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... a posté 1401 avis et 238 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  Les Collectionneurs  posté le 16/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album peu connu, que j’ai déniché d’occasion et pas cher, et qui s’est révélé bien sympathique.

C’est le nom d’Yvan Delporte qui m’a d’abord attiré, ce pilier de chez Dupuis, complice du génial Franquin pour certains gags de Gaston Lagaffe. J’avais plus de préventions concernant Jannin, à l’œuvre prolifique et pas toujours très inspirée.

Alors, ici, ces histoires d’une page chacune sont inégales, comme toujours dans ce genre de concept, mais c’est globalement réussi et drôle. C’est aussi assez varié. Le seul gag récurrent (le jeune collectionneur d’autographes plus spéculateur que bibliophile sent le vécu !) évitant les redites.
Cela oscille entre l’humour gentil et l’humour noir.

Vite lu et pas forcément hilarant, mais l’album mérite le détour. Achat tout à fait envisageable – si vous le rencontrez, ce qui n’est pas si évident…

Nom série  La Colère de Fantômas  posté le 16/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fantomas est un très long feuilleton qui a enchanté les lecteurs du début du XXème siècle, et ce sur un large spectre allant du lectorat populaire à celui des avant-gardes (Breton adorait les films de Feuillade, Desnos en a tiré des poèmes, l’a adapté en feuilleton radiophonique, et on peut même penser que son personnage de Corsaire sanglot de « La liberté ou l’amour ! » s’en inspire).

C’est hélas – malgré quelques grimaces réussies de de Funès, uniquement la version nunuche des films de Hunebelle qui s’est imposée dans les mémoires des dernières générations (Jean Marais plombant de son mauvais jeu le personnage de Fandor).

Mais c’est clairement vers la verve, la folie et la liberté des romans d’Allain et Souvestre que lorgne le scénario d’Olivier Bocquet, et c’est tant mieux !
C’est en tout cas une bien belle réussite, avec une intrigue rythmée par la geste du prince du crime, qui se joue de la police et des valeurs de la société, ridiculisées par l’insolence de Fantômas.

Le dessin de Julie Rocheleau est surprenant, original. J’avoue avoir eu besoin d’un temps d’adaptation pour m’y faire, mais je le trouve totalement raccord avec le ton adopté par Bocquet. Et la colorisation est, elle aussi, tout à fait réussie.

La fin ouverte peut laisser envisager une suite. Mais ce triptyque se suffit à lui-même, et je vous en recommande chaudement lecture et achat.

Nom série  L'Histoire du conteur électrique  posté le 15/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album sympa, fidèle à l’univers de Fred, auquel il faut être réceptif. Mais c’est mon cas, donc je vous recommande lecture et achat de cet album, qui n’est pourtant pas du niveau de Philémon.

Si dans la première partie on a une satire des patrons omnipotents et des medias cherchant « à rendre disponible du temps de cerveau » de leur auditeurs/lecteurs pour la publicité, source d’enrichissement, cela bascule ensuite vers le poétique habituel de Fred. Où l’on retrouve d’ailleurs quelques clins d’œil à d’autres de ses œuvres (le « Corbac aux baskets » par exemple).

Si le thème de la première partie est intéressant (et, hélas, encore plus d’actualité aujourd’hui), j’ai préféré la deuxième partie, avec les histoires de la lune. Monsieur Mousse est aussi un personnage attachant. Et j’avoue que les deux parties peinent à s’équilibrer, avec des tons très (trop ?) différents.

Album recommandable, même s’il m’a un peu laissé sur ma faim.

Nom série  Green Blood  posté le 14/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première moitié de la série (environ sur deux tomes et demi) – pas du tout western d’ailleurs ! – est clairement inspirée par « Gangs of New-York », que ce soit pour la ville, les quartiers, mais aussi l’intrigue (des gangs qui se disputent de manière très violente le contrôle d’un petit périmètre de la cette grande cité).

Le dessin est plutôt bon (avec un trait finalement pas trop « manga », remarque pas forcément très claire, mais c’est que je ne suis pas fan de cette esthétique). Mais je trouve que les phylactères occupent trop de place et recouvrent parfois une trop grande partie du dessin (est-ce un problème lié à la traduction, était-ce le cas dans la V.O. ?).

Si la soif de vengeance des frères Burns – qui veulent retrouver leur père pour lui faire la peau – se laisse lire, ce n’est pas non plus trop original non plus. De plus, les scènes de combats sont souvent trop longues, et je trouve Brad Burns très résistant (au-delà de toute crédibilité !) aux multiples balles, coups de couteaux et autres explosifs qui l’atteignent.

La deuxième partie de l’histoire, clairement plus western, tout en étant assez classique, est aussi moins cohérente que le début.
Reste un hommage au western spaghetti, comme Kakizaki le reconnaît dans une courte postface au quatrième tome : action violente et lente, gros plans sur les protagonistes (souvent surarmés), cela lorgne sur Leone ou Corbucci.

Série à emprunter, éventuellement.

Nom série  Mégalex  posté le 14/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai entamée avec une bonne impression, le premier album plantant bien le décor de cette société totalitaire, traquant toute forme de vie naturelle, animale ou végétale, et privilégiant un monde aseptisé dans lequel la masse des quidams a une durée de vie courte et prédéterminée.

Ce premier tome, sans être non plus hyper original, est plutôt bien fichu, avec l’apparition d’une petite anomalie – encore que c’est sous la forme d’un géant ayant échappé au clonage de ses congénères.
Puis cela se gâte, et, dès le deuxième tome, j’ai clairement été moins accroché par l’histoire, devenue moins crédible, plus verbeuse et improbable.

Le dessin de Beltran est vraiment très bon. Mais je ne l’aime pas. Visiblement assisté par ordinateur, il est trop froid (même si ça peut être raccord avec la société décrite), avec des visages trop « arrondis » (comme les poitrines des femmes d’ailleurs !).

Bref, une intrigue, des dialogues et un dessin qui ont fini par m’écarter de cette série, Jodorowsky me décevant une nouvelle fois (alors qu’il est pourtant bourré d’idées, plus ou moins poétiques et délirantes).
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Capitaine Mulet  posté le 17/01/2017 (dernière MAJ le 09/02/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle fois, les éditions 2024 publient une œuvre originale et aboutie, en lui offrant un très bel écrin : c’est vraiment une très belle réalisation que celle-ci !

Le capitaine Mulet dont il est question ici défie la réalité, ou plutôt se construit une réalité qui tente de s’accommoder de celle des autres. En cela on a là clairement un démarcage de Don Quichotte, Sancho Panca étant ici remplacé par Bienvenu, le second de Mulet, à la fois souffre-douleur et suiveur d’un être sur lequel la folie laisse une empreinte à la fois indélébile et diaphane.

L’histoire est censée se passer en 1457 – c’est-à-dire, et ce n’est à mon avis pas un hasard, au tournant de la modernité, dans un long moyen-âge finissant. Pas très malin (c’est le moins que l’on puisse dire !), Mulet doit se racheter aux yeux du roi de France (et aussi, occasionnellement échapper à son courroux), et il se lance dans une expédition au long court, entouré d’un équipage (presque aussi crétin que lui !), dont son second, Bienvenu.

Rapidement, la réalité s’efface au profit de la volonté et/ou de l’imagination de Mulet, et l’expédition se transforme en voyage épique (beaucoup de l’Odyssée ici), coupé d’aventures comiques et absurdes (on retrouve ici son côté Don Quichotte).

C’est une douce folie humoristique (mais n’attendez pas de francs éclats de rire) vraiment chouette à lire. Et ce d’autant plus que Sophie Guerrive use d’un Noir et Blanc presque stylisé parfois, très simple à lire. L’iconographie est aussi souvent fidèle aux critères de cette fin du moyen-âge dans lequel elle souhaite ancrer son histoire. Ainsi de certaines cartes marines, des plans de cité en à-plat (la perspective n’était alors pas encore maîtrisée), ou d’une planche s’inspirant des « riches heures du duc de Berry ».

Une chouette histoire que je vous recommande chaudement. Et, pour ceux qui auraient aimé, jetez un coup d’œil à certaines œuvres qui devraient elles aussi vous plaire, car assez proches dans l’esprit je trouve : La Fille maudite du capitaine pirate ou certains albums de Clément Vuillier.

MAJ:
Je viens de découvrir que Sophie Guerrive avait déjà produit de très belles planches inspirées de l'imaginaire et de la cartographie médiévales avec le recueil d'illustrations "Médiévales" paru chez ION (après un autre recueil chez le même éditeur, "Marines", consacré aux naufrages, avec là aussi une approche s'inspirant des portulans et cartes marines médiévales, avec un dessin fourmillant de détails). Tout ceci est à découvrir !

Nom série  Le Photographe  posté le 09/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Le photographe » est un grand documentaire, pas entièrement de la bande dessinée, certes, mais qui va aussi au-delà. On est ici parfois proche des albums de Delisle, avec un peu d’autodérision, un humour léger, qui habille un très bon travail d’observation.

Sur une guerre dont les médias ne nous parlent plus guère, même si – les protagonistes principaux ayant changé, et l’empathie pour les moudjahidines afghans n’étant plus de mise dans les opinions publiques occidentales (Al Qaïda et Daech sont passées par là, mais aussi la fin de la guerre froide a modifié les priorités des diverses propagandes) – par-delà ces superbes paysages, on meurt encore loin du cœur du monde.

Hommage au travail de MSF, à certaines aventures humaines, mais aussi, par la bande, découverte d’un pays et de certains hommes rudes qui l’habitent (la guerre entre Afghans et armée rouge n’est évoquée qu’indirectement), « Le Photographe » est un long reportage – virant un peu à l’aventure pure lors du retour solitaire du photographe au Pakistan – dont je vous recommande chaudement la lecture.

Nom série  Monsieur Mardi-Gras Descendres  posté le 08/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà pas mal de temps que j’avais envie de me plonger dans cette série, dont j’avais entendu dire pas mal de bien – même si tous les avis glanés ici ou là n’étaient pas enthousiastes !
Voilà chose faite, et je dois dire que, malgré quelques petits bémols, je suis très content de ma lecture.

Pour le coup de cœur, c’est surtout le côté graphique qui m’a convaincu de le lui attribuer. En effet, le dessin est vraiment très beau, très détaillé, souvent minutieux, dans un décor mêlant le minimaliste et le grandiose (quelques accointances avec Les Cités obscures ou certains décors de MAM pour les cités nécropoles qui s’élèvent vers des cieux improbables).

Liberge réussit la plupart du temps à distinguer chacun des squelettes, grâce aux rafistolages métalliques qui décorent leurs crânes (même si je concède avoir eu parfois quelques difficultés à les différencier).

Bref, je suis conquis par l’univers visuel, très original, aux tons sombres, c’est superbe !

L’histoire est censée se dérouler au purgatoire. Elle se laisse apprivoiser plus difficilement que le dessin. Toujours intéressante, elle est parfois obscure. Les deux premiers tomes se laissent lire facilement, mais j’ai dû prendre mon temps pour entrer dans l’intrigue. De belles pages aérées fluidifient la lecture.

A partir de la deuxième partie de la série, cela me semble s’étirer en longueur, mais c’est aussi plus dense. Beaucoup plus de dialogues, et j’avoue une lecture moins fluide, l’impression que cela aurait pu être raccourci. C’est un album riche, mais l’auteur prend le risque d’y perdre ses lecteurs.

La lecture de cette série est au final bien plus exigeante pour le lecteur que l’entame ne me l’avait laissé supposer. Il faut s’accrocher à cet univers mêlant poésie, mysticisme, prophétie et dérision.

J’ai lu la série dans la très belle intégrale parue récemment, qui prolonge les albums d’origine par quelques dessins pleines pages superbes, mais aussi par un entretien avec l’auteur donnant des clefs pour son travail et cette histoire de squelettes.

Une série à découvrir, qui mérite vraiment le détour, et pour laquelle il faut prévoir d’investir du temps.

Nom série  La Guerre des Lulus  posté le 07/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série très bien fichue ! Pour un lectorat adolescent au départ je pense, mais elle passe assez bien la barrière de l’âge.

Si le premier album n’utilise la guerre que comme arrière-plan, décor plus ou moins lointain, dès le deuxième, avec l’arrivée de Hans, la tension monte, et l’innocence des gamins en prend un coup. La guerre a rattrapé les Lulus, ou plutôt c’est eux qui vont à sa rencontre, traversant les régions en guerre dans les troisième et quatrième albums.

Les quatre garçons et Luce forment une équipe joyeuse et débrouillarde, et on oublie volontiers les facilités, les quelques invraisemblances, pour suivre ces enfants dans leur errance. Une sorte de « club des cinq » dont la seule énigme à résoudre serait de survivre au milieu de la tuerie des adultes.
Le dessin de Hardoc est pour beaucoup dans la fluidité de la lecture.

Une série pour tous les âges, vraiment bien fichue.

Nom série  Le Chasseur de Rêves  posté le 07/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comment se fait-il qu’un an après sa sortie ce petit bijou ne soit pas encore référencé sur ce beau site ? La couverture m’avait fait de l’œil lors de sa sortie, mais, je ne sais pourquoi, je n’avais pas sauté le pas et, vite disparu des étals des librairies, il en avait fait de même de ma mémoire.

Et voilà-t-y pas que je retombe dessus, et qu’alors je ne lui laisse aucune chance de s’échapper ! Aussitôt en main, aussitôt lu. Et quel plaisir.

C’est un album qui se positionne clairement pour un lectorat jeunesse (8-15 ans), mais qui passe très facilement la barrière de l’âge.

L’album d’une quarantaine de pages est divisé en 5 ou 6 petites histoires, ayant pour protagonistes deux personnages : le chasseur et son fidèle – et (très) dévoué – serviteur. A chaque fois ils partent à la chasse d’un animal pour compléter la collection de trophées du chasseur. Voilà pour la trame générale.

Pour le reste, l’univers développé par Martin Desbat (déjà découvert avec « Mégamonsieur », même si je n’avais au départ pas fait le rapprochement) est bourré de références, toutes très bien exploitées (c’est là que l’adulte profite de certains détails qui échapperont à l’enfant auquel est avant tout destinée cette série).

Le chasseur est loufoque, vit dans ses rêves, vit ses rêves, et cherche à tout prix à leur soumettre la réalité, comme Don Quichotte (son serviteur, répond au nom de Sancho !). Et ce duo de choc va se lancer à la poursuite d’animaux improbables : Bétopotame, Poëléphant, Bufflets Empire !, etc. On le voit le terrain de chasse est vaste et va même plus loin que la réalité ! Mais le chasseur, lecteur de Verne et de Freud, nous mène vers des contrées faisant moult clins d’œil à « Alice au pays des merveilles » de Carroll, au « Voyage au centre de la Terre » de Verne, à l’univers de Wells (et encore, je n’ai sûrement pas tout décrypté).

Ajoutons à cela un dessin moderne, mais efficace, une colorisation aux petits oignons, et quelques petites pincées d’humour (excellent l’envers du décor du mur des trophées !), vous avez avec cet album une belle réussite à côté de laquelle il serait dommage de passer.

Nom série  Pornhollywood  posté le 07/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’histoire a quelques accointances avec l’univers développé par James Ellroy (mais se passe ici dans les années 1930 au lieu de 1950 chez Ellroy) : un Los Angeles poisseux, vicié par le mal et le crime. L’idée de ce politicien victime d’un montage avec une prostituée apparaît même dans « L.A. Confidential ». Mais je trouve qu’Ellroy va plus loin dans le glauque, et que sa plume est plus acerbe, louvoyante.
Mais le scénario de Simsolo se laisse quand même lire agréablement.

Mêlant personnages réels (von Stroheim par exemple) à ceux de son intrigue, Simsolo réussit à boucler son polar – de manière assez sanglante ! – en deux tomes.

Pas trop de fioriture ni de détours donc (contrairement aux romans d’Ellroy), même si le racisme, le KKK, la mafia et les fantasmes orgiaques de la Jet-Set sont ici convoqués pour nous tenir en haleine. Et un dessin très ligne claire je trouve (surtout dans le second tome) : voilà une série que les amateurs de polars peuvent emprunter, voire acheter, pour une lecture sympa mais pas trop exigeante.

Nom série  Old Pa Anderson  posté le 07/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avoue avoir de plus en plus de mal avec les collaborations Hermann père et fils (en fait avec les scénarios du fils, souvent très décevants).

Ici, c’est plutôt dans leur petite moyenne haute que je situe leur album. L’histoire se laisse lire, présentant le sud profond des USA, aux temps de la ségrégation assumée et des lynchages de « nègres ».
Un vieux bonhomme, libéré de toute attache à la vie après la mort de sa femme, solde les compte avant de la rejoindre dans la tombe, et se transforme en ange exterminateur vengeant le viol et l’assassinat impuni de sa fille quelques années auparavant.

Si l’histoire se laisse lire, elle n’est pas non plus hyper originale, et ne laissera pas trop de traces dans ma mémoire. Un « pas mal » sans plus.

Quant au dessin, Hermann se débrouille toujours bien, c’est vrai, c’est quand même un plus. Même si, comme toujours, j’ai du mal avec ses visages, toujours anguleux, carrés et massifs, en particulier ceux des femmes, qu’il ne réussit jamais.

Clairement à emprunter plutôt qu’à acheter !
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Jeune Fille et le Vent  posté le 06/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un triptyque à propos duquel je n’aurais finalement pas grand-chose à dire, l’ayant lu sans réel enthousiasme.

Il n’y a rien de honteux ou de ridicule dans cette histoire. C’est juste qu’elle n’est pas intéressante, qu’il n’y a pas grand-chose qui dynamise le récit, linéaire et peu original (si l’on fait abstraction de cette cité matriarcale s’opposant à des peuples barbares dominés par des hommes : cette « guerre des sexes » n’est pas assez exploitée ou intéressante pour pimenter le récit).

L’ambiance asiatique, le vague complot contre la matriarche, ne sont là que comme décor. Et rien ne vient relancer l’intrigue, jusqu’à la fin, pas franchement folichonne, voire bâclée.

Quant au dessin, je l’ai trouvé moyen, passe-partout (même si un peu meilleur dans le dernier album). Je n’ai en particulier pas aimé le dessin des chevaux !

Une série décevante.

Nom série  Le Traque Mémoire  posté le 05/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un diptyque relativement intéressant, qui réussit le pari de boucler l’histoire sans rallonges inutiles.

Ces albums ne sont pourtant pas exempts de défauts. J’ai en particulier eu un peu de mal à suivre le scénario au début, ayant quelques difficultés à situer les personnages les uns par rapport aux autres. Même si cela s’éclaircit un peu par la suite, il reste jusqu’à la fin un halo de confusion qui peut gêner le lecteur.

Pour le reste, cette histoire se laisse lire. Avec quelques accointances avec « Total recall », dans une Science-Fiction sans esbroufe. Peut-être aurait-il fallu développer un peu plus les rivalités entre les différentes lunes ?

Le dessin de Servain est bon, même si faussement brouillon et pas toujours très clair. Il fait parfois plus vieux que son âge. Mais c’est quand même bien fait.

Au final, une série que je peux vous recommander, y compris pour un achat.

Nom série  Jérôme Moucherot  posté le 04/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Déjà aperçu dans une histoire de l’album La Dérisoire effervescence des comprimés, Jérome Moucherot se voit promu ici au statut de héros d’une série complète.

On y retrouve une bonne partie de ce qui fait la force de Boucq. A savoir un dessin très bon, réaliste, en grand contraste avec des histoires s’écartant très légèrement du raisonnable ou de la « normalité ».

Même s’il y a un peu de Raymond Calbuth chez ce chasseur d’imprévu de Jérome Moucherot (surnommé le tigre du Bengal par sa femme), Boucq développe ici un univers original, assez loufoque, qui fleure bon l’absurde et le non-sens. On y baigne aussi et surtout dans une poésie surréaliste, avec une floraison d’images, de personnages ou de dialogues véritablement déliés de leurs obligations littérales.

Le premier album, surprenant, lance très bien la série (il est étonnant, mais très réussi !). C’est clairement mon préféré de ceux qui ne sont constitués que d’une longue histoire. J’ai moins accroché aux histoires courtes. Même si certaines sont réussies, et si j’ai trouvé franchement excellente l’une d’entre elles, « Manga-Jutsu », dans l’album « Sus à l’imprévu ! ».

Une série déroutante, pour amateur du genre, inégale, mais qui est bourrée d’idées, et qui recèle quelques belles réussites.
A feuilleter avant d’acheter, je conçois que cela puisse déplaire aux esprits trop cartésiens. Mais je suis friand de ce genre de folie douce.

Nom série  Galkiddek  posté le 04/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire où le fantastique est finalement un peu minoré, au profit d’une intrigue de vengeance finalement assez classique, dans un univers médiéval assez violent.

Cela se laisse lire, même si la chute m’a un peu déçu. Non pas la chute en elle-même en fait, mais plutôt le temps pris par les deux victimes de Galohan pour assouvir leur vengeance. Le départ en croisade de celui-ci est un pauvre raccourci pour expliquer ces années qui passent, et qui rendent moins crédible la fin.

J’ai été aussi un peu gêné au début par le dessin de Grella, qui faisait un peu « daté » alors que la série est récente. Ce dessin s’améliore ensuite. C’est en fait surtout la colorisation qui me gênait : un peu terne, cela ressemblait à certaines séries « éducatives » des années 70-80 (c’est en tout cas l’impression que cela me donnait).
Bon, si ce dessin n’est pas toujours très clair (certains visages en particulier me paraissent parfois bâclés), il reste quand même très acceptable.

Une série à emprunter plus qu’à acheter d’après moi.

Nom série  Panique organique  posté le 04/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marion Montaigne est toujours fidèle à son style : il s’agit là encore d’un album ressemblant à de la vulgarisation scientifique pour de rire.

Deux bactéries se baladent dans le corps d’un gamin qui vient d’avaler son bol de céréales au chocolat, traversent ses organes, rencontrent les globules et autres anti-corps, ce qui dynamise un peu l’aventure.

Le dessin est, comme d’habitude, plutôt minimaliste – mais ce n’est pas important ici. Par contre, j’ai trouvé l’ensemble un peu long, pas toujours captivant. Dans le genre, j’avais préféré son album précédent, et plus court, Professeur Choupsky présente Le Cafard.

Il manque clairement un ton plus humoristique pour me satisfaire, car on tombe parfois dans une sorte de sous « Il était une fois… la vie ».

Un emprunt me paraît suffisant pour découvrir cet album.

Nom série  Kairos  posté le 03/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série que j’ai découverte grâce à mon fils, qui la possède dans sa version intégrale. Et bien c’est plutôt une bonne pioche.
Si je la pense plutôt destinée à des ados, les lecteurs adultes comme moi peuvent y trouver leur compte.

J’étais un peu circonspect au début, avec une histoire qui semblait partir vers le mièvre (une sorte de naturalisme à la Miyasaki, mais sans la poésie), mais rapidement, l’irruption de « l’autre monde » et l’enlèvement d’Anaelle dynamisent le récit, lui apportent tension et violence : on massacre à tour de bras dans les trois albums !

Pas forcément des plus originales, l’histoire se laisse quand même lire agréablement. J’aurais aimé voir mieux exploités les deux compagnons de Nills, qui l’introduisent dans le monde magique et le guident vers la cité : dépareillés, ils pouvaient avoir un potentiel comique qui n’a hélas pas été développé.

Le dessin est lui aussi dynamique, moderne. Certains dragons ressemblent à certains personnages de la série « Donjon ».
Petits bémols toutefois concernant le dessin : d’abord les scènes de baston ne sont pas toujours très lisibles. De plus le dessin de la tête de Nills me paraissait au départ « bizarre » : sans nez, ses lunettes semblant reposer sur sa bouche ! A partir du deuxième album c’est moins flagrant, mais avant cette « remontée » de lunettes, j’avais du mal avec sa bobine.

Mais ça reste une série recommandable.

Nom série  Terres d'Ombre  posté le 02/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est une histoire qui se laisse lire, mais qui peine à sortir du tout venant du genre Fantasy et même, ce qui est pire, qui peine à entretenir l’intérêt du lecteur que je suis.

Le duo de voleurs (Mieck et Lïda), que l’on découvre dès les premières pages, pouvait être intéressant – mal assortis, le géant s’exprimant avec des borborygmes, et je pensais qu’ils allaient être les dynamiteurs d’un univers par ailleurs plutôt classique : deux royaumes/peuples qui s’affrontent, avec l’un des rois qui a fait un pacte avec une sorcière pour l’emporter.

Mais hélas, Lïda est écarté, et Mieck n’est finalement pas très utilisé, en tout cas pas dans le sens que j’attendais.
Quant à la sorcière, son personnage n’est pas assez creusé (et je ne trouve pas très clairs les dessins lorsqu’elle « agit » en tant que magicienne).
Je n’ai pas non plus trouvé convaincant le scénario. Qui passe sur les deux premiers tomes, mais qui m’a paru expédié et bâclé dans le troisième (pourtant le plus long des trois albums).

Le dessin de Springer est globalement bon – peut-être meilleur sur le dernier tome, il est vrai se déroulant dans une ambiance paradoxalement plus claire : c’est d’ailleurs bizarre, dans ce genre de Dark Fantasy, ces tons plus clairs en fin d’histoire.

Bref, à emprunter, éventuellement, mais l’achat n’est pas indispensable.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Crépuscule des Idiots  posté le 02/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les 300 pages de l’album se lisent très vite – et pas seulement parce que beaucoup de cases sont muettes. C’est aussi que l’histoire concoctée par Krassinsky est bien fichue, et qu’elle donne envie de tourner la page – alors même que la trame peut se deviner bien avant que des événements ne viennent la relancer.

C’est une sorte de fable, de parabole ou de conte dont le sujet serait la naissance d’une croyance, d’une religion – mais aussi comment certains vont exploiter les croyances ou la recherche de repères, de guide de leurs semblables.

Les personnages sont des macaques japonais (du genre de ceux que l’on rencontre dans les sources d’eau chaude d’Hokkaïdo), et un macaque Rhésus (choisi entre autre pour le jeu de mot bien évidemment !).

Krassinsky montre bien comment chaque membre de la communauté tente de se positionner par rapport à Diou et ses prophètes successifs. Et comment la crédulité des uns sert la soif de pouvoir des autres, la religion et ses préceptes devenant rapidement un alibi pour étouffer les contestations.

C’est édifiant, et l’on sent bien un vent d’athéisme souffler sur cette histoire parfois amusante, parfois violente. Je n’ai par contre ni compris ni apprécié l’épilogue, qui gâche un peu l’impression d’ensemble.

Mais ne boudons pas notre plaisir, cette histoire bien menée, avec un dessin simple et efficace, est très recommandable.

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