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Nom série  Yékini, le roi des arènes  posté le 21/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai jamais vécu au Sénégal et je ne savais rien de l'existence d'un sport local de lutte traditionnelle ni rien de l'engouement des Sénégalais à son sujet. Et en entamant cet album, je ne savais pas non plus qu'il allait raconter, de manière un peu romancée, une histoire vraie s'étant déroulée dans les années 2000, jusqu'à 2012.
On y suit en effet le parcours de trois authentiques stars de lutte sénégalaise, Tyson, Yékini et Balla Gaye 2. Avec eux et grâce aux auteurs, nous allons découvrir ce sport mais aussi sa dimension culturelle et folklorique et le conflit entre les mentalités de ces trois lutteurs.

La mise en scène est originale car elle mélange les styles. Parfois de type documentaire avec une narration au présent qui m'a un peu étonné, elle suit le reste du temps les personnages de près comme un roman graphique classique. Et régulièrement, certaines pages présentent de véritables photos des protagonistes et des lieux sénégalais, pour donner à la fois une ambiance visuelle au récit mais aussi rappeler au lecteur qu'on parle là de véritables sportifs et d'événements ancrés dans l'histoire Sénégalaise, notamment lors du passage se déroulant durant les élections présidentielles de 2012.

Graphiquement, le dessin ne m'a pas tellement convaincu. Il est appréciable la plupart du temps et permet une lecture fluide, mais il n'est pas toujours facile de bien comprendre les scènes de lutte en elles-mêmes car les personnages se ressemblent trop et se mélangent dans l'action.

Ce fut pour moi une lecture instructive, mais je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. C'est intéressant mais pas palpitant. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages et leur histoire ne m'a pas vraiment touché. J'ai appris des choses sur le Sénégal, sur la Lutte Sénégalaise et ses héros locaux, mais c'est un album que je ne conseillerai qu'aux lecteurs curieux et désireux de découvrir un sport et un pays dont on parle très peu en bande dessinée.

Nom série  Mots rumeurs, mots cutter  posté le 20/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du même éditeur et des mêmes auteurs, j'avais lu il y a peu de temps Rouge Tagada que j'avais trouvé plutôt agréable mais un peu superficiel et abrupt. Avec Mots rumeurs, mots cutter, nous sommes sur le même créneau : un récit parlant d'adolescents, pour des adolescents, et abordant un sujet sérieux et un peu intime. Mais j'ai trouvé cet album là plus abouti et plus intéressant.

Au début, je n'avais pas trop compris quel était le thème visé. Cela commence comme une sympathique chronique adolescente avec une héroïne assez attachante et une romance qui se met en place. Le dessin est mignon, joliment colorisé et la lecture est plaisante.
Puis vient le moment clé de l'intrigue, un événement qui va plonger l'héroïne dans l'enfer du harcèlement et de la rumeur.

Le ton du récit est plutôt juste quoique j'ai eu un peu de mal à ne pas me révolter et à trouver tous les collégiens entourant l'héroïne particulièrement stupides et méchamment inconscients. Je croise les doigts pour que ce soit exagéré et que mes enfants n'aient jamais à subir de tels agissements. Penser que cela a pu arriver à certains adolescents est assez édifiant. Du coup, l'aspect pédagogique du récit est atteint à mes yeux.
La fin de l'album apporte une touche d'optimisme mais, comme pour Rouge Tagada, j'ai eu le sentiment d'une conclusion abrupte. Je me disais qu'arrivé là, il y avait encore beaucoup à raconter et l'envie de savoir ce qu'il se passe après.
L'ensemble tient cependant bien la route. C'est une BD jolie sur le plan graphique et intéressante et assez touchante au niveau du scénario.

Nom série  Economix  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Quelle formidable leçon d'économie, d'Histoire et de sociologie humaine !

Avec pédagogie, simplicité et une narration légère, les auteurs nous amènent à comprendre l'économie, des origines du capitalisme (au XVIIe siècle en Hollande puis en France et en Angleterre) à nos jours (le livre date de 2012). Commençant par les fondamentaux, il assemble brique par brique les éléments qui permettent de comprendre l'économie comme une science mais aussi et surtout son impact sur la société humaine et le développement des pays.
C'est ainsi que, petit bout par petit bout, on comprend la logique des événements qui ont marqué l'Histoire vu par l'angle de l'économie. Et tout parait alors tellement évident, tellement clair qu'on a l'impression qu'un voile est levé expliquant de grands pans de l'Histoire.
C'est formidablement bien raconté, très pédagogique. Et même si les choses se compliquent de plus en plus au fil des chapitres tandis que l'économie, la finance et la politique deviennent des données plus complexes au fur et à mesure qu'elles sont étudiées et expérimentées, pour peu qu'on ne soit pas trop fatigué à la lecture, tout est clair et percutant.
J'insiste sur le fait qu'il ne faut pas être fatigué car c'est un ouvrage dense qu'on ne lit pas en une seule fois et qui mérite volontiers plusieurs lectures pour bien s'en imprégner. Presque à chaque page, je me suis répété qu'il y avait ça et là des informations et anecdotes particulièrement intéressantes que je voudrais particulièrement vouloir retenir et diffuser autour de moi.

Sur la fin, puisque l'album aborde la situation des ces vingt dernières années et la crise actuelle, le discours se fait plus politique. Mais avec de telles explications et une telle logique, on adhère sans hésiter aux idées des auteurs qui dénoncent clairement les abus des puissants et prônent de véritables changements qu'il est difficile de ne pas souhaiter intensément.
A noter entre autres l'épilogue qui aborde avec vigueur le sujet des traités de libre-échange entre pays (du type du traité Trans-Atlantique que les USA et l'Europe négocient actuellement) et, présenté ainsi, on comprend qu'il s'agit de véritables menaces anti-démocratiques qui ne favoriseraient ni les Américains ni les autres pays mais au contraire donneraient encore plus le champ libre aux grosses entreprises pour exploiter tous les peuples.

Si L'Art Invisible est un indispensable pour comprendre en détail et de manière extrêmement fluide la bande dessinée, Economix est son équivalent pour comprendre l'Economie, la Finance et l'Histoire moderne.

Nom série  Le Monde des Images  posté le 19/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce livre est à mi-chemin entre le livre illustré et la bande dessinée. Pour ce qui est du livre illustré, les images prennent largement le pas sur le texte qui comporte rarement plus de deux lignes par page. Et en guise d'illustration, Cabu dessine souvent de véritables bandes dessinées pour bien appuyer les idées qu'il n'arrive pas à formuler en une ou deux images seulement.

Et le sujet de l'album, ce sont précisément les images, plus précisément celles des médias. L'objectif est éducatif puisqu'il s'agit d'apprendre ou de rappeler que les images peuvent être des outils de manipulation, que leur message peut être différent suivant la manière dont elles sont présentées, le cadre ou l'angle choisi, l'ordre de leur présentation, etc.
Le public visé est la jeunesse et le ton s'en révèle volontairement naïf et didactique, pas très appréciable pour un lecteur plus âgé. Pourtant certains sujets abordés sont plus adultes et intéresseront peu les enfants. Du coup, j'ai le sentiment que cet album vise un peu mal son public cible et se retrouve entre deux eaux.

J'ai trouvé cette lecture intéressante mais pas elle ne m'a pas appris grand chose. J'ai eu le sentiment que les auteurs survolaient trop le sujet. Le narrateur annonce qu'il va donner les recettes permettant de ne pas se laisser piéger par les images, décrit ensuite avec quelques exemples comment celles-ci peuvent être manipulées, puis annonce que voilà il a donné les recettes tant attendues et qu'il va falloir les utiliser soigneusement maintenant, les enfants. Sauf que je ne les ai pas vraiment vues ces fameuses recettes...
En comparaison, un album comme L'Art Invisible, qui abordant finalement des thématiques assez proches sur l'utilisation des images et leur perception par les lecteurs/spectateurs, m'a appris infiniment plus de choses et de manière plus satisfaisante.

Nom série  Orbitaria  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a beaucoup de potentiel dans ce manga, mais il est gâché par une réalisation déficiente.

Le potentiel tient dans l'idée de base de cet univers, un monde où les nations sont contenues à bord et sur les flancs de robots titanesques surplombant un monde plongée dans une brume mortelle. Idée étrange et originale, même si l'on peut douter de sa crédibilité.

Il tient aussi dans un graphisme esthétique et très appréciable quand on se contente d'admirer les planches indépendamment l'une de l'autre. Par contre, quand on veut lire l'histoire elle-même, cela devient plus compliqué car la mise en scène visuelle est embrouillée, sans clarté, avec des avant-plans et arrière-plans qui se mélangent. J'ai trouvé la quasi totalité des scènes d'action complètement incompréhensibles notamment.

Autre chose de franchement confus : la narration. L'histoire est trop alambiquée, tellement que ses premiers chapitres font croire au mélange d'un rêve et de la réalité sans savoir où l'on en est véritablement. Et quand on comprend le contexte du scénario, on se rend compte que cette façon confuse de raconter les choses se maintient.

Sans parler des clichés de type shonen, avec ce décor initial de collège japonais, cette guerrière en tenue sexy d'écolière armée d'un gros canon, cet abondance de fan service et de petites culottes, ces méchas avec de grosses épées, et bien sûr ce héros qui est l'élu avec des pouvoirs surnaturels bien pratiques.

C'est juste pénible à lire. Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans le récit. A peine ai-je su capter un peu de son ambiance mais sans m'attacher du tout à ses personnages, à leur monde aussi original soit-il et à leurs aventures. Le gâchis d'un récit qui aurait pu être réussi et d'un bon dessinateur à qui il manque un scénariste pour l’aider à mettre en scène son histoire.

Nom série  L'Héritage des Taironas  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'Héritage des Taironas, c'est une belle aventure romantique dans un cadre historique rigoureux. Je salue l'originalité de son décor et de son déroulement. Et je salue la réussite impeccable de sa narration. Nous avons là une série en deux tomes dense, prenante, intéressante et dépaysante.

Tout est parti d'une relique pré-colombienne anciennement possédée par la famille de l'un des co-scénaristes. Les auteurs ont imaginé l'histoire qui a mené l'un des aïeux de François De la Ruquerie à entrer en possession de cette dernière lors d'un long séjour aux Amériques au 19e siècle.
Cela commence un peu avant 1870, en Normandie mais nous transporte rapidement en Californie pour nous y faire découvrir l'ambiance de pionniers qui régnait dans cet état en plein développement à l'époque. Avec le héros, nous allons ainsi participer au fameux projet de jonction ferroviaire transcontinentale entre la Central Pacific et l'Union Pacific.
Puis ce sera en Colombie que nous serons transportés, pour un autre projet ferroviaire nettement plus compliqué qui nous mènera à découvrir la situation politique complexe du pays mais aussi un peuple indien dont je ne savais rien, les Kogis.
Et la boucle sera ensuite bouclée par un retour en Normandie.

C'est une histoire que j'ai trouvée remarquablement racontée. Son contenu aurait facilement pu s'étaler sur 4 tomes ou plus car il s'y passe beaucoup de choses dans des décors et des moments bien différents, mais la narration rend tout cela d'une grande clarté et on rentre immédiatement dans une histoire prenante et pleine du souffle de l'aventure et du romantisme. On peut se demander parfois où les auteurs veulent en venir et s'ils ne se perdent pas un peu dans les nombreux méandres de leur récit, mais au final tout tient la route et se finit sur une jolie touche optimiste.
Le graphisme n'est pas en reste. Malgré un côté légèrement académique, il est beau, joliment colorisé et pose de belle manière l'ambiance visuelle de lieux très variés. Il participe à l'agréable sensation de dépaysement, tant chronologique que géographique, du récit.

C'est donc un diptyque coup de cœur auquel je ne m'attendais pas, un cocktail qui ravira les amateurs de récits historiques, d'exotisme et d'aventure romantique.

Nom série  Tennis Kids  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme j'ai fait beaucoup de tennis, je me disais qu'il y avait moyen que je trouve cette série sympa. Mais je l'ai trouvée vraiment médiocre.

C'est au niveau de l'humour que ça coince : je n'ai pas trouvé ça drôle du tout. Les gags sont éculés, répétitifs et n'abordent le sujet du tennis que d'un œil extérieur et sans âme. Ça m'a donné l'impression qu'on a imposé le sujet au scénariste, qu'il a fait le tour de ce qui est lié au tennis aux yeux du grand public et a retenu qu'il fallait une raquette, des balles, une tenue de sport, des lignes sur un terrain, une chaise d'arbitre et faire des aces, et qu'il tourne ensuite ses gags majoritairement autour de ces équipements et pas du jeu en lui-même. Pour faire ça, il s'est créé un petit groupe de personnages clichés : le benêt, le sportif, le noir, la coquette ou encore le coach passionné mais qui se répète beaucoup, et puis il fait tourner sa petite machine à gags en recyclant les idées pour produire des planches.

L'impression est peut-être fausse puisque les auteurs ne sont pas du tout des habitués de la production commerciale de BD de supermarché mais c'est avec un véritable ennui que j'ai lu cet album et sans aucun sourire. Cela manque d'envie et d'originalité à mes yeux.

Nom série  Monika  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série détonne un peu dans la parution habituelle des éditions Dupuis. Nous sommes en effet ici face à un récit très adulte, un thriller érotique et sombre, avec une ambiance graphique sensuelle et dure issue de l'école espagnole de bande dessinée pour adultes.

Corps nus et sculpturaux, ambiance interlope d'artistes et d'hommes puissants, de femmes séduisantes et de soirées libertines, et en toile de fond la menace d'un terrorisme violent et implacable.
Il m'a fallu passer outre un certain rejet de cette ambiance artificielle et de ces scènes qu'on peut facilement estimer racoleuses à première vue. La couverture donne le ton avec cette superbe héroïne quasiment nue, alanguie et arrogante. Les planches sont emplies de mises en scène esthétisantes de femmes et d'hommes aux corps parfaits et dénudés. Nous sommes clairement à la limite de l'érotisme dans une ambiance insidieusement sado-maso.

Et pourtant, c'est bien le récit policier qui prend le dessus et m'a fait apprécier ce récit qui tient la route. C'est l'histoire d'une femme qui cherche sa sœur disparue et qui, pour cela, va se rapprocher trop près d'un homme politique visé par de mystérieuses attaques terroristes. Romance compliquée, complot énigmatique, troubles relations fraternelles, secrets d'enfance enfouis et psychologies complexes. A cela s'ajoute la construction d'un androïde dont la présence parait un peu incongrue pour le moment, mais peut-être s'expliquera-t-elle mieux par la suite.
L'ensemble pêche par quelques facilités et clichés mais le scénario se révèle intéressant et assez prenant, d'autant qu'il possède indéniablement une atmosphère bien personnelle, qu'on l'apprécie ou non. Le graphisme soigné et esthétique de Guillem March la met bien en valeur même si on peut lui reprocher de s'attarder un peu trop sur les corps féminins offerts aux yeux des lecteurs.
La toute fin du premier tome apporte en outre un rebondissement assez inattendu qui bouleverse un peu la donne s'il se confirme dans le second et dernier tome. A suivre donc...

Nom série  Energies extrêmes  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un vrai documentaire-reportage très complet sur le sujet de l'exploitation du gaz de schiste. Réalisé par Sylvain Lapoix, journaliste politique engagé, sur la base de nombreuses interviews et voyages aux USA, il est mis en image avec sobriété par Daniel Blancou pour le rendre plus accessible au grand public.

L'album fait 128 pages et sa première partie est un historique retournant aux bases de la technique de la fracturation hydraulique, depuis son invention à la suite de la seconde guerre mondiale jusqu'aux circonstances politiques et financières de sa mise en place aux Etats-Unis, jusqu'à ce qu'elle se révèle véritablement rentable aux alentours des années 2000. C'est ainsi que les auteurs expliquent la technique utilisée et comment elle a évolué.
Puis nous est présentée la situation concrète de sa mise en place à grande échelle aux USA : la méthode pour récupérer les droits de concessions des habitants voisins de zones de prospection, la prospection elle-même et surtout son impact environnemental et social. Boom économique et financier, ruée vers l'or noir, mais aussi modification du paysage, pollution des nappes phréatiques, transports routiers excessifs et autres déchets.
Par la suite, les auteurs nous présentent la façon dont cette technique de prospection a failli s'imposer en France également et les magouilles politiques qui ont bien failli faire cela en douce, puis qui reviennent ensuite par la porte de derrière quand la porte de devant est officiellement fermée.
Enfin le documentaire s'achève sur le constat que malgré les discours des exploitants et de ceux qui en profitent, et malgré la méthode de propagande très organisée mise en place aux USA, cette exploitation semble ne pas être vraiment l'Eldorado énergétique et économique rêvé, mais davantage un miroir aux alouettes permettant à certains de s'enrichir aux dépends d'autres. La routine habituelle, quoi...

C'est une lecture très instructive. Je n'y connaissais pas grand chose et j'ai appris beaucoup, notamment sur la technique de prospection elle-même, son historique et la façon dont elle s'est mise en place et perdure aux USA et tente de s'imposer en France.
Pourtant, je dois dire que ce fut une lecture un peu rébarbative. Nous sommes dans le pur documentaire, et même si les auteurs font en sorte de rendre cela simple et compréhensible, c'est un sujet complexe et assez prise de tête.
Le graphisme, très sobre, épuré et réaliste, est efficace sur le plan narratif mais n'aide pas à rendre tellement plus agréable la lecture.
En outre, en terme de contenu, je trouve que les auteurs ne mettent pas suffisamment l'accent sur en quoi il faut absolument s'opposer aux exploitations de gaz de schiste. Ils montrent des exemples de pollutions et de désagréments, mettent la lumière sur les magouilles politiciennes et les gains financiers de certains, mais ne m'ont pas suffisamment expliqué pourquoi il n'y a rien à retirer d'une exploitation plus mesurée et surveillée. Y aura-t-il vraiment toujours de la pollution ? Les auteurs semblent dire que peut-être une technologie permettra un jour de ne pas en avoir mais qu'en attendant, mieux vaut s'opposer à tout test sur le principe de précaution. Du coup, sur la seconde moitié de l'album, on se retrouve un peu vite à raconter une autre forme du classique combat du peuple engagé contre les oppresseurs et les profiteurs qui jouent comme d'habitude sur les failles de notre système corrompu par le fric. Ce combat, je n'y suis bien sûr pas opposé, mais les auteurs n'ouvrent pas tellement le champ des possibles sur ce qu'il pourrait se passer si une solution raisonnée pouvait être trouvée.

Cet album est un documentaire très complet sur un sujet complexe et complètement d'actualité. Très bien renseigné, il n'est pas très facile d'accès et un peu rébarbatif à la lecture, mais il pourra vous en apprendre beaucoup.

Nom série  Les Foot Maniacs  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'aime pas les BDs d'humour "à thème" (aussi connues dans mon classement personnel sous le nom "BD de supermarchés"), je n'aime pas le foot, et j'imaginais mal comment on pouvait produire 13 albums sur cet unique thème là. Mais je dois dire que je m'attendais à pire quand je me suis un peu forcé à lire les Foot Maniacs.

L'humour n'y est pas si mauvais, il attire parfois un peu le sourire. Le dessin n'est trop mauvais non plus, il a une certaine âme, ce n'est pas un affreux graphisme formaté de studio. Les personnages et l'ambiance d'ensemble ne sont pas désagréables non plus. On sent une certaine sincérité de la part des auteurs qui ne font pas de la production industrielle de gags éculés sur un sujet dont il se ficherait complètement si on ne leur avait pas imposé : non, on sent qu'ils ont une part d'affection pour leurs personnages et le thème du foot en général.

Mais ce n'est pas pour autant que je ne me suis pas ennuyé à la lecture de cette série qui ne me parle pas et ne me fait pas rire. Je ne me forcerai pas à en lire tous les albums.

Nom série  Les Pingouins de Madagascar  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne partais pas avec un a priori trop négatif vis-à-vis de cette série car les dessins animés Madagascar et autres Pingouins de Madagascar me font plutôt bien rire. J'apprécie cette troupe de 4 pingouins délirants et leurs caractères militaires bien caricaturaux. "Kowalski, au rapport !". Et quand j'ai feuilleté ces planches, j'étais satisfait de retrouver des dialogues dignes de ces personnages, plutôt bien écrits à première vue.

Mais soyons objectifs, nous sommes vraiment face à de la BD de piètre qualité, objet commercial jetable comme on pourrait en offrir en accompagnement d'un Happy Meal chez Mc Donald's.
Le graphisme est du pur produit de studio : sans âme, formaté, réduit au strict minimum pour qu'on comprenne à peu près l'histoire avec toute l'économie de moyens qu'on peut se permettre, et doté d'affreuses couleurs informatiques.
Non seulement, c'est laid, mais surtout la narration est déplorable. Les visages ne collent pas avec les dialogues : dans une même case, on voit des personnages tout souriant annoncer des événements terribles. Les scènes d'action se comprennent plus quand on lit les commentaires des personnages que quand on les regarde.
Et surtout l'humour, pièce principal du récit, tombe complètement à plat avec la mise en scène pitoyable qu'offre ce dessin. Sans parler des jeux de mots anglais qui ne passent plus du tout à la traduction.

Bref, même si j'aime les Pingouins de Madagascar et que j'étais content de retrouver l'univers de leurs relations et dialogues déjantés, cette adaptation en BD est cheap et nulle.

Nom série  Le Merveilleux Spectacle de la Téléréalité  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je les dénonce : ma femme et mes enfants regardent Koh-Lanta. Du coup, même si je m'en fiche personnellement, je connais aussi des bouts de cette émission de télé-réalité et je sais comment elle se déroule.
Et c'est ainsi que j'ai été éclaté de rire en découvrant comment Benoît Feroumont (auteur du Royaume) la met en scène à la fois avec justesse et sincérité mais aussi avec un humour grinçant et en dénonçant parfaitement ses travers et ses moments caricaturaux.

Les planches de cet album sont en majorité issues du blog de l'auteur. C'est en 2011 qu'il a décidé sur un coup de tête de découvrir Koh-Lanta et de dessiner ce qu'il voyait et surtout ce qu'il ressentait. Ainsi, de manière plus ou moins régulière, il publiait sur son blog son compte-rendu très personnel de l'émission de chaque semaine. Puis il a remis ça les années suivantes, rencontrant au passage quelques candidats dans la vraie vie après qu'ils aient lu son blog.

D'emblée, j'ai trouvé ça vraiment bien vu et surtout drôle. Dès la première saison qu'il décrit, l'auteur fait mouche et voit très vite les vrais travers et passages risibles de l'émission. Et surtout il les met très bien en scène sous la forme de gags en une image ou en quelques cases qui m'ont vraiment fait rire.
Puis il faut dire qu'ensuite l'intérêt s'étiole un peu. Au fil des saisons décrites, comme l'auteur le dit lui-même, cela se répète trop et lui-même ne trouve plus trop de quoi en rire. Du coup, cela tourne au simple compte-rendu doucement sarcastique des faits, avec des commentaires de moins en moins acides d'ailleurs, comme si le fait de savoir que d'anciens candidats de Koh-Lanta lisaient son blog le bridait un peu. Alors l'auteur essaie de digresser en parlant un peu plus de lui, de ses états d'âme et d'événements pas directement liés à l'émission télé, mais ça ne m'a pas tellement passionné.

Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé la première moitié de cet album et ceux qui connaissent Koh-Lanta, qu'ils apprécient ou non, rigoleront probablement autant que moi. Mais la seconde moitié est nettement moins amusante à mon goût et m'a un peu ennuyé. Dans l'ensemble, ça reste tout de même un bon album plaisant à lire.

Nom série  Dad  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Imaginez un intermédiaire entre Lou ! et Mamette : que trouve-t-on à mi-chemin entre une jeune pré-adolescente énergique et une grand-mère souriante ? Eh bien, un quadra élevant seul ses 4 filles, chacune de mère différente.
De Mamette, on retrouve le style graphique de Nob : un trait rond, dynamique et sympa, rehaussé par de très agréables couleurs. On retrouve aussi des personnages principaux doux et pas exempts de défauts mais originaux, amusants, attachants et très humains.
De Lou !, au-delà de quelques couleurs pastels, on retrouvera une structure un peu similaire : de chouettes double pages de garde en tableau de post-ils pour décrire en quelques images et photos amusantes les personnages principaux et leur évolution, mais aussi des albums en gags en une page qu'on préfère rapidement lire comme une longue histoire qui se suit, avec une ambiance qui se met en place et des protagonistes auxquels on s'attache peu à peu.

Quand j'ai découvert Dad dans le journal de Spirou, j'étais mi-figue mi-raisin. J'étais sous le charme du graphisme qui est vraiment de qualité mais les gags ne me faisaient pas tellement rire et j'étais un peu désarçonné de tomber sans explication dans cette famille mono-parentale où un père un peu paresseux et dragueur élevait seul 4 filles de mères différentes. Qui était-il ? Quelle vie amoureuse a-t-il eu pour se retrouver dans cette situation ? Une page ou deux par semaine ne me permettait pas de m'imprégner correctement de l'ambiance de la série.

C'est avec la publication en album que la série prend chair pour moi. Car les gags en une planche forment très vite une longue histoire ou du moins une atmosphère familiale attachante. Et tandis qu'on s'approprie de mieux en mieux les personnages et leurs caractères, l'humour devient plus efficace.
Mais c'est surtout le plaisir de suivre des personnages intéressants et amusants qui est agréable. On a envie d'en savoir plus sur eux. L'auteur joue probablement là-dessus en nous dévoilant peu à peu les origines de cette famille et le passé du père mais aussi en nous faisant doucement découvrir les mères des filles (en tout cas de l'une d'entre elles pour ce qui est du premier tome).

Une lecture agréable, douce et amusante avec une certaine dose d'originalité. Je la conseille.

Nom série  Les Esclaves oubliés de Tromelin  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Certains d'entre vous ont peut-être lu Voyage aux îles de la Désolation racontant le voyage d'Emmanuel Lepage dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises effectué en avril 2010. Dans cet album, sur quelques brèves pages, l'auteur décrivait son rapide passage au large de l'île de Tromelin. Sur cette bande de sable de moins de 2km de long entre Maurice et Madagascar, loin de toute terre et encerclée par l'Océan Indien, seule existe une petite station météo occupée durant quelques mois de l'année seulement.

En 2008, deux ans donc avant le passage de Lepage, Sylvain Savoia (l'auteur de Marzi) était resté 1 mois sur cet îlot dans le cadre d'une expédition archéologique à l'objectif bien précis. En effet, Tromelin est connue pour avoir été au 18e siècle le lieu du naufrage d'un navire négrier français. Et si les marins blancs ont pu s'échapper après quelques mois en construisant une embarcation de fortune à partir des restes de leur bateau, ils ont laissé sur place les dizaines d'esclaves Malgaches qui se sont retrouvés obligés de s'organiser en une petite société improvisée pour survivre comme des Robinson. Ce sont les traces de cette société que Savoia et une douzaine d'archéologues sont venus retrouver sous le sable de l'îlot.

L'auteur fait le choix d'une narration croisée, décrivant en parallèle les événements historiques du 18e siècle avec les esclaves malgaches pour personnages principaux d'une part et son séjour à lui sur cette île d'autre part. Nous sommes donc à mi-chemin entre le récit historique et le carnet de voyage.
Les deux ensembles sont très intéressants.
Les événements historiques décrits sont instructifs et assez édifiants. De se placer du point de vue des Malgaches plutôt que des Français est en outre original et bien réalisé.
Le séjour plus moderne de l'auteur sur cette île perdue de l'Océan Indien est également très instructif tant sur le plan archéologique que géographique mais aussi humain car c'est impressionnant d'être ainsi coupé du monde dans un décor à la fois paradisiaque et infernal.
Le graphisme n'est pas aussi envoûtant que les peintures d'Emmanuel Lepage mais Sylvain Savoia est lui aussi très doué dans son style réaliste et plus classique. Belle réalisation.
Seul regret, l'aspect trop bavard de la narration. Beaucoup de texte, le plus souvent à la fois en haut et en bas de chaque case, cela pénalise la fluidité de la lecture. On lit davantage qu'on ne profite des images. Et parfois j'ai eu l'impression de longs monologues ne permettant pas de dégager l'émotion qu'une bonne association texte/image peut offrir. Si bien que j'ai eu un peu de peine à rentrer pour de bon dans le récit.
Heureusement, celui-ci s'est fait de plus en plus intéressant au fil des pages et m'a laissé sur la bonne impression d'un voyage exotique, plein d'émotion et instructif à la fois.

Nom série  Station 16  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'aime pas me faire attraper et c'est bien ce qu'il m'est arrivé après cette BD.
En effet, d'une part je suis amateur de récit de SF-Fantastique et d'autre part quand on me parle de récits dans des territoires glacés et coupés du monde avec des militaires et des mystères un peu fantastiques, je suis toujours preneur. Il y a plusieurs scénarios de films et autres jeux vidéo qui m'ont fortement accroché sur ces thèmes, comme notamment un épisode de la première saison de X-Files. Et quand en plus on y ajoute la possibilité d'expériences nucléaires, dans les lieux mêmes où a explosé la fameuse Tsar Bomba, je suis d'autant plus curieux.

Mais voilà, je me suis fait attrapé car tous ces ingrédients qui m'attiraient n'ont servi à bâtir qu'un médiocre scénario de série B, comme un mauvais épisode de cette autre série télé qu'était Au-delà du réel qui partait souvent d'idées accrocheuses mais n'offrait ensuite le plus souvent qu'une pitoyable soupe sans crédibilité pour les mettre en scène.
Le récit de Station 16 est trop embrouillé pour être prenant, et trop convenu et facile pour être intéressant. Cela manque complètement de crédibilité et il y a tellement de lieux communs de la SF-Fantastique qu'on hésite entre trouver ça risible (le coup du savant fou et de la toute fin du récit) ou ennuyeux car tellement prévisible (le coup de l'appel au secours à la radio). Si encore il y avait du suspens, mais non on est tellement ballottés par le récit et ses sauts dans le temps qu'on ne ressent rien que du désintérêt et aucune empathie pour des personnages parfaitement creux et remplaçables.
Grosse déception.

Nom série  La Mondaine  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le premier tome m'avait bien fait accrocher à cette série.
J'appréciais avant tout l'originalité du cadre de son récit, à savoir la brigade mondaine de la police dans le Paris des années 30 puis durant la guerre.
C'est une plongée historique assez déroutante et intéressante. On y découvrait des policiers assez sympathiques en soi mais pourtant loin d'être blancs comme neige. On y découvrait des mœurs, puisque c'est bien leur domaine, assez spéciales, où les braves familles bien pensantes parisiennes côtoyaient des maisons closes et autres filles de petite vertu, avec comme lien entre les deux des policiers qui n'hésitaient pas à serpenter d'un univers à l'autre.
Comme dans beaucoup de ses romans graphiques, Zidrou s'offre son plaisir habituel de mettre en scène une galerie de personnages originaux et variés.
Et à cela s'ajoute le dessin très sympathique de Jordi Lafebre, soigné, vivant et plein de personnalité.
Bref, du bon, avec l'envie de savoir où les auteurs veulent en venir.

Le second tome m'a hélas un peu refroidi.
Cela ne vient pas du cadre qui reste intéressant. Le décor est nettement plus orienté sur la situation de Paris sous l'Occupation mais le point de vue par lequel on le découvre et les personnages qui le composent sont toujours originaux.
Ce qui m'a déçu, c'est d'une part une intrigue que j'ai trouvé trop embrouillée et d'autre part un personnage principal qui m'est devenu peu à peu antipathique.
Le récit du premier tome était déjà dense, mais dans le second cela continue encore plus vite, avec beaucoup de sauts temporels, et je n'ai pas réussi à accrocher aux émotions et à comprendre les choix du héros.
Ce dernier tourne d'ailleurs au véritable salaud. Alors certes il s'en veut ensuite pour la crasse mortelle qu'il commet à un moment crucial du récit, mais il ne semble pas s'en vouloir plus que ça pour son autre crasse, pas mortelle mais émotionnelle, qu'il fait endurer à une pauvre femme à cause de son obnubilation pour sa "panthère". C'est cette passion que je n'arrive vraiment pas à ressentir et à apprécier dans le récit, ainsi que, en parallèle mais ce n'est pas lié, l'inhumanité ou l'aveuglement dont le héros fait preuve face aux événements historiques de l'époque. A l'inverse, je comprends nettement plus la réaction finale du chef de brigade qui du coup apparaît nettement plus humain et sympathique.

Bref, une bonne première impression en début de lecture un peu gâchée ensuite par un second tome un peu brouillon et un héros auquel je n'ai vraiment pas su m'attacher. J'apprécie quand même l'originalité du récit, son intérêt historique et social et la qualité du dessin.

Nom série  Les Pierres rouges  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, j'ai eu quelques sentiments de déjà-vu, comme si Makyo recyclait des vieux thèmes... Il y a du Grimion gant de cuir pour le décor rural, rustique et rude. Mais c'est à une autre oeuvre que j'ai pensé en priorité, non pas de Makyo mais d'un auteur avec qui il a travaillé, Laurent Vicomte. Car cette histoire, que je sens rôder autour de la thématique du voyage dans le temps à la sauce romantique, me fait penser à Sasmira. Ou alors peut-être ai-je été induit en erreur et peut-être qu'une explication rationnelle va finalement expliquer ces étranges coïncidences autour des deux protagonistes, Ismaël et Émeline...

La mise en scène du récit m'a un peu surpris. J'ai trouvé bien longue l'introduction de la jeunesse difficile du jeune héros et des traumatismes qui ont marqué sa jeunesse. Je n'y ai pas non plus vraiment adhéré. Je n'ai pas trop compris notamment ses différents changements de comportements: il est quasiment muet durant sa jeunesse, puis il se met à parler philosophie comme un adulte avec l'ami voyageur qui le recueille, puis il retourne ensuite à l'état sauvage en ne sachant plus que bafouiller. Certes, il a vécu beaucoup de moments difficiles, mais je trouve que sa personnalité manque de constance. Et le cœur du récit met trop longtemps à se mettre en place à mon goût.

Je n'ai pas aimé non plus le graphisme. J'avais de meilleurs souvenirs du dessin de Makyo dans ses œuvres plus anciennes. Ici j'ai trouvé les visages souvent laids et déformés, et l'encrage trop présent et parfois disgracieux. Les couleurs sont plutôt bonnes par contre.

En définitive, l'histoire n'est pas mauvaise, présente quelques originalités et attise la curiosité. Je n'ai pas pris tellement de plaisir à la lire, mais si la suite me tombe entre les mains, je serai intéressé à l'idée de savoir où l'auteur veut en venir avec son récit.

Nom série  Vents dominants  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attiré par la jolie couverture de cet album souple, je suis tombé sur un pur roman graphique, racontant une tranche de quotidien, celui d'une famille qui se regroupe pour passer quelques jours de vacances chez les grands-parents.
Pas de péripétie, pas d'aventure, pas d'humour, juste des relations humaines sans thème fort qui se dégage si ce n'est le mal-être de l'un des deux frères. Ce dernier, venu avec sa femme et ses deux enfants, est bougon, souvent colérique, strict avec son fils, et on ne sait pas trop d'emblée d'où vient ce comportement. Ressentiment envers son père ? Jalousie envers son frère ? Secret de famille ? D'autres soucis dont on n'a pas connaissance ? Peut-être simplement un état d'esprit qu'il faudrait éventuellement chercher à corriger...

Malgré une narration et un graphisme agréable, je ne suis pas tombé sous le charme. Je me suis un peu ennuyé à suivre cette réunion familiale dont je me suis senti assez distant. Je suis resté perplexe et indifférent au malaise de ce père de famille et certaines de ses réactions m'ont franchement échappé, d'autant plus que je n'ai pas bien compris, même une fois l'album terminé, d'où cela lui venait.
La conclusion apporte une légère touche d'optimisme et de légèreté qui manquait au reste, mais pour autant ce n'est pas un album que je conseillerais à moins d'aimer les récits intimistes et emplis de non-dits sur la thématique des relations familiales et de la façon d'aborder la vie.

Nom série  Mimic Royal Princess  posté le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un shojo mettant en scène un garçon qui se déguise en fille pour jouer le sosie d'une princesse, voilà un pitch qui parait très cucul et assez déjà-vu dans le domaine des mangas pour jeunes adolescentes. On s'attend à une galerie de personnages romantiques, de jolis costumes, des romances et des quiproquos... Et comme d'habitude, il va falloir trouver crédible qu'un garçon puisse réellement se faire passer pour une fille aux yeux de tous et même de sa propre mère... Déjà-vu...

Mais cette série là se démarque par plusieurs originalités et ça fait plaisir.

Contrairement aux mangas mièvres qui prennent de nombreux tomes à se mettre en place et se contentent de jouer sur les relations entre les personnages en négligeant l'intrigue, celui-ci a la spécificité rare dans le monde des shojos d'offrir (jusqu'à présent en tout cas) une vraie histoire pour chaque tome avec un début et une fin, et de gros changements de contexte d'un album à l'autre. Le premier présente en effet la rencontre entre le héros et celle qu'il va remplacer ainsi que la mise en place du stratagème, puis le second nous amène 2 ans plus tard dans le même décor mais de nouvelles circonstances, puis le troisième nous change cette fois de décor avec une situation radicalement changée, etc... Pas d'ennui et une intrigue qui se développe vraiment et laisse même la place à l'aventure.

Il y a donc une vraie histoire qui ne se contente pas de tourner en rond et jouer la carte du romantique et de l'humour facile. Si l'on accepte le concept d'un garçon jouant vraiment avec succès le rôle d'une princesse, le reste du récit est assez crédible et raconté avec une certaine maturité malgré quelques petites facilités.
Le graphisme est soigné et agréable. La narration fonctionne bien dans les moments calmes mais devient un peu plus embrouillée quand il y a de l'action. Les personnages ont en effet tendance à se ressembler un peu trop ce qui m'a parfois embrouillé, ne sachant pas vraiment qui avait poignardé qui à un moment clé notamment.

C'est une série assez bien réalisée et qui part d'un thème un peu éculé dans l'univers du shojo pour construire une vraie histoire qui aborde des sujets variés comme la politique, la ségrégation sexuelle, les complots mais aussi bien sûr un peu la romance et une touche d'humour. Ça change des shojos ennuyeux à l'eau de rose.

Nom série  Rouge Tagada  posté le 11/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rouge Tagada est un album au format moyen, à la couverture souple et d'un rouge éclatant, de même que les bordures extérieures des pages. Publié par un petit éditeur spécialisé dans les livres pour enfants et adolescents aux thématiques un peu pédagogiques, il aborde un sujet un peu sensible et étonnant.

Il met en effet en scène deux jeunes adolescentes qui deviennent les "meilleures amies du monde"... sauf que pour l'une des deux, c'est davantage que de la simple amitié.
Mettre en scène des sentiments homosexuels dans l'esprit d'une collégienne de 4e, cela a de quoi déstabiliser un peu le lecteur. Mais la mise en place du récit est réaliste et plutôt juste. La relation entre les deux filles est bien représentée, avec ses hauts et ses bas. Le dessin est simple mais très agréable et plutôt esthétique.
On se demande quand même un peu où les auteurs vont en venir. Le récit est léger et un peu superficiel, on est bien dans l'esprit d'une des deux filles mais l'autre reste étrangère et distante aux yeux du lecteur. Et quand arrive la longue scène finale qui monte en apothéose avant un choc final, j'ai été un peu déçu par une fin aussi abrupte. D'accord, pour une jeune adolescente, elle peut être considérée comme forte et un peu tragique, mais pour un lecteur plus âgé, cela ressemble à la fin d'une longue introduction et on a envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite maintenant qu'on est entré dans le vif du sujet.

Malgré un sujet original et intéressant, j'ai donc trouvé ce récit un peu léger en terme de contenu et d'impact. J'aurais aimé davantage de consistance. C'est pourquoi, même si c'est un ouvrage plutôt réussi sur la forme, j'ai un peu de mal à le conseiller vu son prix pas si négligeable.

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