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Nom série  L'Obsolescence programmée de nos sentiments  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un récit d’une simplicité déconcertante.

Des personnages proches de nous, arrivés dans le dernier tiers de leur existence. Une histoire d’amour naissante alors qu’ils n’attendaient plus grand-chose de leur vie. Une vie sexuelle simple, naturelle, abordée avec pudeur mais sans tabou. Un peu d’humour, beaucoup de douceur et, en filigrane des interrogations qui parleront à chacun d’entre nous.

Zidrou, une fois de plus, me séduit grâce à son écriture d’une justesse confondante. Ses dialogues, en particulier, me touchent systématiquement. J’aime l’humour discret, l’humilité des personnages et le fait que les sujets délicats ne sont pas contournés (ici la sexualité et le rapport au corps chez les personnes âgées).

Le dessin d’Aimée De Jongh (déjà remarquée avec « Le Retour de la Bondrée ») est très agréable à l’œil et convient parfaitement au propos. J’ai aimé son expressivité, sa grande lisibilité. Mais, plus que tout, j’ai aimé sa représentation de corps vieillissants. Là aussi, l’auteure ne contourne pas l’obstacle et pourtant ses planches sont tout sauf impudiques.

Un album à lire pour l’une des plus belles histoires d’amour que j’ai pu découvrir ces dernières années. Le final m’a un peu déstabilisé dans un premier temps mais il soulève des questions… que l’on est tous amené à se poser à un moment ou l’autre. Et si le choix des personnages ne sera très certainement pas partagé par tous les lecteurs, les auteurs parviennent à nous le faire accepter, ce qui est déjà un bel exploit.

Reste un titre qui pourrait refroidir et qui, à mes yeux, n’est pas du tout représentatif du contenu de l’album. Mais ne vous arrêtez pas à si peu ! Car cet album est vraiment à lire par tous ceux qui aiment les romans graphiques.

Nom série  Ghost money  posté le 08/07/2011 (dernière MAJ le 24/05/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je profite de la sortie de l’intégrale (que je possède maintenant) pour mettre à jour mon avis sur la série.

Et pour faire simple, je dirai que Ghost Money est un des meilleurs thrillers politiques et d’action que j’ai lu ces dix dernières années.

Le scénario est juste plausible ce qu’il faut pour qu’on y croie. Il surfe sur des théories du complot assez classiques (ici, nous pistons le trésor de guerre de Ben Laden et les magouilles de pontes et d’anciens militaires peu scrupuleux -doux euphémisme- des USA) et tient en haleine.

Les personnages sont emblématiques. Entre crapules immondes, magouilleurs de première, personnages troubles, dérangés notoires, jeunes femmes séduisantes et énigmatiques, génies de l’informatique et de la médecine, notre porte d’entrée dans cet univers sera assurée par un personnage d’apparence lambda : une jeune femme que rien n’avait préparé à cette aventure. Le procédé est classique mais toujours aussi efficace.

Le suspense est bien dosé et les auteurs ont l’intelligence de nous donner suffisamment d’indices pour que l’on comprenne rapidement qu’il y a quelque chose qui cloche… mais sans nous laisser voir toutes les cartes. Et surtout sans nous laisser savoir ce qui nous attend à la prochaine page ! Et les changements de lieux et de personnages ne font qu’encore accentuer se suspense puisque nous abandonnons systématiquement l’un à un instant crucial pour en retrouver un autre… que nous abandonnerons bien entendu un peu plus tard à un moment crucial pour en retrouver un autre, et ainsi de suite. Les auteurs avancent donc leurs pions en parallèle et jouent de l’ampleur de l’intrigue pour toujours conserver un voire deux ou trois coups d’avance.

Mon bémol viendra dans un premier temps du dessin de Bertail, mais à force je m’y suis fait. Ce n’est pas le style que je préfère, le trouvant parfois trop sombre et n’étant pas adepte des rendus flous, mais j’ai fini par faire abstraction de mes réticences pour n’en retenir que le positif : sa capacité à créer un univers réaliste plausible, son dynamisme et sa précision.

Un must-have, selon moi. Pour les amateurs de thriller à l’Américaine !

Nom série  Retour sur Aldébaran  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Avec ce Retour sur Aldébaran, la série allait-elle retrouver l’allant et l’exotisme qui m’avaient séduit au début de la saga ?

Non…
Vraiment pas…
Mais alors pas du tout !

Pour deux raisons.
La première est que la plupart des planches proposées se centrent exclusivement sur les personnages. Si vous aimez la faune et la flore telle qu’imaginées par Leo, vous resterez furieusement sur votre faim avec ce premier tome.
La seconde vient de dialogues que je ne peux m’empêcher de trouver de plus en plus consternants. Plats, sans émotion, remplis de lieux communs, ils me rappellent « Et si l'amour c'était aimer ? » de Fabcaro… mais dans une version ‘premier degré’ (et c’est bien là tout le problème). Associés à des visages aux sourires ‘Pepsodent’ crispés en un rictus étrange, ils ne cessent de me désarçonner.
En fait, je m’ennuyais si profondément durant ces longues scènes de dialogues insipides que j’ai constaté qu’un des personnages s’appellait Sertip, ce qui donne ’pitres’ lorsqu’on l’écrit à l’envers. Voilà, voilà… sincèrement, avec des dialogues plus prenants, mon esprit n’aurait pas sombré dans ce type de consternante considération.

Sinon la série permet d’intégrer les personnages principaux de Survivants - Anomalies quantiques au groupe de la Mantrisse, de nous parler un petit peu de l’intolérance vis-à-vis des étrangers et de nous appâter avec une porte vers un autre monde intrigant, dont on ne verra finalement pas encore grand chose (c’est clairement le mystère qui tient en éveil l’attention du lecteur et l’empêche de s’endormir).

Alors oui, en soi c’est pas mal fait, surtout dans la manière dont le mystère est amené. Et les fans de l’auteur devraient apprécier ce nouveau cycle. Mais si comme moi vous avez décroché depuis le premier (et agréable) cycle, ce retour aux origines de la série n’apporte pas de nouveau souffle.

A réserver aux fans absolus, donc…

PS : pour en revenir à ces dialogues que je considère comme peu passionnants, un simple exemple permettra d’illustrer mes propos. Page 26, un tiers de la planche est consacré aux dialogues suivants :

- Bonjour ! Je suis Claudia Bellini, je dois vous conduire à Kim Keller
- Je suis Alex, le compagnon de Manon. Puis-je l’accompagner ?
- Bien sûr, montez…

Un tiers de planche pour ça...

Alors, y en a peut-être que ce type de précision passionne. Mais pas moi… Honnêtement, je me moque éperdument de connaître le nom d'une chauffeure au rôle des plus secondaires et ce n’est pas la peine de me préciser qu’Alex accompagne Manon. On le voit. Enfin, on se doute bien qu’il va monter. Si la chauffeure lui avait dit « Bien sûr, accrochez-vous au garde-boue avec cet élastique fuschia tandis que j'enclenche la propulsion par fission de vers de vase. » Là, ça m’aurait intrigué mais ici, à quoi servent ces cases sinon à remplir l’album via des propos insipides et sans intérêt. Et mon problème est que je trouve que deux tiers de l’album sont constitués de dialogues peu naturels, tirés en longueur et à l’intérêt très discutable.

Nom série  Mutations  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Leo aime proposer des suites à ses séries. Il nous l’a déjà prouvé avec les cycles d’Aldébaran ou avec les suites données à Kenya. Il n’y avait donc aucune raison que Mermaid Project fasse exception à la règle, d’autant plus que la série-mère s’était clôturée en laissant la porte franchement ouverte. Une suite était donc des plus prévisibles mais allait-elle valoir le coup d’œil ?

Ceux qui me connaissent le savent : je ne suis pas un grand fan de l’auteur, auquel je reconnais cependant des qualités, notamment dans sa capacité à créer des univers de science-fiction cohérents et intéressants. Les faiblesses, elles, se situent plutôt à mes yeux au niveau de la psychologie très stéréotypée des personnes et de dialogues d’une grande platitude. Le fait qu’il soit épaulé sur cette série par Corine Jamar ne gomme pas spécialement cet aspect mais l’atténue quand même grandement. Du coup, à partir du moment où l’on accepte le fait que Mutations s’adresse avant tout à un public adolescent (plus adepte de personnages à la psychologie préformatée), et bien le premier tome est assez plaisant.

Certes, il faut aussi accepter le postulat de départ qui propose l’une ou l’autre couleuvre difficile à avaler pour un esprit tatillon. A contrario, je trouve que l’idée d’inverser les pôles -si je puis m’exprimer ainsi- apporte une vraie et agréable originalité à cet univers.

Au final, ce premier tome est accrocheur. Son intrigue, mélange d’action et de questionnement écologique, plaira aux jeunes lecteurs sans endormir les plus anciens. La psychologie des personnages, assez basique, permet de vite comprendre les intentions des uns et des autres, ce qui a un côté rassurant à la lecture mais prive la série de surprises potentielles. L’univers proposé présente bien l’une ou l’autre incohérence mais offre aussi l'agréable possibilité de changer de point de vue. Et les dialogues sonnent d’une manière assez juste, je trouve.

Si vous avez aimé Mermaid Project, n’hésitez pas à poursuivre l’aventure. Si vous n’avez jamais lu Mermaid Project, je vous conseille de commencer par là (les références à la série mère sont conséquentes). Et si vous n’avez pas aimé Mermaid Project, je ne vois pas pourquoi vous vous mettriez subitement à en aimer la suite.

Mais c’est vraiment un bon divertissement pour les jeunes adolescents, avec ce qu’il faut d’action, d’exotisme et de questionnements écologiques pour leur plaire.

Nom série  Guantánamo Kid  posté le 24/05/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai trouvé cet album instructif, édifiant par plus d’un aspect mais, et alors que le sujet est très fort, finalement peu touchant.

Je ne sais pas d’où vient le fait que l’émotion passe si difficilement en définitive alors que l’album respire la sincérité et que le sort de Mohammed El-Gorani est des plus injustes, absurdes et cruels. Un dessin peut-être un peu trop épuré, trop sage dans les scènes violentes. Une narration qui manque peut-être un peu d’empathie. Toujours est-il que je n’ai pas été autant touché que je l’aurais voulu.

Mais ce n’est vraiment pas une raison pour passer à côté de cet album car son côté documentaire est précieux ! Ce témoignage nous permet de vivre Guantanamo de l’intérieur, en partageant le point de vue d’un jeune Arabe vendu par les services spéciaux pakistanais aux Américains avec le qualificatif de « terroriste présumé ». Les chefs d’accusation reposent sur des délations d’autres prisonniers… prêts à raconter n’importe quoi pour éviter coups, brimades et autres humiliations. Quelques recoupements des plus basiques permettront finalement à l’avocat de Mohammed El-Gorani (quand celui-ci aura finalement le droit d’en avoir un) de le faire libérer mais que de sévices subis, que de haine accumulée durant les huit (oui, 8 !) années de sa séquestration.

Par ce témoignage, notre compréhension de la haine des peuples arabes vis-à-vis de l’Amérique s’affine. L’album fait montre d’une grande indulgence et de beaucoup de sagesse, les propos sont toujours mesurés mais n’occultent pas les dégâts provoqués par l’attitude dirigiste et le sentiment de toute puissance et d’impunité qui sont la marque de fabrique de la politique extérieure américaine. Barak Obama en prend pour son grade, mais il n’est pas le seul.

Un album instructif, donc, qui mérite d’être lu. Et même si je n’en ferais pas une priorité, je ne vous en déconseillerai certainement pas l’achat, ses grandes qualités (notamment documentaires) suffisent amplement à oublier ses petits défauts.

Nom série  Jamais  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je trouve la couverture très réussie et le synopsis me laissait espérer une histoire de laquelle ressortirait un peu d’humour et beaucoup d’humanité.

A la lecture, je reste un peu sur ma faim. Si le dernier quart de l’album a réussi à me toucher, je dois bien avouer que le début de l’album m’est apparu assez plat et prévisible. Je m’attendais à plus d’humour, plus de dynamisme mais Duhamel joue dans la sobriété et une retenue que je trouve parfois excessive. Ce manque de ‘pittoresque’ empêche les personnages d’exprimer leur plein potentiel humoristique. Même le chat reste finalement très sage alors qu’il s’agissait là d’un électron libre facile à caricaturer à l’excès !

Oui, mais voilà. Il y a ce dernier quart et ces révélations finales qui touchent par leur humanité et leur justesse. Je sors donc de ma lecture avec un bon feeling, et c’est pourquoi je recommande finalement et la lecture et l’achat.

Pas un chef d’œuvre mais, quelque part, une histoire ‘juste’ et touchante.

Nom série  Dark Grimoire  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un série qui exploite l’image de la sorcellerie façon Harry Potter (école des sorciers, sorcellerie à double face (l’une interdite, l’autre enseignée), problèmes de rivalité et d’acceptation au sein de l’école en fonction de ses origines sociales… ) pour un premier tome… qui ne fera sans doute pas date.

Honnêtement, j’ai trouvé que l’ensemble de ce premier tome était prévisible, manquait d’originalité et avançait d’une manière poussive. Les deux personnages centraux n’ont pas l’envergure suffisante pour masquer le côté convenu du scénario. Leurs adversaires semblent bien légers mais, de ce côté-là, je suppose que cela devrait s’améliorer dans les tomes à venir. Les rebondissements tombent rapidement à plat tandis que la redondance dans les propos finit par fatiguer.

Le dessin manque lui aussi d’originalité mais n’est pas mauvais. Le découpage est correct sauf (et c’est une habitude dans les mangas) lors des scènes de combat où cela manque de clarté et de lisibilité. Heureusement, ces combats sont rares, le premier album se centrant surtout sur les relations entre les deux personnages centraux et sur la découverte du passé de chacun d’eux.

En résumé, bof bof bof…

Nom série  Mech Academy  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Agréable surprise que voilà !

Pourtant, l’histoire semblait mal engagée. Le récit n’est pas des plus novateurs et semble à la croisée des chemins entre Goldorak et Transformers. Je suppose qu’à l’énoncé de ces deux références, vous aurez compris que la série s’adresse prioritairement à un jeune public (entre 10 et 14 ans, cela me semble parfait). Les personnages sont eux aussi assez convenus avec en point d’orgue un héros auquel chaque jeune lecteur pourra s’identifier… mais son mentor n’est pas triste non plus dans son genre… tout comme sa rivale au sein de l’académie… et le père de celle-ci… et les autres membres de l’escadrille… Oui, bon, d’accord, tous ces personnages sont des stéréotypes dans leur genre.

Mais en définitive cette lecture a été un réel plaisir, un moment de divertissement sans prise de tête, une bouffée d’air. Tout a beau être prévisible, tout est bien fait. Et si ça marche si bien (sur moi, en tous les cas), c’est je pense avant tout dû à l’enthousiasme et au dynamisme qui émanent de ces planches. Et puis le scénario ne traine pas en route, les événements s’enchainent sans temps mort. Les relations entre les personnages évoluent heureusement plus progressivement et même si l’on se doute un peu du devenir de celles-ci, et bien j’avoue m’être attaché à eux.

En clair, cette série n’a vraiment rien de révolutionnaire mais elle use avec talent des ingrédients qui font le succès du genre. Je suis convaincu que plus d’un jeune lecteur va s’attacher à ces héros, d’autant plus facilement que le style de dessin, qui fusionne influences manga et comics, leur parlera par sa clarté et, on y revient, son dynamisme. Et comme le dessinateur n’hésite pas à placer à l’occasion des grandes illustrations plutôt spectaculaires dans leur genre, le jeune lecteur devrait à la même occasion pousser un petit « wow » d’ébahissement contemplatif (en bavant sur son sachet de pop-corn posé négligemment entre ses genoux).

Une bd pop-corn comme il existe des pop-corn movies : rien de neuf sous les tropiques mais la garantie d’un agréable moment de détente avec de l’action, du rire, des larmes et de nobles valeurs telles que le courage, la fidélité et la débrouillardise mises en avant. Ça ne rendra pas vos gamins plus intelligents mais vous devriez avoir la paix le temps de leur lecture (c’est déjà ça de gagné).

Nom série  Au temps des reptiles  posté le 26/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’étais attiré par cet album car je trouve la démarche extrêmement audacieuse. Raconter au travers d’un récit entièrement muet une histoire crédible de dinosaures, en tâchant au mieux de nous en faire ressentir les émotions, voilà qui est culotté ! Surtout si ces dinosaures ne sont pas ceux que l’on voit habituellement.

Vous me direz que Brrémaud et Bertolucci ont déjà effectué la même démarche dans le tome 4 de la série Love parue chez Ankama. Je vous répondrai courtoisement que, et d’une, je n’ai pas lu cet album, et de deux, il semble qu’à l’heure où j’écris cet avis aucun lecteur du site ne l’ai lu non plus, et de trois ce n’est pas parce que quelqu’un d’autre a déjà pris cette initiative qu’elle n’en serait pas moins audacieuse.

Car non seulement Ricardo Delgado (qui n’en est pas à son coup d’essai puisque déjà l’auteur de « Age of Reptiles ») nous livre un récit muet, mais de plus il ne se facilite pas la tâche en usant de dinosaures méconnus pour illustrer son récit. On est loin d’une imagerie à la Spielberg, simpliste et édulcorée, avec le sacrosaint T-Rex comme prédateur suprême et quelques vélociraptors dans le rôle de la bande de loubards cruels et sans pitié. C’est bien simple : n’étant pas calé en la matière, j’aurais été bien incapable de citer le nom d’une seule des espèces présentées ici s’il n’y avait pas eu un petit supplément en fin d’album. Mais cette façon de procéder permet d’illustrer un monde bien plus diversifié et riche que ce que nous renvoient nombre de productions de ce genre.

Le résultat n’est malheureusement pas totalement convaincant. L’histoire est cependant compréhensible et l’auteur nous montre un univers crédible et, comme dit précédemment, éloigné de l’image classique que nous en avons. Par contre, certains passages, du fait d’un dessin pas toujours très précis et de cases parfois fort petites, ne sont pas facilement compréhensibles. Le dessin est d’ailleurs selon moi le point faible de l’album. J’aurais en effet préféré un trait plus fin et une plus grande précision dans les détails pour illustrer cet univers, ce qui aurait alors favorisé bien plus ma propre immersion.

Je gage pourtant qu’un lecteur féru de dinosaures trouvera grand plaisir à cette lecture. En tous les cas, c’est un objet de curiosité qui mérite que l’on y jette un coup d’œil. Achat conseillé uniquement aux grands amateurs de dinosaures mais lecture ouverte à tous.

Nom série  Carnet du Pérou  posté le 20/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai envie de dire que cet album marque la fin d’un cycle chez Fabcaro.

S’il part d’une idée assez originale (écrire un road-trip à propos d’un pays dans lequel il n’a jamais mis les pieds), Fabcaro va vite revenir à son sujet de prédilection : lui-même et ses angoisses. Alors, certains passages sont certes hilarants mais très vite, j’ai eu le sentiment que l’auteur tournait en rond… et que, quelque part, il s’en rendait compte et jouait même avec cette idée qu’il ne parvenait pas à parler d’autre chose que de lui-même. Cela reste agréable à lire malgré quelques moments creux, mais ce n’est pas le meilleurs Fabcaro que j’ai lu.

Si maintenant, vous n’avez jamais rien lu de cet auteur, c’est peut-être une bonne manière de l’aborder.

Au final, voici un album humoristique correct, qui recèle d’excellents passages mais aussi des longueurs et dans lequel Fabcaro ne sort pas spécialement de sa zone de confort, usant de son personnage d’auteur de bd looser et névrosé. Le dernier tiers du récit, dans laquelle j’ai senti que Fabcaro ne savait plus trop comment clore le sujet, étant ce qu’il y a de moins réussi à mes yeux dans cet album.

Achat non déconseillé car il y a quand même quelques passages poilants (surtout au début de l'album).

Nom série  Les Petites Distances  posté le 20/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’avais été fort séduit par Betty Boob, le premier album scénarisé par Véro Cazot que j’ai eu l’occasion de lire. Du coup, lorsque j’ai entendu parler de ces petites distances, je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’en faire une priorité d’achat.

En plus le synopsis est de ceux qui me parlent énormément avec ces deux personnages ayant du mal à trouver leur place dans un quotidien pourtant des plus banals.

Mais ce qui marque en premier, c’est le trait de Camille Benyamina. Spontané et expressif, il transmet bien les sentiments des personnages. Son côté faussement brouillon cadre bien avec le scénario tandis que la colorisation permet de créer un ‘fantôme’ des plus crédibles.

Au niveau de l’histoire, Véro Cazot explore deux mal-être très actuels. Mais plutôt que de se contenter d’un ‘bête’ roman graphique, elle choisit d’orienter son récit vers la fable fantastique. Le résultat est agréable à lire, parfois drôle, souvent touchant mais surtout très juste au niveau du ressenti des personnages. Utiliser ce subterfuge de la fable pour nous parler de problèmes bien réels de la vie en société permet à l’auteure de dédramatiser la situation mais l’analyse n’en devient finalement qu’encore plus pertinente.

Au final, Les petites distances est un récit amusant et touchant qui enchante dans un premier temps… mais pousse le lecteur à réfléchir dans un deuxième temps. Fin et intelligent, certains lecteurs n’y verront sans doute que banalités mais moi, j’ai bien aimé ce récit. Seul reproche : il y a parfois un peu trop d’eau de rose dans le bain.

Nom série  Sous un ciel nouveau  posté le 20/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bien vendu par mon libraire, ce recueil de nouvelles ne m’a finalement pas autant séduit que je l’espérais. Il dispose toutefois de plusieurs atouts qui en font sinon un indispensable, du moins une lecture agréable.

Tout d’abord, et c’est le premier point marquant, le dessin nous éloigne des stéréotypes du manga actuel. L’approche est ici plus dans la veine d’un Tanigushi mais Cocoro Hirai dispose de sa propre identité, influencée par la bande dessinée européenne et enrichie de sa sensibilité asiatique. Le trait est riche et harmonieux, très lisible et expressif. Loin d’être simpliste et répétitif, il convient à merveille pour illustrer ces tranches de vie, en leur offrant un cadre réaliste doté d’une belle profondeur et des personnages vivants et réalistes.

Les histoires relèvent de l’ordre du roman graphique. La première, la plus longue et dont un ultime chapitre vient clore l’album, est aussi la plus élaborée. Elle nous laisse le temps de nous attacher aux personnages. Touchante par plusieurs aspects, elle m’est également et malheureusement apparue simpliste par certains côtés. Alors oui, c’est gentil, c’est sympa à lire, c’est empli de positivisme mais il m’a manqué une forme de tension pour être totalement captivé… tension partiellement apportée par le dernier chapitre, ce qui permet de refermer l’album avec un sentiment positif.

Les autres histoires sont souvent intéressantes par le point de vue choisi mais le format court ne permet pas aux auteurs de vraiment exploiter le potentiel de leurs personnages. Le lecteur que je suis a eu du plaisir à partager un moment avec eux mais cette rencontre éphémère risque, je le crains, de ne pas longtemps me rester en mémoire. Ce sera peut-être un ‘plus’ lors d’une relecture mais, là, maintenant, j’ai un peu un sentiment de futilité qui me dérange.

Si vous avez l’occasion de le lire (et si vous aimez les romans graphiques), n’hésitez pas. Pour l’achat, je suis plus réservé. Disons que je ne le déconseille pas mais que je n’en ferais pas une priorité.

Pas mal, quoi… et très certainement des auteurs à suivre.

Nom série  Belle-île en père  posté le 19/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A l’image de Ouessantines, autre album réalisé par ce duo d’auteurs, Belle-île en père nous offre une intrigue dans une île bretonne. Le ton n’est pas spécialement dramatique même si le mystère est bien présent.

A la lecture, j’avoue avoir eu un peu de mal avec l’héroïne, pas spécialement attachante à mes yeux. Heureusement, quelques personnages secondaires m’ont plus intéressé. L’intrigue prend ici la forme d’un secret de famille… que je n’ai pas trouvé incroyablement dramatique.

A nouveau, à l’image d’Ouessantines, j’ai trouvé que l’album avait un problème de rythme. Le gros du récit se centre sur les personnages, à l’image d’un roman graphique. Il y a bien un mystère, mais celui-ci reste très en retrait. Et puis, POUF, comme si les auteurs se disaient qu’ils n’avaient plus grand-chose à nous raconter, les révélations nous sont données en deux temps, trois mouvements. Même pas besoin d’enquête dans le cas présent puisque c’est un personnage secondaire qui vient révéler le fond de l’histoire sans qu’on ait à le lui demander.

Il sera également beaucoup question de Sarah Bernhardt dans cet album… mais il n’y a pas de lien entre cette évocation historique et l’enquête principale. Du coup, après avoir dans un premier temps dérouté, cette évocation finit par sembler très artificielle, comme si, là aussi, les auteurs n’avaient pas su quoi raconter.

Pour le dessin de Nicoby et l’évocation de l’état d’esprit des îliens, je ne déconseillerai pas la lecture d’un album qui, il faut l’avouer, se lit facilement.

Pour le fond de l’histoire, je pense que l’achat est dispensable.

Nom série  A.D. After Death  posté le 19/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un album on ne peut plus déroutant.

Sa forme, déjà, a de quoi surprendre puisque ce bouquin alterne des passages sous forme de romans illustrés et des passages de bande dessinée pure et dure, un peu à la manière de Tamara Drewe mais d’une manière plus systématique ici.

Ne vous attendez donc pas à avoir fini votre lecture en moins d’une heure, et ne croyez pas pouvoir zapper les passages romancés ; ceux-ci sont indispensables à la compréhension de l’histoire. D’ailleurs, à titre personnel, ce sont ces passages qui m’ont le plus convaincu lors de ma lecture. Ce texte à la première personne, écrit avec la spontanéité d’un journal intime, nous relate la vie du personnage central avant que celui-ci ne participe à une étrange expérience qui le rendra éternel (ou presque). Dans les parties dessinées, nous retrouvons le même personnage après cette expérience. La narration est volontairement vague et le lecteur devra patiemment emboîter les pièces du puzzle pour saisir la situation. Une seconde lecture est donc bienvenue puisque nous saisissons alors mieux certains agissements qui pouvaient sembler étranges (comme le kidnapping d’une vache) à la lumière du résultat final.

Au niveau du dessin, Jeff Lemire use de son style habituel. On aime ou on déteste, je pense, mais personne ne pourra nier que ce dessin d’aspect raide et maladroit est étonnamment efficace pour faire passer les émotions des personnages. La colorisation est à l’image du trait : elle nous sort de nos habitudes. A titre personnel, je trouve le résultat… d’une laideur charmante. Bien loin des stéréotypes du genre comics, le style faussement naïf de Jeff Lemire apporte un vent de fraicheur à la production US (enfin, canadienne, en l’occurrence).

Le récit s’articule donc sur deux époques que l’on découvre en alternance, et l’époque ‘moderne’ est extrêmement déroutante. Pour tout vous dire, en début de lecture, j’étais on ne peut plus paumé durant ces passages, en arrivant même à me demander si je comprendrai quelque chose à un moment ou un autre. Car tout ici est mystère, même le rôle d’un paillasson (dont on n’aura l’explication que plus tard dans notre lecture).

Au final, je peux dire que le mystère m’a happé… mais j’ai le sentiment de ne pas avoir tout saisi, notamment quant aux motivations profondes du personnage principal. Je ne regrette cependant pas d’avoir lu cet album. Je le relirai certainement au moins encore une fois pour voir si certains comportements s’éclairent grâce à une lecture globale préalable.

En tous les cas, cet étrange récit devrait plaire aux amateurs du genre (Alix, Jetjet, Paco, je pense entre autres à vous ). A essayer, et plus si affinité.

Nom série  Résilience  posté le 05/06/2017 (dernière MAJ le 19/04/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Annoncée en deux tomes, la série ne fait finalement que commencer lorsque je tourne la dernière page du deuxième album. Il m’est même difficile de parler d’une fin de cycle et je serais bien en peine de vous dire combien de tomes la série pourrait compter au final. Et ça m’énerve car cette manière d’appâter le lecteur en lui promettant une série courte (et donc modérément onéreuse) avant de le coincer dans une série dont on ne peut deviner la longueur fait franchement publicité mensongère, un peu comme si on vous invitait à prendre une autoroute à péage sur quelques kilomètres… mais que l’on en fermait toutes les sorties, histoire de vous obliger à rester dessus le plus longtemps possible.

Au-delà de cet aspect mercantile, Résilience est une bande dessinée qui vaut plus qu’un coup d’œil distrait.

Tout d’abord, il y a le trait de l’auteur. Dynamique, expressif, épuré juste ce qu’il faut, il plaira à un vaste public tant il est facile à lire. Les planches sont bien découpées, les cases sont aérées, jamais surchargées mais sans donner une impression de vide, la narration est présente mais pas envahissante. La série est donc facile à lire et convient parfaitement à un lectorat de jeunes adolescents.

Un lectorat qui sera par ailleurs sensible à la thématique abordée : l’épuisement des terres dû à la surexploitation agricole. Profondément manichéen, le récit oppose deux modes d’exploitation « extrêmes ». D’une part le modèle ultra-industriel à la Monsanto, avec force usage de pesticides et d’engrais chimiques, modèle adopté par les « méchants » de l’histoire. D’autre part, la bioéthique pure et dure, avec des agriculteurs travaillant quasiment à mains nues une terre redevenue grasse grâce au respect qu’ils lui manifestent. Inutile de vous dire que c’est dans ce camp que se trouvent les « gentils » de l’histoire. Alors, par ci, par là on trouvera bien un gentil méchant ou un méchant gentil mais concernant les choix de société, l’auteur ne propose que deux voies opposées dont une est tellement absurde que le lecteur ne pourra qu’approuver l’autre. C’est simpliste mais tout à fait adapté à un jeune lectorat et finalement très efficace en termes d’intrigue : les deux camps sont facilement identifiables, à l’image d’un western, en somme. Mais un western de l’époque moderne, où ce sont depuis quelques temps les indiens qui portent les valeurs les plus nobles (telles le respect de la nature ou le rapport à la terre) face aux méchants cow-boys tout puissants qui ne visent qu’un enrichissement rapide aux dépends des générations futures.

Le récit contient ce qu’il faut d’action et de rebondissements pour là encore convaincre un jeune lectorat. L’identification aux personnages se fera naturellement puisque ceux-ci véhiculent des valeurs indémodables (courage, volonté de bien faire, désir de s’opposer à l’ordre établi) sans éviter l’un ou l’autre petit défaut qui les humanise. Le lecteur adulte regrettera la manque de crédibilité de certaines situations (la course poursuite en cuistax en est un bon exemple) et s’amusera de la vision parfois très manichéenne et insistante de l’auteur (qui n’est pas sans me rappeler certains aspects de Star Wars comme cette opposition entre une armée composée d’anonymes interchangeables et une résistance peuplée de races diverses vivant en harmonie par-delà leurs différences et leurs éventuels handicaps) mais je n’hésiterais pas à conseiller la série à un lecteur âgé entre 10 et 14 ans. Surtout s’il est sensible aux discours écologistes actuels.

Nom série  Ces jours qui disparaissent  posté le 19/04/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé cet album.

Je le trouve tout d’abord très original dans son intrigue, mais surtout j’ai beaucoup aimé la progression du récit. De fait, l’auteur ne se contente pas d’une bonne idée de départ. Il l’a fait évoluer au fur et à mesure des chapitres pour finalement inverser les pôles, si je puis m’exprimer ainsi. La forte pagination de l’album permet de bien décortiquer ce lent processus dans lequel le personnage central finit par se perdre, et par perdre ses proches. D’abord intrigante, cette histoire s’avère surtout touchante en définitive. Et ça, c’est dû autant au point de départ choisi qu’à la manière dont la vérité se dévoile progressivement.

Le dessin est très propre, très épuré. Il est agréable à l’œil mais sans esbroufe. C’est du très bon dessin de bande dessinée, pensé pour raconter une histoire, pas pour se suppléer à elle. Les personnages sont bien typés, les décors sont facilement identifiables et lorsqu’il s’agit de décrire notre futur (l’album débutant à notre époque et s’étalant sur un grand nombre d’années, il se termine fort logiquement dans un futur relativement proche mais dans lequel la réalité virtuelle a bien évolué), celui-ci tire un certain bénéfice de ce trait épuré et froid.

Un très bel album, selon moi, qui use du fantastique d’une manière intelligente et très cohérente. A la limite, on en oublierait presque le caractère fantastique du récit tant l’auteur a réussi à rendre ses personnages crédibles. Vraiment, j’aime beaucoup !

Nom série  Poète à Djibouti  posté le 30/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme l’indique le résumé, Nicoby, auteur de bandes dessinées à la renommée somme toute relative, s’est retrouvé invité à un festival… du conte et de la poésie à… Djibouti. Comme le dit sa compagne au début de l’album : on ne saurait dire ce qu’il y a de plus incohérent dans cette proposition.

Quoiqu’il en soit, l’auteur en profite pour nous offrir un petit carnet de voyage dans lequel il relate sa découverte de Djibouti avec humour et autodérision. Des doubles pages de photos permettent de scinder l’album en quelques courts chapitres tout en nous gratifiant d’images représentatives de son séjour.

L’album est agréable. Quelques observations et répliques m’ont fait sourire, voire rire. Dans l’ensemble, ce carnet de voyage ne fait cependant que confirmer des propos tenus par ailleurs : l’extrême pauvreté du pays qui n’a d’égal que la chaleur de l’accueil de ses habitants, les problèmes de délinquance ou de prostitution organisée qui sont bien réels dans un pays où les cailloux poussent plus facilement que les oliviers. Nicoby se positionne en observateur, ne jugeant pas. On a donc droit à une vision très ‘neutre’ de Djibouti. L’album est agréable à lire grâce à son ton léger mais ne reste finalement que fort peu en mémoire du fait, je pense, de ce manque d’investissement émotionnel de la part de l’auteur. Je ne saurais d’ailleurs dire à la fin de l’album s’il a noué un lien particulier avec ce pays ou si ce séjour s’est résumé pour lui à de chouettes vacances aux frais de la princesse. C’est un peu le reproche que je ferais à l’album.

Au niveau du dessin, le trait de Nicoby est agréable car spontané et expressif. Les émotions passent bien et la lisibilité des planches est parfaite.

Très certainement à lire. Si vous avez l’occasion de l’emprunter, ne vous en privez pas. Pour l’achat, je suis plus réservé mais, si vous êtes fans de l’auteur, je pense que vous trouverez dans cet album tout ce qui fait son charme.

Nom série  Filles des Oiseaux  posté le 28/09/2016 (dernière MAJ le 29/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai beaucoup aimé le premier tome qui évoque la jeunesse des deux personnages principaux dans un internat catholique d’avant mai ’68. C’est vivant, souvent drôle, parfois touchant. Florence Cestac fait vraiment bien revivre cette époque et les anecdotes qu’elle nous livre m’auront remis en mémoire les souvenirs de ma propre mère. Ses personnages sont attachants et très complémentaires. Avec ce tome, l’auteure illustre merveilleusement une époque avec ses travers mais aussi ce vent de nostalgie. La lecture finie, je ne me suis certainement pas dit « c’était mieux avant ! » (bien au contraire) mais je ne peux m’empêcher de penser que ces années ont laissé quelques bons souvenirs, quelques belles anecdotes à celles et ceux qui les ont vécues.

Le deuxième tome m’a par contre beaucoup déçu. Le principal reproche que je ferai à celui-ci est qu’il cherche à couvrir un bien trop grand espace temporel ! Du coup, les différentes époques traversées défilent sans nous laisser le temps de souffler. Tout est évoqué, rien n’est approfondi et la caricature se fait plus simpliste. Par conséquent, les personnages deviennent moins touchants, les seconds rôles deviennent franchement secondaires (à peine croisés et déjà derrière nous).
Je suis vraiment triste du résultat final car, je le répète, le premier tome était vraiment agréable à lire. Même les très gros nez de Florence Cestac ne me choquaient pas alors qu’ils finissent par me fatiguer dans le deuxième opus.

J’accorde une note globale de 3/5 mais le premier tome vaut franchement plus. A posséder… si vous savez vous arrêter à celui-ci (qui peut, à la limite, se lire comme un one-shot).

Nom série  Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin  posté le 26/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Et bien chez moi le charme n’a pas opéré. Peut-être n’étais-je pas dans le bon état d’esprit pour lire ces tristes nouvelles au caractère sombre très appuyé. J’ai cependant surtout le sentiment d’avoir lu des œuvres bien plus touchantes chez cet éditeur assez spécialisé dans ce genre de roman graphique d’un quotidien sordide.

Ici, l’émotion a du mal à passer. Les liens entre ces trois nouvelles sont plus anecdotiques qu’autre chose, sortes de clins d’œil aux collègues sans que cela n’apporte quoi que ce soit au récit. Les deux personnages principaux de la première histoire m’ont franchement énervé. La dernière histoire m’a semblé mal dessinée (morphologies étranges, pauses peu naturelles) mais c’est peut-être celle que j’ai trouvé la plus intéressante dans son exploration des relations humaines. Celle du milieu... deux jours après ma lecture, j'ai du mal à m'en souvenir.

Vraiment très anecdotique à mes yeux, ce n’est en tous les cas pas par cet album que je vous inviterais à découvrir l’univers de l’éditeur (les Enfants Rouges).

Nom série  Le Château ambulant  posté le 26/03/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce manga en quatre tomes est l’adaptation du dessin animé de Hayao Miyazaki, lui-même inspiré du roman de Diana Wyne Jones, « Howl's Moving Castle ». Il est donc à rapprocher de « Le Château dans le Ciel » puisque là aussi, le manga avait été adapté du dessin animé inspiré par un autre roman de Diana Wyne Jones («Castle in the Air »). Ces deux adaptations utilisent d’ailleurs la même technique de l’anime comics.

Je n’ai jamais lu le roman ni même vu le dessin animé. Ce manga a donc été ma seule approche de cette histoire originale portée par des personnages somme toute classiques des récits fantastiques destinés à la jeunesse. Le sentiment que j’ai après lecture est… que le roman devait être bien plus agréable à lire.

De fait, nous sommes ici face à un manga directement adapté du dessin animé, illustré à base d’images directement tirée du même dessin animé. Et c’est à ce niveau que le bât blesse furieusement ! Le découpage s’opère la plupart du temps sur base de courtes séquences de quelques cases extrêmement rapprochées en terme d’espace-temps. Cela donne un rythme narratif totalement syncopé avec énormément de cases qui ne servent en définitive à rien. Si cette manière de procéder permet une lecture rapide, il m’aura empêché de réellement plonger dans un univers qui, par ailleurs, me semblait plutôt intéressant.

La colorisation est, d’un point de vue esthétique, certainement ce qu’il y a de plus réussi. Le dessin animé devait être beau à voir, à ce niveau.

L’histoire, comme je le disais, aurait pu être intéressante (du moins pour un jeune lectorat). Mais ici, j’ai vraiment eu le sentiment de me trouver devant un résumé réalisé sans inventivité sur base d’images préexistantes, bourré de clichés et de raccourcis faciles. Il me reste de cette lecture le souvenir de quelques seconds rôles sympathiques, une histoire d’amour fort mièvre et prévisible et des scènes de combat manquant cruellement de dynamisme. L’émotion ne passe pas vraiment, et c’est très regrettable parce que ce récit avait un réel potentiel.

Bof, donc, pour cette adaptation. Son seul mérite aura été de me faire découvrir une partie de l’univers de Diana Wyne Jones, un imaginaire qui, très clairement, pourrait donner lieu à de belles adaptations sous format bd.

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