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Nom série  Neonomicon  posté le 26/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai acheté et lu cet album car c'est une des clés essentielles de la compréhension d'une autre série plus récente d'Alan Moore et Jacen Burrows, Providence. L'histoire de Neonomicon s'insère en effet au niveau de l'avant-dernier chapitre de cette autre série et le dernier chapitre amène un épilogue et une conclusion à Neonomicon.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit pour Alan Moore de faire revivre l'ambiance des récits Lovecraftien dans une intrigue policière se déroulant de nos jours, où quand des inspecteurs du FBI sont confrontés à l'aberration et à l'horreur surnaturelle de l'univers de Nyarlathotep et autres adorateurs de Dagon.

Comme j'avais lu juste avant Providence, j'ai retrouvé avec plaisir tous les éléments qui font le lien entre les deux séries : personnages et autres lieux, même si l'époque n'est pas la même. J'ai beaucoup aimé le prologue de l'histoire mêlant enquête sur un tueur en série et sombre folie Lovecraftienne. De même, j'ai beaucoup accroché au premier chapitre qui est la suite directe de ce prologue et revient sur les mêmes lieux.
J'ai eu par contre beaucoup plus de mal avec le deuxième chapitre et notamment sa controversée scène orgiaque. Je ne suis pas facile à choquer et je savais plus ou moins à quoi m'attendre, mais j'ai trouvé la façon de raconter ce passage très malsaine et surtout trop longue. Elle m'a rendu mal à l'aise, comme si les auteurs prenaient le même plaisir que les participants à leurs actes immoraux, et je ne parle pas là de l'orgie en elle-même mais de son contexte et de son déroulé.
Du coup, le malaise a mis du temps à se diluer pour moi, d'autant que le début du troisième chapitre continue un peu sur la même lancée, mais le fait que l'intrigue tienne ensuite la route et que la fin apportée au quatrième tome soit assez satisfaisante a suffi à me contenter.
Je regrette cependant que l'intrigue en elle-même de l'album se résume assez vite et se révèle un peu trop linéaire une fois le prologue achevé.

Mais c'est parce que j'ai pu apprécier la façon dont le récit de Providence et celui de Neonomicon en viennent à s'imbriquer que j'ai pu davantage apprécier cette lecture. Chacun apporte davantage de profondeur à l'autre. Du coup, c'est pour ça que je conseille cet album, mais s'il n'avait été qu'un one-shot sans rien à côté, je ne suis pas sûr qu'il se serait suffi à lui-même.

Nom série  Delilah Dirk  posté le 04/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Delilah Dirk est une bonne série d'aventure dans des décors historiques et exotiques. Elle a pour héroïne une belle femme d'action, mélange détonnant entre Elektra, Assassin's Creed, Wonder-Woman et aussi un peu Catwoman pour ses compétences d'infiltration et de vol. Elle est accompagnée d'un ancien garde janissaire turc qui sert plus ou moins de narrateur en étant nettement moins tourné vers la bagarre et davantage vers la douceur et le bon thé.
Ces deux là verront du pays, la Turquie pour le premier tome, puis le Portugal et l'Angleterre pour le second, mais aussi une grande partie de l'Europe entre chaque histoire. Et leurs aventures se déroulent au tout début du 19e siècle, période intéressante où régnaient encore les pirates turcs et les armées Napoléoniennes.

Le dessin de cette série est très bon. Il me fait penser au style de Virginie Augustin pour Alim le tanneur. Les planches offrent de chouettes décors et des personnages dynamiques et bien rendus. Au long des 2 tomes actuellement parus, je n'ai eu qu'un unique regret en matière de graphisme, c'est la ressemblance entre l'héroïne et une autre jeune femme au début du second tome qui m'a fait les confondre un peu. A part ça, rien à redire.

Les intrigues sont simples mais plutôt efficaces. Elles comprennent une bonne dose de facilités qui permettent parfois de l'aventure légère et mouvementée mais aussi réduisent un peu la tension pour le lecteur qui se doute que ça terminera toujours bien. Cela se retrouve dans les compétences quasi surnaturelles de l'héroïne forte dans tous les domaines, mais comme le ton n'est pas forcément sérieux, c'est facile à accepter. J'ai eu un peu plus de mal à digérer le coup de son bateau dans le premier tome, qui est non seulement très anachronique pour l'époque, mais surtout devient vraiment too-much quand il fait preuve de ses capacités... aériennes. Je me serai passé de cet élément trop fantastique alors que le reste du récit reste relativement crédible.

J'ai apprécié d'être transporté dans ces décors historico-géographiques originaux. Les cadres et les situations sortent des sentiers battus. Dommage que les intrigues qui les accompagnent soient elles nettement plus convenues. Le rythme est bon mais je ne me suis pas senti fortement captivé. En outre, je trouve le personnage de Selim un peu fade et n'apportant pas assez de contraste et d'interactivité avec l'héroïne.

Bref, il y a beaucoup de bonnes choses dans cette série et je l'ai trouvée bien agréable à lire mais pas forcément un indispensable.

Nom série  Persée et la Gorgone Méduse  posté le 03/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime le concept de la collection La Sagesse des Mythes qui permet de découvrir ou redécouvrir les détails des célèbres mythes de la Grèce Antique par le biais de bandes dessinées au graphisme moderne et très soigné. Avec cet album, j'avais hâte de me faire une idée plus claire de la légende de Persée dont mes vagues souvenirs dataient de bribes du film de 1981, le Choc des Titans, n'ayant pas vu le remake récent.
Persée fils de Zeus et Danaé, Andromède fille de Céphée et Cassiopée, Méduse, les gorgones, les grées, les nymphes et le kraken : les éléments de ce récit sont à peu près tous tellement rentrés dans la culture générale qu'on en a le plus souvent oublié ou jamais vraiment connu le mythe fondateur.

Mais mon impression sur cet album est finalement un peu mi-figue mi-raisin.
Tout le contenu de la légende y est, on assiste bien à chaque étape et on les comprend.
Le dessin est de bonne qualité, soigné, beau et bien colorisé.
Mais j'ai trouvé la narration un peu bancale. Le rythme est rapide car beaucoup de scènes célèbres sont concentrés dans ce one-shot qui aurait sans peine pu tenir sur au moins 2 albums. Du coup, certaines d'entre elles sont survolées et les transitions sont abruptes. L'ambiance a du mal à se poser et on ne s'attache pas au personnage principal et à sa quête. Il manque aussi un peu plus de voix off ou de suivre les pensées de Persée pour mieux comprendre son état d'esprit et ses idées. Certains passages sont un peu confus, avec des actions qu'on ne comprend pas toujours du premier coup, comme comment Persée s'est emparé de l’œil et de la dent des Grées, ce qu'il essayait de faire à gesticuler les yeux bandés chez les Gorgones, l'apparition de Pégase et d'un guerrier mystérieux à ses côtés le temps d'une case, etc. Et puis certaines scènes manquent vraiment d'intensité comme le combat contre le Kraken qui semble être un petite balade de loisir pour le héros invisible qui virevolte partout.

En définitive, je suis content car avec cet album j'ai un beau résumé complet de la saga de Persée. Mais je n'ai hélas pas pour autant une BD claire et vraiment prenante.

Nom série  A l'assaut du Roi  posté le 01/07/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En entamant cette série, j'ai cru que ce serait une resucée d'une série à succès comme Hikaru no Go sur le sujet des échecs au lieu du Go. en effet, s'il n'y a pas de fantôme d'un ancien joueur ici, on y retrouvait quand même le jeune garçon turbulent qui se passionne soudain pour un grand classique du jeu intellectuel, rencontre un jeune surdoué trop sérieux et un peu arrogant qui deviendra une sorte d'ami-rival pour la vie, et par le biais de plusieurs compétitions et de la rapide progression du héros, les auteurs nous font partager la passion des échecs et nous en apprennent un peu les règles et les fondements...

Mais il y a quand même de grosses différences avec Hikaru no Go. Il y a d'abord la relation un peu amoureuse et lointaine du héros avec celle qui lui a fait découvrir les échecs. Ensuite les auteurs insistent beaucoup sur la difficulté qu'a le jeune héros à trouver des joueurs d'échec de son âge au Japon. Et enfin, la série ne dure que 4 tomes et son rythme est assez rapide, les années et donc la progression du jeune héros passant plutôt vite.

Nul besoin de connaître les échecs pour lire. Les règles de base sont expliquées en quelques pages mais surtout, la majorité du temps, on ne voit pas le détail des parties jouées mais juste leur esprit. Les auteurs expliquent que les mouvements des joueurs sont plus ou moins défensifs ou agressifs ou qu'ils utilisent telles ou telles ouvertures théoriques. Les spectateurs s'émerveillent de la rapidité de jouer de tel ou tel personnage doué, comme si le fait de déplacer rapidement une pièce ou appuyer vite sur l'horloge était une qualité dans ce jeu. Et surtout, pour montrer le plaisir que peuvent prendre certains joueurs comme le héros, les auteurs les transposent parfois dans un monde imaginaire aux paysages de fantasy, leur font voir des lumières qui les guident vers la bonne stratégie ou leur font entendre des symphonies.
Bref, la façon dont les échecs sont mis en valeur ici est un peu ingénue et typique des shonen s'adressant sans grande finesse au grand public japonais. C'est du niveau d'un slogan type "Le cheval, c'est trop génial !".

Malgré cela, la lecture n'est pas désagréable. Aussi naïvement enthousiaste que soit le récit, il reste crédible et les personnages ne sont pas mauvais. On suit donc l'évolution rapide de ce jeune passionné et des gens qu'il rencontre sans déplaisir même s'il serait faux de dire que c'est vraiment passionnant. C'est une lecture sympa et qui a l'avantage de se terminer en 4 tomes seulement.

Nom série  Ni Terre ni Mer  posté le 29/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ni Terre ni Mer est un récit à suspens sous la forme d'un huis-clos oppressant. Cinq jeunes amis se retrouvent naufragés sur un îlot où trône un phare habité par deux gardiens. Bloqués par la tempête et sans moyen de communication avec l'extérieur, ils vont devoir s'entendre. Mais cela parait très compliqué. D'autant que ce naufrage là n'est probablement pas un pur hasard.

Le dessin de Nicola Genzianella est réaliste et très soigné. Il a déjà collaboré par le passé avec Christophe Bec pour la série Bunker et ces deux-là partagent un style assez similaire qui convient parfaitement aux récits à suspens s'inspirant des films américains. Tempête oblige, les planches sont dans des teintes sombres, angoissantes. Graphiquement, cela fonctionne très bien.

Au niveau de l'intrigue, le lecteur est mis face à un sac de mystères. Tous les personnages cachent visiblement un passé compliqué dont les dialogues révèlent des bribes mais sans jamais se dévoiler totalement. Tout tourne autour d'un de leurs anciens amis qui semble avoir disparu près de ce phare il y a un certain temps sans qu'on sache encore dans quelles circonstances.
Les protagonistes du récit sont très marqués en terme de personnalité, parfois un peu trop. Ils donnent l'impression de surjouer un peu. Et surtout à les voir se comporter, on se demande comment ils peuvent supporter de rester ensemble. On notera notamment le mâle alpha du groupe, arrogant et agressif envers ceux qu'il faudrait théoriquement nommer ses amis. Il se révèle assez détestable au point d'en devenir parfois caricatural.

Durant ce séjour coupé du monde sur cette îlot, on évolue entre thriller, ambiance de survival-horror et combinaisons de relations compliquées entre les personnages. C'est le type d'histoire où les uns et les autres disparaissent mystérieusement puis réapparaissent parfois, et où la mort peut frapper à tout moment. Et au secret entourant cette bande d'amis, s'ajoute celui du phare lui-même que les protagonistes découvrent petit à petit.

En fin de premier tome, le mystère reste entier. On se demande encore vers où cela va nous mener mais cela finira probablement mal pour la plupart des personnages. A voir si la révélation de toutes ces énigmes tiendra bien la route dans le second tome.

Nom série  Le Voleur de Souhaits  posté le 27/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Voleur de Souhaits est un conte joli et charmant mais un peu convenu à mes yeux.

J'ai beaucoup aimé son graphisme. Il est beau, frais et dynamique. Je le trouve très agréable à lire. Et j'ai trouvé certaines planches vraiment jolies, notamment celle où les deux enfants s'occupent à ne rien faire. Il faut dire que la fille, Calliope, est très belle à elle seule.

L'histoire, par contre, m'a un peu moins envoûté même si elle est sympathique. Le conte est mignon et un peu moralisateur mais surtout son déroulé est un peu trop prévisible et sa fin attendue. Du coup, je ne suis que moyennement tombé sous le charme.

Nom série  Max Winson  posté le 27/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un diptyque plutôt original mettant en scène un champion de tennis aussi grand et imbattable qu'il est doux et légèrement naïf. Le récit tourne autour de l'état psychologique de ce dernier face à l'entraînement inhumain auquel son père l'a forcé toute sa vie et qui va être bouleversé un jour suite à une interview fracassante face à une jeune journaliste, à la maladie de son père et à un changement d'entraîneur. C'est toute une réflexion sur la compétition sportive et l'instinct du gagnant qui nous est présentée.
Le ton est un étonnant mélange entre légèreté et cruauté, contraste qu'on retrouve dans le caractère très gentil du héros et la machine à gagner qu'il peut devenir parfois sans même s'en rendre compte. Il y a une dose d'humour et d'un peu de loufoque dans ce récit et en même temps le fond reste sérieux.
Quant au graphisme, il est plaisant et bon, et il s'autorise quelques mises en page et effets narratifs plutôt réussis.
Bref, c'est une bonne BD même si j'aurais aimé y accrocher un petit peu plus.

Nom série  Intempérie  posté le 20/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit rude, voire violent, sur la dure vision d'une campagne espagnole sans âge, cuite par le soleil, où un enfant battu fuit son père et les autorités qui le poursuivent et trouvent pour compagnon de sa fugue un vieux chevrier qui préfère ne pas lui poser de questions et éviter lui aussi les ennuis.

Ce n'est pas gai, mais le récit est assez fort.
C'est l'adaptation d'un roman récent du co-scénariste et cette adaptation est réussie car on ne sent aucun problème de rythme ou de texte trop présent. L'ambiance est bien posée. Les décors assez désertiques fonctionnent de paire avec cette atmosphère. On sent la sécheresse, la chaleur et l'oppression invisible que font peser les puissants sur les plus faibles comme cet enfant et ce gardien de chèvres.

Le trait du dessin est bon. Il est efficace tant pour les décors que pour le dynamisme des personnages. J'ai cependant tiqué sur la manière de dessiner les dents, comme des chicots blancs en créneaux. Cela donne une allure bizarre au jeune héros, même si cela ajoute à son côté décharné.

L'intrigue tient la route mais joue fortement la carte du combat fataliste des faibles contre les impitoyables méchants qui les entourent de toute part. Un peu trop de drame et de manichéisme à mon goût et la toute fin se révèle du coup légèrement convenue. Pourtant cela reste réaliste et bien mené, donc c'est une lecture de qualité quoiqu'on puisse en dire.

Nom série  Le Schpountz  posté le 20/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Schpountz, le film de Marcel Pagnol, manque à ma culture cinématographique. C'est un tort que j'espère combler rapidement. Mais en attendant j'ai été heureux de découvrir son adaptation en bande dessinée dans cette série d'albums que Bamboo publie en ce moment et qui contient majoritairement de bien bonnes adaptations des oeuvres de Pagnol.
Et celle-ci en fait partie.

D'emblée, le dessin lumineux et gai d'Efix correspond bien à l'ambiance provençale du début du récit et aux dialogues assez truculents. Il est parfois à la limite du style cartoon mais l'évite heureusement. Les personnages sont bien rendus et expressifs. On sent évidemment la difficulté à s'éloigner des traits de l'acteur Fernandel pour jouer le Schpountz mais ce n'est pas un souci du tout tant il entre si parfaitement dans le rôle.
Pourtant, si j'ai bien aimé ce dessin, je ne l'ai pas toujours trouvé parfait.
L'auteur fait le choix d'insérer par-ci par-là des gags en arrière-plan voire parfois même en avant-plan mettant en scène des animaux parfois anthropomorphiques. Ces gags ont gêné ma lecture. Ils m'ont donné l'impression que l'auteur avait peur que les lecteurs qui connaissent déjà l'histoire du Schpountz s'ennuient un peu et voulait les divertir ou se divertir lui-même avec ces gags supplémentaires. Mais là où ce stratagème fonctionne chez un Gotlib ou un Don Rosa, je trouve qu'ils tombent ici comme des cheveux sur la soupe.
Il y a aussi certaines planches où le dessin occupe de grands espaces et la mise en page n'est pas toujours réussie. Il m'est arrivé quelques fois de lire les dialogues dans le mauvais sens. Et le pire est cette double page où Irénée et Françoise dialoguent comme dans une montagne russe évoluant sur une pellicule et où il faut suivre scrupuleusement le sens de cette dernière pour trouver où lire le texte suivant. J'ai trouvé le procédé un peu laborieux et pas très approprié.

De même, si beaucoup de choses m'ont vraiment plu dans ce récit et cette adaptation, ce ne fut pas le cas de tout l'album.
J'ai beaucoup aimé les passages provençaux et surtout les dialogues entre l'oncle et Irénée. On y sent toute la verve et le ton affectueusement sarcastique de Pagnol. C'est drôle, bien écrit, intelligent et on sent le terroir provençal et l'accent du Sud. La fin de l'album est notamment très touchante.
A l'inverse, j'ai moins accroché aux passages avec les cinéastes et la majorité des scènes se déroulant à Paris. Je les ai trouvés moins charismatiques, plus ennuyeux et parfois bizarrement rythmées.
Et il y a surtout un moment que j'ai trouvé raté. C'est celui où Irénée comprend enfin qu'il était le dindon de la farce. C'est amené de manière trop abrupte, quasiment en une seule case. La planche précédente, il crie, il hurle et fait montre de son pédantisme aveugle, et en une case, pouf le voilà qui pleure, a tout compris et envisage déjà comment se sortir du traquenard sans trop de douleur. Il me semble que cet instant de la révélation aurait dû être un petit peu plus développé pour être plus marquant.

Bref, ce n'est pas une adaptation parfaite mais elle contient quand même de très bons moments et un agréable dessin. Tout cela m'a donné vraiment envie de découvrir le film.

Nom série  Retour sur Belzagor  posté le 16/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est qu'après coup que j'ai réalisé qu'il s'agissait de l'adaptation d'un roman de Robert Silverberg et non pas de Stefan Wul tant j'ai cru retrouver l'ambiance planet-fantasy de Rayons pour Sidar ou Piège sur Zarkass. Une ambiance qui mêle à la découverte d'une planète lointaine peuplée de créatures étranges la métaphore des colonies exotiques du milieu du 20e siècle, avec les blancs arrogants et supérieurs et les peuplades indigènes traitées avec mépris et sans chercher à comprendre leur culture. Cet état d'esprit assez désuet donne un côté un peu vieillot à cette bande dessinée mais l'intrigue tient quand même la route et n'est pas désagréable.

On y suit donc un homme qui revient dans la colonie/planète qu'il avait quittée des années auparavant, maintenant que celle-ci a été rendue à sa population autochtone. Il y emmène un couple de scientifiques désireux d'assister en cachette à une cérémonie indigène interdite au public humain. Mais ce qu'il va surtout affronter, c'est le poids des souvenirs, des erreurs et des conséquences de ses actes passés avant qu'il ait quitté la planète. Peut-être que cela l'amènera à comprendre un peu mieux ces peuples locaux qu'il n'a jamais acceptés à l'époque comme cultures intelligentes.

Le dessin de Laura Zuccheri est bon mais je le trouve moins impressionnant de beauté que dans Les Epées de verre. Je crois que cela vient d'un traitement différent des couleurs qui lui donne ici un aspect plus guindé, moins vivant.

L'histoire n'est pas mal mais pas passionnante non plus. Le personnage principal est un peu antipathique car trop égocentrique à mon goût. L'intrigue tourne un peu trop autour de son ambition, de ses histoires de cul et de ses tourments bien égoïstes. A côté de cela, le mystère autour des moeurs étranges des extra-terrestres de cette planète, usant d'une drogue aux effets étonnants, retient la curiosité du lecteur et on se demande où cela va nous mener. Mais je crains un peu de trouver la suite soit décevante soit sans grande saveur.

Nom série  Hip Hop Family Tree  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Ma note est un peu injuste car ce documentaire en BD est instructif et tellement bien documenté qu'il pourra passionner les vrais amateurs de Hip-Hop et de l'histoire de ce mouvement mêlant Breakdance, Rap, Tag et autres associations de DJ et de MC.
Mais pour un néophyte, son contenu est trop dense et embrouillé pour réussir à captiver.

Pour ma part, si je connais un peu le Rap puisqu'il a pris son essor auprès du grand public durant ma jeunesse, je ne savais rien de ses origines et de ce qui a mené à sa création. Du coup, avec ce comics, j'ai véritablement appris pas mal de choses et découvert une scène artistique authentique issue du Bronx de New York et apparue dans les années 70 puis début 80, à l'époque où c'était un vrai quartier noir, populaire et rude. L'auteur a raison de faire le rapprochement avec le mouvement Rock des origines et Punk Rock d'à peu près la même époque car ces univers musicaux partagent un même état d'esprit de rébellion et de défoulement par le biais de l'art et de la musique, aussi agressive qu'ils puissent paraître à un regard extérieur. C'est d'ailleurs intéressant d'apprendre que c'est une rockeuse un peu punk, Blondie, mais aussi les Clash qui ont d'une certaine manière permis au grand public de découvrir le Hip-Hop.

Bref, on apprend beaucoup de choses en découvrant ces nombreux groupes et personnages différents qui ont émergé des rues du Bronx, puis des clubs, à coups de prestations en plein air et autres battles à coups de Sound System et de répliques rappées, et comment au fil des ans ils ont acquis de plus en plus de notoriété à New York puis dans le monde entier.
Et le dessin est plutôt sympa, clair et efficace, dans un style s'apparentant à celui des comics underground américain initiés par Crumb et autres Harvey Pekar.

Mais le vrai souci, c'est la narration. On s'y perd dès les premières pages dans l'accumulation de tous ces personnages, tous ces noms, et du parcours narratif qui saute d'un lieu à un autre, d'une situation à l'autre, avant de revenir par-ci par-là sur des personnages déjà croisés mais qu'on a le plus souvent oublié entre temps. C'est trop abrupt, trop brut de fonderie, comme une accumulation de faits où le lecteur doit ensuite se débrouiller pour s'y retrouver et bien comprendre la vue d'ensemble. Quelqu'un qui s'y connait vraiment bien en Hip-Hop pourra se dépatouiller avec toutes ces infos et même être captivé d'en apprendre davantage sur sa passion.
Mais pour un lecteur lambda, c'est trop difficile de tenir la lecture ne serait-ce que d'un seul tome sans finalement se lasser, lâcher l'affaire et éventuellement sauter jusqu'aux dernières pages pour voir où l'histoire de ce mouvement artistique et musical nous mène.

Nom série  Alisik  posté le 14/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis allé à reculons vers cette série en 4 tomes. La faute à un style que j'assimile immédiatement à du proto-néo-gothisme romantique à l'eau de rose pour jeunes adolescentes et à des planches embrouillées, pleines d’esbroufe et de couleurs de couchers de soleil et d'effets visuels informatiques. Je n'aimais pas le visage de poupée rose de l'héroïne et sa bouche en coeur permanente. Et je n'aimais pas non plus l’inter-calage de petits textes poétiques ou d'extraits de journal intime, d'illustrations toujours aussi pleines d’esbroufe graphique et de cette petite mascotte de lapin rose qui apparaît par-ci par-là sans rien apporter au récit.
Bref, avant de l'entamer et durant les premières pages du premier tome, j'étais persuadé ne pas être du tout la cible de cette lecture et qu'elle ne pouvait plaire qu'à de jeunes filles en proie à leurs premiers émois de pré-adolescentes et trouvant trop trop beau un tel type de graphisme et trop trop romantique et triste l'histoire de ces personnages.

Mais en fait, ça se lit plutôt bien.
Même si l'héroïne est un peu pénible et convenue, ceux qui l'entourent sont plutôt sympas et pas inintéressants. L'intrigue est diluée du fait de l'abondance de planches vides, de textes d'ambiance et d'illustrations entre chaque chapitre, mais elle finit par tenir assez bien la route, même si on peut déplorer le côté manichéen des promoteurs immobiliers qui jouent le rôle des méchants. La fin est aussi en demi-teinte, un peu trop tout est bien qui finit bien et assez mièvre du coup.
Ce n'est pas pour autant une série dont je conseillerais forcément l'achat mais elle pourrait quand même plaire à de jeunes lectrices voire même lecteurs.

Nom série  Les Contes de la ruelle  posté le 14/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des petites histoires emplies d'une touche de merveilleux mettant en scène la vie d'une petite fille et de son gentil grand-père rondouillard dans les ruelles traditionnelles de Pékin. C'est mignon, plein de bons sentiments et plutôt agréable à lire.

Le dessin de Nie Jun m'avait épaté dans de plus anciennes séries telles que My street et Diu Diu. Il s'est ici nettement assagi et en même temps il est devenu plus classique. Les planches rappellent le style graphique du film Mes voisins les Yamada ou de la BD La Balade de Yaya, avec des couleurs un peu plus pastels. C'est un style légèrement épuré qui privilégie la lumière et cherche à transmettre la joie de vivre.

Les histoires sont gentilles... mais un peu mièvres parfois pour un lectorat occidental. Je ne suis pas vraiment tombé sous le charme et pourtant on sent qu'il y a moyen de se laisser séduire car c'est assez joli et souvent touchant.

Nom série  Zorglub  posté le 01/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La majorité des séries dérivées de classiques de la bande dessinée jouent la carte de la nostalgie et s'adressent essentiellement aux anciens amateurs de la série tout en ne méprisant pas la possibilité de la faire découvrir par ce biais à de nouveaux lecteurs. Ce n'est pas le cas de cette nouvelle série, Zorglub, car elle s'adresse quasiment exclusivement aux adolescents sans qu'ils aient vraiment besoin de connaître la série d'origine.

Les anciens lecteurs, eux, ne s'y retrouveront qu'à moitié. On reconnait le personnage de Zorglub, savant fantasque, mégalomane et aussi gaffeur qu'attachant. On reconnait sa classe, sa passion pour les bases ultra-futuristes et les idées de grandeur. Mais en même temps, il parait différent, trop dynamique, trop échevelé et étonnamment devenu papa poule. En réalité, le personnage de Zorglub tel que Greg et Franquin l'avaient mis en scène dans Spirou et Fantasio était d'autant plus marquant et drôle que ses réalisations fantasques contrastaient avec le relatif sérieux du décor de la série. Mais ici tout est sur le ton du cartoon et de la série jeunesse orientée action. Il n'est plus qu'un personnage parmi d'autres, laissant notamment une grande place à sa fille qui est davantage le protagoniste principal de ce premier tome.

Le dessin de Munuera est excellent et pourtant pas totalement satisfaisant. Son trait est très maîtrisé, plein d'énergie, idéal pour les scènes d'action. Et en même temps, sa mise en scène est épuisante. Elle est composée d'une grande dose de cascades, courses poursuites et autres explosions. Le rythme n'offre pas de pause, pas de moment pour respirer. Certes, c'est divertissant mais on peine un peu à s'attacher aux personnages, d'autant plus que la vie de l'héroïne est rapidement bouleversée.

Le ton est souvent aux péripéties cartoonesques, les personnages pouvant tomber de plusieurs étages ou se faire écraser par des robots de métal sans être davantage qu'un peu sonnés. Du coup, le récit se permet un grand nombre de facilités, d'ingrédients peu crédibles qui empêchent de vraiment se sentir concerné par le devenir des personnages.

Ces quelques reproches que je fais ci-dessus, ce sont ceux que pourront faire les anciens lecteurs qui pensaient retrouver l'un des meilleurs personnages de Spirou et s'étonneraient du ton très différent proposé ici par rapport à celui de la série originelle. Mais un jeune lecteur, n'ayant aucune affection préalable pour le personnage de Franquin, ne sera aucunement choqué et pourra savourer une série moderne, très rythmée, très bien dessinée et assez amusante dans l'ensemble.

Nom série  L'Homme invisible  posté le 28/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série en deux tomes adapte la seconde partie du roman de H.G. Wells, l'Homme invisible, celle où son héros, Griffin, sombre dans la mégalomanie et abuse de l'invisibilité qu'il a obtenue grâce à ses recherches scientifiques.

C'est une très belle adaptation. Le dessin est excellent, la mise en page élégante et efficace, la narration impeccable. Et c'est une bonne chose de faire tenir l'ensemble en deux tomes seulement, se focalisant sur le moment où le héros est déjà invisible sans s'attarder sur comment il l'est devenu et comment il a appris à le gérer. Bref, pour qui aime Wells et ce roman là, c'est une série à ne pas manquer.

Alors pourquoi une note seulement moyenne en ce qui me concerne ? Eh bien parce que l'Homme invisible n'est pas mon roman préféré de Wells et qu'il ne me passionne pas. Je n'aime pas le côté détestable et mégalo de Griffin, qu'on retrouve d'ailleurs avec autant de mépris dans la série La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d'Alan Moore. Du coup, même si la BD est très belle et bien faite, l'histoire ne m'a pas captivé outre mesure, juste convenablement intéressé.

Nom série  Sans aller à l'école, je suis devenu mangaka  posté le 26/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D'une manière fluide et agréable, Syoichi Tanazono nous raconte son enfance quand, suite au traumatisme créé par une institutrice brutale quand il était tout jeune, il a été affecté pendant toute sa jeunesse par une phobie de l'école qui l'a empêché d'y aller normalement quasiment jusqu'à l'âge adulte, ce qui a fortement affecté son état d'esprit.

C'est une lecture instructive et qui évite de sombrer dans le pathos ou le larmoyant. C'est intéressant de voir le jeune héros essayer de se pousser lui-même à aller à l'école, à tenter de passer pour normal auprès des autres enfants, puis de sombrer dans l'angoisse et l'incapacité psychologique d'aller plus avant... jusqu'à l'essai suivant. C'est aussi intéressant de voir que selon les périodes, les professeurs et les amis, il a parfois réussi à combattre son problème et à vivre une vie quasi-normale, avant que les problèmes recommencent plus tard. Et surtout, c'est agréable de voir qu'il a fini malgré tout par bien s'en sortir.
Le dessin est très maîtrisé et il permet une narration claire et plaisante.
C'est bien fait, instructif et pas prise de tête.

Nom série  Toby mon Ami  posté le 26/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite tranche de vie vue par les yeux d'un chien. Ce dernier est un petit ratier un peu foufou que son maître artiste-peintre laisse arpenter la campagne entourant la bicoque où ce dernier vit. Bâtons à chercher, instinct de défense du territoire, adoration pour son maître, relation haine/crainte envers un chat errant, l'état d'esprit du chien est bien rendu et crédible... même si ce type de chien là est le genre qui m'agace, leur préférant les chiens plus sages et moins braillards.

Par ses yeux, avec ses craintes et ses joies, on observe en second plan l'histoire de son maître et de la possibilité d'une jolie romance qui s'offre à lui. C'est plutôt sympa. La narration est semi-muette, l'auteur s'interdisant tout dialogue écrit mais s'autorisant quand même des symboles pour faire comprendre les actes du chien, mais elle réussit à être claire et bien compréhensible. Quant au dessin, c'est celui que Grégory Panaccione nous offre dans la très bonne série Chronosquad et il est tout à fait agréable et très efficace.

Bref, c'est une lecture plaisante, bien foutue et jolie, même si son histoire ne marque pas forcément les esprits.

Nom série  Entre ici et ailleurs  posté le 25/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne sais pas comment ça se fait, je n'arrive pas à accrocher aux bandes dessinées de Vanyda alors que j'aime bien son dessin.

Au départ de cet album là, j'ai retrouvé ce qui m'avait ennuyé dans L'Immeuble d'en face et autres L'Année de... : une tranche de vie quotidienne assez banale. On suit la jeune héroïne dans son petit appartement, à son boulot, avec ses amis, dans sa nouvelle activité sportive. On assiste à ses questionnements, quelques bribes de ses rêves, ses éventuelles tentations amoureuses. Parfois cela me fait l'effet d'une sorte de voyeurisme, de TV réalité où l'on suit quelqu'un au jour le jour dans un quotidien sans intérêt. Et puis cela m'agaçait de la voir sans arrêt rappeler qu'elle était métisse laotienne : je ne voyais pas pourquoi insister autant là-dessus, si ce n'est pour aider la lecteur à s'en rendre compte car le dessin ne m'avait pas spécialement montré qu'elle avait un physique asiatique avant qu'elle le fasse remarquer.
Mais en fait, il s'avère que c'est bien parce que c'est le thème de l'album que l'auteure insistait sur le sujet. En effet, au fur et à mesure, l'histoire aborde de manière de plus en plus précise le sujet des français d'origine étrangère de seconde génération, ceux qui sont nés en France, avec souvent l'un des parents français, mais qui s'interrogent sur leur état d'esprit, ni vraiment totalement français ni vraiment étranger puisqu'ils ne connaissent souvent que très peu le pays d'origine de leur parent. Le questionnement est intéressant mais ne m'a pas forcément touché. A un moment donné, l'héroïne dit quelque chose comme "tu ne peux pas comprendre si tu ne l'es pas", et ce n'est pas faux en ce qui me concerne. Je n'ai pas totalement compris ces interrogations et ce trouble des personnages même s'il parait plutôt logique. Mais compréhension logique ne veut pas dire émotion et du coup je suis resté un peu en dehors de l'histoire et de sa conclusion pourtant plutôt heureuse.

La lecture est plaisante, le dessin est bon, mais je me suis un petit peu ennuyé sur la longueur.

Nom série  Les Vacheries des Nombrils  posté le 24/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série Les Nombrils a débuté sur un concept sympathique, celui d'un trio de copines adolescentes, dont deux sont des canons de beauté super populaires et la troisième une grande asperge trop gentille qui subit toutes les vacheries des deux autres. Nous avions droit ainsi à des gags en une page dans le contexte assez figé du lycée et de la vie privée des trois filles. Puis au fil des tomes, une vraie histoire s'est mise en place avec une évolution des personnages, des situations dramatiques souvent intelligentes se mettant en place, et quelques retournements de situations changeant le comportement des trois héroïnes les unes envers les autres.

Mais les auteurs ont décidé avec cette série dérivée, les Vacheries des Nombrils, de revenir au contexte initial de leur série, avant que la situation des filles ait changé, pour à nouveau offrir une suite de gags dans le même éternel cadre récurrent. Karine redevient le gentil souffre-douleur de Vicky et Jenny, et à nouveau les vacheries de ces dernières mettent en réalité en avant leur propre idiotie et leur retombent souvent sur le dos.
On croirait lire de nouvelles pages du tome 1 de la série mère, même si depuis le dessin de Delaf a gagné en souplesse et en maîtrise. Seule trace du temps qui a passé, on observe parfois parmi les personnages secondaires des protagonistes des aventures futures du trio.
C'est sympathique, souvent amusant, mais il manque le côté intelligent et l'élégante profondeur qu'amenait l'évolution des personnages dans la série originale. Au final, ce sont des gags assez drôles mais le côté récurrent peut un peu lasser.

Nom série  Carlisle  posté le 10/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série adresse un sujet intéressant que je ne connaissais pas : l'éducation des jeunes indiens (ou native americans) dans les Etats-Unis encore très racistes envers eux du tout début du 20e siècle. Je ne savais rien de l'existence d'institutions telles que cette école-pensionnat de Carlisle dirigé par un ancien colonel de l'armée américaine. C'est une bonne idée de raconter l'arrivée en ces lieux d'un jeune professeur sorti de Harvard, ouvert d'esprit et plein de belles initiatives, et sa découverte des conditions de vie et de discipline qui y sont nettement moins louables que ce qu'il pouvait imaginer.

Laurent Seigneuret a un graphisme qui rend très bien au premier coup d'oeil. Cela tient à sa mise en page et aux couleurs qui sont très agréables et professionnelles. Pourtant, quand on s'attarde plus sur le dessin, il fait preuve de certaines faiblesses, notamment de grosses erreurs d'anatomies qui gâchent un peu le plaisir de lecture.

Quant à l'histoire, elle n'est pas mal mais je ne suis pas totalement convaincu. En effet, je lui trouve un côté un peu trop romantique et stéréotypé. Le dossier documentaire inclus en fin d'album montre à quel point les faits étaient sombres à propos de ces institutions pour jeunes indiens, mais d'une manière un peu différente de celle racontée dans cette série. Certes il y avait une discipline rigoureuse et la vie des enfants devait y être tout sauf plaisante mais c'est surtout l'absence totale d'avenir pour ces indiens arrachés à leurs racines puis rejetés autant par les blancs que par leurs congénères qui était désespérante. Au lieu de ça, les auteurs de cette série insistent plus sur la violence de méchants blancs racistes et sur la bonne volonté d'un gentil professeur qui va aider un gentil rebelle et être fasciné par une jolie indienne. Cela devient trop manichéen alors que la simple vérité des faits de l'époque aurait suffi à un récit fort et plein d'émotions.
Du coup, j'ai été intéressé par le récit pour ce qu'il m'apprenait sur de telles institutions et l'état d'esprit des américains blancs et indiens à l'époque, mais le déroulé de l'intrigue m'a un peu moins charmé.

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