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Nom série  Les Lumières de l'Amalou  posté le 01/10/2003 (dernière MAJ le 11/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Belle série au scénario complexe et original.

Le dessin de Claire Wendling évolue de manière significative du tome 1 au tome 5. Déjà bon au départ, il gagne encore au fur et à mesure en assurance, en beauté, en maîtrise et en technique (sur la fin, elle s'essaie même à certains types de colorisations et autres qui sont bien réussies). L'évolution est telle que certains personnages changent radicalement entre le premier et le dernier tome. L'héroïne, Orane, ainsi que son mentor Théo n'ont quasiment plus rien à voir dans leur présence physique et leur aspect globale. Ce changement surprend un peu et donne l'impression que l'auteure ne savait pas où elle allait quand elle a entamé la série.
Mais ses expériences graphiques et la prouesse esthétique qui va crescendo au long de ces albums va véritablement le coup d'oeil.

Le scénario n'est pas simple et l'intrigue évolue à chaque tome : il est impossible au tome 1 ou 2 de deviner ce qui va se passer ensuite. Là encore, cela donne une forte impression que l'auteure développait son idée au fur et à mesure, quitte à l'emplir de pas mal d'incohérences sur la longueur. La mise en scène et la narration s'en révèle parfois confuse. Les enchaînements d'une scène à la suivante manquent de cohésion et les comportements des protagonistes changent parfois radicalement.

Ce qui prime dans cette série, c'est la beauté graphique et l'originalité du scénario. Mais l'esthétique et l'inspiration poétique et artistique prennent parfois trop le dessus sur la cohérence et la consistance du scénario et des personnages, quitte à risquer de faire décrocher le lecteur.

Nom série  Toute la socio en BD  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parue en même temps que son homologue Toute l'éco en BD des mêmes auteures, cette série a la louable ambition d'offrir une vulgarisation moderne en bande dessinée du programme de sociologie de la classe de Première SES (Sciences économiques et sociales). Ces auteures sont Claire Fumat d'une part, formatrice en droit, économie et analyse financière et autrice de manuels de formation, et Maud Hopsie d'autre part, graphiste et dessinatrice en agence de communication. Ce sont donc deux professionnelles dans le domaine de la formation et de la communication visuelle documentaire.

J'avais bien aimé cette autre série, Toute l'éco en BD, car je l'avais trouvée claire, didactique, agréable à la lecture, et rendue plaisante et amusante par un dessin joli et plein d'humour.
Dans Toute la socio en BD, on retrouve le même dessin, toujours aussi sympathique et coloré, et ses touches d'humour bienvenues. Il est donc très bien pour alléger la complexité du contenu.
Par contre, au niveau de la mise en scène et de la transmission du message documentaire, je suis bien moins convaincu par cette série que par celle sur l'économie.

Dans celle sur l'économie, il y avait une sorte de petite histoire mise en scène, un dialogue entre le narrateur et le lecteur avec un suivi logique et clair des informations transmises. Ici, par contre, on ressent bien plus l'impression d'un cours de lycée mis en image. On a droit à une succession de notions, point par point, et de définitions alignées les unes après les autres, avec peu de liant entre chacune. Il manque notamment une mise en scène introductive pour mieux permettre aux lecteurs d'appréhender chaque sujet et de l'impliquer davantage.
Du coup, les images permettent d' assimiler un peu plus facilement les notions décrites que s'il s'agissait d'un simple cours écrit, mais elles ne racontent plus une petite histoire. Ce ne sont plus que des illustrations d'accompagnement qui rebondissent sur les concepts expliqués avec des petits gags explicatifs en une case.

Bref, pour un lecteur lambda, cette BD est plutôt instructive mais elle n'est pas passionnante. Par contre, pour un lycéen désireux d'avoir une vision plus agréable à lire et un peu plus parlante que son propre cours, ça peut être un bon achat pour mieux assimiler ses leçons de sociologie.

Nom série  Toute l'éco en BD  posté le 10/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louable initiative que cette vulgarisation moderne en bande dessinée du programme d'économie de la classe de Première SES (Sciences économiques et sociales), qui parait en même temps que son équivalent pour le programme de sociologie par les mêmes auteurs.
Ces auteurs sont Claire Fumat d'une part, formatrice en droit, économie et analyse financière et autrice de manuels de formation, et Maud Hopsie d'autre part, graphiste et dessinatrice en agence de communication. Ce sont donc deux professionnelles dans le domaine de la formation en économie et de la communication visuelle documentaire.

Quand je lis un ouvrage sur l'économie, je ne peux pas m'empêcher de le comparer à Economix qui est pour moi la référence en la matière : incroyablement didactique, clair, complet et passionnant. Eh bien la comparaison avec cette nouvelle série n'est pas si mal même si l'ambition est un peu moins étendue et le sujet un peu plus académique.

Le travail de vulgarisation est bien fait, avec une mise en scène et une narration claire. Le texte est suffisamment allégé pour ne pas devenir indigeste et les images qui l'accompagnent sont pleines d'humour et de légèreté pour compenser une complexité du sujet qui va croissante au fil des pages. Car comme pour Economix, le documentaire commence par les bases (ici le troc et l'intérêt de la monnaie pour le cas du début du premier tome) avant de peu à peu se complexifier et d'aborder des sujets plus ardus et spécifiques (comme le marché inter-bancaire et les taux de la BCE pour la fin de ce premier tome). C'est parfois un petit peu moins fluide et facile à suivre, parfois un peu moins captivant aussi, mais le ton des images restant gai et amusant, on réussit à ne jamais s'ennuyer et à avoir envie de lire la suite.

C'est une BD éducative et documentaire que je conseillerais volontiers, et sans hésiter en particulier aux parents dont les enfants vont suivre des cours d'économie car cela permettra de leur clarifier les idées avec le sourire.

Nom série  Black Panther - L'intégrale  posté le 07/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avant les films Marvel de ces dernières années, je ne connaissais quasiment pas le super-héros Black Panther. Cette intégrale était une bonne occasion de découvrir à quoi ressemblait sa version papier.
Eh bien, bof !...

Le premier tome de cette intégrale comprend comme introduction un épisode des Fantastic Four, première apparition d'un Black Panther encore totalement mystérieux et qui se comporte ici comme un ennemi, en fait pas vraiment mauvais, des quatre héros. Datant de 1961, c'est une histoire très basique et très désuète de nos jours, d'un combat entre les gentils pris par surprise et ce mystérieux adversaire qui leur tend pièges sur pièges sans motivation vraiment crédible. Rien de passionnant.

Puis le reste de l'album est composé de 12 épisodes du périodique Jungle Action ayant Black Panther pour véritable héros. Ceux-ci ont été publiés 11 ans après l'épisode des Fantastic Four cité ci-dessus et ne lui font donc pas du tout suite. Entre les deux périodes, il semble que Black Panther a vécu d'autres aventures, notamment aux côtés des Avengers, mais on n'en saura rien pour le moment, ce qui est bien dommage pour ce qui est sensé être un intégrale.
Quoiqu'il en soit, ces 12 épisodes forment une longue histoire ayant pour principal adversaire du héros le fameux Killmonger, celui qu'on a pu découvrir dans une version bien différente dans le récent film du Marvel Universe. Mais comme l'indique le nom du périodique, Jungle Action, nous sommes dans un cadre qui ressemble énormément aux vieux récits de Tarzan emplis d'action, de corps athlétiques prenant la pose, de tribus indigènes menaçantes, de combats contre des fauves, de dangers de la jungle, mais aussi de magie noire et au fil des pages de plus en plus d'éléments de science-fiction. Mais on est clairement dans un scénario de type pulp, où l'action et l'emphase narrative priment avant tout.
Et j'ai trouvé ça ennuyeux, beaucoup trop creux, et en même temps trop bavard au niveau de la narration. Je n'ai pas accroché du tout.

Ça ne me donne pas envie de lire les tomes suivants.

Nom série  La Terre des fils  posté le 06/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Terre des fils est un récit post-apocalyptique qui n'apporte pas grand chose de neuf au genre. Petits communautés isolées survivant comme elles peuvent, décor marécageux avec quelques restes de l'ancienne civilisation, groupes de brutes fanatisées qui font régner leur loi par la violence... Tant de choses qu'on a déjà vu dans Simon du fleuve, Jeremiah et tellement d'autres séries des années 70 et 80 sur le même thème.

La seule particularité de cet album c'est qu'il prend pour héros deux jeunes frères qui ont reçu une éducation à la dure et très fragmentaire de la part de leur père, ce qui implique qu'ils sont farouches et facilement violents, qu'ils ne savent pas parler correctement et qu'ils ne savent rien de l'ancienne civilisation. L'idée n'est pas mauvaise pour montrer comment, d'une génération à la suivante, le souvenir du passé peut disparaître et former une nouvelle population post-apocalyptique plus rude et moins civilisée. Mais j'avoue n'avoir pas compris et avoir été frustré par le choix de ce père d'avoir aussi mal éduqué ses enfants et de ne rien leur avoir transmis, ni amour ni culture, alors qu'il avait la possibilité de le faire.

Pour le reste, le récit se laisse lire. Il est bien mis en scène et relativement crédible malgré quelques clichés comme notamment cette secte fanatique et idiote. Le comportement des personnages tient la route.
Mais je ne suis pas captivé. Le dessin de Gipi ne me charme pas, à part ses scènes pluvieuses que j'ai trouvées jolies. Comme dit plus haut, le choix éducatif de ce père m'a agacé. Et au final, je ressors assez indifférent de cette lecture qui contient trop de déjà-vus pour moi qui ai lu beaucoup de récit post-apocalyptiques et trop peu de nouveautés et d'intérêt.

Nom série  Zoé Super  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la famille de Zoé, tout le monde est un super-héros. Maman qui peut voler, Papa qui est super fort, son frère qui peut se transformer en ce qu'il veut, et même Pépé et Mémé même s'ils sont à la retraite. Seule Zoé n'a pas (ou pas encore) de super-pouvoirs. Mais qu'à cela ne tienne, elle fera sans pour arranger toutes les affaires domestiques de ses parents et les aider du mieux qu'elle peut avec sa bonne humeur et son éternel sourire.

Zoé Super, c'est le genre de série jeunesse qui convient à des enfants de moins de 10 ans mais qui sera nettement moins appropriée pour des lecteurs plus âgés. Les albums sont composés d'histoires courtes de 5 ou 6 pages, chacun racontant une petite péripétie ou un petit gag. C'est gentil, mignon, mais pour un adulte l'humour ne décrochera probablement guère plus qu'un petit sourire, les histoires en elles-mêmes n'ont rien de bien passionnant et ça dégouline de bons sentiments sirupeux.
Pour un plus jeune lecteur par contre, le dessin est sympathique et coloré, l'ambiance est légère et divertissante et c'est une lecture agréable qui fait passer le temps.

Nom série  Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel  posté le 03/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a quelques ans, j'avais lu l'album Marie Curie, la fée du radium, biographie de la scientifique en bande dessinée que j'avais trouvée froide, imparfaite et ennuyeuse. A l'inverse, Marie Curie, la scientifique aux deux Prix Nobel évite cet écueil et offre une biographie à la fois très complète, agréable à lire, et donnant vraiment vie à ses personnages. On a l'impression de suivre la vie de Marie Curie comme si on était à ses côtés et non pas comme un documentaire distancié et académique.

La narration se fait légère, avec une ou deux phrases maximum par page, et une mise en scène légère et bien agencée permettant de suivre de manière fluide toutes les étapes de la biographie de cette femme exceptionnelle. Et le fait qu'elle soit exceptionnelle, on s'en rend vraiment compte à la lecture de cet album. Même si on a déjà beaucoup entendu parler d'elle, de ses deux prix Nobel et de sa découverte du Radium, c'est avec cette BD que j'ai découvert à quel point il s'agissait d'une femme admirable, s'intéressant à toutes les sciences mais aussi aux Hommes grâce à son implication dans le domaine du médical durant la première guerre mondiale notamment. On y découvre aussi son entourage et sa famille, et on se rend compte de la vigueur du milieu scientifique à l'époque, époque qui a vu se côtoyer tous les grands noms tels que Becquerel, Lippmann, Rutherford, Planck, Einstein (souvenez-vous de ces fameuses photos du congrès Solvay de 1911 et 1927 en particulier) puis ensuite la fille même de Marie, Irène Joliot-Curie.
Une vie et une carrière incroyables pour laquelle il fallait bien les 96 pages de cet album, quitte à devenir un petit peu indigeste sur la longueur et nécessiter éventuellement une lecture en deux temps.

Seul regret, le dessin qui manque clairement de maîtrise. Très épuré, avec des décors souvent vides, son trait est hésitant et peu engageant. On croirait voir un ouvrage plus ou moins amateur. A noter aussi quelques erreurs documentaires, comme notamment un passage qui m'a sauté aux yeux quand des rameurs rament dans le mauvais sens ou encore le gréement complètement approximatif d'un bateau. Cela manque de sérieux.

C'est dommage car cela gâche une biographie en BD qui sans cela aurait été excellente.

Nom série  Walter le loup  posté le 02/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les deux premiers tomes de cette série sont très cartoon (le second étant même un gros clin d'oeil aux dessins animés de Bip-bip et le Coyote) tandis que le dernier est sur un autre registre puisque c'est une parodie du Seigneur des Anneaux.
Il mettent en scène Walter, un loup anthropomorphe, débonnaire, muet et bien brave. S'il a un peu le rôle de la victime dans le premier tome, il est au contraire insolemment chanceux dans le second (au détriment de Fairbanks le renard) et s'en sort bien dans le troisième. Autant dire qu'hormis le personnage et le dessin, la série est donc assez hétéroclite et les albums ont peu à voir les uns avec les autres.

Côté dessin, c'est du Munuera pur et dur. Il offre de belles planches aérées et colorées, avec des personnages très expressifs et dynamiques, dans un style d'influence cartoon.

C'est donc joli et orienté vers l'humour... mais je me suis ennuyé car l'humour ne m'a pas fait rire du tout. Il est très prévisible, souvent facile voire téléphoné. Cela tient probablement à la mise en scène car finalement quand on compare les péripéties du second tome et ceux d'un Bip-bip et Coyote, ce sont les mêmes mécanismes... mais la façon de les mettre en scène dans le dessin animé me fait rire et surprend le lecteur, tandis qu'ici ça tombe à plat. Ou bien est-ce parce que l'animation et les bruitages propres au dessin animé manquent cruellement à la BD pour lui donner l'impact humoristique qui faudrait ?
Quant au troisième tome, qui est moins orienté cartoon, il est un peu trop verbeux. Et finalement, des parodies du Seigneur des Anneaux, je pense qu'on en a déjà trop vues.

Nom série  Le Photographe de Mauthausen  posté le 01/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire vraie d'un photographe espagnol emprisonné dans un camp d'extermination nazi qui réussira à en faire sortir des photos prouvant les exactions de ces derniers.

Les deux premiers tiers de la BD racontent ce séjour en camp. Dès le début de la seconde guerre mondiale, Mauthausen était un camp de niveau 3, c'est-à-dire un camp dont les prisonniers ne devaient jamais ressortir et où ils étaient destinés à être tués par épuisement au travail (dans une carrière de granit) ou par d'autres actions meurtrières diverses et variées des gardiens.
Pour qui a déjà lu ou vu de tels témoignages sur l'horreur des camps de concentration et d'extermination, il n'apprendra pas grand chose de neuf.
Là où le récit apporte une nouveauté, c'est que les prisonniers qu'on y suit sont des espagnols ayant fui la défaite républicaine lors de la Guerre Civile. Anarchistes ou communistes pour la plupart, on y apprend qu'ils étaient traités à peine mieux que les Juifs dont on parle le plus souvent et que des milliers d'entre eux furent ainsi massacrés.
On découvre ainsi comment le héros va accéder au laboratoire photo du camp et recueillir puis sauver des centaines de clichés pour servir de témoignages et dénoncer les actes des nazis que ceux-ci chercheront ensuite à dissimuler aux yeux du monde.

Le dernier tiers de l'album raconte la libération et les mois et années qui suivirent, mais surtout surprend par la façon dont furent traitées ces photos. On aurait pu s'attendre à ce que la presse ou les autorités Alliées s'en servent aussitôt pour faire éclater la vérité au grand jour. Il n'en sera finalement rien, du moins pas du vivant du héros.
Le récit dénonce aussi la situation des réfugiés espagnols à cette époque, incapables de rentrer dans leur pays car les Américains avaient renoncé à attaquer le régime fasciste de Franco.

L'album est en outre complété par un dossier explicatif intéressant d'une cinquantaine de pages, présentant plusieurs de ces fameuses photos dont on parle.

Le récit est instructif et le dessin est bon. Il n'est pas passionnant et ressemble plus à un témoignage historique qu'à un récit prenant et captivant, mais il est bien mené et on ne s'ennuie pas.

Nom série  Duke  posté le 31/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un western classique, trop classique.

Duke ne sort pas du lot en présentant un contexte déjà vu : une petite ville minière dominée par le patron de la mine et ses sbires tueurs pour le premier tome, puis un ancien marshall tiré de sa retraite pour affronter des pilleurs de diligence dans le second tome. Ce marshall, adjoint d'abord puis retraité, est le fameux Duke qui donne son nom à la série. C'est un personnage là encore stéréotypé. Très bon tireur, assez taisant, avec un vrai sens de l'honneur mais aussi beaucoup de désillusion, il est lisse et sans réel intérêt. Les intrigues de chaque tome, formant des histoires presque indépendantes, n'offrent pas davantage de surprise, avec leur lot de lieux communs.

Quant au graphisme, c'est du Hermann moderne sans fioriture. Il est plutôt bon pour les décors et personnages masculins. Par contre, pour les femmes, il est raté. Beaucoup se plaignent qu'Hermann ne sache pas dessiner les femmes et qu'on dirait toujours des hommes, mais ça m'a frappé davantage sur cette série que dans d'autres. Ici, on dirait vraiment toutes des travestis.

C'est une BD qui se lit pour passer le temps mais dont on sort indifférent, voire légèrement ennuyé.

Nom série  Saru  posté le 31/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note : 2.5/5

Saru se démarque des mangas classiques par une narration rapide et le fait qu'il se passe énormément de choses en 448 pages, là où un shonen ou seinen aurait probablement dilué tout ça pour le faire tenir en au moins une dizaine de tomes.

Cela commence comme un mauvais scénario de Christophe Bec, avec une succession de courtes saynètes montrant des événements fantastiques ou de science-fiction pour attiser la curiosité du lecteur. Et comme chez Christophe Bec, il y en a trop d'un coup, cela ressemble à de l’esbroufe, le lecteur que je suis a bien du mal à recoller les morceaux et ce n'est que quand on s'attache enfin aux vrais protagonistes du récit que l'histoire devient plus linéaire et plus compréhensible.

Par contre, une fois lancé, j'ai trouvé l'intrigue plutôt prenante et basée sur une idée pas mauvaise. Cette intrication de récit du Roi des Singes, d'ésotérisme, de magie noire et de puissances immortelles telles qu'elles sont assimilables à des catastrophes naturelles est assez originale.
J'ai également trouvé original pour un manga de sortir du cadre trop classique du Japon pour être bien plus mondial : Asie Centrale, Afrique de l'Est mais surtout Europe, et aussi étonnant que ça paraisse, la ville d’Angoulême en particulier.
Quant au dessin, Daisuké Igarashi (Les Enfants de la Mer) a sa patte bien à lui. Ses planches sont soignées et rendent plutôt bien, permettant une lecture claire et fluide.

C'est sur le déroulement de l'intrigue que je suis moins convaincu. Il se passe plein de choses mais les héros en sont finalement assez spectateurs, étant baladés d'une crise à la suivante sans pouvoir y faire grand chose à part être témoins d’événements surnaturels. Ces événements s'imbriquent assez mal les uns avec les autres, comme un château de cartes branlant où l'on comprend mal les motivations des uns et des autres et où cela sonne parfois un peu faux. Et même si le dernier tiers de l'album tourne à la grande catastrophe planétaire débridée, cela manque de force et d'impact car il est difficile d'y croire pour de bon. D'ailleurs la toute fin est un peu en queue de poisson, le grand danger étant résolu sur un coup de tête donnant une légère impression de tout ça pour ça.

Nom série  La Naissance des Dieux  posté le 30/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le récit mythologique de la naissance du monde, et du combat des Olympiens contre les Titans : Gaïa, Ouranos, Cronos, les Cyclopes, les Hécatonchires puis Zeus et les autres dieux de l'Olympe...
C'est une bonne chose que de mettre en ordre et en image cette légende assez confuse des origines de la mythologie grecque. Rappeler la généalogie de ces divinités, montrer la différence entre Dieux et Titans (même si tel que c'est raconté ici, il semble s'agir finalement seulement d'une différence de génération, sans davantage de différence physiologique), et montrer les rivalités et alliances entre eux jusqu'à aboutir à la situation de l'Olympe telle qu'elle est connue dans les autres récits mythologiques.

Le graphisme est de bon niveau.
L'album s'entame par une poignée de pages d'introduction composées de grandes peintures évocatrices en une ou deux planches. De la belle ouvrage.
La suite comprend des planches plus classiques au dessin encré. L'arrivée de cet encrage crée un tel contraste avec les pages précédentes que je me suis demandé s'il n'y avait pas eu changement de dessinateur. Paysages et personnages rendent bien et la colorisation est tout à fait réussie. Je suis par contre bien moins convaincu par les visages quand ils sont vus de près. Outre la bouche de Zeus qui change d'une case à l'autre, perdant ou regagnant ses lèvres au gré du récit, je trouve surtout qu'il y a une surabondance de traits inutiles, notamment pour des ombrages mais aussi des traits d'expressions, qui alourdissent et enlaidissent les protagonistes. J'aurais préféré plus de simplicité et de constance.

L'histoire, quant à elle, manque d'impact. Il faut dire que c'est compliqué de retranscrire des récits originels parfois abstraits, avec la Terre et le Ciel qui engendrent des enfants, un père qui dévore ses enfants et peut les régurgiter adultes, des Titans et Cyclopes sensés être colossaux mais finalement pas plus grands que les Dieux de l'Olympe, un monde peuplé de créatures dont on ne sait pas d'où elles sont apparues et qui les a conçues... On s'y perd aussi entre les différentes entités et leur nature : Métis, une déesse qui peut se faire absorber par Zeus, Thémis, une femme titan dont Zeus peut absorber les dons en lui faisant l'amour, Cerbère, un chien à trois têtes engendré par des créatures qui sont elles-mêmes les enfants de Gaïa et d'un lieu des Enfers... C'est dur d'y trouver une véritable logique.

La mise en scène dans cet ouvrage manque de majesté, d'impact divin. J'ai un souvenir ému de la façon dont les dieux d'Asgard et les Géants (équivalents nordiques des Titans) étaient représentés dans la BD Siegfried. Leur présence en imposait, engendrait la crainte et le respect. Ici, nous n'avons droit qu'à des entités au physique d'humains un peu tous similaires, à l'exception des yeux des Cyclopes et des bras des Hécatonchires, et il est difficile d'y ressentir une puissance divine. En outre, même s'il est notoire que Zeus n'était pas un enfant de chœur et qu'il avait bien des défauts, il est ici rapidement rendu assez détestable dans ses actes égocentriques et arrogants, comme un gamin gâté à qui la chance aurait donné tous les dons pour asseoir un pouvoir qu'il ne mérite guère.

En définitive, même si je suis satisfait de voir ordonné et mis en image le récit de la naissance des Dieux et de leur conflit contre les Titans, je trouve cet album peu convaincant et j'en espérais davantage.

Nom série  Gatsby le magnifique  posté le 30/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu le roman Gatsby le Magnifique ni vu aucune de ses adaptations cinématographiques. Je ne connaissais donc l'histoire que vaguement, par son résumé, et je me disais que cette BD serait l'occasion de mieux la découvrir. Mais je n'ai pas été convaincu du tout.

Cette BD a l'originalité de transposer dans Shanghai de nos jours le roman qui se déroulait dans la ville de New York dans les années 20. L'idée n'est pas idiote puisque la base du concept était de mettre en scène une métropole en pleine expansion et ses riches habitants.
Cependant, comme les noms ne sont pas changés et ne conviennent pas du tout à ces protagonistes chinois et à leur cadre asiatique, j'ai été constamment expulsé du récit en me croyant à New York plutôt qu'à Shanghai. Au point d'en venir inconsciemment à ne parfois plus lire que le texte tant les images me paraissaient en décalage avec.

Au-delà de ça, le graphisme en lui-même est bien. En peinture directe, avec de belles couleurs, il est agréable même si pas toujours très clair.
Ce qui n'est pas clair en tout cas, c'est la narration. Le rythme est très décousu, avec des soubresauts chronologiques d'une case à la suivante qui font qu'on est souvent perdu à ne pas savoir combien de temps s'est écoulé entre deux images.
De manière générale, le déroulement du récit n'est pas toujours évident à suivre. Je n'ai pas compris notamment si le narrateur était homosexuel, ou s'il sortait vraiment avec la fille nommée Jordan, ou quelle était vraiment sa relation avec Gatsby. C'est trop confus.

En définitive, cet album m'a permis de découvrir un peu mieux le récit de Gatsby le Magnifique mais je ne l'ai pas savouré et il m'a déçu dans l'ensemble, et j'ai bien l'impression que cela vient de la mise en scène de la BD plutôt que de l'histoire elle-même.

Nom série  Le Mangeur d'Histoires  posté le 29/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit fantastique à l'ancienne avec une mise en abyme sur le thème de l'écrivain et du personnage imaginaire qui prend vie.

J'ai aimé l'élégance de cette oeuvre. Élégance du récit d'une part, qui sait à la fois rester dans les sentiers battus tout en ayant suffisamment de personnalité pour ne pas ennuyer une seconde. Et élégance du graphisme avec un trait et une colorisation pleins de classe.

L'histoire m'a tenu en haleine et j'ai pris plaisir à la lire. J'ai juste été un peu déçu par la toute fin, la dernière page même en fait, car j'espérais vraiment un peu plus de développement plutôt que cette fin là que j'estime un peu convenue.

Nom série  Justin  posté le 28/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est une façon originale d'aborder un sujet bien particulier et complexe.
Le graphisme est celui d'une BD animalière au dessin simple, trait noir et blanc épuré, personnages ronds avec un gros nez et oreilles de chiens, qu'on pourrait croire dédié à un récit léger voire enfantin.

Mais le sujet est bien plus sérieux et adulte. Il s'agit de raconter la vie de Justine, née fille mais qui dès sa petite jeunesse s'est sentie garçon et a du coup eut beaucoup de mal à vivre pleinement sa vie, jusqu'au jour où elle découvre le concept de transgenre.

Le livre et l'éditeur laissent planer sur le doute sur la part d'autobiographie du récit puisque l'héroïne s'appelle Justine Gauthier et l'auteur Gauthier. Mais il parait inutile de savoir si c'est sa propre vie qu'elle (il ?) raconte, s'il y a des bribes de sa vie ou si celle d'une ou d'autres personnes qu'elle romance. Tout ce qui compte c'est que cet album montre les doutes, les désagréments, les réactions parfois violentes des autres et de l'héroïne elle-même, avant finalement de réussir à trouver une certaine paix.

C'est intéressant, plaisant à lire, fluide et suffisamment léger pour éviter toute noirceur ou tout malaise. Le nombre de cases par page est très réduit, du coup, l'album se lit vite, peut-être un peu trop vite. Mais c'est une mise en scène réussie et facile à apprécier d'un sujet complexe et très intime.

Nom série  Les Vestiaires  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quand j'ai feuilleté l'album, je me suis d'abord dit que ça ressemblait beaucoup à un ersatz des BDs de Bastien Vivès. Le graphisme épuré au trait lâché se focalisant sur les personnages avec des visages souvent vides de traits, le décor de vie intime d'adolescents, l'ambiance visuelle, je trouvais que ça ressemblait beaucoup. Et comme je ne suis pas fan du tout de cet auteur, je n'avais guère envie d'en lire une copie.
Mais finalement, même si ça ressemble un peu, ce n'est pas du Bastien Vivès. Le trait est assez différent et j'ai trouvé le récit plutôt intéressant.

Cela raconte ce qu'il se passe dans les vestiaires d'un lycée où une même classe se retrouve tous les jeudis pour le cours de sport. Dans cette classe, il y a les gars cools, les redoublants, ceux dont on se fiche et forcément il y a aussi un souffre-douleur, dans le cas présent un petit gros qu'on moque pour son physique. Jeudi après jeudi, entre différentes conneries d'ados esclaves de leurs hormones, on voit ce gars se faire harceler plus ou moins gravement jusqu'à ce que finalement il trouve le moyen de retourner la situation au détriment de celui qui le harcelait.

Le représentation de l’atmosphère lycéenne et très stupidement mâle de garçons qui se retrouvent en meute est plutôt bien rendue même si ça me gonflerait d'avoir étudié dans une telle atmosphère et cela ne donne vraiment pas envie de revivre ça une fois devenu adulte. La mise en scène narrative est plutôt fine car on ne voit pas exactement quel est l'élément qui permet le retournement de situation puisqu'on saura juste que c'est une photo sans jamais la voir ni qu'on décrive ce qu'il y a dessus. Ça a aussi un côté un peu frustrant, tout comme la fin que j'ai trouvée très abrupte. C'est voulu, l'auteur a clairement voulu couper net pour maintenir le lecteur sur une note émotionnelle bien particulière, mais ça m'agace de ne pas avoir au moins 2 ou 3 pages de conclusion pour raconter ce qu'il se passe après l’événement final.

Nom série  Commissaire Kouamé  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien quand Marguerite Abouet m'emmène à Abidjan où j'ai moi-même vécu. Et j'aime bien son idée de mettre en scène un commissaire principal aussi original, un vieux sec et très énergique qui connait toutes les ficelles du métier et qui est accompagné de son fidèle assistant, un blanc costaud et amateur de toutes petites voitures de collection. Ce commissaire Kouamé a la particularité d'avoir tous les pouvoirs puisqu'il est à la tête de la police du pays et cela change de ces récits policiers classiques où les inspecteurs pestent sans arrêt contre leur manque de moyens et l'administration qui les brident.

On ressent moins dans cette série l'ambiance spécifique de la Côte d'Ivoire que l'on ressentait si fortement dans Aya de Yopougon. Même la façon de parler est beaucoup plus sage, avec très peu d'expressions typiquement locales. Cela se passe de nos jours et même si le décor est typiquement africain, l'intrigue et ses péripéties pourraient tout aussi bien se dérouler en Europe ou ailleurs sans que cela change vraiment le contexte. Le côté dépaysant est donc moins présent et du coup moins agréable. Mais il reste quand même une bonne part de points sympathiques comme la déférence et la frayeur que le grand commissaire engendre envers tous ses subordonnés et la population en général, ou également ce gag récurrent avec les radiateurs commandés spécialement en France pour pouvoir y menotter les suspects arrêtés.

Le dessin est agréable. Il rappelle beaucoup celui de Clément Oubrerie dans Aya de Yopougon. On retrouve donc une ambiance visuelle similaire à cette autre série qui amène une certaine légèreté à un récit policier qui, en définitive, serait plutôt dur s'il n'y avait pas ce véritable vernis d'humour qu'offrent la narration et les dialogues.

Là où je suis plus mitigé, c'est dans la mise en scène et le rythme narratif. Autant le début de l'histoire est relativement clair et peu compliqué, autant le rythme s'accélère et s'embrouille sur la longueur, au point de perdre un peu le lecteur. Beaucoup de personnages se croisent et le commissaire survolté nous entraîne à droite à gauche sans qu'on saisisse toujours très facilement le cheminement de ses pensées et de ses déductions. Il y a aussi une certaine part de hasard et quelques facilités dans sa déduction ; notamment le gros indice final qui permet de découvrir le vrai coupable, indice que je trouve trop téléphoné et artificiel.

Donc autant les personnages sont sympathiques, l'ambiance légère et pleine d'humour, et le cadre africain original et plaisant, autant l'enquête en elle-même ne m'a pas trop convaincu et le récit a fini par moins me séduire sur la longueur.

Nom série  Deux hommes en guerre  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Espionnage, politique, magouilles et action sont au programme de cette série réaliste et sombre. Elle a pour héros un ancien de la DGSE qui a fait entre autres le Liban et la Russie et y a sauvé deux fois par le passé un politicien français aussi ambitieux que méprisant. Ce dernier, après avoir été premier ministre pendant plusieurs années, veut revenir au pouvoir et se faire élire président de la République. Mais quelqu'un semble vouloir entraver ses ambitions en déterrant une vieille affaire. Alors l'ancien ministre va faire appel à l'ancien espion, qui a monté sa petite boite privée de sécurité et d'investigation, pour lever le voile sur cette embrouille sordide.

Le ton du récit est assez glaçant. Affaires de pouvoirs, hommes de l'ombre au-dessus des lois, le monde tel qu'il est dépeint ici fait froid dans le dos. D'autant qu'on sait qu'un spécialiste du contre-espionnage européen a aidé Stephen Desberg à élaborer son scénario. Pourvu qu'il y ait quand même beaucoup de fiction dans ce récit, car sinon c'est assez déprimant.

La personnalité des protagonistes est bien travaillée.
Le héros est certes un vieux baroudeur mais il fait preuve de beaucoup d'humanité et de quelques faiblesses, aussi bien morales, avec un amour de jeunesse gâché, que physiques, avec une maladie orpheline qui l'accable. Il s'est en outre adjoint les services d'une assistante très efficace et originale, et les deux réunis me font un peu penser à Gil Jourdan et son assistante Queue-de-Cerise en version nettement plus sombre et musclée.
Quant au fameux ministre, il est rendu parfaitement détestable, avec son ambition sans faille et son mépris pour ceux qui ne sont pas comme lui à la tête du pouvoir. Et en même temps lui aussi fait preuve d'humanité et de faiblesse notamment vis-à-vis de son fils qui subit la même maladie orpheline que le héros.
Et à côté de ceux-là, on trouve d'autres personnages originaux et inquiétants qui sortent un peu des sentiers battus du polar noir.

Le graphisme, pour sa part, est en demi-teinte. Il est régulièrement de très bon niveau, avec des personnages bien rendus et des décors travaillés, même si beaucoup d'entre eux sont de simples photos retouchées. Mais ces mêmes personnages qui rendent très bien quand ils sont dans des poses calmes et autres dialogues tranquilles, sont nettement moins réussis quand il s'agit de les mettre en action. Ils frisent même le ridicule quand on les voit courir ou sauter dans des poses figées et bizarres. Quant aux couleurs, leur obscurité convient bien à l'ambiance du récit, mais elles sont aussi parfois assez dis-harmonieuses et fouillis, jusqu'à embrouiller la clarté de la mise en scène. Ce choix graphique révèle malgré tout une certaine personnalité et il est possible qu'elle soit au goût de certains même si je ne suis pas tombé sous le charme.

Globalement, c'est une histoire prenante, glaçante et intéressante. Elle me déprime un peu car je ne suis pas amateur de polars et qu'elle offre une vision bien noire du monde, de la politique et des affaires, mais c'est une bonne série.

Nom série  Nam-Bok  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Adaptation d'une nouvelle de Jack London écrite en 1902, Nam-Bok raconte l'histoire d'un eskimo qui revient dans son village après avoir disparu au cours d'une tempête des années auparavant. Ce qu'il va raconter à ses anciens proches, qui n'ont jamais connu que leur village et ses environs, va les abasourdir car il va leur parler de ces hommes blancs, de leurs bateaux gigantesques, de leurs machines qui crachent de la fumée et de leurs villes qui montent jusqu'au ciel. Comment croire de telles absurdités et ne pas s'imaginer que Nam-Bok n'est rien d'autre qu'un hâbleur, un menteur qui leur raconte des histoires, voire même simplement un fantôme venu des ombres pour les berner ?

L'adaptation et le dessin sont des Thierry Martin, dont j'avais déjà beaucoup apprécié l'adaptation du Le Roman de Renart. Son style graphique est ici un peu moins attrayant à mes yeux que dans cette dernière. Il est plus sombre, avec davantage d'aplats noirs. Mais on retrouve son trait agréable, notamment d'ailleurs dans ce renard qui ouvre et ferme le récit et dans ces décors naturels joliment épurés. La simplicité des planches et la sobriété des couleurs apporte en outre une belle élégance à l'album.

C'est amusant car ce récit prend le contre-pied de celui de deux autres BDs, Minik et Groenland Manhattan qui racontait le déracinement d'eskimos amenés aux Etats-Unis comme des bêtes de foire. Ici, le héros se retrouve par pur hasard à découvrir la civilisation occidentale, il s'en émerveille et s'en imprègne pendant des années avant de pouvoir revenir raconter aux siens ce qu'il a vu. Il y a un côté un peu optimiste dans la vision positive qu'il a de ce qu'il y découvre, sans en voir (ou du moins sans en raconter) les défauts ni le moindre racisme envers lui.
Mais le sujet n'est pas forcément là, mais plutôt sur la façon dont les siens vont appréhender son récit ébouriffant et s'ils vont réussir à l'accepter.
La lecture se révèle un peu rapide mais elle est plaisante.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1888  posté le 24/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une histoire de Jack L’Éventreur. Alors que From Hell en avait déjà fait le tour complet, il continue à fasciner et à faire écrire sur lui. Mais là où se démarque cet album là, c'est qu'il se base sur des faits réels et très récents, datant de 2014, qui ont permis de découvrir qui était le véritable assassin... du moins pour un temps puisque ces révélations ont été démenties ou du moins mises en doute par la suite.
Pour préciser les choses, c'est en 2014 que des analyses sur des traces de sang et de sperme déposées sur un vieux châle retrouvé dans la maison d'un ancien policier de l'époque a permis de retrouver l'ADN de l'une des dernières victimes de l'assassin mais aussi de l'un des principaux suspects de l'époque. Ce qui tendrait à prouver que c'est bien lui le coupable !
Et c'est l'histoire presque vraie, un peu romancée tout de même, de ce fameux coupable qui va nous être racontée dans cet album, pour nous expliquer pourquoi et comment il a commis ces assassinats.

Outre une narration fluide et très claire, j'ai surtout apprécié le dessin de cet album. Il est beau et bien maîtrisé. Son trait m'a fait penser à un intéressant compromis entre les styles de Guillaume Sorel (dans Les Derniers Jours de Stefan Zweig par exemple) et celui réaliste d'Olivier Ledroit (Xoco ou Requiem, Chevalier Vampire). Les couleurs notamment sont très réussies, même si un peu moroses, ambiance du sujet oblige.

L'histoire, pour sa part, est moins passionnante. S'agissant d'une tentative de mettre en scène une histoire vraie (même si au final, on peut douter de sa véracité au vu des éléments plus récents de l'enquête), elle présente peu de fioritures et une intrigue finalement assez lisse et sans surprise. Le personnage principal est présenté dès le départ comme violemment fou et on a du mal à voir comment il en est arrivé là ou à ressentir d'empathie envers lui. Finalement, cela ressemble davantage à un documentaire romancé mis en image qu'à un scénario à même de captiver un lecteur. On peut donc ressentir un léger ennui. Reste tout de même le côté instructif de voir ainsi raconté l'une des théories les plus récentes sur l'identité de Jack L’éventreur.

Dans tous les cas, la réalisation est très belle et la lecture coule agréablement, c'est donc un bon album.

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