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... a posté 2266 avis et 529 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Alex Nora  posté le 04/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alex Nora est journaliste free-lance. En reportage dans un pays d’Amérique du Sud, il photographiera d’abord les événements avec beaucoup de recul et de détachement mais s’impliquera de plus en plus suite à sa rencontre avec une bien jolie guide.

Rien de bien spécial dans ce one-shot qui aurait pu être le début d’une série (il porte d’ailleurs le n°1). Les scénaristes (Gabrielle Borile et Chantal Heuvel) multiplient les pistes et les personnages mais n’ont pas vraiment le temps de les développer, étant donné le format de l’objet (1 tome en 44 planches). Le résultat me laisse donc un peu sur ma faim du fait d’un nombre quand même élevé de raccourcis. L’intrigue est cependant plaisante et m’a fait passer un agréable moment de lecture, servie en cela par le dessin d’André Taymans. Bizarrement, je le trouve ici plus fin que dans ses productions récentes, mais ses personnages féminins préfiguraient déjà Caroline Baldwin.

Au final, une plaisante mais très conventionnelle petite bd. Un petit 3/5.

Nom série  Zeke raconte des histoires  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Un Cosey en petite forme pour cette histoire de vieux hippie retiré au cœur de la Birmanie et qui donne signe de vie à sa mère après une absence de près de vingt ans.

Le vieux hippie, c’est Zeke, ancien chanteur à succès devenu écrivain et retiré du monde. Zeke a pris l’habitude de raconter à son public des campagnes birmanes et à l’aide de diapositives hétéroclites des histoires délirantes, dérivées de ses expériences personnelles.

Le grave problème de cette bd n’est pas tant dû aux passages diapos (aux dessins logiquement répétitifs) qu’à la longueur même de cette histoire en diapos. Une histoire trop délirante et typée année 69 qui accapare une bonne part de l’album. Résultat : il reste peu de place pour développer les principaux protagonistes et plus particulièrement la mère de Zeke et Cheyenne. De plus, au bout de quelques planches de diapos, je m’ennuie et j’ai une furieuse envie de zapper, tout en sachant que si je cède à la tentation, je raterai des éléments essentiels à la totale compréhension de l’ensemble.

Le pire, c’est que le scénario n’est pas très original et que, donc, les éléments disséminés dans l’histoire en diapos sont facilement prévisibles.

Une bonne idée de départ, donc (même si glisser une histoire à l’intérieur d’une histoire a déjà et plus d’une fois été fait) pour un résultat qui m’a laissé de marbre.

J’aurais vraiment voulu mettre au moins un 2/5 à cet artiste qui m’a fourni quelques unes de mes plus belles émotions de bédéphile, mais ce serait mentir.

Nom série  Isabelle (La mémoire des arbres)  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pour de lamentables raisons mercantiles, la réédition d’ « Isabelle » a été intégrée à la collection La mémoire des arbres, alors qu’elle n’a rien à y faire d’un point de vue artistique.

En effet, Servais nous servait (ça y est, j’ai réussi à la placer !) à l’époque un conte médiéval donnant la part belle au fantastique, du moins dans la seconde partie du récit. Un petit conte s’inspirant des classiques du genre et habillé de son trait académique que (vous l’ai-je déjà dit ?) j’apprécie beaucoup.

Une œuvre très naïve cependant et par moment vraiment trop gentille qui, de plus, a quand même quelque peu vieilli.

Au final, une bd qui m’avait plu à l’époque par sa fraicheur et son trait mais qui, aujourd’hui, me semble sans grand intérêt devant d’autres œuvres de l’auteur.

A ne réserver qu’aux fans du genre (et encore).

Nom série  Le Vieux Bleu  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle merveille que cette bd.

Walthéry et Cauvin nous offraient avec « Le vieux bleu » un moment de plaisir sans prétention, reposant sur un esprit du terroir assez savoureux. Si, de plus, comme moi, vous avez la chance de la posséder dans sa version en wallon liégeois (et que vous comprenez ce dialecte), vous ne pourrez qu’apprécier ce petit bijou d’esprit de clocher. Ne vous attendez cependant pas à un chef d’œuvre mais bien à un gai moment de détente bon enfant. Des personnages pittoresques, des aventures burlesques et des expressions imagées (mais qui perdent malheureusement beaucoup de leur saveur dans la version française) sont ici mis en place par deux auteurs de talent dans ce qui allait s’apparenter pour eux à une courte récréation.

Agréable, rafraîchissant et … anecdotique, mais tellement savoureux.

De plus, avec un seul tome paru, nous n’avons pas vraiment le temps de nous en lasser.

Nom série  Lova  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Lova, je me retrouve une fois de plus assis le cul entre deux chaises.
D’une part, un graphisme élégant, académique au trait fin et réaliste du meilleur goût.
D’autre part, un scénario trop conventionnel pour totalement me séduire.
Cependant (et contrairement à d’autres œuvres de l’auteur), j’ai trouvé que Servais avait ici bien étoffé son propos et multiplié les rebondissements (toutes proportions gardées). Sa recherche de références locales pour accentuer l’aspect crédible de l’histoire est également louable et c’est vrai qu’avec un peu (beaucoup ?) de bonne volonté, on parviendrait à trouver cette histoire « réaliste ».
Mais, au risque de me répéter (oui, je sais, c’est déjà fait !), c’est avant tout grâce à ses talents d’illustrateur que Servais me séduit.
Lova est toutefois une des belles réussites d’un auteur qui a cependant du mal à pleinement me convaincre quant à ses qualités scénaristiques.

Nom série  Alexandre Nevsky  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les récits historiques ne sont en règle générale pas ma tasse de thé. J’avais portant été séduit par le graphisme de cet « Alexandre Nevsky », proche du travail d’un Marc-Renier. De plus, la colorisation aux teintes souvent pastelles avait fini de me convaincre.
Dommage …
Attention, je pense que, dans le genre, cette bd est relativement bien faite et que le sujet était intéressant, mais ce n’est tout simplement pas fait pour moi. Et ce pour plusieurs raisons.
La principale, c’est que l’auteur est obligé de résumer des faits au détriment de toute approche psychologique du personnage. Il n’a en effet qu’un nombre très limité de planches pour transcrire la vie richement fournie du personnage. Résultat : en quatre vignettes, Alexandre rencontre sa femme la séduit et l’épouse, en une planche, il part à cheval de Novgorod jusqu’au cœur de la Mongolie, et ainsi de suite.
Ensuite, ce genre de bd a un tic qui m’énerve au plus haut point : les poses du personnage principal semblent souvent sorties d’un cahier d’école. Je ne sens alors plus rien de naturel, d’humain, d’attachant dans ces personnages. Et, même si ce n’est pas systématique, Paul Teng tombe quand même assez souvent dans ce piège.
Enfin, ces récits s’encombrent rarement de nuances. Alexandre Nevsky en est un bon exemple, lui si gentil, beau, grand, fort, intelligent et confronté à des adversaires fourbes, lâches, prétentieux, etc …

Autre sujet de déception dans le cas présent : la traduction. Elle est assez sommaire tant dans les structures de phrases que dans le vocabulaire employé et ne rehausse certainement pas le niveau d’ensemble.

Une bd à ne conseiller qu’aux amateurs du genre, mais joliment illustrée par un dessinateur de talent.

Nom série  La dernière lune  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avoir Rodolphe et Le Tendre comme coscénaristes aurait dû s'avérer être un gage de qualité. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais à l'époque acquis cet objet. Malheureusement, il m'a fallu déchanter.

« La dernière lune » est une sorte de pastiche des films de James Bond. Un héros jeune, beau, flegmatique et intrépide affronte un savant fou désireux de détruire le monde : c’est tellement caricatural que ce ne pouvait qu’être délibéré de la part d’auteurs aussi avertis. Ceux-ci ont beau ne pas trop se prendre au sérieux, le résultat est quand même plutôt quelconque. Certes, il y a une volonté d’assumer cet esprit « série Z », mais il n’y a pas de vrai décalage ou de totale dérision dans le traitement du sujet. Nous avons donc bel et bien droit à… une série Z sans grand intérêt mais pas épouvantable non plus. Le genre de truc qu’on lit sans y penser, histoire de patienter dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire.

Au niveau dessin, connaissez-vous Parras ? Pour ceux à qui ce nom dit vaguement quelque chose, sachez qu’il a également dessiné la série Le Lièvre de Mars. Si cela ne vous dit toujours rien, sans vouloir être méchant envers l’artiste, je pense que vous n’avez rien raté. Parras a vraiment un trait brouillon qui me donne l’impression d’être fait à la va-vite (alors que je suis convaincu du contraire). La colorisation étant également assez moche à mes yeux, vous comprendrez que l’ensemble ne m’a pas non plus séduit par son aspect visuel.

Un petit 2/5, en résumé.

Nom série  La Guerre Eternelle  posté le 02/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Adaptation d’un roman de science-fiction inspiré à son auteur par son expérience de la guerre du Vietnam, « La guerre éternelle » est un des rares récits du genre que j’ai vraiment adoré.
Pourtant, le dessin de Marvano n’avait rien pour me plaire. Je le trouve trop brut, pas assez soigné, ni dans ses décors ni (surtout) au niveau des personnages.

Par conséquent, la force de ce récit ne pouvait forcément que reposer sur un scénario en béton !
Et bien, non… non plus. Le scénario est bon mais pas exceptionnel. Il est surtout représentatif d’un état d’esprit dans l’air du temps au début des années ’70. Fortement antimilitariste, convaincu que la conquête spatiale allait tout révolutionner, confiant en les progrès de la technologie mais ne se faisant plus aucune illusion sur les comportements humains, le roman de Haldeman est un concentré des convictions d’une certaine jeunesse américaine au sortir d’une guerre traumatisante.

Là se cache peut-être la plus grande force du récit. Et la narration à la première personne l’accentue encore. Le héros est incroyablement crédible et attachant. Il paraît authentique, ce qui n’est pas un moindre exploit dans un roman de science-fiction. Il nous permet de nous immerger dans cet univers. Ce personnage principal, c’est Haldeman, et son ressenti est réel, sa volonté de bien faire, ses désillusions, sa lassitude ou son courage ne sont pas feints.
L’ancrage de ce roman d’anticipation dans une réalité émotionnelle apporte à l’ensemble une crédibilité qui fait souvent défaut dans ce type d’œuvre. C’est LA grande force d’un récit par ailleurs assez conventionnel quoique de très bonne qualité.
Et c'est la raison pour laquelle j'ai adoré une bd qui, de prime abord, n'était pas faite pour me plaire.

Nom série  A la recherche de Peter Pan  posté le 02/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Œuvre mythique d’un auteur inspiré, « A la recherche de Peter Pan » ne peut que séduire les amoureux de roman(ce) d’aventure aux accents contemplatifs.

L’auteur, Cosey, est un spécialiste du faux rythme. Avec lui, la lenteur est de mise, même quand ses personnages s’engagent dans une folle poursuite. Et la façon dont un village perdu dans la montagne et menacé par un glacier se vide de ses occupants est un autre exemple de cette capacité à exprimer la précipitation avec lenteur.

Et j’apprécie grandement ce faux rythme. Le lecteur a le temps de s’immerger dans cette histoire et finit par ne plus en décoller. Oui, pour moi, « A la recherche de Peter Pan », c’est de la super glue !!!

Le scénario est suffisamment riche pour nous tenir en haleine du début à la fin. Les personnages sont charismatiques et le cadre est rendu avec énormément d’authenticité. Seule la dernière page est de trop à mes yeux, mais sans altérer l’ensemble de ma lecture.

Quant au dessin, ben … c’est du Cosey, mais dans un univers qu’il maîtrise à la perfection puisqu’il joue ici à domicile, l’histoire se déroulant dans le Valais suisse. Et comme déjà en temps normal, j’aime son trait, je trouve le tout tout simplement …
Parfait.

Nom série  Là où vont nos pères  posté le 02/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une lecture à laquelle je ne me serais pas risqué si l’on ne m’avait pas offert l’objet. Et j’aurais réellement manqué quelque chose.
Œuvre bizarre, car bd sans paroles, sans même le moindre petit texte, « Là où vont nos Pères » traite d’un sujet international (l’émigration et la difficulté d’insertion) avec énormément d’intelligence.
Postulat de départ : comment se faire comprendre de personnes totalement étrangères à notre langue et à nos coutumes ?
Réponse évidente : en dessinant.
Par conséquent : comment faire comprendre le désarroi d’un immigrant dans cette situation ?
Réponse tout aussi évidente : en dessinant.
Le résultat final est extrêmement troublant car nous sommes confrontés aux mêmes difficultés que le héros de ce récit. Certaines visions nous enchantent, d’autres nous effrayent, toutes nous intriguent. Et parfois, il nous faut l’avouer, nous ne sommes pas sûr d’avoir bien compris le message délivré malgré tout les talents d’illustrateur de l’auteur. Cette dernière situation est toutefois très rare car Shaun Tan maîtrise très bien son récit.
Au niveau graphique, nous avons droit à du haut de gamme à mi-chemin entre les gravures de la fin du XIXème siècle et les tableaux de Paul Delvaux, le tout en couleurs sépia du plus bel effet. L’auteur a opté pour des « arrêts sur image ». Le dessin semble donc figé, ce qui n’en favorise pas le dynamisme mais nous incite à nous y attarder.
En résumé : une œuvre atypique, intelligente et courageuse qui mérite d’être lue, mais pas vraiment le genre de récit divertissant, amusant ou dynamique dans lequel je me replongerai à la première occasion, histoire de me changer les idées, car cet objet nécessite de la part du lecteur une démarche profondément impliquante.
Je n'en conseillerais donc pas l'achat, mais bien la location (et plus si affinité).

Nom série  Le tempérament de Marilou  posté le 27/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme il en a l’habitude, Servais nous peint le portrait d’une belle, jeune et libre femme menant au milieu de la campagne une complexe histoire d’amour. La collection « La mémoire des Arbres » traite de fait divers campagnards et, hormis La Tchalette et Isabelle qui ont été réédités pour l’occasion mais sont des anciennes œuvres de l’auteur, toutes partent de faits divers réels. C’est à la fois une qualité et le défaut majeur de cette série.

Une qualité car l’ancrage dans la réalité est manifeste et les portraits dressés y gagnent en authenticité. Un défaut car on ne sort pas de l’anecdotique. Ces portraits campagnards risquent de ne pas toujours être très passionnants.

Dans le cas présent, le tempérament de Marilou m’a bien plu. Une femme au caractère très proche de la Tendre Violette, une intrigue policière au suspense, certes relatif, mais bien mené et (comme d’habitude) un théâtre champêtre aux bonnes odeurs de sous-bois.

Le dessin de Servais reste égal à lui-même : académique, d’une grande lisibilité et d’un réalisme incroyable lorsqu’il s’agit des décors.

Peut-être pas le meilleur récit de cette collection mais un bon cru pour un agréable moment de lecture et une héroïne belle à croquer.

Nom série  La Belle Coquetière  posté le 27/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une fois de plus Servais, une fois de plus une belle héroïne, une fois de plus une aventure mêlant amour, trahison, anecdote et vie rurale. Rien de surprenant donc.
Vous l’ai-je déjà dit : Servais est un illustrateur que j’apprécie. Son trait académique et réaliste m’a séduit depuis longtemps et «La belle coquetière» ne déroge pas à cette règle.
Sinon, son scénario présente toujours les mêmes lacunes, à savoir un cruel manque d’originalité dans sa construction et de surprises dans la narration.
C’est du Servais, quoi …

Anecdote : je possède la version qui comprenait plusieurs ex-libris de l’auteur et, comme j’aime beaucoup son trait (vous l’ai-je déjà dit ?), ceux-ci justifièrent à eux-seuls un achat que j’aurais sans doute dans d’autre circonstances considéré comme dispensable.

Nom série  Les Seins de Café  posté le 27/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les seins de café est un des beaux récits de Servais.
Partant d’une pratique ayant réellement existé (le passage en fraude de café et de cigarettes entre la France et la Belgique), l’auteur tisse, comme à son habitude, une histoire dans laquelle se mélangent amour, trahison et aventure.

Ici encore, le dessin est très soigné. Vous l’ai-je déjà dit : Servais est un illustrateur que j’apprécie. Son trait académique et réaliste m’a séduit depuis longtemps et « Les seins de café » ne dérogent pas à cette règle.

Le scénario est lui aussi dans la lignée de l’auteur. Plutôt conventionnel et sans réelle surprise narrative, il m’a bien plu dans le cas présent (ce qui sous-entend que ce n’est pas toujours le cas).

Avec Servais, je pourrais franchement faire un copier-coller de mes différents avis avec, pour seule nuance, « l’histoire m’a touché » ou l’inverse. Et les raisons sont bien plus à chercher dans mon vécu que dans une construction narrative différente chez l’auteur.

Une chose est sure à mes yeux : si vous n’aimez pas son trait, ne vous risquez pas à l’achat, car les scénarios de Servais sont, selon moi, son gros point faible.

Nom série  Garulfo  posté le 27/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ahhh, Garulfo. Cette géniale petite grenouille pour conte de fée délirant est mon amie des jours tristes. Il me suffit de relire ses histoires pour oublier l’espace d’un instant mon quotidien et ses emm…nuis.
Que dire de cette série qui n’aurait pas été dit ?
Pas grand-chose.

C’est une parodie des contes de fée mais fidèle à l’esprit des contes de fée.
Le scénario est d’une grande qualité et les dialogues sont tout simplement fabuleux.
Le dessin est assez « carré » et il m’a fallu passer outre ce détail pour apprécier l’ensemble. Ce trait a cependant ses qualités, notamment pour les expressions de visages et le rendu dans les scènes dynamiques. Il convient donc finalement très bien pour cette série, mais sans égaler D, pour ceux qui auraient commencé cette dernière sans avoir lu au préalable ce prodigieux « Garulfo ».

Pour les hésitants, un premier cycle de 2 tomes se suffit à lui-même. Vous pouvez donc vous lancer dans la lecture sans crainte d’être embarqués dans une longue galère, et envisager la suite en toute connaissance de cause.
Dans tous les cas, Garulfo est une œuvre à essayer.
Génial, vraiment.

Nom série  Cuervos  posté le 27/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Violente révélation que cette bd. Le parcours de cet enfant des favelas repéré et récupéré par la pègre locale est saisissant et effrayant. L’entrée en matière est un véritable coup de poing en plein foie. Le premier tome est aussi le meilleur. Le héros apparaît alors encore attachant et « récupérable ». Les autres tomes reprennent le même personnage au fur et à mesure de son ascension dans ce cartel de la drogue et sa déchéance mentale. C’est tellement désespérant que l’on perd toute pitié pour le « salopard » qu’il devient.

Le dessin est assez bien réussi. Je lui ai trouvé un petit côté « Béhé », en plus soigné.
Comme beaucoup, j’ai été séduit par les couleurs employées dans le premier tome (ce qui a d’ailleurs finalement décidé mon achat après maintes hésitations) et les surprenants cadrages disséminés dans l’ensemble de la série. Ne vous étonnez pas de voir un personnage la tête en bas, c’est volontaire, spécial mais efficace pour nous donner le tournis. Et employé avec suffisamment de parcimonie pour ne pas être déstabilisant lors d’une lecture d’ensemble.

Quelques tics dans la construction m’ont par contre déçu. Plus particulièrement, les « Medellin, aujourd’hui » destinés à donner un ancrage hyper réaliste à la série et qui finalement ont obtenus chez moi l’effet contraire. Sentiment intensifié lorsqu’un gosse pas plus haut que trois pommes se trimballe avec un lance-missiles. A force de trop vouloir en faire, l’auteur me semble exagérer le trait et perd à mes yeux en crédibilité. Je ne suis pourtant pas naïf et je sais que des enfants se promènent armés, mais un lance-roquettes, c’est quand même un peu « too much ».

La série reste cependant prenante jusqu’à la fin et se laisse lire avec plaisir. Je ne suis cependant pas convaincu de m’y replonger dans un futur immédiat, raison de ma cote mi-figue mi-raisin.
Mais si vous êtes amateurs du genre, c’est certainement à essayer.

Nom série  Et si...  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour quelqu’un qui aime les produits du terroir, cette collection a de quoi allécher. Par conséquent, je n’ai pu m’empêcher de goûter.

Première grosse qualité : le dessin. Très doux, très rond et faussement enfantin, il est servi par une mise en couleurs que l’on croirait sorti d’une boîte à crayons de ma jeunesse. Superbe… à un détail près : pour Marie Jaffredo, tout homme de plus de 40 ans porte moustache et couvre-chef ou est curé. C’est quand même un peu répétitif, mais facilement pardonné car le dessin est vraiment beau.

Deuxième qualité : la narration. L’écriture est très agréable, le récit se dévore, les personnages sont attachants. Très bien… à un détail près : pour Marie Jaffredo, les hommes sont en général de têtus imbéciles tandis que les femmes sont intelligentes et souffrent en silence. Bon, je caricature un peu, mais on n’en est pas loin. Ce n’est cependant pas trop grave et ma galanterie masculine m’oblige à accepter ce parti pris sexiste.

En ce qui concerne le scénario, force est d’avouer que ce n’est pas l’intrigue la plus passionnante qu’il m’ait été donné de lire. On est assez proche du niveau de « Louis le Brocanteur », série télévisée sympathique au demeurant mais qui ne sera jamais primée pour l’originalité de ses scénarios. C’est donc du très prévisible, cousu de fil blanc.
Au final, une petite bd qui se laisse lire sans déplaisir, mais pas indispensable. Un petit 3/5, grâce à sa merveilleuse colorisation.

Nom série  Léonard  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Léonard est un génie. Et son disciple en fait les frais.

Cette série humoristique inspirée par Léonard de Vinci donne la part belle à l’humour absurde jouant avec divers anachronismes. Le trait à gros nez et en ligne claire de De Groot convient particulièrement à ce type de série. Il est dynamique, très lisible et inspiré par les dessins de Tex Avery. Les scénarios ne sont qu’une suite de gags en quelques planches composés dans un canevas bien rigide.
1- Léonard a une idée
2- Son disciple en fait les frais
C’est simple, efficace parfois, répétitif à terme. Heureusement, le domaine des inventions est suffisamment riche pour permettre une grande diversité sur les sujets traités. Mais bon, la série ne casse quand même pas les briques. Des mêmes auteurs j’ai toujours préféré Robin Dubois, collection pour laquelle le principe du gag en une planche nécessite plus d’efficacité.

Une série moyenne qui méritait un 3/5 à ses débuts et qui, à force d’user la même corde, oscille entre 1/5 et 2/5 actuellement. Allez, soyons généreux : 2/5 pour l’ensemble.

Nom série  Tendre Violette  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’héroïne fétiche de Servais est une jeune femme belle et libre à une époque où cela ne se faisait pas. Elle se retrouve donc qualifiée de tous les défauts de la terre (sorcière et putain) et attire tous les hommes de la région. A partir de ce créneau, Servais fera vivre à Violette diverses aventures, courtes et en noir et blanc à ses débuts pour devenir de plus en plus longues et colorisées à l’heure actuelle. A noter que les premiers tomes ont depuis été réédités en couleur.

A nouveau, on retrouve les principales qualités et les défauts récurrents de l’auteur dans cette collection.

Au niveau des qualités, un trait fin, académique, que je trouve personnellement superbe. Le passage du noir et blanc à la couleur s’est fait en douceur mais je préfère la version noir et blanc des premiers tomes à sa version colorisée. La nostalgie, sans doute. Autre qualité, la faculté de Servais à recréer l’esprit des campagnes de nos grands-mères. La vie décrite est très crédible et cette authenticité est, à mes yeux, le principal atout de la série. Dernier gros atout de Violette : elle-même. Le personnage est aussi charmeur qu’attachant.

Malheureusement, la série a également ses défauts. Et principalement, un manque de qualité au niveau des scénarios. On oscille entre nouvelles champêtres, légendes locales et « fantastique campagnard » (sorcières, diable et fantômes). Et si les premières sont assez plaisantes quoi que conventionnelles, les autres ne me convainquent pas vraiment. J’aurais préféré que Violette reste un être humain « normal » mal vu par ses contemporaines car trop libre et indépendante plutôt que cette espèce de femme-sorcière assise entre deux chaises. C’est une opinion personnelle mais comme je l’ai dit, c’est l’aspect «campagne authentique de nos grand-mères » qui me séduit le plus dans cette collection et la série perd de sa crédibilité dès qu’elle donne foi aux légendes de l’époque.

Un avis partagé donc, et une fois de plus un Servais qui ne me convainc pas totalement malgré de grandes qualités. Je reste donc dans les eaux tièdes d’un 3/5.

Une série à n'acheter qu'après un essai préalable.

Nom série  Tintin (Les aventures de)  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tintin est un mythe. Ce jeune et courageux reporter aura révolutionné la bande dessinée européenne et son auteur sera le fondateur d’une nouvelle école graphique : la ligne claire. Ce style, dynamique, épuré, simplifié (il n’y a pas d’ombres, par exemple) est d’une efficacité monstrueuse dans le domaine de la bd. Sa lisibilité est phénoménale et elle permet d’aborder les sujets les plus divers. Tant des œuvres pour la jeunesse que des ouvrages plus adultes peuvent être illustrés par ce procédé. Maintenant, l’évolution entre les premiers pas de « Tintin chez les Soviets » et la totale maîtrise du graphisme de « Tintin et les Picaros » (qu’Hergé dessinera finalement très peu) est telle que les comparer s’avère délicat. Raison pour laquelle je clos le chapitre « graphisme » sur ces quelques mots : clair, lisible, immédiat, efficace, visionnaire.

En matière de scénario, Hergé avait l’art de créer des histoires très mouvementées, truffées de péripéties, de rebondissements mais qui, dans l’ensemble, ont quand même mal vieilli. Les premiers tomes sont d’ailleurs d’une telle naïveté qu’une relecture à l’heure actuelle s’avère plutôt pénible. Certains album restent toutefois au-dessus du lot et un diptyque tel que « Le Secret de la Licorne »/« Le Trésor de Rakham le Rouge » demeure encore très bon à l’heure actuelle.

En matière de personnages, Hergé comprendra vite que Tintin est finalement un héros trop « propre sur lui » pour que le lecteur s’y identifie totalement. Il lui adjoindra donc une galerie de personnages secondaires absolument irrésistibles. Milou, Le capitaine Haddock, les Dupondt, le professeur Tournesol et la Castafiore sont les plus connus et l’on constatera que chacun d’entre eux a des défauts très prononcé qui le rendent si attachants.

Passons au point qui fâche : les sujets abordés. J’ai toujours trouvé Tintin très politique. Hergé a ses convictions et se plait à hurler avec les loups, et Tintin en est le reflet. Au Congo, les missionnaires sont les seules personnes compétentes. Les autochtones sont de fainéants imbéciles et les colons des crapules. L’Amérique est peuplée de sauvages et de bandits. Tandis que durant la guerre 40-45 (l’étoile mystérieuse), les gentils européens (de l’époque, c’est-à-dire les occupants allemands) doivent se défendre face aux agressions de fourbes américains (encore eux). Ce ne sont que quelques exemples. Hergé suivait toujours le courant et si l’on prend la date de parution originale de chaque tome, on se rend compte que l’option choisie est tout simplement celle soutenue par les personnes les plus influentes de l’époque : l’église ou le parti politique au pouvoir en Europe. Tintin est donc l’inverse d’un contestataire et, à ce titre, m’a toujours déçu. Il faudra attendre « Les bijoux de la Castafiore » pour que Tintin défende des coupables tout désigné.

Et, à ce niveau, Tintin ne fera jamais de l’ombre à l’audacieux Spirou dans ma galerie de personnages fétiches. Remember « Il y a un sorcier à Champignac » dans lequel déjà Spirou disculpait des Romanichels, ou le parti pris écologique de « Les voleurs du Marsupilami ».

En résumé, Tintin est pour moi une série qui n’a pas très bien vieilli, aux scénarios inégaux mais toujours rythmés, peuplée de seconds rôles savoureux, et défendant des thèses discutables. Reste un dessin visionnaire, un merchandising efficace et les somptueuses insultes du capitaine Haddock.

Dispensable, à notre époque.

Nom série  Olivier Rameau  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je l’avoue : j’ai un faible pour cette série. Farfelue, engendrée sous la génération hippie, peuplée de personnages insolites, au dessin inventif et fourmillant de détails, à la morale simpliste, « la merveilleuse odyssée d’Olivier Rameau » fut un événement iconoclaste à l’époque et demeure hors catégorie à ce jour. Pourtant, elle fut éditée par une grande maison et connut son petit succès à sa sortie.

Au scénario : Greg. Une pointure, un monument capable d’œuvrer dans le policier, l’aventure ou l’humour. Son mode d’écriture fut un tel modèle pour toute une génération qu’à l’heure actuelle, on a l’impression d’un trop grand classicisme. C’est un peu reprocher à monsieur Draisine la forme de son invention, quand même très proche d’un vélo. Les histoires qu’il nous propose ici sont assez originales mais (donc) construites sur un canevas très classique. La galerie de personnages est gratinée, riche, étonnante. La morale est gentillette et bien pensante : Grosso modo « faites l’amour, pas la guerre » (version soft).

Au dessin : Dany. Il travaille ici dans un style humoristique garanti d’époque. Gros nez, couleurs vives, expressions marquées. Il présentait déjà cette faculté à dessiner de très jolis personnages féminins et se plaisait alors à enrichir ses planches de multiples détails qui, dans un pays tel que Rêverose, ne pouvaient qu’être abracadabrants.

Une bien belle équipe donc au service d’histoires farfelues servies sous une forme conventionnelle. Ce n’est certainement pas un chef d’œuvre mais, à l’heure actuelle, j’aime relire ces histoires dont, c’est vrai, les scénarios se ressemblent finalement assez fort de par leur construction. Restent des idées plutôt poétiques comme l’oiseau de-ci de-là, le tramway et son parcours délirant ou les K.O. de Kid, et le style bavard de Greg dont le vocabulaire varié et les expressions imagées m’ont toujours bien plu.
En tout état de cause, à essayer avant d’acheter, car ceci ne peut pas plaire à tout le monde, et en exaspèrera certains. Raison pour laquelle je ne conseille pas l'achat.
Mais, je l’avoue (pour ceux qui auraient zappé le début), j’ai un faible pour cette série.

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