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Nom série  Garduno, en temps de paix  posté le 19/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je lis le Monde diplomatique depuis près de vingt-cinq ans, et ai lu un bon nombre des publications d’Attac. C’est dire si je suis familier des références utilisées par Squarzoni (Ramonet, Halimi, Chomsky, etc), et si je les apprécie. Et si je suis d’accord avec les constats simples qu’il développe dans ce diptyque – qui l’a fait connaître du grand public.

Si la construction des deux albums peut sembler parfois brouillonne et partir dans tous les sens, les pièces du puzzle se mettent rapidement en place, et l’on suit alors une mise à jour de cette mondialisation néolibérale responsable d’une grande partie des maux qu’elle prétend pourtant combattre – avec l’aide de médias et de politiques complaisants, voire complices.

S’il faudrait réactualiser certains chiffres – les albums datent du début des années 2000, ce ne serait hélas que pour poursuivre les mêmes courbes, pour creuser encore davantage les inégalités, et dénoncer les mêmes scandales – seuls certains noms de protagonistes changent, mais ils portent les mêmes masques. L’analyse reste par contre pertinente.

Cela peut sembler déprimant de se dire que rien n’a changé. Certes, mais on peut aussi voir le verre à moitié plein, en se disant que ces idées, diffusées entre autres par Le Monde diplomatique trouveront peut-être un terreau où se développer. Qu’il ne faudra pas attendre que les catastrophes se multiplient pour que les gens soient suffisamment nombreux pour réagir efficacement.

A lire et à méditer en tout cas.

Nom série  Otaku Blue  posté le 19/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les auteurs ne sont visiblement pas japonais. Ils ont pourtant – pour ce qu’il me semble – réussi à bien rendre une culture et un mode de vie qui diffère quelque peu de l’occidental de base.

Avec un dessin globalement très bon, on peut se laisser immerger dans les méandres de cette enquête. De ces deux enquêtes plutôt.

En effet, nous suivons en parallèle une enquête sociologique, menée par une chercheuse sur certains adeptes du cosplay, et l’enquête menée par deux flics (habituel couple mêlant vieux briscard et jeune adjoint) suite aux meurtres très glauques d’un serial-killer.

Si le cosplay n’est pas le sujet qui me passionne, j’étais prêt à faire un effort, pourvu que l’intrigue soit bien fichue. Hélas, c’est là que le bât blesse. Cela ronronne trop, c’est lent et ménage peu de rebondissements. Les travers des deux flics (prostituées pour l’un, passé gauchiste pour l’autre, sont juste effleurés et pas utilisés pour dynamiser le scénario – au point que je me suis demandé l’intérêt de ces anecdotes).

Bref, je suis allé au bout de ces deux albums et de ces deux enquêtes qui, on s’en doute, finissent par ne plus faire qu’une (et dont on devine bien trop tôt les aspects "secrets"). Mais sans enthousiasme, ni envie d’y revenir.
Un diptyque relativement décevant.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Les Chevaliers d'Héliopolis  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Jodorowsky fait feu de tout bois, et nous sort une nouvelle série – et on y retrouve certaines de ses obsessions, en particulier du mystique plus ou moins obscur et tordu. C’est un auteur très créatif, avec une imagination très fertile, mais qui est aussi souvent décevant.

Avec cette nouvelle série, on est clairement dans le n’importe quoi qui traverse certaines créations de Jodo. Je n’ai pas du tout accroché à cette histoire. Prévue visiblement en quatre tomes, cette série se poursuivra sans moi !

Outre l’intrigue, à laquelle je n’ai pas du tout accroché, j’ai été gêné par la représentation de certains personnages historiques.
En particulier Louis XVI, qui ne ressemble absolument pas du tout à l’original. Physiquement d’abord. Mais aussi et surtout il est ici plus mature et sûr de lui que dans la réalité, Jodo en a carrément fait une sorte d’obsédé sexuel, alors qu’il était plutôt introverti et peu dégourdi dans ce domaine. Quant à l’assassinat de Marat par Charlotte Corday, on est là dans une revisite très spéciale de l’histoire. Le passage avec Louis XVIII est lui aussi grand guignolesque.

Au milieu de cette trame historique, en plus du mystique et de l’ésotérisme chers à Jodo (Fulcanelli et autres recherches alchimiques sont convoqués), le fantastique est mal lié au reste (passage où les fantômes du couple royal interviennent par exemple), et dès le départ, l’apparition de ce gorille humanoïde m’a paru inadaptée au ton qu’aurait dû adopter l’histoire. Quant au personnage principal, enfant bâtard et hermaphrodite ! de Louis XVI, il est lui aussi hautement improbable (comme pas mal de parties du scénario d’ailleurs, mais ce serait trop long de les lister).

Reste le dessin. Jodo a presque toujours su s’entourer de très bons dessinateurs, et c’est le cas ici. Le trait de Jérémy est très bon, léché – même s’il y manque peut-être de la folie ou de la personnalité (ceci contrebalançant l’apport de Jodo…). C’est essentiellement ce dessin qui m’empêche de ne mettre qu’une seule étoile. La couverture elle, n'est pas franchement originale, et amène un air de déjà vu...

Bref, la suite se fera sans moi !

Nom série  Les Maîtres de White Plain  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais. Je ne suis pour l’instant pas convaincu par ce diptyque, qui peine à gagner et garder l’intérêt du lecteur.

On est dans le sud des Etats-Unis, entre 1840 et la guerre de Sécession (qui semble commencer à la fin de ce tome inaugural), dans une ambiance proche de Jim Cutlass ou de La Jeunesse de Blueberry, avec de riches planteurs et une flopée d’esclaves. Le dessin – même s’il ne l’égale pas, n’a pas trop à rougir par rapport à celui de Giraud ou de Rossi, même si je fais la même remarque que Spooky à propos des visages de femmes, pas toujours réussis.

Pour ce qui est de l’histoire, j’avoue avoir été déçu. C’est trop lent, mou et surtout sans trop de dynamisme, de surprise, même si Chevais-Deighton tente d’alimenter le suspens, autour « d’erreurs de jeunesse » de Sally. Un mystère autour de ses enfants (avec son fils Charles qui la hait et qui cherche à découvrir ses secrets), un drame familial et la guerre de Sécession qui s’annonce (Charles devenu officier va sûrement y prendre part – il s’est brouillé avec un certain Custer…).

Bref, quelques relances potentielles, mais pour le moment, je reste clairement sur ma faim, pour cette série qui ne brille pas par son originalité.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Henriquet, l'homme-reine  posté le 13/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Richard Guerineau poursuit ici son « histoire de France », particulièrement centrée sur les derniers Valois (après Charles IX, voici donc Henri III). Ayant particulièrement aimé Charly 9, j’étais curieux – et un peu anxieux – de voir ce que Guerineau pouvait faire sans Teulé pour l’idée générale et les dialogues.

Force m’est de reconnaître qu’il s’en sort plutôt bien, même si je regrette quand même un peu la causticité de certains dialogues de Teulé. Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est une revisite agréable de l’histoire de France.

Le dessin, semi-réaliste, est vraiment bon, avec une colorisation très tranchée. De même – comme il l’avait déjà fait pour Charly 9, l’apparition de passages usant d’un autre style est assez bien vue et amusante : une parodie de « L’histoire en Bande Dessinée », de Larousse, d’une BD de Moore, d’un journal, de certains strip-gags, ou un style proche du Peyo de Johan et Pirlouit à la fin par exemple, voire de unes de magazines people…

Au final, c’est une lecture agréable que je vous recommande, assez dans la lignée de Charly 9 (même si je préfère quand même Charly), pour une vision assez guignolesque (le look impayable d’Henri III !) d’une période pourtant pas forcément très drôle.

Nom série  La Ballade de Sean Hopper  posté le 13/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon vrai ressenti m’aurait poussé à mettre une étoile de moins, mais finalement je serai moins sévère, une partie de ce qui m’a rebuté n’étant peut-être qu’affaire de goût : c’est purement roman graphique, adaptation d’un bouquin (que je n’ai pas lu) qui mise sur des petits riens du quotidien, pour brosser le portrait d’un type et de quelques personnages qui le côtoient.

On suit donc un jeune Indien, qui vit avec sa grand-mère, ainsi que leur voisin, Sean Hopper, bonhomme qui n’attire pas l’empathie, alcoolique, asocial et violent (ce qui lui cause des désagréments avec ceux qui le côtoient, copine ou collègues).

J’avoue avoir été déçu par la tournure des événements. En effet, je m’attendais à une évolution dans la personnalité de Sean mais, à part quelques rêves/obsessions suite à un accident de voiture (il se croit mort), il reste le même bonhomme misanthrope.

Quant à l’Indien, au travers des yeux duquel nous suivons une bonne partie de l’histoire, il est plus attachant. Mais, là aussi, je reste sur ma faim. Je l’aurais bien vu sortir un peu plus de l’ordinaire. C’est en tout cas le personnage le plus intéressant.

Le dessin est lui aussi quelque peu décevant. Des qualités, mais aussi un effet brouillon et « amateur » parfois, même si globalement ça passe.

Bref, un roman graphique d’ambiance, avec une action molle et des personnages auquel je ne me suis pas attaché.
A emprunter à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  La Tristesse de l'éléphant  posté le 13/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Certes, le scénario n’est pas forcément des plus élaborés, et certains pourront lui reprocher parfois du simplisme, voire de la mièvrerie. Mais ce serait injuste je pense, car l’histoire d’amour entre Clara et Louis évite ces travers, en partie en transcendant leurs personnages : c’est presque une allégorie, une vision intemporelle des histoires d’amour (qui finissent mal, en général, comme on le sait). De plus, c’est un album qui me semble plus adapté et destiné aux plus jeunes – même si je l’ai trouvé sympa (je ne lui aurais peut-être mis que trois étoiles si je n’avais pas tenu compte du public visé).

C’est un album qui peut être accompagné de la lecture de Coeur de pierre pour certains aspects, et pour évoquer auprès des plus jeunes les mystères de l’amour.
Mais « La tristesse de l’éléphant » est plus riche, puisque d’autres thèmes sont abordés : l’acceptation des différences (Louis est obèse, orphelin), le passage à l’âge adulte…

On y retrouve presque, la cruauté en moins, certains aspects du « Freaks » de Tod Browning, dont l’intrigue se déroulait aussi dans le monde des forains.

Le gros plus de cet album, c’est l’aspect graphique, franchement réussi. En effet, le dessin de Nina Jacqmin est très chouette, simple, avec un trait relativement fin et discret, et une colorisation très belle. C’est noir ou gris, très sombre, mais cela fait ressortir les jaillissements de bleu, mais surtout de rouge, qui apparaissent pour pointer le bonheur – et qui disparaissent peu à peu vers la fin, effectivement très triste !

Nom série  Panna Maria  posté le 12/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mouais, c’est une histoire pas forcément des plus emballantes que nous a concocté là Jérôme Charyn. Il y manque de l’originalité, mais aussi de la clarté.

En effet, l’intrigue est squelettique, et s’étale sur un rythme relativement lent, sans que l’action, des rebondissements ou quoi que ce soit d’étonnant ne vienne la dynamiser. C’est un peu linéaire, même si ça se laisse lire.

Il aurait sans doute fallu creuser les rivalités entre Démocrates et Républicains, plus utiliser le bordel. Même le personnage principal m’a paru sous employé.

Le dessin de Munoz possède de réelles qualités. Il utilise un Noir et Blanc très tranché, quasi stylisé parfois, assez froid. Il m’a fait penser au style de Miller sur Sin City. Mais il est aussi parfois difficile à suivre, quelques passages n’étant pas très clairs.

Bon, malgré ces reproches, c’est un album qu’on peut emprunter. Mais il m’a quand même déçu.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Yorgi le Nain  posté le 12/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Annoncé comme le tome 1 d’une série, cet album n’a pour l’instant pas eu de suite, et risque de rester orphelin (malgré la dernière page, qui semble appeler de nouveaux rebondissements).

En fait, je crois que ce n’est pas plus mal, car Mary Pumpkins ne m’a pas donné ici l’impression qu’elle disposait d’un gros réservoir de gags.
En effet, ceux qui sont rassemblés dans cet album – l’ensemble constituant cahin-caha une histoire, m’ont souvent paru poussifs, pas assez incisifs. Plusieurs m’ont fait sourire, mais cela manque clairement de percussion.

Sinon, c’est plutôt à réserver aux plus jeunes, ados particulièrement, fans de jeux de rôles ou d’Héroïc Fantasy pas très élaborée. En effet, le héros, Yorgi, est un nain pas très fin, qui ne fait que massacrer des gobelins – et divers autres créatures, boire des bières. Seul un homme a su éviter sa hache et devenir son ami.
A emprunter, éventuellement.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Exarcheia - L'Orange amère  posté le 12/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si cet album n’est pas inintéressant, il ne m’a pas complètement convaincu, et je n’y reviendrai sans doute pas. Mais je serai clairement moins dur que mon prédécesseur.

J’ai eu beaucoup de mal à me faire au dessin, vraiment pas clair, et assez original pour les traits des personnages – même si les tons très sombres et ce dessin parfois difficile à déchiffrer me gênaient parfois pour distinguer les personnages.
Par contre, j’ai plutôt aimé la colorisation, très raccord avec cette nuit qui tombe sur la Grèce – et sur certains de ses habitants en particulier.

Pour ce qui est de l’histoire, elle est trop souvent confuse, avec le risque de décrocher le lecteur – j’ai surmonté ce problème, mais il est à noter. Pas toujours clair à suivre dans ce domaine-là aussi donc, et des passages très lents, sans rythme, mais qui ne sont pas non plus sans intérêt : ce n’est pas un BD d’action !

Alors, on suit sur quelques jours la vie, les soubresauts de quelques habitants (et d’un chien handicapé !) d’un quartier populaire, anarchiste d’Athènes, avec pas mal d’amertume, effectivement, comme le signale le titre. Des tranches de vie qui auraient sans doute pu être croquées autrement, de manière plus dynamique, je ne sais pas. Une bonne partie de la fin m’a échappé, avec des planches muettes qui ressemblent à une sorte de feu d’artifices, d’explosion, dont j’avoue n’avoir pas saisi le sens.

Toujours est-il que je reste quelque peu sur ma faim après avoir fini cet album…

Note réelle 2,5/5.

Nom série  Mister Nostalgia  posté le 11/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le premier album de Crumb que je lis. Ceux que j’avais approchés auparavant, que j’avais ouverts, m’avaient rebuté, je n’arrivais pas à accrocher à son style graphique.

Ici, je dois dire que c’est mieux passé – et aussi le sujet m’intéressait pas mal, j’étais donc prêt à faire des efforts.

C’est un ensemble d’histoires plus ou moins courtes, écrites des années 1960 au début des années 1980. La quasi-totalité tourne autour de la musique, surtout du vieux blues très « roots » – dont Crumb est semble-t-il plus que fan. A ces histoires sont ajoutées en fin d’album deux histoires revisitant des contes traditionnels (dont « Boucle d’or »). J’avoue ne pas avoir compris ce qu’elles faisaient ici, mais bon.

La plupart des histoires se laissent lire, mais sans réel enthousiasme en fait. On a là un hommage, peut-être trop respectueux, pas assez tranchant. Mais qui peut valoir un petit détour, y compris pour ceux qui, comme moi, ne sont pas a priori amateur de l’auteur (qu’on apprend à mieux connaître avec une longue et intéressante postface).

Nom série  Ivanhoé  posté le 11/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ivanhoé est un roman célèbre et connu de tous je pense. Même si, pour les plus anciens surtout, il a été supplanté dans l’imaginaire par la version hollywoodienne des années 1950. C’est d’ailleurs ce film qui m’a fait aimer le moyen-âge (en parallèle de Johan et Pirlouit !) avant de l’étudier à l’université. Ah les yeux (entre autre) d’Elisabeth Taylor… Il faut dire que ce film n’est pas si fantaisiste que ça concernant certains aspects de cette période.

Toujours est-il que cette série est relativement respectueuse du roman, que ce soit pour les péripéties et la place qui leur est dévolue, mais aussi pour les dialogues.
Cette aventure, dans laquelle plusieurs thèmes sont traités (haine entre Normands et Saxons ; antisémitisme alimenté par l’Eglise ; opportunisme perfide de Jean-sans-terre pendant l’absence de son frère Richard, etc.). Et, au milieu de tout ça, quelques touches atypiques, comme l’amour d’un chevalier normand pour une belle juive.

Une histoire captivante donc, mais pour laquelle je ne vais pas ici au-delà des trois étoiles, du fait de plusieurs défauts qui m’ont gêné.

Cela concerne surtout le dessin, que je n’ai pas aimé. Surtout pour le premier tome, où des défauts de proportion, des visages plutôt laids (et qui parfois font un peu « manga »), et une colorisation trop sombre ne m’ont pas convenu. A cela s’ajoutent des textes abondants, mais avec une police trop petite : la lecture n’était vraiment pas rendue fluide. Ces deux points s’améliorent à partir du deuxième tome – même si le dessin n’est pas encore celui que je préfère.

Ensuite, choix malheureux des auteurs, je trouve qu’Ivanhoé ressemble plus à un adolescent qu’au chevalier confirmé qu’il est censé être (visage bien trop juvénile). De plus, le personnage du prince saxon Athelstane est trop tourné vers le ridicule, et les passages vaguement comiques où il intervient m’ont paru inadéquats.

Nom série  Robin des Bois (Robin)  posté le 11/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, sur un personnage célèbre, et déjà moult fois utilisé en Bande Dessinée, voilà une version que je ne connaissais pas, et qui n’est pas si mal.

Il faut dire que l’angle d’attaque est ici plutôt original, puisque l’histoire commence à la naissance des différents protagonistes, que nous apprenons à connaitre au cours de leur enfance et/ou adolescence – même si cette partie n’est pas non plus centrale.

Pour le reste, l’intrigue se laisse lire, même si cette déclinaison s’adresse plutôt je pense aux plus jeunes (ados en tout cas). L’enfance des héros passée, le reste de l’histoire reste dans les passages balisés, que tout le monde connait. J’ai trouvé par contre que la version du Prince Jean, très manichéenne, était trop proche de celle donnée par Walt Disney.

Le dessin est globalement bon, passe vraiment bien, dans un style semi réaliste qui rend la lecture fluide et convient bien au lectorat visé. C’est assez proche du dessin de Bonhomme sur Messire Guillaume, pour rester dans l’univers moyenâgeux.

J’ai lu la série dans l’intégrale, et n’ai donc pas ressenti la frustration (bien légitime !) des acheteurs des deux premiers tomes (Glénat n’ayant réédité l’ensemble que dans cette version). Par contre, je trouve vraiment anormal qu’une maison d’édition comme Glénat ait laissé passer autant de coquilles et autres fautes d’orthographe (essentiellement dans le dernier tiers, c’est-à-dire le tome dont ils étaient seuls responsables !) : c’est le genre de « détails » qui m’énerve au plus haut point !

Nom série  Passe le temps  posté le 10/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Difficile de décrire et/ou d’évaluer cet album, véritablement inclassable, comme bien souvent pour l’œuvre de Baudoin.

Un dessin en Noir et Blanc, avec un trait très gras donc, pour illustrer une histoire où le temps se dilate, comme chez ces ados et/ou jeunes adultes dont il est question ici, qui s’ennuient sur leur banc, qui se cherchent (dans tous les sens du terme).

La narration mêle passé et présent, passages poétiques et rares moments cruels (le chien abattu par exemple). Il n’y a pas de réel scénario linéaire, et je ne sais pas s’il faut lire dans cet album une métaphore de quoi que ce soit. Un récit contemplatif qui possède des qualités, mais qui n’est pas fait pour plaire au plus grand nombre (à feuilleter avant d’envisager l’achat).

Plutôt à emprunter je pense.

Nom série  Les Voyages d'Ulysse  posté le 10/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me retrouve parfaitement dans l’avis de Ro, que ce soit pour ce que j’ai aimé, et pour ce qui m’a laissé froid.

D’abord, le dessin de Lepage, évidemment. Très beau – même si plus sombre que dans ses séries précédentes. C’est bien sûr ce qui est mis en avant par Daniel Maghen, éditeur galeriste dont les publications mettent à l’honneur le coup de crayon d’auteurs dont il expose les planches. Et les encarts de textes sur papiers transparents ont dû ajouter complications et coût à un album déjà très épais (et au prix de vente quelque peu élevé donc).
Cela dit, je préfère le dessin de Lepage sur ses « documentaires », à Tchernobyl ou dans les TAAF.

L’histoire en elle-même m’a franchement déçu. Beaucoup de longueurs, d’incohérences et/ou de passages peu crédibles (comme Ro je m’étonne de voir tous ces gens aller et venir, traverser la Méditerranée, sans que l’argent ne soit véritablement un problème).

Le côté poétique – renforcé par cette quête d’un peintre et de ses œuvres, mais aussi par ces lectures du texte d’Homère, aurait pu dynamiser l’histoire, en lui donnant du lyrisme, la transformant en épopée, dans la ligne de l’Odyssée justement.
Mais, hélas, j’ai trouvé ses passages aussi artificiels et finalement lourds parfois, au point que je me focalisais davantage sur les planches de Lepage et les lisais sans trop m’intéresser au texte.

Alors, de cette vaste entreprise, ne reste au final pas grand-chose. Ce qui me fait ne pas en recommander l’achat.

Nom série  Libertalia  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le premier album d’une série, que j’aurais bien aimé ne pas enterrer trop vite, car elle traite d’un sujet qui m’intéresse beaucoup, à savoir la piraterie, et Libertalia en particulier. Cette sorte de cité utopique (située près de Madagascar) nous est connue entre autre grâce à une série de portraits dressés par Daniel Defoe : son « Histoire générale des plus fameux pirates » (dont j’avais beaucoup aimé la lecture).

Mais là, j’avoue avoir été pas mal déçu par cet album, qui augure mal de la suite. Cette histoire de gentilhomme français et de son ami, prêtre ayant renié les ordres, m’a paru des plus obscures !
Plusieurs passages sont en effet plus que flous dans leur enchaînement, comme si manquaient des transitions, des explications ? Le héros, Misson, n’est pas une personnalité à laquelle on s’attache.

Quant au dessin, s’il possède des qualités, il est lui aussi brouillon, ajoute de la confusion. Par ailleurs, il fait un peu « vieillot » (idem pour la colorisation).

Bref, sur un sujet intéressant, la piraterie – mais passablement rebattu, si ce n’est cette Libertalia, les auteurs ne m’ont pour l’instant pas convaincu de les accompagner dans les prochains albums (deux autres au moins sont annoncés).
note réelle 2,5/5.

Nom série  Le Signe de la Lune  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un album que j’ai découvert sur le tard, mais c’est avec plaisir que je l’ai lu. Et relativement rapidement, malgré les plus de 130 pages.

Racontée par une vieille dame dans un long flash-back, cette histoire est un conte noir et cruel, découpé en deux périodes. La première, lorsque les protagonistes sont de plus ou moins jeunes enfants, la seconde lorsqu’ils ont atteint l’âge adulte.

Même si la seconde partie est celle où la violence est plus mise en avant : avec le personnage détestable de Rufo, qui se comporte en véritable dictateur d’Aldéa, c’est dans la première partie que la tension et le drame sont les plus forts (J’ai d’ailleurs préféré la première partie, moins conventionnelle que la seconde (par ailleurs la fin est un peu trop « facile » à mon goût), avec la mort de ce jeune enfant.

Mort que ne pardonne pas Artémis, sa grande sœur. Artémis, déesse grecque liée à la lune, censée être protectrice des jeunes enfants (ce sont surtout ces côtés qui lient son nom à l’histoire, plus que le côté déesse de la chasse). Personnage énigmatique, d’autant plus que c’est la seule à apporter une touche de couleur, sa cape rouge qui la fait ressembler au personnage du Petit chaperon rouge.

Mise à part cette petite tache rouge, l’ensemble n’utilise que le Noir et Blanc (et toutes les nuances de gris) et ce de belle manière. Plus généralement, le dessin est vraiment très chouette. Simple, classique et rond, très dynamique, le travail de Munuera est une belle réussite.

Un album que je vous encourage à découvrir.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Blue note  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chacun des deux tomes raconte peu ou prou la même histoire, en centrant à chaque fois le zoom sur un personnage différent (un boxeur dans le premier tome, un guitariste de jazz dans le second), les protagonistes se croisant (du coup la lecture du second tome a aussi un côté ludique).

L’intrigue se déroule sur une trentaine de jours – les derniers de la prohibition, aux Etats-Unis : un boxeur et un musicien donc, qui cherchent tous deux à faire le point (sur le passé pour Doyle le boxeur), sur l’avenir pour RJ le guitariste.

Ce sont deux personnalités attachantes, « entières » et qui ne veulent pas faire de compromis, dans un milieu dominé par la pègre. Au milieu d’autres personnages, les deux « méchants » sont très différents. Théo est le vrai salaud, tandis que le mafieux sicilien qui tient le club de Jazz, s’il est bien un gangster sans scrupules aux méthodes violentes, il a aussi une personnalité moins monolithique que celle de Théo, qui veut lui prendre la place : on sent qu’il « aime » la musique – pas autant que l’argent, mais presque…

Une histoire qui se laisse lire facilement, très agréablement. Mais c’est aussi que le dessin de Bourgouin est vraiment aux petits oignons. Dans des tons noirs et cuivrés (tout à fait adaptés aux atmosphères enfumées des clubs de jazz), il rend très bien le fourmillement des hommes, des sentiments.

Un beau diptyque que je vous encourage à découvrir !

Nom série  Petit Miracle  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Valérie Mangin s’inspire souvent de l’Histoire, qu’elle mélange avec plus ou moins de fantastique – mais aussi plus ou moins de réussite. Mais ce sont souvent des périodes plus anciennes (Antiquité ou Moyen-Âge) qui lui servent de décor.

Ici, c’est le dernier tiers du XVIIIème siècle, durant les prémices de l’agitation révolutionnaire, mais aussi au cœur même de la Révolution.

Apparaissent ainsi un certain nombre de personnages historiques (Guillotin, Talleyrand, Napoléon, etc.), au milieu desquels un être atypique mène le jeu. En effet, le héros est un jeune homme (il ne vieillit quasiment jamais) dont la tête se détache du reste de son corps (ce qui lui donnera l’idée de souffler à Guillotin l’idée de sa fameuse invention…).

L’histoire se lit facilement, et les deux tomes sont avalés rapidement. Même si je préfère le premier. Dans le second, « Petit Miracle » est devenu un ange exterminateur, un comploteur libertin, mais l’intrigue m’a paru un peu moins fluide, et les considérations et sous-entendus philosophiques sur les massacres artificiels.

Original, certes, mais je reste un peu sur ma faim.

Nom série  Les Aigles de Rome  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marini a choisi un angle d’attaque différent de Murena (qui s’impose comme la référence du genre), en évitant les intrigues de cour, et en se focalisant, au tournant du premier siècle, sur deux personnages, au départ adolescents que tout oppose, l’un fils de patricien, l’autre otage chérusque romanisé. Rapidement ils se rapprochent, même s’il ne faut pas trop d’imagination pour deviner ce qui peut les séparer par la suite.

Le début est relativement bon, mais je n’ai vraiment pas compris pourquoi Marini abuse du langage vulgaire, dont le ton et les termes sont souvent incongrus et clairement maladroits (même si ce défaut s’estompe quelque peu dans les albums suivants). Autre bémol, je trouve que Marini abuse parfois des scènes de cul, qui ne sont pas toujours justifiées par autre chose que du remplissage.

En tout cas, pour ce qui est de l’intrigue, dès le deuxième tome ça s’accélère. L’âge de la maturité pour nos deux héros, des risques à prendre, des choix à faire, pour des chemins qui se séparent.
A partir du troisième tome, l’histoire s’éloigne de Rome et de ses intrigues, pour renouer avec la boue et le sang des conquêtes romaines en Germanie (c’est dans ces décors que je trouve meilleur le dessin de Marini), même si là aussi les intrigues et autres trahisons pullulent.

Au quatrième et surtout au cinquième tome, les choses s’éclaircissent, comme les rangs des Romains d’ailleurs, au fur et mesure qu’ils s’enfoncent dans les forêts germaines. Le dessin est bien fichu, mais le scénario s’est aussi réduit à la portion congrue dans ce dernier tome, plus quelconque – même si les scènes de batailles sont bien rendues.

Il serait temps que Marini conclut cette série, qui me semble un peu s’étirer, sans qu’il n’y apporte suffisamment de renouvellement d’intérêt.

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