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Nom série  Visite Guidée  posté le 18/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dire que je suis circonspect vis-à-vis de cet album serait un euphémisme. Non seulement je n'ai vraiment rien compris à son message mais, en outre, sa lecture m'a ennuyé.

Résumons.
Cornette nous présente trois histoires indépendantes mettant en scène successivement des personnages inspirés de Van Gogh, Gauguin puis Munch (avec aussi un Jacques belge que je pense être Brel). Mais plutôt que de les représenter tels qu'ils ont réellement été, Cornette semble vouloir représenter leur esprit, l'esprit de leur art et de leurs oeuvres.
Le récit de Van Gogh tourne autour de la folie, des oiseaux et d'un comportement irrationnel.
Le récit de Gauguin tourne autour d'un paternalisme dominateur envers les jeunes femmes indigènes de Tahiti, d'une drôle d'histoire de contrebande d'alcools et de nonnes autoritaires.
Le récit de Munch tourne autour de son Art de planter les clous, métaphore de son charisme sexuel semble-t-il, et de ses tentations adultérines quand il est éloigné de sa femme aimée.

Dans chacun de ces récits, Cornette fait en sorte de refléter de manière pas toujours réussie le style graphique de ces trois peintres dans ses planches. Mais cela ne passe pas terriblement à mon goût. D'abord parce que je n'aime pas trop la technique de Cornette mais aussi parce que sans la force de leurs couleurs, les styles de ces trois peintres sont nettement moins marquants.

Quoiqu'il en soit, ces récits sont nettement trop absurdes, déjantés ou incongrus pour avoir su me faire ressentir quoi que ce soit. Peut-être ne connais-je pas suffisamment ces peintres pour déchiffrer le sens métaphoriques, artistiques ou psychologiques que Cornette a voulu dégager d'eux.
Dans tous les cas, je suis au minimum circonspect...

Nom série  Animals  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Animals est un roman graphique regroupant sous la forme de petits chapitres des instantanés de la vie de plusieurs habitants d'une grande cité de banlieue.

Le dessin m'a bien plu. Les personnages ont des faciès animaliers assez réussis quoique pas très différenciés les uns des autres. Ils sont assez expressifs et bien mis en scène. Quant aux décors, ils sont simples mais corrects et mis en valeur par des angles de vue originaux.

Pour le reste, même si ma lecture ne fut pas désagréable, je suis assez circonspect. Premier point, l'album se lit un peu vite. Second point, son message n'est pas des plus évidents. Il présente des banlieusards avec des vies assez différentes, du jeune qui traine dans la rue avec ses potes au jeune scénariste homosexuel rejeté par ses parents en passant par un gamin qui s'entraine soigneusement avec son père pour devenir professionnel de foot quand il sera grand. Ces vies parfois un peu glauques se croisent un peu, pas tellement. Et à peine a-t-on appris à les connaitre et peut-être à s'y attacher qu'on les quitte car l'album se termine.

J'ai trouvé ça un peu vain, dommage.

Nom série  Moomin  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà des récits (logiquement) pour enfants assez étonnants. C'est une autre culture, dirons-nous puisque cette BD est Finlandaise. Mais je comprends en tout cas qu'elle ait pu marquer toute une génération de jeunes lecteurs scandinaves (puis même japonais puisqu'il semble que cette BD s'y soit très bien exportée à l'époque).

Moomin a des allures de récits jeunesse à la Pif Gadget des années 50-60 et autres Gai-Luron version enfantine. Mais son ambiance est assez particulière. Elle mélange allègrement des soupçons d'onirisme, d'absurde, d'excentricité et de réalisme. Un peu de poésie, de l'humour léger mais sympathique, un peu naïveté. Le résultat est un cocktail totalement original à mes yeux dont je ne parviens à déterminer rien d'approchant.

Structuré en strips sans chute qui forment des histoires courtes d'une vingtaine de pages, ce sont des histoires simples qui se lisent avec le sourire et amènent le lecteur à visiter un univers à part, surprenant et assez attachant.

Nom série  Secret Wars - Les Guerres secrètes  posté le 17/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y aura globalement deux types de lecteurs pour cet album intégrale publié par Panini : ceux qui auront déjà lu les Guerres Secrètes au moment de leur parution dans les années 80 et qui voudront retrouver la nostalgie de cette lecture à l'époque marquante, et ceux qui voudront en découvrir plus sur l'univers Marvel en lisant pour la première fois cette histoire qui était l'un des premiers méga cross-over de l'histoire du comics.
Je fais partie de la seconde catégorie.

C'est donc avec des yeux actuels que j'ai découvert ce récit qui n'a, ma foi, pas franchement bien vieilli. Il se rapproche beaucoup de la vieille école du comics de super-héros, celle des années 70 et début 80, avec un dessin formaté et des trames de récits naïves orientées vers l'action et le spectacle.

Le graphisme de Mike Zeck et Bob Layton n'est pas terrible. Sans être véritablement moche, il montre trop souvent ses faiblesses et ses défauts techniques. Il n'arrive en tout cas strictement jamais à représenter le gigantisme grandiose des décors dont la narration nous rabat pourtant les oreilles à tout bout de champ.

Quant à l'intrigue, elle pêche par trop de naïveté et de facilité scénaristique.
L'idée de départ est louable et c'est elle qui m'a amené à acheter cet album. En effet, mettre en scène pour l'une des premières fois la réunion de presque tous les super-héros Marvel (incluant les Vengeurs, Spider-man et les X-men) et les faire affronter une grosse poignée de super-méchants (incluant Fatalis et Galactus), voilà qui est alléchant. C'était la rencontre entre des personnages aussi importants et différents qui m'intéressait. Et surtout découvrir ces épisodes qui avaient marqué tant de lecteurs à une époque où je ne lisais aucun comics.

Au final, j'ai été à moitié satisfait et à moitié déçu.
Satisfait car j'ai en effet pu découvrir l'ambiance narrative d'une époque du comics que je connais très mal. Cette ambiance m'a relativement plu car elle ne se prenait pas trop au sérieux, avec quelques touches d'humour dans les premiers chapitres de ce récit. L'humour est cependant parfois assez involontaire : certaines postures et dialogues ridicules des super-héros ayant de quoi me faire rire au second degré de nos jours.
Satisfait enfin car malgré la lourdeur, la prévisibilité ou la facilité de certains passages, je n'ai pas trouvé le scénario si mauvais que je le craignais. Quelques rebondissements et certaines rencontres entre personnages ne sont pas inintéressants. Et puis j'étais content de découvrir l'origine du premier symbiote amené à devenir Venom dans les histoires de Spider-man.

J'ai par contre été déçu par l'excessive naïveté de l'ensemble et des ficelles scénaristiques grosses comme des câbles portuaires. La narration est médiocre. Les évènements se ramènent à une suite de bagarres, de comportements parfois incohérents, de dialogues assez lourdingues. Trop de passages manquent complètement de crédibilité comme la façon dont Fatalis récupère les pouvoirs de Galactus ou les relations souvent trop artificielles entre les personnages qui s'opposent ou s'entendent sans qu'on comprenne trop bien pourquoi si ce n'est que ça arrange le scénariste.
Nombre de ces personnages sont d'ailleurs décevants. Certains font de la figuration (comme Iron-Man ou Malicia) tandis que d'autres sont plutôt ridicules (comme Captain Marvel ou l'équipe des Démolisseurs côté méchants). Les réactions de beaucoup d'entre eux sont assez bizarres et peu vraisemblables (comme Galactus qui est particulièrement inerte ou le prof Xavier qui s'oppose inutilement aux Vengeurs).
C'est du spectacle pour le spectacle sans tenir compte de la crédibilité ou d'un bon suivi narratif. Du coup, il est difficile d'accrocher pour de bon à l'intrigue qui semble trop s'adresser à des adolescents ou préadolescents de l'époque pas trop soucieux d'une structure correcte de récit.

A lire soit pour la nostalgie soit pour l'aspect instructif vis-à-vis de l'univers Marvel et des comics de super-héros des années 80, mais hormis cela, vous pouvez vous en dispenser.

Nom série  Billy Brouillard  posté le 16/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Billy Brouillard inaugure une nouvelle collection des éditions Soleil, la collection Métamorphose qui sera amenée à regrouper des oeuvres d'inspiration gothique, des contes noirs faussement enfantins comme sait en produire Tim Burton. Et au vu de cette première série, ce pourrait bien être une vraie réussite.

C'est un beau gros album aux teintes ocres à la manière d'un livre ancien.
Le graphisme de Guillaume Bianco m'a beaucoup plu, d'autant qu'il ne se limite pas à un seul style. Ses planches de bandes dessinées sont finement ciselées, simples et détaillées à la fois. Elles sont aussi belles qu'efficaces.
Il nous offre également d'autres types de support narratif. Des extraits de journaux fictifs, des notices explicatives sur des jeux ou encore sur des animaux étranges issus tout droit de son imagination.

L'ensemble est un peu inclassable : mélange de récit d'enfant, d'humour, de cruauté et de poésie. L'auteur fait preuve d'une belle imagination et l'on ne peut que sourire devant ses créatures ou encore ses explications de pourquoi il ne faut surtout pas manger des épinards. J'ai été particulièrement séduit par le long récit-poème sur la Princesse de la Flaque d'Eau.
En même temps, les histoires sont parfois assez dures, tellement cruelles ou réalistes face à la mort que j'hésite à considérer cette BD comme "tous publics" tant elle pourrait marquer l'esprit d'enfants un peu fragiles, au même niveau qu'un récit de Tim Burton est à la fois beau et un peu dérangeant.

Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment été charmé. La qualité est au rendez-vous à tous points de vue, qu'il s'agisse de la beauté du dessin, de l'originalité de la présentation, de la fluidité narrative, de la finesse de l'humour et de la poésie qui se dégage de cet imaginaire débridé.
C'est un bel ouvrage qui mérite son prix un peu élevé.

Nom série  III Empires  posté le 15/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est le graphisme qui a attiré mon attention vers cette BD.
Jean-François Bruckner fait partie de ces artistes que je considère comme des "peintres sur ordinateur", ces dessinateurs relativement nombreux de nos jours dans le domaine de l'animation qui ont appris à maîtriser cet outil pour offrir des planches virtuelles à l'aspect peints et souvent pleines d'inspiration. Cet art lui permet de nous offrir de beaux voire très beaux décors. Ambiances de couleurs, montagnes, cités asiatiques, rivières et bateaux battus par le vent sont très réussis.
Ses personnages cependant sont de moins bon niveau. Ils paraissent plats, pas très différenciés et manquent surtout singulièrement de naturel. C'est bien dommage.

J'ai beaucoup aimé le contexte de ce récit. Se déroulant dans une Chine imaginaire plus ou moins médiévale, elle a l'originalité d’y faire intervenir une expédition de soldats de type Napoléonien s'enfonçant dans les terres de l'empire Feng pour y ouvrir une voie commerciale en vue de concurrencer les Anglais. Le mélange des genres et civilisations me plait bien.
Ce premier tome est empli de mystères, peut-être un peu trop car il ressemble beaucoup à une longue introduction qui ne permet pas encore de se faire une opinion concrète sur le scénario. Les personnages, notamment le moine traitre et voleur et la ténébreuse et énigmatique guerrière chinoise, sont également un peu caricaturaux.

Mais l'intrigue est cependant plutôt bien menée et donne envie de savoir la suite.

Nom série  Les Grandes Amours contrariées  posté le 14/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les albums de la série "Les années d'or de Raoul Cauvin" publiés en cette fin d'année par Dupuis sont de beaux objets. Dos toilé rouge, couverture solide, pages épaisses, ça fait plaisir à lire et à posséder. D'autant que, quoiqu'en disent certains ronchons, Cauvin a quand même largement marqué toute une période des éditions Dupuis et du journal Spirou avec ses nombreuses séries dont certaines à grand succès.

Les Grandes Amours contrariées en était une que je ne connaissais pas. Elle se compose d'histoires courtes reprenant des couples célèbres issus de la Bible, de contes de fées ou de l'Histoire elle-même, et les présente sous un jour humoristique.
Il s'agit de la première série BD dessinée par Bercovici. Son style tout en rondeur et son trait fin sont sympathiques et plutôt efficaces.

L'ensemble est plaisant sans être hilarant. Les histoires ont l'avantage, une fois n'est pas coutume chez Cauvin, de ne pas tenir uniquement sur leur chute. Différentes touches d'humour et petits clins d'oeil sont dispersés le long des cases et des dialogues, ce qui est probablement la construction humoristique que je préfère.
Les histoires sont en outre variées dans leurs thèmes et dans leurs idées.
C'est donc un album qui se lit avec le sourire. Malheureusement, ses histoires sont un peu trop inégales à mon goût, certaines n'étant pas vraiment drôles et donc décevantes.
Mais pour qui aime le scénariste des Tuniques Bleues et le dessinateur des Femmes en blanc, c'est une BD agréable.

Nom série  Les Mâles  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des gags sur les défauts des mecs, voilà qui n'est pas original. Un dessin dans le style strips humoristiques en noir et blanc comme il en était publié dans les journaux et magazines dans les années 80 et qui rappelle de loin Reiser ou Wolinski, ce n'est pas original non plus.
Mais le vrai souci, c'est que ce n'est pas vraiment drôle.

L'humour de ces gags est assez désuet, rappelant une guerre des sexes démodés, où les hommes étaient tous assimilables à des phallocrates dominateurs et obsédés tandis que les femmes étaient toutes soit des jeunes filles canons mais cruches, soit des grosses bourgeoises mariées mais cruches aussi. En outre, sur ce thème des défauts des mecs, l'auteur se révèle vite sans grande imagination et se retrouve à répéter assez régulièrement des gags très proches les uns des autres.

Si bien que je me suis ennuyé à la lecture.

Nom série  Max Fridman  posté le 13/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui m'a plu dans cette BD, c'est son contexte historique intéressant. Elle met en scène les derniers mois avant le début de la Seconde Guerre Mondiale et nous permet de découvrir tous ces prémices et moments annonciateurs de la suite. En outre, le décor géographique est plutôt original puisque c'est depuis la Hongrie, la Turquie ou encore l'Espagne que l'on découvre tous ces aspects et leurs à-côtés pour la population et dans la tête des initiés, ceux qui manipulent les pions politiques et voient venir les nuages.

Cependant, hormis l'intérêt historique, les intrigues de chaque tome ne m'ont guère enthousiasmé.
Les deux premiers tomes m'ont vraiment fait penser à une caricature du roman d'espionnage, façon "OSS117, Le Caire nid d'espions" avec l'humour en moins. Le travail d'espion semble se contenter d'arriver dans une ville étrangère et, tout en étant passif, d'y subir une suite de rendez-vous mystérieux, d'inconnus qui veulent vous contacter pour vous transmettre les infos que vous attendiez et d'ennemis qui vous suivent et vous attaquent à chaque coin de rue. Trop de coïncidences et de facilités scénaristiques pour être crédible ou captivant.
Les trois derniers tomes, eux, lorgnent plus du côté de l'aventure avec un périple dans l'Espagne en pleine guerre civile. Mais là encore, le scénario n'est pas des plus prenants, se contentant d'être assez instructif.

C'est une lecture que je ne regrette pas vraiment mais je ne la conseille pas plus que ça, même aux amateurs d'Histoire.

Nom série  Fathom  posté le 12/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'en avais vu beaucoup d'images mais je n'avais en fait jamais véritablement lu de BDs de Michael Turner. C'est chose faite et, je m'en doutais, je n'aime pas vraiment.

Je ne connaissais rien de Fathom et de son héroïne Aspen. Je l'ai découverte avec les albums récents parus chez Delcourt. Je croyais qu'il s'agissait d'une histoire complète permettant de découvrir pour de bon le personnage mais j'ai constaté qu'il s'agissait uniquement d'une histoire parmi d'autres parues précédemment, sans doute en magazine. Du coup, je me suis retrouvé plongé dans un univers relativement complexe, avec plein de personnages dont je ne comprenais ni les intentions ni les comportements. Ajoutez à cela que le dessin uniformisé et la narration embrouillée ne m'aidaient vraiment pas, je ne suis pas du tout rentré dans ce récit.

Tout semble tenir sur le dessin de Michael Turner. J'avoue que certaines de ses planches sont jolies et son utilisation de l'informatique et des couleurs est de très bon niveau.
Par contre, sa narration graphique laisse souvent à désirer. Ca bavarde à droite à gauche avec plein de bulles de pensées-narration et il m'a été bien difficile de deviner qui pensait quoi par moments.
Et franchement, ses personnages... On dirait des top-models sortis de salle de muscu qui posent à chaque case. "Vous avez vu comme je suis habillée sexy et moulant ?", "Vous avez vu mes abdos saillants ?", "N'ai-je pas l'air cool avec mes beaux yeux, mes beaux muscles et mon épée qui brille et me donne un air ténébreux ?". Franchement, ça va pour quelques illustrations mais à toutes les pages d'une BD, ça me gonfle.

Alors comme le dessin ne m'a pas convaincu et que l'histoire m'a largué très rapidement tant elle est racontée de manière embrouillée et tant il me manque de données pour bien la saisir, je n'ai pas aimé ma lecture.

Nom série  Retour au collège  posté le 10/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rah, ça ne donne vraiment pas envie de retourner au collège. Bon, si, pour la jolie fille qui rappelle si bien les amours de jeunesse. Mais alors pour le reste...

Sattouf nous montre des ados détestables (avec ma vision d'adulte en tout cas), des comportements sociaux effarants d'injustice et de bêtise. Je n'ai pas vécu ça pour ma part, ou alors à peine mais c'était en fait plutôt au lycée qu'au collège j'en ai l'impression. Mais je le crois sans hésiter tant ça sonne vrai, même si j'ai aussi senti qu'il insistait de manière un peu partiale sur les témoignages les plus marquants de son séjour. J'en conclus aussi qu'il a vraiment été traumatisé par sa propre vie de collégien car il a quasiment réussi à me faire me sentir mal moi aussi, comme ces fameux rêves stressants de "retour en cours" où on se réveille en étant heureux de ne plus être étudiant.

Cet album "reportage" est assez édifiant. Il permet de faire revivre pas mal de souvenirs pas toujours agréables de sa propre jeunesse, et en même temps il nous montre à quoi ressemble un collège de nos jours, même si celui-ci a la particularité d'être un collège de richards parfois puants.

Nom série  Ile Bourbon 1730  posté le 10/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui m'a vraiment plu dans cette BD, c'est son décor, tant géographique qu'historique, très original et l'aspect très instructif qui en découle. Par son biais, j'ai appris beaucoup de choses sur le passé de l'ile de La Réunion d'une part mais aussi sur la fin de l'ère des flibustiers et comment elle cohabitait avec la période de l'esclavage des noirs.
Trondheim et Appollo donnent vraiment vie à cette époque et à ces lieux. Les personnages et les moments sont judicieusement choisis pour nous en apprendre un maximum tout en ne s'écartant pas d'un récit fluide et suffisamment aventuresque pour ne jamais sombrer dans le documentaire. C'est très intéressant et jamais ennuyeux. On se laisse porter par le récit.

Maintenant je dois dire que cela ne suffit pas à faire une BD vraiment captivante. L'intrigue est intéressante mais manque un peu d'accroche et d'originalité dans son déroulement. Ce n'est pas une lecture à laquelle on reste accroché du début à la fin comme dans les meilleurs scénarios. Quant au dessin, il est fluide et efficace mais je sais Trondheim capable de planches plus soignées et plus agréables à l'oeil. Et pour finir, je suis resté sur ma faim en refermant l'album. J'ai eu l'impression d'avoir appris des choses, certes, mais pas d'avoir vécu une vraie aventure avec un début, un développement et une fin. Si on me demandait de résumer ma lecture, il en resterait des bribes, des passages, mais pas un tout construit et inaltérable comme je l'aurais souhaité.
C'est néanmoins une bonne BD dont je conseille la lecture.

Nom série  La Bête est morte  posté le 10/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enfin j'ai lu cette oeuvre dont j'avais tant entendu parler, cet ouvrage racontant avec sérieux la Seconde Guerre Mondiale sous une allure faussement enfantine.

Sa plus grande qualité à mes yeux est sa beauté. Les illustrations de Calvo, d'inspiration Disneyenne, sont souvent superbes, d'autant plus quand il se lâche en grande fresque d'une ou deux pages. C'est vraiment un bel objet et on prend plaisir à regarder chaque planche.
Ceci étant dit, ce n'est pas vraiment une BD, pas au sens moderne du terme. C'est plus un album illustré à l'ancienne, avec de belles images soulignées de longs textes narratifs. Et je n'aime pas ce genre de narration qui ne s'accorde pas avec l'image : on doit soit lire le texte, soit regarder les dessins, mais l'un ne fonctionne pas avec l'autre. Du coup, la lecture m'en est pénible, d'autant plus sur le début et sur la fin de cette oeuvre où le texte est parfois trop abondant. Cela manque d'un travail sur la narration et sur la fluidité qui fait la force des meilleurs auteurs de BD de nos jours.

Le contenu, maintenant, est évidemment le second point fort de l'ouvrage. Cest un récit, souvent détaillé, du conflit mondial. Des prémices de la guerre jusqu'à la Libération. Des détails précis, un vrai ressenti des émotions de l'époque, des explications souvent parlantes : c'est plutôt bien fait et clairement pas destiné aux enfants (ou en tout cas pas uniquement). C'est instructif, et moi même qui croyais bien connaitre ce conflit, j'ai appris deux trois petites choses intéressantes.
Mais je ne suis pas totalement convaincu. Plusieurs choses m'ont déçu.
La première est le manichéisme du récit. Sur la base d'un récit métaphorique à base d'animaux, méchants loups, détestables hyènes et singes teigneux contre mignons lapins, farouches dogs et puissants bisons, on est très loin des récits un peu plus mesurés de nos jours qui rappellent que tous les allemands n'étaient pas nazis, et que tous les alliés n'étaient pas de courageux héros souriants et désintéressés.
De même, je suis un peu déçu par le fait que le récit soit très majoritairement centré sur le conflit Européen, parlant à peine de la gigantesque Guerre du Pacifique qui a eu lieu à la même période.
Et pour finir, sur la même base que le manichéisme, je n'ai guère goûté la propagande de certains passages et notamment de la fin. Le message final est que la Patrie Française doit redresser la tête, travailler d'arrache-pied à relever la Nation et surtout s'organiser en une armée forte et bien entrainée. Bref, qui veut la paix prépare la guerre, tournant férocement le dos à une possible alliance de paix avec les ennemis d'avant. Heureusement, l'Europe ne suivra pas ce message.
Mais j'ai bien vu cela comme un reflet de la façon de l'époque, tout juste au sortir de cette guerre traumatisante. C'est là encore un témoignage véritablement intéressant et qui rejoint les points forts de l'ouvrage, son côté instructif.

Ceci étant dit, malgré la beauté des dessins, la narration à l'ancienne m'a été trop pénible pour vraiment apprécier ma lecture, je n'ai donc pris qu'un plaisir modéré à sa lecture.

Nom série  Le Jardin des glaces  posté le 07/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce roman graphique nous conte les occupations simples d'un vieux jardinier, expert en son domaine, qui tient le journal de ses travaux en plein air au fil des saisons. Mais ce vieil homme a aussi un passé, celui d'un célèbre explorateur de l'Arctique, un homme qui a traversé plusieurs fois en solitaire les contrées blanches et glacées. Sauf que lors de son dernier voyage, il n'était pas seul, et son compagnon n'en est pas revenu, ce qui l'a définitivement traumatisé.

Cette BD est un peu spécifique car elle nous présente deux thématiques très éloignées mais que l'auteur va rapidement relier l'une à l'autre.
D'une part, on a le journal intime d'un jardinier, presque un manuel de jardinage avec tous les actes que cela implique au fil des saisons pour entretenir ses plantes et les petites bêtes qui les peuplent. Des dialogues précis et le dessin réaliste et très soigné de Servais accentuent le côté quasi documentaire de certains passages, ce qui est un peu déstabilisant dans une telle bande dessinée.
D'un autre côté, Servais met en scène le Grand Nord, les terres glacées et hostiles. Il présente le courage et la passion d'un explorateur qui n'hésite pas à les traverser seul, par ses propres moyens (moyens qui sont là aussi parfois décrits avec un soin étrangement proche du documentaire). Mais les glaces polaires sont présentées essentiellement sous leur aspect écologique, comme un monde beau et à part qu'il faut absolument préserver pour l'avenir de la Terre sans quoi le climat sera définitivement déréglé.

C'est là le premier point par lequel les deux thématiques se rejoignent puisque l'explorateur, devenu jardinier, observe depuis son jardin des Ardennes Belges les changements climatiques que les hommes sont en train de causer.
Le second point par lequel ces deux mondes se rejoignent, c'est par l'arrivée dans le jardin du vieil homme d'une jeune étudiante désireuse d'en apprendre plus sur le dernier périple de l'explorateur et surtout sur ce qui est arrivé à son camarade dramatiquement disparu.

On reconnait dès le départ le décor de nature cher à Servais. Son dessin est ici très soigné et on sent qu'il a vraiment mis du coeur à l'ouvrage. Il est en outre appréciable de le voir un peu quitter ses propres sentiers battus pour aborder des paysages exotiques de glace et de terres arctiques.
L'intrigue est intéressante et relativement bien menée. Je dois dire ceci dit que l'aspect documentaire d'une grande partie des passages m'a un peu déconcerté. C'est certes instructif mais cela gâche le rendu émotionnel du roman graphique.

Cela reste une bonne lecture qui ravira les amateurs de Servais qui se sentiront bien dans leur élément. Elle apporte en outre un véritable témoignage écologique en parallèle d'une petite enquête sur le mystérieux passé d'un explorateur de l'extrême.

Nom série  Wanderers  posté le 03/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Techniquement, cette BD parait de plutôt bonne qualité. Tout y largement inspiré des comics des années 90 et 2000.

Le dessin, pour commencer, est de très bon niveau pour peu qu'on ne soit pas allergique aux héros body-buildés et aux femmes aux traits de jeunes mannequins, même quand il s'agit de représenter une grand-mère shaman (des cheveux gris suffisent à rappeler son âge, non ?). Dynamique, relativement fin et bien colorisé, il est plaisant pour un récit d'action. Il ne lui manque que la personnalité...

Quant au récit, c'est un pur récit de comics, les super-héros étant transposés en guerriers heroic-fantasy dans un décor de mythe arthurien. Au bout du premier tome se forme le groupe éponyme de l'album, les Wanderers. Un jeune héros, Dunrieth, à qui Arthur a confié Excalibur à même sa chair, son compagnon, Thor, jeune et puissant guerrier viking, une shaman aux grands pouvoirs magiques, son garde du corps, et un vieux sage tibétain et son acolyte, une guerrière asiatique, ces deux derniers se retrouvant sans aucune raison crédible en pleine Scandinavie, allez savoir pourquoi... Et face à eux, Mordred, un roi Arthur possédé et toute une armée de créatures mi-zombies mi-orcs à la peau noire. Oh, et j'oubliais aussi, tout cela ne vaudrait rien sans une prophétie bien classique et un "destin" auquel ne peut échapper le jeune héros.

Les auteurs misent tout sur l'action et rien sur la crédibilité ou l'originalité de l'intrigue.
Moi je ne mise pas sur cette BD.

Nom série  Totem  posté le 02/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà de la fantasy originale, déroutante mais fraiche.
En fait, elle mélange allègrement un décor médiéval fantastique et la modernité de notre monde. C'est un monde où les gens croient tellement à la réincarnation que toute une ville a bâti sa prospérité sur le commerce de la mort et de totems, robots destinés à transporter les cadavres au plus près de l'endroit où ils pourront être réincarnés au mieux. Et c'est dans cette ville que nos deux héros arrivent, Seth et Chom-chom, deux amateurs de surf, aussi cools et insouciants l'un que l'autre.

Du surf dans de l'heroic-fantasy ? Ben oui, tout autant que des canettes de bière, des blagues sur Oum et Flipper le dauphin et un franc-parler tout à fait actuel.
Ca m'a choqué au départ, j'y voyais une tentative d'accrocher le lecteur ado avec des héros "trop cools" et tout ce que ça implique et qui me hérisse le poil. Mais en fait non, cela passe comme une lettre à la poste. Et au final, on se retrouve avec un univers vraiment original, sympathique, relativement crédible même s'il ne se prend pas au sérieux, et qui ne manque parfois pas d'humour (j'aime beaucoup la "famille" de la blonde par exemple ).

Le dessin quant à lui est de très bon niveau. S'approchant des dessins animés Disney récents, il est dynamique tout en étant travaillé. C'est du bon boulot très plaisant à lire et à regarder.

Vous me direz, un univers plaisant et un bon dessin sont deux choses mais il faut y ajouter un bon scénario. Celle de Totem est un peu confuse car il se passe plusieurs intrigues en parallèle et qu'il y a de quoi s'y perdre un peu dans les motivations des auteurs.
Mais ça se lit très bien, le rythme est bon et on s'y laisse prendre même si tout cela n'a rien de véritablement palpitant.

Nom série  Pirates des 1001 Lunes  posté le 02/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette bande dessinée a la particularité d'être réalisée par un collectif : 2 scénaristes, puis un dessinateur différent pour chacun des 5 chapitres de ce premier tome, plus un autre pour la couverture.
Malgré cela, l'ensemble reste concordant, le dessin variant certes mais restant toujours dans un même style moderne et dynamique. Evidemment, certains dessins m'y plaisent plus que d'autres mais l'ensemble est de bon niveau, parfois même très plaisant.

Par contre, l'histoire m'a ennuyé.
Pour commencer, les auteurs ont manifestement apprécié le dessin animé "la planète au trésor" puisqu'à la technologie près, on s'y croirait. Même décor de pirates transposés dans l'espace, même type de navires interstellaires, là aussi les pirates respirent dans l'espace comme si de rien était et les décors d'un espace fantasmé s'y retrouvent jusqu'aux poissons multicolores qui évoluent dans le vide. Pourquoi pas, l'idée du film de Disney était sympa... mais j'ai senti un peu de redondance avec le récit de cette BD.
L'intrigue est très convenue, tellement cliché qu'elle m'a lassé dès les premières pages. Les ingrédients de chaque chapitre sont autant de déjà-vus sans surprise ni rien qui captive le lecteur. Les personnages sont plats et sans charisme. Le rythme n'est pas mauvais mais les rebondissements sont tellement prévisibles que ça ne sert à rien.

Peut-être ne s'agit-il là que d'une introduction mais ce qu'il annonce ne me tente pas.

Nom série  ALIEEN  posté le 01/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnante petite BD mais on y reconnait bien la touche de Trondheim. Son dessin évidemment mais surtout son imagination et un certain état d'esprit mêlé d'un peu d'absurde, d'un peu de cruauté et d'humour noir masqués sous un aspect préliminaire faussement jeunesse.

Comme toujours avec Trondheim, la narration est excellente. Et bien que la BD soit muette (aux dialogues en langage extra-terrestre près), elle ne s'en lit pas moins très bien. Seuls certains passages sont un peu ardus à saisir mais cela tient à la mentalité et aux us et coutumes différentes de ces aliens.

C'est assez amusant, parfois cruel mais en tout cas bien original.

Nom série  Du Graal plein la bouche  posté le 01/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenant comme récit mais j'aime bien. C'est une histoire qui mêle toutes les mythologies et toutes les croyances dans un joyeux mélange un peu absurde, un peu poétique. L'histoire est légèrement sans queue ni tête, à moins d'y voir une morale philosophique que j'ignore. Le dessin est très plaisant, souvent beau et esthétique. J'aime bien cette technique.

C'est un conte un peu fou, avec beaucoup de digressions et d'imaginations diverses. Il ne faut pas chercher une intrigue linéaire et cohérente. J'ai trouvé l'ensemble assez beau, agréable et parfois même amusant.

Nom série  Vive la retraite !  posté le 31/10/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne suis pas un trop mauvais public pour les BDs d'humour "thématique" mais il y en a certaines qui me hérissent le poil et ce sont souvent les plus commerciales d'entre elles.
Le sujet : les retraités, les seniors plutôt, ceux qui sont à la retraite mais refusent d'être considérés pour autant comme des "vieux".
Pourquoi pas ? Je ne suis pas vraiment concerné mais si les personnages sont sympas et les gags originaux, ça aurait pu me plaire.
Mais non, franchement non.

Le dessin, pour commencer, n'est pas terrible. Sa principale qualité est d'être relativement efficace, mais pour le reste il ne me plait pas. Je le trouve froid, souvent vide et sans âme.

Quant à l'humour... Les planches qui portent vraiment sur le sujet de la retraite se comptent sur les doigts des deux mains. La majorité des autres sont des gags sans saveur, qui n'ont rien à voir et qui sont appliqués de manière artificielle aux personnages de la BD. Ils ne sont pas drôles, voire même pénibles de banalité à mon goût pour certains.
Et pour couronner le tout, j'ai repéré au moins 2 gags qui ont été purement et simplement pompés de la série Achille Talon. C'est abusé.

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