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Nom série  Artemisia  posté le 20/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue mon ignorance ; je ne connaissais pas du tout cette Artemisia Gentileschi et j'ignorais totalement l'existence d'une femme peintre parmi les grands noms des artistes classiques italiens. Elle a vécu dans la première moitié du 17e siècle, époque où les femmes n'avaient pas le droit de peindre d’œuvres religieuses ou historiques, et n'avaient même pas le droit d'acheter de pigments ou de matériel de peinture.
Autant dire que sa force de caractère, sa carrière artistique et même sa vie intime font d'elle une figure incontestable du combat féministe. Et c'est ainsi qu'elle est présentée dans cet album, non pas comme une militante de la cause des femmes contre celle des hommes mais plutôt comme une artiste qui ne voit pas pourquoi son sexe devrait l'empêcher de faire preuve de son art de manière différente de celle des hommes. Et effectivement, sa vie est exemplaire sur ce plan là.
A noter aussi que plusieurs de ses œuvres la représentent elle en train de se venger d'un autre artiste qui l'a violée et trahie dans sa jeunesse, la mettant en scène sous le rôle de personnages mythologiques en train de le tuer ou retrouvant la tête décapitée de ce dernier dans un panier à légumes. Quand je vous dis qu'elle avait du caractère.

Maintenant, au-delà du contenu qui est instructif et intéressant, la forme m'a déçu. Le dessin est inégal mais le plus souvent très moyen. Les personnages surtout sont assez moches et régulièrement difficiles à identifier au premier coup d’œil. Et pourtant les couleurs et motifs des vêtements et des décors sont en général plutôt jolis. Et il y a aussi certaines cases ou planches entières qui paraissent nettement plus soignées et belles que les autres, notamment au niveau des costumes. Cela m'a marqué car autant j'ai trouvé beaucoup de planches assez laides, autant d'autres m'ont paru tellement meilleures que je me demandais si c'était la même dessinatrice ou s'il n'y avait pas au plusieurs mois de décalage entre le dessin des unes et des autres.

Je reste donc mitigé vis-à-vis de cet album qui présente une femme vraiment intéressante et son histoire marquante, mais dont la forme peut parfois rebuter et amoindrir le plaisir de lecture.

Nom série  Midi-Minuit  posté le 18/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Connaissez-vous le cinéma populaire italien ? La Cinecittà, vous en avez entendu parler. Le Western Spagetti, vous savez forcément ce que c'est. Fellini, Antonioni et autres Visconti, vous connaissez ces noms. Mais savez-vous ce qu'est le Giallo ? Il s'agit de films d'exploitation combinant policier, horreur et érotisme, et ayant connu leur heure de gloire en Italie dans les années 60 et 70. Issus du cinéma bis, ils sont pour beaucoup très fortement inspirés des films à succès américains. Certains d'entre eux sont même de vrais remakes de série B. Mais au delà de la simple reprise à petit budget et au-delà de l'aspect kitsch des affiches et de leurs titres, les réalisateurs italiens ont insufflé dans ces œuvres une vraie exubérance artistique et un traitement plein d'originalité et de personnalité.

C'est à ce cinéma là que rendent hommage les auteurs de Midi-Minuit - qui est d'ailleurs le nom d'une salle de cinéma parisienne qui diffusait ce type de films. Ils mettent en scène deux journalistes passionnés de cinéma bis italien qui vont avoir la chance de pouvoir interviewer un réalisateur qui s'est retiré du monde depuis vingt ans alors qu'il était au sommet de son art dans ce domaine si particulier. Mais en parallèle de leurs entretiens avec cet artiste excentrique, une série de meurtres de critiques de cinéma semble fortement liée à leur sujet.

Je ne connaissais pas du tout le Giallo, à l'exception de certains titres de films qui avaient su attirer ma curiosité par leurs thématiques surprenantes et les échos des cinéphiles qui étaient tombés sous leur charme. Avec cet album, c'est tout un univers cinématographique que j'ai pu apercevoir et pour lequel on sent autant la passion des protagonistes du récit que celle des auteurs eux-mêmes. Et sans connaître ce genre, j'ai pu apprécier cette lecture et en découvrir certains pans, notamment grâce à une narration claire, une présentation concise mais bien menée des films auxquels les personnages font référence, mais aussi grâce à l'intégration réussie dans les planches des affiches et de certaines photos extraites de ces fameux films.

L'ambiance spéciale de ces derniers déteint sur celle de la BD. Nous y sommes en effet dans un thriller qui ne se prend pas tout à fait au sérieux, avec quelques personnages et situations extravagantes. C'est à la fois noir avec quelques scènes cruelles et horribles, et aussi un peu ridicule et à la limite de la crédibilité et du caricatural, tout en gardant un ton pince-sans-rire comme dans un thriller classique. Il faut savoir à quoi s'attendre pour ne pas être pris au dépourvu. Un amateur de récits policiers classiques qui tiennent la route de bout en bout risque d'être surpris.

Lecture étonnante abordant et s'imprégnant d'un sujet bien particulier, pour en faire ressortir une partie de l'âme et la faire découvrir aux lecteurs. Bel hommage d'auteurs que l'on sent vraiment enthousiastes et désireux de partager leur passion.

Nom série  Le Premier Homme  posté le 14/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Premier Homme est la troisième adaptation en BD par Jacques Ferrandez d'un roman d'Albert Camus, après L'Etranger et L'Hôte. A chaque fois, c'est l'occasion pour lui de mettre en image l'Algérie qu'il aime tant et son passé de colonie française au 20e siècle.

C'est un art dans lequel il est très bon. Il l'avait prouvé initialement avec sa série Carnets d'Orient et répété dans ses autres albums se déroulant à Alger ou dans l'Algérie rurale. Avec le Premier Homme, il met de belle manière en scène la vie des enfants pieds noirs à Alger dans les années 20. Aussi pauvre soit son héros et aussi dure soit sa grand-mère, il mène une vie pleine de soleil et qui sent bon la joie de vivre. C'est une Algérie Française rêvée et pleine de nostalgie, et le dessin de Ferrandez lui est parfaitement adaptée.
C'est cette représentation qui m'a plu dans cet album, ainsi que la vision de la jeunesse du personnage principal.

Parce que le reste du récit m'a moins enthousiasmé.
Le héros devenu adulte est un écrivain, alter ego d'Albert Camus lui-même, et c'est en revenant en Algérie qu'il fouille ses souvenirs et interroge les témoins de son passé pour réfléchir à l'enfant qu'il était et à sa famille, en particulier à son père qu'il n'a pas connu et à sa mère handicapée par une surdité partielle. C'est donc un récit en partie autobiographique. Mais cet écrivain adulte m'a plutôt ennuyé. Il est présenté comme un homme beau et séducteur mais renfermé, un artiste torturé et complexe qui diffère trop avec l'enfant plein d'énergie qu'il était dans sa jeunesse. Ses dialogues sonnent artificiels, comme des diatribes littéraires trop réfléchies pour être naturelles. Ses obsessions me parlent assez mal, de même que sa position peu claire vis-à-vis du conflit d'indépendance Algérien.

Le récit au présent dans cet ouvrage m'a donc un peu barbé, alors que celui au passé, de l'enfance du héros, m'a été bien plus plaisante.

Nom série  Dans la combi de Thomas Pesquet  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Avec cet album aussi instructif que drôle et bien raconté, Marion Montaigne nous permet de découvrir de l'intérieur, avec beaucoup d'humour et plein de détails aussi intéressants que savoureux, la carrière d'astronaute de Thomas Pesquet.

Devenir astronaute a toujours été mon rêve de gosse, et je continue à le voir comme un but ultime si j'avais un jour la chance d'y parvenir (on en sait jamais, hein ?). Mais d'une part Thomas Pesquet nous apprend que ce n'est pas franchement de la chance mais surtout énormément de travail et de dévouement. Mais aussi et surtout il casse grandement le mythe. Car autant il y a du grandiose dans ce que vit un astronaute, autant c'est aussi visiblement souvent... dégradant. Car l'homme n'est naturellement pas fait, physiquement parlant, pour aller dans l'espace. Et du coup, la préparation, l'entrainement et le résultat une fois dans l'espace sont... nettement moins romantiques qu'on peut les imaginer ou que les films américains nous les dépeignent.

J'ai appris énormément de choses à la lecture de cet album. Le parcours long et difficile pour avoir l'honneur d'être choisi pour une mission spatiale. Les anecdotes et traditions parfois étranges et amusantes des agences spatiales de tous les pays. Ce que les astronautes doivent endurer pour de vrai et que leurs interviews souriantes ne nous montrent pas. Et moi qui croyais m'y connaitre pas si mal en matière de missions spatiales, j'en ai découvert des aspects qui ont changé la vision que j'en avais.
Par exemple, j'étais surpris d'apprendre les heures de préparation nécessaires avant de pouvoir réaliser une sortie EVA. Je n'en savais rien. Je pensais qu'il suffisait d'enfiler la combinaison et de passer par le sas. Et pourtant, quand Marion Montaigne et Thomas Pesquet nous expliquent pourquoi c'est si compliqué, ça parait évident et logique quand on y réfléchit.
Et des informations aussi intéressantes et surprenantes, cet album en est rempli.

En plus de cela, Marion Montaigne est une véritable professionnelle de l'humour. Elle parsème son récit d'une multitude de gags percutants, bien vus et très drôles. Elle a parfaitement assimilé les informations transmises par Thomas Pesquet et a su à chaque fois les présenter sous un regard truculent et bien trouvé. Cela ne dénature pas le côté instructif du récit tout en apportant en permanence une légèreté et un côté décalé qui font qu'on s'instruit avec un grand sourire et même pas mal de vrais bons rires.

C'est un excellent album que je conseille sans hésiter !

Nom série  Gustave Caillebotte  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme son nom l'indique, cet album est une biographie partielle du peintre Gustave Caillebotte. Partielle car elle nous présente seulement une portion de sa vie s'entamant au moment où il participe pour la première fois à l'exposition des Refusés de 1875 aux côtés de ceux qui se feront plus tard appeler les Impressionnistes puis nous montrant les quelques années suivantes et comment il a su s'intégrer avec eux et surtout ce qu'il leur a apporté.

Je connaissais Gustave Caillebotte sans le connaître. Je connaissais quelques-unes de ses peintures mais même si j'en trouvais certaines pas mal du tout, elles faisaient pâle figure à mes yeux comparés aux œuvres d'impressionnistes plus célèbres, mes préférences évidentes allant à Monet, qu'il a directement côtoyé, et à Van Gogh.
Mais sans doute aurais-je davantage respecté l'homme si j'avais su à quel point, en même temps qu'il était artiste, il était également un indispensable mécène pour ses confrères impressionnistes. Car c'est avec cet album que j'ai découvert que Gustave Caillebotte était très riche et qu'il a fortement aidé financièrement ses amis artistes moins fortunés, de même qu'il a permis leurs expositions quand les circonstances économiques les auraient autrement empêchés. C'était également un grand collectionneur qui a acheté des dizaines des plus grandes œuvres de ces fameux peintres pour ensuite léguer à sa mort sa collection à l'Etat Français avec la condition impérative qu'elle soit exposé dans des grands musées comme le Luxembourg ou le Louvre.
C'est donc en grande partie grâce à lui que les Impressionnistes ont pu vivre de leur art puis s'imposer plus rapidement aux yeux du grand public, même s'il a fallu quand même de longues années pour cela.
Tout ça pour dire que cet album est instructif et m'a ouvert les yeux sur un personnage important de l'histoire de l'Art, en plus d'être un artiste de valeur.

Maintenant sur la forme, j'ai un sentiment mi-figue mi-raisin.
Le graphisme notamment est pour moi à trois niveaux.
Le premier niveau, c'est celui des décors et des couleurs. Une grande partie des planches est directement inspirée des tableaux impressionnistes. Et quand elles ne le sont pas directement, elles le sont quand même souvent dans l'esprit car peintes à la manière impressionniste. C'est parfois tellement bien fait que je me suis demandé s'il s'agissait de copies retouchées de célèbres peintures. Je n'en ai pas la certitude mais j'ai l'impression que ce n'est pas le cas, ou en tout cas pas toujours, et dans ce cas là c'est vraiment de la belle ouvrage de la part de l'auteur. C'est joliment peint !
Le second niveau est l'encrage des décors, réalisé par dessus la peinture et la couleur. Même s'il est souvent réussi, j'en suis moins fan. A la limite, je trouve plus belles et plus évocatrices les quelques cases réalisées en peintures sans encrage. Ces dernières me faisaient en effet parfois penser aux œuvres récentes de Rosinski, quand il s'essaie avec succès à la couleur directe.
Puis vient le troisième niveau qui est le dessin et l'encrage des personnages et c'est là que le bât blesse à mes yeux. Les anatomies sont peu convaincantes, ce qui n'est que peu gênant, mais par contre les visages me semblent ratés. Ils donnent l'impression d'être en deux dimensions dans un décor en trois dimensions, avec des angles trop figés et récurrents, des nez bizarrement placés et très peu d'expressivité faciale. Pour ne rien arranger, avec tous ces artistes barbus et en costume, ce manque d'aisance technique dans la représentation des visages fait qu'on en vient à facilement les confondre et ne pas les reconnaître.

Il y a donc du bon et du moins bon dans cet album. Du bon sur le contenu documentaire et la peinture des décors, et du moins bon dans le dessin des personnages et dans une mise en scène légèrement rébarbative avec beaucoup de discours pas toujours passionnants de la part des différents protagonistes.

Nom série  Mei - L'Archipel sans étoiles  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mei - L'Archipel sans étoiles est un bon album pour les jeunes de 8 à 13 ans.
L'histoire se déroule dans un royaume imaginaire inspiré par la Grèce Antique et la Mésopotamie où un usurpateur doté de quelques dons de sorcellerie a pris le pouvoir en faisant croire au peuple que les étoiles ont disparu à cause d'un barde amant de l'ancienne déesse-reine. Du coup, la musique est interdite dans le royaume alors qu'en réalité, celles-ci sont en réalité masqués aux yeux du monde par un sortilège du méchant. Et la petite Mei, descendante de bardes elle aussi, est bien décidée à faire en sorte de briser le sort et faire tomber l'usurpateur.

Ainsi résumé, le scénario a l'air bêta et gentillet, mais il est bien raconté et tient finalement suffisamment la route pour pouvoir plaire autant aux jeunes lecteurs qu'aux plus âgés. Le dessin est sympa, les personnages dotés de bons caractères, le méchant n'est pas mauvais, et l'univers imaginé est plutôt original, avec une idée pas mauvaise sur cette déesse-reine qui se réincarne au fil des temps.
C'est donc un bon divertissement, presque tous publics, bien mené, joliment dessiné et agréable à la lecture.

Nom série  Trik Trak  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trik Trak est un album destiné aux très jeunes lecteurs. Muet, ils peuvent le lire sans savoir... lire.
Le concept est le même que dans le dessin animé Bob le Bricoleur et d'autres du même genre comme Robocar Poli où des véhicules anthropomorphiques (comme dans Cars aussi) vivent leur propre vie. Et comme dans Bob le Bricoleur, nous avons ici des véhicules de chantier dont le but dans la vie est... ben de réaliser des chantiers.
Le héros est un petit tractopelle mignon, pas costaud mais bien brave et qui a envie d'aller travailler lui aussi sur le chantier où les grands véhicules adultes bossent. Alors il y va, aide avec ses petits moyens mais gaffe un peu et risque la catastrophe, mais finalement il va pouvoir montrer les quelques qualités dont il peut faire preuve et sauver la situation et se faire accepter.

Le scénario n'a rien d'original mais il est mignon et marche assez bien. La mise en scène amène le sourire. L'album contient peu de pages mais l'intrigue reste suffisamment dense pour ne pas donner d'impression de vacuité. Le dessin est sympathique avec des véhicules anthropomorphes gentiment expressifs.
Bref, pour des lecteurs de 3 à 6 ans, c'est une bonne BD, et les parents prendront sûrement plaisir à la leur lire le soir ou à les regarder la relire d'eux-mêmes.

Nom série  Donald's Happiest Adventures  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Mickey's Craziest Adventures des mêmes auteurs, Donald's Happiest Adventures est un bel album, tant physiquement avec son papier épais et sa couverture toilée, que graphiquement avec le dessin de Keramidas et le travail de vieillissement des planches. C'est aussi un engagement intéressant que de mettre en scène Donald, l'un de mes personnages préférés de l'univers Disney, dans une quête assez originale, pourtant lancée par l'oncle Picsou d'ordinaire bien plus vénal, celle de trouver ce qu'est le Bonheur.

Nous avons donc droit à une histoire à suivre sous la forme d'une succession de gags en une planche, exercice pour lequel Trondheim se débrouille plutôt bien. Il nous offre en même temps un soupçon de réflexions philosophiques sur les différentes formes de Bonheur et la possibilité ou non d'en trouver une source indubitable. L'album contient quelques bonnes idées sur le sujet, même si rien n'ira épater le moindre adepte de véritable philosophie au sens littéraire du genre. Et dans tous les cas, cela ne se prend bien heureusement pas du tout au sérieux.
Côté gags, rien de vraiment hilarant, mais des chutes plutôt sympathiques et qui amènent le sourire. J'ai trouvé Trondheim plus inspiré sur d'autres ouvrages mais l'humour tient assez bien la route est c'est une série qu'on lit avec plaisir et sans s'ennuyer.
Le dessin de Keramidas convient toujours très bien au style Disney, en évitant ici le côté un peu trop confus sur le plan visuel dont il avait fait preuve dans de précédentes séries.

Globalement, c'est une lecture qui fait passer un bon moment de divertissement. Rien de transcendant mais un bel album que je ne regrette pas d'avoir acheté.

Nom série  L'Empire des hauts murs  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un joli album mettant en scène des enfants vivant dans ce qui ressemble à un fantasme pour jeunes imaginaires.
Comme l'auteur, je pense, j'aurais adoré étant enfant pouvoir profiter d'une demeure aussi belle, alambiquée et pleine de fantaisies que celle que les deux héros vont baptiser l'Empire des Hauts Murs. J'aurais adoré pouvoir profiter de ces lieux comme d'une terre d'aventure et y vivre des équipées et des reveries avec d'autres enfants, en parfaite autarcie et loin du regard des adultes.
C'est une bouffée d'exotisme urbain et de fantasmes enfantins. Une sorte de Pays Imaginaire à la Peter Pan et ses enfants perdus au coeur même d'une ville. Et aussi un bâtiment ancien à l'architecture de toute beauté.
D'autant que le dessin de Simon Hureau rend à la perfection ces lieux, ces enfants et les cieux étoilés qu'ils contemplent la nuit.

C'est beau et divertissant. Mais en meme temps, le scénario n'est pas forcément captivant. Il manque une vraie intrigue qui donnerait du liant à ce très joli cadre et à ces aspirations enfantines. Et même si j'ai beaucoup aimé l'idée d'un tel lieu et de tels moments passés là-bas pour ces enfants, l'émotion n'est pas aussi bien passée qu'elle l'aurait pu. Si bien que j'ai fermé l'album avec un petit soupçon d'indifférence et pas la nostalgie de sortir d'un beau rêve qu'il aurait pu me transmettre.

Nom série  Serum  posté le 07/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve que cette BD se base sur une idée très intéressante mais qu'elle est malheureusement assez peu développée et enrobée dans un scénario trop mou et ennuyeux.

Cette idée qui est très bonne, c'est celle d'un état qui, pour assurer sa sécurité et punir les criminels, leur injecte un produit qui, durant des mois voire des années, les force à dire la vérité et rien d'autre que la vérité. Dans ces conditions, non seulement il leur est impossible de mentir, mais il est également impossible de dissimuler leurs pensées et dès qu'on leur pose une question ils y répondent sans rien cacher. Sur le plan de la police et de la justice, c'est pratique, certes, mais sur le plan de la vie privée et familiale, c'est terrible.
J'étais donc curieux de voir ce concept mis en scène et les consequences qu'il impliquerait.

Le style de dessin de Nicolas Gaignard, et surtout ses personnages, m'a beaucoup fait penser à ceux de Frederik Peeters. Mais son trait est moins joli, moins affirmé, et les visages de ses protagonistes sont moins vivants. Celui du héros en tout cas, un vrai masque morbide du début à la fin de l'album, m'a rapidement lassé.

Quant à l'intrigue, je l'ai trouvée trop lente, trop molle. La curiosité de depart a un peu trop vite laissé la place à un désappointement puis à un soupçon d'ennui. Je ne me suis pas attaché du tout au personage principal et j'ai finalement suivi avec une certaine indifférence son parcours où il semble trainer laborieusement sa morosité et son mutisme.
La fin de l'album vient expliquer son comportement et apporter un éclairage nouveau sur le reste du récit mais elle ne m'a qu'à moitié convaincu. Je n'ai pas bien saisi l'intérêt de ces manigances et ce qu'apportait un tel sacrifice de la part du héros dans le plan d'ensemble.
Et dans tous les cas, je n'ai guère été diverti par cette lecture.

Nom série  Scooby-Doo!  posté le 05/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Honnêtement, j'ai lu cette série comme un pis-aller, parce que je n'avais rien d'autre sous la main à ce moment là, si ce n'est un album des Blagues de Toto. Je ne suis pas un grand fan du dessin animé Scooby-Doo mais je ne déteste pas en regarder un du coin de l'oeil pour la détente. Mais je ne me faisais franchement pas d'illusion sur une adaptation commerciale en BD par un studio d'auteurs aussi inconnus les uns que les autres.

Chaque album contient trois histoires courtes.
Même si ce sont plusieurs dessinateurs qui se succèdent sur la plupart d'entre elles, leur dessin est très similaire. Typique des studios de production d'adaptations de dessins animés en albums BD à la chaîne pour supermarchés, il est tout juste correct, globalement assez laid, avec des perspectives inexistantes et des couleurs hideuses, mais juste assez potable pour ne pas refermer l'album à peine ouvert. Je crois que c'est essentiellement grâce à l'encrage, qui est de plutôt bonne qualité, que les planches évitent d'être totalement minables.

Quant aux histoires en elles-mêmes, j'ai été surpris d'assez bien y accrocher au départ. En effet, j'ai été étonné de trouver les dialogues pas mauvais et je me disais qu'après tout, des histoires pas prise de tête de Scooby-Doo avec des dialogues corrects et une ambiance légère, ça pouvait ne pas être désagréable.
Mais j'ai été déçu de réaliser à quel point elles sont courtes. Aucune intrigue n'arrive à se développer. Chaque scénario est bien plus court que celui des petits dessins animés. Ils se résument trop souvent à 2 pages pour mettre en scène le contexte, 1 page pour recueillir un peu d'indice et citer le nom d'un personnage qui presque inévitablement sera le principal suspect et finalement coupable, 1 page pour que les héros rencontrent le suspect, 1 ou 2 pages pour le mettre aussitôt après en tenue de monstre, et en 1 page le monstre tombe dans un piège ou se casse juste la figure et hop les héros le démasquent. Même pas droit à quelques courses-poursuites suffisamment longues ou cartoonesques pour être amusantes, même pas le moindre petit rebondissement, et très peu d'humour.

Vraiment de la BD de supermarché plus que dispensable à moins de ne vraiment rien avoir d'autre sous la main.

Nom série  Manuel du Dad (presque) parfait  posté le 01/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Spin off de la série Dad, cet album est un manuel expliquant comment être un bon père mettant en scène le héros de la série originelle, Dad, expliquant comme il se débrouille avec ses 4 filles. En 6 chapitres composés, il va ainsi nous décrire entre autres comment occuper ses enfants, comment les nourrir, comment les rassurer, etc... Bref, c'est un vrai "J'élève mon enfant" à la Laurence Pernoud, sauf que celui qui nous raconte cela est un éternel adolescent et que ses filles ont un caractère si bien trempé qu'elles prennent presque toujours l'ascendant sur lui, même s'ils s'aiment tous tendrement.

Sur la forme, il y a un petit quelque chose des Dingodossiers dans cette succession de planches ou double planches abordant un thème en particulier, avec un texte narratif théoriquement sérieux en régulier décalage avec l'humour de la case qui l'accompagne où Dad tente approximativement de mettre en pratique ce qu'il voudrait nous inculquer.
Le dessin est celui de Nob. il est doux, joli et délicieusement mis en couleurs dans des tons pastels et gais. C'est le même style que dans la série Dad, puisqu'on est presque là dans un hors-série de cette dernière.

Les gags sont plus mignons que vraiment drôles, mais le sourire est présent de bout en bout et c'est une lecture agréable. Elle parlera aux parents de tous âges et amusera probablement aussi les plus jeunes, ceux qui n'ont pas d'enfants ou les enfants eux-mêmes en pensant à la façon dont leurs parents ont essayé de les éduquer.

Nom série  Le Blog de...  posté le 01/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis un peu surpris du thème de cette série. Je pensais en effet que les blogs étaient un peu passés de mode sur Internet, largement remplacés par Youtube et les réseaux sociaux prêts-à-emballer tels qu'Instagram et autres Snapchat. Et je ne pensais pas qu'ils intéressaient les collégiens. Car c'est bien à eux que s'adresse en priorité cette série en mettant en scène des enfants qui créent leur propre blog et les conséquences positives et négatives que cela peut avoir sur leur vie.

Le premier tome met en scène Nina, jeune fille qui déménage à la campagne et se retrouve sans amis. En créant un blog, elle va réussir à garder contact avec ses anciens camarades mais aussi finalement s'en faire de nouveaux dans son village.
Le second tome, lui, met en scène une de ces nouvelles amies de Nina, Charlotte, qui crée elle aussi un blog pour combler un léger manque affectif. Ce tome là est plus sombre car il montre les risques qu'il peut y avoir à se dévoiler sur Internet et à ne pas être sûrs de qui on peut y rencontrer.

Sous la forme d'un récit léger du quotidien de pré-adolescents, les auteurs font donc passer un message intéressant et instructif sur les bienfaits et possibles dangers du Net, ainsi qu'un message bienveillant sur la force de l'amitié.
C'est mignon et plaisant à lire. Quelques sujets sont assez originaux comme ce groupe de la Rose qui apparaît dans le second tome et fait froid dans le dos.
Le dessin est coloré, joli et agréable. Il convient bien à un récit pour jeunes lecteurs, peut-être un peu plus orienté féminin que masculin.
C'est une série sympathique et pas bête du tout.

Nom série  Gagner la Guerre  posté le 01/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jean-Philippe Jaworski est un excellent écrivain français et j'avoue avoir savouré avec délectation sa verve littéraire et l'élégance de son imaginaire dans ses aventures se déroulant dans les Vieux Royaumes. Benvenuto Gesufal est son héros le plus connu, apparu tout d'abord dans la nouvelle "Mauvaise Donne" du recueil Janua Vera, puis dans sa suite, le livre le plus célèbre actuellement de l'auteur, le fameux "Gagner la Guerre". Ce sont ces deux histoires, l'une servant de prologue à la seconde, qui sont adaptées en bande dessinée par Frédéric Genêt.

L'action se déroule dans un monde de fantasy médiévale où l'aspect fantastique est très discret, composé de quelques rares sorciers et d'encore plus rares et lointaines espèces non humaines. L'univers de Benvenuto Gesufal, c'est la cité de Ciudalia, une ville rappelant fortement Venise où les intrigues politiques et les meurtres sont monnaie courante. Ce n'est pas un gentil paladin ni un brave héros au coeur pur. C'est un ancien soldat devenu tueur à gages sans scrupules. Et pas de grande quête pour notre héros, pas de monde à sauver, bien au contraire, c'est avant tout sa peau qu'il doit sauver pour ensuite évoluer dans les sphères dangereuses des manipulations politiques et militaires.

C'est là une belle adaptation. Je suis immédiatement tombé sous le charme de la superbe couverture du tome 1, formidable peinture dont on ne finit pas d'admirer les détails et la lumière. Les planches sont moins soignées sur le plan graphique mais elles sont de bonne facture. Les décors sont toujours beaux, les personnages un peu moins à mon goût mais ils restent réussis. La mise en scène est claire et j'ai été surpris d'à quel point leur représentation par Frédéric Genêt est proche de l'image mentale que je m'en faisais à la lecture du roman. Est-ce parce Jaworski a si bien décrit ses lieux et protagonistes ou est-ce par que son univers partage un imaginaire commun aux lecteurs, fait de cités italiennes et de spadassins ?

Je l'ai dit plus haut, le scénario des aventures de Benvenuto Gesufal est très bon. Mais sa transposition en BD l'est-elle aussi ? Eh bien oui, ça passe bien. Le découpage est correctement fait, le déroulement de l'intrigue est clair et le rythme est bon. Forcément, même en 64 pages par album, le contenu se doit d'être un peu plus épuré par rapport à la version roman. Il en ressort quelques passages légèrement trop rapides pour que l'ambiance qu'on pouvait sentir à la lecture du livre ressorte pleinement - je pense par exemple à l'arrivée dans la maison du maître assassin ancien protecteur de Benvenuto, ou encore à l'intensité du dialogue final qui va sauver la vie du héros - mais je suis globalement satisfait. Et j'ai surtout hâte de découvrir comment, après ce premier tome racontant la nouvelle "Mauvaise Donne", les 4 ou 5 tomes suivants vont raconter "Gagner la Guerre".

Nom série  Island  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pourrait croire deviner à l'avance le scénario de cet album à voir sa couverture et lire son résumé. Mais ce serait une erreur. Car cela commence comme Robinson Crusoé, cela se poursuit comme Lost et puis cela devient encore plus surprenant et échevelé.

Dès la première page, on retrouve notre héros mystérieusement échoué sur une île. Mais celui-ci n'a attendu que ça toute sa vie car il compile depuis des années un guide de survie où il a déjà noté tout ce qu'il faut pour faire un feu, construire un abri ou encore récupérer et purifier de l'eau. Ces méthodes, il nous les apprend à nous lecteurs, en même temps qu'il les met en oeuvre, et on peut aussi les retrouver en fin d'album. Il est donc prêt à tout et pourrait parfaitement faire survivre ses amis naufragés une fois qu'il les aura retrouvés.
Les premières pages pourraient donc faire penser à un cocktail d'aventure et de documentaire sur la survie sur une île déserte, à la manière des émissions télévisées actuelles telles que Koh-Lanta et autres The Island Célébrités mais aussi de certains jeux vidéos qui se spécialisent dans le genre ces derniers temps.
Mais rapidement, des éléments incongrus et surprenants apparaissent au fil des découvertes de notre héros et l'histoire prend un tour plus mystérieux rappelant fortement la série Lost avant de tourner par la suite à l'encore plus insolite, avec un sens de l'aventure également bien plus mouvementée.

Le dessin de Pierre Waltch est très sympa, avec ses personnages un peu kawaii et son trait rond agrémenté de couleurs gaies.
La série s'adresse à tous les publics mais il s'en dégage un aspect convenu et quelques péripéties téléphonées qui rebuteront un peu les adultes et cibleront davantage les jeunes lecteurs. Les personnalités de certains protagonistes notamment sont trop caricaturales. Deux d'entre eux m'ont même franchement agacé, que ce soit cette sorte d'Averell Dalton au comportement benêt trop appuyé, ou cet "ami" si agressif et violent que je vois mal comment les autres peuvent le supporter.
Et de manière générale, le déroulement de l'intrigue présente beaucoup de facilités et de ces fameux deus ex machina qui forment le titre du premier tome. On sent le scénario fabriqué de toute pièce et qui vise plus l'aventure légère et une dose d'humour qu'un quelconque semblant de crédibilité dans sa mise en scène.

Nous sommes dans le divertissement tous publics, avec un agréable dessin et un scénario tellement ébouriffé qu'il en devient original en plus de présenter une part supplémentaire d'intérêt par les différentes recettes de survie qu'il distille au cours de son récit.

Nom série  Prométhée et la Boîte de Pandore  posté le 29/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Prométhée et la Boîte de Pandore est un bon cru dans le collection La Sagesse des Mythes.

J'ai apprécié son dessin lumineux, maîtrisé et plutôt beau.
J'ai apprécié aussi sa narration impeccable et son rythme bien pesé.
Et j'ai apprécié enfin la clarté de son récit et la mise en scène intelligente d'un mythe qui aurait pu être embrouillé car il en existe beaucoup de versions dont certaines touchent à l'abstraction de la mythologie divine avec son lot d'incohérences quand on y réfléchit. Là, tout tient bien la route et s’enchaîne logiquement.

Les auteurs font le choix de montrer Dieux et Titans à l'image des hommes (ou réciproquement, évidemment) avec des relations qui ressemblent à celles d'un peuple dominateur contre un peuple dominé. Ça rend les choses claires et compréhensibles. Mais en même temps, je regrette un léger manque de majesté, ou de solennité divine dans ces Dieux qui font parfois un peu trop humains. J'ai pour souvenir par exemple l'excellente série Siegfried qui avait su donner bien davantage de présence et de force à ses divinités mythologiques.
Ce n'est cependant qu'un léger regret sans grande importance.

Je regrette par contre davantage le traitement de la Boîte de Pandore. Autant la création de Pandore elle-même est bien mise en scène et sa rencontre avec Épiméthée un peu téléphonée mais acceptable, autant j'étais circonspect sur le moment où elle ouvre la Boîte. Où est le piège de Zeus dans cet acte ? Quel besoin a-t-il eu de créer Pandore et de lui faire s'y attacher le titan Epiméthée si son plan consistait juste à lui faire ouvrir une Boîte qu'il avait lui-même également créée ?
Dans le mythe tel que je le connaissais, Pandore était une vraie femme, certes créée par les Dieux mais représentant justement la faiblesse de l'esprit humain (et féminin dans ce mythe plutôt sexiste). Son acte indiquait pour moi que les humains s'étaient punis eux-mêmes en cédant à la curiosité de Pandore. Alors que là, c'est une création divine spécifiquement conçue pour ouvrir la Boîte et qui va... ouvrir la Boîte. Dans ces conditions, pourquoi Zeus n'a-t-il directement ouvert la Boîte lui-même ou simplement libérer les Calamités sans même s'embêter avec Pandore et la moindre boîte ? Où est la morale de cette légende ainsi racontée si les humains ne s'y punissent pas eux-mêmes ?

Petite déception sur cette scène donc, mais rapidement compensée par le plaisir de voir l'album inclure également la libération de Prométhée par Héraclès et le jugement de Zeus qui va s'ensuivre. Ces moments là, qui tiennent pourtant seulement en une poignée de pages, sont bien racontés et intelligents. Ils me donnent en outre une forte envie de lire la série Héraclès dans la même collection.

Bref, malgré quelques légères imperfections, cet album est un des meilleurs à mes yeux de la collection La Sagesse des Mythes et rend un hommage réussi à cette intéressante légende qu'est celle de Prométhée et de la réflexion qui l'accompagne.

Nom série  L'Homme de l'année - 1927  posté le 28/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et dire que je n'ai toujours pas vu le film Metropolis ! Pour ma culture personnelle, il faut absolument que je le fasse. D'autant que cette BD en montre bien des aspects qui attisent la curiosité et montrent des décors, des idées et des symboles qui ont l'air très intéressants.
Mais en réalité, cet album raconte surtout les débuts du Nazisme dans les années 20 et comment leurs partisans tentaient d'influencer et de mettre la pression sur Fritz Lang pour empêcher son film à défaut d'avoir pu en modifier le message politique On y suit donc le cinéaste, un homme visiblement aussi passionné qu'intelligent, qui se bat pour faire son film tel qu'il le veut et qui se retrouve dans un imbroglio parfois proche de l'espionnage et du contre-espionnage
Intéressante vision de l'Allemagne de 1927 où je n'imaginais pas que le nazisme soit déjà aussi présent et dangereux.

Instructif donc, mais pourtant pas réellement captivant.
Le dessin est soigné mais aussi un peu guindé, voire raide. La mise en scène n'est pas toujours très efficace, avec parfois quelques difficultés à comprendre d'une traite le déroulé d'une action.
Et l'histoire est un peu confuse par moment, comme beaucoup de récits touchant à l'espionnage, obligeant le lecteur à s'accrocher pour bien suivre. Ce qui n'est pas toujours évident car le rythme est assez décousu et peu prenant.

Ce fut une lecture en demi-teinte pour moi donc car elle mêle deux très intéressants sujets, l'un cinématographique, l'autre historique et politique, mais dans un récit et une mise en scène que je n'ai pas trouvé enthousiasmants.

Nom série  Flying Witch  posté le 21/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étonnante vision des sorcières que celle de ce manga qui les met en scène comme des jeunes femmes plutôt bien intégrées dans la société humaine même si elles restent un peu secrètes et parfois invisibles, de même que les créatures magiques qu'elles côtoient. L'héroïne est une jeune sorcière débutante qui part vivre chez ses cousins dans la campagne japonaise pour y parfaire son apprentissage de sorcière et sa découverte de la vie en général. Les cousins en question ainsi que leurs parents sont de simples humains sans pouvoirs mais ils accueillant les siens comme si c'était dans l'ordre des choses.

Sur ce postulat, la série raconte sous la forme de petits chapitres presque indépendants la vie paisible de cette jeune sorcière et de ses amis. Cela ressemble à un étonnant mélange de quotidien japonais campagnard et de quelques histoires plus orientées vers le fantastique et l'apprentissage de la sorcellerie.
Le dessin est très agréable, doux et beau. Je trouve cependant que les personnages se ressemblent un peu trop et j'ai parfois eu bien du mal à les différencier.

Les histoires sont agréables, parfois quand même un peu trop gentillettes. Globalement, il ne se passe rien de vraiment concret. ce sont juste des rencontres, des jolies découvertes, des moments plaisants ou amusants, et à partir du cinquième tome enfin quelques missions de sorcière sans grande difficulté. L'héroïne apprend doucement la vie et ses pouvoirs, tandis que le nombre d'amis qu'elle se fait grandit peu à peu.
C'est une lecture douce, qui fait passer un bon moment, mais il ne faut pas y chercher un scénario prenant et marquant.

Nom série  Les Petits Vélos  posté le 19/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Petits Vélos est un ensemble de petites histoires courtes mettant en scène les habitués d'un petit café-magasin de la campagne japonaise spécialisé dans la vente et la réparation de bicyclettes. Le propriétaire, monsieur Véloutre, est un très grand passionné de vélo et toujours prêt à dispenser ses connaissances à ses amis et aux nouveaux venus.

Les personnages de cette série sont animaliers, avec parfois quelques rapports entre leur physique d'animal et le contexte de l'histoire (comme le cas d'un personnage au physique d'oiseau qui se fracasse contre la porte du magasin parce qu'il ne peut pas l'ouvrir en volant). Mais dans l'ensemble, c'est juste une manière de dessiner les protagonistes de manière plus mignonne que s'il s'agissait de simples humains.

Ce côté mignon, voire presque kawaii, du dessin est très marqué. Au feuilletage, on pourrait très vite croire à une série pour enfants. Mais même si le ton reste très léger, le contenu des dialogues est mature et s'adresse à un public adulte et adolescent. On apprend en effet pas mal de choses sur les différents types de vélos, comment en prendre soin, des conseils sur comment pédaler sans s'épuiser, etc... C'est parfois très basique pour qui possède déjà un vélo mais ce n'est pas inintéressant. Et l'ambiance de la série ainsi que les caractères des personnages est sympathique.
Il y a quand même une grosse part de naïveté et un abus de mignonnerie qui rend la lecture trop doucereuse et un peu ennuyeuse sur la longueur. C'est pourquoi je n'en conseille pas l'achat.

Nom série  L'Homme de l'Année - 1886  posté le 14/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album traite de la recherche par Auguste Bartholdi du visage de ce qui deviendra sa fameuse Statue de la Liberté. Nous y suivons la vie du sculpteur durant plusieurs années, alors que la statue n'est encore qu'un projet puis durant les premiers temps de sa réalisation. Outre ses soucis artistiques et de financement du projet, nous y découvrons aussi surtout la relation compliquée avec sa mère qui bride sa vie amoureuse puis celle avec la femme qui fut anciennement sa fiancée.

Graphiquement, c'est un joli style réaliste, plutôt académique dans la forme. Les couleurs sont élégantes, la mise en page claire et solide. Cela se lit très bien.
Le récit est intéressant et bien mené. Il n'est cependant pas très surprenant et ne marque ni par sa force ni par son originalité. Je suis resté un peu indifférent à la découverte de la fameuse muse qui inspira le visage de Miss Liberty et on ne peut guère parler d'une révélation fracassante. Pour dire les choses simplement, ça pourrait très bien être une histoire vraie, cela resterait anecdotique et ne changerait rien du tout à l'Histoire avec un grand H.
Mais la mise en scène du contexte historique est instructive et réussie. C'est donc une lecture plaisante.

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