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Nom série  Les Chroniques de Conan  posté le 06/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Poussé par les avis de fans tels que JJJ et Hevydevy, je me suis lancé dans l'achat de ces chroniques de Conan pour découvrir le personnage que je ne connaissais que via le film. Je craignais d'y trouver un barbare idiot et taciturne dans des récits d'action naïfs et puérils. Au lieu de ça, j'ai été très agréablement surpris.

Conan est un barbare, certes, un type musculeux et fier qui fonce droit devant lui, tape, tranche et emporte la femelle comme un sac à patates sur son épaule. Mais je ne sais comment, ses récits se révèlent très prenants et il y a un vrai charme qui s'en dégage. Et mine de rien, autant les récits sont simples dans leurs trames, autant ils se révèlent bien construits et parfois presque profonds par leur rude austérité. Une puissante efficacité qui ressort très bien en BD.

Le dessin est en outre généralement bon, avec me concernant une mention particulière pour le superbe dessin de Barry Windsor-Smith. De belles oeuvres noir et blanc qui, une fois n'est pas coutume, me parait meilleur dans les récits les plus anciens que dans les plus récents inclus dans cette intégrale.

Conan s'est révélé à mes yeux être vraiment un personnage à part. Comment ai-je pu m'attacher à ce macho brutal aux muscles surdéveloppés ? Et pourtant, il a un véritable charisme. Sa hargne, son comportement instinctif, sa manière d'aller toujours de l'avant et de dominer son entourage de sa force et de sa volonté. Honnêtement, il m'a donné envie de m'identifier à lui et de trancher dans le vif, à la manière d'un jeu vidéo ou de rôles d'heroic-fantasy, prenant et défoulant.
Et puis il m'a fait rire bien des fois avec ses comportements vis-à-vis des femmes, ses répliques cinglantes et phallocrates, tout en ayant ses faiblesses, notamment vis-à-vis des femmes de tête dont certaines comme Valéria et Sonja la Rouge l'égalent presque à l'épée.

Le contenu de ces albums "Chroniques de Conan" par Panini est en outre très bien pensé.
Le premier tome m'a permis de découvrir à la fois le personnage de Conan par un prologue bien écrit, sa terre, la Cimmérie, par un joli poème illustré en BD en introduction, et l'ensemble de l'Ere Hyboréenne par une longue chronologie en BD en fin d'album.
Et pour le reste, les histoires sont bien choisies, toutes au minimum plaisantes et certaines presque excellentes. Mention spéciale évidemment à l'histoire Les clous rouges inclus dans ce même tome 1, mais j'ai aussi beaucoup aimé d'autres récits comme le Colosse Noir joliment dessiné par Buscema dont le style a bien changé depuis l'époque.

Une lecture plaisante, simple mais tellement efficace, un peu vieillot dans le dessin mais parfois tellement beau. Je suis tombé sous le charme.
"Assez de palabre, femme, je te veux !"

Nom série  X-Campus  posté le 06/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand fan des X-Men. Et quand j'ai entamé cette BD au format comics mais d'auteurs européens, je me suis dit qu'il s'agissait simplement d'une nouvelle adaptation des débuts de ces héros dans un style plus destiné aux ados, leur arrivée à la fondation Xavier, etc... Mais très vite, j'ai réalisé que quelque chose clochait : l'histoire était différente.
Car ce n'est pas l'histoire des X-Men tel que nous la connaissons, il s'agit d'une sorte de Elseworld, de revisite du sujet en bouleversant la donne.

Dans ce récit là, la majorité des X-men les plus célèbres sont des adolescents dans un monde qui ignore les mutants. Et eux-mêmes sont bien gênés par les pouvoirs qui grandissent en eux.
Qu'est-ce qui diffère de la série originale ?
Les jeunes X-men ne se connaissent pas et ne savent pas que les autres ont des pouvoirs.
On retrouve parmi eux les jeunes Logan, Cyclope, Tornade, Malicia, Angel, Mc Coy, etc... du côté des gentils. Et Emma Frost et Sebastian Shaw côté sournois.
Ils se retrouvent réunis dans une fondation qui ressemblerait à la fondation Charles Xavier si ce n'était Magnéto qui était à sa tête.
Ce dernier ne connaît pas les pouvoirs du professeur Xavier qui du coup agit dans l'ombre. Et il est aidé en cela par une Jean Grey qui, elle, est bizarrement adulte.

Bref, il se forme là une intrigue qui emprunte bien sûr beaucoup à la trame connue des X-Men mais apporte en même temps une bonne dose de nouveauté, de clins d'oeil mais aussi d'utilisations à contre-pied assez intéressantes.
Le ton, à l'image du style de dessin, est assez ado mais se lit plutôt bien. Le style est léger et fluide.
Bref, c'est une lecture sympathique qui donne un petit coup de neuf à l'univers déjà très étendu des enfants de l'atome. Je lirais la suite sans déplaisir, je pense.

Nom série  Conan le Barbare - Les clous rouges  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est par l'intermédiaire des Chroniques de Conan que j'ai pu enfin lire cette histoire que je convoitais à force de lire des avis dithyrambiques à son sujet par les fans de Conan. Hormis le film que j'aime beaucoup, je ne connaissais pas du tout les comics de ce personnage. Et je dois admettre que cette histoire là est vraiment bonne.

Ce qui est bon avant tout, c'est le dessin de Barry Windsor-Smith. Certes il est un peu vieillot et théatral, certes ses personnages prennent souvent la pause, muscles saillants. Mais que c'est esthétique ! Vraiment un régal pour les yeux ! Chaque planche est soigneusement travaillée chaque case intelligemment composée. C'est beau comme des illustrations tout en étant fluide et efficace comme une bonne BD.

L'histoire se compose de trois chapitres.
Le premier, à l'extérieur, met quasi uniquement en scène Conan et la belle et farouche Valéria. Cette introduction permet de mettre brillamment les personnages et les décors en scène. J'étais surpris de la modernité de la narration malgré l'âge avancé de ce comics. Bon, ok, les dialogues de ce macho barbare de Conan m'ont parfois fait rire (mais ma femme a moins ri) notamment avec des répliques telles que "assez de palabres, femme, je te veux !" et autres "une femme à la course ressemble toujours à une chamelle pleine".
Le second chapitre a été celui qui m'a envoûté, avec cet excellent décor que représente cette cité antique, toute en salles et couloirs, aux catacombes insondables cachant dans le noir des mystères indicibles. Il y a une légère atmosphère à la Lovecraft dans ces lieux.
J'ai par contre moins aimé le dernier chapitre et le charme s'est rompu lors du grand combat final : j'ai trouvé qu'il manquait singulièrement de charme et qu'il tombait un peu comme un cheveu sur la soupe comparé à l'ambiance réussie des passages précédents.
Heureusement, cela ne gâche pas ma bonne opinion sur le reste.

Pour le moment, la plus belle et la meilleure aventure de Conan le Barbare que j'ai lue.

Nom série  Lisette  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé totalement sous le charme d'Al Severin depuis ma découverte de Harry sauve la planète. Je trouve admirable son trait rétro mais très dynamique, parfaitement maîtrisé et beau. Mais les tirages de ses oeuvres sont si faibles qu'il m'est très difficile d'en trouver malgré mes recherches. Aussi est-ce avec une joie non feinte que j'ai déniché cet album de Lisette perdu au milieu d'un bac d'occasion.
Bon, je suis forcé d'admettre que la couverture de mon album est dans un état pitoyable. Mais j'ai appris que ce sort avait été subi, semble-t-il, par (quasiment ?) toutes les couvertures de cette BD : elles sont toutes ternies et plissées, comme si elles avaient subi l'humidité et que le vernis de leur surface se décollait. Défaut de fabrication manifeste. Cela m'étonne des éditions Delcourt, mais 1990, c'était il y a bien longtemps, n'est-ce pas ?... Heureusement, l'intérieur est en excellent état.

Le trait de Severin est aussitôt reconnaissable dans les planches de Lisette. Il a toujours ce style rétro mais lâché, cette esthétique que j'aime beaucoup. La mise en page et les compositions des cases sont excellentes.
Malheureusement, je trouve le dessin moins soigné que dans ces oeuvres suivantes. Les personnages sont plus changeants, les décors moins fouillés, le trait presque brouillon par endroit.
Et surtout, la colorisation ne me plait pas. Il s'agit d'une couleur directe de la part de l'auteur, mais le résultat est mitigé. Quelques planches présentent des couleurs excellentes et harmonieuses. Mais beaucoup d'autres sont assez... moyennes. Les couleurs ne vont pas toujours bien ensemble, souvent trop simples, parfois trop rougeaudes, elles ont tendance à effacer l'encrage, voire à déborder un peu. C'est bien dommage quand on observe le talent du trait noir et blanc de Séverin.

L'histoire est plaisante à lire et assez mignonne. C'est celle d'une petite fille qui a bien du mal à cacher sa condition de "fille de riches". Et à ces soucis s'ajoute une histoire d'amour, des conflits familiaux et bientôt une véritable enquête policière avec plusieurs meurtres à résoudre. Le tout dans un décor d'après-guerre dans les régions minières de Belgique.
L'intrigue est agréable et j'ai trouvé la fin très réussie, une fin heureuse qui amène un vrai sourire et un côté assez touchant.

Ce n'est pas mon album préféré de Séverin, je préfère la beauté esthétique et la construction du récit de Harry sauve la planète mais ce fut une lecture heureuse.

Nom série  Nemesis  posté le 09/04/2004 (dernière MAJ le 04/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après n'avoir eu pendant longtemps que le premier tome, j'ai lu les 4 tomes suivants d'affilée comme un tout, comme une unique histoire. Au départ, je trouvais ça pas mal, puis vers les tomes 3 et 4, je suis vraiment rentré dans l'intrigue, mêlant SF, complots à la X-Files et pas mal d'action, et je commençais à trouver ça franchement bien. Et puis en définitive, en terminant ces 5 tomes, mon avis est retombé à "pas mal" seulement.

En effet, le début est vraiment prenant. Les albums sont denses. L'intrigue originale, même si elle est traitée à la même manière qu'un épisode d'X-Files ou autres séries à mystère. Les composantes du "complot-mystère" sont franchement différentes de ce à quoi je pouvais m'attendre après lecture du tome 1 et ça fait plaisir de voir des idées originales pour un style d'histoire qui finalement a déjà été assez souvent traité (des agents du FBI qui enquêtent sur des phénomènes paranormaux ou tout simplement SF, c'est quand même pas très original).

Mais voilà, arrivé à la fin du tome 4 puis au tome 5, j'ai commencé à trouver les phénomènes un peu exagérés pour faire du grand spectacle, j'ai trouvé que le scénario commençait à faire trop de facilités, le tout sans explication : il faut simplement admettre que "voilà, ça se passe comme ça, n'allez pas chercher à comprendre pourquoi, de toutes manières ça arrange bien les auteurs pour faire rebondir l'action, faire des scènes impressionnantes, des méchants vraiment dangereux et ajouter encore plus de mystère". Comme les soudain "pouvoirs" de Fischer, la relation entre la "tête à pattes" et les "nano-méta-créatures", la soudaine apparition de ces "nano-méta-créatures" et la façon dont une petite secte arrive à créer des êtres façon Terminator 2, etc... Tout ça n'est pas expliqué, et tout ce qu'on en retire c'est qu'il y a des gentils, un ou plusieurs méchants, qu'ils se battent, se trahissent, qu'il y a des retournements de situation souvent sans raison, et... voilà quoi...

Je suis donc un peu déçu par ces facilités scénaristiques sur la fin de la série, tout en étant également déçu de scènes un peu trop grand spectacle dans les premiers tomes (comme les méchants monstres-machines avec leurs grandes lames et les combats qui s'ensuivent contre eux).
J'ai passé, pour la majorité de cette série, un agréable moment de lecture, très prenante grâce à une intrigue sympa, mais un peu trop de points font que je n'arrive pas à considérer cette BD comme franchement bien.

Nom série  John Constantine Hellblazer  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Avis sur le tome 1 :

De tous les albums de Hellblazer que j'ai lus, c'est celui-ci qui m'a le plus plu. Son scénario est en effet bien construit, dense et suffisamment linéaire pour ne pas perdre le néophyte que je suis. En outre, l'album paru chez Panini a la bonne idée de fournir en épilogue une biographie très complète de John Constantine et un long résumé de l'histoire de sa série, ce qui m'a permis de nettement mieux m'y retrouver dans ce comics et avec ce personnage dont je n'avais pour le moment pas saisi grand chose du passé et des compétences.

Cet album traite d'une histoire de démons qui ont investi Los Angeles et qui se font concurrence pour la récolte d'âmes, ce qui irrite fortement le vieux Dieu de la Mort Aztèque qui était sur les lieux depuis bien plus longtemps qu'eux. Constantine va ainsi attiser les conflits entre eux pour arriver à ses fins, à savoir libérer l'âme de la petite fille de son meilleur ami.
Cette trame scénaristique m'a grandement fait penser à un épisode de Sandman, car Neil Gaiman aime également à faire se rencontrer déités et démons. Je trouve cependant que le récit de Constantine est nettement moins original et imaginatif que ceux du seigneur du Rêve. En cela, j'ai trouvé ma lecture plaisante et prenante mais loin d'être aussi envoûtante qu'un bon épisode de Sandman.

Pour le reste, rien à dire. Le dessin n'est pas tellement ma tasse de thé mais il est bon et agréable. Bref, j'ai bien aimé ma lecture sans qu'elle me marque vraiment. Un bon Hellblazer qui me donne envie d'en lire encore quelques autres, et peut-être de relire Hellblazer - Hard Time.

Avis sur le tome 2 :

Cet album se scinde en deux histoires courtes qui se suivent. La première, Accro à la vie, ramène Constantine en Angleterre pour y retrouver sa soeur et... en quelque sorte exorciser le HLM où elle vit. La seconde histoire est dans la continuité de la première et amène Constantine à Londres à la recherche de sa nièce disparue. Cette deuxième histoire est nettement plus conséquente et intéressante que la première. Elle m'a permis de découvrir plus de choses sur les pouvoirs du héros et sur les personnages qui l'entourent.

Ce sont donc des histoires de magie noire et de satanisme, dans une ambiance urbaine et glauque comme beaucoup de séries de la collection Vertigo (Sandman en tête). Un soupçon d'humour ou de dérision évitent heureusement trop de sérieux aux scénarios.
Malheureusement, sans connaître vraiment John Constantine, je n'ai pu que moyennement apprécier ces histoires car je n'en saisissais pas toujours les points clés : de quoi Constantine est-il capable, que représente-t-il aux yeux des autres, quelles peuvent être les intentions de son entourage et ses relations vis-à-vis de lui ? Autant d'inconnues qui m'ont empêché de vraiment tout capter et apprécier dans ce comics.

Pour le reste, ce sont des histoires assez originales, qui se lisent bien, dotées d'un dessin tout à fait correct. Bref, ce fut un bon divertissement pour amateur du genre Vertigo.

Nom série  Rubrique Abracadabra  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Rubrique-à-Brac forme l'une de mes BD culte. Gotlib est un génie tant du dessin que de l'humour que je classe au même rang que Franquin.
Aussi lorsque j'ai vu en librairie que 32 auteurs, que des très grosses pointures, allant de Bilal à Zep en passant Larcenet, Blutch, Tardi ou encore Boucq, rendait un hommage direct à cette oeuvre, je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter aussitôt l'album.
Je ne suis pas déçu. L'hommage est bon et sincère. Nous ne sommes cependant pas au niveau d'excellence de l'original.

Les grands auteurs jouent vraiment le jeu, produisant des planches, rubriques et histoires courtes à la manière des Rubrique-à-Brac elles-mêmes. Exposés zoologiques du professeur Burp, enquêtes de Bougret et Charolles, reportages délirants, un peu de nostalgie, chacun y va de son hommage.

L'ensemble est sympathique et varié. L'album est dense et mérite son prix un peu élevé.
J'ai adoré les planches de Goossens et du couple Léandri/Solé qui ont su vraiment me faire éclater de rire. J'ai bien aimé aussi la reprise de l'exposé sur la girafe par Dupuy/Berberian.

J'avoue cependant n'avoir gardé qu'un simple sourire aux lèvres sur la majorité du reste de l'album, pas les grands rires que l'oeuvre de Gotlib savait m'offrir. L'hommage est là, il est plaisant, je suis plutôt heureux de mon achat et de ma lecture, mais cet album collectif ne gravera pas ma mémoire comme je l'aurais aimé.

Nom série  Crisis on Infinite Earths  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Bon, je savais à quoi m'attendre avec cette série. Je savais que nous avions là un récit de super-héros qui avait assez mal vieilli, au scénario très fouillis, à la multitude de personnages, et dont l'intrigue n'était qu'un prétexte à restructurer l'univers DC. Mais quand j'ai fini par trouver d'occasion les 4 tomes parus chez Semic, je n'ai pas su m'empêcher de les acheter plutôt que l'intégrale Panini hors de prix.
Pourquoi ? Parce que je voulais en apprendre plus sur cet évènement majeur qui avait modifié l'ensemble des séries DC. Je voulais voir comment les auteurs de cette maison d'édition avait "fait le ménage" et ce qui avait changé entre avant et après, bref quels héros avaient disparu et étaient morts lors de cet évènement.

Au final, c'est "moins pire" que je le craignais. Je craignais que ce soit illisible, trop embrouillé, trop auto-référencé. Finalement, j'ai lu les 4 tomes sans déplaisir. Certains chapitres ne se révèlent même pas mauvais, formant des sous-intrigues assez bien construites et évocatrices. Certaines rencontres entre personnages sont intéressantes comme celle entre une version de Batman, le solitaire et noir que je connaissais, et un autre plus gai dont Robin était le fils. Et puis certains dialogues m'ont amusé, des répliques humoristiques donnant de l'air à un récit un peu trop grandiloquent à d'autres moments. Par exemple, j'ai ouvertement rigolé lorsque l'arrogante Dr Light balance à Superman et à des membres de la JLA "Maiiis... vous partagez un neurone pour 6 ou quoi ?".

Cependant, à côté de cela, il y a beaucoup de défauts. Trop souvent, les intrigues sont affligeantes de naïveté. Les gros défauts des histoires de super-héros américains apparaissent de manière trop énorme. Trop d'invraisemblances. Du genre quand la vague d'anti-matière annihile en quelques secondes plusieurs galaxies et que pendant ce temps-là elle parcourt difficilement une rue de Metropolis après l'autre tandis que de gentils super-héros l'attaque à coups de décharges électriques et autres. Ou encore quand les gentils super-héros sauvent "une grande partie" de la population d'une planète en installant un tapis roulant-teleporteur sur un pont de New York et qu'une file de New-Yorkais s'y engage à bord de leurs grosses voitures de merde. Le monde est sauvé : 50 pèquenots américains et leurs bagnoles ont pu échapper au désastre !
Le récit est également très décousu, très fouillis. Jouant la carte du suspens ou pour appâter le chaland avec des révélations des évènements à venir quelques chapitres plus loin, les auteurs mélangent un peu la chronologie des évènements, racontent plein de choses et s'y perdent. Si bien qu'à certains moments, on ne sait plus si tel héros est encore vivant ou pas, si tel évènement a déjà eu lieu ou pas.

Et puis tout l'affrontement final, qui s'étale presque de la fin du 3e album à la fin du 4e, est assez risible avec ses rebondissements successifs à base de "on croyait le méchant mort mais en fait non, pas encore !".

Sans parler du fait que je me suis fait la même réflexion que Cassidy sur ce personnage de Wildcat, déjà ridicule en lui-même, mais sur lequel les auteurs insistent bizarrement alors qu'on n'en a vraiment rien à foutre.

A côté de cela, je ne suis pas trop mécontent d'en avoir appris ainsi davantage sur l'univers DC. Et nous parlons là de l'univers DC élargi puisqu'on retrouve dans cette aventure vraiment tous les personnages, jusqu'aux bons vieux héros de la préhistoire et du far-west, de la 1ere et de la seconde guerre mondiale, à la manière du Sgt. Rock et autres cow-boys dont je ne savais même pas qu'ils étaient des créations DC.

J'ai par exemple compris pourquoi je m'y perdais dans les différentes versions de Flash et qui était le Flash "actuel". Idem pour le rapport entre Power Girl et Super Girl. Et autres informations du même genre qui n'intéresseront que les lecteurs des publications DC.
Bref, la lecture de cette série intéressera ces amateurs là dont je fais à peu près partie mais même pour eux une simple lecture suffira, pas besoin d'acheter cette série au demeurant bien chère pour sa qualité.

Nom série  Maraboud'ficelle  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est considérée par beaucoup comme appartenant à la série Le Grand Duduche. Elle partage en effet le même dessinateur, Cabu. Le personnage du Grand duduche y joue le rôle principal. Et on retrouve la même ambiance post-68 assez rigolarde.
Mais Maraboud'ficelle forme un album à part. D'abord parce que ce n'est pas une véritable aventure du Grand Duduche puisqu'il s'agit ici de science-fiction délirante. Ensuite parce que Cabu n'en est pas le scénariste ou du moins l'unique scénariste. Ensuite parce qu'il s'agit là d'un album qui mériterait véritablement d'être classé en tant qu'oeuvre Oubapienne.

Nous avons en effet là une BD qui a été improvisée du début à la fin, dont le scénario a été infléchie à chaque chapitre par les désirs des téléspectateurs de Récré A2, désirs synthétisé par William Leymergie et Cabu pour former la suite des aventures de leurs jeunes héros dans l'espace.
Et les voilà qui débarquent sur une planète où un roi tyrannique et ses sbires aux allures de CRS, symbole de l'autorité paternaliste rejetée déjà dans Le Grand Duduche, sont opposés à un peuple de gentils baba-cools. Heureusement, le Grand Duduche, ses jeunes amis, le Savant et la souriante Gertrude vont donner un bon coup dans la fourmilière. Atmosphère post-68 garantie pour ce récit qui n'hésite pas le délire et l'humour.

Un peu trop décousu du fait même de sa structure improvisée, ce récit se lit avec un sourire bienveillant même si le tout a grandement vieilli de nos jours. Cela reste une expérience intéressante et l'histoire qui en découle est assez amusante même si un peu trop fouillis.

Nom série  Clown  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne savais pas que Quentin Blake avait fait de la BD. Et beaucoup de gens semblent ne pas le vouloir puisqu'ils classent simplement cet album dans les livres illustrés pour la jeunesse. Qu'est-ce qu'il leur manque ? Le contour autour des cases ? Car c'est une BD, sans hésitation possible.

Le récit rappellera celui de l'album Le Pantin. Même public jeunesse, même narration muette et même personnage de petite poupée rejetée qui va chercher à retrouver l'amour d'un enfant.

Le dessin est celui si spécifique du britannique Quentin Blake, plus connu pour ses illustrations de livres jeunesse tels que Charlie et la Chocolaterie. C'est un dessin qui parait brouillon mais dispose d'une vraie âme et de beaucoup d'efficacité. J'aime bien.

Quant à l'histoire, elle se résume en deux mots : mignonne et drôle. C'est avec un vrai sourire que je l'ai lue avec mes yeux d'adulte. Et elle se lit sûrement parfaitement aux enfants, voire ils peuvent la lire seuls puisqu'elle est muette et simple à saisir.
Son seul défaut est la rapidité avec laquelle elle est lue. Mais c'est tout de même un jolie BD jeunesse.

Nom série  Les Enragés  posté le 02/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu cette BD grâce à l'intégrale en noir et blanc. Alors que ce n'est pas le genre d'histoire qui m'attire en général, j'ai accroché du début à la fin.
Nous sommes face à un scénario qui ressemble beaucoup aux films ou séries américaines. Un tueur à gages, un petit voyou, une petite dealeuse, des maffieux, le FBI, une course-poursuite de San Diego à Frisco en passant par Vegas et Reno. Décors de routes désertiques, de motel et de casino. La classique USA quoi.
Pas de quoi m'appâter d'habitude. Mais là, j'ai été pris par le récit.

A quoi ça tient ?
Aux personnages d'abord, car les auteurs se sont amusés à embringuer dans la même histoire trois protagonistes qui n'auraient sans doute rien eu en commun hors de ce contexte. Leurs relations prennent rapidement celles d'une sorte de famille bigarrée qui se déchire et s'attire. Si bien qu'on s'y attache rapidement.
A cela s'ajoute une intrigue qui se complexifie au fil des tomes et gagne en profondeur et intérêt. Le scénariste apporte de nouvelles sous-intrigues pour étoffer chaque nouveau tome, en ayant la bonne idée de les clore en fin d'albums tout en ayant à chaque fois bien fait avancer l'intrigue principale. Ainsi pas de lassitude tout en ne s'égarant pas vers trop de chemins de traverse. D'ailleurs, ce système de sous-intrigues, ce décor américain et les quelques flash-backs agrémentant le passé des personnages m'a pas mal fait penser à la construction scénaristique de Luc Brunschwig, ce qui est plutôt un gage de qualité à mes yeux.

Le dessin présente bien dès les premières pages.
Mais de menus défauts techniques m'ont dérangé dans le premier tome. Je trouve les décors en effet trop tracés à la règle et les personnages un peu ratés. Outre quelques postures figées, cela se voit surtout dans les visages qui sont quasiment toujours soit de face soit de profil. Et pire, le tueur à gages, protagoniste principal, se révèle presque méconnaissable entre sa vue de profil et celle de face : pas le même menton, le crane beaucoup plus bas quand il est de profil, un visage carré de face alors qu'il parait fin de profil... Ca m'a clairement gêné.
Heureusement, cela s'arrange au fil des albums. D'ailleurs, la vue de profil du tueur à la fin de la série n'a plus rien à voir avec celle du début. Et bref, dès le second ou troisième tome, je n'ai plus aucun reproche à faire au dessin, à part peut-être les voitures qui restent un peu bizarres. En tout cas, cela ne m'a pas dérangé et j'ai trouvé la mise en page très fluide et les planches agréables.

Bref, voilà une lecture divertissante qui m'a bien accroché et que je pense même pouvoir relire sans déplaisir. Une bonne intrigue façon polar-road movie à l'américaine. J'aurais juste préféré que la toute fin soit un peu moins abrupte.

Nom série  Le Pont  posté le 01/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'étais curieux de lire cet album car le résumé me paraissait bien mystérieux et le peu que j'en avais lu sur le net ne m'en avait pas appris beaucoup plus. Je suis cependant déçu car ce n'est pas mon genre de récit.

J'aime bien le dessin et le décor. La couverture m'avait attiré au premier coup d'oeil. L'ambiance de neige et de glace est belle et j'aime beaucoup la ville où se déroule la majorité de l'histoire. C'est un monde imaginaire qui aurait vraiment pu me séduire et me plaire, quelque chose comme un décor de Jules Verne avec de la poésie en plus.

Mais je n'ai pas accroché à l'histoire. J'attendais en permanence qu'elle démarre pour de bon, qu'il se passe quelque chose. Au lieu de ça, j'ai eu droit à des mystères qui n'ont pas su me charmer, à des relations vaines entre personnages, à une histoire d'amour spéciale mais qui m'a complètement indifféré et à une fin mi-poétique mi-fantastique que je considère comme étant une fin en queue de poisson. Les personnages, la frigide Léda en tête, ne m'ont pas paru attachants. L'ambiance poétique et métaphorique m'a très vite lassé. Et la conclusion m'a paru tellement prévisible qu'elle a donné le coup de grâce à une intrigue qui n'a jamais su décoller pour moi et n'a su me toucher à aucun moment.

Il me parait probable que ce genre de récit puisse plaire à certains amateurs de poèmes et d'histoires d'amour mélancoliques et imaginaires, mais ce n'est pas mon cas.

Nom série  Global Frequency  posté le 01/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est parce que je suis très intéressé par tout ce que fait Warren Ellis et parce que certains ici m'ont conseillé cette lecture que j'ai acheté les deux tomes de Global Frequency.
Car je dois avouer que le sujet ne m'intéressait pas trop : une équipe façon Agence Tout Risque à l'échelle planétaire qui sauve tous les jours la planète, mouairf...
Et le peu que j'en avais feuilleté ne m'avait pas attiré : trop d'explosions, de personnages me rappelant de banales séries américaines... Les récits sont en effet un peu trop souvent orientés vers l'action, le grand spectacle.
Et puis la structure en histoires courtes s'est révélée, comme je le pensais, incapable de permettre une vraie intrigue sur la longueur, juste de petits épisodes de divertissement trop courts pour être vraiment développés. Les fins assez abruptes et sans épilogue m'ont régulièrement frustré.

Par contre, j'ai reconnu l'imagination débordante de Warren Ellis. Une jolie galerie de personnages. Et quelle variété de dangers qui pourraient menacer la planète ! Ca fait froid dans le dos à quel point Ellis va chercher ses idées dans la société moderne, dans les développements scientifiques, les armes exotiques, les dangers extra-terrestres plus ou moins crédibles... J'ai retrouvé là avec satisfaction le don pour l'anticipation sociale et technologique de Warren Ellis, don qui à mes yeux trouve son apogée dans sa série Transmetropolitan.

Pour le reste, les dessins sont variés, puisque réalisés par des auteurs différents pour chaque histoire, mais ils sont tous plutôt bons et relativement dans le même ton à chaque fois.
Et la narration est bonne ce qui permet des lectures plaisantes et assez prenantes. Sur l'ensemble des deux tomes, quelques histoires m'ont moyennement convaincu, 1 ou 2 sur le premier tome, et 2 ou 3 sur le second, mais dans l'ensemble ce sont des récits de bon niveau.
J'aurais cependant aimé davantage de développement et de suivi dans les intrigues et les personnages. La structure en histoires courtes indépendantes me frustre trop souvent et interdit à la série de gagner en profondeur à mon goût.

Un bon divertissement mettant en scène le don pour l'imagination de Warren Ellis mais pas une de ses meilleures oeuvres. Je lui préfère nettement Transmetropolitan pour l'anticipation sociale et Planetary pour le groupe de super-héros confrontés à des dangers aussi variés et fantastiques que palpitants.

Nom série  La Marie en plastique  posté le 30/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais tellement entendu parler en bien de cette BD que j'ai craqué et fini par me l'acheter.

J'ai longuement hésité car je n'aime pas du tout le dessin. Encore maintenant, j'estime qu'il m'a en partie gâché le plaisir de lecture et c'est à cause de lui que ma note n'est pas un cran plus haut. Je le trouve laid, trop souvent approximatif, et médiocrement colorisé. Pourtant il semble vraiment que ce genre soit voulu par le dessinateur qui a fait la preuve dans d'autres albums qu'il était capable d'un dessin beaucoup plus soigné et régulier. J'avoue ne pas comprendre ce choix. Sa seule qualité à mes yeux est qu'il offre parfois des bouilles vraiment extra aux personnages. Mais ça ne suffit pas pour moi.

Du coup, j'ai eu un peu de mal à me lancer dans cette histoire présentant le quotidien d'une petite famille populo, dont la grand-mère est bigote et le grand-père militant communiste ce qui les fait régulièrement se bagarrer. Mais finalement, la bonhommie et l'humour du récit m'ont séduit. J'ai vraiment rigolé à pas mal de moments, notamment au moment de la pose de la Vierge en plastique sur la télé et la réaction du grand-père.
Le scénario se révèle drôle, un peu à la manière d'un film comme "la vie est un long fleuve tranquille". Les thématiques abordées sont la foi - ou la crédulité selon le point de vue -, les relations familiales et l'amour malgré les différences de point de vue. C'est drôle, amusant et parfois touchant. Assez original et bien raconté.

En définitive, j'ai bien aimé ma lecture et je ne regrette pas mon achat. Mais j'aurais vraiment aimé que le dessin soit différent, plus classique peut-être mais en tout cas plus régulier et plus soigné.

Nom série  Reanimator  posté le 29/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup Lovecraft dont je crois avoir lu quasiment tous les écrits, poèmes inclus. C'est donc avec un réel intérêt que j'en découvre chaque adaptation en bande dessinée. Hélas, la nouvelle en six chapitres Herbert West, réanimateur n'est vraiment pas ma préférée de l'auteur. Il faut dire qu'elle dispose de deux défauts : d'abord, c'est la première oeuvre vraiment publiée par Lovecraft, elle manque donc encore de maîtrise. Et d'autre part, sa structure en épisodes lui impose une sorte de reprise à zéro au début de chaque chapitre, presque comme si rien ne s'était passé à la fin du chapitre précédent. C'est un défaut que j'ai ressenti notamment au second épisode, après que les deux héros aient été terrifiés à la fin du premier chapitre, ils recommencent leurs expériences comme si de rien n'était.
Et puis bref, l'histoire de ces médecins qui cherchent à redonner la vie à des cadavres est un thème qui ne m'intéressait déjà guère dans le classique Frankenstein. Pour dire, dans la nouvelle de Lovecraft, seule la fin du premier chapitre m'avait vraiment marqué, le reste m'ayant plus ou moins ennuyé.

Du coup, son adaptation en BD m'a moyennement convaincu.
Le dessin est plein de personnalité, je l'aime bien mais il est parfois un peu trop imprécis par moments à mon goût. De même, les couleurs uniformes permettent de créer une ambiance qui colle bien au scénario mais je me lasse de ne pas voir un peu plus de diversité dans la colorisation. Mon goût me dicterait de rester autant en noir et blanc dans ces conditions.
Le récit est plutôt bien adapté mais les émotions et les frayeurs que sait insuffler Lovecraft ressortent assez peu dans les planches. La fin du premier chapitre n'a pas su m'apporter la même angoisse que j'avais ressentie à la lecture de la nouvelle. Et l'apothéose finale du récit, qui aurait dû être le comble de l'horreur, m'a laissé purement indifférent. Bref, les émotions n'ont pas réussi à m'atteindre par le biais de la BD.

L'adaptation ne se révèle donc pas mauvaise car elle est graphiquement jolie et convenant bien au récit, car la narration est bonne et le récit fidèle, mais la mise en image n'a rien su apporter de neuf par rapport à l'écrit à mes yeux et les sensations de la lecture de Lovecraft n'ont pas su être reproduites pour moi.

Nom série  Mär Omega  posté le 29/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mär - Märchen Awaken Romance était un shonen plutôt efficace mais ni original ni très captivant. Alors quand la série s'est terminée, je n'aurais pas été le premier à réclamer une suite. Ce fut pourtant le cas avec la création de Mär Omega qui reprenait le filon pour des raisons sûrement commerciales, au Japon du moins car je ne sais pas si la série originelle a tellement marché en France.
On y retrouve le même univers, 6 ans après. Le héros de la première série, Ginta, n'est plus là. Mais il va être dès le début remplacé par un petit nouveau, qui lui ressemble d'ailleurs beaucoup physiquement, à la couleur de cheveux près. Ce dernier a la seule différence d'être un vrai habitant du monde des rêves. Mais pour le reste, il va lui aussi se retrouver armé de l'Ärm vivant Babbo, se révéler très vite très doué malgré un emportement caractéristique de l'adolescent de shonen.
L'intrigue globale change un peu, l'ennemi n'est plus l'Echiquier mais des créateurs-manipulateurs de Malefacts, mais dans l'ensemble... on prend les mêmes et on recommence.

Alors qu'est-ce que ce nouveau shonen apporte de neuf ? Pas grand chose. Le dessin est plutôt bon, quoiqu'un peu embrouillé dans certaines scènes d'action ou de fusion entre ärms. La narration est correcte mais sans innovation. Les personnages sont banals. Le scénario est empli de facilités, de coïncidences bienheureuses et de personnages clés qui apparaissent toujours pile au bon moment. L'ingrédient principal d'un tel shonen de combat, l'envie de voir le personnage devenir de plus en plus fort, n'est pas vraiment là non plus car le jeune Kai récupère dès le début des pouvoirs très puissants que, même s'il les maîtrise mal, il peut sortir dès qu'il s'énerve.
Et surtout, comme pour Mär - Märchen Awaken Romance, l'intrigue n'est pas des plus captivantes. Les facilités achèvent de la rendre insipide. Ca marchera peut-être sur certains lecteurs adolescents pas trop regardants mais moi, cette série m'a tout simplement indifféré.

Nom série  Véritables souvenirs du Docteur Mystère  posté le 28/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dès la couverture, le ton est donné : nous rendons ici hommage aux romans d'aventure et d'anticipation de la fin 19e - début 20e siècle. Par bien des aspects, cette série rappellera d'ailleurs La Ligue des Gentlemen Extraordinaires.
Mais nous ne sommes pas en présence d'un récit qui se prend au sérieux : tout est affaire de clins d'oeil et de beaucoup d'humour. C'est un humour parfois direct et parfois agréablement pince-sans-rire.

Le dessin est fin et détaillé. Il donne un aspect très classique et sérieux aux planches qui amène le juste contraste avec le côté loufoque que prend parfois le récit.

Le premier tome m'a davantage plu que le second. L'ambiance y est résolument rétro, avec de nombreux clins d'oeil à des oeuvres de l'époque, et le récit est construit de telle manière qu'on croirait lire l'une d'entre elles. A quelques exceptions près, l'humour y est fin et bienvenu. J'ai vraiment eu le sourire à toutes les pages et quelques bouffées de rire. Drôle et prenant à la fois, avec en outre l'esthétique et le sens de l'aventure imaginaire des récits de l'époque, ce qui ne gâche rien.
Le second tome m'a moins séduit car il est moins fin à mon sens. Dès le départ, nos héros sont propulsés vers la Lune à la façon d'un Jules Verne ou d'un Méliés. Mais par la suite, le ton n'est plus aussi rétro, avec des clins d'oeil non plus uniquement vers des récits anciens mais également vers des oeuvres comme Star Wars et Star Trek. Cela gâche un peu l'ambiance et la finesse du tout à mes yeux. La lecture reste plaisante mais j'ai moins ri que pour le premier épisode.

Une BD originale, belle et rendant un joli hommage, parodique mais distingué, aux récits d'aventure et d'anticipation à l'ancienne. A lire si vous aimez le genre !

Nom série  Le Chien à trois pattes  posté le 27/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Cette BD est à mi-chemin entre la BD pédagogique et le roman graphique. La thématique est sociale, le décor celui d'une cité de banlieue. Malgré le chômage, la pauvreté, les dégradations et les menus ennuis quotidiens, les habitants y vivent en bonne entente. Et ce sont ceux-ci qu'on va suivre.
Là où apparaît l'aspect éducatif est dans le fait que, d'un côté on voit les habitants tels qu'ils devraient se comporter pour que la vie soit douce dans n'importe quel logement social, et d'un autre côté l'une des habitantes se fait lire en parallèle ou presque le règlement du bail locatif pour apprendre quels sont ses droits et devoirs. Heureusement ce dernier point n'est pas trop pénible et permet au lecteur de suivre l'histoire comme si de rien n'était : la preuve, ce n'est qu'en fin d'album que j'ai découvert qu'il s'agissait d'une BD "pédagogique".

Le dessin est celui que Farid Boudjellal utilisait pour Petit Polio : un dessin en couleurs et légèrement encré. L'auteur insiste en outre sur la colorisation pour parfois se passer d'encrage. J'avoue ne pas être trop fan de ce dessin, le trait manque de maîtrise à mon goût et les personnages sont un peu simples dans leurs expressions.

Le récit se laisse lire mais il aborde tellement de personnages et de sujets qu'on ne sait pas trop où il veut en venir. C'est l'ennui de l'aspect pédagogique, il donne l'impression d'être un inventaire de personnages et de situations qui peuvent avoir lieu dans une cité de banlieue. Petits drames, grands bonheurs, simple quotidien. La fin joue la carte de l'émotion et elle n'est pas mauvaise, mais on la sent un peu venir depuis les premières planches.
Si bien que j'ai eu une légère impression de récit dérisoire malgré les bons sentiments dont elle est imprégnée.

Nom série  Félix (Tillieux)  posté le 27/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je viens de découvrir Félix par le biais de l'intégrale Niffle qui a la drôle de particularité de paraître en sens inverse de la chronologie, commençant par le tome 7 et les épisodes les plus récents et en étant actuellement au tome 5 et les épisodes datant de 1953.

J'avais beaucoup entendu parler de Félix comme étant l'ancêtre de Gil Jourdan. Mais je ne savais pas que c'en était à ce point là.
Les personnages de Felix, Allume-Gaz et Cabarez sont vraiment traits pour traits les alter-ego de Gil, Libellule et Crouton. Ca, c'est un fait.
Mais en plus, beaucoup des scénarios de Felix ont été réadaptés presque tels quels pour devenir des scénarios de Gil Jourdan. Et ce n'est pas tout, d'autres histoires ont aussi été utilisées de la même manière pour former des intrigues de la série Natacha. Moi qui ai lu les versions des séries Dupuis, ce fut vraiment très intéressant de comparer les différences d'adaptation, les améliorations apportées. Les histoires de Felix sont courtes et assez légères, les intrigues ont donc été approfondies et améliorées la plupart du temps. Et il a fallu aussi, le cas échéant, ajouter le personnage de Natacha dans l'intrigue, puisqu'une telle figure féminine est absente de la trame des histoires de Felix. Mais certaines planches et séquences ont été véritablement reprises telles quelles, à la mise en page et aux angles de vue près. C'est assez amusant.
Et il parait que d'autres intrigues encore ont aussi été récupérées pour les Jess Long et Tif et Tondu. J'ai même cru reconnaître un bout du Repaire de la Murène de Spirou et Fantasio dans l'un des récits. Et puis c'est aussi dans Felix qu'est apparu le personnage de Marc Jaguar.

Bref, Felix a été oubliée du grand public mais c'est une vraie mine d'inspiration où toute une quantité de grands classiques de la BD ont directement puisé leurs intrigues. Très intéressant du point de vue de l'amateur de l'histoire de la bande dessinée franco-belge et de la construction scénaristique.

Pris hors-contexte maintenant, la BD Félix en elle-même n'est pas mauvaise. Le dessin de Tillieux est bon mais pas encore aussi au point que dans la série Gil Jourdan. Pas de réel reproche, si ce n'est des personnages de lunetteux-moustachus qui se ressemblent un peu tous, mais cela manque de vues d'ensemble, de décors très travaillés. Tillieux joue un peu trop la facilité en se focalisant sur les personnages qui discutent en commentant ce qu'ils voient.
Les intrigues sont originales et bien montées, ce qui expliquent leurs réutilisations ultérieures.
Ce sont des récits mêlant enquêtes policières et aventures. Le ton est un peu adulte puisque l'auteur n'hésite pas à faire mourir les personnages, bons comme méchants, mais l'ambiance reste assez légère. Il y a aussi un peu d'humour mais moins efficace que dans Gil Jourdan.
Bref c'est plaisant, ça n'a pas trop mal vieilli, mais l'ambiance m'a quand même paru un peu désuète.

Mais je suis très content d'avoir pu découvrir pour de bon cette série et ses liens avec le reste de la création franco-belge.

Nom série  Jeux pour mourir  posté le 27/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD dans le pur style qu'affectionne Tardi. Décor de banlieue parisienne dans les années 50, des paysages que Doisneau aurait photographiés. Une petite bande de gamins qui ont grandi trop vite, un inspecteur de police alcoolique et revanchard, une cartomancienne un peu dingue, des petits trafics, et une histoire de meurtre d'une vieille et de vol de ses bijoux qui va s'embrouiller de plus en plus pour entraîner presque tout le monde dans le drame.

Le dessin est bon même si je lui préfère le soin du détail des premiers Adèle Blanc-Sec. Et j'ai un peu de mal avec les couleurs de Tardi. Mais pour le reste, c'est du bon boulot qui donne une vraie vie aux décors urbains d'après-guerre.

Le scénario est bien ficelé et original. Mais il devient vite un peu confus à mon goût. Tout est logique et s'enchaîne bien, mais il faut suivre. Et je n'accroche pas trop à l'attitude agressive et pleine de défi de tous les personnages les uns envers les autres, même ceux qui devraient soi-disant être des potes.
J'ai donc lu cette BD comme un divertissement un peu dépaysant. Mais je n'ai pas été complètement séduit.

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