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Nom série  Séjour en Afrique  posté le 30/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Dans la lignée de BDs plus récentes, je m'attendais à un carnet de voyage assez classique, un témoignage sur l'Afrique, son exotisme ou sa réalité. Au lieu de ça, j'ai eu droit à un récit complètement délirant. Son thème : l'Afrique, oui, mais prise sous un angle d'absurde, de folie et peut-être un peu de poésie même si je n'y ai guère été sensible.

Le dessin est à l'image du scénario : confus, exubérant, alternant gros plans, plans d'ensemble, cadrages et compositions déstabilisantes.

Tout est fait pour accentuer l'effet de perte des repères et de plongée dans un monde totalement différent pour ce français qui arrive comme ça dans un village au coeur de l'Afrique. Visages hilares des habitants, moeurs étranges qui n'en sont pas mais sont des "techniques" et des "habitudes de vie adaptées à leur environnement", initiation à des coutumes assez folles où la magie et la croyance sont reines.
En tant que lecteur, j'avoue avoir été momentanément envouté également par cette ambiance étonnante, ressentant par ce biais une vision de l'exotisme africain aux yeux d'un occidental.
Mais je suis quand même circonspect et pas très convaincu par l'ensemble. Le récit ne m'a pas véritablement accroché et je n'ai pas ressenti d'émotion satisfaisante. La lecture est assez intéressante mais je n'en conseille pas particulièrement l'achat.

Nom série  Subatomic  posté le 30/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le concept d'ATOM rappelle fortement celui du SHIELD de l'univers Marvel, une organisation fédérale américaine top secrète surveillant le territoire US depuis son héliporteur géant. Ses employés y sont enrôlés encore enfants parmi des orphelins, sont embrigadés toute leur jeunesse et n'en ressortent qu'à leur mort après avoir travaillé dans le secret le plus absolu. Imaginer un membre de cette organisation ultra-fermée qui est déçu par la teneur du travail d'ATOM et qui cherche à s'en échapper, est assez classique dans l'idée mais pouvait amener quelque chose d'intéressant.
L'ennui, c'est que le récit se révèle très plat et surtout raconté avec beaucoup trop de maladresse.

Aperçu en bref coup d'oeil, le dessin noir et blanc parait correct. A la lecture, il révèle cependant un grand manque de maîtrise, beaucoup d'imprécisions et des ratés dignes d'un amateur. Perspectives, anatomies, cadrage, compositions, effets de mouvements, tout y est approximatif. L'encrage, en outre, laisse à désirer. Les cases sont entourées d'un trait de feutre à moitié transparent, comme s'il manquait parfois d'encre. Des traces de crayon de papier demeure à quelques endroits, l'auteur ayant visiblement encré directement sur le crayonné.
Le tout manque clairement de professionnalisme et ça m'a dérangé à plusieurs moments.

Quant à l'intrigue, elle est prévisible et d'une grande platitude. C'est l'histoire banale et mal racontée d'un fugitif. La narration est médiocre car elle est entravée par des dialogues confus, mal traduits et qui manquent complètement de naturel (sans compter une énorme inversion de bulles de dialogues à un moment donné). On n'y croit pas une minute.
Alors ça se laisse lire quand on n'a rien d'autre sous la main, mais ce n'est vraiment pas terrible.

Nom série  Majipoor  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien qu'en ayant entendu parler, je n'ai jamais lu de romans du Cycle de Majipoor de Robert Silverberg et je n'avais même aucune idée de ce dont ils traitaient. C'est avec un oeil neuf que j'ai entamé cette adaptation en BD.

Après renseignement sur Wikipedia, il y a un peu de science-fiction dans le background de cette planète Majipoor mais ce que l'on en voit dans ce récit en bande dessinée est de la pure fantasy comme les éditions Soleil nous en ont laissé l'habitude.
Néanmoins, ce monde imaginé là ne manque pas d'une certaine originalité. Outre ses nombreuses races, dont certaines sont télépathes ou encore métamorphes, c'est la structure de son gouvernement qui est spéciale. Il est en effet composé de 4 puissances : le Pontife, véritable dirigeant de la planète, qui ne quitte jamais son palais souterrain mais désigne un autre homme, le Coronal, choisi hors de sa famille, pour le représenter à la surface et faire figure d'autorité incontestable. Et à leurs côtés, deux personnages dotés de capacités télépathiques, la Dame de l'Île, mère du Coronal, qui conseille les habitants de la ville dans leurs songes, et le Roi des Rêves qui est pour sa part destiné à châtier ces mêmes habitants de la même manière.
Cet étonnant gouvernement multicéphale est le sujet principal de l'intrigue du roman "Le Chateau de Lord Valentin" qui est adapté dans cette série.

Le graphisme de cette bande dessinée est de bonne facture. Techniquement, il n'y a rien à redire sur le dessin de David Ratte : les planches sont soignées, les personnages réussis, les décors bien détaillés. De même, rien à redire sur la colorisation de Myriam Lavialle qui est douce et de qualité.
Et pourtant, je ne peux m'empêcher d'être déçu. Je trouve en effet ce graphisme trop lisse, trop fade pour me permettre de me plonger dans cet univers de Majipoor. J'aime quand un univers de fantasy me permet de m'évader, quand sa représentation en image lui donne une véritable vie et une âme. Ici, je trouve le résultat visuel trop morne, trop classique, comme s'il s'agissait d'images déjà vues et pas très emballantes, presque clichés. En outre, l'aspect informatique des couleurs et son traitement de l'encrage rend l'ensemble trop froid à mon goût.
C'est assez injuste car, comme dit plus haut, techniquement il n'y a rien à reprocher, mais ce ressenti m'a empêché de bien apprécier ma lecture.

Car hormis cela, l'intrigue n'est pas mauvaise du tout et la narration est très fluide. Alors certes le coup du héros amnésique qui intègre une troupe d'artistes saltimbanques, la prédiction de sa destinée incontournable, le complot pour usurper le pouvoir, etc., tout cela est très classique, presque déjà-vu. Mais l'ensemble est plaisant et le monde est suffisamment original et attachant pour qu'on ait envie d'en savoir plus, de le découvrir par le voyage qui nous est ainsi offert.
C'est pourquoi j'ai pris plaisir à lire ce premier tome et je lirais la suite.

Nom série  Le Menteur  posté le 29/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un bel objet éditorial : une bande dessinée grand format, avec une jaquette épaisse, une couverture au titre en surbrillance, un papier de belle qualité.
Dommage que je n'ai pas du tout accroché à son contenu.

Nadja est une dessinatrice dont l'une des spécialités est de représenter tous ses personnages sous la forme d'ours anthropoïdes. C'est un style personnel, certes. Mais sans rien savoir de sa technique outre mesure, j'ai bien l'impression qu'il s'agit d'une manière de masquer de grandes lacunes au niveau du dessin, qu'il s'agisse des décors ou des personnages. En effet, je ne trouve vraiment pas ses planches belles.
Qui plus est, ses ours se ressemblent tous ou presque. Seuls quelques-uns diffèrent des autres par leurs mimiques faciales, une couleur plus claire ou des rides. Mais le héros de cet album, notamment, ressemble à s'y méprendre à la grande majorité des personnages secondaires.
Heureusement, une fois entré dans l'histoire, les dialogues sont suffisamment clairs pour qu'on identifie assez vite qui sont les ours en présence.

L'histoire est assez originale. Elle met en scène trois personnages principaux. Un peintre, Oliver, le héros de l'histoire. Son ancien amour. Et surtout le mari de cette dernière, un homme très affable, vantard et surtout parfaitement mythomane. Très irrité par ce dernier et encore amoureux de son ex, Oliver va tenter de voir jusqu'où cet homme peut aller dans le mensonge et surtout tenter de faire éclater la vérité auprès de son ancienne aimée. Mais celle-ci n'est-elle pas déjà corrompue par le mensonge de son mari ?
La thématique est intéressante et pourrait amener à une bonne étude psychologique. Malheureusement, je n'ai pas été convaincu par ce récit en bande dessinée. Les personnages manquent de charisme, l'intrigue apparait assez morne, et l'histoire se termine en tombant à plat à mon goût.
J'en attendais plus, surtout venant d'une adaptation d'une nouvelle déjà existante.

Nom série  L'Essence de la vie  posté le 28/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le lian huan hua est la forme de la bande dessinée traditionnelle chinoise : un format carré ou à l'italienne, un dessin unique par page et un texte narratif l'accompagnant. En ce sens, ce petit album carré, de plus de 200 pages, publié par Xiao Pan dans sa nouvelle collection "carré d'art" s'en rapproche.
Mais le style et le graphisme sont résolument modernes, une démarche artistique indéniable.

Ce graphisme, il étonne à la première vision. En effet, sa pixellisation saute aux yeux au point de laisser croire à un défaut d'impression.
Tout cela est bien évidemment voulu. L'auteur se déclare adepte du graffiti virtuel, un art qui consiste à dessiner à main levée, parfois à plusieurs simultanément, à l'aide de la souris ou d'une tablette graphique.
Le rendu rappelle les dessins en bitmap réalisés sur les anciens ordinateurs ou encore les jeux vidéos du début des années 90. Mais Hei Li Zhi y apporte une maîtrise de la couleur et une esthétique naïve mais belle qui rendent les planches rapidement séduisantes. Chacune d'entre elle est une petite oeuvre d'art faussement enfantine. Le tout est vivant et très attachant.
Par son style, ce graphisme ne plaira forcément pas à tout le monde, mais je suis personnellement tombé sous le charme.

Malgré une narration un peu décousue du fait de la structure en une image unique toutes les deux pages, cet album apporte un vrai récit. Il s'agit d'un conte racontant candidement les errances d'un jeune garçon à la recherche du sens de la vie, voguant dans un univers onirique et poétique. Il rencontrera en chemin des personnages nommés Amour, Colère, Force, Utopique, et autres, qui seront un temps ses compagnons avant de former une part de son esprit.
Tout est dans le symbolisme et la poésie. La fable amène une véritable morale sur ce qui forge la vie, ses difficultés et ce qu'il faut pour les affronter le coeur vaillant.
Le manque de subtilité et le côté un peu immature des dialogues est parfois légèrement exaspérant et pourra rebuter des lecteurs. Ces aspects associés à la juvénilité du dessin pourraient donner l'impression que le public visé est relativement jeune. Mais le message et sa compréhension sont manifestement adultes.

Pour peu que vous soyez sensibles à son graphisme très personnel et à sa poésie naïve, vous pourriez bien tomber sous le charme de ce joli album.

Nom série  Les Carroulet  posté le 27/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas été très séduit par cette série.
Sa thématique : la vie d'une petite famille bien prolo comme on les aime. Le père bricole sa mobylette, participe aux tournois de belote et boit son pinard dès qu'il peut. La mère est femme au foyer, essaie d'arrêter de fumer et s'occupe des gamins. Les plus grands s'amusent dans la cour et font des petites conneries. Et le bébé... fait le bébé.
Tout ce qu'il y a de plus simple pour créer un décor familial à même de raconter des histoires un peu humoristiques du quotidien.

Le dessin est volontairement peu soigné. Le trait est épais, parfois un peu brouillon. La BD semble "tous publics", le graphisme et le ton d'ensemble n'étant pas très différents de certaines séries jeunesse.

Ce que j'ai apprécié dans cette série, c'est le fait que les personnages et leurs réactions ne manquent pas de crédibilité. Il n'y a pas vraiment de caricature ou alors le strict minimum pour être amusant.
Mais je dois dire que je n'ai pas trouvé ça bien drôle. Les saynettes sont assez fouillis, avec une narration qui part un peu dans tous les sens, plein de petites choses qui se passent. L'ensemble tient bien la route mais ne m'a pas captivé et ne m'a jamais fait rire, à peine sourire.

Nom série  Gringo  posté le 25/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans l'étendue prolifique de sa production, Tezuka a véritablement le mérite d'être varié et original. Cette fois, il nous présente plusieurs thèmes à la fois.
L'Amérique du Sud n'en est pas le principal puisque ce n'est qu'un décor prétexte à présenter des pays et des situations spécifiques pour le héros.
Une des autres thématiques est le milieu des affaires et plus spécialement de la prospection commerciale. Tezuka présente cela comme un univers de compétition dangereuse et de nécessaires prises de risque. Un peu caricatural mais assez intéressant.
Mais l'essentiel du sujet abordé ici concerne le comportement des japonais et notamment du personnage principal à l'étranger mais également simplement entre eux. Tezuka met le doigt sur certaines spécificités assez justes de la psychologie et de la sociologie japonaise, en tout cas de celle des années 80, date de création de ce manga.
Le héros est complexe, pas toujours sympathique mais en tout cas très crédible. Sa psychologie est fouillée et adulte. Par son biais, Tezuka nous permet de comprendre des notions de l'esprit japonais pleines d'intelligence et de bon sens, même si elles ne rendent pas toujours honneur aux japonais eux-mêmes. Tout cela est très instructif, même si l'ensemble est traité avec discrétion, dissimulé derrière des aventures d'affaires relativement prenantes.

Le récit est dense, racontant plusieurs intrigues les unes après les autres. Le tout se lit bien mais manque un petit peu d'accroche à mon goût. Comme souvent chez Tezuka, j'ai du mal à trouver sa lecture captivante. Et comme souvent chez lui, il mêle à un récit très adulte quelques touches d'humour parfois un poil grotesques ou de naïvetés un peu désuètes. Ceci dit, j'ai trouvé bien amusante la manie sexuelle du héros. Elle est assez révélatrice du personnage, soit dit en passant.

J'ai bien aimé cet album, je l'ai trouvé original et intéressant, mais je ne suis pas sûr de le relire de sitôt.

Nom série  Monster Motel  posté le 25/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les auteurs de cette bande dessinée d'humour tous publics, pré-publiée dans le Journal de Mickey, sont les mêmes que ceux de L'Ecole Abracadabra dont je gardais un souvenir assez plaisant de mes lectures dans le même journal quelques années auparavant. Mais j'ai lu celle-ci étant adulte, d'une part, et directement en album d'autre part. Cela ne m'a clairement pas aidé à l'apprécier.

Pourtant le dessin est bon. Le trait de Tranchand est vivant et dynamique tout en étant soigné. J'apprécie beaucoup ce graphisme qui correspond parfaitement à l'atmosphère humour franco-belge.

Les personnages aussi sont plutôt sympathiques même si assez caricaturaux.
Mais pour le reste, hélas, ce n'est pas drôle. Tous les gags sont très convenus.
Durant la première moitié de l'album, on a droit à des gags récurrents : le vieux vampire est malchanceux, le loup-garou a des soucis canins et quelques autres thèmes assez bateaux dans le genre "monstres gentils d'Halloween".
Et durant le reste de l'album, les neveux du propriétaire du motel débarquent. Et on a droit alors à des gags encore plus récurrents de ces deux garnements qui mènent la vie dure aux monstres et au motel dans son ensemble.

Aucune planche ne m'a vraiment fait décrocher un sourire. Seuls le dessin et une ambiance assez plaisante m'ont permis de lire l'album jusqu'au bout.

Nom série  Magie magie !  posté le 25/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un tout petit album qui est vite lu mais pas désagréable.
Le dessin est en noir, gris et blanc. Le trait épais et un peu sale n'est pas très adapté pour attirer les enfants. Moi même, il ne me plait pas trop. Ce n'est pas très pratique pour un album en principe destiné à la jeunesse. Mais le graphisme est efficace, c'est l'essentiel.
L'histoire se lit avec le sourire. C'est celle d'un apprenti magicien muni d'une baguette magique qui donne presque toujours un résultat imprévu et embêtant pour son utilisateur.
Amusant mais pas très original ni marquant.
Une lecture qui fait passer quelques petites minutes pas désagréables.

Nom série  Husk  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai tout d'abord été charmé par l'exubérance de cet univers futuriste. Colonies spatiales, animaux humanisés mutants, tanks robotiques façon Battletech, mécha bio organiques, et énormément d’autres développements technologiques débridés. Du coup, tout n’est pas très crédible, scientifiquement parlant, mais en tout cas c’est assez grisant.

Aussi grisant que le dessin qui est tout aussi exubérant. Techniquement maîtrisé, il se lâche au niveau des prises de vues et par la densité de ses planches. Enormément d’informations à traiter, peut-être un peu trop parfois ce qui rend certaines scènes un peu confuses en première lecture. Le style est très moderne, parfois photo réaliste mais en tout cas super dynamique. Je ne suis pas totalement sous le charme mais c’est du beau boulot.

A l’instar du graphisme, le scénario aussi est très rythmé et touffu. J’ai bien accroché à cette enquête policière et technologique dans ce décor de SF luxuriant. Les personnages sont originaux et relativement attachants. Leurs dialogues sonnent assez juste malgré une abondance de vulgarité dans la bouche de l’héroïne.

Par contre, j’ai été déçu par la fin du second tome. Le scénario part en délire mystico-technologique à la manière de quelques mauvais passages de la fin de Gunnm ou de Gunnm Last Order. Alors que le reste était plus ou moins crédible malgré son exubérance, ce final ne m’a vraiment pas convaincu et a un peu saboté mon avis sur le reste de la série.
Dommage. Mais je ne regrette néanmoins pas ma lecture.

Nom série  Hana Bôro  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas été séduit par ces dix histoires courtes. A l’exception peut-être de celle avec le vieil instituteur intérimaire, aucune n’a su me toucher ni même m’intéresser.

Je n’aime pas trop le dessin. Les décors me plaisent bien mais les bouilles toutes rondes et lunaires des personnages leur donnent un aspect mongoloïde que je trouve assez moche. Leurs postures sont en outre assez raides et pas très naturelles.

Les histoires portent toutes globalement sur l’enfance et l’univers écolier, notamment les clubs d’activités périscolaires. Mais j’ai eu l’impression de ne pas voir l’intérêt d’une grande portion d'entre elles. J’y voyais des personnages pris de soudaines angoisses, de gênes, d’énervements, sans que j’en saisisse bien les raisons. J’ai bien l’impression d’être complètement passé à côté des motivations des personnages et de l’auteur.
En outre, ces récits se terminent de manière souvent abrupte. Régulièrement je me disais qu’enfin l’histoire allait s’entamer pour de bon, et non, boum, ça s’arrêtait là.

Bref, voilà un recueil qui ne m’a vraiment pas parlé.

Nom série  L'Alligator  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur de polar/thriller, d'autant moins quand ils sont noirs. Mais grâce à un charismatique trio de personnages principaux, j'ai bien apprécié cet album.

Le scénariste est un écrivain italien. Ses personnages de l'Alligator et de ses deux associés ont déjà fait l'objet de plusieurs romans ayant pour décor le milieu de la pègre. Mais le scénario de cette bande dessinée a été spécialement créé pour son dessinateur.

Le graphisme de ce dernier ne m’a pas plu ici. Il n'a rien à voir avec celui de Fats Waller où je l'avais apprécié. Ses planches semblent réalisées au crayon de papier. Cela donne des décors corrects et des personnages en silhouette potables. Mais dès qu’il s’agit de rentrer dans le détail des visages de ces derniers, on n’y voit plus grand-chose.
Heureusement, je m’y suis relativement vite fait et cela n’a pas impacté ma lecture.

Les trois héros, de vieux associés liés de plus ou moins près au milieu de la pègre italienne, font la force du récit. Leurs comportements de vieux de la vieille, d’initiés, sont plaisants et on sent chez eux la maîtrise de leurs actes et paroles.
Le scénario de cet album n’est pas très complexe mais il est dense et assez imprévisible. Je l’ai suivi avec plaisir, sans jamais être totalement captivé mais sans jamais m’ennuyer. Il offre en plus une intéressante vision de la façon dont les choses se passent dans le "milieu" en Italie.
Instructif et plaisant.

Nom série  Parce que le paradis n'existe pas  posté le 23/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas vraiment aimé l’entame de cette bande dessinée car je déteste les fictions à la thématique volontairement noire. Avec un suicide, une rupture et un trentenaire qui se remet complètement en question, cherchant refuge chez ses parents, ça partait mal.
Mais par contre, j’ai apprécié le retour à la nature puis à l’enfance que le héros va rechercher et subir. Il s’agit là de thèmes qui me touchent et m’intéressent nettement plus.
Et puis pour une fois qu’un auteur trentenaire avoue avoir des parents et ne pas vivre sa noire mélancolie seul comme un artiste incompris…

J’ai trouvé ma lecture plaisante et relativement intrigante. J’ai eu l’impression de retrouver un scénario assez proche de celui de l’excellent Quartier lointain. Et pourtant j’ai été nettement moins touché cette fois-ci. Je me suis senti moins proche du personnage principal. Je me suis surtout senti assez éloigné de ses émotions et craintes d’enfance qu’il semble devoir une nouvelle fois affronter.
Et puis surtout, j’avoue avoir trouvé la morale de cette histoire un peu paradoxale. En effet, j’ai un peu de mal à comprendre le lien entre l’acte de la femme au début et la leçon indiquant de combattre sa lâcheté et de continuer à résister même si l’affrontement direct est voué à l’échec. Est-elle bien placée pour donner cette leçon ? « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » ?
Bref, même si je n’ai pas trouvé ma lecture désagréable et que cette BD me semble sincère, je n’ai pas été touché par elle car je trouve son message ambigu et qu’il ne me parle pas.

Nom série  Daisy Kutter  posté le 21/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un scénario très léger mais je l’ai trouvé assez plaisant.

Il se place dans un décor de Far West futuriste que n’aurait pas renié Albator, avec des robots et des hologrammes mais pour le reste rien d’autre que des éléments de Western. Les personnages, et notamment l’héroïne, rappellent aussi Albator par son physique longiligne et son regard sombre et stoïque caché sous son chapeau.
L’auteur mélange le style comics et manga au niveau du graphisme. L’ensemble n’est pas original mais pas désagréable.

Le scénario est simple et un peu prévisible. Le ton est léger, pas très crédible mais divertissant. Ca se lit comme on regarde un sympathique dessin animé à la télé. Ca ne marque pas tellement son lecteur mais l’ambiance est plaisante.
Je n’achèterai pas l’album mais je n’en déconseille pas la lecture pour passer le temps.

Nom série  Le Sommeil de Léo  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, j'aime bien le dessin de JC Denis. Son style proche de la ligne claire et ses couleurs me plaisent et c'est le genre de planches que j'aime autant à lire qu'à regarder.

L'ambiance parisienne de la majorité de ses scénarios me parle cependant nettement moins. Heureusement, j'ai trouvé les personnages de cet album plutôt attachants et c'est sans déplaisir que j'ai suivi leurs petites aventures.
Le scénario n'est certes pas très original, mettant en scène la classique remise en cause d'un beau gosse/winner à qui tout réussissait jusqu'à ce qu'un évènement hors du commun change la donne. Cet évènement, ici, l'hypnose de Léo, m'a paru un peu trop artificiel et ni suffisamment drôle ni suffisamment crédible pour que je trouve cette idée vraiment bonne. Mais l'intrigue suit son cours avec une bonne fluidité et je ne m'y suis pas ennuyé.

Ce n'est pas une BD qui marquera ma mémoire ni par son impact ni par son originalité, mais elle n'est pas désagréable.

Nom série  Tout doit disparaître  posté le 20/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mettre la note minimale à cette série exprime mal l'indifférence et le léger mépris que j'ai ressenti à sa lecture. J'ai trouvé le scénario de cette bande dessinée tout simplement risible.

Pourtant, j'ai bien aimé le dessin.
Les vues de la petite bourgade à moitié décrépie m'ont beaucoup plu, de même que l'ambiance qui se dégage d'elle et de ses vitrines fermées dans les premières pages. C'est le genre de ville où j'ai passé une partie de ma jeunesse en Normandie et j'aime cette atmosphère (je précise que les habitants de ces villes n'avaient strictement rien à voir avec les dégénérés de cette BD).
Quant au reste du graphisme, comme toujours avec Simon Hureau, je l'aime bien, tant au niveau des personnages que des décors.

J'ai commencé à suivre ce récit sans grand enthousiasme. Je commence à m'habituer aux récits d'adolescentes avec leurs petits soucis et leurs petites vies. J'attendais que quelque chose d'original apparaisse.
Puis rapidement, j'ai saisi la thématique principale du récit : montrer à quel point tout dans cette ville et dans ses habitants est glauque, morbide, détestable. Et ce n'est pas que la ville, c'est tout le monde, semble-t-il, aux yeux de l'auteur. Tous les êtres humains sont des salauds, des dégénérés, des idiots ou des loques. Ils pourrissent tout autour d'eux.
Le message pourrait passer s'il n'était pas tourné à la caricature. Tout parait tellement extrême que j'ai fini par trouver ça ridicule. A tel point que j'en venais à rire au second ou troisième degré à la énième nouvelle affirmation de l'horreur de ce monde fantasmatique où tout est laid, tout est nul, tout est pourri.
Sans entrain, j'ai poursuivi le chemin avec les deux héroïnes, la fragile et la coriace, voyant où l'auteur s'amusait à les trainer dans la boue de sentiments et d'évènements de plus en plus glauques. Et à aucun moment, je n'ai réussi à trouver ça crédible. Trop outré, tout me paraissait artificiellement vu du mauvais côté de la barrière.

Jusque vers la fin où le scénario tourne soudainement à la série B médiocre, au film minable d'angoisse/horreur de seconde partie de soirée. Adieu le semblant de crédibilité, ça part en quenouilles complètes, avec tout qui va mal, des salauds meurtriers partout, des morts comme des déchets qu'on jette par la fenêtre. Et comme dans les mauvais films d'horreur, personne évidemment n'imagine quitter ce décor morbide et aller voir ailleurs si la vie est meilleure.

Risible, sans crédibilité, artificiel. Cet album n'a même pas eu la qualité de, ne serait-ce qu'un peu, me déstabiliser ou me déranger. J'ai juste trouvé ça nul et un peu con.

Nom série  Alpha... directions  posté le 19/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J'avais beaucoup d'appréhension avant d'acheter ce gros pavé. L'album était certes très beau et attirant, son concept original et ambitieux, mais... N'allait-il pas être trop hermétique avec des planches presque muettes où des images encyclopédiques se mêlent à des figures abstraites issues de la religion ou de différentes cultures humaines ? Ou bien n'allait-il pas être trop encyclopédique ? Et qu'est-ce que l'auteur allait bien pouvoir raconter d'intéressant durant ces milliards d'années séparant le Big Bang de l'avènement des dinosaures ? En outre, étant moi-même déjà relativement bien informé sur les origines de la Terre, de la vie et de l'évolution naturelle, allais-je y trouver quelque chose de neuf et de captivant ?
Mes craintes ont été balayées au bout de quelques pages.

D'emblée, c'est beau !
Tout fonctionne pour faire de cet album une belle oeuvre. La splendide couverture cartonnée, le papier solide, la reliure verte, l'intelligente structure en chapitres colorés, le trait épais et clair de l'auteur, ses représentations d'époque soignées, l'iconographie qui les accompagne et la façon dont l'ensemble s'agence.
Jens Harder est très doué pour représenter les créatures de la préhistoire et d'avant. Animaux, végétaux et décors naturels sont excellents. J'ai une légère crainte cependant sur sa représentation des êtres humains qui n'est pas idéale pour ce premier tome et risquerait d'impacter la beauté des tomes à venir qui porteront spécifiquement sur l'Homme, ses civilisations puis son avenir.

Et ensuite, c'est à la fois passionnant et hyper-instructif !
D'une manière très pédagogique, l'auteur nous fait suivre les évolutions de l'univers, du système solaire, de la Terre puis du règne animal sur quatorze milliards d'années.
Son utilisation d'une iconographie reliée aux évènements décrits est le plus souvent fort-à-propos, évocatrice et parfois même assez humoristique. Elle donne en tout cas sa force, son originalité et son côté plaisant à cette oeuvre, l'éloignant des encyclopédies autrement rébarbatives.
C'est avec respect que j'ai redécouvert à quel point la Nature avait bien fait les choses. C'est assez incroyable de voir comment les lois de la Physique, puis du magnétisme, de l'électricité, de la chimie, de la photosynthèse et tant d'autres ont peu à peu, sur des milliards puis des millions d'années, amené l'univers à exister puis la Terre à devenir le berceau de la vie et de l'Homme.
C'est également impressionnant de découvrir la petitesse du temps de l'être humain sur Terre, à quel point le temps des dinosaures eux-mêmes n'a été qu'une infime portion de la chaine de l'évolution animale, et combien d'ères les ont précédés avec des créatures aussi étonnantes que variées et souvent effrayantes.

Je n'ai que de faibles regrets.
Le premier tient à la culture étendue qu'il faut pour reconnaître chaque représentation de l'iconographie utilisée par l'auteur. Nombre d'illustrations religieuses et culturelles m'ont échappé et c'est avec regret que je n'ai donc pas pu faire le lien entre elles et le récit en lui-même.
Le second tient à l'aspect titanesque de la tâche et des éons représentés ici. J'en suis venu à m'y perdre dans tous les noms de races et d'espèces évoqués. Il faut garder l'esprit éveillé pour s'y retrouver et de multiples lectures de l'oeuvre risquent de s'imposer pour celui qui veut vraiment y parfaire son érudition. Et pour une première lecture, il vaut mieux y aller par étape.
Le dernier regret tient cette fois à la façon dont les planches et la narration sont structurées, mélangeant des images "d'époque" avec d'autres images plus évocatrices ou de quelques temps avant ou après. C'est le plus souvent parfaitement amené et judicieux. Mais il m'est arrivé quelques fois de me demander si oui ou non telle image de créature était celle vivant à cette époque là ou bien un de ses descendants à venir plus tard ou une simple illustration issue de l'iconographie et donc non "réelle". Sur toute l'époque de la fin du Paléozoïque, à partir de l'Ordovicien notamment, je n'ai plus tellement réussi à "visualiser" les créatures peuplant terres et mers car les millions d'années, les évolutions et les images fantasmées se mélangeaient dans les images présentées dans ces planches.

Mais il s'agit là de reproches de très faible importance. Ils expliquent seulement le fait que j'ai un peu hésité avant de classer ce premier tome parmi mes oeuvres cultes. Cependant, si les 2 tomes suivants sont du même acabit, s'ils sont aussi profonds, pédagogiques et instructifs, le doute n'existera plus pour moi.
Je suis vraiment très curieux de voir comment Jens Harder représentera l'évolution des civilisations humaines dans Bêta...Civilisations et encore plus curieux de voir la teneur de ce qu'il imaginera pour l'avenir dans Gamma...Visions.

Nom série  Sawako  posté le 19/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Sachant que je n'aime guère les shojos et comme dès le départ je n'ai pas accroché à la lecture de celui-ci, j'ai tenté de le lire aussi objectivement que possible. Puisqu'il est sensé s'adresser et pouvoir plaire aux jeunes filles en fleur, j'ai cherché à en extraire ce qui pourrait attiser mes passions féminines et adolescentes... Mais ce fut un échec complet.

Graphiquement, c'est une vraie caricature de shojo. Mise en page éclatée, textes de dialogues et de pensées fourmillant à tout bout de pages, décors vides ou symboliques, personnages difficiles à différencier, visages déformés en quasi permanence (ce serait bête de se fatiguer à dessiner soigneusement)... Ce n'est donc pas du côté de l'esthétique que j'allais y trouver un intérêt.
Qui plus est, la narration est mauvaise. Une bulle de dialogue entamée d'un côté trouve sa fin quatre bulles plus loin, entrecoupées de plein d'autres textes parasites. D'autres bulles semblent inversées par rapport au sens de lecture normal. La narration est décousue. La lecture n'a aucune fluidité. C'est pénible à lire.

Mais surtout, il n'y a pas de scénario. Ou plutôt si, un scénario d'une ligne qui est délayée sur 2 tomes pour le moment et rien n'indique que ça change par la suite.
J'ai trouvé ça effarant. Au bout d'une centaine de pages, réalisant qu'il ne se passait rien, j'ai voulu feuilleter un peu plus loin : j'ai retrouvé quasiment la même situation, les mêmes dialogues. Plus loin encore : pareil. Plus loin : pareil. Et cela de bout en bout des 2 tomes que j'avais.
C'est un affreux succédannée de télé-novelas pour adolescentes où toute l'intrigue tourne autour de rumeurs collégiennes qui affecteraient l'héroïne et ceux qui la côtoient, de quiproquos idiots, de questionnements débiles. Les personnages passent la totalité de leur temps à se poser les questions suivantes : "m'apprécie-t-elle ?", "est-ce vrai ce qu'on dit sur elle ?", "pourquoi a-t-elle dit ça ?", "l'a-t-elle vraiment dit ?", "peut-on se faire confiance ?", "pourquoi pourquoi oh pourquoi ay ay ma mère que la vie est dure !...".
Illisible et irritant de vide.

Nom série  Les Fils d'Octobre  posté le 17/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la foulée du succès d'Une Jeunesse soviétique, l'auteur a pu se rendre une année en France, à Angoulême, pour parfaire sa technique en matière de bande dessinée. Cela lui a permis de revenir sur son récit initial pour approfondir sa description de la Russie moderne par le biais d'un nouvel album, cette fois un peu plus maîtrisé techniquement parlant.

Cela se ressent dès la première planche au niveau du dessin qui dispose cette fois d'un encrage, léger certes mais qui a le mérite d'exister contrairement au premier album. Le dessin s'en révèle plus clair et je le préfère ainsi. Les visages sont toujours assez médiocres mais moins laids que dans Une Jeunesse soviétique. Quant aux paysages, ce sont eux que je préfère dans le dessin de Maslov, notamment les arbres, les forêts et les villages sibériens. Certains décors sont vraiment beaux et envoutants.

J'ai par contre été déstabilisé par le récit. Le premier chapitre met visiblement en scène l'auteur lui-même qui revient au village qu'il décrivait dans Une Jeunesse soviétique. Je croyais donc que cet album serait de nouveau une histoire unique et autobiographique.
Je fus donc un peu perdu quand je n'ai plus trop su qui étaient les protagonistes du second chapitre puis plus du tout ceux des chapitres suivants.
Je n'avais pas compris qu'ils s'agissaient d'histoires courtes, indépendantes, mettant en scène des personnages différents issus de nombreux milieux. Toutes offrent une vue nouvelle de ce que sont devenus la Russie et ses habitants de nos jours.
Mais le manque de lien entre chaque saynète et le fait que la majorité d'entre elles soient trop courtes pour développer suffisamment leur propos m'a un peu déçu. Je n'ai pas été autant touché par cet album que par Une Jeunesse soviétique.
A part le fait qu'encore maintenant, la vodka et l'abandon dans l'alcool semblent être les maîtres mots de la décadence de l'ancien empire soviétique, je n'ai pas su apprendre beaucoup de choses nouvelles dans cette lecture.

Nom série  Une Jeunesse soviétique  posté le 17/04/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un témoignage vraiment intéressant pour savoir à quoi ressemblait la vraie vie pour un jeune russe dans les années 70, derrière le rideau de fer. C'est assez édifiant et très instructif.

D'emblée le personnage principal, auteur de la BD, est rendu attachant. Instruit et sensible malgré sa jeunesse passée dans un village perdue au fin fond de la Sibérie, il est amateur d'art et de la France. Et c'est cela qui rendra d'autant plus frappant le contraste entre sa vision posée des choses et l'union soviétique en pleine décrépitude qu'il décrit.
Autour de lui, le désespoir et le vide psychologique est tel qu'il n'y a plus qu'une échappatoire : la vodka, la dissolution de l'esprit dans l'alcool. Ce sont des beuveries en permanence, agrémentées de quelques bagarres et de drames. C'en est à la fois pitoyable et effrayant. On a l'impression que tous les hommes russes de cette époque ne sont que des braillards brutaux à la cervelle noyée dans l'alcool. On en viendrait à vouloir venir en aide à ce peuple matraqué par un gouvernement déshumanisé qui nivelle tout le monde par le bas. Et en même temps, on se rend compte au cours d'une simple conversation que le désespoir est tel chez la majorité d'entre ces hommes qu'ils auraient pu fondre sur l'Europe de l'Ouest et massacrer tous ses habitants par simple dépit, pour rigoler un peu. Ca en fait froid dans le dos.
Et en même temps, avec le narrateur, on en vient à éprouver de la tendresse pour son pays, pour la grandeur qu'il a perdu, pour les quelques hommes bons et les esprits fins qui y vivent encore (mais qui n'ont pour la plupart qu'un désir à l'époque, quitter la Russie pour aller en Amérique ou en France comme l'auteur).

La narration est simple mais pleine de sincérité. On sent qu'il s'agit d'un premier album mais qu'il a été réalisé avec le coeur et malgré tout une assez bonne technique.
Le dessin m'a un peu rebuté au départ car il n'est pas encré. C'est un simple dessin au crayon, un peu amateur dans son rendu. En outre, les visages sont souvent laids, notamment les bouches ouvertes aux dents anguleuses. Mais par contre, les décors sont très réussis. Les paysages sibériens sont envoutants. Et inversement, l'auteur rend avec justesse et pitié les autres lieux de Russie, plus proches de la décharge à ciel ouvert que des étendues naturelles qu'on pourrait imaginer.

Instructif, sincère, je regrette un léger manque d'impact dans ce récit qui est encore un petit peu débutant et dans ce dessin qui n'a pas encore toute la technique qu'il mérite. Mais les amateurs d'Histoire et de la Russie à l'époque soviétique y trouveront véritablement leur compte.

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