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Nom série  Les Ogres-Dieux  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d'abord, j'ai été surpris par la taille des albums : plus grand que le format classique, ils sont aussi épais et denses. Du coup, ils reflètent très bien l'ampleur de leur contenu et bien entendu... de leurs personnages.

Car ces ogres sont impressionnants et en même temps assez marquants. Géants de taille diverses en fonction de leur génération, ils sont conformes à l'idée médiévale de l'ogre gigantesque qui dévore les hommes comme de simples ailes de poulet. Nous sommes dans une ambiance à la Gargantua et Pantagruel, si ce n'est le côté dérangeant de voir ces grosses créatures d'aspect pourtant civilisé s'empiffrer de corps humains voire de boulotter l'un ou l'autre de leurs serviteurs quand l'envie leur en prend. C'est un peu malsain et effrayant et pourtant ce monde de fantasy tient la route car ces monstres se révèlent assez complexes et différents les uns des autres. Il n'y a pas de manichéisme flagrant malgré le côté monstrueux de ces ogres.
Le récit est en outre mis en valeur par des textes insérés entre les chapitres qui racontent l'histoire de ces lieux et de ses protagonistes et qui donnent de la profondeur à cet univers.

Le dessin est lui aussi très bon. Son trait et sa clarté narrative semblent avoir quelques influences issues de l'animation. Hormis quelques hésitations pour bien saisir la taille de chaque personnage, élément pourtant important de l'intrigue, c'est un dessin très beau et particulièrement agréable à la lecture, nullement handicapé par son absence de couleurs.

Le scénario est très bon. On pourrait lui espérer un tout petit peu plus d'envergure et des développements un petit peu plus originaux et ouverts mais ils sont bons et profitent pleinement de cet univers original que les auteurs ont imaginé pour eux.
Bref, c'est une très bonne série avec une belle personnalité.

Nom série  Wakfu - Les Larmes de Sang  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je commence à avoir lu un certain nombre de séries sur l'univers Wakfu, je n'en ai toujours pas bien compris les tenants et aboutissants car je n'ai pas joué au jeu vidéo ni vu la série animée (je ne suis même pas sûr qu'il y en ait une). Heureusement, il n'y en a pas vraiment besoin pour le récit de cette série qui, même s'il utilise des castes de guerriers magiques dont on ne peut que deviner les caractéristiques, tels que les Iop ou les Sacrieurs, se laisse facilement appréhender et offre une lecture fluide et simple.

C'est une histoire assez classique, celle d'un jeune apprenti guerrier qui voit ses parents se faire tuer devant lui et qui, même s'il jure de devenir assez fort pour se venger, va finalement mettre tout son courage dans la protection de la jolie jeune fille qui l'a soigné et accueilli après le drame. Ensemble ils vont être confrontés à d'autres dangers et ennemis car la jeune fille cache un secret qui va forcer notre héros à aller au-delà de ses limites.
Un beau graphisme d'influence manga et animation, une narration rythmée, des personnages assez sympathiques, des combats bien rendus et des pouvoirs magiques intéressants même pour un néophyte de cet univers qui ne sait pas vraiment qui est capable de quoi. Cela donne une lecture divertissante et j'ai trouvé la fin assez touchante.
Le scénario ne casse pas des briques car il contient une trame assez convenue et un certain lot de facilités liées à l'utilisation de magie façon manga où il suffit que le héros cherche à se dépasser pour battre plus fort que lui alors qu'on le croyait perdu, mais j'ai quand même apprécié ce diptyque et j'aurais volontiers lu d'autres aventures de ses jeunes héros.

Nom série  Silver Surfer - Communion  posté le 30/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même parmi les récits du Silver Surfer qui sont déjà à part, cette histoire dénote beaucoup dans l'univers des super-héros Marvel. Elle aborde le sujet sur un plan spécial qui ressemble plus à une prophétie messianique voire métaphysique qu'à un récit classique où un super-héros affronte un super-danger.
Grosse particularité aussi, durant toute la première moitié du récit, le point de vue est celui d'humains et le Silver Surfer n’apparaît qu'épisodiquement. Il y est vu comme un être mystérieux, effrayant, une sorte d'ange qui disparaît aussitôt qu'il est aperçu ou comme une sorte d'extra-terrestre venu enlever différents enfants un peu partout sur la Terre.
Nous suivons le parcours d'une mère célibataire noire-américaine dont la fille autiste a été enlevée. Elle a été brièvement témoin de la scène, en a subi de graves brûlures et depuis elle a beau s'échiner à essayer de comprendre la vérité et retrouver sa fille, la plupart des gens la prennent pour une illuminée en plein choc post-traumatique. Elle finit par collaborer avec le père milliardaire d'un autre enfant enlevé mais celui-ci ne lui fait guère plus confiance et se révèle avoir des motivations plus compliquées.

Le dessin est bon, réaliste et sobre, même dans les passages les plus psychédéliques.

Durant toute cette première moitié du récit, l'ambiance est très adulte, très réaliste. On est vraiment loin des combats entre gentils et vilains. Et l'aura quasi divine qui émane du personnage du Surfer est assez bien rendue. Bref je trouvais ça assez chouette même si ça manquait un peu d'action.
Cependant, plus le récit avance, plus une part de science-fiction emprunte d'une grande part de métaphysique s'installe, avec prophéties apocalyptiques, enfants élus et jugement de la race humaine par des entités étrangères. L'action devient plus présente mais l'ambiance est assez mystique et j'accroche un peu moins.
Et puis il y a la fin qui est un peu facile façon on fait comme si rien ne s'était passé et on recommence à zéro.

Bref, même si tout ne m'a pas convaincu, je trouve ce récit original et plutôt bien mené. Ça change des aventures habituelles du Silver Surfer et ça change beaucoup des standards des super-héros.

Nom série  L'Eté Diabolik  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand les souvenirs de vacances d'un garçon dans les années 60 viennent côtoyer le récit d'espionnage : voilà une idée originale.

Alexandre Clérisse utilise pour cet album un style graphique très proche de celui de Souvenirs de l'empire de l'atome et je l'aime beaucoup. Il s'adapte parfaitement à un récit dans la fin des années 60, entre pureté esthétique du style Atome et quelques séquences plus psychédéliques. C'est beau, plein de personnalité et agréable à lire.

L'histoire est particulièrement originale, si ce n'est totalement dans son contenu au moins dans la façon dont elle est racontée. Car elle se présente en deux parties. La première relate le récit des vacances du héros en 1967 telle qu'il s'en souvient 20 ans plus tard. Cette période a été marquée par différents événements étranges et surtout la disparition mystérieuse de son père. La seconde partie ensuite se passe encore quelques années plus tard quand le héros a recueilli quelques nouveaux indices pour expliquer ce qui a bien pu se passer à l'époque et nous dévoile la trame de l'énigme qui se révèle à la fois intime et plus policière.

C'est très bien foutu et très sympa à lire et à découvrir. J'ai eu un tout petit peu de mal à m'attacher au héros et à son entourage mais ce sera le seul léger défaut que je trouverai à cette très bonne BD.

Nom série  Iron Man/War Machine - Coeur de Fer  posté le 29/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la base, je ne voyais pas trop l'intérêt du personnage de War Machine par rapport à Iron Man : même armure ou presque, même capacité, mêmes ennemis. Mais je comprends qu'en fait War Machine est une possibilité de présenter un pseudo-Iron Man avec plus de libertés d'options, sans les contraintes liées au statut de Tony Stark, et donc capable d'actions moins consensuelles et plus violentes. Et c'est justement le cas dans cet album qui met en scène un War Machine très guerrier, presque berserk et tuant sans hésiter les méchants (quoique à un moment, ce soit bizarrement lui qui s'empêche de tuer le grand méchant et qui se fait dépasser par quelqu'un d'autre).

Le récit se place dans l'époque Dark Reign, un moment dans l'histoire des super-héros Marvel situé après Civil War et après Secret invasion où Norman Osborn (le Bouffon Vert de Spider-man) a pris le pouvoir aux USA et dirige les Dark Avengers qui remplacent les Avengers classiques. Parallèlement, James Rhodes (alias War Machine) est devenu un vrai cyborg tant son corps a été détruit au combat puis réparé par Tony Stark. Son armure est désormais dotée de la capacité un peu trop pratique de pouvoir attirer et assimiler tous les composants électroniques et mécaniques autour d'elle pour se réparer, se modifier et s'ajouter des armes. En contrepartie, Jim Rhodes peut mourir à tout instant car l'armure maltraite trop ce qu'il reste de son corps humain. Devenu sans pitié ou presque, il n'hésite plus à tuer sans autre forme de procès les militaires corrompus et autres méchants. Et c'est dans ce cadre qu'il va s'allier avec un ex-ennemi pour sauver son amie et épouse de ce dernier des griffes d'une organisation militariste qui veut diffuser un virus qui rend les gens fous de violence.

Il faut recoller les morceaux pour comprendre le contexte de ce récit mais dans la pratique ce n'est pas tellement nécessaire car l'histoire est juste une suite de bastons et de grosses explosions. War Machine tue tous les méchants, se fait exploser plusieurs fois, se reconstitue comme par magie, son corps meurt une ou deux fois mais par la force de sa volonté il ressuscite et se bat encore plus fort, etc... Ce n'est clairement pas très fin et les facilités sont légion.
Le dessin est correct mais il a un petit côté qui me rappelle le style de Richard Corben, qu'à titre personnel je n'aime pas, donc je ne suis pas très fan.

Au final, c'est du gros divertissement bourrin qui peut éventuellement défouler mais dont le scénario sonne très creux et s'oublie très vite.

Nom série  Zoé et Pataclop  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur la forme, cette série ressemble beaucoup à Triple galop du même auteur. Même dessin, mêmes couleurs, même ambiance. Il y a cependant certaines différences. D'abord, vous l'aurez compris, au lieu d'avoir tout un club équestre pour personnages, ici l'action se centre sur le seul couple formé par la petite Zoé et son poney Pataclop. Ensuite contrairement à Triple galop qui était assez réaliste, ici nous sommes dans des gags plus fictionnels et nous avons également droit de connaître les pensées du poney à la manière du chien dans Boule et Bill ou de Spip dans Spirou et Fantasio. Enfin le public visé me semble résolument plus jeune que celui de Triple galop, probablement les moins de 10 ans qui commencent l'équitation.

Le dessin est bon et appréciable. C'est essentiel, les chevaux y sont très bien dessinés. A l'inverse, je n'aime pas trop la façon dont la petite Zoé est représentée, comme la plupart des autres enfants de la série : grosse tête, corps longiligne et jambes courtes.
L'atmosphère de cette série est sympathique et pas prise de tête. Il est probable que cela plaise aux jeunes amateurs d'équitation. Par contre, les gags ne sont vraiment pas terribles. Ils attirent à peine le sourire. Du coup, je ne trouve pas la série mauvaise mais je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Un sac de billes  posté le 28/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est amusant car sur la base d'un extrait lu quand j'étais enfant et d'un peu de connaissances de pourquoi le roman s'appelle Un sac de billes, je m'étais fait une idée finalement assez fausse du contenu de l'oeuvre de Joseph Joffo. Je ne m'imaginais pas qu'il était aussi mouvementé et mettait en scène des enfants si débrouillards qui traversent le pays entier et vivent ensuite de multiples combines dans le Sud de la France occupée durant presque deux années de guerre. Je ne m'imaginais pas non plus un tel hommage à la famille et à un père finalement disparu.
Et c'est grâce à cette très bonne adaptation que j'ai pu découvrir cela.

Le dessin, même s'il parait un peu brouillon dans son trait, est très bon. Les personnages sont vivants et les décors sont soignés et ressortent très bien. C'est joli à regarder et on est bien plongé dans le cadre de l'époque sans les trop classiques ambiances grises et mornes d'autres récits sur la seconde guerre mondiale. Ici il y a du soleil, de l'espoir et de la vie à l'image des deux jeunes héros et de leur motivation.

L'histoire racontée dans le premier tome est un long voyage de fuite de Paris à la côte d'Azur avec son lot de moments stressants et d'envie que les enfants s'en sortent bien. Le second tome, lui, est un peu moins linéaire puisqu'il raconte comment les héros se débrouillent ensuite en famille pour continuer à vivre durant la guerre et éviter de se faire arrêter.
C'est un récit intéressant et prenant. C'est d'autant plus marquant qu'on sait qu'il s'agit d'une histoire vraie et que certains passages paraissent presque invraisemblables tant les choses sont passées près de la catastrophe tout en les évitant d'extrême justesse. J'apprécie le fait qu'il ne sombre jamais dans le pathos, le manichéisme ou le désespoir. Et j'ai trouvé la fin sobre et touchante.

La belle adaptation d'un bon roman.

Nom série  Chasseurs de dragons  posté le 27/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série comporte deux tomes pour lesquels je n'ai pas le même avis.

Le premier est sympa. Je ne connais pas la série animée mais cette adaptation en BD est soignée et assez amusante. J'apprécie le dessin de Mathieu Venant que je trouve dynamique et travaillé. Quant à l'histoire, elle ne casse pas des briques mais elle est agréable. Le récit est rythmé, avec une petite dose d'humour qui marche plutôt bien. Bref, c'est du sympathique divertissement.

Le second tome par contre m'a déçu en comparaison. Mathieu Venant abandonne le dessin pour se charger du scénario et il laisse la place à Marc Lechuga dont le style me plait beaucoup moins. Son trait plus épais donne une impression de dessin plus bâclé, moins élégant, même si la technique reste correcte. Quant à l'histoire, elle est très moyenne, mal rythmée et l'humour y passe nettement moins bien à mes yeux. En outre, le personnage de Gwizdo y est nettement plus agaçant que dans le premier tome.

Bref, le premier tome est plutôt bon, mais je ne conseille pas le second.

Nom série  La Légèreté  posté le 27/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu l'album Catharsis de Luz sur le même sujet, mais c'est en tout cas bien à une catharsis que se livre Catherine Meurisse dans cette BD. Elle nous transmet au fur et à mesure ses émotions et souvenirs suite aux attentats de Charlie Hebdo qui ont tué ses proches et brisé sa manière de vivre et de travailler, et nous présente son traumatisme et son travail sur elle-même pour retrouver un peu plus de légèreté d'esprit et peut-être même le sourire.

Si le début de l'album est assez parlant sur le choc et la réaction post-traumatique de l'auteure, c'est une lecture un peu plombante. Catherine Meurisse transmet aux lecteurs son trouble, sa démotivation, sa dissociation et ses vaines tentatives de s'en défaire et de se remonter le moral. On peut se faire un aperçu de ce qu'elle a dû ressentir mais en même temps c'est un récit qui parlera surtout à des lecteurs qui ont vécu un traumatisme similaire et peuvent s'y retrouver.
Par la suite, même si elle reste très affectée, l'auteure tente de se soigner par une recherche de l'Art et de la beauté et j'ai trouvé intéressant son séjour à la villa Médicis de Rome. On suit la lente évolution de son état d'esprit et sur la fin elle réussit à bien transmettre l'émotion de beauté qu'elle peut ressentir face à certaines œuvres. J'ai été assez touché par ces petits moments là et la touche d'optimisme qui conclut l'album.

Nom série  Collection Okissé  posté le 27/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note : 2.5/5

Cette série recueille des albums qu'on imaginerait facilement traîner dans les CDI des collèges et lycées. Il s'agit de fausses aventures et enquêtes dont le vrai objectif est de servir de documentaires sur des sujets tournant autour de l'environnement, de l'écologie et de la science.

Si pour le fond, les auteurs sont sincères dans leurs intentions et dans les informations qu'ils cherchent à transmettre, sur la forme c'est assez guindé. Le dessin est correct mais raide et il insère parfois des photos en guise de décors ce que je trouve assez laid. L'utilisation de la police de caractère Comic Sans pour les dialogues me fait franchement grincer des dents : je trouve ça très désagréable.
Les mises en scène sont bizarres. On dirait des pièces de théâtre mal jouées ou surjouées. Les dialogues ressemblent à des récitations destinées à transmettre un maximum de données instructives et ils paraissent parfois en décalage avec les scènes dessinées. Plusieurs fois, j'ai vu des personnages principaux ou secondaires s'écrier comme sous le coup d'une surprise ou d'une colère sans raison et puis en fait c'était oublié à la case suivante.

Il ne suffit pas de se placer dans un futur proche, d'aborder des sujets d'actualité et d'avoir pour héros une jolie fille et un farfelu aux cheveux multicolores pour paraître jeune et dans le coup : encore faut-il aussi une narration et des histoires fluides et prenantes. Telle quelle, le côté instructif de la série est gâché par des dialogues trop présents et une mise en scène embrouillée et bancale.

Nom série  Camomille et les chevaux  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai envie de comparer cette BD à la série Triple galop. Dans les deux cas, nous avons une série pour la jeunesse sur le thème de l'équitation mettant en scène un petit centre équestre, ses habitués et ses chevaux/poneys. Dans les deux cas, le dessin est plutôt bien fait et agréable. Et dans les deux cas, l'ambiance qui se dégage des petites saynètes racontées est tout à fait sympathique.
Mais dans les deux cas aussi, c'est rarement drôle. Tout au plus peut-on sourire par-ci par-là.

En outre, sur la longueur, certains points que je trouvais acceptables à petite dose ont fini par m'agacer. Il y a le choix de têtes de turcs récurrentes, en l’occurrence le seul garçon parmi les jeunes habitués du centre et le moustachu râleur, sur qui les auteurs font s'acharner le sort mais aussi les autres protagonistes de manière assez gratuite. Puis il y a la petite soeur et son poney Pompon. La première devient vite pénible tandis que les gags autour du second sont trop répétitifs.

En définitive, c'est une série plaisante le temps d'un album ou de quelques gags, mais elle n'est pas particulièrement drôle et devient lassante sur la longueur.

Nom série  Chicagoland  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1956, à Chicago. Une femme est morte étranglée. Le coupable s'est rendu et a été condamné à mort par l’état de l'Illinois. Par le biais de trois points de vue différents, nous allons découvrir les implications et les causes de ce meurtre. Il y aura les yeux de la soeur de la victime qui hait son assassin parce qu'elle se souvient de tout ce que la victime était. Il y aura ceux de l'inspecteur chargé d'enquêter sur cette mort qui cherche à comprendre qui et pourquoi. Puis il y aura les yeux du condamné qui va nous expliquer les raisons de son acte.

C'est une intéressante adaptation de roman.
Le dessin est élégant et agréable.
La manière dont l'histoire est traitée permet de partager les pensées de toutes les parties en présence et de mieux appréhender les choses tant du point de vue de la victime que du coupable ou de la police, explorant le passé et les réflexions de chacun. C'est bien fait et assez prenant. Et même si on se doute de la vérité cachée dès la fin du premier chapitre, c'est surtout le cheminement des faits et des pensées qui mènent à cette vérité qui est bien construit et intéressant.
Il n'y a que l'épilogue dont je n'ai pas trop compris l'utilité. Apporte-t-il quelque chose que je n'ai pas compris ?
Une bonne lecture.

Nom série  Les 9 derniers mois de ta vie de petit con  posté le 25/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiré d'un blog BD, cet album raconte la grossesse d'une femme vue par les yeux de son copain. Pour chaque semaine entre le moment où ils ont appris qu'elle était enceinte jusqu'à l'accouchement, l'auteur nous offre une ou deux planches entre gag et chronique familiale où sa vision de trentenaire mêle nombre de références de culture geek aux classiques étapes de la grossesse.

Si son trait est assez classique, le graphisme de Cookie Kalkair se démarque par ses couleurs un peu... hallucinogènes. Ça donne une certaine personnalité aux planches et même si on s'interroge parfois sur la vraie teinte de peau de certains personnages, c'est assez sympa.

Le contenu, maintenant, n'est pas très surprenant. Ce n'est pas le premier récit d'une grossesse en bande dessinée et à part un peu de rappel de souvenirs aux lecteurs qui sont déjà parents, il n'y a pas grand chose de neuf ici. Quant à l'humour à base de clins d'oeil geeks, il n'est pas très drôle. Souvent trop appuyé, trop prévisible, il amène rarement plus qu'un simple sourire.
Le ton du récit est cependant sincère et sympathique donc cela se lit sans déplaisir même si, hormis pour ses couleurs, cela ne marque pas trop les mémoires.

Nom série  Punisher - Rivière de Sang  posté le 24/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que je sors d'un autre recueil de super-héros, Fantastic Four - La chute de Fatalis que je trouvais niais et facile, on est à l'exacte opposée avec Punisher - Rivière de Sang. J'ai été surpris par la maturité et l'ambiance résolument adulte de ce récit. A noter aussi son insertion très appuyée dans la situation géopolitique des années 90 et dans le contexte de la décomposition de l'ex-URSS et les débuts de la guerre en ex-Yougoslavie, avec un Frank Castle qui va quitter New York pour visiter successivement la Géorgie, la Russie, l'Ukraine et Sarajevo.

Le graphisme de Joe Kubert m'a aussi un peu surpris. Son trait est très rugueux, loin du côté lisse des comics plus formatés. Frank Castle lui-même a un visage assez différent de celui que j'avais appris à lui connaître, plus proche d'un vieux boxeur aux cheveux gominés. C'est un style de dessin que je n'aime que moyennement mais il colle bien à l'atmosphère sans concession du scénario.

L'histoire commence très bien avec un Punisher qui combat des mafieux russes qui viennent d'arriver à New York et s'allie avec un gaillard russe qui est tout à fait son équivalent en terme de justice expéditive et de gros calibres. Ensuite quand ils vont tous les deux parcourir les pays de l'ex-URSS, l'histoire devient un peu moins fluide et moins prenante mais elle reste de bon niveau. Et de voir un gars issu de l'univers de fiction de Marvel être témoin de la situation politique en Europe de l'Est et de la guerre en Bosnie, c'est assez intéressant.
Bref, cet album est un récit de super-héros pour adultes qui sort un peu du lot par sa maturité. Il lui manque juste un scénario suffisamment fort pour être captivant.

Nom série  L'Île Louvre  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Tokyo Sanpo et Manabé Shima où Florent Chavouet usait de son graphisme beau et coloré pour nous faire visiter le Japon, c'est maintenant le musée du Louvre qui lui a demandé d'utiliser sa méthode bien particulière pour ne faire visiter les lieux. A mi-chemin entre carnet de dessins, gags en une image et bande dessinée, l'auteur nous livre un témoignage drôle et imaginatif de la journée qu'il a passée à parcourir les galeries, observer et écouter les visiteurs et discuter avec les gardiens.

J'aime beaucoup de la graphisme de Florent Chavouet. Il est très lumineux, très gai et donne envie de se plonger dans ses récits.
Sa vision du Louvre est à la fois très respectueuse des lieux qu'on reconnait immédiatement quand on les a déjà visités et en même temps pleine d'humour. Le fait qu'il imagine le musée comme soudainement entouré par les eaux et devenu une île qu'on rejoint par bateau est assez anecdotique et n'apporte que quelques jolis dessins. Par contre les paroles et comportements des visiteurs qu'il met en image sont vraiment amusants et très représentatifs des différents types de personnes qui viennent voir les chefs d'oeuvre de peinture, de sculpture et d'architecture qui compose cet endroit. J'ai rigolé plusieurs fois à la lecture de cet album et en même temps je me suis trouvé plongé de nouveau dans ce musée que j'aime beaucoup.
Seul ennui, comme il n'y a pas vraiment d'histoire, ce n'est pas une BD qui captive vraiment et que l'on relit facilement, à part pour revoir de jolies images et sourire à nouveau un peu. C'est plus un bel objet, doté d'une dose d'humour, mais pas un indispensable.

Nom série  Avec les morts  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Histoire intéressante ayant pour cadre un cimetière dont le gardien veille sur les occupants... qui continuent à vivre après leur mort.

Non, ce n'est pas du Pierre Tombal, nous sommes plutôt ici dans un récit rappelant le film "Dellamorte Dellamore". Ici il ne faut pas imaginer d'horribles zombies : les morts, même s'ils tombent plus ou moins en putréfaction, sont les mêmes que lorsqu'ils vivaient. Sauf qu'ils ne peuvent compter que sur le gardien du cimetière pour les protéger des dangers du soleil et des vivants du dehors. Ce dernier se comporte avec eux en père protecteur... ou plutôt en patriarche car sa démarche prend souvent un ton autoritaire et implacable qui va justement briser l'équilibre régnant dans ce petit monde fermé.

Soutenu par un dessin plutôt plaisant, c'est un conte fantastique agréable et relativement original. Les personnages sont assez bons, crédibles, et tout tient la route. Le récit amène quelques pistes de réflexion sur l'hypothèse d'une vie après la mort et sur le comportement des êtres humains quand ils sont dotés d'une forme de pouvoir. Bref, c'est plutôt un bon album.

Nom série  My Lady Vampire  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Série pour adolescentes avec en couverture une jolie pucelle souriante et un beau vampire ténébreux : on est en droit de craindre une histoire à la Twilight. Mais c'est heureusement plutôt du côté d'Ann Rice qu'il faut chercher l'inspiration de cette série, avec une touche de Dracula et de son chasseur Van Helsing.
On retrouve en effet les méthodes de vampirisation imaginées par l'auteure d'Entretien avec un Vampire ainsi que leurs pouvoirs et les rivalités entre leurs différents groupes. J'imagine que l'auteur a dû également jouer à quelques jeux de rôles, probablement entre autres à Vampire : La Masquarade, puisque le temps d'un dialogue, elle nous sort un gros anachronisme avec un personnage en qualifiant un autre de "loyal good".

Si le premier tome ne m'a guère convaincu, la suite est d'un meilleur acabit.
L'histoire commence comme une série très inspirée de shojo manga. Un graphisme un peu naïf pour des décors fantaisistes, à la manière d'un trois-mâts un peu ridicule ou de rues de Londres bien vides de bâtiments et de population. Les animaux sont également assez moches, notamment les chiens de chasse que je trouve hideux. En contrepartie, les personnages sont plutôt réussis et la narration graphique permet une lecture claire et fluide. Et les défauts s'amoindrissent à partir du deuxième tome pour offrir des planches nettement plus appréciables.

L'histoire est un peu mièvre au départ, avec cette malheureuse jeune héritière aveugle dans son manoir campagnard (dont les yeux rouges font forcément penser à Sambre) qui est brimée par sa jeune belle-mère et son crétin de père. L'arrivée d'un beau vampire blessé et les péripéties qui s'ensuivent laissent un peu indifférents.
Ce n'est qu'à partir du tome 2 que j'ai davantage accroché car le récit devient un peu plus rythmé et plus porté vers l'action. L'histoire tourne en effet à la prise d'otage et au siège du domaine par des vampires ennemis avec ensuite l'arrivée d'un chasseur de vampires puis une longue poursuite souterraine des uns par les autres, avec au passage des relations changeantes entre les protagonistes.

Si l'histoire n'est pas follement originale, elle est plaisante et tient relativement bien la route. L'intérêt de la série est un peu inégal, avec un premier tome moyen, un plutôt bon second tome et un troisième tome un peu longuet à part sa fin qui sort des sentiers battus. Lecture divertissante donc, mais je n'en conseillerais pas l'achat.

Nom série  Zaï Zaï Zaï Zaï  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est un bon mélange d'humour con, d'humour absurde à la Monty Python et d'un zeste de satire sociale. Il joue aussi sur le support puisqu'il considère le métier d'auteur de BD comme l'un des éléments clés de son intrigue et de son humour.

Le dessin diffère de celui auquel Fabcaro m'avait habitué qui est dans la veine du franco-belge humoristique. Il est ici plus proche du trait faussement réaliste de Ruppert, Mulot ou Bastien Vivès. Ce n'est pas un style qui me plait tellement mais il fonctionne bien avec l'humour absurde et un peu pince-sans-rire.

J'avais un peu peur que les gags finissent par se ressembler et que la bonne idée initiale se délite au fil des pages et que ce soit de moins en moins drôle. Mais l'auteur réussit à garder un niveau assez constant en variant les types d'humour et en distillant de nombreuses bonnes idées.
Bref, j'ai ri et j'ai continué à rire.

Nom série  Fantastic Four - La chute de Fatalis  posté le 23/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album recueille une suite d'histoires des Fantastic Four parues dans les années 70 et culminant par l'épisode 200 fêtant les 17 ans depuis la création de ce groupe de super-héros. Cela commence à un moment où Reed Richards a perdu ses pouvoirs et où les quatre Fantastiques se sont momentanément séparés pour vivre leur vie chacun de leur côté. Reed travaille sur un projet scientifique militaire secret, Jane poursuit une carrière d'actrice, Johnny fait des courses automobiles et Ben pilote des avions. Indépendamment ils vont être confrontés à divers ennemis à combattre avant que finalement une machination organisée par Fatalis les fassent tous se retrouver en Latvérie face à une grande menace commune.

Je n'ai pas apprécié cet album car je trouve que ses histoires ont mal vieilli.
Le dessin est bon, rien à redire sur ce plan là. Il est classe, élégant, dans la lignée des grands classiques des super-héros. On peut lui reprocher son côté un peu grandiloquent et les poses exagérées de ses personnages, mais c'est un style bien ancré dans son époque, le même que Roy Lichtenstein avait d'ailleurs reproduit dans ses œuvres pop-art dans les années 60.
Par contre, l'histoire est assez ennuyeuse car niaise et bavarde. Les premiers chapitres, avec les Fantastic Four séparés qui combattent différents adversaires, sont sans intérêt et souvent ridicules. Quand l'histoire plus longue avec Fatalis se met en place, cela devient un peu plus intéressant mais là encore cela frise souvent le ridicule, l'invraisemblance et les rebondissements artificiels et naïfs. En outre, narration et dialogues sont trop présents et plombent la fluidité de la lecture.
Bref, je me suis ennuyé à la lecture de cet album.

Nom série  La Fille de Wolfland  posté le 22/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série mélange les genres. Cela devrait être de la science-fiction puisque cela se déroule dans un futur indéterminé mais le cadre est une réplique tellement exacte de l'Allemagne nazie que le récit pourrait tout à fait se dérouler dans les années 30. Il y a en principe des mutants, mais hormis un d'entre eux dont la mutation est un peu plus visible que les autres, on ne voit que des hommes et femmes ordinaires. Quant à l'histoire, c'est une histoire de complot politique et d'attentat programmé, avec en parallèle la passion quasi incestueuse d'une fille pour son père adoptif et sa tentative de lui sauver la vie. Et à cela s'ajoute une bonne dose d'érotisme un peu SM, ce qui est la marque de fabrique du dessinateur italien Franco Saudelli.

Je croyais lire un nanar à base d'érotisme nazi mais finalement l'histoire n'est pas mauvaise. Le cadre est bien mis en scène et l'histoire assez prenante et crédible. Quant au dessin, il est de belle qualité et a plutôt bien vieilli.
Par contre, même si elles sont bien dessinées, j'ai trouvé les quelques scènes érotiques gratuites et n'apportant rien du tout au récit. Au contraire, elles réduisent sa crédibilité, c'est dommage.
De même, j'ai trouvé la fin un peu plate et un peu rapide. Elle appelle presque une suite parce que là c'est assez frustrant.
Du coup, je ne conseille pas l'achat de l'album mais la lecture pourquoi pas ?

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