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... a posté 2245 avis et 514 séries (Note moyenne: 2.96)

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Nom série  Nombre  posté le 30/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nombre ou la plus limpide des démonstrations du théorème de Pythagore qu’il m’ait été donné de lire !
Oui, c’est bizarre … mais au final, c’est ce que je retiens le mieux de ce diptyque, par ailleurs assez moyen.
Pourtant, le premier tome était prometteur. Les personnages avaient de la profondeur et l’idée de ce génie difforme et fils de criminel était attirante. Comme d’autres posteurs, j’eus préféré que la série se centre sur lui plutôt que sur la fille du professeur, ou qu’à tout le moins un parallélisme entre leurs parcours respectifs soit illustré.
Le second tome manque de rythme et les personnages adoptent des comportements parfois excessifs qui brisent la magie que « Nombre » parvenait fugacement à faire naître.
Le dessin plutôt quelconque de Egger n’arrange pas mon appréciation d’ensemble. Cependant, c’est ce dessin qui m’avait attiré vers cette série, mais via ces couvertures, que je trouvais bien séduisantes. Le ramage ne vaut malheureusement pas le plumage.
Une œuvre qui aurait pu devenir franchement bien, car tous les ingrédients nécessaires y étaient, mais qui reste moyenne du fait de son développement plutôt médiocre.

Nom série  Broussaille  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série eut été culte si elle s’était arrêtée à la fin de ce merveilleux troisième tome.

Les trois premiers tomes sont en effet excellents.
Les deux premiers offrent un dessin franco-belge très doux, assez rond et aux couleurs pastel. Même les maladresses du premier (comme ces poissons pas toujours bien dessinés) me charment. Le troisième (comme les suivants) se modernise, gagne en dynamisme mais devient également plus anguleux. Il est certes plus actuel, mais pas plus charmant pour la cause.
Le héros principal, Broussaille, est très attachant. Poète, rêveur, distrait et disponible (il a toujours une minute à consacrer aux autres), il incarne l’adolescent idéal de bien des mamans. Son évolution au travers des trois premiers tomes est cependant intéressante. Jeune ado peu mature au début, il apprendra à affronter les réalités de la vie au fil des albums pour s’assumer totalement à la fin du triptyque, sans jamais perdre ce regard amusé qui fait tout son charme.
Les histoires offrent souvent un lien avec la nature (la baleine dans le premier, la préservation de la nature dans le deuxième, les chats du troisième), habitude qui perdurera au-delà de ces trois premiers albums. Elles distillent également une poésie étrange teintée de mystère (mysticisme ?), et pourtant accessible à tous, et plus particulièrement aux jeunes ados.
Je trouve que les trois premiers tomes doivent être lus dans l’ordre afin de bien suivre la progression du personnage.
Les tomes suivants se composent d’histoires plus courtes et bien moins intéressantes. Elles retiennent surtout l’attention du lecteur grâce au souvenir des précédents épisodes, mais cette brume charmeuse a tendance à rapidement s’évaporer pour ne laisser que de brèves histoires anodines.

Culte, pour les trois premiers, et (objectivement) bof pour les suivants …

Paradoxe : je râlais que la série semblait avoir pris fin au terme du troisième tome, je râle maintenant qu’elle ait continué. Suis-je un éternel insatisfait ?

Nom série  Chute de Vélo  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec « Chute de Vélo », j’avais eu l’impression que, pour la première fois, Etienne Davodeau s’était réellement appliqué à rendre son dessin plus présent. Dans ses œuvres antérieures, en effet, ce dessin sert bien plus de support à l’histoire que de séduction graphique. Le style reste identique mais l’effort est à souligner : « Chute de Vélo » n’est pas seulement agréable à lire, il est également agréable à regarder.

Ceci dit, la force de cet auteur demeure dans son art de l’anecdote. Etienne Davodeau a ce don particulier d’aller chercher ce petit quelque chose qui rend ses personnages si humains. Par moment amusante (le récit de l’accident d’un des frères pas ses propres soins), grave (la révélation tout en pudeur du maçon), ou émouvante, la narration est le point fort de cet artiste. L’histoire souffre bien de deux ou trois faiblesses et d’un patos parfois excessif (les révélations de l’ami de la famille par exemple), mais ces personnages sont si attachants qu’on pardonne facilement à Etienne Davodeau ces petites facilités scénaristiques.

Cet album se révèle être un très agréable moment de lecture dès l’instant où l’on ne recherche pas la petite bête.

Vraiment bien.

Nom série  Pourquoi j'ai tué Pierre  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En règle générale, je n’aime pas le style d’Alfred. Je le trouve trop sommaire, trop brut et manquant cruellement d’élégance. Mais ce style s’accorde parfaitement avec la retranscription de faits, qui semblent alors pris sur le vif. Résultat : le dessin devient très parlant et illustre à merveille les propos d’Olivier Ka. En résumé, même si ce style ne me plait guère, je le trouve tout à fait adéquat dans le cas présent.

Je soulignerais également le passage composé de photographies, qui rattache cette histoire à sa réalité matérielle (les auteurs semblent nous dire : « ces lieux existent : en voici la preuve ! »)

Au travers de ce récit, Olivier Ka avoue avoir eu pour objectif d’effectuer une psychanalyse à bas prix. En effet, pourquoi payer un professionnel de l’écoute lorsque les lecteurs sont eux-mêmes ravis d’ouvrir leurs portes-monnaies pour se substituer à ce dernier. Si le principe peut sembler discutable, il n’est cependant pas nouveau et bien des autobiographies sont curatives pour leur auteur. Olivier Ka a seulement la maladresse (l’honnêteté ?) de l’inscrire en toutes lettres.

Reste que pour nous intéresser, l’histoire doit être intéressante et bien racontée.
C’est le cas présentement !

Olivier Ka déstructure adroitement l’enchaînement des événements qui l’entraîneront dans cette spirale autodestructrice. Malheureusement, à force de centrer le récit sur sa seule personne et son ressenti, il m’aura frustré de certaines réponses (Fut-il la seule victime de Pierre, par exemple) et apparaîtra sans doute à certains lecteurs comme fortement égocentrique. C’est le seul reproche que je ferais à ce récit autobiographique par ailleurs émouvant et finement structuré.

Achat conseillé aux amateurs du genre.

Ah oui, j'oubliais : la couverture est magnifique, avec ces deux visages confondus.

Nom série  Révélations posthumes  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Acquise à une époque où je vénérais Andreas, cette bande dessinée me parait aujourd’hui sans grand intérêt.

Le dessin semble être le travail de fin d’étude d’un élève très doué. Proche de la lithographie et des gravures du XIXème, le trait en noir et blanc surexploite les hachures mais apparaît bien souvent trop sombre et parfois confus. On jurerait qu’Andreas a reproduit une série de photographies via cette singulière technique. Guère convaincante au début, Andreas la maîtrise de mieux en mieux au fil de ces courtes nouvelles pour finalement approcher le style qu’il utilisera par la suite (mais sans jamais atteindre le niveau d’un Cromwell Stone). Les visages, par exemple, au départ forts réalistes, deviennent de plus en plus caricaturaux (et intéressants).

Les textes de Rivière servent de support à ce dessin, qui demeure le but véritable de l’album. En effet, les histoires manquent cruellement d’originalité et de passion pour que l’on s’y attache réellement. Utiliser des personnages célèbres et illustrer un passage prétendument étrange de leur existence n’était pas une mauvaise idée. Malheureusement, on oscille entre la biographie sans intérêt, l’anecdote anodine et le conte fantastique de série Z. La narration est poussive et, par moment, vraiment pénible, sentiment accentué du fait d’une mauvaise impression (les lettres paraissent par moment à moitié effacées).

Restent les illustrations d’Andreas. Mais (comme je l’ai déjà dit) il a fait bien mieux depuis.

Pour fans exclusivement (et encore …)

Nom série  La Ville qui n'existait pas  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un critique social encore incroyablement actuelle supporte un scénario finalement fort basique de Christin. Les personnages sont caricaturaux, les situations sont convenues et le dénouement est prévisible.
Le dessin de Bilal est égal à lui-même (pour les œuvres de cette époque) : énormément de hachures, un style assez carré mais un charme étrange et indéfinissable.
L’ensemble se lit sans ennui et plaira sans aucun doute aux soixante-huitards, qui retrouveront au travers de cette lecture leurs doutes et leurs espérances de l’époque.

Une œuvre de musée … d’actualité, car finalement rien ne change en ce bas monde.

Nom série  Rester jeune à tout prix  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un thème porteur, quelques bonnes idées, un dessin dynamique, des couleurs tape-à-l’œil, des dialogues vifs et (parfois) accrocheurs : une bd de Jim et Fredman, quoi …

Se farcir l’entièreté de l’album d’une traite risque de vous faire piquer du nez tant certaines situations sont répétitives, mais c’est le genre de truc que vous lirez sans peine dans une grande surface tandis que madame s’occupe des provisions de bouche.

Jim manque trop souvent de pertinence pour que nous nous reconnaissions dans ses personnages, même si certaines idées auront fait mouche chez moi (et notamment le gag illustré dans la galerie).

Pas mauvais à faible dose.
Indigeste en cas d’excès.

2,5/5.

Nom série  Solo (Dargaud)  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors, là je râle …

J’avais grandement apprécié ce premier tome d’une série prometteuse. C’était il y a … 15 ans. Depuis, la série a été abandonné, un sentiment d’abandon que je partage (Ouiiiinnn !!!)

Solo, c’est l’histoire d’un français moyen qui, suite à une rencontre, décide de tout lâcher pour partir en pèlerinage.
Vers où ?
Pour quelle raison ?
Dans quel but ?
Quelles nouvelles rencontres fera-t’il ?
Quel(s) secret(s) cache-t’il ?
Qui est-il réellement ?
Je ne le saurai sans doute jamais, et je le regrette.

Car ce premier tome était prometteur.

Aux commandes :
- un scénariste de talent, qui parvenait ici à créer une histoire originale peuplée de personnages attachants qui, bien souvent, cachaient sous des traits fort simples des caractères plutôt complexes. Ce Solo était une très belle introduction à une aventure du quotidien. En cela, je le rapprocherais d’un Lulu Femme Nue. Les dialogues et réflexions sonnaient souvent justes et rendaient cette série très humaine.
- un dessinateur de talent, qui illustrait d’une manière simple et dépouillée cette histoire de rencontre. Sternis a un style frais et lumineux qui dotait cette série d’un charme réel. Pas de grande démonstration mais une ligne soignée et lisible.
Les deux nous offraient alors une introduction prometteuse à une série originale.

Et puis, plus rien …

Rien de rien …

Sniff, ...

Nom série  La Hache et le fusil  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première histoire de la collection « La Mémoire des Arbres » de Servais, La Hache et le Fusil en déterminait la ligne de conduite, le ton et la forme. Un fait divers réel, un village gaumais, une histoire où s’entremêlent amour, vengeance et ruralité.

Il faut avouer que le cas proposé ici est bien gratiné : un drame véridique issu d’une étrange histoire d’amour (de pouvoir ?) entre un loqueteux inculte et une intrigante à la cuisse légère.

Au niveau du scénario, Servais est assisté de deux auteurs. Je ne sais si c’est dû à leurs apports mais j’ai trouvé l’histoire à la fois bien contée, bien documentée et bien rythmée. En règle générale, je trouve les scénarios de l’auteur un cran en dessous de son dessin, mais, dans le cas présent, ce serait plutôt l’inverse.

En effet, le dessin de Servais n’est pas d’égale valeur avec d’autres de ses œuvres. Je crains que l’histoire ne comporte trop de passages en intérieur (maisons, prisons, églises, palais de Justice) pour me séduire. Car si j’admire le trait de cet auteur, ce sont souvent les passages dans lesquels il illustre un arbre, une forêt, un oiseau, un paysage gaumais ou un frais visage féminin qui m’enchantent le plus. Ceux-ci sont malheureusement trop peu fréquents dans le cas présent pour provoquer mon contentement. De plus la colorisation est assez terne.

Une œuvre moyenne donc (une fois de plus) mais qui (une fois n’est pas coutume) m’aura plu séduit par son histoire que par son dessin.

Un bon 2/5 ou un petit 3/5, j'hésite...

Nom série  Janet Jones  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Duval (Les Lutins) au dessin : un trait semi-réaliste assez rond, très détaillé mais jamais confus, à l’aise dans tous les domaines, du visage aux paysages en passant par les scènes peu éclairées.

L’artiste illustre ici un scénario de Dieter, un auteur sensible qui aime laisser le premier rôle à ses personnages plutôt qu’à l’intrigue.

Trois tomes durant, nous accompagnerons donc Janet Jones, photographe de son état et femme de caractère, partie à la recherche d’un ouest américain authentique (nous sommes encore à l’époque du Far-West, des pionniers, des chercheurs d’or, de hors-la-loi sans scrupules et d’indiens belliqueux).

La narration à la première personne n’est pas très originale, pas plus d’ailleurs que les intrigues développées. Le ton est généralement doux-amer et l’action plutôt lente laisse le champ libre à l’ambiance. Mais les personnages ont des caractères souvent intéressants, qui expliquent parfois des comportements extrêmes (Empereur Jack, par exemple). De petites trouvailles scénaristiques permettent également de tenir le lecteur en haleine, sans pour autant le laisser sans voix.

Trois tomes, donc, pour trois histoires au décor classique. Jugez plutôt :
- un convoi de pionniers dans le premier tome ;
- un village minier et son despote dans le deuxième ;
- une bande de hors-la-loi traqués par de sordides gardiens de l’ordre dans le troisième.

Une série qui n’aura sans doute rien apporté de plus à la littérature du genre, mais qui m’aura bien plu par son humanité et ses intrigues très classiques mais bien ficelées.
A lire, à l’occasion.

Nom série  Lloyd Singer (Makabi)  posté le 24/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Surprenante, très surprenante série que ce Lloyd Singer, alias Makabi !!!

Dans le premier cycle, Luc Brunschwig nous présente une sorte de super justicier. Lloyd Singer, en effet, sous ses dehors des plus quelconques, cache un double des plus redoutables. Mais sa personnalité serait bien pauvre s’il ne s’agissait que de cela. Car notre gaillard, outre le fait d’être juif américain, grand frère responsable d’une famille de névrosés (une de ses sœurs est anorexique mais les deux autres membres de la fratrie ne valent guère mieux), sait parler et surtout écouter les femmes.

Ça n’a l’air de rien, comme ça, mais ce genre de profil permet de faire se rencontrer deux types de bande dessinée : d’une part, la bande dessinée d’action classique, du type Largo Winch, avec un héros solide, des méchants immondes, des courses poursuites et bien entendu, de l’action, beaucoup d’action, mais d’autre part, la bande dessinée psychologique qui s’inquiète de la personnalité de ses acteurs, en nuance les profils est très présente également. On s’inquiète de la manière de penser de tous les personnages, on remarque leur fragilité, leurs failles, on partage leur passé pour comprendre leur réalité présente. Oui, les « vilains » peuvent être d’immondes crapules, ils peuvent aussi ne pas répondre à cet archétype. Oui Makabi peut sembler sûr de lui… il peut ne pas l’être pour autant. C’est d’ailleurs de ce genre de profil paradoxal que se nourrit un deuxième cycle encore supérieur au premier.

Je craignais pourtant une chute d’intérêt dès que le héros allait tomber le masque. Il n’en est rien puisque l’histoire rebondit sur les difficultés pour celui-ci de faire coexister ses deux personnalités. Lloyd Singer en devient encore plus touchant et plus fragile.

Ajoutons à cela que les intrigues sont bien menées et très différentes d’un cycle à l’autre. Si, dans le premier, la trame de fond est très classique et sans réelle surprise, dans le deuxième, cette intrigue ne cesse de changer de centre d’intérêt. En trois tomes, ce centre d’intérêt se déplace de la victime d’un tueur en série à Lloyd Singer pour aboutir enfin à la personnalité du tueur en série lui-même. Ce deuxième cycle est donc beaucoup plus psychologique et l’action n’y est plus aussi présente que dans le premier. Mais quelle richesse dans ce développement psychologique, justement !

Le dessin d’Olivier Neuray est d’une agréable qualité. Dérivé de la ligne claire, il est très lisible, type bien les personnages et fait montre d’efficacité dans les scènes d’action. Les expressions du visage sont également bien reproduites, ce qui est important dans le cas présent. Seul reproche : un certain vide dans les décors, un sentiment encore accentué par le passage à un plus grand format. Le changement d’éditeur a également entrainé une modification de la colorisation, me semble t’il et je préférais le style plus nuancé de chez « Dupuis » mais je me suis vite fait au style « Grand Angle » et la qualité du scénario a totalement occulté les petites faiblesses du graphisme.

J’attends maintenant avec impatience la suite de ces aventures. Makabi est devenu un de mes personnages de papier préférés, à l’instar d’un Joshua Logan (« Le Pouvoir des innocents ») grâce à ses failles, sa conscience morale et ses conflits de personnalité. J’avoue avoir vraiment hâte de recevoir de ses nouvelles !

A ne pas manquer, selon moi !

Nom série  Jules Verne - Voyage au Centre de la Terre  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mwouaips, bof...
Adapter un roman de Jules Verne n’est pas une entreprise évidente. Réduire Voyage au centre de la terre à deux tomes de 40 planches chacun est une entreprise suicidaire.
Les auteurs se sont donc retrouvés dans l’obligation d’élaguer au maximum l’œuvre pour n’en garder que la quintessence. Ils s’en sortent honorablement et la formule proposée aura le mérite d’être accessible au plus grand nombre. Facile à lire, privilégiant l’action et l’humour au détriment de la réflexion scientifique et du suspense, cette bande dessinée plaira sans doute aux plus jeunes.
Le dessin de Laverdure est une ligne claire simple mais de qualité. Il est très lisible mais maladroit dans les moments les plus dynamiques.
Je ne peux malheureusement m’empêcher de comparer le présent objet avec l’œuvre mère, cause de ma déception profonde.
Digne de certaines adaptations cinématographiques américaines (les plus maladroites), sans plus.

Nom série  Halona  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un secret de famille, des métis indiens, un tueur en série et les grands espaces made in USA : de bons ingrédients pour ce classique cocktail. L’intrigue est plaisante et joue sur une gamme bien connue : les jumeaux qui s’ignorent.
La conclusion est par contre complètement ratée à mes yeux et fait cruellement chuter mon appréciation d’ensemble. C’est regrettable, car l’ambiance créée, sans être très originale, m’avait séduit.
Au niveau graphique, le trait de Berthet est très ligne claire, bien lisible mais manque (un peu) de profondeur. Le travail est très propre et soigné mais ce n’est pas mon style préféré.
Du même dessinateur et dans la même collection, je lui préfère Sur la route de Selma, au scénario autrement solide et à la conclusion... convaincante (ce qui n’est pas le cas du présent opus).
Pas mal, sans plus.

Nom série  Al'Togo  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et encore un poulet. Mais celui-ci est black et européen, … et semble cacher un sérieux secret.
C’est une bonne idée de faire intégrer le héros de la série à la police européenne. Cela permet de créer des intrigues moins convenues que d’habitude. En effet, les problèmes issus de méfaits multi-frontaliers sont aussi variés qu’amusants (paperasse, rivalité entre polices, valises diplomatiques, luttes d’influences politiques).
Le personnage central est très sympathique. Fonceur, audacieux mais doué pour la psychologie, il peut se révéler maladroit à l’occasion. Son équipe de travail est à son image. L’aspect humain reste toujours très important et c’est une réelle qualité à mes yeux.
Les thèmes sont agréablement variés mais les intrigues ne sont pas des plus subtiles.
On en apprend très peu sur le trouble passé du héros durant les trois premiers tomes, mais le quatrième amorce la révélation du mystère.
Le dessin de Sylvain Savoia est très commun. Entre ligne claire et manga, il vaut principalement par son dynamisme et ses cadrages.
Une chouette petite série, en somme, qui ne révolutionnera pas le genre mais qui se laisse lire avec plaisir.
Pas mal, pas mal …
A emprunter à l'occasion (et plus si affinités).

Nom série  Blacksad  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crains toujours ces séries dont les personnages ont des têtes d’animaux. C’est donc avec un certain a priori et uniquement sur base des avis ci-dessous que je me laissai convaincre par ma bibliothécaire.

Après lecture des trois premiers tomes, mon avis restera nuancé. Mais une chose est sure : la présence de têtes d’animaux sur les différents protagonistes ne m’a posé aucun problème. Je ne trouve pas que cela soit un réel plus, mais cette approche permet d’agréables variations scénaristiques (le thème du racisme en est un bon exemple).

Si mon avis reste nuancé, c’est avant tout dû aux scénarios de Canales.

En effet, j’ai trouvé le premier tome excellent. C’est un véritable et bel hommage au cinéma du genre (ces privés américains des années ’50). Le scénario n’est pas le plus original qu’il soit, mais puisqu’il s’agit d’un hommage, cela me parait logique. Le privé cache donc une blessure secrète sous une bonne dose de cynisme. Le méchant est donc un nanti qui abuse des plus faibles. La pin-up est donc de rigueur et devra donc connaître ou avoir connu une idylle avec notre privé. Le bon flic sera donc honnête, plus lent à la détente que le privé mais présent au bon moment. Très classique (donc) mais diantrement efficace.

Les tomes suivants sont par contre un cran en dessous. Les personnages sont toujours aussi classiques mais les intrigues, moins convenues, sont aussi nettement moins prenantes et inutilement compliquées. Enfin ! Compliquées, entendons-nous, je veux plutôt dire étoffées.
Le deuxième tome reste cependant très correct. Le troisième, par contre, ne m’aura guère passionné. De plus, j’ai trouvé certains visages de celui-ci inadéquats ou maladroit, alors que cet aspect ne m’avait jamais perturbé auparavant. Est-ce dû à la faiblesse du scénario ou ces visages sont-ils réellement moins réussis ? Je n’en sais rien mais les faits sont là. Ce troisième tome est très moyen lorsque je le compare aux deux premiers.

Un bon 4/5 pour le tome 1
Un bon 3/5 pour le tome 2
Un bon 2/5 pour le tome 3
(Etrangement, je ne suis pas pressé de découvrir le tome 4).

Achat conseillé pour les deux premiers tomes.

Nom série  Et Dieu créa Eve (ah oui, et Adam aussi)  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des gags en une planche avec Dieu, Adam, Eve et le serpent comme personnages principaux.

J’aime bien le dessin de Bercovici. Je le trouve très spontané, expressif et dynamique. C’est du franco-belge à gros nez mais avec une réelle personnalité, reconnaissable entre mille.

Les gags sont malheureusement la plupart du temps assez plats, et m’incitent bien plus à sourire gentiment qu’à rire aux éclats. Ils tournent souvent autour du même thème (Eve trompe Adam avec le serpent, et profite gaiement de son long appendice), et c’est regrettable. D’autant plus que certains gags qui n’utilisent pas cette grosse ficelle sont parfois bien meilleurs.

Ce manque de diversité nuit grandement à la qualité de l’ensemble et fait de cet album quelque chose de finalement tout à fait dispensable.

A réserver aux fans de Bercovici.

Nom série  Bédérimes  posté le 22/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une petite merveille de poésie.

Bédérimes (un album au nom explicite) recueille plusieurs poésies de Pierre Coran illustrées par Bernard Godi (oui, oui, celui de L'Elève Ducobu). La poésie sert alors de support narratif à un court strip (8 cases en général) ayant pour thème central la nature au sens large. Beaucoup d’animaux, quelques légumes et de temps à autre un petit garçon sont les sujets de prédilection du poète.

Cela a beau être enfantin (normal, ce livre leur est destiné), c’est cependant d’un très beau niveau, et assez fin pour susciter l’éveil de nos chers bambins. Pour preuve, ce haricot prétentieux qui rêve de carrosse depuis qu’il se croit princesse. La musicalité des textes est bien présente, tout comme l’humour d’ailleurs.

Au niveau graphique, le trait de Godi est simple et bien plus proche de la bande dessinée franco-belge à gros nez que de l’illustration de livres pour enfants. C’est d’ailleurs sous forme de bd que ce livre se présente.

Si votre enfant aime Henri Des (mais quel enfant ne l’aime pas ?), les vaches Aztèques ou d’autres artistes soucieux d’apporter poésie et humour à nos chères têtes blondes, nul doute que ce livre lui plaira. Je soupçonne d’ailleurs plus d’un de ses parents de le lire en cachette (c’est mon cas).

A acheter … en brocantes, car le livre semble être devenu rare et hors de prix. Je l’ai négocié pour 3 € alors qu’il serait vendu via internet pour un montant supérieur à 20 € ( !?)

Dans la catégorie "livres pour enfants", c'est franchement bien.

Nom série  Le Mangeur d'Histoires  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une étrange et très originale histoire. L’idée de départ est en effet brillante mais j’ai trouvé que Fabrice Lebeault ne l’exploite pas au maximum. Le récit, par moment inutilement bavard, manque en effet de rythme et a par conséquent souvent tendance à s’essouffler. De plus, en mélangeant l’histoire d’un héros de roman prenant corps et celle d’un auteur de romans feuilletons à la technique singulière, l’artiste a tendance à s’égarer et à laisser de côté la seconde au profit de la première. C’est regrettable, car l’esprit de ces romans feuilletons est bien rendu, et l’ambiance créée par l’auteur est bien agréable.

Le dessin est d’une bien belle qualité. Simple, désuet, épuré et pourtant précis et détaillé, le trait de Fabrice Lebeault lui est personnel mais plaira à un grand nombre de lecteurs.

Nom série  Il faut y croire pour le voir  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec Jean-Claude Forest, il ne faut pas s’attendre à tomber sur un scénario normal. Je ne sais pas ce qu’il fume (peu m’importe, d’ailleurs) mais ses histoires sont … hallucinées et délirantes, et flirtent parfois avec le grand n’importe quoi.

« Il faut y croire pour le voir » ne déroge pas à la règle, et le lecteur doit être averti avant de se lancer dans cette longue aventure. Une longue aventure car non seulement le volume est conséquent (plus de 100 pages), mais de plus narration et dialogues sont très présents. Ne vous attendez donc pas à avoir fini votre lecture en deux temps trois mouvements.

Vous voilà avertis.

Personnellement, cette fantastique (au sens stylistique du terme) histoire de caveaux en cavale, d’héritage étrange et de bretons peu loquaces, contrairement à leurs chats, m’aura énormément plu. J’ai apprécié les nombreuses expressions imagées, les multiples personnages plus improbables les uns que les autres et le graphisme original d’Alain Bignon.

Ce dernier a réellement un trait personnel : une sorte de fauvisme bédéesque. Parfois approximatif et toujours faussement naïf, il ne plaira pas à tout le monde. Personnellement, j’ai autant apprécié le trait que les éclairages. De plus, ce style convient très bien au récit, tous deux flirtant par moment avec le ridicule.

La frontière entre la parodie déjantée et le ridicule variant d’une personne à l’autre, je comprends parfaitement que cet album en écœure plus d’un. J’ai cependant eu la chance de rester du bon côté de cette frontière.

Spécial, proche du foutoir tant au niveau du scénario que du dessin, mais bien amusant et très original.

Nom série  La Dérisoire effervescence des comprimés  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« La dérisoire effervescence des comprimés » est un titre merveilleux.

Mais Boucq ne s’arrête pas là. Tout l’album, recueil de courtes histoires délirantes au ton souvent mordant et cynique, est d’une qualité indéniable. Il faut cependant reconnaître que le genre d’humour pratiqué par l’artiste risque de faire grincer les dents de certains lecteurs.
Le dessin est de qualité. Ce pseudo réalisme est tout à fait adéquat pour illustrer ces histoires déjantées, tout comme le dessin d’Alexis l’était pour illustrer les Cinémastock.

Je n’oserais cependant pas conseiller l’achat immédiat, car un essai préalable via une location me paraît plus sûr. L’univers développé par Boucq est trop particulier, trop personnel pour plaire à tout le monde.

Mais je sors de cette lecture totalement convaincu et épouvantablement charmé (Ah, l’idée des schtroumpfs, quelle merveilleuse horreur !!!)
A découvrir, sans nul doute.

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