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Nom série  Vive la marée !  posté le 13/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chronique de la vie sociale de vacanciers français dans une station balnéaire populaire qui pourrait être n'importe laquelle du moment qu'il y ait de la marée. De leur arrivée en voiture ou en train le matin jusqu'à leur retour chez eux le soir, les auteurs nous font suivre une longue succession de familles et de personnages, divers et variés, de toutes classes sociales. Avec eux, on assiste à une suite de petits moments, anodins ou amusants, dans une ambiance d'humour pince-sans-rire rappelant un peu une version moderne des Vacances de monsieur Hulot.

David Prudhomme est au dessin et il offre des planches agréables aux compositions bien construites. Si je ne suis pas totalement tombé sous le charme de ce graphisme, j'aime beaucoup par contre l'artifice réussi pour présenter les effets de lumière en vues sous-marines. Et à ce propos, je trouve la couverture très sympathique.

Le fait de sauter d'un personnage ou groupes de personnages à un autre, parfois plusieurs fois en une même page, est original et plutôt plaisant au départ. Cela permet de mettre en scène une grande variété de situations et de psychologies. Cependant, sur la longueur, cela finit par lasser un peu. Il manque un fil narratif pour que l'intérêt du lecteur ne finisse pas par s'essouffler.

Au final, même si j'ai trouvé la lecture plutôt agréable et que certains moments m'ont bien fait sourire, comme notamment la cane et ses canetons gonflables, mon attention n'a pas été toujours aussi éveillée que j'aurais pu l'espérer et il ressort de cet album un petit côté vain et légèrement décevant.

Nom série  Totem (Ross/Wouters)  posté le 12/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le petit frère de Louis est gravement malade. Alors qu'il est envoyé à l'hopital, Louis est envoyé en camp scout. Là, il devra endurer l'agressivité des autres enfants et les pénibles rites d'initiation et en même temps digérer l'angoisse de perdre son frère qu'il aime et admire un peu malgré son plus jeune âge. Ce passage difficile sera catalysé par la présence dans les bois d'une panthère échappée d'un cirque qui va amener le garçon à laisser ses instincts s'exprimer.

Totem est une BD complexe qui mélange plusieurs thèmes, la majorité tournant autour de la résistance face au mal-être. Il y a la cheftaine scoute qui assume mal son homosexualité et doit gérer les enfants. Il y a ces enfants qui acceptent de différentes manières leur présence chez les scouts, entre le petit gros qui voudrait rentrer chez lui et les plus durs qui se sentent mieux là que dans leur cité ou dans l'internat qu'on leur promet à la rentrée. Et il y a surtout le héros qui va répondre par le courage et une agressivité farouche et animale à ces rites initiatiques qui l'énervent et à la peur de voir son frère mourir.

Le graphisme est appréciable avec un dessin en hachures et crayonnés rehaussé de couleurs élégantes. Les planches sont un peu sombres ce qui ne me plait pas toujours. Mais il faut dire qu'une grande part du récit se passe de nuit ou à l'ombre.

Le ton est initialement réaliste mais prend ensuite une tournure plus fantastique ou alors seulement symbolique mais ce n'est pas clair. Et c'est ce que je reproche à cette BD, un certain manque de clarté. Quelques passages sont embrouillés, surtout sur la fin quand on ne sait plus trop ce qui est réel ou pas. La métaphore embrouille un peu le lecteur.
Pourtant l'émotion passe plutôt bien. On sent la révolte du gamin que l'idée de perdre son frère transforme en petite bête sauvage, vaillante mais apeurée. Sur ce plan là, c'est assez bien fait.
Mais comme la lecture n'est pas rendue très agréable à cause de sa narration un peu confuse, ce n'est pas un album qui plaira à tout le monde.

Nom série  Louis XIV  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque est une bonne biographie de Louis XIV en bande dessinée, un lecture claire et assez fluide qui rend bien hommage au personnage.

Nul besoin de revenir sur le règne de celui qui sera connu sous le titre de Roi Soleil. Il est de notoriété publique qu'il a été un roi exceptionnel et a grandement modifié l'image de la France et de la royauté, même si on peut lui reprocher bien des choses en terme de politique sociale et étrangère.
Cette biographie est bien faite car elle s'attache aux éléments clés de son règne sans s'y perdre. Si aucun sujet n'est abordé véritablement en profondeur, on a quand même avec cet album une bonne vision des motivations et réalisations de ce roi, tant en matière politique que militaire, architecturale, intime et autres. Les événements sont présentés de manière compréhensible, avec de bonnes transitions entre les faits et quelques flash-back posés à peu près aux bons moments même s'ils ont une légère tendance à briser le rythme du récit.
Le dessin est appréciable mais pas toujours à mon goût. Je trouve que quelques personnages se ressemblent trop pour être aisément reconnaissables. Et il y a une certaine inégalité entre quelques décors bien soignés et d'autres moins élégants. Globalement, cela se lit quand même bien.

Bref, si vous cherchez une biographie de Louis XIV qui soit claire, aborde globalement tous les sujets importants de son règne et se lise bien, cette série vous conviendra.

Nom série  Le Mystère du Monde Quantique  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Doté d'un graphisme original, cette BD me laissait espérer une belle BD éducative me permettant de mieux comprendre la Physique Quantique comme Economix avait pu me faire découvrir l'économie ou comme Sex Story avait pu... heu... m'informer. En effet, alors que je les ai étudiées en détail durant mes études, je n'ai jamais vraiment bien compris la physique et la mécanique quantique. L'idée d'une sympathique BD de vulgarisation scientifique sur ce thème m'intéressait donc bien.

Sur la forme, je ne suis pas déçu. La narration est abordée avec humour, commençant de manière originale avec le héros et son chien vivant des aventures débridées, notamment sur la Lune au début de cet album, à la manière d'un Tintin moderne. C'est ce héros qui, suivant le fantôme de son chien devenu empaillé, va découvrir (et ne pas toujours comprendre) le monde de la physique quantique en interrogeant dans un rêve étrange les esprits des scientifiques les plus connus dans ce domaine, de Planck à Schrödinger en passant par Bohr et Einstein. Avec eux, il va suivre l'évolution des idées et des théories scientifiques sur le monde quantique jusqu'à la vision qui en a découlé dans la seconde moitié du XXe siècle. La mise en scène est parfois assez loufoque et ça permet d'alléger le thème pour faire un peu oublier sa complexité.

Le graphisme aussi est original. Le héros a une bouille toute ronde tandis que les scientifiques sont un peu plus réalistes. Les décors sont soignés, sobres et jolis. J'aime la finesse du trait et des encrages. Les planches sont en teintes de gris parsemées par-ci par-là de touches de couleurs qui trouvent leur signification dans les révélations scientifiques que l'on découvre au fur et à mesure.

Bref, c'est original et c'est joli.
Mais c'est trop compliqué malheureusement.
Si les auteurs font l'effort d'essayer de simplifier les choses, de mettre des images et des métaphores dans la bouche des scientifiques pour rendre les choses plus compréhensibles, on est quand même souvent noyé dans des concepts intellectuels et des formules indigestes pour le néophyte. Il parait vraiment compliqué de vulgariser le sujet de la physique quantique car c'est à la base une notion qui défie la vision du monde selon la logique occidentale. Et dans cet ouvrage là, on se retrouve souvent à avoir autant de maux de tête que le héros dont l'esprit surchauffe quand il essaie de déchiffrer les idées que les célèbres physiciens tentent de lui transmettre.
La vulgarisation passe donc très moyennement, à moins d'avoir déjà un bon background de base sur le sujet ou de prendre le temps de se renseigner davantage pour bien comprendre.

Même si la forme et la manière de raconter sont sympathiques, cet album reste donc un peu prise de tête malgré lui.

Nom série  David  posté le 10/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une biographie de peintre, comme pour les autres albums de cette collection "Les Grands peintres". Celle-ci ne partira ni en divagations un peu fantastique comme avaient pu le faire des albums comme Pieter Bruegel ou Toulouse-Lautrec, ni ne cherchera à approfondir un point particulier de l'oeuvre ou de la vie personnelle de l'artiste comme c'était le cas pour Léonard de Vinci ou Goya par exemple. Ici, l'auteur fait dans la sobriété en racontant simplement les faits historiques de la vie de David entre 1794 et 1796, période où sa participation politique à la Convention de Robespierre l'a emmené en prison à la chute de celui-ci et a bien failli lui coûter la vie.

Même si le récit se contente de mettre en scène la succession chronologique des événements, les transitions sont suffisamment bonnes pour rendre la lecture fluide et donner l'impression d'une histoire suivie et bien compréhensible. Elle réussit à rendre le personnage de David assez sympathique et le présente comme un artiste doué et respecté mais en même temps humble, courtois, passionné et travailleur.
Le dessin manque d'aisance technique. Les personnages sont corrects mais manquent un peu de vie. Ils sont représentés dans un style proche de Ligne Claire qui leur donne une certaine élégance et favorise une lecture aisée. Les décors par contre sont très raides et dessinés à la règle. Pour résumer, je dirais qu'on ne lira pas cette BD pour son graphisme même s'il reste correct.
Mais sur le plan de la biographie, de son intérêt et de la qualité de sa lecture, c'est plutôt un bon album.

Nom série  Lila  posté le 10/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sous couvert d'un récit jeunesse humoristique, cette série a vocation à être éducative. Elle s'adresse en effet aux écolières et leur explique les tous débuts de la puberté. C'est vrai qu'on a souvent vu des BD s'adresser aux adolescents s'interrogeant sur leurs complexes et autres, ou alors aux jeunes enfants pour permettre aux parents de les rassurer sur leurs petites peurs et questions, mais c'est rare qu'on s'adresse aux enfants de moins de 10 ans pour les prévenir des tous débuts des changements qu'ils vont ensuite connaître durant l'adolescence.

Le ton de cette lecture est très agréable. On y suit une petite fille, Lila, accompagnée de ses meilleures amies et ses copains de classe, peut-être un jour ses amoureux. Ses parents sont séparés mais restent en bons termes. Sa mère cherche à se recaser mais, même si elle est très mignonne, sa carrière de croque-mort ne l'aide pas à socialiser. Son père vit avec une australienne assez cool. Et son grand frère alterne attitudes agressives et protectrices comme tout bon grand frère.

Le dessin est simple et efficace. Les couleurs sont gaies, la mise en scène dynamique. L'action passe bien et les situations et émotions des personnages sont claires et bien compréhensibles.
Les planches sont régulièrement partagées entre cases de bande dessinées et texte rédactionnel à vocation éducative, rebondissant sur les sujets abordés par les premières. Ça rend la lecture un peu moins fluide qu'elle pourrait l'être mais le texte reste léger et intéressant.

L'ambiance est à la bonne humeur et à l'humour, avec quelques touches d'émotions. Même si l'ensemble est légèrement en dents de scie, avec quelques baisses du rythme sur la longueur, il y a des moments que j'ai trouvés bien drôles, et d'autres moments assez touchants. Les personnages sont assez attachants et ça fait plaisir de les suivre.

Mon opinion est donc positive et je trouve que c'est une BD à vocation éducative sympa qu'on peut aisément mettre entre les mains des jeunes filles pré-pubères. Je suis curieux de voir si elle va aborder d'autres sujets que la seule apparition des seins.

Nom série  Elisabeth Ire  posté le 09/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Elisabeth 1ère a été une reine assez exceptionnelle. Arrivée au pouvoir en 1558, elle prend la tête d'une Angleterre endettée, en proie au conflit entre Catholiques et Protestants, avec pour rivale sa cousine Marie Stuart, reine de France et d'Ecosse. Refusant de se marier pour pouvoir régner seule, elle n'aura certes pas d'enfant mais saura amener l'Angleterre vers les sommets tant en matière économique, militaire, artistique et politique, même si cela lui a coûté de nombreux sacrifices personnels.

La biographie d'un personnage d'exception est généralement une bonne idée et intéressante. Celle-ci est réalisée avec soin mais reste superficielle et sans guère d'originalité narrative.

Le dessin est plutôt bon en ce qui concerne les personnages. Il est nettement plus basique pour les décors cependant.

Et concernant le récit, nous y avons simplement droit à une succession chronologique des événements clé du règne d'Elisabeth, la plupart se résumant à une page à peine avant de passer au suivant. Il n'y a pas de fil rouge narratif qui nous permette de mieux nous attacher à cette fameuse reine et de mieux comprendre son esprit.
La narration est claire mais la densité des événements et leur enchaînement rapide dans cet album de 56 pages empêcheront le pur néophyte de tout comprendre facilement. On saute d'un personnage à un autre sans bien les reconnaître, sans savoir lesquels sont importants ou pas.
Bref, un moyen d'apprécier complètement ce récit serait de connaitre déjà à l'avance l'histoire d'Elisabeth 1ère et non pas de la découvrir totalement par le biais de cette BD, à moins de la relire plusieurs fois et de se renseigner éventuellement en parallèle sur certains faits et protagonistes. Mais si c'est le cas, ou si vous êtes un professeur d'histoire désireux d'illustrer son cours auprès de ses élèves, alors cette BD n'est pas mal.

Nom série  Les Vacanciers  posté le 09/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime bien l'idée de prendre pour thème d'une BD d'humour les vacances de deux jeunes français, avec un pays différent pour chaque tome. Cela permet de mélanger les styles, entre carnet de voyage, récit humoristique et un peu de roman intime de la vie de ce petit couple.

J'apprécie d'autant plus le graphisme d'Yves Montagne qui n'est pas mauvais du tout. Il y a un léger côté Emile Bravo dans son style clair et coloré. Les décors sont soignés et réussis, ce qui favorise le dépaysement et la découverte des lieux visités, que ce soit à Cuba ou en Grèce. J'aime un peu moins le dessin des visages qui sont plus simples et aux expressions un peu trop appuyées, mais ce n'est pas un souci.

Par contre, je n'ai finalement pas accroché au récit. Cela ressemble à un mauvais téléfilm humoristique français aux gags bien lourds et convenus. Cela tient surtout aux personnages que je trouve agaçants. La jeune femme dans le couple est correcte mais assez insipide. Le gars, par contre, est trop caricatural dans le genre gaffeur-râleur. Tous les gags ou presque sont basés sur ses réactions excessives, ses coups de gueule et ses paniques soudaines qui finissent immanquablement en quiproquos et catastrophes. Ça sonne faux, artificiel et ça m'énerve vite. C'est la même chose pour les personnages secondaires, comme par exemple les compagnons de voyage de nos héros en Grèce qui sont presque tous imbuvables dans le rôle de stéréotypes ambulants et prétextes à gags trop appuyés.

Bref, alors que je partais sur un bon a priori et que j'aime bien le dessin de cette série, elle ne m'a finalement pas amusé voire même un peu agacé, et les voyages proposés par l'auteur furent finalement presque aussi pénibles pour moi que pour le héros.

Nom série  Il était une fois dans l'Est  posté le 07/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Sur le fond, cette série aurait pu m'intéresser car elle raconte la vie et la rencontre amoureuse de deux artistes bien particuliers dans la Russie des années 20, à l'époque où Lénine mettait en place le communisme. L'un est un poète russe assez extravagant et sûr de lui. L'autre est une danseuse moderne américaine qui est sortie de la pauvreté pour devenir une star et qui partage l'idéal communiste.
L'ensemble est en outre joliment dessiné avec un trait simple mais des compositions et des couleurs esthétiques et agréables.

Mais dans les faits, cette lecture m'a ennuyé.
D'abord parce que la narration est assez confuse au départ, avec trop de texte narratif lyrique et une chronologie qui va à rebrousse-poil.
Ensuite parce que les personnages me sont apparus assez antipathiques. Entre ce poète imbu de lui-même, alcoolique, brutal et profiteur et cette danseuse assez illuminée et diva, aucun des deux ne m'a plu. Entre leurs récitations de poèmes et leurs postures, ils ont trop des rôles d'artistes qui s'y croient trop et vivent pour l'Aaart et la Liberté. Regardez-moi, écoutez-moi, adorez-moi, je le veux, je l'exige. Ce serait moins gênant si la narration de la BD ne jouait pas elle aussi sur cette fibre artistique plutôt que de rester neutre et sobre.
Je n'ai pas aimé suivre leur parcours même si j'étais assez intéressé par l'aspect historique de la situation artistique aux USA au début du 20e siècle et la situation politique en Russie quelques ans plus tard.
Je n'ai pas envie de lire le second tome.

Nom série  Bonbons atomiques  posté le 06/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En empruntant cette BD, je pensais lire une histoire proche de Las Rosas du même auteur, un roman graphique original se déroulant à la frontière entre Mexique et USA. Mais nous sommes ici davantage dans un récit policier qu'un simple roman graphique, mais il emprunte à ce genre beaucoup d'éléments plus intimes et familiaux.
Je ne savais pas que cet album était la suite de Castilla Drive mais il se lit parfaitement bien sans le savoir, même si je me souviens m'être vaguement demandé de quel passé un peu troublé parlait le personnage d'Osvaldo à un moment donné.

J'aime les ambiances qu'arrive à mettre en place Anthony Pastor dont les scénarios sont décidément originaux dans leur cadre et leur déroulement. Nous sommes ici dans une petite ville indéterminée là aussi quelque part à la frontière entre Mexique et USA. Est-ce en Californie ou plus à l'intérieur des terres ? On n'en sait rien. A priori, ça a l'air d'être du côté USA de la frontière mais sans certitude.
On y découvre tout un microcosme humain, d'affaires de famille et d'anciennes relations. Il s'y ajoute une particularité originale qui est l'existence d'un homme d'affaires qui a réussi en achetant une vieille centrale nucléaire désaffectée et en diffusant une marque de bonbons au grand succès commercial, notamment parce qu'ils ont un côté addictif et hallucinatoire qui rappelle celui de certaines drogues. Cette part du récit donne une touche légèrement fantasque ou du moins pas totalement réaliste au récit, ce qui lui permet de garder une apparence de légèreté même s'il aborde des sujets assez durs. Car les thèmes abordés sont les relations compliquées entre parents et enfants, une enquête sur un possible adultère et l'histoire d'une fugitive fuyant la vengeance d'un gang hispano.

Le dessin est plutôt agréable et fonctionne bien pour appuyer l'ambiance et les personnalités des personnages. Ces derniers sont bien trouvés, intéressants et bien mis en scène. L'histoire tient le route même si je trouve qu'elle tire un peu trop en longueur.
C'est une bonne lecture, avec une intéressante personnalité.

Nom série  Alex Clément est mort  posté le 05/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sympa cette BD ! A voir le titre et la couverture, je m'attendais à une histoire policière un peu ennuyeuse, mais en fait, sous couvert d'une légère couche pince-sans-rire, c'est une BD humoristique.

Son scénario peut être assimilé à celui d'une pièce de vaudeville. Chaque chapitre se centre autour d'une unité de lieu, comme un unique décor de théâtre où évolueraient les personnages. Comme le vaudeville, cette comédie est fondée sur les relations entre les personnages et le comique de situation. Le fond légèrement policier, avec certes une personne décédée de mort naturelle mais quand même un plus ou moins vrai kidnapping, n'est qu'un prétexte.
Les acteurs sont une dizaine environ, tous avec leurs personnalités bien définies et amusantes.
On le devine assez rapidement, la situation va devenir de plus en plus embrouillée et aligner les quiproquos et circonstances comiques.
C'est d'autant mieux fait que l'histoire bénéficie du dessin maîtrisé d'Emmanuel Lepage. Ce n'est pas le style réaliste et très esthétique de ses albums les plus récents mais c'est quand même un très bon cru dans un noir et blanc lumineux qui rend la lecture fluide et plaisante.

Même si le rythme retombe parfois un petit peu, ce fut quand même pour moi une bien agréable surprise.

Nom série  La Perspective Nevski  posté le 04/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai commencé cette BD en appréciant son cadre historico-géographique, l'équivalent des Champs-Elysées de Saint-Petersbourg à son heure de gloire, et son graphisme original, coloré et assez gai avec ses personnages à grosses têtes. Ça changeait des récits sombres de la Russie historique emplis de violence et de révolutionnaires. On était plutôt dans une ambiance un peu onirique, comme dans un Carnaval romantique.

Mais l'histoire s'est cependant rapidement réorientée vers ces récits russes mélancoliques et sombres que justement je n'aime pas trop. Fatalisme, amours impossibles et autres cruelles désillusions.
Ça m'ennuie d'autant plus que la narration ne rend pas les choses agréables dans cet album, avec des personnages peu attachants et une façon de raconter l'histoire qui laisse le lecteur un peu à l'écart du récit.
Mon intérêt initial s'est vite étiolé pour finir l'album sur une note lasse et désabusée.

Nom série  Mariage - Les Gouttes de Dieu  posté le 03/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est la suite directe du célèbre manga Les Gouttes de Dieu. A la fin de celui-ci, les lecteurs restaient sur leur soif en ayant certes découvert les 12 apôtres, douze vins exceptionnels, mais pas le vin ultime, les fameuses Gouttes de Dieu. Et s'ils avaient pu découvrir d'innombrables secrets sur le vin en lui-même, il leur manquait encore quelque chose d'essentiel : savoir qu'un vin ne se boit pas seul et qu'il trouve toute son envergure dans le mariage avec le plat qu'il accompagne.
C'est à cette nouvelle dimension de l’œnologie et de la cuisine que va s'atteler cette série, reprenant les mêmes personnages que Les Gouttes de Dieu mais diversifiant cette fois les défis auxquels ils sont confrontés. Cela commence avec Shizuku qui se prend d'affection pour un petit restaurant familial et va l'aider à retrouver le succès en travaillant les associations entre les plats servis et les vins proposés en accompagnement. Puis nous aurons la continuité du défi des Gouttes de Dieu avec une nouvelle confrontation entre Shizuku et Tomine mais cette fois pour accorder des vins avec des fromages. Et cela continue ainsi sur le même thème.

Etant un grand amateur de menus dégustation avec accords mets et vins, je ne peux qu'approuver le fait de mettre ainsi en valeur le mariage et non pas seulement se contenter de décrire le goût des différents vins. Comme pour Les Gouttes de Dieu, la façon dont l'auteur met en scène les impressions qui envahissent les personnages quand ils goûtent telle ou telle association de plats et de vins est très imagée, un tout petit peu exagérée mais finalement assez subtile. Cela rappelle des saveurs déjà ressenties à ceux qui connaissent un peu le vin et cela donne fortement envie de goûter de telles bouteilles et de tels accords, le plus souvent tous très originaux.

Se focaliser sur ce sujet pourrait être assez ennuyeux si l'intrigue elle-même n'était pas intéressante. Elle est ici bien menée, rythmée, crédible et plutôt prenante. En trois tomes actuellement parus, on voit se succéder trois ambiances de récits différentes : concurrence entre restaurants, défi œnologique, puis concours de cuisine et de sommeliers.
Quant au dessin, il est là encore impeccable et beau.

Bref, c'est une bonne série abordant comme Les Gouttes de Dieu le sujet du vin avec beaucoup d'intelligence et d'expertise. On regrettera peut-être la spécificité un peu trop grande des plats et vins choisis qui empêchent au tout venant de tester ces fameux mariages et il est possible que ce soit une histoire qu'on ne relira probablement guère une seconde fois, mais c'est un bon manga.

Nom série  Toi au moins tu es mort avant  posté le 03/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais quasiment rien de l'histoire de la Grèce au XXe siècle et si cet album m'a permis d'en découvrir un pan assez édifiant, ce ne fut pas de manière aisée et claire. Car le récit s'entame sans explication ni présentation du contexte. Il lui manque fortement ne serait-ce que la chronologie des faits historiques qu'on ne trouve malheureusement qu'en fin d'album. Ce n'est qu'au moment où j'ai découvert celle-ci que j'ai pu à peu près confirmer les quelques suppositions que je m'étais difficilement faites au fil de ma lecture concernant la situation politique et militaire du pays. Sans ces explications, on ne peut que deviner vaguement les choses.

Et sans cette compréhension préalable, on s'étonne rapidement de la situation ubuesque dans laquelle le narrateur se retrouve. Il est en prison avec des geôliers qui alternent des tendances de fascistes brutaux et quelques rares comportements plus paternalistes et presque désolés de leurs propres actes. Et de son côté, on le découvre complètement impliqué, presque fanatisé, dans son rôle de membre militant du Parti Communiste prêt à subir les pires outrages pendant des dizaines d'années pour s'en tenir à ses principes politiques et aux consignes du Parti, au point par exemple d'accepter fièrement de subir l'isolement, les travaux forcés et la torture par la soif et la faim juste pour refuser de signer un papier qui n'a qu'une valeur de symbole. Et paradoxalement, là où on aurait pu imaginer des prisons inhumaines et écrasant leurs jeunes prisonniers, c'est au contraire parfois le narrateur qui terrorise ses geôliers lors de ses crises de folie violente qui les font fuir et ne lui attirent bizarrement pas de représailles.
Drôle de situation, difficilement compréhensible quand on ne connait pas le contexte et qu'il n'est qu'à peine expliqué comme c'est le cas ici.
Et c'est d'autant plus compliqué à suivre que la narration n'est pas toujours chronologique et qu'on saute parfois de plusieurs années en avant ou en arrière sans réussir à bien suivre l’enchaînement des événements. Ça ajoute à la confusion.

Pourtant, malgré ce côté confus et ce regrettable manque d'explication, on découvre quand même la vie édifiante et incroyablement pénible et forte qu'a vécue l'auteur de ce roman. C'est instructif de voir ce côté noir et presque kafkaïen de la Grèce des années 40 à la fin des années 60. Et c'est étonnant de voir comment des hommes aux opinions politiques fortes ont pu endurer avec fierté et sans être brisé une maltraitance intense pendant de si longues années. Et comment la situation politique du pays a évolué aux cours des ans.
En cela, cet album est intéressant.
Mais il n'est pas très agréable à lire pour autant à cause des défauts cités plus haut. Un simple texte introduisant le contexte en début d'album ou au moins d'y avoir mis la chronologie des faits aurait pu rendre les choses déjà nettement plus digestes et compréhensibles.

Nom série  Star Wars - Les Ruines de l'Empire  posté le 02/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la première BD Star Wars que je lis depuis que Disney a repris la main sur la continuité de la série, annulant purement et simplement toute la chronologie d'événements que je connaissais jusque là par le biais des innombrables romans et comics parus auparavant. Comme tout n'était pas bon dans celle-ci, j'étais curieux de voir si les équipes de Disney sauraient en conserver le meilleur et en enlever le mauvais.
Cet album là est une histoire en quatre chapitres se déroulant pendant et dans les semaines ayant suivi la bataille d'Endor et centrée sur les parents, enfin surtout sur la mère, de Poe Dameron, le pilote découvert dans l'Episode VII : le Réveil de la Force. Celle-ci est elle-même pilote d'élite et on la suit dans sa participation à des missions en compagnie de Leïa et de Luke.

Concrètement, cet album n'est qu'un divertissement et n'apporte pas grand chose à l'univers de Star Wars si ce n'est d'avoir une idée superficielle d'à quel point l'Empire n'a pas baissé les bras après la mort de Palpatine. J'ai trouvé sympa l'idée de faire aller Leïa sur Naboo, bouclant un peu la boucle avec les aventures de sa mère Padmé dans l'épisode I, et c'est agréable aussi de voir en action un jeune Luke Skywalker au meilleur de ses capacités de Jedi. Mais hormis cela, le scénario ne casse vraiment pas trois pattes à un canard. Je note en outre de grosses facilités et incohérences. Trois vieux chasseurs sans énergie tenant tête à un Destroyer Impérial tout équipé, une reine qui se révèle être la seule pilote disponible sur une planète entière, un officier impérial qui fait rentrer son ennemi dans le lieu le plus secret et gardé de sa base pour "mieux le surprendre", bof bof...

Graphiquement, j'aime bien le style de Marco Checchetto qui dessine le premier et le dernier chapitre. Son trait est fin, détaillé et maîtrisé. Je trouve très convenu de donner un corps et un visage de superbe femme à l'héroïne mais bon, ce n'est pas grave.
J'aime beaucoup moins le graphisme d'Emilio Laiso et Angel Unzueta sur les deuxième et troisième chapitres. Je le trouve trop formaté, trop raide et trop informatique. On dirait parfois un roman photo encré sur ordinateur. Mais quand on n'est pas allergique à ce style, ça reste plutôt beau.

Globalement, c'est un divertissement pas désagréable mais loin d'être un indispensable.

Nom série  Le Silence de nos amis  posté le 02/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on ne sait pas de quoi va parler cet album, on se dit que cela commence comme une plaisante chronique sociale d'habitants du Texas à la fin des années 60. Une petite famille dont le père est reporter pour une télé locale et dont les deux filles et le garçon s'amusent de manière insouciante et apprécient les spectacles de rodéo. Une autre famille noire tout à fait sympathique et amie de la première. Puis on constate que leurs relations se placent dans le contexte difficile et très politique de la lutte pour les droits des noirs dans le sud des USA à l'époque.

C'est un récit en grande partie autobiographique que nous offre l'auteur, le fameux fils de ce reporter télé. Car même s'il était enfant, il se souvient des événements de l'époque, notamment du fait que son père a été témoin d'un fait particulièrement important pour la résolution du procès de jeunes militants noirs accusés du meurtre d'un policier.

Le fait de mélanger roman graphique familial et récit politique et historique est plutôt bien fait et cela rend la lecture aussi agréable qu'instructive. Le dessin est de bon niveau et facilite la lecture en offrant de belles planches et une bonne fluidité.
Si je connaissais assez bien le sujet de la lutte contre le racisme affligeant de l'époque, notamment suite à la lecture de plusieurs autres BD sur le sujet, je ne connaissais pas le cas particulier de ce procès et c'est intéressant de voir mise en scène la vie familiale de deux personnages clés de ce dernier par le biais du regard d'un de leurs enfants.

Nom série  La Jeunesse de Mickey  posté le 01/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'ai trouvé cet album sympa, je ne suis toujours pas totalement convaincu par cette collection de bandes dessinées de l'univers Disney réalisées récemment par des auteurs célèbres.

Pour celle-ci, je craignais d'être réfractaire à l'humour et au graphisme car les autres œuvres dessinées par Tébo ne m'ont guère enthousiasmé et, je dois aussi l'avouer, car l'image fictive que l'auteur se donne dans la série L'Atelier Mastodonte n'est pas des plus plaisantes à mon goût. Mais mon apriori était inexact car je l'ai trouvée plutôt drôle et sans vraie fausse note.

Et concernant le graphisme en particulier, ce n'est pas mal du tout. Le style assez enfantin n'est pas ma tasse de thé mais il fonctionne bien et se révèle même plutôt esthétique. Cela se ressent surtout dans les grandes fresques en double page qui ponctuent les histoires de cet album car elles sont jolies et fourmillent de détails sympas.

Pourtant, mon avis se limite à un simple pas mal car je n'ai pas été vraiment charmé. Les histoires se lisent bien mais ne dépassent pas le cadre du bon divertissement, et je n'ai jamais fait davantage que sourire à l'humour qui ne me touche pas autant que celui d'un Trondheim par exemple, puisque lui aussi s'est essayé à la reprise d'aventures de Mickey avec Keramidas. Mon intérêt tout relatif vient peut-être aussi du fait que je ne suis pas fan du personnage de Mickey en général et encore moins de son ennemi récurrent Pat Hibulaire. Du coup, malgré le côté un peu déjanté des aventures qu'il raconte ici, ça ne me passionne pas.

Nom série  L'Astragale  posté le 26/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Albertine Sarrazin était une écrivaine, morte à moins de 30 ans en 1967 après avoir été la première à raconter dans trois romans semi-autobiographiques sa vie de prostituée, de délinquante et son expérience en prison pour femmes dans la France d'après-guerre. Cette bande dessinée est l'adaptation de l'un des ces trois livres, celui où elle raconte l'histoire d'une jeune rebelle qui se casse la cheville en s'évadant d'une prison pour femmes et se fait recueillir par un beau voyou dont elle tombe amoureuse.

Ce n'est pas le genre d'histoire qui me plait. Les histoires de rebelles entre romantisme et matérialisme désabusé m'ennuient. Et qui plus est l'ambiance des voyous d'après-guerre m'est totalement étrangère et ne m'a jamais intéressé.

Néanmoins, je dois admettre que cette BD est joliment dessinée et plutôt bien racontée.
Le graphisme est assez personnel, esthétique et offrant souvent de beaux aplats noirs. Le trait est souple et maîtrisé. Il réussit à donner une bonne atmosphère au récit.
La narration est plutôt fluide, même si certains dialogues emplis de sous-entendus et d'ambiance de petits malfrats des années 50 ne me sont pas toujours parfaitement clairs. On peut plutôt bien s'attacher à cette jeune et belle héroïne. Et pourtant sa situation se révèle assez désespérante car on ne voit pas trop comment elle peut s'en sortir avec le passé qu'elle a, l'impossibilité de s'épanouir puisqu'elle est en cavale et son enfermement dans une passion amoureuse qu'on imagine impossible sans virer au drame.

Pour résumer, je dirais que c'est un joli album avec une ambiance plutôt réussie et une histoire bien menée, mais ce n'est pas une intrigue qui m'a passionné et un livre que je relirais.

Nom série  Les Décastés d'Orion  posté le 24/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série en deux tomes est l'adaptation d'un roman (La Croix des Décastés) basé sur l'idée des Mondes Rétros de Julia Verlanger (connue également sous le pseudonyme de Gilles Thomas), le même thème présent dans les séries Soltrois et Horlemonde, autres adaptations de romans de la même auteure. Ces mondes sont des planètes anciennement colonisées par les humains mais qui ont oublié leur passé technologique et ont régressé à un niveau médiéval d'inspiration heroïc-fantasy. Et ces mondes sont surveillés depuis l'espace par les humains restés technologiquement avancés qui veillent à leur évolution et à ne pas interférer.

Concrètement, le résultat s'apparente à de la Science-Fantasy, quand des éléments de science-fiction s'immiscent dans un décor de fantasy médiévale, ici un monde organisé en castes, guerriers, prêtres, chasseurs et autres marchands. C'est un thème déjà grandement visité et traité ici de manière classique et peu originale. Seule petite particularité, la narration est placée du côté des habitants médiévaux pour qui ceux venus de l'espace sont des mystères qu'ils essaient de découvrir. Mais hormis cela, rien de bien surprenant dans le scénario.

Le graphisme est réaliste et de bonne qualité. Personnages et décors sont tous soignés et maîtrisés. La narration est impeccable, la lecture fluide et plaisante.

L'histoire ne marquera pas par son originalité mais elle se laisse lire et divertit le lecteur. On passe un agréable moment, comme à la lecture d'un roman de SF-Fantasy bien mené mais un peu désuet.

Nom série  Brune Platine  posté le 23/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Globalement, j'ai trouvé cette BD sympathique mais j'ai été déçu par sa fin.

Au départ, j'ai trouvé un peu factice et aguicheur de prendre pour héroïne une jolie lesbienne qui accumule les conquêtes sexuelles. Mais finalement, elle n'est pas désagréable à suivre et son associée est sympathique. Et puis le récit de leur enquête tient bien la route et est relativement original et intéressant. Quant au dessin, il est plaisant et la lecture et fluide.

Bref, j'aimais plutôt bien cet album et, jusqu'à ses dernières pages, j'étais disposé à en conseiller l'achat.
Mais pourquoi avoir fait une telle fin dramatique qui tombe comme un cheveu dans la soupe ?
Non seulement je la trouve inutile mais surtout elle n'est pas bien amenée. Pourquoi agit-il ainsi ? La folie est une explication trop simple et trop basique. En outre, elle laisse forcément sur sa faim car ça ne peut pas en rester là puisque l'associée est informée. Il manque une vraie fin ou une suite.
J'ai ressenti frustration et agacement à cause de ces cinq dernières pages alors que je me serais presque contenté d'une histoire se terminant juste avant elles, même s'il manquait certes une petite dose d'action et de suspens.

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