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... a posté 1065 avis et 261 séries (Note moyenne: 3.18)

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Nom série  Vampirella - Masters series  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est avec cet album que je découvre le personnage de Vampirella. Celle-ci n'est pourtant pas née de la dernière pluie car c'est dans les années 70' qu’elle fait son apparition dans les comics américains. Depuis, elle repointe régulièrement son minois au gré de différents auteurs perpétuant l'imagerie sexy de cette redresseuse de torts vampire aux courbes langoureuses sapée de son seul monokini.

Cet album se compose donc de deux récits concoctés, pour le premier par Mark Millar, connu des amateurs de comics, et le second par John Smith ; c'est Mike Mayhew qui assure le dessin des deux.
Passé la surprise du parti pris graphique qui fait très années 80' à mon goût avec ce dessin réaliste et cette colorisation qui n'est pas sans rappeler l'aérographe, on se laisse prendre par les aventures rocambolesques et sanguinolentes de notre héroïne. Ca fait un peu grand écart entre "Deux flics à Miami" et "Men in Black", mais j'ai bien aimé.

Dans le récit de Marc Millar Vampirella suit les traces de vampires à cause des crimes qu'ils ont commis et finit par découvrir une espèce de ville fantôme où n'habitent que des vampires ; dans celui de John Smith c'est face à des espèces de morts vivants et un terrible monstre qu'elle va devoir se battre.
Dans tous les cas, miss monokini sait se la mettre, à main nues ou avec tout se qui lui tombe sous la main. Et ça gicle ! Pas de quartiers pour ceux qui se dressent sur son chemin !

Alors si une bonne dose de gore et de fantastique mené par un personnage sexy vous tente et que le graphisme particulier de Mike Hayhew ne vous rebute pas, vous devriez passer un bon moment de détente !

Nom série  Legenderry - Red Sonja  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est assez déçu que je ressors de cette lecture. Plutôt fan du genre (steampunk) j'en attendais sans doute un peu trop à cause de l'imaginaire que le personne draine derrière elle depuis sa création dans la littérature pulp des années 30' et qui a évolué au fil du temps jusqu'à cette version qui manque à mon sens d'envergure.

Car Red Sonja, c'est quand même un peu l'archétype de la belle et farouche femme barbare. Ici, malgré l'idée intéressante de la faire évoluer dans un univers steampunk, on évolue à minima. Que ce soit le dessin un peu juste de Aneke et pauvre dans ses décors ou le scénario ennuyeux de Marc Andreyko pour le grand lecteur que je suis, je n'y ai pas trouvé mon compte.
En effet ce n'est pas en faisant appel de cette façon aux figures emblématiques du fantastiques qu'on réussit forcément son coup. Que ce soient Le Dr Frankenstein ou les personnages illustres de Jules Verne, on intègre dans cet album beaucoup de beau monde mais sans que cela apporte vraiment de consistance au récit, si ce n'est en comptant sur leur renommé.

Bref, un album sans réelle saveur malgré les ingrédients utilisés.

Nom série  Le Fulgur  posté le 03/05/2017 (dernière MAJ le 22/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré une couverture intrigante réussie qui donne envie d'aller plus loin, je sors de cette lecture une nouvelle fois assez déçu par ce récit concocté par Christophe Bec. A force de creuser toujours le même sillon et les mêmes veines, la surprise et sa façon de ficeler ses récits font rapidement pschittt !

Surtout qu'ici, cette "revisitation" des deux opus les plus connus de Jules Verne ("20.000 lieues sous les mers" et Voyage au centre de la Terre) situés cette fois au début du XXe siècle ne m'a pas convaincu une seconde. Fan de ce précurseur de la SF que j'ai découvert ado, j'ai eu l'impression de lire un récit empruntant tout l'arsenal épique du maître du genre sans jamais réussir à convaincre pour autant ; au mieux, c'est un hommage maladroit que nous propose Christophe Bec.
Quant au dessin de Dejan Nenadov, s'il très est correct dans ce style semi réaliste, il ne casse pas non plus des briques et reste somme toute très emprunté aussi.
Enfin, dernière remarque, les passages narratifs en voix off utilisent une police "manuscrite" qui n'est pas des plus heureuses tant elle est parfois difficile à lire.

Alors, rien de bien neuf chez Mr Bec, et ce premier tome de Fulgur n'est pas encore celui qui me réconciliera avec l'auteur dont j'ai l'impression qu'il tourne malheureusement en rond depuis quelques temps.

*** Tome 2 ***

Dans ce deuxième tome nous retrouvons notre équipe d'explorateurs et de scientifiques dans les méandres de notre bonne vieille Terre. Toujours perdus, aux prises avec des créatures toujours plus fantastiques et impressionnantes les unes que les autres, ce n'est pas le côté épique qui manque et pour ce qui est de la dramaturgie nous sommes servis !

Mais voilà, peut-être qu'à force de toujours vouloir renchérir, j'ai fini par ne plus trop y croire. Déjà que le premier tome m'avait sérieusement fait tiquer, là, je n'y crois plus. Car sans dévoiler ce qui se passe, la rencontre qu'ils font aux fins fonds des galeries souterraines parait complètement invraisemblable... Ok, on est dans un récit fantastique/SF, mais ce sont justement les pseudos explications données pour rationaliser tout cela qui ne me convainquent pas du tout...

Bref, le dessin quant à lui reste égal et correct, mais quand une histoire ne tient pas la route c'est dur de ne pas lâcher.
Je lirais quand même la conclusion du tome trois par curiosité mais je n'en attend pas des miracles...

*** Tome 3 ***

Et bien point de miracle, si ce n'est la résolution de la situation désespérée de nos explorateurs.
En effet, ce troisième tome conclusif n'aura fait que confirmé l'opinion que je m'en étais forgé au bout du second. A savoir une suite d'événements épiques tous plus invraisemblables au fil des pages couverts par des explications peu crédibles. Vous pourrez m'objecter que Jules Verne qui semble ici la référence l'était tout aussi peu... mais lui écrivait au XIXe, qu'il était précurseur du genre et que depuis on a quand même bien creusé et élargit les horizons.

Alors si le genre vous plaît, retournez plutôt lire vos classiques.

Nom série  Orgies barbares  posté le 12/09/2014 (dernière MAJ le 18/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Surprenante série que voilà ! Un mélange d'héroïc fantasy et de porno, voilà qui est peu commun.

Avec "Orgies barbares", Erich Hartmann m'a ramené d'une certaine façon quelques années en arrière, du temps de mes longues nuit Donjons&dragonnesques à pourfendre bestes & autres malandrins. A cela près que ce n'est point à coups de vits qu'on se la collait !
Car ici, on est plutôt chez Donjons&Tabou, alors forcément, les règles sont quelque peu différentes...
Nous partons à l'assaut d'histoires courtes où les protagonistes, qu'ils soient sorciers, chevaliers, apprenties, démons ou hommes de foi, ont du côtoyer les dragons d'un peu près car ils ont tous un peu le feu au cul. Le sexe s'avère ici l'arme la plus redoutable pour parvenir à leurs fins ! J'ai bien aimé le fait de retrouver certains personnages dans différentes de ces histoires ce qui donne un petit côté "feuilleton" intéressant à la série. Ajoutez à cela une touche d'humour assez efficace, et ces fabliaux d'érotic fantasy se laissent plutôt bien lire.

Surtout que le dessin de Erich Hartmann dans une veine assez classique et réaliste fonctionne très bien. Ses mises en pages relativement classiques elles aussi sont plutôt efficaces et nous donnent une narration fluide.

Après, il est clair qu'au bout de cinq tomes les histoires commencent un petit peu à se ressembler et que l'effet de surprises des premiers tomes s'estompe. Il n'en reste pas moins que certains de ces récits sortent du lot et que nos lubriques héros et héroïnes se retrouvent parfois dans des situations cocasses qu'une bonne partie de jambe en l'air résoudra inévitablement

Alors, si vous aimez ce genre et que l'heroic fantasy est également un genre qui vous plait, cette série est faite pour vous !

Nom série  L'Académie des dames  posté le 18/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après une première série libertine du XVIIIe adaptant "Les Aphrodites ou Fragments Thali-Priapiques" d'Andréa de Nerciat, Emmanuel Murzeau replonge dans les écrits du genre avec cette fois-ci "L'Académie des Dames" de Nicolas Chorier.

Autant le texte de la série Les Aphrodites m'avait paru trop indigeste et nuisait à mon sens à la fluidité de la narration (et oui, garder un texte du XVIIIe siècle, c'est pas facile facile...), autant ici Emmanuel Murzeau à trouvé une astuce qui fonctionne plutôt bien et permet de se jouer de cette langue un peu ampoulée. C'est dans un contexte contemporain qu'il fait jouer à une troupe de théâtre dont les acteurs sont plutôt libertins le texte de Nicolas Chorier. Que ce soit dans un atelier, dans un amphithéâtre antique sur la côte ou dans un restaurant, nos acteurs et actrices vont donc mettre en scène devant un public ces écrits libertins et cela fonctionne du coup bien mieux.

On quitte ici les tons bleus/gris de sa première série du genre pour un dessin tout aquarellé très lumineux qui nous donne à lire et admirer des planches très réussies. La composition souvent sans cases est audacieuse et fonctionne souvent très bien ; si parfois en quelques occasions on pourra se perdre dans le fil des bulles, cela reste anecdotique. Et rien que pour la beauté des planches cet album vaut le détour. Un dernier petit reproche : je ne suis pas fan de la couverture qui n'est à mon sens pas à la hauteur des planches qu'Emmanuel Murzeau nous propose dans le reste de l'album.

Un bel album qui rend hommage de façon originale à ce texte libertin du XVIIIe.
(3.5/5)

Nom série  Ira Dei  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Toujours aussi fan du travail de notre duo d'auteurs que j'avais découvert avec Le Roy des Ribauds, c'est de nouveau une très bonne surprise que cette nouvelle série qui commence.

Nous voilà partis pour une nouvelle saga qui prend pied en plein XIe siècle, période charnière de notre histoire que j'affectionne beaucoup. Tancrède (notre héros) et sa bande de mercenaires normands débarquent en Sicile pour rejoindre Harald, chef de la puissante garde Varangienne pour reprendre la ville de Taormine aux mains des musulmans. Voilà pour la version officielle...
Car notre Tancrède a un lourd passé et le combat qu'il dit mener dissimule un toute autre objectif beaucoup plus personnel.

C'est par touche de flashback réguliers que nous apprenons petit à petit au fil de l'album l'histoire de cet homme et que le voile se lève avec parcimonie sur ses réelles motivations. Et entre tout ça : ACTION ! Car pas le temps de s'ennuyer avec ce tome introductif ! Nos sbires ne vont pas y aller de main morte pour faire leur place au sein de cette troupe qui commençait à s'encrouter face à la résistance passive de la cité de Taormine. Les scènes de batailles sont assez époustouflantes et le rythme soutenu de bout en bout de l'album ne faiblit pas un instant soutenu par le dessin toujours plus affirmé et maitrisé de Ronan Toulhoat.
J'ai aussi beaucoup apprécié la colorisation très lumineuse de cette nouvelle série. Le Roy des Ribauds avait beaucoup joué sur une ambiance très sombre propre au récit ; là, c'est la chaleur et l'éclat du soleil méditerranéen qui transpire des pages.

Bref, un album au souffle épique comme je les aime et qui devrait nous réserver encore bien des surprises au vu de ce que les auteurs annoncent pour cette saga.

Nom série  Belladonna  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon bon bon, vous vouliez du trash, du sang, de la cervelle éclatée et du sexe ? Ah ba bonne pioche ! Car avec "Belladonna" vous allez être servis, et plutôt deux fois qu'une !

Belladonna est une guerrière Viking en lutte contre les Pictes qui par le biais d'une sorcière redoutable se sont adjoints les forces de créatures fantastiques redoutables. Minotaures, golems, loup garous et autres goules s'étripent joyeusement à coup de tout ce qui leur passe par la main. Nos drôlesses se battent et s'ébattent en tenues plutôt légères (quand elles en portent une) et notre Belladonna, guerrière quasi immortelle possède une force surnaturelle qui lui permet toutes les audaces au combat. Voilà pour le topo.

Alors oui, cette série plaira sans doute aux amateurs de fantasy qui par la même occasion ne sont pas contre une bonne partie de jambe en l'air, mais avec option trash dans tous les cas. Pour ce qui me concerne j'ai parfois trouvé ça un peu tout much par moments ; pas choqué, mais ça fait un peu petit catalogue d’atrocités par moments sans que la trame de l'histoire ne le nécessite vraiment.

Dernier mauvais point à mon goût, cette nouvelle manie de rajouter un cahier graphique qui n'apporte vraiment rien, sinon faire office de remplissage. Et quand je dis remplissage, là je parle de 70 pages, soit pratiquement un tiers de l'album...

Nom série  Hunt - Le Jeu du Loup-Garou - Beast Side  posté le 15/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu la première trilogie qui mettait déjà en scène Airi, le personnage principal de cette série, mais cela ne semble pas dérangeant car je suis vite rentré dans l'histoire.

Nous savons juste qu'elle s'était retrouvée dans ce jeu macabre avec une de ses amies et qu'elles en étaient sorties vainqueurs pensant ainsi gagner leur liberté. Mais c'est une nouvelle partie qui s'offre malheureusement à elles, dans la peau d'un Loup Garou. Ce sont donc maintenant à elles de devoir tuer leurs camarades si elles veulent espérer échapper à ce sinistre jeu...

C'est plutôt bien conduit et on retrouve parfaitement l'esprit du jeu et les tensions qu'il engendre entre les joueurs. D'autant plus ici que, mis à part nos deux copines qui en sont à leur seconde manche, les autres ne savent pas à quoi s'en tenir et si ces règles mortelles sont réelles. L'un d'entre eux l'apprendra à ses dépend... Une fois cette "mise au point" faite, la tension monte forcément d'un cran et chacun va s'appliquer à assumer le rôle qui lui a été imposé par les cartes.

Le dessin de Koudo reste assez minimaliste, surtout dans les décors ; pour une fois j'ai trouvé qu'un ajout de davantage de trames aurait peut être enrichi tout ça. Mais son trait fin et ciselé recentre l'attention sur les personnages et la tension omniprésente due au jeu. Tout cela s'équilibre donc malgré tout.

Ce premier tome se termine bien sûr au moment de l'heure fatidique des révélations des joueurs qui doivent trouver les Loups Garous et nous laisse en plein suspens.

J'attends donc la suite avec curiosité.

Nom série  I love you so I kill you  posté le 09/04/2018 (dernière MAJ le 15/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Taku Kamishiro est plutôt le genre d'élève discret qui cherche à passer inaperçu au lycée. En secret, il est amoureux de son amie d'enfance Mika Hanazono. Un soir devant chez lui il est témoin d'une agression. Il intervient pour empêcher un homme au comportement étrange de tuer une femme. C'est au lendemain de cet événement que des pulsions de meurtre commencent à apparaître chez lui. La première va se manifester à l'encontre de celle dont il est amoureux Mika Hanazono. Kamishiro crève d'envie de lui enfoncer son parapluie dans la gorge...

A partir de là il va chercher à fuir ceux qui l'entourent pour éviter un passage à l'acte, Car ces pulsions développent en plus chez lui une force surnaturelle... La confusion le gagne petit à petit jusqu'au moment où il découvre qu'il n'est pas le seul à être pris de telles pulsions...

Ce premier tome est plutôt prenant en réussissant à tisser une intrigue assez captivante et un cliffhanger final réussi. Difficile de ne pas vouloir lire la suite ! Surtout que le dessin de Sousou Sakakibara est agréable et efficace et très travaillé sur l'expressivité des personnages ; il réussit à monter progressivement en épingle un scénario qui prend son temps pour s'installer mais qui termine à plein régime !

Plus qu'à attendre la suite maintenant !

*** Tome 2 ***

Après un premier tome accrocheur, j'étais curieux de voir vers quoi la suite allait nous entraîner et révéler. Et bien on ne peut pas dire qu'on s'ennuie, et si certains mangas ont parfois tendance à délayer pour faire du remplissage, c'est loin d'être le cas avec cette série pour le moment.

Ce deuxième tome repart sur les chapeaux de roue, pas le temps de souffler. Après la terrible scène finale du tome 1 nous retrouvons Taku Kamishiro qui s'est enfui du hangar où s'est déroulé la terrible scène. Complètement perdu il fini par retrouver Mika Hanazono qui erre comme lui dans les rues voisines. Toujours tétanisé par ses pulsions il se retrouve donc pris entre la joie immense de retrouver celle dont il est amoureux et l'envie récurrente de la tuer.
Mais ce qui va surtout changer la donne dans ce tome c'est l'apparition d'un nouveau personnage, Nave. Celui-ci semble être à l'origine ou tout du moins "contrôler" les personnes affectées par ce mal qui les pousse à tuer ceux qu'ils aiment. L'intrigue prend alors une toute nouvelle dimension et donne lieu à des scènes de meurtres assez hallucinantes (mention spéciale pour le parc d'attraction !).

Côté dessin, toujours rien à redire, Sousou Sakakibara continue sur sa lancée ; découpages toujours chiadés et très dynamiques et on sent qu'il a l'air de se faire plaisir à dessiner ces scènes horrifiques ^^

Du coup je remonte ma note à 4, et vivement la suite !

Nom série  Wonderland (Graph Zeppelin)  posté le 14/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Grand fan de l'univers d'Alice de Lewis Carroll, j'étais curieux de voir ce que cette version allait pouvoir apporter à ce monde déjà tant revisité. Et bien je n'ai pas été déçu, et les surprises ont été au rendez-vous !

L'histoire commence des années après le retour d'Alice du Pays des Merveilles. Elle est maintenant adulte, est mariée et mère d'un garçon et d'une fille. Sauf que cette situation modèle vire rapidement au cauchemar ! Car c'est une version des plus sombre que nous ont concocté les auteurs, genre bad trip sous datura !

Dès la seconde page tout commence à partir en couille. La fille d'Alice Carroll Ann retrouve sa mère avec les veines tranchées dans la baignoire. Elle s'en sort de justesse mais reste gravement dépressive. On découvre aussi rapidement que le père trompe Alice et s'adonne allègrement au sado-masochisme avec sa secrétaire, que le fils est derrière ses aspects timides un psychopathe en puissance et que Caroll Ann et son petit copain essayent à peu près tous les psychotropes qu'ils peuvent trouver...
C'est en descendant à la cave en poursuivant le lapin domestique de la famille que Calie (Caroll Ann) tombe à travers le plancher, passe de "l'autre côté du miroir" et se retrouve à Wonderland. Et là, "c'est le drame"...
Wonderland se révèle être un univers délétère et mortifère où tout n'est que mort en puissance. Plantes, animaux et personnages sont tous plus fous et dangereux les uns que les autres. On comprend vite pourquoi Alice est rentrée traumatisée de son périple. Mais pour le coup c'est Calie qui va devoir survivre à cet enfer...

Alors au final ça donne quoi alors ? Et bien ça fonctionne plutôt pas mal. On sent que les auteurs se sont fait plaisirs en parsemant leur album de références à l’œuvre d'origine, que ce soit dans les patronymes, les éléments de décor, etc, tout en grossissant à l’extrême le parti pris macabre qu'ils ont choisi. Ça a le mérite d'être cohérent.
Pour ce qui est du dessin, c'est aussi réussi même si je ne suis pas un grand fan de ce style assez classique du comics et de cette représentation des femmes toujours très pulpeuses et aguicheuses ; ça fait très fan service. Mais bon, le tout tenant plutôt bien la route grâce à des cadrages et des découpages originaux, on se laisse embarquer dans cette folie furieuse.
En tout cas on sent que tout a été bien pensé, que ce soit le découpage en chapitres, les journaux intimes de plusieurs protagonistes qui ponctuent l'album et c'est ce qui fait qu'au final j'ai apprécié ce premier tome de cette version déjantée d'Alice.

A découvrir
(3.5/5)

Nom série  Les Autres  posté le 12/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Initialement publié dans un magazine au Québec, cet album regroupe donc les pages nous racontant la rencontre de quatre ados un peu en marge, ou tout du moins qui ne rentrent pas vraiment dans les cases que tente d'imposer le collège. En effet, comme le résume très bien la 4e de couverture, il y a les sportifs, les populaires, les rebelles et... Les autres.

Jacques-Olivier, Jérémy, Charlie et Frank vont donc rapidement faire connaissance au collège et c'est leur quotidien que nous allons suivre. Le collège c'est plonger en plein dans l'adolescence avec ses bons et ses mauvais côtés.
Iris nous dépeint intelligemment les affres de cet âge, les attentes et les fantasmes auxquels nos ados vont être confrontés avec de courtes histoires qui tiennent maximum en deux pages. Au fil de ces scénettes se construit donc toute une relation entre ces quatre personnages attachants.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur il faut un peu de temps pour s'habituer à son graphisme assez minimaliste qui a un côté très dessin animé en étant proche de la caricature (perso, je suis pas trop fan des bouches en forme de donuts...). L'humour fonctionne, même si je pense qu'il sera plus facilement apprécié par des ados en plein dans la tranche d'âge.

Nom série  Conan le Cimmérien  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
LE COLOSSE NOIR

Plutôt fan de la production de notre duo d'auteurs Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, j'ai sauté sur l'occasion de les voir passer en dédicace chez un de mes libraires préférés pour faire l’acquisition de cet album. Et comme escompté, pas de déception !

Après le très bon Ira Dei sorti courant janvier, nos deux compères n'ont pas chômé et ont trouvé avec cette série d'adaptation de Conan le Cimmérien un terrain de jeu propice à leur savoir faire.
D'emblée, l'introduction nous plonge dans l'univers typique de Conan. Le voleur Shevatas s'enfonce dans les ruines de l'ancienne cité prodigue de Zamora en quête d'un trésor oublié. Mais malgré ses talents, c'est une nouvelle boîte de Pandore qu'il va réouvrir en libérant malgré lui le roi sorcier Nathok... Après des années de captivité, celui-ci entend bien réaffirmer sa domination en s'emparant des territoires avoisinants et surtout de la Princesse Yasmela. Conan va donc se retrouver à la tête des armées de la belle afin de défendre son royaume et plus si affinité...

Pas de surprise donc du côté du scénario, on est dans une adaptation relativement fidèle aux écrits de Robert E. Howard datant des années 30' et le savoir faire de nos deux auteurs fait le reste. Les ambiances variant en fonction de l'action sont majestueuses, les découpages et les cadrages très cinématographiques impulsent l'énergie nécessaire au récit et la colorisation lumineuse que j'avais apprécié dans Ira Dei est également au rendez-vous.

Bref, de la fantasy comme je l'aime qui réservera un très bon moment de lecture aux amateurs du genre.

Nom série  Cavalerie Rouge  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Attiré par une belle couverture et un dessin plutôt original, je me suis laissé tenté par cet album. Et ma foi, si j'ai vraiment beaucoup apprécié ce dessin tout aquarellé, la narration un peu poussive et décousue à mon goût à vite réfréné mes ardeurs...

Isaac Babel, écrivain juif russe des années 1920 part soutenir la Révolution à travers le pays. Ce sont les articles qu'il rédigea lors de ce périple qui constitueront le recueil qui sera publié en 1926 et qui connu un succès retentissant.

Alors oui, on retrouve bien l'ambiance et le ton que j'ai pu apprécié auprès de grands auteurs russes tels que Dostoïevski ou Berberova (pour faire large). Surtout que le dessin et la colorisation flottants très originaux donnent une singularité à l'ensemble des plus appréciables. Mais malgré ces qualités, je n'ai pas réussi à éprouver la moindre empathie pour le personnage et ce côté très découpé lié à l'adaptation d'articles d'un recueil donnent au final une narration assez hachée qui a eu du mal à accaparer toute mon attention.

J'en retiens donc de très belles planches mais une histoire qui n'aura pas su m'intéresser vraiment. Peut-être à réserver aux amateurs de l'histoire de la Russie...

Nom série  Pause  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le succès "interplanétaire" de Zaï Zaï Zaï Zaï, cet album de Fabcaro relate les états d'âme de notre auteur face à la peur de la page blanche après un succès retentissant.

Petit retour aux sources auto biographiques, où l'auteur se remet de nouveau en scènettes pour nous montrer son désarroi. Ba oui quoi ! On fait quoi après un énorme succès ??? Et l'inspiration, hein ??? Elle fait quoi l'inspiration ??? Ba on appelle l'AGESSA pour trouver un(e) remplaçant(e) pardi !!! Oui... Sauf que c'est pas forcément la solution miracle... même si cela donne au lecteur quelques scènes très cocasses !

Cet album qui porte bien son nom n'a peut être pas la saveur exceptionnelle d'un Zaï Zaï Zaï Zaï, mais il n'en reste pas moins qu'on retrouve tout le savoir faire de Fabcaro et l'absurdité de son humour, surtout quand il s'agit d'autodérision. Une parenthèse intéressante et pertinente avant son tout dernier "Et si l'amour c'était aimer"

Nom série  Fédération (Soleil)  posté le 10/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Hey ! En voilà une bonne surprise que cet album de SF !

Passé l'impression un peu figée que m'a laissé le dessin en début d'album, on est vite captivé par le scénario de cette adaptation de roman des années 90'. Cette enquête menée tambours battants dans un futur où l'espèce humaine a perdu sa suprématie est sacrément bien fichue. On est vite happé par les ramifications galopantes que la simple mort d'un extra terrestre dans un hôtel de luxe sur Terre pouvait laisser supposer.

C'est en effet en 2029 que cette Fédération Spatiale fait son apparition proposant à l'humanité un test pour savoir si elle était digne d'en faire partie. Ce fût un échec retentissant qui laissa notre espèce au bord d'une nouvelle route pourtant prometteuse, tant au niveau technologique qu'économique. Cela n'a pas empêché la Fédération de profiter du meilleur de ce qu'était capable d'offrir notre bonne vieille planète...

C'est dans ce contexte qu'un tout jeune inspecteur se voir dépêché sur la mort suspecte d'un extra terrestre. Ce bleu bite armé de sa seule bonne volonté et de quelques coups de pouces inattendus va finir par remonter bien haut et se retrouver dans les rouages d'une machine aux ramifications beaucoup plus complexes que ce que cette simple enquête pouvait laisser supposer...

Comme je le disais, si dans un premier temps le côté un peu statique des personnages m'a un peu accroché, l'ambiance générale et les décors très réussis m'ont permis de me laisser porter par ce scénario très accrocheur.
Reste à voir ce que donnera la suite, mais c'est pour l'instant une très bonne surprise et j'ai hâte de lire la suite !

Nom série  Achille (Graph Zeppelin)  posté le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Concept original sans doute voulu pour toucher un lectorat plus large, Graph Zeppelin publie en même temps que la version beaucoup plus explicite côté sexe de chez Tabou la série Achille, mais expurgée de ses fameuses scènes.
Ce qui reste étrange c'est le changement de format (plus petit) mais surtout le changement de titre de ce premier tome. Pour un tome 1 nommé "La belle Hélène", Graph Zeppelin nous propose "La Naissance d'un héros".

Pour ce qui est du contenu, nous retrouvons exactement le même contenu que la version de Tabou, moins ce que je disais donc sur les scènes de sexe. Cette amputation pourrait paraître étrange, surtout si l'on compare les deux, mais elle ne casse en rien la narration vu la manière dont l'album a été construit. Comme je le mentionnais plus haut, elle permettra surtout de toucher un public plus nombreux, plus versé par le côté mythologique du récit que par les scènes de sexe.

Pour mon appréciation de l'album je vous renvoie pour les reste à mon avis sur l'autre version : Achille - La Belle Hélène

Nom série  Star Wars - Aventures  posté le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Amateur de cette saga, ou tout du moins des premiers films de George Lucas, je suis toujours curieux de découvrir ce qui en est fait en BD.

Cette nouvelle série grand public résolument orientée jeunesse nous propose donc de courts épisodes indépendants reprenant chacun un des personnages célèbre de la saga. Quatre épisodes s'enchainent, très inspirés par un design dessin animé. Les personnages ont un style caricatural et les couleurs sont très flashy dans l'ensemble.
Au final, si le dessin plaira certainement aux plus jeunes, (pour ma part c'est pas vraiment ma tasse de thé), je reste également sur ma fin quant aux histoires proposées ; une dizaine de pages ça reste court pour installer quelque chose de construit.

Ceci est d'autant plus dommage que l'album se conclue par 20 pages de bonus et autre fan art ! Cette nouvelle manie de remplir les fins d'albums avec des dizaines de pages de cette façon commence à être de plus en plus regrettable...

Bref, une lecture dispensable.

Nom série  Cinq branches de coton noir  posté le 09/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est à Angoulême que j'ai fait la découverte de cet album par le biais d'une magnifique exposition lui étant consacré. Des planches grand format en noir et blanc à vous couper le souffle ! Wow ! Quelle classe et quelle maîtrise de la part de Steve Cuzor dont je découvre le talent avec cette BD ! Restait à voir ce qu'allait donner le scénario d'Yves Sente...

On plonge en pleine seconde Guerre Mondiale en suivant le parcours tumultueux d'un commando de noirs américains à qui l'armée confie la mission délicate de remettre la main sur le premier drapeau américain qu'avait fait réaliser George Washington à la fin du XVIIIe siècle ; la couturière noire qui avait réalisé celui-ci aurait dissimulé une étoile noire derrière l'une des autres figurant les états de la fédération en hommage à la communauté noire. Par les aléas de l'histoire, celui-ci est aujourd'hui entre les mains d'un terrible commandant allemand et le récupérer ne va pas être une mince affaire...
C'est en fait toute la place de la communauté afro-américaine qui est ici remise en perspective à travers cette histoire. De la place des noirs au sein même de la société américaine, comme au sein de son armée, nous sommes en pleine lutte pour leur émancipation. Et ici tout est histoire de symboles. C'est très bien amené et ces 170 pages bien remplies s'avalent pourtant d'une traite tant le récit est bien conduit.

Le seul regret que je pourrais avoir tiens au tirage "normal" qui s'est vu ajouté une mise en couleur tout en aplats avec un choix différent pour chaque chapitre. Non pas que celle-ci soit mauvaise ou ratée, mais quand on a vu les planches originales en noir et blanc, je trouve que celui-ci se suffisait grandement à lui même. Seul un tirage spécial limité propose cette version noir et blanc. Dommage.

Nom série  No body  posté le 05/11/2016 (dernière MAJ le 07/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà un thriller qui m'a vraiment accroché ! D’emblée j'ai été scotché par cet album vraiment bien foutu !

De Metter nous immerge très rapidement dans ce thriller construit à la manière d’une série télévisée. En fait, il compte réaliser des saisons sans personnages récurrents. Ce premier volume sera suivi de trois autres pour composer la première saison. Trois autres saisons suivront avec des contextes et des protagonistes totalement différents.

Dans ce premier tome, on est tout de suite saisi au colback grâce à un personnage principal qui a de la gueule, une psychologue qui m'a doucement fait penser à la jeune Clarice Starling du Silence des Agneaux et une plongée en flashback dans l’Amérique de la fin des années 60. Tout ça s'enchaîne parfaitement et on est très rapidement plongé dans cette histoire où tout semble être construit et tourner autour de l'identité, des apparences, la confiance, la trahison et la disparition.
Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte totale qui fait la saveur du genre, mais pour ce qui me concerne j'ai vraiment hâte de lire la suite.
Surtout que côté graphique, le style très personnel de De Metter qui peut surprendre au début, m'est de plus en plus agréable à l'oeil et colle parfaitement à ce récit noir et très bien structuré.

Un des meilleur thriller en BD lu ces derniers temps, en espérant que la suite soit du même tenant !

*** Tome 2 ***

Et voici donc la suite de cette série que j'attendais tant ! Et je ne suis pas déçu !

Dans ce deuxième opus De Metter recentre l'action sur le passé de notre personnage principal et s'arrête ici sur l'une de ses missions d'infiltration au sein d'un gang de bikers tendance fachos soupçonnés de braquages de banques.
C'est toujours aussi tendu, on navigue toujours sur le fil du rasoir avec cette omniprésence d'interrogations sur la vérité et la confiance. D'un côté, de par le récit que produit notre accusé à cette psychologue qui essaye de comprendre qui il est réellement, de l'autre avec cette bande de bikers plus méfiants que tout et qui baignent dans la paranoïa.

Tout cela est plus que rondement mené et prend de plus en plus corps, grâce à une psychologie des personnages vraiment fouillée. Ajoutez à cela une narration des plus maîtrisée très inspirée des meilleures séries TV du genre, et vous obtenez une série des plus prometteuse qui jusqu'ici tient toutes ses promesse.

Vivement la suite !

*** Tome 3 ***
Après 2 tomes déjà très réussis, Christian De Metter continue à pousser son jeu sans rien lâcher. Nous retrouvons notre « couple » tolard/psychologue qui au fil de leurs rencontres nous recomposent le passé trouble et compliqué de notre ex flic, en tôle pour un crime dont il s’accuse.

Dans ce 3e opus, on reprend le fil de sa vie après son épisode d’infiltration au sein d’une bande de bikers que le gouvernement lui demandera d’éradiquer. Il se retrouve alors simple flic dans un bled nommé Springboro. Un double meurtre d’enfants à trois mois d’intervalle le fait fortement pencher pour un tueur en série, ce dont doute sa collègue…

Une nouvelle fois De Metter nous construit un récit béton où les cartes sont brouillées et où le doute est omni présent. Identité, apparences, confiance, trahison et disparition continuent de cimenter le parcours de notre tolard et de nous mener par le bout du nez dans une intrigue très aboutie. Ajoutez à cela un dessin que je trouve de plus en plus maîtrisé et personnel qui donne à l’ensemble toute l’ambiance nécessaire pour nous tenir en haleine, et vous avez à mon sens une des meilleures séries du genre du moment !

Un must pour l’instant. J’attends la conclusion de cette première saison avec impatience avec le prochain tome !

*** Tome 4 ***

Ahhhhhh enfin ! La voilà cette conclusion tant attendue ! Et quelle fin mes amis ! Christian De Metter, loin de nous décevoir nous sort le grand jeu !

Car après trois tomes a avoir semé ses graines et distribué ses cartes, il fallait forcément qu'il en ai encore dans la manche pour nous proposer une apothéose digne de ce nom ! Et là tout prend forme et s'imbrique, tel le puzzle parfait qu'il a tranquillement composé.

Nous retrouvons donc notre prisonnier qui continue de se livrer petit à petit à cette jeune psychologue, et nous en apprenons un peu plus sur la suite de sa vie après la résolution des meurtres d'enfants en série. Il se met en couple avec la flic qui a survécu à l'opération qui a permis l'arrestation du coupable, mais celle-ci en a gardé des séquelles irréversibles : elle est handicapée moteur. Sa vie s'enfonce du coup petit à petit dans une routine assez sordide...

Je n'en dirais pas plus une fois de plus, histoire de ne pas vous gâcher le suspens et les rebondissements de cet album de clôture, mais vous en aurez pour votre argent ! "No body" monte tranquillement dans mon petit panthéon de mes albums cultes, car dans le genre c'est sans doute une des meilleures séries lues à ce jour. Merci Mr De Metter

Nom série  Orcs et gobelins  posté le 17/11/2017 (dernière MAJ le 07/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après les séries « Nains » et « Elfes » le monde des Terres d’Arran s’étoffe et prend des couleurs virant sur le vert : voici venir « Orcs & Gobelins » dont le premier tome va nous trainer sur les pas de Turuk. Jean-Luc Istin continue d’assurer le scénario de cette nouvelle série avec cette fois-ci pour comparse Diogo Saito que je ne connais pas. Moi qui appréhendais un peu ce nouvel arc ajouté à cet univers, je sors plutôt conquis par ma lecture : job done !

Turuk, orc de son état se réveille complètement sonné dans les ruelles d’une ville, sans trop se rappeler ce qui lui est arrivé la veille. Cette cité semble abandonnée, et comble de tout celui-ci va rapidement devenir la cible d’un archer « invisible ». La mémoire va lui revenir petit à petit, mais ce n’est pas ce qui va le rassurer et le permettre de s’échapper du bourbier dans lequel il s’est fourré...

La première bonne surprise tient d’abord au coup de crayon de Diogo Saito. Que ce soit, les personnages, les créatures fantastiques ou les décors, ça claque plutôt bien ! Et en fantasy ça compte pour moi si je veux me laisser surprendre et pleinement immerger dans l’univers dans lequel on m’entraîne. La seconde, c’est le rythme haletant de ce tome. Pas le temps de reprendre son souffle !!! De déconvenues en péripéties, de bastons en rencontres inattendues, Istin sait captiver son lecteur ! Alors, oui, la grande partie des ingrédients ne sont pas nouveaux, mais savamment dosés et agencés. Et moi, pour ce genre de lecture, je n’en demande pas plus. Car quand ces deux éléments fonctionnent aussi bien de concert, je passe un très bon moment de lecture.

Alors, avis aux amateurs du genre, ce nouveau cycle s’annonce pour le moment des plus prometteurs !

*** Tome 2 ***

Avec ce 2e opus réalisé par Sylvain Cordurié et Giovanni Larusso, nous voici largués dans les pattes griffues d'un gobelin dénommé Myth. Et le moins qu'on puisse dire c'est que l’énergumène rassemble à lui seul les caractéristiques innés de cette engeance : une belle saloperie prête à tout tant qu'on peut s'en mettre plein les fouilles et coller quelques coups de rapière au passage !

Embauché par une riche épouse de la cité, Myth doit de nouveau fuir une équipe de mercenaire lâchés à ses trousses. Mais cette cavale n'est en fait qu'un "vulgaire" entretien d'embauche pour une mission beaucoup plus redoutable : dérober un cristal dans la cité des Elfes Noirs, autant dire mission impossible.

C'est donc le récit de ce "casse du siècle" que nous proposent nos deux auteurs, le tout mené tambours de guerre battants, avec l'humour et le sanguinolent qui va avec. Comme dans le premier tome de cette série le scénario est aussi fluide qu'une lame d'elfe noir et percutant qu'une baffe d'orc bien sentie. C'est du grand divertissement à coup de torgnoles, trahisons et autres surprises du chef fatales dans un univers fantasy bien campé relevé à coup de dialogues cinglants. Bref, du bon boulot !

Voilà donc un second tome qui assoie un premier opus déjà très réussi.

*** Tome 3 ***

Avec ce troisième tome indépendant de la série, nous voici repartis tâter de la fantasy !

C'est le personnage de Gri'im que nous allons cette fois-ci découvrir. Après avoir croupi trente ans en prison et subi les pires tortures, cet ancien seigneur de guerre Orc a enfin réussi à s'échapper. Pour survivre il va devoir se mêler à une caravane d'humains en route pour le fort d'Aspen. Mais pas simple d'imposer un climat de confiance quand on est un Orc redoutable et qu'on doit faire copain/copain avec des humains. Les événements vont pourtant les obliger à faire des concessions et trouver des arrangements pour pouvoir survivre, car Aspen n'est pas le fort déserté qu'ils escomptaient et la mort semble y avoir installé ses quartiers...

C'est Stéphane Créty dont j'apprécie déjà beaucoup le coup de crayon qui se colle au dessin pour mettre en page le scénario de Nicolas Jarry. On retrouve son coup de patte et son talent pour les cadrages et les découpages dynamiques qui insufflent toute l'énergie nécessaire à la narration. Les personnages sont biens vus et loin des belles gueules qu'on a trop souvent l'habitude de voir dans ce genre et notre Gri'im en impose comme personnage !

Bref, un troisième tome de cette saga Orcs et Gobelins qui confirme tout le bien que je pense de cette série et qui prouve que la fantasy a encore de beaux jours devant elle !

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