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Je ne suis pas trop accro à ce genre de récit d'enquête réaliste mais j'ai bien été pris par celui-ci. A quoi cela tient-il ?
A un dessin net, bien encré et fluide à lire. Il pêche légèrement par des personnages un peu figés mais pour le reste, il est très correct.
A un décor de Russie moderne réaliste et original. Bien rendu, il est dépaysant, intéressant et offre un bon contexte à l'enquête du héros.
A une intrigue complexe qui mêle aventure historique et réalisme politique, avec passage par une expédition polaire puis par les goulags soviétiques. Là aussi, le passé du père du héros se révèle dépaysant et intéressant, me captivant nettement plus qu'une intrigue au décor banal et routinier.
Et au final la narration est bonne et j'ai été facilement pris dans ce récit.
Bref, une bonne lecture qui devrait bien plaire aux amateurs d'enquêtes et de secrets familiaux et historiques. |
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Nom série
The New Avengers
posté le
08/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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C'est dans l'espoir de retrouver l'excellence de Ultimates que j'ai acheté le premier album de cette nouvelle série de la belle collection Marvel Deluxe. Après lecture, mon avis est mitigé. Mitigé car ce premier album contient l'équivalent de deux histoires complètes, et la première m'a vraiment déçu tandis que la seconde laisse présager quelque chose de nettement mieux.
Au dessin, David Finch, l'un des nombreux jeunes dessinateurs de comics de super-héros actuels. Trait fin, colorisation informatique lisse, un léger manque d'âme. Mais j'aime plutôt bien son trait et certaines planches sont vraiment réussies et finalement pleines d'une certaine personnalité, même si je doute réussir à différencier le style de ce dessinateur de celui d'autres de la même génération que lui. Bon point justement : son trait est similaire dans mon esprit à celui de Bryan Hitch qui a dessiné Ultimates.
La narration est bonne, le trait réaliste et dynamique, bref c'est un bon dessin même s'il n'a rien de vraiment original.
Comme je le dis plus haut, ce premier album se scinde en deux parties.
La première est la "fin" des anciens Vengeurs. Confronté à un danger "plus terrible que jamais", ces Vengeurs composés de beaucoup de personnages que je ne connaissais qu'à peine vont subir des pertes lourdes et choisir brusquement de se séparer en fin d'épisode. Pas très crédible, j'ai eu vraiment du mal à entrer dans cette histoire qui fait la part belle aux réminiscences et au retour d'anciens ennemis dont j'ignorais même l'existence. Et puis l'explication de toute cette intrigue me parait vraiment bidon, me décevant d'autant plus. Bref, c'est une "fin" des Vengeurs qui n'arrive pas à me convaincre car elle fait plus "grand spectacle et émotions artificielles" que "fin d'un mythe".
D'autant plus qu'on sent vite le concept marketing avec cette "fin" des Vengeurs puisqu'elle n'est qu'un prétexte à récréer dans la seconde partie de nouveaux Vengeurs avec toujours les mêmes à leur tête : Cap America et Iron-Man.
Mais cette introduction des New Avengers m'a par contre nettement plus plu.
Déjà parce qu'elle inclut dans son équipe des personnages que j'aime bien et dont l'association a de quoi rendre envieux tout amateur des personnages Marvel. Eh oui, car ces nouveaux Vengeurs vont comprendre Spider-man, Luke Cage, Wolverine, et sans doute à l'avenir Daredevil et un super-héros tout puissant que je ne connaissais pas : Sentry. A eux s'ajoutent une inconnue pour moi, une certaine Spider-woman (rien à voir avec Spider-man) qui est également membre du S.H.I.E.L.D et très probable traîtresse. Super association qui me donne vraiment envie de les voir travailler plus longtemps ensemble.
En outre, l'intrigue de leur première enquête, sa narration, les implications et la finesse du scénario m'ont vraiment accroché. Et je peste de voir leur enquête non terminée à la fin de ce premier album des New Avengers car l'envie de savoir la suite est vraiment grand.
Je lirais donc la suite avec certitude et impatience.
En résumé, malgré une fin des anciens Vengeurs un peu trop bidon pour moi, les aventures des New Avengers qui composent la moitié de ce premier album s'entament plutôt bien, voire très bien. A suivre donc et ma note pourrait augmenter... |
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Nom série
Germain et nous
posté le
06/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ciel ! Je n'avais pas avisé cette série dont j'ai pourtant bien dû lire et relire l'intégrale quand j'étais moi-même adolescent et post-ado.
Une galerie de personnages attachants, à la fois crédibles et juste caricaturaux comme il le faut, des relations simples et agréables entre eux, un humour relativement fin, et toute ambiance qui rend vraiment l'atmosphère de la vie des adolescents de la fin des années 70 jusqu'au début des années 90.
Le tout servi par le dessin agréable et typé de Jannin.
Quand je lis un de ces albums, c'est toujours avec plaisir et une certaine nostalgie. Et je me souviens encore de certains gags (notamment un qui se moquait gentiment des "japoniaiseries" de l'époque) qui m'ont vraiment fait rire. |
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Ayant adoré Ultimates et ayant plutôt bien apprécié Ultimate Fantastic Four, j'étais désireux de connaître le premier des super-héros Marvel à être passé par la case "Ultimate" (pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, lisez ici). Mais je ne l'ai finalement fait qu'avec la sortie récente de l'album Marvel Deluxe regroupant l'intégrale des 13 premiers chapitres de la série.
Résultat... Je suis un peu déçu...
Le dessin de Mark Bagley me plait très moyennement pour commencer. Dans la lignée des comics modernes, il offre des images lisses et informatisées, des personnages au physique de mannequins mais avec de gros pieds un peu étranges en prime... pour plus de dynamisme ? Les décors sont en outre un peu trop économisés, trop souvent tracés à la règle et simplifiés. Aucune âme ou originalité, quoi.
En outre, je n'aime pas du tout le design du costume ultimate de Spider-man : de lui avoir agrandi à ce point les yeux rend bien le fait que Peter Parker n'est encore qu'un ado, mais ça le rend aussi assez ridicule.
Et puis le fait d'avoir régulièrement des bandes de cases étalées sur des doubles pages au lieu d'être sur la première puis la seconde seulement ensuite, cela m'a plusieurs fois induit en erreur et brisé mon rythme de lecture tandis que je prenais garde à bien lire la bonne case au bon moment.
Ca reste très fluide, très dynamique, très lisible, mais ça ne me plait pas plus que ça.
Quant au récit, ce que je lui reproche, c'est de finalement s'adresser plus aux adolescents qu'aux lecteurs adultes, à l'inverse d'Ultimates par exemple. La trame est très simple, les dialogues assez immatures, les personnages trop superficiels.
La première histoire, par exemple, correspond quasiment au scénario du premier film. Eh bien, j'ai trouvé les relations entre personnages nettement plus réussies et passionnantes dans le film que dans la BD.
Pour parler du scénario, justement, la première histoire est sans surprise : vous avez vu le film, vous connaissez l'intrigue. Une différence apparaît cependant dans le traitement du Bouffon Vert qui, justement, ne m'a pas plu du tout : ce n'est plus qu'un gros bourrin mutant, sans cervelle, sans planeur, sans bombes-citrouilles, et sans intérêt. Spider-man se bat contre lui, boum le méchant tombe, voilà la première histoire est finie.
La deuxième histoire m'a un peu plus intéressé puisqu'elle met en scène le Caïd, ennemi commun de Spider-man et Daredevil. L'intrigue reste cependant assez simpliste et le scénario pas très passionnant. Spiderman s'infiltre, tombe sur des méchants, se fait un peu battre au début, reprend le dessus, et finit par retrouver ensuite les joies et petits malheurs de sa vie de collégien.
Nettement moins mature et original qu'Ultimates, cette vision de Spider-man n'apporte pas grand chose de neuf à mes yeux, ceux de quelqu'un qui connaît assez peu le personnage initial hormis via les films récents. |
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Cette BD de Miller vaut surtout par son dessin à mes yeux : couleurs excellentes, dessins typés et pleins de personnalité, mises en page originales et réussies. Beaucoup de planches de cet album sont véritablement esthétiques, certaines sont superbes.
L'ennui, à côté de ça, c'est que le scénario n'est pas terrible.
Pas terrible pour moi qui, pour le moment, n'ait pas lu la moindre histoire de Daredevil et encore moins d'Elektra qui me plaise, donc je partais sur un à-priori assez médiocre.
Mais pas terrible objectivement non plus car cette histoire, à la narration difficile, manque vraiment de clarté et de consistance. Elektra est-elle vraiment ressuscitée ? Qu'est-ce qui est réel, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Où tout cela nous mène-t-il ? Eh bien cette histoire à elle seule ne suffit pas à y répondre et on reste complètement sur sa fin, avec l'impression d'avoir été baladé sans but affirmé, ou que le message nous est passé à côté.
Dommage... |
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Note approximative : 2.5/5
C'est dans une bibliothèque pour enfants que j'ai découvert cette BD, éditée par une petite maison d'édition Alsacienne plutôt intime créée en 2000 et qui n'a plus guère donné signe de vie depuis 2002. D'aspect extérieur, au niveau du physique de l'album et des couleurs, cette BD avait "tout d'une grande", mais à la lecture, elle affiche quelques côtés un peu amateurs qui ne sont pas sans un certain charme.
Le dessin est rondouillard, pas formidable mais plutôt sympathique à lire. Les couleurs abusent un peu du dégradé photoshop mais sont tout à fait honnêtes.
Les histoires ensuite sont des gags en une ou deux pages mettant en scène deux copains poissons, le petit rouge Jo Kirby et le vert, plus grand, qui lui fait découvrir les merveilles des profondeurs de la mer. Force m'est d'avouer que même si ces gags sont relativement variés, ils ont eu du mal à m'arracher davantage qu'un petit sourire par-ci par-là. Les chutes sont assez prévisibles, l'humour relativement classique et sans surprise.
Assez sympa dans le genre BD à mi-chemin entre l'amateur et le professionnel, mais à réserver à un public pas trop exigeant. |
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Nom série
Aryanne
posté le
05/05/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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La maquette des couvertures, le dessin "ligne claire" des premiers tomes et le décor antique rappellent immanquablement les séries historiques de Jacques Martin (Alix, Orion,...) et ses proches chez Casterman. Mais autant cet aspect extérieur semble directement semblable à ces séries, autant à la lecture on se rend compte que Aryanne est indubitablement plus axée vers l'érotisme que vers le réalisme historique.
Aryanne est la princesse de Thul, royaume légendaire ayant disparu en même temps que l'Atlantide dont Aryanne est amoureuse du prince. Après un premier tome les mettant aux prises aux intrigues de cour de ces royaumes sur le point de disparaître, ils vont être mis en catalepsie et se retrouver, frais et fringuant, dans le monde antique, à une époque indéterminée tant s'y mélangent les références historiques réelles ou imaginaires. Aryanne n'aura alors de cesse que de retrouver son amour dont elle aura été séparé. Elle vivra alors de nombreuses aventures, l'amenant des côtes méditerranéennes aux déserts arabes puis à l'Afrique profonde, le Grand Nord, etc...
Les intrigues aventuresques relativement classiques et simples.
Mais elles sont surtout prétexte à les parsemer de nombreuses scènes érotiques, les femmes se retrouvant très rapidement nues ou très sensuelles, et les scènes de sexe étant légions. Autant ces scènes sont un peu faciles et souvent racoleuses, autant elles se fondent relativement bien dans le récit. Même si on se lasse un peu de la façon dont tous sont attirés sans exception par les charmes d'Aryanne.
Le dessin évolue au fil des tomes. Très proche de la ligne claire dans les premiers albums, son trait deviendra plus fluide et lâché aux alentours du 5e ou 6e tome. Il a un aspect globalement correct. Les planches rendent bien quand on les regarde dans leur ensemble, les corps humains sont tout à fait réussis (ce qui aide pour les scènes érotiques), les décors assez économes mais plutôt bien dessinés.
Mais il ne faut pas trop s'attacher aux détails. Ceux-ci font en effet souvent preuve de défauts manifestes : postures qui manquent de naturel, visages peu harmonieux, mains étranges, animaux ratés (je pense par exemple au guépard dans le tome 2 qui tranche vraiment par sa laideur). Et la narration graphique, même si elle se laisse lire, manque par moment de fluidité et de clarté.
Des aventures à l'ancienne dans une antiquité fantasmée avec une bonne dose d'érotisme légèrement racoleur, cela se laisse lire, ne manque pas d'un certain charme, mais reste à mes yeux une série de qualité trop moyenne pour en valoir l'achat. |
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Nom série
Néféritès
posté le
03/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Néféritès est une histoire policière au temps de l'Egypte Ancienne.
Ce décor égyptien n'est cependant pas vraiment réaliste. Entre des temples faramineux et des pyramides en-veux-tu-en-voilà, Néféritès vit dans une métropole antique idéalisée qui ne s'embarrasse pas de détails historiques trop crédibles. Ici vivent une reine d'Egypte dans son palais intouchable, un vizir et une grande dame qui mènent les grandes enquêtes à son service, et Néféritès, le meilleur embaumeur du pays, bel homme musclé et droit, au passé mystérieux, qui se transforme en médecin légiste de génie quand les circonstances l'y obligent.
Je ne sais qui est ce Chris Cross qui signe le dessin mais à voir son trait, il semble avoir travaillé dans les comics américain. Ses personnages ont en effet des allures de super-héros : bien dessinés, muscles saillants, postures un peu artificielles, expressions outrées sur leurs visages. Le résultat est un peu étrange, techniquement bon mais ces allures un peu anachroniques et théâtrales m'ont par moment fait sortir du récit.
J'ajouterais que je n'aime guère le dessin des décors par contre. Les perspectives sont étranges, souvent ratées et sans profondeur. Les visions aériennes notamment sont vraiment moches à mes yeux.
Dommage car pour le reste, c'est relativement bien dessiné.
Quant au récit, il est simple mais prenant. C'est une trame de polar classique, avec un meurtre que les puissants tentent de masquer et qu'un enquêteur dans la tourmente des rivalités de pouvoir va essayer d'expliquer. Ce dernier, Néféritès, est plutôt original dans sa personnalité et son background qui cachent encore de nombreux mystères. On suit donc l'intrigue avec un double intérêt, celui de découvrir la solution de l'enquête mais aussi celui d'en apprendre plus sur le héros.
Sympathique, assez dépaysant, divertissant. |
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Nom série
My way
posté le
02/05/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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My Way est un joli album qui se présente sous la forme d'histoires courtes scindées en deux parties : une BD tout d'abord, puis à chaque fois un texte de deux-trois pages se rapportant à la BD en question.
Le dessin de Ji Di est simple et mignon. Dans des couleurs pastels qui font tout son charme, il s'évite de trop grandes complications pour présenter des décors figuratifs et des personnages épurés au faciès de playmobil. Pas de technique impressionnante, pas de trait véritablement artistique, juste des planches et des couleurs qui flattent l'oeil et permettent un récit facile.
Le récit de ces BDs sont également simples, au sens non péjoratif du terme. Ils abordent le sujet de l'amour, se plaçant dans le cadre de métaphores légèrement naïves. Les dialogues sont courts, directs, sans ambages. Ils consistent à chaque fois en la rencontre du personnage principal, sorte de philosophe errant de l'amour, avec un garçon, une fille ou un couple dans une situation sentimentale difficile. Le premier demande au ou aux seconds de raconter son histoire et il lui donne alors son avis et des conseils sur sa philosophie de la vie et de l'amour.
Un peu trop naïf, voire mièvre, pour les premières d'entre elles, les histoires gagnent doucement en profondeur et complexité au fil des pages. Mais elles gardent toujours leur simplicité et leurs métaphores légèrement enfantines.
Et c'est pour mieux contraster avec les textes qui suivent qui, eux, sont plus matures. Ces derniers reprennent la métaphore des BDs qui les ont précédés et les placent dans un véritable contexte amoureux, adulte, avec une histoire moins naïve que les BDs. Le contenu de ces textes restent toujours clair, le vocabulaire direct et facile à appréhender, et le message philosophique et sentimental est une fois de plus décrit sans ambages. Ces textes sont plus à même de toucher le lecteur adulte car même s'ils sont simples ils sont souvent touchants, intelligents mais aussi intéressants.
Le lectorat européen et adulte pourrait peut-être reprocher à ces histoires sentimentales leur manque relatif de complexité et la façon directe et naïve avec laquelle l'auteur les aborde, de même qu'il pourrait reprocher la mièvrerie du dessin et la légère immaturité des métaphores qu'il utilise. Mais il se dégage de cette simplicité une douceur touchante à même de charmer le lecteur au fil des pages, de même qu'il se dégage quelques vraies profondeurs des textes qui accompagnent ces BDs. |
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Nom série
Ado Stars
posté le
02/05/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Quatre adolescents aux caractères caricaturaux pour mieux critiquer le monde du show-biz et son impact sur leurs esprits malléables. L'attrait de la célébrité facile et du star-system, cette BD l'aborde tant concernant les jeunes anorexiques désireuses de devenir top-model et les chanteurs et musiciens en herbe qui savent mieux porter les lunettes noires que le micro, que vis-à-vis de la quête de célébrité plus rétro de ces jeunes inspirés qui se croient à même de produire des poésies dès qu'ils agencent des mots compliqués les uns derrière les autres.
Germain et nous, c'est la série à laquelle Ado Stars m'a fait penser. On y retrouve adaptés au goût du jour le même genre d'ados victimes de la mode. Dans son style humoristique, Ado Stars rappelle aussi un mélange entre les styles de Zep (Les Filles Electriques) et les nombreuses séries de Cauvin. Dans ce genre de BD, les gags en cours de planches se retrouvent d'ailleurs souvent plus drôles que les chutes elles-mêmes.
Le résultat est très inégal. Certains gags sont vraiment drôles, bien trouvés et gentiment acides envers ce star-system qu'ils dénoncent et la naïveté des adolescents qui en sont victimes. D'autres sont nettement plus plats, très prévisibles. En outre, en 48 pages, l'inspiration semble insuffisante puisqu'au moins deux paires de gags sont déjà identiques. Dommage quand on aborde autant de sujets alors que justement critiquer au même niveau tous les différents star-system était une idée sympathique qui augurait de nombreuses possibilités.
Voilà une BD d'humour qui aborde un sujet d'actualité dont elle arrive parfois à se moquer avec justesse mais qui présente hélas également un bon nombre de gags assez passe-partout et décevants. Dommage pour le lecteur adulte en quête d'originalité et d'une pointe d'acidité. Mais cela ne devrait pas déranger outre mesure un lectorat plus jeune qui trouvera dans cet album quelques bonnes idées et une critique amusante des travers de notre société et du monde adolescent. |
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Nom série
Porco Rosso
posté le
27/04/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je découvre maintenant seulement que Glénat s'est vraiment spécialisé dans l'adaptation en manga des films d'animation de Miyazaki. Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoke, "Nausicaä de la vallée du vent" et même le dessin animé de son fils Les contes de Terremer. Je n'ai pas lu les autres mais ai donc lu désormais les 4 albums adaptés de Porco Rosso.
Le résultat est plutôt correct.
Correct dans le sens où je réprouve en général les adaptations de dessins animés en bande dessinée quand il s'agit uniquement de reprendre des images du film et de leur adjoindre des bulles. Le résultat comme pour les adaptations de Akira anime comics ou Les Maîtres du temps me semble toujours n'être qu'un ersatz de BD dont les images figées n'ont pour moi qu'un résultat celui de regretter de ne pas revoir le dessin animé plutôt que de lire ces BDs.
Mais ici le découpage est bon, le passage en bande-dessinée est donc plutôt réussi. Bien sûr, les images restent figées, certains passages donnent l'impression de voir une animation passée au ralenti, d'autres donnent l'impression que les personnages sont carrément paralysés, mais ça passe.
Je reprocherais juste les onomatopées japonaises qui sont laissées à chaque page et traduites sous les cases. Oui... Cela fait plus japonais, plus proche de l'oeuvre originelle... mais de devoir lire en dessous de la case quel est le son qu'on est sensé entendre à chaque case, c'est un peu lourd.
Restent alors la beauté des images du studio Ghibli, l'excellence du scénario, l'originalité des personnages et du récit. Pour qui ne connaît pas le film Porco Rosso, il découvrira là une histoire formidable et de très belles images.
Je lui préfère mille fois l'animé, mais pour une adaptation en BD, le résultat n'est pas mauvais. |
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Nom série
Zélie nord-sud
posté le
27/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Note approximative : 2.5/5
Découvrant à la lecture de l'avis ci-dessous que cette BD avait le Burkina pour décor, je me suis empressé de la chercher pour la lire. Hélas, j'ai eu bien peine à y reconnaître le Ouaga que je connaissais, ou alors ça aurait été un Ouaga d'il y a bien longtemps, bien avant l'invasion des mobylettes. 
C'est donc dans ce Ouaga d'une Afrique légèrement idéalisée, du moins graphiquement parlant, que j'ai suivi le séjour de retrouvailles de Zélie avec son pays d'origine. Cette partie du récit est relativement intéressante.
Malheureusement, elle se révèle bien courte car elle est entrecoupée d'une présentation de l'action de la coopération Suisse, avec moultes explications de ce qu'ils font, ce que ça donne, etc., le tout raconté de manière didactique mais inséré dans des dialogues nettement trop artificiels par rapport au reste du récit. On a donc l'impression d'assister à des entractes éducatives au milieu d'une histoire dont l'émotion, du coup, n'arrive plus du tout à ressortir.
J'ai lu cette BD avec intérêt parce que j'avais vécu là-bas et que j'apprécie les récits ayant l'Afrique et ses contes pour décor, mais, à cause de cette insertion maladroite de cours théoriques sur le développement durable et la coopération, ce n'est clairement pas une BD que je conseillerai outre mesure. |
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Nom série
Les dérivantes
posté le
27/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Les Dérivantes, un monde composé d'îles mobiles, à la manière de navires gigantesques qui se croisent parfois. Voilà une belle idée à même de créer un récit plein de poésie et d'aventures.
Cependant, le seul premier tome actuellement paru ne rend pas encore vraiment hommage à cette idée.
Au niveau du dessin, le fait qu'il s'agisse de la première BD de son auteur se fait un peu ressentir. Le trait n'est pas mauvais - il me rappelle un peu celui de Kokor (Les Voyages du Docteur Gulliver) - et il a la grande qualité d'être plutôt original.
Cependant, il pêche à certains moments.
Je l'ai ressenti dans les visages des personnages qui ont le faciès à l'aspect parfois un peu déformé ou qui affichent d'étranges grimaces qui ne correspondent pas à l'expression que le récit voudrait leur faire afficher : une grimace souriante et légèrement clownesque pour un seigneur en pleine crise de colère par exemple, cela rend étrange.
J'ai également ressenti une impression de manque de relief. Cela vient d'une part des couleurs qui, même si elles sont harmonieuses et techniquement bien appliquées, aplatissent assez le trait à mes yeux. Et cela vient d'autre part des perspectives qui me semblent manquer de profondeur : les vues maritimes notamment offrent un horizon bien trop étriqué à mon goût. J'ai l'impression que cela peut résulter aussi du choix des angles de vue qui sont parfois un peu trop près du plancher.
En résumé, le dessin est plutôt sympa et original mais il manque encore de maîtrise et a quelques défauts qui pourraient rebuter certains lecteurs.
Concernant le récit, comme expliqué plus haut, il part sur une belle idée concernant le monde dans lequel il se déroule.
Les personnages sont originaux et plein de personnalité. Leurs relations sont donc intéressantes.
L'intrigue, qui laisse entrevoir un récit fantasy mais se focalise avant tout sur l'histoire plus intime et familiale de la jeune héroïne et de sa mère, est traitée de manière relativement inusitée et plaisante.
Cependant, je n'ai pas encore été convaincu.
Premièrement, alors que le titre, la couverture et le résumé laissent espérer une histoire maritime et innovante à base d'îles mobiles, de voyage, etc..., dès le début du premier tome, nos protagonistes quittent les côtes de leur île pour se retrouver en pleine terre, dans un décor qui n'est plus vraiment différent de n'importe quelle histoire d'heroic-fantasy. Comme si l'idée originale des Dérivantes était aussitôt abandonnée. Dommage. J'espère qu'elle reviendra dans les tomes suivants.
Deuxièmement, j'ai du mal à trouver crédible ces intrigues déjà répétitives de la mère handicapée et de l'héroïne dont tous les puissants tombent immédiatement amoureux. En un seul album paru, cette trame se répête déjà deux fois sans trouver plus d'explications que la simple recherche d'une intrigue pour faire avancer l'histoire. Mais qu'est-ce qu'il lui trouve à cette jolie blonde qui fait la gueule à tout le monde ?
En résumé, j'attends encore de voir. Cette série s'entame avec son lot d'originalités et de qualités mais aussi de défauts, et le scénario a encore besoin de s'affirmer pour me convaincre pleinement. |
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Nom série
Kairi
posté le
26/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Kairi est le premier shojo publié dans ShogunMag.
Ses personnages principaux sont un jeune couple d'adolescents qu'un drame va séparer et qui vivront leurs sentiments déchirés et devront affronter les difficultés de leur entourage et de la difficile société japonaise.
En ce sens, cette série ne s'adresse pas spécifiquement aux jeunes filles comme la plupart des shojos, mais sa sensibilité reste tout à fait féminine.
Le dessin est très pro, très fluide et joli malgré ses décors le plus souvent vides. C'est un dessin agréable à lire et à regarder.
Le récit s'entame comme une petite histoire pour jeunes filles romantiques. Mais un évènement dramatique vient lui donner toute sa substance et son interêt au bout de quelques pages. S'engage alors une suite de tourments psychologiques pour les deux amoureux, que la société et les circonstances vont amener à se séparer. Ils seront alors opposés à leur propre tristesse et leurs tentatives de la refouler, tout en ayant à continuer à vivre leur vie sociale et leurs études et donc à affronter le reste du monde.
Pour ce premier tome, la situation est posée et quelques sujets originaux sont abordés tels le deuil, l'auto-mutilation et la difficulté d'aimer dans ces circonstances difficiles. Les auteurs prévoient en outre d'y faire apparaitre une critique de la société japonaise moderne.
La justesse de l'intrigue est cependant légèrement gâchée par un aspect trop larmoyant et fataliste des personnages. La corde dramatique est un peu trop tendue. Il en résulte un léger manque d'interêt et d'attachement aux personnages.
Cependant, rien n'empêche la suite de relever le niveau et de donner un véritable interêt et une vraie force à ce récit qui prend un chemin relativement neuf dans le domaine de la BD, notamment de la BD adolescente. A suivre donc... |
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Nom série
Tucker
posté le
24/04/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Aventure, exotisme et aviation, voilà un cocktail réussi et ensoleillé qui m'a plutôt charmé. Nous suivons avec Tucker une vraie aventure à l'ancienne, une aventure façon film de Belmondo dont le héros partage d'ailleurs la même bouille. C'est frais, dynamique, simple et prenant à la fois.
Walther Taborda est au dessin. Egalement dessinateur de Big Bill est mort et Un Paradis distant, il change de style graphique à mes yeux pour Tucker. Son trait net, ses hachures, m'y rappellent un je ne sais quoi du graphisme d'Andreas que j'adore. S'y ajoutent quelques légers aspects sympathiquement désuets dont je ne sais s'ils sont voulus mais qui ajoutent à l'ambiance "aventure à l'ancienne" du récit.
J'apprécie moins son encrage qui devient plus gras par moment quand il veut différencier des personnages au premier plan d'autres à l'arrière, mais cela passe. Et je dois dire que la bouille de Bébel du héros me le rend tout de suite nettement plus attachant.
Régis Hautière est au scénario et on ne le présente plus quand il s'agit de raconter des histoires d'aviation (Au-delà des nuages, Le Dernier Envol, Dog fights). Il maîtrise son domaine et se fait plaisir tout en faisant plaisir aux lecteurs.
Acrobates aériens, fidèles mécanos, pilote baroudeur, jolie blonde, Amazonie, chercheurs d'or, pirates du ciel, indiens, rival américain, personnages attachants... Autant d'ingrédients qui forment une histoire pleine de fraicheur, d'action et de ce sens de l'aventure simple et exotique qui manque à beaucoup de BDs actuelles.
Une petite réussite qui ne se prend pas la tête et se lit avec un vrai plaisir. |
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Nom série
Dans les nuages
posté le
24/04/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Dans les nuages est un joli conte pour les enfants, mignon mélange de fantastique, d'onirique et d'humour.
L'album paru aux éditions Dargaud est un bel ouvrage. Grand, il marque surtout par l'épaisseur et la belle qualité de son papier. Et ce n'est pas pour masquer un faible nombre de pages puisque Dans les nuages contient 48 pages précisément. Par contre, cette qualité physique implique un prix assez élevé pour un album jeunesse : 13€.
Qu'à cela ne tienne, le contenu est bien sympathique et plaira sûrement autant aux petits qu'aux grands.
Avec un dessin simple, dans la veine d'un bon nombre de BDs jeunesse modernes, Jordan Crane raconte l'histoire d'un petit garçon et de son gros chat qui arrivent en retard à l'école et, empêchés de se rendre en classe, ils montent sur le toit, découvrent un étrange escalier qui mène vers le ciel et iront dès lors visiter les altitudes nuageuses.
L'ambiance est à l'onirisme puisque tout semble accepté normalement, comme le début d'un mauvais rêve qui se poursuit doucement vers un songe plus aventureux et magique. On pense bien sûr à Jack et le Haricot Magique avec cette ascension vers les cieux, d'autant plus que le chat de Simon s'appelle Jack.
Le récit est amusant et assez original. Une part d'humour est ajoutée grâce au chat qui est peureux et a une personnalité intéressante, mais aussi avec le gentil nuage qu'ils vont rencontrer.
Cela reste un récit jeunesse, il ne faut donc pas chercher plus compliqué.
Joli, mignon, plaisant et relativement drôle. A lire vous-mêmes ou à (faire) lire à vos enfants. |
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Nom série
Nuits blanches
posté le
24/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Il point de ce comics quelques émotions, quelques regrets, quelques mélancolies pour ce garçon qui trouve une jeune fille qu'il aime juste au moment où il va partir à l'armée. Mais la forme et la narration m'ont plus rebuté qu'autre chose, et ont en partie brisé l'intérêt que pouvait avoir cet album à mes yeux.
Le dessin, pour commencer, dispose d'un certain charme simple. Il fait preuve d'un bel esthétisme sur certaines cases et doubles planches. Mais la plupart du temps, je trouve qu'il manque vraiment de maîtrise technique et m'apparaît tout simplement très moyen dans l'ensemble.
Quant au récit... il est complètement déstructuré par une narration décousue au possible. L'auteur a, semble-t-il, choisi de représenter son histoire à la manière des pensées du héros qui vagabondent d'un souvenir à l'autre, d'une émotion à la suivante. Tant et si bien qu'on saute d'une scène à une autre avant d'avoir pu saisir le contenu de quasiment aucune d'entre elles. A cela s'ajoute un peu d'onirisme pour embrouiller encore davantage le lecteur.
Alors, oui, certains passages m'ont fait ressentir une vague émotion, une vague amertume pour ce pauvre jeune homme qui va s'en aller vraiment au mauvais moment, pour qui les flocons tombent comme des pleurs retenus.
Mais dans l'ensemble, l'histoire m'a paru vraiment mal racontée, pas à même de faire ressentir son message correctement, brisant les émotions en brindilles insensibles.
L'envie de se mettre à feuilleter l'album m'est souvent venu, tant certains passages m'ont tout simplement indifféré. |
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Nom série
Pandala
posté le
24/04/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Pandala est une jolie petite BD qui semble destinée à un public relativement jeune, ou du moins adolescent.
Son graphisme est sa plus grande réussite. Manifestement issu du domaine de l'animation, Bertrand Hottin donne à cet ouvrage un aspect visuel qui rappelle quelques beaux dessins animés modernes, plutôt dans la veine manga. Des décors peints (informatiquement sans doute mais ça ne se voit pas) et soignés qui me rappellent certains décors des films de Miyazaki, c'est dire si c'est joli. Et par dessus ces décors, des personnages animaliers rondouillets, aux allures de dessins animés pour enfants. C'est dynamique, lumineux, joli et pour ne rien gâcher le découpage est tout à fait fluide.
Le récit ensuite est relativement simple. Arzak le décrit bien, on dirait un mélange détonnant de Pandi Panda et de Dragon Ball. J'y vois aussi un peu du Roi Léo de Tezuka. Un gentil petit panda voit son village dévasté par des méchants mystérieux. Errant dans la nature, il va rencontrer un vieux sage qui va l'entraîner à la manière de Tortue Géniale et le gentil Pandala va alors maîtriser les arts martiaux de manière à se venger.
Le cocktail entre ambiance enfantine et bastons adolescentes est assez spécial, me laissant une impression relativement mitigée quant à la contenance du scénario et des futurs épisodes. De la baston mignonne en quelque sorte ?
Ceci dit, c'est beau à regarder, très fluide (on ne ressent aucun manque du fait que le récit soit muet) et plaisant à lire, alors pourquoi pas ? |
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Nom série
Chess
posté le
24/04/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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L'anticipation géopolitique est une forme de science-fiction que j'affectionne tout particulièrement : que se passerait-il si soudainement les Etats-Unis et la majorité de l'Europe étaient rayés du grand échiquier mondial ?
Eh bien, le globe serait alors placé dans un nouvel équilibre bipolaire formé d'un côté par les Pays Islamiques Alignés, riches de leur pétrole et gardiens de la foi Coranique, et de l'autre par la Chine, plus puissante que jamais mais aussi dépendante du pétrole arabe que ces derniers le sont de l'eau chinoise.
C'est dans un tel contexte que Bruno et Sylvain Ricard placent leur récit.
Chess, un titre à double tranchant.
Chess, c'est la partie d'échecs diplomatique et secrète qui oppose les deux chefs des services de renseignement de la Chine d'un côté et des pays islamiques de l'autre.
Chess, c'est aussi le diminutif et pseudonyme d'un mercenaire amené à affronter tous les dangers en Asie Centrale, au coeur de ce conflit à distance que se jouent les nouvelles puissances mondiales.
Une BD qui mêle agréablement action pure et stratégie diplomatique.
Au dessin, Michael Minerbe dont c'est la première BD publiée et dont les traits anguleux et épurés conviennent bien à ce récit où l'efficacité et la sobriété doivent primer sur les effets spectaculaires.
Au scénario, les frères Ricard qui ont déjà prouvé leur bonne connaissance des politiques complexes, notamment avec leur aperçu du Liban en guerre dans Clichés Beyrouth 1990.
Ils nous placent pour ce premier tome en Asie Centrale, entre Ouzbékistan et Chine, pour une course-poursuite avec pour cible le jeune garçon que Chess récupère sans savoir pourquoi tant de personnes veulent s'en emparer... vivant. Peu à peu se dessine une intrigue complexe, où mafias, survivants américains et européens, peuples indépendantistes, et les grandes puissances chinoises et arabes sont tous mêlés.
Un récit à double rythme. Celui mouvementé de Chess, au coeur de l'action. Et celui nettement plus mesuré des dirigeants des services secrets dont les dialogues à double ou triple sens ne feraient pas honte, aux amateurs de Frank Herbert et des textes subtils de "Dune".
Intéressante par son originalité, son réalisme et sa complexité géopolitique, cette BD satisfait également l'amateur d'action rythmée et de suspense. Voilà un thriller d'anticipation qui s'entame donc de bien belle manière.
Reste maintenant à confirmer le coup d'essai de ce premier tome car on ne saurait se contenter d'une course-poursuite tout au long de la série, et il reste aussi beaucoup d'inconnues à éclaircir comme de savoir pourquoi et comment autant de forces en présence sont au courant de ce que "transporte" le jeune enfant qu'a récupéré Chess. |
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Nom série
Breath Effect
posté le
22/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Un récit centré sur une héroïne sexy qui passe son temps à montrer sa culotte, ses seins et à aguicher les gens autour d'elle. Cette histoire est racontée sur le plan de la rigolade, mais pêche par un scénario confus et une narration moyenne. En outre, à mes yeux, trop de passages ressemblent à de grosses opérations de racolage destinées à attirer le regard du lecteur ado mâle.
Je trouve le dessin médiocre et l'humour exhibitionniste et outré, surprenant dans le premier chapitre, devient très vite lassant. A vrai dire, je ne dois pas être client de ce type d'humour car je n'ai souri à aucun moment. C'est une histoire assez délirante avec des personnages déjantés un peu partout, mais je n'arrive pas du tout à entrer dans le trip. L'héroïne n'est pas attachante et l'intrigue parait très immature à mon goût pour le moment. Le scénario est surtout très confus à tel point qu'à la fin du premier tome, on ne voit toujours pas bien où l'auteur veut en venir.
Bref, je n'accroche pas. |
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