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Nom série  Silver Surfer - Requiem  posté le 22/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est pas un spoiler, Silver Surfer - Requiem met en scène la mort du Surfeur d'Argent. Ne connaissant pas les comics récents traitant de ce personnage, je ne sais pas si ces épisodes se situent vraiment dans la continuité, si la maladie qui l'affecte lui a été infligée dans un épisode précédent, s'il s'agit d'un "What If", ni si le personnage va ressusciter dans quelques temps comme si souvent chez Marvel. Rien de tout cela n'est expliqué dans cet album.
Quoiqu'il en soit, durant cinq chapitres, nous allons suivre Norrin Radd, ex-héraut de Galactus, qui se sait condamné par une sorte de tumeur généralisée. Ses pérégrinations attristées vont l'amener à se confier aux Fantastic Four, à Spider-Man au Docteur Strange puis à retourner sur sa planète natale, Zenn-La, pour y exhaler son dernier soupir.

Exception faite des dialogues habituellement légers de Spidey, l'ambiance est sérieuse, assez lyrique et mélancolique. Il s'agit d'un vrai requiem, le héros ne sera pas sauvé en dernière extrêmité par une pirouette scénaristique. Le récit aborde donc des sujets assez profonds, la fatalité, les derniers instants, l'hommage rendu à un grand personnage qui se meurt. L'aspect messianique du Surfer est également abordé par le biais d'une ultime tentative d'apporter la paix sur Terre, tentative dont on ne verra hélas pas le résultat, et par une action déterminante pour arrêter d'un coup brutal la guerre entre deux civilisations extra-terrestres.

Le dessin est bon, voire très bon. D'un niveau de détail proche du travail d'Alex Ross, il évite le photo-réalisme trop appuyé de ce dernier et offre des planches de toute beauté. C'est un dessin qui convient parfaitement aux grands paysages et aux personnages cosmiques de ce récit. Il est en tout cas parfait pour rendre un hommage grandiose au Surfer.

Le ton est un peu trop lyrique par moments, avec un peu trop d'emphase. Mais il aurait été difficile d'en être autrement avec le personnage du Silver Surfer. Malgré quelques petites lourdeurs et bien-pensance à l'américaine, le tout reste assez juste. Et je dois dire que la fin sait se rendre plutôt poignante, avec une jolie conclusion poétique qui risque bien de prendre à la gorge ceux qui appréciaient et apprécient vraiment le Surfeur.

Nom série  Batman (Archives)  posté le 22/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Batman est de loin mon super-héros préféré, un personnage que j'ai vraiment découvert avec le Dark Knight de Miller puis dont j'ai pu lire d'autres récits excellents comme Un long Halloween de Jeph Loeb et Tim Sale. A chaque fois qu'un récit DC laisse apparaitre de manière substantielle ce sombre héros, je suis aussitôt intéressé.
Dans ces conditions, je ne pouvais pas passer à côté de la possibilité de découvrir les vraies origines du personnage, ses toutes premières apparitions sous la plume de Bob Kane, dès 1939.

Et c'est bien cela qu'offre ce recueil de 300 pages. La première vision de Batman, dans un costume qui ne changera quasiment pas au fil des décennies. Le manoir Wayne. Le commissaire Gordon. La première Batmobile. La première utilisation du batplane, du batarang, etc. La toute première fois que le récit du meurtre des parents de Bruce Wayne est raconté. La rencontre avec Robin. La première apparition du Joker. Presque tout ce qui forgera la légende de Batman est là, a été créé entre 1939 et 1941.

La première chose qu'on apprend dans ce recueil est que Bob Kane n'est pas l'unique créateur de Batman. Il a été assisté de nombreux autres scénaristes avec qui ils ont partagé des idées pour forger les intrigues et les personnages de la série. Bill Finger, Jerry Robinson, Gardner Fox, Sheldon Moldoff ou encore George Roussos ont sombré dans l'oubli mais ils auraient probablement pu aussi bien être retenu que Kane lui-même.

La seconde chose qu'on apprend dans ce recueil, c'est qu'hélas, les premières aventures DU Batman (puisqu'il est appelé ainsi tout au long de l'album, LE Batman) ne sont vraiment pas terribles. On ne peut pas dire qu'elles ont mal vieilli car avec des oeuvres comme Little Nemo et autres Prince Valiant, on a la preuve qu'à l'époque de BD de très grande qualité existaient déjà. Non, les premiers comics de Batman sont tout simplement mauvais.

Le dessin est à la limite de l'amateurisme avec des décors inexistants ou affligeants. Les personnages sont figés et Batman a plus que souvent l'air ridicule.
Les intrigues sont pitoyables de naïveté et de facilité scénaristique, avec des incohérences grosses comme des paquebots. Les scénarios sont d'un cliché abouti même pour l'époque, complètement inspirés de récits policiers plus anciens tels que Dick Tracy.
Seul le personnage de Batman a un peu d'originalité mais avant sa rencontre avec Robin, il n'a strictement aucune saveur. Il en est presque kitsch avec son double personnage, héros masqué la nuit et beau gosse pépère avec sa pipe le jour. Il prend un peu de consistance par la suite mais pas suffisamment pour que ces premières aventures puissent expliquer le succès de celui qui allait ensuite devenir quasiment aussi célèbre que Superman. Et même la première apparition du Joker, mon super-méchant préféré, n'a pas du tout l'intérêt que je lui espérais.
Je comprends mieux qu'à l'époque les comics et les super-héros soient tellement en disgrâce aux yeux de l'intelligentsia s'ils étaient tous aussi simplistes que cela.

Ce qu'il en reste est donc une curiosité intellectuelle, savoir à quoi ressemblaient les tous débuts du Batman, les prémices de ce qu'il allait devenir, des récits qui reflétaient une époque mais gâchés par une accumulation de clichés et de facilités. L'amateur de Batman voudra donc lire ces archives mais en sortira déçu et l'image de Bob Kane n'en sortira pas reluisante.

Nom série  Porno Criminel  posté le 21/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
La couverture très racoleuse mais moyennement dessinée donne le ton, celui d'une sorte de BD de gare mêlant sexe gratuit et crimes moroses.

Toutes ces histoires sont du même auteur-dessinateur, Pons. Le trait de celui-ci évolue au fil des récits. D'abord plutôt minutieux et crayonné, il tend davantage vers la ligne claire dans les derniers chapitres. Cependant, même si les dernières pages sont relativement correctes, les premières planches frisent l'amateurisme. Les personnages sont laids, les cadrages sans intérêt, les décors réduits au minimum nécessaire. Seul l'encrage est valable et masque un peu la médiocrité du reste. Et malgré quelques planches correctes vers la fin, dans un style qui m'a un peu rappelé celui de Martin Veyron, il continue à apparaitre certaines laideurs et grossières erreurs d'anatomie dans les personnages, ce qui la fout mal pour une BD qui se voudrait érotique.

Les premiers récits sont simplement nuls à mon goût. Le sexe y est complètement gratuit, sans aucune sensualité, juste de la baise ou des femmes à poil pour le principe. Et les intrigues criminelles qui se montent autour sont assez pitoyables.

Seule la dernière histoire, scindée en 4 chapitres, prend une forme un peu plus construite mais elle n'a rien de passionnante. Et elle se termine en queue de poisson, l'auteur se faisant directement intervenir dans l'histoire pour y mettre fin. Cette mise en abyme aurait pu être originale et louable mais elle ressemble surtout à un réel manque d'inspiration d'un auteur qui voudrait passer à autre chose.

Nom série  Zak Blackhole  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un premier tome sympathique mais pas très novateur jusqu'à présent. C'est de la SF à la Star Wars dans un esprit plus léger, plus humoristique et un peu plus adolescent aussi.

Le dessin est encore très perfectible mais tout à fait correct. Les personnages ne sont pas terribles mais les décors sont travaillés et plaisants. De même, les couleurs ne sont pas toujours très harmonieuses mais de bon niveau.

J'ai eu un peu de mal au début de l'album car les clins d'oeil et gags sont un peu trop nombreux et un peu trop lourds. Cela s'arrange un peu par la suite et la narration peut enfin laisser la place aux choses plus sérieuses. Enfin, quand je dis sérieux, cela ne veut pas dire que l'humour disparaît car il est bien présent à chaque instant. C'est parfois un humour un peu "con" mais je dois dire qu'il n'est pas désagréable et m'a fait sourire par-ci par-là.
L'intrigue est assez classique pour l'instant : un équipage de contrebandiers sympas mais un peu looser s'empare d'une cargaison mystérieuse, une sorte de virus technologique, et se retrouve avec plusieurs factions puissamment armées à leurs trousses. Très cliché dans son genre. Et tout cela avec en trame de fond une dangereuse invasion extraterrestre et peut-être une étrange créature issue de l'outre-espace. Pas de quoi épater l'amateur de scénarios complexes et innovants mais la narration est bonne, le récit rythmé, le tout est agréable.

J'attends la suite pour me prononcer plus avant, si suite il y a évidemment...

Nom série  Les Fils de la nuit  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il n'y a vraiment que Soleil pour sortir une "intégrale" des 2 tomes d'une série... abandonnée. Si j'avais acheté cet album et avais découvert le "fin de l'épisode" conclusif, je m'en serais bouffé les... Mais heureusement je ne l'ai qu'emprunté.

De toutes façons, le dessin ne m'aurait pas poussé à l'achat. Patrice Garcia est manifestement davantage un illustrateur qu'un dessinateur de BD. Il nous offre dans Les Fils de la nuit quelques beaux paysages urbains futuristes très inspirés de Blade Runner. Son style très teinté des années 80 convient bien à ce genre.
Par contre, je n'aime pas ses personnages. Outre le fait que je les trouve laids et sans aucun naturel, ils sont particulièrement difficiles à différencier, ce qui n'arrange rien à la confusion de la narration.
Et puis ses couleurs façon aérographe, avec des cases toutes vertes, toutes roses ou encore toutes oranges, ne sont vraiment pas à mon goût.

L'histoire est plus ou moins facile à suivre pour le premier tome. Mais elle devient nettement plus embrouillée dans le second tome. Alors déjà que je n'avais pas tellement accroché au départ, le reste m'a passablement ennuyé. C'est une histoire de combats entre des sortes d'anges et de démons, par l'intermédiaire d'humains qu'ils possèdent à loisir. C'est en même temps le récit de rebelles qui se révoltent contre une tyrannie. Rien de bien nouveau sous le soleil de la SF d'action.
Mais c'est la confusion du scénario et son incapacité à m'intéresser qui ont donné le coup de grâce.

Restent donc quelques illustrations sympathiques mais pas une bonne BD.

Nom série  Les Villes d'un jour  posté le 15/04/2008 (dernière MAJ le 20/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh bien moi, j'ai bien aimé ma lecture de cet album. C'est vrai qu'il s'agit là "d'une autobiographie de plus", un genre déjà très fréquent parmi les BD de ces dernières années. Mais son sujet principal se révèle être le cirque et j'ai trouvé les nombreuses anecdotes racontées par l'auteur plaisantes et intéressantes.

Le dessin est simple et sympathique. Dans un style proche des Dupuy/Berberian et consorts, son encrage et ses ombrages ont su me séduire. Ses couleurs sont assez originales et réussies. Et les illustrations qui closent chaque histoire sont jolies et fort à-propos.

La narration est claire et efficace. L'album est séparé en histoires courtes portant chacune sur une thématique, une anecdote ou une suite d'anecdotes. Je n'y ai vu aucune répétition et j'ai trouvé le tout agréable. Parfois amusant, souvent intéressant sur la vie des forains, je me suis senti assez bien dans le récit de jeunesse de Rudy Spiessert.
C'est une BD que j'ai lue avec le sourire et sans ennui. Probablement pas un indispensable mais une bonne BD qui rend un joli hommage au cirque et aux forains.

Nom série  Serpenters  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a du bon dans cette BD, mais trop de défauts m'ont rebuté.

Le bon, c'est l'ambiance apocalyptique. Mosdi excelle en ce type de scénario où un sombre et mystérieux danger issu des âges sombres menace de ravager la civilisation. Associé à un graphisme changeant et puissant, le tout instaure une atmosphère glauque et assez dérangeante qui a très bien fonctionné pour moi.
La civilisation Atzlan et ses constructions titanesques, de même que la taille démesurée de l'ancienne cité de Mitclan et les horreurs qui la peuplent, sont tout autant de décors et personnages réussis à mes yeux. Une belle adaptation apocalyptique des civilisations pré-colombiennes.

Cependant, je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture.
D'abord à cause du dessin. Il est trop embrouillé, trop flou. Il abuse de gros plans. Sa mise en page est confuse. Il n'y a jamais moyen d'avoir une bonne vue d'ensemble d'un évènement pour en comprendre toute la situation. Et il change de technique, offrant régulièrement des encrages très épais, à grands coups de pinceaux noirs, créant des images que je n'arrive pas à déchiffrer. C'est probablement fait exprès pour ne pas donner une image trop définie de l'horreur et laisser l'imagination du lecteur travailler pour être encore plus efficace, mais je trouve ça assez laid et surtout cela me gâche mon plaisir de lire une telle BD.
En outre, même si on passe outre le côté difficilement compréhensible de certaines scènes, le scénario est mince. En fait, il pourrait se résumer en une phrase. A tel point que j'ai eu l'impression de voir plusieurs scènes et dialogues redondants.
Et puis l'histoire se termine un peu en queue de poisson, avec en tout cas une conclusion qui ne m'a pas satisfait.

Cette BD me fait penser à Sanctuaire par ses qualités, réussir à instaurer une ambiance d'horreur bien réussie, et ses défauts, un dessin pas clair et souvent difficile à déchiffrer. Cependant, le scénario embrouillé et la conclusion assez vaine du récit m'ont ici déçu.

Nom série  Le Spirit (Darwyn Cooke)  posté le 19/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand amateur de Batman et plutôt séduit par ce que j'avais lu du Spirit, j'ai écouté les avis de mes deux prédécesseurs ci-dessous et me suis procuré cet album contenant la reprise moderne du personnage. Je ne suis pas vraiment déçu de mon achat mais j'ai bien peur de ne pas le relire.

Ce que j'ai apprécié, c'est qu'on y retrouve vraiment l'ambiance et la narration vive du Spirit authentique. C'est un super héros qui ne se prend pas au sérieux et ses histoires sont courtes, légères et orientées vers l'action. Il y a une bonne dose d'humour et d'auto-dérision envers le personnage principal et son entourage.

J'aime cependant nettement moins le dessin de Darwyn Cooke que celui d'Eisner. Evidemment, la barre était très haute. Et techniquement, Cooke ne s'en sort pas mal, son trait est bon et maîtrisé. Mais ce n'est plus la même âme visuelle, c'est un style nettement plus formaté "comics moderne". J'ai cependant grandement apprécié l'agencement visuel affichant le titre "Spirit" dans le décor dès le premier récit, dans la grande tradition d'Eisner.

Ma lecture, ensuite, fut un peu trop légère. Le récit avec Batman est amusant mais pas très marquant ni original. Et les récits suivants, même si j'ai apprécié qu'ils suivent tous un certain fil rouge, sont plaisants mais pas vraiment captivants non plus. Tout cela manque de profondeur pour me satisfaire et, ayant lu l'album hier soir, j'ai déjà bien du mal à me rappeler le contenu de toutes ces histoires.
C'est une lecture divertissante et agréable, mais pas un indispensable.

Nom série  Hadj Moussa  posté le 18/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Voilà un récit qui mêle agréablement l'histoire moderne avec la magie et les traditions d'Algérie. En prenant le prétexte du fantastique et de l'existence véritable de djinns et autres créatures surnaturelles, Farid Boudjellal nous amène à la découverte ou à la redécouverte d'un pan de la culture algérienne du début du 20e siècle, en passant par la première guerre mondiale.

Le postulat de base ainsi que les premières planches m'ont séduit mais j'ai par la suite été un peu déçu par le dessin. Sans être exceptionnel, le trait est correct.
Ce qui m'a dérangé dans le premier tome, ce sont les couleurs. Très informatiques, elles ne sont pas très harmonieuses à quelques exceptions près (les premières planches justement). Et par la suite elles ont tendance à glacer un dessin qui du coup n'a pas l'âme que le récit aurait dû mériter.
Cela ne s'arrange pas pour moi dans le second tome où l'encrage disparait purement et simplement. Il est remplacé par l'utilisation plus poussée de l'informatique pour le travail des couleurs mais le contraste qu'il aurait dû apporter me manque véritablement sur la grande majorité des planches. J'ai l'impression que ces dernières sont inachevées, floues. Je n'aime pas cette technique. D'autant qu'à nouveau la colorisation est souvent froide et passe presque comme un voile sur les planches, voile qui a tendance à aplatir les perspectives.
Et c'est bien dommage car c'est justement dans la chaleur d'une colorisation classique que j'aurais aimé trouvé l'ambiance qui devrait se dégager d'un récit de traditions et de magie orientale. C'est d'autant plus regrettable que certains décors sont très sympathiques et certains personnages comme le Djinn assez réussis.

A côté de cela, le scénario est plutôt plaisant et original. J'aime la relation entre les trois personnages principaux, le jeune Moussa, le vieux Djamel et l'acariâtre Djinn. Ils apportent une vraie vie au récit.
J'ai aimé aussi l'hommage qui est rendu à l'Algérie et à ses traditions, ses habitants, ses coutumes et même son habillement. Intéressant et assez envoutant.
Le scénario ne m'a cependant pas totalement convaincu car je trouve qu'il reste souvent trop superficiel. Les évènements se passent un peu vite, s'enchainent sans vraiment laisser de marque dans l'esprit du lecteur. Cela manque d'accroche et les émotions passent difficilement.
C'est un peu dommage...

Nom série  Deus  posté le 18/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment mitigé après la lecture du premier tome de cette série et j'attends encore de voir la suite pour figer mon opinion. J'ai en effet été aussi bien séduit que rebuté.

Le dessin m'a séduit par la belle atmosphère qu'il sait créer. Il donne à Venise des allures fantomatiques pleines d'intérêt et de beauté. Certains paysages, les navires et certains décors sont véritablement superbes. Je pense notamment au dessin en pleine page à un moment donné qui est une vraie oeuvre d'art, mais d'autres cases de l'album ne sont pas en reste.
Par contre, je n'ai pas été convaincu par les personnages. La quasi absence d'encrage les concernant me dérange. Ils me donnent l'impression d'être inachevés, comme simplement crayonnés. En outre, certaines associations de couleurs ne me plaisent pas par-ci par-là. Pour ne rien arranger, j'ai eu parfois le sentiment fugace que quelques couleurs bavaient un peu les unes sur les autres.

Le scénario m'a plu par son originalité. L'ambiance de la Venise assiégée et en pleine épidémie est bien rendue. Et l'intrigue autour de la recherche d'un antidote et la découverte d'un Homme Nouveau est assez intéressante. A l'inverse, je fus moins captivé par l'intrigue de ce jeune amoureux qui veut ressusciter sa belle : un sentiment de déjà-vu m'a gâché cette partie de l'histoire.
Le rythme m'a un peu surpris. La narration présente quelques brusques accélérations par moments qui m'ont étonné. Normalement, je suis séduit par cette recherche de concision permettant un récit plus dense dans un simple album, mais cette rapidité m'a fait lâcher prise à quelques passages. Du coup, j'ai été un peu trop embrouillé sur la fin pour bien m'imprégner de l'histoire.

Maintenant, arrivé en fin du premier tome, je reste encore en attente d'être convaincu car je ne sais pas trop où le récit va nous mener. Or comme le second et dernier album ne paraitra jamais, l'achat est évidemment déconseillé.

Nom série  Kaboul Disco  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album se situe pour moi, vis-à-vis de son contenu, à mi-chemin entre les oeuvres de Guy Delisle (Pyongyang, etc.) pour l'aspect vie de tous les jours d'un graphiste dans un pays exotique et Passage Afghan pour un récit plus centré sur l'Afghanistan même si l'oeuvre de Ted Rall aborde une vision plus politique et militaire du pays.

La plupart du temps, je n'ai pas trouvé le dessin terrible. Seules les quelques cases de paysage nettement plus travaillées m'ont plu. Le reste est un peu trop rapidement dessiné à mon goût. Efficacité, efficacité, certes, mais bon...

La principale qualité que je trouve à cette BD est son aspect instructif. J'ai vraiment appris mal de choses sur l'Afghanistan, son passé proche et la vie des étrangers dans ce pays encore à moitié en guerre. C'est avec une vraie curiosité et un vrai intérêt que j'ai lu chacune de ses pages. Et comme Guy Delisle, Nicolas Wild saupoudre une partie de ses pages d'une petite dose d'humour qui n'est pas désagréable.
J'avoue avoir trouvé l'album un peu longuet sur la deuxième partie où j'ai même décroché à un moment donné. Il y a toujours de nouvelles choses racontées mais elles m'ont moins intéressé.

Bref, ce fut une lecture très instructive mais pas toujours très captivante. Je comprends qu'il y avait beaucoup d'informations à rapporter de ce séjour à Kaboul, mais tout n'est pas du même niveau d'intérêt à mes yeux.

Nom série  L'Hymne à la forêt  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Si je ne me trompe, cette BD est la seule pour laquelle Dimitri ait jamais usé d'un décor médiéval. Il a par contre réitéré l'envie de conter des légendes méconnues dans son album au cadre plus antique encore, Le Voyage.

Quoiqu'il en soit, L'Hymne à la forêt nous emmène dans la Saxe profonde à la fin du premier millénaire, dans une immense forêt où les légendes germaniques vont pouvoir prendre forme et vie. Contexte intéressant et qui aurait pu amener quelque chose d'original.
Malheureusement, le résultat n'est pas terrible.
La narration en voix off permanente est assez pénible et souvent inutile. Le texte et la façon dont les choses sont racontées sont assez désuets et sans rythme.
Le scénario semble se borner à une suite de péripéties et de rencontres sans réel fil rouge. Le héros se retrouve successivement dans diverses situations plus ou mois heureuses, mais chacune semble complètement indépendante et on se demande bien l'intérêt de ces divers passages dans son périple. La seule chose que j'ai pu en retirer est un semblant d'ambiance de légendes traditionnelles teutonnes mais rien de vraiment original, marquant ou novateur.
Quant à la fin, elle est décevante. Elle se résumerait ainsi : après bien des péripéties, le héros se métamorphose soudain sans raison logique en un beau guerrier solaire à l'armure magique, il va rencontrer des villageois ignares qui le prennent pour un sorcier et, vexé par leur rejet, il se suicide. Ah... "Tout ça pour ça", ce sont presque les mots de la fin de ce conte sans queue ni tête.

Pas très convainquant donc malgré une bonne volonté de mettre en scène une ambiance de mythes médiévaux germaniques.

Nom série  L'Abattoir  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

A la manière de La Grand-Messe pour la politique, cet album est l'occasion pour Dimitri de critiquer et tourner en dérision un aspect de la société moderne : la police. Prenant le prétexte du récit d'un paumé qui a dû s'enrôler parce qu'il n'avait plus d'autre choix de métier, il va passer en revue les différents corps de métier des forces de l'ordre, allant de la police criminelle à la circulation en passant par la surveillance des métros.
Le ton est acide mais pas vraiment envers les policiers eux-mêmes, plutôt envers le système politique et judiciaire qui rend leur métier absurde et inutile. Les inspecteurs sont dépossédés de tout pouvoir car ils n'ont pas le droit d'utiliser d'armes. Les agents de la circulation n'ont aucune autre mission que de remplir des carnets de contravention. Les criminels sont soutenus aussi bien par la foule que par la justice qui préfèrent que la société paie ce qu'ils demandent pour éviter les emmerdes.
Bref, à l'image du film cousu de fil blanc que le héros regarde au cinéma en début d'album, la société est composée de veaux qui se laissent mener par le bout du nez tandis que les policiers, eux, sont d'autres veaux qu'on mène à l'abattoir.

Cette BD pose ainsi quelques bases de réflexion qui ne sont pas inintéressantes et amènent des situations joliment absurdes. Le lamentable échec du héros quand il essaie de faire respecter la loi en achetant son propre pistolet en est un exemple assez amusant d'ironie.

L'ennui, c'est qu'à part ça, il n'y a pas grand chose de captivant dans cet album. Le récit est un peu confus, ressemblant plus à une suite de sketchs qu'à un scénario linéaire. Le message de l'auteur est parfois assené sans aucune finesse et malgré cela, on ne voit pas toujours où il veut en venir. Est-ce qu'il prône l'usage des armes et de la force par la police ?
Quant au dessin, il est dans le plus pur style de Dimitri. Ses décors sont relativement réalistes tandis que ses personnages tiennent plus de la caricature, à l'image du héros qui a le même faciès presque animal que Krampon, le héros de sa série Le Goulag.

Une lecture pas désagréable mais un peu fouillis et dont les messages politiques, parfois cousus de fil blanc, n'en sont pas pour autant des plus clairs.

Nom série  Les Terres de Sienn  posté le 16/04/2008 (dernière MAJ le 17/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Eh ! Nous avons là ce qui pourrait bien être le début d'une très sympathique série Heroic-Fantasy. J'ai lu avec un certain plaisir ce premier tome.

Dès les premières pages, l'ambiance et le dessin m'ont fait penser à Lanfeust De Troy (à qui un gros clin d'oeil est d'ailleurs fait à un moment donné). Le trait de François Gomes est frais et maîtrisé, manifestement inspiré par celui de Tarquin. Il est tout aussi plaisant à lire qu'à admirer. La colorisation est également de très bonne qualité, ce qui ne gâche rien. Bref, c'est du bon boulot, graphiquement parlant.

L'ogre du début du récit fait lui aussi penser au Troll Hébus, gros monstre finalement sympathique. Et lui aussi est accompagné d'un joli brin de fille. Mais la ressemblance avec Lanfeust s'arrête là car le scénario prend rapidement son indépendance.
Le décor cherche son originalité dans un étonnant mélange de fantasy médiévale et de quelques décors et accoutrements de style western. Etonnant mais plutôt réussi.
Et nous voilà plongé dans une quête dont le trésor est un ossuaire capable d'offrir à son possesseur les plus puissants des pouvoirs magiques. Mais cette quête, deux groupes distincts la poursuivent sans savoir qu'ils ont le même but.

L'un des points forts du scénario tient dans ses personnages.
Le plus attachant à mes yeux est cet ogre dont le physique brutal contraste avec son érudition et sa douceur. Dernier de sa race immortelle, il est désespéré et désireux de mourir. Mais une demi-elfe cupide l'empêche de mettre fin à ses jours pour profiter de lui et gagner autant d'argent qu'elle peut sur son dos.
Puis vient Sadwin, le roi nain dont le royaume a été ravagé et qui cherche à retrouver le pouvoir. Véritable tueur sans merci et sans scrupule, il se fait accompagner de la tête vivante d'un vieux mage à qui il veut arracher tous ses secrets. Ils recueilleront également bientôt une jolie prostituée hélas manchote.
C'est avec plaisir qu'on réalise que tous ces personnages sont présentés sur le contre-pied de ce qu'on aurait pu attendre d'un banal scénario d'heroic-fantasy.

En outre, le récit ne manque pas d'humour. Ce dernier est distillé relativement discrètement pour éviter les lourdeurs mais il est bien présent, notamment dans les dialogues.
Et pour finir, l'intrigue en elle-même, malgré sa trame basique de chasse au trésor, est joliment construite et ne manque pas d'intérêt et d'originalités.
Tout cela forme un cocktail équilibré entre le sérieux d'une aventure de bon niveau et la légèreté humoristique de personnages qui ne se prennent pas totalement au sérieux.

Très agréable, cette série plaira sans aucun doute aux amateurs d'heroic-fantasy. Et si la suite est du même acabit, je relèverais probablement ma note.

Nom série  Cecil Sander  posté le 17/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD d'aventure à l'ancienne qui ne s'entame pas trop mal mais qui sera hélas abandonnée dès le premier tome, laissant le lecteur devant des promesses de chasse au trésor avortée.
L'album "La Dame de Singapour" laisse pourtant croire qu'il n'est qu'un tome parmi d'autres d'une longue série aventuresque. Le quatrième de couverture parle en effet d'un album précédent, Le cimetière des fous qui se révèle en fait être un album complètement indépendant du même auteur. Quant aux deux titres "à paraitre" promis, ils ne verront jamais le jour.

Pourtant le contenu de cet unique tome n'est pas mauvais.
Le dessin de Coutelis y est très correct. Dans un style s'approchant de ceux de Jijé et de Giraud, il offre des planches réalistes à l'ancienne. Le trait est un peu désuet mais plaisant à lire. Seul défaut, le héros, pourtant très cliché dans son aspect de beau brun courageux, a tendance à offrir un visage relativement changeant d'une case à la suivante.
Quant à l'histoire, c'est une chasse au trésor avec multiples rebondissements, confrontations contre des maffieux, combats contre une dangereuse triade, captures, libérations, sauvetage in-extremis, blonde fatale, etc. On peut déplorer un grand nombre de coïncidences trop bienheureuses (le monde des mers du sud est bien petit, dirait-on) et autres petites facilités scénaristiques, mais ça reste plaisant à lire si on n'est pas allergique à "l'aventure pour l'aventure".

Bref, c'est une assez bonne lecture divertissement à l'ancienne. Mais elle laisse le lecteur sur un frustrant "à suivre..."

Nom série  Vairocana  posté le 16/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une fois n'est pas coutume, ShogunMag publie un manga à l'européenne... réalisé par une japonaise. Vairocana est la première publication de Moa Hato et elle est directement destinée à la France. Du coup, contrairement aux autres mangas de ShogunMag, la lecture de celui-ci est en sens japonais et les textes sont traduits du japonais.

Sa couverture et le feuilletage de ses pages m'avait donné envie de l'aimer. Mais cela n'a pas fonctionné.
Le dessin ne présente pas à première vue de défauts majeurs. Il se révèle cependant rapidement assez limité en plus d'être très cliché dans l'univers du manga. Et surtout, sa narration graphique est assez mauvaise. Les scènes d'action sont la plupart du temps incompréhensibles, le dessin devenant brouillon et la mise en page confuse au possible.

Et ce souci de narration graphique affecte la quasi totalité du récit. Est-ce que cela vient uniquement d'un manque de maturité et de technique de l'auteur ? Pas uniquement. En effet, la traduction semble y être pour beaucoup tant il est fréquent que les dialogues ne correspondent pas aux bulles, voir que deux bulles répètent exactement le même texte.
Pire, alors que la lecture est en sens japonais, certains strips semblent avoir été inversés et pas d'autres. Sur une même page, on réalise après réflexion (parce que sans cela, on n'y comprend rien) qu'il faut lire d'abord de droite à gauche, puis gauche à droite, puis re-droite à gauche.

Quant au scénario, il est véritablement cliché. L'histoire du jeune personnage frêle et doux qui est possédé par un horrible démon qui prend le dessus sur lui quand ça arrange le scénariste, j'ai déjà vu cela de trop nombreuses fois. En manga, mes premières pensées vont à Inu yasha ou à Samuraï Deeper Kyo mais j'ai déjà vu cela souvent ailleurs, notamment en jeu de rôles car j'ai constaté (à trois reprises précisément) que c'est le genre de personnages que de jeunes joueuses féminines aiment à incarner.
Alors, au-delà du cliché, je dois dire que j'aime bien les personnages, notamment celui de Tenma qui est à la fois imposant et amusant. J'ai donc lu le récit sans trop de déplaisir. Mais le faible intérêt du scénario et la trop grande immaturité de la narration m'ont empêché de trouver davantage d'intérêt à ce manga.

Nom série  Gaspard de la nuit  posté le 15/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Heureuse découverte que cette BD dont je ne connaissais rien jusqu'alors.
Cette BD me fait penser à La Malédiction des 7 boules vertes. Elle partage avec cette autre série le même mélange de conte et de fantasy, de dessin d'influence ligne claire, et de récit à la fois destiné à l'enfance et aux adultes. Et pour l'une comme pour l'autre, je suis tombé sous le charme de leur imaginaire et de leur originalité.

D'aspect extérieur, notamment du fait des couvertures, cette bande dessinée a un aspect vieillot. J'ai cru qu'il s'agissait d'une vieille série issue du journal Tintin version Flamande époque années 70. Il faut dire qu'avec le fils de Bob de Moor au dessin, je n'étais pas surpris de retrouver de grandes influences de la ligne claire à la Hergé.
Mais les planches de cette série offrent un style plus original, mêlant les techniques, parfois ligne claire, notamment pour les personnages, mais parfois nettement plus ombragées et réalistes pour les décors. Ce sont d'ailleurs ces décors qui m'ont davantage séduit, certains paysages campagnards et urbains médiévaux étant de toute beauté à mes yeux.

Quant au récit, comme dit plus haut, j'ai beaucoup aimé son imaginaire. C'est un univers quelque part entre l'heroic-fantasy et le conte pour enfants, un univers assez onirique où les gentils lutins, dragons et autres licornes sont oppressés par des humains stricts en costume cravate. Le traitement de l'intrigue est vraiment original, un peu dense voire embrouillé mais plaisant et assez fluide à lire. Et son point de départ, cette idée de masques vivants et la relation entre l'enfant Gervais et le masque Gaspard, est vraiment novateur à mes yeux. Une belle tranche d'imagination pour un récit agréable et prenant comme je les aime.

J'ai donc été séduit par l'originalité de cette série qui aura sûrement eu du mal à trouver son public car elle ne s'adresse ni totalement aux jeunes ni totalement aux adultes.
Si comme moi vous avez aimé La Malédiction des 7 boules vertes, je suis sûr que vous aimerez aussi Gaspard de la nuit.

Nom série  L'Or & l'Esprit  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

J'ai été plus ou moins happé par la narration de cette BD que je trouve bien écrite. C'est de la SF comme je l'aime en général. L'ambiance fait effectivement penser à La Guerre Eternelle, à Starship Troopers ou à d'autres récits militaires futuristes encore plus sombres. Une histoire bien racontée avec de la science-fiction, un peu de fantastique, une planète mystérieuse et en trame de fond une guerre interplanétaire discrète où l'humanité est en déroute. En principe, une telle trame a tout pour m'accrocher.
L'ennui, c'est que la BD accumule pas mal de défauts à côté de cela.

D'abord, le dessin qui ne me plait pas. Le trait, directement au pinceau noir, est trop épais, sans détail, volontairement imprécis par moment. Résultat, quelques fois le dessin n'apporte rien de plus au texte. Et quand au contraire le narrateur laisse la place au dessinateur pour raconter l'histoire, les images sont difficilement déchiffrables et limpides.
En outre, même si c'est un choix dicté par le récit, les couleurs uniformes des planches, parfois toutes bleues, toutes vertes, toutes jaunes, toutes grises ou toutes rouges, sont lassantes et pas agréables à l'oeil.

Et surtout, la fin de ce premier tome, qui heureusement forme une histoire complète, n'est franchement pas clair, pas très compréhensible. J'avoue avoir saisi à moitié sa signification ou alors, si je l'ai bien comprise, je la trouve vaine et sans grand intérêt. Je n'aime pas le tour abstrait que prend le récit.
Et la caricature des officiers militaires humains bornés, égoïstes et bêtement méchants est d'un cliché qui m'a plus agacé qu'autre chose.

Bref, même si j'ai bien accroché au départ grâce à un texte bien écrit, je n'ai pas été convaincu par le dessin et par la fin de ce premier tome; je comprends que la série ait pu être abandonnée.

Nom série  Muhyo et Rôji  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga commençait de manière assez pénible pour moi. Dessin abusant de SD (Super Deformed), personnages immatures, humour potache, narration décousue et embrouillée. C'est le genre de récit à l'humour forcé et à la thématique déjà-vue qui aurait pu me lasser très vite.

Je me suis cependant accroché et dès la fin du premier chapitre, j'ai fini par trouver l'ensemble pas si désagréable que ça.
Alors la narration laisse toujours à désirer par moment, quoiqu'elle devienne plus linéaire, et l'humour a toujours bien du mal à passer, mais il y a des choses qui m'ont plu. Car finalement, malgré la légèreté du récit qui s'adresse plutôt à des ados, je trouve que ces monstres et fantômes asiatiques ont quand même de quoi donner quelques frissons. Leurs gros yeux globuleux et leurs attitudes sont assez efficaces pour donner de l'intérêt au récit. Tant et si bien que j'ai fini par suivre les récits sans déplaisir, comme un divertissement léger. Et même la figure vraiment bizarre du magicien Muhyo a fini par me faire sourire.

Le seul souci est que les récits sont indépendants et ne forment aucune trame générale pour moment ce qui laisse craindre une répétitivité rapidement lassante, mais ça se laisse lire. Et comme 17 tomes sont parus actuellement au Japon, on peut espérer qu'un récit plus concret et plus prenant se forme au fil des épisodes.

Nom série  Le Boche  posté le 13/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu l'intégrale du premier cycle, les 5 premiers tomes qui racontent toutes les péripéties du Boche durant la seconde Guerre Mondiale. J'ai trouvé cette lecture intéressante.

En choisissant un héros Alsacien, cette série se place dans la neutralité, ou plutôt le rejet par tous. Être Alsacien à l'époque, c'est en effet n'être ni vraiment Français ni vraiment Allemand, tiraillé et rejeté par les deux bords. Ne reste donc plus que l'humanité avec ce qu'elle a de bon et de mauvais.
Grâce à ce postulat de départ, cette BD m'a présenté les tous débuts de la Guerre et l'Occupation sous un regard que je ne connaissais pas, celui des gens ordinaires qui n'ont rien à voir avec les récits militaires ou de Résistance que je connaissais jusqu'à présent. Les occupants allemands y sont présentés dans toute leur humanité. Les réactions des français à l'annonce de la guerre puis de la défaite et lors de l'occupation sont également très bien rendues et intéressantes. J'ai découvert vraiment un pan de l'histoire dans l'Histoire que je connaissais mal malgré tous les récits sur la seconde Guerre Mondiale que j'avais vus ou lus.
Ma curiosité historique est donc ravie.

Le dessin n'est pas mal non plus. Réaliste et plutôt bon même s'il n'est pas toujours à mon goût. De même les couleurs sont classiques mais très bien.

Ce qui m'ennuie par contre, c'est la narration. Cette BD manque vraiment de rythme. Ce dernier est bizarre, assez saccadé, parfois lent parfois trop brusque, doté d'ellipses peu évidentes par moments. Ce flux narratif m'a embrouillé et empêché de ressentir les émotions, de bien m'attacher aux personnages. Et il est tel, parfois, que je ne comprenais pas les motivations des protagonistes et pourquoi ils réagissaient de telle ou telle manière. Du coup, je n'ai jamais pu vraiment rentrer dans le récit, en restant toujours assez distant.
C'est bien dommage.

Je ne garde donc que l'intérêt du récit historique et l'originalité de son point de vue, tant pis pour la lecture captivante.

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