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Nom série  Monsieur Jabot et autres histoires  posté le 18/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis conscient que ma note est assez bancale. Mais pour cette série – qui pourrait évidemment prétendre à être culte, j’ai opté pour cette côte mal taillée.
Comme pour beaucoup de séries pionnières du neuvième art, c’est par le biais d’un bel album des éditions Horay (qui agrémentent l’album d’une longue et instructive préface, la contextualisant et présentant le travail et la vie de Töpffer) que j’ai découvert l’œuvre de celui qui pourrait bien être l’inventeur, tout du moins le grand défricheur du médium Bande Dessinée.

Car si au départ on peut hésiter à classer cela dans la catégorie BD, rapidement le doute s’estompe. Ce n’est pas que la succession d’images, mais bien une bande dessinée, pour le coup très moderne pour certains trucs (comme le mouvement saccadé d’un personnage sur une même « case » marqué par ses contours répétés comme des cercles concentriques, ou alors le découpage d’une « case », déconstruite comme on le fera à partir des années 1970).

Si bien sûr on ne peut attendre d’un auteur du XIXème siècle d’être en phase avec un lectorat du XXIème, je dois dire que j’ai plutôt aimé la première histoire, celle de Monsieur Jabot, avec quelques passages bien vus et drôles (et surtout qui ne font pas du tout leur âge !). Sii cette histoire est ma préférée, plusieurs choses m’ont plu dans les suivantes, en particulier un humour de répétition dans l’histoire de Monsieur Crépin (dans laquelle au passage effleurent les idées pédagogiques de l’auteur, assez influencées par Rousseau).
Pour les autres histoires, c’est un peu plus laborieux, et sans doute moins captivant (mais tout de même rudement moderne pour son époque !).

Le dessin de Töpffer se rapproche des dessins de presse de l’époque, avec un trait fin et hésitant, proche aussi des gravures populaires en vogue dès la Révolution française. Mais cela passe plutôt bien.
Par contre, le texte (jamais de bulles bien évidemment, mais un texte en appoint, en bas de « case », commentant l’action au style indirect le plus souvent) est très – trop ? – abondant. Et surtout, manuscrit et très petit (avec une reproduction parfois juste, un encrage léger : c’est parfois difficile à déchiffrer.

Reste que l’œuvre de Töpffer est au moins à connaître pour tous ceux qui se passionnent pour le médium BD, son histoire. Et en plus, c’est tout à fait lisible, contrairement à ce que l’on pourrait craindre, pour des histoires qui vont bientôt avoir deux siècles !
Note réelle 3,5/5

Nom série  Buster Brown  posté le 17/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il faut évidemment lire cette série en ayant à l’esprit qu’elle a plus d’un siècle, que c’est une des ancêtres du genre. Que l’auteur, Outcault, publiait là un des premiers strips dans les magazines, et que les lecteurs n’avaient pas les mêmes attentes que ceux d’aujourd’hui.
Mais le lecteur contemporain que je suis n’a que très modérément accroché à cette bande.

J’ai lu le grand tome anthologique publié par Horay (qui a beaucoup fait pour faire redécouvrir ces vieilles séries, et qui le fait généralement dans un grand format épais, sans mégotter sur les moyens, avec une préface plutôt bien faite pour resituer la bande dans son contexte – un peu comme le feront aussi Futuropolis sur d’autres séries).

Les strips/historiettes sont tous bâtis sur le même modèle récurrent (la publication en magazine peut expliquer cela). Buster Brown, jeune garçon, commet maladresses, bêtises ou le plus souvent blagues de gamin, voire méchancetés gratuites, avec son chien Tiger comme complice, témoin ou victime de ses « aventures ».

Certaines situations font sourires, mais l’humour développé par Outcault est désuet, bien trop faible à mon goût le plus souvent (aujourd’hui un « sale mioche » comme lui serait plus méchant, et l’humour noir dynamiserait sans doute ses farces). Surtout que la plupart du temps, Buster est puni (par une justice immanente ou par ses parents) de ses facéties, et conclut lui-même l’histoire par une longue résolution : la morale est donc sauve, mais cela désamorce singulièrement le pouvoir potentiellement humoristique du strip, en le faisant virer à l’ « exempla » édifiant.

Du coup, l’intérêt de cette bande réside moins dans l’humour qu’elle développe, que dans les renseignements qu’elle nous donne sur les convenances, les choses tolérées par la bonne société américaine du début du XXème siècle (les habits qu’il porte montrent bien l’appartenance de Buster à cette société privilégiée), ou ce qui pouvait faire rire les lecteurs d'un journal au début du XXème siècle aux Etats-Unis.

Une curiosité à emprunter, « pour voir ».
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sept cavaliers  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange récit que celui-là. Adapté d’un roman de Jean Raspail (je crois n’avoir jamais rien lu de cet auteur), il m’a à plusieurs reprises fait penser à l’œuvre de Julien Gracq.

D’abord par la localisation, dans le temps et dans l’espace aussi précise qu’indéfinie. C’est-à-dire qu’à des jalons aisément reconnaissables s’ajoute d’autres repères destinés eux à nous égarer quelque peu. Cela se déroule donc vers le Sud-Est de l’Europe, mais dans la limite extrême de l’ancien Saint-Empire romain germanique, ou pas (mais certains décors pourraient tout aussi bien être inspirés des contreforts du Massif central). Vers la fin du XIXème siècle, ou au début du suivant, ou pas. Des détails historiques, des objets (armes entre autre) nous embrouillent par leur âge pas toujours compatible.

Mais c’est que tout ça n’est pas très important. Ou plutôt que cela participe de l’ambiance d’attente d’une fin (mais de quoi ?). C’est l’autre point commun de cette histoire avec certaines œuvres de Gracq : miser sur l’attente, étirer le temps.

Mais par contre il manque à ces albums, pour être vraiment comparables à Gracq, une force poétique, une langue à la fois classique et personnelle, qui font la grandeur de l’écrivain surréaliste.
L’histoire de Raspail, ici mise en images par Terpant se laisse quand même lire. Un roman d’aventure sans trop d’esbroufe, une fuite en avant qui nous happe par moments.

Le dessin de Terpant est globalement bon (je l’ai trouvé un chouia moins précis sur la fin), même si les personnages, leur visage, sont un peu trop figés.

Reste que seule la fin permet de ranger ces albums dans la catégorie fantastique. Cette fin justement que j’ai trouvée un peu facile et décevante. Les trois albums se laissant lire, jetez-y un coup d’œil si vous les rencontrez en bibliothèque.

Par ailleurs, un second cycle était annoncé, visiblement mort-né. Il faut dire que je ne vois pas comment enchaîner avec la fin du troisième album, et relancer l’histoire sur le même ton que ce « premier cycle ».

Nom série  Les Croqueurs de sable  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, ben je ne vais pas trouver beaucoup d’arguments pour défendre cette série, qui possède pourtant quelques qualités, mais dont j’ai arrêté la lecture au bout du deuxième tome.

L’univers de départ est relativement original : une région envahie par le sable, avec des bateaux menacés de destruction (le désastre de la Mer d’Aral a peut-être servi de modèle à l’auteure ?), des personnages utilisant un langage mêlant langage moderne et ancien, mais aussi usant de néologismes. Le trait est quant à lui original, relativement beau dans son genre (qui n’est pas celui qui m’attire forcément).

Mais voilà, ce dessin n’est pas très dynamique, et conviendrait mieux, à tout prendre à des affiches ou des tableaux. Et l’intrigue est pénible à suivre, pas toujours très claire (c'est le moins que l'on puisse dire, certains pans m'ont totalement échappé !), et parfois très – trop - naïve. J’ajoute que les textes surabondant plombent un peu cette lecture, et que j’ai finalement renoncé à poursuivre.

Du potentiel, mais très mal exploité je trouve. Une découverte concernant l’auteur, mais une déception hélas.

Nom série  Le Pélican  posté le 16/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album sans trop de prétention, mais qui se laisse lire assez agréablement. Qui ressemble à certains films, qui éclairent quelques tranches de vie (comme peuvent le faire dans leurs films Cédric Klapisch ou Agnès Jaoui je trouve).

Ici, nous suivons sur quelques jours les habitants d’un quartier, dont le point de ralliement est un café, Le Pélican – qui donne donc son titre à l’album.

Tous les habitués du bistro sont un peu fêlés. Dans tous les sens du terme d’ailleurs, certains cachent plus ou moins maladroitement une fêlure, une blessure intime, tandis que d’autres incarne une certaine forme de la folie, du dérangement, de l’inadaptation à la société, le microcosme du Pélican étant finalement le seul lieu où ils peuvent vivre sans craindre le regard des autres.

En tout cas, la galerie de personnages que nous dresse Jean-Claude Denis n’est pas un zoo, un freaks show : il y a de l’empathie pour chacun, et aucun n’est non plus complètement improbable. Ils sont juste un peu décalés.

C’est en tout cas une petite histoire sympa à lire, à emprunter. Voire plus si affinité.

Nom série  Le Vicomte  posté le 15/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les six histoires qui composent cet album nous permettent de suivre « Le Vicomte », escroc assez culotté, sorte de gentleman arnaqueur, qui use de son titre de noblesse (on ne sait s’il est vrai, ni d'ailleurs quelle est sa véritable identité, car il n’est nommé que par ce titre), de son air aristocratique et d’un bagout bien rodé pour attirer dans ses filets ses victimes.

Du début du XXème siècle aux années 1950, en Europe, aux Etats-Unis ou au Brésil, nous assistons donc à ses coups d’éclats, toujours réussis brillamment, malgré les risques encourus. Les arnaques du vicomte sont racontées de l’extérieur, par un « témoin » (qu’il ait été complice ou victime).

Mais voilà, si le dessin de Ferrandez (un Noir et Blanc classique et très clair) est plutôt agréable et aide à fluidifier la lecture, les histoires de Rodolphe, si elles se laissent lire, manquent de fond, de surprise. Peu de place ici pour les développer.

Pourtant, le point de départ n’est pas inintéressant, et ce vicomte n’est ni un super héros, ni un Robin des bois moderne (ses complices sont mêmes abandonnés à leur malheureux sort lors d’une arnaque). Et le mystère qu’il garde, le peu que l’on sait de lui est aussi un atout, qui titille l’imagination du lecteur.

Au final, c’est un album que l’on peut emprunter et lire avec plaisir, mais qui manque de coffre (un comble pour cette histoire de voleur). A vous de voir.

Nom série  Sudor Sudaca - Sueur de métèques  posté le 14/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ressors de ma lecture avec le même avis que Spooky, et ne vais pas franchement faire monter la note.

J'ai eu du mal à entrer dans ces histoires, et n'ai finalement fini cet album que laborieusement, rien ne m'accrochant vraiment.
Le dessin de Munoz d'abord, usant d'un Noir et Blanc gras et tranché, n'est pas de ceux qui me plaisent. En particulier les visages. De plus, sa manière de "barbouiller" ceux-ci de Noir, accentuant barbe, moustache ou autre ombre rend assez hideux et quelque peu ratés ces visages, comme s'il étaient peinturlurés.

Les histoires de Sampayo ne sont pas non plus transcendante je trouve. Traitant de faits sociétaux, de l'immigration, de l'exil, etc, mais de façon trop plate et creuse à mon goût ( à moins que certaines choses m'aient échappé), ces histoires manquent singulièrement d'accroches.

Bref, une lecture décevante me concernant.

Nom série  Brindille (Vent d'Ouest)  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui lance un diptyque, et qui le fait plutôt bien, en dosant assez bien les révélations sur ce monde onirique, et les questions restant en suspens concernant l’héroïne.

Sorte de fée perdue au milieu d’une forêt, et recueillie par un petit peuple sympathique, cette héroïne va se trouver confrontée à un monde violent, qu’elle doit affronter, pour en savoir plus sur son identité, son origine. Elle est accompagnée dans cette quête par un loup, qui la guide, tente de la protéger.

C’est qu’elle est menacée par des hordes parfois proches de celles des Orques du « Seigneurs des anneaux ». La fin de l’album ne livre pas de clé, mais donne juste envie d’en savoir plus.

Le côté graphique est plutôt réussi. Même s’il plaira sans doute surtout aux plus jeunes, tout le monde peut y trouver son compte. L’album se lit vite, car il n’y a pas beaucoup de dialogues, et de nombreuses planches (souvent très belles) sont muettes.

A voir comment les auteurs vont conclure leur histoire – j’espère sans ellipse improbable – dans le second et dernier tome. En tout cas celui-ci, qui ne révolutionne rien et qui n’est pas non plus hyper original, est plutôt de bonne facture.

A noter qu’un carnet graphique clôt l’album.

Nom série  Les Rameaux de Salicorne  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire simple qui se laisse lire très agréablement. C’est qu’elle est simple, certes, mais non simpliste.

En effet, si je craignais au départ quelque chose de trop linéaire, sans surprise, voire un peu gnangnan, il n’en a finalement rien été. Bien au contraire, Gabrion réussissant à surprendre, à sortir des évidences. Et ses personnages sont bien moins manichéens et monolithiques qu’ils ne le paraissent de prime abord.

Toujours est-il que cette histoire est assez sympa à lire, et que son dessin est lui aussi bien fichu. Sans prétention, mais lecture recommandée.

Nom série  Bloody Mary (Teulé)  posté le 13/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aujourd’hui auteur de romans à succès – souvent adaptés en Bande Dessinée d’ailleurs, Jean Teulé avait auparavant eu une carrière de bédéiste, montrant déjà quelque originalité dans son travail.

J’ai eu du mal à entrer dans cet album. D’abord parce que le travail graphique de Teulé – avec un rendu proche de la photo retravaillée – n’est pas facile à appréhender (je n’accroche pas forcément) et fait un peu daté, même s’il est relativement original. Ensuite parce que le scénario de Vautrin n’est pas franchement très clair. Ça part un peu dans tous les sens.

Cela ressemble parfois – souvent ? – à une suite de saynètes, avec des personnages qui finissent par vaguement se croiser, mais sans éclaircir le déroulé de l’intrigue. Au milieu de tout ça percent quelques thèmes : l’antimilitarisme, une vision pas forcément positive de la police et de la vie de couple, le racisme, etc. Bref quelques thèmes eux aussi très marqués par la fin des années 1970 et le début des années 1980 (et thèmes qui reviennent souvent dans les écrits de Vautrin).

Reste que cet album, si je lui reconnais quelques qualités, esthétiques, scénaristiques, ne m’a pas captivé. Je l’ai lu sans réel enthousiasme, et n’en conserverais sans doute pas grand-chose. J’ai cru voir sur un étal une réédition, sans savoir si les auteurs avaient changé quelque chose à l’originale.
Note réelle 2,5/5.

Nom série  Sartre & Hemingway  posté le 12/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’histoire concoctée par Matena (auteur néerlandais que je découvre) est assez improbable. En 1924, à Paris, le jeune Sartre se lie d’amitié avec Hemingway (alors simple journaliste), et tout deux viennent au secours d’une prostituée (l’ancienne bonne de sa famille à La Rochelle), malmenée par son proxénète. Si le pitch de départ est improbable, le déroulé de l’intrigue est hélas assez insipide et sans trop de surprise, de dynamisme.

A défaut de dynamisme, Matena joue la carte du people, en nous faisant rencontrer, par l’intermédiaire d’Hemingway, Pound, Joyce, Gertrude Stein, etc. Je n’ai pas trouvé forcément bien amenés ces passages.

En plus, à vouloir placer un maximum de “pointures” de la littérature et des arts, Matena en fait parfois trop. En particulier à propos de Dali, ici jeune homme sûr de lui et provoquant en duel Pound à Paris en 1924, alors qu’il n’y mettra pas les pieds avant 1927 ! Et certaines scènes autour des auteurs anglo-saxons font un peu remplissage et « placement de produit » (c’est-à-dire ici nom de célébrités).

C’est un album relativement méconnu, mais qui à mon goût n’a pas su utiliser à bon escient Paris et les intellectuels (aucune allusion à dada et aux surréalistes par contre) des années folles. Ils ne sont qu’un décor sous employé, pour une intrigue que j’ai trouvée quelconque.

Nom série  Il faut flinguer Ramirez  posté le 12/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bon, je serais sans doute moins enthousiaste que Jetjet mais, comme mes deux prédécesseurs, je dois reconnaître que cet album introductif possède de réelles qualités.

Ce qui saute aux yeux dès la couverture et un rapide feuilletage de l'intérieur (et la lecture confirme ce ressenti), c'est l'habillage très fin 70's/80's. Très série (à la Starsky et Hutch par exemple), très ciné, que ce soit pour les cadrages, le rythme, les codes graphiques et scénaristiques (un peu de Tarentino, du Thelma et Louise aussi avec les deux pétroleuses, etc.). Le dessin est intéressant, les couleurs assez pétantes, mais je n'aime pas trop la colorisation, à l'ordi. Mais bon, l'album est un bel objet, et il y a de la lecture, avec plus de 120 pages !

L'histoire est à la fois facile et difficile à résumer. On est quand même surpris au départ par le héros, le Ramirez en question donc, simple vendeur d'aspirateur !, muet et souffre douleur de son chef. On est loin du tueur traqué par les mafieux, et pourtant...

Démarrage étonnant donc, puis l'intrigue se met en place, et le rythme accélère crescendo, pour finir en mode GTA, avec explosions, poursuites de voitures (dont une Renault 5 ! Si si, j'ai dû aller vérifier que c'était possible aux Etats-Unis à cet époque, mais oui) et fusillades à gogo.

Ramirez garde tout son mystère (et l'apparition finale d'un comparse, en forme de cliffhanger, si elle éclaire certains faits, ne règle pas toutes les facilités scénaristiques: les deux mafieux dézingués dans leur bagnole, la bombe dans le coffre...), les mafieux sont à la fois méchants et cons (ils ajoutent une touche d'humour à ce défouloir rythmé), deux donzelles délurées et pas très finaudes non plus raccrochent le wagon: bref, il y a encore de quoi faire !

Entre les chapitres, l'habillage est complété par des pubs bien fichues. On a donc là un album de genre sympa. Pas un chef d'œuvre, mais une lecture recommandable pour un bon moment de détente. Cela passera-t-il la relecture, la suite gardera-t-elle le même rythme et le même mystère plus ou moins éventé, qui est donc Ramirez ? On a en tout cas envie d'avoir les réponses à ces questions.
Note réelle 3,5/5.

Nom série  Les Amis  posté le 11/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Ayroles développe une œuvre à part, jouant sur certains aspects du médium BD, souvent dans le courant de l’oubapo. C’est le plus souvent intéressant.

Ici, si l’on n’est pas à proprement parler dans une création relevant de l’oubapo, sa « défense et illustration de l’amitié » est d’une lecture sympa.

Le dessin est assez simpliste, les décors sont totalement absents, et les traits des personnages souvent à peine esquissés – en tout cas ils ne sont pas expressifs. Tout est donc misé sur les situations, les dialogues entre une série de personnages – quelques groupes récurrents, pour un ensemble qui aurait pu s’intituler « de quelques types cherchant des amis désespérément ».

Certains cherchent à se faire des amis donc, d’autres à se défaire des pots de colle. Les malentendus, les incompréhensions, et pour tout dire leur définition fluctuante de l’amitié, font que certaines rencontres ne se font pas. Ou alors qu’elles se font sur des bases fragiles et temporaires. Toutes les amitiés ne sont pas saines ?

Pas trop d’humour (quoi que, certaines situations grotesques ou malheureuses m’ont quand même fait plus que sourire) ni de cynisme, mais des observations bien vues, des types de personnages bien cernés, avec des dialogues eux aussi minimalistes, mais le plus souvent parfaitement ciselés.

C’est un album inclassable, mais que j’ai apprécié, comme pas mal de production du même auteur d’ailleurs, que je vous recommande si vous ne le connaissez pas encore.

Nom série  Galopinot  posté le 11/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lewis Trondheim et Mattt Konture, deux des « meneurs » de L’Association, mêlent ici leur imagination et leur personnage fétiche (Lapinot et Galopu), en plus de se mettre en scène (Trondheim bien évidemment avec son bec…).

C’est un exercice a priori casse gueule, avec en plus la contrainte de l’espace, forcément restreint dans cette plaquette de la collection Patte de Mouche. Qui plus est, comme souvent pour Trondheim (un peu moins pour Konture), on est là proche d’une performance avec contrainte telle que l'affectionnent les membres de l'oubapo, à savoir une improvisation à quatre mains.

L’idée pouvait paraître sympa – et cela a dû l’être pour les deux auteurs. Mais hélas cela ne m’a pas convaincu. L’humour un chouia poétique de Trondheim, et celui bien plus lourd et crado de Konture (j’ai toujours eu du mal avec cet auteur !) ont du mal à se compléter, l’histoire peinant à sortir de la private joke pour être accessible au quidam.

Amusant sans doute pour les auteurs donc, mais quelconque et manquant singulièrement de sel pour le lecteur extérieur, voilà le bilan de cet exercice, intéressant en soi, mais dont le résultat ne méritait peut-être pas d’être publié.

Nom série  Amber Blake  posté le 10/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Voilà une série qui a droit à un gros matraquage publicitaire, dont le deuxième tome se fend d'un sticker de recommandation de "20 minutes", et dont les tomes s'étalent dans tous les supermarchés.

Si l'état civil de la scénariste explique cette situation (hallucinante pour une première œuvre !), ce n'est même pas ça qui me rend si sévère. C'est surtout que rien ne le justifie intrinsèquement !

Seule le côté graphique pourrait avoir quelques qualités. Mais je n'accroche pas à ces traits trop figés, ni à ce dessin retravaillé à l'informatique (mais là ce n'est peut-être qu'affaire de goût).

Surtout, l'intrigue et les dialogues sont d'un intérêt très faible (je vais rester dans l'euphémisme) ! Se servir de clichés, de poncifs déjà vus, si c'est juste pour pallier le manque d'imagination, cela ne m'intéresse pas. De l'action, mais sans nuance, une psychologie absente, et certains passages peu clairs...

J'avais du temps à tuer dans un supermarché, et j'ai voulu voir ce que donnait la suite (j'avais feuilleté le premier à sa sortie): j'ai lu les deux albums rapidement, et vais les oublier tout aussi vite.

Le plus chiant avec ces daubes, qui bénéficient en plus d'un gros piston, c'est qu'elles prennent dans les étals et dans le porte-monnaie des gens la place d'autres productions plus originales, plus à même de les amener vers des œuvres plus ambitieuses.
Note réelle 1,5/5.

Nom série  Moins qu'hier (plus que demain)  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fabcaro ne serait-il pas en train de s’embourgeoiser ? On est loin en tout cas de l’auteur maniant l’autodérision chez de « petits éditeurs » et publiant On n'est pas là pour réussir, inconnu et transparent lors des signatures en festival.

S’il publie encore chez ces petits éditeurs, les plus grands lui font des yeux doux, chacun d’entre eux cherchant à l’avoir dans son catalogue. Le dernier en date est donc Glénat, qui inaugure ici une nouvelle collection (GlénAAARG!), issu de feue la revue AAARG!. Glénat était visiblement tellement pressé qu’il a semble-t-il oublié – du moins dans mon exemplaire – de faire un massicotage correct !
En tout cas, foin de couverture souple, mais de l’épais, du sérieux. Et même – mais cela ne me plait guère car frôlant le ridicule, un bandeau (« par l’auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï »).

Pour revenir à cet album, il est effectivement dans la lignée de Zaï Zaï Zaï Zaï ou de Et si l'amour c'était aimer ?, avec une même utilisation d’un dessin figé (trait du visage presque effacés, peu expressif, réutilisation d’une même image plusieurs fois, bichromie terne, etc.). C’est une suite de petites saynètes d’une page (entre 2 et 6 cases) éclairant les dialogues de divers personnages (un seul – le plus crétin – est récurrent).

Tout est donc misé sur les dialogues. Et force est de reconnaître que Fabcaro s’y connaît pour mettre en avant les petits renoncements, les misères du quotidien : ces phrases échangées pour meubler, ces malentendus qui s’éternisent. Couples au bord de l’ennui, dialogues décalés, répliques affreusement hors-sujet, etc. Voilà le matériau avec lequel Fabcaro concocte un album plutôt sympa et drôle (moins réussi que Zaï Zaï Zaï Zaï, puisqu’il faut les comparer), mais quand même amusant, pour une vie de couple passée au vitriol.

Note réelle 3,5/5.

Nom série  Le Monstre (Serpieri)  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mosquito poursuit la publication des œuvres western de Serpieri (hélas toujours sans préciser les précédentes publications en revue ou album de celles-ci !), nous en sommes donc au cinquième tome (on approche de la fin je pense).

Cet album regroupe 4 histoires. Je connaissais au moins la première (« Trois femmes »), déjà parue chez Bagheera dans l’album « Femmes de l’Ouest » je crois. Deux autres histoires suivent, assez classiques (dont une en couleur), puis la dernière, qui donne son titre à l’album, et qui se démarque un peu des autres par le côté fantastique distillé – il est vrai au compte-goutte, à la fin.

Le talent de dessinateur de Serpieri sautent une nouvelle fois aux yeux ! C’est vraiment superbe. Je suis par contre davantage circonspect en ce qui concerne les intrigues, qui sont soi quelconques, soit desservies par la faible pagination (c’est le cas de la dernière, qui aurait sans doute mérité un développement plus important).

Les fans de l’auteur peuvent envisager l’achat, les autres se contenter d’un emprunt. Mais le coup d’œil est encore une fois recommandé pour tous les amoureux du western et/ou du beau dessin !

Nom série  Bleu  posté le 09/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Paru dans la collection Patte de Mouche, ce petit album vient d'avoir droit à une réédition, dans la nouvelle collection Patte d'eph. Je ne sais pas si c'était nécessaire - de changer de collection, et donc de prix. Et de le rééditer aussi, en fait.

C'est que c'est typiquement le genre de production qui amène débat ou indifférence. Alors que, au départ, je trouve plutôt intéressant cet essai, et la volonté de Trondheim de le publier. Cela pourrait provoquer le même genre de critique que certains tableaux de Miro (comme la superbe série "Bleu" pour rester dans le thème !). Mais je trouve stérile les débats sur le dessin, le "truc que même un gamin pourrait faire" ou autres inepties.

Intéressant dans l'absolu, cet essai n'est pas non plus ce que l'on relit (d'où un achat pas forcément recommandé). Est-ce encore de la Bande Dessinée d'ailleurs ? Toujours est-il que Trondheim aurait tout aussi bien pu laisser s'épuiser le premier tirage, de ce qui ne devait être pour lui qu'un amusement, à mi-chemin de l'oubapo et de le délire de potache.

A vous de voir - puisqu'il n'est pas question ici de lire...
Note réelle 2,5/5

Nom série  Tyler Cross  posté le 01/02/2014 (dernière MAJ le 08/06/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai eu à peu près la même difficulté à entrer dans cet album que pour Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, la précédente collaboration du duo Nury/Brüno. La faute au dessin de Brüno, qui nécessite un temps d’adaptation (pour moi en tout cas).
Puis, une fois habitué, je lui trouve des qualités (même s’il ne fait pas partie de mes préférés). Il faut dire qu’il colle plutôt bien à cette histoire finalement assez épurée.

L’histoire justement. Le scénario de Nury est bon, utilisant à bon escient certains flash-back pour créer des effets de surprise. Pour ce qui est des dialogues et de la construction, on est assez proche je trouve de Tarantino, violence teintée d’humour y compris d’ailleurs.

Alors, c’est sûr que Tyler Cross fait le ménage autour de lui, et qu’il ne fait pas bon se trouver au travers de son chemin. Voire même sur le bord… et qu’il vise bien (et que son chargeur est bien rempli...) ! Enfin bon, les quelques invraisemblances sont habillement escamotées par un rythme haletant, et nous suivons – en essayant de les précéder en imagination – les péripéties menant Tyler à traverser le Rio Bravo.

Une bonne histoire de gangsters, avec un personnage principal aussi froid que Chéri, son éphémère compagnon de cellule de crotale. A découvrir. Et à suivre, puisque les deux auteurs annoncent une suite (même si cet album se suffit à lui-même et pourrait très bien rester un one shot).

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Bon, ben voilà, la "suite" est sortie. Encore que, de suite il n'y en a pas vraiment, puisque chaque album se lit tout à fait indépendamment de l'autre.

On y retrouve donc le dessin de Brüno, qui n'est toujours pas ce que je préfère, mais auquel je vais finir par m'habituer. En tout cas il colle bien au parti pris de Nury, c'est à dire de "raconter" une histoire sans fioriture, avec des coups de poings scénaristiques, et une voix off omniprésente.

C'est toujours violent, froid, visant l'épure au niveau des émotions et de la personnalité des personnages (Tyler y compris). Simplicité aussi dans les thèmes abordés: rien que du classique. Au point qu'on pourrait croire que Nury souhaite faire le tour de tous les clichés du polar noir, dans une sorte d'anthologie rendue vivante par l'implacable Tyler Cross.

Cet album est sans doute mieux réussi que le premier. Je ne change pas ma note, mais si vous ne devez en lire qu'un, choisissez cet album, dense, prenant (le découpage, très haché et cinématographique est vraiment bien fait). Pour amateur d'action, un très bon "album de genre"...
Note réelle 3,5/5 (3 pour le premier, 4 pour le second)...

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Les auteurs continuent sur la même lancée avec ce troisième tome, Miami, en jouant encore la carte de l'album de genre, avec un dessin épuré, des cadrages et un Montage très cinématographique. Et des dialogues eux-aussi minimalistes, à la fois brutaux et teintés d'humour noir.

L'album se laisse lire rapidement, il n'y a pas trop de temps morts, ni de circonvolutions au niveau du scénario: comme Tyler, on va à l'essentiel. Si j'avais préféré le tome précédent, celui-ci ne dépare pas par rapport aux autres (note réelle 3,5/5).

Je profite de cette mise à jour pour monter aux quatre étoiles. Cette série sans prétention n'est pas un chef d'œuvre, mais elle est un très bon divertissement, jouant sur les clichés, les codes du polar, et dynamisant les classiques par un traitement tarentinesque.

Nom série  La Horde du contrevent  posté le 08/06/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Damasio, je n’ai lu qu’un recueil de ses nouvelles, « Aucun souvenir assez solide ». J’y avais découvert un univers original, et une écriture précise. Même si finalement cela ne m’avais pas poussé à aller plus loin avec cet auteur – dont je ne connaissais que de nom ce roman, « La horde de contrevent » donc.

C’est donc par le biais de la Bande dessinée que j’y reviens. Je ne sais pas ce que Henninot a adapté, modifié du texte original. Je suppose juste – pour ce que je sais de l’écriture de Damasio – qu’il n’est pas facile de la transposer dans un autre médium, que ce soit la BD ou le cinéma. Je pense que, comme pour « Dune » par exemple, il y a toute une partie du texte que l’imagination complète très bien, et que les médias plus « visuels » peinent à transmettre.

Toujours est-il que Henninot s’en sort ici très bien. Pas pour l’adaptation, que je ne saurais juger donc, mais pour le rendu. Les décors sont à la fois grandioses et épurés, comme l’est l’intrigue, comme le sont les personnalités des membres de la Horde – ou les liens qui les unissent.

En définitive plus affaire d’ambiance que d’action, la quête interminable, improbable et quasi infinie de cette dizaine de personnes est plutôt bien rendue. On s’attache à des bouts d’intrigue ou de personnes. Rien d’extraordinaire là, mais en tout cas un album introductif qui donne envie de suivre le pack, face à ce vent lancinant ou frappeur. Et le dessin de Henninot est lui aussi bien fait pour fluidifier la lecture.
Note réelle 3,5/5.

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