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... a posté 2510 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Les Maîtres de l'Orge  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au début, je ne trouvais pas le sujet très bandant, je me disais "encore une saga familiale, et sur des industriels en plus", d'habitude, je n'aime ce genre de sujet qu'en feuilleton TV comme avec les Rois Maudits ou les Gens de Mogador... qui ont fait les beaux jours d'une télé française de qualité. Finalement, j'ai été agréablement surpris par la lecture de cette histoire, c'est même réellement passionnant. C'est une fresque d'une envergure exceptionnelle, comparable à ces grands feuilletons TV, qui se rapproche aussi d'un ton comme celui des Oiseaux se cachent pour mourir, ou la Dynastie des Forsythe, avec une bonne dose de romanesque.

D'ailleurs, la bande fera l'objet de 2 adaptations TV en 1996 et en 1999. Curieusement initié par la télévision, le projet est avorté jusqu'à ce que celle-ci décide enfin à produire ces adaptations. Scénarisée par Van Hamme qui délaisse un temps Largo Winch, la fresque retrace la destinée des descendants de Charles Steenfort dans la grande tradition des sagas familiales, avec une astuce ingénieuse : chacun des albums décrit une génération de 1854 à 1997. Elle met en lumière le grand essor de l'industrie et celle de la bière au milieu du 19ème siècle qui progresse dans toute l'Europe ; c'est ainsi que dans les Ardennes belges, Charles Steenfort, enthousiaste et passionné, renonce à une vie monacale et fonde sa première brasserie qui sera à l'origine d'un grand empire industriel.

Cette aventure humaine au pays des brasseurs belges dépeint à travers l'extraordinaire parcours de cette famille entièrement vouée à son industrie, un siècle d'amour, d'ambition, de douleurs et de rivalités, où se greffent des épisodes sentimentaux et des coups de théâtre sur fond d'histoire politique et économique de la Belgique. Le tout est orchestré avec justesse par l'un des meilleurs scénaristes du moment, au service d'un dessin superbe, fluide et précis de Vallès qui a effectué un gros travail de documentation. Du roman-feuilleton revisité avec efficacité.

Nom série  Merlin (Soleil)  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peu de temps après la création d' Arthur, saga celtique de Chauvel et Lereculey chez Delcourt, Istin et Lambert se lancent eux aussi dans une fresque autour du personnage fascinant de Merlin. Mais ici, les auteurs explorent une autre facette , celle d'une heroic fantasy celtique, en jouant ouvertement la carte du fantastique et en s'attachant principalement au personnage de Merlin, tout au moins dans le cycle principal. Je me méfiais au début, car avec les séries Soleil de ce type, j'ai parfois été déçu. Ici, je ne peux pas dire que j'ai été déçu, mais je n'ai pas non plus grimpé aux rideaux.

Le premier album décrit la génèse du personnage, avec Ahès la noire déesse et Afang, le démon marin ravageur. Dès lors, la vie de Merlin qui grandit et apprend vite aux côtés de Père Blaise, va être vouée à combattre des démons terrifiants, des sortilèges et autres maléfices envoyés pour l'éprouver. Istin écrit une fresque complexe pour Lambert dont le dessin s'affine dès le second album et culmine en un graphisme plein de vigueur et de plus en plus policé ; il réussit des compositions graphiques en pleine page qui donnent de la force au récit, et se régale à dessiner des démons de cauchemar.

La série vaut donc surtout pour son visuel, car elle est fatigante à lire, certains passages sont là pour meubler, c'est parfois un peu creux, l'aspect fantastique est omniprésent, et ça aurait pu se conclure en 6 albums. Même si je lui préfère Arthur pour sa rigueur historique, je ne peux pas non plus jeter la pierre à cette série dont l'intérêt n'est pas négligeable. Elle fera passer de bons moments en bibliothèque.

Nom série  Soda  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome fait partie de ces auteurs qui au début des années 80, révolutionnèrent la BD franco-belge dans le journal Spirou. Associé à Janry, il reprend les aventures de Spirou et Fantasio en 1981, puis crée Le Petit Spirou en 1987. Entretemps, il crée "Soda", une bande qui apporte un sang neuf aux séries policières du journal.

Le héros y affronte l'enfer des bas-fonds newyorkais, armé d'un énorme colt Python, tout en menant une double vie qui lui occasionne parfois quelques problèmes. Tome excelle dans les dialogues percutants et la description d'une mégapole effrayante, tempérée par une dose d'humour. C'est d'ailleurs ce qui surprend un peu quand on lit pour la première fois un album de "Soda" : le contraste entre l'aspect sérieux, sombre et dur de certaines épisodes, assortis de scènes violentes, avec des scènes franchement humoristiques, ajouté au fait que c'est dessiné dans un style semi-réaliste, propre au graphisme habituel du journal Spirou, en plus moderne.

De son côté, Gazzotti qui succède sans mal à Warnant, adopte un dessin très séduisant, dynamique, aux décors soignés, aux cadrages très cinématographiques, et reproduit à la perfection le mode de vie urbain d'une grande ville américaine. Cependant, je trouve qu'on en fait un peu trop et que cette série a tendance à être surcotée de façon exagérée ; certes, c'est pas mal foutu, agréable à lire et distrayant, mais ça n'est pas le chef-d'oeuvre que beaucoup de gens ont l'air de claironner.

Nom série  Squeak the mouse  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette parodie décapante du dessin animé à la Disney et Looney Tunes, est inspirée au départ par Tex Avery pour son côté frénétique. On croit avoir affaire par son graphisme cartoonesque et coloré bien gentillet à une bande enfantine, mais très vite, ça s'emballe et ça vire à la folie comique dans un style très gore faisant référence aux films de l'époque (la bande date de 1980) comme Evil Dead de Sam Raimi, ou Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper.

Squeak la souris futée évolue dans un monde féroce et cruel où s'étalent les vices de l'humanité; la sempiternelle course-poursuite chat-souris est détournée par Mattioli avec une violence inouïe et un ton iconoclaste assez jouissif, tout en ridiculisant les travers humains les plus sordides. On a droit à des séquences d'étripage et de tueries assénées avec rage qui viennent briser soudainement une situation innocente, créant un décalage surprenant. A cela, s'ajoute du sexe qui permet aux souris de niquer comme des bêtes (dans les 2 sens du mot).

Je n'ai pas ces albums et je n'ai pas l'intention de les acheter, je me souviens très bien quand je lisais cette Bd dans L'Echo, je rigolais un peu, mais à la longue, c'était assez répétitif et ça a fini par me lasser. Bof, bof, quoi...

Nom série  Pacush Blues  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai découvert tardivement cette série en achetant dans un vide-grenier la revue Aïe, éphémère mensuel belge qui n'a duré que le temps de 3 numéros, et qui en publiait des pages. Ce dépotoir où vit une bande de rats humanisés m'a surpris par son ton original qui permet à l'auteur de stigmatiser les maux de notre société à travers un microcosme animalier, un peu comme il l'avait fait dans La Foire aux Cochons. J'ai donc entrepris la recherche de quelques albums en occase, j'en ai trouvé, mais j'ai finalement déchanté.

Pourtant les idées imaginatives au départ m'ont fait sourire, notamment par le rôle défini de ces rats qui représentent un caractère que l'on retrouve chez les humains (le rat homosexuel, l'intello rasoir, l'arriviste, la féministe, le fourbe et mielleux, les racistes hargneux, les crétins etc...). Ces personnages singent parfaitement la nature humaine, car ils sont dépressifs, poètes, philosophes, envieux et cachent souvent un désespoir profond qui frôle le côté hilarant. Mais le ton trop satirique, voire caustique et surtout très déprimant a fini par m'ennuyer, c'en était vraiment très démoralisant, sans parler d'un aspect trash parfois peu ragoutant, c'est pas trop ce que je recherche dans une Bd humoristique.

En lire un album passe encore, mais en lire toute une collection, ça devient lassant.

Nom série  Jack Palmer (Les Aventures de)  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nain au nez à la Achille Talon, engoncé dans un trench trop grand pour lui et coiffé d'un chapeau ridicule, apparaît le détective le plus con du monde. C'est un abruti complet, au demeurant très sympathique, qui promène son sac Tati et sa nullité dans des enquêtes foireuses où il s'en sort aidé par le hasard pour découvrir des coupables encore plus idiots que lui, car il y a un peu de chance pour cette catégorie d'anti-héros. Comme tous les maladroits, les distraits et les malchanceux, il attire la sympathie. Son auteur en fait une parodie loufoque des privés américains et des grands succès du polar, bien que Palmer évolue en France ; il le catapulte dans des milieux interlopes où il en profite pour épingler les ridicules de notre époque et d'une certaine société.

Les albums les plus célèbres sont justement ceux qui ont visé ces milieux très différents, tels Les Disparus d'Apostrophe (vraiment le plus célèbre), qui a bénéficié à l'époque (on est en 1982) d'une surprenante publicité en raison de l'enlèvement bidon de Jean-Edern Hallier survenu juste après sa parution ; le flair de Pétillon était vraiment prémonitoire, et ses trouvailles étaient savoureuses (le "look Pivot"). L'autre album célèbre, c'est Le Chanteur de Mexico, excellent épisode qui décortique avec une perspicacité implacable les coulisses du showbiz dans les années 80 et sa faune branchée. On peut en dire autant avec les clins d'oeil du Prince de la BD, intéressante satire du salon de la BD d'Angoulême.

Les albums plus récents abordent des sujets plus brûlants, comme L'Enquête Corse, best-seller adapté à l'écran avec un bon Jean Réno et un Clavier plutôt supportable, L'Affaire du voile, qui aborde un sujet délicat, ou Enquête au paradis, sur les paradis fiscaux. Entre 2 enquêtes, Palmer trouve le temps de repasser ses caleçons, un détail singulier qui traduit l'aspect comique de la bande.

Celle-ci a considérablement évolué : au départ, Pétillon, influencé par la revue MAD, propose des histoires complètement absurdes et délirantes, où les situations secondaires sont parfois plus importantes que le récit principal, d'autre part encombré de gags visuels à chaque page, véritables cerises sur le gâteau. Puis, le succès aidant, touchant un plus large public, les aventures de Palmer s'assagissent et deviennent caustiques, tout en restant burlesques.

Autre élément, le dessin qui s'est transformé : à l'époque des Disparus d'Apostrophe et du Chanteur de Mexico, la bande adopte une Ligne Claire séduisante qui me plaisait bien, puis le dessin s'est dépouillé, devenant caricatural comme dans l'Enquête Corse, à la limite pas joli, mais que je supporte grâce à la drôlerie des situations. De plus, Pétillon a même redessiné des albums, modifiant des histoires. La bande a aussi adopté plusieurs formats (gag en 1 planche, récit complet et récit long selon les supports qui la diffusaient, Pilote, Echo des Savanes, Charlie Mensuel, VSD, Télérama...). D'où un sentiment de qualité inégale qui me pousse à une note de 3/5.

Nom série  Pierre Tombal  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Casquette à large visière, clope au bec, pelle sur l'épaule, flegmatique, Pierre Tombal est fossoyeur, emploi peu fréquent dans la BD en général. Au départ, le concept peut paraître intéressant, ça pourrait friser le petit chef-d'oeuvre d'humour noir et de cynisme, basculant à la limite du morbide..mais lire ça en continu, ça me laisse plutôt froid (sans mauvais jeu de mots).

Les gags sont très inégaux, certains sont d'un humour très noir, d'autres d'un humour bon enfant qui doit s'adapter au lectorat du journal Spirou, d'autres sont laborieux et pèsent des tonnes, et d'autres sont sans aucun intérêt, tombant à plat et même pas drôles. Cauvin épuise toutes les situations en tirant trop sur la corde et finit évidemment par une usure logique, il n'y a qu'à voir le nombre conséquent d'albums... En plus, le dessin de Hardy n'est pas joli, parfois approximatif, quoique expressif. D'autre part, ces facéties macabres peuvent être mal perçues par certaines personnes, la mort étant un sujet délicat à aborder, même sous le coup de l'humour. Le seul truc drôle dans tout ça, c'est les titres d'albums en forme de jeux de mots.
A essayer très prudemment en bibliothèque, mais sûrement pas à posséder chez soi.

Nom série  Les Héros Cavaliers  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Les Ecluses du Ciel où j'avais apprécié le trait précis et agréable de Michel Rouge, je me lance dans cette série d'abord par amour du beau dessin comme je l'aime, puis pour sa conception du mythe arthurien vue par Cothias. Cette saga raconte la vie des Celtes au VIème siècle, au coeur d'un Empire romain en déclin et aux sources des légendes arthuriennes, puisqu'elle suit le destin d'un jeune garçon qui va devenir Perceval.

Cette bande opte donc pour la version historique d'Arthur, tout comme le fera le film Le Roi Arthur avec Clive Owen et Keira Knightley un peu plus tard, débarrassée des légendes bien propres enseignées par les poètes. Les auteurs évoquent les débris de l'Empire romain, l'Angleterre et la Bretagne celtique, la Cornouaille, Stonehenge.... de belle façon, mais comme je m'y attendais, Cothias s'emmêle encore les pinceaux et veut trop en faire, un peu comme dans L'Empereur du dernier jour et certaines Bd dérivées du cycle des 7 vies de l'épervier, son écriture part un peu dans tous les sens. Mais bon, si l'on excepte la reprise au dessin de Tarral après les 2 superbes albums de Rouge dont j'adore le graphisme, qui m'a un peu gênée au début, cette série reste une chanson de geste épique qui revisite un mythe universel, c'est ça l'important.

Nom série  Adler  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce héros non pas dans le journal Tintin où il est apparu en 1985, ne le lisant plus, mais en achetant à très bas prix les tomes 6 et 7 dans le destockage de la Bibliothèque de Bordeaux, et ça m'a assez emballé pour que j'ai envie de lire les autres albums. Quel contraste entre ceux que j'avais et les 2 premiers au niveau graphique ; le dessin a considérablement évolué en bien, tant mieux car c'est une série passionnante, bien construite et qui a connu un rapide succès dès son apparition dans Tintin.

Sterne multiplie les détails au sein d'un graphisme inspiré de la Ligne Claire et des techniques hergéennes, mais d'un style bien à lui, aussi dynamique que ses récits qui évoluent, où le lecteur en apprend un peu plus sur le passé flou du héros. L'auteur utilise des couleurs chatoyantes et soigne ses scénarios qui évidemment, ne renouvellent pas les histoires de ce type, mais qui sont bien plaisantes à lire, apportant leur dose d'aventure centrée sur l'action mais avec de la réflexion. Des aventures mouvementées où Adler et sa philosophie de la justice se fourvoient pour des causes justes ; pas un chef-d'oeuvre, mais une série de qualité.

Nom série  Sunday  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme la plupart des dessinateurs espagnols de sa génération, Victor De La Fuente a beaucoup travaillé pour l'étranger, notamment en France, comme beaucoup de ses compatriotes, il avait un sacré coup de crayon à l'américaine, et comme certains d'entre eux, il a crée plusieurs séries éphémères. "Sunday" en fait partie ; c'est une belle création de western réaliste qui voit le jour en Espagne en 1968 et qui ne connaîtra qu'une douzaine d'épisodes.

Sur des textes de Victor Mora (scénariste espagnol qui sera aussi connu en France dans les années 70), la bande sera tout de même diffusée dans plusieurs pays, dont la France où elle paraît dans un pocket d'Aventures & Voyages, puis dans France-Soir et le journal Tintin en 1977 et 78 le temps de 2 épisodes. Elle conte les aventures d'un ex-colonel nordiste cherchant désespérément son fils disparu ; c'est un portrait attachant d'un homme errant et solitaire, il est marqué et usé par la guerre, déraciné et se retrouve comme d'autres personnages de BD, au Mexique où il côtoie des rebelles sudistes et les partisans de l'empereur Maximilien, tout en luttant contre l'injustice et en rencontrant de jolies femmes qui n'arrivent pas à le retenir.

Comme on le voit, c'est un western qui ne s'inscrit pas dans la tradition aventureuse et trépidante des héros de petits formats ou des grandes séries de l'époque comme Blueberry, Comanche ou Mac Coy (même si elle est plus proche de cette dernière par ses sujets). C'est plutôt un western qui intègre la réflexion et qui s'inscrit dans la veine des westerns crépusculaires qui occupaient les écrans à l'époque.
Sympathique, à tester en occase, vu qu'il n'y a que 2 albums, c'est peu ruineux.

Nom série  Gai-Luron  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce chien au physique impassible est un clin d'oeil direct au célèbre Droopy de Tex Avery. Comme son homologue U.S., sa façon détachée d'aborder les situations, son ennui perpétuel, son faciès désabusé et les objets réticents envers lui provoquent des situations comiques dans lesquelles son créateur, Marcel Gotlib, lance son héros sous forme de gags en 1 ou 2 planches. M'ouais, ben moi, j'ai jamais trouvé ça génial lorsque je lisais Pif-Gadget, il y avait des séries bien plus drôles pour se pisser aux culottes que "Gai-Luron", comme Les Tristus et les Rigolus par exemple. L'humour caustique de Gotlib n'était pas encore à ma portée, il ne le sera qu'avec Les Dingodossiers dans Pilote lorsqu'il aborde la BD sous un aspect plus adulte ; Gai-Luron est un personnage destiné à la jeunesse, Gotlib doit réfrener ses audaces.

Malgré le côté loufoque du personnage, les facéties des autres personnages comme Jujube qui disparaît pour laisser place à Belle Lurette que le héros courtise platoniquement, la série ne m'attire pas, les gags sont très inégaux, parfois peu compréhensibles pour un gamin, Gotlib testant ses dons pour ses futures Bd où il se déchaînera dans Pilote et dans Fluide Glacial, où il redessine son héros en 1986, affublé d'un slip et modernisé ; mais même là où Gotlib, enfin libéré des contraintes liées aux publications enfantines, peut s'en donner à coeur joie dans un humour adulte, Gai-Luron me laisse toujours indifférent. Y'a des fois comme ça, où ça passe vraiment pas...

Nom série  Bob et Bobette  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas grandi avec cette Bd, et je n'en ai lu que peu d'albums qui m'ont été prêtés par un fan fou de cette série, mais ce que j'ai lu m'a suffi pour cerner ce véritable phénomène de l'édition avec ses 315 ou 318 albums : hallucinant!

Auteur prolifique de bandes réalistes et humoristiques, Willy Vandersteen est probablement le plus important auteur de BD flamande. En 1945, il crée ces 2 gamins délurés qui paraissent dans un quotidien flamand sous le nom de Suske en Wiske. Leurs aventures trépidantes sont basées sur la fantaisie puisqu'ils voyagent dans le temps et l'espace grâce à l'invention du savant farfelu Barabas ; on les retrouve en Alaska, au Tibet, en Afrique, en Espagne, en pleine Préhistoire, côtoyant Néron, Montezuma, Marco Polo et même les Martiens sans que l'auteur ne cherche à donner une vague vraisemblance à tout ça. Autour d'eux, Lambique, un extravagant personnage au coeur d'or, en fait le vrai héros de la bande, la tante Sidonie, et Jérôme le colosse, un peu effacé, parlant peu, au visage imperturbable et aux muscles d'acier (il aura sa propre bande plus tard).

Cette sorte de famille qui n'en est pas une (Bob et Bobette ne sont pas frère et soeur, Lambique n'est pas leur père) a vécu une quantité impressionnante d'aventures conçues pour un jeune public, et toutes traversées d'un humour et d'un esprit flamands. En Belgique flamande, Bob et Bobette sont aussi célèbres que Tintin ; les Hollandais et les Allemands raffolent de leurs aventures. Mais en France, le public n'a jamais vraiment accroché, et ce en dépit d'une forte influence hergéenne perceptible dans le style graphique de Vandersteen. Il y eut bien une tentative dans le journal Tintin qui de 1950 à 1959 publia 8 épisodes (que je n'ai pas lus car je n'étais pas encore né). A cette époque, est né un cercle de fans qui, devenus aujourd'hui nostalgiques, passent leur temps à rechercher le collection complète éditée en albums souples Erasme. Mais sinon, rien n'y fait, le public français n'est pas très réceptif pour lire du Vandersteen, dont l'esprit typiquement anversois ne passe pas facilement les frontières de la latinité, et reste très régional (les récits sont conçus en néerlandais et même parfois en dialecte anversois).

Hergé a connu un peu la même situation avec la diffusion de Quick et Flupke, bien que ces gamins soient bruxellois, donc francophones, mais un peu trop Belges pour captiver les Français. Les aventures de Bob et Bobette publiées dans Tintin ont été éditées par Le Lombard dans les années 50 ; ces éditions valent aujourd'hui une fortune, ce sont les meilleurs épisodes d'une série dont on peut regretter ensuite la standardisation d'un travail de studio, où la patte de maître Willy n'y figure que de loin. La série reste un phénomène éditorial qui rien qu'en version néerlandaise compte plusieurs dizaines de millions d'albums vendus. Vous me direz, c'est pas un gage de qualité, soit! Mais parmi les 8 récits publiés dans Tintin dans les années 50, si vous vous décidez à approcher cette série, il faut choisir parmi ce nombre pléthorique d'albums très inégaux, les 5 que voici :
- le Trésor de Beersel (n°112)
- le Casque Tartare (n°114)
- les Martiens sont là (n°115)
- la Clé de bronze (n°116)
- le Fantôme espagnol (n°150), probablement le plus connu.
Pour le reste, je ne conseille pas l'achat, à moins d'être fan.

Nom série  L'Agent 212  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'instar de Monsieur Goular, le voisin malchanceux de Marc Lebut, l'Agent 212 collectionne les catastrophes. Ce personnage ventru apparu en 1975 dans le journal Spirou est un brave pandore au visage lunaire, qui adore rendre service, mais vraiment très naïf ; c'est un crétin sublime et débonnaire, les missions confiées par son chef Lebrun sont avortées par son incommensurable bétise. Sa femme Louise est elle aussi victime de ses maladresses, son collègue Albert est encore plus crétin que lui, et les autres agents de la brigade ne sont guère plus futés. Je me suis toujours demandé si Kox ne s'était pas inspiré graphiquement de l'agent Peticarné, co-vedette de la série César et Ernestine.

On est face à une satire du bon gros flic de quartier, c'est du Cauvin pur jus, on y reconnaît son humour, comme dans ses autres créations, exploitant des situations basées sur le quotidien et la vie d'un quartier jusqu'à épuisement, utilisant la vieille recette burlesque, comme Gaston Lagaffe, Iznogoud ou Léonard, c'est à dire un rire franc sans arrière pensée ni grincement de dents. Le problème avec ces séries au long cours, déclinée en un trop grand nombre d'albums, c'est le manque de renouvellement, l'usure et la redite, aussi, pour avoir un peu de fraîcheur, en cas d'achat, optez plutôt pour les 3 ou 4 premiers albums. Sinon, c'est du gag sympathique, parfois un peu dévastateur, dans un style très Spirou, servi par un dessin de Kox expressif et rond, quoique caricatural, toujours très plaisant.
Une bonne détente pour petits et grands.

Nom série  Skblllz  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ignorais qu'il existait un album de cette courte série de gags apparue en 1965 dans le journal Tintin, que j'ai bien connue, mais à laquelle je ne comprenais rien. Je croyais que comme beaucoup d'autres petites séries qui sont passées à la trappe sans connaître les joies de l'édition, elle était totalement inconnue. Cependant, elle l'est un peu, seuls les lecteurs du journal Tintin peuvent en avoir un vague souvenir, les autres aucun. Car ce qui accéléra son oubli, c'est sa faible audience.

Son auteur, Geri qui pourtant avait connu un petit succès avec le kangourou farceur Baf dans Tintin également, décida d'innover avec ce curieux animal sous forme de planche-gag ou de demi-planche. Mais comme ce sera le cas plus tard avec Mr Magellan, ces gags étaient sans doute trop déroutants pour le lectorat du journal de l'époque. D'espèce inconnue, au pelage bleu, coiffé d'une touffe de poil d'où sort une grosse truffe noire, et poussant des cris insolites, le Skbllz pond des oeufs d'où sortent des objets étranges, et semble être adopté par un gros bonhomme dont le nom n'est pas défini.

Les cases dépouillées de tout décor, les couleurs pop-art, l'aspect surréaliste et le doute planant sur cet animal, ses origines et ses motivations entraîneront sa disparition en 1968. J'y suis revenu un peu étant adulte, et je n'y ai toujours rien compris, preuve que je n'étais finalement pas si con étant gosse, mais j'ai trouvé ça original et audacieux pour son époque. Je n'en recommande cependant pas l'achat, car ça peut surprendre ; à tester d'abord pour les curieux.

Nom série  Bec-en-fer  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces aventures comico-historiques débutent en 1961 dans le Pélerin d'une façon éphémère, avant de rallier le quotidien Ouest-France sous forme de strip, dessiné par J.L. Pesch, excellent dessinateur animalier qui a repris Sylvain et Sylvette en 1956. Ce qui explique un long abandon de son héros qu'il reprend finalement sous forme d'album en 1980.

C'est l'une des meilleures bandes animalières en Europe qui de plus, fait évoluer ses personnages au Moyen Age pendant la guerre de Cent Ans. Ceci permet une reconstitution soignée, notamment dans les décors, en dépit du style caricatural choisi par l'auteur ; Pesch y dessine de beaux châteaux forts et autres édifices moyenâgeux au gré des voyages du héros qui se déplace dans plusieurs lieux magiques en France, comme le Mont Saint-Michel ou en Bourgogne ; sa documentation est irréprochable. La bande mêle ainsi 3 genres : animalier, historique, humoristique.

Tous les personnages sont des oiseaux humanisés, l'aspect dramatique est tempéré par des situations cocasses, Pesch jouant sur les anachronismes et un langage parfois inspiré de notre français populaire. Malgré ses qualités, cette Bd n'est pas assez connue du grand public et mérite une (re)découverte.

Nom série  Isabelle  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette fillette rouquine curieuse et espiègle, se lance dans des aventures féeriques grâce à sa marraine, la sorcière Calendula ; elle vit chez sa bonne tante Ursule très étourdie mais qui ne se démonte pas devant les événements parfois étranges qui surviennent, et trouve toujours une explication.

Cette création en 1970 dans le journal Spirou, permet à Will de s'évader un peu du rythme trépidant de Tif et Tondu, d'aborder un univers fantastique qui s'adresse aux jeunes lecteurs, décrit avec beaucoup de poésie par un Will très inspiré, qui excelle dans ses décors et fonds de cases insolites. C'était difficile à l'époque d'émerveiller les enfants avec du fantastique sans les effrayer, mais aujourd'hui, depuis les Harry Potter, ils sont blindés et peuvent trouver cette série plutôt niaise. Pourtant, elle est originale dans son mélange de réalité et de merveilleux, fourmille d'idées grâce aux pointures qui ont collaboré aux scénarios, permettant même d'être à 2 niveaux de lecture, enfants et adultes, même si un aspect enfantin est perceptible dans certains récits.
Une très jolie série, où le trait de Will est toujours aussi séduisant, et qui mérite qu'on s'y intéresse.

Nom série  Brelan de Dames  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les héroïnes du journal Tintin furent souvent discrètes, mais le petit succès de Les Panthères dans les années 70 a pu inspirer le scénariste Vernal pour concocter cette agréable série d'espionnage légère et sans prétention. En effet, c'est de l'espionnage assez fantaisiste mais plein d'action, de complots et surtout de charme avec ces 3 jeunes beautés qui forment le brelan, sorte de Drôles de Dames en plus musclé et surtout moins nunuche que la célèbre série TV.

Elles sont charmantes et sexy, ont du répondant, et parcourent le monde en traquant toute activité illégale, agents secrets douteux, terroristes et autres trafiquants. La bande arrive en 1980 dans Tintin sous le crayon de Renaud dont le graphisme semi-réaliste s'adapte bien à ce type de récit, et qu'il fera évoluer. Il se régale à dessiner le physique de rêve de ses 3 héroïnes qui n'en montrent pas plus qu'il n'était permis à l'époque dans les journaux jeunesse, mais on sent pointer une évolution des moeurs et quelques audaces légères, bref un parfum sexy que l'arrivée de Dufaux en 1986 sur le scénario ne fera qu'accentuer.

C'est sa première série importante, et son entente avec Renaud sera si parfaite qu'ils créeront ensemble Jessica Blandy, appelée à connaître un beau succès, empêchant du même coup de continuer ce sympathique brelan.
La série était publiée dans Tintin à une époque où je ne le lisais presque plus, mais elle m'a attirée en bibliothèque par son côté sexy qui donnait un sang neuf au journal, peu habitué jusqu'ici à ce type de bande.

Nom série  Le Vieux Nick et Barbe-Noire  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série apparue en 1958 dans le journal Spirou, c'est comme pour Strapontin, Spaghetti, L'Indésirable Désiré, Archibald, Modeste et Pompon, Arthur le fantôme justicier et plein d'autres qui n'ont pas eu la chance d'être éditées en album, de gentilles séries humoristiques de la grande époque qui n'avaient d'autres prétentions que de distraire. Certaines étaient franchement poilantes, comme Arthur le fantôme justicier que j'adorais, d'autres l'étaient un peu moins ou plutôt m'attiraient moins, c'est le cas de cette bande, le Vieux Nick, qui changera de nom en raison du succès de sa vraie vedette, Barbe-Noire, pirate plus bête que méchant, qui relèguera le Vieux Nick au rang de personnage secondaire.

Ces pirates pour rire qui passent leur temps à monter des coups fumants qui se terminent presque toujours dans les cachots du roi, ont régalé les jeunes lecteurs de Spirou, c'était dans la ligne éditoriale du journal, les récits étaient truffés de gags basés sur le comique de situation, servis par un dessin rond et rigolo. C'était bien sympathique, mais ça n'a pas bercé mon enfance, je lui accorde quand même une bonne note, car elle a fait la joie de nombreux enfants qui sont sûrement heureux aujourd'hui de la relire par nostalgie.

Nom série  Spaghetti  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dino Attanasio crée en 1957 sous le titre "Signor spaghetti", cette bande humoristique typique des bandes comiques de l'époque ; que ce soit dans le journal Tintin ou dans le journal Spirou, elles étaient toutes bâties sur un moule identique, à savoir des personnages drôlatiques à qui il arrivait des aventures invraisemblables ponctuées de gags inégaux.

Spaghetti et son ineffable cousin Prosciutto formaient un duo complémentaire comme il y en eu tant dans la bande dessinée, ici, le petit maigre et le petit gros aux caractères bien différents : Spaghetti est sérieux, futé, intelligent, alors que Prosciutto est son parfait contraire, bruyant, volubile, exubérant et surtout gaffeur. Tous deux sont Italiens comme l'atteste leur délicieux accent, l'une des originalités de cette bande scénarisée au départ par Goscinny qui cède ensuite la place à Lucien Meys ou Michel Greg. Au départ, Spaghetti évolue seul et pratique plusieurs métiers avec plus ou moins de talent, en planche-gag ou 2 planches, puis en 1959, il est rejoint par son cousin, et ils se lancent alors dans une série de récits longs qui les amènent à évoluer dans des milieux variés (monde de la boxe, rallye auto, la chanson, le théâtre...).

Je n'appréciais pas particulièrement cette bande, je la lisais à la fin quand j'avais lu toutes les autres Bd de mon journal Tintin, mais en y repensant, j'avoue que c'était parfois rigolo (d'où ma note plutôt généreuse), elle était un peu dans le style de Strapontin, même graphiquement, que je préférais nettement plus, je trouvais son humour un peu léger et sans consistance. Je l'ai retrouvée ensuite dans le journal Formule 1, mais elle n'avait pas varié, et continuait dans un style d'humour gentillet et bon enfant. Paradoxalement, Attanasio a mieux réussi avec Modeste et Pompon, bande qui n'était pourtant pas créée par lui.
Au final, c'est une Bd d'enfance que je n'ai pas envie de "casser", mais qui ne m'a jamais trop emballé, avec une note évoluant entre 2 et 3.

Nom série  Sylvie  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette jolie blonde dynamique et inventive, accaparée par son travail et tracassée par son foyer, reste comme l'oeuvre principale de son auteur, Martial, qui pourtant a dessiné de nombreux personnages, dont un de mes préférés quand je lisais le journal Pilote, était La Famille Bottafoin. La planche présentée en galerie est sans aucun doute une des premières, son dessin n'y est pas du tout reconnaissable, et s'est franchement amélioré dès la fin des années 50.

"Sylvie" fut probablement le seul family strip français pendant longtemps qui réussit à faire front d'une façon magistrale avec les plus grands strips américains dans le genre, comme Blondie ou Hippolyte et Clémentine. Grâce à la mise en place de son petit monde sympathique et amusant, au graphisme accrocheur, Martial a raconté les aventures toutes simples d'une charmante jeune femme et de son mari, d'abord au sein de sa famille avec parents et frères et soeurs, puis enfin dans leur appartement.

Les gags sont basés sur les rapports du couple, avec de gentils démêlés conjugaux, tout est suggéré, rien n'est "osé" ; la formule est simple, elle charme et amuse les lectrices de l'hebdo féminin Bonnes Soirées dès sa création en 1952. D'autres thèmes sont abordés d'une façon chaste et toujours humoristique, car la bande doit faire sourire avec les problèmes d'argent, le travail, le voisinage, la belle-famille, l'éducation des enfants.... Si cette bande connut un succès si durable dans ce journal, c'est qu'elle collait parfaitement à l'image de ses lectrices : des épouses, mères et femmes au foyer comme c'était courant dans les années 50 et 60.

Vue aujourd'hui, la bande, représentative d'une certaine époque encore insouciante, loin des années de crise, peut sembler très datée, l'image de la famille ayant changé. Surtout qu'à l'époque, c'était la seule Bd dans son genre en Europe, avant l'arrivée de Modeste et Pompon et de Boule et Bill qui se rapprochent le plus du family strip. Or donc, si on décide de lire de nos jours "Sylvie", il faut la replacer dans son contexte d'époque, et savourer son charme rétro, mais c'est peut-être difficile pour les générations actuelles.
Les albums en plus, ne sont guère faciles à dénicher, j'ai réussi à trouver un broché édité par Buse, à Angoulême : résultat, c'est un vrai document pour voir comment vivaient nos parents.

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