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Nom série  Joséphine Baker  posté le 16/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une biographie dans le sens le plus classique du terme, même si on sent l'affection particulière que les auteurs portent à celle dont ils décrivent la vie, ne serait-ce que dans la somme d'informations et le nombre de pages qu'ils nous offrent. Nous avons droit à un rappel des faits de toute la vie de Joséphine Baker, de sa naissance jusqu'à sa mort, présentés de manière factuelle et externe, avec le plus souvent son bon côté mis en valeur et quelques plus rares fois ses quelques menus défauts, notamment avec ses différents amants qu'elle n'a pas toujours bien traités. Il faut dire que j'ai été surpris par la quantité d'amants qu'elle a eus : on dirait que dès qu'elle rencontrait un nouvel artiste, écrivain ou autres, il finissait immanquablement dans son lit, qu'elle soit déjà mariée ou pas.

Cette vie est mise en image avec le dessin de Catel que je trouve techniquement limité. On sent un manque d'aisance dans les visages, notamment dès que ceux-ci sont très connus comme ceux de Gabin, Charles de Gaulle ou Grace Kelly et où les angles de vues sont alors figés et le trait parait différent. Certains dessins sont même vraiment ratés comme celui où une Joséphine triste enlace son guépard. Malgré ces reproches, la narration graphique est bonne et la lecture agréable.

En ce qui concerne le récit en lui-même, j'ai trouvé les débuts et l'arrivée à la gloire de Joséphine Baker intéressants. Savoir comment elle a fini par enfin réussir est instructif, sur sa motivation, son état d'esprit et l'époque dans laquelle elle vivait. J'ai été par contre étonné d'à quelle vitesse elle est passée de la misère à la grande fortune : j'ai du mal à comprendre comment des spectacles de music-hall pouvaient rapporter autant d'argent à l'époque où ils n'étaient bien sûr pas diffusés à la télévision ou autres.
Ensuite les quelques années avant la guerre où elle est au faîte de sa gloire sont un peu plus ennuyeuses et j'ai légèrement décroché.
L'intérêt est revenu avec la façon dont elle s'est impliquée aux côtés de la France Libre pendant la seconde guerre mondiale puis il s'est réinstallé pour de bon avec ses ambitions et réalisations en faveur du multi-culturalisme et de la fraternité entre tous les peuples. Même si elle manquait de réalisme, notamment financier, son combat et son message sont vraiment à féliciter.

Bref, c'est une biographie intéressante et instructive. Elle ne m'a pas passionné mais j'ai pris plaisir à la lire.

Nom série  Le Meilleurissime Repaire de la Terre  posté le 13/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est réellement destiné à la jeunesse, pour des enfants aux alentours de 8 ans je dirais. Sur un ton léger et pas prise de tête, il fonctionne comme un remède à l'ennui pour les lecteurs et pour sa jeune héroïne qui voit soudain sa triste journée pluvieuse se transformer en deux jours où il se passe des choses incroyables dans son immeuble. Un fourmilier sort des lattes du plancher, venu de l'appartement du dessous métamorphosé en forêt vierge, et avec les deux petits-enfants de la propriétaire disparue, avec qui elle s'amusait à construire des cabanes, ils vont tous les trois partir à la recherche de cette dernière.
C'est un récit plutôt frais et divertissant, même si évidemment il n'est pas très crédible et si son ton est un peu trop enfantin pour un lecteur adulte.
Le dessin ne m'a pas vraiment plu. Il est peu détaillé et ses couleurs bigarrées ne me plaisent pas. Pourtant, je salue sa personnalité indéniable et je me dis que certains peuvent tomber sous son charme.
Globalement, c'est un album que j'estime pas mal pour divertir de jeunes lecteurs, mais vu le faible plaisir qu'il a pu m'apporter, je le trouve trop cher pour en conseiller l'achat.

Nom série  L'Épouvantable Peur d'Épiphanie Frayeur  posté le 10/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un monde à la Lewis Carroll et une atmosphère un peu plus sombre à la Tim Burton, nous suivons la petite Épiphanie dans un univers onirique à la recherche d'une solution pour se débarrasser de la peur de son ombre qu'elle a depuis qu'elle est toute petite. Cette ombre la suit en effet comme un animal sauvage et géant et l'empêche de vivre sa vie normalement.
C'est la métaphore d'un travail thérapeutique que les auteurs nous offrent de découvrir. La jeune héroïne rencontrera successivement un guide, un psychothérapeute, un dompteur et autres voyantes... jusqu'à finir par trouver elle-même la clé de sa guérison.

J'ai beaucoup aimé le graphisme de cette BD. Mêlant ombres sinistres et couleurs douces et chaudes, avec un héroïne très mignonne, il est proche de la belle illustration et est très agréable à la lecture. Cela fait un beau bouquin.
L'histoire, pour sa part, m'a laissé un peu sur ma faim. Le récit ne décolle jamais, cela reste une succession de rencontres bigarrées de manière un peu convenue dans ce genre de récit initiatico-métaphorico-onirique. Et jamais aucune de ces rencontres n'amène de solution à l'héroïne avant qu'elle ne finisse par prendre sur elle, laisser parler sa colère et trouver elle-même sa solution. C'est un peu décevant, presque ennuyeux. De la même scénariste, sur un thème similaire et là aussi avec un beau dessin, j'avais été nettement plus apprécié Aristide broie du noir. Avec cet album là, j'ai l'impression d'une redite, avec un très beau dessin mais un récit moins original et astucieux. Ah, si, j'ai bien aimé le petit inventaire de phobies imaginaires en fin d'album.

Nom série  Poil de Carotte de Jules Renard  posté le 09/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Poil de Carotte est un roman de Jules Renard. C'est aussi le surnom d'un garçon roux vivant à la campagne au XIXe siècle avec ses parents, son frère et sa sœur. Sauf que pour une raison ou une autre, sa mère a une nette préférence pour ses deux aînés et Poil de Carotte, le cadet, est considéré avec nettement moins de bonté, voire même carrément brimé. Pour dire les choses simplement, s'il y a une corvée à faire, ce sera lui qui devra s'en charger, et sa mère ne lui laissera rien passer de ses petites bravades d'enfant. Et le tout est raconté une dose d'humour proche du rire jaune ou de l'ironie caustique.

Je n'avais que survolé le roman dans ma jeunesse et cette adaptation m'a donné l'occasion de redécouvrir le récit de Jules Renard et de le trouver pas mal du tout, assez drôle. J'ai trouvé qu'elle permettait bien de savourer son ton spécial et amusant. Pourtant certaines de ces histoires semblent un peu tomber à plat, ou s'arrêter en court de route sans réelle chute. Mais les scénarios de chacune sont assez édifiantes et le ton est juste.
Côté dessin, j'ai eu un peu de mal à m'habituer aux visages dessinés à la manière de caricature. Ceux de Poil de Carotte et de sa famille notamment ont l'air rabougris et concentrés au milieu de leur visages autour d'un long nez. J'ai mis du temps à m'y faire. Mais au-delà de ces visages, le reste du dessin est plutôt sympa et efficace.

Bref, c'est là une assez bonne adaptation et la structure en histoires courtes du roman de Jules Renard convient bien au format BD.

Nom série  Les Voyages d'Ulysse  posté le 08/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu comme Gaston, je suis assez déçu par cet album dont j'avais lu tellement de bien.

Qu'y ai-je trouvé ?
Le beau dessin de Lepage mais je ne l'ai pas trouvé aussi enthousiasmant et dépaysant que dans d'autres de ses oeuvres. Je préfère notamment Voyage aux îles de la Désolation ou Un printemps à Tchernobyl.
Le dessin virtuose de René Follet mais je n'y ai jamais tellement accroché. Je trouve son réalisme trop sérieux et un peu déprimant.
Une intrigue un peu trop romantique et artificielle, avec une héroïne belle, forte et écorchée vive par un passé mouvementée, un jeune et bel artiste doué qui s'attache à elle, de beaux décors romanesques et une quête motivée par une histoire dramatique et poétique... Mais le tout manque de crédibilité à mon goût. La capitaine riche d'un navire qu'elle mène à droite à gauche de la Méditerranée comme un yacht qui n'a jamais besoin de gagner d'argent, un inconnu rencontré complètement par hasard et qui, justement, a été très proche de celui qu'elle recherche et connait lui aussi par cœur des poèmes d'une traduction en particulier de l'Odyssée, l'impression que tous les artistes et amateurs d'art des rives de la Méditerranée se connaissent et se sont déjà rencontrés... Le monde est petit, et trop sentimental à mon goût.

J'explique là ce en quoi l'album n'a pas su toucher mes goûts personnels. Mais objectivement, c'est quand même une belle BD, au scénario, décors et personnages originaux et à l'intrigue assez bien menée. Je ne suis pas tombé sous son charme mais je reconnais volontiers sa qualité.

Nom série  Le Coup de Prague  posté le 07/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit d'espionnage à l'ancienne dans tout ce qu'il a de plus classique. Se déroulant en Europe centrale, entre Vienne et Prague, en 1948, il mélange ambiance d'après seconde guerre mondiale et début de la guerre froide, anciens nazis et futur KGB. Sa particularité est de mettre en scène des personnages historiques réels et de les intégrer dans une intrigue fictionnelle mais crédible, qui pourrait bien être véritable sous couvert du secret.
L'héroïne y est une femme. Pas une vamp, ni une baroudeuse, c'est une simple ancienne actrice s'étant engagée pour les services de renseignement anglais durant la guerre. Maintenant que celle-ci est finie, elle travaille désormais pour une société cinématographique et lui fait profiter de ses nombreuses relations à Vienne en permettant à un de ses scénaristes, romancier célèbre, de rencontrer de troubles personnages de la ville autrichienne pour préparer son futur film. Sauf que quand on a trempé une fois dans l'espionnage, il semble qu'on ne puisse plus s'en éloigner. Et il y a beaucoup trop de gens qui tournent autour de ce fameux scénariste, lequel cache visiblement ses vraies motivations à sa guide.

Le style graphique de Miles Hyman participe de l'ambiance de vieux classique de cette bande dessinée. Proche de l'illustration, il est soigné, sobre et il s'en dégage une atmosphère sérieuse et grave. En élégantes couleurs directes, il est agréable à lire et à regarder.

L'intrigue, pour sa part, tient la route. Elle contient quelques péripéties un peu stéréotypées, comme les deux espions qui se tuent mutuellement comme par hasard, mais ce n'est pas déplaisant.
Comme dans la plupart des récits d'espionnage, il faut parfois s'accrocher pour s'y retrouver entre les personnages masquant tous leurs intentions et les nombreux non-dits. Ne serait-ce que l'explication finale qui dévoile les clés de l'intrigue et le message que fait passer le film du fameux scénariste sont en eux-mêmes un peu ardus à saisir. D'autant que s'y ajoutent, si le lecteur était curieux d'en savoir plus, plusieurs pages de texte dense et complexe en fin d'album qui détaillent les faits historiques concernant les deux protagonistes principaux du récit et le film en question. J'avoue m'y être un peu perdu car ils abondent d'informations sur des sujets, des personnages et des œuvres dont je ne connaissais absolument rien.

Si vous êtes amateurs de bons vieux récits d'espionnage à l'ancienne, ce bel album est pour vous. Gare cependant à ceux qui sont plus réticents à aborder un intrigue complexe et demandant une petite part de réflexion et d'érudition pour être bien assimilée.

Nom série  Gauguin - L'Autre Monde  posté le 06/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Gauguin a déjà donné envie à plusieurs auteurs de BD de raconter sa vie et son oeuvre. Il faut avouer que son style artistique coloré et envoûtant a de quoi charmer les dessinateurs. Cette nouvelle BD là, ne déroge pas à la règle, avec son graphisme très inspiré de celui du peintre, mais aborde la biographie de l'artiste par un angle assez original.
Je vous explique.
L'album s'entame par une vingtaine de pages qui s'apparentent à un bref résumé de la vie de Gauguin, un récit au rythme rapide qui parait survolé et presque frustrant. Mais c'est voulu. Car à la fin de cette introduction s'en vient la mort du peintre. Et là, son âme rencontre le dieu tahitien de la mort avec qui il va cheminer et à qui il va raconter sa vie cette fois de son point de vue personnel. C'est ainsi qu'avec lui, on va revenir plus en détails sur tous ces moments qu'on vient d'apercevoir brièvement et qu'on sera placé dans l'état d'esprit et l'imaginaire de l'artiste.

Cette plongée intime dans la vie de Gauguin est intéressante et plutôt bien menée. Il s'y mêle des escapades imaginaires, des fantômes de son passé et de ses passions, ainsi que le folklore mythologique polynésien.
Le tout est mis en image de très belle manière, mélangeant les styles, mais le plus souvent inspiré de celui de Gauguin lui-même et de ses couleurs étonnantes. C'est joli, varié, et on sent que l'auteur y a mis une bonne partie de son âme. Pour qui aime ce style graphique, c'est un vrai plaisir pour les yeux.
L'histoire dans son ensemble ne m'a pourtant pas forcément enthousiasmé. Je suis resté un peu hermétique à l'obsession artistique de l'auteur et à l'égoïsme peu attachant qu'il implique pour lui et ses proches. Disons que j'ai trouvé le récit instructif mais qu'il ne m'a pas passionné.

Nom série  Dragon Ball Super  posté le 05/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En vieux fan de Dragon Ball, j'ai un sentiment un peu mitigé vis-à-vis de cette nouvelle suite. Comme beaucoup, j'ai été très très échaudé par DBGT que j'ai trouvé simplement médiocre et préféré oublier. Du coup, c'est avec satisfaction que j'ai appris que Toriyama allait lui aussi l'oublier et remplacer les aventures de la Z Team post-saga Boo par quelque chose de complètement différent. Pour autant, j'avais eu un peu de mal à apprécier le film mettant en scène Beerus et j'avais trouvé insignifiant celui sur le retour de Freezer. Et depuis, je n'ai suivi que de très loin les épisodes animés de Dragon Ball Super. J'étais juste amusé de voir la série prendre le même angle de vue que l'excellent fan-manga Dragon Ball Multiverse (que je suis depuis des années et qui se bonifie en permanence), à savoir celui d'imaginer des combats avec des guerriers d'univers parallèles à celui de notre bon vieux Son Goku.

Du coup, j'attendais la version manga de Dragon Ball Super pour avoir quelque chose de concret à me mettre sous la dent et voir comment tout cela serait mis en scène.
L'entame de la série est un peu bancale car elle résume en une petite poignée de chapitres l'intrigue des deux films, celui sur Beerus étant raconté assez rapidement et avec un angle un peu différent, et celui sur Freezer étant presque résumé en une unique page. Avec un rythme narratif aussi rapide, ceux qui n'ont pas vu les films seront probablement un peu perdus, avec notamment des Super Saiyan rouges et bleus qui semblent sortis du chapeau. Mais l'important était de présenter le fameux Dieu de la Destruction, puis son frère jumeau, et ainsi permettre de mettre en place l'intrigue principale autour des univers parallèles.
Et là le récit reprend un rythme plus classique et plus agréable. On retrouve les combats originaux chers aux amateurs de DBZ. On retrouve le côté couillon et l'humour léger de Dragon Ball. Et le tout, en tout cas pour ce qui concerne les 2 premiers tomes du manga, sous la forme d'un petit tournoi (petit en nombre de participants, pas en terme de niveaux de puissance) comme on les aime.

Le dessin de Toyotaro est bon et efficace. Mais je me rends compte que, techniquement parlant, certains dessinateurs amateurs et fans comme Asura sur DB Multiverse dessinent bien mieux. En outre, le fait que le manga soit en noir et blanc pose problème quand l'intrigue joue sur des histoires de cheveux bleu, rouge puis rose plus tard. Ce qui passe en dessin animé en couleurs, ne passe pas bien dans le manga, et du coup j'ai par exemple appris bien plus tard qu'à un moment donné Végéta était passé Super Saiyan Blue alors que je le croyais simple Super Saiyan.

Bref, mon avis est mitigé car j'aurais pu me contenter de la série Dragon Ball originelle et de sa fin qui me convenait très bien. Cette suite permet de satisfaire les envies d'amateurs qui veulent voir leurs héros vivre de nouvelles aventures, et elle n'est pas mal, divertissante et relativement prenante. Mais je ne la trouve finalement pas tellement meilleure que les meilleurs fan-mangas.

Nom série  Chiisakobé  posté le 05/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais lu beaucoup de bien de ce manga qui était sensé sortir des sentiers battus. Au final, je suis un peu déçu car je l'ai trouvé bien fait mais lent et peu enthousiasmant.

L'auteur s'inspire d'un roman de Shūgorō Yamamoto se déroulant durant l'ère Edo mais l'adapte librement dans le Japon moderne. Il y raconte l'histoire d'un jeune charpentier qui essaie de faire perdurer l'entreprise familiale après l'incendie qui a tué ses parents et qui se retrouve en même temps entre deux femmes avec qui il a des relations aussi complexes que son caractère est renfermé.

Le manga dénote par son style narratif, lent et posé, et par ses personnages qui cachent leurs intentions et leurs peines derrière des masques stoïques et souvent mutiques. Le dessin est bon et soigné, avec des mises en page aérée et une narration claire. Le personnage principal, ce jeune maître-charpentier, a des allures d'étrange hipster avec ses cheveux longs et sa barbe hirsute, sa tenue vestimentaire débraillée et ses postures raides et refermées sur lui-même.
Je l'ai trouvé assez antipathique et pénible avec son entêtement et son refus de s'expliquer à son entourage. Il faut attendre le troisième tome pour comprendre un peu ses motivations mais elles font preuve pour moi d'un archaïsme nippon que j'apprécie peu. Et l'histoire, du fait de sa lenteur et du manque de communication entre les personnages, m'a légèrement ennuyé même si je lui reconnais une certaine authenticité et justesse dans le ton.
Bref, je n'ai pas accroché mais ce n'est pourtant pas un mauvais manga.

Nom série  Tocqueville, vers un nouveau monde  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans "Quinze jours au désert", livre paru après sa mort, Alexis de Tocqueville racontait son voyage en 1831 avec son ami Gustave de Beaumont dans la région des Grands Lacs à la recherche de la nature sauvage et des indiens fiers et braves tels qu'ils se les imaginaient. Lors de ce périple, ils vont découvrir à quel point la civilisation occidentale américaine s'étendait déjà à une vitesse vertigineuse, modifiant son environnement et le mode de vie des peuplades indiennes. Ce n'est qu'après avoir dû pousser aussi loin que possible que les deux voyageurs purent enfin atteindre une zone où les villages n'étaient pas les petites villes proprettes américaines qui se ressemblaient toutes et où les indiens n'étaient pas devenus des clochards misérables et ivrognes. Ce constat un peu amer et édifiant amena ainsi l'auteur à s'interroger sur l'impact de la civilisation occidentale sur le monde et sur son sentiment mitigé entre les bienfaits qu'elle apportait et la façon dont elle corrompait et faisait disparaître la nature sauvage et les peuples indigènes.

C'et ce récit que Kévin Bazot adapte en bande dessinée, permettant d'ajouter au récit de Tocqueville une mise en image mettant en valeur les décors historiques et les paysages grandioses que les voyageurs de l'époque pouvaient admirer.
L'adaptation est bonne et on ne sent nulle lourdeur dans la narration. Il y a peu d'action mais le rythme est bon et on sent l'aspect exploration aventureuse du récit.
Les dessins sont de très bonne qualité, agréables et frais. Les personnages sont bien rendus, les décors travaillés. Et l'auteur nous offre même quelques beaux paysages en pleine page. Ceci dit, sur certaines mises en page en double page, j'ai parfois hésité quant au sens de lecture des scènes et dialogues qui m'a paru non intuitif.
Je dois dire aussi que malgré l'aspect aventureux et la beauté des décors, l'émotion est peu passée à la lecture en ce qui me concerne. Ni les textes ni la mise en scène ne m'ont vraiment touché, me donnant presque l'impression de lire le journal de bord d'une expédition scientifique plutôt que le récit du voyage extraordinaire, initiatique et exotique de deux jeunes explorateurs. Seul l'aspect instructif de comment se déroulait la conquête du Nord-Ouest américain à l'époque m'a vraiment marqué et intéressé.

Nom série  Murderabilia  posté le 29/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Troisième série d'Álvaro Ortiz que je lis et là encore je salue l'originalité de son scénario. Sur fond d'ambiance de road-movie à l'américaine, il aime à mettre en scène des personnages originaux et des situations étonnantes. Ici, c'est l'histoire d'un jeune homme désœuvré qui rencontre un collectionneur d'objets ayant appartenu à des tueurs en série ou ayant causé des morts spectaculaires. En même temps qu'il s'interroge sur ce personnage, le héros va s'installer dans le motel d'une bourgade paumée et se mettre en couple avec la jeune propriétaire de l’hôtel.

L'histoire n'est donc pas mal, un peu surprenante. Le dessin et la narration graphique sont également bons dans leur simplicité et leur efficacité. J'aime aussi le travail sur les couleurs un peu rose et désaturées.
Pourtant, je dois dire que le côté morbide de l'intrigue et des idées qu'elle contient ne m'enthousiasme pas. Ce n'est pas ma tasse de thé. Je me suis notamment ennuyé sur les quelques pages inventoriant les objets du collectionneur. De même, je n'ai pas trouvé les protagonistes sympathiques : ce ne sont pas des personnages auxquels je peux m'attacher et qui me donnent envie de suivre leurs histoires.
Donc ma lecture fut assez divertissante et m'a fait passer le temps, mais ce n'est pas un album que j'achèterais personnellement.

Nom série  Tempête au haras  posté le 27/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas amateur de chevaux et encore moins de course hippique. Du coup, cet album qui est dédié à ces thèmes ainsi qu'à celui du handicap ne m'a pas passionné.
L'histoire tient la route, même si on se demande quand même comment un enfant tétraplégique peut tenir en selle. Elle présente des personnages intéressants, notamment le jeune héros quoiqu'il ne soit guère sympathique. Le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé mais il n'est pas mal.
C'est donc un album de bon niveau. Mais il n'a juste pas su m'intéresser. Je voyais plus ou moins vers où l'histoire allait s'orienter et je n'y ai pas vu de surprise ni rien pour m'enthousiasmer. Il n'en a résulté pour moi qu'une lecture correcte qui m'a fait passer le temps.

Nom série  Mickey Mouse - Café Zombo  posté le 17/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime la façon dont Loisel rend hommage avec cet album aux anciens comics et dessins animés de Walt Disney.

J'aime beaucoup son dessin, différent de celui auquel il nous a habitués sur ses œuvres les plus connues (La Quête de l'Oiseau du Temps notamment). Il est ici plus proche du style Disney classique, mais on ressent en même temps sa patte bien personnelle. Cela fait de belles planches aux décors souvent fouillés et où l'action est bien découpée et bien rendue. Il n'y a que le personnage de Dingo que je trouve assez raté, dommage. J'apprécie en outre ses couleurs désaturées, comme vieillies, qui, associées au format à l'italienne, donne l'impression de lire un strip comics de l'âge d'or des aventures de Mickey.

J'ai commencé en accrochant vraiment bien à l'histoire. Tout le passage en vacances avec Donald est non seulement agréable au niveau de l'ambiance mais en plus il rappelle fortement certains dessins animés Old School comme ceux où nos héros partaient en balade en caravane ou quand il construisait un bateau tous ensemble. L'humour très cartoon de ces passages fonctionne bien et m'a amusé.
Par la suite, cependant, j'ai trouvé que l'intrigue s'enlisait avec cette longue histoire d'expropriation et d'exploitation de la population de Mickeyville par un trio de méchants dont évidemment Pat Hibulaire. L'idée du café qui transforme en zombie et des hamburgers qui rendent accros ne m'a pas tellement plu et de manière générale, j'ai trouvé l'histoire nettement moins rythmée et prenante que dans les premières pages.
Elle reste sympathique mais j'aurais aimé que le talent de Loisel soit mis au service d'un scénario plus original, drôle ou enlevé.

Nom série  Frnck  posté le 16/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frnck, c'est l'histoire d'un adolescent, Franck, qui se retrouve un jour transporté dans ce qui ressemble à une préhistoire légèrement fantasy. Il y rencontre des peuplades plus ou moins agressives dont le parler est particulier puisqu'ils n'ont pas encore inventé les voyelles. D cp, c'st n p dffcl d cmprndr c q'ls dsnt... mais cela explique le titre de la série. Et dans ce monde étonnant, peut-être va-t-il retrouver la trace de ses parents disparus ?

C'est une série pour les jeunes d'aujourd'hui.
Le dessin de Brice Cossu est très sympa. Dans la lignée la plus récente de l'école Marcinelle, il est moderne et dynamique. Il y a du Bruno Gazotti (Seuls) dans son style, avec des visages rappelant un peu ceux de Fabrice Tarrin (Violine). C'est un style qui fonctionne autant pour l'aventure et l'action que pour l'humour.
Franck est un garçon volontaire et énergique mais en même temps très gaffeur. Les planches sont régulièrement ponctuées de gags où il commet une catastrophe ou bien se casse la figure. L'humour est parfois un peu trop appuyé à mon goût, mais le ton léger et dédié au divertissement est plaisant.

Le premier tome de cette série est encore un peu introductif. On découvre le personnage, son arrivée dans cet autre monde ou cet autre temps, et ses difficiles rencontres avec les premières peuplades qu'il y croise. Le mystère reste encore entier sur l'origine de ce passage entre deux univers, le passé de ses parents et surtout ce qu'il va bien pouvoir faire dans ce monde préhistorique à part apprendre les voyelles à ses nouveaux amis.
A suivre...

Nom série  Les Crocodiles  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si je trouvais l'ambition de cet album louable, je craignais d'en être vite lassé et d'être agacé de voir une suite de témoignages identiques avec une vision manichéenne où les hommes sont tous des salauds. D'autant que le dessin était très moyen.
C'est ce que j'ai ressenti durant les premières pages.
J'avais la nette impression de n'y voir que des comportements révoltants de racailles de banlieue à l'éducation défaillante et considérant les femmes comme des chiennes ou des putes. Des connards tous désignés donc, rien de nouveau sous le soleil...
Sauf qu'ensuite, j'ai vu que parmi les harceleurs, les saynètes mettaient aussi en scène de gros lourds style commerciaux vaniteux et autres dragueurs de boite.
Puis aussi de petits vieux un peu pervers...
Puis de simples petits amis des filles...
Et encore d'autres...
Et parfois mêmes des femmes elles-mêmes...
Bref, les harceleurs pouvaient être n'importe qui.
Et je me suis mis alors à passer en revue mon propre comportement avec les femmes et avec mon épouse pour vérifier si moi-même je ne me comportais pas mal sans m'en rendre compte.

Passé la vision révoltante de témoignages dont on se dit que c'est intolérable et que ça ne devrait pas avoir lieu, cette bande dessinée ouvre à la réflexion et à la discussion. La vision élargie de ces différents types de harcèlement permet de ne pas se cantonner à un seul genre de sale type dont on pourrait se dire "ouais, c'est un connard, on le savait déjà, ça ne m'étonne pas de lui" et de refermer l'album en se disant qu'on n'a rien appris.
Bonne initiative donc que cet album (qui à l'origine était une publication sur le site Tumbler) qui ne se contente pas de dénoncer mais aussi permet de réfléchir et même proposer quelques débuts de solution.

Nom série  Mort aux Vaches  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série mélange allègrement les genres pour un résultat original. Il y a des braqueurs en cavale, il y a des bouseux de la campagne, il y a de l'élevage bovin et de la reproduction taurine élevés au rang de passion, il y a d'anciennes rancœurs familiales, il y a des putes roumaines et il y a un vieux couple d'homosexuels.
Narration et dessin font dans la fluidité. C'est agréable à lire et bien raconté.
Les personnages sont bien trouvés. Si le costaud un peu benêt et la jeune femme forte et indépendante sont un tout petit peu caricaturaux, les deux homosexuels sont fins et sortent des sentiers battus. De même, l'éleveur à la fois cul-terreux xénophobe avec son fusil à la main et passionné de génétique et reproduction animale est assez bien trouvé. De même que la relation familiale complexe dans cette ferme bien rurale.
L'histoire est plaisante à lire et peu prévisible. J'ai bien aimé le petit retournement de situations en fin d'album, même si j'ai moins apprécié celui à la toute fin qui est un petit peu facile. J'ai également trouvé assez artificielle l'implication trop violente et peu justifiée de ces roumaines. Mais pour le reste, j'ai passé un bon moment de lecture.

Nom série  Jeanne d'Arc (Glénat)  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce n'est pas la première biographie de Jeanne d'Arc que je lis mais j'ai trouvé celle-ci concise et bien claire, permettant de comprendre à la fois la situation stratégique de la France à l'époque, l'état d'esprit des croyances et des mœurs, ainsi qu'une vision assez intime et humaine de Jeanne et de Charles VII.

Le dessin d'Ignacio Noe donne un coup de jeune à un récit qu'on aurait pu craindre académique et un peu vieillot (je ne parle évidemment pas là de l'excellente série Le Trône d'argile qui relate aussi en partie la vie de Jeanne d'Arc et dont le dessin est juste irréprochable). Son trait et ses couleurs sont modernes et dynamiques. Je ne suis pas forcément de fan de l'abondance de traits dont il fait preuve, qui donne parfois à certaines de ses cases des aspects un peu proches du croquis, mais j'apprécie le fait qu'il ait un style bien à lui, reconnaissable et techniquement maîtrisé.

Comme dit plus haut, l'histoire est bien menée et rythmée. Grâce à elle, j'ai nettement mieux compris en quoi c'était audacieux pour Jeanne d'amener le duaphin Charles jusqu'à Reims pour son couronnement. Et la vision d'une jeune pucelle un peu naïve mais incroyablement motivée et fervente est parfaitement rendue. Il lui manque juste ce soupçon d'aura, de charisme, dont parlent les dialogues de l'album mais qui ne se ressent pas véritablement.

Nom série  Mes premières fois  posté le 06/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mes premières fois... Non, rien de sexuel dans cet album malgré ce que vos esprits pervertis auraient pu imaginer. Les auteurs s'appliquent ici à mettre en scène avec humour les premières fois où ils ont réalisé des faits de la vie courante : conduit une moto, joué au paintball, fait un barbecue, aller dans un salon de massage, aller chez IKEA...
C'est vrai qu'il y a matière à raconter et à trouver des anecdotes amusantes. Certains humoristes en ont d'ailleurs bien fait leurs sketchs.

Sur toute une BD, à raison d'une première fois par planche, on peut craindre un exercice un peu forcé, avec une base sympa mais aussi son lot d'idées rajoutées et pas forcément convaincantes. C'est vrai qu'on sent que les auteurs n'en ont pas toujours autant à dire sur tous les sujets et qu'ils sont plus inspirés par certaines que par d'autres.
Pourtant l'ensemble est sincère et plutôt sympa. Tout n'est pas hilarant mais il y a quelques bons passages. En fait, ce sont surtout les premières fois de choses que je n'ai pas expérimentées moi-même qui m'ont le plus plu et amusé. Ce que j'ai apprécie aussi, c'est que ce n'est pas seulement le héros qui est mis en scène mais aussi sa femme et sa fille. L'ajout de ces personnages est une bonne idée et donne une petite touche d'authenticité aux récits.
Et le dessin de Juan fonctionne bien. Je lui ai trouvé des petits airs du style de Stuf (Passe-moi l'ciel), dessinateur d'une époque de Dupuis et du journal Spirou qui me plaisait bien et qui s'adapte impeccablement à la BD humoristique légère.

Une bonne lecture sympathique et pas prise de tête.

Nom série  Tomoë - Déesse de l'eau  posté le 03/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si Tomoë inclut une part de fiction et un zeste de fantastique, la série se base avant tout sur d'intéressants faits historiques parfaitement réels et bien documentés. Le récit met en effet en scène les préludes de la guerre d'Ōnin à la fin du XVe siècle qui marquera le début de l'époque Sengoku, ère durant laquelle le Japon sera ravagé par les conflits entre seigneurs locaux et nobles désireux de contrôler le shogunat.
Elle se base également sur la légende semi-historique de Tomoe Gozen, femme samouraï à qui l'on attribuait des pouvoirs surnaturels, et qui, deux siècles avant les événements de la guerre d'Ōnin, avait aidé son seigneur et amant à s'emparer de la capitale Kyoto. L'héroïne de cette série serait la réincarnation de cette Tomoe, posséderait également des pouvoirs sur l'eau et un seigneur pirate souhaite l'épouser de force pour prendre lui aussi le pouvoir.

J'ai apprécié de découvrir cette période historique complexe et mouvementée. D'autant que les choses y sont présentés sous l'aspect de l'aventure, des intrigues politiques et de ce petit soupçon de fantastique.
J'ai aussi beaucoup aimé le dessin, réaliste et très soigné. D'emblée on est attiré par la couverture façon estampe japonaise, hommage évident à Hokusai.
L'histoire est bien menée, dense et plutôt prenante.

Pourtant tout n'est pas parfait.
Le rythme narratif est un peu rapide. Les années s'y écoulent vite et cela empêche de bien s'attacher aux péripéties qui paraissent parfois survolées. D'autant plus que la fameuse Tomoë est rendue plutôt agaçante avec son caractère certes fort mais colérique et autoritaire. Cela laisse le lecteur un peu en dehors du récit alors que l'histoire pourrait être plus prenante.
J'ai également noté un passage assez peu clair au début de la BD avec un bateau pirate remplacé juste après par le bateau différent de Yoshinaka sans qu'on sache si c'est le même dessiné autrement par erreur ou si c'est un autre et dans ce cas ce qu'il est advenu du premier. Entre bandits, pirates et autres pirates différents ou pas, j'ai été induit à la confusion pendant quelques instants.
De même, j'ai mis du temps à comprendre si la riche noble que rencontre Yoshinaka en fin d'album était la femme d'Hosokawa qu'on suivait peu de temps auparavant ou bien celle de l'empereur qui, sauf erreur, n'avait jamais été présentée jusque là.
Dommage pour ces petits manques de clarté dans la narration.

La série semble se terminer en deux tomes seulement, sans que je sache s'il s'agira d'une vraie fin ou si d'autres diptyques suivront. En tout cas, si le graphisme conserve cette qualité et si l'histoire garde son intérêt à la fois historique et aventureux, je lirai volontiers la suite.

Nom série  Les Spectaculaires  posté le 28/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un bon récit d'aventure légère dans un cadre sympathique.
Nous sommes donc placés dans le Paris de 1909. Un inventeur un peu fantasque se fait voler les plans d'une arme terrible et demande l'aide d'un quatuor de saltimbanques un peu minables mais pleins de bonnes intentions. Soutenus par quelques gadgets de l'inventeur marchant plus ou moins bien et menés par la vaillante et jolie fille du groupe, ils vont affronter l'adversité dans une aventure mouvementée.

C'est plaisant et divertissant. Les personnages sont plutôt sympas. Le ton est léger et amusant sans être quand même foncièrement drôle. Le dessin un peu rondouillard fonctionne très bien, autant pour les décors que pour les personnages.
L'histoire est un petit peu téléphonée mais elle fait passer un bon moment. S'il y a une suite toujours bien rythmée et que les relations entre les personnages se développent encore davantage, je la lirais avec plaisir.

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