Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 4883 avis et 1889 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Les Naufragés d'Ythaq  posté le 17/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mince alors ! Depuis mes sévères déceptions de Lanfeust Des Etoiles et autres derniers albums de Trolls De Troy, je croyais ne plus pouvoir apprécier la moindre BD d'Arleston. Et pourtant j'ai été franchement agréablement surpris par Les Naufragés d'Ythaq.

Graphiquement, dès la première page, je me suis cru en train de lire un Lanfeust. Le dessin de Floch me rappelle beaucoup celui de Tarquin, et l'effet de ressemblance est encore accentué par la colorisation et la typographie qui sont quasiment strictement les mêmes. Le résultat est tout à fait sympathique avec des planches travaillées et détaillées.

Ce qui m'a plu ensuite, c'est la densité de chaque album. On en a vraiment pour son argent : il se passe énormément de choses (à tel point que les intrigues en deviennent parfois un poil complexe, notamment par l'accumulation de mystères) et, de bout de bout, je ne m'y suis pas ennuyé.
L'histoire emprunte beaucoup à d'autres récits SF, fantasy ou d'aventure mais elle réussit tout de même à former un cocktail assez novateur avec pas mal de bonnes idées. C'est la recette classique d'Arleston, aventure, fantasy, SF et humour, un groupe de jeunes héros avec un benêt, deux jolies filles la gentille et la peste, et deux compagnons de route qui sont l'équivalent heroic-fantasy d'un wolfen érudit et d'un nain à dents de morse. Recette franchement usée s'il en est mais elle fonctionne ici très bien pour moi (même si l'humour est parfois un peu lourd : "Eky-eky-eky-eky-p'Kang"... hum... ). C'est purement du divertissement mais un divertissement de bonne qualité, qui ne prend pas le lecteur pour un idiot et offre une intrigue franchement fouillée et dense avec beaucoup de retournements de situations inattendus. Seul le triangle amoureux entre les trois personnages principaux m'a paru artificiel, trop rapide et surtout très inutile.

Beaucoup de lecteurs sont sûrement allergiques à ce genre d'histoire mais moi j'ai pris un certain plaisir à la lire et je ne m'en cache pas.

Nom série  Luxley  posté le 15/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand amateur d'uchronie et il faut avouer que le postulat de base de cette BD me paraissait excellent ! L'Empire Inca qui prend les devants sur la vieille Europe et l'envahit à l'époque des croisades, ça c'est du potentiel de récit !

A la lecture, j'ai cependant été un peu déçu. L'histoire est bien racontée, assez innovante par bien des points, et on sent que l'imagination de Valérie Mangin n'est pas bridée, qu'elle apporte de vraies idées pour un vrai bon scénario. Quant au dessin, il est plutôt bon. Il me fait penser à celui d'Alice pour Le Troisième Testament, ce qui tombe bien puisque nous sommes dans un récit dans la même veine du récit sombre de médiéval fantastique. Seuls quelques visages un peu déformés m'ont déplu mais cela concerne essentiellement le début du premier tome.

Cependant, là où, dans l'uchronie, j'aime la revisite de l'Histoire avec un grand H, ici le traitement géopolitique de l'intrigue est un peu expéditif. La part de fantastique est en effet très présente, trop présente à mon goût. Du coup, plutôt que d'assister au déroulement des conséquences de l'invasion Inca en Europe, on est directement plongé dans l'action, dans un décor établi dès la première page. Trop vite, le scénario devient celui du combat entre Robin de Luxley et l'Apu de Paris, avec beaucoup d'action, de magie, des trahisons et des combats, mais assez peu de recul par rapport à tout ça. Seule l'hypothèse d'une interaction possible avec le sultan Saladin réjouit mon coeur d'amateur d'uchronie.

Concernant le contenu du récit, ensuite, autant j'ai bien aimé le premier tome, autant le second m'a un peu déçu car tout ce qui tourne autour de l'Inquisition y a l'air assez cliché et facile : toute la populace rebelle qui suit stupidement la condamnation du grand inquisiteur, huant et lynchant ses héros de la veille, puis qui retourne sa veste en quelques secondes... Bof bof... La fin de l'album relance cependant l'intérêt de la série et je lirais la suite avec plaisir.

Nom série  Histoires peu crédibles  posté le 14/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je croyais connaître Thiriet en tant qu'auteur car son trait m'était familier en tant qu'ancien lecteur de Fluide Glacial. Et je croyais que j'aimais bien son oeuvre. Mais je réalise que je n'avais finalement lu que La Vie est courte comme BD avec lui au scénario et même si j'avais trouvé drôle cette collaboration avec Larcenet, je suis déçu par la lecture de Histoires peu crédibles.

J'aime bien le trait du dessin de Thiriet. Sans être exceptionnel, il est clair et fluide, et il se prête bien à de la BD d'humour légère.

Et j'aime bien la plupart des idées des histoires courtes et absurdes qui composent cet album. Chacune part sur un concept souvent intéressant et amusant. C'est de l'absurde parfois un peu kafkaïen, souvent délirant.
L'ennui c'est que les récits et l'humour peinent à décoller. Les histoires se passent, le concept de base est répété à l'envie de manière un peu lassante, et puis voilà, ça s'arrête là. Il n'y a jamais la pointe d'humour qui pourrait me faire rire pour de bon, la mini-intrigue de récit qui pourrait me rendre l'histoire ou les personnages attachants.
Alors que je partais avec un bon à-priori, je réalise que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cette BD. Dommage car certaines idées avaient du potentiel.

Nom série  Love Hina  posté le 13/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Quand j'ai vu que la BDthèque de mon entreprise avait l'intégrale de ce manga, je me suis réjoui. J'en avais en effet beaucoup entendu parler, plutôt en bien, et comme je me connais comme étant relativement bon public pour les shonen légers avec un peu d'humour, je pensais que ça allait me plaire.
Mais en fait, j'ai très vite déchanté. J'ai bien cru arrêter la lecture dès le milieu du premier tome.

C'est vraiment la caricature du manga selon Enclume : un garçon ingénu qui se retrouve dans une pension où il n'y a que des filles toutes plus craquantes les unes que les autres, qui n'ont que lui comme garçon dans la vie semble-t-il, et c'est parti pour une suite de quiproquos, de petites culottes et d'humour au premier degré.
Peut-être que si j'avais lu ça à 13 ou 14 ans, j'aurais bien accroché. Peut-être que j'aurais aussi davantage accroché si je n'avais pas lu l'intégrale de Maison Ikkoku auparavant et trouvé tellement de similitudes, presque du copier-coller dans l'idée : la pension de famille, l'étudiant gaffeur qui rate tous ses examens, les quiproquos qui retombent toujours sur la tête du héros, l'histoire d'amour inavouée entre le héros et celle qui, bien sûr, était la plus froide avec lui au tout début, les voyages, les remises en question, les moments où ils croient se perdre, etc... Même si l'ambiance est plus moderne et un peu plus sexy que dans Maison Ikkoku, on dirait presque un remake par moments, si ce n'est que les rôles sont inversés et que c'est le garçon qui est le gérant ici et que Naru est moins nunuche que Kyoko.

En fait c'est surtout la thématique même de l'humour qui m'a agacé dans ce manga : ce complexe de persécution japonais qui fait que Keitaro s'en prend toujours plein la gueule et passe son temps à s'excuser quand même, ces quiproquos idiots à répétition, etc. Non seulement c'est immature mais j'ai trouvé ça aussi assez énervant, presque malsain tellement cela parait admis que les jeunes hommes, japonais ou pas, sont des pervers qui ont tout à se faire pardonner et que, du coup, il n'y a rien de plus drôle que de les voir se faire tabasser par des filles qui les ont "démasqués".

Malgré cela, force est d'admettre que comme dans beaucoup de mangas, au fil des tomes on finit par s'attacher aux personnages et à leurs petites aventures. On a envie de savoir la suite, on commence à éluder un peu les défauts qui agaçaient au début. Si bien que malgré tout, eh bien cela se lit assez bien. Mais je ne l'achèterais pas pour autant et aurais bien d'autres lectures à conseiller avant celles-ci.

Nom série  Le Clan des chimères  posté le 11/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouairf... Je ne suis déjà pas un fan de la série Le Chant des Stryges et de manière générale j'accroche rarement aux scénarios de Corbeyran. Et cela s'est répété pour cette série médiévale fantastique.

Déjà, je ne suis pas fan du dessin. Il alterne le chaud et le froid, avec quelques vues d'ensemble, scènes de combats et personnages réussis par moments, et d'autres moments où les personnages notamment sont particulièrement moches. L'aspect d'ensemble est correct et plutôt pro mais ce n'est pas vraiment un genre graphique que j'affectionne.

Quant au scénario, il est relativement divertissant. L'ambiance médiévale est bonne mais assez cliché. L'intrigue est plutôt originale, si ce n'est dans son résumé au moins dans son déroulement qui a tendance à changer souvent de direction et donc à ne pas être prévisible. L'auteur n'hésite pas par exemple à se débarrasser de personnages qu'on croyait être les héros de l'histoire pour les remplacer par d'autres.
Mais à côté de cela, il ya beaucoup de choses qui m'ont indifféré voire agacé. Le traitre Perrin qui a vraiment le sale rôle du Judas à répétition et qui ne veut décidément jamais mourir. La petite Cylinia dont la haine est trop exacerbée sans qu'on voit vraiment pourquoi elle est si vindicative. Abeau, la gentillesse et la bonté incarnée, qui se laisse manipuler aussi aisément et devient aussitôt un assassin. Le seigneur Payen qui, alors qu'il paraissait plein de fougue au début du premier tome, sombre ensuite dans la déprime et la passivité. Sa femme Gwenaldren dont la personnalité superficielle, influençable et changeante m'a irrité. Autant de personnages qui m'ont déçu voire déplu.
Et ce sont aussi beaucoup de petites facilités scénaristiques, de coïncidences bienheureuses (pour l'auteur), de scènes clichés, de comportements caricaturaux des personnages qui ont rabaissé l'intérêt de cette série à mes yeux.

Bref, j'ai lu cette BD avec une certaine curiosité et un petit désir de savoir ce qu'il allait se passer ensuite à la fin de chaque tome, mais sincèrement je n'en conseillerai pas l'achat et à peine la lecture à moins d'avoir du temps à perdre.

Nom série  Sac à puces  posté le 09/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est par le biais de sa réédition dans la nouvelle collection Punaise de chez Dupuis que j'ai pu découvrir cette série.
C'est une BD très mignonne. Il s'agit du récit de la vie d'une très sympathique famille nombreuse, le papa, la maman, 7 enfants avec chacun sa personnalité et... Sac à Puces, le chien des rues et meilleur ami de la jeune Marion qui fait toujours en sorte de le glisser discrètement avec elle dans sa chambre ou en voyage. Il règne dans cette famille une très bonne ambiance malgré quelques petites disputes. Les histoires s'en révèlent fraiches et plaisantes à lire.
Chaque album aborde en outre le plus souvent un sujet assez important, un peu éducatif, amené plus ou moins discrètement mais toujours avec une certaine réussite à mes yeux. Ce sont des albums qui permettent de passer avec finesse des messages aux jeunes et de les faire réfléchir sur des thèmes aussi important que la naissance d'une nouvelle petite soeur, l'école, la maladie, le déménagement, les grosses disputes ou encore la mort d'un proche dans le dernier tome paru.
Je reproche juste à la série un certain manque d'originalité. La chronique familiale et l'amitié entre un enfant et un chien, ce n'est tout de même pas une thématique des plus novatrices. Et de fait, les récits ont beau être sympathiques et souvent intelligents, ils ne sont pas très marquants hélas.

Le dessin est rond et relativement simple mais agréable. J'apprécie le style des personnages et l'épure efficace des décors. Bizarrement, c'est la tête du héros éponyme de la série, le chien Sac à Puces, qui est la moins réussie à mon goût, surtout quand on le voit de face. Pour le reste, le style parait spontané, les couleurs lumineuses et les planches se révèlent plaisantes à lire.

Voilà donc une bonne série jeunesse. Enfin, quand je dis jeunesse, je pense à un peu plus âgé que ce que semble viser la collection Punaise dans laquelle la série vient d'être reclassée par Dupuis : certaines notions et certains dialogues me semblent en effet un petit peu complexes ou matures pour des enfants de "seulement" 6 ans et plus. Cela s'adresse pour moi plutôt à des enfants à partir de 10 ans pour vraiment bien l'apprécier, même si la série peut se lire plus jeune quitte à ne pas totalement saisir quelques passages.

Nom série  Le Trésor des Imbalas  posté le 07/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD d'aventure très typée années 80, dans une ambiance qu'on trouvait à l'époque dans Métal Hurlant et autres magazines (A suivre). C'est un mélange qui ne se prend pas la tête d'aventure exotique, d'action, de fantaisie et d'un léger érotisme. C'est un peu sans queue ni tête mais le but recherché est essentiellement le divertissement. Et j'ai trouvé que ce n'était pas désagréable à lire.

Le dessin est d'un niveau tout à fait correct. J'aime bien ce style ligne claire qui a parfois des touches un peu de Moebius, un peu de Pratt (un gros clin d'oeil à Corto Maltese est d'ailleurs visible dès les premières pages). Ce n'est pas un graphisme exempt de défauts mais il est de bon niveau et offre des planches jolies et agréables.

Le récit pêche par quelques facilités scénaristiques et pirouettes légères, mais il est plaisant et parfois assez amusant. Il offre en effet quelques passages d'humour assez burlesques.
L'Afrique qui y est représentée est très fantasmée, avec mercenaires Katangais, tribus indigènes qui parlent toutes la même langue que les européens, sorciers du village, légendes africaines, belles femmes avides du corps du jeune blanc de passage, etc... Ce n'est pas sérieux mais ça ne se prend pas pour tel.

C'est donc du divertissement, à l'intrigue un peu improvisée par moment, avec des touches d'humour, d'érotisme et d'aventure pour un bon rendu qui n'a rien de désagréable.

Nom série  L'Esprit de Warren  posté le 05/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sacré scénario que celui de l'Esprit de Warren, un scénario dont la densité et la complexité me font grandement penser à un roman.

C'est une longue intrigue avec des histoires dans l'histoire. Tout est bien écrit, crédible, chaque sous-intrigue est intéressante et prenante. Et surtout, gros point fort, c'est un scénario très original qui évite quasiment tous les déjà-vus. Moi qui suis du genre à deviner très vite vers où un récit va se diriger, j'ai été en permanence agréablement surpris par la tournure des évènements et mis face à une histoire franchement nouvelle pour moi avec des rebondissements toujours inattendus et pourtant si plausibles.
A vrai dire, j'ai envie de comparer cette série avec le manga Monster. Le scénario a une densité et une complexité similaires, mais là où Monster s'étale sur de très nombreux tomes, L'Esprit de Warren est condensé en 4 tomes seulement ce qui les rendent d'autant plus... denses. Mais ils restent tout de même fluides et plaisants à lire.

J'apprécie en outre l'intelligence du récit. Il aborde quelques sujets intéressants comme la schizophrénie ou le combat du peuple indien aux USA. Et il ne fait jamais preuve de manichéisme présentant des faits, des positions et leurs contraires sans jamais tourner à la caricature. Seules quelques réactions outrées de "vilains blancs puritains" m'ont un peu agacé par moments mais elles passent vraiment inaperçues.

Pourquoi une note moyenne alors si je trouve autant de qualités à ce récit ? Simplement par goût et par passion. En effet, je ne suis par nature pas très inspiré par les récits réalistes à base de thriller de policier. Mais il y a aussi autre chose : je trouve que le scénario manque un peu d'accroche. Chaque album se lit avec plaisir et intérêt mais il leur manque ce petit quelque chose qui donne férocement envie, en fin de chaque tome de lire vite le suivant. Dans les mangas d'Urasawa, pour poursuivre sur cette comparaison, le lecteur est en permanence avide de découvrir le mystère caché dès les premières pages qu'il s'agisse de l'identité d'Ami pour 20th Century Boys ou la vérité sur Johan dans Monster et cela ajoute à son envie de dévorer aussi vite que possible les albums. Ici, je n'ai jamais été totalement captivé, je n'ai pas tellement ressenti le besoin de lire les tomes suivants si ce n'est une légère curiosité, un désir de voir ce que l'imagination du scénariste allait apporter de nouveau.

Mais ne nous égarons pas, c'est une bonne, voire une très bonne BD, et je n'ai aucun reproche à faire au scénario (à part un léger sentiment de facilité ou d'incompréhension quand, dans le tome 3, on considère le "héros" comme fou et indigne de confiance alors que la police et de nombreux témoins savent qu'il a véritablement été approché par un insaisissable tueur en série). Du début à la fin, il m'a plu, sans ressentir le moindre décrochement dans la densité et la qualité. Et comme le dessin, sans être tout à fait ma tasse de thé, est de bon niveau également, c'est là une belle lecture, une BD dont je conseille l'achat, surtout si vous êtes amateurs d'intrigues policier/thriller complexes et originales.

Nom série  Amer Béton  posté le 04/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai mis longtemps à me convaincre de lire ce manga. En effet, le seul manga de Matsumoto que j'avais lu, Frères du Japon, ne m'avait vraiment pas accroché. J'avais eu du mal avec son dessin si particulier et sa narration assez onirique. Et pour finir, le résumé ne m'attirait pas vraiment puisqu'il semblait prôner la violence.
Mais finalement, poussé par les nombreux bons avis de toutes parts, j'ai fini par craquer et m'acheter l'intégrale cartonnée. Et je n'en suis pas déçu.

Le dessin est vraiment étonnant. Son style naïf donne l'impression qu'il n'est pas maîtrisé mais il est doté d'une vraie personnalité et donne toute une ambiance particulière au récit. La façon dont l'auteur donne une vie propre à la ville avec quelques détails incongrus disséminés dans ses rues est assez caractéristique de son style singulier, je trouve. Et au final, j'ai fini par être conquis par ce graphisme.

Moi qui déteste la violence j'avoue avoir eu quelque appréhension avant d'entamer ma lecture. Mais finalement la violence est ici présentée d'une manière presque compréhensible, ou plutôt instinctive. Ce sont des gamins qui défendent leur territoire, qui défendent leur vie, leur façon de vivre, comme un chat grifferait un inconnu qui s'approche trop de lui.
En outre, il se forme une véritable intrigue, voire des intrigues multiples et celles-ci sont bien mieux construites que le résumé me le laissait craindre. Je croyais m'ennuyer mais finalement c'est assez prenant comme lecture. Je croyais être rebuté par les deux jeunes héros, l'un trop violent l'autre trop demeuré, mais leur relation se révèle vraiment riche et intéressante et on finit par vraiment s'attacher à eux.
En outre, tout est dans la symbolique. Thématiques de la ville, de la vie qu'on se crée ou qu'on subit, du lien qui unit les gens, du changement, de l'instinct animal, et au final du rêve. Car tout le récit est sur un ton à mi-chemin entre le réalisme et l'onirique. On ne sait jamais si nous sommes face à un récit sérieux mêlant un peu de fantastique ou un récit poétique comme un rêve semi-éveillé.

Bref, j'ai bien accroché alors que je croyais être rebuté par un tel type de récit et de tels personnages principaux. Franchement, c'est un bon manga, une belle histoire et un graphisme intéressant.

Nom série  Le maître de Ballantraë  posté le 04/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une belle BD au graphisme plein de personnalité et à l'histoire originale. J'ai bien accroché.

Premier bon point, la très belle facture de l'édition Denoël avec des pages solides et une couverture à la texture à la fois belle et très plaisante au toucher. Ca a de la gueule. Beaux objets que ces deux tomes.

Le graphisme est à la hauteur de l'édition. Ce sont de belles aquarelles. Le trait et la colorisation sont tout aussi singuliers l'un que l'autre mais j'aime beaucoup. Ce graphisme apporte une vraie personnalité et se révèle vraiment efficace pour le récit. Il y a là quelques très jolies planches, pénétrées d'une vraie atmosphère.

L'intrigue elle aussi est originale et dotée d'une ambiance à part. Il s'agit d'un conflit par delà les années entre deux frères, l'un dominateur, arrogant, détestable mais aussi fascinant, et l'autre soumis et dont les sentiments envers son frère oscillent entre amour docile et haine revancharde.
J'ai beaucoup aimé la complexité de la relation entre les personnages, leurs sentiments changeants, le mystère que représente ce Maître de Ballantraë au comportement aussi égocentrique qu'inattendu en permanence. Comme il le dit lui-même, vous n'arriverez jamais à vraiment comprendre sa façon de penser.
Je le répète, les relations entre les personnages sont vraiment spéciales, s'entremêlant entre haine et amour familial, fascination et répulsion. J'ai trouvé tout le récit crédible et fin. Je crois avoir compris à chaque instant l'état d'esprit des personnages et les raisons qui les poussent parfois à agir en dépit du bon sens aux yeux d'un spectateur extérieur.

Je suis juste déçu par la fin qui manque un peu d'intensité et de clarté par rapport au reste de l'histoire. Elle n'est pas mauvaise, mais moins percutante à mes yeux que d'autres passages de la BD.

A lire en tout cas, c'est de la belle ouvrage à tous points de vue.

Nom série  La Guerre des Rustauds  posté le 03/01/2008 (dernière MAJ le 04/01/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Je suis assez indulgent avec cet album car j'aime les BDs historiques et celle-ci remplit bien son office. Elle m'a en effet réellement permis de découvrir un pan de l'histoire de ce qui n'était pas encore la France à l'époque dont j'ignorais tout. Je sais effectivement bien peu de choses de tous ces changements et conflits qui ont été engendrés par la vague de la Réforme et des écrits Luthériens à l'époque du grand empire romain germanique et de la renaissance. Je ne savais pas notamment que le petit peuple voyait surtout dans cette réforme une possibilité d'échapper au carcan féodal imposé par le catholicisme et les seigneurs. On comprend mieux du coup les motivations de la révolte des Rustauds et la cruauté de la répression sanglante opérée par l'armée de métier du Duc de Lorraine et ses soudards.

Seulement, hormis le message historique qui est bien transmis, cette BD présente de vrais défauts majeurs qui la feront être rejetée par les lecteurs qui ne sauront passer outre. En fait, tout en elle suinte l'amateurisme.
La narration est simple et heureusement relativement efficace, mais elle présente des défauts tant dans la naïveté de certains dialogues et la clarté du récit que dans la narration graphique qui y est associée.
Le dessin quant à lui est très amateur, avec des défauts qui sautent aux yeux dès qu'on s'attarde sur une case. Certains personnages, réalisés par Carmona, sont radicalement moches. Les couleurs, réalisées par Claude Guth, sont le plus souvent laides. Seule la couverture m'a bien plu mais elle est dans un style très différent donc peut-être pas réalisée par le même dessinateur.
Je reconnais cependant une qualité à ce graphisme et c'est le soin apporté au réalisme historique des décors et des costumes. La documentation est manifeste et ajoute à l'intérêt historique du récit car il permet de bien mettre en image les évènements et décors de l'époque. C'est Claude Guth qui se charge des décors urbains notamment les maisons de Strasbourg et, même s'ils jurent un peu avec le style des personnages et semblent parfois fâchés avec la perspective, on sent qu'il a mis du coeur et du soin à l'ouvrage.

Je ne suis donc pas fâché d'avoir lu cette BD car elle m'a appris des choses mais, sur un plan purement objectif, elle pêche par trop d'amateurisme à tous les niveaux.

Nom série  Wolverine - Les origines  posté le 04/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
...une oeuvre digne de rentrer au panthéon des comics aux côtés de Watchmen et Maus..., cet extrait du Comics Buyer's Guide bien visible en 4e de couverture me fait rire assez jaune après lecture de cet album. Car nous avons là un comics qui se laisse lire mais qui n'est franchement pas terrible en définitive. Un gros coup de pub de Marvel, rien d'autre. Un bon coup dans l'eau en ce qui me concerne.

Déjà le graphisme n'est pas terrible. Le dessinateur est le même que pour la série 1602 que j'avais relativement appréciée mais son style de même que ses couleurs informatiques ne me plaisent pas vraiment.

Ensuite l'histoire m'a paru fade. Les origines de Wolverine, il y avait de quoi faire quelque chose d'assez grandiose pour peu qu'on ait de l'idée. Mais là, le résultat est presque déjà-vu, une histoire un peu banale qui ne nous apprend pas grand chose de plus sur le canadien poilu et griffu.
Après un début pas très palpitant, j'ai bien apprécié le coup de théâtre du premier tiers de l'album, coup de théâtre bien sûr très voulu par les auteurs et même un peu artificiel tant on sent que ces derniers ont tout fait, jusqu'à tricher graphiquement, pour tromper le lecteur. Seulement, passé ce bouleversement du récit, le reste de l'histoire devient assez facile et prévisible.
Jusqu'à une scène finale, artificiellement tragique, dont j'ai trouvé le moment dramatique crucial affligeant de nullité et de facilité scénaristique. Impressionnant que des scénaristes en principe compétents et sachant qu'ils travaillent sur un récit destiné à devenir majeur dans la mythologie Marvel osent user d'une telle pirouette scénaristique "oh, on m'a poussé, je tombe, oh attention les griffes !... Ah, pas de chance...". Quoiqu'on dise du reste de l'histoire, ça restait un récit correct mais cette fin plombe vraiment la qualité du récit à mon goût car je trouve son moment clé tout simplement minable.

Les fans de Wolverine devraient être assez intéressés par cet album mais de là à le trouver vraiment bon, j'en doute...

Nom série  Les Zurichois  posté le 03/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parue quelques mois après La Guerre des Rustauds du même scénariste chez le même éditeur, cette BD est d'un niveau nettement plus professionnel et abouti.

Elle concerne toujours la même région Alsacienne, cette fois en 1576. A cette époque, la ville de Strasbourg était alliée aux cantons suisses de Berne, Bâle et Zurich. Désireux de prouver à leur alliée qu'ils pouvaient voler à son secours en très peu de temps, les Zurichois décidèrent d'une épreuve : un navire devait quitter Zurich le matin un chaudron de bouillie à son bord et arriver le soir même à Strasbourg sans que la bouillie ait eu le temps de refroidir.
Autour de cet évènement historique, les auteurs racontent l'histoire fictive d'un bourgeois commerçant qui complote contre ce voyage et ce qu'il implique pour ses affaires. Elle prend pour héros deux gaillards Strasbourgeois, amateurs de bons mots, de jolies filles et de bagarres. L'intrigue n'est pas très originale mais bien menée et plaisante à lire. Elle fait au passage la part belle à la réalité historique de l'époque qui est représentée avec un soin d'historien sans pour autant alourdir l'aspect aventuresque.

Le dessin est d'un bon niveau même s'il fait encore preuve de quelque amateurisme. J'ai été surpris de découvrir qu'il s'agit du même dessinateur principal que la plus récente série H.M.S., Johannes Roussel.
Ses personnages sont passables. Les corps sont corrects par contre les visages sont assez aplatis, manquant singulièrement de relief et de vie. Certains faciès sont même parfois franchement ratés ou laids. J'aime cependant bien son encrage : il donne une belle esthétique aux planches. Et j'apprécie le choix fait d'user de légères hachures pour les ombrages en plus de la colorisation.
Les couleurs sont de Claude Guth et ne sont hélas vraiment pas terribles la plupart du temps. Par contre, Guth assiste aussi Roussel pour la réalisation des décors et ces derniers sont fouillés et très travaillés. Ceux-ci de même que les costumes et armements sont très bien documentés, cela se voit.

Voilà une BD qui remplit bien son rôle de source d'information historique par le récit et par l'image, abordant en outre un sujet original et assez ignoré du commun des lecteurs. A lire si vous aimez les BDs historiques.

Nom série  Cycloman  posté le 03/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai bien aimé cette BD mais j'avoue avoir été légèrement surpris par son contenu car... je m'attendais à plus original. En effet, nous avons là des auteurs français, dont Berberian plutôt habitué à de l'humour ou à des romans graphiques, publiés chez Cornelius, éditeur indépendant aux publications dont je reconnais bien souvent la qualité et une certaine forme de soucis du patrimoine de la BD mondiale et underground. Avec cet ensemble, je m'attendais à un récit surprenant, novateur, abordant peut-être le thème des super-héros avec causticité ou fraicheur.

Mais au final, Cycloman... ben c'est une histoire de super-héros, rien de plus...
L'histoire n'est pas particulièrement humoristique. Elle aborde un peu un aspect "roman graphique" car la vie intime du héros a une part importante dans le récit mais pas tellement plus que dans un Spider-man par exemple.
Elle surprend juste un peu par un aspect que j'ai trouvé légèrement onirique, ce sentiment que j'ai eu que toute cette histoire ne se prenait jamais vraiment trop au sérieux, que peut-être tout ça c'était dans la tête du héros, ou alors peut-être était-ce un rêve. Mais rien n'indique que ce sentiment que j'ai eu soit voulu par les auteurs.

Il en résulte un récit assez plaisant à lire. Le dessin est sympathique, fluide, très européen, quelque part entre Frederick Peeters et Dupuy/Berberian.
Je reprocherai juste au scénario quelques facilités comme le trop banal "manque de communication" entre les personnages, comme quand le héros découvre des choses parfaitement surnaturelles et ultra-puissantes avec son armure de super-héros mais qu'il n'ose pas trop en parler à sa copine parce qu'ils risquent de se prendre le bec et qu'elle va lui faire la gueule. Les scénaristes qui jouent de cette corde dans les récits à base de fantastique ou de SF m'ont toujours paru jouer la carte de la facilité, évitant de pousser trop loin les transferts d'informations entre personnages pour que l'intrigue avance doucement et ne prenne jamais trop d'ampleur.
Du coup, tant qu'à être dans le genre super-héros, j'aurais aimé que la fin prenne une vraie dimension de récit super-héroïque. Mais les auteurs font plutôt le choix de calmer la tension et de jouer sur une conclusion un peu onirique, un peu rapide. Je suis assez déçu par cela alors que le début me laissait espérer autre chose.
A lire quand même car il est rare de voir un récit de super-héros français.

Nom série  Les Sept Péchés capitaux  posté le 03/01/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avoue qu'il y a un truc qui m'amène souvent à lire ou à feuilleter du J-C Denis période années 80, c'est son côté gentiment racoleur, avec des femmes souvent dénudées et le sujet du sexe facilement abordé. C'est le cas dans la série Luc Leroi et c'est aussi le cas dans ce one-shot qui partage avec cette première série une ambiance assez similaire.

Le dessin de Denis me plait aussi. J'aime sa ligne claire. Et même si son style n'est pas aussi esthétique dans cet album que dans ses créations plus récentes, je le trouve plaisant à lire et à regarder.

Je n'ai cependant pas été emballé par cet album.
Pourtant chaque petite histoire avait des points d'intérêt qui m'ont amené presque à chaque fois à être relativement captivé (du moins au début car j'ai lâché vers la fin). Les personnages sont assez originaux, les situations incongrues et parfois marrantes ou légèrement érotiques. Et je trouve intéressante la façon dont les sept histoires abordent chacune une thématique et du coup une histoire assez indépendante, tout en s'organisant en une longue histoire complète.
Cependant, à chaque fois, j'ai trouvé la chute de ces histoires décevantes. Ce n'est pas drôle et cela se termine bien souvent en queue de poisson frustrante. En outre, au fil des pages, je me suis rapidement lassé pour décrocher presque complètement vers la fin de l'album. Les personnages perdaient de leur intérêt et les situations devenaient trop rocambolesques et confuses.

Nom série  American Splendor - Un jour comme les autres  posté le 29/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne connaissais pas Harvey Pekar jusqu'à l'achat de cet album. Je n'ai pas lu The Quitter, je ne savais pas qu'il y avait déjà eu un film American Splendor issu de sa série comics et je ne savais pas que cet auteur était considéré actuellement aux USA comme l'un des "maîtres du récit du quotidien".
On m'avait juste présenté cet album comme étant un recueil d'histoires courtes, de récits de petits soucis et triomphes du quotidien, et j'en avais déduit que la façon de les raconter devait les rendre intéressants et sans doute humoristiques ou touchants. Je me suis planté dans ma déduction ! Je me suis gravement fait... ennuyer.

Réel intérêt, ces histoires courtes sont dessinées par un grand nombre de dessinateurs plutôt célèbres aux USA et leurs styles très variés, sans être jamais épatants même pour un dessinateur aussi célèbre que Richard Corben pas plus que pour un dessinateur que j'aime bien comme Gilbert Hernandez, offrent au moins des planches de belle qualité. Mais il n'y a vraiment pas de quoi crier à la prouesse graphique pour aucune de ces histoires.

Quant au contenu de ces histoires... J'y ai découvert un Harvey Pekar qui se met en scène, sans doute avec sincérité, comme un psychotique, un stressé du quotidien qui envisage toujours les problèmes et qui se mine l'esprit à s'en rendre malade. Du coup, une chasse d'eau ou un téléphone qui ne marchent plus sont des épreuves importantes à surmonter pour lui, et je ne vous parle pas de sa relation avec sa fille adolescente.
Mais franchement, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dit, en fin d'histoire, à quel point c'était vide d'intérêt. Certains récits me sont tombés des mains tant j'étais estomaqué d'y voir apposé le mot "fin" alors que j'avais eu l'impression de ne rien lire du tout, rien d'intéressant, rien... Trop souvent, j'ai lu du vide.
Le récit du quotidien peut donner quelque chose de bon pour peu qu'on puisse le rendre humoristique comme sait le faire Trondheim ou quand il y a au moins un petit quelque chose à raconter, une maladie, une histoire d'amour, des amitiés, une vie professionnelle ou personnelle un peu particulière... Mais ici, hormis le maigre intérêt des légers troubles du comportement de Harvey Pekar, il n'y a rien, rien du tout à raconter.

Sincèrement, je n'ai pas accroché et je suis vraiment surpris qu'un tel album ait été publié en France où je doute que The Quitter ou le film American Splendor aient suscité suffisamment d'intérêt pour que des fans de Pekar aient fondamentalement envie de découvrir sa petite vie de tous les jours quand rien ne s'y passe.

Nom série  Yumenosoko  posté le 28/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Yumenosoko est un manga à la thématique assez onirique tout en abordant des sujets plus graves et plus profonds.

Le dessin est plutôt original. D'un trait léger et plein de personnalité, il met en scène des personnages aux faciès ronds, un peu animaux même si, à l'inverse justement, les vrais animaux s'y trouvent humanisés. C'est un dessin tout à fait plaisant à lire et assez dépaysant.

Dépaysant comme l'est le récit, qui est celui d'une jeune fille qui s'endort un soir pour ne plus se réveiller durant des mois. Coma, maladie, nous n'en saurons rien. Mais ce que nous savons c'est qu'elle va passer ces longs mois dans un rêve ininterrompu, se retrouvant dans un monde surnaturel entre vie et mort. C'est le monde où les rêves se créent, où les dernières émotions des mourants sont récupérés et où viennent parfois en visite ceux qui viennent de mourir, ceux qui sont morts mais l'ignorent et souhaitent rester encore un peu, ou ceux qui sont simplement proches de la mort.
Là, la jeune héroïne va se lier d'amitié avec le patron d'une supérette métaphorique, celle qui fournit les rêves aux livreurs de rêves et celle qui recueille les émotions et regrets des morts qui souhaitent s'en libérer pour les léguer aux vivants par l'intermédiaire des rêves. Et en tant qu'employée dans ces konbini, elle va rencontrer de nombreuses personnes et âmes, être témoin d'évènements merveilleux et évocateurs et en apprendre davantage sur la vie, la mort, l'humanité et les sentiments.

C'est un récit assez beau, traité de manière originale, mêlant légèreté et gravité avec une finesse assez enthousiasmante. Seul regret, il arrive parfois que la narration devienne un peu décousue et me fasse légèrement décrocher. Et cela arrive notamment, entre autres, à la fin de l'album au moment crucial où les émotions auraient sans doute dû être les plus fortes. Si bien qu'autant j'ai pu être touché à bien des passages au cours de cet album, autant la fin ne m'a qu'à moitié satisfait : elle est parfaitement compréhensible et jolie mais les émotions n'ont pas su passer comme elles auraient sans doute dû le faire.

Un joli manga, léger et profond à la fois, plein d'une personnalité aussi bien graphique que scénaristique.

Nom série  Les Enfants de la Salamandre  posté le 27/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je viens de lire l'intégrale et, franchement, bof bof...

Le dessin est très typé années 80, tant dans les décors que dans les personnages et leurs vêtements. Il est réaliste et détaillé. Un peu "guindé", il n'est pas mauvais mais n'est pas tellement ma tasse de thé.

Le scénario, quant à lui, me fait pas mal penser à Preacher dans une version un peu moins gore et franchement moins bien construite. C'est une histoire d'anges qui se retrouvent sur Terre et qui sont poursuivis par différentes factions dont l'assez banale secte fanatique et violente.
L'ennui, c'est que l'intrigue ne tient pas. Elle présente beaucoup d'incohérences, de facilités, d'ingrédients ajoutés "pour le plaisir du scénariste" comme le coup du fantôme du conquistador qui ne s'explique à aucun moment. Et ça part vite en ésotérisme facile ou en mysticisme de bazar. En outre, la fin est très décousue et franchement sans intérêt. Quand on a tenu à lire le reste parce qu'on est curieux de voir où ça mène et le pourquoi du comment, il y a franchement de quoi être déçu.

Si le genre série B ou le style téléfilm fantastique de mauvaise qualité était transposé en BD, cette série en ferait probablement partie avant d'être rapidement oubliée.

Nom série  Du sable dans le maillot  posté le 27/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai toujours le sentiment que Florence Cestac adresse ses BDs à un public précis, un public de sa génération avec qui elle partage une expérience commune, des expériences que manifestement je ne partage pas.

Les sortes de vacances qu'elle énumère dans cette BD ne ressemblent à aucune de celles que j'ai vécues personnellement : le seul camping que j'ai fait, c'était très temporaire et avec des potes, pas en famille; je n'ai jamais "amené les enfants au ski en prenant le train, le bus, etc."; les seuls séjours en location entre potes ou chez un ami à plusieurs que j'ai faits se sont très bien passés; je n'ai jamais été témoin de vacances d'une quelconque "Marie-Chantal", mes enfants ne sont pas encore des ados, et ainsi de suite... Bref, je ne me suis pas du tout reconnu dans ce que l'auteur nous raconte avec force clins d'oeil complices.

Et il n'y a pas vraiment moyen de l'apprécier si on ne l'a pas vécu, semble-t-il, car l'humour à base d'accumulation de caricatures n'a pas l'heur de me faire rire. Il ne suffit pas d'exagérer les choses pour les rendre drôles. Et comme le dessin de Cestac ne m'a jamais séduit, sans pour autant me rebuter ici car les décors sont relativement travaillés, il n'y a pas grand chose pour me convenir dans cette lecture.
Je le savais déjà, je ne suis pas bon public pour les oeuvres de Cestac, et celle-ci, sans être particulièrement mauvaise, ne sort pas du lot à mes yeux.

Nom série  Ganarah  posté le 27/12/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'ai pas envie d'être indulgent avec cette BD car, sans équivoque possible, je ne l'ai vraiment pas aimée. J'ai failli abandonner avant même la fin du premier tome et c'est à contre-coeur que je me suis forcé à aller jusqu'à la fin du second tome pour vérifier si je n'avais rien manqué.

Le graphisme est un amas d'influences mal digérées, voire pas digérées du tout. Dès les premières planches, on croirait voir en permanence du sous-Loisel et des décors de La Quête de l'Oiseau du Temps. Mais la copie n'arrive vraiment pas à la cheville de l'original. Et dans le second tome, difficile de ne pas immédiatement penser au Sans-visage de Chihiro quand on voit les créatures masquées.
Et surtout, il y a un truc qui ne colle pas et dont je n'arrive pas vraiment à expliquer l'origine. C'est une impression quasi constante que j'ai eue que "les acteurs jouaient mal", que les expressions des personnages collaient mal avec leurs dialogues, que leurs positions corporelles étaient "fausses".
Tout cela est assez dommage car le trait n'est pourtant pas mauvais la plupart du temps, les cases sont même assez travaillées. S'il avait plus de personnalité et s'il ne cherchait pas de manière trop évidente à imiter le style d'autres, il m'aurait même sans doute bien plu car il y a du potentiel.

En ce qui concerne le récit maintenant, il m'a franchement ennuyé.
Pour commencer, je n'aime pas l'héroïne. Je déteste ce genre de personnage stéréotypé, la jeune et superbe femme qui en plus est "tellement forte et tellement mystérieuse". Avec les pouvoirs surhumains dont le scénariste l'a affublée, elle se la pète vraiment et je la trouve parfaitement antipathique.
Quant à l'histoire dans laquelle elle est embringuée, elle est sans saveur et sans intérêt. L'atmosphère ne s'instaure jamais. Les enjeux des protagonistes sont confus et paraissent totalement artificiels, changeants. Bref, je ne suis jamais rentré dans l'histoire, je n'y ai pas cru une seconde.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 245 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque