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Nom série  Le Petit Spirou  posté le 19/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le petit Spirou, c’est d’abord une bouille bien sympathique, un uniforme trop court, un joli nombril et un cartable que l’on traîne derrière soi. Et là, déjà, le mythe en prend un coup. C’est ensuite un enfant curieux, inventif mais pas très sage. Et le mythe en reprend une couche. La trouvaille est de taille ! Car personnellement, je n’aurais pas imaginé que Spirou eut pu être un enfant aussi turbulent et indiscipliné.

Le dessin est une réussite. Du franco-belge rond et très dynamique. Les visages sont expressifs, les « tronches » sont gratinées (ahhh, ce merveilleux prof de gym …), les jolies filles sont … jolies.

Le public ciblé n’est pas celui que l’on aurait pu croire. En effet, le petit Spirou s’adresse bien plus à de jeunes adolescents, à leurs grands frères et à leurs parents qu’à un public « prime jeunesse », car Tome et Janry se complaisent à ne rien respecter. De la voisine au surplus pondéral manifeste au curé de mauvaise foi, tous passent à la moulinette pour notre plus grand plaisir. Et les centres d’intérêt du petit Spirou sont influencés par sa curiosité pour ces étranges passions d’adultes (dans l’ordre, ce qu’il y a sous les jupes des filles, ce qui saoule, ce qui se fume). Subtil, car en vérité, quoi de plus attirant que l’interdit, pour un jeune enfant ? Je ne suivrai donc pas les lecteurs qui reprochent à la série son ton résolument irrévérencieux (même si toujours dans des limites très correctes). Tome et Janry ne prennent personne en traître et la couverture du premier tome était assez claire pour que chacun sache à quoi s’attendre.

Chaque album débute par une histoire en plusieurs planches, pour se poursuivre par une série de gags en une planche. Les thèmes abordés sont récurrents : l’école, la petite copine, les profs, le grand-père. Nous sommes donc très proches de l’univers de Cédric, mais le ton employé est résolument moins « politiquement correct ».

La série a malheureusement tendance à s’essouffler. De plus, le ton devient justement de plus en plus correct et la série perd par la même occasion toute sa spécificité. Les premiers tomes sont cependant d’une grande qualité et une histoire courte comme « Ma nuit chez Zoé » est à mes yeux tout simplement parfaite.

Donc, comme d’habitude et pour ne pas changer, je conseille l’achat des premiers tomes et la location des suivants (dès que la qualité vous semble chuter).

Nom série  Idées Noires  posté le 19/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dépressif chronique, Franquin s’attaque dans ses Idées Noires à tout ce qui le rebute : la sur-industrialisation, la chasse, le clergé, la pollution, la peine de mort et, avant toute chose, la bêtise humaine. Cet album a dû en surprendre plus d’un lors de sa parution tant on est éloigné de la gentillesse de ses héros précédents. A ce titre, Idées Noires peut être considéré comme culte, car un tel changement de style venant d’un auteur n’ayant plus rien à prouver aboutit souvent à l’échec. Hors, ici, Franquin fait souvent mouche. Certaines histoires, certaines trouvailles sont tout simplement géniales (la planète labyrinthe, par exemple). Son style graphique (un noir et blanc tortueux, parfois fouillé, parfois dépouillé au contraire) est un exemple de maîtrise. Si on reconnaît la « patte » de Franquin, on ne peut comparer à Gaston Lagaffe ni (encore moins) à Spirou et Fantasio. C’est noir, c’est tordu, à l’image du contenu de ces courtes histoires.

Les histoires, comme je l’ai dit, sont souvent très drôles. On peut cependant reprocher à Franquin une surexploitation de certaines idées. Et bien souvent, les gags exploitant la même idée de départ sont décevants, voire dispensables. Heureusement, ceux-ci ne constituent pas la majorité de l’album, et la qualité de l’ensemble demeure exceptionnelle. Notons que cette série a dû servir de réel défouloir à Franquin et à ses amis proches. Et Roba, le gentil créateur de Boule et Bill n’est pas en reste quand il s’agit d’écrire un scénario à l’humour « limite » (et les taureaux l’en remercient).

Nom série  Les Bidochon  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Robert et Raymonde, les beaufs catégorie poids lourd, furent, à leur début, tout simplement géniaux. Malheureusement, je dois bien constater (comme tout le monde) que la qualité a une franche tendance à chuter librement (et on ne doit plus être très éloigné du plancher des vaches, là). Demeurent les premiers albums, odes à l’amour, à la compréhension entre voisins, aux relations mères-fils épanouissantes, aux voyages organisés, aux architectes et autres entrepreneurs. A l’époque, ce couple parfait me faisait beaucoup rire.

Avec son dessin minimaliste et son analyse pertinente de nos défauts les plus mesquins, Binet avait alors réussi des albums prodigieux de gentille méchanceté. Les Bidochons étaient bêtes, mesquins, râleurs, … et très attachants. L’humour n’était pas des plus subtils, mais faisait mouche au grand bonheur de mes zygomatiques. Ahhh, l’époque bénie…

Si vous voulez vous y essayer, commencez par le début, et arrêtez dès que cela ne vous fait plus rire. Ce qui vient après sera de toute façon encore moins bon.

Je décernerais encore la palme du plus beau titre à « Matin, midi et soir, suivi de matin, midi et soir ». N’est-ce pas parfait pour qualifier notre quotidien ?

Nom série  SOS Bonheur  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deux recueils d’histoires courtes pour déboucher sur une conclusion en un tome. Van Hamme analyse notre société pour en extraire les possibles disfonctionnements futurs. C’est donc dans un avenir proche et très crédible que se déroulent ces événements. Chaque histoire présente un aspect du disfonctionnement de la société décrite. Chacune est donc indépendante et se suffit à elle-même. C’est souvent très bien tapé, on ne peut qu’être interpellé par la C.U. lorsqu’on analyse la situation des sans papiers à l’heure actuelle. C’est également très bien construit. Il y a du rythme, de la profondeur, et les personnages sont très vite attachants alors qu’ils ont peu d’espace pour s’exprimer. Au troisième tome, nous avons droit à Lino Ventura (si, si, …) pour une enquête sur la disparition des précédents protagonistes (car les histoires courtes se terminent toujours par la disparition ou le décès de l’acteur principal, et par l’effacement même de toute trace de son existence). Un beau jeu de piste pour un final tordu et dérangeant. C’est très interpellant et, plus étonnant encore, cela a bien vieilli, du moins au niveau du scénario, car …

Seul petit bémol : le dessin. Pas franchement exceptionnel mais très lisible, il n’est certainement pas le point fort de l’œuvre. De plus il était trop typé années ’80 et la mise en couleur est plutôt criarde. Griffo travaillait hors de son style et cela se ressent. Heureusement, la qualité du scénario gomme totalement cet aspect.

Nom série  La Tchalette  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un recueil de contes et légendes ardennaises déjà très bien illustré par un Servais encore jeune mais pas inexpérimenté. Bien entendu, qui dit contes et légendes dit déjà-vu. Effectivement la plupart des histoires fait partie de notre mémoire collective. Il n’y a donc pas lieu de chercher l’originalité dans cette bd. L’intérêt doit donc se situer ailleurs.
- dans le dessin, déjà très précis même si moins abouti qu’à ce jour. Les femmes sont belles, les loups attirants, les décors réalistes ;
- Dans la narration. Celle-ci est malheureusement très classique et ne laisse guère de place à la personnalité de l’auteur ;
- Dans le « contexte historique ». Et Servais réussit ici à nous immerger dans une époque passée. Son académisme le sert ici et donne à l’ensemble de cette bd une réelle odeur de sous-bois.

Une œuvre imparfaite donc mais non dénuée de qualité, même si l’auteur manquait déjà cruellement d’originalité. A réserver aux fans de légendes rurales.

Nom série  L'Assassin qui parle aux oiseaux  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Servais, c’est l’esprit de village avec ses bons et ses mauvais côtés. C’est également un magnifique illustrateur. Hyper classique, extrêmement précis dès qu’il s’agit de dessiner la place d’un village, un clocher, un arbre ou un oiseau, Servais est également un scénariste qui ne brille pas par son originalité. Ses histoires sont trop souvent convenues et manquent d’une réelle personnalité. Heureusement, le dessin compense souvent ce défaut.

Dans « L’assassin qui parle aux oiseaux », nous avons droit au retour au village d’un marginal. Sorti de prison après avoir été condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Blaise s’installe dans une cabane au milieu des bois. Les habitants du village, excités par certains, n’apprécient pas le retour de ce « criminel » à proximité de leurs habitations. C’est bien construit, c’est classique, …c’est convenu. Une œuvre moyenne pour un artiste que j’apprécie avant tout pour son dessin et sa source d’inspiration : la Gaume.

Si vous aimez le trait de Servais, n’hésitez pas. Si vous recherchez une histoire originale, passez votre chemin.

Nom série  Wendigo  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après le merveilleux MangeCoeur, Andreae et Gallié se retrouvaient réunis pour un nouvel opus. Wendigo traite d’une légende indienne dont j’ignorais tout. Un mangeur d’âmes, ami des loups, rôde dans la plaine du Yukon à la recherche de nouvelles proies.

Le premier tome présente les différents protagonistes en s’attardant principalement sur les origines de la légende. Nous accompagnons donc deux trappeurs et un chien-loup qu’ils ont élevé. Ils recueillent un indien plus que frigorifié après un bain forcé dans les eaux glacées. Le rythme est assez lent, le dessin d’Andreae toujours aussi magnifique amplifie l’impression de froid et d’isolement auxquels sont confrontés les héros.

Avec le second tome, on rentre définitivement dans le mythe du Wendigo. L’histoire devient nettement plus fantastique et perd en lisibilité car trop d’informations arrivent en même temps. Le rythme narratif explose. A se demander si ce récit n’était pas prévu à l’origine en trois tomes mais que, par manque de succès, les éditeurs ont décidé d’en réduire la longueur.

J’avais été extrêmement déçu à ma première lecture, car j’attendais beaucoup d’Andreae et Gallié après Mangecoeur. Après relecture, mon jugement est moins sévère. L’œuvre reste cependant inaboutie à mon goût, malgré un dessin de toute beauté. A emprunter dans une bibliothèque, mais sans doute pas à acheter.

J'hésite vraiment entre le 2 et le 3. Mais, bon, parce qu'ils sont capables de beaucoup mieux, je serai sévère. Na !

Nom série  Les Enragés  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voici une bd culte dans sa catégorie. Ce road-movie au rythme effréné est un chef d’œuvre du genre. Il repose sur des bases et des personnages très classiques : un tueur à gages, piégé par ses employeurs malgré son expérience, et obligé de démêler les fils du complot pour espérer en sortir vivant, un jeune délinquant aux dents longues débarqué par erreur et admiratif devant cet ancien si talentueux, un témoin prêt à tout pour préserver son intégrité physique, et une tueuse, froide et déterminée.

Des personnages classiques et attachants, une course poursuite à 300 à l’heure, une intrigue qui s’éclaircit au fil du récit, nourrie par de multiples seconds couteaux, un graphisme maîtrisé comme une lame de rasoir, des couleurs froides comme la mort, des cadrages très cinématographiques. Nous avons même droit, au milieu du cycle, à une respiration avec un tome qui ne fait pas beaucoup progresser l’enquête mais, au contraire, offre la vedette à des seconds rôles. Ce tome permet de reprendre son souffle avant de repartir de plus belle vers l’inéluctable. Une fin très classique, et de grande qualité.

Dans le genre, c’est tout simplement parfait.

Nom série  Aldébaran  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut qu’être admiratif devant les talents de créateur de Leo. Aldébaran est une planète merveilleuse : une faune et une flore très diversifiées, un système politique crédible et révoltant, une adaptation technique logique et subtile (car s’y entremêlent technologie de pointe et moyens du bord). J’ai eu plus de mal avec les principaux protagonistes : un nigaud amoureux transi et une petite peste imbue de sa personne, voilà qui n’est pas courant. D’autant plus que cette bd ne pratique absolument pas le second degré. Tout le monde est très sérieux sur Aldébaran. Bien entendu, les deux personnages évolueront au fil du récit pour devenir de plus en plus attachants mais si j’ai accroché à « Aldébaran », ce n’est certainement pas grâce à eux. Les autres personnages sont heureusement souvent plus intéressants même si certaines niaiseries ne nous sont pas épargnées (les personnages de Pad ou de Li, par exemple). Je trouve d’ailleurs en règle générale les rapports humains peu crédibles ou au contraire trop prévisibles. Par moment, j’en arrive même à me demander si certaines situations ne sont pas créées artificiellement pour permettre à Léo de dessiner un (beau) corps féminin.

Reste que, pour son univers et ses aventures, Aldébaran demeure une référence en matière de science-écolo-fiction. Une agréable lecture malheureusement partiellement gâchée par des rapports humains artificiels.

Et ces qualités transparaissent également dans le dessin de Leo. Les paysages, animaux, plantes, véhicules sont très convaincants tandis que les humains paraissent artificiels tant ils sont morphologiquement parfaits (jamais vu de seins aussi beaux, …mais je ne connais évidemment pas tout le monde).

Un avis partagé donc. Pour son Univers, Aldébaran vaut un bon 4/5. Pour les rapports humains, j’ai du mal à atteindre un 2/5. En coupant la poire en deux, je dirais donc 3/5.
Certainement à emprunter dans une bibliothèque, mais peut-être pas à acheter au vu de la qualité d’autres productions actuelles.

Nom série  Romain Bataille  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Romain Bataille est un nigaud maladroit embarqué contre son gré, sa volonté et toutes attentes dans des aventures d’espions dont il se sort finalement avec tous les honneurs.

Un dessin classique, un peu raide pour les personnages mais plutôt précis et agréable pour les décors (c’est du Warnauts, et même si ce n’est pas le même, les points de comparaison ne manquent pas), agrémente des histoires originales parsemées d’un humour vieillot … qui a plutôt bien vieilli. Ne vous attendez pas à un chef d’œuvre, il s’agit ici d’une petite bd bien sympathique n’ayant d’autre but que de nous distraire. Romain Bataille, maladroit, colérique, râleur était finalement un antihéros plutôt bien réussi.

Avec un peu de chance vous devriez les trouver à prix réduit dans une solderie, l’achat se révélerait alors peut-être judicieux.

Nom série  Aquablue  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une série qui, à défaut d’originalité, est d’une efficacité redoutable. Les deux premiers cycles sont très agréables à lire, et, si j’ai eu du mal avec le dessin du premier tome (encore un peu brouillon à mon goût), la qualité va vite évoluer pour atteindre un niveau qui le classe parmi les standards du genre.

L’histoire utilise énormément de poncifs : le pauvre petit orphelin, la méchante tante (on n’est pas loin de Cendrillon), la planète encore pure qui risque d’être détruite par des espèces de néonazis, le robot comique de service et son double humain, excellent pilote et macho de première (mais pour rire). Cependant le rythme soutenu, les multiples rebondissements, la diversité des personnages, les cadrages dynamiques, les petites touches d’humour, tout est d’une qualité irréprochable. On a l’impression d’avoir déjà lu ça mille fois mais c’est avec un réel plaisir que l’on plonge dedans. Efficace vous dis je.

Etant donné le succès rencontré, les auteurs ont trouvé opportun de continuer la série sous forme de récits plus courts. Nous trouverons quant à nous opportun de ne pas les acheter. Dommage, car la qualité d’ensemble des deux premiers cycles lui aurait valu un bon « 4 ».

Nom série  Orchidea  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hier, je me suis offert un petit plaisir : j’ai relu Orchidea. Ce road-movie à la Cosey, tout en lenteur et en non-dits reste, à mes yeux, une très belle réussite de l’auteur. Je me suis embarqué avec plaisir et avec cette fratrie (2 frères et 1 sœur) (et ce même s’il n’y a pas beaucoup de place à l’arrière) à la recherche de ce père qui refuse de vieillir.

L’histoire est simple : le père disparaît de sa maison de retraite en laissant entendre qu’il est sur le point de percer le plus grand mystère de l’humanité. Ses trois enfants, venus lui rendre visite pour son anniversaire, se lancent à sa recherche, et finissent par découvrir qu’il a acquis un petit observatoire.

Ce que j’adore chez Cosey, ce sont ses non-dits. Lorsqu’une personne parle d’une autre, on en apprend parfois plus sur celle qui parle que sur celle dont elle parle. Idem pour les regards, les silences. On se retrouve alors embarqué dans un jeu de piste. On suppute, on subodore, on pense, on estime, on croit comprendre la psychologie d’un personnage, et là, l’auteur distille un nouvel élément qui viendra enrichir l’analyse et ouvrir d’autres pistes. Il ne se passe rien, et pourtant c’est énorme.

Orchidea est une ode à la vie, à la force vitale qui nous fait avancer, créer, agir, à cette fuite en avant qui permet, au terme de notre vie, de se dire « j’ai vécu » (Oulah, je m’emballe, moi).

Pour le dessin, c’est du Cosey, classique et de qualité. On aime ou on n’aime pas, personnellement, j’aime. La structure est linéaire et découpée en petits chapitres qui aèrent un récit qui n’en avait pas vraiment besoin, car dans le cas présent, j’ai du mal à interrompre ma lecture.

Sans doute inférieur à A la recherche de Peter Pan ou Le Voyage en Italie mais de peu, Orchidea devrait ravir les fans de l’auteur et les amateurs de récits lents, simples et touchants.

Nom série  Ainsi danse  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si vous aimez les chansons de Bénabar, les films tels que « Cuisine et dépendance » et les récits de Dupuy et Berberian, voici quelque chose qui devrait vous intéresser. « Ainsi danse » traite en effet du quotidien de divers personnages. Le dénominateur commun entre eux : les problèmes de communication et de couple. Nous nous retrouvons donc face :

- à un jeune couple avec son premier bébé ;
- à une artiste-peintre n’ayant toujours pas fait le deuil d’une ancienne relation ;
- à un banquier et une employée de messagerie érotique attirés l’un par l’autre mais que tout oppose ;
- à une femme proche de la soixantaine partagée entre son nouveau conjoint et son amant.

Tout le long du récit, nous passerons d’une histoire à l’autre sans qu’aucune ne s’entremêle. Les différents protagonistes se croisent rarement et chaque histoire avance donc en parallèle. C’est bien écrit, agréable à lire, souvent drôle, parfois touchant mais toujours bien observé. Bien sûr, on n’évite pas les poncifs du genre, et le choix des « cas » observés est assez démonstratif du fait, mais la qualité d’écriture suffit à gommer cette impression de déjà-vu.

Au niveau graphique, nous retrouvons une ligne claire précise et agréable. Les différents personnages sont bien typés et évitent toute confusion. Une orchidée ressemble à une orchidée, une Renault Clio à une Renault Clio. Grande lisibilité et grande précision : à mes yeux, du grand art sans avoir l’air d’y toucher. Le choix des couleurs (ou plutôt de leur absence, car tout ici est en noir, blanc ou sépia) est judicieux et favorise cette clarté tout en renforçant le côté « intime » de l’œuvre.

Pour résumer : dans la catégorie « petite chronique du quotidien », c’est franchement bien.

Nom série  Parce que le paradis n'existe pas  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Fabien, 36 ans, chômeur après avoir exercé un métier qu'il n'aimait pas, retourne se ressourcer chez ses parents. Les souvenirs affluent et, bien vite, en traversant le petit bois derrière chez lui, Fabien se retrouve dans la peau du gamin de 10 ans qu'il fût. Les métamorphoses, d'abord de courte durée, deviennent de plus en plus longues pour finir par sembler devoir persister. Fabien est convaincu qu'il y a une raison à cela mais ne comprend rien à ce qui lui arrive.

Une trame fantastique pour une recherche d'identité. Oui, bon, pourquoi pas ? J'ai malheureusement le sentiment qu'aucun de ces deux éléments en ressort grandi. Le côté fantastique n'a rien de ... fantastique, c'est du déjà-vu et du revu. Tandis que la quête d'identité et les interrogations du héros se retrouvent en arrière-plan alors qu’elles auraient mérité un traitement plus important.

L’histoire, en elle-même, sans être extraordinaire, n’est pas vraiment désagréable à lire. Malheureusement, le dessin me reste un peu en travers de la gorge. Non qu’il soit mauvais ou confus, mais les proportions des personnages ne me semblent pas respectées. Chacune des personnes dessinées me semble avoir une tête énorme pour un petit corps. Et, à la longue, cet aspect (qui aurait pu être secondaire si le scénario avait vraiment été prenant) a commencé à m’obnubiler au point de me distraire de ma lecture.

En résumé : scénario bof + dessin bof = bof, bof …

Nom série  Ceux qui t'aiment  posté le 12/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici sans doute le moins bon album de Davodeau, que j'apprécie énormément par ailleurs. Titou, centre-avant du CFE se fait enlever après s'être rendu chez un de ses fans. Cela aurait pu être crédible si les auteurs du rapt n'avaient été aussi improbables : un ancien emballeur de pizzas, un vieux aux poumons usés et un vétérinaire ancien militaire. De plus, ce gentil Zizou ... euh pardon, Titou est une vraie tête à claques. J'en aurais presque regretté que ses ravisseurs ne lui aient coupé une jambe. Comme beaucoup, j'ai préféré l'histoire parallèle de ces fans obligés de négocier avec le camp adverse pour remplir un car.

La fin de l'album est également ratée car irréaliste et sa démagogie de cour de récré est gonflante. Reste une réflexion sur la valeur d'un être humain, que l'on achète, loue, vend et que l'on finit par voler. Mais, monsieur Davodeau, est-ce réservé aux footballeurs. Ne signez-vous pas des contrats avec vos employeurs, qui vous engagent en fonction de vos capacités à faire rêver ou à atteindre un résultat ? Ceux-ci ne vous autorisent-ils pas à signer un contrat, temporaire ou définitif, chez leurs concurrents, moyennant dédommagement ? N'est-ce pas là une sorte de location, de vente ? Se vendre, en tout ou en partie, en échange d'une rémunération, cela s'appelle "travail rémunéré", et, du boulanger-artisan au PDG de multinationale, tous nous adoptons ce comportement. La réflexion aurait donc mérité plus de nuances et de finesse.

Un 2 toutefois grâce à cette famille de supporters, bien crédible et amusante celle-là, et à quelques dialogues de qualités. Mais un "Davodeau" en très petite forme.

Nom série  Rural !  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dans la catégorie "bd documentaire", celle-ci est culte ! L'analyse des implications de la construction d'une autoroute pour l'ensemble des personnes qui, de près ou de loin, sont concernées, en prenant comme point de départ l'exploitation d'une ferme bio peut paraître comme un sujet de prime abord plutôt rébarbatif (au même titre que cette phrase, d'ailleurs, maintenant que je viens de me relire). Mais Etienne Davodeau fait une fois de plus parler son talent. Cet auteur a l'art d'aller chercher l'humain derrière n'importe quel thème.

Ce sont donc les témoignages des exploitants d'une ferme bio, d'un archéologue, d'habitants déplacés, de comités locaux qui nous sont livrés. Et chaque témoignage révèle une histoire aux dimensions humaines. Mais Etienne Davodeau, s'il y excelle, ne se contente pas de l'anecdote. Son analyse est relativement (on reste d'un côté de la barrière) complète et n'évite pas statistiques et analyses qui, si elles alourdissent la lecture, n'en sont pas moins nécessaire dans ce type d'ouvrage. On est touché, amusé, troublé, ému et on apprend beaucoup à la lecture de "Rural !", ouvrage qui s'étale sur une année d'observations.

Réussir ce type d'ouvrage sans tomber dans le sentimentalisme ou la démagogie à deux balles est un réel exploit, et l'auteur y parvient.

Décidément, Etienne Davodeau est un grand humaniste.

Nom série  La Fille aux Ibis  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au vu des derniers avis, je me demandais si cet album avait mal vieilli. Je l'ai donc relu... et apprécié. C'est un fait que La Fille aux Ibis vaut surtout par son scénario car le dessin de Lax paraît sinon synthétique, du moins peu naturel. Il faut un temps pour s'y habituer mais ce n'est pas gênant non plus. De plus, les personnages féminins sont très réussis.

L'histoire, quant à elle, est excellente de bout en bout. Cette quête amoureuse au travers d'un pays déboussolé, semée de fausses pistes et de non-dits est une des plus belles qui m'aient été contées. Le contexte historique est également bien exploité et donne à l'ensemble un côté documentaire intéressant.

Tous les personnages sont crédibles mais j'ai particulièrement apprécié ce réalisateur/photographe désabusé et lucide qui verra déjà la révolution roumaine sous un oeil très critique.

Définitivement franchement bien.

Nom série  Pierre Guilmard présente ...  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un extraterrestre dans la bd traditionnelle. Non que le style graphique soit vraiment original (nous sommes dans du franco-belge semi réaliste), ni que les thèmes sortent de l'ordinaire (des histoires policières inspirées par le cinéma des années '50, '60 du type "Touchez pas au grisbi" ou "Les tontons flingueurs") mais, personnellement, je ne connais pas d'équivalent à l'heure actuelle.

Cet album recèle de multiples qualités : un dessin accrocheur, des passages hilarants (le moyen utilisé pour neutraliser un chien de garde, par exemple), des scénarios bien ficelés et, surtout, des dialogues au vocabulaire fleuri qui ne peuvent que rappeler Audiard. Décharge interdite (un titre à double sens de très bon goût, ...hum) se déroule fin des années '80, les deux autres histoires plutôt dans les années '60 mais les trois utilisent la même formule, à savoir beaucoup d'humour et de jolies filles au service de classiques polars. C'est efficace, plaisant à lire mais assez vite oublié, ... ce qui est un avantage lors de la relecture.

Il n'y eut qu'un seul album dans cette collection et c'est heureux car, à la longue, cela aurait pu lasser. D'ailleurs, lire les trois histoires d'affilée se révèle indigeste car trop répétitif, raison pour laquelle je n'ai mis qu'un 3 malgré d'indéniables qualités.

Nom série  Le Temps des Bombes  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le temps des bombes retrace le parcours d'un jeune bourgeois qui fréquente les milieux anarchistes, et cela du début (les motivations) à la fin (les désillusions). Attention, il ne s'agit pas d'une critique des mouvements anarchistes mais bien du parcours d'un adolescent. L'histoire reste donc centrée sur le héros, sur ses fréquentations et sur la rivalité qui naîtra entre lui et son meilleur ami pour la conquête d'un coeur féminin.

Malgré de grandes qualités au niveau du scénario, je n'avais pas été totalement conquis par cette série du fait que le dessin laisse à désirer. Moynot avait dû s'employer dans un style qui n'était pas le sien (du semi-réaliste à la Julien Boisvert) et cela se ressent et gâche un peu le plaisir de la lecture. Mais si ce dessin ne vous rebute pas et que vous êtes sensible aux histoires d'adolescent candide qui perd ses illusions au fur et à mesure qu'il grandit, ceci devrait vous plaire. En tout les cas, à moi, cela avait finalement bien plu.

Nom série  Caroline Baldwin  posté le 09/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une détective, encore de la ligne claire. Rien de bien original en soit. Les sujets abordés sont dans l'air du temps : alcoolisme, sida, essais de médicaments sur humains, fonte des glaces. Rien de bien original non plus. Mais le tout est fait avec un talent indéniable.

Caroline Baldwin a une carte d'identité bien remplie (canadienne, du sang indien, séropositive, alcoolique sur les bords) qui se distingue particulièrement de ses rivaux (Ric Hochet, Rubine, Léo Loden, Soda) du fait qu'elle travaille seule (pas de faire-valoir à ses côtés) mais André Taymans a un peu trop tendance à tirer sur la corde de la sensibilité à outrance. Ne vous attendez pas à des trais d'humour non plus. Caroline reste extrêmement sérieuse.

Une bonne petite série toutefois pour les amateurs d'histoires policières. A emprunter à la bibliothèque pour un agréable moment de lecture.

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