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... a posté 5417 avis et 2062 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Pat Boon  posté le 22/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après coup et ne découvrant Pat Boon que maintenant, j'ai le sentiment que ce dernier était l'annonciateur du futur Pinocchio. On y reconnait en effet la majorité des éléments qui vont constituer l'oeuvre majeure à mes yeux de Winshluss, éléments qui ont également été très présents dans le magazine Ferraille.

Un dessin parfois simple, parfois esthétique. Un style d'humour trash et plutôt politiquement incorrect. Des anti-héros à la pelle. Un petit personnage pour héros sur qui tombent tous les malheurs du monde jusqu'aux pires crasses. Des amis et des ennemis qui se foutent de lui et lui font subir les pires injustices. Voilà la base de ce qui constitue Pat Boon.

J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. La première moitié du récit, malgré sa structure en histoires courtes et en gags, ne m'a guère accroché. Elle est plutôt introductive et son humour ne m'a pas fait rire.

Ce n'est que sur la fin de l'album que j'ai commencé à trouver des passages amusants et parfois drôles. Ce qui fait que je n'ai pas passé un moment de lecture désagréable mais je ne suis pas fan pour autant.

Nom série  Jimmy Boy  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les aventures d'un gamin américain à la fin des années 20, devenu orphelin car son père va se retrouver en prison.
Il n'y a pas vraiment de thématique à cette série, c'est un peu ce que je lui reproche. Elle parle de tout ce qui peut créer un peu d'aventure aux USA et dans le Grand Nord Canadien à cette époque. Ca commence comme une histoire d'orphelin débrouillard et pas toujours du côté de la loi, puis ça part dans des histoires de forains, de trappeurs, de chasseurs de baleines, avant de revenir à Hollywood dans l'univers du cinéma juste avant le début de la Dépression de 1929. Assez hétéroclite, donc.
Du coup, la seule chose à laquelle s'attacher dans cet ensemble un peu fourre-tout, c'est le jeune héros, Jimmy Boy, qui n'est pas antipathique mais ne marque pas vraiment le lecteur par son originalité ou son charisme.

Le dessin est correct, assez proche de la ligne claire. Je lui reproche juste ses personnages un peu raides dans les premiers tomes.
La mise en page est bonne, la narration est fluide et on lit les albums sans déplaisir.
Néanmoins, je n'ai guère ressenti d'émotions à cette suite d'aventures diverses et variées. Ca manque d'une véritable accroche, de quelque chose qui fait que la série se démarque du tout venant.

Nom série  Angelot du lac  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà clairement la meilleure BD d'Yvan Pommaux à mes yeux. Je connaissais ce dernier par ses différentes publications dans le magazine Astrapi et les albums qui en ont découlé (Marion Duval, etc...).

J'aime bien son trait ligne claire mais jusqu'à présent celui-ci m'avait paru un peu simpliste, pas toujours très soigné ou trop épuré.
Mais les planches d'Angelot du lac sont le plus souvent proprement superbes ! Du grand art en matière de ligne claire, de mise en page et d'esthétique. J'ai encore en tête des planches que j'adorerais encadrer et accrocher sur les murs de chez moi (la scène pluvieuse visible dans la galerie de la série en fait partie). J'ai lu la version couleurs des albums indépendants (l'intégrale est parue en noir et blanc, elle) et ces couleurs sont très réussies également.
Bref, pour une série jeunesse, c'est une bande très bien dessinée.

Le récit se place durant la Guerre de Cent Ans. C'est en quelque sorte une version pour enfants d'un récit tel que Les Compagnons du Crépuscule, le côté fantastique en moins.
Les intrigues sont crédibles et mettent en scène de manière très vivante la vie médiévale de l'époque. L'ensemble est instructif pour les enfants désireux de découvrir le moyen-âge tout en offrant des aventures prenantes et de bons personnages. Le ton est parfois un peu dur mais les gentils gagnent heureusement à la fin, malgré l'amertume que certaines victoires impliquent.

A lire ! Pour les jeunes comme pour les moins jeunes, c'est une très bonne et belle BD.

Nom série  Les Tikitis  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Tikitis est une série de divertissement tout ce qu'il y a de sympathique. L'ambiance est un peu fofolle, n'hésitant pas à partir en délire parfois. Le ton est à l'humour même s'il attire plus un sourire quasi permanent que de vrais rires francs. Les personnages sont amusants et assez charismatiques.

Le dessin est plaisant. Associé au style du récit et à ce petit microcosme hétéroclite, il prend parfois des touches au niveau des personnages qui me rappellent un peu certains mangas piqués d'un délire assez similaire : Dr Slump ou encore Kimengumi.

La série est structurée en une histoire par tome (pour le premier tome) ou une histoire en deux tomes (pour le second). C'est d'autant plus plaisant que les intrigues ne sont ainsi pas étirées en longueur. Au contraire les albums sont bien denses et on n'en a pour son argent et pour sa lecture.

Une série agréable qui fait passer un bon moment.

Nom série  Omega Complex  posté le 19/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le shonen à la française commence à gagner en maturité. Omega Complex bénéficie de tous les atouts pour plaire aux amateurs de nekketsu et de seinen d'action et de SF. Son scénario prend pour base un postulat intéressant mélangeant uchronie, théories scientifiques complexes et pouvoirs mutagènes.

Le premier tome s'entame sur une introduction très accrocheuse.
Imaginez une Terre où le fait que Kennedy n'ait pas été assassiné a paradoxalement entrainé quelques années plus tard une guerre nucléaire mondiale. Et imaginez que des combattants venus du futur post-apocalyptique revienne dans le temps pour prendre la place de Lee Harvey Oswald pour assassiner pour de bon JFK.
Ce n'est là que l'entame de ce récit et les auteurs nous laisseront au coeur de cette action pour revenir en flash-back nous raconter les nombreux évènements qui ont amené à cette conclusion étonnante.

Car le récit de Omega Complex se passe en 1987 aux USA, sur une Terre uchronique ravagée par les bombes nucléaires et par les maladies et mutations qu'elles ont engendrées chez la majorité de la population.
Une drogue existe, le G.H.O.S.T. qui permet aux malades de se maintenir en état de convalescence permanent. Ces mutations ont en outre accordé des pouvoirs à certains d'entre eux, pouvoirs à base d'émissions radiocatives dont les caractéristiques alpha, bêta- et bêta+ permettent différentes interactions avec la matière comme la création de plasma, le production d'électricité et autres capacités qui nous font ici entrer de plain pied dans la SF débridée. De quoi créer d'un côté l'équivalent de super-guerriers, chevaliers et autres chasseurs de primes, et de l'autre des mutants qui perdent le contrôle d'eux-mêmes et de leurs pouvoirs quand la mutation atteint le cerveau.
Nous nous retrouvons donc dans un schéma de récit proche de nombreux shonen nekketsu qui alignent les combats tous plus explosifs les uns que les autres. Mais l'ensemble gagne en qualité et en intérêt grâce à l'addition de ce background original et par le soutien de théories scientifiques presque crédibles (je dis presque parce que c'est parfois un peu gros, comme cette électrolyse ultra-express de l'eau ou bien évidemment les pouvoirs titanesques de certains mutants).

En outre, le dessinateur, Shonen de son surnom, nous offre là du vraiment bon boulot. Il a fait des progrès depuis les débuts de BB Project et a gagné en précision et en maîtrise. Il excelle surtout sur les personnages. Les décors, pour leur part, sont parfois un peu trop vides ou synthétiques, à la manière de ces paysages désertiques assez clichés dans l'univers du shonen post-apocalyptique. Mais rien qui ne vienne gâcher la beauté des planches.
Je regrette seulement le manque de clarté des scènes d'action. Je m'y suis régulièrement repris à deux fois pour bien comprendre ce qu'il se passait quand les personnages passent à l'action et que tout s'enchaine rapidement.

C'est un manga à la française à mi chemin entre shonen et seinen. Son public est relativement ciblé, plutôt adolescent ou jeune adulte mais en tout cas plutôt garçon que fille. Du coup, les allergiques à ce style de récit où la testostérone ne manque pas préfèreront éviter la lecture. Par contre, les amateurs de post-apocalyptique, de combats à la mode nekketsu avec des pouvoirs bien spécifiques pour chaque intervenant, et de récits SF à base d'uchronie et de théories scientifiques, trouveront là une série de qualité qui s'entame bien et accroche rapidement le lecteur.

Nom série  Les Belles années  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard Grandjean est illustrateur de métier. Cet album est sa première oeuvre complète dans le domaine de la bande dessinée et il ne s'en sort vraiment pas mal du tout.
En résumé, Les Belles années est une pure autobiographie. Prenant pour prétexte un enterrement qui amène l'auteur à se remémorer sa jeunesse, il va nous raconter sa vie, de la fin de son adolescence jusqu'à aujourd'hui.

Le dessin fera probablement penser à celui de Dupuy-Berberian (la couverture de l'album me rappelle d'ailleurs celles de Monsieur Jean). Le trait est simple et rond, relativement épuré. L'auteur ajoute cependant une touche personnelle par l'utilisation d'ombrages en hachures qui donnent aux planches une consistance "pas inintéressante". J'apprécie en tout cas la fluidité de son trait et de sa narration.

Passionné d'art et de dessin, le jeune Bernard va commencer ses études en vivotant entre différents petits boulots qui vont souvent lui apprendre pas mal de choses sur la vie et les gens. Il vivra ainsi sa vie de jeune adulte dans l'ambiance de la fin des années 70 et le virage du début des années 80. On le suit, ado solitaire et réservé, jeune homme vivant en colocation avec des amis un peu baba, aide soignant dans un centre pour handicapés mentaux puis enfin reprenant ses études artistiques sous l'impulsion de l'amour de sa vie avant d'émigrer temporairement sur Paris avec la future mère de ses enfants.
C'est toute sa vie que Bernard Grandjean nous dévoile, plus ou moins romancée. En parallèle, il nous présente aussi la façon dont sa vision artistique a évolué, comment il a travaillé sur lui-même et sur son art, la recherche de son style de dessin personnel, ses espoirs et ses déconvenues dans ce domaine.

Quoique le récit se lise très bien, il n'apporte cependant pas beaucoup d'originalité aux récits autobiographiques en bande dessinée. Le ton est parfois mélancolique mais sait garder une certaine légèreté, sans jamais cependant chercher de touche particulièrement humoristique.
J'ai lu l'album sans déplaisir mais sans être très captivé. Cela tient probablement au fait que je ne me suis pas senti particulièrement visé, n'ayant pas de background artistique et n'ayant pas vécu la même époque que l'auteur. Ce n'est que sur la toute fin que j'ai fini par être touché par le récit, par la façon dont l'auteur boucle la boucle de son histoire et de sa vie, rendant hommage à Blanche, la femme dont il assiste à l'enterrement et par qui il en est venu à revivre avec nous le film de sa vie.
Objectivement, c'est donc un bel album. Subjectivement, savoir si vous serez intéressés ou touchés ne tient qu'à vous.

Nom série  Warhammer 40,000  posté le 15/04/2008 (dernière MAJ le 18/03/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour l'Empereur ! Purifions la vermine hérétique !
Rah !
Hum...
Bon, OK, j'avoue, il y a quelques années, je suis assez amateur de Space Marines, Titan Legions et autres Warhammer 40K. J'ai d'ailleurs lu pas mal de bouquins plus ou moins bons sur cet univers de futur apocalyptique. J'ai donc bondi sur cette BD dès que j'ai eu l'occasion de la lire.
Le résultat me laisse une impression mitigée.

Les auteurs sont des connaisseurs manifestes de l'univers de Warhammer 40K (encore heureux). Ils ont su rendre avec justesse la dureté et l'opiniâtreté fanatique des Space Marines du Chapitre des Black Templars (pour le premier diptyque), la violence et l'idiotie amusante des Orks (pour le second diptyque) ou l'intransigeance d'un conflit entre Garde Impériale et Tau (pour le troisième diptyque). C'est un vrai plaisir de voir dialoguer les marines avec toute la vision binaire qui les caractérise : sois pur, aie une foi aveugle en l'Empereur ou sois détruit.

Le dessin est plus ou moins à la hauteur.
Pour le premier cycle, il est travaillé. Son trait est plutôt bon, à quelques personnages un peu trop carrés près, notamment les orks. Mais divers défauts laissent apparaître un léger amateurisme persistant. Cela se ressent dans l'encrage trop hésitant, les perspectives aplaties et dans la colorisation qui n'est pas toujours terrible. Du coup, les Space Marines sont plutôt bien dessinés mais certaines autres races, notamment les Eldars, ne sont vraiment pas terribles. En outre, d'affreuses incrustations informatiques d'onomatopées gâchent un bon nombre de planches.
Pour le second cycle, le trait est bon pour les personnages, les orks et quelques-uns des véhicules. Mais il devient nettement plus amateur dès qu'il s'agit de représenter les décors ou les grandes armées qui fourmillent dans cet album.
C'est d'autant plus rageant quand on voit la couverture et les illustrations de fin d'album qui, elles, sont superbes. Si seulement cela avait pu être l'auteur de ces illustrations qui avait dessiné toute la BD, mais ça aurait fait trop de boulot il faut croire.
Le troisième cycle, malgré des images de synthèse assez moches sur les vues spatiales de la page d'introduction, est par contre nettement mieux dessiné. Il est juste dommage que certains décors soient très basiques et que les visages des soldats se ressemblent un peu tous.

Maintenant, les récit en eux-même ne sont pas des plus passionnants.
Le premier cycle est assez confus. Les sauts narratifs sont trop fréquents, passant de personnages à d'autres sans qu'on sache trop si ce sont des flash-backs ou non. En gros, on suit alternativement les péripéties d'un néophyte, Raclaw, et d'un vieux dreadnought, Tankrouge, successivement confrontés à des Nécrons, des Taus, des Orks et pour finir des Eldars. Rien de bien captivant si ce n'est le plaisir, pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K, de voir cet imaginaire mis en images et en action.
Le second cycle est nettement plus linéaire et plus plaisant à la lecture. On y évolue au milieu d'une Waagh ork avec l'humour et la brutalité que cela implique. Beaucoup de violence mais des orks sympathiquement idiots et jouant bien leur rôle de bourrins. L'intrigue, maintenant, est relativement simple et pas très originale ni motivante. Mais elle se lit comme un divertissement plaisant pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K.
Le troisième cycle est celui qui me semble le plus réussi. Sans être exceptionnel et malgré quelques facilités scénaristiques, il présente un récit prenant et plutôt bien mené. Les personnages se ressemblent un peu tous mais ils sont suffisamment charismatiques pour donner envie de suivre leurs aventures et de les voir réussir. Leurs ennemis Taus sont en outre plutôt bien représentés même si on ne les voit que superficiellement.

Globalement, c'est donc une série que les fans de Warhammer 40K liront ou feuilletteront sans déplaisir, avec l'intérêt de voir en images et en action des créatures, décors et armées directement issues du jeu et de son univers. Mais même eux hésiteront à deux fois avant d'acheter ces albums purement commerciaux et ne dépassant parfois pas le stade de la fan-fiction.

Nom série  Kid Korrigan  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Intrigué par le couple de personnages originaux que représentent un tout petit korrigan et un grand dragon, j'ai été déçu de réaliser qu'il s'agissait finalement d'un simple prétexte à produire des gags en une page à la manière des comic strips philosophant. Kid Korrigan et son copain dragon papotent, parlent de la vie, de la recherche d'un métier, de la technologie, de tamagochis, d'une foule de choses qui n'ont strictement rien à voir avec leurs rôles de personnages de contes ou de fantasy.

Finalement, le seul intérêt de ce couple de héros est au niveau graphique, le contraste entre la grande masse noire de l'un comparé au petit bonhomme qu'est Kid Korrigan. Mais comme je n'accroche pas non plus au graphisme en question, je m'en fiche.

Pour le reste, je n'ai tout simplement pas trouvé ça drôle du tout. Je me suis ennuyé dès les premières pages. J'avais l'impression d'avoir déjà lu ce type de gags des centaines de fois dans de si nombreux strips américains. Et comme parmi ces derniers, ceux qui basent leur humour sur des dialogues un peu philo et beaucoup socio ne me font pas rire, ce n'est pas plus le cas ici.

Nom série  Le Goût du chlore  posté le 17/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans les avis positifs et le prix à Angoulême, je n'aurai pas été attiré vers cette BD. Je ne suis en effet pas amateur de récits "sensibles du quotidien".

Le dessin de Bastien Vives ne m'attire pas non plus.
Je lui reconnais cependant des qualités. Il se débrouille plutôt bien au niveau anatomies, et la fille dans l'histoire est mignonne. Il offre également des compositions et autres angles de vues originaux et réussis. Et sa narration, souvent muette, est très fluide et agréable, sauf sur la fin où j'avoue avoir un peu décroché. J'aime bien aussi ses couleurs originales qui donnent une teinte et une personnalité propre à cet album.
Mais malgré ces qualités, je n'accroche pas à son encrage ni aux visages de ses personnages, notamment le héros, que je trouve souvent laids. Je n'accroche pas non plus à l'épure qu'il semble rechercher aussi souvent que possible.

Quant au scénario... Il serait facile de le caricaturer, de dire qu'en 144 pages il ne s'y passe quasiment rien. Il faut vraiment être amateur de "sensibilité" et autres non-dits. Ce n'est pas mon cas.
Comme le héros, j'ai pourtant été amené à partager certains de ses petits bonheurs quand il retrouvait la jolie fille à la piscine et qu'elle était souriante et aimable avec lui. On sent l'attrait et les espoirs de l'amour fantasmé, presque adolescent.
Mais comme lui mais aussi en tant que lecteur, j'ai été désappointé par la disparition soudaine de l'élue de son coeur, sans explication.
Elle était là. Et les mercredis d'après sans prévenir elle ne vient plus. Le héros en est tout bouleversé, moi j'ai simplement trouvé ça morne.
A cela s'ajoute une chute que je n'ai pas franchement comprise. Mais en fait, je m'en foutais car je ne m'étais pas attaché au personnage principal.

Tant et si bien que malgré une assez belle réussite au niveau narratif, j'ai quand même terminé ma lecture sur une certaine indifférence et je me dis que payer 14 € pour un récit si vite lu et relativement creux à mon goût, ça me fait un peu mal.

Nom série  Une Aventure de Benjamin Jamet  posté le 17/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnant ce nom pour une série SF/action et pour un héros "humain d'origine extra-terrestre". Le décalage est amusant. La série l'est aussi, ou du moins est-elle divertissante.

Le dessin est plaisant. Son trait rappelle un peu celui de Frederick Peeters avec une touche de Chaland dans les décors. Je n'y regrette qu'une chose : ce sont les visages qui sont trop impassibles, arborant parfois des sourires figés hors-de-propos ou tout simplement sans expression.

La série est constituée d'une histoire par tome, histoires qui se suivent.
Le contexte est assez original puisque le tome 1 met en scène un couple d'humains, à première vue, venus de l'espace et qui atterrissent sur Terre. D'où viennent-ils, on n'en sait rien et eux non plus. Ce qu'on découvre rapidement, c'est que l'homme se révèle un véritable tueur en série. Mais il agirait en fait pour la survie de l'humanité confronté à une invasion d'autres extra-terrestres.
Le second tome, pour sa part, ramène les deux personnages sur leur planète d'origine qui est également en proie à l'invasion de ces aliens.
Le troisième tome aurait dû ramener les héros sur Terre mais paraitra-t-il un jour ?

Ce serait dommage car c'est une série très agréable qui se lit très bien. L'ambiance est à la SF/action et à l'aventure. Le ton est relativement léger. La narration est fluide. De nombreuses petites facilités scénaristiques lui donnent un côté un peu série B mais ça n'en reste pas moins agréable car on sent que l'auteur ne se prend pas trop au sérieux.
Une série divertissante pour amateurs d'aventure et de SF à l'ancienne.

Nom série  La Voie de la sagesse  posté le 16/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A lire par un bel après-midi de fin de printemps, cette BD est un petit plaisir assez envoutant.

C'est avant tout un bel objet. Format moyen, couverture cartonnée, papier épais, l'éditeur a fait le choix d'imprimer sur chaque page un motif qui leur donne un aspect de vieux papier légèrement gaufré. C'est joli.
Le graphisme, très délavé, est un peu surprenant mais on s'y fait très vite. Le trait est simple mais rehaussé par une colorisation aquarelle très originale. Les personnages sont assez rudimentaires mais efficacement rendus. Les paysages sont beaux et offrent une bouffée d'air frais qui s'accorde bien avec l'atmosphère zen du récit.

Car c'est bien de zen dont il est question ici, ou plutôt du Chan, l'origine chinoise de cet état d'esprit souvent assimilé au bouddhisme.
L'album se scinde en trois chapitres ayant tous pour décor un petit temple reculé au fond de la nature et pour héros un enfant, apprenti-moine, qui doit concilier tous les jours ses envies de petit garçon turbulent avec la doctrine Chan que son maître et les autres moines lui inculquent.
Les intrigues sont simples, sans fioriture, et c'est bien ainsi qu'elles ont été voulues. Elles permettent de mettre en scène de manière naturelle de notions de zen, de respect de la nature, de libération de son esprit, de recherche de la paix intérieure. C'est intelligemment raconté, sans jamais de violence, comme un vieux sage transmettant à son disciple des idées tellement polies par le temps qu'elles en deviennent évidentes de bon sens.
Et c'est un succès car c'est avec une vraie paix intérieure que j'ai lu cette bande dessinée, savourant la simplicité et la beauté des décors, des moments de flottement apaisé, des bouffées de bonheur tranquille.
Dommage qu'elle soit si vite lue.

Nom série  Les Serpents aveugles  posté le 15/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis du temps à cerner le récit de cette BD et, une fois terminée, je reste encore circonspect sur un ou deux aspects.

Cela s'entame comme un polar noir. Décor new-yorkais des années 30, un homme louche en cherche un autre, ce dernier se cache et semble avoir un autre compte à régler de son côté. On s'attend à des magouilles maffieuses.
A cela s'ajoute bien vite un contexte historique, les prémices de la seconde guerre mondiale, les militants communistes aux USA dans les années 30, la guerre d'Espagne.

Le dessin est assez personnel et de jolie qualité. Les planches sont peintes de belles couleurs. Le tout manque un peu de précision mais est plutôt beau à mon goût, même si je n'ai pas totalement accroché.

La narration en chapitres bien distincts avec de nombreux flash-back ne m'a pas vraiment aidé à m'y retrouver, à comprendre les motivations des personnages et ce qui avait amené à cette double enquête.
J'ai été satisfait par la petite surprise fantastique qui apparait à la fin de l'album. Elle correspond davantage à ce que j'apprécie car je ne suis pas fan de simples polars.
Néanmoins, même avec cette révélation qui explique pas mal de choses, je ne comprends toujours pas le comportement du personnage de Curtis et c'est bien le souci puisque c'est justement lui qui définit la trame principale du scénario.

En définitive, malgré une bonne qualité d'ensemble et une originalité certaine, je n'ai pas accroché à ce récit car je me suis rapidement lassé des complexités des relations entre personnages et de leurs idées politiques parfois incompréhensibles, surtout concernant le personnage de Curtis.

Nom série  Chronique de la maison Le Quéant  posté le 14/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime les récits historiques et j'étais d'autant plus intéressé par cette série qu'elle présente une période de l'Histoire de France que je connais très mal, des prémices de la révolution de 1848 jusqu'à l'approche de la guerre Franco-Prussienne de 1871 en passant par la colonisation de l'Algérie.
Mais je n'ai clairement pas réussi à apprécier cette BD.

Le dessin du premier tome m'a clairement rebuté. Les personnages sont laids et les décors réduits à des façades avec du vide derrière. Seules les couleurs sont potables.
Mais on voit la technique du dessinateur s'améliorer de tome en tome. Dès le second, le trait est nettement plus sympathique quoique toujours emprunt de quelques défauts. A partir du 4e tome, aux couleurs près, il y a un petit quelque chose de Bourgeon dans le style de Jusseaume. Il devient par contre un petit peu trop épuré sur le 6e tome.
Quant au 7e et dernier album, c'est un autre dessinateur qui s'en est chargé, Puchulu, et son style complètement différent associé au décalage de presque 20 ans entre son récit et celui du tome précédent, m'ont donné l'impression de lire une autre série qui ne m'a guère plus convaincu.

Comme dit plus haut, l'idée même de ce récit historique avait tout pour me plaire. Le premier tome explique les premiers soubresauts campagnards de la révolution de 1848 contre le roi Louis-Philippe. Le second tome nous montrer la révolution en elle-même au milieu des barricades de Paris. Les tomes 3 à 5 nous emmènent dans l'Algérie où les colons français commencent à arriver en masse. Le tome 6 nous ramène en France en 1851 tandis que le futur empereur Napoléon III se prépare à s'emparer complètement du pouvoir. Le tome 7, à part, nous emmène pour sa part en 1868, dans un contexte qui augure de la future guerre franco-prussienne.
Tout cela est donc fort intéressant... mais fort mal raconté, hélas.
La narration est décousue, pénible. Le récit manque de clarté. Les personnages n'ont aucun charisme. Les intrigues sont brouillonnes et sans intérêt.
J'ai peiné à lire ces albums et j'ai fini par craquer à partir du tome 4, n'arrivant plus à lire pour de bon et préférant feuilleter les pages.
Dommage car l'ambition de ce récit historique était très louable...

Nom série  Ils étaient Dix  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décor enneigé de la retraite de Russie. Cette bande dessinée s'entame à Moscou, quelques jours après le départ de la Grande Armée de Napoléon, tandis que seuls demeurent sur place les pillards et les survivants. Parmi eux, Jean-Baptiste Grassien, médecin militaire qui est resté quelques temps sur place auprès de blessés graves. Mais tous doivent fuir car les russes reviennent sur les lieux. En quelques temps, c'est une petite équipée de 9 français et une russe qui parcourent les routes et les forêts glaciales à la poursuite de l'armée impériale. Mais parmi ceux qu'ils ont rencontrés en chemin, il y en a 3 qui sont particulièrement louches et qui se révèleront plus dangereux que les cosaques, le froid ou un dépiautage en règle par les loups (sort dont l'un des personnages sera d'ailleurs la malheureuse victime).

Le dessin de Stalner est très sympathique. Son encrage m'a ici étrangement rappelé celui de Matthieu Bonhomme (Messire Guillaume) ce qui n'est pas pour me déplaire. Les décors sont soignés et les personnages réalistes mais dynamiques. Les couleurs sont un peu ternes mais c'est le paysage qui veut ça. Je regrette juste un léger manque de profondeur, de consistance, dans ce dessin.

L'intrigue est crédible et bien menée. Elle nous plonge avec aisance dans l'ambiance de la retraite de Russie vue par les retardataires. Elle nous intrigue aussi par le mystère que cachent les personnages malfaisants de ce récit. Et le tout se lit avec une grande fluidité, comme une bonne aventure historique.

Nom série  Sybil, la fée cartable  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est dotée d'un excellent dessin, au niveau technique du moins. Les auteurs sont indéniablement adeptes de l'école Italienne moderne, celle inspirée des animations Disney et dont les chefs de file étaient Barbucci et Canepa (Sky-Doll). Razzi et Dalena maîtrisent parfaitement leur graphisme. Même si ce dernier manque singulièrement de personnalité, on sent les artisans soigneux qui nous offrent des planches très réussies et joliment colorisées. C'est beau et vivant.

Il faut dire qu'ils font également partie des dessinateurs de Monster Allergy. Et pour qui connait cette série, il trouvera des ressemblances flagrantes entre les scénarios de cette dernière et Sybil, la fée cartable. Là encore, nous avons une écolière qui se découvre soudainement des compagnons surnaturels, ici une fée et un petit monstre gentil et gourmand, et qui se découvre en même temps des ennemis magiques dangereux. Le tout est pris avec beaucoup de légèreté, hélas un peu trop de légèreté pour intéresser un lectorat adulte. C'est plutôt dense et très mouvementé mais le scénario est cousu de fil blanc et les rebondissements pas très captivants.

A réserver aux fans de Monster Allergy ou aux jeunes filles qui préfèrent que le héros de leur BD soit une fille, la créature surnaturelle une fée et la couverture de leur BD toute rose.

Nom série  Saint-Germain  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai mis un moment à lire cette BD car je me méfie grandement des publications Glénat. Mais du fait de sa forte ressemblance avec ce qui est publié d'ordinaire chez Delcourt et poussé par les nombreux avis positifs, je l'ai lue malgré tout et je n'ai pas été déçu. C'est une très bonne BD. Et si la suite est du même acabit, ce sera un vrai plaisir.

Le scénario mêle habilement différents éléments : l'Histoire de France et d'Europe à l'époque de Louis XV, un personnage de dandy un peu échevelé amenant un peu de charme et d'humour, une intrigue à base de complots secrets, une trame largement fantastique et une légèreté manifeste du récit qui n'oublie jamais sa part humoristique tout en menant un véritable rythme aventuresque. Au côté alchimique près, ce Saint Germain n'a rien à voir avec le fameux comte qu'Umberto Eco m'avait fait découvrir à l'époque. Bien plus souriant, dragueur et super-entrainé, ce Saint Germain là a des petits côtés super-héros. Les personnages lunaires ajoutés à cette ambiance de bons mots et d'aventure ne manqueront pas de rappeler De Cape et de Crocs et ce n'est clairement pas pour me déplaire. D'autant que Saint-Germain sait par ailleurs nettement se distinguer et mener sa voie personnelle.

C'est du bon !
Qui plus est, sa structure en diptyque permet d'avance de se réjouir de ne pas sombrer dans la série à rallonge.

Nom série  Correspondante de guerre  posté le 13/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui aurait bien eu sa place dans la collection Contre-coeur de La Boite à Bulles. A la manière de Passage Afghan ou encore Gaza, il mélange en effet les médias, pour fournir un document qui est en grande partie un reportage à base de textes, photos, croquis et bandes dessinées.

Le sujet : Anne Nivat, reporter de guerre en activité et ayant exercé notamment en Tchétchénie, en Asie Centrale ou encore en Irak. Rendue célèbre essentiellement par la parution de son livre, "Chienne de Guerre" en 2000, je dois avouer que... je ne la connaissais strictement pas. Je ne suis donc objectivement pas le mieux placé pour estimer cet album. En effet, sa dessinatrice prend le parti, semble-t-il, de considérer dès le départ le personnage d'Anne Nivat comme étant connu par les lecteurs et va s'attacher à tenter de cerner un peu sa personnalité, son esprit de femme, son rapport à sa vie et à son métier.
Voilà qui pourrait être intéressant, et pour autant je n'ai pas accroché.

Le dessin est bon. L'agencement de photos, dessins, croquis et textes est joliment réalisé et pas désagréable du tout à lire. C'est un beau bouquin.

Mais première remarque que je me suis faite, tandis que je me demandais encore qui était cette Anne Nivat, je voyais que la dessinatrice parlait beaucoup d'elle-même en introduction. Sa propre vie, ses états d'âme, des anecdotes sur comment elle a vécu les prémices de ses entretiens avec Anne Nivat et quelques détails dont j'ai eu le sentiment qu'ils n'avaient pas grand chose à voir. Je me suis involontairement dit qu'elle avait envie de parler d'elle au moins tout autant que du sujet de son livre. Probablement que c'était un moyen de comparer leurs deux vies, de comparer leurs états d'esprit de femmes, un moyen pour Daphné Collignon d'essayer de se rapprocher psychologiquement d'Anne Nivat pour tenter de mieux la comprendre, même si elle admet n'y avoir pas vraiment réussi en fin d'album. Mais j'en suis venu à confondre un peu les vies de ces deux femmes au cours de ma lecture, ce qui ne m'a pas arrangé pour découvrir le personnage d'Anne Nivat.

Ma deuxième remarque a été que, contrairement aux reportages sur le terrain des romans graphiques que j'ai davantage appréciés, nous n'avons ici finalement que la mise en image d'entretiens avec Anne Nivat, de discussions dans un café ou dans un canapé où Anne parle d'elle et de ce qu'elle a vécu et ressenti, mais ce ne sont pas ses reportages en eux-mêmes que nous voyons. Certes, ces entretiens sont entrecoupés d'intéressantes (et belles) photos et de courts extraits mis en bande dessinée de ses livres, mais le véritable sujet de cet album, c'est Anne Nivat, elle-même, en tant que femme, en tant que reporter qui parle d'elle et de son métier.
C'est un choix, je le respecte, mais j'avoue que cela ne m'a finalement pas tellement intéressé. Je n'ai pas vraiment su y apprendre comment on devient correspondant de guerre, juste l'entrapercevoir. Je n'ai pas réussi non plus à capter comment Anne Nivat vivait vraiment ses passages sur le terrain, comme elle se débrouillait, rencontrait les gens, tous ces points très pratiques mais qui me parlent davantage dans les albums de Ted Rall par exemple.
Tout n'est que ressenti, description après coup de comment la femme Anne Nivat vit sa vie de femme et sa vie professionnelle, comment elle ressent son rapport aux médias, au monde occidental quand elle revient en France ou qu'elle est interviewée, un peu de sa vie amoureuse, son état d'esprit au moment où elle parle à une jeune dessinatrice de BD dans un café ou chez elle. Une approche très sensible et féminine, si je puis dire.
Mais ça ne m'a pas intéressé et je me suis un peu ennuyé. J'espérais apprendre autre chose en lisant cette BD, quelque chose de plus précis soit sur le métier de correspondant de guerre soit sur les conflits qu'avait couverts Anne Nivat.

Nom série  Clues  posté le 12/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Clues est une BD qui ne sort pas vraiment du lot mais qui est de bonne qualité.

J'aime les récits ayant pour décor le Londres de l'ère Victorienne. Le héros est ici une sorte de Sherlock Holmes, en un peu moins génial mais plus réaliste et inspecteur de police. Mais il n'est pas seul puisqu'il y a aussi une héroïne, jeune femme intelligente et débrouillarde qui travaille à ses côtés et enquête discrètement sur les meurtriers de sa mère, cette dernière ayant visiblement été membre d'un puissant gang avant sa mort. La relation entre les deux, la jeune un peu ingénue mais secrète et le vieux solitaire acariâtre, misogyne mais très respecté, est assez intéressante et plaisamment menée.

Le dessin est de bon niveau. Malheureusement, à cause de lui, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et dans l'ambiance. En effet, son style rappelant les dessins animés Disney récents fait un peu trop "jeune" à mon goût pour raconter une intrigue Victorienne réaliste et finalement assez noire. Je suis plus amateur d'un dessin ouvragé à la manière de celui de Holmes ou d'un style plus personnel à la manière de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Même si techniquement il n'y a rien à redire, je trouve que le cocktail entre le dessin de Mara et son scénario est ici un peu... décalé. J'ai fini par m'y faire mais je suis persuadé qu'avec un autre dessin, ce même récit m'aurait davantage accroché.

Quoiqu'il en soit, c'est une bonne BD. Le scénario est bien construit, prenant et divertissant. Il ne marque pas plus que cela l'esprit car il manque un peu d'originalité et de force, mais c'est une agréable lecture. Je lirais la suite avec plaisir.

Nom série  Ulysse (EP Editions)  posté le 11/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai pris plaisir à redécouvrir l'Odyssée par le biais de cette bande dessinée. Sébastien Ferran reprend en effet les bases du récit d'Homère pour nous les retranscrire aussi près de l'oeuvre d'origine que possible, tout en apportant ses propres modifications pour rendre certains passages plus clairs, plus fluides et plus compréhensibles. A force d'en voir le récit adapté de nombreuses manières, je croyais connaitre le voyage d'Ulysse mais le voir intelligemment retracé du début à la fin m'a bien plu. Redécouvrir que les sirènes d'origine n'ont rien de femmes-poissons, ce qu'étaient Charybde et Scylla, qui étaient Circé, Calypso, Nausicaä, etc... Mine de rien, Homère avait mis en scène de sacrés personnages et Sebastien Ferrand a su leur redonner joliment vie.
Il a en outre intégré quelques éléments issus de l'Iliade qui permettent de mieux comprendre le contexte, pourquoi Poséidon en veut tellement à Ulysse et pourquoi Athéna le protège.

Tout serait donc pour le mieux si le graphisme était à la hauteur, mais ce n'est hélas pas le cas du tout. Le trait tient régulièrement de l'amateurisme, les personnages sont médiocrement dessinés, les visages naïfs, les perspectives ratées. A cela s'ajoutent des couleurs qui ne sont pas terribles, surtout dans le premier tome.
Le tout donne un aspect cheap, amateur, à cette BD, ce qui en réduit nettement la qualité d'ensemble.

C'est bien dommage car l'adaptation de l'Odyssée y est bonne et bien menée. Mais ce dessin m'empêche d'en conseiller davantage que la simple lecture si vous en avez l'occasion.

Nom série  Sous le signe du verso  posté le 10/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais également reçu l'un de ces albums en cadeau. Etant lecteur de Fluide Glacial, je connaissais déjà beaucoup des gags inclus dans ces recueils.
Certains, les plus connus pour la plupart, sont très bons. Ceux de Gotlib, Edika, Goossens, Binet... les stars de Fluide Glacial.
D'autres hélas sont nettement plus basiques. Sans être nuls, il y en a une poignée qui ne m'ont pas fait rire du tout.
C'est donc très inégal. Digne d'une oeuvre promotionnelle qui ne cherche pas particulièrement la qualité...

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