandinaves naïves. C'est joli mais l'ensemble n'est pas très marquant.

La narration est assez morne et arrive rarement à rendre l'intensité des évènements et à éveiller l'attention du lecteur. Le personnage de Beowulf, tel que représenté ici, manque singulièrement de charisme. Il en est de même pour le démon Grendel qui ne ressemble pas à grand chose de plus qu'un gros ours sanguinaire à dents de sabre. Et là où je m'attendais à voir le héros vaincre son ennemi par une stratégie impressionnante ou par la ruse, il ne le fait qu'à l'aide de sa force herculéenne dont rien n'explique l'origine. Difficile d'être envoûté par ce récit, en ce qui me concerne.

Nous sommes loin de la force narrative et de la splendeur graphique de Siegfried, pour citer une BD récente dans le même domaine. Mais peut-être est-ce justement parce que je fais la comparaison entre ces deux séries que je suis aussi sévère. Car hormis sa légère platitude, Beowulf ne fait preuve d'aucun réel défaut. Et peut-être la suite saura-t-elle me convaincre...

Nom série  Yu-Gi-Oh ! GX  posté le 10/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Yu-Gi-Oh ! R était déjà la suite directe de Yu-Gi-Oh !, reprenant les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Yu-Gi-Oh ! GX change la donne puisque cette nouvelle série place le décor des années après les combats du jeune Yugi. Le décor est différent : il s'agit d'une véritable académie dédiée aux duels de ces jeux de cartes à invocation. Le héros en est l'un des élèves, en principe médiocre, mais il fait preuve dès les premières pages de capacités dignes des meilleurs duellistes.

A lire le premier chapitre, j'ai cru que j'allais détester ce manga que je jugeais d'ors-et-déjà trop commercial. Le contexte est en effet sans aucune crédibilité, les personnages ultra-caricaturaux et l'intrigue affligeante.
L'ambiance réussit cependant à devenir plus sympathique par la suite et on finit par trouver relativement attachants le jeune Judai Yuki et ses camarades d'académie. Il se forme un fil rouge narratif qui n'est pas désagréable.
Malgré cela, chaque chapitre se résume bien vite à un nouveau combat à chaque fois. Et les duels sont souvent assez mal amenés, insistant sur l'ego détestable de trop nombreux personnages du récit. Au final, la morale de ce manga semble être "soit tu acceptes chaque défi et tu prouves ta force, soit t'es un pauvre looser minable". Un message et une mentalité que je réprouve.

Mais ne vous y trompez pas, l'amateur de shonen se laissera vite happer car il est difficile de ne pas avoir envie de savoir à chaque fois qui gagnera chaque nouveau duel et de quelle manière. En cela, les mangas de la série Yu-gi-oh ! sont de belles machines marketing car elles présentent des combats de cartes variés qui donnent souvent envie d'y jouer soi-même. On regrettera juste la facilité scénaristique qui fait que chaque joueur a évidemment en permanence les bonnes cartes en main pour faire de super combos.
Cependant, aussi relativement prenant qu'il puisse être, c'est un manga qu'on ne relira probablement jamais et qu'on peut abandonner à chaque instant sans regret.

Nom série  Aliens versus Predator  posté le 09/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui n'ai lu jusqu'à présent que des comics où les aliens et les predators ne sont qu'un pretexte à des histoires bourrins et stupides, je dois dire que je suis très agréablement surpris par le scénario de celui-ci. Non pas qu'il soit très original ni très profond, mais il est bien construit, prenant et par endroit intelligent. Il met en tout cas bien en valeur le contexte de conflit entre humains, predator et aliens.
L'accent est surtout mis sur les predators en fait, car c'est vers eux que tend le scénario et vers qui va se rapprocher l'héroïne. Les aliens sont ici plutôt de dangereux fauves à abattre, loin de la peur qu'ils peuvent faire ressentir dans les films. Il faut avouer qu'un alien en BD a bien du mal à être effrayant car il lui manque l'ambiance et la trame sonore qu'un film peut lui apporter. Les predators sont par contre ici bien représentés et leur culture est un peu développée.

Par contre, je n'ai vraiment pas trouvé le dessin terrible. Les couleurs sont très vieillottes. Et les personnages, quant ils ne sont pas moches, sont assez figés. Le style me fait étrangement penser à certaines BDs franco-belges des années 70-80 au graphisme qui laisse un peu à désirer. Heureusement, les décors et les aliens sont plutôt réussis. Du coup, l'ensemble passe et est compensé par le bon scénario.

Sympa, un bon récit qui rend hommage aux aliens et surtout aux predators.

Nom série  Salut les coquines  posté le 07/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Cette série est un tel recueil qui mélange tout et n'importe quoi du moment que ce soit érotique qu'il est difficile de donner un avis d'ensemble.
Dans le lot, il y a des albums de gags en une planche, blagues érotiques mises en images à la manière des séries de Dany. Mais il y a aussi des histoires courtes mettant en scène des personnages récurrents ou indépendants. La majorité des albums sont ouvertement dirigés vers l'humour avec simplement le cul en prime. Il y a juste le tome 3 qui fait figure d'exception puisqu'il recueille des histoires plus sérieuses, plus orientées vers l'aspect science-fiction que vers l'érotisme pur et dur.

Le dessin est très variable, lui aussi. Il est très moyen mais efficace malgré tout pour Nunes ou Matena, par exemple. Le dessin du tome 5, de Jack, ou du tome 8, Jaap de Boer, eux, rappelleront forcément le style de Dany, la technique largement en moins. Tandis que certaines histoires courtes du tome 3 sont par contre très belles, notamment l'histoire titre, mais tiennent presque plus de l'illustration que de la BD fluide à lire.

Ca ne casse clairement pas trois pattes à un canard mais si vous n'avez rien d'autre sous la main, ça se laisse lire.

Nom série  Groom Lake  posté le 07/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui part sur un concept SF bien sympathique : imaginez qu'il soit possible de réincarner dans des corps d'enfants l'esprit de disparus. On imagine tout de suite la recherche d'immortalité pour certains ou retrouver des proches décédés qui vous manquent. L'armée US, elle, l'utilise pour réincarner des grands hommes de l'Histoire. Bon, cela parait un peu facile de faire revenir à la vie ainsi l'esprit (n'ayant rien oublié de sa vie précédente) de personnages tels que Mozart, Léonard de Vinci et autres scientifiques géniaux, mais le concept est très plaisant et laisse la porte ouverte à beaucoup de développements possibles.

Les auteurs semblent décidés à l'utiliser dans des cycles en deux tomes qui suivent la réincarnation de disparus depuis peu qui ont quelque chose à régler avec la vie, à l'image de cet espion mort sans même que son fils sache ce qui lui est arrivé et qui veut à tout prix le retrouver pour lui rappeler qui il est et lui redonner une part de ce qu'un père doit à son fils.
Une intrigue simple mais efficace, doté de bons personnages qui évitent pour la plupart soigneusement les clichés. Ma lecture m'a bien enthousiasmé.

Seul défaut, le dessin qui lui ne me plait pas. Je le trouve trop imprécis. C'est comme s'il avait été réalisé tout d'abord par une colorisation informatique sur laquelle le dessinateur avait ensuite plaqué son encrage vite fait, ne s'attardant pas trop sur des détails qui pourraient prouver qu'il ne maîtrise pas vraiment sa technique. Je n'aime pas, même si une fois passées les quelques premières pages, je m'y suis très vite fait et qu'il a tout de même le mérite d'être efficace et de se laisser oublier.

Nom série  Transgénèse: 2029-2034: Fides  posté le 14/10/2004 (dernière MAJ le 07/06/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fides est la seule série de l'univers Transgénèse que j'ai lue jusqu'à présent. Je suis plutôt intéressé par les idées d'anticipation qu'elle contient mais pas convaincu par le déroulement de l'intrigue.
Le début du scénario n'a rien de vraiment original. Nous sommes placés dans le cadre d'une dystopie assez classique : une touche de 1984, un zeste du Meilleur des Mondes, un peu de SOS Bonheur, pas mal de Skydoll, et tant d'autres histoires de systèmes d'oppression parfaitement maîtrisés. Celui décrit dans Fides apporte cependant quelques idées intéressantes. Les thèses de base de cette dystopie sont en effet louables puisqu'il s'agit de simplifier la vie sociale des gens afin de leur permettre de développer à loisir leur être intérieur à l'aide de séances de psychothérapie, de gymnastique de groupe et de méditation, tout cela prenant la forme d'une véritable religion d'état. Mais bien évidemment, comme les belles idées du communisme ont pu amener des régimes autoritaires à se mettre en place, la population se retrouve bien vite sous la coupe d'un gouvernement qui ne voit plus en elle que des moutons à dominer ou à sacrifier. Et ils usent en cela des avancées technologiques, informatiques et biogénétiques.

Dictature Vs Rebellion, le schéma classique de ce type de récit est vite installé.
Deux défauts me sont alors apparus.
D'une part des personnages auxquels je ne me suis guère attachés. La plupart d'entre eux sont issus de la série précédente, "Transgénèse: 2025-2028: Ancêtre programmé", que je n'ai pas lue, ce qui m'empêche de comprendre certaines des relations qu'ils ont entre eux.
D'autre part, au fil des tomes, le décor au début plutôt réaliste devient un peu bancal à mes yeux. La toute puissante Eglise de la Mater semble finalement ne se cantonner qu'aux grandes villes françaises, expliquant mal comment elle peut ainsi rendre aussi docile et soumise toute une population alors que ceux-ci retrouvent la "vraie" vie s'ils vont dans les campagnes ou hors des frontières. Surtout quand on voit comment en quelques jours les "alliés" européens fournissent du matériel de guerre super-perfectionné aux rebelles : pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour écraser le régime religieux en place s'ils sont équipés ainsi ? Puis apparaissent régulièrement de nouvelles inventions, des virus, des créations biogénétiques, des créatures cybernétiques toutes puissantes, que les auteurs semblent faire apparaitre parfois au gré de leurs envies sans s'attacher à leur crédibilité.
En 5 tomes, l'intrigue a le temps de s'embrouiller, avec des comportements parfois pas toujours cohérents des personnages, des décisions qu'ils prennent que le lecteur ne saisit qu'après coup comme ce soudain voyage vers le Grand Nord que Marie et ses deux compagnons décident soudain au tome 4. Et la grande méchante du récit, Mezza, a la part un peu belle vers la fin de la série pour devenir aussi facilement une toute puissante créature à abattre, transformant l'intrigue d'une dystopie complexe à comprendre et combattre en une simple confrontation de tous les gentils contre la grosse créature super-dangereuse pour l'humanité.

Au final, j'ai plutôt accroché à cette lecture, du moins en ce qui concerne les premiers tomes. L'ennui, c'est qu'au fur et à mesure des albums, même si je restais plus ou moins captivé à l'idée de savoir la suite des évènements, j'ai commencé à décrocher au niveau du scénario. Cela devient un peu trop confus. La dystopie du début perd de sa crédibilité, devient un peu bancale. Un peu dommage car il y avait de l'idée. Mais ça reste une série convenable.

Nom série  Les Mélo Maniaks  posté le 05/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens ? Je ne savais pas qu'Aude Picault était publiée dans le magazine Tchô ! Pourquoi pas après tout ? Mais je ne m'y attendais pas car le style de Moi je et de Papa me semblaient bien loin de l'univers de Titeuf et ses potes. Et pourtant le résultat n'est pas mal du tout et se fond bien dans une ambiance jeunesse qui ne manque pas d'un soupçon d'originalité, d'humour et de tendresse.

Pourtant, j'ai eu du mal à accrocher au début.
Il faut dire que l'album se présente sous la forme de "fausses" pages de gags en une planche. Et je trouvais les chutes de ces gags rarement drôles. Qui plus est, à première vue, je ne trouvais pas les personnages très attachants, jeunes musicos qui passent leur temps à s'envoyer des bâches et à se bagarrer. Un peu agressifs dans leur comportement.
Mais au bout de quelques pages, j'ai compris qu'il fallait plutôt prendre cette BD comme un récit complet, les "gags" se suivant pour former une vraie histoire. Du coup, ce n'est pas bien grave si leurs chutes ne sont pas hilarantes. Car au fur et à mesure, on s'intéresse au scénario, on s'attache aux personnages. Et puis, il y a quand même quelques passages qui m'ont bien fait rire.
Et au final, on accroche à la passion de cette bande de jeunes pour leur art, pour les rêves qu'ils en font, pour leurs chamailleries et leurs personnalités qu'ils imposent à la face du monde qui les entoure.

C'est sympa !
Et comme toujours, le dessin d'Aude Picault est très efficace dans son épure : quelques traits, beaucoup d'émotion.
Une bonne lecture à ne surtout pas réserver aux enfants.

Nom série  Les Tribulations du Choucas  posté le 05/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Les Tribulations du Choucas, Lax mélange les deux choses qu'il sait le mieux faire : le polar à narration humoristique du Choucas et les décors historiques ou géographiques rares comme il a pu nous en offrir dans des oeuvres telles qu'Azrayen' et autres Oubliés d'Annam. Le cocktail a donc tout pour plaire.

Et effectivement, cela fait plaisir de voir notre sympathique Choucas partir vers des contrées exotiques telles que le Népal puis maintenant le Mali. Voilà bien des décors qui contrastent avec le caractère de parisien façon série noire du personnage.

Le dessin de Lax me plait beaucoup. Libéré et dynamique, il se donne tout de même la peine de nous offrir des planches détaillées. Il fait en tout cas preuve d'une vraie maîtrise. Le réalisme des décors se marie bien avec les bouilles légèrement caricaturées des personnages. L'idéal pour représenter certains décors pleins de vie et parfois dignes de cartes postales, même si les couleurs assez monochromatiques plombent un peu l'ambiance.

J'avoue cependant n'avoir pas totalement accroché aux intrigues. Elles sont originales mais manquent un peu de liant. Et, après des introductions de bon niveau, elles s'essoufflent légèrement à la longue. Cela tient beaucoup à mes yeux à un déroulement pas toujours très clair, des comportements de personnages parfois assez incohérents et un scénario polar qui semble se monter de plusieurs bouts de ficelle pour arriver à des scènes d'action dont on capte parfois mal les tenants et aboutissants.
Qui plus est, l'humour, même s'il est présent dans les dialogues et la narration, me fait nettement moins rire que dans les premiers albums du Choucas. Mais cela reste souvent drôle.

Il en résulte donc un bon divertissement, qu'on lit avec plaisir et avec le sourire, mais qui peine un peu à captiver et qu'on oublie aisément. Reste juste le dépaysement, ce qui n'a rien de désagréable après tout car Lax est un expert dans ce domaine.

Nom série  The Magdalena  posté le 04/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

C'est sans conviction que j'ai entamé cette lecture car, après feuilletage, je pensais bien que ça ne me plairait pas. Et effectivement, dès la première apparition de La Magdalena, je me suis dit : "houla, ça va être gratiné !".
Comment ne pas penser ça quand on voit que la sainte des saintes, la super-nonne du Vatican, est vêtue de bikini-strings, katana et autres jarretelles moulantes ? C'est du racolage pour ado immature à chaque instant, le genre bien lourdingue qui m'agaçait au possible il y a quelques temps mais qui me fait plus pouffer de ridicule désormais.
Difficile après ça de trouver un tant soit peu de sérieux à ces intrigues qui pourtant manquent cruellement d'humour.

Le dessin, pour le premier comme pour le second tome où le dessinateur est pourtant différent, est clairement inspiré de la vague Michael Turner de la fin des années 90 (Witchblade). Personnages aux physiques de mannequins, bodybuildés ou super sexy au choix, visages lisses et indifférenciables à la coiffure près, couleurs froides et informatisées. Je n'aime pas pour deux raisons : car c'est trop froid et trop lisse et à cause du côté racoleur de tous les personnages.
A noter que j'ai remarqué que, non contente d'être ridicule dans sa tenue à l'opposée de son rôle de Sainte, la Magdalena change sans arrêt de vêtements et cela même une fois en cours de combat. Arf !

Du coup, le premier tome ne m'a pas du tout convaincu. Un scénario à la Buffy contre les Vampires traité de manière superficielle avec un message pitoyable sur la fin du genre "vous êtes tous trop méchants à détester ceux qui ne vous ressemblent pas, ce n'est pas de notre faute si nous massacrons des gens". Heureusement que Magdalena est là pour empêcher les fanatiques d'être fanatiques. Seule la fin un peu abrupte m'a surpris car je n'imaginais pas un dénouement aussi radical.
Le second tome m'a davantage intéressé. Tout d'abord, il aborde l'arrivée d'une nouvelle Magdalena, ce qui permet au lecteur de s'attacher un peu plus à ce personnage neuf contrairement à l'ancienne qui débarquait un peu trop vite dans le premier tome. Ensuite, le scénario aborde un conflit de croyances pas si inintéressant, entre la religion catholique d'un côté et les anciennes religions païennes, notamment celtiques, dont le Vatican a "remplacé" toutes les fêtes et objets sacrés depuis le Concile de Nicée.

Mais tout cela reste trop bourrin et superficiel à mon goût. Vite lu, vite oublié.

Nom série  Batman / Lobo  posté le 03/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Lobo, voilà un personnage de comics que je ne connais pas bien du tout. C'est donc avec curiosité que j'ai lu son aventure avec Batman, personnage que par contre j'aime beaucoup. Mais bof...

Nous sommes ici clairement davantage dans une aventure de Lobo que de Batman. Ce dernier ne joue qu'un rôle de faire-valoir. Il faut dire que le scénario convient nettement plus à Lobo : nous sommes en effet ici dans une histoire à la fois bourrin et burlesque.

Le récit n'est strictement pas crédible.
Cela commence sur les chapeaux de roues, Batman étant téléporté dès la seconde page sur un vaisseau spatial très loin de la Terre. Il tombe alors nez à nez avec Lobo et ensemble ils découvrent une "maladie" qui s'attaque aux femmes et les rend "libérées", c'est-à-dire dans l'esprit de l'auteur bien décidées à se bourrer la gueule et à buter tout le monde avec de gros flingues.

Le décor de ce vaisseau est loufoque, abritant de nombreuses formes de vies aliens bizarres et en même temps une civilisation humaine exactement comme sur terre, avec policiers en képi, écolières à couettes, prostituées et autres secrétaires avec palm pilot. Mais ce décor n'est qu'un prétexte à tout casser pour les femmes que Batman et Lobo poursuivent.

L'ambiance est à l'humour et au trash. Et cela se reflète dans le dessin qui tient parfois plutôt du cartoon que du réalisme. Style changeant, sombre, un peu brouillon, souvent laid, je n'aime pas ce graphisme même si je lui reconnais une certaine personnalité.

Et ce n'est pas le scénario qui va m'accrocher non plus. Hormis quelques petites pointes d'humour qui tiennent surtout au comportement de Lobo lui-même, les facilités scénaristiques et les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'elles en deviennent pénibles. Que ça soit cette femme mystérieuse qui a les pouvoirs de téléporter à loisir des gens et d'imposer sa voix dans l'esprit des gens mais qui disparaîtra sans qu'on sache ni qui elle est ni quel est son but, que ça soit ce vaisseau titanesque sorti de n'importe où et qu'on oublie dès le second chapitre, ou encore le fait que Batman et Lobo en partent dans une toute petite navette et se retrouvent aussitôt et par hasard sur Terre alors qu'ils étaient sensés être à 7,2 années lumière de là, tout est invraisemblable alors que le scénario joue tout de même un petit peu la carte du sérieux dans la trame de l'intrigue. Sans compter le simili discours féministe qui ressemble plus à une caricature dans son genre...

Si bien que je n'ai vraiment pas accroché au récit, et comme l'humour ne m'a fait que très rarement rire, je n'ai guère apprécié cet album.

Nom série  Ginkgo  posté le 03/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est issu d'une exposition réalisée à Angoulême par un collectif de jeunes auteurs sur le thème de l'écologie. Il est composé de grandes doubles planches parmi lesquelles un assortiment de bandes dessinées et d'illustrations détaillées.

Le dessin est varié mais la majorité des auteurs partagent un style sciemment enfantin ou faussement enfantin. Couleurs chatoyantes et mises en page libérées, c'est un album qui, malgré le thème, semble respirer la bonne humeur et la liberté graphique. Le dessin est en outre mis en valeur par le grand format de l'album qui offre ainsi des planches jolies qu'on prend plaisir à observer en détail.

Beaucoup de ces illustrations ou bandes dessinées semblent avoir un but clairement éducatif. Ils apprennent par l'image et une narration muette ou en symboles clairs des notions diverses de l'écologie, les dangers de la pollution et des comportements humains irresponsables, les bonnes attitudes à prendre, etc. Le contenu s'en révèle parfois un peu naïf mais jamais déplaisant.

Il faut cependant avouer qu'hormis quelques jolis dessins, si l'on aime ce style un peu jeunesse, l'adulte ne découvrira pas grand chose de neuf ou de touchant dans ces doubles pages. Le message écologique est expliqué avec des ficelles un peu grosses, le public visé est probablement jeune.
Cependant, pourquoi pas ? C'est un joli objet et sa thématique est sincère et d'actualité.

Nom série  Les Croqueurs de sable  posté le 02/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A mes yeux, un éditeur de nos jours refuserait de publier une telle oeuvre. Je suis même estomaqué que l'édition ait été jusqu'à la fin de cette histoire en 4 tomes. Car cette BD pêche par vraiment trop d'amateurisme, tant dans le dessin que dans la narration. Le niveau fanzine n'est quasiment pas atteint.

Je ressens pourtant une vraie sincérité dans le travail de l'auteure. C'est une créatrice d'univers qui a imaginé là une France post-apocalyptique originale, parfois loufoque et parfois poétique. Elle a même été jusqu'à lui inventer un nouveau langage, mélange de français actuel et de mots nouveaux qui fleurent à la fois l'ancien françois et le patois.

Mais la sincérité n'est pas tout car la lecture de cette BD m'a été plus que pénible.
Le dessin est celui d'une illustratrice et ne convient pas du tout à la narration séquentielle. Les cases sont souvent incompréhensibles tant elle mélange les perspectives. Avant-plans et arrière-plans se confondent en un fouillis illisible. Les personnages sont mal dessinés et ne se distinguent que par leurs vêtements et couleurs. Les scènes d'action sont tout simplement ratées. Et malgré un travail en couleurs directes à l'encre qui semble tenir à coeur à l'auteur, la colorisation manque cruellement d'harmonie et de beauté quoiqu'elle s'arrange au fil des tomes.
Bref, le dessin est tout simplement amateur et il y aurait beaucoup de travail avant de le rendre publiable de nos jours.

Quant au scénario, il est rendu indéchiffrable par son abondance de langage inventé et de péripéties saugrenues dont on peine à suivre la logique. Les textes sont franchement pénibles à lire d'une part parce qu'ils sont trop bavards, trop lyriques par moments et surtout à cause de ces trop nombreux mots nouveaux sortis de l'imagination de l'auteure.
La narration est mauvaise, faisant preuve parfois de ficelles dignes de bande dessinée racontée par un enfant. Pour l'exemple, je reste encore ébahi devant une case de révélations dans le tome 1 où, au lieu de montrer le héros soutirant les informations à celui qu'il interroge, on a juste droit à une petite case remplie uniquement de texte où soudainement l'interrogé dévoile tout ce qu'il sait, les ficelles du complot, etc. : j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment mettre ça en image et a choisi la voie d'une facilité déconcertante.

En résumé, c'est laid, illisible et pénible. La parution de cette BD aurait dû attendre encore plusieurs années de maturation et de travail pour produire quelque chose de niveau convenable au niveau de la narration et du dessin.

Nom série  Le Moine  posté le 01/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Moine est l'adaptation d'un roman qui a fait scandale lors de sa parution au 18e siècle et encore de nombreuses années après. C'est une histoire blasphématoire, celle d'un moine entraîné vers le pêché par une manipulatrice amoureuse. Ce prieur hérétique se libèrera ensuite de toute retenue allant jusqu'au satanisme pour assouvir ses désirs libidineux. Le tout est traité comme la tentation d'un homme au départ pourtant droit mais qui va vite courir vers sa déchéance. Et le surnaturel fait son apparition dans la seconde moitié du récit, le diable lui-même entrant en scène pour abuser de ce moine devenu aussi abject qu'il est à plaindre.

Le dessin de Goldman s'apparente à de grandes fresques peintes. Ce graphisme est très évocateur mais un peu trop flou dans le cadre d'une BD à mon goût. Décors et personnages sont souvent difficiles à cerner. C'est néanmoins un style que je trouve assez beau sauf dans les quelques cases où l'auteur se sent obligé d'ajouter un encrage à ses personnages, trait noir qui enlaidit sa peinture. Du coup, Goldman privilégiera les cases où un personnage unique apparaît, visage tourmenté ou strict du moine et autres corps de femme à même d'attiser son désir.

Ceci étant dit, les cases de cet album sont très grandes et paraissent parfois assez vides. Une planche au moins (Je crois n'en avoir compté qu'une) ne contient rien d'autre qu'une image du seul visage du moine et un peu de texte. Et le reste du temps, nous avons droit à 4 ou 5 cases par page, pas plus. Du coup, l'album se lit relativement vite.

Quant au récit, il est plutôt bien adapté. Le scénario devait être assez choquant à l'époque de sa parution mais il apparaît sans grande surprise de nos jours. Une simple histoire de moine tenté qui succombe au pêché et va même jusqu'à pousser le vice au gré de ses désirs. Et il en sera bien puni, l'hérétique !

Pas mal mais cela se lit un peu trop vite pour valoir l'achat à mon goût.

Nom série  Clarke et Kubrick  posté le 01/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert récemment Alfonso Font avec sa série Le prisonnier des étoiles et je suis tombé sous le charme de son dessin. J'espérais trouver en Clarke et Kubrick une BD du même niveau, avec si possible un scénario SF d'une qualité comparable. En définitive, je n'ai pas trouvé ma lecture désagréable mais ce n'est clairement pas un indispensable.

Les personnages de Clarke et Kubrick sont des petits magouilleurs interplanétaires qui accumulent la loose et se font toujours arnaquer alors qu'ils pensent être ceux qui mènent la barque. Ils sont assez attachants mais j'avoue n'avoir guère été captivé par leurs petites mésaventures. L'humour est sympathique mais pas vraiment hilarant, juste de quoi amener le sourire mais un peu trop prévisible pour être drôle.

Reste le dessin que je continue à trouver excellent même si l'encrage est un peu trop fin et manque de netteté à mon goût. Beaucoup de cases se contentent en outre de simplement montrer les visages des deux héros qui discutent, sans vraiment de décor. Heureusement, d'autres cases contrastent par l'abondance et l'excellence de leurs décors fouillés et vivants.
Je trouve ça joli.
Mais pas assez drôle ni innovant pour vraiment me captiver.

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