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... a posté 5191 avis et 2006 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Le singe qui aimait les fleurs  posté le 06/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime le style de Krassinsky depuis que je suis tombé sous le charme du très hermétique Kaarib. C'est donc avec un à-priori positif que j'ai entamé cet album.

Le sujet est assez original. Traiter d'un singe, un nasique plus particulièrement, qui est rejeté par ses pairs parce qu'il est un peu trop sensible, un peu chochotte à vrai dire, et qu'il aime beaucoup les fleurs. Son histoire est donc celle d'un être qui a du mal à s'accepter, qui souffre de sa solitude et alterne des moments de haine et d'apitoiement larmoyant. Il cherche pour cela refuge auprès d'un autre solitaire, un vieux et gros singe revêche qui est à la fois touché et agacé par le malheureux, et qui va bientôt profiter de lui d'une drôle de manière.

C'est un récit assez cruel. Le dessin au style personnel de Krassinsky s'y adapte bien en y apportant une certaine originalité graphique. La narration est fluide et l'histoire se lit bien.
Mais le scénario est trop léger. L'album se lit d'une traite et arrivé au bout, on se dit "c'est tout ?". Le récit est trop dilué, étiré sur la taille d'un album alors qu'il aurait pu tenir en quelques pages. Qui plus est, même si je l'ai trouvé plaisant, il ne marque vraiment pas l'esprit.

A lire pour le divertissement si vous en avez l'occasion mais je ne vois pas l'intérêt d'en faire l'acquisition.

Nom série  L'Impertinence d'un été  posté le 05/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est pour moi un vrai plaisir de retrouver le trait chaud et épais de Pellejero dans une fresque historique ayant pour décor le milieu artistique Mexicain dans les années 20.

Par le biais de cette bande dessinée, j'ai découvert un groupe d'artistes dont je n'avais presque jamais entendu parler à titre personnel. Véritable découverte donc.
A partir de 1923 se trouvaient en effet des photographes, romanciers et autres peintres venus de tous horizons chercher sous le soleil de Mexico la liberté d'expression et de vie qu'ils n'estimaient plus pouvoir trouver ailleurs.
Leur recherche de libération de l'Art va les amener à côtoyer tous plus ou moins le parti communiste Mexicain et l'idéal révolutionnaire.
Parmi eux les peintres muralistes Frida Khalo, Diego Rivera, Xavier Guerrero, et surtout le couple d'amants photographes Edward Weston et Tina Modotti. L'intrigue de L'Impertinence d'un été va s'attacher plus particulièrement à ces deux personnages.
Politique, Art et amours se mêlent donc dans ce récit.

Le graphisme de Pellejero est très plaisant et convient parfaitement à ce décor chaud et sensuel. Au-delà de la belle couverture, je regrette un peu le manque d'exubérance dans les couleurs des planches qui ressortent à mes yeux un petit peu ternes comparées à la chaleur des lieux. Je déplore également le fait que le visage du narrateur ne soit pas facilement différenciable de celui d'Edward Weston. Mais dans l'ensemble, c'est beau et agréable à lire.

L'objectif d'instruire le lecteur sur des lieux, une époque et des artistes assez peu reconnus en France à ma connaissance, contrairement au Mexique où ils sont très célèbres, est donc plutôt atteint. Le rythme de lecture est plaisant et les personnages intéressants.
Malheureusement, le récit ne décolle pas vraiment pour le seul premier tome paru. On suit des petites tranches de vie d'artistes sans trop s'y attacher, sans être vraiment captivé. Leurs idées et leurs émotions ont eu du mal à m'atteindre. En fin d'album, je me demandais encore ce que les auteurs allaient pouvoir raconter par la suite car il ne s'était finalement pas passé grand chose.
J'espère que le second et dernier tome sera un peu plus marquant.

Nom série  La Voiture symétrique  posté le 03/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hormis concernant le dessin noir et blanc aux grandes plages contrastées, cette petite BD ne rappelle guère les autres albums de MAM, dont bien sûr Julius Corentin Acquefacques.

A vrai dire, j'ai le sentiment que l'auteur s'est dit qu'il avait fait un drôle de petit rêve dérangeant et qu'il allait le raconter en BD. Et effectivement, à un moment au cours de ma lecture, j'ai ressenti le trouble qu'on peut ressentir quand on rêve ou qu'on est mal réveillé et qu'on arrive plus à bien comprendre dans quelle situation on se trouve, dans quel sens on va, si on n'a pas la tête à l'envers dans le lit.

Mais hormis ce petit trouble assez bien retranscrit, cette lecture est beaucoup trop courte, trop vaine, trop rapidement lue et trop vite oubliée.

Nom série  Breathe  posté le 02/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Quelle drôle d'idée d'être allé chercher des auteurs américains, de traduire leur oeuvre, pour publier ce truc aussi médiocre ? Est-ce simplement parce que leur style graphique rappelle celui de Joshua Middleton et des Luna Brothers (Girls) ?

Certes, les personnages sont plutôt bien dessinés, pour qui aime le style "animation", mais j'ai trouvé certaines expressions de visages assez agaçantes et manquant de naturel. En outre, la plupart des personnages sont très difficilement différenciables. Et surtout, les décors vides et les couleurs informatiques très délavées ont de quoi me glacer en tant que lecteur.

Quant au scénario... Pfff... Ca commence d'une manière on ne peut plus cliché. Une jeune fille un peu rebelle apprend que sa famille bien aimée vient d'être massacrée par un tueur inconnu qui pourrait bien faire partie du gang local. Alors, sous l'emprise de sa juste colère, elle souhaite se venger et avant tout faire éclater la vérité. Mais les choses sont peut-être plus compliquées que cela, comme le sous-entend très lourdement le comportement de son jeune compagnon, Zhen.
Les dialogues paraissent tous complètement artificiels, c'en est pénible. La narration est basique mais réussit malgré tout à se rendre parfois confuse.
Le déroulement du scénario se la joue un peu tragédie antique où tout le monde meurt à la fin, avec un bel orage pour dramatiser la scène, mais c'en est plus risible qu'impressionnant. Tout est tellement téléphoné qu'on croirait une histoire imaginée par un jeune adolescent qui veut épater ses copines romantiques.
C'est mauvais, tout simplement mauvais.

Nom série  Jolies ténèbres  posté le 02/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Imaginez une petite fille morte, son corps d'écolière oublié et gisant au coeur d'une forêt. Imaginez alors que tous les petits personnages qui peuplaient son esprit et son imaginaire s'en échappent, fées, ballerines, poupées et autres princesses. Tout ce petit monde, insouciant et désemparé, va alors tenter de vivre autour, voire à l'intérieur, du cadavre bientôt en décomposition. Un petit peuple de conte de fées côtoyant la mort et la pourriture, voilà qui entame le récit sur une note bien morbide et étonnante.
Mais ce n'est là que le début d'une fable largement plus cruelle.

Sa Majesté des mouches est enfoncé. Jolies ténèbres fait exploser la douceur et l'insouciance des rêves d'enfant, de petites filles, pour afficher la dureté de la réalité et plus encore la cruauté des personnages enfantins.
Car bien rapidement, la vie de cette communauté de petits personnages va se transformer en véritable jeu de massacre. La naïveté va être la première cause des disparitions, dans cet univers naturel où les dangers et les prédateurs rôdent un peu partout. Mais ce seront surtout les comportements de chacun d'entre eux qui vont entrainer les pires atrocités. Egoïsme, inconscience, orgueil, méchanceté, fainéantise, régression, peur, manque d'assurance...

Sous des aspects enfantins, ce récit est incroyablement dur. Les morts sont plus cruelles et horribles les unes que les autres, d'autant plus marquantes qu'elle se masquent sous des allures d'amusement d'enfants, de recherche de nourriture ou de découvertes insouciantes et souriantes de la nature environnante. Certains petits personnages, aux traits de princesses ou de gentils garçons, se révèlent de véritables monstres. C'en est parfois à vous retourner le coeur. Le pire étant l'indifférence souriante de ceux qui voient mourir leurs comparses dans d'atroces situations sans réagir.

Le graphisme joue précisément la carte du contraste entre un style simplifié, assez enfantin, servi par de très jolies couleurs, comparé à l'horreur de ce qu'il raconte. Je regrette cependant le manque de détail du trait des Kerascoët sur la majorité des pages. Seuls les décors et certains animaux sont joliment ouvragés et peints. Les Kerascoët prouvent pourtant dans une double page de cet album qu'ils sont capables d'un style nettement plus soigné et réaliste.

La narration est parfaitement orchestrée. Elle se déroule avec une fausse insouciance enfantine. Le récit est dense et l'album très conséquent. Les auteurs ont su savamment doser la progression dans l'horreur, par touches de plus en plus saisissantes pour les lecteurs. Cela frise l'accumulation sans jamais l'atteindre pour de bon. Et tandis que les émotions se font de plus en plus noires, la fin vient donner le coup de grâce vengeur attendu depuis de nombreuses pages.

Voilà une oeuvre vraiment très forte. Elle est puissante par son contraste entre horreur et imaginaire enfantin. Elle est belle et très dérangeante à la fois. Une lecture marquante, suffisamment saisissante pour pouvoir créer soit un rejet soit un envoûtement total. Un vrai coup au ventre en ce qui me concerne, et un album possiblement culte.
Vive recommandation de ma part mais sachez que vous risquez de ne pas en sortir indemne.

Nom série  Vacances sur Vénus  posté le 01/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un album jeunesse tout ce qu'il y a de sympathique. Relativement vite lu, il ne manque pourtant ni de charme, ni d'humour, ni d'un soupçon de poésie.

Le dessin est dans un style simple qui n'aurait pas suffi à me convaincre à lui seul. Mais il est très joliment mis en couleurs et il en ressort tout à fait agréable à lire et à observer.

C'est l'histoire d'un homme et de son chat qui partent en vacances en voiture. Mais face aux embouteillages sur le chemin du Lavandou, ils prennent un raccourci par une petite route qui soudainement fait un virage à 90°... vers le ciel. Et c'est ainsi que la petite voiture prend la direction de l'espace, zigzagant entre les étoiles et les planètes, avant d'arriver sur la plage de Vénus. Et là, une autre vacancière et son animal de compagnie vont passer leurs vacances avec nos deux héros.
C'est mignon et souvent drôle. La bouille du chat, Georges, est très réussie. C'est lui l'élément comique du récit, tandis que le héros et sa compagne vénusienne jouent plutôt la carte du romantisme. Plaisant à parcourir, cet album m'a aussi bien fait rire par sa chute.

C'est un récit jeunesse qui se lit un peu vite et qui est essentiellement destiné aux enfants, mais il est très agréable et plaira probablement aussi aux adultes.

Nom série  La Fille du Savant Fou  posté le 01/03/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Visuellement, cette petite BD semble destinée à un public jeunesse. Mais certains gags la rendent également adaptée à un lectorat plus adulte.

Il règne dans cette série une atmosphère rappelant celle du Dr Slump de Toriyama (référence d'autant plus accentuée par les insinuations de fin du tome 1 comme quoi Argile serait un robot construit par son papa, le professeur T). C'est la petite fille d'un savant excentrique et un peu immature, vivant isolés du monde sur une île avec leur animal de compagnie, un cochon qui parle, voyageant un peu de par le monde ou utilisant les différentes inventions originales du professeur. Ambiance légèrement folle et histoires un peu absurdes, avec parfois aussi un soupçon d'humour noir.

Le dessin joue la simplicité enfantine. Quoiqu'efficace, je ne le trouve pas beau et ça ne me donne pas envie d'acheter la BD, même pour mes enfants. En outre, la référence au Dr Slump est encore appuyée par le physique d'Argile qui s'apparente à celui d'Arale, notamment par ses gros yeux derrière ses lunettes.

C'est une BD qui se lit relativement bien, pas toujours très palpitante mais dont l'humour m'a parfois fait un peu rire. Pourquoi pas pour une lecture jeunesse mais je n'en conseille pas vraiment l'achat.

Nom série  Gemma Bovery  posté le 28/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Gemma Bovery est un roman graphique au sens littéral du terme. C'est une expérience originale et réussie de mélange entre deux média, le roman littéraire et la bande dessinée. Cela rappelle les premières oeuvres du genre de Will Eisner, tel Un Pacte avec Dieu, avec davantage d'importance accordée au texte. De fait, cet album ne se lit pas en quelques minutes, il est dense et long.
Les longues plages de texte se mêlent aux images illustratrices et à de véritables sections de bandes dessinées. La mise en page est totalement construite dans le but de rendre l'ensemble fluide, comme si les média réunis n'en formaient plus qu'un, agréable à lire et sans irrégularité.

Le dessin de Posy Simmonds est très agréable. Fin et léger, son trait assez rond me rappelle une fois de plus celui d'Eisner, avec une petite touche anglaise dans l'encrage. Les yeux énormes et froids, aux pupilles presque reptiliennes, des femmes et notamment de Gemma Bovery m'ont un peu rebuté au départ. Mais j'ai compris à la lecture de l'album que la chose était faite exprès par l'auteur, les yeux ne prenant cette forme que lorsqu'ils doivent exprimer la colère ou le ressentiment de ces dernières.

Le récit est bien mené mais j'avoue m'être un peu ennuyé durant les deux premiers tiers. Non pas que la narration soit mauvaise, bien au contraire, mais le scénario est véritablement une transposition moderne du roman de Flaubert, Madame Bovary, et celui qui l'a lu trouvera le propos un peu redondant. Or je n'avais déjà guère goûté au roman en lui-même...
Cependant, Posy Simmonds fait heureusement preuve d'originalité sur la fin en apportant de la nouveauté par rapport au récit original. Pour commencer, le simple fait que les personnages connaissent l'oeuvre de Flaubert et la comparent à ce qu'ils vivent eux-mêmes, forment une mise en abyme assez sympathique. Puis il y a l'influence du narrateur, le boulanger Joubert, curieux et sans gêne, qui finit par intervenir dans le récit et en modifier des portions. Et pour finir, la conclusion est différente de celle du roman, et elle n'est pas mauvaise du tout.

Une bonne lecture, donc, servie par un bon dessin et une structure originale et intéressante. Dommage que le récit traîne un peu en longueur et ne soit pas toujours très captivant.

Nom série  La Famille Freudipe  posté le 26/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Famille Freudipe est une série à la fois érotique et humoristique.
Elle met en scène avec le sourire une famille dont tous les membres ne pensent qu'au sexe, sous toutes les formes et à tous les âges. Le père qui joue les mâles dominateurs plus grande gueule qu'autre chose, la mère ménagère qui se laisse prendre par tous les facteurs et autres gens de passage, les grands-parents qui ont une vie sexuelle débridée, les enfants parfois hétéro, parfois homo, et même la plus jeune qui a une véritable passion pour les choses charnelles et souhaite la faire partager à ses petits camarades.

Le tout est raconté dans une ambiance de fin des années 70 début 80.
Cela se ressent dans le graphisme aux courbes voluptueuses et à l'aspect parfois légèrement psychédélique. Le trait de Gérard Leclaire a ici des faux airs de celui d'Hislaire pour Bidouille et Violette, en plus sexy évidemment.
Ceci étant dit, à force d'étaler en permanence des femmes en déshabillé, seins à l'air et pendouillants, culottes offertes, et autres sexes moulés dans tous les vêtements de ville, cela coupe très rapidement l'aspect érotique de la chose. Trop de sexe tue le sexe et la série, à moins d'être lue en cachette par un pré-ado, ne joue guère son rôle d'excitant érotique.

Reste donc l'humour mais là non plus ce n'est pas terrible. Les frasques débridées de toute la famille amusent durant les quelques premières pages puis finissent pas lasser par leur côté répétitif. Les quelques dialogues freudiens et démodés que s'échangent certains protagonistes sont assez ennuyeux. Les chutes tombent souvent à plat.
Alors il y a certes quelques sourires devant l'exubérance et la liberté de ton du récit et des personnages, mais j'en suis rapidement venu à vouloir feuilleter les pages plutôt que de m'y intéresser.

Nom série  Les Invisibles (Futuropolis)  posté le 26/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime les récits historiques et celui-ci porte sur un évènement dont je ne connaissais rien : les révoltes paysannes en Gascogne sous le règne de Louis XIV pour protester contre le rétablissement de la gabelle, impôt sur le sel, par l'intendant régional.
Ces révoltes seront dirigées par un jeune noble désargenté mais éduqué dans l'art de la guerre, D'Audijos.

La structure du récit est scindée en trois parties qui racontent en réalité trois fois les mêmes évènements mais vus par les yeux de trois femmes différentes ayant entouré D'Audijos : sa mère, sa soeur et sa femme. Entre elles, les points de vue diffèrent assez peu mais chacun de leurs récits apportent des détails supplémentaires et instructifs.

L'auteur a fait le choix d'un dessin sans encrage, un crayonné vif et sans correction, fourni tel quel au lecteur.
Cela apporte un véritable avantage au niveau des personnages. Cette technique permet en effet de leur faire afficher un vrai dynamisme. Leurs gestes sont vivants, fluides, beaux. Quant aux traits de leur visage, ils m'ont parfois rappelé le style de Hugo Pratt que j'aime bien.
Par contre, l'absence d'encrage et l'omission des détails impliquent un aspect crayonné auquel il ne faut pas être allergique. En ce qui me concerne, je n'ai pas du tout apprécié les décors à peine dignes de croquis préparatoires et les coups de crayons parfois semblables à des gribouillis lâchés sans respect pour le lecteur.
Pour un album d'un tel prix, je m'attends à davantage de soin au niveau graphique. Que les personnages soient beaux et dynamiques n'excuse pas cette impression d'un rendu à main levée d'allure aussi "expédiée".

Quant à l'histoire en elle-même, elle est intéressante mais un peu plate. La structure en trois points de vue différents n'apporte pas grand chose au contenu. La narration est parfois difficile à suivre car les sauts temporels sont souvent brusques et sans avertissement. J'ai eu un peu de mal en première lecture à m'y retrouver, de réaliser que plusieurs années s'étaient écoulées d'une page à la suivante, que certains évènements étaient antérieurs à d'autres, etc.

En fin de lecture, j'ai été satisfait d'en avoir appris un peu sur des évènements qui m'étaient inconnus. Mais je ne suis pas vraiment convaincu par mon achat dont le prix me semble quand même trop élevé comparé à ce qu'il m'a apporté.

Nom série  Mes Copains d'autrefois  posté le 25/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de cette BD c'est en fait les retrouvailles entre plusieurs vies, plusieurs personnes qui ont en rapport le même lycée, des membres d'une même famille, d'anciens amants ou de simples camarades de classe. Ces vies toutes différentes vont pouvoir se comparer, se confronter, parfois s'aimer ou bien encore se décevoir.

Malgré une narration claire et fluide, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit.
D'abord à cause du dessin que je trouve très moyen. Vu dans l'ensemble, il est correct et suffisamment efficace pour bien raconter son histoire. Les décors, inspirés de lieux réels, sont assez réussis. Les visages sont potables, parfois laids, mais les personnages ont souvent des postures qui manquent beaucoup de naturel à mon goût. Et je n'aime ni l'encrage brouillon ni les couleurs sans harmonie.
J'ai eu aussi un peu de mal car la première moitié de l'album nous présente chaque personnage en sautant de l'un à l'autre comme autant de chapitres qui se suivent. La technique narrative est assez classique mais je m'y suis rapidement embrouillé, le dessin n'aidant pas à les différencier et leurs vies se mélangeant dans ma tête.

A partir du moment où ils se retrouvent tous ensemble à la fête de leur lycée, les choses se sont un peu éclaircies et j'ai alors pu apprécier le fait d'avoir au préalable découvert leurs personnalités et les évènements qui les ont amenés à devenir qui ils étaient pour mieux comprendre leurs réactions lors de ces retrouvailles.
C'est plaisant, assez crédible, assez authentique (à part la brusque amourette de la femme mariée dont je peine à comprendre les motivations).
Mais l'ensemble m'a quand même paru assez plat et ne m'a guère parlé. Cela se lit bien mais ça manque de consistance. Je doute me souvenir longtemps de cette lecture.

Nom série  Coupures irlandaises  posté le 24/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé cette BD assez intéressante mais plutôt plate dans sa lecture.

Pour commencer, je n'ai pas aimé le dessin. Je trouve le trait trop imprécis et les visages moches (surtout les yeux boursouflés). Et ce sont surtout les couleurs qui me rebutent. Je n'aime pas du tout leur palette et le côté "sale" qu'elles affichent à mon goût.

Ensuite, c'est vrai que comme certains lecteurs ci-dessous, j'ai un peu tiqué à l'idée de voir des parents envoyer avec insouciance leurs adolescents en vacances à Belfast en pleine période de conflit interne en Irlande du Nord. Mais puisqu'il s'agit d'un scénario inspiré de la réalité des auteurs à l'époque, je ne peux qu'y croire.

Par le biais de ce récit témoignage, j'ai pu découvrir l'ambiance étrange à l'intérieur de la capitale nord-irlandaise à la fin des années 80, en plein apartheid entre Catholiques et Protestants, tandis que l'armée anglaise faisait régner une sorte de couvre-feu permanent et humiliant pour la population. C'est plutôt intéressant.
Mais j'ai trouvé le récit assez morne et je me suis un peu ennuyé. Les deux jeunes héros ne m'ont pas paru très attachants, pas plus que leurs comportements aussitôt engagés. Cela m'a rappelé certains ouvrages de Davodeau où le bien et le mal sont aussitôt désignés et où les gentils héros soutiennent corps et âme les gentils opprimés. Ce manichéisme m'a empêché de comprendre et de ressentir de manière assez concrète et palpable l'ambiance de Belfast à l'époque, comme si le récit en ressortait trop superficiel.
Quant à la fin, romancée elle, elle montre les méchants commettre l'irréparable injustice envers les gentils. Je caricature mais c'est ainsi que je l'ai ressenti et cela a réduit l'intérêt que je pouvais trouver au témoignage sur une période et des évènements pourtant dramatiques, surtout en plein coeur d'une Europe à l'époque quasiment aussi moderne et actuelle que de nos jours.

Je ressors de ma lecture un peu déçu donc. Le sujet et le contexte sont intéressants et je suis heureux d'en avoir appris un peu plus sur comment les choses se passaient. Mais le dessin, la façon dont les choses sont racontées et le déroulement des évènements fictifs ne m'ont pas convaincu.

Nom série  Ceci est mon corps  posté le 23/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'idée de départ de ce récit d'anticipation et d'action est bonne.
Bon, certes, cela manque de crédibilité : que la conscience de n'importe qui puisse, par l'assimilation de différents produits chimiques, sauter à loisir du corps d'une personne à une autre, indifféremment de la distance qui les sépare, éjectant au passage temporairement l'esprit de son propriétaire, tout en pouvant être suivi par des "opérateurs" qui savent en permanence où se trouve la conscience de qui, etc etc... C'est vraiment trop gros. Mais si on prend la chose comme un postulat de base permettant un récit mouvementé et prenant, ce n'est pas plus invraisemblable que les récits de super-héros qui volent et tirent des lasers par les yeux.

Comme un divertissement à base de polar et de SF, cette série prend donc un bon départ.
Le monde d'anticipation imaginé là est assez cruel et pessimiste mais plutôt crédible dans son ensemble. Avec ce décor, les auteurs utilisent l'idée de ces échanges de corps/identités à loisir pour créer une intrigue policière tout à fait intéressante. La narration est rythmée, le lecteur aisément captivé. Et la révélation du complot génétique à la fin du second tome a de quoi faire froid dans le dos si on imagine que la chose puisse être véritablement possible. Il y a de quoi se décider à faucher tous les OGM du monde.

Je n'ai pas particulièrement apprécié le dessin des planches qui n'est pas à la hauteur de celui des couvertures. Les personnages sont parfois assez laids et l'ensemble, bien que techniquement correct, ne me parait pas très esthétique. Mais ce léger reproche n'a en rien entravé mon plaisir de lecture.

Alors si vous êtes prêts à passer outre un postulat de départ certes intéressant mais peu crédible et si vous ne vous arrêtez pas aux facilités scénaristiques relativement nombreuses de l'intrigue, vous avez là une BD de Action-Polar d'Anticipation de bonne qualité au niveau du divertissement et des quelques réflexions qu'elle amène sur le monde et la technologie.

Nom série  Bleach  posté le 22/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Naruto, One Piece, Hunter X Hunter et dans une moindre mesure Shaman King, Bleach fait partie d'une génération de shonen à grand succès public à côté de laquelle je suis passé au moment de leur parution et que j'ai découvert après coup. Autant dire que sa réputation le précédait, mais comme je suis assez bon public pour les shonen, je ne partais sur un mauvais à-priori en entamant la série.

Première remarque que je me suis faite et qui est plutôt à l'avantage de Bleach, le public visé est sensiblement plus âgé qu'un Naruto ou un Shaman King. Bien que le héros soit un adolescent de 15 ans, il fait preuve d'une maturité qui n'est pas désagréable, d'autant plus qu'elle est accentuée par le fait qu'il ne sourit que très rarement dans la vie de tous les jours. Du coup, sa rencontre dès le premier tome avec son mentor, une jolie shinigami (jeune de corps mais mentalement très âgée) au caractère très autoritaire, ne se passe pas comme une relation de domination-soumission comme dans trop de shonen où le héros est super-fort au combat mais nul avec les filles : là, Ichigo tient plutôt tête à Rukia sur le plan de la maturité, je trouve ça plaisant et ça me change de certains mangas trop puérils.

Les premiers albums sont composés d'histoires relativement courtes, sans véritable trame de fond si ce n'est le fait que Ichigo puisse voir les fantômes et les mauvais esprits et les combattre avec l'aide de Rukia. Les histoires gagnent en complexité et en longueur au bout de quelques tomes.
Le dessin est tout à fait sympathique, bien foutu et efficace. Il n'est certes pas très original et manque un peu de personnalité, mais je l'aime bien.

Comme beaucoup de shonen, les premiers tomes, même s'ils sont bien, ne sont pas très marquants. La structure en histoires courtes du début ne permet pas des récits franchement originaux ou passionnants. Ca ressemble à une suite de confrontations sans grand intérêt parfois. Seule la thématique de la mort et les quelques réflexions qu'elle implique ne sont pas mauvaises. Heureusement, les personnages sont bons et c'est plaisant de les suivre, malgré le côté un peu rébarbatif de leurs premières aventures.
Mais la recette du shonen fonctionne : on finit par s'attacher aux personnages, puis à ceux qui viennent s'ajouter à leur compagnie, et à tout l'univers qui les entoure. Et c'est ainsi que les lecteurs accrochent de plus en plus au fil des tomes, au fur et à mesure que la profondeur grandissante du background permet des intrigues de plus en plus fouillées et prenantes pour le fan.

C'est donc un bon shonen, pour un public de grands adolescents ou de jeunes adultes. Pas très captivant au départ, il gagne en intérêt au fil des tomes et repose sur de bons personnages et un graphisme de qualité.
(NB : je n'ai goûté qu'à l'arc Hollows/Soul society qui s'arrête au tome 21)

Nom série  Gaza, décembre 2008 - janvier 2009  posté le 20/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant tout, je tiens à saluer le concept même de cet ouvrage : recueillir et publier en un temps record, tout juste après des évènements, des textes, témoignages, images et bandes dessinées témoignant d'un évènement géopolitique marquant. L'impact est d'autant plus fort que l'actualité reste chaude. Même si la partie BD y est noyée derrière les textes, illustrations et autres photos, c'est véritablement un genre d'ouvrage et de politique d'édition que j'applaudis.

Maintenant, c'est également cette rapidité d'exécution dans la parution qui implique mon sentiment pas totalement convaincu par l'ensemble. Je ne parle pas des quelques petites coquilles disséminées ça et là dans les textes, cela n'a rien de bien grave. C'est plus le sentiment que le peu de temps consacré n'a pas permis de recueillir une quantité suffisamment large de témoignages pour ensuite opérer un éventuel tri et pouvoir mettre en avant des messages plus forts. Certes tous les témoignages sont dignes de respect mais ils n'ont pas tous la même force d'impact et ceux recueillis dans cet ouvrage sont parfois assez redondants (aussi ignobles que mes mots puissent paraitre face à la teneur des évènements racontés). Le fait que ce soit également un panel relativement restreint de témoins qu'on retrouve périodiquement au fil des pages, cela réduit à mes yeux la pluralité des sources et donc des possibles informations et émotions qu'ils auraient pu nous transmettre.
Je compare évidemment l'incomparable. Je compare cet ouvrage réalisé en quelques semaines, sur une base de contacts "amateurs", avec ce que j'aurais davantage aimé qui aurait plutôt tenu d'un travail professionnel de reportage, avec toute la logistique, le temps de travail et les contacts multiples sur le terrain que cela aurait impliqué.
Objectivement, je dois donc mettre tous mes légers reproches au placard. Mais subjectivement, je me suis retrouvé à estimer certains passages de ma lecture assez mornes, ne me permettant pas de ressentir toute l'émotion que de tels évènements relatés auraient dû me transmettre.

Alors, si, l'émotion, je l'ai ressenti à plusieurs passages.
Dès le départ par exemple, avec le texte introductif de Maximilien Leroy qui m'a fait espérer le meilleur pour la suite tant il utilisait les mots justes pour décrire l'injustice vécue par son ami Palestinien.
Puis ensuite à la lecture de certains textes qui m'ont fait réfléchir sur mes propres sentiments vis-à-vis de ce conflit. Comme énormément de français, je n'ai en effet jamais bien su comment placer mon opinion, voyant parfois la faute du côté israélien, parfois du côté palestinien. Et les textes présentés ici, en grande majorité pro-palestinien et anti-Etat d'Israël, ont contribué à faire tanguer encore plus cette opinion vacillante que j'avais. Malgré les affirmations de certains témoignages sur l'atrocité des soldats de Tsahal et sur le Blocus, je continuais par exemple à réprouver la notion de "riposte insignifiante mais justifiée" qui était parfois faite au sujet des roquettes tirées par le Hamas. Au cours de ma lecture, tout cela a en fait contribué à attiser mon ressentiment non pas envers Israël ni envers les Palestiniens mais envers les salauds des deux pays. Ceux qui embrigadent la population d'Israël pour en faire de parfaits soldats paranoïaques au service de leur Etat, attisant la peur et la haine dans la population et désignant les Palestiniens comme l'ennemi à éliminer "pour la survie du peuple juif". Et d'un autre côté, ceux qui tirent les roquettes en sachant parfaitement que ce sont des civils qu'ils visent et que la seule conséquence sera une implacable intervention militaire de Tsahal qu'ils semblent chercher pour attirer l'opinion mondiale sur Gaza et la tourner contre Israël, au mépris de la vie des habitants de Gaza.
De même, je n'ai pas pu m'empêcher de noter que les témoignages des palestiniens n'utilisaient jamais le mot "morts" pour parler des victimes des combats mais toujours le mot "martyrs". Ce terme m'a titillé de nombreuses fois car il exprime le fait que les civils de Gaza seraient finalement tous implicitement des combattants, "consentant à aller jusqu’à se laisser tuer pour témoigner de leur foi" (pour citer la définition Wikipedia), défiant en permanence Israël par le simple fait de rester vivre à Gaza. Pourquoi étendre de cette manière le conflit ? Les habitants de Gaza sont des civils et c'est horrible de voir leurs vies, leurs familles et leur univers détruits. Pourquoi présenter d'une certaine manière leur mort comme un acte de guerre psychologique envers Israël ?
Bref, ce sont ces sentiments contradictoires et changeants que j'ai ressentis au cours de ma lecture. Mais ces émotions m'ont été amenées davantage par la lecture des textes et la vision de certaines photos et illustrations que par les BDs qui n'ont hélas pas su me parler dans leur ensemble (à quelques exceptions près, évidemment. Je pense notamment à cette planche où un F16 fait "Terre" quand il tire son missile et ce dernier fait "Promise" quand il explose sur Gaza).

Mais alors par contre, s'il y a bien un texte qui vaudrait presque à lui seul l'achat de cet album à mes yeux, c'est celui de Pierre Stambul judicieusement placé en fin d'ouvrage comme une apothéose intellectuelle ! Je l'ai trouvé formidablement instructif et amenant, par un cheminement géopolitique et historique prenant ses racines dans l'antiquité du peuple hébreu, à une conclusion incroyablement claire sur la situation actuelle en Israël et en Palestine. C'est une charge anti-sioniste hargneuse tout en étant anti-raciste et pro-juif. J'ai davantage appris par lecture de ces 11 pages que par tout ce que j'avais pu lire ou entendre auparavant au sujet du conflit Israëlo-Palestinien et le rapport entre Sionisme et Antisémitisme.

Ressenti mi-figue mi-raisin donc à la lecture cet album.
Il a beaucoup de qualités comme sa simple raison d'être, publication à chaud de témoignages et réflexions sur un évènement tout récent et important. Et certains textes qu'il contient sont excellents et très instructifs. Rien que pour cela, il mérite l'achat ou au moins la lecture.
Mais je n'ai pas totalement apprécié sa lecture ni au sens de plaisir de lecture ni au sens d'émotions ressenties et donc d'impact des témoignages. Il manque peut-être un travail supplémentaire sur la mise en place narrative et sur la force des bandes-dessinées mettant en image ces témoignages.

Nom série  Sept yakuzas  posté le 20/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah la la, encore une fois, Morvan s'est fait un plaisir de déballer son érudition et sa passion pour le Japon dans un nouveau scénario d'action. Il ne faut pas en être lassé.
Ceci étant dit, dans le cas présent, ça passe très bien (si on n'est pas allergique à l'utilisation à chaque planche de termes japonais en version originale, avec lexique en fin d'album pour les ignares). C'est même un peu la trame principale du récit. Car à travers ces yakuzas, ce sont les portraits de 7 personnages qui sont réalisés et par leur biais 7 visions différentes de l'histoire du Japon, du début à la fin du 20e siècle.

J'ai eu un peu de mal au départ avec le dessin. L'auteur est en effet un mangaka et j'ai senti que son trait n'était fait ni pour la couleur ni pour un grand format de BD à l'européenne. Ses ombrages et son encrage trop présents et manquant de netteté m'ont dérangé en début de lecture. Ceci étant dit, ma gêne est vite passée et j'ai finalement bien apprécié son graphisme sur la durée.

La narration est très bien faite. J'ai été plongé dans l'histoire du début à la fin. Les personnages sont variés, crédibles et intéressants. Le scénario se révèle relativement simple une fois résumé mais il est construit de manière à le rendre plus dense et captivant qu'il n'y parait. C'est une bonne histoire, une bande dessinée à la fois de divertissement mais aussi assez instructive sur le Japon et une partie de ses habitants.

Si la conclusion du scénario s'était révélée un peu plus originale et l'ensemble plus marquant, je n'aurais pas hésité à considérer cet album comme franchement bien. Cela tient aussi au fait que ce genre de récit n'est pas vraiment ma tasse de thé.

Nom série  Borderline  posté le 19/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD me fait beaucoup penser à certains séries télé américaines du style de Medium ou Deadzone. Trame classique, un homme ordinaire hérite du jour au lendemain une sorte de don de voyance lui permettant d'apprendre la mort probable de personnes qu'il connait ou non. Il ne lui reste plus qu'à remonter le fil de sa propre enquête pour trouver cette victime, le coupable et si possible faire triompher la justice ou du moins dévoiler la vérité. Et pour aider le scénariste et l'enquêteur, les dons de voyance auront le bon goût d'en révéler peu au départ pour devenir de plus en plus précis et instructifs juste au moment où il faut trouver vraiment la clé du mystère. Ficelle scénaristique facile mais qui n'en reste pas moins efficace.

Cette série a le bon goût de se présenter sous la forme d'une histoire par tome, avec une nouvelle enquête qui débute et se termine en un album. C'est plaisant pour ceux comme moi qui détestent les séries à rallonge, surtout si elles sont fondées sur une idée déjà-vue.
Le dessin est de qualité même si j'avoue avoir eu du mal avec le visage de Jean Reno du héros. Pourquoi avoir fait ce choix ? Pour attirer plus facilement l'attention d'un acheteur potentiel en librairie ?

La narration des histoires est bonne. Les scénarios plutôt crédibles et assez prenants.
Rien de bien nouveau sous le soleil mais c'est un bon divertissement pour les amateurs d'enquêtes policières et de séries télé.

Nom série  Chien rouge, chien noir  posté le 18/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà une BD qui m'aura fait réfléchir.
J'apprécie les oeuvres de Bézian et leur originalité. Et comme je sais que c'est un proche d'Andreas, je m'attendais avec cet album à devoir élucider sa signification par la reflexion, attentif aux moindres indices et à la construction de l'oeuvre.

Car, effectivement, Chien rouge, chien noir est un album hermétique.
D'ors-et-déjà, le dessin de Bezian n'est pas à même de plaire à tout le monde. Même si j'affectionne son style très personnel, il est ici poussé à son paroxysme, assemblage de courbes pas toujours facile à déchiffrer. Presque impressionniste dans son rendu, je m'en suis rendu à regarder les cases de loin pour ressentir leur contenu plutôt que de les regarder en détail car elles devenaient alors trop embrouillées pour mes yeux.

Son récit tourne autour d'une personne disparue que les personnages recherchent sans trop savoir ce qu'il est devenu. Alors ils parlent de lui, s'interrogent, fouillent ses affaires, en apprennent bien peu sur lui finalement. Pas une vraie enquête, plutôt un tour en rond dont il ne se dégage presque rien.
A cela s'ajoutent des cases vides et cerclées de rouge au cours de la bande dessinée, comme des espaces temporels laissés vides. Il m'a fallu un temps de réflexion et quelques vérifications pour comprendre comment combler ces vides mais ça ne m'a pas apporté davantage de compréhension sur leur utilité.
Et puis, au moment où l'on espère que l'auteur va enfin révéler la clé de son oeuvre, arrive ce final très abscons, avec ces scènes en rouge aussi (évidemment), oniriques, étranges.
Et, hop, en une planche, le récit se termine comme si de rien était.

Un tel récit impose la réflexion pour celui qui veut prendre la peine d'essayer de comprendre son message manifestement caché.
Et j'y ai réfléchi, j'ai relu les passages clés, j'ai comparé et tenté de mettre en ordre certaines cases, certains dialogues. Le résultat de ma réflexion ne m'a hélas pas mené bien loin.
Alors j'ai lu ce que je trouvais sur le net, surpris par la ferveur de certaines critiques. Il y est fait mention dans certaines de nombreuses références littéraires qui me manquent : Sarraute, Appolinaire et essentiellement James Joyce et son Ulysse. Malheureusement, hormis les clins d'oeil, je ne vois guère le rapport entre le contenu de ces oeuvres et la signification possible de cette BD. A la rigueur, je comprends le rapport avec "la Disparition" de Perec mais ça ne m'en éclaircit pas davantage l'oeuvre. Et moi de mon côté, ce personnage absent qui accapare tellement l'esprit du personnage principal me fait davantage penser à "En attendant Godot" de Beckett.

Alors je vous donne ici mon interprétation de ce que j'ai compris de cette oeuvre, libre à vous de la lire avant ou après avoir lu la BD.
Ce que j'ai retenu de Chien rouge, chien noir, c'est un double message.
Le premier concerne les multiples interprétations ou opinions autour d'un même personnage. Suivant l'avis de chaque personne interrogée, la personne manquante est vue différemment, parfois aimée, parfois détestée, parfois moquée, parfois respectée. Et dans le rêve de cette dernière, elle se voit respectivement comme un chien, un homme, une plante, une femme, de l'eau et la roche. Et toutes ces visions d'une personne finissent par former un homme unique, celui recherché par les personnages et le lecteur.
Le second message concerne la possibilité qu'ont tous les esprits humains de s'évader. L'esprit qui s'évade au cours d'une conversation, comme l'explique le vieil homme en fin d'album. La narration BD qui s'évade en cours de lecture en laissant des cases blanches dans cette BD. Et finalement, un homme à l'imaginaire débordant, Lou, qui a su s'évader dans ses propres rêves pendant plusieurs semaines alors que les autres le recherchaient.
Ce dernier message, plus poétique, me touche davantage.

Néanmoins, pour en revenir à la BD elle-même, je n'ai pas pris plaisir à la lire. Cette réflexion qu'elle m'a imposée ne m'a pas satisfait car c'est typiquement un livre qui vous dit "pensez ce que vous en voulez, il n'y a pas de réponse figée". C'est comme une oeuvre d'art moderne qui vous plaira si vous avez la chance qu'elle vous touche et que vous pourrez trouver pénible et sans intérêt autrement. Très loin d'un Andreas comme je les aime par exemple, dont la réflexion sur le contenu de ses albums amène toujours le plaisir de pouvoir être vérifiée par leur observation en détail.
Je suis trop cartésien pour apprécier ce genre d'ouvrage littéraire abstrait, en roman comme en bande dessinée. J'ai eu le sentiment de lire une bande dessinée vaine et décevante. Je ne suis pas ravi de mon achat.

Nom série  Ice Fred  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien les BDs de Sergio Salma (notamment Nathalie) : elles allient un humour léger, un peu de poésie et une vraie tendresse pour ses personnages. Cela se ressent aussi dans son dessin au trait souple et qui ne manque pas d'une certaine personnalité.

Ice Fred, ce sont des histoires de manchots sur la banquise, des quelques eskimos qui les côtoient (oui, ok, les manchots (pôle sud) ne sont pas sensés côtoyer des eskimos (pôle nord) ni s'appeler des pingouins, mais ce n'est pas bien grave dans le cas présent) et d'un peu de la faune de l'Arctique. Dans un décor uniformément blanc et avec des personnages animaliers en noir et blanc, on pourrait se dire qu'on aurait vite fait le tour. Mais Sergio Salma réussit la petite prouesse d'offrir des gags tous différents et variés mais tous bien adaptés à la thématique choisie.

C'est une BD plaisante et qui se lit avec le sourire. Malheureusement, ces gags sont très rarement drôles, tout au plus agréables et relativement touchants parfois. Je ne regrette pas ma lecture mais je n'en conseille pas particulièrement l'achat.

Nom série  Blue Dragon Ral Grad  posté le 17/02/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec le dessinateur de Death Note aux commandes du graphisme, ce manga est le nouveau phénomène de publication annoncé par Kana. Son scénario parait très classique : des démons ont envahi le monde, et seul un jeune héros, ayant fusionné avec l'un de ces démons, va pouvoir sauver le monde. Mais malgré beaucoup d'aspects clichés du genre, ce manga se démarque des shonen habituels. C'est probablement la raison qui a poussé l'éditeur à le classer dans sa collection Dark Kana.

Graphiquement, le design est impeccable. Trait fin et soigné, planches travaillées, personnages réussis, scènes d'action fluides et aisées à déchiffrer. C'est du beau boulot.

Suivant la règle de nombre de shonen, l'intrigue s'entame par une explication assez didactique du monde fantasy imaginé là et des caractéristiques des kage, les démons qui l'ont envahi. On apprend ainsi les différents types de ces créatures, les règles qui les concernent, et on devine d'ors-et-déjà les affrontements à venir.
La différence majeure de ce manga apparait avec le personnage principal, Ral, garçon de 18 ans ayant fusionné avec Grad, un très puissant Kage. Cas de possession classique dans les récits adolescents en manga, me direz-vous. Et effectivement ce héros se révèle surpuissant, instinctivement doué pour le combat et la stratégie, accompagné par un démon qui lui permet d'affronter les créatures les plus titanesques.
Mais là où il diffère de tant de héros du genre, c'est dans le fait est que ce garçon n'a jamais vu la lumière du jour depuis sa naissance et... ne connait pas les femmes. Sa naïveté relative fait donc contraste avec sa puissance. Mais loin de jouer les faux innocents ou les pervers rejetés par les jolies filles comme dans trop de shonen puérils, ou encore les gentils gamins qui font paf-paf sur le zizi des filles comme dans Dragon Ball, les auteurs ont fait le choix d'être nettement plus ouverts (matures ?) sur la chose : Ral a pour objectif principal de "caresser les seins de toutes les filles du monde" et celles-ci sont finalement loin d'y être réticentes. Vous l'aurez deviné, le "fan service" s'en retrouve du coup très présent dans ce manga, avec même une "reine des ténèbres" particulièrement sexy.
Heureusement, là où une telle thématique pourrait devenir lourdingue, elle s'insère ici finalement très bien dans le scénario. Le fait qu'elle soit abordée sans hypocrisie et sans détour aide le lecteur à trouver la chose davantage amusante qu'agaçante. Cela fait même entièrement partie de la trame du scénario offrant quelques développements assez étonnants.

Alors certes, c'est un manga qui plaira probablement exclusivement aux garçons, mais son très bon dessin, son excellente narration, sa relative maturité et son originalité dans le "fan service", et les relations étonnantes qui en découlent entre les personnages et vis-à-vis de la quête typique du héros heroic-fantasy, en font un manga que j'ai pris plutôt plaisir à lire. Et je pourrais probablement rehausser sa note si la suite est du même acabit. D'autant plus que, qualité supplémentaire, la série est prévue en 4 tomes seulement.

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