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... a posté 604 avis et 96 séries (Note moyenne: 3.12)

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Nom série  La Saga d'Atlas et Axis  posté le 16/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Étonnante série jeunesse qui sort des sentiers battus qu'on a tendance à trouver ces temps-ci sur les rayonnages de nos libraires.

Si tout est loin d'être parfait, l'ensemble ne manque pas de charme, à commencer par le graphisme. C'est frais, dynamique, enlevé, en parfaite adéquation avec le récit que Pau nous propose. Cette histoire où les personnages sont des animaux aux postures humaines mais gardant les caractéristique de leur race est intéressante et apporte un plus à cette histoire.
Par contre, c'est le côté parfois didactique que prennent certaines scènes que j'ai trouvé un peu lourd. De même, si j'ai au début trouvé pourtant intéressant de revisiter l'histoire en remplaçant les protagonistes par des animaux, le mélange des périodes historiques traitées, oscillant entre "véritable histoire" et légendes est assez malheureux... Allusions à l'histoire des Huns, des Vikings bien sûr, mais aussi de la préhistoire avec dans le second tome, tout un pan du récit sur la recherche du chainon manquant prouvant l'évolution des espèces et leur origine commune. Et comme Spooky, j'ai vraiment été déçu par ce "chainon manquant", qui est assez ridicule, surtout quand on le voit repartir chez lui en courant debout :/

Mais bon, hormis ces quelques remarques, tout cela est quand même de très bonne facture (le graphisme des personnages et les paysages sont très bien réalisés et colorisés) et on se laisse rapidement entraîné sur les traces de ce duo d'aventuriers canins.

A découvrir !

Nom série  Mes années bêtes et méchantes  posté le 06/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je profite de mon état d'ébriété avancé de ce milieu de week-end pour me lancer dans la critique de cet album qui n'en mérite pas moins !

C'est à l'occasion d'un festival BD que j'organisais récemment que j'ai eu la chance de découvrir l'énergumène : Daniel Fuchs. Trônant derrière son stand de BD d'occas', je n'ai tout d'abord pas réalisé à qui j'avais affaire. Shame ! Moi, le dépositaire familial de LA collection d'Arakiri, de Charlie Hebdo et de Charlie Mensuel des années 70', j'ai failli passé à côté de cette rencontre et de cette BD par la même occasion ! Heureusement, l'heure fatidique de l'apéro vint me claquer les esgourdes comme il se devait. 11h, môssieur sort les huîtres derrière ses rayonnages, et c'est taquin que je le relançais sur le blanc qui va avec... Moralité, je me suis retrouvé avec un verre de whisky bien tassé, histoire de se mettre en bouche et en verve avec l'énergumène. C'est en tombant sur cette BD quelques mètres plus loin que je réalisais à qui j'avais affaire... Ni une ni deux, le temps d'acheter cet album et de récupérer une bafouille du zig en question pas piquée des hannetons, et me voilà en possession d'un album retraçant de façon efficace l'aventure héroïque de ce journal qui fera date : Hara-Kiri.

Scénarisé et mis en planche par Joub et Nicoby, cet album met en planche et en perspective l’ascension et la fin de ce journal satirique qui fera date avec la brochette illustre de dessinateurs et de personnes célèbres qui feront leurs apparitions plus ou moins sporadiques dans les romans photos de cette publication haute en couleurs et en provocations. Sans concessions envers Choron qui fut la tête pensante et la colonne vertébrale, en même temps que le principal responsable de l'échec final d'Hara-Kiri, l'album retrace les grandes lignes de cette formidable aventure libertaire à travers Daniel Fuchs, simple figurant au départ, mais qui prendra part de façon importante au développement de l'hebdo en tant que comptable entre autres.
Le dessin sobre et expressif, avec une mise en couleur que j'ai beaucoup appréciée, rend parfaitement grâce aux événements et à cette période transgressive par excellence. C'est frais, plein d'énergie, emprunt de l'électricité ambiante de l'époque, bref, ça vit !

Une lecture plus que recommandée pour les amateurs de Hara-Kiri et de Charlie de la Grande époque, et une très belle approche pour les autres !

Nom série  Les Fables de l'Humpur  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans doute échaudé par la précédente adaptation BD d'une autre de ses sagas, Les Guerriers du Silence, Pierre Bordage à lui même élaboré le scénario de ce passage à la BD. Pari pas forcément gagné d'avance, car si le sieur à du talent pour l'écriture au long cours, le passage à la BD est parfois casse gueule.

C'est Roman qui l'accompagne au dessin, auteur que je découvre par la même occasion. Son trait est agréable et il propose un sacrez travaille de découpage des planches. Beau boulot d'ensemble dans un trait somme toute classique mais efficace. Je suis juste un peu moins enthousiaste sur la colorisation de Cyril Vincent, qui reste assez banale.

Côté scénario on sent que Bordage, qui aime dans ses romans prendre le temps de poser décors et personnages, a du couper sec. Du coup, il faut un peu de temps pour entrer dans l'univers qu'il nous propose et comprendre l'organisation sociale qui régit ces peuplades mi-hommes, mi-animaux.
L'intrigue s'installe doucement et le côté épique mêlé à la réflexion sur l'évolution des espèces et la différence chère à Bordage prends corps pour nous donner un premier album intéressant qui pose parfaitement les enjeux principaux de ce récit.

Espérons que la suite soit à la hauteur de ce début prometteur.
(3.5/5)

Nom série  La Pieuvre  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pfffffffffffffffff.... Ba merde alors !
C'est pourtant sur deux très bonnes recommandations que je me suis attelé à cette lecture, et fait rarissime, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout.

Ce n'est pourtant pas ces quelques 400 pages qui m'ont refroidi, mais bien la narration impliquant autant de protagonistes que l'annuaire de Palerme avant le début des règlements de comptes.
C'est indigeste au possible ! Personnages, dates, situations : j'ai beau avoir pris mon temps, persisté à avancer laborieusement dans ma lecture, je n'ai pas pu pousser plus loin que la moitié de l'ouvrage.
D'autant que je n'ai pas trouvé le dessin pertinent, surtout pour les personnages. Déjà qu'ils sont légion, qu'avec le peu de familiarité avec les noms italiens, on finit par s'y perdre, mais le choix de les représenter avec des têtes d'animaux n'a fait qu'ajouter à ma confusion.

Bref, belle déception, car je trouvais le sujet intéressant, mais là, désolé, la lecture doit rester un plaisir et non pas une contrainte...
Je jette l'éponge.

Nom série  Sortilèges  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pop Pop, Garcimore ! La magie est de retour !
Mais ici point de tour à 2 balles ou d'illusion foireuse, "Sortilèges" nous propose une version par la bande et très personnelle du conte de Blanche Neige. Le duo Munuera/Dufaux fonctionne ici parfaitement, et je suis tombé sous le charme efficace de ce puissant "Sortilèges".

Car loin de se contenter de revisiter ce conte remâché à toutes les sauces, Dufaux que je trouve dans l'ensemble assez inégal dans son prolifique travail, a su ici trouver les ingrédients justes et parfaitement dosés pour parfaire ce petit philtre d'amour qu'il a subrepticement glissé au fil des pages.
Cette version sombre et discrète de Blanche Neige joue sur un subtil équilibre entre le filigrane des références et le dessin magnifique de Munuera. La colorisation très réussie de Sedyas apporte la touche finale à cette décoction qui, vous l'aurez compris, m'a complètement envouté.

Alors, espérons que la suite et fin de cette série soit tout aussi bonne et efficace, et que le fantôme de Garcimore ne vienne pas gâcher un si bon premier tome.

Nom série  Millenium  posté le 24/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le succès de la série de romans, les adaptations TV et cinématographiques, voici la version BD. Autant dire que celle-ci était attendue au tournant, tant le phénomène et le succès mondial de cette série du défunt romancier suédois Stieg Larsson perdure depuis 8 ans déjà.

J'ai pour ma part lu les romans et vu la trilogie ciné de Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson. J'avais adoré les romans ; j'avais apprécié cette version ciné, avec des acteurs bien choisis qui rendaient grâce à Lisbeth et Mikael Blomkvist, les piliers de cette saga, même si je l'avais trouvée en dessous des romans.
Alors ? Le passage à la BD, ça donne quoi ?
Ba ça donne carrément ! Tout d'abord, le découpage du récit est efficace et rend complètement la trame originelle construite par Stieg Larsson. Et puis, ce que j'ai apprécié dans le travail de réécriture c'est qu'on échappe à une voix off bavarde et omniprésente pour coller à celui- du roman. Là, tout est fluide, les dialogues tiennent la route et font honneur à la construction d'orfèvre du romancier.

Et puis, ce n'aurait été une réussite complète sans un dessin qui n'aurait su capter cette ambiance scandinave et restituer les personnages si caractérisés et caractériels qui composent cette sombre tapisserie tissée de main de maître.
C'est là que je découvre le travail de José Homs. Wow ! J'adore ! Rien que pour le personnage de Lisbeth qu'il a si bien su saisir et restituer. Son coup de crayon et sa colorisation donnent au récit toute sa crédibilité. Fouillé et très réaliste pour les décors ; entre réaliste et caricatural pour les visages ; tout cela donne beaucoup d'expressivité et marque le ton et la dramaturgie du récit formidablement. Mention spéciale sur le travail des lumières et des ambiances que j'ai adoré.

Bref, j'espère que la suite de cette adaptation suivra le même chemin et sera d'aussi bonne facture pour notre plus grand plaisir.

A découvrir pour ceux qui auraient eu la flemme de se taper les 3 pavés de chez Actes Noir, ou à redécouvrir pour les amoureux de cette série de romans et de polars nordiques de façon plus générale.

Nom série  Le Café des Colonies  posté le 24/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, encore une adaptation. J'ai le chic pour tomber là dessus en ce moment
Et celle là concerne une nouvelle de Maupassant que je ne connaissais pas : "Boitelle"

C'est le duo qui s'est fait remarquer l'an passé pour sa très belle série Papeete 1914 qui fait ici ses premières armes. Et premier constat : c'est bon. Le sujet est intéressant (le racisme en pleine période coloniale en France) et bien traité et le graphisme de Sébastien Morice est somptueux. C'est chaud, lumineux, bien découpé, fluide : bref, ça se lit tout seul !
Une adaptation qui donne envie de retourner plonger le nez dans ses classiques de la littérature, c'est plutôt bon signe, non ?

Nom série  La Leçon de Pêche  posté le 24/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Emile Bravo est décidément un auteur jeunesse que j'apprécie de plus en plus.

C'est avec Les Sept Ours Nains, série loufoque par excellence qui s'amuse à redistribuer de façon jubilatoire les cartes d'un jeu de 7 familles des contes traditionnels, que Bravo m'avait conquis. Avec "La leçon de pêche", on sort du conte revisité pour aller chercher du petit conte philosophique. Notre tranquille pêcheur flegmatique ne fera qu'un bouchée de la logique de notre entreprenant touriste "bien intentionné".
C'est simple, très efficace et parfaitement adéquat à son graphisme qui fait aussi sa marque de fabrique.
Le seul reproche qu'on pourrait lui faire serait sa brièveté, qui fait aussi sa force : c'est vite lu et expédié. Mais c'est très bien fait, alors ne vous privez pas de sa lecture si vous en avez l'occasion.

Nom série  Mara  posté le 17/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mara : Une série "érotico-policière" selon l'éditeur ; une bonne BD de cul mâtinée d'intrigue et de fantastique pour ce qui me concerne.

Sans pour l'instant au bout de ces deux tomes saisir tous les tenants de ce personnage, on est de toute façon rapidement mis au parfum, que ce soit dans le premier ou le second tome.
La série commence par une scène alternant scènes de sexe et l'exécution par Mara d'un homme qui reconnait avoir tué une femme et s'enchaîne par une partie de jambes en l'air à trois dans une suite florentine avec son mari et un autre homme.
Autant dire, que cette mise en bouche campe rapidement le caractère de notre personnage principal et de ce qui va suivre. Heureusement, on n'en reste pas à une simple démonstration de ses parfaites connaissances du kamasutra, et une intrigue prend peu à peu corps au fil du récit.
Il en va de même pour le second tome, qui commence par une scène de meurtre qui conduira Mara sur les traces de cet assassin.
Si ses investigations se déroulent allègrement entre une partie de boutoir et une autre de broute minou, on échappe quand même au pseudo scénario construit autour des scènes de sexe, histoire de meubler les ellipses si chères à la BD. Là Cosimo Ferri, construit un récit où, même si le sexe prédomine, l'intrigue a sa place, malgré quelques facilités.
Concernant son coup de.. crayon, le sire a du talent et rend parfaitement grâce aux courbes de son héroïne et à ses prouesses sexuelles. Je regrette juste le changement de traitement au niveau du tome deux que je trouve moins agréable -question de goût-.

En tout cas, les amateurs de parties de jambes en l'air et de BD devraient largement s'y retrouver

Nom série  Justine et Juliette de Sade  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ouch ! Bah merde alors ! Ça fait quand même bizarre de plonger dans un album aussi noir et trash que celui-ci !

Tout le monde a entendu parler du Marquis de Sade et de ses écrits pour le moins sulfureux. Mais combien les ont lus ? Moi le premier, je n'ai jamais pris le temps d'aller fouiner de ce côté là, plus par manque de temps que de curiosité. Cet album était donc pour moi l'occasion de combler cette lacune et de découvrir d'un peu plus près ce qui se cache derrière le mythe de cet écrivain du XVIIIe siècle.

Le moins qu'on puisse dire, avec ou sans jeu de mot, c'est que je suis tombé sur le cul. Car si graphiquement, le travail de Raulo Caceres est assez remarquable, tant par son trait que son travail de composition recherché, c'est le fond qui est assez ignoble. Avec cet album le mot sadisme prend tout son sens, pour le pire et jamais pour le meilleur.
Humiliation, perversité, hommes de foi lubriques, torture, viol, meurtre, tout y passe par le menu, le plus souvent au détriment de nos deux héroïnes. Si l'une d'elles choisit le vice pour réussir sa vie, et l'autre la vertu comme chemin de conduite, je ne sais lequel est le plus enviable... Et je comprends aussi pourquoi Media (pourtant magazine à caractère porno) arrêta sa publication... Certains passages sont plus que dérangeants, en tout cas pour ce qui me concerne (et pourtant j'en ai vu/lu d'autres...).

Bref, si le dessin tout en noir et blanc de Raulo Caceres et sa mise en page sont très bons, les récits de Sade sont loin de trouver auprès de moi un quelconque attrait.
4/5 pour le dessin.
1/5 pour les récits de Sade qu'il adapte, même librement.
A réserver aux amateurs de pratiques "sexuelles déviantes" ou à un public très averti.

Nom série  Alien - Le huitième passager  posté le 16/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alien : film culte de la SF qui a lancé Ridley Scott dans la carrière qu'on lui connait.

Soleil a donc la très bonne idée de rééditer cette adaptation du film par deux des grands noms du Comics américain : Archie Goodwin au scénario (adaptateur de l’œuvre de Moebius entre autres) et Walter Simonson. Cette version originellement publiée dans Heavy Metal en 1979 colle au plus près du film, que ce soit dans le découpage des séquences ou dans les visuels qu'il campe.
Les amateurs et connaisseurs du film ne seront pas dépaysés, car Simonson joue de son coup de crayon réaliste pour reprendre le trait des acteurs. Le rythme du film est aussi bien rendu par un découpage dynamique qui permet au média comics de compenser la perte du sentiment d'oppression qui dominait dans le film ; c'est le seul bémol que j'ai trouvé à cet album, qui est plutôt une bonne surprise pour une adaptation d'un film aussi attendu au tournant.
Petite cerise sur le gâteau les plus fins connaisseurs ont le droit dans cette version à la mise en image de quelques scènes supprimées au montage !

A redécouvrir (ou à découvrir pour quelques malheureux) avec plaisir !

Nom série  Ice Cream  posté le 12/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est le second album d'Anthony Pastor que je découvre, après Hotel Koral.

Comme Ems, je commence par signaler que c'est la réédition de cet album que j'ai eue entre les mains.
Précision importante, car cette réédition se distingue par une nouvelle couverture. Nouvelle couverture des plus ratées d'ailleurs, qui n'a rien à voir avec le reste de l'album et ne donne franchement pas envie de le lire. D'une cette couverture en couleur n'a rien à voir avec le travail tout en crayonné noir & blanc qui suit, ensuite, ce côté vieil affiche des années 60'/70' est assez moche à mon goût.

Bref, en faisant abstraction de cette nouvelle couverture, on plonge dans un récit découpé en courts chapitres, en suivant les pas d'une femme mystérieuse. Suivre est un bien grand mot, car tout se fait en narration indirecte entre un narrateur qu'on ne verra jamais, et une barmaid. Pas la moindre bulle, tout est écrit hors case avec un subtil jeu de couleurs pour distinguer les intervenants.
On retrouve le magistral coup de crayon d'Anthony Pastor (après on aime ou on n'aime pas) qui tout en crayonnés très réalistes rend à merveille textures et ambiances. Ici, c'est plutôt polar 70', avec vestes à carreaux, pattes d'ef, coupes afro' Jackson Five, etc.
Les personnages sont truculents, les décors chiadés, et l'histoire... étrange. Car c'est ce qui m'a laissé perplexe à la fermeture de cette BD. Que vient faire ce personnage à tête de volatile dans cet album ??? Dans ce cadre si réaliste, forcément on ne peut pas le louper ; reste que la raison m'échappe toujours... Rajouter du mystère à ce récit ? Je ne sais pas... En tout cas c'est un brin énervant.

Alors au final, j'ai trouvé cet album très bien réalisé, mais la part de mystère et de questions sans réponse qui restent en clôture m'ont quand même gêné. C'est pourquoi, si j'en conseille la lecture, je n'en conseille pas forcément l'achat, à moins d'être un inconditionnel de l'auteur.

Nom série  Cendrillon - Tabou  posté le 10/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cendrillon, tout le monde connait ce conte qu'on nous aura au moins lu une fois dans notre tendre enfance. Pauvre bougresse, maltraitée par sa belle-mère et ses sœurs...

Mais TRIF et Andrea Celestini n'en restent pas là et nous livrent une version érotique plus noire. L'entourage de Cendrillon n'est que vice, sadisme et dépravation. Cible de toutes les bassesses, menues vengeances et pires sévices de son entourage, la plantureuse Cendrillon désespère et même la bonne fée qu'elle implore quotidiennement se révélera un personnage plus que sulfureux...
Même si je ne suis pas spécialement attiré par le genre de pratiques sadiques de la belle mère, on a ici un album très bien réalisé. Le dessin et le découpage sont sympas et c'est graphiquement réussi.
Un premier tome d'une version érotique de Cendrillon, qui devrait ma foi plaire aux amateurs du genre.

Nom série  Les Mondes de Yaxin  posté le 05/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore un petit OVNI sorti des cartons de Soleil dans l'étrange collection Métamorphose.

Ici, c'est Man Arenas qui reprend l'univers de Yaxin pour nous en livrer une vision un peu différente, à la façon d'un livre de conte japonais. L'expression utilisée par l'éditeur pour présenter cet album n'est pas usurpée : cette sensation de haïkus que dégage chaque page mêlant adroitement texte et illustration pour un équilibre sensible est déroutante mais très réussie.
On est ici à la frontière de la BD, à la lisière d'un monde où l'onirisme prends le pas pour nous révéler un de ses secrets : la naissance d'une licorne. C'est sur les sabots du petit faune Gabriel, au fil d'une année et de ses saisons, que nous sommes conviés pour ce moment unique.
C'est frais, féérique, le dessin aquarellé de Man Arenas et son découpage on ne peut plus sobre forment un tout réussi qui sans se contenter d'illustrer un texte bien écrit, forme un tout très cohérent.

Les amateurs de contes, de mondes magiques et poétiques seront ravis de lire et de partager leur lecture avec les plus jeunes de cette BD atypique.

Nom série  V pour Vendetta  posté le 05/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ahhhhhhhhhhhhh ! Voici ENFIN le choc que j'attendais en m'attaquant à l'une des œuvres d'Alan Moore. Car jusqu'ici, les quelques lectures que j'avais entrepris ne m'avaient pas pleinement convaincu. Du talent, certes, mais rien de transcendant, tout au moins à la hauteur de la réputation de cet auteur.

C'est donc avec "V pour Vendetta" que le courant a fini par passer, façon électrochoc. Pas tant celui qu'on vous fait subir sous le coup de la torture à coup de gégène dans les roubignoles, mais plutôt celui d'un défibrillateur qui vous sort d'un état de quasi mort clinique. La liberté nait-elle forcément dans la douleur ? Bonne question... que V se charge de mettre en pratique pour nous...
En tout cas, à force de chercher, on finit par s'en prendre une. Et des baffes comme ça je suis prêt à cracher sur mon agnosticisme et me convertir au catholicisme pour tendre l'autre joue toutes les 2 pages s'il le faut ! - Bon, ça demande quand même réflexion... :p -

Oui Moore a du talent. Il sait construire pour mieux tout faire sauter ensuite et la couverture du cinquième tome nous en exprime toute l'essence. Patience, temps, adresse, pour construire quelque chose qu'une pichenette finira par mettre à terre en un temps ridicule. Et derrière l'apparente simplicité de ce puzzle, c'est Moore qui se joue de nous et place ses pions pour donner à son récit toute la force nécessaire. Moore caché derrière ce masque souriant de nous balader au fil de son histoire ? On se demande...
Moore pose en tout cas cette série comme un efficace réquisitoire contre le totalitarisme et le panurgisme. Et ce qui parait une simple vengeance personnelle au début fini par révéler un tout autre dessein où l'individualisme s'efface au profit d'une société rendue à elle même. C'est fort. Très fort !

Et pour mettre tout ça en image, c'est David Lloyd qui s'y colle. Je reconnais que j'avais un peu peur d'une déception à la Watchmen ; le dessin avait pris le pas sur l'histoire lors de ma lecture, et je suis passé complètement à côté de cette série. C'est sans doute pour ça que j'ai tant repoussé cette lecture, de peur d'être une nouvelle fois déçu face à une série tellement encensée.
Ici, rien de tel. Si le dessin a quand même un peu vieilli, il se prête parfaitement au propos de Moore, avec ce côté sombre et charbonneux qui rends le décor de Londres très crédible et renforce l'oppression qui domine tout au long du récit. Et puis ce personnage de V et son masque : Quelle réussite ! On comprends d'ailleurs aujourd'hui pourquoi les membres du réseau anonymous ont reprit ce symbole comme emblème.

"V pour Vendetta" rentre donc ainsi dans mon modeste panthéon personnel des BD que j'estime "cultes". Je ne vous en recommande que plus chaudement la lecture !

Nom série  L’Enfant cachée  posté le 05/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne serai pas aussi enthousiaste que les avis précédents, même si j'ai quand même passé un bon moment de lecture.

J'avoue avoir eu un peu peur en attaquant ce récit de lire une énième histoire sur le malheur des juifs durant la seconde Guerre Mondiale. Heureusement, le point de vue choisi - celui d'une petite fille - est pertinemment utilisé et on sort rapidement des clichés du genre. On est efficacement confronté à la psychologie d'un enfant face à ces situations tragiques qui le dépassent mais l'affectent et l'impliquent directement.
Le dessin de Marc Lizano est très expressif, et son style colle parfaitement à la vision du monde qu'un enfant peut avoir.

Simple, efficace et fidèle aux multiples comportements de chacun face à la tragédie de cette guerre et de ses conséquences, voici une BD efficace pour parler de ce conflit aux enfants qui s'interrogeront sur ce sujet.

Nom série  1881  posté le 04/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je le dis d'emblée, le western n'est pas spécialement mon genre de prédilection, mais j'aime bien aller trainer mes guêtres du côté de genres que je lis peu pour me faire agréablement surprendre de temps en temps.

Malheureusement, ici, ce ne fût pas le cas. Cet album composé d'une succession de courtes histoires où les personnages se recoupent et se retrouvent plus ou moins ne m'a pas emballé. J'étais plutôt pressé de refermer cette BD qu'autre chose. Déjà, la page de texte des deux auteurs précédent chaque courte histoire est inutile et désagréable (elle casse le rythme), ensuite dessin et scénario ne m'ont pas inspiré grand chose.
Le trait et l'encrage s'ils sont corrects n'ont rien d'exceptionnel ; et les histoires, mis à part quelques menus rebondissements intéressants restent d'un grand classique du genre.

Bref, autant un Billy Wild ou un Junk ont su me réconcilier avec le genre, autant là, même si on n'en est pas aux plumes et au goudron, je trouve ça plutôt insipide.

Nom série  Leviathan (Jens Harder)  posté le 03/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album par le biais de la bibliothèque départementale avec laquelle je bosse. En regardant la couverture, je me suis dit "Tient c'est marrant, ça me fait penser à " Alpha... directions"... ". Normal : Leviathan c'est aussi Jens Harder.
Restait à plonger sur les traces du monstre pour voir si ce qu'il a dans le ventre est du tenant qu'Alpha... directions.

Après quelques pages, premiers constats. Si on retrouve le trait et la colorisation tout en aplats et en monochromes d'Alpha... directions, ainsi que ce goût pour le découpage et la composition de planche élaborées, le coup de crayon n'est pas aussi fin et maîtrisé. Attention, c'est toujours très bon, mais après avoir traversé l'histoire de notre bonne vieille Terre de façon si magistrale, on s'habitue rapidement au meilleur.
Il en va un peu de même pour la narration. Si Jens Harder s'amuse déjà dans cet album à saupoudrer ses planches de clins d’œils littéraires, historiques et sur les légendes liées à ce Léviathan, ce n'est pas aussi fin et percutant. La narration s'en ressent d'ailleurs, car ses ellipses et les références plus ou moins évidentes qu'il place rende son récit un peu confus.

Au final, une lecture sympa, avec un graphisme qui a du caractère, mais pas encore la finesse qui fait aujourd'hui la renommé de son auteur. A lire plus par curiosité qu'autre chose, ou à réserver aux amateurs de légendes marines.

Nom série  La Vengeance du Comte Skarbek  posté le 29/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ne boudons pas notre plaisir : une série avec Rosinski aux pinceaux de bout en bout et qui tient en 2 tomes, c'est du tout bon !

Surtout que la trame de fonds qu'il utilise flirte avec quelques uns de mes sujets de prédilection : la peinture ; le XIXe ; les pirates. Autre point intéressant, c'est le jeu qu'Yves Sente introduit dans la construction de son scénario ; il manie les rebondissements en jongleur hors pair pour donner à son récit ce côté épique, dont il se moque en même temps en ridiculisant d'une certaine manière Alexandre Dumas. Pirouette scénaristique à double tranchant, mais que j'ai trouvé efficace pour ce qui me concerne.
Alors, certains pourront reprocher à cette histoire d'aller de Charybde et Scylla et que cet enchaînement de rebondissements est de trop, j'y ai pour ma part trouvé un nouveau clin d’œil au goût du lectorat du XIXe pour le roman d'aventure édité en feuilleton dans les nombreux journaux de l'époque. Si cette série avait traînée en longueur, je ne dis pas que cela aurait pu lasser, mais là, ça tient en 2 tomes, et c'est très bien comme ça.

Rosinski quant à lui s'en donne à cœur joie et fait chauffer sa palette pour nous proposer des planches toutes plus hallucinantes les unes que les autres quand on sait le temps que représente de travailler à la couleur directe. Autre clin d'oeil d'ailleurs à son sujet et à cette période qui reste pour moi la plus riche concernant l'histoire de l'art.

Alors, oui ces deux albums composant cette courte série n'ont pas usurpés les très bonnes notes et appréciations reçues ; je ne peux qu'en conseiller chaudement la lecture.

Nom série  Ekhö, monde miroir  posté le 29/03/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme l'ont déjà fait remarquer plusieurs posteurs, "Ekhö, monde miroir" souffle un peu le chaud et le froid. Il alterne en effet le bon et le moins bon. Du coup, c'est dans la suite de cette série que l'on pourra juger du rendu général.

Car si l'univers que nous campe le duo Arleston / Barbucci est riche et foisonne de détails, l'histoire est quant à elle un peu mouchetée et s'éparpille dans plusieurs directions. Entre ces créatures étranges au pouvoir de métamorphose, notre jeune héroïne malgré elle qui peut se retrouvée possédée par l'esprit de sa défunte aïeule, ce "miroir" de New York façon fantastique, et ce pauvre bougre qui suit comme il peut notre pétulante Fourmille, on se demande un peu où veulent en venir nos auteurs...

Malgré ces quelques remarques, ça reste une lecture agréable, au graphisme chiadé et aux couleurs très bien maîtrisées. Alessandro Barbucci fait son boulot avec talent pour nous plonger dans ce New York débridé. Bon, y'a juste sa fâcheuse tendance à dessiner les femmes comme des groupies échaudées dans un clip de rap qui n'est pas trop ma tasse de thé (Et oui, je ne suis pas un Preschaun).

Alors, laissons voir venir la suite, tout en profitant de cet agréable premier tome, malgré ces quelques imperfections.

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