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... a posté 2518 avis et 132 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Boche  posté le 25/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ben voila, y'a des fois où je suis bien embêté pour noter une Bd, car d'un côté, je lui trouve un intérêt, et puis d'un autre, il y a quelque chose d'indéfinissable qui ne passe pas. C'est exactement ce que je ressens avec "le Boche". Cette fresque de la Seconde guerre mondiale s'attache aux pas d'un homme qui doit fuir dans une France coupée en 2 : zone libre et zone occupée. C'est une chronique de la vie quotidienne en France durant l'Occupation, criante de vérité, à travers des épisodes dramatiques et sombres de notre Histoire, comme l'exode de 1940.

Ballotté par les tourments de cette guerre qui l'arrache à ses racines et qui oppose ses 2 "patries", Zölner, né en Alsace, rencontre de nombreux personnages révélateurs de la nature humaine : il y a les lâches, les égoïstes, les salauds, mais aussi des gens généreux, de la chaleur humaine, de la fraternité et de la tolérance qui composent un cocktail parfois amer de souffrance, de douleur et de joie. Tout ça est très bien rendu par Bardet, qui aborde la guerre sous un angle inhabituel, mais ça aurait dû s'arrêter dès le premier cycle et ne pas chercher à s'étirer inutilement ensuite avec les épisodes en Asie. Déja que le sujet n'est guère attirant pour moi qui n'aime pas spécialement cette période historique, je trouve que cette suite asiatique brise tout ce qui faisait l'unité du récit. D'ailleurs, pour un tel sujet, il fallait impérativement un dessin de qualité comme celui des frères Stalner, sinon, je l'aurais rejeté.

Nom série  La Quête de l'Oiseau du Temps  posté le 24/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai tendance à être toujours méfiant avec les séries surcotées de ce type, comme De Cape et de Crocs, Blacksad ou Lanfeust De Troy, aussi, c'est la tête froide que je donne cet avis.
Il est clair que c'est un best-seller des années 80, une bande incontournable dans l'univers de la BD, et qu'il faut lire... mais de là à l'aimer, c'est une autre histoire. Disons que je ne l'ai pas détestée, je ne m'y suis pas ennuyé, c'est déjà ça, et je recommencerais sûrement un jour. Mais il faut avouer qu'elle n'est pas parfaite.

Elle posait les bases de l'heroic fantasy à la française, et sera avec Thorgal, pour beaucoup dans le succès du genre, connu seulement à l'époque d'un certain nombre d'initiés. Rappelons que cette histoire a débuté en réalité en 1975 dans un éphémère magazine dont j'ai oublié le nom, et reste au stade de petit récit complet assez peu au point, avant d'être refondu et de redémarrer en 1982 dans Charlie Mensuel ; ce n'est pas là que je l'ai lue, ça ne m'attirait pas, je l'ai lue bien plus tard, en album à la bibliothèque, vers 2000 ou 2001.

Les auteurs bousculaient un peu les conventions d'un genre et d'un univers très codifiés en les renouvelant de brillante façon. Ce qui m'avait intéressé et surpris, c'est l'interaction entre aventures fantastiques et situations humoristiques sans que l'un déborde sur l'autre, tout le talent des auteurs étant de respecter cet équilibre. C'est une heroic fantasy sans grosses brutes musclées et sans princesses virginales comme on a pu en voir dans d'autres séries qui maintenant encombrent le genre. Le thème de la quête à l'époque était à peu près neuf pour qui n'avait pas lu Tolkien ; le Seigneur des Anneaux n'était pas sorti sur les écrans, il a été depuis bien galvaudé. Ce qui était assez original dans cette histoire de quête, c'est que les clés restent mystérieuses jusqu'au dernier chapitre, mais ce qui la dessert un peu, c'est peut-être sa fin trop surprenante.

Le scénario de Le Tendre est inventif, riche en péripéties et en caractères avec des personnages comme Bragon, prototype du mentor sage et brave, Bulrog, guerrier crétin et poilu, l'Inconnu et Pelisse ayant parfois un côté agaçant. Mais certains épisodes de cette quête semée d'embûches sont inutiles et ralentissent l'action. Graphiquement, Loisel n'a pas encore la maîtrise qu'il atteindra sur Peter Pan au trait généreux et lumineux, son dessin ici est brouillon, ses images trop foisonnantes, remplies de trop de détails, perceptibles surtout dans les 2 premiers albums qui sont les plus faibles graphiquement et scénaristiquement. Sinon, certains décors sont réussis.

Le constat n'est donc pas totalement négatif, c'est une histoire qui a été écrite trop tôt et dessinée par un auteur qui n'était pas encore au top ; elle serait apparue dans la dernière décennie, elle aurait cassé la baraque. Ceci dit, je comprends parfaitement l'engouement de la plupart des lecteurs, et c'est très sympa à lire, mais encore une fois, je trouve sa cotation un peu trop élevée c'est tout...

Nom série  Jérome K Jérome Bloche  posté le 24/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rêveur, distrait comme c'est pas permis, tendre, craintif mais néanmoins courageux.... ce ne sont pas vraiment les qualités requises pour faire un bon détective. Pourtant, ce Jérôme Bloche qui n'a l'air de rien, est un détective privé lunaire, certes, mais futé ; un peu comme Columbo, qui ne paie pas de mine mais qui coince toujours les coupables. Bloche lui, voudrait ressembler à Bogart qu'il admire, il a la dégaine de Monsieur Hulot et roule en...Solex. Cependant, il plonge dans les embrouilles et les mystères les plus ardus, et finit par s'en sortir honorablement, mais avec aussi beaucoup de chance, et l'aide de sa charmante fiancée Babette.

Comme quoi, ce ne sont pas les héros les plus costauds, les plus virils ou les plus charismatiques qui sont les plus intéressants, car cette série, créée par Dodier, Makyo et Le Tendre, puis reprise par Dodier seul après le tome 6, et contant les enquêtes de cet attachant personnage, a su faire son trou au fil des années jusqu'à devenir quasiment un classique. Le nombre d'albums a grimpé sans qu'on s'en rende trop compte, discrètement et sans faire de vague à chaque sortie comme un Largo Winch ou un Thorgal, et le plus étonnant, c'est que la qualité est à peu près égale à chaque livraison. Les scénarios bien construits et pleins d'humour associés au trait soigné de Dodier font de cette série une Bd policière vraiment originale, qui sort des sentiers battus et des héros tout puissants. Bravo!
N'ayant lu que quelques albums, j'avoue que c'est une série que j'aimerais bien constituer.

Nom série  Le Privé d'Hollywood  posté le 24/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loin de l'univers glauque des privés habituels de romans noirs, Hippolyte Finn exerce à Hollywood et ses alentours, un univers doré de paillettes où tout n'est qu'illusion ; cependant, les auteurs nous montrent l'envers du décor des studios de cinéma en jouant des stéréotypes de l'Amérique et des références au cinéma hollywoodien. On apprend les petits secrets des stars, remplis de faux-semblants, et puis à Hollywood, on tue aussi pour de vrai. Sinon, c'est les ingrédients habituels : filatures, recherches de personnes disparues, chantages.... des sujets usés jusqu'à la corde dans d'autres séries et à l'écran, difficile de trouver de l'originalité dans ces enquêtes. De même que comme c'est souvent le cas avec les privés, un flic officiel (l'irascible inspecteur Whiller) a Finn dans le nez et ne manque pas de lui mettre des bâtons dans les roues, leurs joutes verbales sont souvent drôles ; ce cliché est assez récurrent dans ce type d'histoire.

Malgré ça, cette bande se lit sans déplaisir, Finn est bien différent de Marlowe qui pourtant vit aussi en Californie ; c'est un dandy séduisant qui se la joue un peu, alors que Marlowe est plutôt un dur désillusionné.

Berthet restitue avec un trait réaliste un tout petit peu épuré le Hollywood des années 30, aux décors précis, sur des scénarios bien ficelés de Bocquet et Rivière, exposant souvent une réalité plus sordide et contraire à celle qu'on voit à l'écran, le tout dans une ambiance typique d'époque, assez envoûtante. C'est ce qui fait regretter que ce privé n'ait pas été poursuivi au-delà de 3 épisodes.
A noter que j'ai trouvé facilement le tome 1 en bouquinerie, mais les tomes 2 et 3 sont rares à dénicher.

Nom série  Alpha  posté le 22/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce thriller d'action nous plonge dans l'univers des services secrets et des nouvelles relations Est-Ouest, par le biais de cet agent Alpha, de la C.I.A. Car la chute du mur de Berlin et l'éclatement du bloc soviétique en URSS et dans les pays de l'Est ont bouleversé l'ordre du monde, suscitant un nouveau genre d'espionnage et provoquant un nouveau type de "guerre froide". Au fil des épisodes, la série prend une tournure de politique-fiction des plus passionnante où action, suspense et rebondissements se multiplient ; cependant, l'action n'est pas dominante, on n'est pas dans un James Bond. Des séquences de bureau ou de briefing ont aussi leur place.

Les dérives meurtrières de puissantes organisations financières, de magnats de l'industrie, de membres de l'ancienne nomenklatura, d'organisations mafieuses, de terroristes, de ripoux et d'espions de tous bords, sur fond de géopolitique mondiale, sont décrites de façon réaliste par les auteurs qui doivent avoir recours à une documentation pointue actualisée, car la série colle à l'actualité. Il faut que la description des lieux soient authentique, finalement, c'est presque aussi difficile en doc que pour une série historique.

Ce thriller au ton nouveau a vite récolté un beau succès au sein de la collection Troisième Vague du Lombard ; ce succès est dû en grande partie au découpage dynamique et au graphisme extrêmement minutieux et léché du dessinateur russe Jigounov, précis dans ses décors et donnant vie à des héroïnes sensuelles. Mais un beau dessin a aussi besoin d'une bonne histoire : les scénarios sont d'une redoutable efficacité, les intrigues sont selon la tradition du genre, parfois très complexes (surtout les 3 premiers récits), à tel point qu'il faut une bonne concentration ou les relire 2 fois pour bien comprendre ; elles font penser aux films d'espionnage récents du style de la trilogie Bourne, plongeant dans les arcanes de la C.I.A. et les complots sordides que les médias ne révèlent jamais.

Nom série  La Croix de Cazenac  posté le 21/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette création inaugure la première tentative en solo d'Eric Stalner. Elle n'enlève rien à la qualité du fameux duo qu'il formait avec son frère sur Le Boche, mais il faut avouer que cette saga familiale est d'une très haute tenue.

Ici, 2 frères originaires du Sud-Ouest de la France, Henri et Etienne Cazenac, sont unis par un lien fraternel solide, mais séparés par le destin. Henri le combatif opte pour une carrière militaire et devient officier géographe dans les colonies d'outre-mer ; Etienne, plus solitaire et introverti, choisit la vocation religieuse. En 1914, après l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, l'Europe va sombrer dans l'un des plus meurtriers conflits de l'Histoire ; les hasards de la vie vont réunir les 2 frères qui deviendront des héros. Tout cela ressemble à du roman-feuilleton, mais de qualité supérieure.

Cette histoire qui n'oublie pas l'exotisme de décors évocateurs, se situe dans la grande tradition du romanesque. Bien écrite par Pierre Boisserie, elle multiplie les rebondissements à travers la destinée d'une famille ballottée par les événements sur fond de guerre, auxquels s'ajoutent de l'espionnage, une part de suspense et une dimension un peu fantastique. Elle possède une réelle épaisseur par ses personnages bien campés et sa qualité qui ne faiblit pas du premier au dernier album. Le dessin très soigné de Stalner, particulièrement remarquable dans le décor automnal et les couleurs de fonds de ciel, contribue grandement à cette qualité. Acheter d'abord les 3 premiers albums pour se faire une idée, puis continuer si besoin.

Nom série  Robur  posté le 21/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Y'a pas à dire, les couvertures attirent l'attention ; les ayant vues, je n'ai pu m'empêcher de lire ces albums, même si je n'ai jamais réussi à lire le tome 3, toujours indisponible à ma bibliothèque. Mais ce que j'ai vu m'a suffi pour cerner cet univers. C'est un pur produit steampunk utilisant un univers à mi-chemin entre un passé de Seconde guerre mondiale et un faux futur indéfini où s'affrontent 2 clans à l'aide d'une technologie et d'un armement futuristes. C'est donc aussi de l'uchronie, car l'action se situe en 1931, 15 ans après une invasion sélénite décidée à s'emparer de la Terre. Alliés aux nazis, les Sélénites durcissent leur occupation, ce qui incite l'aventurier Robur à organiser la résistance.

J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser de ce type d'aventure, qui d'habitude m'indiffère plutôt, mais je serais peut-être moins sévère que certains avis précédents sur le graphisme de Formosa ; étant d'une génération habituée au beau dessin (à l'ancienne ou moderne), c'est avant tout ce qui m'attire dans une Bd, qu'elle soit dessinée à la main ou à l'ordi, aussi peu m'importe que l'informatique ne soit pas une méthode "normale" de bande dessinée, du moment que le rendu soit beau, ça ne me dérange pas, à condition que ça ne soit pas que du dessin informatique ; il faut qu'il y ait toujours une part de vrai dessin.

Graphiquement pour moi, c'est donc assez correct. Maintenant, si le fond est discutable aussi, rempli de clichés, avec un scénario souvent délirant, on peut zapper cette série, mais aussi la prendre pour un divertissement, certes imparfait, mais nourri d'éléments intéressants : d'abord l'hommage appuyé à Jules Verne, avec le nom du héros, les titres d'albums, les péripéties, certains décors... puis quelques personnages qui parfois dans leur outrance, sont très kitsch comme Gurn le cruel chef de la Garde Noire, sa vénéneuse assistante Joséphine Balsamo (encore un clin d'oeil à Jules Verne). Je relève aussi le look lourdement sexy des 2 héroïnes, la brune et sadique Joséphine, et la blonde Gayle Ardan, qui bien qu'elles fassent pouf' de série Z, sont agréables à regarder ; je sais aussi pertinemment que des paires de nichons ne suffisent pas à donner de bonnes histoires c'est sûr.

Enfin, pour conclure, cet univers un peu foutraque (dont la démesure graphique de Formosa rejoint un peu les architectures futuristes à la Métropolis de Fritz Lang), mélange beaucoup de choses, il sacrifie des personnages et ne présente pas un héros assez charismatique pour ce type de Bd (c'est une pâle figure de Flash Gordon), bref, cet univers a presque autant de qualités que de défauts, mais peut constituer une lecture divertissante.

Nom série  La Marquise des Lumières  posté le 21/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En tant que passionné d'Histoire, j'ai lu cette série, mais sans y prendre un réel plaisir car ce n'est pas du tout une époque qui m'attire, en raison de la noblesse frivole qui ne savait que s'amuser pendant que le peuple souffrait et crevait de faim ; pire, les nobles méprisaient les petites gens et les rabrouaient, c'est une chose que je déteste chez ces gens qui ont payé tout ça à la Révolution. Et pourtant, je ne suis pas un révolutionnaire, car les excès de la Révolution, je ne les approuve pas non plus, et c'est pas beau à voir.

En tout cas, c'est exactement ce que montre Cothias, il brosse avec justesse un tableau de cette noblesse souvent frivole sous Louis XVI, où aristocratie et petit peuple sont entraînés côte à côte vers le grand tourbillon de 1789, et où l'on rencontre nombre de célébrités de l'époque, à travers le cheminement du personnage de Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet.
Je préfère de loin le dessin de Lax ici, que sur Le Choucas, c'était sa première grande série réaliste, au dessin fin et soigné.

Nom série  Les Maîtres de l'Orge  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au début, je ne trouvais pas le sujet très bandant, je me disais "encore une saga familiale, et sur des industriels en plus", d'habitude, je n'aime ce genre de sujet qu'en feuilleton TV comme avec les Rois Maudits ou les Gens de Mogador... qui ont fait les beaux jours d'une télé française de qualité. Finalement, j'ai été agréablement surpris par la lecture de cette histoire, c'est même réellement passionnant. C'est une fresque d'une envergure exceptionnelle, comparable à ces grands feuilletons TV, qui se rapproche aussi d'un ton comme celui des Oiseaux se cachent pour mourir, ou la Dynastie des Forsythe, avec une bonne dose de romanesque.

D'ailleurs, la bande fera l'objet de 2 adaptations TV en 1996 et en 1999. Curieusement initié par la télévision, le projet est avorté jusqu'à ce que celle-ci décide enfin à produire ces adaptations. Scénarisée par Van Hamme qui délaisse un temps Largo Winch, la fresque retrace la destinée des descendants de Charles Steenfort dans la grande tradition des sagas familiales, avec une astuce ingénieuse : chacun des albums décrit une génération de 1854 à 1997. Elle met en lumière le grand essor de l'industrie et celle de la bière au milieu du 19ème siècle qui progresse dans toute l'Europe ; c'est ainsi que dans les Ardennes belges, Charles Steenfort, enthousiaste et passionné, renonce à une vie monacale et fonde sa première brasserie qui sera à l'origine d'un grand empire industriel.

Cette aventure humaine au pays des brasseurs belges dépeint à travers l'extraordinaire parcours de cette famille entièrement vouée à son industrie, un siècle d'amour, d'ambition, de douleurs et de rivalités, où se greffent des épisodes sentimentaux et des coups de théâtre sur fond d'histoire politique et économique de la Belgique. Le tout est orchestré avec justesse par l'un des meilleurs scénaristes du moment, au service d'un dessin superbe, fluide et précis de Vallès qui a effectué un gros travail de documentation. Du roman-feuilleton revisité avec efficacité.

Nom série  Merlin (Soleil)  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Peu de temps après la création d' Arthur, saga celtique de Chauvel et Lereculey chez Delcourt, Istin et Lambert se lancent eux aussi dans une fresque autour du personnage fascinant de Merlin. Mais ici, les auteurs explorent une autre facette , celle d'une heroic fantasy celtique, en jouant ouvertement la carte du fantastique et en s'attachant principalement au personnage de Merlin, tout au moins dans le cycle principal. Je me méfiais au début, car avec les séries Soleil de ce type, j'ai parfois été déçu. Ici, je ne peux pas dire que j'ai été déçu, mais je n'ai pas non plus grimpé aux rideaux.

Le premier album décrit la génèse du personnage, avec Ahès la noire déesse et Afang, le démon marin ravageur. Dès lors, la vie de Merlin qui grandit et apprend vite aux côtés de Père Blaise, va être vouée à combattre des démons terrifiants, des sortilèges et autres maléfices envoyés pour l'éprouver. Istin écrit une fresque complexe pour Lambert dont le dessin s'affine dès le second album et culmine en un graphisme plein de vigueur et de plus en plus policé ; il réussit des compositions graphiques en pleine page qui donnent de la force au récit, et se régale à dessiner des démons de cauchemar.

La série vaut donc surtout pour son visuel, car elle est fatigante à lire, certains passages sont là pour meubler, c'est parfois un peu creux, l'aspect fantastique est omniprésent, et ça aurait pu se conclure en 6 albums. Même si je lui préfère Arthur pour sa rigueur historique, je ne peux pas non plus jeter la pierre à cette série dont l'intérêt n'est pas négligeable. Elle fera passer de bons moments en bibliothèque.

Nom série  Soda  posté le 20/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome fait partie de ces auteurs qui au début des années 80, révolutionnèrent la BD franco-belge dans le journal Spirou. Associé à Janry, il reprend les aventures de Spirou et Fantasio en 1981, puis crée Le Petit Spirou en 1987. Entretemps, il crée "Soda", une bande qui apporte un sang neuf aux séries policières du journal.

Le héros y affronte l'enfer des bas-fonds newyorkais, armé d'un énorme colt Python, tout en menant une double vie qui lui occasionne parfois quelques problèmes. Tome excelle dans les dialogues percutants et la description d'une mégapole effrayante, tempérée par une dose d'humour. C'est d'ailleurs ce qui surprend un peu quand on lit pour la première fois un album de "Soda" : le contraste entre l'aspect sérieux, sombre et dur de certaines épisodes, assortis de scènes violentes, avec des scènes franchement humoristiques, ajouté au fait que c'est dessiné dans un style semi-réaliste, propre au graphisme habituel du journal Spirou, en plus moderne.

De son côté, Gazzotti qui succède sans mal à Warnant, adopte un dessin très séduisant, dynamique, aux décors soignés, aux cadrages très cinématographiques, et reproduit à la perfection le mode de vie urbain d'une grande ville américaine. Cependant, je trouve qu'on en fait un peu trop et que cette série a tendance à être surcotée de façon exagérée ; certes, c'est pas mal foutu, agréable à lire et distrayant, mais ça n'est pas le chef-d'oeuvre que beaucoup de gens ont l'air de claironner.

Nom série  Squeak the mouse  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette parodie décapante du dessin animé à la Disney et Looney Tunes, est inspirée au départ par Tex Avery pour son côté frénétique. On croit avoir affaire par son graphisme cartoonesque et coloré bien gentillet à une bande enfantine, mais très vite, ça s'emballe et ça vire à la folie comique dans un style très gore faisant référence aux films de l'époque (la bande date de 1980) comme Evil Dead de Sam Raimi, ou Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper.

Squeak la souris futée évolue dans un monde féroce et cruel où s'étalent les vices de l'humanité; la sempiternelle course-poursuite chat-souris est détournée par Mattioli avec une violence inouïe et un ton iconoclaste assez jouissif, tout en ridiculisant les travers humains les plus sordides. On a droit à des séquences d'étripage et de tueries assénées avec rage qui viennent briser soudainement une situation innocente, créant un décalage surprenant. A cela, s'ajoute du sexe qui permet aux souris de niquer comme des bêtes (dans les 2 sens du mot).

Je n'ai pas ces albums et je n'ai pas l'intention de les acheter, je me souviens très bien quand je lisais cette Bd dans L'Echo, je rigolais un peu, mais à la longue, c'était assez répétitif et ça a fini par me lasser. Bof, bof, quoi...

Nom série  Pacush Blues  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai découvert tardivement cette série en achetant dans un vide-grenier la revue Aïe, éphémère mensuel belge qui n'a duré que le temps de 3 numéros, et qui en publiait des pages. Ce dépotoir où vit une bande de rats humanisés m'a surpris par son ton original qui permet à l'auteur de stigmatiser les maux de notre société à travers un microcosme animalier, un peu comme il l'avait fait dans La Foire aux Cochons. J'ai donc entrepris la recherche de quelques albums en occase, j'en ai trouvé, mais j'ai finalement déchanté.

Pourtant les idées imaginatives au départ m'ont fait sourire, notamment par le rôle défini de ces rats qui représentent un caractère que l'on retrouve chez les humains (le rat homosexuel, l'intello rasoir, l'arriviste, la féministe, le fourbe et mielleux, les racistes hargneux, les crétins etc...). Ces personnages singent parfaitement la nature humaine, car ils sont dépressifs, poètes, philosophes, envieux et cachent souvent un désespoir profond qui frôle le côté hilarant. Mais le ton trop satirique, voire caustique et surtout très déprimant a fini par m'ennuyer, c'en était vraiment très démoralisant, sans parler d'un aspect trash parfois peu ragoutant, c'est pas trop ce que je recherche dans une Bd humoristique.

En lire un album passe encore, mais en lire toute une collection, ça devient lassant.

Nom série  Jack Palmer (Les Aventures de)  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nain au nez à la Achille Talon, engoncé dans un trench trop grand pour lui et coiffé d'un chapeau ridicule, apparaît le détective le plus con du monde. C'est un abruti complet, au demeurant très sympathique, qui promène son sac Tati et sa nullité dans des enquêtes foireuses où il s'en sort aidé par le hasard pour découvrir des coupables encore plus idiots que lui, car il y a un peu de chance pour cette catégorie d'anti-héros. Comme tous les maladroits, les distraits et les malchanceux, il attire la sympathie. Son auteur en fait une parodie loufoque des privés américains et des grands succès du polar, bien que Palmer évolue en France ; il le catapulte dans des milieux interlopes où il en profite pour épingler les ridicules de notre époque et d'une certaine société.

Les albums les plus célèbres sont justement ceux qui ont visé ces milieux très différents, tels Les Disparus d'Apostrophe (vraiment le plus célèbre), qui a bénéficié à l'époque (on est en 1982) d'une surprenante publicité en raison de l'enlèvement bidon de Jean-Edern Hallier survenu juste après sa parution ; le flair de Pétillon était vraiment prémonitoire, et ses trouvailles étaient savoureuses (le "look Pivot"). L'autre album célèbre, c'est Le Chanteur de Mexico, excellent épisode qui décortique avec une perspicacité implacable les coulisses du showbiz dans les années 80 et sa faune branchée. On peut en dire autant avec les clins d'oeil du Prince de la BD, intéressante satire du salon de la BD d'Angoulême.

Les albums plus récents abordent des sujets plus brûlants, comme L'Enquête Corse, best-seller adapté à l'écran avec un bon Jean Réno et un Clavier plutôt supportable, L'Affaire du voile, qui aborde un sujet délicat, ou Enquête au paradis, sur les paradis fiscaux. Entre 2 enquêtes, Palmer trouve le temps de repasser ses caleçons, un détail singulier qui traduit l'aspect comique de la bande.

Celle-ci a considérablement évolué : au départ, Pétillon, influencé par la revue MAD, propose des histoires complètement absurdes et délirantes, où les situations secondaires sont parfois plus importantes que le récit principal, d'autre part encombré de gags visuels à chaque page, véritables cerises sur le gâteau. Puis, le succès aidant, touchant un plus large public, les aventures de Palmer s'assagissent et deviennent caustiques, tout en restant burlesques.

Autre élément, le dessin qui s'est transformé : à l'époque des Disparus d'Apostrophe et du Chanteur de Mexico, la bande adopte une Ligne Claire séduisante qui me plaisait bien, puis le dessin s'est dépouillé, devenant caricatural comme dans l'Enquête Corse, à la limite pas joli, mais que je supporte grâce à la drôlerie des situations. De plus, Pétillon a même redessiné des albums, modifiant des histoires. La bande a aussi adopté plusieurs formats (gag en 1 planche, récit complet et récit long selon les supports qui la diffusaient, Pilote, Echo des Savanes, Charlie Mensuel, VSD, Télérama...). D'où un sentiment de qualité inégale qui me pousse à une note de 3/5.

Nom série  Pierre Tombal  posté le 19/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Casquette à large visière, clope au bec, pelle sur l'épaule, flegmatique, Pierre Tombal est fossoyeur, emploi peu fréquent dans la BD en général. Au départ, le concept peut paraître intéressant, ça pourrait friser le petit chef-d'oeuvre d'humour noir et de cynisme, basculant à la limite du morbide..mais lire ça en continu, ça me laisse plutôt froid (sans mauvais jeu de mots).

Les gags sont très inégaux, certains sont d'un humour très noir, d'autres d'un humour bon enfant qui doit s'adapter au lectorat du journal Spirou, d'autres sont laborieux et pèsent des tonnes, et d'autres sont sans aucun intérêt, tombant à plat et même pas drôles. Cauvin épuise toutes les situations en tirant trop sur la corde et finit évidemment par une usure logique, il n'y a qu'à voir le nombre conséquent d'albums... En plus, le dessin de Hardy n'est pas joli, parfois approximatif, quoique expressif. D'autre part, ces facéties macabres peuvent être mal perçues par certaines personnes, la mort étant un sujet délicat à aborder, même sous le coup de l'humour. Le seul truc drôle dans tout ça, c'est les titres d'albums en forme de jeux de mots.
A essayer très prudemment en bibliothèque, mais sûrement pas à posséder chez soi.

Nom série  Les Héros Cavaliers  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Les Ecluses du Ciel où j'avais apprécié le trait précis et agréable de Michel Rouge, je me lance dans cette série d'abord par amour du beau dessin comme je l'aime, puis pour sa conception du mythe arthurien vue par Cothias. Cette saga raconte la vie des Celtes au VIème siècle, au coeur d'un Empire romain en déclin et aux sources des légendes arthuriennes, puisqu'elle suit le destin d'un jeune garçon qui va devenir Perceval.

Cette bande opte donc pour la version historique d'Arthur, tout comme le fera le film Le Roi Arthur avec Clive Owen et Keira Knightley un peu plus tard, débarrassée des légendes bien propres enseignées par les poètes. Les auteurs évoquent les débris de l'Empire romain, l'Angleterre et la Bretagne celtique, la Cornouaille, Stonehenge.... de belle façon, mais comme je m'y attendais, Cothias s'emmêle encore les pinceaux et veut trop en faire, un peu comme dans L'Empereur du dernier jour et certaines Bd dérivées du cycle des 7 vies de l'épervier, son écriture part un peu dans tous les sens. Mais bon, si l'on excepte la reprise au dessin de Tarral après les 2 superbes albums de Rouge dont j'adore le graphisme, qui m'a un peu gênée au début, cette série reste une chanson de geste épique qui revisite un mythe universel, c'est ça l'important.

Nom série  Adler  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert ce héros non pas dans le journal Tintin où il est apparu en 1985, ne le lisant plus, mais en achetant à très bas prix les tomes 6 et 7 dans le destockage de la Bibliothèque de Bordeaux, et ça m'a assez emballé pour que j'ai envie de lire les autres albums. Quel contraste entre ceux que j'avais et les 2 premiers au niveau graphique ; le dessin a considérablement évolué en bien, tant mieux car c'est une série passionnante, bien construite et qui a connu un rapide succès dès son apparition dans Tintin.

Sterne multiplie les détails au sein d'un graphisme inspiré de la Ligne Claire et des techniques hergéennes, mais d'un style bien à lui, aussi dynamique que ses récits qui évoluent, où le lecteur en apprend un peu plus sur le passé flou du héros. L'auteur utilise des couleurs chatoyantes et soigne ses scénarios qui évidemment, ne renouvellent pas les histoires de ce type, mais qui sont bien plaisantes à lire, apportant leur dose d'aventure centrée sur l'action mais avec de la réflexion. Des aventures mouvementées où Adler et sa philosophie de la justice se fourvoient pour des causes justes ; pas un chef-d'oeuvre, mais une série de qualité.

Nom série  Sunday  posté le 18/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme la plupart des dessinateurs espagnols de sa génération, Victor De La Fuente a beaucoup travaillé pour l'étranger, notamment en France, comme beaucoup de ses compatriotes, il avait un sacré coup de crayon à l'américaine, et comme certains d'entre eux, il a crée plusieurs séries éphémères. "Sunday" en fait partie ; c'est une belle création de western réaliste qui voit le jour en Espagne en 1968 et qui ne connaîtra qu'une douzaine d'épisodes.

Sur des textes de Victor Mora (scénariste espagnol qui sera aussi connu en France dans les années 70), la bande sera tout de même diffusée dans plusieurs pays, dont la France où elle paraît dans un pocket d'Aventures & Voyages, puis dans France-Soir et le journal Tintin en 1977 et 78 le temps de 2 épisodes. Elle conte les aventures d'un ex-colonel nordiste cherchant désespérément son fils disparu ; c'est un portrait attachant d'un homme errant et solitaire, il est marqué et usé par la guerre, déraciné et se retrouve comme d'autres personnages de BD, au Mexique où il côtoie des rebelles sudistes et les partisans de l'empereur Maximilien, tout en luttant contre l'injustice et en rencontrant de jolies femmes qui n'arrivent pas à le retenir.

Comme on le voit, c'est un western qui ne s'inscrit pas dans la tradition aventureuse et trépidante des héros de petits formats ou des grandes séries de l'époque comme Blueberry, Comanche ou Mac Coy (même si elle est plus proche de cette dernière par ses sujets). C'est plutôt un western qui intègre la réflexion et qui s'inscrit dans la veine des westerns crépusculaires qui occupaient les écrans à l'époque.
Sympathique, à tester en occase, vu qu'il n'y a que 2 albums, c'est peu ruineux.

Nom série  Gai-Luron  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce chien au physique impassible est un clin d'oeil direct au célèbre Droopy de Tex Avery. Comme son homologue U.S., sa façon détachée d'aborder les situations, son ennui perpétuel, son faciès désabusé et les objets réticents envers lui provoquent des situations comiques dans lesquelles son créateur, Marcel Gotlib, lance son héros sous forme de gags en 1 ou 2 planches. M'ouais, ben moi, j'ai jamais trouvé ça génial lorsque je lisais Pif-Gadget, il y avait des séries bien plus drôles pour se pisser aux culottes que "Gai-Luron", comme Les Tristus et les Rigolus par exemple. L'humour caustique de Gotlib n'était pas encore à ma portée, il ne le sera qu'avec Les Dingodossiers dans Pilote lorsqu'il aborde la BD sous un aspect plus adulte ; Gai-Luron est un personnage destiné à la jeunesse, Gotlib doit réfrener ses audaces.

Malgré le côté loufoque du personnage, les facéties des autres personnages comme Jujube qui disparaît pour laisser place à Belle Lurette que le héros courtise platoniquement, la série ne m'attire pas, les gags sont très inégaux, parfois peu compréhensibles pour un gamin, Gotlib testant ses dons pour ses futures Bd où il se déchaînera dans Pilote et dans Fluide Glacial, où il redessine son héros en 1986, affublé d'un slip et modernisé ; mais même là où Gotlib, enfin libéré des contraintes liées aux publications enfantines, peut s'en donner à coeur joie dans un humour adulte, Gai-Luron me laisse toujours indifférent. Y'a des fois comme ça, où ça passe vraiment pas...

Nom série  Bob et Bobette  posté le 17/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas grandi avec cette Bd, et je n'en ai lu que peu d'albums qui m'ont été prêtés par un fan fou de cette série, mais ce que j'ai lu m'a suffi pour cerner ce véritable phénomène de l'édition avec ses 315 ou 318 albums : hallucinant!

Auteur prolifique de bandes réalistes et humoristiques, Willy Vandersteen est probablement le plus important auteur de BD flamande. En 1945, il crée ces 2 gamins délurés qui paraissent dans un quotidien flamand sous le nom de Suske en Wiske. Leurs aventures trépidantes sont basées sur la fantaisie puisqu'ils voyagent dans le temps et l'espace grâce à l'invention du savant farfelu Barabas ; on les retrouve en Alaska, au Tibet, en Afrique, en Espagne, en pleine Préhistoire, côtoyant Néron, Montezuma, Marco Polo et même les Martiens sans que l'auteur ne cherche à donner une vague vraisemblance à tout ça. Autour d'eux, Lambique, un extravagant personnage au coeur d'or, en fait le vrai héros de la bande, la tante Sidonie, et Jérôme le colosse, un peu effacé, parlant peu, au visage imperturbable et aux muscles d'acier (il aura sa propre bande plus tard).

Cette sorte de famille qui n'en est pas une (Bob et Bobette ne sont pas frère et soeur, Lambique n'est pas leur père) a vécu une quantité impressionnante d'aventures conçues pour un jeune public, et toutes traversées d'un humour et d'un esprit flamands. En Belgique flamande, Bob et Bobette sont aussi célèbres que Tintin ; les Hollandais et les Allemands raffolent de leurs aventures. Mais en France, le public n'a jamais vraiment accroché, et ce en dépit d'une forte influence hergéenne perceptible dans le style graphique de Vandersteen. Il y eut bien une tentative dans le journal Tintin qui de 1950 à 1959 publia 8 épisodes (que je n'ai pas lus car je n'étais pas encore né). A cette époque, est né un cercle de fans qui, devenus aujourd'hui nostalgiques, passent leur temps à rechercher le collection complète éditée en albums souples Erasme. Mais sinon, rien n'y fait, le public français n'est pas très réceptif pour lire du Vandersteen, dont l'esprit typiquement anversois ne passe pas facilement les frontières de la latinité, et reste très régional (les récits sont conçus en néerlandais et même parfois en dialecte anversois).

Hergé a connu un peu la même situation avec la diffusion de Quick et Flupke, bien que ces gamins soient bruxellois, donc francophones, mais un peu trop Belges pour captiver les Français. Les aventures de Bob et Bobette publiées dans Tintin ont été éditées par Le Lombard dans les années 50 ; ces éditions valent aujourd'hui une fortune, ce sont les meilleurs épisodes d'une série dont on peut regretter ensuite la standardisation d'un travail de studio, où la patte de maître Willy n'y figure que de loin. La série reste un phénomène éditorial qui rien qu'en version néerlandaise compte plusieurs dizaines de millions d'albums vendus. Vous me direz, c'est pas un gage de qualité, soit! Mais parmi les 8 récits publiés dans Tintin dans les années 50, si vous vous décidez à approcher cette série, il faut choisir parmi ce nombre pléthorique d'albums très inégaux, les 5 que voici :
- le Trésor de Beersel (n°112)
- le Casque Tartare (n°114)
- les Martiens sont là (n°115)
- la Clé de bronze (n°116)
- le Fantôme espagnol (n°150), probablement le plus connu.
Pour le reste, je ne conseille pas l'achat, à moins d'être fan.

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