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Nom série  L'Autoroute sauvage  posté le 09/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Autoroute sauvage est un récit post-apocalyptique assez classique dans son genre. France dévastée par une catastrophe mondiale, des petits groupes qui essaient de faire survivre un semblant de civilisation, des bandes de pillards sauvages sans scrupules, cannibales et violeurs, et des solitaires aguerris qui parcourent les routes. Depuis Mad Max, Jeremiah, Simon du fleuve, la Route et plein d'autres récits du genre, on a vu ça en long en large et en travers.
Mais si elle ne brille pas par son originalité, cette BD là est quand même bien foutue et se lit agréablement.

Le dessin de Xiaoyu Zhang est d'un très bon niveau technique. Réaliste, son style donne une ambiance un peu trop éloignée des classiques européens pour ce récit se passant entre la Provence et Paris. Avec son trait et ses personnages, on a plus l'impression d'être dans un manga tel que Mother Sarah que dans un cadre bien français. J'ai eu un petit peu de mal à m'y faire mais au bout du deuxième tome, cela passe bien et on profite des planches soigneusement travaillées.

L'histoire est bien construite et sa fluidité permet de retenir le lecteur malgré le peu d'originalité. Ce n'est qu'à partir de la fin du deuxième tome que quelques surprises attisent la curiosité pour savoir ce qu'il y a vraiment à Paris, ville objectif des protagonistes. Je lirai donc la suite et fin quand j'en aurai l'occasion.

Nom série  Florange, une lutte d'aujourd'hui  posté le 09/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cet album, nous sommes véritablement dans le reportage documentaire. C'est la motivation d'un homme, Tristan Thil, photogaphe et réalisateur de courts-métrages engagés, et ses origines lorraines, qui vont l'amener à séjourner aux côtés des employés d'abord de l'aciérie de Gandrange en 2008 puis de ceux de Florange en 2012. Là où Gandrange, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, finit par fermer complètement, les salariés de Florange vont se battre, espérant l'aide de François Hollande, pour que leur site ne connaisse pas le même sort.

On est dans le récit des faits : comment l'auteur a rencontré les syndicalistes de ces aciéries, ce qu'il a observé à leurs côtés, comment il a vu les choses se dérouler, ses discussions avec les uns ou les autres. Il y ajoute une légère touche personnelle en racontant en parallèle le combat de sa propre mère contre le cancer, même si ce sujet là n'est abordé que de loin.
Le dessin est simple, peu élaboré mais assez efficace pour rendre la lecture fluide. La mise en scène est sobre, voire un peu morne.

La lecture est assez instructive car je dois dire que moi-même entre Gandrange et Florange, j'avais peu suivi ces affaires et les confondais allègrement. La façon dont les choses se sont passées est intéressante mais pas passionnante, je dois dire. C'est réaliste et on voit bien l'écart entre les promesses et paroles des politiques et la réalité des faits. Mais ça, cela ne nous apprend pas grand chose.
Avec le recul, je vois aussi un certain décalage entre la fin assez pessimiste de la BD où le combat est perdu, et l'épilogue en texte de l'auteur en fin d'album et les informations plus récentes que j'ai pu glaner sur Internet. Car oui, les hauts fourneaux ont fermé et il y a eu de la casse sociale, mais l'aciérie elle-même a survécu et semble finalement s'être relativement bien adaptée à la nouvelle conjoncture industrielle et économique (je précise que je n'y connais rien et ne sais pas si c'est une information réelle ou de la politique marketing). Et l'épilogue de la BD indique que les salariés croisés au cours de l'album ne s'en sont finalement pas si mal sortis.

Bref, j'ai appris diverses choses avec cet album et pu voir l'intérieur du conflit social de Florange. Mais l'émotion n'en est pas vraiment sorti et je n'ai pas été plus captivé que cela par cette lecture.

Nom série  Tild, mage à louer  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très influencée par le manga, cette série est un récit d'heroïc-fantasy pour de rire avec pour héroïne une jeune magicienne au sale caractère qui est une vraie calamité sur pattes.

C'est une histoire qui pourra plaire aux jeunes lecteurs, plutôt pré-adolescents je dirais. Le ton est léger, un peu immature ou du moins jeune d'esprit, et cela se retrouve aussi dans le manque de maturité technique. Le dessin fait souvent preuve de ses limites, la narration graphique manque de fluidité et est parfois un peu lourde, au même titre que l'humour qui est très convenu et parfois péniblement amené, avec notamment le gag stéréotypé de l'héroïne qui s'énerve, casse tout et engueule les gens autour d'elle même quand la faute incombe à elle-même (c'est-à-dire tout le temps).

Bref, pour un lecteur adulte, ce n'est ni très drôle ni très imaginatif. Mais l'ambiance reste bon enfant et assez sympathique malgré tout. Du coup, cela se laisse lire pour un moment de détente.

PS: J'apprends en cherchant à me renseigner sur l'auteur qu'il a finalement trouvé un nouvel éditeur pour la série. A partir d'Avril 2016 sortira donc à nouveau le tome 1 mais avec des cases, couleurs et dessins retouchés, suivi des tomes 2 et 3 dont le dessin est déjà achevé.

Nom série  Nicolas Eymerich Inquisiteur  posté le 03/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu que le premier roman de la série Nicolas Eymerich Inquisiteur et je n'ai pas été trop enthousiasmé même si je lui trouvais une certaine originalité et une personnalité. Avec la BD, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de voir ce récit mis en image. Mais je ne suis pas tellement plus convaincu.

Le graphisme de David Sala a lui aussi une personnalité assez marquée mais il ne me plait qu'à moitié. J'aime bien son côté peinture gothique et toute en ambiance. Par contre, je trouve ses cadrages trop rapprochés, trop claustrophobiques et lui permettant de ne dessiner qu'un minimum de décor. On est transporté de lieux en lieux mais cela ne se voit pas car on ne voit presque toujours que les visages des personnages. Et ces mêmes personnages ont des allures assez fantomatiques qui ne permettent pas bien de discerner les protagonistes concrets des visions auxquels le scénario les confrontent. Du coup, pour une lecture où j'espérais pouvoir apprécier la vue des décors de la complexe Espagne médiévale et de son contrepoint futuriste, je suis déçu.

L'adaptation du roman quant à elle est très fidèle même si elle se révèle du coup un soupçon trop dense, avec un texte qui prend le dessus sur la narration graphique. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au départ car l'ambiance est lourde et l'intrigue pas encore très prenante. C'est vers la fin du premier tome et sur la suite que j'ai davantage accroché, en même temps que le graphisme devenait plus lumineux. Mais comme à la lecture du roman, je n'ai pas vraiment accroché à ces histoires de mystérieuses intrications temporelles, d'impacts de la psyché sur la réalité et autres visions mystiques.
Une lecture en demi-teinte donc, mais qui vaut quand même un peu par son ton assez original.

Nom série  La Grande évasion - Tunnel 57  posté le 02/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième album de la série concept La Grande Evasion, c'est avec Tunnel 57 que j'ai appris qu'il s'agissait d'histoires vraies ou au moins basées sur des faits historiques.
Nous sommes ici à Berlin en 1964, quand un groupe de jeunes allemands de l'Ouest décide de creuser un tunnel sous le Mur pour permettre à des membres de leurs familles et amis bloqués à l'Est de passer à l'Ouest. On les suit ici, apprenant d'abord de quelle manière ils ont été motivés à se lancer dans cette expédition, puis comment s'est déroulé le creusage et enfin l'opération d'évasion elle-même. C'est assez édifiant et d'autant plus prenant quand on réalise qu'il s'agit d'étudiants et des dangers qu'ils ont encourus.

Le dessin ne m'a pas plus au départ. Je n'aime pas ce style qui rappelle le dessin au crayon de papier, réaliste et triste. J'ai fini par m'y faire mais j'ai continué à confondre les visages des 3 protagonistes principaux qui sont bâtis sur le même moule.

L'histoire est intéressante et instructive sur une époque et sur l'état d'esprit des jeunes allemands dans ces années étranges. On frissonne un peu quand on les voit faire leurs premiers pas en territoire Est-allemand une fois le tunnel abouti. Mais je n'ai pas totalement accroché pour autant, m'étant peu attaché aux personnages.
Lecture intéressante donc, mais pas exactement ma tasse de thé.

Nom série  La Grande évasion - Biribi  posté le 02/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Biribi est le premier album que je lis de cette série concept, La Grand Evasion. J'ai découvert avec lui un récit d'aventure militaire à l'ancienne, comme les vieux films d'action historique. Le cadre est celui d'une prison militaire française particulièrement dure dans le désert Marocain fin 19e siècle. On y trouve un prisonnier qui refuse de plier sous le joug du chef de camp ultra-violent puis qui organise son évasion comme le nom de la série l'indique.

Le graphisme est très appréciable, clair et joliment colorisé. La majorité des protagonistes sont habillés de lambeaux et crâne rasé donc il est possible de les confondre un peu. La scène de bagarre du début d'album notamment m'a un peu perdu car je n'ai pas su immédiatement qui tapait qui. Mais à part ça, le graphisme rend bien l'esprit d'aventure et la chaleur marocaine. J'ai bien aimé.

L'ambiance des prisons de l'armée française du 19e siècle est intéressante aussi. Il y a de la dureté manifeste mais aussi un esprit de camaraderie qui persiste malgré tout.
L'histoire se révèle simple même si elle est bien menée. J'aurais aimé un petit peu plus d'originalité qui aurait pu davantage marqué mon esprit. Mais cela reste une bonne lecture.

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 01/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Rayons pour Sidar est une transposition du colonialisme français, avec une vision à l'ancienne, dans un cadre de science-fiction. Nous sommes placés sur une planète où les humains sont venus apporter la civilisation à des peuples peu évolués, mais qu'ils doivent quitter pour laisser la place à une autre civilisation technologique à qui ils ont accepté de céder la planète. Vu l'époque où le roman de Stefan Wul a été écrit, on imagine très bien les Français évacuant l'Indochine ou l'Algérie pour laisser la place aux Russes par exemple.
Dans ce cadre, un colon humain accompagné de son guide indigène, couillon mais bien brave, traverse les dangereuses contrées sauvages de cette planète à la recherche de son robot dont il dit avoir besoin pour "sauver Sidar", sans qu'on ait plus d'explication à ce sujet avant le dernier quart du récit.

Le premier tome est un récit d'aventure exotique, avec traversée de la jungle, combats contre des créatures dangereuses et rencontres avec des peuplades indigènes étranges et dépaysantes.
Le second tome met en scène le retour vers la civilisation et la mise en place du plan pour "sauver Sidar".

Le graphisme de Civiello donne une touche très personnelle au récit. Comme à son habitude, son style s'approche plus de la peinture à grand spectacle que du dessin classique. Il fait ici le choix d'utiliser des couleurs très variées et chatoyante qui accentuent l'aspect pittoresque et exotique des décors sauvages. C'est joli à regarder mais pas toujours évident à lire, avec quelques scènes peu compréhensibles parfois.

L'histoire, quant à elle, se laisse lire mais n'est pas très captivante.
Le premier album se lit comme un périple à l'ancienne dans l'Afrique sauvage même si les noirs sont remplacés par des extraterrestres et si les animaux sauvages sont plus exubérants et dangereux. Rien de très original et des personnages et un contexte auquel il n'est pas très facile de s'attacher.
Le second album attise un peu plus la curiosité quand on constate qu'on va comprendre pourquoi le héros cherchait tant son robot et ce qu'ils avaient prévu de réaliser. Mais là encore, le déroulement peine à décoller et on a souvent des impressions de déjà-vu, de récit désuet sans grande surprise. La toute fin apporte une touche un peu plus moderne et légèrement amusante avec sa scène finale, mais ça reste juste pas mal sans être une lecture indispensable.

Nom série  Docteur Radar  posté le 01/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Docteur Radar, c'est une enquête policière et d'action dans le Paris de 1920 qui n'est pas sans rappeler les récits classiques de la littérature policière populaire du début du 20e siècle tels que Fantomas. C'est l'histoire d'un gentleman détective qui se lance à la poursuite d'un mystérieux tueur de savants. Enquêtes dans les milieux interlopes du Paris populaire, avec le peintre libertin Pascin comme acolyte, et méchants de cirque avec postiches, hypnose, scorpions et cobras dans son arsenal.
L'ambiance rétro y est.

Le dessin de Bézian donne aussi un ton très personnel à la BD. Virtuose du trait, il crée une atmosphère à part et excelle dans les mouvements et la gestuelle des personnages. Je regrette cependant son côté sombre, certains détails difficiles à déchiffrer et des visages pas toujours reconnaissables.

L'histoire est sérieuse et bien menée. Les protagonistes sont bons et intéressants. L'intrigue tient en haleine et évite le manichéisme, les solutions faciles et les rebondissements prévisibles. Je suis quand même un peu déçu par sa fin que je trouve trop abrupte comme si elle appelait immédiatement une suite qui ne viendra pas. J'aurais aimé une conclusion plus consistante.

Nom série  Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain  posté le 27/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est divertissant mais assez anecdotique. C'est loin d'être la meilleure histoire d'Arleston sur le monde de Troy et il se base sur une idée assez basique qui ne lui permet pas de prendre beaucoup d'envergure.
Et si l'un des personnages de Troy avait comme pouvoir spécial de changer le sexe des autres et qu'il en abusait pour se créer un bordel surveillé par des trolls qu'il aurait enchanté ? Voilà l'idée et il n'y a pas grand chose d'autre dans cet album. Le héros se fait emprisonner, transformer en femme et essaie de s'échapper pour revenir sauver toutes les "filles" du bordel. Pour le reste, c'est juste une occasion d'aligner nombre de boutades sur les relations hommes-femmes pour agrémenter chaque scène d'action.

Le dessin d'Eric Hubsch n'est pas mal mais légèrement inégal. Globalement il est plaisant et correspond bien au style graphique de l'univers de Troy, d'autant que la colorisation est la même que sur les autres séries d'Arleston. Il présente tout de même quelques petites faiblesses techniques par moment, des personnages qu'on sent plus raides, quelques scènes où le dessinateur se sent visiblement un peu moins à l'aise.

Quant à l'histoire, comme dit plus haut, elle fait passer le temps mais n'est pas passionnante et ne marque pas par son originalité ni sa densité.

Nom série  La Machine à influencer  posté le 26/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette BD, j'espérais un juste milieu entre l'excellent Economix, bible instructive et didactique sur le thème de l'économie au sens large, et Le Monde des Images, traité un peu trop enfantin et superficiel sur le thème des médias.
Alors, oui, la Machine à influencer aborde de manière très fouillée le thème des médias, du journalisme et de leur lien avec la politique.
Et non, ce n'est pas enfantin ni superficiel.
Hélas, c'est également assez pénible à lire et l'information ne passe vraiment pas bien.

Car autant ce qu'a à dire Brooke Gladstone est très intéressant, documenté et érudit, autant la façon dont elle le présente est rébarbative et lourde à lire.
Son récit n'est pas structuré du tout. Là où Michael Goodwin avait construit pour Economix une architecture très claire de son discours, commençant par les éléments de base puis se basant sur eux pour complexifier peu à peu ses explications, on dirait ici dans la Machine à influencer que Brooke Gladstone saute d'un sujet à l'autre, au fur et à mesure qu'ils lui viennent à l'esprit. Et comme l'album est très dense et épais, on est rapidement noyé sous les informations. C'est d'autant plus ardu à digérer que la majorité des personnages et anecdotes présentées sont très américains et ne parlent pas forcément aux lecteurs d'autres pays.
Du coup, quand j'ai lu l'album à petites doses, une dizaine de pages par-ci par-là, j'ai trouvé le discours de l'auteure très instructif et parfois édifiant. Mais si j'essayais d'en lire davantage, je me retrouvais très vite perdu dans les circonvolutions de ses explications et des différents sujets qu'elle aborde dont la succession manque de logique et de pédagogie.

Bref, c'est du gâchis. Car dans le contenu, il y a de quoi faire un album passionnant. Mais dans la forme, c'est rébarbatif et il faut se forcer ou être vraiment totalement passionné par le thème du journalisme pour le lire sans être saturé d'informations indigestes.

Nom série  Le Crime qui est le tien  posté le 25/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Crime qui est le tien est un polar noir à l'ancienne avec pour principale originalité son cadre de petite ville paumée au coeur de l'Australie en 1970.
Pour un tel décor, le dessin clair et légèrement rétro de Berthet convient parfaitement comme il convenait à la série Pin-up.

C'est l'histoire d'un homme qui revient dans sa ville après 30 ans de cavale car son grand frère, au moment de mourir, s'est accusé du crime dont il avait été accusé à l'époque. Le crime en question : le meurtre de la femme du petit frère, très jolie mais également très volage. Après avoir cru pendant des années qu'il était coupable, et apprenant maintenant que c'est son frère qui l'aurait bluffée depuis tout ce temps, la population de la petite ville voit le retour de l'exilé d'un oeil très mitigé.
Mais que s'est-il passé exactement à l'époque ? Et pourquoi l'innocenté accueille-t-il cette nouvelle avec tant de circonspection ?

Le rythme du récit est un peu lent, pas très passionnant à mon goût. Même si ce type de décor et d'ambiance me plait d'ordinaire, je n'ai pas été particulièrement séduit. Les personnages ne sont pas attachants. Et la narration est telle que je ne me suis pas senti très intéressé à l'idée de comprendre la clé du mystère, juste un peu curieux. Et quand les choses se révèlent au fur et à mesure jusqu'à la révélation finale, je n'ai pas été très convaincu. OK, ça tient la route, mais bon, ce n'est pas le genre de récit qui m'enthousiasme.

Nom série  Comment faire fortune en juin 40  posté le 21/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une paire de sacrés scénaristes et un bon dessinateur sont à la barre de cette BD au format moyen et épais assez original. L'idée de base est bonne : un casse en juin 40, en pleine débâcle de l'armée française, organisé par une petite bande hétéroclite montée à la hâte. Le contexte historique est plein de potentiel et les auteurs l'exploitent largement.

Le dessin de Laurent Astier est sympathique, quoique j'ai parfois eu du mal à différencier certains visages notamment celui du boxeur et celui du convoyeur le plus costaud. Globalement, ça se lit bien mais j'ai trouvé quand même certaines scènes d'action un peu confuses, notamment sur la fin de l'album quand les choses s'embrouillent fortement. Et puis, sur la fin encore une fois, je ne sais pas si c'est un problème d'impression ou pas, mais certaines pages m'ont paru un peu floues, comme si l'encrage et le lettrage avaient bavé. Dommage car dans l'ensemble, c'est joli et efficace.

En ce qui concerne l'histoire, elle est plaisante mais je n'ai pas été plus emballé que ça. La mayonnaise peine un peu à prendre et, alors que le scénario est empli d'action et de péripéties, j'ai trouvé que la narration manquait de percutant et d'impact. Le déroulement de l'intrigue dans son ensemble n'est pas mauvais mais je trouve qu'il tourne un peu à l'embrouillaminis en fin d'album.
Quant à la brochette de personnages, je suis un peu mi-figue mi-raisin. Celui qui est sensé être le plus attachant, le boxeur, est un peu fade. Le jeune mafieux, lui, est assez bien trouvé même s'il est parfois difficile à cerner et si je ne comprends pas trop l'élimination de son mentor en début d'album. Le personnage de la fille parait un peu artificiel mais elle est très sympa et j'aurais bien aimé qu'elle prenne plus de place sur la longueur. A l'inverse, le personnage de Kurtz est un peu simplet et trop cousu de fil blanc à mon goût.

Donc en définitive, c'est une lecture que j'ai trouvé divertissante, avec quelques originalités agréables, mais je n'ai pas été totalement convaincu et captivé. J'espérais peut-être trop d'un tel duo de scénaristes.

Nom série  Centaurus  posté le 20/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Centaurus, on retrouve la thématique chère à Léo de la Planet Fantasy, la découverte et la visite d'une planète mystérieuse, avec sa faune, sa flore et ses dangers. Cette fois, c'est l'histoire d'un vaisseau-monde humain, cylindre O'Neill aux dimensions n'ayant rien à envier au Rama d'Arthur C. Clarke, qui achève son voyage en arrivant en orbite autour de la planète soeur de la Terre que les terriens ont choisi comme nouveau monde d'adoption.

L'originalité du récit tient au fait qu'il mélange deux intrigues. D'un côté, il y a cette découverte de la nouvelle planète et d'une civilisation mystérieuse qui la peuplait ou la peuple encore, avec ce qui pourrait bien être un danger emprisonné en son sein. Et d'un autre côté, il y a l'intrigue de quelque chose qui s'est introduit secrètement il y a de nombreuses années dans le vaisseau des humains et pourrait bien être à l'origine des pouvoirs surnaturels de l'une des héroïnes du récit.
Qui ? Quoi ? Pourquoi ?
Les auteurs se garderont bien évidemment de tout révéler trop vite pour tenir le lecteur en haleine.

Et ça marche assez bien car la lecture, même si elle n'évite pas son lot de clichés dans ce genre déjà assez visité, est plutôt prenante et divertissante. Les personnages sont un peu caricaturaux mais pas dénués d'intérêt. Il y a quelques bonnes idées et l'envie d'en savoir plus.
Le dessin de Janjetov, par contre, m'a un peu rebuté au départ. En effet, j'y ai retrouvé sur ses personnages trop de tics graphiques dont il avait fait preuve dans la série Les Technopères et j'ai régulièrement eu l'impression de voir surgir des visages directement issus de cette autre série qui avait fini par énormément me décevoir. En outre, en essayant de donner au dessin un style plus sobre, plus réaliste, il utilise des hachures assez laides pour faire ses ombrages et on encrage parait indécis et changeant. Je n'ai donc pas été charmé par le dessin même s'il remplit bien son oeuvre et sert comme il faut la narration.

Je lirai la suite par curiosité.

Nom série  L'Algérie, c'est beau comme l'Amérique  posté le 20/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le retour d'une jeune fille sur les lieux d'origine de sa famille pied-noir, une découverte de ce que l'Algérie est devenue aujourd'hui en comparaison de l'image mentale que les récits de ses parents ont créée dans son esprit et une interrogation sur ces origines qui ont façonné son être et sur comment appréhender ce passé pied-noir de sa famille, entre les reproches génériques faits aux colons et l'amour porté à un pays qui était le leur sans l'être tout à fait : il y a beaucoup de sujets intéressants abordés dans cet album.

Dans les faits, l'ensemble est présenté sous la forme d'un carnet de voyage ponctué d'anecdotes familiales, de récits souvenirs et d'interrogations. La narration est sobre et plutôt plaisante. Le dessin l'est tout autant même si pour certains paysages, j'aurais aimé qu'il soit en couleurs pour mieux ressentir la beauté des lieux et la chaleur.

Cette lecture m'a plu car elle aborde un sujet qui me parle et m'interroge, celui de comment il faut considérer les pieds-noirs vis-à-vis du peuple algérien de nos jours, et surtout comme appréhender cela quand sa propre famille est pied-noir alors qu'on ne connait soi-même l'Algérie que par le biais des récits entendus depuis sa petite jeunesse. Elle m'a aussi agréablement surpris par la découverte qu'elle permet de faire d'une Algérie actuelle ouverte et chaleureuse et qui, malgré des défauts politiques manifestes et des dangers réels, s'éloigne des clichés d'Algériens revanchards envers la France et d'un pays sous le joug d'une dictature policière et de violences islamistes.
Les auteurs abordent cela sans manichéisme, en gardant un ton réaliste montrant les qualités et défauts de chacun et en traitant les sujets avec justesse sans apporter de réponse imposée et définitive.

Lecture intéressante apportant un regard optimiste sur un beau pays et une société algérienne qui n'a pas encore fini de se libérer totalement mais où les bonnes volontés ne manquent visiblement pas. Et traitement intéressant du sujet des pieds-noirs de nos jours et des origines familiales.

Nom série  La Peur Géante  posté le 19/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Peur Géante est un roman de Stefan Wul dont je n'avais jamais entendu parler. Et à lire son résumé, je pense que je ne m'y serais pas attardé.
A l'inverse, les couvertures de son adaptation BD et le fait que le dessinateur était un de ceux dont j'avais aimé le trait dans la série Alter Ego avait attisé mon intérêt.

Nous sommes placés dans un futur assez proche et un peu alternatif car il contient des éléments désuets comme cette Afrique Française où se déroule la majorité de l'action. Mais avec le graphisme de Mathieu Reynes et l'insertion de beaucoup d'éléments très modernes, membres cybernétiques et autres smartphones volants, on a l'impression d'un récit d'anticipation très contemporain.
Ce graphisme, il m'a plu par son trait dynamique, sa mise en scène et sa colorisation. Par contre, certaines cases qui donnent l'impression d'être zoomées, avec un trait épais et des détails plus grossiers, m'ont déplu. Je n'aime pas ce procédé qui donne l'impression que le dessinateur n'a pas voulu dessiner une grande case très détaillée et a préféré agrandir un dessin plus petit.

Quant à l'histoire, je n'ai pas été captivé. Le premier tome est intrigant et crée une assez bonne entrée en matière même si elle manque un peu densité et de surprise à mon goût. Mais avec le second tome, on se rend compte qu'on est entré dans un récit assez plat de guerre entre des militaires humains et une race aquatique évoluée. Trop d'action, peu de finesse et surtout très peu de surprise ou d'originalité à mon goût. C'est divertissant mais sans plus. Un peu déçu et donc je ne lirai le 3e tome que s'il me tombe entre les mains.

Nom série  Mutafukaz  posté le 30/09/2007 (dernière MAJ le 30/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m'a fallu le temps pour me décider à acheter cette série. Elle m'avait intrigué dès la sortie de son premier tome, mais le trait un peu fouillis, l'ambiance graphique proche du tag' et que j'imaginais teintée de musique rap, ainsi que des réactions un peu trop vivaces de jeunes fans de la série sur le net m'avaient assez rebuté. J'imaginais un délire de jeune graphiste amateur soutenu par sa bande de potes sur un scénario immature.
Avec la sortie du tome 2 et la confirmation par des amateurs de BD que j'estimais davantage que c'était bien, je me suis lancé. Puis j'ai continué la série au fil de sa parution et j'ai désormais pu en lire l'intégrale d'une traite.

C'est un vrai petit ovni, non seulement sur le plan graphique mais aussi dans son contenu.
Imaginez un cocktail d'innombrables influences et références, avec un visuel inspiré tant des comics que des mangas et du franco-belge. Un récit rappelant des scénarios de films de SF ou d'horreur qui sont devenus des classiques tels que les Body Snatchers ou Invasion Los Angeles puis qui tourne ensuite au récit apocalyptique façon Akira. Et une constante recherche de la nouveauté dans le traitement.
Ambiance latino-mexicaine, gangs urbains façon L.A, men in black et aliens venus de l'inframonde, bastons avec de gros flingues, références aux films de kung-fu chinois et de katana japonais, il y a énormément de références amusantes incluses dans cette BD, comme autant d'hommages à une certaine culture geek, pop et street. Le scénario en lui-même serait facilement résumé et largement tourné vers l'action, mais ce n'est pas ça l'important, l'important c'est ce qu'il y a autour, le décor, les personnages secondaires, le traitement, l'humour, la vitalité du tout, etc.
Pour donner un exemple, j'avoue ne pas avoir trouvé le héros franchement attachant, voire il m'emmerde un peu. De même, je n'aime pas trop l'aspect action bourrine de ses péripéties. Mais le scénario qui se construit tout autour et les autres personnages m'ont plu, notamment le groupe des Lucha Ultimate, à tel point que je peux suivre avec plaisir les aventures de Vinz et Lino car je sais que je vais pouvoir profiter davantage encore de tout ce qui les entoure et se passe simultanément.

Quant au graphisme, comme dit plus haut, il fait la force et la personnalité du récit. Pris individuellement, il n'est pas toujours formidable et quelques personnages ont des aspects que je qualifierais presque d'amateurs. Mais il se révèle tout de même très vite très prenant, visuellement parlant, changeant de style régulièrement, ne s'appesantissant jamais dans une posture unique, osant pas mal d'innovations graphiques, des colorisations différentes, des styles, des changements d'ambiance visuelle. Un très bon exemple est le passage en style manga-noir-et-blanc lors de la confrontation entre yakuzas japonais et triade chinoise (j'ai bien aimé le texte sur le "sens de lecture original"). Ou encore le passage où le dessinateur, Run, passe la main à un pote pour les couleurs d'un passage du deuxième tome (excellentes couleurs soit dit en passant).
Franchement, un vrai délire visuel mais très maîtrisé malgré tout car cela sert bien la narration.

A noter que le tome 1 n'est pas mauvais mais c'est à partir du tome 2 que le récit devient prenant et plus maîtrisé tant sur le plan du graphisme que du scénario. Mais malgré l'originalité indéniable de cette création qui en a inspiré d'autres depuis, je n'ai jamais totalement accroché. Il n'y a pas d'envolée qui m'ait donné véritablement envie de lire la suite et je ne me suis jamais attaché aux personnages principaux, à part à la bande de catcheurs que je trouve vraiment sympas.
J'ai apprécié cette plongée très dynamique dans l'ambiance d'un Los Angeles fictif, de ses guerres de gangs et d'une invasion alien originale et pleine de références, mais il y a un trop plein de testostérone qui fait que ce n'est pas un récit qui m'a vraiment charmé et qui plaira à tout le monde.

Nom série  Merlusse  posté le 18/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Merlusse, à la base, c'est un film de Marcel Pagnol datant de 1935. Il prend la forme d'un conte de Noël réaliste mettant en scène le surveillant redouté d'un lycée Marseillais qui se retrouve forcé de passer la nuit du réveillon de Noël 1913 avec une poignée d'élèves dans leur dortoir.
C'est l'adaptation de cette histoire qui nous est offerte ici en BD.

Le graphisme de A.Dan s'adapte à ce décor historique. Même si la majorité des scènes se déroulent entre les murs du lycée, quelques vues extérieures nous mettent dans l'ambiance du Marseille de l'époque. Son style m'a légèrement rebuté au départ car je trouvais son encrage trop hésitant, notamment sur les décors et certains personnages secondaires, leur donnant un aspect un peu brouillon, presque impressionniste. Mais je m'y suis très vite fait et au final il n'est pas mauvais du tout.

L'histoire est un peu lente mais le contexte historique pas si lointain mais pourtant assez dépaysant au niveau des moeurs est intéressant. Les personnages ne sont pas très charismatique à première vue, mais quand vient le moment clé du récit qui bouleverse la donne, tous deviennent nettement plus attachants. C'est une histoire assez simple, avec une fin un peu trop "tout est bien qui finit bien" mais c'est un conte de Noël donc ce n'est pas très surprenant au final.
Une lecture sympathique et, pour moi, la découverte d'une oeuvre de Pagnol que je ne connaissais pas du tout.

Nom série  L'Afrique de papa  posté le 17/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Carnet de voyage, ou plutôt de quelques jours passés à Saly au Sénégal, cet album mélangeant quelques photos et bande dessinée nous présente cette ville balnéaire créée pour attirer les touristes et retraités Européens. Il s'attache surtout à montrer le contraste entre les Européens lambda qui vivent là comme des pachas grâce à la richesse que leur apportent leurs revenus d'occidentaux relativement aisés et la pauvreté des Sénégalais qui les côtoient dans l'espoir de "s'en sortir".

Ayant vécu en Afrique, ce témoignage en BD a ravivé le malaise personnel que j'y ai ressenti et m'a de nouveau édifié sur le comportement de certains "blancs" que j'évitais soigneusement à l'époque. Pourtant Hippolyte ne porte aucun jugement de valeur clair dans son récit, il ne donne jamais son opinion, mais sa construction est claire et assez fine. On y voit d'un côté des Sénégalais pauvres mais fiers, certains pleins de rêve et s'attachant comme ils peuvent à quelques traditions, et d'un autre côté d'autres Sénégalais qui ont abandonné toute fierté pour se prostituer, physiquement ou moralement, auprès de vieux blancs et blanches qui en profitent grassement. On y voit aussi surtout des blancs franchement arrogants et vulgaires même si on peut malheureusement comprendre qu'ils essaient de profiter un peu de la vie.
Du fait de mon expérience personnelle, cette vision pleine de réalisme me désespère un peu. Je croyais les néo-colons disparus depuis les années 80 et 90 quand j'y vivais, mais je vois qu'un autre type de ces mêmes personnages existe encore bel et bien toujours. De voir des Africains forcés de chercher à "s'en sortir" plutôt que pouvoir donner de l'espoir et du dynamisme à leur propre pays est ce qui me chagrine le plus.

C'est un album que j'ai trouvé beau, intéressant et plein de justesse et de retenue dans l'absence d'opinion clairement affichée. Malheureusement, je l'ai également trouvé trop court. Je suis resté sur ma faim et j'aurais voulu en avoir plus.

Nom série  La Fantaisie des Dieux (Rwanda 1994)  posté le 14/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
BD reportage et témoignage sur le génocide rwandais, la lecture de cet album est assez édifiante. Ce n'est qu'une part des faits qui nous est présentée, une goutte dans un océan comme le disent les auteurs, mais c'est déjà assez effarant de découvrir des événements aussi aberrants qui donnent l'impression que le monde est devenu fou.

On y suit l'auteur, Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au service étranger lors de son reportage au Rwanda en 1994 puis son retour sur place 20 ans plus tard quand il retrouve certaines personnes croisées à l'époque et d'autres témoins des faits.
Les faits en question, c'était le peuple majoritaire d'un pays, les Hutus, qui avait organisé, en réaction paranoïaque et haineuse à une tentative de prise de pouvoir d'une autre partie du peuple, les Tutsis, le massacre de ces derniers, civils, femmes et enfants compris.
Les auteurs nous placent plus précisément dans les collines du Bisesero. Là, un certain nombre de Tutsis s'étaient regroupés pour tenter de résister et survivre mais étaient encerclés et à la merci des Hutus. Et là où l'horreur rejoint l'absurdité, c'est quand les troupes françaises arrivèrent là en principe pour mettre fin à la guerre civile et qu'elles se retrouvèrent acclamées par les génocidaires qui semblaient voir en eux des alliés venus les aider à "finir le travail". Patrick de Saint-Exupéry est témoin de cela, de soldats français qui découvrirent avec dégoût l'horreur mais se retrouvèrent également dépourvus de moyens par des ordres venus "d'en haut" et les empêchant d'intervenir ou simplement même de se rendre sur les lieux où tout le monde savait que des crimes contre l'humanité étaient perpétrés.

Cette BD amènent de grandes questions mais pas de réponse.
La première question est de comprendre pourquoi a eu lieu ce génocide, qu'est-ce qui explique ces comportements et ces regards de pure folie de la part des Hutus mis en scène dans cet album. Comment expliquer par exemple de voir des professeurs et maîtres d'école décider de tuer leurs propres élèves et d'en ressentir une vraie fierté ? La réponse partielle à cette question, je l'ai trouvée sur Wikipedia et non pas dans cette BD qui n'inclut aucune explication d'ensemble, juste un récit de faits précis. Une telle horreur m'a rappelé celle du Massacre de la Saint-Barthélémy dont je venais de relire un récit dans l'album Charly 9. Mais savoir que ce n'est pas la première fois que cela arrive n'aide pas vraiment à comprendre comment une telle haine aveugle peut se mettre en place.
La seconde grande question qui est très largement soulevée dans cet album, c'est pourquoi le gouvernement ou l'état-major français a-t-il visiblement empêché ses troupes de protéger les Tutsis ? Pour quelle raison ? Quel intérêt ? Et pourquoi envoyer une opération militaire sur place si c'était pour ne pas agir ? Que faut-il en penser ? A ces questions, je n'ai trouvé aucune réponse, ni dans cet album ni ailleurs pour le moment. Cela reste toujours un grand flou incompréhensible pour moi.

Je ressors donc de la lecture de cet album avec un sentiment d'édification, d'horreur mais aussi de frustration, avec l'impression qu'on m'a donné des bribes, que cela sonne comme de graves accusations, mais qu'il n'y a pas de développement ni de tentative d'explication. Un témoignage présenté ainsi peut se présenter comme étant brut et donc irréfutable mais il laisse trop de portes ouvertes à mes yeux.

Nom série  Les Légendaires - Origines  posté le 14/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis loin d'avoir lu l'intégralité de la série Les Légendaires à laquelle je n'ai pas plus accroché que ça. Je n'ai donc pas toutes les références nécessaires pour forcément apprécier cette série spin-off racontant les origines de chacun de ses héros. Pourtant, cette série fut quand même pour moi une lecture assez plaisante.

Nous y sommes dans un cadre d'héroïc-fantasy façon manga assez classique. Des méchants, des gentils, et de jeunes héros qui vont devoir sortir des sentiers battus pour affirmer leur personnalité ou affronter l'adversité. Rien de bien novateur mais des intrigues relativement bien construites : une par tome et donc une par héros même si elles se recoupent un peu.
Le graphisme lui aussi est purement influencé par le manga et un peu l'animation aussi pour les couleurs très informatisées. Même s'il est très formaté, il est assez joli et maîtrisé quoique ce ne soit pas trop ma tasse de thé.
La seule originalité de cette série en fait est une insertion par-ci par-là de notes d'humour plutôt amusantes qui montrent que les auteurs ne se prennent heureusement pas trop au sérieux et qui rendent plus attachants les protagonistes.

Du coup, c'est une série qui ne se démarque pas trop par son scénario et son graphisme qui sont plutôt déjà vus, mais qui est agréable à lire et qui donne assez envie de lire la série principale pour voir ce que deviennent ces personnages qu'on nous présente ici.

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