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Nom série  La Balade nationale  posté le 14/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais eu le dossier de presse en main en septembre dernier et je n'étais pas vraiment convaincu par le concept de ce premier volume de cette nouvelle série dédiée à l'histoire. J'ai donc emprunté cet opus avec un apriori négatif.
Et bien, je dois avouer qu'au fil des pages, j'ai été agréablement surpris. Certes le procédé de réunir Jeanne d'Arc, le Maréchal Pétain,le général Dumas, Molière et Marie Curie autour de Jules Michelet pour un tour de France peut paraître saugrenu mais on y apprend plein de choses au final.
Le scénario repose sur une nouvelle approche de l'histoire, assez éloignée de "l’histoire de France en bande dessinée"(Larousse) que je suivais quand j'étais gosse.
Bref, l'auteur nous offre une pile de connaissance , sur un ton parfois humoristique, bien servi par le dessin de Davodeau.

Surprenant, instructif et bien fichu.

Nom série  Les Folles Nuits de Cryptée  posté le 18/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec" Les folles nuits de Cryptée" Ardem a enfin les honneurs de la collection cartonnée des éditions "Dynamite". Il suit en cela le chemin d'Igor et Bocère avec La Pharmacienne à cette différence près que pour Ardem, il s'agit là d'une réédition. Dans son "encyclopédie de la bande dessinée érotique" (édition "la Musardine"), Henri Filippini souligne que "le nom d'Ardem apparaît la première fois avec la publication des "Folles nuits de Cryptée" dans la collection des "Marquis" des éditions Glénat", toute une époque !
Je possède un certain nombre de bd signées Ardem, comme "Vidéos privées", Chantages ou encore"Tournage amateur", pourtant, je suis assez étonné de la maitrise du scénario par Ardem (alias Alain Mounier) sur son premier album de près de 64 pages. Car, contrairement à de nombreuses bd dites pour adultes, il y a une histoire, certes ponctuée de scènes pornographiques souvent crues - fellations, sodomies, doubles pénétrations...tout y est- , illustrée par un dessin de qualité. Même les récitatifs sont légions dans cette bande dessinée !
D'ailleurs l'histoire débute comme un film de Francis Leroi ( réalisateur entres autres de "Je suis à prendre" avec Brigitte Lahaie en 1978 ) où se côtoient, dans un décor luxueux, Maître et valets, majordomes, et servantes. Bref, un album témoin d'une époque révolue, celle où les films pornographiques n'avaient pas encore débouché sur le "Gonzo".
Avec cet opus, Ardem annonce sa marque de fabrique: soumission des femmes,un certain goût pour le chantage, le tout sur fonds d'histoire familiale.

Lecture réservée à un public très averti, il va s'en dire.

Nom série  Les Aventures de Buck Danny (classic)  posté le 08/02/2014 (dernière MAJ le 11/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
tome 1: Sabre sur la Corée

Soixante-sept ans après sa création, Buck Danny revient en force avec cette histoire, publiée par Zéphyr édition. Il ne s'agit pas en effet d'une énième aventure de nos 3 héros (Buck, Sonny et Tumb) publiée par Dupuis (avec un scénario qui s'essouffle d'ailleurs au fil des albums) mais une aventure qui se situe juste après "Ciel de Corée" publié en 1954. C'est d'ailleurs ce qui fait l'intérêt de cet album : on y retrouve l'âge d'or de la série avec les Mig, la guerre froide, de belles scènes de combats aériens et un Sonny Tuckson, certes gaffeur, mais moins clown que dans la série mère. Zumbiehl, à qui l'on doit pourtant "Cobra Noir" (Buck Danny #53), que je n'ai pas acheté à cause d'un dessin approximatif à mon goût, nous livre ici une histoire bien menée avec de l'action, de l'humour sur fond d'espionnage entre les deux superpuissances sous le ciel de Corée.
Le dessin, quant à lui, se situe dans la parfaite continuité du style de Victor Hubinon.
L'album en outre est soigné : couverture, qualité du papier en font un bel objet éditorial.
S'il faut ajouter un bémol, je regrette que cette histoire soit à suivre (et il n'est pas précisé en combien de volumes).

Il faut noter que l'album est présenté sous deux couvertures différentes : une sur fond bleu (pour un lectorat plus jeune, sans doute), et une autre sur fond orange, qui fait beaucoup penser aux éditions originales de Buck Danny des années 50 et 60 et qui ravira sans nul doute les nostalgiques de la série, dont je suis.

tome 3: "les fantômes du Soleil Levant

Il faut tout d'abord saluer le travail des Éditions Zéphyr, en collaboration avec les Editions Dupuis d'avoir proposé aux lecteurs un fourreau comprenant ce "Buck Danny-classic-", accompagné d'un "Tanguy & Laverdure-classic-" ainsi qu'un livret collector inédit "la rencontre" de 16 pages en noir et blanc.
J'avais été séduit par le premier diptyque de cette nouvelle collection de Buck Danny. Et le charme opère de nouveau avec ce nouvel album. Le dessin de Jean Michel Arroyo s'inscrit parfaitement dans le style de celui de Victor Hubinon.
Le scénario, sans surprise, colle parfaitement à l'esprit des premiers albums de la série.Il faut souligner, cette fois ci, la présence de Marniquet (auteur que j'ai souvent défendu ici et ailleurs) au scénario, avec Zumbiehl.
Cet opus est ,sans aucun doute ,à destination des vieux lecteurs comme moi, amateurs de la période faste des Buck Danny qui retrouveront ici les grosses ficelles scénaristiques chères à JM Charlier, mais aussi le côté un peu désuet mais très plaisant des planches d'Arroyo , rappelant celles de Victor Hubinon.

Un album classique, sans surprise mais qui, de par son côté nostalgique, devrait ravir tout les amateurs du genre. En outre on croise dans cet opus Miss Lee, ainsi que Susan Holmes qui n'y fait qu'une simple apparition.

Bref, J’achèterai le prochain volume sans hésiter.

tome 5: Opération rideau de fer

Grand amateur de Buck Danny, je me réjouis à chaque sortie d'un album de la série "classic" qui ravive en moi une certaine nostalgie des Buck Danny de la grande époque. Cette aventure se situe immédiatement après "les tigres volants contre pirates".
Marniquet et Zumbiehl ont construit un scénario habile, mêlant espionnage et aventures militaires sur fond de guerre froide en Europe.Nos trois célèbres pilotes se retrouvent en effet affectés en RFA, pour défendre l'espace aérien alors qu'une sombre histoire de transfuge de savant soviétique vers les Etats Unis se trame.L'intrigue est bien menée, et l'histoire permet de renouer avec Lady X, qui occupera sans doute un plus grand rôle dans le prochain volume.
Le dessin d'Arroyo, avec ce côté rétro, sied parfaitement à cette série. J'ai particulièrement apprécié les scènes se déroulant sous la neige, sans oublier les scènes de combats aériens, très réussies.

Une lecture très agréable, que les amateurs des vieux Buck Danny ne peuvent qu'apprécier.
Vraiment, la série "Classic" surpasse les albums de la série mère post Bergèse- Charlier.

Nom série  XIII mystery  posté le 03/10/2008 (dernière MAJ le 10/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
tome 1 : la mangouste

Peu adepte des spin off - genre Nävis, Les Chroniques de Sillage ou encore La Jeunesse de Blueberry - mais passionné par cette série culte que représente XIII (je fais en effet partie de ceux qui l'ont découvert dans le magazine Spirou en juin 1984), je ne pouvais pas passer à côté de cette nouvelle série.

En plus, ce one shot est scénarisé par Xavier Dorison à qui l'on doit notamment Le Troisième Testament et plus récemment le fantastique et très réussi Long John Silver.
Cette aventure est un prétexte à découvrir le passé de "la Mangouste", personnage ô combien détestable de la série mère, mais qui devient presque sympathique dans cet album !

Le scénario est bien ficelé, avec des références évidemment à l'intrigue principale de XIII, mais le talent de Dorison - car il faut bien parler de talent- est d'avoir donné à la Mangouste un passé crédible et presque touchant, dans une Allemagne de l'Est sous le joug de l'Armée Rouge.

Meyer a parfaitement tiré son épingle du jeu et sa vision graphique de "la Mangouste" reste très proche de celle de W. Vance. Seul peut-être, le personnage de Kim Rowland, me parait un peu "lisse" dans l'album. Par contre, le personnage du Mentor, Hans, est fantastique à plus d'un titre : de bonnes réparties pendant l'apprentissage de son élève, et son goût pour l'esthétisme et le cynisme m'a fait songer au mentor de Dorian Gray dans le roman éponyme d'Oscar Wilde.

Un très bon moment de lecture,
une superbe couverture,
bref, une bonne bd qui réconciliera, sans doute, les déçus des derniers albums de XIII.


tome 2 : Irina

Ce second opus du spin off de XIII peut se lire comme un one shot. C'est toujours aussi réussi. Et Berthet arrive, au fil des pages, à nous faire oublier ses célèbres Pin-up, malgré un trait similaire.
Par contre, Corbeyran n'a fait qu'épaissir l'article consacré à Irina dans l'album n°13 de XIII. En effet tout y était : son enfance en Biellorussie, son mariage, ses missions aux USA .... Corbeyran y ajoute seulement sa touche personnelle avec cette histoire de vengeance (même la présence de Jessica Martin ne nous surprend pas). Contrairement à l'album précédent où Dorison a pu construire un passé à la Mangouste (Van Hamme n'ayant pas décrit la jeunesse du tueur dans ce fameux n°13), j'ai senti Corbeyran coincé par ce carcan. C'est un peu dommage mais ne boudons pas notre plaisir, cet album est vraiment superbe et mérite toute sa place auprès de la série mère.


tome 3 : little Jones

Etrange sentiment après la lecture de cet opus.
On ne sait si, malgré sa couverture,cet opus est dedié plus au futur général Wittaker qu'au fameux major Jones, dont on connait enfin le prénom dans le présent volume.

Car le scénariste Yann a choisi une curieuse option, celle de décrire l'histoire de Jones dans une Amérique recréée, avec un clone d'Angéla Davis, un Roman Polanski dégénéré (auteur du "pal des vampires"), un Edgar Hooper -chef du FBI- bref des allusions qui finissent par lasser. Certes, au début de la série mère Jean Van Hamme avouait ne pas vouloir citer nommément les Etats-Unis mais, à ce niveau là, le parti pris de Yann me parait discutable. Certes il reprend, assez rapidememnt, le synopsis de Van Hamme sur Jones dans le "XIII mystery", mais il prend une certaine liberté avec la série mère : la présence de la mangouste sur la scène du crime me parait douteuse et le final est vraiment sujet à caution.

Même si l'affaire Polanski -celle de 2010- revient sur le tapis, j'ai du mal à comprendre la présence de l'affaire Polanski -coté Sharon Tate- dans cet opus.

J'ai eu en fin de compte l'impression de lire un catalogue, avec les personnages que j'ai déjà cités, auxquels j'ajoute un certain Martin Calvin X, autrement dit Martin Luther King, un général Standwell déjà antipathique et un colonel Carrington amateur de cigares, sans oublier l'infâme Franck Giordino.

Ce dernier avatar de XIII se lit avec attention tant les dialogues sont nombreux et riches mais les références sont si nombreuses et si lourdes qu'elles finissent par lasser.

Par contre le dessin d'Eric Hennninot ne souffre d'aucun défaut et vivement qu'il retourne à "Carhago", si le différent avec Christophe Bec est réglé.

tome 4 : Colonel Amos

Je viens de lire XIII mystery -Colonel Amos- dans la version prépubliée dans Casemate (en partie en couleur et noir et blanc).
Et bien si l'intrigue concoctée par Alcante tient bien la route (c'est une honnête histoire d'espionnage), le lien avec la série mère est très lointain. Outre Amos, les sieurs Giordano et Heideger apparaissent dans ce spin off. Mais l'histoire pouvait tenir avec d'autres personnages. Seule la dernière case de l'album rappelle la série XIII.
Quant au dessin de Boucq... et bien c'est du Boucq. Avec Hermann, c'est un des dessinateur qui a du mal à dépeindre de belles femmes... dommage. Par contre j'ai préféré lire la seconde partie en noir et blanc qui met son travail en valeur.

Tome 5 : Steve Rowland

Personnage principal du complot menant à la mort du président Shéridan, il ne pouvait faire l'économie d'un album de ce spin off. Fabien Nury a parfaitement suivi l'histoire de Steve Rowland, telle qu'elle est décrite dans "XIII mystery", la référence de Van Hamme,
On y retrouve la pseudo supériorité de la race blanche, la puissance de la famille Rowland mais un autre regard sur l'assassinat de Shéridan, qui croise à la fois la vision de la série mère et de l'album "la mangouste", un des meilleurs de ce spin off.
Quant au dessin de Guérineau, même s'il ne s'inscrit pas trop dans la droite ligne de la série mère, on finit par s'y habituer voire par croire à cette histoire par son trait assez réaliste.



Tome 6: Billy Stockton

Très surpris que ce personnage très secondaire ait été choisi pour être le héros de ce spin off. Après tout, il n'apparait que dans quelques pages de Toutes les larmes de l'enfer , qui sont revisitées ici par S. Cuzor et LF. Bollée.
Et là quelle surprise, j'ai trouvé cet opus parfaitement maitrisé et s'intégrant intelligemment dans la saga originale.
Décidément, LF. Bollée après le remarquable Deadline et le désormais incontournable Terra Australis, nous offre encore une fois un récit de qualité, d'autant plus étonnant que l'on ne s'y attend pas. D'un personnage quasi insignifiant, on passe de la conspiration des XX (voir dossier n°2 dans The XIII mystery : l'enquête), à XIII, en passant par la famille Allenby. Bref un scénario béton autour d'un personnage qui n'apparait même pas dans la bible dédiée à la série par Van Hamme et Vance (à savoir The XIII mystery : l'enquête)
Le dessin de S. Cuzor s'inscrit parfaitement dans le style de la série mère et Cuzor a su retranscrire toute l’ambiguïté du personnage de Billy Stockton.

Avec" la mangouste" , cet album figure certainement dans les meilleurs de ce spin off.

Tome 7: Betty Barnowsky

Très classique, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Le dessin de S.Vallée s'inscrit parfaitement dans la droite ligne de la série mère.
En évoquant ici un épisode de la vie de Betty Barnowsky, Callède a peut-être manqué un peu d'originalité. Nous avons le droit à beaucoup de scènes d'actions,dans la jungle, en compagnie des derniers Spads, le tout sans d'humour.
Cela se laisse lire mais cet opus n'est pas le meilleur de la série.
Très peu de surprises, en fait dans cette histoire.
Une aventure formatée qui n'apporte pas grand chose sur les personnages de la série mère.
Les fans de XIII, comme moi, achèteront évidemment cet album, par habitude.

Tome 8 : Martha Shoebridge


Il fallait vraiment oser, faire de Martha Shoebebridge, docteur radiée de l'ordre des médecins, et n'apparaissant que sur quelques pages du désormais mythique "le jour du soleil noir" , et disparaissant au bout de quelques pages; une héroïne à part entière d'un spin off de XIII.
C'est vraiment un pari , mais un pari réussi par Wilson (plus connu sur l'univers de La Jeunesse de Blueberry et de F. Giroud (scénariste de talent , par exemple pour la série innovante pour l"époque du "Décalogue")
Certes, F.Giroud s'est fortement inspiré des éléments (assez peu nombreux) que lui a laissé Van Hamme dans le désormais incontournable n°13 de la série historique XIII, mais il a su enrichir le personnage avec une aventure sentimentale avec le futur président Walter Shéridan, qui fait de l'album un véritable préquel au premier volume de XIII , "le jour du soleil noir".
Un très bel album aussi bien au niveau graphique( je suis d'ailleurs surpris de l'évolution du dessin de Wilson qui finit par coller à celui de de Wance en fin d'album) que scénaristique.


En tout cas , malgré les grosses ficelles scénaristiques pour se raccrocher à la série mère, j'ai adoré la lecture de cet opus, qui, à mon avis, rejoint, les meilleurs de la série dérivée "XIII Mystery"

A lire absolument pour les amateurs de XIII


tome 9 : Felicity Brown

Derrière une des pires couvertures de cette série (mais que fait l'éditeur ?) se cache un album de très bonne facture.
Nous sommes plongés dans l'histoire de la fameuse Felicity Brown, entre "là où va l'indien" et "Pour Maria" de la série originelle XIII, une histoire ponctuée de meurtres et de cadavres, comme seul Matz, scénariste de talent habitué aux polars, aurait pu nous l'offrir. L'intrigue très bien menée et c'est avec un certain plaisir que nous retrouvons le marquis Armand de Préseau, Don Juan assez roublard, et le sinistre Colonel Peralta, très manipulateur.
Malgré tout, cela se lit vite et j'avoue qu'il n'y a que très peu de surprise au final. Seule la course poursuite avec le FBI ajoute un élément supplémentaire au caractère de Felicity, qui en conclusion, ne force pas la compassion.
Le dessin de Rossi se rapproche du style qu'il avait employé dans "Deadline",que j'avais adoré, d'où ma déception au vu de la couverture de l'album assez ratée, il faut l'avouer.
Par contre, je ne peux que souligner la surprise de découvrir un cahier graphique assez conséquent de C.Rossi, réservé à cette première édition. Très belle surprise !

tome 10: Calvin Wax

Dixième album de la série, cet opus répond parfaitement au cahier des charges de la série. Fred Duval nous livre un scénario impeccable voire implacable sur le numéro II de la conspiration des XIII. C'est machiavélique à souhait et le scénario repose sur un mécanisme d'horlogerie que n'a sans nul doute pas renié le gardien du temple, à savoir Jean Van Hamme. Avec l'imbrication de l'histoire de frères Shéridan, du docteur Martha et Dwight S. Rigby, j'ai lu une histoire cohérente, en parfaite adéquation avec la série mère.
Bref, un album assez académique voire classique mais qui reste dans les canons de la série.
J'ai vraiment aimé cet opus.
Il faut aussi souligner le dessin de Corentin Rouge (je ne connaissais que celui de son père sur des reprises de "Comanche" ou de "Marshall Blueberry"), mis en valeur par le cahier graphique réservé à la première édition.

Tome 11: Jonathan Fly

Avec cet album consacré à Jonathan Fly, Luc Brunschwig nous replonge avec brio dans les meilleurs albums de Jean Van Hamme "le dossier Jason Fly" et "la nuit du 3 août".
Il retrace habilement une partie de l'histoire des Etats Unis, à travers des personnages très reconnaissables , même s'ils ne portent pas leur nom véritable (on y croise Hoover, les époux Rosenberg, les défenseurs des droits civiques etc.).
Mais on croise aussi dans cet opus de vielles connaissances comme David Dwight et son père Rigby Dwight, le jeune Zeke mais surtout le jeune Jason Fly.

Entre histoire de gosses et règlement de compte entre adultes, le scénario tient sacrément la route. Du bout boulot signé Luc Brunschwig, comme à son habitude. Il s'en parfaitement fondu dans le monde imaginé par Van Hamme, en reprenant à son compte l'image du père, Jonathan Fly, avec sa préface dédiée à ses enfants.
Après "Calvin Wax", encore un très bon album de la série "XIII mystery"
Il ne faut pas oublier le travail d'Olivier Taduc qui nous offre un dessin qui n'est pas si éloigné que cela du style de William Vance.

Tome 12: Alan Smith

Certes ce douzième et avant dernier volume de ce spin-off n'est pas un des meilleurs de la série, mais il se situe au dessus de celui consacré à "Little Jones" ou encore à celui dédié à "Felicity Brown".
En suivant le destin d'Alan Smith, nous suivons celui d'un véritable looser, qui échappe à la mort tant de fois dans cet opus que cela devient presque lassant. Alan Smith tombe dans tant de pièges que le final, assez réussi et surprenant, il faut l'avouer,finit par surprendre, ce qui sauve le scénario.
Côté dessin,Buchet fait le job, en se rapprochant du style de la série mère, donnant une certaine homogénéité à cette série (contrairement à Berthet,qui signant un opus certes de qualité avec "Irina", mais avait conservé son style propre)
Bref, un peu trop de rebondissements improbables pour essayer de coller à la série mère vient nuire à la fluidité du scénario.

Nom série  Mondo Reverso  posté le 10/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'avais feuilleté longuement cette bd chez mon libraire, très attiré par le dessin très détaillé, le tout sur un ton sépia, de Bertail. Mais j'avoue n'étant guère grand fan de l'humour de fluide glacial, j'ai attendu que cet album soit disponible en médiathèque pour me lancer dans la lecture. Chose faite à présent.
Et bien, j'avoue que l'idée d'inverser les codes du western est assez plaisante (les hommes étant réduits au rôle de sexe faible) mais résiste mal sur une intrigue qui s'étire sur près de 90 pages et finit par être parfois ridicule (la romance de Cornélius -Cornélia- et Suzette - Lindbergh- en est la parfaite illustration).
L'humour est souvent lourd et je n'y adhère guère.

Bref, une fausse bonne idée que ce scénario, malgré un graphisme très réussi.

Nom série  Le Coeur des Amazones  posté le 10/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'idée d'entrelacer la mythologie grecque, en particulier la guerre de Troie, avec l'histoire du peuple des amazones est assez bien traitée par Géraldine Bindi, qui signe, je crois, son premier scénario; même s'il manque parfois de fluidité.
Mais la force ou la beauté de ce one-shot réside sans nul doute dans le dessin de Christian Rossi qui nous offre de magnifiques planches où les cases en noir et blanc côtoient celles réalisées en sépia, voire où les deux styles cohabitent dans une seule et même vignette voire une pleine page (pages 122 ou 148, par exemple).

Un très bel album, qui certes manque un peu de rythme, mais qui revisite avec intelligence un aspect de la mythique guerre de Troie.

Nom série  Brûlez Moscou  posté le 10/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un album, à mon avis, où tout s'enchaine trop vite. Nous avons pas le temps de nous attacher aux personnages. J'ai eu du mal à m'intéresser au destin fou d'Anatoli Lenski dans Moscou occupé par les troupes de Napoléon.
Reste le dessin de Stéphane Perger, que j'avais découvert sur la trilogie assez réussie d'aillers de Sir Arthur Benton, qui nous gratifie de belles planches,(en particulier page 32 avec le départ de l'Empereur) rehaussée par des couleurs dignes du brasier lancé par le célèbre Gouverneur de Moscou, le comte Rostophchine.

Une bande dessinée qui ne m'a guère marquée.

Nom série  Wonderball  posté le 22/02/2016 (dernière MAJ le 20/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1 :le chasseur

Cela faisait quelques années que je ne m'étais pas plongé dans un album signé Pécau ou Duval. Sans doute que les séries dites "concept" ou à rallonge type "l'homme de l'année" ou encore " Jour J" ont fini par me lasser.
Mais là, sur les conseils de mon libraire, j'ai emprunté ce premier volume de "Wonderball" à la médiathèque. Et quelle bonne surprise! Le lecteur rentre tout de suite dans une intrigue complexe et bien ficelée dans une ambiance qui m'a fait songer aux films de "l'inspecteur Harry" (sans doute en raison du caractère assez tranché du héros, l'inspecteur Spadaccini )
Je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture du scénario qui oscille entre la théorie du complot et un polar des années 80.
Quant au dessin de Wilson, il colle parfaitement à l'histoire et il nous offre des trognes de flics ou de truands très marquées.
Un très bon premier volume.
Cela faisait longtemps que je ne n'avais pas autant accroché à un thriller.(la dernière série qui m'avait marquée dans ce registre est Black Op -le premier cycle)

Tome 2: le fantôme

Ce deuxième volume tient toutes ses promesses.
Après un premier volume très tendance Inspecteur Harry", ce nouvel opus lorgne plutôt vers une ambiance style" le fugitif".
Ici, l'inspecteur Spadaccini se retrouve seul, pris dans une machination digne d'un bon thriller.. L'intrigue avance bien et on ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de cet opus.
J'ai hâte de lire le tome 3, qui vient de paraître.

Tome 5: l'apiculteur

Cet album vient clore avec brio cette série qui m'a tenu en haleine sur 5 volumes. Les scénaristes Duval & Pécau ont su maintenir un suspens sur la longueur, sans pour autant avoir de baisse de régime.
Cela devient tellement rare d'avoir un scénario qui tienne la route sur seulement 5 volumes, sans avoir la tentation de rallonger la sauce pour des raisons commerciales, qu'il faut saluer le travail des scénaristes.
Le style très cinématographique de Colin Wilson donnerait presque envie de voir cette histoire adaptée au grand écran: tout y est, fusillades, explosion, poursuite, violence et pointe d'humour, bref je ne me suis pas ennuyé en découvrant la conclusion de cette histoire.
Très bonne série, qui se relit avec plaisir (au fil des sorties des volumes, je relisais l'histoire depuis le début sans que mon intérêt ne faiblisse)
A lire !

Nom série  Hibakusha  posté le 20/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tombé dessus par hasard à la médiathèque, j'ai rapidement été sous le charme du dessin, tout d'abord, de Cinna (les quelques portraits du petit cahier graphique à la fin de l'album étant sublimes).La composition de la dernière page, sous le trait d'Olivier Cinna est remarquable.
Il a mis en image avec intelligence et talent une nouvelle de Thilde Barboni, qui peut faire un lointain écho au célèbre "Hiroshima, mon amour" de Marguerite Duras. Mais ici, nous suivons la rencontre entre Ludwig, Allemand, et une ravissante japonaise en 1945 à Hiroshima.
Sur fond de fin du conflit, cette histoire d'amour est sublime.
Un très bel album.
Une divine découverte

Nom série  Alt-Life  posté le 22/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Conseillé par mon libraire, je me suis plongé dans la lecture de ce one-shot de plus de 180 pages.
Les auteurs nous entraine dans un récit qui oscille sans cesse entre science-fiction,érotisme et philosophie.
Dans un futur plus ou moins proche (seule une référence à l'année 2030 y fait allusion) Josiane et René (avouons que cela sonne pas vraiment "in" comme choix de prénoms) sont volontaires pour être les premiers hommes à basculer dans un monde virtuel, donc sans limite et sans aucune contrainte. Ils vont pouvoir vivre tout leurs désirs et fantasmes. Évidement, ils vont pouvoir se livrer aux joies du sexe (à deux, à trois...à plusieurs) sans aucun tabou. Si Josiane s'éclatera dans ce domaine, René aura, lui, du mal à concrétiser ses fantasmes.
Dans ce monde, point de limite, un déjeuner dans un restaurant de luxe, et vous y voilà transplanté, envie de coucher avec Louis XIV, et voilà Josiane transportée parmi les courtisans du Roi pour réaliser son souhait.
Mais au fil de ces désirs assouvis, ces nouveaux "explorateurs" ne vont-ils pas finir par se fatiguer, car jouir sans contrainte n'est-il pas vraiment lassant? Et la question du bonheur dans une telle société virtuelle se pose cruellement.
C'est tout l'enjeu qu'aborde Cadène dans cette histoire où René et Josiane découvrent un monde nouveau, avant que l'ensemble de l'humanité n'y entre.
Le dessin de Joseph Falzon cadre parfaitement avec le scénario. Les couleurs finalement réalisées numériquement apportent un côté encore plus futuriste à cette aventure.
Lors d'une séance de dédicace, Joseph Falzon m'a confié qu'une suite, avec les mêmes personnages, était en préparation, mais cette histoire se suffit en elle-même, pour vous rassurer.

Une belle découverte en tout cas, et une agréable lecture.

Nom série  L'Homme gribouillé  posté le 16/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Annoncé comme la bande dessinée à lire en 2018, je me suis finalement lancé dans ce one-shot de plus de 330 pages.
Je dois dire que j’ai adoré le dessin en noir et blanc de Peeters, qui mérite amplement qu’on s’y attarde. Il excelle aussi bien dans les scènes d’actions, que celles se déroulant à Paris et même les planches muettes sont superbes ! Vraiment du très bon Peeters sur le coup. Superbe travail !
Côté scénario, la première partie va crescendo et l’intrigue nous tient en haleine constamment au fil des pages, on sent la tension monter. Et puis vers la fin, j’avoue que le recours aux légendes du Judaïsme, même si je m’y attendais, a un peu refroidi ma lecture. C’est sans doute mon côté rationnel qui en prend un coup.
En mêlant le destin de Max le Corbeau à celui de la mystérieuse créature, on finit par ne plus savoir le rôle de chacun, comme si le scénariste Serge Lehman, ne savait pas comment achever son récit de manière linéaire. A trop mélanger les légendes, on finit par s’y perdre et avoir un goût d’inachevé, une fois le livre reposé. Le rôle de Max depuis encore plus obscur au final , et je ne crois pas avoir vu d’explication précise sur l’origine de ce personnage.
Reste un très bon travail des deux auteurs, une réflexion sur les origines, et les silences au sein d’une famille assez particulière, il faut dire.

Nom série  Batman - The Dark Prince Charming  posté le 13/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un apriori , non pas sur le dessin de Marini, mais sur l'histoire, étant allergique aux comics américains et aux supers- héros en particulier (Je dois avouer que je n'ai jamais lu une bd sur Batman). Et bien je dois dire que j'ai été agréablement surpris par ce premier opus. Le dessin de Marini est superbe, surtout les pleines pages . Même si cet opus fait la part belle au Joker, les scènes où Batman entre en action sont assez réussies.
Mais quelques aspects m'ont quelques peu déçus: le format choisi, entre le comics et le franco-belge, un lettrage parfois trop petit (en particulier ceux de la voix off) et une lecture assez rapide (l'intrigue principale s'installant que vers la seconde partie de l'album).
Bref un avis mitigé, mais je lirai sans nul doute le second volume de cette histoire.

Nom série  Une nuit à Rome  posté le 11/05/2012 (dernière MAJ le 12/04/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1

Après un excellent Petites éclipses (avec la complicité de Fane), que je relis toujours avec plaisir, Jim nous revient avec « Une nuit à Rome », un diptyque cette fois dédié aux quadragénaires.

Après avoir fait évoluer plusieurs personnages dans la trentaine dans son précédent « pavé », Jim limite son histoire à celle de Raphaël, à la veille de ses 40 ans, vivant en couple avec Sophia.

De son passé va surgir un scud qui va tout remettre en question dans la vie de Raphaël.
Et là Jim est très fort dans les réflexions de ses personnages, qui comme moi ont passé le cap de la quarantaine. Les dialogues font souvent mouche et tombent (malheureusement) parfois juste. Véritable remise en cause du couple, de l’amitié, de la routine, cette bande dessinée est un véritable bijou, et à mon avis une des meilleures qu’il m’ait été donné de lire cette année.
Jugez à travers cette phrase prononcée par Raphaël : « Formules-tu cette hypothèse, parfois, que ta femme meure, un accident, une maladie brutale, et qu’une partie de toi, honteusement, une toute partie de toi, la plus obscure, la plus inavouable, s’en trouve soulagée ?... » C’est machiavélique, mais qui ne l’a pas pensé ?

En outre, je découvre à cette occasion un dessin tout en couleur de Jim, mais surtout un dessin fort réussi.

Un album fort, que j’ai déjà relu deux fois.

J’ajoute que j’ai opté pour l’édition de luxe de CanalBD, qui offre des bonus appréciables (croquis et essais de couvertures sur une quinzaine de pages) , une édition avec dos toilé d’une grande qualité.

Tome 2

C'est certainement la bande dessinée que j'attendais le plus cette année tant le tome 1 m'avait séduit.
Et je dois dire que ce second et dernier volume tient toutes ses promesses.
Que dire de plus? l'histoire est belle,le dessin somptueux et une fin ouverte comme je les aime.
Avec ce volume, Jim nous entraine à Rome, dans une Rome qui est une véritable invitation au voyage,comme dirait Baudelaire.Ayant passé le cap de la quarantaine, je me reconnais parfois dans les réflexions des personnages, en particulier Raphaël qui cristallise à lui seul toutes les interrogations d'une génération, tout comme le personnage d'Arnaud, qui , à l'opposé de Raphaël, semble garder les pieds sur terre. C'est finement souligné et souvent très juste.
A travers cette escapade amoureuse, Jim réussit un tour de force, celui de nous interroger sur nous-même.
J'ajoute que ce diptyque s'adresse, il faut le souligner, aussi bien aux lecteurs qu'aux lectrices. Il y a un côté féminin dans l'approche du couple qui devrait ravir la gente féminine dans cette lecture.
Le seul bémol, s'il en faut, que j'ai trouvé , réside dans le personnage magnifique de Marie, qui me semble un peu jeune pour une femme de 40 ans. Elle en parait au maximum 30.
Il faut tout de même souligner l'effort des éditions Bamboo d'avoir édité une édition spéciale dos toilé, identique à ce qu'avait fait le réseau canal BD pour le tome 1, en plus de l'édition commerciale courante.

Un des mes coups de cœur de cette année.

Tome 3

J'avais aimé les deux premiers volumes et c'est avec une certaine surprise que j'ai découvert il y a quelque temps que Jim travaillait sur un nouveau diptyque . Fallait-il vraiment donner suite à cette aventure romaine entre Marie et Raphaël, publiée avec un certain succès de librairie il y a 6 ans?
Pourtant, Jim fait le pari, risqué, de renouer avec des personnages qui semblaient avoir fait le deuil de leur relation furtive.
Nous retrouvons ici, Raphaël, dix ans après, un Raphaël désabusé et cynique avec qui le lecteur que je suis, ne ressent pas beaucoup d'empathie tant il est égoïste, à mon avis.
A contrario, Jim nous dépeint une Marie plus posée, plus émouvante, plus adulte enfin.
J'ai retrouvé, avec bonheur, l'atmosphère des deux premiers albums, avec Rome, la fête des copains,le balcon - la scène de présentation de l'appartement italien est assez réussie, il faut l'avouer- .
Le ton est certes plus grave (rien que l'incipit donne le ton au récit), mais j'ai dévoré ces 100 pages d'une traite.
Le seul reproche que l'on peut faire à Jim réside dans le fait que les personnages ne font souvent pas leur âge : Marie, censée avoir 50 ans, a le corps d'une femme de 30 ans et s'habille comme une midinette. Raphaël, au contraire fait plus vieux.

J'ai lu cette histoire dans la version en tirage limitée "dos toilé" pour rester dans la continuité des deux premiers, et le cahier graphique vaut le coup (presque exclusivement réservé à des esquisses et dessins sur le personnage de Marie, même les recherches de couvertures sont autour de son personnage féminin).

Un très bel album, j'attends la suite avec impatience.

Nom série  Tyler Cross  posté le 28/08/2013 (dernière MAJ le 29/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1: Black Rock

Avec Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, le duo Nury et Brüno nous avait déjà livré un album remarquable. Encore une fois, leur nouvelle collaboration débouche sur une histoire qui ne restera pas inaperçue pour cette rentrée.
En rendant hommage au cinéma américain des années 50 - je pense en particulier à l'ambiance de "Traquenard" de Nicholas Ray (1958 ) ou encore de celle d'"Un homme est passé" de John Sturges (1954), références d'ailleurs rappelées dans la très belle édition en noir et blanc, limitée à 1 200 exemplaires, publiée chez Dargaud.
L'ensemble des canons du polar américain est présent dans cet album : le gangster, la belle, la ville aux mains d'une famille, une vengeance qui se dessine et des tueries en série que ne renieraient certainement pas un certain Quentin Tarantino.

Cet album est simplement jubilatoire. Le scénario de Fabien Nury, même s'il reste très éloigné de son chef d'oeuvre Il était une fois en France, est de très bonne qualité.
Le tout servi sur un dessin très élégant de Brüno, qui prend toute son ampleur dans l'édition en noir et blanc proposé par Dargaud.
Un scénario puissant, un dessin superbe, bref un album très réussi et qui marquera sans doute cette rentrée. En outre, la voix off, style Le Tueur vient renforcer l'aspect romanesque de l'aventure. C'est certes un scénario classique, assez loin de ce que nous avait proposé Brüno avec son irrévérencieux et très déjanté Lorna, paru en mai 2012.
A noter que deux versions sont proposées ; une, mise superbement en couleur par Laurence Croix; l'autre, plus sobre, en noir et blanc, comme les éditions Dargaud l'avaient fait avec "Atar Gull".
Pour ma part, je n'ai pu résister à l'achat des deux versions.

Un second one shot est d’ores et déjà prévu, qui, aux dires des auteurs, pourrait se situer chronologiquement avant le présent opus, album que j'achèterai évidemment les yeux fermés.


Tome 3 : Miami

Troisième aventure de "Tyler Cross", et troisième réussite pour le duo Nury-Brüno. Ayant pour décors Miami, cet opus est truffé de références cinématographiques et littéraires comme le souligne sur un ton très humoristique, Fabien Nury, dans le dossier réservé à l'édition noir et blanc de Canal bd.
Cette aventure reprend l'ensemble des canons du genre, avec des traitres, des truands hauts en couleurs, des fusillades et des jolies filles.
L'incipit, par ailleurs, m'a furieusement fait songer à l'épisode de la série Columbo, " Une ville fatale"(1971) où le pilier d'un immeuble en construction servait de tombeau.
S'il fallait pinailler, je pourrai dire que certaines ellipses m'ont obligé de revenir parfois en arrière pour suivre l'histoire, que trop de gros plans coupent les visages, mais c'est juste pour relever un éventuel défaut.
Depuis le lancement de cette série, je n'arrive pas à me départager entre l'achat de la version noir et blanc et celle en couleur, les deux versions ayant leur intérêt. J'ai donc opté pour les deux versions pour chaque volume. D'ailleurs, Brüno est un des dessinateurs dont j'achète systématiquement la version n&b, lorsqu'elle est disponible (comme Commando colonial ou encore Atar Gull). Il faut néanmoins souligner le travail de Laurence Croix qui, au niveau des couleurs, réalise un travail remarquable, j'en arrive même à découvrir une nouvelle histoire avec la version couleur, après avoir découvert cette aventure en n&b.
Cet opus est digne des meilleurs polars des années 50, et le scénario se place, à mon avis au dessus du tome 1, et au niveau d'"Angola", le tome 2, qui avait placé la barre très haut.

J'attendais ce troisième opus avec impatience, je n'ai pas été déçu.

Nom série  TER  posté le 16/09/2017 (dernière MAJ le 03/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tome 1: l'étranger

Les éditions Daniel Maghen ont l'habitude de nous proposer des ouvrages de très belle qualité. Le travail est très soigné.
Je ne connaissais pas du tout le dessin de Christophe Dubois, et bien je dois avouer qu'il est vraiment superbe. Comme l'a souligné quelqu'un, son style peut se rapprocher de celui de Serpieri sur certaines planches. Les scènes de nuit sont particulièrement réussies et d'une beauté à couper le souffle.
Côté scénario, j'ai rapidement accroché.
Cet inconnu sorti de nulle part et doué de ses mains intrigue fortement. On reconnait aussi la patte de Rodolphe avec le bestiaire présent sur TER, digne de celui que l'on peut trouver sur Aldébaran.
Et que dire de la dernière page qui nous donne furieusement envie de connaitre la suite.
Vivement le tome 2.

Tome 2: le guide

Si le dessin de Dubois est toujours aussi bon (jetez un coup d’œil au cahier graphique), ce second volume prend un tournant beaucoup plus classique. Le mystérieux "Mandor" semble un peu perdre de son prestige, et s'efface un peu au profit du groupe.
A partir du moment où, à la fin du premier volume, on découvrait ce qui se cachait derrière "TER", il y a beaucoup moins de surprises dans le deuxième volume.
Néanmoins, j'ai envie de connaitre la fin dans le prochain volume.
Il faut tout de même souligner un rythme de parution soutenu, sans pour autant nuire à la qualité du dessin

Nom série  Cinq branches de coton noir  posté le 03/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cette épaisse bande dessinée (170 pages tout de même) marquera sans nul doute l'année 2018.
Loin des reprises plus ou moins heureuses de séries phares comme Blake et Mortimer ou Thorgal, Yves sente nous livre là un scénario original et passionnant comme il l'avait magistralement fait avec La Vengeance du Comte Skarbek.
Nous suivons ici le destin de ces trois soldats noirs, ces "monuments men" pris dans le débarquement de 44 et dans la bataille des Ardennes, à la recherche du premier drapeau américain.
En révélant la particularité de ce drapeau confectionné par Betsy Rose, Yves Sente nous plonge dans la guerre d'indépendance de 1776, mais aussi dans la lutte contre la racisme, à travers l'histoire d'Angela Brown.
Mêlant fiction et réalité, cet ouvrage est remarquable.
Il l'est d’autant plus que l'histoire est illustrée par Cuzor. J'ai eu l'occasion de feuilleter la version noir et blanc (un peu chère)de cette aventure, et bien je dois dire que la version dite commerciale,rehaussée par la palette de couleurs de Meephe Versaevel, est encore plus réussie.

Une histoire forte, mise en lumière par un dessin talentueux....que demander de plus?

J'en conseille vivement la lecture.

Nom série  La Déconfiture  posté le 03/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un style très épuré, Pascal Rabaté nous offre sa vision de la débâcle de 40 à travers le regard d'Amedée Videgrain, simple soldat désabusé.
Ce premier volume se lit bien mais cela sent le déjà vu. Ce thème a maintes fois été traité au cinéma ( on pense évidement aux films de Robert Lamoureux -"la 7ème compagnie" ou encore à "jeux interdits" avec ce flot de réfugiés mitraillé par l"aviation allemande).
Reste des dialogues bien troussés et percutants sur cet épisode qui traumatisa l'armée française.

Nom série  Les Vieux Fourneaux  posté le 28/04/2014 (dernière MAJ le 25/02/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tome 1

J'avoue avoir mis du temps à acquérir ce volume.
A cause peut-être de Lupano himself, sur lequel mon avis est toujours très partagé : selon moi, il publie du très bon comme L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu mais aussi, du moins réussi comme L'Assassin qu'elle mérite.
Et là il a fallu attendre de lire les critiques dithyrambiques ici ou là pour enfin me lancer dans la lecture.
Et bien un seul mot me vient après avoir refermé ce premier opus : jubilatoire !
Un scénario très réussi, mêlant humour, nostalgie et dérision ; servi par un dessin très dynamique de Cauuet. Rien que le gag du fusil (page 42, planche quasi muette) m' a fait hurler de rire.
Les dialogues font mouche à chaque fois et je n'attends qu'une seule chose : lire la suite (même si ce premier volume peut presque se suffire à lui même).
Bien construite, drôle, cette équipée sauvage du 3ème âge est une des meilleures bandes dessinées de l'année, à mon humble avis.

Tome 2

Certes j'avais mis du temps à acquérir le premier volume de cette série mais je m'étais régalé à la lecture.
Pour la sortie du tome 2, je me suis littéralement précipité de l'acheter. Mais j'avoue que, comme certains, j'ai trouvé qu'une fois passé la bonne surprise du premier volume, cet opus n'en avait pas la fraicheur.
Si certaines situations m'ont fait sourire ici (le running gag de la baguette de pain), les auteurs n'atteignent pas le niveau du volume précédent.
En entrecoupant trop d'intrigues (la recherche d'un amour de jeunesse, la visite de l'île de la Tordue, le projet de Mimile...), Lupano casse un peu le rythme de la lecture (d'où une baisse de note).
Dommage, mais la barre était plaçée bien haut.
Cela reste tout de même une lecture plaisante.

tome 4

Signe peut-être d'une lassitude, je ne me suis pas précipité vers l'achat de cet opus , me contentant de l'emprunter à la médiathèque plus d'un mois après sa sortie.
Certes, la fraicheur du premier album n'y est plus mais ce quatrième volume se lit avec plaisir, multipliant le niveau de lectures (le côté politique avec les "zadistes", le côté familial avec l'histoire de la famille de Sophie, et le côté mystérieux avec "le trésor des papys") Je regrette quelque peu que notre vieux trio soit mis en second plan dans cette aventure qui privilégie ici l'histoire de Sophie, mais avec Jojo, le couvreur, j'ai retrouvé la verve du premier volume.
Un album correct mais une série qui finit par s'essouffler tout de même

Nom série  la décharge mentale  posté le 15/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La collection "BD cul" des Requins Marteaux reste assez inégale, il faut l’avouer. Pour ma part, j’avais, dans les 16 autres titres proposés, seulement craqué pour le jubilatoire La Bibite à Bon Dieu de Bouzard et surtout pour l’irrévérencieux Les Melons de la colère de Bastien Vivès.
Bastien Vivès nous offre une nouvelle fois une palette de son talent dans cette collection avec "La Décharge mentale", véritable réponse à "La Charge mentale" d’Emma, une BD qui avait eu les honneurs de l’Express et de l’Obs, dès sa parution. Mais, en l’espèce, cela m’étonnerait que ces mêmes hebdomadaires consacrent un seul article à la nouvelle création de Bastien Vivès, qui ne s’était jamais caché vouloir s'essayer dans l’illustration de BD dites pour adultes.

Bien sûr, on ne peut s’empêcher de comparer ce dernier opus avec Les Melons de la colère, et niveau dessin, on peut sans hésiter affirmer que Vivès a encore réalisé de sacrés progrès en nous offrant, ici, des personnages plus réalistes… avec des yeux ! Sinon, je ne peux que souligner que son penchant pour les grosses poitrines (surtout avec la très séduisante Isabelle, même si elle ne dévoile sa poitrine que vers la fin) est, pour le lecteur que je suis, assez jubilatoire.
Côté scénario, Vivès nous offre une histoire assez folle, qui pourrait flirter avec les romans d’Esparbec (d’ailleurs Isabelle n’est-elle pas La Pharmacienne, à la base ?). Nous faisons connaissance avec une famille complètement déjantée qui m’a fait un peu penser au roman assez sulfureux d’Anne Serre "Petite table, sois mise !", où Roger, le père de famille, entraîne son ami d’enfance, Michel, dans sa vie intime faite de surprises.
C’est osé (jetez juste un œil à la couverture !), à contre-courant de toute morale mais aussi très drôle et surtout très bien dessiné.
J’ai trouvé cette fable familiale encore plus forte et plus transgressive que Les Melons de la colère.
A réserver à un public très averti, il va sans dire.

Nom série  Druuna  posté le 30/09/2017 (dernière MAJ le 28/01/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
tome 0 : les origines

Dans cet album inédit, Serpieri s'offre une pause bucolique dans la vie de Druuna, mais qui n'est pas sans danger. En rendant hommage à Moëbus dans les premières pages de cette aventure, Serpieri nous offre des planches magnifiques. Ce récit, certes muet, sur près de 70 pages peut décontenancer certains lecteurs mais, pour ma part, je suis resté sous le charme, avec le dessin de Sepieri, qui se met lui même en scène , comme il le fera dans les albums suivants.
Ce préquel est d'une qualité graphique indéniable, et il est suivi d'une histoire inédite de 7 pages qui porte les prémisses des aventures de Druuna.

Un très bel album, qui bénéficie d'une très belle édition chez Glénat, qu'il faut vraiment souligner.


intégrale 1 : Morbus Gravis/Delta

J’ai découvert cette série assez tardivement et j’avais déjà l’ensemble des albums dans l’édition « «Bagheera ». Mais avec la réédition, en intégrale, chez Glénat, j’ai de nouveau craqué.
Il faut souligner la qualité de cette nouvelle intégrale, qui en plus du récit, propose « des archives » quasi inédites : des planches en noir et blanc, des illustrations, des couvertures, des croquis, bref que du bon.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore « Druuna », il faut rappeler que cette belle femme, véritable Vénus callipyge, (Serpieri lui avait donné, au début, les traits de Valérie Kaprinsky , en créant son héroïne) vit des aventures incroyables dans un monde post apocalyptique, où se mêlent mutants, prêtres, des robots, scientifiques déjantés et monstres de tout genre.
Dans ce premier cycle « Morbus Gravis/Delta », Druuna essaie d’aider Shastar, mutant, à se procurer du sérum pour échapper à une transformation inéducable. Elle devra évidemment jouer de son corps pour arriver à ses fins et va se retrouver plonger dans un combat entre un ordinateur central et un certain Lewis, qui va l’aider par télépathie.
Ces deux premiers volumes sont assez violents et surtout le sexe y est très présent. D’ailleurs cette intégrale est à réserver à un public très averti.
Serpieri est un maître pour dessiner les courbes de Druuna, ce qui fait de cette série un must dans le genre de la bande dessinée dite « pour adulte ».
Contrairement aux prochains albums de Drunna, qui s’enfonceront, au fur et à mesure, dans un scénario presque incompréhensible, « Morbus Gravis » et « Delta » reposent sur un scénario linéaire et abordable.
Bref, un dessin magnifique au service d’une histoire de science- fiction qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie.

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