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Nom série  L'Homme qui assassinait sa vie  posté le 20/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Homme qui assassinait sa vie est un polar noir dans le plus pur style du genre. Ambiance désabusée, vieux détective privé, ex-taulard, putes, magouilles, tromperies et flingues, on a tous les éléments du genre. Le cadre détonne un tout petit peu puisqu'il s'agit du sud-ouest de la France et non pas d'un coin des USA. Et surtout l'originalité tient dans les motivations du personnage principal... motivations auxquelles je suis resté étranger jusqu'à la dernière page...

C'est assez dommage car l'ensemble du récit tient bien la route et offre un rythme assez prenant. Il y a plusieurs fils narratifs qui s'entremêlent et c'est parfois légèrement confus mais pas de quoi s'y perdre pour de bon. Il y a notamment quelques personnages originaux et intéressants. Et le graphisme est dans un style rappelant celui de Tardi, lui-même adepte de récits noirs, et il n'est pas désagréable.

Mais je reste sur ma fin car l'intrigue principale est motivée par cet homme qui sort de prison et ce qu'il décide de faire par la suite... et je ne m'y suis pas du tout attaché ni ai capté la raison profonde de l’extrémité de ses actes. Du coup, je sors de ma lecture un peu perplexe. J'ai été diverti le temps de ma lecture, mais pas convaincu et je ne sais pas si elle me restera longtemps en mémoire.

Nom série  Tea for two (Bretzelle et Baba)  posté le 19/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Initialement publiée en 2011 sous le titre "Bretzelle et Baba", cette série du Lombard fut rééditée sous un nouveau nom en 2013 avec la parution du second tome. Avant cela, elle était apparue dans l'éphémère magazine Kramix du même éditeur, aux côtés d'autres séries comme Steve Lumour ou Adopte un thon.com.

Il s'agit d'une série d'humour en un gag par planche mettant en scène un salon de thé où évoluent deux serveuses et un décorateur d'intérieur. La première, Bretzelle, est une bringueuse croqueuse d'hommes. La seconde, Baba, est beaucoup plus sage, rondouillarde et un peu déprimée. Et enfin, lui, Darjeeling, est homo et se comporte en bonne copine avec les deux autres. Et dans le second tome, un mexicain excentrique et bi viendra s'ajouter au trio. Outre les frasques amoureuses de Bretzelle et les engueulades avec Darjeeling, le récit tourne beaucoup autour de l'attirance bisexuelle de Bretzelle envers Baba.

L'ambiance est très girly, très urbaine et très "Femme Actuelle".
Le graphisme est dans un style "illustratrice publicitaire" de la lignée des Pénélope Bagieu et autres Colonel Moutarde, mais je ne suis pas vraiment tombé sous son charme. Je le trouve peu esthétique et moyennement efficace.
Les personnages font preuve d'un peu d'originalité, notamment dans la bisexualité de Bretzelle, mais ils alignent aussi beaucoup de stéréotypes. Le copain homo Darjeeling, la rondelette un peu mollassonne Baba et les multiples conquêtes de Bretzelle font largement déjà-vu et peu passionnants. Baba, notamment, avec sa passivité et ses épaules tombantes m'est apparue un peu pénible. Et ce n'est pas le caractère égocentrique de Bretzelle qui allait davantage m'accrocher.
Pour finir, l'humour ne m'a guère fait sourire. Les gags sont pour la plupart assez convenus et prévisibles.

Bref, même si elle se laisse lire, je n'ai pas été séduit par cette BD, ses personnages et son humour. Elle ne sort pas à mes yeux du lot de BD pour jeunes femmes urbaines qui sort depuis quelques années.

Nom série  Tales of Xillia - Side: Milla  posté le 18/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout au long de ma lecture des 3 tomes parus à ce jour, je me suis fait la réflexion que ça ressemblait fortement à la trame d'un jeu vidéo japonais type Final Fantasy. Ce n'est qu'après coup que j'ai constaté qu'il s'agit effectivement de l'adaptation d'un jeu PS3 paru en 2011 au Japon et 2013 en Europe. Et effectivement, on y retrouve l'ambiance de ces jeux scriptés où le personnage joueur est transporté d'un lieu à l'autre, d'une rencontre à une autre, avec des alliés au fur et à mesure et des combats pour faire de l'animation.

Mais adapté en manga, il en ressort une trame cousue de fil blanc qui se révèle artificielle pour qui découvre l'histoire. Les facilités, coïncidences et passages convenus s’enchaînent. Tout cela sonne factice, immature. C'est visiblement un récit pour adolescents, avec sa petite dose de tragédie romantique, mais on n'y croit trop difficilement. Il faut aller à tel endroit, mais pour ça il faut passer par tel lieu (alors qu'à regarder la carte fournie en début d'albums, ça n'a pas l'air bien compliqué de trouver mille autre routes terrestres ou maritimes pour y arriver), et comme ça bloque, on décide d'aller à tel autre endroit, mais avant ça il faut trouver un docteur pour se soigner, et puis faire tel autre chemin, mais pour ça il faut aller à telle ville chercher tel moyen de transport, mais pour cela il faut gagner tel tournoi, etc...
Si les personnages étaient attachants, ça pourrait être une aventure divertissante, mais je les ai trouvés fades et sans accroche, des stéréotypes mal exploités.
A côté de cela, le dessin est joli en terme d'illustration et de soin des décors. Mais les visages ont une forte tendance à se ressembler et à se confondre. Et surtout la narration est médiocre et souvent difficile à capter clairement.

Bref, cela sent l'oeuvre de commande, réalisée avec un certain soin mais sans âme, sans originalité et bien peu captivant. Alors je maintiens une note moyenne car le dessin est bon et que l'histoire se laisse lire et peut peut-être plaire à de jeunes lecteurs, mais la suite ne m'attire pas plus que ça.

Nom série  Pères indignes  posté le 14/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pères indignes, c'est un récit complet sous la forme d'une succession de strips comiques. Il met en scène une famille dont les parents se séparent, le père allant vivre chez son frère complètement inconséquent et la mère gardant les enfants dont l'un est un ado dans toute sa splendeur et l'autre on ne sait pas trop si c'est une fille ou un garçon. Ajoutez à cela un club des pères indignes anonymes et l'enterrement du grand-père, lui-même indigne, et vous aurez le résumé de ce récit un peu loufoque, distillant à petites doses de l'humour absurde, caustique, noir et légèrement trash.

C'est une lecture qui fait passer le temps, mais je dois dire que je n'ai pas tellement accroché. Les personnages ne m'ont pas paru très attachants ni intéressants. Et ce n'est pas foncièrement drôle, ni novateur dans son genre. La structure en strip laisse espérer un rire ou un sourire à chaque fois mais ce ne fut guère le cas pour moi. J'étais plus curieux de savoir où le scénario allait nous mener que véritablement pris par l'humour.

Je ne me suis pas ennuyé, ce n'est pas désagréable, mais ce n'est pas une bande dessinée qui marquera vraiment ma mémoire.

Nom série  Superman n'est pas juif (...et moi un peu)  posté le 14/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album, c'est le récit de jeunesse de Benjamin, né d'une mère catholique et d'un père juif, ballotté entre un judaïsme qu'il ne connait finalement quasiment pas et son désir de vivre ''comme tout le monde'', sans qu'on lui impose une religion.

C'est un récit raconté tout en simplicité, que ce soit dans le graphisme ou dans la narration. Le dessin est épuré, pas très sophistiqué mais facile à lire. L'histoire est tout d'abord celle d'un enfant, avec des histoires de cour de récréation et de repas de famille. Puis l'enfant grandit et c'est finalement un homme qui viendra conclure le récit.
Entre temps, nous aurons appris le malaise de cet enfant, tiraillé entre son amour pour son père et sa famille paternelle d'origine juive marocaine, qui voient comme évident qu'il prendra la relève de leur judaïsme, et son envie de pouvoir choisir par lui-même sa vie et surtout ne pas crier haut et fort qu'il est juif (ou pas) pour ne pas attirer l'attention et les ennuis sur lui.
C'est intéressant, agréablement raconté et les auteurs réussissent à faire passer quelques bonnes émotions en fin d'album. Bref, une bonne lecture.

Et puis grâce à cette BD, j'ai découvert ce qu'était la Dafina, plat des juifs marocains dont je ne connaissais rien et qui m'a l'air bien appétissant... mais pas bon pour le régime...

Nom série  Puella Magi Madoka Magica - the Different story  posté le 14/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Puella Magi Madoka Magica, à la base, c'est l'adaptation en manga d'une série animée, une histoire de Magical Girls façon Sailor Moon où des jeunes filles aux pouvoirs magiques combattent des ''sorcières'', monstres invisibles aux yeux des mortels. Quant à Puella Magi Madoka Magica - the Different story, c'est un spin-off de ce manga, une sorte de "what if" se focalisant sur deux protagonistes de la série autres que l'héroïne et racontant ce qu'il se serait passé si l'une d'entre elles n'était pas morte.

N'ayant ni vu l'animé ni lu l'adaptation manga, je commençais mal ma lecture car on y est plongé directement et sans explication dans l'univers des Puella Magi. Je n'avais pas non plus la curiosité de voir approfondies les origines de ces deux personnages, Mami Tomoe et Kyôko Sakura, dont je ne connaissais rien des particularités et de leurs relations avec l'héroïne de la série originelle.
Bref, ce fut d'emblée difficile pour moi d'accrocher.
Le dessin ne m'y a pas tellement aidé non plus car autant les personnages féminins sont relativement bien dessinés quoique sans réelle personnalité graphique, mais les scènes d'action, noyées sous les traits de vitesse et autres effets spéciaux, sont confuses et difficilement compréhensibles. Et quand on feuillette la série, on a un peu l'impression de voir une alternance de planches où ne sont dessinés que les visages des héroïnes qui parlent et reparlent et d'autres qui ne sont que des combats mouvementés.

Ensuite, on réalise qu'au-delà d'une trame de combats entre les gentilles Puella Magi et les horribles sorcières, ou parfois entre les Puella Magi elles-mêmes, c'est surtout la psychologie et les dialogues torturés qui animent l'auteur. Les protagonistes passent en effet leur temps à bavasser sur leur solitude, leur amitié, les raisons de leur combat, leurs relations, etc... Leurs réactions sont régulièrement outrées et factices : ça sent la construction artificielle du récit, comme le retournement brutal de comportement de Kyôko en fin de premier tome. On est dans de la tragédie facile pour adolescentes romantiques pré-baudelairiennes.

Trop convenu et ennuyeux à mon goût, je me suis rapidement lassé de cette lecture que je me suis mis à feuilleter avant même d'achever le premier album, pour survoler ce qu'il se passait ensuite et voir comment les choses se terminaient au bout du troisième tome sans être convaincu pour autant.

Nom série  La Curiosité est un vilain défaut  posté le 13/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'éditeur et la composition de la couverture m'ont fait croire qu'il s'agissait d'une BD du même auteur que Le Coup du lapin. Les deux séries partagent en effet le concept de gags muets, très courts et dans un noir et blanc très simple, mettant en scène un animal dans des situations emplies d'humour noir. Mais autant j'avais trouvé les gags d'Andy Riley percutants et drôles, autant ceux d'Andrew Pinder m'ont paru basiques et mal construits.

Déjà le dessin est médiocre. Il est hésitant, presque amateur, et la narration graphique fonctionne mal.
Ensuite les gags tombent presque toujours à plat. Ils sont racontés de manière laborieuse et n'apportent pas de surprise. J'ai décroché quelques demi-sourires par-ci par-là mais beaucoup de planches m'ont laissé complètement indifférent.
Même par curiosité, je ne conseille pas plus que le feuilletage de quelques pages.

Nom série  Michel Vaillant - Nouvelle saison  posté le 19/11/2012 (dernière MAJ le 06/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais accroché à la série originelle Michel Vaillant. Outre son sujet automobile qui m'indiffère, je n'aimais pas ses scénarios trop classiques et le dessin de ses personnages dont je trouvais qu'ils avaient strictement tous le même visage carré, même les femmes, avec juste la chevelure pour les différencier et encore. Je n'étais que peu motivé à l'idée de découvrir une nouvelle saison de cette série.
Mais la surprise fut pourtant assez agréable.

Au scénario, on retrouve Philippe Graton, fils du créateur de Michel Vaillant et qui avait déjà collaboré aux scénarios des derniers tomes de la série. Il est associé à Denis Lapière qui a la particularité d'avoir lui-même été brièvement pilote de course avant de devenir scénariste de bande dessinée.
Marc Bourgne et Benjamin Benéteau se partagent le dessin, le premier ayant la charge des personnages tandis que le second s'occupe des décors et des voitures.

Ce qui marque d'emblée par rapport à l'ancienne série, c'est que le dessin est beaucoup plus moderne désormais. Fini les visages tous similaires, seul Michel n'a quasiment pas changé, mais les membres de sa famille sont désormais plus diversifiés et réalistes. En contrepartie, on retrouve une mise en page et une narration très similaires à celle de Jean Graton pour ce qui concerne les courses automobiles elles-mêmes, ce qui n'est pas plus mal pour conserver l'âme et la particularité de la série. Et comme toujours, on retrouve des voitures Vaillante purement inventées et originales, une des choses qui me plaisaient bien dans l'ancienne série.

Pour ce qui concerne l'intrigue de ce début de série, elle mélange au moins trois thématiques principales.
Tout d'abord, il y a la situation financière et stratégique de la société Vaillante, avec un nouveau partenariat et un retour à la course automobile qu'elle avait quittée auparavant.
Ensuite, il y a la course en elle-même, avec pour le premier tome le cadre du World Touring Car Championship, c'est-à-dire des courses de voitures aux carrosseries de berlines standards, simplement retouchées pour être rendues compétitives au niveau sportif, et pour le second tome des tentatives de record du monde de vitesse en voiture électrique.
Et au-delà de ces deux sujets vient le dernier thème, les affaires de famille de Michel Vaillant et notamment des inquiétudes concernant son fils, devenu presque un jeune adulte. A priori, ce thème là semble parti pour former le fil rouge de la série tandis que chaque tome se focalisera sur un sujet sportif différent.

Ce début de série pose de bonnes bases tant au niveau du dessin que de l'orientation assez moderne du scénario. C'est une agréable surprise pour moi et je me retrouve à accrocher à une série sur le thème du sport automobile alors que ce n'est pas du tout un thème que j'apprécie d'ordinaire.

Nom série  Iris Zéro  posté le 06/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai commencé la série, j'ai trouvé les deux premiers tomes très bien.
L'idée de ces Iris permettant à toute la population jeune de voir des choses en lien avec les sentiments ou de prévoir certains événements est intéressante. Et surtout l'idée de poser en héros un personnage qui, justement, n'a pas d'iris et doit vivre avec dans une société qui du coup le rejette me rappelait des séries de réflexion sur la base de concepts fantastiques telles que Transparent ou Je suis morte.
Le graphisme est très bon et très soigné. La narration est impeccable. Les protagonistes sont attachants et dotés de bonnes personnalités. Il y a le petit côté romantique où on se demande quels couples vont se former parmi ces gars sympathiques et ces filles charmantes. Et pour une fois dans un shonen, il n'y a pas de fan service pesant, les auteurs insistant d'ailleurs sur le fait qu'ils ont refusé de dévêtir leurs héroïnes de manière gratuite.
Bref, j'ai commencé par beaucoup accrocher.

Puis les tomes 3 et 4, qui forment une histoire à peu près complète, ont refroidi mon intérêt. Les auteurs partent dans une direction qui se prend soudainement trop au sérieux, avec menaces de mort et véritable enquête. Non seulement, la différence de ton me plaisait moins mais en plus j'ai trouvé assez ridicule le contraste entre la façon dont les choses se déroulent dans le tome 4 puis ensuite comment tout semble oublié dans le tome suivant où les anciens adversaires sont redevenus les meilleurs amis du monde. Cela sonne factice.

Le tome 5 revient sur un ton plus proche des deux premiers mais le charme est un peu rompu pour moi. La réflexion sur les iris devient assez annexe et n'est vraiment pas poussée. Quant à la trame amitié/romance, elle persiste mais du fait des événements des tomes 3 et 4, j'y suis moins accroché car j'y crois moins.
La lecture reste néanmoins agréable et il suffirait de peu pour que je retrouve le plaisir que j'avais à lire les premiers tomes.
La suite tarde à paraître au Japon mais elle est annoncée pour le printemps 2014 donc sûrement d'ici la fin de l'année en France.

Nom série  Reversal  posté le 03/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Reversal est un shonen présentant plusieurs qualités.
La première est un dessin de très bonne qualité. Aussi soigné pour les personnages que pour les décors, il est moderne et dynamique. Sa narration dans les scènes d'action est parfois légèrement confuse, mais il se lit très bien.
La seconde est un décor de Kyoto qu'on trouve rarement en manga, et aussi une héroïne ayant pour métier celui d'apprenti-geisha, ce qui n'est pas commun.
La dernière est une intrigue en deux tomes ce qui évite la dilution du scénario. C'est en même temps surprenant car arrivé en fin de premier tome, on se demande clairement comment tout ce qui vient d'être introduit pourra trouver une conclusion en un seul tome.

Par contre, au-delà de ces qualités, je dois dire que le scénario manque d'originalité et n'est pas forcément captivant. Il s'entame sur la même trame de base qu'un shonen comme Psyren où un objet mystérieux, ici une console de jeu, plonge les personnages dans un monde parallèle dangereux où ils vont devoir affronter des monstres et la mort comme dans un jeu vidéo. Tout cela parait rapidement factice et il est difficile d'être pris dans le récit car on n'y croit pas franchement et tout parait trop facile, trop convenu.

Reste l'aspect intrigant de comprendre ce qu'est ce Kyoto inversé, quelle est la nature des zombies qui le peuplent et qui sont ses joueurs les plus puissants. Et la curiosité de voir comment tout cela se finira en un tome seulement. Mais justement, en si peu de pages, est-ce que l'auteur réussira à donner une fin satisfaisante à cela ?
La réponse en Mars 2014, il n'y aura pas à attendre longtemps.

Nom série  Le Monde de Milo  posté le 20/08/2013 (dernière MAJ le 01/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Monde de Milo est une fable fantastique en 2 tomes dont j'ai trouvé le premier tome très inspiré de l'oeuvre de Miyazaki même si le second est plus proche de la simple heroic-fantasy.

Cette ressemblance avec Miyazaki du premier tome se retrouve dans le graphisme et notamment le dessin du jeune héros. Le trait, les couleurs et l'ambiance visuelle sont proches de certains films d'animation. Mais cela se retrouve aussi dans l'atmosphère d'ensemble du récit, ce jeune garçon débrouillard vivant seul dans une vallée agréable et sous le regard bienveillant de vieilles dames, ce poisson mystérieux dans sa bassine qui fait rapidement penser à Ponyo, cet intrusion du fantastique et d'une action à suspens mais sans réelle cruauté...
C'est donc un récit un peu stéréotypé qui nous est offert ici. On y trouve assez peu de surprises. On rentre vite dans la trame d'un passage d'un monde à l'autre et de la découverte par le héros d'un univers nouveau et un peu dangereux, avec des méchants qui le poursuivent et une destinée le concernant lui et sa famille avant lui. Quelques mystères et hop, le scénario est lancé.
Malgré ces aspects déjà-vus, c'est un ouvrage de qualité. Le graphisme est très plaisant, la narration est fluide et bien menée, le rythme est doux mais efficace, et donc la lecture du premier tome est agréable et sans accroc.

Le second tome par contre m'a un peu déçu. A l'exception d'un petit retournement de situation temporaire, sa trame est trop convenue et prévisible. Il y a un méchant sorcier à combattre, il faut traverser le dangereux marais pour l'atteindre, et puis vient la confrontation. Voilà tout. Décevant et pas très passionnant par rapport à l'originalité que laissait espérer le premier tome.

Je laisse une note d'ensemble pas mal car la lecture n'est pas déplaisante et le graphisme est bon mais le premier tome laissait espérer mieux et surtout moins stéréotypé.

Nom série  Les Enfants de la Mer  posté le 31/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les Enfants de la Mer est un seinen mi-fantastique mi-poétique sur un ton très contemplatif voire mystique. Il s'entame par la rencontre entre une jeune japonaise et deux "enfants de la mer", élevés par des dugongs (lamantins) et capables de nager comme de vrais poissons. Ceux-ci font l'objet d'une étude par des scientifiques passionnés mais ils sont surtout au centre d'un gand cadre fantastico-mythique reliant la mer dans son ensemble à tous les êtres vivants, aux étoiles et aux hommes.

Jusqu'à la fin du second tome, je trouvais ce manga plutôt pas mal.
Son dessin me dérangeait, je ne l'aime pas trop car je le trouve hésitant, pas toujours clair et avec des visages de personnages parfois franchement laids. Le rythme lent du récit me lassait aussi un peu.
Mais l'histoire était intrigante et prenait doucement forme. Son ton était original et ses personnages intéressants. Et puis j'ai beaucoup aimé le passage du typhon dans le second tome, graphiquement et dans son ambiance.

Par contre, j'ai complètement décroché sur les tomes suivants. Le troisième tome, notamment, donne l'impression qu'il ne se passe rien de tout l'album, et la suite n'est pas tellement mieux. La narration enchaîne les flash-back et les digressions. La trame principale devient très décousue, confuse, sans savoir si on est dans le réel, l'hallucination ou la métaphore poétique. Et enfin parce que le scénario tourne de plus en plus au mystique. "Le ciel, la mer, les animaux, les étoiles, le passé, le présent, tout est lié, tout forme un écosystème, il faut mourir pour renaître, le monde entier doit assister à la renaissance, wouhouu...". Et tout ça dans un rythme de plus en plus délayé et chaotique, avec plein de discussions illuminées et répétitives mais qui ne veulent pas dire grand chose.
Bon, bref, j'ai décroché.

Nom série  Flash ou le grand voyage  posté le 30/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu le premier tome de cette série, seul paru à ce jour, sans rien en savoir ni en avoir lu le résumé. La couverture me laissait croire à un polar, une histoire de gangsters, et c'est aussi ce que j'ai continué à penser durant la lecture du premier chapitre du récit, se déroulant au Liban. Mafia, trafic d'armes, trafic de drogues, hormis le cadre historico-géographique original, j'étais en terrain connu mais également intéressé par une narration efficace et un dessin de qualité.
Mais l'histoire prend un tournant très différent avec la fin de l'épisode libanais. Par la suite, la partie gangster disparaît pour ne garder que la thématique de la drogue. Car en effet le récit va désormais suivre la fuite en avant aventureuse de Charles Duchaussois, une errance mouvementée de Turquie jusqu'à Katmandou, à la découverte de drogues de plus en plus dures.

C'est en effet l'adaptation d'un best-seller dont je ne connaissais rien, un récit autobiographique de voyage et de consommations de stupéfiants dans le cadre de la mouvance hippie de 1969-1970.
Nous sommes loin des hippies "wouhou cool peace brother" caricaturaux qu'on peut s'imaginer. On découvre ce monde et ces personnages étonnants de l'intérieur, à mi-chemin entre aventures, magouilles, arnaques criminelles et surtout drogues, et pas juste le simple haschisch.

C'est instructif mais aussi prenant. Le scénario est dense et se révèle en effet presque trop aventureux pour être vrai alors qu'il s'agit visiblement d'une histoire totalement vraie. Le héros, par contre, m'est paru antipathique : égoïste, coureur et irresponsable (surtout suite à son premier mariage). Le fait de réprouver sa conduite a fait que je ne me suis pas totalement imprégné dans son récit mais je l'ai trouvé tout de même très intéressant et bien mené. Sa narration m'a parfois un peu surpris quand s'y mêle un peu de folie comme les chats d'Istanbul ou le singe de Bombay, mais je suppose que c'est pour faire la transition vers la probable folie due à la drogue du second et dernier tome.

Bref c'est un récit instructif sur le plan historique, géographique que sociologique et en même temps captivant comme un récit d'aventure moderne. Une bonne lecture.

Nom série  Canoë Bay  posté le 29/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je repoussais cette lecture car son titre et sa couverture me laissaient croire à un classique récit d'aventure dans le Nouveau-Monde à l'époque du conflit entre Anglais et Français. J'ai déjà lu beaucoup de récits dans ce cadre, je trouve qu'ils se ressemblaient tous et aucun ne m'a vraiment passionné.
En outre, son édition ouvertement orientée vers la vente de ses planches en galerie m'avait refroidi, craignant une oeuvre commerciale, esthétisante et vide de fond.

J'ai été surpris d'y découvrir un récit de pirates.
Après une introduction expliquant les premières années du jeune mousse Jack, acadien d'origine, on se retrouve en effet face à une histoire de marins déserteurs et de pirates rejoignant le décor typique du genre des Caraïbes au 18e siècle. Mais ce n'est que temporaire car la piste d'un trésor va les mener à remonter les rivières canadiennes en compagnie d'éclaireurs indiens, avec une jeune aristocrate britannique pour otage, poursuivis par le père de cette dernière, officier mandaté pour la Couronne pour les arrêter.
Un mélange de genre surprenant et bien mené.
On notera au passage une bonne touche de Stevenson dans ce récit, bien des points rappelant l'Île au Trésor, notamment la relation entre Jim Hawkins et Long John Silver ou encore le fortin assiégé.

Les personnages sont charismatiques, l'intrigue dense et rythmée, et évidemment le dessin est superbe même si ce n'est pas mon style préféré. Et moi qui m'attendais à ce que ça finisse mal ou de manière désabusée comme souvent dans ce genre de chasse au trésor folle et un peu désespérée, j'ai été agréablement surpris par la fin. Ce n'est pas une conclusion en queue de poisson mais la vraie fin d'une longue histoire d'aventure historique.

Bref une vraie bonne lecture divertissante et dépaysante, de l'aventure à l'ancienne, soutenue par un très beau dessin.

Nom série  Lucy poids plume  posté le 29/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A priori, il semble que Lucy poids plume ne soit publié dans aucun magazine mais c'est le genre de série que j'imaginerais facilement dans un journal du type Astrapi.
Elle met en scène Lucy, une préado énergique, petite dernière d'une famille monoparentale dans laquelle elle vit avec son père, ses trois grandes sœurs et sa truie de compagnie, Eléonore. Elle dort dans une cabane construite dans un arbre dans son jardin et, outre Elénore elle-même, elle a pour amis Tristan un copain amoureux d'elle et Grace une riche héritière américaine. Ses petites aventures du quotidien sont teintées d'humour et d'une légère dose d'écologie ou du moins d'amour de la nature.

Hormis la famille de Lucy elle-même qui est assez étonnante, avec ces quatre soeurs si différentes de caractère, ce gentil père dont on ne sait pas s'il est veuf ou divorcé et cette truie qui partagent leurs vies, cette série elle-même n'est pas très originale. Les histoires de Lucy sont plaisantes mais elles ne sortent pas tellement du lot dans séries jeunesse. Petites histoires d'une famille unie, jeux d'enfants ou de préadolescents, tracas du quotidien, balades dans les bois ou dans les rues, discussions entre amis ou en famille...
L'ambiance est agréable, les histoires sont variées et se lisent sans déplaisir, par contre le dessin ne me plait pas tellement et les gags de fins d'histoire sont assez poussifs et sans surprise.
J'ai trouvé également surprenant que les histoires de l'album ne présentent quasiment pas l'environnement de Lucy. Pourquoi n'a-t-elle plus de mère ? Depuis quand vit-elle dans une cabane dans un arbre ? Comment a-t-elle connu la richissime Grace ? Même si à priori ce n'est pas le cas, on dirait qu'il y a eu d'autres aventures avant celles des albums qui permettaenit de mieux comprendre et connaître la vie de Lucy, ce qui rend les albums un tout petit peu hermétiques en première lecture.

Bref, c'est une série jeunesse sympathique mais sans plus à mes yeux. Les personnages sont plutôt bons, mais il lui manque une touche d'originalité dans ses histoires et un humour un peu plus percutant.

Nom série  La Cuisine de Mamette  posté le 29/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette bande dessinée est un spin-off de la série Mamette. Du même auteur, elle reprend le personnage titre de la gentille grand-mère plutôt gourmande et l'utilise pour présenter ses recettes préférées par le biais de petites saynètes.

Qu'il s'agisse de repas en famille ou avec ses amies, de discussions avec une inconnue (la mère de Lou ! en guest-star) dans un supermarché ou encore de gâteaux de consolation pour sa petite fille triste, c'est de manière variée et très agréable et très tendre que la petite mamie en vient à nous donner ses recettes.
Celles-ci, ensuite, sont présentées toujours par Mamette de manière claire et facile à suivre. La majorité sont des recettes très simples, allant des crèpes aux oeufs cocottes en passant par des boulettes de viandes ou une galette des rois mais aussi quelques plats régionaux plus rares comme le Trinxat de Cerdagne. Toutes ces recettes ont l'air faciles à faire et j'ai personnellement eu envie de me mettre aux fourneaux dès la lecture de certaines d'entre elles.
Le tout est mis en image par l'excellent et surtout très agréable dessin de Nob. Ses couleurs chaudes sont les mêmes que celles de Mamette et elles sont toujours aussi belles et douces.

C'est donc là un vrai plaisir de lecture qui donne de très bonnes idées de recettes faciles et donne envie de se mettre en cuisine.

Nom série  Alix Sénator  posté le 21/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Note : 3.5/5

Je ne suis pas un expert ni un grand fan de la série Alix. J'apprécie grandement sa justesse historique et la façon dont Jacques Martin a donné vie à l'époque Romaine avec des décors parfois très travaillés, mais la raideur de son trait et le conservatisme désuet de ses récits me lasse très vite.
Autant dire que je partais assez circonspect vers la lecture d'une série comme Alix Senator, spin-off que j'imaginais commercial d'une série qui ne m'avait jamais passionné.
Mais j'ai eu droit à une agréable surprise.

Valérie Mangin et Thierry Demarez a mis en scène l'Empire Romain de la fin du premier siècle avant Jésus Christ, de l'Italie à l'Egypte pour ce qui est des deux tomes parus à ce jour. On y retrouve un Alix sénateur grisonnant, sans Enak mais avec son propre fils ainsi que le fils de son ancien ami disparu. Ceux-ci, adolescents découvrant la vie, jouent un peu le rôle que leurs pères jouaient dans les premiers albums de la série Alix, se partageant du coup la vedette avec Alix lui-même.
Le ton est plus sérieux, plus complexe et plus moderne que pour la série originelle. Des complots politiques à la Murena se mêlent à des assassinats à la limite du fantastique. La Rome présenté là est aussi plus adulte, moins censurée, les jeunes adolescents à la charge d'Alix participant notamment en douce à ce qui ressemble presque à une orgie.

J'ai beaucoup aimé le premier tome de cette série. Il reste dans un cadre presque strictement historique et offre une enquête réaliste et bien menée, tout en donnant vie de belle manière à la Rome Antique.
Le second tome s'entame dans la même lignée réjouissante mais son final déborde un peu vers des thématiques un peu plus fantastiques et grandiloquentes comme les apprécient Valérie Mangin. J'ai un tout petit peu moins accroché sur ces passages là, préférant qu'on reste dans l'historiquement plausible. Là, j'ai senti un peu de facilité et de recherche de sensationnel.
Je reste quand même intéressé et lirai sans hésiter le troisième tome qui clora le premier cycle de la série, en espérant qu'il ne s'éloigne pas davantage du cadre réaliste.

Nom série  Mauvais genre  posté le 20/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est parce que j'ai beaucoup entendu parler de cette BD sur Internet que je l'ai empruntée, mais le sujet ne m'attirait pas vraiment à la base.
J'y ai découvert un récit historique et humain intéressant, presque instructif d'une certaine manière, mais j'ai trouvé le récit et l'atmosphère un peu glauques. Ce n'est pas le genre de BD que je prends plaisir à lire.

Le graphisme est plutôt beau. L'intrigue est intéressante, d'autant plus quand on sait qu'elle se base sur une histoire vraie. J'étais vraiment curieux de savoir comment s'était passée la transformation de ce déserteur de la Première Guerre Mondiale, comment elle l'avait métamorphosé intérieurement mais aussi comment les gens avaient réagi à cet homme travesti. Je me demandais vraiment comment il avait vraiment pu passer pour une femme : ce n'était quand même pas simplement une robe, une perruque et du maquillage qui allait empêcher de reconnaître un homme, si ? A part s'il a un physique androgyne, mais ce n'était visiblement pas le cas. Bref, j'étais très circonspect sur comment cette histoire s'était passée en réalité.

Au final, l'histoire parait plus ou moins crédible, même si à certains moments je me demandais comment certaines personnes pouvaient avoir été bernées. Par contre, elle n'est vraiment pas réjouissante. Elle est instructive sur l'âme humaine et certains comportements sociaux des années 1910 et 1920, mais j'ai trouvé le récit un peu glauque, un peu déprimant. D'autant que le scénario, collant à la simple réalité historique, ne décolle pas tellement à mon goût.

Bref, c'est une lecture intéressante mais à laquelle je n'ai pas franchement pris de plaisir. Je n'en conseillerais la lecture que par curiosité.

Nom série  Mistinguette  posté le 19/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, nous suivons la vie de collégienne de la jeune Chloé, qui commence par un déménagement au moment de sa rentrée en 4e. Histoires de collège, histoires de famille, amitiés, rivalités, romances adolescentes puis par la suite vacances à la plage et rentrée en 3e, c'est un suivi sur la longueur de sa vie quotidienne et sentimentale que nous offrent les auteurs.

J'ai un sentiment mitigé sur cette série jeunesse que je dirais destinée aux jeunes filles entre 11 et 14 ans.
D'un côté, j'aurais pu détester la superficialité "girly" dont elle fait preuve. L'héroïne se révèle en effet étonnamment volage, que ce soit en amitié ou en amour, elle a un caractère un peu changeant et pas toujours agréable, elle trouve son bonheur dans du shopping dans des magasins "chics"... Bref, elle représente ce que je déteste chez une femme.
Mais voilà, ce n'est pas une femme, c'est une adolescente, voire une pré-adolescente puisque à 13 ans au début de ses aventures, elle reste encore très jeune d'esprit. Et du coup, son comportement de collégienne un peu irresponsable voire écervelée devient assez crédible d'une part, mais aussi à même de toucher les lectrices de son âge ou un peu plus jeune. Disons que son comportement tient la route et parait même parfois très réaliste, aussi discutables que puissent être les actes et comportements de la jeune Chloé.
Et finalement, elle est tout de même assez attachante. Les personnages qui l'entourent, à quelques exceptions caricaturales près, sont eux aussi sympathiques et plutôt crédibles. Et les petites aventures amoureuses ou du quotidien de Mistinguette se révèlent agréables à lire même s'il ne s'y passe rien de très surprenant.

Quant au dessin, il n'est pas désagréable à quelques tics graphiques près. Je pense notamment à la représentation des bouches des personnages qui est assez agaçante. Pour exemple, voyez les couvertures des 3 tomes parus à ce jour : Mistinguette y affiche strictement la même expression buccale. Et cette langue qui a l'air de déborder de la bouche ou qui se transforme trop souvent en petit cœur dans une bouche vide est trop souvent utilisé à mon goût, je trouve ça pénible comme manière de dessiner les visages.
Mais passé ce reproche, le reste du dessin est sympathique. Le trait est léger et sa rondeur plaisante. Et les couleurs donnent une belle impression d'ensemble.

Bref, j'ai plusieurs reproches à faire à cette série tant sur le plan graphique que sur le comportement de son héroïne, mais finalement je trouve que ce n'est pas une si mauvaise BD pour un lectorat de jeunes adolescentes. Il y a là de quoi leur parler et les divertir agréablement.

Nom série  Cage of Eden  posté le 17/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga reprend une trame scénaristique très usée : celle d'un groupe de personnes se retrouvant projetées dans un endroit mystérieux où elles vont devoir survivre au milieu de dinosaures ou autres créatures dangereuses .
Ici, nous sommes dans le cadre d'un avion qui se crashe (ou se retrouve téléporté, le mystère reste entier) sur une île déserte du Pacifique. Ses passagers, en majorité les élèves d'un lycée japonais de retour de vacances, vont devoir affronter les dangers représentés d'une part par un mélange de prédateurs énormes venus d'espèces animales théoriquement disparues depuis des milliers ou des millions d'années, et d'autre part par une partie des autres passagers devenus fous car la situation nouvelle a déclenché leurs instincts meurtriers ou dominateurs.

Ce n'est pas crédible du tout.
La folie de certains personnages parait complètement téléphonée, artificielle et surtout trop rapide pour être crue. On est dans les gros clichés et les déjà-vus. Il y a un certain nombre de facilités quoiqu'elles restent relativement acceptables. Et il y a de grosses invraisemblances comme la batterie de l'ordinateur de l'intello qui ne se vide jamais ou encore le même intello qui récite les noms scientifiques des animaux rencontrés au premier coup d’œil.
Il faut ajouter à cela une bonne dose de fan services avec des personnages féminins très sexy et très souvent dénudés ou la culotte à l'air.

Bref, on est loin d'un chef d'oeuvre d'originalité.
Néanmoins, cela reste un shonen très lisible.
Les personnages sont plutôt bien réalisés, avec des personnalités assez intéressantes. Le héros et son amie d'enfance notamment sont attachants.
Les graphismes sont de belle qualité. Les décors sont soignés. Les personnages sont bien reconnaissables et les filles jolies (trop jolies pour être vraies, certes, mais bon...). Il n'y a que lors de certaines scènes d'action, quand l'auteur abuse de lignes de vitesse, que cela devient un peu confus. Le reste du temps, les planches sont bien foutues et agréables.
La narration est bonne et la lecture est divertissante.

Du coup, malgré les nombreux déjà-vus et les facilités, c'est une série de divertissement et d'action assez plaisante sur le thème de la survie dans un endroit mystérieux et dangereux. Mais de là à en faire une série en 21 tomes, j'ai de gros doutes sur son intérêt sur la longueur...

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