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Nom série  Étoilé (Dupuis)  posté le 19/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étoilé raconte l'histoire d'un jeune chef et d'une œnologue ambitieuse qui s'allient pour monter un restaurant gastronomique et obtenir les fameuses étoiles qu'ils visent tous deux pour des raisons différentes.
Le héros est le finaliste malheureux d'une émission télé culinaire et cinq ans plus tard son ego est fortement mis à mal par son manque de succès professionnel comparé au vainqueur à qui on ne cesse de le comparer. Et l'héroïne est la fille d'un grand chef dans le coma qui veut venger son honneur et se battre pour gagner à son tour les étoiles que son père a perdues. Entre une aigreur et une fierté sans concession d'une part et un désir acharné de revanche d'autre part, leur mariage et leur alliance professionnelle vont faire des étincelles.

Soutenue par un dessin réaliste et de bon niveau, l'intrigue est crédible et nous fait découvrir avec une certaine amertume combien le monde des restaurants étoilés est malheureusement souvent plus une question de réseau, de marketing et de moyens financiers que d'art culinaire en lui-même.
Si la base du récit est intéressante, sa mise en forme est cependant un peu déroutante. Le récit est très décousu avec un rythme haché et beaucoup de sauts de lieux et chronologiques. Il faut bien une dizaine de pages pour accrocher correctement au déroulement du récit et aux deux protagonistes. D'autant que ceux-ci ne sont pas des plus attachants, avec d'un côté un jeune chef irascible et un peu accro à la cocaïne, et de l'autre une ambitieuse certes travailleuse et motivée mais aussi égoïste et dissimulatrice. De fait, tel que raconté dans la BD, leur mariage ultra-rapide tombe presque comme un cheveu sur la soupe tant il est difficile de leur prêter de vrais sentiments l'un pour l'autre.

Il se passe beaucoup de choses dans le premier tome de cette série mais cela va sans doute un peu trop vite. On reste distant vis-à-vis des personnages et on voit mal comment leur entreprise commune ne court pas forcément à la catastrophe et au clash.
A voir ce que donnera la suite.

Nom série  Boni  posté le 18/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Boni a commencé à la fois en pré-publication dans le journal Spirou mais aussi par le biais de 52 capsules animées diffusées sur la chaine Télétoon. Car leur auteur est en effet issu du monde du jeu vidéo et de l'animation.
Boni, c'est un petit lapin anthropomorphe dans le rôle d'un écolier de nos jours. Un père sympa et très permissif, une mère un peu absente, un grand-père fortement acariâtre, six petits frères turbulents, une baby-sitter égoïste et rude, un ami binoclard et une brute qui le maltraite à l'école, voilà en quelques mots l'entourage de Boni. Si cela s'apparente à la vie d'un enfant banal, c'est sans compter sur la quantité de tuiles et de coups qui pleuvent régulièrement sur le pauvre Boni. Il s'en prend en effet plein la tête, que ce soit dû à la simple malchance, à l’inadvertance de ses proches ou à la simple méchanceté gratuite de plusieurs d'entre eux.

Le ton de cette série de gags en 3 cases par page est en effet à l'humour acide, un peu noir même. Si Boni se sort parfois sans soucis des petites péripéties du quotidien, il en ressort d'autres fois vraiment cabossé le pauvre. C'est méchant de se moquer du malheur des autres, mais c'est vrai que c'est parfois drôle quand même. Ceci étant dit, ce n'est pas toujours Boni qui trinque, et certaines fois les saynètes qui nous sont offertes ne sont que des mises en scène d'un quotidien pas si désagréable que ça. Après tout, notre jeune héros semble ne pas déplaire à la jolie Brigitte que son meilleur ami convoitise.
Le graphisme est très clair, d'un trait rond et bien marqué, avec des décors le plus souvent épurés au maximum et des planches vivement colorées. C'est assez joli et efficace.

Si la lecture de ces gags n'est pas hilarante, elle est plaisante. La répétition des malheurs de Boni peut cependant légèrement lasser le long d'un album. Et il est également possible que le ton de l'humour plaise davantage à un lectorat un peu plus jeune que moi, de type pré-adolescent notamment je pense.

Nom série  Mob Psycho 100  posté le 16/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On m'a présenté cette série comme un nouveau One-Punch Man, série du même scénariste. En effet, cela y ressemble beaucoup, le contexte des super-héros et des monstres étant remplacé ici par des psykers et des démons immatériels. Le héros est un jeune débonnaire et naïf qui se révèle très vite ultra-puissant sans même se rendre compte de sa force. Et le plus souvent, les adversaires qu'il affronte se prennent au sérieux et font preuve de toute la démonstration des grands méchants de manga classiques avant de se faire rétamer par le héros.

Mais voilà, ce n'est pas du tout du niveau de One-Punch Man.
Pour commencer, sur le plan graphique, c'est vraiment moche comparé au dessin de Yusuke Murata. One dessine ici lui-même et on comprend que son éditeur lui ait imposé un autre dessinateur pour sa série phare. Car ici, on dirait un fan-manga réalisé par un lycéen. Le trait est grossier, les personnages laids et souvent difficiles à différencier, les décors basiques... Heureusement, le style évolue et s'améliore un peu au fil des tomes, mais ça reste médiocre.

Et côté intrigue, les deux premiers tomes tiennent aussi grandement du manga amateur de jeune scénariste un peu immature. Cela ressemble beaucoup à une transposition des chapitres de départ de One-Punch Man. Le héros qui ne comprend rien et se laisse entraîner dans des situations dangereuses en gardant son air débonnaire et un peu idiot, puis qui écrase d'un coup l'ennemi, que ce soit un démon ou un psyker rival. Mais par rapport à One-Punch Man, il n'y a pas ou quasiment pas d'humour. Les méchants se prennent au sérieux certes, mais la façon dont le héros annihile leurs plans et leur arrogance n'est même pas amusante. Il n'y a pas ce contre-pied comique que One et Yusuke Murata ont finalement su mettre dans leur série.
En outre, la puissance du héros n'est pas claire. Elle semble variable, même sans prendre en compte les fois où il laisse exploser sa force. Parfois on dirait qu'il est en position de faiblesse alors que d'autres fois il est juste invincible. Donc quelques fois on se demande s'il faut s'inquiéter pour lui et cela devient un shonen d'action assez classique, et d'autres fois on espère le voir écrabouiller son ennemi avec le côté amusant d'une One-Punch Man, mais ça ne vient quasiment jamais. C'est une inconstance qui sonne un peu faux.

Ceci dit, quand on s'accroche, l'intrigue commence à prendre un peu d'ampleur à partir du 4e tome et le récit et les personnages deviennent un peu plus accrocheurs. De fait, cela finit par bien se lire. Mais ça reste un ersatz de One-Punch Man sans la qualité, la beauté et l'impact humoristique de ce dernier.

Nom série  Le Voyage avec Bill  posté le 16/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Voyage avec Bill est un conte moderne. Raconté sur un ton entre l'onirisme et le roman graphique, il met en scène un père et sa petite fille qui parcourent les routes en un road-trip sans but réel avant de rencontrer un homme qu'ils vont prendre en affection et suivre dans sa quête d'un magicien qui saura lui redonner ses jambes. Avec lui, ils vont découvrir comment le Merveilleux puis le Fantastique pur et dur s'intègre au monde et lui donne en même temps une autre manière d'éprouver la vie et de l'apprécier.

Après quelques instants de circonspections, j'ai été charmé par la façon dont cette bande dessinée mélange road-trip typiquement américain avec des éléments de Merveilleux. J'ai beaucoup aimé l'ambiance magique et poétique de certains passages, comme celui dans le bayou, dans cette superbe ruine à Atlanta ou encore l'arrivée dans les contrées glacées du Labrador.
Même si j'ai eu du mal à m'attacher à ce père dont j'ai eu du mal à comprendre les motivations, à sa fille pas désagréable mais dont je ne me suis pas senti proche et à ce Bill dont l'aspect et le comportement m'auraient rebuté à titre personnel, j'ai pris plutôt du plaisir à suivre leur quête fantastique.
Le graphisme fonctionne en outre très bien pour accentuer ce cocktail surprenant. Les décors de routes américaines, de diners et autres stations services sont très crédibles et sobrement beaux. Les passages plus envoûtants comme dans les marais et autres moments magiques sont très réussis. Il n'y a que les personnages que je trouve laids et trop approximatifs, mais j'ai su passer outre.

J'ai par contre un peu décroché de l'intrigue sur la fin, quand on quitte totalement les limites du réalisme. Quand Bill vit son épreuve final, cela m'a rappelé trop de récits d'épreuves initiatiques oniriques où tout est possible et trop facile. Et je dois aussi avouer que je n'ai pas su capter le message final, ce que l'épreuve lui a appris et donc ce qui pourrait être la morale de cette histoire. Du coup, j'ai été un peu déçu par la conclusion de cet album, mais pas au point de ne pas garder ma bonne appréciation des trois premiers quarts du récit.

Nom série  L'Aimant  posté le 16/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Aimant raconte une histoire assez originale autour d'un jeune étudiant en architecture subjugué par un bâtiment relativement récent construit dans les montagnes Suisses et qui va être confronté à l'aspect littéralement fantastique de ce lieu.

J'ai apprécié l'élégance graphique de cet album, tant dans le trait que dans la mise en page et dans le format de l'objet lui-même. On est proche de la ligne claire et du style Atome avec ce dessin épuré, ces encrages francs et ombrages en aplats noirs. C'est clair, fluide à lire et l'ambiance visuelle s'accorde bien avec celle intrigante du récit.

Celui-ci prend la forme d'un conte fantastique moderne relativement classique dans son déroulement. Un lieu empli de mystère, un jeune homme qui découvre peu à peu des éléments fantastiques surprenants et énigmatiques, quelques rencontres et une fin ouverte à l'imagination. Cette dernière peut peut-être laisser un peu sur sa faim mais elle n'est pas décevante. J'aime la petite originalité d'intégrer la thématique de l'architecture dans sa trame fantastique, ainsi que son décor montagnard. Hormis cela, il est vrai que l'intrigue n'est pas des plus novatrices et surprenantes, mais elle demeure agréable à lire.

Nom série  The Legend of Zelda - Twilight Princess  posté le 12/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série se démarque des autres adaptations en manga des jeux vidéo Zelda.

D'abord parce que là où les autres séries résumaient de longs jeux en un ou deux tomes seulement, ici l'adaptation prend nettement plus d'aisance et s'étale sur davantage de tomes. A tel point que j'ai été surpris de voir l'action ne pas s'entamer pour de bon avant au moins le deuxième tiers du premier tome. La mise en place est donc très longue, loin du rythme et de l'action effrénée des autres mangas Zelda. C'est plutôt bien car cela ne donne pas l'impression d'un simple objet commercial surfant sur le succès d'un jeu et bâclant plus ou moins son adaptation en bande dessinée. Ici l'intrigue prend le temps de se développer et d'offrir des personnages approfondis et de vraies péripéties et épreuves, pas juste une succession d'action gratuite.

Ensuite parce qu'à l'image de son héros, Link, qui est ici adulte alors que c'est un enfant dans la plupart des autres récits, le récit est plus mature et plus sombre. Mais c'est aussi le cas du jeu en lui-même qui est plus sombre que les autres Zelda. Autant c'est agréable parce que le ton est plus crédible, un peu plus prenant et inquiétant, et que les dialogues sont plus fouillés et intéressants, autant c'est parfois un peu pénible quand on voit Link passer trop de temps à s'apitoyer sur son sort et à se dévaloriser, se croyant coupable d'une faute qu'il n'a pas commise mais qui lui mine le moral.

L'adaptation est bonne et le dessin de très bonne qualité. C'est une série Zelda qui peut se lire comme un vrai manga d'aventure un peu sombre, pour adolescents et jeunes adultes, et non pas juste une médiocre exploitation commerciale.

Nom série  Dresseuses de monstres  posté le 11/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga imagine un Japon où des kaijus (monstres géants de type Godzilla et autres variantes) sont apparus sur Terre vingt ans plus tôt et où l'humanité a appris à vivre avec. On ne parle pas de créatures sanguinaires et meurtrières. On ne parle pas non plus de pokemon ou de gros nounours tout mignons. Les kaijus sont traités ici comme des animaux semi-intelligents, assez débonnaires et pas agressifs mais quand même un peu dangereux et destructeurs du fait de leur taille énorme. Et l'humanité a constaté qu'ils étaient réceptifs et calmés par le chant de certaines jeunes filles qui, de ce fait, sont éduquées pour devenir des dresseuses de kaijus dont la mission est de veiller sur eux et de s'assurer qu'ils ne causent pas de dégâts. Nous suivons ainsi une poignée de jeunes élèves dresseuses ainsi que quelques unes de leurs professeures.

C'est une série qui joue tout sur la douceur et la bonne humeur. Braves filles et monstres gentils se côtoient. Pour autant, ce n'est pas gnan-gnan : même si tout est toujours bien qui finit bien, cela reste crédible et plutôt mature dans le ton. Le dessin est de bonne qualité et la lecture fluide et plaisante.
La série se termine en deux tomes sans qu'il se passe véritablement beaucoup de choses. Pas de grosse intrigue, plus une suite de chapitres et d'historiettes.
C'est doux, agréable et c'est une lecture sympathique même s'il n'en ressort pas forcément grand chose.

Nom série  Sherlock (Manga)  posté le 10/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est l'adaptation directe de la série télévisée Sherlock. C'est à la fois réjouissant et un peu décevant. Réjouissant car la série télé est excellente et le graphisme et la narration de ce manga lui rendent honneur. Décevant car ce sont rigoureusement les mêmes histoires que dans la série, donc je les connaissais déjà. Et quand on sait à quel point elles fonctionnent sur l'intelligence des révélations finales de chaque épisode et sur le jeu des acteurs, l'absence de surprise pour quelqu'un qui connait déjà la série réduit un peu l'intérêt de la lecture du manga.

Graphiquement, c'est très chouette. Le dessin est propre, net et maîtrisé. La représentation des personnages est aussi très réussie car on reconnait vraiment bien les acteurs sans pour autant que leurs traits aient l'air figés ou qu'on sente un manque d'aisance du dessinateur. J'ai juste été légèrement incommodé par le fait qu'il insistait parfois beaucoup sur le côté bizarre du visage de Sherlock/Benedict Cumberbatch au point de le rendre un peu effrayant. Mais ce n'est pas gênant du tout sur la longueur.

Au niveau du récit, ce sont donc les scénarios des épisodes de la série télé adaptés tels quels. Par rapport à la série, ils ajoutent quand même un tout petit peu d'éléments supplémentaires, tels des angles de vue ou des informations qu'on n'avait pas forcément dans la série ou qu'il fallait deviner plutôt que de les voir pour de bon. C'est un petit plus même si ça n'apporte rien d'essentiel à l'intrigue.
L'adaptation est bonne, la lecture tout à fait agréable.
C'est donc une belle transposition d'une très bonne série télé en un bon manga.

Nom série  Liberty  posté le 10/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis un certain temps à capter le thème exact de cette BD et même après l'avoir terminé, cela reste un peu flou.
On y suit d'abord la vie d'une jeune Zaïroise obligée de quitter son pays en 1974 pour aller vivre à New York. Puis les années passant, l'attention se focalise sur la fille de cette dernière. Et puis voilà on suit le parcours de celle-ci jusqu'en 2008. Le récit n'est pas linéaire, c'est un succession d'étapes espacées de plusieurs années, comme des extraits de la vie de ces deux femmes et de leurs proches.

Par ce biais, on est témoin des conditions de certains membres de la population afro-américaine entre la fin du 20e et le début du 21e siècle. On passe donc d'une situation médiocre où les Black Panthers se battent pour le droit des noirs à une bouffée d'espoir supplémentaire avec l'élection de Barack Obama. Mais en tant que lecteur, on reste assez éloigné de ces considérations car le rythme narratif est un peu trop rapide pour s'y attacher de plus près.
De même, on suit le parcours de vie de ces deux femmes, leurs motivations, leurs craintes et leurs combats. Mais là encore, on s'y attache peu car les années passent trop vite. Et il ne ressort rien de palpitant ou de particulièrement remarquable de leurs histoires.

Concrètement, je n'ai pas vraiment été touché par cette lecture. Outre l'éloignement émotionnel cité ci-dessus, je n'ai pas trop aimé non plus le mode narratif. On a droit régulièrement à de petits pavés de texte de narration, pour lesquels il faut parfois se demander qui parle car ce n'est pas toujours le même personnage, et qui brisent la fluidité de la lecture par leur côté trop verbeux. Et puis le dessin ne m'a pas convaincu. Guy Raives m'a habitué à un trait plus fin et plus soigné dans la plupart de ses autres ouvrages.
Bref c'est une lecture correcte mais je ne la conseillerais pas forcément.

Nom série  La Vie de Norman  posté le 09/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je m'attendais à trouver une série de gags en une page aussi ai-je été un peu mais plutôt agréablement surpris d'y trouver des histoires en un tome. Ceci dit, la majorité des planches se termine par une chute humoristique ce qui permet une lecture rythmée par l'humour.
Je n'étais pas trop convaincu par le concept à la base mais finalement j'ai trouvé que ça devenait rapidement assez drôle. Car on admet plus facilement que le jeune héros soit un serial-killer aux envies très morbides quand on réalise que les autres protagonistes de la série sont à peu près tous aussi excessifs dans leurs personnalités et leurs natures.
Rapidement le cocktail se met à fonctionner et on s'amuse des interactions entre tous ces personnages. L'ambiance est un mélange d'humour absurde et d'humour noir, avec une grosse dose de ce dernier. Cela touche parfois au légèrement trash mais rien de choquant. Et le dessin, proche du kawai japonais tout en gardant ses racines franco-belges, est plutôt efficace.
J'ai trouvé ça assez marrant, peut-être pas à trop haute dose, mais un album à la fois c'est une lecture qui amène le sourire.

Nom série  Gold Star Mothers  posté le 08/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album relate un événement dont je n'avais pas connaissance : des voyages organisés par le Congrès américain pour emmener en France, 10 ans après la guerre, les mères et veuves ayant perdu leur fils et mari durant la première guerre mondiale. L'objectif était de leur permettre de découvrir les lieux des combats et de se recueillir sur les cimetières où ils ont été enterrés. C'était aussi l'occasion pour la plupart d'entre elles de découvrir la France et Paris.
Il y a eu une dizaine de tels voyages, chacun concernant plusieurs centaines de femmes à la fois. L'album nous raconte l'un d'entre eux.

J'ai été surpris du budget qui a été attribué à cette entreprise, avec un voyage en bateau de croisière luxueux, un séjour dans les palaces parisiens et une organisation impeccable pour amener chaque mère et épouse dans les lieux appropriés. Mais l'idée était belle et louable, et à lire cet album, on peut penser que les femmes qui y ont participé était vraiment en deuil et plus obnubilées par l'idée de pouvoir enfin faire le deuil de leurs hommes perdus que de profiter du voyage pour s'amuser.

On y suit une poignée de femmes, des mères âgées mais aussi une jeune épouse et la sœur d'un des disparus. Toutes sont d'origine et de caractère très différents ce qui permet de découvrir un panel intéressant de types de femmes impliquées dans ces voyages et de réactions à ce qu'elles y découvrent et ressentent.
Le dessin de Fred Bernard est d'aspect simple mais plutôt agréable. En quelques traits, il nous permet de reconnaître assez facilement les différents protagonistes. Les couleurs sont également sobres mais plutôt jolies.
L'histoire se découpe en une douzaine de chapitres de 10 pages chacun, comme autant d'épisodes au cours de ce voyage, d'abord en mer puis à Paris et enfin dans les environs de Verdun. On y découvre peu à peu les histoires de chacune des protagonistes et comment leur homme est mort.
Le récit est intéressant mais pourtant j'ai eu l'impression qu'il ne s'y passait pas grand chose. Plusieurs fois, j'ai achevé un chapitre en me disant qu'il n'avait rien apporté de neuf à l'histoire et en me demandant où les auteurs voulaient en venir. Il ne se met quasiment pas d'autre histoire en place que le simple enchaînement de faits relatés. On est à la limite du documentaire alors qu'on sent le désir de s'orienter vers le roman graphique.
Ce n'est que vers la toute fin que j'ai commencé à ressentir un peu plus d'émotion et à être plus touché. Pour autant, je ne pense pas que cet album marque véritablement ma mémoire.

Nom série  Natures Mortes  posté le 08/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Natures Mortes est un bel album sur la peinture et les peintres. A la manière d'un conte fantastique à l'ancienne de Maupassant ou Marcel Aymé, Zidrou et Oriol mettent en scène un peintre barcelonais de la fin XIXe siècle qui découvre peu à peu les capacités exceptionnelles de son coup de pinceau.

Nous sommes plongés dans l'ambiance des peintres modernistes et du milieu artistique de Barcelone en 1899. S'il n'est pas sans rappeler son homologue parisien d'à peu près la même époque, il présente certaines spécificités locales intéressantes et dépaysantes.

Le dessin... ou plutôt la peinture d'Oriol est très jolie. Colorée et intense, elle convient aussi bien pour les décors barcelonais que pour les personnages en costume d'époque et la représentation des tableaux du personnage principal lui-même. Il y a un peu de Gradimir Smudja dans cette explosion de couleurs.

L'histoire, pour sa part, est plaisante mais un peu prévisible. On devine rapidement, en tout cas bien plus vite que le héros, l'idée fantastique cachée derrière les divers événements des premières pages. Et du coup, le temps que le héros comprenne enfin, il ne s'est pas passé grand chose et l'histoire se finit en laissant un peu le lecteur sur sa fin, même si la conclusion est assez romantique.
Cette légèreté du scénario m'a un peu déçu et fait en sorte que je ne pense pas que cet album marquera vraiment ma mémoire malgré sa beauté graphique.
A noter aussi que les auteurs et l'éditeur tentent de faire croire que l'album rend hommage à un véritable peintre oublié, avec l'appui de fausses pages biographiques sur Internet et d'un faux texte éditorial d'un historien d'art en fin d'album. J'ai failli m'y laisser prendre car c'est plutôt bien fait.

Nom série  Une mystérieuse mélodie ou comment Mickey rencontra Minnie  posté le 03/01/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire mignonne mettant en scène Mickey et comment il en est venu à rencontrer Minnie et à se fiancer avec elle.
Le cadre est intéressant puisqu'il place Mickey non pas en héros d'aventure mais en scénariste de films dans les années 20. Et l'acteur héroïque de ces derniers n'est autre que le chien Pluto, à l'époque où il n'avait pas encore ce nom mais se nommait juste Dog the Dog.

Le dessin est dans le style le plus récent de Cosey, un trait élégant, légèrement épuré et un peu anguleux. Associé à de sympathiques couleurs, cela donne de belles planches fluides à lire.

J'ai trouvé cette lecture sympathique mais pas inoubliable. Il n'y a pas de réelle action si ce n'est celle des récits imaginaires mis en scène dans les scénarios écrits par Mickey.
J'ai apprécié la douceur de son atmosphère et son côté un peu vintage. J'ai trouvé les personnages plutôt bons et respectueux de leurs caractères même si je suis déçu de ne pas voir davantage Donald intégrer à l'intrigue. A l'image de son titre, c'est une plaisante balade dont on ressort apaisé et avec le sourire.

Nom série  Airborne 44  posté le 28/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série fonctionne par diptyques. Si l'intrigue des deux premiers cycles est très liée, celle des suivants est un peu plus indépendante même si on y retrouve des éléments communs. Toutes permettent d'observer la seconde guerre mondiale sous différents regards très humains, même si les trois premiers diptyques finit par se retrouver au final dans les Ardennes en Décembre 1944. Toutes mélangent également une part d'action militaire, avec réalisme historique à la clé, et romance.

Le style réaliste du dessin de Philippe Jarbinet, son cadre moderne et sa colorisation directe à l'aquarelle, me font fortement penser à celui de Guy Raives, ce qui est un compliment de ma part. Ce sont de belles planches, soignées, aérées et agréables à lire. La mise en page narrative est également impeccable, à part peut-être pour certaines scènes d'action qui sont un peu confuses.

Je ne suis pas persuadé que la série prévoyait plus que simplement 2 tomes au départ. La première histoire est donc parfaitement indépendante et centrée sur l'action d'un petit groupe de soldats américains perdus derrière les lignes allemandes dans la neige ardennaise. Ils vont croiser la route de deux enfants juifs en fuite, d'une fermière accueillante et d'un "malgré-nous" alsacien poursuivi par les SS.
La seconde histoire est plus vaste et s'étale de 1938 à 1944, épilogue exclus. Elle permet de développer le traumatisme qui a marqué l'un des soldats du premier cycle et de l'observer par un autre angle de vue et d'autres protagonistes. Elle diffère de la première par cet étalement sur plusieurs années qui donne un récit certes intéressant mais un peu moins accrocheur. Je dois avouer m'être légèrement ennuyé lors du récit à rythme rapide des semaines de guerre du héros.
Avec le troisième cycle, l'auteur revient à une histoire plus resserrée dans le temps et une action plus linéaire et plus prenante.
Et enfin, dans le quatrième cycle, il nous présente les choses depuis le camp allemand, même si on en avait déjà eu un bref aperçu avec le récit du malgré-nous du premier cycle.

C'est une bonne série pour donner une vision autant humaine qu'historiquement juste de la seconde guerre mondiale.

Nom série  Orcs et gobelins  posté le 21/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai lu aucun album des séries Elfes et Nains qui se déroule dans le même univers. Je découvre donc avec cette série là les Terres d'Arran, monde d'heroic-fantasy initié par Jean-Luc Istin et Nicolas Jarry.
A priori, c'est un univers assez classique dans le genre, avec son lot habituel d'elfes, de nains, d'orcs et autres dragons, ses royaumes et empires, sa magie, etc...

Avec cette série, j'ai apprécié d'être placé du côté des habituels méchants, même si les orcs sont plutôt ici juste de bons gros bourrins et pas foncièrement des créatures du Mal. Le héros du premier tome est même un semi-orc, théoriquement métisse d'elfe selon lui mais je ne sais pas si on peut croire ce qu'il dit, et il est loin d'être idiot. D'ailleurs, c'est ce qui m'a un peu surpris dans la narration du premier tome : on y suit le récit tel que raconté par le héros lui-même et je lui trouve un sacré vocabulaire pour un guerrier orc. Ça détonne un peu.

L'intrigue est bien racontée. Si le fond n'est pas forcément très original, le rythme est bon et on est rapidement pris dans l'histoire.
Le dessin est également de très bon niveau et rend la lecture d'autant plus plaisante.
C'est de l'heroïc-fantasy pur jus, sans véritable originalité si ce n'est des relations non-manichéennes et assez crédibles entre les différents peuples, et des personnages qui réussissent à éviter les stéréotypes du genre.
Une lecture agréable qui divertit bien et semble s'orienter vers des albums en une histoire par tome. Je lirais la suite si j'en ai l'occasion.

Nom série  Madgermanes  posté le 12/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Madgermanes raconte l'histoire de ces Mozambicains envoyés travailler en Allemagne de l'Est au début des années 80. A cette époque là, la RDA est encore en plein régime communiste et est un "pays frère" socialiste du Mozambique. Et pendant ce temps, au Mozambique, c'était la guerre civile.
Ces travailleurs expatriés ont donc pu découvrir l'Allemagne sous le Rideau de Fer tout en échappant à des combats dont, pour la plupart, ils n'avaient même pas conscience du fait du manque d'information. Mais leurs espoirs de recevoir en Europe une éducation supérieure et de revenir au pays avec un solide pactole et de quoi devenir l'élite future de leur pays ont vite été douchés. Car, même si l'accueil qu'ils reçoivent n'est pas des plus mauvais, la RDA avait surtout besoin de main d'oeuvre bon marché pour les employer dans leurs différentes usines. Et de l'argent qu'ils y ont gagné, la plus grosse part a été retenue et envoyée au Mozambique en théorie pour le récupérer à leur retour... sauf qu'il a disparu entre-temps. Quand on ajoute à ça un racisme très présent de la part des allemands et une situation politique et économique qui va être bouleversée, à leur détriment, au moment de la chute du Mur de Berlin, ces expatriés vont se retrouver déracinés et, pour la plupart, ils ne trouveront leur place ni en Allemagne ni au Mozambique.

Cet album est avant tout instructif à défaut d'être vraiment prenant.
Le récit est structuré en 3 chapitres qui racontent les points de vue des 3 personnages principaux, 2 homme et 1 femme aux caractères et aux parcours divers. Ce sont des récits fictifs mais ils se basent sur une agrégation de témoignages de Mozambicains rencontrés par l'auteure.
Si cela permet de se faire une vision d'ensemble intéressante de la situation de ces expatriés malchanceux, le récit n'est pas forcément captivant ni émouvant.
Le graphisme est assez basique, peu engageant. Je l'ai trouvé même assez laid, exception faite des quelques cases et planches inspirées de l'art naïf africain qui, elles, m'ont plutôt plu.

Je ressors donc de cette lecture en ayant appris pas mal de choses sur le Mozambique que je ne connaissais quasiment pas, et sur l'aventure humaine douce-amère qu'ont vécu ces travailleurs en Allemagne de l'Est, mais ce n'est pas un album que je conseillerais forcément à moins d'être curieux du sujet.

Nom série  L'Échappée  posté le 06/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

222 pages de BD muette, avec des planches ne comprenant parfois qu'une ou deux grandes images aérées mais aussi d'autres fois un nombre de cases bien plus dense, mais le tout pour un scénario qui finalement se résume assez vite. Un homme est excédé par la société moderne dans laquelle il vit et plaque tout, se retrouve naufragé sur une île où il intègre une société qui ressemble à un mélange entre le Meilleur des Mondes et l'île des Lotophages et réalise que cela ne lui convient pas du tout non plus, et finalement il revient à la vie sauvage avec une belle indigène. Voilà, tout est dit et désolé de gâcher ainsi la surprise, mais disons que j'ai trouvé le discours de cet album assez convenu.

Le dessin est agréable mais j'ai trouvé que la mise en scène s'étirait parfois un peu trop en longueurs. Beaucoup de planches pour exprimer que la société de consommation moderne est aliénante et insupportable. Beaucoup de planches pour exprimer le parcours du naufragé le long de la falaise. Beaucoup encore pour montrer la répétitivité de son nouveau mode de vie sur l'île. Et encore pour montrer la vie sauvage. A vrai dire, cette quantité de planches racontant la même chose m'a fait un peu survoler certains passages du fait d'un léger ennui qui apparaissait.
Et puis il y a ce héros auquel je ne peux pas m'attacher. Il se comporte en égoïste, en mâle seul au monde. Aussi déçu soit-il, j'imagine mal comment il peut en venir à abandonner femme et enfants plutôt que d'essayer autre chose avec eux.
J'ai trouvé ce récit trop égocentrique, tourné autour d'un homme insatisfait qui ne cherche qu'à s'évader et à chercher ailleurs ce qu'il n'arrive pas à construire lui-même.

Nom série  Une Soeur  posté le 06/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit d'un gamin de 13 ans qui va passer l'été dans le Golfe du Morbihan avec sa famille et qui va avoir la surprise de passer une dizaine de jours avec la fille de 16 ans d'une amie de la famille qui les a rejoint. La fille est très jolie, très gentille et forcément cela va jouer avec les émotions et les envies du jeune héros.

Je ne suis pas le premier à le dire mais ce récit ressemble beaucoup à un fantasme d'adolescent. Déjà la fille est super mignonne, un peu rebelle mais très bienveillante. Difficile d'imaginer une telle fille s'intéresser à un pré-adolescent de 3 ans de moins qu'elle. Sur ce plan là, je trouve que le récit n'est pas très crédible. Mais il est assez émoustillant pour un lecteur mâle.

A côté de cela, il y a le dessin de Bastien Vives auquel je n'accroche toujours pas. Je reconnais son talent mais ses tics graphiques m'agacent. Force est d'avouer que son style est quand même très efficace au niveau narratif et que les courbes de ses personnages sont impeccables.

Une fois cela dit, l'ensemble de l'histoire tient plutôt la route et se lit très bien. Les personnages sont bien rendus, le petit frère est casse-pieds sans être trop pénible, les parents sont un peu distants et ne vérifient pas trop ce que font les enfants, la population de l'île est assez crédible, bref on peut y croire et se laisser porter par l'histoire avec l'envie de savoir où elle va nous mener.

Nom série  Racket  posté le 06/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album de plus de 300 pages complètement muet, il y a de quoi être surpris. Mais c'est l'occasion pour Stéphane Levallois de laisser libre cours à son talent graphique. Il nous offre ainsi des très belles planches, aérées où son dessin un peu sombre mais très beau fait des merveilles. Au fil des pages, il en profite pour essayer différentes techniques et les mélanger au fil de sa narration graphique. Détail amusant, certains enchaînements assez cinématographiques de petites cases m'ont rappelé le style d'André Barbe (Cinéma). Tout ça pour dire que sur le plan graphique, c'est très beau.

Sur le plan du scénario maintenant, le récit peut se résumer à peu de choses. C'est une intrigue dramatique autour d'une petite fille dont la mère est morte et qui se fait voler son téléphone. Traumatisme, peur, puis véritable drame et tourment de la jeune fille ainsi que de son père désespéré.
C'est dur et assez fort mais c'est aussi un peu long. Cela devient également un peu trop embrouillé dans les scènes oniriques qui se font de plus en plus présentes au fil des pages. J'ai trouvé ces séquences trop longues et tournant parfois au recueil de croquis et d'illustrations certes jolies mais un peu lassantes à force. Je n'ai pas accroché à la seconde partie d'album et à sa conclusion attendue et qui a pris trop de temps à venir.

En définitive, c'est donc un bien bel album où les amateurs de beau dessin seront comblés. Mais au niveau de l'histoire, cela tire trop en longueurs et ne m'a qu'à moitié convaincu.

Nom série  Batman - The Dark Prince Charming  posté le 05/12/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je serais presque tenté de mettre une note encore meilleure car j'ai trouvé que c'était un bon récit de Batman, mais j'attends de voir la suite et fin pour me forger une opinion définitive.

Enrico Marini est devenu un dessinateur célèbre avec Rapaces, Le Scorpion et autres L'Etoile du Désert. Les gaillards musclés et les jolies filles athlétiques sont sa marque de fabrique. Il sait les mettre en valeur dans de jolies planches dynamiques en couleurs directes. Ce style se prêtait donc parfaitement à la mise en scène des aventures de Batman. Et effectivement, c'est tout à fait réussi. Les décors, les véhicules, les personnages, tout est dessiné avec virtuosité. Les planches sont belles, et plus aérées que dans les comics classiques.
Batman y est très crédible, de même que Killer Croc et autres Harley Quinn. Le Joker y est aussi très bien mais légèrement différent du Joker auquel je me suis habitué : il donne ici l'impression d'être un peu plus jeune que d'habitude. D'ailleurs, j'ai été un peu surpris de voir Harley Quinn donner son âge à elle : 25 ans. Je préfère quand les héros de comics restent sans âge.

L'intrigue, quant à elle, tient la route malgré sa relative simplicité. Tout tourne autour d'une petite fille dont le scénario laisse un moment imaginer qu'il pourrait s'agir de la fille de Bruce Wayne. On se doute bien que non mais le mystère demeure pour le moment et on se demande d'où lui vient cette marque rouge sur le visage que Batman a lui aussi bien remarquée.
Le scénario tourne aussi essentiellement autour du personnage du Joker. Ca tombe bien, comme pour beaucoup d'autres lecteurs, c'est de loin mon méchant préféré dans Batman. Il est ici très bien "joué", avec des réactions follement violentes comme on les "aime" chez lui. Drôle et cruel à la fois.
J'ai été bien pris par ce récit mais je reste un peu prudent dans ma notation en attendant la suite car j'aimerais que le scénario gagne un peu en profondeur et en complexité, ou du moins que sa conclusion tienne aussi bien la route que son entame.

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