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... a posté 5282 avis et 2030 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  La Cabane  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un thriller mettant en scène trois anciens amis et construit sous la forme d'une suite de flash-back de l'époque où ils étaient adolescents et où une combine ratée a amené l'un d'entre eux à passer dix ans en prison. Presque jusqu'à la fin, le récit laisse planer le mystère sur comment les choses se sont vraiment passées, pourquoi ça a fini par merder et quelle va être la réaction de celui qui sort de prison quand il va revoir ses anciens amis. A-t-il des raisons de leur en vouloir . Cherche-t-il une éventuelle vengeance ?

C'est une lecture plutôt bien menée qui tient le lecteur par la curiosité. Le dessin est agréable avec de jolies couleurs. Les personnages ne sont pas très attachants mais plutôt crédibles dans le rôle d'adolescents qui se cherchent et dont l'un d'entre eux commence à tourner mal par la force des choses.
C'est une histoire sans véritable envergure ni grande force émotionnelle mais elle tient la route et se révèle satisfaisante. Plutôt pas mal donc.

Nom série  Chaperon Rouge  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Une nouvelle adaptation du conte du Chaperon Rouge dont l'objectif essentiel est de permettre à l'artiste de s'en donner à cœur joie en matière de graphisme.

Le dessin est en effet assez notable ici. En noir et blanc, il semble être un mélange de dessin direct et de pochoir. Les effets de lumière s'en trouvent réussis et l'ambiance visuelle est pleine de personnalité. Le ton est un peu sombre néanmoins, ce qui ne me plait pas forcément. La narration, pour sa part, est muette et fonctionne relativement bien, ce qui est assez appréciable, même si j'ai quand même du relire quelques planches pour m'assurer de bien tout comprendre, notamment la toute fin.

L'histoire revisite à peine le fameux conte, dans sa version où le chasseur tue le loup à la fin. Hormis un bref interlude par une étrange ancienne ruine où passe le Chaperon Rouge et les dessins de fleurs qu'elle y trouve, la seule originalité de ce scénario est de se focaliser en partie sur le chasseur et d'offrir une petite surprise sur la fin. Mais j'avoue que l'ensemble ne m'a pas passionné et que la surprise m'a laissé indifférent, du moins le temps que je vérifie que je l'avais bien comprise.

C'est une BD qui s'oriente un peu trop à mon goût vers le travail d'artiste graphiste. Je préfère celles dont le scénario est plus original et plus complexe.

Nom série  L'Homme de l'année - 1666  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contrairement à la plupart des autres albums de cette collection L'Homme de l'Année qui abordent des événements bien précis de l'Histoire par des angles de vues surprenants, des personnages originaux et de nombreux détours n'aboutissant parfois qu'en toute fin au moment historique visé, ici nous avons un pur récit historique des faits : ceux du grand incendie qui ravagea Londres en 1666, de son déclenchement jusqu'à sa fin et sur le coupable qui fut désigné pour cette catastrophe. Du coup, ce n'est pas très original mais ça a quand même l'avantage d'être intéressant.

Nous y suivons une petite poignée de personnages. Le boulanger involontairement responsable du départ de feu et sa famille avec qui il fuit l'incendie. Un noble volontaire et ouvert d'esprit qui est témoin des faits et essaie d'agir pour le bien de la cité et de sa population. Le pitoyable Lord-maire qui aurait eu les moyens d'éviter le pire. Le roi et son frère dont on voit les tentatives un peu lointaines de sauver le ville. Et enfin celui qui va être désigné coupable de tout cela. Nous ne suivrons aucun d'entre eux de très près, les événements d'ensemble ayant plus d'importance que leurs actes et pensées. Du coup, l'aspect documentaire historique est assez présent, au détriment d'une intrigue prenante qui plonge vraiment le lecteur dans l'action pourtant omniprésente.

Même s'il reste suffisamment efficace pour bien rendre compte des événements, le dessin ne m'a pas plu. Les visages sont souvent laids, déformés, ou surchargés de traits et d'ombrages destinés à cacher ce que je pense être un manque d'aisance technique. Les dessins prennent parfois des tournures un peu impressionnistes où l'on devine plus ce que l'on voit qu'on n'en cerne les détails. Et certaines scènes de foule sont tellement déformées et bizarres qu'elles donnent l'impression de voir une horde de zombies déferler en hurlant.

Ce n'est donc pas le meilleur des albums de la collection L'Homme de l'Année. Mais sa lecture est instructive et parfois même édifiante sur comment les choses se sont déroulées à l'époque.

Nom série  John and Mary  posté le 27/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album contient trois histoires, elles-mêmes prétextes à plusieurs flash-back permettant à l'auteur de mettre en scène différentes visions du Far-West aventureux des pionniers et des indiens.

C'est le dessin qui vaut avant tout le coup d'oeil dans cet album. Serpieri a toujours été doué et apprécie de dessiner les décors et les personnages de l'Ouest Sauvage, et là encore il s'en donne à cœur joie. Des rives du Mississippi aux forêts enneigées, des petites villes minières aux grandes plaines, il nous fait voyager dans l'Amérique du début à la fin du 19e siècle. Et si certains passages ressemblent un petit peu plus à de la belle illustration qu'à de la BD, d'autres scènes d'action sont tout à fait réussies. Bref, c'est beau et dépaysant !

Les histoires sont un peu courtes, surtout prétexte à raconter brièvement des scènes de l'imaginaire collectif de la légende de l'ouest : relations entre trappeurs et indiens, combats contre un ours, convois de pionniers, conflits contre des notables sans scrupules, chasseur de primes et autres enlèvements de femmes blanches. Beaucoup de thèmes sont abordés, parfois de façon rapide et superficielle mais tout en restant crédible et divertissant. L'ensemble forme un joli canevas faisant revivre l'aventure western et l'esprit pionnier de l'Ouest Américain.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 26/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Réaliser une BD hommage reprenant un personnage célèbre, c'est toujours un exercice casse-gueule. D'abord parce qu'il faut être au moins à la hauteur de l'oeuvre originale mais aussi parce qu'il faut éviter de le dénaturer, ou d'offrir un scénario frileux et sans intérêt, ou encore d’alourdir le tout avec trop de références et de clins d'oeil, ou tout simplement de fournir une mauvaise histoire ou un mauvais dessin. Et en même temps, il faut offrir quelque chose d'original car sinon quel intérêt de faire un hommage si c'est juste pour fournir un album de plus pour une série qui en comptait déjà suffisamment à elle seule ?
Eh bien, Mathieu Bonhomme a su éviter tous ces écueils et fournir un excellent album hommage à Lucky Luke.

Pour commencer, il y a son dessin qui est excellent. Plus réaliste que celui de Morris, il donne une très belle ambiance aux planches et met en scène un Lucky Luke crédible et plus mature. Les personnages sont dynamiques, les scènes d'action parfaitement rendues. Et en même temps les décors sont beaux et dépaysants.
Mais l'histoire n'est pas en reste. Dès les premières pages, on se doute plus ou moins de ce qu'il va se passer et ce que certains cherchent à nous cacher, mais la suite nous révèle pourtant son lot de surprises. Et c'est surtout la manière dont les choses se déroulent qui est plaisante car tout est raconté de manière réaliste et intelligente. Il règne dans le récit une vraie tension qui n'existe pas dans les albums de Morris et on craint pour de bon que Lucky Luke ne s'en sorte pas indemne pour une fois. Mathieu Bonhomme réussit en outre à éviter tout manichéisme et ça, ça me plait bien plus qu'un méchant trop basique à combattre à coups de revolvers.
En même temps, le ton réussit à rester suffisamment léger pour que cela reste du divertissement. Le gag récurrent d'un Lucky Luke en manque de tabac finit par être vraiment amusant et à avoir même son incidence sur le déroulement du scénario.

Du début à la fin, cet album ne m'aura pas déçu. Vraiment une excellent hommage qui vaut le coup à lui seul comme une bonne histoire à part entière.

Nom série  Lorsque nous vivions ensemble  posté le 25/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Encore une intégrale (3 très gros pavés) que j'avais depuis plusieurs années sans avoir eu le courage de la lire. La raison cette fois-ci ? Le style vieillot et réaliste façon Gekiga et un sujet très intimiste, la vie de couple de deux jeunes japonais dans les années 60 ou 70, qui ne m'attiraient pas trop.
Je me suis finalement lancé.

Dès les premiers chapitres, j'ai eu l'impression de lire un cocktail entre le cinéma de la Nouvelle Vague à la française et la culture japonaise du 20e siècle.
J'ai la conviction que Kazuo Kamimura était fasciné par des films comme A bout de souffle ou le Mépris, tous deux de Godard, et tentait d'en reproduire l'ambiance. J'imagine très bien son couple avec la femme allongée demander si son compagnon les aime, ses fesses, tandis que l'autre répond avec désinvolture en fumant sa cigarette.
A cette atmosphère Nouvelle Vague s'intègrent des obsessions nettement plus japonaises, des sujets et des situations plus morbides. Le sang, la violence et la mort jouent un rôle important dans cette suite de saynètes autour des circonvolutions amoureuses de ce couple qui se cherche.

De ce fait, j'aurais pu être intéressé par ce récit car il montrait une certain état d'esprit des japonais modernes de la seconde moitié du 20e siècle. Une vision à la fois historique et intime qui permettait d'en apprendre un peu plus sur ce peuple à cette époque et sur des jeunes hommes et femmes qui cherchaient à s'éloigner du cadre classique du couple marié traditionnel.
Mais j'ai très rapidement été lassé et agacé par le côté malsain, voire répugnant, de nombreuses scènes et le fait que les deux héros ne me plaisaient pas du tout. J'ai eu l'impression que l'auteur cherchait vraiment trop à la jouer artistique, copiant les artistes désabusés et se prenant la tête à la manière du cinéma d'auteur de l'époque, parsemant ses histoires de citations de poèmes sombres et mélancoliques. Et pendant ce temps là, l'histoire d'amour entre ces deux êtres ne progresse pas du tout, elle se contente de mouvements sinueux dans une ambiance souvent poisseuse où le sexe remplace l'amour et où la passion mène à des pulsions morbides.

J'ai ressenti un véritable rejet de ce manga dont j'ai abandonné la lecture au bout d'environ 500 pages pour ensuite aller feuilleter la suite et la toute fin pour voir où cela nous menait. Mais rien de ce que j'y ai vu ne m'a donné envie de poursuivre plus avant.

Nom série  Tensai Family Company  posté le 24/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté l'intégrale de Tensai Family Company il y a plusieurs années et je n'avais jamais trouvé le courage de la lire jusqu'à présent. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, quand j'ai entamé ses premiers chapitres, j'ai eu l'impression de tomber sur la trame trop classique d'un shojo comme j'en ai trop lu, avec l'arrivée d'une nouvelle belle-famille dans la vie quotidienne d'un adolescent et sa suite de conflits de personnalité, de quiproquos, etc...
Mais en fait, cette série se révèle nettement plus originale que je l'imaginais. Par certains aspects, elle me rappelle Asatte Dance par son côté à la fois léger mais plus mature que son apparence ne le laisse soupçonner mais aussi par un scénario imprévisible, varié et abordant plein de sujets à la fois.

L'histoire se déroule à une époque bien précise, le milieu des années 90 à Tokyo. Le contexte a son importance car le cadre de la crise financière qui se profile à l'époque influe sur le récit et l'auteure y apporte une part de réflexion.
Le sous-titre de la série est "génies en tous genres". Au départ, le génie, c'est le héros principal, génie des maths et du business malgré le fait qu'il soit encore seulement lycéen. Mais outre sa nouvelle belle-famille, les événements vont aussi l'amener à rencontrer d'autres personnes et autant les lecteurs que lui vont réaliser qu'il n'y a pas qu'un type de génie mais bien d'autres types d'intelligences et de talents : génie de la relation sociale, génie de la botanique, génie artistique, génie de l'informatique, etc...
Mais le scénario ne montre pas les choses de manière aussi simpliste, comme un manga facile où se formerait soudain une super équipe de génies qui travailleraient tous ensemble ou autres... Non, ici, le tout est présenté de manière assez subtile, avec des relations crédibles et réalistes entre les personnages, malgré le côté caricatural, excentrique ou humoristique de certaines personnes et certaines situations.
Et il m'est apparu impossible de deviner à l'avance le fil des événements car ils vont dans de très nombreuses directions et ne sont quasiment jamais prévisibles. Seule la romance entre le héros et son amie de lycée semble inéluctable dès le début de l'histoire mais même celle-là connait des méandres tels que, quasiment jusqu'à la fin, on ne sait toujours pas s'ils vont vraiment finir ensemble.
Alors que le début du manga laisse penser que la thématique va être la simple relation entre personnages aux caractères très différenciés, comme dans beaucoup de shojos, on aborde au fil des tomes des sujets très divers, s'approchant parfois du polar jusqu'à finir sur la création d'une grande entreprise, avec détails techniques à l'appui.

Lecture originale et intéressante donc. Pourtant je n'ai pas totalement accroché.
Il y a d'abord le dessin qui ne m'a pas trop plu. Si les décors et personnages sont corrects, je n'aime pas du tout la façon dont les bouches sont dessinées, trop souvent comme des ouvertures béantes mal collées sur un visage pourtant plutôt bien fait. Ensuite il y a le fait que plusieurs personnages se ressemblent trop et paraissent sans âge. Je les ai souvent confondus. Il y a le cas par exemple de la ressemblance entre la copine du héros, sa propre mère et plus tard l'ex-femme d'un adversaire, même si pour ces deux dernières cela finit par s'expliquer sur la fin. Il y a aussi le héros et son nouveau beau frère qui semblent être une version stricte et une version débraillée du même personnage. Du coup, quand le héros se retrouve décoiffé, j'ai du mal à les différencier.
Il y a ensuite et surtout une question de narration que je trouve souvent confuse. J'ai grandement l'impression que cela vient de la traduction qui transmet mal les intentions originales de l'auteure en Japonais. Beaucoup de dialogues apparaissent fortement décousus, parfois avec même la certitude que des bulles de dialogues ont été échangées par mégarde. J'ai aussi eu le sentiment qu'énormément de gags tombaient complètement à plat, soit parce que mal traduits, ou alors trop spécifiques à la culture japonaise. Bref, l'humour ne passait pas pour moi ici.
De même, le côté romantique transparaît mal. Cela semble dû au côté pragmatique et insensible du héros, mais les quelques moments qui auraient dû être emplis d'émotion amoureuse semblent expédiés et il est difficile de bien saisir où en est sa relation compliquée avec sa copine.
Et de manière générale, je n'ai pas su m'attacher complètement aux personnages. Sur l'épilogue du récit, il y a un moment qui cherche clairement à titiller la nostalgie du passé, montrant des moments forts des personnages et de leurs actions, le type de moment qui en général fonctionne bien avec moi quand je termine une longue histoire avec des personnages auxquels j'ai fini par m'attacher. Mais j'ai constaté que, à l'instar du héros toujours très terre à terre, je n'ai pas été vraiment touché par tout cela.

J'ai lu ce manga comme une histoire originale, sortant des sentiers battus, avec des personnages eux aussi originaux même si souvent caricaturaux, et abordant des sujets assez rares et intéressants. Pour autant, je n'ai été que moyennement captivé et amusé.

Nom série  My Hero Academia  posté le 22/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce shonen demande encore à faire pour de bon ses preuves avec un scénario et une intrigue à long terme qui doit encore gagner en envergure et en originalité, mais il part sur d'excellentes bases.
C'est un très bon cocktail entre manga et comics de super-héros. L'un comme l'autre de ces deux médias a été très bien digéré et l'auteur (et ses assistants) nous ont concocté un très bon résultat.

Nous sommes placés dans un monde où l'humanité a évolué et où la grande majorité de la population a acquis des super-pouvoirs divers, un différent par personne. Du coup, la fiction a rejoint la réalité et les villes sont emplies de super-héros combattant des super-vilains. Le thème a déjà été abordé dans de nombreux comics, notamment l'excellent Top 10, mais aussi dans des BDs franco-belges (après tout, n'est-ce pas la même idée transposée en heroïc-fantasy que nous offre Lanfeust De Troy ?). Et le thème a récemment gagné en popularité au Japon notamment avec la série One-Punch Man. Puis ensuite l'idée d'une académie de super-héros n'est pas une nouveauté non plus. Je pense notamment à la très bonne série Freaks' Squeele mais on peut aussi aller piocher dans une grande partie du thème des Ecoles très spéciales.
Tout ça pour dire que si l'idée est très sympathique, elle n'en est pas pour autant vraiment novatrice. D'autant que cette série commence comme un parfait nekketsu bien classique, avec un jeune adolescent tout nul mais très motivé qui va tout faire pour grimper en haut de l'échelle sociale des super-héros et s'entourer d'amis avec qui il va combattre l'adversité.

Du déjà vu, oui ? Mais du très bon déjà-vu.
D'abord parce que sur la forme, c'est impeccable. Le dessin est très bon et très maîtrisé. La narration est excellente, avec des explications concises mais très claires juste quand il faut, des scènes d'action parfaitement compréhensibles et ds dialogues souvent caricaturaux mais bien menés.
Ensuite parce que les personnages sont bons. Ils sont forcément assez artificiels, chacun doté de pouvoirs bien spécifiques et d'une personnalité bien marquée, mais ils sont originaux et intéressants. On a très vite envie de les voir interagir.
Enfin parce que même si le scénario rappelle jusqu'à présent celui de beaucoup d'autres nekketsu, avec leurs classiques épreuves d'intégration dans un cercle fermé de héros, ses amitiés, ses petites rivalités puis ses tournois amicaux qui sont la trame classique des Naruto et autres Hunter X Hunter, c'est une trame qui fonctionne toujours bien et rend la lecture prenante.

Alors je réserve un petit peu mon avis pour quelques raisons.
D'abord le côté incapable-mais-très-motivé du héros est assez frustrant au départ et un peu gnangnan. C'est agaçant et aussi très convenu de le voir jeter toute sa peine et son bon cœur pour finalement réussir à passer les épreuves affrontées mais sans jamais joliment briller. Surtout quand on voit le pouvoir qu'on lui a transmis et le peu qu'il arrive à en faire au début. Mais je suis persuadé que ça n'est que pour l'introduction et que le jeune héros gagnera en charisme au fil des tomes.
Ensuite et surtout, épreuves d'intégration et tournois ne suffisent pas à forger le scénario de toute une série. Il manque pour le moment un vrai fil rouge narratif qui pousse à aller plus loin et à ne pas lâcher la lecture. Celui-ci met un peu de temps à apparaître mais là aussi j'ai confiance pour l'avenir.
Je lirai en tout cas la suite avec grand intérêt.

Nom série  Hard Melody  posté le 22/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a 10 ans, j'avais lu la précédente série de cet auteur chinois Mélodie d'enfer qui mettait également en scène des rockeurs. Elle m'avait épaté par la qualité de son dessin. Eh bien avec Hard Melody, Lu Ming fait encore mieux en matière de graphisme.
Les planches de cet album sont superbes. C'est un style proche du photo-réalisme mais avec une vraie composition des images, une superbe esthétique et un vrai dynamisme. C'est très beau et très classe, quoiqu'un peu triste du fait de tons sombres et des personnages désabusés.

Sombre et désabusé, le récit l'est également. Il nous permet de découvrir une vision de l'intérieur de la Chine du début 21 siècle, de ressentir le mal-être d'une partie de la population qui ne se sent plus à sa place et aussi sur la fin le drame des expropriations pour construire de grands immeubles.
Il y règne également un esprit rock avec ces trois héros au cœur rebelle qui ne veulent pas se laisser faire et sont prêts à se battre même en vain pour protéger leur vie et leurs proches.

L'ennui, c'est que la narration n'est pas du tout à la hauteur de la beauté du graphisme et de la profondeur du ton du récit. Les trente premières pages sont très dures à suivre, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles et des bouts de dialogues qui fusent dans tous les sens. C'est sensé servir d'introduction aux personnages et de mise en place de l'ambiance, mais la manière de raconter rend le tout très confus et pénible à lire.
Par la suite, à quelques flash-back près, le récit devient plus linéaire et plus compréhensible. Cela rend la lecture plus agréable mais il y a toujours ce petit décalage entre la manière chinoise de raconter que j'ai retrouvé dans beaucoup de manhua et les habitudes d'un lecteur occidental qui font que ce n'est pas toujours très clair.
Et la fin, toujours dans un esprit rock, ni dieu ni maître, rebelle jusqu'à la mort, ne m'a que moyennement convaincu.

Donc c'est un album qui contient pas mal de défauts dans sa narration et je ne suis pas sûr que le déroulé de son scénario ne passionne beaucoup de monde. Par contre, son fond, qui permet de découvrir un certain état d'esprit dans la Chine moderne, est intéressant. Et surtout son graphisme est épatant et vaut la lecture à lui tout seul.

Nom série  La Vengeance de Masheng  posté le 22/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Le Temple flottant, c'est le deuxième ouvrage de Zhang Xiaoyu que je lis où il met en scène une forme de conte folklorique chinois. Comme cet autre album, c'est surtout son graphisme qui vaut le coup d'oeil.
Zhang Xiaoyu offre de très belles planches, grandes illustrations réalistes et détaillées, offrant souvent des angles de vue originaux, beaux et efficaces. Le style se rapproche de la peinture chinoise académique. C'est de la belle ouvrage.
A noter que, alors que le décor laisse penser durant la majorité de l'album que l'histoire se déroule dans la Chine médiévale, j'ai été un peu surpris d'apprendre vers la fin que cela se passe durant la présidence de Tchang Kaï-chek donc plutôt dans les années 1930. J'imagine que dans la Chine de l'époque, il y avait effectivement un tel contraste de modernité entre les petites villes de province et le monde plus ouvert à la technologie occidentale.

Le scénario pour sa part n'est cependant pas aussi emballant que le dessin. Son résumé pourrait tenir en moins de 2 lignes et ne tient pas trop la route. C'est plus un prétexte à mettre en image des visions de récits folkloriques et de formidables combattants des légendes chinoises. Il y règne du coup une ambiance entre fable et réalisme qui n'est pas désagréable.
Cependant, un scénario aussi succinct ne suffit pas à me permettre d'en conseiller l'achat.

Nom série  Amour à mort  posté le 20/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jia-Wei Hung est douée. Son dessin est très beau, très stylé. D'une certaine manière, il rappelle le romantisme esthétique d'un Yoshitaka Amano avec ses costumes détaillés et superbes. Il s'en donne ici à coeur joie dans ce récit de fantasy.
Car J-D Morvan ne s'y est pas trompé et a su voir à quel point son style graphique conviendrait parfaitement à un récit d'heroïc-fantasy sombre et romantique.

C'est donc l'histoire d'une belle princesse guerrière qui doit fuir et venger la mort de son père et de son royaume. Et c'est l'histoire du prince adverse qui est tombé amoureux d'elle. Amour et mort, le titre est on ne peut plus explicite.
Le scénario n'est pas des plus originaux mais il tient bien la route et permet un récit beau et envoûtant.

Malheureusement, j'ai trouvé la conclusion trop convenue et décevante. C'est le genre de fin romantico-tragique que n'importe quel adolescent aurait pu imaginer et deviner. J'attendais sincèrement quelque chose de plus original, quelque chose qui ajoute de la profondeur à un récit autrement beau mais assez linéaire.
Déçu donc par la toute fin mais c'est quand même une belle BD.

Nom série  Le Temple flottant  posté le 20/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album vaut avant tout par son graphisme. C'est un dessin réaliste de type asiatique reflétant bien l'ambiance de la Chine médiévale. Toutes les planches sont très soignées avec de nombreuses très belles scènes détaillées et esthétiques. Les couleurs ne sont pas en reste. Bref, c'est beau.

L'histoire, pour sa part, est un conte chinois à l'ancienne, centré sur le thème du Bouddhisme et de la magie divine. L'histoire se lit très bien et est dotée d'une narration moderne malgré son sujet trés académique.
L'intrigue laisse cependant un peu sur sa faim car elle semble se terminer plus ou moins en queue de poisson. Alors que l'histoire commence en parlant d'un moine très particulier, d'abord saint puis criminel, elle prend un virage très différent en milieu d'album pour se centrer sur ce temple flottant. Le lien entre les deux parties de l'histoire n'est pas clair : je n'ai pas compris en quoi la mort du moine a enclenché ces événements. Nous sommes plus dans une explication de type "ta gueule, c'est magique !". Et de la même manière, la fin n'est pas bien claire : qu'arrive-t-il au vieux moine et au jeune garçon ? Le narrateur nous laisse en plan sur ce sujet, dommage.

Mais si on peut passer outre ces frustrations très terre à terre d'un esprit occidental cartésien, on peut savourer ces superbes images qui nous raconte une jolie fable emplie de magie.

Nom série  Iron ou la guerre d'après  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Étonnante BD que celle-ci.
Son format m'a intéressé et plu d'entrée. On dirait un roman ancien à la belle couverture cartonnée. A l'intérieur, le papier est épais et agréable au toucher.
Et les planches sont comme de belles illustrations peintes et joliment mise en page.

Elles mettent en scène des personnages animaliers dans un contexte un peu mystérieux. On comprend peu à peu que nous sommes dans un pays fictif, qui sort d'une guerre gagnée par les autorités actuellement au pouvoir sur place, et où des rebelles essaient de fomenter quelque chose pour bouleverser l'ordre établi tout en essayant d'échapper à la police secrète. On pourrait penser à la Résistance durant la seconde guerre mondiale mais les autorités sont bien moins militaires, plus des policiers en costume cravate façon fin 19e siècle. Ils semblent en outre de la même nationalité que les rebelles sans être pour autant des collabos, sauf erreur.
Bref, le contexte n'est pas expliqué et on est obligé de se laisser porter par les événements sans chercher trop à comprendre tous les tenants et aboutissants.
C'est un peu déroutant et pas forcément très agréable. D'autant que même si le dessin est joli à l'oeil, les postures souvent raides et stoïques des personnages manquent de naturel, imposent un rythme très lent à l'action et ajoutent à l'ambiance un peu bizarre du récit.

Le scénario est en deux portions : les événements avant la réalisation d'un certain attentat, et ce qu'il se passe quelques temps après. Et si des adultes sont majoritairement les héros au départ, ce sont des enfants qui passent au premier plan ensuite.
Le ton du récit est assez contemplatif même si le scénario comporte sa part d'action. Le rythme lent et les dialogues parfois hermétiques pour un lecteur sans explication des relations entre chacun des protagonistes peuvent lasser le lecteur.
De même, arrivé en fin d'album, on en reste encore à se demander où l'auteur voulait en venir. La mayonnaise ne prend pas vraiment.

Je salue quand même l'originalité du récit et la beauté un peu froide de l'album, mais je ne suis pas sûr qu'il trouve facilement son public.

Nom série  Les Savants  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes menées par des scientifiques des temps jadis, voilà une idée plaisante. Ce n'est pas la première fois qu'une telle idée est utilisée, néanmoins j'ai apprécié de voir ici deux célèbres esprits historiques se mesurer l'un à l'autre et collaborer dans leurs recherches. Nous parlons dans le cas présent de Copernic d'un côté et de Paracelse de l'autre. Je ne sais pas si les tomes suivants auront toujours les mêmes personnages pour héros, le titre de la série laisserait croire que non, mais je serais ravi de voir d'autres rencontres du même acabit.

Car ici, l'intrigue tient bien la route.
Nous sommes placés dans le cadre de l'Italie de la Renaissance, à l'université de la ville de Ferrare, où les protagonistes vont enquêter sur deux morts mystérieuses qui vont les mener à la poursuite d'un trésor disparu.
La reconstitution historique est bien rendue. Le contexte y gagne en profondeur. On y découvre notamment un Copernic très pieux qui refuse de croire ses propres calculs prouvant que la Terre n'est pas le centre de l'univers et est terrifié à l'idée de voir une telle découverte divulguée. C'est assez intéressant ne serait-ce que de ce point de vue là.
Le dessin ne m'a pas forcément emballé, je le trouve un peu inégal et les couleurs ternes lui donnent une ambiance un peu morose. Mais il est réaliste et fonctionnel donc je ne me plains pas.
L'enquête quant à elle est assez bien menée. Il y a un tout petit peu de coïncidences faciles mais elles se laissent oublier au profit des autres déductions logiques qui permettent aux héros de progresser dans leurs recherches.

Si la trame et la résolution de l'enquête elle-même n'est pas forcément surprenante ou marquante, le cadre historique et la rencontre des deux esprits scientifiques que sont Copernic et le jeune Paracelse donnent du caractère et de l'intérêt à cette série. Curieux de voir ce que seront les autres tomes s'il y en a.

Nom série  Pieter Bruegel  posté le 18/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album n'a rien d'une biographie de Pieter Bruegel dit l'Ancien. Il se contente de se servir du personnage en trame de fond, usant de ses peintures comme éléments de l'intrigue et de son influence artistique sur certaines scènes et certaines péripéties (même si dans ce dernier cas, on a aussi une forte influence de Jérôme Bosch, lui-même inspirateur de Bruegel).

Bruegel l'Ancien nous avait permis d'obtenir un témoignage visuel de la Flandres de l'époque, c'est ce que j'aime chez lui, et c'est ce à quoi les auteurs de cette BD rendent hommage avec leurs décors enneigés et le cadre historique de leur récit.
Nous sommes placés en 1568, à l'époque où la population flamande se révolte contre les Espagnols qui règnent sur leurs terres et où elle subit la répression sanglante de ces derniers. C'est une intrigue de rébellion et de combats à laquelle nous avons droit, centrée autour de la poursuite d'un tableau permettant d'identifier les meneurs secrets de la révolte. S'y ajoute une touche de magie avec les interventions fantasmagoriques d'une sorcière liée à la cause des rebelles.

J'ai apprécié ce cadre original et le fait d'utiliser la peinture au cœur d'un récit d'aventure. Les brèves explications du contexte sont un peu compliquées au tout début mais par la suite, on est très vite porté par l'action et le rythme. L'utilisation initiale du fantastique m'a surpris mais pourquoi pas.
Le dessin est un peu raide et pas toujours très beau mais comme dit plus haut, j'ai bien aimé les moments où il s'inspire des tableaux de Bruegel. Et de manière générale, j'ai apprécié la mise en scène d'une part du folklore historique des Flandres.
Par contre, j'ai trouvé la fin assez confuse. Je n'ai pas compris la nouvelle utilisation du fantastique que je trouvais inutile et embrouillée. Et la conclusion du récit m'a laissé assez circonspect, avec une petite impression de tout ça pour ça, de bancal. Dommage car le reste de l'histoire tenait assez bien la route.

Nom série  Le Cas Alan Turing  posté le 18/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas réussi à lire cet album sans une forte impression de déjà vu. Car je connaissais déjà l'histoire d'Alan Turing depuis de nombreuses années suite à la lecture de la trilogie de romans Cryptonomicon de Neal Stephenson et j'avais eu une révision relativement récente de cette même histoire avec la vision du film The Imitation Game. Je savais donc déjà à quel point Turing était un génie légèrement autiste, comment s'était passée son implication avec le renseignement à Bletchley Park, la mise au point de sa machine à décrypter Enigma mais aussi ses soucis avec les autorités et sa propre conscience du fait de son homosexualité. Et c'est un récit vraiment très similaire à celui de The Imitation Game que j'ai retrouvé dans cette BD, donc vraiment peu de surprise et un ennui assez rapide.

La différence avec le film tient en deux points.
D'abord il y a moins de romantisme et davantage de précision au niveau des détails scientifiques. Nous y sommes dans les mathématiques pures mais aussi quelques notions de cryptologie du type qui m'avait déjà laissé sur le carreau à l'époque du Cryptonomicon, aussi fascinant que cela puisse paraître. Et ici, j'ai trouvé ces quelques dialogues et explications tout simplement assommantes et très peu compréhensibles.
Ensuite il y a le graphisme si spécial de Liberge mais je ne l'ai pas apprécié. Comme à son habitude, son style consiste à dessiner des personnages qui me plaisent moyennement, des décors soignés, puis à coller en arrière-fond ou en superposition des images, photos, chiffres et autres symboles pour donner à la fois un esthétisme et une ambiance au récit. Mais nous sommes ici loin de la sombre beauté de sa série Monsieur Mardi-Gras Descendres. Les planches de cet album m'ont paru ternes, ennuyeuses.

C'est donc cet ennui qui a dominé ma lecture. Ennui car il s'agissait d'une histoire que je connaissais déjà très bien et un récit qui n'y apportait rien de neuf, ennui car la narration est un peu assommante et enfin ennui d'un dessin trop morose à mon goût. Mais en cela, mon avis n'est pas totalement objectif car quelqu'un qui découvrirait Alan Turing par le biais de cet album apprendrait sans doute énormément de choses et apprécierait sûrement plus que moi cette BD.

Nom série  Spider-Man - Retour au noir  posté le 17/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quoiqu'en dise son titre, on se fiche bien dans ce recueil que Spider-man y porte de nouveau son costume noir (mais pas celui infecté par le symbiote). A part peut-être un tout petit peu dans la première histoire puisqu'on y voit également d'autres costumes de l'Araignée. Non, il s'agit en fait simplement d'un ensemble récits se déroulant juste après la Civil War, à une époque donc un peu spéciale où tout le monde connait l'identité secrète de Peter Parker et où Tante May est à l’hôpital après s'être pris une balle de sniper qui visait son neveu.

Malgré ce contexte, les aventures que vit Spider-Man dans cet album ne sortent pas tellement du lot par rapport à ses habitudes. C'est comme d'ordinaire une succession de nouveaux ennemis ou de retours d'anciens, entrecoupés de quelques toutes courtes séquences plus intimes. Seule une ambiance un peu plus sombre, moins amusante, se fait ressentir. Et cela ne m'arrange pas car quitte à suivre des histoires un peu basiques où l'Araignée se contente de chercher puis combattre des super-vilains, je préfère quand il le fait à grands coups de dialogues rigolos et de blagues potaches.
Une histoire sort quand même du lot, par son scénario mais aussi par son graphisme très différent d'un comics classique, une histoire où Peter Parker revoit sa vie et ce qu'il a accompli et où on a aussi une vision de ce que pourrait être son futur.
Pour le reste, ce sont des histoires bien rythmées, plutôt bien faites et assez bien dessinées dans la majorité, mais avec aucun scénario qui marque la mémoire par son originalité ou sa profondeur.

Nom série  Le Maître des crocodiles  posté le 16/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si j'ai apprécié l'originalité du décor de cette BD, je n'ai pas aimé le côté artificiel de son scénario.

Ce décor, donc, c'est celui de petites îles Indonésiennes à la population de pêcheurs mais aussi de rebelles indépendantistes dans les années 80, puis les mêmes lieux en 2014. Les protagonistes, en 1984, c'est une toute petite équipe de tournage d'un film documentaire écologiste, et face à eux la population indigène qui les regarde avec méfiance et curiosité. Et puis il y a toute cette histoire autour d'un crocodile géant et des profondeurs sur lesquelles il règne.
Tout cela, Jean-Denis Pendanx le met en image de bien jolie manière. Son dessin, ou plutôt sa peinture à l'aquarelle, restitue la belle lumière de ces lieux et ses couleurs intenses. C'est beau et le dépaysement fonctionne bien.

Pourtant l'histoire ne m'a pas plu.
La première moitié m'a laissé assez indifférent. Les militants écolo ne m'ont pas paru attachants et j'attendais de voir où leur entreprise allait les mener, sachant à l'avance que ça allait mal tourner.
Puis ensuite toute l'intrigue autour de ce crocodile extraordinaire m'a vite lassé. Ce héros devenu mutique et un peu fou. Ce monstre aquatique quasi immortel qui fonctionne comme le requin des Dents de la Mer, apparaissant toujours au lieu et au moment critique de manière bien facile. Puis ce "maître des crocodiles" qui parle aux reptiles. Et enfin la dimension mystique et la symbolique de la place des hommes par rapport à l'animal... Hum... Cela m'a donné le sentiment d'assister à une succession de deus ex machina, d'une intrigue construite de toute pièce, sans naturel, et qui ne marche pas pour moi.
Je n'y crois pas, tout simplement, et du coup je m'ennuie.

Des mêmes auteurs et dans les mêmes lieux ou presque, j'avais nettement plus apprécié Tsunami.

Nom série  Black Deker  posté le 15/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Black Deker, c'est une BD écrite par un catalan dans l'esprit des comics underground et un peu trash. Ça se déroule en 2033, dans un Texas en pleine guerre civile où tout le monde combat tout le monde. Une mission de sauvetage est confiée à Black et son équipage pour remonter les bayous et le Rio Grande pour aller délivrer un gars dans une prison paumée.

L'ambiance est un mélange de récits de pirate, de récits de guerre et de post-apocalyptique. Ou même plutôt d'Apocalypse Now d'ailleurs quand on y réfléchit... Autant dire que ça sent fort la testostérone.
Et il faut dire aussi que c'est bien l'ambiance qui est le point fort de cette série. C'est rock, ça sent la sueur, ça sent les gaillards qui ne se laissent pas faire et tabassent ceux qui leur cherchent des noises. Et en même temps, le tout est raconté façon journal de bord par l'un des membres d'équipage.

Le dessin aussi est plein de personnalité. On y retrouve le style des BD adultes espagnoles des années 80-90 et en même temps un style un peu Métal Hurlant notamment dans les couleurs. On est loin de la BD grand public bien formaté et c'est tant mieux. D'autant que le dessinateur est assez doué.

Malheureusement, deux choses font que je ne peux pas conseiller cette série et que je n'ai que moyennement apprécié sa lecture.
D'abord il y a une manière de raconter très embrouillée. On est noyé dans les textes narratifs ce qui rend la lecture un peu rébarbative d'une part. Et d'autre part on saute de scènes en scènes et de personnages en personnages en s'y perdant joyeusement, se demandant régulièrement qui sont ces nouveaux gars et s'ils ont vraiment un rapport avec l'intrigue principale. On dirait que l'auteur savoure tellement son ambiance qu'il en rajoute avec de nouvelles scènes d'action et de genre même si ça n'a rien à voir avec le reste de son scénario. Il est difficile de s'y retrouver dans l'intrigue et on ne suit le fil rouge narratif que d'un peu trop loin.
Ensuite il y a le fait que, peut-être à cause de cet aspect confus de l'histoire, la série n'a visiblement pas fonctionné et a été abandonnée. Elle nous laisse en plan à la fin du tome 2 comme après une longue introduction qui attend encore que le cœur de l'action commence.
Bref, pas moyen de conseiller cette série puisqu'elle est incomplète et vraiment pas facile à aborder en première lecture.

Nom série  La Petite Patrie  posté le 14/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation d'un roman, cette BD canadienne raconte la vie dans un quartier de Montréal durant la seconde guerre mondiale. Alors que l'on se bat en Europe, les bandes d'enfants québécois ne s'en soucient guère et vivent au jour le jour. Une vie composée de jeux dans la rue, de défis, de bonbons, de petites amourettes et de parents fervents catholiques. Mais une vie aussi parfois ponctuée de quelques moments plus sombres.

Le dessin de Julie Rocheleau est très sympathique. Elle provient du monde de l'animation mais cela ne se ressent pas particulièrement. Par contre, on sent une vraie aisance technique dans son trait. Ses mises en scène et ses couleurs sont en outre très originales, pleines de vie et de dynamisme. Sa narration graphique est un petit poil brouillonne mais on finit par s'y faire.

Pourtant elle empêche un petit peu au départ d'entrer pour de bon dans le récit. D'autant plus qu'on a vite l'impression que chaque page ou presque raconte une nouvelle petite, une nouvelle anecdote, comme si on sautait successivement d'un chapitre du roman au suivant comme autant de visions fugitives de moments de vie de ces petits québécois. J'ai trouvé néanmoins assez intéressant la manière de montrer à l'avant-plan les jeux insouciants des enfants tout en montrant avec finesse et discrétion en arrière-plan la situation un peu plus grave des adultes.
Mais ce n'est vraiment que vers la fin de l'album, quand la joyeuse monotonie du quotidien du jeune héros finit par être impactée par des événements plus graves, que j'ai fini par ressentir davantage d'émotion et à finalement m'attacher à ce qui faisait la joie de vivre de ce quartier à l'époque.

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