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... a posté 5207 avis et 2014 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Nas, poids plume  posté le 23/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout comme série.
Elle met en scène des enfants d'un quartier populaire de nos jours et notamment le petit Nassim, vivant avec la famille de son père, d'origine maghrébine, avec sa mère à priori veuve. Ce dernier est harcelé par un plus grand que lui à l'école et aimerait vraiment rejoindre ses amis à leur cours de boxe pour ne plus avoir peur. Mais sa mère ne veut pas.

J'ai eu un peu de mal avec le côté "utopie socialiste" représenté par ce quartier melting-pot où vivent en bonne entente des gens de toutes les origines. Ces sourires partout, ça crée une ambiance sympathique mais ça ressemble aussi un peu à un tract politique. Sans parler d'un certain manichéisme avec des méchants bien punis pour leurs méfaits ou alors qui finalement deviennent gentils.
Heureusement, l'auteur ne pousse pas trop loin la touche idéaliste et conserve un peu de réalisme avec des protagonistes qui ne réussissent pas forcément ce qu'ils entreprennent et des relations plutôt justes entre les personnages.

Le graphisme non plus ne m'a pas trop enthousiasmé. J'ai trouvé les traits d'expressions un peu trop vagues et épurés et on sent que l'auteur n'est pas encore parfaitement à l'aise sur le plan technique. Néanmoins, ces légers défauts n'ont rien de rédhibitoire et la narration graphique permet une lecture fluide et plutôt agréable. Et j'imagine que s'il y d'autres tomes à venir, l'auteur y gagnera en assurance.

L'histoire, pour sa part, est sympathique et bien menée. Elle présente quelques côtés un peu bien-pensants et politiquement corrects mais elle ne manque pas d'intelligence et présente des situations et personnages intéressants. Elle finit en outre par dégager un optimisme assez rafraîchissant. Je suis sorti satisfait de ma lecture.
Une bonne série jeunesse qui mérite d'avoir une suite.

Nom série  La Malvenue  posté le 22/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir par la couverture du tome 2 de cette série car :
- elle ne dit absolument pas qu'il s'agit d'un tome 2 et j'ai cru initialement à un one-shot
- elle affiche comme auteur Loisel, sans prénom, et j'ai cru découvrir là un pêché de jeunesse de Régis Loisel
Autant vous dire que j'ai été sacrément déçu après coup, et encore plus quand j'ai dû dénicher le tome 1.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Claude Seignolle, un conte fantastique rural se déroulant en Sologne à priori au 19e ou tout début 20e siècle. Dans un décor de campagne et de marais, c'est l'histoire d'une statue maudite et d'une femme possédée.
Le cadre est sympathique et l'ambiance pas si mal rendue. Il y avait effectivement de quoi faire une adaptation intéressante.
Mais la forme et la narration n'y sont pas du tout !

Le dessin est très médiocre. Autant les décors, quand ils ne sont pas réduits au strict minimum voire au néant, ne sont pas si mal, autant les personnages sont singulièrement laids et ratés. Quasiment amateurs pour le premier tome, ils prennent des allures de mauvaises tentatives d'imiter le style de François Bourgeon dans le second tome.
Quant à l'histoire, elle est très mal racontée, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles, des personnages qu'on confond trop facilement et des situations sans aucune saveur ni sens de la mise en scène. On s'y perd et on s'ennuie très rapidement.
Adaptation ratée.

Nom série  La Voleuse du Père Fauteuil  posté le 19/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec les auteurs de Toto l'ornithorynque et plus spécialement Yoann au dessin, c'était là une série que je voulais lire depuis un moment. J'en ai enfin eu l'occasion et... j'ai malheureusement été très déçu.

Cela ne vient pas vraiment du sujet qui est relativement original, mettant d'abord en scène des histoires de monte-en-l'air façon Belle Epoque puis s'orientant vers une histoire de lutte des classes tout en ayant quelques protagonistes assez sympathiques.
Cela ne vient pas non plus du dessin qui n'est pas du style de Yoann que je préfère mais qui est bien agréable quand même.

Cela vient surtout de la narration et de la mise en page. Le récit est tellement bavard, avec tellement d'encadrés narratifs, qu'on croirait presque l'adaptation d'un roman en BD. C'est pénible à lire et ça m'a très vite ennuyé. D'autant que la narration graphique s'en ressent avec de grosses ellipses entre les cases car une grosse partie du récit est racontée en texte et pas en image, donnant régulièrement une narration graphique très hachée. On s'en rend d'autant plus compte quand, comme moi, on se lasse de la lecture des encadrés narratifs et qu'on essaie de se contenter des images et des dialogues, qui se révèlent largement insuffisants du coup.

Bref, je n'ai pas réussi à lire cette série jusqu'au bout et j'ai abandonné à la fin du second tome, tome que j'ai largement survolé tant la narration bavarde et la mise en scène m'avait déjà fait lâcher l'affaire.

Nom série  Undertaker  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un chouette western d'aventure bien sérieuse mais prenante. Il y a du Blueberry dans cette série qui s'entame, que ce soit dans le ton, les personnages, l'action et les décors. Et c'est du bon boulot !

Le graphisme de Meyer est excellent et se prête admirablement au style. Les couleurs aussi sont très bonnes.
Et j'ai particulièrement accroché aux personnages qui sont singulièrement originaux. Le fameux croque-mort pour commencer, mais aussi la gouvernante anglaise psycho-rigide ou encore la servante chinoise au caractère prononcé. Ça donne une vraie fraîcheur au récit et on a envie de les voir interagir.

Après une excellente entame, j'ai été un tout petit peu déçu par la tournure de l'intrigue du premier tome qui s'oriente un peu vite vers une course-poursuite qui n'est pas le type de péripétie qui me passionne.
Mais il y a beaucoup de potentiel et je pense que la suite promet du très bon. D'autant qu'à voir le 4e de couverture, j'ai bien l'impression que les auteurs désirent s'engager dans une série au long cours, avec des histoires en un ou deux tomes, peut-être bien à la Blueberry justement.
A suivre !

Nom série  Les Enigmes de Tim  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Enigmes de Tim, je les lisais dans Pif Gadget et autres Hercule Magazine quand j'étais enfant. Comme d'autres énigmes du genre à l'époque, par exemple Les Enigmes de Ludo ou les Mickey Énigmes, il s'agissait d'histoires courtes en une page ou une demi-page présentant un contexte, offrant des indices et permettant aux lecteurs de deviner par eux-mêmes le coupable ou la solution d'une énigme policière.
C'est un concept sympa et j'avoue me prêter toujours au jeu de voir si je peux deviner sans retourner le livre ou le magazine pour trouver la solution.
Et cette édition en intégrale chez le Coffre à BD a en outre l'avantage de ne pas se contenter de publier pour la première fois en album les fameuses énigmes mais aussi d'offrir un entretien de l'auteur et de nombreuses illustrations rendant hommage au personnage et permettant de resituer la série dans son époque. C'est intéressant et cela réveille un peu la nostalgie.

L'ennui par contre, c'est que je ne suis pas un grand fan de Tim et de ses énigmes. Elles sont trop faciles à mon goût et un peu trop bancales ou manquant de crédibilité. Cela s'adresse à un lectorat jeune mais elles sonnent trop artificielles et convenues la plupart du temps. Quand on connait le concept de ce type d'énigme, la solution saute trop vite aux yeux. Du coup, comme je ne trouve pas Tim très charismatique et que je n'accroche pas à son univers et à son graphisme, je réserve cet album aux vrais fans de Pif Gadget et aux amateurs de nostalgie.

Nom série  Le Massacre  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dans la lecture de cet album, j'ai apprécié son originalité et son exotisme.
L'introduction du récit ne m'a pas enthousiasmé, avec cette histoire d'enchères, les sauts bizarres d'un narrateur à un autre, et ce collectionneur aux allures de monsieur "Trop" (trop charismatique, trop riche, trop sûr de lui, à qui tout réussit trop, etc...) mais j'étais assez curieux de voir où l'auteur voulait en venir.

Et puis quand on se retrouve ensuite projeté en Indochine, région du monde que Simon Hureau nous avait déjà fait visiter dans Palaces et Bureau des prolongations, j'ai commencé à vraiment accrocher. Le récit devient intéressant, surprenant, inattendu. L'ambiance des lieux et des époques est bien rendue. Et les pièces du puzzle concernant ce fameux "massacre" s'assemblent pour former un tout complet et bien amené. D'autant que même si je n'aime pas toutes ses oeuvres, j'aime beaucoup le graphisme de Simon Hureau.
Il y a un petit côté trop "happy end" sur la fin avec le collectionneur qui distribue ses cadeaux tout en restant toujours si intouchable sur son piédestal. Et de manière générale, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages mis en scène.
Je ne suis donc pas totalement tombé sous le charme mais je salue l'originalité et l'intérêt de ce récit qui mérite la lecture.

Nom série  Les Minions  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si je ne suis pas un grand fan des Minions, je les apprécie bien dans les films Moi, Moche et Méchant. Dans l'ensemble, ils m'amusent. Et il est probable que j'aille au cinéma avec mes enfants voir le film qui leur sera dédié quand il sortira d'ici 3 semaines.
Alors pourquoi pas une BD à leur nom à base de gags les mettant en scène, même s'il y avait pour moi la légère crainte d'y trouver un produit dérivé commercial, à la manière de la très mauvaise série Les Pingouins de Madagascar.

J'ai été un peu rassuré par le graphisme car le style de Renaud Collin fait preuve de personnalité et ne singe pas celui des films. Les couleurs sont jolies et les planches souvent détaillées avec quelques petits gags cachés. Je regrette cependant un léger manque d'impact dans la mise en page et la structure narrative. L'humour ne passe pas toujours très bien.

Et c'est précisément au niveau de l'humour que le bât blesse. Alors que le ton des films s'adresse à tous les publics, celui de cette BD se limite malheureusement à un public très jeune. Les gags sont très convenus, beaucoup trop, on est plus de l'ordre de la tarte à la crème que de la chute surprenante et amenant le rire. J'ai eu toutes les peines du monde à décrocher ne serait-ce qu'un sourire.
Ce fut le cas également pour ma fille de 12 ans. Seul mon fils de 8 ans a trouvé la BD sympa même s'il m'a fait remarquer que certains gags étaient difficilement compréhensibles et pas vraiment drôles une fois expliqués.
Bref, à réserver à de jeunes lecteurs fans des Minions, mais sans grande conviction de ma part hélas.

Nom série  Alice au pays des merveilles (Drugstore)  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En fait, à part le dessin animé de Disney, différentes adaptations plus ou moins libres et autres inspirations, je ne connais pas le véritable contenu du livre de Lewis Carroll que je n'ai jamais lu. Et comme à priori cette BD en est une retranscription assez fidèle, je trouvais le projet louable. En effet, hormis les premières pages qui sont très similaires à celles du fameux dessin animé, le récit est ensuite très différent même si on retrouve quelques moments ou images clés.
C'est intéressant. D'autant que le graphisme est soigné et esthétique.

Pourtant, je n'ai pas été charmé.
D'abord ce fameux graphisme m'est apparu un peu trop sombre et froid à mon goût. Il ne permet pas à la folie du récit de se dégager.
Ensuite, l'histoire telle que racontée ici m'est apparue assez ennuyeuse et confuse. Folie et absurde ne fonctionnent pas quand leur mise en scène parait morne et mécanique. J'imagine que les textes sont bien ceux du livre, ou du moins de sa traduction puisqu'on reconnait quelques jeux de mots qui ne passent plus à la traduction (tale/tail par exemple), mais les dialogues sonnent assez creux présentés comme ils le sont ici.
Je n'ai pas été emporté par le récit et son déroulement.

Nom série  Angry Birds  posté le 05/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A vrai dire, je m'attendais à bien pire avec cette série. J'y voyais déjà un goody, une grosse bouse commerciale destinée aux rayons de supermarché pour que les enfants adeptes de jeux vidéos demandent à leur maman de leur acheter, quelque soit la qualité du contenu. Et en terme de contenu, j'imaginais du gros remplissage vide et moche, réalisé par un studio qui recycle des idées stupides juste pour faire de la page.

Mais finalement, ce n'est pas si mal, même si ce n'est pas destiné à un public autre que la jeunesse.
D'abord, le dessin est plutôt bon. Certes les décors sont assez vides, les couleurs informatiques sont froides et sans âme, mais le trait et l'encrage sont maîtrisés et les personnages sont expressifs. Ce n'est pas du copier-coller de gribouillages de dessinateurs de studio débutant.
Ensuite les histoires, même si elles ne volent pas haut, sont assez variées et font bien vivre les concepts d'Angry Birds, avec ses différents types d'oiseaux et ses cochons idiots. Pour un jeu qui consiste juste à lancer un oiseau pour qu'il aille percuter des décors et des cochons, on pouvait craindre pire. Mais les auteurs réussissent à donner une certaine personnalité à leurs personnages et les suivre n'est pas désagréable.

Bon, ça se lit très vite et ça ne marque pas du tout la mémoire, mais ça aurait pu être pire dans le genre BD publicitaire tiré d'un jeu à succès.

Nom série  La Mythologie en BD  posté le 05/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se présente de la manière qu'une autre du même éditeur, L'Histoire de France en BD, qui vulgarise avec un dessin simple et clair des récits documentaires adaptés à tous publics. Nous aborderons donc ici la mythologie grecque mais pas seulement, puisque le 3e tome abordera le panthéon égyptien notamment.
Les scénaristes de ces adaptations sont spécialisées dans la vulgarisation historique puisqu'il s'agit de véritables historiennes auteures d'ouvrages pour la jeunesse.

J'apprécie la mythologie en général et les récit Homériques en particulier. L'Odyssée, notamment, est particulièrement dense et variée quand on l'aborde dans sa totalité. Je suis toujours en faveur de vulgarisations permettant au grand public d'en connaître le véritable déroulement, les péripéties et les personnages qui ont marqué l'imaginaire occidental. En beaucoup plus adulte et dense, je suis encore sous le charme de L'Âge de Bronze de Shanower notamment. Et pour tout public, Ulysse (Adam/Palluy) d'Adam et Palluy m'avait bien plu.

Pour ce qui concerne l'Odyssée, seul récit sur les 2 tomes parus à ce jour, l'adaptation en bande dessinée réalisée ici est correcte et assez complète sans rentrer dans les détails, mais elle m'a paru un peu terne et sans saveur. On suit les événements avec un certain détachement et aucune émotion ne se dégage. On dirait davantage un documentaire sur "voilà comment ça s'est passé" qu'un récit épique et fantastique.
Le dessin, très simple, est clair mais pas très enthousiasmant et pas toujours très joli.

Bref, j'ai lu cette bande dessinée sans ennui car le sujet est intéressant et maîtrisé, mais je n'ai pas été emballé et ce n'est pas une adaptation de la mythologie que je conseillerais forcément.

Nom série  Yékini, le roi des arènes  posté le 21/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais vécu au Sénégal et je ne savais rien de l'existence d'un sport local de lutte traditionnelle ni rien de l'engouement des Sénégalais à son sujet. Et en entamant cet album, je ne savais pas non plus qu'il allait raconter, de manière un peu romancée, une histoire vraie s'étant déroulée dans les années 2000, jusqu'à 2012.
On y suit en effet le parcours de trois authentiques stars de lutte sénégalaise, Tyson, Yékini et Balla Gaye 2. Avec eux et grâce aux auteurs, nous allons découvrir ce sport mais aussi sa dimension culturelle et folklorique et le conflit entre les mentalités de ces trois lutteurs.

La mise en scène est originale car elle mélange les styles. Parfois de type documentaire avec une narration au présent qui m'a un peu étonné, elle suit le reste du temps les personnages de près comme un roman graphique classique. Et régulièrement, certaines pages présentent de véritables photos des protagonistes et des lieux sénégalais, pour donner à la fois une ambiance visuelle au récit mais aussi rappeler au lecteur qu'on parle là de véritables sportifs et d'événements ancrés dans l'histoire Sénégalaise, notamment lors du passage se déroulant durant les élections présidentielles de 2012.

Graphiquement, le dessin ne m'a pas tellement convaincu. Il est appréciable la plupart du temps et permet une lecture fluide, mais il n'est pas toujours facile de bien comprendre les scènes de lutte en elles-mêmes car les personnages se ressemblent trop et se mélangent dans l'action.

Ce fut pour moi une lecture instructive, mais je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. C'est intéressant mais pas palpitant. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages et leur histoire ne m'a pas vraiment touché. J'ai appris des choses sur le Sénégal, sur la Lutte Sénégalaise et ses héros locaux, mais c'est un album que je ne conseillerai qu'aux lecteurs curieux et désireux de découvrir un sport et un pays dont on parle très peu en bande dessinée.

Nom série  Mots rumeurs, mots cutter  posté le 20/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du même éditeur et des mêmes auteurs, j'avais lu il y a peu de temps Rouge Tagada que j'avais trouvé plutôt agréable mais un peu superficiel et abrupt. Avec Mots rumeurs, mots cutter, nous sommes sur le même créneau : un récit parlant d'adolescents, pour des adolescents, et abordant un sujet sérieux et un peu intime. Mais j'ai trouvé cet album là plus abouti et plus intéressant.

Au début, je n'avais pas trop compris quel était le thème visé. Cela commence comme une sympathique chronique adolescente avec une héroïne assez attachante et une romance qui se met en place. Le dessin est mignon, joliment colorisé et la lecture est plaisante.
Puis vient le moment clé de l'intrigue, un événement qui va plonger l'héroïne dans l'enfer du harcèlement et de la rumeur.

Le ton du récit est plutôt juste quoique j'ai eu un peu de mal à ne pas me révolter et à trouver tous les collégiens entourant l'héroïne particulièrement stupides et méchamment inconscients. Je croise les doigts pour que ce soit exagéré et que mes enfants n'aient jamais à subir de tels agissements. Penser que cela a pu arriver à certains adolescents est assez édifiant. Du coup, l'aspect pédagogique du récit est atteint à mes yeux.
La fin de l'album apporte une touche d'optimisme mais, comme pour Rouge Tagada, j'ai eu le sentiment d'une conclusion abrupte. Je me disais qu'arrivé là, il y avait encore beaucoup à raconter et l'envie de savoir ce qu'il se passe après.
L'ensemble tient cependant bien la route. C'est une BD jolie sur le plan graphique et intéressante et assez touchante au niveau du scénario.

Nom série  Economix  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quelle formidable leçon d'économie, d'Histoire et de sociologie humaine !

Avec pédagogie, simplicité et une narration légère, les auteurs nous amènent à comprendre l'économie, des origines du capitalisme (au XVIIe siècle en Hollande puis en France et en Angleterre) à nos jours (le livre date de 2012). Commençant par les fondamentaux, il assemble brique par brique les éléments qui permettent de comprendre l'économie comme une science mais aussi et surtout son impact sur la société humaine et le développement des pays.
C'est ainsi que, petit bout par petit bout, on comprend la logique des événements qui ont marqué l'Histoire vu par l'angle de l'économie. Et tout parait alors tellement évident, tellement clair qu'on a l'impression qu'un voile est levé expliquant de grands pans de l'Histoire.
C'est formidablement bien raconté, très pédagogique. Et même si les choses se compliquent de plus en plus au fil des chapitres tandis que l'économie, la finance et la politique deviennent des données plus complexes au fur et à mesure qu'elles sont étudiées et expérimentées, pour peu qu'on ne soit pas trop fatigué à la lecture, tout est clair et percutant.
J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas être fatigué car c'est un ouvrage dense qu'on ne lit pas en une seule fois et qui mérite volontiers plusieurs lectures pour bien s'en imprégner. Presque à chaque page, je me suis répété qu'il y avait ça et là des informations et anecdotes particulièrement intéressantes que je voudrais particulièrement vouloir retenir et diffuser autour de moi.

Sur la fin, puisque l'album aborde la situation des ces vingt dernières années et la crise actuelle, le discours se fait plus politique. Mais avec de telles explications et une telle logique, on adhère sans hésiter aux idées des auteurs qui dénoncent clairement les abus des puissants et prônent de véritables changements qu'il est difficile de ne pas souhaiter intensément.
A noter entre autres l'épilogue qui aborde avec vigueur le sujet des traités de libre-échange entre pays (du type du traité Trans-Atlantique que les USA et l'Europe négocient actuellement) et, présenté ainsi, on comprend qu'il s'agit de véritables menaces anti-démocratiques qui ne favoriseraient ni les Américains ni les autres pays mais au contraire donneraient encore plus le champ libre aux grosses entreprises pour exploiter tous les peuples.

Si L'Art Invisible est un indispensable pour comprendre en détail et de manière extrêmement fluide la bande dessinée, Economix est son équivalent pour comprendre l'Economie, la Finance et l'Histoire moderne.

Nom série  Le Monde des Images  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre est à mi-chemin entre le livre illustré et la bande dessinée. Pour ce qui est du livre illustré, les images prennent largement le pas sur le texte qui comporte rarement plus de deux lignes par page. Et en guise d'illustration, Cabu dessine souvent de véritables bandes dessinées pour bien appuyer les idées qu'il n'arrive pas à formuler en une ou deux images seulement.

Et le sujet de l'album, ce sont précisément les images, plus précisément celles des médias. L'objectif est éducatif puisqu'il s'agit d'apprendre ou de rappeler que les images peuvent être des outils de manipulation, que leur message peut être différent suivant la manière dont elles sont présentées, le cadre ou l'angle choisi, l'ordre de leur présentation, etc.
Le public visé est la jeunesse et le ton s'en révèle volontairement naïf et didactique, pas très appréciable pour un lecteur plus âgé. Pourtant certains sujets abordés sont plus adultes et intéresseront peu les enfants. Du coup, j'ai le sentiment que cet album vise un peu mal son public cible et se retrouve entre deux eaux.

J'ai trouvé cette lecture intéressante mais pas elle ne m'a pas appris grand chose. J'ai eu le sentiment que les auteurs survolaient trop le sujet. Le narrateur annonce qu'il va donner les recettes permettant de ne pas se laisser piéger par les images, décrit ensuite avec quelques exemples comment celles-ci peuvent être manipulées, puis annonce que voilà il a donné les recettes tant attendues et qu'il va falloir les utiliser soigneusement maintenant, les enfants. Sauf que je ne les ai pas vraiment vues ces fameuses recettes...
En comparaison, un album comme L'Art Invisible, qui abordant finalement des thématiques assez proches sur l'utilisation des images et leur perception par les lecteurs/spectateurs, m'a appris infiniment plus de choses et de manière plus satisfaisante.

Nom série  Orbitaria  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a beaucoup de potentiel dans ce manga, mais il est gâché par une réalisation déficiente.

Le potentiel tient dans l'idée de base de cet univers, un monde où les nations sont contenues à bord et sur les flancs de robots titanesques surplombant un monde plongé dans une brume mortelle. Idée étrange et originale, même si l'on peut douter de sa crédibilité.

Il tient aussi dans un graphisme esthétique et très appréciable quand on se contente d'admirer les planches indépendamment l'une de l'autre. Par contre, quand on veut lire l'histoire elle-même, cela devient plus compliqué car la mise en scène visuelle est embrouillée, sans clarté, avec des avant-plans et arrière-plans qui se mélangent. J'ai trouvé la quasi totalité des scènes d'action complètement incompréhensibles notamment.

Autre chose de franchement confus : la narration. L'histoire est trop alambiquée, à tel point que ses premiers chapitres font croire au mélange d'un rêve et de la réalité sans savoir où l'on en est véritablement. Et quand on comprend le contexte du scénario, on se rend compte que cette façon confuse de raconter les choses se maintient.

Sans parler des clichés de type shonen, avec ce décor initial de collège japonais, cette guerrière en tenue sexy d'écolière armée d'un gros canon, cet abondance de fan service et de petites culottes, ces méchas avec de grosses épées, et bien sûr ce héros qui est l'élu avec des pouvoirs surnaturels bien pratiques.

C'est juste pénible à lire. Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans le récit. A peine ai-je su capter un peu de son ambiance mais sans m'attacher du tout à ses personnages, à leur monde aussi original soit-il et à leurs aventures. Le gâchis d'un récit qui aurait pu être réussi et d'un bon dessinateur à qui il manque un scénariste pour l’aider à mettre en scène son histoire.

Nom série  L'Héritage des Taironas  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'Héritage des Taironas, c'est une belle aventure romantique dans un cadre historique rigoureux. Je salue l'originalité de son décor et de son déroulement. Et je salue la réussite impeccable de sa narration. Nous avons là une série en deux tomes dense, prenante, intéressante et dépaysante.

Tout est parti d'une relique pré-colombienne anciennement possédée par la famille de l'un des co-scénaristes. Les auteurs ont imaginé l'histoire qui a mené l'un des aïeux de François De la Ruquerie à entrer en possession de cette dernière lors d'un long séjour aux Amériques au 19e siècle.
Cela commence un peu avant 1870, en Normandie mais nous transporte rapidement en Californie pour nous y faire découvrir l'ambiance de pionniers qui régnait dans cet état en plein développement à l'époque. Avec le héros, nous allons ainsi participer au fameux projet de jonction ferroviaire transcontinentale entre la Central Pacific et l'Union Pacific.
Puis ce sera en Colombie que nous serons transportés, pour un autre projet ferroviaire nettement plus compliqué qui nous mènera à découvrir la situation politique complexe du pays mais aussi un peuple indien dont je ne savais rien, les Kogis.
Et la boucle sera ensuite bouclée par un retour en Normandie.

C'est une histoire que j'ai trouvée remarquablement racontée. Son contenu aurait facilement pu s'étaler sur 4 tomes ou plus car il s'y passe beaucoup de choses dans des décors et des moments bien différents, mais la narration rend tout cela d'une grande clarté et on rentre immédiatement dans une histoire prenante et pleine du souffle de l'aventure et du romantisme. On peut se demander parfois où les auteurs veulent en venir et s'ils ne se perdent pas un peu dans les nombreux méandres de leur récit, mais au final tout tient la route et se finit sur une jolie touche optimiste.
Le graphisme n'est pas en reste. Malgré un côté légèrement académique, il est beau, joliment colorisé et pose de belle manière l'ambiance visuelle de lieux très variés. Il participe à l'agréable sensation de dépaysement, tant chronologique que géographique, du récit.

C'est donc un diptyque coup de cœur auquel je ne m'attendais pas, un cocktail qui ravira les amateurs de récits historiques, d'exotisme et d'aventure romantique.

Nom série  Tennis Kids  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme j'ai fait beaucoup de tennis, je me disais qu'il y avait moyen que je trouve cette série sympa. Mais je l'ai trouvée vraiment médiocre.

C'est au niveau de l'humour que ça coince : je n'ai pas trouvé ça drôle du tout. Les gags sont éculés, répétitifs et n'abordent le sujet du tennis que d'un œil extérieur et sans âme. Ça m'a donné l'impression qu'on a imposé le sujet au scénariste, qu'il a fait le tour de ce qui est lié au tennis aux yeux du grand public et a retenu qu'il fallait une raquette, des balles, une tenue de sport, des lignes sur un terrain, une chaise d'arbitre et faire des aces, et qu'il tourne ensuite ses gags majoritairement autour de ces équipements et pas du jeu en lui-même. Pour faire ça, il s'est créé un petit groupe de personnages clichés : le benêt, le sportif, le noir, la coquette ou encore le coach passionné mais qui se répète beaucoup, et puis il fait tourner sa petite machine à gags en recyclant les idées pour produire des planches.

L'impression est peut-être fausse puisque les auteurs ne sont pas du tout des habitués de la production commerciale de BD de supermarché mais c'est avec un véritable ennui que j'ai lu cet album et sans aucun sourire. Cela manque d'envie et d'originalité à mes yeux.

Nom série  Energies extrêmes  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un vrai documentaire-reportage très complet sur le sujet de l'exploitation du gaz de schiste. Réalisé par Sylvain Lapoix, journaliste politique engagé, sur la base de nombreuses interviews et voyages aux USA, il est mis en image avec sobriété par Daniel Blancou pour le rendre plus accessible au grand public.

L'album fait 128 pages et sa première partie est un historique retournant aux bases de la technique de la fracturation hydraulique, depuis son invention à la suite de la seconde guerre mondiale jusqu'aux circonstances politiques et financières de sa mise en place aux Etats-Unis, jusqu'à ce qu'elle se révèle véritablement rentable aux alentours des années 2000. C'est ainsi que les auteurs expliquent la technique utilisée et comment elle a évolué.
Puis nous est présentée la situation concrète de sa mise en place à grande échelle aux USA : la méthode pour récupérer les droits de concessions des habitants voisins de zones de prospection, la prospection elle-même et surtout son impact environnemental et social. Boom économique et financier, ruée vers l'or noir, mais aussi modification du paysage, pollution des nappes phréatiques, transports routiers excessifs et autres déchets.
Par la suite, les auteurs nous présentent la façon dont cette technique de prospection a failli s'imposer en France également et les magouilles politiques qui ont bien failli faire cela en douce, puis qui reviennent ensuite par la porte de derrière quand la porte de devant est officiellement fermée.
Enfin le documentaire s'achève sur le constat que malgré les discours des exploitants et de ceux qui en profitent, et malgré la méthode de propagande très organisée mise en place aux USA, cette exploitation semble ne pas être vraiment l'Eldorado énergétique et économique rêvé, mais davantage un miroir aux alouettes permettant à certains de s'enrichir aux dépends d'autres. La routine habituelle, quoi...

C'est une lecture très instructive. Je n'y connaissais pas grand chose et j'ai appris beaucoup, notamment sur la technique de prospection elle-même, son historique et la façon dont elle s'est mise en place et perdure aux USA et tente de s'imposer en France.
Pourtant, je dois dire que ce fut une lecture un peu rébarbative. Nous sommes dans le pur documentaire, et même si les auteurs font en sorte de rendre cela simple et compréhensible, c'est un sujet complexe et assez prise de tête.
Le graphisme, très sobre, épuré et réaliste, est efficace sur le plan narratif mais n'aide pas à rendre tellement plus agréable la lecture.
En outre, en terme de contenu, je trouve que les auteurs ne mettent pas suffisamment l'accent sur en quoi il faut absolument s'opposer aux exploitations de gaz de schiste. Ils montrent des exemples de pollutions et de désagréments, mettent la lumière sur les magouilles politiciennes et les gains financiers de certains, mais ne m'ont pas suffisamment expliqué pourquoi il n'y a rien à retirer d'une exploitation plus mesurée et surveillée. Y aura-t-il vraiment toujours de la pollution ? Les auteurs semblent dire que peut-être une technologie permettra un jour de ne pas en avoir mais qu'en attendant, mieux vaut s'opposer à tout test sur le principe de précaution. Du coup, sur la seconde moitié de l'album, on se retrouve un peu vite à raconter une autre forme du classique combat du peuple engagé contre les oppresseurs et les profiteurs qui jouent comme d'habitude sur les failles de notre système corrompu par le fric. Ce combat, je n'y suis bien sûr pas opposé, mais les auteurs n'ouvrent pas tellement le champ des possibles sur ce qu'il pourrait se passer si une solution raisonnée pouvait être trouvée.

Cet album est un documentaire très complet sur un sujet complexe et complètement d'actualité. Très bien renseigné, il n'est pas très facile d'accès et un peu rébarbatif à la lecture, mais il pourra vous en apprendre beaucoup.

Nom série  Les Foot Maniacs  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'aime pas les BDs d'humour "à thème" (aussi connues dans mon classement personnel sous le nom "BD de supermarchés"), je n'aime pas le foot, et j'imaginais mal comment on pouvait produire 13 albums sur cet unique thème là. Mais je dois dire que je m'attendais à pire quand je me suis un peu forcé à lire les Foot Maniacs.

L'humour n'y est pas si mauvais, il attire parfois un peu le sourire. Le dessin n'est trop mauvais non plus, il a une certaine âme, ce n'est pas un affreux graphisme formaté de studio. Les personnages et l'ambiance d'ensemble ne sont pas désagréables non plus. On sent une certaine sincérité de la part des auteurs qui ne font pas de la production industrielle de gags éculés sur un sujet dont il se ficherait complètement si on ne leur avait pas imposé : non, on sent qu'ils ont une part d'affection pour leurs personnages et le thème du foot en général.

Mais ce n'est pas pour autant que je ne me suis pas ennuyé à la lecture de cette série qui ne me parle pas et ne me fait pas rire. Je ne me forcerai pas à en lire tous les albums.

Nom série  Les Pingouins de Madagascar  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne partais pas avec un a priori trop négatif vis-à-vis de cette série car les dessins animés Madagascar et autres Pingouins de Madagascar me font plutôt bien rire. J'apprécie cette troupe de 4 pingouins délirants et leurs caractères militaires bien caricaturaux. "Kowalski, au rapport !". Et quand j'ai feuilleté ces planches, j'étais satisfait de retrouver des dialogues dignes de ces personnages, plutôt bien écrits à première vue.

Mais soyons objectifs, nous sommes vraiment face à de la BD de piètre qualité, objet commercial jetable comme on pourrait en offrir en accompagnement d'un Happy Meal chez Mc Donald's.
Le graphisme est du pur produit de studio : sans âme, formaté, réduit au strict minimum pour qu'on comprenne à peu près l'histoire avec toute l'économie de moyens qu'on peut se permettre, et doté d'affreuses couleurs informatiques.
Non seulement, c'est laid, mais surtout la narration est déplorable. Les visages ne collent pas avec les dialogues : dans une même case, on voit des personnages tout souriant annoncer des événements terribles. Les scènes d'action se comprennent plus quand on lit les commentaires des personnages que quand on les regarde.
Et surtout l'humour, pièce principal du récit, tombe complètement à plat avec la mise en scène pitoyable qu'offre ce dessin. Sans parler des jeux de mots anglais qui ne passent plus du tout à la traduction.

Bref, même si j'aime les Pingouins de Madagascar et que j'étais content de retrouver l'univers de leurs relations et dialogues déjantés, cette adaptation en BD est cheap et nulle.

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