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Nom série  Les Brigades Immunitaires  posté le 26/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Drôle d'idée que ce manga qui est à la frontière entre le documentaire éducatif médical et le récit d'action typique des shonen. Il s'agit en effet d'y mettre en scène, dans des histoires courtes et scientifiquement exactes, le processus de défense immunitaire du corps humain mais en représentant les cellules sous la forme d'être humains évoluant dans un décor futuriste et organisé. Les veines sont des couloirs et autres ponts, les organes sont des usines, les globules rouges sont des livreurs vêtus de rouge, les différents leucocytes (globules blancs) sont des agents de sécurité équipés d'armes de corps à corps ou à projectiles, et les bactéries sont des aliens monstrueux et ricanants.

Ça a l'air idiot résumé comme ça, mais le contenu est scientifiquement exact et instructif. On y apprend en effet comment se déroule une tentative d'infection, une réaction allergique et autres intoxications alimentaires, et comment y réagit le corps humains et ses nombreuses défenses et systèmes de régulation.

C'est intéressant mais pour autant le récit n'est pas tout à fait au point dans ce manga.
Déjà il faut passer outre le côté naïf, convenu et un peu ridicule de ces braves cellules humaines combattant les méchants microbes, avec tous les gros stéréotypes bien typiques du style shonen.
Ensuite, les premiers récits sont un peu indigestes avec l'abondance de noms scientifiques de cellules et leurs différentes fonctions. On finit heureusement par s'y faire puisqu'on retrouve des éléments déjà vus au fil des chapitres.
Et enfin, même s'il y a une petite poignée de personnages récurrents, il n'y a pas véritablement d'histoire sur la longueur, juste une suite de récits mettant en scène différents aspects de la défense immunitaire et différents cas de contagion bactérienne à combattre.

Ceci étant dit, le dessin n'est pas mauvais du tout, et si l'on passe outre le léger ridicule de la méthode narrative choisie, on apprend des choses et d'autres sur les défenses du corps humain et sur son fonctionnement si complexe et ingénieux.

Nom série  Shahidas  posté le 22/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce diptyque m'a rendu un peu triste. Non pas parce qu'il est mauvais mais parce qu'il met en scène un islamisme rétrograde et dangereux qui pousse des femmes et des enfants au sacrifice. Ça me rend malheureux d’imaginer que ce puisse effectivement être la réalité de la société dans certaines parties du monde.

Le dessin est réaliste et de bonne qualité. Que ce soit au niveau des personnages, des décors ou des couleurs, tout m'y convient bien. Si j'avais une unique remarque à faire, ce serait que la seconde couverture ressemble un peu trop à la première et fait redite, même si la première était assez forte.

J'ai apprécié le cadre de ce récit pour son aspect relativement original dans le monde de la BD. Cela se déroule en effet en Egypte avec pour héros un policier égyptien d'origine palestinienne. C'est agréable de ne pas être dans le cliché du flic occidental et d'avoir un contexte familial et local différent et intéressant pour ce héros là.
J'ai un peu moins apprécié par contre la facilité avec laquelle les femmes et les filles sont convaincues de se faire exploser. Cela parait parfois très rapide, surtout quand c'est une femme à priori ouverte d'esprit et peu pratiquante à la base qui est concernée, ou alors une enfant qui n'a aucune raison de vouloir cesser de vivre.
Mais hormis ce reproche, je trouve l'intrigue plutôt bonne, bien menée et sa conclusion satisfaisante.

Nom série  Weegee - Serial photographer  posté le 20/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Weegee était le pseudonyme d'un photographe New-Yorkais s'étant fait connaitre entre les années 30 et 50. Photographe de presse spécialisé dans les faits divers nocturnes, il arpentait les rues du Low East Side, écoutait les fréquences de la police et recevait des informations de la part de tous les policiers, gamins des rues et barman qu'il connaissait. Cela lui permettait d'être presque toujours parmi les premiers sur les lieux des différents accidents, incendies et meurtres et de prendre ses photos sur le vif, même s'il n'hésitait pas parfois à rajouter un peu de mise en scène. Grâce à cela, il a permis d'immortaliser la vie intime du New York nocturne de ces années là.

Dans cet album, on le suit au début des années 40 alors qu'il est déjà devenu célèbre dans son quartier mais cela ne lui suffit plus et il enrage de ne pas être plus connu dans toute la ville et tout le pays. Il doit ainsi concilier ses ambitions qui le rongent, son esprit artistique et sa passion sincère pour la vie nocturne de son quartier qu'il affectionne.

Le sujet est intéressant. Je ne connaissais pas ce personnage et je le trouve complexe et plutôt bon. Il n'est pas forcément attachant car il est parfois très égocentrique mais son caractère parait authentique et sincère. J'ai beaucoup apprécié que l'album nous offre quelques-unes de ses véritables photos en fin d'album pour les comparer aux scènes de la BD où on le voit en prendre certaines. Et si le dessin n'est pas tout à fait ma tasse de thé, je le trouve tout de même soigné et pas désagréable.

Nom série  Famille nombreuse  posté le 18/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Est-ce que Marjane Satrapi a influencé une génération de femmes d'origine orientale et auteures de BD décidées à raconter leur histoire familiale dans un graphisme noir et blanc légèrement naïf avec des grands aplats de noir ? Je dis ça parce que depuis Persepolis sur l'Iran, on a pu aussi voir les ouvrages de Zeina Abirached sur le Liban (Mourir Partir Revenir, le Jeu des Hirondelles, ...) et maintenant celui de Chadia Chaïbi Loueslati sur sa famille nombreuse d'origine Tunisienne.
Oui ça ressemble à quelque chose de déjà vu, mais pour autant, non, ce n'est pas désagréable du tout.
C'est même une lecture très plaisante.

C'est donc l'histoire du père de Chadia qui est venu travailler en France dans les années 60 puis qui, grâce au regroupement familial, a pu faire venir sa femme et ses premiers enfants. Je dis ses premiers enfants car au fil des ans, c'est dans une famille de 11 enfants que la jeune Chadia va grandir. Et c'est la vie quotidienne de cette famille très nombreuse qu'elle va nous raconter, telle que ses frères, ses soeurs et elle s'en souviennent durant toute sa petite jeunesse jusqu'à la fin de l'école primaire.
La vie au départ coincés dans un petit studio comme des sardines dans une boite. Puis l'organisation dans un appartement plus grand mais qui va rapetisser au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux enfants. La queue pour aller aux toilettes, les petites hontes enfantines à l'école où l'on cumule les défauts d'être non seulement fille d'immigrée mais en plus membre d'une famille aussi nombreuse, et en même temps la bonne humeur, une mère très entrepreneuse et débrouillarde et autres bons souvenirs.

C'est une lecture aussi plaisante qu'intéressante, mise en image avec un dessin simple mais parfaitement efficace, et avec des dialogues qui sentent bon l'authenticité. Une bonne bouffée de souvenirs en bande dessinée.

Nom série  Les Dirigeables de l'Amazone  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série ne manque pas d'originalité.
Le postulat de base est plaisant puisqu'il s'agit de l'organisation d'une course de dirigeables jusqu'aux sources de l'Amazone, avec tout d'abord la création des fameux dirigeables puis le voyage vers les lieux et la course elle-même, tous ponctué de compétition, de péripéties diverses et de sabotages entre concurrents.
Mais là où réside surtout la spécificité de la série, c'est dans l'univers dans lequel il se déroule. C'est une Terre parallèle où les lieux ressemblent plus ou moins à la France et à l'Amazonie mais dans une ambiance de merveilleux et d'étonnant. Les gens y vivent en collectivités de type familiales, les usines y ressemblent à des fabriques de magie, les jardins y sont plantés d'arbres aux propriétés fantastiques, on s'y déplace en véhicule volants à pédales portés par des ballons, les chats y montent la garde, les indiens volent, les dauphins parlent, etc... C'est un cocktail surprenant d'utopie collectiviste, de science-fiction post-moderne, de steampunk et de merveilleux.

Le dessin met cela en image de belle manière. Le style de Sanahujas est soigné et assez charmant. Son souci du détail convient parfaitement pour mettre en scène ces décors imaginaires si variés et originaux. Il se débrouille aussi parfaitement bien pour les personnages.

Les auteurs prennent aussi grand soin de rendre leurs personnages très humains et pas manichéens. Ils ont tous leurs motivations, peuvent changer d'avis ou changer de camp, et les relations entre eux sont pleines de sentiments, parfois rancœurs et vengeance mais aussi souvent affection et amour.
J'avoue avoir par contre eu un peu de mal à m'y retrouver au départ dans tous ces protagonistes. Ils font partie de communautés où tout le monde se connait mais ce n'est pas le cas du lecteur qui met du temps à savoir qui est qui et quels sont leurs passifs. C'est un peu la confusion, on ne sait pas clairement combien il y a de camps en présence, et ce n'est que vers la fin du premier tome que cela devient plus clair et qu'on rentre mieux dans le récit.
Le ton alterne aussi parfois entre quelques moments se voulant durs et d'autres bien plus naïfs où les anciens adversaires se jettent dans les bras l'un de l'autre. On y retrouve là aussi ce côté utopique rappelant vaguement l'idée de communautés hippies autonomes où tout le monde peut vivre heureux en bonne entente avec les gens et la nature.
Cette atmosphère un peu mièvre atténue l'attractivité de l'intrigue car elle en réduit la crédibilité et il y a du coup assez peu de suspens et de motivation à lire la suite, si ce n'est justement de découvrir davantage où l'imagination des auteurs va nous mener. C'est peut-être cela qui a fait que la série n'a pas rencontré le succès et a été abandonnée.

Nom série  Ernie Pike  posté le 15/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce sont de courts récits de la Seconde Guerre Mondiale et un peu aussi la Guerre de Corée racontés comme autant de témoignages rapportés par des narrateurs différents.

Ils sont dessinés dans un style s'éloignant un peu de celui plus connu de Pratt pour Corto Maltese. Ici, le trait est plus sec, moins souple et en même temps un peu plus réaliste. Il a moins de charme mais il fonctionne correctement.

J'ai apprécié la variété, le réalisme et la concision de ces histoires. Ce ne sont jamais les mêmes personnages, et les décors sont souvent très différents. Cela se déroule sur tous les fronts, dans tous les pays, en Europe, Afrique, Asie ou dans le Pacifique, et sont mis en scène des combattants de tous les camps.
On est dans du récit guerrier qui à la fois montre la cruauté de la guerre mais met aussi en exergue l'esprit de courage et de sacrifice des combattants. Autant la mort règne en maîtresse dans chacun de ces récits, autant la guerre y parait plus propre que les horreurs de la guerre moderne ou de celle des tranchées. Du coup, cela élève les nombreux personnages parfois anonymes de ces histoires courtes au rang de héros oubliés et c'est plutôt sympathique malgré le ton amer qui se dégage.
De bons récits de guerre à l'ancienne, crédibles et intéressants.

Nom série  Le Port de la Lune  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une jeune héroïne sourde mais pas muette et vivant très bien son handicap, l'équipe de flics bordelais au sein de laquelle elle travaille et les différentes enquêtes sur lesquels ils travaillent tous ensemble. Voilà le cadre réaliste et quand même plutôt original sur lequel s’entame ce diptyque. Et voilà que l'intrigant et le surprenant viennent se mêler au réalisme quand ils vont découvrir que toutes leurs investigations, portant pourtant sur des affaires et suspects différents, convergent vers les habitants d'un seul et même immeuble.

J'ai bien accroché à la majorité de ce récit.
Je trouvais au départ un peu factice le fait d'avoir une handicapée comme héroïne car autant la narration aimait à rappeler qu'elle était sourde, autant les faits faisaient bien rarement sentir son handicap et je m'étonnais notamment de voir certaines scènes où les gens lui tournent le dos pour lui parler mais où elle comprend quand même sans problème ce qu'on lui dit sans l'aide de la lecture labiale. Mais je trouve l'intention louable et finalement c'est plutôt une bonne chose que le scénario n'utilise pas son handicap comme ressort narratif à aucun moment, ni comme un défaut ni comme un avantage secret pour réussir ses enquêtes.
Le réalisme des enquêtes policières de ce petit groupe est également plaisant. On est pas dans l'esbrouffe à l'américaine et le déroulement des événements tient plutôt bien la route.
Le dessin est un petit peu froid avec des décors épurés, un encrage pas toujours bien formé et une colorisation informatique qui ne m'a pas trop convaincu. En outre, les cadrages se focalisent beaucoup sur les personnages en plan à l'américaine comme si le récit était avant tout une suite de dialogues. Bref, je ne suis pas enthousiasmé par ce graphisme mais il reste appréciable et ne nuit pas au récit.

Mais c'est sur la fin de ce diptyque que j'ai été déçu. La conclusion joue trop la carte de la facilité et d'une vision stéréotypée et pas crédible de la folie. L'explication qui est donnée aux mystères soulevés par le scénario ne tient pas la route si on y réfléchit, ou alors ça parait trop artificiel. Difficile d'en dire plus sans dévoiler la clé de l'énigme mais le dénouement de ces multiples enquêtes ne m'a pas convaincu et a gâché le plaisir que j'ai eu à lire le reste de la série. Dommage...

Nom série  Capitaine Cormorant  posté le 13/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Capitaine Cormorant rappelle beaucoup Corto Maltese par l'aspect aventures marines, le héros débonnaire et souriant qui connait à peu près tout le monde, et le décor des îles d'Océanie et du Pacifique. Pourtant on y sent nettement une moins belle maîtrise narrative et moins de maturité dans le récit.

Le dessin est typique de Pratt, et on retrouve ses aventuriers, ses bateaux à voiles et les vues marines avec ses mouettes fétiches. Mais le trait est un peu plus raide et moins charmant que celui de Corto.

Capitaine Cormorant laisse la part belle à l'action. Le récit forme une histoire longue mais se scinde dans la pratique en plusieurs séquences d'aventure comme autant d'épisodes à suivre dans un magazine périodique. On saute donc d'une péripétie à la suivante et l'ambiance ne s'installe pas facilement. C'est tout de même plaisant car l'exotisme et le goût de la liberté sont bien présents. Et les personnages ont des personnalités intéressantes et variées.
Donc c'est pas mal, mais c'est du sous-Corto Maltese à mes yeux.

Nom série  Le Meilleur Ami de l'homme  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vincent Renard semble vivre une vie tranquille de médecin aisé, avec une femme aimante et une intelligente petite fille. Mais sa vie de couple n'est qu'une façade car il est instance de divorce d'avec sa femme qui abuse de son autorité envers lui et menace de demander la garde de leur fille s'il ne lui obéit pas rigoureusement. Et voilà qu'il retrouve par hasard un ancien ami un peu loser qui lui rappelle soudain son amour de jeunesse dont il aimerait bien retrouver la trace. Sauf que cet ami se révèle être une vraie plaie qui va bouleverser ce qui reste de stabilité dans sa vie.

A la trame un peu classique du couillon pot-de-colle qui va aligner les gaffes et les quiproquos. s'ajoute une histoire un peu plus complexe d'amour contrarié et de tentative de rattraper les erreurs du passé.
Le rythme narratif est bon, prenant et on ne voit pas passer les 140 pages de l'album. L'ensemble est dessiné par Nicoby dans un style efficace et agréable.

Le personnage de l'ami Kévin est un peu ambigu. Il peut agacer par l'aspect cliché de ses gaffes qu'on pourrait lui pardonner car il a bon fond. Mais son fond est-il si bon ? Car quand on apprend ce qu'il a fait il y a plus de vingt ans, on peine à comprendre comment le héros ne réagit pas plus violemment. De même, on s'irrite de voir l'attitude insupportable de la femme de Vincent, son collègue de travail lourdingue et comment il se laisse un peu tout le temps mener par le bout du nez. Et on peut se lasser de voir ainsi le scénario prendre la tournure trop banale d'un récit où les bévues d'un autre vont empirer la situation d'un héros qui résiste trop mollement à ce qui lui tombe dessus. Heureusement qu'il se lâche parfois et vocifère un peu, mais c'est pour mieux ensuite de nouveau se faire embarquer dans le petit jeu de Kévin la Winne. C'est assez frustrant...
De ce fait, je ne suis pas vraiment tombé sous le charme de cette intrigue qui pourtant tient assez bien la route et se révèle intéressante, parfois inattendue et dans l'ensemble divertissante.

Nom série  Roji!  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Manga destiné à de jeunes lecteurs, cette série nous emmène dans une douce ambiance de fantastique urbain à tendance merveilleux. On y suit deux soeurs et leurs amis dans leurs aventures semi-poétiques dans les ruelles de leur ville où ne semblent vivre que des enfants, des animaux et quelques créatures surnaturelles.
Le récit est structuré en courts chapitres qui sont la plupart du temps des histoires indépendantes même si certaines se suivent. On s'aperçoit cependant à partir du tome 2 que le récit évolue peu à peu et qu'il se crée une trame narrative de fond tandis que les héroïnes découvrent les mystères de leur ville.

Le ton du récit est assez enfantin. Il ne s'embarrasse pas vraiment de logique et de réalisme.
Le dessin est un peu trop simple et trop épuré à mon goût, avec des couleurs pastels un peu mièvres.
Chaque chapitre ou presque se conclut sur une note théoriquement humoristique mais je n'ai quasiment jamais trouvé ça drôle en ce qui me concerne.
Par contre, j'étais curieux de voir quelle nouvelle idée amenait chaque nouvel épisode, car l'auteur fait preuve d'une imagination assez sympathique et de sujets variés et plutôt gais dans l'ensemble.
Et comme l'ambiance du récit et les caractères des personnages sont agréables, ce fut une lecture que j'ai trouvée assez plaisante. Mais je n'en conseille pas forcément l'achat...

Nom série  La Femme aux cartes postales  posté le 11/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée est un sympathique roman graphique mettant en scène une jeune québécoise bien décidée à devenir chanteuse de jazz à la fin des années 50. Et en parallèle, nous suivons un homme dans les années 2000 qui s'interrogent sur ses origines après avoir appris qu'il avait un frère jumeau sans le savoir. Bien évidemment, les deux récits vont finir par se recouper.

J'ai bien aimé la façon dont les auteurs font revivre le Montréal de 1957, sa scène musicale et ses boites de jazz à l'époque. C'est un univers que j'ai découvert et qui est intéressant. Et le panorama historique s'élargit quand les protagonistes quittent le Québec pour visiter les Etats-Unis puis Cuba à l'époque de la révolution castriste.
Le scénario tient bien la route, entre récit intime et fresque historique, secret de famille et leçon de vie. La toute fin est un peu dure et légèrement artificielle dans sa conclusion tragique mais elle n'est pas mauvaise.
Le dessin est lui aussi très agréable, un trait semi-réaliste, doux et rond, en teintes de gris.

C'est donc une bonne lecture, qui ne marque pas peut-être fortement les esprits mais qui fait passer un bon moment.

Nom série  Les Mange-bitume  posté le 03/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cela faisait longtemps que je cherchais à dénicher cet immanquable de BDthèque qui manquait à ma culture. J'étais très curieux de lire cet album de science-fiction tout en étant un peu dubitatif car à lire les extraits je craignais qu'il ait mal vieilli.

Et effectivement, j'ai eu un peu de mal à passer outre son côté désuet. Il y a le dessin qui est très daté, un peu raide et figé, profondément ancré dans le style des années 70. Et il y a la forme de ce récit d'anticipation qui ne correspond plus vraiment à ce qu'est devenu le monde actuel. Les voitures n'ont plus la même présence dans la société moderne, elles ne sont désormais que des outils bien moins omniprésents que les ordinateurs et autres smartphones. La BD date de juste avant la crise pétrolière et la problématique de la pollution mondiale. Et il est devenu difficile d'imaginer après celles-ci une société humaine de voitures roulant en permanence. Et nombre de détails de ce récit font surannés et dépassés, comme la méthode pour faire ses courses et le mode de vie de ces mange-bitumes. Sans parler de certaines problématiques de science-fiction abordées dans cet album et largement déjà vues dans d'autres récits de SF. Et puis le récit est assez bavard et manque un peu de rythme.

Mais malgré cela, force m'est d'avouer qu'il y a de bonnes idées dans ce récit et qu'elles sont traitées avec intelligence. Cela aborde l'évolution de la société humaine, sa déshumanisation, la société moderne comme un carcan dont il est difficile de s'échapper, la vie des hommes laissée à la merci de l'administration informatique et des machines, etc. C'est un récit d'anticipation bien pensé, pas toujours parfaitement crédible mais qui aborde des sujets intéressants et fait réfléchir le lecteur. Le fait d'avoir un album scindé en chapitres qui abordent des thèmes légèrement différents et variés permet de ne pas ennuyer le lecteur et de faire évoluer peu à peu le récit pour montrer les différentes facettes inquiétantes d'une société faussement parfaite.
Le monde futur qui y est imaginé ne correspond plus à un futur du monde actuel car celui-ci a évolué vers une autre direction, notamment du fait d'Internet, de l'informatique domestique et des télécommunications. Mais à peu de choses près il est quand même possible de faire la transposition et de réaliser que certaines critiques de la société et certains sujets abordés peuvent s'adapter à ce que nous sommes devenus et peut-être nous faire réagir.

C'est bien fait et intelligent donc, avec pas mal de bonnes idées. Mais il n'est pas garanti de pouvoir passer facilement outre le fait que l'album a beaucoup vieilli et ne correspond plus vraiment aux goûts du jour dans la forme, et au monde tel qu'il est devenu dans les idées.

Nom série  Eagle - L'Aigle à deux têtes  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eagle et Adler - L'Aigle à deux têtes sont deux séries jumelles, un concept original se déroulant dans le milieu de l'aviation de la première à la seconde guerre mondiale. C'est l'histoire de deux jeunes hommes, d'un côté un américain fils d'un riche industriel ancien pilote de guerre, et de l'autre un allemand fils d'un simple soldat mort dans les tranchées mais qu'il va imaginer être lui aussi un héros de l'aviation au point de croire fermement à son mensonge. L'un a l'esprit ouvert, découvre les prémices du nazisme lors d'un séjour de quelques ans à Berlin et s'oppose aux liens trop proches de son père avec le régime d'Hitler. L'autre est enfermé dans son mensonge, éprouve un sentiment puissant d'amour/haine pour les femmes juives et s'épanouit dans la Luftwaffe nazie. Jusqu'au jour où un événement fantastique leur fera échanger leur place...

Dans Eagle, nous suivons donc le jeune Américain, James, de 1918 à 1942. Studieux et l'âme belle, il poursuit des études brillantes et pourrait faire le bonheur de son père s'il n'était pas foncièrement en désaccord avec ce dernier sur le plan éthique. James parle Allemand depuis son séjour à Berlin et la romance qu'il y a vécu. Mais c'est pour s'éloigner de son père qu'il s'engage dans l'air Force et devient pilote de bombardier.
C'est ce que nous raconte ce premier tome. Un récit qui s'étale donc sur des années sur un rythme parfois un peu rapide. Les ans s’enchaînent en effet vite et le lecteur n'a pas vraiment le temps de s'attacher au personnage.
Pourtant la mise en scène des Etats-Unis et de l'Europe de l'époque est bien rendue. La relation douteuse de certains industriels américains avec le régime Nazi est notamment clairement mise en scène. C'est un récit intéressant. D'autant plus intéressant qu'on peut découvrir son pendant Allemand dans la série sœur, Adler.
Le dessin est lui aussi très plaisant. Les planches sont impeccables. Le trait est fin et très soigné. Les couleurs sont lumineuses et réussies même si on peut leur reprocher une légère froideur informatique.

Et puis vient l’événement fantastique à la base du concept de la série. Et là on se demande vraiment où les auteurs vont nous amener. Mais nous n'en saurons pas plus avant la suite.

Nom série  Adler - L'Aigle à deux têtes  posté le 01/09/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adler et Eagle - L'Aigle à deux têtes sont deux séries jumelles, un concept original se déroulant dans le milieu de l'aviation de la première à la seconde guerre mondiale. C'est l'histoire de deux jeunes hommes, d'un côté un américain fils d'un riche industriel ancien pilote de guerre, et de l'autre un allemand fils d'un simple soldat mort dans les tranchées mais qu'il va imaginer être lui aussi un héros de l'aviation au point de croire fermement à son mensonge. L'un a l'esprit ouvert, découvre les prémices du nazisme lors d'un séjour de quelques ans à Berlin et s'oppose aux liens trop proches de son père avec le régime d'Hitler. L'autre est enfermé dans son mensonge, éprouve un sentiment puissant d'amour/haine pour les femmes juives et s'épanouit dans la Luftwaffe nazie. Jusqu'au jour où un événement fantastique leur fera échanger leur place...

Dans Adler, nous suivons le jeune Allemand, Hans, de 1918 à 1942. Ce dernier n'a pas eu une enfance très facile, notamment du fait de la perte de son père durant la guerre. Le mensonge qu'il se crée autour de ce dernier va faire de lui un écorché vif aux réactions parfois brutales. Avec lui, on verra se mettre en place le nazisme et la haine d'une partie des allemands envers les juifs. Pourtant dans son cas, difficile de savoir si c'est une vraie haine ou plutôt une passion frustrée. Cela ne l'empêche cependant pas de faire souffrir beaucoup autour de lui et de devenir un fier pilote de chasse nazi durant la seconde guerre mondiale.

C'est ce que nous raconte ce premier tome. Un récit qui s'étale sur des années sur un rythme qui m'a semblé un peu plus rapide que celui de Eagle. Après une entame relativement douce, les ans s’enchaînent ensuite très vite, si vite que j'ai parfois eu un léger doute sur le fait de suivre le même personnage tant il avait changé. Difficile de vraiment s'attacher à lui, du coup.
Le récit sur cette époque historique m'a paru un peu plus convenu que celui plus instructif et varié de Eagle. Par contre, le caractère de Hans est plus original car on le sent torturé malgré le masque de façade de dur sans pitié qu'il affiche à ceux qui le regardent.
On sent en tout cas bien la différence radicale entre ce jeune homme et son pendant Américain de la série sœur, Eagle, et cela rend plus alléchant l'idée de les voir échanger leurs places.
Le dessin m'a un peu moins plu que celui d'Eagle que j'avais lu juste avant. Son aspect d'ensemble est tout à fait correct et ses couleurs de bon niveau, mais j'ai trouvé le trait plus imprécis et moins attrayant, même s'il s'affine sur la seconde moitié du premier tome.
J'ai bien aimé par contre la BD dans la BD avec les planches de cet ersatz de Flash Gordon au style bien rétro et bien réussi.

Et puis vient l’événement fantastique à la base du concept de la série. Et là on se demande vraiment où les auteurs vont nous amener. Mais nous n'en saurons pas plus avant la suite.

Nom série  Sa majesté le chat  posté le 30/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2,5/5

Combien de mangas existe-t-il où l'auteur raconte sa passion pour les chats et plus particulièrement son ou ses propres chats ? Et où comme ici il raconte son quotidien avec ces fameux chats. Oh, comme il est mignon, comme il est rigolo quand il fait le foufou, oh qu'il est audacieux de se comporter en maître chez nous et comme nous agissons comme des carpettes face à ses moindres exigences. Oh et puis il fait ses petites crottes là, trop mignon, et il crache ses boules de poils là, trop chou...
Autant dire qu'à moins d'être soi-même passionné de chat et mourir d'envie d'apprendre que la vie d'un chat d'appartement ressemble à s'y méprendre à celle d'un autre chat d'appartement, cet album n'apporte rien de neuf dans sa grande totalité.

Il y a tout de même quelque chose dans cet album que les autres récits de gagas de chats n'ont pas, c'est qu'ici l'histoire commence avec l'arrivée du premier chat de ce couple et qu'il s'arrête à la mort de maladie et de vieillesse de l'un des chats en question. La fin de vie est donc mise en scène et c'est fait assez suffisamment de justesse pour être intéressant et pour transmettre une petite dose d'émotion.
A noter également que le dessin est dans un style épuré et clair qui n'est pas désagréable du tout et dont la narration graphique fonctionne bien.

Bref, cela se lit correctement et si la première moitié est ennuyeuse pour qui n'éprouve pas de passion pour les chats domestiques, la seconde moitié n'est pas inintéressante.

Nom série  Les Arméniens  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hoviv, de son vrai nom René Hovivian, est un dessinateur de presse dont la famille est d'origine Arménienne. Qui d'autre que lui était donc mieux placé pour parler en bande dessinée de la diaspora Arménienne en France et de comment elle s'est intégrée tout en gardant de nombreux traits spécifiques à ses origines ?

Par le biais de gags en un dessin, en strips ou en une planche, il nous présente cette communauté à la fois aussi moderne que n'importe quel français et en même temps très attaché à de vieilles valeurs qui leur donne une touche parfois un peu rétrograde. Il les met en scène avec une causticité pleine d'affection. Tel qu'on les y découvre, il est facile de faire le rapprochement entre cette diaspora Arménienne et la diaspora Juive. Mais probablement est-ce parce que toutes les diasporas se ressemblent. Une tradition forte qui empiète parfois sur une vie qu'on pourrait vouloir simple et comme tout le monde. Un désir fort de faire survivre une culture, quitte à mettre la pression aux enfants pour qu'ils n'épousent que d'autres arméniens. Une fierté qui pousse à chercher le nom d'autres arméniens dans tous les génériques de film, dans les noms célèbres à la télé ou dans la show-business, etc... Et à cela s'ajoute le lourd passif avec la Turquie et, quand ce ne sont pas des manifestations pour exiger les excuses du gouvernement Turc, ce sont sans arrêt des piques envers les Turcs eux-mêmes.

Je ne connaissais pas grand chose des arméniens-français, à part évidemment de grands noms comme Charles Aznavour. Je n'imaginais pas vraiment leur communauté comme elle est décrite ici. Mais j'ai trouvé ces gags assez amusants, même s'ils paraissent un peu datés dans leur ton. J'ai cru lire un album datant des années 70-80 alors qu'il est paru en 2001. Ce n'est pas toujours hilarant mais l'humour n'est pas mauvais et le ton de l'auteur qui se moque gentiment de sa propre communauté en montrant ses petits travers est plutôt plaisant.

Nom série  12 ans  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce shojo est assez particulier puisqu'il s'adresse à un public bien précis : les jeunes filles aux alentours de 12 ans et qui découvrent les prémices de la puberté et les premiers amours.
On y suit en effet de jeunes collégiennes qui font l'expérience des premières règles, des premiers soutiens-gorges et des premières histoires d'amour et sorties avec des garçons. Et quand je parle de sorties, rappelez-vous qu'elles ont non seulement 12 ans mais surtout elles sont japonaises. Alors après la grande difficulté de la déclaration amoureuse, vient l'audace incroyable de peut-être réussir à se tenir la main et peut-être plus tard, ô grand dieu, un bisou sur la bouche ! D'autant plus qu'à cet âge là, les autres garçons de la classe ont plutôt tendance à se moquer : "ouh les amoureux !" ou à les espionner.

Bref, c'est gentil, c'est un shojo qu'on peut mettre facilement entre les mains de jeunes lectrices. Et finalement, la lecture n'est pas déplaisante. Les personnages sont plutôt sympathiques, filles comme garçons qui ont chacun leur petite personnalité. Car les protagonistes ne sont pas que des filles puisque s'y ajoutent forcément les compagnons de classe, leurs amoureux mais aussi quelques prétendants supplémentaires.
Même s'il y a une certaine dose de mise en scène histoire d'avoir quelque chose d'autre à raconter qu'un quotidien banal, le récit est réaliste et suffisamment prenant. Les lectrices peuvent probablement s'identifier assez facilement, découvrir par cette lecture des choses qui concerne leurs idées romantiques et leur corps, sans jamais que ça rentre dans le détail, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas un manuel sur la puberté, on est vraiment plus dans le roman graphique et les romances mignonnes. Et des garçons pourraient même aussi être intéressés de voir ainsi mises en scène des filles de leur âge et de comprendre un peu leur façon de pensée et leurs intérêts.

Nom série  Landru  posté le 26/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bande dessinée, désormais un peu vieille tant par l'âge que par l'aspect, est une biographie bien documentée de la vie et des méfaits de Landru. Sa narration s'attache à relater les faits tout en rappelant régulièrement à quelle époque ils se déroulaient et quels événements historiques marquait ces temps. Car cela se passe juste après la première guerre mondiale et le monde est alors en plein bouleversement pour se redresser du conflit.

Avant d'en arriver au récit du procès lui-même de Landru, on y suit les manigances de ce dernier. Mais comme la bande dessinée s'attache seulement aux faits, il ne sera montré aucun meurtre de femme. Car malgré une somme énorme d'éléments accablants, ni lors du procès ni plus tard il ne put être apporté de preuve irréfutable que l'accusé ait véritablement tué ces nombreuses qui ont mystérieusement disparu après s'être rendu dans sa maison de campagne. Et Landru n'a jamais avoué. Mais on y découvre en tout cas un être particulièrement retors et cynique, un escroc manifeste et avéré, mais il plane jusqu'à la fin un certain doute sur le fait qu'il soit véritablement un tueur en série même s'il est difficile de croire qu'il put en être autrement quand on constate le faisceau de présomptions.

Si le contenu de cet album est intéressant, si le récit est bien documenté et si le dessin est soigné quoiqu'un peu désuet dans le style, la narration est parfois mauvaise. J'ai eu du mal à suivre la chronologie des planches et des faits, comme si d'une planche à la suivante on revenait soudainement en arrière sans prévenir. Tout se mélange parfois. Le choix narratif est un peu étrange et gâche une partie de la lecture. Dommage.

Nom série  Pline  posté le 21/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pline l'Ancien, forcément on connait le nom. Mais moi personnellement, je pensais qu'il était associé à un philosophe antique, alors qu'en fait il s'agissait d'un naturaliste, voyageur et grand collecteur de mythes et informations du monde antique sur la nature, la médecine, les plantes et la Terre. Cette série raconte une partie de sa vie, alors qu'il est déjà assez âgé et célèbre et que l'Empereur Néron tient absolument à l'avoir à ses côtés.

C'est une plongée instructive dans le monde Romain du Ier siècle. Le premier tome de la série a un cadre plutôt naturel puisqu'on y suit Pline, son garde du corps Félix et son nouveau jeune scribe Euclès lors de leur voyage de retour depuis la Sicile jusqu'à Rome. Le second par contre est bien plus urbain puisqu'il se déroule à Rome, entre le palais Impérial et les quartiers populaires. Et dans le tome 3, Pline veut justement quitter cette fameuse Rome qui ne convient pas à sa santé.

Le dessin est réalisé à quatre mains par les deux auteurs. Alors qu'ils se partageaient au départ les décors pour l'un et les personnages pour l'autre, ils expliquent en fin d'albums qu'ils en sont venus à imbriquer bien davantage leur travail au fur et à mesure. Le résultat est soigné et plutôt beau, même si à titre personnel, j'apprécie toujours moyennement quelques mimiques faciales trop typiques des mangas, même réalistes comme ici, dans des récits de l'Antiquité occidentale.

Si le premier tome est intéressant, il ne m'a pas trop captivé car on se contente d'y suivre un Pline dans un petit périple à étapes au cours duquel on sent que les deux auteurs du manga lui portent une admiration un peu trop sans failles. Ils mettent cependant bien en scène le fait que ses pensées et écrits de l'époque pouvaient ne pas être exempts de vraies erreurs et fausses idées. Ça fait bizarre de voir le célèbre personnage affirmer comme des faits avérés des témoignages pourtant emplis de superstition et d'imaginaire antique.
A partir du tome 2, j'ai été davantage intéressé car la découverte depuis l'intérieur de la vie dans Rome est très instructive et surtout le personnage de Néron y prend une part bien plus grande. Et tous ceux qui ont lu Murena entre autres savent à quel point la vie de ce dernier est incroyable. Les interactions de l'histoire complexe de Néron et Poppée avec celles plus rigoureuses et intellectuelles de Pline et ses deux compagnons forment un cocktail plutôt prenant.

Nom série  Monet  posté le 18/08/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album nous permet de découvrir une portion de la vie de Claude Monet par un prisme un peu étonnant. On y suit en effet à la fois le peintre mais aussi en parallèle l'histoire d'amour compliquée entre une jeune fille le côtoyant à Giverny et le fils d'un galeriste américain. Et cela s'étale de 1886 jusqu'à la sortie de la Première Guerre Mondiale. On y découvre un Monet déjà célèbre et son désir soudain de modeler son jardin à la manière du décor que lui a inspiré une estampe japonaise, et d'y peindre les fameux Nymphéas et le pont qui les enjambe.

Si l'histoire qui nous est racontée là est pleine de vie et d'humanité, elle est aussi un peu confuse et les sauts chronologiques y sont nombreux et parfois abrupts. Le dessin est à l'image de cette narration, lui aussi un peu fouillis et plein de rondeurs et de libertés. Ce trait et ces couleurs parfois surprenantes m'ont rappelé le style de Tiburce Oger (Gorn).

On y apprend différentes choses sur le caractère du maître de l’Impressionnisme, ses ambitions artistiques et les autres célébrités qu'il a fréquentées. L'atmosphère de l'époque, entre fin 19e puis début 20e siècle est assez bien rendue. Et en parallèle l'histoire d'amour des deux jeunes protagonistes n'est pas désagréable. Mais si la lecture n'est pas déplaisante, je l'ai trouvée un peu trop chaotique pour tomber vraiment sous son charme.

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