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Nom série
Matador
posté le
19/06/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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C’est l’histoire de gamins dans la misère, c’est l’histoire d’un garçon prétentieux qui veut être matador et semble avoir un don, c’est l’histoire de sa montée, de sa grandeur, de sa chute. L’Espagne croquée ici se trouve dans une période historiques difficile, mais ce qui compte vraiment dans la série c’est la passion de la tauromachie, que l’on sent imprégnée de bout en bout avec du vocabulaire, des gens pensant et ressentant les événements avant la mise à mort comme un acte social, presque cosmique. Ceci dit comme dit avant, ce n’est parce qu’il y a quelques « olé » qui fusent que l’on s’y croit.
Car hélas les planches ternes contrastent fortement avec le déluge d’émotions et de sentiments que nos personnages semblent ressentir, le trait parfois instable fait tantôt des merveilles dans certaines situations de tension, tantôt sort le lecteur du ressenti. La mise en couleur fait en revanche tout le temps figure de parent pauvre. Comment peut-on voir un pays aussi lumineux et coloré de cette façon ?
Inutile de s’appesantir sur cette série dont le seul mérite qui lui évite la note minimale est ce touchant témoignage de la culture tauromachique que d’aucuns considèrent comme barbare de nos jours et à supprimer à tous prix au nom du camp du bien de l’écologie. |
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Nom série
Coeur de pierre
posté le
18/06/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Fortement conseillée en ces lieux, j’ai cédé à la tentation. J’ai trouvé un album jeunesse très sympathique, au graphisme merveilleux.
Certes le scénario tient dans le titre, mais le fil du récit se déroule de façon tellement simple et fluide que le lecteur est malgré tout bercé par le récit. En remettant une bonne dose de naïveté dans notre lecture, nous sommes touchés par chaque sentiment livré. Tout cela dans une ambiance graphique absolument magique. L’univers de couleur qui lie chaque personnage décuple le thème présenté. Cet album ressemble à un petit manuel d’initiation et de découverte du sentiment à destination de ceux qui sont encore capable de s’émerveiller devant le ressenti d’amour, de peine, de tristesse, de don gratuit, de colère, d’exclusion ...
Le très court moment passé à la lecture reste dans la tête avec une saveur douce amer que la colorisation a subtilement dans l’esprit du lecteur. L’univers graphique m’a franchement fait rêver et là réside l’essentiel de l’album.
J’ai cru qu’un tome 2 serait d’actualité, il semble que nous en resterons finalement là, cela n’enrichira donc pas le fond qui en aurait tout de même un peu besoin.
Au final très bel album à condition de retrouver un peu d’émerveillement, à lire. |
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Ai-je vieilli ? la BD a-t-elle vieilli ? Je ne doute pas de m’approcher de plus en plus de la catégorie vieux con, mais pourtant cette série ne passe absolument plus.
Les scénettes, mettant en scène un bambin surdoué pour faire des gadgets en tous genres qui mettent au supplice un professeur pas totalement naïf, se répètent avec métronomie. Si vous en aimez une nul doute que les albums sont faits pour vous, mais lorsque systématiquement tout cela tombe à plat, çà devient très lourd très vite.
Evidemment il y a ces coupes de cheveux qui viennent nous faire rire, cela fait toujours quelque chose mais bon, pas sûr que c’était voulu à l’époque !
Côté dessin la lisibilité est nettement moins bonne que dans la ligne claire habituelle gros nez, le train me semble nettement plus confus et les planches font souvent l’effet trop fouillis. La colorisation n’a rien d’extraordinaire, au moins elle ne se fait pas remarquer par des couleurs trop criardes.
Au final je n’aime vraiment pas cette série, le principe de l’enfant intelligent connait de bien meilleures moutures par ailleurs. |
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Nom série
La Chose Perdue
posté le
14/06/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Surpris de voir ce récit dans la catégorie BD suite aux différents échanges qui ont lieu sur ce site pour certains albums comme merlin chez soleil, j’en suis néanmoins ravi.
Ravi car une fois de plus l’auteur nous emporte dans un univers totalement merveilleux auquel nous adhérons avec joie et curiosité. Certes au final l’histoire basique n’apporte pas grand-chose contrairement au magistral là ou vont nos pères, mais au moins elle aura une fois de plus pointé le sort du non conventionnel dans une société. Signalons tout de même que le court métrage joint en DVD à l’album me semble nettement plus abouti et plus fluide, la lecture sans le support graphique devient assez énigmatique.
Graphiquement quel bonheur, rien ne semble superficiel, le lecteur se plonge totalement dans cet univers étrange et y adhère de bon cœur malgré le côté très infantile. Il faut retrouver de la naïveté pour laisser les planches se gouter au meilleur gout.
Cet album fait passer un très bon moment, évidemment le court métrage me semble nettement plus abouti et facile à suivre, mais l’album permet aussi au lecteur de trouver des interprétations par lui-même à l’entre-case…
Mangez en ! |
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Trigan nous transporte dans un peplum futuriste tout à fait théâtral aux multiples rebondissements. Évidemment il faut être fort dans ces sociétés, évidemment le modèle des années 50 à 60 ressemble plus au dictateur éclairé bon gestionnaire qui aujourd’hui passerait pour un facho de la pire espèce, mais c’est l’époque du super héros vecteur de la transmission de la morale. Ceci explique cela.
Moi, j’aime toujours et même je préfère cette vision à de pseudo visions plus « réelles » où les héros deviennent perturbés par tout un tas de problèmes existentiels. Revenons aux théories ne faisant pas l’éloge du faible parce que le seul moyen de parler d’égalité entre humains revient à niveler par la faiblesse. En tous cas dans l’album son peuple est heureux. Et lorsque par certains moyens le comportement change, le peuple se charge aussi de changer. (cf cet épisode ou le fils de l’empereur devient fou sous l’emprise d’une drogue)
Alors évidemment il y a un côté gladiateur suranné, lorsque par exemple notre vieil empereur revisite les travaux d’hercule et finit par traverser à la nage l’équivalent du canal du panama alors qu’il vient d’être blessé à mort et empoisonné il y a quelques jours… Mais ce spectacle perpétuel fait partie de l’album et je m’y suis attaché à la longue.
Le graphisme hyper réalistes se fait relativement rare dans la BD, cet auteur sait pourtant ici nous présenter les personnages dans les plus intenses efforts physiques dans des proportions toujours pertinentes. Evidemment le cadrage souffre un peu de l’âge. Les vues horizontales font légion malgré le rythme soutenu qui aujourd’hui verrait le lecteur se promener dans tous les sens, mais les batailles aériennes n’en demeurent pas moins tout à fait agréables.
Je conseille donc l’achat pour cette très bonne bande dessinée d’un autre âge |
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Nom série
Max
posté le
13/06/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Dans les ombres de l’oubli, les étals des Bd dont plus personne ne se soucie, il y a Max. Il m’a fallu attendre plusieurs années pour trouver le tome 1 pour que je me lance dans la lecture pour finalement me rendre compte qu’il s’agissait de one shot.
Ceci dit je ne regrette pas car si j’avais lu le 2 en premier je n’aurais certainement pas acheté le premier et j’aurais loupé quelque chose.
Le premier tome se passe en Australie, et c’est un réel plaisir de sentir l’ambiance de ce pays où les colons trouvent un climat difficile mais aussi des croyances locales fortes. Le lecteur est plongé dans le Bush avec une immersion franchement agréable qui va de l’étouffement à l’émerveillement. Certes certains personnages sentent un peu la simplification, mais malgré tout ce tome me semble une réussite.
Le dessin sied à merveille au mélange de magie et de terroir qui se dégage du scénario. Ni trop strict, ni trop lâche, fluide mais puissant, trait et scénario offrent de bons moments.
Tout ceci pourrait (devrait ?) s’arrêter avec la fin du tome, mais un second voyage initiatique avec des pêcheurs de perle moins puissant et surtout assez peu compréhensible après le premier tome fait baisser le plaisir de la série. Certes le quotidien des pêcheurs et la relation acceptée maitre / esclave ferait pâlir nombre de bien-pensants actuels (camp du bien) qui crierait à l’anathème, mais cette belle démonstration ne suffit pas pour faire décoller l’album dans lequel je n’ai jamais compris ce que ce gamin pouvait bien faire là-dedans. La colorisation chaude fait pourtant son œuvre, mais la cécité du lecteur fait échos à celle des perliers.
Ceci m’a découragé de lire le tome 3 qui semble encore plus lointain du charme du premier tome avec des jeux politiques, ce sera sans moi.
Au final cette série est agréable et je conseille l’achat du premier tome, pour le reste la bibliothèque devrait suffire. |
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Nom série
Sera Torbara
posté le
10/06/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Il n’y a guère que l’Ymagier pour lire ce genre de choses et les apprécier, j’aurais du me douter que cette série oubliée avait déjà été passée au crible de ce lecteur méticuleux ! Caramba encore loupé pour la nouvelle série à poster.
Sera Torbara donc, album en deux tomes publié d’abord chez Dargaud puis repris par Bagheera. L’histoire d’un homme étrange au premier tome aux motivations peu compréhensibles et d’une femme au fort caractère qui se trouve sur son chemin. A côté l’Italie, avec toutes ses complications de pouvoir.
L’intrigue suit un chemin sympathique et le rythme plutôt prenant permet au lecteur de rentrer dans le jeu relativement complexe des intérêts de chaque protagoniste, et pourtant il manque du liant. Hormis la fin du tome 1 franchement prenante, le reste du tome a été un moment de lecture peu agréable, le tome 2 qui renouvelle l’expérience place les deux personnages du tome 1 de façon trop juxtaposée à mon goût, l’on ne voit guère comment ces deux personnages peuvent se recroiser. Et pourtant l’intrigue ici est un poil plus fluide.
Le dessin alterne de bons moments avec de belles vues italiennes urbaines (un peu plates tout de même) et de moins bons avec un découpage narratif poussif et ne mettant pas le lecteur en situation. Rien n’est laid ou loupé mais les cadrages et la mise en image ne sont pas satisfaisants pour transcrire un scénario pourtant pas mal foutu
Pas mal oui, guère plus hélas et pourtant il y avait matière, ne serait-ce que par le traitement d'une période très peu suivie en BD. L’achat ne semble pas nécessaire. |
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Nom série
Horizon Blanc
posté le
23/05/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Cette série en 4 tomes très peu connue nous présente une aventure contemporaine des années 80. Très datée, la série nous raconte une affaire de terrorisme et d’espionnage. Les courses poursuites, les lieux, les personnages, les voitures, la colorisation, tout est ancré dans un temps désormais démodé.
Ayant eu un mal fou à trouver le tome 4, j’ai également très longuement attendu avant d’aviser car au tome 3 tout peut encore être sauvé. Le tome 4 ne sauve pas tout, il reste au niveau avec un peu plus d’action et de glauque parce qu’on est proche de la fin et qu’on sent qu’il faut bien que tout cela s’achève. Le scénario nous raconte l’histoire d’une tentative de déstabilisation de l’Etat par un groupe d’illuminés placés stratégiquement dans les méandres d’une société malade. Lorsque les services secrets sont pourris on peut craindre le pire. C’est effectivement le pire qu’il va survenir dans les tomes narratifs. Notre personnage principal a plein de super pieds à terre partout que bien sur personne ne connait mais qui se retrouvent bien sur éventés et facilement trouvables en fait. Il est milliardaire, se fait trahir de partout, mais bien sur tout le monde finit par en réchapper et l’attentat final qui était censé faire apothéose (franchement j’ai trouvé ça grotesque comme apothéose) sera finalement déjoué au dernier moment au prix fort. Les bidouillages informatiques survolent le grotesque, les personnages n’ont aucune profondeur, l’intrigue elle-même est d’un ennui…
Le dessin n’engage à rien, il ne me touche pas, ne transmet pas d’émotion. Le mouvement est parfois figé ce qui rend certaines planches d’actions assez statiques. La colorisation a le mérite de ne pas trop en faire ce qui n’est déjà pas si mal, en revanche un côté sommaire mal fait reste dommageable
Entre le bof et le pas aimé mon cœur balance, quand je vois que tout ceci a été réédité, j’en suis encore plus circonspect.
Au final non je n’ai pas aimé du tout, le dernier tome et ses scènes voyeuristes grotesques sont la goutte d’eau qu’il ne fallait pas ajouter, inutile de perdre votre temps dans la lecture de cette série qui n’a rien pour elle si ce n’est une fin. |
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Monument réputé, il m’aura fallu plusieurs tentatives pour enfin aller au bout. Ces sept tomes trouvent une saveur théâtrale tout à fait étonnante pour une bande dessinée. En Fait j’ai vraiment eu l’impression de lire une pièce de théâtre avec ses effets d’auteur, comme lorsque des personnages mi-irréels parlent des futures destinées des personnages. Cela ressemble au fou de Shakespeare, ou aux chœurs des tragédies classiques, mais dans une BD, j’avoue que j’ai eu du mal à intégrer. Hors ce jeu scénique, il faut louer l’environnement historique magistralement retranscrit. Quel dommage que nos livres d’histoires soient moins agréables que ces albums. En effet avec eux je fus tout à fait intéressé des enjeux politiques que rencontre Henry IV avec sa douce légitime. Si l’on peut reprocher une certaine superficialité dans la juxtaposition en nos héros campagnards et l’élite du Royaume Français, ceci reste tout à fait fluide grâce à un travail graphique remarquable.
L’environnement créé par Juillard permet de vagabonder du fin fond de l’Auvergne aux fastes du Louvre avec une facilité certaine. Décors et personnages semblent parfaitement représentés, l’héroine ne porte pas des atouts qui semblent défier les lois de pesanteur et de volume et ne combat pas semi-nue face à ses opposants ce qui distingue largement cette série d’autres productions.
Et puis il y a le tome 7. Ce tome seul est un bijou, la fin laisse le lecteur dans un état d’hypoxie tout à fait détonnant, dramatique et valide tous ces interludes théâtraux un peu lourds à la lecture. Cette chute fait basculer l’album de pas mal à bien.
L’achat me semble une bonne chose car cette série peut se relire avec plaisir et de nouveaux centres d’intérêts. On se prendra tantôt à se perdre dans l’architecture, puis dans les postures de duels, puis dans les enjeux catholico-protestant…
Signalons tout de même qu’il existe des dérivés comme Masquerouge, mais surtout une suite Plume aux vents |
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Nom série
Aniss
posté le
17/05/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Et voici l’une des rares sorties que j’avais envie de lire et d’acheter.
Si Milhiet a abandonné le scénario il faut avouer que cela s’en ressent très vite avec un premier tome tout à fait classique en termes de construction. Nous sommes très loin de l’univers de l’auteur vu dans Spoogue et Caravane. Classique, presque scolaire mais néanmoins plaisant, ce premier tome jouit d’une bonne fluidité, et il faut avouer que le dessin participe beaucoup à trouver un plaisir de lecture au-delà de la simple trame scénaristique. Les vues sur le chien et les mimes muets en arrière-plan qui le concernent, et plus généralement ces mini scènes d’arrière-plan se multiplient et permettent au scénario de trouver une profondeur au-delà d’une introduction banale. Nous avons deux jeunes qui se retrouvent : la fille forte et le garçon benêt, il faut bien suivre son temps et dire que les filles sont plus fortes que les garçons, c’est assez drôle finalement de voir que la théorie des genres se décline en BD de la façon la plus naturelle. Nos deux héros il y a 20 ans auraient pu avoir exactement les mêmes caractères avec une sexualité inversée.
Vous l’aurez compris le dessin enrichit considérablement une histoire comme on en voit des dizaines (Les Epées de verre, L'Épée d'Ardenois…) sur un tome 1.
Le bestiaire de Milhiet me semble beaucoup plus vivant que les tristes bestioles lisses de Leo et c’est un vrai plaisir de voir cette monture se prendre des baffes par notre héros ou encore ces vues sur le chien qui devient presque le personnage principal (en tous cas celui qui me plait le plus). Les couleurs sont nettement moins « violentes » que dans ses opus précédents, on y perd en force mais on touchera certainement un public beaucoup plus large.
Au final le scénario me dégoute de politiquement correct qui dégouline de partout, mais ceci est sauvé par un dessin franchement toujours aussi génial et frais.
Alors sans aller jusqu’à offrir des présents à Belzébuth on peut raisonnablement attendre la suite pour avoir une bonne surprise et envisager l'achat. Franchement à ce stade heureusement qu’il y a Milhiet car on a frôle l’indigestion. |
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Quelle surprise de voir d’autres avis sur cette série j’espérais initier la notation sur cette chose totalement oubliée !
Contrairement à d’autres séries contemporaines qui m’ennuient parfois profondément par uniformité, conformisme et calibrage commercial, cet album m’a vraiment décoiffé de bout en bout. N’allons pas dire qu’il s’agit d’une pépite oubliée, l’album est demeure assez éloigné, en revanche il est symbolique d’une époque, d’une type de rêve et de craintes pour le futur. En fait dans le style SF des années 80 je ne vois aucun truc qui représente mieux cette époque que cet album.
Début de prise de conscience écologique, sur fond de pessimisme cynique avec une société régentée calibrée ordonnancée ne laissant plus la place à l’individu hors d’un but commercial. Et cette fin qui va au bout de la logique sans mettre un voile sur les excès.
Non franchement même kitchissime, il n’est pas mal cet album. Le dessin fait aussi daté avec des colorisations tellement marquées SF des années 80 qu’on tomberait dessus on n’aurait pas envie de l’ouvrir, mais ce serait dommage.
En fait j’ai tellement adoré la fin que j’en étais presque rendu à mettre 4 étoiles, mais un rapide coup d’œil sur les albums que j’avais effectivement noté de la sorte m’ont fait reprendre raison.
En revanche achetez cette pépite que vous montrerez à vos enfants et petits-enfants en disant que les années 80 c’était çà… |
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Diantre, comment se fait-il qu’un tel bijou soit aussi mal noté ? Evidemment ce véritable récit d’espionnage ne fourmille pas de courses poursuites, de gadgets ou de personnages aux capacités largement supérieures à la moyenne, cela en fait un objet bien particulier : arriver à narrer un pur récit d’action sans intégrer les recettes classiques de l’action dans le scénario, quelle prouesse !
Les deux tomes de cette série vont nous raconter des infiltrations, dans le cadre de jeux dangereux, je ne crois guère aux James Bond moderne, la réalité me semble plutôt dans la discrétion. Or dans ce récit chaque moment est critique, notre infiltrée est perpétuellement sur le fil du rasoir. Le fait de donner des informations partielles tout en ignorant tout de ce qu’elle fait ou va faire rend toute situation foncièrement instable. Et là le génie de Juillard entre en scène, car arriver à narrer toute cette tension dans le silence et le calme, arriver à faire ressentir au lecteur une boule de stress alors que rien ne bouge ou presque, c’est juste génial. La narration me semble simplement parfaite dans ce récit, l’auteur arrive exactement à retranscrire la lourdeur de chaque instant. Il n’y a guère qu’un reproche de profondeur de lecture pour éviter la note ultime.
Et contrairement au "Cahier bleu", les deux tomes de cette série me semblent tout à fait homogènes et intéressants, les univers sont bien sûr radicalement différents, et pourtant les pics de tension succèdent aux fausses périodes de calme. Les auteurs emportent le lecteur dans un environnement parfaitement construit dans lequel l’action et le risque sont omniprésents et pourtant invisibles à l’œil. Le second tome permet un meilleur approfondissement des personnages secondaires qui fait défaut au premier tome, on en redemande (quoique, je n’imagine pas la miss faire une troisième mission…)
Cet avis ne suffira pas à inverser une tendance, mais franchement cette série mérite un grand bravo pour une qualité narrative exceptionnelle où dessin et textes font voyager le lecteur dans des émotions incroyables. |
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Nom série
Le Cahier bleu
posté le
02/05/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Le cahier Bleu regroupe deux tomes, 'Le cahier bleu' et 'Après la pluie'.
Pourtant ces deux tomes ne se ressemblent en rien, voilà pourquoi il faut vraiment distinguer chacun.
Le premier tome nous raconte une rencontre, ou disons deux rencontres, tout se joue dans la confiance qu’une femme accorde ou non lorsqu’elle cherche une relation. Confiance dont on peut jouer quitte à se foutre des conséquences ou en être victime. L’album parle de sexe et d’amour sans jamais arriver dans l’érotique. L’héroïne n’a rien d’un bombe même si elle a tendance à prendre pas mal de douches. En fait la grande qualité de Juillard dont le trait arrive avec talent à rendre tout le non-dit d’une relation sans exprimer visuellement ou textuellement ce qui ne se dit pas. Il y a un je ne sais quoi de pudeur du sentiment rarement mise en exergue dans le 9eme art qui préfère des héros plus expressifs que Juillard met parfaitement en dessin.
Evidemment cet album fait assez bourgeois dans ses personnages et sa mentalité, attention pas du tout le bobo habituel refusant de se rendre compte qu’il n’est qu’une composante d’une bourgeoisie qu’il souhaite renier, mais bien cette petite bourgeoisie de la classe moyenne si attachante (à mon sens) et en réalité majorité silencieuse incapable de défendre son système de valeur sans passer pour rétrograde ou passéiste aux yeux d’autres bourgeois en cours de construction qui ne manqueront pas d’être les rétrogrades de demain.
Le second opus n’a en rapport avec le premier que deux personnages. Il s’agit ici d’une intrigue policière sur base de dualité amoureuse, à vrai dire ce tome ci n’a pas vraiment d’intérêt, évidemment le trait parfait donne un joli cadre à l’ensemble, mais les planches ne parlent pas contrairement au premier tome.
1er tome avec achat
2nd tome sans achat
Impossible de mettre une note globale qui synthétise ces deux avis sur deux tomes radicalement indépendants. |
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Nom série
Tatiana K.
posté le
30/04/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Le hasard a fini par me faire lire les trois tomes de cette série qui a été finie dans l’urgence pour que l’auteur se consacre aux Les Eternels. Les enchères font la part belle aux dessins avantageux de cette héroine, j’attendais donc avec curiosité ce que l’histoire voudrait bien donner.
Au tome 1, je me suis dit qu’il y avait méprise, le tome deux m’a fait rire tellement les tenues de la miss éclipsent le contenu et au tome 3 j’ai pleuré tant il n’y avait même plus de tenue à se mettre sous la dent.
Alors voilà, elle est intelligente, cultivée, aux proportions totalement irréalistes (malheureusement), aux poses tout à fait explicites même en cas de fusillade généralisée, ce qui prend une bonne moitié de chaque album tout de même. Il est fort en informatique, semble pataud mais s’en sort toujours dans les fusillades. Avec eux, oh pas grand-chose, la mafia, l’ex KGB, le terrorisme écologique, le vatican, le clonage, les vampires et j’en passe. Et tout çà pour quoi ? Attention soipler de la mort : pour savoir si Tatiana est humaine ou clonée.
Non mais allo quoi…©
Allez pour le plaisir je vous donne les tenues du tome 2, Tatiana apparaitra en tenue noire moulée « sobre » avec nombril à l’air, tigresse haute perchée court vêtue de partout, déshabillé aux tendres couleurs pastel, gothique rouge (celle-là elle envoie du pâté) avec lacets, fourrure et vue plongeante, et SM noire menottée & soumise avec fouet et plus si affinités. Ce qui se passe ? Oh est-ce bien utile finalement…
Car le dessin lui même ne donne pas de grands gages de technicité, l'essentiel c'est Tatiana et il faut avouer que poses, tenues et cadrages lui sont totalement dévoués, le reste devenant anecdotique. Il y a bien cette méchante noire sculpturale magnifique pour donner la réplique (qui allez je vous le donne en mille a une sœur jumelle pour le tome 3), mais cela reste bien trop léger face à Tatiana !
Voilà, finalement heureusement que des trucs pourris font si chers aux enchères cela laisse le talent encore abordable sur certains auteurs qui préfèrent la qualité à la vente pour contenter les collectionneurs.
Lecture totalement inutile. |
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Nom série
Silas Corey
posté le
19/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Il m’a fallu de la retenue pour ne pas m’enthousiasmer après le tome 1 afin d’attendre sagement la suite pour pouvoir proposer un avis complet.
Il m’a fallu aussi une rencontre sympathique en dédicace pour que je sache que le dessinateur attendait impatiemment les avis sur BDtheque, je ne sais s’il s’agit du site marron mais en tous cas voici fait.
Côté scénario, je ne suis pas du tout fan d’Il était une fois en France, j’appréhendais un peu. Le tome 1 avait fort élégamment présenté les protagonistes, il restait la confirmation du tome 2. Pas de mauvaise surprise à déplorer après lecture, la fluidité est au rendez vous, le rythme tient le lecteur en haleine tout le long du récit et au final les éléments historiques viennent nourrir le récit pour le rendre plus ancré dans le réel. Les personnages restent crédibles voire attachants, ayant un faible particulier pour les cyniques forcément j’ai été servi.
Côté dessin outre le bon travail graphique il faut signaler une mise en couleur tout à fait idoine rendant l’ambiance absolument en phase avec le propos. La bonne tenue du récit ne vient pas d’un scénario mêlant adroitement l’espionnage, l’action, l’enquête et un peu d’histoire, mais bien de l’écrin graphique que le dessinateur et le coloriste ont parfaitement imaginé s’adaptant parfaitement au propos.
Une confidence en dédicace signale qu’il serait possible qu’un second diptyque voit le jour, ce serait un très bon choix, fond forme et format font de cette nouveauté l’un des très bons éléments de ce début d’année.
A connaitre |
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Nom série
Chlorophylle
posté le
12/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Série ayant vraisemblablement marqué son époque, j’ai fini par céder à la lecture. J’avais à la maison le fameux Zizanion le terrible et les croquillards que beaucoup considèrent comme les meilleurs et réalisés par Macherot, la reprise de Dupa et de Groot avec les yeux noirs et faits divers, la reprise de Walli avec barrages.
La lecture de ces 5 tomes ne m’encourage pas à aller plus avant, voire pire, ces albums vont quitter ma BDthèque.
Si Zizanion et les croquillards mettent en scène les personnages dans un monde urbain, les autres albums se placent dans la nature.
Les croquillards ( ) est celui qui m’a le moins déplu, l’intrigue reste classique et conventionnelle, mais il y a un je ne sais quoi de sympathique qui rend la BD lisible.
Zizanion et barrages ( ) ont quelques passages intéressants mais on finit toujours par s’ennuyer trouver le temps long et la lecture pénible. (que de répétitions dans barrages et que d'attente stérile dans zizanion
Yeux noirs et faits divers ( ) me semblent totalement loupés tant l’intrigue ne ressemble à rien de construit, et le dessin ne permet pas de rentrer dans l’histoire.
Le dessin justement, se situe dans la pure veine franco-belge, Macherot avait un trait précis appréciable qui se perd ensuite, la colorisation reste primaire sans nuances. J'aurais donc tendance à privilégier les premiers tomes réalisés par le créateur.
Au final : grosse déception et sortie de collection pour cette série que seule la nostalgie peut permettre de sauver. |
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Nom série
L'Autre Monde
posté le
11/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Il y a plus de 10 ans je tombais par hasard sur Mary la Noire. Je décidai immédiatement de chercher "L’Autre Monde". Il m’a fallu 10 ans pour trouver le tome 1 en édition originale (pas cher) et que je décide d’enfin lire cette série.
Et quel bonheur malgré le temps ! Ce conte transporte le lecteur dans un univers tout à fait étrange largement composé de nos contes de fées. Cet homme venu d’ailleurs se retrouvant dans un nouveau monde totalement dénué du même sens commun et surtout totalement en décalage dans les repères de base. Terre plate, légendes vivantes, bébés apportés par des cigognes … sont autant de réalités que notre humain va devoir accepter dans leur réalité et non plus en tant que mythe.
Rien de transcendant, il faut l’avouer, et pourtant l’alchimie passe totalement au lecteur. Il faut louer le talent graphique qui permet cet ancrage, le dessin me semble tout simplement totalement adapté au conte. La couleur directe fait son effet et le côté naïf s’adapte parfaitement au récit.
En écrivant je me rends compte que rien ne me permet de décrire combien j’ai apprécié ce récit. Je vois même des limites comme ce joli dessin qui n’en demeure pas moins assez « décor », tout comme un scénario assez simple au final qui se résume à des aventures rencontrées lors d’un voyage à la découverte de quelque chose. Beaucoup d’anecdotes qui mises bout à bout, forment pourtant un écrin que j’ai beaucoup apprécié.
Nous sommes loin des découpages rythmés contemporains et cela fait du bien d’avoir l’impression de pouvoir souffler et de profiter de l’écrin graphique qui nous est présenté.
Peut être est-ce là le secret de ce récit : avoir réussi à nous sortir du temps par un pur moment d’imagination débordante. A connaître. |
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Nom série
Le Client
posté le
06/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ce sujet relativement classique dans la BD prend souvent des allures touchantes, en fait il est rare qu’il en soit autrement dans n’importe quel média artistique au sujet de la prostitution même si parfois cela prend la forme de violence.
Le scénario nous raconte une tentative amateur d’un homme pour retrouver une femme au milieu d’un réseau de prostitution. Aller enlever la fille d’un baron pourrait relever du suicide, mais notre amateur a visiblement choisi un baron plutôt cool. A de multiples reprises un vrai brigand aurait éclaté la tête de notre amateur, mais notre chef de réseau la joue finalement petit bras jusqu’à la fin, heureusement pour notre amoureux ! Le récit se déroule majoritairement dans des ambiances tamisées violettes symbolisant la prostitution de petit porte-monnaie. Mais hélas je n’ai été touché par aucun personnage. Si en fait par la femme qui n’a rien à faire dans l’histoire et se jette dans les bras de la femme libérée non sans avoir participé au plan. Hormis elle tous les autres personnages m’ont paru fades et superficiels.
Graphiquement je n’aime pas ce style, le trait me semble trop épais, la colorisation ne me touche pas et au contraire me rebute, enfin les décors me semblent d’une pauvreté que des fesses montrées ne viendront pas combler. il y a certainement du travail mais je n'accroche absolument pas, la planche représentée ici est certainement la plus "belle" de l'album, niveau construction. (en fait c'est cette planche qui m'a fait lire l'album)
Au final cette BD me semble simplement moyenne, je n’aurais aucun mal à l’oublier aussi vite que je ne l’ai lue |
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Nom série
Tout sauf l'amour
posté le
05/03/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Comme vous pouvez être dur dans la critique parfois !
Ou si par dur disons que les mots deviennent souvent méprisants ou triviaux lorsque l’on parle de simples sentiments.
Tout sauf l’amour est une histoire d’amour improbable, de celles que la société actuelle trouve ridicule ; un peu comme si le modèle de l’homme et de la femme désormais éculé ne pouvait se terminer que dans le drame ou la duperie. Ne cite-t-on pas couramment désormais ce texte devenu culte : « les histoires d’amour finissent mal en général… ».
Face à cette modernité, ce culte de la science, cette frénésie probabiliste, nouvelles idoles au sens religieux de nos contemporains, quelques événements passent néanmoins pour improbables. Généralement un voile de méfiance passe alors chez nos contemporains : ce n’est pas normal, il y a un intérêt là-dessous, on ne nous dit pas tout, ou encore la calomnie font souvent office de soupapes permettant de se rassurer : tout est bien sous contrôle.
Je fais partie de ceux que ces gens nomment couramment rétrogrades, passéistes, ou réactionnaires qui demeurent convaincus que nous sommes loins de maîtriser notre quotidien aussi bien que la sphère média ne veut bien nous le communiquer.
Le rapport avec l’album me direz-vous alors ? Mais enfin lisez, cet album raconte exactement ce que je viens de vous narrer : dans une société moderne pleine de bons sentiments et de politiquement correct, il parait improbable à tous qu’une histoire d’amour puisse sortir d’un néant. Le père ne trouve rien de mieux que de mettre un conflit d’intérêt dans la vie d’un homme qui ne voit que par les 2% que son logiciel lui a calculé en probabilité de tomber amoureux d’une jeune femme et qui ne parle que du cycle hormonal de l’amour. Les amis ne trouvent rien de mieux que de faire ressurgir les histoires de cul, qui n’ont juste rien à voir avec la choucroute de l’amour tandis que la femme en question trouve une raison morale sur base de la culpabilité d’une souffrance donnée à son père. Pour accentuer l’image vous avez même cette notion d’assurance si symptomatique de notre société capitaliste si annihilante en capacité de prise de décision (Cf Palais de cristal) omniprésente dans ce récit (assurance sur la durée du mariage, assurance sur la voiture, assurance sur la mort…). Vous avez tous les cadres actuels de notre société : vénale, judiciaire, intérêt, sexe, relation vécue pour la satisfaction personnelle, et même un chouia de vieille morale œdipienne balayés par une relation d’[b]Agapé[/b] construite sur des bases totalement improbables. Alors vous me direz avec raison que l’on ne sait pas si la relation durera plus que les trois ans réglementaires hormonaux (je note par ailleurs que cette durée est variable entre 6 mois et 3 ans suivant les individus et non fixe à 3 ans)
Certes cette lecture un peu intellectuelle n’engage que moi et l’on peut aussi fort bien y lire une histoire d’amour toute simple entre deux individus que rien ne laissait présager. N’est-ce pas tout de suite cliché genre chiant et facile que d’écrire cela ? quel dommage n’est-ce pas…
Graphiquement, le travail sur Grenoble est épatant, les personnages tout à fait bien saisis dans l’instantanéité du quotidien sans le voyeurisme qui s’impose dans les médias actuels. La colorisation toute en nuances caresse l’œil de bout en bout et incite à la recherche du sens profond pas si superficiel qu’on pourrait bien lire.
Voici donc l’une des très bonnes surprises de ce début d’année que je conseille à toutes vos BDthèques. ceci dit venant de Makio est-ce vraiment une surprise ? |
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Nom série
Niky
posté le
04/03/2013
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Tout en finesse ! Les aventures de notre routier sympathique ne font pas dans la subtilité, certes l’ambiance sympathique de rigueur rend la lecture coulante, mais il n’y a guère d’originalité de surprise et même d’intérêt pour un lecteur adulte un tant soit peu exigeant.
Evidemment il n’y a rien de mauvais, tout coule un peu de source et le scénariste a du mal à se cacher derrière les pérégrinations qu’il fait subir au camion de notre héros. Notre jeune héroïne a d’ailleurs bien du mal à trouver une place dans un duo plutôt composé d’un camion et de son conducteur. Les idées usuelles sur l’ambiance camionneur sont légion en particulier concernant les resto de routiers. Vous me voyez certes un peu grincheux dans cette critique, mais je n’ai pas trouvé la série digne d’être lue jusqu’au tome 3. Dommage au vue des avis ci-dessous qui parlent du 3 comme du meilleur.
Graphique de la bande dessinée gros nez traditionnelle dans une qualité de bon aloi. Pas de génie mais pas d’erreur grave. Côté positif signalons une mise en couleur qui a plutôt moins vieilli que le reste des BD du même type de ces années.
Au final Niky est moyen, pas mauvais certes mais qui aura du mal à laisser une trace dans votre mémoire. Car à part le postulat de base et le magnifique bras d’honneur à son patron avec un vieux tas de ferraille agonisant de quoi se souvient-on dans les aventures de Niky ?
Une BD quelconque qui se lit tout de même. |
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