Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5509 avis et 2089 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  My Lady Vampire  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série pour adolescentes avec en couverture une jolie pucelle souriante et un beau vampire ténébreux : on est en droit de craindre une histoire à la Twilight. Mais c'est heureusement plutôt du côté d'Ann Rice qu'il faut chercher l'inspiration de cette série, avec une touche de Dracula et de son chasseur Van Helsing.
On retrouve en effet les méthodes de vampirisation imaginées par l'auteure d'Entretien avec un Vampire ainsi que leurs pouvoirs et les rivalités entre leurs différents groupes. J'imagine que l'auteur a dû également jouer à quelques jeux de rôles, probablement entre autres à Vampire : La Masquarade, puisque le temps d'un dialogue, elle nous sort un gros anachronisme avec un personnage en qualifiant un autre de "loyal good".

Si le premier tome ne m'a guère convaincu, la suite est d'un meilleur acabit.
L'histoire commence comme une série très inspirée de shojo manga. Un graphisme un peu naïf pour des décors fantaisistes, à la manière d'un trois-mâts un peu ridicule ou de rues de Londres bien vides de bâtiments et de population. Les animaux sont également assez moches, notamment les chiens de chasse que je trouve hideux. En contrepartie, les personnages sont plutôt réussis et la narration graphique permet une lecture claire et fluide. Et les défauts s'amoindrissent à partir du deuxième tome pour offrir des planches nettement plus appréciables.

L'histoire est un peu mièvre au départ, avec cette malheureuse jeune héritière aveugle dans son manoir campagnard (dont les yeux rouges font forcément penser à Sambre) qui est brimée par sa jeune belle-mère et son crétin de père. L'arrivée d'un beau vampire blessé et les péripéties qui s'ensuivent laissent un peu indifférents.
Ce n'est qu'à partir du tome 2 que j'ai davantage accroché car le récit devient un peu plus rythmé et plus porté vers l'action. L'histoire tourne en effet à la prise d'otage et au siège du domaine par des vampires ennemis avec ensuite l'arrivée d'un chasseur de vampires puis une longue poursuite souterraine des uns par les autres, avec au passage des relations changeantes entre les protagonistes.

Si l'histoire n'est pas follement originale, elle est plaisante et tient relativement bien la route. L'intérêt de la série est un peu inégal, avec un premier tome moyen, un plutôt bon second tome et un troisième tome un peu longuet à part sa fin qui sort des sentiers battus. Lecture divertissante donc, mais je n'en conseillerais pas l'achat.

Nom série  Zaï Zaï Zaï Zaï  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est un bon mélange d'humour con, d'humour absurde à la Monty Python et d'un zeste de satire sociale. Il joue aussi sur le support puisqu'il considère le métier d'auteur de BD comme l'un des éléments clés de son intrigue et de son humour.

Le dessin diffère de celui auquel Fabcaro m'avait habitué qui est dans la veine du franco-belge humoristique. Il est ici plus proche du trait faussement réaliste de Ruppert, Mulot ou Bastien Vivès. Ce n'est pas un style qui me plait tellement mais il fonctionne bien avec l'humour absurde et un peu pince-sans-rire.

J'avais un peu peur que les gags finissent par se ressembler et que la bonne idée initiale se délite au fil des pages et que ce soit de moins en moins drôle. Mais l'auteur réussit à garder un niveau assez constant en variant les types d'humour et en distillant de nombreuses bonnes idées.
Bref, j'ai ri et j'ai continué à rire.

Nom série  Fantastic Four - La chute de Fatalis  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album recueille une suite d'histoires des Fantastic Four parues dans les années 70 et culminant par l'épisode 200 fêtant les 17 ans depuis la création de ce groupe de super-héros. Cela commence à un moment où Reed Richards a perdu ses pouvoirs et où les quatre Fantastiques se sont momentanément séparés pour vivre leur vie chacun de leur côté. Reed travaille sur un projet scientifique militaire secret, Jane poursuit une carrière d'actrice, Johnny fait des courses automobiles et Ben pilote des avions. Indépendamment ils vont être confrontés à divers ennemis à combattre avant que finalement une machination organisée par Fatalis les fassent tous se retrouver en Latvérie face à une grande menace commune.

Je n'ai pas apprécié cet album car je trouve que ses histoires ont mal vieilli.
Le dessin est bon, rien à redire sur ce plan là. Il est classe, élégant, dans la lignée des grands classiques des super-héros. On peut lui reprocher son côté un peu grandiloquent et les poses exagérées de ses personnages, mais c'est un style bien ancré dans son époque, le même que Roy Lichtenstein avait d'ailleurs reproduit dans ses œuvres pop-art dans les années 60.
Par contre, l'histoire est assez ennuyeuse car niaise et bavarde. Les premiers chapitres, avec les Fantastic Four séparés qui combattent différents adversaires, sont sans intérêt et souvent ridicules. Quand l'histoire plus longue avec Fatalis se met en place, cela devient un peu plus intéressant mais là encore cela frise souvent le ridicule, l'invraisemblance et les rebondissements artificiels et naïfs. En outre, narration et dialogues sont trop présents et plombent la fluidité de la lecture.
Bref, je me suis ennuyé à la lecture de cet album.

Nom série  La Fille de Wolfland  posté le 22/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série mélange les genres. Cela devrait être de la science-fiction puisque cela se déroule dans un futur indéterminé mais le cadre est une réplique tellement exacte de l'Allemagne nazie que le récit pourrait tout à fait se dérouler dans les années 30. Il y a en principe des mutants, mais hormis un d'entre eux dont la mutation est un peu plus visible que les autres, on ne voit que des hommes et femmes ordinaires. Quant à l'histoire, c'est une histoire de complot politique et d'attentat programmé, avec en parallèle la passion quasi incestueuse d'une fille pour son père adoptif et sa tentative de lui sauver la vie. Et à cela s'ajoute une bonne dose d'érotisme un peu SM, ce qui est la marque de fabrique du dessinateur italien Franco Saudelli.

Je croyais lire un nanar à base d'érotisme nazi mais finalement l'histoire n'est pas mauvaise. Le cadre est bien mis en scène et l'histoire assez prenante et crédible. Quant au dessin, il est de belle qualité et a plutôt bien vieilli.
Par contre, même si elles sont bien dessinées, j'ai trouvé les quelques scènes érotiques gratuites et n'apportant rien du tout au récit. Au contraire, elles réduisent sa crédibilité, c'est dommage.
De même, j'ai trouvé la fin un peu plate et un peu rapide. Elle appelle presque une suite parce que là c'est assez frustrant.
Du coup, je ne conseille pas l'achat de l'album mais la lecture pourquoi pas ?

Nom série  22  posté le 22/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le quotidien de plusieurs flics de la Brigade de Répression du Banditisme d'une part, et de Police Secours d'autre part. Ce mélange de style, entre inspecteurs chargés d'enquêter sur des cambrioleurs de haut vol et de faire du renseignement téléphonique d'un côté, et policiers en uniformes chargés de répondre aux appels du 17 et de s'occuper par exemple de disputes de couple d'un autre côté, est un peu étrange car on est sur deux domaines policiers bien différents. Mais c'est justement l'idée des auteurs de montrer que la police n'a pas qu'une unique facette. Il n'empêche que le récit peine un petit peu à trouver sa place, entre l'enquête policière, le témoignage et la chronique sociale.

Le dessin de Thierry Chavant est agréable et marche bien pour mettre en scène ce cadre réaliste et ses différents protagonistes.
La première moitié du premier tome est un peu embrouillée car on passe d'une situation à une autre de manière parfois abrupte. Il y a notamment une scène de course-poursuite qui est entrecoupée de manière agaçante par d'autres scènes n'ayant rien à voir. Et on s'y perd un peu au départ entre enquêteurs de la BRB et "bleus" de Police Secours. On finit cependant par s'y retrouver au bout de quelques pages.

J'ai apprécié la sobriété du ton et le réalisme du récit. C'est intéressant de se faire ainsi une idée de comment les choses peuvent se passer dans la police et d'anecdotes parfois amusantes parfois effrayantes. Cependant, ce n'est pas une BD très marquante, les personnages sont un peu survolés et on na pas le temps de s'y attacher, et du coup sa lecture s'oublie un peu vite.

Nom série  Green Lantern - Renaissance  posté le 22/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour comprendre cette série, il faut la resituer dans son contexte.
Elle se déroule après les événements ayant vu la transformation du héros Hal Jordan/Green Lantern en Parallax, sorte de super méchant rebelle et quasi omnipotent qui a détruit tout le corps des Green Lantern. Elle se déroule également très peu de temps après les événements racontés dans JLA - Extinction qui voient le fameux Hal Jordan/Parallax revenir sur ses erreurs et finalement se sacrifier pour sauver le système solaire.
Mais on le sait tous, un super-héros ne meurt jamais vraiment. Et cet album là, "Green Lantern - Renaissance", raconte le retour de Hal Jordan et le sépare désormais définitivement de ce fameux Parallax qui prend soudainement une nouvelle nature de grand méchant, parasite antédiluvien et démon de la peur, que la poignée de survivants du corps des Green Lantern et les membres de la Justice League vont devoir affronter.
C'est au passage également un parcours de rédemption pour Hal Jordan qui retrouve de vieux amis, doit réfléchir à ses actes et motivations et exorciser ses vices et imperfections avant de retrouver son statut originel de super-héros lavé de tous défauts.

L'histoire est un peu facile et accumule quelques clichés sur le combat du Bien contre le Mal et la rédemption mais elle n'est pas désagréable. Pourtant le premier tiers de l'album est un peu pénible à lire car sa narration saute trop rapidement d'une situation à une autre, et quand on ne connait pas les épisodes précédents, il est compliqué de recoller les morceaux. Mais peu à peu, le récit se fait plus linéaire et plus fluide à la lecture.
Le dessin de Van Sciver est de très bonne qualité. Un peu grandiloquent, mais c'est le style super-héros qui veut ça. Et même si ce n'est que pour un petit épilogue de quelques pages, le dessin de Darwyn Cooke en fin d'album est toujours aussi agréable.

C'est une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard et joue un peu la carte de l'action à grand spectacle avec son lot de facilités mais ça se laisse lire et ce n'est pas inintéressant pour ce qui est de découvrir un moment important de la vie de Hal Jordan et du corps des Green Lantern.

Nom série  S.  posté le 21/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai jamais trop accroché aux BD de Gipi et à celle-là non plus.
Après coup, après avoir lu les remerciements en fin d'album, je comprends qu'il s'agit d'un hommage sincère à son père décédé. Pourtant je n'ai pas été touché et la lecture m'a un peu ennuyé. Sa structure narrative où les époques se mélangent ne m'a pas plu. Cela aurait pu être le cas si les moments racontés pour chacun étaient prenants ou vraiment intéressants, mais ce ne fut pas le cas pour moi. Je ne trouve pas les personnages attachants. De même, je n'aime pas trop le dessin de Gipi et les visages de ses protagonistes.
Donc au final, je ressors assez indifférent de cette lecture alors que le sujet d'aborder les moments clés de la vie du père de l'auteur, ce qui a forgé son personnage et les souvenirs qu'il garde de lui, aurait dû au contraire me toucher davantage.

Nom série  Pauvres zhéros  posté le 21/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un village paumé à la populace très populaire. Dans ce village, une institution qui sert à la fois d'orphelinat pour mongoliens et d'hospices de vieux, et à peu près toute la vie des villageois tourne autour d'elle. Magouilles, abus de position, vieilles rancoeurs, l'ambiance n'est pas rose et tout ça va finir par éclater un jour.
C'est un récit qui convient bien au style de Baru, amateur de rusticité et de personnages issus des classes prolétaires. Il nous dresse une série de protagonistes aux caractères marqués. Et même si leur cadre de vie n'est pas reluisant, on les suit avec intérêt et curiosité.
L'histoire n'est pas mauvaise quoiqu'elle manque un peu d'envergure à mon goût. C'est une BD qui divertit quand on la lit mais qui s'oublie sans doute assez vite.

Nom série  Au revoir là-haut  posté le 20/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressante histoire qui parle des gueules cassées de la première guerre mondiale, d'un ancien lieutenant salopard et arrogant et de comment deux autres anciens combattants nettement moins combinards essaient quand même de s'en sortir en imaginant une arnaque assez originale.

Le récit est bien mis en scène, bien développé. L'introduction nous place à la fin de la première guerre mondiale et, tout en nous montrant à quel point ce fameux lieutenant est un salaud, nous explique comment la mâchoire de l'un des deux héros, simples soldats, se fait emporter par une balle perdue. Difficile d'imaginer la vie de cet homme ainsi défiguré et c'est même assez dérangeant pour le lecteur de voir la figure monstrueuse que cela lui donne. Choisissant de faire croire à sa mort, délaissant une famille dont le père l'avait de toute façon déjà rejeté pour son homosexualité, il peut heureusement compter sur le dévouement de son ami et ancien compagnon d'armes, gentil mais un peu mollasson.

L'histoire est intéressante et assez prenante. On en vient très vite à détester le lieutenant et à se demander comment les deux autres vont s'en sortir. On croise les doigts pour qu'ils réussissent leur plan, même s'il n'est pas honnête du tout, tout en n'y croyant pas trop.
Le dessin est bon même s'il ne m'enthousiasme pas particulièrement.
Le scénario tient la route, est crédible, et la fin est assez satisfaisante.
Bref une lecture plutôt bonne et assez originale.

Nom série  Lazarus Jack  posté le 20/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a quelques bonnes idées dans ce comics d'aventure fantastique : le héros mi-"roi de l'évasion" mi-sorcier, les sauts entre dimensions parallèles fantasques, une intrigue familiale s'étalant sur deux époques avec quelques retournements de situations inattendus, etc...
Mais dans la forme et le contenu même de l'intrigue, c'est trop embrouillé, trop facile et souvent bancal.

Le dessin est inégal. Le trait manque de fluidité, les protagonistes ont parfois des allures de personnages de dessins animés Disney ratés et l'ensemble fait assez fouillis et sans élégance.
On s'y perd également assez vite dans l'histoire à force de sauts dans des dimensions différentes aux lois physiques changeantes, entrecoupés de flash-back et de passages d'un personnage à un autre. Il est possible d'y retrouver ses petits mais beaucoup de péripéties semblent sorties du chapeau et sans vraie cohérence. En outre, les personnages sont dotés de pouvoirs magiques venus d'on ne sait où et bien malin qui saura dire qui sera capable de faire quoi. Voilà qui est bien facile pour aligner les Deus Ex Machina : "et hop, en fait le héros a le sort magique qu'il faut au bon moment donc tout va bien".
De manière générale, le récit est confus et il est difficile d'y accrocher pour de bon.
Donc bof...

Nom série  Lomax - Collecteurs de Folk Songs  posté le 20/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je craignais un récit biographique un peu austère se contentant de raconter la vie d'un homme ayant enregistré des chansons folks dans les années 30 avec le gros défaut habituel qui est que la musique ne passe pas en BD. Mais cette BD s'est révélé plus vivante, touchante et agréable que je le pensais.

J'ai trouvé le début très chouette. Le père et le fils Lomax sont très sympathiques, ouverts d'esprit et ils rencontrent des chanteurs noirs aux personnalités fortes et variées. Ils sont aussi confrontés au racisme du Mississippi de l'époque et l'affrontent ou le contournent de manière crédible et assez intelligente. Et au passage, les noirs qu'ils enregistrent en profitent pour passer des messages qui méritent d'être écoutés.
C'est d'autant plus plaisant à lire que le dessin est bon. Les personnages sont pleins de vie et d'expressivité, représentés à la manière d'un Christophe Blain. Et les décors sont beaux et soignés, mettant bien en scène le Sud profond des USA de l'époque.

Au fil des pages, mon enthousiasme est légèrement retombé car l'histoire se répète un peu voire tourne parfois à l'énumération des chanteurs rencontrés. J'aurais préféré qu'une intrigue plus globale se mette en place. Néanmoins le ton reste juste et la lecture agréable et intéressante.

Nom série  Libre de choisir  posté le 19/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD au dessin moche sur le thème de l'avortement, j'ai cru à une mauvaise BD socio-éducative du type de Jo qu'on trouvait au CDI dans les collèges. Mais finalement, ce n'est pas si mauvais.

J'ai parlé de dessin moche, c'est parce que c'est ce que j'ai cruellement ressenti en entamant cette BD. Le trait rapidement brossé des premières planches me faisait presque penser à un story-board crobardé. L'encrage bizarre y était très moche : parfois gras parfois épais, parfois net parfois flou, sur des personnages et décors au même plan dans une même case, ça rend affreux. Et pour ne rien arranger, les couleurs ne sont pas engageantes.
Donc j'ai franchement eu du mal à apprécier ce dessin. Ceci dit, il s'arrange au fil des pages, ses défauts d'encrage s'estompent. Et on peut alors constater que les personnages, même s'ils sont inégaux, sont assez bien dessinés en moyenne et que la narration graphique est fluide.

De son côté, l'histoire n'est pas mauvaise. Elle se place dans le cadre des années 70 et l'ambiance d'époque est bien retranscrite. Même si le sujet est un peu long à se mettre en place, ressemblant par moment à une longue chronique de la vie d'une adolescente, le thème est finalement bien amené et crédible. On y découvre le contraste permanent qui régnait à l'époque entre la rigidité bien pensante de la culture catholique très présente et la liberté sexuelle de la culture hippie ou populaire d'un autre pan de la société. Et on comprend dans ces conditions la tourmente des jeunes femmes tombées enceintes sans le vouloir, sur qui retombe toute la responsabilité et à qui on interdisait la possibilité d'avorter.

Finalement dommage que ce dessin m'ait autant déplu en début d'album parce qu'il s'arrange ensuite et que l'histoire n'est pas si mal.

Nom série  L'Enragé du ciel  posté le 19/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3,5/5

Ce n'est qu'en fin d'album que j'ai compris que ce récit était la biographie d'un personnage réel. Je ne connaissais pas du tout ce fameux Roger Henrard. Et il faut dire qu'à lire sa vie, cela ressemble plus à de la grande aventure, avec une part de folie, d'ambition et d'humour. Et puis comment croire qu'un homme ait pu survivre à une telle accumulation de crash de ses différents avions ?

Donc, pour en revenir aux faits, Roger Henrard c'est un passionné d'aviation qui a inventé la photographie aérienne et a œuvré pour la France libre avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Mais tel qu'il est présenté dans cet album, c'est aussi un vrai aventurier, assez foufou, magouilleur, un peu irresponsable et grand coureur de jupons malgré une femme et des enfants qu'il aime. La façon dont l'homme est capable de s'engager à fond dans ses passions est fortement mise en avant et il donne l'impression qu'avec le sourire et beaucoup de culot, il est capable de réussir n'importe quoi... même si cela implique un nombre considérable d'avions détruits.

Sa vie est tellement dense que l'album s'en révèle bien épais et son contenu varié. Il se déroule du début du 20e siècle aux années 60 et on passe des pionniers de l'aviation à la période de la Guerre d'Indochine en passant par les prémices puis le cœur de la seconde guerre mondiale, et en même temps on voyage en France, en Algérie et à New York.
Même si le personnage peut être légèrement agaçant par son excès de culot, ses menus mensonges et son côté homme à femmes, il se révèle assez fascinant par la manière dont il transforme sa vie en aventure sans limite et dont finalement il se révèle assez génial par moment. Et on constate aussi qu'il a du cœur et des peines puisque tout n'est pas toujours rose pour lui et ses proches.

Le dessin est appréciable. Son trait proche du crayonné me fait un peu penser à celui des Kerascoët et de quelques autres auteurs de cette mouvance de la BD. il fonctionne bien et offre des personnages vivants et des décors souvent beaux et soignés.

C'est une lecture intéressante et plutôt prenante. Il me manque juste de ressentir un peu plus d'attachement pour le héros pour mieux apprécier son histoire et être davantage touché. Mais c'est une bonne BD à lire, une biographie débridée, pleine de fougue et d'aventure.

Nom série  Mister Wonderful  posté le 17/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout au long au presque de cet album de plus de 70 pages, Daniel Clowes met en scène le premier rendez-vous d'un homme et d'une femme dans la quarantaine.
L'un comme l'autre ont été abîmés par la vie mais on va suivre ici avant tout le point de vue l'homme. Ce dernier, divorcé depuis 6 ans, a tout du loser qui ne sait plus comment se comporter avec le reste de a société humaine et stresse totalement à l'idée de rencontrer une femme. Nous allons suivre ses pensées durant toute cette rencontre, des pensées tellement angoissées qu'elles prendront le pas sur ses paroles et couvriront physiquement leurs bulles dans la bande dessinée elle-même pour bien montrer le trouble du personnage principal.

C'est une manière assez originale de raconter un premier rendez-vous et les émotions embrouillées du héros sont plutôt bien rendues. C'est un loser mais il ne se révèle pas antipathique. On en vient rapidement à croiser les doigts pour que sa relation avec cette femme se passe bien malgré les quelques secrets qu'ils se cachent mutuellement.
On retrouve cependant dans cet ouvrage l'ambiance très Amérique profonde de Clowes et son affection pour les ratés et les angoissés. Et je n'en suis pas particulièrement fan.
Du coup ma lecture ne fut pas désagréable mais ce n'est pas un album que j'achèterais.

Nom série  La Chair de l'araignée  posté le 17/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Anorexie est une maladie que je rejette au point de rejeter également ses propres malades. Mais alors que je n'aime pas le sujet, cette BD a su me rendre assez touchant voire presque comprendre la maladie de ses deux héros. Elle aborde en effet le thème avec douceur, justesse et élégance.

Élégant, j'ai trouvé que le dessin l'était avec son trait clair et ses couleurs nettes. Les nez ronds rappelant un peu les museaux animaliers à la Disney m'ont un peu surpris mais on s'y fait et ça donne une certaine personnalité au graphisme.

Il ne se passe pas grand chose dans le récit mais on ne s'y ennuie pas. On suit la rencontre entre deux jeunes gens, tous les deux anorexiques et assez heureux de l'être. On assiste à leurs échanges, on est témoin de leurs vies et de leurs contradictions, leurs moments de hauts et de bas. On s'y attache doucement. Et finalement, la conclusion de l'album est assez optimiste ce qui est appréciable.

Nom série  Chlorophylle et Le Monstre des Trois Sources  posté le 16/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un peu déçu par cet album qui avait attisé ma curiosité. Je trouvais intéressante l'idée de voir le style de Hausman, spécialisé dans les décors naturels et personnages animaliers semi-réalistes et un peu inquiétants, utilisé pour mettre en scène une histoire de Chlorophylle, souris aventurière créée par Raymond Macherot dont le style animalier était nettement plus enfantin et léger. Le contraste avait de quoi donner quelque chose d'original, peut-être nettement plus mature et surprenant que la série originelle.

Le dessin est plutôt à la hauteur du défi. Le trait d'Hausman est inimitable et on sent bien son âme dans ces planches. Sa souris Particule est toute mignonne, ses différents animaux comme les oies, loutres et oiseaux sont bien réussis. Sa représentation de Chlorophylle lui-même n'est pas mauvaise mais je trouve qu'il n'est pas très expressif et pas très charismatique. Je dois dire aussi que je n'aime pas trop la façon dont les blaireaux, hérissons et castors sont dessinés. Et en ce qui concerne les décors, je les trouve souvent un peu vides, constitués seulement de quelques branchages en avant-plan et de brouillard à l'arrière.

Quant à l'histoire, c'est surtout elle qui ne m'a pas vraiment convaincu. D'une part, je ne l'ai pas trouvée passionnante. Ensuite je l'ai trouvée le cul entre deux chaises, entre des dialogues et des situations enfantines, et un côté plus inquiétant et monstrueux plus orienté vers les plus âgés. Puis il y a le passage clin d’œil King Kong que j'ai trouvé insipide et convenu.

Au final, même si l'hommage à l'oeuvre de Macherot est honorable et le dessin d'Hausman toujours intéressant surtout pour la reprise d'une telle série, la mayonnaise n'a jamais vraiment pris à mon goût.

Nom série  Western Valley  posté le 30/11/2012 (dernière MAJ le 15/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté.

Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée.

La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout...
Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire.

Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.

Nom série  Frapper le sol - Tatsumi Hijikata sur la voie du butô  posté le 15/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Connaissiez-vous Tatsumi Hijikata ? Moi pas. Il s'agit d'un Japonais, créateur dans la seconde moitié du 20e siècle du mouvement de danse avant-gardiste butō. Cette danse, proche de la performance artistique, explore les spécificités du corps japonais en évoquant une imagerie grotesque, des sujets tabous, des environnements extrêmes et absurdes, avec des danseurs presque nus.

Si je ne mets pas la note minimale à cet album c'est pour deux raisons. La première est de m'avoir appris l'existence de cet artiste, de sa danse si particulière mais aussi parce qu'elle m'a fait apercevoir le contexte et l'état d'esprit japonais ayant amené à sa création. La seconde c'est parce que le graphisme est assez beau, de belles peintures en couleurs directes où la représentation du corps humain est assez essentielle. C'est joli et ça donne envie de lire d'autres histoires bénéficiant d'un tel dessin.
Mais pas cette histoire là...

Car j'ai trouvé cet album complètement hermétique.
Pour commencer, la danse et l'avant-gardisme ne me touchent et ne m'intéressent absolument pas. Et la voir en images figées n'arrange pas grand chose.
Ensuite, il faut s'accrocher pour comprendre ce qui est raconté. En vérité, j'ai l'impression qu'il faut connaitre déjà très bien l'artiste et son sujet pour apprécier cet hommage. Car la narration est lourde et pénible, très verbeuse, très lyrique, essayant de retranscrire l'esprit et l'art du butō.
Je me suis rapidement ennuyé et je n'ai pas réussi à terminer l'album sans me contenter, à partir d'un certain moment, de feuilleter les pages pour juste regarder les dessins.

Nom série  Golias  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par le scénariste de La Quête de l'Oiseau du Temps et le dessinateur d'Arthur !
Ah oui, présenté comme ça, ça me donne vraiment envie de lire la série. Car voilà deux auteurs dont j'aime vraiment le travail.

Golias est un pur récit d'aventure mythologique. Le fils d'un roi qui part en quête d'une fleur magique puis de vengeance accompagné d'un ami guerrier, d'un vieux mage nubien et de sa jolie sœur musicienne et un peu magicienne. En chemin, confronté aux machinations du rival du roi, ils affronteront nombre de créatures mythologiques et d'épreuves magiques.

Même s'il se déroule dans une île imaginaire, le premier tome reste assez proche de la réalité historique de la Grèce Antique. C'est une introduction à l'aventure assez classique avec le complot d'un rival jaloux qui va forcer le héros à quitter son pays natal et entamer sa quête.

C'est surtout à partir du second tome qu'on va plonger pour de bon dans la fantasy mythologique avec un récit qui va prendre des allures d'Odyssée d'Ulysse. Je dois dire que ce tome là m'a un peu refroidi. Il s'y passe beaucoup de choses et cela se passe un peu trop vite. Déjà, avec ce qu'on apprend en fin de premier tome, on se dit que la quête du héros est inutile et c'est difficile de se motiver à le suivre du coup. Heureusement la fin de l'album contourne le souci et donne quand même un résultat concret à sa mission. Il n'empêche que la succession de dangers et de créatures affrontées est trop rapide, allant jusqu'à une par case à un moment donné et ça donne l'impression de survoler l'aventure sans se sentir captivé.

Le troisième tome revient sur un récit d'aventure fantasy un peu plus classique dans sa narration. Une terre inconnue, un contexte empli de magie divine et une épreuve à surmonter. On dirait plus un album à la Thorgal avec une histoire indépendante en un tome.

Puis vient le quatrième et dernier (?) tome qui conclut le récit de la vengeance du héros, avec cette fois encore une forte implication de la mythologie par le biais d'un conflit avec des centaures. Conclusion satisfaisante même si elle ne m'a pas particulièrement surpris.

C'est une série qui m'a plu et diverti mais sous le charme de laquelle je ne suis pas vraiment tombé.
Le dessin y est excellent quoique à titre personnel je préférais l'encrage un peu plus épais de Lereculey sur la série Arthur.
L'histoire d'aventure est pleine d'envergure et d'exotisme, parfois même un peu trop quand les événements accélèrent un peu trop vite comme dit ci-dessus.
Mais je n'ai pas réussi à vraiment m'attacher aux personnages. Golias est trop lisse, Konios trop gentiment brave, Aeréna trop distante, les méchants trop manichéens... Seul le vieux Sarhan me plait bien mais je trouve son potentiel trop peu exploité au profit des seules bravoures guerrières des deux jeunes héros.
Au final, je n'ai pas passé un moment désagréable. C'est une bonne série d'aventure fantasy dans un cadre de mythologie grecque mais elle présente peu de vraies surprises et de personnages mémorables.

Nom série  Tungstène  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est assez surprenant tant par son contenu que par sa narration.

Son contenu, d'abord, c'est le récit d'événements s'étalant sur une demi-journée dans une ville balnéaire brésilienne. Nous y suivons une poignée de protagonistes avec des thématiques sociales, policières et amoureuses. Il y a l'ancien combattant un peu dérangé et psychorigide, le dealer looser et magouilleur, le policier toujours prompt à l'action de choc et la femme de ce dernier qui prévoit de le quitter. Et plus qu'une ou plusieurs histoires, c'est davantage un assemblage de tranches de vie, un moment où la situation va faire en sorte que leurs chemins vont se croiser.

La mise en scène, ensuite, est spéciale car les événements de ce récit se passent de manière simultanée. Régulièrement on saute d'un personnage à un autre pour montrer ce que chacun fait au même moment. L'action est en outre très découpée, avec de nombreux changements de rythme, comme si les scènes étaient parfois racontées au ralenti et d'autres fois en accéléré. C'est très cinématographique tout ça. Et cela demande un petit temps d'adaptation au lecteur en début d'album pour s'y habituer.

L'histoire globale est entre deux eaux, à la fois anecdotique et aventureuse. Le fait d'avoir l'impression de n'assister qu'à quelques heures de la vie des protagonistes peut être un peu frustrant ou peu captivant. Sur le même plan, la fin de l'album est un tout petit peu en queue de poisson. En même temps, il y a quand même de vraies scènes d'action et quelque chose qui se construit et impacte au final tous les personnages.

Bref, mon avis est légèrement mitigé mais j'ai quand même apprécié cet album pour son originalité, son dessin de qualité et la structure étonnante de sa narration.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 270 276 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque