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Nom série  Before Watchmen - Ozymandias  posté le 20/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Malgré son rôle clé, Ozymandias est l'un des personnages les plus mystérieux de Watchmen. On ne sait de lui finalement que la surface des choses. Et découvrir sa biographie complète et l'évolution de son esprit jusqu'aux événements imaginés par Alan Moore était une chose qui attisait ma curiosité. D'autant que c'est Len Wein, vétéran de chez DC Comics ayant créé Swamp Thing avant de le transmettre précisément à Moore, qui s'était attelé à cette tâche.

A l'inverse, cependant, c'est le choix du dessinateur qui a failli me faire hésiter à l'achat. Car Jae Lee a réalisé auparavant La Tour sombre et je n'aime pas son graphisme trop proche de l'illustration figée et abusant de silhouettes et aplats noirs sur des fonds de dégradés informatiques. Le ton plus lumineux des planches d'Ozymandias ainsi que la certaine majesté que Jae Lee donne au personnage me semblait cependant pouvoir me convenir. Et effectivement la lecture fut plutôt agréable même si je reste peu amateur de ce style graphique.

Mais c'est surtout l'histoire qui m'a plu.
On n'y apprend rien de vraiment novateur par rapport à l'oeuvre originelle d'Alan Moore mais le personnage d'Alan Veidt y est très bien approfondi. C'est une belle mise en image d'un parcours qu'on imaginait déjà et qui se présente de manière bien construite, crédible et prenante. On y suit les événements depuis l'époque des anciens Minutemen jusqu'aux tous débuts de Watchmen en étant replongé dans son ambiance à la fois formidable et désabusée.
Attention cependant à ne surtout pas lire cet ouvrage avant d'avoir lu Watchmen lui-même car une grande part de son intrigue y est dévoilée, puisqu'on participe à la mise en place progressive de son élément clé.

Moins audacieux que Before Watchmen - Minutemen qui apportait vraiment du neuf à l’univers de Watchmen, cet album là est davantage dans l'hommage, l'approfondissement et l’éclaircissement de zones d'ombre mais c'est une très agréable lecture, soutenue par un scénario solide qui donne vie de belle manière à l'exceptionnel Alan Veidt et son alter ego Ozymandias.

Nom série  Choc  posté le 19/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Smoking queue-de-pie et heaume médiéval sur la tête, c'est la tenue permanente du mystérieux Monsieur Choc, ennemi récurrent de Tif et Tondu depuis le milieu des années 50. Génie du crime à la Moriarty et à la tête de l'organisation de la Main Blanche, il imagina un nombre incroyable de cambriolages formidables, de machinations sournoises voire de prises de pouvoirs sur de petits pays tout entiers au cours des nombreux albums qui l'ont mis en scène. Invincible, il revenait toujours quand on le croyait mort. Et toujours il sut garder sa véritable identité secrète, ne laissant de lui que le symbole d'un adversaire rusé, élégant et insaisissable.

Une série le mettant à l'honneur apparaît dès lors comme une évidence même si les jeunes lecteurs d’aujourd’hui sont peu nombreux à connaitre encore les fameux Tif et Tondu.
Les auteurs ont su prendre cela en compte en créant un diptyque qui peut se lire de façon totalement indépendante et racontant la jeunesse du fameux personnage et ces agissements juste avant sa rencontre avec le duo détective.

C'est avec classe que Stéphane Colman et Eric Maltaïte vont raconter la naissance et l'enfance difficile du garçon qui deviendra l'impitoyable Choc. De 1917 à 1955 et par le biais de flash-back, nous allons suivre la vie de la mère du jeune Eden Cole de France en Angleterre, puis les espoirs et cruelles déconvenues de ce dernier. En parallèle, l'intrigue raconte la dernière action d'éclat d'un Monsieur Choc arrivé au faîte de sa puissance et comment il met de l'ordre dans son passé, récompensant secrètement ceux qui ont aidé sa famille et se vengeant des autres. C'est un récit dur et réaliste, loin de la légère naïveté dont faisait preuve certains albums de Tif et Tondu, même si Choc n'y était déjà pas un enfant de chœur.
Le dessin de Maltaïte y est de très belle qualité, soigné et élégant. Le récit de Colman est un peu complexe au départ du fait des sauts chronologiques dispersés mais on s'y retrouve rapidement et le puzzle se met parfaitement en place.

C'est là une belle série qui rend hommage avec brio à un personnage intéressant et lui offre un passé captivant qui donne envie d'en savoir plus encore. Les amateurs de Tif et Tondu tomberont sous le charme et le autres découvriront un récit noir, prenant et vraiment bien construit.

Nom série  Nerrivik  posté le 16/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé Celle qui réchauffe l'hiver, une autre bande dessinée inspirée des contes et légendes du Grand Nord. J'espérais y retrouver le même plaisir de lecture avec Nerrivik avec qui elle partage des thématiques communes, mais j'ai été un peu déçu car j'ai nettement moins accroché à l'histoire qui manque de consistance et d'originalité à mon goût. C'est la simple mise en image d'un conte de la mythologie inuit et, malgré l'originalité de son décor, ce dernier n'a rien de bien passionnant.

Par contre, j'ai aimé le graphisme d'Ana Rousse que je trouve fin et esthétique. Il a une jolie personnalité même s'il est davantage adapté à l'illustration qu'à un récit plus mouvementé, ce qui se voit dans les scènes d'action pas toujours très claires.

Il ressort de cette lecture que c'est un conte assez agréable, plutôt bien raconté et bien mis en image. J'aurais juste aimé une histoire un peu consistante et prenante.

Nom série  Road Rage  posté le 15/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas vu le film Duel de Spielberg même si j'en ai pas mal entendu parler, et je ne savais pas que c'était l'adaptation d'une nouvelle de Richard Matheson, l'auteur de Je suis une légende. Je ne peux donc pas comparer les sources d'inspiration qui ont mené Stephen King et son fils Joe Hill (que je ne connaissais pas non plus) à imaginer ces deux récits en bande dessinée aux contextes assez similaires : celui d'un dangereux poids-lourd qui sème la terreur sur une route désertique américaine.

La première histoire, celle de Stephen King, ne m'a pas tellement enthousiasmé. Même si j'ai souri à son gros clin d’œil à Breaking Bad dans les premières pages, j'ai trouvé son intrigue un peu brouillonne avec cette histoire de trafic de drogue, de vengeance et de difficile relation entre un père et son fils tous deux membres d'un groupe de motards. Trop de blabla m'a un peu perdu et m'a empêché de ressentir une véritable émotion quand l'action a fini par prendre le dessus. D'autant que j'ai trouvé assez peu crédible la façon dont le camion apparaît à toute vitesse et fait les ravages qu'il fait sans que les motards le voient venir et puissent l'éviter.

La seconde histoire est bien plus en lien avec l'idée que je me faisais du film Duel, un véritable face à face dans toute sa simplicité et sa force entre le fameux poids-lourd et un conducteur ordinaire qui n'a rien demandé à personne. Mais là encore certains passages m'ont paru manquer de crédibilité, notamment la façon dont le personnage principal s'enferme dans ce "duel" sans chercher l'aide des gens qu'il rencontre, comme s'il lui était apparu des œillères psychologiques l'empêchant de voir au-delà de la simple route et des deux véhicules. A noter aussi que le dessin de cette histoire là ne m'a pas trop plu non plus. Je le trouve trop brouillon et je trouve qu'il donne des allures de zombies aux personnages comme aux clients du motel notamment.
Et dans le cas des deux histoires, les scènes d'action me sont apparues souvent peu compréhensibles. Je n'ai notamment pas compris ce qu'il s'est passé à la fin de cette seconde histoire et ce qu'il est arrivé au camion.

Bref, c'est une lecture de divertissement mais vraiment pas marquante à mes yeux et pas exempte de multiples petits défauts.

Nom série  All New X-Men  posté le 09/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série s'entamait de manière peu attirante pour moi au départ. En effet, elle se situe après des événements bien spécifiques (Avengers vs X-Men) dont je ne connaissais rien et j'ai dû apprendre sur le tas que Charles Xavier était mort et que Cyclope s'était allié à Magneto sans bien comprendre pourquoi. L'entrée en matière est un peu trop abrupte et cela manque d'explication ou de contexte pour l'apprécier. D'autant qu'ensuite j'y retrouvais ce qui me lasse très vite dans les récits des X-Men à savoir le comportement haineux et idiot de la société humaine contre les mutants, et les bavardages mélodramatiques des X-Men eux-mêmes.

Mais mon attention a été captée avec la mise en place de ce voyage dans le temps qui va amener les tous premiers et jeunes X-Men à côtoyer le monde des X-Men modernes et tourmentés de nos jours. La confrontation est intéressante et relativement bien menée. Elle permet aussi surtout de combiner l’intérêt de ceux qui aimaient l'ancienne version des X-Men avec ceux qui préfèrent la version plus récente.

Hormis cette confrontation, le reste de l'intrigue, avec la révolte de Cyclope et de Magneto, n'est pas passionnante ni très originale mais elle se laisse lire. Le graphisme est plutôt bon. La narration est parfois confuse et c'est un peu agaçant, mais c'est acceptable.
En résumé, ce n'est pas une série dont je conseillerais l'achat mais pourquoi pas la lecture à l'occasion, et je me demande ce que vont devenir par la suite ces X-Men du passé dans le monde de leur futur.

Nom série  Espions de famille  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En entamant cette série, je pensais y trouver une histoire façon Totally Spies, un récit jeunesse action pas crédible du tout où des gamins font partie d'une organisation d'espions avec plein de gadgets, etc. Bref quelque chose de sympatoche mais de largement déjà vu et de ce fait peu enthousiasmant.
Mais en fait, c'est un récit presque crédible et qui tient très bien la route que j'ai lu là. Une bonne surprise car relativement originale.

J'ai apprécié le réalisme des personnages et de leurs relations. Le fait que le grand-père soit un vrai ancien espion du milieu du 20e siècle ancre le scénario dans quelque chose de solide. La relation entre les deux jeunes héros est aussi crédible et appréciable. Et les intrigues sont bien construites avec de bons développements. Le ton reste léger, plutôt humoristique notamment de la part des méchants. Et comme il s'agit quand même d'histoires d'espions pour la jeunesse, on a bien le droit à des super-complots contre l'Humanité, bases secrètes des méchants et autres robots géants.

Bref, c'est une série jeunesse sympa et bien fichue, un bon divertissement avec des personnages attachants.

Nom série  Géante  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les histoires d'adolescences glauques dans des décors déprimants, ce n'est pas ma came. Il faut vraiment le talent et l'originalité d'auteurs comme Charles Burns (Black hole) ou Mezzo et Pirus (Le Roi des Mouches) pour me permettre de m'y intéresser. Et à l'inverse, je n'aime pas l'oeuvre nettement plus intimiste et un peu freudienne d'un auteur comme Ludovic Debeurme (Lucille). Et pourtant c'est de cette dernière oeuvre que Géante se rapproche, peut-être parce que leurs auteurs sont très proches dans la vie.

Je n'ai pas aimé ce récit plein de non-dits et doté d'une narration rendue confuse par une possible recherche d'effets poétiques.
Je n'ai pas aimé la laideur de ses personnages et son graphisme qui se rapproche plus à mes yeux de l'illustration figée façon étudiants aux Beaux-Arts que de la bande dessinée fluide.
Je n'ai pas du tout aimé son ambiance déprimante, ses protagonistes et leurs très mornes aventures du quotidien avant qu'elles ne plongent dans une dramatique digne d'un adolescent romantique.
Je me suis ennuyé de bout en bout.

Il n'y a qu'une qualité que je reconnais à cette oeuvre, outre sa probable sincérité, c'est la manière dont elle réussit à transmettre au lecteur le malaise de ses personnages, la façon dont elle montre combien l'héroïne est mal dans sa peau d'adolescente.
Mais lire une BD pour ressentir du mal-être, ce n'est pas une expérience que j'apprécie.

Nom série  Le Démon du soir ou la ménopause héroïque  posté le 03/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est le troisième de la série des "Démons de..." de Florence Cestac, le premier étant Le Démon de midi qui a eu son petit succès avec son adaptation au cinéma. Globalement, 10 années séparent les aventures plus ou moins autobiographiques de chacun de ces albums : le premier abordant la quarantaine, ce troisième se déroule donc quand l'héroïne atteint la soixantaine. Et visiblement, pour elle, c'est l'âge du changement de vie aussi bien au niveau professionnel ou familial que géographique.

Je n'ai pas été passionné par cette lecture car je me sens trop éloigné du sujet abordé. Question d'âge pour commencer puisque les préoccupations de la soixantaine, j'ai encore plus de vingt ans avant d'y arriver. Mais aussi question de mode de vie car ma vie familiale et professionnelle est trop différente de celle de l'héroïne pour m'en sentir proche. A la limite, la médiocrité des hommes qu'elle a côtoyés avant de changer de vie me met plutôt mal à l'aise qu'autre chose, de même que ce que ces comportements ont impliqué comme changement de vie pour elle.

Mais j'ai trouvé le récit relativement bien mené et pas ennuyeux. Surtout j'ai été rassuré de ne pas y trouver l'humour "tarte-à-la-crème" qui m'avait tant déplu dans d'autres œuvres de Florence Cestac. Et même si l'héroïne du récit est fondamentalement différente de moi, j'ai fini par la trouver assez sympathique. Et je me suis même fait au dessin "gros nez" de l'auteure que je trouvais d'ordinaire franchement laid.

Ce n'est pas une lecture qui m'a marqué, ni par son humour ni par sa justesse ni par l'émotion qu'elle pourrait éventuellement dégager, mais je me dis qu'il est suffisamment bien mis en scène pour pouvoir éventuellement toucher des lecteurs ou lectrices qui se sentiraient plus proche de l'héroïne et de ce qui lui arrive.

Nom série  Annie Sullivan & Helen Keller  posté le 03/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant de lire cet album et ses notes de fin, je n'avais aucune connaissance des personnages d'Annie Sullivan et d'Helen Keller, cette dernière étant visiblement devenue célèbre aux Etats-Unis au milieu du 20e siècle. Je n'avais aucune idée non plus de comment pouvait se dérouler l'apprentissage du langage et de la vie en société d'enfants sourds et aveugles. C'est vrai que quand on y pense, ça parait presque irréalisable : comment inculquer des notions telles que la lecture et l'écriture à une personne qui ne vous voit pas, ne vous entend pas, et vit dans un monde sensoriel presque totalement coupé de vous.

Découvrir cela à la lecture de cet album a été très instructif. Et je salue surtout l'excellence avec laquelle l'auteur a réussi à mettre en image la vision du monde telle que ressentie par la fillette. Ça permet véritablement de comprendre le monde dans lequel elle vit et ses réactions vis-à-vis des gens et des situations.
J'apprécie aussi le caractère dont fait preuve la jeune Annie Sullivan et comment il est expliqué par son passé difficile. Elle est à la fois crédible, touchante mais aussi un peu amusante dans ses réactions parfois épidermiques.

Une lecture très intéressante donc, mais je l'ai aussi trouvée légèrement rébarbative notamment vers la fin. Les flashbacks réguliers m'ont un petit peu ennuyé et embrouillé. Et les discussions et le procès autour de l'institut Perkins m'ont lassé.
Pour faire simple, autant j'ai beaucoup apprécié la première moitié de l'album, avec la rencontre entre Annie Sullivan et Helen Keller puis les premiers pas de leur apprentissage, autant la seconde moitié m'a nettement moins captivé, notamment l'histoire du succès médiatique et de la polémique.

En résumé, je dirais que cet album m'a appris pas mal de choses et l'a très bien fait, surtout par son excellente représentation de l'univers de la petite fille sourde et aveugle, mais je ne pense pas avoir un jour envie de le relire.

Nom série  Antarès  posté le 03/08/2007 (dernière MAJ le 02/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Franchement déçu par Bételgeuse alors même que je ne suis que moyennement fan de Aldébaran, c'est sans conviction que j'ai entamé Antares.

Je ne suis pas fan du tout du style graphique de Leo. Je n'aime pas son trait que je trouve vieillot et pas ses personnages que je trouve figés et assez laids de visages, surtout leurs bouches et leurs dents. Et même ses nombreuses créatures extraterrestres aux biologies si imaginatives ont presque toujours le même aspect, lisse et rond, avec des expressions corporelles assez répétitives.
Bref, je n'apprécie pas ce dessin même si cela ne m'empêche pas de ne pas le trouver mauvais et d'apprécier le récit qu'il illustre.

Et ce récit s'entame relativement bien dans le premier tome. Après une introduction que j'ai trouvée un peu longue tant que Kim est sur Terre, puis même ensuite sur Betelgeuse, on est mis face aux créatures et aux incroyables mystères de la nouvelle planète Antarès. Et c'est vrai que ceux-ci ont de quoi captiver ou du moins donner envie de savoir la suite.

Les tomes 2 à 4 par contre, tournent un peu en rond sans que l'intrigue avance vraiment. Voyage, atterrissage, naufrage, re-voyage, la routine habituelle dans les récits de Léo. J'y retrouve les défauts de ses autres œuvres, ce petit côté naïf et un peu racoleur dans la mise en scène, avec cette drôle d'impression parfois de lire un cocktail de Telenovela à l'eau de rose et de récit de Science-Fiction. A nouveau Kim et ses proches se retrouvent plus d'une fois en petite tenue ou seins à l'air. A nouveau, ce sont des sous-intrigues romantiques qui tombent régulièrement comme des cheveux sur la soupe. A nouveau il y a des personnages secondaires rendus caricaturalement détestables par l'auteur.

Le rythme redémarre sur la fin du 4e tome et le suivant, même si j'ai trouvé peu crédible scientifiquement parlant cette autre planète habitable au même climat tempéré dans un même système solaire, et le fait que les héros la rejoignent en navette comme on prendrait le bus.

J'ai été déçu aussi de voir que la série ne se terminait pas en 5 tomes comme les cycles précédents. Avec l'impression que j'avais déjà que les tomes 2 à 4 s'étiraient inutilement en longueur, je trouve le récit trop délayé et j'aurais aimé que l'auteur nous offre une solide conclusion dès le 5e tome plutôt que de la remettre à un 6e ou peut-être 7e tome vu comment les choses avancent.

Bref, ce n'est pas une série indispensable mais je l'ai quand même trouvée divertissante, quand j'arrivais à passer outre ses petits défauts que je cite plus haut. Et comme dans ses autres œuvres, Léo réussit très bien à maintenir le mystère et attiser la curiosité du lecteur, ce qui pousse à lire la suite.

Nom série  Survivants  posté le 31/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Léo à qui je reproche son dessin très désuet et raide et une certaine naïveté et facilité dans ses scénarios, sans parler du côté aguicheur de ses femmes si souvent seins nus. Mais j'apprécie malgré tout la liberté et l'envergure de ses récits de science-fiction ainsi que le côté mystère qu'il sait y attiser à chaque fois.
Aussi est-ce avec curiosité mais un peu d'appréhension que j'ai lu cette série qui est une sorte de spin-off de sa saga des Mondes d'Aldébaran.

Et j'ai été plutôt agréablement surpris.

Pas tellement par le premier tome qui est très classique dans le genre groupe de naufragés avec leurs personnalités parfois caricaturales (notamment celui qui se fait détester d'entrée par le lecteur), leurs relations difficiles et la découverte de l'environnement dangereux qui les entoure. Hormis la rencontre de fin d'album, ce tome ne sort pas tellement des sentiers battus même s'il se lit bien.
Par contre, le second tome élargit le cadre du récit et y apporte une vraie originalité. On réalise que contrairement au titre de la série, ce n'est plus une histoire de survivants naufragés mais bien un récit de Planet-Fantasy qui se met en place avec une société étonnante et des phénomènes mystérieux bien particuliers, faisant là encore preuve de la liberté que Leo n'hésite pas à prendre quand il veut faire de la science-fiction audacieuse tout en restant relativement crédible.
C'est intéressant et je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Jeu de gamins  posté le 28/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'apprécie le graphisme de Michael Roux que j'avais découvert et beaucoup aimé dans Jour de pluie. Il s'adapte très bien à mes yeux à une série jeunesse moderne et engageante.
J'avais également lu et relativement apprécié la version roman de Jeu de gamins même si je dois dire que sa lecture n'avait pas tellement passionné mon fils à l'époque.
Je partais donc avec un bon a priori sur la lecture de la série BD en elle-même.
Sauf que je n'ai pas accroché.
Non pas que le dessin soit décevant, non il me plait toujours bien.
Mais ce sont les petites histoires et les gags qui m'ont franchement ennuyé. Ce n'est pas drôle. L'humour est souvent forcé, répétitif, tombant à plat. Les personnages ne sont pas présentés et je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. L'ambiance elle-même m'a laissé un peu sur le carreau, n'accrochant pas à cette idée de gamins qui oscillent entre leur imagination débordante et le constant rappel à la réalité, rappel qu'ils se font eux-mêmes, brisant donc leur propre imaginaire.
Je suis déçu car j'aime bien cet auteur en général, mais cette série là n'a pas su me plaire.

Nom série  La Fille maudite du capitaine pirate  posté le 27/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès les premières pages, je suis tombé sous le charme du graphisme très particulier de Jeremy Bastian.
J'ai eu l'impression d'y retrouver l'influence de nombreux styles que j'apprécie, à commencer par celui de Nancy Peña, mais aussi d'illustrateurs et graveurs plus anciens et notamment John Tenniel qui illustra Alice au Pays des Merveilles en 1866. On retrouve une ambiance proche de celle de Lewis Carroll dans cette fable folle, légèrement inquiétante, et emplie de personnages étonnants sortis de l'imaginaire et des légendes marines. J'y ai retrouvé aussi l'influence graphique d'auteurs américains indépendants tels que Daniel Clowes ou Charles Burns qui eux aussi savent créer des atmosphères pleines d'une troublante magie.
C'est donc un graphisme proche de l’illustration, un petit peu trop figé pour de la bande dessinée mais très soigné, très travaillé, enluminé serais-je même tenté de dire. Il est régulièrement trop dense de détails alourdissant la narration voire la rendant confuse mais ça n'en reste pas moins un plaisir pour les yeux pour les amateurs de ce genre de dessin.

L'histoire elle-même est une fable onirique et aventureuse où nous suivons les péripéties fantastiques d'une jeune fille à la recherche de son père capitaine pirate qu'elle va tenter de trouver en traverser les mers fantastiques et en affrontant monstres et dangers. Le récit est un peu décousu et légèrement foutraque. Il commence de manière relativement terre à terre mais à partir du tiers de l'album, il plonge vers une ambiance de conte fantastique presque délirant qui pourrait peut-être en déstabiliser certains même si j'ai apprécié le charme de l'ensemble.
Seule la narration un peu difficile réduit le plaisir de lecture et peut fatiguer à la longue. J'aurais préféré que l'histoire se termine en un seul tome par exemple car j'ai peur que la poésie s'essouffle sur la longueur même si le talent graphique et le soin apporté au détail va presque croissant de page en page.

Nom série  Voyage en...  posté le 27/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série "Voyage en..." regroupe à ce jour deux albums racontant le périple touristique des deux protagonistes, Ben et Nina, en Chine puis en Inde sous la forme de petits gags d'une demi-page qui forment l'histoire plus ou moins suivie de leurs préparatifs puis de leurs séjours sur place.

C'est une bande dessinée sympa, pas prise de tête, qui mêle humour et carnet de voyage fictif (ou peut-être basé en partie sur de vraies vacances sur place des auteurs ou de leurs proches, je ne sais pas). On y retrouve un aperçu typique des pays visités, les lieux les plus connus des touristes, des anecdotes, certaines un peu clichés mais d'autres sentant vraiment le vécu. Certains passages m'ont donné envie d'aller y voir mais on est quand même loin de la plaquette touristique avec des paysages engageants, etc. Le récit se focalise beaucoup plus sur les deux héros, leurs discussions et leurs observations des gens et de leurs propres comportements.

Le dessin est simple mais appréciable, même s'il ne faut pas trop compter sur lui pour mettre en scène des paysages admirables. Dans le premier tome en Chine, on sent que le dessinateur cherche encore un peu ses personnages, notamment celui de Ben, mais il les tient bien mieux dans le second tome. Je regrette par contre la palette trop restreinte d'expressions faciales de ces personnages sur lesquels on retrouve un peu trop souvent le même sourire figé ou les mêmes visages.

L'humour est assez moyen à mon goût. Certains gags sont répétitifs, d'autres paraissent un peu forcés "parce qu'il faut faire rire" et il n'y en a aucun de vraiment percutant, au mieux sont-ils agréables et permettent-ils de passer un moment de lecture plutôt sympathique, mais pas inoubliable.

A noter le cahier final en fin d'albums avec de véritables photos des lieux visités, chose que j'ai bien appréciée même si j'aurais presque aimé en avoir davantage.

Nom série  Puella Magi Kazumi Magica - The Innocent Malice  posté le 20/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Puella Magi Madoka Magica, à la base, c'est l'adaptation en manga d'une série animée, une histoire de Magical Girls façon Sailor Moon où des jeunes filles aux pouvoirs magiques combattent des ''sorcières'', monstres invisibles aux yeux des mortels. Quant à Puella Magi Kazumi Magica - the Innocent Malice, c'est un spin-off de ce manga qui peut se lire indépendamment car il met en scène des personnages différents même s'ils partagent le même univers et qu'on y retrouve quelques protagonistes en commun.

Cela commence de manière très pratique avec une héroïne amnésique qui va devoir comprendre qui elle est et comment elle en est arrivée là. Je dis que c'est bien pratique car cela permet aux auteurs de nous faire décrire simplement par les amies de l'héroïne ce que sont les Puella Magi et donc d'avoir un rapide aperçu du contexte sans avoir besoin de lire la série originelle.

L'histoire manque hélas de structure. Elle s'entame sur les chapeaux de roue avec un kidnapping et une bizarre histoire de bombe et de terrorisme mais elle va ensuite prendre des chemins complètement différents avec en parallèle l'héroïne qui vit une vie d'adolescente insouciante avec ses amies magiciennes, leurs combats contre des Sorcières et la mémoire de l'héroïne qui revient peu à peu. Tout cela est raconté sur un ton léger que je qualifierai presque de puéril et qui manque franchement de naturel. On n'y croit pas un instant à cette amnésie facile et qui n'a pas l'air de déranger du tout les protagonistes qui font presque comme si de rien était, à ces combats embrouillés, à ces intrigues inutilement alambiquées et à ces magical girls sans saveur.

C'est médiocrement raconté, pas captivant, rempli de déjà-vus, et le fait que les jeunes magi puella soient assez sympathiques et que le dessin n'est pas désagréable ne m'a pas empêché de m'ennuyer au cours d'une lecture dans laquelle je n'ai pas du tout réussi à entrer.
Peut-être, si vous avez lu la série originelle et qu'elle vous a plu, serez-vous curieux de lire l'histoire d'autres personnages dans ce même univers, mais ce n'est pas mon cas.

Nom série  Déviances (Canicules)  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Déviances est un recueil d'histoires courtes pornographiques. Leur auteur, Bernardo Muñoz, est espagnol, et quelques-unes des histoires de cet album avaient déjà été publiées en 1999 dans la collection "Selen Présente" sous le titre "Canicules".
Ce sont des récits assez variés, de longueurs allant de 5 à 26 pages, où l'ambiance et le décor hispanique ressortent assez souvent.

J'ai eu un peu de mal au départ. Comme son titre l'indique, les thèmes abordés sont parfois assez déviants. On y parle en effet régulièrement d'adultère, classique, mais aussi de voyeurisme, d'inceste voire même de nécrophilie. Du coup, certaines histoires sont un peu glauques. D'autant plus que la narration m'a paru bien confuse dans les premières histoires, et que l'on en vient facilement à confondre les personnages que le dessin en noir et blanc ne différencie pas beaucoup.

Cependant, il y a aussi quelques bonnes histoires, rien de transcendant mais quelques passages assez émoustillants, les moins déviants en ce qui me concerne. J'apprécie le semblant de réalisme de la majorité de ces scénarios. Et puis, même si tout ne m'y plait, notamment dans la représentation de l'anatomie masculine, le dessin n'est pas mauvais du tout pour le reste. Et il y a quelques véritables scénarios, pas juste du cul gratuit.

A noter aussi une dernière histoire où l'auteur et un ami se mettent en scène pour parler de l'oeuvre elle-même avec humour et une certaine mise en abîmes, ce qui offre une autre vision légère de l'album qui est assez sympathique.

Bref, c'est un recueil inégal mais il y a quelques histoires de qualité dans cette BD porno.

Nom série  David, les femmes et la mort  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thème de cette bande dessinée : la fin de vie d'un cinquantenaire allemand atteint d'un cancer du larynx. Nous le suivons ainsi que ses proches, sa nouvelle femme, la grande fille de son premier mariage, sa deuxième fille plus jeune, son médecin et ami... Et notamment, entre deux séances de traitement, il emmènera sa fille passer quelques jours sur les lacs où il aime à voguer et à pêcher tranquillement.

Le ton n'est pas à la rigolade mais il n'est heureusement pas trop sombre. L'émotion réussit à se dégager et, sans que je me sois vraiment attaché aux personnages, je ne me suis quand même pas ennuyé à les suivre.
Le dessin, lui, ne m'a pas vraiment plu. Je le trouve inabouti, trop peu soigné, et certains visages sont très laids à mes yeux, notamment celui de la petite fille et ses grosses lèvres incongrues.
Le récit ne m'a pas particulièrement touché, le personnage du père m'ayant un peu indifféré, mais sa lecture est bien passée et a su montrer avec justesse la situation de ces personnages et leurs réactions diverses face à l'inéluctabilité de la mort.

Ce n'est pas une grande oeuvre selon moi et je ne pense pas que j'aimerais la relire, mais c'est une BD d'assez bonne qualité pour ceux que le sujet intéresse et qui pourraient être touchés par son contenu.

Nom série  Ainsi se tut Zarathoustra  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est très instructive sur un sujet dont je ne connaissais quasiment rien : le Zoroastrisme et ses pratiquants de nos jours et plus particulièrement en Iran.

J'ai été très intéressé par le premier chapitre, qui recouvre près de la moitié de l'album et raconte comment l'auteur a été amené à réaliser un voyage en Iran et à y côtoyer de près la communauté zoroastrienne. On y découvre de nombreuses choses parfois très différentes, allant de la situation des réfugiés afghans en Iran et en Europe aux monuments historiques iraniens, mais aussi de la situation politique globale en Iran jusqu'à celle plus précise des zoroastriens et de leur désir que leur culture ne disparaisse pas. J'ai aussi été surpris d'apprendre que les Parsis indiens étaient d'origine zoroastrienne et notamment le dirigeant du fameux groupe industriel TATA.

Le second chapitre, recouvrant pour sa part un peu plus d'un tiers de l'album, m'a un peu moins captivé. Il porte cette fois plus précisément sur le personnage clé de Cyrus Yazdani et le procès de son meurtrier, et sert surtout à décrire la biographie de ces deux hommes et dans quel contexte ils se sont rencontrés. Ça reste intéressant mais bien moins à mes yeux que le sujet plus général du chapitre précédent.
Quant au dernier chapitre, beaucoup plus court, c'est une simple conclusion au récit.

L'ensemble est bien raconté, avec un ton léger et pédagogique à la fois. Le dessin est simple mais de bonne facture. Bref, c'est une lecture agréable et bien menée qui m'a appris beaucoup de choses, même si je dois admettre que le récit s'essouffle un peu à mon goût une fois passé la moitié de l'album.

Nom série  Une nuit à Rome  posté le 15/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
J'avais déjà remarqué à la lecture de Petites éclipses du même auteur que je ne me sentais proche d'aucun de ses personnages et que j'étais très éloigné de leur manière de penser, et donc probablement de celle de Jim. Ce sentiment a été cependant franchement exacerbé à la lecture d'Une nuit à Rome où j'ai foncièrement détesté les deux personnages principaux, au point de les insulter mentalement à chacune de leurs nouvelles décisions.

Mon ressenti réel vis-à-vis de cette lecture serait donc de dire que je ne l'ai vraiment pas aimée, mais vraiment pas. Ce diptyque m'a énervé, m'a gonflé et j'en suis venu à survoler les pages à partir du second tome, cherchant juste à atteindre la fin pour savoir où allait en venir l'auteur.

Pourtant, objectivement, il a de bonnes qualités.
Le dessin est un peu inégal, avec des visages parfois bizarrement bâclés, au point de ne pas reconnaître celui de la copine du héros quand elle danse dans le premier tome par exemple, mais d'autres fois très réussis. Les décors sont bien rendus (quoique je n'ai pas compris la narration du tout début indiquant que l'action se passe à Gif-sur-Yvette alors que c'est très visiblement Paris et que Gif n'a rien à voir avec ça, mais ça n'a aucune importance). La colorisation aussi est bonne. Bref, c'est graphiquement joli.
La narration également est de qualité. On suit l'histoire avec fluidité et les atermoiements psychologiques du héros, qui est tenté mais veut résister, sont bien mis en scène.
Bref, il y a là les bases techniques d'un récit capable de séduire son lecteur... pour peu qu'il n'en fasse pas un vrai rejet.

Car ce fut mon cas tant j'ai sincèrement méprisé les protagonistes et au-delà d'eux le message que j'avais le sentiment que l'auteur voulait me faire passer. J'ai détesté le caractère bobo urbain trentenaire/quarantenaire instable du héros et de ses proches, avec leurs réflexions permanentes sur l'infidélité et la fragilité des couples. J'ai détesté l'égoïsme et le mépris des autres dont fait preuve l'héroïne, dont le caractère m'aurait donné des envies de violence si j'avais eu à la côtoyer dans la vraie vie. J'ai détesté les décisions du héros, même si dans le récit lui aussi affirme à plusieurs reprises qu'il se déteste pour ça. J'ai détesté le message répété plusieurs fois dans le second tome comme quoi il faut être infidèle pour pouvoir vivre des moments forts. J'ai détesté leur vision de la vie et de l'amour.
Tout cela est tellement loin de ce que je suis foncièrement que ça m'a saoulé au plus haut point, allant jusqu'à m'énerver en cours de lecture.
D'une certaine manière, l'auteur peut éventuellement se sentir flatté que son oeuvre ne m'ait pas laissé indifférent, mais ce qui est sûr, c'est que je n'en conseillerais ni l'achat ni la lecture.
Ah si, cette BD a peut-être une autre qualité : elle a su me donner envie de passer quelques longues vacances en Italie... avec ma femme et mes enfants.

Nom série  Un petit livre oublié sur un banc  posté le 13/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour cette série, le scénariste Jim a été inspiré en ayant appris que certaines personnes ne gardaient pas les livres qu'ils avaient lus mais les transmettaient à d'éventuels futurs lecteurs en les laissant dans des endroits publics avec un mot destiné à encourager les gens à le prendre et le lire puis le transmettre à d'autres. Une pratique effectivement pas si rare puisque j'ai moi-même récupéré quelques livres comme ça. Il s'est alors adjoint l'aide de Mig au dessin pour mettre en place un diptyque tournant autour de cette idée d'un dialogue mystérieux se mettant en place par échange de livre interposé.

Cela commence comme un petit roman graphique léger avec un parc urbain et des gens de tous les jours qui passent à côté d'un livre laissé sur un banc public, jusqu'à ce qu'une jeune femme s'y intéresse et commence à se passionner pour son contenu et surtout des messages laissés à l'intérieur par le biais de mots entourés. S'entame alors un dialogue entre elle et un mystérieux interlocuteur par échanges successifs du livre en le laissant posé elle aussi dans un lieu public.
J'avoue ne pas avoir trop compris comment un tel dialogue a pu se faire, comment peut-elle être persuadée que c'est la même personne qui a récupéré le livre que celle qui a écrit initialement et non pas n'importe qui d'autre dans la rue, et pourquoi cette dernière fait ça, rompant de fait la chaîne de transmission du livre vers de nouveaux lecteurs si les deux personnes récupèrent sans arrêt le même bouquin. Mais j'imagine ou espère en tout cas que ce sera clarifié dans le second tome.

Pour le moment, nous avons la passion naissante d'une jeune lectrice curieuse et romantique et sa petite enquête pour trouver qui est son interlocuteur. Ce n'est pas aussi captivant que je l'aurais aimé et les petites incohérences citées plus haut donnent des airs un peu artificiels à l'intrigue. A noter aussi que le comportement du copain de l'héroïne est trop caricatural à mon goût.
Par contre, le dessin de Mig est très agréable et adapté à ce roman graphique léger. Les personnages sont très réussis et les décors simples et soignés. Les couleurs aussi sont plaisantes.

Bref, c'est une lecture légère et sympathique, une mini-enquête un peu fleur bleue qui reste un peu convenue pour le moment mais peut-être que le second tome donnera davantage de saveur au mystère de ce dialogue épistolaire par livre interposé.

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