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... a posté 3369 avis et 477 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Yiu  posté le 01/08/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai que le premier tome de cette série est très léger au vu de son prix qui reste lourd. Bien sûr, on rétorquera que ce n'est qu'un tome introductif qui présente un peu les évènements qui se produiront sur tous les continents dans un futur sombre et apocalyptique. On se dit qu'après ça, qu'est ce que l'humanité peut subir de pire ?!

Bien entendu, cette vision du monde est intéressante mais peu crédible. Des séries comme Carmen Mc Callum ou Travis offrent une meilleure vision bien plus intelligente et en rapport avec certaine tendance plausible.

Le concept fait un peu penser aux histoires de Jodorowsky et le dessin à celui de Gimenez : cela ne vous rappelle rien ? La mercenaire-tueuse qui ne laisse rien sur son passage, que du sang et des tripes...

Malgré ce déchaînement de violence, j'avoue que la lecture a été agréable. Le graphisme soigné me plaît et il y a de l'audace dans la disposition des cases. Je serai par conséquent indulgent dans ma notation qui tient compte de l'ensemble de tous les paramètres que constitue cette série efficace.

Nom série  Lettres d'Agathe  posté le 31/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les lettres d'Agathe sont constituées de correspondances qu'une fille devenue adulte écrit à sa mère décédée voilà près de 20 ans. Curieuse démarche tout de même...

Cependant, cela la libère d'un poids puisque leur relation n'était pas conforme à ce qu'on peut attendre. Ce one shot est de la même veine que Elle ne pleure pas, elle chante dans la même collection.

Il s'agit d'un récit fortement intimiste où il est question d'expier des souffrances accumulées depuis l'enfance. Une mère peut ne pas aimer un enfant dans une famille et lui faire ressentir les pires souffrances entre brimades et humiliations. Le genre de mère qui préfère avoir des garçons à la maison et qui n'apprend à sa fille que les devoirs d'obéir et de se taire tout en la préparant à souffrir à sa vie de femme. Horrible ! Cela arrive quelquefois et c'est un sujet qui est rarement abordé dans la bande dessinée.

La lecture m'a été pénible non pas à cause de la narration qui est très fluide. J'ai dû souffler quelques instants à certains passages qui m'ont pris à la gorge. C'était dur car très émouvant. On sent le vécu de l'auteur et combien cela a été difficile de se construire après avoir vécu dans l'absence de l'amour maternel. Dans ces moments, on se dit qu'on a bien de la chance de ne pas avoir connu cela.

En conclusion, je dirai que « les lettres d'Agathe » mérite d'être lu car il s'agit d'un très bon album sur un sujet délicat car intime.

Nom série  KGB  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai lu le premier tome et je ne compte pas poursuivre cette terrible aventure au pays des Soviets ! C'est franchement abracadabrantesque comme scénario. Des monstres surgissent des souterrains du Kremlin pour cracher leur sang sur les dirigeants communistes qui se livrent des batailles de clans pour la conquête du pouvoir. On n'y croit pas une seule seconde. Incongru serait le mot exact pour qualifier l'intrigue.

J'aime généralement ce que fait Valérie Mangin. Cependant, en l'espèce, c'est vraiment décevant. On ne s'attache pas aux personnages, ni à l'intrigue. Il n'y a pas de véritable construction d'un scénario conférant progressivement une atmosphère terrifiante comme par exemple Christophe Bec sait si bien le faire. La surenchère dans l'horreur n'a jamais rapporté.

Bien sûr, on ne pourra pas reprocher à l'auteur un manque d'originalité. Elle a des idées qu'elle exploite très bien dans ses différentes séries. Néanmoins, en l'espèce, on frise le ridicule voir l'indigestion...

Nom série  Betty Blues  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai littéralement adoré cette belle histoire d'amour à travers le coeur d'un tout petit canard si attachant qui en pince pour la belle Betty Blues. C'est très jazzy comme ambiance. Normal puisque Little Rice Duck est un canard trompettiste de renom qui donne toute sa musique dans des clubs enfumés.

Le seul regret que j'aurais concerne la fin de l'histoire qui n'est pas à mon goût. Je me dis que cela ne peut pas se terminer comme cela. C'est trop touchant ! J'espère qu'un jour, il y aura une suite. Bien sûr, il y a comme quelque chose d'irréparable et on ne peut revenir en arrière.

Cet auteur m'avait déjà charmé une première fois avec une autre aventure animalière à savoir Sumato. Il semble aller plus loin ici. On retrouve néanmoins toujours les mêmes thèmes: l'amour impossible, la lutte contre le capitalisme sauvage et le règne de l'argent-roi ...

Il est dommage que le découpage s'articule sur 6 cases identiques de planches en planches. Un peu plus d'audace dans la disposition des cases aurait apporté quelque chose de plus à cette bd. Graphiquement, cela semble irréprochable surtout au niveau de la colorisation.

Reste que le scénario paraît un peu mince. L'essentiel est ailleurs: on est porté tout simplement par la déprime du héros. C'est une bd totalement atypique qui semble s'affranchir des codes habituels. Cela fait du bien de lire quelque chose d'originale et de si touchant.

Nom série  Un après-midi un peu couvert  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela fait du bien quelquefois de lire des récits un peu intimistes loin des grandes batailles qui jalonnent le monde et autres histoires à sensation. Nous sommes ici en compagnie de Pierre sur une île bretonne un peu isolé. Lui qui voulait passer une journée avec sa compagne, une ornithologue, c'est raté !

Il va alors parcourir cette petite île par un après-midi maussade et faire des tas de rencontres avec les locaux. La plupart sont vraiment intéressantes. Non pas que cela sonne authentique. C'est plus que cela. On part vraiment sur des réflexions sur le sens de la vie qui donnent à réfléchir. Généralement, je déteste cela car c'est pompeux à souhait. Ici, tout semble couler de source. C'est plutôt salvateur.

Je n'ai pas trop aimé la calligraphie du texte qui ne me semble pas appropriée. Par contre, l'ambiance est très bien rendue graphiquement grâce à cette tonalité bichrome. On suivra avec plaisir cette chronique intimiste le temps d'une évasion sur une île... le temps d'un après-midi même maussade.

Nom série  Lucy : L'Espoir  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lucy est la fameuse australopithèque découverte en Ethiopie en 1974 par des chercheurs. Cette découverte bouleversa la science car il s'agirait de la première espèce à l'origine de la lignée humaine. Il y aurait eu une séparation entre la lignée des grands singes et celle des êtres humains dont Lucy serait l'une des premières représentantes: notre grand-mère à tous quoi !

L'auteur nous retrace un fragment de sa vie (puisqu'elle se serait éteinte à l'âge de 20 ans victime d'une noyade d'après les scientifiques). Pour la première fois, j'ai eu l'impression de lire en bande dessinée un film animalier. On voit comment ils mangent, comment ils se battent, comment ils doivent faire face à de multiples menaces... Il ne manquerait plus que la voix-off de Frédéric Mitterrand pour que le spectacle soit complet !

Il est vrai que Lucy ressemble plus à un singe marchant sur deux pieds qu'à un humain. La différence est flagrante au niveau du visage. Pourtant, on perçoit ici et là les premiers signes d'humanité. Il est vrai qu'une récente théorie scientifique nous indiquerait que Lucie serait une cousine éloignée plutôt qu'une ancêtre du genre homo. Je ne suis pas insensible à cette remise en cause.

En tout cas, cette plongée dans la Préhistoire à plus de 3 millions d'années est très intéressante. C'est un exaltant voyage que voilà car ne s'agit 'il pas de remonter aux origines de l'homme ?

Nom série  L'Ame du vin  posté le 30/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce récit se concentre sur l'arrivée d'un étranger dans un village dans l'Espagne de l'après-guerre dominée par la dictature franquiste. Philippe Gérard doit réaliser une fresque sur les murs d'un restaurant tenu par un notable de la région qui avait jadis recueilli son père. Il va tomber sous les charmes de Rosa, la fille du patron.

Le vin qui est un art de vivre dans cette région va beaucoup aider le peintre à dévoiler ses sentiments. Il faut boire un petit coup pour mieux avouer ses sentiments. C'est l'âme du vin qui contrôle nos actions et nos émotions. Désolé, je ne partage pas cette philosophie de vie. L'alcool peut faire beaucoup de mal sans vouloir être trop moralisateur.

Le récit ne se concentre pas. Il y a une évasion vers une sous-intrigue sans intérêt notoire. On nous balance un peu de politique mais cela ne mène nul part. C'est évasif... comme le vin d'ailleurs. On oubliera vite. En buvant ?

Nom série  Ibicus  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien le style de Rabaté. Ici, il s'inspire d'un roman de Tolstoï qui raconte le destin de Siméon Nevzorof, un obscur comptable qui va profiter de la guerre pour devenir riche. C'est un véritable aventurier un peu cynique et certainement criminel dans la tourmente de la Russie révolutionnaire de 1917. C'est une période de l'Histoire qui me fascine car c'est toute une société qui bascule dans l'effondrement de l'autorité du Tsar. Pour autant, je n'ai pas été pleinement conquis.

Le dessin me semble très épuré. Cependant, le graphisme tend à s'inspirer des peintres expressionnistes comme Goya et Gréco qui étiraient volontairement leurs personnages pour donner une autre dimension. Si le choix graphique se justifie, il ne me plaît pas beaucoup car il reste invariablement dans une même teinte noire-grisâtre.

Entre cynisme et opportunisme, Ibicus est un véritable drame dans la révolution bolchevique. Avis aux amateurs !

Nom série  Bunker  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est tout à fait le genre d'histoire que j'aime avec en prime l'un de mes auteurs favoris à savoir Christophe Bec. Ce dernier possède l'art de scénariser de belles histoires passionnantes qui instaurent progressivement un climat de peur et d'angoisse. Il sait créer une atmosphère pesante et presque étouffante. Certaines scènes sont d'anthologie !

C'est vrai qu'au début, on se dit qu'il y a comme un parfum de Sanctuaire avec cette fois-ci l'ivresse des hauteurs. Ce n'est pas forcément pour me déplaire car la qualité est au rendez-vous. Et puis, la tournure que prennent les évènements dans le second et troisième tome semble marquer une certaine rupture. C'est à se demander pourquoi le titre de la série demeure "bunker"...

Il y a un véritable effort qui a été fait pour créer un univers imaginaire entre deux Etats qui se font la guerre et qui ont une véritable ligne de démarcation à travers les bunkers. Cela va jusque dans le jargon employé par les différents personnages. Heureusement que le lexique nous éclaire ...

La série semble véritablement se bonifier au fil des tomes. Cela monte en crescendo tout en se complexifiant. Le lecteur devra s'accrocher mais le plaisir en sera plus intense.

Nom série  Le Pont  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire d'amour impossible sur une banquise d'un pays imaginaire qui ressemblerait étrangement à la Russie septentrionale. Déjà les personnages ont des noms pas très communs qui font tâche d'huile : Cartache, Nicomède et surtout le héros Salpatrès, un jeune savant qui a dû fuir son pays et qui va s'amouracher de la mélancolique Léda.

On se dit qu'il va se passer enfin quelque chose et l'ennui guette très vite. Je ne vois pas où l'auteur a voulu en venir. C'est obscur. Dans l'enchevêtrement des glaces, il y aurait un centre ? Mazette !

Pourtant, la collection Futuropolis serait l'une de mes préférées à en croire les stats. Ce titre ne sera pas emblématique.

Nom série  Ce que le vent apporte  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma véritable note serait un 3.5 - On a réellement une oeuvre pas mal du tout. La couverture de ce one-shot est sobre et efficace. Le titre est un rien évocateur et prendra tout son sens à la fin de ce récit qu'on pourra trouver trop classique et donc un brin décevante.

On croit à tout moment qu'on va basculer dans le fantastique. C'est d'ailleurs assez bizarre car on commence l'histoire avec une connotation nettement politique à l'aube de la Révolution d'octobre dans la Russie du Tsar Nicolas II.

On est vite embarqué dans les territoires hostiles du nord de l'Oural qui a besoin d'un médecin. Ce dernier aura du mal à imposer sa science au milieu d'une population rurale incrédule et superstitieuse.

Le style est d'une très bonne fluidité. Je ne connais pas l'auteur Jaime martin mais on suivra avec un regard intéressé la suite de sa carrière dans le 9ème art. Bref, c'est une bonne surprise que nous offre la collection "Aire libre".

Nom série  Trois artistes à Paris  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je me suis mortellement ennuyé à cette lecture qui nous fait découvrir trois artistes un peu atypiques dans le Paris du début des années 80. Il est vrai que la collection "Aire Libre" nous avait habitués à beaucoup mieux.

Un peintre, un écrivain et un pianiste se retrouvent à l'occasion de la remise d'un prix par une fondation et il y a une multitude de sous-intrigues dans lesquelles le lecteur va se perdre. Cela relève plus d'un marivaudage protéiforme que d'un véritable scénario passionnant. Nous avons un album plein de paradoxes. Je suis un tantinet déçu par sa tournure.

Nom série  Mesrine  posté le 29/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai été un peu surpris de voir cette bd catalogué dans le genre "thriller". C'est plutôt une bd historique qui retrace l'évasion de l'ennemi public n°1 en France dans les années 70. Elle est d'ailleurs raconté par un témoin direct des faits ayant bien connu l'homme traqué.

Le portrait retracé de Mesrine est plutôt très flatteur. Il est présenté comme un héros un peu antisocial qui brave l'Autorité en les narguant. Ce qui me choque un peu, c'est la manière de présenter une évasion comme un exploit. Le danger est clair concernant l'incitation à en faire de même pour tout les grands criminels qui n'ont plus rien à perdre que de gagner leur liberté. Un peu facile, tout de même !

Cette bd prend un parti pris flagrant. On nous présente les forces de l'ordre comme des êtres malfaisants et sanguinaires. Je ne crois pas que cela soit la réalité. Bien entendu, la prison n'est pas un lieu agréable et il y a beaucoup à faire pour améliorer la condition des détenus.

Au-delà de cet aspect, la bd contient des flash-back qui font un peu perdre le fil de l'histoire. Le dessin n'est franchement pas terrible. Par ailleurs, elle a profité d'un coup marketing à l'occasion de la sortie des films dédiés à ce héros "mort au champ d'honneur" comme dit son avocat dans la préface ! A quand la légion d'honneur ?

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 28/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est un conte bien morbide que voilà... Il faut vraiment aimer. Le graphisme est enfantin alors que l'histoire est glauque. Ce mélange de style entre candeur et cruauté pourra rebuter plus d'un lecteur. Les enfants ne doivent pas lire ce conte sous peine de faire d'affreux cauchemars. Il devrait y avoir un avertissement...

Après un début de lecture plutôt difficile, je me suis accroché à l'histoire de cette petite Aurore qui tente d'organiser la survie autour d'un cadavre humain qui lui ressemble. Il y a plein de questions qu'on se pose sur ce corps humain en décomposition qui va demeurer jusqu'à la fin un élément du décor. On n'aura pas de réponses sur le pourquoi. C'est bien dommage car l'idée en soi était plutôt originale.

Lé détachement par rapport aux scènes cruelles m'a littéralement rebuté. Cette absence de justification peut interpeller à juste titre. Une oeuvre bien singulière mais à l'esprit un peu tordu.

Nom série  Holmes  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Peut-on mettre une note "culte" à une série qui débute et qui va s'étaler sur une dizaine de tomes ? Peut-on le faire sans vergogne et sans honte ? Je me l'autorise aisément pour plusieurs raisons dont l'une m'est particulièrement chère et personnelle.

J'ai souvent aimé les oeuvres de Luc Brunschwig sans d'ailleurs mettre la note maximale. En l'espèce, je vois qu'il est à l'apogée de son art avec une maîtrise scénaristique hors du commun. Cette oeuvre palpitante est d'une beauté extraordinaire. Le graphisme en bichromie gris-bleuté de Cécil se marie à merveille avec ce récit. J'ai beaucoup aimé le ton donné aux couleurs selon les époques (la fameuse technique de la couleur directe). Et puis, ces jeux d'ombres sont utilisés à bon escient pour restituer l'ambiance d'une Angleterre victorienne. Bref, voilà une association d'auteurs qui fonctionne à merveille.

Elle part sur une idée originale : comment est donc mort le célèbre détective privée Sherlock Holmes ? L'intrigue débute donc après la mort de Holmes aux chutes suisses de Reichenbach en 1891. C'est son fidèle ami le Dr Watson qui enquête et qui va découvrir tout un passé qu'il ne soupçonnait même pas. On découvre que derrière la légende d'un homme se cachait un côté beaucoup plus obscur (moeurs légères et opium ?). Cette démarche scénaristique est pour le moins très intéressante même si elle n'est pas nouvelle. L'efficacité reste de mise pour un plaisir de lecture maximale.

Pour la petite anecdote personnelle, j'ai eu l'occasion de rencontrer Luc Brunschwig lors de mon second festival de bd même si je ne l'ai pas reconnu immédiatement. Je suis véritablement le roi des gaffes. "Vous êtes l'un de mes scénaristes préférés...." Je m'adressais en réalité à l'un de ses dessinateurs mais sur une autre de ses séries quand il me dit : "c'est moi Luc Brunschwig !". Je ne savais pas qu'il était chauve. Mais qu'est ce qu'il est sympa !

J'ai quand même eu la chance de recevoir deux dédicaces personnalisées sur les deux premiers tomes. C'est la première fois que cela m'arrive car je ne cours généralement pas après les autographes. J'ai tout juste une aquarelle d'un jeune auteur qui a depuis fait ses preuves (Alexis Dormal pour Pico Bogue). Alors oui, c'est quelque chose de vraiment particulier dans ma collection de plus d'un millier de bd. Je m'aperçois que la rencontre avec un auteur a parfois quelque chose de magique.

Sherlock Homes est également l'un de mes héros littéraires préférés. On pourrait croire qu'il a réellement existé dans l'Angleterre victorienne de la fin du XIXème siècle. Sherlock Holmes est l'homme qui est capable de résoudre la plus insoluble des énigmes. C'est également un homme qui est à lui seul la plus grande des énigmes que son ami Watson n'a jamais croisée. L'Angleterre est en deuil car elle vient de perdre un homme d'exception, un homme qui comprenait le petit peuple de Londres, qui savait se mêler à lui car il en connaissait les codes et surtout il en comprenait l'âme.

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5



Nom série  Bécassine  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'y arrive pas non plus... J'ai déjà beaucoup de mal avec les bd à papa. C'est clair que les bd à grand-papa, cela ne pouvait être mieux. Je n'essayerai plus, c'est promis !

Je crois me reconnaître totalement dans l'avis de Guillaume M. Ce n'est pas ma génération de lecture. La bd a beaucoup évolué notamment au cours de ces 15 dernières années où elle est devenue plus adulte. Elle a beaucoup gagné en maturité.

Quand je lis "Bécassine", tout me rebute. C'est poussiéreux à souhait. C'est totalement dépassé. Plaisir de lecture : zéro ! J'aime pourtant la Bretagne mais là n'est pas la question.

Alors pourquoi, me suis-je acharné à lire quelque chose d'aussi ancien ? J'ai sans doute voulu dépasser l'idée d'un conflit de génération. Tout le monde reconnaît par exemple une vieille Bd pionnière comme Little Nemo. J'ai moi-même apprécié durant toute mon enfance les gags contenus dans Pim Pam Poum. J'ai voulu retrouver une saveur d'enfance. Je n'y parviens pas. C'est comme cela : je dois l'accepter et tourner la page. J'aurais voulu mettre un 4 étoiles et indiquer que ce sont de telles bd qui ont contribué à la popularisation de la bande dessinée. Tout le monde aurait été content de voir que ce sont dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture. Je n'y crois plus.

Nom série  Reflets d'écume  posté le 27/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture du premier tome tout en bleu montre une sirène. Elle fait très tôt son apparition puisqu'elle sauve un Prince oisif de la noyade. Le problème est qu'elle va laisser allègrement la place à toutes les intrigues liées au Prince. Le Clergé souhaite ardemment sa disparition afin de confier le royaume à un roi ami venu de l'Est afin d'assoir son pouvoir. L'atmosphère dans ce palais au bord de mer est lugubre. Bref, le récit semble trancher singulièrement avec ce qu'on pouvait attendre. Cela est déjà une originalité en soi.

Le côté fantastique s'estompe petit à petit. Je dois reconnaître cependant que les personnages sont bien travaillés. Les intrigues se suivent avec plaisir. Il y a tout un cadre semi-réaliste qui est crée à partir de ce conte noir qui s'inspire d'Andersen.

Le dessin de Varanda est un peu différent de celui qu'on connait habituellement. Je l'apprécie beaucoup depuis la série Elixirs. Il est seulement dommage que son travail ne soit pas plus prolifique. Les décors sont par exemple magnifiques.

Le scénariste Ange prouve également qu'il peut s'affranchir d'un genre et fournir un travail de grande qualité là où l'on ne l'attend pas forcément. Reflets d'écume reste une belle surprise à découvrir.

Nom série  Axo  posté le 26/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série de science-fiction part d'un postulat intéressant : et si la première puissance de la planète se refermait subitement sur elle-même en construisant un mur géant pour se protéger de la masse des Etats pauvres ? On apprend que la construction de ce mur ne durerait que 2 semaines selon un procédé de construction révolutionnaire et gardé secret. On commence à avoir du mal à y croire. Puis, on apprend que ce mur n'a jamais été franchi en 20 ans à une exception près ce qui fait l'intérêt de cette histoire.

Les auteurs veulent nous amener au fait que si un homme a réussi à franchir le mur, c'est tout cet édifice qui pourrait s'écrouler. On parle de ce mur et on ne le voit jamais. La bd est axée sur des scènes conventionnelles : on vole un fourgon chargé de nourriture pour les donner aux plus démunis.

Par ailleurs, c'est un triumvirat qui dirige les USA depuis 20 ans en ayant assuré une prospérité économique alors que se dresse également à l'intérieur de ce pays. On nous donne des infos à gober. Je me pose la question suivante: comment un Etat replié sur lui-même pourrait connaître la prospérité sans échange ? Bref, c'est trop superficiel dans l'approche. Cela reste agréable à lire.

Nom série  Fontainebleau  posté le 26/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enfin un titre de la collection hanté digne de ce nom. Il faut dire que Mortemer relevait plus de la farce géante que d'une histoire de maison hantée.
A bien y réfléchir, c'est la bd qui m'a fait le plus peur de toutes celles que j'ai pu lire dans le genre. Bon, Christophe Bec est quand même le spécialiste pour instaurer des ambiances morbides et inquiétantes. Je pense encore à Pandemonium.

Ce qui est génial dans cette bd est que l'on part d'un couple de cartésien pur et dur (dans lequel je pourrais m'identifier aisément) qui rigole bien aux histoires de fantômes jusqu'au moment où cela leur arrive vraiment. On peut croire que tout cela n'est que superstitions. Pourtant, il y a des endroits qui ont eu un sacré vécu et où il s'est passé des choses terribles. La trace de ces horreurs n'est 'elle pas mémorisée à travers ces manifestations de l'au-delà ?

Ici, il n'y a point de fantômes ou de goules qui vous poursuivent. C'est souvent suggéré. La plus belle réussite est d'avoir su installer un climat de terreur là où d'autres auteurs pourtant de renom ont lamentablement échoué. Bravo!

Je ne suggèrerai pas l'achat pour une simple raison: j'ai eu trop peur. Je ne crois pas que j'aurais envie moi-même de posséder une oeuvre qui me fasse faire des cauchemars la nuit à moins d'être masochiste et d'aimer ça (ce qui n'est guère mon cas).

Nom série  Le tour du monde en bande dessinée  posté le 25/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Douze auteurs ont accepté de livrer un regard décalé sur leur pays en décrivant un aspect particulier. L'initiative des Editions Delcourt est louable car très instructive. Généralement, je n'aime pas les collectifs d'auteurs car mise à part une ou deux séquences, c'est plutôt sans intérêt. Or, en l'espèce, il n'en n'est rien bien au contraire... C'est une approche originale qui donne une autre vision de l'information.

La première nouvelle très ironique est signée par les auteurs de Aya de Yopougon. Cela commence en beauté car il s'agit de traiter du sujet de l'immigration. On a un étudiant qui a réussi ses études de journalisme mais qui n'arrivent pas à trouver un emploi dans la presse ivoirienne. Sa mère regarde la TV et entend le président Sarkozy qui promet des cartes temporaires de 3 ans renouvelables aux diplômés des pays en voie de développement. Elle est folle de joie en criant pathétiquement "Merci Sarkozy, merci !". La suite, à vous de la découvrir. Je vous assure que cela vaut le coup...

Le second chapitre a été confié à un jeune mangaka. Elle traite de ses jeunes filles habitantes de Tokyo qui se livre à des hommes plus âgés en échange de cadeaux (par exemple un collier de chez Cartier). Elles vont prier dans tous les râteliers pour qu'elles réussissent leur bac ou rencontrent éventuellement un beau mec. A côté de cela, la société japonaise a d'autres problèmes bien plus importants à régler mais elles s'en fichent éperdument. C'est un regard vraiment lucide et très acide.

Etienne Davodeau va également signer un récit très engagé en fustigeant le bon père de famille qui tond régulièrement son gazon afin qu'il soit propre alors que l'état du monde se dégrade cruellement... On peut ne pas être d'accord avec cette vision très altermondialiste et écologiste. Pour autant, c'est intéressant d'écouter ce qu'il veut nous dire. Ceux qui possèdent une TV plasma en vont prendre pour leur grade !

J'ai été également très surpris par la vision de la société québécoise par Jimmy Beaulieu. C'est très critique. Je veux juste évoquer un seul aspect parmi tant d'autres. J'ai un ami qui vît depuis 3 ans au Canada. Il m'a indiqué qu'il avait beaucoup de mal à se fondre dans la communauté québécoise. J'ai d'abord pensé que c'était peut-être un cas social. Il n'en n'est rien car cet ami est très ouvert et n'a généralement pas de mal à se faire des connaissances. J'ai moi-même voyagé à travers le Québec. J'ai été également chez l'habitant et je les ai trouvés très conviviaux. Or, cet auteur admet que les touristes disent toujours qu'ils sont accueillants. Or, si on essaye de s'intégrer vraiment, ce n'est pas si simple. Il avoue que leur accueil est chaleureux tant qu'il demeure superficiel. J'ai alors repensé à ce que me disait mon ami...

J'ai beaucoup aimé la chronique de Miriam Katin sur la campagne électorale de Barack Obama. Il faut parfois s'accrocher. Sa tante Rosa, d'origine juive, n'a pas pardonné que Mme Hillary Clinton embrasse Mme Arafat dans un moment d'égarement. On s'aperçoit qu'une frange de la population américaine avait peur que Barrack soit communiste ou pire encore: qu'il fasse construire un mineret sur le toit de la maison blanche ! Un grand moment d'anthologie également dans la présentation de Sarah Palin.

Le récit de Sera est sans doute le plus émouvant car il parle de la vie d'un des 7 rescapés du camp d'extermination S27 au Cambodge (parmi 14000 qui ont péri suite au génocide perpétré par Pol Pot). Le Cambodge a bien changé même dans une architecture sauvage qui ne respecte pas les traditions locales. En même temps, le pays s'enlise avec l'Histoire dans des procès qui ne terminent pas. Un pays où l'auteur admet qu'il vaut mieux être un chat qu'un chien (car ils sont mangés)...

L'Amérique du Sud est également présente via son représentant l'argentin Enrique Breccia qui imagine le futur de la terre au XXIIème siècle. Ce récit futuriste est intéressant car il évoque une planète occupée par une plante transgénique symbole d'une culture nécessaire au biocarburants alors qu'il n'y a plus une goutte de pétrole sur Terre. Un récit d'écologie fiction qui se termine de façon onirique, forcément.

L'une des visions les plus surprenantes fut celle de Pierre Bailly sur la Belgique à travers une enquête sur un pays qui se cherche. Il insiste sur le fait que la Belgique est un jeune pays (178 ans d'existence) où 6 rois sans réel pouvoir se sont succédés. Il évoque avec subtilité les tensions linguistiques et les problèmes communautaires. Extrait de son récit: "Le symbole de la capitale de mon pays, c'est un gamin qui pisse" !

Finalement, il n'y a pas un seul de tous ces récits qui ne m'ait pas marqué d'une façon ou d'une autre. Les auteurs ont été très courageux d'exprimer leur point de vue sans concession. Le tour du monde ne fait que commencer. Gageons que la suite conservera cette qualité. Un album par an est prévu. Je l'attends déjà.

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