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Nom série  The Magdalena  posté le 04/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

C'est sans conviction que j'ai entamé cette lecture car, après feuilletage, je pensais bien que ça ne me plairait pas. Et effectivement, dès la première apparition de La Magdalena, je me suis dit : "houla, ça va être gratiné !".
Comment ne pas penser ça quand on voit que la sainte des saintes, la super-nonne du Vatican, est vêtue de bikini-strings, katana et autres jarretelles moulantes ? C'est du racolage pour ado immature à chaque instant, le genre bien lourdingue qui m'agaçait au possible il y a quelques temps mais qui me fait plus pouffer de ridicule désormais.
Difficile après ça de trouver un tant soit peu de sérieux à ces intrigues qui pourtant manquent cruellement d'humour.

Le dessin, pour le premier comme pour le second tome où le dessinateur est pourtant différent, est clairement inspiré de la vague Michael Turner de la fin des années 90 (Witchblade). Personnages aux physiques de mannequins, bodybuildés ou super sexy au choix, visages lisses et indifférenciables à la coiffure près, couleurs froides et informatisées. Je n'aime pas pour deux raisons : car c'est trop froid et trop lisse et à cause du côté racoleur de tous les personnages.
A noter que j'ai remarqué que, non contente d'être ridicule dans sa tenue à l'opposée de son rôle de Sainte, la Magdalena change sans arrêt de vêtements et cela même une fois en cours de combat. Arf !

Du coup, le premier tome ne m'a pas du tout convaincu. Un scénario à la Buffy contre les Vampires traité de manière superficielle avec un message pitoyable sur la fin du genre "vous êtes tous trop méchants à détester ceux qui ne vous ressemblent pas, ce n'est pas de notre faute si nous massacrons des gens". Heureusement que Magdalena est là pour empêcher les fanatiques d'être fanatiques. Seule la fin un peu abrupte m'a surpris car je n'imaginais pas un dénouement aussi radical.
Le second tome m'a davantage intéressé. Tout d'abord, il aborde l'arrivée d'une nouvelle Magdalena, ce qui permet au lecteur de s'attacher un peu plus à ce personnage neuf contrairement à l'ancienne qui débarquait un peu trop vite dans le premier tome. Ensuite, le scénario aborde un conflit de croyances pas si inintéressant, entre la religion catholique d'un côté et les anciennes religions païennes, notamment celtiques, dont le Vatican a "remplacé" toutes les fêtes et objets sacrés depuis le Concile de Nicée.

Mais tout cela reste trop bourrin et superficiel à mon goût. Vite lu, vite oublié.

Nom série  Batman / Lobo  posté le 03/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Lobo, voilà un personnage de comics que je ne connais pas bien du tout. C'est donc avec curiosité que j'ai lu son aventure avec Batman, personnage que par contre j'aime beaucoup. Mais bof...

Nous sommes ici clairement davantage dans une aventure de Lobo que de Batman. Ce dernier ne joue qu'un rôle de faire-valoir. Il faut dire que le scénario convient nettement plus à Lobo : nous sommes en effet ici dans une histoire à la fois bourrin et burlesque.

Le récit n'est strictement pas crédible.
Cela commence sur les chapeaux de roues, Batman étant téléporté dès la seconde page sur un vaisseau spatial très loin de la Terre. Il tombe alors nez à nez avec Lobo et ensemble ils découvrent une "maladie" qui s'attaque aux femmes et les rend "libérées", c'est-à-dire dans l'esprit de l'auteur bien décidées à se bourrer la gueule et à buter tout le monde avec de gros flingues.

Le décor de ce vaisseau est loufoque, abritant de nombreuses formes de vies aliens bizarres et en même temps une civilisation humaine exactement comme sur terre, avec policiers en képi, écolières à couettes, prostituées et autres secrétaires avec palm pilot. Mais ce décor n'est qu'un prétexte à tout casser pour les femmes que Batman et Lobo poursuivent.

L'ambiance est à l'humour et au trash. Et cela se reflète dans le dessin qui tient parfois plutôt du cartoon que du réalisme. Style changeant, sombre, un peu brouillon, souvent laid, je n'aime pas ce graphisme même si je lui reconnais une certaine personnalité.

Et ce n'est pas le scénario qui va m'accrocher non plus. Hormis quelques petites pointes d'humour qui tiennent surtout au comportement de Lobo lui-même, les facilités scénaristiques et les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'elles en deviennent pénibles. Que ça soit cette femme mystérieuse qui a les pouvoirs de téléporter à loisir des gens et d'imposer sa voix dans l'esprit des gens mais qui disparaîtra sans qu'on sache ni qui elle est ni quel est son but, que ça soit ce vaisseau titanesque sorti de n'importe où et qu'on oublie dès le second chapitre, ou encore le fait que Batman et Lobo en partent dans une toute petite navette et se retrouvent aussitôt et par hasard sur Terre alors qu'ils étaient sensés être à 7,2 années lumière de là, tout est invraisemblable alors que le scénario joue tout de même un petit peu la carte du sérieux dans la trame de l'intrigue. Sans compter le simili discours féministe qui ressemble plus à une caricature dans son genre...

Si bien que je n'ai vraiment pas accroché au récit, et comme l'humour ne m'a fait que très rarement rire, je n'ai guère apprécié cet album.

Nom série  Ginkgo  posté le 03/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est issu d'une exposition réalisée à Angoulême par un collectif de jeunes auteurs sur le thème de l'écologie. Il est composé de grandes doubles planches parmi lesquelles un assortiment de bandes dessinées et d'illustrations détaillées.

Le dessin est varié mais la majorité des auteurs partagent un style sciemment enfantin ou faussement enfantin. Couleurs chatoyantes et mises en page libérées, c'est un album qui, malgré le thème, semble respirer la bonne humeur et la liberté graphique. Le dessin est en outre mis en valeur par le grand format de l'album qui offre ainsi des planches jolies qu'on prend plaisir à observer en détail.

Beaucoup de ces illustrations ou bandes dessinées semblent avoir un but clairement éducatif. Ils apprennent par l'image et une narration muette ou en symboles clairs des notions diverses de l'écologie, les dangers de la pollution et des comportements humains irresponsables, les bonnes attitudes à prendre, etc. Le contenu s'en révèle parfois un peu naïf mais jamais déplaisant.

Il faut cependant avouer qu'hormis quelques jolis dessins, si l'on aime ce style un peu jeunesse, l'adulte ne découvrira pas grand chose de neuf ou de touchant dans ces doubles pages. Le message écologique est expliqué avec des ficelles un peu grosses, le public visé est probablement jeune.
Cependant, pourquoi pas ? C'est un joli objet et sa thématique est sincère et d'actualité.

Nom série  Les Croqueurs de sable  posté le 02/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A mes yeux, un éditeur de nos jours refuserait de publier une telle oeuvre. Je suis même estomaqué que l'édition ait été jusqu'à la fin de cette histoire en 4 tomes. Car cette BD pêche par vraiment trop d'amateurisme, tant dans le dessin que dans la narration. Le niveau fanzine n'est quasiment pas atteint.

Je ressens pourtant une vraie sincérité dans le travail de l'auteure. C'est une créatrice d'univers qui a imaginé là une France post-apocalyptique originale, parfois loufoque et parfois poétique. Elle a même été jusqu'à lui inventer un nouveau langage, mélange de français actuel et de mots nouveaux qui fleurent à la fois l'ancien françois et le patois.

Mais la sincérité n'est pas tout car la lecture de cette BD m'a été plus que pénible.
Le dessin est celui d'une illustratrice et ne convient pas du tout à la narration séquentielle. Les cases sont souvent incompréhensibles tant elle mélange les perspectives. Avant-plans et arrière-plans se confondent en un fouillis illisible. Les personnages sont mal dessinés et ne se distinguent que par leurs vêtements et couleurs. Les scènes d'action sont tout simplement ratées. Et malgré un travail en couleurs directes à l'encre qui semble tenir à coeur à l'auteur, la colorisation manque cruellement d'harmonie et de beauté quoiqu'elle s'arrange au fil des tomes.
Bref, le dessin est tout simplement amateur et il y aurait beaucoup de travail avant de le rendre publiable de nos jours.

Quant au scénario, il est rendu indéchiffrable par son abondance de langage inventé et de péripéties saugrenues dont on peine à suivre la logique. Les textes sont franchement pénibles à lire d'une part parce qu'ils sont trop bavards, trop lyriques par moments et surtout à cause de ces trop nombreux mots nouveaux sortis de l'imagination de l'auteure.
La narration est mauvaise, faisant preuve parfois de ficelles dignes de bande dessinée racontée par un enfant. Pour l'exemple, je reste encore ébahi devant une case de révélations dans le tome 1 où, au lieu de montrer le héros soutirant les informations à celui qu'il interroge, on a juste droit à une petite case remplie uniquement de texte où soudainement l'interrogé dévoile tout ce qu'il sait, les ficelles du complot, etc. : j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment mettre ça en image et a choisi la voie d'une facilité déconcertante.

En résumé, c'est laid, illisible et pénible. La parution de cette BD aurait dû attendre encore plusieurs années de maturation et de travail pour produire quelque chose de niveau convenable au niveau de la narration et du dessin.

Nom série  Le Moine  posté le 01/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Moine est l'adaptation d'un roman qui a fait scandale lors de sa parution au 18e siècle et encore de nombreuses années après. C'est une histoire blasphématoire, celle d'un moine entraîné vers le pêché par une manipulatrice amoureuse. Ce prieur hérétique se libèrera ensuite de toute retenue allant jusqu'au satanisme pour assouvir ses désirs libidineux. Le tout est traité comme la tentation d'un homme au départ pourtant droit mais qui va vite courir vers sa déchéance. Et le surnaturel fait son apparition dans la seconde moitié du récit, le diable lui-même entrant en scène pour abuser de ce moine devenu aussi abject qu'il est à plaindre.

Le dessin de Goldman s'apparente à de grandes fresques peintes. Ce graphisme est très évocateur mais un peu trop flou dans le cadre d'une BD à mon goût. Décors et personnages sont souvent difficiles à cerner. C'est néanmoins un style que je trouve assez beau sauf dans les quelques cases où l'auteur se sent obligé d'ajouter un encrage à ses personnages, trait noir qui enlaidit sa peinture. Du coup, Goldman privilégiera les cases où un personnage unique apparaît, visage tourmenté ou strict du moine et autres corps de femme à même d'attiser son désir.

Ceci étant dit, les cases de cet album sont très grandes et paraissent parfois assez vides. Une planche au moins (Je crois n'en avoir compté qu'une) ne contient rien d'autre qu'une image du seul visage du moine et un peu de texte. Et le reste du temps, nous avons droit à 4 ou 5 cases par page, pas plus. Du coup, l'album se lit relativement vite.

Quant au récit, il est plutôt bien adapté. Le scénario devait être assez choquant à l'époque de sa parution mais il apparaît sans grande surprise de nos jours. Une simple histoire de moine tenté qui succombe au pêché et va même jusqu'à pousser le vice au gré de ses désirs. Et il en sera bien puni, l'hérétique !

Pas mal mais cela se lit un peu trop vite pour valoir l'achat à mon goût.

Nom série  Clarke et Kubrick  posté le 01/06/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai découvert récemment Alfonso Font avec sa série Le prisonnier des étoiles et je suis tombé sous le charme de son dessin. J'espérais trouver en Clarke et Kubrick une BD du même niveau, avec si possible un scénario SF d'une qualité comparable. En définitive, je n'ai pas trouvé ma lecture désagréable mais ce n'est clairement pas un indispensable.

Les personnages de Clarke et Kubrick sont des petits magouilleurs interplanétaires qui accumulent la loose et se font toujours arnaquer alors qu'ils pensent être ceux qui mènent la barque. Ils sont assez attachants mais j'avoue n'avoir guère été captivé par leurs petites mésaventures. L'humour est sympathique mais pas vraiment hilarant, juste de quoi amener le sourire mais un peu trop prévisible pour être drôle.

Reste le dessin que je continue à trouver excellent même si l'encrage est un peu trop fin et manque de netteté à mon goût. Beaucoup de cases se contentent en outre de simplement montrer les visages des deux héros qui discutent, sans vraiment de décor. Heureusement, d'autres cases contrastent par l'abondance et l'excellence de leurs décors fouillés et vivants.
Je trouve ça joli.
Mais pas assez drôle ni innovant pour vraiment me captiver.

Nom série  Final Incal  posté le 28/05/2008 (dernière MAJ le 30/05/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ils avaient été nombreux, les lecteurs du premier tome de la série avortée Après l'Incal, à n'avoir pas été convaincu par cette reprise de l'univers de l'incal. Le scénario trop délirant, l'intrigue peu crédible et son déroulement à mi-chemin entre farce et envolée mystique avaient brisé le charme des deux séries précédentes, Avant l'Incal et L'Incal. Moebius lui-même avait perdu la foi et la motivation d'aller au-delà de ce seul premier tome.

Tant et si bien que, huit ans plus tard, Jodorowsky, ne voulant pas s'avouer vaincu, a décidé de reprendre les choses en main : on prend les mêmes et on recommence. Final Incal présente la même intrigue qu'Après l'Incal mais cette fois de manière complètement retravaillée, avec les défauts en moins et avec une nouvelle densité et une nouvelle crédibilité en plus. Et cette fois, je suis nettement plus convaincu ! Et enfin j'attends la suite avec impatience !

Le dessin de Ladrönn est purement excellent !
S'inspirant forcément du style et des décors de Moebius mais aussi de Janjetov, il offre des planches très travaillées et très belles. Ses personnages sont nettement plus sérieux et manquent un peu de fantaisie, mais le reste du dessin est presque le meilleur à mes yeux de la série des Incal. Les décors sont souvent grandioses et très réalistes.
Qui plus est, la colorisation est vraiment très bonne. L'outil informatique est parfaitement maîtrisé pour offrir des couleurs qu'on croirait peintes, pleines de densité et de force malgré leur palette un peu terne.
C'est très beau et en même temps très efficace.

Quant au scénario, c'est à la fois le même qu'Après l'Incal et un nouveau. Après vérification, on retrouve des scènes quasiment identiques, les scènes les plus réussies de la série précédente. Mais on évite tout ce qui m'était apparu à l'époque comme des défauts. Plus d'ambiance de farce grotesque avec un prez métallique, méchant rigolard et fumeur de cigare, plus de créature métamorphe étrange, plus de retrouvailles peu crédibles avec un Kolbo V qui était sensé avoir disparu depuis Avant l'Incal.
Et même la touche mystique, sans qui les scénarios de Jodorowsky ne seraient plus les mêmes, passe étonnamment bien. Cela grâce à la mise davantage en avant de l'excellent personnage de John Difool, héros/antihéros dont la psychologie à la fois tellement minable et tellement humaine permet de contrebalancer avec délice les envolées illuminées de son créateur, Jodo.

En outre, le récit du premier tome de Final Incal va au-delà de celui d'Après l'Incal, plongeant davantage le lecteur dans une trame faisant appel à toutes les autres séries de l'univers de l'incal et ouvrant la porte à une suite en lien direct avec les derniers évènements de Avant l'Incal. A tel point qu'en fin d'album, j'attends désormais avec impatience la rencontre entre le(s) nouveau(x) Difool, le pirate Kaimann et la belle Luz.
A ceux qui ont aimé L'Incal, Avant l'Incal et le meilleur de Jodorowsky, sachez que voilà enfin une suite à la hauteur de ses ambitions.

Nom série  Mask (Les aventures de)  posté le 29/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans l'histoire de The Mask, il y eut d'abord un comic relativement sombre où le Mask était un personnage violent et sinistre. Puis est apparu le film avec Jim Carrey où le personnage est devenu beaucoup plus clownesque dans une ambiance de cartoon survitaminée. La série animée qui a suivi a été encore plus avant dans le sens de la légèreté et de la fantaisie. Puis sont parus les albums des aventures de Mask chez Dark Horse, sorte d'adaptation en bd de la série animée.

De la bête machine commerciale assez crasse à mon goût.
Le dessin est digne d'un studio de production à la chaine, formaté "comics d'humour" avec le strict minimum en terme de décors et une absence totale d'âme.
Quant aux scénarios, on se demande vraiment à qui ils s'adressent. Leurs intrigues rappellent des trames assez classiques de super-héros masqués opposés à des méchants aux super-pouvoirs divers, un contexte plutôt adulte ou du moins adolescent. Par contre, l'humour cartoon y est assez pitoyable, très gamin, à même de faire rire des enfants de moins de 10 ans mais sans doute pas au-delà. Clownesque et tarte à la crème, sans la fantaisie ou l'audace qui aurait pu rendre ce type d'humour un tant soit peu rigolo. Même dans ce genre délirant, c'est trop formaté et trop prévisible.
En outre, la traduction est assez mauvaise, avec des expressions bizarres dans la bouche des personnages et des jeux de mots qui passent vraiment mal.

A ne lire que si vous n'avez rien d'autre sous la main car c'est très médiocre.

Nom série  Samuraï  posté le 26/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai commencé par vraiment bien accrocher à cette série mais, au fil des 3 tomes actuellement parus, mon intérêt a légèrement baissé même si cela reste une bonne BD d'action et d'aventure.

Ce qui m'a plu dès le départ, c'est la justesse du décor de Japon médiéval fantastique, avec un héros au rôle très classique de ronin, ni trop orienté fantasy, ni trop orienté complots politiques. Paysages de montagnes et de lacs, d'arbres qui perdent leurs feuilles dans le vent d'automne, interludes contemplatifs. Forcément avec un tel décor, la finesse du trait m'a rappelé un peu le dessin de Michetz pour Kogaratsu sans en atteindre la beauté ceci dit. Et j'étais assez heureux de lire ce genre d'histoire de samouraï de manière prenante et bien racontée.

Cependant, au fur et à mesure de l'avancement du scénario, la part de fantastique commence à prendre un peu trop d'importance. Du coup, mes espoirs d'un récit réaliste avec juste une petite dose de fantasy ont été progressivement douchés. Et l'intrigue a finalement pris la trop banale trame d'un méchant qui veut réveiller un démon pour assouvir tout le Japon sous le joug de sa tyrannie, avec le gentil héros et ses comparses qui font de leur mieux pour contrer ses plans machiavéliques.
A cela s'ajoute quelques facilités scénaristiques, des petites invraisemblances comme un sabre qui tombe dans les mains du héros alors qu'il avait perdu le sien peu auparavant, etc. Je reproche aussi le rôle de clown récurrent du compagnon du héros : cela finit par sonner comme trop artificiel. Tout cela sape la crédibilité du récit mais il faut avouer que je suis assez tatillon sur ces points là.

Quoiqu'il en soit, et même si je reproche aux premiers tomes d'être un peu rapides à lire, c'est une BD que j'ai lu avec plaisir et intérêt, un bon dessin, un scénario assez captivant et donc une lecture que je conseille aux amateurs de samouraïs et de récit médiéval-fantastique dans le Japon d'autrefois.

Nom série  L'Enfant note  posté le 25/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 2.5/5

Les albums de la collection Petits Chats Carrés fonctionnent le plus souvent au coup de coeur. S'agissant de petits albums jeunesse, souvent muets et très vite lus, il faut être séduit par le dessin ou que le récit vous parle ou vous fasse rire pour vous dire que ce serait chouette de le lire ou de le faire lire à votre enfant.
Eh bien, là, je n'ai pas eu le coup de coeur.

Rien à dire sur le dessin. Il est dans une veine jeunesse moderne, un petit peu influencé manga qui n'a rien de désagréable. Idem pour les couleurs qui sont plaisantes.
C'est le scénario qui ne me touche pas. L'histoire d'une petite fille turbulente qui trouve une pseudo rédemption dans la découverte de l'harmonica, ça ne me parle pas vraiment. Et dans l'ensemble, je n'ai pas ressenti grand chose et la fin ne m'a pas fait rire.

C'est joli, mignon, plaisant, mais cet album n'a pas su m'atteindre ni me donner envie de le lire à ma fille.

Nom série  Les Mémoires du Capitaine Moulin-Rouge  posté le 25/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit dont l'étonnamment bon niveau m'a surpris car je n'avais jamais entendu parler de cette BD jusqu'alors. Peut-être cela vient-il de la faible publication des éditions Milan à l'époque. Ou alors est-ce dû à une fin de scénario qui part un peu en délire, brisant la belle ambiance d'aventure classique instaurée auparavant.

Nous sommes plongés dans l'ambiance moite et pluvieuse des forêts de Guyane, avec quelques étapes à Belem, Manaus et au Brésil. L'atmosphère est celle des récits d'aventure à l'ancienne, avec chasse au trésor, trahisons, évasion du bagne, poursuite par les gendarmes, parcours difficiles dans la jungle et en pirogue, pour finir dans les ruines d'une cité inca. Le ton est relativement léger, cependant, pouvant convenir à un public jeunesse. Une intrigue dense et bien menée, composée de beaucoup de rebondissements et de pas mal d'originalités même pour un genre tellement visité.

Le dessin est dans un style franco-belge assez classique. Il alterne les décors plutôt réalistes et quelques personnages - pas tous - en style gros-nez. Je le trouve très sympathique pour les vues d'ensemble qui sont travaillées et ne manquent pas d'âme. Par contre, j'aime moins les cases où les personnages apparaissent en gros plan car l'encrage y devient trop épais à mon goût, comme un mauvais zoom où toute la finesse du détail est perdue. Cette alternance de beau et de moyen nuit un peu à la qualité de l'ensemble du dessin.

J'ai été parfaitement captivé par la majorité du récit. Cette ambiance de jungle Guyanaise et d'aventure est bien rendue et le scénario est prenant. A noter que la série se rapproche dans son ambiance de Théodore Poussin à qui l'auteur fait un clin d'oeil plus qu'appuyé puisqu'on y apprend que Moulin-Rouge est un vieil ami de Théo et que l'enfant qu'il recueille est la fille de Marie Vérité.
Cependant, j'ai été déçu par le final de cette série en deux tomes car elle intègre soudainement un large aspect fantastique, avec des confrontations incongrues entre nazis et secte amazonienne et une histoire d'élue dont je me serais très sincèrement passé. Le tout pour finir presque en queue de poisson en détruisant totalement l'ambiance de l'intrigue initiale. Du coup, alors que la dernière page annonce un album à suivre avec une nouvelle histoire, je pense que ça s'est arrêté là car le public a dû être aussi médusé que moi.
Heureusement, tout le reste de cette BD a suffi à me plaire et à en conseiller l'achat si d'aventure vous trouvez ces albums d'occasion.

Nom série  Reload  posté le 24/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Comme un peu trop souvent dans les parutions chinoises de Xiaopan, cet album vaut davantage pour ses prouesses graphiques que pour son scénario.

Song Yang est en effet un graphiste aussi doué qu'éclectique. Il en avait déjà fait la preuve dans Wild animals et Matous et pingouins. Et il nous offre dans Reload plus de 150 planches où il change de technique pour quasiment chaque case, alternant le réalisme et les caricatures, le monochrome et les couleurs pétantes, les crayonnés et l'informatique, les collages photonumériques et autres incrustations de textes. Le tout est en outre entrecoupé d'illustrations pour une ambiance rappelant certaines affiches et couvertures de CD rock. Le cocktail est très hétéroclite et pourra rebuter certains mais la mayonnaise visuelle prend plutôt bien, il y a du talent et de la sincérité derrière ces planches.

Le récit, quant à lui, est celui d'une poignée de jeunes gens venus à Pékin pour vivre de leur passion pour la musique, formant un groupe rock avec ses hauts et surtout ses bas, la séparation, le manque de succès, les petits boulots et les études à côté, les engueulades, etc. Jusqu'au jour où la chance est offerte à l'un d'entre eux d'intégrer un groupe célèbre au risque d'y perdre ses illusions et la pureté de ses rêves.
L'ennui, c'est que cette intrigue c'est celle qui ressort quand on réussit à passer outre la pénibilité de la narration. Le récit est en effet raconté de manière très confuse, très fouillis, encombrée de digressions, de papotages philosophiques voire psychologiques, de sauts du coq à l'âne qui, ajoutés aux illustrations inter-chapitres, donnent l'impression que l'auteur n'utilise son récit que comme un prétexte à dessiner ce qui l'intéresse et à parler de ce qui lui passe par la tête sans vraiment vouloir suivre précisément son scénario de base. Qui plus est, ce scénario se clôture de façon tellement abrupte que j'ai dû revenir en arrière tellement j'étais surpris que l'histoire s'arrête là, sans plus de fioritures. Comme si Song Yang préférait engendrer une atmosphère "rock" et moderne à l'aide d'images, de scénettes et de textes narratifs, plutôt que raconter une histoire simplement à même de captiver le lecteur par son déroulement. En ce qui me concerne, ça n'a pas fonctionné : trop embrouillé, trop pénible à lire.

A noter que l'album est accompagné d'un CD 2 titres réalisés par l'auteur et l'ami musicien qui l'a inspiré pour le personnage de Reload. C'est une musique pop-rock en langue chinoise, intéressant pour permettre de découvrir un pan de la musique de la jeunesse de Chine. Le premier titre est un peu mièvre à mon goût mais le second n'est pas mauvais du tout même s'il peine à marquer mon esprit.

Nom série  La Colo  posté le 23/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Colo est un peu une BD d'humour thématique, mais il s'en dégage une âme sincère qui la fait sortir du lot de ces trop nombreuses BD commerciales. Le thème, les colonies de vacances.
Le tout début laisse penser que le point de vue sera celui d'un enfant qui subit la chose et on craint de voir débouler les scénettes les unes à la suite des autres abordant l'inventaire des différentes péripéties typiques d'une colonie de vacances à la manière d'un album du style Le Guide de.... Mais les auteurs ont eu la bonne idée d'éviter cela. L'objectif se révèle abordé par des points de vue plus divers et qui fleurent bon les souvenirs de jeunesse. C'est notamment souvent sous l'angle du moniteur lui-même qu'on aperçoit la bande de gamins braillards et bordéliques de la colo. Et d'autres fois, on revient dans le cadre de la narration plus enfantine quand le très dissipé héros raconte comment lui et ses amis briment le pauvre "chouchou de la dirlo" ou comment il va finir par compter fleurette à une fille en fin de séjour.
Les évènements se suivent et tout y est abordé mais avec une certaine justesse dans le déroulement. C'est là, à nouveau, qu'on sent les souvenirs de jeunesse et que je trouve le récit plutôt bien construit.

Le dessin pour sa part est très inspiré manga avec des personnages en quasi permanence "super deformed" au niveau des visages. Mais c'est une influence bien digérée qui fonctionne et permet des planches efficaces et épurées, tout en offrant le strict nécessaire en matière de décor et de mise en ambiance. Le type de dessin et les visages un peu outrés en permanence peuvent cependant devenir lassant surtout si on est allergique au style.
Les couleurs m'ont un peu plus dérangé sans que je sache bien déterminer ce que je leur reproche. Je pense que cela tient surtout à leur harmonie et au choix de la palette qui n'est pas terrible à mes yeux.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé certains passages qui respirent une bonne ambiance sympathique et un vécu appréciable. Cela donne envie de retourner en colo ou d'y envoyer ses enfants pour y vivre des chouettes aventures entre copains et y récolter des souvenirs marquants. Quelques gags m'ont plutôt fait rire, d'autres m'ont laissé de marbre.
Une BD assez plaisante mais je doute la relire et donc en conseille moins l'achat que la simple lecture pour passer le temps.

Nom série  Lolita jungle  posté le 23/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Kawaï et rose bonbon sont les maîtres mots de cette BD au style très inspiré des mangas et de la web culture. Les auteurs sont deux soeurs adeptes d'animation japonaise, d'internet et de charadesign. Leur création, Lolita jungle, se compose d'un ensemble de strips ou de petites histoires courtes en une ou deux pages alternant avec des illustrations aux couleurs flashy et pastel. Leurs héroïnes, un groupe de jeunes parisiennes autour de la vingtaine, de différentes origines mais partageant toutes les mêmes fixations sur la mode, le shopping, les régimes, les soirées entre copines et un peu les garçons.

Le dessin est complètement kawaï, avec des petits personnages aux bouilles rebondies et aux membres stylisés. Généralement, je trouve ce style assez sympa pour des récits humoristiques, surtout quand il est accompagné, comme ici, de couleurs informatiques pétantes et rose bonbon.
Je suis moins séduit cependant par les décors qui, même s'ils sont travaillés, sont tous tracés à la règle et trop manifestement réalisés par un outil informatique de style Paint qui les rend trop anguleux, trop froids et en désaccord avec le côté kawaï du reste.
Les illustrations échappent à ce souci et elles m'ont davantage plu.

Par contre, le scénario m'a laissé complètement froid. Les péripéties de ces petites bonnes femmes sont d'une impitoyable platitude, caricatures de la jeune fille insouciante et victime de la mode.
Pour une auteure qui se spécialise dans le character design, il est bien dommage qu'à l'accoutrement près, les psychologies de ces personnages semblent aussi semblables et sans personnalité. A aucun moment, je ne les ai trouvées attachantes et j'ai eu bien du mal à différencier l'une de l'autre dans leurs comportements.
Et surtout, c'est bien ça le souci, leurs aventures m'ont autant indifféré qu'elles ne m'ont pas fait rire. C'en serait même plutôt agaçant de voir la superficialité et le consumérisme dont font preuve ces filles aux comportements immatures.
Je ne suis donc clairement pas client de cette BD.

Nom série  Les Conquérants de Troy  posté le 23/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'étais pas pressé de lire cette série car d'une part j'attendais la sortie d'autres tomes mais elle tarde un peu, et d'autre part je la confondais souvent avec Les Naufragés d'Ythaq du même scénariste. Ces deux séries partagent en effet une même trame initiale, une planète fantasy dans laquelle débarque des personnages venus d'un univers Space-opera.
Je dois cependant dire après lecture que je préfère nettement Les Naufragés d'Ythaq pour le moment. Car j'ai trouvé le premier tome des Conquérants de Troy extrêmement prévisible, tellement semblable à plusieurs autres scénarios précédents d'Arleston que j'ai eu l'impression de relire une nouvelle version d'une histoire déjà connue.

Je ne suis pas très fan du dessin de Tota. J'aime bien ses décors et ses créatures mais je trouve ses personnages, et surtout son héroïne, un peu trop anguleux.
Quant aux couleurs, on dirait que toutes les séries d'Arleston partage le même studio de colorisation : plutôt un bon travail mais assez formaté dans le fond.
Au final, il ne ressort donc rien de marquant dans le graphisme.

Quant au scénario, comme dit plus haut, je ne suis pas convaincu. J'étais curieux de découvrir les origines du monde de Troy mais l'intrigue se révèle être une énième refonte de l'intrigue des méchants soldats autoritaires qui briment une population, avec à leur tête un chef dangereux et ses ambitions démesurées et bien sûr inhumaines. Et bien sûr, voilà les rebelles qui pointent le bout de leur nez et vont gagner à la fin. Trop cliché et sans surprise pour éveiller en moi un véritable intérêt.
On est juste satisfait de voir la construction de ce qui deviendra la capitale Eckmül, curieux de savoir comment le personnage éponyme deviendra célèbre au point de lui donner son nom et intrigué à l'idée que tous ces personnages qui savent qu'ils viennent d'une civilisation intergalactique vont engendrer bien des années plus tard une population heroic-fantasy ayant tout oublié de son passé ailleurs que sur le monde de Troy.
Mais ça ne suffit pas à motiver mon achat.

Nom série  Ivan Casablanca  posté le 22/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai cru que le charme du dessin et du récit fantastique allait fonctionner pour moi qui suis amateur du genre.

Le dessin me fait en effet penser à certaines BD d'Andreas. Un trait clair et anguleux. J'aime beaucoup les décors de cette BD. Par contre, il faut avouer que les visages des personnages sont aussi figés que des masques et rarement réussis.
En outre, la colorisation est étrange. On la croirait réalisée à l'aide de trames en quadrichromie. C'est original mais pas terrible dans le résultat.

Quant au récit, j'ai eu bien du mal à le cerner. Le scénario s'entame en étant chamboulé sans arrêt : la réalité y est modifiée. Le récit reprend plusieurs fois à zéro comme si ce qui s'était passé précédemment n'avait pas eu lieu ou n'était qu'un rêve, en profitant pour poser des bases complètement nouvelles au décor et à l'intrigue. Si bien que pendant le premier tiers du premier tome, on est complètement perdu à ne plus savoir qui est qui, qu'est-ce qui est "vrai" et en fait qu'est-ce qu'il se passe. Puis le récit devient un peu plus linéaire et compréhensible pendant un moment avant de sombrer de nouveau dans le "mais en fait tout cela n'était qu'un rêve". Du coup, l'auteur use de la symbolique onirique et des facilités scénaristiques inhérentes à ce genre de récit où le vraisemblable n'est pas la règle. Jusqu'à une explication du tout qui n'a rien de convaincante à mes yeux.

Trop fouillis dans sa narration, trop facile dans son déroulement, trop embrouillé dans son idée, malgré un dessin qui aurait pu me charmer, je suis resté complètement froid.

Nom série  Pico Bogue  posté le 22/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pico Bogue est une série de strips ou de gags en une planche dont le héros est un enfant. La formule est connue dans le domaine de la BD et il est facile d'imaginer que le thème ait suffisamment été traité pour ne plus laisser de place à la nouveauté. Cette série n'en est pourtant pas moins sympathique et plutôt drôle.

Le dessin me plait beaucoup car il a une vraie personnalité, une vraie originalité. Son trait est un peu fouillis mais plein de vie. Il est en outre joliment colorisé en couleurs directes.

Le ton se rapproche plus d'une série comme Peanuts que d'un Calvin et Hobbes ou encore un Boule et Bill. Pico est en effet relativement adepte des discussions philosophiques et tranquilles avec ses proches. Pas mal de nonchalance, un soupçon de causticité, l'humour tient davantage dans les dialogues que dans les situations.
Le résultat est un peu inégal. Certains gags m'ont laissé froid, et il y en a même que j'ai eu un peu de mal à saisir. Mais d'autres, une bonne portion quand même, m'ont plutôt fait rire.

C'est donc une série que j'ai découverte sans qu'elle m'amène beaucoup de nouveauté mais qui est plaisante et jolie à regarder. Une lecture agréable pour qui aime ce genre.

Nom série  Sophisticated Ladies  posté le 22/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La préface de Von Gotha sur cet album ne m'inspirait guère : je ne suis en effet pas amateur de SM et de ces séances de domination-correction dont lui et ses lecteurs sont friands. Or Paula Meadows nous présente véritablement le même type d'univers, château reculé, femmes dominatrices, vieux barbu dirigiste et voyeur, salles de tortures et coups de fouet.

Mais différentes choses m'ont davantage plu que dans mes lectures précédentes du même genre.
D'une, l'auteur est une femme, avec les fantasmes qui en découlent qui sont souvent plus émoustillants à mes yeux.
De deux, il parait qu'elle raconte là une version romanesque de ce qu'elle a elle-même vécu. Voilà un univers et des gens dont j'ai bien du mal à comprendre les motivations et les envies, mais ça parait assez étonnant de penser que cela puisse véritablement exister.
Et de trois, malgré quelques puérilités et invraisemblances, ça reste assez crédible et donc assez excitant. L'un des points forts à mes yeux est que, pour une fois dans ce genre de récit, la femme est consentante voire demandeuse : rien ne m'exaspère plus que les récits de viol et tortures, aussi stupides que malsains. Bon, la façon dont elle se laisse faire d'emblée manque un peu de vraisemblance à mes yeux et certains passages sont un peu faciles, mais rien ne m'a rebuté et c'est un bon point car rare dans ce genre de scénario érotique.

Quant au dessin, quoiqu'assez désuet et un peu figé, il est de bon niveau et souvent fort bien travaillé. Il est donc efficace et joli.
Bon, sincèrement, je doute qu'un jour une scène de fessée ou de fouet m'excite ne serait-ce qu'un peu, mais heureusement il n'y a pas que ça dans cette histoire. Et du coup, l'aspect érotique, voire plutôt strictement pour adultes, fonctionne relativement bien ici pour moi même si ce n'est pas un modèle d'émoustillement en ce qui concerne mes goûts.

Nom série  The Ape  posté le 20/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un récit à l'ancienne, avec une petite touche de fantastique à la Edgar Poe, qui met en scène un médecin chercheur dans une petite bourgade américaine du début du siècle. Deux intrigues vont se mêler. Celle du docteur qui veut à tout prix trouver le sérum qui va permettre à une jeune fille de retrouver l'usage de ses jambes, quitte à tuer pour cela s'il le faut. Et celle d'un gorille dangereux qui va s'échapper d'un cirque de passage, évènement qui va servir les intérêts du savant.

Le dessin est dans le style devenu classique du duo Dupuy/Berberian. Il s'en détache un peu par un encrage dont la technique s'approche du fusain. Sans faire preuve de prouesse technique, c'est un dessin simple et efficace. Je lui reprochais juste une certaine uniformité dans les personnages, ce qui m'a troublé au moment où j'ai confondu un enquêteur avec un autre au cours du récit.

Le scénario pêche par quelques invraisemblances, un vieux docteur qui se révèle soudainement très fort quand il se déguise ou un sérum au résultat un peu trop miraculeux pour être crédible, mais il est assez dense et intéressant.
C'est une bonne lecture divertissante qui, je pense, ne me marquera pas vraiment mais qui fut plaisante.

Nom série  L'Age des Reptiles (L'Ere des Reptiles)  posté le 20/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par bien des aspects, cette BD rappellera Gon puisque dans les deux cas nous sommes en présence d'un récit muet mettant en scène des dinosaures dans leur règne animal et bénéficiant d'un dessin réaliste et très soigné.
La ressemblance s'arrête là. Car il n'y a pas d'humour dans L'Age des Reptiles mais les sanguinaires combats de dinosaures carnivores les uns contre les autres. Les personnages sont en outre parfaitement réalistes, hormis quelques expressions un peu outrées au niveau des yeux. Nous sommes dans ici dans un récit qui ne rigole pas, qui montre l'ère des dinosaures dans ce qu'elle a de plus terrible et impitoyable.

C'est avant tout le dessin qui se démarque dans cette BD.
Très soigné, il présente des reptiles parfaitement détaillés et d'un réalisme excellent. Il font juste parfois preuve de comportements corporels un peu surprenants, coups de pieds et autres expressions un peu anthropomorphiques, mais qui pourra affirmer que ces créatures étaient incapables de telles attitudes à l'époque ?
Les décors ne sont pas en reste, assez grandioses quoique moins détaillés que les reptiles. Certains grands espaces rappellent des images de Moebius et quelques perspectives font aussi un peu penser à du Otomo. L'ensemble est donc fort joli.
Seul le choix des couleurs me trouble un peu, non pas qu'il soit laid car c'est du bon boulot, mais la colorisation manque un peu de naturel.

Maintenant, passé le graphisme très intéressant, les histoires ne sont pas très captivantes. Il y en a deux. Une Guerre Tribale qui raconte une sorte de guerre de gangs entre une famille de tyrannosaures et une bande de deinonychus, sortes de raptors plus petits mais un peu plus sournois que les T.Rex. Et La Chasse qui raconte la fuite d'un jeune T.Rex poursuivi par les carnivores qui ont tué sa mère puis la vengeance sanglante de ce dernier.
Ces deux scénarios se ressemblent assez dans le fond et la forme. Cela manque un peu d'originalité d'une histoire à la suivante. Mais pourquoi pas ?

L'ennui, c'est que la narration muette ne m'a pas paru très intuitive. A plusieurs moments, j'ai dû me creuser l'esprit pour essayer de comprendre ce qu'il se passait, pourquoi tel dinosaure réagissait ainsi par rapport à tel autre. Ce manque de fluidité a gâché plusieurs passages de ma lecture et a réduit mon intérêt global pour les récits. D'autant plus qu'il n'est pas aisé de différencier les dinosaures les uns des autres malgré les couleurs parfois étranges dont l'auteur les affublent.
Si bien qu'à plusieurs moments, je me contentais d'apprécier la beauté des images sans trop me soucier du récit. Donc au final, je ne conseillerais pas l'achat de cette BD dont le prix vaut uniquement à mes yeux pour la qualité du graphisme.

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