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Nom série  Centaurus  posté le 01/02/2016 (dernière MAJ le 22/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Léo et Rodolphe se retrouvent pour un nouveau space opera associant SF et grande aventure, tout en évitant l'ennui du space opera classique. C'est reparti donc pour une expédition vers une planète hostile et sauvage, aux dangers potentiels, juste en changeant 2 ou 3 détails. Mais malgré des recettes déjà utilisées dans les mondes d'Aldébaran, je marche parce que j'aime ces thématiques, j'aime les personnages qui ont toujours soit des rapprochements, soit des petits conflits entre eux, j'aime les ambiances imposées par Léo, et ici en plus, j'aime le dessin de Janjetov.

Bizarre d'ailleurs ce dessin, Janjetov n'utilise pas l'ordi comme dans Les Technopères, mais adopte un peu le style de Léo, pour garder sans doute une sorte de lien graphique avec le reste des séries de ce dernier. Le trait est un peu moins raide, plus coulant, tout en étant très détaillé, avec des décors assez étonnants tel l'intérieur de ce vaisseau en forme de cylindre, sorte d'immense arche de Noé aux étranges paysages. Mais je n'aime pas les traits sur certains visages, c'est pas joli et peu utile, je les préfère carrément lisses.

Avec ce genre de récit, Léo et Rodolphe savent qu'ils peuvent laisser la porte ouverte à plein d'aventures, à de multiples rebondissements, à un suspense de folie comme ils l'ont montré déjà sur des séries précédentes. On devine aussi que c'est l'épaisseur des personnages et leur psychologie qui vont préoccuper les 2 auteurs complices, sans jamais oublier l'action, et visiblement, Janjetov retranscrit de belle façon ces aspirations. Tout ceci débute bien, c'est très plaisant, je n'ai donc qu'une envie : lire la suite à tout prix.

Et avec le tome 2, je suis servi ! satisfait de la tournure que ça prend, mais pas plus avancé dans l'histoire, car le récit continue sur la lancée du premier tome, les personnages principaux explorent cette nouvelle planète, on y voit des décors immenses comme des gigantesques entrepôts vides, avec encore quelques bestioles et étrangetés placées là pour intriguer le lecteur (et il y en a), elles n'influent pas trop sur la narration pour l'instant mais auront sans doute un rôle ultérieurement ; les auteurs parviennent à placer l'inévitable scène érotique qui manquait jusque là (mais elle est bien amenée), et ça se termine encore avec un de ces cliffhangers de folie comme seul Leo en a le secret, surtout que celui-ci est quand même sacrément étonnant ! En plus, il y a une sous-intrigue à bord du vaisseau assez surprenante. Bref, on n'est pas plus avancé même si ça a avancé en action et événements, je n'ai plus qu'à me morfondre et à attendre encore 1 an ou 2 pour connaitre la suite.

Nom série  Les Petits Hommes Verts  posté le 20/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'hésitais à poster cette Bd car elle hésite entre le dessin humoristique et la bande dessinée telle qu'on la conçoit ; sinon je possède 2 albums édités par Denoël en 1976, alors je suis ravi de voir qu'ils figurent désormais dans la base de données de BDT, après tout, il y a déjà des Bd utilisant le même fonctionnement (Mordillo ou Serre), alors pourquoi pas ? surtout que certaines pages offrent des cases stylisées par des sortes d'entourages vaguement esquissés imitant les cases géométriques que l'on connait. Je vais donc tenter de relever le niveau qualitatif de cette bande mais je ne serai pas objectif sans doute car moi j'ai toujours adoré les "Petits hommes verts" de Pat Mallet, ils m'ont tout de suite plu et fait rigoler dès leur apparition dans le magazine masculin Lui en 1970.

Ceci explique bien évidemment le caractère salace des gags ; tout est tourné vers le sexe, ces petits martiens sont non seulement rigolos par leur allure mais ils ne pensent qu'aux bonnes femmes et à piner, c'est leur seule préoccupation. Sur les 55 à 56 gags dans chacun des 2 albums que je possède, je n'ai en effet compté à chaque fois que 8 à 9 gags non sexuels, mais il faut l'accepter car comme je le disais, c'était destiné à Lui. Pourtant Pat Mallet a travaillé pour Sud-Ouest Dimanche, Paris Match et même Pilote où il a crée encore un petit extraterrestre Zoum le Vénusien qui lui n'était pas un obsédé sexuel.

Ce que j'aime particulièrement dans ces gags plus coquins que vraiment érotiques, ce n'est pas tellement le gag en lui-même qui fait preuve de l'imagination débordante de Pat Mallet, mais surtout la vivacité de son dessin pourtant très simple et peu élaboré, c'est un trait très expressif et très vif et mignon qui m'a toujours plu, je trouve que ça colle parfaitement à ces gags qui font gentiment sourire et qui restent fort sages à côté des gags de Edika qui eux aussi sont très sexuels mais plus agressifs. Le dessin de Pat accentue en plus le côté rigolo de ces petits martiens qui ont souvent le cul à l'air et 2 incisives proéminentes, même si je trouve ses idées souvent bien trouvées ; en tout cas sur mes 2 albums et sur d'autres dessins que j'ai pu voir dans Lui, je n'ai pas trouvé de gags tombant à plat comme c'est le cas pour d'autres dessins de ce type, certains sont meilleurs que d'autres, mais il y a une unité.

Mais comme je l'ai dit, je ne peux pas paraitre objectif, sans doute aveuglé par l'entreprise humoristique de Pat Mallet qui reste pour moi un des meilleurs cartoonists des années 70 et 80, et dont ses "Petits hommes verts" sont un grand classique de la profession. On peut donc avoir 1 album au moins pour découvrir la frénésie coquine de ces petits êtres.

Nom série  Neige  posté le 20/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis longtemps, je repoussais l'échéance pour lire cette Bd car la multiplication des albums me faisait un peu peur, et lors de sa publication dans le journal Tintin en 1986, je ne l'avais pas lue ; et puis dernièrement, je me suis décidé, mais ce que je redoutais était bien réel. Je repoussais aussi la lecture car je gardais un souvenir peu enthousiaste du dessin de Gine sur Mathieu Lamy qui m'avait peu séduit. Finalement son dessin ici s'est bien amélioré, je l'ai bien apprécié, il est clair et lisible, c'est dans le style des bandes des années 80 qu'on voyait à l'époque, surtout dans le journal Tintin ou dans les publications Glénat, pas étonnant donc que la série soit passée chez ce dernier après les 3 premiers albums parus au Lombard, et surtout, ce dessin s'améliore encore plus et devient beaucoup plus élégant au fur et à mesure des années. Un bon point de ce côté là donc.

Mais côté histoire, ce n'est pas tout à fait ce que j'espérais. Les premiers albums sont intéressants et bien conçus, ils m'ont plutôt captivé car Convard installe un univers post-apocalyptique crédible et envoûtant ; l'idée de base est bonne : la détérioration du climat suite à des tripatouillages humains, je crois que ça arrivera un jour à force de vouloir toujours forcer la nature contre son cours naturel, c'est donc de l'anticipation bien vue, mais cet univers est pour moi exploité à moitié, Convard ne se focalise que sur cette stupide quête de 12 clés sans agrandir les possibilités du monde qu'il a crée et du potentiel qu'il peut offrir. Au lieu de ça, il verse dans la répétition et surtout s'englue un peu dans une intrigue qui n'avance plus qu'à demi, j'ai eu l'impression que les auteurs ne savaient plus trop quoi conter, c'est lent, ça n'avance plus, il y a des passages ennuyeux qu'on peut survoler sans qu'on soit paumé plus loin en reprenant le fil de l'histoire, il y avait donc de l'élagage à faire, je reste persuadé que cette histoire aurait pu être bouclée en 7 ou 8 albums.

C'est d'ailleurs cette limite que je me suis fixée : j'ai lu attentivement le 1er cycle jusqu'au tome 5, puis un peu plus superficiellement jusqu'au tome 8, et passé ce cap, j'ai laissé tomber, ne lisant la suite qu'en diagonale avec quelques arrêts sur images ou sur dialogues tellement ça devenait long. Tiens justement, les dialogues, parlons-en : ils m'ont semblé comme psalmodiés par endroits, presque artificiels, on dirait des dialogues de théâtre, bien ciselés, avec une étrange poésie désenchantée, ce n'est pas un défaut en soi, mais était-ce la Bd où placer ce genre de litanies ? D'autre part, le personnage de Neige est peu intéressant, il est un peu vide, sans réelle saveur bien qu'attachant, il ne sert que de lien aux nombreux personnages qu'il rencontre et dont certains sont bien plus riches comme l'Ecossais, le Doge ou Cueille-la-Mort...

Bon voila, je ressors à moitié déçu par cette lecture, c'est trop long, la série s'étale sur 20 ans et n'a plus grand chose à dire dans sa seconde partie, bref c'est dommage parce que l'idée générale aurait pu donner autre chose de plus captivant si Convard avait exploité toutes les possibilités mêlant la quête initiatique et l'odyssée aventureuse, mais ça reste quand même un grand récit humaniste, une sorte de classique aux dimensions d'un hymne à la liberté. Vraie note : 2,5/5.

Nom série  La Voix des anges  posté le 18/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D'emblée, le dessin assez heurté me dérange un peu, certaines images ont belle allure alors que d'autres sont bizarres, comme bâclées, et quelques visages semblent déformés ou changeants. Le récit m'a paru plus fantastique que réellement science-fiction, bien qu'il y ait quelques éléments de ce genre, mais ça reste assez vague.

Les premières pages sont intrigantes et mystérieuses, on nous balance des informations pèle-mêle avec plusieurs personnages en différents endroits sans qu'on sache quoi que ce soit de clair sur ces interactions entre ces phases du récit, et puis ça le rejoint peu à peu. A ce titre, le tome 1 laisse perplexe ; le tome 2 fait avancer un peu l'intrigue mais seulement vers les 5-6 dernières pages, alors que tout ce qui précède fait figure de remplissage sans trop d'intérêt et surtout il n'y a rien de solide pour étayer cette narration, j'ai eu l'impression d'être baladé dans cette Bd.

Quant au tome 3, il est spécial, puisque terminé par un collectif de dessinateurs, Bignon étant disparu sans pouvoir achever ses dernières planches et sans pouvoir finaliser ce récit déjà bien chaotique ; on retrouve les dessins de Léo, de Juillard, de Rossi, de Mézières et de Ferrandez qui ont fait preuve d'une louable intention mais l'unité graphique de l'ensemble n'est pas terrible, d'autant plus que le final est décevant, certaines phases de ce récit sont complètement invraisemblables. Je ne peux donc pas dire que je me suis passionné pour ce triptyque, le scénario est approximatif, j'ai connu Rodolphe en meilleure forme...

Nom série  Frédégonde la sanguinaire  posté le 25/10/2014 (dernière MAJ le 18/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La collection des Reines de sang s'enrichit d'un bel album qui tient toutes ses promesses et annonce un beau duel. Je me demandais quand Delcourt allait prolonger cette série, c'est chose faite, et je crois qu'il peut penser à d'autres reines, car dans l'Histoire, des femmes ayant régné d'une poigne de fer et qui ont fait assassiner des gens, il y en a eu ; je pense notamment à Marie Tudor, Catherine de Médicis, Catherine II de Russie ou l'impératrice Tseu-Hi... voila de belles candidates.

Mais pour l'heure, voici Frédégonde, qui reste probablement l'une des reines les plus perfides, femme implacable, d'une ambition sans limite et dotée d'un immense orgueil, son existence sera jalonnée des crimes les plus innommables. Autant dire que le duo de femmes auteures a choisi l'une de leur condisciples les plus cruelles de l'Histoire ; elles ne font que relater la rivalité sanglante qui opposa Frédégonde et Brunehaut, mariées toutes deux à des frères rois des 2 provinces franques les plus puissantes, la Neustrie et l'Austrasie, dans ce Haut Moyen Age encore obscur et que l'on connait avec moins de précision ; il faut attendre le règne de Charlemagne pour que des chroniqueurs annotent sur parchemin les moindres faits et gestes des souverains. Mais on en sait suffisamment sur ces règnes de rois mérovingiens.

Cette partie de l'Histoire de France a déjà été brillamment évoquée par Patrick Cothias et Bernard Dufossé dans leur série Les Sanguinaires en collection Vécu, mais elle fut malheureusement avortée après 2 albums ; le sujet était abordé plus en avant, mais avec de solides références. Et là aussi, la façon dont Frédégonde manipule son amant et attend son heure est montrée subtilement, bref on ne s'ennuie pas un instant dans ce diptyque dont le second volume va réserver bien des surprises. Je ne le révèle évidemment pas pour préserver les lecteurs intéressés, mais ça va saigner croyez-moi.

Etant fasciné par ce Haut Moyen Age, je l'ai beaucoup étudié, vous pensez bien qu'une série comme celle-ci me convenait parfaitement, mais je conçois que le sujet puisse ne pas plaire. Encore que les auteurs n'insistent pas lourdement sur le plan politique, et se concentrent sur les personnages, en collant un peu d'érotisme très soft pour pimenter le tout. Le contexte est aussi enjolivé, alors que c'était encore une époque barbare et rude.
Le dessin est propre, clair et précis dans les détails décoratifs propres à cette époque, bref c'est du beau travail qui me ravit, en espérant que le second album soit du même niveau. En tout cas, Frédégonde est la reine de sang qui porte bien son nom, et qui surpasse allègrement Isabelle et Aliénor réunies.

Dans ce tome 2 qui s'achève avec la satisfaction du devoir accompli, Frédégonde se montre encore plus vile et plus cruelle, elle n'a qu'un seul but : prendre le pouvoir de façon absolue, et ce à n'importe quel prix. A chaque fois qu'elle se retrouve acculée, elle ourdit des stratagèmes qui relèvent de la plus haute perfidie, parvenant à ses fins à chaque fois, malgré la perte d'un fils ou de certains alliés qui l'aidaient dans sa tâche mortelle. L'album est un peu plus tourné vers la politique et ses sombres calculs, mais pas de façon appuyée, les auteurs ayant su trouver le juste équilibre entre ce qu'il faut de politique et les complots servant les desseins maléfiques de cette reine qui n'a vraiment aucune pitié. On ne nous montre pas sa mort, le récit s'arrêtant bien avant 597, lorsqu'elle berce son second fils Clotaire qui deviendra Clotaire II et qui mettra au supplice Brunehaut en 613. Les faits sont rigoureusement exacts, je n'ai pas vu d'erreurs ni dans les actes ni dans les dates, les auteurs ayant eu sans aucun doute une excellente documentation. Le dessin est aussi bon, bien qu'il m'ait paru sur 3 ou 4 pages un peu moins précis, mais c'est du beau travail qui permet d'illustrer de belle façon une période sombre de la France mérovingienne assez peu connue et difficile à conter avec tous ces personnages et ces événements violents ; il faut être concentré et attentif pour ne pas se faire larguer dans cette page d'Histoire, je conserve donc ma note.

Nom série  Reconquêtes  posté le 08/05/2014 (dernière MAJ le 15/10/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
D'emblée l'album éblouit par l'éclat de son dessin ; F. Miville-Deschênes m'avait déjà bien séduit sur Millénaire, aussi quand j'ai vu cet album avec sa superbe couverture et qu'en plus ça traitait de civilisations mésopotamiennes, je ne pouvais que m'y intéresser. Ces périodes antiques sur les Hittites, les Sumériens, les Scythes ou les Babyloniens sont très peu abordées en BD et très méconnues, c'est fascinant, et le manque de documents très précis (au contraire des civilisations grecques ou romaines) permet aux auteurs de broder un peu tout en préservant des détails réels (le nom d'Hamourabi évoqué atteste d'une certaine authenticité d'après ce que l'on sait sur ces peuples très anciens) et le respect de certains costumes et armes. Mais cette authenticité est toute relative car en fait les auteurs font de la fantasy antique, ils ont mêlé des peuples qui n'ont pas vécu tous à la même période, l'anachronisme sera cependant excusé tellement l'ensemble et le visuel sont beaux.

Quand c'est illustré par un dessinateur très doué qui réussit de superbes pages guerrières avec des éléphants et des combats farouches, de beaux visages féminins et une mise en page aux cadrages hardis, je dis bravo ! L'érotisme s'ajoute à la cruauté dans ce récit... on peut trouver ça un peu forcé, mais il faut savoir que les Sarmates était un peuple Scythe où le rôle social des femmes était à l'égal des hommes, elles chassaient à cheval, allaient à la guerre et ne pouvaient pas se marier tant qu'elle n'avaient pas tué un homme ; certains spécialistes ont évoqué la légende des Amazones à leur sujet. Le rapport au sexe et à la nudité de ces peuples n'était pas comme le nôtre, une Sarmate devait être fière de son corps, donc montrer sa poitrine était pour elle un signe pour s'affirmer. Le nu entrevu ici est parfois sauvage et bestial, et s'accorde bien à certaines séquences sanglantes et cruelles.

Tout cela est très prometteur, et depuis 2011 il n'y avait pas de suite, les auteurs ont enclenché un désir de curiosité qui doit se satisfaire absolument aussi bien sur le plan graphique que sur le plan scénaristique ; la voici enfin avec ce tome 2, et c'est toujours aussi beau. Le visuel prend le pas sur l'histoire car j'ai l'impression que le scénariste ne sait pas trop où il va, quoique la fin de ce tome 2 laisse augurer une suite intéressante. Miville-Deschênes offre de belles scènes de bataille avec des éléphants, des taureaux et des ours de combat, dans un fracas des armes très réussi, grâce encore à des cadrages audacieux. Les cases sont tellement chargées que l'oeil doit les scruter en détail. Certains personnages sont moins passifs que dans le tome 1, tel celui de la scribe babylonienne Thusia. L'érotisme latent est moins visible, mais le dessinateur excelle toujours dans ces beaux visages féminins, et on y voit en prime la destruction de l'Atlantide... ce tome 2 se révèle donc riche et semble servir d'intermédiaire dans cette saga prévue en 4 tomes.

Le tome 3 enfonce le clou et montre un peu plus d'audace scénaristique ; après une sorte de flottement, il se passe des trucs intéressants et plus cohérents dans cet album, le torchon brûle au sein de la Horde des Vivants, chacun se cherche des poux dans la tête, et un retournement de situation imprévu redonne de la vigueur à cette série qui n'en manquait déjà pas. Sur le plan graphique, c'est toujours du très grand art, Miville-Deschênes atteint une apothéose graphique dans son dessin qui regorge encore de scènes de combats titanesques, dont une double page entre éléphants et grosses bestioles à cou de girafe, de même qu'il y a encore des visages en gros plan superbes et à peu près autant de guerrières les nichons à l'air pour bien faire marronner les lectrices qui grognent... relax, après tout ce n'est que de la BD, dans nos musées, combien de statues montrent aussi des filles à poil ? et là on ne dit rien... Enfin voila, ça devient de plus en plus fascinant cette Bd, y'a plus qu'à attendre l'hallali !

Et le voici enfin dans ce tome 4, ça reprend pratiquement où s'est arrêté le tome précédent, le scénariste continue sur sa lancée et lance encore sa Horde des vivants contre ce roi Hittite qui veut les anéantir, mais ils useront d'un stratagème ingénieux pour en arriver à bout, il y aura aussi quelques pertes. C'est toujours aussi fabuleux au niveau graphique, Miville-Deschênes se surpasse encore plus dans ses scènes de bataille très détaillées et très fouillées, de même que dans des scènes de groupe (comme celle d'une avalanche en montagne), c'est tellement magnifique que l'oeil ébloui passe du temps pour détailler ces cases richement remplies. Et ces animaux fabuleux, ce griffon, ces grosses bestioles donnent un aspect fantastique étrange à cette Bd qui m'aura vraiment régalé.
La seule chose que je reproche à cette série, c'est que son scénario n'est absolument pas à la hauteur du dessin somptueux de Miville-Deschênes, l'histoire semblait patiner un peu entre les tomes 1 et 2, ça se reprend dans le tome 3, mais le 4 qui aurait dû être un truc dantesque livre un final logique et qui me convient mais pas si extraordinaire, je crois que Runberg aurait pu se fouler un peu plus pour élaborer un récit plus costaud, merde il y avait de quoi faire avec une telle mythologie mésopotamienne... imaginez quelle Bd de folie ça aurait pu être s'il y avait eu un scénario en béton dans un tel contexte antique et avec un dessin comme celui-ci !
Enfin j'ai apprécié quand même, c'est une belle lecture même si j'aurais toujours ce petit regret à l'esprit.

Nom série  Champs d'honneur  posté le 14/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle série concept qui se focalise sur de grandes batailles ayant mis les troupes françaises face à des armées ennemies m'a tout l'air d'être sérieuse et bien élaborée, le traitement effectué par Gloris m'a paru très bien construit et bien scindé en 2 parties dans ces 2 premiers albums. Mais je subodore que la série comportera des tomes inégaux en qualité, c'est flagrant avec l'album sur la bataille de Valmy qui déjà n'est pas la période que je préfère en Histoire de France, donc même si j'ai visité le champ de bataille avec le moulin reconstitué, la statue et la stèle de Kellerman, ainsi que les panneaux explicatifs, et même si je suis un peu renseigné sur cette bataille, le traitement de l'album tend à perdre un peu le lecteur néophyte au milieu des armées nombreuses qui y ont participé, mais malgré cette petite confusion, je reste séduit par le principe de présentation qui n'amène pas directement le lecteur sur la bataille proprement dite, mais aussi sur les préparatifs et les raisons de cette bataille qui fut capitale en confirmant l'élan de la Révolution française repoussant des armées d'invasion de notre territoire national.

Ceux qui me connaissent se doutent que ma préférence ira vers l'album consacré à la bataille de Castillon, étant passionné d'Histoire médiévale, et ils auront raison, j'ai vraiment bien apprécié cet album qui prouve ce que je dis plus haut : le côté inégal des albums, et ici Gloris réussit pleinement son job qui est de mettre face à face seulement 2 bélligérants, et de faire comprendre clairement les enjeux de cette bataille qui me touche de plus près aussi, habitant Bordeaux, donc bien au courant de l'histoire de ma région, et cette bataille je l'ai étudiée de fond en comble, photographié les lieux (situés à 35 km de Bordeaux, sur la rive gauche de la Dordogne). Depuis plus de 25 ans, la bataille de Castillon est rejouée en son & lumières chaque été entre juillet et fin aout et connait un très grand succès, j'ai moi-même été figurant en 1999 où je jouais un modeste archer français...

Comme dans l'album de Valmy, Gloris découpe bien son récit , le rend vivant et passionnant par la préparation avant ladite bataille, les personnages sont bien typés, tous les renseignements sont exacts : la bataille de Formigny qui est une victoire décisive sur l'Anglois et qui lance la reprise du royaume des mains anglaises par le roi Charles VII, puis le siège de Falaise où 10 000 hommes et un déploiement efficace d'artillerie permet d'emporter la ville appartenant aux Anglais, c'est la dernière bataille de Normandie qui achève la reprise de ce duché. Bordeaux ensuite, capitale du duché de Guyenne est bien prise en 1451, puis lors du débarquement de Talbot sur les côtes du Médoc en 1452, elle se rend de nouveau aux Anglais qui avaient favorisé l'essor commercial de la ville. Elle ne redevient française que le 19 octobre 1453, soit 3 mois après Castillon. Bref, toutes les dates et faits sont exacts (à 3 ou 4 jours près), Gloris a bien potassé ses manuels.

Il fait également bien ressortir le fait que Talbot était dépassé, c'était un vieux guerrier qui vivait dans une époque où la chevalerie était révolue, place à l'artillerie des frères Bureau qui permettront la victoire, Talbot n'acceptant pas les temps nouveaux, sera victime de son empressement (car il n'attend pas sa propre artillerie et veut en découdre avec une charge de cavalerie à l'ancienne) et le paiera de sa vie ainsi que celle d'un de ses fils. Aujourd'hui, sur les bords de la Dordogne près du champ de bataille, il existe un monument Talbot, ainsi que sur la route entre Castillon et Bergerac, à la sortie de la bourgade, il y a un beau monument dédié aux frères Bureau, 2 témoins qui rappellent que ce fut la bataille qui mit fin à cette fameuse guerre de Cent Ans, longue de 115 ans, entrecoupée de trèves, où les Français auront essuyé de rudes revers (Crécy, Azincourt) mais à la fin, ils sont vainqueurs, et l'Anglois n'aura plus que Calais comme enclave sur le sol français jusqu'en 1558. L'Aquitaine des Plantagenêt avait vécu.

Un mot sur le dessin qui m'a bien plu aussi, c'est un dessin clair et précis, costaud et très soigné, j'aime ce genre de dessin très voisin de la série des "Reines de sang" (Aliénor surtout), idéal pour identifier facilement les protagonistes et les décors. Celui de l'album sur Valmy est bon aussi, il y a une unité graphique sur ces albums qui est respectée.

Voici donc un bon début de série, où 5 albums sont prévus, je trouve ça un peu dommage, les batailles étant nombreuses impliquant des Français qu'elle pourrait très bien se poursuivre avec d'autres tomes, espérons que le reste sera de la même qualité.

Nom série  L'Iliade  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comme pour Prométhée et la boîte de Pandore, ce premier album d'un triptyque tient ses promesses et me réjouit car non seulement j'aime la Mythologie grecque mais aussi tous les épisodes de l'Antiquité grecque qui sont pratiquement tous coordonnés par les dieux de l'Olympe, et dans cet album, les auteurs montrent comment les hommes sont les jouets de ces dieux qui se réjouissent de leur infortune et de leurs malheurs, les deux sont liés indéfectiblement, et ici l'implication des Olympiens est prépondérante.

Ici encore, j'aime le dessin qui possède une similitude avec celui de Prométhée et la boîte de Pandore, il est peut-être plus costaud, plus puissant, avec une double page sensationnelle. Et là aussi, Clotilde Bruneau réussit du beau travail en adaptant cette guerre de Troie et en déroulant les épisodes connus : les origines du récit, la pomme de Discorde, le jugement de Pâris, la colère d'Achille, l'orgueil du fier Agamemnon... c'est un épisode capital de l'histoire de la Grèce antique qui n'a pas trop de 3 albums pour conter l'intégralité de cette guerre qui fut chantée par Homère, il y a beaucoup à dire. C'est énoncé clairement, de façon précise, sans détournements fantaisistes, c'est donc lisible à tout âge.

Ce premier tome démarre bien et je garde espoir pour la suite qui ne peut qu'être de qualité au vu de ce qui est présenté (le coup de coeur viendra sans doute, attendons). C'est une histoire indémodable qui a été souvent adaptée de façon atypique, transformée en différentes sauces SF ou autre, on apprend beaucoup sur l'humanité à travers ces mythes si on en décrypte l'enseignement et la portée philosophique.

Nom série  Prométhée et la Boîte de Pandore  posté le 11/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la collection "Ils ont fait l'Histoire", Glénat se lance dans une autre collection sérieuse, "la Sagesse des mythes" qui se déclinera en plusieurs albums décryptant la Mythologie grecque, mais de façon sérieuse et fidèle aux légendes, au contraire de la série Oracle qui utilise les dieux et les hommes dans des histoires fictives si on peut dire.

Je suis littéralement séduit par ce thème de collection, c'est parfait pour moi qui ait toujours adoré la Mythologie grecque, je trouve ces histoires fascinantes et édifiantes pour les pauvres mortels que nous sommes, je m'en suis souvent nourri.
Ici, comme pour l'autre album sorti conjointement L'Iliade, c'est traité de façon sérieuse, le mythe de Prométhée est parfaitement exposé clairement, de façon détaillée et précise. Dans la version d'Hésiode, Prométhée (dont le nom signifie "le prévoyant") avait crée la race humaine à partir d'une motte d'argile à laquelle Athéna avait insufflé la vie, tandis que son frère Epiméthée (signifiant "qui réfléchit après") créait les races animales laissant l'homme démuni face aux prédateurs ; Prométhée rétablit l'équilibre en dérobant aux dieux le feu pour le donner aux hommes, d'où la colère du grand barbu et Prométhée enchaîné à un rocher, on connait la légende.

Tous les épisodes connus de ce mythe sont donc bien racontés à la façon d' un récit épique par Clotilde Bruneau ayant déjà fourni du bon travail sur la collection "Ils ont fait l'Histoire" (notamment sur l'album Charlemagne), elle n' oublie pas l'épisode de la boîte de Pandore contenant tous les maux s'abattant sur l'humanité. Prométhée étant un peu le symbole de l'apport de la connaissance aux hommes (symbolisée par le feu du ciel), il est l'un des mythes les plus puissants de la civilisation européenne, il était assez logique qu'il soit désigné pour inaugurer cette nouvelle collection.

Le dessin de l'Italien Giuseppe Baiguera est très bon, c'est du dessin propre et lisse comme j'aime, parfait pour illustrer ce genre de bande, avec une cohérence graphique voulue avec le dessin vu sur L'Iliade, car il est important que le lecteur qui lira les tomes de cette collection, puisse identifier les dieux qui seront amenés à apparaître au fil des tomes.
Voici donc un one-shot qui tient toutes ses promesses, je n'ai pas été déçu, l'album est accrocheur, bien conçu et très plaisant à lire ; la collection est placée sous le patronage de l'ancien ministre Luc Ferry (qui rédige les dossiers de fin d'album) dont on peut s'étonner de cette incursion dans le monde de la BD, mais après tout, c'est du travail pédagogique (sans lourdeur), il est donc normal qu'une personnalité du monde universitaire s'implique dans ce job. Espérons que les tomes suivants seront du même acabit.

Nom série  Jo Engo  posté le 10/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu l'occasion de relire cette Bd que j'avais aperçue dans l'Echo des Savanes vers 1985 et dont je n'avais pratiquement plus aucun souvenir ; je l'avais peut-être lue à la va-vite dans l'Echo, mais en revenant dessus, je me suis rappelé du ton complètement loufoque que ça dégageait. C'est tout à fait dans le style des bandes que l'Echo des Savanes diffusait dans les années 80, très savoureuse, au scénario un peu barjo, avec des situations volontairement outrées, à la fois violente et drôle, tout en étant racontée comme si c'était quelque chose de sérieux et réaliste. C'est vrai que ça m'a surpris et que j'ai rigolé à un ou 2 trucs un peu gros.

Jo Engo est un journaliste de choc qui n'hésite pas avec ses drôles d'acolytes à commettre des actions fantasques, c'est une sorte de pastiche des héros d'autrefois, drôle, curieux et très décalé. Mais d'un autre côté, passé ces quelques éléments de surprise et ce côté intrigant, je n'ai pas trouvé l'ensemble vraiment exceptionnel. C'est bien de le lire ou de le découvrir (ou redécouvrir dans mon cas) lorsqu'on tombe dessus, mais je ne souhaite pas l'acheter.
Le dessin s'apparente à la Ligne Claire et peut à première vue être sympa, Frémond va même jusqu'à imiter la forme des bulles rectangulaires comme celles d'Hergé, mais si on y regarde de plus près, on s'aperçoit de quelques petits défauts graphiques, les visages sont parfois bizarres, c'est pas joli partout.

Voila donc une Bd étrange et atypique dans son fond, je ne sais pas si elle a eu du succès ou si elle a été abandonnée car il n'y a eu que 2 albums, mais ça peut être une découverte à faire pour les curieux.

Nom série  Prison Très Spéciale  posté le 08/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un festival de perversions en tout genre, du plus soft au plus tordu, même si ça balance beaucoup plus vers le tordu, c'est très tourné vers les Bd de soumission à tendance SM, avec tortures, flagellations, viols brutaux, sévices divers... bref rien pour m'attirer et ça ne me fait d'ailleurs aucun effet, mais lire du Von Gotha, ça reste toujours édifiant, c'est pas que je cours après, d'ailleurs cette Bd parue au début des années 90 dans Bédé X ne m'avait pas attiré, mais ce gars a un tel trait qui parvient à donner une esthétique à ses planches en dépit des sujets qu'il traite, que je me force un peu...

Il n'y a pas vraiment de scénario, c'est un enchainement de séquences toutes plus ou moins dégueulasses, certaines pratiques étant même peu ragoutantes, c'est du récit classique de WIP (Women in Prison) comme certains films érotiques du même genre, sauf que dans ces films, la censure oblige les auteurs à être plus prudents, il n'y a donc que des gougnotages entre femmes, de la nudité gratuite et quelques viols ou séances de fouet à peine montrées... mais ici Von Gotha n'a pas peur de montrer des trucs à faire frémir, son audace va parfois très loin, à peu près autant que dans Les Malheurs de Janice, enfin bref on ne peut qu'admirer son dessin d'une grande pureté, très soigné avec un effort sur les décors, mais c'est du hard dérangeant, à lire pour être édifié mais que je n'ai pas envie de posséder.

Nom série  Bea flic de choc  posté le 08/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette blonde pulpeuse a les atouts qu'il faut pour mener des enquêtes, c'est une Bd typique du genre émoustillant des années 80 pour remuer un peu les braguettes mais rien de bien méchant quand même ; elle est parue à partir de 1989 dans un mensuel du nom de Police, puis la série s'est terminée dans les pages de Bédé Adult en 1992, c'est là que je l'avais découverte, mais je n'en avais pas gardé un souvenir mémorable, et puis j'ai eu l'occasion de lire l'unique album qui existe paru chez Cap en 1993, reprenant le dernier récit paru dans Bédé Adult, et finalement c'est pas si mal...

Pas si mal parce que pour une Bd de ce calibre et de cette époque de création, elle ne mise pas que sur le cul, l'histoire est certes conventionnelle, mais on sent que Chris a fait un effort pour broder un truc cohérent, pas du remplissage destiné à combler les pages sans cul, et d'ailleurs je trouve même que les pages chaudes sont trop rapides, ça m'a étonné connaissant la réputation de ces magazines des années 80 comme Bédé Adult, Sexbulles ou Bédé X qui alignaient de la fesse au kilomètre. Donc un bon point de ce côté là...

Question dessin, c'est du Chris, au style soigné et bien dans son style réaliste, comme dans ses Bd précédentes genre Angie, infirmière de nuit, malgré quelques petites incohérences graphiques, mais c'est pas bien grave.

Nom série  Le Cycle de Nibiru  posté le 05/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette transposition de civilisation Aztèque et de ses coutumes dans un monde futuriste est une idée intéressante, c'est en tout cas mieux construit pour moi que l'Antiquité galactique imaginée par V. Mangin dans Le dernier Troyen notamment. Ce peuple avait aussi le culte du sang et des dieux redoutables toujours plus assoiffés du breuvage de vie et qui réclamaient leur lot de victimes sacrificielles. D'où une dominante mystique de cette société futuriste fondée sur le sang qui régente tout, et des dieux anciens qui sont des seigneurs puissants du sang. De même que le Pok-ta-pok est un jeu calqué sur le jeu de balle des anciens Mayas et Aztèques, en plus bestial.

L'inconvénient de cette Bd, c'est que c'est hermétique et nébuleux, le scénario s'englue un peu en basculant dans un trip métaphysique trop appuyé, c'est très bavard pour expliquer ces tenants et aboutissants et ça a fini par m'ennuyer... ou alors ce propos m'est passé au-dessus de la tête. Mais de toute façon, cette obsession du sang me dégouttait un peu ; même dans des Bd de vampires comme Rapaces ou Le Prince de la Nuit, il n'y en a pas autant.

Le dessin n'est pas désagréable, mais c'est pas ce que je préfère, en dépit de quelques belles et grandioses images, j'ai repéré des visages laids qui ont des allures de dessin manga, et je n'aime pas ce rendu.
Dommage pour ce diptyque, les intentions sont bonnes mais l'élaboration est trop dense et pas assez claire.

Nom série  Cirk  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet avis sera assez court vu que je n'ai guère apprécié cette Bd.
C'est plutôt SF que fantastique, l'univers post-apocalyptique serait intéressant car il présente quelques originalités, mais l'intrigue part dans plusieurs directions sans trop de cohésion, c'est décousu, incompréhensible, avec un fond obscur et creux, ça rend la lecture pénible...

Mais ce qui me freine encore plus, c'est le dessin qui par endroits, peut avoir une allure acceptable voire même pas trop mal, mais dans certaines cases, être très laid, avec notamment des visages déformés ; on dirait par endroits des dessins un peu gauches, comme exécutés par un jeune enfant, ça ne s'améliore que très légèrement dans le tome 2. La mise en page chaotique, audacieuse et moderne avec des cases de différents formats semble être là pour en mettre plein la vue et remuer le lecteur ; quelques scènes peu utiles de remplissages sont vraiment de trop, par contre le plan de Béton-Ville aurait pu être utile si cette Bd avait été plus passionnante et mieux construite.
J'ai déjà oublié ce que j'ai lu depuis plus d'1 semaine, heureusement que j'avais pris des notes, cette Bd n'est donc pas mémorable...

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 03/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais trop quoi penser de ce western totalement atypique, c'est déroutant et ça rejoint l'idée de quelques autres auteurs qui depuis quelques temps remettent en question les codes du genre, en démythifiant l'Ouest et en dynamitant certains aspects mythiques qu'on a vus dans des Bd plus classiques comme Blueberry, Comanche, Mac Coy ou Durango...
En fait, c'est une histoire fantastique et un peu onirique qui utilise plus le contexte du western qu'elle n'appartient vraiment au genre en utilisant ses éléments classiques, car le récit aurait très bien pu se dérouler dans l'Angleterre victorienne, dans une campagne française ou n'importe quel autre endroit, on a l'impression que ces immenses paysages de Far West sont un vaste décor pour ces quelques personnages. D'ailleurs l'important ici, ce n'est pas le décor, mais les personnages et les relations entre eux.

Pendant une quarantaine de pages, il ne se passe rien d'important, c'est plutôt lent, on ne sait pas ce qu'il peut survenir ; et puis on a une vague impression de western fantastique, puis ça vire au sentiment et à l'érotisme, sans parler de détails étranges : ce géologue qui aime se retrouver le cul à l'air, ce chasseur de primes à gueule de vampire, ce vieil Indien qui fait des trucs bizarres, cette fille déguisée en garçon qui parle aux chevaux... bref tout ceci reste assez mystérieux, et le final peut achever de surprendre.
J'ai donc eu l'impression d'être ballotté par ce récit qui semble intéressant, mais c'est pas très prenant et je reste à demi satisfait, tout en reconnaissant l'audace et l'étonnante originalité de cette histoire.

Quant au dessin, il est d'un style semi-réaliste assez correct, ce n'est certes pas du Giraud ou du Hermann qui dans leurs séries western ont littéralement magnifié les grands espaces de l'Ouest américain, mais ça semble parfait pour ce type de western, même si les décors auraient gagné en réalisme, mais après tout, ce côté schématisé des rochers et des plaines est sans doute l'effet recherché par le dessinateur.

Un album étrange , agréable à lire mais que je n'ai pas envie d'acheter.

Nom série  Marina  posté le 01/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On connaissait Zidrou pour ses Bd humoristiques L'Elève Ducobu ou Tamara, mais visiblement avec cette histoire vénitienne, il surprend par le sérieux du propos.
Il s'agit d'un récit alterné avec 2 intrigues en parallèle, historique et contemporaine. Ce n'est pas nouveau comme procédé mais ici ce n'est pas tellement une bonne idée parce qu'il y en a une qui est plus forte que l'autre ; il y a quelques transitions peu adéquates qui cassent un peu le rythme par endroits, en tout cas j'ai préféré nettement la partie historique qui à mon sens a plus de matière sans s'encombrer d'un autre récit parallèle se déroulant à notre époque, qui peut certes être relié, mais cette partie contemporaine est assez moyenne, sans grand intérêt et se termine plutôt bêtement avec ce bateau et la dernière page qui reste énigmatique.

Les intrigues politiques et les drames familiaux qui y sont liés relancent sans cesse cette double intrigue, cette partie historique est donc bien réussie, Zidrou laissant ressortir au-delà de la splendeur habituelle de la cité des Doges, les complots et les manipulations tortueuses qui s'y déroulent, un peu comme une face occulte de la puissance et du prestige vénitiens.
Je ne savais pas qu'il était paru un tome 3, mais je ne sais pas si je le lirai finalement, cette histoire ne m'ayant pas assez passionné.

Question dessin, on a à faire à du très beau travail ! La première page du tome 1 est superbe avec ses 3 images en horizontal sur Venise et le palais des Doges, ça donne tout de suite le ton graphique de cette Bd qui est très particulier ; Matteo réalise de magnifiques planches aquarellées qui donnent un aspect un peu vitreux étrange et esthétique aux décors qui sont d'une richesse incroyable. On voit qu'il y a un beau travail de documentation (également sur les galères), et le dessinateur échappe au cliché "carte postale" que l'on perçoit parfois sur des Bd se déroulant à Venise, il y a là peut-être une petite influence de Manara ; la qualité de son encrage avec la finesse de certains personnages contrastant avec le trait heurté sur d'autres est assez étonnante, notamment sur ces visages mutilés ou de personnages laids.

Au final, une Bd graphiquement magnifique mais au scénario à double intrigue peu séduisante.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Depuis 1994, Leo a décliné son concept très original de science-fiction à tendance écologique et humaniste avec toujours du mystère et surtout des créatures animales inédites et singulières. Dans cette Bd, il laisse un peu l'écologie de côté, mais élabore des relations humaines différentes qui lorgnent carrément vers le western. Si on enlève le contexte futuriste, ça a les apparences du western car Leo reprend tous les codes du genre (petit patelin où un gros bonnet tient tout le monde par les burnes, types patibulaires à sa solde qui font les malins, ordre à restaurer pour un duo de flics) en les transposant dans un contexte de SF ; les motos remplacent les chevaux, et certaines étrangetés sont amusantes, comme ces prothèses métalliques bizarres et le petit véhicule de John avec ses petits gadgets.

Comme on dit "c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe", donc Leo n'a pas peur d'utiliser un scénario basique de western avec cette trame narrative conventionnelle à clichés que j'ai vue dans d'innombrables westerns de série B, mais il parvient à être original car il saupoudre le tout d'une touche fantastique avec ses chères bestioles étranges et quelques idées inventives, de même que son héroïne est dans la lignée de celles de ses précédentes séries.

Pour la partie graphique, Leo fait du Leo en prenant un dessinateur ayant une affinité graphique avec son dessin, même si celui de Icar est un peu moins policé, avec un aspect de laisser-aller, bref c'est pas si peaufiné que le dessin de Leo tout en ayant un lien de parenté (expressions des visages parfois bizarres), mais dans l'ensemble ça me convient.
Nous voici donc avec une série sympathique, purement distrayante, plus légère, et pour l'instant je n'ai pu lire que les 2 albums dispos dans les médiathèques que je visite, mais je lirai la suite avec joie.

Nom série  Les Pierres rouges  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit curieux ancré dans un univers un peu ancien ou un peu vieillot, avec une atmosphère un peu fantastique, surtout lorsque le garçon traverse la forêt et erre sans but, en cherchant la fuite pour échapper à ses malheurs (la mort de sa mère, puis la mort assez stupide de l'ami qui l'avait recueilli). Cette histoire a l'air de démarrer assez lentement sans se positionner de façon nette dans un créneau précis, mais on sent qu'il y a une matière derrière qui ne demande qu'à s'extraire. L'atmosphère est cependant assez bien élaborée pour donner au lecteur un intérêt et l'envie de continuer. Ce sentiment est accentué par le final étrange qui laisse augurer une suite sans doute encore plus étrange.

J'aime bien le dessin qui me semble assez différent des précédentes Bd de Makyo, ou alors peut-être que je n'ai pas de souvenirs précis de son dessin d'avant, n'ayant pas lu tellement d'autres Bd dessinées par l'auteur. J'aime ce genre de dessin qui donne du caractère et cette ambiance que j'évoquais, le trait est épais avec des nuances sombres notamment dans de belles images d'orage ou de vieilles demeures avec un aspect délabré ou vieilli.
C'est pas le genre de bande qui me branche trop quand même, avec ce petit côté mélo, mais l'intention est louable et ça mérite peut-être d'être suivi. J'ai mis l'achat sans trop de conviction.

Nom série  Black Mary  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Heureusement que je n'ai pas eu à attendre plus de 10 ans pour lire ce tome 3, j'ai pu donc lire la série d'un seul coup, mais si c'était le cas, j'aurais sûrement noté plus bas.
J'ai commencé cette lecture sur la foi de son dessin que j'ai trouvé agréable et de belle tenue, sans savoir à quoi m'attendre (parfois, j'aime bien aller à l'aveugle comme ça, mais faut quand même se méfier). Le dessin est même encore mieux dans le tome 3, plus appliqué, très fin , il ressemble un peu au style de Stalner. Les 3 premières pages du tome 1 qui sont muettes, aidée d'une mise en page composée de plans efficaces, mettent tout de suite dans l'ambiance, même si je ne comprenais pas la signification du prologue qu'on comprend plus tard dans le récit.

C'est une sorte de polar historique avec une bonne description du mode de vie anglais dans une ville portuaire à la population grouillante et sordide dans cette fin de XIXème siècle. Mais le personnage d'Evrard surgit un peu trop vite sans qu'on sache qui il est est avant, au lieu de céder à ces cauchemars de pirate qui ne servent à rien, sinon à alourdir une histoire qui n'en a pas besoin, je trouve que Chauvel aurait pu mieux développer ce personnage.

Et puis ça bascule dans le fantastique dès le tome 2, c'est un changement de rythme et de progression un peu soudain, d'autant que j'aimais bien le tome 1 avec cette sorte de cour des miracles anglaise rassemblant toute la chienlit du crime. Et le tome 3 change encore plus le rythme et le ton de la bande, si c'était pour en arriver là, les auteurs auraient mieux fait de ne pas attendre 10 ans et offrir quelque chose qui s'accorde mieux au récit précédemment développé. Je note en plus une faute grave dans cet album, que j'ai déjà constatée dans d'autres Bd : il est fait mention du mot "repère" au lieu de "repaire", c'est très différent et ça fausse le sens donné à la situation, un repère étant un jalon qui aide à se diriger alors qu'un repaire est un coin où se planquer... je trouve ce genre de faute impensable dans une Bd.

Mais ce qui achève un peu l'intérêt de cette histoire, c'est la fin un peu rapide qui aurait pu être évitée si certaines scènes inutiles avant n'avaient pas pris autant de place, que de gâchis ! Un triptyque qui mérite seulement d'être lu en bibli.

Nom série  Double gauche  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aimais bien le dessin de Formosa sur Robur, même s'il était un peu heurté et anguleux, mais ici, il a assoupli les angles, il est beaucoup plus maîtrisé, tout en étant toujours vigoureux et épais, et en n'évitant pas certaines attitudes et postures de personnages un peu excessives. Mais l'important c'est qu'il donne une réelle efficacité et une ambiance un peu sombre à ce récit qui ne serait que très moyen sans ça.

D'ordinaire, je n'aime pas la magie ou des pouvoirs magiques dans un contexte contemporain (ici vraisemblablement le 20ème siècle), sauf s'il s'agit de super-héros US... je trouve que ça ne colle pas et que ça frise souvent le ridicule dans un tel contexte, je préfère quand c'est utilisé dans un contexte ancien médiéval ou autre. Mais ici, je vais rester indulgent et ne pas jeter la pierre, Corbeyran fait un effort pour signer un scénario qui tient la route, malgré des conventions typiques de ce genre de récit, et ce pouvoir de Dustin je l'accepte parce que surtout l'idée des 2 mains gauches est une bonne trouvaille.

On dirait une sorte de mix entre Oliver Twist (gosse abandonné et maltraité) et le mythe de Midas, le personnage de la Mythologie grecque au toucher d'or, Dustin étant un peu un Midas moderne... tout cela fonctionne pas trop mal jusqu'à la fin qui m'empêche à cet instant de conseiller l'achat : le final étrange et stupide fout tout par terre, et comme disait mon grand-père : "ça finit en bouillon de moules" !

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