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... a posté 2382 avis et 595 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Breakfast after noon  posté le 14/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A cause de son graphisme minimaliste, j’ai hésité à me lancer dans la lecture de cet album. Le thème de la dépression post-licenciement me paraissait cependant suffisamment intéressant pour que j’outrepasse l’aspect visuel, et la qualité d’autres productions de la collection Ecriture finit de me convaincre.

J’ai bien fait.

Malgré qu’il s’agisse d’une traduction, la qualité d’écriture de ce roman est son incontestable point fort. La détresse du personnage central, et son naufrage, m’ont rappelé certains films de Ken Loach. C’est profondément humain, et sans concession. Ni héros, ni lâche, ici encore l’humain est mis en avant, avec ses forces et ses faiblesses. Mais, surtout, l’analyse du processus de la dépression est excellente et très bien traduite. La lecture est fluide et il est difficile d’abandonner cet album en cours de route.

Une fin que je juge trop heureuse gâche cependant légèrement mon plaisir.

Au niveau graphique, comme je l’ai dit, ce trait est loin de me séduire. Bien lisible mais trop simple, il aura, tout le long du récit, constitué un obstacle à ma complète appréciation d’ensemble.

A essayer ... (et achat conseillé pour ceux que le trait d'Andi Watson ne rebute pas).

Nom série  Oh les filles !  posté le 14/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Chronique d’une amitié entre trois jeunes filles, « Oh les filles ! » bénéficie du savoir-faire d’Emmanuel Lepage et est édité par Futuropolis. Ces deux gages de qualité avaient suffit à me convaincre de la pertinence de cet achat.

Malheureusement, il m’a fallut déchanter. Cause principale de mon dépit : les multiples clichés du scénario de Sophie Michel. En effet, celle-ci nous dresse trois portraits féminins si stéréotypés qu’ils en perdent toute vraisemblance, toute humanité, tout intérêt. Pourtant, le début du récit était bon, et le découpage en courtes séquences chronologiques se référant à une époque déterminée m’avait bien plu. On retrouve ces trois filles à leur naissance, à 3 ans, à 7 ans, à 13 ans, etc … L’émotion était alors parfois bel et bien présente.

Mais plus ces trois jeunes filles vieillissent, plus leurs parcours deviennent caricaturaux. Entre la petite magrébine obligée de mieux travailler que les autres pour être acceptée et réussir dans la vie, la pauvre petite fille riche négligée par ses parents et mal dans sa peau, et la fille issue d’un milieu défavorisé qui, à force de talent et de persévérance, parvient à réaliser son rêve et devient danseuse professionnelle, mes bâillements se multiplient. Moi qui suis allergique aux Shojo, je dois avouer que cette production n’est pas loin de me faire le même effet, quand bien même ses auteurs sont européens.

Heureusement, le dessin de Lepage sauve la série du naufrage. Son trait, plus spontané ici que dans d’autres de ses productions, reste d’un excellent niveau. La fluidité des mouvements des personnages et le charme des paysages en couleur directe continuent à me séduire et me permettent de ne pas totalement piquer du nez. Maigre consolation, cependant …

Je n’étais certainement pas le public ciblé et je pense que la série ravira les amatrices (et amateurs) d’histoires à l’eau de rose cousues de fil blanc.

Sans doute pas mauvais, mais indéniablement pas fait pour moi.

Nom série  Le Tournoi Maudit  posté le 13/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Petit album (21 pages pour l'histoire principale, augmenté de 7 pages d'un carnet de voyage illustré) sans prétentions édité par les éditions du musée et destiné à enrichir la visite du site historique de Comblain-au-Pont (un petit village situé dans un écrin de verdure au coeur de la vallée de l'Ourthe), vendu pour la modique somme de 2,50 €, « Le Tournoi Maudit » n'en est pas pour autant dénué de qualités.

Certes, la légende illustrée n'est en rien exceptionnelle d'originalité.
Certes, le mode narratif n'évite pas le cliché du vieux conteur énigmatique.
Certes, le manque de matière rend la lecture du présent opus très rapide.
Certes, le dessin, malgré une colorisation très chaude, se révèle bien souvent maladroit.
Certes, bien des visages sont tout simplement moches.

Mais !

Les sept pages d'illustrations présentées en fin d'album, prétendument dues au talent d'un paysagiste norvégien de la fin du XIXème siècle, justifient à elles seules le maigre investissement demandé. Servant de support à un tout aussi prétendu carnet de voyage du-dit paysagiste, elles valent franchement le coup d'oeil. La mélancolie de son trait, sa maîtrise de la suggestion et la pertinence des teintes choisies m'ont séduit. Malheureusement, je n'ai pu vérifier l'existence du personnage, mais son carnet de route est teinté d'un fantastique désuet tout à fait typique de l'époque. Le vocabulaire employé est toutefois trop actuel pour me convaincre, et je pense le personnage issu de l'imagination de David Caryn (Gustave Kittelsen serait alors un nom issu de la contraction de celui de deux illustrateurs célèbres de la fin du XIXème, à savoir Gustave Doré et Théodore Kittelsen). Si cette intuition devait s'avérer exacte, je ne peux que regretter que l'auteur se soit limité à atteindre cette qualité que dans les dernières pages du récit, tant celle-ci est diablement séduisante.

Dispensable, mais quelques illustrations valent vraiment le coup d'oeil.

Nom série  Ca vous intéresse ?/Juste pour rire  posté le 13/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces recueils de blagues sexy, malgré le talent de son illustrateur (j’ai du mal à qualifier d’auteur quelqu’un qui se limite à illustrer des histoires drôles parfois antédiluviennes) ont un intérêt très discutable. Et si j’apprécie de temps à autres la lecture d’un de ces gags, je ne saurais jamais conseiller l’achat de la collection.

Ceci dit, Dany est un dessinateur de grand talent, et ses personnages féminins sont bien séduisants. De plus, dans les premiers tomes (la qualité décline par la suite), les histoires choisies ont beau être connues, elles n’en sont pas moins plaisantes et bien mises en valeur par le découpage de l’artiste.

Dany ne me semble cependant plus apporter le même soin à ses derniers albums. Et une perte de qualité graphique ou scénaristique, couplée à l’épuisement de la réserve de blagues vraiment drôles, rendent rapidement très dispensable la lecture d’une œuvre de ce genre. Le niveau atteint reste cependant satisfaisant, comparé à d’autres productions du même genre (voir chez P&T productions).

A emprunter à l’occasion par les amateurs du genre, en privilégiant les premiers tomes.

Pas mal, sans plus ...

Nom série  Fred et Jamy (Les aventures de)  posté le 13/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’émission télévisée « C’est pas sorcier » est un exemple de vulgarisation éducative destinée à un large public. En effet, je pense qu’autant un adulte qu’un enfant peut apprendre de la vision de ces émissions aux sujets diversifiés et aux explications schématisées.

Cependant, si je conçois et trouve adéquat le caractère schématique de cette émission télévisée d’une agréable valeur éducative (le spectateur "subit" le rythme de l’émission et ne peut donc choisir de s’attarder sur un passage, le message se doit donc d’être immédiatement assimilable pour être enregistré, et il vaut mieux éviter une surabondance d’informations pour éviter la saturation), je ne partage pas cette opinion lorsqu’il s’agit d’un livre. Je pense, en effet, que celui-ci peut se permettre (et se doit) d’être plus étoffé, plus complet et plus nuancé.

Aussi, cette retranscription de l’esprit qui animait l’émission dans un album de bande dessinée me parait inadéquate. Les sujets abordés ne sont pas assez approfondis car trop rapidement survolés, et ne peuvent donc pleinement satisfaire le lecteur. De plus, les thèmes choisit sont très vastes (l’ordre des Templiers pour le premier et la civilisation viking pour le deuxième) et impossibles à cerner en seulement 32 pages.

Toutefois, je m’en voudrais de trop critiquer une initiative dont la valeur éducative et indéniable, même si trop schématique sous ce format. Oncle Paul (Les belles histoires de) offrait, lui aussi, le même genre de limites, ces courtes histoires me permirent cependant d’apprendre bien des choses en m’initiant à des sujets que j’approfondis par la suite de ma propre initiative.

La structure des scénarios respecte l’idée de l’émission télévisée (un savant qui explique, et un risque-tout sur le terrain), mais fait voyager ses personnages dans le temps (une latitude plus facilement exploitable dans ce format que dans une émission télévisée à budget limité). La narration est parfois maladroite et laissera plus d’un lecteur dubitatif.

Par contre, la qualité graphique ne prête pas à discussion. C’est insuffisant et beaucoup trop souvent proche de l’amateurisme. Le trait est trop simple, trop dépouillé, trop raide et avare en détails.

En résumé : une initiative louable, mais un échec graphique et un manque de profondeur d’analyse limitent ces albums dans un rôle très secondaire. A la limite, ces albums peuvent ils meubler les rayons de la bibliothèque d’une école primaire … et encore.

Dispensable. Et à revoir avec un autre illustrateur et des sujets plus faciles à circonscrire.

Nom série  Flor de Luna  posté le 09/03/2009 (dernière MAJ le 13/07/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose qui m’est venu à l’esprit, c’est : « Tiens ?! Une version ‘cigare’ des Maîtres de l’Orge ». En réalité, nous assistons ici à la création d’un empire du cigare par un jeune aventurier au passé nébuleux. La narration est cependant différente de celle de la saga des Steenfort et m’inquiète quelque peu. En effet, en deux tomes nous avons progressé de 5 grosses années dans une odyssée qui doit nous mener de 1825 à aujourd’hui. A ce rythme-là je serai mort et enterré sans en connaître le dénouement. Je suppose donc et espère que l’impasse sera faite sur certaines périodes de l’histoire, ou alors que le cours des années va s’accélérer.

Ceci dit, la fresque est intéressante, se centrant sur un domaine que je connais peu mais traitée d’une manière très conventionnelle. Deux dessinateurs pour deux époques différentes et un journal comme trait d’union entre celles-ci : ce n’est pas le grand prix de l’originalité. Conventionnels, les personnages le sont également. On peut même dire qu’ils sont à la limite de la caricature. Pas d’ambigüité ici, les gentils sont gentils et les méchants … méchants. Seuls les personnages de l’époque actuelle gardent leur part de mystère.

Conventionnelle, l’exploitation d’un journal est également dangereuse. En effet, le risque d’une erreur narrative est bien plus présent lorsque ne peuvent être divulgués que des renseignements que l’auteur du journal se devait de connaître au moment de la rédaction dudit journal. Et le duo Boisserie-Stalner, à l’occasion, tombe dans le piège. Nous apprenons donc certains faits par le biais du journal alors que son auteur avoue lui-même ne pas alors en avoir connaissance.

Pourtant, malgré ces défauts, j’ai passé un agréable moment de lecture, car l’histoire est contée avec talent et dynamisme et, si les personnages sont stéréotypés, ils n’en sont pas moins attachants, ou à tout le moins intéressants.

Je continuerai donc à suivre cette conventionnelle saga au dessin agréable et aux couleurs soignées. Mais sans en attendre des miracles.


Après lecture du tome 3 :

Je change d'avis et en conseille l'achat. Principales raisons : le dessin très soigné d'Eric Stalner et le fait que la saga (que je craignais interminable) semble se clôturer sur ce troisième tome. En tous les cas, la conclusion de celui-ci permet de considérer les trois premiers épisodes comme autosuffisants.

Les auteurs ont également l'intelligence de légèrement modifier leur système narratif. Le " journal " semble maintenant avoir été écrit a posteriori, ce qui permet d'éviter le piège que je mentionnais précédemment.

On n'évite cependant pas certains poncifs du genre et la série n'atteint pas les sommets de l'originalité. Mais, pour son graphisme et pour l'univers qu'elle illustre, elle mérite tout de même votre attention, et pourrait séduire certains d'entre vous.

Nom série  Assassine  posté le 13/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très sensible au trait d’André Taymans, je me suis laissé tenter par cette prometteuse « Assassine ».

En effet, aux dires de la présentation de cet album, l’artiste s’essayait dans un genre plus sombre, plus adulte, bien aidé par un scénariste maitrisant le polar noir.

Le moins que je puisse écrire est que j’en ressors déçu.

Pourtant André Taymans est toujours aussi talentueux. Son style de ligne claire résolument moderne, incroyablement lisible (Caroline Baldwin, Les Filles d'Aphrodite) est, une fois de plus impeccable et d'une efficacité redoutable. De plus, le noir et blanc lui sied ici à merveille, et les ambiances sont bien rendues.

Par conséquent, ma déception ne peut venir que du scénario. En effet, celui-ci multiplie les maladresses du genre. Les fausses pistes sont trop évidentes pour qu’on les suive, certains passages qui se veulent angoissant frisent le ridicule (les explications philosophiques d’un des principaux suspects, par exemple (ainsi parlait Zaratoustra …)), et la fin était visible dès le premier tiers du récit.

Dommage …

Un échec d’autant plus regrettable qu’André Taymans, lui, s’était montré convaincant dans ce genre pourtant éloigné de ses sentiers habituels (par moment, il me fait même penser à Chabouté, c’est pour dire !).

4/5 pour le dessin, mais un petit 2/5 sur le scénario. Et comme, à mes yeux, le scénario est prédominant dans ce genre littéraire …

Nom série  Marc Jaguar  posté le 13/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
(Un peu) plus sérieux que Gil Jourdan et (un peu) plus adulte, également, Marc Jaguar est cependant bien dans la lignée du rouquin détective. Et pour cause, leur papa leur est commun, à savoir le regretté Maurice Tillieux.

Marc Jaguar présente cependant une étrange particularité : celle d’être associé dans ma mémoire à bien des aventures, alors qu’une seule eut les honneurs d’une publication sous la forme d’un album. Il est vrai que le personnage vécu souvent de courtes histoires et que d’autres encore étaient purement et simplement abandonnées en cours de route.

« Le lac de l’homme-mort » (une histoire que j’ai eu le plaisir de retrouver dans l’ancienne intégrale de Gil Jourdan) bénéficie d’un solide scénario. La recette de Tillieux prouve une fois de plus son efficacité. Je regrette toutefois la moindre densité de son univers. Les seconds rôles manquent en effet à mes yeux de charisme (tout comme le personnage principal, maintenant que j’y repense) et la force du récit repose donc principalement sur son scénario, ainsi que sur la maitrise graphique de son auteur (qui nous régale encore une fois de poursuites en voitures très cinématographiques).

A conseiller à tous les fans de Gil Jourdan, quoique légèrement inférieur à celui-ci.

Nom série  Jacky et Célestin  posté le 10/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mais pourquoi j’ai relu ça ? J’en pleure de nostalgie !

« Jacky et Célestin » présente l’archétype de la série B de bande dessinée franco-belge traditionnelle des années ’60. L’esprit bon enfant qui y règne (même les vilains ne sont pas vraiment méchants) est un régal de naïveté.

Le dessin limpide de l’apprenti (!) Walthéry est un exemple de lisibilité et de pureté (le maître Peyo, secondé par le très doué Will, a un scalpel en guise d’œil, et chaque imperfection est sévèrement réprimandée). Pourtant, les impératifs de la publication dans le journal de Spirou sont contraignants. Jugez plutôt : Walthéry reçoit une page de scénario le samedi soir et doit remettre sa planche fignolée le lundi matin. Certes, il bénéficiera d’un peu plus de temps durant son… service militaire (son supérieur étant amateur de bandes dessinées), mais la performance demeure. D’autant plus que les décors sont souvent soignés et que la qualité est stable (seules quelques planches semblent réellement manquer de soin, mais même celles-ci sont d’une belle qualité, comparées à certaines productions actuelles).

Mais, hormis François Walthéry, bien des élèves de Peyo vont se succéder sur la série (sans toutefois bénéficier, à ma connaissance, d’une publication sous la forme d’album). Parmi eux : Will (déjà cité), Gos, Vicq, Derib, Jo El Azara, Francis mais aussi un certain Roger Leloup. Celui-ci créera, pour les besoins d’un album, un personnage bien connu, une petite Yoko. Leloup tombera sous le charme de sa création et Yoko Tsuno (un changement de nom de famille judicieux, car, à l’origine, elle s’appelait Yoko Shirushi) bénéficiera ensuite de sa propre série, épaulée par deux acolytes (Vic et Pol) qui ressembleront furieusement à… Jacky et Célestin.

Mais pour en revenir à nos deux compères, les aventures qu’ils vivent ne sont pas dénuées d’intérêt. Mêlant habilement humour, fantastique (ou, plus exactement, fantaisie, à la manière d’un Spirou et Fantasio ou d’un Benoit Brisefer) et enquêtes policières (au suspense tout relatif), les histoires sont très accrocheuses et les personnages ne manquent pas de charisme (et certains rôles secondaires non plus, avec, par exemple, ce charmant scientifique présent dans « Vous êtes trop bon ! » ou le commissaire Boursu).

Je conseillerais ces albums à n’importe quel lecteur amateur du style franco belge de la grande époque, mais plus encore, je lui recommanderai la publication en noir et blanc parue aux éditions Noir Dessin Production (une intégrale comprenant les quatre albums de la période Walthéry). En effet, le seul défaut de la série, à mes yeux, est sa colorisation. Parfois inadéquate, souvent terne, elle abime le beau travail du talentueux dessinateur plutôt que de le magnifier.

Un très bon 3/5 dans sa version couleur, et un mérité 4/5 dans sa version en noir et blanc, Jacky et Célestin est, dans tous les cas, une série à découvrir.

Nom série  J'arrête de fumer  posté le 10/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un sympathique petit album. Sympathique mais anecdotique.

Cati Baur nous relate donc son expérience lorsqu’elle arrêta de fumer. De son carnet de bord se dégagent avant tout une gentille ironie, une capacité à l’autodérision qui rendent l’artiste attachante. Sa narration très fluide et son sens de l’observation sont ses points forts. Son nombrilisme, par contre, risque d’en saouler plus d’un.

Au niveau graphique, j’ai bien aimé le trait de l’artiste. Je le situerais même dans le haut du panier de ce style résolument amateur. Le trait est bien entendu minimaliste mais non dénué de rondeur ni de netteté. Là aussi, c’est … sympathique.

Alors, si vous êtes concerné par le sujet, n’hésitez pas à jeter un œil dans ce petit album bien sympathique (j’insiste). Il est cependant trop anecdotique pour que j’en conseille l’achat.

Nom série  Les Maîtres nageurs  posté le 09/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Agréable petite série humoristique des éditions Bamboo, ces maîtres nageurs m’auront, par plusieurs aspects, fait penser au Cactus Club de Gilson et Bercovici.

Les gags imaginés par Frédéric Brrémaud et Mathieu Reynès, s’ils ne font pas montre d’une inventivité débordante, sont souvent bien amenés et, par conséquent, agréables à lire. De plus, les auteurs ont l’intelligence de varier ses situations tout en ayant recours à l’un ou l’autre running gag.

Le dessin de Mathieu Reynès est hérité du franco-belge à gros nez. Il est suffisamment expressif pour me convaincre, mais je regrette la pauvreté de ses décors. La série se prête pourtant bien à l’émergence de gags d’arrière-plan, une piste malheureusement peu explorée par les auteurs. Avec un peu plus de soins, la série aurait pourtant pu franchir un palier important.

Au terme de trois tomes, je pense que les auteurs ont fait le tour de la question, et qu’ils feraient bien de passer à autre chose avant de totalement lasser leur lectorat.

En résumé : une série à emprunter à l’occasion (et surtout en cette saison estivale) mais à la qualité décroissante. Pas mal, sans plus.

PS : je m'en voudrais de ne pas relever la merveilleuse faute d'orthographe présente dans le titre du troisième tome de la série, preuve de l'amateurisme parfois déplorable de cette maison d'édition.

Nom série  Bonne santé  posté le 09/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je savais les médecins cyniques, je ne pouvais croire que c’était à ce point !

Ce récit, œuvre d’un médecin, est extrêmement instructif sur l’état d’esprit des disciples d’Hypocrate face à leurs patients lorsque ceux-ci ne peuvent plus attendre grand-chose de la médecine. Un malaise qu’ils ne peuvent traduire par un aveu d’impuissance (car le docteur est, dans notre inconscient, celui qui sait) et qu’ils cachent donc sous une fameuse couche de cynisme.

Le récit se découpe en courtes nouvelles dans lesquelles la narration est extrêmement présente. Cynique et désabusée, elle laisse un sentiment amer au lecteur que je suis. Cet album est dur, impitoyable mais se veut sincère. Entre les mensonges et l’humour lourdingue des médecins, l’absurdité de la vie menée par certains patients après une grave opération et la joie, fugace, d’avoir un instant eu le sentiment de vaincre la mort, cet album transpire de vérité.

Trop dur pour moi, je n’en conseillerais pas l’achat, mais son emprunt se justifie par l’angle de vue original que « Bonne santé » offre.

Le graphisme, par contre, est bien moins intéressant. C’est à la limite du croquis en noir et blanc et il est évident que ce n’est pas de ce point de vue que cet album peut convaincre.

Au final, cet album est certainement à découvrir, mais risque bien d’être rejeté par plus d’un lecteur. A essayer.

Nom série  L'Encre du Passé  posté le 09/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les mots me manquent …

Cette histoire est très belle, dans tous les sens du terme.

Tout d’abord graphiquement. Le trait de Maël est d’une grande finesse et d’une belle sensibilité. Ses aquarelles, pourtant souvent réalisées dans des teintes ternes, sont d’une grande subtilité et tout en nuances. Son style réaliste laisse une belle place à l’interprétation. Résultat : plutôt que de plonger dans ce dessin à la recherche du détail qui tue, je nage sur ses aquarelles avec délice et ravissement.

Ensuite, l’histoire contée par Antoine Bauza est enchanteresse. Les bons sentiments se multiplient sans que le récit ne tombe dans la guimauve. Tout est… zen. Le rythme a beau être lent, chaque page se justifie, chaque case apporte son écot à la réussite de l’album. Un sentiment de quiétude, de paix intérieur m’a envahi au fil de ma lecture, sans pour autant que je m’endorme ou même que je sois simplement distrait. Ce récit est zen mais très prenant.

Un seul fait, situé au début du récit, m’a fait tiquer : une jeune fille pouvait-elle réellement devenir l’élève d’un grand peintre dans un Japon médiéval que j’imaginais (à tort, peut-être) très sexiste ?

Nonobstant ce détail, cet album vaut vraiment la peine qu’on y jette un œil (et plus si affinité).

Nom série  C'était la guerre des tranchées  posté le 09/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention : œuvre à lire absolument !

« C’était la guerre des tranchées » est, à mes yeux, le meilleur récit traitant du quotidien du soldat durant cette horrible boucherie que fût la première guerre mondiale. L’album enchaine les anecdotes souvent absurdes que vivent des êtres humains désemparés, révoltés ou résignés, attachants ou répugnants. Pas de héros ici, pas plus de traître ou de lâche, chacun essaye simplement de s’en sortir du mieux qu’il peut, en accord avec ses principes, et quitte à s’automutiler ou à se planquer. L’ennemi n’est pas non plus celui que l’on croit, et le boche parait finalement bien plus sympathique que les gendarmes ou les officiers, planqués qui n’hésitent pas à envoyer au massacre de simples trouffions.

Le parallèle avec « Adieu Brindavoine », mais aussi avec un film tel que « Un long dimanche de fiançailles » est évident. Cependant, cet album est bien antérieur au film de Jeunet, et ne propose pas de véritable intrigue.

La structure proposée par Tardi est composée de courtes séquences qui s’enchainent pour aboutir à une conclusion chiffrée effrayante. Le soldat de base, alias chair à canon, se trouve au centre du récit, dans toute son humanité, mais l’on ne s’attardera jamais sur un cas en particulier. Ce choix a un gros défaut (on n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages) mais aussi une énorme qualité : celle de nous rappeler toute la précarité de la vie, et le peu de valeur qu’un dirigeant lui accordera en cas de besoin. On a à peine le temps de se rendre compte que ces personnages sont humains … qu’ils sont déjà morts. Cet aspect aussi horrible, inhumain qu’absurde est, je pense, voulu par l’auteur, … et très réussi.

D’autre part, Jacques Tardi parvient à nous faire ressentir tout l’enthousiasme, l’engouement que la déclaration de guerre suscita, et le désespoir, l’écroulement moral dans lequel sombrent les soldats enlisés dans l’horreur des tranchées. Malgré la brièveté des séquences et le passage incessant d’un personnage à un autre, une certaine progression dramatique est présente dans cet album.

Le souci de véracité de Tardi est également à souligner, et toutes ces sordides anecdotes reposent sur une indiscutable réalité historique.

Le trait de l’artiste ne surprendra pas ceux qui le connaissent. C’est du Tardi, sans discussions. Un noir et blanc semi réaliste à l’encrage épais au travers duquel les personnages semblent toujours « tirer la gueule », ce qui, dans ces circonstances précises, est tout à fait adéquat.

Un très bel album, au caractère documentaire indiscutable ! Et un superbe plaidoyer contre l’absurdité de la guerre.

Une oeuvre "coup de poing".

Nom série  Uderzo croqué par ses amis  posté le 09/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Personnellement, je ne conseillerais cet album à personne, pas même à un inconditionnel d’Astérix. Certes, l’hommage est réalisé avec tout le respect que mérite Uderzo mais on ne sort jamais de l’anecdote insipide. Les dessinateurs sélectionnés semblent souvent avoir travaillé à la va-vite (Stalner, notamment) et les scénarios varient du médiocre au quelconque sympathique.

Ce que je n’ai, par contre vraiment pas apprécié, c’est le caractère opportuniste de cet album. Se servir de la notoriété d’une série pour parvenir à vendre quelques exemplaires d’une production médiocre réalisée au lance-pierres m’indispose (même si la lecture des derniers tomes d’Astérix a provoqué chez moi un sentiment identique).

Je n’ai pu résister à la tentation de jeter un œil à l’objet.
Je n’aurais pas dû.
Soyez plus intelligents que moi.
Evitez cet album !

Nom série  Des lendemains sans nuage  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Fabien Vehlmann, j’avais fort apprécié Green Manor, une série qui pouvait se découper en de courtes nouvelles. Ses récits complets, par contre, m’avaient moins convaincu, tant je trouvais qu’il s’essoufflait au fil des pages.

Dans le cas présent, oh joie !, je retrouve une structure composée de courts chapitres reliés entre eux par un fil conducteur bien solide. Ce récit d’anticipation bénéficie donc du dynamisme, de l’immédiateté et de la vivacité de ces courtes nouvelles tout en proposant une histoire complète originale et de qualité. Originale car, si le voyage temporel et ses conséquences (modification du présent grâce à la modification du passé) a déjà été maintes fois exploité, les variations proposées par l’auteur ne manquent ni d’humour ni de pertinence. Je ne peux m’empêcher de mettre cet album en parallèle avec SOS Bonheur (découpage en courts récits, vision déprimante de l’avenir), mais dans un style moins dramatique et plus ironique.

Deux dessinateurs reconnus se sont partagé la tâche de l’illustration de ce récit. Cet album garde cependant une belle cohérence graphique, même si la patte des auteurs est reconnaissable en fonction de certains cadrages (les gros plans de Ralph Meyer, par exemple). Tant Gazzotti que Meyer excellent dans un style hérité du franco-belge de la grande époque et l’on est plus proche ici du graphisme habituel du dessinateur de Soda que de celui de la Berceuse assassine.

Au final, et malgré une idée initiale très classique, cet album se révèle agréable à lire, amusant et pertinent. Une belle réussite.

Nom série  Seuls  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une série dédiée aux jeunes lecteurs qui a le mérite de ne pas les prendre pour des crétins. Le scénario est même assez angoissant pour le public ciblé. Et c’est très bien comme ça ! De plus, le premier cycle se clôt d’une manière satisfaisante … même s’il est difficile de résister à l’envie de connaître la suite de ces aventures.

Les différents personnages principaux proposés sont attachants. Ils gardent une certaine crédibilité car leurs comportements demeurent souvent enfantins (adolescents pour les plus âgés). Leurs performances physiques ou intellectuelles demeurent dans des limites acceptables compte tenu de leurs âges supposés.

Chaque tome offre une histoire complète qui se suffit à elle-même, et même s’il est préférable de lire ces tomes dans l’ordre de leur parution, le jeune lecteur peut découvrir la série au travers de n’importe lequel des quatre premiers tomes. Il faut juste éviter de lire le cinquième et dernier tome de ce premier cycle avant d’avoir lu les précédents.

Le dessin de Gazzotti est impeccable tant pour l’univers décris que pour le public ciblé. Ce trait ultra-lisible et caricatural convient à merveille et l’artiste a la bonne idée de soigner autant ses décors que ses personnages. Les scènes d’action bénéficient elles aussi de son savoir-faire.

Rien à redire, donc, c’est franchement bien !

Nom série  Dolorès  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Etrange histoire …

Cette bande dessinée, si elle ne peut prétendre au titre de chef d’œuvre, m’a séduit tant du point de vie esthétique qu’au niveau de son scénario aux accents fantastiques.

L’histoire met en scène un modéliste maniaque engagé par une actrice en vogue pour réaliser la maquette de sa demeure art déco. On retrouve ici l’esprit qui régnait dans des séries télévisées telles que « Twilight Zone (la quatrième dimension) ». Les rebondissements sont certes prévisibles mais l’ambiance est agréablement prenante et légèrement angoissante. L’aspect fantastique arrive progressivement et le profil psychologique du modéliste est suffisamment étoffé pour rendre ce personnage crédible (à la manière d’un Jack Nicholson dans « Shinning »).

Le trait de Anne Baltus est directement issu de la ligne claire. Contrairement à Calypso, je l’ai trouvé ici très proche du « mathématique » Goffin (Le Théorème de Morcom). La ligne droite est la règle et la netteté de ce trait ne peut être contestée. Ce style donne à l’album un côté vieillot qui correspond parfaitement au scénario imaginé par les auteurs.

Pour la cote, j’hésite entre un « franchement bien » très flatteur et un « pas mal » plutôt réducteur. Cet album est tout simplement bien ! Il mérite votre attention si vous aimez les récits fantastiques naïfs des années ’50 et la ligne claire de son auteure.

A découvrir !

Nom série  Miss Endicott  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première partie du récit est tout simplement excellente. L’histoire (et l’héroïne) imaginée par Jean-Christophe Derrien se révèle surprenante et captivante. Malheureusement, au fil du récit, les situations, ressorts dramatiques et rebondissements trop prévisibles ont une fâcheuse tendance à s’accumuler, et la seconde moitié du récit en souffre amèrement.

Le trait de Fourquemin (facilement identifiable grâce au long nez de ses personnages) est excellent de bout en bout, nonobstant une colorisation peu adéquate (car trop impersonnelle). C’est ce graphisme qui m’aura finalement maintenu dans ma lecture jusqu’à son terme.

Le diptyque reste cependant d’une très honnête facture, et l’album est certainement à emprunter en bibliothèque. J’en conseillerais même l’achat aux lecteurs sensibles au graphisme de Fourquemin.

Nom série  La Légende du Changeling  posté le 08/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une série qui recèle de multiples atouts.

Premièrement, une idée de base certes déjà maintes fois utilisée (Le Camp-Volant, Les Lutins, entre autres exemples) mais toujours aussi séduisante. Le Changeling est en effet un enfant « échangé » petit par les fées, celles-ci s’emparant d’un petit d’humains et fournissant en lieu et place un enfant issu du monde féérique à la famille humaine. Cet enfant se révèle bien sûr très sensible aux mystères de la nature et doué de certains pouvoirs, dont le moindre n’est pas de communiquer avec les forces invisibles du monde de féerie.

Deuxièmement, l’auteur a l’intelligence de placer son récit à une époque de grands troubles sociaux. L’histoire ne se limite donc pas à un simple conte de fées mais s’enrichit d’une véracité historique et d’un contexte dramatique, qui densifient les propos de l’auteur. Le scénario mélange agréablement le côté légende celtique avec une critique sociale, certes convenue mais pas inintéressante.

Troisièmement, le dessin de Fourquemin sied à merveille à ce type d’aventure. Ses personnages à longs nez sont diantrement séduisants et ses décors ne sont pas avares en détail. Seul bémol, la colorisation aurait mérité un meilleur traitement. En effet, cette variation informatisée manque de nuance pour un univers qui aurait tiré un tout autre bénéfice d’un travail en finesse.

Au final, la série vaut la peine d’être découverte, et son riche univers m’a d’ores-et-déjà convaincu. Manquerait plus qu’elle change de colorisation pour devenir une série culte à mes yeux.

(avis donné après lecture des deux premiers tomes)

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