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Nom série  Journées rouges et boulettes bleues  posté le 22/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album ressemble à certains autres que j'ai déjà lus qui racontent sur le ton du roman graphique les événements se déroulant pour un quarantenaire lors de vacances d'été durant lesquels il est à un tournant de sa vie, mal dans son couple et mal dans sa peau. Entre un fils aîné en pleine crise d'adolescence, un fils cadet pleurnichard, une femme distante et qui tarde à venir les rejoindre, le retour mi-nostalgique mi-mélancolique dans la région où il passait ses vacances quand il était jeune et pour ne rien arranger le chien qui disparaît, ce n'est pas la fête pour le héros.
C'est un récit réaliste et doté d'un dessin agréable, dont le ton et le graphisme rappellent un peu les séries de Davodeau. Ce n'est pas désagréable à lire même si je n'ai pas apprécié la tension qu'on sent du début à la fin du récit. Il y a un peu trop d'agressivité ou de fatalisme dans toutes les relations et cela plombe l'ambiance. J'aurais aimé plus de touches d'optimisme même si l'histoire avec la vétérinaire en laisse espérer un tout petit peu.
Malgré ce reproche et aussi le côté assez caricatural des chasseurs du récit, je trouve le scénario juste et touchant plutôt bien du doigt le mal-être d'un homme qui ne sait plus trop comment se sortir de l'impasse qu'est devenue sa vie.

Nom série  Orange (Akata)  posté le 11/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si cette série s'appuie sur un concept initial de science-fiction/fantastique, une lettre envoyée du futur pour essayer d'éviter certaines erreurs de jeunesse à l'héroïne, il ne faut pas chercher davantage dans cette voie car c'est nettement plus vers la romance et le roman graphique qu'elle s'oriente. L'intrigue tourne en effet autour d'une petite bande d'amis lycéens qui va tout faire en sorte pour rendre heureux un de leurs amis dont le futur prédit la mort alors qu'il avait tout pour y vivre à la place une belle romance avec l'héroïne.

C'est un récit un peu fleur bleue mais juste assez mature pour être réaliste et appréciable. Alors que les héros ont initialement des allures de personnages stéréotypés de shojo, ils se révèlent assez vite attachants et j'ai pris plaisir à les suivre. Ils forment une bonne bande dont les membres se complètent bien.
Le dessin est de bonne qualité et la narration est claire et fluide.
Au fil des tomes, j'ai ressenti de très bons moments, pleins de romantisme, d'amitié ou encore de joie de vivre. A d'autres, j'ai été un peu plus perplexe. L'extrême timidité, très japonaise, de l'héroïne est un peu frustrante et agaçante par moment. D'autant plus que cela vient vraiment d'elle seulement : ses camarades sont nettement plus ouverts, modernes et confiants en eux.
Par rapport au concept de l'intrigue, je suis aussi un peu surpris de voir l'héroïne du futur vouloir changer son passé car, certes cela permettrait éventuellement de corriger certains regrets et remords, mais cela signifierait aussi ne plus avoir le bébé qu'elle a et ça je ne peux pas le concevoir. De même pour l'aide que lui apporte son compagnon Suwa.
Mais je préfère ne pas trop me poser de questions et me focaliser sur l'intrigue qui se laisse lire avec plaisir et se révèle régulièrement touchante et agréable. Un sympathique manga.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1967  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur la forme, cette BD est bien dessinée et bien racontée. Elle nous présente de manière claire et intéressante l'opération militaire en Bolivie en 1967 qui a amené à la capture de Che Guevara puis les instants qui ont précédé son exécution sommaire sur les ordres de l'état-major soutenu par les USA. On suit ensuite les remords du soldat qui a exécuté la basse besogne et son traumatisme, croyant que le fantôme du Che se venge successivement de tous ceux qui ont participé à l'action.
Le dessin de Gaël Séjourné y est très appréciable. Réaliste et soigné, il est également mis en valeur par des couleurs lumineuses et agréables.

Mais si cette lecture fut fluide et plaisante, je trouve le contenu un peu trop léger. Il ne s'y passe pas grand chose, ou en tout cas pas grand chose de vraiment marquant pour le lecteur. La narration est peut-être trop aérée ou le scénario pas assez dense. Toujours est-il que ma lecture fut trop rapide à mon goût et que je n'en retiendrai pas vraiment beaucoup de chose.

Nom série  Charlemagne  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Charlemagne est un grand personnage historique et pourtant je ne connais que les grandes lignes de son règne. Du coup, cela m'intéressait de lire une BD détaillant son parcours, de la mort de son père, roi des Francs, jusqu'à son couronnement en tant qu'empereur. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à raconter.

Les auteurs de cette BD le font de manière très sobre, se bornant à raconter les faits historiques les plus importants date après date, année après année. Le dessin est bon et soigné même si j'aurais aimé un peu plus de vues d'ensemble et de cartes pour bien apprécier les lieux et événements. De la même manière, il me manque vraiment une narration et davantage d'explications pour comprendre les transitions entre chaque date et mieux situer les motivations de chacun.
Tel quel, cette biographie du règne de Charlemagne est trop superficielle. Elle aborde beaucoup de faits mais sans les approfondir, sautant de l'un à l'autre sans que le lecteur puisse s'en imprégner ou bien les comprendre. C'est trop rapide, pas assez prenant ou agréable à lire.

C'est dommage car le personnage et son parcours sont vraiment intéressants et le dessin est de très bonne qualité. J'aurais aimé un récit qui me plonge mieux dans l'atmosphère de l'époque et me rende plus proche des faits et des protagonistes, quitte à ne pas parler de certains passages ou alors à s'étendre sur davantage de tomes.

Nom série  La Pluie du Paradis  posté le 06/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parmi les Manhuas qui sont arrivés jusqu'à nous en France, la majorité ont été choisis pour leur graphisme plutôt que pour leur scénario. Celui-ci n'échappe pas à la règle mais il faut avouer que le dessin y est vraiment beau.

L'album contient 3 histoires. La première fait juste 3 pages. La seconde en fait une vingtaine. Et la dernière un peu plus de 80 pages. Dans les trois, Lu Yu utilise une technique légèrement différente, avec un encrage plus ou moins marqué et une présence plus ou moins imposante de la peinture informatique. Les trois styles sont très jolis et souvent même impressionnant sur le plan du travail et de l'esthétique. On est parfois plus dans l'oeuvre d'art graphique que dans un récit en bande dessinée.
Ceci dit, la narration graphique n'est pas au même niveau de maîtrise. Beaucoup de cases sont très belles mais un peu sombres ou pas évidentes à déchiffrer.

Ces trois histoires partagent un même décor, la ville de Suzhou même si la première est située dans le futur, et des thématiques similaires tournant autour de l'amour, de la passion pour la peinture, le métier de peintre et les études à l'école des Beaux-Arts.
La première histoire se lit trop vite, on n'a pas le temps de s'y attacher.
La seconde est belle à regarder mais pas très passionnante.
La dernière, la plus longue, est la meilleure. Elle prend le temps de se mettre en place, on peut s'attacher aux personnages et elle se révèle pleine d'émotion sur la fin même s'il y a de quoi être frustré par ce qu'il se passe.
Par contre, je n'ai toujours pas réussi à déterminer si c'est la façon chinoise de penser et de raconter les histoires qui diffère de l'occidentale, ou si c'est un simple manque de maîtrise narrative d'auteurs encore débutants, mais, dans ce manhua comme dans beaucoup d'autres que j'ai lus, la narration est souvent très embrouillée, un peu pénible à suivre. Cela se ressent dans la deuxième histoire et au début de la troisième, mais heureusement par la suite le récit devient bien plus compréhensible et plaisant.

Au final, c'est un album que je conseillerais pour les amateurs de beau graphisme à base de peinture assistée par ordinateur et dont la troisième et plus grande histoire est plutôt jolie et touchante. Mais les deux premières histoires ne sont pas aussi bonnes et la narration pourrait rebuter certains lecteurs.

Nom série  Kersten, médecin d'Himmler  posté le 05/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Titre et couvertures ne me donnaient pas trop envie. Un récit historique mêlant médecine et nazisme, ce n'est pas trop ma tasse de thé à priori. Et pourtant c'est pas mal du tout car c'est très intéressant sur le plan historique.

Je ne savais rien du tout de ce fameux Félix Kersten et je ne savais absolument rien de ses hauts-faits. Je n'avais jamais entendu parler notamment de ce plan de déportation de toute la population hollandaise qui parait assez énorme, et encore moins du fait que c'est grâce au docteur qu'il a pu être évité. Ce n'est là qu'un de ses discrets exploits. Et c'est seulement maintenant que je constate que tout ce qui est raconté dans cette BD est parfaitement authentique alors que ça parait parfois tellement édifiant que j'en venais à douter.

Bref, c'est une bonne BD historique, racontée sur un ton agréable et sans lourdeur et doté d'un dessin réaliste tout à fait plaisant. Instructif et bien mené.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1815  posté le 04/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album suit le parcours d'un combattant fictif de l'armée Napoléonienne, Gaillard, qui a commencé simple soldat et a suivi toute l'épopée militaire de Bonaparte de la campagne d'Italie jusqu'à Waterloo, avec en permanence l'envie de faire preuve d'héroïsme, de faire briller sa réputation et monter en grade et en honneurs. En cela, il se trouvera un rival en la personne du soldat Mariole, autre soldat renommé pour sa bravoure et ses exploits, sauf que lui a véritablement existé.
Bataille après bataille, campagne après campagne, on voit leur relation évoluer en même temps que leurs coups d'éclat se succéder. Et jusqu'au bout, c'est le nom de l'un que l'on retiendra et pas celui de l'autre...

La trame de l'histoire n'est pas mauvaise et c'est sympathique de revoir toutes ces batailles de l'Empereur. Mais on saute assez rapidement d'une date à la suivante et ça n'aide pas à s'attacher vraiment bien aux personnages. Et d'ailleurs, si on ne connait pas bien l'histoire du règne de Napoléon, le contexte de certains passages historiques et de certaines batailles n'est jamais expliqué. On n'a droit qu'à leurs noms et dates puis charge au lecteur de se renseigner en parallèle s'il le désire : ce n'est pas forcément évident à comprendre pour qui ne connait pas tout ça sur le bout des doigts.
De son côté, le dessin est inégal. Les visages et personnages sont plutôt bons. Les décors par contre sont assez décevants à mes yeux, surtout quand cela me saute aux yeux dès la toute première planche de l'album.
Ce n'est pas une lecture que j'ai trouvée marquante ni très originale.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1431  posté le 01/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En 1430, Jeanne d'Arc est capturée devant les portes fermées de Compiègne, alors qu'elle était poursuivie par les Bourguignons et tentait d'y chercher refuge. Cinq ans plus tard, la reine charge deux de ses anciens compagnons d'arme d'enquêter pour trouver si elle a été trahie et si oui par qui.
C'est donc une longue enquête faite d'interrogatoires des suspects successifs à laquelle nous sommes conviés. Une enquête ponctuée également par les messages énigmatiques d'un inconnu masqué qui tente d’aiguillonner les recherches de nos deux protagonistes.

Le graphisme de Horne est réaliste et sombre. Il donne au Moyen-Âge de l'époque une atmosphère toute en clair obscur. Les teintes sont très dé-saturées, presque en noir et blanc. C'est un choix un peu triste et peu amène. De son côté, la technique est plutôt bonne mais ça n'empêche pas les visages d'être assez changeants, pas toujours réussis.

Quant à l'histoire, elle est claire et linéaire mais peu passionnante. Elle est bien documentée donc intéressante et on se demande où l'enquête va nous mener. Le réalisme historique est en outre bien rendu. Mais il n'y a pas vraiment de surprise. Même la révélation finale tombe un peu à plat et de toute façon n'a guère de conséquence.
Bref, c'est un album de bonne facture mais pas une lecture très enthousiasmante à mon goût.

Nom série  Je suis Cathare  posté le 31/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, nous sommes à la croisée des chemins de l'aventure historique, du médiéval légèrement fantastique et du mysticisme religieux. Car en suivant le jeune Guilhem, c'est le parcours d'un "parfait" cathare qui s'ignore que nous suivons, un jeune homme amnésique, doué de pouvoirs de guérison et fidèle à une façon de pensée bonne et chrétienne mais éloignée de la doctrine catholique. Nous sommes placés dans le Languedoc du début du XIVe siècle, donc après la croisade des Albigeois et la chute de Montségur, à une époque où les derniers cathares sont poursuivis par l'Inquisition.

Avec Guilhem, nous allons suivre des aventures qui se suivent mais qui peuvent aussi presque se lire comme des histoires en un tome. Fuites, emprisonnements et autres tentatives de retrouver son amour perdu, ce sont des récits toujours liés à sa foi hérétique et au joug que subit la population locale tiraillée entre les fidèles à la "bonne foi" et les délateurs et exécuteurs au service de l'église.
Entre des passages purement aventureux ou tournés vers l'action, les auteurs nous distillent les préceptes de la doctrine cathare, tournée vers la bonté et l'idée d'un au-delà accueillant auquel tous les hommes ont droit.

La façon de présenter les choses tourne d'ailleurs parfois au mysticisme, avec la réalité de pouvoirs surnaturels du héros et les gestes de foi de plusieurs protagonistes.
En outre, l'équilibre dans la définition du personnage de Guilhem est assez étrange. La majorité du temps, il se comporte comme un saint, doux et prêt à transmettre son savoir lumineux, mais régulièrement aussi il se comporte en aventurier, épée à la main, prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Et de manière générale, je n'ai pas trouvé les personnages franchement attachants.
J'ai également trouvé le rythme narratif un peu étonnant. Il se passe pas mal de choses dans chaque tome, ce qui est bien, mais la manière de les raconter ne m'a pas permis de m'immerger dans l'aventure et l'ambiance d'époque. Beaucoup d'enchaînements sont abrupts, avec des événements importants qui apparaissent soudain, presque comme des cheveux sur la soupe, et l'écoulement du temps n'est pas toujours très clair.

En définitive, c'est une série sympathique par son dessin de belle qualité et la manière dont elle permet de découvrir la religion cathare et le contexte de l'époque tout en mêlant le tout à des récits d'aventure, mais je n'y ai pas totalement accroché.

Nom série  Macaroni !  posté le 29/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le témoignage d'immigrés venus travailler en France au milieu du XXe siècle, et même plus particulièrement d'immigrés italiens, le monde de la BD en connait quelques-uns tels que Les Années Spoutnik ou encore Disgrazia !. Avec Macaroni !, Vincent Zabus et Thomas Campi s'y attellent également mais ajoutent une thématique nouvelle qui est celle de la transmission entre les générations et des difficultés de communiquer. C'est en effet le récit d'un jeune garçon, Roméo, qui va affronter les préjugés qu'il a envers son grand père bougon et renfermé pour découvrir sa part d'humanité et son passé douloureux, mais également le récit d'un père qui n'a jamais su vraiment dialoguer ni avec son propre père ni maintenant avec son fils. Quel est l'élément déclencheur qui va leur permettre d'évoluer ? Peut-être la rencontre de Roméo avec la très jolie Lucie au caractère mature et affirmé.

C'est un beau récit, juste et touchant. Il aborde les sujets du passé, de l'immigration, des regrets et du souvenir avec finesse. Contrairement à d'autres récits sur le même sujet, les flash-back ne sont ici que des visions fugitives, fantômes du passé, et on s'attache davantage au présent et à la relation actuelle entre les personnages et le monde qui les entoure.
Le dessin est également très appréciable, plein de personnalité et tout en couleurs chaudes. Il donne vie et chaleur aux décors de la région minière de Charleroi.

Cette BD pêche pourtant par le côté assez convenu et prévisible de son scénario. Dès le départ, on se doute que les préjugés seront battus en brèche et que le jeune héros va beaucoup s'attacher au vieux grand-père râleur et qu'on comprendra pourquoi il est devenu ainsi. C'est un déroulement louable et heureux mais une histoire comme on en a déjà vu beaucoup.
En outre, dans ce type de récit, on s'attend généralement à une fin pleine d'émotion. Et effectivement, on sent la douce montée des sentiments ainsi que la curiosité de savoir d'où vient la douleur du grand-père. Mais quand l'explication vient, elle apparaît soudain relativement plate, sans impact. Et là où l'on s'attend à une bouffée émotive finale, on est un peu trop dans la retenue et la frustration, presque comme une fin en queue de poisson. Seule la satisfaction de voir la communication établie amène sa part d'optimisme et de plaisir.

C'est une bonne BD, une lecture juste et intelligente. J'estime pourtant qu'elle aurait pu apporter encore davantage, profitant de ses personnages, de son beau graphisme et de sa narration assez fine. Je reste légèrement sur ma faim même si je me demande si une relecture dans quelques temps ne pourrait pas me permettre de mieux l'apprécier.

Nom série  Magic 7  posté le 27/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'introduction : un puissant mage est mort en léguant ses pouvoirs à ses disciples. Chacun d'entre eux récupérera l'une de ses 7 compétences : enchantement, alchimie, spiritisme, télépathie, divination, shamanisme et démonisme. Et de nos jours, ces pouvoirs se retrouvent entre les mains de 7 collégiens qui vont se rencontrer, découvrir les capacités de chacun d'entre eux et les unir contre l'adversité.
Le héros principal est Léo, celui doué de spiritisme, c'est-à-dire qu'il est capable de parler aux esprits. Dans le cas présent, cela veut dire qu'il partage sa vie en secret avec les fantômes d'innombrables personnages célèbres, allant d'Errol Flynn à Shakespeare en passant par Diogène et Houdini, avec qui il discute comme une grande famille et qui peuvent lui prêter leurs pouvoirs quand il le désire. L'idée est sympathique et permet l'introduction de quelques bons personnages et dialogues.

Dans cette BD, l'oeil du lecteur adulte et méticuleux verra un certain nombre de défauts ou de faiblesses. L'intrigue générale pour commencer est assez convenue dans le domaine des jeunes qui se découvrent dotés de pouvoirs ou de capacités super-héroïques. Déménagement dans un nouveau lycée bien américain, mère célibataire qui travaille trop, brimades des brutes du coin, rencontre avec Monsieur Miyagi... heu non... rencontre avec un garçon pauvre et une fille pimbêche eux aussi dotés de pouvoirs, discussions avec Dumbledore... ou le professeur Charles Xavier ?... heu non là aussi je confonds... Non, les enfants restent entre eux, enquêtent sur des vols étranges, utilisent leurs pouvoirs à bon escient et finissent par rencontrer encore d'autres jeunes avec des pouvoirs similaires jusqu'à former ce fameux groupe de 7 auquel on s'attend. Peu de surprise pour le moment, il faut l'avouer.
Quant au dessin, hormis la sympathique première planche dessinée par Denis Bodart, son style est essentiellement celui de Rosa La Barbera, jeune graphiste italienne très influencée par l'animation Disney et le dessin sur ordinateur/tablette. Mais elle ne maîtrise pas encore son art. Cela se ressent dans des visages avec de gros yeux et des expressions faciales assez limitées, pas toujours en accord avec la situation, quelques décors trop rectilignes, des copiés-collés et beaucoup de dégradés de couleurs pour remplir les espaces vides. Entre cela et une narration graphique pas toujours impeccable, le graphisme n'est pas vraiment le point fort de cette série même s'il ne rend pas mal en vue d'ensemble.

Pourtant c'est une série qui marche pour les jeunes adolescents. "Elle est trop bien", m'a dit ma fille de 13 ans quand elle a eu fini le premier tome après me l'avoir piqué sans j'ai eu le temps d'y jeter un oeil. Le concept du groupe de jeunes dotés de pouvoirs tous différents est classique mais marche toujours. Ils sont en outre assez originaux, surtout le héros avec ses différents fantômes mais aussi le shaman qui comprend n'importe quels animaux tandis que eux ont parfois du mal à le comprendre, la façon dont le démonisme est traité pour la fille un peu rebelle, la manière dont l'alchimiste utilise ses pouvoirs, etc... Tout cela est parfois un peu facile mais c'est une BD de divertissement, rien de sérieux. L'humour ne manque d'ailleurs pas même s'il n'est pas toujours très fin. Et, à la manière des séries Marvel, les auteurs ont aussi choisi d'ajouter d'autres sous-intrigues en rapport avec la vie privée des jeunes et leurs différents soucis qu'ils doivent aussi affronter en parallèle d'adversaires plus extraordinaires.

En définitive, ce n'est pas une série à conseiller forcément aux lecteurs adultes mais par contre elle est bien adaptée et accrocheuse pour les lecteurs de 10 à 15 ans, je dirais.

Nom série  L'Homme de l'Année - -44  posté le 24/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'assassinat de César et ses conséquences immédiates à Rome, voilà un sujet intéressant même si j'en avais déjà une connaissance approximative. Nous suivons ici le garde du corps de César, malheureusement absent au moment des faits, qui s'associe avec Marc Antoine pour enquêter sur la mort de César et punir les coupables. Ces coupables, on les connait d'emblée. Mais deux questions se posent. Comment les punir au mieux ? Et comment se fait-il que César, qui semblait pourtant informé de ce qui l'attendait, soit allé ainsi au devant de la mort ?

Le sujet est intéressant et son récit en BD est instructif sur le plan historique.
Mais l'époque est complexe et la narration s'en ressent. Elle ne parvient pas à se faire totalement fluide et claire malgré sa préférence à s'orienter vers l'action. On s'y perd un peu dans les personnages politiques et leurs motivations. Parallèlement, même si le héros, honorable vétéran de la légion, est bien choisi, il n'est pas rendu très charismatique et on ne s'y attache que vaguement.

Quant au dessin, si sa vision d'ensemble rend bien, il n'est pas exempt de défauts. Déjà la ressemblance entre Marc Antoine et son allié chef des cavaliers m'a donné du mal à ne pas les confondre à certains moments. Ensuite, les anatomies sont parfois très hésitantes, avec quelques laideurs et ratés. Bref, cela manque de maîtrise et de constance, mais heureusement ce n'est pas très gênant.

J'en ressors tout de même avec une impression mitigée et j'ai le sentiment qu'il y a déjà eu bien mieux en matière de récits historiques ayant Rome pour décor.

Nom série  Trouble is my business  posté le 23/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série type polar noir mettant en vedette un détective privé pas exempt de défauts.
Même si ce dernier, par sa dégaine décontractée, son côté parfois un peu ridicule et son habitude de s'en prendre régulièrement plein la figure, peut éventuellement rappeler un personnage léger tel que City Hunter, le ton est ici résolument sérieux. Il est très inspiré des vieux films noirs des USA mais aussi de polars américains plus récents (pour l'époque puisque le manga date des années 80) et les enquêtes ne finissent pas toujours bien, comme pour bien montrer la dureté et la noirceur du monde. Car c'est souvent dans les milieux louches de yakuzas, de drogue, de personnes endettées et de flics ripoux que l'action se déroule. Et à coté de cela, les auteurs suivent le fil narratif de la relation du héros avec sa fille et son ex-femme et ses vaines tentatives de rattraper la vie familiale qu'il a raté.

Le ton est donc sérieux et réaliste mais pour autant je n'ai pas été passionné par cette lecture. Les enquêtes tiennent la route mais leur déroulé est parfois cousu de fil blanc, empli de clichés du genre. La narration n'est pas toujours très claire non plus, avec quelques transitions abruptes et pas évidentes à saisir en première lecture. Quant à ce désir de se la jouer "film noir", je le trouve un peu trop appuyé, un peu trop désuet et déjà-vu de nos jours. On sent une oeuvre de jeunesse où les auteurs transcrivent sur le papier un cocktail d'influences mais rien qui ne porte en soi sa propre personnalité et originalité.

Nom série  Exo  posté le 22/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Exo est un récit de science-fiction traitant de la découverte, depuis la Terre, d'une exoplanète lointaine mais probablement propice à la vie et d'une intervention extraterrestre secrète décidée à empêcher les humains de s'en approcher. Qui sont-ils ? Pourquoi vouloir cela ? Comment comptent-ils procéder ? Et que se passe-t-il sur la Lune pendant ce temps là ? Cette série accumule les mystères pour mieux accrocher son lecteur.

Le dessin de Philippe Scoffoni est de très bonne qualité. Réaliste, il ne perd pas en dynamisme et se révèle clair et efficace. La colorisation est également très appréciable. Je n'aurais qu'un petit reproche au niveau des visages des protagonistes qui ne se différencient pas toujours de manière très nette les uns des autres.

Au niveau du scénario, on a l'impression de lire du Christophe Bec en un peu moins embrouillé et tape-à-l'oeil. En effet, l'intrigue fait indéniablement penser à celles de films de science-fiction américain avec son lot de militaires, de technologie avancée et les mécanismes qui leur permettent de maîtriser le suspense et le sens du rythme et de l'action.
L'histoire ne présente pas beaucoup de surprise pour le moment, mais c'est un récit bien mené et intrigant qui tient le lecteur en haleine.
Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1848  posté le 21/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1848 - L'Homme qui publia le Manifeste du Parti Communiste. Avec un tel nom, je pensais que cette BD parlerait du parcours de Karl Marx mais il n'en est quasiment rien. Il s'agit en réalité de parler de Jean Lafitte, corsaire, pirate, contrebandier et beaucoup d'autres choses au début du 19e siècle.

L'histoire de cet album se base sur un journal réel mais réputé faux racontant les aventures du personnage plus de 20 ans après sa mort officielle. Du coup, l'intrigue mélange réalité et fiction. Fiction car on peut fortement douter du fait que ce soit grâce à ce fameux personnage que le Manifeste du Parti Communiste ait pu être publié à Londres et que Karl Marx ait pu fuir le Paris de la Révolution de 1848. Réalité car on découvre par le biais de plusieurs flash-back intéressants le vrai parcours incroyablement romanesque de cet homme tantôt corsaire, contrebandier, trafiquant d'esclave, fondateur d'une communauté pirate utopique, Barataria, ou encore défenseur de la Louisiane américaine contre les Anglais. Impressionnante carrière.

A côté de cela, le récit autour de la libération de Karl Marx dans cet album parait presque comme un prétexte à raconter les épisodes de la vie de Jean Lafitte. Et même si le contexte est original et intéressant, ce n'est pas une intrigue passionnante.
Une bonne lecture quand même car bien dessinée, bien menée et permettant de découvrir un personnage historique hors du commun.

Nom série  Le poids des nuages  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Contexte original, celui de l'Argentine d'après seconde guerre mondiale, avec l'arrivée au pouvoir du général Perón et de sa fameuse femme Eva, et celui de la construction aéronautique. Nous y suivons un ingénieur français exilé de France pour collaboration qui cherche à monter son entreprise de construction d'avion de chasse à Buenos Aires et se retrouve confronté à la complexe situation politique locale dans un milieu où se côtoient espions américains et anciens nazis.
L'histoire est fictive mais elle se base sur la réalité historique de l'époque dans ce pays. Il est en effet intéressant d'apprendre que l'Argentine a véritablement disposé d'un programme aéronautique indépendant des grandes puissances occidentales entre 1945 et 1960 et que celui-ci était mené par des ingénieurs d'abord français puis allemands.

Le dessin de Michel Chevereau est réaliste et efficace. La narration est fluide, sans fioriture.
Nous sommes dans le cadre d'un récit pragmatique, sérieux et bien mené.
Il lui manque peut-être un peu de légèreté et de sens de l'aventure et du suspense. Car même s'il aborde des sujets originaux et intéressants, il peut en effet apparaître assez morne. Et si les personnages sont bons, on ne s'y attache pas suffisamment pour éprouver d'émotion avec eux.
C'est une lecture qui intéressera les amateurs d'histoire de l'aviation, notamment en Amérique du Sud, et d'histoires de concurrence industrielle, mais pour le côté aventure et sensation, cela reste un peu plat malheureusement.

Nom série  Goya  posté le 16/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

De Goya, on retient surtout ses tableaux les plus sombres, les plus angoissants.
C'est sa période la plus noire que les auteurs ont fait le choix de mettre en image dans cet album, le temps qu'il a passé dans sa maison de campagne, la Quinta del Sordo, entre 1819 et 1823, vers la fin de sa vie.
Il y est représenté en un personnage hautain, autoritaire, très ombrageux, complètement refermé sur lui-même et ayant tendance à s'énerver facilement. On y suit également la fille de sa servante dont on apprend qu'elle pourrait probablement être sa propre fille. C'est par son biais qu'on peut par moment apercevoir la part d'humanité et de gentillesse refoulée du peintre dont de rares éclats percent sa carapace d'animosité et d'aigreur. Mais cela ne suffit guère à le rendre plus attachant.

Le graphisme essaie de s'aligner sur la noirceur du personnage et de son oeuvre avec un trait assez impressionniste, aux teintes sombres et à l'ambiance claustrophobique.

Il vaut mieux connaître le personnage et son histoire pour apprécier pleinement la lecture. Notamment ce n'est que vers le milieu de l'album que j'ai découvert que le peintre était sourd, chose expliquant probablement son côté renfermé. Et ce n'est qu'après lecture que j'ai appris que les peintures réalisées dans ce récit étaient murales.
Et surtout, je n'ai quasiment pas compris la fin. Rêve ? Fuite réelle ? Pourquoi ? Il n'y a aucune explication donnée par les auteurs, même dans le texte documentaire en fin d'album.

En définitive, même si cet album m'a permis d'obtenir une vision du personnage de Goya vers la fin de sa carrière et de son état d'esprit quand il a peint ses œuvres les plus marquantes, j'ai été assez déçu par cette lecture qui me laisse sur ma faim et n'est pas particulièrement agréable à lire.

Nom série  L'Aigle et la Salamandre  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'intrigue s'entame là où d'autres finissent, par le grand incendie de Rome plus tard attribué à Néron. Le père de Gaius Atius Mus y trouve la mort et ce dernier se retrouve quasiment ruiné et à la rue. Mais le préfet du prétoire lui impose une mission : enquêter sur les origines du feu et trouver les incendiaires. Ce faisant, Gaius pourrait bien mettre le doigt dans une sombre machination mettant en scène des manigances politiques, les persécutions des premiers Chrétiens et probablement l'ombre de Néron derrière tout cela.

Le contexte historique est intéressant et rendu de manière assez vivante par les auteurs.
Le dessin est plutôt bon mais il est parfois inégal. Je n'aime pas trop son encrage, peu affirmé, presque esquissé et quelques fois assez embrouillé. Certaines perspectives sont également étranges. Et la mise en scène fait preuve d'un rythme un peu décousu. Certaines scènes d'action par exemple semblent comme suspendues, avec des cases muettes d'aspect figé, et même si les choses sont compréhensibles, il m'a parfois fallu y revenir à deux fois pour bien en comprendre l’enchaînement.

L'intrigue est séduisante et on est rapidement plongé dans la Rome Antique. L'enquête est bien menée et crédible même si là encore j'ai dû revenir une fois quelques pages en arrière pour comprendre qui était la femme que le héros interrogeait à un moment donné. La fin du premier tome est également légèrement embrouillée mais cela vient de la façon dont les choses sont racontées car après réflexion tout se tient correctement.

Ce sont donc des faiblesses narratives qui plombent légèrement le récit de cette BD mais quand on passe outre, l'histoire est bonne et la mise en image de la Rome de Néron est enthousiasmante. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Cléo, la petite pharaonne  posté le 15/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Certaines BD d'humour sont décevantes car elles prennent un thème comme prétexte à aligner ensuite des gags convenus et passe-partout. Cette série-là fait le chemin inverse. Elle prend le prétexte d'une série humoristique pour nous faire découvrir des faits historiques et de culture générale sur la civilisation égyptienne, la dynastie gréco-égyptienne des Ptolémée, le monde antique à l'époque d'Alexandrie et la jeunesse de Cléopâtre elle-même.

Ce n'est pas un véritable documentaire historique, rien d'ennuyeux ou de didactique. Le ton reste badin, léger et destiné en priorité à un lectorat assez jeune. Mais chaque planche est une occasion de nous apprendre quelques anecdotes intéressantes.
Chaque album est en outre conclu par un petit dossier historique expliquant la jeunesse de Cléopâtre ou encore le complexe chemin politique qui l'a amenée plus tard au pouvoir.
C'est agréable et instructif.
A côté de cela, les gags qui ponctuent les planches en elles-mêmes ne sont pas vraiment drôles. Tout au plus amènent-ils le sourire. Mais c'est l'ambiance générale du récit qui est sympathique, pas vraiment les chutes.
Le dessin est simple, typé humour pour la jeunesse, mais il est soigné et efficace.

En définitive, si vous voulez rigoler, ce n'est pas tellement la série que je vous conseillerais. Mais si vous cherchez une lecture agréable, à la fois amusante et instructive sur le plan historique et culturel, tout en fonctionnant bien pour des lecteurs à partir de 9 ou 10 ans mais aussi pour des adultes, Cléo est plutôt un bon cru.

Nom série  Retour à zéro  posté le 14/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Retour à zéro est l'adaptation du tout premier roman de Stefan Wul, à une époque où il ne se considérait pas du tout comme un écrivain. C'est un récit de SF à la façon des feuilletons pulps du début du 20e siècle, sans véritable structure et simplement porté par l'imagination de son auteur. Le ton est très naïf, très manichéen, avec une guerre froide entre peuple de la Terre et peuple exilé de la Lune, et avec un espion envoyé sur place pour s'infiltrer, découvrir la civilisation créée par ces humains de la Lune et sauver la Terre de la menace de ces derniers.

Thierry Smolderen et Laurent Bourlaud ont fait le choix d'appuyer ce ton désuet.
L'ambiance y est au rétro-futurisme, avec un futur tel que pouvaient l'imaginer les hommes de la fin 19e - début 20e siècle. Pour appuyer cela, Laurent Bourlaud utilise un style graphique original, entre l'illustration cubiste et la peinture abstraite, avec des personnages aux corps parfaits et des décors mi-baroques mi-futuristes à la manière d'un Flash Gordon ou d'un Brick Bradford. J'ai apprécié ce choix graphique même s'il prend parfois des allures assez ridicules, comme en ce qui concerne les scaphandres des habitants de la Lune.

L'histoire par contre ne m'a pas enthousiasmé.
J'aimais bien son côté élégant et rétro au départ mais son déroulement se révèle ensuite beaucoup trop premier degré. Les facilités et les stéréotypes s'enchaînent jusqu'à un dénouement à grand spectacle sans saveur ni impact. Je me suis même un peu ennuyé en attendant un retournement de situation original à la manière d'autres oeuvres de Wul comme Le Temple du passé, mais rien ne vient si ce n'est encore plus de deus ex machina et de péripéties convenues.

Bref, j'apprécie le traitement narratif et visuel de cette adaptation, mais l'oeuvre en elle-même et ce qui en ressort dans cette version en bande dessinée n'est pas enthousiasmante.

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