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... a posté 5227 avis et 2020 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Mélodie Bloo  posté le 26/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album bénéficie d'un graphisme intéressant. C'est un vrai cocktail de couleurs. Peaux bleues, vertes, rouges, violettes, qu'importe le réalisme chromatique du moment que ça ressorte bien. Et c'est vrai que même ça a parfois des allures d'hallucinations sous psychotropes, c'est quand même un style sympa que j'aime bien. D'autant que le trait tient lui aussi la route.

Par contre, je n'ai pas aimé le scénario. Il met en scène une petite starlette ultra-matérialiste qui troque avec une démone les âmes de ses conquêtes contre des avantages en nature : bijoux, voitures, soirées en discothèque, succès et gloire. Comment s'attacher à une telle arriviste d'autant plus que l'aide diabolique ressemble aussi beaucoup à un deus ex machina de la part de l'auteure. Et du coup comment s'intéresser à elle quand tout à coup elle découvre un garçon trop trop beau, avec sa coupe de jeune premier aux cheveux blancs car c'est trop trop classe, et qu'elle est à moitié tourmentée parce que c'est l'amour, quoi, c'est trop trop important, presque plus que ses petits caprices, quoi, non mais t'as vu ?... Oui, j'imite sans doute mal l'adolescente matérialiste et victime de la mode mais on est un peu dans la caricature de ce que j'ai ressenti à la lecture de cette histoire.

Et comme l'intrigue reste premier degré avec une fin un peu en queue de poisson, je n'ai vraiment pas été convaincu.
Je veux bien par contre revoir la même dessinatrice sur une autre histoire, avec un scénario qui tienne plus la route et soit plus attachant.

Nom série  Sweet Tooth  posté le 25/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par plusieurs aspects, dont surtout cette vision de ce gars à cheval dans un décor dévasté, cette série rappelle Walking Dead mais aussi d'autres récits post-apocalyptiques assez récents tels que La Route. La différence ici, c'est que l'auteur introduit le fait que depuis la catastrophe, il ne naît plus que des enfants mutants, mi-humains mi-animaux, et que les rares adultes encore organisés les chassent pour les étudier et comprendre s'ils peuvent expliquer la maladie qui a ravagé le monde. Dans ce cadre, nous suivons un jeune mutant brave mais ne connaissant pas le monde extérieur et un vieux baroudeur costaud à la fois protecteur et inquiétant.

Le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé mais il est correct et la narration assez efficace.
L'histoire traîne un peu en longueur et va s'étaler sur trois gros tomes alors qu'en fait l'intrigue principale avance doucement. C'est relativement prenant mais cela rappelle un peu trop d'autres histoires du même type pour vraiment être novateur et marquant. Disons que cela se lit bien et l'ambiance est plutôt réussie.

Nom série  Julio Popper, le dernier roi de Terre de Feu  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressant album nous permettant de découvrir un personnage historique au parcours très original et au destin particulièrement intense. Julio Popper (né Iuliu Popper en Roumanie) est en effet un ingénieur multilingue et explorateur qui aura parcouru dans la seconde moitié du 19e siècle presque la Terre entière, découvrant les peuples, les langues et participant à l'élaboration de routes et de cités en Europe, Afrique, Asie et Amérique, avant de décider de lancer, alors qu'il n'a même pas encore 30 ans, une expédition scientifique et aurifère en Terre de Feu avec l'appui du gouvernement argentin. Là, c'est toute une petite colonie qu'il va mettre en place, lui permettant de déployer ses trésors d'ingéniosité, de charisme et de ténacité.

Le personnage tel qu'il apparaît ainsi est impressionnant. Difficile d'imaginer quelqu'un d'aussi polyvalent, ambitieux, innovant et dénué de peur. Ses coups de poker et ses réactions d'orgueil couronnées de réussite laissent assez stupéfaits.
Et c'est en même temps un moyen de découvrir une part méconnue de l'histoire de l'Argentine et des explorateurs du 19e siècle.
Le tout est en outre mis en image de très belle manière, avec un dessin beau et soigné et assez moderne. Et la colorisation n'est vraiment pas en reste.

Donc nous sommes à la limite du franchement bien avec cette BD belle et instructive. Mais ce qui fait que je restreins un peu mon opinion à son sujet, c'est que le personnage n'est pas très attachant. On le suit de loin, comme un personnage impressionnant mais auquel on reste étranger. Il manque une part d'émotion qui permettrait de mieux s'imprégner du récit et qu'il marque la mémoire.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La jeunesse de Thorgal est le deuxième spin-off de la série Thorgal que je lis. Généralement, je n'aime pas trop les séries racontant sur plusieurs tomes la jeunesse d'un héros de BD célèbre. Car quand la jeunesse commence à prendre de l'envergure et à faire vivre des aventures incroyables au jeune héros, il est difficile de l'imaginer revenir ensuite à "zéro" au début de la série originale. Sauf à utiliser des artifices faciles comme la classique amnésie du héros.

Et c'est un peu ce côté incroyable des aventures qui m'a tiqué d'entrée dans le premier diptyque de cette série. Car nous y assistons à un récit proche de celui de l'album "Aaricia" de la série Thorgal où la mythologie et la magie ont une part très importante dans l'aventure. Comme je le craignais, si le jeune Thorgal a déjà vécu des aventures d'un tel type étant enfant, comment imaginer qu'il puisse ne pas être blasé des premières aventures plus classiques qu'il vivra une fois adulte ?
Mais si on ne s'attache pas à ce point d'achoppement là, le récit est divertissant et assez bien mené. J'ai trouvé quand même l'intrigue un peu simple et les péripéties tournant facilement en faveur du jeune héros.

Le deuxième diptyque laisse nettement moins la place au fantastique et davantage aux traditions vikings et à l'aventure classique. Je l'ai préféré et le trouve davantage dans la lignée des bons albums de Thorgal. Le scénario n'est cependant pas exceptionnel et là encore, malgré une intéressante palette de personnages, il ne marque pas trop la mémoire.

Le dessin par contre est de très bonne qualité. Il est un peu moins charmant que celui de Rosinski car plus lisse, mais il très bien maîtrisé, soigné et offre nombre de très belles planches.

C'est une bonne série de divertissement mais elle n'apporte pas grand chose à la série de base qu'est Thorgal.

Nom série  Le Temps des Marguerite  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Temps des Marguerite présente un concept intéressant et bien mené.
En haut de l'album, le récit se déroule en 1910. En bas de l'album, il se déroule en 2010. A chacune de ces deux époques, une petite fille nommée Marguerite, l'une descendante de l'autre, vivent dans la même maison et se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Et un jour, par la magie d'une malle mystérieuse trouvée au grenier, les deux héroïnes échangent leur place et leur vie. L'une se retrouve à découvrir un futur d'abord effrayant mais auquel elle se fait finalement très bien. Tandis que l'autre découvre un passé où les petites filles ont peu de liberté et où l'état d'esprit des gens est parfois très différents de celui de nos jours mais qui finalement ne manque pas de charme.

Le concept est amusant. Et j'ai apprécié le fait que, contrairement à un à-priori qui me faisait croire que le récit serait très léger et s'adresserait uniquement à des enfants, le scénario ne manque pas d'intelligence et évite les stéréotypes faciles et la mièvrerie. Les avantages et défauts des deux époques sont bien montrés et les réactions des deux fillettes ne manquent pas de finesse et de vivacité d'esprit. Quant au dessin, il est un peu simple dans le trait mais charmant dans son style et sa colorisation, avec une ambiance chromatique pour chaque époque.
Bref, charmant est le mot que je retiendrais pour cet album qui mérite d'être lu.

Nom série  Jan van Eyck  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album historique à l'intérêt un peu restreint à mes yeux. On y découvre une petite partie de la vie du peintre Jan Van Eyck. On découvre qu'il a été impliqué dans des affaires politiques pour le compte du Duc de Bourgogne et qu'il a voyagé jusqu'en Orient pour lui. On apprend qu'il a découvert un procédé nouveau mais secret pour la peinture à l'huile. On constate que ses talents artistiques sont convoités et qu'on serait éventuellement prêt à tuer pour éviter qu'il aille voir ailleurs.

OK, ce sont là des informations intéressantes et donc une lecture instructive. Mais le tout est raconté de manière peu passionnante, avec une narration qui manque de clarté et laisse le lecteur un peu en retrait. Difficile de comprendre les motivations et les réactions des personnages. Pourquoi le peintre s'entiche-t-il de cet apprenti rustaud ? Et comment se fait-il que ça soit celui-ci en particulier qu'il ait choisi sachant ce qu'on apprend à son sujet en fin d'album ? Pourquoi la femme envoyée en mission agit-elle de manière aussi agressive avec sa dague sans arrêt prête à sortir alors qu'elle est là pour convaincre par la parole ? Tout est comme surjoué et artificiel chez ces personnages.

Quant au dessin, j'ai mis longtemps à m'y faire. Pourtant son style relativement proche d'une ligne claire aurait pu me séduire mais je lui trouve un vrai manque d'aisance technique, des problèmes de profondeur, d'échelles anatomiques et de beauté en général. Pourtant, certaines planches sont belles et j'aime assez les couleurs même si elles sont très académiques. C'est donc inégal mais le temps que je m'accoutume au style j'étais déjà arrivé vers la fin de l'album.

Et comme il faut également arriver environ au tiers de celui-ci pour que la narration se fasse un peu moins confuse et qu'on puisse entrer sérieusement dans l'histoire, cela fait plusieurs handicaps pour apprécier cette lecture que je ne conseillerais qu'aux curieux, amateurs du peintre et de l'histoire de l'époque.

Nom série  Vertige  posté le 23/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le récit en parallèle de deux femmes dont les situations se ressemblent étrangement. D'un côté une actrice blonde victime d'une overdose suicidaire et dont l’imprésario essaie à tout prix de faire en sorte qu'elle ne meurt pas. De l'autre, une trapéziste brésilienne qui s'enfuit et est pourchassée par le directeur du cirque qui ressemble à une version moustachue de l’imprésario ci-dessus. Deux femmes qui cherchent à fuir un univers qui les oppresse, l'une par la mort, l'autre par l'évasion physique.
Rapidement, on réalise que non content de vivre des événements très similaires dans le fond, ces deux femmes sont liées de façon nettement plus intime.

L'histoire est racontée de manière à conserver une part de mystère. Les personnages ne sont pas présentés, on doit deviner au fur et à mesure leur situation et les relations entre eux et comprendre pourquoi ils agissent ainsi. Peu à peu, le voile se lève, avec notamment l'explication de qui est le directeur de cirque pour la jeune trapéziste. Et puis vient finalement la révélation finale où l'on comprend clairement le lien entre les deux femmes.
C'est un peu intrigant mais raconté sur un ton qui laisse le lecteur légèrement à l'écart, un peu comme un récit d'art et d'essai qui ne se laisse pas apprivoiser. Il n'est pas évident de s'attacher au protagonistes et à leurs péripéties.
Le graphisme ne m'a pas plu. Les personnages sont raides, figés, un peu comme des marionnettes aux membres rigides. Quant aux décors, ils ont des allures un peu trop naïves à mon goût.

Même si elle n'est pas mauvaise et qu'elle met en scène une thématique sérieuse et sincère, je n'ai pas été séduit par cette histoire, par ses personnages et par la manière dont elle est racontée.

Nom série  Démocratie  posté le 22/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Se déroulant au Ve siècle avant notre ère, ce récit raconte par le biais de l'aventure historique et romantique l'avènement de la démocratie à Athènes. Pour ne pas sombrer dans le simple exposé des faits historiques, les auteurs font le choix de mettre en scène un jeune garçon puis homme de moyenne extraction qui se retrouve ballotté dans les événements mouvementés de l'époque. Entre désir de vengeance, amour et questionnement sur le devenir de sa cité, il nous permet de découvrir de l'intérieur les mouvements politiques et guerriers qui ont abouti à l'apogée intellectuelle d'Athènes.
Se basant sur les faits et la plupart des personnages réels, ils brodent ainsi une fiction qui donne corps à une certaine vision de la réalité historique.

Cela commence à une époque où deux frères se partagent sournoisement le pouvoir sur la cité. A l'époque, en effet, il existait à Athènes une forme de sous-démocratie où seules les élites pouvaient voter pour les lois et décisions de l'état. Mais c'était surtout une époque de combines, de corruption et de complots où quelques tyrans en profitaient pour s'accaparer objectivement droit de vie et de mort sur le peuple.
Pris dans les courants de l'Histoire, le jeune héros voit son père mourir et sa fortune volée et il doit s'exiler à Delphes le temps de pouvoir revenir à Athènes. Tiraillé entre sa passion artistique, une histoire d'amour adolescente, le désir de vengeance et son envie de voir sa cité retrouver sa liberté, il se retrouve spectateur et acteur des événements qui se dérouleront en Grèce de -514 à -490 av. J-C.

C'est un récit intéressant et plutôt bien mené. Le dessin et les couleurs sont agréables et plutôt sobres. L'intrigue est suffisamment rythmée pour ne pas ennuyer.
Pourtant elle prend le temps de se raconter. Il se passe beaucoup de choses, cela donne parfois l'impression de s'éloigner du sujet principal. C'est pour mieux mettre en place les éléments de contexte qui permettent de comprendre le déroulement des faits et le cheminement des pensées du peuple Athénien. Mais en même temps, c'est un petit peu longuet et on s'y perd parfois dans les méandres de la sociologie, de la politique et de la psychologie des personnages.

Au final, nous avons une bande dessinée d'aventure et d'histoire instructive et assez prenante, qui fait souvent écho à la situation politique du monde actuel. C'est bien fait même si ce n'est pas toujours follement captivant.

Nom série  L'Empire : Une histoire politique du Christianisme  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis un peu navré de donner une si basse note à cette série pourtant très documentée et instructive, mais j'ai trouvé cette lecture indigeste.

J'avais adoré l'album Economix car c'était un véritable cours théorique très complet sur un sujet précis, l'économie, mais surtout c'était très bien raconté, très clair et agréable à lire : un plaisir de s'instruire.
Ici, avec cette histoire politique du Christianisme, le sujet abordé est également très intéressant, et le scénariste visiblement très érudit et prêt à transmettre une belle somme d'informations. Malheureusement, il n'a pas réussi du tout à vulgariser son sujet et à le rendre accessible et agréable à la lecture à mes yeux.

Déjà sur la forme, je ne suis pas séduit. Le dessin est assez minimaliste, pas très joli. Les lèvres proéminentes des personnages m'ont un peu agacé notamment. Mais surtout il ne fait le plus souvent qu'illustrer un texte trop abondant. A la limite, on aurait presque l'impression de lire un livre un peu illustré, où les images sont dispensables et essaient vaguement d'alléger la charge de lecture. Et celle-ci est rendu déplaisante par l'utilisation de la police de caractère Comic Sans qui lui donne un aspect froid et déshumanisé. Sans parler de quelques grosses fautes d'orthographe dérangeantes, mais il faut dire que, sur une telle somme d'écriture, il y avait de quoi en glisser quelques-unes.

Quant au contenu donc, il aurait pu me passionner. J'étais bien curieux de découvrir les origines du Christianisme, ses premiers siècles, son intégration en tant que culte officiel de l'Empire Romain, le concile de Nicée, les premiers saints, les premiers monastères, la réforme Grégorienne... Car le premier tome de cette série va du Christ jusqu'aux Croisades.
Mais le tout est présenté de manière indigeste. Les personnages importants et les informations sont relatés les uns après les autres, sans réelle mise en scène ou entrée en matière, comme on pourrait citer un annuaire et délivrer une suite de définitions et de résumés de faits. Les concepts religieux sont présentés avec des termes peu clairs, parfois même abscons, sans que je les comprenne la plupart du temps. Les chapitres sont structurés de manière peu ergonomique et sans clarté, sans transition de l'un à l'autre, voire même d'une page à la suivante.

On voit bien qu'il y a là une documentation très complète, un réel désir de transmettre l'information, mais cela ne passe pas, on s'y perd dès les premières pages et la lecture devient pénible et laborieuse. Peut-être y avait-il trop à en dire ? Nous sommes ici presque dans le domaine de l'encyclopédie et difficile de faire tenir ça dans une BD. Si on veut réussir une telle chose, il faut soit sérieusement élaguer, soit être un génie de la narration et de la mise en page.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 20/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela fait quelques années que je ne lis plus la saga Thorgal qu'occasionnellement quand un album me tombe sous la main. Et je n'avais lu aucune des séries dérivées parues à partir de 2010 jusqu'à présent. Je viens de rattraper un peu mon retard en lisant les albums parus de cette série centrée sur Kriss de Valnor.
Comme dans les séries de super-héros, les héros ne meurent dans de grandes séquences émouvantes que pour être ressuscités peu de temps après. On ne tue jamais vraiment un personnage charismatique dans une série à gros succès commercial.

Alors que vaut cette série ?
Eh bien, elle n'est pas mal, mais sans vraiment plus.

Les deux premiers tomes forment une sorte de prequel puisqu'ils racontent la jeunesse de Kriss, de son enfance jusqu'à sa rencontre avec Thorgal. C'est intéressant pour comprendre les origines de la belle guerrière sans scrupule, mais il n'y a rien de très original ni marquant dans ce récit. L'ambiance de la série originelle est cependant bien gardée, dans le ton mais aussi dans le dessin de Guilio De Vita. Son trait est proche de celui de Rosinski même si je trouve sa Kriss plus fine, avec des traits plus pointus, presque plus jeune qu'elle ne l'était avant.

A partir du troisième tome, on part pour de nouvelles aventures d'une Kriss plus ambitieuse que jamais alors qu'on pourrait la croire un peu assagie par sa maternité et sa "mort". Son caractère est bien conservé mais parfois un peu caricatural. Les intrigues se déroulent en parallèle des aventures de Thorgal des tomes 33 et au-delà de la série originale et vont aussi croiser la route des aventures de Jolan faisant suite à ce qu'il se passe dans les tomes 31 et 32. Le scénario gagne même une envergure largement épique avec de grandes batailles entre royaumes Vikings et Francs d'un clone de Charlemagne.
Je trouve cependant que les scénarios présentent un peu trop de facilité. Présentes dès le tome 3 avec une accession au trône un brin aisée, elles se font bien trop sensibles dans le tome 5 à mes yeux où les événements se succèdent à toute vitesse avec un très fort lot de coïncidences, de réussites complaisantes ainsi qu'un événement on ne peut plus prévisible. Sérieusement, qui est assez stupide pour amener son armée entière dans une gorge et tirer à la catapulte vers le barrage qui retient l'eau de tout un lac au-dessus de soi ?! Je ne me suis pas renseigné, mais j'ai l'impression que le tome 5 regroupe de manière un peu bancale une intrigue qui aurait dû tenir en davantage de tomes mais que Sente a dû compiler en un seul en prévision du départ, à De Vita et lui. A noter que la colorisation change aussi sur ce tome là, plus moderne et en dégradés, nettement moins dans l'esprit Thorgal à mes yeux.

Car en effet, c'est une nouvelle équipe d'auteurs, Roman Surzhenko et Xavier Dorison, qui prend la relève au tome 6 et nous sommes placés cette fois dans un cadre bien moins grandiloquent pour revenir à des histoires en un tome comme les anciens Thorgal, avec la seule Kriss comme héroïne et non plus Jolan. Certes l'intrigue globale perdure mais plus en trame de fond.
Le dessin est bon mais légèrement différent du style de Rosinski. Le trait est plus rond, plus affirmé, et on a une Kriss cette fois assez athlétique. L’ensemble a une allure encore une fois plus moderne que celui qui a donné son charme à la série mère mais il n'est pas déplaisant du tout.
Quant à l'intrigue, on retrouve l'esprit de la série originale. L'intrigue ne fait pas vraiment avancer les choses mais elle est plaisante et divertissante.

A vrai dire, cette série dérivée me plait globalement plus que les tous derniers tomes de la série mère Thorgal. Je ne les trouve pas indispensables mais j'ai apprécié leur lecture.

Nom série  Ulysse Wincoop  posté le 20/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je mise sur cette série en espérant qu'elle réussisse à prendre son envol. Car si ce premier tome n'est qu'une grande mise en place, elle est très bien réalisée et pleine de potentiel.

Nous sommes fin 19e, début 20e siècle, dans le Dakota du Sud. Le peuple Sioux a définitivement perdu la guerre une dizaine d'années plus tôt. Mais lors du massacre de Wounded Knee, un bébé a été sauvé par un tunique bleue qui l'a confié en secret à sa soeur et son mari pour qu'ils l'adoptent. Cet enfant a grandi et comprend doucement quelles sont ses véritables origines et pourquoi son enfance parmi les blancs est si compliquée. Quand les drames s'accumulent pour lui, il se retrouve tiraillé entre deux civilisations.

C'est un récit dur et réaliste. La tragédie du peuple Sioux est présentée sans ambiguïté . Et même si le héros est un jeune garçon, ce qui lui arrive est sans pitié quoique parfaitement crédible et conforme à la réalité de l'époque.
Et c'est bien réalisé.
Le récit est sensible et prenant. On a de la peine pour ce jeune garçon même si on comprend sa situation, et cela fait plaisir de le voir rester vif et volontaire. Même si bien des comportements des personnages sont blâmables, les auteurs évitent heureusement tout manichéisme.
Le dessin est agréable et présente quelques planches très jolies notamment grâce à ses belles couleurs directes.

A la fin du premier tome, les choses sont posées et le jeune héros, même s'il reste tourmenté, est bien conscient de sa situation et décidé à garder la tête haute. Il est temps maintenant de voir où son chemin va le mener et si, sur cette bonne base que pose l'introduction de cette série, il va pouvoir se développer une intrigue intéressante. Car si elle est du niveau de ce premier tome, on tiendra sans doute là une excellente série d'aventure et d'Histoire.

Nom série  Passe-passe  posté le 20/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand on ne sait pas de quoi parle cette BD, le début de sa lecture est assez intrigant. Comme la narration est muette, on est en droit de se demander ce qu'il se passe, quel est donc ce papillon et qu'est-ce qui arrive à cette souriante grand-mère ?

Mais on est très vite charmé par le dessin vraiment mignon et agréable. Son style me rappelle celui de Mickaël Roux que j'aime vraiment beaucoup et qui a d'ailleurs collaboré avec Dawid le temps d'un album (Coloriage). Dessins doux, couleurs chaudes, on est dans un douillet cocon graphique avec cette BD.

Cette douceur visuelle tranche un peu du coup avec la relative dureté de ce qui arrive à la grand-mère du récit. Sans comprendre de quoi il s'agissait, je trouvais un peu méchant ce qui lui arrivait, pertes de ses couleurs et de sa substance. J'avais un peu de mal à comprendre pourquoi elle et sa petite fille gardaient au final quand même le sourire.
Quand vient la conclusion du récit et que les événements précédents s'éclairent, c'est une émotion assez triste que j'ai ressentie. C'est assez juste et émouvant. Ceci étant dit, si je comprends la morale de l'histoire, je ne suis qu'à moitié convaincu par la façon dont elle est amenée et cette succession de pertes de couleurs au profit d'un papillon souvenir. Quelque chose m'a déplu dans ce fameux papillon trop collant et annonciateur de mauvaises choses.
C'est donc un joli album assez touchant, doté d'un très sympathique dessin, mais je ne suis pas complètement tombé sous son charme.

Nom série  La Dame à la Licorne revisitée par 16 étudiants de l'École Estienne  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album recueille le travail d'étudiants en art de l'école Estienne qui ont eu comme devoir de dessiner chacun une histoire courte sur ce que leur inspirait la composition de tapisseries de la Dame à la Licorne. Cela donne un recueil de créations très différentes où la Licorne, sa Dame, le lion et autres éléments de la tapisserie sont imbriqués de manière parfois surprenante. Et entre chaque histoire, l'album offre quelques pages présentant l'oeuvre historique qui a inspiré l'ensemble pour permettre aux lecteurs d'en apprendre plus sur ces chefs-d'oeuvre du début de la Renaissance.

Si le concept peut être intéressant, la réalisation l'est moins.
La première histoire m'avait pourtant mis l'eau à la bouche. Revisite iconoclaste de la plus connue de ces tapisseries, elle est pleine d'humour et joliment dessiné. Mais ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé que c'était Emile Bravo qui l'avait réalisée donc pas un simple étudiant comme les auteurs des histoires suivantes.

Et leurs réalisations à eux m'ont nettement moins convaincu.
Leurs capacités sont très inégales. Si certains dessinent bien, d'autres nettement moins. Et malheureusement, ceux qui dessinent bien n'ont souvent pas grand chose à raconter dirait-on. La grande majorité des histoires ainsi imaginées est sans saveur, ennuyeuse et décevante. C'est souvent verbeux ou alors artificiellement artistico-poétique. Certains récits sortent quand même un peu du lot en étant à la fois plutôt jolies et pas inintéressantes, mais ils ne dépassent pas le stade du simplement "pas mal". Ce qui fait que dans l'ensemble, cette lecture m'a paru fastidieuse et m'a ennuyé.

Nom série  21st Century Boys  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Autant le début de la série 20th Century Boys m'avait vraiment plu, autant au fil des nombreux tomes, j'avais fini par décrocher. L'accumulation de personnages, de sous-intrigues, de sous-mystères, de flash-back avait commencé à se faire lourde, l'auteur en faisait trop et semblait chercher à noyer le poisson et à rallonger la sauce avec beaucoup d'éléments dispensables et alourdissant inutilement la complexité de l'intrigue.

Est-ce à cause de cela, pour remettre un peu les choses à plat, que l'auteur et l'éditeur ont décidé de ne pas inclure la grande scène finale dans la série initiale mais de créer une nouvelle série de 2 tomes pour apporter cette conclusion au récit ? Une manière de remettre un peu les pendules à l'heure et de récapituler l'essentiel avant de raconter la fin ?
Bof, l'idée ne me plait pas. J'aurais préféré tout en une seule série, et encore mieux si cette série avait été moins étirée en longueur.

Et comme trop souvent, Naoki Ursawa n'arrive pas à conclure de manière convaincante son récit à mes yeux. Il avait laissé trop de portes ouvertes et sa manière de les clore est nettement moins bonne que celle d'attiser le mystère et la curiosité.
Une lecture douce-amère pour moi donc : la satisfaction de voir ce récit initialement excellent enfin trouver sa fin, et l'impression que cette fin est nettement moins bonne et marquante que le début le laissait espérer.

Nom série  Les Cahiers d'Esther  posté le 16/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Riad Sattouf avait déjà raconté la vie des adolescents dans La Vie secrète des jeunes et des collégiens dans Retour au collège. Avec cette nouvelle série, il nous raconte cette fois la vie des écoliers... et au-delà sans doute. Car en se basant sur les témoignages d'une véritable jeune fille, il a le projet de raconter les anecdotes de sa vie à l'école et en famille de ses 10 ans jusqu’à ses 18 ans, à raison d'une planche par semaine.

Le premier album traite de l'année de CM1 d'Esther.
Esther, c'est une fillette de la banlieue parisienne qui va dans une école privée tandis que son grand frère, cet idiot, va dans un collège public. Elle est folle de son père, prof de sport, mais elle aime bien aussi sa mère. A l'école, elle a son petit groupe de copines et elle se méfie des garçons qui sont tous des idiots. Et elle a la haine car c'est la seule de son école qui n'a pas d'Iphone ! Trop relouuu !

J'ai eu un peu de mal à apprécier cette lecture au départ. J'y ai ressenti la même chose que dans plusieurs autres oeuvres de Riad Sattouf, à commencer par La Vie secrète des jeunes : une mise en scène d'une jeunesse de banlieue franchement déprimante de vulgarité et de conformisme à la mode rap/hip hop/joueurs de foot/smartphones. Mon fils est lui-même en CM1 pour encore quelques jours et rien de ce que je vois dans son école et ses amis ne s'apparente à cette violence et cette vulgarité. Il faut croire que ma banlieue est plus éloignée de Paris.
Cependant, au fil des pages et des saynètes, j'ai fini par rentrer un peu dans l'ambiance du récit et trouver quelques passages amusants ou un peu touchants. Le ton du récit est juste et factuel, même si c'est une vision d'enfant qui est mise en scène telle quelle, et ça le rend sincère et donc intéressant. Du coup, je me dis que je pourrais finir par m'attacher à ce personnage d'Esther et accepter de la suivre au fil des ans comme propose de le faire l'auteur.

Nom série  Vieux fou !  posté le 15/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite histoire qui voit un ancien combattant de la guerre civile espagnole puis terroriste anarchiste se confronter, un peu par erreur, à des mafieux de Barcelone alors qu'il a l'âge d'être à la retraite.
C'est un récit léger, mélangeant un certain humour à une intrigue de kidnapping et de conflits entre gangs rivaux.
Le dessin de Moynot est dans un style assez proche de celui de Tardi, en plus moderne dans l'encrage, la colorisation et le contexte. Il ne me ravit pas vraiment mais il remplit bien son office.
Le scénario est sympathique, plus divertissant que vraiment marquant. Il comporte pas mal de petites facilités, entre des mafieux bien couillons et des vieux bien chanceux. Je n'ai pas trop accroché et cette lecture ne marquera pas trop ma mémoire mais elle est plutôt plaisante et amène un peu le sourire.

Nom série  L'Homme qui refusait de mourir  posté le 14/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si cette trilogie se laisse lire, j'ai trouvé son scénario trop bancal et rempli de facilités et d'incohérences.

L'histoire part sur le concept fantastique d'un homme rendu immortel par un artifice qui nous sera expliqué en cours d'histoire et qui veut comprendre d'où lui vient cette capacité et qui lui en veut. D'autant plus que sa capacité et le besoin pressant de boire du sang, pas forcément humain heureusement, fait fortement penser à une histoire de vampire.
La base n'est pas mauvaise et peut amener d'intéressants développements mais j'ai trouvé qu'ici cela ne tenait pas la route. Les révélations se dévoilent au fur et à mesure mais certaines choses et motivations restent incohérentes. Je vais essayer d'éviter les spoilers mais c'est un peu compliqué. Globalement et entre autres, pourquoi s'est-il passé ce qu'il s'est passé dans la décharge avant le début de l'histoire ? Pourquoi a-t-il fallu ces manigances et combines quand une discussion aurait probablement pu suffire ? Et pourquoi avoir continuer ensuite à agir en douce et à laisser le héros agir de son côté alors que les intrigants savaient qu'il ressusciterait immédiatement ?
Les réactions des personnages ne sont pas non plus très crédibles. Déjà il y a le héros que je trouve peu charismatique, trop froid et sans empathie. Il y a ce "méchant" qui se cache et n'intervient pas alors qu'il nous apprend ensuite qu'il sait à peu près tout sur tout. Il y a aussi une mère qui réagit bien peu quand on lui kidnappe sa fille. Il y a ces policiers qui vident sans hésiter un chargeur sur un fuyard. Entre autres comportements bizarres...

Du début à la fin, je n'ai pas accroché au scénario même si sa part de mystère et son rythme assez animé m'a permis de ne pas m'ennuyer. Je n'ai pas non plus aimé le dessin que je trouve trop raide et un peu trop vide, comme si les planches étaient trop grandes pour son niveau de détail. D'autant que les vides sont comblés par des dégradés, type de colorisation que je n'aime pas.
Bref, je suis ressorti un peu blasé de ma lecture.

Nom série  Magnum Photos  posté le 13/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deux tomes de cette série sont parus à ce jour et ils ne se valent pas vraiment à mes yeux.
La série aborde des biographies partielles des célèbres photographes à l'origine de la coopérative Magnum Photos.

Le premier tome parle de Robert Capa et plus spécialement des photos qu'il a prises durant le débarquement. Autour de ces photos, le récit en bande dessinée raconte le contexte qui les a entourées, la vie de Robert Capa avant et après et quelques questions à leur sujet.
Le récit est raconté de manière intéressante, permettant au lecteur d'être plus ou moins transporté dans l'époque et aux côtés de Capa et des soldats américains. Et surtout j'aime beaucoup le dessin qui est très agréable, beau et bien adapté au sujet.

Le second tome est plus froid à mes yeux. Il traite cette fois de Henri Cartier-Bresson et s'articule autour des photos qu'il a prises à la fin de la seconde guerre mondiale, lors du retour des déportés. Pour cela, il aborde les quelques années précédentes, présentant comment il a été capturé et a vécu en camp de prisonniers durant trois ans avant de s'évader et retrouver sa passion de photographe reporter. Et là encore, le récit va au-delà de ces seules années de guerre en présentant par différentes ellipses le personnage de HCB, ses amis (dont notamment Capa) et son rapport à la photographie.
Même s'il est instructif, ce récit m'a paru trop académique. Je n'ai pas été plongé dans les événements et ai davantage eu l'impression d'y survoler une succession de faits et d'anecdotes sans m'imprégner de leurs sensations. Le dessin est lui aussi plus austère que celui du tome précédent, même s'il est impeccable sur le plan technique.

C'est une série intéressante mais elle parlera sans doute plus aux passionnés de photo-reportage qui connaissent déjà assez bien les personnages mis en scène car elle peine un peu à dépasser le stade de la biographie hommage et à transmettre l'émotion.

Nom série  Sept mages  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est divertissant mais j'ai trouvé que son scénario manquait de consistance.

L'intrigue suit une trame assez classique. Dans un royaume magique d'inspiration haut-moyen-âge avec des restes d'antiquité romaine, une équipe de 7 mages d'origine diverses est convoquée pour protéger le pays de l'attaque d'un dangereux nécromant. Trois sorcières élémentalistes, un géant proche de la nature et des animaux, un mage du type dieu romain de la foudre, une enchanteresse qui charme les coeurs et les âmes et enfin un larron à part, plus un scientifique et enquêteur que mage. Et ce sont les méthodes plus terre à terre de ce dernier qui vont devoir rivaliser avec les dons magiques des autres pour accomplir leur quête.

L'idée de base peut séduire mais le déroulé ne m'a pas convaincu.
Les personnages manquent de charisme. Leurs interactions manquent de saveur et sont trop convenues. Alors qu'elles sont mises en avant dans le scénario, les déductions logiques de l'intellectuel ne s'avèrent bonnes que parce qu'elles se confrontent à la basicité crasse de la pensée des autres mages bien plus rentre-dedans. Et de manière générale, l'intrigue reste superficielle, sans profondeur, presque stéréotypée.
Le graphisme ne m'a pas tellement enthousiasmé non plus même s'il est correct. Je le trouve trop inégal.
Et enfin j'ai trouvé la conclusion et le petit retournement de fin d'histoire assez plats. La morale m'a laissé indifférent.

Le titre et le résumé de l'histoire me laissaient espérer un récit nettement plus prenant et amusant. Peut-être aurait-il fallu plus de tomes pour développer cette idée de base. Tel quel, j'ai le sentiment d'avoir lu un album qui fait passer le temps mais ne marque pas les esprits.

Nom série  Les Naufragés du Métropolitain  posté le 10/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai bien aimé comme cette série, en tout cas les 2 premiers tomes qui forment une histoire complète, redonne vie au Paris de 1910. C'est fait avec un style particulier qui rappelle l'ambiance des récits populaires d'époque. Anars, poulbots, putes, flics façon Brigade du Tigre, les personnages sont plein de vie et de personnalité. Et l'utilisation, heureusement pas trop envahissante, de l'argot de l'époque ajoute à l'atmosphère.

Le graphisme aussi joue dans ce sens. Il est assez particulier. Les personnages se détachent nettement des décors, comme des acteurs d'une pièce de théâtre. Leurs visages ont des expressions très marquées, souvent proches de la caricature. L'un des malfrats ressemble d'ailleurs fortement à Gabin jeune. Et derrière eux, les décors sont colorés et présentent des perspectives un peu étranges, comme si certains immeubles n'étaient pas à la même échelle que les autres. Cela se retrouve aussi dans les anatomies des protagonistes, dont les têtes et les mains sont parfois trop petites, parfois trop grandes. On pourrait penser à des erreurs techniques mais je trouve que ça donne un charme au dessin et une légèreté au récit qui est pourtant assez dur sur le fond. J'ai plutôt bien apprécié.

L'intrigue n'est pas exceptionnelle mais sympathique. Quand l'action se lance pour de bon à partir de la fin du premier tome, cela devient prenant et j'ai aimé suivre les péripéties de cette brochette de personnages variés dans le Paris inondé de 1910.
Seule la fin m'a un peu déçu car le moment clé du mystérieux retournement de situation n'est pas bien mis en scène à mes yeux. J'ai dû le relire plusieurs fois pour comprendre qui était où et pourquoi on retrouvait soudain tel personnage mort. Je n'ai pas été non plus convaincu par les motivations secrètes révélées à la toute fin. Dommage, cela a un peu gâché mon plaisir de lecture.

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