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Nom série  Prométhée et la Boîte de Pandore  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la collection "Ils ont fait l'Histoire", Glénat se lance dans une autre collection sérieuse, "la Sagesse des mythes" qui se déclinera en plusieurs albums décryptant la Mythologie grecque, mais de façon sérieuse et fidèle aux légendes, au contraire de la série Oracle qui utilise les dieux et les hommes dans des histoires fictives si on peut dire.

Je suis littéralement séduit par ce thème de collection, c'est parfait pour moi qui ait toujours adoré la Mythologie grecque, je trouve ces histoires fascinantes et édifiantes pour les pauvres mortels que nous sommes, je m'en suis souvent nourri.
Ici, comme pour l'autre album sorti conjointement L'Iliade, c'est traité de façon sérieuse, le mythe de Prométhée est parfaitement exposé clairement, de façon détaillée et précise. Dans la version d'Hésiode, Prométhée (dont le nom signifie "le prévoyant") avait crée la race humaine à partir d'une motte d'argile à laquelle Athéna avait insufflé la vie, tandis que son frère Epiméthée (signifiant "qui réfléchit après") créait les races animales laissant l'homme démuni face aux prédateurs ; Prométhée rétablit l'équilibre en dérobant aux dieux le feu pour le donner aux hommes, d'où la colère du grand barbu et Prométhée enchaîné à un rocher, on connait la légende.

Tous les épisodes connus de ce mythe sont donc bien racontés à la façon d' un récit épique par Clotilde Bruneau ayant déjà fourni du bon travail sur la collection "Ils ont fait l'Histoire" (notamment sur l'album Charlemagne), elle n' oublie pas l'épisode de la boîte de Pandore contenant tous les maux s'abattant sur l'humanité. Prométhée étant un peu le symbole de l'apport de la connaissance aux hommes (symbolisée par le feu du ciel), il est l'un des mythes les plus puissants de la civilisation européenne, il était assez logique qu'il soit désigné pour inaugurer cette nouvelle collection.

Le dessin de l'Italien Giuseppe Baiguera est très bon, c'est du dessin propre et lisse comme j'aime, parfait pour illustrer ce genre de bande, avec une cohérence graphique voulue avec le dessin vu sur L'Iliade, car il est important que le lecteur qui lira les tomes de cette collection, puisse identifier les dieux qui seront amenés à apparaître au fil des tomes.
Voici donc un one-shot qui tient toutes ses promesses, je n'ai pas été déçu, l'album est accrocheur, bien conçu et très plaisant à lire ; la collection est placée sous le patronage de l'ancien ministre Luc Ferry (qui rédige les dossiers de fin d'album) dont on peut s'étonner de cette incursion dans le monde de la BD, mais après tout, c'est du travail pédagogique (sans lourdeur), il est donc normal qu'une personnalité du monde universitaire s'implique dans ce job. Espérons que les tomes suivants seront du même acabit.

Nom série  Jo Engo  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu l'occasion de relire cette Bd que j'avais aperçue dans l'Echo des Savanes vers 1985 et dont je n'avais pratiquement plus aucun souvenir ; je l'avais peut-être lue à la va-vite dans l'Echo, mais en revenant dessus, je me suis rappelé du ton complètement loufoque que ça dégageait. C'est tout à fait dans le style des bandes que l'Echo des Savanes diffusait dans les années 80, très savoureuse, au scénario un peu barjo, avec des situations volontairement outrées, à la fois violente et drôle, tout en étant racontée comme si c'était quelque chose de sérieux et réaliste. C'est vrai que ça m'a surpris et que j'ai rigolé à un ou 2 trucs un peu gros.

Jo Engo est un journaliste de choc qui n'hésite pas avec ses drôles d'acolytes à commettre des actions fantasques, c'est une sorte de pastiche des héros d'autrefois, drôle, curieux et très décalé. Mais d'un autre côté, passé ces quelques éléments de surprise et ce côté intrigant, je n'ai pas trouvé l'ensemble vraiment exceptionnel. C'est bien de le lire ou de le découvrir (ou redécouvrir dans mon cas) lorsqu'on tombe dessus, mais je ne souhaite pas l'acheter.
Le dessin s'apparente à la Ligne Claire et peut à première vue être sympa, Frémond va même jusqu'à imiter la forme des bulles rectangulaires comme celles d'Hergé, mais si on y regarde de plus près, on s'aperçoit de quelques petits défauts graphiques, les visages sont parfois bizarres, c'est pas joli partout.

Voila donc une Bd étrange et atypique dans son fond, je ne sais pas si elle a eu du succès ou si elle a été abandonnée car il n'y a eu que 2 albums, mais ça peut être une découverte à faire pour les curieux.

Nom série  Prison Très Spéciale  posté le 08/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un festival de perversions en tout genre, du plus soft au plus tordu, même si ça balance beaucoup plus vers le tordu, c'est très tourné vers les Bd de soumission à tendance SM, avec tortures, flagellations, viols brutaux, sévices divers... bref rien pour m'attirer et ça ne me fait d'ailleurs aucun effet, mais lire du Von Gotha, ça reste toujours édifiant, c'est pas que je cours après, d'ailleurs cette Bd parue au début des années 90 dans Bédé X ne m'avait pas attiré, mais ce gars a un tel trait qui parvient à donner une esthétique à ses planches en dépit des sujets qu'il traite, que je me force un peu...

Il n'y a pas vraiment de scénario, c'est un enchainement de séquences toutes plus ou moins dégueulasses, certaines pratiques étant même peu ragoutantes, c'est du récit classique de WIP (Women in Prison) comme certains films érotiques du même genre, sauf que dans ces films, la censure oblige les auteurs à être plus prudents, il n'y a donc que des gougnotages entre femmes, de la nudité gratuite et quelques viols ou séances de fouet à peine montrées... mais ici Von Gotha n'a pas peur de montrer des trucs à faire frémir, son audace va parfois très loin, à peu près autant que dans Les Malheurs de Janice, enfin bref on ne peut qu'admirer son dessin d'une grande pureté, très soigné avec un effort sur les décors, mais c'est du hard dérangeant, à lire pour être édifié mais que je n'ai pas envie de posséder.

Nom série  Bea flic de choc  posté le 08/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette blonde pulpeuse a les atouts qu'il faut pour mener des enquêtes, c'est une Bd typique du genre émoustillant des années 80 pour remuer un peu les braguettes mais rien de bien méchant quand même ; elle est parue à partir de 1989 dans un mensuel du nom de Police, puis la série s'est terminée dans les pages de Bédé Adult en 1992, c'est là que je l'avais découverte, mais je n'en avais pas gardé un souvenir mémorable, et puis j'ai eu l'occasion de lire l'unique album qui existe paru chez Cap en 1993, reprenant le dernier récit paru dans Bédé Adult, et finalement c'est pas si mal...

Pas si mal parce que pour une Bd de ce calibre et de cette époque de création, elle ne mise pas que sur le cul, l'histoire est certes conventionnelle, mais on sent que Chris a fait un effort pour broder un truc cohérent, pas du remplissage destiné à combler les pages sans cul, et d'ailleurs je trouve même que les pages chaudes sont trop rapides, ça m'a étonné connaissant la réputation de ces magazines des années 80 comme Bédé Adult, Sexbulles ou Bédé X qui alignaient de la fesse au kilomètre. Donc un bon point de ce côté là...

Question dessin, c'est du Chris, au style soigné et bien dans son style réaliste, comme dans ses Bd précédentes genre Angie, infirmière de nuit, malgré quelques petites incohérences graphiques, mais c'est pas bien grave.

Nom série  Le Cycle de Nibiru  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette transposition de civilisation Aztèque et de ses coutumes dans un monde futuriste est une idée intéressante, c'est en tout cas mieux construit pour moi que l'Antiquité galactique imaginée par V. Mangin dans Le dernier Troyen notamment. Ce peuple avait aussi le culte du sang et des dieux redoutables toujours plus assoiffés du breuvage de vie et qui réclamaient leur lot de victimes sacrificielles. D'où une dominante mystique de cette société futuriste fondée sur le sang qui régente tout, et des dieux anciens qui sont des seigneurs puissants du sang. De même que le Pok-ta-pok est un jeu calqué sur le jeu de balle des anciens Mayas et Aztèques, en plus bestial.

L'inconvénient de cette Bd, c'est que c'est hermétique et nébuleux, le scénario s'englue un peu en basculant dans un trip métaphysique trop appuyé, c'est très bavard pour expliquer ces tenants et aboutissants et ça a fini par m'ennuyer... ou alors ce propos m'est passé au-dessus de la tête. Mais de toute façon, cette obsession du sang me dégouttait un peu ; même dans des Bd de vampires comme Rapaces ou Le Prince de la Nuit, il n'y en a pas autant.

Le dessin n'est pas désagréable, mais c'est pas ce que je préfère, en dépit de quelques belles et grandioses images, j'ai repéré des visages laids qui ont des allures de dessin manga, et je n'aime pas ce rendu.
Dommage pour ce diptyque, les intentions sont bonnes mais l'élaboration est trop dense et pas assez claire.

Nom série  Cirk  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet avis sera assez court vu que je n'ai guère apprécié cette Bd.
C'est plutôt SF que fantastique, l'univers post-apocalyptique serait intéressant car il présente quelques originalités, mais l'intrigue part dans plusieurs directions sans trop de cohésion, c'est décousu, incompréhensible, avec un fond obscur et creux, ça rend la lecture pénible...

Mais ce qui me freine encore plus, c'est le dessin qui par endroits, peut avoir une allure acceptable voire même pas trop mal, mais dans certaines cases, être très laid, avec notamment des visages déformés ; on dirait par endroits des dessins un peu gauches, comme exécutés par un jeune enfant, ça ne s'améliore que très légèrement dans le tome 2. La mise en page chaotique, audacieuse et moderne avec des cases de différents formats semble être là pour en mettre plein la vue et remuer le lecteur ; quelques scènes peu utiles de remplissages sont vraiment de trop, par contre le plan de Béton-Ville aurait pu être utile si cette Bd avait été plus passionnante et mieux construite.
J'ai déjà oublié ce que j'ai lu depuis plus d'1 semaine, heureusement que j'avais pris des notes, cette Bd n'est donc pas mémorable...

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais trop quoi penser de ce western totalement atypique, c'est déroutant et ça rejoint l'idée de quelques autres auteurs qui depuis quelques temps remettent en question les codes du genre, en démythifiant l'Ouest et en dynamitant certains aspects mythiques qu'on a vus dans des Bd plus classiques comme Blueberry, Comanche, Mac Coy ou Durango...
En fait, c'est une histoire fantastique et un peu onirique qui utilise plus le contexte du western qu'elle n'appartient vraiment au genre en utilisant ses éléments classiques, car le récit aurait très bien pu se dérouler dans l'Angleterre victorienne, dans une campagne française ou n'importe quel autre endroit, on a l'impression que ces immenses paysages de Far West sont un vaste décor pour ces quelques personnages. D'ailleurs l'important ici, ce n'est pas le décor, mais les personnages et les relations entre eux.

Pendant une quarantaine de pages, il ne se passe rien d'important, c'est plutôt lent, on ne sait pas ce qu'il peut survenir ; et puis on a une vague impression de western fantastique, puis ça vire au sentiment et à l'érotisme, sans parler de détails étranges : ce géologue qui aime se retrouver le cul à l'air, ce chasseur de primes à gueule de vampire, ce vieil Indien qui fait des trucs bizarres, cette fille déguisée en garçon qui parle aux chevaux... bref tout ceci reste assez mystérieux, et le final peut achever de surprendre.
J'ai donc eu l'impression d'être ballotté par ce récit qui semble intéressant, mais c'est pas très prenant et je reste à demi satisfait, tout en reconnaissant l'audace et l'étonnante originalité de cette histoire.

Quant au dessin, il est d'un style semi-réaliste assez correct, ce n'est certes pas du Giraud ou du Hermann qui dans leurs séries western ont littéralement magnifié les grands espaces de l'Ouest américain, mais ça semble parfait pour ce type de western, même si les décors auraient gagné en réalisme, mais après tout, ce côté schématisé des rochers et des plaines est sans doute l'effet recherché par le dessinateur.

Un album étrange , agréable à lire mais que je n'ai pas envie d'acheter.

Nom série  Marina  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On connaissait Zidrou pour ses Bd humoristiques L'Elève Ducobu ou Tamara, mais visiblement avec cette histoire vénitienne, il surprend par le sérieux du propos.
Il s'agit d'un récit alterné avec 2 intrigues en parallèle, historique et contemporaine. Ce n'est pas nouveau comme procédé mais ici ce n'est pas tellement une bonne idée parce qu'il y en a une qui est plus forte que l'autre ; il y a quelques transitions peu adéquates qui cassent un peu le rythme par endroits, en tout cas j'ai préféré nettement la partie historique qui à mon sens a plus de matière sans s'encombrer d'un autre récit parallèle se déroulant à notre époque, qui peut certes être relié, mais cette partie contemporaine est assez moyenne, sans grand intérêt et se termine plutôt bêtement avec ce bateau et la dernière page qui reste énigmatique.

Les intrigues politiques et les drames familiaux qui y sont liés relancent sans cesse cette double intrigue, cette partie historique est donc bien réussie, Zidrou laissant ressortir au-delà de la splendeur habituelle de la cité des Doges, les complots et les manipulations tortueuses qui s'y déroulent, un peu comme une face occulte de la puissance et du prestige vénitiens.
Je ne savais pas qu'il était paru un tome 3, mais je ne sais pas si je le lirai finalement, cette histoire ne m'ayant pas assez passionné.

Question dessin, on a à faire à du très beau travail ! La première page du tome 1 est superbe avec ses 3 images en horizontal sur Venise et le palais des Doges, ça donne tout de suite le ton graphique de cette Bd qui est très particulier ; Matteo réalise de magnifiques planches aquarellées qui donnent un aspect un peu vitreux étrange et esthétique aux décors qui sont d'une richesse incroyable. On voit qu'il y a un beau travail de documentation (également sur les galères), et le dessinateur échappe au cliché "carte postale" que l'on perçoit parfois sur des Bd se déroulant à Venise, il y a là peut-être une petite influence de Manara ; la qualité de son encrage avec la finesse de certains personnages contrastant avec le trait heurté sur d'autres est assez étonnante, notamment sur ces visages mutilés ou de personnages laids.

Au final, une Bd graphiquement magnifique mais au scénario à double intrigue peu séduisante.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis 1994, Leo a décliné son concept très original de science-fiction à tendance écologique et humaniste avec toujours du mystère et surtout des créatures animales inédites et singulières. Dans cette Bd, il laisse un peu l'écologie de côté, mais élabore des relations humaines différentes qui lorgnent carrément vers le western. Si on enlève le contexte futuriste, ça a les apparences du western car Leo reprend tous les codes du genre (petit patelin où un gros bonnet tient tout le monde par les burnes, types patibulaires à sa solde qui font les malins, ordre à restaurer pour un duo de flics) en les transposant dans un contexte de SF ; les motos remplacent les chevaux, et certaines étrangetés sont amusantes, comme ces prothèses métalliques bizarres et le petit véhicule de John avec ses petits gadgets.

Comme on dit "c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe", donc Leo n'a pas peur d'utiliser un scénario basique de western avec cette trame narrative conventionnelle à clichés que j'ai vue dans d'innombrables westerns de série B, mais il parvient à être original car il saupoudre le tout d'une touche fantastique avec ses chères bestioles étranges et quelques idées inventives, de même que son héroïne est dans la lignée de celles de ses précédentes séries.

Pour la partie graphique, Leo fait du Leo en prenant un dessinateur ayant une affinité graphique avec son dessin, même si celui de Icar est un peu moins policé, avec un aspect de laisser-aller, bref c'est pas si peaufiné que le dessin de Leo tout en ayant un lien de parenté (expressions des visages parfois bizarres), mais dans l'ensemble ça me convient.
Nous voici donc avec une série sympathique, purement distrayante, plus légère, et pour l'instant je n'ai pu lire que les 2 albums dispos dans les médiathèques que je visite, mais je lirai la suite avec joie.

Nom série  Les Pierres rouges  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit curieux ancré dans un univers un peu ancien ou un peu vieillot, avec une atmosphère un peu fantastique, surtout lorsque le garçon traverse la forêt et erre sans but, en cherchant la fuite pour échapper à ses malheurs (la mort de sa mère, puis la mort assez stupide de l'ami qui l'avait recueilli). Cette histoire a l'air de démarrer assez lentement sans se positionner de façon nette dans un créneau précis, mais on sent qu'il y a une matière derrière qui ne demande qu'à s'extraire. L'atmosphère est cependant assez bien élaborée pour donner au lecteur un intérêt et l'envie de continuer. Ce sentiment est accentué par le final étrange qui laisse augurer une suite sans doute encore plus étrange.

J'aime bien le dessin qui me semble assez différent des précédentes Bd de Makyo, ou alors peut-être que je n'ai pas de souvenirs précis de son dessin d'avant, n'ayant pas lu tellement d'autres Bd dessinées par l'auteur. J'aime ce genre de dessin qui donne du caractère et cette ambiance que j'évoquais, le trait est épais avec des nuances sombres notamment dans de belles images d'orage ou de vieilles demeures avec un aspect délabré ou vieilli.
C'est pas le genre de bande qui me branche trop quand même, avec ce petit côté mélo, mais l'intention est louable et ça mérite peut-être d'être suivi. J'ai mis l'achat sans trop de conviction.

Nom série  Black Mary  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Heureusement que je n'ai pas eu à attendre plus de 10 ans pour lire ce tome 3, j'ai pu donc lire la série d'un seul coup, mais si c'était le cas, j'aurais sûrement noté plus bas.
J'ai commencé cette lecture sur la foi de son dessin que j'ai trouvé agréable et de belle tenue, sans savoir à quoi m'attendre (parfois, j'aime bien aller à l'aveugle comme ça, mais faut quand même se méfier). Le dessin est même encore mieux dans le tome 3, plus appliqué, très fin , il ressemble un peu au style de Stalner. Les 3 premières pages du tome 1 qui sont muettes, aidée d'une mise en page composée de plans efficaces, mettent tout de suite dans l'ambiance, même si je ne comprenais pas la signification du prologue qu'on comprend plus tard dans le récit.

C'est une sorte de polar historique avec une bonne description du mode de vie anglais dans une ville portuaire à la population grouillante et sordide dans cette fin de XIXème siècle. Mais le personnage d'Evrard surgit un peu trop vite sans qu'on sache qui il est est avant, au lieu de céder à ces cauchemars de pirate qui ne servent à rien, sinon à alourdir une histoire qui n'en a pas besoin, je trouve que Chauvel aurait pu mieux développer ce personnage.

Et puis ça bascule dans le fantastique dès le tome 2, c'est un changement de rythme et de progression un peu soudain, d'autant que j'aimais bien le tome 1 avec cette sorte de cour des miracles anglaise rassemblant toute la chienlit du crime. Et le tome 3 change encore plus le rythme et le ton de la bande, si c'était pour en arriver là, les auteurs auraient mieux fait de ne pas attendre 10 ans et offrir quelque chose qui s'accorde mieux au récit précédemment développé. Je note en plus une faute grave dans cet album, que j'ai déjà constatée dans d'autres Bd : il est fait mention du mot "repère" au lieu de "repaire", c'est très différent et ça fausse le sens donné à la situation, un repère étant un jalon qui aide à se diriger alors qu'un repaire est un coin où se planquer... je trouve ce genre de faute impensable dans une Bd.

Mais ce qui achève un peu l'intérêt de cette histoire, c'est la fin un peu rapide qui aurait pu être évitée si certaines scènes inutiles avant n'avaient pas pris autant de place, que de gâchis ! Un triptyque qui mérite seulement d'être lu en bibli.

Nom série  Double gauche  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aimais bien le dessin de Formosa sur Robur, même s'il était un peu heurté et anguleux, mais ici, il a assoupli les angles, il est beaucoup plus maîtrisé, tout en étant toujours vigoureux et épais, et en n'évitant pas certaines attitudes et postures de personnages un peu excessives. Mais l'important c'est qu'il donne une réelle efficacité et une ambiance un peu sombre à ce récit qui ne serait que très moyen sans ça.

D'ordinaire, je n'aime pas la magie ou des pouvoirs magiques dans un contexte contemporain (ici vraisemblablement le 20ème siècle), sauf s'il s'agit de super-héros US... je trouve que ça ne colle pas et que ça frise souvent le ridicule dans un tel contexte, je préfère quand c'est utilisé dans un contexte ancien médiéval ou autre. Mais ici, je vais rester indulgent et ne pas jeter la pierre, Corbeyran fait un effort pour signer un scénario qui tient la route, malgré des conventions typiques de ce genre de récit, et ce pouvoir de Dustin je l'accepte parce que surtout l'idée des 2 mains gauches est une bonne trouvaille.

On dirait une sorte de mix entre Oliver Twist (gosse abandonné et maltraité) et le mythe de Midas, le personnage de la Mythologie grecque au toucher d'or, Dustin étant un peu un Midas moderne... tout cela fonctionne pas trop mal jusqu'à la fin qui m'empêche à cet instant de conseiller l'achat : le final étrange et stupide fout tout par terre, et comme disait mon grand-père : "ça finit en bouillon de moules" !

Nom série  Nova  posté le 25/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore de la science-fiction, mais qui m'a paru en ouvrant le tome 1, plus accessible, j'ai donc lu la Bd sur la foi de son dessin qui m'a paru séduisant au premier regard.

L'originalité vient d'un mélange d'une société antique (sur un modèle de Grèce antique) et de technologie futuriste avec des robots crédibles ; l'univers est surprenant, même s'il peut rappeler des séries connues, le scénario est classique : des rebelles contre un pouvoir tyrannique et des dieux, qui luttent pour la liberté, c'est rebattu, avec une petite influence de Star Wars, mais c'est assez bien élaboré même si ça ne m'a pas transporté ; d'ailleurs la série reste inachevée, et je ne vais pas pleurer.

L'intérêt, c'est que la bande est bien soutenue par un joli visuel, avec des décors grandioses mis en valeur par un dessin clair et fin très accrocheur.

Nom série  Mafias & co  posté le 25/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve que le titre principal "Mafia & Co" est impropre, le sous-titre "Ils se sont évadés" étant beaucoup plus explicite.
Ces récits d'évasions sont inégaux dans leur traitement, puisque certaines d'entre elles ne font l'objet que d'une page, mais dans l'ensemble, c'est bien foutu, avec des fiches précises, on sait à qui on a à faire et comment les évadés s'y sont pris ; je crois qu'il manque une évasion spectaculaire qui a d'ailleurs fait l'objet d'un film avec Charles Bronson en 1975, titré tout simplement "L'Evadé", où un gars avait réussi la belle en hélico au-dessus de la cour du pénitencier, grâce à des complices payés par sa femme, ça aurait été intéressant de la montrer dans cet album.

Je trouve que le genre "documentaire" conviendrait mieux à cette Bd que celui de "policier/thriller", ces évasions étant présentées plus dans un style d'étude que d'aventure.

Le dessin convient parfaitement, les 2 dessinateurs ayant chacun un style graphique proche l'un de l'autre, j'ai préféré celui de Sylvain Vallée au trait plus séduisant et plus épais, tandis que celui de Brahy est plus fin.
Un album instructif mais qui n'est pas indispensable.

Nom série  Le Téléscope  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit est profondément immoral mais habilement tourné, et le revirement qui de fable sentimentalo-sociale passe en magouille immobilière mouillant un notable corrompu et nocif est bien élaboré, on retrouve dans cette seconde partie le talent de Van Hamme issu de ses diplômes financiers et qu'il a brillamment exploité dans Largo Winch. De même que sa façon de dresser des portraits se reconnait ; j'ai bien aimé le constat de vie que fait René Jouvert au resto sur chacun de ses potes et sur lui-même, c'est bien tissé, c'est du pur Van Hamme, avec un petit clin d'oeil au passage à Largo Winch, comme d'autres glanés au fil de la narration, à ses collègues Cauvin et Denayer.

Malgré quelques facilités de scénario et un happy end un peu trop convenu, c'est une lecture intéressante sans être marquante, un brillant exercice de style dont le seul tort est de donner un portrait de femme vénale, cupide et oisive, il y en a des garces de ce genre, mais toutes les femmes ne sont pas ainsi heureusement, il faut donc bien se garder de penser qu'elles le sont.

La Bd est soutenue par un dessin de fort belle tenue ; je trouvais le dessin de Teng déjà bon sur Shane, mais là je le reconnais à peine, il a fait des progrès considérables ou a carrément changé de style, c'est un trait quasi hyperréaliste très soigné, j'aime cette finesse et l'exactitude de son dessin, avec des gros plans de visages ridés des 5 amis vraiment remarquables.

Un bon album mais dont le classement serait plus logique en "inclassable" et non en "policier/thriller", ça n'a rien d'une enquête policière, il n'y a aucune trame policière, c'est une fable contemporaine caustique.

Nom série  Muchacho  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré le dessin somptueux de Lepage, avec notamment des images de jungle superbes, je ne me suis pas intéressé à ce récit, le contexte ne m'attirait pas au départ, mais je voulais voir le développement car une amie m'avait vanté ce diptyque. Je suis donc resté hermétique à cette histoire à tel point que la lecture du tome 1 m'a amplement suffi, je n'ai lu le tome 2 que de façon partielle, en survolant des passages ; ce tome 2 ressemble d'ailleurs à une sorte de survival dans la jungle du Nicaragua pas très passionnant. Le rythme est lent, le récit traine un peu en longueur, il n'y a que quelques fulgurances avec les soldats de la junte militaire lorsqu'ils malmènent des villageois, c'est bien peu...

Bref, en dehors du dessin, l'éveil à la sensualité de ce jeune séminariste m'a laissé indifférent ; le coup du jeune curé tenu par ses voeux encore pas prononcés et soumis au pêché avec la découverte de son homosexualité, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce genre de situation dans plusieurs films, ça n'a donc rien d'original et rien d'émotionnel pour m'intéresser.

Nom série  Hotel Particulier  posté le 18/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le point fort de Sorel, c'est son dessin qui parvient toujours à envoûter le lecteur ; ici, son dessin en forme de sépia au ton grisé est magnifique et donne indéniablement une ambiance fascinante à ce récit, c'est un beau travail graphique, mais tout ceci ne m'a pas transporté comme je l'aurais souhaité.

L'idée de départ, à mi-chemin entre Lovecraft et Lewis Carroll, est intéressante, mais très vite, l'ennui s'est installé ; cet univers interpelle quelque part mais je n'ai pas réussi à me passionner ou à entrer dans cette atmosphère, c'est un récit étrange de fantôme mêlé d'érotisme, trop déroutant pour moi, je m'attendais à quelque chose de plus onirique ou de beaucoup plus fantastique chez un auteur comme Sorel, dans le genre de Algernon Woodcock... ce n'est pas ce fantastique là qui m'intéresse. C'est dommage que la plupart des sujets qu'il traite n'aient pas le même brio que son dessin.

Nom série  L'Arbre aux pies  posté le 15/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort.

Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd.

Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.

Nom série  Yerzhan  posté le 15/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Visiblement, cette Bd avait un bon début mais elle semble abandonnée d'après la fiche, je trouve ça dommage, il y avait sans doute moyen d'explorer un peu plus et d'approfondir ce contexte de futur proche en 2040 au Kazakshtan... c'est pas un pays où on a envie d'aller en vacances, et les auteurs le dépeignent bien comme un décor austère, à l'environnement pas gai du tout, où la jeunesse a du mal à trouver ses repères dans ce contexte politico-religieux d'Etat policier à la limite du totalitarisme.

L'action n'est pas exclue de ce récit, elle est bien dosée, avec des petits à-côtés à la Jason Bourne, et le ton est plaisant en exploitant parfaitement la scène politique terne et tendue, malgré quelques facilités scénaristiques. Tout ceci est fort bien illustré par un dessin très plaisant, lumineux en dépit d'un décor sombre et peu folichon, avec des décors bien typés et une mise en page aérée.

Une série avortée donc, mais qui peut se lire en l'état sans trop d'amertume.

Nom série  Ninie Rezergoude  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis tombé par hasard sur ce diptyque en bibli, et je l'ai lu assez vite, faut dire que le niveau de cette Bd n'est pas ardu à comprendre, donc c'est de la détente vite fait bien fait ! Le ton libre adopté m'a amusé, c'est sans doute la seule originalité de ce polar futuriste qui possède en fait peu d'éléments de SF, c'est un futur proche sans grands changements par rapport à ce qu'on connait aujourd'hui, ça reste avant tout du polar, avec une enquête assez classique, à laquelle se greffe un humour décalé et une certaine drôlerie avec le personnage un peu excessif de miss Nini qui aime la bière, le cul et jurer comme un charretier, elle est assez proche de Carmen McCallum, elle aime l'action et elle est tonique...

L'ensemble peut sembler rigolo, le mélange de tous ces genres s'accorde pas trop mal, mais le scénario est complètement invraisemblable, cette histoire de mangeurs d'âmes avec ces créatures de lumière ne tient pas la route, c'est stupide, je n'y crois pas un instant. Là dessus, le dessin n'est pas très élégant, avec quelques déformations mais finalement assez correct, c'est une sorte de combiné semi-réaliste qui colle bien au personnage et au ton adopté à l'esprit de la bande. Avec un tel personnage, j'aurais préféré justement quelque chose de plus solide en scénario, apparemment la série est finie, mais elle aurait très bien pu continuer en exploitant son héroïne badass de meilleure façon. Dommage.

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