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Nom série  Les Morin-Lourdel  posté le 28/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série historique qui permet de découvrir avec intérêt le contexte politique et social complexe qui a précédé la seconde guerre mondiale en France puis lors de l'occupation.

Cette BD a surtout l'originalité de nous montrer les deux "faces de la médaille" puisque nous suivons deux personnages principaux aux idées opposées. Il y a avant tout Nicolas, un jeune homme issu de la classe ouvrière qui va se révéler tellement arriviste et sans scrupule qu'il va réussir à s'intégrer, presque par ruse, à une riche famille bourgeoise aux idées radicalement opposées au syndicalisme du père de Nicolas. Et à l'inverse, Hugues, le fils de cette famille bourgeoise, futur docteur aux idées larges, va renier son père et vivre une vie plus généreuse et proche des ouvriers, rejoignant ironiquement la famille que Nicolas aura délaissée. Une manière intéressante de nous permettre de comprendre les idées et façons de penser des deux "camps" qui s'opposaient sur l'échiquier politique de l'époque, allant jusqu'à devenir collabos pour les uns et résistants pour les autres lors de la guerre.

J'apprécie le graphisme de Baron Brumaire pour son originalité. Son style très personnel, un peu changeant, un peu caricatural, aura cependant de quoi en rebuter certains. Mais il s'affine et devient plus réaliste au fil des tomes.
Seul regret, le tome 4 change de dessinateur et ce dernier n'est hélas pas à la hauteur. Il me semble qu'il a cherché à revenir au style très marqué du premier tome mais la technique n'y est clairement pas. Du coup, les planches de ce quatrième tome m'ont paru assez moches, gâchant l'aspect d'ensemble de la série.

La principale qualité du scénario est son intérêt historique. Il nous apprend beaucoup de choses sur l'époque et nous rappelle une fois de plus que le monde de l'époque n'était vraiment pas tout noir ou tout blanc. Il y avait des salauds dans toutes les classes sociales et Nicolas en est une illustration assez détestable.
J'ai été intéressé tout au long de ma lecture, sur le plan historique essentiellement car pour le reste, les péripéties de ces albums ne m'ont pas tellement captivé. J'ai trouvé cependant que les évènements se précipitaient un peu trop sur la seconde moitié du dernier tome, comme si le scénariste avait été forcé de terminer son récit en un tome au lieu de deux. La façon dont les choses se terminent n'en est pas moins crédible et l'ironie cynique de la fin est assez bien vue, mettant le doigt sur l'injustice dont peuvent parfois faire preuve la vie et les hommes.

Nom série  Anna et Froga  posté le 28/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment mi-figue mi-raisin à la suite de cette lecture. Parce que j'ai trouvé que cette BD n'était pas désagréable et conviendrait probablement à un lectorat jeune, mais je n'ai pas été charmé ni vraiment amusé non plus.

L'auteure adapte volontairement son graphisme pour le faire ressembler à un dessin d'enfant. On voit qu'elle sait vraiment dessiner parce qu'elle offre aussi des illustrations pleine ou double page en couleurs qui sont jolies, mais le dessin de ces planches est vraiment simplifié et du style "ma petite soeur dessine aussi bien". De fait, cela ressemble à ces BDs que les enfants dessinent eux-mêmes à l'école primaire ou au début du collège. Pas très épatant graphiquement parlant, donc.

Les histoires sont courtes et plutôt simples. Elles s'adressent vraiment à des enfants, même au niveau de la narration qui est "rajeunie", mais l'humour peut parfois atteindre les adultes. Certaines chutes m'ont plutôt fait rire, notamment la dernière planche du premier tome. Mais ce n'est pas une lecture qui m'a marqué et je ne trouve pas cette BD et ses personnages franchement originaux. Ca se laisse lire et ça peut être un moment divertissant avec ses enfants, mais pas un achat que je ferais pour eux, personnellement.

Nom série  Sardine de l'espace  posté le 28/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de l'entamer, je croyais que cette série se rapprochait d'une sorte de Petit Vampire dans l'espace, un récit jeunesse qui pouvait aussi se lire par des adultes du fait de son originalité et de l'ambiance particulière que Sfar mais aussi Guibert savent donner à leurs récits. Mais Sardine de l'espace est nettement plus orienté jeunesse et n'a rien de vraiment original.

Ce sont des histoires courtes très enfantines dans leur déroulement et leur contenu. C'est gentillet mais pas vraiment passionnant. Ca se lit bien pour un enfant mais ça s'oublie très vite aussi.

Nom série  Ikki Mandara  posté le 27/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Non seulement il s'agit là d'une période historique très intéressante et dont je ne savais pas grand chose, mais en plus elle est racontée avec grand talent par Tezuka. Je suis épaté par la réussite avec laquelle Tezuka parvient à nous faire découvrir par le biais de ces mangas historiques la vie d'une époque et toute une suite d'évènements cruciaux comme une vraie histoire d'aventure, d'humour et d'amour où on ne s'ennuie pas un seul instant.

Le manga s'appelle Ikki Mandara. En effet, au départ, Tezuka comptait raconter les débuts d'un auteur révolutionnaire japonais du début du 20e siècle nommé Kita Ikki, qui a joué un rôle important lors d'un coup d'état manqué de l'armée japonaise en 1936. Mais pour bien expliquer le contexte qui a forgé l'état d'esprit de ce personnage, Tezuka s'est senti obligé de raconter au préalable la révolte des Boxers en 1900 en Chine et les effets qu'elle aura eu sur les pensées politiques de l'époque en Chine et au Japon. Pour cela, il a choisi pour personnage principal une jeune paysanne chinoise, Sanniang, enrôlée involontairement dans les rangs des Boxers et qui sera confrontée à tous les évènements importants de l'époque. Elle fuira le désastre de la révolte écrasée et les armées occidentales et japonaises pourchassant les survivants, retrouvera ensuite des intellectuels révolutionnaires à Shanghai puis devant fuir la Chine pour se réfugier au Japon où elle côtoiera quelques personnages politiquement engagés dont le jeune homme qui deviendra Kita Ikki. Les évènements cruciaux et souvent violents de l'époque s'accumulent devant ses yeux et elle en subira souvent les douloureuses conséquences.

Pour raconter ces moments souvent traumatisants, Tezuka use de son style narratif très particulier, n'hésitant jamais à alléger des passages très graves et violents à l'aide de beaucoup d'humour. C'est une méthode assez surprenante pour qui ne connait pas cet auteur mais j'ai trouvé le résultat particulièrement réussi car il permet à la fois de faire passer le message sans jamais sombrer dans le pathos ou l'horreur.

Certains pourraient se révéler allergiques aux visages déformés et humoristiques que prennent parfois les personnages, notamment l'héroïne. Mais cela ne m'a aucunement dérangé. D'autant que l'auteur compense ces déformations par de nombreux décors très détaillés et de toute beauté. Il donne vraiment vie à la Chine et au Japon de l'époque.

Malgré la taille de ce one-shot, c'est une lecture d'une telle fluidité qu'elle passe sans que jamais sa longueur ne se fasse ressentir. Les évènements sont variés et on apprend énormément de choses alors même qu'on suit un personnage attachant et des évènements souvent touchants ou amusants malgré les passages traumatisants.
Un petit trésor de récit historique réussi en tout point. Les amateurs d'Histoire seront ravis.
Seul regret, le manga n'ayant pas eu le succès escompté lors de sa parution en 1975, Tezuka n'a pas pu aller jusqu'à la fin qu'il comptait lui donner. La conclusion de cet album se révèle donc un peu abrupte, l'auteur étant obligé d'abandonner ses personnages alors qu'ils ont encore beaucoup de potentiel et qu'il reste beaucoup de choses à raconter.

Nom série  L'Île des Pins  posté le 26/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La couverture kitsch et aux couleurs de mauvais goût ne rend pas honneur aux planches de cet album dont le dessin est bien meilleur à mes yeux. Le trait, noir et blanc, est fin et réaliste. Il est très maîtrisé à mes yeux et plaisant à lire et à regarder. Je suis surpris que le dessinateur, Florenci Clavé, n'ait pas eu davantage de succès dans le domaine de la BD.
Peut-être n'a-t-il pas su s'entourer d'un bon scénariste car c'est bien là où le bât blesse dans cet album.

J'ai pourtant entamé ma lecture avec enthousiasme. Le récit aborde un moment historique et géographique très intéressant : la déportation des communards et la colonisation forcée des îles de Nouvelle-Zélande. Le réalisme du début de l'album est réjouissant et j'ai appris pas mal de petites choses sur la façon dont les faits se sont déroulés et sur l'étrange communauté qui en a résulté.

Malheureusement, deux points noirs sont venus entacher ma lecture.
Le premier est la narration. J'ai pu supporter au départ les quelques sauts chronologiques un peu abrupts des premières pages. Mais j'ai fini par succomber aux transitions ratées, aux ellipses incompréhensibles, à tous ces moments qui m'ont donné l'impression d'avoir manqué une ou plusieurs cases et qui ont fait que j'ai fini par ne plus y comprendre grand chose, même après relecture. C'est mal raconté.
Qui plus est, la seconde moitié du récit plonge dans un récit bizarrement fantastique voire onirique qui tranche complètement avec le commencement. Je me suis vraiment demandé si c'était du lard ou du cochon. D'autant qu'à cause de la narration, j'avais bien du mal à capter si c'était de simples visions ou une intrusion incongrue du fantastique.

Après un début prometteur soutenu par un chouette dessin noir et blanc, mon enthousiasme a donc été rabroué par une narration ratée et un mauvais virage pris par le scénario. Ceci explique sans doute que l'album s'arrête sur un "à suivre" qui ne connaitra pas de suite.

Nom série  Tue-moi à en crever  posté le 26/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La maquette de la couverture m'avait laissé croire à un récit assez moderne et le titre à une histoire violente. En fait, nous sommes là dans un style très classique, celui des films noirs typiques des années 30 à 50.

Le décor est pour moitié celui de Los Angeles et pour l'autre moitié celui de New York. L'histoire est celle d'un pianiste jazz qui hérite de la fortune de sa femme retrouvée pendue. Il devra alors supporter la haine de sa belle famille suffisamment riche pour lui attirer bien des ennuis. Et en même temps il retrouve, par le biais d'un ancien camarade de lycée, la trace d'un amour de jeunesse avec qui il va pouvoir se remettre rapidement en couple. Le reste est une suite de complots et manipulations, tandis que le héros reste aveuglé par son amour renouvelé.

Le dessin est moyen. Plutôt efficace et donc correct dans l'ensemble, il présente parfois des visages de personnages vraiment bizarres comme celui de la pendue ou encore celui de Tony. Ce style graphique peine un peu à instaurer une ambiance de récit noir à mon goût.

Quant au récit, il se laisse lire et est assez divertissant. Je n'ai cependant pas réussi à accrocher aux comportements des personnages principaux. Autant l'aveuglement amoureux du héros peut encore s'expliquer même si j'y adhère difficilement, autant Tara est trop alambiquée pour moi. Elle les accumule vraiment trop pour que je trouve ça naturel, surtout sur la fin où je n'ai rien compris à ce qu'elle faisait et voulait. Et comme toute l'intrigue tourne justement autour d'elle, j'ai un peu de mal à m'en trouver satisfait en fin de lecture.

Nom série  Marseil  posté le 25/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà le prologue d'une saga post-atomique française qui paraitra un an plus tard et sera nommée "Armalite 16". Au vu de ce seul album préliminaire que j'ai lu, elle ne m'a pas l'air très originale. Sa seule particularité, son décor bien du Sud de la France et des Alpes, avec une ambiance un peu écolo-retour à la nature.
Pour le reste, ce sont de banals conflits armés entre résistants et militaires oppresseurs.

Le dessin n'est pas mauvais du tout au niveau technique et pour la beauté des compositions. Malheureusement, il n'est pas exempt de défauts à mes yeux. Le premier est la finesse de son encrage qui le rend parfois un peu trop diffus, comme inachevé. Le second concerne les visages des personnages qui sont parfois difficiles à différencier, d'autant qu'il y en a un certain nombre dans ce récit et que les héros ne sont pas les mêmes au cours de l'album. Mais comme leurs traits et leurs comportements se ressemblent, je les ai trop souvent confondus. Et le dernier reproche tient dans la colorisation qui est apparue au bout de quelques rééditions et qui écrase complètement le dessin et lui plaquant des couleurs sans naturel et qui ne tiennent strictement pas compte du graphisme lui-même, tous les objets, personnages et décors étant colorés de la même manière.

Mais cela ne serait pas grave si le scénario était plaisant. Hélas, je l'ai trouvé très confus, jamais prenant, souvent trop verbeux et surtout sans rythme. L'intrigue n'est pas originale, les personnages pas attachants, le déroulement assez ennuyeux. J'ai décroché aux deux tiers de l'album et j'ai dû me forcer pour le lire jusqu'au bout.

Nom série  Un Paradis distant  posté le 24/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui croyais qu'il allait me plaire au vu de la couverture, j'ai failli ne pas aimer cette BD à cause du dessin. Je trouve en effet qu'il présente trop de faiblesses techniques. J'apprécie les décors assez géométriques ainsi que les hachures, mais par contre les personnages ne m'ont pas plu. Outre une femme nue que j'ai trouvée très ratée, ce sont les visages des personnages qui me choquent le plus. Je les trouve très figés, trop souvent de pleine face ou de profil, presque incompatibles avec un récit vivant. Leurs expressions faciales ne correspondent souvent pas avec les dialogues ou avec l'action. Certains objets, comme les voitures, m'ont également fait la même impression de ne pas être dans le même plan que les décors, comme ajoutés par dessus.

Mais par contre, j'ai bien accroché au scénario, suffisamment pour en oublier les faiblesses du dessin. Sa trame est assez classique mais efficace et suffisamment dense pour tenir en haleine du début à la fin. Il y a en outre certains passages qui ont su me toucher par leurs émotions, comme tout ce qui tourne autour de cette vieille femme noire qui a perdu ses douze enfants. J'ai trouvé l'ensemble crédible, plaisant et touchant.
Une bonne lecture.

Nom série  Au fil du rasoir  posté le 24/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas accroché à cette BD. C'est bien dommage car j'apprécie beaucoup le dessin que je trouve maîtrisé, détaillé et doté de couleurs plaisantes. Mais les histoires m'ont ennuyé.

Certaines sont simples à comprendre, quoique verbeuses, mais se terminent avant même qu'il s'y instaure quelque chose d'intéressant à mon goût. La majorité des autres sont trop absurdes, oniriques ou poétiques pour être vraiment compréhensibles et elles n'ont vraiment pas su me toucher. Ni humour ni poésie n'ont su m'atteindre par le biais de ces histoires courtes. Et j'ai fini par décrocher avant la fin...

Nom série  Poulpe à tout faire  posté le 21/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire d'un poulpe toute sympathique mais qui n'a pas d'amis dans l'océan : les autres poulpes se moquent de lui et les autres animaux ont peur ou se méfient de lui. Alors il va sortir de la mer et aller chercher des amis parmi les humains.

Le dessin est simple mais coloré et agréable.

Un peu délirant, plutôt amusant, c'est une lecture plaisante et assez variée malgré son nombre restreint de pages.

Nom série  Niac niac !  posté le 21/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'histoire des petites bêtes d'un potager terrorisés par l'horrible crapaud Cracra qui vient régulièrement manger certains d'entre eux. Et aussi l'histoire de Bébert le ver de terre trop peureux pour oser aider ses camarades à se protéger de Cracra, tellement peureux même qu'il n'osera pas ouvrir sa porte quand l'un de ses camarades frappera pour y chercher refuge. Tout cela va faire en sorte qu'il sera rejeté et hué par les autres bêtes du potager, comme un froussard honteux. Jusqu'au jour où un aliment spécial va le changer en Super-Bébert !

L'histoire est mignonne, disons gentillette. Mais franchement, elle ne m'a pas parlé, même pour un récit jeunesse. Son déroulement est assez plat et sa fin sans crédibilité donc sans message ni pour un adulte ni pour un enfant. Seule la toute dernière image, précisant l'aliment miracle qu'a mangé Bébert est un petit peu amusante, mais seulement pour un adulte ou un enfant assez grand pour savoir de quoi il s'agit.

C'est sympathique mais... bof...

Nom série  El Borbah (Defective stories)  posté le 21/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des histoires policières dans un univers un peu déjanté et glauque, une vision tordue et cynique de notre réalité dans ce qu'elle a de plus triste, bref une oeuvre typique de Charles Burns.

Les scénarios sont relativement simples mais bien construits et assez efficaces. Le personnage principal est assez amoral et plutôt sympa dans l'idée. La narration n'est pas toujours aisée, le lecteur se laissant parfois porter par le récit plutôt que d'en suivre certains enchainements pas toujours évidents. La morale de ces histoires est souvent assez dérangeante, sordide.

Le graphisme est typique de Burns, avec un trait épais et une ligne presque claire. J'aime bien. Je trouve néanmoins qu'il s'est nettement amélioré depuis l'époque de cette BD, notamment sur les scènes d'action qui sont véritablement figées ici, peut-être même de manière volontaire mais ça ne me plait pas.

Nom série  Pinocchio (Winshluss)  posté le 19/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oui, c'est une bonne BD, oui, elle est à lire et, oui, elle mérite son prix élevé.
Maintenant, est-ce que c'est l'album de l'année ? Ca dépendra des goûts. Selon mon opinion, non mais elle fait partie du groupe de tête.

Winshluss revisite le conte de Pinocchio et quelques autres comme Blanche Neige et les Sept Nains en les remontant en une longue histoire, solidement construite, et jouant allègrement sur la carte de l'humour trash et cynique.
Pinocchio y est un robot de combat métallique et idiot. Jiminy est un cafard qui squatte dans sa tête et se fout complètement de ce qu'il peut se passer hors de son chez soi de métal. La baleine Monstro est un poisson mutant radioactif qui digère dans l'acide les proies qu'il avale. Les 7 nains sont 7 pervers qui capturent hommes et femmes pour leur faire jouer le rôle de Blanche-Neige à la merci de leurs pulsions sexuelles et sadiques. Et ainsi de suite.
C'est souvent drôle, bien mené et, malgré un soupçon de lassitude que j'ai ressenti, l'auteur réussit à tenir sa mayonnaise sur la longueur de ce gros album.

Le graphisme mérite l'intérêt. Pour commencer, la couverture et l'édition sont très belles, explicant en partie son prix. Winshluss mélange quelques styles au cours des pages.
Le dessin le plus récurrent est dans une "ligne crade" qui rappellera celui de Vuillemin, auteur dont il se rapproche également par son humour trash. Ce n'est pas vraiment un graphisme que j'apprécie mais il est fort efficace. A noter que Winshluss donne également à ses planches un soupçon d'esthétique rétro qui me rappelle Little Nemo, impression qui me vient probablement des couleurs un peu délavées de sa colorisation légèrement tramée.
D'autres pages sont en noir et blanc, tout aussi dynamiques et efficaces.
Et l'auteur nous offre aussi quelques illustrations pleines pages, peintes en couleurs parfois pastels qui semblent donner une fausse impression cucul-la-praline. Pour dire, l'une de ces planches, un paysage sous-marin et coloré, m'a presque fait penser à une illustration des livres pour enfants "Martine".

Un humour trash souvent réjouissant soutenu par un graphisme de talent et varié, c'est une bonne BD. Dommage que je n'ai pas tant accroché que cela et que je me sois légèrement lassé avant d'atteindre la fin de l'album.

Nom série  Comment faire des livres pour les enfants  posté le 15/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca s'appelle "Comment faire des livres pour les enfants" mais ça pourrait aussi bien concerner la création de BD ou de romans voire de pas mal d'oeuvres artistiques. En fait, ça parle de la création.
Premier message : l'envie de faire quelque chose ne suffit pas, encore faut-il savoir quoi faire, quoi raconter. Second message : il faut savoir le raconter aussi bien que possible. Troisième message : ne pas s'égarer dans sa propre oeuvre, ne pas oublier qu'on n'écrit en principe pas que pour soi mais pour des lecteurs et éventuellement un éditeur.

Avec un dessin très simple (trop sans doute pour les esthètes) et une image par page, l'auteur raconte avec pas mal d'humour toutes ces petites tracasseries qui empêchent un artiste d'être liiiibre et l'oblige à réfléchir avant de créer. C'est amusant, relativement instructif non pas parce que c'est un mode d'emploi précis et exhaustif mais parce que c'est plein de bon sens. Et c'est souvent assez drôle.
Sympathique donc mais assez petit et ça ne se lit guère plus d'une fois donc j'ai un peu de mal à en conseiller l'achat.

Nom série  Loudun  posté le 14/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est la retranscription de faits avérés ayant eu lieu à Loudun en 1632, sous le règne de Louis XIII et Richelieu, dans un cadre politique où la France sortait à peine des guerres entre protestants et catholiques. Il s'agit d'une sombre histoire de possessions démoniaques dans un couvent qui amèneront à la condamnation pour sorcellerie d'un prêtre qui avait le malheur de s'être opposé à l'autorité religieuse d'une part mais également aux ordres des catholiques de détruire les fortifications de la ville de Loudun alors protestante.

Tout ce récit est basé sur des témoignages réels, avec preuves judiciaires et comptes-rendus d'époque à l'appui. Mais là où l'historien moderne y voit un complot politique et humain évident, l'auteur prend le parti de représenter les possessions démoniaques telles qu'elles ont été racontées, ou plus probablement affabulées, à l'époque. La BD a donc une part ouvertement fantastique puisque les apparitions y sont affirmées comme réelles et que les démons laissent véritablement voir leur visage et leurs imprécations.
C'est un peu dérangeant, comme si l'auteur prenait un parti, celui de dire que tout ceci était réel, pour ensuite changer de camp lors du jugement en appuyant bien sur le côté forcément faux et monté de toutes pièces du dossier.
Historiquement dérangeant donc, mais cela permet de donner plus de force à l'accusation et aux rumeurs qui ont immanquablement dues parcourir les rues de Loudun et de la Vienne à l'époque. Et cela permet en outre de nous présenter deux scènes intéressantes d'exorcisme.
Dommage qu'à partir de la moitié de l'album, le rythme commence à devenir plus lent et le récit moins prenant car assez prévisible.

Le graphisme n'est pas vraiment d'un genre que j'apprécie d'ordinaire mais il est techniquement maîtrisé et donne une très bonne atmosphère à l'histoire. Seul regret, les personnages féminins, notamment les religieuses, ne sont pas très faciles à différencier.

C'est donc là une oeuvre intéressante, qui mélange Histoire et Fantastique, et qui est en outre complétée par un petit dossier historique très instructif.

Nom série  Pad  posté le 14/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pad, c'est l'histoire d'un irlandais qui a grandi dans une banlieue assez défavorisée, qui a bien l'intention de réussir sa vie dans la boxe et qu'un pote de jeunesse pas très recommandable va entrainer dans une embrouille dangereuse à Londres.
Quand on vous dit boxe et embrouille, est-ce que vous pensez comme moi immédiatement à matchs truqués ?
Ce scénario n'a rien d'original, c'est un récit déjà vu qui diffère un tout petit peu par sa narration à base de flash-backs, quoique ça aussi ce soit très déjà vu dans ce type d'histoire.
Qui plus est, le dessin ne me plait pas non plus.
Je n'ai donc pas franchement apprécié cette BD qui se laisse lire mais s'oublie aussi vite.

Nom série  Le Monde d'Edena  posté le 04/12/2003 (dernière MAJ le 13/12/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà à mes yeux LA série de Moebius, j'entends Moebius seul, sans scénariste. C'est celle où il a pu donner le maximum de liberté à son univers graphique et narratif.

Tout s'entame par un premier tome composés d'histoires courtes puis d'une histoire au départ publicitaire qui va se révéler être le point de départ d'une sage de science-fiction et d'onirisme échevelée et originale.
Vont s'enchainer deux tomes suivants mettant en scène le monde d'Edena et les destins qui vont diverger de Stel et Atan devenue Atana. Un univers de science-fiction débridé et innovant, et des intrigues emplies de bonnes idées et de mystères. La Déesse est le tome qui m'a le plus marqué de l'ensemble, sans doute car son scénario est le plus concret et le plus compréhensible.
Certaines planches de ces albums sont proprement superbes, de vraies oeuvres d'art qu'il me serait formidable d'avoir encadrées sur mes murs. Et en même temps, elles ont la fluidité d'une narration BD parfaite. Le talent de Moebius à l'état pur.

Le début du quatrième tome est toujours très bon mais j'ai décroché une fois sa moitié passée, quand l'origine de la Paterne commence à trouver son explication pas très convaincante.
Et je n'ai pas accroché au dernier tome, beaucoup trop décousu et onirique à mon goût. Le semblant de linéarité et de concret des premiers tomes disparait pour une trame un peu mystique, changeante et relativement pénible pour moi. En outre, le style de dessin y évolue pour devenir plus dynamique mais trop lâché et épuré à mon goût. J'aime vraiment moins ce graphisme que celui plus soigné et détaillé des premiers tomes.

Bref, ce que je considérais comme une excellente série et un immanquable SF de Moebius tant que je n'en connaissais que les 3 premiers tomes, a été gâché pour moi par la lecture du dernier album. J'en suis déçu. Heureusement, les albums sont suffisamment indépendants pour pouvoir apprécier le début sans la fin. Et il serait dommage de passer à côté du graphisme somptueux de ces tomes là.

Nom série  Manuel Montano  posté le 13/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime le dessin de Prado et je pensais lire le récit plutôt humoristique d'un médiocre détective privé, mais les récits de cette BD se révèlent trop abscons et vains à mon goût. Ca part en digressions sans arrêt.

L'album est scindé en chapitres qui pourraient représenter chacun une petite enquête mais ils s'entament et se terminent souvent sans que j'ai eu l'impression que quoi que ce soit ait été résolu.

Le ton de l'album est assez étrange, distant de la réalité de son héros, avec des touches d'onirisme ou d'un personnage qui se sait vivre une histoire racontée. Le fil rouge narratif est la quête d'une chose mystérieuse et indéfinie appelée la Source de la Nuit, introduisant une touche poétique au récit mais dont on ne saura finalement rien.

L'anti-héros est emmené dans des situations parfois absurdes ou cocasses et il se laisse porter par les évènements bizarres, souvent teintés d'un peu d'érotisme, se contentant souvent de voir les solutions de ses enquêtes venir à lui.

Ce n'est pas prenant, ce n'est même pas drôle, le rythme est trop décousu et si poésie il y a elle n'a pas su me toucher.

Nom série  La Rose écarlate  posté le 13/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sentiment mitigé pour cette série plutôt bien rythmée mais trop gâchée à mon goût par nombre d'imperfections et une intrigue trop prévisible.

Nous avons là clairement un shojo à la française. Au niveau du scénario, c'est un mélange de "La Tulipe Noire", de Sailormoon voire un peu de Le Scorpion à partir du 3e ou 4e tome quand s'entame la recherche d'un trésor des templiers caché en Turquie.
Une jeune fille dont le père cachait un grand secret centenaire décide de devenir super-héroïne masquée pour menacer les méchants de la pointe de son épée et voler l'argent des riches pour le donner aux pauvres. A ses côtés vient rapidement s'ajouter un autre héros masqué, beau jeune homme riche, sympathique et aussi doué à l'épée qu'elle, avec qui elle entretient des relations amours-chamailleries adolescentes bien clichés. Contre eux deux, un trio de méchants dont le chef est tellement mystérieux qu'il ne quitte jamais la cape qui lui masque en permanence le visage, ouh ça c'est mystérieux.

Le dessin est de pure inspiration manga. Plutôt efficace et sympa pour les personnages et les scènes d'action, il se révèle parfois franchement défaillant en matière de décors et de perspectives. Entre certaines cases sans décor et aux personnages dynamiques et de très bon niveau, et d'autres où sont représentés des vues d'ensemble et des paysages complètement ratés, l'ensemble est trop inégal. Certaines cases sont d'un niveau tellement amateur et laid que j'ai peine à les voir éditées en album. Elles ne sont heureusement pas trop fréquentes.
Mais il faut dire que la colorisation informatique n'aide pas toujours. Le rendu de l'eau et des éclaboussures au fil des tomes est par exemple aussi raté au niveau des couleurs que du trait lui-même. Sans parler des bateaux...

L'intrigue est simple mais a l'avantage d'être racontée de manière fluide et assez prenante. Les personnages sont caricaturaux mais attachants. Au niveau divertissement, le scénario fonctionne donc relativement bien. D'autant que l'humour est bien présent et assez amusant.
Hélas, trop de clichés et de comportements immatures des personnages m'ont gâché la lecture. Les facilités scénaristiques sont légions, les déjà-vus sont innombrables, tout est tellement cousu de fil blanc qu'on devine sans arrêt la suite des évènements, c'en est assez pénible. Les inspirations manga sont en outre tellement flagrantes que j'en ai eu l'impression de relire des pages déjà lues dans d'autres oeuvres.
Le tout est en outre fortement destiné aux adolescents et cela se ressent trop. Les personnages ont trop souvent des comportements puérils, le pire étant ce passage où l'un des méchants peut se débarrasser de l'héroïne endormie et qu'il préfère lui faire un smack sur la joue parce qu'il en est tombé amoureux... Sans parler des pirates du tome 4 que j'ai ressentis comme un ajout vraiment artificiel et sans intérêt vis-à-vis de l'intrigue globale.

A mes yeux, c'est une série que je réserverais aux adolescents voire seulement aux adolescentes.

Nom série  Tout seul  posté le 13/12/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un récit au sujet original et raconté avec sensibilité et intelligence. On est facilement emporté par ce décor de phare au milieu du vide de la mer et des éléments déchainés. On imagine vite la condition de solitude de son occupant qui n'a jamais mis pied à terre et qui a peur de se montrer au monde du fait de sa difformité.
Le récit s'écoule vite et avec une grande fluidité. Le dessin de Chabouté est maîtrisé et plaisant. La narration ne manque pas de finesse et fonctionne très bien.
Tant et si bien que c'est là un bon récit qu'on suit sans s'ennuyer du début à la fin, avec son lot d'émotions, joies et tristesses, et une fin par bonheur plutôt heureuse.

J'aurais été tenté d'apprécier davantage cette BD mais j'avoue avoir été refroidi par son prix. En effet, à force de pages muettes, de narration fluide et rapide, et de deux ou trois cases par page, cet album épais se lit finalement bien vite, trop vite à mon goût. J'ai eu l'impression qu'il ne s'était finalement pas passé grand chose et ça me fait un peu mal de payer ce prix comparé à celui d'un manga dont le nombre de pages et le format ne diffère finalement pas tellement dans ce cas précis.
Mon avis est donc mitigé, plutôt tiré vers le haut par la qualité de son contenu, mais je trouve que le rapport qualité/prix y est quand même assez chahuté.

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