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Nom série  Antichristus  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les scénarios des séries de la collection "Secrets du Vatican" sont assez classiques dans leur genre. Difficile de faire du neuf dans la veine des Da Vinci Code, Le Triangle Secret et autres Le Troisième Testament. Mais Antichristus a l'avantage de mettre en scène une époque historique particulièrement intéressante, d'autant plus pour servir une intrigue sur la base de trésors de templiers, ou plutôt des hospitaliers ici pour changer un peu.
Il s'agit en effet de se placer dans le cadre de l'Expédition d'Egypte de Napoléon Bonaparte, depuis la prise préliminaire de l'île de Malte jusqu'à l'opération terrestre en elle-même. Qui plus est, le personnage titre de la série, ce fameux antéchrist, serait en fait le futur empereur lui-même, dénoncé ici pour son action directe et dévastatrice à l'encontre du pouvoir catholique de l'époque.
Plutôt intéressant de ce point de vue, d'autant que Bonaparte est un personnage actif de cette bande dessinée et qu'on en apprend un peu plus sur la diplomatie et la sage utilisation des motivations des parties en présence dont il a su faire preuve à l'époque.

Ceci étant dit, pour le moment, la série n'est pas très palpitante.
On retrouve un peu trop de poncifs du genre "Secrets du Vatican". Un beau héros sûr de lui prêt à s'opposer seul s'il le faut à l'armée française et aux ambitions napoléoniennes, la jolie minette au caractère bien trempé qui va lui servir de compagne (dont on se demande un peu ce qu'elle fout là d'ailleurs) et de faire-valoir féminin, le vieil homme sage et érudit pour la partie intellectuel du récit, beaucoup de facilités scénaristiques, de fuites et combats dont les héros se sortent sans soucis et sans hésitation...
Le dessin lui aussi est correct mais sans grande saveur. Rien à lui reprocher techniquement parlant si ce n'est un encrage qui manque de présence. Je regrette juste son manque de personnalité et d'originalité visuelle.

Bref, c'est un premier tome que j'ai lu sans grande passion, ayant l'impression d'y voir de nombreuses scènes déjà-vues et des héros clichés. Seul le décor historique, la stratégie de Napoléon et la curiosité de voir ce dernier mêlé à une chasse au trésor ont un peu attisé mon intérêt. J'espère que la suite sera plus percutante.

Nom série  Transformers (Fusion comics)  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le premier volume de cette série de one-shots sur les Transformers ne présage rien de bon. A vrai dire, en tant que livre d'illustrations présentant ces étonnants méchas, ce n'est pas trop mauvais. Mais en tant que récit en bande dessinée, c'est nul.

Le dessinateur est plutôt doué pour représenter les méchas. On sent qu'il a fait ça souvent et les transformers ont de la gueule ici. Leur design est celui du film, moderne et dynamique. De même, la colorisation, informatique, n'est pas mauvaise du tout.
Par contre, l'encrage d'une part, et surtout les visages des rares humains d'autre part, laisse échapper une impression de bon amateurisme sans plus.

A côté de ça, tout le reste du récit est vraiment trop empli de défauts.
L'album s'entame par un résumé en une vingtaine de pages des évènements du film tels que vus par les yeux des Decepticons et plus particulièrement de Starscream. Il faut vraiment avoir vu le film pour comprendre ce résumé car sa narration est atroce, avec de grosses ellipses mal foutues.
Cette mauvaise narration et cette mise en page minable gâchent aussi toute la suite de l'album. Les enchainements de cases sont souvent incompréhensibles. On se mélange sans arrêt entre les personnages des transformers qui se ressemblent un peu tous. Les scènes d'action sont une suite de poses figées, jolies en elles-mêmes mais pas du tout efficaces en matière de narration séquentielle.
Quant au scénario, même s'il présente l'intérêt de nous présenter une vision de ce qu'il pourrait se passer pour les transformers et notamment les decepticons et Cybertron après les évènements du film, il est basique et sans crédibilité. Les incohérences sont nombreuses, les comportements des personnages caricaturaux. On sent que tout est destiné à montrer de jolies images de méchants robots et de combats qui en jettent mais où on n'y comprend rien.

Le travail d'amateurs qui savent plutôt bien dessiner mais pas raconter une histoire.

Nom série  Gunnm Other stories  posté le 27/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ceux qui ont lu la dernière édition grand format de Gunnm ont déjà lu la majorité des histoires de cet album qui recueille les histoires courtes, bonus, qui y étaient intégrées.

Sont présentées ici 4 récits s'étalant au long de la chronologie de la série Gunnm.
La première se focalise sur Ido avant même sa découverte de Gally et met en scène, sous la forme d'un cruel conte de noël, la dureté de la ville cyberpunk de Zalem où la vie et l'esprit humain n'ont que peu d'importance.
La suivante se déroule à l'époque où Gally était encore chasseuse de primes à Zalem. Elle y est confrontée à un tueur doté d'un pouvoir bien spécial.
La troisième met en scène une borne, l'un de ces pitoyables cyborg-robots, qui suite à l'attaque d'un train hors de Zalem fait preuve d'une malheureuse touche d'humanité.
Et la dernière, l'inédite du lot, se passe après l'époque du Barjack et met en scène Koyomi juste après la mort de Den et ses débuts dans le Journalisme. Elle doit enquêter sur la réapparition du Barjack et de Den dans l'Outland.

Le dessin de Kishiro est toujours de qualité. Classique pour les première et troisième histoires, je lui trouve une touche un peu plus formatée et informatisée pour la seconde. En outre, Kishiro s'essaie à la couleur pour la dernière histoire, pour un résultat moins plaisant à mon goût que la classe de son trait noir et blanc.

L'amateur de Gunnm sera heureux de retrouver les décors et les personnages de la série. Les récits se lisent bien et sont plaisants.
Cependant, il s'agit là de récits courts, bonus très dispensables à mes yeux. La première pêche par l'absence de Gally. La seconde est dotée d'une ambiance un peu étrange qui me rappelle plus les comics de super-héros que Gunnm. La troisième est sympathique, amusante mais un peu vaine. Quant à la dernière, elle est assez instructive sur ce qu'il s'est passé après le Barjack mais je ne la trouve pas plus convaincante que cela.
Seul le collecteur avide de la série de Yukito Kishiro sera vraiment intéressé mais l'achat me semble loin d'être indispensable.

Nom série  3 minutes  posté le 25/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'avais pas aimé le mélange gnangnan et angoissé de Litost. Je ne me reconnaissais vraiment pas dans le personnage, ses peurs, la forme de son amour et ses soucis affectifs. J'ai craint revenir dans ce même domaine en entamant 3 minutes puis j'ai fini par nettement plus apprécier ma lecture.

Je n'accroche toujours pas au dessin de Domas. Je n'aime pas sa ligne épurée, stylisée, pas plus que son encrage trop indécis, comme s'il avait peur d'achever franchement ses formes.
J'ai une fois de plus trouvé doucereux les passages métaphoriques "mignons" avec le personnage sur sa lune, qui se jette, qui se rattrape, qui n'ose pas, etc. Poésie peu subtile à mon goût.
Et j'ai un peu été rebuté aussi par la narration à la troisième personne d'un récit qu'on sent vraiment davantage à la première personne du singulier. Ca me donne l'impression que l'auteur veut parler de lui, de son état d'esprit, mais qu'il n'ose pas le faire franchement et tourne autour du pot en disant "il pense ainsi" comme quelqu'un s'excuserait en disant "non mais c'est pas pour moi, c'est pour un ami que je fais ça, en fait".

Néanmoins, j'ai peu à peu été touché par ce récit sympathique et empli d'une douce émotion sur la fin. J'ai été heureux pour le personnage de voir son horizon s'éclaircir, de voir l'histoire d'amour aller dans le bon sens.
J'ai également bien aimé les quelques touches d'humour, notamment sur les dernières planches.
Bref, malgré une entame un peu maussade, j'ai fini par bien apprécier ma lecture et en sortir sur un sentiment d'agréable bien-être.

Nom série  Deadman : L'Amour après la mort  posté le 23/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé dans cette histoire en deux tomes de Deadman une ambiance proche des récits d'horreur rétro, une atmosphère du style des contes de la crypte mais avec davantage d'intensité et de profondeur artistique.

Le dessin m'a vraiment beaucoup plu. Il me rappelle le style de Berni Wrightson (La Foire aux Monstres, Presque Humains...), ce style soigné et volontairement effrayant comme on en produisait à la grande époque d'EC Comics. Même si les personnages, et surtout Deadman lui-même, prennent parfois des poses assez étranges, on sent en permanence la maîtrise technique dans le trait et la recherche d'une esthétique qui a su me toucher.

Le récit pêche par une narration un peu décousue. J'ai régulièrement eu l'impression de transitions abruptes, comme s'il m'avait manqué une ou deux cases pour bien faire le lien entre certains évènements. J'imagine que le récit avait initialement été publié par épisodes dans un magazine, que certaines cases de présentation de chapitres ont été coupées et que la fluidité en a été affectée une fois regroupé en albums.
Mais j'ai été plutôt charmé par l'ambiance d'horreur qui se dégage de ce récit parfois un peu dérangeant (brrr... se faire avaler par Mimi-la-grosse...). Un cirque étrange, des fantômes, un démon qui domine l'ensemble et des personnages de Freaks, sont autant de recettes un peu éculées mais qui marchent toujours aussi bien. Et le personnage de Deadman ne manque pas d'intérêt.
Il est vrai que le récit est parfois un peu superficiel, avec des réactions rapides et pas toujours très crédibles des personnages, notamment la vitesse avec laquelle Deadman tombe amoureux d'une acrobate fantôme. Mais cela fait partie de la structure des récits de comics d'époque, où l'important était de mettre rapidement en place une situation et des personnages pour lancer au plus vite l'action et les rebondissements.

J'ai bien aimé cette lecture que je trouve graphiquement belle et dotée d'une ambiance et d'un concept intéressants.

Nom série  Saga anglaise  posté le 23/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'idée de base de cette série aurait pu donner un résultat intéressant puisqu'il s'agit d'y représenter la société rurale anglaise dans les années 20. Le thème insiste plus précisément sur les différences entre les classes sociales, montrant bien comment la société est compartimentée en fonction des richesses et de la famille. L'intrigue est assez cynique, montrant à quel point même ceux qui sont décidés à passer outre le mur des classes vont finir par s'y casser les dents et, dans le meilleur des cas, à rejoindre les rangs.

Malheureusement, cette bande dessinée est plombée par deux défauts.
Le premier, le moins répréhensible, est une narration assez moyenne. Le scénario est assez prévisible et guère mis en valeur par une manière de raconter plate et parfois décousue.
Le second, le vrai souci à mes yeux, est le dessin. Malgré de nombreux artifices destinés à les masquer, les défauts de maîtrise technique sautent aux yeux. Les décors vides, plats ou stylisées, ne rendent aucunement l'atmosphère de l'Angleterre d'époque, celle-ci prenant parfois des allures de vrai désert aux couleurs bigarrées et les bâtiments, tracés à la règle et sans perspective, ressemblant à des décors de théâtre mal peints. Mais le pire vient de l'anatomie des personnages. Outre des têtes énormes et laides, les corps sont hideusement déformés. Les erreurs anatomiques sur les bras sont tels qu'on le croirait peut-être fait exprès, ces bras étant le plus souvent aussi courts que des membres de nains et placés n'importe comment le long du corps. C'en est parfois hilarant tant c'est moche.
En tout cas, ça m'a clairement gâché mon plaisir de lecture.

Nom série  Rip Kirby  posté le 22/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une dizaine d'années après Flash Gordon et Jim la Jungle, une fois la guerre passée, Alex Raymond sortait une nouvelle série : Rip Kirby, à partir de 1946. Et alors que je trouvais que les précédentes séries n'avaient pas su passer outre le poids des années, plombées par des scénarios clichés et une narration en strips trop décousue et trop prévisible, Rip Kirby a très bien vieilli et se révèle même très moderne par certains aspects.

La série détonnait assez à l'époque car elle présentait son héros sous un jour nouveau. Loin du héros artificiel à la manière des Superman, Jim la Jungle et autres Steve Canyon dont on ne voyait que les exploits et jamais la vraie vie, Alex Raymond n'hésitait pas à mettre en scène Rip Kirby dans ses scènes de la vie de tous les jours, sortant du lit, s'habillant, déjeunant, prenant quelques loisirs chez lui ou avec sa fiancée. Une manière de rendre ce dernier plus vivant, plus crédible et attachant. Et même si Kirby avait tout du héros typique physiquement et mentalement parlant, ses lunettes d'écaille montraient d'emblée son décalage avec les personnages habituels.

Les enquêtes qu'il résout sont variées et assez complexes pour captiver le lecteur moderne. Le méchant n'y est pas toujours désigné d'emblée et ce n'est qu'au bout de nombreuses pages et quelques fausses pistes que l'on peut enfin découvrir qui est le coupable de tel ou tel agissement.
La narration est aussi fluide que dans une bonne BD actuelle. Certes le héros "beau, fort, distingué et intelligent" est assez désuet de nos jours, certes son comportement paternaliste et sûr de lui avec les femmes a de quoi irriter quelques féministes, et certes quand il se fait torturer à coups de poing pendant des heures par les méchants on le retrouve aussitôt après sans la moindre contusion et son brushing impeccable, mais hormis ces points finalement assez amusants pris au second degré, on se croirait lire une BD parue dans les années 80 ou après. On ne ressent le poids des ans qu'à l'apparition de valeurs américaines assez détonantes de nos jours comme ce passage où Kirby récupère la formule d'une terrifiante arme chimique et qu'il refuse de la détruire pour la donner plutôt à son gouvernement par patriotisme.
Mais justement, et c'est un autre point qui marque à la lecture de Rip Kirby, ce dernier n'a pas toujours raison et se trompe parfois. Ses actions, peut-être trop assurées finalement, entrainent quelques fois la mort de ceux qu'ils voulaient protéger. C'est en cela aussi que les scénarios de cette série ont l'avantage de ne pas être trop prévisibles.

Mais j'en viens au point essentiel qui m'a séduit dans cette lecture : le dessin d'Alex Raymond y est épatant ! Quoiqu'un petit peu plus figé, son style y est clairement plus maîtrisé qu'à l'époque de Flash Gordon et de Jim la Jungle. Il a affiné sa technique et offre des planches impressionnantes de beauté. Il maîtrise à la perfection son noir et blanc et chaque case est une petite oeuvre d'art. C'est superbe tout en étant très lisible.

Ne serait-ce que pour sa beauté graphique, je conseillerais cette série. Mais qui plus est, et cela ne gâche rien, les scénarios ne sont pas mauvais du tout, même lus de nos jours, plus de 60 ans après leurs parutions.

A noter d'ailleurs que j'ai bien l'impression que Maurice Tillieux a été influencé par Rip Kirby car je retrouve beaucoup du Libellule de Gil Jourdan dans Desmond, le fidèle compagnon de Kirby, et l'allure et la pipe de ce dernier ne sont pas sans rappeler celles de Jess Long.

Nom série  Histoire couleur terre  posté le 21/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un récit tout en simplicité touchante, empli de bon sens de la campagne et des traditions. Il raconte l'évolution d'une fille de la campagne coréenne, de sa jeunesse à son mariage, avec sa découverte de la vie et des sentiments.

On s'attache très vite à la jeune Ihwa mais aussi à sa mère, jolie veuve très proche de sa fille. Et j'ai surtout été charmé par l'ambiance romantique et traditionnelle qui se dégage de ces planches. Les femmes sont des fleurs aux diverses qualités que les papillons approchent et sur lesquels ils viennent parfois à se poser. Tout est en beauté, en douceur et en poésie.
Le récit permet en outre d'apprendre beaucoup de choses sur les traditions, les coutumes et les croyances populaires des campagnes de Corée.

Le dessin des personnages est simple mais agréable. Il s'associe à des décors souvent épurés mais soignés malgré tout. Et certains dessins en une planche sont très beaux et envoutants.

Le premier tome est le meilleur à mon avis. Il s'attache à la simple enfance de l'héroïne jusqu'à sa puberté. Je l'ai trouvé beau et charmant. Il peut en outre se suffire à lui-même si vous voulez goûter à ce récit sans vous engager sur la totalité.
Les tomes suivants attireront les lecteurs qui veulent suivre encore davantage l'évolution de la jeune héroïne, l'adolescence puis le grand amour. Mais j'ai trouvé le tome 2 un peu plus cru et moins poétique le premier. Heureusement, la poésie revient dans le 3e et dernier tome et permet une fin attendue mais joyeuse.

Nom série  Jim la Jungle  posté le 21/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'étais curieux de découvrir par le biais de Jim la Jungle un monument de la BD populaire des années 30. Mais je suis obligé d'admettre que pour un adulte actuel, c'est hélas difficilement lisible.

Pourtant le graphisme est vraiment de bonne qualité. Le trait est plein d'élégance, les planches sont d'une superbe esthétique rétro, un classique du genre. Même si la version couleur de l'intégrale Inter-livres rend le dessin plus intelligible, je lui préfère nettement la version noir et blanc de l'édition Futuropolis qui offre des planches de toute beauté.

Les personnages sont plutôt bons, essentiellement grâce au duo formé par Jim Bradley et Shanghai Lil, le caractère ambigu et doucement érotique de cette dernière faisant la force des récits. Son comportement vis-à-vis du héros est on ne peut plus troublant, puisqu'elle passe le plus clair de son temps à rejoindre le camp de l'ennemi, à séduire ce dernier au point de se jeter dans ses bras et davantage sans doute, pour mieux se retourner du côté de Jim en fin de compte.

Hélas, les histoires ne sont guère passionnantes pour un lecteur moderne. Les trames sont très classiques. C'est de l'aventure à l'ancienne avec des scénarios aux structures très répétitives : un méchant tente de prendre le pouvoir sur une région donnée d'Asie du Sud-Est, Jim est mandaté pour l'en empêcher, le plus souvent il se faire capturer ou mettre en danger par le méchant, mais il finit par retourner la situation à son avantage, non sans l'aide de son fidèle serviteur indigène Kolu et évidemment de la belle Lili.
La narration est en outre rendue très décousue par sa structure en strips de 5 cases maximum. Au début de chacun de ces strips, la situation est plus ou moins résumée. Alors pour permettre au récit d'évoluer, la narration des cases suivantes est très rapide, avec de grosses ellipses et parfois des changements abrupts de situation d'une case à la suivante.
Mais pour un lecteur moderne, les rebondissements et les situations sont trop prévisibles, trop déjà-vues pour être satisfaisantes. Hormis l'intérêt suscité par les agissements de Shanghai Lil, j'ai eu bien du mal à ne pas m'ennuyer à la lecture de ces histoires.

Mais je comprends qu'avec un tel dessin et une telle compagne aventurière pour le héros, cette série ait pu fasciner les jeunes lecteurs de l'époque.

Nom série  Suckle, suivi de Crumple  posté le 20/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album fait partie d'une trilogie thématique de l'auteur associant Suckle et Crumple à Ripple. Quand j'avais lu cet autre album, j'avais été purement rebuté par le côté glauque et délétère qui s'en dégageait, une ambiance de sexe malsain et de fascination pour la laideur. Mais peut-être le relirais-je un jour car après la lecture de Suckle, suivi de Crumple, je commence à un peu mieux comprendre l'oeuvre de Dave Cooper.

Suckle s'entame par la naissance du personnage principal, issu seul dans le désert d'un oeuf pondu par un vagin géant. Toute l'intrigue se structure sur la dure initiation à la vie de ce personnage au départ assez naïf. Et par initiation à la vie, l'auteur entend essentiellement découverte du sexe et des pulsions qui s'y associent. Au départ conscrit à un décor de nature et de végétation, le héros sera ensuite amené à découvrir la ville et les humains qui la peuplent. Il sera confronté à chaque instant à des mélanges d'attirance et de rejet, attirance pour le corps et la douceur des femmes qui l'entourent et rejet des noires pulsions de ces dernières, des autres hommes et de ses propres vices qui lui font honte et qui l'effraient.
Le graphisme de Dave Cooper est très organique. Ses plantes, ses fruits et ses décors sont comme autant de corps vivants, suintants, sensuels et sexués.
Par son graphisme et sa narration, il arrive à instaurer une atmosphère de sensualité à la manière d'un rêve érotique où le rêveur est successivement ramené à ses désirs enfantins et à ses pulsions adultes. On se sent facilement plongé dans les chairs suintantes de son dessin comme dans un corps-à-corps sexuel.
La morale qui se dégage de ce récit est plutôt simple, et relativement empreinte de valeurs judéo-chrétiennes ("méfie-toi de tes envies sexuelles et de la femme perverse") mais elles sont amenées avec une telle ambiance narrative qu'il est difficile de ne pas être touché.

Crumple baigne dans une atmosphère assez proche mais présente une intrigue plus axée sur la science-fiction voire sur l'horreur. Il s'agit cette fois de suivre un personnage bien ancré dans la société humaine, un jeune homme un peu looser qui se voit du jour au lendemain largué par sa copine et part "draguer de la gonzesse" à Hollywood avec son pote. Le récit prend alors la forme d'une insidieuse guerre des sexes, le héros découvrant peu à peu un étrange complot de toutes les femmes du monde envers les mâles.
Une fois de plus, l'ambiance est très réussie. Son message est destiné aux hommes qui se sentiront touchés et angoissés par ces femmes mystérieuses qui se regroupent pour garder leurs discussions entre elles et infantilisent ou rejettent les hommes en les traitant de porcs lubriques. Cela titillera les craintes adolescentes de beaucoup de lecteurs, d'une époque où les filles et les femmes étaient énigmatiques et où ils se demandaient bien quels secrets elles pouvaient se raconter loin des oreilles de garçons.

Le récit est bien fait et prenant mais il m'a moins plu que Suckle. Je n'aime pas en effet la façon de penser d'"adolescents américains" qui se dégage des comportements des deux héros. Le récit présente tous les hommes comme étant immatures et déforme les relations hommes-femmes comme ces relations pouvaient l'être durant l'adolescence. Il se dégage en outre de nouveau une morale de bien-pensance chrétienne à l'américaine dans la façon dont le héros a honte de ses envies sexuelles, dont les femmes traitent les hommes comme des pervers sans cervelle voire pire comme des enfants qu'il faut materner ou guider. On est bien loin d'un récit d'égalité des sexes et il s'en dégage une atmosphère de frustration sexuelle immature qui m'agace plus qu'autre chose.

Quoiqu'il en soit, nous avons là un auteur assez à part et des histoires qui ne manquent ni d'originalité ni d'impact. Graphisme et narration s'accordent de belle manière pour réveiller des émotions et des sensations parfois dérangeantes dans l'esprit du lecteur.

Nom série  Reset  posté le 19/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment mitigé vis-à-vis de ce manga.

Les bons côtés, c'est qu'il se termine en un seul tome d'une part, et que l'histoire est assez prenante pour ne pas s'ennuyer d'un bout à l'autre. Il ouvre en outre quelques pistes de réflexion pas trop mauvaises sur le lien entre monde virtuel et réalité, et sur la valeur de la vie dans ces conditions.

Le côté plus gênant, c'est le manque de crédibilité de la base de l'intrigue. Imaginer que par le biais d'un simple écran, n'importe quel joueur ait la sensation d'être intégralement transporté dans un monde virtuel (avec leur avatar aussitôt créée parfaitement à leur image dès leur première connexion), au point de ne pas pouvoir s'en échapper quand le maître du jeu vous en empêche et au point d'être mentalement influencé une fois sorti du jeu, ça ne colle pas. Il en faut plus pour que j'y crois et présenté ainsi cela ressemble un peu aux craintes d'une mère de famille qui a peur de voir son fils trop absorbé par son jeu vidéo et qui s'imagine n'importe quoi.
De même, je trouve moyen le coup des policiers qui savent qui est le coupable mais qui sont obligés de le laisser agir au risque de voir encore d'autres morts survenir le temps qu'ils trouvent une vraie bonne preuve parce que celles qu'ils ont déjà ne conviennent pas vraiment vraiment.
Et pour finir, la fin trop rapide m'a un peu déçu, surtout quand on voit le gentil hacker trouver pile au bon moment le "fatal security hole" et retourner en quelques minutes tout le programme contre son concepteur.

Bon, malgré ces reproches, la lecture n'est pas désagréable et c'est un thriller qui tient assez bien son lecteur en haleine. Pour un divertissement et pour les quelques pistes de réflexions ouvertes, je ne déconseille pas son achat.

Nom série  D  posté le 19/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La lecture de quelques avis déçus m'avait un peu inquiété avant d'entamer cette BD. En effet, le scénario est très classique, une histoire presque déjà vue de vampires au 19e siècle, bref très loin de l'originalité des autres scénarios d'Alain Ayroles et bien sûr de Garulfo des deux mêmes auteurs. Néanmoins, j'ai véritablement accroché à la lecture.

Premièrement, il y a le dessin de Maiorana. C'est le même dessin très travaillé que pour Garulfo, avec la touche humoristique de ce dernier atténuée pour mieux coller à l'atmosphère du présent récit. C'est beau et plaisant à lire. Je n'ai regretté que la colorisation de certaines scènes nocturnes qui aplatissait les détails et rendait difficilement discernables certaines cases comme la toute première de l'album notamment.

Quant au récit, il tire surtout sa force de ses personnages. Autant le vampire a ici les allures d'un blanc-bec arrogant et détestable, autant sa Nemesis, le Van Helsing de service, est très charismatique. Le fait d'introduire ce personnage de grand explorateur est très réussi. Il est aussi impressionnant qu'un fauve instinctif lâché au coeur de la bergerie londonienne tout en étant aussi gentleman sensible et amoureux comme un adolescent de la proie du vampire. C'est un bon personnage, crédible et aux côtés duquel on a très envie de chasser le vampire quand vient le moment.

L'intrigue est dense et bien construite. J'ai pris plaisir à me plonger dans ce récit à la fois classique mais intense. Et surtout, j'attends la suite pour savoir qui gagnera, du guerrier humain ou du dandy vampire.

Nom série  La Corne Ecarlate  posté le 17/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouairf, bof... Ca se laisse lire mais c'est quand même pas terrible.

C'est de l'heroic-fantasy light qui rappelle un peu celle de Donjon : tout y est possible, les personnages clichés du genre sont tournés en dérision, il n'y a pas de manichéisme. Dans l'ensemble, j'aime bien ce genre d'univers qui mêle aventure, fantastique et humour. Et j'ai trouvé certains passages de cet album plutôt amusants.

Mais dans l'ensemble, cela ne vole pas haut.
Le dessin est très moyen. Même s'il reste correct et pas désagréable, il est assez basique et sans charme. On sent que le dessinateur manquait de la technique qui lui aurait permis plus d'aisance et de liberté de cadrage.
Le récit est un peu naïf, raconté avec une certaine lourdeur. Certains gags sont bien mal amenés et pas drôles du tout. Les personnages ne sont pas très attachants. Le rythme est assez décousu et il est difficile d'être vraiment pris dans l'action.
Un tel manque de maîtrise est étonnant de la part de Carlos Trillo mais il faut croire que ce n'est pas trop son domaine et qu'il n'a pas su faire le bon choix entre un récit assez jeunesse et un récit plus adulte.
Malgré cela, j'ai lu l'album sans trop de déplaisir donc si vous avez quelques minutes à tuer, pourquoi pas...

Nom série  Fables  posté le 20/07/2005 (dernière MAJ le 16/05/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ce comics me fait fortement penser à Top 10 même s'il ne tient justement pas à la comparaison avec cette excellente série d'Alan Moore.
En lieu et place de super-héros, nous avons ici des personnages des contes pour enfants et autres fables qui sont intégrés dans le monde réel et qui vivent des histoires allant de l'enquête policière à la guerre civile. Mais là où Top 10 est à la fois profond, drôle et très prenant, Fables est à mes yeux nettement un cran en dessous.
Les personnages principaux de Bigby et Neige sont bons et relativement originaux dans leur traitement. Mais autour d'eux gravitent d'autres personnages un peu trop superficiels et sans réelle personnalité.
Le background du récit lui-même est également assez simple malgré sa relative originalité : l'"Ennemi" a poussé les personnages des Fables à quitter leur royaumes imaginaires et ils vivent maintenant cachés au milieu des humains sans avoir de vraie interaction avec eux.
Les 2 tomes parus portent sur des histoires très différentes l'une de l'autre. Le premier est une enquête policière toute simple menée par Bigby et Neige qui est assez sympa à lire et surtout qui a une qualité que j'apprécie : nous découvrirons au final que nous avions déjà une grande part des indices qui auraient pu nous permettre de résoudre cette affaire. Le second tome lui est un peu plus ambitieux puisqu'il voit une vraie guerre civile (assez expéditive d'ailleurs pour certains personnages que les auteurs n'hésitent pas à massacrer) entre personnages de Fables. Hormis le personnage de Boucle d'Or et quelques originalités assez sympas, ce second récit reste néanmoins relativement basique et pas totalement innovant.

C'est donc une série qui se lit très bien, avec un bon nombre d'originalités et des intrigues bien menées, qui pêche cependant un peu par sa superficialité mais qui n'en reste pas moins un bon comic.

Addendum :

A noter que plus les tomes paraissent et plus j'accroche à cette série. Les tomes 3 et 4 sont très sympas. Et je conseille fortement le hors-série Fables - 1001 nuits de Neige qui est excellent et indispensable pour mieux apprécier la série Fables.

Alors que le tome 7, les Royaumes, vient de sortir, je passe ma note à Culte. C'est une série que je trouve franchement excellente, avec un plaisir en permanence renouvelé à chaque tome, des intrigues originales, variées, intelligentes et surtout très prenantes. Un indispensable dans l'univers des Comics.

Nom série  Pour Sanpei  posté le 16/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce manga étant constitué de courts chapitres plus ou moins indépendants, j'ai eu la mauvaise idée de l'entamer par le tome 2, pensant qu'il s'agissait d'histoires courtes pouvant être lues séparément. Ce n'est pas le cas, en première lecture du moins. En effet, par le biais de ce manga, on apprend à découvrir une petite famille, celle chez qui un grand-père veuf vient loger après la mort de sa femme. Et c'est petit à petit qu'ils deviennent de plus en plus attachants et agréables à suivre.

Il y a donc Sanpei, le grand-père un peu bougon mais encore jeune d'esprit. Shiro, le père, sympathique mais assez dur avec son vieux père qui ne s'est pas toujours suffisamment occupé de lui dans sa jeunesse. Reika, la mère, ancienne fleuriste et souriante femme au foyer. Et Nona, la fille, qui a du caractère et s'intéresse aux insectes.
Et pour aider Sanpei à s'intégrer à cet ensemble, il pourra compter sur l'aide d'un carnet empli par sa femme décédée de notes sur les goûts et habitudes de chacun, de conseils pour le quotidien et la bonne tenue d'un foyer.

Présenté ainsi, cela a l'air un peu morne. Mais l'ensemble est raconté avec beaucoup de finesse, de tendresse et surtout d'humour. C'est particulièrement plaisant à lire à partir du moment où l'on s'est attaché aux personnages.
Le dessin est très personnel, avec un style semi-réaliste, aux allures un peu enfantines parfois, qui s'accorde bien à l'humour et qui, à mes yeux, a une petite touche occidentale. Tout en simplicité, il offre certaines planches pleines de beauté et de poésie.
La narration est subtile, souvent emplie de non-dits. Ces mêmes non-dits m'ont paru difficiles à comprendre quand j'ai entamé le manga par son milieu mais ils se révèlent emplis de sensibilité et d'intelligence narrative quand on s'est finalement imprégné du récit.
Malgré tout, certains comportements très japonais m'ont légèrement échappé, même à moi qui ai lu beaucoup de manga. La romance qui se profile à un moment donné est en effet assez étonnante pour un occidental.

Quoiqu'il en soit, je me suis vraiment attaché à cette lecture et à ces personnages. Ce manga est très agréable, et aussi drôle que touchant par moment. Il est facile d'en relire quelques passages, juste pour le plaisir. Qui plus est, il a le mérite d'être achevé en deux tomes seulement.
A lire.

Nom série  Zipang  posté le 21/04/2005 (dernière MAJ le 15/05/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai un peu de mal à choisir ma note pour cette série, alors je la considère comme Franchement Bien mais n'en conseille pas (encore) l'achat.
En effet, j'ai trouvé le premier tome vraiment bien et je l'ai dévoré.
Le dessin est tout à fait bon, rien à redire, efficace, excellent, professionnel. Un petit manque d'âme peut-être mais bon...
Et l'histoire est excellente et franchement prenante. Tous ceux qui ont un jour fantasmé de pouvoir voyager dans le Passé, d'y amener sa technologie supérieure (et avec un destroyer hyper-moderne et puissant, il y a de quoi se sentir supérieur), de savoir ce qu'il va se passer au niveau historique, etc... ne peuvent qu'apprécier cette histoire presque défoulatoire au niveau de l'imagination. Le scénario est efficace, rondement mené, prenant, rythmé : très bon.
Maintenant, si je ne conseille pas l'achat, c'est quand même que... ce tome 1 est franchement une copie totale du film Nimitz. On retrouve tous les ingrédients : un compatriote du passé est récupéré à bord du bateau moderne et on peut comparer sa façon de penser avec celles des gens du "futur", le combat entre les F14 et les zéros japonais est remplacé par un combat entre le destroyer et un sous-marin américain, l'équipage du bateau est également d'accord pour surtout ne pas risquer de changer l'Histoire, etc... Donc, pour ceux qui connaissent déjà Nimitz, il n'y a là rien de neuf et certains peuvent même crier au pompage intégral, si ce n'est le point de vue Japonais qui change un peu la donne par rapport aux américains de Nimitz.
C'est donc parce que ce scénario est déjà vu et que je ne sais pas encore ce que les 16 tomes suivants parus au Japon pourront bien raconter par rapport à ce bon départ que je ne peux pas encore conseiller l'achat de cette série.

Mais autrement, j'ai vraiment apprécié ma lecture.

Addendum :
Le tome 2 est sorti et montre que le scénario commence à prendre son essor, s'éloignant de plus en plus de l'influence initiale de Nimitz. L'histoire devient bien plus originale et commence à se complexifier, s'attachant plus aux personnages qu'au navire lui-même. Bref, ça continue sur la bonne voie tout en gagnant en originalité.

Après lecture du tome 3, l'histoire se démarque désormais totalement de Nimitz puisque l'auteur n'hésite plus à... modifier l'Histoire. Cela devient véritablement innovant même si le rythme de l'action baisse un peu. Je conseille maintenant nettement l'achat.

Après lecture du tome 4, l'auteur va vraiment de plus en plus loin dans son scénario, quittant définitivement le côté "voyageur temporel décidé à risquer discret et à ne surtout pas créer de paradoxe". La présence du Mirai ultra-moderne au milieu de la Guerre du Pacifique a de plus en plus de répercussions et l'équipage du navire prend désormais une part active dans le conflit. Ca devient bigrement intéressant en plus d'être prenant.

Petite baisse de régime du tome 5 qui traine un peu trop sur la parlotte et les réflexions. Les motivations des uns et des autres se font en outre assez confuses. Heureusement, la fin du tome promet un peu plus d'action pour le tome suivant.

Bon, au moment où j'écris, nous en sommes à 16 tomes parus. La série prend vraiment la forme désormais d'une uchronie très réaliste et très fouillée historique, stratégiquement et politiquement parlant. C'en est d'ailleurs souvent assez voire très complexe. Mais j'aime bien et je suis la série avec assiduité.

Nouvel addendum après parution du tome 25. La série garde toute son intelligence, son réalisme et son ambition uchronique. Néanmoins, à la longue, le lecteur que je suis finit quand même par largement se lasser. Non pas que le scénario devienne mauvais mais il peine à se faire exaltant et aussi prenant que les premiers tomes. Le réalisme oblige l'auteur à étaler son intrigue sur de longues périodes de temps mais on sent quand même à force fortement l'envie de voir la fin arriver et savoir si oui ou non le monde sera totalement changé par l'apparition du Mirai et les manoeuvres de Kusaka. Et je m'y perds toujours parmi tous ces personnages...
Une réduction de l'ensemble à 15 tomes grand maximum aurait été très largement bienvenue. Et dire que la parution n'est pas encore terminée après 40 tomes au Japon...

Nom série  Une aventure de Spirou et Fantasio par...  posté le 26/01/2006 (dernière MAJ le 15/05/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis portant sur Les Géants Pétrifiés : 4/5

Depuis le temps qu'on parle de ces one-shots hors-série de Spirou et Fantasio réalisés par des auteurs vraiment prometteurs, j'étais impatient de les découvrir. A vrai dire, je n'étais pas sûr que le premier de ces albums à paraitre me plairait vraiment car le scénario me paraissait assez bateau. Mais au final, le résultat est vraiment excellent.

Pour commencer, la maquette de ces BDs est très bonne. Ce sont de grosses BDs de 62 pages, bien solides, de très belle qualité physique et joliment présentées. Cela fait de beaux objets qui valent leur prix de 13€.

Venons-en maintenant aux Géants Pétrifiés, ce premier album paru pour le moment.
Le dessin de Yoann est bon. Ca m'a surpris en premier aperçu de voir Spirou avoir un visage proche de celui des personnages des clips de Gorillaz, mais ça lui va très bien et le rend d'autant plus expressif en cours de lecture. Le trait de Yoann manque parfois un petit peu de clarté mais au final, je trouve cette BD très bien dessinée et très agréable à lire. Il est d'ailleurs amusant de reconnaitre en Spip la forme de l'écureuil de Toto l'ornithorynque (et le personnage de Spip est franchement tordant sur certaines scènes).
Le scénario ensuite est, comme je le craignais à lire le résumé, relativement simple et plutôt prévisible. Son déroulement est correct quoiqu'assez naïf par moment et sa fin est un peu exagérée et pas réaliste du tout. Mais l'important, c'est la façon excellente dont l'histoire est racontée, les dialogues, les personnages et leurs comportements. Les personnages sont vraiment variés et forts : le Clan des Tolkien-Maoris, la belle et intelligente Tian, Martin le prof hystérique, etc... Ils sont tellement bien réussis que ce n'est pas rare que Spirou lui-même passe vraiment au second plan.
En outre, non seulement l'aventure de cet album est sympa mais elle est surtout vraiment marrante ! Car cette BD ne manque pas d'humour du tout : elle est même parfois hilarante, comme un très bon album humoristique. C'est très agréable de suivre avec un tel sourire et en riant aussi souvent les aventures de Spirou et Fantasio à la fois proches des héros qu'on connait si bien mais aussi assez différents, plus réalistes et plus drôles à la fois.
Le ton est résolument moderne (Spirou qui se fait mettre la main aux fesses et ouvertement draguer par une jolie Indonésienne, ça surprend un peu) et très bien rendu.

Bref, j'ai adoré ma lecture, je suis très heureux de mon achat et j'attends avec une impatience renouvelé la parution des albums à suivre.



Avis portant sur Les Marais du Temps : 3.5/5

Que voilà un album que j'attendais avec impatience ! Et je ne suis pas déçu !

Frank Le Gall reprend les personnages de Spirou et Fantasio avec son style graphique si reconnaissable. Réminiscence de la ligne claire franco-belge, il donne une âme légèrement rétro à cet univers. Il y a un peu de Hergé, de Jijé et de Tillieux dans ce dessin. Le trait est beau, simple et élégant. Agréable à lire, certaines planches sont superbes. Paris et le quartier du Marais du 19e siècle prennent véritablement vie et saveur sous nos yeux. Et j'ai un vrai coup de coeur pour la couverture et ses couleurs.

L'histoire, quant à elle, mène nos héros dans un voyage dans le temps en compagnie de Champignac et Zorglub. Après l'Horloge de la Comète et le Réveil du Z, ce n'est pas la première fois qu'une telle aventure leur arrive. Mais les choses sont différentes cette fois-ci puisqu'ils empruntent un moyen nettement moins sophistiqué et que leur retour au 21e siècle semble bien difficile à assurer.
Une plongée dans le Paris populaire de 1865, argot des rues et ambiance en prime. Une époque originale et retranscrite avec brio. Nos héros s'y fondent avec bonheur et le récit, quoique simple puisqu'il se résumerait presque à un simple aller-retour tourmenté est tout à fait agréable à suivre.
Frank Le Gall s'autorise en outre beaucoup d'humour dans son récit, tant par le biais de Fantasio que de Spip. Certains gags m'ont parfois franchement fait rire. Cela rend le récit d'autant plus plaisant à mes yeux.
On peut cependant reprocher à ce scénario un certain abus de petites facilités, de coincidences qui tombent trop souvent à pic. Quand on y pense après lecture, certaines péripéties paraissent peut-être inutiles dans le récit si c'était pour les résoudre par des deus ex machina un peu trop visibles. Le personnage du jeune lecteur de Spirou et Fantasio qui se révèle être un crac en matière de technologie à même de réparer une machine à voyager dans le temps ne m'a pas tellement convaincu par exemple. De même l'explication des "mondes parrallèles" en fin d'album manque un peu de consistance voire de cohérence avec le reste du récit. Mais tout cela passe bien néanmoins car cela fait partie de la magie de Spirou après tout.

Une très agréable lecture, un graphisme excellent, une histoire intéressante avec beaucoup d'humour. Il manque juste un peu d'envergure et de complexité au scénario pour classer cette oeuvre comme étant culte à mes yeux.



Avis portant sur Le Tombeau des Champignac : 3/5

Légère déception à la lecture de cet album. J'en attendais sans doute trop. J'attendais beaucoup de Yann dont les scénarios mêlant classicisme revisité et humour caustique avaient su quasiment tous me séduire. J'attendais beaucoup de Tarrin dont l'excellent trait me donnait l'impression d'être le seul à pouvoir redonner l'âme graphique de Franquin à Spirou et Fantasio. Mais au final, je suis partagé.

Le dessin est bon, dynamique, très proche de l'aspect visuel des meilleurs Spirou, quelque part entre Franquin et Janry, entre classicisme appliqué et moderne échevelé. Je regrette cependant un peu ses décors souvent légèrement vides, son trait épais qui ressort un peu trop gros dans le grand format des albums de la série, ses couleurs dont les dégradés informatiques ne me plaisent pas. Les personnages sont bons mais les décors me laissent une certaine impression de vide. Je n'ai pas su être plongé dans un univers graphique se suffisant à lui-même pour donner le cadre à l'histoire, ce sont plutôt l'histoire et l'action qui portent le récit et utilisent le dessin comme outil. C'est difficile à exprimer.
Ce ne sont pas de réels reproches, plutôt des histoires de goût, mais je m'attendais à quelque chose d'aussi éclatant et appliqué que les planches de Franquin, et le résultat me parait juste bon, pas épatant.

Quant au scénario, lui aussi me laisse une impression mitigé. Il m'a plu car il rappelle les grandes heures de Franquin : on y retrouve une aventure façon "les prisonniers du bouddha", avec de nombreuses références à la période de Zorglub, de nombreux champignaciens, le chateau de Champignac, Seccotine, etc.
Mais le récit m'a paru assez confus. En fait, il y a deux intrigues qui se jouent en parrallèle : une autour du tombeau des Champignac, l'autre au Népal, et quand on y réfléchit, elles ne devraient strictement pas être liées logiquement et statistiquement parlant. Mais les auteurs choisissent tout de même de les rendre totalement complémentaires, ce qui parait trop artificiel à mes yeux.
Et puis il y a cette créature surnaturelle, la Sphinge, qui franchement ne me plait pas. Elle n'ajoute rien d'utile au récit et introduit une franche part de fantastique qui aurait pu être évitée. J'aurais davantage apprécié le récit sans elle, je pense. Cela donne le sentiment que Yann aurait aimé intégrer le Marsupilami à son récit mais, ne pouvant pas, il a créé un substitut.
Malgré ces reproches, j'ai bien aimé ma lecture, c'est prenant et divertissant. Il y a moins d'humour que je l'espérais mais certains passages sont amusants.
La petite "histoire" entre Spirou et Seccotine est assez particulière. Elle brise un carcan autour du personnage assexué de Spirou mais elle le rend également assez bêta du coup, complètement dominé par un Seccotine au tempérament d'allumeuse assez étonnant pour le personnage. J'apprécie moyennement même si je salue l'audace d'avoir intégré une telle chose dans ce récit. "Mais saperlipopette, saura-t-on jamais ce qu'il s'est vraiment passé dans la grotte ?!"

Avis mi-figue mi-raisin donc mais probablement dû au fait que j'attendais beaucoup de ce duo Yann/Tarrin. Le résultat est bon, c'est une bonne BD et une bonne lecture, qui redonne avec plaisir vie au monde de Spirou et Fantasio, mais ce n'est pas l'excellent cru que j'espérais.



Avis portant sur Le Journal d'un Ingénu : 4,5/5

Superbe oeuvre que nous offre Emile Bravo ! A la fois hommage, prequel et récit totalement original.

Le dessin de Bravo convient parfaitement à Spirou tant son style s'apparente à la fin de l'époque Jijé et aux débuts de Franquin. Le trait est maîtrisé, beau, et la mise en page est efficace. Emile Bravo donne à Spirou un air qui est à la fois celui qu'on lui connait et celui d'un jeune homme pas si éloigné de l'adversaire de Poildur dans les débuts de la série. Le pauvre Spirou serait presque à plaindre quand on le voit, coquard à l'oeil, perplexe devant la réaction complexe de la jolie fille dont il s'est entiché.

L'histoire est excellente. Elle nous présente Spirou sous un jour nouveau, le Spirou jeune quand il était vraiment groom à l'Hotel Moustic, quand il avait du mal à joindre les deux bouts, qu'il jouait les arbitres de foot auprès des gamins de rue et qu'il ne connaissait pas encore Fantasio. Le scénario est d'autant plus original et osé qu'il nous place à la veille de la seconde guerre mondiale et aborde le sujet historique et politique de plein fouet, ce qui n'est pas pour désarçonner le jeune ingénu qu'était Spirou à l'époque.
Plein d'humour et d'intelligence, le scénario est dense et très plaisant à suivre. On y découvre beaucoup de choses sur les origines de la série, pourquoi Spirou porte toujours son costume de groom alors qu'il est plutôt devenu reporter par la suite, comment Spirou et Fantasio se sont rencontrés, comment Spip est devenu doué d'une conscience, etc.
Seul regret, le fait que Fantasio ne soit guère attachant dans cette histoire, à tel point que j'en suis venu à me demander ce qui avait bien pu faire que Spirou et lui deviennent amis par la suite. Ceci dit, imaginer que Fantasio soit le déclencheur de la seconde guerre mondiale est une idée amusante et franchement osée.

Mais pour tout le reste, pour le dessin, l'ambiance, l'originalité du récit, son humour et sa densité, cet album est excellent !



Avis portant sur Le Groom Vert-de-gris : 3/5

J'étais un peu inquiet vis-à-vis de cet album, et ce pour plusieurs raisons. La première était que, alors même que j'adore les anciennes oeuvres irrévérencieuses de Yann (notamment Les Innommables), j'ai bien du mal à apprécier pleinement ses scénarios les plus récents, à commencer par "Le Tombeau des Champignac". Je craignais de voir dans cet album un récit artificiel destiné uniquement à la provocation, mettant Spirou et Fantasio dans des situations de collaboration ou de résistance violente vis-à-vis des Nazis qui dénatureraient les personnages. Je craignais également un abus de belgicismes, mais il faut avouer que j'avais parcouru sans le savoir quelques planches de la version Bruxelloise de cet album. Et je craignais enfin une trop grande profusion de clins d'oeil à l'univers de la BD.
Finalement, mes craintes n'étaient pas fondées. De toutes ces appréhensions, il reste de nombreuses traces mais elles sont bien moins rédhibitoires que je le redoutais.

De la provocation, il y en a : un Spirou qui fait brûler des soldats allemands en parlant de "cornet de fritz", plusieurs relations amoureuses avec embrassades pour Spirou et même passage à l'acte avec une belle allemande pour Fantasio, un Spirou en partie responsable de la défaite de résistants belges et d'un enlisement des alliés, et j'en passe...
Des belgicismes, il y en a aussi beaucoup, mais les dialogues restent naturels.
Des clins d'oeil, il y en a énormément et les citer tous serait fastidieux. Je craignais qu'ils soient intrusifs, artificiellement amenés et gâchent la fluidité de la lecture. Mais au final, à part deux cases précises (celle de la brocante page 29 où les personnages d'autres BD sont partout et celle où Joe, Zette et le gamin du match de boxe de Spirou jettent une tomate sur Fantasio), je n'ai pas trouvé ces références dérangeantes et j'ai trouvé la majorité assez plaisantes.
Et pour finir, le scénario tient bien la route, original même si pas exempt de défauts.

Il est surtout joliment mis en valeur par un dessin très agréable. Le trait de Schwartz rappellera immanquablement celui de Chaland. Ce style rétro est très appréciable. Je regrette juste des compositions manquant parfois un peu de finesse et de clarté.

S'il fallait faire un reproche à cet album, hélas, ce serait le manque de rythme et la confusion de son intrigue. L'album est dense et j'apprécie ce fait, mais le scénario donne l'impression de partir dans tous les sens, avec des changements de rythme un peu pénibles qui m'ont empêché dy accrocher pour de bon. Plusieurs fois, sur la fin, j'ai cru que l'histoire arrivait à sa conclusion avant d'être relancée puis ralentie de nouveau puis relancée... Même la provocation voulue par Yann n'y a pas la saveur d'une vraie claque donnée à des personnages mythiques. Elle passe presque inaperçue dans la somme d'évènements et de personnages de ce récit.
Tant et si bien qu'il reste en mémoire davantage un gros ensemble de saynètes un peu confuses plutôt qu'un scénario mené avec brio de bout en bout.

Mon avis est donc mitigé, quoique globalement positif car j'ai passé un moment de lecture pas désagréable.

Nom série  Ed Gein  posté le 15/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'aime pas les polars, je n'aime pas les histoires de serial killer et je n'aime pas trop ces albums reportages sur eux publiés ces temps-ci par les éditions Soleil. Mais force m'est d'avouer que la narration et le graphisme de cet album-ci sont tels qu'ils forment une très bonne bande dessinée.

Le dessin est de très bonne qualité. Le trait, réaliste, m'a parfois un petit peu rappelé celui de François Boucq. Fluide et agréable, il pêche tout juste par une colorisation un peu froide mais elle aussi de qualité, techniquement parlant.

Le récit met en scène un jeune journaliste, originaire du patelin d'Ed Gein qui décide d'enquêter sur lui et de l'interviewer dans son asile psychiatrique, une quinzaine d'années après les faits. Par le biais de son enquête, d'extraits du procès et de témoignages d'époque, les auteurs vont nous décrire le personnage d'Ed Gein, ce qui l'a motivé dans ses actes et la teneur de ces derniers.
Simple reportage d'une certaine manière, certes, mais très bien raconté. La narration est d'une grande fluidité, alternant les flash-back avec de très bonnes transitions, ce qui permet véritablement de donner vie aux évènements et aux personnages.
J'ai ainsi véritablement appris à connaître ce personnage de serial killer qui, manifestement, a un peu inspiré des passages du "Silence des Agneaux".
Le récit est d'ailleurs fait de telle manière que l'horreur croît doucement et qu'on serait prêt à frissonner au moment de la découverte finale des policiers dans la ferme de l'assassin.

Instructive, bien dessinée et très bien racontée, c'est une bonne BD, sans doute la meilleure de la collection Serial Killer à ce jour.

Nom série  Piscine Molitor  posté le 14/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Piscine Molitor est la biographie d'un personnage particulièrement intéressant et mal connu : Boris Vian, auteur de célèbres romans mais également joueur de jazz et figure du milieu artistique de l'après-guerre.
C'est avec curiosité que j'ai entamé cette lecture mais j'avoue en sortir avec une impression mi-figue mi-raisin.

L'album s'entame de manière assez décousue. La vie de Boris Vian nous est présentée sous la forme de flash-back tandis qu'on le découvre âgé, portant à chaque instant le fardeau de sa faiblesse cardiaque. Nous allons dès lors revoir le fil de sa vie, de sa jeunesse au moment de la seconde guerre mondiale jusqu'à son arrivée dans le monde de l'art et le succès d'abord confidentiel puis populaire qu'il y connut.
L'ennui est qu'on saute d'une période de sa vie à la suivante de manière assez abrupte, et il est difficile au départ de s'attacher à ce jeune personnage peu charismatique. Les évènements sont montrés de manière superficielle, comme de simples rappels à ceux qui connaissent déjà la vie et l'oeuvre de Boris Vian, mais sans être suffisamment parlants pour un lecteur désireux de la découvrir.
Au fil des pages, les différentes facettes du personnage s’assemblent pour donner un peu plus de profondeur au récit mais je reste tout de même sur ma faim.

Qui plus est, le dessin ne m'a pas plus enchanté. Son encrage fin aux aspects crayonnés s'accommode mal de l'épure des décors et des détails. Je ne suis pas non plus très amateur du choix des couleurs. L'ensemble ne manque pas de personnalité mais ne me satisfait pas.

A l'issue de cette lecture, j'ai eu le sentiment d'avoir appris différentes choses sur la vie de Boris Vian, sans avoir la certitude d'en avoir appris l'essentiel. J'ai certes été témoin de la façon dont il a côtoyé des noms très célèbres de la vie artistique française de l'époque, mais pour autant j'ai l'impression d'avoir survolé une vie sans en avoir saisi ni le contenu ni l'âme. De tout cela, il ressort une image peut-être juste mais finalement peu sympathique à mes yeux du personnage. Plutôt instructif mais assez décevant, donc. J'en sors frustré...

Nom série  Planète rouge  posté le 14/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les années 50, EC Comics était le grand éditeur spécialiste des comics d'horreur, de fantastique ou de science-fiction aux USA. A l'époque, l'auteur des Chroniques Martiennes, Ray Bradbury était à peine connu, et le rédacteur en chef d'EC avait décidé de pomper discrètement quelques nouvelles de ce dernier. Par chance ou par malchance, Bradbury lisait et appréciait le magazine en question et il reconnut aussitôt ses scénarios. C'est ainsi, presque par hasard, que Bradbury et EC Comics se sont mis à travailler ensemble à l'adaptation de nombreuses nouvelles en bande dessinée.
Albin Michel décida en 1984 d'en regrouper une douzaine et de les publier dans un album en Français.
Déjà au moment de cette parution, ces histoires avaient un goût rétro prononcé. Alors de nos jours, elles sont presque devenues des planches d'anthologie.

Le graphisme y est de très bonne qualité. Dans un noir et blanc classique d'époque, nous avons droit à des personnages au physique parfait, posant en héros antiques, en tenue spatiale, pistolet lasers à la ceinture, accompagnés de femmes superbes et dociles. Le design est parfaitement désuet mais plein de charme. Et chaque planche est soigné et joliment détaillé.

Les histoires, quant à elle, sont variées même si elles reposent sur des thématiques assez récurrentes. Certaines parlent de Mars abandonnée de presque tous ses colons humains suite à une guerre totale sur Terre. D'autres parlent de robots "marionnettes" construits par les hommes à leur exacte image pour les remplacer quand bon leur semble. D'autres encore parlent de voyages spatiaux à bord de fusées que n'auraient pas reniées Tintin. Et les dernières traitent de sujets de SF divers ayant plus ou moins lien avec la planète Mars.
L'ensemble parait classique et un peu cliché de nos jours mais les histoires sont bien construites, prenantes et agréables à lire. Seules leurs chutes peuvent décevoir parfois le lecteur moderne qui aura quelques impressions de déjà-vu depuis le temps que ce type d'histoire de science-fiction existe.

Sans être exceptionnel ni très marquant, c'est un bel album qui ravira les amateurs de SF "old-school".

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