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Nom série  Les Hommes viennent de Mars, les Femmes viennent de Venus  posté le 24/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon épouse qui n'achète jamais de bande dessinée a acquis celle-ci dans une gare et s'est bien marrée avec. Elle me l'a laissée pour lecture. Je pense que c'était un message subliminal. Mais qu'a-t-elle pu bien vouloir me faire comprendre ?

Oui, les hommes et les femmes ne se ressemblent pas à cause d'un langage et de codes différents. Nous ne réagissons pas de la même manière face aux tracas de la vie quotidienne. Cependant, les hommes et les femmes se complètent. C'est un sujet intemporel et universel.

Cette bd nous permet de mieux cerner la psychologie de l'autre afin d'adapter notre langage et mieux se faire comprendre. C'est comme une thérapie de couple mais en plus amusant. J'ai connu des couples qui ne se disputaient jamais et qui paraissaient l'incarnation de la perfection en entente. Cependant, ils n'ont pas fait long feu. Bref, les situations évoquées sont assez proches de la réalité pour accorder un crédit.

Drôle sans jamais être moqueur ni vulgaire : voilà un type d'humour que j'apprécie. En conclusion, une leçon amusante sur les relations de couple.

Note Dessin: 3/5 - Note Scénario: 3/5 - Note Globale: 3/5

Nom série  Lorenzaccio  posté le 24/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cela n'a rien de personnel mais je n'ai pas aimé cette œuvre tirée d'Alfred de Musset. Il faut dire que je n'apprécie pas le style littéraire incarné par ce célèbre dramaturge. Objectivement, certains trouveront que l'adaptation est talentueuse sur le fond et la forme.

J'avoue fort bien ne pas être entré dans l'histoire romancée de ce jeune tyran à la cour de Florence sous le règne de l'empereur Charles Quint qui le protégeait. Pour autant, les costumes font penser à ceux d'avant la Première Guerre Mondiale. Bref, un anachronisme qui m'a fort titillé même si cela peut s'expliquer par le désir d'intemporalité de l'auteur afin de sublimer l’œuvre.

Pour le reste, c'est du verbiage façon théâtrale avec les masques de carnaval en prime. Graphiquement, rien à redire avec une ville de Florence architecturalement belle et décadente. Cependant, qu'est-ce que le style est indigeste ! Je n'ai pas supporté. Cela me rappelait les cours de français où l'on nous obligeait à lire des œuvres littéraires assommantes.

Nom série  Ulysse !  posté le 24/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une nouvelle adaptation d'Ulysse. C'est la troisième que je lis en moins de 3 mois. Il faut dire que ce personnage inspire grandement nos auteurs de bande dessinée.

En l'espèce, l'originalité est liée au fait que son odyssée sera racontée sur un mode humoristique qui fera une belle part aux jeux de mots et autres calembours. Ulysse ne sera pas le héros charismatique que l'on connait mais presque un clown de foire. J'ai bien aimé les allusions à la crise grecque ou encore le personnage de Kyrozas qui n'est autre que Sarkozy lui-même. Bref, un mélange de reprise des caricatures de notre monde actuel qui sera très bien servi par un dessin humoristique.

Les détracteurs de cette série ne verront qu'une somme de jeux de mots qu'auront du mal à comprendre tous les collégiens. Il est clair que les auteurs ont misé sur une surabondance qui fait passer l'odyssée au second plan. Cependant, on passe un agréable moment. C'est de la distraction pure et simple et le but est atteint.

Nom série  Les Montagnes Hallucinées  posté le 24/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je commence à connaître petit à petit grâce à la bande dessinée l'oeuvre de Lovecraft. Il faut dire que de son vivant il n'avait jamais connu le succès tel un poète maudit.
Je dois reconnaître qu'il avait le talent pour distiller des ambiances pesantes et claustrophobiques assez inquiétantes. Voilà pourquoi il va influencer d'autres auteurs et quelques cinéastes amateurs du genre frisson.

Cette nouvelle se passe sur un continent presque méconnu des hommes à savoir l'Antartique. Elle a été écrit dans la dernière partie de la vie du romancier d'épouvante et de littérature fantastique. Cependant, cette oeuvre se distingue car elle introduit des notions scientifiques qui apportent presque une crédibilité.

Il faut un peu connaître L'Appel de Cthulhu ainsi que le mythe du Necronomicon afin de pouvoir bien apprécier la portée des montagnes hallucinées. Le son qu'on entend des montagnes hallucinées résonne dans les têtes. Une rumeur, reprise par les médias, veut que le bloop soit situé aux alentours de 50° S 100° W, ce qui situerait le bloop a moins de 2000 Km de la ville fictive de R’lyeh, imaginée par H. P. Lovecraft. Comme quoi, la réalité peut rejoindre parfois la fiction.

Nom série  La maison de la nuit  posté le 24/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
5 romans graphiques sont prévus. L'intrigue se passe entre Marquée et Trahie et développeront les histoires des anciens vampires dans la Maison de la Nuit actuelle.

Le scénariste est Kent Dalian et l'illustratrice Joelle Jones. Tout les deux sont largement soutenus par les auteurs, PC et Kristin Cast. Bref, une déception d'après les fans que le récit commence directement à partir du second roman. Les autres qui ne connaissent pas l'univers vont être largués dès le début de la lecture.

La maison de la nuit se présente comme un harry Potter à la sauce vampire. Je vous assure que celle-ci sera de très mauvais goût. le graphisme ne casse pas des briques. L'histoire est à mourir d'ennui. Les dialogues sont insipides. La calligraphie choisie donne mal aux yeux. Seuls les intermèdes constitués de récits historiques empruntant à de grandes figures de l'histoire et de la littérature (Ulysse, Cléopâtre...) donnent un peu d'intérêt à l'ensemble.

La suite se fera sans moi. Je n'ai pas de temps à perdre avec cette surexploitation du phénomène des vampires (bien que je les aime bien). A réserver aux fans inconditionnels d'un futur phénomène ?

Nom série  La Pès Rekin  posté le 22/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai été attiré par ce diptyque lorsque j’ai vu que c’est l’un des créateurs de la série « Lincoln » que j’apprécie tout particulièrement. La lecture de la première partie a été difficile à plusieurs titres. Il y a tout d’abord le patois créole de l’île de la Réunion très présent. Même si les traductions nous sont faites à la fin du volume, c’est franchement pénible. Je connais cette volonté des auteurs de faire authentique mais ce n’est pas le bon moyen de nous faire connaître les spécificités d’une autre culture. La lecture d’une bd doit être fluide. Point barre.

Par ailleurs, la cruauté envers les animaux atteint un paroxysme inégalé. En résumé, un vieil homme capture les chiens pour ensuite en faire des appâts à la pêche aux requins. Je ne sais pas si c’est une pratique courante sur l’île mais cela démontre surtout un caractère barbare que dénonceraient avec véhémence les amis de Brigitte Bardot. Le pire est de donner par la suite de la sympathie à ce personnage. Je précise tout de suite que je ne suis pas un militant de la cause animale. Les humains d’abord. Mais bon, il y a tout de même des limites à ne pas franchir.

Je tiens à préciser que nous ne sommes pas ici sur le mode de l’humour propre à une série comme Lincoln. On nous présente des situations difficiles où se cache des drames humains. La seconde partie sonnera d’ailleurs comme un éclairage sur le secret des deux principaux personnages à savoir le vieil homme et l’adolescent fugueur.

Malgré les défauts, j’aurais une certaine indulgence car le message que va faire passer l’auteur tout à la fin sera quant à lui assez lisible. C’est en tout cas une découverte de l’île de la Réunion loin du cliché carte postale propre au tourisme. On découvre une autre réalité sociale plus difficile. Cela mérite lecture.

Nom série  Burton  posté le 20/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il faudra attendre le XIXème siècle pour que les Anglais se lancent dans des expéditions difficiles afin d'éclaircir le mystère des sources du Nil. La Royal Geographical Society va financer plusieurs expéditions à partir de Zanzibar. En 1858, après six mois d'exploration pénible, Richard Burton et John Speke découvrent le lac Tanganyika.

Les deux hommes entrent alors en conflit, Speke part seul et découvre un autre lac encore plus grand qu’il nomme Victoria, en l’honneur de la reine. Speke est persuadé avoir trouvé la source du Nil mais Burton demeure plus que sceptique. Speke rentre précipitamment en Angleterre annoncer sa découverte. Burton rentre à son tour, furieux. Une controverse s’engagera et nuira à la réputation de Burton…

Cette bd retrace les péripéties liées à cette découverte. Cependant, on se placera volontiers du point de vue de Burton qui avait un certain sens de la diplomatie au contraire de son acolyte qui multipliait les bourdes comme tirer sur un hippopotame ce qui attire les autres forcément. Bref, on se rend compte que c’est surtout grâce à lui que la source du Nil sera découverte mais c’est l’autre qui va vouloir en tirer profit.

Ce n’est pas la première fois que je lis une bd dans cette collection qui nous fait découvrir les grands explorateurs (Magellan, Mary Kingsley). J’ai toujours la frustration de ne découvrir qu’un épisode de leur vie pourtant très riche. C’est un choix qui a été fait en amont lors de la création de cette collection Explora. Bref, on restera un peu sur notre faim. Pour autant, la lecture a été un réel plaisir avec les magnifiques paysages africains de la région des lacs.

Nom série  La Grande Odalisque  posté le 19/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Moralement, c'est plutôt choquant car il s'agit tout simplement de dépouiller le patrimoine national de ses plus belles oeuvres à des fins purement égoïstes que l'on popularise. On nous refait un peu le coup de Thelma et Louise mais version moderne avec pour toile de fond le vol dans les musées.

Le dessin a beau être dépouillé, je l'aime bien. Quand j'ai vu seulement par la suite que c'est Bastien Vivès le dessinateur, je me suis fais la réflexion qu'il y avait quelque chose qui m'attire dans son dessin alors que ce n'est pourtant pas mon genre. Je pense qu'il va faire carrière. J'ai encore son Polina en tête.

Quant au scénario, il n'est absolument pas réaliste avec ses scènes d'actions spectaculaires à la Tarantino. On suivra par conséquent avec un certain détachement les aventures de ce trio de cambrioleuses de choc. Elles vont au Mexique pour se reposer un peu mais elles en reviendront. J'ai bien aimé la fin. Dommage que le reste soit si insipide.

Nom série  Alix Sénator  posté le 19/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on parle d’Alix, il faut faire attention à ce que l’on dit surtout sur ce présent site. Je vais par conséquent faire preuve de modération dans mes propos. Il faut dire que la série « Alix » avait été l’une des premières où je n’avais mis qu’une seule étoile. Elle symbolisait presque à elle seule ce que je n’aimais pas dans la bande dessinée : l’alliance entre un académisme du trait et un scénario pompeux à l’ancienne. Je sais que 25 millions de titres ont été vendus dans les supermarchés où le titre était souvent en tête de gondoles. C’est devenu une référence en matière historique à laquelle je n’ai pas adhéré tout simplement.

Néanmoins, j’avais trouvé mon bonheur dans une série historique telle que « Murena » ou encore « Les Aigles de Rome » où je me reconnaissais pleinement. Rien n’y a fait, même en essayant de la relire avec toute la bienveillance qui me caractérise. Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas ! Dès lors, lorsque j’ai vu que l’une de mes scénaristes préférées à savoir Valérie Mangin prenait la suite de Jacques Martin, j’ai eu très peur. Ce n’était absolument pas le même univers : c’est même à l’opposé. Curieux choix tout de même mais qui peut s’expliquer en terme promotionnel.

Cependant, on ne peut juger qu’après avoir pris connaissance de l’œuvre. Et je dois dire que mon auteure a balayé tous les défauts en insufflant une vraie dose de modernité. Maintenant à crier que cela équivaut à du Murena, il ne faut quand même pas pousser ! Cela reste un travail honnête qui s’attache à l’univers d’Alix. C’est surtout son fils ainsi que celui du défunt Enak qui vont voler la vedette à notre sénator préféré. Les aventures commencent d’une manière assez soft. C’est clair que Mangin nous a habitué à mieux. Elle est prise dans le carcan d’un cahier des charges à respecter pour ne pas écorner l’œuvre du maître.

Nom série  It's not a Piece of Cake  posté le 19/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Chat du kimono ainsi que Tea Party avaient attiré mon attention par leur grâce et leur subtilité notamment au niveau du dessin. On se demande pourquoi l’auteure Nancy Pena ne franchit pas le pas en allant vers des éditeurs plus classiques qui mettraient plus en valeur ses œuvres. Il faut dire que le format n’est pas très emballant. La mise en couleur pourrait être améliorée sur un papier de qualité.

It’s not a piece of cake forme la troisième partie du chat du kimono. On se rend compte de tout le chemin parcouru depuis. Il est vrai que l’ensemble n’est pas très homogène. C’est un peu comme si on suivait le parcours d’une artiste de ses débuts à la réalisation d’une œuvre plus complète.

Cette troisième partie est une affaire de famille à résoudre dans l’Angleterre victorienne à la manière du célèbre Sherlock Holmes dont il sera d’ailleurs question par une espèce de clin d’œil. Le scénario est un peu plus élaboré que dans les précédentes œuvres.
On sent bien qu’il y aura une suite qui nous transportera en voyage sans doute vers la Chine.

Pour la petite histoire, mon épouse me voyant lire cette bd croyait sincèrement que je lisais un livre de recette de cuisine. La couverture lui rappelait l'un de ses ouvrages favoris. Elle n'en croyait d'ailleurs pas ses yeux. Cependant, si elle a une bibliothèque avec des centaines de livres de cuisine, je possède ma propre bibliothèque pour les bd. Il ne faut pas tout mélanger.

Nom série  Hercule (Soleil)  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Là où Valérie Mangin avait réussi à transposer la mythologie jusque dans l'espace (Le dernier Troyen), je vois que d'autres auteurs n'ont pas le même succès. Pourtant, l'idée de base est excellente. C'est encore une fois le traitement qui est mauvais.

Morvan se base sur l'action pure sans expliquer les règles et les contours de ce nouvel univers. D'ailleurs, la narration est absente et des pages sans dialogue se succèdent. La lecture sera très rapide (10 minutes à tout casser). Par contre, les dessins sont de toute beauté. Les monstres et autres robots futuristes font véritablement peur. Visuellement, il n'y a rien à redire !

Cela impressionnera sans doute un public adolescent et de jeunes adultes friands de ce genre de mise en bouche. C'est un peu comme si vous regardez un bon film d'action avec une multitudes d'effets spéciaux mais sans psychologie. En effet, pour le reste, il faudra repasser ! Il est vrai que mes récentes lectures sur des sujets plus mâtures font que je m'éloigne d'une bd à deux neurones avec des couvertures accrocheuses. Mais bon, j'ai conscience qu'il en faut pour tout le monde.

Nom série  Neige et roc  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je trouve que les deux histoires de ces hommes que tout sépare ne sont pas très vraiment complémentaires. Cela se rejoint à la fin pour un final qui ne sera pas à couper le souffle et c'est le moins qu'on puisse dire car l'ennui guette vite.

Le point commun est que ces deux hommes semblent à la dérive. Pour le reste, l'un est sauveteur dans les Alpes et l'autre tueur à gage anciennement soldat de Tsahal. C'est comme si les auteurs avaient voulu tenter de résoudre une équation impossible. Cela ne prend pas. La fin arrive rapidement et on se pose des questions.

Le graphisme est un encrage épais censé apporter de la dureté à ce polar. Question charme, il faudra repasser. Pourtant, les paysages de montagne se prêtaient sans doute à un trait plus élégant.

Par ailleurs, les clichés ne manqueront pas et il n'y aura rien de novateur. Au final, il ne ressort pas grand chose de cette lecture un peu stérile. Pour ceux qui ont un peu de temps à perdre...

Nom série  Venise  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on pense à Venise, on voit la magnifique cité lacustre au bord de l'Adriatique où il fait bon flâner sur les gondoles. En l'occurrence, il s'agit plutôt du prénom d'une jeune fille laissée au village. Un souvenir des 16 ans d'un garçon qui a mal tourné.

Nous sommes dans le milieu des petites frappes, du banditisme et de ses règlements de compte à coup d'émasculation. Ce n'est pas le genre de milieu qu'on aime fréquenter car même les combines faciles sentent toujours mauvais.

J'ai beaucoup apprécié le réalisme du dessin. L'auteur semble avoir un certain talent. On remarquera également que le ciel est toujours jaune, jamais bleu ce qui donne un ton assez particulier à cet album.

En ce qui concerne le récit, il faudra attendre le second tome de ce diptyque pour se faire une idée plus précise du scénario de ce polar psychologique.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La préface signée Cyril Pedrosa ainsi que la postface de Craig Thompson étaient très ambitieuses. On nous promettait une lecture qu'on n'était pas près d'oublier. Pour une fois, ce n'était pas seulement une accroche promotionnelle cautionnée par deux grands noms de la bande dessinée.

J'ai franchement adoré ce magnifique album atypique qui s'est infusé progressivement en moi au fil de la lecture. Tout d'abord la beauté d'un dessin assez précis et détaillé. Puis des couleurs éclatantes, puissantes et profondes. Et enfin, une narration subtile et fluide. J'ai pris une grande claque. Il y aura dix chapitres qui présentent notre héros à différents âges et sans chronologie. Cependant, tout semble se tenir dans une parfaite cohérence. Bref, une maîtrise totale !

Cette réflexion sur la mort et les différentes vies possibles selon les choix qu'on opère nous rappelle l'essentiel. Le scénario d'une vie, celle d'un écrivain dans les pas de son père et qui essaye de se construire. Les émotions brutes sont décuplées dans une logique d'ensemble pour un final qui sera magistralement beau.

Achat conseillé car loin de toute légèreté et naïveté qui pèsent sur les différentes oeuvres. 4,5 étoiles.

Nom série  The Innocent  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce récit avait un concept plutôt intéressant que celui de revenir sur terre après avoir été condamné à tort à la chaise électrique. Il s'agit d'aider les victimes d'erreur judiciaire. En réalité, le retour sur terre sera surtout l'occasion pour lui de vouloir se venger. Il sera aidé par Angel, un ange pour le guider.

Malheureusement, ce récit n'échappera pas à toutes les japonaiseries du genre. Cela se veut sérieux mais on glisse des petites images pour traduire de manière rigolote l'état d'esprit des deux principaux protagonistes. J'avais observé déjà que Les Gouttes de Dieu usait de ce procédé.

Pour moi, c'est un manga qui a raté son coche et qui déçoit forcément. Reste un très agréable dessin.

Nom série  Crimes de papier : retour sur l'affaire Papon  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La scénariste signe ici son premier roman graphique. Elle est en réalité pianiste et auteur-compositeur. Bon, elle avait rédigé un mémoire en science-politique sur le procès Papon tout en ayant fait un stage à la fondation Anne Frank. Bref, elle connait bien le sujet. Le dessinateur signe également son premier roman graphique. Il a travaillé dans l'univers de la publicité en tant qu'illustrateur.

Ensemble, ils vont réaliser un sujet original et difficile que celui du procès de Maurice Papon, un homme qui a collaboré avec l'ennemi sous le gouvernement de Vichy avant de devenir préfet puis ministre sous Giscard. Un homme qu'on pourrait qualifier de tout à fait respectable mais qui a été en réalité un des pires assassins que le pays ait connu.

Aborder le cas Papon sous forme d'une bande dessinée n'était pas une chose aisée car cet homme a fuit toute sa vie les horribles crimes qu'il avait commis en se présentant comme un héros de guerre, un gaulliste de la première heure, un ministre du budget etc... La véritable question du procès était de savoir si l'obéissance aux ordres pouvait exonérer de la responsabilité de la mort de milliers de juifs ?

Ce procès a permis de mettre en évidence qu'il y avait eu en France une bureaucratie criminelle qui avait permis au nazisme de poursuivre sa folie meurtrière sur notre sol ainsi souillé par l'infamie. Bref, une ouverture des yeux que beaucoup voulaient fermer au nom d'une certaine tranquillité d'esprit.

Un crime de papier, c'est un homme qui du fond de son bureau signe des ordres qui vont emmener femmes et enfants dans un train vers une mort certaine dans les camps de concentration. La justice tranchera en 1998: 10 ans de réclusion criminelle pour complicité de crime contre l'humanité que Papon n'effectuera pas en raison de son grand âge et de son état de santé.

Tout cela est bien louable. Il est cependant dommage d'avoir voulu agrémenter l'histoire par une romance fictive un peu légère. La multiplication des flash-back ne va pas améliorer la lisibilité de ce récit. Le trait du dessin sera également beaucoup trop approximatif. Par ailleurs, je n'ai pas vraiment compris le lien entre le procès Eichmann en 1961 à Jérusalem et le procès du Secrétaire général de la préfecture de Gironde.

En conclusion, il y a la rigueur dans cette quête de justice qui sera bien instructive pour sensibiliser l'ensemble des concitoyens à cette sombre période de l'histoire ainsi que le fait que la bureaucratie peut tuer. Pour le reste, l'amateurisme n'a pas permis une bonne mise en valeur sur le format de la bande dessinée.

Nom série  Les Folies Bergère  posté le 17/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m'attendais, au vu du titre, à une lecture sur les coulisses de ce célèbre théâtre de music-hall qui symbolisait la vie parisienne dans les années folles. Il n'y aura aucune revue avec cette débauche de costume et de paillette. Mais où sont donc passées les femmes ? Elles restent à la maison pendant que les hommes font la grande guerre dans les tranchées.

Oui, il y a un peu tromperie sur la marchandise. On pourra m'objecter que la couverture n'était pas trop représentatif d'un spectacle musical. Non, on va être enterré dans la boue tout le long de ce récit sanglant. Il s'agit de dénoncer la folie des généraux qui n'hésitent pas à fusiller les déserteurs ou les fortes têtes pour une peccadille.

On va malheureusement virer vers une histoire un peu ésotérique alors que le phénomène du miracle était intéressant. Je pense que les auteurs ont voulu faire dans l'originale alors que Tardi a déjà bien exploré toutes les facettes de cette Première Guerre Mondiale (C'était la guerre des tranchées). J'ai bien aimé les scènes champêtres où le célèbre Claude Monet peint ses nénuphars. Bref, une nouvelle version de cette guerre 14-18 sans aucune concession. Là encore, j'aurais envie de dire mais où sont donc passées les grenouilles ?

Nom série  Lunes birmanes  posté le 15/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je tiens à préciser que c’est la première fois que je poste une œuvre comme celle-ci à la fois époustouflante et remarquable. Mon ambition cachée serait de faire découvrir celle-ci au plus grand nombre de lecteurs. Je suis assez déconcerté du quasi-anonymat qui règne autour de cette série. Elle ne mérite absolument pas d’être oubliée dans un coin car elle se présente d’une qualité indéniable. Il faut lui laisser une chance. C’est pour moi une belle révélation qui prend aux tripes. On ne sortira pas indemne d'une telle lecture.

Tout d’abord, une narration assez dynamique nous permet d’entrer directement dans l’histoire d’un petit garçon élevé par son grand-père dans un village reculé de Birmanie. Le graphisme littéralement très expressif nous engloutit littéralement dans une atmosphère tropicale moite et inquiétante.

La Birmanie est un très beau pays de par ses paysages et de par la diversité de ses habitants en différentes ethnies. Cependant, ce pays n’a pas eu de chance car la dictature militaire se succède au pouvoir depuis 1962. De 1988 à 2011, la Birmanie a été officiellement dirigée par une junte militaire, considérée comme une des pires dictatures de la planète. Cette œuvre de près de 208 pages est une dénonciation des pratiques utilisées par les militaires pour asseoir leur pouvoir. On va avoir une terrible impression d’impuissance face à la fatalité du sort d’un peuple. Superbement déprimant !

On découvre ainsi que le travail forcé est une pratique courante qui va concerner des milliers de Birmans. La liberté de la presse n’existe pas. Les droits de l’homme sont bafoués. Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant. Les partis d’opposition sont interdits. La population est surveillée et tout opposant au Conseil d’état pour la restauration de la loi et de l’ordre (nom officiel et sans rire de la junte) est emprisonné à vie.

En1990 suite à un fort mouvement contestataire de la population, ils organisent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la Démocratie d' Aung San Suu Kyi, fille d'Aung San et accessoirement prix Nobel de la paix. Les élections sont annulées et Aung San Suu Kyi est assignée à résidence ; elle n'a été libérée que le 13 novembre 2010. Bizarrement, les auteurs ont choisi de ne pas trop en parler mais de se concentrer sur les habitants qui vivent un calvaire. J’ai apprécié ce choix loin de toute fainéantise intellectuelle.

Je ne pourrais pas dire cette fois-ci que j’ai passé un agréable moment de lecture. Les pires ignominies de ce régime seront montrées via le récit des habitants d’un paisible village d’une province assez lointaine de Rangoon. Le récit ne sera pas drôle et il y aura des moments fort éprouvants. J’ai dû arrêter plusieurs fois ma lecture afin de reprendre mon souffle. Cela se présente certes comme un récit fictionnel mais à la fin de l’ouvrage, il y a des photographies commentées et l’on se rend compte que c’est bien le destin réel de certains protagonistes dont les noms ont été légèrement modifiés. Ainsi, on va voir qu’un petit garçon de 10 ans va mourir d’une balle dans les bras de sa mère et qu’on jettera son corps dans la nature tout en emmenant de force la mère au loin. Bref, des moments insupportables et qui témoignent que ce que se passe dans ce pays est intolérable. On ne peut pas être le chantre de valeurs universelles et ne rien faire…

Les mots du grand-père résonnent encore en moi: "La force qui sommeille en toi fera céder toutes les cages. Pense autrement. Pense l'impensable. Pense au souffle qui traverse les barreaux de ta cellule. Observe, imprègne-toi, pénètre l'esprit des hommes les plus vils. Trouve les failles. Creuse-les. Tous les empires s'écroulent un jour s'ils reposent sur des fondations rongées par la vermine. Le soleil rebrillera sur la Birmanie et ce jour-là tu seras un homme libre". C'est plein d'espoir et on pense alors à Nelson Mandela et à son destin.

C’est une œuvre extrême dans la violence et dans l’esthétisme qui s’en dégage. J’en suis ressorti totalement secoué. Peu de lecture ont provoqué chez moi ce genre de sentiment. La haine, la colère, la compassion, l’envie de croire à une cause juste… J’ai ressenti cette bande dessinée comme une tentative de réveil de nos consciences. Bref, une déferlante d’émotion qui m’a emporté avec force et conviction. Une œuvre à découvrir absolument !

Nom série  L'épreuve elfique  posté le 14/02/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a deux ans, l’auteur nous annonçait sur un forum de ce site la sortie de sa BD par ces mots : «De jeunes Elfes doivent accomplir leur rite d’initiation pour devenir adultes. Cette année, le fils du roi est parmi les jeunes aspirants, mais de vieilles rancœurs et le goût du pouvoir vont réveiller de bas instincts. Le rite va se transformer en une lutte pour survivre et protéger l’équilibre du royaume.»

Visiblement, il ne s’est rien passé depuis. La BD n’a même pas été postée comme si on n’avait pas accordé toute l’attention nécessaire en guise de respect. Bon, il faut dire qu'il y a une grande masse de BD qui paraissent sur le marché. Toutes ne se valent pas et c’est l’une des raisons de ce présent site. Je dois avouer que je suis tombé totalement par hasard sur cette œuvre dont la couverture est plutôt commune dans sa composition avec des histoires du même genre.

Cette BD est malheureusement une compilation des clichés qui intéressera un public jeune ou ado aimant bien l’univers d’un Lanfeust De Troy. Cela commence par une scène digne d’une trame de Shakespeare. Le frère félon du roi qui tente de s’emparer de la couronne par tous les moyens. Passé l’introduction plutôt réussie, nous voilà plongés dans les fameuses épreuves elfiques qui malheureusement n’en sont pas. Par ailleurs, les personnages ne ressemblent pas à des elfes ce qui est un comble.

D’ailleurs, ces personnages semblent totalement désincarnés. Ainsi même notre héros, qui entend la voix de sa défunte mère qu'il n’a jamais connue, semble dénué de sentiments profonds. Lorsqu'il perdra son père, cela sera suivi de la fête au village pour son couronnement. Bref, c’est de la BD beaucoup trop légère.

Alors, c’est plutôt bien dessiné et cela nous divertit si on n’est pas exigent. La toute dernière image semble laisser une ouverture pour une suite éventuelle en cas de succès des ventes. Bref, j’avais l’impression que ce one-shot était trop court et que l’auteur n’avait pas pu approfondir son histoire. Il n’apporte malheureusement aucune originalité mise à part l’introduction de technologie steampunk dans un univers héroïc fantasy moyenâgeux.

J’accorde tout de même de justesse trois étoiles en guise d’encouragement car c’est une BD plutôt agréable dans l’ensemble malgré de lourds défauts.

Nom série  Pourquoi j'ai tué Pierre  posté le 04/03/2007 (dernière MAJ le 13/02/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sujet est grave. Je pense sincèrement que la BD peut également traiter de sujet difficile et donc moins "léger" que ce que l'on a l'habitude de lire généralement. En règle générale, la BD est faite pour divertir. Ici, on a l'impression que c'est pour expier un mauvais souvenir du passé qui a rongé son auteur subitement à l'âge adulte bien des années plus tard après les faits délictueux.

Le problème dans cette BD autobiographique c'est que l'on ressent non seulement un réel malaise dans la lecture mais on perçoit véritablement la haine de l'auteur comme un effet auto-destructeur sans espoir. Bien que je comprenne les sentiments de l'auteur et son regard acerbe sur le monde après un tel drame , je m'interroge sur cette démarche sans trop vouloir polémiquer. Après tout, cela regarde son intimité. Oui, mais nous "lecteurs"? Je crois qu'au delà du sujet abordé, c'est la trahison d'un ami qui nous émeut le plus. Ce sujet étant plus vaste, on peut se sentir concerné.

Une BD sans concession auquel il faut laisser le temps d'infuser ou une BD qui cherche à justifier son existence mais ne parvient qu'à prouver sa désuétude? Enfin, l'émotion peut-être recherchée n'a pas eu lieu (comme dans les oeuvres de Tanaguchi où je dois chercher à chaque fois un mouchoir). J'ai été un peu déçu car en lieu et place de l'émotion, j'ai éprouvé un certain malaise pas très salutaire. Pour autant, quelques années après, les scandales de pédophilie au sein de l'Eglise catholique vont mettre cet ouvrage au sein de l'actualité. Bref, on se rend compte que ce n'était pas si anodin.

Le dessin académique à tout crin ne me plaît guère (c'est général à tous ces dessinateurs de l'Ecole "simpliste" dans la lignée de Larcenet). Les traits sont également trop gras. Cependant, ils traduisent assez correctement l'ensemble du propos d'autant que je trouve le découpage assez réussi ce qui rend la lecture agréable.

"Pourquoi j'ai tué Pierre" est le récit autobiographique d'une manipulation, d'une enfance trahie et des conséquences d'un tel traumatisme racontées avec gravité et pudeur. Un ouvrage qui se veut choc! Un ouvrage que j'avais mal jugé. Sans doute me fallait 'il digérer et avoir un certain recul.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

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