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Nom série  Crève saucisse  posté le 09/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire est plutôt bonne et bien construite. J'aime bien cette idée d'un boucher cocu qui va se venger en reprenant l'astuce du scénario d'une BD. Cela parle évidemment aux lecteurs de BD que nous sommes. D'autant plus moi qui apprécie beaucoup Gil Jourdan et ce récit inspiré du Passage du Goix à Noirmoutier.
Et j'apprécie aussi que ce soit Simon Hureau qui mette ça en image. Non seulement j'aime son trait que je trouve clair et agréable mais il est aussi doué pour mettre en scène des personnages et des décors de terroir, de la France populaire. Il n'y a que le visage d'un des enfants des deux couples que je trouve raté, le reste est très sympa.

Donc ça aurait pu être une très bonne BD mais je n'ai pas aimé la toute fin. Il faut dire que l'histoire m'avait rendu la femme du boucher antipathique, et je ne parle évidemment pas de son amant qui méritait bien tous les maux. Hypocrite et égoïste, j'ai franchement du mal à m'imaginer que le héros veuille rester avec elle. Mais évidemment je ne me mets pas dans la peau du personnage et je suppose qu'il y a des raisons derrière tout cela. Du coup, comme je n'aime pas du tout cette femme, je n'apprécie pas de voir comment sur une simple supposition qui pourrait être une pure coïncidence, et sans aucune preuve, elle retourne soudainement la situation et comment le boucher se laisse aussi facilement bouleverser. Cette fin m'a déçu ou alors elle m'a paru trop abrupte.
Hormis ce reproche, c'est quand même une lecture sympathique et une histoire plutôt bien faite.

Nom série  Un Eté en apnée  posté le 08/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien apprécié 520 km et, quand j'ai appris qu'il y avait un autre album qui racontait ce que faisait la copine du héros pendant que celui-ci partait à l'aventure pour essayer de la retrouver, j'ai eu tout de suite envie de le lire. Ce n'est que quelques mois plus tard que j'en ai finalement eu l'occasion mais ce n'est pas grave car les deux histoires se lisent bien de manière indépendante.

C'est un pur récit de vacances adolescentes. Au soleil, loin de chez elle, l'héroïne se pose des questions sur ses sentiments, ne sait pas trop où elle en est et si vraiment elle a envie de sortir avec ces garçons vers qui sa cousine turbulente la pousse.

Le ton est relativement juste et malgré ses hésitations, l'héroïne se révèle assez sympathique et pas bête. Le dessin est agréable, bien pour un récit estival et léger. Et puis c'est pas mal de mettre ce récit en contre-point avec celui de 520 km et de voir comment les choses sont interprétées chacun de leur côté par les deux jeunes protagonistes.

Nom série  La Maison  posté le 08/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deux frères et une soeur, adultes, reviennent dans la maison de vacances de leur père un an après sa mort pour la restaurer un peu avant de la vendre. Là, ils retrouvent les lieux et objets qui ont forgé leur jeunesse et les souvenirs affluent, faisant un peu revivre l'esprit de leur père.

Ce n'est pas un sujet foncièrement original. Il y a déjà eu quelques BD sur le thème d'enfants ou d'amis qui se retrouvent pour parler et se souvenir d'un proche disparu. Mais il est abordé avec justesse et réalisme.
La narration est un peu originale puisqu'elle se centre sur le lieu plutôt que sur les personnages, comme si on voyait le tout par les yeux d'un fantôme resté sur place, et on voit ainsi passer les frères l'un après l'autre avant qu'ils se retrouvent ensemble un peu plus tard.
Le dessin de Paco Roca est agréable et ses couleurs chaudes, quoiqu'un peu désaturées, donnent une bonne atmosphère au récit.
L'histoire est un peu touchante mais pas très marquante quand même. Il n'y a pas de surprises, juste des sentiments assez prévisibles, petites brouilles entre frangins et nostalgie du passé.
Une bonne lecture mais pas un indispensable à mes yeux.

Nom série  Salam toubib  posté le 07/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une BD témoignage sur un séjour en Algérie durant la guerre d'indépendance et encore une fois c'est un appelé que l'on suit donc quelqu'un qui ne verra les vrais combats que de loin ou de l'extérieur. Je me lasse un peu de ces récits répétitifs où on commence par nous montrer la préparation en France puis l'arrivée par bateau à Alger puis de longues pages d'attente, d'ennui et d'absurdité militaire.
Sauf que cette fois, il y a quand même une originalité puisque le héros est médecin. Non seulement cela lui donne le grade de lieutenant et donc plus d'autonomie et de liberté qu'un appelé classique du contingent, mais en plus il aura l'occasion de côtoyer des locaux puisqu'il aura aussi pour charge de soigner les civils.
Et même si lui ne combattra pas, il lui arrivera quand même de se retrouver proche et témoin de véritables opérations militaires.

L'histoire est présentée comme le récit fait dans les années 80 par un père austère et inabordable à sa fille adolescente un peu rebelle et curieuse. Et tout au long du récit, la fille est surprise de retrouver la même froideur et comme une absence d'émotions dans le témoignage qui lui est fait. Est-ce que son père a toujours été ainsi, psychorigide et insensible ? Ce n'est qu'en toute fin d'album qu'on aura une réponse mais rien de très bouleversant pour autant.
Pour le reste, c'est un récit relativement instructif mais un peu ennuyeux à la longue, surtout si vous avez déjà lu plusieurs récits du même type sur les appelés de la Guerre d'Algérie. La partie médicale et comment elle s'applique dans le cadre militaire et dans la situation politique complexe de l'époque est la partie la plus intéressante. Mais à l'image du narrateur, le ton reste très froid et l'émotion n'en se dégage guère.
Instructif mais un peu longuet et pas toujours passionnant.

Nom série  Vater und Sohn (Père et fils)  posté le 07/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si j'avais vu que l'intégrale éditée chez Warum en 2015 avait obtenu un prix à Angoulême, j'avais une légère appréhension avant de lire cet album. Je craignais en effet plusieurs choses. D'abord que ça ait beaucoup vieilli puisque ces strips datent des années 30. Et dans le même domaine, je n'aime pas du tout les Katzenjammer Kids (Pim Pam Poum) par exemple. Ensuite j'avais peur que l'humour allemand ne m'atteigne pas et soit trop spécifique à son époque et à son cadre. Et enfin j'avais une crainte globale d'austérité dans le thème de mettre en scène un père que j'imaginais un peu autoritaire envers son fils.
J'avais tort.
Ça a très bien vieilli, c'est sympa, souvent drôle et régulièrement touchant.

Dès la première page on tombe sous le charme de cette relation père-fils très complice. J'ai été surpris de la modernité et ouverture d'esprit de ce père dont la moustache à l'ancienne cache une très grande tendresse. Même s'il essaie autant que possible de faire preuve d'une éducation stricte et classique, il succombe quasiment toujours à l'amour qu'il porte à son fils pour finir par jouer avec lui, l'aider en toute circonstance voire même se ridiculiser si ça peut être bon pour son fils et pour leur relation. Et de son côté, le jeune garçon, quoiqu'un peu turbulent, se révèle souvent plein d'esprit et d'initiative, lui aussi prêt à voler au secours de son père s'il le faut.
C'est mignon et attendrissant.

J'ai aussi trouvé l'humour très bon... en tout cas sur les premiers strips. Certains gags étaient si bien trouvés que j'ai été surpris qu'ils n'aient pas été repris depuis. Par exemple, pour celui du clou planté sur un arbre pour mesurer la taille du gamin sauf que l'arbre grandit finalement plus vite que lui, le mélange entre l'idée humoristique et les visages des personnages pleins d'émotion simple m'a beaucoup touché et fait rire.
Cependant, j'ai trouvé que l'humour et les idées s'épuisaient un peu vite. Si les premières pages m'ont beaucoup plu, je me suis un peu lassé à la longue et j'ai trouvé que ça devenait légèrement laborieux, avec même des tentatives de lancer un peu les deux héros dans de petites aventures sur la fin, qu'il s'agisse d'un héritage soudain ou d'un naufrage sur une île déserte. Régulièrement l'émotion pointait de nouveau ainsi que quelques bonnes touches d'humour, mais j'ai moins été convaincu.

Quant à l'aspect censure par le gouvernement nazi de l'époque et tentative discrète de critiquer dans les strips cette société que rejetait l'auteur, j'avoue que même quand le texte éditorial m'indique les pages concernées, je n'ai jamais vraiment vu le message qui aurait voulu être passé. Peut-être était-ce vraiment trop discret pour moi.

C'est un bon strip, surtout pour son époque troublée, et je comprends qu'il vaille la peine d'être rééditée de belle manière par les éditions Warum. Il met en scène une très belle relation père-fils pleine de tendresse et d'humour.

Nom série  Karma City  posté le 06/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un excellent cocktail d'enquête policière et de récit futuriste dans une société utopique plutôt originale.

Karma City, c'est une société humaine apparue après l'apocalypse. Toute une ville moderne et sa région fonctionnent sur un concept moral nouveau : les lois du karma. Chaque habitant est doté d'une montre qui mesure sa part de bonnes et de mauvaises actions, opposant les actes et pensées égoïstes et altruistes, et seuls ceux dont le karma est positif peuvent vivre au cœur de la capitale. Cela crée ainsi une société stable et civilisée où les plus méritants ont accès aux meilleurs postes et conditions de vie.
Evidemment, tout n'est pas parfait et, comme dans toute ville, on y trouve des policiers. Parmi ceux-ci, une jeune femme officier, sortie major de sa promotion, prend la tête d'une petite équipe d'inspecteurs composée d'un sympathique amateur de nouvelles technologies et d'un vieux briscard au sale caractère et aux méthodes contestables. On s'en doute, il va y avoir des étincelles entre eux. Mais cela ne les empêchera pas de mener avec intelligence une enquête sur des morts à priori naturelles qui finalement vont dévoiler quelque chose de nettement plus complexe impliquant la société de Karma City toute entière.

C'est le côté polar qui prend le dessus pour le premier des deux albums de cette série. Ce dernier est épais, en format moyen et doté de plus de 170 pages. Sa lecture est dense et particulièrement prenante car la narration y est excellente.
On suit avec intérêt l'investigation de nos trois inspecteurs et leurs relations compliquées les uns avec les autres. C'est ainsi que peu à peu se dévoilent à la fois les éléments mystérieux de cette enquête mais aussi la manière dont cette surprenante société fonctionne.
Initialement, le côté science-fiction sert seulement de discrète trame de fond avant de peu à peu prendre de l'importance. Et à voir la tournure des événements, il semble que la science-fiction prendra davantage d'ampleur dans le second tome.

Le dessin de Pierre-Yves Gabrion y est de belle qualité. Étrangement, il m'a paru légèrement rétro, me faisant penser à un cocktail de styles de plusieurs bons auteurs des années 80-90. Parfois je pensais au style de Cosey, parfois à celui de Marvano, les décors futuristes me faisaient un peu penser à Mézières et il y a ces mouettes qui me font toujours instinctivement penser à Hugo Pratt. J'aime le résultat et ce graphisme réaliste qui en découle.

Le récit est intelligemment mené et j'ai été pris dans le récit dès les premières pages, sans jamais ressentir le moindre ennui. J'apprécie l'originalité de son thème et du monde imaginé, la personnalité de ses protagonistes, la crédibilité de leur enquête, et j'ai vraiment envie de lire la suite.

Nom série  Superman / Supergirl - Maelstrom  posté le 06/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette histoire est assez insignifiante et ne mérite pas l'intérêt d'être publiée en album. Il s'agit de mettre en scène Supergirl et Superman dans une histoire sans originalité et qui n'apporte pas grand chose.

Cela commence avec Supergirl qui fait ce qui ressemble à une crise d'adolescence, perdant confiance en elle et réagissant de manière agressive aux conseils de Superman. Ce dernier décide alors de l'emmener sur une planète hostile (située à "des milliards d'années lumière de la Terre", comme quoi les transports en commun sont vraiment rapides chez DC) où leurs pouvoirs ne fonctionnent pas pour y vivre un petit séjour initiatique en famille, comme un dangereux camping où des créatures mortelles vous tombent dessus toutes les cinq minutes. Et pendant ce temps là, Maelstrom, une puissante guerrière d'Apokolips sortie du chapeau et totalement amoureuse de Darkseid, finit enfin par convaincre ce dernier de l'envoyer sur Terre avec une poignée d'autres guerrières pour ramener en trophée la tête de Superman. Et à la fin tout le monde se bagarre, les gentils gagnent et Supergirl se sent mieux car elle a l'impression d'avoir appris quelque chose de neuf sur la vie.
Voilà, je vous ai résumé quasiment l'intégralité du scénario de cet album. Il n'y a vraiment rien de plus intéressant à en extraire.

Le dessin des personnages n'est pas désagréable. Il me fait penser à celui de Frank Quitely, un style assez moderne et épuré. Les décors sont par contre nettement moins enthousiasmants, surtout les perspectives qui sont souvent ratées. Les scènes d'action non plus ne sont pas très convaincantes.
La narration d'ensemble est assez niaise. C'est bourré de facilités, de clichés, d'incohérences et de passages convenus et prévisibles.
Ce fut donc pour moi une lecture assez ennuyeuse et qui n'apporte rien ni au personnage de Superman ni à celui de Supergirl.

Nom série  Magic 7  posté le 27/03/2016 (dernière MAJ le 05/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'introduction : un puissant mage est mort en léguant ses pouvoirs à ses disciples. Chacun d'entre eux récupérera l'une de ses 7 compétences : enchantement, alchimie, spiritisme, télépathie, divination, shamanisme et démonisme. Et de nos jours, ces pouvoirs se retrouvent entre les mains de 7 collégiens qui vont se rencontrer, découvrir les capacités de chacun d'entre eux et les unir contre l'adversité.
Le héros principal est Léo, celui doué de spiritisme, c'est-à-dire qu'il est capable de parler aux esprits. Dans le cas présent, cela veut dire qu'il partage sa vie en secret avec les fantômes d'innombrables personnages célèbres, allant d'Errol Flynn à Shakespeare en passant par Diogène et Houdini, avec qui il discute comme une grande famille et qui peuvent lui prêter leurs pouvoirs quand il le désire. L'idée est sympathique et permet l'introduction de quelques bons personnages et dialogues.

Dans cette BD, l’œil du lecteur adulte et méticuleux verra un certain nombre de défauts ou de faiblesses. L'intrigue générale pour commencer est assez convenue dans le domaine des jeunes qui se découvrent dotés de pouvoirs ou de capacités super-héroïques. Déménagement dans un nouveau lycée bien américain, mère célibataire qui travaille trop, brimades des brutes du coin, rencontre avec Monsieur Miyagi... heu non... rencontre avec un garçon pauvre et une fille pimbêche eux aussi dotés de pouvoirs, discussions avec Dumbledore... ou le professeur Charles Xavier ?... heu non là aussi je confonds... Non, les enfants restent entre eux, enquêtent sur des vols étranges, utilisent leurs pouvoirs à bon escient et finissent par rencontrer encore d'autres jeunes avec des pouvoirs similaires jusqu'à former ce fameux groupe de 7 auquel on s'attend. Peu de surprise pour le moment, il faut l'avouer.
Quant au dessin, hormis la sympathique première planche dessinée par Denis Bodart, son style est essentiellement celui de Rosa La Barbera, jeune graphiste italienne très influencée par l'animation Disney et le dessin sur ordinateur/tablette. Mais elle ne maîtrise pas encore son art. Cela se ressent dans des visages avec de gros yeux et des expressions faciales assez limitées, pas toujours en accord avec la situation, quelques décors trop rectilignes, des copiés-collés et beaucoup de dégradés de couleurs pour remplir les espaces vides. Entre cela et une narration graphique pas toujours impeccable, le graphisme n'est pas le point fort de cette série même s'il ne rend pas mal en vue d'ensemble.

Maintenant qu'en est-il pour des lecteurs adolescents, ou plutôt une lectrice en la qualité de ma fille de 13 ans ?
Eh bien, après un premier tome qui laissait la place à l'espoir, le second tome déçoit.
Initialement, le concept du groupe de jeunes dotés de pouvoirs tous différents semblait pouvoir marcher. D'autant qu'ils sont assez originaux, surtout le héros avec ses différents fantômes mais aussi le shaman qui comprend n'importe quels animaux tandis que eux ont parfois du mal à le comprendre, la façon dont le démonisme est traité pour la fille un peu rebelle, la manière dont l'alchimiste utilise ses pouvoirs, etc...
Tout cela est parfois un peu facile mais c'est une BD de divertissement, rien de sérieux. L'humour ne manque d'ailleurs pas même s'il n'est pas toujours très fin. Et, à la manière des séries Marvel, les auteurs ont aussi choisi d'ajouter d'autres sous-intrigues en rapport avec la vie privée des jeunes et leurs différents soucis qu'ils doivent aussi affronter en parallèle d'adversaires plus extraordinaires.
Sauf que la mayonnaise retombe complètement avec le second tome. Celui-ci est très embrouillé, très artificiel et son intrigue peine franchement à convaincre. Il aurait même tendance à tourner au ridicule par moment tant il accumule les facilités et le mélange de n'importe quoi. Ça ressemble au mauvais scénario d'une série d'animation télé pour la jeunesse où tout est permis pour produire de l'action sans tenir compte du respect du rythme et de la crédibilité.

En définitive, à moins que les tomes suivants redressent la barre, ce n'est pas une série que je conseillerais. Avec des enfants dotés de pouvoirs différents mais sur un ton un peu plus mature, ma fille a largement préféré la série Harmony qui parait en même temps que Magic 7.

Nom série  Harmony  posté le 25/01/2016 (dernière MAJ le 05/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Deux tomes sont parus sur les trois que comprendra cette série et ils confirment qu'elle contient tous les ingrédients d'une très bonne histoire.

C'est un récit à base de fantastique, de super pouvoirs et d'expériences para-militaires. Et peut-être aussi d'un conflit millénaire entre des membres d'un peuple qui semble s'apparenter aux Olympiens même si cette part là reste encore totalement mystérieuse pour le moment.
Nous sommes mis en présence d'une jeune adolescente amnésique, recueillie ou peut-être emprisonnée par un vieux barbu qui vit au fond d'une forêt. Tandis qu'elle lutte pour retrouver ses souvenirs, elle se découvre des pouvoirs de télékinésie et entend des voies lui parler dans la tête.
Qui est-elle ? D'où viennent ses pouvoirs ? Qui sont les autres jeunes qui semblent dotés de pouvoirs similaires ? Pourquoi est-elle amnésique ? Quelle est son lien avec le gros barbu ? Qui sont ces personnages qu'on imagine immortels ?
Après un premier tome qui se contentait de poser les questions et distiller de rares indices sans y répondre, le deuxième nous en apprend beaucoup. Et arrivé à sa fin, tout est en place pour voir l'action commencer pour de bon.

Le dessin est d'excellente facture. Moderne dans son trait et dans sa colorisation, il attire l’œil dès la couverture et garantit une excellente narration, assez cinématographique et un peu à l'américaine.
L'histoire est prenante et intrigante. Malgré quelques légers clichés, il y a tous les ingrédients d'un excellent scénario qui ne demande qu'à prendre son envol et montrer son envergure.
J'espère que la conclusion sera à la hauteur de l'attente engendrée car cela peut être du tout bon.

Nom série  Monster Club  posté le 05/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avis un peu mi-figue mi-raisin sur cette série qui pourtant avait tout pour me plaire.
Elle aurait pu me plaire d'abord parce que c'est Masbou au scénario, auteur de l'inoubliable De Cape et de Crocs donc adepte de récits mêlant aventure et un très bon niveau d'humour. Ensuite parce que le trait du dessin est dans une veine qui me plait, proche de celui d'un Xavier Fourquemin (Miss Endicott) par exemple et pas si loin d'un Denis Bodart (Green Manor). Enfin parce que l'idée d'opposer sur le ton de l'aventure légère deux groupes d'explorateurs, l'un Européen l'autre américain, avec leurs membres disparates et stéréotypés, cela pouvait donner quelque chose de drôle et original.

Pourtant, je n'ai pas totalement accroché.
Le dessin est un tout petit peu en cause. Comme je l'ai dit, j'aime la forme de son trait et de ses personnages. Même si le dessinateur change entre le premier et le second tome, leur style s'apparente et la transition est assez réussie. Mais au niveau de la technique, il y a des choses que je n'aime pas trop. Il y a notamment les changements d'épaisseur de l'encrage, parfois pour séparer les différents plans de personnages alors qu'ils ne sont pas si éloignés que ça, parfois sans raison vraiment valable. Cela me donne parfois l'impression de personnages dessinés séparément puis insérés ensuite sur le décor par ordinateur, décor d'ailleurs parfois trop vide. Il y a également les couleurs qui ne me plaisent pas trop car je les trouve trop informatiques, surtout dans le second tome que je trouve assez froid visuellement.
Mais je chipote car, dans l'ensemble, le dessin est bon.

Je n'arrive pas à mettre précisément le doigt sur ce qui me chiffonne dans le scénario, ce qui fait que j'ai suivi les péripéties de nos aventuriers sans vraiment être pris dans l'histoire. Est-ce une question de rythme un peu trop échevelé ? Je ne suis pas sûr. Est-ce parce que les aventures qu'ils vivent ne sont pas très originales et alignent beaucoup de poncifs du genre ? Peut-être. Est-ce que parce que l'humour ne passe pas très bien ? C'est vrai que je n'ai pas vraiment ri, à part quelques exemples comme sur les dialogues des sauvages sur la fin du premier tome. Est-ce que cela vient des personnages ? Même si la dizaine de personnages qui composent nos deux Monster Club sont sympathiques à première vue, leurs personnalités ne ressortent pas vraiment, à part celle du lord anglais qui justement n'est pas très attachant. Ils sont trop survolés et il n'y a pas de véritables étincelles dans leurs relations, rien qui marque vraiment l'esprit.

En définitive, je vois dans cette série un sympathique divertissement avec une certaine dose d'humour mais rien d'exceptionnel.

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 05/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela fait quelques temps maintenant que Manu Larcenet s'est éloigné des rivages de la BD d'humour pour se consacrer quasi entièrement à son autre passion, les récits en bande dessinée bien plus sombres et sérieux. Or dans mon cas, c'était par le biais de Fluide Glacial que j'avais appris à l'aimer et déjà à l'époque, j'étais nettement moins fan de ses oeuvres plus intimistes publiées chez les Rêveurs. Et notamment, même si j'ai acheté les 4 tomes de Blast au fur et à mesure de leur parution, je n'ai pas encore trouvé le courage d'en lire davantage que le seul premier tome. C'est purement une question de goût. C'est la légèreté et l'évasion que je cherche en BD.

De la légèreté, il n'y en a absolument pas dans Le Rapport de Brodeck. Et s'il y a de l'évasion, elle est limitée aux décors enneigés de ce village germanique perdu dans les montagnes. Car c'est un récit étouffant et lourd que nous offre ici Manu Larcenet avec l'adaptation de ce roman original se déroulant peu de temps après la seconde guerre mondiale. C'est un récit qui s'attache à dévoiler les tréfonds de l'âme humaine, la peur, le traumatisme, la suspicion, le rejet de l'inconnu et la haine qui en découle. Le tout est raconté avec maestria, avec une dose d'inconnu qui donne envie d'en savoir plus, et des révélations successives qui permettent de comprendre les tourments des protagonistes et comment on peut en arriver à l'impensable.
Le graphisme est à la hauteur du défi. Très soigné, très beau sur le plan technique, il dégage cette même atmosphère suffocante qui imprègne le récit. Malgré sa beauté, malgré quelques paysages purement naturels et ouverts, j'ai ressenti un véritable étouffement à suivre ses planches et ses visages fermés et méfiants.

Bref, sur le plan technique et sur la réussite à mettre en scène un récit complexe et intelligent, c'est réussi. Mais pour autant je n'ai pas accroché, toujours probablement pour cette question de goût. Car j'ai trouvé ça un peu trop intellectualisant, avec ce contexte si lourd, ces traumatismes qui s'entrecroisent et cette plongée au fond de l'esprit des personnages. Et surtout j'ai trouvé ça sombre et là il faut croire que c'est mon propre esprit traumatisé qui rejette cela. Non pas que je trouve ça mauvais, juste que je ne prends pas de réel plaisir à la lecture. Du coup, cette série a révélé pour moi une certaine fascination pour l'originalité et l'intelligence de son contenu et pour la beauté de sa forme, mais je n'ai pas été réellement captivé car le sujet n'a pas su me toucher et que le côté sombre tant du fond que du graphisme m'a un peu plombé le moral.

Nom série  Apache  posté le 05/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture laisse penser à une histoire de mœurs, à deux homos façon motards gays tatoués et moustachus qui partagent leur lit avec une fille peu farouche. En réalité, il s'agit d'une histoire bien plus virile, plus proche du polar.

Cela se passe en 1934 dans un bar miteux et dépeuplé. Le barman est un ancien boxeur, ancien bagnard mais aussi ancien apache, le nom des loubards parisiens au début du 20e siècle, d'où le titre de l'album. Alors qu'il est tard, voilà qu'une très jolie jeune femme et un gros type arrogant et libidineux, qui considère la femme comme sa propriété, entrent pour écouter le résultat des courses à la radio suite à la panne de leur voiture. Puis arrive le chauffeur du type.
Voilà les 4 protagonistes d'un huis-clos qui verra se croiser une magouille pour récupérer un gros pactole, des histoires de tranchées, de vengeance et de cul. Et il y aura des morts aussi.

Outre un cadre relativement original, le graphisme fait également la force de cet album. Le format est à l'italienne, assez classe. Et le dessin est dans un style rappelant le Style Atome, élégant et rétro. L'esthétisme est en outre souligné par une bichromie en rouge délavé et l'utilisation de trames pour les ombrages. Les personnages et l'encrage épais rappellent la patte de Mezzo et Pirus. C'est plutôt joli.

L'histoire tient la route malgré une paire de grosses coïncidences. Elle fait penser à une pièce de théâtre avec son nombre réduit de protagonistes et de décors. Les personnages ne sont pas mauvais, assez originaux même si un petit peu caricaturaux parfois. L'ambiance d'époque est bien rendue, notamment dans la façon de parler et de se comporter des personnages, même si on aurait pu tout aussi bien l'imaginer dans l'immédiat après Première Guerre Mondiale plutôt que 15 ans après. L'intrigue amène quelques surprises qu'on ne voit pas venir d'emblée. Et sa fin est sympathique même si un petit peu facile.

Nom série  Sex story - La Première Histoire de la Sexualité en BD  posté le 04/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
N'allez pas chercher dans Sex story un récit érotique, pornographique ou même coquin. Ce livre est un pur documentaire, parlant à des adultes de sujets adultes à la fois sans tabou mais également sans rien de malsain. Et c'est non seulement très intéressant mais également très drôle.

J'ai envie de rapprocher cet album d'Economix, excellent ouvrage du même éditeur qui permettait de découvrir de l'antiquité à nos jours toute l'évolution de l'économie et de sa science. Philippe Brenot est psychiatre, anthropologue, sexologue et auteur de nombreux ouvrages sur la sexualité. Comme Michael Goodwin pour Economix, il connait très bien son sujet. Et avec Sex story, c'est une entrée réussie dans le domaine de la bande dessinée. Car il a su parfaitement vulgariser sans rendre vulgaire.

Laetitia Coryn se charge du dessin et je l'ai trouvé délicieux. Tout en restant simple et fluide à la lecture, elle offre des personnages très expressifs et très vivants. Son style introduit une grosse dose d'humour qui permet d'excellente manière l'assimilation du côté documentaire du texte. Même si son dessin est sans ambiguïté sur les scènes représentées, ce n'est jamais graveleux ni sordide. L'association du texte et du dessin reste en permanence légère et malgré la densité de l'album on ne s'y ennuie pas.

Cela parle de sexe oui mais aussi très largement de la société humaine dans son ensemble puisque c'est elle qui motivera les mœurs de ses membres. On assistera ainsi à l'évolution de celles-ci de la préhistoire à nos jours et on constatera combien l'opinion des humains sur la chose sexuelle a évolué au fil du temps, oscillant en permanence entre liberté et répression, avec en quasi permanence cependant une domination de l'homme sur la femme.
On peut éventuellement reprocher à l'ouvrage d'avoir une vision occidentale de la chose puisque le récit suit le cours européen de l'Histoire avec le parcours classique Mésopotamie-Egypte-Grèce-Rome puis Europe de l'Ouest sans aborder ou presque les mœurs en Asie, en Afrique Noire ou ailleurs. Mais même en se contentant de cette vision là du monde, il y a déjà énormément à raconter et à apprendre.
L'humour distillé au fil des cases m'a beaucoup plu et j'ai franchement ri bien des fois. Le rire se fait un peu plus rare au fil du temps car les explications documentaires deviennent plus complexes politiques mais les auteurs s'efforcent tout de même de rester toujours légers et d'essayer d'amener le sourire aussi souvent que possible.

Une lecture que je recommande chaudement, drôle et instructive, et qui ne choquera que les plus puritains d'entre nous. Comme Freud, ce coincé du cul !

Nom série  L'Ancêtre (Le Dernier des Mohegans)  posté le 02/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Série assez médiocre au ton surannée.
Son idée de base pourrait être intéressante puisque la curiosité du lecteur est piquée quand on lui apprend que des hommes de type européen ont peut-être vécu en Amérique des milliers d'années avant notre ère. Non seulement, ce serait incroyable sur le plan archéologique, mais aussi ce serait très déstabilisant de nos jours dans une région où règne un équilibre fragile entre la communauté blanche et les amérindiens qui ont pour une fois dans l'Histoire l'appui de l'Etat Fédéral.

Mais la réalisation est vraiment décevante.
Côté dessin, même si j'ai toujours une grande affection pour la série Rahan, le style de Chéret est ici très moyen. Sa patte et sa colorisation semblent tout droit issus des années 80, les rides en plus. Ses personnages mâles sont peu convaincants. Non seulement beaucoup se ressemblent trop, corps musclés, visages massifs et coiffure en brosse, mais paradoxalement ils ont aussi souvent des postures et éléments physiques très efféminés, comme de lèvres pulpeuses et des yeux qu'on croirait maquillés. Sa mise en page est souvent ratée, avec des cases qu'on lit plusieurs dans le désordre car mal placées. Et surtout la manière dont il gère ses bulles de dialogues m'a franchement agacé, avec des bouts de phrases disséminées d'une bulle à la suivante, et souvent d'une case à l'autre. C'est com...
me si j'écr...
ivais comm...
e ça : ça aga...
ce, non ? Vous...
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vez pas ?

Pour en revenir au scénario, comme je le disais, son idée de base et son cadre avait du potentiel. Mais on s'embrouille rapidement dans les nombreux protagonistes, les complots, les conflits, et le côté manichéen et borné de nombreux personnages trop caricaturaux, que ce soit dans le domaine des racistes pro-évangélistes ou dans le camp pro-indiens. Quant à l'inclusion de fantastique et de chamanisme dans le récit, elle est fait sans finesse et n'apporte pas grand chose à mes yeux.

C'est donc une série qui ne m'a pas plu et je préfère garder de Chéret le souvenir de ses histoires de Rahan.

Nom série  Opération survie au collège  posté le 02/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petite appréhension en début de lecture de cet album destiné aux jeunes lecteurs car il donne l'impression de beaucoup faire dans le déjà-vu. Le format souple et réduit, le style graphique et le schéma de départ d'une jeune fille arrivant dans un nouveau collège suite à un déménagement et s'intégrant dans un club fait fortement penser à des mangas comme on peut en trouver à la pelle. Le décor de l'histoire est cependant plus américain et là on est en droit de craindre une histoire façon série télévisée ou film commercial pour jeune public.
Heureusement, l'impression de récit stéréotypé finit par se faire oublier au profit d'une histoire bien racontée et agréable.

Nous sommes clairement dans le récit pour collégiens ou jeunes lycéens. Mais même si le cadre n'est pas très original, les personnages se révèlent sympathiques et pas si clichés que ça. Nous avons l'héroïne très timide mais avec de bonnes idées et pour laquelle on n'attend que le moment où elle réussira enfin à s'imposer. Nous avons le geek solitaire et silencieux mais en fait il s'avère très ouvert d'esprit et apprécié par ses proches. Nous avons aussi un personnage intéressant en la personne d'une jeune fille très charismatique et sûre d'elle-même mais dont on découvrira que le sourire franc de façade cache des soucis personnels bien particuliers.
Et si la trame du récit n'est pas foncièrement originale, centrée autour d'une rivalité entre deux clubs, son déroulé et sa conclusion sont assez intelligents, crédibles et finalement plutôt touchants.
Je trouve que c'est un bon récit pour la jeunesse, divertissant et pas bête.

Nom série  Le Sentier des Reines  posté le 01/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Sentier des Reines offre un récit franchement original. Il s'entame dans un petit village enneigé de Savoie, peu de temps après la première guerre mondiale, lorsque, en plein hiver, deux veuves et un jeune homme prennent la route malgré les conditions météo. La raison à cela : leurs hommes viennent de mourir et elles ne peuvent plus rester dans ce village qui ne leur convient plus et où un cousin vénal veut remarier l'une d'entre elles. C'est ainsi qu'elles vont partir sur les chemins dans l'espoir de vivre de colportage comme espéraient le faire leurs maris. Mais c'était sans compter sur leur rencontre avec un ancien combattant de la guerre qui leur colle soudain aux basques pour retrouver une montre en or que lui et le mari d'une des deux femmes auraient parait-il volé à leur officier pour la revendre et partager les bénéfices. A cause de cette histoire, leur périple à tous va s'avérer nettement plus grand qu'initialement imaginé.

La plongée dans la France d'après-guerre est très réussie et très documentée. L'auteur fait revivre avec brio les Alpes puis d'autres régions de France à cette époque. Mine de rien, ce sont des lieux et une époque peu connus et intéressants.
Il donne aussi une vraie personnalité originale à ses protagonistes et surtout aux deux femmes. La plus âgée d'entre elles se révélera notamment particulièrement forte d'esprit et moderniste. L'auteur aborde avec justesse et intelligence le sujet du statut de la femme à l'époque.
Le dessin est réaliste et soigné. Il m'a fait plusieurs fois penser à celui de Servais même si je le trouve moins raide. Les couleurs sont cependant un peu ternes et tristes, mais cela correspond à l'ambiance du récit et à la saison hivernale.

Je n'ai trouvé que deux défauts à cet album. Le premier est que le récit tire un peu en longueur et qu'on se lasse parfois légèrement de suivre ces deux femmes dans ce qui ressemble à une fuite en avant sans but précis. Le second est ce gars qui les poursuit sans relâche que j'ai trouvé assez agaçant et antipathique, même si visiblement il sait se rendre plus touchant auprès des femmes. Le voir revenir sans arrêt sur leur route m'a un peu exaspéré. Mais c'est tout le récit et son réalisme qui est basé sur ces deux aspects et il est donc difficile de s'en plaindre.

Dans l'ensemble, c'est une belle plongée dans la France rurale et historique de 1919 en compagnie de personnages intéressants et pleins de personnalité. J'ai beaucoup apprécié le soin de sa documentation, l'originalité de son intrigue ainsi que la façon dont l'album se conclut.

Nom série  Le Journal d'Aurore  posté le 31/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette adaptation d'un roman de Marie Desplechin est la chronique d'une vie d'adolescente. Elle met en scène une jeune fille de 13/14 ans en 3e au collège. Cette dernière, comme beaucoup d'adolescentes, se sent mal dans sa peau et ça resurgit sur son caractère : toujours renfrognée, rapide à détester tout le monde et à se brouiller avec sa famille et ses amies, elle louvoie entre repli sur elle-même et soudaines passions.

Le récit se présente sous la forme d'un journal intime où l'héroïne raconte ses journées presque au jour le jour. Cela commence de manière morose avec des rapports laconiques indiquant que rien ne se passe dans sa vie, mais finalement il se construit quelque chose et des péripéties et évolutions apparaissent. Si l'adolescente en question est réaliste mais guère attachante en début de lecture, on finit par mieux l'apprécier au fil des pages.
Je pensais que cet album pourrait plaire à ma fille, également en 3e cette année, car elle pourrait éventuellement s'identifier au personnage mais cette fameuse Aurore ne lui ressemble finalement pas tant que ça, même si toutes deux partagent la même passion pour rester à végéter dans leur lit. Le personnage de Marie Desplechin a quelques spécificités qui font qu'elle n'est pas tout à fait interchangeable avec n'importe quelle autre ado de son âge, et c'est tant mieux.
Le dessin quant à lui est agréable et on oublie très vite que c'est une adaptation de roman car la lecture est fluide et légère.

Bref, même si les choses mettent un peu de temps à se mettre en place et que le début du récit est un peu terne, le récit devient intéressant et on s'attache à suivre la vie de cette jeune fille et les changements qui s'opèrent dans sa vie et son caractère.

Nom série  Les Chroniques de Wakfu  posté le 30/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connais pas l'univers de Wakfu mais comme le texte de présentation de cette BD indiquait qu'il s'agissait de permettre aux lecteurs de découvrir une vision du passé de certains héros de la série animée avant le premier épisode, je me suis dit que cela me permettrait de le découvrir un peu.

Il s'agit d'un album collectif, comprenant 6 histoires courtes réalisées par des auteurs différents et non nommés. Les histoires sont liées entre elles par le trajet parcouru par un kama, une pièce de monnaie locale, qui passe de main en main au gré de péripéties souvent pleines d'action. On a ainsi un aperçu de différents aspects bien différents de cet univers de Wakfu, allant de l'historiette romantique d'un brave gars maladroit à une histoire de pirates en passant par un concours de déguisement auquel participe un zombie.

Le style de dessin est très variable d'un auteur à l'autre. Parfois trop succinct et épuré, d'inspiration manga ou du monde de l'animation, parfois plus proche d'une BD franco-belge d'humour, il est difficile de donner un avis unique sur la globalité. Globalement il n'est pas désagréable mais pas marquant non plus. J'apprécie cependant sa colorisation relativement gaie dans l'ensemble.

Les histoires par contre ne m'ont pas convaincu du tout. La plupart des scénarios tiennent beaucoup du cartoon, avec de gros gags bien appuyés et des péripéties très artificielles. C'est un humour un peu trop jeunesse à mon goût.
La narration est également parfois bizarre, avec l'impression de quelques dialogues qui ne collent pas bien avec les événements, ou alors des confusions dans le positionnement des bulles, je ne sais pas.
Aucune histoire ne m'a vraiment intéressé, à part éventuellement la première où j'aurais été curieux de voir ce que devenait le jeune héros romantique par la suite.

Ce n'est pas le bon album pour découvrir le monde de Wakfu. Et comme il n'y a pas eu de tome 2, j'imagine que le succès n'a pas été au rendez-vous.

Nom série  Nils  posté le 29/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un cocktail d'influences s'inspirant à la fois de la culture viking et des ouvres de Miyazaki : forcément, cela a tout pour être attirant même si on y retrouve une bonne dose de déjà-vus.

Nils est un jeune adolescent qui quitte son village pour partir en expédition avec son père afin de découvrir pourquoi plus rien ne pousse dans la région. Parcourant un pays où la mythologie scandinave se mêle à une ambiance plus proche du manga, ils vont découvrir le conflit qui oppose les forces magiques de la nature et un royaume technologiquement évolué.

Le graphisme d'Antoine Carrion est très joli. Il offre des décors en peinture informatique et des personnages semi-réalistes dans un style légèrement influencé par l'animation japonaise. Même s'il plane une sorte de brume sur la majorité des lieux, c'est un dessin très soigné et très esthétique. La narration graphique y est en outre impeccable pour une lecture fluide et plaisante.

L'histoire quant à elle rappelle ses nombreuses inspirations. Il y a clairement du Mononoke Hime et du Nausicaa dans plusieurs passages et dans l'esprit même du récit. L'intrigue à la Miyazaki se fond cependant très bien avec le cadre plus scandinave. Et même si les passages stéréotypés sont assez nombreux et qu'il règne une légère impression d'avoir déjà vu ou déjà lu de nombreuses fois ce type de récit, c'est une lecture tout à fait agréable et on se laisse facilement séduire par sa beauté et son déroulement prenant.
Espérons que la suite soit à la hauteur de ce premier tome.

Nom série  Le Destin des Algo-Berang  posté le 04/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il a fallu que je me renseigne un peu pour réaliser que cette série n'avait pas pour cadre un Paris historiquement correct. En effet, l'action est sensée se dérouler dans les années 1830 dans une république française dont le président s'appellerait Léon Violet et où une société secrète chercherait à restaurer la monarchie. Sauf qu'à l'époque c'était encore le Roi Louis-Philippe 1er qui était au pouvoir et la monarchie n'allait disparaître que quinze ans plus tard. De même, il est fait référence à un scandale financier rappelant celui de Panama alors que ce dernier s'est déroulé dans les années 1890.
Du coup il parait un peu étrange que les auteurs aient choisi de présenter leur action dans un Paris imaginaire des années 1830 alors que rien ne paraissait empêcher de le situer sur la fin du 19e siècle.
Pourtant ce choix apporte un certain charme car ce Paris à demi-imaginaire est plein d'élégance et intéressant sur le plan des mœurs, de l'habillement, etc. Mélange de mode Restauration et des prémices de la révolution industrielle, il est intéressant et tout à fait crédible.

C'est donc dans ce cadre que nous allions suivre une famille de petits bourgeois prise à son insu dans la tourmente des discrètes manipulations d'une société secrète royaliste. Un père banquier obligé de faire un gros emprunt suite à un mauvais investissement, une gentille femme au foyer, un fils et une fille qui tiennent beaucoup l'un à l'autre même si la fille est tombée amoureuse du fils des nouveaux voisins. Et ce sont justement ces nouveaux voisins, à priori respectables et très vite grandement appréciés par cette bonne famille, qui seront au cœur des tourments qui vont les frapper.

Le dessin réaliste de Claude Pelet est de très bonne facture. C'est un travail soigné et détaillé.
Il est à l'image du scénario qui est réfléchi et réaliste. Outre la plongée réussie dans ce Paris faussement historique, on suit avec curiosité les intrigues de cette société secrète qui manipule le naïf banquier. Et on suit l'évolution des sentiments de la fille de ce dernier.
C'est intéressant et bien mené mais les choses prennent un peu trop de temps à se mettre en place. On en reste quand même à se demander où toutes ces manipulations veulent en venir. Pourquoi une telle infiltration qui s'étale sur des années ?
Et malheureusement, on ne le saura pas puisqu'il n'y aura pas de suite. Du coup, alors que je l'aurais lue avec curiosité, là je reste frustré et un peu déçu.

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