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... a posté 866 avis et 177 séries (Note moyenne: 3.08)

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Nom série  La Petite Famille  posté le 17/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si je n’ai pas découvert « La Petite famille » plus tôt, c’est parce que je n’aimais pas trop la représentation que donnait Marc Lizano à ses personnages : grosse tête bien ronde posée sur un corps minuscule.

Et puis, vint la parution de l’intégrale de cette série. Et là, c’est décidé, il fallait que je découvre un peu plus cette bande dessinée, motivé par le message envoyé dans ma boite mail des « éditions de la gouttière » m’annonçant sa sortie et par les avis positifs émis par les différents bédéphiles.

Rien qu’à lire l’intitulé de la série, il est évident que le lecteur se plongera dans une bande dessinée où il assistera aux péripéties des membres d’une famille. Ici, il sera souvent question de la relation entre grands-parents et petits-enfants. Le bédéphile découvrira un grand-père silencieux et respectable, et une grand-mère adorable et serviable. Bref, c’est assez caricatural comme image qu’envoient les auteurs sur les grands-parents mais bon, passons… j’y reviendrais un peu plus loin.

Alors, la lecture de « La Petite famille » me fut-elle plaisante ? Oui incontestablement parce qu’il y a des moments assez poignants dans cette série en particulier ceux relatifs au grand-père et parce que ça m’a ému pour des raisons personnelles (je n’ai malheureusement jamais connu mes papys qui ont disparu trop tôt), mais il faut avouer tout de même l’ensemble m’est apparu un peu trop « gentillet » à mon goût.
Je m’explique : les grands-parents représentés dans « La Petite famille » me semblent partie d’une génération résolue. En effet, pour moi, l’évolution de la société a fait de cette souche de la population des êtres plus actifs, plus soucieux d’eux-mêmes et de profiter au maximum des loisirs qui sont encore à leurs portées. Ainsi, mon constat est le suivant : il existe encore ce genre de grands-parents tels décrits dans cette bande dessinée mais pour la plupart d’entre eux, le bien-être de leur famille et en particulier de leurs rejetons n’est malheureusement plus leur préoccupation principale et ce, pour diverses raisons (éclatement de la famille pour raisons professionnelles ou familiales, individualismes, etc…).
Bref, j’ai eu l’impression de lire plus un récit nostalgique qu’une histoire actuelle. De ce fait, je me demande si « La Petite famille » s’adresse davantage aux trentenaires/quarantenaires qui ont vécu cette époque qu’aux « jeunes de maintenant » qui sont normalement la cible principale de cette série.

Après une première impression négative sur le dessin de Marc Lizano, au fil des pages, je l’ai apprécié de plus en plus : c’est expressif, mignon, les décors sont simples, la mise en couleurs adopte des tons agréables… bref, c’est très lisible et sympa à contempler.

Au final, j’ai apprécié la lecture de « La Petite famille » parce qu’elle m’a procuré certaines émotions en particulier dans le troisième tome et parce que je suis nostalgique de cette époque où les grands-parents étaient si soucieux du bien-être de leurs progénitures. Après, est-ce que les jeunes de maintenant auront du plaisir à suivre les péripéties de cette famille ? Ça, je n’en suis pas vraiment sûr.

Nom série  Urban  posté le 17/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai attendu la sortie du deuxième tome de « Urban » pour me faire une idée plus précise sur cette série et je dois reconnaître que j’ai été bluffé par cette réalisation !

« Urban » est un récit d’anticipation, le lecteur se retrouve en compagnie d’un gus nommé Zacchary Buzz qui est envoyé sur une planète dédiée aux loisirs pour y être recruté comme policier. Dès son arrivée sur cet astre, notre sympathique et timide « bleu » va être confronté à l’hostilité de ses collègues, à un « hors la loi » très malin et tomber amoureux d’une jolie demoiselle dont l’avenir ne lui paraît pas radieux. Le lecteur y fera connaissance aussi avec un riche gamin qui se retrouvera en train d’errer dans ce gigantesque parc sous la protection bienveillante et intéressée d’un vagabond…

Je pense que vous l’avez deviné en lisant ce résumé, vous allez vous plonger dans un récit très riche et dense avec « Urban » ! Mais ne croyez pas que vous allez vous perdre dans ce foisonnement d’évènements car la narration m’est apparue relativement bonne et accrocheuse, je n’ai eu aucune difficulté de compréhension à suivre les différentes destinées des divers protagonistes qui peuplent cette histoire, ce qui est très fort de la part de Luc Brunschwig quand on voit la complexité de son univers ! Chapeau l’artiste !

Et on voit bien qu’à travers son récit, le scénariste nous interpelle sur ses craintes liées à l’évolution de la société : on y découvre une justice très répressive où le moindre fait et geste de travers sont automatiquement sanctionnés sans que le soi-disant coupable ne puisse défendre ses actes. On y aperçoit un voyeurisme et une délation poussés à l’extrême où chaque citoyen est immédiatement informé de tel ou tel événement qui se passe au sein même du parc, on y partage aussi ses peurs d’une forte informatisation des données de chaque individu, on y découvre aussi une société où la notion de plaisir est forcée… et j’en passe ! Bref, tout ceci pour nous apostropher sur le glissement de notre société vers une absence de liberté individuelle.

Et si je vous dis que pratiquement tous les personnages y sont charismatiques et attachants, que des scènes riches en émotions (Ah, la fameuse séquence de la fin du 2ème tome !) peuplent cette bande dessinée, je ne peux que vous conseiller activement la lecture d’ « Urban ».
Faites-moi confiance, vous passerez un excellent feuilletage avec cette série d’autant plus le graphisme de Roberto Ricci m’est apparu époustouflant !

Je ne vais pas vous faire étalage de mon admiration sur le travail graphique de Roberto Ricci : jetez un coup d’œil sur les planches de cette série et je suis sûr que vous tomberez sur le charme du coup de patte de cet auteur : décors (très) fouillés, mise en couleurs variée et parfaitement adaptée à l’intensité dramatique de chaque séquence, design futuriste des véhicules et autres objets original et convaincant, personnages expressifs et facilement identifiables, la totale quoi !

Bon, j’arrête là mes commentaires sur « Urban » : lancez-vous dans la lecture de cette série et je suis sûr que vous ne lâcherez pas ce récit avant la fin du deuxième tome disponible à ce jour !

Nom série  Olivier Varèse  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’époque, je m’étais procuré l’intégrale d’ « Olivier Varèse » dès sa parution rien qu’en voyant le nom d’Enrico Marini sur la couverture. En effet, cet auteur est un de mes dessinateurs préférés au point de me précipiter à chaque fois qu’un album réalisé par lui venait de sortir… mais bon, je me suis soigné depuis…

« Olivier Varèse » est la première bande dessinée d’Enrico Marini, ça se voit tout de suite quand on feuillette rapidement l’intégrale tant sa mise en page et son style étaient différents de maintenant. Ainsi, dans le premier tome « La colombe de la place rouge », on peut s’apercevoir que l’auteur employait quatre bandes sur chaque planche alors que de nos jours, son découpage est plus recherché qu’avant. On peut constater aussi que le coup de patte d’Enrico Marini se rapprochait du style japonais et qu’il ne faisait pas de la couleur directe (sauf dans le tome final mais son travail de coloriage est loin d’être aussi convaincant que de nos jours). Ce n’est qu’au dernier album de la série « Le parfum du magnolia » que l’on trouvera le maximum de similitudes avec son coup de crayon actuel. Malgré tout, l’ensemble m’est apparu assez sympa et plaisant à contempler car les personnages sont expressifs et reconnaissables au premier coup d’œil, et parce que les scènes d’action sont bien rendues.

Hélas, je ne peux que déplorer la faiblesse des scénarii de chaque tome d’ « Olivier Varèse » : il ne casse pas des briques avec ses nombreuses séquences de courses poursuites entre les méchants et les gentils sur fond d’espionnage. Tout n’est prétexte qu'à un bon moment de détente avec l’humour gentillet disséminé par-ci par-là. Il n’y a que dans « Le parfum du magnolia » dont le scénariste est Pop que j’ai éprouvé un peu plus d’intérêt à suivre les aventures de notre sympathique héros grâce à la présence d’un personnage féminin et de scènes plus « intimistes ».

« Olivier Varèse » m’est apparu comme une série assez divertissante à suivre parce qu’elle propose beaucoup de séquences d’action et parce qu’elle nous présente un héros niais mais attachant. Les divers scénarii sont –à mon avis- sans surprise et linéaires. Je pense que c’est une série qui contentera davantage les fans d’Enrico Marini qui découvriront ses débuts dans le 9ème art que ceux qui cherchent une bande dessinée de référence.
Bref, « Olivier Varèse » est –à mon avis- une série à lire pour se décompresser en fin de journée mais n’allez pas croire que vous y découvrirez une bande dessinée culte !

Note : 2,5/5

Nom série  Le Chien dans la Vallée de Chambara  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est avec une certaine retenue que j’ai feuilletée « Le Chien dans la Vallée de Chambara » en souvenir de ma lecture fastidieuse de « Terre de feu » du même auteur. Avec ce one-shot, Hugues Micol change de registre pour nous proposer un conte et, ma foi, je fus charmé par cette histoire.

Le récit se situe dans le Japon médiéval où une jeune fille cherchera à se venger de trois hommes qui ont cherché à se débarrasser d’elle. Comment va-t-elle s’y prendre ? Ça, je vous le laisse découvrir.

« Le Chien dans la Vallée de Chambara » est un conte qui contient une morale saine et qui se révèle malgré son thème pas si violent que je ne le pensais. J’y ai apprécié sa situation dans l’archipel nippon et au Moyen-Âge d’autant plus que Hugues Micol y a employé un graphisme qui rappelle les estampes japonaises. Le résultat donne une histoire convaincante accompagnée d’un dessin stylé qui renforce l’atmosphère particulière de ce conte. C’est assez inhabituel de contempler des planches sans cases, et pourtant je n’ai jamais perdu le fil de lecture. Les personnages en particulier l’héroïne me sont apparus assez attachants. J’ai adoré le dénouement qui est bien vu et qui n’est pas trop ouvert.

Pour le reste, le seul gros reproche que je fais à cette histoire, c’est son abondance de textes à tel point que par moments j’étais tenté de sauter des dialogues. Je serais aussi assez sévère sur le manque d’originalité de ce scénario pendant les deux premiers tiers de la bande dessinée mais comme j’ai eu du plaisir à le lire, je ferme les yeux sur ça.

« Le Chien dans la Vallée de Chambara » est exactement le genre de conte que je relirai avec plaisirs. J’y ai apprécié le graphisme particulier de Hugues Micol qui se rapproche des estampes japonaises. J’y ai aimé aussi cette histoire de vengeance qui se termine avec une morale saine et bien vue.
A découvrir !

Note finale : 3,5/5

Nom série  Autour de Kate  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis procuré « Autour de Kate » chez un libraire hard-discounter. « Autour de Kate » réunit les deux albums du duo Efix/Cric « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate », ces deux récits sont entrecoupés par des séquences où les auteurs nous expliquent leurs genèses.

J’ai été intéressé par les commentaires d’Efix et de Cric sur le comment et pourquoi de « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate ». Bien que le premier récit ne soit franchement pas une histoire marrante, on ne tombe jamais dans le larmoyant, les auteurs font preuve de beaucoup de pudeur tout en adoptant un humour léger et bienvenu. Je me suis retrouvé donc en train de suivre leurs conversations comme si je faisais partie des leurs, comme un de leurs copains quoi… vraiment sympa !
Et c’est ainsi qu’on découvre les raisons qui les ont amenés à créer « Lieutenant Kate », tout ceci pour que l’on n’oublie jamais Kate et tout cela avec le sourire aux lèvres. C’est leur choix et on ne peut que le respecter.
A noter l’apparition d’Alfred dans une séquence témoignage où il se pose comme un bon conseiller et où il se livre à un essai graphique auprès d’Efix et Cric.

Parlons maintenant du dessin. Dans les séquences intermédiaires aux deux récits, le lecteur retrouvera le coup de patte actuel d’Efix avec l’utilisation massive de grisés et de crayonnés, c’est un style qui me convient bien à condition que l’auteur ne réalise pas de décors très fouillés au risque de rendre illisibles certaines cases.
Dans l’ensemble, j’aime beaucoup le travail d’Efix. Cependant, je suis resté sceptique sur le « passage » au noir et blanc de « Lieutenant Kate » car de nombreuses planches me sont apparues floues. En plus, même la mise en page a fait l’objet de modifications –à mon avis- hasardeuses : j’ai eu l’impression de contempler des pages sombres tellement le noir a été utilisé pour combler les « vides » (certaines planches ne contiennent que trois voire deux petites cases alors que le fond est noir).

Au final, j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie des deux auteurs qui me racontaient la genèse et les anecdotes sur « K une jolie comète » et « Lieutenant Kate ». Sur les deux récits proprement dits, je retiendrais l’émotion sur le premier cité et mon relatif désintérêt sur le deuxième. Sympa à lire tout de même !

Nom série  Polina  posté le 15/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai mis du temps avant de me décider à lire « Polina ». En fait, j’ai voulu m’affranchir au maximum des critiques ayant été émises ça et là par la presse et les lecteurs. Et puis, « Polina » est un gros pavé, il faut donc beaucoup de temps devant soi pour le feuilleter.

Cette bande dessinée nous conte le destin de Polina, une jeune danseuse de 6 ans dont l’ambition est de devenir un jour une grande artiste. Pour cela, accompagnée par sa mère, elle pousse les portes d’une grande école de danse dirigée par le renommé et sévère Bojinski…

Ce qui m’a motivé la lecture de ce one-shot : ce sont l’originalité du scénario qui nous propose de vivre la destinée d’une danseuse (ce qui nous change des récits d’héroïc-fantasy de chez l’éditeur Soleil, hein !) et le trait de Bastien Vivès.

Bien que je ne sois pas réceptif à la danse classique, j’ai été fasciné par le scénario proposé par Bastien Vivès. Cet auteur a su m’intéresser à cet art grâce à la relation touchante qu’entretiennent Polina et son maître. D’ailleurs, le dénouement m’est apparu assez émouvante avec les retrouvailles entre ces deux êtres. J’ai apprécié également le fait que l’accent ait été mis sur l’effort, la modestie, la prise de risque et le travail de polina pour qu’elle atteigne ses objectifs, c’est une philosophie de la vie que j’affectionne particulièrement et dont je considère qu’elle n’est pas assez mise en évidence sur la nouvelle génération (suivez mon regard sur toutes les émissions de « reality » où les soi-disants « stars » doivent se la pêter plus haut que les autres pour accéder à la célébrité… pauvre France !).

Et puis, il y a le coup de crayon de Bastien Vivès que j’apprécie beaucoup… Enfin, je devrais plutôt dire que c’est sa façon de narrer que j’aime énormément. J’ai l’impression qu’avec l’auteur, tu peux lui mettre n’importe quel scénario, il te fera toujours scotcher à son récit jusqu’à ce que tu arrives sans crier gare à la dernière page. Et ceci sans que tu aies eu le sentiment d’avoir passé plus d’une demi-heure à lire sa fichue bande dessinée ! Très fort ce Vivès !

Quant au coup de patte de Bastien Vivès proprement dit, j’aime sa façon de représenter ses personnages car son style m’est apparu à la fois dynamique et plein de grâce malgré qu’il soit épuré. Ses décors ne sont pas très fouillés non plus mais ils se suffisent amplement pour savoir où se situe l’action. Les principaux protagonistes sont tout de suite identifiables : Polina y est représentée d’une manière complètement différente des autres filles, Bojinski est le seul à porter la barbe, ça peut paraître trop facile de la part de l’auteur d’utiliser cette astuce graphique mais moi, ça me convient tant que ça ne dessert pas le récit.
Au moins, Bastien Vivès possède son propre style et ça, c’est une qualité que j’apprécie énormément chez un auteur.

Au final, « Polina » m’est apparue comme une bande dessinée très plaisante à feuilleter. J’y ai apprécié son originalité au niveau du scénario et le coup de crayon exclusif de Bastien Vivès. Et puis, il y a cette narration très efficace dont je n’arrive pas de me décrocher jusqu’à la dernière page de toutes les bandes dessinées réalisées par cet auteur : enfoiré de Vivès !

Note finale : 3,5/5

Nom série  Lieutenant Kate  posté le 15/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n’ai pas été convaincu par cette bande dessinée. Certes, « Lieutenant Kate » est pourtant une série sympathique, on accompagne le trio policier avec sourire mais non, je n’ai pas été charmé par cette histoire.

Quelles sont les raisons de mon non attachement à cet unique tome ? Peut-être est-ce le trop gros décalage entre l’horreur qui a été vécue par la victime/le commanditaire de ces meurtres et le dessin « cartoonesque » d’Efix ? Peut-être est-ce la présence du personnage un peu « neuneu » et par conséquent trop improbable pour moi utilisé en quelque sorte comme « l’arme des crimes » qui apparaît dans cette bande dessinée ? Ou peut-être est-ce tout simplement mon désintérêt pour les « faits divers » qui m’a fait désintéresser de cette lecture ? Peut-être est-ce parce que les personnages ne me sont pas apparus aussi attachants qu’ils ne le sont ? Un peu de tout ça je pense… car j’aime pourtant le coup de patte d'Efix d’autant plus qu’il est accompagné par une mise en couleurs très correcte et adaptée à l’intensité dramatique de chaque séquence.

Série sympa mais -à mon avis- très dispensable, voilà ce que je retiens de ma lecture de « Lieutenant Kate » même si j’aime beaucoup le coup de crayon d’Efix.

Nom série  Le Banni  posté le 05/02/2010 (dernière MAJ le 15/04/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je m’attendais au pire en lisant « Le banni » en souvenir de l’énorme stand de Glénat du festival de bande-dessinée à Angoulême en honneur à cette bd, en souvenir aussi de mes nombreuses lectures malheureuses de séries réalisées par l’outil informatique… eh ben non ! Ce premier tome de « Le banni » m’est apparu comme une bd assez plaisante à feuilleter.

Cet album primaire nous propose un récit se situant dans un monde médiéval imaginaire (non peuplé de créatures fantastiques) où des peuples se guerroient sans cesse. Hector surnommé « La muraille » et « Le banni » est une légende vivante, un grand guerrier qui œuvra pour protéger sa contrée mais aussi un homme solitaire, rejeté et craint par ses compatriotes depuis qu’il a refusé de participer au destin du royaume. Hector fut aussi l’ami d’Alester appelé « Le vaillant », ce dernier est roi et il est en train de mourir. Alester craint que sa succession soit vouée à des prétendants peu enclins à diriger son pays dans la paix. Ainsi, avant de tirer sa révérence, le roi va essayer de s’attacher des services de son ancien compagnon pour qu’il reprenne le combat contre l’ennemi qui se dressera contre son peuple à sa mort et pour qu’il retrouve sa gloire d’antan…

J’ai trouvé le scénario de « Le banni » assez agréable à lire. Certes, de longs textes et de séquences vantant le passé d’Alester et d’Hector et expliquant comment le monde est devenu ainsi jalonnent la première moitié de cette bd mais la suite devient plus fluide et ainsi, j’ai pu vraiment m’attacher au personnage d’Hector. La psychologie des protagonistes semble être le point fort de cette série. Pour l’instant, les scènes de bataille ne sont pas nombreuses mais je suis sûr que les auteurs se réservent pour la suite et combleront les amateurs de ce genre de bd.

Les décors de « Le banni » semblent issus de l’œuvre de Wagner : les paysages sont montagneux et gigantesques, ils semblent provenir aussi des trois films du « Seigneur des anneaux ». Cependant, ne vous attendez pas à découvrir des créatures imaginaires puisqu’il n’y en a aucun dans ce premier tome. Le tout forme un premier album de toute beauté d’autant plus que Tarumbana (dont c’est sa première réalisation) m’est apparu comme un dessinateur sachant mettre une atmosphère adaptée à l’intensité dramatique de chaque séquence. Seule ombre au tableau : le gestuel des personnages n’est pas –à mon avis- toujours convaincant.
Bref, après une première approche rebutante à la vue de ces planches informatisées, j’ai été finalement charmé par ce style que je trouve bien adapté au scénario de Hensher.

En conclusion, j’ai été convaincu par ce premier tome de « Le banni » malgré ma répugnance pour le monde médiéval fantastique en général et le dessin informatisé. Sans être un de mes récits « fantasy » préférés, j’attends néanmoins les prochaines péripéties d’Hector le banni avec impatience !

Mise à jour de mon avis sur"Le Banni" : Ma note passe de 3 à 2 car je déteste que des séries soient abandonnées pour diverses raisons plus ou moins louables, ce qui est malheureusement le cas pour "Le Banni"...

Nom série  Azimut  posté le 15/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
« Azimut » est une des bandes dessinées les plus loufoques et –au niveau graphique- les plus originales que j’ai pues lire jusqu’à maintenant !
A vrai dire, je ne m’attendais pas du tout à découvrir cet univers incroyablement riche et captivant réalisé par le duo Wilfrid Lupano (au scénario) et Jean-Baptiste Andreae (au dessin).

Évidemment, lorsque je me suis mis à feuilleter ce premier tome d’ "Azimut", c’est le coup de patte et la mise en couleurs impressionnants de Jean-Baptiste Andreae qui m’ont emballé. On se retrouve face à des décors très fouillés, à des créatures très inattendues et fantaisistes, à des engins extraordinaires d’inventivité, à des personnages expressifs et facilement identifiables au premier coup d’œil. Bref, pour moi, ça a été un vrai délice pour mes yeux de contempler ces planches de toute beauté d’autant plus que le découpage et la mise en page me sont apparus excellents ! Ce fut une vraie claque au niveau visuel !

Quant au scénario proprement dit, je n’ai pas vraiment d’avis à formuler à ce sujet car je ne sais pas vers quoi exactement nous emmène Wilfrid Lupano : plusieurs questions et énigmes demeurent même arrivé à la fin de ce premier tome de la série. Ce que je retiens de cet album d’introduction, ce sont des dialogues et les scènes délicieusement farfelus qui sont y disséminés et qui m’ont fait sourire à maintes reprises.
Wilfrid Lupano est aussi l’auteur de « Alim le tanneur » et d’autres série qui m’ont enthousiasmé, je reste par conséquent confiant pour la suite des aventures de ce petit peuple déjanté en espérant que le scénariste réussisse à clarifier davantage son récit.

En attendant le prochain tome qui devrait –à mon avis- mieux nous éclairer sur les motivations réelles de chaque protagoniste et sur le but de cette histoire, j’ai tellement été intrigué par la richesse et l’originalité de cet univers et par la beauté des planches de Jean-Baptiste Andreas que je ne peux vous conseiller cette lecture.
Un vrai coup de cœur en espérant que l’album suivant sera du même acabit !

Nom série  Hoodoo Darlin’  posté le 10/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mais qu’est ce qui m’a pris de lire « Hoodoo Darlin’ » ? Je déteste les récits d’ésotérisme et voilà que je me suis mis à feuilleter cet ouvrage. En fait, c’est le graphisme de Léonie Bischoff qui m’en a donné l’envie mais qu’est ce que je suis tombé de haut après la lecture de « Hoodoo Darlin’ » !

Rien qu’à voir le titre de ce one-shot, je m’en doutais bien que ça allait partir sur une histoire à base de scènes vaudous. Bon, je ne vais pas m’étaler sur ce que je reproche à ce scénario, ça, je pense que vous avez bien compris. Bref, je ne suis pas le lecteur le plus approprié pour feuilleter ce genre de bande dessinée, point barre !

Par contre, sur le plan graphique, j’ai vraiment apprécié le coup de patte de l’auteur d’autant plus que la mise en couleurs m’est apparue excellente : elle est variée et appropriée à chaque séquence. Le découpage et la mise en page ne souffrent –à mon avis- d’aucune reproche. Pour être franc, je suis déjà curieux de connaître le prochain album de Léonie Bischoff surtout si ce n’est pas un récit ésotérique !

Nom série  Pacifique  posté le 09/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le format à l’italienne de « Pacifique » qui m’a attiré l’attention ; et puis, un rapide coup d’œil à l’intérieur et ce fut le graphisme qui me convaincu à lire cette bande dessinée !

« Pacifique » nous emmène à bord d’un sous marin allemand de la seconde guerre mondiale. Alors que l’équipage est en pleine mission de torpillage de navires ennemis, des phénomènes surnaturels apparaissent dans le submersible…

Le scénario oscille entre l’aventure, le récit historique et le fantastique, ce qui fait que le lecteur aura affaire avec une bande dessinée du genre « inclassable ».

J’ai eu l’impression de lire une version de « U-29 », un album édité chez Akiléos tant que les ambiances présentent dans ces deux récits se ressemblent. En effet, on y retrouve l’atmosphère lourde, étrange et de peur qui règne dans les submersibles. Et ma foi, cette ambiance est bien rendue dans « Pacifique » car la tension entre les membres de l’équipage monte de plus en plus au fil des pages, parce que le dessin et la mise en couleurs retransmettent bien cette atmosphère tendue. Malgré tout, je ne peux que reprocher un scénario un peu léger où les éléments de surprise s’estompent au fur et à mesure de la lecture.

C’est évidemment le graphisme qui m’a accroché à la lecture de « Pacifique ». Comment ne pas être bluffé par ce style où les personnages sont très expressifs, où les décors apparaissent très fouillés sans pour autant que ça soit illisible, où la mise en couleurs nous fait ressentir l’atmosphère glaciale et marine, où la mise en page ne souffle d’aucun défaut ? Que dire aussi de la pertinence des auteurs d’avoir imposé le format à l’Italienne à tout prix lorsqu’ils ont recherché un éditeur ? Bref, on se retrouve face à une bande dessinée dont le travail graphique est vraiment impressionnant !

« Pacifique » fut une belle découverte pour moi, je suis vraiment impatient de lire la prochaine réalisation de ce quatuor d’auteurs prometteurs.

Note finale : 3,5/5

Nom série  L'Entrevue  posté le 09/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je ne vais pas tourner en rond 100 fois autour du pot : je n’ai pas compris grand’chose dans cette bande dessinée.

Bon, si, j’ai quand même pigé que ça parlait d’extraterrestres, de conflits de génération et de familles, d’amour et aussi que c’est un récit d’anticipation où la télépathie fait son apparition mais à part ça, je ne sais pas trop ce que l’auteur a voulu nous faire passer comme message d’autant plus que le dénouement de « L’Entrevue » est très ouvert !

Pourtant, j’avoue avoir très capté par le début de ce récit lorsque le protagoniste principal vit une expérience surnaturelle qui se solde par un accident de voiture où il n’en sort qu’avec quelques séquelles. Puis, j’ai poursuivi ma lecture avec l’espoir que les choses se précisent et se précipitent un peu plus mais non, ça part ensuite dans tous les sens sans que ça nous apporte des choses concrètes… Pour exemple, à un moment de l’album, il y a une scène de cambriolage et puis, voilà quoi, nous ne savons pas trop le but de cette séquence dans cette histoire. Et puis, les personnages ne m’ont pas vraiment inspiré de la sympathie.

Si j’ai lu « L’Entrevue », c’est parce qu’elle a été réalisée par Manuele Fior, en souvenirs de mon feuilletage de « Cinq mille kilomètres par seconde », un récit qui m’avait enthousiasmé par sa belle mise en couleurs ainsi que par son scénario simple et touchant. Cette fois-ci, je n’ai pas non plus été charmé par son graphisme en noir et blanc. Certes, ça donne un certain style à cet album mais je ne suis pas convaincu que ça soit le meilleur dessin pour ce genre de scénario.

En conclusion, je ne peux pas dire que j’ai feuilleté « L’Entrevue » avec plaisir ou déplaisir. Ça se lit assez bien d’ailleurs mais je suis ressorti lésé par le fait que je n’ai pas saisi ce que l’auteur a voulu nous apporter comme messages à travers cet ouvrage. Bref, frustrant vraiment frustrant comme bd !

Nom série  Le Guide du Mauvais Père  posté le 04/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est la première fois que je lis un album de Guy Delisle hors du genre documentaire. « Le Guide du mauvais père » nous conte le quotidien de l’auteur, parent d’un garçon et d’une fille et ma foi, je me suis bien marré à suivre ses anecdotes.

Dans ce premier tome, j’ai découvert un auteur ayant mauvaise foi, gaffeur et étant parfois de mauvais conseils envers ses enfants. D’ailleurs, par moments, on peut se demander si Guy Delisle a réellement mis sur papier de vraies anecdotes tant certaines d’entre elles sont vraiment « incorrectes ». En dehors de ça, j’avoue avoir passé un bon moment de lecture car ça m’a bien fait rire et parfois, je me suis reconnu sur les séquences où Guy Delisle fait preuve d’une mauvaise foi au point d’inventer des choses qui font douter fortement ses propres enfants !

Le trait simpliste de Guy Delisle convient bien pour ce type de bande dessinée : ses personnages sont expressifs et les décors, la plupart du temps très sommaires, se suffisent amplement. La seule chose qui me fait tiquer est que la lecture de ce tome ne se fait qu’en un quart d’heure et que, par conséquent, je ne suis pas sûr de vouloir continuer à suivre les péripéties de Guy Delisle dans les prochains tomes.

Premier tome très sympa donc mais je ne pense pas que je suivrai sans me lasser le quotidien de Guy Delisle au delà du 3ème album de cette série.

Nom série  Music box  posté le 04/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai trouvé par hasard cette bande dessinée dans une librairie hard-discount, je ne savais pas qu’Efix avait réalisé un one-shot dans le genre western.

« Music box » nous emmène dans un périple se situant dans l’Ouest américain vers la fin du XIXème siècle. Le lecteur suivra les péripéties d’une jeune femme dont la particularité est de ne pas avoir de nom ! Cette nénette s’est mise en tête de se venger de son père, un homme qui avait violé sa mère…

Il faut vraiment s’accrocher à la lecture de cet album ! En effet, j’ai eu un mal fou à m’intéresser à la première moitié de « Music box » tellement la voix off me saoulait et le rythme me semblait trop lent à mon goût. Ce n’est qu’arrivé au milieu de cette bande dessinée que j’ai commencé un peu à m’intéresser à la destinée de nos deux personnages principaux. La seconde partie m’est apparue plus dynamique et le fait que le scénariste ait abandonné la voix off m’a permis de souffler… enfin !
En dehors de ça, je n’ai malheureusement pas ressenti d’attachement pour les divers protagonistes de ce récit. A la rigueur, je m’en fichais un peu de leurs péripéties. Seuls, le contexte de l’époque et le fait que « Music box » aborde en toile de fond le développement urbain des USA ont motivé ma lecture.

Sur le plan graphique, j’apprécie le coup de patte tout en rondeur d’Efix. Ses personnages sont très expressifs et facilement reconnaissables. Cependant, je suis sceptique sur le choix des auteurs d’avoir conçu leur bande dessinée en noir et blanc. En effet, je suis convaincu qu’une mise en couleurs aurait apporté un plus à leur album parce que les arrières plans réalisés en grisés qui représentent avec détails les villes ne m’ont pas permis de les admirer comme il se doit, parce qu’à aucun moment je n’ai ressenti la chaleur et l’atmosphère sauvage de l’Ouest américain (quoique certaines séquences soient assez… mortelles !).

Je n’ai pas été convaincu par la première immersion d’Efix dans le genre western. Ce n’est pas son coup de crayon, ni sa mise en page qui m’ont déçu (loin de là !) mais la façon dont le scénariste a narré son histoire. En effet, dans la première partie de « Music box », la voix off m’est apparue trop présente et lassante, il a fallu vraiment que je m’accroche à ce récit pour le terminer ! A la rigueur, je pense que cette histoire aurait gagnée en qualité si elle avait été plus courte et mise en couleurs.

Nom série  Pest  posté le 29/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour moi, ce qui fait l’intérêt de « Pest », c’est le coup de patte de Bouillez car pour le reste, je trouve que cette histoire est très prévisible une fois l’introduction passée.

En effet, je n’ai eu aucune surprise sur la conclusion de ce diptyque. Une fois la lecture de la première moitié du « Défosseur » finie, je savais en gros comment cette histoire allait se terminer. N’allez pas croire que je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter cette série à cause de ça, l’univers présenté par les deux auteurs m’est apparu suffisamment prenant pour que je suive avec intérêt les péripéties d’Abélard. Et puis, les différents personnages sont –à mon avis- assez attachants.

Je pense que vous l’avez compris : c’est le graphisme assez particulier de Bouillez qui m’a fait apprécier « Pest ». Sans ce style, je ne pense pas que j’aurais aimé cette histoire parce qu’elle m’est apparue sans surprise. J’y ai aimé beaucoup le soin apporté aux décors et les représentations assez loufoques que l’auteur a apporté aux personnages. Le trait de Bouillez est fin et précis, j’ai adoré sa façon dont il usait du noir pour faire « détacher »/mettre en valeur certains objets ou protagonistes dans de nombreuses cases.

Après, on pourra toujours se demander si Bouillez était vraiment le meilleur dessinateur pour réaliser « Pest » parce que le scénario n’est pas vraiment « gai » mais je trouve que son coup de patte possède un charme si particulier et si envoûtant que ça ne pouvait m’attirer vers la lecture de cette série. Je veux dire par là que peut être le choix d’un graphiste au style plus réaliste et plus sombre que celui de Bouillez aurait pu être plus approprié à ce récit mais est-ce que j’aurais eu l’envie de découvrir cette série si elle avait été dessinée de cette façon ? Ça, j’en doute fort ! Pour le reste, la mise en couleurs est –à mon avis- bien adaptée au thème de cette bande dessinée, on ressent parfaitement la présence de la maladie tout au long de cette histoire grâce à l’emploi de tons ternes.

Bref, c’est un peu dommage que le scénariste n’ait pas su apporter plus de scènes émouvantes et de surprises à son récit car j’ai hautement apprécié le coup de crayon de Bouillez. À cause de ces lacunes, « Pest » m’est donc apparu comme une bande dessinée sympa à lire mais sans plus. J’espère que l’on retrouvera Bouillez sur une autre série !

Nom série  Le Vent des Khazars  posté le 27/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est le sticker « approuvé par Historia » apposé sur la couverture qui m’a fait pencher le regard vers ce premier tome du « Vent des Khazars » car je suis un passionné de récits historiques.

Après lecture, il s’avère que ce n’est pas vraiment une bande dessinée sur un peuple du passé que nous présentent Frédérico Nardo (au dessin) et Makyo (au scénario). Non, il s’agit plutôt d’un savant mélange d’enquête, d’intérêts géo-politique, d’histoire et d’aventure que nous proposent les auteurs. Et ma foi, cet assortiment marche très bien comme ça ! Parce que je me suis vraiment passionné pour ce récit où un romancier se met à s’intéresser à un peuple oublié ayant vécu dans une grosse partie de la Russie dont la particularité était d’avoir embrassé la religion juive à une époque où il n’était bon d’être… juif. Et cet écrivain va se retrouver au cœur d’une région où un attentat a été orchestré sur un centre pétrolier par un nouveau groupe terroriste intitulé « Le renouveau Khazar ».
Bref, je me suis retrouvé dans une histoire passionnante où la permutation entre le présent et les séquences du passé est faite intelligemment et ceci, sans risque de perdre le lecteur dans des bavardages philosophiques et politiques incessants.

Le coup de crayon de Frédérico Nardo m’est apparu un peu épais mais il est assez plaisant à contempler car ses personnages sont tout de suite identifiables et les décors sont suffisamment fouillés et réalistes pour se croire au cœur de l’action. La mise en page est dynamique, la mise en couleurs adopte des ambiances adéquates à l’intensité dramatique de chaque séquence. En conclusion et dans l’ensemble, la partie graphique m’est apparue plus que correcte.

J’ai pris du plaisir à feuilleter ce premier tome du « Vent des Khazars » et ce sera avec impatience que je lirai le prochain album qui clôturera cette série.

Nom série  Rocher Rouge  posté le 26/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Rocher rouge » ? Voilà exactement le genre de série où les auteurs auraient mieux fait de ne pas concevoir une suite quitte à laisser une fin ouverte au premier tome. Je m’explique :

L’album introductif nous présente un dessin réalisé par Michaël Sanlaville qui m’est apparu très plaisant à contempler. Les personnages sont tout de suite identifiables et expressifs, les décors sont suffisamment fouillés, la mise en couleurs adopte des ambiances qui correspondent bien à l’intensité dramatique de chaque séquence. De plus, la mise en page et le découpage fluide participent activement au plaisir de lecture que j’ai eu en feuilletant ce premier tome. Seul le scénario m’est apparu un peu acadabrantesque mais comme le suspense est bien géré, je ferme les yeux sur ces incohérences.

Vint ensuite le deuxième tome alors que je ne m’attendais pas à ce qu’il paraisse étant donné le dénouement du premier album qui me semblait satisfaisant, et là, je suis tombé des nues ! Déjà, ce n’est plus le même dessinateur qui intervient dans la série, ce qui n’est pas vraiment un mal en soi sauf que le style diffère beaucoup du précédent en nettement moins bien ! Le coup de crayon de Renart m’est apparu trop brouillon, trop relâché par rapport à celui de Michaël Sanlaville si bien qu’on se retrouve à contempler une série avec deux styles graphiques incompatibles. De plus, la mise en page de Renart est moins cinématographique que celui de Michaël Sanlaville… Bon, j’arrête là !
Alors que le scénario du premier tome était prenant à défaut d’être totalement convaincant, celui du deuxième album part dans du n’importe quoi, le scénariste y a mis tellement de rebondissements et d’invraisemblances que ça en devient ridicule… Bon, j’arrête là aussi !

En conclusion, pour tous ceux ou toutes celles qui sont tenté(e)s par la lecture de « Rocher rouge », arrêtez-vous au premier tome si vous voulez en garder un bon souvenir de feuilletage, point barre !

Note sur le premier tome : 3,5/5
Note sur le deuxième tome : 1/5
Note moyenne de la série : 4,5/10

Nom série  Lastman  posté le 25/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai suivi avec plaisir les aventures de ce duo insolite sur le site de Delitoon.

Pourtant, d’habitude, ce genre de bande dessinée ne me passionne guère car je déteste les séries à rallonge et parce que je m’en tape des séquences de combats semblant sorties tout droit d’un manga de « baston ». Mais là, j’ai toujours eu envie de suivre avec impatience les péripéties du (très) jeune Adrian et du macho Richard Aldana, serait-ce l’envie de savoir comment ils vont poursuivre leur tournoi et quelles relations auront-ils avec leur entourage qui m’ont accroché à cette lecture ? Sûrement ! Et il n’y a pas que ça !

J’y ai apprécié le coup de crayon dépouillé de Michael Sanlaville qui s’apparente beaucoup à celui de Bastien Vivès, à tel point d’ailleurs que je me demande lequel des deux est vraiment LE dessinateur de « Lastman ». J’y ai aimé le découpage fluide des scènes et le fait que je me sois attaché assez rapidement aux personnages. C’est d’ailleurs ce dernier argument qui m’est apparu comme le point fort de cette bande dessinée où je me suis vraiment mis à m’intéresser aux divers protagonistes.

Malgré tout, je reste sur ma réserve envers cette nouvelle série car je doute fort que les aventures d’Adrian et de Richard Aldana me passionneront pendant plus de cinq tomes. Il y a dans ce projet quelque chose qui me dit qu’une fois la surprise passée, je me lasserai rapidement de cette bande dessinée.

Bref, pour l’instant, je suis vraiment enthousiaste à suivre « Lastman » mais pour combien de temps encore ? Aux auteurs de me prouver qu’ils peuvent maintenir mon intérêt à lire leur série pendant plus de 5 tomes et ça… j’en doute… Messieurs les auteurs : Sur ce, je vous mets au défi !

Nom série  Ekhö, monde miroir  posté le 25/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En un mot : sympa mais sans plus, voilà mon ressenti de la lecture de ce premier tome de « Ekhö, monde miroir ».

Quelles sont les qualités que j’ai pu entrevoir dans ce tome d’introduction ?
J’ai apprécié le graphisme d’Alessandro Barbucci ou plutôt la mise en couleurs où les tons ocres y sont dominants. Cette dernière m’est apparue très agréable à l’œil. Quant au coup de patte de cet auteur, j’y ai aimé son soin apporté aux décors, la richesse du bestiaire qui peuple ce monde parallèle et la mise en page dynamique et fluide, un peu moins la représentation de ses personnages féminins qui semblent issus d’un magazine de mode (c’est à dire : gros culs bien fermes, taille fine et seins siliconés).
Les personnages me sont apparus assez attachants mais c’est surtout le foisonnement de détails, de vies qui grouillent dans les cases qui m’ont enthousiasmé dans cette nouvelle série.

Quelles sont les déceptions ? Premièrement, un scénario un peu trop léger à mon goût où nous devinons -déjà- que l’héroïne arrivera tôt ou tard à revenir dans notre monde et où elle tombera amoureuse de celui qui l’accompagne… Enfin, bref, je suis prêt à parier que ça va se passer comme ça. La seule question : c’est en combien de tomes que cette trame va durer ? Là, ça dépendra sûrement des chiffres de vente : plus cette série aura du succès, plus les intéressés seront tentés de rallonger les péripéties de notre héroïne et vice-versa…
Deuxièmement, des séquences parfaitement inutiles peuplent cette bande dessinée où des lecteurs masculins se délecteront de séquences érotiques mettant en scène deux danseuses.

En conclusion, en dépit des observations négatives que j’ai relevées dans « Ekhö, monde miroir », j’ai pris du plaisir à feuilleter ce premier tome grâce notamment à sa belle mise en couleurs et à la richesse du bestiaire fantastique proposé par Christophe Arleston et Alessandro Barbucci. Mais de là à vous conseiller l’achat de cette bande dessinée, c’est un pas que je ne franchirai pas même si je suis curieux de connaître la suite des aventures de cette jeune demoiselle dans ce monde parallèle.

Nom série  Les Pieds dans le Béton  posté le 07/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En feuilletant rapidement cette bande dessinée « Les pieds dans le béton » sur les étals d’un libraire, je fus tout de suite happé par le dessin de Mikaël Ross, c’est d’ailleurs ça qui m’a motivé sa lecture en plus de l’excellente qualité de la maquette (comme toujours chez les éditions Sarbacane).

« Les Pieds dans le béton » nous présente un récit sur l’amitié entre deux hommes bien différents l’un de l’autre. Thomas est un bobo, euh, à vrai dire, c’était un bobo jusqu’au jour où sa femme et son boulot décident de le plaquer. Martin, lui, c’est un punk et il l’a toujours été ! Tous les deux ont la quarantaine, ils étaient de supers amis et ils se revoient par hasard sur les quais de la gare de Bruxelles avec Thomas qui était en train de « fuir » son quotidien vers une destination choisie au hasard.

Ce qui m’a frappé dans cette bande dessinée, c’est bien entendu le trait de Mikaël Ross d’un dynamique incroyable et d’une beauté qui retient littéralement le lecteur ! Ce sont aussi les séquences crues du monde des punks qui m’est pratiquement inconnu. Et ce n’est pas cet ouvrage qui me fera changer d’avis sur les punks tant je ne les aime pas car cette histoire n’est d’ailleurs pas tendre envers eux.

Cependant, il est utile de préciser qu’au delà de la démonstration de ce milieu protestataire, c’est bien la rencontre entre deux anciens amis qui nous est contée dans cet album. Ces retrouvailles sont une occasion pour ces deux êtres de faire un bilan de leurs vies, l’un veut retrouver du piment dans son morne quotidien et cette soif de vivre tandis que l’autre qui est devenu de nos jours un SDF rejeté complètement par la société semble se demander inconsciemment vers où il va…

Et on se retrouve donc en train de lire une bande dessinée assez difficile à appréhender et à cerner car les auteurs « jouent » beaucoup avec leurs personnages, on ne sait pas trop ce qu’ils veulent nous montrer, on ne sait pas non plus vers où ils veulent nous emmener… et c’est ça qui m’est apparu assez rebutant en terminant ma lecture de cet album, je me suis retrouvé comme frustré par ce que j’ai lu et et interrogatif sur les motivations réelles de ces deux personnages (et encore, je me demande s’ils ont vraiment des projets ces deux gus !).

Bref, je me suis senti perdu par les escapades de Martin et de Thomas… comme les deux (anti)héros ! C’est très fort de la part des deux auteurs ! Très fort de nous interpeller de notre désir de retrouver la liberté à travers les errements de Thomas et sur les impacts que peuvent nous infliger les rancoeurs nées d’un manque d’amour de la part de ses proches dans sa jeunesse comme Martin semble avoir été une victime.
Et, cette question lancinante : lequel des deux a réussi sa vie ?
Et, on se retrouve comme des cons à se demander, comme Nicolas Wouters et Mikaël Ross, si notre société actuelle peut (encore ?) nous donner toutes les clés et tous les moyens pour vivre pleinement et tranquillement notre désir de liberté.

A vous de voir si ce genre de bande dessinée est votre tasse de thé mais, croyez-moi, ça serait bête de passer à côté de cette lecture qui m’a gravement « secoué » !

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