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Nom série  Ray Banana  posté le 09/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Je n'ai lu que le premier tome de Ray Banana, Berceuse Electrique, et sa lecture dense et légèrement pénible ne me motive pas à lire la suite.

Pourtant j'aime beaucoup le dessin. Ted Benoit fait de la pure ligne claire et il le sait (il glisse d'ailleurs quelques clins d'oeil dans ses décors, une librairie qui s'appelle Die Kläre Linie, des références à Tintin, etc.). Son style dans Ray Banana s'approche en effet beaucoup de Hergé. Et comme lui, il nous offre des planches dont j'apprécie grandement l'esthétique et la mise en page. J'aime l'ambiance que sait mettre en place un tel dessin. Il a suffi à me plonger dans la Californie imaginaire de Ray Banana.

Par contre, j'ai toujours du mal avec les scénarios de Ted Benoit et celui-ci est à peine moins alambiqué que ses oeuvres les plus absconses. Cela ressemble en effet à un polar noir à l'ancienne, avec le héros viril et désabusé qui se retrouve embarqué dans une embrouille à la manière d'un Humphrey Bogart ou plutôt d'un Clark Gable à ray-ban. Mais le scénario se révèle vite être très embrouillé. Les sous-intrigues se mêlent et j'ai suivi en quasi permanence le héros sans comprendre où il allait, ses motivations, le pourquoi du comment, pourquoi il s'impliquait dans ces affaires et pourquoi elles tournaient autour de lui.

En fin d'album, l'explication finale rend le tout à peu près cohérent mais il y a trop d'accumulations d'éléments loufoques et peu crédibles pour me contenter. En fait, la lecture de cet album a été pour moi plus ou moins pénible avec régulièrement des envies de sauter quelques pages quand j'avais l'impression que cela devenait trop confus, que les intrigues partaient trop en digressions.

Je ne retiendrais donc que le talent graphique de Ted Benoit mais pas son talent scénaristique, à moins d'être fan du genre embrouillé et loufoque.

Nom série  Les Bonnes Manières d'hier et d'aujourd'hui  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les ouvrages collectifs sur un thème imposé sont un genre qui ne manque pas en matière de BD. Celui-ci a cependant choisi un sujet assez original puisqu'il s'agit de parler de la politesse, des bonnes manières d'antan comparées au comportement des citadins occidentaux de nos jours. Sur cette thématique, 10 auteurs-dessinateurs vont imaginer des histoires courtes variées et souvent originales.

On y trouve des noms connus dans le domaine du dessin et de la BD tels que Baudoin, François Ayroles et Ludovic Debeurme qui offrent des récits de qualité tant graphiquement que scénaristiquement parlant.
Mais j'y ai trouvé aussi beaucoup d'auteurs dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à présent et qui offrent tous des récits de bon niveau. Les graphismes sont très diversifiés et tous dotés d'une vraie personnalité.
Et sans que ce soit vraiment hilarant, la plupart de ces récits sont bien trouvés et amusants.
En ce qui me concerne, deux histoires ont particulièrement attiré mon attention : ce sont celles de Barbara Yelin et Jeanne Puchol dont les récits m'ont bien plu par leur graphisme et l'originalité de leurs idées.

S'agissant d'un collectif plutôt original et de bonne qualité, j'en conseillerais plutôt l'achat. Par contre, le prix élevé en rebutera probablement plus d'un.

Nom série  Les Mots de Louise  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Cette BD nous narre le monologue d'un éducateur dans une institution pour adultes handicapés mentaux qui parle d'une femme, Louise, affectée d'une maladie qui ressemble grandement à la maladie d'Alzheimer. Enfoncée dans un mutisme quasi permanent, elle oublie tout jusqu'à s'oublier elle-même, de corps et d'esprit. Seuls quelques rares moments la font revenir à peu près à la surface de la perception, lui rendant une vie et une volonté qui semblent disparaître ensuite pour replonger dans l'ombre de son handicap.

Le dessin est de Squarzoni, l'auteur de Garduno, en temps de paix et Dol. On reconnaît son trait réaliste et sobre. Cet auteur engagé s'efface et laisse cependant la voix au scénariste Alexandre Watson qui, pour autant qu'il y paraisse, pourrait bien être l'éducateur de Louise lui-même.

On sent une réelle tendresse de la part de ce narrateur envers sa patiente. Il l'observe à la fois avec distance et amour, parfois avec un dégoût retenu et parfois avec une vraie affection.
Certains moments de l'album sont assez touchants, notamment la page très bien mise en scène du visage de Louise quand elle pense à sa grande soeur, Tatie.
Cependant, à la longue, j'ai plus ou moins décroché de ma lecture. Le monologue se fait bavard, un peu monotone. Les citations de livres se font un peu trop abondantes en fin de récit, à la manière d'une dissertation lycéenne. C'en devient presque ennuyeux car l'émotion n'a pas réellement su m'atteindre comme elle a pu m'atteindre sur un sujet assez similaire dans la BD Rides. J'avoue en outre qu'à titre personnel, les détails scabreux sur les excréments de Louise me rebutent plus qu'autre chose.

Bref, je n'ai pas retenu grand chose d'une lecture qui n'a pas su me toucher. J'ai pu tout juste en apprendre un peu sur la situation d'handicapés comme Louise dont une seule chose est sûre à mes yeux, je détesterais qu'une telle chose m'arrive.

Nom série  42 agents intergalactiques  posté le 08/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En guise de série dérivée de Tessa, Agent Intergalactique, cette BD pourrait presque faire office de hors-série voire s'intégrer directement dans la série mère tant elle lui est similaire. Et le premier tome met d'ailleurs en scène d'introduction Tessa et se situe ouvertement entre les tomes 3 et 4 de sa série.

Nous retrouvons tous les ingrédients de Tessa, Agent Intergalactique : même dessin de bonne qualité, mêmes couleurs, même type d'histoire SF/Space-Opera à la manière de Sillage. L'héroïne de ce premier tome est également très similaire à Tessa puisqu'il s'agit d'une jeune fille elle aussi assez insouciante et rentre-dedans, à la seule différence près qu'elle est un peu plus arrogante et antipathique.
L'intrigue n'est pas très compliquée mais relativement bonne et prenante. C'est une bonne lecture de divertissement, bien construite et qui ne prend pas le lecteur pour un idiot. Elle a en outre l'avantage d'en apprendre un peu plus au lecteur sur l'univers de Tessa et l'histoire des Agents Intergalactiques.

Et si vous avez aimé Tessa, Agent Intergalactique, vous aurez là une lecture du même niveau qui aura juste comme moindre défaut de ne pas faire avancer l'intrigue concernant Tessa elle-même.

Nom série  La Foire aux Monstres  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà bien une histoire d'horreur à l'ancienne façon EC Comics et autres Tales from the crypt, une histoire glauque, qui se passe bien évidemment dans le noir et si possible sous la pluie, avec des êtres difformes qui viennent déranger la petite vie rangée des bien-pensants.
Je m'attendais à un récit de série B ou Z, un truc pas terrible et vieillot. Finalement, c'est une histoire plutôt bien construite et qui pourrait presque passer pour originale si le thème n'avait pas été largement abordé sur bien d'autres supports.

Le dessin est bon et ne manque pas de personnalité. Il donne vie d'une belle manière aux freaks de ce récit. Et il réussit également à faire passer une bonne ambiance. Par contre, je n'aime pas la palette de couleurs, même si celles-ci participent à son atmosphère de récit à l'ancienne.

L'histoire se lit bien et est assez prenante. Je lui reprocherais cependant quelques facilités voire une quasi incohérence temporelle vers la fin (une personnage qui a grandi bien vite à mon goût, ou un homme qui n'a pas vraiment vieilli en comparaison). Bref, lue au premier degré, cette histoire passe bien mais quand on y réfléchit, il y a quelques invraisemblances qui clochent. Par contre, la fin, franchement glauque, m'a assez surpris, plutôt agréablement puisque c'est bien le but de ce type d'intrigue que de déstabiliser le lecteur.

En définitive, c'est un comics d'épouvante qui se lit un peu vite mais qui est de bonne qualité tant graphiquement parlant qu'au niveau du scénario. Pour les amateurs du genre.

Nom série  Negima ! - Le Maître Magicien  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai entamé ce manga, je ne savais pas que son auteur était aussi celui de Love Hina. Sans quoi j'aurais été moins surpris d'avoir l'impression que tout le premier tome n'était qu'une nouvelle version de Love Hina dans un contexte à peine différent. Une fois de plus nous avons un jeune garçon qui arrive dans une nouvelle ville et qui se retrouve à devoir vivre, seul mâle ou presque, dans une communauté de jolies filles avec tous les quiproquos à la japonaise que cela implique. Et une fois de plus, c'est au jeune lecteur adolescent de faire son choix dans ce harem de jeunes filles toutes plus mignonnes les unes que les autres. La situation est juste un peu inversée vis-à-vis de Love Hina puisque le héros est ici très jeune donc pas intéressé par les filles et ce sont du coup celles-ci qui prennent plutôt le rôle des perverses de service.

Mais l'idée, à la base, c'est que Negi est avant tout un magicien. Et cet aspect des choses est davantage mis en avant à partir du second tome et par la suite. Il sera en effet confronté à d'autres créatures magiques et magiciens, et devra recruter parmi les filles de sa classe des alliées pour les combats qui vont régulièrement s'engager. En cela, la comédie romantique collégienne du début s'associe rapidement à une ambiance nettement plus Shonen Nekketsu avec des combats contre des ennemis de plus en plus puissants.
Un cocktail qui n'est pas mauvais car il ne se prend pas au sérieux et amène parfois le sourire.

Graphiquement, rien à redire. Akamatsu et son studio sont des pros qui ont largement eu le temps de se faire la main sur ce type de récit. Les filles sont plus mignonnes les unes que les autres, les décors sont travaillés et beaux, la narration est fluide et efficace. L'humour, l'aventure, la magie et la romance parfois un peu érotique se mêlent très bien avec un tel graphisme.

Maintenant, une fois passées les qualités objectives de ce manga, je dois dire que je n'ai pas été passionné par ma lecture. Ce n'est plus de mon âge.
Le concept de harem pour adolescents à la Love Hina est assez éculé. Les quiproquos sont déjà vus. Les confrontations magiques sont amenées de manière bien trop souvent artificielle. Certains personnages sont un peu agaçants, notamment Kamo, l'Hermine parlante qui apparait à partir du tome 3. Les intrigues sont plaisantes mais pas vraiment captivantes.
Et puis surtout, c'est un festival de petites culottes ! Ce racolage est vraiment lourdinque ! Il y en a à tout bout de champ ! Quand Negi éternue, le vent soulève les jupes des filles. Quand Negi lance un sort, ça déshabille les filles. Quand il gagne un combat, c'est en déshabillant la fille à qui il est confronté. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, que quelqu'un tombe, qu'une fille perde l'équilibre, qu'elle se cogne, qu'elle fasse quoi que ce soit, hop, petite culotte à l'air voire plus déshabillée si affinités ! Bref, ok, comme les filles sont mignonnes et leurs sous-vêtements aussi, ce n'est pas désagréable pour un regard de mâle, mais franchement c'est lourd et trop souvent mal venu.

Bref, objectivement, c'est un manga qui devrait bien plaire à un lectorat de jeunes adolescents, mais sa lecture est nettement moins passionnante pour un adulte.

Nom série  Moins d'un quart de seconde pour vivre  posté le 06/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime bien les exercices de l'Oubapo et je trouve l'idée de celle-ci plutôt bonne : faire 100 strips différents en utilisant uniquement 8 dessins différents, qui plus est des dessins imposés par un autre. Seulement... Je me suis emmerdé en lisant cette BD. A tel point que je ne l'ai pas terminée.

Les strips en question tournent tous autour de questions philosophiques que se posent et rabâchent les personnages. Et ça bavarde, et ça bavarde, mais je ne trouve ça ni drôle ni intéressant.

Et quant à l'utilisation elle-même des images et leurs divers collages pour former des histoires en strips, je trouve que Trondheim a depuis fait preuve de largement plus d'imagination et de réussite dans ses récits et son humour.

Nom série  Quino-Thérapie  posté le 06/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un recueil de gags de Quino sur la médecine. Cet auteur a déjà abordé de nombreux thèmes de société et la médecine en est un qu'il maîtrise autant que les autres. Et je suis toujours bon client.
Les dessins sont simples, simplement jolis et efficaces à la manière d'une illustration de Sempé.
L'humour est souvent vraiment bon. J'ai franchement ri sur au moins la moitié des gags de cet album. L'autre moitié m'ayant juste fait sourire.
C'est donc là une bonne BD d'humour en strips ou en une seule image. Seul défaut, cela se lit un peu vite.

Nom série  Snoid  posté le 06/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connais mal l'oeuvre de Crumb dont cette BD n'est que la deuxième que je lis. Mais jusqu'à présent, je n'accroche pas.

Comme décrit dans "Comment naissent les Snoids", ces individus ne sont que des éjaculats haineux de leur créateur. Il en résulte un ou des personnages détestables, égoïstes, arrogants, menteurs et violents. Et Crumb invente ensuite ses histoires autour de cette figure aigrie de l'esprit humain, le plaçant tour à tour dans des positions sociales et circonstances différentes, artiste d'avant-garde, clochard, gourou, fétichiste ou exploiteur. A chaque fois, il nous montre ses relations avec les femmes, qu'il méprise mais qui, à l'inverse, semblent bien souvent fascinées par lui.
Trouvant ce héros particulièrement antipathique, je n'ai guère apprécié ma lecture. Ses histoires ne m'ont ni fait rire ni fait réfléchir. Seul l'éventuel reflet de leur époque, années 70, m'a brièvement intéressé dans cette lecture.
C'est notamment une histoire courte et muette sur l'évolution de l'Amérique de sa colonisation jusqu'à l'époque de Crumb qui m'a le plus plu mais elle n'a en fait rien à voir avec Snoid lui-même.

Quant au dessin, j'aime bien ses décors mais je n'aime pas ses personnages. Entre le petit Snoid à gros nez et les femmes sculpturales aux jambes en béton, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé graphique. Seul l'encrage net et contrasté de Crumb me plait bien.
Et à nouveau, ce sont les quatre pages de sa "brève histoire de l'Amérique" que j'ai trouvées les plus jolies.

A réserver à ceux qui se savent déjà amateurs des récits de Crumb.

Nom série  Bédés juvéniles  posté le 05/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Binet a le chic pour me faire rire avec Les Bidochon dont certains tomes sont de vraies perles d'humour à mes yeux. Mais je ne suis pas fan de toutes ses autres oeuvres et ce recueil de ses premiers gags pour adultes, à l'époque du journal Mormoil, ne m'a guère convaincu.

La préface est de Gotlib et effectivement, j'ai retrouvé dans ces pages un peu de la structure humoristique des Rubrique-à-Brac voire plus tard des Rhââ Lovely. Mais l'humour y est nettement moins percutant et l'ensemble peine à décoller. Les premières histoires courtes m'ont laissé de marbre, les suivantes dans un décor médiéval m'ont rebuté par leur humour scato... Ce n'est qu'à partir des jeux humoristiques que j'ai commencé à sourire puis dans les pages suivantes dont l'humour commence davantage à se rapprocher de ce que j'aime dans Les Bidochon et quelques autres bons gags de Binet.

Les débuts de Binet dans le domaine de l'humour adulte qui ne sont, à mes yeux, pas encore au point ou du moins pas à même de me satisfaire.

Nom série  Dix de der  posté le 05/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD qui présente la guerre de façon assez originale. D'un côté, nous avons la réalité sordide avec son cortège de morts et de désespoir. Et de l'autre, ces fantômes qui papotent avec le jeune héros et commentent les évènements avec un détachement mi-amusé mi-atterré. Un contraste entre horreur et humour qui souligne l'absurdité de la guerre.
Le dessin est beau, d'un noir et blanc affirmé et esthétique.
L'histoire est simple mais plaisante à lire. C'est un étrange cocktail entre lecture amusée et dénonciation des horreurs militaires.
Je ne sais pas si j'en retiendrais grand chose mais ce fut une lecture agréable, simplement intelligente et assez originale.

Nom série  Parlez-moi de Mort  posté le 05/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je citerais Kael ci-dessous pour décrire cette BD : "Simple, limite banal, mais finalement assez efficace". En effet, le résumé n'a rien pour m'attirer. C'est une classique histoire de belle femme mariée à un vieux riche et qui préfère tomber dans les bras d'un beau gars et envisager avec lui d'éliminer le vieillard. Le dessin est celui, dynamique et compétent, de Bernet qui nous offre des courbes féminines avantageuses et des hommes virils à souhait.

Mais c'est le ton avec lequel tout cela est raconté qui est original et plaisant. Nous sommes en effet à la limite entre le polar et la farce. Les personnages sont tous un peu idiots ou caricaturés à l'extrême, les scènes sont souvent invraisemblables et exagérées, et les auteurs n'hésitent pas à tourner en ridicule leurs héros. Qu'il s'agisse de la femme fatale et égocentrique que les autres voient nue dès qu'ils posent les yeux sur elle, du héros ancien boxeur minable qui rate tout ce qu'il fait ou presque, de son fils taré qui aligne les conneries, tous sont plutôt drôles. Tant et si bien que c'est avec le sourire qu'on lit cette histoire qui ne se prend pas au sérieux.

C'est une histoire un peu vaine qu'on ne lira qu'une seule fois, mais ce n'est pas une lecture désagréable.

Nom série  Le Pêcheur de Brooklyn  posté le 05/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une BD résolument ancrée dans un style SF des années 80. Il s'agit d'anticipation un peu facile et bon marché, avec un peu de sexe et de violence pour attirer le chaland, et une vision du futur assez caricaturale. Pourtant la thématique est honnête puisqu'il s'agit de dénoncer les méfaits de la pollution et de faire craindre un monde horrible si l'homme continue à dégrader son environnement. Le message est cependant trop naïf et caricatural pour être vraiment marquant de nos jours.

Le dessin n'est pas mauvais dans un style réaliste mais il est enlaidi par une colorisation très approximative. C'est surtout la palette de ces couleurs qui me déplait, complètement artificielle, à base d'une moche combinaison de violets, verts et orange comme beaucoup de mauvaises BD de SF de l'époque.

Le récit se lit bien mais il n'est pas terrible. Il est un peu vite résumé et sa construction est médiocre. On assiste par exemple pendant 4 pages à un documentaire télé nous décrivant les conséquences de la pollution et les nouvelles espèces dangereuses qu'elle a engendrées. Et comme par hasard, dans les pages qui suivent, le héros est confronté à l'inventaire exact de ces mêmes espèces. Voilà une construction de récit que je trouve assez naïve et redondante.
Quant à la fin, elle est abrupte même si plutôt cohérente dans le contexte de l'histoire.

Ca se laisse lire mais il s'agit là d'une BD de SF sans grande envergure ni originalité.

Nom série  Fantalia  posté le 06/01/2006 (dernière MAJ le 04/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans doute la BD la plus rare d'Andreas, Fantalia est parue en peu d'exemplaires en 1986 et sa côte a atteint des sommets de nos jours car elle n'a pas été rééditée.

Ses planches sont superbes, dans le plus pur style d'Andreas. En 1986, il y utilisait déjà un style assez proche de celui qu'il allait utiliser pour le dessin du tome 3 de Cromwell Stone : des hachures très nombreuses, comme crayonnées, des angles de vue complexes et originaux et un trait que j'adore qui est tellement caractéristique de ce dessinateur.
Cela forme donc des planches (celles en couleurs) superbes.
Face à ces planches se trouvent, sur la page opposée, des images en noir et blanc nettement plus classiques et qui ne racontent pas vraiment d'histoire, mais l'association des deux forment par contraste un tout visuellement beau.

Le contenu du récit est très hermétique, encore plus que Le Triangle Rouge dont le format est assez proche. Sans dialogue, avec une case par planche, et une planche de récit toutes les deux pages, l'histoire est racontée en 24 images qu'il s'agit de déchiffrer et de comprendre. Assez symbolique, Andreas avoue que ce récit raconte une partie de son état d'esprit angoissé de l'époque. L'interprétation du tout est laissé à la charge du lecteur.

Pour moi, Fantalia représente l'état d'esprit d'Andreas vis-à-vis de sa façon d'être, de travailler et sa relation aux gens.
L'homme solitaire dans son monde gris et silencieux, c'est lui, lui dans son atelier où il travaille seul, en silence, loin du monde. S'ouvre alors à lui la porte vers le monde extérieur où il se retrouvera confronté à ses angoisses, à sa crainte de devenir père, à son agoraphobie et à la honte de l'image de lui que lui renvoient les gens qui le connaissent intimement.
Alors il fuit, revient dans son monde gris, dans son atelier, mais il revient très blessé par son incursion dans le "monde extérieur".

Cette BD est relativement underground et hermétique. Elle est belle mais plaira sûrement essentiellement à ceux qui sont déjà de grands amateurs d'Andreas et de son style bien à lui.
En outre, elle est très rare et son prix est devenu tellement élevé que je ne peux pas en conseiller l'achat, à moins d'être véritablement accroc d'ors-et-déjà.

Nom série  Karma  posté le 01/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Karma, voilà une série jeunesse aux allures de déjà-vu et pourtant qui fait preuve d'une réelle originalité et d'une vraie fraîcheur de lecture.
Placez-vous dans un univers fantastique, Outrelieu, monde parallèle à la réalité où les anges combattent les démons et autres monstres. Sauf que dans ce monde, les anges s'apparentent plus à une milice fasciste et xénophobe et les monstres sont les gentils qui cherchent simplement à vivre heureux et se font pourchasser par les armées angéliques. Voilà qui donne le décor d'un univers aux créatures originales tout autant que drôles.

S'ensuivent des histoires aux résumés simples et accessibles aux plus jeunes mais tout à fait plaisantes et amusantes à lire pour les adultes. Les personnages sont attachants. Les dialogues sont simples mais rythmés et intelligents. Les situations sont variées et cocasses, avec une bonne dose d'imagination pour cet univers qu'est Outrelieu. L'humour passe bien et est saupoudré tout au long des albums.
Tout comme la narration, le dessin est simple mais efficace.

Voilà donc une série jeunesse très plaisante et qui ne manque ni d'humour ni d'imagination. A lire pour le plaisir.

Nom série  Dans les villages  posté le 19/10/2003 (dernière MAJ le 31/03/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une série dans un monde imaginaire délirant, au scénario original qui évolue au fur et à mesure des tomes... Une curiosité à part qui reste malheureusement peu connue.

Cette série représente une vraie curiosité artistique. Elle est difficile à résumer. Il s'agit en quelque sorte d'une grande improvisation sur le thème de l'imaginaire, où l'auteur invente peu à peu un univers et des personnages à qui il donne vie et qu'il regarde ensuite évoluer tout comme lui-même évolue. L'auteur lui-même finira d'ailleurs par s'intégrer au récit à partir du tome 5 ajoutant encore à l'effet de mise en abime du récit qui se sait être un récit, qui se sait exister en bande dessinée et qui se sait être lu par des lecteurs dont les personnages peuvent même entendre les chuchotements parfois.

De même que le récit et l'univers évoluent, c'est le dessin de Cabanes qui change de tomes en tomes. D'un noir et blanc beau mais un peu surchargé pour le premier tome, il gagne ensuite des couleurs, puis se modifie, s'améliore, change tout simplement. Ma préférence va à l'esthétique des planches du tome 5 même si le tome 7 représente le niveau encore au dessus, l'auteur épurant un peu son trait pour lui donner plus de dynamisme et de vie. C'est en tout cas très beau (sauf les premiers tomes auxquels je n'accroche que moyennement) et je suis régulièrement épaté par la maîtrise technique de Cabanes.

"Dans les villages" est une oeuvre qui mérite à être mieux connue mais qui ne plaira pas à tout le monde car c'est une oeuvre vraiment à part, une oeuvre qui se sait être une oeuvre et en joue et en improvise.

Nom série  L'Île D-7  posté le 30/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note approximative : 3.5/5

Considéré comme un one-shot à part, cet album est une sorte de hors-série de la BD Le Quatrième pouvoir. Son récit n'est pas dans la continuité de celui de la série originelle mais il vaut véritablement mieux avoir lu cette dernière pour bien profiter de ses subtilités. On retrouve en effet son contexte géopolitique interstellaire et quelques-uns de ses personnages, amenés dans le récit sans présentation préalable qui aurait permis au néophyte de bien tout cerner.

C'est avec une grande joie que j'ai retrouvé le dessin de Gimenez dans le domaine où il excelle parfaitement : de dantesques décors de space-opera, des vaisseaux spatiaux et des véhicules de combats futuristes.
Un véritable plaisir des yeux pour les amateurs du genre !
On s'attarde fréquemment sur telle ou telle planche pour en admirer le soin et la beauté. Seuls les habituels petits soucis d'anatomie humaine des personnages de Gimenez empêchent ces dessins d'atteindre la perfection à mes yeux.

Quant au récit, il est dense et assez prenant. Il se révèlera cependant un peu confus, d'autant plus pour qui n'a pas lu Le Quatrième pouvoir. Pour gagner en efficacité et en concision, l'auteur s'autorise notamment quelques petites ellipses obligeant le lecteur à maintenir son attention éveillée. De même, certains dialogues simultanés auront tendance à paraitre un peu embrouillés.
Mais dans l'ensemble, c'est un bon scénario qui fait honneur au dessin qui le sert. Les deux sont parfaitement adaptés l'un à l'autre et cela fait plaisir. Un bon one-shot de divertissement pour ceux qui aiment le space-opera et un hors-série de qualité pour Le Quatrième pouvoir.

Nom série  Voies off  posté le 29/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas vraiment amateur de polar. Aussi c'est avec peu de passion que j'ai lu cette BD dont c'est le thème principal.

J'ai été surpris par le dessin. Je ne m'attendais à un tel style. C'est un genre qui, à mes yeux, se rapproche de l'animation, notamment au niveau des couleurs qui font un peu trop informatisées pour moi. Mais malgré ces réticences, c'est assez sympathique à regarder et fluide à la lecture.

Les récits sont vraiment courts, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ils jouent pour la plupart sur des surprises ou retournements de situations de dernière page. Ce sont des scénarios honnêtes et divertissants mais aucun ne m'a vraiment marqué, à part l'avant-dernier (le mari qui a tué sa femme) qui m'a bien plu par sa révélation finale. Globalement, je ne suis pas très amateur de la noirceur de ce genre de récit où on sait toujours que ça va mal se terminer. Comme dit plus haut, le polar noir, ce n'est pas trop ma tasse de thé même si les auteurs font en sorte de garder une certaine légèreté de ton et un certain humour... grinçant.

Nom série  La petite histoire des armes à feu  posté le 29/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD particulièrement instructive, pour peu qu'on s'intéresse un tant soit peu au sujet du militaire et de l'armement. C'est nettement plus sur son aspect informatif que j'ai apprécié cette BD que sur son humour qui ne m'a guère fait sourire.

Dans le premier tome, La petite histoire des armes à feu, Jacques Devos parvient à nous raconter de manière précise mais prenante l'histoire des armes à feu des tous premiers pétards jusqu'aux fusils d'assauts et tanks les plus modernes. J'ai appris beaucoup de choses. Ce sont des dizaines de termes et de types d'armes que je croyais connaître et dont j'ai finalement appris les vraies différences et le fonctionnement interne. Escopettes, arquebuses, mousquets, tromblons, fusils, mitrailleuses, mitraillettes, fusils d'assauts, pistolets, revolvers, automatiques, autant de termes que je croyais presque interchangeables mais qui se révèle fondamentalement différents dans l'époque et la technologie. L'auteur parvient à mettre en avant l'ingéniosité des inventeurs successifs et à nous expliquer par des schémas simples comment marchent leurs armes.
Ca a l'air assez militariste présenté ainsi mais c'est diablement intéressant. Seul défaut, le degré de précision technique est parfois un peu fastidieux.

Le second tome, Armes secrètes, armes farfelues , m'a un peu moins intéressé. Il est en effet présenté à la manière d'un long inventaire d'armes surprenantes, de projets abandonnés et de véritables prototypes loufoques. Si l'on pioche par-ci par-là quelques-unes de ses pages, c'est assez amusant et instructif, mais quand on lit l'album d'un coup, cela devient très rapidement rébarbatif.
J'ai quand même, une fois de plus, appris pas mal de choses intéressantes, découvert des armes et systèmes qu'on croyait sortis de l'imaginaire d'écrivains et d'auteurs de BD (je pense ici à l'arme sonique récupérée par Hergé dans l'Affaire Tournesol) alors qu'elles ont vraiment existé au moins à l'état de projets officiels.

Une lecture très instructive et plaisante à lire.

Nom série  Les Funérailles de Luce  posté le 28/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec tous les avis positifs ci-dessous, je m'attendais à quelque chose de nettement plus consistant. Au final, j'ai passé un moment de lecture assez agréable mais qui ne m'a guère marqué.

Le dessin de Springer est tout ce qu'il y a de sympathique. Plein de personnalité, techniquement maîtrisé, il est beau et souple, même si je lui reproche quelques cases pas très évidentes au niveau de la clarté.

Le récit est fluide et plaisant. Un bon moment, je me suis demandé où l'auteur voulait en venir, alternant en réalité deux histoires presque indépendantes pendant presque tout l'album. D'un côté, il y a cette petite fille assez réservée, ces personnages intrigants qu'elle voit et les peurs dont elle fait preuve vis-à-vis de la mort et du noir. D'un autre côté, il y a son grand-père, vieux mais plein de vie, et l'histoire qu'il va vivre rappelant, à la manière de Les Petits Ruisseaux que l'amour et le sexe ne disparaissent pas avec l'âge. Ces deux récits se rejoignent en une fin relativement poignante mais nettement moins que je l'aurais... espérée.
Je n'ai pas tellement su être touché par cette façon de raconter, et j'ai un singulier sentiment comme quoi cette oeuvre serait restée trop superficielle à mon goût. J'aurais aimé quelque chose de plus dense, hésitant moins à entrer dans le vif du sujet.

En définitive, je n'ai pas été marqué par cette BD même si je lui reconnais des qualités graphiques évidentes et une certaine originalité de scénario et de ton.

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