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Nom série  Le Club des prédateurs  posté le 26/01/2016 (dernière MAJ le 05/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le Club des Prédateurs offre un récit extrêmement classique dans cette Angleterre victorienne chère à Dickens. Il joue de l’opposition entre les riches bourgeois dégénérés et les pauvres enfants exploités.

Dit comme ça, ça peut paraître simpliste. Le problème est qu’à la lecture… ce sentiment se confirme. Après une entrée en matière classique mais très bien servie par le dessin de Steven Dupré, le récit s’enlise dans les lieux communs, les facilités et les coups de théâtre improbables. A la fin du premier tome, j’avais un peu peur d’avoir déjà « lu » le second tant le chemin tracé par Valérie Mangin me semblait semé de petits cailloux trop voyants. A un ou deux détails près, cette appréhension s’est confirmée dans un deuxième tome très linéaire. De plus, cette seconde partie semble parfois se traîner, me donnant le sentiment que les auteurs en avaient déjà trop dit dans le premier et ne voyaient plus trop quoi raconter pour tenir 48 pages.

Mon jugement est sévère et ne rend pas justice au dessin de Steven Dupré, vraiment très agréable du début à la fin, mais j’ai vraiment un sentiment de gâchis à la fin de cette lecture, celui d’une superproduction prometteuse qui accoucherait d’une sitcom vaguement horrifique.

Une très grosse déception.

Nom série  Highway to Love  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fligueubück…

J’aime bien être surpris quand je lis une histoire et aucun sentiment n’est plus désagréable à mes yeux que celui d’être convaincu d’avoir déjà lu une bande dessinée avant même d’en avoir fini avec son introduction.

… J’ai beaucoup aimé Highway to Love et mon plus cher souhait est de ne pas vous en parler, histoire de ne pas trop vous préparer à ce que vous allez y retrouver. Je me contenterai juste de vous dire que cela débute comme un roman graphique un peu surexcité… et puis que ça part en vrille.

Ah oui, autre chose : deux planches sont pénibles à lire parce que les dialogues sont écrits à l’envers. Rassurez-vous, vous n’êtes pas obligés de les lire (mais je vous connais, vous n’en ferez qu’à votre tête).

Le style graphique est résolument expressif, donnant un rythme survitaminé au récit. Ҫa peut fatiguer et je ne dis pas qu’il n’y a pas certaines longueurs à un moment ou l’autre mais, fichtre, j’ai bien assez souvent rigolé pour oublier les imperfections de l’album.

Et si vous devez vraiment tout savoir avant de vous plonger dans un album, sachez qu’il sera question du syndrome de Stockholm, de musique, d’amour, d’identité des genres, du syndrome de Stockholm, de fligueubück, d’un peigne reniflé et du syndrome de Stockholm.

Fligueubück…

Nom série  Les Trois Grognards  posté le 18/05/2016 (dernière MAJ le 05/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Remercier Raoul Cauvin, Louis Salvérius et Willy Lambil en guise de préambule : voilà de quoi directement éclairer notre lanterne !

Et de fait, ce récit s’inscrit dans la lignée des séries humoristiques ayant pour cadre un décor historique et pour héros des personnages caricaturaux et forts en gueule. Bon ! Pour ce qui est du cadre, nous sommes ici bien plus proche de Godaille et Godasse ou de Rataplan que des Tuniques Bleues… mais l’esprit est bien là !

Le récit est agréablement dynamique tandis que les différents caractères se montrent rapidement complémentaires. Rien de vraiment révolutionnaire en soi mais le récit est agréable à lire, et plus divertissant qu’instructif (amateur de faits historiques, vous risquez d’en être pour vos frais). Le découpage est soigné, la mise en scène variée, Régis Hautière prouve donc une fois encore qu’il est un scénariste de talent. Pas un génie mais le genre de gars dont on sait que le travail sera de qualité, que le soin sera présent à tous les niveaux (découpage, dynamique du récit, dialogues, utilisation d’un contexte, d’un lieu, d’une époque) et que le plaisir de lecture sera donc assuré.

Au niveau du dessin, le style de Frédérik Salsedo est résolument caricatural dans les traits de ses personnages… et cela peut heurter dans un premier temps. Mais ce style est finalement bien dans l’esprit de la bd : excessif et expressif ! Les décors un peu torves accentuent encore cet aspect caricatural de l’album, mais ils demeurent suffisamment nets et précis pour lui apporter un certain crédit historique.

Divertissant, en somme.

Nom série  Bâtard  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec Bâtard, Max de Radiguès s’essaie au road-movie sanglant.

Outre l’histoire, classique dans ses principes (une cavale suite à un casse qui tourne au règlement de comptes) mais moins par ses personnages, ce récit m’a surtout marqué par son découpage. Sur base d’un gaufrier extrêmement symétrique (6 cases carrées – 2 cases par bande – 3 bandes par page), Max de Radiguès explore les possibilités offertes par cette structure. Les planches ne comptent jamais plus de six cases mais peuvent n’en contenir qu’une. Cette structure offre une esthétique étonnante au récit car elle vient en total contraste avec la violence et le caractère anarchique de l’histoire. C’est étrange et, quelque part, fascinant… Bon, si ça se trouve, ça n’aura fasciné que moi, mais c’est déjà ça.

Pour le reste, on retrouve le style très dépouillé de Max de Radiguès. C’est simple et toujours centré sur le sujet principal, les décors sont rares et peu fouillés, les perspectives sont parfois étranges, mais l’immersion dans ses albums est toujours au rendez-vous.

Pour en revenir au récit lui-même, l’album vaut surtout par sa galerie de personnages. La violence de certains passages vient créer un énorme contraste avec le duo central et surtout avec Eugène, très jeune adolescent sensible mais qui peut se montrer d’une froideur extrême en fonction des circonstances. May offre elle aussi deux visages et en devient d’autant plus intéressante. Quant aux rôles secondaires, aucun n’est inutile mais l’on tombe alors souvent dans des profils plus simples, plus rapides à cerner. Seul Augustus, improbable chauffeur routier, offre un personnage plus complexe et attachant.

Road-movie oblige, l’action est omniprésente et cette cavale s’avère extrêmement sanglante (ce que le dessin presque enfantin de Max de Radiguès vient fortement atténuer). On se croirait parfois dans un film de Clint Eastwood (le réalisateur plus que l’acteur) mais avec des acteurs belges, crédibles parce que un peu décalés.

Nom série  Duel  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Superbe récit, fort bien illustré, drôle et touchant, nous offrant deux personnages que tout oppose et réunit à la fois. Pour moi, clairement, c’est un coup de cœur !

L’histoire, d’abord, celle de deux hussards de Napoléon qui à chaque occasion se livrent duel, est librement inspirée d’un récit de Joseph Conrad. A aucun moment je n’ai ressenti qu’il s’agissait d’une adaptation. Les dialogues font loi et lorsque les aventures de nos deux hussards nous sont racontées par une tierce personne, Renaud Farace trouve une astuce pour que tout cela se fasse avec naturel, bagout et humour. En définitive, si ce récit est d’origine littéraire, son adaptation en bande dessinée est totalement réussie.

Les personnages principaux qui animent ces pages sont indiscutablement le point fort du roman. Il s’agit pourtant d’une opposition tout ce qu’il y a de plus classique, des origines jusqu’aux physiques, mais dieux que c’est efficace ! Et ce respect qui nait entre les deux hommes alors qu’ils ne cessent de se quereller fait de Duel un récit d’amitié autant que d’aventure. Et c’est bien là sa force : nous permettre de ressentir la complicité qui unit deux personnes qui, par ailleurs, se livrent un combat à mort.

Et puis vient la claque graphique ! Tout d’abord l’emploi des couleurs dans ce noir et blanc. D’une couleur, pour être précis : un rouge agressif qui s’invite dans chaque duel. Déjà rien que ça, ça donne une dimension esthétique à l’album. Mais que dire de ce noir et blanc fouillé ? Caricatural pour se personnages, riche dans ses décors, d’une grande profondeur pour ses plans larges, ce dessin n’est pas le plus facile d’accès que je connaisse. Il a parfois eu tendance à ralentir mon rythme de lecture tant j’aimais m’arrêter sur certaines cases pour les analyser, mais pute borgne, il a une gueule indéniable !

Bon voilà, j’ai adoré ! Il m’a fallu du temps pour le lire car autant le récit que le dessin demandent une certaine concentration, mais j’y suis toujours revenu avec entrain et bonheur. Ce Duel est un grand récit, un bel album et une histoire d’amitihaine comme il n’y en a pas beaucoup, classique et historique autant que moderne et universelle.

A lire ! (et c’est un minimum).

Nom série  Résilience  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Résilience est un récit post-apocalyptique très classique dans sa structure. L’originalité est à chercher dans les raisons du cataclysme qui a fait sombrer la terre dans l’horreur.

Ce premier tome souffre à mes yeux du fait que tout y est prévisible (surtout pour un vieux lecteur dans mon genre). Rien n’est mal fait… mais je n’ai jamais été surpris. En fait, je pense, que ce récit plaira bien plus vite à de jeunes adolescents qu’aux lecteurs chevronnés. Tout d’abord, parce que, comme je le disais, il n’apporte pas grand-chose de neuf dans un genre déjà souvent exploré. Ensuite parce qu’il se lit très vite malgré son nombre de planches élevé. Enfin, parce que le profil des personnages est très vite identifiable, on sait de suite qui sont les gentils et qui sont les méchants.

Le style graphique, par ailleurs, est dynamique et efficace. Les paysages varient entre les plaines désertiques, les cités forteresses, les immenses serres agricoles et les petits havres de paix altermondialistes (ami lecteur, à l’énoncé de ces différents sites, pourras-tu trouver dans quel camps se trouvent les gentils de l’histoire ?) Ce style, très accessible, qui offre quelques belles courses poursuites, plaira lui aussi rapidement à de jeunes lecteurs.

Pour résumer, si à titre personnel, je suis un peu resté sur ma faim avec ce premier tome, je pense que la série plaira aux jeunes adolescents. L’idée de départ (une variante de « Monsanto » aurait épuisé la terre et condamné les humains à l’exploiter de manière totalement artificielle) est plaisante et accrochera par son côté écolo et altermondialiste. L’action est bien présente et les personnages sont faciles à cerner.

Pas mal mais peut mieux faire. J'attends la suite pour vous conseiller l'achat mais dès à présent, je ne le déconseillerais pas à de jeunes lecteurs.

Nom série  Pierre de cristal  posté le 05/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pierre de cristal est un récit sensible qui traite d’une étape importante de l’enfance : celle où l’on prend conscience du temps qui passe et de l’inéluctable fin de toutes choses.

Nous sommes ici résolument devant un roman graphique dans lequel s’accumulent des souvenirs d’une enfance qui perd de son insouciance et, l’air de rien, Frantz Duchazeau atteint son objectif. Grâce à plusieurs angles de vue (un insecte écrasé, des parents qui se séparent, un feuilleton télévisé, une cousine turbulente, pépé qui dépiaute un lapin, un chat abandonné, etc… ), la thématique du temps qui passe et qui change irrémédiablement les choses devient omniprésente. Alors, ça peut parfois paraître longuet et sans grand intérêt mais, à titre personnel, j’ai aimé cette approche fine du thème central.

Au niveau du dessin, nous sommes face à un noir et blanc expressif pour les personnages et fin pour les décors. Un trait qui se met avant tout au service du récit mais qui possède un certain charme de lui-même. Au final, d’un strict point de vue graphique, cet album est aussi agréable à feuilleter qu’il est plaisant à lire (oui, je sais, ça peut paraître bizarre mais il y a des livres que j’aime feuilleter mais que je ne parviens jamais à lire et d’autres que je lis avec grand plaisir mais pour lesquels il ne me viendrait jamais à l’idée de seulement les feuilleter pour le plaisir des yeux).

Pas un indispensable mais pour sa finesse (et même si les enfants ont souvent des expressions d’adultes), cet album vaut le coup d’œil.

Nom série  Batman - Cité brisée  posté le 24/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce recueil regroupe quatre récits écrits et dessinés par les auteurs de « 100 bullets », quatre récits de valeur inégale.

Deux sont trop courts pour pouvoir offrir au lecteur des intrigues dignes de ce nom mais le premier des deux vaut le coup d’œil pour son traitement graphique. Un noir et blanc racé, tout en ambiance au service d’un récit narré en voix off. L’intrigue est fort secondaire mais l’ambiance qui se dégage et du dessin et du monologue vaut son pesant de cacahuètes. Le deuxième (qui est la troisième histoire proposée dans ce recueil, qui alterne donc récits courts et récits longs) n’a vraiment que peu d’intérêts. A l’origine publié à raison d’une planche par mois (durant 12 mois, soit douze planches au total), il souffre de l’étroitesse du concept et n’offre qu’une très banale histoire de Batman.

Reste les deux autres, dont celui qui donne son nom à l’album. Les auteurs s’y emploient à replonger Batman dans ses cauchemars. L’homme chauve-souris nous est présenté sous un autre angle que celui du parfait super-héros. Il se montre injuste, impulsif. C’est assez intéressant mais le caractère insistant de l’intrigue donne parfois l’impression de tourner en rond. Ce récit plaira cependant aux amateurs du Batman « moderne », sombre avec une voix off dominante.

Enfin, cerise sur le gâteau, le dernier récit est celui que j’ai préféré. Il offre une revisite totale de l’univers de Batman puisque le récit se développe dans l’univers de Flashpoint (un univers parallèle dans lequel les super-héros habituels ont connu une évolution différente). Sans rien vous en dire (cela gâcherait tout) je ne peux que titiller votre curiosité en vous affirmant que Batman et le Joker sont ici liés par un événement marquant. Cette vision de Batman et du Joker est logique et touchante, quelque part. J’ai aimé être ainsi surpris et sorti de ma routine.

Au final, je conseille ce recueil aux amateurs du Dark Knight. Tout n’est pas d’un égal intérêt mais il y a suffisamment de qualité pour justifier l’achat de l’album.

Nom série  The Goddamned  posté le 24/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Goddamned est le nouveau récit déjanté, vulgaire et violent de Jason Latour.

Déjanté car l’auteur réinterprète quelques mythes chrétiens à sa sauce… et je préfère ignorer ce qu’il met d’ordinaire dans la dite-sauce pour parvenir à une telle vision ! Nous voici donc dans un univers vaguement préhistorique (mais de ces univers préhistoriques que l’on pouvait voir dans les bandes dessinées naïves des années ’60) peuplé de créatures fabuleuses (issues souvent de la bible, grand recueil de fables s’il en est, mais pas que) en compagnie de Caïn, héros maudit condamné à l’errance éternelle. Vous trouvez que ça part fort ? Vous êtes loin de la vérité ! Caïn parle ici comme un charretier (mais dans le genre grossier fantaisiste, le charretier !) et se voit rapidement opposé à Noé. Oui, le Noé de l’arche mais ici encore nous avons droit à une vision… euh… comment dirais-je ? Anticonformiste ? Originale ? Différente ? Allumée ? Tout cela me parait bien fade face à la réalité. En fait, le Noé tel que décrit par Jason Latour aurait fait un méchant des plus ignobles dans Walking Dead.

Vulgaire, le récit l’est principalement par le vocabulaire utilisé. Fleuri ne me semble pas être le mot qui convient le mieux. La vulgarité traduit ici une agressivité et une violence choquantes et est employée dans ce but. Soyons clair, ce n’est pas du Audiard. Ce n’est pas non plus du Cyril Hanouna, l’objectif ici n’est pas de faire rire en disant les mots « pet » et « bite »à la moindre occasion mais bien de nous plonger dans un univers violent et sans espoir. Et franchement, si vous voulez rigoler un coup, cette série risque de vous laisser sur votre faim.

Violent, le récit l’est du début à la fin. Ca tranche, ça trucide, ça torture, ça humilie, ça crache de la première à la dernière page avec une volonté certaine là aussi de choquer le lecteur.

Après lecture de ce premier tome, je sors un peu groggy avec le sentiment que Jason Latour cherche parfois plus à choquer pour choquer qu’à construire un récit poignant. Mais ses personnages, certes classiques si on oublie leur version biblique (Caïn est le héros solitaire, Noé devient le chef de bande cruel et sans pitié, une femme et un enfant vont humaniser le premier nommé, par exemple), sont marquants et, surtout, intéressants par la revisite que Jason Latour en fait. Donc, malgré cette surenchère de violence que je n’approuve pas toujours, j’ai bien envie de connaître la suite de l’histoire.

Et puis, il y a le dessin de R. M. Guéra que je trouve excellent pour ce genre d’univers. L’encrage renforce le côté sombre du récit. Les personnages (qui pourraient franchement se ressembler en d’autres circonstances) sont bien singularisés. Les créatures et animaux sont bien mis en scène. Ce n’est pas le trait le plus fin que je connaisse mais dans le monde du comics, Guéra fait partie des auteurs extrêmement efficaces.

Avis aux amateurs de violence, de noirceur et de revisite osée : là il y a matière à vous séduire. Pour les autres, le plat risque d’être assez indigeste.

Nom série  Les Vestiaires  posté le 19/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime bien cette idée de développer toute une histoire dans un lieu unique. Comme le disent les précédents aviseurs, il y a un côté voyeur/télé-réalité dans le traitement de l’histoire puisque le regard restera constamment à l’intérieur du vestiaire. Même les images de l’extérieur nous sont délivrées à travers les vitres floutées du vestiaire.

L’histoire en elle-même est une étude de caractère. Une microsociété (une classe d’adolescents) est analysée avec ses diverses composantes (les intellos, les fortes têtes, les souffre-douleur, les amuseurs, etc… ). C’est, je pense, assez juste dans l’analyse avec une prédominance de la connerie et du pouvoir de la meute sur les bons sentiments et l’empathie. Pas de quoi donner une belle image de l’humanité mais ce n’est pas le but non plus.

Mon sentiment en fin de lecture est assez neutre. Je trouve qu’il y a de bons moments mais aussi des périodes creuses et des clichés un peu faciles, c’est la raison pour laquelle je reste sur une note de 3/5.

Le dessin de couverture me faisait un peu peur mais l’intérieur ne m’a pas déplu. Ce n’est clairement pas le genre de bande dessinée que je lis pour son dessin mais celui-ci convient bien au sujet et la petite trouvaille des images floutées à travers la vitre apporte un poil d’originalité agréable.

Je ne déconseille pas l'achat mais je n'en ferais pas une priorité non plus. Si vous avez l'occasion de l'emprunter, je pense que c'est suffisant.

Nom série  H3 School  posté le 09/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
H₃ School aurait pu ne pas me plaire du tout. De fait, le premier tome a été assez pénible à lire lors de certains passages bien trop romantiques à l’eau de rose édulcorée (mais avec double portion de sucre, adjonction de miel et usage de sirop de glucose au cas où). Car le thème de départ est on ne peut plus propice à quelques débordements nunuches. Une école de filles obligée de se fondre dans une école de garçons et voilà un troupeau d’adolescentes en pamoison à la vue d’un bel éphèbe imberbe (que si tu fais pas gaffe, tu en viens à te demander si, avec ses traits efféminés, il s’agit bien d’un représentant du sexe masculin mais, fort heureusement, quelques indices judicieux du genre il pend la gueule, il est grand et il fait du surf sont là pour t’aiguiller).

Donc voilà, ça s’annonçait mal et pourtant j’ai bien aimé cette courte série. La raison principale vient du caractère et du traitement graphique d'Hanabi, le personnage féminin principal : une adolescente gaffeuse, immature, fonceuse qui nous est présentée sous le prisme de la tendre dérision. Ce personnage porte vraiment toute la série, à mes yeux. Les autres ne sont souvent que des faire-valoir (même le premier rôle masculin) et c’est tant mieux ! Parce que, dès que l’auteure leur accorde un peu plus de place, on retombe dans le nunuche à deux balles.

Je parlais de traitement graphique, j’y reviens. C’est la première fois que je trouve l’emploi de ruptures de style (passage du trait manga classique à un trait plus caricatural et humoristique) réellement utile à la narration. Pourtant, d’ordinaire, ce procédé m’énerve plus qu’il ne m’amuse mais ici, ça marche ! L’héroïne en version courte sur patte/gamine/poussin traduit visuellement parfaitement l’immaturité, l’espièglerie ou le caractère explosif du personnage dans ces moments choisis.

Pour résumer ma pensée : le scénario est neuneu, l’intrigue est nunuche, les personnages masculins sont des caricatures du manga (ténébreux, grands, sportifs, artistes, ils ont tout pour eux), le dessin ne sort pas spécialement du lot mais je me suis souvent poilé avec cette héroïne au profil enfantin dont l’auteure, grâce à un traitement graphique adéquat, parvient à nous faire ressentir la fragilité dans ce tangage entre l’enfance et l’âge adulte. Et rien que pour elle, j’ai supporté les passages où le miel me coulait par les oreilles, où le sucre giclait de mes rétines incrédules. Bon, j’avoue, j’ai du rire à des moments où ce n’était sans doute pas vraiment prévu non plus, j’ai beau être un grand romantique, j’ai mes limites. Mais bon, voilà, rien que pour son humour, je ne peux que vous conseiller la lecture de cette courte série manga (5 tomes, c’est pas la mort de notre seigneur… mais faut supporter le premier tome qui ne donne pas encore vraiment le ton de la série).

C’est con de terminer sur un dernier chapitre à vous filer le diabète (ce qui m’a laissé sur une relative mauvaise impression finale, vite oubliée, heureusement) mais soit, j’avoue : j’ai bien aimé.

Nom série  Isadora  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Même si ce n’est précisé nulle part, il me semble bien qu’Isadora soit la suite de « Il était une fois dans l'Est » (qui, par conséquent, ne connaîtra sans doute jamais de deuxième tome… enfin si, celui-ci mais comme ce n’est précisé nulle part…) Mêmes auteurs, même personnage central et un récit qui complète parfaitement l’autre.

Isadora se centre sur la vie d’Isadora Duncan sans s’attarder sur sa relation avec le poète Serge Essenine et sa période russe (si vous voulez en savoir plus sur cette période, lisez « Il était une fois dans l'Est »). C’est donc à une biographie à laquelle nous avons droit. Une biographie soignée, vivante, instructive pour qui, comme moi, ne connaissait pour ainsi dire rien du destin de la danseuse, qui rend un bel hommage à l’artiste, qui montre l’attachement des auteurs pour le personnage excentrique… mais qui n’aura pas réussi à me passionner pour son destin.

J’insiste : l’album est bien fait et si le personnage vous intéresse, je pense que vous trouverez du plaisir à lire ce récit. Par contre, si vous cherchez à vous divertir, si vous voulez être surpris, je ne crois pas que cet album comblera vos attentes.

Mais ce qui me dérange le plus, c’est vraiment ce « reclassement » de l’album. Cette façon de laisser tomber dans les oubliettes « Il était une fois dans l'Est » (jamais mentionné dans l’album) pour nous vendre Isadora comme s’il s’agissait d’un one-shot (et même s’il peut réellement se lire comme un one-shot) me déplait.

Nom série  Une Soeur  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’empresse de préciser que je suis loin d’être un fan de Bastien Vivès . Je dirais même qu’il y a dans sa bibliographie plus d’albums que je n’ai pas appréciés que l’inverse. En clair, la sortie d’un nouvel opus du petit chevelu ne fait pas briller des étoiles dans mon regard de velours.

Tout ceci pour vous dire… que j’ai vraiment, mais alors vraiment bien aimé cet album. Un album que je trouve extrêmement culotté dans sa forme, très juste dans le ton, servi par un dessin épuré et parfaitement maîtrisé, prenant et vivant.

Reprenons le bazar dans l’ordre.

- Culotté dans la forme : cet album parle de la découverte de l’amour et de la sexualité par un adolescent de 13 ans, initié par une adolescente de 16 ans. Ce genre de sujet peut soit tomber dans l’eau de rose gnangnan sans intérêt, soit verser dans le scabreux démonstratif gratuit. Bastien Vivès parvient à éviter ces deux écueils. Les scènes érotique sont explicites mais jamais gratuites ni exhibitionnistes. Rien n’est caché mais ce qui se dégage de ces scènes, c’est l’innocence des personnages. Franchement, moi je dis chapeau bas !!

- Juste dans le ton : les dialogues sonnent d’une manière très naturelle. J’ai vraiment eu l’impression de lire une biographie par moments, tant tout cela sent le vécu. C’est, je pense, très actuel dans l’image que le récit donne de la sexualité des jeunes adolescents d’aujourd’hui et universel par les sentiments qui traversent les différents protagonistes de l’histoire.

- Un dessin épuré parfaitement maîtrisé : c’est vrai que Bastien Vivès va à l’essentiel dans son style. L’amateur de planches fignolées avec moult détails en sera pour ses frais. Mais quelle justesse dans les expressions, dans les poses, dans les regards ! Déjà dans Polina, j’avais beaucoup apprécié l’art de Bastien Vivès à saisir un mouvement, ici ce sont les sentiments des personnages qui sont parfaitement retranscrits avec très peu de traits. Là aussi, je m’incline respectueusement.

- Prenant et vivant : et bien ce fut impossible pour moi d’abandonner ma lecture en cours de route. Il ne se passe peut-être pas grand-chose (on est dans du roman graphique pur jus) mais les personnages sont attachants et rapidement proches de nous. C’est simple mais touchant.

Donc voilà, j’ai beaucoup aimé et je ne peux que vous inviter à découvrir cet album, surtout si vous n’êtes pas fan de l’auteur (les autres se jetteront dessus sans réfléchir, pas besoin de chercher à les convaincre).

Nom série  Sous la blouse  posté le 08/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C’est le deuxième album de cette collection Sociorama qui ne me convainc qu’à moitié. Non qu’il soit mauvais ou mal dessiné ou inintéressant, mais il ne m’a pas apporté ce que j’en attendais. La faute à une présentation d’album qui me laissait entendre que les femmes étaient victimes de discrimination dans le milieu de la médecine chirurgicale, ce qui explique qu’il y a si peu de femmes chirurgiens. Mais, après lecture de l'album, mon opinion est autre. Ne partageant pas les conclusions de l'auteure (ou du moins de la personne responsable de la présentation de l'album), je sors donc avec un arrière-goût désagréable en bouche.

L’album permet d’explorer cet univers résolument machiste mais m’aura également montré que ce machisme souvent très con et primaire n’expliquait pas spécialement l’absence de femmes chirurgiens. Les horaires impossibles à concilier avec une vie de famille, la nécessité de mettre une distance entre le médecin et le patient, le stress constant… voilà des explications bien mieux mises en avant au travers de cet album. Le machisme, lui, s’exprime par un nombre élevé de blagues salaces, par le traitement hautain vis-à-vis des infirmières et des stagiaires (un excès de testostérone mal canalisé ?) mais durant l’album je n’ai pas ressenti qu’un médecin compétent était jugé sur son sexe plutôt que sur ses capacités à maîtriser la fatigue, le stress, les techniques chirurgicales ou la gestion d’équipe.

Pour le reste, on retrouve la marque de fabrique de la collection. L’album est agréable à lire car l’humour est bien présent. Le dessin est très immédiat, à l’image d’un dessin de presse. La fiction permet d’illustrer de multiples aspects de la problématique mais le fil narratif, à force de sauter d’un personnage à un autre, manque de linéarité. Le résultat a été pour moi que j’ai eu l’impression de découvrir beaucoup d’aspects mais sans jamais aller au fond du problème.

A la frontière entre le « bof » et le « pas mal » pour ma part. Ce n’est clairement pas cet album que je conseillerais en premier à un lecteur tenté par cette collection… mais ce n’est pas un mauvais album non plus. ceci dit, parce que d'autres albums m'ont bien plus plu dans cette collection, je serai sévère dans ma cotation.

Nom série  La Cantoche  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Cantoche est un recueil des gags en quatre cases qui s’adresse principalement aux jeunes lecteurs… mais les plus vieux qui ont eux aussi connu les joies de la cantine ne devraient pas rester indifférents à cette thématique nourricière (à défaut d’être gastronomique).

On retrouve la patte de Nob dans ces gags gentils mais souvent prévisibles. Le dessin très expressif et enjoué de l’auteur ne parvient pas toujours à cacher le côté convenu de ces saynètes. Ceci dit, tout n’est pas à jeter et certains gags sont vraiment plaisants à lire tandis que les plus prévisibles ne devraient pas déplaire à un jeune public (naturellement moins blasé qu’un vieux con dans mon genre).

Il est bon de noter que Nob sort rapidement du cadre strict de la cantine pour aborder le thème de la nourriture à l’école dans un sens plus large. Et c’est heureux car, dans le cas contraire, je pense qu’il aurait vite tourné en rond.

Au final, ces albums sont à conseiller avant tout à un jeune public. Ce n’est pas une œuvre majeure, loin de là, mais les gags sont suffisamment bien construits et le dessin de Nob est suffisamment expressifs pour que les jeunes lecteurs y trouvent leur compte.

Nom série  Michigan, sur la route d'une War Bride  posté le 24/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Michigan est un sympathique roman graphique. Son ambiance générale, bienveillante et centrée sur des gens ordinaires, m’a fait penser à Paul, le héros québécois de Michel Rabagliati.

Les auteurs nous offrent une tranche de vie, ou plus exactement deux tranches de vie. L’une relate un voyage réalisé par Julien Frey (le scénariste) dans le Michigan lors duquel il découvrira une partie de sa belle-famille. L’autre nous raconte l’histoire d’Odette, la grand-tante de sa femme, partie vivre aux Etats-Unis après d’être mariée avec un soldat au cours de la seconde guerre mondiale.

Si cette seconde tranche de vie possède un intérêt historique certain, le voyage de Julien Frey quant à lui est réellement anecdotique. Anecdotique mais bien raconté, du coup les pages s’enchaînent sans sentiment d’ennui. La gentillesse, l’humour au travers de situations cocasses et grâce à l’autodérision dont fait preuve Julien Frey associés au dessin très immédiat et lisible de Lucas Varela sont pour beaucoup dans la réussite de l’album.

Au final, je ne peux pas dire que je me suis ennuyé. J’ai même appris quelque chose avec ce destin étonnant des War Brides. Mais je ne parlerai pas non plus un album poignant. A lire à l’occasion, certainement ! A ne posséder que si vous êtes un grand amateur de ces romans graphiques du quotidien teintés d’autodérision et baignés dans la gentillesse.

En tous les cas, il s’agit d’une lecture légère bienvenue pour les beaux jours, le genre de livre à lire dans un transat.

Nom série  Le Guide Mondial des Records  posté le 11/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Derrière une couverture quelconque se cache l’album qui m’aura le plus marqué depuis le début de cette année 2017. Un pur chef d’œuvre, un bijou d’écriture qui parvient à combiner une intrigue policière, une critique de notre société, une approche de type roman graphique, une histoire d’amour et beaucoup d’humour dans un récit totalement cohérent de seulement 60 pages ! Oui, seulement 60 pages et je regrette amèrement que les auteurs n’aient eu l’occasion d’étirer cette aventure sur quatre ou cinq tomes tant la richesse de l’univers invitait à l’emprunt de quelques chemins de traverse qui auraient pu allonger la promenade sans jamais me lasser.

Mais soit, Le Guide Mondial des Records est donc un one-shot. Mais quel one-shot !

L’histoire est on ne peut plus originale puisqu’il nous est donné de suivre les tribulations d’un employé du fameux guide, amené à rencontrer des prétendants à l’intronisation suprême. Et voilà déjà une première source de bonne humeur avec quelques records absurdes bien dans l’esprit du Barral que l’on connait au travers de séries comme « Baker Street » ou « Philip et Francis (Les aventures de) ». Sauf qu’ici, lorsqu’on lit « J’arrête un ventilateur avec la langue », on se demande dans quelle mesure il n’y a pas un con qui a réellement essayé !

Paul, l’employé en question, est un anti-héros dans toute sa splendeur. Un personnage charmant de simplicité. Avec lui, nous nous interrogeons sur les motivations de ces chercheurs de records et l’analyse sociologique peut commencer. Rien de lourd mais du ô combien pertinent !

Et bien sûr, tout va s’envenimer lorsqu’un meurtre sera commis au nom du Guide Mondial des Records. L’enquête policière est sobre, rapidement menée mais bien ficelée. Elle permet de créer un suspense bienvenu. Là n’est pas le plus important. Cette enquête est presque secondaire mais c’est une pierre de plus à l’édifice, un moteur auxiliaire à la lecture. Si elle n’avait été là, elle aurait manqué. Mais à elle seule, elle n’aurait rien fait bouger.

L’histoire d’amour est à l’image de Paul : simple et dépourvue de fanfaronnades. Une rencontre comme il en fait tous les jours grâce à son travail, une volonté d’aider… le dialogue s’installe et l’amour naît. C’est simple, proche des gens, touchant.

Que d’éléments, mon dieu, que d’éléments… De petites briques qui s’imbriquent (sinon ce n’eut été des briques) pour créer ce récit qui n’a l’air de rien mais que j’ai dévoré avec plaisir, avec une délectation d’épicurien gourmand.

Pour la note, après quelques hésitations, j’ai accordé le 5/5. Culte, l’album ne l’est pas encore. Il ne le deviendra, éventuellement, que si un large public répond avec le même enthousiasme que moi. Aussi, je vous implore à genoux de jeter plus qu’un œil à cet album. Prenez-le pour ce qu’il est : pas une œuvre novatrice ou révolutionnaire mais une bulle d’oxygène dans un univers aseptisé. Un chef-d’œuvre de simplicité.

Nom série  Starve  posté le 11/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’album s’articule autour de deux axes. Le premier nous fait découvrir un monde futuriste très proche du nôtre. Le fossé entre riches et pauvres n’a cessé de se creuser, la téléréalité fait loi et les émissions culinaires continuent de cartonner à la télévision. Enfin, pollution et surexploitation ont encore un peu plus appauvri notre biodiversité. Le second est celui d’un drame familial, avec un personnage central borderline, cuisinier de génie parti chercher l’oubli dans l’exil et qui, contraint et forcé de reprendre du service, va mettre tout en œuvre pour reconquérir l’estime de sa fille.

Je regrette que le premier axe passe finalement au second plan derrière ce drame familial car il y avait là un énorme potentiel à creuser (d’ailleurs Brian Wood pose çà et là quelques bonnes questions qui donnent au lecteur matière à réflexion). Ceci dit, le récit est assez prenant même si le ton est outrancièrement dramatique.

Au niveau du dessin, j’ai trouvé l’ensemble plutôt… moche. Différencier les personnages n’est pas toujours évident, la colorisation monochrome n’apporte pas grand-chose, la noirceur de l’ensemble dramatise un peu trop à mon goût un récit qui n’en avait pas spécialement besoin puisque la narration à la première personne s’en chargeait déjà avec un autre talent.

Au niveau de l’histoire, comme je disais, le ton incroyablement dramatique donne un aspect surjoué (voulu, j’espère) à la narration. A ce rythme-là, éplucher un oignon devient un acte d’une violence mentale sans précédents. Mais le pire, c’est que ça marche ! J’ai rapidement eu envie de connaître le fin mot de l’histoire et je n’aurais pas su m’arrêter en cours de route.

Je pense que cet album va diviser : soit vous adorerez cette ambiance dramatique, soit vous bloquerez sur l’aspect surjoué/provoc’ gratuite. A titre personnel, et sans crier au génie (je pense vous avoir détaillé quelques points qui me chipotent), je fais plutôt partie de la première catégorie.

Pas mal, donc mais à réserver à un public amateur de ce type d’ambiance. A ne pas acheter les yeux fermés.

Nom série  Monet, nomade de la lumière  posté le 11/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est une biographie soigné mais guère originale de Claude Monet. La structure est très classique mais fonctionnelle. Par les propres souvenirs du peintre le lecteur découvre son parcours mais aussi et surtout sa vision de la peinture. Pour qui ne connait pas ou peu le mouvement impressionniste, cette biographie s’avérera instructive. Pour qui connait Monet, les révélations seront rares mais ce survol de l’ensemble de sa carrière permet de remettre en avant certains aspects de sa personnalité.

A titre personnel, ce qui m’aura le plus plu dans cet album, c’est le trait d’Efa. Elégant, dynamique, expressif pour les personnages, il use avec un réel talent de la technique impressionniste dès que l’occasion se présente pour nous offrir des paysages tout en touches de couleurs. En replongeant le peintre dans les décors de quelques un de ses tableaux les plus célèbres, Efa parvient à nous faire comprendre la vision et l’objectif de Monet : peindre non pas un sujet mais la lumière telle qu’elle se reflète sur ce sujet.

Si vous me demandez mon avis, du fait du manque d’originalité de cette biographie, je n’en conseillerai la lecture qu’aux personnes qui ne se sont jamais vraiment intéressé au peintre mais qui ont une certaine sympathie pour la peinture impressionniste. Pour les autres, un simple emprunt en bibliothèque s’avérera certainement suffisant.

Nom série  Hey Jude !  posté le 11/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hey Jude ! s’adresse aux jeunes lecteurs qui voudraient ou ont déjà adopté un chien. En effet, sous le couvert d’une fiction joviale et dynamique, l’album s’attache à nous refiler quelques tuyaux concernant la gente canine. Les jeunes lecteurs s’amuseront des stratagèmes de Nours (un robot-nounou-rs en charge de la garde de la petite Julie), des bêtises de Jude et de la maladresse du papa de Julie et, mine de rien, apprendront quelques bons comportements à adopter face à un jeune chiot.

Le dessin de Sandrine Revel est très dynamique et expressif. Il est remarquablement mis en valeur par une colorisation soignée. A titre personnel, j’aurais préféré des décors plus élaborés mais cet album s’adressant avant tout à de jeunes lecteurs, le fait de centrer leur attention sur le sujet principal de chaque case n’est pas une mauvaise chose en soi.

Le scénario est simple et naïf, l’humour est très enfantin. En clair, cet album n’est pas un album tout public mais s’adresse véritablement aux jeunes lecteurs. Cependant l’abondance de textes nécessitera sans doute la présence d’un parent lors de la lecture. Si vous faite partie de la cible visée (jeune parent avec un jeune enfant et la volonté d’adopter –si ce n’est déjà fait- un chiot), je vous conseille la lecture, voire l’achat de cet album. Dans le cas contraire, oubliez le.

Enfin, ce livre se termine avec quelques petits jeux qui amuseront les jeunes lecteurs et quelques recommandations qui lui permettront d’acquérir les bons réflexes. Un album soigné qui, je l’espère, trouvera son public.

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