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Nom série  Tensai Family Company  posté le 24/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté l'intégrale de Tensai Family Company il y a plusieurs années et je n'avais jamais trouvé le courage de la lire jusqu'à présent. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, quand j'ai entamé ses premiers chapitres, j'ai eu l'impression de tomber sur la trame trop classique d'un shojo comme j'en ai trop lu, avec l'arrivée d'une nouvelle belle-famille dans la vie quotidienne d'un adolescent et sa suite de conflits de personnalité, de quiproquos, etc...
Mais en fait, cette série se révèle nettement plus originale que je l'imaginais. Par certains aspects, elle me rappelle Asatte Dance par son côté à la fois léger mais plus mature que son apparence ne le laisse soupçonner mais aussi par un scénario imprévisible, varié et abordant plein de sujets à la fois.

L'histoire se déroule à une époque bien précise, le milieu des années 90 à Tokyo. Le contexte a son importance car le cadre de la crise financière qui se profile à l'époque influe sur le récit et l'auteure y apporte une part de réflexion.
Le sous-titre de la série est "génies en tous genres". Au départ, le génie, c'est le héros principal, génie des maths et du business malgré le fait qu'il soit encore seulement lycéen. Mais outre sa nouvelle belle-famille, les événements vont aussi l'amener à rencontrer d'autres personnes et autant les lecteurs que lui vont réaliser qu'il n'y a pas qu'un type de génie mais bien d'autres types d'intelligences et de talents : génie de la relation sociale, génie de la botanique, génie artistique, génie de l'informatique, etc...
Mais le scénario ne montre pas les choses de manière aussi simpliste, comme un manga facile où se formerait soudain une super équipe de génies qui travailleraient tous ensemble ou autres... Non, ici, le tout est présenté de manière assez subtile, avec des relations crédibles et réalistes entre les personnages, malgré le côté caricatural, excentrique ou humoristique de certaines personnes et certaines situations.
Et il m'est apparu impossible de deviner à l'avance le fil des événements car ils vont dans de très nombreuses directions et ne sont quasiment jamais prévisibles. Seule la romance entre le héros et son amie de lycée semble inéluctable dès le début de l'histoire mais même celle-là connait des méandres tels que, quasiment jusqu'à la fin, on ne sait toujours pas s'ils vont vraiment finir ensemble.
Alors que le début du manga laisse penser que la thématique va être la simple relation entre personnages aux caractères très différenciés, comme dans beaucoup de shojos, on aborde au fil des tomes des sujets très divers, s'approchant parfois du polar jusqu'à finir sur la création d'une grande entreprise, avec détails techniques à l'appui.

Lecture originale et intéressante donc. Pourtant je n'ai pas totalement accroché.
Il y a d'abord le dessin qui ne m'a pas trop plu. Si les décors et personnages sont corrects, je n'aime pas du tout la façon dont les bouches sont dessinées, trop souvent comme des ouvertures béantes mal collées sur un visage pourtant plutôt bien fait. Ensuite il y a le fait que plusieurs personnages se ressemblent trop et paraissent sans âge. Je les ai souvent confondus. Il y a le cas par exemple de la ressemblance entre la copine du héros, sa propre mère et plus tard l'ex-femme d'un adversaire, même si pour ces deux dernières cela finit par s'expliquer sur la fin. Il y a aussi le héros et son nouveau beau frère qui semblent être une version stricte et une version débraillée du même personnage. Du coup, quand le héros se retrouve décoiffé, j'ai du mal à les différencier.
Il y a ensuite et surtout une question de narration que je trouve souvent confuse. J'ai grandement l'impression que cela vient de la traduction qui transmet mal les intentions originales de l'auteure en Japonais. Beaucoup de dialogues apparaissent fortement décousus, parfois avec même la certitude que des bulles de dialogues ont été échangées par mégarde. J'ai aussi eu le sentiment qu'énormément de gags tombaient complètement à plat, soit parce que mal traduits, ou alors trop spécifiques à la culture japonaise. Bref, l'humour ne passait pas pour moi ici.
De même, le côté romantique transparaît mal. Cela semble dû au côté pragmatique et insensible du héros, mais les quelques moments qui auraient dû être emplis d'émotion amoureuse semblent expédiés et il est difficile de bien saisir où en est sa relation compliquée avec sa copine.
Et de manière générale, je n'ai pas su m'attacher complètement aux personnages. Sur l'épilogue du récit, il y a un moment qui cherche clairement à titiller la nostalgie du passé, montrant des moments forts des personnages et de leurs actions, le type de moment qui en général fonctionne bien avec moi quand je termine une longue histoire avec des personnages auxquels j'ai fini par m'attacher. Mais j'ai constaté que, à l'instar du héros toujours très terre à terre, je n'ai pas été vraiment touché par tout cela.

J'ai lu ce manga comme une histoire originale, sortant des sentiers battus, avec des personnages eux aussi originaux même si souvent caricaturaux, et abordant des sujets assez rares et intéressants. Pour autant, je n'ai été que moyennement captivé et amusé.

Nom série  Hard Melody  posté le 22/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a 10 ans, j'avais lu la précédente série de cet auteur chinois Mélodie d'enfer qui mettait également en scène des rockeurs. Elle m'avait épaté par la qualité de son dessin. Eh bien avec Hard Melody, Lu Ming fait encore mieux en matière de graphisme.
Les planches de cet album sont superbes. C'est un style proche du photo-réalisme mais avec une vraie composition des images, une superbe esthétique et un vrai dynamisme. C'est très beau et très classe, quoiqu'un peu triste du fait de tons sombres et des personnages désabusés.

Sombre et désabusé, le récit l'est également. Il nous permet de découvrir une vision de l'intérieur de la Chine du début 21 siècle, de ressentir le mal-être d'une partie de la population qui ne se sent plus à sa place et aussi sur la fin le drame des expropriations pour construire de grands immeubles.
Il y règne également un esprit rock avec ces trois héros au cœur rebelle qui ne veulent pas se laisser faire et sont prêts à se battre même en vain pour protéger leur vie et leurs proches.

L'ennui, c'est que la narration n'est pas du tout à la hauteur de la beauté du graphisme et de la profondeur du ton du récit. Les trente premières pages sont très dures à suivre, avec des sauts chronologiques peu compréhensibles et des bouts de dialogues qui fusent dans tous les sens. C'est sensé servir d'introduction aux personnages et de mise en place de l'ambiance, mais la manière de raconter rend le tout très confus et pénible à lire.
Par la suite, à quelques flash-back près, le récit devient plus linéaire et plus compréhensible. Cela rend la lecture plus agréable mais il y a toujours ce petit décalage entre la manière chinoise de raconter que j'ai retrouvé dans beaucoup de manhua et les habitudes d'un lecteur occidental qui font que ce n'est pas toujours très clair.
Et la fin, toujours dans un esprit rock, ni dieu ni maître, rebelle jusqu'à la mort, ne m'a que moyennement convaincu.

Donc c'est un album qui contient pas mal de défauts dans sa narration et je ne suis pas sûr que le déroulé de son scénario ne passionne beaucoup de monde. Par contre, son fond, qui permet de découvrir un certain état d'esprit dans la Chine moderne, est intéressant. Et surtout son graphisme est épatant et vaut la lecture à lui tout seul.

Nom série  La Vengeance de Masheng  posté le 22/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Le Temple flottant, c'est le deuxième ouvrage de Zhang Xiaoyu que je lis où il met en scène une forme de conte folklorique chinois. Comme cet autre album, c'est surtout son graphisme qui vaut le coup d'oeil.
Zhang Xiaoyu offre de très belles planches, grandes illustrations réalistes et détaillées, offrant souvent des angles de vue originaux, beaux et efficaces. Le style se rapproche de la peinture chinoise académique. C'est de la belle ouvrage.
A noter que, alors que le décor laisse penser durant la majorité de l'album que l'histoire se déroule dans la Chine médiévale, j'ai été un peu surpris d'apprendre vers la fin que cela se passe durant la présidence de Tchang Kaï-chek donc plutôt dans les années 1930. J'imagine que dans la Chine de l'époque, il y avait effectivement un tel contraste de modernité entre les petites villes de province et le monde plus ouvert à la technologie occidentale.

Le scénario pour sa part n'est cependant pas aussi emballant que le dessin. Son résumé pourrait tenir en moins de 2 lignes et ne tient pas trop la route. C'est plus un prétexte à mettre en image des visions de récits folkloriques et de formidables combattants des légendes chinoises. Il y règne du coup une ambiance entre fable et réalisme qui n'est pas désagréable.
Cependant, un scénario aussi succinct ne suffit pas à me permettre d'en conseiller l'achat.

Nom série  Amour à mort  posté le 20/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jia-Wei Hung est douée. Son dessin est très beau, très stylé. D'une certaine manière, il rappelle le romantisme esthétique d'un Yoshitaka Amano avec ses costumes détaillés et superbes. Il s'en donne ici à coeur joie dans ce récit de fantasy.
Car J-D Morvan ne s'y est pas trompé et a su voir à quel point son style graphique conviendrait parfaitement à un récit d'heroïc-fantasy sombre et romantique.

C'est donc l'histoire d'une belle princesse guerrière qui doit fuir et venger la mort de son père et de son royaume. Et c'est l'histoire du prince adverse qui est tombé amoureux d'elle. Amour et mort, le titre est on ne peut plus explicite.
Le scénario n'est pas des plus originaux mais il tient bien la route et permet un récit beau et envoûtant.

Malheureusement, j'ai trouvé la conclusion trop convenue et décevante. C'est le genre de fin romantico-tragique que n'importe quel adolescent aurait pu imaginer et deviner. J'attendais sincèrement quelque chose de plus original, quelque chose qui ajoute de la profondeur à un récit autrement beau mais assez linéaire.
Déçu donc par la toute fin mais c'est quand même une belle BD.

Nom série  Le Temple flottant  posté le 20/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album vaut avant tout par son graphisme. C'est un dessin réaliste de type asiatique reflétant bien l'ambiance de la Chine médiévale. Toutes les planches sont très soignées avec de nombreuses très belles scènes détaillées et esthétiques. Les couleurs ne sont pas en reste. Bref, c'est beau.

L'histoire, pour sa part, est un conte chinois à l'ancienne, centré sur le thème du Bouddhisme et de la magie divine. L'histoire se lit très bien et est dotée d'une narration moderne malgré son sujet trés académique.
L'intrigue laisse cependant un peu sur sa faim car elle semble se terminer plus ou moins en queue de poisson. Alors que l'histoire commence en parlant d'un moine très particulier, d'abord saint puis criminel, elle prend un virage très différent en milieu d'album pour se centrer sur ce temple flottant. Le lien entre les deux parties de l'histoire n'est pas clair : je n'ai pas compris en quoi la mort du moine a enclenché ces événements. Nous sommes plus dans une explication de type "ta gueule, c'est magique !". Et de la même manière, la fin n'est pas bien claire : qu'arrive-t-il au vieux moine et au jeune garçon ? Le narrateur nous laisse en plan sur ce sujet, dommage.

Mais si on peut passer outre ces frustrations très terre à terre d'un esprit occidental cartésien, on peut savourer ces superbes images qui nous raconte une jolie fable emplie de magie.

Nom série  Iron ou la guerre d'après  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Étonnante BD que celle-ci.
Son format m'a intéressé et plu d'entrée. On dirait un roman ancien à la belle couverture cartonnée. A l'intérieur, le papier est épais et agréable au toucher.
Et les planches sont comme de belles illustrations peintes et joliment mise en page.

Elles mettent en scène des personnages animaliers dans un contexte un peu mystérieux. On comprend peu à peu que nous sommes dans un pays fictif, qui sort d'une guerre gagnée par les autorités actuellement au pouvoir sur place, et où des rebelles essaient de fomenter quelque chose pour bouleverser l'ordre établi tout en essayant d'échapper à la police secrète. On pourrait penser à la Résistance durant la seconde guerre mondiale mais les autorités sont bien moins militaires, plus des policiers en costume cravate façon fin 19e siècle. Ils semblent en outre de la même nationalité que les rebelles sans être pour autant des collabos, sauf erreur.
Bref, le contexte n'est pas expliqué et on est obligé de se laisser porter par les événements sans chercher trop à comprendre tous les tenants et aboutissants.
C'est un peu déroutant et pas forcément très agréable. D'autant que même si le dessin est joli à l'oeil, les postures souvent raides et stoïques des personnages manquent de naturel, imposent un rythme très lent à l'action et ajoutent à l'ambiance un peu bizarre du récit.

Le scénario est en deux portions : les événements avant la réalisation d'un certain attentat, et ce qu'il se passe quelques temps après. Et si des adultes sont majoritairement les héros au départ, ce sont des enfants qui passent au premier plan ensuite.
Le ton du récit est assez contemplatif même si le scénario comporte sa part d'action. Le rythme lent et les dialogues parfois hermétiques pour un lecteur sans explication des relations entre chacun des protagonistes peuvent lasser le lecteur.
De même, arrivé en fin d'album, on en reste encore à se demander où l'auteur voulait en venir. La mayonnaise ne prend pas vraiment.

Je salue quand même l'originalité du récit et la beauté un peu froide de l'album, mais je ne suis pas sûr qu'il trouve facilement son public.

Nom série  Les Savants  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes menées par des scientifiques des temps jadis, voilà une idée plaisante. Ce n'est pas la première fois qu'une telle idée est utilisée, néanmoins j'ai apprécié de voir ici deux célèbres esprits historiques se mesurer l'un à l'autre et collaborer dans leurs recherches. Nous parlons dans le cas présent de Copernic d'un côté et de Paracelse de l'autre. Je ne sais pas si les tomes suivants auront toujours les mêmes personnages pour héros, le titre de la série laisserait croire que non, mais je serais ravi de voir d'autres rencontres du même acabit.

Car ici, l'intrigue tient bien la route.
Nous sommes placés dans le cadre de l'Italie de la Renaissance, à l'université de la ville de Ferrare, où les protagonistes vont enquêter sur deux morts mystérieuses qui vont les mener à la poursuite d'un trésor disparu.
La reconstitution historique est bien rendue. Le contexte y gagne en profondeur. On y découvre notamment un Copernic très pieux qui refuse de croire ses propres calculs prouvant que la Terre n'est pas le centre de l'univers et est terrifié à l'idée de voir une telle découverte divulguée. C'est assez intéressant ne serait-ce que de ce point de vue là.
Le dessin ne m'a pas forcément emballé, je le trouve un peu inégal et les couleurs ternes lui donnent une ambiance un peu morose. Mais il est réaliste et fonctionnel donc je ne me plains pas.
L'enquête quant à elle est assez bien menée. Il y a un tout petit peu de coïncidences faciles mais elles se laissent oublier au profit des autres déductions logiques qui permettent aux héros de progresser dans leurs recherches.

Si la trame et la résolution de l'enquête elle-même n'est pas forcément surprenante ou marquante, le cadre historique et la rencontre des deux esprits scientifiques que sont Copernic et le jeune Paracelse donnent du caractère et de l'intérêt à cette série. Curieux de voir ce que seront les autres tomes s'il y en a.

Nom série  Pieter Bruegel  posté le 18/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album n'a rien d'une biographie de Pieter Bruegel dit l'Ancien. Il se contente de se servir du personnage en trame de fond, usant de ses peintures comme éléments de l'intrigue et de son influence artistique sur certaines scènes et certaines péripéties (même si dans ce dernier cas, on a aussi une forte influence de Jérôme Bosch, lui-même inspirateur de Bruegel).

Bruegel l'Ancien nous avait permis d'obtenir un témoignage visuel de la Flandres de l'époque, c'est ce que j'aime chez lui, et c'est ce à quoi les auteurs de cette BD rendent hommage avec leurs décors enneigés et le cadre historique de leur récit.
Nous sommes placés en 1568, à l'époque où la population flamande se révolte contre les Espagnols qui règnent sur leurs terres et où elle subit la répression sanglante de ces derniers. C'est une intrigue de rébellion et de combats à laquelle nous avons droit, centrée autour de la poursuite d'un tableau permettant d'identifier les meneurs secrets de la révolte. S'y ajoute une touche de magie avec les interventions fantasmagoriques d'une sorcière liée à la cause des rebelles.

J'ai apprécié ce cadre original et le fait d'utiliser la peinture au cœur d'un récit d'aventure. Les brèves explications du contexte sont un peu compliquées au tout début mais par la suite, on est très vite porté par l'action et le rythme. L'utilisation initiale du fantastique m'a surpris mais pourquoi pas.
Le dessin est un peu raide et pas toujours très beau mais comme dit plus haut, j'ai bien aimé les moments où il s'inspire des tableaux de Bruegel. Et de manière générale, j'ai apprécié la mise en scène d'une part du folklore historique des Flandres.
Par contre, j'ai trouvé la fin assez confuse. Je n'ai pas compris la nouvelle utilisation du fantastique que je trouvais inutile et embrouillée. Et la conclusion du récit m'a laissé assez circonspect, avec une petite impression de tout ça pour ça, de bancal. Dommage car le reste de l'histoire tenait assez bien la route.

Nom série  Spider-Man - Retour au noir  posté le 17/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quoiqu'en dise son titre, on se fiche bien dans ce recueil que Spider-man y porte de nouveau son costume noir (mais pas celui infecté par le symbiote). A part peut-être un tout petit peu dans la première histoire puisqu'on y voit également d'autres costumes de l'Araignée. Non, il s'agit en fait simplement d'un ensemble récits se déroulant juste après la Civil War, à une époque donc un peu spéciale où tout le monde connait l'identité secrète de Peter Parker et où Tante May est à l’hôpital après s'être pris une balle de sniper qui visait son neveu.

Malgré ce contexte, les aventures que vit Spider-Man dans cet album ne sortent pas tellement du lot par rapport à ses habitudes. C'est comme d'ordinaire une succession de nouveaux ennemis ou de retours d'anciens, entrecoupés de quelques toutes courtes séquences plus intimes. Seule une ambiance un peu plus sombre, moins amusante, se fait ressentir. Et cela ne m'arrange pas car quitte à suivre des histoires un peu basiques où l'Araignée se contente de chercher puis combattre des super-vilains, je préfère quand il le fait à grands coups de dialogues rigolos et de blagues potaches.
Une histoire sort quand même du lot, par son scénario mais aussi par son graphisme très différent d'un comics classique, une histoire où Peter Parker revoit sa vie et ce qu'il a accompli et où on a aussi une vision de ce que pourrait être son futur.
Pour le reste, ce sont des histoires bien rythmées, plutôt bien faites et assez bien dessinées dans la majorité, mais avec aucun scénario qui marque la mémoire par son originalité ou sa profondeur.

Nom série  La Petite Patrie  posté le 14/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation d'un roman, cette BD canadienne raconte la vie dans un quartier de Montréal durant la seconde guerre mondiale. Alors que l'on se bat en Europe, les bandes d'enfants québécois ne s'en soucient guère et vivent au jour le jour. Une vie composée de jeux dans la rue, de défis, de bonbons, de petites amourettes et de parents fervents catholiques. Mais une vie aussi parfois ponctuée de quelques moments plus sombres.

Le dessin de Julie Rocheleau est très sympathique. Elle provient du monde de l'animation mais cela ne se ressent pas particulièrement. Par contre, on sent une vraie aisance technique dans son trait. Ses mises en scène et ses couleurs sont en outre très originales, pleines de vie et de dynamisme. Sa narration graphique est un petit poil brouillonne mais on finit par s'y faire.

Pourtant elle empêche un petit peu au départ d'entrer pour de bon dans le récit. D'autant plus qu'on a vite l'impression que chaque page ou presque raconte une nouvelle petite, une nouvelle anecdote, comme si on sautait successivement d'un chapitre du roman au suivant comme autant de visions fugitives de moments de vie de ces petits québécois. J'ai trouvé néanmoins assez intéressant la manière de montrer à l'avant-plan les jeux insouciants des enfants tout en montrant avec finesse et discrétion en arrière-plan la situation un peu plus grave des adultes.
Mais ce n'est vraiment que vers la fin de l'album, quand la joyeuse monotonie du quotidien du jeune héros finit par être impactée par des événements plus graves, que j'ai fini par ressentir davantage d'émotion et à finalement m'attacher à ce qui faisait la joie de vivre de ce quartier à l'époque.

Nom série  Terminus 1  posté le 13/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, Stefan Wul a écrit davantage de nouvelles de science-fiction que je ne l'imaginais. Je ne connaissais pas du tout celle-ci.
A la lecture du premier tome, l'histoire a un petit côté "la Planète au Trésor" avec un cadre de space-opera où une ancienne pirate désormais boiteuse embauche un petit jeune pour se rendre à sa place sur une autre planète pour y trouver un trésor sous la forme d'une grande réserve de Palladium. Là où on s'éloigne d'un scénario à la Stevenson, c'est que le héros est doté d'un pouvoir un peu aléatoire de télépathie. Et quand il rencontre sur le navire qui le mène à sa destination une jeune femme dont les pensées sont particulièrement pures, il est fasciné et décide de tout faire pour lui venir en aide en attendant de pouvoir remplir sa mission.

C'est un récit de science-fiction un peu facile, avec beaucoup d'éléments convenus et déjà vus, mais il est divertissant et agréable.
Le graphisme de Jean-Michel Ponzio y est un peu spécial. Sauf erreur, il est très largement basé sur des photos retouchées. Ses planches ressemblent à des superpositions d'éléments graphiques, qui s'imbriquent de manière un peu inégale. Parfois ça rend bien, parfois pas.
Les personnages sont visiblement réalisés sur la base de photos d'acteurs (des proches du dessinateur ?) dont les traits sont redessinés. Le résultat n'est pas mauvais et fonctionne souvent bien, mais certaines expressions et postures font très raides et quelques personnages secondaires sont ratés, avec de trop grosses têtes ou mains.
Les décors, quant à eux, sont des mélanges de dessins et d'insertions de photos ou d'images à peine modifiées. L'utilisation de quelques DeLorean volantes comme véhicules m'a d'ailleurs amusé. Cependant, les personnages s'intègrent parfois plus ou moins bien à ce paysage. Car régulièrement ils donnent l'impression d'être posés dessus sans y appartenir, ne laissant pas d'ombre ou ne partageant pas les mêmes lumières.
Malgré ces reproches, l'impression d'ensemble de la majorité des planches n'est pas mauvaise du tout et j'aime assez le travail sur les couleurs.

Je reste cependant un peu dérangé par les quelques ratés de l'imbrication des éléments graphiques et l'impression d'artificialité du dessin qui m'empêche de m'imprégner totalement du récit. D'autant que le scénario n'est pas du plus originaux et follement prenant. C'est pourquoi je suis resté un peu en dehors de ma lecture même si je ne l'ai pas trouvé déplaisante.

Nom série  L'Essai  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD prend la forme d'une fausse autobiographie pour raconter un documentaire historique sur un sujet très intéressant : la première colonie anarchiste autonome créée au tout début du 20e siècle dans les Ardennes.

Je n'ai jamais été attaché aux anarchistes. Si je peux à peu près comprendre leur rejet d'une société capitaliste où des riches et puissants profitent du peuple et leur imposent d'une manière ou d'une autre leur loi, je ne comprends pas en quoi lancer dans bombes parfois directement dans la foule peut être bénéfique et y changer quoi que ce soit. Mais ici, ce n'est pas de bombe qu'il s'agit, ou alors d'une bombe intellectuelle. Il s'agit à la base pour le personnage principal, Jean-Charles Fortuné Henry, de prouver par l'exemple qu'une communauté totalement libertaire peut survivre et s'épanouir sans avoir besoin d'aucune aide du monde occidental industrieux et surtout d'aucune autorité.
C'est ainsi qu'il est à la base de la création, à partir de 1903, de la colonie anarchiste d'Aiglemont, au coeur d'une forêt des Ardennes, colonie qui sera bientôt rejointe par d'autres utopistes pleins d'espoir et visités par bien des curieux et des intellectuels fascinés par le projet.

Le récit est très bien réalisé car on assiste de l'intérieur et de manière réussie aux tous premiers pas, puis à la croissance et à l'apogée de cette petite utopie. Même si de ombreux détails de fonctionnements sont fournis, et même si les personnages se perdent parfois en discours politiques et rhétoriques empreints de quelques citations poétiques, ce n'est jamais rébarbatif ou ennuyeux. On suit cette aventure comme on suivrait celle de Robinson en train de créer un nouveau monde en marge et pourtant si proche de l'ancien.
Et comme on pouvait s'y attendre, on en voit aussi venir les défauts. Entre les difficultés initiales, puis les tensions qui apparaissent ensuite et finalement le délitement total. Tel que les choses sont racontées ici, on dirait que cet échec programmé venait en grande partie de la personnalité de celui-là même qui avait réussi à tout mettre en place au départ. Son intense motivation politique semble avoir fini par tourner en partie à l'autoritarisme qu'il rejetait puis à son égarement vers d'autres actions politiques tournées vers l'extérieur plutôt que de se concentrer sur l'univers qu'il avait créé et sur sa stabilité. Il est difficile de s'attacher à ce personnage dans ces conditions et l'échec de sa colonie finit par devenir inéluctable. Ceci étant dit, avec les Ardennes pour décor, si les hivers rigoureux n'y avaient pas suffi, j'imagine la guerre de 14-18 aurait dans tous les cas mis fin à cette utopie de manière expéditive .

C'est un documentaire intéressant, doté d'un graphisme agréable et d'une bonne mise en scène.

Nom série  Brian Bones, détective privé  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le décor : la côte Ouest des Etats-Unis et ses routes désertiques.
L'époque : les années 50 et leurs belles voitures américaines.
La météo : ensoleillé avec quelques passages orageux.
Le héros : un détective privé, spécialisé dans les enquêtes automobiles et au service d'une compagnie d'assurance. Mignon rouquin, il n'hésite pas à abuser de son charme auprès des jolies femmes. Et il peut compte sur l'aide de ses conquêtes et de son ami, un vieux mécano indien également un peu shaman.

Le graphisme de Van Linthout nous plonge dans les BD d'aventure à l'ancienne de l'école franco-belge de Marcinelle. Son trait me fait ici penser à celui d'un Eric Maltaïte ou d'un Jidehem et j'aime ça. C'est cette ambiance visuelle ainsi que le décor aventureux de l'Amérique ensoleillée des années 50 qui m'a rapidement séduit. Et quelle époque pour raconter des histoires de bagnoles ! Surtout quand elles sont belles et bien dessinées comme c'est le cas ici.

Le héros a un côté un peu macho qui pourra agacer, notamment les lectrices à moins qu'elles tombent elles aussi sous son charme un peu facile. Néanmoins, il n'est pas désagréable, admet volontiers avoir quelques défauts et il est confronté à quelques protagonistes féminines ayant de la personnalité, même si d'autres se font un peu avoir quand même.
On suit son enquête avec plaisir. Celle qu'il mène dans ce premier tome le confronte à une situation rappelant fortement la légende populaire de la Dame Blanche. L'implication d'une dose de fantastique dans le récit m'a un petit peu gêné mais le reste de l'enquête tient la route et ça me suffit.
Une autre chose m'a déçu ceci dit, c'est la course-poursuite de la fin. Pourquoi s'acharner à poursuivre alors qu'il n'y avait aucun intérêt crucial à arrêter immédiatement le fuyard et qu'il était évident que cela allait finir en accident ? Péripétie finale un peu trop téléphonée et prévisible, dommage.

Hormis ces petites faiblesses scénaristiques, j'ai beaucoup aimé cette série qui sent bon la chaleur californienne, les belles voitures et l'aventure à l'ancienne. Je lirai volontiers les autres tomes.

Nom série  Le Courrier de Casablanca  posté le 12/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les tous débuts de l'aéropostale, à l'époque où l'aviation était une vraie aventure et une exploration au-dessus de contrées exotiques et dangereuses.
Cette série se place dans un cadre historique mais je n'ai pas trouvé d'information sur cette société concurrente de Latécoère à laquelle nos héros font partie. J'imagine donc qu'il s'agit d'une fiction, une assez jolie fiction qui nous permet de goûter aux émotions et aux difficultés des premiers conquérants du ciel et des routes sahariennes.

Le dessin de Pascal Ortiz me rappelle ici celui de Servais. Réaliste et sérieux, il est de bon niveau. Seuls certains visages un peu changeants m'ont dérouté. Outre quelques visages féminins ratés, il y a celui du héros dont je me suis un peu demandé si c'était bien le même homme entre le tout début où il a un visage rappelant un Largo Winch roux et débraillé tandis que quelques pages plus loin il devient soudain nettement plus sérieux d'aspect et châtain de cheveux. La couleur de ses cheveux dépend-elle de son taux d'alcoolémie ?
Quant aux avions et aux décors, ils sont bien dessinés et c'est l'essentiel sur ce récit. Les paysages exotiques sont bien rendus et on est facilement dépaysés. Par contre, certaines manœuvres aériennes ne sont pas très bien rendues, comme ce moment où un pilote fait le fou au dessus de l'aérodrome et où j'ai eu bien du mal à comprendre ce qu'il avait fait exactement.
Je fais des reproches mais dans l'ensemble, c'est bien dessiné et la lecture est fluide.

L'histoire quant à elle est intéressante et plutôt bien menée. Elle permet de bien comprendre les enjeux et difficultés de cette formidable aventure du début du 20e siècle qu'étaient les débuts de l'aéropostale. Et en fin d'album se crée un imbroglio intrigant au sujet de sabotages en série qui attise la curiosité en prévision du tome suivant.
J'ai par contre été un petit peu choqué par le côté meurtrier des héros quand ils sont confrontés à des situations dangereuses. Il y a deux séquences successives de purs massacres. OK, ce sont d'anciens militaires et ils sont en danger mais quand même leurs méthodes paraissent très expéditives.

Quoiqu'il en soit, c'est une série intéressante sur l'aviation au début du 20e siècle, les débuts de l'aéropostale et l'aventure sur la côte Nord-Ouest de l'Afrique et dans le désert.

Nom série  Les Aventures de Louis Valmont  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Hommage ou pas, cette BD fait plus que s'inspirer des anciennes BD d'aventure franco-belge : elle en est la réplique exacte.

Le dessin Ligne Claire fait immédiatement penser à Tintin, jusqu'à certains éléments ou décors qui ont l'air d'être décalqués directement dans les planches de certains albums d'Hergé. La couverture mélange du Pays de l'Or Noir et des touaregs du Crabe aux pinces d'or, les bois du château des héros qui tiennent fortement de ceux de Moulinsart, le héros en culottes de golf, le voyage en vieux paquebot... Par la suite, quand les héros arrivent en Egypte, le style se détache un peu de celui d'Hergé, mais peut-être pour mieux se rapprocher de celui d'autres grands anciens comme Jacobs. Et la course automobile et le petit héros hargneux et farfelu ne sont pas sans rappeler Valhardi...
Sauf que sur le plan technique, ce n'est vraiment pas ça.
Les décors sont inégaux, parfois trop pompés de Tintin, parfois trop simples, et d'autres fois soignés et détaillés mais un peu raides. Les personnages sont assez médiocres, avec des visages aux bouches tordues posées un peu n'importe où et des expressions faciales trop appuyées, comme surjouées. Quant aux animaux, tels le chat du héros ou les visages des chameaux, ils sont complètement ratés à mes yeux. Qui plus est les cases fourmillent de traits de vitesse, gouttes de surprise et autres tourbillons de désorientation insérés ça et là de manière assez bancale.
Heureusement, l'aspect d'ensemble n'est pas mauvais et permet de profiter de l'histoire dans une ambiance rétro pas désagréable.

Le scénario, quant à lui, est très stéréotypé. C'est tellement déjà vu qu'on dirait un hommage si ce n'est qu'il n'apporte rien de neuf, ni d'amusant. Il est difficile de le prendre autrement qu'au premier degré et dès lors il n'a rien de surprenant ni de captivant.
Malgré tout, il reste relativement bien construit. Tant et si bien qu'on peut finir par se prêter au jeu et à profiter de l'histoire comme si on lisait une vieille BD retrouvée au fond d'un grenier. Mais il faut une certaine dose de nostalgie et d'indulgence pour l'apprécier vraiment quand on se rappelle que c'est une oeuvre publiée en 2016...

Nom série  L'Hypnotiseur  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous des aspects austères et un peu mornes, cette BD s'est révélée une bonne surprise.

Au feuilletage, son dessin ne m'attirait pas trop. Le personnage principal a une tête de déterré, toutes les couleurs sont dans les gris sombres, toute l'ambiance a l'air morose et mollassonne. Mais à y regarder de près, c'est quand même très bien dessiné. Les personnages sont réussis et les décors sont très soignés et très esthétiques. Bref, c'est un graphisme qui mérite qu'on s'y attarde et qui met bien en valeur le récit.

L'album est constitué de récits courts qui sont autant d'enquêtes ou de petites aventures du héros. Ce dernier, comme son nom l'indique, est un hypnotiseur, qui fait cela pour un spectacle au succès mitigé et qui accepte parfois d'appliquer son art pour aider telle ou telle personne. La trame ne joue pas vraiment la carte du fantastique, ou alors juste un petit peu. L'hypnotisme y est présenté comme une compétence presque scientifique, avec des possibilités impressionnantes mais limitées, même si les auteurs prennent un peu plus de libertés au fil de l'album notamment dans le conflit entre le héros et son ancien rival.
Donc ce sont plus des enquêtes ou des énigmes à résoudre pour le héros. De quoi attiser l'intérêt et la curiosité du lecteur car les scénarios tiennent bien la route et sont suffisamment variés et intéressants pour entretenir l'intérêt tout au long de l'album.
Seul le côté très morose du héros est un peu lassant et m'a empêché d'être totalement pris dans ma lecture. Mais c'est quand même une bonne lecture que je conseille sans hésiter.

Nom série  L'Odeur des garçons affamés  posté le 11/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Odeur des garçons affamés est une BD que j'ai trouvée très bien... jusqu'à sa fin que j'ai hélas trouvé un peu trop délirante.

Frederik Peeters dessine très bien et le voir appliquer son art à un récit et des décors de far-west est plutôt réjouissant. Il n'y a pas le côté grandiose et réaliste d'un Giraud, mais les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil. D'autant que Peeters y ajoute sa touche sensuelle, charnelle même dirais-je, qui donne un ton à part à ce récit.

L'histoire est originale. Non pas dans son cadre puisque le récit d'une expédition destinée à cartographier et étudier de nouvelles zones à coloniser, il y en a eu déjà quelques-uns, ne serait-ce que chez Lucky Luke. Mais c'est dans les personnages et l'ambiance que tout se joue. Les trois protagonistes principaux ont des personnalités très marquées, des histoires intéressantes et des relations bien particulières. Le scénario est intrigant et tient bien en haleine.

Bref, tout était très bien pour moi dans cet album. Seulement, j'ai été déçu par une fin qui tire trop vers le fantastique et l'irréel. J'ai trouvé la conclusion de l'action principale confuse, un peu facile sur le déroulé des événements et peu facile à comprendre sur le fond. Je veux bien quelques explications d'ailleurs.
Cette fin m'a un peu gâché le plaisir d'un album qui autrement avait tout pour être franchement bien.

Nom série  La Main Verte  posté le 10/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une BD au ton original.
Elle commence comme un récit un peu post-apocalyptique mettant en scène une France de nos jours où soudain l'essence devient une denrée totalement inaccessible. Tout le monde doit se débrouiller sans, c'est la pénurie au niveau nourriture dans les villes, et il faut revenir à des métiers nettement plus terre à terre pour survivre. Sauf que cela pose de gros problèmes au héros de notre histoire car son métier à lui, c'est la bande dessinée, et que s'il voulait avoir de bons conseils pour savoir faire pousser un potager, il faudrait qu'il se rabiboche avec son père avec qui, par principe, il est bien décidé à ne plus communiquer.

C'est ce décalage entre un personnage très artiste geek et un décor un peu post-apo qui contraste avec humour ici. D'autant plus qu'on va suivre ce dernier d'abord dans ses tentatives de se débrouiller par lui-même avec quelques métiers où il n'a pas du tout sa place, puis dans sa traversée d'une partie de la France où il va rencontrer plusieurs communautés assez décalées, comme ces anciens militants sarkozystes qui se sont lancés dans l'élevage de plus de chèvres pour gagner plus, ou ces cultivateurs pro-OGM en guerre contre les écologiss'... C'est un humour décalé que l'auteur nous offre régulièrement, avec quelques clins d'oeil aussi. En bon marin, j'ai bien aimé le gag sur le fantasme de la speakerine radio de la météo marine.

Une BD amusante, qui amène le sourire et un peu d'originalité. Le récit au final se révèle un petit peu vain, mais c'est sympa quand même.

Nom série  Otto & Watson (Les extravagantes enquêtes d')  posté le 09/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez originale cette série comportant deux enquêtes en un tome. Elles se déroulent à Varsovie et mettent en scène un détective privé qui se retrouve dans des histoires assez fantasques mêlant littérature et culture avec une grosse dose de fantastique. Et comme partenaire, ce détective n'a personne d'autre qu'un rat intelligent nommé Watson.

Le ton de ces enquêtes est surprenant. C'est un mélange entre polar noirs à l'ancienne et récit onirique. Les dialogues y sont souvent dits comme des pièces de théâtre et on sent que cela ne se prend pas au sérieux.
Le graphisme est sympathique. Le trait de Gawronkiewicz rappelle un peu celui de Tardi par moment.
Lecture amusante mais un peu trop bizarre et parfois trop bavarde à mon goût. Disons que cela vaut le coup d'oeil par curiosité, mais je ne suis pas sûr d'en conseiller l'achat.

Nom série  Les Dormants  posté le 08/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A peu de choses près, les Dormants a tout du conte léger et un peu onirique. Il se déroule dans un décor un peu fantasque, avec des personnages secondaires loufoques, et un contexte étonnant. D'un côté, nous avons un héros amnésique et insomniaque, qui ne sait pas d'où lui vient cette affliction et cela le rend particulièrement grognon. Et de l'autre, il y a cette jeune fille dotée d'un pouvoir surprenant, celui d'endormir sans le vouloir tous les êtres vivants à la ronde, et rendue plus ou moins fofolle par ses nombreuses années de solitude. Jusqu'au jour où ils se rencontrent...

L'idée est amusante et le récit est un cocktail de douceur, d'humour et d'une part de tristesse, avec parfois une touche grinçante mais aussi un sombre personnage à la poursuite du héros.
Le dessin est tout mignon en en même temps soigné et agréable. C'est joli et plaisant à lire.
L'histoire aurait pu être juste une fable douce-amère gentille et un peu fantasque mais un peu vaine et vite oubliée. Mais il s'y ajoute les toutes dernières pages, ce prologue après l'heure, qui amène soudain une révélation un peu cruelle. J'aime ce type de surprise qui modifie la donne d'un récit et qui, comme ici, ajoute une profondeur au scénario.
Sympathique lecture.

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