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... a posté 5483 avis et 2078 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le Sang du flamboyant  posté le 21/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette couverture que je trouve affreuse a failli me faire passer à côté d'un récit de très belle facture. Il s'agit d'un récit historique, mettant en scène un personnage ayant vraiment existé en Martinique, une sorte de Robin des Bois anti-colonialiste qui a échappé à toutes les poursuites des autorités françaises de 1942 à 1949.

Le dessin d'Auclair est, comme toujours chez lui, très soigné, très détaillé. Quoiqu'assez classique et un peu trop réaliste à mon goût, il est indéniablement beau. De la belle ouvrage où l'auteur a mis tout son coeur et sa technique. Un tel dessin aurait vraiment mérité plus belle couverture à mes yeux.

Le récit est très intéressant. Il nous plonge dans les Antilles durant le régime de Vichy. Très loin des turpitudes de la guerre, la Martinique vit encore en pleine colonisation. Les noirs sont désormais ouvriers payés mais certains propriétaires terriens abusent d'eux comme ils l'auraient fait d'esclaves un siècle plus tôt. Qui plus est, la justice va évidemment dans leur sens, et c'est contre elle et contre ces profiteurs coloniaux que va se dresser Albon, noir instruit qui va devenir le symbole de la rébellion individuel, le "marron" qui se cache dans les hauteurs et peut à tout moment venir terroriser les blancs. A cela, les auteurs ajoutent en outre une dimension un peu mystique, proche du vaudou, transformant Albon en un avatar d'Ogoun Ferraille, dieu du fer et de la guerre venu venger le peuple arraché à l'Afrique, même si la vengeance d'Albon se porte plus précisément sur son ancien patron, les deux hommes se vouant une haine mutuelle et mortelle.

Très beau graphisme et histoire instructive mais la narration manque un peu de piment. Le récit coule sans éveiller plus de la curiosité chez le lecteur que je suis. Je n'ai pas su être transporté et il s'en est fallu de peu que je m'ennuie par moment. La fin est en outre logique et réaliste puisqu'elle est conforme aux faits historiques (à l'épilogue près, probablement) mais j'aurais aimé quelque chose de plus fort, de plus captivant.
C'est mon seul regret et ce qui m'empêche de mettre une note supérieure à cet album.

Nom série  Les Communards  posté le 20/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Par son aspect historique et le soin qui y est apporté, cette bande dessinée est louable. Elle présente avec force détails les évènements stratégiques, politiques et sociaux qui ont émaillé la très complexe guerre franco-prussienne de 1870 ainsi que tous les facteurs et personnages qui ont amené à la mise en place de la Commune à la fin de celle-ci. Les auteurs ont fait le choix de présenter les faits tels que vus par les yeux de deux personnages que tout oppose : l'un du côté du peuple, côtoyant les révolutionnaires et les simples parisiens, l'autre du côté du pouvoir servant avec fidélité l'armée du gouvernement et ses intérêts royalistes. J'y ai appris différentes choses, notamment comment des régiments de soldats issus du peuple ont été montés durant cette guerre, régiments qui joueront un rôle crucial dans l'instauration de la Commune.

Néanmoins, cette oeuvre est emplie de trop nombreuses imperfections et manque de maîtrise pour vraiment me satisfaire.
Le dessin est soigné mais trop amateur. Les décors sont travaillés et détaillés, leurs hachures rappelant parfois certaines gravures d'époque. On alterne entre des visages directement copiés de dessins ou de gravures d'époque et d'autres plus libres dans leur style mais pas plus jolis pour autant. Tous ont l'air très figés, autant que les personnages qui manquent complètement de naturel.
La narration est dense, un peu trop complexe, avec quelques sauts abrupts et situations qu'on a du mal à comprendre si on ne connait pas parfaitement les évènements représentés. Je me suis complètement perdu dans la foule de personnages politiques, les échanges de pouvoir permanents et les confrontations des uns contre les autres.

La série s’achève à la fin du premier tome, au moment même où la Commune va être déclarée. Elle ne connaîtra pas de suite.
Pour découvrir l'époque de la guerre de 1870 et la Commune, il existe bien d'autres BD nettement plus abouties et agréables à lire (par exemple Le Cri du Peuple ou encore Voleurs d'Empires).

Nom série  Monsieur Blaireau et Madame Renarde  posté le 17/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Monsieur Blaireau et Madame Renarde, ce sont de très mignonnes histoires animalières, transposant avec beaucoup de bon sens le sujet de la famille recomposée.
Les dessins sont très jolis, tous doux. J'aime beaucoup les visages très expressifs et en même temps très naturels des animaux. On sent que la dessinatrice a bien observé ces petites bêtes.
Les histoires sont simples mais attendrissantes. Il se passe peu de choses et le thème de la famille recomposée ne me concerne pas, je n'ai donc pas été véritablement captivé mais j'en garde un agréable souvenir.

Nom série  Le Dragon de Bambou  posté le 17/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au niveau du plaisir de lecture et de la qualité de l'intrigue, cette bande dessinée est de faible qualité, empreinte de nombreux défauts de narration et de faiblesses graphiques. Par contre, au niveau des informations historiques et par son aspect instructif, c'est un album très intéressant.

Il nous place en 1925 en Cochinchine sous la colonisation Française. Le texte d'introduction est clair : "A cette époque, 16000 fonctionnaires français exploitent un million et demi d'annamites". L'élément de départ de l'intrigue est la création d'un journal indépendantiste par un groupe de français et quelques vietnamiens : le Combat Indochinois.
Je viens d'apprendre qu'il s'agit de la transposition à peine déguisée d'un journal et de personnages réels : il s'agit du journal de Paul Monin et André Malraux L’Indochine. Monin est nommé ici Macard, et le couple André/Clara est bien celui d'André Malraux.
A leurs côtés ainsi qu'aux côtés du jeune héros, un dessinateur de presse franco-vietnamien à cheval entre deux mondes, celui des colons français et des autochtones vietnamiens, les auteurs vont nous faire découvrir l'Indochine de l'époque. La rigueur de la colonisation, l'influence des communistes, les débuts du futur Ho-Chi-Minh, les manipulations des triades, les militants français, les Jésuites, les profiteurs et les simples habitants : un monde complexe et aussi passionnant que dépaysant. La mise en images et l'accusation des horreurs perpétrées par les colons français de l'époque est assez forte. Il y a de quoi être révolté d'imaginer que la France ait pu se comporter ainsi il y a moins d'un siècle. J'en ai aussi appris un peu sur le Vietnam lui-même : j'ignorais par exemple l'existence, au coeur d'une forêt entre Hanoi et Saigon, d'un peuple comparable à des indiens sud-américains vivant en marge de la société. Existent-ils encore, j'en doute.

J'ai un avis mi-figue mi-raisin concernant le dessin. J'aime son trait clair et contrasté. J'aime la composition assez esthétique de ses cases. Mais ses personnages figés affichent trop clairement les faiblesses techniques du dessinateur. Ils manquent de naturel et sont parfois assez laids. En outre, les perspectives sont presque toutes ratées, les cases sont sans profondeur et les décors paraissent souvent irréels. Heureusement, la très bonne colorisation permet de faire oublier autant que possible ces défauts.

Le vrai regret qui gâche la qualité de cette bande dessinée est un niveau de la narration. Elle tient parfois plus du roman que de la bande dessinée, avec un texte narratif trop présent et trop souvent redondant par rapport au dessin. En outre, pour permettre un scénario dense tenant en un seul album, le rythme est assez élevé et ne permet pas toujours à l'ambiance de s'instaurer. Et au final, même si l'intrigue aventuresque de cette BD se tient, sa conclusion est un peu trop abrupte.

Il s'agit d'une BD qui plaira aux amateurs d'Histoire, à l'esthétique assez intéressante mais qui pêche par des défauts techniques et une narration graphique qui manque de maîtrise.

Nom série  L’Oeil était dans la tombe  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous avons là un polar très classique. Un complot, un tueur motivé par un passé douloureux et une petite équipe de flics qui enquêtent sur sa trace.
Le scénario est pas mal foutu mais pas très original.

Je trouve le dessin de De Metter assez agréable. C'est un style proche du photoréalisme réalisé à la peinture. L'ennui, c'est que ses personnages ne sont pas toujours reconnaissables et ma lecture a été gâchée sur plusieurs pages car j'ai confondu le tueur et l'un des flics : je n'y comprenais plus grand chose, évidemment, avant de devoir revenir en arrière pour voir qui était qui.

Malgré cela, le récit est divertissant mais vraiment pas marquant. La maigre surprise de la fin, quand la trame du complot est dévoilée au tueur, ne suffit pas à faire sortir cet album du lot des si nombreux polars du même genre.

Nom série  Mon ciel après les cours  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un mélange de sport et de romance, voilà qui pourrait faire penser à une oeuvre d'Adachi (Touch). Mais là où Mitsuru Adachi amène ses romances avec finesse et surtout beaucoup de drôlerie, l'histoire de Mon ciel après les cours est d'une grande platitude et sans humour.

Elle met en scène Natsumi, jeune collégienne que son frère sprinter motive à devenir grande sportive. Elle rentre dans le club d'athlétisme de Yoku, capitaine très doué notamment pour le saut en hauteur malgré sa très petite taille (19 cm de moins que Natsumi). Après un clash initial, on devine bien vite la relation amoureuse qui va s'instaurer entre eux deux. A cela s'ajoute la fièvre de la compétition sportive et un rival amoureux très entreprenant voire agressif en la personne de Koshi.
Rien d'original ni dans le contexte ni dans le traitement.

Seule la différence de taille entre Natsumi et Yoku amène un soupçon d'amusement mais pour le reste, le récit se prend très au sérieux. Le traitement et les dialogues sont en outre assez adolescents, pas très plaisants. Les personnages ne sont pas charismatiques. Et leurs réactions sont parfois très agaçantes : voir Koshi menacer de manière arrogante Natsumi pour qu'elle sorte avec lui, et voir cette dernière tergiverser, hésiter, pleurnicher parce qu'elle n'ose pas dire non ou parce qu'elle n'arrive pas à le rejeter suffisamment fort, c'est pénible. L'intrigue prend insidieusement la forme d'une compétition sportive entre les deux garçons où la fille serait le prix à gagner, quelque soit son choix à elle.
Le dessin, lui, est bon, mais sans grande personnalité.

Un shojo parmi tant d'autres et l'ingrédient sportif n'y apporte pas grand chose. Je me suis presque ennuyé à la lecture.

Nom série  Panique au village  posté le 16/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album m'aura permis de découvrir le film "Panique au village" qui sortira en France en octobre. Il s'agit d'un film d'animation image par image à la manière d'un "Wallace et Gromit". Il met en scène des figurines façon jouets pour enfants (cow-boy, indien, la ferme des animaux, etc...) et leur fait vivre des aventures complètements déjantées et absurdes. L'aspect visuel du film a l'air très sympathique et l'humour assez marrant, accentué par l'animation saccadée étonnante de ces figurines un peu ridicules.

Malheureusement, la BD qui en a été tirée, pour sa part, ne m'a guère réjoui.
Elle met en scène les mêmes personnages et les mêmes décors dans des histoires courtes humoristiques de quelques pages.

Le dessin est très simple, trop simple à mon goût. Il se rapproche vaguement du style d'un autre couple d'auteurs à l'humour délirant, Letzer et Cromheecke à qui l'on doit le Plunk, mais il se révèle moins efficace, moins attachant. Proche du rapide croquis, volontairement assez enfantin et parfois gribouillé, il conviendrait éventuellement pour le storyboard d'un film. Son manque de soin et tout simplement de beauté le rend peu agréable à la lecture. Ce n'est pas un objet qu'on a envie de posséder pour son graphisme.

L'ennui, c'est que l'humour ne relève que peu le niveau. Certes les personnages et l'univers déjanté sont assez sympathiques et on aimerait rire de ce délire auquel les auteurs nous convient. Mais rares sont les gags qui m'ont vraiment amusé. Régulièrement, j'ai eu le sentiment que le manque d'impact des gags provenait d'un souci de rythme, certaines séquences de mouvement étant trop étirées comme celles, deux fois répétées, où cow-boy et indien volent et rebondissent en se cognant sur les murs. Et de manière générale, les histoires courtes comptent un peu trop sur leur chute pour être drôles, et quand celle-ci n'attire que le sourire on a l'impression de ne pas avoir contenté.
Visiblement, l'humour des auteurs a plus de mal à passer en BD qu'en animation.

Nom série  Ma Petite Maîtresse  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce manga est un josei, destiné en théorie aux jeunes femmes. Il s'agit d'une love story. La thématique de base porte sur une relation de hiérarchie qui s'inverse et donc un jeu sur la domination entre un homme et une femme. Ces trois composantes auraient dû me rebuter. Et pourtant, j'ai franchement apprécié cette série !
Pourquoi ? Parce qu'elle est drôle. Parce qu'elle est fine et intelligente, mais surtout parce qu'elle est drôle.

L'humour se fait de plus en plus présent au fil des tomes. Tout se joue sur la relation entre les personnages et sur le caractère de ces derniers. L'héroïne est mignonne, relativement mature et attachante. Le héros, quant à lui, est excellent. La façon dont, caché derrière un visage aussi impassible que possible, il jongle entre son rôle de patron strict et autoritaire, d'éternel domestique et plus tard (je ne dévoile pas un grand mystère) d'amoureux fou et dévoué, est hilarante. Et c'est sans compter sur d'autres personnages secondaires très drôles eux aussi comme le copain travesti du héros ou le frère intégriste et surprotecteur de l'héroïne.

L'intrigue varie tome après tome, abordant des sujets différents tandis que la relation entre les deux personnages principaux évolue, d'abord doucement puis assez rapidement. Outre le dilemme entre attirance et soumission à la base du récit, il apparait divers autres péripéties, une rivale pour l'héroïne, un rival et qui plus est supérieur hiérarchique pour le héros, des quiproquos avec un travesti, un incendie, un emménagement en couple et bien sûr une vraie histoire d'amour aussi spéciale soit-elle... Et comme il s'agit d'un manga pour jeunes femmes, le sujet du sexe est également abordé sans fard, avec quelques scènes très directes. Et à ce propos, les petits soucis sexuels font aussi partie du lot des intrigues.

Le dessin est fin et sans fioriture. Il est soigné et agréable à lire. Il fonctionne en outre très bien pour les séquences humoristiques, entre l'impassibilité du héros et quelques séquences super-déformées pas trop envahissantes.

Ce manga mélange donc une belle dose d'humour avec un love story originale et traitée avec maturité. Drôle et attendrissant.

Nom série  Chantage à la fac  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de hentai et celui-ci en est un dans la pure veine du genre. Cependant, j'ai été agréablement surpris d'y trouver des scénarios assez cohérents, ce qui donne d'autant plus d'intérêt aux scènes de sexe et justifie à mes yeux un récit érotique correct.

La série est composée de deux tomes. Hormis le décor de faculté japonaise, les histoires sont indépendantes.
La première met en scène une prof délurée par un de ses élèves et qui va se lancer dans des relations sexuelles débridées avec tout son entourage. Un peu cliché pour un scénario de hentai mais le récit est bien raconté, les situations intéressantes et la fin réserve une petite surprise.
Le second tome met en scène un jeune étudiant solitaire et quatre filles très délurées qui se décident à jeter leur dévolu sur lui. Toute une suite de fantasmes pour garçons, quatre filles très différentes qui en redemandent, qui sont pleines de motivation mais sont en même temps soumises: le fantasme du harem parfait. J'ai apprécié le fait que ces filles aient de vraies personnalités et soient partie prenante dans le récit et pas de simples objets de plaisir du garçon : ce sont elles qui mettent en scène la plupart des situations érotiques (et elles vont même jusqu'à violer le héros dans le premier chapitre). Cela rend les scènes d'autant plus excitantes.
Certes tout cela n'a rien de crédible, on est dans le domaine du fantasme, mais pour un garçon je trouve ça assez émoustillant.

Les défauts majeurs sont ceux inhérents à la majorité des hentai.
Tout d'abord, la censure : du blanc à la place des parties génitales. Sans cette censure, ce manga serait à classer dans le "strictement pour adultes" pur et dur car les scènes de sexe sont très crues, par devant, par derrière, etc etc. Un adulte n'a guère besoin de davantage pour bien imaginer ce qui est caché, mais la censure m'apparait comme hypocrite, laide, et elle rend certaines scènes un peu confuses (Dans quel sens elle est, là ? Elle fait quoi en fait ?).
Deuxième défaut qui me déplait dans beaucoup de hentai et ici aussi : le côté "liquide", "spongieux" du sexe. Ce sont des giclures, des mouillures, des splortch, des splash, des pluitch pluitch partout. Les japonais font l'amour en maillot de bain avec masque et tuba ou quoi ?
Sans parler des seins énormes de la plupart des filles, mamelles pendouillantes et assez laides, bien éloignées de la morphologie nippone classique.

En définitive, nous sommes ici en présence d'un hentai, d'un manga érotique, voire pornographique à la censure près. Il ne faut pas y chercher autre chose et ce sont essentiellement les garçons qui l'apprécieront, les fantasmes féminins n'y étant pas mis en avant. Mais la qualité relative des scénarios et le côté assez émoustillant de certaines scènes lui confère un bon niveau dans le genre.

Nom série  Ginger (Gligorov)  posté le 15/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album érotique fait preuve de quelques originalités.
Tout d'abord par son graphisme. Il est proche de la ligne claire, avec un encrage bien contrasté et des couleurs plus ou moins unies. La colorisation, justement, est spéciale, avec des tons assez froids et une peau très blanche pour les personnages, presque bleutée. Ce style est parfois assez esthétique mais la laideur de certains visages vient en gâcher l'intérêt.
Pour un album érotique, il se démarque aussi par le fait d'avoir un scénario plus ou moins cohérent, mettant en scène une histoire de chantage et d'enquête dans le milieu du cinéma hollywoodien de l'après-guerre. C'est assez amusant de voir défiler de nombreux personnages très connus allant de Marylin à Humphrey Bogart en passant par Errol Flynn et d'autres célébrités de l'époque.

L'ennui, c'est que non seulement le scénario est basique et sans grande surprise, mais surtout les scènes érotiques y tombent presque comme des cheveux sur la soupe. On peine à croire à ces séquences de sexe assez gratuites, cette désinhibition soudaine de l'héroïne qui se dévoile comme si personne n'allait la reconnaitre. De fait, ce n'est pas excitant, c'est trop froid, trop calculé, trop artificiel. Et en définitive, c'est aussi un peu idiot et invraisemblable.

Pas un bon polar et pas un bon album érotique non plus, juste une expérience graphique pas inintéressante mais inconstante et souvent moche.

Nom série  Vic Voyage  posté le 14/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Très échaudé par la lecture de Voyage Intemporel, je suis allé à reculons vers la lecture de cette autre série mise en image par Macedo. Je n'ai lu que le diptyque Eldorado.

Je trouve le dessin de cet auteur toujours aussi kitsch. Figé, maquillé comme une voiture volée, désuet, il est souvent plus risible qu'admirable. Il faut vraiment aimer le style.
A cela s'ajoutent des volontés manifestes de livrer de l'érotisme racoleur souvent hors de propos. Les héros se baignent, ils sont aussitôt nus et la femme dévoile sa poitrine superbe. Cette dernière attend le héros dans sa chambre pour discuter, elle est nue, jambes écartées et toison offerte. Etc. Jolies courbes, certes, mais tout cela est bien trop gratuit à mon goût.

Quant à l'histoire, elle est par bien des aspects ridicule. Il s'agit d'un récit d'aventures exotiques, avec traversée de la jungle et ''trésor'' à la clé. Mais le tout est tellement teinté de philosophies de sectes soucoupistes que c'en est franchement gratiné.
Vic Voyage a reçu l'illumination et, guidé par le soutien mental des êtres suprêmes, il doit partir en quête de l'Agharta où il pourra s'entretenir avec leur porte-parole, découvrir leur message à l'humanité et, ce n'est pas clairement dit mais on le suppose, pouvoir le diffuser ensuite aux hommes non encore initiés. On retrouve toute la panoplie des sectes soucoupistes dont Macedo a fait partie, le message sur la conscience universelle, sur les êtres bienveillants venus de l'espace qui veillent sur l'humanité et choisissent des élus pour accéder à leur sphère de bonheur éternel, etc. Oh, le message de base n'est pas idiot puisqu'il s'agit de prôner l'harmonie avec la nature, la fin des guerres et la recherche de la sagesse. Mais l'enrober de toutes ces foutaises d'illuminés, c'est... hum... une religion à laquelle je n'adhère pas.

L'intrigue est très basique, accompagnée de son lot de facilités scénaristiques, de rêves prémonitoires, de hasards manipulés ou de marches à suivre gravées dans l'esprit des personnages par la puissance télépathique des êtres supérieurs, etc. Sans parler bien sûr du héros qui sait évidemment se sortir sans soucis de tous les mauvais coups si besoin est, mais là on est dans la BD plus classique.
Le plus pénible pour moi fut la narration. Les planches sont trop bavardes. Les personnages n'arrêtent pas de déblatérer des tonnes de texte, bourrés au passage de fautes d'orthographe. C'est lourd à lire et j'ai eu du mal à ne pas me mettre à zapper des passages que je trouvais trop verbeux.

Il y a quand même un petit quelque chose à sauver dans cette série, c'est une vision assez intéressante du Brésil profond, ses fermiers, ses exploitants du bois, toute la faune qui peuple les abords de la jungle. Certes, ces décors ne sont souvent prétextes qu'à de nouvelles péripéties pour les héros, mais visiblement l'auteur connaissait les lieux ou alors s'était bien renseigné. Assez instructif.

Mais cela ne change en rien mon avis global : j'ai trouvé cette lecture pénible, kitsch, ridicule, et je n'ai nullement été charmé par son originalité ou son message.

Nom série  Centurion  posté le 14/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai un peu de mal à comprendre : cette série était-elle prévue au départ en de très nombreux tomes et l'éditeur a-t-il obligé les auteurs à s'en tenir à quelques-uns seulement ? Comment expliquer autrement un rythme de narration aussi échevelé ? Comment expliquer la nette impression de survoler à toute vitesse une succession d'intrigues différentes, sans jamais les laisser se mettre en place ni réussir à permettre au lecteur de se sentir le moins du monde concerné ?

Pourtant, je croyais que ce récit allait m'intéresser. Il présente en effet Rome peu avant sa chute, alors que la menace des Huns se fait fortement sentir et que le pouvoir impérial vacille, exilé volontaire à Ravenne, tandis que le peuple romain a délaissé ses anciens dieux pour la chrétienté et la papauté. Contexte très intéressant mais hélas mal mis en valeur, tout juste effleuré.

Ce qu'il reste, c'est un dessin moyen, un héros sans charisme, des intrigues trop vite expédiées et une narration qui rebute tant les sauts chronologiques sont nombreux. On croirait lire le résumé d'une saga sans grand intérêt mais pas la saga elle-même.

Nom série  Ultimate Agency  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la lecture du premier tome, je trouvais que cette série s'entamait plutôt bien. L'ambiance était sympathique, pas trop prise de tête, fortement influencée par les polars noirs façon Humphrey Boggart avec le détective privé cliché, un peu looser et la bouteille de whisky jamais loin.
J'ai eu un peu de mal à situer l'époque au départ car malgré des références à des personnalités récentes, les décors et véhicules donnaient l'impression de dater des années 70 ou 80. Le scénario se chargera cependant bien de rappeler par la suite que l'action se passe en 2004. Ceci dit, j'ai quand même plusieurs fois eu l'impression d'être emmené en visite touristique de New York tant les auteurs nous fournissent de noms de lieux, de références et d'anecdotes du cru.
Quoiqu'il en soit, cela ne me déplaisait pas. J'ai bien aimé au départ suivre les petites aventures de ce détective, de sa pulpeuse secrétaire et des loustics qui les entouraient. Certes, j'avais souvent l'impression qu'ils surjouaient leurs rôles, leurs dialogues et leurs personnalités manquaient de naturel, mais je ne trouvais pas ça désagréable et même plutôt amusant.

Le dessin non plus n'était pas déplaisant. Je lui ai trouvé quand même pas un bon nombre de petits ratés, un trait un peu figé, des visages bizarres, comme déformés par moment, un manque d'aisance générale. Néanmoins, ça passait sans soucis.

Mais le second tome m'a gâché mon plaisir de lecture. Les invraisemblances s'y font de plus en plus présentes jusqu'à un final où j'ai complètement décroché. Le héros s'en sort trop facilement. Après tous les petits coups de chance parfois un peu gros du tome 1, le premier exemple qui m'est resté en travers de la gorge dès le début du tome 2 c'est quand les gentils se retrouvent seuls contre trois tueurs armés de M16. Ces derniers tirent partout sauf sur eux et puis s'arrêtent complètement alors que les gentils sont pris au piège. Les grosses ficelles scénaristiques continuent à s'aligner par la suite, jusqu'à la pirouette finale du détective qui s'en sort sur un coup de bluff qui n'explique en rien que les méchants le laissent s'échapper aussi rapidement.
Et je ne parle pas de la séquence "explication" de l'intrigue que j'ai trouvée poussive et presque hors de propos comparée à l'ambiance du reste de l'histoire : mélanger un récit de "bon vieux détective des familles" avec un "thriller politico-complotesque" moderne à la "24h Chrono", ça ne colle pas.

Nom série  Empire USA  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ne sachant pas en quoi consistait le scénario de cette BD, je m'imaginais un thriller à l'américaine assez typique de ce qui parait ces dernières années. J'ai été surpris par l'introduction assez forte qui touche à l'anticipation, à l'uchronie et au scénario catastrophe. Que se passerait-il en effet si un second "11 Septembre", nettement plus meurtrier que le premier, avait lieu, permettant aux extrémistes de prendre le pouvoir aux USA et de transformer le pays en empire fasciste réglé sous la coupe de la religion protestante et n'hésitant pas à déclarer la guerre partout où apparaitrait l'éventualité de l'existence de terroristes, qu'il s'agisse de pays alliés ou non ? Ce n'est qu'ensuite qu'on comprend que la mission du héros de l'histoire, le Jack Bauer local, est précisément d'empêcher un tel scénario.

Le scénario est accrocheur, la narration bien menée. On baigne dans les histoires d'espionnage moderne sur fond de sections terroristes très organisées couplées à des complots politico-religieux dans les hautes sphères du gouvernement américain. C'est à qui sera le plus dangereux, les uns manipulant les autres.
Les personnages sont assez intéressants, variés et dotés de personnalités et de passifs qui permettent des développements originaux de l'intrigue. Les méchants de cette série sont, soit dit en passant, de vrais enfoirés qu'on aime à détester et dont la possible existence aurait de quoi faire peur. J'ose espérer que Desberg a imaginé là le pire du caricatural et que la société millionnaire ou hypocritement croyante des USA ne soit pas pourrie à ce point.

Le dessin a été confié à un dessinateur différent pour chaque tome ou presque pour un rythme de parution très élevé. Quoiqu'un peu froid, leur style est bon. Le graphisme des 4 premiers tomes est quasi identique tant les auteurs ont pris soin de s'imiter les uns les autres. Seuls les 2 derniers tomes brisent un peu l'unité par des styles légèrement différents.

Très prenant, le lecteur a du mal à lâcher un tome sans vouloir très vite lire la suite. Le scénario est cependant très influencé par les séries américaines récentes et a les mêmes qualités et défauts (à savoir des ficelles scénaristiques parfois un peu grosses, des personnages parfois un peu abusés et un sens de la théorie du complot et des gros méchants capables de décimer des populations que j'aime à croire peu crédibles).
Bon divertissement, mais je n'en conseille l'achat qu'aux amateurs du genre car je doute relire la série.

Nom série  Ils ne pensent qu'à ça  posté le 13/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu la toute première édition de cet album, datant de 1967, mais sa version livre de poche parue chez Folio en 1973. Il s'agit de gags et d'histoires courtes parues dans le journal Hara-Kiri. L'ambiance y est soixante-huitarde avant l'heure, abordant sans trop de tabous les relations entre hommes et femmes, le sexe mais aussi les complexités de l'amour et de la pensée humaine.
Le dessin est minimaliste, dans un style dessin de presse. Très aéré, sans décor, je ne lui trouve guère de charme et peu d'efficacité.
Les histoires peuvent amener le sourire mais la plupart sont très moyennes, pas drôles voire ennuyeuses.
En outre, la mise en page dans ce format livre de poche n'est pas terrible. Plusieurs histoires sont en effet souvent présentées en parallèle sur plusieurs pages et il faut faire un choix entre n'en lire qu'une à la fois ou essayer de lire les deux ou trois en même temps et s'y embrouiller.
Tout cela était peut-être subversif et osé pour l'époque, mais sa lecture parait bien plate de nos jours.

Nom série  Léo Passion Rugby  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Léo Passion Rugby avait au départ pour ambition de devenir une série de dessins animés mais elle n'a pas trouvé de producteur intéressé : "le rugby est un sport pour un public trop segmenté, pas assez vendeur". Du coup, la série n'existe que sous format bande dessinée, ce qui me convient très bien.
A l'origine, elle se destinait principalement à la jeunesse. L'objectif était de transmettre l'amour et les valeurs du rugby à un jeune public avec des histoires simples et prenantes qui sauraient les toucher. C'est ainsi qu'on suit les aventures, les entrainements et les matchs successifs d'une petite équipe villageoise qui va peu à peu gagner du grade.

Le dessin du premier tome est tout en rondeur, vraiment destiné aux enfants. Mignon mais colorisé de manière un peu froide, il présente quelques petits défauts de maîtrise. Les déplacements du ballon de mains en mains lors des parties ne sont pas très réussis notamment. On sent que l'animation manque à l'auteur pour bien montrer certains mouvements.
Au fil des tomes, le graphisme devient plus anguleux, se rapprochant du style assez formaté d'autres oeuvres des éditions Soleil. C'est efficace et pas moche du tout mais ça manque quand même de personnalité. Au passage, les personnages ont acquis des faciès nettement plus adolescents qu'auparavant : ont-ils grandi en même temps que le public visé par les auteurs ?

Même si la trame des péripéties est assez enfantine et simple, j'ai aimé l'ambiance sympathique qui se dégage de ces albums. L'aspect didactique sur le rugby est assez discrètement distillé et ses valeurs sont plutôt bien mises en scène par des exemples concrets. Il y a également une part d'humour qui n'est pas désagréable et souvent amusante. Le fait que l'équipe soit mixte, avec deux filles sur les sept joueurs, est également une bonne idée. Je suis juste un peu circonspect de voir que l'intello de la bande est relégué au rang de tacticien sur le banc et ne joue pas lui aussi sur le terrain : ça donne l'impression que tout le monde ne peut pas jouer au rugby.

Pour un adulte, cette BD est un peu naïve et simple, mais c'est à mon avis une assez bonne idée d'achat pour un enfant qui aime le sport.

Nom série  Chroniques de l'éphémère  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est clairement pas le genre de BD que j'achèterais mais sa lecture ne fut pas inintéressante.
Il s'agit d'un recueil d'oeuvres assez variées de Baudoin. Il propose des histoires courtes séparées à chaque fois d'un dessin en une page peint dans le style qui a fait la renommée du dessinateur.

Ce n'est pas le graphisme qui me fera apprécier cet album. Je n'aime pas l'encrage charbonneux de Baudoin et son trait, aussi virtuose et charnel soit-il, me laisse froid voire me rebute régulièrement. Mais les planches de cet album étant relativement aérées et le dessin pas trop sombre, je ne l'ai pas trouvé désagréable.
Par contre, certes le lettrage est fait à la peinture et ce n'est pas facile de corriger, mais les fautes d'orthographe très voyantes disséminées au long des textes sont assez agaçantes.

Les quatre premiers récits mettent en scène l'auteur lui-même, ses pensées et observations dans des circonstances très différentes : en pleine désolation à Beyrouth, dans la rue, à Paris ou encore chez des amis. Abordant des thèmes très différents mais pertinents, j'ai bien aimé ces quatre chapitres.
Les sept récits suivants sont des fictions mettant en scène des personnages variés. Leur thématiques communes, les relations entre les gens : dialogues dans la rue, drague, discussions amoureuses, durant l'amour ou après l'amour. Pas passionnant mais pas mauvais non plus.
Quant au dernier récit, le plus long, il met à nouveau en scène l'auteur qui montre à sa copine l'ébauche d'une histoire en manga qui a été refusée, on lit cette histoire et on fait ensuite la comparaison avec une histoire très similaire, et partiellement autobiographique, extraite de Passe le temps, dans un style graphique très différent. Intéressant mais pas captivant non plus.

Nom série  Kamui - End of Ark  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Graphiquement, ce manga est assez enthousiasmant. Le dessin, dans une veine shonen classique, est soigné et plutôt beau. Les personnages sont bien rendus, les costumes très travaillés, les décors soignés et les scènes d'action pas trop mal rendues (même si le sang a tendance à gicler un peu trop abondamment).

L'univers imaginé là a une touche d'originalité. Les lieux sont des provinces connues du Japon médiéval, à l'époque d'un conflit qui a réellement eu lieu entre les clans Imagawa et Oda. Mais dans ce Japon là règnent aussi des magies particulières. Tout d'abord la source d'énergie de la fameuse pierre Kamui qui permet aux habitants d'utiliser une technologie anachronique, pour une ambiance un peu steampunk. Puis des personnages marqués de tâches de naissance divines qui leur confèrent des pouvoirs surnaturels très puissants.

Malheureusement, l'intrigue en elle-même est trop banale et trop cliché pour vraiment passionner le lecteur. Un conflit, des complots, un jeune héros aux pouvoirs latents dont on sent bien qu'il sera un jour le plus fort, de mystérieux personnages à la recherche de ce pouvoir, une vengeance... Le tout tiendra en 4 tomes mais le premier n'apporte rien de neuf au monde des shonen et aux récits médiévaux-fantastiques. Il y a une certaine immaturité dans les réactions des personnages et dans la tournure du récit. On sent en outre pas mal d'influences de mangas plus célèbres. J'ai noté quelques emprunts à Naruto notamment, par le pouvoir des iris du héros qui lui permettent de deviner les actions de l'adversaire d'une part, mais aussi par cette caste de personnages dotés de super-pouvoirs, leur look, leur façon de se comporter, leurs noirs complots secrets. Et on pourra sûrement trouver des ressemblances avec d'autres shonen.

La narration est tout à fait correcte, le scénario se tient et n'est pas mauvais, mais tout cela me donne une telle impression de déjà-vu que je n'ai vraiment pas été captivé. Le récit se lit, divertit un peu, et puis s'oublie aussitôt. Il manque l'accroche qui fait les bons shonen.

Nom série  Hakoniwa Angel  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela partait mal pour que j'apprécie ce manga. C'est en effet un shojo pur et dur et la futilité immature des premières pages avait tout pour me rebuter. En effet, toute l'intrigue du récit est basée sur une idée de départ : la jeune héroïne est tombée amoureuse d'un jeune mannequin qu'elle ne connait qu'en photo et elle a intégré exprès son lycée pour vivre à ses côtés et peut-être un jour sortir avec lui. Le règne du paraitre, "kyaaa il est trop beau, je suis trop amoureuse, lol" empaqueté dans du ruban rose avec des étoiles plein le ciel.

Mais le caractère des personnages m'a finalement réconcilié avec l'objet. Malgré les apparences, ils sont en effet éloignés des clichés du genre. Le personnage du beau Maria Momo (quel nom !) qui se révèle excentrique, gourmand et gentiment idiot est assez drôle. Et la force de caractère de l'héroïne, différente de la banale collégienne trop gentille et trop pleurnicharde, est plutôt agréable.
Du coup, même si l'ensemble reste un peu niais et futile, il y a quelques passages amusants et le scénario n'est finalement pas si bête et pas aussi prévisible qu'il le laisse craindre au premier abord.

Comme le dessin est de bonne qualité, que la narration n'est pas trop fouillis malgré certains passages qui manquent de clarté, la lecture ne me fut pas désagréable et j'imagine que ce shojo plaira aux jeunes filles.

Nom série  Les Pionniers de l'aventure humaine  posté le 11/09/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bien qu'il apparaisse en couverture et qu'une histoire lui soit dédiée, cet album ne fait pas partie de la série Jérôme Moucherot. Il s'agit, comme la plupart des premiers albums de Boucq, d'un recueil d'histoires courtes délirantes et absurdes.

Je me souviens il y a quelques années avoir un peu de mal avec le dessin de Boucq dont la laideur volontaire et les déformations des visages des personnages étaient un peu difficiles à appréhender. Mais aujourd'hui j'adore ce dessin tellement maîtrisé, tellement original et efficace. Du grand art !

Sur la dizaine de récits contenus ici, j'ai trouvé la moitié simplement pas mal, pas hilarante, mais j'ai trouvé l'autre moitié franchement excellente. Les idées sont très variées mais toutes dotées d'une atmosphère similaire de folie et de dérision. L'humour absurde de beaucoup d'entre elles m'ont souvent fait penser aux oeuvres de Goossens qui me font également beaucoup rire. Les gags sont souvent fins, disséminés au long des planches et pas seulement dans la chute, trouvailles visuelles, clins d'oeil, piques caustiques ou dérisoires, détournements de clichés. C'est souvent très drôle.
J'aurais aimé que la qualité et l'humour de chacune de ces histoires soient constants. Ce n'est pas le cas, ce qui me fait craindre que la légère platitude de certaines d'entre elles rebutent les lecteurs qui découvriront là l'oeuvre de Boucq.

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