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Nom série  Les Chroniques d’un maladroit sentimental  posté le 10/01/2014 (dernière MAJ le 17/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerai certainement pas de chef-d’œuvre mais bien de deux petits albums sympathiques et sans prétention, réalisés avec un plaisir que les auteurs parviennent à nous faire partager.

Certes, on retombe sur un thème déjà souvent exploité, qui est celui du jeune homme maladroit et timide en quête du grand amour.

Certes, les choses vont étonnamment bien tourner pour notre héros.

Certes, les différents chapitres ont des thématiques ultra-classiques (le rendez-vous, le premier baiser, l’annonce à la famille, la première rencontre avec les enfants de sa dulcinée).

Certes, le trait utilisé, simple et vivant, n’est pas de ceux qui attirent le regard au premier coup d’œil.

Mais voilà, le ton employé (tournant volontiers à l’autodérision), les techniques narratives (avec un héros qui n’hésite pas à s’adresser directement à nous, lecteurs pris pour témoins) et les personnages farfelus (un voisin de palier polonais, une mère castratrice, un passante qui passe et repasse,…) m’ont plu. Grâce à différentes techniques, les auteurs parviennent vraiment à me faire entrer dans le cerveau de leur héros… Un héros auquel il est par ailleurs facile de s’identifier.

Tout cela mis ensemble fait que si cette série n’est pas révolutionnaire, elle est néanmoins agréable à lire. Pas mal, en résumé.

Nom série  Catwoman (DC Renaissance)  posté le 07/11/2017 (dernière MAJ le 17/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’ai bien aimé les deux premiers tomes… puis mon intérêt pour la série a profondément chuté.

Il faut dire que les deux premiers tomes nous offrent une Catwoman avant tout voleuse. Le scénario n’est pas spécialement axé sur les super pouvoirs de super-héros et de super-méchants. Catwoman y apparaît sous les traits d’une très habile voleuse de haut vol, féline, non dénuée d’humour ni d’humanité. Son petit univers se met gentiment en place, la description de ses coups (dont le fantastique n’est pas absent, loin s’en faut) est bien racontée, et puis…

Et puis bardaf ! Le tome 3 nous offre une histoire avec le Joker à laquelle je n’ai pas compris grand-chose. Le récit jusqu’alors assez linéaire, devient syncopé. On saute d’une histoire à l’autre sans aucun lien réel. Certains chapitres nous sont imposés sans que l’on comprenne trop ce qu’ils viennent faire à cet instant du récit (une peu comme si on vous mettait un épisode dans l’esprit des fêtes de Noël au milieu d’une saison de Game of Thrones, avec guirlandes, grandes scènes de pardon et échange de cadeaux sous le sapin).

J’ai tenu jusqu’à la fin du tome 5. Là, ça ressemble tellement à un fourre-tout sans queue ni tête d’épisodes qui sont en fait issus d’autres récits d’autres personnages à d’autres moments et en d’autres lieux que je n’en ai plus rien à kicker. La série s'est terminée depuis et ce dernier tome sent tellement l'album de remplissage à fins uniquement mercantiles que je ne peux que vous en déconseiller l'achat.

Nom série  Tokyo est mon jardin  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bonne idée de réunir Love hotel et Tokyo est mon jardin dans une seule et même édition ! Car ces deux récits sont vraiment les deux faces d’une même pièce et pour moi ils sont inséparables.

Comment comprendre le cheminement du personnage central sans avoir lu Love hotel ? Comment interpréter la dominance de blancs dans Tokyo est mon jardin sans l’analyser au regard de la dominance de noir de Love hotel ? Je regrette vraiment que ces deux recueils fassent l’objet de deux fiches séparées et je ne peux que féliciter les éditions Casterman de proposer cette intégrale réunissant les deux récits et agrémentée de propos des deux auteurs.

Mais du coup, comment écrire un avis cohérent d’un récit sans parler de l’autre ? Tant pis, mon avis parlera des deux.

Et tout d’abord Love hotel. Un récit daté, très marqué par les années ’80 (même si publié en 1993) avec un style graphique dans lequel le noir domine, en parfaite cohérence avec le sujet. Le personnage central est détestable, égocentré au possible. Il s’enfonce de lui-même dans une voie sans issue et, très sincèrement, je ne peux ressentir aucune empathie pour lui. Ce personnage est alors un véritable écueil à la lecture : comment apprécier un livre dont on déteste le personnage central ? Grâce à l’évocation de Tokyo, découverte au travers du regard encore très occidental de David Martin (le personnage en question). Je l’avoue : j’ai dû m’accrocher pour finir ce récit et ce sont ces petites anecdotes disséminées à gauche et à droite et qui dévoilent Tokyo qui m’auront permis d’aller au bout.

Si je n’avais lu que Love hotel, cet album ne m’aurait vraiment pas marqué dans le bon sens du terme… mais il prend tout son sens après la lecture de Tokyo est mon jardin !

Tokyo est mon jardin est donc la suite directe de Love Hotel. On retrouve (avec un certains déplaisir au départ, je dois l’avouer) le même personnage de David Martin, toujours aussi égocentré, toujours aussi menteur, tricheur et souvent pathétique de médiocrité. Sauf que là, au fil du récit, son personnage va s’éclairer. Paresseux ? Oui, mais il cumule les petits boulots pour pouvoir continuer son rêve : vivre à Tokyo. Etranger ? Oui, mais avec une profonde volonté de comprendre cette ville… et finalement son amour de Tokyo, il parvient à nous le faire ressentir.

Les petites anecdotes sur le quotidien de sa ville continuent à rythmer le récit. Un personnage extérieur permet de comprendre le chemin parcouru par David Martin. Et finalement le charme opère, au point que j’ai été heureux de la conclusion du récit, une conclusion optimiste à l’opposé parfait de celle de Love Hotel.

Pour ce seul récit, sans avoir lu Love Hotel au préalable, ma note aurait été de 3/5. Mais avec cet éclairage supplémentaire, elle monterait à 4/5. Je reste à 3/5 avec achat conseillé pour rester le plus neutre possible mais, vraiment, j’insiste, cela n’a pas de sens à mes yeux de lire un des deux récits sans lire l’autre. Pas plus que de les lire dans un sens non-chronologique. Ces deux récits sont indissociables. Ensemble, ils forment un bel album, certes daté, parfois trop intellectualisé mais touchant par le cheminement de son personnage central et intéressant par son évocation de Tokyo.

En ne lisant qu’un seul de ces récits, on perd la moitié de leur intérêt.

1,5/5 pour Love Hotel
3/5 pour Tokyo est mon jardin
Et les deux ensemble ne sont pas loin de valoir 4/5… allez comprendre…

Nom série  Love hotel  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu Love Hotel via l'intégrale qui a eu la bonne idée de réunir Love Hotel et Tokyo est mon jardin dans une seule et même édition ! Car ces deux récits sont vraiment les deux faces d’une même pièce et pour moi ils sont inséparables.

Comment comprendre le cheminement du personnage central sans avoir lu Love Hotel ? Comment interpréter la dominance de blancs dans Tokyo est mon jardin sans l’analyser au regard de la dominance de noir de Love Hotel ? Je regrette vraiment que ces deux recueils fassent l’objet de deux fiches séparées et je ne peux que féliciter les éditions Casterman de proposer cette intégrale réunissant les deux récits et agrémentée de propos des deux auteurs.

Mais du coup, comment écrire un avis cohérent d’un récit sans parler de l’autre ? Tant pis, mon avis parlera des deux.

Et tout d’abord Love Hotel. Un récit daté, très marqué par les années ’80 (même si publié en 1993) avec un style graphique dans lequel le noir domine, en parfaite cohérence avec le sujet. Le personnage central est détestable, égocentré au possible. Il s’enfonce de lui-même dans une voie sans issue et, très sincèrement, je ne peux ressentir aucune empathie pour lui. Ce personnage est alors un véritable écueil à la lecture : comment apprécier un livre dont on déteste le personnage central ? Grâce à l’évocation de Tokyo, découverte au travers du regard encore très occidental de David Martin (le personnage en question). Je l’avoue : j’ai dû m’accrocher pour finir ce récit et ce sont ces petites anecdotes disséminées à gauche et à droite et qui dévoilent Tokyo qui m’auront permis d’aller au bout.

Si je n’avais lu que Love Hotel, cet album ne m’aurait vraiment pas marqué dans le bon sens du terme… mais il prend tout son sens après la lecture de Tokyo est mon jardin ! Love Hotel, ce récit sombre, déprimant, dominé par le noir tant au niveau du esthétique que dans son ambiance ne s’éclaire qu’à la lecture de la face B. Lu seul, ma note aurait été de 2/5, voire 1/5. Avec l’éclairage apporté par Tokyo est mon jardin, je vais monter à 3/5… mais ça n’a pas de sens de posséder Love Hotel si vous ne possédez pas Tokyo est mon jardin, d’où ma dispense de conseil d’achat.

En ne lisant qu’un seul des deux récits, on perd la moitié de leur intérêt. Je vous invite donc à lire mon avis sur Tokyo est mon jardin pour compléter cet avis-ci.

Nom série  Garde partagée  posté le 08/08/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Garde partagée est une série d’humour qui traite du quotidien d’une gamine au caractère affirmé, dirons-nous, tiraillée entre deux parents que tout oppose (et on perçoit bien plus facilement les raisons qui les ont fait divorcer que celles pour lesquelles ils se sont mariés).

Les gags en une planche finissent par former une histoire complète, miroir du quotidien de la gamine en question. L’humour est souvent mordant et le profil des deux parents ne les met vraiment pas en valeur. Le dessin, dans un style influencé par les comics d’humour des années ’50,… apporte une touche moderne à l’esthétique d’ensemble. Caricatural, dynamique et expressif, il dispose des qualités que j’attends d’un dessin d’humour, et le parti-pris d’une esthétique rétro le distingue de la masse.

Tout n’est pas drôle et le portrait sans concession que dresse Pablo Velarde de ces parents revanchards et nombrilistes m’aura à l’occasion irrité, mais, dans l’ensemble, j’avoue avoir passé un bon moment de lecture, et je suis presque convaincu que les jeunes lecteurs apprécieront cet album bien plus que moi encore.

C’est à essayer mais le ton parfois mordant peut aussi refroidir. On est loin de la tendresse que peuvent dégager des séries comme « Dad » ou « Ernest & Rebecca » et finalement, c’est peut-être bien ça la force de « Garde Partagée », nous proposer un autre type d’humour sur un sujet déjà souvent exploré. Etre moins mielleux tout en restant adapté à un jeune public.

Pas mal, je n'en déconseille en tous les cas pas l'achat même si je n'en ferais pas une priorité.

Nom série  Les Trois Grognards  posté le 18/05/2016 (dernière MAJ le 02/08/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Remercier Raoul Cauvin, Louis Salvérius et Willy Lambil en guise de préambule : voilà de quoi directement éclairer notre lanterne !

Et de fait, ce récit s’inscrit dans la lignée des séries humoristiques ayant pour cadre un décor historique et pour héros des personnages caricaturaux et forts en gueule. Bon ! Pour ce qui est du cadre, nous sommes ici bien plus proche de Godaille et Godasse ou de Rataplan que des Tuniques Bleues… mais l’esprit est bien là !

Le récit est agréablement dynamique tandis que les différents caractères se montrent rapidement complémentaires. Rien de vraiment révolutionnaire en soi mais le récit est agréable à lire, et plus divertissant qu’instructif (amateur de faits historiques, vous risquez d’en être pour vos frais). Le découpage est soigné, la mise en scène variée, Régis Hautière prouve donc une fois encore qu’il est un scénariste de talent. Pas un génie mais le genre de gars dont on sait que le travail sera de qualité, que le soin sera présent à tous les niveaux (découpage, dynamique du récit, dialogues, utilisation d’un contexte, d’un lieu, d’une époque) et que le plaisir de lecture sera donc assuré.

Au niveau du dessin, le style de Frédérik Salsedo est résolument caricatural dans les traits de ses personnages… et cela peut heurter dans un premier temps. Mais ce style est finalement bien dans l’esprit de la bd : excessif et expressif ! Les décors un peu torves accentuent encore cet aspect caricatural de l’album, mais ils demeurent suffisamment nets et précis pour lui apporter un certain crédit historique.

Enfin, j'accorderai une mention spéciale pour les planches qui scindent le narratif du visuel. Entendez par là que, sur certaines planches, les dialogues tenus ne sont pas illustré et, plutôt que de nous montrer des personnages en cap discuter, ces planches sont l'objet de gags visuels récurrents ayant pour vedettes deux enfants espiègles. Voilà une agréable manière d'alléger certains passages plus bavards.

Le troisième tome semble marquer la fin de l'aventure même si les auteurs se gardent une porte de sortie. Quoiqu'il en soit, ces trois albums forment une histoire complète des plus divertissantes, plus humoristique qu'historique même si cet aspect n'est pas oublié.

A essayer, vraiment !

Nom série  Presque maintenant  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un Cyril Bonin en demi-teinte, je dirais, lui qui m’a habitué à l’excellence me semble un peu s’égarer dans sa variation du triangle amoureux.

Oui, triangle amoureux, soit une femme et deux hommes, tous amis. Et bien entendu les deux hommes sont secrètement amoureux de la femme. Et bien sûr, l’un des deux concrétisera tandis que l’autre s’effacera au nom de l’amitié. Et bien entendu, c’est l’autre qui… enfin soit ! Bon, Cyril Bonin n’aurait raconté que ça, cet album n’aurait eu aucun intérêt. Mais il étoffe son récit avec une réflexion intéressante sur… le suivi médical, ce besoin moderne de toujours pouvoir contrôler notre santé, surveiller tous les paramètres pour être dans le meilleur état de forme possible. Ici, l’auteur amène une part d’anticipation dans son récit. La réflexion est intéressante mais couplée à cette approche du triangle amoureux, ça fait un peu bizarre. Comme si l’auteur avait vraiment voulu associer ces deux ingrédients sans tenir compte de leur (in)complémentarité potentielle.

Et au final je me demande un peu de quoi Cyril Bonin voulait nous parler. L’album n’est pas désagréable à lire mais difficile à cerner.

Par contre, au niveau du dessin, il n’y a rien à dire. Le trait anguleux et clair de l’artiste fait son petit effet. Les cadrages sont soignés, les personnages bien typés, les décors pas oubliés. D’un point de vue technique, il n’y a vraiment rien à dire.

Non, c’est juste que j’ai pas trop compris ce qu’il voulait me raconter et que, du coup, je suis passé un peu à côté.

Nom série  Les Beaux Étés  posté le 07/09/2015 (dernière MAJ le 27/07/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
En peu de temps, cette série s’est transformée en une évidence pour moi. C’est l’été = le nouveau tome des beaux étés vient sur ma pile de lectures. Et elle y reste rarement longtemps.

Parce qu’il faut bien avouer que je ne traine pas à m’en emparer, justement parce que c’est une lecture d’été, rafraichissante comme un cocktail sucré, légère, sympathique et sans prise de tête. Pourtant le premier tome ne m’avait pas pleinement convaincu. Je l’avais certes trouvé agréable à lire mais j’en attendais plus.

Mais l’astuce de la série, de nous proposer de suivre les mêmes personnages au travers de plusieurs vacances estivales et dans un ordre pas spécialement chronologique, fait qu’à la longue ces personnages font partie de notre quotidien. Le père qui se débat avec les délais pour pouvoir partir en heure et en temps est un gag récurrent qui fait mouche. Les enfants que l’on peut suivre à différentes périodes de leur jeunesse, on s’y attache forcément et je m’amuse de voir leur évolution.

Et puis, il y a la patte des auteurs. Zidrou demeure un excellent dialoguiste sans oublier de truffer ses scénarios de petites anecdotes marquantes. Et Jordi Lafebre nous offre systématiquement de très belles planches, lumineuses, avec des personnages bien croqués, expressifs et sympathiques au premier coup d’œil.

Donc voilà, après quatre tomes, moi je suis devenu accro. Ce n’est pas la plus grande œuvre du monde, cela demeure une lecture légère et divertissante jouant sur le sentimentalisme des lecteurs et avec leurs souvenirs… mais c’est bon comme une Blanche de Namur par une après-midi caniculaire. On en sort rafraichi, le sourire aux lèvres et sans crainte du mal de tête.

Nom série  Dans la combi de Thomas Pesquet  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est aussi instructif qu’amusant. Je pense même ne jamais avoir autant ri devant un documentaire, et c’est bien là la grande force de Marion Montaigne !

Le dessin, caricatural à souhait et d’aspect brouillon s’avère d’une redoutable efficacité tant pour reproduire un environnement pourtant souvent technique que pour dérider les zygomatiques des lecteurs.

Les explications scientifiques pourtant rigoureuses sont facilement digérées grâce aux multiples anecdotes amusantes qui émaillent cet album.

Et puis, l’univers des astronautes, cosmonautes, spationautes et autres taïkonautes a de tous temps fasciné les humains de tous bords. Y pénétrer en compagnie d’un personnage qui ne se prend pas pour un dieu, réaliser l’inconfort de leur métier et les compétences techniques, physiques et psychiques dont ils doivent disposer est tout simplement passionnant. Alors, si en plus l’autodérision et l’art de l’anecdote inutile mais hilarante s’en mêlent, comment résister ?

Une perle, à mes yeux.

Nom série  Charlotte Impératrice  posté le 27/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album se propose de revisiter le destin de Charlotte de Belgique, fille de Léopold 1er (le premier roi des Belges) et épouse de Maximilien d’Autriche (le frère cadet de François-Joseph). Revisiter car, les auteurs l’annoncent d’emblée, certains faits ont été remaniés et d’autres inventés. Je ne sais que penser de ce type de procédé, le problème étant de pouvoir distinguer le vrai du faux. La fiction ne me dérange pas, la réalité historique non plus mais mélanger les deux, c’est prendre le risque de propager des mensonges à propos de personnages réels (même si morts depuis longtemps) et donc de désinformer.

A titre personnel, même si je connais un peu l’histoire de la famille royale belge, je suis loin d’être calé en la matière. Du coup, je fais partie de ces lecteurs qui seront incapables de faire le tri dans les multiples informations livrées par cet album. Et, pour être tout à fait franc, de ce que je connais et au vu du caractère extrêmement crédible de cet excellent récit… et bien, je le trouve tout à fait réaliste. Et donc je ne peux m’empêcher de me demander à partir de quand je me fais manipuler.

Ceci dit !

Ceci dit, j’ai adoré cet album. La Charlotte de Belgique version Fabien Nury est un personnage extrêmement attachant. Adolescente romantique et pragmatique en même temps, épouse trahie et fragilisée, femme de caractère : elle est tout ça à la fois, et bien plus encore ! C’est un personnage historique incroyablement moderne que nous proposent de découvrir les auteurs. Et à ses côtés Maximilien, le faible, s’en prend plein la tronche. Lui qui voudrait être mais qui n’est pas offre un personnage tout aussi fascinant que Charlotte.

Le récit débute, après une rapide évocation de la mort de sa mère, lorsqu’à 16 ans Charlotte doit penser à se marier. Mariage plus ou moins arrangé, orienté en fonction des intérêts politiques du moment (son père n’avait-il pas lui-même consenti à prendre pour épouse Louise d’Orléans afin de ne pas se mettre à dos des Français pas spécialement ravis de la naissance de la Belgique ?) Et nous sommes directement plongés au cœur de cet univers où les intérêts personnels doivent s’effacer devant les devoirs et ambitions politiques des uns et des autres. Le tour de force des auteurs est de rendre cela extrêmement prenant et profondément humain. Loin d’être un récit historique bourré de dates, de faits et de personnages, cette histoire est avant tout celle d’êtres humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Avec un sens de la famille ou du devoir plus ou moins fort selon les personnages, leur éducation et l’amour qu’on leur porte.

Et puis comment ne pas se régaler devant une Sissi odieuse et à mille lieux de l’image policée que Romy Schneider lui a offerte le temps de quelques films ?

Mais ce récit n’aurait jamais eu pareil effet sur moi sans le dessin de Matthieu Bonhomme ! Ces grandes cases épurées, cette simplicité dans le trait, à l’opposé du dessin historique lambda, apportent une dimension supplémentaire à l’album. Peut-être justement parce que l’attention est portée sur l’émotion, sur le ressenti plutôt que sur la reproduction fidèle d’images figées. Et pourtant les décors ne sont pas oubliés, les cadrages sont soignés, mais ces éléments indispensables sont là pour mettre l’humain en avant plutôt que le contexte historique. De ce point de vue la mise en garde des auteurs en début d’album prend tout son sens : nous sommes devant une re-création plutôt que devant une reproduction.

Au final, ce premier tome m’a conquis, malgré les réserves émises au début de cet avis, et je me réjouis de lire la suite ! Un must-have, selon moi, qui devrait plaire tant aux amateurs de récits historiques qu’aux lecteurs de romans graphiques ou de récits d’aventure.

Nom série  Arale  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Arale est un récit uchronique déroutant, le but des auteurs semblant réellement être d’égarer un maximum le lecteur en début d’album pour progressivement apporter les explications nécessaires au fil des événements.

Il faut donc s’accrocher en début de lecture et si la fin n’en vaut pas la peine, la déception n’en est que plus grande. A titre personnel, cette fin ne m’a pas déplu et je trouve que la série peut s’arrêter là sans engendrer une quelconque frustration.

Maintenant, ce mélange d’uchronie et de fantastique (mais l’uchronie n’est-il pas du fantastique ?) sur fond historique est peut-être un peu trop riche. Il y a des sujets qui ne sont que survolés et d’autres qui auraient mérité plus d’explications. Là, la volonté des auteurs de laisser le lecteur un peu en plan joue contre eux. Mais le synopsis est quand même bien pensé et si les auteurs n'avaient autant cherché à égarer leur lectorat, je pense que plusieurs idées auraient fait plus facilement mouches.

Le dessin, bon mais sombre, apporte encore un peu plus de noirceur au récit, ce qui lui convient bien. La colorisation nous donne l'impression de lire un album des années '90, ce qui n'est pas désagréable en soi.

Donc voilà, je l’ai lu et je ne regrette pas vraiment cette lecture. De là à conseiller l’achat, il y a un pas que je ne franchirai pas. A voir si vous êtes fans d’uchronies et d’univers slaves.

Nom série  Le Confesseur sauvage  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un recueil de nouvelles agréable à lire.

Les deux points forts sont à mes yeux :

- Le dessin de Foerster, qui est vraiment superbe. Caricatural, riche et pourtant toujours lisible, il démontre la parfaite maîtrise du noir et blanc par son auteur. Aucune planche ne semble avoir été faite sans que Foerster l’ait pensée et repensée jusqu’à certains cadrages dont la subtilité n’apparaît qu’au second regard. C’est vraiment du grand œuvre pour qui aime ce genre de dessin ;

- L’originalité des pathologies dont souffrent ces mutants. Foerster ne se contente pas de nous livrer quelques gentilles histoires de mutants. Il cherche réellement à surprendre, à nous sortir de nos habitudes. Même les gros lecteurs trouveront ici des idées qu’ils n’avaient encore jamais vues ailleurs (j’ai particulièrement été séduit par le concept de la dernière nouvelle).

Par ailleurs, l’auteur use d’un humour noir discret qui, s’il ne rend pas ses récits réellement hilarants, apporte à l’occasion le sourire au lecteur (je pense notamment à la tragiquement drôle histoire de la limace).

Enfin, contrairement aux autres récits du même genre que j’avais pu lire de Foerster, l’auteur dispose ici d’un espace plus large pour développer ses nouvelles (15 à 20 pages au lieu des 6-7 habituelles) et je trouve que ce format lui convient bien. Il peut ainsi créer une progression plus lente vers ses trouvailles absurdes.

Seul bémol : le côté verbeux de l’auteur qui alourdit parfois inutilement la lecture. Et c’est un bémol mineur…

A lire, et même à posséder si on aime le genre.

Nom série  Zéropédia  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Zéropédia est un recueil illustré de réponses à des questions qu’on ne se posait pas vraiment (mais maintenant que vous en parlez, pourquoi n’en deviserions-nous pas, diantre ?) signé Fabcaro et Julien Solé. Le ton se veut résolument humoristique même si les réponses apportées sont véridiques.

L’ensemble est distrayant bien plus qu’instructif mais c’est tout de même le genre d’album dont on ressort un peu moins con, tant il est plus agréable d’apprendre en rigolant que de comater devant un rigolo qui ne nous apprend rien (non, je ne pense pas uniquement à Hanouna en écrivant ces mots).

Ceci dit, c’est loin d’être l’album le plus drôle de Fabcaro. Si certaines tournures sont amusantes, les cases qui illustrent les réponses aux questions semblent bien plus juxtaposées que finement travaillées pour former un tout. Chaque case lève un coin du voile sur la question sans toujours avoir de lien avec la case suivante. Le résultat, décousu, donne à penser que l’on est à la limite plus devant un livre illustré qu’une bande dessinée (j’exagère peut-être un peu mais on n’en est pas loin).

Quant aux réponses apportées aux questions posées (tantôt idiotes, tantôt pertinentes), elles tombent trop souvent dans la banalité et donnent parfois lieu à du comique « facile » (le sexe et le caca, ça fait toujours rire). Personnellement, je m’attendais quand même à un peu plus de finesse et à des anecdotes plus étonnantes.

Le dessin de Julien Solé, qui n’est pas sans rappeler celui de Clarke du temps des histoires à lunettes, convient bien au concept. Il est clair, caricatural et expressif comme tout bon dessin d’humour destiné au grand public.

Au final, j’ai lu cet album sans déplaisir… mais sans la passion à laquelle je m’attendais non plus. Je ne regrette pas de le posséder mais je ne vous en conseillerai quand même pas l’achat, surtout pour découvrir Fabcaro (qui a signé des œuvres autrement hautes en couleur pas ailleurs).

Nom série  Arcanum  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Arcanum nous offre un récit de science-fiction construit autour du sens de la famille et du devoir. En pleine guerre face à d’impressionnants extraterrestres, un couple formé d’un frère infirme et d’une sœur militaire va être confronté à des choix cornéliens. Sens du sacrifice, sens du devoir, sens de la famille, voilà les axes d’un scénario plutôt bien foutu quoiqu’un peu répétitif (défaut fréquent dans les mangas, style dont la concision n’est décidément pas le point fort).

A titre personnel, je me suis laissé prendre au jeu. Le récit alterne scènes introspectives et scènes d’action. Le principe même des Arcanum est assez original pour me plaire et le couple central n’est pas dénué de charisme.

Bon ! Comme je le disais, il se dégage un côté répétitif de cet enchainement réflexion/action qui risquerait de me saouler à longue échéance MAIS la série est prévue en trois tomes seulement. Du coup, je pense bien la suivre jusqu’au bout. D’autant plus facilement que le dessin est agréable et les scènes d’action pas trop difficiles à suivre. Bon ! C’est bien parfois un peu confus de ce point de vue mais à force, je me suis habitué à cet autre défaut classique dans les mangas.

Si vous aimez les mangas et la science-fiction, n’hésitez pas. C’est un bon cru !

Nom série  Moriarty  posté le 26/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L’ennemi juré de Sherlock Holmes bénéficie de son propre manga. Ce récit, sombre et violent (mais d'une violence clinique, froide et posée), lui offre la parole pour ainsi nous permettre de comprendre ses actes. C’est, je trouve une très bonne idée. D’autant plus que nous suivons le personnage depuis son enfance et avant qu’il ne rencontre le fameux détective. Ce qui offre un double avantage. Le premier est de pouvoir suivre pas à pas l’évolution morale de Moriarty. Le second est de le libérer de l’ombre de Sherlock, le voilà ainsi exposé en pleine lumière, sans rival charismatique possible. Moriarty dans toute sa splendeur, dans toute sa complexité.

Dans toute sa complexité… C’est bien l’objectif affiché de ce manga. Montrer l’humanité du personnage sans occulter son machiavélisme ni sa violence. Et le pari est plutôt réussi. Les auteurs parviennent à rendre le personnage attachant, intriguant et inquiétant. Peut-être est-il un peu trop gentil à mon goût, mais cet aspect est compensé par son côté implacable lorsqu’il s’agit de punir les profiteurs.

Au niveau du dessin, le trait est fin et soigné. Pas spécialement différent de style mainstream dans lequel nage le manga depuis plusieurs années mais sa lisibilité couplée à une mise en page bien pensée font de ce manga une œuvre facile à lire.

La structure se décompose en plusieurs chapitres qui suivent chronologiquement l’évolution de Moriarty. Chaque chapitre se referme sur un crime commis par notre héros, des crimes impunis car indétectables. Leur mise en œuvre n’est pas ultra-complexe mais sans crier au génie, j’ai plutôt apprécié ma lecture.

Au final, voilà un manga qui devrait ravir les amateurs du genre et même attirer un autre lectorat. Une réussite, en somme (en espérant que Sherlock Holmes n’apparaisse pas trop vite voire pas du tout, ce qui serait encore mieux, à mes yeux).

Nom série  En roue libre  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a un peu plus d’un an, le nom d’un scénariste s’était imposé à mon esprit grâce à la manière étonnante et novatrice dont il avait fait usage pour raconter un fait divers banal. Ce scénariste, c’était Gilles Rochier et je m’étais promis de le suivre de plus près (et si cela vous intéresse, l’album s’intitulait « "Tu sais ce qu’on raconte…" »).

C’est donc empli d’enthousiasme que je me suis emparé de ce bouquin, dont par ailleurs le pitch me semblait des plus prometteurs. Une histoire d’amiti-pitié entre deux amis d’enfance dans une banlieue moderne, structurée autour d’un mystère : comment l’un des deux protagonistes s’est-il retrouvé en fauteuil roulant ?

Malheureusement, au fil des planches, j’ai déchanté. Certes, ce récit se lit sans réel ennui mais il ne m’a jamais passionné. La structure est originale et parvient à entretenir une forme de suspense malgré la vacuité des événements décrits mais la dernière page tournée, j’en suis venu à me demander de quoi exactement les auteurs voulaient nous parler. Ajoutez à cela que je n’ai pas trouvé les personnages attachants. Ni drôles, ni émouvants, ni choquants… juste banalement ennuyants.

Par contre, le dessin rond et épuré de Nicolas Moog m’a bien plu. Il surprend pour ce type de récit mais lui apporte un contrepoids intéressant.

A l’heure actuelle, j’ai toujours le sentiment d’être un peu passé à côté de l’album, ne comprenant pas les intentions des auteurs. Je me suis donc retrouvé devant une simple histoire d’amitié empreinte de pitié entre deux personnages qui n’auront jamais réussi à me toucher. Bof, donc…

Nom série  Vacances au bled  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore un album très intéressant dans cette collection Sociorama. Il traite du rapport étrange qui lie les maghrébins français à leurs racines. Idéalisée, cette terre des origines n’est plus la leur. Attirés par elle mais se sentant trop différents des valeurs qu’elle défend, ils perdent tout repère. Ce sont les déracinés… Et cet album est le premier à m’avoir fait comprendre toute la complexité de cette situation.

En multipliant les profils, les auteurs établissent un large spectre des situations les plus fréquemment croisées, avec comme personnage de référence une jeune femme « dans la moyenne » à laquelle il est facile de s’attacher. Le résultat est plaisant à lire et très instructif.

Au niveau du dessin, le trait simple et direct permet une immersion directe dans le propos… et c’est tout ce qu’on lui demande.

Un des bons crus de cette collection, qui n’en manque pas.

Nom série  Vagin Tonic  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le vagin.

L’intention est louable et le ton résolument humoristique permet de toucher le jeune public (au sens large, soit de 10 à 40 ans). Ceci dit, pas sûr que sur la longueur ce public va garder toute son attention lors de chapitres qui alternent légèreté et plaisir de lecture (souvent) et passages documentaires bourrés de termes techniques rébarbatifs, de descriptions cliniques et de conseils démagogiques (moins souvent mais assez fréquents quand même).

J’avoue ne pas avoir lu certains passages mais j’en ai beaucoup apprécié d’autres. Je m’en voudrais donc de ne pas conseiller la lecture de cet album même si tout n’est pas parfait.

Reste une question : est-ce de la bd ou pas ? A mon humble avis, nous sommes plus proches du livre illustré que de la bande dessinée. Les enchainements de cases sont excessivement rares, l’album compilant en fait des petites chroniques destinées au départ à un blog. Cette structure convient certainement mieux à ce type de documentaire, elle séduira plus facilement le lectorat visé (les pré-adolescentes et adolescentes, voire leurs mamans – pour les garçons, ce sera moins évident, surtout lorsque l’auteure vous invite à dessiner votre vagin (j’avoue : j’ai calé, j’aurais pu dessiner mon pénis mais c’est quand même pas tout à fait pareil)).

Au final, voilà le genre de livre qu’il serait bon de laisser trainer à gauche et à droite, pour que le public visé y ait accès sans avoir le sentiment qu’on le force à lire la chose. Le côté provocateur et interdit de la couverture suffira à ferrer la jeune lectrice en quête de lecture grivoise mais pas trop. Et comme l’album est instructif et régulièrement amusant, les lectrices en ressortiront moins bêtes (mais elles mourront quand même pour paraphraser une série bien connue).

Pas mal mais pas sûr que l’achat se justifie ailleurs que dans un cadre scolaire. Par contre, la lecture de cet album devrait permettre à certaines lectrices de découvrir le blog de Lili Sohn, finalement mieux adapté pour traiter du sujet que cette bande dessinée.

Nom série  Le Tailleur de pierre  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Troisième adaptation d’un roman de Camilla Läckberg par le duo formé de Léonie Bischoff (au dessin) et d’Olivier Bocquet (au scénario), cet album reprend les grands principes adoptés depuis La Princesse des Glaces, à commencer par cette excellente idée de présenter les différents protagonistes en début d’album.

L’histoire est bien dans la lignée des autres récits de Camilla Läckberg (une bourgade isolée, un secret de famille, des personnages pittoresques) mais en modifiant la structure du scénario par rapport au roman (qui alternait passé et présent à chaque changement de chapitre) Olivier Bocquet enlève une grande part du suspense. On devine en effet assez rapidement qui a fait quoi et pourquoi. Le résultat est donc en demi-teinte de ce point de vue.

Au niveau de l’ambiance, par contre, cela demeure très bon. L’amateur de polars scandinaves (très à la mode depuis plusieurs années) retrouvera les grandes bases du genre (une attention particulière portée au profil psychologique des personnages, l’isolement des protagonistes, les secrets de famille) tandis que le vieux lecteur de romans policiers appréciera ce récit bien dans la lignée d’un Maigret chez les Flamand (pour ne prendre qu’un exemple de vieux roman policier -1932, tout de même- qui déjà à l’époque offrait tout ce que les polars scandinaves offrent aujourd’hui). Moderne et traditionnel à la fois, ce récit sera donc apprécié par un grand nombre de lecteurs. Je pense cependant que cette adaptation en bande dessinée est cette fois un cran en dessous du roman d’origine (ce qui n’était pas mon sentiment pour les précédentes adaptations).

Au niveau du dessin, Léonie Bischoff nous propose un excellent travail dans son style si personnel. Les personnages sont bien typés, le découpage est fluide, l’album se lit sans peine. Les incessants changements de coloristes se remarquent mais ne perturbent pas spécialement la lecture.

Au final, Le Tailleur de Pierre nous offre un récit policier au suspense relatif mais à l’ambiance bien posée. Une lecture « facile » qui devrait plaire en cette période de vacances.

Nom série  La Petite Mosquée dans la cité  posté le 25/07/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime beaucoup cette collection même si j’admets que tous les albums qui la composent ne sont pas du même niveau. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’elle s’intéresse à notre quotidien et essaye d’analyser un aspect de notre société avec nuance et profondeur.

La Petite Mosquée dans la Cité permet d’aborder un sujet sensible sur une pratique qui modifie le rapport à la religion tel que connu lors des dernières décennies en Europe occidentale : la création de lieux de culte par des particuliers. Ces lieux paraissent alors hors de tout réseau officiel, incontrôlables et sources de radicalisation. Mais qu’en est-il réellement sur le terrain ? Comment ces mosquées sont-elles gérées ? Par qui ? Et dans quelle optique ? L’album répond à toutes ces questions au travers d’une fiction en prise directe avec la réalité.

Le début du récit a été un peu pénible pour moi. Les premiers chapitres abordent surtout des aspects techniques et administratifs, ce qui alourdit la lecture. La seconde partie du récit aura été bien plus agréable à mes yeux, s'attardant sur des sujets -parfois sensibles- plus en rapport avec la finalité de ce type de mosquée. Car pour moi, plus que de savoir comment on peut créer un lieu de culte, la question qui m’interpelle est « pourquoi » ?

En proposant plusieurs profils (les différentes générations, les deux sexes, les différentes visions de l’islam sont représentés, le point de vue des pouvoirs locaux également), les auteurs parviennent à cerner différents aspects du problème.

Au final, je ne regrette pas d’avoir lu cet album, ne fusse que pour certains aspects évoqués, comme l’usage de la langue nationale ou la situation des femmes dans ces mosquées. J’ai le sentiment d’être un peu moins con même si mon opinion vis-à-vis de la religion (en général et monothéiste en particulier) n’a pas changé.

Si le sujet vous interpelle, c’est une lecture que je vous conseille. Sinon, ce documentaire n’étant pas destiné à distraire mais bien à instruire, je ne vois vraiment pas pourquoi vous liriez cet album.

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