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Nom série  Sir Arthur Benton  posté le 02/01/2010 (dernière MAJ le 22/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sir Arthur Benton fait partie, à coup sûr, des classiques du genre en bande dessinée. C'est le récit d'un combat de l'intérieur, d'une traque, d'une chasse à l'homme très bien menés. Mes camarades ont bien su en parler en détail. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas mettre une note plus positive ? Eh bien parce que malgré son ambition louable et son sujet plutôt bien traité (mention spéciale aux dossiers de fin d'albums), cette série souffre de menus défauts. Une narration un peu chaotique sur le premier et le troisième tome, un dessin un peu difficile dans la première moitié du tome 1... C'est dommage, parce que j'ai globalement bien apprécié cette série. En effet elle montre, au travers d'un personnage fictif, les à-côtés de la guerre, et certains de ses rouages.

La lecture du second cycle n'est intervenue que 7 ans plus tard, ayant eu personnellement du mal à réunir les trois tomes du second cycle.

Les recettes sont les mêmes, on nous montre l'arrière-cuisine de le guerre froide, au travers des opérations d'une organisation ultra-secrète dirigé par le Benton du titre. Mais... Le récit est difficile à suivre, on a une suite d'anecdotes très rapides, dont la continuité et la cohérence sont mis à mal par ce choix de narration, un Benton qui disparaît presque totalement de l'histoire, sa plus grande scène est à la toute fin, alors qu'on se penche sur ses collaborateurs et les grands acteurs de l'Histoire.
Le dessinateur a changé, Vincent Pompetti a succédé à Stéphane Perger ; une eprte de qualité à mon avis, les personnages de Pompetti étant étrangement déformés, les ambiances et les cadrages partant dans tous les sens. Le dessinateur se cherchait alors encore, mais les difficultés de lecture ne sont pas de son dû.

Dommage que la série se termine ainsi...

Nom série  Je ne suis pas d'ici  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est à lire en miroir, ou en parallèle avec Je suis encore là-bas, de Samir Dahmani, chez Steinkis.

Nous trouvons cette fois-ci une jeune Coréenne qui débarque à Angoulême pour y finir ses études graphiques, et qui se heurte à la culture occidentale, tellement différente de la coréenne. Cette impression d'ostracisme est personnifiée par la transformation de sa tête en celle d'un chien, ce qui ajoute des cènes un peu cocasses à l'atmosphère de sidération que peut ressentir la jeune femme. Ajoutez à cela une petite histoire d'amour pas simple, et vous obtiendrez la formule d'un roman graphique plutôt réussi. Sur le plan de l'histoire, je l'ai trouvé cepandant un peu moins intéressant que l'ouvrage de Samir Dahmani, car un peu moins inattendu.

Sur le plan graphique j'ai rpéféré celui-ci, les influences franco-belges de Yunbo ayant pris l'ascendant sur ses racines coréennes et nous proposer un dessin d'une grande clarté, avec un trait plus encrée que celui de son compère. J'aime bien.

Une lecture franchement sympathique.

Nom série  Je suis encore là-bas  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Vaste sujet que celui des personnes à cheval sur deux cultures, et qui doivent se réapproprier celle d'origine après avoir passé beaucoup de temps au sein de celle d'adoption...

Samir Dahmani nous propose donc sa version, avec l'histoire de cette guide-interprète coréenne qui doit driver un Français à Séoul, et se retrouve en butte avec ces deux influences culturelles. C'est délicatement mené, le cheminement de pensée de Sujin est facile à suivre et à comprendre, et l'auteur réussit à éviter l'écueil de la romance facile. Les protagonistes sont crédibles, avec leurs travers, et on se sent bien pris dans l'histoire. Il y a également un jeu sur les visages, les masques, qui complète bien les passages introspectifs.

Le style de Dahmani semble parfois plus proche de l'esquisse à cheval entre le manga et la franco-belge, mais cela lui confère une liberté graphique sans doute inégalable.

Très bonne lecture.

Nom série  Le Guide de Paris en bandes dessinées  posté le 08/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sacré pari éditorial que celui d'Olivier Petit : réaliser des guides historiques sur beaucoup de capitales et de grandes villes. Et pour bien lancer la collection, il s'est attelé à la capitale française.

Le résultat est à la hauteur de l'enjeu : superbe et quasi indispensable. En effet, après avoir pointé 30 lieux emblématiques de Paris, une pléiade d'auteurs venus de tous horizons (oui, de France, mais aussi d'Espagne, d'Algérie, de Corée, de Grèce...) se sont attelés à raconter en quelques pages des anecdotes surpenantes, cruelles ou drôles rattachées à ces lieux. On y apprend par exemple le lien incroyable entre l'Exposition universelle de 1900 et la création de la baguette de pain... C'est foisonnant, passionnant, ébouriffant !

Chaque récit en BD est doublé de pages documentaires, qui viennent donner de nombreuses infos pratiques (stations de métro correspondantes, produits spéciaux, lieux à proximité...). C'est très très riche, on est là devant un must !

Nom série  Isabella Bird, femme exploratrice  posté le 11/10/2017 (dernière MAJ le 07/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Isabella Bird est donc une exploratrice célèbre, qui à la fin du XIXème siècle, a sillonné différentes régions du globe, et en a fait des récits détaillés, lesquels ont constitué et constituent encore des documents précieux, voire uniques pour les historiens.

Taiga Sassa a choisi de se baser sur les récits de Bird relatant son voyage au Japon en 1878, au début de l'ère Meiji. Une époque où le pays du Soleil levant s'ouvrait tout juste à l'étranger. Il est intéressant de noter qu'au début du moins, l'exploratrice n'a pas rencontré beaucoup de difficultés administratives pour commencer son périple vers le nord, à la rencontre, entre autres, des Aïnous. Par contre, en sortant des sentiers battus, elle va découvrir ce que l'extrême dénuement veut dire. Les Aïnous n'apparaissent pas encore dans les deux premiers tomes, mais j'avoue que je suis curieux de lire ce que réservent les suivants. On a aussi le choc entre deux mondes, avec l'Anglaise un rien pudibonde, et les Japonais qui partagent les bains à poil entre les deux sexes.

Le voyage est agréable, en bonne compagnie, Isabelle et son guide-interprète, Itô, formant un duo à la fois drôle, surprenant et touchant.

Le dessin de Sassa est assez classique, il lorgne un peu trop vers le shônen ou le shôjô à mon goût par moments, mais il a le mérite d'être minutieux et bien posé.

A suivre.

Nom série  Fire Punch  posté le 03/08/2017 (dernière MAJ le 06/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un manga qui commence très très bien.

Le début est un peu difficile à supporter si l'on se met dans la peau du héros, lequel doit subir des souffrances inimaginables, mais aussi voir mourir ses proches. C'est noir, très noir, et violent. Et bien sûr, on enchaîne sur une histoire de vengeance relativement classique, mais l'auteur ne s'appesantit pas dessus, et le manga prend, dès ce premier tome, un virage narratif inattendu.

Et même plusieurs, si l'on tient compte de la rencontre avec celui qui est à l'origine de ses malheurs et de son tourment. Et encore plus avec les deux séquences et images finales...

Le tome 2 développe les suites de la rencontre de la fin du tome 1. Agni, en plus de subir des souffrances physiques inimaginables, va devoir faire avec la folie de celle qui l'oblige, quelque part, à collaborer avec elle. A côté de ça, on ne perd pas de vue Sun, qui s'était un temps accroché à notre (anti-)héros. Surprenant en permanence, ou presque.

Le tome 3 prends une autre direction, alors qu'Agni sort du scénario échafaudé par Togata, et semble marquer une sorte de fin de cycle, même s'il se termine sur un énorme cliffhanger, totalement inattendu. La suite va être intéressante...

Le dessin est assez dynamique, même s'il a ce goût d'inachevé sur les visages qui ne me le rend pas super agréable.

Intrigant, très. A suivre, donc.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 05/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge, même si le 4 me semble marquer une certaine respiration. L'intrigue semble se resserrer autour d'un trio atypique, qui prend du plaisir ensemble. L'occasion d'avoir des passages frappés du sceau de l'humour, mais j'espère qu'on va revenir plus longuement au thème principal, cette chasse au trésor pas comme les autres...

Au cours du tome 5 on y revient petit à petit, même si la "respiration" continue, et qu'on en apprend encore un peu sur les moeurs et coutumes des Aïnous et que la nature est mise en avant dans son ingéniosité et sa dangerosité.

Le tome 6 est encore très différent, avec deux sous-intrigues distinctes ; d'abord notre trio d'aventuriers devient quatuor, avec l'ajout de Kiroranke, dont on ne sait pas grand-chose. Le petit groupe arrive dans un hôtel particulier, et le récit bascule dans un mélange de L'Auberge rouge et du Silence des Agneaux. Par la suite on reste dans la "galaxie" des tatouages, avec les deux papys flingueurs qui se retrouvent en plein règlement de comptes à OK Corral dans un port de pêche d'Hokkaido... Surprenant, presque déroutant...

Et le tome 7 est encore différent, avec une ambiance un peu dans le style d'Assault on precinct 13, ou d'autres films de zombies, par exemple. Vous l'aurez compris, nos héros se retrouvent piégés dans une maison, avec des assaillants quelque peu inattendus...

Dans le tome 8 on s'approche d'un élément de l'intrigue du Silence des Agneaux, avec ce détraqué qui... Mais je n'en dirai pas plus, sachez que cela fait avancer un peu l'intrigue principale, que l'on avait plus ou moins perdue de vue dans les descriptions de plats aïnous... Avec le 9 on avance encore un petit peu, malgré une large digression, ou plutôt plusieurs. Le tome s'achève sur un bon cliffhanger, qui relance quelque peu l'intérêt pour la suite.

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, avec des intrigues et des circonstances très différentes dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

Le dessin est nerveux, dynamique et très agréable à l'oeil.

A suivre, même si l'intrigue de base se dilue au fil de digressions plus ou moins intéressantes...

Nom série  Hanada le garnement  posté le 24/08/2017 (dernière MAJ le 02/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ichiro est donc un gamin comme on n'en rêve pas tous, la pire des crapules en culotte courte. Un sacré numéro, dont la roublardise confine parfois au génie (j'avoue, j'ai hurlé de rire sur le gag du dentier et du chiot...). Mais l'auteur a eu la bonne idée de ne pas en faire un surdoué, juste un gamin qui passe son temps à faire chier les autres, qui a des réactions de son âge, et qui est encore à la période anale.

Mais Ichiro a un petit souci : il voit des gens morts, qui lui demandent de l'aide... Ce qui occasionne des situations parfois très loufoques, et surtout, comme Hanada refuse systématiquement, des mimiques effrayantes des revenants...

On se marre, mais on pleure aussi, j'avoue que le passage sur la mère qui a perdu son enfant en bas âge m'a pas mal touché... Dans le tome 2 on a droit, en toile de fond, à un mariage de famille recomposée, sans forcer le trait la plongée dans le Japon contemporain. Il y a encore de la comédie, voire du burlesque, mais la lecture tord le cou à cette impression.

Côté dessin, Isshiki est clairement dans la caricature, avec ses personnages au visage exagéré, et même si j'ai eu un peu de mal au début avec cette famille où ils sont tous laids, je m'y suis habitué.

Sympathique. A suivre, la série fait 5 tomes.

Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 26/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger... Au moment d'aborder le tome 6 je me suis demandé si j'allais continuer, avec la crainte que le récit pioche sans cesse dans les mêmes situations. Mais celui-ci contient un évènement crucial, sinon définitif, qui m'a permis de lire jusqu'à la fin, et d'espérer que le suite sera du même tonneau.

Le tome 7 entame donc un nouveau cycle dans l'histoire, et les choses semblent -doucement mais sûrement- se mettre en place dans le 8. L'issue est-elle proche pour Kasane et Saki ? L'écriture est toujours aussi sensible, et le dessin aussi sensuel.

Au tome 9 on nous révèle les origines de la malédiction du rouge à lèvres, avec l'histoire d'Azano. Pas inintéressant, même si on se rend compte que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement, et qu'elle se poursuit à travers les générations. Gaffe pourtant à ne pas aller trop loin ou trop étirer le sujet...

Le tome 10, justement, étire les révélations, mélangeant les époques et les personnages, sans faire avancer l'intrigue d'un iota, si l'on excepte l'adjonction d'un personnage surgi du passé de Kasane... Je pense que cela suffit, et arrête là ma lecture de la série.

Le trait de Daruma Matsura est fin, efficace sans être remarquable. Ça se lit sans problèmes. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Reine d'Egypte  posté le 17/03/2017 (dernière MAJ le 25/11/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série "historique" de Ki-oon, qui a fait fort avec les séries de Kaoru Mori.

Le premier sentiment, s'il n'est pas teinté d'enthousiasme délirant, est empreint de curiosité et d'intérêt. Chie Inudoh est visiblement passionnée d'Egypte antique, et semble s'approcher de la réalité historique (enfin, celle qui nous est parvenue), et comble les trous avec son appréciation des choses. Ainsi l'inceste -qui n'était pas considéré comme tel chez les souverains antiques, rappelons-le- n'est pas consommé, Hatchepsout refusant l'accès de sa couche à son frère. Pas sûr que ce fût réel, mais finalement peu importe, cela permet à l'auteure de renforcer le caractère rebelle et unique de la Reine.

Le tome 2 voit Chepsout prendre conscience de certaines choses qui entourent sa condition de reine : les ouvriers qui se tuent à la tâche, certains volontairement, pour sa grandeur et sa postérité. Parallèlement se nouent dans l'ombre de multiples manipulations et complots pour la chasser du pouvoir... Ou pour, au contraire, l'y pousser.

Avec le tome 3 Chepsout change -bizarrement- de posture par rapport à Thoutmosis, avant que l'histoire de celui-ci prenne un détour décisif. J'avoue qu'on ne s'ennuie pas, et qu'on a envie de savoir la suite, même s'il suffit d'ouvrir un livre d'Histoire pour le savoir.

Un manga qui ma foi permet d'en apprendre un peu plus sur un personnage dont j'avais seulement entendu parler. Chie Inudoh navigue entre le présent -l'arrivée au pouvoir de son frère et leurs épousailles- et le passé, pour bien saisir leur relation, pourtant pas ambiguë au départ... On apprend pas mal de choses sur l'Egypte antique, et en particulier sur l'exercice du pouvoir.

Le trait de Chie Inudoh est plutôt agréable à l'oeil, assez maîtrisé et régulier. On reconnaît bien les personnages, même s'ils ne sont pas tout à fait réalistes en termes d'anatomie. Les décors et les vêtements sont dessinés avec soin, ce qui ajoute pour le plaisir de l'oeil.

Je lirai la suite avec curiosité, intérêt et plaisir. Ma note est dans l'attente de cette suite.

Nom série  Jeanne Hébuterne  posté le 23/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avoue, le nom de Jeanne Hébuterne ne m'évoquait pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout. En faire le titre d'une BD était un pari risqué, mais les Editions Tartamudo ont eu l'audace de le faire. Du coup j'ai tenté la lecture, et ce fut une bonne découverte.

Jeanne Hébuterne, elle-même élève en peinture, fut l'un de smodèles, mais surtout la muse et la compagne d'Amedeo Modigliani, pendant les années qu'il passa en France à la suite de la première guerre mondiale. Une époque où les arts explosèrent à Paris, autour de Modigliani et quelques autres. Une période aussi où la folie prit certains de ces artistes, dans des voyages sans retour. Jeanne et Amedeo se sont retrouvés en plein dans cette tourmente, lui aux prises avec les démons de l'alcool, elle en plein questionnement artistique et existentiel.

Nadine Van Der Straeten, qui a dû travailler plusieurs années sur ce projet, a parfaitement retranscrit cette ambiance, ces alternances de fulgurances artistiques, d'amour inconditionnel, de violence domestique et de delirium tremens. Elle illustre son récit par son trait élégant, raffiné, bien qu'il y ait quelques pétouilles anatomiques parfois. C'est du noir et blanc profond, doté d'une belle puissance, d'expressions très travaillées, ce qui rend le récit encore plus dense. A la sortie, on ne sait pas si on doit avoir pitié de ces deux artistes maudits, ou les détester, malgré leur fin tragique.

A noter en fin d'album une note de l'auteure sur son travail, ainsi qu'une abontante bibliographie qui lui a permis de restituer avec rigueur cette histoire si particulière.

Anecdote drôle, mais pour moi seulement : le couple maudit a vécu à quelques mètres de mon premier appartement parisien.

Nom série  U-B-R : le nouveau voisin  posté le 23/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une jolie petite découverte, dans le rayon jeunesse de nos librairies BD.

Venu d'Allemagne, cet album nous propose un récit loufoique mettant un petit garçon rêveur venu d'ailleurs et son compagnon protéiforme et muet, aux prises avec le pragmatisme et l'absurdité de notre monde. C'est frais, surprenant, enlevé, rigolo, bref, très agréable.

D'autant plus que le trait de Ferdinand Lutz, assez gras, relève de la ligne claire, réhaussée par de chouettes couleurs. La plupart de splanches se présentent en gaufrier 3x2 cases ou en illustrations pleine page.

Très facile à lire malgré les dialogues abondants, c'est un album fort sympathique.

Nom série  Petit robot  posté le 13/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Formidable petit album jeunesse que nous avons là !

En effet Ben Hatke, auteur américain, propose une sorte de conte à destination des plus jeunes lecteurs, une amitié improbable et pourtant terriblement crédible entre une eptite fille espiègle et un robot qui semble avoir un coeur...
C'ets frais, inattendu, c'est même un peu échevelé avec l'histoire de ce récupérateur robotique qui tente de récupérer par tous les moyens la petite casserole...

Le dessin de Hatke est rond, dynamique, puissant. J'aime beaucoup.

Belle découverte.

Nom série  Constellation (Pompetti)  posté le 13/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album fait suite à Les Anciens astronautes, du même Vincent Pompetti, chez le même éditeur. Certains personnages sont communs, et nous suivons à nouveau Onys dans une mission d'infiltration auprès d'une multinationale qui a dérobé une pierre stellaire permettant de soumettre des peuplades entières à sa volonté.

On retrouve les mêmes ambiances, rétrofuturistes, avec des influences précolombiennes et des véhicules qui rappellent un peu ceux de Blade Runner ou les voitures des 24h du Mans. Pompetti développe petit à petit son univers original (ou multi-référencé) dans cette aventure assez relevée et loin d'être désagréable. Son trait s'est affirmé depuis Les Anciens astronautes, ses personnages sont désormais plus reconnaissables, sa mise en scène plus dynamique. On a plaisir à retrouver Onys, Yulunga, Mark et quelques autres.

La liberté de Pompetti, et les bornes très floues de son univers vont lui permettre d'inscrire d'autres aventures d'Onys dans ce cadre. Je suis prêt à l'y accompagner.

Nom série  L'Ecorce des choses  posté le 20/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel bel album. Déjà, je trouve la couverture sublime dans sa simplicité et l'émotion qu'elle dégage. Je crois que je l'aime d'amour.

Il y a ensuite cette histoire, celle d'une enfant souffrant d'un handicap, mais qui s'en affranchit pour avancer, communiquer, surmonter les difficultés de la vie quotidienne et les évènements exceptionnels. Il y a en effet une catastrophe naturelle qui survient après la seconde moitié, qui fait sortir l'album du "simple" récit inhérent à un handicap, au roman graphique, pour en faire une histoire de survie, tout simplement. Avec un message d'amour universel à la clé.

C'est tout doux dans le ton, dans le visuel, puisque Cécile Bidault a choisi des tons pastel, un style ligne claire rehaussé de… fusain ? Pour nous conter cette histoire muette, puisque du point de vue de la fillette.

Superbe, doux, poignant.

Nom série  Voltaire amoureux  posté le 17/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sacré projet que celui dans lequel s'est lancé Clément Oubrerie, son premier en tant qu'auteur complet il me semble.

Car Voltaire a eu une vie amoureuse dense, presque aussi dense que sa vie littéraire. Clément Oubrerie prend donc son temps, nous montrant comment les deux sont intimement liés, comment il est devenu Voltaire (pour info ou rappel, il a voulu partir de son nom "Arouet le Jeune", et prendre un pseudonyme : AROVET LI --> VOLTAIRE), comment, petit à petit, il est entré dans les salons littéraires malgré ses propos tendancieux (selon les canons de l'époque), comment il a renié celui qui fut son professeur, JJ Rousseau, comment il a échappé à la peste, comment, en bref, il est devenu cette figure centrale des Lumières.

Une histoire déterminante pour notre société moderne, donc, et j'attends de voir où l'auteur va nous mener avant de juger plus précisément la qualité de l'oeuvre.

Le dessin d'Oubrerie, un peu typé "nouvelle BD", est très agréable à l'oeil, avec des ambiances parfois un peu sombres.

A suivre, donc.

Nom série  Seule à la récré  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le nom de l'éditeur pourrait faire croire qu'il s'agit d'une série de gags, avec des enfants dedans, mais le titre, potentiellement violent, ne laisse pas vraiment planer le doute : il s'agit d'une BD sur le harcèlement scolaire.

Ce n'est pas la première, mais peut-être l'une des premières à en parler de façon frontale chez un éditeur "grand public". Et c'est un véritable fléau, ce harcèlement scolaire, susceptible de briser longuement des vies, de mettre des enfants en échec scolaire, et de former de futurs délinquants, que l'on soit l'oppresseur ou l'opprimé. Coécrit par Bloz, plus habitué des séries humoristiques de Bamboo, et sa fille Anaïs, alias Ana, elle raconte certaines expériences scolaires de cette dernière. Humiliations, racket, manipulation, tout y passe.

Le corps enseignant ne voit rien ou préfère fermer les yeux, les parents mettent du temps à s'en rendre compte, et décident de passer à l'action, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Pourtant, si la fameuse Clarisse est si méchante avec Emma, il y a des raisons profondes. Et les auteurs ne minimisent pas cette causalité, même si les parents de Clarisse ne sont pas suffisamment montrés du doigt à mon goût. Cependant les mécanismes de défense sont présents, et cela peut être très utile pour les jeunes enfants victimes qui liront la BD.

Le récit est découpé en gags, sur le plan technique, mais la plupart ne sont pas drôles, plutôt tristes.

Les dessins de Bloz est du "gros nez", mais on s'en fiche, ce qui compte c'est que le message passe bien : soyez attentifs à vos enfants, et surtout aux changements de comportement, d'appétit. Parlez aux parents concernés, à l'équipe éducative, c'est ensemble que ce fléau peut être réduit.

Nom série  L'Île aux remords  posté le 13/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et revoilà l'un des duos d'auteurs les plus sympathiques de la BD franco-belge.

Cette fois-ci c'est un secret de famille qui leur donne la marche à suivre, une histoire trouble de filiation cachée, mais aussi l'ambiance des différents bagnes français du XXème siècle. C'est sympa, plutôt agréable à lire, et Sébastien Morice nous régale encore de son trait si élégant et sa mise en scène parfaite.

Mais, car il y a un mais, un gros. C'est presque fade, il n'y a pas grand-chose pour remuer le lecteur. Quella-Guyot a voulu marier deux sous-genres, les secrets de famille, et l'évocation socio-historique des laissés-pour-compte de la république, mais ne aprvient pas à choisir, à permettre à l'un ou à l'autre d'accrocher le lecteur, même si le "héros" n'est pas aussi lisse qu'on aurait pu le supposer. Du coup on s'ennuie un peu, et on a quelques remords d'avoir cédé aux sirènes des auteurs de Papeete 1914.

On nous annonce un nouveau projet du duo, une trilogie, qui je l'espère, va les faire sortir de leur zone de confort, et nous régaler à nouveau.

Ma note reste positive car c'est agréable à lire et à regarder, mais tout juste.

Nom série  Député  posté le 11/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album se situe dans une certaine mouvance récente de la BD, qui prend de plus en plus pied dans la politique française actuelle, dénonçant ses travers la plupart du temps.

L'optique de Xavier Cucuel, scénariste, est toute autre, puisqu'il souhaitait essentiellement faire découvrir les rouages de l'Assemblée nationale, ses endroits secrets, mais aussi ses pratiques, au travers du mandat d'un nouveau député sans étiquette. Contrat rempli sur ce point de vue-là, puisqu'on a droit aux différentes antichambres, aux journées sans fin, aux débats sur des sujets très très confidentiels (même si on ne voit aucun député ronfler, on en voit quelques-uns jouers sur leurs tablettes ou lire leur courrier dans l'amphithéatre du palais Bourbon).

Mais pour le reste, c'est assez décevant.

Le récit ne présente aucun intérêt (hormis documentaire) pendant les trois premiers quarts ; c'est plutôt le lecteur qui est menacé d'endormissement précoce. On n'a pas d'empathie pour ce député trop lisse, un peu naïf mais pas vraiment touchant. Les différentes étapes de son intégration se lisent sans passion, ça ne donne pas envie de s'engager en politique. Oui je sais, il n'y a pas grand-chose qui donne envie de s'engager en politique d'une manière générale si on n'est pas cucul la praline, mais j'attendais un peu plus d'âme d'un album censé nous présenter les rouages d'une assemblée prestigieuse et représentative du milieu...

Ce n'est que dans le dernier quart que cela s'anime un peu, que les magouilles sont esquissées, mais franchement, c'est un peu tard, et ça reste bien timide, par respect sans doute de l'institution. A la limite, la préface de Jean-Louis Debré, ancien président de l'Assemblée et le préambule de Cucuel sont plus intéressants que l'album lui-même...

Et à côté de ça je n'adhère pas au dessin d'Al Coutelis. Je trouve qu'il manque de précision, sauf là encore dans certains décors, mais son style "esquissé" me semble manquer d'énergie, à l'instar, donc, du récit qu'il illustre.

Bref, un album qui manque clairement son but.

Nom série  Les Fleurs du mal  posté le 19/01/2017 (dernière MAJ le 04/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, nous revoilà chez ki-oon avec une série sur la perversion !

Elle raconte en effet les déboires d'un collégien qui se retrouve complètement manipulé par une de ses camarades. Le point de torsion de cette histoire est qu'elle ne va jamais dans la direction qu'on pense, et que le pauvre Takao va tomber de plus en plus bas. J'ai l'impression que l'intention de l'auteur est de montrer que le mal est intrinsèque à l'humain, et qu'il suffit qu'une personne dévie un peu pour qu'elle risque de dériver vers les tréfonds sombres de l'âme. C'est plutôt bien fait, on ne sait jamais comment Sawa va réagir à ses tentatives d'esquive.

Le tome 3 semble marquer la fin d'un chapitre, celui de Takao et Nanako. Les masques tombent, et les adultes entrent dans la danse. Mais la fin du tome laisse entrevoir une suite, qui dans le tome 4 est une sorte d'introduction. Takao, de manipulé, devient acteur, et décide de montrer à Sawa ce qu'il est capable de faire... Et bien sûr, elle va le pousser à aller plus loin...

Dans le tome 6 les deux adolescents échappent à tout contrôle, et s'apprêtent à faire une grosse bêtise, pour ne pas dire l'irréparable... C'est à la fois fascinant et effrayant. Je lis que la série est finie en 11 tomes, mais ça me semble bien long...

Côté graphique rien de particulier à dire sur le trait de Suzo Oshimi, il est relativement classique. Mais l'écart est assez grand entre son style rond et la noirceur du récit.

A ne pas mettre entre toutes les mains, même si au final les choses sont suggérées plutôt que montrées au niveau graphique..

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