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Nom série  Madila  posté le 14/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Stylisé …

C’est le moins que l’on puisse dire.

Stylisée, la narration. Extrêmement présente, elle alanguit le rythme de la lecture, casse toute ébauche d’action et s’évertue à commenter la case à laquelle elle est reliée. Du genre : « allongée sur le sofa bleu turquoise de son intérieur épuré aux odeurs vanillées, Ruby admirait négligemment l’océan azuré », et en dessous du texte, nous avons droit au personnage féminin allongé sur son sofa et regardant la mer. Une fois de temps à autres, cela peut passer, mais lorsque le procédé ne cesse de se répéter, je dois bien admettre qu’il me gonfle furieusement. Reconnaissons-lui toutefois une qualité : la richesse de son vocabulaire.

Stylisé, le dessin. On se croirait en effet en face de dessins de mode, version ligne claire. C’est … personnel, mais je n’aime pas ce style trop épuré dont la courbe a été bannie. Seuls, les visages (et le bouches en particulier) offrent une certaine rondeur. A titre de comparaison, je ne vois que la série Adler pour se rapprocher un tant soi peu de ce style, mais cette dernière est, à mes yeux, bien mieux réussie. Je pense cependant que les amatrices (et amateurs) de mode pourront trouver un certains plaisir à la vue de ce graphisme, car les costumes des différents rôles féminins sont, à n’en pas douter, variés et soignés (mais très stylisés).

Les histoires ?
Et bien, chaque tome en comporte une différente, chacune se déroulant dans la même station balnéaire : Madila. Toutes parlent du parcours d’une femme et touchent au domaine de l’apparence (mode, photographie, cinéma, chanson). Le rythme y fait cruellement défaut, tout comme le suspense, d’ailleurs. En effet, Chantal De Spiegeleer ne peut s’empêcher de dévoiler très rapidement les petites zones d’ombre de ses scénarios.

Je soulignerai toutefois la recherche au niveau de la colorisation du premier tome, qui se ternit au fur et à mesure que l’héroïne de ce tome se perd elle-même dans sa recherche d’identité. Cette idée était bonne et audacieuse. Mais c’est le seul point positif que j’ai retiré de cette lecture.

En résumé : Madila n’était pas faite pour moi.

Nom série  Juan Solo  posté le 14/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Juan Solo, ce bien nommé fils de flingue, plaira sans nul doute aux fans de Cuervos. Du moins durant ses deux premiers tomes. En effet, ceux-ci racontent l’ascension d’un pistolero sorti des poubelles par une mère adoptive … particulière, et qui deviendra le garde du corps attitré d’un ministre corrompu et paranoïaque.

Les tomes suivant prennent une dimension mystique qui risque d’en dérouter plus d’un. Toutefois les habitués du duo ne seront pas surpris de cette orientation, finalement fort semblable à celle observée dans Le Lama blanc.

Le scénario dans son ensemble est très bien pensé, et la dimension mystique observée en fin de cycle était bel et bien prévue dès le départ (voir les premières planches), tout bénéfice pour la cohérence de la série. Notre héros passera donc de l’ascension à la rédemption en passant par la déchéance et l’introspection.

Le dessin de Bess n’est pas parmi mes préférés. Il manque de détails au niveau des décors et le grand format de cette série accentue par moment cette impression de vide. Toutefois, je le trouve très bon pour les personnages et les scènes d’action (mouvements fluides).
La colorisation est un autre sujet de déception, même si je savais à quoi m’attendre après la lecture du blanc Lama. Allergiques aux teintes vives, accrochez-vous ! Car les couleurs ici proposées sont tout sauf sobres et réalistes.

Ces quelques défauts n’auront toutefois pas gâché le plaisir que j’ai pris à la lecture de cette série, dont la force réside avant tout dans la galerie des personnages (bien gratinée) et un scénario bien équilibré.

Bien, vraiment bien …

Nom série  Un peu avant la fortune  posté le 13/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un étrange album, qui parvient à me charmer tout en me laissant dubitatif.

J’ai été séduit par l’idée de départ. Un gagnant du loto qui voit revenir son ex peu de temps après cette agréable nouvelle et qui se demande pour quelle raison celle-ci resurgit (car elle n’est pas sensée être au courant de l’arrivée de cette manne céleste).
Le dessin du duo Dupuy-Berberian convient très bien à ce genre de récit intimiste, quand bien même sa colorisation m’aura déçu par une uniformité quelque peu répétitive.
Le ton désabusé du personnage principal m’aura également bien plu même si je trouve le bonhomme par moment désolant de geignardise.
La psychologie des différents acteurs est bien développée et leurs comportements m’apparaissent comme plausibles, à défaut d’être totalement cohérents.
L’intrigue est bien menée et, après un départ difficile (une quinzaine de planches), je n’ai plus su lâcher l’objet.

Je demeure toutefois dubitatif, car certaines planches me paraissent totalement inutiles (le débarquement dans la mauvaise station de métro, par exemple), certains personnages n’apportent strictement rien au récit (le chef d’orchestre, par exemple) et certaines situations me paraissent tirée par les cheveux.
Enfin, je ne sais comment le tirage du loto fonctionne en France, mais, pour que l’intrigue fonctionne, il faudrait que le nom des joueurs figure sur les bulletins, car, autrement, comment une préposée de la Loterie Nationale aurait-elle su qui avait gagné le gros lot, alors que celui-ci ne s’était pas encore manifesté ?

Voilà les raisons pour lesquelles, au risque de paraître incohérent, je demeure charmé mais dubitatif, et crains que cet album ne résiste à l’usure du temps (tant son ton est dans l’air du temps).

Nom série  Dans la nuit  posté le 13/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une très bonne série d’épouvante.

Pourtant ce style s’avère rarement efficace (à mes yeux) en matière de bande dessinée. Mais les auteurs ont l’intelligence de privilégier l’ambiance au détriment des effets gores. Il n’y a donc pas profusion de cadavres (5 ou 6 par tome au grand maximum), et c’est tout profit pour le climat général, angoissant au possible.

Chaque tome peut se lire séparément. Le seul point commun entre eux réside dans la présence du Bon Samaritain, un animateur radio dont l’émission nocturne est écoutée et animée (sous la forme d’une participation téléphonique) par les différents acteurs de ces one-shots.

La construction de ces histoires répond par contre toujours au même principe : on sombre de plus en plus dans l’angoisse et l’horreur, à la manière d’un film d’Hitchcock. Le fantastique ne pointe le bout de son nez qu’après quelques planches pour être, au fur et à mesure de l’histoire, de plus en plus présent, jusqu’à une conclusion souvent sanglante.

Le dessin de Denys convient bien à cette série. Il est froid, net et excelle dans les regards, qui y gagnent une profondeur angoissante (et tout particulièrement dans le troisième tome).

La colorisation assez terne convient elle aussi à la série même si j’aurais aimé de temps à autre un contraste pour la conclusion finale (un beau ciel bleu ou un levé de soleil, qui nous ferait comprendre de manière symbolique que la nuit se termine, à tous points de vue). Le tome 3 s’y essaie d’ailleurs mais reste dans des teintes maussades.

Si vous éprouvez des problèmes pour vous endormir, lisez donc cette série. Au moins, vous en connaitrez la cause (et vous en profiterez pour vérifier en dessous de votre lit l’éventuelle présence de … poussière ( ?)).

A lire.
Et à acheter par les amateurs du genre.

Nom série  Les perdus de l'Empire  posté le 13/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des histoires de soldats de l’Empire teintées de fantastique. Ces histoires ont pour habitude de mal se terminer pour ses principaux acteurs.
Dans le genre cela se laisse lire mais n’aura à aucun moment provoquer mon enthousiasme personnel, n’étant en règle générale, pas grand fan de fantastique.
De plus, j’ai trouvé ces histoires classiques et prévisibles.
Le dessin de Eric est classique de la production « réaliste » du magasine de Tintin durant les années ’80. Pour les comparaisons, il faut regarder du côté d’Auclair ou de Hermann, mais Eric reste malheureusement un cran en dessous des précités, et demeure dans son style personnel (Wen, Tetfol)
La colorisation est également d’époque et ne brille ni par sa pertinence ni par sa netteté.
Tout cela nous donne au final un album dispensable sans être réellement mauvais.

Nom série  Un îlot de bonheur  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Associé avec Quelques Jours d'été dans sa réédition aux éditions Vent d’ouest, "un îlot de bonheur" présente énormément de similitudes avec celui-ci. Tous deux nous parlent d’un enfant perturbé par des problèmes d’adultes et à la recherche d’un cocon où se réfugier.
Dans le présent récit, ce cocon prend la forme d’un banc dans un parc public, un banc partagé avec un vagabond. Ce dernier apprendra à notre enfant à observer le monde avec suffisamment de recul pour pouvoir n’en retirer que le positif.

Malheureusement, ce récit est par moment trop démonstratif pour totalement me séduire. J’aurais préféré plus de non-dits, d’autant plus que Chabouté excelle lorsqu’il laisse le dessin exprimer les émotions de ses personnages.

On peut également reprocher à cet album le fait qu’il se lit très vite (ce qui est une constance chez cet artiste), mais la relecture est si intéressante que cet aspect ne me dérange pas du tout. En effet, mon œil s’attarde aux détails du dessin lors de ces relectures et me permet d’y trouver un intérêt toujours renouvelé.

Moins bon que « Quelques jours d’été » mais pas mal quand même, ce récit devrait plaire aux lecteurs sensibles à la fragilité de l’enfance et aux histoires emplies de gentillesse et de bons sentiments. Mais pour ceux qui n’aiment que le côté sombre de l’artiste (Zoé, La Bête), cet album sensible mais tout en guimauve est à éviter.

Nom série  Saskia des vagues  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La collection Long Courrier ne m’aura pas valu que des satisfactions, et Saskia des Vagues fait partie de mes déceptions. Non que le récit soit profondément mauvais mais il ne présente qu’un intérêt relatif du fait d’un manque de dynamisme dans cette histoire de pirates.

L’aspect psychologique prend en effet le dessus sur l’action. Cela aurait pu être intéressant si le personnage avait présenté un grand intérêt, mais la pauvre Saskia, devenue pirate pour venger la mort de son bien-aimé, me laisse indifférent. Le deuxième chapitre de ce livre voit notre héroïne rencontrer le Hollandais volant, figure emblématique du monde de la mer. Mais la magie n’opère toujours pas et je suis sorti de cet album avec lassitude.

Au niveau du dessin, le trait de Rollin est élégant et d’une grande lisibilité. Malheureusement, les décors sont fréquemment mis de côté et l’artiste se facilite trop souvent la tâche à mon goût en évitant une réelle reconstitution historique et en privilégiant les arrière-plans de dunes ou de mer au détriment des bateaux ou des façades.

Le manque de dynamisme et le manque de détail historiques font que je suis sorti de cet album assez déçu et que je n’en recommanderais pas la lecture aux amateurs du genre.

Nom série  Quand souffle le vent  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Point fort de ce récit : son univers. Mêler le monde de la mine et celui des Romanichels était une idée à la fois originale et susceptible de fournir une intrigue riche et aventureuse.

Malheureusement, je me suis retrouvé face à une histoire classique de patron arriviste, de secret de famille et de revenants. Une déception donc, malgré la jolie mise en place des auteurs.

Les différents protagonistes ne manquent cependant pas de caractère et nourrissent ce récit d’un charme réel mais insuffisant à satisfaire le difficile client que je suis.

Le dessin ne m’a pas totalement convaincu, lui non plus. Il peut se révéler excellent sur certains décors puis fort brouillon pour des visages en gros plans, à force de multiplier des traits quelques peu inutiles.

Une déception, en somme …

Nom série  Berceuse assassine  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les deux premiers tomes sont tout simplement formidables. Tome nous sert un polar noir de chez noir, animé par des personnages détestables d’aigreur, de rancœur et de lâcheté. Le pire (et c’est tout le talent du scénariste), c’est que ces ignobles individus parviennent à m’émouvoir, et Télenko en particulier. Cet aspect n’est rendu possible que grâce à cette merveilleuse narration, qui nous permet de partager les pensées des différents protagonistes en fonction du tome lu (Télenko dans le premier, son épouse dans le deuxième).

La structure du récit s’assimile à du travail d’orfèvre. En effet, chaque tome débute au même moment et nous retrace donc la même histoire, mais vu sous un autre angle. Seules, les dernières pages du tome 2 dévoilent quelques minutes du dénouement final (mais il n’y a pas de redondance, car toutes les pages nourrissent l’aspect psychologique de l’intrigue).

Le troisième tome utilise le même procédé, jusqu’au dénouement final (qui demeure un point d’interrogation) mais se présente sous un aspect moins déprimant, moins pessimiste. Il fait appel aux bons sentiments du lecteur et se teinte de chamanisme indien. Cet aspect m’a quelque peu dérangé lors de ma première lecture, tant je me délectais du côté sombre de l’histoire. Je dois cependant avouer qu’en relecture, la dimension philosophique de ce dernier opus ne me dérange plus. Je dirais même plus : elle est justifiée et clôt d’une manière étonnante mais adéquate cette berceuse assassine.

Au niveau graphique, le style de Ralph Meyer est agréable et en symbiose avec le récit. Je le situerais entre Will Eisner et … Dany (dans le style le plus réaliste de ce dernier). La colorisation en noir et blanc rehaussée de jaune « taxi newyorkais» apporte un style à l’ensemble et le singularise de la production habituelle. C’est une réussite totale, à mon goût.

Au final : une grande réussite, malgré ce troisième tome déroutant.

Nom série  Terre mécanique  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Œuvre d’Andreae, "Terre mécanique" est une fable d’anticipation dans laquelle l’artiste fait toujours montre d’une énorme maîtrise graphique. Je regrette d’avoir acquis l’objet en petit format tant la perte en qualité est manifeste. D’ailleurs, ce dessin est si envoutant qu’un format d’1,20 mètre sur 80 cm me paraîtrait tout à fait adéquat (mais n’arrangerait pas mes problèmes de stockage).

Comment qualifier ce dessin ? Lumineux, limpide, riche, poétique, créatif seront les premiers mots qui me viendraient à l’esprit. Mais cela me parait encore réducteur. La colorisation ne manque pas de subtilité et apporte une dimension de tendresse de bon aloi. La mise en page est par contre assez classique, mais de qualité.

Au niveau du scénario, je serai plus nuancé. Certes, l’histoire est agréable à lire et riche en rebondissements. Toutefois, le script m’a semblé cousu de fil blanc et je n’ai jamais réellement été surpris par ces multiples péripéties. L’univers mis en place ne manque toutefois pas de charme et m’aura rappelé La Nef des fous ou, mieux encore, Eden (Paquet).

Cette série se lit donc avec plaisir mais m’aura bien plus charmé par son dessin et son univers que par l’intrigue cousue de fil blanc qui lui sert de fil conducteur. Une belle aventure, dans le sens premier du terme, pour un petit 4/5.

Nom série  Le Camp-Volant  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« le Camp-Volant » regroupe les petites légendes que la grand-mère de l’artiste lui racontait dans sa jeunesse. Hausman a eu l’intelligence (et le talent) de les relier en une seule et unique histoire dont le personnage central fait à la fois office de sujet et de verbe.
De sujet, car toute l’intrigue du présent récit tourne autour de sa personnalité.
De verbe, car il n’est pas en reste pour raconter lui-même histoires et légendes.

J’ai retrouvé avec grand plaisir énormément de mon patrimoine imaginaire dans ces multiples scénettes. Celles-ci débordent de fantaisie tout en faisant partie de notre mémoire collective.

On peut certes reprocher l’aspect somme toute assez décousu du script mais je trouve que René Hausman s’en sort plutôt bien, lui qui d’habitude n’excelle pas dans l’art du scénario. L’album se lit d’une traite sans qu’une transition trop abrupte ne nous coupe de ce récit. Cependant, il n’y a pas de réelle intrigue et cela pourra déstabiliser certains lecteurs.

Au niveau graphique, et bien … on est proche du chef-d’œuvre, à condition d’aimer ce trait si singulier (ce qui est mon cas). Entre dessin d’illustration pour enfant et bande dessinée adulte, René Hausman s’est inventé un style qui n’appartient qu’à lui, et que je trouve magnifique tant je peux longuement m’attarder sur ses planches. La mise en forme est réfléchie et un simple repas de famille donne lieu à une image d’Epinal au graphisme caricatural et sans concession. Un phénomène que je n’arrive pas à m’expliquer est que les personnages féminins de l’artiste ont beau souvent être potelés et posséder un appendice nasal proche du groin, elles n’en possèdent pas moins un certain charme (singulier, cela va sans dire).

Au final, René Hausman a réussi un album qui transpire de la magie des histoires d’autrefois. C’est là le plus bel hommage qu’il pouvait rendre à la merveilleuse conteuse que dut être sa grand-mère, la joliment prénommée Philomène.

Peut-être trop local pour plaire à tous, cet album peut cependant compter sur ma personne pour le défendre avec acharnement.

Nom série  A.D.N  posté le 12/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il manque à cette série plusieurs ingrédients pour totalement me convaincre.

Tout d’abord, elle manque cruellement de personnages charismatiques. C’est malheureux à dire, mais au final je me f… royalement de ce qui pourrait arriver aux principaux acteurs.

Ensuite, cette série aurait bien eu besoin d’un script limpide. L’histoire ne manque pas de rebondissements, mais j’ai tendance à me perdre entre les différents personnages et plus d’un comportement m’aura paru incongru, voire illogique. Certaines planches ressemblent à du remplissage (notamment les scènes de castagne et celles de sexe (deux planches fades et inutiles)) et m’auront plus distrait de ma lecture qu’autre chose.

Enfin, un dessin accrocheur aurait pu gommer certaines imperfections, mais …

Le style de Rocco n’est pas mauvais en soi, mais je n’y suis pas sensible. Je le trouve froid et manquant de finesse dans la retranscription des émotions. Ses personnages se confondent et augmentent encore mon sentiment de confusion lors de cette lecture. De plus, la terne colorisation n’aura pas amélioré mon appréciation d’ensemble.

Pour clôturer le tableau, bien des questions demeurent en suspend à la fin de ce premier cycle, tandis que certaines réponses ne me satisfont que très partiellement. Je ne poursuivrai donc pas l’aventure et abandonne cet A.D.N. à la fin du troisième tome.

Dispensable.

Nom série  Quelques Jours d'été  posté le 10/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Court, beaucoup trop court pour que j'en recommande l'achat.

Cependant, cet album est loin d'être dénué de qualité, bien au contraire. Contemplatif, tendre, sensible, ce récit simple et dépouillé m'aura touché par sa justesse de ton et son rythme lent. Son scénario a beau se résumer à peu de chose, cela ne l'empêche pas de sonner juste et d'émouvoir mon cœur d'artichaut.

Le trait de Chabouté est très efficace pour l'illustration de ce type de récit intimiste. Son noir et blanc tout en contraste et sa composition des planches transpirent l'équilibre. J'ai, au passage, admiré l'effet miroir de la première et de la dernière planche.

Mais, comme je l'ai déjà dit, ces quelques jours d'été passent beaucoup trop vite, à l'image de mes propres vacances, d'ailleurs. Le temps d'une respiration, le temps d'un soupir, ...

Une très belle nouvelle, ... mais qui est bien trop courte pour composer un album à elle toute seule. Les éditions Vent d'ouest s'en sont rendues compte car elles l'ont associée avec un autre court récit de l'artiste, « un ilot de bonheur », pour constituer un nouvel album au format réduit mais au contenu satisfaisant. Sous cette forme, l'achat se justifie, ... du moins si vous êtes sensibles à ce genre de guimauve. C'est sous cette forme que je l'ai acquis, et je ne regrette absolument pas mon achat.

Nom série  Problèmes de connexion  posté le 09/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Malaise vagal, le duo Jannin-Dal se sert de la même recette pour nous servir une nouvelle volée de gags. Le thème est, cette fois, dédié à la communication via internet.

Le dessin de Jannin est bien plus proche du dessin de presse que dans ses séries précédentes (Germain et nous, Que du bonheur !). Un style donc encore plus brut et spontané mais qui ne constitue pas à mes yeux le meilleurs de l'artiste. Je reconnais toutefois que cette spontanéité apporte une grande vivacité et un effet garanti immédiat aux gags illustrés. Les décors sont réduits au strict minimum et l'attention du lecteur se centre donc naturellement sur le sujet central.
Les gags ne débordent pas d'originalité, mais sont d'un très honnête niveau. Cet album m'aura donc souvent fait sourire mais ne m'aura arraché un rire qu'à de rares exceptions. Comme d'autres (les oeuvres de Quino, par exemple), il suscite d'une manière humoristique notre réflexion sur l'évolution de notre société.

Pour les belges amateurs du duo, il est intéressant de savoir que celui-ci sévit régulièrement dans «la semaine infernale», émission de radio à succès de la première chaine belge.

Un bon album, en résumé ... mais rien de révolutionnaire.

Nom série  Plume aux vents (Les 7 vies de l'épervier - 2ème époque)  posté le 09/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Suite plausible de Les 7 vies de l'épervier, « Plume aux vents » m'aura bien plu malgré quelques longueurs en fin de récit.
Je pense qu'André Juillard est un des rares dessinateurs à avoir réellement réussi à s'adapter aux scripts de Patrick Cothias. En effet, avec cet artiste aux pinceaux, je ne retrouve plus dans ces récits la lourdeur narrative, l'aspect prétentieux et le style pompeux de bien d'autres productions du scénariste. Et « Plume aux vents »reste à mes yeux, à égalité avec les premiers épisodes de Coeur brûlé, la meilleure suite de la série mère et oeuvre maîtresse de l'artiste : Les 7 vies de l'épervier.

Premier point fort : la localisation géographique et historique de cette saga.
Deuxième point fort : les personnages bien connus et charismatiques de la série mère.
Troisième point fort : de nouveaux personnages touchants, qui apportent leur pierre à l'édifice.
Quatrième point fort : le rythme soutenu des premiers épisodes. La saga retrouve le style endiablé de l'épervier.

Mais gros point faible : une fin à rallonge, qui casse le dynamisme du récit et qui clôt de manière bien trop poussive le sort d'un des personnages principaux de cette très belle saga.

A mes yeux, la plus grande force de ce récit demeure dans le dessin de Juillard, qui combine élégance, dépouillement et sens du détail. Ces qualités pourraient paraître contradictoires, mais l'artiste parvient à les combiner sous mes yeux ébahis. Du grand Art.

Franchement bien.

Nom série  Les Mauvaises Gens  posté le 09/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec "Les Mauvaises Gens", Étienne Davodeau illustrait un sujet qui lui tenait fort à cœur.

Malheureusement, ce ne fut pas mon cas. L'émergence d'une conscience ouvrière dans une région bien circonscrite de la France n'est pas à mes yeux un thème passionnant. Il me faudra donc bien des tentatives pour finalement réussir à rentrer dans ce bouquin.

Cependant, une fois le bon état d'esprit trouvé, j'ai bien aimé cette évocation d'une page d'histoire au travers du parcours de gens simples et sincères dans leurs convictions. Étienne Davodeau est toujours aussi doué lorsqu'il s'agit de retrouver l'humain derrière des actes et dans l'évocation d'anecdotes drôles et/ou émouvantes. Le cheminement est bien détaillé, trop même, au risque de parfois me lasser. Le côté positif est que je comprends mieux l'état d'esprit des habitants de cette région. Le côté négatif est que ce livre demeure du domaine de l'anecdote. En effet, il est géographiquement trop localisé pour réellement intéresser le lecteur que je suis. Je n'ai ressenti aucun écho dans mon vécu personnel, n'ai donc pas réussi à me sentir concerné par le sort des personnages principaux, et ceci explique sans doute mon détachement. De plus j'ai toujours trouvé qu'il y avait une énorme différence entre un homme politique à l'échelle locale, plus enclin à agir de manière concrète et un politicien national, bien souvent plus concerné par le fait d'acquérir et de conserver un pouvoir sur les gens que du sort de ceux-ci. Par conséquent, la conclusion de ce livre, si enthousiasmante pour ses personnages principaux, m'aura laissé complètement de marbre.

Au niveau du dessin (en noir et blanc), l'artiste officie dans son style traditionnel, qui (comme il le dit lui-même dans cette bd) sert principalement de support à l'histoire. Étienne Davodeau ne cherche pas à reproduire avec précision un personnage ou un paysage mais parvient souvent à nous en faire ressentir l'âme, et c'est là tout le talent de l'artiste.

Une cote assez sévère donc, du fait de mon peu d'intérêt pour le sujet de ce livre. Je suis cependant convaincu que toute personne concernée par ce thème central trouvera "Les Mauvaises Gens" tout simplement passionnant.

Nom série  Là-bas  posté le 05/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans crier au génie, j’ai bien aimé ce récit.

Anne Sibran parvient à me faire partager son ressenti vis-à-vis d’un père distant, enfermé dans ses souvenirs et aigri par ce terrible sentiment d’incompréhension. Ce témoignage est à la fois sensible et dense. Le passage du marché, qui explique bien des choses sur les sentiments contradictoires du personnage central (mélange de culpabilité, d’apitoiement sur lui-même et de rejet d’un monde auquel il ne se sent pas appartenir) est une grande réussite et constitue le réel chapitre charnière du récit.

Je suis moins convaincu par le dessin de Didier Tronchet. Non qu’il soit de mauvaise qualité, mais je ne le trouve pas adapté à l’ensemble de la bd. Ce trait épais et caricatural convient bien pour les passages les plus expressifs (dans la tristesse comme dans l’humour) mais demeure moyen dans l’évocation de la nostalgie des « déportés ». Le dessin de Tronchet manque de nuances à mes yeux et exacerbe certains passages qui, à mon avis, auraient mérité un traitement plus pudique, un traitement qu’il parvient toutefois à donner par moment (l’évocation de la maladie de la sœur). Il s’agit donc plus d’une gêne occasionnelle que d’un sentiment généralisé.

En tous les cas, cet album est à essayer par toute personne intéressée par un récit intimiste et humain.

Nom série  Sur la route encore  posté le 05/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La narration à la première personne est assez particulière. En effet, Baru nous met totalement à la place de ses héros et nous donne l’impression de voir à travers leurs yeux. Cette méthode n’a pas que des bons côtés et jette parfois la confusion sur la personne même du narrateur, lorsque celui-ci (ou celle-ci) apparaît dans une case.

Le découpage en plusieurs chapitres, qui nous font passer d’André à Edith, ne favorise pas la cohésion de l’ensemble. En effet, il me faudra attendre la dernière histoire pour enfin pouvoir relier ces deux destins.

Mais chaque chapitre peut être lu séparément. Le point commun ? Tous se résument à la rencontre du narrateur ou de la narratrice avec de fameux cas sociaux dans des lieux habituels pour les voyageurs du bitume (café, restoroute, hôtel de la gare, ou autostop). Le sexe est omniprésent sans être envahissant. Les cas sociaux ont beau être aussi caricaturaux que lourdingues, ils demeurent étrangement touchants (la pitié, sans doute). Je pense que le mérite en revient à Baru, dont la narration douce-amère, cynique et désinvolte est très agréable à suivre. Le ton employé est en effet à mon avis le point fort de l’artiste.

Au niveau du dessin : sans être exceptionnel, il sert bien le propos tant il paraît mal dégrossi (à l’image de ces personnages). Il est toutefois très lisible et bien expressif. En résumé : ce dessin est au service de l’histoire, et non l’inverse.

Un agréable moment de lecture mais un album trop décousu pour que j’en conseille l’achat.

Pas mal, sans plus.

Nom série  La 27ème lettre  posté le 05/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un trait qui ne peut que rappeler les séries de Tif et Tondu ou d'Isabelle, mais une histoire bien plus dramatique : voici en résumé ce qu’est « la 27ème lettre ».

Deux enfants marginalisés (l’un, orphelin, est éduqué par des prostituées, l’autre, Romanichelle, vit dans la roulotte de ses parents) sont confrontés à l’horreur de l’Allemagne nazie. Tous deux sont en quête d’un bonheur simple mais inaccessible, tous deux souffriront d’un destin tragique.

Si le synopsis peut sembler banal, tant le découpage que la narration font de cette œuvre une belle réussite. C’est agréable à lire, en constante progression, vivant et mouvementé. Certes, certains passages m’ont paru maladroits tant ils étaient naïfs, mais dans l’ensemble, « la 27ème lettre » reste à un bon niveau, qu’une fin réussie rehausse encore un peu.

Mais la plus grande qualité de cette bande dessinée réside à mes yeux dans son accessibilité. Sans être enfantine ni démagogique, elle me paraît adaptée à un large public et devrait plaire au plus grand nombre tout en traitant d’un sujet grave avec justesse et profondeur.

C’est franchement pas mal bien (3,5/5 en résumé).

Nom série  Le Coeur en Islande  posté le 04/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’attendais énormément de ce récit. En effet, je partage avec son auteur une filiation avec ces pêcheurs d’Islande, mon arrière-grand-père en ayant fait partie. Les nombreuses anecdotes que m’ont contées mes grands-parents au sujet de ces folles et dangereuses campagnes ont alimentées mon imaginaire d’enfant rêveur durant bien des années. Et aujourd’hui encore, je demeure fasciné par ces aventuriers du quotidien, partant au bout du monde sur de bien frêles esquifs non par goût de l’aventure mais bien pour nourrir leur famille.

Par expérience, je sais que la déception est souvent à la taille de nos espérances. Mais Makyo s’en sort finalement fort bien avec ce récit aux relents biographiques.

On sent dans celui-ci tout le respect qu’éprouve l’auteur pour ces pêcheurs d’Islande, dont ses aïeux firent partie. De ce cadre historique propice au drame, Makyo fait naître une aventure finalement fort basique : un armateur voit dans un enfant trouvé son fils caché, dont il veut faire son héritier, au grand déplaisir de sa sœur, mais il n’est pas seul dans le cas et l’enfant se retrouve bien vite avec trois pères potentiels. Basique donc, mais de qualité. Il est vrai que l’artiste maîtrise aisément ce type de récit (voir Grimion gant de cuir) ainsi que cet univers marin qui lui est familier (familial ?). De plus, l’histoire de son propre père permet à Makyo de nourrir son récit d’une belle tranche d’authenticité. Celle-ci, au travers de la vie quotidienne sur un bateau de pêche, donne une plus-value incontestable à ce « cœur en Islande », qui, sans cette dimension, aurait été somme toute moyen.

Le trait de Makyo reste égal à lui-même : un style réaliste « tordu » aux visages étrangement proportionnés (notamment au niveau des yeux) et cependant séduisant et personnel.

Un bel album que j’aurai finalement plus apprécié par son contexte historique et ses personnages secondaires authentiques que par son intrigue centrale trop classique à mon goût.

A lire. Et achat conseillé à tous ceux que cette tranche d’histoire concerne de près ou de loin.

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