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... a posté 2382 avis et 595 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  La Terre sans mal  posté le 06/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une linguiste juive accompagne une tribu indienne d’Amazonie dans ce qui sera son dernier voyage, à l’aube de la seconde guerre mondiale : en voilà, un thème qu’il est original !

Le traitement est de qualité. La tribu Mbyas est attachante, même si elle présente quelques aspects cruels, mais logiques dans l’optique de la survie du groupe (abandon des plus faibles, rejet des étrangers). Le guide-shaman est intéressant à plus d’un titre. Bien plus en quête d’une liberté spirituelle que réelle et confronté à ses propres doutes autant qu’à ceux de la tribu qu’il guide, il affiche un visage ambigu : prêt à sacrifier l’existence des membres de sa tribu, pourvu que ceux-ci n’y perdent pas leur âme. La linguiste, qui perd sa part occidentale au fur et à mesure que son monde sombre dans le chaos et franchit définitivement le cap lorsqu’elle apprend le génocide dont sa famille est victime est relativement crédible. Relativement car je doute quand même qu’une occidentale s’adapte aussi vite au rude mode de vie de ces indiens, au point de devenir une des plus résistantes du groupe. La quête désespérée du paradis perdu est touchante et la narration, sous la forme d’un carnet de voyage, est agréable. Fort présente, elle ralentit cependant le rythme du récit.

Mais la qualité principale de l’album demeure son traitement graphique. Les couleurs d’Emmanuel Lepage s’avèrent par moment d’une luminosité envoûtante. Les éclairages sont d’une extrême qualité et les personnages sont facilement reconnaissables, ce qui n’est pas évident dans ce genre d’univers. Du très beau travail, pour une belle histoire.
Un petit 4/5, mais un 4/5 quand même.

Nom série  MAD  posté le 03/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une série qui a révolutionné l’univers de l’humour burlesque.
Mad était un magasine américain qui proposa au cours des années ’50 une autre sorte d’humour, totalement décalé, voire déjanté.
En fait, les dessinateurs du magazine ont réalisé à cette époque ce que Gotlib réalisera bien plus tard avec ses Rubrique-à-Brac. Le brave Marcel ne s’en est d’ailleurs jamais caché, lui qui voue une admiration réelle à cette collection.
Maintenant, le fait de reposer sur plusieurs épaules (je veux dire, plus que deux) a un mauvais côté. Car les différents artistes ne sont pas d’un niveau égal, loin s’en faut. Aussi, les strips signés Severin sont-ils, par exemple, assez plats à mes yeux tandis que ceux de Davies sont graphiquement prodigieux. Là, la filiation avec Gotlib est flagrante.
Au niveau des textes, je serais plus réservé. L’humour est naturellement lourd, donc indigeste, et je crains que la version française ait souffert d’une traduction peu imaginative (malgré la participation du déjà cité Marcel Gotlib). L’ensemble est assez poussif et rapidement lassant à lire. La série aurait-elle mal vieilli ?
Quoiqu’il en soit, je pense qu’il vaut mieux privilégier Rubrique-à-Brac à cette collection d’un niveau graphique inégal et d’un attrait narratif tout relatif.
Un pur objet de curiosité.

Nom série  Pendant que tu dors, mon amour  posté le 03/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans le style réaliste noir et blanc (et variations sur un gris imposé), j’ai toujours trouvé que Moynot était très fort. Les éclairages et cadrages sont efficaces et les nuances de gris très bien employées. Le trait est … malsain, et sied donc à merveilles à ces histoires de paumés, d’égarés de la vie. Je le crois par moment issu de cendres froides d’un vieux mégot oublié au fond d’un cendrier d’un bar louche.

Mais si l’aspect graphique me séduit, les scénarios sont souvent assez bancals. « Pendant que tu dors, mon amour » échappe à cette règle … jusqu’à la soixantième planche. En effet, jusque là, l’histoire est prenante. Le personnage central, s’il est loin d’être admirable, m’avait plu par sa lâcheté sous jacente. De plus, ces couples à la dérive, qui finissent par ne plus que se croiser, sont de plus en plus monnaie courante à notre époque, du fait de nos horaires décalés. Par conséquent, le terreau de cette histoire est très réaliste, et cette base permet de soutenir la cohérence du récit. Et lorsque l’auteur tire un peu trop sur la ficelle, il s’en sort grâce à une entourloupe, en soulignant lui-même le caractère chanceux d’un événement. La galerie de personnages est crédible dans cet univers de la nuit, de la picole, du jeu, des filles faciles et des petites combines. L’histoire fait donc gentiment son petit bonhomme de chemin, même si l’on se demande où Moynot veut réellement nous emmener.

Et puis, on arrive à la fin de cette soixantième planche (sur septante … ou soixante-dix), et le roman part en vrille. La fin est bancale au possible et gâche vraiment la bonne impression que m’avait laissée la majorité de cet album.

Finalement, Moynot ne savait peut-être pas plus que nous où il voulait nous emmener …
Dommage…

Nom série  Thomas Noland  posté le 03/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une petite (et assez méconnue) perle que cette saga des Noland.
Tout d’abord, j’apprécie grandement le trait de Franz, que je situerais entre Vance et Auclair, car, s’il a la précision du premier son trait est aussi chaud que celui du second nommé. De plus, alors que l’abondance de détails frise par moment la surcharge, l’ensemble reste agréablement lisible.
En ce qui concerne la mise en couleurs : elle est typique de l’époque (années ’80) et on a fait nettement mieux depuis. Mais elle reste correcte et ne nuit pas à l’ensemble.
Mais alors, que dire du scénario et du style narratif ?
Du grand Art (avec un grand A) ! De l’aventure principalement, mais teintée de symbolisme et d’onirisme. Ces deux éléments sont généralement apportés par les narrateurs, que l’ont craint bien souvent mythomanes lorsqu’ils ne sont pas tout bonnement improbables. De plus, Pecqueur s’amuse à nous égarer, et un simple trajet au cœur de la nuit peut très bien se transformer en un voyage intergalactique en compagnie de verts martiens tout en gardant toute sa logique et son réalisme (oui, oui).
De Telemachus, chercheur d’or ayant la Misère comme compagne à Thomas, à la recherche de son père dans un Vietnam en guerre, tous les personnages de cette famille sont merveilleusement mis en valeur par cette narration. Et les personnages secondaires bénéficient bien souvent du même traitement de faveur. Tous nous paraissent improbables, mais la magie opère car j’ai personnellement eu envie de croire en eux. Cette histoire ne m’est pas apparue délirante mais simplement exagérée (à la manière du Big Fish de Tim Burton, pour les amateurs de cinéma).
Et si j’ai senti une baisse de niveau au cours des deux derniers tomes, c’est avant tout parce que les trois premiers m’avaient littéralement scotché.
A essayer.

Nom série  Les Ceux de chez Nous  posté le 02/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Vous voulez de l’ethnique ?

En voilà ! Et du bon, du bien pittoresque, du bien de chez nous, … enfin, du bien de chez moi, … enfin, de chez mon grand-père, … enfin, de chez mon arrière grand-père s’il avait été liégeois et habité une ferme à la fin du XIXème siècle … et encore, une belle ferme, pas celle du premier plouc venu.

Car le duo Walthéry-De Marchin illustre ici de courtes nouvelles d’un vieil auteur wallon : Marcel Remy. Le ton est bon-enfant et l’authenticité manifeste. Les histoires illustrent chacune un aspect de la vie rurale de l’époque. De l’achat d’un nouveau paletot à la fête foraine en passant par la mise à mort du cochon ou la confection du bon sirôpe (le sirop liégeois, pour les étrangers, confectionné à base de vieilles pommes et poires et de sucre de betterave. C’est sucré à mort, mais irrésistible ! Et excellent avec du fromage de Herve (un fromage qui ressemble vaguement à du Munster mais qui pique (pue ?) trois fois plus !), le tout sur une tranche de pain complet et accompagné d’une trappiste, d’Orval, par exemple … wouahw, le bonheur … Fin de l’aparté gastronomique).

C’est sympathique, truffé de mots wallons savoureux mais très naïf. L’ensemble manque de rythme, et, contrairement à Le Vieux Bleu, manque de personnages charismatiques, de vrais farfelus. De plus, en suivant à la lettre le texte de Marcel Rémy, les auteurs commettent une sérieuse erreur, car ils se privent de tout dynamisme.

De Marchin illustre le premier album dans le même style que François Walthéry, mais ne possède pas le talent de ce dernier. Résultat : cet album est assez statique et manque de rondeur (et ne faites pas directement l’amalgame entre Walthéry, rondeur et Natasha, s’il vous plait ! Je parlais de rondeur dans le sens général du terme, merci). Le second est meilleur graphiquement mais les petites histoires sont moins amusantes à mes yeux.

Résultat : deux albums moyens qui valent bien plus par leur reconstitution historique que par leur qualité bédéesque. Je crains par conséquent qu’ils ne trouvent un public réceptif que dans un espace géographique déterminé.

Nom série  La Lettre froissée  posté le 02/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comment voulez-vous que je fasse montre d’originalité en donnant mon avis sur un récit de Jean-Claude Servais ?
L’homme excelle dans le classicisme, tant au niveau du dessin (que j’apprécie énormément, pour ceux qui l’ignoreraient) que dans les intrigues (que je trouve bien souvent passe-partout).
La lettre froissée ne déroge pas à la règle.
En effet, si je vous dis que le théâtre de cette histoire est un château qui servit de refuge à des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale, à quoi vous attendez-vous ?
Une histoire avec des personnes courageuses prêtes à risquer leur vie pour en protéger d’autres ?
Une histoire avec des résistants ?
Une histoire avec des enfants, juifs de préférence ?
Une histoire dont le ressort dramatique viendrait d’une trahison ?
Peut-être une petite histoire d’amour ?
Un fond historique solide et sans doute bien documenté ?
Bingo ! Vous avez gagné !
L’ensemble est bien fait, superbement illustré. Servais laisse trainer quelques zones d’ombre, qui maintiennent un suspense tout relatif tout au long du récit. Elle il ne peut s’empêcher de finir dans un style mélodramatique grandiloquent (la dernière page étant vraiment de trop à mes yeux).
C’est agréable à lire, touchant par moment, mais un peu trop parfumé à l’eau de rose à mon goût.
Pour les amateurs de guimauve.
(Mais, non de Dieu, quel p… de bon dessinateur !)

Nom série  Le Vicomte  posté le 02/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec « Le Vicomte », Rodolphe et Ferrandez attribuaient à une seule personne plusieurs arnaques célèbres. Celles-ci s’étalant sur un petit demi-siècle, c’est sous la forme d’une fausse enquête journalistique que le récit se présente.

Découpé en plusieurs courts chapitres et narrés par un personnage différent à chaque fois (complice, victime ou simple témoin), « Le Vicomte » ne tombe pas dans la facilité. En effet, la tentation est toujours grande de décrire ces arnaqueurs comme des personnes finalement fort sympathiques. Ce n’est pas le cas ici, car les points de vue différents permettent d’analyser les actes de ce prétendu Vicomte sous différents angles. Et s’il peut paraître séduisant sous certains aspects, les dégâts qu’il cause, tant moraux que physiques, sont indéniables.

Bon, c’est un fait, la plupart des arnaques proposées ici sont très connues et n’offrent par conséquent pas de grandes surprises scénaristiques. Mais elles sont toujours plaisantes à lire et à redécouvrir.

Le dernier chapitre conclut l’ensemble en gardant une certaine morale.

Au niveau du dessin, en noir et blanc, Ferrandez nous livre un travail très soigné. Son trait est simple et lisible. Je pense cependant que la couleur aurait pu, dans le cas présent, apporter une profondeur bienvenue. Mais l’ensemble reste d’un bon niveau, agréable à lire.

Pas révolutionnaire, mais pas mal dans son genre. A emprunter, à l'occasion.

Nom série  Cinémastock  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Du délire total digne du talent de Gotlib. Mais Alexis, avec son trait faussement réaliste, n’est pas en reste. Les deux compères se déchainent dans cette décortication de mythes cinématographiques.
Plusieurs scènes peuvent être cataloguées cultes. Notamment celle du duel dans les films de cape et d’épée. Mais Quasimodo n’est pas en reste.
L’humour n’est pas des plus fins, et l’esprit est bel et bien à rechercher du côté des « Rubrique-à-brac » chères à Gotlib.
On peut, certes, regretter la mise en couleur, que je qualifierais « d’époque », mais il est vraiment difficile de ne pas jubiler devant ces parodies.
Un cru savoureux, à déguster sans modération. On y risque bien plus la crampe de mâchoire que le mal de crâne.

Nom série  C'est pas ma faute !  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a du bon, du très bon et du moins bon dans cet album. Il y a même de l’incompréhensible, car deux-trois gags m’ont laissé dubitatif. Mais, en règle générale, le bon l’emporte.

Le regard de Quino est incisif, même si ses cibles ne sont guère originales (les patrons, l’église, les politiciens). La construction des gags est par contre assez aventureuse (à mes yeux de belge ignare). Parfois sans paroles, parfois très bavard, parfois en une case, parfois en deux planches, la forme et le format sont laissés libres (même si le gag en une planche est le plus présent), ce qui dynamise l’ensemble. Une démarche finalement assez proche de celle du Chat de Geluck. Le dessin, en noir et blanc, est simpliste et va à l’essentiel. Il n’en est pas moins de qualité et l’auteur ne peut cacher sa grande maîtrise graphique (on le sent tout à fait à même de réaliser une grande œuvre picturale, si l’envie l’en prenait).

Un bon album, à feuilleter, mais peut-être pas à lire d’une traite, l’ensemble se révélant alors quelque peu indigeste.

Nom série  Les Collectionneurs  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le duo Jannin-Delporte, deux auteurs très intimes depuis l’époque du trombone illustré, s’amuse ici avec les manies de collectionneurs. Tout a, parait-il, commencé avec un soi-disant fan de bd, roux (précise Jannin) qui s’empressait d’échanger ses dédicaces contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Le personnage sera récurent dans l’album, et les auteurs ne l’épargneront pas. Mais il sera loin d’être le seul à peupler ces pages.

Le trait de Jannin est toujours aussi vif et incisif, surtout dans les expressions du visage. Il n’excelle pas dans le mouvement, mais ce n’est pas nécessaire dans le cas présent. Les gags du duo sont de valeurs inégales, le médiocre côtoyant le sublime (Aaaah, ce merveilleux Mr Spookey !!!) Ma préférence ira sans doute aux plus cruels d’entre eux, tandis que les plus « vulgaires » (le collectionneur d’injures, par exemple) me laisseront indifférent.

Une curiosité, assez rare, que je suis finalement heureux de posséder (comme tout bon collectionneur !?!)

J’en conseille l’achat et suis d’ailleurs prêt à m’en défaire. Si un collectionneur fou (et riche) veut faire une offre …

Nom série  Take the Moon  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Œuvre de jeunesse d’Eric Warnauts (qui, à l’époque signait encore Warn’s), ce « Take the Moon » préfigure déjà son style actuel. Le rythme est lent, les rebondissements peu nombreux, et le ton est amer. Ses personnages sont rarement attachants, sinon carrément détestables. L’ambiance est bien plantée et permet la lecture de ces courtes histoires sans déplaisir. Mais cela s’oublie assez vite, malgré l’apparition de Marylin Monroe en guest star.

Au niveau du dessin, si le trait est élégant et inspiré d’une certaine ligne américaine (réaliste et très lisible), les couleurs sont extrêmement flashantes (aussi d’inspiration anglo-saxonne ?)

Si je le compare aux œuvres de jeunesse du duo Stassen-Lapière (dont les sujets étaient fort semblables), cet album n’a rien d’exceptionnel et ne peut servir, à mes yeux, qu’à meubler un après-midi pluvieux.

Nom série  Fille de rien  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est des amitiés qu’il vaut mieux éviter par temps de guerre.
Et lorsque la paix revient, il est des animosités stupidement exacerbées par des rancœurs aveugles.
Des erreurs ont été commises, sans aucun doute. Et « Fille de rien » en illustre une. Devoir de mémoire ? Récit opportuniste ?
Qu’importe, l’œuvre est de qualité, et mérite d’être lue. Son scénario est plus complexe qu’il n’y parait et laisse, à bon escient, planer plusieurs zones d’ombres. L’intrigue est néanmoins classique et utilise les personnages habituels pour ce type de récit (le prétendu collabo, sa femme enceinte, son ami allemand, et son frère résistant). Les informations nous parviennent au compte-goutte (logique, dans ce milieu scientifique) et, si les rebondissements sont peu nombreux, l’ambiance devient de plus en plus oppressante au fil des pages. Chaque personnage voit son profil psychologique s’enrichir au fur et à mesure, au regard d’anecdotes révélatrices. La qualité narrative est indiscutable, et constitue le point fort de et album.
Le dessin est très lisible et précis. Sans être un spécialiste, je le sens inspiré par les comics américains. Toutefois, alors que ces derniers me rebutent fréquemment, ici je n’ai ressenti aucun problème, même si ce n’est pas le style que je préfère.

Il me parait utile de préciser que j’ai fait lire le présent album à ma mère. Celle-ci a connu la guerre, ses privations et l’exécution par les allemands (dans son petit village de pêcheurs flamands) de 14 victimes innocentes en représailles à des actes de résistance. Dans les derniers mois du conflit, elle dut se cacher avec ses parents (mon grand-père commit quelques actions résistantes) dans une meule de foin aménagée. Elle a vu des femmes se faire tondre après guerre. Et pour elle la sanction est sans appel : toute collaboration avec l’ennemi, sous quelque forme que ce soit, était à cette époque absolument inadmissible. Il est facile de juger des excès 50 ans après, mais au moment même, des mois de frustration se sont déversés sur toutes ces personnes, quel que fut leur niveau de collaboration.

Comme quoi, certaines rancœurs restent tenaces.
Mais, n'ayant pas connu cette époque, je m'abstiendrai de tout jugement.

Nom série  Le crépuscule des braves  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Franck Giroud utilise son passé d’historien pour ressortir d’on ne sait où quelques anecdotes sensées illustrer la fin d’une époque : celle des chevaliers.
Les historiettes sont plaisantes et originales. Elles rappellent une époque où les puissants se voulaient (se croyaient ?) nobles. Malgré son coté documentaire, la structure de ces différents récits est alerte, et montre déjà tout le talent de son auteur.
Au niveau du dessin, Tarral atteint un niveau tout à fait correct. Son trait est précis et la recherche de réalisme historique est à souligner. Je regrette cependant les trois bras d’un duelliste au cours du dernier chapitre.
Ce genre de récit est à réserver aux amateurs du genre. Toutefois, si votre progéniture doit se documenter sur la chevalerie, le présent ouvrage pourrait lui offrir un angle d’approche original.

Finalement, pas mal dans sa catégorie.

Nom série  Jane  posté le 01/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vous aimez la moto ? Harley de préférence ?
Vous cherchez une blonde à forte poitrine ?
Permettez-moi de vous présenter Jane.
Mais l’héroïne de Falque et Bonifay est bien plus qu’une nunuche écervelée. Partagée entre son grand amour (Kirk, un gros bras très influençable) et sa volonté de se construire un avenir, Jane présente une personnalité intéressante, tout comme la bande de motards qu’elle accompagne. Cette série recèle en effet de plusieurs personnages étonnants, voire complexes.
Chaque album peut se lire séparément mais le premier renferme pas mal de clés nécessaires à la totale compréhension des autres. Cela tombe bien, c’est également le meilleurs. Une intrigue originale dans un univers très Hell’s Angels et joliment (généreusement ?) illustré par Falque.
Le deuxième tome est très faiblard. L’intrigue est capillotractée et l’ensemble manque de rythme.
Heureusement, le troisième est d’un meilleur niveau mais ne retrouve pas l’originalité du premier.
Un petit mot sur la mise en couleur, qui devient de plus en plus flashante au fil des albums. C’est, pour moi, une fameuse erreur.
A emprunter à l’occasion, et peut-être un premier tome à acheter si vous aimez ce genre d’univers.

Nom série  Canoë Bay  posté le 30/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je connaissais des auteurs L'auberge du Bout du Monde, qui, déjà, et malgré un format peu adéquat (l’intégrale aux dimensions réduites), m’avait énormément séduit par ce si gracieux graphisme.

Canoë Bay confirme cette bonne impression avec l’immense avantage d’être offert à mes yeux émerveillés sous un format de taille ! C’est, selon moi, LA grande qualité de cet album. Patrick Prugne est extrêmement talentueux, et ce à tous niveau. Tant ses personnages que ces décors ou ses paysages sont d’une beauté, d’une netteté, d’une précision à couper le souffle. La mise en couleur aurait encore augmenté mon appréciation de l’ensemble si cela eut été possible, tant elle est émerveillante (et tant pis si ce mot n’existe pas, c’est le seul à pouvoir traduire mon sentiment).

Le carnet de croquis disponible à la fin du présent album nous permet de prolonger ce séjour en terres envoutantes, tout en appréciant au passage le souci du détail de l’artiste.

Le scénario, s’il est bon, n’est malheureusement pas du même niveau. Tiburce Oger nous offre ici une classique histoire de chasse au trésor truffée de rebondissements et de personnages savoureux, mais sans grande originalité.
J’avoue avoir eu du mal à finir ce Canoë Bay, tant je m’attardais sur le dessin au détriment de l’histoire. Plus d’une fois il m’aura fallut relire une page dont les dialogues s’étaient évaporés dans mon esprit telles les brumes d’une rivière sous l’éclat du soleil.

C’est un comble ! Je suis presque en train de vous dire que ce dessin est TROP beau. J’en suis le premier surpris.

A lire, ou à tout le moins à regarder !
Mais seulement 3/5, à cause de mes nombreux décrochages.

Nom série  Inès  posté le 30/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il est des sujets très sensibles pour lesquels un auteur se doit de faire extrêmement attention au ton employé.

Trop mièvre, son récit deviendra anodin.
Trop larmoyant, on lui reprochera son apitoiement sur lui-même.
Trop véhément, il rebutera le lecteur, qui se sentira agressé.

Avec « Inès », Loïc Dauvilliers et Jérôme D’Aviau parviennent à nous livrer une œuvre poignante, digne du délicat sujet traité : la violence conjugale.
Ce portrait interpelle autant qu’il émeut. Les auteurs ont en effet l’intelligence de ne pas tomber dans la sensiblerie mais bien de laisser l’implacable poids des actes faire son œuvre. Sentiment de culpabilité de la femme battue, jalousie aveugle et machisme primaire du mari violent, aveu d’impuissance de voisins si proches mais respectueux de la vie privée d’autrui, honte et compassion du collègue de travail qui, lui non plus, ne désire pas se mêler de ce qui ne le regarde pas.
Mais Inès le regarde, et au travers de son regard, c’est nous que les auteurs touchent. Nous voulons crier ! Hurler et jurer qu’au grand jamais nous ne laisserions une telle situation se développer dans notre univers, … mais nous craignons finalement d’adopter le même comportement que ces si passifs voisins.

Œuvre poignante. Pour ce tragique destin d’une mère et de sa fille.
Œuvre miroir. Pour ces témoins dont nous craignons d’être le reflet.
Œuvre mature. Par sa maîtrise du huis clos et son art graphique, simple et dépouillé.

Œuvre majeure.
Je n’aurais pas su abandonner Inès en cours de route. Et bien après le terme de cette lecture, je reste sous le choc.

… et me reviennent en mémoire ces paroles d’un morceau de Fish : « It’s nobody’s business, this family business », tel un écho musical pour cette œuvre graphique d’importance (Fish – Vigil in a Wilderness of Mirrors – Family Business – 1990).

Nom série  Sept pirates  posté le 30/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une classique histoire de pirates, qui se veut une suite plausible de l’île au trésor de Stevenson. Etait-ce une bonne idée ? Je ne le crois pas car les amoureux du roman ne pourront s’empêcher de faire des comparaisons, et les non initiés se sentiront mis à l’écart de cet univers.

Le scénario tient cependant la route, sans être exceptionnel, mais multiplie les raccourcis faciles (la découverte du trésor via le pliage de la carte en est un bon exemple) et les grosses ficelles (le fameux commanditaire). C’est malheureusement une constante dans cette collection au format très réducteur. Autre problème (également présent dans « sept voleurs ») : le temps nécessaire à la constitution du groupe de 7 personnes réduit la partie « aventure » du récit à peau de chagrin.

Le dessin, sans me rebuter, est quand même assez spécial. Sans aucun relief et maladroit dans ses longues perspectives, il a cependant le bénéfice d’être très lisible. Il reste toutefois d’aspect amateur, et la terne mise en couleurs ne l’avantage certainement pas.

Même si je me sais bon public pour ce genre littéraire, je ne peux m’empêcher de trouver ce « 7 pirates » très anodin.

Nom série  Les Enfants  posté le 30/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Décidément, je n’aime pas le dessin actuel de Stassen, trop influencé par le graphisme africain à mon goût. Cette fausse naïveté dans le trait et l’épaisseur de celui-ci me rebutent. Dans le cas présent, j’ai également trouvé la mise en couleur beaucoup trop terne. J’ai cependant conscience qu’il ne s’agit que d’un point de vue personnel et que d’autres lecteurs peuvent au contraire être sensibles à cette démarche.

Quoiqu’il en soit, cet album m’avait été conseillé par ma bibliothécaire (au même titre que « Déogratias ») pour son analyse sensible du problème africain.
J’en ressors déçu.

Certes, j’ai senti chez l’auteur tout son amour pour un continent qu’il voit partir à la dérive. Je le sens concerné par le sort de ces enfants, laissés pour compte de guerres aux intérêts multiples (ethniques, politiques, financiers ou industriels). J’ai senti son souci d’authenticité et sa recherche de crédibilité dans la construction du récit.

Mais, personnellement, je n’ai ressenti aucune émotion. Le sort de ces enfants m’a laissé de marbre.

L’Afrique de Stassen est-elle trop sombre et désespérée ? Je la crois au contraire très réaliste. Mais je n’ai ressenti aucun esprit de révolte. L’auteur se contente de dresser un constat, mais n’offre aucune piste de recherche, aucune ébauche de solution. Il sombre dans le fatalisme. A la fin de cet album, j’ai bien plus envie de laisser ce peuple se débrouiller seul, de demander aux ONG de consacrer leurs forces à des projets plus profitables plutôt que d’essayer à mon niveau d’œuvrer pour un monde meilleur.

Au contraire d’un film tel que « Le Cauchemar de Darwin » (depuis lors, je ne saurais plus manger de perche du Nil), cet album me semble avoir manqué sa cible.
Un échec, en résumé.

Nom série  Nord-Sud  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange série qui se proposait d’illustrer une ville au travers d’une histoire policière typique du coin. En d’autres termes, Moscou avait une intrigue basée sur la corruption, les milieux maffieux et la misère ambiante, tandis que Los Angeles avait pour personnage central un rappeur et traitait de la peine de mort.

L’avantage de ce concept est qu’il permet une grande liberté de thème. L’inconvénient, c’est que nous repartons à chaque fois de zéro. Pas de personnage récurent, pas d’identité de style, pas de points de repère.

Enfin, des points de repère, nous en avons quelques uns, car les auteurs restent les mêmes, et leur style est assez typé. Le duo Moynot-Dieter a toujours excellé dans le roman (très) noir, et cette collection n’y fait pas injure.

Le dessin de Moynot est assez moyen dans la collection présente. Je le préfère mille fois en noir et blanc et je le retrouve ici dans une version couleur où je le sens mal à l’aise. Il est moins sombre (ben, oui, forcément) que d’habitude et semble à la recherche d’un style « grand public » qui ne me convainc pas. Certains visages me paraissent tachetés de noir, l’ensemble parait brouillon, maladroit.

Les scénarios de Dieter, s’ils ne sont pas des plus originaux, sont très bien ficelés et plaisants à lire. De plus, je suis assez friand de ces histoires qui ne finissent pas très bien, et c’est le cas des deux ici proposées. Par contre, les histoires utilisent finalement fort peu les décors naturels de la ville évoquée, ce qui fut une sérieuse surprise pour moi.

La série sera abandonnée par manque de succès. Et le titre générique parait par conséquent assez incongru. Nord-Sud pour parler de Moscou et de Los Angeles, personnellement, j’aurais plutôt dit Est-Ouest.

A lire par les amateurs de romans noirs classiques. Pour les autres, ceci risque de n’avoir aucun intérêt.

Nom série  On a tué Wild Bill  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hermann renoue avec le western bien des années après Comanche. Il choisit toutefois une voie différente en relatant le passage de l’enfance à l’âge adulte d’un fermier plongé au cœur de ce monde encore sauvage mais qui se socialise rapidement. Suite à un drame épouvantable (l’exécution d’une famille entière, dont sa petite amie, sous ses yeux), le jeune héros débute une errance qui le verra croiser une galerie de personnages typique de cet univers. Un joueur de poker, une prostituée, un trappeur, etc …

Au fil de l’album, et au fur et à mesure que ce monde se civilise, le héros perd de son innocence. Un traitement original, mais l’absence de réelle intrigue m’a quand même quelque peu dérouté.

Au niveau du dessin, je trouve le trait de Hermann exceptionnel dans la reconstitution des décors. Paysages, bâtiments et animaux sont superbes. Malheureusement, je ne peux m’empêcher de trouver ses héroïnes moches, ce qui gâche le plaisir.

A découvrir, sans aucun doute, mais peut-être pas à acheter, du fait de cette absence d’intrigue.

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