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Nom série  100.000 milliwatts  posté le 07/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD se différencie avant tout par son dessin, et ce dès la couverture. Le trait de Jochen Gerner est marqué, anguleux, proche d'une ligne claire stylisée. A cela s'ajoute des tramages pour simple décor et des couleurs désaturées qui ajoutent encore à sa personnalité.
Un graphisme intéressant donc et utilisé à bon escient pour ce récit d'humour.

Mais passé cela, le contenu des gags de chaque planche ne m'a guère convaincu. Les protagonistes sont des insectes mais cet aspect du récit n'apparaît presque pas dans une bonne moitié des pages. Car ils sont avant tout anthropomorphiques et sensés être des jeunes qui veulent se lancer dans le rock néo-gothique, avec la rebelle attitude qui va avec, et vivre si possible comme des stars du genre.

J'ai trouvé l'humour plutôt banal, pas à la hauteur de l'originalité du dessin. Ce sont souvent des gags qui auraient pu être replacés dans n'importe quel autre contexte, du moment qu'on peut y placer comme personnages un gros naïf et un maigre agressif. Ce duo est d'ailleurs franchement cliché, si ce n'était pour la manie qu'a Keith de manger ceux qu'ils croisent et qui sont plus petits que lui.
Bref, je n'ai pas vraiment ri à ces gags et c'est dommage car j'attendais plus d'une association entre ces deux auteurs.

Nom série  Tristes utopiques  posté le 07/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est fondé sur un postulat assez intéressant, celui qui consiste à reprendre des extraits d'articles de presse récents et d'en donner par la suite une vision d'anticipation au gré de l'inspiration de l'auteur. D'une certaine manière, c'est ce que font la plupart des dessinateurs de presse. Sauf que là s'ajoute une dimension SF puisque nous sommes face à une véritable forme d'anticipation sociologique par l'absurde.

Le résultat amène quelques bonnes idées (j'ai bien aimé celle des plafonds abaissés notamment). Le dessin est sympathique et dispose d'une vraie personnalité.
Mais dans l'ensemble, je n'ai pas été vraiment convaincu. D'une part parce que, étant un grand amateur de SF, la plupart des thèmes abordés me paraissaient assez classiques finalement. D'autre part parce que l'auteur y fait souvent le choix de la critique sociale par l'absurde et la démesure et ça en perd un peu de sa force, comme si c'était une critique trop facile. Une critique n'est jamais plus forte à mon goût que quand elle est discrète et pointe précisément là où ça fait mal. Et au final, je dois dire ne pas avoir été vraiment passionné et avoir tout au plus souri aux tranches d'humour proposées au fil des pages.

Une lecture sympathique, un concept plutôt original, quelques bonnes idées mais pas un inoubliable pour moi.

Nom série  Rex Mundi  posté le 06/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un avis un peu mitigé sur cette série mais globalement il est assez positif et j'aimerais pouvoir lire la suite si elle parait un jour.

Au niveau des reproches, je trouve que le dessin manque nettement de maîtrise. Il ne rend pas mauvais au premier abord mais quand on le regarde bien, les visages sont toujours de face, profil ou trois quarts, les traits sont figés, les décors un peu approximatifs, etc. On sent que le dessinateur manque encore de technique. Les couleurs très mornes, grises et informatisées sont également assez lassantes.
Autre reproche, l'aspect assez classique de l'enquête du héros dont la trame n'est pas très surprenante.

Par contre, j'aime beaucoup le monde alternatif qui est imaginé ici. C'est presque une uchronie qui prendrait pour base le fait que quelque part depuis le Moyen-Âge, la magie aurait été présente et aurait influé sur le cours de l'histoire. Les empires européens ne sont pas tombés, les nations musulmanes sont restées soudées en sultanats, émirats et empire ottoman, l'Amérique est encore constituée de colonies d'une part, et des états confédérés et nord-américains de l'autre. Sur cette Terre alternative, en 1933, le Royaume de France est puissant et tente par la stratégie et la diplomatie d'accroître son influence sur le Proche-Orient pour y contrer l'avancée du Tsar sans froisser les alliés Prusses, Anglais et le Saint-Empire Romain.
J'aime la façon dont ces aspects géopolitiques semblent être en lien avec une conspiration tenant de l'ancienne sorcellerie ésotérique et attirant de près l'attention de l'Inquisition.

Bref, il y a de bons éléments dans cette série et en fin de premier tome, j'ai vraiment envie de savoir la suite.

Nom série  Figurec  posté le 04/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire les différents avis sur cette BD, je crois que j'en attendais trop. Et au final, je réalise que ce n'est pas vraiment mon genre de BD, du moins le genre d'histoire que j'apprécie.

Déjà, je n'accroche pas au dessin. Il a de la personnalité, c'est certain, notamment au niveau de la couleur, faite à la peinture ou à l'encre mais de telle manière que les couleurs bavent, s'échappent des traits du dessin. Ca aurait pu donner quelque chose de joli, quelque chose d'un peu impressionniste, mais là, tel quel, je n'aime pas même si ça ne gâche pas vraiment le plaisir de lecture.

Quant au récit, je trouve que le postulat de base est une bonne idée et qu'il y avait là du potentiel. L'auteur en exploite d'ailleurs une petite partie. Mais il va également trop loin dans le délire, rendant soudainement tout le monde ou presque impliqué, tout le monde complice. Cela réduit nettement l'impact et rend le récit inutilement fouillis. Et puis il y a le personnage principal auquel je n'accroche pas et dont je n'apprécie pas de voir avec quelle facilité il perd pied et se raconte à lui-même des histoires. Je trouve cette partie du scénario trop facile, le fait que l'esprit du héros soit embrouillé et qu'il en ait même oublié qui il était et quel était la réalité. Pas crédible pour moi...

Bref, un peu déçu même si la BD reste pas mal dans son ensemble.

Nom série  Sept psychopathes  posté le 03/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui adore la majorité des scénarios de Vehlmann et qui voit en lui un très grand scénariste avec une grande carrière encore devant lui, je trouve que Sept psychopathes n'est pas à la hauteur de ce qu'il peut faire de mieux. C'est un bon récit, bien mené, avec pas mal de bonnes idées, mais le fait qu'il soit condensé en un unique album ne lui a pas permis de prendre l'ampleur nécessaire, tant et si bien qu'il parait même un peu expédié par endroits.

Le dessin est bon même si je ne suis pas trop fan de ce style. D'autant que j'avoue avoir eu du mal à différencier 3 des membres du commando. Mais dans l'ensemble, rien à redire.

Le scénario aussi est bon, partant sur une idée qui laissait promettre quelque chose d'excellent. Mais comme dit plus haut, tout est trop condensé, les personnages n'ont pas le temps de se mettre en place, certaines parties de l'intrigue sont trop rapidement menées. Moi qui adore les récits denses, celui-ci l'est mais chaque portion du récit est abordée presque trop superficiellement pour toucher le lecteur.
Pourtant il y a de l'idée, et des idées aussi. J'aime bien par exemple la révélation des savants nazis sur la fin. J'ai trouvé par contre un peu bidon ou du moins artificiel le sort de Smith et de son parachute. J'aurais nettement préféré le voir agir sur le terrain.
Presque du gâchis que de voir ce récit, qui avait tous les éléments pour faire quelque chose de très bon, se retrouver trop condensé et ayant perdu l'envergure qu'il pouvait offrir.

Ca ne reste pas moins une bonne histoire bénéficiant d'un sympathique dessin, une bonne lecture et un bon divertissement.

Nom série  Le Long Voyage de Léna  posté le 03/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est vrai que cette BD n'est pas un chef-d'oeuvre, ni même une oeuvre marquante, à tel point que j'en avais presque oublié que je l'avais lue.

Pourtant, j'apprécie son décor et son dessin. Le trait de Juillard me plait beaucoup, de même que ses couleurs. J'aime cette ligne claire qu'il nous offre là. Et j'aime l'ambiance Europe de l'Est des lieux visités.

Le récit quant à lui intrigue un peu au début puis... Comme beaucoup, je me suis assez vite lassé et je me suis même un peu ennuyé à suivre cette Léna qu'on voit évoluer de rencontres en rencontres sans comprendre les motivations ni le comportement. Elle n'est pas attachante du tout.
Et quand vient enfin la révélation finale, le pourquoi de ces rencontres, de ces codes secrets, de cette mission mystérieuse, c'est... très décevant. Tout ça pour ça ? Quelle drôle d'idée... et quel vain scénario au final...

Nom série  Mushishi  posté le 02/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Mushishi est un manga fantastique sur la base de croyances médiévales japonaises plein de beauté et de poésie.

Les mushi sont des créatures surnaturelles parasites, des sortes de démons d'innombrables formes, immatérielles ou non, qui s'emparent des corps des hommes, de leurs esprits ou encore parasitent leur vie. Et Ginko est un mushishi, un expert en mushi. Ceux qui comme lui, respectés comme des sages ou des druides par la population, ont appris les rituels qui les rendent capables d'éliminer ou simplement de repousser les mushi. Ils disposent également de pouvoirs qui les rapprochent de la Nature et leur permettent de ressentir les flux de vie qui la parcourent.

Le dessin de Mushishi est beau et ne manque pas de personnalité. Son trait fin et aérien ajoute à l'atmosphère de langueur et de poésie de la majorité des histoires de ce manga.

Car chaque album est divisé en histoires courtes, reprenant le même héros, Ginko, à chaque nouvelle étape de ses pérégrinations, confronté à chaque fois à un nouveau type de mushi. Les scénarios de ces histoires sont très variés, avec des ambiances assez différentes.
Ce manga est empli d'une véritable beauté et d'une douce poésie. Proche de la Nature voire légèrement écologique, il présente les mushi un peu à la manière de kami japonais, à savoir des créatures de la Nature, peut-être gênantes ou dangereuses pour les humains qu'elles parasitent mais fondamentalement neutres. C'est donc sans haine aucune que Ginko se confronte à eux et il cherche bien souvent à éviter de les éliminer voire à en exploiter les bons côtés plutôt que de les exterminer comme le font d'autres mushishi moins regardants.
Ce sont donc de bons récits, diversifiés et emplis d'une vraie ambiance de douceur, de magie et de légendes japonaises.

Seul véritable défaut, la narration qui est hélas trop souvent confuse. Les flash-backs et autres sauts narratifs ne sont pas bien marqués, parfois trop elliptiques et perdent facilement le lecteur. En outre, la forme des bulles de texte est telle qu'il est difficile de savoir qui parle à certains moments et les dialogues en deviennent embrouillés. Il est donc parfois un peu ardu de suivre une histoire même si on capte toujours sans soucis sa trame après lecture. Il faut donc souvent se contenter d'essayer de ressentir l'ambiance, ce qui est assez dommage car, je le répète, les intrigues sont vraiment variées et majoritairement bonnes et intéressantes.

A lire pour qui aime les ambiances médiévales japonaises proches de la Nature, des kami, des yôkaï et des démons traditionnels, loin des combats de sabre et des intrigues humaines.

Nom série  Mémoire Vierge  posté le 01/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est très similaire à celui d'Erik ci-dessous à la différence près que de mon côté j'ai lu ce premier tome il y a bien des années et depuis je cherchais à savoir la suite sans retrouver le titre de cette BD. C'est donc avec la même frustration qu'Erik que j'apprends que c'est une série abandonnée.
Car c'était un début très prometteur.

Un dessin inspiré du style de Moebius et tout à fait agréable à lire.
Et surtout un scénario assez prenant et mystérieux. Un cocktail d'idées SF et d'ingrédients d'aventure : un vaisseau échoué, une planète désertique, un peuple mystérieux et étrangement impassible même lorsque les humains tentent d'abuser d'eux, une créature vivante et protéiforme capable de prendre la forme de tous les fantasmes (sexuels évidemment) de ceux qui s'en approchent, et, pour la touche de suspense, le risque que si des sauveteurs débarquent sur la planète, ils ne soient pas enclins du tout à être amicaux avec les naufragés.
Sans être un chef-d'oeuvre, c'est une BD SF de bonne qualité.

On termine la dernière page de l'album avec une vraie envie de savoir la suite... et de suite il n'y en aura probablement jamais, hélas. Dommage...

Nom série  La Fin des Temps  posté le 01/08/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Petit coup de cœur pour cet album qui dispose de deux qualités manifestes : d’abord son originalité, et ensuite son graphisme excellent. Cependant, je comprendrais que cette BD ne plaise pas à tout le monde.

Le trait de Samuel Hiti me fait fortement penser à celui de Frederick Peeters. A la différence près que là où Peeters réussit mieux ses personnages, Hiti excelle dans les décors. Ceux-ci sont fouillés, vivants, forts et originalement composés. Ils offrent également des aplats de noir profonds et magnétiques. Certaines planches sont vraiment formidables et toutes sont très belles à regarder. Et la narration graphique n’en pâtit pas ce qui ne gâche rien.
Graphiquement, La Fin des Temps vaut absolument le coup d’œil.

Le récit est sombre et envoûtant. Il est parfois aussi un peu sibyllin ce qui pourrait rebuter certains lecteurs. Mais il est avant tout original dans sa forme et son contenu.
Le personnage principal, Mario, est chasseur de démons, exorciste au service direct du Divin et soutenu par les pouvoirs du Christ. Il est ambigu, inquiétant et bienveillant à la fois, bardé de potions et de livres sacrés comme un commando qui part en guerre, le genre d’homme qu’on ne voudrait pas croiser le soir dans la rue. D’ailleurs, on ne sait s’il s’agit d’un homme ou d’un avatar du ciel ayant pris forme humaine. Mario est un animal nocturne, une ombre mystérieuse qui ne sort qu’à la nuit tombée et qui combat des démons immatériels et polymorphes.
Le grand combat du Bien contre le Mal si ce n’est que l’un comme l’autre paraissent aussi obscurs et inquiétants l’un que l’autre.

L’ambiance angoissante et ténébreuse est remarquable. Elle tient à la fois à la puissance du graphisme, à une narration qui ne se laisse pas saisir facilement et au contenu même du récit.
C’est par la force de cette atmosphère et par son originalité que cette œuvre a su me charmer.
Soyez cependant conscients que cette BD n’est pas très facile d’accès et pourrait rebuter le lecteur qui ne savourerait pas son obscure aura. L'auteur ajoute d'ailleurs en étrangeté au récit en faisant parler certains de ses personnages et notamment le héros strictement en espagnol et ce malgré la traduction française du reste de l'album.
Le récit n’est en outre pas terminé et après un premier tome qui n’est qu’un grand exorcisme, on attend de voir ce que nous réserve l’auteur avec les nouveaux personnages qu’il nous a présentés.

Nom série  La Route est droite mais la pente est forte...  posté le 31/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD plutôt sympathique mais à laquelle je n'ai pourtant pas vraiment accroché.

Si j'ai été attiré par elle, c'est parce que je connaissais l'oeuvre de son auteur via le site Bulledair où il publiait des strips hebdomadaires. Ce n'est par contre qu'il y a quelques minutes que j'ai découvert que cet album avait auparavant été publié en blog sur le net.

Le dessin, je le connaissais : efficace et expressif, son style ne plaira cependant pas aux amateurs de graphismes esthétisants. Ca ressemble en effet plutôt à du crayonné, maîtrisé mais crayonné. Mais je trouve ça assez plaisant à lire en ce qui me concerne.

L'histoire, maintenant, c'est celle d'un jeune gars un peu looser, vivant du RMI jusqu'à ce qu'on lui coupe, habitant en colocation avec d'autres jeunes aux revenus aussi inexistants ou presque que lui. C'est donc le récit de ce gars qui cherche des petits boulots, qui fait des rencontres parfois étonnantes et qui subit pas mal de malchances. A mi-chemin entre roman graphique et humour. Et effectivement, le récit est relativement intéressant et amène par-ci par-là le sourire.
Mais je dois dire que je n'ai pas vraiment accroché. Le personnage principal m'indiffère assez voire m'agace par moments. Son histoire ne m'a pas vraiment captivé. Et je n'ai pas vraiment ri aux passages humoristiques.
Bref, un sentiment mitigé pour moi, celui d'avoir lu une histoire qui ne me passionnait pas et ne me touchait pas, même si elle reste sympathique et pas prise de tête.

Nom série  Frères d'âmes  posté le 31/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai été tout de suite attiré par le petit format et la jolie couverture de cet album. Et en feuilletant, je suis resté sur ma bonne impression.

Le dessin, franco-belge mais d'inspiration manga, bénéficie d'une belle maîtrise et d'une mise en page sympathique. J'aime beaucoup ce trait, sa simplicité, sa clarté et la composition de chaque case. Il est à la fois assez réaliste pour les décors et un mélange de cartoon, de franco-belge et d'un petit quelque chose de Leiji Matsumoto (Albator) pour certains personnages.

Hélas, le scénario ne m'a franchement pas enthousiasmé.
Décor de Japon médiéval, pas très original mais pourquoi pas.
Mais dès le début, j'ai eu un peu de mal à accrocher. Les personnages se rencontrent en début de récit et leurs dialogues sonnent aussitôt bizarrement, de manière un peu sybilline. L'intrigue se lance alors, mais sans rythme et un peu confuse. On a droit à quelques clichés, quelques scènes un peu cartoonesques mais sans saveur et sans tonus, des dialogues assez répétitifs au point d'en devenir plutôt lourds et une trame de récit à laquelle j'ai eu franchement du mal à m'intéresser.
Qu'est-ce qui pousse ces personnages à vouloir tuer toutes ces bonnes âmes, devenant sans raison crédible des tueurs sans pitié ? Et quelque soit l'oracle ou la malédiction qui semble les toucher, je trouve que ça ne passe pas, que ce n'est pas plausible, que les personnages n'ont rien de suffisamment attachants pour happer le lecteur dans le récit. D'autant que leur relation en permanence conflictuelle est lassante et on a du mal à comprendre ce qui les maintient unis. En tout cas, le récit ne permet pas de le ressentir correctement.

Bref, malgré un beau dessin et un format de récit très appréciable, je n'ai pas aimé ce début de scénario ni ses 3 protagonistes.

Nom série  Le Blog du Petit Nicolin  posté le 31/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Une fois n'est pas coutume, c'est par l'album que j'ai découvert ce blog avant seulement d'avoir confirmation qu'il s'agissait vraiment également d'un blog sur le net. Je n'ai donc pas lu cet album avec un quelconque à-priori positif ou négatif.
Eh bien, ça ne m'a vraiment pas plu !

Le dessin est minimaliste mais suffisamment efficace pour que je n'ai rien à en redire;

Mais alors par contre, l'humour n'est strictement pas à mon goût. A la manière d'un Titeuf, l'auteur joue la carte de la vulgarité infantile façon garçons qui découvrent le sexe sans trop savoir encore ce que c'est et rigolent quand ils pètent. Mais c'est mauvais. Il ne reste que la vulgarité, les gros mots, les petites méchancetés, les blagues de cour de récré et la misogynie puérile.

Ca m'énerve plus que ça me fait rire en ce qui me concerne.

Nom série  Le King  posté le 30/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un scénario original et bien mené.
J'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose avec cette BD, notamment parce que je ne suis pas particulièrement fan d'Elvis et encore moins du culte autour de sa personne. Mais j'ai été pris dès le début dans l'intrigue de cet album.
Elle met en scène un journaliste sans renommée, dont la seule personnalité est d'avoir par le passé écrit des articles pour The Enquirer, journal à sensation américain, réputation dont il cherche à se défaire. Et c'est lui qui est envoyé à Las Vegas pour interviewer un homme qui se fait passer pour Elvis revenu parmi les vivants... ou peut-être serait-il vraiment Elvis ? En tout cas, des milliers de personnes sont bien tentés de le croire.

Tout le récit est basé sur l'ambiguïté et le mystère sur ce personnage d'Elvis. Qui est-il vraiment ? Qui sont ces étranges disciples qui l'entourent ? Est-il vraiment Elvis ? Est-il le Dieu de la Musique qu'il estime être ? Et finalement, est-ce qu'il vaut mieux savoir vraiment qui il est ou ne vaut-il mieux pas garder le mystère ?
Et alors qu'en bon lecteur blasé, à la manière du journaliste qui débarque à Végas, on croit être sûr de ses convictions et ne pas croire à la véracité du retour d'Elvis, le doute apparait, des idées nouvelles nous sont offertes, le récit sort du cadre d'une banale enquête de routine. Et ce King prend vie et surtout profondeur.

De très bons personnages, une narration douce mais prenante, une enquête rondement menée avec ses nombreux mystères et ses révélations, et une ambiance de foi mystique envers le personnage d'Elvis intéressante et vraiment crédible. A cela s'ajoute un bon dessin et une bonne narration graphique.
Bref, une très bonne surprise et une lecture vraiment plaisante pour moi.

Seul regret, l'auteur semble chercher à faire durer le mystère jusqu'au bout mais il nous présente avant la fin la réponse la plus plausible aux questions qu'on se pose. Tant et si bien que pour moi, de mystère, il n'y en avait plus à la fin. Si ce n'était de découvrir ce que le journaliste allait vraiment finir par écrire dans son article.
En tout cas, voilà une BD au scénario vraiment original que je vous conseille.

Nom série  Goddess  posté le 29/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ceux qui ont adoré Preacher aimeront sûrement tout autant Goddess. Et ceux qui ont détesté Preacher auront toutes les chances de détester aussi Goddess. Car ces deux oeuvres sont quasiment identiques en matière d'ambiance, d'intrigue et de graphisme. On peut en effet dire que Goddess est une sorte de coup d'essai, de récit un peu plus court, qui a ensuite amené Garth Ennis à écrire la série plus longue, Preacher.

Le dessin est très bon, excellemment maîtrisé. Réaliste, peut-être même trop réaliste car il accentue la laideur de certains personnages, il est détaillé et très bien rendu. Les couleurs sont également très bonnes. Tout le monde n'aimera pas car le réalisme ne plait pas toujours mais aussi parce que les très nombreuses scènes gore en ressortent d'autant plus... détaillées...

Et du gore, il y en a. C'est bien ce que je reprochais à Preacher et je le retrouve ici sans fioritures aucune : violence gratuite, scènes gore à volonté, êtres humains qui ne sont que des paquets d'os et de sang qui gicle à chaque scène. Et aussi de nombreuses scènes de torture ou de façons différentes et originales de faire souffrir ou de tuer quelqu'un avec sadisme et horreur.
C'est vraiment ce que je n'aime pas dans les oeuvres de Garth Ennis. J'imagine trop le public cible de ce genre de scènes : adolescents mâles amateurs de séries Z qui regardent ça en rigolant grassement. Urh urh urh !
Malgré cela, et étrangement, ce sont ces scènes et ces accumulations sanglantes et horribles qui font l'ambiance de ce récit. Celles-ci sont heureusement traitées au second degré, avec un certain humour, qui permet de passer outre le rejet que j'en fais.

Et au-delà de cela, il existe une bonne histoire, bien racontée. Un récit divertissant, prenant, dépaysant, plein d'action et de rythme. Oh, il ne faut pas chercher trop de profondeur dans ce récit et il ne faut pas craindre une fin un peu "facile". Mais c'est une lecture bien construite qui fait passer un assez bon moment, d'autant plus divertissant qu'il se démarque par une personnalité forte et un très bon dessin.
Pour ma part, je l'ai préférée à Preacher simplement parce qu'elle traine moins en longueur, s'appesantit moins sur des personnages secondaires tous plus affreux les uns que les autres, et malgré l'horreur de certaines scènes, elle m'ont moins rebuté que leurs équivalentes dans Preacher.

Nom série  MAD  posté le 29/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait de longues années que j'avais entendu parler de Mad, ce magazine BD américain d'humour déjanté, mais je n'avais finalement presque jamais eu l'occasion d'en lire. Ceci fut enfin fait après la découverte en boutique d'occasion des recueils publiés en France dans les années 80 aux éditions du Fromage, Neptune et Albin Michel. Ces recueils contenaient en effet des strips et histoires courtes parues dans les premiers numéros de Mad au début des années 50.

Dès la première page, le constat est sans appel : quand on pense à quelle époque cela a été publié, ce sont vraiment des précurseurs. Et personne ne peut renier l'influence majeure de ces oeuvres sur des auteurs tels que Gotlib, Alexis et plus récemment Maester parmi de nombreux autres, ces derniers l'avouant d'ailleurs sans honte aucune. C'est bien simple, par moment, j'avais l'impression de lire des planches de la Rubrique-à-Brac ou de Cinémastock alors que celles-ci ne paraitraient que plus tard.

Aux commandes de ce magazine, un groupe d'artistes. Leur leader, scénariste et inspirateur principal : Harvey Kurtzman. Et avec lui plusieurs autres auteurs et dessinateurs : Bill Elder, Wallace Wood, Jack Davis, John Severin, Russ Heath, Bernie Krigstein, etc. Chacun a son style, son dessin, mais tous se retrouvent dans un même esprit d'humour délirant, de parodie, d'utilisation du média BD et d'innovation comique.

Le graphisme est bon, très maîtrisé la plupart du temps. Le seul reproche qu'on pourrait lui faire est d'être parfois un peu fouillis mais ce n'est pas toujours le cas. Et quand ça l'est, c'est pour glisser davantage encore de gags en arrière-plan.

Comme je l'ai dit, ces oeuvres sont de véritables références tant elles innovaient à l'époque en matière d'humour.
Mais qu'en est-il pour un lecteur tel que moi qui les découvre aujourd'hui seulement ?
Eh bien, je dois dire que c'est hélas un peu inégal.
Certains gags, certaines planches entières, sont vraiment formidables. Elles n'ont strictement pas vieilli, elles sont belles graphiquement parlant et leur humour m'a franchement fait éclater de rire. On y sent en outre une véritable ambiance de dérision et d'amitié entre les auteurs, un véritable esprit d'équipe qui donne une joyeuse atmosphère au tout. Potrzebie !
Cependant, tout n'est pas toujours aussi drôle. Certaines histoires manquent de rythme. Certains gags sont trop répétitifs. D'autres encore font un peu trop référence à des actualités de l'époque, comme certains films parodiés ou personnages évoqués, et leur impact sur un lecteur moderne est moindre.
A ce propos, les parutions originales font référence à une actualité américaine des années 50, tandis que la traduction pour ces recueils plus récents tente de son côté d'introduire des références à l'actualité française des années 80. L'une comme l'autre manquent donc parfois leur cible pour un lecteur du 21e siècle.

Lecture un peu inégale donc, avec du formidable et du moins bon. Mais dans tous les cas, je suis heureux d'avoir pu découvrir ce monument référence de l'humour en bande-dessinées et je comprends vraiment qu'il ait pu à ce point influencer les auteurs européens de l'époque Pilote puis Fluide Glacial. Mais en lecteur moderne, je leur préfère leurs fils spirituels, oeuvres plus abouties à mon sens ou du moins plus proches de mon esprit, telle que la Rubrique-à-Brac par exemple.

Nom série  Trois jours en Europe  posté le 28/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les éditions Treize Etrange m'avaient fait très bonne impression avec certains de leurs albums (notamment Malet). Et comme le titre de cette BD me plaisait et comme l'esthétisme de sa couverture me faisait penser à une "James Bonderie" rose, je me suis laissé tenter sans savoir à quoi m'attendre.
Eh bien, j'ai franchement été déçu.

Le dessin n'est pas mauvais. Il est dans la veine des cartoons américains modernes, un peu anguleux, un peu passe-partout. Cependant, malgré son bon encrage et sa bonne tenue, c'est le genre de dessin qui me lasse très vite quand l'histoire ne suit pas.

Et elle ne suit pas.
Le scénario est bourré de clichés et de facilités scénaristiques. Dès le début, on sent l'embrouille de couple, les deux jeunes fiancés qui s'engueulent un peu trop vite pour être crédibles. Puis s'accumulent les rebondissements prévisibles : échanges de billet, amourettes adultères dès qu'ils sont séparés, imbroglio policier à l'eau-de-rose avec des coïncidences grosses comme des poutres, et final façon portes-qui-claquent et tout le monde qui se retrouve sur scène pour se bagarrer.
A cela s'ajoute un humour bateau et sans surprise. Et surtout une vision caricaturale de l'Europe et de la France qui fait peur. Angleterre = concerts rock et punks. France = Tour Eiffel, cuisses de grenouille, serveur de café et tout le monde en béret et à petites moustaches. Ca pourrait être comique si ce n'était pas tellement usité depuis des décennies et si on imaginait que c'était vraiment du second degré, mais ce second degré, je crains qu'il soit dur à trouver.

Alors scénario ultra-prévisible façon téléfilm à bas budget, facilités scénaristiques, clichés par dizaines et humour de bas étage, je ne vois pas vraiment l'intérêt d'avoir importé ce comics en Europe malgré son titre.

Nom série  Petits mensonges  posté le 28/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Petits mensonges est un petit album souple d'une maison d'édition que je ne connaissais que vaguement de nom jusqu'à présent. Le thème de cet album, l'enfance et les souvenirs de jeunesse de la fin des années 70, l'époque de Goldorak à la télé.

Le dessin est tout simple, tout rond, pas exceptionnel. La narration est muette et son traitement graphique assez moyen, les émotions ne passant pas toujours bien et les personnages usant de mimiques répétitives et pas toujours très parlantes.

Le récit est divisé en histoires courtes, autant de moments-souvenirs et d'anecdotes. L'ambiance est plutôt à l'humour, avec le jeune héros qui râle parce que sa maîtresse dont il est amoureux en aime un autre ou encore qui martyrise son petit frère, souvent sans raison, juste pour le plaisir de le taquiner. Ce dernier point amène parfois le sourire, notamment quand les deux frères réunis s'imaginent bientôt avoir tous deux un autre petit frère qu'ils pourront martyriser ensemble.
Mais dans l'ensemble, je dois le dire, je n'ai pas trouvé cet album vraiment drôle. Et comme je ne l'ai pas non plus trouvé ni touchant ni intéressant, je me suis un peu ennuyé malgré le fait qu'il se lise très vite.

Nom série  Tante Lydie et moi  posté le 28/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit surprenant, un peu difficile à cerner, mais vraiment pas mal au final.

Le dessin n'est pas exceptionnel et pourra ne pas plaire à certains. Mais je le trouve plaisant et doté d'une personnalité intéressante.

Le récit, quant à lui, est assez étonnant car d'une part il est plutôt décousu et d'autre part, il est scindé en trois récits dont on ne voit pas bien ce qu'ils font réunis ensemble.
En effet, le récit principal est celui de l'héroïne, gentille jeune fille pas bien dans sa peau et assez malchanceuse, heureusement soutenue par la vitalité et la personnalité de sa vieille tante.
Mais outre le fait que ce récit là est relativement haché pour lui permettre d'être suffisamment dense, il est entrecoupé par deux autres récits annexes. Celui d'un jeune homme lui aussi malheureux et qui en veut à la terre entière. Et celui d'un couple de démarcheurs à domicile dont l’un des deux finit par perdre les pédales.
Et ces deux récits annexes se révèlent n'avoir au final aucun lien avec l'histoire principale, si ce n'est d'être dans la même ambiance. A tel point qu'en fin de lecture, je me suis un peu demandé pourquoi ils avaient été insérés dans le même album.

Mais malgré mes questions et mon étonnement, je dois dire que j'ai quand même bien apprécié ce récit et sa structure. Il est doté d'une atmosphère intéressante, mêlant son récit un peu triste à un humour assez original, un peu jaune, un peu cynique, mais qui m'a amené à appréhender le tout avec le sourire malgré tout, voire même avec quelques rires par-ci par-là. Le tout fourmille de petites idées et de bons personnages.
C'est comme un ou plusieurs récits noirs qui seraient traités avec suffisamment de bonne humeur pour les rendre légers et touchants. Amusant et assez inédit à ma connaissance. J'aime bien.

Nom série  Fantastic Four - 1234  posté le 28/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pensais me faire un petit plaisir de lecture légère et divertissante avec cet album mais j'ai été déçu.

Pas par le dessin qui est bon et très bien colorisé. Les planches sont vraiment sympathiques et font souvent preuve d'une belle esthétique et d'une bonne mise en page.

Mais par contre, le scénario est directement dans la veine de ce que je n'aime pas dans les histoires de Super-héros : l'intrigue déjà cliché d'un super-méchant qui manipule la réalité et l'esprit des gens pour les embrouiller et leur faire perdre tous leurs repères. Cela donne un récit confus où le lecteur comme les personnages ne savent pas séparer la réalité du rêve. Ambiance poisseuse de mauvais rêve dont on aimerait sortir comme j'ai eu un peu envie de sortir de ma lecture devenue ennuyeuse.
Je déteste ce genre d'intrigue que je trouve trop facile scénaristiquement parlant. Comme à chaque fois, cela donne un méchant tout puissant au début et puis hop, pouf, les gentils gagnent à la fin par une pirouette méta-fantastico-psychologique. Et entre temps, le scénariste a eu tout loisir de raconter ce qu'il voulait sans se soucier de la logique narrative ni évidemment d'un quelconque réalisme, donnant un récit ennuyeux et sans envergure car on n'y croit pas.

Seul demeure le bon dessin et la belle colorisation, mais pour moi qui connais peu les 4 Fantastiques, j'aurais vraiment aimé avoir droit à un autre genre de récit les concernant.

Nom série  Prince du Tennis  posté le 26/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un manga sportif dans la plus pure tradition du shonen. Le thème, vous l'aurez deviné, le tennis, au niveau des équipes scolaires japonaises s'affrontant en tournois pour atteindre le niveau national. Le héros, un jeune garçon dès le début très doué dans ce sport qui va devoir se faire accepter par l'équipe plus expérimentée de son école et gravir avec elle les échelons des tournois japonais.

Graphiquement, rien à redire, c'est du boulot de pro. Malgré des décors parfois un peu vides (normal, un terrain de tennis n'a rien de très complexe comme décor) et des scènes d'action légèrement figées pour les tous premiers tomes, le trait est très maîtrisé et les personnages réussis. Il faut cependant admettre qu'ils ont un peu trop souvent de vrais airs de "poseurs", façon gravures de mode, sourire éclatant et postures arrogantes. Pas toujours facile de s'y attacher, donc.

Le récit est vraiment centré sur le sport.
Ne cherchez pas dans Prince du Tennis de sous-intrigues ou de digressions. Ce sont des joueurs de tennis, on suit leurs aventures pour les voir jouer au tennis et discuter techniques sportives. Même les relations entre les personnages se font quasiment strictement dans le cadre du sport et de la compétition.

N'y cherchez pas non plus d'humour, quand il y en a, il est très discret ou alors il vous faudra aborder le récit au second degré.
Et là, au second degré, je dois vous avouer avoir bien ri. Car, ayant pas mal d'années de tennis derrière moi, j'étais vraiment curieux de savoir comment un manga pouvait essayer d'être captivant sur ce sport. Eh bien, c'est simple, il utilise la recette classique de la majorité des shonen : la compétition d'une part mais aussi des personnages dotés de "techniques spéciales", ce genre de super-coups ou capacités auxquels ils donnent des noms qui m'ont parfois franchement fait éclater de rire. "Prends garde à mon Scud Serve !", "Attention, il est en train d'utiliser son Data Tennis !", "Boomerang !", etc. Difficile de prendre ça au sérieux. De même qu'il est parfois difficile de prendre au sérieux des tennismen qui jouent en permanence en milieu de court ou au filet, se battant à coups d'acrobatie comme des guerriers qui "surveillent leurs angles" et sont à la recherche de la faille de l'ennemi.

Mais pour qui n'est pas pointilleux et qui apprécie les shonen, le résultat est tout de même assez efficace.
Passés les deux premiers tomes un peu trop introductifs, l'enchaînement des matchs et tournois devient assez prenant. Le héros est relativement agaçant par son arrogance et la facilité sportive qu'il a notamment au début de la série, mais il est accompagné ensuite d'autres joueurs qui m'ont paru plus sympathiques.
D'autant plus que les matchs se font souvent en double, amenant un aspect stratégique et technique relativement intéressant : un bon joueur de simple ne fait pas toujours un bon joueur de double.
Et comme les matchs même importants ont l'avantage de ne pas traîner en longueurs, tenant au plus sur la moitié d'un album environ, le rythme est bon et on ne s'ennuie pas.

Bref, voilà un shonen sportif efficace et pro qui pourra intéresser tous les amateurs du genre.

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