Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 4857 avis et 1882 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Ultime étoile  posté le 10/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série est la suite des séries Tessa, agent intergalactique et 42 agents intergalactiques. Son action principale se déroule quelques années après les derniers tomes de Tessa, une fois celle-ci devenue un agent intergalactique adulte et chevronné, avec une petite soeur qui a désormais l'âge qu'elle avait quand elle a été engagée.

Je n'ai pas lu l'intégralité des tomes de ces deux séries, et ceux que j'ai lus, c'était il y a longtemps maintenant, j'étais donc un petit peu perdu car les références aux personnages et aventures passées de Tessa et des autres agents sont nombreuses. Ce n'est donc pas une série qui peut se lire sans connaitre les séries précédentes.

C'est Stéphane Louis qui est au scénario, lui qui dessinait Tessa dans la série originale puis s'était attaché au co-scénario de la série 42 avant d'en abandonner le dessin.
Il laisse ici le dessin à Julien Motteler, qui avait également produit la série Dreamers. Son trait n'est pas mauvais, sur le plan technique, mais je le trouve personnellement assez raide et froid. Je n'aime pas trop non plus sa mise en page et ses cadrages qui ne favorisent pas la fluidité et la clarté de la lecture. Quant au personnage de Tessa elle-même, je trouve son visage un peu trop changeant. Bref, je ne suis pas sous le charme de ce graphisme.

Et je n'ai pas apprécié non plus le scénario. L'intrigue est embrouillée et manque franchement d'accroche. La narration use de sauts chronologiques puis de flash-backs pour créer artificiellement du mystère et du suspens et cela rend le récit très confus. L'héroïne elle-même n'est pas rendue attachante, elle est même un peu désagréable. Et je déplore les inévitables jeux de mots sur les noms hérités des habitudes des parutions adolescentes des éditions Soleil.

Bref, cette BD est loin de m'avoir convaincu et je la vois comme une suite de trop de séries qui se seraient très bien suffi à elles-mêmes.

Nom série  Piège sur Zarkass  posté le 10/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'en fermant l'album que j'ai réalisé qu'il s'agissait de l'une des adaptations récentes des oeuvres de Stefan Wul. J'ai lu plusieurs romans de cet auteur mais je ne connaissais pas du tout celui là.

Il s'agit d'une trame assez classique de la Planet Fantasy avec une plongée sur une planète extra-terrestre et étonnante par le biais d'une expédition à l'ancienne.
Le dessin de Cassegrain est de bon niveau même si je trouve ses perspectives manquant légèrement de profondeur et ses couleurs un petit peu trop informatisées.
Le background d'une société humaine où les femmes ont pris le pouvoir et se comportent en "mecs" est sympa. L'intrigue de cette planète plus ou moins colonisée malgré sa population locale assez fruste mais où des engins volants d'une autre race apparaissent est assez intéressante. On a envie d'en savoir plus et au passage de découvrir un peu plus l'écosystème original de cette planète.

Maintenant il n'y a là rien de très novateur ni épatant mais c'est une lecture divertissante et plutôt prenante.
Par contre, j'ai trouvé les jeux de mots sur les noms beaucoup trop nombreux et agaçants. Sans parler du fait qu'ils sont tellement liés à l'actualité pour la majorité d'entre eux qu'ils vont très mal vieillir. Les auteurs auraient franchement pu s'en passer.
Du coup, j'ai un peu hésité à en conseiller l'achat mais, si on passe outre ce défaut, j'ai trouvé cette lecture agréable et je lirai la suite.

Nom série  Touch  posté le 22/06/2005 (dernière MAJ le 09/09/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je reprends complètement mon avis (écrit à l'époque de la sortie du premier tome en France) maintenant que j'ai lu l'intégralité de la série.
Malgré un démarrage un peu laborieux dans les tous premiers tomes, je suis complètement tombé sous le charme par la suite. C'est fou de penser qu'Adachi était déjà aussi au point au niveau de ses histoires, de son dessin et de sa narration pour cette série qui était pourtant l'une de ses premières.

On est placé dans un contexte qu'Adachi maîtrise et a parcouru en long, en large et en travers dans ses différentes oeuvres. Sport, romance et personnages peu loquaces mais rapidement attachants. Quand j'ai entamé Touch, j'y voyais un mélange de 2 autres séries plus récentes du même auteur : Rough (pour l'ambiance sportive) et Katsu (pour la romance complexe et le jeune homme qui se découvre un talent sportif).

La trame de départ met en scène 3 personnages : 2 frères jumeaux et leur amie d'enfance. Les 2 frères se révèlent amoureux de la fille mais, à première vue du moins, l'un des deux a un net avantage sur l'autre. En effet, Kazuya est le gendre idéal, très propre sur lui, sérieux, et surtout incroyablement doué pour le base-ball qui est l'une des passions de la belle Minami. A l'inverse, Tatsuya fuit toute responsabilité, joue les flemmards et s'efface volontairement derrière son frère. Mais ça ne le rend pas moins charmant et surtout aussi doué que son frère s'il le désire.
Pendant plusieurs tomes, ce triangle amoureux et sportif va créer nombre de situations cocasses et pleines de tendresse. Quand on s'y est habitué, l'humour pince-sans-rire d'Adachi est franchement drôle. Bien amenés, originaux, les gags m'ont souvent fait rire. Mais ils ne sont qu'un des ingrédients de l'oeuvre qui met aussi en avant la compétition sportive et l'amour. Et aussi bien pour l'un que pour l'autre, le récit est vraiment très bon, mature, imprévisible et agréable.

Le récit change brutalement avec le drame du tome 7. Par la suite, le récit gagne en émotion ce qu'il perd un peu en humour. Les gags restent mais se font moins présents au profit d'un engagement sportif et émotionnel plus complexe et intense.

Le dessin est celui d'Adachi. Pour l'apprécier, il ne faut pas craindre de voir des personnages assez ressemblants les uns aux autres et des visages aux expressions assez neutres quelque soit la situation. Son style n'était pas encore aussi maitrisé que dans ses mangas récents, mais moi j'apprécie bien, même si différencier Tat-Chan et Kat-Chan m'a été bien difficile dans les premières pages (normal, ils sont jumeaux).
Une fois habitué à son style, je trouve sa narration graphique vraiment excellente, notamment dans les moments de silence, de surprise ou d'incompréhension, une narration qui fait ressortir l'originalité et l'humour si particulier des récits d'Adachi.

Beaucoup de psychologie et d'études de relations entre les personnes donc dans cette série.
Je me suis laissé happer par le récit au bout de quelques tomes pour ne plus le lâcher par la suite. J'ai rigolé, été triste par moment, j'ai compris la complexité des relations amoureuses qui y sont mises en scène (les personnages ont des comportements parfois frustrants mais finalement très réfléchis) et j'ai ressenti cette forte envie de voir Meisei arriver au Koshien pour tout ce que cela implique. Un scénario à la fois complexe, mature et original.
Incontestablement le chef-d'oeuvre de Mitsuru Adachi, d'autant plus que c'était là son premier manga vraiment célèbre.

Nom série  Castro  posté le 08/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le contenu de cette BD est instructif mais sa forme m'a déplu et empêché de l'apprécier.

C'est intéressant de suivre le parcours de Fidel Castro et plus globalement de Cuba des années 50 à nos jours. C'est intéressant de le voir présenté sous la forme du témoignage d'un journaliste allemand ayant adopté l'esprit de la Révolution Cubaine et la vie à Cuba, ayant côtoyé de près Fidel et ses proches durant 5 décennies, ce qui permet d'avoir une vision à la fois interne et externe des événements. On apprend beaucoup de choses même si les faits sont tellement denses et complexes qu'on peut facilement s'y perdre et que l'auteur n'a pas d'autre choix que de rester à la surface de pas mal d’événements pour ne pas alourdir un récit déjà très épais.

Maintenant la forme m'a déplu.
Le graphisme tient plus de l'illustration à mes yeux car autant une case prise indépendamment est plutôt belle et techniquement maîtrisé, autant les visages se mélangent beaucoup trop d'une case à la suivante. J'ai eu beaucoup de mal à reconnaître les personnages qui se ressemblent trop et cela embrouille sérieusement la narration à mon goût. D'autant que foncièrement ce style graphique n'est pas ma tasse de thé.
Ensuite, le mode narratif m'a maintenu plutôt en retrait du récit, ne me permettant pas de ressentir d'émotions, juste un œil froid et spectateur. La fin du récit, qui semble jouer la carte de l'amertume et d'une certaine nostalgie, m'a laissé assez indifférent par exemple.

Du coup, j'ai lu cette BD comme une sorte de documentaire un peu trop long et pas toujours passionnant, même si je reconnais son intérêt historique et instructif.

Nom série  Hanayamata  posté le 06/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce shojo met en scène une collégienne timide et réservée qui va être entraînée par la passion d'une nouvelle venue dans son collège pour une danse traditionnelle japonaise, le Yosakoï. Il s'agit d'une danse en kimono à la chorégraphie très libre et présentée comme à même d'exalter et de libérer l'esprit de ses pratiquants.

L'ennui, c'est que cette danse, on ne verra que quelques rares images au cours du premier tome de cette série. En lieu et place, nous verrons pendant de trop longues pages les atermoiements de la trop timorée héroïne, les éructations extravagantes de la nouvelle venue américaine pour vendre son "Club de Yosakoï" et les réticences de la meilleure amie de l'héroïne qui voit d'un mauvais oeil cette arrivante et l'influence qu'elle et sa danse (même si on n'en voit quasiment rien) ont sur sa copine.

- "Yosakoï ! Yosakoï ! Participez au club Yosakoï !"
- "Oh non, je n'oserai jamais, je suis trop nulle..."
- "N'y va pas, Naru, c'est nul ce truc et cette fille est trop exubérante, c'est contraire aux règles de notre société !"
- "Mais si, il faut y aller car le Yosakoï vous désinhibe et vous permet de faire tout ce que vous voulez !"

Voilà, avec ce résumé des paroles des 3 protagonistes principales, vous avez le synopsis de tout ce que contient la série pour le moment, contenu étalé, dilué et répété pendant de longues pages trop rapidement ennuyeuses, convenues et inutiles.
De son côté, le graphisme est plutôt bon mais comme on ne voit presque rien de cette fameuse danse et qu'on n'en comprend ni la particularité ni l'intérêt, cela n'apporte pas grand chose.
Peut-être que les tomes suivants rendront l'intrigue un petit peu plus captivante, mais pour le moment, ça n'en vaut pas la peine.

Nom série  Fenêtres sur rue  posté le 05/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fenêtre sur rue est un ouvrage bien particulier.

Dans la forme pour commencer, car il s'agit d'une BD "accordéon". En fait, les couvertures ne servent qu'à encadrer un long accordéon de pages en papier cartonné qui se déplie tout en longueur. Chacune de ses doubles pages représente le même décor et les mêmes personnages, à différents moments. D'un côté, les scènes ont lieu de jour, de l'autre elles ont lieu de nuit, pour un total de 20 scènes en tout et donc 20 double pages.

Dans le contenu ensuite, car il faut comprendre que cet ouvrage est un hommage au célèbre film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur Cour, film durant lequel un homme passait son temps à observer l'ensemble de ses voisins jusqu'à déceler quelque chose de très louche chez l'un d'entre eux. Nous avons donc droit au même décor répété 20 fois, avec la vision simultanée de ce que font tous les habitants d'une petite rue par leurs fenêtres et dans la rue. La narration est muette. Chaque double page représente un jour donné, ou une nuit donnée.
Et outre cet hommage à Hitchcock, Pascal Rabaté fait aussi de gros clins d'oeil à Jacques Tati, Maigret et au monde du théâtre, considérant sa rue comme un grand décor et ses personnages comme des acteurs.

Le graphisme est à base de peinture, à priori à la gouache, dans un style relativement peu détaillé mais très agréable à l’œil et avec quelques sympathiques effets de lumière.

Ayant commencé ma lecture par le côté jour, "matinées", j'ai été très circonspect quand j'en suis venu au bout. Aucune intrigue évidente ne se mettait en place, les personnages avaient l'air d’apparaître à un endroit ou à un autre sans continuité ni franchement de logique qu'on puisse capter.
Puis j'ai ensuite lu le côté nuit, "soirées", pour découvrir que les nuits en question s'intercalaient entre chacun des jours et apportaient de véritables explications aux événements des jours et au comportement des personnages. Cette fois, quelques intrigues parallèles prenaient véritablement forme, avec parfois un peu d'humour, un peu de grivoiserie et aussi une histoire policière. Rien de très surprenant ni d'original dans le fond, mais des histoires sympathiques qu'on s'amuse à déchiffrer d'une planche à l'autre, tandis qu'on fouille le décor à la recherche des personnages clés que l'on suit.
Je reste cependant un peu circonspect sur la séparation jour/nuit de la structure de l'album qui oblige à passer d'un côté à l'autre de l'accordéon de manière pas toujours très pratique.

Un album concept assez amusant et joli qu'on lit avec plaisir et qu'on garde comme un bel objet.

Nom série  Cimoc  posté le 05/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Là où un manga comme Bakuman détaillait par le menu le parcours complexe et passionnant de deux mangakas débutants, Cimoc aborde la même thématique mais reste plus ou moins à la surface des choses.
Car en effet, même si ses auteurs sont Coréens, cette série parle très clairement des manga et de leur édition au Japon mais y mêle au moins deux autres thématiques : celle romantique des jolies femmes tournant autour du jeune héros et de ses possibles aventures amoureuses, et celle nettement plus terre à terre d'une trame sexy où chaque personnage féminin est ultra-aguichant et où les fan services sont légion. Le cocktail est légèrement déroutant car on a du mal à le prendre au sérieux, mais il est agréable à la lecture, en tout cas pour un lecteur masculin.

Le graphisme est de belle qualité. Les femmes y sont très belles (trop ?) et très affriolantes (trop ?), mais les autres personnages et les décors ne sont pas en reste. C'est du bon boulot. A la longue, cependant, j'avoue avoir été un peu agacé par les expressions trop récurrentes des visages, notamment ces clins d'oeil à répétition et ces bouches suaves. Cela m'a donné un léger sentiment que le dessinateur disposait d'une gamme trop restreinte d'expressions dans sa maîtrise technique.

La narration est bonne et le rythme relativement prenant, même si les atermoiements du héros sont parfois assez pénibles. L'intrigue prend un peu de temps à se poser et commence à gagner en punch à partir du 3e tome seulement quand le fameux Ozma se dévoile enfin et qu'une compétition commence à s'engager.
J'ai un petit peu de mal à accrocher à la protagoniste principale, la pulpeuse éditrice du héros, car son comportement me parait un peu trop étrange, trop mystérieux, au point de le trouver assez artificiel et incompréhensible par moment. Mais ses formes ultra-généreuses (trop pour une asiatique) font oublier ces menus détails... Hum...

Bref, c'est une lecture intéressante et plutôt prenante, portant sur le sujet de la création de manga mais avec une bonne dose de sexy et un petit peu de romance qui peuvent plaire à un lectorat masculin.

Nom série  Pink Daïquiri  posté le 03/09/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un double album avec d'un côté une couverture jaune "Clémence cherche l'amour" et de l'autre, à l'envers, une couverture rose "Alixia cherche le plaisir". Rooh, voilà qui est aguichant. Tout comme l'idée qu'on va suivre deux histoires croisées suivant les points de vue différents des deux héroïnes. Un exercice qui peut être intéressant s'il est bien mené, comme il a pu l'être dans d'autres séries telles que Berceuse assassine ou Alter Ego.
Malheureusement, pour que ce soit réussi, il faut qu'il y ait une histoire à raconter. Et là, franchement, je n'ai pas trouvé de quoi me mettre sous la dent.

Si vous êtes une jeune femme très urbaine, parisienne si possible, si vous êtes amatrice de plans drague, de soirées, de shopping, le tout dans un esprit "Sex and the City", alors peut-être vous sentirez-vous intéressée par l'intrigue de cette BD. Elle met en effet en scène 2 copines co-locataires qui cherchent à se caser, l'une pour la romance, l'autre pour un souci plus physique, et leurs amours vont s'entrecroiser autour d'un homme qu'elles vont toutes deux convoiter.

Je me suis ennuyé à la lecture. Le cadre de l'intrigue et les personnages ne m'ont pas accroché du tout, pas plus que leurs aventures amoureuses ou sexuelles sans saveur.
Le rythme est décousu, haché. Cela permet de rendre le scénario un peu plus dense, mais il s'en retrouve peu agréable à suivre. L'exercice de raconter 2 histoires communes en parallèle sonne souvent faux, avec des scènes communes légèrement différentes d'une version à l'autre mais qui se plantent par-ci par-là dans le récit de manière un peu trop abrupte et pas toujours claire.
Le dessin est appréciable mais sans plus, même si j'ai une préférence pour la moitié concernant Alixia réalisée par Julia Bax dont le graphisme a un peu plus de personnalité à mes yeux.

En clair, c'est une double histoire qui m'est complètement passée à côté. Question de thématique qui ne me parle pas du tout peut-être, mais probablement aussi parce que les auteurs n'arrivent pas à me la rendre intéressante et surtout pas originale.

Nom série  Astro Boy - La Légende du Chevalier Azur  posté le 30/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La Légende du Chevalier Azur est un travail de commande demandé en 2010 au duo de dessinatrices Japonaises qui se cachent sous le pseudo d'Akira Himekawa, auteures des Legend of Zelda. Il s'agissait de surfer sur la sortie du film d'animation Astro Boy datant de quelques mois auparavant. L'éditeur Kadokawa demanda alors aux dessinatrices de faire une reprise moderne d'un épisode plus ou moins marquant de la série originale de Tezuka, un épisode racontant la révolte des robots contre l'exploitation par les hommes et la tentative de création d'une nation robotique indépendante.

Le récit de cette reprise semble plus ou moins indépendant de toutes autres histoires d'Astro, ou plutôt d'Atom le robot. L'histoire commence sans le mettre en scène puis on le découvre ensuite pour la première fois alors même qu'il ignore qu'il est un robot et qu'il n'a jamais utilisé ses pouvoirs à ce jour. Il est donc possible de le lire sans rien connaître du personnage et de l'oeuvre de Tezuka.
Le dessin, pour sa part, est plutôt maîtrisé, globalement beau, même si son aspect très formaté, à mi-chemin entre shonen et shojo, ne me plait pas et même si certaines scènes ne sont pas toujours très lisibles.

L'intrigue est décevante, en tout cas de la manière avec laquelle elle est racontée. On y sent une tentative de jouer la carte de la grande tragédie, de l'épopée épique avec moult discours philosophiques et grandiloquents. Mais tout cela sonne affreusement naïf et convenu. Les personnages sont caricaturaux et stéréotypés. Le récit manque de rythme et l'histoire se révèle ennuyeuse, sans saveur. Sans parler de nombreuses incohérences et facilités.
Je me suis ennuyé avec l'impression d'avoir lu beaucoup trop d'histoires similaires et bien mieux racontées. Ça sent l'oeuvre commerciale et sans âme.

Nom série  Les Jardins du Congo  posté le 30/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant vécu toute ma jeunesse dans l'Afrique post-coloniale (néo-coloniale diront certains), la lecture de cette BD m'a fait une impression relativement forte mais pas très positive. Durant plus de 15 ans, j'ai vécu la situation irrationnelle des expatriés occidentaux vivant avec des moyens infiniment plus élevés que la population locale, un monde à part qui n'est plus du colonialisme mais néanmoins une position certaine de supériorité. Pas de l'esclavagisme mais une autre forme d'exploitation pour laquelle chacune de mes réflexions menaient à une impasse au point de m'obliger à vivre mes années africaines avec des œillères. J'en ai ressenti et je persiste à en ressentir un profond malaise, une angoisse qui m'a fait éviter depuis tout retour en Afrique hormis de courts séjours et qui m'a donné une aversion pour tous les "anciens blancs d'Afrique", ceux qui ont gardé en tête le "bonheur" du temps où ils y vivaient une vie de rêve au détriment de la population locale.
Aussi de suivre par le biais de cet ouvrage une plongée dans le Congo colonial d'après-guerre et jusqu'à l'Indépendance a fait resurgir ce malaise, celui de voir des blancs donner des ordres aux noirs sur des tons paternalistes et méprisants, celui de la ségrégation et du racisme, celui des country clubs interdits aux noirs, celui de voir des blancs vivre une vie de luxe grâce au travail d'une foule de serviteurs noirs misérables.

Mais revenons-en à la BD en elle-même qui est une autobiographie sincère du grand-père de l'auteur. Elle commence durant la seconde guerre mondiale et montre en quelques pages comment celui-ci s'est caché durant 4 ans dans une forêt wallonne en attendant la Libération, une vie dure et misérable qui va l'endurcir et l'amener à vouloir quitter la Belgique et son père qui l'a rejeté. Puis c'est le récit de son installation et des longues années qu'il va passer en plein cœur du Congo, s'occupant de son entreprise de sylviculture tandis qu'il s'adapte et finit par grandement apprécier sa vie de colon, y fondant une famille avec une épouse ramenée de son village natal. Et enfin c'est le récit des prémices de l'Indépendance et du retour forcé en Belgique, avec toute la nostalgie que cela impose.
Je dois avouer que je ne me suis pas attaché au héros du récit. Dès ses aventures belges durant la guerre, je n'étais pas sur la même longueur d'onde que lui, notamment son habitude de chasseur qui devient de la chasse pour le plaisir et une fierté que je trouve déplacée une fois en Afrique. C'est d'ailleurs le résultat d'une de ses premières chasses qui le hantera toute sa vie, un esprit torturé auquel je n'ai pas su m'accrocher. Je ne me sens pas proche du tout de lui, pas proche de son comportement en Afrique et de son comportement familial même si l'ensemble découle évidemment de sa très difficile relation avec son père et du traumatisme de la guerre.
De même, je n'ai pas tellement aimé le dessin qui manque d'esthétisme et d'efficacité à mon goût.

En définitive, ce n'est pas une BD que j'achèterais personnellement mais sa lecture est néanmoins intéressante.

Nom série  Sanctuaire  posté le 12/03/2004 (dernière MAJ le 30/08/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sanctuaire est à mes yeux la meilleure série à laquelle ait participé Christophe Bec, celle qui l'a fait connaître du grand public, mais ce n'est à mes yeux vraiment pas le dessin qui fait sa force mais plutôt le scénario de Xavier Dorison.

C'est un scénario très cinématographique, on imagine facilement l'histoire adaptée en film à gros budget hollywoodien. Tous les éléments du genre action-horreur-fantastique s'y retrouvent. C'est le type d'histoire qui me plaît. Comme tous, je suis subjugué et demande à percer le mystère (même si une grosse déception est souvent à craindre en fin d'histoire). Mais surtout j'ai été pris dans l'ambiance lors de ma première lecture. J'ai été effrayé par ce trou noir et immense que représentait l'entrée de la grotte, l'immensité des lieux ensuite, la bizarrerie des événements ; tout ça a su me déstabiliser, me toucher.

Hélas, c'est au niveau de la narration et du graphisme que cela pêche selon moi.
Le trait est plutôt bon pour les décors sous-marins (la grotte énorme dans laquelle va s'engouffrer le sous-marin est impressionnante), mais je trouve les personnages mauvais. J'ai beaucoup de mal à les reconnaître d'une case à l'autre : je suis régulièrement obligé d'attendre qu'ils s'appellent par leur nom pour bien voir qui est qui. En outre, je suis assez allergique au style de Christophe Bec quand il s'amuse à reproduire des visages réalistes qu'on dirait décalqués d'un film américain ou encore quand il incruste quelques images informatiques comme les ciels au tout début du premier tome.
Au niveau des couleurs, il y a quelques erreurs (style le sommet du sous-marin qui est transparent à un moment (on voit le ciel au travers) ou d'autres objets qui sont de la même couleur que ce qui les entoure). Ce sont là les gros défauts de la colorisation Photoshop de l'époque.
Sans parler de cette carte de l'Océanie pour représenter les rives de la Syrie...? De même que ces coordonnées fantaisistes 50°N - 30°S ou un truc comme ça... Je me suis demandé si dans l'idée de départ de la BD, l'histoire ne devait pas se passer plutôt au large des Philippines pour faire plus "américain" ?
La narration aussi a des manquements : j'ai un mal fou à saisir ce qu'il se passe dans les scènes d'action, le dessin n'arrangeant rien pour moi. Et on saute souvent du coq à l'âne sans trop de continuité. C'est difficile de suivre l'intrigue dans son détail, d'autant plus quand on apprend après coup que certaines scènes étaient des hallucinations et d'autres pas...
Bref, j'ai un peu de mal avec le support visuel et narratif de cette BD.

L'histoire se clôt en 3 tomes mais mon appréciation est allée décroissante au fil de la série. Après un premier tome très engageant, le second se ramollit dans une action-horreur un peu facile tandis que le dernier clôt l'histoire d'une manière qui ne m'a pas trop convaincu et avec nettement moins de saveur que les 2 précédents à mon goût.

Les défauts principaux de cette série sont donc :
- le dessin des personnages qui est moyen et j'ai toujours un mal fou à reconnaître qui est qui et qui fait quoi.
- l'histoire qui a un côté film hollywoodien parfois trop facile et cliché, ce qui en général ne me plait guère
- une narration embrouillée et parfois un peu agaçante dans sa confusion
Mais !
Mais l'ambiance de cette série est vraiment prenante pour une bonne part de l'intrigue. Certaines images sont impressionnantes, non par leur beauté mais par leur force et par l'effet vertigineux, impressionnant et effrayant qu'elles impliquent. Par moment, j'ai vraiment plongé dans l'ambiance, en ressentant une émotion d'angoisse, de crainte, et en même temps de curiosité, d'envie d'en savoir plus, comme un bon film à suspense prenant et angoissant. Sur certaines images, j'entendaiss presque la musique oppressante qui accompagnerait de telles scènes dans un film au cinéma.
Et surtout, cette série a l'avantage de se terminer en 3 tomes avec une fin qui, sans être exceptionnelle, ne gâche rien à l'histoire et forme un tout cohérent et bon.
Pour ce bon résultat, pour ces émotions que m'offrent cette série, et malgré son dessin que je n'aime guère et sa narration parfois confuse, je trouve que Sanctuaire est à lire.

Nom série  Ma vie posthume  posté le 29/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, voilà un scénario assez original !
Il mélange pas mal de thèmes : la vieillesse, la nostalgie des souvenirs de toute une vie, la mort, l'amour, des morts-vivants et une intrigue politico-criminelle avec un tueur à gages en prime. Ça fait un peu fouillis tout cela réuni mais cela donne un cocktail assez rafraîchissant et amusant qui a en plus l'avantage de tenir en deux tomes seulement.

Le rythme est bien mené, quoiqu'il accélère un tout petit peu vite en fin de second tome. La lecture accroche de bout en bout. Il y a de l'humour, un peu d'émotion, un petit peu de suspens et de mystère. Le fait que le scénario part dans plusieurs directions à la fois en terme de thématique est assez intrigant car on ne sait pas trop vers où les auteurs vont nous emporter.

A côté de cela, cet éparpillement rend le récit un petit peu superficiel et moins marquant qu'il pourrait l'être. Et je dois dire que je ne suis pas trop fan de son dessin qui me rappelle celui de Sfar que je n'aime pas.

Ce fut en tout cas une bonne lecture, j'en suis sorti en saluant son originalité et le sourire qu'il m'a apporté en cours de route.

Nom série  Les Guerres silencieuses  posté le 28/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans cet ouvrage se mêlent trois récits.
Il y a tout d'abord le récit cadre, celui de l'auteur, jeune catalan en panne d'inspiration qui décide presque à contre-coeur au début de se plonger dans les témoignages de ses parents et proches pour se faire une idée de ce à quoi ressemblait l'Espagne dans les années 60.
Il y a ensuite justement cette vision de la vie dans un quartier populaire de Barcelone sous la dictature de Franco, une vie faite de traditions imposées par la religion et les autorités, en conflit avec la quête de liberté et d'amour de la jeunesse.
Et enfin il y a l'histoire du trop long service militaire que le père de Jaime Martin est parti faire à Ifni, au Maroc, de 1963 à 1964, dans la situation aberrante de se retrouver en territoire dangereux en plein milieu du cessez-le-feu d'une guerre dont personne ne savait rien en Espagne.
L'absurdité de l'armée ajoutée à l'absurdité d'une dictature qui pourrit sa propre société, voilà ce que vont combattre les jeunes protagonistes par leur volonté de vivre et leur débrouillardise.

Je suis amateur de ce type de récits historiques, témoignages d'une Histoire relativement proche de nous. Cet ouvrage m'a un peu fait penser à Vagues à l'âme dans la forme et le décor, autre bande dessinée que j'avais beaucoup aimée.
J'ai apprécié ce que j'y ai appris sur la vie des espagnols dans les années 50 et 60, une vie sous le régime de Franco heureusement bien moins absurde et désespérée que le témoignage de Carlos Gimenez dans Paracuellos. Et j'ai apprécié ce que j'y ai appris sur la bêtise et la souffrance du service militaire à Ifni pour des jeunes espagnols confrontés aux miettes d'une guerre dont ils ignoraient ne serait-ce que l'existence.
J'ai apprécié la fluidité avec laquelle tout cela est raconté. On ne s'ennuie pas une seconde et on s'attache très vite aux personnages. Il y a un peu d'humour, des zestes d'aventure, du dépaysement, et en même temps une dénonciation claire des conditions de vie pitoyables des jeunes recrues et de l'ambiance qui régnait à l'époque.
Les témoignages historiques sont entrecoupés par des retours au monde moderne et à une mise en situation de l'auteur lui-même. D'ordinaire, ce type de coupures m'agace un peu car elles m'extirpent du récit qui m'intéresse en priorité, mais là ça passe plutôt bien et cela permet de mettre en perspective la situation de l'Espagne de l'époque comparée à celle actuelle.

Bref, j'ai aimé cette lecture instructive, prenante et touchante dont les 150 pages m'ont accroché du début à la fin.

Nom série  Poussin 1er (Les Aventures de)  posté le 27/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étonnant ouvrage que ce Poussin 1er.
Un premier coup d'oeil pourrait le faire passer pour une bande dessinée destinée à la jeunesse avec des gags dans une basse-cour. Une lecture plus attentive néanmoins fera vite découvrir une part philosophique assez importante dans les interrogations et dialogues de son petit héros, avec quelques références littéraires s'adressant davantage aux lecteurs plus âgés qu'aux enfants.

D'une certaine manière, Poussin 1er m'a fait penser à une autre bande-dessinée, La Foire aux Cochons de Ptiluc, qui s'en rapproche par son concept d'animaux de basse-cour mêlant philosophie et humour, même si ce présent ouvrage reste nettement plus léger et grand public.

Au scénario, nous avons l'écrivain et cinéaste Éric-Emmanuel Schmitt qui fait ses premiers pas dans le domaine de la bande dessinée. C'est lui qui apporte toute sa dimension littéraire et philosophique. Mais plutôt que d'en faire un traité ennuyeux, il l'utilise à des fins humoristiques pour des gags un peu convenus mais sans prétention. Au passage, il distille avec une certaine finesse de vraies questions métaphysiques qui méritent d'être posées et des réponses faussement loufoques qui ne manquent parfois pas de piment. Dommage qu'elles soient régulièrement ponctuées par des gags plus terre à terre et stéréotypés.

Heureusement, l'humour vient aussi en grande partie du dessin de Janry. Le célèbre dessinateur de Spirou et du Petit Spirou fait preuve de tout son talent pour mettre en scène des animaux ultra-expressifs dont les expressions suffisent bien souvent à attirer le rire : ah, la tête des poules quand on tente de leur expliquer le paradoxe de l'oeuf et de la poule !
Seul regret, le format de l'album parait un peu grand pour ces pages contenant rarement plus de 6 cases par page, et parfois seulement 1 ou 2. Le dessin, ainsi élargi par rapport à une bande dessinée plus classique, parait un peu vide et moins fin que dans un format plus réduit.

Et cette impression de léger vide se ressent aussi malheureusement dans la vitesse à laquelle l'album est lu. Pour un tel prix et malgré ses 68 pages, j'ai trouvé qu'il y avait trop peu de contenant. En une dizaine de minutes, la lecture est faite. Alors certes on peut revenir sur ses pas car le dessin se suffit souvent à lui-même et certains dialogues ne manquent pas d'intelligence, mais je suis tout de même resté sur ma faim.

Nom série  Monsieur Lapin  posté le 25/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Monsieur Lapin, ce sont des récits muets pour enfants dans une trame très classique. Des personnages animaliers, des lapins comme vous pouvez vous en douter, des situations très simples comme de vouloir manger une carotte qui ne veut pas se laisser déterrer dans le premier tome, et une histoire toute simple qui tourne autour de cela avec une petite dose d'humour et une gentille morale à la fin.
C'est plutôt amusant à lire. La narration muette est impeccable et très compréhensible. Le dessin est simple mais efficace et expressif. Bref, c'est une bonne lecture pour les petits enfants.

Nom série  Mon arbre  posté le 25/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon arbre, c'est un très joli petit conte à mi-chemin entre merveilleux et réalisme. Merveilleux car c'est l'histoire d'une petite fille dont le meilleur ami est un vieux chêne qui lui parle tendrement et bouge ses branches pour l'accueillir. Réalisme car les deux protagonistes subissent les vrais aléas de la vie. Il en résulte donc une histoire un peu triste mais belle et avec une fin plus ou moins heureuse.
Le dessin lui aussi est très agréable, tout doux dans son trait et ses couleurs, à l'image du récit.
J'ai le sentiment que c'est une histoire qui pourrait peut-être légèrement ennuyer les lecteurs enfantins, mais elle touchera plus facilement les lecteurs plus âgés et plus sensibles à sa poésie. Dommage du coup, peut-être qu'il y a un léger souci de public ciblé, mais en tout cas, à vous qui me lisez, je vous en conseille la lecture sans hésiter.

Nom série  Le Livre de Skell  posté le 06/04/2012 (dernière MAJ le 23/08/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Premier tome :

Le Livre de Skell, c’est une histoire aux allures d’Heroic-Fantasy classique même si elle comporte une touche indéniable de science-fiction post-apocalyptique quand on creuse un peu sa lecture.
C’est l’histoire d’une civilisation ultra-religieuse, adorant un dieu physiquement présent à leurs côtés et qui selon la légende leur a fait don de l’intelligence, de l’âme humaine et à chacun d’une part de son esprit. Les forces armées de cette puissante religion se font un devoir d’éliminer tous les hérétiques, parfois avant même qu’ils prennent véritablement conscience de leur hérésie. La meilleure de ces exécutrices, Skell, va cependant un jour voir naître le trouble dans son implacable foi et découvrir malgré elle la vérité sur la religion et sur son dieu.

Il s’agit là d’une histoire prévisible. Dès les premières pages, on aperçoit vite les mauvais côtés de ce dieu sensé avoir libéré et donné bonheur et civilisation à la race humaine. On devine aussi rapidement que l’héroïne, plus fidèle servante du dieu et de sa religion, sera au centre de la pire des hérésies et ôtera le voile de mensonge l’entourant.
Ce côté prévisible est cependant largement compensé par une narration parfaite et un excellent graphisme. C’est un vrai plaisir de lecture, au rythme impeccable et à l’intrigue prenante. C’est un récit d'une grande classe qu'on a envie de suivre, qui divertit et met très joliment en image des personnages et décors originaux et assez forts.
Je lirai la suite avec d'autant plus de plaisir qu'elle devrait trouver sa conclusion dès le second tome, en espérant que les qualités présentes demeureront et que l’aspect cliché du scénario laissera peut-être la place à davantage d’originalité.


Second tome :

Le second tome de cette série m'a à la fois surpris et légèrement déçu par rapport au premier.

Pour commencer, je l'avoue sans honte, je me suis planté quand je disais après lecture du premier tome que le scénario était prévisible. Le second tome apporte son lot de surprises et notamment une fin étonnante où l'on reconnait la patte de Valérie Mangin, une mise en abyme qui n'est pas sans rappeler son autre série Abymes.
J'ai été également satisfait de voir que l'histoire atteignait véritablement sa conclusion dès ce second tome tout en restant dense notamment par le biais d'un fort raccourci narratif vers le milieu de l'album.

Maintenant, là où j'ai été légèrement déçu, c'est que le virage davantage science-fiction que fantasy que prend l'intrigue lui ôte une part de la classe que je lui trouvais en lecture du premier tome. Le scénario est bon mais je lui trouve moins de charme et d'élégance que ce m'avait fait ressentir sa première partie. Je lui trouve un je-ne-sais-quoi de bancal et du coup je n'ai pas été complètement captivé par ma lecture. Et la toute fin, même si elle m'a un peu surpris, ne m'a pas enthousiasmé.

Ça reste une bonne bande dessinée notamment grâce à l'excellent dessin de Stéphane Servain.

Nom série  Mes Cop's  posté le 22/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'occasion des 10 ans de carrière de Christophe Cazenove, scénariste prolifique des éditions Bamboo, un concours a été organisé pour choisir le dessinateur de sa nouvelle série à paraître : Mes Cop's. Sur la base d'une poignée de gags story-boardés, 150 dessinateurs, jeunes comme moins jeunes, ont proposé leurs propres visions et styles graphiques. Et ce fut Philippe Fenech qui gagna grâce à un style moderne et très maîtrisé, associé pour ce que j'en ai vu à un agréable travail sur la mise en page n'hésitant pas à ajouter ses propres idées narratives au story-board de Cazenove.

Graphiquement, c'est donc de la belle ouvrage, dans un style fluide et dynamique aux influences de l'école Disney italienne (Barbucci/Canepa) et qui me rappelle aussi dans son dynamisme et ses couleurs celui de la série Les Sisters. Parmi les nombreuses bandes dessinées d'humour à thème à base de gags en une page, c'est toujours une très bonne chose à prendre. Et dans le cas présent, cela a suffi à me rendre agréable et amusante la lecture de cet album.

Car au niveau de l'humour, ce n'est pas particulièrement hilarant. Les chutes tombent un peu à plat et l'humour est souvent trop appuyé. Néanmoins l'ambiance est bonne et les nombreux personnages sont relativement attachants. Si bien qu'on lit cette série d'humour avec le sourire et la variété des situations et des récits permet de ne pas s'y ennuyer un instant.

Bref, c'est une agréable lecture, joliment dessinée et qui pourra sûrement plaire à un public d'adolescentes ou de jeunes adultes.

Nom série  Sarrasins !  posté le 20/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Cette bande dessinée m'a appris de manière fluide et agréable des faits historiques très intéressants que j'ignorais totalement : je ne savais pas du tout qu'il existait une nation de pirates sarrasins fermement installée sur la côté Provençale aux alentours de l'an Mille, plus précisément dans la ville de Freinet (La Garde-Freinet de nos jours). Dès les premières pages, on est plongé aux côtés de cette petite nation faite d'hommes libres vivants du pillage, d'enlèvement et de commerce. Ils sont rendus attachants, dotés d'une véritable âme et d'une culture intéressantes. Et on découvre leur relation complexe entre le marteau formé par les chrétiens de Provence et l'enclume formée par le Califat de Cordoue et les Maures d'Espagne à la civilisation très différente et nettement plus installée.

S'il n'y avait pas eu quelques légers défauts réduisant à mes yeux la qualité complète de cet album, je lui aurais volontiers accordé le demi-point qu'il lui manque pour être franchement bien. Parmi ces défauts, il y a pour une petite part le dessin qui n'est pas mauvais mais ne m'a pas tellement charmé et qui présente quelques personnages trop similaires et quelques expressions de visages pas très réalistes. Il y a ensuite quelques invraisemblances comme le fait que visiblement soit les personnages parlent toutes les langues locales sans accent, soit les chrétiens, les sarrasins et les maures parlent tous la même langue puisqu'ils se comprennent tous et peuvent se dissimuler les uns parmi les autres sans être repérés à l'oreille dès les premières paroles. En outre, je n'ai pas très bien compris en quoi récupérer le fameux parchemin était si important pour le Califat de Cordoue alors que d'une part sa simple destruction suffisait à remplir ses objectifs et que d'autre part l'émetteur du parchemin restait en mesure de transmettre de nouveau l'information si cruciale donc qu'il était plus dangereux encore que le parchemin.

Bref, cette bande dessinée manque légèrement de finition à mes yeux sur le plan de l'intrigue et de maîtrise technique sur le plan graphique mais, sur le plan narratif et sur le plan historique, elle est très bien foutue et très instructive. A lire.

Nom série  Chapeau Melon et Bottes de Cuir  posté le 20/08/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime bien la série télé Chapeau melon et bottes de cuir, surtout les épisodes avec Emma Peel. J'aime ses acteurs, la classe anglaise des deux héros, son ambiance étrange et un peu loufoque et ses histoires souvent à base de fantastique. Quoique ici les acteurs n'y soient que couchés sur le papier, on retrouve bien ces ingrédients-là dans cette adaptation BD. Ça aurait pu être bien. Et pourtant je ne l'ai pas appréciée...

D'abord parce que quelque soit le niveau du dessin, le jeu des acteurs et l'ambiance particulière et sonore de la série ne peuvent pas être transposés en bande dessinée. On reconnait bien les protagonistes de la série et le style typique de leurs enquêtes, mais cela sonne creux et fade.
Ensuite parce que le dessin, justement, ne m'a pas paru à la auteur. Steed y est caricaturé de manière très figée,avec un net manque d'aisance technique. Et même si on retrouve les superbes formes d'Emma Peel et parfois les traits ressemblants de son visage, d'autres fois elle est quelconque et peu reconnaissable. La première histoire a l'agréable idée de mettre brièvement en scène une rencontre entre Tara King et Emma Peel et j'ai justement le souvenir d'une case où on les voit toutes deux de profils et il n'y a vraiment pas grand chose pour les différencier l'une de l'autre tant leur graphisme est formaté.
Enfin parce que la narration n'est vraiment pas terrible. L'atmosphère graphique et narrative m'a un peu rappelé celle de la BD Les Aventures du commissaire San-Antonio. J'apprécie cette dernière par nostalgie mais il faut avouer que son style est désuet et son mélange de caricatural, d'action loufoque et de textes fastidieux est un peu lourdingue. Il y a aussi parfois une ambiance rappelant les parodies de MAD. Bref, des références pas mauvaises mais assez démodées. Et surtout cette BD n'atteint pas ce niveau là. L'humour est médiocre, les jeux de mots anglais sont mal voire pas traduits du tout, la narration est décousue et on a parfois du mal à comprendre ce qu'il s'est passé entre deux cases. Et enfin les intrigues sont ennuyeuses car on comprend bien vite que les auteurs peuvent décider de rebondissements totalement irréalistes et faciles d'un instant à l'autre donc pas moyen d'être pris dans l'histoire.

Bref, je me suis ennuyé malgré toute l'affection que j'ai pour la série télé éponyme.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 220 230 240 243 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque