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Nom série  Les Yeux du marais  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On sent directement que Marc Renier est dans son univers lorsqu’il s’agit pour lui d’illustrer des contes moyenâgeux. Le trait est élégant, délicat même. Il évolue au fil de cet album mais présente du début à la fin la même qualité : il excelle dans les visages féminins et le bestiaire (n’y voyez aucun rapport). Les décors sont, eux, plus moyens et il n’y a pas une planche qui, dans son ensemble, donne le vertige.

Les contes illustrés sont connus ou, à tout le moins, très classiques. Il est donc inutile d’espérer être surpris à leur lecture. C’est assez banal et typique de ce genre de bd.

La narration est elle aussi très classique et elle respecte les dogmes du genre, jusqu’à la conclusion sous forme de morale ou d’avertissement. Elle m’a parfois vraiment bien plu par sa poésie, et franchement déçu à d’autres par sa platitude.

Un album finalement agréable dans ses quelques bons moments, bien souvent quelconque et parfois même décevant, et qui oscille donc entre le 2/5 et le 3/5.

A réserver aux amateurs du genre.

Nom série  Arnest Ringard et Augraphie  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La taupe Augraphie.
Vous avez saisi le jeu de mots ?
Parce que c’est le meilleur résumé que je puisse faire de cet album.
En effet, les aventures d’Arnest Ringard et Augraphie, à l’humour plutôt quelconque, furent surtout un prétexte.

D’abord chez Delporte, pour placer un paquet de jeux de mots, de jurons et de contrepèteries tout en évitant la censure. Les « Nœud de Dion » et autres « Mortel de Berthe » sont nombreux et accompagnés d’une multitude de variantes. Yvan Delporte avouait jubiler lorsqu’à l’impression du journal, le responsable lui sonnait en demandant s’il était sûr de ce qu’il avait écrit. Même les titres des chapitres sont l’occasion d’une contrepèterie souvent tordue. Si ce genre d’humour vous plait, alors vous allez vous régaler. Personnellement, j’ai trouvé le repas indigeste.

Ensuite chez Franquin, pour prendre sous son aile protectrice un jeune dessinateur prometteur. Jannin n’avait jamais vraiment fait de dessins dynamiques. Encore débutant, il officiait sur sa série fétiche (Germain et nous) dans un style figé. Franquin va progressivement lui apprendre les règles de base et ainsi modifier en profondeur sa vision des choses. A ce titre, le dossier qui complète la réédition de 2006 est vraiment à voir. Et Frédéric Jannin avouera que si Franquin le lui avait expliqué plus tôt, il aurait gagné 15 ans sur la qualité de sa production.

Arnest Ringard reste pour moi une blague de potaches, où deux auteurs reconnus se sont faits plaisir tout en fournissant du travail à leur petit protégé, le tout sur le compte d’un éditeur avec lequel le courant ne passait alors plus vraiment bien (nous sommes à l’époque du Trombone Illustré !) car les histoires en elles-mêmes, à de très rares exceptions, sont trop anodines pour présenter un réel intérêt.

Avec le recul, je ne peux que dire : bof …

Nom série  Les Chansons illustrées de Thiéfaine  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hubert-Félix Thiéfaine est un poète déjanté aux textes inspirés. Et il suffit d’écouter une chanson telle que « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable» pour s’en convaincre. Bien plus représentatif que ses chansons les plus connues (« La fille du coupeur de joints », par exemple), ce texte traduit toute l’ironie désabusée de l’artiste.

Si vous ne connaissez que moyennement le personnage, je vous invite à écouter ses chansons, de préférence en performance « live ».

Evitez par contre cette bd. Elle n’est d’un intérêt que pour les fans atteints de collectionnite aigüe. Dans celle-ci, plusieurs auteurs, chapeautés par Scotch Arleston se succèdent, pour illustrer chacun une chanson. On passe du graphiquement beau au médiocre, mais personne, pas même Turf, ne parvient à sortir une œuvre originale. J’ai d’ailleurs du mal à parler ici de bande dessinée et il faudrait une catégorie « illustration de paroles » pour pouvoir vraiment classer cet album.

Reste une belle couverture, mais c’est loin d’être suffisant pour justifier une lecture approfondie.

Nom série  Gauguin et Van Gogh  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette vision romancée de la relation entre Gauguin et Van Gogh m’a laissé une impression très mitigée. La narration est originale et tranche avec le ton habituellement employé dans ce genre de biographie. Il s’agit ici d’une rencontre imaginaire entre un Gauguin mourant et le fantôme de Vincent Van Gogh venu lui rappeler les événements marquants de leurs relations. Il en profite pour lui parler de son ressenti et de ses angoisses d’alors. Il ne faut donc pas voir ce récit comme une réalité historique, même si la plupart des événements relatés ont un fond de vérité.

C’est justement cet aspect d’une interprétation personnelle de l’auteur (Dick Matena) qui m’a quelque peu dérangé, ne sachant pas quoi prendre pour argent comptant et que rejeter. Le rythme narratif, aussi, est assez poussif, voire ennuyeux. On sent toutefois son estime pour ces deux peintres, ainsi que pour cette époque. Toulouse-Lautrec, lui-même, participera au récit sous sa forme graphique. Le dessin est de qualité et la colorisation, quoique datée, est assez réussie dans son style. C’est … « coloré », comme les toiles des peintres en question.

Nom série  Sept voleurs  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis sorti relativement déçu de ce « 7 voleurs ». Le scénario ne fait pas preuve de beaucoup d’originalité et les raccourcis sont nombreux. Il est vrai qu’avec près de la moitié de l’album consacrée à la présentation des voleurs et à la constitution de leur groupe, cela ne laissait que peu de place pour l’aventure en elle-même. Par contre l’idée du roi des nains m’est apparue assez originale, tout en me rappelant certains Thorgal. Mais le vol est finalement trop facile et plusieurs explications sont manquantes. La fin fut donc pour moi une autre déception.

Le dessin est correct même si les visages de deux personnages se ressemblent fort. Les décors sont souvent très réussis (notamment un dragon de pierre) et la colorisation est classique.

Au final, cela donne un album moyen dont l’achat ne se justifie pas. A emprunter dans une bibliothèque pour meubler un après-midi pluvieux, sans plus.

Nom série  Hannah  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au risque de me faire traiter de sexiste, cette bd me semble adressée avant tout à un public féminin. En effet, le parcours de cette jeune juive arriviste et romantique (et oui, l’un n’exclu pas l’autre) s’est révélé d’un intérêt très modéré dans mon cas. L’adaptation de romans à l’eau de rose de Sullitzer est cependant réussie aux dires de mon amie (qui aurait mieux fait de poster son avis plutôt que de me laisser les pleins pouvoirs). Mais que c’est niais ! S’il n’y avait le dessin de qualité de Franz, je me serais cru dans un roman-photo. Cette jolie et très intelligente et gentille et ayant de l’esprit et courageuse et romantique et audacieuse et adorable et futée et fidèle et romanesque Hannah, entourée de loyaux amis et amies, attaquée par d’immondes bonshommes puissants mais sans esprit et amoureuse depuis son plus jeune âge d’un polonais qui deviendra bien entendu beau, grand, fort, intelligent, sensible et qui l’épousera au final (ce n’est pas spoiler tellement c’est prévisible), et bien, cette Hannah elle est quand même quelque peu gonflante à mes yeux de macho dépourvu de toute sensibilité (selon madame) !

Je reconnais cependant que l’histoire est bien rythmée et que les rebondissements sont très nombreux, ce qui m’a permis de terminer cette lecture. Mais ce que je retire avant tout de cette Hannah, c’est le dessin de Franz, très bon même si parfois à la limite du confus, mais cette limite n’est jamais franchie. Franz joue sur le fil du rasoir avec son trait. Ses décors sont de qualité, mais surtout il excelle dans les visages féminins à la moue boudeuse, et cette héroïne, et bien, c’était du pain béni pour lui !

Pourquoi une cote aussi généreuse, par conséquent ? Et bien, parce que je continue de considérer qu’il existe un lectorat pour ce type de romance et que dans ce style, Hannah n’est pas un échec. Mais ce n’était pas pour moi.

Nom série  Construire un feu  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Alors que j’apprécie le noir et blanc que Chabouté utilise généralement, j’ai vraiment adoré sa maitrise des couleurs dans le présent ouvrage. Le contraste entre le blanc et noir froid et vide des décors et l’orange chaleureux du feu est très réussi, envoutant même, et traduit merveilleusement la fascination que ce feu devait provoquer chez les pionniers du Klondike.

Malheureusement, pour le reste, je serai moins enthousiaste.
L’histoire se lit très vite et la narration m’a semblé très monotone, voire ennuyeuse. Le personnage central ne m’est pas apparu très attachant et son sort me semblait réglé d’avance. Pas de passion donc, ni de surprise.
Un ouvrage à découvrir toutefois pour son graphisme envoutant, mais qui m’a laissé un goût de trop peu de par un scénario trop linéaire.

Un petit 2,5/5 à emprunter à l'occasion mais sans doute pas à acheter.

Nom série  Commissaire Soubeyran  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série policière extrêmement classique avec comme personnage central un commissaire amateur de bonne chair et amoureux de sa ville (Carpentras). Secondé par un jeune et impulsif inspecteur, il résout ses enquêtes grâce à son grand sens de l’observation et ses brillantes déductions. Le duo n’est guère original et la série n’aura certainement pas révolutionné le genre. De plus, et alors qu’elle ne date pas d’il y a si longtemps, je trouve qu’elle a déjà fort vieilli. Voir ce commissaire s’offusquer de la présence d’un gsm entre les mains de son second est plutôt burlesque et classe notre héros non dans l’ancienne école mais bien dans l’ère préhistorique.

Les enquêtes en elles-mêmes sont bien construites et plairont aux amateurs de série policières à la française, mais une narration trop présente m’a un peu gâché le plaisir de la lecture.

Le dessin, quelconque et passe-partout, est de qualité. Il convient à la série mais, à nouveau, ne lui apporte aucune personnalité.

A réserver aux amateurs du genre et peut-être aux habitants de Carpentras car la ville y est souvent décrite d’une manière personnelle. Mais ne la connaissant pas, je n’émettrai aucun jugement sur ces descriptions.

Dans l’ensemble cela reste quand même franchement moyen. Un bon 2/5, mais sans plus.

Nom série  Garfield  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série « vide-cerveau » dont le personnage central est incroyablement charismatique. Il faut cependant avouer que la collection est extrêmement monotone. Le dessin est minimaliste. Le nombre de personnages est limité. Les thèmes extrêmement récurrents provoquent chez moi une fameuse indigestion. Je ferais la même remarque que pour une série comme Cédric : ce n’est pas mauvais, mais c’est lassant.

Toutefois, pris séparément, certains gags sont vraiment drôles. Cette série n’est donc à lire que sporadiquement et posséder la collection complète me parait inutile.

A emprunter dans une bibliothèque et à n’utiliser qu’entre deux lectures demandant un peu plus de concentration.

Nom série  Le Gang Mazda  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le seul intérêt de cette série à mes yeux était de me montrer comment pouvait fonctionner un atelier bd. Je n’aimais pas le dessin, trop raide et trop dépouillé. Les gags étaient bien fades et me faisaient même rarement sourire. De plus, très vite ils allaient exploiter un nombre très limité de thème, accentuant par la-même leur monotonie.

Dans le genre, je préfère Pauvre Lampil, une série plus riche, dont le personnage central est bien plus amusant.

Mais cette série est sans doute arrivée à une époque durant laquelle j’étais en recherche d’autre chose. Je conçois donc qu’elle a pu plaire à une autre génération, raison de ma cote indulgente.

Nom série  Saki et Zunie  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une série plaisante mais pas indispensable. Hausman possédait déjà sa patte magique mais (souci de productivité ?) ses planches ne sont pas aussi fouillées que dans ses autres œuvres. Trop simples, aux décors parfois à peine ébauchés, elles laissent un goût de trop peu, que des scénarios de qualité auraient certainement gommé. Mais les gags ne sont pas des plus drôles, et s’ils font parfois sourire, ils ne m’ont jamais vraiment fait rire.

A lire pour se vider le crâne après une dure journée de travail…, et avant de passer à quelque chose de plus consistant.

Nom série  L'Exécution  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une œuvre originale et intéressante.

Dans un cadre historique bien choisi, l’auteur nous conte le drame d’un jeune artiste-peintre, dont résultera son style graphique très personnel. C’est ambitieux, et très réussi. On comprend en effet très bien les raisons de ce style et la dernière planche est sans nul doute la meilleure de tout l’album.

Le scénario souffre malheureusement de quelques longueurs et s’égare parfois dans des chemins de traverse à l’intérêt discutable. Bien sûr, il y a une volonté de la part de l’auteur d’ancrer cette histoire dans une période bien précise, mais cela ralentit le rythme de l’ensemble et lui nuit quelque peu.

Cet album demeure cependant intéressant du début à la fin et m’a permis de comprendre l’animosité qui pouvait alors exister entre deux courants artistiques majeurs. C’est instructif et facile à comprendre. Malheureusement, le personnage principal manque de charisme face à ce très riche contexte politico-artistique et m’est apparu assez éteint. D’un autre côté, il ne pouvait en être autrement car c’est justement cet aspect soumis, passif qui au final engendrera ce style, expression d’une révolte toute intériorisée.

Le graphisme de Dethorey est toujours aussi beau, sensuel et lumineux. De ce côté-là, c’est toujours du grand art en couleur directe. Un style que j’appréciais énormément.

Au final, un bon album qui laisse une dernière impression très positive grâce à une trouvaille scénaristique et stylistique d’une grande subtilité.

Un petit 4/5 pour une bd à découvrir.

Nom série  L'oiseau noir  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà ce que j’appelle un petit bijou.

L’histoire est cependant classique puisqu’elle a pour sujet un soldat déboussolé après la seconde guerre mondiale. Moins classique est le fait que ce soldat est allemand et qu’il atterrit dans le sud de la France. Pourquoi là ? Parce qu’il fuit Berlin, souvenir douloureux, et qu’en Alsace, l’adresse d’un mat de Provence lui a été fourni. Alors, pourquoi pas ?

Sur cette base, Dethorey décrit un village français d’après guerre, peuplé de différents personnages aux classiques profils du genre (le résistant, le spécialiste du marché noir, le mari étouffé par sa femme, le mari trompé, le fils bâtard) et mis sens dessus dessous par cette arrivée. C’est stéréotypé mais bien fait. Et si le sujet n’est pas joyeux de prime abord, son traitement est léger et oscille constamment entre petite comédie humaine et drame. Une comédie dramatique en quelque sorte. Une histoire de rédemption, et de pardon.

Mais cet album m’a d’abord conquis par son graphisme. Un dessin simple et généreux merveilleusement servi par une prodigieuse mise en couleur. Il se dégage de ces planches une vraie sensation de chaleur, de douceur de vivre. Une luminothérapie à livre ouvert !

Seule la fin un peu trop conventionnelle et trop facilement heureuse m’a un peu déçu. Elle cadre cependant pleinement avec le reste de l’album et une autre conclusion aurait pu être bien plus décevante.

A lire.

Nom série  Le Vieil Homme qui n'écrivait Plus  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un très beau récit que nous livre Sokal avec ce vieil homme qui n’écrivait plus.

Abandonnant l’inspecteur Canardo, l’auteur nous conte avec talent une très classique histoire d’amour durant la seconde guerre mondiale.

Nous avons donc droit au cocktail habituel « romantisme, aventure, trahison », auquel il faut ajouter « nostalgie », car, pour étoffer l’histoire, l’auteur nous fait vivre l’aventure au travers des yeux d’un vieil écrivain. Celui-ci, auteur d’un seul roman d’importance dans lequel il relatait sa propre vision de sinistres événements survenus durant la guerre, revient sur les lieux suite à l’invitation d’une équipe de cinéma. Le retour se passera mal et on comprend rapidement qu’un nouveau drame va survenir. Ces deux histoires sont menées en parallèle et de main de maître, le livre servant de trait d’union entre les époques. Mais si le livre nous permet de découvrir les événements survenus durant la guerre, ce sont les interrogatoires menés par un commissaire qui nous éclairent sur le nouveau drame. Cette structure se développant sur trois périodes est pourtant d’une limpidité exemplaire et constitue le point fort de l’aspect scénaristique de l’œuvre. Malgré une fin un peu trop mélodramatique, l’ensemble fonctionne très bien et m’a captivé jusqu’au bout, bien aidé par le très beau graphisme de Sokal. Celui-ci travaille, comme bien souvent, en noir et blanc et montre l’étendue de son talent en multipliant les points de vue, en maîtrisant de bien belle manière les jeux d’ombre, la physionomie des personnages ou les décors champêtres. Au niveau des personnages, j’ai été saisi par la ressemblance entre les visages du vieil écrivain et de sa version 50 ans plus tôt. Semblable et pourtant si différent. Marqué par la vie, ridé, creusé, et pourtant le doute n’est pas permis, c’est bien lui ce jeune homme impulsif et fier réfugié dans le maquis. Superbe, vraiment ! Malheureusement la version a depuis été colorisée et perd beaucoup de son charme à mes yeux.

Un très beau récit, donc, classique mais intelligemment construit et superbement illustré dans sa version noir & blanc.

Nom série  Lanfeust des Etoiles  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Suite de Lanfeust De Troy, Lanfeust des étoiles en reprend les mêmes ingrédients. Malheureusement, la sauce ne prendra pas. L’idée de départ était pourtant bonne mais un scénario à rallonge, des égarements inutiles, une complexification roborative et ridicule en gâcheront le traitement. L’humour, omniprésent et qui m’avait tant séduit dans le premier cycle, aura même tendance à m’exaspérer dans certains tomes. Certes, les jeux de mots sont toujours présents, mais d’un niveau tellement débile qu’ils ne me font plus rire. Certes, Hébus est toujours là, mais son évolution en super-héros doté de toutes les qualités me dérange.

L’ensemble est médiocre. L’aventure stagne et je m’ennuie. Mais ce n’est pas archi mauvais pour autant et certains personnages sont très réussis. Simplement, l’alchimie n’opère plus, l’équilibre entre aventure et humour est rompu, les situations sentent le réchauffé. Désolant …

Nom série  Lanfeust de Troy  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une saga qui m’aura bien distrait durant quelques années.

Pour tout avouer, j’avais trouvé les trois premiers tomes dans une solderie et j’ignorais tout de l’engouement que la série avait engendré. Ce fut donc sans aucun apriori que je découvrais cette série d’héroïc-fantasy à l’humour omniprésent. Et c’est peut-être la raison pour laquelle elle me plut autant.

Il faut avouer que le monde de Troy est bien construit. La planète est riche en recoins pittoresques, en bestioles de tout genre et propose un climat agréablement varié. Les personnages sont bien typés. A la limite de la caricature, ils ne choquent pas dans cet univers naturellement parodique. L’histoire a une trame cohérente et une fin véritable. L’humour, bon enfant mais pas léger, léger, est omniprésent et contribue grandement au succès de la série. Les dialogues sont souvent savoureux quand bien même la finesse n’est pas au rendez-vous.

La saga souffre bien de quelques longueurs, mais je trouve qu’Arleston s’en sort bien dans l’ensemble et qu’il n’y a pas de véritable creux au cours de ces huit albums.

Au final, je coterais cette série dynamique, distrayante et pas prise de tête d’un petit 4/5, car, il faut bien l’avouer, elle n’a quand même rien de révolutionnaire et ne mérite donc pas selon moi d’être cataloguée « Culte ».

Nom série  Boule et Bill  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Boule et Bill est une belle collection destinée à un large public. Avec ses personnages Roba recréait un cadre familial idéalisé. Le père, la mère, le fils, son chien et sa tortue, une 2CV rouge, que voilà un doux univers auquel se rajouteront le meilleur ami, les mésanges et d’autres personnages plus épisodiques.

Le trait de Roba est un magnifique exemple du dessin de bande dessinée destiné à la jeunesse. Si, au début, on sent qu’il a été chapeauté par Franquin, bien vite sa patte personnelle va ressortir. Aujourd’hui, tout le monde connaît Boule et Bill, leurs traits sont gravés dans nos mémoires et ce couple nous inspire douceur et tendresse.

Les histoires sont amusantes mais rarement hilarantes. Elles ne sont pas dénuées d’une certaine poésie ou de fantaisie, rendant la série moins réaliste mais plus magique qu’un Cédric par exemple.

Certes, avec autant d’album, on ne peut éviter l’épuisement du sujet mais ce dessin si rond, doux et chaleureux suffit bien souvent à notre bonheur.

Boule et Bill nous invitent à un tendre moment de rêverie, dont nous sortirons avec le sourire. Qu’ils en soient remerciés.

Nom série  Godaille et Godasse  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un pur produit de la maison Dupuis, dédié à un large public, mêlant aventure et humour tout en gardant un aspect éducatif. Le tout est comme bien souvent scénarisé par le stakhanoviste Raoul Cauvin et cette fois joliment mis en image par le très dynamique Sandron. Enfin, je ne sais pas si Sandron est dynamique dans la vie quotidienne, mais son trait l’est.

Une série intéressante à plus d’un titre.

Tout d’abord, elle s’intéresse à une période assez peu exploitée par les bandes dessinées destinées à la jeunesse. Hormis Rataplan, je serais d’ailleurs incapable de citer une autre série qui aurait exploité le filon. Pourtant la période est riche en événements et dégage un esprit d’aventure, un romantisme qui aurait pu inspirer bien des albums.

Ensuite, les scénarios sont bien construits et mêlent agréablement humour et aventure. Cauvin nous sortait alors des histoires dignes d’une série telle que Les Tuniques Bleues. C’est très vivant, drôle et dynamique.

Encore, des personnages charismatiques. Godaille et son cheval forment un duo comique très efficace. Et les seconds rôles ne sont pas en reste. A commencer par madame Sans-Gêne, formidable gourgandine au caractère bien trempé, qui, malgré ses origines modestes, réussit à se faire épouser par un général. Mais aussi Napoléon lui-même, décrit comme un petit caractériel capricieux mais grand stratège. Ou encore le maréchal Lefebvre, dont la coquetterie était sujet de moquerie. Et bien d’autres, et bien d’autres.

Enfin, le dessin de Sandron est incroyable d’expression et de vitalité. S’il officie dans le genre franco-belge, il n’en a pas moins une patte personnelle qui servait à merveille cette série.

Au final, et malgré les années écoulées, je ne peux que considérer cette série comme une belle réussite, même si les deux derniers albums sont inférieurs au reste. La série s’est heureusement arrêtée très rapidement, évitant ainsi de tomber dans la redondance, qui, il faut l’avouer, est le pêché mignon de Raoul Cauvin.

Nom série  L'Aigle sans orteils  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Portrait d’un sportif dans le sens premier du terme, « L’aigle sans orteils » nous remet en mémoire non seulement un cycliste de grand talent mais surtout une vision du sport trop souvent oubliée de nos jours. A l’époque, faire le tour de France était une aventure bien plus folle que faire le Dakar aujourd’hui. Et Amédée, ce cycliste au destin tragique, nous livre une belle leçon de courage et de persévérance. Le personnage est touchant et méritait bien l’hommage que lui rend Christian Lax.

L’aspect graphique de l’album me laisse par contre plus sur ma faim. Je ne suis pas un grand fan du style de Lax, même si je le considère comme un bon dessinateur. Je lui reproche un trait peu net et parfois imprécis qui surcharge inutilement son dessin. L’ensemble est de bonne qualité mais manque de finesse. Cela reste cependant un avis personnel et je suis convaincu que beaucoup d’entre vous aimerez ce trait personnel et sensible. La colorisation est également assez terne. Elle donne certes un aspect « d’époque » au récit mais ne constitue pas un atout pour l’appréciation de l’ensemble.

Un avis mi-figue mi-raisin donc, mais une bande dessinée à lire pour son sujet, très touchant. Et un album à acquérir si vous aimez le style graphique de l'auteur.

Nom série  La Douleur fantôme  posté le 11/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La douleur fantôme est une bonne petite série ado. Avec un dessin influencé par le style manga et le dessin d’animation, Byun Hye-Jun fait montre de talent … mais pas d’inventivité. La mise en page, comme les cadrages, est conventionnelle et sans créativité. Je regrette également les yeux démesurés (mais c’est une allergie chronique chez moi), bien qu’ils aient tendance à disparaître dans le second tome. Un second tome plus sombre que le premier, tant du point de vue du scénario que du graphisme.
L’ambiance, qui oscillait entre différents courants dans la première partie (le drame, la nunucherie fleur bleue, le fantastique à deux balles ou l’étrange), s’oriente ensuite clairement vers un fantastique basique mais de qualité … pourvu que l’on ne recherche pas quelque chose de trop complexe.
La trame est en effet très prévisible, et la progression du récit très linéaire. Il n’y a pas de fautes ou d’incohérence, mais il n’y a pas non plus de prise de risque au niveau de la créativité.
Une petite série à offrir à un(e) ado sensible aux histoires romantiques matinées de fantastique et pas trop prises de tête.
Correct, sans plus, pour un petit 3/5.

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