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Nom série  520 km  posté le 19/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
520 km, c'est le récit d'un adolescent qui part à l'aventure en tentant de traverser la moitié de la France pour rejoindre la fille qu'il aime. C'est une sorte de voyage initiatique assez réaliste pour le jeune héros.
C'est une histoire qui donnera un goût de liberté aux jeunes lecteurs et qui réveille quelques souvenirs nostalgiques pour les adultes.
C'est également un scénario assez simple quoique efficace, auquel fait écho la simplicité du dessin.
Le héros est plutôt sympathique et on n'a pas trop de mal à s'attacher à lui et à son aventure de jeunesse.

Je lirais volontiers Un Eté en apnée pour découvrir le point de vue en miroir de sa copine.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 19/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je croyais retrouver dans cet album un plaisir similaire à celui que j'avais éprouvé à la lecture de la trop courte série Le Passager, le plaisir d'être transporté dans un univers magique et envoûtant par le biais du graphisme de Vink que j'aime beaucoup. Le Temps Perdu est cependant différent car il est davantage ancré dans la réalité et s'appuie sur le thème de la nostalgie et des souvenirs enfouis plus que sur celui du merveilleux et de l'exotique.

Il s'agit en effet de mettre en scène un auteur de BD, incarnation possible de l'un ou l'autre des auteurs de cette BD, qui se retrouve brièvement entraîné dans un monde étonnant quand il touche aux gravures exposées dans un petit hôtel qu'il a découvert par hasard. Désireux d'en savoir plus, il revient régulièrement dans cet hôtel pour y vivre ces expériences étranges et au passage se rapproche de plus en plus de la charmante hôtelière.

Le dessin de Vink y est réaliste et très agréable, capable aussi bien de mettre en scène le quotidien de notre réalité que des univers fantasques et imaginaires. Il est soutenu pour cela par les très agréables couleurs de son épouse Ciné.

L'intrigue, quant à elle, est originale, jolie et parfois assez amusante, mais je ne suis pas tombé sous son charme alors que c'est justement tout le sujet de l'imaginaire et de la nostalgie qui devrait y faire preuve de force. Le monde merveilleux dans lequel est emporté le héros passe un peu en second plan par rapport aux événements se déroulant dans la réalité et j'ai nettement moins été transporté qu'à la lecture du Passager. Peut-être me suis-je senti moins proche des protagonistes et de leur univers, c'est possible...

Ce fut une agréable lecture qui tient bien la route et se révèle suffisamment dense même si elle tient en un seul tome. J'aurais cependant aimé être davantage touché et charmé.

Nom série  Uwagaki  posté le 18/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intrigue de ce manga est celle d'une expérience, l'expérience cherchant à voir si, si une fille avait le coeur libre et sans contrainte, elle pourrait se laisser séduire par celui qui est amoureux d'elle. Pour cela, l'auteur de ce manga met en scène un professeur aux dons fantastiques capable de dédoubler la jeune Chiaki en deux personnes, l'une restant la même avec son petit ami du moment et son ressentiment envers l'agaçant Ajio qui la colle un peu trop, et l'autre ayant tout oublié de son petit ami donc éventuellement ouverte à se laisser séduire par le fameux Ajio... si ce dernier y arrive. Au terme de l'expérience, au bout de quelques mois, le professeur vérifiera alors si l'amour que la copie éprouvera éventuellement pour Ajio est plus fort que celui que l'originale éprouve pour son petit ami.

C'est un concept un peu bizarre et raconté sans fioriture : dès les premières pages, le fameux professeur pose les bases de l'expérience devant une Chiaki et un Ajio un peu trop dociles pour être crédibles, crée le double de Chiaki puis l'installe dans la vie familiale d'Ajio et dans l'école en quelques coups de cuillère à pot, mêlant magie sortie d'on ne sait où et négociations faciles. Puis s'ensuit le déroulement sans réelle surprise de la relation entre les personnages, avec d'un côté le clone de Chiaki qui va assez vite s'attacher à Ajio, et de l'autre la vraie Chiaki qui va passer par des hauts et des bas avec son petit ami. On devine assez vite comment cela va se terminer, mais le cheminement entre le départ et l'arrivée n'est pas inintéressant.

Le graphisme est de très bonne qualité, avec une mise en page et une narration claire et agréable à suivre.
Malgré l'invraisemblance totale de ce professeur capable de faire un peu tout ce qu'il veut, créer des doubles ou modifier leur mémoire, la relation entre les personnages est assez plausible et plutôt mature.

Ce qui m'a dérangé par contre, outre les facilités assez nombreuses, c'est le fait que j'ai très vite eu le sentiment que Chiaki et son double n'étaient pas la même personne, n'avait pas le même comportement ni la même opinion d'Ajio. Le double parait nettement plus gentil et ouvert. D'emblée, elle donne l'impression d'être prête à accepter de se laisser séduire par Ajio alors que Chiaki, pour le peu qu'on en voit avant le dédoublement, y était très résolument opposée, le méprisant ouvertement. Du coup, la fameuse "expérience" me semble un peu faussée dès le départ donc perd de son intérêt. Sans parler du fait qu'elle semble avoir lieu en huis-clos puisqu'il n'est question de séduction possible que par Ajio ou l'actuel petit ami de Chiaki, alors que le double de Chiaki pourrait très bien ignorer un Ajio qui ne fait pas grand chose pour la séduire et être attirée par n'importe qui d'autre de leur entourage.
De même, les personnages ne sont pas très attachants. Leurs personnalités sonnent creux. D'un côté, nous avons un Ajio qui est le grand stéréotype du brave garçon timide et un peu couillon. Et de l'autre, nous avons Chiaki et son double au caractère trop changeant et difficile à cerner pour paraître vraiment réaliste.

Bref, le scénario de ce manga est étonnant mais sonne un peu trop artificiel pour être vraiment passionnant. Je retiens cependant la bonne tenue de sa narration et la qualité de son graphisme qui en font une lecture pas désagréable.

Nom série  La Banque  posté le 17/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les sagas familiales, ça me barbe en général. Par contre, le sujet de la banque et de son histoire, j'en étais assez curieux. Et je dois dire que l'ensemble est ici raconté de manière intéressante et bien menée, la petite histoire s'intégrant parfaitement dans la Grande.

Cela commence à Londres en 1815, juste avant Waterloo. Nous y suivons en parallèle les actions d'une partie de la célèbre famille Rothschild et de l'autre les tribulations d'un frère et d'une sœur d'origine noble française, s'étant retrouvés sans le sou en Angleterre après la Révolution Française. Les deux souhaitent ardemment retrouver leur statut et leur richesse quitte à passer pour cela par les plus viles bassesses.

Le cadre et le sujet sont originaux et instructifs. Autant l'histoire de conflit familial qui se met en place ne m'a pas passionné, autant j'ai apprécié découvrir ce décor historique d'un point de vue peu usité et d'en apprendre plus sur les hauts et les bas des fortunes de banquiers de l'époque. Le fameux "coup de bourse" de Nathan Rothschild en 1815 est assez édifiant et me conforte dans ma pensée que la Bourse est vraiment une vraie arnaque institutionnalisée. Puis les manipulations des uns contre les autres pour attenter à leurs projets financiers et couler leurs richesses les rendent d'autant plus détestables à mes yeux. Penser à cela et y ajouter la vision des combines boursières de notre époque me maintient dans cet état de rejet et d'envie d'un altermondialisme pourtant très loin de mes convictions politiques de base.
Du coup, découvrir les choses dans leur détail et dans leur cadre historique m'a vraiment intéressé.
D'autant que le récit est très bien mené et que le graphisme très agréable.

Si l'intrigue familiale mise en scène comme fil rouge narratif m'avait un peu plus passionné, j'aurais considéré cette série comme très bien. Mais en l'état, je ne la considère que comme étant très instructive et de belle qualité.

Nom série  Ennemis de sang  posté le 17/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ennemis de sang, l'histoire de deux frères jumeaux, l'un arraché à sa famille étant bébé et ayant vécu sa jeunesse dans le milieu pauvre des mineurs de Belgique, tandis que l'autre était élevé par ses riches parents bourgeois. Et quand ils se retrouvent, le plus chanceux des deux détestera aussitôt ce rival impromptu.

Le cadre de ce récit est assez intéressant puisqu'il nous place tout d'abord fin 19e / début 20e siècle dans le milieu rural de Flandres puis dans l'univers des mines de charbon de Wallonie. La mise en scène de l'environnement social de l'époque est bien réalisée. Et la suite promet d'être tout aussi intéressante puisqu'il semble qu'elle se déroulera au Québec durant les débuts de la Première Guerre Mondiale.
Un bon cadre historique donc.

Le graphisme est lui aussi sympathique même si je ne l'ai pas complètement apprécié. Je trouve que les perspectives n'y sont pas toujours très réussies, donnant un léger aspect fouillis ou pas très réaliste à certaines scènes. Et j'ai aussi remarqué une tendance à cadrer d'un peu trop près les dessins, me donnant une légère impression d'étouffement. J'ai beaucoup aimé la colorisation par contre.

Quant à l'intrigue, je dois dire qu'elle m'a un peu ennuyé. Les histoires de famille me barbent et celle-ci se révèle faire preuve de bien peu d'originalité. J'ai le sentiment d'avoir lu ou vu trop d'histoires similaires avec le cliché des jumeaux séparés à la naissance et les récits de haine familiale s'étendant sur des années. Le cadre historique ne suffit pas à compenser cet ennui et les personnages ne m'ont pas paru attachants.
Malgré un graphisme de qualité et un décor intéressant, je ne suis pas très pressé de lire la suite.

Nom série  Deadpool - Il faut sauver le soldat Wilson  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme je voulais découvrir le personnage de Deadpool dont je n'avais lu aucun récit jusqu'à présent, mon libraire m'a conseillé cet album où Deadpool raconte lui-même ses origines... pour autant qu'on puisse le croire quand il le fait...

C'est en effet par le biais d'un tribunal où il doit expliquer ce qui l'a amené à être coupable d'un massacre au Mexique que le super-héros déjanté raconte depuis le début ce qui l'a amené là, comment il a acquis son apparence physique et ses pouvoirs, et comment il a agi en équipe avec trois autres psychopathes dont Bullseye et deux jolies tueuses. Deadpool le fait à sa manière très spéciale, pour moi qui le découvre, c'est-à-dire avec une folie constante, des dialogues délirants et une mise en abyme permanente puisqu'il sait et le fait bien savoir au lecteur et aux autres protagonistes qu'il n'est qu'un personnage de comics. Du coup, dans le narration sont mis en scène en parallèle d'un côté le récit de la vie de Deadpool telle que lui-même la présente et d'un autre côté la vision qu'un archiviste des services spéciaux américains a des mêmes événements, vision peut-être plus crédible mais elle aussi assez loufoque.
Et la fin de l'album laisse lourdement planer le doute sur quelle est la vraie version.

C'est une lecture amusante et qui m'a bien convenu comme introduction au personnage de Deadpool. Je vais maintenant pouvoir lire tranquillement d'autres de ses récits.

Nom série  Sillage - Premières armes  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces Premières armes se déroulent, pour le moment, entre les albums 2 et 3 de la série Sillage. On y suit les premières missions de Nävis en tant qu'agent de la Constituante. Ce concept fait un petit peu doublon avec l'autre spin-off de la série, Les Chroniques de Sillage, mais elle s'en distingue par le fait de raconter de grandes histoires en un tome et à priori de proposer un suivi de ces aventures tout en les intégrant soigneusement à l'univers de Sillage. Finalement, ça aurait tout aussi bien pu être des tomes parmi d'autres de la série Sillage, à part que ce n'est pas Buchet au dessin et que leur récit se passe moins loin dans la chronologie que là où en est rendue la série mère à l'heure actuelle.

Le dessinateur choisi par Morvan et Buchet est Pierre-Mony Chan. Il fait preuve d'un graphisme très soigné et maîtrisé, c'est du beau boulot de pro. Je ne suis cependant pas tombé sous son charme pour deux raisons. D'abord, il y a une influence asiatique dans le trait dont je ne suis pas fan. Elle se retrouve dans les expressions des visages et dans le regard de Nävis qui m'a parfois donné la légère impression d'avoir les yeux bridés. Ensuite il y a la colorisation qui est très informatique, un peu froide et qui me donne l'impression que les planches manquent de profondeur et de contraste. Bref, il y a de très bonnes bases techniques, mais par goût personnel, je trouve qu'il y a encore une marge de progrès au niveau du dessin.

Le scénario, quant à lui, est plutôt bon sans sortir véritablement des sentiers battus. On est dans du pur Sillage, avec une aventure un peu alambiquée où, comme on s'en doute dès le départ, la situation est plus compliquée qu'on l'imagine, et où Morvan en profite comme à son habitude à passer des messages d'actualité, comme le contexte de ce premier tome qui parle de manière très peu déguisée de la mondialisation capitaliste et de son impact sur la société.
Rien de bien nouveau mais un divertissement bien mené que les fans apprécieront.

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens ? Il y a une suite ? Je n'ai lu que le premier tome en pensant que c'était un one-shot et il m'allait très bien comme ça. Sa fin conclut très bien l'histoire sur une dernière touche humoristique. Il était inutile pour moi de reprendre le même concept dans un monde différent pour des tomes supplémentaires. Du coup, je ne sais pas si j'aurais tellement envie de lire la suite.

Bref, j'ai bien aimé cette bande dessinée, même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans.
Autant le dessin de Keramidas est très chouette sur la forme, autant j'ai toujours du mal avec sa narration. Elle est ici assez claire, mais je ne peux m'empêcher d'être agacé par ces changements d'une page à l'autre, oscillant parfois avec une narration horizontale sur deux planches, et d'autres fois de manière plus classique avec chaque planche à parcourir jusqu'au bout avant de passer à la suivante. Ça me sort complètement de l'histoire quand je réalise un peu trop tard que je n'ai pas lu les cases dans le bon ordre. Heureusement, il y a beaucoup de belles planches et de grands et jolis dessins pour compenser ce défaut de mise en page.

L'histoire au début ne m'a pas trop captivé, un peu trop d'impression de déjà-vu d'un enfant à moitié amnésique qui débarque sans savoir comment dans un monde inconnu, un peu loufoque et onirique. L'humour y est très présent mais ne m'a pas vraiment fait rire au départ.
Et puis au fil des pages, j'ai commencé à accrocher et à trouver pas mal de passages assez drôles. C'est surtout le personnage du tigre et de ses mésaventures qui m'ont plu, quoique j'aime assez la plante carnivore également. A l'inverse, le gros singe et sa façon permanente de parler en argot m'a un peu déplu.

Je suis sorti satisfait de ma lecture et content qu'un récit complet et finalement assez dense tienne en un seul album. Maintenant, comme dit plus haut, un tome unique me suffit, je n'ai pas tellement envie de prendre le même concept et de recommencer dans un tome suivant. Mais bon, s'il me tombe sous la main...

Nom série  Kick-Ass  posté le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai vu les films bien avant de lire le comics et j'avais lu çà et là que le scénario de ce dernier différait de son adaptation cinématographique.

Du coup, j'ai été un peu surpris de voir qu'en fait il ne différait vraiment pas tant que ça et que son déroulement était quasiment identique, au départ du moins, avec le récit du film, aux scènes près. Ce ne sont que certains détails qui changent, des choses qui sont mis en scène différemment (on n'apprend qu'assez tard que suite à ses opérations, Kick-Ass ne ressent presque plus la douleur, ou encore on ne sait pas d'emblée qui est Red Mist). C'est à partir de la seconde moitié du second tome que les choses s'éloignent davantage des films, par exemple avec la révélation sur les origines du père de Hit Girl, chose qui n'est pas reprise dans l'adaptation.

Comme du coup, je connaissais la trame principale du récit, je n'ai pas été captivé par cette lecture qui ne m'a apporté que peu de surprise.
Le graphisme non plus ne m'a pas tellement charmé. Même si d'ordinaire j'aime bien le style de Romita Jr, le comparer aux images du film est décevant. Chloë Moretz, notamment, donne beaucoup plus d'intérêt au personnage de Hit Girl.
Et puis surtout il y a ce qui me déplaît dans le film qui est dans le comics largement mis en avant : le côté très gore du récit et des combats. Je n'aime pas voir des corps tranchés, des tripes jaillir, des yeux exorbités, des giclées de sang partout. Et là il y en a beaucoup plus que de raison, trop pour moi. Ça ne m'amuse pas et gâche à mes yeux la qualité d'un ouvrage.

Bref, le comics Kick-Ass est assez sympa dans l'idée, qui est la même que dans le film, mais dispensable dans la forme.

Nom série  Les Taches du Léopard  posté le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'adaptation en BD de conte de Rudyard Kipling est un peu courte et vite lue mais elle est sympathique et les auteurs font l'effort d'y inclure une part d'humour de manière un peu originale.

L'histoire est toute simple : alors qu'avant les animaux étaient tous de la même couleur unie, les proies du léopard et de l’éthiopien ont un jour reçu par magie des zébrures et des taches pour mieux se camoufler, alors l'éthiopien va devenir noir et le léopard se peindre des taches aussi pour mieux les attraper.
Le graphisme est agréable quoiqu'un peu trop aéré à mon goût. On a droit à 3 ou 4 grandes cases maximum par planche. Le public visé est clairement la jeunesse et ça se lit trop vite pour un adulte mais l'ensemble est tout de même plaisant.
Et c'est au niveau narratif que les auteurs ajoutent une part d'humour avec des échanges entre les animaux personnages du récit et le narrateur qui leur dicte ce qu'ils doivent faire. C'est amusant quoique parfois un peu étonnant car j'ai parfois tendance à lire les dialogues des animaux avant de lire le texte narratif alors qu'ils se répondent les uns aux autres.

Bref, une sympathique lecture quoique trop courte pour un lectorat adulte.

Nom série  Détectives  posté le 07/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu Sept détectives (mais si j'en ai l'occasion, je le ferai) mais cela ne gêne pas pour lire cette nouvelle série qui met en scène de manière totalement indépendante une enquête de chacun de ces fameux détectives. Au menu, des transpositions d'enquêteurs célèbres, avec successivement une copie de Miss Marple, de Philippe Marlowe, de Sherlock Holmes ou encore d'Hercule Poirot. Et du coup, les décors de chaque album sont bien différents puisqu'on peut sauter d'une Angleterre Victorienne pour le premier tome mettant en scène Miss Crumble aux USA des années 30 pour le second mettant en scène Richard Monroe.

A chaque fois, ce sont des enquêtes bien dans leur époque qui sont mises en scène. Pour ce qui concerne les deux premiers tomes, nous avons en effet un scénario type "meurtres au château" pour l'ambiance Agatha Christie, et un récit mêlant espionnage, élimination et sombres complots pour l'ambiance polar noir américain.
Les personnages sont plutôt bons, les enquêteurs eux-mêmes attirant la palme de la sympathie pour leurs personnalités fortes et parfois originales. Les auteurs s'autorisent en outre plusieurs touches d'humour assez bien venues.

Nous avons un dessinateur différent pour chaque tome.
J'ai beaucoup aimé le style graphique de Sylvain Guinebaud pour le premier tome. Très maîtrisé, dynamique et doté d'une bonne mise en scène, il m'a charmé. Je regrette une toute petite chose, les expressions des bouches qui sont parfois un peu trop répétitives. Quant à la colorisation, j'aurais aimé qu'elle soit un peu moins terne et monochrome, mais elle sait se faire élégante.
Le style de Nicolas Sure pour le second tome est nettement plus épuré et son trait plus anguleux. A la comparaison, j'aime un peu moins. Mais pris indépendamment, c'est un dessin de qualité, efficace et agréable.

Malgré ces qualités, je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série.
Il y a d'abord un aspect un peu trop verbeux. Cela permet des intrigues denses et complexes, allant bien dans le sens d'enquêtes policières à résoudre, mais cela alourdit un peu la narration et le rythme du récit. En outre, le langage soutenu du premier tome sonne parfois un peu artificiel, notamment lors des premiers dialogues de Miss Crumble.
Les enquêtes en elles-mêmes sont plaisantes mais pas captivantes non plus. Leur contexte et leurs situations ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Et même si le final des deux tomes réserve quelques surprises, il n'y a rien qui m'ait vraiment étonné.
A l'inverse, j'ai même été un peu déçu car les révélations de l'enquête ne tenaient pas toujours la route. J'y ai senti quelques incohérences ou facilités qui ne m'ont pas convaincu.
Il est facile de passer outre et d'apprécier simplement le plaisir de l'enquête et l'ambiance mais j'aurais aimé être davantage charmé ou enthousiasmé par la logique des enquêtes et des stratagèmes criminels.

Nom série  Le Passeur d'Âmes  posté le 06/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Passeur d'Âmes est une sympathique série tous publics.
Son originalité est de mettre en scène la mythologie (grecque tout d'abord puis aussi un peu égyptienne dans le second tome) transposée dans un monde moderne où dieux, humains et créatures fantastiques cohabitent dans un joyeux délire. Le cocktail est assez frais et amusant, comme de voir Zeus en vieux beau tout bronzé qui dédicace ses autobiographies en draguant les minettes.
Le dessin, rond, dynamique et coloré, colle bien à l'ambiance. Il m'a bien plu et j'ai trouvé les protagonistes féminines très mignonnes.
Les scénarios ne sont pas extraordinaires mais ils sont agréables, pas trop prévisibles et les personnages assez attachants.
C'est donc un bon divertissement dans un cadre assez original et avec quelques sympathiques touches d'humour.

Nom série  Supercondriaque  posté le 26/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Après Bienvenue chez les Ch'tis et Rien à déclarer, Supercondriaque est le troisième film de Dany Boon adapté en bande dessinée. Je n'ai pas vu le film et à lire la BD, j'ai le sentiment que ce n'est pas une grande perte pour moi car ça a l'air d'être de l'humour bien lourdingue. Mais paradoxalement, quand on ne connait pas le scénario à l'avance et que l'adaptation est faite dans un style de BD humoristique franco-belge à gros nez, ce type d'humour et de récit passe relativement bien.
Le graphisme est plutôt bon et la narration graphique tout à fait correcte.
L'histoire n'est pas très drôle, humour trop lourd et trop répétitif, mais l'histoire reste divertissante et je me demandais un peu où le scénario allait m'emmener.
C'est assez couillon, assez prévisible par moments, un peu bas de plafond à d'autres moments, mais je n'ai pas passé un moment de lecture trop désagréable.

Nom série  Les Chevaucheurs  posté le 25/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai commencé cette série en étant rebuté par son graphisme.
C'est un pur franga (ou manfra), à savoir une bande dessinée européenne au dessin de style 100% manga. Et à mes yeux, nous sommes ici dans un style à la limite de l'amateurisme, comme quelqu'un ayant appris à dessiner en lisant les quelques bouquins grand public "Apprendre à dessiner façon Manga" et en échangeant quelques dessins avec les copains du lycée. Dans un album au format franco-belge, donc plus grand qu'un format manga classique, la faiblesse de ce trait se voit d'autant plus. Et il n'est en outre vraiment pas mis en valeur par une colorisation très informatique et peu harmonieuse.
Le character-design, puisque c'est le terme utilisé dans ce genre de production, n'est pas terrible et manque surtout profondément d'originalité. Les décors et costumes ont des airs de déjà-vu maintes et maintes fois dans les shonen et jeux vidéos japonais. Les armontures sont une idée un petit peu plus innovante mais eux aussi ne sortent pas franchement du lot. Et les versions volantes ont l'air de gros poulets un peu ridicules.
Néanmoins, je reconnais que la narration n'est pas mauvaise et que du coup l'histoire se laisse lire.

Celle-ci, justement, est sans surprise mais finalement pas désagréable. S'il s'agissait d'une série destinée aux adultes, je dirai de laisser tomber directement car l'intrigue est stéréotypée et prévisible. Mais pour un récit jeunesse, un récit pour les 9-13 ans qui surferait par exemple sur le succès des Légendaires, le résultat n'est pas si mauvais. Les personnages sont clichés mais assez sympathiques. Le rythme est plutôt bon.
Bref, c'est un divertissement sans grande originalité mais qui fera passer le temps à un jeune lecteur.

Nom série  The Brave and the Bold  posté le 23/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Brave and the Bold est une série d'histoires complètes datant de 2007 qui est en fait la résurrection d'une collection du même nom publiée entre 1955 et 1999. La particularité de la plupart de ces mini-séries était de mettre en scène des duos de héros fameux de l'univers DC.

Sur ce principe, Mark Waid a ainsi écrit des histoires complètes de 6 chapitres chacune, mettant en scène une succession de duos de super-héros ou groupes de super-héros DC.
Par exemple, la première histoire, les Maîtres de la Chance, se base au départ sur une enquête menée conjointement par Green Lantern et Batman, puis ces deux-là s'associent séparément à Blue Beetle, la Légion des Super-Héros et Supergirl, et cette dernière s'associe également avec Lobo. Chaque chapitre ou presque met donc en scène un duo différent.

Au dessin, c'est George Perez qui opère pour la majorité des planches, et Jerry Ordway sur les deux derniers chapitres du second tome. Leur style graphique est de bonne qualité et soigné quoi que doté de peu de personnalité puisqu'il s'agit d'un type classique de dessin de comics de super-héros. Il met cependant bien en scène le côté un peu fouillis et échevelé des scénarios, avec des planches colorées et souvent agréablement encombrées.

Les scénarios, justement, ne se prennent pas tout à fait au sérieux. Il s'y passe beaucoup de choses, dans des intrigues effrénées, touchant parfois presque au délire léger et humoristique. Les personnages sont tournés un peu en dérision, entre une Supergirl un peu puérile et aguicheuse, un Green Lantern qui se retient difficilement de succomber à son charme, un Lobo rustique et violent ou encore un Blue Beetle en plein complexe adolescent.
La narration est un peu fouillis avec tout ce qu'il s'y passe et il est parfois difficile de tout suivre tant ça part dans tous les sens. Elle permet cependant de rencontrer et découvrir, même si le plus souvent superficiellement, une galerie de personnages de l'univers DC qu'on ne croise pas souvent et de les faire interagir avec d’autres super-héros plus célèbres.

Bref, ce n'est pas un chef d'oeuvre et je n'en conseille pas forcément l'achat, mais c'est un divertissement sympathique et pas prise de tête.

Nom série  HistoireS de France (Lorànt Deutsch)  posté le 22/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorànt Deutsch est un personnage un peu trop médiatisé à mon goût mais j'apprécie généralement ses anecdotes historiques souvent originales. Il suit cette voie dans cette série en bande dessinée car ce sont des personnages importants et pourtant relativement méconnus de l'Histoire de France qu'il nous y présente. Pour le premier tome, ce sera Charles III de Bourbon, connétable de France et ancien ami du roi François Ier avant de se retourner contre lui. Et pour le second tome, ce sera Nicolas Fouquet, le trop riche surintendant des finances de Louis XIV qui sera finalement fait jeter en prison par ce dernier (et Lorànt Deutsch connait d'autant plus ce personnage qu'il a lui-même joué son rôle dans un téléfilm français).
Pour réaliser l'adaptation en bande dessiné de ces récits, il s'est associé au scénariste Sylvain Runberg (Orbital, Millenium...) qui vient apporter son expérience et au dessinateur espagnol Eduardo Ocaña (Messiah Complex, Les Carnets de Darwin avec le même Runberg).

Concernant ce dernier, malheureusement, je dois dire que je n'ai vraiment pas été enthousiasmé par le graphisme d'HistoireS de France. Il manque de soin et de maîtrise technique. Le trait manque notamment franchement d'aisance sur les personnages que je sens raides, parfois déformés et inconstants. Il est également difficile de les différencier. Quant aux décors, ils sont trop souvent réduits au strict minimum. L'expression "brouillard de guerre" s'applique bien en particulier aux scènes de bataille où, au-delà d'un premier plan peu convaincant, l'arrière-plan est tout juste esquissé voire souvent inexistant. A cela s'ajoutent des couleurs également assez ternes et sans charme.

Les scénarios, quant à eux, sont instructifs mais pas aussi passionnants que je l'aurais espéré.
Je connais très peu François Ier et donc encore moins ce fameux Connétable de France qui l'aurait trahi. Avec le premier tome de cette série, j'ai pu découvrir de manière relativement bien mise en scène les tenants et aboutissants de la relation entre ces deux hommes et le pourquoi de la fameuse Trahison. Ses conséquences, par contre, sont racontées trop rapidement à mes yeux et la fin de l'album m'a paru un peu abrupte.
D'emblée, le second tome m'attire moins car je connais nettement plus le cas de Nicolas Fouquet et donc je suis moins curieux d'en apprendre plus à son sujet.

Il ressort de ma lecture une déception. Les sujets historiques abordés sont intéressants, originaux et bien documentés. Mais la narration n'est pas exempte de défauts, presque désuète sans sa forme, et le graphisme est décevant. Ce n'est pas une si mauvaise série car elle se lit assez bien et on y apprend des choses, mais je ne la conseillerais pas forcément.

Nom série  Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Histoire pittoresque, dramatique et caricaturale de la Sainte Russie, c'est le deuxième ouvrage de Gustave Doré que je lis et je dois dire que j'ai davantage accroché à celui-ci. Il faut dire qu'il se rapproche beaucoup plus d'une vraie bande dessinée au sens moderne du terme, que sa narration est plus fluide et que son texte est moins fastidieux à lire.

Gustave Doré fait partie des pionniers de la bande dessinée du milieu du XIXe siècle, quelques années après Töpffer. Avant d'être un raconteur d'histoire, c'est surtout un grand illustrateur et dessinateur. Même s'il était tout jeune au moment de la parution de cette BD (il avait 19 ans), c'est la beauté de son trait qui ressort de ses planches. Il se rapproche des gravures caricaturales de Daumier qui lui était contemporain. C'est vraiment très beau.

L'ouvrage en lui-même est une parodie de carnet de voyage. Il se présente comme celui d'un personnage imaginaire, M. Plumet, petit bourgeois parisien qui, pris d'une lubie soudaine, décide de partir avec sa femme en vacances dans les Alpes et peut-être d'escalader le Mont Blanc. Dans ce carnet, M. Plumet raconte ce qu'il a fait et vécu, se mettant en scène le plus souvent en véritable narration séquentielle de bande dessinée et quelques fois aussi par des illustrations et croquis.

Gustave Doré joue sur le média de la bande dessinée. Pour commencer, il y a une mise en abîme puisqu'il apparaît lui-même en tant que personnage dans ce carnet fictif discutant avec M. Plumet et lui précisant même qu'un si joli carnet mériterait d'être publié chez Aubert, son véritable éditeur. Ensuite, il joue sur l'objet lui-même. Une grosse empreinte de pas traverse une planche où M. Plumet raconte que quelqu'un a marché sur son carnet. Une grosse langue de vache en traverse une autre quand M. Plumet raconte qu'une vache vient de lécher son précieux ouvrage et de manger les fleurs qu'il y a collées.

Seul regret, la mise en page des cases (sans bordure soit dit en passant) n'est pas toujours claire, on hésite parfois sur l'ordre dans lequel les lire (gauche à droite ou bien haut en bas ?). Certaines cases du début de l'album donnent l'impression d'être dans le désordre. Et je crois bien que les pages 2 et 3 ont été inversées dans l'édition 2024, même si ce n'est pas évident. Bref, le début d'album est légèrement laborieux à lire.

Mais par la suite, l'auteur (ou le lecteur ?) semble trouver ses marques et la lecture devient plus fluide. L'humour peut alors ressortir, et s'il n'est pas toujours hilarant, il est sympathique surtout quand on sait de quand date l'ouvrage (quoique Monsieur Jabot et autres histoires, pourtant paru presque 20 ans auparavant, m'avait paru plus drôle encore). Il y a un passage, celui où Mme Plumet suit l’ascension de son mari à la longue vue, que j'ai trouvé excellent, tant dans la narration que dans l'humour. L'escalade où ils doivent s'aider de la tête tant ils sont tombés m'a franchement fait rire.

Bref, c'est un ouvrage de grande valeur sur le plan de l'Histoire de la BD, car c'en est une au sens moderne du terme et qu'elle date de 1851. Son graphisme très classique est de toute beauté et son humour parfois très bon. Sa réédition aux éditions 2024 est en outre de superbe qualité. Seule une narration un peu laborieuse et un style qui a parfois un peu mal vieilli m'empêchent de la conseiller vivement.

Nom série  Ara  posté le 19/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ara est une belle BD d'action et d'heroic-fantasy mais elle ressemble un peu trop à une jolie coquille vide, d'autant plus maintenant que son premier tome, qui reste assez introductif, n'aura pas de suite.

Nous sommes placés dans un univers de fantasy un peu mystérieux, qui ne nous est pas présenté et dont il faut deviner peu à peu le fonctionnement. On comprend qu'une ligue de sorcières s'oppose à des adversaires non identifiés et que les sorcières en question gèrent leurs pions à distance depuis leur repaire où elles ont une vue magique sur les événements. Parmi les pions en question se trouve l'héroïne du récit, une super guerrière dont on ne sait pas exactement comment elle a acquis de tels pouvoirs de combat et de vitesse. Elle et deux autres serviteurs des sorcières sont envoyés dans une sombre forêt où les sorcières ont bien l'intention de les faire affronter quelque chose qui pourrait changer le destin de l'héroïne. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? On ne peut que le deviner et ce n'est pas très clair en fin d'album.

L'ouvrage vaut avant tout par sa beauté graphique. L'auteur a visiblement travaillé dans l'animation et son dessin, tout informatisé, est très beau et très dynamique tant dans le trait que dans ses couleurs. Le récit étant orienté vers l'action, il s'en donne à cœur joie pour mettre en scène les combats et les péripéties mouvementées, en découpant l'action comme un manga plutôt qu'en le condensant par le biais d'ellipses. C'est beau, c'est fluide, c'est de la belle ouvrage.

Malheureusement, le récit, s'il se lit bien, ne reste qu'introductif et n'est pas des plus passionnant ni original. Ça ressemble à une longue mise en place mais on attend qu'il se passe quelque chose d'un peu plus profond, un peu plus prenant. Et comme ça n'arrivera pas, maintenant que la série est abandonnée, je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  Aspic Détectives de l'étrange  posté le 18/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des enquêtes policières et fantastiques dans le Paris ésotérique et étrange de la fin 19e siècle, avec pour protagonistes un duo improbable et assez amusant ainsi qu'un vieil enquêteur bougon mais brillant, le fameux Auguste Dupin d'Edgar Poe.

J'apprécie ce genre de cadre et de scénario qui n'hésite pas à jouer à la fois la carte de l'humour, de l'enquête réaliste et du fantastique débridé. C'est un beau mélange, même si j'ai mis du temps à me faire au fait que ça se passait à Paris tant cela ressemble à des histoires similaires se déroulant dans le Londres de l'époque victorienne. Mais les auteurs en profitent justement pour mettre en scène des lieux et événements typiquement parisiens de l'époque, ce qui est assez sympathique.

Les personnages sont originaux. Il y a donc le vieux Auguste Dupin et ses capacités de déduction et d'enquête, ainsi que le jeune et fougueux inspecteur de police qui lui demande régulièrement son aide. Mais ces deux-là sont secondaires car les deux vrais héros sont un certain Gavroche devenu immortel et une jeune et belle enquêtrice débutante, cousine d'un très célèbre détective londonien et à priori presque aussi douée que lui. Face à eux des malandrins et des sorciers dont certains sont des personnages fictifs célèbres. Car les clins d’œil et références, humoristiques ou non, sont nombreux et plutôt bien insérés dans le récit.

Le graphisme, quant à lui, est soigné et détaillé. Il fourmille de petits détails et contribue à l'ambiance et à la mise en valeur du Paris de l'époque. Je dois par contre dire que je ne suis pas très amateur de la colorisation que je trouve trop informatique et froide. Trop de dégradés à mon goût. Et je ne suis pas non plus particulièrement fan des visages un peu trop caricaturaux que prennent parfois les deux héros.

J'aurais pu trouver cette série très bien si le rythme était mieux géré. Les intrigues sont denses mais aussi un peu confuses. Il se passe beaucoup de choses mais on les suit parfois sans totalement être pris dans le récit, les enquêteurs passant régulièrement d'un lieu à l'autre sans qu'on comprenne immédiatement ce qui les a amenés là. Je déplore aussi un nombre un peu trop grand de coïncidences faciles et de protagonistes qui se retrouvent réunis au bon endroit au bon moment.
Il y a dans tout cela quelque chose qui fait que je ne suis pas complètement tombé sous le charme de cette série qui ne manque pourtant pas de qualités. Il en résulte une série divertissante mais pas captivante à mes yeux.

Nom série  1066  posté le 17/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1066 est une intéressante lecture historique. Elle raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant d'une manière à la fois très stricte et originale. En effet, les auteurs de cette BD ont fait le choix de suivre précisément le déroulement du récit tel qu'il est fait dans la fameuse tapisserie de Bayeux, en respectant autant que possible les faits historiques tels qu'agréés par la majorité des historiens.
Et sans avoir à romancer quoi que ce soit, il faut avouer que l'histoire du vieux roi Edouard d'Angleterre, de son beau-frère le Comte Harold et de son neveu le Duc Guillaume de Normandie est complexe et prenante. Manipulations politiques, trahisons, manœuvres militaires, il y a tous les ingrédients d'un récit captivant, tout en respectant la réalité des faits.
J'apprécie au passage les extraits de la tapisserie de Bayeux elle-même intégrés ça et là au fil des pages et montrant comment y sont représentés les faits qu'on vient de suivre en bande dessinée.

Par contre, deux choses m'ont déçu.
Tout d'abord il y a le dessin. Il se présente sous une forme que j'estime inaboutie, avec des traits de constructions et des crayonnés volontairement laissés en place. Ce choix graphique donne parfois plus de vie et de force au dessin, mais il n'a aucun effet ici si ce n'est enlaidir les planches. Et le comble, c'est qu'au contraire, j'ai trouvé les personnages particulièrement raides et figés. Et j'ai surtout trouvé leurs visages beaucoup trop ressemblant. Traits similaires, coiffures similaires, couleurs similaires, il est très difficile de ne pas les confondre et de ne pas devoir sans arrêt vérifier qui est sensé être représenté devant nos yeux.
Ensuite, autant j'ai beaucoup aimé le rythme narratif et la clarté du récit sur les deux premiers tiers de l'album. Autant je trouve que les choses s'accélèrent trop et deviennent un peu confuses une fois le débarquement lui-même réalisé et durant la bataille de Hastings. On y perd toute la saveur des manœuvres stratégiques et on ne peut que constater l'issue du combat sans avoir pu apprécier son déroulement et ses rebondissements.

Bref, il n'y aurait pas eu cette fin trop rapide et brouillonne à mon goût, j'aurais volontiers conseillé cette BD à tous les amateurs de récits historiques sérieux et bien menés, et ce malgré un dessin qui m'a plutôt déplu.

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