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Nom série  La Hache et le fusil  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première histoire de la collection « La Mémoire des Arbres » de Servais, La Hache et le Fusil en déterminait la ligne de conduite, le ton et la forme. Un fait divers réel, un village gaumais, une histoire où s’entremêlent amour, vengeance et ruralité.

Il faut avouer que le cas proposé ici est bien gratiné : un drame véridique issu d’une étrange histoire d’amour (de pouvoir ?) entre un loqueteux inculte et une intrigante à la cuisse légère.

Au niveau du scénario, Servais est assisté de deux auteurs. Je ne sais si c’est dû à leurs apports mais j’ai trouvé l’histoire à la fois bien contée, bien documentée et bien rythmée. En règle générale, je trouve les scénarios de l’auteur un cran en dessous de son dessin, mais, dans le cas présent, ce serait plutôt l’inverse.

En effet, le dessin de Servais n’est pas d’égale valeur avec d’autres de ses œuvres. Je crains que l’histoire ne comporte trop de passages en intérieur (maisons, prisons, églises, palais de Justice) pour me séduire. Car si j’admire le trait de cet auteur, ce sont souvent les passages dans lesquels il illustre un arbre, une forêt, un oiseau, un paysage gaumais ou un frais visage féminin qui m’enchantent le plus. Ceux-ci sont malheureusement trop peu fréquents dans le cas présent pour provoquer mon contentement. De plus la colorisation est assez terne.

Une œuvre moyenne donc (une fois de plus) mais qui (une fois n’est pas coutume) m’aura plu séduit par son histoire que par son dessin.

Un bon 2/5 ou un petit 3/5, j'hésite...

Nom série  Janet Jones  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Duval (Les Lutins) au dessin : un trait semi-réaliste assez rond, très détaillé mais jamais confus, à l’aise dans tous les domaines, du visage aux paysages en passant par les scènes peu éclairées.

L’artiste illustre ici un scénario de Dieter, un auteur sensible qui aime laisser le premier rôle à ses personnages plutôt qu’à l’intrigue.

Trois tomes durant, nous accompagnerons donc Janet Jones, photographe de son état et femme de caractère, partie à la recherche d’un ouest américain authentique (nous sommes encore à l’époque du Far-West, des pionniers, des chercheurs d’or, de hors-la-loi sans scrupules et d’indiens belliqueux).

La narration à la première personne n’est pas très originale, pas plus d’ailleurs que les intrigues développées. Le ton est généralement doux-amer et l’action plutôt lente laisse le champ libre à l’ambiance. Mais les personnages ont des caractères souvent intéressants, qui expliquent parfois des comportements extrêmes (Empereur Jack, par exemple). De petites trouvailles scénaristiques permettent également de tenir le lecteur en haleine, sans pour autant le laisser sans voix.

Trois tomes, donc, pour trois histoires au décor classique. Jugez plutôt :
- un convoi de pionniers dans le premier tome ;
- un village minier et son despote dans le deuxième ;
- une bande de hors-la-loi traqués par de sordides gardiens de l’ordre dans le troisième.

Une série qui n’aura sans doute rien apporté de plus à la littérature du genre, mais qui m’aura bien plu par son humanité et ses intrigues très classiques mais bien ficelées.
A lire, à l’occasion.

Nom série  Lloyd Singer (Makabi)  posté le 24/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Surprenante, très surprenante série que ce Lloyd Singer, alias Makabi !!!

Dans le premier cycle, Luc Brunschwig nous présente une sorte de super justicier. Lloyd Singer, en effet, sous ses dehors des plus quelconques, cache un double des plus redoutables. Mais sa personnalité serait bien pauvre s’il ne s’agissait que de cela. Car notre gaillard, outre le fait d’être juif américain, grand frère responsable d’une famille de névrosés (une de ses sœurs est anorexique mais les deux autres membres de la fratrie ne valent guère mieux), sait parler et surtout écouter les femmes.

Ça n’a l’air de rien, comme ça, mais ce genre de profil permet de faire se rencontrer deux types de bande dessinée : d’une part, la bande dessinée d’action classique, du type Largo Winch, avec un héros solide, des méchants immondes, des courses poursuites et bien entendu, de l’action, beaucoup d’action, mais d’autre part, la bande dessinée psychologique qui s’inquiète de la personnalité de ses acteurs, en nuance les profils est très présente également. On s’inquiète de la manière de penser de tous les personnages, on remarque leur fragilité, leurs failles, on partage leur passé pour comprendre leur réalité présente. Oui, les « vilains » peuvent être d’immondes crapules, ils peuvent aussi ne pas répondre à cet archétype. Oui Makabi peut sembler sûr de lui… il peut ne pas l’être pour autant. C’est d’ailleurs de ce genre de profil paradoxal que se nourrit un deuxième cycle encore supérieur au premier.

Je craignais pourtant une chute d’intérêt dès que le héros allait tomber le masque. Il n’en est rien puisque l’histoire rebondit sur les difficultés pour celui-ci de faire coexister ses deux personnalités. Lloyd Singer en devient encore plus touchant et plus fragile.

Ajoutons à cela que les intrigues sont bien menées et très différentes d’un cycle à l’autre. Si, dans le premier, la trame de fond est très classique et sans réelle surprise, dans le deuxième, cette intrigue ne cesse de changer de centre d’intérêt. En trois tomes, ce centre d’intérêt se déplace de la victime d’un tueur en série à Lloyd Singer pour aboutir enfin à la personnalité du tueur en série lui-même. Ce deuxième cycle est donc beaucoup plus psychologique et l’action n’y est plus aussi présente que dans le premier. Mais quelle richesse dans ce développement psychologique, justement !

Le dessin d’Olivier Neuray est d’une agréable qualité. Dérivé de la ligne claire, il est très lisible, type bien les personnages et fait montre d’efficacité dans les scènes d’action. Les expressions du visage sont également bien reproduites, ce qui est important dans le cas présent. Seul reproche : un certain vide dans les décors, un sentiment encore accentué par le passage à un plus grand format. Le changement d’éditeur a également entrainé une modification de la colorisation, me semble t’il et je préférais le style plus nuancé de chez « Dupuis » mais je me suis vite fait au style « Grand Angle » et la qualité du scénario a totalement occulté les petites faiblesses du graphisme.

J’attends maintenant avec impatience la suite de ces aventures. Makabi est devenu un de mes personnages de papier préférés, à l’instar d’un Joshua Logan (« Le Pouvoir des innocents ») grâce à ses failles, sa conscience morale et ses conflits de personnalité. J’avoue avoir vraiment hâte de recevoir de ses nouvelles !

A ne pas manquer, selon moi !

Nom série  Jules Verne - Voyage au Centre de la Terre  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouaips, bof...
Adapter un roman de Jules Verne n’est pas une entreprise évidente. Réduire Voyage au centre de la terre à deux tomes de 40 planches chacun est une entreprise suicidaire.
Les auteurs se sont donc retrouvés dans l’obligation d’élaguer au maximum l’œuvre pour n’en garder que la quintessence. Ils s’en sortent honorablement et la formule proposée aura le mérite d’être accessible au plus grand nombre. Facile à lire, privilégiant l’action et l’humour au détriment de la réflexion scientifique et du suspense, cette bande dessinée plaira sans doute aux plus jeunes.
Le dessin de Laverdure est une ligne claire simple mais de qualité. Il est très lisible mais maladroit dans les moments les plus dynamiques.
Je ne peux malheureusement m’empêcher de comparer le présent objet avec l’œuvre mère, cause de ma déception profonde.
Digne de certaines adaptations cinématographiques américaines (les plus maladroites), sans plus.

Nom série  Halona  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un secret de famille, des métis indiens, un tueur en série et les grands espaces made in USA : de bons ingrédients pour ce classique cocktail. L’intrigue est plaisante et joue sur une gamme bien connue : les jumeaux qui s’ignorent.
La conclusion est par contre complètement ratée à mes yeux et fait cruellement chuter mon appréciation d’ensemble. C’est regrettable, car l’ambiance créée, sans être très originale, m’avait séduit.
Au niveau graphique, le trait de Berthet est très ligne claire, bien lisible mais manque (un peu) de profondeur. Le travail est très propre et soigné mais ce n’est pas mon style préféré.
Du même dessinateur et dans la même collection, je lui préfère Sur la route de Selma, au scénario autrement solide et à la conclusion... convaincante (ce qui n’est pas le cas du présent opus).
Pas mal, sans plus.

Nom série  Al'Togo  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et encore un poulet. Mais celui-ci est black et européen, … et semble cacher un sérieux secret.
C’est une bonne idée de faire intégrer le héros de la série à la police européenne. Cela permet de créer des intrigues moins convenues que d’habitude. En effet, les problèmes issus de méfaits multi-frontaliers sont aussi variés qu’amusants (paperasse, rivalité entre polices, valises diplomatiques, luttes d’influences politiques).
Le personnage central est très sympathique. Fonceur, audacieux mais doué pour la psychologie, il peut se révéler maladroit à l’occasion. Son équipe de travail est à son image. L’aspect humain reste toujours très important et c’est une réelle qualité à mes yeux.
Les thèmes sont agréablement variés mais les intrigues ne sont pas des plus subtiles.
On en apprend très peu sur le trouble passé du héros durant les trois premiers tomes, mais le quatrième amorce la révélation du mystère.
Le dessin de Sylvain Savoia est très commun. Entre ligne claire et manga, il vaut principalement par son dynamisme et ses cadrages.
Une chouette petite série, en somme, qui ne révolutionnera pas le genre mais qui se laisse lire avec plaisir.
Pas mal, pas mal …
A emprunter à l'occasion (et plus si affinités).

Nom série  Blacksad  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crains toujours ces séries dont les personnages ont des têtes d’animaux. C’est donc avec un certain a priori et uniquement sur base des avis ci-dessous que je me laissai convaincre par ma bibliothécaire.

Après lecture des trois premiers tomes, mon avis restera nuancé. Mais une chose est sure : la présence de têtes d’animaux sur les différents protagonistes ne m’a posé aucun problème. Je ne trouve pas que cela soit un réel plus, mais cette approche permet d’agréables variations scénaristiques (le thème du racisme en est un bon exemple).

Si mon avis reste nuancé, c’est avant tout dû aux scénarios de Canales.

En effet, j’ai trouvé le premier tome excellent. C’est un véritable et bel hommage au cinéma du genre (ces privés américains des années ’50). Le scénario n’est pas le plus original qu’il soit, mais puisqu’il s’agit d’un hommage, cela me parait logique. Le privé cache donc une blessure secrète sous une bonne dose de cynisme. Le méchant est donc un nanti qui abuse des plus faibles. La pin-up est donc de rigueur et devra donc connaître ou avoir connu une idylle avec notre privé. Le bon flic sera donc honnête, plus lent à la détente que le privé mais présent au bon moment. Très classique (donc) mais diantrement efficace.

Les tomes suivants sont par contre un cran en dessous. Les personnages sont toujours aussi classiques mais les intrigues, moins convenues, sont aussi nettement moins prenantes et inutilement compliquées. Enfin ! Compliquées, entendons-nous, je veux plutôt dire étoffées.
Le deuxième tome reste cependant très correct. Le troisième, par contre, ne m’aura guère passionné. De plus, j’ai trouvé certains visages de celui-ci inadéquats ou maladroit, alors que cet aspect ne m’avait jamais perturbé auparavant. Est-ce dû à la faiblesse du scénario ou ces visages sont-ils réellement moins réussis ? Je n’en sais rien mais les faits sont là. Ce troisième tome est très moyen lorsque je le compare aux deux premiers.

Un bon 4/5 pour le tome 1
Un bon 3/5 pour le tome 2
Un bon 2/5 pour le tome 3
(Etrangement, je ne suis pas pressé de découvrir le tome 4).

Achat conseillé pour les deux premiers tomes.

Nom série  Et Dieu créa Eve (ah oui, et Adam aussi)  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des gags en une planche avec Dieu, Adam, Eve et le serpent comme personnages principaux.

J’aime bien le dessin de Bercovici. Je le trouve très spontané, expressif et dynamique. C’est du franco-belge à gros nez mais avec une réelle personnalité, reconnaissable entre mille.

Les gags sont malheureusement la plupart du temps assez plats, et m’incitent bien plus à sourire gentiment qu’à rire aux éclats. Ils tournent souvent autour du même thème (Eve trompe Adam avec le serpent, et profite gaiement de son long appendice), et c’est regrettable. D’autant plus que certains gags qui n’utilisent pas cette grosse ficelle sont parfois bien meilleurs.

Ce manque de diversité nuit grandement à la qualité de l’ensemble et fait de cet album quelque chose de finalement tout à fait dispensable.

A réserver aux fans de Bercovici.

Nom série  Bédérimes  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une petite merveille de poésie.

Bédérimes (un album au nom explicite) recueille plusieurs poésies de Pierre Coran illustrées par Bernard Godi (oui, oui, celui de L'Elève Ducobu). La poésie sert alors de support narratif à un court strip (8 cases en général) ayant pour thème central la nature au sens large. Beaucoup d’animaux, quelques légumes et de temps à autre un petit garçon sont les sujets de prédilection du poète.

Cela a beau être enfantin (normal, ce livre leur est destiné), c’est cependant d’un très beau niveau, et assez fin pour susciter l’éveil de nos chers bambins. Pour preuve, ce haricot prétentieux qui rêve de carrosse depuis qu’il se croit princesse. La musicalité des textes est bien présente, tout comme l’humour d’ailleurs.

Au niveau graphique, le trait de Godi est simple et bien plus proche de la bande dessinée franco-belge à gros nez que de l’illustration de livres pour enfants. C’est d’ailleurs sous forme de bd que ce livre se présente.

Si votre enfant aime Henri Des (mais quel enfant ne l’aime pas ?), les vaches Aztèques ou d’autres artistes soucieux d’apporter poésie et humour à nos chères têtes blondes, nul doute que ce livre lui plaira. Je soupçonne d’ailleurs plus d’un de ses parents de le lire en cachette (c’est mon cas).

A acheter … en brocantes, car le livre semble être devenu rare et hors de prix. Je l’ai négocié pour 3 € alors qu’il serait vendu via internet pour un montant supérieur à 20 € ( !?)

Dans la catégorie "livres pour enfants", c'est franchement bien.

Nom série  Le Mangeur d'Histoires  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une étrange et très originale histoire. L’idée de départ est en effet brillante mais j’ai trouvé que Fabrice Lebeault ne l’exploite pas au maximum. Le récit, par moment inutilement bavard, manque en effet de rythme et a par conséquent souvent tendance à s’essouffler. De plus, en mélangeant l’histoire d’un héros de roman prenant corps et celle d’un auteur de romans feuilletons à la technique singulière, l’artiste a tendance à s’égarer et à laisser de côté la seconde au profit de la première. C’est regrettable, car l’esprit de ces romans feuilletons est bien rendu, et l’ambiance créée par l’auteur est bien agréable.

Le dessin est d’une bien belle qualité. Simple, désuet, épuré et pourtant précis et détaillé, le trait de Fabrice Lebeault lui est personnel mais plaira à un grand nombre de lecteurs.

Nom série  Il faut y croire pour le voir  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Jean-Claude Forest, il ne faut pas s’attendre à tomber sur un scénario normal. Je ne sais pas ce qu’il fume (peu m’importe, d’ailleurs) mais ses histoires sont … hallucinées et délirantes, et flirtent parfois avec le grand n’importe quoi.

« Il faut y croire pour le voir » ne déroge pas à la règle, et le lecteur doit être averti avant de se lancer dans cette longue aventure. Une longue aventure car non seulement le volume est conséquent (plus de 100 pages), mais de plus narration et dialogues sont très présents. Ne vous attendez donc pas à avoir fini votre lecture en deux temps trois mouvements.

Vous voilà avertis.

Personnellement, cette fantastique (au sens stylistique du terme) histoire de caveaux en cavale, d’héritage étrange et de bretons peu loquaces, contrairement à leurs chats, m’aura énormément plu. J’ai apprécié les nombreuses expressions imagées, les multiples personnages plus improbables les uns que les autres et le graphisme original d’Alain Bignon.

Ce dernier a réellement un trait personnel : une sorte de fauvisme bédéesque. Parfois approximatif et toujours faussement naïf, il ne plaira pas à tout le monde. Personnellement, j’ai autant apprécié le trait que les éclairages. De plus, ce style convient très bien au récit, tous deux flirtant par moment avec le ridicule.

La frontière entre la parodie déjantée et le ridicule variant d’une personne à l’autre, je comprends parfaitement que cet album en écœure plus d’un. J’ai cependant eu la chance de rester du bon côté de cette frontière.

Spécial, proche du foutoir tant au niveau du scénario que du dessin, mais bien amusant et très original.

Nom série  La Dérisoire effervescence des comprimés  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« La dérisoire effervescence des comprimés » est un titre merveilleux.

Mais Boucq ne s’arrête pas là. Tout l’album, recueil de courtes histoires délirantes au ton souvent mordant et cynique, est d’une qualité indéniable. Il faut cependant reconnaître que le genre d’humour pratiqué par l’artiste risque de faire grincer les dents de certains lecteurs.
Le dessin est de qualité. Ce pseudo réalisme est tout à fait adéquat pour illustrer ces histoires déjantées, tout comme le dessin d’Alexis l’était pour illustrer les Cinémastock.

Je n’oserais cependant pas conseiller l’achat immédiat, car un essai préalable via une location me paraît plus sûr. L’univers développé par Boucq est trop particulier, trop personnel pour plaire à tout le monde.

Mais je sors de cette lecture totalement convaincu et épouvantablement charmé (Ah, l’idée des schtroumpfs, quelle merveilleuse horreur !!!)
A découvrir, sans nul doute.

Nom série  Motomania  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le trait d’Holger Aue est proche de l’amateurisme. C’est brouillon et peu stable (je veux dire par là que les personnages, comme les décors, ont tendance à varier d’une case à l’autre). Le style se veut issu du franco-belge à gros nez mais il est bien trop approximatif pour figurer parmi ses dignes représentants.

Les histoires sont la plupart du temps … nulles. Elles sont extrêmement prévisibles, manquent de rythme et leurs chutes sont souvent mal amenées. Je soulignerais toutefois la recherche d’originalité de l’auteur. En effet, lorsque celui-ci crée un gag vraiment personnel, il atteint un très bon niveau et sort réellement des sentiers battus. Malheureusement, ce cas de figure demeure exceptionnel.

Dans le même esprit que le Joe Bar Team mais nettement inférieur au premier tome de cette série (et toujours inférieur à la suite), ce Motomania risque d’en décevoir plus d’un.

Nom série  Petit Polio  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1.
« Petit Polio » est l’œuvre naïve et sincère d’un auteur sensible. Farid Boudjellal raconte au travers du personnage sa propre enfance. Le portrait, s’il est touchant de sincérité, n’est guère original. Le parcours de Mahmoud est finalement très traditionnel et intéressera bien plus les lecteurs présentant un profil semblable que tout un chacun. A titre personnel, je suis resté "à l’extérieur" de l’histoire car mon parcours est très éloigné de celui de l’auteur.
Le dessin, spontané, est un mélange d’esquisses préparatoires (car le dessin préparatoire est trop souvent encore bien visible) et d’aquarelles aux teintes douces et chaudes.

Tome 2.
Après « Petit Polio », Farid Boudjellal continue à explorer ses souvenirs d’enfance et nous présente sa mémé d’Arménie.
Si j’ai relativement bien apprécié ce récit, c’est avant tout dû au personnage même. La narration est en effet relativement linéaire et bien des zones d’ombres subsistent à la fin de l’album.
Le dessin de Boudjellal reste très spontané. Des esquisses préparatoires apparaissent encore çà et là tandis que certains décors d’arrière-plan semblent avoir été exécutés à l’aquarelle et sans aucune préparation. Le récit recèle également certaines illustrations utilisant la totalité d’une double page. Ces dessins aèrent bien plus le récit qu’elles ne lui apportent un plus graphique.
En fin d’album, un cahier explicatif permet de mieux comprendre cette fameuse mémé en s’appliquant à retracer son parcours.

Deux œuvres sincères et sensibles mais assez maladroites dans leur narration. A conseiller à toute personne présentant un profil proche du petit héros de ces histoires. Pour les autres, je pense qu’il faut vraiment aimer ce genre de tranche de vie pour se plonger dans cette lecture.

Nom série  Buck Danny  posté le 17/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le grand classique de la bd d’aviation est aussi efficace que stéréotypé.

Si les deux premières histoires sont une très fidèle retranscription d’événements historiques assaisonnée d’un souffle épique (à la manière de Tarawa, atoll sanglant), les suivants inverseront cet équilibre. Les fictives aventures de Buck Danny occuperont la majeure partie de l’espace, quand bien même elles reposeront toujours sur une solide base historique.
Le dessin de Hubinon est encore approximatif au début, mais deviendra bien vite une référence du genre. Précision, souci du détail, art de la décomposition du mouvement : autant de paramètres que ce dessinateur maitrisait totalement. Malheureusement, à la fin de sa vie, Hubinon sera de temps à autres remplacé au pied levé par un collègue. La qualité s’en ressentira et ce n’est que lorsque Bergèse reprendra Buck Danny que celui-ci retrouvera l’excellence graphique à laquelle nous étions habitués.

Au niveau des scénarios, la période Charlier aura été marquée par son extrême rigueur historique mais aussi par ses tics de construction. En effet, la majeure partie des épisodes est construite autour du même carcan : un gag dont Sonny Tuckson est le héros (ou la victime), un grave problème militaire qui nécessite le savoir-faire de Buck Danny. Celui-ci, après de multiples péripéties, parvient à le résoudre avec un minimum de casse. Mais si un traitre est apparu dans son équipe, la sanction est irrévocable : la mort après le rachat de sa faute. Comme je l’ai déjà dit : Charlier – Greg, même combat. Il n’empêche que cette structure est très efficace et bien souvent plaisante à lire, même si elle peut paraître mérovingienne aux jeunes lecteurs actuels.

La reprise des scénarios par Bergèse ne sera pas toujours des plus concluantes, mais ceux-ci gardent un niveau tout-à-fait acceptable. J’avais par contre fort apprécié le scénario de De Houet, qui ne fit malheureusement qu’un passage éclair.

Une série raide, au souci du détail exacerbé, à la structure vieillotte, mais un monument de la bd franco-belge !

Nom série  L'Ange de miséricorde  posté le 17/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Découpé en plusieurs chapitres, ce one-shot est très plaisant à l’œil. Le dessin de Theureau est, à mes yeux, à tiers chemin entre Bilal, Boucq et … Andreas (mais cet avis n’engage que moi) et la colorisation est de qualité.

Le scénario, par contre, est plus étrange que réellement captivant. Le personnage principal se dévoile peu à peu, mais sans jamais totalement devenir le point central du récit. En effet, plusieurs personnages se partagent cet honneur à tour de rôle. Le découpage en chapitre nuit tant au niveau de la construction du récit qu’à celui de la cohérence de l’ensemble. En outre, ce découpage casse quelque peu l’ambiance (sombre et étrange) de l’album, et la multitude de personnages secondaires empêche le réel développement du sujet central. Enfin, certains passages aux relents fantastiques (ou oniriques) ne font qu’encore plus me perturber dans ma compréhension plutôt que de m’éclairer.

Je sors de cette lecture avec le sentiment de ne pas avoir totalement saisi le but profond des auteurs, car la fin de cet album me laisse plutôt dubitatif, car elle ressemble bien plus à la fin d’un chapitre qu’à celle d’un récit complet.

Un petit 3/5 grâce à ce très bon dessin.

Nom série  Maigrir, le suplice, la torture  posté le 17/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amusant dans sa présentation (une moitié à l’endroit, une moitié à l’envers selon que l’on est de sexe masculin ou féminin), l’album l’est également (mais de manière inégale) dans son contenu. Les parallélismes entre les deux sexes sont nombreux et amusants, et, outre l’introduction et la conclusion, Jim et Fredman utilisent souvent la même idée de départ et la même structure pour créer deux gags aux chutes distinctes (l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes).

Maintenant, l’humour du duo est loin d’être des plus subtils. On est dans le rigolo pataud et potache, parfois gentiment vachard.

Le dessin très dynamique de Jim et des dialogues très vivants font que j’ai lu cet album sans déplaisir, même s’il n’aura jamais réussi à provoquer mon hilarité.

Un bon petit album pour un moment de détente sans prétention. A emprunter à l'occasion.

Nom série  Cromwell Stone  posté le 16/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un chef-d’œuvre, n’ayons pas peur des mots.

Un chef-d’œuvre graphique, tout d’abord. La maîtrise dont fait preuve l’artiste dans ce domaine est bluffante. Jeux d’ombres, cadrages, hachures, composition des planches : tout ici est incroyablement envoûtant. Les décors sont d’une richesse extraordinaire, et les intérieurs, plus particulièrement.

Une grande œuvre narrative, ensuite. Cet hommage à la littérature fantastique des années 20 en général et de Lovecraft en particulier est très réussi. Complexe, il nécessitera certainement une deuxième lecture. En effet, Andreas distille les indices avec parcimonie tout en fournissant bien des planches obscures (voire hermétiques) en première lecture. Mais, une fois la lecture terminée, toutes les zones d’ombres s’éclairent et la tentation devient grande d’enchaîner directement une nouvelle découverte de l’œuvre au bénéfice de ce nouvel éclairage.

Envoûtant, étrange, bluffant, complexe, inquiétant, maîtrisé : comment voulez-vous que je mette une autre appréciation que ce 5/5 amplement mérité ?

A noter que les deux premiers tomes se suffisent à eux-mêmes, mais le troisième n’est pas dispensable pour la cause.

Nom série  Styx  posté le 16/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Foerster signe ici une œuvre originale qui rend hommage tant au cinéma fantastique qu’au policier de l’immédiat après-guerre. La participation d’Andreas à l’encrage apporte un plus indéniable. Ce dernier excelle dans la création d’ambiances sombres (Cromwell Stone par exemple) et fait bénéficier ce Styx de sa dextérité.

J’ai été surpris par le décalage existant entre les décors et les personnages. Si les premiers prennent une dimension baroque ou gothique en bénéficiant du style graphique combiné des deux artistes (on croit souvent être face à une gravure), les deuxièmes restent très caricaturaux (et expressifs), à l’image d’autres œuvres de Foerster.

Au niveau du scénario, l’histoire imaginée par l’auteur est plutôt originale et tordue. Les personnages, eux, sont très classiques (le privé, le flic véreux, le maire magouilleur, l’épouse infidèle, le mafieux dans l’ombre, …), tout comme la narration à la première personne du détective. Ces bases permettent de créer cette fameuse ambiance « polar américain des années ‘50 ».

L’ensemble est plaisant à lire, souvent cynique et, hormis son côté fantastique original, très classique dans sa construction. Un bien bel hommage, ma fois ! Et un bon 3/5. Certainement à emprunter à l'occasion (et plus si affinités).

Nom série  Le Désir  posté le 15/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jim analyse nos désirs dans son style maintenant bien connu. Humour pataud et potache au menu de ce petit album sexy.

Petit album car, en laissant une grande marge supérieure et inférieure à ses pages, Jim parvient à faire un maximum de volume avec un minimum de matière. Le procédé est discutable et le lecteur est en droit d’attendre en compensation une qualité indéniable.

La qualité n’est malheureusement qu’épisodiquement au rendez-vous. Les gags sont loin d’être les plus réussis de l’auteur et la redondance est rapidement de mise. Pourtant le thème aurait dû permettre une grande variation dans son approche. Restent quelques dialogues amusants et quelques situations bien observées et caricaturées.

Au niveau graphique, c’est du Jim tout craché. Le style inspiré du franco-belge d’époque est très vivement colorisé. Les visages sont bien expressifs et l’ensemble agréablement dynamique. De la bonne qualité sans réelle originalité.

Au final, cela donne un album moyen, pas désagréable à lire mais qui n’invite pas vraiment à une relecture.

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