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Nom série  Relayer  posté le 29/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD qui su me séduire par son ambiance à mi-chemin entre la SF, le steam-punk et l'onirisme.
C'est un récit un peu difficile à appréhender au premier abord. Le décor tient à la fois de la science-fiction et du loufoque. L'intrigue oscille entre sérieux et irréel. J'ai régulièrement eu l'impression de partager le rêve du personnage principal, balloté dans un scénario complexe où beaucoup de choses s'emmêlent, entre critique des dangers de la science et troubles souvenirs d'enfance.
Cette ambiance associée au dessin et à la palette de couleurs un peu spéciaux de Vincent Gravé mont un peu fait penser à Naciré et les machines, avec effectivement d'autres influences de ci de là pour former un cocktail un peu spécial mais qui a su me séduire.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre à mon goût, les quelques incohérences, transitions brutales ou confusions dues à l'aspect "onirique" du tout ont de quoi rebuter parfois, mais ce fut pour moi une lecture plaisante.
A savoir maintenant si la série verra bien un jour sa fin éditée, chez Carabas ou encore chez un nouvel éditeur...

Nom série  Space Ship EE  posté le 26/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un manga vraiment spécial.
Il mélange allègrement ambiance poétique, voire onirique, science-fiction et vie au quotidien, dans un récit qui se permet toutes les libertés.

Le dessin lui aussi est très marquant. Et à vrai dire, je ne l'aime pas.
En matière d'illustratrice, Aya Takano a un style bien à elle, plutôt esthétique, avec des personnages aux corps enfantins et androgynes, une ligne, des couleurs pastels et un univers bien reconnaissables.
Mais le passage à la BD n'a pas du tout fonctionné pour moi.
Pour commencer, le noir et blanc ôte une grande partie de ce qui faisait la force de ses illustrations. Et ensuite, son trait fait trop brouillon. Il faut vraiment y accrocher pour ne pas se faire la réflexion que n'importe qui pourrait gribouiller comme ça. Les seuls indices me permettant de reconnaître là l'oeuvre d'une vraie artiste graphique sont son style tout de même reconnaissable et des cadrages assez originaux. Pour le reste, je trouve ça laid et souvent difficilement compréhensible.

Quant à l'intrigue, elle est étrange et un peu trop dispersée. Pas toujours facile à suivre, elle amorce des choses qu'elle laisse en plan, des mystères sans résolution, des évènements et des comportements dont je n'ai vu ni la finalité ni ce qu'ils apportent à l'ensemble. Et tout cela se termine comme cela avait commencé, sans que j'ai l'impression d'avoir suivi un récit cohérent et construit. Il s'est juste instauré une ambiance bizarre mêlée de SF, d'onirisme et de poésie. Mais tout cela est trop vain à mon goût.

D'autres que moi pourraient peut-être accrocher mais ce n'est pas mon cas.

Nom série  Les Armes du Méta-Baron  posté le 25/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis plutôt amateur des scénarios de Jodorowsky et de son univers Space-Opera. L'Incal, Avant l'Incal et les premiers tomes de La Caste des Méta-barons sont de très bons souvenirs pour moi, mettant en place un univers complexe, varié et original. Mais ce nouvel album, Les Armes du Méta-Baron, combine à mes yeux les défauts les plus manifestes des derniers tomes de La Caste des Méta-barons et de la série Les Technopères.
Jodo tombe dans les travers que je lui reproche régulièrement, ceux qui consistent à oublier toute crédibilité à son récit pour en faire un pamphlet mystique à base de surenchères fantastico-oniriques et de rites initiatiques à toutes les sauces.

Et quel dommage, car une fois de plus, Jodo a su s'entourer de bons, voire très bons dessinateurs.
Le trait de Janjetov est sans défaut, si ce n'est que ses personnages me rappellent trop Les Technopères. Cette simple similitude graphique avec une série qui m'a fortement déçu suffit à me troubler.
Le trait de Charest est impressionnant de travail. Son graphisme est fortement assisté par ordinateur, proche de l'image de synthèse par moment. Ses personnages sont un peu figés, notamment de visages, mais l'ensemble est très esthétique. Dommage que le découpage et la mise en page narrative ne soit pas du même niveau, rendant nombre de planches confuses et difficiles à lire.
Et il est un peu étrange aussi de voir de nettes différences entre les représentations de l'un et l'autre de ces deux dessinateurs. La méta-nef, par exemple, n'a rien à voir suivant qu'elle soit dessinée par Janjetov ou par Charest. C'est tout simplement un autre vaisseau alors que ce n'est pas sensé être le cas dans le récit. A croire qu'ils ont travaillé en parallèle sans savoir ce que faisait l'autre, impliquant de telles incohérences graphiques.

Au final, on a un bel album, joli à feuilleter ou à admirer, mais qui ne tient pas la route au niveau du scénario. Non seulement je le trouve creux et vide, mais en plus je suis gavé de ces délires mystiques dont Jodo nous arrose dans nombre de ses bandes dessinées récentes, resservies encore et encore de manière tellement similaire.
Il faut vraiment aimer ça, et ce n'est plus mon cas depuis sa première série du genre, Le Lama blanc.

Nom série  Undercurrent  posté le 24/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Undercurrent pourrait se traduire dans cette oeuvre par le terme de Vague à l'âme. Car c'est bien ce que l'on ressent dès les premières planches de ce manga.
Une femme qui laisse son esprit et son corps voguer sur les flots mélancoliques du désarroi.
Son mari a disparu la laissant seule s'occuper des bains publics qu'ils géraient ensemble avec l'aide de sa tante. Elle s'interroge. Qu'est-il arrivé à son mari ? Pourquoi ? A-t-il fui ? Le connaissait-elle vraiment finalement ? Saura-t-elle surmonter l'épreuve ?

Mais cette femme, Kanae, est une femme de tête. Elle ne va pas se laisser abattre. Cela on l'apprend dès l'entame du récit et on sait dès lors que ce dernier ne va pas sombrer dans le pathos.

C'est un beau récit, un beau roman graphique. Tout en finesse, il impose sa vision réaliste mais très touchante de la vie. D'autant que le dessin est de belle qualité, simple mais plaisant et soigné.
On peut peut-être reprocher l'aspect un peu apathique de certains personnages, notamment Hori, l'intérimaire qui vient aider Kanae aux bains et qui va jouer un rôle important dans la reconstruction psychique de cette dernière. Mais les comportements de chacun finissent par s'expliquer dans la conclusion du récit. Conclusion qui n'a rien d'anodine d'ailleurs.

Tout cela est bien construit. Les personnages sont bons, crédibles et parfois originaux. Malgré peut-être quelques longueurs, il impose avec douceur des moments très forts émotionnellement. L'auteur se permet même quelques passages humoristiques. Le genre de lecture qui marque un peu l'âme et dont on se souvient après coup.
La fin est très ouverte et laisse un peu sur sa faim l'amateur de happy-end que je suis.
Mais c'est vraiment un beau manga adulte et subtil.

Nom série  Bohémond de Saint-Gilles  posté le 22/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quoique d'aspect un peu vieillot, Bohémond de Saint-Gilles est une bonne BD d'aventure et d'Histoire. Le décor des premières croisades est soigneusement recréé et nous sommes amenés à découvrir une Europe et une méditerranée de l'époque sous un regard assez exotique, avec confrontations entre Chrétiens et sarrasins, certes, mais aussi entre le Doge de Venise, les chevaliers du Temple, les normands et autres au coeur même de la chrétienté.

On devine dans le graphisme ce qui fera le style actuel de Juillard. Mais nous sommes encore loin de son meilleur niveau technique. Les cadrages sont très classiques, les personnages un peu figés, les visages cantonnés le plus souvent à des vues de face, de profil ou de légers 3/4. C'est loin d'être laid, mais ce n'est pas très remarquable.

Et le scénario non plus n'est pas très remarquable. Les histoires sont plutôt bien construites, avec l'intérêt historique qu'elles apportent et des intrigues efficaces à base de rebondissements et de complots. Mais tout cela ne sort guère du lot des aventures historiques classiques. Pas novateur, pas très captivant, juste plutôt bien fait. Et un peu désuet de nos jours...

Nom série  Miguel de Alhama  posté le 22/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Quelle déception ! L'espoir d'en apprendre plus sur la prodigieuse Tenochtitlan (ancien nom de la ville de Mexico à l'apogée de l'empire Aztèque) et sur les circonstances de la chute de cet empire m'avait attiré vers cet album. Mais le résultat n'est vraiment pas à la hauteur de mes espérances.

Pour commencer, le dessin est très moyen. Il fait preuve de beaucoup d'imprécisions et de défauts techniques. Il a des airs quasiment amateurs par moment. Et la mise en page ainsi que la narration visuelle sont souvent ratées.

Quant au récit, il nous plonge beaucoup trop vite au coeur du sujet. Première page : boum, l'empereur Moctezuma se fait tuer. Deuxième page, l'action commence. Avant cela, aucune présentation du contexte, rien, strictement rien. Qui a tué l'empereur ? Dans quelles circonstances ? Que font Cortes et ses hommes dans son palais ? Que s'est-il passé auparavant ? Quelles sont les factions en présence ? Il faut tout deviner ou savoir (pour peu que l'on s'y connaisse précisément en Histoire mais dans ce cas-là la lecture de la BD devient inutile) car rien ou presque ne sera expliqué.
La narration est complètement embrouillée. Les dialogues sont confus, bourrés de fautes et de mots manquants ou en trop. J'ai régulièrement eu l'impression d'avoir manqué des cases, des pages entières, voire tout un épisode précédent qui aurait peut-être été publié dans un magazine quelconque mais pas en album.
Au final, le premier tiers de l'album est quasi incompréhensible tant il est confus, le second tiers est plus simple mais pas très intéressant, et la fin redevient de nouveau complètement embrouillée dès que l'action reprend.

C'est vraiment trop mal raconté à mon goût. C'est d'autant plus dommage que les auteurs ont quand même réussi à donner vie à un peuple aztèque assez crédible et historiquement détaillé.
Une suite était annoncée, nommée Eldorado, mais elle ne verra pas le jour...

Nom série  Nanami  posté le 19/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est clairement destinée en priorité à un public d'adolescente. Les influences légèrement manga du dessin et le type d'intrigue rappellent certains shojos fantastiques.

Il s'agit d'un récit léger à mi-chemin entre vie collégienne, fantastique et fantasy. Les amateurs de manga ne seront pas trop surpris par ce scénario où une jeune collégienne est soudainement plongée dans un univers d'heroic-fantasy. L'originalité, cependant, est qu'elle n'y va pas seule, qu'elle revient régulièrement à la vie ordinaire mais aussi qu'il y a un mystère qui plane sur l'existence de ce monde parallèle, sur son gardien aveugle et sur les autres personnages qui, avant l'héroïne, ont aussi été amenés à y être plongés.

Pour le reste, c'est une lecture relativement plaisante et suffisamment prenante pour plaire à tout public. De même, le dessin, quoiqu'un peu chiche sur les décors, est agréable à la lecture. Pas de grande surprise à l'affiche mais une série sympathique et à même de plaire pour de bon à un lectorat adolescent.

Nom série  Le Diable des sept mers  posté le 18/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce qui marque dès l'ouverture de cette BD, c'est la force et la beauté des planches. Hermann est là à son tout meilleur niveau. Faisant preuve d'une colorisation directe puissante comme à son habitude, il donne véritablement vie à ses personnages et décors, qu'il s'agisse de bayous brumeux, de ports enfumés, d'îles tropicales ou bien sûr de la mer elle-même et des vieux gréements. Véritablement rien à redire, Hermann s'est donné à fond sur le graphisme de cet album et le résultat est brillant. Moi qui lui reproche d'ordinaire des visages un peu trop similaires d'une série à l'autre, il a même su apporter du neuf dans ce domaine aussi.

La vision des mythiques pirates tels qu'Yves H. et son père nous la présentent ici est assez originale. Déjà, le récit s'entame dans une plantation de Caroline du Sud, relativement loin des Caraïbes donc. Mais surtout, le scénario se révèle très dense et menée tambour battant.
C'en est même assez déroutant. D'une intrigue autour d'un mariage secret, on saute à une mystérieuse vengeance de Barbe Noire envers un riche propriétaire terrien, puis on part sur les flots, avec île déserte, combats maritimes, des morts, des trahisons, une chasse au trésor. Presque un condensé de tout ce que les histoires de pirates peuvent offrir.

Et à vrai dire, c'est bien là mon souci à l'heure actuelle. Je n'ai pas su cerner distinctement la logique du scénario. Trop dense, il me semble abandonner régulièrement en chemin des intrigues brièvement lancées avant d'être oubliées à regret. On s'y perd même un peu au fil des personnages successifs dont certains disparaissent parfois brutalement. Le récit semble en outre s'élargir en ajoutant des pointes de fantastique sur la fin, fantastique dont la surprenante dernière page du premier tome semble indiquer qu'il prendra une part plus importante dans la suite... ou pas.
Un peu déroutant...
Mais tellement plaisant par la beauté du graphisme et par la densité du récit.

Nom série  L'Etoile Ming  posté le 18/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une lecture assez originale quoique grandement oubliée de nos jours. Cette BD tient à la fois de l'amateurisme et du petit bijou d'humour décalé, involontaire ou pas.

Un auteur dont je ne connais rien, un éditeur au nom amusant, Phoque Editions, publiant visiblement en association avec Dargaud, un décor historique original et une mise en page déroutante. Voilà qui a de quoi attiser ma curiosité.

Le dessin est très inégal.
Parfois, notamment en ce qui concerne tous les personnages humains ou mammifères, il fait preuve d'un réel amateurisme. Les visages sont plutôt laids, les anatomies approximatives, les effets graphiques (je pense par exemple à un homme ensanglanté à un moment donné) souvent complètement ratés.
Mais d'autres fois, sur des décors de nature, il est de bon niveau. Je trouve notamment que les scènes d'ambiance dans le brouillard ou la pluie sont très réussies. Quel dommage que tout ne soit pas du même niveau. A croire que l'auteur est plus illustrateur que dessinateur de BD.

La mise en page compense les défauts du graphisme. Elle est originale, parfois loufoque. L'album est scindé en chapitres dont le titre récapitule les évènements à venir et fait le compte des morts et blessés à prévoir. Les planches intègrent parfois des vignettes humoristiques ou décalées. La narration joue sur des symboles de combats entre insectes ou animaux pour représenter les guerres de factions du récit. Et la BD se conclue sur de faux articles de journaux ou parodies de BD (l'allusion à Tintin est évidente) permettant au lecteur de se faire une idée plus vaste mais aussi assez amusante de la situation géopolitique de l'époque. Déroutant et assez drôle au final.

Le cadre historique et géographique est le point qui m'a le plus intéressé. J'y ai découvert une Indochine que je ne connaissais pas, celle d'avant la seconde guerre mondiale, alors même que tous les ingrédients de la future Guerre d'Indochine étaient en place.
Les français installés en colons ou en protectorats de Cochinchine au Tonkin. Les colons anglais voisins en concurrence avec la France. Divers royaumes locaux comme celui du Siam, de Thaïlande ou du Cambodge, le plus souvent en guerre larvée ou pas les uns avec les autres. La chine en conflit interne entre communistes et pro-militaires du Guomintang. Des pirates chinois ou tonkinois qui n'hésitent pas à s'attaquer quasi militairement aux trains. Et pour finir cette secte dangereuse et un peu folle imaginée par l'auteur, l'Etoile Ming, dont l'objectif est globalement la mort du général en chef chinois du Yunnan.
Un véritable bazar politique et militaire que va nous faire découvrir par la manière forte Jean-Luc André, en les faisant tous se combattre dans le premier tome de cette série, autour d'un convoi ferroviaire traversant les zones humides et montagneuses du Tonkin.

Mais l'auteur ne se borne pas à nous présenter l'histoire avec sérieux et ennui. Il y ajoute une pointe d'humour un peu décalé. Les morts se succèdent à une vitesse effarante, pour des raisons parfois presque loufoques. L'auteur joue en outre avec l'Histoire, ajoutant des détails anachroniques ou des inventions de son imagination ou sortie d'idées d'anticipations de l'époque, comme ce canon à éclair que le commando pan-Thaï veut utiliser contre le train du roi du Siam.

Bref, même si cette BD pêche par trop d'amateurisme dans le dessin et par la complexité sciemment abusée de son intrigue, elle est originale, amusante et finalement bien intéressante historiquement parlant. Un petit ovni dont je ne déconseille vraiment pas la lecture.

Nom série  Paroles de poilus  posté le 17/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un collectif de qualité mais je ne suis pas convaincu par l'intérêt du format BD pour cela.

C'est en effet un recueil de lettres de poilus, une correspondance authentique de soldats sur le front vers leurs proches ou dans leur journal intime. Cela prend parfois la forme de poèmes mais le plus souvent ce sont des adresses directes en langage familier à leurs épouses, familles et autres. On y trouve même une lettre officielle vers une administration civile, comme quoi même durant la guerre, la vie et ses petits tracas continuent.
Sur le plan historique, c'est très intéressant. C'est surtout cette authenticité et la découverte de la petite biographie de chacun des auteurs de ces lettres qui apportent un plus à cet ouvrage.

Le dessin est variable d'un dessinateur à l'autre mais il est le plus souvent de bon niveau. Certaines planches, notamment celles du récit d'intro et de conclusion avec Pétain, sont très réussies.

Mais je n'ai pas vu souvent l'intérêt d'illustrer ces lettres de poilus.
Certaines histoires tiennent plus de la suite d'illustrations accompagnant le texte sans que l'on puisse facilement passer de l'un à l'autre. Certains auteurs ont même fait le choix de rendre finalement le texte quasiment illisible, préférant peut-être que le lecteur lise la lettre typographiée avant de regarder leurs images. Ce choix-là ne m'a pas plu.
Seuls quelques récits à mes yeux réussissent bien à amalgamer texte et BD en un tout qui apporte vraiment une raison à cette adaptation. Ceux-là m'ont bien plu.
Les autres m'ont paru dispensables. La version en texte et sans image m'aurait suffi bien souvent. Même si je dois admettre que, sans l'aspect BD, je n'aurais probablement pas lu un tel ouvrage de sitôt.

Nom série  Star Wars - Le Pouvoir de la Force  posté le 16/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En connaisseur et ancien fan de l'univers Star Wars, j'ai bien du mal à ne pas parcourir tout ce qui passe à ma portée, qu'il s'agisse des films (évidemment), des romans, des jeux vidéos ou des BDs. Mais je n'ai pas encore joué à ce nouveau jeu qui vient à peine de sortir "le Pouvoir de la Force" et je ne savais même pas de quoi il s'agissait jusqu'à aujourd'hui. C'est donc avec un esprit neuf que j'ai lu la BD adaptée du jeu.
(Eh oui ! Car certains jeux ont un scénario suffisamment complexe pour qu'on les adapte désormais en BD comme on pouvait déjà adapter un film. Dommage que les jeux Kotor n'aient pas eux aussi été adaptés d'ailleurs...).

Premier constat, Delcourt s'est planté en 4e de couverture quand ils indiquent que ce récit se déroule durant l'ère de la Rebellion, 5 ans après la bataille de Yavin. En lisant le résumé, les amateurs de Star Wars auront bien sûr compris que "le Pouvoir de la Force" se déroule en fait plusieurs années avant la destruction de l'Etoile Noire. Elle prend en réalité pour cadre la date de la création même de l'Alliance Rebelle par le sénateur Organa, Mon Mothma et autres Garm Bel Iblis.
Nous sommes donc à une époque où la puissance de Vador et de Palpatine est écrasante. Il reste encore quelques rares jedis survivants de l'Ordre 66 mais Vador se charge de les éliminer les uns après les autres.
Mais nouveauté, nous apprenons que ce dernier a recueilli et éduqué, en secret de l'Empereur, un apprenti qui arrive à maturité. C'est ce dernier, Galen Marek dit Starkiller, qui est le héros du jeu et de la BD. Un héros qui sait déchainer toute la puissance du Côté Obscur.
Commence alors une intrigue assez complexe où Vador va envoyer son élève en mission éliminer plusieurs jedis puis oeuvrer, semble-t-il, à l'encontre de Palpatine lui-même.

Je dois avouer n'avoir pas été séduit initialement par l'idée de cet apprenti de Vador.
D'une part parce que ça ne collait pas vraiment avec l'idée que je me faisais du seigneur des Sith, que je voyais plus en solitaire asocial.
D'autre part parce que ce fait n'a jamais été évoqué dans tout ce que j'ai vu et lu sur cette période de Star Wars. Mais bon, on nous dit que c'était secret alors bon... Même si on voit dans le récit que la princesse Leïa et Mon Mothma ont croisé ce Starkiller et qu'elles semblent l'avoir complètement oublié par la suite ? Pas très crédible...
Et pour finir parce que ce personnage est carrément trop bourrin ! Sa puissance telle qu'on la voit ici dépasse celle des plus puissants chevaliers jedis de l'Ancienne République. Et Vador est sensé être malgré tout encore plus puissant que lui. On a peine à imaginer quelques années plus tard ce même Vador se battre comme un arthritique contre Ben Kenobi dans l'Episode IV. Vraiment pas très crédible, surtout quand on pense, une fois de plus, que plus personne ne parle jamais de ce Starkiller dans les épisodes suivants.
Oh ! Et c'est quoi aussi cette planète Fellucia remplie de rancors ? L'autre nom de Dathomir ? Décidément, ces bêbêtes là se révèlent bien nombreuses dans la galaxie...

Mais soit, admettons ce postulat et l'existence de Starkiller. Le récit se révèle alors plutôt bien construit. Le scénario inclut beaucoup de combats, sans doute trop, mais c'est la rançon d'être une adaptation d'un jeu d'action. L'intrigue, un peu basique à première vue, se complexifie rapidement et prend une tournure plutôt intelligente quand les choses se dévoilent en fin de compte.
Il y a de l'idée, le tout pourrait même former un très bon épisode de la saga Star Wars si ce n'était cette surpuissance du personnage principal dont je parlais plus tôt.

Un peu trop bourrin, parfois pas très cohérent avec le reste de la saga, mais c'est une lecture divertissante qui donne une vision intéressante des évènements ayant amené à la création de l'Alliance Rebelle.

Nom série  Croisière Cosmos  posté le 16/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une lecture originale et bien plaisante, mais j'avoue que j'en attendais un peu mieux.

L'idée de base me plait : se situer dans un gigantesque vaisseau interstellaire et que des créatures extraterrestres, initialement capturées par des humains mystérieusement disparus, y soient désemparées quand elles se retrouvent soudainement toutes en liberté. Mélange de SF et d'humour. Et d'imaginer que ce soit là le point de départ de péripéties loufoques et dialogues délirants, c'est un postulat qui me plait bien.

Et c'est vrai que le résultat est sympathique. Il y a pas mal de bonnes idées dans les nombreux chapitres qui composent cet album. C'est souvent drôle, souvent inattendu. Et le tout forme une histoire complète qu'on suit agréablement.

J'ai deux regrets.
Tout d'abord le fait que même si j'ai été amusé, je n'ai pas vraiment ri. C'est un humour sympa mais pas hilarant à mon goût. Question de goût probablement.
Le deuxième point est également subjectif, c'est que je n'ai pas été totalement captivé par ce long récit. Je l'ai suivi sans déplaisir mais j'ai décroché par-ci par-là, sortant un peu du bouquin, ce qui ne m'arrive pas d'ordinaire quand je suis vraiment sous le charme d'une lecture.

Quoiqu'il en soit, c'est une bonne lecture et je la conseille. N'en attendez cependant pas le petit chef d'oeuvre que j'avais, à tort, espéré à la lecture de certains avis glanés ça et là.

Nom série  Le Chaman  posté le 16/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Frank Giroud au scénario à ses débuts, Ab'Aigre au dessin que je trouve assez original, et une maison d'édition éphémère au nom aussi original que "Ice Crim's", voilà les 3 raisons qui m'ont amené à lire cet album âgé de plus de 20 ans et largement oublié depuis.

Ce que nous avons là, c'est un polar noir dans une veine très classique. New York, ses docks, ses bas-fonds, des policiers dont au moins un ripou, des escrocs sur la mauvaise pente, et les trahisons et les morts qui s'accumulent.

L'album se divise finalement en deux intrigues successives, l'une amenant l'autre. La rupture m'a paru un peu brutale, j'aurais préféré un scénario qui se tienne davantage de bout en bout plutôt que cette impression d'avoir lu quasiment deux histoires indépendantes.

Le dessin, en bichromie avec de larges aplats noirs, fait preuve d'efficacité mais pêche au niveau du détail et de la finesse. J'ai eu plusieurs fois l'impression que le dessinateur cherchait un peu la facilité et représentait le minimum nécessaire sur ses cases plutôt que de partir dans des décors détaillés et des scènes d'action complexes.

Au final, je n'ai pas été convaincu. D'abord parce que l'histoire n'a rien d'originale. Ensuite parce que certains passages me semblent ratés. Il y a par exemple un échange de coups de feu qui est un moment clé au milieu du récit mais je ne comprends absolument pas pourquoi le premier se met à tirer. J'ai vraiment eu l'impression de louper une explication quelque part.
Par la suite, j'ai lu le reste du récit sans trop m'y intéresser, pas vraiment captivé par une intrigue de polar trop banale à mon goût.

Nom série  Le Dieu des Cendres  posté le 15/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a différentes choses qui me plaisent dans cette BD. Tout d'abord son décor historique original : la Grande-Bretagne à l'époque où Cromwell et ses troupes puritaines avaient décidé d'envahir l'Irlande. Le personnage principal lui aussi est original, jeune aristo déluré obligé de s'enrôler dans l'armée pour échapper à la justice avant de se retrouver propriétaire sur des terres confisquées aux catholiques irlandais. De mêler une histoire et une créature fantastique issu de la mythologie celte à ce décor et ce personnage est un cocktail qui me plait bien.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas pour moi.
D'emblée, j'ai eu un peu de mal avec le dessin. Je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi. La technique est bien là et ses couleurs sont plutôt bonnes. Mais je lui trouve un côté trop artificiel, une surabondance d'effets qui lui ôtent toute tentative de réalisme. Je n'aime pas non plus les expressions trop emphasées des visages, d'autant que je les ai trouvées plusieurs fois en contradiction avec l'ambiance du moment.
De même, j'ai eu un peu de mal avec certaines réactions trop brusques des personnages. Cela tient peut-être aussi aux transitions qui sont souvent abruptes. Cela permet d'offrir un récit dense et cela me plait généralement, mais le rythme n'a pas su me séduire et me convaincre. Certains passages sont trop précipités, comme ce trop rapide amour du héros pour sa servante Ana qui nous est assené en quelques cases sans qu'on en ressente quoi que ce soit.

C'est un tout qui fait que "je n'y crois pas". Je n'arrive pas à me plonger pour de bon dans le récit, je reste toujours à sa surface, comme d'une histoire par laquelle je n'arrive pas à me laisser charmer. Il ne reste que le divertissement et la curiosité de savoir le destin de ce jeune aristocrate maudit, mais ce n'est pas une lecture qui me marquera, je le crains.

Nom série  Folies ordinaires  posté le 15/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Je ne connaissais pas Charles Bukowski. Ce dernier, auteur américain du 20e siècle, s'avère réputé pour ses nouvelles mettant en scène des marginaux et autres exclus dans un décor glauque d'Amérique profonde. Ouvriers qui se tuent à la tâche pour survivre, vagabonds, malfrats minables, prostituées hors d'âge, paumés désoeuvrés qui n'ont plus d'autres objectifs dans la vie que boire ou baiser.
Cette ambiance moite et sordide correspond bien au style de Schultheiss qui, avec Le Rêve du requin, était déjà dans une atmosphère similaire, mêlée de violence, de sueur, de corps puants et laids.

Il découle une vraie ambiance de ces tranches de vie sans réel début ni fin. Ce sont des portraits de personnages, des moments, tous plus réalistes et glauques les uns que les autres. L'humanité à outrance qui s'en dégage est presque dérangeante de saleté, de bestialité, de laisser-aller ou de mépris de la vie au profit de la survie.

Malgré la force de cette atmosphère lourde, ce n'est pas ma tasse de thé. L'effet de répulsion recherché par les auteurs est réussi et m'a révulsé à plusieurs passages.
Qui plus est, le dessin de Schultheiss accentue la laideur des personnages en leur donnant des traits variables mais souvent moches voire simiesques.

Techniquement réussie par l'ambiance et la force des récits, ce recueil ne m'a cependant pas séduit et je dois dire que j'ai un peu lâché l'affaire avant la toute fin.

Nom série  Blackwood  posté le 14/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au premier abord, cette BD présente un peu trop les caractéristiques du récit heroic-fantasy archétypal de chez Soleil, le genre destiné aux adolescents et dont je sature au bout de quelques pages. Il faut cependant lui reconnaître suffisamment de qualités pour que je sois indulgent et demande à voir la suite avant de me prononcer définitivement.

La première qualité est cet univers imaginé. Par bien des aspects, on se croirait dans un monde fantasy empli de magie, de morts-vivants et de combattants héroïques et charismatiques. Mais les auteurs y mêlent des éléments bien terrestres, religion, lieux, culture. Et pour cause puisqu'il s'agit d'une vision fantasy de l'Angleterre de la renaissance. Le cocktail est relativement original.
A côté de cela, autant je trouve les morts-vivants de ce récit assez peu intéressants, autant je suis assez curieux de savoir ce qui explique leur résurrection. Et je suis aussi tenté d'en apprendre plus sur ce fameux Dieu Accroupi de Londres qui a l'air, pour sa part, assez intrigant.

Le dessin est d'assez bonne qualité. J'apprécie plutôt l'esthétique de certains de ses décors. Je n'aime pas trop cependant les quelques tics trop inspirés du manga à mon goût qui affectent les personnages. On se croirait un peu trop souvent dans un shonen de bas étage avec ces personnages un peu poseurs, aux tenues cools et aux armes savamment ciselées. Tout ce qu'il faut pour appâter le jeune adolescent en mal de héros au charisme facile.

A côté de cela, il y a diverses autres choses que je n'ai guère appréciées. Des facilités scénaristiques, des ficelles un peu trop grosses, des trames trop clichés comme le mystère autour du traumatisme de jeunesse du personnage principal ou encore les personnages qui entourent celui-ci en fin de premier tome comme une bonne petite équipe bien classique qui se forme, avec la jolie donzelle aventureuse, le vieux prêtre un peu magicien et la gamine débrouillarde et attachante.

Hormis le décor et quelques détails, cette série, quoique relativement bien racontée et dessinée, n'apporte donc pour le moment pas assez d'innovation pour attirer plus que cela mon attention. A voir avec la suite...

Nom série  Neverland  posté le 13/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La couverture, le graphisme et les couleurs m'ont attiré vers cette BD. Il faut dire que j'aime ce style assez moderne, ces couleurs informatiques un peu pastels, et ces personnages dynamiques et sympathiques. Je leur trouve un petit air des personnages de Krassinsky (Kaarib), autre dessinateur que j'apprécie vraiment, le tout agrémenté de couleurs assez proches de la mouvance italienne moderne (Sky-Doll, Monster Allergy, etc.).

La thématique aussi m'attirait. Comme la majorité des lecteurs de BD, je réprouve ce que devient la télé commerciale de nos jours, l'insupportable omniprésence de la pub et l'hypocrisie médiatique que le business implique.

Malheureusement, j'ai eu toutes les peines du monde à entrer dans ce récit. Le début est tellement embrouillé que c'en est pénible à suivre. J'ai eu l'impression que ça partait dans toutes les directions. J'ai plusieurs fois décroché car la narration n'est pas des plus fluides et l'intrigue pas toujours compréhensible. Je ne savais jamais sur quel pied danser. Etait-ce un récit satyrique et absurde à la manière des Chroniques absurdes de Prado ? Etait-ce un récit sérieux étrangement raconté ? Est-ce qu'il fallait y voir de l'humour, une vision acide de la société ou un début de thriller ? Tout se mélangeait sans que rien ne prenne forme pour moi.
A partir de la moitié de l'album, j'ai fini par bien cerner l'intrigue, la narration se faisant plus linéaire, plus compréhensible. Hélas, il était trop tard car le début éprouvant m'avait empêché de m'attacher aux personnages et l'ambiance ne s'était pas instaurée du tout. J'ai donc suivi le reste sans trop m'y intéresser, remarquant encore quelques petites incongruités et autres sauts du coq à l'âne pas toujours instinctifs.

Il y avait là une thématique, une idée de scénario et un dessin qui auraient pu donner quelque chose de bon. Mais la narration est trop confuse et le récit donne l'impression de tout mélanger sans que la mayonnaise ne prenne.

Nom série  Real  posté le 13/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga de belle qualité portant sur le sport, sur le handicap et sur le dépassement de soi.
Ce récit se démarque surtout par sa teneur très adulte. Nous sommes loin d'un shonen de sport où un jeune héros ou une équipe de jeunes motivés va participer à un tournoi et tout gagner comme par magie.
Ici, le premier thème abordé est celui du handicap. Les héros ont subi des accidents qui les ont rendus handicapés, et par la suite certains ont sombré ou sont passés au bord du gouffre psychologique. Et le sport, le handi-basket, et l'exemple d'hommes à la volonté d'acier, vont leur montrer qu'être handicapé ce n'en est pas moins être un homme, capable de se dépasser et d'atteindre des objectifs inimaginables autrement.

Il y a des passages vraiment forts dans ce manga. Des moments poignants, réalistes, durs et beaux par leur simplicité mais aussi par la force de caractère qu'ils impliquent. Les relations entre les personnages sont rudes, les clashs fréquents. Pas de guimauve mais jamais d'auto-apitoiement ni de récit mélancolique ou sombre. C'est un vrai coup de fouet à la volonté et au moral, un coup de pied au cul de ceux qui se laissent sombrer alors que leur seule force d'esprit pourrait les transcender. Et même si les héros de ce récit n'y arrivent pas toujours, si leur équipe ne réussit pas toujours à gagner ces tournois auxquels ils tiennent tant, ils ne lâchent jamais le morceau et s'accrochent.

C'est beau, fort, et, comme le titre l'indique, ça parait très réel. Le sport dans ce qu'il a de plus noble pour l'homme.

Nom série  Ouragan  posté le 13/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Le dessin est élégant. Un trait noir et blanc épais, très contrasté, un style un peu rétro mais maîtrisé. C'est joli et cela convient très bien au décor années 50 du récit. Les personnages sont un peu figés mais les femmes, même si elles se ressemblent beaucoup trop, sont belles (il faut dire que Baldazzini est plus connu pour ses séries érotiques).
Seul regret, que l'encrage ne soit pas plus varié, car il est aussi épais au premier plan qu'à l'arrière plan, aplatissant les perspectives et rendant certaines cases un peu fouillis.

Ce graphisme ne permet cependant pas de donner suffisamment de saveur à un récit relativement fade et prévisible.
Très vite, le huis-clos se met en place mais l'ambiance peine par contre à s'instaurer. Les personnages ont tous l'air d'acteurs qui surjouent un peu leur rôle d'égocentriques ou encore de psychologiquement fragiles. Trop caricaturaux à la manière du mari qui travaille dans le milieu du cinéma et ne se sépare jamais de ses lunettes de soleil même en pleine nuit sous l'ouragan. Dans l'ensemble, on se croirait dans un film un peu médiocre, empruntant trop de choses à des intrigues trop connues.
Tant et si bien que le récit se déroule sans vraiment accrocher le lecteur, et que la fin vient sans que toute cette lecture soit vraiment désagréable mais vraiment pas inoubliable non plus. En outre, les trois dernières cases, l'évènement dramatique final, m'ont paru inutiles et le récit aurait probablement gagné à s'en passer.

Nom série  Prisoner of Ice  posté le 11/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai aimé le jeu Prisoner of Ice en son temps et je suis amateur des récits de Lovecraft. C'est donc avec un bon à-priori que j'ai entamé le premier tome de cette BD.
J'ai hélas rapidement déchanté.

Le dessin est proche de l'amateurisme. Basique, abusant de facilités par-ci par-là, offrant des personnages moches aux visages figés, colorisé de manière approximative... Ce n'est vraiment pas terrible.
Mais ce n'est le cas que pour le premier tome, les suivants étant d'autres dessinateurs, un peu meilleurs, techniquement parlant.

Le scénario est médiocre également. Rien à voir avec le jeu vidéo éponyme, ce que je regrette car j'aurais aimé retrouver des éléments de celui-ci. Nous sommes simplement là face à un copier/coller de ce qui fait la base superficielle des récits de H.P Lovecraft. On croirait au pompage pur et simple d'un patchwork de ses nouvelles si le résultat n'était pas aussi puéril et fade. Une expédition, des signes ô combien mystérieux et effrayants (bof...), une tribu sanguinaire vénérant dans la folie des créatures affreuses, un rituel pour ouvrir la porte aux grands affreux Dieux Anciens qui vont tout ravager sur la Terre, rituel qui, ô hasard, attendait juste la venue des explorateurs pour s'entamer, du sang, des péripéties bidons, etc... Bidon, c'est le mot que je retiendrais.
Bidon, fade et prévisible au possible.

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