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Nom série  Marsupilami - Des histoires courtes par...  posté le 24/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un hommage collectif rendu au Marsupilami, création d'André Franquin depuis largement reprise par Batem dans sa propre série. Ce sont des auteurs célèbres et moins célèbres qui lui rendent cet hommage en proposant deux albums de 10 histoires courtes chacun mettant en scène le fabuleux animal dans des scènes parfois proches de sa Palombie originelle et d’autres fois très éloignés dans le temps, l'espace et dans l'imaginaire. Parmi on trouve des noms connus tels que Munuera, Denis Lapière, Brice Cossu, Denis Bodart, entre autres, mais aussi des auteurs plus jeunes qui n'ont publié que peu voire pas d'albums.

Hormis le personnage titre et un décor de jungle plus ou moins récurrent, les histoires sont très différentes et donc impossibles à comparer les unes aux autres. Elles se retrouvent cependant toutes dans l'interprétation d'un Marsupilami chantre de la nature sauvage, de la liberté et d'un bonheur simple et insouciant.

Elles s'apparentent également dans le fait que leur dessin est presque toujours très beau même si les styles y sont variés. Les dessinateurs y sont presque tous des maîtres de la technique ou des graphistes et coloristes très compétents. Cela donne des planches très jolies, quoique quelques-unes d'entre elles mettent un peu davantage en avant la beauté de l'illustration au détriment de la clarté de la narration.

En comparaison, les scénarios sont un peu plus fâdes. Aucun n'est vraiment mauvais, certains sont mêmes très sympathiques, mais les intrigues ne sont jamais vraiment marquantes, et souvent plutôt convenues. Car autant le Marsupilami est une créature sympathique, autant au-delà des idées géniales que Franquin lui avait conférées à l'époque de Spirou il n'y a plus tellement de perspectives originales et novatrices dans lequel mettre en scène le personnage.

Nom série  Jane, le renard et moi  posté le 24/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire d'une jeune adolescente québécoise mal dans sa peau car rejetée par ses anciennes amies et camarades de collège qui se moquent de son poids et qui va devoir qui plus est endurer un séjour en camp de vacances linguistiques avec toute sa classe. C'est un récit écrit avec justesse et sensibilité, mettant bien en scène le harcèlement mais aussi plus simplement les difficiles relations entre adolescents, et qui a l'avantage de terminer sur une note d'espoir.

Le dessin d'Isabelle Arsenault est à base de crayonnés à la mine noire et grise, agrémentés parfois de quelques couleurs plus joyeuses. C'est un style un peu spécial, pas forcément engageant, présentant même parfois de petites bavures voire des ratures sans que je sache si c'est un fait exprès. Ce n'est pas ma tasse de thé mais je lui trouve quand même un certain charme et une certaine esthétique dans ses illustrations les plus grandes.

L'histoire est bien écrite. L'ambiance québécoise se ressent fortement dans les dialogues emplis d'expressions locales, ainsi que de le camp de vacances dans les bois si typiquement américain. Même si l'on est révolté par le comportement idiot et cruel des camarades de l'héroïne et parfois un peu crispé par l'abattement et la déprime de cette dernière, on s'y attache malgré tout car cela reste crédible et on sent une intelligence dans le récit et dans les réactions de la jeune fille.
C'est une lecture qui pourra probablement parler à des adolescentes ayant subi de près ou de loin une situation similaire, ainsi qu'à des parents qui voudraient éviter que cela arrive à leurs enfants.

Nom série  L'Odyssée (La Sagesse des Mythes)  posté le 13/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je continue ma lecture des albums de la collection La Sagesse des Mythes que j'avais entamée avec le très bon L'Iliade et dont l'Odyssée est bien sûr la suite, racontant le périple de retour d'Ulysse vers son île d'Ithaque. Le problème avec l'Odyssée, c'est que c'est un récit très dur à adapter en bande dessinée car la quantité de péripéties que le héros y vit est énorme. Il a permis notamment d'inspirer les pas moins de 26 épisodes de l'excellent dessin animé Ulysse 31. Du coup, les adaptations BD doivent le plus souvent soit sélectionner seulement quelques épisodes clés du voyage d'Ulysse, soit elles se retrouvent très denses, trop denses le plus souvent, avec l’obligation de raconter des événements trop rapidement pour être agréables.

Avec cette adaptation ici, les auteurs ont fait le choix de scinder le récit en 4 tomes. Cela permet de couvrir à priori l'intégralité des péripéties d'Ulysse sans être forcé de trop les condenser. Mais cela ne fonctionne qu'à moitié car la narration reste un peu trop rapide, avec beaucoup d'ellipses comme notamment l'arrivée dans la majorité des îles car on découvre plusieurs fois nos héros directement sur place sans comprendre toujours comment ils sont venus là. C'est le cas notamment pour le passage entre la fuite de l'île des Cyclopes et le séjour sur l'île d’Éole où j'ai eu l'impression qu'il manquait vraiment une ou deux pages de transition.
Cet enchaînement rapide d'une île à la suivante, d'une péripétie à la suivante empêche aussi un peu l'ambiance de se poser. En tant que lecteur, je n'ai été que moyennement emporté par le récit.

Malgré ces reproches, l'adaptation est plutôt bonne. Elle est crédible sur le plan de son réalisme, aussi relatif que ce soit puisqu'on parle d'une légende mythologique pleine de magie et de dieux antiques. Elle a aussi l'avantage d'être plutôt exhaustive. Et le dessin est de très bonne qualité, là aussi bien réaliste et bien colorisé.
J'attends donc de lire la suite pour voir si on peut la classer dans les bonnes adaptations BD de l'Odyssée, en espérant que l'atmosphère de la légende imprègne un peu mieux les péripéties restant à raconter.

Nom série  Fairy Tail - Side stories  posté le 11/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est un spin-off de plus de la série Fairy tail. Cela ne me dérange pas car j'apprécie cette dernière. D'autant qu'elle contient une vraiment grande galerie de personnages variés et intéressants dans laquelle il est facile de piocher pour créer des histoires secondaires.
Ici nous avons droit à trois tomes seulement, chacun portant sur un personnage différent et le mettant en scène dans deux histoires courtes. Le premier porte sur les Dragons Jumeaux, et plus particulièrement Sting, qui ne font pas partie de la guilde Fairy Tail et dont on pouvait effectivement être curieux de leurs histoires personnelles. Les deux autres portent sur des membres (ou anciens membres) de Fairy Tail, Gajil Redfox et Luxus, mais permettent de raconter des histoires bien à eux se passant en parallèle des événements de la série principale.

Au dessin, ce n'est pas Hiro Mashima (l'auteur et dessinateur de la série originelle) mais Kyôta Shibano dont le style est vraiment très proche (à savoir assez proche également de celui de One Piece qui est une forte source d'inspiration de Fairy tail). C'est bien dessiné sur la forme. Par contre, les scènes d'action et même celles de certains dialogues mouvementés sont parfois confus et difficiles à suivre.

Au niveau du contenu maintenant, cela se lit bien mais c'est loin d'être une lecture indispensable. Pour commencer, cela risque peu d'intéresser ceux qui n'ont pas lu Fairy tail puisqu'il est souvent nécessaire de connaitre la série pour bien comprendre les contextes et les liens entre les personnages.
Ensuite, même pour un lecteur de la série mère, ce ne sont pas des histoires vraiment marquantes ni originales. C'est juste plaisant de retrouver certains personnages et d'en apprendre un petit peu plus sur eux. C'est aussi appréciable de voir que ces histoires s'insèrent plutôt bien dans la chronologie de la série. Mais on est ici dans un pur spin-off qui allonge la sauce sans apporter de véritable nouvelle saveur.

Nom série  L'Athénée  posté le 06/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'Athénée est l'adaptation d'un roman de Raul Pompeia, auteur brésilien de la fin du 19e siècle. Il raconte l'histoire semi-autobiographique d'un garçon qui va passer deux ans dans un pensionnat de Rio réservé à l'élite et où règne une ambiance malsaine entre paternalisme et humiliation du corps enseignant, et violence des autres élèves.

Le jeune héros a 11 ans quand il rentre à l'internat. Doté d'un visage d'ange et de beaux cheveux blonds, il va attirer l'affection trouble des uns et l'inimitié des autres. Le monde qu'il a intégré est en effet fétide, avec une absence de liberté proche de l'univers carcéral, des élèves qui se persécutent les uns les autres, auxquels s'ajoutent les indécisions et errements de l'esprit d'un enfant qui découvre la vie par le prisme déformé de cette vie de pensionnaire. Essayant d'y faire son chemin, le héros va alterner moments de faiblesse, vaines tentatives d'amitié, mimétisme violent, troubles sexuels parfois déviants et autres confusions morales.

C'est un récit dur et réaliste qui plonge le lecteur dans l'atmosphère viciée de ce pensionnat et la cruauté de l'enfance et de la pré-adolescence. Ce n'est pas une lecture dont on sort avec le sourire mais elle réussit bien à transmettre l'émotion confuse et l'ambiance nocive de ces lieux et de ces comportements.
Quant au dessin, il a une vraie personnalité, avec un style bien à lui qui ajoute au côté dérangeant du récit. Je dois dire ceci dit que je ne l'ai guère apprécié, y trouvant trop de visages enlaidis et rebutants. Les cadrages très serrés et l'épure des décors donnent en outre une impression de claustrophobie désagréable. C'était peut-être l'intention volontaire de l'auteur mais c'est un choix auquel je ne goûte pas.

En définitive, la lecture est intéressante par l'ambiance qui s'en dégage et la description de la dureté sournoise d'un tel pensionnat à l'époque, mais je m'y suis parfois un peu ennuyé et je ne suis pas sous le charme.

Nom série  Frankenstein - Le monstre est vivant  posté le 05/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frankenstein n'a jamais été un personnage que j'ai beaucoup aimé, pas plus que l'histoire que Mary Shelley a imaginé autour de lui. Mais pour commencer, ce comics raconte non pas l'histoire classique du personnage mais bien une suite, se déroulant des années plus tard, une fois la créature libérée de sa gangue de glace puis d'une autre gangue de lave solidifiée. Et ensuite et surtout, c'est Bernie Wrightson qui est au dessin ici, et son graphisme est proprement superbe.
Ce sont de grandes planches très soignées, très maîtrisées, fourmillant de détails. C'est beau.

L'histoire, pour sa part, est sympathique... sans plus. On y retrouve la thématique classique et les réflexions habituelles tournant autour de la créature de Frankenstein, monstre qui n'a pas mauvais fond mais qui est rejeté par les hommes et peut faire preuve de violence en retour.
Le récit de ce premier tome se lit bien mais m'a laissé sur ma faim. Et arrivé à la fin de cet album qui date déjà d'il y a presque 4 ans, j'ai sérieusement cru que la série était abandonnée suite à la mort de Bernie Wrightson il y a un an. Mais non, après une rapide recherche, j'ai constaté que le 4e et dernier chapitre (les albums français en contenant chacun 2) venait tout juste de se terminer aux Etats-Unis, avec un autre dessinateur, Steve Niles, pour achever l'oeuvre de Wrightson. Il y aura donc bien une fin, en espérant que Soleil la publiera.

Nom série  Drop frame  posté le 05/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vous connaissez le concept de montage d'un film ? C'est quand les différentes scènes d'un film ont été tournées, pas forcément dans l'ordre chronologique car cela dépend de la disponibilité des lieux de tournage et des acteurs, et qu'ensuite le monteur doit coller correctement les scènes les unes après les autres pour remonter l'histoire telle que le scénario l'a prévue, quitte à faire quelques coupes et ajustements.
Le héros de ce manga est justement monteur dans le club de cinéma amateur de son lycée avec lequel il tourne un petit film durant le mois d'Août. Et alors qu'ils tournent les premières scènes, ils font la rencontre d'une jolie blonde et l'intègrent à leur groupe d'amis. Rapidement, le héros tombe sous le charme de cette dernière et s'entame une romance un peu compliquée entre eux. Jusqu'à cette soirée où il trouve le cadavre mutilée de cette dernière. L'horreur ? Oui, sauf que le lendemain au réveil, la fille est en vie et c'est comme s'il ne s'était rien passé. Mauvais rêve ? Probablement. Sauf que le lendemain suivant encore finalement si, la fille est morte. Le héros n'y comprend plus rien, de même que le lecteur. Car le héros vit ses jours à la manière d'un film dont les scènes se tournent dans un ordre aléatoire et saute d'un jour à l'autre de ce fameux mois d'Août sans suivre l'ordre chronologique. Charge alors à lui d'en refaire le montage pour comprendre ce qu'il s'est vraiment passé, qui a tué la jeune fille et s'il peut faire quelque chose pour éviter le drame.

C'est une idée complexe mais intéressante.
Ceci dit, à la lecture, il faut un petit moment avant de pouvoir apprécier le récit à sa juste valeur. Car on ne rentre dans le vif du sujet qu'à la toute fin du premier tome. Et avant cela on a droit à tout un album d'un récit un peu futile, une romance adolescente pas très attachante avec quelques passages clichés peu enthousiasmants. Et surtout, la narration donne l'air d'être embrouillée, avec un rythme décousu et pas toujours facile à suivre.
Ce n'est qu'à partir du second tome qu'on comprend que ce côté brouillon était volontaire car le décompte des jours dans un ordre aléatoire avait déjà commencé pour le héros sans qu'il s'en rende compte.
Et quand lui et le lecteur comprennent vraiment ce qu'il se passe, cela devient nettement plus prenant car la réflexion commence à se faire pour mettre les jours dans le bon ordre, combler les trous, c'est-à-dire les jours que le héros n'a pas encore vécus, et voir s'il peut profiter de ces moments là pour éviter le drame.

D'une banale amourette adolescente, on passe donc à un thriller fantastique légèrement confus car les sauts dans le temps sont souvent aussi difficiles à suivre pour le héros que pour le lecteur, mais plutôt intelligent et bien mené. Et la série a l'avantage de se terminer en 4 tomes donc je suis curieux d'en lire la conclusion.

Nom série  Voir des baleines  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Antón est prêtre, basque, et tourmenté par le souvenir de l'assassinat de son père par ETA des années auparavant et d'un pardon qu'il a donné peut-être un peu trop vite. Josu était l'ami d'enfance d'Antón mais il était aussi membre d'ETA et depuis la mort du père de ce dernier ils ne se parlent plus, d'autant plus que Josu est en prison pour ce qu'il fait dans l'organisation armée. Quant à Emmanuel, il était mercenaire dans le camp adverse et a tué l'assassin du père d'Antón. Alors qu'il rejette toute la violence de son passé, il fait la rencontre de Josu dans la même prison que celle où il est enfermé lui aussi.

Cet album est une longue réflexion sur la violence passée et ses conséquences. C'est aussi une réflexion sur le conflit d'ETA et son impact sur la population basque. Amertume et incertitude troublent l'esprit des protagonistes qui essaient de communiquer et de voir où peut encore les mener la vie.
Ce n'est pas gai mais c'est bien raconté. Les personnages sont intéressants, sans aucun manichéisme, et le parcours de leur pensée et de leurs dialogues est clair et enrichissant.
Le dessin ne m'a pas particulièrement plu. Son trait est correct mais la colorisation en une sorte de bichromie à l'encre lui donne un aspect un peu sale et brouillon qui n'est pas ma tasse de thé.
C'est une lecture dont on sort comme d'un film intelligent, un peu désenchanté mais laissant quand même la porte ouverte à l'espoir et à la réconciliation.

Nom série  Radiant  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tony Valente est français et vit au Québec. Avant d'entamer Radiant, il avait déjà quelques séries à son actif qui mélangeaient styles franco-belge et manga (Les 4 Princes de Ganahan, Hana Attori...) mais Radiant est son premier véritable manga. Dessin en noir et blanc, presque plus d'influence franco-belge et le tout parait dans le petit format souple classique des shonen. Et si 3 tomes seulement étaient prévus initialement, le succès de la série a permis à l'auteur et son éditeur de partir finalement vers beaucoup plus de tomes, tant que le public sera au rendez-vous.

Les éléments de base de Radiant sont ceux d'un shonen nekketsu assez classique. Le jeune héros trop fougueux mais plein de bonne volonté et de bravoure qui commence en bas de l'échelle et découvre son monde de fantasy avec un objectif ultime qu'il se fixe dès le départ. Celui-ci n'est cependant pas de devenir le plus fort (il va même jusqu'à refuser de participer à un tournoi, hérésie pour un nekketsu !) ou de trouver un trésor quelconque mais d'éradiquer la source du danger qui menace son univers, à savoir les Némésis. Ces créatures surnaturels dévastatrices ne peuvent être combattus que par les sorciers dont le héros fait partie. Mais ces derniers sont en même temps craints et détestés par la population civile, et surveillés voire pourchassés par l'Inquisition. Le héros et ses amis doivent donc à la fois sauver le monde tout en essayant de se faire accepter par lui.

Le contexte de l'intrigue n'est donc pas mauvais même si les vieux lecteurs de manga ne seront pas très dépaysés. Les personnages sont variés et certains sont très sympas et vite attachants. C'est un peu moins le cas du héros lui-même qui m'a été pénible à ses débuts avec son côté "je frappe comme un idiot et ensuite je réfléchis" trop récurrent. Trop caricatural à mon goût, de même que certains autres personnages secondaires, même s'ils se révèlent heureusement assez peu manichéens dans l'ensemble.
Mais ce qui m'a surtout plu dans ce manga, c'est le très bon dessin de Tony Valente. Il a fait de nets progrès depuis ses séries précédentes et il continue à en faire tome après tome. C'est un trait maîtrisé, très clair, qui permet de rendre les scènes d'action bien compréhensibles et qui offre un bon character design. Il permet de rentrer facilement dans le récit et de donner envie de lire la suite.
Et comme l'univers et l'histoire continuent de se développer au fil de la série, c'est plutôt agréable à suivre.

Nom série  Le Chemin des Fous  posté le 04/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant reconnu le nom de Miroboland en début de lecture, j'ai cru que cet album était la suite tardive de la série Les Brumes du Miroboland que je n'avais pas lue. Ce n'est qu'à la fin de l'album que j'ai appris que ce n'était pas une suite mais en réalité une refonte complète de la série originelle. En effet, celle-ci n'avait pas connu un grand succès commercial au moment de sa parution et les auteurs ont décidé avec l'accord de leur éditeur de la remodeler pour en sortir une nouvelle version.

Ce remodelage a consisté en plusieurs éléments.
Le premier a été de transformer deux albums de 48 pages en un unique de 60 pages. Pour cela, les dessins originels ont été conservés mais des passages ont été coupés, des cases modifiées et la mise en page retravaillée.
Ensuite et surtout les auteurs ont fait le choix d'axer leur nouveau récit sur l'humour en priorité. Les noms de certains personnages et les dialogues ont été transformés pour offrir aux lecteurs un florilège de calembours et de clins d'oeil. Tant et si bien qu'il n'y a au final quasiment plus la moindre case qui ne contiennent pas de jeux de mots.
Autant ceux sur les noms des personnages, lieux et autres dieux sont basiques et un peu lourdingues, autant ceux sur les dialogues et tournures de phrases sont souvent bien trouvés et amusants. On sent que les auteurs ont eu le temps d'y réfléchir et ça marche plutôt bien.
A noter qu'au niveau du dessin, avoir changé les noms ne fonctionne pas parfaitement au moment où les héros signent leurs noms au bas de l'idôle Kontra et qu'on y lit les noms qu'ils avaient dans la série originelle.

Concernant l'intrigue, du coup, elle passe au second plan. La série date d'une époque où beaucoup de séries tentaient de surfer sur le succès de Lanfeust de Troy. Et c'est clairement ce à quoi nous avons droit ici avec ces deux héroïnes sexy, leur compagnon brave mais niais et ce vieux mage auquel ils doivent venir en secours.
Comme c'est l'humour qui prime, le déroulé de l'intrigue n'est pas toujours passionnant et apparaît quelques fois décousu, peut-être aussi du fait d'avoir condensé deux tomes en un seul. Mais cela reste plaisant à lire et suffisamment simple pour permettre d'apprécier les bons mots des dialogues, qui sont en tout cas plus drôles que les situations rocambolesques du récit qui, elles, sont un peu trop appuyées et prévisibles pour savoir séduire un lectorat adulte.

J'ai trouvé agréable de replonger dans l'ambiance des récits d'heroïc-fantasy humoristiques qui étaient tant à la mode au début des années 2000. Et comme je l'ai dit plus haut, même si le scénario n'est pas formidable, il y a dans cette refonte d'une série ancienne beaucoup de bons dialogues et de bons jeux de mots qui rendent la lecture amusante.

Nom série  Antigone (La Sagesse des Mythes)  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Honte sur moi, je ne connaissais Antigone que de nom sans connaître son histoire. Ignorance réparée grâce à cet album de la collection La Sagesse des Mythes qui raconte le drame de son affrontement moral face au roi Créon.

Antigone est la fille d'Oedipe, roi malheureux de Thèbes dont vous connaissez probablement le propre parcours incestueux. A la mort de ce dernier, les deux frères d'Antigone vont s'opposer pour le trône et l'un des deux dresser une armée contre Thèbes. La bataille qui s'ensuivre verra la mort des deux frères et le régent, devenu roi, Créon condamner le frère assaillant à ne pas voir sa dépouille être enterrée, empêchant son âme de rejoindre le royaume d'Hadès. Antigone, estimant que c'est faire affront aux lois des dieux, s'oppose à cette décision politique, au risque d'être condamnée à mort.

Le dessin est de plutôt bonne qualité en vue d'ensemble. Mais je n'ai pas trop aimé la colorisation et je trouve que beaucoup de visages se ressemblent trop et entraînent des confusions pour le lecteur.
Quant au scénario, nous sommes dans la tragédie antique au sens le plus classique du terme. Loi divine contre loi des hommes, conflits moraux, conflits d'honneur, fatalisme et ça finit mal évidemment. Mais j'ai trouvé que tel qu'elle est raconté dans cet album, elle manque d'envergure et d'impact. Je ne sais pas si le récit originel de Sophocle est plus marquant mais j'ai trouvé celui-ci un peu basique, presque convenu, surtout dans ses dernières pages avec les morts à la chaîne qui sonnent un peu artificielles.
Il y a également un léger souci de rythme narratif puisqu'il semble que durant la seule discussion durant laquelle le fiancé d'Antigone tente de convaincre Créon d'abandonner sa condamnation, Antigone a le temps d'être emmenée vers sa prison, puis emmurée puis d'attendre seule puis de faire ce qu'elle décide finalement de faire. Tel que c'est présenté, ça ne donne pas l'impression que le temps s'écoule de la même manière de chaque côté.

Je suis content d'avoir pu découvrir avec cet album une version claire et concise du mythe d'Antigone que je ne connaissais pas. Mais le récit en lui-même n'est pas vraiment passionnant ni marquant.

Nom série  Thésée et le Minotaure  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je parcours les albums de la collection La Sagesse des Mythes avec intérêt car je trouve très louable le fait de vulgariser et mettre en images les grands contes classiques de la Mythologie Grecque et que la réalisation graphique de ces ouvrages est toujours belle.

Thésée et le Minotaure est mythe très connu par ses éléments clés, le labyrinthe, le minotaure, le fil d'Ariane, la voile noire du roi Egée, et pourtant le détail de son déroulement n'est connu que des érudits. Grâce à cet album, j'ai découvert la jeunesse de Thésée, son parcours jusqu'à Athènes, les manigances de Médée, l'épreuve du Minotaure, l'abandon d'Ariane mais aussi ce qu'il s'est passé ensuite avec Phèdre et Hippolyte le fils de Thésée, épisode que je ne connaissais pas en ce qui me concerne.

Graphiquement, il n'y a rien à reprocher. Le dessin est beau, réaliste et soigné, et il est doté d'une belle colorisation.
Dans le fond du récit non plus, pas de réel reproche puisque tous les éléments de l'histoire de Thésée sont bien présents et instructifs.
Mais la narration par contre n'est pas irréprochable. Il y a un réel souci de rythme.
Déjà j'ai trouvé gênant les textes narratifs qui étaient plus ou moins décalés par rapport aux images dans l'énumération des dangers que Thésée affronte sur sa route vers Athènes.
Ensuite, le passage dans le labyrinthe ne m'a pas convaincu. En effet, les auteurs ont complètement négligé de donner une réelle envergure à la création de Dédale. Les lieux paraissent ridiculement petits. Cela donne l'impression que durant les quelques secondes que Thésée met pour accrocher son fil à la porte d'entrée, tous les autres sacrifiés ont déjà eu le temps d'arriver en son centre qui semble ne se trouver qu'à un escalier de distance à peine. Cela annihile complètement l'idée même de labyrinthe dont personne ne trouve la sortie. Et à l'inverse, les auteurs consacrent près de 3 pages au combat contre le Minotaure alors qu'il n'a rien de palpitant.
Et ensuite grosse déception encore pour l'épisode entre Phèdre et Hippolyte qui est expédié en quelques pages à peine, comme si le fait de l'intégrer dans l'album avait été décidé à la dernière minute, comme un trop long épilogue.

L'album est donc valable car il est bien dessiné et son contenu est relativement exhaustif et instructif, réussissant à tenir en un unique tome, mais c'est au détriment de l'ambiance et du côté prenant d'un récit qu'on finit par lire dans une certaine indifférence.

Nom série  Mille parages - Fragments bourlinguatoires d'ici et d'ailleurs  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album recueille différentes histoires courtes et carnets de voyage de Simon Hureau pré-publiées dans différents magazines. Il s'agit pour beaucoup d'anciens voyages de l'auteur, dont plusieurs ont précédé Palaces qui est son premier véritable album et récit de voyage paru en 2003. La majorité de ces périples ont été réalisés hors de sentiers battus, que ce soit dans la brousse Burkinabé ou dans la jungle Thaï par exemple. D'autres sont plus classiques, dans des villes italiennes par exemple, mais marqués par le manque de moyens financiers de son auteur et sa quête d'un endroit où dormir gratuitement. Certaines enfin sont de simples récits de nuits suite à des fêtes de mariage où l'auteur était invité et où là encore il cherche où passer la nuit.

J'ai apprécié la variété des lieux visités par l'auteur et l'originalité des situations qu'il a rencontrées. Ça sent souvent la loose, c'est parfois assez futile, mais c'est plutôt instructif sur comment les choses peuvent se passer quand on improvise un peu des voyages et qu'on tombe sur des situations imprévues. L'ambiance des pays ressort bien également et invite à l'exotisme.
Et comme toujours j'aime le dessin de Simon Hureau et son trait tout en rondeurs et en maîtrise.

Nom série  Aubépine  posté le 03/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aubépine est une série relativement étonnante. Car elle mélange les genres en se déroulant dans un monde imaginaire à mi-chemin entre réalité, fantastique et fantasy. A première vue, cela ressemble à notre réalité, avec une jeune fille moderne amatrice de connexion Internet et de jeux vidéos, forcée de vivre à la montagne pour suivre le travail de sa mère scientifique. Mais sa mère justement travaille à la défense du pays contre la dangereuse migration d'oiseaux géants. Et dans ces montagnes là vivent aussi de mystérieux bergers et leurs chiens laineux sensés eux aussi protéger la vallée. Sans parler de ce génie prêt à accomplir trois vœux mais avec bien sûr les risques que cela implique.

C'est donc un cocktail surprenant mais pas désagréable du tout.
L'héroïne est pleine de vie et rapidement attachante. Ses aventures sont bien menées, avec un comportement crédible et des situations qui ne manquent pas de subtilité. Le dessin est très sympathique, clair, rond et joliment colorisé.
C'est une série qui se lit aussi bien par la jeunesse que par les adultes. Certaines péripéties sont légèrement convenues et donc l'histoire moyennement captivante. Mais si la suite continue dans une veine aussi originale, je pourrais bien revoir ma note à la hausse.

Nom série  Pilo  posté le 31/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pilo est une série humoristique s'adressant à la jeunesse, ciblant plus précisément des garçons de 7 à 9 ans je dirais, âge approximatif du héros. En effet, les gags qu'elle contient seront pour la plupart sans surprise pour les lecteurs plus âgés. Malgré cela, au fil des pages, on finit par trouver le jeune Pilo plutôt attachant et à sourire à ses petites aventures du quotidien. Car même si la structure des albums est celle d'un gag par page, chaque tome raconte une histoire page après page.

Le dessin est de bonne facture, lumineux et agréable à la lecture. Je lui trouve par moment un petit côté proche de celui de Midam (Kid Paddle) dans ses décors et personnages secondaires, même si le héros et les protagonistes principaux sont dessinés dans un style très différent.

C'est une lecture plaisante, sans méchanceté aucune, le genre que des parents peuvent mettre sans crainte entre les mains de leurs enfants. Même si les chutes des gags ne sont pas forcément hilarantes, l'ambiance et l'imaginaire du héros sont sympathiques et parfois plutôt drôles.

Nom série  Maison sans fenêtres  posté le 29/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec son titre, "Maison sans fenêtres", les auteurs dénoncent le fait que les médias ne s'intéressent pas à la République Centrafricaine et à ce qu'il se passe à l'intérieur. Comme moi, vous avez sans doute entendu parler de la guerre civile qui s'y est déroulée il y a une poignée d'années, et il est possible que comme moi vous n'y ayez pas compris grand chose dans ce conflit entre Selaka et Anti-Balaka aux motivations peu évidentes. Aujourd'hui, si la guerre n'est plus ouverte, la situation dégradée persiste et accentue encore plus les conditions de vie difficiles dans ce pays, affectant très fortement la vie des enfants Centrafricains.

Pour nous informer sur le sujet, les auteurs vont se rendre dans trois endroits différents. D'abord dans les rues de la capitale, Bangui, et dans un centre d'accueil pour enfants pour nous présenter l'horreur de la vie des enfants abandonnés, orphelins ou ayant fui les maltraitances de leurs foyers. Ensuite dans la région minière de Carnot pour y rencontrer les enfants travaillant de leur plein gré dans les mines de diamants pour y gagner quelques sous et survivre ainsi plutôt que d'aller à l'école. Et enfin dans un dispensaire de la petite ville de Kabo pour y montrer les difficiles conditions sanitaires des enfants vivant dans les régions éloignées de Bangui, ainsi que la relation conflictuelle entre les agriculteurs locaux et les éleveurs de vaches nomades venus du Tchad.

Aussi terrible que cela puisse paraître, c'est l'épisode des enfants travaillant dans les mines qui m'a paru le moins déprimant. Car autant leur horizon est plutôt bouché, autant ils ont quand même plus ou moins choisi leur destin. En comparaison, la vie des gamins des rues de Bangui est bien plus effrayante et démoralisante. Surtout quand on apprend que le plus gros de leur malheur provient des propres membres de leurs anciennes familles et des autres enfants de la rue. Quant à la situation sanitaire des populations de la région de Kabo, elle parait désespérée et là encore décourageante. Combien ai-je été dégoûté à la vue du comportement de ces miliciens qui détruisent leur pays et sa population.

C'est un documentaire instructif et bien mené. Sa narration est fluide et permet d'apprendre et d'avoir un aperçu assez vaste de la situation du pays sans tomber dans le didactique ni noyer le lecteur sous trop de texte. Le dessin est agréable et les planches sont entrecoupées de photos pleine page qui sont très belles malgré la dureté de ce qu'elles montrent. Vous pourrez aussi accéder en ligne à des vidéos à 360° nous permettant de découvrir en mouvement les lieux et personnes visités par les auteurs lors de leur reportage.
L'objectif est atteint : montrer hors du Centrafrique à quoi ressemble la situation des enfants dans ce pays et dénoncer leur malheur.

Nom série  Nage libre  posté le 27/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de 3 saumons qui remontent une rivière puis finalement partent vers d'autres horizons. Sauf que ces saumons là, ce sont des gaillards qui cherchent la femelle et se la racontent parfois un peu. Car leurs dialogues et ceux des autres animaux qu'ils rencontrent sont humanisés, comme des paroles de gars de banlieues de nos jours. On a donc droit à un mélange assez particulier d'aventures animales, avec prédateurs et dangers naturels, et de réflexions et discussions bien plus humaines.

Ça peut être marrant et pas inintéressant, mais je n'ai que moyennement accroché. Je ne me sis pas attaché aux personnalités des 3 héros. Je n'ai pas aimé l'abus de testostérone de certaines situations et discours. L'histoire dans l'ensemble ne m'a pas passionné. Et j'ai trouvé le dessin très moyen, de même que le lettrage pas toujours facilement lisible.
Ce ne fut pas une lecture désagréable, j'ai passé un peu pas ennuyeux, mais je ne suis pas tombé sous le charme.

Nom série  Les Nouvelles de la jungle (de Calais)  posté le 24/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD a été pré-publiée sous la forme d'un blog au fur et à mesure que l'auteure, Lisa Mandel, découvrait la Jungle de Calais en 2015 et 2016 en compagnie de la sociologue Yasmine Bouagga. C'était donc de l'information presque sur le vif à l'époque. Mais aujourd'hui, à peine 2 ans plus tard, la Jungle n'existe plus sous la forme d'alors et elle est remplacée par d'autres structures d'accueil d'une part mais aussi d'autres types de campements sauvages.

Du coup, même si le temps passé est très court au regard de l'Histoire, j'ai eu un peu l'impression de lire une actualité du passé, sans la passion qui agitait les esprits à l'époque. Et cette passion, visiblement, elle agitait aussi celui de l'auteure car on sent un discours souvent très partial dans ses planches, surtout les premières mais cela continue un peu aussi par la suite. Beaucoup de messages sont passés sans grande finesse, mettant d'un côté les méchantes autorités politiques et forces de l'ordre, et de l'autre les gentils bénévoles et militants, et au milieu les pauvres migrants forcément sympathiques. Ça me dérange quand je lis un documentaire de sentir qu'il ne présente qu'une facette du sujet et cherche à faire passer son message.

Au-delà de ce reproche, la lecture est tout de même enrichissante car elle présente la complexité et la diversité de la situation de la Jungle à l'époque et du parcours de migrants en France. C'était une organisation vraiment alambiquée, avec une vraie ville formée par les migrants, et des situations administratives parfois rocambolesques.
L'album est dense et long. Il présente de nombreux sujets, de nombreux personnages, lieux et pas mal d'événements intéressants. Mais c'est un peu trop sur la longueur. J'ai dû le lire en trois fois car je m'épuisais et mon intérêt retombait régulièrement. Ce n'est pas toujours passionnant.
En définitive, j'y vois une BD instructive mais pas un indispensable.

Nom série  Opération Copperhead  posté le 21/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 3.5/5

J'ai apprécié l'originalité de cette BD. Pourtant le sujet principal est une histoire d'espions durant la seconde guerre mondiale, ce qui n'est pas trop ma tasse de thé à priori, mais il y a ici plein de choses qui sortent de l'ordinaire.

D'abord les personnages principaux sont deux acteurs que j'aime beaucoup, David Niven et Peter Ustinov, à l'époque où l'un était un fringuant jeune premier et l'autre encore inconnu du grand public. L'auteur les met en scène avec beaucoup de respect mais aussi la même part d'humour à l'anglaise qui caractérise ces deux personnages et qui les rend si attachants. Ça donne vraiment envie de revoir leurs films et cela les rend très sympathiques.

Avec eux, on découvre le service cinématographique de l'armée anglaise durant la guerre et comment les choses se passaient à l'époque pour les militaires non combattants comme eux. C'est intéressant.

Ensuite l'histoire d'espionnage en elle-même est aussi rocambolesque que véridique, mêlant cinéma, sosie et pas mal d'alcoolisme aussi. Avec aussi une très belle femme fatale au caractère bien marqué. Là aussi c'est amusant et un peu pince-sans-rire.
D'autant que c'est bien dessiné et agréable à la lecture.

Pourquoi ma note n'est-elle pas meilleure du coup ? Eh bien car le rythme est un peu lent et empêche d'être totalement captivé. L'album intercale notamment régulièrement entre deux cases des extraits des mémoires des trois protagonistes principaux sous la forme de texte certes pas très longs et plutôt instructifs mais qui coupent et alourdissent la fluidité de la lecture. Et puis la fin de l'histoire est sans grande surprise.
Si bien que, sur la longueur de l'album, je suis ressorti avec l'agréable impression d'avoir passé un bon moment plutôt amusant avec des personnages que j'aimais bien, mais que l'intrigue entourant leur aventure ne m'a pas marqué et qu'elle manquait un peu d'impact.

Nom série  Lady Di & me  posté le 20/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deux récits en parallèle. Celui de Marie-Lihn, photo-reporter confidente de Lady Diana, de son parcours vers son métier de photographe de presse, de sa rencontre avec Lady Di et de ses questionnements sur sa mort ce fameux soir de 1997. Et celui de Lady Di elle-même et de son mariage avec le prince Charles.

C'est donc vraiment au sujet de la célèbre princesse que le récit porte. Sa vie, son malheur, sa mort. Même quand elle était vivante, j'étais loin d'être fan du personnage et sa mort ne m'a strictement pas touché à l'époque. C'est donc avec peu de ferveur que j'ai lu ce récit sur sa vie. Il est certes relativement intéressant mais je n'y ai pas appris grand chose si ce n'est qu'effectivement, la pauvre femme n'a pas vécu que des bonheurs et n'avait guère le choix de son destin.
Le récit parallèle de la vie de la photographe Marie-Lihn ne m'a pas passionné non plus. Je ne me suis pas attaché à elle, à son caractère, à sa passion et à sa relation avec Lady Di que le seul premier tome ne rend pas très crédible.

Mais la bande dessinée elle-même est plutôt bien construite. Le dessin est bon, même s'il excelle davantage sur les visages des personnages que sur les décors et véhicules. La narration est fluide, avec un rythme correct et un assez bon enchaînement des flash-back qui fait qu'on ne s'ennuie pas et que tout est clair et compréhensible. Bref il n'y a pas de défaut rédhibitoire dans cette série, juste un sujet traité qui ne m'a pas enthousiasmé.

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