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Nom série  City & Gender  posté le 31/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
City & Gender est un manifeste contre le sexisme et la ségrégation sexuelle de la société occidentale avec ses codes et ses comportements ancrés dans l'inconscient collectif.
L'auteure le présente par le biais d'histoires courtes et indépendantes, toutes dans un cadre urbain, dans la rue de grandes villes. Elle y dénonce les différences de comportement des gens entre hommes et femmes, la ségrégation imposée dans certains lieux comme les toilettes, le harcèlement mais aussi le rôle qu'on impose aux hommes, la sexualisation des médias et de la publicité, etc.

Le message est juste et je partage ses valeurs, appliquant dans ma propre vie familiale et sociale une égalité aussi stricte que le physique le permet entre hommes et femmes.
Et pourtant je n'ai pas apprécié ma lecture.
D'abord parce que je ne suis pas un grand fan du style graphique de l'auteur façon dessin au crayon de papier.
Ensuite parce que j'ai été déçu de découvrir que l'album de 64 pages n'en faisait en réalité que 30, la moitié de l'album étant une répétition des mêmes planches traduites en anglais. Du coup, comme les histoires se lisent vite, ça fait une lecture vraiment légère qui laisse sur sa faim.
Enfin parce que j'ai trouvé que ça manquait de subtilité.
Oui les sujets abordés sont intéressants, mais la mise en scène est trop manichéenne à mon goût, souvent trop caricaturale. On dirait que les villes sont peuplées de gros connards à tous les coins de rue. Bon, ceci étant dit, je suis moi-même asocial et détestant les villes, donc peut-être est-ce la réalité mais en tout cas je l'évite. Quant à la question des toilettes pour hommes/pour femmes, j'ai aussi été confronté à la question de comment faire quand ma fille était trop jeune pour y aller seule mais je ne suis jamais trop attardé sur le sujet, allant dans les toilettes pour hommes sans me poser de questions. Et, comme l'auteure, je déteste les publicités racoleuses et les médias adeptes du bling-bling et des femmes objets, rejetant leur déformation de la vie réelle et le rappelant sans arrêt à mes enfants pour bien les éduquer sur le sujet. Mais la mise en scène de l'auteure avec son groupe d'amis "issus de la diversité", blanc, noir, asiatique, homosexuels, femme, qui inspectent et réagissent naïvement face à une publicité au caractère sexuel manifeste me parait trop artificielle et presque balourde.

Ça ressemble presque à un petit livret éducatif qu'on distribuerait dans les collèges pour ouvrir les yeux aux jeunes sur des sujets évidents. Mais moi, je me suis ennuyé et je suis resté sur ma faim, sans doute parce que c'est un sujet que je connais déjà trop bien.

Nom série  Voodoo Serenade  posté le 30/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu Hasta la victoria !, j'ai donc pris cet album comme le one-shot qu'il est sans souci de ne pas connaître le passé du héros.

J'ai apprécié d'emblée son ambiance Haïtienne des années 60. L'atmosphère mêlant dictature, corruption et vaudou est réussie et crédible.

Le dessin est agréable, son trait étant très maîtrisé et sa mise en page fluide. Par contre, j'ai eu un petit peu de mal à apprécier le choix des couleurs, même si j'aime l'aquarelle.

L'histoire est relativement simple. On est dans de l'aventure presque à l'ancienne, avec une touche de fantastique ou du moins de superstition. L'utilisation du vaudou amène quelques facilités que j'aurais aimé voir expliquées ensuite par des astuces logiques (comme par exemple des balles à blanc insérées discrètement par un complice, qui sait...). Telles quelles, ça ressemble un peu trop à des deus ex machina pour faciliter la vie du scénariste. Le rythme plutôt bon du récit permet heureusement de passer outre ces regrets et d'offrir une lecture assez prenante et bien menée.

A conseiller donc aux amateurs de récits d'aventure et d'action avec une dose d'exotisme et de magie vaudou.

Nom série  La Quête onirique de Kadath l'Inconnue  posté le 27/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais découvert le roman La Quête onirique de Kadath l'Inconnue par le biais du recueil Démons et Merveilles tournant autour du Monde du Rêve de H.P. Lovecraft, univers de fantasy, d'aventure et de poésie un peu à part dans la mythologie personnelle de l'auteur. Bien que dotée de quelques défauts et d'un léger soupçon d'improvisation dans son récit, c'était resté pour moi une lecture marquante et un de mes meilleurs souvenirs de Lovecraft.
J'étais donc motivé à l'idée de lire son adaptation en bande dessinée mais aussi anxieux car le roman est très dense et il s'y passe des choses très variées. Je craignais une grande difficulté à l'adapter de manière fluide sans y perdre énormément de son contenu.

J'ai constaté que l'auteur, I.N.J. Culbard, a vraiment fait le choix d'adapter le récit complet, sans coupure et avec un minimum d'ellipses. Du moins a-t-il adapté l'intégralité des événements du récit... mais pas leur âme.
Et ça ne passe pas.

Sur le plan du concret, on se retrouve avec un récit d'aventure et de fantasy fouillis et sans rythme. L'introduction du récit manque de clarté (mais je dois avouer que celle du roman n'est pas des plus évidentes non plus) et le lecteur qui découvrira l'histoire aura probablement du mal à entrer dedans et à bien comprendre. Puis c'est ensuite une succession de péripéties, de décors sans saveur, de discussions creuses ou absconses. Jusqu'à une fin plus ou moins incompréhensible (même si là aussi, j'ai dû relire ce passage du roman deux fois pour bien l'assimiler).
Le tout est mis en image avec un dessin épuré, sans charme voire même parfois laid. Je lui reproche en outre sa recherche de facilité, avec des cadrages serrés sur les visages pour représenter le moins de décor possible et aller au plus vite. Quand je vois certaines illustrations d'autres artistes inspirés par l'imaginaire de Lovecraft, j'ai l'impression d'un vrai gâchis voire d'un manque de respect devant le manque de poésie et d'imagination de ces planches.

Et sur le plan émotionnel, ce sont précisément la poésie et l'imaginaire qui manquent totalement à cette adaptation, alors que c'est la grande force du roman. Rien ne ressort ni de l'aventure, ni des décors, ni du monde du Rêve dans son ensemble. A quelques rares moments dans la lecture de ces planches, j'ai eu des réminiscences des sensations voire des frissons que le livre m'avaient procurés, mais ce n'était que le souvenir nostalgique d'une ancienne lecture et pas du tout ce que la platitude du récit trop superficiel et rapide du comics me permettait d'éprouver.

Bref, déception, même si cela m'a donné envie de relire le livre.

Nom série  Les Architectes  posté le 08/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mettre en scène des architectes pour héros est assez sympathique, d'autant plus quand le graphisme est inspiré par le style Atome d'un Yves Chaland ou d'un Serge Clerc.
Mais la finition n'est vraiment pas à la hauteur.

D'abord le dessin manque de maîtrise technique. Les personnages sont raides, anguleux, et on sent que l'auteur a du mal à les représenter autrement que de profil ou dans un trois-quart très figé. La mise en scène est médiocre et la narration manque de fluidité. Et les couleurs n'arrangent rien car elles ne sont ni belles ni harmonieuses.

Quant à l'histoire, après une petite touche de curiosité en début de lecture, j'ai vite été déçu. Les personnages ne sont pas charismatiques et leurs réactions ne sont pas crédibles. Ils voient leur futur patron ordonner la mort d'un personnage mais font ensuite comme si de rien était. Ils refusent sans arrêt d'appeler la police et ne veulent rien leur dire quand ils les interrogent alors que ça paraîtrait évident de le faire. Ils veulent tout faire seul mais en même temps font semblant de ne pas s'impliquer, se font tirer dessus à la mitraillette et trouvent ça presque normal, demain matin tout sera oublié.
En définitive, l'intrigue est trop cousue de fil blanc, avec beaucoup d'incohérences et de facilités. Et puis on va tomber dans le gros cliché du complot d'ex-nazis avec savant fou à la clé, armée de clones et autres armes de destruction massive ultra-secrètes. Si encore on était dans le second degré et la dérision, ça passerait, mais même si le ton du récit reste léger, il se prend malgré tout visiblement au sérieux et ça en devient presque couillon.

Une lecture assez médiocre qui ne mérite pas qu'on y porte trop d'attention.

Nom série  Betty Boop  posté le 06/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A vrai dire, avant de tomber sur l'intégrale de chez Vents d'Ouest, je ne savais même pas que Betty Boop avait eu droit à une version comics en plus de ses anciens dessins animés. En effet, ce comics est plus un produit dérivé suite au succès des dessins animés. Et si le nom de Max Fleischer, créateur du personnage et de son design, est marqué partout sur ces gags en une planche, c'est en réalité un certain Bud Counihan, autrement inconnu au bataillon, qui est en charge des scénarios et du dessin.
Alors que le personnage de Betty Boop est restée connue du grand public, cette série n'aura elle pas beaucoup d'impact sur les mémoires. Elle est apparue en effet à partir de 1935 mais son rythme de parution s'espacera assez rapidement pour disparaître dès 1936.

Ce sont des gags en une planche où Betty Boop joue le rôle d'une star de cinéma à qui on propose des tournages plein de charme et d'aventure. Son partenaire le plus récurrent n'est autre que le réalisateur de ses films qui joue aussi un peu le rôle de son agent et ami. On y retrouve aussi son petit chien, Billy, son petit frère, Buddy Boop, au caractère très trempé et brutal, et sa tante, elle aussi très portée sur la susceptibilité et les actions musclées.
Betty y joue les petites divas, très capricieuse et superficielle mais relativement attachante malgré tout. Les gags tournent d'abord autour des rôles parfois incongrus que Betty doit jouer et sur les extravagances de cette dernière. Puis son petit frère et ensuite sa tante prendront davantage de place et accapareront la thématique de beaucoup de planches.

La version intégrale de chez Vents d'Ouest est un très bel album, avec une belle couverture cartonnée et un peu matelassée, du papier épais et un bon travail éditorial. J'aime le côté désuet des planches qu'il contient et notamment des couleurs un peu délavées.
Par contre, force est de constater que le dessin est très moyen. Les décors sont simples et agréables. Mais les personnages, eux, sont très raides et dotés d'une palette d'expression trop réduite. Et surtout Betty Boop elle-même est un modèle de rigidité dans le trait : son visage est toujours strictement identique, toujours de face, avec juste les yeux qui se tournent dans des directions différents pour montrer qu'il est vivant. On dirait une poupée de cire.
Quant aux gags, même s'ils dégagent un côté assez attachant et agréablement rétro, ils ne sont pas drôles. Ils sont la plupart du temps convenus et prévisibles. Et surtout beaucoup de gags sont recyclés et réutilisés de planche en planche. Alors que la parution ne s'est finalement étendue que sur moins de deux années, cela démontre un singulier manque d'inspiration.

Bref, je trouve que l'intégrale Vents d'Ouest est appréciable pour la beauté de l'objet, le travail éditorial et l'aspect rétro et historique de ce comics des années 30, mais le contenu des planches en elles-mêmes ne vaut pas vraiment trop qu'on s'y attarde.

Nom série  Dans ma maison de papier  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous sommes clairement ici dans le cadre d'un essai artistique, une oeuvre sous le charme de laquelle on peut tomber ou alors qu'on rejettera sans hésitation.
Ce n'est qu'en lisant son résumé sur le Net que j'apprends qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre contemporaine de Philippe Dorin. L'album lui-même ne présente aucun résumé ni explication et on est plongé d'emblée dans un récit trop abscons pour être facilement compréhensible.

C'est une sorte de huis-clos un peu onirique, comme un hyperbole métaphorique, mettant en scène une vieille femme, une jeune fille (qui est peut-être une part de l'esprit de la vieille, ou celle qu'elle était quand elle était jeune) et un homme représentant la Mort venue chercher la vieille femme. Cela se passe durant la nuit, dans une maison isolée (symbole d'un esprit ou bien lieu réel, qui sait ?). C'est une suite de dialogues décousus entre ces trois personnages, avec beaucoup de répétitions, comme l'insistance des personnages de demander sans arrêt à éteindre ou allumer la lumière.
Je me suis franchement cru face à une pièce d'Art et d'Essai abstraite où seul l'auteur a une vague idée de ce qu'il veut dire et où les spectateurs doivent trouver eux-mêmes ce qu'ils vont retirer du récit, y comprendre ce qu'ils veulent ou peuvent et associer des symboles ou de la poésie à l'ensemble. Je me suis fait mes propres idées, sans certitude aucune, avec en tête un récit dans l'esprit d'une vieille femme au seuil de la Mort qui oscille entre l'abandon et l'appel à la vie de ses souvenirs de jeune fille. Mais franchement, la lecture m'a été trop pénible et ne m'a apporté ni intérêt ni plaisir.

Par contre, sur le plan du dessin, ça vaut le coup d’œil. C'est en effet un cocktail de nombreuses techniques graphiques, de styles visuels et d'ambiance différentes. Cela va du style enfantin et naïf à l'hyper-réalisme presque photographique, ou des dessins colorés et vivants à des beaux clair-obscurs en noir et blanc au fusain ou au charbon très inspirés du film La Nuit du Chasseur, voire à de simples silhouettes noires sur fond blanc.
Autant je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et à sa narration, autant le graphisme est vraiment appréciable. Mais cela ne suffit pas pour moi à faire une bonne oeuvre : il me faut une vraie histoire que je n'ai pas trouvée ici.

Nom série  Fairest  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand fan de Fables et j'ai aussi beaucoup aimé son spin-off Jack of Fables même s'il est un cran en dessous. Et pourtant, j'ai mis un moment à me convaincre à acheter un tome de Fairest, pourtant lui aussi spin-off de Fables. La faute à des critiques acerbes et plutôt généralisées du premier tome. Puis le temps passant, les avis sur le Net étaient que le second tome était le meilleur des trois parus à ce jour, chacun étant composé d'une histoire en un tome indépendante. Je me suis donc lancé dans l’achat de ce tome là pour voir si effectivement il valait le coup et allait me donner envie de lire le reste de la série.

J'y ai découvert une histoire tout à fait imbriquée dans celles de Fables, se déroulant me semble-t-il entre les tomes 2 et 3 de la série mère en terme de chronologie. Elle met en scène Raiponce qui se rend au Japon pour régler une affaire ayant impacté son propre passé. Nous y découvrons ainsi un mélange entre les contes classiques Européens et le folklore japonais, ce qui détonne un peu dans le cadre habituel de Fables mais apporte une certaine nouveauté.
Le dessin est plutôt bon, même si j'apprécie moyennement les légères différences avec celui de la série mère, comme la représentation de Bigby qui est moins charismatique à mes yeux.
L'ennui, c'est que l'histoire n'a rien de palpitant. Elle est un peu embrouillée, joue beaucoup sur l'action et sur un mystère qui tombe à plat et fait la part belle au grand spectacle et à des personnages un peu poseurs auxquels je ne me suis pas du tout attaché.

Bref, j'y ai trouvé une lecture divertissante mais sans originalité, comme une production américaine de base avec beaucoup d'action et de spectacle mais qui s'oublie très vite.
Pas motivé du tout donc à acheter les autres tomes de la série.

Nom série  En chemin elle rencontre...  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur d’œuvres collectives engagées sur des sujets de société, mais étant bien souvent plus féministe que ma femme (qui l'est pourtant déjà bien), le sujet de l'égalité homme-femme et plus encore de la violence faite aux femmes (comme à n'importe qui d'ailleurs) me tient à cœur. Et ce collectif là, avec 3 albums à son actif pour le moment, est de bon niveau.
Comme dans tous les collectifs, il y a des styles graphiques très différents, mais aucun que j'ai trouvés mauvais et certains très bons.
Les histoires sont le plus souvent parlantes et certaines assez fortes. Cela m'agace d'ailleurs parfois car les récits réalistes montrant de vraies injustices ont toujours tendance à me titiller les nerfs et à me rendre agressif.
Les textes intermédiaires présentant les situations réelles chiffres à l'appui sont aussi intéressants.
Je regrette seulement une part d'histoires un peu trop didactiques, façon "voilà c'est comme ça que ça se passe, c'est révoltant ou édifiant, pas vrai ?". Celles-ci manquent un peu de finesse et enfoncent un peu maladroitement un clou déjà bien enfoncé.
Un bon collectif sur un sujet qui le mérite.

Nom série  Des maux pour le dire  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des maux pour le dire est l'un des premiers albums de Lax (auteur d'Azrayen', Le Choucas ou encore L'Aigle sans orteils). On y retrouve son trait maîtrisé et réaliste, peut-être même trop réaliste car son dessin est tellement soigné ici qu'il parait légèrement laborieux, au détriment d'une narration fluide et claire.

L'histoire aussi surprend par son réalisme et pour cause puisqu'elle met en scène le propre frère tétraplégique de l'auteur dans une histoire d'aventure qui, sauf erreur, tient par contre de la fiction.
Le quotidien d'une personne aussi lourdement handicapée est mis en scène avec sérieux et je ne peux que saluer le fait d'en faire le héros d'un vrai récit d'aventure. C'est un peu déstabilisant au départ, difficile en effet de se sentir motivé à l'idée d'un héros incapable de bouger autrement qu'une fois harnaché dans un gros fauteuil roulant et incapable de parler clairement, mais on s'y fait et l'intérêt de l'histoire et la motivation du héros prend le pas sur le malaise initial.

Malgré une légère curiosité initiale, c'est surtout à partir du moment où l'action se déplace au Maghreb que j'ai commencé à accrocher à l'intrigue. L'aspect aventure et exotisme contrastant avec l'incapacité physique du héros est intéressante. J'ai en outre apprécié le réalisme de la fin qui évite la facilité d'une conclusion heureuse.
Une lecture assez originale, même si on sent qu'elle commence à dater, l'ambiance années 80 étant très marquée.

Nom série  Basewood  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Basewood est une oeuvre qui tenait à cœur à son auteur, un album sur lequel il a travaillé 7 ans, qu'il a auto-publié et où il n'a pas compté sa peine comme sur les nombreuses planches enneigés où il s'est appliqué à dessiner chaque flocon.
C'est un pur récit d'aventure dans un décor légèrement fantasy non défini, dans une ambiance qui tient parfois du moyen-âge et parfois du 19e siècle américain. Il met en scène un jeune homme rendu amnésique suite à une chute et qui apprend à vivre dans une mystérieuse forêt avec un vieux solitaire qui s'y est installé depuis de nombreuses années. Ajoutez à cela une falaise gigantesque, un dangereux dragon et une femme amoureuse, et vous aurez les éléments de Basewood.

Le graphisme est simple et rond, proche de la Ligne Claire. Le rendu est esthétique mais je ne suis pas toujours totalement convaincu par la narration graphique, notamment des expressions des personnages qui ont tendance à passer sans transition de en colère à souriant puis renfrogné. Ce n'est pas toujours facile de capter pour de bon leur état d'esprit. Je dois dire aussi que je ne me suis pas tellement attaché à eux.
Quant à l'histoire, elle est sympathique et plutôt bien menée. Elle est dotée d'une certaine touche d'originalité dans le ton sciemment naïf ou du moins sincère et sans faux-semblant. Je ne l'ai cependant pas trouvé très enthousiasmante ni prenante, malgré un petit zeste de curiosité. Je me suis presque ennuyé par moment à vrai dire.
Et du coup, j'ai terminé l'album sans être emballé et il ne marquera pas tellement ma mémoire.

Nom série  Disquettes  posté le 28/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y aura deux types de lecteurs pour cet album : ceux qui connaissent les youtubers qui le composent, et ceux qui ne les connaissent pas.
Pour les premiers, c'est agréable de retrouver des humoristes croisés sur le Net mais aussi un peu à la télé, au détour d'un sketch de Golden Moustache ou simplement sur leurs chaines Youtube. Pour les autres, c'est un moyen de découvrir des noms souvent inconnus du public hors Internet et des atmosphères humoristiques souvent pleines de personnalité.

Dupuis leur a offert l'occasion de s'attaquer à la bande dessinée, avec un dessinateur chacun pour mettre en image leurs délires (sauf pour le cas de Vincent Tirel qui se débrouille seul et que je félicite pour son coup de crayon, je le verrais bien dans les marges de Fluide Glacial). Après une page d'introduction, chacun a ainsi droit à une poignée de pages qu'ils utilisent soit en une histoire courte, soit en gags en une planche ou en strips.
Le passage à la bande dessinée leur permet certaines libertés mais chacun essaie en général d'adapter son style d'humour à ce nouveau médium. Il faut avouer que ça ne marche pas toujours très bien, certains gags sentant un peu le forcé ou le réchauffé, où l'on sent que les auteurs ne sont pas encore très à l'aise avec la narration graphique. L'ambiance de ces planches est généralement bonne mais, à part quelques exceptions, j'ai eu un peu de mal à décrocher de véritables sourires.
On retrouve en outre la caractéristique classique des albums collectifs : le mélange de bon et de moins bon, tant au niveau graphique qu'humoristique, qui aplanit l'impression d'ensemble.

Une initiative sympathique permettant au monde de la BD de s'ouvrir un monde des vidéos Internet et à ses lecteurs de découvrir de jeunes artistes du Web ou de profiter de leur humour dans un nouveau domaine. Mais force m'est d'avouer qu'il s'agit justement d'un domaine qu'ils ne maîtrisent pas encore et du coup cela ne permet pas d'en faire une lecture très enthousiasmante.

Nom série  Nas, poids plume  posté le 23/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout comme série.
Elle met en scène des enfants d'un quartier populaire de nos jours et notamment le petit Nassim, vivant avec la famille de son père, d'origine maghrébine, avec sa mère à priori veuve. Ce dernier est harcelé par un plus grand que lui à l'école et aimerait vraiment rejoindre ses amis à leur cours de boxe pour ne plus avoir peur. Mais sa mère ne veut pas.

J'ai eu un peu de mal avec le côté "utopie socialiste" représenté par ce quartier melting-pot où vivent en bonne entente des gens de toutes les origines. Ces sourires partout, ça crée une ambiance sympathique mais ça ressemble aussi un peu à un tract politique. Sans parler d'un certain manichéisme avec des méchants bien punis pour leurs méfaits ou alors qui finalement deviennent gentils.
Heureusement, l'auteur ne pousse pas trop loin la touche idéaliste et conserve un peu de réalisme avec des protagonistes qui ne réussissent pas forcément ce qu'ils entreprennent et des relations plutôt justes entre les personnages.

Le graphisme non plus ne m'a pas trop enthousiasmé. J'ai trouvé les traits d'expressions un peu trop vagues et épurés et on sent que l'auteur n'est pas encore parfaitement à l'aise sur le plan technique. Néanmoins, ces légers défauts n'ont rien de rédhibitoire et la narration graphique permet une lecture fluide et plutôt agréable. Et j'imagine que s'il y d'autres tomes à venir, l'auteur y gagnera en assurance.

L'histoire, pour sa part, est sympathique et bien menée. Elle présente quelques côtés un peu bien-pensants et politiquement corrects mais elle ne manque pas d'intelligence et présente des situations et personnages intéressants. Elle finit en outre par dégager un optimisme assez rafraîchissant. Je suis sorti satisfait de ma lecture.
Une bonne série jeunesse qui mérite d'avoir une suite.

Nom série  La Malvenue  posté le 22/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir par la couverture du tome 2 de cette série car :
- elle ne dit absolument pas qu'il s'agit d'un tome 2 et j'ai cru initialement à un one-shot
- elle affiche comme auteur Loisel, sans prénom, et j'ai cru découvrir là un pêché de jeunesse de Régis Loisel
Autant vous dire que j'ai été sacrément déçu après coup, et encore plus quand j'ai dû dénicher le tome 1.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Claude Seignolle, un conte fantastique rural se déroulant en Sologne à priori au 19e ou tout début 20e siècle. Dans un décor de campagne et de marais, c'est l'histoire d'une statue maudite et d'une femme possédée.
Le cadre est sympathique et l'ambiance pas si mal rendue. Il y avait effectivement de quoi faire une adaptation intéressante.
Mais la forme et la narration n'y sont pas du tout !

Le dessin est très médiocre. Autant les décors, quand ils ne sont pas réduits au strict minimum voire au néant, ne sont pas si mal, autant les personnages sont singulièrement laids et ratés. Quasiment amateurs pour le premier tome, ils prennent des allures de mauvaises tentatives d'imiter le style de François Bourgeon dans le second tome.
Quant à l'histoire, elle est très mal racontée, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles, des personnages qu'on confond trop facilement et des situations sans aucune saveur ni sens de la mise en scène. On s'y perd et on s'ennuie très rapidement.
Adaptation ratée.

Nom série  La Voleuse du Père Fauteuil  posté le 19/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec les auteurs de Toto l'ornithorynque et plus spécialement Yoann au dessin, c'était là une série que je voulais lire depuis un moment. J'en ai enfin eu l'occasion et... j'ai malheureusement été très déçu.

Cela ne vient pas vraiment du sujet qui est relativement original, mettant d'abord en scène des histoires de monte-en-l'air façon Belle Epoque puis s'orientant vers une histoire de lutte des classes tout en ayant quelques protagonistes assez sympathiques.
Cela ne vient pas non plus du dessin qui n'est pas du style de Yoann que je préfère mais qui est bien agréable quand même.

Cela vient surtout de la narration et de la mise en page. Le récit est tellement bavard, avec tellement d'encadrés narratifs, qu'on croirait presque l'adaptation d'un roman en BD. C'est pénible à lire et ça m'a très vite ennuyé. D'autant que la narration graphique s'en ressent avec de grosses ellipses entre les cases car une grosse partie du récit est racontée en texte et pas en image, donnant régulièrement une narration graphique très hachée. On s'en rend d'autant plus compte quand, comme moi, on se lasse de la lecture des encadrés narratifs et qu'on essaie de se contenter des images et des dialogues, qui se révèlent largement insuffisants du coup.

Bref, je n'ai pas réussi à lire cette série jusqu'au bout et j'ai abandonné à la fin du second tome, tome que j'ai largement survolé tant la narration bavarde et la mise en scène m'avait déjà fait lâcher l'affaire.

Nom série  Undertaker  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un chouette western d'aventure bien sérieuse mais prenante. Il y a du Blueberry dans cette série qui s'entame, que ce soit dans le ton, les personnages, l'action et les décors. Et c'est du bon boulot !

Le graphisme de Meyer est excellent et se prête admirablement au style. Les couleurs aussi sont très bonnes.
Et j'ai particulièrement accroché aux personnages qui sont singulièrement originaux. Le fameux croque-mort pour commencer, mais aussi la gouvernante anglaise psycho-rigide ou encore la servante chinoise au caractère prononcé. Ça donne une vraie fraîcheur au récit et on a envie de les voir interagir.

Après une excellente entame, j'ai été un tout petit peu déçu par la tournure de l'intrigue du premier tome qui s'oriente un peu vite vers une course-poursuite qui n'est pas le type de péripétie qui me passionne.
Mais il y a beaucoup de potentiel et je pense que la suite promet du très bon. D'autant qu'à voir le 4e de couverture, j'ai bien l'impression que les auteurs désirent s'engager dans une série au long cours, avec des histoires en un ou deux tomes, peut-être bien à la Blueberry justement.
A suivre !

Nom série  Les Enigmes de Tim  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Enigmes de Tim, je les lisais dans Pif Gadget et autres Hercule Magazine quand j'étais enfant. Comme d'autres énigmes du genre à l'époque, par exemple Les Enigmes de Ludo ou les Mickey Énigmes, il s'agissait d'histoires courtes en une page ou une demi-page présentant un contexte, offrant des indices et permettant aux lecteurs de deviner par eux-mêmes le coupable ou la solution d'une énigme policière.
C'est un concept sympa et j'avoue me prêter toujours au jeu de voir si je peux deviner sans retourner le livre ou le magazine pour trouver la solution.
Et cette édition en intégrale chez le Coffre à BD a en outre l'avantage de ne pas se contenter de publier pour la première fois en album les fameuses énigmes mais aussi d'offrir un entretien de l'auteur et de nombreuses illustrations rendant hommage au personnage et permettant de resituer la série dans son époque. C'est intéressant et cela réveille un peu la nostalgie.

L'ennui par contre, c'est que je ne suis pas un grand fan de Tim et de ses énigmes. Elles sont trop faciles à mon goût et un peu trop bancales ou manquant de crédibilité. Cela s'adresse à un lectorat jeune mais elles sonnent trop artificielles et convenues la plupart du temps. Quand on connait le concept de ce type d'énigme, la solution saute trop vite aux yeux. Du coup, comme je ne trouve pas Tim très charismatique et que je n'accroche pas à son univers et à son graphisme, je réserve cet album aux vrais fans de Pif Gadget et aux amateurs de nostalgie.

Nom série  Le Massacre  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dans la lecture de cet album, j'ai apprécié son originalité et son exotisme.
L'introduction du récit ne m'a pas enthousiasmé, avec cette histoire d'enchères, les sauts bizarres d'un narrateur à un autre, et ce collectionneur aux allures de monsieur "Trop" (trop charismatique, trop riche, trop sûr de lui, à qui tout réussit trop, etc...) mais j'étais assez curieux de voir où l'auteur voulait en venir.

Et puis quand on se retrouve ensuite projeté en Indochine, région du monde que Simon Hureau nous avait déjà fait visiter dans Palaces et Bureau des prolongations, j'ai commencé à vraiment accrocher. Le récit devient intéressant, surprenant, inattendu. L'ambiance des lieux et des époques est bien rendue. Et les pièces du puzzle concernant ce fameux "massacre" s'assemblent pour former un tout complet et bien amené. D'autant que même si je n'aime pas toutes ses oeuvres, j'aime beaucoup le graphisme de Simon Hureau.
Il y a un petit côté trop "happy end" sur la fin avec le collectionneur qui distribue ses cadeaux tout en restant toujours si intouchable sur son piédestal. Et de manière générale, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages mis en scène.
Je ne suis donc pas totalement tombé sous le charme mais je salue l'originalité et l'intérêt de ce récit qui mérite la lecture.

Nom série  Les Minions  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si je ne suis pas un grand fan des Minions, je les apprécie bien dans les films Moi, Moche et Méchant. Dans l'ensemble, ils m'amusent. Et il est probable que j'aille au cinéma avec mes enfants voir le film qui leur sera dédié quand il sortira d'ici 3 semaines.
Alors pourquoi pas une BD à leur nom à base de gags les mettant en scène, même s'il y avait pour moi la légère crainte d'y trouver un produit dérivé commercial, à la manière de la très mauvaise série Les Pingouins de Madagascar.

J'ai été un peu rassuré par le graphisme car le style de Renaud Collin fait preuve de personnalité et ne singe pas celui des films. Les couleurs sont jolies et les planches souvent détaillées avec quelques petits gags cachés. Je regrette cependant un léger manque d'impact dans la mise en page et la structure narrative. L'humour ne passe pas toujours très bien.

Et c'est précisément au niveau de l'humour que le bât blesse. Alors que le ton des films s'adresse à tous les publics, celui de cette BD se limite malheureusement à un public très jeune. Les gags sont très convenus, beaucoup trop, on est plus de l'ordre de la tarte à la crème que de la chute surprenante et amenant le rire. J'ai eu toutes les peines du monde à décrocher ne serait-ce qu'un sourire.
Ce fut le cas également pour ma fille de 12 ans. Seul mon fils de 8 ans a trouvé la BD sympa même s'il m'a fait remarquer que certains gags étaient difficilement compréhensibles et pas vraiment drôles une fois expliqués.
Bref, à réserver à de jeunes lecteurs fans des Minions, mais sans grande conviction de ma part hélas.

Nom série  Alice au pays des merveilles (Drugstore)  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En fait, à part le dessin animé de Disney, différentes adaptations plus ou moins libres et autres inspirations, je ne connais pas le véritable contenu du livre de Lewis Carroll que je n'ai jamais lu. Et comme à priori cette BD en est une retranscription assez fidèle, je trouvais le projet louable. En effet, hormis les premières pages qui sont très similaires à celles du fameux dessin animé, le récit est ensuite très différent même si on retrouve quelques moments ou images clés.
C'est intéressant. D'autant que le graphisme est soigné et esthétique.

Pourtant, je n'ai pas été charmé.
D'abord ce fameux graphisme m'est apparu un peu trop sombre et froid à mon goût. Il ne permet pas à la folie du récit de se dégager.
Ensuite, l'histoire telle que racontée ici m'est apparue assez ennuyeuse et confuse. Folie et absurde ne fonctionnent pas quand leur mise en scène parait morne et mécanique. J'imagine que les textes sont bien ceux du livre, ou du moins de sa traduction puisqu'on reconnait quelques jeux de mots qui ne passent plus à la traduction (tale/tail par exemple), mais les dialogues sonnent assez creux présentés comme ils le sont ici.
Je n'ai pas été emporté par le récit et son déroulement.

Nom série  Angry Birds  posté le 05/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A vrai dire, je m'attendais à bien pire avec cette série. J'y voyais déjà un goody, une grosse bouse commerciale destinée aux rayons de supermarché pour que les enfants adeptes de jeux vidéos demandent à leur maman de leur acheter, quelque soit la qualité du contenu. Et en terme de contenu, j'imaginais du gros remplissage vide et moche, réalisé par un studio qui recycle des idées stupides juste pour faire de la page.

Mais finalement, ce n'est pas si mal, même si ce n'est pas destiné à un public autre que la jeunesse.
D'abord, le dessin est plutôt bon. Certes les décors sont assez vides, les couleurs informatiques sont froides et sans âme, mais le trait et l'encrage sont maîtrisés et les personnages sont expressifs. Ce n'est pas du copier-coller de gribouillages de dessinateurs de studio débutant.
Ensuite les histoires, même si elles ne volent pas haut, sont assez variées et font bien vivre les concepts d'Angry Birds, avec ses différents types d'oiseaux et ses cochons idiots. Pour un jeu qui consiste juste à lancer un oiseau pour qu'il aille percuter des décors et des cochons, on pouvait craindre pire. Mais les auteurs réussissent à donner une certaine personnalité à leurs personnages et les suivre n'est pas désagréable.

Bon, ça se lit très vite et ça ne marque pas du tout la mémoire, mais ça aurait pu être pire dans le genre BD publicitaire tiré d'un jeu à succès.

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