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Nom série  Platinum end  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 02/07/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cette nouvelle série l'un des thèmes chers au duo de Death Note, à savoir le droit de vie ou de mort sur autrui, qui est probablement l'un des plus grands fantasmes humains.

Dans cette nouvelle déclinaison, des anges choisissent des humains qu'ils estiment potentiellement capables de succéder à Dieu, qui a décidé de passer la main (oui, il va désormais aller boire des pastagas avec les potes tout en jouant à la pétanque). Mais bien sûr, les choix vont s'avérer diversement heureux, et les candidats à la déité plus ou moins vertueux... Le récit avance, et au bout du quatrième tome nous sommes en compagnie d'un petit groupe de candidats qui cherchent à lutter contre l'un des leurs, qui a décidé de faire le vide parmi ses congénères. Le scénario prend régulièrement des virages inattendus, j'avoue être assez accroché.

Au tome 5 nos héros sont confrontés à un autre candidat, au profil, si j'ose dire, vraiment particulier. Ses motivations sont vraiment différentes, mais pas illogiques du tout. A la fin du tome la confrontation, indécise, est d'ailleurs toujours en cours.

Le pitch est audacieux, le récit plutôt intrigant, sans toutefois être extrêmement prenant. Les auteurs réussissent toutefois à recréer cette alchimie qui a fait le succès de leur premier titre en commun, avec un dessin et une mise en scène audacieux, agréables et très lisibles.


A suivre. A noter la maquette originale de Kazé, avec des éclats de lumières sur la jaquette.

Nom série  Le Perroquet  posté le 24/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lors de ma rencontre il y a quatre ans avec Espé pour un entretien que vous trouverez quelque part sur ce site, j'avais fait la connaissance d'un personnage. Une personne à l'histoire complexe, pour qui savait lire entre les lignes de ses confidences rares, mais aussi un auteur complet en devenir. Je connaissais son travail, de ses débuts avec Corbeyran à sa série à méga-succès en passant par ses envies de faire des choses ponctuellement plus indépendantes, ou encore écrire ses propres histoires.

La première qu'il aura su porter à son terme est donc l'histoire, légèrement romancée, de sa mère, atteinte de troubles bipolaires de la pire espèce. De ceux qui peuvent détruire plusieurs vies, et pas seulement la sienne. Cette histoire, Espé a mis 19 ans à l'écrire, et un peu plus à la mener à bon port. Parce qu'elle évoque sans aucun doute les souvenirs les plus malheureux, les plus dramatiques et les plus intimes. Ceux qui vous marquent à vie. Très vite, je me suis retrouvé à éprouver une empathie énorme pour Bastien, pour sa mère, son père, pour tout leur entourage. Pour des gens qui sont confrontés à une saloperie, contre laquelle ils ne peuvent rien, ou presque.

Espé a forcément mis toutes ses tripes dans cet album. Il a bien sûr romancé certains passages, de façon à les rendre plus dynamiques. Il a travaillé sur ses ambiances chromatiques, lesquelles sont à l'avenant des sentiments qui baignent dans les séquences en question : vert pour un épisode heureux, rouge pour les crises de sa mère, etc. Bien sûr que le Perroquet du titre et de la couverture ont une signification, mais je pense qu'il ne faut pas trop s'y accrocher, c'est très bien expliqué dans les deux dernières scènes.

Espé a utilisé un graphisme plus simplifié que son trait habituel dans Châteaux Bordeaux, afin que le lecteur se sente un peu plus au diapason avec Bastien, ce garçon de 8-10 ans qui est confronté à l'horreur absolue mais n'en oublie pas d'essayer de vivre.

Certain(e)s ont trouvé la "fin" trop abrupte ? Mais... Mais la perte d'un proche EST SOUVENT ABRUPTE. Ca n'a aucun sens de râler sur le "manque de dynamisme" de cette scène. Elle est absurde, triste à en pleurer, soudaine. Point.

Espérons que cet album aidera Espé à continuer à aller de l'avant.

Nom série  Le Chant des souliers rouges  posté le 19/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien aimé le début de cette série...

Elle conte comment deux adolescents, aux envies contrariées, échangent leurs chaussures, et leurs destins qui en sont chamboulés. C'est fin, délicat, les choses sont dites de façon allusive, dans une atmosphère un peu diaphane, un peu rêveuse, avec un soupçon d'humour... J'aime ça.

Côté visuel, Mizu Sahara donne un aspect un brin pleurnichard à ses personnages désenchantés, un côté elfique aussi avec ces visages un peu aprticulkiers, mais cela ne gêne pas la lecture...

Curieux de lire la suite, en espérant qu'elle ne tire pas sur la corde du sentimentalisme.

Nom série  Green Mechanic  posté le 19/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, voici donc le premier tome d'une jeune lauréate d'un tremplin manga organisé par Ki-oon...

Yami Shin signe donc en tant qu'auteur complète, et les difficultés apparaissent très vite, surtout au niveau narratif. Son univers n'est pas vraiment original, il semble puiser à la source de nombreux mangas de ces dernières années. Son héroïne est poussée par une quête de son ami disparu, et fait un transfert sur un robot qui a pris -à sa demande-, son apparence... Heureusement qu'elle est télépathe, mais son pouvoir, qu'elle exerce sans sourciller sur ses adversaires ou ses interlocuteurs, ne lui permet pas d'avoir une certaine maturité... J'ai eu du mal à m'intéresser à l'histoire, que je trouve un peu fade. A côté de cela, il y a pas mal d'humour, ce qui permet d'aller au bout.

Graphiquement Yami Shin a bien digéré ses différentes influences, même si elle a besoin de travailler un peu plus les visages de ses personnages dans certaines positions. Mais elle prend des risques, c'est déjà ça. Le look "natif" de Reborn, proche de celui d'Actarus en tenue de pilote dans Goldorak, m'a fait sourire, mais il est bien foutu.

Bref, c'est joli, mais pas très intéressant. J'espère que Yami Shin saura bien développer son univers.

Nom série  Une aventure de Spirou et Fantasio par...  posté le 25/02/2006 (dernière MAJ le 16/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, cette idée de "spin-off" est la meilleure des éditeurs Dupuis depuis la création de la collection "Nescafé"... Euh "Cappuccino"... Euh enfin, le truc de café, là...
Bon, pour en revenir à nos moutons, permettre à d'autres auteurs que les "titulaires" de faire leur Spirou et Fantasio, c'est excellent. D'abord parce que c'est une série mythique, fabuleuse, qui ouvre énormément de perspectives à tous les assoiffés d'aventure avec un grand A, et aussi parce que ça nous fait encore plus d'albums avec nos héros favoris.


Tome 1 : Les géants pétrifiés
Bref, le travail de Fabien Vehlmann sur ce premier tome est de tout premier ordre. On retrouve une bonne part du cocktail d'action, d'humour et de fantaisie qu'avait si bien su doser Franquin à son époque. Vehlmann a eu l'intelligence d'ancrer ses deux héros dans des années 2000 bien plus énervées que les années 1960. On se retrouve donc avec un récit qui aurait très bien pu trouver sa place dans la série régulière. Mais...
Car il y a un MAIS. Le dessin de Yoann est tout de même un peu "juste" à mes yeux pour illustrer un Spirou et Fantasio. Ses personnages changent de visage de case en case, il a un style un peu trop "nouvelle BD" pour une série classique. C'est dommage, car faire cet album a dû lui tenir à coeur, et je pense qu'il a fait de son mieux. Ce n'est pas une question de talent, mais de style.
Mais pour le reste, c'est du tout bon.
4/5


Tome 2 : Les Marais du temps, par Franck le Gall
Voilà donc le one-shot concocté par l'auteur unanimement salué de Théodore Poussin. Frank Le Gall, grand amateur de "Tintin", qui se retrouve aux commandes d'une aventure mettant en scène son rival historique, Spirou. Mais sans chercher bien loin, il n'est que justice que l'un des meilleurs auteurs d'aventures de la maison Dupuis soit intégré à cette aventure...

Visuellement, le parti-pris de le Gall est évident : c'est un hommage aux premiers albums de Franquin, , dans les années 1950 ; Fantasio et Spip ont le look de cette époque, le côté fantaisiste du grand échalas blond étant pleinement restitué. Côté rythme, ça y ressemble aussi, les péripéties étant nombreuses mais pas précipitées (essayez de dire très vite péripéties précipitées). Visiblement l'époque contemporaine ennuie le Gall, puisqu'il situe 50% de son album au XIXème siècle, époque qui le fascine.
Cela nous vaut de belles images d'époque, avec de beaux costumes dans le Paris d'il y a presque 150 ans. Quant à l'histoire, je trouve qu'elle est assez dans la lignée de l'aventure, avec un zeste d'exotisme (éléments qui ont fait le charme et la réputation de la série), l'exotisme étant ici remplacé/représenté par un bond dans le temps. Par contre la résolution finale par un personnage... "externe" me semble plutôt hors de propos. C'est donc une intrigue qui, si elle n'atteint pas le niveau de celles de Franquin et Delporte à la grande époque, n'en demeure pas moins assez sympathique. Il faut vraiment voir ce type d'album comme une digression, une appropriation temporaire de l'univers créé par Rob-Vel par les talents d'aujourd'hui.

C'est un album plutôt agréable, sans autre prétention que de divertir tout en respectant -autant que faire se peut- les figures imposées de la série : humour, fantaisie, action...
3/5


Tome 4 - Le Journal d'un ingénu
Cette plongée aux origines du personnage est une idée plutôt bonne. Emile Bravo, que je découvre à cette occasion, s'est attaché à retranscrire l'ambiance et l'esprit de 1939. On retrouve ainsi, mais de façon un peu feutrée à mon goût, l'inquiétude qui gagnait l'Europe entière face à la montée de l'expansion nazie et les prétentions soviétiques. Une approche didactique, mais savamment délayée, ou plutôt distribuée (comme des noix de pécan dans une tarte avant de la mettre au four). Parce que Bravo, sous couvert d'amourettes adolescentes, nous présente une intrigue d'espionnage "light", mais à mon sens assez plausible, hormis l'irruption de deux ou trois scènes outrageusement humoristiques. Grâce au sérieux de la reconstitution historique, j'ai presque eu l'impression, par moments, de lire un album réalisé à cette époque (la couverture "rétro" de l'album n'est pas étrangère à cette impression). Mis à part le baiser de la jeune employée de l'hôtel, qui ne serait probablement pas passé dans une publication "jeunesse" de l'époque.
J'ai passé un bon moment de lecture, pas autant toutefois qu'avec le tome précédent, qui pour moi est le meilleur pour l'heure.
3,5/5.

Tome 5 : Le Groom vert-de-gris
Un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la série. Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio.
3/5.

Tome 6 : Panique en Atlantique
J'ai été surpris par ce duo d'auteurs, car cela me semblait au départ incompatible avec l'univers de Spirou et Fantasio. Et après la lecture mon avis n'a pas vraiment changé, mais maintenant, je sais. En effet je n'apprécie pas trop le trait de Fabrice Parme, trop anguleux, trop naïf, bref un peu insuffisant pour les canons de la série-mère. J'ai trouvé la plupart du temps les personnages fades, impavides, sans saveur ni épaisseur.

Et le scénario n'a pas fait grand-chose pour relever le niveau. J'ai lu une suite de péripéties sans grande cohérence, avec un intérêt narratif proche du néant, malgré l'utilisation d'un élément champignacien, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer le sujet. Même la fin me semble bien faible.

Peut-être bien le pire album de la "série", heureusement qu'elle n'est a priori pas terminée...

Tome 7 : La femme léopard
Revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- un diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. Car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus.

Tome 8 : la grosse tête
Ce one-shot a des points communs avec le tome 6, comme l'argument champignacien, le style graphique un peu trop éloigné des styles canoniques, ou encore un scénario sans véritable ligne directrice. De plus les deux co-scénaristes Makyo et Toldac, qui ne me semblent pas trop émarger dans ce genre, puisent à trop de sources (4 à 5 albums) de la série d'origine pour que leur récit soit vraiment pris au sérieux. La Bonne tête, oui, mais faire un mix avec QRN sur Bretzelburg, le Dictateur et le champignon et plusieurs autres, c'est trop. De plus les deux personnages me sont apparus comme antipathiques, ou plutôt insupportables de bout en bout. On désacralise, certes, mais là on n'est pas loin de la trahison pure et simple... On a aussi droit à des bouts de La Vallée des Bannis et de La Zizanie (oui, l'album d'Astérix), sans en avoir la profondeur narrative...

Quant au dessin de Téhem, s'il convient bien à des séries enfantines humoristiques, je le trouve trop décalé ici...


Tome 10 : La lumière de Bornéo
Cet album est assez, voire très différent des autres. Pour beaucoup, Spirou et Fantasio, c'est l'aventure à l'état pur, avec des personnages forts, qui peuvent aussi avoir des blessures, des fêlures. Mais c'est aussi une série humaniste, une valeur souvent présente en filigrane ces dernières années, mais que Franquin a tout de même beaucoup exploité. C'est cette veine que Frank Pé a voulu explorer, lui qui avait ce projet en lui depuis des années. Il s'est fait aider par Zidrou, dont la fibre humaniste n'est plus à prouver (regardez la liste de ses derniers albums...) pour mettre tout cela en forme.
Tous deux font donc une référence directe à l'un des récits les plus remarquables de Franquin, "Bravo les Brothers", en mêlant adolescence, art et... champignons. Je dois avouer que cette intrigue, qui met en scène le Comte de Champignac et ses amis scientifiques, m'a laissé circonspect. Elle peut se lire totalement indépendamment de l'intrigue principale. J'ai un peu eu l'impression d'une "commande" de l'éditeur pour que Pacôme apparaisse, ou d'une envie de Zidrou, mais ce récit est tellement anecdotique qu'il semble n'être là que pour faire un nombre de pages particulier.
Pour en revenir au récit principal, c'est dense, émouvant, intrigant... Du pur Zidrou. Graphiquement on connait les qualités de Frank Pé, et son style s'applique particulièrement bien dans cet univers, même si j'aurais aimé encore plus de planches avec des animaux et la nature. Les deux auteurs se sont même permis une séquence un peu coquine avec le badinage de Spirou et sa prof de peinture, puis la bouteille de champi-agne de Champignac...

Nom série  Zorglub  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est difficile de parler de cette série sans évoquer le passif du personnage, l'un des méchants les plus marquants de la franco-belge. Et qui pourtant est cantonné aux seconds rôles dans Spirou et Fantasio. Il y eut récemment une nouvelle série sur M. Choc, et avant (mais là je n'annonce rien, je spécule) une série consacrée à Olrik, voici donc une série sur Zorglub. Ou plutôt, sur ce premier tome, sur sa fille Zandra. dont les origines restent un peu obscures, et pour cause...

José Luis Munuera eut la lourde tâche, sur les scenarii de JD Morvan, de reprendre la mythique série Spirou et Fantasio, après l'arrêt brutal de l'époque Tome & Janry. Une reprise maladroite, malheureuse, car trop ancrée dans les années 2000-2010, ce qui, au bout de quatre albums, a sonné le glas de cette parenthèse. Le dernier album mettait d'ailleurs en scène Zorglub, et Munuera devait garder le personnage à l'esprit pour autre chose...

Et nous avons donc ce spin-off, avec Zorglub en faux mégalo, moins fantaisiste, et même papa protecteur... très éloigné, pour ne pas dire trop, du personnage créé par Franquin dans les années 1960... Certes, cette série s'adresse aux ados, essayant de mettre le personnage à leur portée, c'est à dire, et c'est là, à mon avis, un mauvais jugement, sans réelle profondeur. Munuera convoque un peu le Zorglub que l'on connaît, mais mis à part son élégance, on ne retrouve pas grand-chose.

Si l'on met de côté ce (gros) handicap, c'est un album qui se lit plutôt pas mal, mais qui souffre des mêmes défauts qu'à l'époque de S&F période M&M : des personnages en caoutchouc, qui passent leur temps à courir, à sauter, à tournebouler sans une égratignure. Zandra a du caractère, elle n'est pas à baffer, mais espérons que Munuera saura la faire évoluer correctement par la suite.

Le dessin est forcément dynamique, très agréable à l'œil, avec des couleurs bien choisies par sedyas.

Bref, un album qui pris tout seul est divertissant ; pris dans l'univers dans lequel il se place, est décevant.

Nom série  Tess  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est plutôt sympa, elle part d'un argumentaire plutôt "bateau" chez les enfants avides de super-pouvoirs...

Christine Naumann-Villemin fait preuve d'une belle "vitalité" dans ses dialogues et les situations vécues par Tess. C'est très travaillé, on ne s'ennuie pas une seconde.

Côté dessin Sess (oui, c'est son pseudo, rien à voir avec le prénom de l'héroïne, laissez-le tranquille) est dans la même dynamique, son trait est simple, mais incroyablement dynamique.

Un bon moment de lecture pour les plus jeunes.

Nom série  Le 7e vert  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'occasion est trop belle. ... part faire du golf avec son père, et en profite pour essayer de lui tirer les vers du nez au sujet de la fin de sa carrière professionnelle en tant que fonctionnaire, mais aussi au sujet de la disparition de son frère, Thomas.

L'histoire se lit comme un parcours de golf pratiqué par des amateurs : tranquillement. Bordeleau distille ses éléments goutte à goutte, au fil des trous, jusqu'à ce fameux green du n°7, où Stéphane et son père vont faire une pause. Il ne se passe pas grand-chose mais c'est plaisant, on se rapproche un peu de ce que fait Michel Rabagliati avec ses Paul. Le style graphique est comparable également.

Bordeleau installe de belles ambiances, baignant dans de l'ocre, du vert (différentes nuances) et un peu de gris. On respire.

Sympa.

Nom série  Automne rouge  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album intéressant, qui propose de plonger au cœur de l'histoire moderne de la ville de Québec, depuis la grève de l'hôtel Champlain en 1970 jusqu'à l'arrivée au pouvoir de René Lévesque, en 1976. On va même jusqu'à 1980, mais surtout pour boucler la boucle de la sous-intrigue concernant les deux jeunes gens.

Une sous-intrigue qui sert de moteur au récit, entre les brimades de jason Picard envers laurent Lessard, puis leur complicité ; leur histoire qui permet de mettre en lumière la pénurie de héros québécois. Tout cela dans une période un peu trouble, où un groupe de séparatistes essaie de faire régner la terreur sur la belle province. Une province qui compte massivement des francophones, et deux minorités, les anglophones et les indiens autochtones.


Un album qui offre une lecture enrichissante.

Nom série  Surfman  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit album sympa, où l'auteur se sert de l'actualité politique française pour construire une histoire allégorique. Si j'ai bien saisi, la vague est l'équivalent de notre front national, et Surfman pourrait être Emmanuel Macron, ou Jean-Luc Mélenchon, dont l'action va barrer la route, au sens propre, au parti d'extrême-droite.


Le dessin est naïf, presque enfantin, un style qui convient bien au récit allégorique, et donc permet une grande lisibilité à cet album très court, vite lu.

Un prix un peu élevé (9,90 euros) cependant, risque de rebuter des acheteurs potentiels.

Nom série  Sauvage ou la sagesse des pierres  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album ressemble à un pari pour Vide Cocagne. C'est en effet un récit de plus de 200 pages, qui oscille sans cesse entre le récit intimiste et le livre-univers, qui propose une plongée dans l'âme humaine en même temps qu'une sorte d'initiation à la nature.

C'est bien sûr une histoire profondément écologiste, ou plutôt naturaliste, un thème cher à Thomas Gilbert (Oklahoma Boy, Bjorn le Morphir), qui trace une trajectoire très particulière dans la bande dessinée.
Laissée à elle-même après un accident en forêt, l'héroïne décide de retourner aux racines, de ne faire qu'une avec la nature. Mais celle-ci est multiple, complexe, et n'est peut-être pas prête à l'accueillir. Sans compter que ses démons restent avec elles.

Le récit est vraiment prenant, plein de sensualité, et l'on ressent avec Sauvage tous les effets de la nature : le soleil sur la peau, l'herbe qui grandit quand on se couche dedans, la faim qui nous tenaille... En revanche très peu de peur, la nature est plutôt bienveillante, ou plutôt douce.

Graphiquement Gilbert s'est totalement lâché dans ce gros opus, on sent qu'il a pris beaucoup de plaisir à dessiner de superbes paysages de forêts, de retenues d'eau, de cascades, de pentes herbues... L'ensemble est nerveux, très dynamique, débridé, avec ce trait charbonneux et intense.

Un vrai plaisir.

Nom série  The Valiant  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour ma part, après avoir lu plusieurs séries issues de ce multivers Valiant, c'est celle-ci qui trouve le plus grâce à mes yeux.

En effet elle se montre plutôt rythmée, intelligente, dense sans être bavarde, et contient cette dimension dramatique que les super-héros ont hérité de la langue shakespearienne. Matt Kindt et Jeff Lemire tiennent bien leur personnage principal, et lui adjoignent habilement les autres personnages de l'univers.

La patte de Paolo Rivera est vraiment très agréable, on sent une véritable énergie s'en détaher, bien aidé il est vrai par son frère, Joe.

Bref, à lire.

Nom série  The Book of Death  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au sein de l'univers Valiant, voici une sorte de point nodal.

En effet ce recueil propose le récit de la mort de plusieurs personnages importants du multivers : Ninjak, Harbinger, X-O Manowar et Bloodshot. Tous scénarisés par Robert Venditti, mogul de Valiant, mais dessinés par des artistes différents. Cela donne un ensemble relativement homogène, mais variant considérablement d'un personnage à l'autre, suivant si on le connaît ou pas (pour ma part, Ninjak et X-O), mais aussi de la façon dont l'auteur a géré cette "mort". Laquelle, vous l'aurez compris, n'est pas "définitive", mais serait une sorte de "what if...". Si les destinées de Ninjak et Bloodshot m'ont bien plu, de par leur gestion de l'émotion ou la façon dont cela se termine, celle de X-O ou Harbinger m'ont laissé plus froid...

Comme les styles graphiques divergent parfois nettement, il est difficile d'en parler de façon globale ; sachez cependant que l'ensemble est plutôt agréable à l'oeil.

Moyennement convaincu, donc.

Nom série  The Delinquents  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curieusement j'ai lu ce crossover avant de lire les aventures de Quantum & Woody, et cela m'a donné envie de lire les aventures de ceux-là, tant ils m'ont semblé foutraques et drôles.

Comparés à eux, Archer et Armstrong m'ont paru un peu fades... Pourtant leurs créateurs respectifs ont décidé de les réunir le temps de plusieurs épisodes, dans un road-movie/buddy-movie à travers les Etats-Unis, au résultat plus qu'incertain vues les capacités des uns et des autres...

Ça part dans tous les sens, on perd de vue l'essentiel, mais on rigole pas mal. On apprend aussi quelques trucs sur l'univers des hobos, ces vagabonds qui traversnt les Etats-Unis, souvent sur des trains de marchandises.

J'ai du mal avec le style graphique de Kano, que je trouve un peu... aride, froid, nonobstant des couleurs un peu flashies. Sa mise en page est un peu trop sage à mon goût.

Bref, sympa, mais sans plus.

Nom série  Quantum and Woody  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahah voilà de sacrés baltringues... Le premier recueil de leurs aventures est titré "les pires super-héros", et ce n'est pas galvaudé.

Eric et Woody sont deux frères adoptifs, et comme des frères, ils se chamaillent et se rabibochent à longueur de temps, même lorsqu'il faut sauver le monde. Leurs premières aventures vont les mener sur les traces de leur père, qui est à l'origine de l'acquisition de leurs super-pouvoirs, et malgré leur tocardise, ils vont arriver à... un certain résultat. Des aventures qui vont les amener aussi sur les traces de Thomas Edison, qui a encore fait (des) siennes avec les inventions des autres.

James Asmus est un petit rigolo qui s'est bien amusé avec ces personnages "périphériques" de l'univers Valiant. Tout en gardant une trame de fond, il parvient à truffer son script de gags plutôt sympathiques. Tom Fowler, qui officie à la tablette graphique, insuffle une belle énergie, accompagnée par les pinceaux de Jordie Bellaire.

En bonus de ce premier tome, les quelques planches du webcomic qui a précédé la publication de la série. Sympa et drôle.

Nom série  Reine d'Egypte  posté le 17/03/2017 (dernière MAJ le 11/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série "historique" de Ki-oon, qui a fait fort avec les séries de Kaoru Mori.

Le premier sentiment, s'il n'est pas teinté d'enthousiasme délirant, est empreint de curiosité et d'intérêt. Chie Inudoh est visiblement passionnée d'Egypte antique, et semble s'approcher de la réalité historique (enfin, celle qui nous est parvenue), et comble les trous avec son appréciation des choses. Ainsi l'inceste -qui n'était pas considéré comme tel chez les souverains antiques, rappelons-le- n'est pas consommé, Hatchepsout refusant l'accès de sa couche à son frère. Pas sûr que ce fût réel, mais finalement peu importe, cela permet à l'auteure de renforcer le caractère rebelle et unique de la Reine.

Le tome 2 voit Chepsout prendre conscience de certaines choses qui entourent sa condition de reine : les ouvriers qui se tuent à la tâche, certains volontairement, pour sa grandeur et sa postérité. Parallèlement se nouent dans l'ombre de multiples manipulations et complots pour la chasser du pouvoir... Ou pour, au contraire, l'y pousser.

Un manga qui ma foi permet d'en apprendre un peu plus sur un personnage dont j'avais seulement entendu parler. Chie Inudoh navigue entre le présent -l'arrivée au pouvoir de son frère et leurs épousailles- et le passé, pour bien saisir leur relation, pourtant pas ambiguë au départ... On apprend pas mal de choses sur l'Egypte antique, et en particulier sur l'exercice du pouvoir.

Le trait de Chie Inudoh est plutôt agréable à l'oeil, assez maîtrisé et régulier. On reconnaît bien les personnages, même s'ils ne sont pas tout à fait réalistes en termes d'anatomie. Les décors et les vêtements sont dessinés avec soin, ce qui ajoute pour le plaisir de l'oeil.

Je lirai la suite avec curiosité, intérêt et plaisir. Ma note est dans l'attente de cette suite.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 11/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge, même si le 4 me semble marquer une certaine respiration. L'intrigue semble se resserrer autour d'un trio atypique, qui prend du plaisir ensemble. L'occasion d'avoir des passages frappés du sceau de l'humour, mais j'espère qu'on va revenir plus longuement au thème principal, cette chasse au trésor pas comme les autres...

Au cours du tome 5 on y revient petit à petit, même si la "respiration" continue, et qu'on en apprend encore un peu sur les moeurs et coutumes des Aïnous et que la nature est mise en avant dans son ingéniosité et sa dangerosité.

Le tome 6 est encore très différent, avec deux sous-intrigues distinctes ; d'abord notre trio d'aventuriers devient quatuor, avec l'ajout de Kiroranke, dont on ne sait pas grand-chose. Le petit groupe arrive dans un hôtel particulier, et le récit bascule dans un mélange de L'Auberge rouge et du Silence des Agneaux. Par la suite on reste dans la "galaxie" des tatouages, avec les deux papys flingueurs qui se retrouvent en plein règlement de comptes à OK Corral dans un port de pêche d'Hokkaido... Surprenant, presque déroutant...

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

Le dessin est nerveux, dynamique et très agréable à l'oeil.

A suivre, forcément.

Nom série  Psycho-Investigateur (Simon Radius)  posté le 22/08/2013 (dernière MAJ le 04/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier tome de sa série avait été remarqué par un certain nombre de lecteurs et de critiques lors de sa sortie chez EP, en 2005. Mais la suite n'avait jamais vu le jour, peut-être à cause de ventes insuffisantes ?

Qu'importe, finalement, puisque le projet est arrivé chez Physalis, qui a décidé de l'éditer en intégrale, afin que les lecteurs puissent en profiter pleinement.

Et je dois dire qu'alerté par d'autres auteurs et certains avis positifs, j'étais curieux. Curieux de voir comment on pouvait tenir une bonne histoire sur un psycho-investigateur qui aide la police parisienne. Et très vite la lecture a balayé mes doutes ; le récit est inventif, dynamique, surprenant, je pense que le scénariste a dû faire pas mal d'investigations (et peut-être des cours de psychologie) pour nous livrer ce personnage très particulier qu'est Simon Radius, utilisé par les flics pour résoudre certaines affaires, apparemment liées. Tout en essayant, de son côté, d'élucider la disparition de son épouse, près de 10 ans plus tôt. Vous imaginez bien que les deux fils narratifs sont liés, mais le scénariste arrive à ne pas nous perdre en route, et à amener ça de façon plutôt habile.

Côté dessin le boulot de Benoît Dahan est très plaisant, avec ce style semi-réaliste propre à animer les voyages mentaux et astraux de Simon, et si efficace dans la manière imagée qu'a le psychologue d'entrer dans l'esprit et les souvenirs de ses vis-à-vis. Et que dire de cette couverture magnifique, avec un trou physique dans lequel se trouve Simon ? Une vraie réussite en termes de maquette. Et tout cela pour un prix scandaleusement bas pour une intégrale de trois albums...

Et puis les auteurs (et leur directeur de collection, Olivier Petit) n'en avaient sans doute pas fini avec leur personnage fétiche, et ont décidé de relancer la série. C'est donc avec L'Héritage de l'homme-siècle que Simon Radius revient, a priori pour une affaire "classique" (selon ses points de vue). Mais évidemment cette affaire, très éprouvante, va impacter de façon très importante le psycho-investigateur.

C'est encore une fois un tour de force narratif et graphique. Erwan Courbier mêle habilement l'investigation psychique, en essayant de la rendre accessible malgré le vocabulaire spécialisé, et l'histoire personnelle de Radius, entre sa filiation teinté de flou, sa relation amoureuse avec son assistante et le mystère entourant la destinée de son épouse. La mise en images est magistrale. Benoît Dahan a déployé des trésors de virtuosité dans les ambiances psychiques, sans verser dans le psychédélique, et ses décors, essentiellement dans un petit château, baignent dans des ambiances envoûtantes. Ce tome est aussi exceptionnel de par les jeux optiques qu'il propose, par transparence, par exemple. L'album comporte également un quizz d'observation (qui oblige le lecteur à se replonger dans la lecture attentive), quelques notes sur différents éléments historiques évoqués, des esquisses, un plan du château du Perthuis, un arbre généalogique de la famille... Cet album est un trésor.

Nom série  L'Adoption  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 28/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une BD que j’attends depuis… très longtemps. Non que je fus au courant du projet depuis ses débuts, mais plutôt par rapport à son sujet facial, l’adoption.

Il s’agit d’un sujet complexe, casse-gueule, et parmi la foule des albums qui s’y sont intéressés de façon frontale, peu peuvent se targuer d’y avoir réussi, à part « Couleur de peau : miel » et « un drôle de père » (sur un registre différent, cependant).

Vous l’aurez compris, le sujet me tient à cœur, et je suis intransigeant quant au traitement que l’on fait de ce genre de sujet. Et Zidrou, comme il l’a prouvé avec Lydie, peut aborder des sujets lourds et graves, même s’il a débuté comme auteur « à gros nez », ceci écrit sans aucun sous-entendu négatif.

J’ai TOUT aimé dans ce premier volet d’un diptyque. Le traitement de l’arrivée de l’enfant, pudique. L’apprivoisement mutuel de Qinaya et sa nouvelle famille, particulièrement ses grands-parents, entre retenue et chaleur. Les dialogues entre Gabriel et ses amis, ainsi qu’avec son épouse, d’un réalisme bluffant. Les situations compliquées entre Gabriel et son fils Alain, laissant entendre que leurs rapports vont être au cœur du tome 2. Les moments de silence, ces regards qui en disent long sur les pensées des protagonistes.

On est à la place de Gabriel, ce bourru qui s’est installé dans une routine active depuis sa retraite et va peu à peu se laisser conquérir par ces grands yeux et ce petit minois venus du Pérou…

Une adoption qui se passe bien, tout va bien madame la Marquise ? Non, parce que l’adoption internationale c’est compliqué (Zidrou ne s’attache d’ailleurs qu’à l’étape après l’arrivée de l’enfant), et derrière une histoire heureuse se cache parfois un drame. Le scénariste ne l’oublie pas, en saupoudre savamment son récit, avant de fermer ce premier volet sur un coup de théâtre fort bien amené.

Le deuxième volet est très différent : Gabriel, dans l'après, est dans une forme de quête personnelle. Il est présent dans quasiment toutes les cases, dans un décor tout à fait différent. Zidrou réussit là encore à nous étonner, à placer son histoire sur des rails inattendus. La fin est encore une fois très émouvante, et finalement très logique, sans verser une seule seconde dans le sentimentalisme.

Je suis le travail d’Arno Monin presque depuis ses débuts, et c’est un bonheur à chaque fois. Pour ce diptyque il a encore varié ses ambiances, musclé son encrage et son style rond et coloré fait des merveilles.

J’aurais aimé écrire cette BD. Mais d’autres l’ont fait et bien fait, avec le respect, le recul et le talent nécessaires. Bravo !

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 27/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Avec les tomes 4 et 5 arrive une période où Shiro commence à grandir et n'est plus un bébé : il ne pleure plus, commence à tenter de se faire des amis... Celui qui va trouver grâce le premier à ses yeux partage certaines choses, et c'est plutôt bien amené. Son père va d'ailleurs devoir évoluer dans son métier, et se poser la question de la garde de Shiro. L'humanité est donc toujours bien présente dans ce manga, d'autant plus qu'une rencontre inattendue va amener le récit dans une nouvelle phase pour la suite.

Le tome 6 constitue une respiration dans le récit, un moment où Tora et sa sœur Tatsumi se remémorent certains moments clés de leur jeunesse. Des moments qui vont les amener à prendre certaines décisions peut-être déterminantes pour leur avenir. Nous allons d'ailleurs faire la connaissance de la famille de Shiori par la suite...

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est proposé, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

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