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Nom série  Dans ma maison de papier  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous sommes clairement ici dans le cadre d'un essai artistique, une oeuvre sous le charme de laquelle on peut tomber ou alors qu'on rejettera sans hésitation.
Ce n'est qu'en lisant son résumé sur le Net que j'apprends qu'il s'agit de l'adaptation d'une pièce de théâtre contemporaine de Philippe Dorin. L'album lui-même ne présente aucun résumé ni explication et on est plongé d'emblée dans un récit trop abscons pour être facilement compréhensible.

C'est une sorte de huis-clos un peu onirique, comme un hyperbole métaphorique, mettant en scène une vieille femme, une jeune fille (qui est peut-être une part de l'esprit de la vieille, ou celle qu'elle était quand elle était jeune) et un homme représentant la Mort venue chercher la vieille femme. Cela se passe durant la nuit, dans une maison isolée (symbole d'un esprit ou bien lieu réel, qui sait ?). C'est une suite de dialogues décousus entre ces trois personnages, avec beaucoup de répétitions, comme l'insistance des personnages de demander sans arrêt à éteindre ou allumer la lumière.
Je me suis franchement cru face à une pièce d'Art et d'Essai abstraite où seul l'auteur a une vague idée de ce qu'il veut dire et où les spectateurs doivent trouver eux-mêmes ce qu'ils vont retirer du récit, y comprendre ce qu'ils veulent ou peuvent et associer des symboles ou de la poésie à l'ensemble. Je me suis fait mes propres idées, sans certitude aucune, avec en tête un récit dans l'esprit d'une vieille femme au seuil de la Mort qui oscille entre l'abandon et l'appel à la vie de ses souvenirs de jeune fille. Mais franchement, la lecture m'a été trop pénible et ne m'a apporté ni intérêt ni plaisir.

Par contre, sur le plan du dessin, ça vaut le coup d’œil. C'est en effet un cocktail de nombreuses techniques graphiques, de styles visuels et d'ambiance différentes. Cela va du style enfantin et naïf à l'hyper-réalisme presque photographique, ou des dessins colorés et vivants à des beaux clair-obscurs en noir et blanc au fusain ou au charbon très inspirés du film La Nuit du Chasseur, voire à de simples silhouettes noires sur fond blanc.
Autant je n'ai pas du tout accroché à l'histoire et à sa narration, autant le graphisme est vraiment appréciable. Mais cela ne suffit pas pour moi à faire une bonne oeuvre : il me faut une vraie histoire que je n'ai pas trouvée ici.

Nom série  Fairest  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un grand fan de Fables et j'ai aussi beaucoup aimé son spin-off Jack of Fables même s'il est un cran en dessous. Et pourtant, j'ai mis un moment à me convaincre à acheter un tome de Fairest, pourtant lui aussi spin-off de Fables. La faute à des critiques acerbes et plutôt généralisées du premier tome. Puis le temps passant, les avis sur le Net étaient que le second tome était le meilleur des trois parus à ce jour, chacun étant composé d'une histoire en un tome indépendante. Je me suis donc lancé dans l’achat de ce tome là pour voir si effectivement il valait le coup et allait me donner envie de lire le reste de la série.

J'y ai découvert une histoire tout à fait imbriquée dans celles de Fables, se déroulant me semble-t-il entre les tomes 2 et 3 de la série mère en terme de chronologie. Elle met en scène Raiponce qui se rend au Japon pour régler une affaire ayant impacté son propre passé. Nous y découvrons ainsi un mélange entre les contes classiques Européens et le folklore japonais, ce qui détonne un peu dans le cadre habituel de Fables mais apporte une certaine nouveauté.
Le dessin est plutôt bon, même si j'apprécie moyennement les légères différences avec celui de la série mère, comme la représentation de Bigby qui est moins charismatique à mes yeux.
L'ennui, c'est que l'histoire n'a rien de palpitant. Elle est un peu embrouillée, joue beaucoup sur l'action et sur un mystère qui tombe à plat et fait la part belle au grand spectacle et à des personnages un peu poseurs auxquels je ne me suis pas du tout attaché.

Bref, j'y ai trouvé une lecture divertissante mais sans originalité, comme une production américaine de base avec beaucoup d'action et de spectacle mais qui s'oublie très vite.
Pas motivé du tout donc à acheter les autres tomes de la série.

Nom série  En chemin elle rencontre...  posté le 01/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur d’œuvres collectives engagées sur des sujets de société, mais étant bien souvent plus féministe que ma femme (qui l'est pourtant déjà bien), le sujet de l'égalité homme-femme et plus encore de la violence faite aux femmes (comme à n'importe qui d'ailleurs) me tient à cœur. Et ce collectif là, avec 3 albums à son actif pour le moment, est de bon niveau.
Comme dans tous les collectifs, il y a des styles graphiques très différents, mais aucun que j'ai trouvés mauvais et certains très bons.
Les histoires sont le plus souvent parlantes et certaines assez fortes. Cela m'agace d'ailleurs parfois car les récits réalistes montrant de vraies injustices ont toujours tendance à me titiller les nerfs et à me rendre agressif.
Les textes intermédiaires présentant les situations réelles chiffres à l'appui sont aussi intéressants.
Je regrette seulement une part d'histoires un peu trop didactiques, façon "voilà c'est comme ça que ça se passe, c'est révoltant ou édifiant, pas vrai ?". Celles-ci manquent un peu de finesse et enfoncent un peu maladroitement un clou déjà bien enfoncé.
Un bon collectif sur un sujet qui le mérite.

Nom série  Des maux pour le dire  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des maux pour le dire est l'un des premiers albums de Lax (auteur d'Azrayen', Le Choucas ou encore L'Aigle sans orteils). On y retrouve son trait maîtrisé et réaliste, peut-être même trop réaliste car son dessin est tellement soigné ici qu'il parait légèrement laborieux, au détriment d'une narration fluide et claire.

L'histoire aussi surprend par son réalisme et pour cause puisqu'elle met en scène le propre frère tétraplégique de l'auteur dans une histoire d'aventure qui, sauf erreur, tient par contre de la fiction.
Le quotidien d'une personne aussi lourdement handicapée est mis en scène avec sérieux et je ne peux que saluer le fait d'en faire le héros d'un vrai récit d'aventure. C'est un peu déstabilisant au départ, difficile en effet de se sentir motivé à l'idée d'un héros incapable de bouger autrement qu'une fois harnaché dans un gros fauteuil roulant et incapable de parler clairement, mais on s'y fait et l'intérêt de l'histoire et la motivation du héros prend le pas sur le malaise initial.

Malgré une légère curiosité initiale, c'est surtout à partir du moment où l'action se déplace au Maghreb que j'ai commencé à accrocher à l'intrigue. L'aspect aventure et exotisme contrastant avec l'incapacité physique du héros est intéressante. J'ai en outre apprécié le réalisme de la fin qui évite la facilité d'une conclusion heureuse.
Une lecture assez originale, même si on sent qu'elle commence à dater, l'ambiance années 80 étant très marquée.

Nom série  Basewood  posté le 30/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Basewood est une oeuvre qui tenait à cœur à son auteur, un album sur lequel il a travaillé 7 ans, qu'il a auto-publié et où il n'a pas compté sa peine comme sur les nombreuses planches enneigés où il s'est appliqué à dessiner chaque flocon.
C'est un pur récit d'aventure dans un décor légèrement fantasy non défini, dans une ambiance qui tient parfois du moyen-âge et parfois du 19e siècle américain. Il met en scène un jeune homme rendu amnésique suite à une chute et qui apprend à vivre dans une mystérieuse forêt avec un vieux solitaire qui s'y est installé depuis de nombreuses années. Ajoutez à cela une falaise gigantesque, un dangereux dragon et une femme amoureuse, et vous aurez les éléments de Basewood.

Le graphisme est simple et rond, proche de la Ligne Claire. Le rendu est esthétique mais je ne suis pas toujours totalement convaincu par la narration graphique, notamment des expressions des personnages qui ont tendance à passer sans transition de en colère à souriant puis renfrogné. Ce n'est pas toujours facile de capter pour de bon leur état d'esprit. Je dois dire aussi que je ne me suis pas tellement attaché à eux.
Quant à l'histoire, elle est sympathique et plutôt bien menée. Elle est dotée d'une certaine touche d'originalité dans le ton sciemment naïf ou du moins sincère et sans faux-semblant. Je ne l'ai cependant pas trouvé très enthousiasmante ni prenante, malgré un petit zeste de curiosité. Je me suis presque ennuyé par moment à vrai dire.
Et du coup, j'ai terminé l'album sans être emballé et il ne marquera pas tellement ma mémoire.

Nom série  Disquettes  posté le 28/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y aura deux types de lecteurs pour cet album : ceux qui connaissent les youtubers qui le composent, et ceux qui ne les connaissent pas.
Pour les premiers, c'est agréable de retrouver des humoristes croisés sur le Net mais aussi un peu à la télé, au détour d'un sketch de Golden Moustache ou simplement sur leurs chaines Youtube. Pour les autres, c'est un moyen de découvrir des noms souvent inconnus du public hors Internet et des atmosphères humoristiques souvent pleines de personnalité.

Dupuis leur a offert l'occasion de s'attaquer à la bande dessinée, avec un dessinateur chacun pour mettre en image leurs délires (sauf pour le cas de Vincent Tirel qui se débrouille seul et que je félicite pour son coup de crayon, je le verrais bien dans les marges de Fluide Glacial). Après une page d'introduction, chacun a ainsi droit à une poignée de pages qu'ils utilisent soit en une histoire courte, soit en gags en une planche ou en strips.
Le passage à la bande dessinée leur permet certaines libertés mais chacun essaie en général d'adapter son style d'humour à ce nouveau médium. Il faut avouer que ça ne marche pas toujours très bien, certains gags sentant un peu le forcé ou le réchauffé, où l'on sent que les auteurs ne sont pas encore très à l'aise avec la narration graphique. L'ambiance de ces planches est généralement bonne mais, à part quelques exceptions, j'ai eu un peu de mal à décrocher de véritables sourires.
On retrouve en outre la caractéristique classique des albums collectifs : le mélange de bon et de moins bon, tant au niveau graphique qu'humoristique, qui aplanit l'impression d'ensemble.

Une initiative sympathique permettant au monde de la BD de s'ouvrir un monde des vidéos Internet et à ses lecteurs de découvrir de jeunes artistes du Web ou de profiter de leur humour dans un nouveau domaine. Mais force m'est d'avouer qu'il s'agit justement d'un domaine qu'ils ne maîtrisent pas encore et du coup cela ne permet pas d'en faire une lecture très enthousiasmante.

Nom série  Nas, poids plume  posté le 23/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal du tout comme série.
Elle met en scène des enfants d'un quartier populaire de nos jours et notamment le petit Nassim, vivant avec la famille de son père, d'origine maghrébine, avec sa mère à priori veuve. Ce dernier est harcelé par un plus grand que lui à l'école et aimerait vraiment rejoindre ses amis à leur cours de boxe pour ne plus avoir peur. Mais sa mère ne veut pas.

J'ai eu un peu de mal avec le côté "utopie socialiste" représenté par ce quartier melting-pot où vivent en bonne entente des gens de toutes les origines. Ces sourires partout, ça crée une ambiance sympathique mais ça ressemble aussi un peu à un tract politique. Sans parler d'un certain manichéisme avec des méchants bien punis pour leurs méfaits ou alors qui finalement deviennent gentils.
Heureusement, l'auteur ne pousse pas trop loin la touche idéaliste et conserve un peu de réalisme avec des protagonistes qui ne réussissent pas forcément ce qu'ils entreprennent et des relations plutôt justes entre les personnages.

Le graphisme non plus ne m'a pas trop enthousiasmé. J'ai trouvé les traits d'expressions un peu trop vagues et épurés et on sent que l'auteur n'est pas encore parfaitement à l'aise sur le plan technique. Néanmoins, ces légers défauts n'ont rien de rédhibitoire et la narration graphique permet une lecture fluide et plutôt agréable. Et j'imagine que s'il y d'autres tomes à venir, l'auteur y gagnera en assurance.

L'histoire, pour sa part, est sympathique et bien menée. Elle présente quelques côtés un peu bien-pensants et politiquement corrects mais elle ne manque pas d'intelligence et présente des situations et personnages intéressants. Elle finit en outre par dégager un optimisme assez rafraîchissant. Je suis sorti satisfait de ma lecture.
Une bonne série jeunesse qui mérite d'avoir une suite.

Nom série  La Malvenue  posté le 22/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je me suis fait avoir par la couverture du tome 2 de cette série car :
- elle ne dit absolument pas qu'il s'agit d'un tome 2 et j'ai cru initialement à un one-shot
- elle affiche comme auteur Loisel, sans prénom, et j'ai cru découvrir là un pêché de jeunesse de Régis Loisel
Autant vous dire que j'ai été sacrément déçu après coup, et encore plus quand j'ai dû dénicher le tome 1.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Claude Seignolle, un conte fantastique rural se déroulant en Sologne à priori au 19e ou tout début 20e siècle. Dans un décor de campagne et de marais, c'est l'histoire d'une statue maudite et d'une femme possédée.
Le cadre est sympathique et l'ambiance pas si mal rendue. Il y avait effectivement de quoi faire une adaptation intéressante.
Mais la forme et la narration n'y sont pas du tout !

Le dessin est très médiocre. Autant les décors, quand ils ne sont pas réduits au strict minimum voire au néant, ne sont pas si mal, autant les personnages sont singulièrement laids et ratés. Quasiment amateurs pour le premier tome, ils prennent des allures de mauvaises tentatives d'imiter le style de François Bourgeon dans le second tome.
Quant à l'histoire, elle est très mal racontée, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles, des personnages qu'on confond trop facilement et des situations sans aucune saveur ni sens de la mise en scène. On s'y perd et on s'ennuie très rapidement.
Adaptation ratée.

Nom série  La Voleuse du Père Fauteuil  posté le 19/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec les auteurs de Toto l'ornithorynque et plus spécialement Yoann au dessin, c'était là une série que je voulais lire depuis un moment. J'en ai enfin eu l'occasion et... j'ai malheureusement été très déçu.

Cela ne vient pas vraiment du sujet qui est relativement original, mettant d'abord en scène des histoires de monte-en-l'air façon Belle Epoque puis s'orientant vers une histoire de lutte des classes tout en ayant quelques protagonistes assez sympathiques.
Cela ne vient pas non plus du dessin qui n'est pas du style de Yoann que je préfère mais qui est bien agréable quand même.

Cela vient surtout de la narration et de la mise en page. Le récit est tellement bavard, avec tellement d'encadrés narratifs, qu'on croirait presque l'adaptation d'un roman en BD. C'est pénible à lire et ça m'a très vite ennuyé. D'autant que la narration graphique s'en ressent avec de grosses ellipses entre les cases car une grosse partie du récit est racontée en texte et pas en image, donnant régulièrement une narration graphique très hachée. On s'en rend d'autant plus compte quand, comme moi, on se lasse de la lecture des encadrés narratifs et qu'on essaie de se contenter des images et des dialogues, qui se révèlent largement insuffisants du coup.

Bref, je n'ai pas réussi à lire cette série jusqu'au bout et j'ai abandonné à la fin du second tome, tome que j'ai largement survolé tant la narration bavarde et la mise en scène m'avait déjà fait lâcher l'affaire.

Nom série  Undertaker  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un chouette western d'aventure bien sérieuse mais prenante. Il y a du Blueberry dans cette série qui s'entame, que ce soit dans le ton, les personnages, l'action et les décors. Et c'est du bon boulot !

Le graphisme de Meyer est excellent et se prête admirablement au style. Les couleurs aussi sont très bonnes.
Et j'ai particulièrement accroché aux personnages qui sont singulièrement originaux. Le fameux croque-mort pour commencer, mais aussi la gouvernante anglaise psycho-rigide ou encore la servante chinoise au caractère prononcé. Ça donne une vraie fraîcheur au récit et on a envie de les voir interagir.

Après une excellente entame, j'ai été un tout petit peu déçu par la tournure de l'intrigue du premier tome qui s'oriente un peu vite vers une course-poursuite qui n'est pas le type de péripétie qui me passionne.
Mais il y a beaucoup de potentiel et je pense que la suite promet du très bon. D'autant qu'à voir le 4e de couverture, j'ai bien l'impression que les auteurs désirent s'engager dans une série au long cours, avec des histoires en un ou deux tomes, peut-être bien à la Blueberry justement.
A suivre !

Nom série  Les Enigmes de Tim  posté le 18/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Enigmes de Tim, je les lisais dans Pif Gadget et autres Hercule Magazine quand j'étais enfant. Comme d'autres énigmes du genre à l'époque, par exemple Les Enigmes de Ludo ou les Mickey Énigmes, il s'agissait d'histoires courtes en une page ou une demi-page présentant un contexte, offrant des indices et permettant aux lecteurs de deviner par eux-mêmes le coupable ou la solution d'une énigme policière.
C'est un concept sympa et j'avoue me prêter toujours au jeu de voir si je peux deviner sans retourner le livre ou le magazine pour trouver la solution.
Et cette édition en intégrale chez le Coffre à BD a en outre l'avantage de ne pas se contenter de publier pour la première fois en album les fameuses énigmes mais aussi d'offrir un entretien de l'auteur et de nombreuses illustrations rendant hommage au personnage et permettant de resituer la série dans son époque. C'est intéressant et cela réveille un peu la nostalgie.

L'ennui par contre, c'est que je ne suis pas un grand fan de Tim et de ses énigmes. Elles sont trop faciles à mon goût et un peu trop bancales ou manquant de crédibilité. Cela s'adresse à un lectorat jeune mais elles sonnent trop artificielles et convenues la plupart du temps. Quand on connait le concept de ce type d'énigme, la solution saute trop vite aux yeux. Du coup, comme je ne trouve pas Tim très charismatique et que je n'accroche pas à son univers et à son graphisme, je réserve cet album aux vrais fans de Pif Gadget et aux amateurs de nostalgie.

Nom série  Le Massacre  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dans la lecture de cet album, j'ai apprécié son originalité et son exotisme.
L'introduction du récit ne m'a pas enthousiasmé, avec cette histoire d'enchères, les sauts bizarres d'un narrateur à un autre, et ce collectionneur aux allures de monsieur "Trop" (trop charismatique, trop riche, trop sûr de lui, à qui tout réussit trop, etc...) mais j'étais assez curieux de voir où l'auteur voulait en venir.

Et puis quand on se retrouve ensuite projeté en Indochine, région du monde que Simon Hureau nous avait déjà fait visiter dans Palaces et Bureau des prolongations, j'ai commencé à vraiment accrocher. Le récit devient intéressant, surprenant, inattendu. L'ambiance des lieux et des époques est bien rendue. Et les pièces du puzzle concernant ce fameux "massacre" s'assemblent pour former un tout complet et bien amené. D'autant que même si je n'aime pas toutes ses oeuvres, j'aime beaucoup le graphisme de Simon Hureau.
Il y a un petit côté trop "happy end" sur la fin avec le collectionneur qui distribue ses cadeaux tout en restant toujours si intouchable sur son piédestal. Et de manière générale, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages mis en scène.
Je ne suis donc pas totalement tombé sous le charme mais je salue l'originalité et l'intérêt de ce récit qui mérite la lecture.

Nom série  Les Minions  posté le 17/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si je ne suis pas un grand fan des Minions, je les apprécie bien dans les films Moi, Moche et Méchant. Dans l'ensemble, ils m'amusent. Et il est probable que j'aille au cinéma avec mes enfants voir le film qui leur sera dédié quand il sortira d'ici 3 semaines.
Alors pourquoi pas une BD à leur nom à base de gags les mettant en scène, même s'il y avait pour moi la légère crainte d'y trouver un produit dérivé commercial, à la manière de la très mauvaise série Les Pingouins de Madagascar.

J'ai été un peu rassuré par le graphisme car le style de Renaud Collin fait preuve de personnalité et ne singe pas celui des films. Les couleurs sont jolies et les planches souvent détaillées avec quelques petits gags cachés. Je regrette cependant un léger manque d'impact dans la mise en page et la structure narrative. L'humour ne passe pas toujours très bien.

Et c'est précisément au niveau de l'humour que le bât blesse. Alors que le ton des films s'adresse à tous les publics, celui de cette BD se limite malheureusement à un public très jeune. Les gags sont très convenus, beaucoup trop, on est plus de l'ordre de la tarte à la crème que de la chute surprenante et amenant le rire. J'ai eu toutes les peines du monde à décrocher ne serait-ce qu'un sourire.
Ce fut le cas également pour ma fille de 12 ans. Seul mon fils de 8 ans a trouvé la BD sympa même s'il m'a fait remarquer que certains gags étaient difficilement compréhensibles et pas vraiment drôles une fois expliqués.
Bref, à réserver à de jeunes lecteurs fans des Minions, mais sans grande conviction de ma part hélas.

Nom série  Alice au pays des merveilles (Drugstore)  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En fait, à part le dessin animé de Disney, différentes adaptations plus ou moins libres et autres inspirations, je ne connais pas le véritable contenu du livre de Lewis Carroll que je n'ai jamais lu. Et comme à priori cette BD en est une retranscription assez fidèle, je trouvais le projet louable. En effet, hormis les premières pages qui sont très similaires à celles du fameux dessin animé, le récit est ensuite très différent même si on retrouve quelques moments ou images clés.
C'est intéressant. D'autant que le graphisme est soigné et esthétique.

Pourtant, je n'ai pas été charmé.
D'abord ce fameux graphisme m'est apparu un peu trop sombre et froid à mon goût. Il ne permet pas à la folie du récit de se dégager.
Ensuite, l'histoire telle que racontée ici m'est apparue assez ennuyeuse et confuse. Folie et absurde ne fonctionnent pas quand leur mise en scène parait morne et mécanique. J'imagine que les textes sont bien ceux du livre, ou du moins de sa traduction puisqu'on reconnait quelques jeux de mots qui ne passent plus à la traduction (tale/tail par exemple), mais les dialogues sonnent assez creux présentés comme ils le sont ici.
Je n'ai pas été emporté par le récit et son déroulement.

Nom série  Angry Birds  posté le 05/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A vrai dire, je m'attendais à bien pire avec cette série. J'y voyais déjà un goody, une grosse bouse commerciale destinée aux rayons de supermarché pour que les enfants adeptes de jeux vidéos demandent à leur maman de leur acheter, quelque soit la qualité du contenu. Et en terme de contenu, j'imaginais du gros remplissage vide et moche, réalisé par un studio qui recycle des idées stupides juste pour faire de la page.

Mais finalement, ce n'est pas si mal, même si ce n'est pas destiné à un public autre que la jeunesse.
D'abord, le dessin est plutôt bon. Certes les décors sont assez vides, les couleurs informatiques sont froides et sans âme, mais le trait et l'encrage sont maîtrisés et les personnages sont expressifs. Ce n'est pas du copier-coller de gribouillages de dessinateurs de studio débutant.
Ensuite les histoires, même si elles ne volent pas haut, sont assez variées et font bien vivre les concepts d'Angry Birds, avec ses différents types d'oiseaux et ses cochons idiots. Pour un jeu qui consiste juste à lancer un oiseau pour qu'il aille percuter des décors et des cochons, on pouvait craindre pire. Mais les auteurs réussissent à donner une certaine personnalité à leurs personnages et les suivre n'est pas désagréable.

Bon, ça se lit très vite et ça ne marque pas du tout la mémoire, mais ça aurait pu être pire dans le genre BD publicitaire tiré d'un jeu à succès.

Nom série  La Mythologie en BD  posté le 05/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se présente de la manière qu'une autre du même éditeur, L'Histoire de France en BD, qui vulgarise avec un dessin simple et clair des récits documentaires adaptés à tous publics. Nous aborderons donc ici la mythologie grecque mais pas seulement, puisque le 3e tome abordera le panthéon égyptien notamment.
Les scénaristes de ces adaptations sont spécialisées dans la vulgarisation historique puisqu'il s'agit de véritables historiennes auteures d'ouvrages pour la jeunesse.

J'apprécie la mythologie en général et les récit Homériques en particulier. L'Odyssée, notamment, est particulièrement dense et variée quand on l'aborde dans sa totalité. Je suis toujours en faveur de vulgarisations permettant au grand public d'en connaître le véritable déroulement, les péripéties et les personnages qui ont marqué l'imaginaire occidental. En beaucoup plus adulte et dense, je suis encore sous le charme de L'Âge de Bronze de Shanower notamment. Et pour tout public, Ulysse (Adam/Palluy) d'Adam et Palluy m'avait bien plu.

Pour ce qui concerne l'Odyssée, seul récit sur les 2 tomes parus à ce jour, l'adaptation en bande dessinée réalisée ici est correcte et assez complète sans rentrer dans les détails, mais elle m'a paru un peu terne et sans saveur. On suit les événements avec un certain détachement et aucune émotion ne se dégage. On dirait davantage un documentaire sur "voilà comment ça s'est passé" qu'un récit épique et fantastique.
Le dessin, très simple, est clair mais pas très enthousiasmant et pas toujours très joli.

Bref, j'ai lu cette bande dessinée sans ennui car le sujet est intéressant et maîtrisé, mais je n'ai pas été emballé et ce n'est pas une adaptation de la mythologie que je conseillerais forcément.

Nom série  Yékini, le roi des arènes  posté le 21/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais vécu au Sénégal et je ne savais rien de l'existence d'un sport local de lutte traditionnelle ni rien de l'engouement des Sénégalais à son sujet. Et en entamant cet album, je ne savais pas non plus qu'il allait raconter, de manière un peu romancée, une histoire vraie s'étant déroulée dans les années 2000, jusqu'à 2012.
On y suit en effet le parcours de trois authentiques stars de lutte sénégalaise, Tyson, Yékini et Balla Gaye 2. Avec eux et grâce aux auteurs, nous allons découvrir ce sport mais aussi sa dimension culturelle et folklorique et le conflit entre les mentalités de ces trois lutteurs.

La mise en scène est originale car elle mélange les styles. Parfois de type documentaire avec une narration au présent qui m'a un peu étonné, elle suit le reste du temps les personnages de près comme un roman graphique classique. Et régulièrement, certaines pages présentent de véritables photos des protagonistes et des lieux sénégalais, pour donner à la fois une ambiance visuelle au récit mais aussi rappeler au lecteur qu'on parle là de véritables sportifs et d'événements ancrés dans l'histoire Sénégalaise, notamment lors du passage se déroulant durant les élections présidentielles de 2012.

Graphiquement, le dessin ne m'a pas tellement convaincu. Il est appréciable la plupart du temps et permet une lecture fluide, mais il n'est pas toujours facile de bien comprendre les scènes de lutte en elles-mêmes car les personnages se ressemblent trop et se mélangent dans l'action.

Ce fut pour moi une lecture instructive, mais je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. C'est intéressant mais pas palpitant. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages et leur histoire ne m'a pas vraiment touché. J'ai appris des choses sur le Sénégal, sur la Lutte Sénégalaise et ses héros locaux, mais c'est un album que je ne conseillerai qu'aux lecteurs curieux et désireux de découvrir un sport et un pays dont on parle très peu en bande dessinée.

Nom série  Mots rumeurs, mots cutter  posté le 20/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du même éditeur et des mêmes auteurs, j'avais lu il y a peu de temps Rouge Tagada que j'avais trouvé plutôt agréable mais un peu superficiel et abrupt. Avec Mots rumeurs, mots cutter, nous sommes sur le même créneau : un récit parlant d'adolescents, pour des adolescents, et abordant un sujet sérieux et un peu intime. Mais j'ai trouvé cet album là plus abouti et plus intéressant.

Au début, je n'avais pas trop compris quel était le thème visé. Cela commence comme une sympathique chronique adolescente avec une héroïne assez attachante et une romance qui se met en place. Le dessin est mignon, joliment colorisé et la lecture est plaisante.
Puis vient le moment clé de l'intrigue, un événement qui va plonger l'héroïne dans l'enfer du harcèlement et de la rumeur.

Le ton du récit est plutôt juste quoique j'ai eu un peu de mal à ne pas me révolter et à trouver tous les collégiens entourant l'héroïne particulièrement stupides et méchamment inconscients. Je croise les doigts pour que ce soit exagéré et que mes enfants n'aient jamais à subir de tels agissements. Penser que cela a pu arriver à certains adolescents est assez édifiant. Du coup, l'aspect pédagogique du récit est atteint à mes yeux.
La fin de l'album apporte une touche d'optimisme mais, comme pour Rouge Tagada, j'ai eu le sentiment d'une conclusion abrupte. Je me disais qu'arrivé là, il y avait encore beaucoup à raconter et l'envie de savoir ce qu'il se passe après.
L'ensemble tient cependant bien la route. C'est une BD jolie sur le plan graphique et intéressante et assez touchante au niveau du scénario.

Nom série  Economix  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quelle formidable leçon d'économie, d'Histoire et de sociologie humaine !

Avec pédagogie, simplicité et une narration légère, les auteurs nous amènent à comprendre l'économie, des origines du capitalisme (au XVIIe siècle en Hollande puis en France et en Angleterre) à nos jours (le livre date de 2012). Commençant par les fondamentaux, il assemble brique par brique les éléments qui permettent de comprendre l'économie comme une science mais aussi et surtout son impact sur la société humaine et le développement des pays.
C'est ainsi que, petit bout par petit bout, on comprend la logique des événements qui ont marqué l'Histoire vu par l'angle de l'économie. Et tout parait alors tellement évident, tellement clair qu'on a l'impression qu'un voile est levé expliquant de grands pans de l'Histoire.
C'est formidablement bien raconté, très pédagogique. Et même si les choses se compliquent de plus en plus au fil des chapitres tandis que l'économie, la finance et la politique deviennent des données plus complexes au fur et à mesure qu'elles sont étudiées et expérimentées, pour peu qu'on ne soit pas trop fatigué à la lecture, tout est clair et percutant.
J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas être fatigué car c'est un ouvrage dense qu'on ne lit pas en une seule fois et qui mérite volontiers plusieurs lectures pour bien s'en imprégner. Presque à chaque page, je me suis répété qu'il y avait ça et là des informations et anecdotes particulièrement intéressantes que je voudrais particulièrement vouloir retenir et diffuser autour de moi.

Sur la fin, puisque l'album aborde la situation des ces vingt dernières années et la crise actuelle, le discours se fait plus politique. Mais avec de telles explications et une telle logique, on adhère sans hésiter aux idées des auteurs qui dénoncent clairement les abus des puissants et prônent de véritables changements qu'il est difficile de ne pas souhaiter intensément.
A noter entre autres l'épilogue qui aborde avec vigueur le sujet des traités de libre-échange entre pays (du type du traité Trans-Atlantique que les USA et l'Europe négocient actuellement) et, présenté ainsi, on comprend qu'il s'agit de véritables menaces anti-démocratiques qui ne favoriseraient ni les Américains ni les autres pays mais au contraire donneraient encore plus le champ libre aux grosses entreprises pour exploiter tous les peuples.

Si L'Art Invisible est un indispensable pour comprendre en détail et de manière extrêmement fluide la bande dessinée, Economix est son équivalent pour comprendre l'Economie, la Finance et l'Histoire moderne.

Nom série  Le Monde des Images  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre est à mi-chemin entre le livre illustré et la bande dessinée. Pour ce qui est du livre illustré, les images prennent largement le pas sur le texte qui comporte rarement plus de deux lignes par page. Et en guise d'illustration, Cabu dessine souvent de véritables bandes dessinées pour bien appuyer les idées qu'il n'arrive pas à formuler en une ou deux images seulement.

Et le sujet de l'album, ce sont précisément les images, plus précisément celles des médias. L'objectif est éducatif puisqu'il s'agit d'apprendre ou de rappeler que les images peuvent être des outils de manipulation, que leur message peut être différent suivant la manière dont elles sont présentées, le cadre ou l'angle choisi, l'ordre de leur présentation, etc.
Le public visé est la jeunesse et le ton s'en révèle volontairement naïf et didactique, pas très appréciable pour un lecteur plus âgé. Pourtant certains sujets abordés sont plus adultes et intéresseront peu les enfants. Du coup, j'ai le sentiment que cet album vise un peu mal son public cible et se retrouve entre deux eaux.

J'ai trouvé cette lecture intéressante mais pas elle ne m'a pas appris grand chose. J'ai eu le sentiment que les auteurs survolaient trop le sujet. Le narrateur annonce qu'il va donner les recettes permettant de ne pas se laisser piéger par les images, décrit ensuite avec quelques exemples comment celles-ci peuvent être manipulées, puis annonce que voilà il a donné les recettes tant attendues et qu'il va falloir les utiliser soigneusement maintenant, les enfants. Sauf que je ne les ai pas vraiment vues ces fameuses recettes...
En comparaison, un album comme L'Art Invisible, qui abordant finalement des thématiques assez proches sur l'utilisation des images et leur perception par les lecteurs/spectateurs, m'a appris infiniment plus de choses et de manière plus satisfaisante.

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