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Nom série  Rituels  posté le 02/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette BD est assez inclassable dans son genre, mêlant roman graphique, fantastique, enquête et narrations multiples. Découpée en une vingtaine de chapitres courts, elle alterne l'histoire d'un étudiant en art, obnubilé par l'appartement vide au-dessus duquel il vit et qui renferme un étrange secret, avec des histoires plus ou moins indépendantes mais ayant toutes ou presque en commun de mystérieuses statuettes priapiques. Peu à peu se tisse la trame des effets surnaturels de ces statuettes et la curiosité de comprendre ce qu'il en est réellement et à quoi le héros de l'histoire en fil rouge va être confronté au final.

Le récit est dense et pas toujours évident à suivre. La narration est un peu alambiquée, avec des personnages originaux, à la limite de l'absurde.
Chacune des histoires indépendantes insérées entre les épisodes du récit principal est très différentes des autres, à part dans le ton qui reste pareillement étrange, comme légèrement onirique. On saute d'une époque à une autre et on alterne des personnages, des lieux et des contextes très disparates. Et quand ces histoires se terminent on reste parfois sur notre faim, se demandant où l'auteur voulait en venir, si c'est vraiment tout ou si on n'a pas manqué quelque chose.
Malgré l'aspect décousu de la narration, le côté intrigant du récit maintient l'intérêt du lecteur. L'aspect hétéroclite des scènes et protagonistes apporte également une touche amusante, pleine d'imagination et d'une certain humour ironique. Le dessin n'est pas terrible mais il reste efficace et pas désagréable.

Au fur et à mesure de la lecture, on commence cependant à craindre de plus en plus une fin en queue de poisson, sans explication à tous ces événements bizarres. Et c'est là que le bât blesse car la conclusion de l'album est pire que je le craignais puisqu'elle joue la carte du délire incompréhensible. C'est comme si l'auteur n'avait aucune idée de comment conclure son récit qui partait dans trop de directions à la fois et a préféré la jouer artistique et mystérieux. Et moi ça me frustre fortement, surtout après tant de pages de lecture où l'on se pose plein de questions. J'ai un peu le sentiment d'avoir été floué, d'autant que je n'ai vraiment pas ressenti d'émotion artistique, poétique, humoristique ou autre dans ces dernières pages.

Nom série  Journées rouges et boulettes bleues  posté le 22/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album ressemble à certains autres que j'ai déjà lus qui racontent sur le ton du roman graphique les événements se déroulant pour un quarantenaire lors de vacances d'été durant lesquels il est à un tournant de sa vie, mal dans son couple et mal dans sa peau. Entre un fils aîné en pleine crise d'adolescence, un fils cadet pleurnichard, une femme distante et qui tarde à venir les rejoindre, le retour mi-nostalgique mi-mélancolique dans la région où il passait ses vacances quand il était jeune et pour ne rien arranger le chien qui disparaît, ce n'est pas la fête pour le héros.
C'est un récit réaliste et doté d'un dessin agréable, dont le ton et le graphisme rappellent un peu les séries de Davodeau. Ce n'est pas désagréable à lire même si je n'ai pas apprécié la tension qu'on sent du début à la fin du récit. Il y a un peu trop d'agressivité ou de fatalisme dans toutes les relations et cela plombe l'ambiance. J'aurais aimé plus de touches d'optimisme même si l'histoire avec la vétérinaire en laisse espérer un tout petit peu.
Malgré ce reproche et aussi le côté assez caricatural des chasseurs du récit, je trouve le scénario juste et touchant plutôt bien du doigt le mal-être d'un homme qui ne sait plus trop comment se sortir de l'impasse qu'est devenue sa vie.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1871  posté le 13/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pensais que j'allais apprécier cet album car son dessin m'a plu d'emblée et je trouvais assez originale l'idée de suivre un combattant noir aux côtés des Communards de Paris en 1871. Et pourtant j'ai fini par décrocher à cause d'une narration peu attrayante, d'un personnage peu charismatique et d'une fin sans surprise.

Techniquement, je n'ai aucun reproche à faire au graphisme. Je le trouve beau, soigné et agréable. Il offre de beaux décors et des personnages dynamiques. Par contre, la mise en scène pourrait être améliorer. Plusieurs scènes m'ont paru confuses ou mal racontées car les angles de vues et les cadrages ne permettaient pas de comprendre sans hésitation ce qu'il s'y passait.
Le rythme narratif n'est pas bon non plus. On saute d'une séquence à la suivante de manière abrupte et trop rapide. On n'a pas le temps de s'attacher aux personnages, de comprendre qui étaient tous les gens que le héros rencontre, comment il en est venu à sympathiser avec eux et pourquoi.
Tant et si bien qu'on a finalement l'impression de survoler la vie d'un personnage qui aurait pu être captivant par son originalité mais qu'on observe de trop loin pour vraiment l'apprécier. Difficile dans ces conditions d'avoir de l'empathie pour son caractère rebelle et son désir de tuer.
Et comme l'histoire se termine de manière prévisible et sans impact, je suis resté largement sur ma faim avec cet album.

Nom série  Baby Pop  posté le 11/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Empruntée un peu par hasard, un apriori basé sur le titre, la couverture et le graphisme me laissaient craindre une caricature de shojo comme je les déteste. Mais en fait, le récit s'est révélé plus consistent et lisible que je l'imaginais.

C'est l'histoire d'une jeune fille de 13/14 ans dont la mère divorcée meurt dans un accident juste durant la lune de miel qu'elle fêtait avec son jeune nouveau mari. L'héroïne se retrouve alors à vivre avec ce beau-père aux allures d'hédoniste insouciant qu'elle ne connait pas mais dont elle réprouve le mode de vie. Ce dernier est en effet fêtard et sans arrêt entouré de jolies jeunes filles même le jour de l'enterrement de sa femme. On s'en doute, l'intrigue va consister à permettre à la jeune fille de mieux découvrir ce beau-père et de découvrir ses qualités au-delà des fausses apparences.

Le personnage du beau-père est assez original même si un peu extrême et artificiel. C'est lui qui amène la touche de légèreté du récit. La narration par contre est inégale. Comme je m'attendais au pire du manga shojo, j'ai trouvé au départ la mise en scène plus compréhensible que je le craignais au départ, mais ce n'est pas constant tout au long de la série. Et finalement, j'ai trouvé quand même beaucoup de passages assez confus, avec une narration très rapide, avec un peu trop d'ellipses et de transitions abruptes.
Le dessin, pour sa part, est du pur shojo, sans les plumes et les paillettes. Ce n'est pas ma tasse de thé mais ça se laisse lire.
Cependant, au fil des pages, même si je ne trouvais pas l'histoire mauvaise, je me suis rendu compte que je m'ennuyais de plus en plus. Il n'y a pas assez d'humour ou du moins il n'est pas très drôle. Et les émotions distillées ne m'ont pas touché. On comprend assez vite que le fameux beau-père a bon fond et que c'est son originalité qui fait que les apparences sont trompeuses. Mais cette originalité, on s'en lasse assez vite et l'intrigue n'apporte pas grand chose à part ça.
Tant et si bien qu'arrivé au début du second tome, mon intérêt était fortement émoussé et je suis arrivé jusqu'à la conclusion de la série dans une grande indifférence.

Nom série  Orange (Akata)  posté le 11/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si cette série s'appuie sur un concept initial de science-fiction/fantastique, une lettre envoyée du futur pour essayer d'éviter certaines erreurs de jeunesse à l'héroïne, il ne faut pas chercher davantage dans cette voie car c'est nettement plus vers la romance et le roman graphique qu'elle s'oriente. L'intrigue tourne en effet autour d'une petite bande d'amis lycéens qui va tout faire en sorte pour rendre heureux un de leurs amis dont le futur prédit la mort alors qu'il avait tout pour y vivre à la place une belle romance avec l'héroïne.

C'est un récit un peu fleur bleue mais juste assez mature pour être réaliste et appréciable. Alors que les héros ont initialement des allures de personnages stéréotypés de shojo, ils se révèlent assez vite attachants et j'ai pris plaisir à les suivre. Ils forment une bonne bande dont les membres se complètent bien.
Le dessin est de bonne qualité et la narration est claire et fluide.
Au fil des tomes, j'ai ressenti de très bons moments, pleins de romantisme, d'amitié ou encore de joie de vivre. A d'autres, j'ai été un peu plus perplexe. L'extrême timidité, très japonaise, de l'héroïne est un peu frustrante et agaçante par moment. D'autant plus que cela vient vraiment d'elle seulement : ses camarades sont nettement plus ouverts, modernes et confiants en eux.
Par rapport au concept de l'intrigue, je suis aussi un peu surpris de voir l'héroïne du futur vouloir changer son passé car, certes cela permettrait éventuellement de corriger certains regrets et remords, mais cela signifierait aussi ne plus avoir le bébé qu'elle a et ça je ne peux pas le concevoir. De même pour l'aide que lui apporte son compagnon Suwa.
Mais je préfère ne pas trop me poser de questions et me focaliser sur l'intrigue qui se laisse lire avec plaisir et se révèle régulièrement touchante et agréable. Un sympathique manga.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1967  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur la forme, cette BD est bien dessinée et bien racontée. Elle nous présente de manière claire et intéressante l'opération militaire en Bolivie en 1967 qui a amené à la capture de Che Guevara puis les instants qui ont précédé son exécution sommaire sur les ordres de l'état-major soutenu par les USA. On suit ensuite les remords du soldat qui a exécuté la basse besogne et son traumatisme, croyant que le fantôme du Che se venge successivement de tous ceux qui ont participé à l'action.
Le dessin de Gaël Séjourné y est très appréciable. Réaliste et soigné, il est également mis en valeur par des couleurs lumineuses et agréables.

Mais si cette lecture fut fluide et plaisante, je trouve le contenu un peu trop léger. Il ne s'y passe pas grand chose, ou en tout cas pas grand chose de vraiment marquant pour le lecteur. La narration est peut-être trop aérée ou le scénario pas assez dense. Toujours est-il que ma lecture fut trop rapide à mon goût et que je n'en retiendrai pas vraiment beaucoup de chose.

Nom série  Charlemagne  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Charlemagne est un grand personnage historique et pourtant je ne connais que les grandes lignes de son règne. Du coup, cela m'intéressait de lire une BD détaillant son parcours, de la mort de son père, roi des Francs, jusqu'à son couronnement en tant qu'empereur. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à raconter.

Les auteurs de cette BD le font de manière très sobre, se bornant à raconter les faits historiques les plus importants date après date, année après année. Le dessin est bon et soigné même si j'aurais aimé un peu plus de vues d'ensemble et de cartes pour bien apprécier les lieux et événements. De la même manière, il me manque vraiment une narration et davantage d'explications pour comprendre les transitions entre chaque date et mieux situer les motivations de chacun.
Tel quel, cette biographie du règne de Charlemagne est trop superficielle. Elle aborde beaucoup de faits mais sans les approfondir, sautant de l'un à l'autre sans que le lecteur puisse s'en imprégner ou bien les comprendre. C'est trop rapide, pas assez prenant ou agréable à lire.

C'est dommage car le personnage et son parcours sont vraiment intéressants et le dessin est de très bonne qualité. J'aurais aimé un récit qui me plonge mieux dans l'atmosphère de l'époque et me rende plus proche des faits et des protagonistes, quitte à ne pas parler de certains passages ou alors à s'étendre sur davantage de tomes.

Nom série  La Pluie du Paradis  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parmi les Manhuas qui sont arrivés jusqu'à nous en France, la majorité ont été choisis pour leur graphisme plutôt que pour leur scénario. Celui-ci n'échappe pas à la règle mais il faut avouer que le dessin y est vraiment beau.

L'album contient 3 histoires. La première fait juste 3 pages. La seconde en fait une vingtaine. Et la dernière un peu plus de 80 pages. Dans les trois, Lu Yu utilise une technique légèrement différente, avec un encrage plus ou moins marqué et une présence plus ou moins imposante de la peinture informatique. Les trois styles sont très jolis et souvent même impressionnant sur le plan du travail et de l'esthétique. On est parfois plus dans l'oeuvre d'art graphique que dans un récit en bande dessinée.
Ceci dit, la narration graphique n'est pas au même niveau de maîtrise. Beaucoup de cases sont très belles mais un peu sombres ou pas évidentes à déchiffrer.

Ces trois histoires partagent un même décor, la ville de Suzhou même si la première est située dans le futur, et des thématiques similaires tournant autour de l'amour, de la passion pour la peinture, le métier de peintre et les études à l'école des Beaux-Arts.
La première histoire se lit trop vite, on n'a pas le temps de s'y attacher.
La seconde est belle à regarder mais pas très passionnante.
La dernière, la plus longue, est la meilleure. Elle prend le temps de se mettre en place, on peut s'attacher aux personnages et elle se révèle pleine d'émotion sur la fin même s'il y a de quoi être frustré par ce qu'il se passe.
Par contre, je n'ai toujours pas réussi à déterminer si c'est la façon chinoise de penser et de raconter les histoires qui diffère de l'occidentale, ou si c'est un simple manque de maîtrise narrative d'auteurs encore débutants, mais, dans ce manhua comme dans beaucoup d'autres que j'ai lus, la narration est souvent très embrouillée, un peu pénible à suivre. Cela se ressent dans la deuxième histoire et au début de la troisième, mais heureusement par la suite le récit devient bien plus compréhensible et plaisant.

Au final, c'est un album que je conseillerais pour les amateurs de beau graphisme à base de peinture assistée par ordinateur et dont la troisième et plus grande histoire est plutôt jolie et touchante. Mais les deux premières histoires ne sont pas aussi bonnes et la narration pourrait rebuter certains lecteurs.

Nom série  Kersten, médecin d'Himmler  posté le 05/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Titre et couvertures ne me donnaient pas trop envie. Un récit historique mêlant médecine et nazisme, ce n'est pas trop ma tasse de thé à priori. Et pourtant c'est pas mal du tout car c'est très intéressant sur le plan historique.

Je ne savais rien du tout de ce fameux Félix Kersten et je ne savais absolument rien de ses hauts-faits. Je n'avais jamais entendu parler notamment de ce plan de déportation de toute la population hollandaise qui parait assez énorme, et encore moins du fait que c'est grâce au docteur qu'il a pu être évité. Ce n'est là qu'un de ses discrets exploits. Et c'est seulement maintenant que je constate que tout ce qui est raconté dans cette BD est parfaitement authentique alors que ça parait parfois tellement édifiant que j'en venais à douter.

Bref, c'est une bonne BD historique, racontée sur un ton agréable et sans lourdeur et doté d'un dessin réaliste tout à fait plaisant. Instructif et bien mené.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1815  posté le 04/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album suit le parcours d'un combattant fictif de l'armée Napoléonienne, Gaillard, qui a commencé simple soldat et a suivi toute l'épopée militaire de Bonaparte de la campagne d'Italie jusqu'à Waterloo, avec en permanence l'envie de faire preuve d'héroïsme, de faire briller sa réputation et monter en grade et en honneurs. En cela, il se trouvera un rival en la personne du soldat Mariole, autre soldat renommé pour sa bravoure et ses exploits, sauf que lui a véritablement existé.
Bataille après bataille, campagne après campagne, on voit leur relation évoluer en même temps que leurs coups d'éclat se succéder. Et jusqu'au bout, c'est le nom de l'un que l'on retiendra et pas celui de l'autre...

La trame de l'histoire n'est pas mauvaise et c'est sympathique de revoir toutes ces batailles de l'Empereur. Mais on saute assez rapidement d'une date à la suivante et ça n'aide pas à s'attacher vraiment bien aux personnages. Et d'ailleurs, si on ne connait pas bien l'histoire du règne de Napoléon, le contexte de certains passages historiques et de certaines batailles n'est jamais expliqué. On n'a droit qu'à leurs noms et dates puis charge au lecteur de se renseigner en parallèle s'il le désire : ce n'est pas forcément évident à comprendre pour qui ne connait pas tout ça sur le bout des doigts.
De son côté, le dessin est inégal. Les visages et personnages sont plutôt bons. Les décors par contre sont assez décevants à mes yeux, surtout quand cela me saute aux yeux dès la toute première planche de l'album.
Ce n'est pas une lecture que j'ai trouvée marquante ni très originale.

Nom série  Sans Pardon  posté le 04/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pourrais être plus indulgent avec cette BD et dire que son dessin est plutôt bon, la narration correcte et l'histoire pas mauvaise, mais c'est trop plat, trop prévisible, trop déjà vu et trop noir.

On a un western avec un méchant poursuivi par un marshall encore plus méchant. Le fugitif se planque dans la maison de sa belle-famille, avec sa femme et son fils qu'il avait abandonnés et qui n'ont qu'inimitié envers lui. Quand la bande du Marshall arrive et tue presque tout le monde, le fugitif réussit à s'enfuir et son fils se fait kidnapper par le Marshall qui va le traiter comme un chien durant des années, jusqu'à ce qu'il devienne un jeune adulte plein de haine et de violence sauvage et réussisse à s'évader.
Que des personnages sombres, de la violence tout le temps, personne d'attachant. Et au niveau narratif, un récit qui s'étale sur plusieurs années, avec un rythme assez soutenu et au passage plusieurs ellipses qui permettent d'accélérer les événements. Ça marche parfois, mais d'autres fois ça donne l'impression d'être raconté un peu à la va-vite. Par exemple, comme Mac Arthur ci-dessous, je n'ai pas compris qui était le tireur de la grange page 15, même si j'imagine que c'est le fugitif mais que c'est mal raconté. Il en résulte un récit peu captivant qu'on lit de loin, sans émotion.

Quant au dessin, Hermann est toujours doué pour les décors de Western. Le scénariste, son fils, en a d'ailleurs profité, en clin d'oeil, pour placer le récit dans le même Wyoming où il avait dessiné il y a longtemps les aventures de Comanche. Sauf que là où le décor de la série d'aventure scénarisée par Greg était un cadre western fantasmé et romantique, ici c'est le Wyoming tel qu'il est en réalité qui est représenté, finalement austère et pas très différent des états plus désertiques du sud des USA. Ça tourne parfois au recueil d'illustrations sur les différents lieux visuellement marquants de cet état.
Par contre, Hermann est toujours à la peine pour ses personnages malheureusement. On retrouve les têtes habituelles de toutes ses séries, ses femmes plus masculines que féminines, et la trop forte ressemblance entre quelques protagonistes rend confuses certaines scènes d'action notamment sur la fin.

Objectivement, c'est une bande dessinée correcte et un western plutôt réaliste quoique très dur. Mais c'est une lecture qui ne m'a vraiment pas enthousiasmé ni captivé. Je suis d'autant plus déçu que j'aimerais voir le talent d'Hermann être dédié à une histoire avec un vrai bon scénario et une vraie originalité.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1431  posté le 01/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1430, Jeanne d'Arc est capturée devant les portes fermées de Compiègne, alors qu'elle était poursuivie par les Bourguignons et tentait d'y chercher refuge. Cinq ans plus tard, la reine charge deux de ses anciens compagnons d'arme d'enquêter pour trouver si elle a été trahie et si oui par qui.
C'est donc une longue enquête faite d'interrogatoires des suspects successifs à laquelle nous sommes conviés. Une enquête ponctuée également par les messages énigmatiques d'un inconnu masqué qui tente d’aiguillonner les recherches de nos deux protagonistes.

Le graphisme de Horne est réaliste et sombre. Il donne au Moyen-Âge de l'époque une atmosphère toute en clair obscur. Les teintes sont très dé-saturées, presque en noir et blanc. C'est un choix un peu triste et peu amène. De son côté, la technique est plutôt bonne mais ça n'empêche pas les visages d'être assez changeants, pas toujours réussis.

Quant à l'histoire, elle est claire et linéaire mais peu passionnante. Elle est bien documentée donc intéressante et on se demande où l'enquête va nous mener. Le réalisme historique est en outre bien rendu. Mais il n'y a pas vraiment de surprise. Même la révélation finale tombe un peu à plat et de toute façon n'a guère de conséquence.
Bref, c'est un album de bonne facture mais pas une lecture très enthousiasmante à mon goût.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1917  posté le 31/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si l'on résumé le scénario de cet album, il apparaît convenu et prévisible. Cela commence dans les colonies d'Afrique où un jeune noir s'engage dans l'armée française à la place de son frère. Après un début de carrière courageuse, il va se retrouver à vivre la quasi totalité de la première guerre mondiale dans les tranchées avec son régiment de tirailleurs. Et quand on vous dit que l'album est sous-titrée 'le Soldat Inconnu', vous devinez comment ça va finir ?

Oui mais quand l'histoire est bien racontée, avec de bons personnages et un bon graphisme, ce n'est pas grave si l'histoire parait déjà vue.
Car l'intrigue est vraiment prenante et on s'attache vite à ce très brave lieutenant noir et à son bienveillant capitaine qui le suit depuis ses débuts. Côte d'Ivoire, Maroc puis Champagne, Bataille de Verdun et du Chemin des Dames, on a une vision large et vivante des guerres coloniales puis du conflit en France, sur une période allant de 1910 à 1920. Et lors des permissions, on a aussi une vision intéressante du Paris de l'époque.

Le dessin est en outre assez excellent. Aussi bon pour les personnages que pour les décors, il nous plonge très vite dans les lieux et l'atmosphère d'époque sans se borner aux tranchées boueuses et à l'ambiance glauque et sombre. Je n'ai qu'un léger reproche à lui faire, de donner aux noirs des aspects un peu stéréotypés de beaux hommes musclés à la peau presque huilée.

Autre reproche qu'on pourrait faire cette fois au scénario, c'est son aspect un peu manichéen, avec ce colonel arrogant, raciste et stupide qu'on voudrait voir très vite mourir alors qu'au contraire le bon héros va le sauver sans aucune récompense en retour, bien au contraire. C'est un peu agaçant et cliché mais cela sert le récit donc je peux m'en satisfaire.
Bref, ce fut pour moi une lecture agréable et prenante jusqu'à la surprise finale de la dernière page qui sonne à la fois comme une touche amusante et un peu ironique mais aussi comme un hommage finalement assez beau et touchant. Belle idée, messieurs les auteurs.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1492  posté le 31/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Des albums de la série/collection l'Homme de l'année, c'est celui-ci qui m'a le moins enthousiasmé pour le moment. Je trouve son scénario trop plat, sans surprise, et son dessin peu attrayant.

C'est donc le récit d'un homme qui revient au Portugal à la fin du XVe siècle après avoir été naufragé en Amérique, avoir découvert une tribu indigène, trouvé une compagne locale et avoir traversé l'Atlantique dans l'autre sens. Et c'est là qu'il va rencontrer Christophe Colomb qui cherche justement à faire financer sa fameuse expédition.
Déjà ça parait très peu crédible de voir un naufragé dont le navire a coulé au large des côtes africaines survivre pour se retrouver échoué en Amérique du Nord (au vu de l'allure et de la tenue de la compagne du naufragé). Puis ensuite après avoir épousé la plus belle des indiennes, il revient sans problème en Europe à bord d'une petite barque. Mouairf...

Le graphisme de Patrick Tandiang dans cet album m'a fait penser au style de John Romita Jr. Un trait très anguleux et assez austères qui fonctionne bien pour un comics au décor moderne mais assez peu à mes yeux pour un récit historique durant la Renaissance. Quant aux couleurs, elles sont trop uniformes et manquent de vie de charme à mon goût.

Le déroulement de l'histoire est convenu et peu passionnant. On devine très vite ce qu'il va se passer et il n'y a ni surprise ni réel intérêt apporté à l'histoire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, en tout cas rien de crédible.
Bref, je n'ai pas été convaincu.

Nom série  Je suis Cathare  posté le 31/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, nous sommes à la croisée des chemins de l'aventure historique, du médiéval légèrement fantastique et du mysticisme religieux. Car en suivant le jeune Guilhem, c'est le parcours d'un "parfait" cathare qui s'ignore que nous suivons, un jeune homme amnésique, doué de pouvoirs de guérison et fidèle à une façon de pensée bonne et chrétienne mais éloignée de la doctrine catholique. Nous sommes placés dans le Languedoc du début du XIVe siècle, donc après la croisade des Albigeois et la chute de Montségur, à une époque où les derniers cathares sont poursuivis par l'Inquisition.

Avec Guilhem, nous allons suivre des aventures qui se suivent mais qui peuvent aussi presque se lire comme des histoires en un tome. Fuites, emprisonnements et autres tentatives de retrouver son amour perdu, ce sont des récits toujours liés à sa foi hérétique et au joug que subit la population locale tiraillée entre les fidèles à la "bonne foi" et les délateurs et exécuteurs au service de l'église.
Entre des passages purement aventureux ou tournés vers l'action, les auteurs nous distillent les préceptes de la doctrine cathare, tournée vers la bonté et l'idée d'un au-delà accueillant auquel tous les hommes ont droit.

La façon de présenter les choses tourne d'ailleurs parfois au mysticisme, avec la réalité de pouvoirs surnaturels du héros et les gestes de foi de plusieurs protagonistes.
En outre, l'équilibre dans la définition du personnage de Guilhem est assez étrange. La majorité du temps, il se comporte comme un saint, doux et prêt à transmettre son savoir lumineux, mais régulièrement aussi il se comporte en aventurier, épée à la main, prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Et de manière générale, je n'ai pas trouvé les personnages franchement attachants.
J'ai également trouvé le rythme narratif un peu étonnant. Il se passe pas mal de choses dans chaque tome, ce qui est bien, mais la manière de les raconter ne m'a pas permis de m'immerger dans l'aventure et l'ambiance d'époque. Beaucoup d'enchaînements sont abrupts, avec des événements importants qui apparaissent soudain, presque comme des cheveux sur la soupe, et l'écoulement du temps n'est pas toujours très clair.

En définitive, c'est une série sympathique par son dessin de belle qualité et la manière dont elle permet de découvrir la religion cathare et le contexte de l'époque tout en mêlant le tout à des récits d'aventure, mais je n'y ai pas totalement accroché.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1894  posté le 30/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album, plus que le récit d'une histoire, est un mélange entre biographie et reportage-documentaire historique. Alors que son titre indique l'affaire Dreyfus, nous n'y suivrons que peu et de loin le cas d'Alfred Dreyfus lui-même, mais par contre nous allons découvrir tous les tenants et aboutissants qui ont mené aux événements déclenchant l'Affaire Dreyfus et à l'explication de pourquoi ce fut cet officier juif qui fut désigné coupable et pourquoi son procès a pris aussi longtemps à être révisé. C'est en effet le parcours d'un certain Ferdinand Esterhazy, ancien officier français, profiteur et flambeur, que nous allons suivre car c'est bien lui le coupable de ce qui fut reproché au capitaine Dreyfus.

Les auteurs nous invitent à lire une enquête historique très bien documentée. Et il faut dire que l'affaire en question est très complexe et qu'il va falloir nous présenter nombre de personnages, de contextes politiques et d'informations d'époque. Cela pourrait être totalement indigeste, et à un moment donné j'ai commencé à sentir poindre un soupçon de saturation. Mais cela passe car la narration se révèle excellente, très claire et didactique.
On est plongé dans l'ambiance de la France de la seconde moitié du XIXe siècle, dans ses méandres politiques, financiers, militaires et sociaux. On comprend l'état d'esprit des protagonistes. On suit le cheminement de la pensée du fameux Esterhazy et on voit ce qui va l'amener à jouer les espions au profil de l'Allemagne, tout comme on comprend comment la France a découvert une partie des faits et comment Alfred Dreyfus a été choisi comme coupable idéal.
Le récit est très bien mené, avec un dessin et une mise en page qui soutiennent de belle manière la narration. J'ai beaucoup aimé la double page représentant un jeu de l'oie où les auteurs nous résument toute la suite d'ingrédients combinés qui a mené à l'accusation de Dreyfus en elle-même.

L'absence d'un véritable récit à suivre, avec un peu d'aventure ou autre, pourra rebuter certains lecteurs, mais sur le plan documentaire, plongée dans l'Histoire et clarification de tous les aspects de l'Affaire Dreyfus, c'est un excellent ouvrage.

Nom série  Un maillot pour l'Algérie  posté le 29/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un épisode historique méconnu en lien avec la Guerre d'Algérie : en 1958, une dizaine d'Algériens, joueurs professionnels de football, ont quitté la France et leurs clubs de première division pour former de bric et de broc une équipe nationale Algérienne pour soutenir à leur manière le combat pour l'Indépendance de leur pays.

Kris, Bertrand Galic et Javi Rey nous racontent les faits de manière agréable et lumineuse. Le sujet est sérieux mais la narration reste légère. Avec ces footballeurs engagés, on ne parle pas de combattants, de haine et de drame. Au contraire, les personnages transpirent la bonne humeur et passent leur temps à blaguer et à se taquiner. De même, ils n'ont aucun ressentiment envers les français et gardent d'excellents contacts avec leurs camarades joueurs de foot de leurs clubs respectifs. Et c'est ainsi qu'on les suit dans leurs pérégrinations, les hauts et les bas, entre magouilles, difficultés, recherche de notoriété et de respect, coups de publicité politique mais aussi grande réussite sportive et morale.
C'est avec ce récit que on peut découvrir avec stupeur l'interdiction qu'avaient les joueurs algériens de sortir du territoire français. On peut suivre l'étrange relation entre le FLN (Front de Libération National Algérien) et cette équipe qui était pourtant sensée le représenter aux yeux du monde. Puis on peut assister à l'évolution des rencontres sportives de nos héros, d'abord face à des équipes de faible niveau du monde arabe, puis dans les pays d'Europe de l'Est face aux équipes qui ne craignaient pas les sanctions de la FIFA. Et cela jusqu'à la fin de la guerre et après.
Le récit se révèle parfois un peu long car il y a beaucoup à raconter. Peut-être certains passages auraient-ils pu être résumés pour se concentrer sur d'autres. Mais la narration est fluide, les dialogues plein d'humour, et cela permet de ne pas s'ennuyer.

Le tout est mis en image d'excellente manière par Javi Rey. Au-delà de décors et d'une colorisation légèrement austères, il offre un trait réaliste et dynamique plein de vie et de maîtrise. Quand il s'agit de représenter onze joueurs algériens, tous bruns, frisés et moustachus, il est facile d'en confondre quelques-uns mais il leur donne malgré tout une vraie âme visuelle qui respire la joie de vivre.

C'est le récit d'une équipe de football attachante et qui inspire le respect, une équipe engagée politiquement mais qui conservera toujours son esprit sportif pour combattre à sa manière, sans haine et sans aigreur. Un récit historique lumineux, hymne au sport et à la vie.

Nom série  Macaroni !  posté le 29/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le témoignage d'immigrés venus travailler en France au milieu du XXe siècle, et même plus particulièrement d'immigrés italiens, le monde de la BD en connait quelques-uns tels que Les Années Spoutnik ou encore Disgrazia !. Avec Macaroni !, Vincent Zabus et Thomas Campi s'y attellent également mais ajoutent une thématique nouvelle qui est celle de la transmission entre les générations et des difficultés de communiquer. C'est en effet le récit d'un jeune garçon, Roméo, qui va affronter les préjugés qu'il a envers son grand père bougon et renfermé pour découvrir sa part d'humanité et son passé douloureux, mais également le récit d'un père qui n'a jamais su vraiment dialoguer ni avec son propre père ni maintenant avec son fils. Quel est l'élément déclencheur qui va leur permettre d'évoluer ? Peut-être la rencontre de Roméo avec la très jolie Lucie au caractère mature et affirmé.

C'est un beau récit, juste et touchant. Il aborde les sujets du passé, de l'immigration, des regrets et du souvenir avec finesse. Contrairement à d'autres récits sur le même sujet, les flash-back ne sont ici que des visions fugitives, fantômes du passé, et on s'attache davantage au présent et à la relation actuelle entre les personnages et le monde qui les entoure.
Le dessin est également très appréciable, plein de personnalité et tout en couleurs chaudes. Il donne vie et chaleur aux décors de la région minière de Charleroi.

Cette BD pêche pourtant par le côté assez convenu et prévisible de son scénario. Dès le départ, on se doute que les préjugés seront battus en brèche et que le jeune héros va beaucoup s'attacher au vieux grand-père râleur et qu'on comprendra pourquoi il est devenu ainsi. C'est un déroulement louable et heureux mais une histoire comme on en a déjà vu beaucoup.
En outre, dans ce type de récit, on s'attend généralement à une fin pleine d'émotion. Et effectivement, on sent la douce montée des sentiments ainsi que la curiosité de savoir d'où vient la douleur du grand-père. Mais quand l'explication vient, elle apparaît soudain relativement plate, sans impact. Et là où l'on s'attend à une bouffée émotive finale, on est un peu trop dans la retenue et la frustration, presque comme une fin en queue de poisson. Seule la satisfaction de voir la communication établie amène sa part d'optimisme et de plaisir.

C'est une bonne BD, une lecture juste et intelligente. J'estime pourtant qu'elle aurait pu apporter encore davantage, profitant de ses personnages, de son beau graphisme et de sa narration assez fine. Je reste légèrement sur ma faim même si je me demande si une relecture dans quelques temps ne pourrait pas me permettre de mieux l'apprécier.

Nom série  Magic 7  posté le 27/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'introduction : un puissant mage est mort en léguant ses pouvoirs à ses disciples. Chacun d'entre eux récupérera l'une de ses 7 compétences : enchantement, alchimie, spiritisme, télépathie, divination, shamanisme et démonisme. Et de nos jours, ces pouvoirs se retrouvent entre les mains de 7 collégiens qui vont se rencontrer, découvrir les capacités de chacun d'entre eux et les unir contre l'adversité.
Le héros principal est Léo, celui doué de spiritisme, c'est-à-dire qu'il est capable de parler aux esprits. Dans le cas présent, cela veut dire qu'il partage sa vie en secret avec les fantômes d'innombrables personnages célèbres, allant d'Errol Flynn à Shakespeare en passant par Diogène et Houdini, avec qui il discute comme une grande famille et qui peuvent lui prêter leurs pouvoirs quand il le désire. L'idée est sympathique et permet l'introduction de quelques bons personnages et dialogues.

Dans cette BD, l'oeil du lecteur adulte et méticuleux verra un certain nombre de défauts ou de faiblesses. L'intrigue générale pour commencer est assez convenue dans le domaine des jeunes qui se découvrent dotés de pouvoirs ou de capacités super-héroïques. Déménagement dans un nouveau lycée bien américain, mère célibataire qui travaille trop, brimades des brutes du coin, rencontre avec Monsieur Miyagi... heu non... rencontre avec un garçon pauvre et une fille pimbêche eux aussi dotés de pouvoirs, discussions avec Dumbledore... ou le professeur Charles Xavier ?... heu non là aussi je confonds... Non, les enfants restent entre eux, enquêtent sur des vols étranges, utilisent leurs pouvoirs à bon escient et finissent par rencontrer encore d'autres jeunes avec des pouvoirs similaires jusqu'à former ce fameux groupe de 7 auquel on s'attend. Peu de surprise pour le moment, il faut l'avouer.
Quant au dessin, hormis la sympathique première planche dessinée par Denis Bodart, son style est essentiellement celui de Rosa La Barbera, jeune graphiste italienne très influencée par l'animation Disney et le dessin sur ordinateur/tablette. Mais elle ne maîtrise pas encore son art. Cela se ressent dans des visages avec de gros yeux et des expressions faciales assez limitées, pas toujours en accord avec la situation, quelques décors trop rectilignes, des copiés-collés et beaucoup de dégradés de couleurs pour remplir les espaces vides. Entre cela et une narration graphique pas toujours impeccable, le graphisme n'est pas vraiment le point fort de cette série même s'il ne rend pas mal en vue d'ensemble.

Pourtant c'est une série qui marche pour les jeunes adolescents. "Elle est trop bien", m'a dit ma fille de 13 ans quand elle a eu fini le premier tome après me l'avoir piqué sans j'ai eu le temps d'y jeter un oeil. Le concept du groupe de jeunes dotés de pouvoirs tous différents est classique mais marche toujours. Ils sont en outre assez originaux, surtout le héros avec ses différents fantômes mais aussi le shaman qui comprend n'importe quels animaux tandis que eux ont parfois du mal à le comprendre, la façon dont le démonisme est traité pour la fille un peu rebelle, la manière dont l'alchimiste utilise ses pouvoirs, etc... Tout cela est parfois un peu facile mais c'est une BD de divertissement, rien de sérieux. L'humour ne manque d'ailleurs pas même s'il n'est pas toujours très fin. Et, à la manière des séries Marvel, les auteurs ont aussi choisi d'ajouter d'autres sous-intrigues en rapport avec la vie privée des jeunes et leurs différents soucis qu'ils doivent aussi affronter en parallèle d'adversaires plus extraordinaires.

En définitive, ce n'est pas une série à conseiller forcément aux lecteurs adultes mais par contre elle est bien adaptée et accrocheuse pour les lecteurs de 10 à 15 ans, je dirais.

Nom série  Karmɛ̃ (Carmin)  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette BD est un gros délire halluciné qui semble se vouloir empli de symboles et de métaphores sur le malaise du monde moderne mais le message, si message il y a, m'est passé à des années-lumière de distance.

Sur la forme, c'est une suite de ce qui s'apparente à des histoires courtes mais elles sont tellement décousues que c'est dire de savoir si elles forment vraiment une histoire, une suite de scènes sans queue ni tête ou simplement une succession de dessins au fur et à mesure de l'inspiration de l'auteur.
Le graphisme est très naïf, simple et peu séduisant. Entre les planches de bande dessinée, on trouve également parfois de grandes illustrations pleine page dans le même style graphique mais un peu plus esthétiques, comme inspirées par des fresques d'art Maya.

Maintenant sur le fond, c'est juste n'importe quoi. Ça part dans tous les sens, sans aucune logique ou alors une logique onirique. Mais plus qu'un rêve, c'est plutôt une hallucination sous ecstasy à laquelle nous assistons. Le seul élément qui cimente l'ensemble c'est une même atmosphère malsaine, un ton entre le trash et l'absurde, avec une dose d'humour ironique, mais c'est tellement n'importe quoi que rien n'en ressort vraiment si ce n'est la difficulté que j'ai eu m'empêcher de me mettre à rapidement feuilleter les dernières pages pour refermer l'album.
Possible que certains y trouvent un bel exercice artistique empli d'une symbolique forte. Moi je n'y vois rien.

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