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Nom série  Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie, c'est le deuxième ouvrage de Gustave Doré que je lis et je dois dire que j'ai davantage accroché à celui-ci. Il faut dire qu'il se rapproche beaucoup plus d'une vraie bande dessinée au sens moderne du terme, que sa narration est plus fluide et que son texte est moins fastidieux à lire.

Gustave Doré fait partie des pionniers de la bande dessinée du milieu du XIXe siècle, quelques années après Töpffer. Avant d'être un raconteur d'histoire, c'est surtout un grand illustrateur et dessinateur. Même s'il était tout jeune au moment de la parution de cette BD (il avait 19 ans), c'est la beauté de son trait qui ressort de ses planches. Il se rapproche des gravures caricaturales de Daumier qui lui était contemporain. C'est vraiment très beau.

L'ouvrage en lui-même est une parodie de carnet de voyage. Il se présente comme celui d'un personnage imaginaire, M. Plumet, petit bourgeois parisien qui, pris d'une lubie soudaine, décide de partir avec sa femme en vacances dans les Alpes et peut-être d'escalader le Mont Blanc. Dans ce carnet, M. Plumet raconte ce qu'il a fait et vécu, se mettant en scène le plus souvent en véritable narration séquentielle de bande dessinée et quelques fois aussi par des illustrations et croquis.

Gustave Doré joue sur le média de la bande dessinée. Pour commencer, il y a une mise en abîme puisqu'il apparaît lui-même en tant que personnage dans ce carnet fictif discutant avec M. Plumet et lui précisant même qu'un si joli carnet mériterait d'être publié chez Aubert, son véritable éditeur. Ensuite, il joue sur l'objet lui-même. Une grosse empreinte de pas traverse une planche où M. Plumet raconte que quelqu'un a marché sur son carnet. Une grosse langue de vache en traverse une autre quand M. Plumet raconte qu'une vache vient de lécher son précieux ouvrage et de manger les fleurs qu'il y a collées.

Seul regret, la mise en page des cases (sans bordure soit dit en passant) n'est pas toujours claire, on hésite parfois sur l'ordre dans lequel les lire (gauche à droite ou bien haut en bas ?). Certaines cases du début de l'album donnent l'impression d'être dans le désordre. Et je crois bien que les pages 2 et 3 ont été inversées dans l'édition 2024, même si ce n'est pas évident. Bref, le début d'album est légèrement laborieux à lire.

Mais par la suite, l'auteur (ou le lecteur ?) semble trouver ses marques et la lecture devient plus fluide. L'humour peut alors ressortir, et s'il n'est pas toujours hilarant, il est sympathique surtout quand on sait de quand date l'ouvrage (quoique Monsieur Jabot et autres histoires, pourtant paru presque 20 ans auparavant, m'avait paru plus drôle encore). Il y a un passage, celui où Mme Plumet suit l’ascension de son mari à la longue vue, que j'ai trouvé excellent, tant dans la narration que dans l'humour. L'escalade où ils doivent s'aider de la tête tant ils sont tombés m'a franchement fait rire.

Bref, c'est un ouvrage de grande valeur sur le plan de l'Histoire de la BD, car c'en est une au sens moderne du terme et qu'elle date de 1851. Son graphisme très classique est de toute beauté et son humour parfois très bon. Sa réédition aux éditions 2024 est en outre de superbe qualité. Seule une narration un peu laborieuse et un style qui a parfois un peu mal vieilli m'empêchent de la conseiller vivement.

Nom série  Ara  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ara est une belle BD d'action et d'heroic-fantasy mais elle ressemble un peu trop à une jolie coquille vide, d'autant plus maintenant que son premier tome, qui reste assez introductif, n'aura pas de suite.

Nous sommes placés dans un univers de fantasy un peu mystérieux, qui ne nous est pas présenté et dont il faut deviner peu à peu le fonctionnement. On comprend qu'une ligue de sorcières s'oppose à des adversaires non identifiés et que les sorcières en question gèrent leurs pions à distance depuis leur repaire où elles ont une vue magique sur les événements. Parmi les pions en question se trouve l'héroïne du récit, une super guerrière dont on ne sait pas exactement comment elle a acquis de tels pouvoirs de combat et de vitesse. Elle et deux autres serviteurs des sorcières sont envoyés dans une sombre forêt où les sorcières ont bien l'intention de les faire affronter quelque chose qui pourrait changer le destin de l'héroïne. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? On ne peut que le deviner et ce n'est pas très clair en fin d'album.

L'ouvrage vaut avant tout par sa beauté graphique. L'auteur a visiblement travaillé dans l'animation et son dessin, tout informatisé, est très beau et très dynamique tant dans le trait que dans ses couleurs. Le récit étant orienté vers l'action, il s'en donne à cœur joie pour mettre en scène les combats et les péripéties mouvementées, en découpant l'action comme un manga plutôt qu'en le condensant par le biais d'ellipses. C'est beau, c'est fluide, c'est de la belle ouvrage.

Malheureusement, le récit, s'il se lit bien, ne reste qu'introductif et n'est pas des plus passionnant ni original. Ça ressemble à une longue mise en place mais on attend qu'il se passe quelque chose d'un peu plus profond, un peu plus prenant. Et comme ça n'arrivera pas, maintenant que la série est abandonnée, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes policières et fantastiques dans le Paris ésotérique et étrange de la fin 19e siècle, avec pour protagonistes un duo improbable et assez amusant ainsi qu'un vieil enquêteur bougon mais brillant, le fameux Auguste Dupin d'Edgar Poe.

J'apprécie ce genre de cadre et de scénario qui n'hésite pas à jouer à la fois la carte de l'humour, de l'enquête réaliste et du fantastique débridé. C'est un beau mélange, même si j'ai mis du temps à me faire au fait que ça se passait à Paris tant cela ressemble à des histoires similaires se déroulant dans le Londres de l'époque victorienne. Mais les auteurs en profitent justement pour mettre en scène des lieux et événements typiquement parisiens de l'époque, ce qui est assez sympathique.

Les personnages sont originaux. Il y a donc le vieux Auguste Dupin et ses capacités de déduction et d'enquête, ainsi que le jeune et fougueux inspecteur de police qui lui demande régulièrement son aide. Mais ces deux-là sont secondaires car les deux vrais héros sont un certain Gavroche devenu immortel et une jeune et belle enquêtrice débutante, cousine d'un très célèbre détective londonien et à priori presque aussi douée que lui. Face à eux des malandrins et des sorciers dont certains sont des personnages fictifs célèbres. Car les clins d’œil et références, humoristiques ou non, sont nombreux et plutôt bien insérés dans le récit.

Le graphisme, quant à lui, est soigné et détaillé. Il fourmille de petits détails et contribue à l'ambiance et à la mise en valeur du Paris de l'époque. Je dois par contre dire que je ne suis pas très amateur de la colorisation que je trouve trop informatique et froide. Trop de dégradés à mon goût. Et je ne suis pas non plus particulièrement fan des visages un peu trop caricaturaux que prennent parfois les deux héros.

J'aurais pu trouver cette série très bien si le rythme était mieux géré. Les intrigues sont denses mais aussi un peu confuses. Il se passe beaucoup de choses mais on les suit parfois sans totalement être pris dans le récit, les enquêteurs passant régulièrement d'un lieu à l'autre sans qu'on comprenne immédiatement ce qui les a amenés là. Je déplore aussi un nombre un peu trop grand de coïncidences faciles et de protagonistes qui se retrouvent réunis au bon endroit au bon moment.
Il y a dans tout cela quelque chose qui fait que je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série qui ne manque pourtant pas de qualités. Il en résulte une série divertissante mais pas captivante à mes yeux.

Nom série  1066  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1066 est une intéressante lecture historique. Elle raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant d'une manière à la fois très stricte et originale. En effet, les auteurs de cette BD ont fait le choix de suivre précisément le déroulement du récit tel qu'il est fait dans la fameuse tapisserie de Bayeux, en respectant autant que possible les faits historiques tels qu'agréés par la majorité des historiens.
Et sans avoir à romancer quoi que ce soit, il faut avouer que l'histoire du vieux roi Edouard d'Angleterre, de son beau-frère le Comte Harold et de son neveu le Duc Guillaume de Normandie est complexe et prenante. Manipulations politiques, trahisons, manœuvres militaires, il y a tous les ingrédients d'un récit captivant, tout en respectant la réalité des faits.
J'apprécie au passage les extraits de la tapisserie de Bayeux elle-même intégrés ça et là au fil des pages et montrant comment y sont représentés les faits qu'on vient de suivre en bande dessinée.

Par contre, deux choses m'ont déçu.
Tout d'abord il y a le dessin. Il se présente sous une forme que j'estime inaboutie, avec des traits de constructions et des crayonnés volontairement laissés en place. Ce choix graphique donne parfois plus de vie et de force au dessin, mais il n'a aucun effet ici si ce n'est enlaidir les planches. Et le comble, c'est qu'au contraire, j'ai trouvé les personnages particulièrement raides et figés. Et j'ai surtout trouvé leurs visages beaucoup trop ressemblant. Traits similaires, coiffures similaires, couleurs similaires, il est très difficile de ne pas les confondre et de ne pas devoir sans arrêt vérifier qui est sensé être représenté devant nos yeux.
Ensuite, autant j'ai beaucoup aimé le rythme narratif et la clarté du récit sur les deux premiers tiers de l'album. Autant je trouve que les choses s'accélèrent trop et deviennent un peu confuse une fois le débarquement lui-même réalisé et durant la bataille de Hastings. On y perd toute la saveur des manœuvres stratégiques et on ne peut que constater l'issue du combat sans avoir pu apprécier son déroulement et ses rebondissements.

Bref, il n'y aurait pas eu cette fin trop rapide et brouillonne à mon goût, j'aurais volontiers conseillé cette BD à tous les amateurs de récits historiques sérieux et bien menés, et ce malgré un dessin qui m'a plutôt déplu.

Nom série  Délices - Ma vie en cuisine  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai l'impression de lire beaucoup d'albums de ce type en ce moment, mélange de bande dessinée et de recettes de cuisine. Le Viandier de Polpette, A boire et à manger, La Cuisine de Mamette...

Celui-ci se distingue par deux aspects.
Tout d'abord l'auteur est américaine donc les plats présentés ne sont pas nos classiques européens.
Ensuite, elle présente le rapport à la cuisine à la manière d'une autobiographie. Car chaque plat, chaque goût réveille ses souvenirs. C'est ainsi qu'on suit sa jeunesse New Yorkaise puis campagnarde puis à Chicago ainsi que sa vie familiale avec une mère passionnée de cuisine et un père fin gourmet. On y découvre aussi par le biais de son récit ce qu'elle décrit comme étant une sorte de révolution gastronomique américaine entamée dans les années 80 alors que de plus en plus d'amateurs de vraie bonne cuisine apparaissaient aux USA, rejetant la malbouffe. Bon, ces gastronomes ont de fortes allures de bobos tels que présentés ici mais leur présentation est quand même intéressante car il s'agit d'un mouvement (d'une mode ?) dont je n'avais pas entendu parler.

Au début, je pensais ne pas apprécier cette lecture car le dessin est très quelconque, les couleurs un peu moches et les plats, ingrédients et références étaient très américaines donc ne parlaient que peu à ma propre mémoire gustative et nostalgique.
Et puis finalement, non seulement mon appétit a été aiguisé par certaines recettes et récits culinaires alléchants, mais j'ai été aussi intéressé par la découverte du milieu gastronomique américain et la partie autobiographique qui, comme dit plus haut, est assez intéressante sans être follement captivante ou émouvante.

En définitive, j'ai passé un agréable moment de lecture et je retiens deux-trois recettes de cuisine ou plats étrangers à goûter.

Nom série  La Ballade de Magdalena  posté le 16/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Ballade de Magdalena est une série d'aventure exotique plutôt belle et originale mais qui ne m'a qu'à moitié convaincu.

J'apprécie l'originalité de son cadre et de ses personnages. D'un côté une jeune française qui arrive en Nouvelle-Guinée en 1914 sur la trace d'un père à qui elle doit absolument parler. De l'autre un détestable patron d'exploitation et marin allemand qui peut la renseigner et sa nièce au caractère très renfermé. Entre eux, la guerre qui vient de se déclencher et l'obligation de fuir en bateau.
Le graphisme est intéressant et esthétique. Avec ces décors marins exotiques, ses vieilles voiles, ses protagonistes féminines, son encrage fin et sa colorisation à l'aquarelle, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au style de Bourgeon (Les Passagers du vent) que j'aime beaucoup. Mais le style de Christophe Dubois me plait moins et me parait plus raide, moins envoûtant. Certaines planches sont néanmoins de toute beauté.
J'aime aussi ce type de récit d'aventure et d'exotisme dans un cadre réaliste et dépaysant. C'est une invitation au voyage et à la découverte de lieux tels que les mers d'Asie du Sud-Est, Singapour, Djibouti ou la Mer Rouge.
J'apprécie en outre la rigueur avec laquelle sont représentés les bateaux et notamment les voiliers. L'auteur est visiblement un vrai amateur de voile (ou alors il s'est bien documenté) car il n'y a pas de faute dans les allures, les termes et l'agencement des voiles. D'un autre côté, certains passages resteront peut-être hermétiques aux néophytes. Quelle proportion de lecteurs comprendront ce que Magdalena va faire quand on lui demande de mettre la bosse de ris au bout de la bôme ?

A côté de cela, je ne suis pas véritablement tombé sous le charme de ce récit.
D'abord, je n'ai pas tellement apprécié les personnages. Le côté extrêmement détestable de Lukian me rebute et ne me donne pas tellement envie de lire une histoire le mettant en scène. D'autant que je ne me suis pas particulièrement attaché aux autres et notamment aux deux femmes, l'une étant trop lisse à mon goût, et l'autre agaçante par son mutisme et son côté rebelle.
Les protagonistes ont également quelques réactions étranges auxquelles j'ai du mal à adhérer. Bon, d'abord, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse suivre, obéir et ne pas jeter à l'eau ou ne serait-ce qu'assommer Lukian. Ensuite, je n'ai pas compris pourquoi Léonie choisit de risquer sa vie et sa liberté pour libérer ce dernier au début du premier tome, comme s'il n'y avait pas bien d'autres moyens d'obtenir les informations qu'elle cherchait ? Et globalement, je ne me sens pas très proche des choix et façons de se comporter des protagonistes.
Enfin il y a le côté décousu de l'intrigue. Le scénario est dense et varié mais son rythme irrégulier et ses changements de bord ont un peu peiné à m'emporter. On a parfois de l'aventure sous les tropiques, parfois des scènes de guerre, parfois une enquête à la poursuite du père, parfois des engueulades entre femmes, parfois une chasse aux esclavagistes, etc. Il y a un peu de tout et ça pourrait faire un agréable cocktail, mais l'ensemble se mêle parfois difficilement et on se demande un peu où on va en venir.

Le charme n'a donc que moyennement agi en ce qui me concerne. Mais c'est quand même une courte série d'aventure de bonne qualité.

Nom série  Bichon  posté le 16/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a réelle originalité dans le personnage central de cette série jeunesse, surtout dans la collection Tchô où il croise des garçons nettement plus... virils ou alors des filles nettement plus garçons manqués. Car en effet, Bichon est tout l'inverse : c'est un garçon... qui est une fille dans l'âme. Il ne se contente pas d'être sensible et doux, il aime aussi les poupées, les jeux de filles ou encore s'habiller en princesse.

Je salue l'audace de mettre en scène dans une série d'humour spécifiquement à la jeunesse un tel personnage qui prône le droit à la différence. J'apprécie que son style soit parfaitement accepté par ses proches, sa famille d'abord, ses amies féminines ensuite mais aussi quelques garçons même si ça ne passe pas bien avec tout le monde.
Le graphisme de la série est très agréable, rond et dynamique avec de sympathiques couleurs acidulées. Il n'y a que l'insistance à représenter le fameux "Jean-Marc du CM2" avec les yeux en permanence clos qui est un peu agaçante.

Maintenant je dois dire que tout ne m'a pas plu dans cette série.
D'abord, pour une série qui prône la différence, je tique un peu sur les clichés qui veulent qu'une "fille dans l'âme" aime les poupées, le rose et les robes de princesse. Quand je compare avec les goûts nettement plus éclectiques de ma fille, j'ai l'impression qu'on est ici dans un drôle de stéréotype que j'aurais plutôt imaginé être combattu par l'esprit de cette série.
Ensuite il y a l'aspect de l'homosexualité, car Bichon ne se contente pas d'avoir des goûts très féminins, il aime aussi véritablement les garçons. Et même si ça ne me choque pas, je trouve ça étrange de sexuer un enfant aussi jeune (il est en classe de CE2 dans le premier tome). Là encore je me base sur mes enfants mais aussi sur mes propres souvenirs d'enfance et je constate que durant toute l'école primaire, les enfants se fichent bien d'histoires d'amour et des gens de l'autre sexe. Alors de voir Bichon jouer les amoureux transis aussi souvent dans cette BD, je trouve ça un peu... bizarre... J'aurais préféré que l'auteur se contente de le présenter comme très féminin dans ses attitudes, mais que comme une fille de son âge, il se fiche un peu des garçons, quitte à le représenter parfois légèrement troublé sans plus. Mais bon, on parle d'une série dans la même collection qu'un Titeuf qui est amoureux de sa Nadia, alors OK, même si du coup ça perd un peu de son réalisme à mes yeux.

Pour finir, même si j'aime assez l'ambiance de cette série et son déroulé plutôt fin, je trouve l'humour répétitif et pas très drôle. C'est sympa mais sans plus. Seul le côté touchant et mignon de certains passages fait ressortir l'ensemble. Du coup, j'en conseille la lecture pour découvrir un récit jeunesse original, qui parlera d'ailleurs peut-être plus aux parents qu'aux enfants, mais pas vraiment l'achat.

Nom série  Le Banni  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les amateurs de Médiéval Fantastique sombre et réaliste, voire presque de Dark Fantasy, apprécieront ce récit épique et sans concession.

C'est l'histoire d'un royaume dont le roi va mourir et qui rappelle à lui son ancien compagnon d'armes qu'il avait lui-même banni trente ans auparavant. C'est évidemment l'histoire aussi d'un complot pour s'emparer de la couronne, d'un héritier à protéger, mais aussi d'un royaume en guerre. Game of Thrones ? Non car les manipulations politiques et les conflits de pouvoirs sont plus restreints et qu'on est ici davantage sur le ton de l'action et de la quête épique et mouvementée.
Par contre, on y trouve le même réalisme. Et les morts y sont faciles. Et là aussi, on ne sait pas qui peut mourir d'une case à la suivante, cela peut être aussi bien un "gentil" qu'un "enfant" mais aussi un personnage qu'on pensait pouvoir être le "grand méchant" du récit.

Il en résulte donc un récit intéressant, prenant et bien mené.
Le graphisme est dans un style proche du photo-réalisme très soigné et bien foutu. Ce n'est pas exactement ma tasse de thé mais c'est du beau boulot.
L'histoire ne m'a pas foncièrement captivé, peut-être la faute à des personnages que je trouve peu charismatiques et à un ton trop sérieux et violent. Mais j'apprécie la densité de son intrigue et les aspects inattendus de ses rebondissements, ainsi que la beauté du dessin.

Nom série  Prévert, inventeur  posté le 15/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les poésies apprises à l'école, les inventaires à la Prévert, sa participation au dessin animé le Roi et l'Oiseau... à part ces bribes que savais-je de Jacques Prévert ? Quasiment rien. C'est par le biais de cette biographie bien documentée en bande dessinée que j'ai pu découvrir le personnage, sa jeunesse débridée et les personnages qu'il a côtoyés dans les années 20 et 30.

Instructif, cet ouvrage l'est donc incontestablement. Jacques Prévert aura eu une vie plutôt hors norme, non pas qu'elle fut particulièrement aventureuse mais il n'a en tout cas pas suivi une vie classique faite de travail et de famille. Le personnage en lui-même est étonnant, vivant de bons mots, d'amitié et de relations plutôt que d'un quelconque salaire. La façon dont il s'intègre dans la vie et le développement du milieu artistique parisien des années 20 est également étonnante.

Les auteurs sont visiblement très documentés et on sent leur affection pour le personnage qu'ils mettent ainsi en scène. A la manière de la vie débridée et poétique de l'auteur, la narration est cependant parfois un peu embrouillée, avec des mises en page éclatées qui n'aident pas tellement à les rendre fluides. Quant au contenu du récit en lui-même, il est dense et parfois légèrement complexe pour qui ne connait pas les nombreux personnages artistiques de l'époque.
C'est néanmoins une biographie intéressante et sincère qui plaira aux amateurs de Prévert et de sa poésie des mots.

Nom série  Les Enfants d'Evernight  posté le 12/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est divertissante et plutôt jolie mais ce n'est pas trop ma tasse de thé. J'en conseille quand même l'achat car elle est de bonne qualité et ceux qui aiment ce type de récit y trouveront probablement du plaisir.

Graphiquement, les planches sont soignées, tant au niveau du dessin que de la colorisation. Il y a du boulot manifeste. Pour autant, ce n'est pas tellement à mon goût. Les couleurs et les effets de lumière sont très informatiques. Quant au dessin, l'influence asiatique de son style m'a dérangé. Dans certaines vues du visage de l'héroïne, ça m'a tellement sauté aux yeux que je me suis dit : c'est une chinoise ou une londonienne ? Par contre, les personnages animaliers sont plutôt bien réalisés.

Quant à l'histoire, elle est rendue un peu complexe par une accumulation de mystères sur l'organisation de ce monde parallèle mais l'intrigue en elle-même est assez banale Une jeune fille se retrouve dans un monde nouveau en plein cœur d'une intrigue entre plusieurs personnages importants dont elle va être le pion malgré elle. Ça ne me passionne pas tellement.
Je salue cependant la certaine originalité du monde en question et le côté intrigant du statut de chaque protagoniste et de leurs motivations. On se demande un peu où cela va nous mener.

Mais par goût personnel, je n'ai pas été suffisamment charmé ni captivé pour avoir de réelle envie d'aller beaucoup plus loin. J'ai l'impression que je suis probablement trop âgé pour ce type de récit.

Nom série  L'Expédition  posté le 10/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai apprécié le cadre historico-géographique de cette série s'entamant dans la toute jeune province romaine qu'était devenue l'Egypte conquise suite à la mort de Cléopâtre. Les difficultés et le cadre particulier de l'occupation Romaine dans ce pays y sont représentés de manière intéressante.
Puis ensuite cette expédition secrète qui se met en place pour remonter jusqu'aux sources du Nil à la recherche d'une mystérieuse civilisation qu'on espère riche et avancée est également une bonne base de récit. J'ai bien aimé l'aspect aventure classique de cette aventure à l'ancienne. Le cadre africain du second tome y ajoute une dimension exotique originale, comme de voir des légionnaires romains dans un cadre de forêt vierge à la Tarzan ou à là Allan Quatermain et les mines du roi Salomon. C'est divertissant tout en gardant un aspect réaliste appréciable.

Par contre, je suis déçu par différents aspects qui m'empêchent de conseiller l'achat de cette BD.
D'abord, il y a quelques incohérences et invraisemblances qui m'ont gâché mon plaisir de lecture.
Au niveau du réalisme géographique notamment. Comment expliquer qu'une frêle embarcation puisse dériver toute seule sur la moitié de la longueur du Nil, des milliers de kilomètres donc, sans chavirer dans les chutes et cataractes ni s'échouer dans la végétation des marais ou être récupérée par les locaux ? Comment expliquer qu'en remontant le Nil, l'expédition se retrouve loin de toute eau et en plein désert ? Que font les colosses de Memnon si loin de Thèbes et si près d'Abou Simbel ? Et que fait justement Abou Simbel dans le désert et si loin des rives du Nil ? D'accord, ça fait de jolis décors exotiques et impressionnants, mais ça titille ma fibre pointilleuse qui aime que les récits historiques soient réalistes et instructifs.
Ensuite, au niveau du récit lui-même, difficile de comprendre la taille véritable de cette expédition, qu'on dirait le plus souvent composée d'une poignée d'hommes, mais dont on en voit parfois bien plus sans comprendre d'où sortent les autres.
Enfin il y a le graphisme qui n'est pas à mon goût. J'y ressens une utilisation trop présente de l'informatique, dans les couleurs d'une part, mais aussi dans l'encrage qui m’apparaît trop épais et disgracieux, avec trop d’aplats de noir qui assombrissent l'ensemble. Je n'aime pas l'esthétique de ce type de dessin. Et objectivement parlant, les personnages sont souvent bien difficiles à différencier ce qui ne facilite pas la lecture. Déjà que ces derniers ne sont pas particulièrement charismatiques dans le récit lui-même...

Bref, il y a de bons côtés dans cette série, qui tiennent avant tout au côté divertissant de son intrigue et à l'originalité de son cadre historico-géographique, mais il y a aussi des incohérences, des facilités et un graphisme qui réduisent la qualité de l'ensemble à mes yeux.

Nom série  Fraternités  posté le 09/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit mêlant réalisme historique, manoeuvres politiques et aventure autour du thème des Francs-Maçons, voilà qui est intéressant, surtout venant d'auteurs visiblement bien informés sur leur sujet.

Nous allons ainsi suivre une famille liée aux francs-maçons depuis l'époque de la Révolution Française et voir comment la petite histoire s'intègre dans la grande.
Le premier tome, se déroulant à l'époque du procès de Louis XVI, est dense et bien mené. Son graphisme est soigné et agréable. Il est un peu compliqué de s'y retrouver au départ dans les nombreux personnages mis en scène, mais on finit par s'y retrouver et on suit une intéressante intrigue. Il y a un peu de facilité, comme les changements d'état d'esprit très rapides du fils du héros, qui déteste puis aime de nouveau bien rapidement, mais ce qu'on y apprend sur les manipulations des orléanistes et sur la franc-maçonnerie à l'époque est instructif et prenant. Pour une fois que les francs-maçons y sont représentés du côté des gentils voire presque des humbles, c'est original.

Je suis curieux de voir la suite et de voir si un fil rouge de plus grande envergure va se mettre en place ou s'il s'agira à chaque fois de récits indépendants, hormis le fait de mettre en scène les membres d'une même famille.

Nom série  Freaks' Squeele - Rouge  posté le 04/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la foulée de ma découverte de Freaks' Squeele que j'ai beaucoup apprécié, je me suis lancé dans la lecture de ce prequel racontant la jeunesse de Xiong Mao, l'une des membres du trio de héros de la série principale.

D'emblée, j'ai été un peu déçu par le dessin. Non pas qu'il soit mauvais, mais je m'étais tellement habitué à l'excellent graphisme de Florent Maudoux que j'ai mis un peu de temps à m'y faire. Je reprochais au style de Sourya son encrage un peu hésitant, ses couleurs trop pastels et l'aspect crayonné de l'ensemble. Sa narration graphique est cependant bonne et son style évolue pour devenir nettement plus à mon goût dès le début du second tome.

L'histoire quant à elle est sympathique et intéressante. Elle respecte bien l'esprit de la série originelle mais elle comporte nettement moins d'humour et de déconne. Le résultat est appréciable, bien mené, mais nettement moins marquant.
C'est une bonne lecture, qui apporte une petite dimension supplémentaire à Freaks' Squeele mais elle est un cran en dessous.

Nom série  Fantastic Four - Retour aux sources  posté le 03/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été un peu déçu à la lecture de cet album de ne pas y découvrir une longue histoire complète mais en fait un recueil d'histoires courtes telles que parues dans le périodique Fantastic Four américain puis Nova en France en 1986.

Qu'ont-elles de particulier ces histoires là ?
Il s'agit de la reprise des Fantastic Four par John Byrne, au scénario et au dessin, qui leur a donné à l'époque un second souffle par le biais d'un graphisme de qualité et d'histoires simples mais bien construites et divertissantes.
A la manière des récits Marvel, elles se composent d'histoires complètes, avec en général un nouveau danger ou un nouvel ennemi à chaque fois, avec en parallèle la vie des héros qui suit son cours, avec des changements, des amours et des nouveaux venus qui impacteront les récits suivants.
Dans les récits contenus dans ce recueil, on retrouvera d'anciens ennemis des Fantastic Four tels que Diablo, le Penseur Fou, Doom, mais aussi des ennemis d'autres super-héros Marvel, tels qu'Ego la planète vivante qu'avait affronté Thor ou Hammerhead ennemi plus traditionnel de Spider-man. On y assistera également à la découverte des pouvoirs de Franckie Raye qui deviendra un temps un 5e membre des Fantastic Four avant de devenir la future Nova, héraut de Galactus. Puis John Byrne fera aussi le choix de modifier l'apparence physique de La Chose lors d'une expérience qui tourne mal.

Le graphisme de John Byrne parait légèrement désuet de nos jours mais il est de très bonne qualité. C'est un style classique des comics de super-héros des années 70-80, avec parfois des décors bien kitsch dès que nos héros s'aventurent dans l'espace. En tout cas, la mise en page et la narration graphique sont impeccables, la lecture est très fluide.
Les scénarios sont bien construits et relativement intelligents même s'ils ne sont pas exempts de quelques facilités et de passages convenus. Les intrigues sont variées et vraiment pas répétitives, ce qui est une bonne chose.

Je regrette juste leur légère vacuité. C'est du divertissement, de l'agréable divertissement mais il n'en ressort pas grand chose de plus à mes yeux, si ce n'est de donner vie à des personnages sympathiques et les faire évoluer dans leur vie et dans leurs aventures. Je préfère les intrigues plus longues, avec davantage d'envergure et de réflexion plutôt que de nouveaux défis relevés et surmontés à chaque chapitre.

Nom série  Secrets : Heureuse vie, heureux combats  posté le 01/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l'origine de la mini-collection Secrets parue chez Dupuis, il y avait une discussion entre Frank Giroud et Marianne Duvivier au cours de laquelle cette dernière racontait sa vie familiale compliquée. C'est ensuite que ces deux auteurs ont écrit la première série de cette collection, Secrets : L'écharde puis que la machine a été lancée.
Avec ce gros album de 112 pages, Heureuse vie Heureux combats, Marianne Duvivier vient apporter la touche finale à cette collection, comme une catharsis racontant cette fois pour de bon sa véritable histoire, l'histoire de sa famille, de sa grande complexité et de ses traumatismes dramatiques.

Des années 50 à 70, Marianne, sa mère et ses sœurs ont été ballottées au gré des mouvements de leur père trop absent et volage. Successivement engagé politique au Congo Belge auprès de Patrice Lumumba, puis aux côtés des syndicats algériens, et enfin en France, il les aura fait déménager régulièrement sans leur apporter de joie en contrepartie. Une mère désespérée par l'indifférence et les tromperies du père, une sœur épileptique, une autre dépressive, Marianne n'aura n'a pas eu une jeunesse heureuse et on comprend qu'elle ait cherché à prendre ses distances quand elle en a eu l'occasion. Et puis ensuite viennent les drames, les morts successives d'une grande partie de ses proches. Quand, à cela, vient s'ajouter un secret de famille révélé une fois adulte, ce dernier passe quasiment inaperçu.
On comprend le besoin pour l'auteure d'exorciser la part sombre de ses souvenirs par le biais d'une telle autobiographie, aidée en cela par Denis Lapière qui scénarisera l'ensemble pour l'adapter au format de la bande dessinée.

Je n'aime pas le dessin de Marianne Duvivier. Néanmoins, même si les véhicules et les perspectives sont toujours ratés à mes yeux, je trouve le graphisme globalement plus réussi que sur les précédentes œuvres que j'avais lues de la même auteure. Les personnages ne me plaisent toujours pas mais aucun ne m'a franchement rebuté comme ça avait été le cas dans Secrets : Pâques avant les Rameaux notamment. Bref, même si ce n'est pas ma tasse de thé au niveau graphique, cet aspect a su se faire oublier au profit d'un récit assez bien menée.

L'histoire, quant à elle, est assez édifiante. Une vie comme celle de la jeune Marianne, de sa mère et de ses sœurs, apparaît bien désespérante malgré le mouvement qui aura animé sa famille durant des années, comme une fuite en avant jusqu'à ce qu'elle puisse enfin s'en émanciper. On comprend franchement le traumatisme qu'elle a pu subir et le besoin de l'exorciser. Il se dégage une triste sincérité de ce récit.
Aussi bien construit qu'il soit, j'ai cependant éprouvé une certaine distance vis-à-vis d'un récit que j'ai ressenti comme étant de l'ordre de l'intime pour l'auteure. J'ai eu l'impression d'une catharsis personnelle de sa part mais que je n'aurais pas forcément eu envie de partager en tant que lecteur. En fait, si cette histoire m'a un peu plombé par sa tristesse malgré une conclusion sous forme de libération pour l'auteure, elle m'aura aussi légèrement ennuyé. Les personnages ne sont pas rendus attachants, certains passages sont survolés et donnent l'impression d'être de l'ordre du privé donc interdits aux lecteurs, et dans l'ensemble ce n'est pas un type de récit en bande dessinée que j'apprécie de lire.

En définitive, je salue la sincérité de cette autobiographie, la bonne tenue de sa mise en scène et l'originale complexité dramatique de la vie qui nous y est racontée, mais ce n'est pas un album que je relirai.

Nom série  Histoires cachées  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de cette BD est amusant mais pas très pratique quand quelqu'un a déjà lu l'album avant vous. En effet, l'ouvrage neuf contient des planches "secrètes" collées l'une à l'autre qu'il faut couper seulement en seconde lecture pour découvrir les secrets de l'intrigue et des protagonistes et voir le récit sous un oeil nouveau. Quand les pages ont déjà été découpées, les lecteurs suivants doivent donc faire attention à bien repérer et zapper les planches en question pour ne pas avoir la première lecture gâchée et découvrir seulement après les parties secrètes. C'est un exercice pas compliqué mais un peu laborieux quand on ne veut pas que la surprise soit gâchée.

L'histoire est celle d'une famille se retrouvant pour un enterrement. Vous devinerez que les secrets qui vont être révélés sont bien sûr des secrets de famille ou de couple. Le graphisme de Colonel Moutarde est très agréable. Le scénario est sympathique et les personnages assez intéressants. Quant aux secrets, une fois révélés, ils ne sont pas très surprenants mais permettent effectivement de modifier en partie la vision qu'on a du récit et des protagonistes. Ce n'est pas un vrai bouleversement pour autant et il ne fait pas s'attendre à quelque chose d'exceptionnel.
C'est une lecture et un concept sympa, divertissant et agréable, mais avec rien de véritablement marquant pour autant.

Nom série  Des dieux et des hommes  posté le 29/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

A la parution de cette série, j'étais très intrigué par elle. Le premier tome semblait en effet mettre en scène un univers visuel inspiré de Moebius pour le début d'une histoire originale de super-humains quasi-divins dans un contexte qui attisait ma curiosité. J'avais hâte de découvrir l'idée de cette série et son développement.

Mais j'ai été déçu de découvrir qu'il ne s'agissait non pas d'une longue histoire mais de courts récits, un ou deux par album, se déroulant dans le même monde uchronique mais dessinés par des auteurs différents et portant sur des sujets indépendants, avec juste quelques personnages qu'on retrouvait d'une histoire à l'autre. Et aux côtés de ces bandes dessinées s'ajoutaient des pages de textes et d'illustrations pour approfondir ce monde.

A la base, le concept est intéressant : l'idée de demi-dieux apparus tout à coup et sans raison claire sur la Route 66 au moment même du crash de 1929, puis de leur impact sur la civilisation humaine au 20e siècle et au-delà, est intéressante et ne manque pas d'un certain ton poétique, mystique ou artistique.
Le thème de super-héros apparus au cœur du 20e siècle tel qu'on le connait a déjà été largement balayé par les comics américains, des super-héros aux pouvoirs quasi-divins parfois (Supergod pour un exemple récent) voire même directement des dieux apparus durant la seconde guerre mondiale (D-day, le jour du désastre) ce qui est justement l'un des aspects contés dans la moitié des récits de Des dieux et des hommes.
Ce qui diffère dans cette série imaginée par Jean-Pierre Dionnet, c'est d'une part la réelle inhumanité (ou post-humanité) de ces fameux dieux mais aussi la vision d'un monde futur où les hommes auraient presque disparu au profit de dieux ayant pris possession de la Terre. Il y avait là quelque chose d'intéressant à approfondir à mes yeux.
C'est du moins ce qui est raconté dans le premier tome de cette série, celui qui m'a mis l'eau à la bouche en espérant des développements ultérieurs. Mais au lieu de cela, c'est un retour vers le passé qu'imposent les tomes suivants, avec des histoires se déroulant des années 30 jusqu'aux années 70.

Le premier tome est donc une intrigante introduction sur ces dieux et leurs rapports avec les hommes et avec la Terre. Le graphisme de Laurent Theureau y rappelle fortement celui de Moebius (avec un trait moins fluide néanmoins). On y sent une influence des BD de science-fiction de l'époque de Métal Hurlant. Son récit reste cependant assez léger, très visuel et à l'intrigue diluée. Et le fait que la dernière douzaine de pages de l'album ne soient pas des planches dessinées mais des articles de presse et illustrations donnant des détails sur ce monde m'a un peu déçu.

Le second tome nous ramène à l'époque des hippies et du flower power dans un récit mettant en scène d'autres dieux et personnages que dans le premier. Il est dessiné dans la ligne claire et élégante de Roberto Baldazzini mais je regrette l'aspect raide de ses personnages. L'histoire est intéressante mais reste assez légère au niveau scénario, et rapidement lue.
En addition, on trouvera un court récit mettant en scène un dieu du premier tome, là encore très vite lu mais assez parlant sur la psychologie de ces nouveaux dieux.

Le troisième et le quatrième tomes se déroulent en majorité durant la seconde guerre mondiale. L'un, illustré dans le style réaliste et sombre de Danijel Zezelj, met en scène un dieu d'origine japonaise dans un récit qui ne m'a guère convaincu, un peu vide et ennuyeux malgré une représentation brève mais assez intéressante de l'Allemagne en plein milieu de la guerre. L'autre, doté de l'agréable dessin de Peter Snejberg, met en scène une intervention divine mouvementée et peu surprenante en territoire nazi. Et en deuxième récit, une histoire se déroulant dans les années 50 où les dieux dissertent entre eux sur leurs relations avec les hommes sans parvenir à une conclusion claire.

Malgré un bon concept initial, les récits qui composent cette série se révèlent trop légers, trop vains et trop rarement surprenants. On les lit et on les oublie rapidement. Ils peinent à captiver le lecteur. J'aurais très franchement préféré une seule longue histoire sur plusieurs tomes.
Quoiqu'il en soit, la série n'ayant visiblement pas rencontré le succès, elle s'arrêtera à 4 tomes seulement quand une trentaine étaient prévue initialement. Un peu dommage car j'aurais bien aimé voir l'histoire du tome 1 prendre pour de bon son envol vers une intrigue plus concrète, si possible avec le même dessinateur tout du long.

Nom série  Ceux qui me restent  posté le 24/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si cet album a pour thème la maladie d'Alzheimer, cela ne se voit pas durant les 50 premières pages. On y suit en effet la romance sans frein d'un jeune homme pour sa future femme anglaise puis le drame de la mort de celle-ci et du héros qui se retrouve veuf trop jeune avec sa petite fille de 5 ans qu'il ne veut pas perdre à son tour.
C'est une introduction bien menée, dotée d'un agréable dessin parfois aux allures de jolis crayonnés, parfois avec davantage de soin et quelques cases toutes en peinture directe.
C'est un bon début qui dégage une certaine émotion.

Puis vient la révélation de la maladie et la façon dont elle impacte le récit que l'on croyait suivre. Le trouble et la perte de repères est bien mise en scène... malheureusement un peu trop bien à mon goût. Car dès lors, j'ai commencé à décrocher d'un récit qui devenait embrouillé, perdu dans le temps, la réalité et les personnages qui se mélangent. Cela reflète bien ce que peut ressentir le malade lui-même mais c'est également pénible à lire à mon goût et toute l'émotion qui m'avait étreint au départ a disparu au profit d'un léger agacement. Je n'ai pas su m'attacher aux personnages, d'autant que les révélations nous apprennent qu'à priori ils sont loin d'être sans tâche. Humains et réalistes, sans doute, mais je n'avais pas envie de suivre leur histoire plus que ça. Alors quand en outre, elle n'est pas racontée de manière agréable, je n'en retiens qu'un message qui a du mal à passer sur une maladie qui pourtant est particulièrement terrible pour l'âme humaine.

Nom série  L'Insurrection  posté le 24/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marzena Sowa nous avait déjà offert la série Marzi racontant sa jeunesse dans la Pologne communiste des années 80 et au-delà. C'est encore une vision de la Pologne qu'elle scénarise avec cette nouvelle série mais cette fois durant la Seconde Guerre Mondiale, à un moment peu connu du grand public français, quand, en 1944 et voyant la fin de la guerre approcher, la Résistance Polonaise a voulu se soulever contre les Nazis mais a été écrasée sans que les alliés Russes ne leur viennent en aide.

Ce n'est pas un récit de guerre qui nous est conté ici, mais le récit de la vie de gens normaux à Varsovie à l'époque. Nous entrons en effet dans le cadre des habitants d'un petit immeuble, une famille dont le fils résistant est mort, dont la cadette a trouvé un nouveau fiancé qui a peur de s'engager, dont le beau-fils distribue des journaux résistants, dont une voisine est amoureux d'un soldat allemand, etc... Et le tout dans un cadre de fréquents bombardements, de couvre-feu et de danger permanent de tomber sous les balles des SS.

C'est une lecture très intéressante et très humaine.
Son graphisme est doté d'une personnalité certaine, un charme que j'ai apprécié mais des personnages qu'on pourrait trouver un peu raides. Les décors sont réalistes et réussis, mais l'ensemble est dans des teintes très monochromes qui donnent un ton terne à l'ensemble. Certes l'époque n'était pas à la gaieté, mais le rendu plombe un peu l'ambiance à mon goût.
Quant aux protagonistes du récit, ils sont variés et intéressants mais ils ne sont pas rendus particulièrement attachants. On les suit avec une certaine distance, dans le premier tome du moins.

Bref, c'est pour le moment une lecture instructive et bien menée, dont on a envie de lire la suite, mais il ne s'en dégage pas encore de grande émotion. L'ensemble parait un peu froid, mais peut-être cela changera-t-il quand éclatera l'orage annoncé.

Nom série  Superman - Super Fiction  posté le 23/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette mini-série scénarisée par Joe Casey et dessinée par Derec Aucoin est assez étonnante. Elle se déroule dans la continuité des aventures de Superman des années 2000, à une époque où Lex Luthor était président des USA. Mais ce contexte ne sert que de toile de fond car ce sont de courtes histoires complètes qui nous sont racontées là. Et le ton est spécial car il dispose d'une dose non négligeable de loufoque, ou du moins de surréaliste.

Superman est en effet confronté à des situations franchement inattendues. Son double façon âge d'or sorti de l'imaginaire d'un romancier, un magouilleur tentant de vendre la marque de Superman au grand public, une ville entière de super-héros à l'ancienne, un candidat à la présidence ultra-médiatique, une planète mangeuse de soleil ou encore une version moderne et en duo du fameux Mr Mxyzptlk de la 5e dimension, sont autant d'adversaires incongrus qu'il va rencontrer. Et dans tous ces cas, sa super force ne servira pas à grand chose et il devra plutôt faire la preuve de sa volonté, de son pacifisme et de son état d'esprit super-héroïque.

C'est une lecture un peu étrange, loin des récits sérieux et plus convenus des aventures de Superman. Il y a une dose manifeste d'humour, un ton décalé, mais aussi avant tout une vision et une réflexion sur la place d'un super-héros comme Superman dans la société humaine ainsi que dans l'imaginaire.
C'est parfois amusant, souvent surprenant, et le graphisme de Derec Aucoin est très appréciable.
Je n'ai cependant pas complètement accroché. La majorité des récits manquent trop de crédibilité, les situations semblent trop sorties du chapeau et résolues trop rapidement. Il y a du bon, de bonnes idées et de bons personnages, mais je ne suis pas tombé sous le charme et ce n'est pas une série qui me marquera vraiment. L'ensemble m'est apparu trop futile.

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