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Nom série  Le Promeneur  posté le 28/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu L'Homme qui marche mais j'avais bien apprécié Le Gourmet solitaire qui possédait déjà une structure narrative similaire à celle du Promeneur. On y voyait également un homme errer au hasard des rues de la ville, redécouvrir de vieilles sensations et nous faire découvrir le Japon par sa cuisine et sa nourriture. J'avais été très touché par certains de ces courts chapitres.
Mais avec le Promeneur, je n'ai tout simplement rien ressenti.

Pourtant, la plupart des éléments qui auraient pu me plaire étaient là. La flânerie solitaire, la découverte d'endroits un peu oubliés, de choses typiquement japonaises, modernes ou traditionnelles. Le dessin est le même, celui soigné et assez occidental de Taniguchi.
Mais ce récit ne m'a vraiment pas parlé, pas touché. Les récits sont courts, tombent à plat. Les morceaux de Japon mis en scène ici sont sans intérêt, n'arrivent pas à éveiller l'intérêt ou l'émotion chez moi. Rien...

Je me suis ennuyé et n'ai su ressentir ni poésie, ni nostalgie, ni curiosité. Rien...

Nom série  Astro Boy (Anthologie)  posté le 28/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle édition pour cette série anthologique qui rend hommage à l'oeuvre la plus connue d'Osamu Tezuka en publiant les meilleures histoires d'Astro, le petit robot.

J'ai cru, en entamant ce manga, que cela allait me permettre de découvrir les origines de ce personnage que je connaissais mal. Ce n'est qu'à moitié le cas.
En effet, l'album s'entame par une histoire courte résumant la création du petit robot et ses débuts, mais il ne s'agit pas à proprement parler de la première histoire publiée par Tezuka sur ce personnage. De même, les histoires qui suivent ne forment pas une chronologie de ses premières aventures mais sont plutôt une sélection, au suivi d'ailleurs parfois assez décousu, des histoires que Kana considère comme les meilleures du personnage.
En réalité, c'est seulement à la lecture de la dernière histoire courte du premier tome que j'ai appris les véritables origines d'Astro le robot. Tezuka s'y met en effet en scène pour raconter lui-même la première apparition d'Astro dans une série où il n'était qu'un personnage secondaire et sans vie, puis les évènements éditoriaux qui vont l'amener à créer une série qui lui sera consacrée. Le texte épilogue de ce premier tome raconte également comment Astro en est venu à être renommé au Japon et de par le monde par le biais de son dessin animé davantage que par son manga.

Alors qu'en est-il des histoires contenues dans cette édition anthologique ?
Cinq récit composent le premier tome. Un soin particulier y a été apporté. Le premier d'entre eux est en grande partie colorisé ce qui le rend très attrayant. Les couleurs permettent en outre de mettre davantage en avant la ressemblance du trait de Tezuka de l'époque avec celui des productions Disney. Certaines planches m'ont d'ailleurs grandement rappelé l'école Disney italienne qui apparaitra de nombreuses années plus tard.
Ces histoires se révèlent pleines de rythme et dotées de scénarios très variés et souvent originaux. Les intrigues sont denses et suffisamment imprévisibles pour intéresser un lecteur adulte.
Le style scénaristique se révèle tout de même très enfantin. Les ficelles scénaristiques sont très grosses, et les incohérences flagrantes sont parfois tellement légion qu'elles gâchent une bonne partie du plaisir. Un adulte aura du mal à laisser passer certains rebondissements trop faciles ou trop abracadabrants. Comment ne pas réagir quand on voit Astro se rendre sans raison dans un Mexique mâtiné d'Egypte Ancienne pour se mettre au service d'un professeur inconnu et mauvais ? Ou quand on voit ce Pôle Sud qui tient plus de l'Afrique du Sud de l'Apartheid où on se balade en bras de chemise à côtés des pingouins ? Il faut pour cela se focaliser sur la seule aventure et son rythme assez prenant, et ne pas trop chercher la cohérence de l'ensemble.
J'aurais aimé en outre un petit texte introductif permettant de mieux situer chacune des histoires regroupées dans ce recueil, connaitre leur date de publication et éventuellement les évènements pouvant expliquer leur contexte. Certains récits commencent en effet de manière assez abrupte et le néophyte pourra facilement être pris au dépourvu.

En ce sens, cette anthologie s'adresse à deux publics à mon avis.
Le premier, les amateurs d'histoire du manga, soucieux de se procurer une belle édition d'un monument historique dans l'histoire de la bande dessinée japonaise. Ils y découvriront une bonne sélection de ce qui a marqué le jeune lectorat du Japon dans les années 60.

Les seconds, les enfants ou leurs parents désireux de leur faire lire des aventures relativement désuètes de nos jours mais qui ont probablement de quoi encore captiver les jeunes lecteurs à la manière d'une bonne histoire du journal de Mickey ou d'autres publications jeunesse.

Nom série  Columbia  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment mi-figue mi-raisin suite à la lecture de cette BD et j'hésite à en conseiller l'achat.
Pourtant, j'ai apprécié parcourir ses planches.

Le dessin est simple mais attrayant. Je trouve les décors un peu épurés, les personnages un peu trop simplifiés et les visages manquant d'expression, mais malgré ces légers défauts je m'y suis très vite fait et je n'ai pas de réel reproche à faire au graphisme.

La narration est fluide, la lecture agréable. Les personnages sont attachants, l'idée assez originale. Faire arriver un bébé au sein d'une brigade de soldats de l'espace bons-enfants, mettre en scène son adoption puis la vie quotidienne avec elle du Commandant Papa quand il doit quitter l'armée. Ce monde de science-fiction un peu enfantine empli de sympathiques aliens est amusant. Les intrigues sont légères et assez vite résumées, mais elles sont bien menées.
Mais là où je suis un peu perplexe, c'est sur le public visé par cette série sensée être destinée à la jeunesse. En effet, j'ai trouvé que ses thématiques (vie à la caserne, adoption et vie avec un enfant) se destinaient un peu plus aux adultes, aux parents. De même, l'humour m'a amusé, moi, mais je doute qu'il fasse vraiment rire un enfant. Et pour dire les choses simplement, ma fille a refusé de lire la BD pour elle-même, le feuilletage ne l'ayant vraiment pas attirée.

Pourtant, c'est sympathique, léger, souvent assez amusant. Mais du coup, je suis un peu partagé sur le fait d'en conseiller davantage que la simple lecture pour le plaisir.

Nom série  L'Etrangleur de Boston  posté le 27/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Etrangleur de Boston était un véritable serial-killer comme on en voit dans les séries policières, le genre tellement psychologiquement dérangé et cause de tellement de morts qu'on peine à l'imaginer réel. C'est en effet aux alentours de 1962 qu'il a étranglé successivement une douzaine de femmes, non sans les avoir au préalable violées, léchées ou encore mordues parmi d'autres sévices sexuels et violents. Totalement impulsif, ce n'est que par un grand hasard que la police a fini par mettre la main dessus, et encore sans preuve permettant de le juger en bonne et due forme.

C'est le récit de cette enquête qu'Elie Chouraqui et Serge Fino mettent ici en scène.
Le dessin de cet album est de qualité. Réaliste et soigné, quoiqu'un peu froid et dépouillé, il est plaisant à lire et représente avec réussite le sérieux du récit.
La narration et la mise en page sont classiques mais très bien maîtrisées. C'est la première BD scénarisée par Elie Chouraqui, plus connu pour son rôle dans le cinéma, mais on sent une bonne technique du récit séquentiel de la part des deux auteurs.

De manière fluide et sans accroc, j'ai appris ainsi un pan de l'Histoire policière, le déroulement du début à la fin d'une enquête sur un meurtrier d'exception.
Ceci étant dit, j'ai tiqué à quelques reprises lors de ce récit. Le passage avec le voyant me parait assez aberrant de nos jours. J'ai l'impression qu'il y aurait lieu là de toute une enquête dans l'enquête : ce voyant avait-il été payé pour désigner un coupable idéal en faisant sa fausse révélation ?
De même, la double personnalité du tueur (qu'on confond à tort avec la schizophrénie) me rend sceptique.
A noter qu'il existe un film homonyme de Richard Fleischer avec Tony Curtis et Henry Fonda, sorti en 1968, qui reprend le même sujet et la même enquête. Ce dernier mettait l'accent sur l'interrogatoire final de l'Etrangleur et le trouble psychologique que cela engendrait pour le personnage joué par Tony Curtis se découvrant assassin à son insu.
Or, j'en viens à me demander si cette bande dessinée ne serait pas davantage une adaptation du récit du film que de celui de la véritable enquête. Les informations véridiques qui ressortent de l'enquête et des témoignages et études qui ont suivi montrent en effet quelques doutes sur le fait qu'Alberto De Salvo, arrêté et ayant avoué ces crimes, en soit réellement le coupable. L'ADN retrouvé sur les victimes, notamment, ne correspondait pas. Ces faits n'apparaissent pas dans la BD où le personnage est montré du début à la fin comme étant clairement le seul et unique coupable. Et dans ces conditions, l'hypothèse d'une véritable "double personnalité", théorie psychologique à laquelle j'avoue ne croire qu'à moitié, n'est pas une solution un peu facile pour expliquer les évènements.

Quoiqu'il en soit, il n'est pas question ici de refaire l'enquête. La bande dessinée, L'Etrangleur de Boston, en elle-même est de bon niveau, plaisante à lire et intéressante. Elle m'a en tout cas permis de découvrir toute une histoire policière véridique dont je ne connaissais rien.
Seul regret, cette bande dessinée se révèle certes instructive mais je doute la relire un jour donc n'en conseille pas particulièrement l'achat.

Nom série  Naïve  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été circonspect en entamant cet album car j'avais du mal à saisir de quoi il s'agissait exactement. Des dessins psychédéliques et cucul-la-praline pour les premières, puis un brusque changement de style pour emprunter un encrage plus gras et plus rond sans être totalement réaliste pour autant, puis alternances de moments de "la vraie vie" et de rêveries à l'eau de rose, et puis aussi d'autres passages plus réalistes encore avec un alter-ego dépressif de l'héroïne... Un drôle de mélange dont il m'a fallu un moment avant de m'imprégner.

Au final, cette bande dessinée raconte d'une manière assez originale une année dans la vie d'une adolescente. Son mal-être malgré une vie assez heureuse, ses rêves qui rappellent qu'elle est à peine sortie de l'enfance et rêves de princesses roses, et une sorte de double plus réaliste et plus déprimé qui représente probablement la part de noirceur et de possible désespoir au fond de son âme pas encore suffisamment sûr d'elle-même et de sa maturité.

L'auteur utilise trois styles de dessins différents pour chacune de ses portions de récits, à la fois proche et différente. L'ambiance graphique est quand même assez légère, un peu infantile, un peu trop contrasté à mon goût avec le propos qui se veut parfois sérieux ou du moins évocateur.

Finalement, j'ai fini par m'attacher à cette petite Naïve (ou bien est-elle Néva en réalité ?) et j'ai suivi sans déplaisir cette lecture. Mais j'ai bien peur que quelque chose m'ait échappé. Je n'ai pas compris la finalité de ce récit. Que faut-il en déduire ? Qu'au bout d'une année, la jeune ado a acquis un petit peu plus d'assurance et part sur de meilleures bases pour la suite ? Peut-être...
Le véritable souci pour moi, c'est que je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture. Même si je trouvais l'héroïne sympathique, je n'ai pas éprouvé d'empathie pour elle, pour sa vie. Je m'en suis senti assez détaché, témoin froid, sans être touché par aucune éventuelle émotion.
Comme une histoire vaine...
Mais peut-être aurais-je été davantage touché si j'avais été une fille, si j'avais vécu une telle adolescente. Ce n'est pas le cas...

Nom série  La loi du chaos  posté le 26/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le lien entre cette BD et l'univers de Warhammer saute aux yeux. On sent vraiment les joueurs fans d'elfes noirs et de dieux du Chaos façon Games Workshop qui n'avaient pas le droit de reprendre véritablement tels quels les noms et l'univers copyrightés mais qui ont quand même pompé au maximum plutôt que d'imaginer un décor heroic-fantasy personnel. Toute la trame de base est donc connue des joueurs de Warhammer : des elfes noirs méchants qui ravagent les côtes à bord de leurs nefs et font autant d'esclaves que possibles pour les sacrifier à leurs dieux en leurs sombres cités, des adeptes de la torture "élégante", des conflits internes et autres coups de poignards dans le dos. Rien de neuf.
Seul intérêt apporté par l'intrigue de cette BD, des rivalités entre dieux assez spéciales, ces derniers étant représentés de manière plutôt étrange. Ils sont loin d'être omnipotents, mais ressemblent plutôt à de puissantes créatures humanoïdes, dotées de pouvoirs magiques mal définis, nourries par les âmes qui leur sont sacrifiées et liées par des lois spécifiques qui régissent leurs vies et leurs combats.

Cela pourrait donner quelque chose de plaisant à lire mais l'ensemble manque trop de maturité.

Le dessin a des allures amateurs. La technique n'est vraiment pas au rendez-vous. Visages de pleine face ou de profil la majorité du temps pour éviter les angles difficiles, postures raides, anatomies approximatives et autres décors aussi simples que possibles. Le pire, c'est que le personnage le plus raté est précisément le héros du récit. De même quand on ne sait pas, mais vraiment pas, dessiner une ville imposante vue du ciel, on évite d'en faire une grande double page comme celle du premier tome qui met d'autant plus en avant les défauts techniques. Le graphisme s'améliore au fil des tomes mais de toute façon je ne l'aime tout simplement pas.

Quant au récit, il se laisse lire mais suinte lui aussi d'immaturité technique comme narrative. Les ficelles scénaristiques sont prévisibles, les personnages caricaturaux et dotés d'une psychologie sans profondeur ni intérêt. Et comme dit plus haut, cela ressemble davantage à un fan-fiction banale dans un univers Warhammer à peine modifié qu'à une oeuvre personnelle.
C'est un divertissement qui fait passer le temps mais qui s'oublie aussi vite qu'il est lu.

Nom série  Les Voies du Seigneur  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Voies du Seigneur est une série en quatre tomes qui s'entame sur un postulat que je trouve très accrocheur en tant qu'amateur d'Histoire et de ses éventuelles revisites. Le fil conducteur de celle-ci est un parchemin fictif, une carte dessinée à l'époque par Leif Eriksonn suite à sa découverte du Vinland, ce qui deviendra l'Amérique. Les autorités religieuses chrétiennes ayant entendu parler de ce parchemin croient y voir la carte qui mène à l'Eden et vont tenter d'influencer les évènements historiques majeurs de leur époque pour mettre la main dessus.
Cela commence lors de l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, que l'Eglise va tenter de maîtriser par divers artifices afin de récupérer le parchemin qui est entre les mains du roi Harold.
Cela se poursuivra ainsi probablement de siècles en siècles jusqu'au voyage de Christophe Colomb.

Le dessin de Jaime Calderon est de qualité tout à fait appréciable. Le soin apporté aux détails, le soucis du réalisme historique et la colorisation me rappellent la bonne qualité graphique de la série Le Trône d'argile, quoique je trouve la technique de Calderon un peu moins bonne et les personnages pas toujours très plaisants par moments.

J'ai beaucoup aimé la documentation historique dont font preuve les scénaristes. Toutes les manigances et les actions relatées dans cette bande dessinée sont mises en scène pour aboutir aux évènements et conséquences tels qu'ils se sont réellement passés d'après les historiens. Les choses sont présentées comme si c'était véritablement cette quête du parchemin mystérieux qui avait causé la tempête qui a retardé l'armada de Guillaume le conquérant, véritablement causé la mort du roi Harold en pleine bataille d'Hastings, etc... C'est une amusante revisite des faits qui auraient entrainé l'Histoire telle qu'on l'a connait.

Le récit n'est cependant pas seulement une fiction historique car il fait preuve, plutôt discrètement mais à plusieurs reprises quand même, d'éléments purement fantastiques. Ces derniers ne sont pas indispensables au récit et auraient probablement pu être remplacés par des solutions plus complexes mais plus crédibles, mais ils ne gâchent en rien le récit et permettent d'accélérer son rythme.
Car ce rythme est assez élevé. Chaque tome forme l'équivalent d'une histoire complète à une époque donnée, histoire plutôt dense avec ses propres personnages et son contexte géopolitique. Ca implique une narration assez rapide et pas mal d'ellipses. Du coup, il est difficile de s'attacher aux personnages, ce qui a particulièrement réduit mon plaisir de lecture.

Mais dans l'ensemble, c'est plutôt bien mené et c'est avec plaisir que je lirais la suite pour voir où l'idée de départ des auteurs saura nous conduire.

Nom série  Ewen  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Premier album des éditions Daniel Maghen que je lis, j'ai aussitôt été assez surpris par le grand format de cet ouvrage. Grande couverture, planches sensiblement plus grandes que le grand format classique, papier épais, etc. L'accent est clairement mis sur la qualité de l'objet, certainement pour justifier son prix élevé (à moins que ce ne soit l'inverse ?).

Ca m'aurait plu si j'avais accroché au graphisme, mais ce n'est pas vraiment le cas. Car ce format un peu plus grand que d'habitude accentue la taille des cases ce qui, d'une part, les rend moins faciles à lire à mes yeux et, d'autre part, met également davantage en avant les menus défauts du dessin.
Ces défauts sont mineurs car Arinouchkine est sans conteste un illustrateur de qualité. Certaines de ses planches sont admirables. J'aime ses couleurs, la majorité de ses décors et certains traitements très réussis comme ceux de l'eau et autres paysages forestiers. J'aime moins l'aspect photo-réaliste et figé de ses visages. J'aime encore moins les effets de flou qui affectent la quasi totalité de ses décors. Je trouve son découpage perfectible et pas toujours très plaisant à lire. Et je n'accroche pas à l'ensemble car je lui trouve un aspect que je qualifierais de légèrement "pompier" à mon goût.

Je n'ai pas vraiment accroché non plus à l'histoire. Elle se présente comme un récit heroic-fantasy assez typique, avec un peuple guerrier qui opprime un peuple plus pacifique, un héros combattant qui serait l'élu qui va sauver les opprimés, et une quête d'un petit groupe autour de cet élu pour aller chercher ce qui va permettre la libération du peuple soumis.
Là où l'intrigue gagne en originalité, c'est dans le fait que le "héros sauveur élu" est un vrai salaud : imbu de sa personne, brutal, dangereux, n'hésitant pas à violer la femme qu'il déclare être sienne bien malgré elle. Et pourtant comme c'est l'élu, ceux qui subissent son autorité et son arrogance l'aident malgré tout dans sa quête, ayant à la fois à affronter les dangers que ça implique et les dangers que leur sauveur fait peser sur eux.
Mais pour le moment, cette originalité ne permet pas de sortir vraiment ce récit du lot et je ne suis guère captivé ni motivé à l'idée de lire la suite.

Nom série  L'Encyclopédie des prénoms  posté le 25/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Je ne savais pas quoi t'offrir alors je t'ai acheté ça... Tu t'appelles bien Léon au fait ?"
L'alarme à l'ouvrage commercial retentit à plein à l'approche de ces BDs.
Cela donne parfois quelque chose de potable malgré tout, mais là, non.

Chaque album se consacre ici à un prénom, en commençant bien évidemment par les prénoms les plus courants pour avoir le plus d'acheteurs potentiels. Le plus simple est de prendre les prénoms des saints du calendrier, comme ça cela permet d'entamer chaque tome par un résumé en quelques pages de la vie du saint en question.
Et par la suite sont illustrés les animaux, couleurs, pierres et autres végétaux fétiches associés à ce prénom. Je me suis toujours demandé (sans y prêter le moindre intérêt soit dit en passant) d'où pouvaient bien sortir ces associations aussi arbitraires que stupides d'un prénom avec tel ou tel caillou et autres.
Puis viennent les mises en image des proverbes, maximes et autres traits de caractères censés être partagés par tous ceux qui portent tel ou tel prénom. Prenez garde, si vous vous appelez Zébulon, car chacun sait que tous les Zébulon ont tendance à être montés sur ressort et à tournicoter comme des aliénés ! Sauf ! Sauf si vous êtes nés dans le premier décan de la constellation du castor à poil ras affilié à Vénus dans sa phase ascendante !...
Bref, j'y crois...

Il serait faux de dire que les graphismes de chaque dessinateur qui se sont attelés aux différents albums sont mauvais. Non, il y a des dessinateurs tout à fait corrects et professionnels dans cet ensemble. Leur style est toujours bien typé humour franco-belge mais certains n'ont pas à démériter. D'autres par contre, dans le lot, me semblent franchement médiocres et offrent des albums de piètre qualité visuelle.

Mais ce ne serait rien si l'humour qui accompagnait ces planches était potable.
Ce n'est pas le cas !
Tous ces albums, tous ces gags, suintent l'artificiel, le gag monté de toutes pièces pour coller aux mots et phrases associés à chaque prénom. C'est lourdingue, prévisible, téléphoné, niveau tarte à la crème, tout ce que vous voulez, mais ce n'est pas drôle. Tant et si bien que passées quelques pages, on en vient très vite à feuilleter les albums puis à les refermer sans les avoir à peine entamés.

Super cadeau... Priez pour avoir un nom original et ne pas vous en voir offrir un.

Nom série  Alerte sur Ooxia  posté le 24/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
S'il y a bien une BD qui est culte pour Altaïr, c'est Alerte sur Ooxia. Aussi m'a-t-elle mis de force cet album entre les mains pour que je le lise et partage avec elle ce grand moment du 9e art !
Et ô joie ! Ô félicité ! J'ai enfin pu goûter au nirvana littéraire !

Hum... Non.
En fait, cette BD est une oeuvre mi publicitaire mi éducative diffusée par planete-energies.com, un site d'information appartenant au groupe Total. Son objectif, présenter les différentes sources d'énergie existant sur Terre et utilisables. Au passage, elle présente les avantages et les inconvénients de chacune d'entre elles, notamment en terme de dégâts sur l'environnement d'une Terre dont nous, les humains, croyons avoir acquis la propriété par l'usucapion. Et étonnamment, d'ailleurs, les défauts et les déchets de l'énergie pétrolière sont relativement peu abordés ici...

Jacques Lerouge s'est chargé d'écrire le scénario de cet album. Et il a laissé le soin du dessin de chaque chapitre successif à différents auteurs, dont certains hélas très amateurs et parfaitement inconnus alors et depuis.
Ce qui m'a poussé à lire cet album, c'est la présence parmi eux de noms qui me plaisaient nettement plus, à savoir Killofer et Libon. Mais les deux pages de Killofer sont très décevantes, même si on retrouve quelques légers éléments de son Donjon monsters dans les paysages sous-marins qu'il dessine ici (et d'ailleurs quel rapport avec une quelconque énergie ce passage dans les abysses ?). Et les pages de Libon, même si je souris toujours à la bouille de ses personnages, ne forment que la conclusion d'une bande dessinée médiocre de bout en bout.

Le scénario est puéril, tout droit sorti d'un mauvais magazine BD pour la jeunesse. Les intrigues successives vont dans tous les sens, jamais crédibles, toujours artificielles. Ce n'est pas drôle, pas prenant du tout et l'ensemble parait très immature.
Ce n'est pas complètement nul car cette lecture a rafraichi un peu mon inventaire des nombreuses sources d'énergies, renouvelables ou non, développées par l'homme (même si certaines comme l'éolien, la géothermie et autres sont à peine évoquées en une seule petite image). Mais même pour une lecture jeunesse, c'est assez mauvais.

Nom série  L'Héritage du Diable  posté le 23/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès la couverture, le lien avec Indiana Jones est fait. Et le contenu de cette BD le confirme : nous avons là une aventure où il n'aurait pas été surprenant de voir intervenir Junior et son papa, pourchassés par les méchants nazis à la poursuite d'un pouvoir surnaturel caché depuis les débuts de la chrétienté.
Mais mine de rien, je réalise qu'il existe bien peu de BD de bon niveau qui exerce dans le même domaine qu'Indiana Jones. Or celle-ci en est une, quoiqu'on en dise sur ses quelques petites défauts.

Le décor est planté. Classique pour les amateurs du genre, il est bien mis en scène. Un jeune héros peintre et amoureux d'une femme mystérieuse et disparue, à ses côtés une belle jeune rousse garçon manqué qui fait tout pour ne pas retourner vivre dans la rue qu'elle a quittée, et face à eux un couple fraternel aux allures sadomasochistes, au service des nazis pour traquer le trésor et tuer sans pitié ceux qui se dressent sur leur chemin. Et dans l'ombre, une petite société secrète qui semble manipuler les uns et les autres.
Le trésor, il reste encore mystérieux au début de cette histoire. Les auteurs oblitèrent rapidement la fausse piste d'un parchemin sensé prouver l'inexistence du Christ : c'est une bonne chose et un clin d'oeil, voulu ou non, aux nombreux clones du Da Vinci Code. Non, le véritable trésor que poursuivent les protagonistes serait, parait-il, un parchemin donnant "un pouvoir fantastique" à son possesseur... Certes... Nous n'en saurons pas plus pour le moment.

Le dessin est de bonne qualité même si j'avoue ne pas accrocher aux mimiques de certains visages. Les couleurs sont simples mais réussies. La mise en page est efficace et permet une lecture fluide et agréable.

J'ai regretté la présence d'un peu trop de facilités scénaristiques. Les coïncidences et les personnes présentes au bon moment au bon endroit sont un peu trop fréquentes. C'est dommage car cela retire de la qualité au scénario.
Mais quand on passe outre ces détails, on se retrouve avec une lecture très accrocheuse. Le rythme est maintenu à chaque page. Le mystère et l'action garantissent une attention de tous les instants. La documentation des auteurs sur le mystère de Rennes-le-Château leur permet d'offrir un background ésotérique et historique de qualité.
Et surtout, arrivé en fin de premier album, j'en ai été à bien vérifier s'il n'y avait aucune page restante tant j'avais envie de savoir la suite.

Voilà donc une BD dans la pure veine des bons Indiana Jones, avec une trame très accrocheuse, où l'on ne peut que déplorer quelques facilités scénaristiques un peu gênantes pour le lecteur pointilleux. Mais ceux à la recherche d'un bon divertissement seront ravis.

Nom série  Pat Boon  posté le 22/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après coup et ne découvrant Pat Boon que maintenant, j'ai le sentiment que ce dernier était l'annonciateur du futur Pinocchio. On y reconnait en effet la majorité des éléments qui vont constituer l'oeuvre majeure à mes yeux de Winshluss, éléments qui ont également été très présents dans le magazine Ferraille.

Un dessin parfois simple, parfois esthétique. Un style d'humour trash et plutôt politiquement incorrect. Des anti-héros à la pelle. Un petit personnage pour héros sur qui tombent tous les malheurs du monde jusqu'aux pires crasses. Des amis et des ennemis qui se foutent de lui et lui font subir les pires injustices. Voilà la base de ce qui constitue Pat Boon.

J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. La première moitié du récit, malgré sa structure en histoires courtes et en gags, ne m'a guère accroché. Elle est plutôt introductive et son humour ne m'a pas fait rire.

Ce n'est que sur la fin de l'album que j'ai commencé à trouver des passages amusants et parfois drôles. Ce qui fait que je n'ai pas passé un moment de lecture désagréable mais je ne suis pas fan pour autant.

Nom série  Jimmy Boy  posté le 21/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les aventures d'un gamin américain à la fin des années 20, devenu orphelin car son père va se retrouver en prison.
Il n'y a pas vraiment de thématique à cette série, c'est un peu ce que je lui reproche. Elle parle de tout ce qui peut créer un peu d'aventure aux USA et dans le Grand Nord Canadien à cette époque. Ca commence comme une histoire d'orphelin débrouillard et pas toujours du côté de la loi, puis ça part dans des histoires de forains, de trappeurs, de chasseurs de baleines, avant de revenir à Hollywood dans l'univers du cinéma juste avant le début de la Dépression de 1929. Assez hétéroclite, donc.
Du coup, la seule chose à laquelle s'attacher dans cet ensemble un peu fourre-tout, c'est le jeune héros, Jimmy Boy, qui n'est pas antipathique mais ne marque pas vraiment le lecteur par son originalité ou son charisme.

Le dessin est correct, assez proche de la ligne claire. Je lui reproche juste ses personnages un peu raides dans les premiers tomes.
La mise en page est bonne, la narration est fluide et on lit les albums sans déplaisir.
Néanmoins, je n'ai guère ressenti d'émotions à cette suite d'aventures diverses et variées. Ca manque d'une véritable accroche, de quelque chose qui fait que la série se démarque du tout venant.

Nom série  Angelot du lac  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà clairement la meilleure BD d'Yvan Pommaux à mes yeux. Je connaissais ce dernier par ses différentes publications dans le magazine Astrapi et les albums qui en ont découlé (Marion Duval, etc...).

J'aime bien son trait ligne claire mais jusqu'à présent celui-ci m'avait paru un peu simpliste, pas toujours très soigné ou trop épuré.
Mais les planches d'Angelot du lac sont le plus souvent proprement superbes ! Du grand art en matière de ligne claire, de mise en page et d'esthétique. J'ai encore en tête des planches que j'adorerais encadrer et accrocher sur les murs de chez moi (la scène pluvieuse visible dans la galerie de la série en fait partie). J'ai lu la version couleurs des albums indépendants (l'intégrale est parue en noir et blanc, elle) et ces couleurs sont très réussies également.
Bref, pour une série jeunesse, c'est une bande très bien dessinée.

Le récit se place durant la Guerre de Cent Ans. C'est en quelque sorte une version pour enfants d'un récit tel que Les Compagnons du Crépuscule, le côté fantastique en moins.
Les intrigues sont crédibles et mettent en scène de manière très vivante la vie médiévale de l'époque. L'ensemble est instructif pour les enfants désireux de découvrir le moyen-âge tout en offrant des aventures prenantes et de bons personnages. Le ton est parfois un peu dur mais les gentils gagnent heureusement à la fin, malgré l'amertume que certaines victoires impliquent.

A lire ! Pour les jeunes comme pour les moins jeunes, c'est une très bonne et belle BD.

Nom série  Les Tikitis  posté le 20/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Tikitis est une série de divertissement tout ce qu'il y a de sympathique. L'ambiance est un peu fofolle, n'hésitant pas à partir en délire parfois. Le ton est à l'humour même s'il attire plus un sourire quasi permanent que de vrais rires francs. Les personnages sont amusants et assez charismatiques.

Le dessin est plaisant. Associé au style du récit et à ce petit microcosme hétéroclite, il prend parfois des touches au niveau des personnages qui me rappellent un peu certains mangas piqués d'un délire assez similaire : Dr Slump ou encore Kimengumi.

La série est structurée en une histoire par tome (pour le premier tome) ou une histoire en deux tomes (pour le second). C'est d'autant plus plaisant que les intrigues ne sont ainsi pas étirées en longueur. Au contraire les albums sont bien denses et on n'en a pour son argent et pour sa lecture.

Une série agréable qui fait passer un bon moment.

Nom série  Omega Complex  posté le 19/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le shonen à la française commence à gagner en maturité. Omega Complex bénéficie de tous les atouts pour plaire aux amateurs de nekketsu et de seinen d'action et de SF. Son scénario prend pour base un postulat intéressant mélangeant uchronie, théories scientifiques complexes et pouvoirs mutagènes.

Le premier tome s'entame sur une introduction très accrocheuse.
Imaginez une Terre où le fait que Kennedy n'ait pas été assassiné a paradoxalement entrainé quelques années plus tard une guerre nucléaire mondiale. Et imaginez que des combattants venus du futur post-apocalyptique revienne dans le temps pour prendre la place de Lee Harvey Oswald pour assassiner pour de bon JFK.
Ce n'est là que l'entame de ce récit et les auteurs nous laisseront au coeur de cette action pour revenir en flash-back nous raconter les nombreux évènements qui ont amené à cette conclusion étonnante.

Car le récit de Omega Complex se passe en 1987 aux USA, sur une Terre uchronique ravagée par les bombes nucléaires et par les maladies et mutations qu'elles ont engendrées chez la majorité de la population.
Une drogue existe, le G.H.O.S.T. qui permet aux malades de se maintenir en état de convalescence permanent. Ces mutations ont en outre accordé des pouvoirs à certains d'entre eux, pouvoirs à base d'émissions radiocatives dont les caractéristiques alpha, bêta- et bêta+ permettent différentes interactions avec la matière comme la création de plasma, le production d'électricité et autres capacités qui nous font ici entrer de plain pied dans la SF débridée. De quoi créer d'un côté l'équivalent de super-guerriers, chevaliers et autres chasseurs de primes, et de l'autre des mutants qui perdent le contrôle d'eux-mêmes et de leurs pouvoirs quand la mutation atteint le cerveau.
Nous nous retrouvons donc dans un schéma de récit proche de nombreux shonen nekketsu qui alignent les combats tous plus explosifs les uns que les autres. Mais l'ensemble gagne en qualité et en intérêt grâce à l'addition de ce background original et par le soutien de théories scientifiques presque crédibles (je dis presque parce que c'est parfois un peu gros, comme cette électrolyse ultra-express de l'eau ou bien évidemment les pouvoirs titanesques de certains mutants).

En outre, le dessinateur, Shonen de son surnom, nous offre là du vraiment bon boulot. Il a fait des progrès depuis les débuts de BB Project et a gagné en précision et en maîtrise. Il excelle surtout sur les personnages. Les décors, pour leur part, sont parfois un peu trop vides ou synthétiques, à la manière de ces paysages désertiques assez clichés dans l'univers du shonen post-apocalyptique. Mais rien qui ne vienne gâcher la beauté des planches.
Je regrette seulement le manque de clarté des scènes d'action. Je m'y suis régulièrement repris à deux fois pour bien comprendre ce qu'il se passait quand les personnages passent à l'action et que tout s'enchaine rapidement.

C'est un manga à la française à mi chemin entre shonen et seinen. Son public est relativement ciblé, plutôt adolescent ou jeune adulte mais en tout cas plutôt garçon que fille. Du coup, les allergiques à ce style de récit où la testostérone ne manque pas préfèreront éviter la lecture. Par contre, les amateurs de post-apocalyptique, de combats à la mode nekketsu avec des pouvoirs bien spécifiques pour chaque intervenant, et de récits SF à base d'uchronie et de théories scientifiques, trouveront là une série de qualité qui s'entame bien et accroche rapidement le lecteur.

Nom série  Les Belles années  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard Grandjean est illustrateur de métier. Cet album est sa première oeuvre complète dans le domaine de la bande dessinée et il ne s'en sort vraiment pas mal du tout.
En résumé, Les Belles années est une pure autobiographie. Prenant pour prétexte un enterrement qui amène l'auteur à se remémorer sa jeunesse, il va nous raconter sa vie, de la fin de son adolescence jusqu'à aujourd'hui.

Le dessin fera probablement penser à celui de Dupuy-Berberian (la couverture de l'album me rappelle d'ailleurs celles de Monsieur Jean). Le trait est simple et rond, relativement épuré. L'auteur ajoute cependant une touche personnelle par l'utilisation d'ombrages en hachures qui donnent aux planches une consistance "pas inintéressante". J'apprécie en tout cas la fluidité de son trait et de sa narration.

Passionné d'art et de dessin, le jeune Bernard va commencer ses études en vivotant entre différents petits boulots qui vont souvent lui apprendre pas mal de choses sur la vie et les gens. Il vivra ainsi sa vie de jeune adulte dans l'ambiance de la fin des années 70 et le virage du début des années 80. On le suit, ado solitaire et réservé, jeune homme vivant en colocation avec des amis un peu baba, aide soignant dans un centre pour handicapés mentaux puis enfin reprenant ses études artistiques sous l'impulsion de l'amour de sa vie avant d'émigrer temporairement sur Paris avec la future mère de ses enfants.
C'est toute sa vie que Bernard Grandjean nous dévoile, plus ou moins romancée. En parallèle, il nous présente aussi la façon dont sa vision artistique a évolué, comment il a travaillé sur lui-même et sur son art, la recherche de son style de dessin personnel, ses espoirs et ses déconvenues dans ce domaine.

Quoique le récit se lise très bien, il n'apporte cependant pas beaucoup d'originalité aux récits autobiographiques en bande dessinée. Le ton est parfois mélancolique mais sait garder une certaine légèreté, sans jamais cependant chercher de touche particulièrement humoristique.
J'ai lu l'album sans déplaisir mais sans être très captivé. Cela tient probablement au fait que je ne me suis pas senti particulièrement visé, n'ayant pas de background artistique et n'ayant pas vécu la même époque que l'auteur. Ce n'est que sur la toute fin que j'ai fini par être touché par le récit, par la façon dont l'auteur boucle la boucle de son histoire et de sa vie, rendant hommage à Blanche, la femme dont il assiste à l'enterrement et par qui il en est venu à revivre avec nous le film de sa vie.
Objectivement, c'est donc un bel album. Subjectivement, savoir si vous serez intéressés ou touchés ne tient qu'à vous.

Nom série  Warhammer 40,000  posté le 15/04/2008 (dernière MAJ le 18/03/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour l'Empereur ! Purifions la vermine hérétique !
Rah !
Hum...
Bon, OK, j'avoue, il y a quelques années, je suis assez amateur de Space Marines, Titan Legions et autres Warhammer 40K. J'ai d'ailleurs lu pas mal de bouquins plus ou moins bons sur cet univers de futur apocalyptique. J'ai donc bondi sur cette BD dès que j'ai eu l'occasion de la lire.
Le résultat me laisse une impression mitigée.

Les auteurs sont des connaisseurs manifestes de l'univers de Warhammer 40K (encore heureux). Ils ont su rendre avec justesse la dureté et l'opiniâtreté fanatique des Space Marines du Chapitre des Black Templars (pour le premier diptyque), la violence et l'idiotie amusante des Orks (pour le second diptyque) ou l'intransigeance d'un conflit entre Garde Impériale et Tau (pour le troisième diptyque). C'est un vrai plaisir de voir dialoguer les marines avec toute la vision binaire qui les caractérise : sois pur, aie une foi aveugle en l'Empereur ou sois détruit.

Le dessin est plus ou moins à la hauteur.
Pour le premier cycle, il est travaillé. Son trait est plutôt bon, à quelques personnages un peu trop carrés près, notamment les orks. Mais divers défauts laissent apparaître un léger amateurisme persistant. Cela se ressent dans l'encrage trop hésitant, les perspectives aplaties et dans la colorisation qui n'est pas toujours terrible. Du coup, les Space Marines sont plutôt bien dessinés mais certaines autres races, notamment les Eldars, ne sont vraiment pas terribles. En outre, d'affreuses incrustations informatiques d'onomatopées gâchent un bon nombre de planches.
Pour le second cycle, le trait est bon pour les personnages, les orks et quelques-uns des véhicules. Mais il devient nettement plus amateur dès qu'il s'agit de représenter les décors ou les grandes armées qui fourmillent dans cet album.
C'est d'autant plus rageant quand on voit la couverture et les illustrations de fin d'album qui, elles, sont superbes. Si seulement cela avait pu être l'auteur de ces illustrations qui avait dessiné toute la BD, mais ça aurait fait trop de boulot il faut croire.
Le troisième cycle, malgré des images de synthèse assez moches sur les vues spatiales de la page d'introduction, est par contre nettement mieux dessiné. Il est juste dommage que certains décors soient très basiques et que les visages des soldats se ressemblent un peu tous.

Maintenant, les récit en eux-même ne sont pas des plus passionnants.
Le premier cycle est assez confus. Les sauts narratifs sont trop fréquents, passant de personnages à d'autres sans qu'on sache trop si ce sont des flash-backs ou non. En gros, on suit alternativement les péripéties d'un néophyte, Raclaw, et d'un vieux dreadnought, Tankrouge, successivement confrontés à des Nécrons, des Taus, des Orks et pour finir des Eldars. Rien de bien captivant si ce n'est le plaisir, pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K, de voir cet imaginaire mis en images et en action.
Le second cycle est nettement plus linéaire et plus plaisant à la lecture. On y évolue au milieu d'une Waagh ork avec l'humour et la brutalité que cela implique. Beaucoup de violence mais des orks sympathiquement idiots et jouant bien leur rôle de bourrins. L'intrigue, maintenant, est relativement simple et pas très originale ni motivante. Mais elle se lit comme un divertissement plaisant pour l'amateur de l'univers de Warhammer 40K.
Le troisième cycle est celui qui me semble le plus réussi. Sans être exceptionnel et malgré quelques facilités scénaristiques, il présente un récit prenant et plutôt bien mené. Les personnages se ressemblent un peu tous mais ils sont suffisamment charismatiques pour donner envie de suivre leurs aventures et de les voir réussir. Leurs ennemis Taus sont en outre plutôt bien représentés même si on ne les voit que superficiellement.

Globalement, c'est donc une série que les fans de Warhammer 40K liront ou feuilletteront sans déplaisir, avec l'intérêt de voir en images et en action des créatures, décors et armées directement issues du jeu et de son univers. Mais même eux hésiteront à deux fois avant d'acheter ces albums purement commerciaux et ne dépassant parfois pas le stade de la fan-fiction.

Nom série  Kid Korrigan  posté le 18/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Intrigué par le couple de personnages originaux que représentent un tout petit korrigan et un grand dragon, j'ai été déçu de réaliser qu'il s'agissait finalement d'un simple prétexte à produire des gags en une page à la manière des comic strips philosophant. Kid Korrigan et son copain dragon papotent, parlent de la vie, de la recherche d'un métier, de la technologie, de tamagochis, d'une foule de choses qui n'ont strictement rien à voir avec leurs rôles de personnages de contes ou de fantasy.

Finalement, le seul intérêt de ce couple de héros est au niveau graphique, le contraste entre la grande masse noire de l'un comparé au petit bonhomme qu'est Kid Korrigan. Mais comme je n'accroche pas non plus au graphisme en question, je m'en fiche.

Pour le reste, je n'ai tout simplement pas trouvé ça drôle du tout. Je me suis ennuyé dès les premières pages. J'avais l'impression d'avoir déjà lu ce type de gags des centaines de fois dans de si nombreux strips américains. Et comme parmi ces derniers, ceux qui basent leur humour sur des dialogues un peu philo et beaucoup socio ne me font pas rire, ce n'est pas plus le cas ici.

Nom série  Le Goût du chlore  posté le 17/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans les avis positifs et le prix à Angoulême, je n'aurai pas été attiré vers cette BD. Je ne suis en effet pas amateur de récits "sensibles du quotidien".

Le dessin de Bastien Vives ne m'attire pas non plus.
Je lui reconnais cependant des qualités. Il se débrouille plutôt bien au niveau anatomies, et la fille dans l'histoire est mignonne. Il offre également des compositions et autres angles de vues originaux et réussis. Et sa narration, souvent muette, est très fluide et agréable, sauf sur la fin où j'avoue avoir un peu décroché. J'aime bien aussi ses couleurs originales qui donnent une teinte et une personnalité propre à cet album.
Mais malgré ces qualités, je n'accroche pas à son encrage ni aux visages de ses personnages, notamment le héros, que je trouve souvent laids. Je n'accroche pas non plus à l'épure qu'il semble rechercher aussi souvent que possible.

Quant au scénario... Il serait facile de le caricaturer, de dire qu'en 144 pages il ne s'y passe quasiment rien. Il faut vraiment être amateur de "sensibilité" et autres non-dits. Ce n'est pas mon cas.
Comme le héros, j'ai pourtant été amené à partager certains de ses petits bonheurs quand il retrouvait la jolie fille à la piscine et qu'elle était souriante et aimable avec lui. On sent l'attrait et les espoirs de l'amour fantasmé, presque adolescent.
Mais comme lui mais aussi en tant que lecteur, j'ai été désappointé par la disparition soudaine de l'élue de son coeur, sans explication.
Elle était là. Et les mercredis d'après sans prévenir elle ne vient plus. Le héros en est tout bouleversé, moi j'ai simplement trouvé ça morne.
A cela s'ajoute une chute que je n'ai pas franchement comprise. Mais en fait, je m'en foutais car je ne m'étais pas attaché au personnage principal.

Tant et si bien que malgré une assez belle réussite au niveau narratif, j'ai quand même terminé ma lecture sur une certaine indifférence et je me dis que payer 14 € pour un récit si vite lu et relativement creux à mon goût, ça me fait un peu mal.

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