Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 5417 avis et 2062 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Le Concile des arbres  posté le 03/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Cet album ressemble au premier tome d'une série d'enquêtes fantastiques dans une ambiance victorienne avec un couple de héros au caractère bien trempé. J'ai été surpris de découvrir qu'il s'agissait seulement d'un one-shot car il y a un très bon potentiel.

J'ai d'emblée été charmé par le dessin. Il est d'excellent niveau. Très bon autant pour les décors, très soignés et pleins de vie, que pour les personnages, dynamiques et pleins de personnalité.
L'histoire se déroule dans un cadre fin 19e siècle imaginaire, rappelant à la fois la France, l'Angleterre victorienne et la Nouvelle Angleterre américaine. Le style de Nicolas Bara s'adapte parfaitement à cette ambiance visuelle. Les couleurs sont un peu désaturées et légèrement tristes mais elles sont également de très bon niveau.

L'histoire commence comme beaucoup d'enquêtes surnaturelles du même type. D'abord une introduction avec la mise en scène du mystère initial, puis la présentation des deux héros qui vont être désignés pour enquêter sur le sujet. Tous deux sont riches et vivent dans de belles demeures. Le premier est un célibataire fier et sûr de lui, à la fois homme d'action et enquêteur scientifique, mais aussi très soucieux de son apparence physique et ses vêtements, bref quelqu'un de terre à terre. L'autre est une jolie veuve, plus adepte de mysticisme et de spirituel, et dotée d'un caractère indomptable.
Intéressante paire dont on se demande au départ s'ils se connaissaient déjà avant le début de l'enquête même si la suite tend à prouver que oui.

L'enquête en elle-même commence bien et on est vite plongé dans l'ambiance du récit. Il s'y ajoute en outre une sympathique touche d'humour apporté par la relation entre les deux héros.
Quand commencent à arriver les révélations, par contre, j'ai trouvé que les choses se déroulaient un peu vite, avec quelques coïncidences faciles et j'ai été un tout petit peu déçu. Là encore, j'ai eu le sentiment que le scénario aurait gagné à s'étaler sur au moins deux tomes pour être plus crédible et moins expédié par moment. Car j'avais bien envie de continuer à profiter de ces deux enquêteurs et de cet excellent dessin.
Un tout petit peu déçu donc car il y a du très bon dans cet album mais je trouve qu'il n'a pas été parfaitement exploité. Bonne lecture quand même et je suivrai ces auteurs.

Nom série  Punisher  posté le 02/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série comprend 9 tomes. A l'exception du 5e, toutes les histoires qui les composent sont scénarisées par Garth Ennis. Et si les 3 premiers tomes forment une grande histoire, les suivants contiennent des récits plus ou moins courts, en un tome ou moins. Mais l'ensemble se suit de manière chronologique et développe la vision du Punisher qu'a Garth Ennis.

Et qui dit Garth Ennis, dit récit bourrin. D'autant plus qu'au dessin, à quelques exceptions près, c'est Steve Dillon qui s'y colle, le même qui a dessiné Preacher avec Ennis. L'ambiance se rapproche d'ailleurs beaucoup de cette autre série là, de même que quelques éléments similaires à commencer par Ma Gnucci qui rappelle fortement la grand-mère de Jesse.
Mais bourrinisme et violence sont des caractéristiques qui collent bien au personnage du Punisher. Et c'est avec un soupçon de défoulement que le lecteur le voit massacrer sans aucune pitié des mafieux et des dealers.
Pour autant, l'intrigue n'est pas idiote. Elle tient bien la route même si elle n'est pas toujours très crédible. On est dans un récit de super-héros après tout. A ce propos, c'est aussi appréciable d'évoluer entre récit policier et meurtrier d'une part, et quelques rencontres avec certains super-héros Marvel d'autre part, comme Daredevil, Spider-Man et Wolverine.
Et même si Frank Castle, le Punisher, est un vrai psychopathe, il sait quand même se rendre attachant par moment.

Bref, suivre ses aventures est agréable, ou du moins divertissant, et celles de cette série sont bien construites et prenantes. Dommage que j'ai toujours un peu de mal avec l'ultra-violence gratuite dont fait régulièrement preuve Garth Ennis, même si elle est presque édulcorée ici par rapport à d'autres de ses séries.

Nom série  Astrid Bromure  posté le 02/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec une tel nom d'héroïne, de tels titres d'albums et quand on sait que la petite Astrid est une très riche héritière, on s'imagine facilement les aventures d'une petite peste difficilement attachante. Il n'en est rien. Si Astrid ne manque pas de caractère et de répartie, elle est foncièrement gentille et vit des aventures toutes mignonnes.

Celles-ci sont teintées d'une touche de fantastique. La première la lance à la poursuite de la petite souris des dents, la seconde lui fait rencontrer des fantômes.
A chaque fois, ce sont des histoires teintées d'humour, avec des dialogues souvent savoureux, et le dessin typique de Fabrice Parme rend le tout très joli à regarder et agréable à lire.
Seul le léger manque d'originalité et le côté un peu gentillet des intrigues fait que je ne suis pas totalement sous le charme, mais c'est une lecture bien plaisante.

Nom série  Nouk et Blik  posté le 02/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Nouk et Blik se déroule dans un décor comparable à celui des Flintstones/Pierrafeu, une préhistoire imaginaire où Dinosaures et Hommes Préhistoriques se côtoient en bonne entente, à la différence près qu'ici les dinosaures sont vraiment les égaux des hommes et la plupart d'entre eux parlent, s'habillent et vont à l'école.

C'est une série publiée dans "J'apprends à lire", un magazine Bayard destiné aux jeunes lecteurs de Grande Section de maternelle jusqu'au CE1, donc 5 à 8 ans maximum. Et c'est vrai que le ton de ces petites histoires humoristiques est très enfantin. Mais pas le genre enfantin qu'un adulte peut lire avec le sourire. Ici les gags sont vraiment d'une grande platitude pour un lecteur plus âgé et les histoires sentent trop le réchauffé ou l'artificiel. Difficile de ne pas s'ennuyer dès les premières pages.

Pourtant le dessin est sympathique. Il est dans un style dessin franco-belge pour enfants, rien de complexe, mais j'apprécie son encrage et sa colorisation qui sont assez esthétiques. Les compositions sont également bonnes, aérées et efficaces au niveau de la narration.

Je suis donc un peu déçu d'avoir autant de mal à apprécier la lecture de ces histoires humoristiques que je ne trouve pas drôles du tout et assez ennuyeuses, mais je me dis que ça pourrait peut-être plaire à des enfants qui apprennent tout juste à lire.

Nom série  Star Wars - Invasion  posté le 01/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'apparition de l'invasion Yuuzhan Vong dans les romans de l'univers étendu Star Wars correspond au moment où j'ai définitivement lâché leur lecture car je n'ai pas du tout aimé cette saga créée pour bouleverser avec ses gros souliers toute la galaxie. Dix ans après les premiers romans les concernant, Star Wars - Invasion a pris le parti de raconter en version comics des événements s'étant déroulé en plein milieu de l'invasion principale de ce peuple adepte de l'esclavage, de la douleur et des technologies bio-génétiques.
Même si Luke, Han, Leïa et leurs enfants jedi apparaissent dans ce comics, les acteurs principaux de cette série sont les membres de la famille Galfridian, famille royale d'une planète malheureusement située sur le trajet de l'armada Yuuzhan Vong. Entre un père farouche combattant pour sa planète, une fille courageuse et intraitable, un fils sensible à la Force et apprenti Jedi et une mère qui cache un très gros secret, ce sont eux qui sont les forces vives du scénario de ces 3 albums.
Chacun de ces tomes a été publié comme une mini-série aux USA mais leurs histoires se suivent directement. Cependant, l'intrigue s'arrête un peu brusquement à la fin du troisième tome, une suite étant annoncée mais n'étant jamais parue. Peut-être la série n'a-t-elle pas connu le succès commercial espéré, toujours est-il que celui qui voudra connaître la conclusion de la guerre contre les Yuuzhan Vong devra se rabattre sur les romans, quitte à ne plus jamais entendre parler de cette fameuse famille Galfridian.

Concrètement, ce comics n'est pas terrible, même pour un amateur de l'univers étendu Star Wars, et ce même si le dessin de Colin Wilson n'est pas mauvais. Ce dernier excelle plus sur les personnages que sur les décors et surtout les vaisseaux, ces derniers étant assez décevants. Chose amusante, autant son graphisme sur les deux premiers tomes est dans la veine classique des comics grand public assez formaté, autant son trait présente parfois d'amusantes influences plus Moebiusienne dans le troisième tome, notamment dans les scènes se passant sur Coruscant ou Nar Shaddaa où en plus des personnages, les décors font penser à la cité-puits de L'Incal.

Mais si ce dessin est bon, c'est surtout quand on regarde les planches en vue d'ensemble. Car au niveau de la narration, c'est nettement moins parfait. L'intrigue se déroule très vite et la mise en scène pêche souvent par un manque de transitions, un rythme cassé et des enchaînements embrouillés donnant même parfois l'impression qu'on a loupé des cases ou des dialogues pour comprendre clairement ce qu'il se passe. On devine parfois plus qu'on n'apprécie le cours des événements.

Et de manière générale, le scénario n'a rien de passionnant. C'est de la guerre, avec son lot d'action, d'explosions, de héros sauvés in-extremis et d'actes de bravoure clichés. Les Yuuzhan Vong forment une grosse force d'invasion basique qui manque franchement de charisme et de consistance à mes yeux. Parfois on les présente comme de purs étrangers qui découvrent les humains de la Galaxie Star Wars comme des animaux en cage, d'autres fois on apprend qu'ils ont en fait infiltré toutes les strates de la société. D'autres fois encore on les présente comme des guerriers sur-puissants capables de tout écraser sur leur passage, alors qu'ensuite on en voit se faire tuer par une jeune fille ou par des prisonniers désarmés, et leurs vaisseaux se faire exploser par l'action de deux pauvres explorateurs sans aucune arme. C'est trop confus, trop artificiel. Et ce n'est pas la narration grandiloquente et dramatique du premier tome qui leur donnera davantage d'impact émotionnel.

Il n'y a qu'à partir du troisième tome, avec les révélations sur la mère de la famille Galfridian que la série prend un peu d'intérêt et d'originalité et que s'expliquent vaguement ce qui paraissaient comme des invraisemblances dans le reste de l'histoire. Mais la narration continue à me laisser indifférent à ce récit. Et comme il n'y aura pas de suite, inutile de conseiller la lecture de ce qui est actuellement paru.

Nom série  Les Mutants (Aubry)  posté le 01/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pauline Aubry, l'auteure, elle-même habituée des hôpitaux du fait de ses crises d'angoisse régulières, a été autorisée à dessiner une BD sur la vie dans le bâtiment de pédopsychiatrie de la Pitié-Salpêtrière en échange d'un atelier BD qu'elles organisent auprès de ces mêmes jeunes adolescents qu'elle va mettre en scène. C'est l'occasion pour elle de s'interroger et de transmettre ce qu'elle apprend sur le monde hospitalier, sur les adolescents en général et sur les troubles psychologiques qui peuvent les affecter et continuer à être ressentis par certains adultes.

Le dessin n'est vraiment pas terrible mais il réussit à se rendre efficace et s'autorise quelques mises en scène originales et qui fonctionnent bien pour transmettre information et émotion. La narration n'est pas mauvaise non plus, avec une forme de faux suivi jour après jour, avec toujours le même réveil en clin d’œil au jour de la Marmotte, qui permet d'aborder un peu l'évolution des relations de l'auteure avec les jeunes malades et d'aborder des sujets variés sur la pédopsychiatrie et la psychologie en général.
C'est une lecture instructive. Surtout pour des parents d'adolescents ou de futurs adolescents comme je peux l'être.

Nom série  Sur les ailes du monde, Audubon  posté le 30/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album fait savoir que Jean-Jacques Audubon est quasiment inconnu dans son pays d'origine, la France, alors qu'il est très célèbre aux USA. Et c'est bien vrai en ce qui me concerne : je ne le connaissais pas du tout, même si j'imagine avoir déjà vu quelques-uns de ses dessins d'oiseaux auparavant sans qu'ils m'aient marqué. Il faut dire que l'ornithologie ne m'intéresse pas du tout.
J'étais par contre curieux de découvrir le parcours de ce personnage original à la vie assez étonnante qu'il a consacrée à parcourir l'Amérique du Nord au début du 19e siècle pour dessiner tous les oiseaux qu'il rencontrait puis batailler pour faire éditer les gravures des ses centaines de réalisations.

C'est intéressant et cela permet de découvrir une facette de l'Histoire des Etats-Unis qu'on connait mal, à l'époque charnière entre l'Amérique du Nouveau-Monde et les Etats-Unis modernes. C'est aussi intéressant de voir comment cet homme a consacré sa vie à une telle passion presque dévorante.
Les quelques contradictions de l'époque et du personnage apparaissent aussi aux yeux des lecteurs de nos jours. Car autant il était amoureux des oiseaux, autant il consacrait toutes ses journées à en abattre des dizaines voire des centaines pour mieux les examiner et les peindre. Et en ce qui concerne la société américaine de l'époque, on voit aussi que, même s'il était du côté des "bons maîtres", il n'en profitait pas moins lui aussi de l'esclavage encore en vigueur.
Le tout est dessiné de manière agréable et joliment colorisée.

Lecture instructive et plaisante, même si le sujet ne m'a pas particulièrement passionné.

Nom série  Star Wars - L'Ordre Jedi  posté le 30/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A ce jour, cette série comporte deux tomes dont la parution a été séparée de plus de 4 ans.
Chacun contient une histoire complète, d'auteurs différents, et elles sont trop différentes pour pouvoir être avisées de manière commune.

Tome 1 - Le Destin de Xanatos :

Cet album là est tout simplement médiocre. Il se déroule une vingtaine d'années avant le film La Menace Fantôme et met en scène Qui-Gon Jinn et son Padawan de l'époque, un certain Xanatos. Ces deux-là sont envoyés en mission sur la planète d'origine de Xanatos, chose qui ne réjouit pas du tout ce dernier qui a gardé une grande rancoeur envers son père, gouverneur de la planète et envers son peuple. La mission consiste à empêcher une guerre civile et les Jedis y sont ballottés de complots en complots dans un contexte compliqué où tout le monde a l'air de se faire la guerre.
Le dessin est très basique, complètement formaté, sans intérêt ni maîtrise. Il va au plus simple et n'a aucun charme.
L'histoire est alambiquée et mal racontée. On a du mal à suivre les motivations des uns et des autres, les personnages "jouent mal" et c'est juste ennuyeux à lire quand ça ne vire pas au pénible. Quant au fameux Xanatos, le jeune Padawan suinte tellement de rancoeur, de jalousie et d'arrogance qu'on a bien du mal à l'imaginer devenir un jour un Jedi digne de confiance et comprendre ce qu'il fait là. Lecture sans aucun intérêt.


Tome 2 - Actes de guerre :

Cet album là se déroule peu de temps avant le film La Menace Fantôme. La plupart des protagonistes du film sont en place, notamment Palpatine et Darth Maul qui agissent dans l'ombre mais pas sur le terrain. L'histoire est simple mais efficace : un contingent de 12 Jedis, dont les fameux Qui-Gon Jinn, Obi-Wan, Mace Windu et d'autres célébrités, est envoyé combattre une race belliqueuse et découvrir son centre de commandement pour mettre fin à une tentative d'expansion militaire que le Sénat Galactique met du temps à se décider à contrer. Nous sommes dans l'action pure et dure et ça marche plutôt bien.

Le dessin de Davide Fabbri n'est pas mauvais du tout. Il est toujours assez formaté "Comics Grand Public" mais il est soigné, maîtrisé et efficace au niveau narratif. Et on reconnait bien les personnages des films.
Le scénario ne brille pas par son originalité ou sa complexité mais il se lit de manière agréable et son rythme permet de le rendre assez prenant. Il y a des batailles spatiales, des planètes exotiques, de l'aventure, de l'action, tout ce qui fait du divertissement. Cela fait surtout plaisir de voir de puissants Chevalier Jedi en action, même si on n'imaginait pas qu'ils pourraient avoir autant de soucis face à une simple race de guerriers assez bourrins.
Le scénario n'apporte pas grand chose à l'univers Star Wars et ne marquera pas vraiment les mémoires, d'où le fait que je ne conseille pas forcément l'achat de cet album, mais sa lecture est plaisante.

Nom série  Star Wars - Mondes infernaux  posté le 29/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album fait plus office de cabinet de curiosités que de bon recueil de récits Star Wars. Il s'agit d'histoires courtes publiées dans Marvel UK's magazine dans les années 80 et se déroulant pour la plupart entre les deux premiers films de l'ancienne trilogie.

Au rayon des curiosités, une poignée d'histoires scénarisées par Alan Moore, mais aucune qui ne fasse preuve du même talent de scénariste qu'il a pu appliquer sur ses chefs d'oeuvre.
Autre curiosité, un court récit racontant les toutes premières origines du Faucon Millénium même si celles-ci sont assez contradictoires avec ce que l'on sait de nos jours du passé de Han Solo et de ce vaisseau.

Certaines histoires mettent en scène les célèbres héros des films, Luke, Han, Leïa et Vador. Mais ils n'ont le plus souvent qu'un rôle annexe ou alors davantage spectateur qu'acteur. Et ils sont souvent davantage prétexte à raconter une histoire qui n'a pas grand chose à voir avec eux qu'autre chose.
Par contre, la grande majorité de ces histoires partagent un même imaginaire délirant. Nous y sommes en effet souvent loin de l'ambiance de la guerre des étoiles et plus proche de la SF débridée façon pulp comics voire même plutôt du fantastique ou de l'heroïc-fantasy avec sa dose de magie capable de faire tout et n'importe quoi. C'est souvent du grand n'importe quoi, avec des clichés et des facilités grosses comme des super-novæ. Et cela a souvent bien peu, voire rien du tout, à voir avec l'univers de Star Wars tel qu'on le connait de nos jours.

Le ton est parfois extrêmement désuet, presque immature. C'est de la BD de divertissement où le scénario n'est pas pris au sérieux. On sent juste quelques fois que les scénaristes essaient de s'amuser avec les jouets et les personnages qu'on leur donne, mais rien de bien convaincant n'en ressort. Et surtout, aucun d'entre eux ne connait l'univers étendu de Star Wars tel qu'il a été élaboré depuis.
La narration est aussi souvent bavarde, envahissante et plombée par un côté grandiloquent qui se prend trop au sérieux.
Quant au dessin, il est variable suivant les récits et les auteurs. Il est parfois bon, parfois vraiment mauvais.

Globalement donc, à part pour une éventuelle curiosité, je déconseille cet album qui n'apporte rien à la saga Star Wars, est souvent ennuyeux et n'est même pas amusant dans son imaginaire débridé.

Nom série  Le Montreur d'histoires  posté le 29/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire entre le conte empli de magie et le récit social assez dur, ayant pour cadre un pays indéterminé d'Afrique Noire où des dirigeants corrompus et violents ont pris le pouvoir dans une petite ville perdue.
Zidrou m'avait habitué à des histoires belles et touchantes, souvent mignonnes. Ici, il y a une bonne part de poésie mais aussi une vraie cruauté et un matérialisme assez dur. Le cocktail est doux-amer.

Le graphisme est bien agréable avec une jolie mise en image d'une Afrique entre réalisme et vision parfois enjolivée. Les cases sont aérées, colorées, et permettent une lecture fluide et dynamique tout en permettant à l'ambiance de s'installer.
La narration est assez originale, avec un récit qui s'entrecoupe régulièrement de pages où les différents personnages se présentent eux-mêmes et approfondissent un peu le contexte. Et on ne sait jamais avec certitude si on est dans l'imaginaire ou le réaliste car on a parfois des animaux ou des morts qui se mettent à parler comme si de rien était ou autres bizarreries magiques du même genre.

C'est une lecture qui sort un peu des sentiers battus mais je ne suis pas totalement tombé sous son charme même si elle est pleine de poésie. Le côté fataliste du personnage du conteur qui se jette sciemment dans la gueule du loup et qui, au final, n'est sauvé, dans l'esprit en tout cas, que par une pirouette magique, cela ne m'a qu'à moitié convaincu.
Mais la morale reste belle : les hommes ont besoin d'histoires pour vivre et être heureux.

Nom série  Singeries  posté le 28/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tout est échevelé dans cet album, du héros jusqu'au scénario, et des dialogues jusqu'à la narration.
C'est une histoire étrange qui voit tout à coup un érudit littéraire se transformer en homme-singe suite à une overdose de lecture. Tout à coup capable de se nourrir au sens propre des pages des livres qu'il apprend en même temps qu'il les ingurgite, il apparaît aux yeux du monde entier comme un nouveau maillon dans l'évolution de l'homme et de l'animal et par là même attire convoitises et haine qui vont le lancer dans une longue fuite en avant.

Le dessin est bon et agréable.
La narration par contre est très embrouillée. Les dialogues sont débridés, emplis de monologues, de diatribes littéraires et de citations érudites. L'histoire va à toute vitesse et dans tous les sens, sans beaucoup de logique et de suivi. On comprend mal les motivations des uns et des autres. On comprend juste que le héros simiesque représente la culture et la liberté confrontés à l'obscurantisme religieux et scientifique décidé à contraindre l'homme à des règles ennuyeuses et corrompues.
Le Bien contre le Mal mais dans un récit qui ne m'a pas motivé du tout et qui m'a agacé par son côté désordonné et fourre-tout.

Nom série  Vin, gloire et bonté  posté le 27/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas réussi à saisir exactement l'objectif de cette BD. Avec son titre, on aurait pu croire à une parodie. En fait, son sujet n'est pas humoristique ou alors seulement un humour grinçant. Car c'est une vision acerbe et sans concession de l'élitisme bordelais qui nous est présentée. Celui des propriétaires terriens qui se regroupent entre eux, se flattent mutuellement en face à face et se balancent des monceaux de vacheries quand ils ont le dos tourné.
Et pour faire la découverte de ce milieu, nous suivons une belle fille riche, théoriquement mère de deux ados, en instance de divorce, mais ayant conservé un physique de belle starlette. Sa plongée dans l'aristocratie bordelaise est entrecoupée de toutes ses pensées, réflexions désabusées, acides mais parfois aussi très superficielles sur ce qu'elle entend et doit subir.

A supposer qu'il n'y ait pas de caricature dans cette description, c'est assez édifiant et affligeant. Mais rien de très inouï non plus.
Le dessin est agréable et le récit est bien mis en scène, sa lecture fluide.
Seulement, arrivé en fin d'album, j'en viens quand même à me demander la finalité de tout ça ? Il n'y a pas de véritable histoire qui se mette en place, à part une petite romance brièvement amenée et probablement sans lendemain. Et du coup, est-ce juste une attaque délibérée contre un milieu social bien défini ? Si oui, quel intérêt ? Si seulement, c'était drôle ou vraiment surprenant.
Là, ça reste juste une lecture un peu instructive, bien menée, pas ennuyeuse mais sans finalité.

Nom série  Biguden  posté le 27/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Biguden, le super-héros breton façon héros de shonen manga ! Il faut avouer que le titre, l'idée et les couvertures de cette série amènent immédiatement le sourire. Le cocktail est amusant, d'imaginer un mélange entre le vieux folklore breton et les stéréotypes des mangas modernes. C'est comme de voir Goldorak balancer des kouign amann à la tête des golgoths.

La série met en scène un jeune garçon vivant dans un village breton avec sa mère célibataire qui tente désespérément de reprendre la crêperie de la grand-mère bigoudène. Un jour il trouve dans les décombres d'un bateau naufragé une jeune combattante japonaise désorientée qui sera recueillie par sa famille. Rapidement, la grand-mère découvrira le lien entre cette naufragée et le monde de la magie et elle l'initiera aux rites de la confrérie secrète des bigoudènes, gardiennes de la magie bretonne et des créatures surnaturelles.

Le dessin est de forte inspiration manga. Les personnages principaux sont dessinés façon chibi, petit corps et grosses têtes déformés, et les adultes aussi ont souvent des visages déformés et très expressifs. Et si les planches classiques sont assez sages dans leur mise en page, celle-ci devient nettement plus dynamique dès que des scènes d'action s'enclenchent. C'est sympa à lire, et là encore le mélange de style entre graphisme à la japonaise et décors bretons fonctionne assez bien.

Les intrigues mêlent un ton léger et humoristique avec parfois des touches plus sombres. Car autant les créatures magiques bretonnes y sont dessinées de manière kawaï, encore très manga dans le style, autant elles gardent le réalisme de leur légende, avec des conséquences parfois mortelles.
J'ai bien aimé cette lecture mais mon ressenti reste en demi-teinte. Certains personnages m'ont bien plu, notamment ces vieilles bigoudènes et leur 2CV façon à l'aise Breizh, ou encore la mère du jeune Goulwen. A l'inverse, le personnage titre de Biguden m'a moyennement charmé, trop rentre-dedans, et la façon dont l'auteur écrit ses dialogues pour montrer sa faible maîtrise de la langue française lui donne un côté assez bébête. De même, je trouve couillons et pas très drôles les deux jeunes loosers du bagad.
Les scénarios de chaque tome sont denses et intéressants. Ils mettent bien en scène l'esprit du folklore breton et de la Bretagne actuelle en général. J'ai bien ri en voyant un bulletin météo dans le troisième tome notamment avec 12°C et soleil/pluie /nuages tous les jours. Le rythme n'est pas toujours très prenant ceci dit et j'avais le sentiment que la narration aurait pu être plus claire et plus percutante au niveau de la façon dont les gags sont amenés.

Chose assez surprenante, la série se termine en trois tomes seulement alors qu'on aurait pu imaginer facilement une série en longueur à raison d'une histoire par tome. Mais ça me convient bien comme ça d'autant que ça permet à l'auteur d'offrir une vraie conclusion, du style "9 ans plus tard" en fin de série. Avec d'ailleurs à ce propos, une surprise de taille en matière d'ouverture d'esprit, à moins que j'ai mal compris ce que sont devenues les relations entre les deux personnages principaux.

Lecture sympathique, pas parfaite car elle aurait pu être plus drôle et un peu moins inégale, mais je la conseille avec le sourire.

Nom série  Mélodie Bloo  posté le 26/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album bénéficie d'un graphisme intéressant. C'est un vrai cocktail de couleurs. Peaux bleues, vertes, rouges, violettes, qu'importe le réalisme chromatique du moment que ça ressorte bien. Et c'est vrai que même ça a parfois des allures d'hallucinations sous psychotropes, c'est quand même un style sympa que j'aime bien. D'autant que le trait tient lui aussi la route.

Par contre, je n'ai pas aimé le scénario. Il met en scène une petite starlette ultra-matérialiste qui troque avec une démone les âmes de ses conquêtes contre des avantages en nature : bijoux, voitures, soirées en discothèque, succès et gloire. Comment s'attacher à une telle arriviste d'autant plus que l'aide diabolique ressemble aussi beaucoup à un deus ex machina de la part de l'auteure. Et du coup comment s'intéresser à elle quand tout à coup elle découvre un garçon trop trop beau, avec sa coupe de jeune premier aux cheveux blancs car c'est trop trop classe, et qu'elle est à moitié tourmentée parce que c'est l'amour, quoi, c'est trop trop important, presque plus que ses petits caprices, quoi, non mais t'as vu ?... Oui, j'imite sans doute mal l'adolescente matérialiste et victime de la mode mais on est un peu dans la caricature de ce que j'ai ressenti à la lecture de cette histoire.

Et comme l'intrigue reste premier degré avec une fin un peu en queue de poisson, je n'ai vraiment pas été convaincu.
Je veux bien par contre revoir la même dessinatrice sur une autre histoire, avec un scénario qui tienne plus la route et soit plus attachant.

Nom série  Sweet Tooth  posté le 25/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par plusieurs aspects, dont surtout cette vision de ce gars à cheval dans un décor dévasté, cette série rappelle Walking Dead mais aussi d'autres récits post-apocalyptiques assez récents tels que La Route. La différence ici, c'est que l'auteur introduit le fait que depuis la catastrophe, il ne naît plus que des enfants mutants, mi-humains mi-animaux, et que les rares adultes encore organisés les chassent pour les étudier et comprendre s'ils peuvent expliquer la maladie qui a ravagé le monde. Dans ce cadre, nous suivons un jeune mutant brave mais ne connaissant pas le monde extérieur et un vieux baroudeur costaud à la fois protecteur et inquiétant.

Le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé mais il est correct et la narration assez efficace.
L'histoire traîne un peu en longueur et va s'étaler sur trois gros tomes alors qu'en fait l'intrigue principale avance doucement. C'est relativement prenant mais cela rappelle un peu trop d'autres histoires du même type pour vraiment être novateur et marquant. Disons que cela se lit bien et l'ambiance est plutôt réussie.

Nom série  Julio Popper, le dernier roi de Terre de Feu  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressant album nous permettant de découvrir un personnage historique au parcours très original et au destin particulièrement intense. Julio Popper (né Iuliu Popper en Roumanie) est en effet un ingénieur multilingue et explorateur qui aura parcouru dans la seconde moitié du 19e siècle presque la Terre entière, découvrant les peuples, les langues et participant à l'élaboration de routes et de cités en Europe, Afrique, Asie et Amérique, avant de décider de lancer, alors qu'il n'a même pas encore 30 ans, une expédition scientifique et aurifère en Terre de Feu avec l'appui du gouvernement argentin. Là, c'est toute une petite colonie qu'il va mettre en place, lui permettant de déployer ses trésors d'ingéniosité, de charisme et de ténacité.

Le personnage tel qu'il apparaît ainsi est impressionnant. Difficile d'imaginer quelqu'un d'aussi polyvalent, ambitieux, innovant et dénué de peur. Ses coups de poker et ses réactions d'orgueil couronnées de réussite laissent assez stupéfaits.
Et c'est en même temps un moyen de découvrir une part méconnue de l'histoire de l'Argentine et des explorateurs du 19e siècle.
Le tout est en outre mis en image de très belle manière, avec un dessin beau et soigné et assez moderne. Et la colorisation n'est vraiment pas en reste.

Donc nous sommes à la limite du franchement bien avec cette BD belle et instructive. Mais ce qui fait que je restreins un peu mon opinion à son sujet, c'est que le personnage n'est pas très attachant. On le suit de loin, comme un personnage impressionnant mais auquel on reste étranger. Il manque une part d'émotion qui permettrait de mieux s'imprégner du récit et qu'il marque la mémoire.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La jeunesse de Thorgal est le deuxième spin-off de la série Thorgal que je lis. Généralement, je n'aime pas trop les séries racontant sur plusieurs tomes la jeunesse d'un héros de BD célèbre. Car quand la jeunesse commence à prendre de l'envergure et à faire vivre des aventures incroyables au jeune héros, il est difficile de l'imaginer revenir ensuite à "zéro" au début de la série originale. Sauf à utiliser des artifices faciles comme la classique amnésie du héros.

Et c'est un peu ce côté incroyable des aventures qui m'a tiqué d'entrée dans le premier diptyque de cette série. Car nous y assistons à un récit proche de celui de l'album "Aaricia" de la série Thorgal où la mythologie et la magie ont une part très importante dans l'aventure. Comme je le craignais, si le jeune Thorgal a déjà vécu des aventures d'un tel type étant enfant, comment imaginer qu'il puisse ne pas être blasé des premières aventures plus classiques qu'il vivra une fois adulte ?
Mais si on ne s'attache pas à ce point d'achoppement là, le récit est divertissant et assez bien mené. J'ai trouvé quand même l'intrigue un peu simple et les péripéties tournant facilement en faveur du jeune héros.

Le deuxième diptyque laisse nettement moins la place au fantastique et davantage aux traditions vikings et à l'aventure classique. Je l'ai préféré et le trouve davantage dans la lignée des bons albums de Thorgal. Le scénario n'est cependant pas exceptionnel et là encore, malgré une intéressante palette de personnages, il ne marque pas trop la mémoire.

Le dessin par contre est de très bonne qualité. Il est un peu moins charmant que celui de Rosinski car plus lisse, mais il très bien maîtrisé, soigné et offre nombre de très belles planches.

C'est une bonne série de divertissement mais elle n'apporte pas grand chose à la série de base qu'est Thorgal.

Nom série  Le Temps des Marguerite  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Temps des Marguerite présente un concept intéressant et bien mené.
En haut de l'album, le récit se déroule en 1910. En bas de l'album, il se déroule en 2010. A chacune de ces deux époques, une petite fille nommée Marguerite, l'une descendante de l'autre, vivent dans la même maison et se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Et un jour, par la magie d'une malle mystérieuse trouvée au grenier, les deux héroïnes échangent leur place et leur vie. L'une se retrouve à découvrir un futur d'abord effrayant mais auquel elle se fait finalement très bien. Tandis que l'autre découvre un passé où les petites filles ont peu de liberté et où l'état d'esprit des gens est parfois très différents de celui de nos jours mais qui finalement ne manque pas de charme.

Le concept est amusant. Et j'ai apprécié le fait que, contrairement à un à-priori qui me faisait croire que le récit serait très léger et s'adresserait uniquement à des enfants, le scénario ne manque pas d'intelligence et évite les stéréotypes faciles et la mièvrerie. Les avantages et défauts des deux époques sont bien montrés et les réactions des deux fillettes ne manquent pas de finesse et de vivacité d'esprit. Quant au dessin, il est un peu simple dans le trait mais charmant dans son style et sa colorisation, avec une ambiance chromatique pour chaque époque.
Bref, charmant est le mot que je retiendrais pour cet album qui mérite d'être lu.

Nom série  Jan van Eyck  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album historique à l'intérêt un peu restreint à mes yeux. On y découvre une petite partie de la vie du peintre Jan Van Eyck. On découvre qu'il a été impliqué dans des affaires politiques pour le compte du Duc de Bourgogne et qu'il a voyagé jusqu'en Orient pour lui. On apprend qu'il a découvert un procédé nouveau mais secret pour la peinture à l'huile. On constate que ses talents artistiques sont convoités et qu'on serait éventuellement prêt à tuer pour éviter qu'il aille voir ailleurs.

OK, ce sont là des informations intéressantes et donc une lecture instructive. Mais le tout est raconté de manière peu passionnante, avec une narration qui manque de clarté et laisse le lecteur un peu en retrait. Difficile de comprendre les motivations et les réactions des personnages. Pourquoi le peintre s'entiche-t-il de cet apprenti rustaud ? Et comment se fait-il que ça soit celui-ci en particulier qu'il ait choisi sachant ce qu'on apprend à son sujet en fin d'album ? Pourquoi la femme envoyée en mission agit-elle de manière aussi agressive avec sa dague sans arrêt prête à sortir alors qu'elle est là pour convaincre par la parole ? Tout est comme surjoué et artificiel chez ces personnages.

Quant au dessin, j'ai mis longtemps à m'y faire. Pourtant son style relativement proche d'une ligne claire aurait pu me séduire mais je lui trouve un vrai manque d'aisance technique, des problèmes de profondeur, d'échelles anatomiques et de beauté en général. Pourtant, certaines planches sont belles et j'aime assez les couleurs même si elles sont très académiques. C'est donc inégal mais le temps que je m'accoutume au style j'étais déjà arrivé vers la fin de l'album.

Et comme il faut également arriver environ au tiers de celui-ci pour que la narration se fasse un peu moins confuse et qu'on puisse entrer sérieusement dans l'histoire, cela fait plusieurs handicaps pour apprécier cette lecture que je ne conseillerais qu'aux curieux, amateurs du peintre et de l'histoire de l'époque.

Nom série  Vertige  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le récit en parallèle de deux femmes dont les situations se ressemblent étrangement. D'un côté une actrice blonde victime d'une overdose suicidaire et dont l’imprésario essaie à tout prix de faire en sorte qu'elle ne meurt pas. De l'autre, une trapéziste brésilienne qui s'enfuit et est pourchassée par le directeur du cirque qui ressemble à une version moustachue de l’imprésario ci-dessus. Deux femmes qui cherchent à fuir un univers qui les oppresse, l'une par la mort, l'autre par l'évasion physique.
Rapidement, on réalise que non content de vivre des événements très similaires dans le fond, ces deux femmes sont liées de façon nettement plus intime.

L'histoire est racontée de manière à conserver une part de mystère. Les personnages ne sont pas présentés, on doit deviner au fur et à mesure leur situation et les relations entre eux et comprendre pourquoi ils agissent ainsi. Peu à peu, le voile se lève, avec notamment l'explication de qui est le directeur de cirque pour la jeune trapéziste. Et puis vient finalement la révélation finale où l'on comprend clairement le lien entre les deux femmes.
C'est un peu intrigant mais raconté sur un ton qui laisse le lecteur légèrement à l'écart, un peu comme un récit d'art et d'essai qui ne se laisse pas apprivoiser. Il n'est pas évident de s'attacher au protagonistes et à leurs péripéties.
Le graphisme ne m'a pas plu. Les personnages sont raides, figés, un peu comme des marionnettes aux membres rigides. Quant aux décors, ils ont des allures un peu trop naïves à mon goût.

Même si elle n'est pas mauvaise et qu'elle met en scène une thématique sérieuse et sincère, je n'ai pas été séduit par cette histoire, par ses personnages et par la manière dont elle est racontée.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 250 260 270 271 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque