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Nom série  Pornographie et Suicide  posté le 28/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, ben en matière de titre, Mahler fait ici dans la formule choc et attirante (que ne renieraient pas certains publicitaires!), lui qui est pourtant à des années-lumière de toute visée commerciale !

L’album est un recueil de petites notes (à chaque fois ces « historiettes » font deux pages de quatre cases chacune), parfois regroupées en chapitres thématiques. Ce sont de petites notes, dont la plupart viennent du vécu de l’auteur, de ses observations d’un quotidien qu’il dévoile et interprète à sa manière.

L’ironie, l’humour pointent parfois (sur la remise de prix littéraires, sur certains milieux artistiques, etc.), l’ensemble étant une sorte de chronique douce-amère de notre société.

Inclassable, comme une bonne partie de l’œuvre de cet auteur autrichien, dont L’Association diffuse l’essentiel. Le dessin est du Mahler classique, c’est-à-dire très minimaliste (personnages et décors – quasi absents).

C’est un Mahler sympathique, vite lu, mais avec plaisir.

Nom série  Halona  posté le 28/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une histoire que Berthet situe dans l’Amérique profonde, qu’il semble apprécier. Celle-ci se déroule dans le Sud-Ouest, au pays des Indiens Pueblos.

Un serial killer sévit, et le héros, peintre torturé, se trouve mêlé à cette affaire, en même temps qu’il enquête sur son passé, qu’il découvre par bribes.

Mêlant flash-back et déroulé plus classique, l’intrigue se laisse lire, même si cela reste un chouia trop classique à mon goût, l’ensemble manquant d’originalité. Le dessin de Berthet n’est pas mal – lui aussi assez classique.

Si l’araignée de la couverture correspond à la légende indienne qui entame et clôt l’album, de façon allégorique, que les arachnophobes se rassurent, aucune araignée ne joue de rôle important dans cet album !

Un récit bien fichu, pour amateur de thriller, mais qui reste hélas un peu trop dans des schémas connus.

Nom série  Hampton Roads  posté le 27/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une fois n’est pas coutume, dans cette collection qu’il dirige, Delitte est ici seul aux commandes, s’occupant à la fois du scénario et du dessin.

Le dessin justement est globalement bon, avec même des visages moins figés que parfois chez lui. En tout cas il s’en tire bien, sur une période qui n’est pas sa favorite.

Pour ce qui est de « l’histoire », elle raconte une bataille finalement peu connue (totalement inconnue de moi en tout cas), mais qui, si elle n’a pas eu en elle-même une importance considérable, car par trop atypique et « sans relance », dans une guerre – la Guerre de Sécession américaine – essentiellement terrestre, elle est une bataille éminemment moderne. En effet, c’est sans doute la première bataille ayant opposé deux cuirassés.

Mais, sans conséquences notables, et se déroulant entre deux seuls navires (mis à part quelques frégates yankies pulvérisées la veille) sur un court laps de temps, cela impose à Delitte, pour arriver à un album d’une cinquantaine de pages, de meubler, de développer une intrigue.
C’est un peu là que le bât blesse, car certains passages sont un peu lents (comme pour la constitution de l'équipage du cuirassé sudiste), cela manque de dynamisme (le personnage de l’espion nordiste peinant à pimenter l’action).

Cela se laisse lire, mais sans que l’on soit captivé par cette aventure, avec un navire qui a peut-être pu donner des idées à Jules Verne pour certains aspects de son Nautilus ?

Comme pour tous les albums de la collection, un dossier complète et contextualise la lecture, de façon assez simple. Il est plutôt bien fichu.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Stamford Bridge  posté le 27/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je connaissais dans les grandes lignes ce qui s’était passé en Angleterre en 1066 entre Saxons et « Vikings », je ne connaissais pas forcément cette bataille. Pour moi, Stamford Bridge, c’était le stade de foot de Chelsea !

Début 1066, le roi saxon étant mort, le trône d’Angleterre échoue à son beau-frère, Harold. Mais Harald III de Norvège et Guillaume de Normandie prétendent qu’il devrait leur revenir, et se préparent tous deux à attaquer.

Ce sont les Norvégiens qui frappent les premiers (ce qui au passage va involontairement faire le jeu de Guillaume), et l’album nous narre l’attaque – au début victorieuse, mais qui se finit pour eux par la désastreuse défaite de Stamford Bridge devant les troupes saxonnes.

Delitte et Seiter ont concocté une intrigue qui se laisse lire, pour meubler les inévitables « trous » de nos connaissances, et rendre plus vivante l’histoire. C’est relativement fluide, même si ce n’est pas non plus extraordinaire. Les nombreuses séries d’Eriamel sur un sujet proche étaient plus convaincantes je trouve (malgré parfois une trop grande volonté d’érudition).
Je n’ai par contre pas du tout été convaincu par le personnage de la jeune guerrière saxonne, ajouté ici contre toute vraisemblance – y compris dans son rôle déterminant dans la bataille finale.

Enfin, petit point de détail tout de même, c’est un peu une escroquerie de placer cet album dans une collection sur les grandes batailles navales ! En effet, si ici les Vikings se déplacent en partie sur leurs navires, pour remonter les fleuves, toute la bataille a bien lieu sur terre (comme le rappelle d’ailleurs le résumé sur le site de l’éditeur…).

Le dessin de Gine est moyen je trouve, sans trop de défaut ni de personnalité.

Stamford Bridge est le chant du cygne des Saxons en Angleterre, une victoire à la Pyrrhus, car, victorieuse des Nordiques, mais affaiblie, l’armée saxonne est vaincue comme on le sait quelques semaines plus tard par les Normands, qui s’emparent du pays (c’est une autre bataille, une autre histoire, mais on peut se demander ce qui se serait passé si Guillaume avait été prêt plus tôt, et si l’attaque norvégienne avait eu lieu après la sienne…).

Le dossier final est relativement bien fait, et ajoute, comme souvent dans cette collection, une certaine plus-value à l’album.

Nom série  Sur la route de Selma  posté le 26/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans être non plus des plus originaux ou révolutionnaires, cet album est quand même bien fichu, et mérite qu’on s’y intéresse.

C’est un polar noir et poisseux, se déroulant dans l’Amérique profonde, où le racisme est encore bien ancré et limite la profondeur des relations entre Blancs et Noirs.

C’est d’ailleurs l’ambiance générale, plus que l’intrigue elle-même, qui est captivante. En effet, en plus de ce racisme et de la tension amenée par les deux meurtres perpétrés en début d’histoire (un Noir et une Blanche), Tome a bâti une intrigue faisant la part belle au silence, à la fatalité, sur lesquels les Grecs avaient construit de belles tragédies. Le duel final est aussi proche de fins tristes et emblématiques de certains westerns, au cours duquel les héros s’entretuent à la demande d’un destin tenace.

Le dessin de Berthet, jouant très bien sur les ombres (une bonne partie de l’histoire se déroule de nuit) est assez cinématographique, simple et tranché, avec certaines accointances avec les récents Tyler Cross de Brüno.

Lecture rapide, mais recommandée.

Nom série  Comment faire fortune en juin 40  posté le 25/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nury et Dorison savent y faire pour concocter des scénarios plus ou moins alambiqués, mais qui tiennent la route. Nury en particulier, a déjà pondu plusieurs séries d’aventure, et la période de la Seconde guerre mondiale l’a déjà bien inspiré.

Ici, en s’inspirant d’un roman de Pierre Siniac (que je n’ai pas lu), les deux bonhommes nous ont produit un truc au rythme haletant, sans réel temps mort, avec de la baston, de l’action – sur fond de débâcle face à l’avancée allemande en juin 1940. Au milieu de tout ça, plusieurs groupes cherchent à s’emparer de deux tonnes d’or que la Banque de France tente de mettre à l’abri.

Il y a un peu de Tarantino dans cette aventure (aussi quelques accointance avec le film « De l’or pour les braves – dans lequel des soldats américains, Eastwood, Savalas, Sutherland en tête tentent un braquage en pleine débâcle allemande en France, à la fin de la guerre).

Entourloupes, coups de vice et cadavres s’empilent, l’action prenant clairement le pas sur la psychologie des personnages. Mais en tout cas, ce scénario (imaginé au départ pour un film, « Omaha Beach »), est d’une lecture rapide, mais agréable. C’est un album bien fichu que je vous recommande.

Ajoutons que le dessin d’Astier est plutôt bon, que Casterman a bien enrobé le tout avec un papier épais, comme la couverture : une réussite sans prétention.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Pari  posté le 25/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai vraiment eu du mal à accrocher à cette histoire, et j’avoue avoir dû me forcer à certains moments pour ne pas décrocher.

En effet, l’intrigue – que je croyais aller au départ vers du fantastique (lié à la mythologie scandinave) – mais en fait non – m’est apparue abracadabrantesque, hautement improbable, que ce soit dans les grandes lignes ou dans certains détails.
Par ailleurs, la narration est un peu lourde, ennuyeuse et maladroite.

Enfin, si le dessin, en Noir et Blanc, – dans une ligne claire classique – est techniquement bon, je l’ai trouvé un peu trop froide, parfois impersonnel. Par ailleurs, le rendu de l’impression m’a gêné, avec les « points noirs » au milieu des zones grisâtres.

C’est un album un peu moisi, de l’époque « historique » de Futuropolis (qui aurait tout de même pu, à la relecture, éviter les 5 ou 6 grosses fautes d’orthographe !). Je ne sais pas s’il est nécessaire de le faire ressortir de l’oubli où il semble confiné.

Nom série  Science sans conscience  posté le 24/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A part les contours des personnages, l’album – à l’instar de la couverture – utilise une bichromie Vert/Blanc. Il n’y a pas de gaufrier, ni de cases classiques le plus souvent. Les décors sont eux aussi escamotés : tout est donc misé sur les textes pour faire rire le lecteur.

Klub – dont j’avais lu il y a peu ses Absconcités, joue une nouvelle fois sur un humour noir, con (très con), avec quelques petites touches d’absurde (les éditions Warum en sont friandes !).

Comme le titre l’indique, les gags tournent autour de la science (expériences, inventions, études ou simples clichés liés à ce thème) plus qu’à la conscience (sans aller jusqu’au trash, on voit bien que Klub cherche à prendre à contre-pied l’image d’une science cartésienne au service du progrès, et met en avant « scientifiquement » les conneries qui lui passent par la tête).

Cet album est clairement réservé aux amateurs de ce genre d’humour (dont je suis), qu’il ne révolutionne d’ailleurs pas (mais on peut se laisser tenter par un achat).

Nom série  Ces jours qui disparaissent  posté le 24/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange histoire que celle-ci. Histoire dans laquelle j’ai eu un peu de mal à entrer, pas franchement attiré par le dessin. Un style assez froid, ressemblant un peu à celui de Bastien Vivès, je n’accroche pas trop. La colorisation (à l’ordinateur) n’est pas non plus de celles qui me conviennent.

Reste cette intrigue, qui, elle, est plus captivante. Timothé Le Boucher prend le temps d’installer le décor, les protagonistes, et cette ambiance étrange qui va rapidement prédominer.

En effet, la manière par laquelle Lubin accueille ce « double de lui-même », cet « autre », qui occupe son corps un jour sur deux, puis davantage, est assez bien amenée.

Dépossédé de sa vie, de ses proches, de ses jours donc, Lubin alterne la surprise, la résignation et le désir de combattre.
Schizophrénie ou pas, ce qui arrive à Lubin interpelle le lecteur, et Timothé Le Boucher nourrit son histoire de pas mal d’idées : peut-on vivre son corps de plusieurs façons ? Peut-on vivre tout simplement de plusieurs façons, de manière alternative, en fonction du moment et des proches présents ? Comment vivre une vie en pointillés, comment nouer et garder des relations lorsqu’on ne sait pas quand on « reviendra à soi, en soi » ?

Roman graphique classique basculant dans le Fantastique – avec quelques touches de Science-Fiction vers la fin, cet album est plutôt bien fichu, intrigant. Une lecture intéressante.

Nom série  L'Oeil du chasseur  posté le 23/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire se laisse lire facilement, et relativement rapidement.
C'est une sorte de road movie, un détenu en cavale tentant d’échapper à un gardien assez fêlé (et répondant au nom de Hunter…), à des mormons eux-aussi pas très nets, à un vieux fou défendant son marais, et à quelques serpents et alligators : la course-poursuite se finit dans le bayou.

C’est dynamique, fluide, mais hélas l'ensemble n’est pas assez original, pas suffisamment marquant, pour qu’on s’attache aux personnages et que je vous en conseille l’achat. Par ailleurs, j’ai trouvé la fin un peu brutale et quelque peu bâclée.

Il aurait fallu davantage développer certains aspects : le sadisme de Hunter ou des frères mormons ? De l’humour (noir par exemple, Foerster en étant spécialiste) ? Je ne sais pas, mais il manque quelque chose à cette histoire - par ailleurs pas désagréable.

Un emprunt peut éventuellement se justifier.

Nom série  Porte-à-porte-malheur  posté le 22/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les amateurs de Foerster ne seront pas dépaysés par cet album, dans lequel on retrouve les ingrédients habituels de ses histoires publiées chez Fluide Glacial.

A savoir un univers fantastique partant d’un quotidien déformé – comme le sont les décors, avec des immeubles étirés en hauteur, brinquebalants, comme le sont les personnages au corps difforme, filiforme ou obèse, etc.

Ce fantastique se développe au milieu d’un humour noir, d’une ambiance parfois loufoque ou absurde, un peu angoissante.

La particularité de cet album par rapport aux autres albums « fantastiques » de l’auteur, c’est que les 8 histoires qui le composent ont toutes le même personnage pour héros, Théodule Gouâtremou (ah, les noms des personnages, eux-aussi assez typés et farfelus !), représentant en commerce, qui visite donc ses potentiels clients, pour leur refourguer des objets assez hétéroclites et improbables, et qui fait ainsi la connaissance de personnes et de situations « hautes en couleurs ».
Les guillemets s’imposent ici, puisque, bien évidemment, Foerster use d’un Noir et Blanc jouant sur les ombres, expressionniste, pour ajouter du piment à ses petits contes morbides.

Plus que de l’humour noir, je dirais que Foerster développe une noirceur drôle.

Nom série  Quartier lointain  posté le 21/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme pour Le Journal de mon père, que j’ai lu il y a peu, Taniguchi nous narre ici le retour vers l’enfance du personnage principal, qui cherche à comprendre certains événements (le départ inexpliqué de son père par exemple). Mais la méthode est ici très différente, puisque le personnage principal, suite à une ellipse mystérieuse, se voit « coincé » dans son jeune alter-ego, l’homme d’une quarantaine d’années redevenant l’adolescent de 14 ans qu’il fut.

Englué dans ce passé, il se trouve taraudé entre les possibilités offertes de comprendre le passé – en le modifiant à son avantage (concernant son père par exemple) – et les craintes de bouleverser son avenir, son « vrai présent » en fait, car sa connaissance du futur entraîne immanquablement la modification de ce « passé-devenant-le-futur-donc-son-vrai-présent ». Un thème assez classique, mais traité ici avec finesse et sans aucun attirail fantastique.

L’histoire se développe par petites touches, dans un récit parfois intimiste, avec un dessin et des décors faisant la part belle au calme, à l’indicible : à la fois minutieux et simple, ce dessin ne m’a pas du tout rebuté (moi qui ne suis pas vraiment adepte du manga, en particulier des visages expressifs des personnages – mais ici finalement peu d’émotion transpire réellement).

Aller dans son passé pour comprendre son présent, mieux connaître son père pour mieux se connaître, les mêmes idées parcourent « Quartier lointain » et « Le journal de mon père », dans ce qui doit être quelque chose d’autobiographique – même si je ne connais pas vraiment la vie de Taniguchi.

Le seul petit bémol concernant ce diptyque, c’est la conclusion, que j’ai trouvée un peu rapide et facile – et aussi prévisible. Il faut dire que c’est toujours difficile de « retomber sur ses pattes » avec ces voyages dans le temps.
Mais cela reste tout de même une série recommandable.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Centaure mécanique  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album regroupe 5 histoires (3 parues dans Métal Hurlant, les autres dans Pilote et Rock & Folk).

Les quatre premières histoires sont courtes, ce qui ne laisse pas assez de place à Rodolphe pour développer une intrigue. Elles sont davantage affaire d’ambiance. Mais Rodolphe arrive tout de même à y instiller le fantastique qu’il utilise parfois, où l’étrange côtoie parfois l’absurde (avec une histoire de type coincé dans sa voiture qui m’a fait penser à Raymond Devos).

Il faut dire que le fantastique « étrange » de Rodolphe convient bien au dessin de Didier Eberoni. Je n’ai pas forcément aimé son trait, qui ressemble parfois à des collages (surtout la première histoire), de l’hyper-réalisme, ou alors ce que fait Planchon sur Blaise. Mais le côté froid du dessin est assez raccord avec les histoires de Rodolphe, et ajoute à l’étrangeté des situations.

La dernière histoire (tournant autour des courses automobiles depuis les années 1930) – de loin la plus longue – est hélas celle qui m’a le moins intéressé. Elle est d’ailleurs traitée plus comme un récit illustré que comme une réelle bande dessinée. Mais je n’ai pas été captivé par ce récit.

Un album étrange, visiblement « oublié », que les plus curieux peuvent emprunter, si l’occasion se présente à eux.

Nom série  Seule  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un album relativement épais, mais très vite lu, car il y a peu de cases, et peu de dialogues (j’ai trouvé que l’ensemble manquait de densité).
Inspirée des souvenirs d’une parente d’un auteur, l’errance de Lola est surtout narrée au style indirect, mais l’on peine à entrer réellement dans l’histoire, comme effleurée simplement.

L’intrigue se déroule en pleine guerre d’Espagne, en Catalogne. Les parents de Lola (dans le camp républicain), l’on confiée à ses grands-parents, mais cette situation dure – trop longtemps au goût de Lola – et la très jeune fille qu’elle est, qui ne comprend rien au conflit, essaye de garder quelques souvenirs de ses parents, de sa jeune sœur, née peu avant la séparation.

Les combats (bombardements et pillages des Nationalistes) rattrapant le havre de Lola, et celle-ci étant séparée de ses grands-parents, la gamine se lance seule sur les routes (les combats ont alors cessé) pour retrouver sa mère.

J’ai trouvé que le rythme était trop lent, et que même les moments plus intimistes manquaient de souffle. Quant à la guerre, elle n’est le plus souvent qu’évoquée (même si quelques apparitions brutales la ramènent sur le devant de la scène). Au point que cela en devient presque un décor, et que l’histoire peut se lire comme universelle (car les rapports entre Lola et ses grands-parents, la personnalité de Lola aurait gagné à être étoffés). Cela peut être un choix justifié, mais c’est aussi le risque de rendre cette histoire un chouia superficielle – ce qu’elle n’est quand même pas !

Le dessin d'Efa est correct (c'est plus le style qui me laisse un peu froid, mais ce n'est peut-être qu'affaire de goût).

L’album se lit vite donc, ce n’est pas désagréable. Mais cela ne m’a pas donné l’envie d’y retourner…

Nom série  Le Journal d'Henriette  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Henriette est une jeune fille boulotte et mal fagotée, dont les mésaventures nous sont narrées comme si on lisait son journal intime.

Il faut dire qu’elle n’est pas gâtée, Henriette ! Fille unique, elle souffre plus ou moins en silence la présence de ses parents, qui ont de faux airs de couple Bidochon. Une mère effacée, terne, et un père beauf et con (mais alors très con) – mais qui, contrairement à Robert Bidochon, est en plus assez méchant (en particulier avec sa fille, qu’il dénigre sans cesse).

Mais ce n’est pas un défouloir aux dépens d’une pauvre gamine. En fait, bien au contraire, Henriette est pleine de vie, d’énergie, et se bat, plus ou moins discrètement, pour la sauvegarde de sa dignité. Intelligente et attirée par l’écriture, la culture, elle peine à surnager dans l’univers sclérosé et terriblement plat de son quotidien. Elle puise aussi dans les paroles et la personnalité de Brel, dans certaines rencontres (une actrice par exemple) de quoi se redonner de l’énergie.

On ne rigole donc pas d’Henriette, on ne se moque pas d’elle. On rigole rarement d’ailleurs, même si c’est bien l’humour qui transparaît à chaque fois de ces aventures assez dérisoires. Un humour discret, comme Henriette, mais tenace comme elle aussi, un peu noir, jaune.

En tout cas, c’est une lecture plutôt sympathique.

Nom série  Sherlock Holmes et les Vampires de Londres  posté le 19/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu ces deux albums dans la foulée de Sherlock Holmes - Crime Alleys, du même scénariste. On y retrouve le même rendu du Londres de la fin du XIXème siècle (l’intrigue se déroule une quinzaine d’années plus tard), très sombre, ceci étant renforcé par le fait qu’une bonne partie de l’intrigue se déroulant la nuit.

Le dessinateur a changé, mais j’ai le même ressenti. A savoir un ensemble plutôt bon, même si un je ne sais quoi me gêne – assistance informatique, contour des visages ?

Si l’histoire se laisse lire, et si là non plus ce n’est pas forcément très original, j’ai clairement moins accroché que pour Crime Alleys. Le côté fantastique y est ici prédominant, avec le combat que mène Sherlock contre des vampires (dont le chef a passé un accord avec la reine Victoria !?). Cela rend l’ensemble un peu bancal, et finalement met au second plan le travail d’habitude plus rationnel de Sherlock Holmes.

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sherlock Holmes - Crime Alleys  posté le 19/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin de Nespolino est plutôt bon, du bon réalisme, dynamique. J’apprécie moins les contours des personnages et – visiblement – la finition à l’ordinateur ? Par contre l’ambiance est bien rendue, l’atmosphère du Londres de l’époque est vraiment bien restituée, avec des tons sombres : un bel habillage.

Pour ce qui est de l’intrigue, c’est là aussi bien fichu, sans trop d’originalité ni d’esbroufe, mais c’est assez efficace.
L’intrigue nous place au début de la carrière de Sherlock, après ses démêlés avec Moriarty, Sherlock décidant de se consacrer définitivement et à plein temps à ses enquêtes à la fin du second tome – qui, au passage, appelle visiblement une suite.
Une petite touche de fantastique – à peine esquissée – pimente le tout, et passe plutôt bien.

Le conseil d'achat ne s'entend que pour les amateurs du genre qui souhaitent rester dans leur zone de confort.

Nom série  L'Histoire de France en 100 gags  posté le 18/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai lu l’album dans une réédition du début des années 80 (mais je pense qu’il est tel que l’édition originale), sous un autre titre (« 1515 connais pas » est ajouté au titre originel), pas forcément très heureux d’ailleurs.

Ma première impression a été la surprise, car je crois que c’est la première fois que je lis du Reiser sans qu’il soit au dessin. Et ça change de son trait habituel ! En effet, le dessin de Jean Pouzet est plus « classique » que celui de Reiser, ici à ses débuts.

L’autre grande différence avec le Reiser plus tardif et plus connu, c’est le style d’humour, le ton employé. Ici, il n’y a pas encore cet humour noir et vitriolé qu’on lui connaîtra ensuite.

Mais, ceci dit, c’est vraiment un album intéressant, et drôle ! A chaque fois une pleine page traite d’un moment de l’histoire nationale, ou d’un personnage emblématique, ou d’une idée forte d’une époque. S’il y a déjà un peu d’humour noir, c’est ici atténué, mâtiné de dérision, de clins d’œil potaches.

L’album aurait tout aussi bien pu s’appeler « De la Gaule à de Gaulle », puisqu’il se finit par l’arrivée de de Gaulle au pouvoir après la Libération (je ne sais pas pourquoi Reiser n’a pas été plus loin, jusque dans les années 60 par exemple, l’album d’origine ayant paru en 1969).

C’est un album pas courant à trouver, et qui détonne dans la production de Reiser, mais qui vaut nettement mieux que l’anonymat où il semble confiné.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Cosa Nostra  posté le 18/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Clarke peut être un auteur marrant, et il a du talent. En particulier en ce qui concerne son dessin, qui est ici vraiment réussi, du bon Franco-Belge, dynamique.

Mais l’album que j’ai lu (le premier tome) m’a clairement déçu. En effet, je n’ai pas trop accroché à l’humour. Cela manquait de surprise, de rebondissement, d’originalité.

Il faut dire que le sujet est à la fois « bateau » et déjà pas mal balayé. En tout cas, Clarke n’a pas su ici trouver un angle d’attaque – ou tout simplement suffisamment d’idées – pour me faire rire (juste quelques sourires, c’est trop peu) avec ses histoires de mafieux.

A emprunter, éventuellement.

Nom série  L'Âge de raison  posté le 14/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette histoire se laisse lire agréablement, et Mathieu Bonhomme réussit très bien à nous conter les aventures d’un homme préhistorique quasiment sans paroles. L’histoire est fluide, le dessin est lui aussi – mais cela deviendra une habitude pour Bonhomme – à la fois classique et bien fait.

Quasi muette donc, à part quelques borborygmes et autres onomatopées, l’histoire, découpée en assez courts chapitres, se lit donc très vite, malgré les péripéties (rencontres plus ou moins violentes avec des animaux, d’autres hominidés, etc). Mais c'est lu trop vite, et c’est sans doute ce qui peut faire la relative faiblesse de l’album, que je ne relirai peut-être pas.

Mais cette histoire, à mi-chemin entre « La guerre du feu » et Smart monkey est plutôt une chouette lecture, que je vous recommande. A vous de voir pour un éventuel achat.
Note réelle 3,5/5

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