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Nom série  L'Abattoir  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

A la manière de La Grand-Messe pour la politique, cet album est l'occasion pour Dimitri de critiquer et tourner en dérision un aspect de la société moderne : la police. Prenant le prétexte du récit d'un paumé qui a dû s'enrôler parce qu'il n'avait plus d'autre choix de métier, il va passer en revue les différents corps de métier des forces de l'ordre, allant de la police criminelle à la circulation en passant par la surveillance des métros.
Le ton est acide mais pas vraiment envers les policiers eux-mêmes, plutôt envers le système politique et judiciaire qui rend leur métier absurde et inutile. Les inspecteurs sont dépossédés de tout pouvoir car ils n'ont pas le droit d'utiliser d'armes. Les agents de la circulation n'ont aucune autre mission que de remplir des carnets de contravention. Les criminels sont soutenus aussi bien par la foule que par la justice qui préfèrent que la société paie ce qu'ils demandent pour éviter les emmerdes.
Bref, à l'image du film cousu de fil blanc que le héros regarde au cinéma en début d'album, la société est composée de veaux qui se laissent mener par le bout du nez tandis que les policiers, eux, sont d'autres veaux qu'on mène à l'abattoir.

Cette BD pose ainsi quelques bases de réflexion qui ne sont pas inintéressantes et amènent des situations joliment absurdes. Le lamentable échec du héros quand il essaie de faire respecter la loi en achetant son propre pistolet en est un exemple assez amusant d'ironie.

L'ennui, c'est qu'à part ça, il n'y a pas grand chose de captivant dans cet album. Le récit est un peu confus, ressemblant plus à une suite de sketchs qu'à un scénario linéaire. Le message de l'auteur est parfois assené sans aucune finesse et malgré cela, on ne voit pas toujours où il veut en venir. Est-ce qu'il prône l'usage des armes et de la force par la police ?
Quant au dessin, il est dans le plus pur style de Dimitri. Ses décors sont relativement réalistes tandis que ses personnages tiennent plus de la caricature, à l'image du héros qui a le même faciès presque animal que Krampon, le héros de sa série Le Goulag.

Une lecture pas désagréable mais un peu fouillis et dont les messages politiques, parfois cousus de fil blanc, n'en sont pas pour autant des plus clairs.

Nom série  Les Terres de Sienn  posté le 16/04/2008 (dernière MAJ le 17/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Eh ! Nous avons là ce qui pourrait bien être le début d'une très sympathique série Heroic-Fantasy. J'ai lu avec un certain plaisir ce premier tome.

Dès les premières pages, l'ambiance et le dessin m'ont fait penser à Lanfeust De Troy (à qui un gros clin d'oeil est d'ailleurs fait à un moment donné). Le trait de François Gomes est frais et maîtrisé, manifestement inspiré par celui de Tarquin. Il est tout aussi plaisant à lire qu'à admirer. La colorisation est également de très bonne qualité, ce qui ne gâche rien. Bref, c'est du bon boulot, graphiquement parlant.

L'ogre du début du récit fait lui aussi penser au Troll Hébus, gros monstre finalement sympathique. Et lui aussi est accompagné d'un joli brin de fille. Mais la ressemblance avec Lanfeust s'arrête là car le scénario prend rapidement son indépendance.
Le décor cherche son originalité dans un étonnant mélange de fantasy médiévale et de quelques décors et accoutrements de style western. Etonnant mais plutôt réussi.
Et nous voilà plongé dans une quête dont le trésor est un ossuaire capable d'offrir à son possesseur les plus puissants des pouvoirs magiques. Mais cette quête, deux groupes distincts la poursuivent sans savoir qu'ils ont le même but.

L'un des points forts du scénario tient dans ses personnages.
Le plus attachant à mes yeux est cet ogre dont le physique brutal contraste avec son érudition et sa douceur. Dernier de sa race immortelle, il est désespéré et désireux de mourir. Mais une demi-elfe cupide l'empêche de mettre fin à ses jours pour profiter de lui et gagner autant d'argent qu'elle peut sur son dos.
Puis vient Sadwin, le roi nain dont le royaume a été ravagé et qui cherche à retrouver le pouvoir. Véritable tueur sans merci et sans scrupule, il se fait accompagner de la tête vivante d'un vieux mage à qui il veut arracher tous ses secrets. Ils recueilleront également bientôt une jolie prostituée hélas manchote.
C'est avec plaisir qu'on réalise que tous ces personnages sont présentés sur le contre-pied de ce qu'on aurait pu attendre d'un banal scénario d'heroic-fantasy.

En outre, le récit ne manque pas d'humour. Ce dernier est distillé relativement discrètement pour éviter les lourdeurs mais il est bien présent, notamment dans les dialogues.
Et pour finir, l'intrigue en elle-même, malgré sa trame basique de chasse au trésor, est joliment construite et ne manque pas d'intérêt et d'originalités.
Tout cela forme un cocktail équilibré entre le sérieux d'une aventure de bon niveau et la légèreté humoristique de personnages qui ne se prennent pas totalement au sérieux.

Très agréable, cette série plaira sans aucun doute aux amateurs d'heroic-fantasy. Et si la suite est du même acabit, je relèverais probablement ma note.

Nom série  Cecil Sander  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD d'aventure à l'ancienne qui ne s'entame pas trop mal mais qui sera hélas abandonnée dès le premier tome, laissant le lecteur devant des promesses de chasse au trésor avortée.
L'album "La Dame de Singapour" laisse pourtant croire qu'il n'est qu'un tome parmi d'autres d'une longue série aventuresque. Le quatrième de couverture parle en effet d'un album précédent, Le cimetière des fous qui se révèle en fait être un album complètement indépendant du même auteur. Quant aux deux titres "à paraitre" promis, ils ne verront jamais le jour.

Pourtant le contenu de cet unique tome n'est pas mauvais.
Le dessin de Coutelis y est très correct. Dans un style s'approchant de ceux de Jijé et de Giraud, il offre des planches réalistes à l'ancienne. Le trait est un peu désuet mais plaisant à lire. Seul défaut, le héros, pourtant très cliché dans son aspect de beau brun courageux, a tendance à offrir un visage relativement changeant d'une case à la suivante.
Quant à l'histoire, c'est une chasse au trésor avec multiples rebondissements, confrontations contre des maffieux, combats contre une dangereuse triade, captures, libérations, sauvetage in-extremis, blonde fatale, etc. On peut déplorer un grand nombre de coïncidences trop bienheureuses (le monde des mers du sud est bien petit, dirait-on) et autres petites facilités scénaristiques, mais ça reste plaisant à lire si on n'est pas allergique à "l'aventure pour l'aventure".

Bref, c'est une assez bonne lecture divertissement à l'ancienne. Mais elle laisse le lecteur sur un frustrant "à suivre..."

Nom série  Vairocana  posté le 16/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une fois n'est pas coutume, ShogunMag publie un manga à l'européenne... réalisé par une japonaise. Vairocana est la première publication de Moa Hato et elle est directement destinée à la France. Du coup, contrairement aux autres mangas de ShogunMag, la lecture de celui-ci est en sens japonais et les textes sont traduits du japonais.

Sa couverture et le feuilletage de ses pages m'avait donné envie de l'aimer. Mais cela n'a pas fonctionné.
Le dessin ne présente pas à première vue de défauts majeurs. Il se révèle cependant rapidement assez limité en plus d'être très cliché dans l'univers du manga. Et surtout, sa narration graphique est assez mauvaise. Les scènes d'action sont la plupart du temps incompréhensibles, le dessin devenant brouillon et la mise en page confuse au possible.

Et ce souci de narration graphique affecte la quasi totalité du récit. Est-ce que cela vient uniquement d'un manque de maturité et de technique de l'auteur ? Pas uniquement. En effet, la traduction semble y être pour beaucoup tant il est fréquent que les dialogues ne correspondent pas aux bulles, voir que deux bulles répètent exactement le même texte.
Pire, alors que la lecture est en sens japonais, certains strips semblent avoir été inversés et pas d'autres. Sur une même page, on réalise après réflexion (parce que sans cela, on n'y comprend rien) qu'il faut lire d'abord de droite à gauche, puis gauche à droite, puis re-droite à gauche.

Quant au scénario, il est véritablement cliché. L'histoire du jeune personnage frêle et doux qui est possédé par un horrible démon qui prend le dessus sur lui quand ça arrange le scénariste, j'ai déjà vu cela de trop nombreuses fois. En manga, mes premières pensées vont à Inu yasha ou à Samuraï Deeper Kyo mais j'ai déjà vu cela souvent ailleurs, notamment en jeu de rôles car j'ai constaté (à trois reprises précisément) que c'est le genre de personnages que de jeunes joueuses féminines aiment à incarner.
Alors, au-delà du cliché, je dois dire que j'aime bien les personnages, notamment celui de Tenma qui est à la fois imposant et amusant. J'ai donc lu le récit sans trop de déplaisir. Mais le faible intérêt du scénario et la trop grande immaturité de la narration m'ont empêché de trouver davantage d'intérêt à ce manga.

Nom série  Gaspard de la nuit  posté le 15/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Heureuse découverte que cette BD dont je ne connaissais rien jusqu'alors.
Cette BD me fait penser à La Malédiction des 7 boules vertes. Elle partage avec cette autre série le même mélange de conte et de fantasy, de dessin d'influence ligne claire, et de récit à la fois destiné à l'enfance et aux adultes. Et pour l'une comme pour l'autre, je suis tombé sous le charme de leur imaginaire et de leur originalité.

D'aspect extérieur, notamment du fait des couvertures, cette bande dessinée a un aspect vieillot. J'ai cru qu'il s'agissait d'une vieille série issue du journal Tintin version Flamande époque années 70. Il faut dire qu'avec le fils de Bob de Moor au dessin, je n'étais pas surpris de retrouver de grandes influences de la ligne claire à la Hergé.
Mais les planches de cette série offrent un style plus original, mêlant les techniques, parfois ligne claire, notamment pour les personnages, mais parfois nettement plus ombragées et réalistes pour les décors. Ce sont d'ailleurs ces décors qui m'ont davantage séduit, certains paysages campagnards et urbains médiévaux étant de toute beauté à mes yeux.

Quant au récit, comme dit plus haut, j'ai beaucoup aimé son imaginaire. C'est un univers quelque part entre l'heroic-fantasy et le conte pour enfants, un univers assez onirique où les gentils lutins, dragons et autres licornes sont oppressés par des humains stricts en costume cravate. Le traitement de l'intrigue est vraiment original, un peu dense voire embrouillé mais plaisant et assez fluide à lire. Et son point de départ, cette idée de masques vivants et la relation entre l'enfant Gervais et le masque Gaspard, est vraiment novateur à mes yeux. Une belle tranche d'imagination pour un récit agréable et prenant comme je les aime.

J'ai donc été séduit par l'originalité de cette série qui aura sûrement eu du mal à trouver son public car elle ne s'adresse ni totalement aux jeunes ni totalement aux adultes.
Si comme moi vous avez aimé La Malédiction des 7 boules vertes, je suis sûr que vous aimerez aussi Gaspard de la nuit.

Nom série  L'Or & l'Esprit  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

J'ai été plus ou moins happé par la narration de cette BD que je trouve bien écrite. C'est de la SF comme je l'aime en général. L'ambiance fait effectivement penser à La Guerre Eternelle, à Starship Troopers ou à d'autres récits militaires futuristes encore plus sombres. Une histoire bien racontée avec de la science-fiction, un peu de fantastique, une planète mystérieuse et en trame de fond une guerre interplanétaire discrète où l'humanité est en déroute. En principe, une telle trame a tout pour m'accrocher.
L'ennui, c'est que la BD accumule pas mal de défauts à côté de cela.

D'abord, le dessin qui ne me plait pas. Le trait, directement au pinceau noir, est trop épais, sans détail, volontairement imprécis par moment. Résultat, quelques fois le dessin n'apporte rien de plus au texte. Et quand au contraire le narrateur laisse la place au dessinateur pour raconter l'histoire, les images sont difficilement déchiffrables et limpides.
En outre, même si c'est un choix dicté par le récit, les couleurs uniformes des planches, parfois toutes bleues, toutes vertes, toutes jaunes, toutes grises ou toutes rouges, sont lassantes et pas agréables à l'oeil.

Et surtout, la fin de ce premier tome, qui heureusement forme une histoire complète, n'est franchement pas clair, pas très compréhensible. J'avoue avoir saisi à moitié sa signification ou alors, si je l'ai bien comprise, je la trouve vaine et sans grand intérêt. Je n'aime pas le tour abstrait que prend le récit.
Et la caricature des officiers militaires humains bornés, égoïstes et bêtement méchants est d'un cliché qui m'a plus agacé qu'autre chose.

Bref, même si j'ai bien accroché au départ grâce à un texte bien écrit, je n'ai pas été convaincu par le dessin et par la fin de ce premier tome; je comprends que la série ait pu être abandonnée.

Nom série  Muhyo et Rôji  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga commençait de manière assez pénible pour moi. Dessin abusant de SD (Super Deformed), personnages immatures, humour potache, narration décousue et embrouillée. C'est le genre de récit à l'humour forcé et à la thématique déjà-vue qui aurait pu me lasser très vite.

Je me suis cependant accroché et dès la fin du premier chapitre, j'ai fini par trouver l'ensemble pas si désagréable que ça.
Alors la narration laisse toujours à désirer par moment, quoiqu'elle devienne plus linéaire, et l'humour a toujours bien du mal à passer, mais il y a des choses qui m'ont plu. Car finalement, malgré la légèreté du récit qui s'adresse plutôt à des ados, je trouve que ces monstres et fantômes asiatiques ont quand même de quoi donner quelques frissons. Leurs gros yeux globuleux et leurs attitudes sont assez efficaces pour donner de l'intérêt au récit. Tant et si bien que j'ai fini par suivre les récits sans déplaisir, comme un divertissement léger. Et même la figure vraiment bizarre du magicien Muhyo a fini par me faire sourire.

Le seul souci est que les récits sont indépendants et ne forment aucune trame générale pour moment ce qui laisse craindre une répétitivité rapidement lassante, mais ça se laisse lire. Et comme 17 tomes sont parus actuellement au Japon, on peut espérer qu'un récit plus concret et plus prenant se forme au fil des épisodes.

Nom série  Le Boche  posté le 13/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu l'intégrale du premier cycle, les 5 premiers tomes qui racontent toutes les péripéties du Boche durant la seconde Guerre Mondiale. J'ai trouvé cette lecture intéressante.

En choisissant un héros Alsacien, cette série se place dans la neutralité, ou plutôt le rejet par tous. Être Alsacien à l'époque, c'est en effet n'être ni vraiment Français ni vraiment Allemand, tiraillé et rejeté par les deux bords. Ne reste donc plus que l'humanité avec ce qu'elle a de bon et de mauvais.
Grâce à ce postulat de départ, cette BD m'a présenté les tous débuts de la Guerre et l'Occupation sous un regard que je ne connaissais pas, celui des gens ordinaires qui n'ont rien à voir avec les récits militaires ou de Résistance que je connaissais jusqu'à présent. Les occupants allemands y sont présentés dans toute leur humanité. Les réactions des français à l'annonce de la guerre puis de la défaite et lors de l'occupation sont également très bien rendues et intéressantes. J'ai découvert vraiment un pan de l'histoire dans l'Histoire que je connaissais mal malgré tous les récits sur la seconde Guerre Mondiale que j'avais vus ou lus.
Ma curiosité historique est donc ravie.

Le dessin n'est pas mal non plus. Réaliste et plutôt bon même s'il n'est pas toujours à mon goût. De même les couleurs sont classiques mais très bien.

Ce qui m'ennuie par contre, c'est la narration. Cette BD manque vraiment de rythme. Ce dernier est bizarre, assez saccadé, parfois lent parfois trop brusque, doté d'ellipses peu évidentes par moments. Ce flux narratif m'a embrouillé et empêché de ressentir les émotions, de bien m'attacher aux personnages. Et il est tel, parfois, que je ne comprenais pas les motivations des protagonistes et pourquoi ils réagissaient de telle ou telle manière. Du coup, je n'ai jamais pu vraiment rentrer dans le récit, en restant toujours assez distant.
C'est bien dommage.

Je ne garde donc que l'intérêt du récit historique et l'originalité de son point de vue, tant pis pour la lecture captivante.

Nom série  Filles du Dragon  posté le 12/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est le genre de comics envers lequel j'avais des à-priori négatifs. Il assume des influences que je n'apprécie guère personnellement et son aspect extérieur fait vraiment trop formaté pour ados pour m'intéresser. Mais finalement je l'ai lu sans déplaisir, un petit divertissement pas désagréable même si je ne l'achèterai pas.

Le dessin est correct. Dans le style comics moderne basique et sans âme, il se pose là mais il est maîtrisé et efficace. Bon, la surabondance de filles canons en tenue sexy me gonfle vite moi qui ne suis plus un ado frustré. Je réprouve le racolage actif mais j'ai fini par passer outre.

Quant au récit, j'ai cru qu'il serait ridicule, aussi ridicule que de voir Misty se battre avec son énorme choucroute afro et ses semelles compensées dans les premières pages. Mais il assume son côté humoristique, le fait qu'il ne se prend pas au sérieux. Beaucoup de références, de clins d'oeil, notamment à Pulp Fiction et à l'ambiance funky et autres Starsky et Hutch.
De ce point de vue, j'ai trouvé assez sympathiques les super-vilains tournés en dérision. Pour le coup, ces super-vilains ont vraiment tout de l'anti-héros. J'ai bien aimé aussi le personnage d'Otis, le petit secrétaire des deux filles du dragon.
Et il ne faut vraiment pas chercher de réalisme pour voir les deux héroïnes débouler au milieu d'une grande assemblée de super-vilains et tabasser tout le monde sans s'essouffler ni avoir la moindre égratignure. A ce rythme là, c'est à se demander ce que valent encore Elektra, Spider-man et autres Captain America si ces deux jeunes femmes sorties d'on ne sait où écrabouillent les ennemis qui leur donnent tant de fil à retordre.
Ceci dit, je ne suis guère fan de l'aspect de "coolitude" permanent des héroïnes. Ouais, elles sont trop bonnasses et trop cools ces deux meufs, ouais mec, c'est d'la bombe bébé ! Elles maîtrisent trop, j'te jure !... Hum...

Au final, c'est un comics de divertissement, d'action et d'un peu d'humour qui joue un peu trop la carte de la facilité scénaristique, du racolage et de la cool attitude, mais il permet de passer quand même un moment de lecture pas désagréable.

Nom série  Siegfried  posté le 12/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Oh la superbe oeuvre que voilà ! Avec toute la lassitude que mes si nombreuses lectures ont pu m'apporter, avec toute la difficulté qu'une BD puisse avoir à me convaincre tant j'en scrute tous les éventuels défauts, j'ai trouvé le premier tome de Siegfried quasiment parfait en tout point. Et il ne fait nul doute pour moi que si les tomes suivants à paraître sont du même niveau que ce tome de démarrage, nous aurons là une série incontestablement culte.
Siegfried rend à mes yeux à la perfection la force de l'opéra Wagnérien, de ce mythe rude et grandiose qui en a inspiré tant d'autres dans notre culture moderne imprégnée d'heroic-fantasy et de l'influence de Tolkien.

C'est avec cette lecture que je réalise que je connaissais très mal la légende de l'Anneau des Nibelungen. J'en gardais le souvenir d'un mythe complexe et un peu désuet. Mais la narration de cette BD est brillante, parfaitement fluide, sans ambiguïté, propre et belle. Elle permet de rendre le récit parfaitement clair tout en lui conservant une part de mystère, d'obscurité et de solennel. Il y a une véritable force dans la façon dont cette histoire est narrée.
Force qui répond à la superbe du dessin. Les planches sont tout simplement grandioses, toutes plus esthétiques et travaillées les unes que les autres. Du grand art !
Et là où je craignais une adaptation trop froide, trop rébarbative, l'auteur a su, avec le personnage du forgeron Mime dont le faciès très expressif tient un peu du cartoon, donner un petit peu de légèreté à l'histoire tout en lui gardant son sérieux.

Difficile d'admettre que ce soit la même personne, Alex Alice, qui soit en mesure de produire un tel dessin et une narration aussi réussie, aussi bon scénariste que dessinateur, même si ici le scénario n'est que l'adaptation très réussie d'une oeuvre existante.

Admirable !

Nom série  Comment masser votre chat  posté le 11/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qu'est-ce que c'est que ce truc, me suis-je demandé en découvrant ce petit album ? Est-ce un véritable manuel d'apprentissage pour amateur de chats ? Est-ce bien une BD ? Est-ce que c'est sexuel ?

J'ai commencé avec méfiance la lecture pour réaliser au bout de quelques secondes que nous avions là une petite perle de second degré à l'anglaise.
Effectivement, cette BD (car c'en est une, composée d'une image par page) raconte une méthode de massage de chat. "Etendre son chat délicatement sur une serviette"... et ensuite la torture peut commencer. Sur un ton en permanence décalé, l'auteur propose avec le plus grand sérieux de faire subir des choses hilarantes à son chat. J'étais pété de rire en imaginant cette méthode appliquée à un vrai chat.
Le dessin est d'une grande simplicité mais il est très efficace dans la manière dont le chat, pourtant inexpressif, semble subir la tourmente de ces grandes mains qui s'acharnent sur lui.

Manuel de torture nonchalante de chats, une lecture rapide mais très drôle. Un album cependant probablement introuvable de nos jours.

Nom série  Nic  posté le 11/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Faut-il considérer cette série comme une BD jeunesse ? C'est possible quand on voit la simplicité des scénarios et la légèreté du tout. C'est... mignon, quoi.

L'inspiration de Little Nemo est manifeste et revendiquée par les auteurs qui lui rendent un hommage dans le premier tome. C'est donc l'histoire d'un enfant qui s'endort et se retrouve dans ses rêves, rêve où il vit des aventures un peu loufoques, oniriques bien évidemment, et dont il se réveille régulièrement, tombant de son lit ou autres réveils brutaux à la manière du petit Némo.

Le dessin de Hermann est reconnaissable mais il s'essaie à un style un peu plus lâché, plus épuré à la manière d'un Moebius. C'est sympa et frais, mais je n'aime pas trop la tête du héros, Nic. Les couleurs également sont assez pétantes et fraîches, n'hésitant pas à inonder les pages de rose et de orange.

C'est une lecture qui n'est pas désagréable mais je trouve l'ensemble trop léger, trop vain, trop vite oublié.

Nom série  La Vie des gosses  posté le 11/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manhwa se démarque à mes yeux par deux qualités.

La première est l'originalité de son dessin. Eloigné de l'influence du manga, il se rapproche un peu du franco-belge par son réalisme. Le trait et l'encrage me font un peu penser au style de Baudoin par exemple. La maîtrise technique n'y est pas du même niveau mais cela reste plaisant à regarder. Certaines planches sont en outre joliment colorées, offrant des paysages à l'encre très jolis, comme de belles illustrations ou peintures. Dommage que les décors soient vides sur beaucoup d'autres cases.

La seconde qualité est son sujet, d'authentiques moments d'enfance d'un sud-coréen qui vivait proche de la frontière Sud-Nord dans les années 70-80. Cela permet de découvrir un peu la façon de vivre et l'état d'esprit des jeunes coréens de l'époque, dont les jeux et passions pour la BD comme tous les enfants devaient aussi composer avec la propagande politique et la crainte d'une attaque ou d'espionnage par les voisins de la Corée du Nord. Ces aspects sont traités de manière un peu superficielle dans cet album mais ne permettent pas moins de se faire une idée intéressante de la chose.

C'est donc une lecture sympathique et adulte qui plaira aux amateurs de biographies sincères et non dénuées d'un léger humour. Malheureusement, j'ai trouvé cet album un peu trop léger et trop vite lu. Quand je compare son prix de vente avec le court temps de lecture et le peu qu'elle a marqué ma mémoire, je me dis que ce manhwa n'est hélas vraiment pas donné. Et je ne trouve pas que le format, à peine plus grand mais moins épais qu'un manga classique, explique ce prix élevé.

Nom série  Contes du Japon d’autrefois  posté le 10/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Kazuichi Hanawa est connu en France essentiellement pour Dans la prison qui a été nominé à Angoulème. Mais avant son séjour carcéral, l'auteur s'était spécialisé dans les contes fantastiques dans le décor médiéval de l'ère Heian au Japon. En cela, ce recueil Contes du Japon d’autrefois ressemble grandement à Tensui, l'eau céleste déjà paru en France.

Le dessin a un style plutôt vieillot. Il se rapproche des illustrations japonaises à l'ancienne. Décors soignés et travaillés, presque surchargés, et personnages légèrement figés. Ces mêmes personnages ont des visages que je trouve franchement laids la plupart du temps, notamment l'héroïne récurrente, petite fille à grosse tête et aux yeux lunaires. L'une d'entre elles, la fille née d'une courge, est même particulièrement repoussante.
Du coup, autant je trouve que les décors et certaines planches de cet album ne manquent vraiment pas d'intérêt graphique et de beauté, autant globalement je n'aime pas le dessin à cause de l'allure des personnages.

L'ouvrage présente des contes et légendes populaires japonais dans des décors médiévaux. Je ne suis pas en mesure de déterminer s'il s'agit là de contes vraiment authentiques ou s'ils sont plutôt issus de l'imagination de l'auteur. Mais ils sont intéressants par la façon dont ils sont le reflet d'un imaginaire et d'une époque historique du Japon.
Ils sont en outre assez originaux car là où je m'attendais à retrouver des histoires typiques de kappas et de yokais à la façon de NonNonBâ, l'auteur n'hésite pas à faire plutôt apparaitre des déités imaginaires, des animaux socialisés ou encore tout simplement des extraterrestres. La toute dernière histoire est même de la pure science-fiction qui se passe dans une station spatiale. Etonnant.

Mais par contre, non seulement les scénarios n'ont rien de vraiment palpitant, mais surtout la narration laisse à désirer. Elle est très décousue et peu fluide à la lecture. Elle saute très souvent du coq à l'âne. Régulièrement, je me demandais si je n'avais pas manqué une page ou quelques cases tant les enchainements sont abrupts.
En outre, la majorité des contes narrés dans cet ouvrage semblent mélanger plusieurs sous-intrigues dont on se demande parfois le rapport les unes avec les autres et qui s'agencent mal. Il manque une linéarité aux récits qui du coup embrouillent facilement le lecteur.
Tout cela semble manquer de maîtrise ou alors avoir mal vieilli tant certains passages semblent désuets dans leur narration.

En définitive, malgré mon véritable intérêt pour la découverte de contes traditionnels japonais et d'une ambiance médiévale bien retranscrite, j'ai peiné à la lecture de cet album qui ne se révèle pas plaisant à la lecture et peu captivant.

Nom série  Ray Banana  posté le 09/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Je n'ai lu que le premier tome de Ray Banana, Berceuse Electrique, et sa lecture dense et légèrement pénible ne me motive pas à lire la suite.

Pourtant j'aime beaucoup le dessin. Ted Benoit fait de la pure ligne claire et il le sait (il glisse d'ailleurs quelques clins d'oeil dans ses décors, une librairie qui s'appelle Die Kläre Linie, des références à Tintin, etc.). Son style dans Ray Banana s'approche en effet beaucoup de Hergé. Et comme lui, il nous offre des planches dont j'apprécie grandement l'esthétique et la mise en page. J'aime l'ambiance que sait mettre en place un tel dessin. Il a suffi à me plonger dans la Californie imaginaire de Ray Banana.

Par contre, j'ai toujours du mal avec les scénarios de Ted Benoit et celui-ci est à peine moins alambiqué que ses oeuvres les plus absconses. Cela ressemble en effet à un polar noir à l'ancienne, avec le héros viril et désabusé qui se retrouve embarqué dans une embrouille à la manière d'un Humphrey Bogart ou plutôt d'un Clark Gable à ray-ban. Mais le scénario se révèle vite être très embrouillé. Les sous-intrigues se mêlent et j'ai suivi en quasi permanence le héros sans comprendre où il allait, ses motivations, le pourquoi du comment, pourquoi il s'impliquait dans ces affaires et pourquoi elles tournaient autour de lui.

En fin d'album, l'explication finale rend le tout à peu près cohérent mais il y a trop d'accumulations d'éléments loufoques et peu crédibles pour me contenter. En fait, la lecture de cet album a été pour moi plus ou moins pénible avec régulièrement des envies de sauter quelques pages quand j'avais l'impression que cela devenait trop confus, que les intrigues partaient trop en digressions.

Je ne retiendrais donc que le talent graphique de Ted Benoit mais pas son talent scénaristique, à moins d'être fan du genre embrouillé et loufoque.

Nom série  Les Bonnes Manières d'hier et d'aujourd'hui  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les ouvrages collectifs sur un thème imposé sont un genre qui ne manque pas en matière de BD. Celui-ci a cependant choisi un sujet assez original puisqu'il s'agit de parler de la politesse, des bonnes manières d'antan comparées au comportement des citadins occidentaux de nos jours. Sur cette thématique, 10 auteurs-dessinateurs vont imaginer des histoires courtes variées et souvent originales.

On y trouve des noms connus dans le domaine du dessin et de la BD tels que Baudoin, François Ayroles et Ludovic Debeurme qui offrent des récits de qualité tant graphiquement que scénaristiquement parlant.
Mais j'y ai trouvé aussi beaucoup d'auteurs dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à présent et qui offrent tous des récits de bon niveau. Les graphismes sont très diversifiés et tous dotés d'une vraie personnalité.
Et sans que ce soit vraiment hilarant, la plupart de ces récits sont bien trouvés et amusants.
En ce qui me concerne, deux histoires ont particulièrement attiré mon attention : ce sont celles de Barbara Yelin et Jeanne Puchol dont les récits m'ont bien plu par leur graphisme et l'originalité de leurs idées.

S'agissant d'un collectif plutôt original et de bonne qualité, j'en conseillerais plutôt l'achat. Par contre, le prix élevé en rebutera probablement plus d'un.

Nom série  Les Mots de Louise  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Cette BD nous narre le monologue d'un éducateur dans une institution pour adultes handicapés mentaux qui parle d'une femme, Louise, affectée d'une maladie qui ressemble grandement à la maladie d'Alzheimer. Enfoncée dans un mutisme quasi permanent, elle oublie tout jusqu'à s'oublier elle-même, de corps et d'esprit. Seuls quelques rares moments la font revenir à peu près à la surface de la perception, lui rendant une vie et une volonté qui semblent disparaître ensuite pour replonger dans l'ombre de son handicap.

Le dessin est de Squarzoni, l'auteur de Garduno, en temps de paix et Dol. On reconnaît son trait réaliste et sobre. Cet auteur engagé s'efface et laisse cependant la voix au scénariste Alexandre Watson qui, pour autant qu'il y paraisse, pourrait bien être l'éducateur de Louise lui-même.

On sent une réelle tendresse de la part de ce narrateur envers sa patiente. Il l'observe à la fois avec distance et amour, parfois avec un dégoût retenu et parfois avec une vraie affection.
Certains moments de l'album sont assez touchants, notamment la page très bien mise en scène du visage de Louise quand elle pense à sa grande soeur, Tatie.
Cependant, à la longue, j'ai plus ou moins décroché de ma lecture. Le monologue se fait bavard, un peu monotone. Les citations de livres se font un peu trop abondantes en fin de récit, à la manière d'une dissertation lycéenne. C'en devient presque ennuyeux car l'émotion n'a pas réellement su m'atteindre comme elle a pu m'atteindre sur un sujet assez similaire dans la BD Rides. J'avoue en outre qu'à titre personnel, les détails scabreux sur les excréments de Louise me rebutent plus qu'autre chose.

Bref, je n'ai pas retenu grand chose d'une lecture qui n'a pas su me toucher. J'ai pu tout juste en apprendre un peu sur la situation d'handicapés comme Louise dont une seule chose est sûre à mes yeux, je détesterais qu'une telle chose m'arrive.

Nom série  42 agents intergalactiques  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En guise de série dérivée de Tessa, Agent Intergalactique, cette BD pourrait presque faire office de hors-série voire s'intégrer directement dans la série mère tant elle lui est similaire. Et le premier tome met d'ailleurs en scène d'introduction Tessa et se situe ouvertement entre les tomes 3 et 4 de sa série.

Nous retrouvons tous les ingrédients de Tessa, Agent Intergalactique : même dessin de bonne qualité, mêmes couleurs, même type d'histoire SF/Space-Opera à la manière de Sillage. L'héroïne de ce premier tome est également très similaire à Tessa puisqu'il s'agit d'une jeune fille elle aussi assez insouciante et rentre-dedans, à la seule différence près qu'elle est un peu plus arrogante et antipathique.
L'intrigue n'est pas très compliquée mais relativement bonne et prenante. C'est une bonne lecture de divertissement, bien construite et qui ne prend pas le lecteur pour un idiot. Elle a en outre l'avantage d'en apprendre un peu plus au lecteur sur l'univers de Tessa et l'histoire des Agents Intergalactiques.

Et si vous avez aimé Tessa, Agent Intergalactique, vous aurez là une lecture du même niveau qui aura juste comme moindre défaut de ne pas faire avancer l'intrigue concernant Tessa elle-même.

Nom série  La Foire aux Monstres  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà bien une histoire d'horreur à l'ancienne façon EC Comics et autres Tales from the crypt, une histoire glauque, qui se passe bien évidemment dans le noir et si possible sous la pluie, avec des êtres difformes qui viennent déranger la petite vie rangée des bien-pensants.
Je m'attendais à un récit de série B ou Z, un truc pas terrible et vieillot. Finalement, c'est une histoire plutôt bien construite et qui pourrait presque passer pour originale si le thème n'avait pas été largement abordé sur bien d'autres supports.

Le dessin est bon et ne manque pas de personnalité. Il donne vie d'une belle manière aux freaks de ce récit. Et il réussit également à faire passer une bonne ambiance. Par contre, je n'aime pas la palette de couleurs, même si celles-ci participent à son atmosphère de récit à l'ancienne.

L'histoire se lit bien et est assez prenante. Je lui reprocherais cependant quelques facilités voire une quasi incohérence temporelle vers la fin (une personnage qui a grandi bien vite à mon goût, ou un homme qui n'a pas vraiment vieilli en comparaison). Bref, lue au premier degré, cette histoire passe bien mais quand on y réfléchit, il y a quelques invraisemblances qui clochent. Par contre, la fin, franchement glauque, m'a assez surpris, plutôt agréablement puisque c'est bien le but de ce type d'intrigue que de déstabiliser le lecteur.

En définitive, c'est un comics d'épouvante qui se lit un peu vite mais qui est de bonne qualité tant graphiquement parlant qu'au niveau du scénario. Pour les amateurs du genre.

Nom série  Negima ! - Le Maître Magicien  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai entamé ce manga, je ne savais pas que son auteur était aussi celui de Love Hina. Sans quoi j'aurais été moins surpris d'avoir l'impression que tout le premier tome n'était qu'une nouvelle version de Love Hina dans un contexte à peine différent. Une fois de plus nous avons un jeune garçon qui arrive dans une nouvelle ville et qui se retrouve à devoir vivre, seul mâle ou presque, dans une communauté de jolies filles avec tous les quiproquos à la japonaise que cela implique. Et une fois de plus, c'est au jeune lecteur adolescent de faire son choix dans ce harem de jeunes filles toutes plus mignonnes les unes que les autres. La situation est juste un peu inversée vis-à-vis de Love Hina puisque le héros est ici très jeune donc pas intéressé par les filles et ce sont du coup celles-ci qui prennent plutôt le rôle des perverses de service.

Mais l'idée, à la base, c'est que Negi est avant tout un magicien. Et cet aspect des choses est davantage mis en avant à partir du second tome et par la suite. Il sera en effet confronté à d'autres créatures magiques et magiciens, et devra recruter parmi les filles de sa classe des alliées pour les combats qui vont régulièrement s'engager. En cela, la comédie romantique collégienne du début s'associe rapidement à une ambiance nettement plus Shonen Nekketsu avec des combats contre des ennemis de plus en plus puissants.
Un cocktail qui n'est pas mauvais car il ne se prend pas au sérieux et amène parfois le sourire.

Graphiquement, rien à redire. Akamatsu et son studio sont des pros qui ont largement eu le temps de se faire la main sur ce type de récit. Les filles sont plus mignonnes les unes que les autres, les décors sont travaillés et beaux, la narration est fluide et efficace. L'humour, l'aventure, la magie et la romance parfois un peu érotique se mêlent très bien avec un tel graphisme.

Maintenant, une fois passées les qualités objectives de ce manga, je dois dire que je n'ai pas été passionné par ma lecture. Ce n'est plus de mon âge.
Le concept de harem pour adolescents à la Love Hina est assez éculé. Les quiproquos sont déjà vus. Les confrontations magiques sont amenées de manière bien trop souvent artificielle. Certains personnages sont un peu agaçants, notamment Kamo, l'Hermine parlante qui apparait à partir du tome 3. Les intrigues sont plaisantes mais pas vraiment captivantes.
Et puis surtout, c'est un festival de petites culottes ! Ce racolage est vraiment lourdinque ! Il y en a à tout bout de champ ! Quand Negi éternue, le vent soulève les jupes des filles. Quand Negi lance un sort, ça déshabille les filles. Quand il gagne un combat, c'est en déshabillant la fille à qui il est confronté. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, que quelqu'un tombe, qu'une fille perde l'équilibre, qu'elle se cogne, qu'elle fasse quoi que ce soit, hop, petite culotte à l'air voire plus déshabillée si affinités ! Bref, ok, comme les filles sont mignonnes et leurs sous-vêtements aussi, ce n'est pas désagréable pour un regard de mâle, mais franchement c'est lourd et trop souvent mal venu.

Bref, objectivement, c'est un manga qui devrait bien plaire à un lectorat de jeunes adolescents, mais sa lecture est nettement moins passionnante pour un adulte.

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