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Nom série  Je t'ai aimé comme on aime les cons  posté le 20/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Raconter sa rupture, revenir sur ce qui l'a entraînée et tenter d'aller de l'avant après la séparation, ça pourrait être un récit intéressant voire touchant. Mais j'ai eu l'impression de lire ici le journal intime insipide d'une jeune femme qui raconte son histoire d'amour médiocre, en montre les flagrants défauts et ne nous emmène guère plus loin que vers le constat que, après tout ce gâchis, il va bien falloir que la vie continue.

Rien ne ressort du lot.
Le dessin se veut efficace mais il manque vraiment de soin. Décors vides et personnages trop simples. Il n'est pas terrible techniquement parlant, au point d'être assez loupé à certains moments. Je n'aime pas.
La narration est assez plate. Le ton est sincère mais n'arrive jamais à se rendre touchant ni vraiment intéressant. On constate juste qu'effectivement l'ex de la narratrice était vraiment minable par bien des points, qu'elle aussi avait bien des défauts, et en gros on se demande ce qu'il faisait ensemble et comment ils ont pu supporter une relation aussi médiocre.

En définitive, je me suis ennuyé à la lecture de ce journal d'une rupture qui n'a su ni m'intéresser, ni me toucher.

Nom série  L'Univers impitoyable du Football  posté le 15/05/2008 (dernière MAJ le 16/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime beaucoup le dessin de Mo/Cdm depuis que je l'ai découvert dans Fluide Glacial. Hélas, depuis cette époque, j'essaie toujours de trouver une BD de lui qui soit aussi bon au niveau du contenu que du graphisme, et hormis quelques sursauts d'humour par-ci par-là, je n'ai jamais trouvé de scénario à la hauteur dans ses publications. Et je suis ici une fois de plus déçu.

L'univers impitoyable du football est une BD d'humour à thème, sans sortir de la large ornière de ce type de BD très répandu. Le thème, ici, les joueurs de foot, les pros, et tout ce qui les entoure, leur vie intime, leurs relations professionnelles, leurs comportements dans la vie, etc. Le leitmotiv grossièrement résumé : le foot pro c'est le fric et rien d'autre, et les footballeurs sont tous des idiots qui tapent dans la balle. C'est du moins ce que j'ai ressenti.

Le dessin joue la carte d'une quasi itération iconique : chaque planche est constituée de 4 cases presque identiques aux expressions faciales des personnages près. Pas de décor, juste des personnages, leurs vêtements et quelques accessoires parfois. Du coup, le dessin de Mo/Cdm n'est pas tellement mis en valeur même s'il garde son efficacité.

Quant à l'humour, il est très basique, beaucoup trop basique et prévisible à mon goût. Les gags sont assez répétitifs, si ce n'est dans l'idée, du moins dans le fonctionnement. J'ai régulièrement eu l'impression de voir mises en image des blagues assez bas de plafond sur le foot ou le sport en général.

Bref, je n'ai pas rigolé.

Nom série  Inu yasha  posté le 27/10/2006 (dernière MAJ le 16/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec un à-priori mi-figue mi-raisin que j'ai entamé ce manga. En effet, le pitch, une adolescente moderne qui se retrouve dans un Japon médiéval-fantastique, c'était déjà vu pour moi (Escaflowne et autres mangas du même style). Et surtout l'idée de suivre une suite de combats entre démons japonais et autres semi-démons Hanyo, ça ne me motivait vraiment pas. Par contre, ayant beaucoup aimé Maison Ikkoku (Juliette je t'aime) et Ranma 1/2, je faisais assez confiance à Rumiko Takahashi dont j'apprécie autant le style d'histoire que de dessin.

Le dessin, quand on n'y est pas habitué, a de quoi rebuter un peu, comme il m'a rebuté au début de Maison Ikkoku (Juliette je t'aime). Il parait assez simple, plutôt caricatural dans le style manga stéréotypé, avec des décors souvent inexistants et surtout un petit air désuet qui déplait souvent au jeune lecteur. Mais j'apprécie pourtant sa grande fluidité et je lis avec plaisir ces planches efficaces et non dénuées d'un véritable charme. C'est un dessin auquel "on se fait" et pour lequel il faut passer la mauvaise impression de la découverte car ce n'est qu'au fil des pages qu'on en vient à s'y attacher.

L'histoire, ensuite, est d'une grande simplicité. Une jeune fille moderne pour attirer le lectorat féminin, un semi-démon samouraï puissant et à mi-chemin entre le bien et le mal pour plaire au lectorat masculin, une quête à la recherche de fragments d'un artefact magique, et des ennemis et créatures magiques nombreux avec un méchant démon très puissant comme ennemi ultime.
Un tel scénario, typique d'un shonen, ne m'intéresse pas, soyons clair.
Et pourtant le rythme de lecture, les dialogues tout simples mais sympathiques, un humour discret mais présent et la fluidité du récit concourent à passer un moment de détente assez agréable à la lecture de chaque tome.

Et oui, je le dis, lire un tome ou deux de Inu Yasha est assez plaisant. Et rien que pour cela, je pense que les amateurs du genre (shonen médiéval-fantastique) pourront en acheter sans soucis. Par contre, j'imagine mal l'achat de la série complète car la quête de nos héros manque de liant, d'originalité et d'intérêt. Pas de quoi donner vraiment envie de savoir la suite à la fin d'un tome, juste le sentiment qu'on va retrouver des personnages assez sympathiques à suivre.

Nom série  Koma  posté le 30/11/2004 (dernière MAJ le 16/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'ai toujours du mal avec le dessin de Peeters et notamment les visages de ses personnages. Dans d'autres de ses BDs, j'avais du mal avec leurs yeux que je trouvais en permanence éclatés avec des cernes énormes de shootés (et pas que dans Lupus sinon ce serait trop facile ;o) ). Ici, c'est avec les bouches que j'ai du mal, le fait de voir leurs dents en permanence, de leur voir des bouches qui forment régulièrement des rictus à la façon d'un chien qui grogne... C'est s'attacher aux détails mais c'est quelque chose qui fait que quand je lis du Peeters, je sais toujours que c'est du Peeters que je lis à cause de ces détails et ça m'empêche de bien me plonger dans une histoire parce qu'à chaque fois le dessin me fait faire le rapprochement avec les autres histoires de cet auteur et que je saute mentalement d'une histoire à une autre.
Mais laissons là ces détails car objectivement cet album est bien dessiné, agréable à lire et visuellement efficace.
L'histoire aussi est sympa. Bon, j'avoue qu'à la fin du premier tome, je me demandais franchement où ça allait nous mener car j'avais l'impression qu'il ne s'était rien passé et je ne voyais pas du tout le rapport entre le monde du haut et le monde d'en bas. Après lecture du deuxième tome, il restait une grosse part de mystère mais les choses prenaient forme et leur originalité se précisait. Et plus les tomes avancent plus on s'éloigne de l'idée des choses telles qu'on se les représentaient dans le premier tome.
C'est une histoire en forme de conte moderne et souvent franchement onirique. Il y a du fantastique là-dedans mais aussi beaucoup de symbolisme. C'est sympa à lire et souvent très original.
Et à l'heure actuelle, alors qu'il reste encore le 6e et dernier tome à paraitre, j'ai été intéressé par cette lecture mais je ne suis pas encore vraiment envouté ni captivé. J'attends encore la fin pour estimer véritablement la qualité de l'oeuvre dans son ensemble.

Nom série  Bob Morane  posté le 10/02/2004 (dernière MAJ le 16/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ciel, que c'est kitsch !
L'unique raison qui me fait ne pas noter 1/5 cette série, c'est "l'excuse" de l'âge de la série, du fait qu'à une certaine époque ça a pu plaire à certains jeunes avides d'actions et de scénarios d'aventure sans trop de reflexion.
Mais j'en ai justement relu un ce week-end (le tome 4, pour les curieux), et j'étais effaré. Déjà je n'aime pas le dessin de Vance, pas plus ici que dans XIII. Mais ensuite et surtout, c'est le scénario qui m'afflige ici. C'est exactement le type de scénario que se font des gamins qui jouent avec des flingues-pistolets lasers et se prennent pour des super héros aventuriers. Rien n'est cohérent, tout est fait pour rentrer directement dans l'action, les filles sont des potiches dévouées aux héros beaux et musclés... Il y a là tellement de clichés que je ne saurais tous les citer.
Bref, à part pour se marrer en lisant les dialogues qui sont du même niveau que le scénario, je n'ai pris aucun plaisir à lire Bob Morane.

Nom série  Dans mon Open Space  posté le 16/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans mon Open Space est une BD d'humour à thème, une comme il en est publiée tant depuis des années. Oui mais son auteur est le même que Les Mauvaises humeurs de James et de la tête X et Comme un lundi, à savoir James dont j'apprécie grandement le dessin et l'humour incisif. Je l'ai donc lue avec intérêt dès sa sortie.

Venant de lui, je dois avouer cependant que j'attendais quelque chose de plus original, de plus mordant. On tombe un peu ici dans la BD d'humour thématique très classique, sans la belle pointe de nouveauté dans le ton que James a su apporter sur son blog et les oeuvres qui en ont découlé.
Les bons points sont que l'auteur sait de quoi il parle. On s'y croirait vraiment et les personnages, à quelques caricatures près, ressemblent franchement à ceux que je côtoie dans ma propre boite. De même que la séparation en services où règnent à chaque fois des ambiances et styles différents.
Mais, hormis quelques exceptions, j'ai trouvé les gags un peu prévisibles, un peu plats. En fait, alors qu'il y avait vraiment de quoi se lâcher ici, il manque la belle causticité dont James savait faire preuve quand il parlait du monde de la BD par exemple. Ca dénonce un peu, mais ça reste assez convenu. Plaisant, ça amène le sourire mais pas les franches poilades que j'espérais.

Ca n'en reste pas moins une bonne BD d'humour, avec un dessin chouette et efficace. Une sympathique lecture mais qui peine un peu à sortir du lot à mes yeux.

Nom série  Journal intime d'un lémurien  posté le 14/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un peu de mal à donner un avis objectif sur cette BD. Je suis en effet un lecteur quotidien du blog de Fabrice Tarrin. C'est là que depuis des mois je lis régulièrement les planches du lémurien que je trouve drôles et variées, avec en plus le petit côté voyeur que cela implique forcément vis-à-vis de la vie intime de Tarrin et de ses proches dont font partie quelques VIP comme la fille de Renaud, Lewis Trondheim ou encore Yann. Connaissant si bien ces histoires, c'est sans grande motivation que j'ai lu hier leur adaptation en album ou plutôt que je l'ai relue puisqu'il s'agit exactement des planches que je connaissais déjà. Pas de surprise donc et en fait, j'ai même et surtout réalisé qu'à la relecture, je trouvais ça nettement moins drôle et passionnant, ce qui parait normal ceci dit.
C'est à cause de cela que mon avis est biaisé : car le portage en album BD n'apporte rien de neuf pour moi.

Pour le reste, rien à redire.
Le dessin de Tarrin est très bon. Ses personnages animaliers sont excellemment expressifs et pleins de vie. Sa narration est efficace et punchy.
Quant à ses histoires, elles ne tournent pas en rond car il a visiblement des choses à raconter, allant d'un déménagement épique à des proches assez atypiques. Il y a donc beaucoup d'humour et d'intérêt dans la lecture de ces planches.

J'ai cependant un petit trouble à leur lecture, que ce soit sur le web ou en BD. Il y a quelque chose qui me dérange dans ce que je ressens de ces récits, comme si les choses étaient un peu trop mises en scène. En fait, sans réussir à pointer le doigt sur l'origine de cela, je sens un soupçon de méchanceté dans la façon dont les personnages secondaires sont présentés à la loupe tandis que Tarrin/Lémurien se met en retrait, jouant souvent les victimes, comme un spectateur/animateur qui met en scène les défauts de ses proches en en montrant juste un peu des siens pour ne pas que ça se voit trop. Un zeste de machiavélisme, quoi.
Mais il est fort probable que je me fasse des idées complètement fausses, c'est juste une chose qui a troublé ma propre lecture et que vous ne ressentirez probablement pas.

Si vous ne connaissez pas le blog de Tarrin, je vous conseille en tout cas sa lecture, que ce soit en album ou sur le web.

Nom série  Vinz et Lou sur Internet  posté le 13/05/2008 (dernière MAJ le 14/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous ses allures de BD d'humour à thème, Vinz et Lou est en fait une BD éducative sur le sujet d'Internet et de ses dangers. Issu du dessin animé du même nom, le message s'adresse aux jeunes qui découvrent le Net et doivent en connaître les risques.
On y apprend entre autre que tous les sites ne sont pas bons à regarder pour les enfants, que n'importe qui peut se cacher derrière un pseudo, qu'il faut se méfier du spam et des hoax, ne jamais donner d'infos perso, savoir qu'un blog peut être lu par tout le monde, qu'il ne faut pas télécharger et ouvrir n'importe quel fichier venu du net, etc... Autant de choses qui paraissent évidentes aux vieux routards du net mais qu'il faut apprendre aux enfants qui surfent de plus en plus jeunes.

Je n'aime pas trop le dessin. Il est tout simple, dans un style jeunesse assez efficace, mais je n'aime pas son encrage qui lui donne des allures d'amateur. Je n'accroche pas non plus tellement aux couleurs qui, outre leur manque manifeste d'harmonie, semblent formées de plaquages informatiques qui ont parfois des allures de collages baveurs.

Je n'ai pas non plus trouvé cette lecture franchement drôle ou captivante.
Par contre, j'ai trouvé l'aspect éducatif très réussi et intéressant. Les points abordés sont pertinents et bien mis en situation. Et le message passe bien. Bref, le but est atteint !
Et si ma fille était en âge de surfer, je pense que je lui offrirais probablement cet album pour lui apprendre des choses cruciales par l'image et à l'aide de contextes scéniques parlants. Et je crois même que c'est une BD que je pourrais offrir facilement à ma mère, tellement réfractaire à l'informatique que, depuis 10 ans qu'elle a un PC, elle ne sait toujours pas envoyer un mail.

Nom série  Eureka Seven  posté le 12/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai trouvé ce manga assez bizarre, difficile à appréhender. Il mélange en effet les genres sans trop savoir, au bout de 2 tomes, vers quoi il tend pour de bon.
Ca ressemble avant tout à un shonen de mechas, avec beaucoup d'inspiration de Neon Genesis Evangelion dans les personnages, les ennemis et les mechas en eux-mêmes.
Mais ça ressemble aussi à un manga "magazine de mode" sur le surf et une communauté de free riders cools et hétéroclites. Ce monde de science-fiction est en effet parcouru de courants aériens invisibles appelés strapar sur lesquels les jeunes peuvent faire du "riff" et sur lesquels encore les énormes méchas eux-mêmes surfent sur des planches un peu ridicules dans leur situation. Et les "gentils" sont une belle bande de rebelles aux looks tous plus cools les uns que les autres qui se produisent dans un magazine de "riff" et combattent les "méchants" militaires avec le sourire qui brille.
Et pour finir, ça ressemble aussi un peu à un shonen romantique où un jeune ado tombe amoureux d'une jolie fille mais alterne avec elle les quiproquos et les situations embarrassantes dans une suite de gags pas très drôles.

Ce cocktail est bizarre car on a vraiment du mal à le prendre au sérieux.
Le premier tome ressemble plus à un récit de mode SF et d'humour tandis que le second seulement commence à rentrer un peu plus dans le sérieux du sujet avec l'apparition des Coralliens.
Les rebelles n'ont aucune crédibilité. Ils évoluent dans un super vaisseau géant à la pointe de la technologie mais n'ont pas de sous pour s'acheter une croquette à manger. Ils se produisent en photos dans le magazine de "riff" qu'ils publient alors qu'ils sont sensés combattre une armée toute puissante. Ils débarquent comme d'un rien chez un ado et, hop, l'enrôlent dans leur petite bande sans même hésiter. Et ils improvisent toutes leurs actions mais gagnent toujours à la fin car le scénariste aime à résoudre les situations dangereuses en faisant tout simplement disparaître le danger d'un claquement de doigt.
Le contexte n'est en outre pas expliqué, les militaires jouent le rôle de méchants sans qu'on sache pourquoi, les rebelles se révoltent contre eux mais on ne sait pas pourquoi, et à part le fait qu'il les trouve cools on a bien du mal à comprendre pourquoi le jeune héros les rejoint aussi facilement au risque de sa vie.

Tant et si bien que malgré une certaine originalité dans le ton et le ménage de genres, je n'ai pas su accrocher à ce manga trop confus et assez invraisemblable.

Nom série  Le Sablier  posté le 11/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Je suis loin d'être amateur de shojo (exception faite de Candy Candy ^^) et au vu des premières pages un peu fouillis de celui-ci, je croyais qu'une fois de plus ça n'allait pas coller. Mais en fait si, j'ai vraiment accroché. Le récit devient linéaire et plaisant assez rapidement. J'aime la façon dont il est raconté, découpé en chapitres à raison de 2 par album, formant ainsi une suite d'histoires courtes, une par saison de la vie de la jeune An et de ses proches.

Le ton alterne entre le sérieux et l'humour, les moments dramatiques, les moments plus légers et les moments romantiques. Les thèmes abordés sont nombreux, allant de la mort d'une mère et autres relations familiales difficiles pour le côté sombre, à l'histoire d'amour de jeunesse et autres moments de bonheur sous les cerisiers en fleurs pour le côté clair. Le scénario est assez réaliste et juste. A quelques rares exceptions près, il sait éviter la mièvrerie dont font preuve trop de shojos. Il a même su me toucher à multiples reprises, généralement en fin de chapitres car l'auteure s'y entend assez bien pour instiller l'émotion au moment crucial.

Le dessin, pour sa part, est dans une veine shojo pure et dure. J'y suis généralement allergique, surtout quand il abuse de SD (Super Deformed), mais il est ici de bonne qualité, assez joli et il est très bien passé pour moi. Et, qualité pour un manga romantique, les décors ne sont pas absents et sont plutôt bien travaillés.

Bref, après la lecture des deux premiers tomes actuellement parus en France et même si j'ai été davantage touché par le premier, j'ai été plutôt séduit. Et même si je crains que le soufflé retombe au fil des tomes, je suis curieux de savoir ce que l'auteure va raconter au long des 10 tomes de la série qui vont nous faire suivre 14 ans de la vie d'An, de sa pré-adolescence à sa vie de jeune femme.

Nom série  Mobile Suit Gundam : the origin  posté le 09/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans l'avis d'Altaïr ci-dessous, je n'aurais probablement pas lu et encore moins acheté ce manga. Je ne connaissais en effet rien de Gundam et ça ne m'attirait pas plus que ça. Mais quand j'ai eu l'occasion d'acheter le premier tome, j'ai voulu tester. Je n'ai pas été convaincu. Cependant, Altaïr disait dans son avis que ça devenait bien à partir du second tome. Alors je l'ai acheté un peu plus tard. Mais... Non, je ne suis toujours pas tellement convaincu.
Oh, c'est un assez bon récit, je ne regrette pas vraiment mon achat, mais je ne lirais pas la suite et je n'éprouve pas du tout l'engouement que j'aurais espéré.

Le dessin est sympathique même si j'ai un peu de mal à différencier certains personnages, notamment deux filles brunes dont j'ai réalisé un peu tard qu'elles n'étaient pas la même personne. Je trouve en outre la plupart des scènes d'action et surtout de combats assez ardues à suivre au niveau de la narration. Ca déboule dans tous les sens, on comprend qu'un tel est en difficulté ou qu'un tel autre s'en est bien sorti, mais il est difficile de se faire une bonne vision d'ensemble de la situation et des positions de chacun.

Quant au scénario, c'est un récit de bataille space-opera avec un background plutôt bien développé mais rien de suffisamment novateur et prenant pour vraiment me captiver. En outre, les personnages, et même ce fameux Char Aznable, sont loin de me séduire et de m'intéresser.
Un bon manga de SF mais sans plus pour moi.

Nom série  La Femme accident  posté le 07/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD ressemble par bien des aspects à une chronique sociale, celle d'une fille de la banlieue industrieuse de Charleroi dont la jeunesse a été cabossée par la vie et qui tente tant bien que mal de s'en sortir.

Le dessin est doux et réaliste. Grenson, déjà auteur de Niklos Koda, offre des planches soignées et maîtrisées. Seules quelques erreurs anatomiques et des personnages un peu figés sont à déplorer. Pour le reste, les décors des corons et des industries fumantes sont excellents et pleins d'âme.
Mais surtout, Grenson s'essaie ici pour la première fois à la couleur directe et je dois dire que je trouve ça superbe. Les tons sont ocres et fauves, la lumière est très réussie, l'ambiance y est. C'est beau, rien que grâce à la couleur et par ce qui s'en dégage.

A côté de cela, le scénario manque un peu de surprise pour ce seul premier tome actuellement paru. Nous suivons en effet les déboires affectifs et amoureux d'une petite minette que la vie n'a pas gâté si ce n'est en lui offrant un joli corps et un beau minois. Son parcours croise trop souvent la médiocrité et la banalité jusqu'à ce drame mystérieux qu'on nous annonce en ouverture puisqu'elle semble accusée d'un meurtre qu'elle dit n'avoir pas commis.
Le tout sonne de manière juste et réaliste mais sans en savoir plus sur la suite de l'intrigue, je reste sur une impression de récit un peu vain, sans surprise. En outre, les émotions ont régulièrement eu du mal à m'atteindre. A la manière de cet amour entre Julie et son petit copain auquel j'ai du mal à adhérer tant je ne vois rien qui exprime ou explique les liens qui les attirent ni l'amour que pourrait ressentir l'héroïne.
La mayonnaise a un peu de mal à prendre à mon goût.
Je lirais cependant la suite avec intérêt ne serait-ce que pour profiter un peu plus de ces beaux décors et belles couleurs de Grenson.

Nom série  Les Chroniques de Conan  posté le 06/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Poussé par les avis de fans tels que JJJ et Hevydevy, je me suis lancé dans l'achat de ces chroniques de Conan pour découvrir le personnage que je ne connaissais que via le film. Je craignais d'y trouver un barbare idiot et taciturne dans des récits d'action naïfs et puérils. Au lieu de ça, j'ai été très agréablement surpris.

Conan est un barbare, certes, un type musculeux et fier qui fonce droit devant lui, tape, tranche et emporte la femelle comme un sac à patates sur son épaule. Mais je ne sais comment, ses récits se révèlent très prenants et il y a un vrai charme qui s'en dégage. Et mine de rien, autant les récits sont simples dans leurs trames, autant ils se révèlent bien construits et parfois presque profonds par leur rude austérité. Une puissante efficacité qui ressort très bien en BD.

Le dessin est en outre généralement bon, avec me concernant une mention particulière pour le superbe dessin de Barry Windsor-Smith. De belles oeuvres noir et blanc qui, une fois n'est pas coutume, me parait meilleur dans les récits les plus anciens que dans les plus récents inclus dans cette intégrale.

Conan s'est révélé à mes yeux être vraiment un personnage à part. Comment ai-je pu m'attacher à ce macho brutal aux muscles surdéveloppés ? Et pourtant, il a un véritable charisme. Sa hargne, son comportement instinctif, sa manière d'aller toujours de l'avant et de dominer son entourage de sa force et de sa volonté. Honnêtement, il m'a donné envie de m'identifier à lui et de trancher dans le vif, à la manière d'un jeu vidéo ou de rôles d'heroic-fantasy, prenant et défoulant.
Et puis il m'a fait rire bien des fois avec ses comportements vis-à-vis des femmes, ses répliques cinglantes et phallocrates, tout en ayant ses faiblesses, notamment vis-à-vis des femmes de tête dont certaines comme Valéria et Sonja la Rouge l'égalent presque à l'épée.

Le contenu de ces albums "Chroniques de Conan" par Panini est en outre très bien pensé.
Le premier tome m'a permis de découvrir à la fois le personnage de Conan par un prologue bien écrit, sa terre, la Cimmérie, par un joli poème illustré en BD en introduction, et l'ensemble de l'Ere Hyboréenne par une longue chronologie en BD en fin d'album.
Et pour le reste, les histoires sont bien choisies, toutes au minimum plaisantes et certaines presque excellentes. Mention spéciale évidemment à l'histoire Les clous rouges inclus dans ce même tome 1, mais j'ai aussi beaucoup aimé d'autres récits comme le Colosse Noir joliment dessiné par Buscema dont le style a bien changé depuis l'époque.

Une lecture plaisante, simple mais tellement efficace, un peu vieillot dans le dessin mais parfois tellement beau. Je suis tombé sous le charme.
"Assez de palabre, femme, je te veux !"

Nom série  X-Campus  posté le 06/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand fan des X-Men. Et quand j'ai entamé cette BD au format comics mais d'auteurs européens, je me suis dit qu'il s'agissait simplement d'une nouvelle adaptation des débuts de ces héros dans un style plus destiné aux ados, leur arrivée à la fondation Xavier, etc... Mais très vite, j'ai réalisé que quelque chose clochait : l'histoire était différente.
Car ce n'est pas l'histoire des X-Men tel que nous la connaissons, il s'agit d'une sorte de Elseworld, de revisite du sujet en bouleversant la donne.

Dans ce récit là, la majorité des X-men les plus célèbres sont des adolescents dans un monde qui ignore les mutants. Et eux-mêmes sont bien gênés par les pouvoirs qui grandissent en eux.
Qu'est-ce qui diffère de la série originale ?
Les jeunes X-men ne se connaissent pas et ne savent pas que les autres ont des pouvoirs.
On retrouve parmi eux les jeunes Logan, Cyclope, Tornade, Malicia, Angel, Mc Coy, etc... du côté des gentils. Et Emma Frost et Sebastian Shaw côté sournois.
Ils se retrouvent réunis dans une fondation qui ressemblerait à la fondation Charles Xavier si ce n'était Magnéto qui était à sa tête.
Ce dernier ne connaît pas les pouvoirs du professeur Xavier qui du coup agit dans l'ombre. Et il est aidé en cela par une Jean Grey qui, elle, est bizarrement adulte.

Bref, il se forme là une intrigue qui emprunte bien sûr beaucoup à la trame connue des X-Men mais apporte en même temps une bonne dose de nouveauté, de clins d'oeil mais aussi d'utilisations à contre-pied assez intéressantes.
Le ton, à l'image du style de dessin, est assez ado mais se lit plutôt bien. Le style est léger et fluide.
Bref, c'est une lecture sympathique qui donne un petit coup de neuf à l'univers déjà très étendu des enfants de l'atome. Je lirais la suite sans déplaisir, je pense.

Nom série  Conan le Barbare - Les clous rouges  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est par l'intermédiaire des Chroniques de Conan que j'ai pu enfin lire cette histoire que je convoitais à force de lire des avis dithyrambiques à son sujet par les fans de Conan. Hormis le film que j'aime beaucoup, je ne connaissais pas du tout les comics de ce personnage. Et je dois admettre que cette histoire là est vraiment bonne.

Ce qui est bon avant tout, c'est le dessin de Barry Windsor-Smith. Certes il est un peu vieillot et théatral, certes ses personnages prennent souvent la pause, muscles saillants. Mais que c'est esthétique ! Vraiment un régal pour les yeux ! Chaque planche est soigneusement travaillée chaque case intelligemment composée. C'est beau comme des illustrations tout en étant fluide et efficace comme une bonne BD.

L'histoire se compose de trois chapitres.
Le premier, à l'extérieur, met quasi uniquement en scène Conan et la belle et farouche Valéria. Cette introduction permet de mettre brillamment les personnages et les décors en scène. J'étais surpris de la modernité de la narration malgré l'âge avancé de ce comics. Bon, ok, les dialogues de ce macho barbare de Conan m'ont parfois fait rire (mais ma femme a moins ri) notamment avec des répliques telles que "assez de palabres, femme, je te veux !" et autres "une femme à la course ressemble toujours à une chamelle pleine".
Le second chapitre a été celui qui m'a envoûté, avec cet excellent décor que représente cette cité antique, toute en salles et couloirs, aux catacombes insondables cachant dans le noir des mystères indicibles. Il y a une légère atmosphère à la Lovecraft dans ces lieux.
J'ai par contre moins aimé le dernier chapitre et le charme s'est rompu lors du grand combat final : j'ai trouvé qu'il manquait singulièrement de charme et qu'il tombait un peu comme un cheveu sur la soupe comparé à l'ambiance réussie des passages précédents.
Heureusement, cela ne gâche pas ma bonne opinion sur le reste.

Pour le moment, la plus belle et la meilleure aventure de Conan le Barbare que j'ai lue.

Nom série  Lisette  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé totalement sous le charme d'Al Severin depuis ma découverte de Harry sauve la planète. Je trouve admirable son trait rétro mais très dynamique, parfaitement maîtrisé et beau. Mais les tirages de ses oeuvres sont si faibles qu'il m'est très difficile d'en trouver malgré mes recherches. Aussi est-ce avec une joie non feinte que j'ai déniché cet album de Lisette perdu au milieu d'un bac d'occasion.
Bon, je suis forcé d'admettre que la couverture de mon album est dans un état pitoyable. Mais j'ai appris que ce sort avait été subi, semble-t-il, par (quasiment ?) toutes les couvertures de cette BD : elles sont toutes ternies et plissées, comme si elles avaient subi l'humidité et que le vernis de leur surface se décollait. Défaut de fabrication manifeste. Cela m'étonne des éditions Delcourt, mais 1990, c'était il y a bien longtemps, n'est-ce pas ?... Heureusement, l'intérieur est en excellent état.

Le trait de Severin est aussitôt reconnaissable dans les planches de Lisette. Il a toujours ce style rétro mais lâché, cette esthétique que j'aime beaucoup. La mise en page et les compositions des cases sont excellentes.
Malheureusement, je trouve le dessin moins soigné que dans ces oeuvres suivantes. Les personnages sont plus changeants, les décors moins fouillés, le trait presque brouillon par endroit.
Et surtout, la colorisation ne me plait pas. Il s'agit d'une couleur directe de la part de l'auteur, mais le résultat est mitigé. Quelques planches présentent des couleurs excellentes et harmonieuses. Mais beaucoup d'autres sont assez... moyennes. Les couleurs ne vont pas toujours bien ensemble, souvent trop simples, parfois trop rougeaudes, elles ont tendance à effacer l'encrage, voire à déborder un peu. C'est bien dommage quand on observe le talent du trait noir et blanc de Séverin.

L'histoire est plaisante à lire et assez mignonne. C'est celle d'une petite fille qui a bien du mal à cacher sa condition de "fille de riches". Et à ces soucis s'ajoute une histoire d'amour, des conflits familiaux et bientôt une véritable enquête policière avec plusieurs meurtres à résoudre. Le tout dans un décor d'après-guerre dans les régions minières de Belgique.
L'intrigue est agréable et j'ai trouvé la fin très réussie, une fin heureuse qui amène un vrai sourire et un côté assez touchant.

Ce n'est pas mon album préféré de Séverin, je préfère la beauté esthétique et la construction du récit de Harry sauve la planète mais ce fut une lecture heureuse.

Nom série  Nemesis  posté le 09/04/2004 (dernière MAJ le 04/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après n'avoir eu pendant longtemps que le premier tome, j'ai lu les 4 tomes suivants d'affilée comme un tout, comme une unique histoire. Au départ, je trouvais ça pas mal, puis vers les tomes 3 et 4, je suis vraiment rentré dans l'intrigue, mêlant SF, complots à la X-Files et pas mal d'action, et je commençais à trouver ça franchement bien. Et puis en définitive, en terminant ces 5 tomes, mon avis est retombé à "pas mal" seulement.

En effet, le début est vraiment prenant. Les albums sont denses. L'intrigue originale, même si elle est traitée à la même manière qu'un épisode d'X-Files ou autres séries à mystère. Les composantes du "complot-mystère" sont franchement différentes de ce à quoi je pouvais m'attendre après lecture du tome 1 et ça fait plaisir de voir des idées originales pour un style d'histoire qui finalement a déjà été assez souvent traité (des agents du FBI qui enquêtent sur des phénomènes paranormaux ou tout simplement SF, c'est quand même pas très original).

Mais voilà, arrivé à la fin du tome 4 puis au tome 5, j'ai commencé à trouver les phénomènes un peu exagérés pour faire du grand spectacle, j'ai trouvé que le scénario commençait à faire trop de facilités, le tout sans explication : il faut simplement admettre que "voilà, ça se passe comme ça, n'allez pas chercher à comprendre pourquoi, de toutes manières ça arrange bien les auteurs pour faire rebondir l'action, faire des scènes impressionnantes, des méchants vraiment dangereux et ajouter encore plus de mystère". Comme les soudain "pouvoirs" de Fischer, la relation entre la "tête à pattes" et les "nano-méta-créatures", la soudaine apparition de ces "nano-méta-créatures" et la façon dont une petite secte arrive à créer des êtres façon Terminator 2, etc... Tout ça n'est pas expliqué, et tout ce qu'on en retire c'est qu'il y a des gentils, un ou plusieurs méchants, qu'ils se battent, se trahissent, qu'il y a des retournements de situation souvent sans raison, et... voilà quoi...

Je suis donc un peu déçu par ces facilités scénaristiques sur la fin de la série, tout en étant également déçu de scènes un peu trop grand spectacle dans les premiers tomes (comme les méchants monstres-machines avec leurs grandes lames et les combats qui s'ensuivent contre eux).
J'ai passé, pour la majorité de cette série, un agréable moment de lecture, très prenante grâce à une intrigue sympa, mais un peu trop de points font que je n'arrive pas à considérer cette BD comme franchement bien.

Nom série  John Constantine Hellblazer  posté le 04/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Avis sur le tome 1 :

De tous les albums de Hellblazer que j'ai lus, c'est celui-ci qui m'a le plus plu. Son scénario est en effet bien construit, dense et suffisamment linéaire pour ne pas perdre le néophyte que je suis. En outre, l'album paru chez Panini a la bonne idée de fournir en épilogue une biographie très complète de John Constantine et un long résumé de l'histoire de sa série, ce qui m'a permis de nettement mieux m'y retrouver dans ce comics et avec ce personnage dont je n'avais pour le moment pas saisi grand chose du passé et des compétences.

Cet album traite d'une histoire de démons qui ont investi Los Angeles et qui se font concurrence pour la récolte d'âmes, ce qui irrite fortement le vieux Dieu de la Mort Aztèque qui était sur les lieux depuis bien plus longtemps qu'eux. Constantine va ainsi attiser les conflits entre eux pour arriver à ses fins, à savoir libérer l'âme de la petite fille de son meilleur ami.
Cette trame scénaristique m'a grandement fait penser à un épisode de Sandman, car Neil Gaiman aime également à faire se rencontrer déités et démons. Je trouve cependant que le récit de Constantine est nettement moins original et imaginatif que ceux du seigneur du Rêve. En cela, j'ai trouvé ma lecture plaisante et prenante mais loin d'être aussi envoûtante qu'un bon épisode de Sandman.

Pour le reste, rien à dire. Le dessin n'est pas tellement ma tasse de thé mais il est bon et agréable. Bref, j'ai bien aimé ma lecture sans qu'elle me marque vraiment. Un bon Hellblazer qui me donne envie d'en lire encore quelques autres, et peut-être de relire Hellblazer - Hard Time.

Avis sur le tome 2 :

Cet album se scinde en deux histoires courtes qui se suivent. La première, Accro à la vie, ramène Constantine en Angleterre pour y retrouver sa soeur et... en quelque sorte exorciser le HLM où elle vit. La seconde histoire est dans la continuité de la première et amène Constantine à Londres à la recherche de sa nièce disparue. Cette deuxième histoire est nettement plus conséquente et intéressante que la première. Elle m'a permis de découvrir plus de choses sur les pouvoirs du héros et sur les personnages qui l'entourent.

Ce sont donc des histoires de magie noire et de satanisme, dans une ambiance urbaine et glauque comme beaucoup de séries de la collection Vertigo (Sandman en tête). Un soupçon d'humour ou de dérision évitent heureusement trop de sérieux aux scénarios.
Malheureusement, sans connaître vraiment John Constantine, je n'ai pu que moyennement apprécier ces histoires car je n'en saisissais pas toujours les points clés : de quoi Constantine est-il capable, que représente-t-il aux yeux des autres, quelles peuvent être les intentions de son entourage et ses relations vis-à-vis de lui ? Autant d'inconnues qui m'ont empêché de vraiment tout capter et apprécier dans ce comics.

Pour le reste, ce sont des histoires assez originales, qui se lisent bien, dotées d'un dessin tout à fait correct. Bref, ce fut un bon divertissement pour amateur du genre Vertigo.

Nom série  Rubrique Abracadabra  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Rubrique-à-Brac forme l'une de mes BD culte. Gotlib est un génie tant du dessin que de l'humour que je classe au même rang que Franquin.
Aussi lorsque j'ai vu en librairie que 32 auteurs, que des très grosses pointures, allant de Bilal à Zep en passant Larcenet, Blutch, Tardi ou encore Boucq, rendait un hommage direct à cette oeuvre, je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter aussitôt l'album.
Je ne suis pas déçu. L'hommage est bon et sincère. Nous ne sommes cependant pas au niveau d'excellence de l'original.

Les grands auteurs jouent vraiment le jeu, produisant des planches, rubriques et histoires courtes à la manière des Rubrique-à-Brac elles-mêmes. Exposés zoologiques du professeur Burp, enquêtes de Bougret et Charolles, reportages délirants, un peu de nostalgie, chacun y va de son hommage.

L'ensemble est sympathique et varié. L'album est dense et mérite son prix un peu élevé.
J'ai adoré les planches de Goossens et du couple Léandri/Solé qui ont su vraiment me faire éclater de rire. J'ai bien aimé aussi la reprise de l'exposé sur la girafe par Dupuy/Berberian.

J'avoue cependant n'avoir gardé qu'un simple sourire aux lèvres sur la majorité du reste de l'album, pas les grands rires que l'oeuvre de Gotlib savait m'offrir. L'hommage est là, il est plaisant, je suis plutôt heureux de mon achat et de ma lecture, mais cet album collectif ne gravera pas ma mémoire comme je l'aurais aimé.

Nom série  Crisis on Infinite Earths  posté le 03/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Bon, je savais à quoi m'attendre avec cette série. Je savais que nous avions là un récit de super-héros qui avait assez mal vieilli, au scénario très fouillis, à la multitude de personnages, et dont l'intrigue n'était qu'un prétexte à restructurer l'univers DC. Mais quand j'ai fini par trouver d'occasion les 4 tomes parus chez Semic, je n'ai pas su m'empêcher de les acheter plutôt que l'intégrale Panini hors de prix.
Pourquoi ? Parce que je voulais en apprendre plus sur cet évènement majeur qui avait modifié l'ensemble des séries DC. Je voulais voir comment les auteurs de cette maison d'édition avait "fait le ménage" et ce qui avait changé entre avant et après, bref quels héros avaient disparu et étaient morts lors de cet évènement.

Au final, c'est "moins pire" que je le craignais. Je craignais que ce soit illisible, trop embrouillé, trop auto-référencé. Finalement, j'ai lu les 4 tomes sans déplaisir. Certains chapitres ne se révèlent même pas mauvais, formant des sous-intrigues assez bien construites et évocatrices. Certaines rencontres entre personnages sont intéressantes comme celle entre une version de Batman, le solitaire et noir que je connaissais, et un autre plus gai dont Robin était le fils. Et puis certains dialogues m'ont amusé, des répliques humoristiques donnant de l'air à un récit un peu trop grandiloquent à d'autres moments. Par exemple, j'ai ouvertement rigolé lorsque l'arrogante Dr Light balance à Superman et à des membres de la JLA "Maiiis... vous partagez un neurone pour 6 ou quoi ?".

Cependant, à côté de cela, il y a beaucoup de défauts. Trop souvent, les intrigues sont affligeantes de naïveté. Les gros défauts des histoires de super-héros américains apparaissent de manière trop énorme. Trop d'invraisemblances. Du genre quand la vague d'anti-matière annihile en quelques secondes plusieurs galaxies et que pendant ce temps-là elle parcourt difficilement une rue de Metropolis après l'autre tandis que de gentils super-héros l'attaque à coups de décharges électriques et autres. Ou encore quand les gentils super-héros sauvent "une grande partie" de la population d'une planète en installant un tapis roulant-teleporteur sur un pont de New York et qu'une file de New-Yorkais s'y engage à bord de leurs grosses voitures de merde. Le monde est sauvé : 50 pèquenots américains et leurs bagnoles ont pu échapper au désastre !
Le récit est également très décousu, très fouillis. Jouant la carte du suspens ou pour appâter le chaland avec des révélations des évènements à venir quelques chapitres plus loin, les auteurs mélangent un peu la chronologie des évènements, racontent plein de choses et s'y perdent. Si bien qu'à certains moments, on ne sait plus si tel héros est encore vivant ou pas, si tel évènement a déjà eu lieu ou pas.

Et puis tout l'affrontement final, qui s'étale presque de la fin du 3e album à la fin du 4e, est assez risible avec ses rebondissements successifs à base de "on croyait le méchant mort mais en fait non, pas encore !".

Sans parler du fait que je me suis fait la même réflexion que Cassidy sur ce personnage de Wildcat, déjà ridicule en lui-même, mais sur lequel les auteurs insistent bizarrement alors qu'on n'en a vraiment rien à foutre.

A côté de cela, je ne suis pas trop mécontent d'en avoir appris ainsi davantage sur l'univers DC. Et nous parlons là de l'univers DC élargi puisqu'on retrouve dans cette aventure vraiment tous les personnages, jusqu'aux bons vieux héros de la préhistoire et du far-west, de la 1ere et de la seconde guerre mondiale, à la manière du Sgt. Rock et autres cow-boys dont je ne savais même pas qu'ils étaient des créations DC.

J'ai par exemple compris pourquoi je m'y perdais dans les différentes versions de Flash et qui était le Flash "actuel". Idem pour le rapport entre Power Girl et Super Girl. Et autres informations du même genre qui n'intéresseront que les lecteurs des publications DC.
Bref, la lecture de cette série intéressera ces amateurs là dont je fais à peu près partie mais même pour eux une simple lecture suffira, pas besoin d'acheter cette série au demeurant bien chère pour sa qualité.

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