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Nom série  Tale of Fairy Tail - Ice Trail  posté le 15/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Malgré ses ressemblances un peu louches avec One Piece, notamment au niveau du graphisme, Fairy tail est une série qui me plait bien et que je trouve divertissante. Du coup, je pouvais apprécier un prequel en deux tomes racontant la jeunesse de l'un des mages les plus puissants de la guilde, l'éternel rival de Natsu, la glace contre le feu.

Ice Trail raconte le voyage de Grey entre le moment où il a perdu son maître, Oul, et celui où il va découvrir et intégrer la guilde Fairy Tail. En chemin, il va affronter plusieurs aventures et faire quelques rencontres.

Le dessin de Yusuke Shirato est de très bonne qualité sur la forme. Personnages et effets sont très bien dessinés. La mise en scène et le découpage sont par contre moins bons et beaucoup de scènes d'action ne sont pas évidentes à comprendre clairement.

Le principal souci est le scénario qui n'a rien de palpitant. Ce n'est guère plus qu'une suite de péripéties plus ou moins indépendantes que les pouvoirs de Grey, déjà très puissants pour son jeune âge, résolvent sans réel suspens. Il n'y a pas vraiment d'humour comme ça peut être le cas dans Fairy tail et cela n'apporte en outre pas grand chose aux fans de la série ni sur le personnage de Grey ni sur l'univers du manga.
Un diptyque vite lu et vite oublié.

Nom série  Sur la pointe des pieds  posté le 14/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur la pointe des pieds est l'adaptation d'un roman de Ji Di mettant en scène la vie d'une lycéenne chinoise de Chengdu. Cette dernière, Lin Xiaolu, est introvertie et vit en grande partie dans son monde imaginaire. Elle a subi une enfance compliquée avec ses parents qui ont divorcé quand elle était écolière et a du mal à gérer sa relation avec les jeunes de son âge. Sa vie se retrouve du coup bouleversée quand elle va successivement tomber amoureuse d'un garçon auquel elle n'ose pas parler, faire la connaissance d'un tenancier de boutique plutôt cool qui lui raconte ses nombreux voyages à l'étranger et devenir amie avec deux filles rebelles qui sèchent les cours et fréquentent les groupes de rock.

Ji Di est également scénariste de My way, manhua que j'avais trouvé trop mièvre à mon goût. Je craignais qu'il en soit de même ici car les premières planches, mettant en scène l'imaginaire de l'héroïne, sont emplies de petits lapins et autres personnages mignons. Mais rapidement, le récit devient plus réaliste et les petits lapins disparaissent peu à peu tandis que Lin Xiaolu gagne en maturité.

Le dessin de Geng A est très intéressant et charmant. Son trait est proche de celui de quelques autres BDs chinoises récentes, me rappelant un peu le style de Nie Jun (My street), de Yao Fei-La (80°C) ou encore de Little Thunder (Kylooe). C'est un trait beau et maîtrisé, très agréable à l’œil tout en étant plein de personnalité, notamment au niveau des décors. Et surtout la mise en couleurs est très réussie. Cela offre quelques planches superbes et pleines d'ambiance.

L'histoire est intéressante à double titre.
D'abord il y a ce récit de la vie d'une jeune introvertie plutôt attachante. Le tome 1 laisse penser qu'il va s'axer principalement sur son amour naissant pour un bel inconnu mais le tome 2 se diversifie et oublie presque cette thématique au profit des nouvelles amitiés de la jeune héroïne. C'est donc le récit réaliste de la vie d'une adolescente qui est mis en scène de manière réaliste et plutôt prenante.
Et surtout il y a le contexte chinois qui est instructif. Car cela se passe dans une ville "moyenne" (à l'échelle chinoise puisque Chengdu comporte quand même 10 millions d'habitants) du centre de la Chine à une époque où elle s'ouvre à la modernité et au monde étranger. On y retrouve donc un mélange de tradition communiste chinoise et d'état d'esprit bien plus ouvert et moderniste. Et de voir évoluer une adolescente chinoise dans ce contexte à la fois occidental et très chinois permet de découvrir la jeunesse des Chinois de nos jours.

C'est donc un roman graphique bien mené et très joliment dessiné qui permet au lecteur européen de jeter un œil neuf sur la Chine de nos jours tout en suivant la vie d'une sympathique adolescente introvertie.

Nom série  Bob Morane Renaissance  posté le 13/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je connais mal Bob Morane auquel je n'ai jamais accroché mais j'ai été surpris par cette nouvelle série faisant revivre le personnage car elle ne ressemble pas du tout à ce à quoi je m'attendais.
Elle est un étonnant mélange de réalisme militaire et politique avec de la science-fiction bien plus libérée voire utopiste. Bob Morane y est bien un héros d'action au coeur pur et noble, mais après une introduction musclée, il joue ensuite un rôle bien plus diplomatique et moraliste. Son ami Bill Ballantine n'est la plupart du temps pas à ses côtés et vit ses propres aventures de son côté. Son ennemi de toujours, l'Ombre Jaune, est ici bien plus ambigu, moins manichéen et loin d'être un pur méchant. Et surtout, là où j'imaginais un Bob Morane aventurier au coeur de l'action et vainqueur "contre tout chacal", je l'ai trouvé ici victime déboussolée et passive. C'est simple, à la fin du premier cycle de deux tomes, soit j'ai mal compris soit Bob Morane a complètement perdu et n'a rien sauvé du tout.

Concrètement, je ne vois pas de Bob Morane dans cette série. Ce n'est pas l'idée que je me fais de ce personnage et de son univers.
Mais j'y vois par contre une plutôt bonne série d'action mêlant géopolitique, anticipation et utopie sociale, dans un esprit où l'on reconnait bien la patte de Luc Brunschwig. Le dessin est très bon, dynamique et convenant tout à fait au sujet. Le rythme est prenant et attise la curiosité. Je reste juste circonspect par l'aspect de défaite que prend la fin du premier cycle. C'est un peu déprimant et ne motive que moyennement à lire la suite.

Nom série  Kérosène  posté le 13/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Kérosène est un documentaire sur la situation des habitants d'un camp de manouches plus ou moins insalubre qui vont être relogés suite à la vente par la mairie du terrain qu'ils occupaient depuis un demi-siècle.

Le narrateur et personnage principal est photographe. Il ne connait pas particulièrement le monde des gens du voyage et va le découvrir avec le lecteur. Et comme le dit l'un des protagonistes à un moment donné, il est impossible de généraliser et aucune de leurs communautés ne ressemblera forcément à une autre.

Celle-ci ne ressemble à aucun cliché qu'on pourrait imaginer. On y découvre un groupe de familles pauvres hésitant entre des traditions gitanes qu'ils conservent plus comme un totem que comme une vraie façon de vivre et une culture écrasée par la télévision et la sous-culture commerciale occidentale. Ayant une relation ambiguë vis-à-vis de l'exclusion que subit leur communauté, ils la critiquent et la maintiennent à la fois, comme une routine de la méfiance. Ainsi, ils vivent dans de mauvaises conditions mais sont pour beaucoup peu convaincus à l'idée d'en changer. On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne. Même si évidemment, là aussi, tout le monde ne pense pas pareillement dans cette communauté et certains voient d'un œil très positif ce relogement dans des maisons neuves et pensées pour eux.

L'album est structuré en chapitres qui sont autant de visites, parfois séparées par plusieurs années, du photographe auprès de cette communauté et à la rencontre des experts de la commune qui s'occupent de leur relogement. Durant plus de 5 ans, on évoluera de la situation initiale jusqu'aux premières habitudes de vie prises dans les nouveaux logements de la communauté. A la bande dessinée elle-même, les auteurs ajoutent aussi des planches de photographies montrant à quoi ressemblent vraiment les lieux et les personnages.

C'est une lecture intéressante, instructive, au dessin agréable et aux photographies belles et parlantes. Le ton de la narration est cependant un peu trop détaché ce qui fait qu'on lit l'ensemble comme un documentaire sans vraiment ressentir d'émotions. La conclusion du récit, notamment, m'a laissé légèrement froid.

Nom série  Les Beaux Étés  posté le 10/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien les récits pleins d'émotions et bons sentiments de Zidrou, j'aime le dessin de Jordi Lafebre, et j'apprécie les récits de vacances dans un cadre historique montrant les joies simples de la vie de famille. Pourtant je trouve que cette série suinte un petit peu trop de bons sentiments justement, au point de tourner presque à la guimauve par moments. On est donc à la limite du trop plein, mais sans la dépasser vraiment et donc cela reste une série agréable.

J'aime donc beaucoup le graphisme de Jordi Lafebre. Ses décors soignés et ses couleurs lumineuses m'enchantent. Ses personnages sont bien dessinés et j'apprécie les expressions faciales assez marquées dont il les dote assez souvent, sourires pincés et yeux très expressifs. Je trouve ceci dit qu'il en abuse un peu trop sur les planches de cette série avec des protagonistes qui donnent parfois l'impression de surjouer un peu.

L'idée de la série est sympa. Raconter des vacances estivales d'une famille, avec une année par album et pas nécessairement dans l'ordre chronologique. Cela permet à la fois de faire revivre l'atmosphère historique de ces années là, et de raconter un quotidien familial plein de joie de vivre et d'une part d'insouciance heureuse.
C'est plaisant, ça fait passer un bon moment. Il manque quand même une réelle accroche pour captiver le lecteur sur qui le récit glisse un peu comme une eau fraîche mais un peu vite oubliée.

Nom série  La Cantoche  posté le 08/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime beaucoup le graphisme de Nob, son trait rond, mignon et efficace mais aussi surtout ses superbes couleurs. C'est gai, lumineux et ça me donne une profonde envie de lire ses planches.
Et sachant que cette série de gags était publiée dans le magazine J'aime Lire, ça devait faire de bien belles pages dans cette publication jeunesse.

Le sujet donc, la cantine mais aussi la bouffe des enfants en général, pas forcément à l'école mais aussi parfois en vacances ou chez eux. Les gags tenant en 4 cases chacun, ils ne sont pas très élaborés ou complexes mais ils sont globalement sympathiques. Je n'ai pas ri pour de bon très souvent mais j'avais le sourire. Cela tient comme souvent à l'ambiance visuelle et narrative que Nob réussit à insérer dans ses BD. On a envie de s'attacher à ses personnages même s'il n'y en a pas vraiment de récurrent ici.

Ce n'est pas un indispensable mais c'est une série sympathique et je la conseillerais aux jeunes lecteurs pour leur faire goûter au graphisme et à l'univers de Nob.

Nom série  Crapule  posté le 06/11/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Initialement, Crapule est une série de 6 suppléments du journal Spirou parus à partir de 2009 à environ 6 mois d'intervalle chacun. A la base conçue au format strip de 4 cases en ligne, la série est remodelée au format carré dans ce petit album de 128 pages regroupant l'intégrale des gags parus.

Jean-Luc Deglin y met en scène une jeune femme qui devient plus ou moins involontairement propriétaire d'un chat. D'abord petit chaton effarouché, ce dernier va rapidement devenir un chat adulte plein de caractère et sujet à tous les comportements typiquement félins que les amateurs de chats connaissent bien. C'est la vie quotidienne de ce chat et de sa maîtresse que l'auteur met ainsi en image sur la base de gags pleins de tendresse et d'authenticité.

Le graphisme de Deglin est ici assez proche de celui de Julien Neel (Lou !), en bichromie de blanc et de bleu clair, avec le seul personnage du chat purement en noir duquel ressortent ses deux gros yeux expressifs et un peu globuleux. C'est un dessin très agréable à la lecture. La mise en scène est bonne et chaque strip est bien découpé pour être aussi efficace que possible. Il y a bien une petite paire de gags que je n'ai pas complètement compris, sans que je puisse dire si cela vient du dessin qui n'est pas parfaitement clair ou juste si la chute m'a échappé. Mais dans l'ensemble, les gags amènent globalement tous le sourire si ce n'est pas un vrai rire.

Cet album ne sort pas forcément du lot si on le compare aux nombreuses BD et mangas déjà existants et portant sur la vie quotidienne d'un chat domestique raconté par son propriétaire ou quelque auteur amateur de chats, mais celui-ci est bien agréable, avec des gags qui sentent le vécu, qui sont plein de tendresse et dont certains font vraiment mouche. Un joli petit album pour une plaisante lecture, que vous aimiez ou non les chats.

Nom série  Wake up America  posté le 24/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est la biographie de John Lewis, ancien pasteur militant de la cause noire dans les années 50 et 60 devenu membre du Congrès américain dans les années 2000, et à travers lui c'est le récit du combat contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis qui nous est présenté par ses yeux.
Des récits de cette époque et ce combat en BD, j'en ai lu beaucoup désormais, une grande partie de ceux qui regroupent le thème de BDthèque sur le Racisme. Je n'ai donc pas appris énormément de choses nouvelles avec cette série là, mais je l'ai trouvé très bien construite, très claire et très fluide. Ça se lit comme un roman d'aventure historique.

J'ai été curieux de découvrir la jeunesse de ce garçon et ce qui l'a ainsi motivé à devenir un tel militant. Comme toujours avec les récits dénonçant la situation de l'époque, j'ai été piqué à vif par le comportement aberrant des blancs racistes du Sud des USA. J'ai été heureux de comprendre enfin le fonctionnement et les effets réels des protestations non-violentes et des mouvements de sit-in suggérés par Martin Luther King. Et j'ai apprécié de suivre ainsi tout le combat de John Lewis.
Certains passages sont vraiment bien mis en scène, de manière prenante. D'autres sont un peu moins captivants, notamment quand les différents noms de groupes militants et de mouvances politiques finissent par s'embrouiller dans ma tête.
Le dessin est de bonne qualité. Il est agréable à lire, dans un beau noir, blanc et teintes de gris qui, comme l'un de mes prédécesseurs le dit, rappelle effectivement un peu le style graphique de Will Eisner.

C'est une bonne BD historique autant que biographique qui a le mérite de raconter de l'intérieur et de manière claire le combat pour la liberté raciale aux USA depuis le début des années 50 jusqu'à la fin des années 60, mais par extension aussi jusqu'à nos jours finalement.

Nom série  Mettez des mots sur votre colère  posté le 24/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire d'un photographe parti faire un reportage sur le travail des enfants dans les usines et champs américains du début 20e siècle. Si le reportage en question est authentique, le personnage du photographe, lui, est fictif.

Et c'est justement autour de lui que tourne véritablement le récit, autour de sa personnalité complexe, de son esprit torturé par le traumatisme de son père qui le battait et par un sens de la justice qui tourne facilement à la violence. L'auteur prend soin d'en faire un personnage non manichéen car autant il combat avec ses armes à lui l'exploitation des enfants, autant il reste froid ou du moins mal à l'aise face à celle des femmes.
Quant au dessin, il est bon et plaisant, quoiqu j'ai trouvé quelques décors légèrement raides.

Mais si, sur le papier, le sujet est complexe et mature, avec une touche instructive sur la condition sociale de l’époque, je dois dire que le récit m'a un peu ennuyé. Le personnage principal m'est paru assez antipathique, le récit part dans un peu trop de directions et dans l'ensemble, cela m'a paru longuet et cela ne m'a guère passionné.

Nom série  Mazzeru  posté le 23/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Cet album est très beau. D'un format un peu plus grand que la normale et plus épais également, il offre de superbes planches en noir et blanc dans un style réaliste qui mélange avec succès effets d'ombre et de lumière. C'est beau.
La narration est muette mais on trouve régulièrement de pages en pages des textes aux allures de poèmes en prose reflétant la situation racontée dans les planches précédentes ou les pensées des protagonistes.
Quant au cadre du récit, il est original puisqu'il se déroule dans la campagne corse sans doute vers le 19e siècle et mêle le mythe corse de la mazzeru avec un récit dur et réaliste.

Qu'est-ce qu'un ou une mazzeru ? Malheureusement pour moi, je ne l'ai appris qu'après ma lecture car rien ne l'indique dans l'album lui-même. Et même en le sachant, je ne suis pas sûr que j'aurais mieux compris le récit de cet album.
Car c'est là son principal souci : son scénario est assez hermétique, et si on en saisit l'idée globale, il y a bien des passages qui manquent vraiment de clarté et qui laissent le lecteur sur sa faim. J'ai été embrouillé à plusieurs reprises, j'ai eu du mal à comprendre ce qui arrivait à la jeune fille, pourquoi elle réagissait ainsi et devenait ce qu'elle semble devenir. Je n'ai vu que vaguement le lien entre le jeune garçon et elle. Et la fin du récit m'a laissé perplexe.

Bref, c'est un très bel ouvrage sur le plan graphique et sur la mise en forme. Mais le récit lui-même ne m'a pas convaincu.

Nom série  Conquistador (Glénat)  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série dont la qualité et l'intérêt ont décru à mes yeux de tome en tome.

Le premier m'avait bien accroché. Il se plaçait dans le cadre de la présence de Cortes à Tenochtitlan en 1520, alors que le peuple Aztèque et son empereur Moctezuma croyaient que les conquistadors étaient des envoyés divins. Dans ce contexte intéressant se mettait en place une équipe d'experts pour s'emparer d'une part du trésor aztèque et notamment une amulette allant entraîner le réveil d'un impitoyable démon. Ambiance fantastique et cruelle pour cette introduction qui laissait espérer du bon pour la suite.

Mais les deuxième et troisième tomes m'ont un peu refroidi car l'atmosphère intense du premier tome se délitait dans une suite de péripéties sans grande saveur et surtout légèrement embrouillées. Le rythme ne fonctionnait plus, donnant l'impression que quelques heures ou jours se passaient d'un côté tandis que de bien plus longues périodes s'étalaient pour d'autres qui avaient par exemple le temps de se marier ou de devenir chef de tribu bien établi alors que d'autres faisaient juste un aller-retour dans la jungle. Quant à la touche fantastique, elle est un peu survolée et disparaît presque après la fin du tome 2, ne devenant plus qu'un élément qui sonne assez artificiel et en tout cas bien moins menaçant que ce que laissait augurer l'introduction.

Puis le quatrième et dernier tome a fini de saper mon intérêt pour la série. Toutes les péripéties précédentes mènent à la fameuse Noche Triste, épisode célèbre de la conquête de l'empire Aztèque par les Espagnols mais qui semble ici sans bien peu de rapport avec les intrigues tournant autour de Hernando Del Royo et du dieu Txlaka. C'est comme si le scénariste ne savait pas trop où il allait et brodait son histoire au fur et à mesure en ajoutant un peu de ci un peu de ça sans que le résultat soit harmonieux et vraiment cohérent. La conclusion finale m'a laissé largement sur ma faim et plutôt déçu donc.

Ceci dit, j'ai apprécié le graphisme, j'ai apprécié l'ambiance du premier tome, et j'ai aimé comment la série donne vie aux actions de Cortes, à l'empire Aztèque et à l'impressionnante Tenochtitlan de l'époque même si l'ensemble est présenté de façon très Hollywoodienne. Il reste donc une série d'action avec une touche de fantastique dans un décor historique et géographique intéressant mais pas forcément très réaliste.

Nom série  La Galerie des Gaffes  posté le 14/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Envie et appréhension se mêlent à l'idée d'un hommage collectif de 60 auteurs pour les 60 ans de Gaston Lagaffe. Car autant Gaston est devenu une icône pour les amateurs de BD, autant personne n'a su à ce jour égaler ce mélange d'humour, de perfection graphique, d'imagination et de poésie urbaine. Et ce n'est pas un essai raté comme Gastoon qui viendra prouver le contraire.
Et comme toujours dans ces hommages collectifs, il y a des hauts et des bas.

J'aimerais retenir avant tout Delaf dont la planche m'a épaté. Je ne lui savais pas ce talent pour imiter aussi bien le dessin de Franquin, mais en plus son gag est très bon et très bien mis en scène. Cette planche là se serait intégrée parfaitement dans un véritable album de la série.
Je retiens ensuite le très bon gag d'Obion dont l'humour est bien à la hauteur de celui de Franquin et dont le dessin, même si différent, est très beau aussi.
Puis il y a la planche muette et tendrement évocatrice de Pascal Jousselin, l'hommage beau et drôle de Franck Pé, le récit sympathique mais surtout très bien dessiné de Fabrice Tarrin, l'esprit décalé et bienvenu de Goossens, l'humour couillon de Libon, et beaucoup d'autres planches bien sympathiques...

Mais voilà, forcément quand on cite certains auteurs, est-ce que cela veut dire que les autres, ceux qui ne sont pas cités, passent inaperçus ? Ce serait injuste de dire cela car aucune planche de cet hommage ne démérite vraiment. Mais il faut avouer que la grande majorité de l'album se compose d'un ensemble de planches qui sont soit très joliment dessinées mais pas très drôles, soit moins bien dessinées et un peu plus amusantes, mais sans qu'aucune ne percute vraiment le lecteur ni ne fasse forcément rire. Tous ces auteurs sont les premiers à le dire : qui pourrait atteindre le génie graphique et l'imaginaire de Franquin ? Bien peu de monde à vrai dire et du coup, il ne faut pas espérer l'impossible et penser le retrouver ressuscité le temps d'un album anniversaire.

Ça n'en reste pas moins un album hommage bien agréable et contenant quelques jolies petites perles. Et moi en tant qu'amoureux de Gaston Lagaffe et de beaucoup d'auteurs qui lui ont rendu cet hommage, cela me rend heureux de le lire.

Nom série  Jean de Florette  posté le 12/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelle adaptation d'un grand classique de Marcel Pagnol parue chez Bamboo et à nouveau c'est une adaptation de très bonne qualité faite par Serge Scotto et Eric Stoffel au scénario et cette fois Alexandre Tefenkgi au dessin.

Le récit est bien retranscrit, de manière claire et fluide. On ne sent quasiment pas les lourdeurs potentielles d'une adaptation de roman.
Le dessin est de belle qualité, d'un trait souple et élégant. Et il partage les agréables couleurs ensoleillées et lumineuses de la plupart des autres adaptations de Pagnol parues ces derniers temps chez Bamboo.

Pourtant, si l'histoire n'est pas ennuyeuse, elle ne m'a pas forcément captivé. Elle est racontée en prenant son temps, en gardant un vrai réalisme, et si le rythme est correct, il n'accroche pas forcément le lecteur en permanence.
En outre, aussi étrange que cela paraisse dans un récit où le décor provençal, sa culture et son rapport à l'eau est si présent, je n'ai pas ressenti le dépaysement et l'ambiance régionale qui font la force de beaucoup d'autres récits de Pagnol tels que La Gloire de mon Père et autres. Je n'arrivais pas à retrouver l'accent chantant de la Provence et à peu de choses près, cette histoire ainsi racontée aurait pu se dérouler dans beaucoup d'autres campagnes de France et d'ailleurs.

J'ai donc lu une bonne histoire, bien dessinée, mais elle n'a pas su m'emporter pour le moment. Peut-être sa suite et fin m'apporteront cette touche d'émotion qu'il me manque pour le moment.

Nom série  Nirvana (Manga)  posté le 07/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nirvana met en scène une jeune fille très dévouée et désireuse d'aider tout le monde, une vraie petite sainte, qui meurt dans un accident d'avion et se retrouve dans un univers de fantasy où on lui apprend qu'elle est la réincarnation de la déesse de la création. Cet univers est basé sur la mythologie indienne inspirée d'hindouisme et de bouddhisme où les âmes passent de ce monde spirituel au monde réel à chaque mort et réincarnation. La déesse de la création est aidée des guerriers des douze signes, Sanglier, Singe, etc..., qui sont autant d'avatars de son pouvoir et lui servent à combattre les machinations des démons.

Sur le fond, je trouvais ça original de mettre en scène des portions de cette mythologie que je ne connais pas du tout, à part éventuellement le dieu-singe Hanuman. Le dessin est en outre joli et bien maîtrisé donc ça augurait du bon.
Sauf que finalement, l'histoire est banale et peu passionnante. C'est simplement une héroïne qui se retrouve projetée dans un monde nouveau, y apprend qu'elle est l'élue et qui, accompagnée des combattants qu'elle va réunir peu à peu autour d'elle ainsi que de leurs pouvoirs magiques respectifs, va combattre les forces du mal. Et d'ailleurs ces fameux combats ont un peu des allures de récit de Magical Girls où l'héroïne se transforme et gagne plein de pouvoirs magiques et merveilleux. Pour ne rien arranger, ces pouvoirs sortis du chapeau et les capacités des uns et des autres sont tellement faciles et sans consistance qu'il est difficile d'accrocher au récit et d'y trouver un peu de palpitation. On s'ennuie facilement en fait. A noter aussi que même si le dessin est bon, les scènes d'action sont souvent difficiles à comprendre.

Bref, sur l'idée de départ et sur la forme, c'est plutôt pas mal, mais sur le fond et sur le déroulement de l'intrigue, ce n'est pas passionnant.

Nom série  Bienvenue à Jobourg  posté le 02/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit d'un séjour de plusieurs semaines en Afrique du Sud : plaisant mais assez vain.
Cela commence comme un carnet de voyage où un français débarque à Johannesburg pour y travailler quelques mois dans une imprimerie locale et y découvre la ville, son très fort taux de violence mais aussi la sympathie de ses habitants. Puis cela tourne au récit plus intimiste quand l'imprimerie fait faillite et que le héros se demande comment il va rentrer et si finalement il va rentrer parce qu'il rencontre une fille qui lui plait beaucoup.

L'aspect découverte de la ville n'est pas mal mais un peu vite survolé. La criminalité qui semble régner partout à Jobourg est édifiante et je me demande si c'est toujours pareil de nos jours (la BD a presque 15 ans). A l'inverse le fait que tout le monde soit aussi souriant et accueillant envers le héros parait assez surprenant. Je me demande si c'est très crédible : il est accepté et assimilé à la population locale à une vitesse incroyable.
Je n'ai pas vraiment accroché non plus au personnage. Il semble en effet être en couple initialement et avoir laissé sa moitié en France puisqu'il lui écrit régulièrement. Alors le voir oublier sa compagne pour se laisser volontairement succomber à une romance occasionnelle, c'est quelque chose que je n'apprécie pas, surtout que le récit se conclut en partie sur cela.
Et de manière générale, ce fut une lecture pas mal mais un peu trop rapide et un peu trop superficielle à mon goût.

Nom série  Les Brigades Immunitaires  posté le 26/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Drôle d'idée que ce manga qui est à la frontière entre le documentaire éducatif médical et le récit d'action typique des shonen. Il s'agit en effet d'y mettre en scène, dans des histoires courtes et scientifiquement exactes, le processus de défense immunitaire du corps humain mais en représentant les cellules sous la forme d'être humains évoluant dans un décor futuriste et organisé. Les veines sont des couloirs et autres ponts, les organes sont des usines, les globules rouges sont des livreurs vêtus de rouge, les différents leucocytes (globules blancs) sont des agents de sécurité équipés d'armes de corps à corps ou à projectiles, et les bactéries sont des aliens monstrueux et ricanants.

Ça a l'air idiot résumé comme ça, mais le contenu est scientifiquement exact et instructif. On y apprend en effet comment se déroule une tentative d'infection, une réaction allergique et autres intoxications alimentaires, et comment y réagit le corps humains et ses nombreuses défenses et systèmes de régulation.

C'est intéressant mais pour autant le récit n'est pas tout à fait au point dans ce manga.
Déjà il faut passer outre le côté naïf, convenu et un peu ridicule de ces braves cellules humaines combattant les méchants microbes, avec tous les gros stéréotypes bien typiques du style shonen.
Ensuite, les premiers récits sont un peu indigestes avec l'abondance de noms scientifiques de cellules et leurs différentes fonctions. On finit heureusement par s'y faire puisqu'on retrouve des éléments déjà vus au fil des chapitres.
Et enfin, même s'il y a une petite poignée de personnages récurrents, il n'y a pas véritablement d'histoire sur la longueur, juste une suite de récits mettant en scène différents aspects de la défense immunitaire et différents cas de contagion bactérienne à combattre.

Ceci étant dit, le dessin n'est pas mauvais du tout, et si l'on passe outre le léger ridicule de la méthode narrative choisie, on apprend des choses et d'autres sur les défenses du corps humain et sur son fonctionnement si complexe et ingénieux.

Nom série  Shahidas  posté le 22/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque m'a rendu un peu triste. Non pas parce qu'il est mauvais mais parce qu'il met en scène un islamisme rétrograde et dangereux qui pousse des femmes et des enfants au sacrifice. Ça me rend malheureux d’imaginer que ce puisse effectivement être la réalité de la société dans certaines parties du monde.

Le dessin est réaliste et de bonne qualité. Que ce soit au niveau des personnages, des décors ou des couleurs, tout m'y convient bien. Si j'avais une unique remarque à faire, ce serait que la seconde couverture ressemble un peu trop à la première et fait redite, même si la première était assez forte.

J'ai apprécié le cadre de ce récit pour son aspect relativement original dans le monde de la BD. Cela se déroule en effet en Egypte avec pour héros un policier égyptien d'origine palestinienne. C'est agréable de ne pas être dans le cliché du flic occidental et d'avoir un contexte familial et local différent et intéressant pour ce héros là.
J'ai un peu moins apprécié par contre la facilité avec laquelle les femmes et les filles sont convaincues de se faire exploser. Cela parait parfois très rapide, surtout quand c'est une femme à priori ouverte d'esprit et peu pratiquante à la base qui est concernée, ou alors une enfant qui n'a aucune raison de vouloir cesser de vivre.
Mais hormis ce reproche, je trouve l'intrigue plutôt bonne, bien menée et sa conclusion satisfaisante.

Nom série  Weegee - Serial photographer  posté le 20/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Weegee était le pseudonyme d'un photographe New-Yorkais s'étant fait connaitre entre les années 30 et 50. Photographe de presse spécialisé dans les faits divers nocturnes, il arpentait les rues du Low East Side, écoutait les fréquences de la police et recevait des informations de la part de tous les policiers, gamins des rues et barman qu'il connaissait. Cela lui permettait d'être presque toujours parmi les premiers sur les lieux des différents accidents, incendies et meurtres et de prendre ses photos sur le vif, même s'il n'hésitait pas parfois à rajouter un peu de mise en scène. Grâce à cela, il a permis d'immortaliser la vie intime du New York nocturne de ces années là.

Dans cet album, on le suit au début des années 40 alors qu'il est déjà devenu célèbre dans son quartier mais cela ne lui suffit plus et il enrage de ne pas être plus connu dans toute la ville et tout le pays. Il doit ainsi concilier ses ambitions qui le rongent, son esprit artistique et sa passion sincère pour la vie nocturne de son quartier qu'il affectionne.

Le sujet est intéressant. Je ne connaissais pas ce personnage et je le trouve complexe et plutôt bon. Il n'est pas forcément attachant car il est parfois très égocentrique mais son caractère parait authentique et sincère. J'ai beaucoup apprécié que l'album nous offre quelques-unes de ses véritables photos en fin d'album pour les comparer aux scènes de la BD où on le voit en prendre certaines. Et si le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé, je le trouve tout de même soigné et pas désagréable.

Nom série  Famille nombreuse  posté le 18/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Est-ce que Marjane Satrapi a influencé une génération de femmes d'origine orientale et auteures de BD décidées à raconter leur histoire familiale dans un graphisme noir et blanc légèrement naïf avec des grands aplats de noir ? Je dis ça parce que depuis Persepolis sur l'Iran, on a pu aussi voir les ouvrages de Zeina Abirached sur le Liban (Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles, ...) et maintenant celui de Chadia Chaïbi Loueslati sur sa famille nombreuse d'origine Tunisienne.
Oui ça ressemble à quelque chose de déjà vu, mais pour autant, non, ce n'est pas désagréable du tout.
C'est même une lecture très plaisante.

C'est donc l'histoire du père de Chadia qui est venu travailler en France dans les années 60 puis qui, grâce au regroupement familial, a pu faire venir sa femme et ses premiers enfants. Je dis ses premiers enfants car au fil des ans, c'est dans une famille de 11 enfants que la jeune Chadia va grandir. Et c'est la vie quotidienne de cette famille très nombreuse qu'elle va nous raconter, telle que ses frères, ses soeurs et elle s'en souviennent durant toute sa petite jeunesse jusqu'à la fin de l'école primaire.
La vie au départ coincés dans un petit studio comme des sardines dans une boite. Puis l'organisation dans un appartement plus grand mais qui va rapetisser au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux enfants. La queue pour aller aux toilettes, les petites hontes enfantines à l'école où l'on cumule les défauts d'être non seulement fille d'immigrée mais en plus membre d'une famille aussi nombreuse, et en même temps la bonne humeur, une mère très entrepreneuse et débrouillarde et autres bons souvenirs.

C'est une lecture aussi plaisante qu'intéressante, mise en image avec un dessin simple mais parfaitement efficace, et avec des dialogues qui sentent bon l'authenticité. Une bonne bouffée de souvenirs en bande dessinée.

Nom série  Les Dirigeables de l'Amazone  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série ne manque pas d'originalité.
Le postulat de base est plaisant puisqu'il s'agit de l'organisation d'une course de dirigeables jusqu'aux sources de l'Amazone, avec tout d'abord la création des fameux dirigeables puis le voyage vers les lieux et la course elle-même, tous ponctué de compétition, de péripéties diverses et de sabotages entre concurrents.
Mais là où réside surtout la spécificité de la série, c'est dans l'univers dans lequel il se déroule. C'est une Terre parallèle où les lieux ressemblent plus ou moins à la France et à l'Amazonie mais dans une ambiance de merveilleux et d'étonnant. Les gens y vivent en collectivités de type familiales, les usines y ressemblent à des fabriques de magie, les jardins y sont plantés d'arbres aux propriétés fantastiques, on s'y déplace en véhicule volants à pédales portés par des ballons, les chats y montent la garde, les indiens volent, les dauphins parlent, etc... C'est un cocktail surprenant d'utopie collectiviste, de science-fiction post-moderne, de steampunk et de merveilleux.

Le dessin met cela en image de belle manière. Le style de Sanahujas est soigné et assez charmant. Son souci du détail convient parfaitement pour mettre en scène ces décors imaginaires si variés et originaux. Il se débrouille aussi parfaitement bien pour les personnages.

Les auteurs prennent aussi grand soin de rendre leurs personnages très humains et pas manichéens. Ils ont tous leurs motivations, peuvent changer d'avis ou changer de camp, et les relations entre eux sont pleines de sentiments, parfois rancœurs et vengeance mais aussi souvent affection et amour.
J'avoue avoir par contre eu un peu de mal à m'y retrouver au départ dans tous ces protagonistes. Ils font partie de communautés où tout le monde se connait mais ce n'est pas le cas du lecteur qui met du temps à savoir qui est qui et quels sont leurs passifs. C'est un peu la confusion, on ne sait pas clairement combien il y a de camps en présence, et ce n'est que vers la fin du premier tome que cela devient plus clair et qu'on rentre mieux dans le récit.
Le ton alterne aussi parfois entre quelques moments se voulant durs et d'autres bien plus naïfs où les anciens adversaires se jettent dans les bras l'un de l'autre. On y retrouve là aussi ce côté utopique rappelant vaguement l'idée de communautés hippies autonomes où tout le monde peut vivre heureux en bonne entente avec les gens et la nature.
Cette atmosphère un peu mièvre atténue l'attractivité de l'intrigue car elle en réduit la crédibilité et il y a du coup assez peu de suspens et de motivation à lire la suite, si ce n'est justement de découvrir davantage où l'imagination des auteurs va nous mener. C'est peut-être cela qui a fait que la série n'a pas rencontré le succès et a été abandonnée.

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