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Nom série  Scrooge, Un chant de Noël  posté le 09/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La force de cet extrêmement classique conte de Noël réside avant tout dans son incroyable dessin. Je suis en effet tombé sous le charme de ce trait faussement naïf et de cette colorisation toute en contrastes (sombre ou lumineuse en fonction des circonstances).

Le récit, en lui-même, n’aura pas déclenché de véritable passion dans mon chef, tant l’histoire ici développée est conventionnelle. Il faut dire que la version originelle date de plus de 160 ans. Par conséquent, ce conte de Noël qui fait la part belle à la rédemption des pêchés peut, à ce jour, sembler très désuet.

La narration est cependant agréable à lire, et le récit demeure intéressant. Les rebondissements sont certes très classiques, mais s’ils sont devenus classiques, c’est justement dû à leur pertinence, à leur évidence. Cette histoire coule de source, mais d’une source si limpide qu’il est encore agréable de s’y rafraichir de nos jours.

Une belle œuvre pour la jeunesse, à lire à l’approche de Noël, un enfant sur vos genoux.

Franchement bien.

Nom série  Gil Jourdan  posté le 08/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici, à mes yeux, la meilleure série humoristico-policière illustrée en bande dessinée.

Gil Jourdan est devenu une référence en la matière. Son auteur (Tillieux) combinait deux qualités rares et précieuses pour un scénariste. En effet, il parvenait à écrire des scénarios solides, riches en rebondissements, en suspense et à basculer en mode "dialogues délirants" dès que l’occasion se présentait.

La série offrira des scénarios extrêmement variés, n’hésitant pas à lorgner du côté du fantastique à l’occasion.

La galerie des personnages est d’une complémentarité inattaquable. Et le trio composé par Jourdan, Libellule et Queue de Cerise basculera rapidement vers un quatuor avec l’adjonction d’un indispensable Crouton. En effet, le duo composé de Libellule et de Crouton est un classique des clowns de cirque et l’élément indispensable à la dimension humoristique de la série. Malheureusement, au plus Crouton sera présent, au moins Queue de Cerise interviendra, et je regrette ces merveilleux duels verbaux qui l’opposaient à Libellule.

Le graphisme de Tillieux est symptomatique de l’école franco-belge. Je soulignerai toutefois son incroyable dynamisme (notamment dans les courses poursuites en voitures) et la pureté de sa ligne. Avec un tel dessinateur, tout parait simple ! Seuls, les derniers épisodes montreront quelques signes de faiblesse, tout en restant d’un très bon niveau. Mais sans doute le changement de dessinateur y est-il pour quelque chose. En effet, Gos officie en tant que dessinateur sur les quatre derniers tomes de la série.

Vous l’aurez compris, Gil Jourdan est, pour moi, une série majeure qui aura inspiré bien des héros actuels, à commencer par Léo Loden (dont les auteurs n’hésitent pas à revendiquer cette filiation au travers de nombreux clins d’œil).

A lire, absolument.

Nom série  Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)  posté le 08/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série de gags en une planche dont la force comique réside avant tout dans l’aspect impassible de ses acteurs. En effet, à la manière d’un Buster Keaton, tous ces personnages à lunettes demeurent stoïques face aux événements auxquels ils sont confrontés.

Les auteurs ont des thèmes de prédilection, qu’ils malaxent en tous sens jusqu’à plus soif. Personnellement, j’avoue un faible pour les histoires mettant en scène un(e) amnésique à son réveil, et qui écoute le message préenregistré qui le (la) renseigne sur son état.

Les tomes 1, 2 et 5 varient les sujets, tandis que les tomes 3 et 4 traitent d’un thème central (le paranormal pour le tome 3 et l’enfantement pour le tome 4). Personnellement, je préfère les albums les plus variés, et tout particulièrement les deux premiers tomes.

La série est très inégale, et si certains gags sont vraiment excellents, d’autres sont tout simplement nuls. Mais, en moyenne, la collection atteint un niveau tout à fait acceptable, qui en fait un judicieux emprunt de bibliothèque.

Au niveau graphique, le trait de Clarke (Mélusine) est typique des séries humoristiques à gros nez. Ses visages sont variés et son trait est dynamique. C’est classique, mais efficace.

Pour résumer, une bonne série à emprunter.

Nom série  Tatayet  posté le 08/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tatayet a, durant les années ’80 et jusqu’au milieu des années ’90, connu un énorme succès en Belgique (il a même eu droit à sa propre émission de divertissement). Et pour exploiter le filon jusqu’au trognon, une déclinaison sous forme de bande dessinée a été créée.

Aux scénarios de ces courts gags : ni plus ni moins que Raoul Cauvin. Son humour bien pensant, gentillet et bon enfant convient tout à fait à la série. De plus, en se limitant à deux tomes, la série évite le sentiment de redondance, si coutumier des innombrables productions de ce prolifique auteur.

Maintenant, le thème en lui-même montre vite ses limites, et les gags sont souvent très moyennement drôles. Les situations sentent le réchauffé et l’originalité est quand même très rarement au rendez-vous.

Le graphisme de Olivier Saive est, pour sa part, peu convaincant. Certes les caricatures de Tatayet et de son animateur, Michel Dejeneffe, sont bien réussies, mais le trait de l’artiste demeure malheureusement très raide et manque cruellement de dynamisme.

Au final, cette série est tout à fait dispensable. Son sujet a beau sortir de l’ordinaire, je ne parviens pas à y voir autre chose qu’une manœuvre mercantile dont la capacité de séduction repose sur le charisme de Tatayet, dont la version en chair et en peluche, elle, était vraiment convaincante !

Nom série  Soeur Marie-Thérèse  posté le 05/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce que je préfère dans cette série ? Ses couvertures ! Et plus particulièrement, celles des tomes 1 et 3 !!

Les histoires de cette (pas très) bonne sœur, alcoolique, droguée, obsédée et ingérable vaut principalement par son esprit totalement irrespectueux de notre culture judéo-chrétienne et par ses nombreux clins d’œil disséminés en arrière-plan.

Je dois cependant avouer que bien des intrigues sont trop débiles pour me satisfaire. Heureusement, il reste les dialogues totalement déjantés et le dessin très expressif de Maëster pour retenir mon attention.

Certains personnages me paraissent insipides, à commencer par ce Jésus, jardinier à l’accent portugais. Ses interventions sont vraiment sans intérêt à mes yeux.

Certains chapitres ne présentent vraiment aucun intérêt tant les scénarios n’ont ni queue ni tête.

Reste le charisme de l’héroïne de la série, pourvue d’une tronche bien marquante et d'une grande gueule remarquable.

A emprunter à l’occasion (de préférence dans l’ordre des publications, car la qualité chute au fil des albums).

Nom série  Le Vol du Corbeau  posté le 05/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le surprenant Marée Basse, et surtout le remarquable Le Sursis, j’attendais Gibrat au tournant. Et, à défaut de totalement me convaincre, il a eu le mérite de rester sur la route : "le Vol du Corbeau" est un bon album !

Le dessin de l’artiste est d’une qualité équivalente à Le Sursis. Jeanne est aussi séduisante que Cécile (elles se ressemblent comme deux … sœurs), les décors sont toujours aussi bien rendus et les physionomies des personnages ont toujours cette légère tendance à différer selon qu’ils sont croqués de ¾ ou de face (principalement dans le chef de François et de son ami René). Mais cette petite critique est peu de chose par rapport à mon appréciation d’ensemble. Gibrat est un dessinateur que j’apprécie énormément, son trait est chaud, fin et séduisant et sa coloration est aussi soignée que subtile.

Au niveau du scénario, les points de similitude entre ce corbeau et Le Sursis sont nombreux. Je citerai entre autres le caractère très désinvolte du personnage masculin central et le fait que les deux récits illustrent une histoire d’attente. Jeanne, à l’image de Julien dans le sursis, attend que les choses se tassent. Seul le lieu de retraite change, puisque l’on troque un grenier pour une péniche.

Avec une héroïne coincée sur une péniche, la force du récit ne pouvait que résider dans la qualité de la narration. Et Gibrat parvient régulièrement à nous faire ressentir toute la frustration, toutes les angoisses de Jeanne, si désireuse d’avoir des nouvelles de ses proches et si frustrée et honteuse de devoir mettre en danger ses bienfaiteurs pour y parvenir.

Ne craignez cependant pas d’être confrontés à un album statique, car si Jeanne se retrouve régulièrement coincée dans l’ombre, cela s’agite quand même furieusement autour d’elle. Les péripéties et rebondissements ne manquent pas !

Une fin tirée en longueur suffira toutefois à faire baisser ma cote. En effet, je trouve que les 7, 8 dernières planches se trainent lamentablement. Et là où Le Sursis se concluait par deux planches exceptionnelles d’émotion, ce "Corbeau" se pose sans grande surprise, pour une fin bien trop gentillette.

Nom série  Babiole et Zou  posté le 04/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Babiole et Zou est une des séries mineures de Greg.

Les aventures journalistico-policières du duo ne sont certainement pas désagréables à lire, mais elles sont loin d’être passionnantes. De plus, Babiole est une héroïne très typée jeune femme libérée des années ’60. Par conséquent, elle présente un côté féministe militante, sûre d’elle et arrogante, qui me gonfle quelque peu. Et comme Zou a plutôt tendance à s’écraser devant elle, les duels de ce duo trop disproportionné ne fonctionnent que moyennement bien.

Au niveau graphique, le trait de Greg est semblable à celui qu’il employait sur la série de Achille Talon. Nous sommes donc en terrain connu. La qualité est au rendez-vous (pour les amateurs de la grande époque du style franco-belge humoristique).

Honnête, mais vraiment trop anecdotique, cette série me fait penser à toutes celles qui remplissaient les pages des magazines de l’époque : des œuvres correctes, qui garantissaient un nombre de page conséquent, mais qui demeuraient dans l’ombre des véritables têtes de file de ces magazines. Sans doute a t'elle été créée dans l'espoir d'attirer un certains lectorat féminin. Ne me sentant pas concerné, je ne pourrai que paraphraser Achille Talon en concluant par un simple ...

... bof ...

Nom série  Les Nombrils  posté le 04/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome fut une très agréable surprise. Deux pestes superficielles et égocentriques qui utilisent leur prétendue meilleure amie comme souffre-douleur, faut avouer que c’était osé comme point de départ d’une série humoristique destinée au grand public. Et le talent des auteurs est tel que la série fonctionne ! J’ai très souvent souri à la lecture de ces gags en une planche, tout en m’attachant à cette grande asperge trop naïve qu’est Karine.

Malheureusement, les tomes suivants voient le profil psychologique des deux « nombrils » (Vicky et Jenny) évoluer. En les dotant d’une famille, Maryse Dubuc nous prive partiellement du plaisir de les détester. En effet, leurs comportements trouvent un embryon de justification dans la présence pour l’une d’une mère irresponsable et d’une petite sœur très peste, et pour l’autre de parents trop exigeants et d’une grande sœur prétentieuse et arrogante. Bien entendu, l’adjonction de nouveaux personnages permet de varier agréablement les situations, mais cette nouvelle distribution des rôles rompt l’idée initiale. Résultat : les gags sont plus variés mais moins amusants.

En parallèle, les capacités intellectuelles du duo infernal se schématisent. L’une (Vicky) est le cerveau machiavélique tandis que l’autre (Jenny) joue le rôle de la blonde de service. Une évolution malheureuse, que je trouve trop réductrice et caricaturale.

Je soulignerai également l’évolution de la structure du scénario. De gags en une planche dans le premier tome, il évolue vers une histoire en 44 planches tout en gardant le principe de la chute en fin de page. C’est très audacieux, car il n’est pas évident faire coexister ces deux principes narratifs. Et, personnellement, je trouve le résultat peu convaincant. L’histoire demeure décousue (surtout dans le deuxième tome), tandis que bien des chutes ratent leur cible, tant elles paraissent forcées ou déplacées. Je pense que les auteurs devraient privilégier l’un des deux systèmes, quitte à alterner recueils de gags en une planche et histoire complète.

Au niveau graphique, je n’ai pas grand-chose à dire. Le dessin de Delaf est sympa et souple, bien dans la lignée des productions actuelles pour ados (Malika secouss, par exemple). Rien d’extraordinaire, mais un style qui convient bien à ce type de série. Les couleurs sont informatisées et sans beaucoup de nuances (on est proche d’une série comme Kid Paddle à ce niveau), rien de spécial là non plus.

Pour résumer : un premier tome dont je conseille franchement la lecture (4/5), un deuxième très décevant (un petit 2/5) et un troisième juste acceptable (2,5/5). Un petit 3/5 de moyenne, donc.

Nom série  Le Piège  posté le 03/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit érotique comme Manara sait si bien les faire.

Le trait de l’artiste est toujours d’une qualité indéniable, dans ce noir et blanc aussi troublant qu’élégant. Le scénario, quant à lui, est surtout un prétexte à divers courts chapitres de valeur inégale, dont le pouvoir d’attraction dépendra de vos propres fantasmes. Sachez cependant que dans le cas présent, le voyeurisme et l’exhibitionnisme occupent la majeure partie de l’espace. Par conséquent, si vous n’êtes pas sensibles à ce genre d’aventure, je vous conseille de continuer votre chemin … mais personnellement, j’ai fait une petite pause … finalement bien agréable.

Un album décousu, certainement pas indispensable, et inférieur à Le Déclic mais dans la lignée des autres œuvres érotiques de l’auteur.

Nom série  L'Ane d'or (La Métamorphose de Lucius)  posté le 03/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les contes dans lesquels le héros se transforme en animal, sans même tenir compte des vampires ou des loups-garous, sont très fréquents. Et leur présence dans le milieu de la bd l’est également (au hasard et sans trop chercher : L'Appel de l'Enfer, La Tchalette, Les Yeux du marais, Garulfo). Toutefois, je n’en connais aucun autre qui se déroule à l’époque de l’Empire romain.

C’est donc ce contexte historique, bien plus que les péripéties vécues par Lucius, qui aura titillé mon cerveau. En effet, Manara illustre ici un Empire de débauche, d’orgies et de perversion très convaincant, dérangeant et troublant. Mais le conte, en lui-même, est plutôt anecdotique. En tous les cas, il n’aura jamais éveillé de réelle passion dans mon chef.

Mais si le contexte a titillé mon cerveau, le trait de Manara, lui, aura titillé mon regard. En effet, j’ai trouvé l’artiste au sommet de sa forme. Ses femmes sont plus lascives que jamais et le charme qui s’échappe de cet album est indéniable.

L’album fut donc agréable à parcourir, quand bien même l’histoire centrale manque d’un véritable pouvoir d’attraction.

Pour son contexte et pour son graphisme : 3/5.

Nom série  Quatre doigts - L'Homme de papier  posté le 03/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Pourquoi cet album s’appelle t’il « Quatre doigts » ? Je n’ai à ce jour toujours pas trouvé la réponse à cette question.

Naïvement, au vu du titre et connaissant d’autres œuvres de Manara, j’avais espéré un récit à l’érotisme torride non dépourvu de séquences audacieuses d’onanisme féminin. Mais rien de cela ici.

« Quatre doigts » nous invite à une balade dans l’Ouest américain, prétexte à une galerie de personnages hétéroclites. Pas de véritable intrigue dans cet album, mais Manara nous propose, sur un mode badin, une suite de péripéties très anecdotiques qui lui permettent, avant tout, de développer ses personnages. Ceux-ci sont souvent amusants à défaut d’être réellement captivants.

Le dessin de l’artiste est toujours élégant, mais n’atteint pas le niveau de ses meilleures productions.

En résumé : sans être mauvais, cet album est totalement dispensable et seuls les grands fans de l’artistes trouveront (à mon avis) l’achat du présent objet justifié.

Nom série  Le Boche  posté le 03/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après lecture du premier cycle, mon avis sur cette série demeure mitigé.

D’une part, j’ai trouvé le personnage central intéressant et charismatique. D’autre part, je n’ai que très moyennement apprécié le scénario du type « fuite en avant » que Daniel Bardet nous propose.

D’une part, j’ai vraiment aimé le contexte historique (la période d’occupation vue au travers des yeux de personnages qui essayent avant toute chose de s’en sortir, quitte à collaborer ou à pratiquer le marché noir). D’autre part, j’ai regretté les nombreux heureux hasards qui parsèment la longue fuite de Claus.

Le dessin des frères Stalner, lui, me plait depuis le premier jour. Et cette série ne fait pas exception à la règle (même s’ils ont fait mieux depuis). Le trait est dépouillé, classique, élégant, très lisible et pourvu d’un charme indéfinissable.

Je ne continuerai cependant pas la lecture de cette série. Les personnages secondaires manquent de « matière » et je crains que cela ne s’améliore pas avec le temps. De plus, je subodore la répétition de ces heureux hasards qui auront déjà partiellement gâché mon appréciation du premier cycle.

Je conseillerai cependant la lecture du premier tome, car il est agréable à l’œil et peut (presque) être lu comme un one-shot.

Nom série  Corpus Christi  posté le 02/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Western spaghetti de série Z, Corpus Christi n’est pas désagréable à lire, même si le scénario est des plus capillotractés. Les clins d’œil au cinéma et aux bandes dessinées du genre ne manquent pas, et il est, par exemple, difficile de ne pas reconnaître Clint Eastwood dans les traits du héros de la série.

Malgré quelques éléments totalement improbables, le scénario est construit en respectant les principes du genre. Nous avons donc droit, comme point de départ, à une bande de hors-la-loi aussi bêtes que méchants menés par un méchant pas bête et à laquelle vient se joindre un gentil méchant, pas bête lui non plus (et si ce point de départ ne vous rappelle pas « Pour quelques dollars de plus », c’est que vous n’avez jamais vu ce film). Les séquences de tir se succèdent, entrecoupée par de courts passages humoristiques ou romantiques (comme faire se doit).

Le dessin peut être comparé à celui de Swolf sur la série Durango. Il est de qualité et s’accorde parfaitement avec le genre illustré. La colorisation est loin d’être phénoménale, mais elle ne pose pas réellement de problème en cours de lecture. Je ne me suis cependant jamais attardé sur une planche pour en admirer le graphisme.

Au final, cela donne une série acceptable, à ne réserver qu’aux grands fans du genre.

Nom série  C'était nous  posté le 02/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A la suite d’une vibrante interprétation du générique de « Candy » par mes soins et lors d’une éthylique soirée karaoké (vous connaissez ? Mais si : Au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils), les plus cruels de mes amis m’ont offert la série dont il est ici question.

Plus jamais je ne boirai dans un karaoké …

« C’était nous » est un shojo digne des plus mauvais romans de la bibliothèque rose (bien que j’avoue ne pas les avoir tous lus, loin de là). Le scénario est un remplissage sans scrupules de pages insipides au fil desquelles un couple d’ados se lie, se sépare, se relie, se dispute, se réconcilie, avec une héroïne qui voudrait bien mais qui n’ose pas, mais qui voudrait bien, mais qui ne se sent pas prête, mais qui … et un galant tellement gentil et drôle mais qui cache un lourd secret, et beau, et intelligent, mais aussi bête comme un garçon (hi, hi, hi !) et sensible, mais si distant (bouh, ouh, ouh !) et irresponsable, mais c’est pour cacher un lourd secret (je l’ai déjà dit ? C’est pas grave …). Ajoutez à cela le bon copain, secrètement amoureux de la Nana, mais qui ne veut pas trahir son meilleur ami, mais qui est quand même bien tenté, mais qui se dit que ça ne se fait pas, mais qui voudrait bien quand même, mais son sens moral le lui interdit, mais bon ! Si l’occasion se présente, peut-être que…, mais non ! Cela ne se fait pas (vous comprenez mieux ce que je voulais dire à propos du remplissage ?)

Au niveau du dessin, nous avons droit aux personnages féminins en jupette et aux yeux démesurés, aux décors rachitiques (surtout dans les premiers épisodes, car il faut avouer que les derniers sont un peu plus riches à ce niveau), à une mise en page qui permet de remplir une planche avec un minimum de moyens, à des effets de style stéréotypés et à des expressions de visage trop accentuées.

Cependant, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Candy, une série télévisée qui m’avait suffisamment marqué pour que je me souvienne de son générique 25 ans plus tard.

Je dirai donc que je n’ai vraiment pas aimé MAIS que j’ai passé l’âge de ces lectures … et que les couvertures des tomes sont loin d’être vilaines.

Subjectivement 1/5, mais objectivement, la série devrait plaire aux adolescentes pré pubères (les 10-13 ans pourraient bien adorer).

Nom série  Mortadel et Filemon  posté le 29/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit sérieux et râleur, un grand farfelu et inventif. Un dessin hérité du style franco-belge à gros nez. Des histoires policières ou d’espionnage, remplies de rebondissements burlesques. Une énorme créativité de la part de ses auteurs. Mais des dialogues sans saveur (dû à une traduction maladroite, semble t’il).

La série me plaisait énormément dans ma jeunesse, tant sa dynamique burlesque contribuait à la gymnastique de mes zygomatiques. En vieillissant, j’ai malheureusement regretté le manque de saveur des dialogues, alors que la série se prêtait si bien à un humour avec plusieurs degrés de lecture (à la manière des scénarios de Goscinny).

Dommage, cette traduction ! Mais n’hésitez pas à jeter un œil à cette série, qui devrait plaire aux plus jeunes d’entre vous.

Nom série  No comment  posté le 29/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Attention ! Album à ne pas mettre entre toutes les mains tant certaines séquences sont explicites (sexe et violence au menu).

Mwouais, bof …

Le but de cet album, sans texte mais avec énormément de dialogues sous forme de symboles, est clairement de choquer.

Ivan Brun cherche ici à dénoncer l’évolution moderne de l’exploitation de l’homme par l’homme. Le thème n’est pas novateur et la démonstration est ici si manichéenne, si radicale que je la trouve plus choquante que pertinente.

Quelques rares histoires m’auront parues pertinentes (l’émission de téléréalité, par exemple), mais la plupart du temps, le manichéisme démonstratif l’emporte et provoque chez moi un blocage. Ne me sentant ni dans le camp des plus faibles, ni dans celui des puissants (même si l’auteur semble associer n’importe quel membre de la classe moyenne à un obsédé de puissance et de sexe) je regarde cet album avec détachement, … et répulsion, tant la violence des propos est exacerbée.

La narration particulière (pas de texte, mais énormément de phylactères remplis de symboles) présente un avantage. Elle permet à cet album d’être compris par n’importe qui, quelque soit sa langue. Même les analphabètes pourront comprendre les propos de l’auteur. Je ne sais pas si c’était le but, mais c’est le résultat. Si, par contre, le but était de réaliser un album sans paroles ni dialogues, et bien j’estime que c’est raté ! Les dialogues sont très présents et seul le langage employé est particulier.

Au niveau du dessin : nous avons droit à énormément de personnages à grosse tête et petit corps, aux expressions accentuées jusqu’à la caricature, ainsi qu’à des décors simplistes et dépouillés. Un trait que je n’affectionne pas et qui contribue à mon ennui. Mais, comme je l’ai dit, je crois que le but de l’auteur était de choquer, et son dessin, logiquement, y contribue.

Un dernier élément, qui n’est pas fait pour améliorer mon opinion sur cet objet, est son impression. De fait, les cases de la première histoire ne sont pas proposées dans le bon ordre (le bon ordre étant : planche 1 en haut, tournez la page et planche 2 en haut, puis revenez en arrière pour la planche 1 en bas, puis tournez la page pour la planche 2 en bas). Cette situation (flagrante dans la première histoire) m’a fait douter d’autres séquences et je pense (sans certitude tant certaines histoires sont décousues) que d’autres planches souffrent de ce problème d’impression.

Au final, je ne peux pas dire que j’ai détesté (ce qui, quelque part, aurait signifié que Ivan Brun avait atteint sa cible) mais la démonstration est si caricaturale que je me suis ennuyé. Les propos de l’auteur ne m’ont pas touché.

Le sujet méritait sans doute un traitement plus subtil, une démonstration moins manichéenne et des propos plus nuancés.

Nom série  Gaëtan de Chateaubleu  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jo-El Azara a un agréable coup de crayon. Son trait est très dépouillé mais précis. On sent chez lui l’influence de Hergé ou de Vandersteen (version Bob et Bobette).

Malheureusement, les petites histoires qui composent cet album sont vraiment sans intérêt. La première relève du roman de cape et d’épée et détourne l’histoire des trois mousquetaires avec un personnage central maladroit mais obstiné. La seconde met en scène un espion aux caractéristiques identiques à celles de son ancêtre. Dans un cas comme dans l’autre, les rebondissements et gags sont si prévisibles que le seul intérêt de l’objet est à rechercher dans la narration. Une narration somme toute valable mais qui ne suffit pas à sauver ce Gaëtan de Chateaubleu de la médiocrité.

A lire … pour s’endormir.

Nom série  Taka Takata  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Taka Takata, le troufion nippon confronté à son irascible colonel, est une bande dessinée que j’aurais souvent parcourue dans ma jeunesse, mais rarement avec passion. En effet, Jo-El Azara avait beau avoir un agréable coup de crayon, ses histoires étaient tout de même rarement drôles et encore plus exceptionnellement originales.

Je trouve cependant que rien n’est vraiment mauvais, et la série a droit à un certain respect car elle aura bénéficié d’un soin constant et de l’amour du travail bien fait de son auteur. Seulement, l’humour de ce dernier n’est pas celui que je préfère, mais la série pourrait vraiment plaire à d’autres (jeunes) lecteurs.

Bof … , pour moi. Mais n’hésitez pas à y jeter un œil (car tous les goûts sont dans la nature).

Nom série  Achille Talon  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
(Hop ! et Bof ... figurent parmi les expressions préférées du personnage, raison pour laquelle je me permets d'employer la structure ci-dessous)

Hop !

Pour ses gags en deux planches lors desquels notre brave Chichille est confronté à Lefuneste, à son rédacteur en chef ou à son Papa à lui. Les gags sont alors souvent très bons. De plus, ils bénéficient du verbeux verbiage de Greg.

Pour les titres de ces gags, calembours lourds et tordus qui méritent vraiment notre attention.

Pour ce dessin aussi simple qu’efficace. Greg était un maître du style franco-belge à (très) gros nez. Son trait était dynamique, vivant et précis.

Bof …

Pour ses histoires longues, bien souvent ennuyeuses quand bien même l’idée de départ était régulièrement originale.

Pour la série de gags en deux planches qui voyait Achille nous expliquer la bande dessinée ou affronter le responsable de l’impression.

Pour la reprise du personnage par une jeune et dynamique équipe, qui ne parvient malheureusement pas à égaler le maître.

Entre le Hop et le Bof, nous avons donc le Pas mal …

A emprunter en bibliothèque, pour ceux qui aiment le style verbeux du personnage. Et à acheter dans sa version intégrale, si affinités.

Nom série  Cubitus  posté le 28/05/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cubitus est certainement l’un des personnages les plus proches d’Achille Talon.

Jugez plutôt :

Un voisin insupportable : Sénéchal reprend en effet (et avec brio) le rôle de Lefuneste, en donnant plus souvent qu’à son tour la réplique au (pas si) brave toutou.

Un complice à grosses moustaches (et ayant une certaine autorité sur la vedette) toujours prêt à l’épauler mais qui n’hésite pas à mettre en évidence les défauts de la diva. Je trouve en effet que Sémaphore reprend bien le rôle de Talon père.

Des albums qui alternent gags courts dans un univers bien délimité et histoires complètes bien plus exotiques.

Un humour qui fonctionne surtout grâce à sa narration ou à l’apparition de personnages étonnants (des hippopotames casqués pour Cubitus au canard à béret chez Achille Talon).

Un véhicule antédiluvien (side-car contre vieux tacot).

Un dessin tout en rondeur, à gros nez, d’une simplicité et d’une efficacité à toute épreuve. Un dessin que j’adore.

Les deux séries ont été reprises par de nouveaux auteurs, mais ne parviennent pas à garder une qualité équivalente à la production antérieure.

Cependant :

- Le vocabulaire employé par Cubitus est moins riche et plus immédiat que celui de Talon. La série est donc plus accessible au jeune public.
- Les premières histoires en un tome étaient assez bonnes. Je trouve en effet que Dupa maîtrisait relativement bien ce format.
- La galerie de personnages secondaire est très limitée dans cette série. C’est une lacune à mes yeux.


Pour résumer, Cubitus, sans être exceptionnel, est une bonne petite série d’humour très classique, avant tout destinée à un jeune public.

Pas mal, quoi …

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